jeudi, mai 7, 2026
Accueil Blog Page 374

Le candidat de la Mauritanie au poste de DG de L’ASECNA mis en cause pour corruption

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/siege-de-lASSECNA-450×225.jpg” alt=”siège de l’ASSECNA” width=”450″ height=”225″ />

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 25 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien Administrateur Directeur Général de la Société Nationale Industrielle et Minière de Mauritanie (SNIM), Hassena Ould Ely, est mis en cause dans une affaire de corruption dont la police a demandé également auprès des banques mauritaniennes les relevés de ses dépôts et retraits bancaires.

 

Selon cridem.org, Hassena ould Ely, candidat au prestigieux poste de DG/ASECNA,  est mis en cause pour corruption et crimes économiques par le rapport de la commission d’enquête parlementaire.

La candidature au poste de DG de l’ASECNA de Mr Hassena Ould Ely serait-elle compromise par le rapport de la commission d’enquête parlementaire en Mauritanie ?

Mr Hassena Ould Ely, ancien Ministre, ancien DG de plusieurs sociétés d’Etat, de nationalité mauritanienne est l’un des quatre (04) candidats actuellement en lice qui briguent le poste de Directeur Général de l’ASECNA et dont l’élection est prévue le 14 septembre prochain à Dakar.

A moins d’un mois donc de cette échéance, on peut légitimement s’interroger sur les conséquences sur la candidature de Mr Hassena Ould Ely que peuvent avoir les travaux de la commission d’enquête parlementaire mis en place en janvier 2020 pour faire l’inventaire de la gestion de la dernière décennie et dont le rapport vient d’être adopté en juillet dernier par l’Assemblée nationale de la Mauritanie.

En effet, dans le cadre de cette enquête, selon des sources proches du dossier, les autorités compétentes mauritaniennes chargées des crimes économiques et financiers ont demandé aux banques mauritaniennes de lui transmettre le relevé détaillé de tout compte ouvert par certaines personnalités parmi lesquelles figurent Mr Hassena Ould Ely par ailleurs candidat de la Mauritanie au poste de Directeur Général de l’ASECNA.

Avec cette nouvelle situation, la promotion de la candidature de Mr Hassena Ould Ely auprès des autres états membres de l’ASECNA ne risquerait-elle pas d’être handicapée ?

Affaire à suivre…

 

Cédric Wa-Gomba

Copyright2020CNC

RCA : Bangui, deux présumés braqueurs abattus par la police au quartier Combattant

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Combat-du-pk5-les-policiers-dans-un-pick-up-pour-intervenir-450×270.jpg” alt=”Combat du pk5 les policiers dans un pick-up pour intervenir” width=”450″ height=”270″ />
Les forces de l’ordre lors des affrontement des milices armées du PK5. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 25 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les éléments de la police nationale ont abattu dans la nuit du lundi à mardi 25 août 2020 deux présumés braqueurs  au quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui.

 

Les habitants du quartier Combattant dans le huitième arrondissement de Bangui ont été réveillés dans la nuit du lundi à mardi aux environs de minuit par des tirs nourris et assourdissants d’armes de guerre. Les crépitements ont duré plus de deux heures, plongeant une partie de la population du huitième et cinquième arrondissement dans la psychose.

Selon les informations recueillies par CNC, les affrontements ont opposé les éléments de la police nationale à un groupe des présumés braqueurs dans les environs du « bar casier », vers Damala, non loin de la brigade de l’OCRB.

Les assaillants auraient tenté de braquer une résidence des particuliers quand une patrouille de la police nationale était arrivée sur le lieu. Avec le renfort des éléments de la compagnie nationale de sécurité (CNS) et de la gendarmerie nationale, les malfaiteurs ont été traqués jusqu’à l’entrée du quartier Galabadja 3, proche de la rue Chicago.

Lors de ces échanges, les forces de l’ordre ont abattu deux individus soupçonnés d’appartenir à ce groupe des malfaiteurs.

Selon le service de la police, des armes blanches et des outils de découpage des métaux auraient été retrouvés sur les victimes. Pour l’heure, leurs dépouilles sont à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

Notons que les actes de braquage sont récurrents depuis plusieurs mois dans le huitième arrondissement de Bangui, en particulier dans le quartier Combattant, où les détonations d’armes automatiques sont entendues presque chaque nuit.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : inquiétude sur la recrudescence d’enlèvement des enfants à Yaloké, la population exige le départ  immédiat de madame Jao.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/direction-de-police-judiciaire-dspj-bangui-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-pour-corbeaunews-450×337.jpg” alt=”direction de police judiciaire dspj bangui centrafrique le 18 juillet 2019 par micka pour corbeaunews” width=”450″ height=”337″ />
Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Yaloké, République centrafricaine, mardi 25 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La recrudescence des enlèvements des enfants dans la sous-préfecture de Yaloké inquiète la population  et les notables locaux qui accusent madame Jao, directrice générale d’une société minière chinoise d’avoir organisé ces enlèvements. Ils exigent son départ immédiat et sans condition, et les négociations sont en cours avec les autorités.

 

Un homme d’une trentaine d’années a été placé en garde à vue ce lundi 24 août au commissariat de police de Yaloké notamment  pour la tentative d’enlèvement d’enfant.

Interpellé dans la nuit du lundi à mardi 25 août au domicile des parents des victimes, le suspect a été remis aux forces de l’ordre qui l’ont placé immédiatement en garde à vue pour nécessité d’enquête. Interrogé par les enquêteurs, l’homme aurait avoué les faits, mais précise au passage qu’ils étaient deux au moment du crime, mais son complice avait eu la chance de s’échapper à temps lorsqu’ils étaient aperçus par les parents des victimes.

Cet acte criminel, loint d’être isolé, est de plus en plus récurrent dans la région. Une dizaine d’enlèvements des enfants ont été recensés depuis quelques semaines dans cette ville minière où les trafics d’organes humains et les crimes rituels sont devenus un moyen pour s’attirer  la fortune notamment en vue de la recherche de l’or et diamant.

« On vise principalement des enfants, filles comme garçons », rapporte Basile, un fonctionnaire à la mairie de Yaloké. « C’est une situation cauchemardesque pour les parents surtout lorsqu’on voit son enfant enlevé par des criminels », poursuit-il.

Pour les populations locales, appuyés par les notables locaux, il ne fait aucun doute, Madame Jao, directrice de la société chinoise d’exploitation minière  basée dans la ville serait le commoditaire de ces enlèvements dans la région. Elle aurait proposé aux parents  une somme de 8 millions de francs CFA pour chaque enfant, rapportent les notables locaux qui ont finalement exigé son départ immédiat de la ville.

Pour l’heure, des négociations sont en cours avec les autorités nationales pour le retour à Bangui de madame Jao.

Affaire à suivre.

 

Depuis Yaloké, Alexis Marcelin Yanga pour CNC

Copyright2020CNC

RCA : élections 2020 – 2021, l’honorable Maxime Bondjo plaide pour une large concertation avec les forces vives

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Le-depute-de-Boda-Maxime-Bondjo-a-son-domicile-copyright-CNC-230820-Jefferson-Cyrille-YAPENDE.-450×337.jpg” alt=”Le député de BODA, Maxime Bondjo à son domicile copyright CNC / 23-08-20 / Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”337″ />
Le député de BODA, Maxime Bondjo à son domicile copyright CNC / 23-08-20 / Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 25 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les manquements observés dans les étapes du processus électoral en cours et le problème de sécurité qui en découle demeurent préoccupants pour le peuple centrafricain et la classe politique centrafricaine. Après la synergie des forces vives de la nation, c’est le tour de l’honorable député de Boda Maxime Bondjo de plaider en faveur d’une large concertation avec les forces vives de la nation avant les élections générales de 2020 – 2021.

 

Le processus électoral en cours en République centrafricaine revêt un caractère particulier. Le territoire national est toujours occupé à plus de 75% par des bandes armées qui ne cessent de terroriser les populations civiles. Des élus de la nation kidnappés, les médecins et agents de santé séquestrés, les opérations du recensement électoral largement perturbées et suspendues dans certaines régions, le député de Boda Maxime Bondjo lors d’un point de presse organisé ce lundi 24 août à Bangui revient sur la situation sécuritaire dans le pays et le processus électoral en cours.

Pour le député Bondjo, organiser des élections dans des conditions actuelles est non seulement un risque pour la paix en RCA, mais aussi une nouvelle opportunité manquée pour la démocratisation  du pays. Selon lui, certains de ses collègues députés, de retour dans leurs circonscriptions en province, ont été kidnappés et séquestrés par des groupes armés. Jusqu’à ce jour, certains n’ont pas fait des signes de vie, et le gouvernement n’a pas réagi.

Pendant ce temps, à Bangui comme en province, le processus du recensement électoral en cours est largement entaché des fraudes minutieusement organisées.

« On ne peut organiser des élections dans ces conditions », explique-t-il.

 

Écouter l’honorable député Maxime Bondjo

 

Copyright2020CNC

RCA : le cinéma centrafricain en plein essor

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/cinema-centrafricain-makongo-450×253.jpg” alt=”Le documentaire « Makongo » d’Elvis Sabin Ngaibio” width=”450″ height=”253″ />
Le documentaire « Makongo » d’Elvis Sabin Ngaibio

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 25 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Festival de films documentaires le plus prestigieux au monde a dévoilé sa sélection officielle pour la compétition de l’année 2020 où un film centrafricain « Makongo » a réussi la prouesse d’être sélectionné.

 

Le documentaire « Makongo » d’Elvis Sabin Ngaibio a été primé deux fois au Festival International du Cinéma du Réel à Paris avec le prix international de la société civile des auteurs multimédia et le prix des bibliothèques. Ce film documentaire qui a reçu aussi un prix à la Mostra de Venise raconte l’histoire de André et Albert, deux pygmés Aka de Mongoumba parmi les rares de leur communauté à faire des études. Malgré les multiples difficultés, ils parcourent les sentiers sinueux au milieu de la forêt, déterminés à alphabétiser les enfants et les adolescents de leur communauté.

 

Il y a lieu de noter que le cinéma centrafricain est de plus en plus à l’honneur. Dernièrement, « Wakis, Chasseur d’arbre » a été sélectionné au festival Vision du Réel en Suisse. Ce film de Boris Lojkine, date de quelques mois et a été réalisé avec la contribution de Tanguy Djaka Yarissi. Fort de son expérience lors du film « Camille », il a réussi par un documentaire de trente minutes à montrer la difficulté de l’activité traditionnelle de la fabrication de charbon. Malheureusement, la maladie à coronavirus a empêché le réalisateur de pouvoir se rendre sur place pour participer et échanger avec d’autres réalisateurs.

 

En 2019, le film « Camille » de Boris Lojkine a été récompensé de nombreuses fois. Lors de sa présentation au festival international de Locarno en Suisse il a été primé par le prix du public Toujours en 2019, le festival international du film francophone de Namur lui décerne le Bayard d’or du meilleur scénario et le prix Be TV. « Camille » n’arrête pas sa course effrénée, Nina Meurisse reçoit le meilleur espoir féminin au prix lumière de la presse internationale 2020. Puis récompensé par le « Valois » de  la meilleure actrice au festival du film francophone d’Angoulême. Le festival du film français de Helvétie l’avait sélectionné et les césars l’avait nominé.

 

« Mbi na mo » ou en français « toi et moi » de Rafiki Fariola est parvenu à être sélectionné au festival Cinémas d’Afrique à Lausanne (Suisse), en 2018 puis l’année suivante au festival international documentaire de Biarritz (France).  Il n’est point possible d’oublier « Chambre 1 » de Leila Thiam en 2017 qui a été sélectionné au festival Vision du réel.

 

En quelques années, on voit qu’en Centrafrique le cinéma se développe et parvient à se hisser au niveau international, en traitant de sujets de la vie locale et des préoccupations des centrafricains.

 

Ces cinq productions avec un peu d’aide ont réussi des paris fous, à première vue inatteignable, pour un résultat époustouflant. Peu de film, de nombreuses  récompenses. Saluons la qualité de leur travail et remercions les soutiens qui ont permis à ces films de naitre et de rayonner. Ces films ont reçu de l’aide des fonds Békou, de l’ambassade de France mais aussi de l’Alliance Française à travers les ateliers Varan.

Nous ne pouvons qu’espérer la même chose pour les prochains films.

 

Le cinéma centrafricain ne s’arrête pas là. Ciné Bangui est le nouveau projet de l’Alliance Française de Bangui pour travailler sur les métiers du cinéma et passer à la réalisation de fiction. Présentement, la phase de candidature est en cours. L’Association centrafricaine pour la promotion audiovisuelle et du développement (ACPAD) lance quant à elle un festival de films africains du 07 au 14 novembre en  centrafrique. Pauline Sylviane Gboulou Mpaondo, présidente de l’association, a annoncé que ce festival permettra de promouvoir la culture centrafricaine et le cinéma centrafricain. Les inscriptions à ce festival sont d’ores et déjà ouvertes.

Qui vivra, verra le cinéma centrafricain s’épanouir.

 

Adama Bria

Copyright2020CNC

Au moins 20 morts, 8 blessés et 31 fugitifs suite à une mutinerie dans une prison malgache

0

Au moins 20 morts, 8 blessés et 31 fugitifs suite à une mutinerie dans une prison malgache

Bangui ( République centrafricaine ) – Vingt prisonniers ont été abattus alors qu’ils tentaient de s’échapper de la prison de Farafangana, à Madagascar, dimanche.

Huit autres détenus ont été blessés dans le chaos./////////////.

Selon les autorités, 37 prisonniers ont été capturés, tandis que 31 sont toujours en fuite./////////////.

Un rapport d’Amnesty International datant de 2018 sur les prisons de Madagascar indique que “les personnes accusées d’un crime sont régulièrement mises en prison en attendant leur procès” et peuvent attendre “un procès pendant des années, avec peu ou pas d’informations sur leur cas”./////////////.

Ce qui, toujours selon l’ONG, conduit “à la situation extraordinaire où les prisons de Madagascar détiennent plus de personnes qui n’ont pas été condamnées que celles qui ont été jugées coupables”./////////////.

Selon le quotidien L’Express de Madagascar, les prisonniers ont organisé une mutinerie et ont pris une arme à feu aux gardiens./////////////.

Les autorités ont lancé une recherche des fugitifs et “la situation a secoué la ville”, souligne le quotidien.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=40163″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

L’ancien président congolais Pascal Lissouba est mort

0

L’ancien président congolais Pascal Lissouba est mort

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président de la République du Congo, Pascal Lissouba, est décédé lundi à Perpignan, en France à l’âge de 88 ans, a-t-on appris auprès de son parti, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS).

“Le président Lissouba est décédé aujourd’hui des suites d’une maladie”, a déclaré à l’AFP le député Honoré Sayi, porte-parole de l’UPADS./////////////.

Premier ministre de 1963 à 1966, Pascal Lissouba se présente aux élections présidentielles de 1992. Il arrive en tête devant l’ancien premier ministre Bernard Kolélas et le président sortant, Denis Sassou Nguesso./////////////.

Cinq ans plus tard, en 1997, M. Lissouba est renversé par Denis Sassou-Nguesso après des mois de conflit armé.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=40161″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : vive altercation entre le sou-préfet et le député de Grimari

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/marche-de-soutien-au-President-Faustin-Archange-Touadera-a-Grimari-le-22-aout-2020..-Photo-CNC-Bertrand-Yekoua-450×337.jpg” alt=”marche de soutien au Président Faustin Archange Touadera à Grimari – le 22 août 2020.. Photo CNC – Bertrand Yékoua” width=”450″ height=”337″ />
Marche de soutien au Président Faustin Archange Touadera à Grimari, le 22 août 2020. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

Bambari, République centrafricaine, lundi 24 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’affaire fait grand bruit à Grimari, dans la préfecture de la Ouaka. Le samedi 22 août dernier, le sous-préfet de Grimari, monsieur Jules Doté, et le député de la ville, l’honorable Sédar  Sall Karim se sont livré une passe d’armes musclée qui a failli dégénérer. Que s’est-il passé ?

 

La violente altercation entre le sous-préfet et le député de Grimari samedi dernier fait parler dans le landernau politique  local. Un milieu déjà très sensible et à couteaux tirés en raison des climats de tension politique à quelques mois des prochaines élections générales prévues pour le 27 décembre 2020.

Souvenez-vous, le dimanche 02 août dernier, vers 14 heures, à Grimari, des violences avaient éclaté quand Madame Rachelle Ngakola, l’ex-directrice de la douane, et candidate à la législative dans la circonscription locale, avait organisé un meeting auquel se sont opposés des membres de la milice Anti-Balaka. Ces derniers  ont désarmé un gendarme et un policier au chekpoint à la sortie de la ville sur l’axe Sibut, et ont également pris en otage une équipe des agents recenseurs et tablettes de passage dans la ville. Des soldats FACA ont été appelés d’urgence sur le lieu de la scène, et de violents affrontements les ont opposés aux miliciens Anti-Balaka qui ont pris la fuite sans laisser des traces. Depuis cette date, c’est le nom de l’honorable Sédar  Sall Karim qui est sur toutes les lèvres. On le soupçonne d’avoir discrètement financé et manipulé les miliciens Anti-Balaka contre ses potentiels rivaux, candidats à la législative dans sa circonscription de Grimari.

Cependant, l’honorable Sédar Sall Karim, qui veut à nouveau se présenter dans la circonscription de Grimari aux couleurs du MCU, avait lancé un appel à une marche républicaine de soutien au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, probable candidat de son parti à la présidentielle de 2020 – 2021. Mais le seul problème, les autorités locales n’ont pas été informées de cet événement. Le samedi dernier, à quelques heures de la marche, l’honorable Sédar Sall Karim s’était présenté à la sous-préfecture pour informer le sous-préfet et l’administration préfectorale qu’il y aura une marche dans sa ville dans quelques heures. Le sous-préfet Jules Doté  s’y oppose fermement. Il propose à l’honorable Sédar Sall Karim d’ajourner son événement  en raison de la situation sécuritaire dans la ville et les conditions du déploiement des forces de l’ordre pouvant assurer la sécurité des participants. Une proposition rejetée en bloc par monsieur Karim. Aussitôt, une altercation s’éclate entre les deux hommes qui ont failli en venir aux mains dans la concession de la sous-préfecture. Grâce à l’intervention des témoins, les deux se sont séparés.

Finalement, le député a pu organiser samedi son événement qui avait rassemblé une vingtaine des participants.

Rappelons que le dimanche 15 mars 2020, à Grimari, située à 305 kilomètres de Bangui, un Casque bleu burundais de la Minusca avait été tué dans la ville par les miliciens Anti-Balaka alors que lui et ses collègues ont tenté de repousser une violente attaque de ces derniers sur la ville.

 

Bertrand Yékoua

Copyright2020CNC

RCA : Bangui se retrouve sous les eaux des inondations

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/inondation-ville-de-bangui-par-cnc-le-22-juillet-2019-450×252.jpg” alt=”Inondation dans un quartier du sixième arrondissement de Bangui en juillet 2019. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”252″ />
Inondation dans un quartier du sixième arrondissement de Bangui en juillet 2019. Photo CNC / Anselme Mbata
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/des-vehicules-dans-leau-a-Bangui-le-23-aout-2020-450×253.jpg” alt=”Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau à Bangui le 23 août 2020″ width=”450″ height=”253″ />
Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau à Bangui le 23 août 2020

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 24 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Circuler dans la ville de Bangui hier soir, dimanche 23 août 2020, ressemblait à un chemin de croix. De fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations  dans plusieurs quartiers de la ville faisant plusieurs dégâts.

 

Les quartiers des arrondissements de Bangui se retrouvent depuis lundi 24 août sous les eaux des inondations après des pluies diluviennes. Des maisons et des routes englouties, les circulations ont été fortement perturbées, la ville de Bangui, qui connaît de plus en plus des problèmes d’inondation, était sous les eaux aux grandes dames des pauvres populations qui n’ont eu leurs bouches que pour maudire les responsables de la mairie de Bangui.

Dans les quartiers du PK10, à la sortie nord de Bangui, non loin de la résidence de l’homme d’affaires ALIMA, pour ne citer que ces zones, les pavés ont laissé place à une rivière de circonstance. Même situation au centre-ville où les artères

sont devenues impraticables. Sur l’avenue des martyrs tronçon église Cité des martyrs et commissariat du huitième, les usagers de cette voie ont nagé toute la soirée d’hier. L’eau du canal Ngoubagara a pris d’assaut les artères et maisons qu’elles bordent, laissant la place à la désolation.

Cependant, les autorités municipales de Bangui n’ont que les promesses utopiques à faire à leurs administrés qui vivent cette réalité depuis plusieurs années à chaque saison des pluies dans ce pays.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC

RCA  Et si Abass SIDIKI tenait les laboureurs de la lutte pour la paix en laisse?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/abass-sidiki-de-3R-le-29-novembre-2019-a-Bouar-par-gervais-lenga-cnc-450×427.jpg” alt=”abass sidiki de 3R le 29 novembre 2019 à Bouar par gervais lenga cnc” width=”450″ height=”427″ />
Le chef rebelle de 3R Abass sidiki, ici, le 29 novembre 2019 à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 24 août e2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La recherche de la paix en Centrafrique donne des idées, même à un idiot. Tant,  la volonté dont  on veuille faire preuve,  manque absolument de solidité.  Ce fameux massacreur dont  la presse salue son départ précipité de Koui, donne des ordres aux autorités de l’Etat. Aujourd’hui.  Que vaut-il le Conseil de sécurité qui brime éhontement le Centrafrique dans le non ravitaillement des armes pour son armée nationale ? Que l’on ne se doute plus  que la gouvernance des Etats dépend de beaucoup de volonté du monde.

 

Comme on le dit sciemment, la communauté internationale tient un rôle efficace qui saute à l’œil. Et si elle n’intervient pas, tout semble trembler.

Mais le cas est là quand un homme comme SIDIKI met tout le monde au pas. Le décideur lui-même se met dans le rang. Illusions ou copinages de gamin ? La tête du centrafricain bouge en tout instant. Jusqu’à quand ?

Le refoulement des agents recenseurs  pour l’enrôlement à dégager de la zone contrôlée par ce baroudeur, laisse comprendre que les prochaines échéances risqueraient d’écoper un coup. Parce que l’on semble comprendre que deux hauts chefs dirigent cet Etat unique. Cela se fera de cette manière jusqu’à quand ?

Que la RCA vive et la vérité sautera un beau jour !

 

 

Par Angèle Kanzoro

Copyright2020CNC

RCA : message du parti démocratique centrafricain (PDCA) aux leaders politiques et sociaux

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/réunion-de-lopposition-au-siège-de-lURCA-avant-la-création-dune-plateforme-politique-envue-de-la-préparation-des-élections-de-2020-lphoto-prise-le-27-novembre-2019-par-cnc-450×253.jpg” alt=”Réunion des leaders de l’opposition démocratique au siège du parti URCA d’Anicet Georges Dologuelé le 27 novembre 2019 en vue de la mise en place d’une plateforme politique. Créditi photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”253″ />
Réunion des leaders de l’opposition démocratique au siège du parti URCA d’Anicet Georges Dologuelé le 27 novembre 2019 en vue de la mise en place d’une plateforme politique. Créditi photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

A L’ATTENTION DES LEADERS POLITIQUES ET SOCIAUX

Bangui, République centrafricaine, lundi 24 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique).

La réponse du Président de la République, par le biais de son Directeur de Cabinet, aux Forces Vives de la Nation qui ont sollicité sa disponibilité pour la tenue de la concertation inclusive unanimement envisagée comme alternative à l’impasse politique de l’heure, se perçoit comme une fin de non-recevoir politiquement incorrecte et convint de la nécessité d’envisager des approches plus réalistes et plus pragmatiques, ‘’réal politik’’ oblige. Dans cette optique, nous avons l’agréable devoir de partager avec tous les collègues Leaders Politiques et Sociaux notre vision, évoquée ci-après.

 

De notre humble avis politique, l’unanimité qui se fait actuellement pour cette concertation nationale plaide et conseille à faire constater et convaincre l’opinion nationale et internationale (1) de la non-préparation politique des élections (manque de volonté politique, inobservation et inapplication des dispositions constitutionnelles en matière des élections), (2) l’impossibilité d’organiser des élections crédibles, transparentes et acceptables dans les conditions d’insécurité politiquement organisée en complicité avec les groupes armés (contenu du 2ème accord secret du dialogue de Khartoum, notamment l’amnistie toujours cachée au Peuple centrafricain), (3) les graves négligences et autres incuries des Autorités Politiques qui ont suscité dégoûts, discrédits, défiance-méfiance et doutes, (4) les risques d’implosion pré et post-électorales. Toutes ces considérations obligent à :

  • Consacrer une Union Sacrée de toutes les Forces Vives de la Nation pour une réflexion partagée et l’adoption consensuelle d’alternatives salvatrices devant empêcher les velléités suicidaires du Président TOUADERA qui nous a déjà menés dans une impasse socio-politique ;
  • Mettre en place un Groupe de Travail Socio- Politique restreint pour l’élaboration d’ expertises convaincantes consistant à :

2-1 : Collecter tous les avis politiques, diplomatiques, juridiques, techniques, constatant le manque de volonté et détermination politiques, les graves négligences et l’inobservation des obligations constitutionnelles par les Autorités Politiques relatives aux opérations préparatoires des élections,

2-2 : Rassembler tous les faits ou faire tous les constats négatifs, notamment les importations des éleveurs mbororo

des pays voisins à qui de faux jugements supplétifs d’actes de naissance ont été remis (faux et usages de faux), les enrôlements des mineurs et des étrangers (violation volontaire de la constitution), l’échec des manœuvres dilatoires de la tentative de la modification de la constitution,

2-3 : Démontrer la territorialité politiquement organisée de l’insécurité, sur la base de la déclaration du Premier Ministre NGREBADA qui a affirmé que les groupes armés sont les partenaires du Gouvernement, lesquels groupes armés empêchent le travail d’enrôlements à l’intérieur du pays (grave violation de la constitution de la République).

  • Présenter le rapport des travaux de ce Groupe de Travail par tous les moyens ou supports : Réunions et conférences-débats, publications dans la presse et médias, communications aux Ambassades, Organismes ou Institutions Internationales et recours à tous les moyens légaux de pression pour obtenir l’organisation de cette concertation nationale.
  • Proposer des calendriers réalistes, après consultations de la Médiation Nationale, de l’ANE et de la Cour Constitutionnelle pour la concertation nationale et un glissement constitutionnel raisonnable, sur la base des différentes et obligatoires phases opératoires des élections,
  • Proposer la forme, la composition et les missions fondamentales de l’Exécutif de glissement ou de transition, dont la durée sera fonction du calendrier du glissement
  • Assurer tous les plaidoyers nécessaires auprès de la population, des Ambassades, des Institutions Sous Régionales et Internationales, des Partenaires classiques et autres….

Telle est notre modeste contribution que nous versons à la réflexion actuellement menée pour d’idoines approches de sortie de l’impasse socio-politique, créée à dessein par les Autorités Politiques.

Sincères considérations.

WAFIO JEAN SERGE

PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

 

RCA : décès du ministre Soulemane Daouda .

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Ali-Darassa-et-ses-hommes-à-Bambari-le-16-mars-2019-450×299.jpg” alt=”Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019″ width=”450″ height=”299″ />
Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche 23 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel  monsieur  Souleymane Daouda vient de décéder ce dimanche 23 août à Bangui à la suite d’un malaise.

 

L’information vient d’être confirmée à CNC par un membre du gouvernement. On ignore les circonstances exactes de son décès, mais au sein de l’UPC, certains parlent d’un empoisonnement sans que cela soit confirmé officiellement par les autorités nationales.

Notons qu’il y’a quelques semaines, en mission dans la localité de Yaloké, le désormais ex-ministre Soulemane Daouda avait fait un malaise grave avant de tomber au sol.  Transféré à Bangui, l’homme se sentait toujours malade avant de succomber ce jour de sa maladie.

Nommé ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Monsieur Soulemane Daouda assure également l’intérim du ministre de la Santé animale à l’absence du ministre titulaire Assan Bouba., coordonnateur politique adjoint de l’UPC.

Notons que depuis 2016, e ministre Soulemane Daouda est le deuxième ministre après le ministre des sports et de la jeunesse Sylver Ngarso à trouver la mort alors qu’ils sont encore en fonction.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : un accord de trop avec Ali DARASSA !

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera-450×403.jpg” alt=”Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa.” width=”450″ height=”403″ />
Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

Par Angèle Kanzoro

Bangui, République centrafricaine, samedi 22 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement de Faustin Archange TOUADERA, après un tête-à-tête avec le boucher des Centrafricains, prend la résolution qu’Ali DARASSA renoue avec son poste de Bambari comme cela s’est fait à leur belle époque de pouvoir des Seleka. Beaucoup  d’eau a coulé et les choses ont terriblement changé en leur défaveur. C’est pourquoi, Ali DARASSA a-t-il encore le pouvoir de revenir là où le sang qu’il a fait couler roule encore dans les airs ?

 

Il faut reconnaître que cet étranger d’Afrique de l’Ouest qui est arrivé dans le pays par notre intermédiaire, couve dans l’eau froide. Après avoir pris la responsabilité des choses publiques, ils ont brûlé les étapes à assassiner comme des mouches les autochtones de ce beau pays d’accueil. Le monde entier n’accepte et ne tolère guère ces gens sales nommés à jamais les rebellions qui veulent vivre avec les hommes normaux. Ils ont salué le Centrafrique, depuis que des nationaux leur fait la part belle en les infiltrant dans le système national.

Le pouvoir de TOUADERA a pactisé avec ceux que la nation n’hésite pas à qualifier comme ses  proches parents. Il en est ainsi de cet oiseau de mauvais augure très estimé par tous les accompagnateurs de l’homme du 30 mars 2016. Beaucoup de compatriotes sont convaincus, qu’il ne reste au chef de l’Etat de le promouvoir Premier ministre devant l’accompagner dans les lourdes tâches qu’il abat au jour le jour. Vu que le temps qui est le sien ne reviendra pas deux fois, et donc profitons-en et laissons les gens raconter tout ce qu’il leur passe par la tête.

Qu’on le veuille ou pas, un Africain qui se bat en Afrique ne peut que rendre service à lui-même si  ses concitoyens ne meurent pas en désordre. Et effectivement, c’est ce que la RCA vit comme choc dont le responsable numéro 1 du pays ne s’en émeut aucunement. Raison de plus, les origines du président de la République ne sont qu’anormaux tant il est terrible d’avoir une idée exacte de ses propres origines.

Tout est mal depuis que le dernier gagnant aux élections passées prend les choses en main. Les préoccupations de l’heure vont tant bien que mal. Car, il est difficile de savoir exactement, si en République centrafricaine l’on se demande si on doit penser à un chef d’Etat humain  ou un chef d’Etat à la gomme !

 

Par Angèle Kanzoro

Copyright2020CNC

CENTRAFRIQUE : LES CONSÉQUENCES POLITIQUES ET JURIDIQUES D’UN COUP D’ÉTAT SONT INCOMMENSURABLEMENT DÉSASTREUSES QU’ON NE PEUT LE SOUHAITER À SA NATION.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 22 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le cours des hostilités militaires qui a emporté sans résistance le pouvoir malien remet sur la sellette la problématique de la cohabitation de la notion de coup d’état et celle dun pouvoir démocratiquement élu en Afrique.

 

En effet, un coup d’état est par définition un renversement brutal du pouvoir existant par une minorité (généralement larmée) par des moyens non constitutionnels. Dans le contexte centrafricain, larticle 26 de la constitution reste ferme en rappelant cette prohibition et dispose que : « la souveraineté nationale appartient au peuple centrafricain qui lexerce soit par voie de référendum, soit par lintermédiaire de ses représentants. Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut sen attribuer lexercice, ni laliéner. Les institutions éligibles, chargées de diriger lEtat tiennent leur pouvoir du peuple par voie d’élection au suffrage universel direct ou indirect ». Ainsi la seule voie pour espérer conquérir le pouvoir est demeure la vérité des urnes.

Ce phénomène de coup d’état très répandu après les indépendances pour neutraliser les pouvoirs sourds et muets à la détresse de leur population est malgré tout illégal et prohibé par la constitution même si les motivations réelles correspondent aux souhaits de la majorité de lopinion publique.

Consécutivement à la réussite spontanée du coup de force des officiers maliens, une partie de lopinion nationale ergote et sagite sur les réseaux sociaux souhaitant une insurrection de nos forces armées a la frontière dune incitation à la rébellion.

Fort de ce qui précède, il apparaît urgent de rappeler quun coup d’état militaire appelé communément putsch créé plus de problèmes quil nen résout.

On assiste entre autres à la suspension de la constitution et la dissolution des institutions vitales de la république à savoir le gouvernement et lassemblée nationale qui transférera ses prérogatives législatives à une gouvernance collégiale qui légiférera sur les questions urgentes et indispensables soit par décret soit par ordonnance. Pendant lintermède, un gouvernement de fait exerce le pouvoir avec des moyens dérogatoires aux dispositions constitutionnelles. Cette transition politique qui se veut naturellement courte est souvent débordante où on assiste parfois à des confiscations de pouvoir avec la reproduction exacte voir pire de ce quon a reproché aux régimes renversés.

Par ailleurs la fermeture des frontières aériennes, maritimes et terrestres occasionne larrêt de tous les flux, transactions économiques et commerciales et contribue à lisolement total du pays. A cela sajoute lapplication des dispositions statutaires liées à la rupture de lordre constitutionnel où la banque centrale cest à dire la BEAC et certains organismes financiers internationaux partenaires au développement qui en guise de représailles ferment leurs agences et bloquent les financements provoquant par voie de conséquence une asphyxie de l’économie. On assistera en conséquence à la rareté des produits de première nécessité suivie dune inflation galopante rendant la vie en société invivable… une manière tacite de retourner la population contre les putschistes.

En outre, les accords et traités internationaux sont en veilleuse dans un contexte de couvre-feu ou d’état durgence qui restreint drastiquement les libertés publiques et renforce les pouvoirs des putschistes. 

Étonné par des propos et agissements antipatriotiques de certains de nos concitoyens, le citoyen lambda sinterroge :

Au regard de ce qui précède, pensez-vous quun coup d’état est un remède approprié à la béante crise centrafricaine ? Le coup d’état constitue t-il un vœu à souhaiter pour sa mère patrie ? Pensez-vous que la crise centrafricaine qui a des origines lointaines peut se résoudre par les armes ? Pourquoi avons-nous toujours des velléités de transposer textuellement ce qui se passe ailleurs chez nous sachant que les réalités socio-économiques et politiques ne sont pas les mêmes ? A contrario, le fait d’être élu démocratiquement ouvre t-il droit à bâillonner son peuple ? 

Notre engagement citoyen et notre attachement à la notion de démocratie nous interdit formellement de faire la promotion dun coup d’état nonobstant le fait quil est généralement suivi de mesures dapaisement comme la libération des prisonniers politiques ou dopinion, le paiement des arriérés de salaire sil yen a, encourager le retour des exilés et mettre en place un gouvernement dunion nationale où toutes les forces vives de la nation sont représentées etc…

Pour finir, il est évident de souligner que certains coups d’état  sont salutaires cest à dire quil répondent aux souhaits dune majorité de lopinion publique mais cela nest pas envisageable dans le contexte centrafricain car nous sommes à quatre (4) mois des échéances électorales et un coup d’état militaire serait qualifié de plus « bête » et même « stupide » en Afrique. Le coup d’état du peuple centrafricain même marginalisé et maltraité par le pouvoir se manifeste dans les urnes. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que cest moi.

 

Paris le 21 août 2020.

RCA : l’armée de la Nation défile pour l’indépendance

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/passage-du-vehicule-de-la-police-lors-du-defile-du-13-aout-2020-sur-lavanue-des-martyrs.-Photo-CNC-450×300.jpg” alt=”passage du véhicule de la police lors du défilé du 13 août 2020 sur l’avanue des martyrs. Photo CNC” width=”450″ height=”300″ />
Un véhicule de patrouille de la police centrafricaine de passage lors du défilé du 13 août 2020 sur l’avenue des martyrs. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, 22 août 2020. Pour la première fois dans lhistoire de la République Centrafricaine, la fête de lindépendance a été célébrée par une parade militaire sur lavenue des Martyrs après deux semaines de préparation. Le soixantenaire de lindépendance fêté dans un contexte particulier marqué par la Covid19, lapproche des élections présidentielles et les violences qui continuent dans le nord-ouest du pays. Par la grâce de Dieu, la pluie tombée le matin a laissé place aux nuages, bénissant cette journée.

 

C’est dans une ambiance festive que le coup d’envoi est donné par la fanfare à 9h. La parade a commencé par la revue des troupes par le président Touadéra en la présence des hautes autorités du pays et des corps diplomatiques conviés pour l’évènement.

Ensuite, toutes les composantes ont descendu l’avenue devant la population venue en nombre regarder les FACA, la police, la gendarmerie, les douanes, les sapeurs-pompiers, les Eaux et Forêts. Un avion de l’armée de l’Air a survolé la parade à deux reprises. Ce cortège s’est achevé par les anciens combattants qui ont combattu pour la France lors de la 2ème Guerre Mondiale. Malgré leur âge avancé, ils ont brandit vaillamment les drapeaux de la République centrafricaine et de la France.

S’en est suivit ensuite les motos, camions et autres véhicules conduit fièrement par les soldats. Les 21 coups de canon ont ponctué l’évènement.

A la fin du défilé, le chef de l’Etat s’est vu remettre le trophée de reconnaissance par les officiers de l’armée.

Rappelons que les mesures barrières ont été respectées par toutes les personnes présentes en maintenant les distanciations physiques et le port du masque.

 

Adama Bria

Copyright2020CNC

La junte cherche un successeur à Ibrahim Boubacar Keïta

0

La junte cherche un successeur à Ibrahim Boubacar Keïta

Bangui ( République centrafricaine ) – Quatre jour après leur prise de pouvoir et la démission du président Ibrahim Boubacar Keita, les leaders du coup d’Etat au Mali affirment qu’un président de transition sera nommé.

Il sera issu soit de la société civile, soit de l’armée, précisent-ils./////////////.

Ibrahim Boubacar Keïta a été destitué par un coup d’Etat mardi. Les dirigeants de la CEDEAO, bloc régional ouest-africains, demandent son rétablissement comme président et l’ONU exige sa libération ainsi que celle des responsables maliens arrêtés lors des évènements de mardi./////////////.

Mais les dirigeants du coup d’Etat disent être en contact avec l’opposition politique et d’autres groupes pour essayer de mettre en place la transition./////////////.

Ils affirment que des élections auront lieu dans un délai qu’ils qualifient de raisonnable et ont également promis de respecter les accords internationaux sur la lutte contre les djihadistes./////////////.

La coalition de l’opposition, qui avait fait campagne pour la démission de M. Keïta, a appelé à un rassemblement vendredi pour célébrer son départ./////////////.

Jeudi, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a déclaré qu’elle enverrait des émissaires pour assurer le retour de l’ordre constitutionnel./////////////.

• Assimi Goita: Qui est le nouvel homme fort du Mali /////////////.

• Qui sont les têtes de file du putsch contre Ibrahim Boubacar Keita?/////////////.

Elle a également appelé à une “mise en place immédiate” de la Force en attente de la CEDEAO, une force multidisciplinaire composée de militaires, de civils et de policiers, qui est intervenue lors de précédentes crises dans la région mais toujours dans des pays beaucoup plus petits que le Mali./////////////.

Il y a une présence militaire accrue en dehors des ministères du gouvernement dans la capitale, Bamako, mais les magasins et les entreprises ont rouvert./////////////.

Le Mali, un vaste pays qui s’étend dans le désert du Sahara, est l’un des plus pauvres du monde et a connu plusieurs coups d’État. Il se bat actuellement pour contenir une vague d’attaques djihadistes et de violences ethniques./////////////.

Certains craignent que les militants islamistes ne profitent de ce coup d’État, comme ils l’ont fait à la suite du précédent coup d’État militaire, en 2012./////////////.

M. Keïta a remporté un second mandat lors des élections de 2018, mais depuis juin, il a dû faire face à d’énormes manifestations de rue à cause de la corruption, de la mauvaise gestion de l’économie et des élections législatives contestées./////////////.

Qu’ont dit les chefs militaires ?/////////////.

“Nous allons mettre en place un conseil de transition, avec un président de transition qui sera soit militaire soit civil”, a déclaré le colonel Ismaël Wagué, porte-parole de la junte, à la chaîne de télévision France 24./////////////.

“Nous sommes en contact avec la société civile, les partis d’opposition, la majorité, tout le monde, pour essayer de mettre en place la transition”./////////////.

La transition se fera “aussi vite que possible”, a-t-il ajouté./////////////.

La junte a également annoncé que les frontières du Mali seraient rouvertes, à partir de vendredi à 00 h 00./////////////.

EPA/////////////.

De nombreux Maliens ont salué la prise de pouvoir par les militaires /////////////.

Que dit l’opposition ?/////////////.

L’un des partis de la coalition d’opposition M5, la CMAS, a déclaré qu’il soutiendrait le leader du coup d’Etat dans “l’élaboration d’une feuille de route” vers de nouvelles élections et a appelé à des rassemblements vendredi “pour célébrer la victoire du peuple malien”./////////////.

Après avoir rencontré les putschistes, le chef du mouvement d’opposition M5 du Mali, l’imam conservateur Mahmoud Dicko, a annoncé qu’il se retirait de la vie politique. Aucune raison n’a été donnée./////////////.

M. Dicko a été l’un des principaux acteurs des grandes manifestations de rue qui ont appelé M. Keïta à démissionner./////////////.

Qu’ont dit les dirigeants du monde ?/////////////.

Les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont tenu des discussions d’urgence sur la situation au Mali par vidéo /////////////.

Auparavant, les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont demandé la réintégration de M. Keïta./////////////.

” “Le Mali est dans une situation critique, avec des risques graves qu’un affaissement de l’Etat et des institutions n’entraîne des revers dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, avec toutes les conséquences pour l’ensemble de notre communauté”, ont déclaré les 15 membres de la CEDEAO à l’issue d’un sommet par visioconférence./////////////.

L’Union africaine avait auparavant suspendu le Mali, déclarant que les coups d’État militaires étaient “quelque chose du passé que nous ne pouvons plus accepter”./////////////.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France et l’Allemagne condamnaient le coup d’État et souhaitaient une transition la plus rapide possible vers un régime civil./////////////.

La France, ancienne puissance coloniale du Mali, a plusieurs milliers de troupes basées au Mali qui combattent les groupes militants islamistes et sa ministre des forces armées, Florence Parly, a tweeté que cette opération se poursuivrait.

Avec BBC Afrique

Centrafrique.com/?attachment_id=40108″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : une dizaine des militaires déserteurs de l’armée camerounaise recrutés dans l’UPC

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Mohamed-Ousmane-le-numero-2-de-lUPC-qui-est-aussi-un-deserteur-de-larmee-camerounaise-450×420.jpg” alt=”Mohamed Ousmane alias Nganazoui Saint-Clair, le numéro 2 de l’UPC, porte de malette de Darassa, Déserteur de l’armée camerounaise. Photo d’archives” width=”450″ height=”420″ />
Mohamed Ousmane alias Nganazoui Saint-Clair, le numéro 2 de l’UPC, porte de malette de Darassa, Déserteur de l’armée camerounaise. Photo d’archives

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 21 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Recherchés par la justice camerounaise pour de nombreux cas de braquage et d’assassinat, une dizaine des militaires déserteurs de l’armée camerounaise ont discrètement intégré l’État major du mouvement rebelle UPC du sulfureux Nigérien Ali Darassa, selon une source concordante.

 

Une dizaine des personnels anciennement membres des forces militaires camerounaises, poursuivis par la justice de leur pays pour crimes et braquages aggravés,  ont déserté pour regagner le rang de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par l’autoproclamé général des armées Ali Darassa, un mercenaires tchado-nigérien

Parmi ces déserteurs camerounais, se trouvait Le fameux numéro 2 de l’UPC, Mohamed Ousmane  qui trône souvent à côté du tchado-nigérien Ali Darassa.

de gauche à droite Ali Darassa et Mohamed Ousmane - Photo d'archives
De gauche à droite Ali Darassa et Mohamed Ousmane. Photo d’archives

 

Selon l’honorable Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, ces criminels mercenaires camerounais « sont déjà clairement identifiés. La justice centrafricaine et internationale sont en voie d’être saisie pour s’occuper de ces criminels et repris de justice transfontaliers. Ils seront recherchés,  arrêtés et jugés pour leurs nombreux crimes de sang et vols de bétail des peuhls centrafricains en bande organisée », ajoute-t-il.

Notons que le mercenaire déserteur Mohamed Ousmane, qui se fait nommer Nganazoui Saint-Clair sur les réseaux sociaux, notamment le Facebook, est le porte-malette du mercenaire Ali Darassa.

Sur les réseaux sociaux, l’homme ne cesse de narguer les personnalités politiques qui osent s’attaquer à Ali Darassa et l’UPC.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC

Centrafrique : Les Accords de Bangui, illusions et combine 

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/apres-signature-accord-dialogue-khartoum-a-bangui-au-palais-450×302.jpg” alt=”Signature de l’accord de paix de Khartoum à Bangui le 6 février 2019. Photo CNC” width=”450″ height=”302″ />
Signature de l’accord de paix de Khartoum à Bangui le 6 février 2019. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 21 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il est un effet qui tourbillonne le centrafricain dans sa petite  vie. La coalition Seleka a durement éprouvé un pays toujours stable mais qui, soudainement, a été porté sur une croix. Un sacrifice jamais envisagé, seulement, les milliers de morts nationaux surprennent encore, toujours. Et pourquoi ?

 

Le pouvoir qui manège la RCA depuis le 30 mars 2016 a placé la sécurité au premier plan de sa gouvernance. Depuis ce temps salutaire, qu’observent les natifs des mères, pères, enfants et le monde, cette proclamation qui nous vide le cœur et incite à une autre rébellion.  Faustin Archange TOUADERA a estomaqué ses concitoyens, la planète parce que la tuerie cesserait avec lui. En sommes-nous là en ces moments d’aller à sa propre réélection ? Au grand jamais, non, selon une écrasante majorité de la population centrafricaine.

Et pourtant le monde entier a accepté cet homme que les siens ont porté au sommet du baobab. Bien sûr, leur propre volonté a agi. C’est alors que les garants et facilitateur ont mis la main dans les pâtes. Et depuis lors, que remarque-t-on  selon les jeux de bille que les gouvernants et ses partenaires jouent de concert pour sauver la vie des mourants en Centrafrique. N’est-ce pas que ceux qui manipulent le berceau de Boganda et sa cargaison de peuplades voulant le  sortir du malaise sont dans le jeu des petits cancres qui drainent les parents en donnant le signe d’aller à l’école ? Tellement abrutis, cette société mène intelligemment le peuple plus que fatigué par les guerres, la mort et jamais de paix, de sa célèbre aventure de tendre la perche de libérer les meurt-sans-raison qui attendent jusque-là ça.

Et donc le meilleur jeu que cette saloperie exploite, des surdoués en niaiseries affublent leur bal. Vous avez le Nigérien ou Nigérian Ali Darassa, le Camerounais Abas Sidiki. Les deus mangeurs de cœurs humains sont les prototypes de Bob Denard  d’une certaine époque, qui, brillant titulaire de sacs à cadavres en Afrique de l’Ouest, a redoré le blason de l’empire colonial de la RCA.

Que la nature prête vie à ces saboteurs. Le degré de la justice sonnera pour que les uns et les autres se confessent devant un Magistrat.

 

Par Angèle Kanzoro

Copyright2020CNC

RCA : prise d’otage à Mboki, marche des médecins et personnels soignants à Bangui

0

 

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 20 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Syndicat des médecins centrafricains (SYMECA)  a organisé ce jeudi 20 août une marche pacifique pour dénoncer l’enlèvement et séquestration de l’équipe médicale en mission de vaccination dans le Haut-Mbomou  par les éléments rebelles de l’UPC.

 

Afin de protester contre la prise d’otage d’une équipe des agents de vaccination conduite par le docteur Blaise BEKOY dans la sous-préfecture de Mboki, au Sud-est de la République centrafricaine par les éléments rebelles de l’UPC, le Syndicat des médecins centrafricains (SYMECA)  a lancer un appel qui a pu mobiliser ce jeudi 20 août 2020  plusieurs de ses membres qui ont marché  depuis le siège du ministère de la santé et de la population jusqu’à la primature sur l’avenue des martyrs à Bangui où ils ont remis un mémorundum au Premier ministre  dans lequel ils ont dénoncé les comportements des groupes armés vis-à-vis du personnel soignant dans l’exercice de ses fonctions, surtout  dans les arrières pays.

Écouter le Premier ministre lors de la remise de ce mémorundum

 

 

Écouter Docteur Ngoko Zenguet

 

 

Interrogé par CNC, l’un des médecins grevistes pointe du doigt quant à lui l’attitude des autorités de son pays qui ne font rien pour assurer la sécurité des médecins dans l’exercice de leur professions, surtout dans les villes de provinces où ils exercent dans des conditions difficiles avec une situation sécuritaire catastrophique sur l’ensemble du territoire.

Notons que la Centrafrique manque cruellement de personnel soignant par rapport au ratio soignant- malade conformément aux recommandations de l’OMS, du plateau technique, et de motivation, selon les médecins.

Rappelons que dans un communiqué publié le mardi 18 août 2020, le gouvernement centrafricain avait anoncé que le docteur Blaise BEKOY  et les membres de son équipe de vaccination, pris en otage par les rebelles de l’UPC dans la préfecture de Haut-Mbomou, ont été libérés depuis le samedi 15 août après des négociations avec le chef d’État major et coordonateur militaire de l’UPC, l’autoproclamé général des armées Ali Darassa. Pourtant, 48 heures plutôt, dans un communiqué, celui-ci avait nié la responsabilité de son mouvement dans cette prise d’otage, et parle de pure diffamation.

Du côté des personnalités polittiques centrafricaines, L’honorable Martin Ziguelé, leader du parti MLPC et candidat à la prochaine présidentielle a également apporté son total soutien au conseil de l’ordre des médecins et chirurgiens dentistes centrafricains qui proteste contre la séquestration du Docteur Bekoi et des agents de vaccination à Mboki par le mercenaire et terroriste Ali Darassa et ses sbires qui doivent être arrêtés et traduits en justice pour des nombreux crimes qu’il aurait commis en République centrafricaine.

 

Copyright2020CNC

Journée internationale de l’aide humanitaire : Qu’en est-il de la Centrafrique ?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/les-déplacés-de-lévêché-dAlindao-inquiets-lors-du-combat-opposant-les-FACA-et-les-UPC-ce-jeudi-9-janvier-2020.-Crédit-photo-CNC.-450×253.jpg” alt=”les déplacés de l’évêché d’Alindao inquiets lors du combat opposant les FACA et les UPC ce jeudi 9 janvier 2020. Crédit photo – CNC.” width=”450″ height=”253″ />
les déplacés de l’évêché d’Alindao inquiets lors du combat opposant les FACA et les UPC le jeudi 9 janvier 2020. Crédit photo : CNC.

Bangui, République centrafricaine, vendredi 21 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La journée internationale de l’aide humanitaire se déroule le 19 août comme chaque année depuis plus d’une décennie. C’est en l’honneur des travailleurs qui ont perdu la vie ou ont été blessés en venant en aide à la population dans le  besoin.et ceux qui continuent chaque jour à œuvrer pour les personnes en détresse.

 

Dans le monde chaque année, les conflits obligent de nombreuses personnes à se déplacer, à fuir pour leur sécurité.

Le 2 juillet dernier, des rebelles du Parti du rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC) ont attaqué le village de Bornou située à 3km de Ouadda Maïkaga provoquant la mort de 11 civils. Des centaines d’habitation ont été incendiées par les rebelles. De sources concordantes, plus de 400 survivants et habitants ont dû quitter pour se réfugier dans le village d’Aïbado pour fuir les massacres et rechercher de l’aide des humanitaires. Malheureusement, force est de constater que Bornou est un exemple parmi d’autre en rca où la situation humanitaire reste préoccupante.

La date du 19 aout a été choisie en hommage à un attentat à la bombe perpétré contre le Bureau des Nations Unies à Bagdad en Irak le 19 aout 2003 qui a provoqué la mort de 22 travailleurs humanitaires. En 2019, 125 humanitaires ont été tués lors d’attaques.

L’hommage des travailleurs humanitaires survient quelques jours seulement après le massacre des 8 personnes au Niger parmi eux deux (2) nigériens dont un chauffeur et un guide, les six (6) autres sont des français qui appartiennent à l’ONG Acted. Les assaillants sont arrivés à moto et leurs ont tirés dessus sans raison aucune.

Cette année, la journée commémorative tombe en plein dans la pandémie de la maladie à coronavirus. Rappelons que la république centrafricaine, vivant une crise depuis 2013, est soutenue par de nombreuses ONG qui l’aide dans divers domaines. Ces derniers mois l’aide s’est concentrée autour de la lutte contre le Covid-19 avec des distributions de masques de nez, de savons et de seaux, des sensibilisations sur les mesures barrières. Les ONG soutiennent les centrafricains au travers des projets d’accès à l’eau potable, à un soutien agricole, à l’éducation, à la protection des personnes les plus vulnérables. Présentement 2,3 millions de centrafricains sont menacés d’insécurité alimentaire. Les centrafricains se nourrissent du secret espoir de nager de leurs propres nageoires et de voir la nécessité des aides diminuer.

 

Adama Bria

Copyright2020CNC

La CEDEAO exige le rétablissement d’Ibrahim Boubacar Keita

0

La CEDEAO exige le rétablissement d’Ibrahim Boubacar Keita

Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont condamné le coup d’Etat au Mali.

Du Sénégal au Niger en passant par le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, les pays du bloc régional ont condamné le coup d’Etat au Mali./////////////.

Les dirigeants de la CEDEAO qui se penchaient jeudi sur la situation au Mali ont jugé “grave” la situation trois jours après le coup d’Etat qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta./////////////.

L’ancien président du Mali est toujours aux mains des militaires putschistes. “Nous avons devant nous une situation grave dont les conséquences sécuritaires sur notre région et sur le Mali sont évidentes”, a déclaré le président en exercice de la CEDEAO, le nigérien Mahamadou Issoufou./////////////.

Il a demandé à ses pairs d’”examiner les différentes mesures (…) dans la perspective d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel”./////////////.

A la fin de la conférence la CEDEAO a exigé le retour à l’ordre constitutionnel./////////////.

“Nous demandons le rétablissement du président Ibrahim Boubacar Keita en tant que président de la République” du Mali, a déclaré le chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou qui assure la présidence de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), à la fin de ce sommet virtuel./////////////.

“Le Mali est dans une situation critique, avec des risques graves qu’un affaissement de l’Etat et des institutions n’entraîne des revers dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, avec toutes les conséquences pour l’ensemble de notre communauté”./////////////.

“C’est dire que ce pays a plus que jamais besoin de notre solidarité”, a poursuivi le président nigérien, rappelant aux putschistes “leur responsabilité sur la sûreté et la sécurité du président Ibrahim Boubacar Keita et des officiels arrêtés”./////////////.

La CEDEAO a aussi réaffirmé et maintenu ses sanctions contre le Mali notamment le blocus financier et économique ainsi que la fermeture des frontières./////////////.

“Seul les produits de premières nécessités, le carburant et l’électricité” ne sont pas concernés par ce blocus “pour des raisons humanitaires” a indiqué Alpha Barry, ministre burkinabé des affaires étrangères. /////////////.

L’organisation a aussi décidé d’envoyer au Mali une mission urgente qui sera conduite par l’ancien président du Nigeria Goodluck Jonathan./////////////.

Il avait déjà été désigné par ses pairs comme médiateur dans la crise malienne et sera accompagné par le ministre nigérien des affaires étrangères en sa qualité de président du Conseil des Ministres de la CEDEAO./////////////.

Il s’agira pour les deux hommes une fois au Mali d’évaluer la situation et obtenir la libération du président Ibrahim Boubacar Keïta et des officiels arrêtés par la junte./////////////.

Les voisins du Mali en les autres pays du bloc régional semblent s’inscrire dans la dynamique de leur organisation commune, exigeant le retour à un ordre constitutionnel./////////////.

Le gouvernement nigérian a exprimé son indignation face au coup d’État militaire contre l’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keita./////////////.

Dans un communiqué, le ministre nigérian des Affaires étrangères Geoffrey Onyeama a déclaré que le gouvernement nigérian militait en faveur d’une restauration urgente de la démocratie dans le pays./////////////.

Il a déclaré que le gouvernement nigérian salue l’action de la CEDEAO au Mali./////////////.

Bien avant le ministre nigérian des Affaires étrangères, le président Muhammadu Buhari a indiqué que “les événements du Mali constituent un grand revers pour la diplomatie régionale, avec de graves conséquences pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest”./////////////.

“Il est temps que l’”autorité” anticonstitutionnelle du Mali [la junte militaire] agisse de manière responsable et assure le rétablissement de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la stabilité” a-t-il tweeté./////////////.

Il a réaffirmé que Nigeria soutient fermement les efforts du président de la CEDEAO, le président Mahamadou Issoufou, en faveur de consultations régionales et continentales plus larges avec la CEDEAO, l’UA et l’ONU, et de l’adoption de mesures fortes pour apporter une solution rapide à la situation./////////////.

Pour le président du Sénégal, Macky Sall, il y a également urgence à agir pour restaurer l’ordre constitutionnel au Mali, pays où le coup d’Etat constitue une violation du protocole de la CEDEAO./////////////.

Quant au président Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, il a indiqué qu’un retour à l’ordre constitutionnel est vivement souhaité pour le Mali./////////////.

Le président du Niger voisin du Mali, a rappelé qu’en 2012, un coup d’Etat à Bamako “avait permis aux organisations terroristes et criminelles d’occuper pendant plusieurs semaines les 2/3 du territoire malien”./////////////.

Les attaques terroristes vont alors se multiplier et très vite se mêler à des violences intercommunautaires./////////////.

La menace terroriste va également devenir une réalité dans les pays voisins que sont le Burkina Faso, le Niger et la Côte d’Ivoire./////////////.

Cette instabilité liées à la présence des groupes djihadistes inquiète doublement les voisins du Mali car la région est en proie depuis 2015 à une multitude d’attaques qui ont causé de lourdes pertes civiles et militaires./////////////.

Alpha Barry, le ministre burkinabé des affaires étrangères a rappelé que la dégradation de la situation sécuritaire au Mali et la prolifération des groupes extrémistes est liés au coup d’Etat de 2012./////////////.

Il espère que ce nouveau coup de force au Mali ne puisse pas impacter la situation intérieure du Burkina Faso qui fait face à une recrudescence des attaques terroristes.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=40087″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

L’opposant russe Alexeï Navalny dans le coma, victime d’empoisonnement ?

0

L’opposant russe Alexeï Navalny dans le coma, victime d’empoisonnement ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Selon son entourage, Alexeï Navalny est victime d’empoisonnement. Les médecins disent se battre pour le sauver. C’est l’opposant russe le plus critique.

Le célèbre opposant russe Alexeï Navalny âgé de 44 ans, a fait ce jeudi (20.08.2020) un malaise en plein vol alors qu’il se rendait à Moscou. L’avion qui le transportait a atterri d’urgence à Omsk en raison de la dégradation de son état de santé./////////////.

Selon son entourage, Alexeï Navalny a été empoisonné. Des vérifications sont en cours pour identifier la cause de ce malaise. /////////////.

Du thé empoisonné ?/////////////.

Il est connu comme l’adversaire le plus virulent du président Vladimir Poutine . Alexeï Navalny partait justement à Moscou pour organiser la riposte face aux candidats du parti au pouvoir dans le cadre des élections régionales prévues en septembre./////////////.

Mais depuis ce matin, Alexeï Navalny lutte contre la mort dans un hôpital de Omsk en Sibérie. Les médecins à son chevet disent tout faire pour lui sauver la vie. Sa porte-parole, Kira Jarmisch, a affirmé que l’opposant était placé sous assistance respiratoire et qu’il était toujours dans le coma./////////////.

D’après elle, Navalny était en bonne santé avant son voyage et aurait été victime d’un empoisonnement commis – toujours selon elle – au moment où le jeune opposant était de passage dans un café de l’aéroport de Tomsk où il s’était fait servir un thé noir./////////////.

Selon l’agence Interfax qui cite le propriétaire du café, des analyses seraient en cours pour vérifier, à l’aide des caméras de surveillance, si du poison aurait été mélangé à la boisson consommée par l’opposant./////////////.

Selon la Tass, une autre agence de presse gouvernementale, la police ne penche pas pour la thèse de l’empoisonnement et n’exclut pas que la cause de ce malaise soit différente. Devant la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a souhaité un “prompt rétablissement” à l’opposant./////////////.

Lors d’une réunion sur la Côte d’Azur avec le président français, la chancelière allemande Angela Merkel a affirmé que l’opposant Navalny pourrait recevoir “toute aide médicale en France ou en Allemagne”. Un avion médicalisé doit décoller d’Allemagne à minuit (22H00 GMT) pour gagner la Russie avec l’objectif de rapatrier ensuite à Berlin l’opposant./////////////.

Des précédents en Russie/////////////.

Ce qui est sûr est qu’il ne s’agit pas du premier cas d’empoisonnement d’un opposant au régime de Moscou./////////////.

Alexander Litwinenko était employé par les services russes de sécurité avant de tomber en disgrâce avec le régime/////////////.

Alexeï Navalny lui-même s’était plaint plusieurs fois par le passé d’avoir été la cible d’attaques similaires./////////////.

En mars 2018, l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia étaient retrouvés inconscients dans un centre commercial de Salisbury. La Grande Bretagne et les pays occidentaux avaient dénoncé un empoisonnement et accusé Moscou de l’avoir commandité./////////////.

Encore en 2018, alors qu’il était évacué dans un hôpital de Berlin, les médecins qui soignaient Piotr Verzilov, un militant du groupe contestataire Pussy Riot, ont suggéré que cet activiste était “très vraisemblablement victime d’empoisonnement”. /////////////.

En 2006, après la mort d’Alexander Litwinenko,un autre agent-double russe, les médecins ont affirmé avoir trouvé dans son urine des traces de polonium – une substance radioactive qui aurait été mélangée à du thé./////////////.

En 2004, l’opposant ukrainien Viktor Iouchtchenko est victime en pleine campagne présidentielle d’un empoisonnement à la dioxine . Son visage grêlé et déformé porte toujours les traces de la maladie. Là aussi, il avait été question d’une opération commanditée depuis Moscou.

Avec DW français

Alerte info : nouvel ultimatum du chef rebelle Abass Sidiki aux agents recenseurs et tablettes

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/abass-sidiki-de-3R-le-29-novembre-2019-a-Bouar-par-gervais-lenga-cnc-450×427.jpg” alt=”abass sidiki de 3R le 29 novembre 2019 à Bouar par gervais lenga cnc” width=”450″ height=”427″ />
Le chef rebelle de 3R Abass sidiki, ici, le 29 novembre 2019 à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bouar, République centrafricaine, jeudi 20 août 2020). Les agents recenseurs et tablettes en activité d’enrôlement dans la commune de Ngaoundaye située dans la préfecture de l’ouham-Péndé  ont été sommés par le chef rebelle Abass Sidiki de mettre terme aux opérations d’enrôlement et quittent immédiatement la ville, selon une source officielle locale.

 

Selon la même source, la notification de cette cynique décision a été faite au sous-préfet et au maire de Ngaoundaye par le tristement célèbre colonel ADAMOU, commandant des éléments 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation)  de Ngaoundaye.

D’après ce fameux colonel,  d’autres éléments de 3R en provenance de la localité de Koui seraient en route pour Ngaounday afin de s’assurer de la mise en œuvre effective de cette décision de leur chef d’État major Abass Sidiki,

Notons que le chef rebelle Abass Sidiki n’est pas à son premier coup. La semaine dernière, il avait lancé le même ultimatum aux agents recenseurs et tablettes dans la sous-préfecture de koui de quitter immédiatement la ville dans un délai de 30 minutes. Ce qui avait été fait, et les opérations de recensement dans cette ville n’avaient pas eu lieu, et tous les agents ont dû quitter pour se rendre à Bocaranga.

 

Affaire à suivre.

 

Gervais LENGA

Copyright2020CNC

RCA : la Centrafrique souffre 60 ans après l’indépendance d’un énorme handicap

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/le-Premier-Ministre-Simplice-Mathieu-SARANDJI-corbeaunews-yapende-IMG_28fvr2018230353-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />
Credit photo : Corbeaunew

 

Par Angèle Kanzoro, éditorialiste ( CNC)

Bangui, République centrafricaine, jeudi 20 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 13 août dernier, la rca revivait ses années passées de retrouvaille de sa souveraineté internationale. Des voix extérieures se sont prononcées sur l’administration faute d’élites. Une Occidentale, l’historienne Catherine Coquery Vidrovitch s’est appesantie sur ces faits qui marquent encore les Soleils des Indépendances gravissimes. Un ex-premier ministre est hospitalisé en Tunisie. Tous les hôpitaux de Centrafrique ont leurs portes fermées ?

 

C’en est une grossièreté qu’un ancien membre de gouvernement aille se soigner en dehors de son propre pays. Il l’aura géré à sa guise et pu mener des vols inadmissibles. Très dur en politique nationale, le temps de son règne sans vestiges éloquents. Cela veut autant dire qu’il n’a rien fait en mettant une toiture en place, ne fût qu’un Centre médical devant soigner des plaies. Parce qu’il est inconcevable qu’un gouvernant puisse tomber malade de sa vie. Aujourd’hui, malencontreusement, le voilà loin de son pays d’origine pour se soigner et retrouver la santé.

Si les Européens ne se sont pas donné cette peine, au moins venaient-ils de loin pour nous narguer. Alors que Sarandji a mené campagne dans son propre quartier, village ville et pays pour y régner, comme il lui est plus que repoussant d’aller faire appel aux compétences extérieures pour le sauver d’un petit malaise. Combien de Centrafricains et Centrafricaines meurent au jour après jour dans les hostaux qu’il n’aurait pas eu le soin de réhabiliter. Souhaitons-lui de bien revenir au bercail.

Que le peuple meurt de sa propre mort !

 

Par Angèle Kanzoro

Copyright2020CNC

 

 

 

 

RCA : Coronavirus, distribution des kits  par l’UNFPA RCA au Réseau Centrafricain des personnes vivant avec le VIH (RECAPEV).

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/distribution-des-kits-du-covid-19-par-UNFPA-pour-son-communique-450×300.jpg” alt=”distribution des kits du covid 19 par UNFPA pour son communiqué” width=”450″ height=”300″ />
CopyrightUNFPA

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

« Ne laissez personne pour derrière en ce temps de la COVID-19 »

 

Bangui, République Centrafricaine – C’est dans le cadre de la mise en œuvre de son plan de réponse contre la Covid-19 que l’UNFPA RCA a procédé à la distribution des 100 kits de lavage des mains et 100 cartons de savon au Réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH (RECAPEV). Ces kits seront remis aux membres du RECAPEV.

Dans son discours, le Coordonnateur national du RECAPEV, Mr Bienvenu Gazalima, a tenu à rappeler que la COVID-19 est une maladie dangereuse et que les personnes vivant avec le VIH/SIDA sont plus vulnérables à la maladie. C’est dans ce sens, qu’il a remercié UNFPA RCA pour « ce geste combien important et significatif au moment où la situation devient de plus en plus compliquée ».

Pour Mr Raymond Goula, Assistant Représentant UNFPA RCA, le travail qu’abat au jour le jour le RECAPEV pour la prévention du VIH/SIDA, à laquelle s’ajoute désormais la prévention de la COVID 19 en République Centrafricaine, est à saluer et encourager. Il espère que ce don de kits de lavage des mains permettra aux membres les plus vulnérables du RECAPEV de se protéger contre la pandémie de la COVID 19.

Souvent marginalisé dans la communauté, une bénéficiaire a remercié du fond du Cœur UNFPA RCA pour ce don. Pour elle, cela prouve que l’UNFPA RCA considère et valorise les personnes vivant avec le VIH/SIDA

Le cout total de l’achat des kits est estimé à 3 675 000 F CFA (Trois millions six cent soixante-quinze mille francs CFA).

 

Chiffres du jour :

  • Le pays compte 4679 personnes infectées par le coronavirus dont 1755 guéris et 61 décès.

 

  • 110 000 personnes séropositives au VIH en RCA

 

 

  • Le taux de prévalence du VIH est de 3, 7 %

 

Centrafrique : Les dons pour le Covid-19 profitent-ils aux personnels de la santé ?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/dechargement-du-don-chinois-sur-tarmac-de-laeroport-de-banguui-mpoko-le-11-juin-2020-450×300.jpg” alt=”déchargement du don chinois sur tarmac de l’aéroport de banguui mpoko le 11 juin 2020″ width=”450″ height=”300″ />
Déchargement du don chinois sur le tarmac de l’aéroport de bangui mpoko le 11 juin 2020.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 20 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le 14 mars 2020, le premier cas de la maladie à Coronavirus a été signalé en rca. Toutes les nations du monde se sont accordés à s’entraider dans cette espèce d’extrême urgence. Le mal a été porté si haut et les réactions de secours tout azimut, se sont intensifiées. Qui en principe, bénéficie exactement de cette entraide dont les ratés fuitent partout ?

 

La pandémie de Covid-19 n’a pas laissé en paix le peuple du monde. Chaque continent a connu son lot d’atteintes et de victimes du danger mortel. Des noms comme les Etats-Unis, la Chine, l’Italie, la France, l’Espagne ont cédé des patients donc peu guéris alors que la grande part s’en est allé au-delà pour toujours. Ce tableau a souillé des consciences et appelé à la commisération. Et comme on le dit couramment que c’est dans le malheur que l’on note ses véritables amis, la planète s’est mobilisée entièrement. Le dégât de ce malaise était géant, l’assistance donnée à gauche et à droite revenait à tout le personnel de la santé : ceux en activité et ceux admis à la retraite.  Malheureusement, cette bienfaisance dans une situation délicate n’aura point servie selon la conception de la communauté internationale. Pourquoi ?

Les radios installées sur le territoire national ont fait allusion aux séries de grèves que devraient soutenir les personnels de la santé. Ces femmes et hommes œuvrant dans ce domaine,  savent ce qui se fait, ce qui se passe là-bas. Ils auraient entendu dire que le personnel en activité pour lutter contre le danger mortel ainsi que sa propagation, les fonctionnaires en retraite, tout le monde sans exception avait droit à cette donation. Dommage !

Le ministre de la santé, très brillant dans des papotages a toujours amadoué les responsables de la presse s’intéressant au fait peu clair. Car, comme le soutient Pierre SOMSE, parlent bien vite sans agir positivement. Des sommes élevées sont brandit sans que l’effectivité ne soit claire. Et pourtant, des ONG, des particuliers et même le gouvernement se seraient adonnés à la gymnastique. Mais où en sommes-nous avec les résultats et ces sommes faramineuses amassées ?

Quelques indiscrétions de la présidence font entendre que des Conseillers conseillent justement au président Faustin Archange TOUADERA de beaucoup penser aux élections que de laisser l’argent s’envoler par la fenêtre. Toute la priorité est accordée aux échéances qui arrivent parce que l’ANE veille aux élections et non le ministère de la santé. C’est dire que tout ce qui concerne le COVID-19 servira à la boîte de Pandore pour les hauts dirigeants dont la gabegie dépasse les limites du pays.

C’est ce mal qui encourage le personnel de la santé à servir à leur manière un gouvernement qui ne les prend pas en pitié. Et les grèves qui se multiplient ouvriront-elles la porte aux prochaines élections groupées.

 

Par Angèle Kanzoro

Copyright2020CNC

RCA : Bria, le réseau mobile orange rétabli après 3 jours de sanction infligée par le FPRC

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/direction-societe-orange-centrafrique-corbeaunews-mickael-450×337.jpg” alt=”Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”337″ />
Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bria, République centrafricaine, jeudi 20 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les réseaux Internet et  de communications téléphoniques de l’opérateur Orange ont été coupés durant 72 heures à Bria. Des journalistes du CNC ont également observé cette brusque coupure. Certains généraux du mouvement rebelle FPRC  affirment  cependant que cette coupure intervient sur l’ordre de leur État major régionale.

 

Dimanche 16 août,  à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, les communications internet et portables sur le réseau orange ont été coupés avant d’être rétablis trois jours plus tard. Cependant, des sources sécuritaires locales affirment que cette brusque coupure des réseaux orange intervient quelques heures après un ultimatum du commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria, le tristement célèbre Abdel Ambossoro qui aurait exigé à Orange le paiement immédiat d’une somme de 500 000 francs CFA à titre d’impôt pour l’année 2020.

Finalement, après trois jours des négociations, et sur la facilitation du général Aba Tom, une somme forfaitaire a été versée aux rebelles, et tous les réseaux de communications de l’opérateur orange ont été rétablis ce mercredi 19 août dans la matinée.Et ce n’est pas tout. Les agents marketing venus de Bangui pour vendre les terminaux mobiles de l’opérateur ont été sommés de payer des taxes sur chaque appareil vendu. Ce qui n’a pas été fait évidemment.

Notons que pendant la saison de pluie, l’arrivée des camions commerciaux en provenance du Soudan et Tchad est interrompue. Un manque à gagner énorme pour les groupes armés  qui préfèrent se tourner vers des entreprises et les citoyens pour les arnaquer.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC

Les autorités ivoiriennes interdisent les manifestations publiques jusqu’au 15 septembre

0

Les autorités ivoiriennes interdisent les manifestations publiques jusqu’au 15 septembre

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement ivoirien a interdit à compter de mercredi les rassemblements de masse sur les espaces publics jusqu’au 15 septembre, selon une déclaration du porte-parole du gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres.

“Le conseil a décidé de la suspension des manifestations sur la voie publique pour les autoriser seulement dans les enceintes closes ou des espaces dédiés sécurisés”, a déclaré Sidi Touré, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, dont l’allocution a été diffusée en direct sur Facebook./////////////.

Selon le ministre Touré, cette décision du gouvernement ivoirien est motivée par la prudence car des manifestations publiques ont récemment dégénéré dans un certain nombre de villes dont Daoukro et Gagnoa. Ces incidents, a-t-il précisé, ont fait 6 morts, 173 blessés et environ 1500 déplacés internes, ainsi que d’importants dégâts matériels./////////////.

La veille, des partis politiques d’opposition avaient appelé à des manifestations nationales contre la tentative du président Alassane Ouattara, 78 ans, de briguer un troisième mandat, alors qu’il s’était engagé en début d’année à ne pas le faire./////////////.

“L’opposition annonce des manifestations de masse à compter du 21 août”, lit-on en première page du quotidien Nouveau Réveil, proche du parti d’opposition PDCI, dirigé par l’ancien président Henri Konan Bedié, 86 ans, qui brigue à nouveau la présidence./////////////.

Pour sa part, l’ONG Amnesty International a accusé la police ivoirienne d’avoir permis à des groupes d’autodéfense armés de machettes et de massues d’attaquer des manifestants qui protestaient à Abidjan contre la candidature du président Ouattara./////////////.

“Nous demandons aux autorités d’ordonner immédiatement à ces groupes de cesser de commettre ces crimes”, a déclaré mardi Samira Daoud, responsable régionale d’Amnesty International, au micro de James Butty de la VOA./////////////.

Le ministre Touré a également précisé que la période de campagne en vue de la présidentielle débutera le 15 octobre et se terminera le 30. L’élection aura lieu le 31 octobre 2020.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=40048″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

le M5-RFP se dit prêt à travailler avec la junte pour «une transition républicaine»

0

Mali: le M5-RFP se dit prêt à travailler avec la junte pour «une transition républicaine»

Bangui ( République centrafricaine ) – L’opposition malienne s’est félicitée mercredi 19 août du coup de force militaire de la veille, estimant qu’il avait « parachevé » sa lutte pour obtenir le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et se disant prête à élaborer avec la junte une transition politique.

La coalition d’opposition du M5-RFP « prend acte de l’engagement du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) », créé par les militaires désormais au pouvoir, « d’ouvrir une transition politique civile », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle « entreprendra toutes les initiatives » pour « l’élaboration d’une feuille de route dont le contenu sera convenu avec le CNSP et toutes les forces vives du pays ».

Avec RFI

Centrafrique.com/?attachment_id=40046″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : Déclaration de la Directrice exécutive de l’UNFPA, le Dr Natalia Kanem à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/docteur-Natalia-Kanem-directrice-executive-de-la-UNFPA-CAR-450×409.jpg” alt=”docteur Natalia Kanem directrice exécutive de la UNFPA CAR” width=”450″ height=”409″ />
Docteur Natalia Kanem, directrice exécutive de l’UNFPA-CAR

 

 

19 août 2020

 

Célébrer les héros de la vie réelle qui se battent contre la COVID-19, les crises et les désastres

 

Déclaration de la directrice exécutive de l’UNFPA, le Dr Natalia Kanem, à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire

 

Sauver des vies n’a jamais été aussi difficile.

 

L’année dernière, les attaques contre les travailleurs humanitaires ont dépassé tous les précédents records, avec centaines de travailleurs humanitaires agressés, blessés, kidnappés ou tués.

Cette année, les menaces pesant sur le personnel de santé s’intensifient dans le contexte de la pandémie COVID-19. Non seulement les travailleurs de la santé sont exposés au coronavirus mortel, mais ils subissent également une vague de violence croissante, les attaques étant motivées par la peur et la désinformation.

Malgré cette montée de la violence et de la maladie, ces véritables héros humanitaires ne sont pas découragés. Partout dans le monde, des milliers de personnes relèvent le défi du travail humanitaire dans leurs communautés.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, l’UNFPA commémore les personnes blessées ou tuées dans l’exercice de leurs fonctions et rend hommage à ceux qui continuent à apporter un soutien et une protection vitale aux personnes qui en ont le plus besoin.

Nous rendons hommage aux médecins, infirmières et sages-femmes qui risquent leur propre vie pour aider les femmes enceintes pendant l’accouchement. Nous rendons hommage aux conseillers et aux travailleurs sociaux qui apportent un soutien aux survivants de la violence basée sur le genre, qui s’est aggravée sous l’effet de COVID-19. Nous rendons hommage aux femmes et aux jeunes leaders qui défendent fermement les droits de l’homme et la dignité des intervenants humanitaires de première ligne. Et nous reconnaissons la dette extraordinaire qui est due à tous les travailleurs de la santé qui continuent à servir au milieu d’une pandémie qui a fait plus de 750 000 victimes.

A l’UNFPA, nous reconnaissons également les risques accrus auxquels sont confrontés les femmes humanitaires et les professionnels de la santé. Les femmes représentent environ 70 % du personnel des services sociaux et de santé, où elles sont plus susceptibles d’être confrontées à des conditions de travail dangereuses et à un accès inégal aux équipements de sécurité et au soutien. Nous savons que la défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs et de l’égalité des sexes présente également de sérieux risques, et que les menaces, les agressions et les meurtres se multiplient pour les militantes des droits humains.

Nous sommes inspirés par le personnel et les partenaires de l’UNFPA qui surmontent des obstacles sans précédent pour fournir une assistance aux personnes touchées par les crises humanitaires dans plus de 60 pays, y compris celles qui se sont retrouvées dans un besoin extrême résultant de la COVID-19. Alors que nous travaillons avec les gouvernements et nos partenaires pour atteindre zéro besoin non satisfait en matière de planification familiale, zéro décès maternel évitable et zéro violence basée sur le genre et pratiques néfastes telles que le mariage d’enfants et les mutilations génitales féminines, nous demandons également zéro attaque contre les travailleurs humanitaires, les civils et les infrastructures civiles, y compris les écoles, les hôpitaux et les cliniques de santé.

 

Nous vivons dans un monde où les héros ne portent pas de capes, mais où beaucoup portent des masques et des boucliers (faciaux). Ils protègent la vie de ceux qui donnent la vie. Ils entendent les appels au secours et soutiennent les femmes et les jeunes filles dans le besoin. Ils sont surhumains dans leur persévérance et leur compassion, et dans leur espoir qu’ensemble, nous pouvons parvenir à un monde meilleur pour tous.

 

RCA : Bangui, l’ONASPORTS paralysé par une grève du personnel.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Les-grevistes-assis-au-sol-devant-le-portail-du-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-ainsi-que-du-stade-2000-places-a-bangui-le-19-aout-2020-par-cyrille-yapende-450×337.jpg” alt=”Les manifestants assis au sol devantt le portail du ministère de la jeunesse et des sports ainsi que du stade 20 000 places. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé” width=”450″ height=”337″ />
Les manifestants devant le portail du ministère de la jeunesse et des sports ainsi que du stade 20 000 places. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

Bangui, République centrafricaine, mercredi 19 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Des employés de l’office national des sports (ONASPORTS) ont bloqué mercredi les accès au ministère de la Jeunesse et des Sports pour  revendiquer le paiement de quatre mois de leur arriéré de salaires ainsi que la démission de leur Directeur général, Monsieur   John Herbert Bida Souroungba.

 

Les manifestants ont déployé  notamment des banderoles revendiquant entre autres « la dissolution du comité de déguerpissement pour être transformer en comité de gestion dirigé par le ministère », l’annulation de l’arrêté du déguerpissement des clients de l’ONASPORT, la délocalisation du ministère de la jeunesse et des sports ainsi que  la démission immédiate de leur Directeur général Monsieur   John Herbert Bida Souroungba et son Staff ainsi que  le paiement sans condition  de quatre mois de leur arriéré de salaire.

Même si le chargé de mission aux sports  et à la jeunesse Daniel Nzéwé a essayé de nouer le dialogue pendant une dizaine des minutes avec   les  manifestants, les deux parties sont restées camper sur leur position.

Pour l’heure, les accès au ministère de la Jeunesse  et des Sports ainsi que le stade 20 000 place sont toujours bloqués par une vingtaine des manifestants.

Affaire à suivre.

 

Copyright2020CNC

RCA : Aba, nouveau bastion de 3R dans le Nord-ouest

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Croisement-baboua-bera-450×337.jpg” alt=”Croisement baboua bera” width=”450″ height=”337″ />
Croisement baboua bera dans la Nana-Mambéré. Phot CNC / Gervais Lenga

Bouar , République centrafricaine, mercredi 19 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après avoir perdu au début de la semaine le contrôle de la ville de koui, dans  la préfecture de l’Ouham-Péndé au profit des Casques bleus de la Minusca et des militaires centrafricains, le mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) délocalise désormais son État major dans la ville minière de Aba, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA. Sur place, des exactions des rebelles contre les civils se multiplient, et les populations locales, apeurées,  appellent à l’aide.

 

Si aujourd’hui le mouvement 3R, face aux puissances de frappe des troupes de la Minusca et de l’armée nationale se retirent précipitamment de plusieurs localités de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré, ses éléments, quant à eux, se sont éparpillés pour la plupart dans la brousse ou dans des localités environnantes.

Affaibli, le 3R tente de se reconstituer sous la houlette  de son coordonnateur militaire, l’autoproclamé général Abass Sidiki. Son État major, basé il y’a quelques jours à koui, préfecture de l’Ouham-Péndé, est désormais délocalisé dans la sous-préfecture de Aba, dans le Nord-ouest, selon une source sécuritaire locale. Cependant, le nombre des exactions commises dans la région contre les civils se multiplie par dizaine, et les circulations dans le secteur sont strictement contrôlées par des rebelles qui n’hésitent plus à infliger de lourdes sanctions corporelles et financières contre les motocyclistes ainsi que les automobilistes et les piétons. Au même moment, sur des chantiers miniers locaux, le 3R s’emploie à rehausser le niveau de sécurité tout en imposant une nouvelle taxe aux artisans miniers, pour la plupart des étrangers venus des pays d’Afrique de l’Ouest ou du centre.

Avec cette allure, d’aucuns se demandent si le recensement électoral va avoir lieu dans cette partie de la RCA.

Notons que depuis plusieurs années, la situation sécuritaire en République centrafricaine est désastreuse dans plus de 80%du territoire national. Des exactions perpétrées par des bandes armées contre les populations civiles se multiplient. Ces derniers jours, les villes de Ndélé, Ouadda Maïkaga, Obo, Mboki, Besson, Bocaranga,  koui  et bien d’autres sont le théâtre des violences  des groupes armés. Si au Sud-est le groupe UPC porte la lourde responsablité dans ces violences contre les populations civiles, au nord et nord-est, le FPRC, PRNC, MLCJ et RPRC dsont cités par les nations unies comme de principaux acteurs des crimes dans la région.

Cependant, dans le nord-ouest, principalement dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Mambéré-Kadéi, c’est le mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) qui porte cette lourde responsabilité de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

RCA : prise d’otage à Mboki, le gouvernement et son partenaire Ali Darassa se contredisent

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Ali-Darassa-et-ses-hommes-à-Bambari-le-16-mars-2019-450×299.jpg” alt=”Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019″ width=”450″ height=”299″ />
Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 19 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le porte-parole du gouvernement Maxime Kazagui a annoncé mardi dans un communiqué la libération des otages détenus  à Mboki par les éléments rebelles de l’UPC. Or, 48 heures plutôt, dans un autre communiqué de l’UPC, son chef d’État major, l’autoproclamé général des armées Ali Darassa avait nié en bloc les allégations selon lesquelles son groupe avait pris en otage des agents recenseurs et de vaccination dans la localité de Mboki.

 

Dans un communiqué publié mardi par le gouvernement centrafricain, les 7 otages détenus à Mboki, dans le Haut-Mbomou, au sud-est de la RCA par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ont été libérés samedi dernier en début d’après-midi et se portent bien.

Selon le ministre, parmi les otages libérés, se trouvaient l’honorable député d’Obo 2 Albert Guinimonguimi et le docteur  Blaise BEKOY ainsi que quelques agents d’enrôlement des électeurs et de vaccinnation. Or, 48 heures plutôt, le 16 août, l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) avait publié un communiqué condamnant les « allégations mensongères et infondées » qui ont circulé ces dernières semaines au sujet d’une possible entrave à l’enrôlement des électeurs et à la libre circulation des agents de la zone sous son contrôle. Ceci dit, Ali Darassa n’a pas reconnu la responsabilité de son mouvement dans la prise d’otage des agents recenseurs et de vaccination dans les localités de Mboki.

Notons que la ville de Mboki, située à 1214 kilomètres de Bangui, est depuis plusieurs mois sous contrôle total de l’UPC, dirigé par le sulfureux Ali Darassa signataire de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA).

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

Mali. Le président Keita annonce sa démission à la télévision nationale

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Le-president-malien-Ibrahim-Boubacar-Keita-450×253.jpg” alt=”Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta” width=”450″ height=”253″ />
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta

 

Bangui, République centrafricaine, 19 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques heures après avoir été arrêté par des militaires en révolte, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé sa démission et la dissolution du Parlement et du gouvernement.

 

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi sa démission et la dissolution du Parlement et du gouvernement. | EPA-EFE/LUDOVIC MARIN / POOL MAXPPP OUT

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi sa démission et la dissolution du Parlement et du gouvernement, quelques heures après avoir été arrêté par des militaires en révolte.

« Je voudrais à ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment », a dit le président Keïta dans une allocution diffusée par la télévision nationale ORTM. « Et avec toutes les conséquences de droit: la dissolution de l’assemblée nationale et celle du gouvernement », a-t-il ajouté.

Le président Keïta, arrêté en compagnie de son Premier ministre Boubou Cissé en fin d’après-midi et emmené dans le camp militaire d’où était partie une mutinerie en début de journée, est apparu vers minuit sur la télévision publique ORTM, portant un masque sur la bouche.

S’adressant d’une voix grave aux citoyens maliens et aux militaires de tout rang, il a déclaré avoir oeuvré depuis son élection en 2013 à redresser le pays et à « donner corps et vie » à l’armée malienne, confrontée depuis des années aux violences jihadistes.

Puis il a évoqué les « manifestations diverses » qui depuis plusieurs mois ont réclamé son départ, faisant des victimes, estimant que « le pire en a résulté ».

« Ai-je réellement le choix? »

« Si aujourd’hui il a plu à certains éléments de nos forces armées de conclure que cela devait se terminer par leur intervention, ai-je réellement le choix ? M’y soumettre, car je ne souhaite qu’aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires », a-t-il dit. 

« C’est pourquoi je voudrais en ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment ».

« Et avec toutes les conséquences de droit: la dissolution de l’assemblée nationale et celle du gouvernement », a-t-il ajouté.

L’Union africaine exige la libération du président malien arrêté par des mutins

0

L’Union africaine exige la libération du président malien arrêté par des mutins

Bangui ( République centrafricaine ) – La Commission de l’Union africaine a dénoncé mardi l’arrestation du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, appelant à sa “libération immédiate”, dans une déclaration publiée sur son site web.

Le président de la commission, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, “condamne fermement toute tentative de changement anti constitutionnel et appelle les mutins à cesser tout recours à la violence et au respect des institutions républicaines”, lit-on dans la déclaration./////////////.

Le président Keïta, 75 ans, et le Premier ministre Boubou Cissé ont été arrêtés en fin d’après-midi à Bamako par des militaires après une mutinerie qui a commencé dans le camp Soundiata Keïta à Kati, dans la banlieue de Bamako./////////////.

La déclaration de l’UA fait écho à des appels similaires venant des pays occidentaux et de l’organisme sous-régional, la CEDEAO, qui tentait ces dernières semaines de trouver une solution pacifique à la crise qui secoue le Mali depuis des mois./////////////.

Entre temps, à Bamako, des scènes de liesse sont diffusées sur les réseaux sociaux./////////////.

Des foules se sont rassemblées sur la place de l’Indépendance, épicentre de la contestation depuis juin.

Avec AFP/VOA
Centrafrique.com/?attachment_id=40018″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a passé la nuit à la police

0

L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a passé la nuit à la police

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, soupçonné de mauvaise gestion et de détournements, était toujours entendu mardi par la police à Nouakchott, qui l’avait convoqué lundi, a-t-on appris auprès de l’un de ses avocats.

L’ancien chef de l’Etat, au pouvoir de 2008 à 2019, s’était rendu lundi en fin d’après-midi au siège de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), sur convocation de la police./////////////.

Il “a dormi à la DGSN, où il se trouve toujours, sans la présence de son avocat”, a déclaré à l’AFP l’un des membres de son collectif de défense, Taghioullah Aïda, selon qui l’interrogatoire de l’ancien président “continue”./////////////.

Selon le quotidien Le Calame, M. Aziz a été placé “en détention préventive” dans une villa à l’école de police./////////////.

M. Aziz doit répondre à de “fortes présomptions de mauvaise gouvernance et de détournements de biens publics”, avait indiqué lundi à l’AFP une source sécuritaire./////////////.

L’ex-président Aziz avait ignoré début juillet une convocation de la commission parlementaire. Les députés ont ensuite voté fin juillet une loi instituant une Haute cour de justice, compétente pour juger le chef de l’Etat et les ministres en cas de “haute trahison”.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=40009″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Situation toujours incertaine au Mali

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Des-militaires-maliens-en-patrouille-mixte-avec-des-membres-des-Gatia-et-MSA-autour-de-Menaka-le-19-avril-2017-450×253.jpg” alt=”Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017″ width=”450″ height=”253″ />
Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017

Par La rédaction francophone de DW

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 18 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Des tirs ont été entendus ce matin dans la ville garnison de Kati à 15 kilomètres de Bamako. Des témoins rapportent l’arrestation de ministres et de hauts gradés de l’armée.

 

15h14 : “Je ne peux rien dire pour l’instant. Il faut attendre de voir la suite des événements”, nous a confié Moussa Mara, ancien Premier ministre malien. De son côté, l’Office de radiodiffusion télévision du Mali continue d’émettre.

 

14h37 : La situation reste toujours confuse à Bamako mais la circulation se poursuit normalement dans une partie de la capitale malienne, selon des témoins.

 

13h56 : Moussa Timbine, président de l’Assemblée nationale aurait aussi été arrêté dans sa résidence officielle, selon ses proches.

 

13h49 : Joint par la DW, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdolaye Diop, dit ne pas avoir des informations précises pour commenter les événements en cours à Bamako.

 

13h14 : Une colonne serait en route vers l’ORTM, la radio-télévision nationale, dont le personnel a été évacué. Le chef d’état-major de la garde nationale aurait aussi été arrêté.

 

13h06 : Les représentations diplomatiques recommandent à leurs ressortissants de rester à la maison. Des véhicules de la police militaire (PM) devant le département de La Défense. L’ORTM a également été évacuée pour raison de sécurité.

 

12h30 : Plusieurs sources dont des diplomates affirment que des tirs nourris sont entendus depuis ce matin dans la ville garnison de Kati à 15 kilomètres de Bamako. Notre correspondant à Bamako rapporte l’arrestation de hauts gradés de l’armée par le groupement d’intervention de la garde nationale.

Le nouveau ministre de l’Economie et des Finances Abdoualye Daffe aurait aussi été enlevé ce matin dans son bureau.

 

11h45 : L’état-major des armées serait également sous le contrôle des militaires de la garde nationale conduits par  le colonel Sadio Camara, l’ancien directeur du Prytanée, l’école militaire de Kati. Des pillages sont d’ailleurs signalés à Kati et des évacuations ont eu lieu dans la cité administrative de Bamako.

Vendredi, des experts de l’Onu ont accusé des hauts responsables maliens de l’armée et des services de renseignements de “compromettre” l’application de l’accord de paix d’Alger, en dépit d’appels pressants de la communauté internationale pour résoudre la crise.

Ce rapport, remis au Conseil de sécurité de l’Onu le 7 août, n’est pas encore rendu public. L’AFP en a pris connaissance vendredi, alors que le Mali fait depuis plusieurs mois face à une nouvelle contestation politique majeure.

Une coalition d’opposants, de religieux et de personnalités de la société civile demande depuis juin la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en l’accusant, ainsi que son entourage, de corruption et de népotisme. Au moins quatorze Maliens ont été tués en juillet dans des troubles selon l’Onu.

Ce rapport détaille la “méfiance” et la “confusion” créées par l’obstruction par de hauts responsables maliens de l’application de l’accord de paix signé en 2015 entre Bamako et les groupes armés, feuille de route censée résoudre la profonde crise sécuritaire débutée en 2012 avec le soulèvement de groupes armés indépendantistes touaregs, puis djihadistes dans le nord du pays.

Les responsables maliens, qui ont “menacé et retardé” l’application de l’accord, devraient selon les experts être “tenus responsables” par le Comité de sanctions de l’Onu qui doit se réunir prochainement.

Parmi les personnalités visées, l’ancien chef d’état-major de l’armée de terre (2019-2020), le général Keba Sangaré, qui est notamment accusé de “prises de décision douteuses” lors du redéploiement programmé d’éléments de l’armée malienne dans le nord du pays fin 2019.

Ce redéploiement progressif de l’armée nationale dans les principales villes du nord du pays doit se faire sous la forme de bataillons mixtes d’une armée dite reconstituée composés à ratio égal des forces armées maliennes, des combattants de l’ex-rébellion et des groupes armés pro-gouvernementaux.

Certains de ces bataillons mixtes ont fini leur entrainement officiel le 2 septembre 2019, dit le rapport onusien, mais ont reçu leur lieu d’affection par l’état-major “seulement en décembre”, retard “largement” imputable à une décision du général Kena Sangaré selon les experts.

 

Avec DW

RCA : la ville de Koui désormais sous-contrôle total des casques bleus et des FACA.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/les-casques-bleus-de-la-Minusca-lors-de-loperation-ala-londo-juillet-2020-450×300.jpg” alt=”les casques bleus de la minusca lors de l’opération ala londo juillet 2020″ width=”450″ height=”300″ />
les casques bleus de la minusca lors du début de l’opération ala londo en juillet 2020.

 

Bouar, République centrafricaine, mardi 18 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les unités de la force de la Minusca et les éléments des forces armées centrafricaines ont repris entièrement ce lundi 17 août la localité de koui, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, après d’intense combat avec les rebelles du mouvement 3R, a-t-on appris des sources locales.

 

« Koui, le dernier important bastion de 3R dans la préfecture de l’Ouham-Péndé est sous contrôle des casques bleus et des forces armées centrafricaines, et ce,  depuis hier lundi  », a déclaré à CNC cette source militaire sous couvert de l’anonimat.

« Les combats ont été moins intenses quand nos éléments sont entrés en ville. La plupart des rebelles ont pris la fuite évitant les affrontements, mais l’opération « Ala londo » se poursuit ce mardi 18 août », a-t-elle poursuivi.

Notons que quelques heures plutôt, ce dimanche vers 14 heures, dans les localités de koui, le chef d’État major et coordonnateur de 3R, l’autoproclamé général Abass Sidiki avait lancé un ultimatum aux agents recenseurs et tablettes en activité d’enrôlement des électeurs dans la ville de quitter immédiatement dans un délai de 30 minutes. Ce qui avait provoqué l’interruption des opérations du recensement dans la région.

Soutenues par une couverture aérienne des unités spéciales de la Minusca, les éléments de cette force conjointe Minusca / Faca ont repris successivement aux mains de 3R les villes de Gedz, Niem, Besson et maintenant Koui, principal bastion de 3R dans la préfecture de l’Ouham-Péndé  où Abass Sidiki avait installé son État major depuis 2015.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

RCA : des FACA pris en flagrant délit de trafic des produits d’alcools frelatés par le service de douane de Béloko

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/douane-de-beloko-en-Centrafrique-450×337.jpg” alt=”Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”337″ />
Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga

Béloko , République centrafricaine, mardi 18 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Service des Douanes de Béloko situé à 650 km de Bangui à la frontière principale du corridor Douala-Bangui où transitent 80% des importations de La rca vient de procéder ce lundi 17 août 2020 à une spectaculaire et importante saisie des produits prohibés (alcools frelatés), a-t-on appris des sources locales.

 

En effet, la brigade des douanes de Béloko est confrontée de jour comme de nuit à de multiples activités de contrebande et particulièrement de l’alcool

frelaté dissimulé dans tous les moyens possibles pour être approvisionné sur les marchés publics du pays. Les éléments des forces armées centrafricaines ( FACA) qui assurent notre sécurité

et protection entre la frontière Béloko et Bouar se sont vus confier cette importante cargaison  par les moyens roulants militaires. Grâce aux

flairs douaniers, les agents de la brigade des douanes de Béloko ont gentiment interpellé et conduit les véhicules militaires pour un contrôle de routine

et le résultat est la découverte de cette importante saisie. Immédiatement la Direction générale des Douanes à Bangui a été saisie pour conduite à tenir

de destructions. Aussi, l’Organisation mondiale des Douanes a reçu également l’alerte de saisie.

Ces produits prohibés à la consommation en RCA et interdits par Arrêté ministériel continuent d’être bravés par des personnes mal intentionnées qui contribuent

à l’incivisme, aux accidents et aux morts des populations centrafricaines.

La douane centrafricaine invite ardemment les forces de défense et de sécurité à plus collaboration à la frontière afin de freiner définitivement ce fléau

indésirable pour l’humanité.

Rappelons que le gros camion militaire ainsi que les éléments  impliqués dans ce gigantesque trafic faisaient partie du détachement militaire des FACA basé à Zoukombo avant d’être transférés à Béloko.

Avec le service de douane

RCA : processus électoral, le député de Boda Maxime Bondjo dénonce des dysfonctionnements dans sa circonscription.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Lhonorable-député-de-la-sous-préfecture-de-BodaIMG_2641-maxime-Bondjo-450×300.jpg” alt=”Le député de Boda Maxime Bondjo” width=”450″ height=”300″ />
Le député de Boda Maxime Bondjo . Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 18 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les dysfonctionnements relevés  lors des opérations d’enrôlement des électeurs dans la sous-préfecture de Boda seraient à l’origine de faible mobilisation des potentiels électeurs dans les communes de Lobaye Ngotto et Boda, selon l’honorable  député Maxime Bondjio.

 

Les opérations d’enrôlement des électeurs dans la commune de Boda et de la Lobaye Ngotto ont débuté le mois dernier. Ces activités du recensement ont duré 21 jours avec une faible mobilisation de la population locale. Selon l’honorable député de Boda Maxime Bondjo, ce faible engouement est du en partie à la démotivation des chefs de groupes et des quartiers, principaux acteurs de sensibilisation de la population, mais également des agents recenseurs qui ont vu une partie de leur indemnité « détournée » par le bureau local des autorités nationales des élections.

D’après le collectif des chefs des villages et quartiers de la Lobaye Ngotto, leurs primes journaliers ont été sensiblement revues en baisse.  Pour les 21 jours d’activités, ils n’ont perçu que 15 000 francs CFA au lieu de 31 000 francs CFA prévus initialement.

Même son de cloche du côté des agents recenseurs qui n’ont reçu que 150 000 francs CFA au lieu de 210 000 francs CFA pour toute la durée du recensement.

Pour les collectifs des agents recenseurs et des chefs des quartiers, il ne fait aucun doute, le principal coupable du détournement de leurs primes et indemnités serait monsieur max parfait TOROZO, Président du bureau local de l’autorité nationale des élections.

C’est dans cette disposition d’esprit que les deux collectifs ont déposé plainte auprès de la justice pour faux et usage des faux, conséquence de la fabrication du faux document de l’ANE, mais aussi pour détournement et escroquerie.

Écouter l’honorable député Maxime Bondjo :