Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/deux-soldats-FACA-en-exercice-de-tirs-lors-dun-entrainement-de-lEUTM-rca-au-camp-kassai-450×337.jpg” alt=”deux soldats FACA en exercice de tirs lors d’un entrainement de l’EUTM-RCA au camp kassai” width=”450″ height=”337″ />Deux soldats FACA en exercice de tirs lors d’un entrainement de l’EUTM-RCA au camp kassaï à Bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Depuis la mise en place d’un nouveau système de paiement des soldes des éléments des forces de défense et de sécurité (FDSI), le paiement de solde de certains militaires, y compris des gendarmes et policiers n’est pas toujours réglée, et il en compte une centaine, ce qui crée une frustration au sein de l’armée. Mais pourquoi ce nouveau type de paiement de solde des soldats FACA ?
Depuis le 17 décembre 2020, suivi du déclenchement des hostilités des groupes armés qui se sont regroupés dans une coalition dénommée le CPC (COALITION DES PATRIOTES POUR LE CHANGEMENT ), l’État major des forces armées centrafricaines ( FACA) ne cesse d’alerter le gouvernement sur des multiples cas de désertion dans le rang de l’armée. Aussitôt, un décompte a été fait, et on soupçonne des soldats proches de l’ethnie de l’ancien Président François Bozizé. Ainsi, pour réagir à cette situation, le gouvernement donne le tour de vis en bloquant leur paiement de solde, suivi de leur radiation purement et simplement dans le rang de l’armée.
Et justement en procédant à la suspension de leur solde que le gouvernement commet des erreurs. Plus de 1000 soldats ont été concernés, pour la plus part issue de l’ethnie de l’ancien Président François Bozizé. Or, parmi les hommes ciblés, figurent les soldats qui sont encore en activité dans l’armée, ou sont en stage à l’étranger. Ce sont ceux-là qui se plaignent davantage des mesures prises par le gouvernement . Il dénonce un manque de discernement au sein de l’armée et accuse le gouvernement d’avoir joué sur les noms et non sur des faits réels.
Alors, le gouvernement va-t-il revenir en arrière ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique). Depuis la réélection du président de la république proclamée par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) et confirmée en dernier ressort par la cour constitutionnelle, la situation sécuritaire du pays n’a pas changé entraînant de facto l’enlisement du processus électoral corollaire d’un blocus sans précédent. Le couvre-feu suivi d’un état d’urgence et peut-être d’un éventuel état de siège n’a pas annihiler les velléités guerrières des groupes armés coalisés de la CPC.
En effet, l’opposition démocratique représentative a refusé de reconnaître la légitimité du président réélu, on remarque ainsi une impasse décisionnelle du pouvoir et surtout l’irréversible capacité de nuisance de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui n’est plus à démontrer nonobstant la puissance de feu des forces alliées composées des forces armées centrafricaines, des forces onusiennes ainsi que des partenaires de la Russie et du Rwanda.
Il apparaît important de rappeler que ce statuquo légendaire entraîne des conséquences néfastes sur l’économie du pays déjà fragilisée, la scolarité saupoudrée, le gel de maigres emplois, la santé etc. Malgré cet immobilisme sécuritaire dérivé d’un quinquennat chaotique, hésitant et indécis qui commence à agacer la communauté internationale, le peuple meurtri, affamé et surtout animé par le nationalisme a défié la peur pour confier au président de la république un deuxième mandat.
Armé de la confiance du peuple, l’élu de la nation doit se débarrasser de son orgueil sans limite et se faire violence soit en optant pour la guerre s’il a les moyens matériels, militaires et financiers soit de convoquer les forces vives de la nation pour un dialogue politique inclusif inter-centrafricains soit d’accepter un arbitrage ou une médiation internationale, régionale ou sous-régionale qui le priverait de certaines de ses prérogatives présidentielles.
Nous sommes conscients que le choix qui s’impose au président de la république sera délicat et difficile mais l’essentiel est de mettre en relief l’intérêt supérieur de la nation pour que le peuple puisse enfin jouir d’une paix durable.
Inquiet de l’issue improbable de la crise, le citoyen lambda s’interroge :
s’agissant de l’option militaire, le pouvoir de Bangui a t-il une idée de la fin de la guerre ? Quelles sont les éventuelles solutions plausibles si l’insécurité perdure ? Qui va payer la lourde facture de cette guerre fratricide ? Pendant combien de temps la communauté internationale va t-elle nous perfuser en assurant la sécurité de notre pays ? En ce qui concerne le dialogue politique inclusif, l’on s’interroge si le dialogue politique conseillé jadis par la cour constitutionnelle et vivement réclamée par l’opposition est-il l’ultime remède efficace et durable ? En outre, pourquoi le pouvoir de Bangui et ses démembrements ont-ils toujours un doigt accusateur sur l’opposition démocratique qui n’a pas d’armes ?
Peut-on envisager valablement une démocratie sans opposition au 21eme siècle ? Si le principe du dialogue politique inclusif est acquis, peut-on imaginer la participation de l’opposition armée représentée par les groupes armés coalisés ? Enfin pour la médiation internationale qui est un mode de règlement diplomatique de la crise, les centrafricains sont-ils encore prêts d’accepter une énième humiliation de nos responsables politiques à l’étranger ? Cette énième médiation n’est-elle pas un autre moyen de nous imposer (contre notre volonté) un plan de sortie de crise qui ne reflète pas nos réalités socio-politiques ?Nous estimons que la solution à la longue crise politique n’est ailleurs qu’en Centrafrique avec des acteurs nationaux.
Pour ce faire, nous invitons les autorités établies de n’écarter aucune piste et surtout de privilégier l’union sacrée des forces vives de la nation pour combattre solidairement les ennemis du peuple.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Centrafrique – Des pays africains appellent les rebelles à cesser le feu
Bangui ( République centrafricaine ) – Les représentants de plusieurs pays africains de la région des Grands Lacs, réunis vendredi à Luanda en un mini-sommet sur la situation en Centrafrique, ont appelé les rebelles qui tentent de renverser le régime du président Touadéra, à cesser le feu.
«Les chefs d’État et de gouvernement appellent les forces rebelles à un cessez-le-feu unilatéral et immédiat», a déclaré le ministre des Affaires étrangères angolais, Téte António, en conclusion d’une réunion de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (ICGLR) à Luanda./////////////.
Présent au sommet, Faustin Archange Touadéra a officiellement été réélu, avec un faible taux de participation, pour un second mandat à la tête de la Centrafrique le 18 janvier. Les élections présidentielle et législatives se sont tenues fin décembre dans ce pays en proie depuis 2013 à une guerre civile, très meurtrière jusqu’en 2018 et ravivée par l’annonce d’une offensive rebelle pour empêcher ces scrutins./////////////.
L’état d’urgence pour 15 jours/////////////.
Plusieurs puissants groupes armés se sont alliés dans la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ont juré de marcher sur la capitale Bangui. Majoritairement sous contrôle rebelle, la République centrafricaine a décrété cette semaine l’état d’urgence pour 15 jours./////////////.
«Nous voulons une région des Grands Lacs sans conflit armé, sans mort, ni déplacement forcé des habitants», ont déclaré les responsables africains à l’issue du mini-sommet qui rassemblait notamment le président congolais Denis Sassou-Nguesso et rwandais Paul Kagame. Les violences en Centrafrique ont obligé plus de 200’000 personnes en moins de deux mois à fuir leur foyer, selon l’ONU./////////////.
Les groupes armés se heurtent jusqu’ici à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées: quelque 12’000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre à la rescousse de Faustin Archange Touadéra et d’une armée démunie./////////////.
Sous le coup d’un embargo sur les armes lourdes, la Centrafrique a récemment plaidé en faveur d’une levée de cette mesure pour lutter contre les groupes armés. À Luanda, les chefs d’États africains présents ont déclaré qu’ils soutiendraient la demande de la Centrafrique auprès du Conseil de sécurité de l’ONU./////////////.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mahamat-Said-Abdel-Kani-devant-la-cpi-450×276.jpg” alt=”mahamat Saïd Abdel Kani devant la cpi” width=”450″ height=”276″ />Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani présent devant les juges de la CPI le 29 janvier 2021.
Monsieur Mahamat Saïd, l’ex- général du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), a comparu devant un juge de la cour pénale internationale (CPI) pour la première fois depuis son arrestation pour crime contre l’humanité et crime de guerre.
Les 28 et 29 janvier 2021, Mahamat Said Abdel Kani a comparu devant le juge Rosario Salvatore Aitala, juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour »). M. Said est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui, en République centrafricaine (RCA), en 2013.
Au cours de l’audience, le juge unique a vérifié l’identité du suspect et s’est assuré qu’il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome dans une langue qu’il comprend et parle parfaitement, qui est le sango pour M. Said.
L’audience a eu lieu en présence du Procureur et de la Défense. M. Said était représenté par son Conseil Maître Jean Pierre Madoukou et a comparu par liaison vidéo depuis le quartier pénitentiaire de la CPI. En raison de la situation actuelle liée à Covid-19, certains des participants à l’audience y ont pris part par liaison vidéo.
L’ouverture de l’audience de confirmation des charges est fixée provisoirement au mardi 5 octobre 2021. Une audience de confirmation des charges sert à déterminer s’il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.
Contexte :
Le juge unique de la Chambre préliminaire II, Rosario Salvatore Aitala, a estimé qu’il y avait des motifs raisonnables de croire qu’un conflit armé ne présentant pas de caractère international était en cours sur le territoire de la RCA, entre au moins mars 2013 et au moins janvier 2014, entre la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans opposés à l’ancien président François Bozizé) et les Anti-Balaka (un mouvement opposé à la Séléka et soutenant l’ancien président François Bozizé). De plus, le juge unique a estimé qu’il existait des motifs raisonnables de croire que, de mars 2013 au moins jusqu’à janvier 2014 au moins, une attaque généralisée et systématique a été menée par des membres de la Séléka contre la population civile et les personnes perçues comme étant collectivement responsables ou complices ou apportant leur soutien aux actes de l’ancien gouvernement de François Bozizé, et, ensuite, des anti-Balaka.
Le juge unique a trouvé des motifs raisonnables de croire que M. Said, un ressortissant de la République centrafricaine, né le 25 février 1970 à Bria, était un commandant de la Séléka et, à ce titre, est soupçonné d’être responsable des crimes présumés suivants :
crimes contre l’humanité (emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparitions forcées et autres actes inhumains), et
crimes de guerre (torture et traitements cruels).
Said est suspecté d’avoir commis ces crimes conjointement avec d’autres et/ou par l’intermédiaire de ceux-ci, ou d’avoir ordonné, sollicité ou encouragé la commission de ces crimes, ou d’avoir apporté son aide, son concours ou toute autre forme d’assistance à leur commission, ou d’y avoir contribué de toute autre manière.
Centrafrique: plus de 200 000 personnes déplacées en moins de 2 mois (ONU)
Bangui ( République centrafricaine ) – Genève | Les violences en Centrafrique ont déplacé plus de 200 000 personnes en moins de deux mois, dont un peu plus de la moitié ont fui vers les pays voisins, a indiqué l’ONU vendredi.
Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), quelque 92 000 réfugiés sont arrivés en République démocratique du Congo (RDC), d’après les autorités locales, et quelque 13 240 autres ont fui au Cameroun, au Tchad et au Congo depuis le lancement en décembre d’une offensive de groupes armés visant la capitale Bangui./////////////.
Soit plus de 105 000 au total, un chiffre nettement plus élevé que les plus de 30 000 signalés par le HCR le 8 janvier./////////////.
Et «les réfugiés continuent d’affluer», a déclaré un porte-parole de l’agence de l’ONU, Boris Cheshirkov, lors d’un point de presse./////////////.
Par ailleurs, a-t-il indiqué, quelque 100.000 personnes restent déplacées à l’intérieur de la Centrafrique, selon des chiffres collectés par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha)./////////////.
Selon le HCR, «l’instabilité persistante entrave les efforts d’aide humanitaire et pose des difficultés pour accéder auprès des déplacés internes» et la route principale habituellement empruntée pour ravitailler Bangui a été fermée./////////////.
Des groupes armés se trouveraient dans les sites de Batangafo et Bria où des communautés déplacées ont trouvé abri, selon l’agence de l’ONU, pour qui «cette présence compromet fortement la protection des personnes déplacées, qui risquent le recrutement forcé, la restriction de mouvement, l’extorsion ou les menaces»./////////////.
«Nous recevons des rapports très inquiétants sur des violations des droits de l’Homme à mesure que (les) groupes armés se déplacent. Nous entendons parler de pillages, de violences sexuelles qui augmentent rapidement et la situation est vraiment préoccupante», a déclaré aux journalistes Boris Cheshirkov./////////////.
La République centrafricaine a décrété cette semaine l’état d’urgence pour 15 jours sur l’ensemble du pays, majoritairement sous contrôle de groupes armés et où le président Faustin Archange Touadéra a été réélu officiellement sur fond de nouvelle offensive rebelle./////////////.
Ces élections présidentielle et législatives se sont tenues dans un pays en proie depuis 2013 à une guerre civile, très meurtrière jusqu’en 2018, et ravivée par l’annonce d’une offensive rebelle pour empêcher ces scrutins./////////////.
Besoins financés à 2 %/////////////.
En RDC, les nouveaux arrivants ont traversé les rivières Oubangui, Mbomou et Uélé qui constituent la frontière naturelle du pays avec la Centrafrique et d’autres sont arrivés dans 40 localités au sein des provinces du Nord-Oubangui, du Sud-Oubangui et du Bas-Uélé, selon le HCR./////////////.
Le HCR pré-positionne du matériel de secours dans la province du Nord-Oubangui, avant que de vastes zones ne deviennent inaccessibles par la route en raison de l’arrivée imminente de la prochaine saison des pluies./////////////.
Les réfugiés ont déclaré aux travailleurs humanitaires qu’ils avaient fui dans la panique après avoir entendu des tirs./////////////.
«La plupart de ces réfugiés vivent dans des zones reculées et difficiles d’accès, près des berges, dans des conditions effroyables, sans abri et dépourvus de vivres. Ils dépendent de la pêche dans la rivière et de ce que les villageois peuvent leur donner», a indiqué Boris Cheshirkov./////////////.
Pour beaucoup, la rivière est également la seule source d’eau et le paludisme, les infections respiratoires et les diarrhées sont devenues fréquentes parmi les réfugiés, s’inquiète le HCR./////////////.
Nourriture, abris, médicaments… les réfugiés ont d’urgence besoin de tout, y compris de documents d’identité./////////////.
Le HCR procède à l’enregistrement biométrique quotidien de près de 1000 nouveaux arrivants. Les besoins de l’agence pour aider les réfugiés centrafricains cette année s’élèvent à 151,5 millions de dollars, qui sont actuellement financés à hauteur de 2 %.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/arrivée-du-chef-rebelle-Ali-Darassa-à-Ngakobo-le-21-août-2019-avec-ses-nombreux-gardes-du-corps-par-bertrand-yékoua-du-cnc-450×363.jpg” alt=”arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc” width=”450″ height=”363″ />arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.
Bria, République centrafricaine, vendredi, 29 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). À bord de six véhicules lourdement armés, le mercenaire-chef rebelle Ali Darassa est arrivé dans la localité de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto. D’aucuns parlent de sa fuite vers le Soudan, d’autres précisent qu’il serait en visite dans la ville.
Si le mercenaire et chef rebelle Ali Darassa jugent que les forces de frappe de ses éléments sont au deçà de celles des Mercenaires russes, il ne reste plus qu’à s’éclipser dans la nature. Ainsi, son déplacement dans la localité de Bria est vu comme son départ pour le Soudan. Tandis que d’autres parlent de sa visite habituelle à Bria.
En effet, Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC a été aperçus à Ippy à bord de six véhicules et plus d’une cinquantaine de ses hommes lourdement armés. Il a quitté la ville d’Ippy peu après son arrivée et prend la direction de Bria. Depuis ce temps, sa présence n’est pas signalée à Bria, mais d’aucuns pensent qu’il serait dans le coin. Pour la Minusca et quelques observateurs, il ne fait aucun doute, Ali Darassa cherche à se réfugier au Soudan auprès de son ex-patron Nourredine Adam, chef du FPRC.
« Ils n’ont plus de choix que d’aller tous au Soudan, parce que le Tchad est très strict avec eux », témoigne un agent de la MINUSCA détaché à Bria.
Cependant, à Bria, certains officiers rebelles indiquent pour leur part que Ali Darassa serait actuellement à Bria pour quelques jours auprès de ses hommes.
À suivre…
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bria
Bouar, République centrafricaine, vendredi, 29 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Dieu a-t-il sauvé les populations de Bouar en déjouant, le 27 décembre 2021, le plan de fraudes électorales préparé par Monsieur Fleury Junior PABANDJI, candidat du Mouvement cœurs Unis (MCU) dans la circonscription de Bouar 1 ?
Selon diverses sources d’informations bien recoupées et parvenues à notre rédaction, et grâce aux candidats aux législatives de la coalition COD 2020 se trouvant dans la zone, il a été découvert, après les attaques rebelles du 27 décembre 2020, dans la préfecture de la Nana-Mambéré en général et dans la ville de Bouar en particulier, des feuilles de résultats préétablis et signés, avec des logos officiels de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), chez un certain Fleury Junior PABANDJI, candidat du MCU dans la circonscription de Bouar 1, comme le montrent les images jointes. Lors de l’attaque de la ville de Bouar, les rebelles avaient fait un tour au domicile du candidat MCU, Fleury Junior PABANDJI lequel a pris la poudre d’escampette et les rebelles ont saisi à son domicile tout cet arsenal de fraudes. Ainsi, bien avant le jour du vote du 27 décembre 2020, des résultats ont été fabriqués et affectés d’avance aux différents candidats à la présidentielle. C’est ainsi que dans un bureau de vote par exemple à Saint-Joseph, le candidat Faustin Archange TOUADERA a eu 201 voix, Anicet Georges DOLOGUELE 37 voix et Martin ZIGUELE 01 voix, les autres candidats se retrouvant avec zéro voix, alors que l’on sait que la Nana-Mambéré est un bastion traditionnel du MLPC de Martin ZIGUELE suivi d’Anicet Georges DOLOGUELE de l’URCA et François BOZIZE du KNK.
Selon les investigations de CNC, Fleury Junior PABANDJI est un jeune, ancien du Conseil National de Jeunesse (CNJ), DG du Fonds National de l’Environnement dont il ponctionnerait les fonds pour financer le MCU et son train de vie époustouflant alors que ses employés cumulent des arriérés de salaires et sont entrés en grève il y a peu. Ceux qui l’ont côtoyé depuis disent de lui qu’il est un grand fraudeur depuis le CNJ.
Le candidat PABANDJI n’est pourtant ni originaire ni populaire à Bouar mais laisse entendre depuis un certain temps qu’il sortira victorieux dès le premier tour à Bouar 1. Ses liens avec Bouar sont inexistants puisque ce dernier n’avait séjourné à Bouar que deux ans dans le cadre de ses études chez un cousin maternel devenu Adjoint au Maire de Bouar.
En tout cas, à Bouar, la nouvelle de la découverte de ce plan de fraudes de PABANDJI circule.
Avec cette découverte du plan de fraudes électorales, Fleury Junior PABANDJI est grillé à Bouar et risque gros, interdiction de droit de vote et d’être éligible pendant 5 ans au moins et 10 ans au plus candidature, pour moralité douteuse, tentative de détournement des suffrages des électeurs voire un emprisonnement pour 1 à 5 ans.
Déjà, les candidats aux législatives à Bouar issus de la COD 2020 envisagent de déposer une requête collective auprès de la Cour Constitutionnelle aux fins de constat de ce plan de fraudes à Bouar.
Wait and see.
Par Gervais Lenga
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Abacar-Sabome-450×253.jpg” alt=”Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021. ” width=”450″ height=”253″ />Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.
Bangui ( République centrafricaine ) – Ce n’est pas l’un des principaux chefs rebelles de la CPC. Son mouvement, fondé il y a un an, n’est d’ailleurs pas signataire de l’accord de Kamba Kotta, acte de naissance de la coalition. Mais il en est l’un des porte-paroles et l’une des figures les plus médiatiques, habitué aux déclarations tonitruantes sur les réseaux sociaux. « Ce n’est pas un petit bout de papier signé par un procureur qui va nous empêcher de poursuivre la lutte », régissait-il encore hier soir au sujet du mandat d’arrêt émis contre lui ce 25 janvier.
Il faut dire qu’à 55 ans, Abakar Sabone, né à Carnot, s’est forgé une longue expérience dans diverses rébellions, au gré des soubresauts que connait son pays. Actif aux côtés de François Bozizé lors de son coup d’État de mars 2003, il est son dernier ministre du Tourisme, avant de rejoindre le camp adverse : la Séléka de Michel Djotodia qui en fait son conseiller spécial. À cette époque, il défraye la chronique en proposant une partition de la Centrafrique./////////////.
Exilé au Tchad pendant de longues années, il prend part aux négociations de l’accord de Khartoum pour le FPRC de Noureddine Adam, puis quitte ce mouvement. Selon le mandat d’arrêt émis contre lui, il est accusé d’incitation à la désobéissance et au refus de payer l’impôt. Un mandat émis dans le cadre de l’instruction en cours contre Thierry Savonarole, un cadre du KNK, le parti de l’ex-président Bozizé, arrêté en janvier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bienvenue-à-ndélé-contre-le-mur-par-cnc-450×328.jpg” alt=”Bienvenue à Ndélé contre le mur. Par CNC” width=”450″ height=”328″ />Bienvenu à Ndélé. Photo CNC.
Ndélé, République centrafricaine, vendredi, 29 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Soupçonné d’avoir eu des conversations téléphoniques avec l’un des fils de l’ancien Président François Bozizé, le lieutenant Feïkéré a été interpelé et placé en détention à la Minusca de Ndélé. Il attend son transfèrement sur Bangui. Aussitôt, sa famille dénonce ce qu’elle appelle la « chasse à l’homme ».
Le 27 janvier 2021, aux environs de 13 heures, à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran, un lieutenant de la gendarmerie (FSI), nommé Féïkéré aurait été surpris en communication au quartier Ngadja avec l’un des fils du général Bozizé, chef de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Il aurait été conduit devant les préfets, sous-préfet et ses chefs militaires pour investigation. Finalement, il a été conduit à la détention dans la geôle de la MINUSCA à Ndélé.
Cependant, notre équipe sur place mène sa propre enquête, et montre que le coup a été minutieusement préparé et le suspect a été arrêté sur un fonds de rumeurs.
À Bangui, sa famille dénonce ce qu’elle appelle « chasse à l’homme » aux familles de l’ancien Président François Bozizé.
Le lieutenant Féïkéré est de l’ethnie Gbaya de l’ancien Président François Bozizé. Comme ses nombreux compatriotes de la même ethnie, il a été arrêté et placé en détention provisoire à Ndélé avant d’être transféré à la section des recherches et d’investigation (SRI) à Bangui dans les prochains jours.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/circulation-pieton-moto-taxi-rue-de-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-450×428.jpg” alt=”Une rue de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews” width=”450″ height=”428″ />Une rue de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews
Bria, République centrafricaine, vendredi, 29 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le Président de la délégation spéciale de la ville de Bria, Monsieur Maurice Balekouzou est suspecté depuis 72 heures d’être à l’origine du meurtre de son domestique, Monsieur Gildas Ngamanda, sauvagement assassiné par un groupe d’individus non identifié et activement recherchés par les forces de l’ordre.
Monsieur Gildas Ngamanda, ancien pousseur devenu depuis 7 mois domestiques de Monsieur Maurice Balekouzou, préside de la délégation spéciale de la ville de Bria. Il a été littéralement assassiné ce mercredi 27 janvier 2021 par un groupe d’individus, identifiés comme des miliciens Anti-Balaka.
En effet, 24 heures avant son assassinat, Monsieur Gildas Ngamanda a été soupçonné par Monsieur le Maire Maurice Balekouzou d’avoir volé son pousse-pousse chez lui. Il l’avait intimé l’ordre d’aller le chercher partout dans la ville. Finalement, il a pu le trouver au PK3 dans le camp des déplacés chez les miliciens Anti-balaka. Il est revenu quelques minutes plus tard expliquer à son patron Maurice Balekouzou qu’il a pu retrouver le pousse-pousse chez les miliciens Anti-balaka au PK3. Comme si cela ne suffisait pas, son patron lui dit clairement qu’il est complice du vol, et il doit lui le ramener.
Aussitôt, Monsieur Maurice Balekouzou faisait appel à un groupe des miliciens Anti-balaka de le prendre, puis lui mettre la pression pour qu’il montre la personne à qui il lui a vendu le pousse-pousse. C’est ainsi que ce groupe des miliciens Anti-balaka est venu le chercher et aller l’assassiner. Aussitôt, la nouvelle est arrivée dans la ville, et sa famille demande au Maire de se justifier. Elle saisit la cellule de droit de l’homme de la Minusca, et le maire Maurice Balekouzou est depuis 48 heures entendu par la cellule d’enquête des Nations unies.
Pour la famille de la victime, Monsieur Maurice Balekouzou doit être relevé de ses fonctions du maire en attendant la suite de l’enquête,
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/denis-sassou-nguesso-et-faustin-archange-touadera-a-brazzaville-congo-300×232.jpg” alt=”De gauche à droite, Faustin Archange Touadera de Centrafrique et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso. CopyrightDR” width=”300″ height=”232″ />De gauche à droite, Faustin Archange Touadera de Centrafrique et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso. CopyrightDR
La Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), où on compte un grand nombre d’autocrates assiste indifférente au naufrage de la Centrafrique.
Une chronique signée Francis Sahel
En Afrique de l’Est, l’Autorité intergouvernementale pour le développement de l’Afrique de l’Est (IGAD) avait pris la main dans la gestion de la crise au Soudan du Sud, imposant un accord entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son rival Riek Machar. De d’autre côté du continent, en Afrique de l’Ouest, c’est la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a mené de bout en bout la sortie de la crise partie au Mali du coup d’Etat qui a renversé le 18 août 2020 le régime du président IBK.
Dans les deux cas, les communautés économiques régionales (CER) ont agi au nom d’une tradition qui veut qu’elles soient en première ligne et que l’Union africaine, l’organisation continentale, n’intervienne qu’en appui à leurs efforts.
En république centrafricaine (RCA), plongée depuis décembre 2013 dans une grave crise, « la magie africaine » de résolution des crises par les Communautés économiques régionales est totalement en panne. Alors que le pays s’enfonce chaque jour un peu plus, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, République du Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Sao Tomé-et-Principe) ne s’est contentée que de quelques timides communiqués. Pas de sommet ad hoc des chefs d’Etat sur la crise centrafricaine, pas de projet d’envoi à Bangui d’une délégation spéciale des présidents, pas de menaces de sanctions contre les groupes armés qui menacent la paix.
Sanctuaire des dictateurs
Cette paralysie de l’organisation sous-régionale face à la crise centrafricaine n’est pas surprenante. L’Afrique centrale est la partie d’Afrique subsaharienne qui héberge les présidents qui battent les records mondiaux de longévité au pouvoir.
L’Equato-guinéen Obiang Nguema totale 40 ans au pouvoir, le Camerounais Paul Biya 36 années, le Congolais Dénis Sassou N’guesso 36 années, le Tchadien Idriss Déby 30 ans. Ces dirigeants, qui bafouent pour la plupart la démocratie et les droits de l’homme, ne pensent qu’à leur maintien au pouvoir. Que la Centrafrique brûle n’est donc pas aussi urgent que la survie quotidienne de leur régime !
Derrière cette indifférence, se cache aussi la volonté de ne pas voir demain la CEEAC venir se mêler de leurs affaires intérieures. Compter sur la CEEAC pour s’impliquer davantage dans la résolution de la crise en RCA, c’est sans doute la surestimer. Les Etats membres de cette organisation sous-régionale n’ont même pas été capables de convenir de la libre circulation des personnes et des biens. Ce qui explique les expulsions régulières des Congolais par l’Angola, le maintien du régime des visas entre les pays de la CEEAC.
Abandonnés par la solidarité sous-régionale, les Centrafricains accueillent à bras ouverts toutes les manifestations de soutien, y compris les plus intéressées. Les Russes qui ont compris qu’il y a une place à prendre et des intérêts à défendre dans ce pays sont arrivés en renfort au président centrafricain Faustin Archange Touadéra, fournissant à son pays matériel militaire et assistance technique. Avec la réélection, même controversée, de Faustin Archange Touadéra, le bail de la Russie devrait se prolonger en RCA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/abakar-sabome-450×450.jpg” alt=”Abakar Sabome” width=”450″ height=”450″ />Le chef rebelle Abakar Sabome
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La République centrafricaine a lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien ministre du Tourisme Abakar Sabome qui se trouve actuellement sur le territoire centrafricain ou au Tchad, selon le parquet de Bangui.
La justice centrafricaine a émis le 25 janvier un mandat d’arrêt international contre Abakar Sabome , ex-ministre du Tourisme pour tentative d’atteinte à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national. Le mandat d’arrêt a été diffusé par le canal habituel et classique d’interpole, a annoncé le procureur de la République près du tribunal de grande instance de Bangui.
Selon le mandat d’arrêt, il est ordonné à tous officiers ou Agents de la Force publique de rechercher et de conduire à la Maison d’arrêt de notre pays en se conformant à la loi le nommé ABAKAR SABONE, né le 1er janvier 1966 à Carnot. Fils de Monsieur ABAKAR et de Madame MARIAM. Profession Ex ministre du Tourisme.
Des éléments en possession des services de renseignements établissent clairement que le Monsieur Abakar Sabome fait partie des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), en raison de ses activités sur les réseaux sociaux contre le régime.
Parti Politique de l’Opposition Démocratique Centrafricaine, a observé le climat politique dans notre pays avec beaucoup d’attention ;
Aussi, nous soulignons une atmosphère malsaine opposant le pouvoir en place et la CPC.
Constatons que le peuple centrafricain est pris en otage par ce conflit qui ne dit pas son nom mais qui paralyse le fonctionnement de tout un pays et fragilisant tout un peuple déjà secoué, traumatiser par de multiples mutineries.
Vu l’ensemble des recommandations constitutionnelle des règles régisant les conduites à tenir face à tout type de situations pouvant entraver le bon fonctionnement de l’état et celui régissant le droit des centrafricain d’aller et venir sur toute l’étendue de la République Centrafricaine sans être inquiéter,
Vu l’INTERDICTION PAR CETTE MÊME CONSTITUTION D’UNE PRISE DE POUVOIR PAR LES ARMES,
Le MESAN REFORME condamne avec fermeté Toutes forme de violences ainsi que cette tentative de prise de pouvoir par les armes du 13 janvier 2021 qui a plongé le pays dans un cycle infernal de crimes causant la mort de plusieurs dizaine de centrafricains une fois encore en violation de notre constitution
Le MESAN REFORME CONDAMNE également avec fermeté le « BLOCAGE » de l’AXE ROUTIER GARAMBOULAYE / BANGUI,
Entendu que la République Centrafricaine pays « ENCLAVE »,
Puise presque 70 % de sa ressource vitale de denrées alimentaires de première nécessité au Cameroun et que son acheminement se fait par la route GARAMBOULAYE / BANGUI actuellement bloquée par la CPC.
Qu’il conviendrait de dire que ce blocage a entrainé la paralysie totale de l’économie Centrafricaine et dans un avenir proche, la famine en République Centrafricaine si cela perdurait !
Vu que le peuple centrafricain ne doit pas être considérer comme une monnaie d’échange à chaque fois qu’il y’aurait mésentente entres les politiques et ou les groupes armés.
Par ailleurs,
Le MESAN REFORME prie le président Faustin Archange TOUADERA de revoir sa position en vu de trouver un consensus propre à la sortie de crise définitive, la pérennisation d’une paix durable et le vivre ensemble en Centrafrique.
Vu la décision de la Cour Constitutionnelle du 14 janvier 2021 déclarant le professeur Faustin Archange TOUADERA vainqueur de ce scrutin de décembre 2020,
Vu le respect et le dévouement du MESAN REFORME aux institutions de la République,
Le MESAN REFORME accepte la victoire du professeur Faustin Archange TOUADERA à l’élection présidentielle de décembre 2020.
Le MESAN.REFORME, Parti Politique de l’Opposition Démocratique Centrafricaine, FELICITE le professeur Faustin Archange TOUADERA pour sa réélection à la tête de l’Etat Centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/direction-societe-orange-centrafrique-corbeaunews-mickael-450×337.jpg” alt=”Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”337″ />Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Sur la décision du ministre de poste et télécommunications, Monsieur Gourna Zacko, et du Premier ministre Firmin Ngrebada, le Directeur général de la société de téléphonie mobile Orange-Centrafrique est sur le point d’être rapatrié du sol centrafricain.
Devant le refus catégorique du Directeur de la société Orange Centrafrique de laisser sa base de données pour des écoutes téléphoniques, sur l’instruction ferme du Premier ministre Firmin Ngrebada et du ministre de la Gourna Zacko, un conseil restreint aura lieu ce jeudi au cabinet du premier ministre pour statuer sur le projet de rapatriement de Monsieur Régis DALIERE, DIRECTEUR GÉNÉRAL d’Orange-Centrafrique.
Depuis l’instauration de l’État d’urgence en Centrafrique, le gouvernement centrafricain ainsi que la présidence de la République imposent aux opérateurs téléphoniques en République centrafricaine de laisser leur base des données pour des éventuels écoutes.
Si les autres sociétés ont accepté de laisser totalement leur base des données aux gouvernement, ce n’est pas le cas d’Orange Centrafrique qui menace de fermer ses portes et quitter la Centrafrique .
« Je suis serein. Je dépend de mon groupe Orange. Les autorités françaises m’ont demandé de faire mon travail en âme et conscience », a déclaré Monsieur Régis DALIERE, Directeur général d’Orange Centrafrique .
Entre temps, en République centrafricaine, aucun texte peut imposer au directeur général d’une téléphonie quelconque de se soumettre à des injonctions. Cependant, étant donné que nous sommes dans un État d’urgence, cette question est-elle urgente aussi ?
Notons que si Orange Centrafrique cède comme Télécel et Moov, toutes les conversations téléphoniques vont être sous écoute en République centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province-300×225.jpg” alt=”” width=”300″ height=”225″ />Des soldats FACA en détachement à Obo.
Bangassou, République centrafricaine, mercredi, 28 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). C’est pour le détournement de leur prime d’alimentation générale (PGA) que le lieutenant-colonel Malengamo, chef du détachement des FACA à Obo, dans la préfecture de Haut-Mbomou, est mis en cause par ses officiers, sous-officiers et hommes du rang. On note également la quasi-totalité des crédits de fonctionnement du détachement militaire dans le cadre des élections générales du 27 décembre 2020 qui est aussi passé à la trappe.
Son forfait, selon des nombreuses sources militaires locales, consiste à détourner des primes générales d’alimentation de ses soldats déployés aussi à Obo, au sud-Est du pays. Même le fonds du déplacement de certains soldats FACA à Obo dans le cadre des élections générales du 27 décembre 2020 a également été passé à la trappe. Certains officiers et sous-officiers parlent de la cleptomanie, d’autres parlent de leur sabotage moral.
Et ce n’est pas tout! Le groupe électrogène (GE), laissé par les soldats américains dans leur base à Obo avant de quitter le lieu, a été mis en location à la société Orange-Télécom par le lieutenant-colonel Malengamo. Une situation dont les officiers, sous-officiers et hommes du rang ne cessent de se plaindre à leur hiérarchie à Bangui.
En plus, le lieutenant-colonel Malengamo ne fait pas de distinction entre les militaires affectés à Obo et ceux détachés dans la ville dans le cadre du processus électoral. Ce qui fait monter de tension au sein de ses troupes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/des-combattants-rebelles-de-lUPC-à-gbokologbo-450×297.jpg” alt=”des combattants rebelles de l’UPC à gbokologbo” width=”450″ height=”297″ />Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Selon la mission multidimensionnelle intégrée, des nations unies en Centrafrique , la Minusca, les groupes armés occupent désormais 44% du territoire de la République centrafricaine. Alors, on se demande sur quelle base la MINUSCA fait – elle ce calcul ?
L’annonce a été faite ce mercredi 27 janvier lors d’un point de presse conjointe hebdomadaire MINUSCA / gouvernement à Bangui.
Selon Monsieur Souleymane Thioune, Directeur de cabinet par intérim de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique, les groupes armés occupent désormais 44% du territoire centrafricain. Avec une telle déclaration, beaucoup se demandent si la libération de Boali, Boda et Bossembélé suffit-elle à la MINUSCA de donner un tel chiffre ?
« Si on voit les villes dans lesquelles sont basés les Casques bleus de la MINUSCA, les rebelles sont aussi dans le coin. Peut-on alors parler de la libération complète de cette localité? », déclare un Étudiant en droit à l’Université de Bangui, avant d’ajouter que les villes de Bambari, Bria, Birao, Ndélé, Alindao, Ippy, etc., ne sont pas libérées. Donc on ne doit pas calculer comme territoire libre des groupes armés.
Selon Michel Debanda,
même si le corridor Bangui – Béloko est totalement libre de circulation, on estime toujours à 75% du territoire national occupé par les rebelles.
Bangui ( République centrafricaine ) – L’armée centrafricaine affirme être repassée à l’offensive pour desserrer l’étau autour de la capitale, Bangui, menacée d’asphyxie par une coalition rebelle qui s’est juré de faire tomber le président Faustin-Archange Touadéra. Les forces armées de Centrafrique disent avoir repris la ville de Boda, à 120 kilomètres de la capitale, et tué des dizaines de rebelles. «Les Russes sont avec nous», a déclaré lundi un porte-parole de l’armée.
La présence de militaires russes est de plus en plus visible, dans ce pays délaissé au cœur de l’Afrique qui était un pré carré français. Paris intervenait en effet régulièrement dans cet Etat instable. La dernière fois, c’était en 2013 pour empêcher des massacres intercommunautaires. Une mission de l’ONU a ensuite pris le relais des soldats français. Mais, malgré la présence de 12 000 Casques bleus, l’Etat centrafricain n’a jamais réussi à regagner le contrôle sur un territoire grand comme la France et qui regorge de ressources minières./////////////.
Le président Touadéra, réélu pour un second mandat le 27 décembre dernier, alors que la moitié de la population n’a pas pu voter à cause de l’offensive des rebelles, est dans une position critique. Il compte plus que jamais sur les Casques bleus de l’ONU, des militaires rwandais appelés en renfort avant l’élection et, bien sûr, les militaires russes./////////////.
«La Russie a investi dans des activités à forte visibilité», analyse Paul-Simon Handy, conseiller à l’Institut d’études de sécurité à Dakar. Officiellement, il y aurait des centaines d’instructeurs militaires russes en Centrafrique. Ils occupent une place stratégique, en assurant, par exemple, la sécurité du président Touadéra, ce qui offre à Moscou un accès privilégié au chef d’Etat. A contrario, la mission européenne de formation de l’armée centrafricaine, avec des centaines d’instructeurs, passe inaperçue./////////////.
L’opportunisme russe/////////////.
La France voit d’un très mauvais œil cette omniprésence russe. Le 19 janvier, Paris a pris «note» de la réélection du président Touadéra contestée par l’opposition. On a connu des messages plus chaleureux. «La France a été prise de court par l’implication russe, qui ne découlait pas d’une stratégie mûrement réfléchie. Moscou a plutôt agi par opportunité», continue Paul-Simon Handy. La Centrafrique est un laboratoire pour Moscou sur le continent, qui est également présent au Soudan, en République démocratique du Congo, en Guinée ou en Egypte./////////////.
L’opportunité, c’était le désengagement français et le dénuement du gouvernement centrafricain recherchant désespérément des soutiens militaires. Moscou a d’abord envoyé des mercenaires de la compagnie de sécurité privée Wagner, proche du Kremlin, pour tâter le terrain. Le modèle a été éprouvé en Syrie ou en Libye. Trois journalistes russes enquêtant sur les activités de Wagner en Centrafrique ont été tués en juillet 2018. L’organisation de l’opposition russe qui les avait mandatés soupçonne un crime commandité, mais l’enquête est au point mort./////////////.
L’ombre du Tchad/////////////.
Des sociétés russes dépendant du groupe Wagner ont aussi obtenu du gouvernement des permis d’extraction dans les mines de diamants et d’or. Enfin, Moscou fournit de l’armement à la Centrafrique et milite pour une levée de l’embargo de l’ONU auquel le pays est soumis depuis 2013. Jeudi dernier, Bangui a essuyé un nouveau refus au Conseil de sécurité de l’ONU pour lever les restrictions sur le commerce des armes, malgré le soutien de la Russie et de la Chine. Les Occidentaux craignent qu’un afflux d’armes tombe entre de mauvaises mains. Ils font valoir qu’avec les exceptions prévues par l’ONU, l’armée régulière a toute latitude pour s’approvisionner./////////////.
Paris et Moscou se livrent aussi une guerre de l’information en Centrafrique, comme en témoigne la suspension en décembre de plusieurs comptes par Facebook accusé de diffuser de fausses informations pendant la campagne électorale. Certains étaient liés aux services de renseignement russes, d’autres à l’armée française, selon Facebook./////////////.
La France irait-elle jusqu’à soutenir les groupes rebelles pour donner une leçon aux Russes? Les autorités centrafricaines accusent en tout cas le voisin tchadien, un proche allié de Paris, de déstabiliser la Centrafrique. «Le fait qu’il y ait des mercenaires tchadiens en Centrafrique n’est pas une preuve de l’implication du gouvernement tchadien», répond Paul-Simon Handy./////////////.
En revanche, selon l’analyste camerounais, l’offensive des rebelles visant à empêcher la présidentielle n’a pas pu se faire sans soutien extérieur, même si les rebelles peuvent se financer avec les ressources minières ou la taxation des voies de transhumance du bétail. «Mais l’offensive des rebelles est un échec, car elle n’a pas de soutien populaire, conclut Paul-Simon Handy. Les Centrafricains sont fatigués par la guerre.»
Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que la République centrafricaine est depuis cinq semaines le théâtre d’affrontements entre l’armée et des groupes rebelles à la suite de l’élection présidentielle, la vie des habitants de la capitale Bangui est chamboulée. L’interdiction de circulation des taxis-motos a généré un chaos dans le secteur des transports publics et les prix ont flambé avec la coupure des approvisionnements en provenance du Cameroun. Nos Observateurs se disent fatigués de ces galères, mais se réjouissent aussi des gestes de solidarité.
Lundi 25 janvier, un chauffeur routier a été tué lors d’une embuscade tendue par des groupes rebelles sur l’axe routier reliant le Cameroun et la capitale centrafricaine Bangui. Une situation qui risque de faire durer la galère des chauffeurs dont les véhicules sont bloqués à la ville frontalière de Garoua Boulai, côté Cameroun, depuis plus d’un mois. Plus de 1 500 camions pleins de produits alimentaires et médicaux y attendent un apaisement du conflit qui a commencé le 19 décembre quand des groupes rebelles ont contesté la tenue de l’élection présidentielle qu’ils estimaient jouée d’avance en faveur du président sortant Faustin Archange Touadéra, réélu finalement le 27 décembre avec 53,92 % des voix./////////////.
À Bangui le front s’est progressivement rapproché de la ville, atteignant les quartiers PK11 et PK12, à une dizaine de kilomètres du centre-ville. À la suite d’une attaque meurtrière le 13 janvier dernier, les autorités ont interdit la circulation des taxis-moto, mode de transport principal des Banguissois et notamment des élèves et étudiants./////////////.
Les écoles ont rouvert ce lundi après une suspension des cours, créant des scènes de chaos au niveau des stations de bus et de taxis, prises d’assaut par les voyageurs./////////////.
“J’ai dû jouer des coudes pour arriver à temps au travail” /////////////.
Notre Observateur Fridolin Ngoulou, journaliste et responsable d’Oubangui média, a assisté à ces scènes de galère./////////////.
Les taxi-motos sont le moyen le plus facile de se déplacer à Bangui mais l’impact de leur suspension était relativement faible jusqu’à ce lundi [25 janvier] . Quand les cours ont repris après la levée des mesures de sécurité, et que tous les élèves ont voulu arriver à l’école pour 7h30, heure du début des cours ici, les bus et les taxis n’ont pas pu faire face à la demande et ont été débordés./////////////.
J’ai moi-même assisté à des scènes de bousculade assez impressionnantes hier matin et j’ai pris des photos des attroupements. J’ai attendu une heure et demie lundi matin avec mes enfants et nous avons dû renoncer quand nous avons vu à 8h30 qu’il était toujours impossible de monter à bord./////////////.
Depuis, j’ai la chance d’avoir trouvé une solution pour éviter à mes enfants les neuf kilomètres qui nous séparent de leur école. Un oncle qui possède une moto personnelle m’aide en les déposant et en allant les chercher à l’école tous les jours. J’ai de la chance car j’ai vu beaucoup d’enfants faire le trajet à pied./////////////.
Les élèves, les étudiants et tous ceux qui ont besoin de se déplacer sont bien trop nombreux pour l’offre de bus et taxis disponibles. J’ai dû jouer des coudes ensuite pour monter à temps dans un bus et arriver au bureau avant le bouclage du journal./////////////.
“Le front est à seulement six kilomètres de chez moi”/////////////.
Notre Observateur Vicky Nelson Wackoro, formateur de capoeira et étudiant en cinéma, a vécu la même galère./////////////.
Dans cette ambiance tendue des élans de solidarité émergent. Nos deux Observateurs ont ainsi réussi à poursuivre leurs activités depuis lundi grâce aux automobilistes, amis ou inconnus, qui les ont pris en stop pour les amener à destination./////////////.
Routes coupées et augmentation des prix/////////////.
Aux problèmes d’insécurité et de transport s’ajoutent les difficultés à s’approvisionner en produits de première nécessité comme la nourriture et les médicaments, la principale route d’approvisionnement étant coupée parce que partiellement sous contrôle des groupes rebelles./////////////.
L’Institut centrafricain de la statistique (Icasees) a annoncé ce mercredi 27 janvier une hausse générale des prix de 16 %, les produits importés voyant des augmentations allant de 15 à 240 % de leurs prix./////////////.
“Le phénomène le plus inquiétant reste l’augmentation des prix de la nourriture”
Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président centrafricain François Bozizé, recherché par la justice centrafricaine pour avoir tenté un coup d’Etat depuis la mi-décembre 2020, a quitté la ville centrafricaine de Boda (sud-ouest) pour regagner son fief de Bossangoa (nord-ouest), a rapporté mercredi la radio nationale centrafricaine.
Après s’être retranché à Boda pendant un certain temps, M. Bozizé a été obligé de quitter la ville après sa reprise par l’armée centrafricaine le week-end dernier. Il a été vu mercredi se diriger vers la ville centrafricaine de Yaloké (ouest), en direction de Bossangoa, selon la radio nationale, qui a souligné que les forces de défense et de sécurité continueront de le poursuivre jusqu’à ce qu’il soit arrêté et jugé./////////////.
Depuis la mi-décembre 2020, la Centrafrique vit une nouvelle flambée de violence provoquée par des groupes armés coalisés sous l’appellation de Coalition des patriotes pour le changement. Le gouvernement a accusé M. Bozizé d’être instigateur des troubles pour tenter un coup d’Etat. Une enquête judiciaire a été ouverte contre lui et ses complices présumés “par rapport aux faits de déstabilisation et de rébellion en cours”, a annoncé début janvier le parquet de Bangui.
HCDH | RCA : La remise à la CPI d’un ancien chef de milice accusé de crimes de guerre est un signal fort dans la lutte contre l’impunité, selon un expert de l’ONU
Bangui ( République centrafricaine ) – GENÈVE (27 janvier 2021) – Un expert de l’ONU a déclaré aujourd’hui que la remise par la République centrafricaine à la Cour pénale internationale (CPI) d’un ancien commandant de milice soupçonné de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité est un avertissement fort aux groupes rebelles, aux acteurs politiques et autres qui prospèrent en toute impunité.
“Le transfert de Mahamat Said Abdel Kani, le 24 janvier, envoie un message fort. La justice est un pilier essentiel du processus de paix et de réconciliation en cours et de la construction de l’État de droit”, a déclaré Yao Agbetse, l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine./////////////.
Il a salué ce transfert dans le cadre de la lutte contre l’impunité et du besoin de justice pour les victimes de violations massives des droits de l’homme et du droit international humanitaire en RCA./////////////.
La CPI avait émis un mandat d’arrêt contre Said, soupçonné d’être responsable de crimes tels que la torture, la persécution et la disparition forcée à Bangui en 2013. La Cour a estimé qu’il y avait des motifs raisonnables de croire que, sous le commandement de Said, la coalition rebelle à prédominance Seleka avait mené des attaques généralisées et systématiques contre la population civile et d’autres personnes telles que les milices anti-balaka./////////////.
M. Agbetse a déclaré qu’il encourageait les enquêtes de la CPI et du Tribunal pénal spécial sur les personnes et entités figurant sur la liste du Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies et soutenait les enquêtes en cours visant à arrêter les responsables présumés de violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international, notamment les dirigeants de la Coalition des patriotes pour le changement et leurs partisans./////////////.
“J’appelle les autorités de la République centrafricaine à créer les conditions qui permettront de mettre fin à l’impunité et de rendre justice aux victimes”, a déclaré l’expert indépendant./////////////.
M. Yao Agbetse (Togo) est l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine./////////////.
Les Experts indépendants des Nations unies font partie de ce qui est désigné sous le nom des ” procédures spéciales ” du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, l’organe le plus important d’experts indépendants du Système des droits de l’homme de l’ONU, est le terme général appliqué aux mécanismes d’enquête et de suivi indépendants du Conseil qui s’adressent aux situations spécifiques des pays ou aux questions thématiques partout dans le monde. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole; ils ne font pas partie du personnel de l’ONU et ils ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants des gouvernements et des organisations et ils exercent leurs fonctions à titre indépendant.
Un ex Séléka à la CPI : vers un rééquilibrage des poursuites pour les crimes commis en RCA
Bangui ( République centrafricaine ) – (Bangui, Paris, La Haye) Alors que la République centrafricaine (RCA) connaît un regain de violence, la FIDH, la LCDH et l’OCDH se félicitent de l’arrestation de Mahamat Said Abdel Kain (« M.Said ») par les autorités centrafricaines et de son transfert, le 24 janvier 2021, à la Cour pénale internationale (CPI). « M. Said » est le premier ex-Séléka à devoir répondre de ses actes devant les juges de La Haye, ce qui constitue un pas important vers la reconnaissance de la responsabilité de tous les camps impliqués dans les crimes commis en RCA en 2013 et 2014. Nos organisations appellent à l’intensification des efforts, tant au niveau national qu’international, pour rendre justice aux centaines de victimes centrafricaines qui affrontent l’impunité des responsables de crimes internationaux et une insécurité grandissante.
Alors que le début du procès des Anti-Balaka, Alfred Yetakom et Patrice-Édouard Ngaïsonna, est prévu le 9 février à la CPI , M. Said, ancien membre influent des groupes Séléka, est le troisième suspect de RCA transféré à la CPI pour des crimes internationaux commis dans le pays dans le cadre du conflit de 2013-2014. Un mandat d’arrêt avait été délivré par la CPI (sous scellés), le 7 janvier 2019 à l’encontre de M. Said, suspecté d’avoir commis en 2013, à Bangui, pour crimes de guerre de torture et traitements cruels, et crimes contre l’humanité, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparitions forcées et autres actes inhumains.
« Avec l’inculpation de M. Said, la CPI démontre qu’elle est engagée à juger l’ensemble des parties s’étant rendues coupables de massacres et d’exactions graves lors du conflit de 2013-2014 en Centrafrique. Alors que les milices, certaines déjà actives à l’époque, continuent de semer la terreur et que les violences reprennent dans le pays, nous espérons que ce message de lutte contre l’impunité sera entendu et aura un effet préventif.
Me Albert Panda, Président de l’OCDH.
Le Bureau de la Procureure a été critiqué à de nombreuses reprises pour n’avoir poursuivi les membres que d’une partie au conflit alors qu’il avait déclaré à plusieurs reprises poursuivre l’enquête afin que « les responsables de ces crimes rendent des comptes à la justice, quel que soit le bord auquel ils appartiennent ». Cette situation a engendré beaucoup de frustrations et donné l’image d’une justice à deux vitesses voire partiale. Nos organisations avaient déjà appelé la Cour à poursuivre les membres des deux camps. En inculpant M. Said, la CPI envoie un message clair à tous les responsables de crimes relevant de sa compétence : aucun camp ne jouira de l’impunité.
M. Said aurait occupé de nombreux postes à responsabilité, notamment au sein de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), de l’Office central de répression du banditisme (OCRB), ou encore du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Lors d’un entretien réalisé avec la FIDH en 2013, M. Said, alors commandant de l’OCRB, avait expliqué aux enquêteurs avoir rejoint les rangs de ce qui deviendra par la suite la Séléka par revanche pour la mort d’un proche. L’année suivante, des chargés de mission de la FIDH avait recueilli le témoignage d’une victime attestant avoir été torturée par les hommes du commandant Said.
« L’arrestation et le transfert de M. Said est un premier pas vers l’établissement des responsabilités des ex-Seleka dans les crimes qu’a connus notre pays. Il faut que les efforts de justice se poursuivent, pour que les donneurs d’ordre et les plus hauts responsables des crimes internationaux rendent des comptes. »
Joseph Bindoumi, président de la LCDH.
Nos organisations réaffirment la nécessité de renforcer les enquêtes pour l’ensemble des crimes commis sur le territoire centrafricain par les groupes ex-Séléka et anti-Balaka, que ce soit au niveau national ou international. En RCA, qui dispose maintenant d’une cour spécialisée et dont les juridictions ordinaires se sont montrées particulièrement actives au cours des dernières années, il est essentiel qu’un système de complémentarité solide et positif se mette en place pour assurer la poursuite d’un maximum de responsables de crimes à caractère national ou international, dont certains demeurent en exercice à ce jour, et pour rendre justice aux centaines de victimes dans l’attente.
Contexte.
Aujourd’hui détenu à La Haye, M. Said devra comparaître devant la juge unique Rosario Salvatore Aitala lors d’une audience de comparution initiale prévue le 28 janvier 2021. Il pourra demander sa remise en liberté provisoire en attendant le procès. Le Bureau de la Procureure (et de son successeur) devra rassembler suffisamment de preuves avant l’audience de confirmation des charges, étape suivante de la comparution initiale et condition essentielle à la poursuite de l’affaire jusqu’au procès.
La CPI a été saisie de deux situations relatives à la RCA qui a ratifié le Statut de Rome le 3 Octobre 2001. Dans les deux cas, c’est le gouvernement centrafricain lui-même qui a renvoyé la situation devant la Cour.
Le premier renvoi a été effectué en décembre 2004 concernant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés depuis le 1er juillet 2002, sur l’ensemble du territoire centrafricain et dans le cadre du conflit. L’enquête sur cette situation « RCA I » a été ouverte en mai 2007 et a mené à l’arrestation et l’inculpation de Jean Pierre Bemba Gombo pour les crimes de guerre de meurtre, viol et pillage et les crimes contre l’humanité de meurtre et viol. Celui-ci, après avoir été condamné en première instance, a été acquitté en 2018.
Le deuxième renvoi s’est produit en mai 2014 concernant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui auraient été commis à partir de 2012, notamment par les groupes de Séléka et anti-Balaka, dans le contexte de la recrudescence des violences sur le territoire. L’enquête a été ouverte en septembre 2014. C’est de cette situation que relève l’affaire Mahamat Said Abdel Kain.
Bangui ( République centrafricaine ) – En Centrafrique, la ville de Bouar, dans l’est du pays, a été le théâtre de violents affrontements les 9 et 17 janvier. L’arrivée d’éléments armés de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) en ville crée de l’insécurité et bloque une partie des activités économiques. Quelques commerces sont ouverts dans la ville néanmoins et les liquidités circulent difficilement, ce qui a des conséquences sur le quotidien des populations.
Il est aujourd’hui quasiment impossible de recevoir de l’argent à Bouar, dans l’est de la Centrafrique. « Toutes les opérations bancaires et les commerces sont paralysés parce qu’il y a de l’insécurité, explique Josué Sossor, secrétaire général de la préfecture de la Nana-Mambéré. Et ils sont poursuivis donc ils ne peuvent pas ouvrir leurs portes. Depuis le salaire de décembre et jusque-là, les fonctionnaires n’ont pas eu leurs salaires. C’est la difficulté à laquelle nous pensons en ce moment : comment ils vont joindre les deux bouts pour finir le mois qui vient »./////////////.
La radio Siriri se retrouve face à la même difficulté. Martial Wago, le directeur, ne peut pas payer ses seize employés. « Pour fonctionner comme d’habitude, c’est difficile parce qu’on ne sait pas quoi faire, explique-t-il. Aucune recette à la radio. Tout ce qu’on a, c’est 10 000 francs CFA (15 euros). Ce qui fait que cela pose un problème. Et surtout cela fait que pour le mois on n’a rien reçu. On ne sait pas comment payer pour le mois de février »./////////////.
Ces deux amis qui travaillent dans une entreprise de BTP sont venus boire une bière mais aujourd’hui, ils ne paieront pas. « Toutes les banques ici sont fermées. Tout est bloqué. Comme c’est un endroit habituel et qu’on vient souvent prendre une bière ici, on nous a donnés une bière par rapport à la situation, déclarent-ils. C’est à crédit »./////////////.
Malgré la circulation difficile des liquidités, les commerces rouvrent doucement dans la ville. Dans un communiqué publié ce mardi 26 janvier, Médecins sans frontières (MSF) alerte sur la situation des déplacés de Bouar. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) compte plus de 8000 déplacés qui vivent dans des conditions extrêmement précaires. MSF, actuellement l’un des seuls acteurs humanitaire sur le terrain, appelle à une réponse humanitaire « efficace et coordonnée ».
Paoua, République centrafricaine, mercredi, 27 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Le candidat aux législatives dans la circonscription de Paoua 2, Monsieur Timoléon Mbaïkoua va bientôt être rattrapé par la justice pour avoir intimidé et menacé de mort le Président du démembrement locale de l’autorité sous-préfectorale des élections de Mia-Pendé. La menace est vive, et la victime dépose plainte au tribunal.
Dans une plainte qu’il a déposée près du tribunal de grande instance de Bangui en date du 25 janvier 2021, Monsieur Béndima Nazaire, Président de l’autorité sous-préfectorale des élections de Mia-Pendé avait clairement déclaré que Monsieur Timoléon Mbaïkoua, candidat aux législatives dans la circonscription de Paoua 2, lui avait proféré des menaces sur sa vie personnelle suite à une fraude électorale dont il est l’auteur.
« J’ai effectué une tournée pour m’assurer de la régularité dans les bureaux de vote lorsque le Candidat N°5, en la personne de MBAIKOUA Timoléon, se présenta au membre de L’ANE locale de BETOKO pour exiger qu’il lui est remit « deux cartons contenant des bulletins vierges ainsi que des procès-verbaux ».Le rapporteur General, Monsieur Désire DOUTOUMBAYE, dans un premier temps, avait opposé un refus faisant observé qu’il était candidat et qu’il ne devrait pas transporter du matériel électoral, notamment des bulletins vierges, Il insistât et fait appel au maire de la commune , Mr GUETERE Élysée, ce dernier a fait pression sur le Rapporteur Général, qui est par ailleurs secrétaire de commune pour que celui-ci rentre en possession des deux cartons qui sont chargés sur la motocyclette du maire pour une destination inconnue. Informé à mon retour de ma tournée de l’incident, j’ai fait une déclaration écrite et signée, que j‘ai remis au collectif des autres candidats, ceci pour dégager toute ma responsabilité », a déclaré Monsieur Béndima Nazaire.
En plus, il avait indiqué que, Monsieur Timoléon Mbaïkoua, très mécontent d’être assigné devant la cour constitutionnelle, ne cesse de le menacer de mort au téléphone. Comme il est aussi Directeur de l’école, Monsieur Timoléon Mbaïkoua lui disait aussi qu’il sera limogé de ses fonctions du Directeur de l’école.
Une situation bien complexe pour le sieur Mbaïkoua tant au niveau de la cour constitutionnelle qu’au niveau de la justice de son pays.
Affaire à suivre….
par G. Bobérange
Journaliste, rédacteur, correspondant du CNC à Paoua
République Centrafricaine : La Minusca rend hommage aux deux casques bleus tués le 18 janvier, dont un Marocain
Bangui ( République centrafricaine ) – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a rendu hommage, ce mardi 26 janvier, à deux de ses soldats (un Marocain et un Gabonais) tués le 18 janvier dernier.
Les deux défunts, le Caporal-Chef Rachid Lamzaata et le Sergeant-Chef Franck Donald Mboundou-Moussanda, sont morts suite à une embuscade contre leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés, à 17 km de Bangassou (préfecture du Mbomou) dans le sud du pays./////////////.
Pour rappel, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, avait condamné fermement cette attaque lâche menée notamment par des combattants l’UPC et des anti-Balakas, membres de l’alliance des groupes armés. Il avait souligné que la MINUSCA travaillera avec les autorités centrafricaines pour que les auteurs et les complices de ces crimes de guerre soient arrêtés et répondent de leurs actes devant la justice, peut-on lire dans un communiqué de la MINUSCA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/fatou-bensouda-a-bangui-le-30-septembre-2020-par-CNC-450×436.jpg” alt=”fatou bensouda à bangui le 30 septembre 2020 par CNC” width=”450″ height=”436″ />Madame Fatou Bensouda, Procureure de la Cour Pénale Internationale, à Bangui, le 30 septembre 2020. Photo CNC / Moloma
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Mahamat Saïd Abdel Kani, suspecté de crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés en RCA, fera sa première comparution devant la Chambre préliminaire II la Cour pénale internationale (« CPI » ou « Cour »), au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas).
Selon la CPI, le 28 janvier 2021, c’est le jour de la première comparution de Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani, suspecté de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République centrafricaine. L’audience de sa première comparution de La Chambre préliminaire aura lieu le 28 janvier en présence des juges, du Procureur et de la Défense. Monsieur Mahamat Saïd sera représenté par son Conseil.
Au cours de l’audience, la Chambre va vérifier l’identité du suspect Mahamat Saïd et s’est assurée qu’il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome dans une langue qu’il comprend et parle parfaitement.
Une audience de confirmation des charges sert à déterminer s’il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.
Mahamat Saïd a été transféré à la CPI le 24 janvier 2021, à La Haye, aux Pays-Bas, par les autorités de la République centrafricaine en application d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré par la Chambre préliminaire pour des crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés qui auraient été commis en République centrafricaine (« RCA »). Ce transfert fait suite à l’accomplissement des procédures nationales nécessaires en Centrafrique , où il avait été arrêté le 20 janvier 2021.
Le 7 janvier 2019, la Chambre préliminaire II la CPI a délivré un mandat d’arrêt sous scellé à l’encontre de Mahamat Saïd pour des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été prétendument commis en République centrafricaine en 2013 et 2014.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/CICR-photo-1-450×205.jpg” alt=”” width=”450″ height=”205″ />Faire face à la Covid-19 dans l’une des plus graves crises humanitaires au monde
Le principe de l’inviolabilité de la mission médicale doit être soutenu par tous les acteurs sur le terrain – notamment quand il s’agit d’épargner et de traiter les blessés du camp adverse. Tous les acteurs doivent respecter et faire respecter les droits aux soins médicaux des blessés et des malades, ainsi que la protection des structures et des transports médicaux, et les personnes qui assurent les soins.
« Des signes inquiétants du non-respect de ce principe commencent à se manifester. C’est
maintenant qu’il faut agir pour empêcher que de telles violations se reproduisent », affirme le
chef de délégation pour le CICR en Centrafrique,
Bruce Biber.
À la suite de la crise électorale en République centrafricaine depuis mi-décembre 2020, près
de 100 000 personnes ont fui les combats opposant divers groupes armés et les forces
étatiques. En dépit du contexte d’incertitude politique, de violence et d’instabilité, le Comité
international de la Croix-Rouge (CICR) continue de négocier avec les porteurs d’armes son
accès aux zones dangereuses afin de secourir les blessés et d’assister les milliers de familles
dont la vie a encore une fois été bouleversée par les violences.
Évacuation des corps et des blessés
Depuis le 15 décembre, 46 blessés ont été transportés aux hôpitaux à Bangui et à Bambari.
« Le besoin le plus immédiat est d’assurer que les personnes les plus gravement blessées soient
évacuées vers des structures de santé qui puissent les soigner », dit Aly Ouattara, coordinateur
médical pour le CICR.
Les équipes du CICR, souvent ensemble avec les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine
(CRCA), évacuent rapidement les blessés après les affrontements dans des situations souvent
très dangereuses. « Nous sommes une des seules organisations capables d’assurer ce service
vital qui consiste à négocier l’accès aux endroits où se trouvent les blessés », explique Bruce
Biber.
Plusieurs hôpitaux et centres de santé à Bangui et dans les localités touchées par les
violences ont aussi été soutenus avec des donations de médicaments et de matériel médical.
Grâce au soutien logistique et matériel du CICR, les volontaires de la CRCA ont recueilli près
de 30 dépouilles mortelles sur les lieux des affrontements du 13 janvier à Bangui. «
La collecte
des corps sans vie laisse des traces psychologiques, mais aider à traiter dignement les
dépouilles est un impératif humanitaire
», poursuit Bruce Biber.
Des craintes pour la sécurité alimentaire des populations
En raison de l’insécurité, les routes commerciales qui relient la Centrafrique au Cameroun sont
coupées depuis plusieurs semaines. En conséquence, sur les marchés de Bangui et de ses
environs, on observe une augmentation du prix de certaines denrées alimentaires. Des
convois humanitaires sont suspendus.
« Nous craignons surtout pour la sécurité alimentaire
des
familles
. Le temps ne joue pas en faveur des populations car leur situation ne fait
qu’empirer », explique Bruce Biber.
Beaucoup de familles ont fui de manière préventive pour se cacher dans la brousse avant de
regagner leurs foyers une fois que les combats terminés. On dénombre quelque 100 000
personnes déplacées à l’intérieur du pays selon l’OCHA. Plus de 84 000 sont parties se réfugier
dans les pays limitrophes selon le HCR.
Déjà avant la crise électorale, la criminalité généralisée et la multiplicité des groupes armés
rendaient difficile la construction d’un dialogue structuré et l’obtention de garanties de
sécurité fiables. En raison de l’aggravation de l’insécurité liée aux derniers affrontements,
des
localités sont isolées depuis plusieurs semaines mais les équipes du CICR ont pu accéder à
certaines zones et malgré tout garder une proximité avec les personnes touchées.
«
Il est difficile de prédire l’évolution de la situation
mais nous savons que les besoins risquent
de s’accroître avec le temps qui passe », déplore Bruce Biber. Le CICR continue de mettre tout
en oeuvre pour obtenir toutes les garanties de sécurité nécessaires pour rejoindre ces
populations dont l’accès aux soins
et aux biens de première nécessité
est gravement
compromis en
cette période de confrontations.
Notes opérationnelles1 :
1
Ces informations couvrent la période du 15 décembre 2020 au 15 janvier 2021.
Liste de 4 éléments
Le CICR poursuit un dialogue avec les porteurs d’armes et les cercles d’influence.
Une équipe du CICR rend visite aux personnes détenues en lien avec les affrontements dans différents lieux.
Des médicaments et du matériel médical ont été distribués à cinq hôpitaux et un
centre de santé qui accueillent les blessés des affrontements à Bangui.
D’autres donations de médicaments et de consommables ont été effectuées aux
hôpitaux de Boali, Bossembélé, Yaloké, Bouar et Kuango, à l’intérieur du pays.
Fin de la liste
Liste de 4 éléments
Le CICR continue à assurer un soutien technique et pratique à la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA), en charge de l’approvisionnement
en eau potable à Bangui. Il a fourni des équipements hydrauliques pour réparer des fuites majeures.
Le CICR a approvisionné en eau potable par camionnage la prison centrale de Ngaragba à Bangui pendant les deux dernières périodes de coupure d’eau municipale
de la SODECA. Près de 5000 personnes déplacées qui se sont rassemblées autour de l’Église à Dékoa ont également eu l’accès à l’eau potable grâce à une
donation de carburant pour la pompe à eau.
Le CICR a fourni des équipements appropriés et soutenu la formation en premiers secours de 340 volontaires dans 19 comités de la Croix-Rouge centrafricaine.
Des évaluations de besoins humanitaires ont été réalisées et d’autres sont en cours. Des distributions de vivres et de biens essentiels de ménage sont
prévues dans les semaines à venir dans différentes régions du pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”253″ />Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Bangassou, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). L’alerte a été donnée par le bureau régional de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des unies en République centrafricaine). Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), lourdement armés, seraient en route vers Bangassou, chef-lieu de la préfecture de Mbomou.
Mardi 26 janvier 2021, à Bangassou, préfecture de Mbomou, la Force de la MINUSCA (MORBAT) a signalé qu’à 3 heures, deux véhicules transportant un nombre indéterminé de combattants armés se dirigeaient vers Bangassou depuis Bakouma (128 km au nord de Bangassou). Selon certaines informations, plusieurs axes entourant Bangassou pourraient être minés par des combattants armés, notamment le PK17 et l’entrée sud de Niakari (12 km au nord de Bangassou), ce qui rendrait la traversée pour les véhicules très risqués.
Ceci montre à quel point ces rebelles sont déterminés à pourrir la vie aux populations de Bangassou et ses environs.
La coalition des patriotes centrafricains (CPC) est une coalition des groupes armés composée essentiellement de deux factions rivales de la milice Anti-Balaka, du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et du mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation).
Par Félix Ndoumba
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bangassou
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/general-de-la-seleka-mahamat-said-arrete-par-la-cpi-450×450.jpg” alt=”général de la séléka mahamat saïd arrêté par la cpi” width=”450″ height=”450″ />L’ex-général du FPRC Mahamat Saïd arrêté par la cour pénale internationale ce dimanche 24 janvier 2021.
À la suite du transfert par les autorités de la République centrafricaine d’un ancien leader du groupe armé de la Séléka à la Cour pénale internationale (CPI), Alice Banens, conseillère juridique à Amnesty International, a déclaré :
« L’arrestation et le transfert de Mahamat Said Abdel Kani, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, est une mesure positive vers l’obtention de la justice pour les victimes du conflit armé qui fait rage dans le pays depuis 2012 jusqu’à présent.
« C’est la première fois qu’une procédure judiciaire est intentée contre un membre de l’ex-Séléka pour des crimes relevant du droit international devant un tribunal national ou international. Elle adresse un message aux auteurs d’atteintes aux droits humains encore commises, à savoir que personne n’est au-dessus de la loi.
« Il reste encore beaucoup à faire toutefois. La CPI, la Cour pénale spéciale de Bangui et les tribunaux pénaux ordinaires centrafricains doivent travailler ensemble afin de mener des enquêtes indépendantes, impartiales et efficaces et d’engager des poursuites contre tous les responsables présumés des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine. »
Pour obtenir plus d’informations ou prendre rendez-vous pour un entretien, veuillez contacter :
Courriel : press@amnesty.org ; Twitter : @AmnestyWaro ou le Service de presse : +44 20 7413 5566
Complément d’information
Mahamat Said Abdel Kani a été remis à la Cour pénale internationale (CPI) par les autorités de République centrafricaine le 24 janvier 2021. Il est soupçonné d’être responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui en 2013, notamment d’actes de torture, de disparitions forcées et de persécutions.
La CPI, la cour hybride soutenue par l’ONU, la Cour pénale spéciale et les tribunaux pénaux ordinaires centrafricains sont compétents pour enquêter et engager des poursuites pour les crimes relevant du droit international commis en République centrafricaine.
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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-Bangui–450×338.jpg” alt=”Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”338″ />Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Les forces de l’ordre, basées au checkpoint dans la capitale, ont reçu, chacun, des consignes militaires, bien , celui de réquisitionner des pick-up en très bon état et déposé à la section des recherches et d’investigation (SRI).
Il s’agit d’une mesure phare du gouvernement en ce moment pour déployer les soldats FACA ainsi que les Mercenaires russes et rwandais à l’intérieur du pays.
Ce lundi 25 janvier, dix véhicules ont été réquisitionnés et parqués à la section des recherches et d’investigation (SRI). On a expliqué aux conducteurs qu’ils auront leur véhicule que dans deux semaines, le temps de déployer les forces russes, rwandaises et les soldats FACA sur le front. Ainsi, les propriétaires ont montré leur mécontentement, mais n’ont rien à faire actuellement. Certains ont voulu faire recours à la justice, et d’autres se sont dits que rien à faire.
« Il faut d’abord nous demander. Ils nous ont arrêtés comme ça, et nous conduisent à la SRI sans qu’on sache la raison. Vraiment c’est malheureux notre pays. », a déclaré un propriétaire d’un pick-up réquisitionné de force par les forces armées centrafricaines.
« C’est ça l’état d’urgence ? C’est quoi au juste ? Il faut que le ministre de la Défense et celui de la sécurité publique ouvrent leurs yeux pour voir ce qui se passe », s’insurge un autre.
Pendant ce temps, au ministère de la Sécurité publique, c’est le silence total. Personne ne parle, y compris le ministre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/deux-soldats-FACA-en-exercice-de-tirs-lors-dun-entrainement-de-lEUTM-RCA-au-camp-kassai-450×337.jpg” alt=”deux soldats FACA en exercice de tirs lors d’un entrainement de l’EUTM-RCA au camp kassai” width=”450″ height=”337″ />Deux soldats FACA en exercice de tirs lors d’un entrainement de l’EUTM-RCA au camp kassaï à Bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Les forces centrafricaines ont attaqué les rebelles qui tentent d’imposer un blocus de la capitale Bangui et de renverser le régime du président Faustin Archange Touadéra, tuant 44 d’entre eux selon le gouvernement, qui affirme être « à l’offensive ».
Le 17 décembre, les six groupes armés les plus puissants qui occupaient les deux-tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont annoncé le 19, huit jours avant les élections présidentielles et législatives, une offensive dans le but d’empêcher la réélection du président Touadéra.
Mais ils se sont heurtés à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées : quelque 12 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie.
« Offensive des Faca (Forces armées de Centrafrique) et forces alliées de Boyali (village situé à 90km de Bangui, NDLR). Bilan : RAS côté amis. Côtés ennemis : 3 prisonniers acheminés à Bangui et 44 morts dont plusieurs mercenaires tchadiens, soudanais et peuls », a affirmé le gouvernement sur Facebook.
Les autorités centrafricaines désignent généralement comme « forces alliées » les militaires rwandais et les paramilitaires russes.
Cette annonce du gouvernement n’a pu être confirmée par des sources indépendantes.
« Les forces gouvernementales sont repassées à l’offensive », a assuré à l’AFP le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui.
La ville de Boda, située à 124 km de Bangui, a également été « reprise par les autorités et les forces négatives se sont enfuies dans diverses directions. Au moment où nous parlons, les Faca et la gendarmerie sont dans la ville, et les Russes sont avec nos Faca » a annoncé M. Kazagui.
Depuis le début de leur offensive en décembre, les rebelles de la CPC cherchent selon l’ONU à « asphyxier » la capitale en coupant les trois principales routes qui y mènent.
État d’urgence
Les rebelles mènent des attaques sporadiques mais parfois violentes, généralement loin de la capitale, même si deux attaques simultanées d’environ 200 assaillants ont été repoussées le 13 janvier à Bangui.
Le 21 janvier, le gouvernement a décrété l’état d’urgence pour une durée de 15 jours sur l’ensemble du territoire pour permettre « aux autorités de procéder à des interpellations sans forcément passer par le procureur de la République », avait précisé à l’AFP le porte-parole de la présidence.
L’émissaire de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, a réclamé au Conseil de sécurité une « augmentation substantielle » du nombre de Casques bleus déployés dans le pays.
La demande d’augmentation du contingent de la Minusca devrait également aider le président Touadéra, récemment réélu avec 53,16 % mais au terme d’un scrutin où deux électeurs sur trois n’ont pas voté, principalement pour des raisons de sécurité, à asseoir son autorité, alors que le représentant de l’ONU en Centrafrique a déploré une « grande désertion » depuis décembre des forces de sécurité centrafricaines.
Ndiaye n’a pas précisé le nombre de Casques bleus supplémentaires souhaité pour la Minusca qui représente déjà, avec 12 000 hommes, l’une des plus grosses et coûteuses opérations de l’ONU dans le monde.
Selon une source proche du dossier, la Minusca souhaiterait le renfort de 3000 Casques bleus avec des moyens aériens importants : drones, hélicoptères d’attaque, capacités de franchissement, forces spéciales.
L’émissaire a averti le Conseil de sécurité que « la menace pourrait durer », alors que la Minusca a déjà perdu sept Casques bleus depuis le début de l’offensive rebelle.
En Centrafrique, deuxième pays le plus pauvre du monde, plus d’un tiers de la population (1,9 million de personnes) est confronté à un niveau élevé d’insécurité alimentaire, selon l’ONU.
Bangui, République centrafricaine, mardi 26 janv. 21 ( Corbeau News-Centrafrique). Le procès de Patrice Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom alias Rambo débutera le 9 février 2021 à la Cour Pénale internationale (CPI). L’attente des victimes semble cruciale pour ce grand rendez-vous judiciaire.
NOTE: Depuis la production de cette histoire, il y a eu d’autres développements judiciaires. La CPI a arrêté Monsieur Mahamat Said Abdel Kani, un ex-Séléka, ce qui renforce la neutralité du Bureau de la CPI à Bangui et le travail qu’il fait avec les victimes de tous les côtés de la situation actuelle en RCA.
Patrice Edouard Ngaïssona, et Alfred Yekatom, deux chefs miliciens Anti-Balaka, auraient commis de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République centrafricaine, peut-on trouver dans leurs chefs d’accusation.
« Les charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité portées par le Procureur à l’encontre d’Alfred Yekatom et de Patrice-Edouard Ngaïssona » ont été «partiellement» confirmées lors de l’audience du 11 décembre 2019, d’où la décision de les renvoyer en procès prévu à partir du 9 février 2021, selon un communiqué publié sur le site de la CPI.
Comment faire participer les victimes?
L’attente des victimes est cruciale pour ce procès, ce procès crucial.
Selon la CPI, les victimes peuvent obtenir le statut de victimes participantes, c’est-à-dire elles peuvent être autorisées, par l’intermédiaire d’un représentant légal, notamment d’un avocat, à transmettre leurs vues et préoccupations dans les procédures quand leurs intérêts sont concernés.
Cette procédure garantit que les voix des victimes sont entendues par les juges de la Cour, et que leurs intérêts sont défendus par leur avocat.
De quelle manière, l’avocat des victimes peut intervenir?
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Ainsi, avec l’accord des juges en charge du procès, l’avocat des victimes peut présenter les « vues et préoccupations » des victimes de différentes manières:
En assistant aux audiences tenues devant la Chambre et en demandant à intervenir durant celles-ci s’il/elle l’estime nécessaire ;
En faisant des exposés au cours de la procédure devant la Chambre en présentant par exemple l’impact que les crimes commis ont eu sur la vie des victimes ;
En posant des questions aux témoins ou aux experts qui témoignent devant la Cour pour le compte de la Défense, du Procureur, des victimes ou à la demande des juges ;
En présentant des témoins eux-mêmes, au procès pour qu’ils témoignent sur des thèmes qui touchent les intérêts personnels des victimes ;
Ou enfin, en déposant des observations écrites sur des questions concernant leurs intérêts personnels, par exemple lorsque les juges décident de prononcer un verdict contre une personne accusée ou une peine contre une personne déclarée coupable.
Dans l’Affaire à l’encontre de M. Ngaissona et M. Yekatom, les avocats des victimes peuvent consulter l’ensemble des documents et décisions publics et confidentiels figurant au dossier de l’affaire, à l’exception de ceux classés « ex parte », qui sont réservés au Procureur, à la Défense, à un participant différent et/ou au Greffe. Il en va de même pour les transcriptions des comptes-rendus d’audience, qu’elles soient publiques ou à huis clos, à l’exception de celles tenues ex parte en présence du Procureur, de la Défense, d’un autre participant ou du Greffe.
D’ ici l’ouverture du procès le 09 février 2021, nous pourrions estimer à 335 le nombre des victimes qui seront admises à participer à cette phase de la procédure à travers leurs représentants légaux, a fait savoir la Cour.
Actuellement détenus par la Cour, Yekatom et Ngaïssona avaient été interpellés, respectivement en novembre et décembre 2018, sur mandats d’arrêt internationaux.
Alfred Yekatom alias Rambo était caporal-chef des Forces armées centrafricaines et membre du parlement. Il aurait commandé, selon la CPI, un groupe de près de 3000 membres au sein du mouvement « Anti-balaka » et aurait commis plusieurs crimes contre l’humanité, dont « meurtre, déportation, torture, persécution », ainsi que des crimes de guerre, dont « meurtre, torture, mutilations, attaques intentionnelles contre des populations civiles, enrôlement d’enfants de moins de 15 ans, etc. ».
Par contre, Patrice-Édouard Ngaïssona, semble être le plus haut dirigeant et coordinateur général national des Anti-balaka en RCA. Il est accusé de crime contre l’humanité, tel que « meurtre, extermination, déportation, viol, torture et autres actes inhumains». Il est également accusé de crimes de guerre, tels que: « torture, traitement cruel, mutilation, atteintes à la dignité de la personne, pillage, attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, etc.».
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Ce 24 janvier 2021, un autre présumé responsable des crimes commis en République centrafricaine, M. Mahamat Said Abdel Kani aussi connu comme « Mahamat Said Abdel Kain » et « Mahamat Saïd Abdelkani » (M. Said) a été remis à la Cour pénale internationale par les autorités de la RCA. Un mandat d’arrêt de la Cour a été délivré sous scellés contre lui, le 7 janvier 2019. M. Saïd est également suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité présumés qui auraient été commis à Bangui en 2013.
C’est depuis septembre 2014 que la CPI enquête sur le territoire centrafricain, après une requête des autorités du pays formulée au mois de mai de la même année.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-camions-de-marchandises-en-provenance-de-la-Centrafrique-entrent-au-Cameroun-par-le-poste-frontiere-Garoua-Boulai-1-450×252.jpg” alt=”Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai.” width=”450″ height=”252″ />Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Face au blocus du corridor Bangui-Garoua Boulaï, vital pour les activités d’import-export de la Répubique centrafricaine (RCA) qui est un pays enclavé, le gouvernement centrafricain veut viabiliser la voie fluviale reliant le port de Pointe-Noire du Congo-Brazzaville à la capitale centrafricaine Bangui, a indiqué lundi le ministre centrafricain des Transports et de l’Aviation civile, Arnaud Djoubaye Abazen.
Le ministre a fait cette remarque au sortir d’une réunion lundi avec les syndicats des transporteurs, les opérateurs de l’import-export et le patronat. Au cas où la crise sécuritaire sur ce corridor perdurait, le gouvernement se verrait obligé de privilégier la voie fluviale, dans le but d’approvisionner la capitale en produits de première nécessité, qui deviennent de plus en plus rares sans compter l’épuisement des stocks, a-t-il dit.
Le gouvernement centrafricain se propose d’accorder des exonérations pour inciter les transporteurs qui craignent déjà les importantes charges fiscales auxquelles ils vont faire face, a-t-il ajouté.
Depuis la mi-décembre dernier, des groupes armés se sont coalisés pour lancer une offensive contre le gouvernement. La nouvelle alliance rebelle multiplie les attaques, et veulent étouffer économiquement Bangui avec un blocus du corridor Bangui-Garoua Boulaï. Lundi dernier, les rebelles ont tué un usager dudit corridor et en ont blessé plusieurs autres.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes ont repris le contrôle de la ville centrafricaine de Boda (sud-ouest) après que les rebelles l’ont assiégée durant un mois.
D’après M. Bengué Doungoupou, ce retournement de situation est intervenu après quarante-huit heures d’offensive, samedi et dimanche, des FACA et de leurs alliés russes, qui ont réussi à repousser les assaillants et reprendre le contrôle de la ville.
Des sources locales ont indiqué que les rebelles se sont enfuis en direction de l’ouest, à bord de deux pick-up et sept motocyclettes. La vie normale n’a pas encore repris à Boda, les commerçants n’ayant pas rouvert leurs boutiques et les habitants qui avaient trouvé refuge dans la brousse ayant préféré y rester.
Depuis la mi-décembre 2020, des groupes armés se sont coalisés sous le nom de Coalition des patriotes pour le changement, avant de lancer une offensive contre le gouvernement.
Selon le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), du 15 décembre au 15 janvier, la rébellion a fait un total de 681.930 déplacés internes, et a conduit plus de 60.000 Centrafricains à se réfugier dans les pays voisins.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/lex-chef-dEtat-de-transition-catherine-samba-panza-et-le-chef-de-lEtat-faustin-archange-touadera-au-palais-de-la-renaissance-le-17-janvier-2020-450×300.jpg” alt=”l’ex-chef d’État de transition Catherine Samba-Panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020″ width=”450″ height=”300″ />L’ex-chef d’État de transition catherine samba-panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020
Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Le mal est fait! Le passeport de Madame Catherine Samba-Panza, l’ancienne Présidente de transition vient de lui être restitué suite à l’instruction du chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Le 17 janvier 2021, Madame Catherine Samba-Panza, l’ancienne chef d’État de transition, qui a été empêchée de sortie du territoire national par le commissaire de l’aéroport international de Bangui Mpoko alors qu’elle devrait participé à la réunion du comité de sélection du prix Zayed de la fraternité humaine qui devrait se tenir à Dubaï du 20 au 23 janvier 2021. Son passeport a également été confisqué par le commissaire de l’aéroport. Or, ce lundi après-midi, sur l’instruction du chef de l’État Faustin Archange Touadera, son passeport lui a été restitué par le Directeur général de la police nationale.
D’après des sources proches du ministère de la Sécurité publique, le chef de l’État aurait reçu eu d’énorme pression internationale après sa décision de ne pas laisser sortir du territoire national l’ancienne Présidente de transissions Madame Catherine Samba-Panza .
Pendant ce temps, certains parlent de la mauvaise image du Président de Bangui véhiculé partout après cette honteuse affaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/des-soldats-FACA-en-patrouille-a-pieds-au-quartier-derriere-laeroport-de-Bangui-450×328.jpg” alt=”des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier derrière l’aéroport de Bangui” width=”450″ height=”328″ />Des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier Sakaï derrière l’aéroport de Bangui.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Mr. Sanzé Valentin Alias Abega, évangéliste, marié avec une femme, père de 5 enfants, point focal de l’ONG CDHCR dans la ville de Kaga-Bandoro, ressortissant de la Nana Gribizi séjournant à Bangui après la compagne électorale soutenant la candidate indépendante Madame Anne Marie Ngouyombo comme directeur de sa campagne à l’élection législative, a été intercepté le vendredi 22 janvier 2021 à 15 heures sur le pont de l’hôpital de l’amitié, par 2FACA l’accusant d’être rebelle de la CPC.
Ces FACA l’ont pris de force, l’amenant dans une maison non conventionnelle au commissariat. Il a été torturé et tabassé à mort comme vous pouvez le constatez sur ces images. Ils ont ( FACA) pris sur lui sa carte pastorale, sa carte d’électeur, ses 15000 francs CFA et quelques habits qu’il a achetés en valeur de 15000 FCFA. Ces actes constituent une violation très grave des Droits de l’homme au terme de l’article 5 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme qui dit je cite” Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants”.
L’ONG CDHCR condamne des tels actes barbares avec dernière énergie et demande aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête afin que les présumés hauteurs soient traduits à la justice. Porter atteinte à l’intégrité physique et spirituelle d’un homme de Dieu, constitue également une atteinte à la personnalité de Dieu lui-même.
Paoua, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Ils sont plus d’une centaine lourdement armés à être identifiée à moins d’un kilomètre de Paoua par les cultivateurs locaux. Et certains parlent qu’ils seraient de passage pour rejoindre leur collègue à Bavara, d’autres par contre indiquent qu’ils voudraient descendre à Bénakoro, une commune située à 50 kilomètres de Paoua sur l’axe Tchad, ou deux sujets peuls avait été tuée la semaine dernière. .
Si l’origine de ces combattants rebelles du mouvement 3R reste aujourd’hui inconnue pour les populations de Paoua, leur nombre fait tout de même peur dans la localité.
En effet, le mardi 19 janvier dernier, un groupe des Peuls lourdement armé, identifié comme des combattants rebelles de 3R, ont été localisés dans la périphérie de Paoua, non loin de l’évêché de l’église Sainte-Famille. Ces combattants rebelles, qui ont passé la nuit dans le coin, auraient pris en otage dès le petit matin un groupe des cultivateurs en partance pour leur champ afin qu’ils leur fassent des achats au marché central de Paoua. Une fois ceci fait, les rebelles ont aussitôt quitté le lieu dans une direction inconnue. La nouvelle est arrivée aux forces de l’ordre en retard, et personne ne sait avec précision leur destination exacte.
Ainsi, à Paoua et dans les villages environnants, c’est l’inquiétude qui domine. Certains parlent des mercenaires venus du Tchad, d’autres précisent qu’ils seraient des combattants rebelles de 3R en partance pour le village Bénakoro, situé à environ 50 kilomètres de Paoua à la frontière avec le Tchad, ou la semaine dernière, deux sujets peuls éleveurs avaient été tués et 8 bœufs capturés par les jeunes locaux.
Cependant, à Bénakoro, la nouvelle est arrivée dans la localité, et on assiste à une scène de panique générale de la population locale.
Pour l’heure, aucun combat n’est signalé dans le secteur, mais c’est l’inquiétude qui domine au sein de la population.
par G. Bobérange
Journaliste, rédacteur, correspondant du CNC à Paoua
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/general-de-la-seleka-mahamat-said-arrete-par-la-cpi-450×450.jpg” alt=”général de la séléka mahamat saïd arrêté par la cpi” width=”450″ height=”450″ />L’ex-général du FPRC Mahamat Saïd arrêté par la cour pénale internationale ce dimanche 24 janvier 2021.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 12:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Mahamat Saïd, un ex-directeur de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) à l’époque de la Séléka, a été remis ce dimanche 24 janvier à la cour pénale internationale (CPI). Il est arrivé au quartier pénitentiaire à La Haye aujourd’hui à 24h15.
Monsieur Mahamat Saïd, fut commerçant, artisan minier à l’époque quand il rentre dans la Séléka. Colonel du FPRC puis général, l’homme a tout laissé depuis quelques années pour se consacrer à ses activités de mines et diamants et se préparer aux législatives 2020 dans la circonscription de Bria. Le 20 janvier, à sa surprise, il est appelé par la Minusca pour assister à une réunion quand il a été arrêté et gardé à vue au camp de Roux à Bangui durant quatre jours puis remettre à la CPI ce dimanche 24 janvier 2021.
Monsieur Mahamat Saïd, que personne ne connaissait dans le milieu de la Séléka, fut quelque temps le sanglant Directeur du tristement célèbre l’OCRB à l’époque du régime de Michel Djotodia. Il était à l’origine de plusieurs cas de meurtre et d’assassinat extrajudiciaire ainsi que des tortures. Son adjoint à l’époque, un tchadien, Monsieur Thaïr, est aussi crapuleux comme on ne peut imaginer.
Aujourd’hui, son heure est arrivée de tombée dans le filet de la justice internationale. Selon le procureur de la CPI, Madame Fatou Bensouda, Mahamat Saïd Abdel Kani remise à la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Et il est arrivé dans le quartier pénitentiaire ce jour vers 24h15. Il sera entendu dans les prochaines heures par les enquêteurs.
Aujourd’hui, la nouvelle de son arrivée à La Haye
fait froid au dos de ceux qui l’avais connu et apprécié.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/commissaire-ALBAN-ROGER-SENOUE-450×433.jpg” alt=”Le commissaire ALBAN ROGER SENOUÉ” width=”450″ height=”433″ />Le commissaire ALBAN ROGER SENOUÉ
Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Il est assistant de sécurité au programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il a été enlevé ce dimanche par les forces gouvernementales, appuyées par les Russes et les Rwandais à son domicile situé au quartier PK16 sur la route de Boali. Le PNUD tenterait de le libérer , et le gouvernement brandit l’État d’urgence. C’est la confusion totale.
Il s’appelle Alban Senoué Mbakassa, commissaire de police, assistant de sécurité au PNUD. Il a été enlevé ce dimanche 24 janvier à son domicile du quartier PK16 par les gardes présidentielles, appuyées par les Mercenaires russes et les forces rwandaises déployées aux rescousses du chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Selon nos informations, le gouvernement lui reproche d’avoir hébergé chez lui au PK16 des rebelles du CPC. Or, en arrivant chez lui, les forces gouvernementales n’ont retrouvé aucun assaillant à son domicile, encore moins d’une arme de guerre. Malgré des explications que l’homme tentait de leur donner, il a été conduit et placé à la garde à vue à la SECTION DES RECHERCHES ET D’INVESTIGATION (SRI) pour nécessité d’enquête,
aussitôt, les responsables de son service aux Nations unies tentent de plaider son cas auprès des autorités judiciaires, mais celles-ci semblent n’avoir rien écouter. Même le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara tente de plaider également son sort, mais la situation semble très compliquée.
Ainsi, pour la première fois, le commissaire va passer la nuit à la section des recherches et d’investigation (SRI).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-FACA-plaquage-au-sol-vers-Sakai-derriere-aeroport-de-bangui-en-janvier-2021-450×301.jpg” alt=”fFACA en patrouille derrière l’aéroport de Bangui, en janvier 2021.” width=”450″ height=”301″ />Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 janvier 2021, 05 :04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). À peine arrivés à Bangui, les Mercenaires russes ont été déployés immédiatement avec les forces rwandaises et les soldats FACA dans la localité de Boda, à 85 kilomètres de Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye. Aussitôt, ils ont affronté les rebelles dans le village Danga, à une vingtaine de kilomètres de Boda sur l’axe Mbaïki. Su place, les rebelles sont en débandade, y compris les populations locales. On parle désormais des mercenaires contre les mercenaires.
Les combats étaient violents, très violents entre les rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC) et les forces gouvernementales, appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner ainsi que les forces rwandaises déployées en République centrafricaine
dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays.
En effet, ce dimanche 24 janvier, au village Danga, situé à une vingtaine de kilomètres de Boda sur l’axe Mbaïki, une colonne des véhicules des paramilitaires russes et des soldats rwandais ainsi que des soldats FACA, qui progresse lentement vers la ville de Boda, a été prise pour cible par un groupe des rebelles qui ont aussitôt pris la fuite devant les forces de frappe musclée des forces coalisées du gouvernement centrafricain.
Aussitôt, dans la ville de Boda, les populations civiles, ainsi que les rescapés des rebelles Ont du quitter précipitamment la ville pour se réfugier dans la brousse, laissant derrière eux une ville fantôme, désormais occupée par les forces gouvernement qui se préparent désormais à descendre d’ici mercredi à Yaloké, sur l’axe Bossembélé-Bossemptélé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Ali-Darassa-et-ses-hommes-à-Bambari-le-16-mars-2019-450×299.jpg” alt=”Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019″ width=”450″ height=”299″ />Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019
Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 03:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La décision vient de tomber. Elle est prise par le coordonnateur militaire et chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa. Selon cette décision en date du 24 janvier 2021, Monsieur Hassan Bouba Ali, actuel ministre de l’élevage et de la Santé animale sur cota de l’UPC, ne fait plus partie du Mouvement de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), par conséquent Hassan Bouba Ali est radié du dit Mouvement.
En outre, Le Chef d’état-major de la Coalition des patriotes pour le Changement (CPC), L’autoproclamé Général d’armée ALI DARASSA MAHAMAT tient à mettre en garde toutes personnes qui oseront usurper son titre en utilisant son cachet ou autre document en son nom.