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RCA : la plateforme Galaxy exige l’expulsion de Mankeur Ndiaye de la Minusca et la suspension de la station RFI sur le territoire national

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Manifestation contre la France et la Minusca du mercredi 12 mai 2021. Photo Diaspora

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai 2021, 13:08:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le report de leur manifestation du 6 mai dernier,  les Collectifs 28-29, Galaxy et TalithaKoum Centrafrique, proches du régime, ont organisé ce mercredi 12 mai une marche de protestation contre la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), mais aussi contre la France. À l’issue de leur marche devant le siège de la Minusca à Bangui, les organisateurs ont remis un mémorandum en plusieurs points pour exiger non seulement l’expulsion de monsieur Mankeur Ndiaye, haut représentant du Secrétaire général des nations unies en Centrafrique, mais aussi le départ des casques bleus de la Minusca dans le pays. Et ce n’est pas tout ! Le collectif exige également la suspension de la station RFI sur toute l’étendue du territoire nationale.

 

Ce  mercredi 12 mai, pour les nations unies,  est considéré comme une journée à risque malgré le caractère « pacifique » octroyé à cette  manifestation des collectifs proches du pouvoir.

Ce matin, des centaines des personnes, pour la plupart des élèves des écoles primaires et du lycée, ont manifesté  sur l’avenue des martyrs jusqu’au siège de la Minusca sur l’avenue Barthélemy Boganda à Bangui. La foule en colère scandait des slogans hostiles à la Minusca et la France, mais favorable à la Russie. À l’issue de leur marche, ils ont transmis à la Minusca un mémorandum sur plusieurs points

voici l’intégralité de leur mémorandum ci-dessous :

 

 

MEMORANDUM DE LA PLATE FORME GALAXIE NATIONALE RELATIF AUX
MECONTENETEMENTS DE LA POPULATION CENTRAFRICAINE
CONTRE LA MINUSCA ET SON REPRESENTANT AINSI QUE LA
STATION RADIO FRANCE INTERNATIONALE (RFI)

 

Les Associations et Organisations Non Gouvernementales et les Groupements membres de la Galaxie Nationale, réunies en ce jour 12 Mai 2021

  • Considérant la grave crise politico sécuritaire que traverse la République Centrafricaine,
  • Considérant que cette crise est née de la volonté manifeste de certains de nos compatriotes en l’occurrence François Bozize Yangouvonda avec son organisation criminelle de la CPC, et des mercenaires soutenus par des puissances étrangères et des pays de la sous-région bien connus qui veulent saper les efforts de redressement national entrepris avec courage et détermination par le Président Faustin Archange TOUADERA,
  • Considérant l’implication de certains hommes politiques centrafricains dans l’alimentation de la crise sécuritaire en l’occurrence la CODE 20 avec ses ténors comme les MECKASSOUA, NGUENDET, TIANGAYE, DOLOGUELE, KAMOUN, ZINGAS et autres qui forment la tête pensante et la branche politique de la CPC, ces mêmes qui instrumentalisent la crise sécuritaire à des fins politiciennes de prise de pouvoir par des moyens non démocratiques y compris par les armes,
  • Considérant le battage médiatique grotesque, truffé de mensonges, orchestré par la Radio France Internationale dans le but visible de ternir l’image de la République Centrafricaine et ses alliés dans la lutte ardue contre les forces du mal en Centrafrique auprès de l’opinion nationale et internationale,
  • Considérant la ferme volonté des Centrafricains de tourner le dos à la vieille recette de prise de pouvoir par la force, volonté clairement manifestée lors des dernières élections présidentielles qui ont porté le Président Faustin Archange TOUADERA à la magistrature suprême de l’Etat dès le premier tour avec un score sans appel de 53,16%,
  • Considérant l’injonction directe de la MINUSCA et son Représentant MANKEUR NDIAYE au gouvernement pour dialoguer avec les groupes armés contre le vœu du peuple centrafricain souverain,
  • Considérant le soutien de la MINUSCA en Armes, munitions de guerre et autres ravitaillements aux groupes Armés,
  • Considérant la pression de certaines puissances coloniales sur les autorités afin de dialoguer aux rebelles,
  • Vu la nécessité de sauvegarder les institutions de la République et de renforcer l’unité nationale autour du Leadership éclairé du Président Faustin Archange TOUADERA,
  • Vu que cette crise artificiellement entretenue est sous-tendue par la seule recherche d’intérêts égoïstes et mesquins notamment le trafic des richesses du sous sol de la RCA par la France, la MINUSCA et les groupes armés,
  • Vu l’urgence de rompre avec l’impunité qui de manière structurelle a inculqué à une certaine classe politique en particulier celle de l’opposition et des groupes armés une culture d’incivisme, un sentiment de se voir tout permis et d’être au- dessus de la loi.
  1. Réitérons notre appel pour que les auteurs, coauteurs et complices des crimes commis par la CPC et ses alliés soient poursuivis, traduits devant les tribunaux et au besoin neutralisés et mis hors d’état de nuire pour payer le prix des crimes dont ils sont responsables contre le peuple centrafricain.
  2. Disons NON au dialogue avec des criminels qui ont le sang innocent des centrafricains sur leur main et marquons notre détermination à nous opposer par tous les moyens à un tel dialogue.
  3. Appelons les populations à rester mobilisées et à accroitre de vigilance pour parer à toute tentative de déstabilisation des institutions républicaines d’où qu’elle provienne et à protéger notre jeune démocratie contre les vampires sanguinaires et les ennemis de la démocratie qui veulent semer le chaos en Centrafrique.
  4. Exigeons le départ sans condition de Monsieur MANKEUR NDIAYE et des forces de la MINUSCA du territoire centrafricain pour haute trahison de la charte des Nations Unies, immixtion dans les affaires internes centrafricaines et pour leur collaboration directe avec les groupes armés.
  5. Demandons instamment au Conseil de Sécurité des Nations Unies de lever l’embargo sur les armes pour permettre à l’Etat Centrafricain de mener à bien le combat pour la libération nationale.
  6. Exigeons du Gouvernement de prendre en compte la teneur du présent mémorandum afin de déclarer persona non grata et de faire partir sans délai Monsieur MANKEUR NDIAYE et les forces de la MINUSCA du territoire National.
  7. Exigeons la suspension de la station néocoloniale RFI sur toute l’étendue du territoire nationale de la RCA.
  8. Exigeons la révision de tous les accords coloniaux passés avec la France ainsi que le départ des forces françaises basées à l’aéroport Bangui M’Poko.
  9. Nous réservons le droit de mener des actions de grandes envergures (soulèvement populaire et autres) contre la MINUSCA et la France pour faire entendre la voix de la Centrafrique profonde.

Fait à Bangui, le 12 Mai 2021
La Coordination de la Plateforme Galaxie Nationale

Ampliations :

  • Présidence de la République
  • Assemblée Nationale
  • Primature
  • INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE
  • Chancelleries
  • Union Européenne
  • Union Africaine
  • CEEAC
  • CEMAC
  • MINUSCA
  • CHRONO

 

RCA : présence des rebelles signalée au village Grevaï, les habitants, paniqués,  sont en fuite vers Kaga-Bandoro

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai 2021, 08:50:04 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les civils terrorisés par la présence des groupes armés fuient depuis quelques jours le village Grevaï, situé au sud-Est de la ville de Kaga-Bandoro, sur l’axe Dékoua, dans la préfecture de Nana-Gribizi.

 

Les déplacés du village Grevaï qui sont arrivés en masse depuis quelques jours à Kaga-Bandoro sont estimés à 1800.  Elles ont trouvé refuge à l’école Gbakoto au quartier Sérébanda, à la sortie est  de la ville.

« J’ai enregistré 1801 personnes qui sont présentement sur le site de l’école Gbakoto. Malgré tout ça il y’a encore d’autres personnes qui sont en route pour venir. Pour l’heure, dans le camp, pas de natte, pas de moustiquaires. Les déplacés dorment sur le sol sans rien. Dans la nuit les moustiques piquent les déplacés qui sont exposés à  la maladie du paludisme,  la diarrhée et autres. Même les conditions de nourriture vraiment c’est très lamentable », a déclaré un déplacé du village Grevaï qui se trouve actuellement dans le camp.

Fuyant les exactions des groupes armés dans leur village Grevaï, ces déplacés vivent le calvaire sur leur site. Une des autorités locales, présentes parmi les déplacés dans le camp demande l’intervention des soldats FACA en urgence avant toute aide humanitaire.

« Nous demandons au gouvernement de créer une base des soldats FACA l’abus chez nous pour que nous puissions retourner avec toute notre population à Grevaï afin de cultiver nos champs. Mais nous restons ici oisifs, tous les enfants tombent malades. Ils souffrent de diarrhée, du paludisme et de faim. Nous demandons au gouvernement de nous venir vite en aide en nous fournissons des nattes,   des moustiquaires et de la nourriture pour que les enfants aient de quoi à manger. Il y’a des femmes enceintes, nous avons besoin du médicament ».

Malgré ces conditions déplorables sur le site, les habitants de Grevaï continuent d’affluer à Kaga-Bandoro.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : la coalition rebelle de l’ancien Président François Bozizé menace de reprendre les hostilités

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/francois-Bozize-avec-des-rebelles-de-la-seleka-format-interieur-de-larticle-339×450.jpg” alt=”françois Bozizé avec des rebelles de la seleka format intérieur de l’article” width=”339″ height=”450″ />
L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai  2021, 03:44:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La coalition des patriotes pour le changement (CPC), dans un communiqué de presse publié ce mardi 11 mai 2021, a annoncé son intention de reprendre les hostilités sans délai contre le Président Faustin Archange Touadera et son gouvernement.

 

Dans un communiqué publié mardi, le mouvement rebelle a déclaré la suspension des négociations avec le gouvernement et une avancée militaire vers la capitale Bangui. Elle a également évoqué sa volonté de voir le parlement dissous et la formation d’un “gouvernement national de sauvetage”, selon ses termes.

L’ancien président centrafricain François Bozizé serait l’instigateur de cette nouvelle alliance rebelle, créée en décembre 2020 pour lancer des offensives contre le gouvernement centrafricain dans le contexte de l’élection présidentielle.

Depuis janvier, la contre-offensive de l’armée centrafricaine appuyée par les forces alliées russes et rwandaises, a permis de reprendre plusieurs villes occupées par les groupes rebelles coalisés.

  1. Bozizé a fait l’objet de poursuites judiciaire pour son implication dans la rébellion. Plusieurs témoins ont confirmé sa présence dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), ainsi que sur le territoire tchadien où il se serait fréquemment rendu.

 

  1. Y. Ibrahim et Prisca Vickos, avec Xinhua

Journaliste rédacteur

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RCA : une nouvelle altercation entre les requins de la garde présidentielle et les policiers, deux blessés graves

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/poste-de-police-croisement-miskine-ben-Zvi-le-13-mai-2020-450×337.jpg” alt=”Poste de police du croisement Miskine Benzi. Photo CNC / Fortuné Boberang” width=”450″ height=”337″ />
Poste de police du croisement Miskine Benzi. Photo CNC / Fortuné Boberang

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai  2021, 03:33:37 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’altercation entre les requins de la garde présidentielle et les éléments de la police nationale est survenue une nouvelle fois en un mois dans la nuit du mardi à mercredi 12 mai peu – après le coup de signal du couvre-feu de 20 heures. Deux policiers ont été grièvement blessés, et leur poste a également été saccagé.  

 

Selon notre équipe qui a pu assister à la scène, ce mardi vers 20 heures, quelques minutes seulement après l’entrée en vigueur du couvre-feu dans la capitale, les éléments de la police, en poste au croisement Sica-Benz-vi, ont mis la main sur une moto mal stationnée sur la chaussée et la ramener au poste.

Pendant ce temps, le propriétaire de la moto, un élément de la garde présidentielle, sans dire un mot aux policiers, faisait appel téléphonique à ses collègues d’armes de la garde présidentielle. Quelques minutes plus tard, un véhicule 4×4 BJ80, rempli des hommes lourdement armés, est arrivé au poste de police Sica-Benz-Vi. Comme ils ont fait le mois dernier, les policiers en poste ont été littéralement agressés par ces éléments de la garde présidentielle.

Et ce n’est pas tout! Avant de quitter le lieu, les requins ont pris le soin de fouiller chaque policier à la méthode russe : leur téléphone, c ont été confisqués par les requins.

Les gendarmes ont également été appelés sur le lieu. Les deux policiers grièvement blessés ont été évacués à l’hôpital communautaire, et une enquête a été ouverte par la gendarmerie.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : une marche contre la Minusca et la France qui avait été programmée pour jeudi 6 mai, est reportée pour ce mercredi 12 mai

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Marche du soutien à la Russie, le samedi 9 mai 2021 à Bangui. Photo Diaspora

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai 2021, 03:59:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les affiches et les banderoles imprimées, les associations des élèves et Étudiants convoquées, une centaine des mototaxis invités, les éléments de la garde présidentielle positionnés, la journée du mercredi 12 mai est une nouvelle fois classée noire en République centrafricaine par les nations unies. En cause, des collectifs des jeunes du parti au pouvoir, le MCU, et proche de la Russie, ont reporté pour ce mercredi 12 mai une marche de protestation contre la Minusca et la France.

 

Selon les organisateurs, la marche du jeudi vise avant tout à dénoncer les accusations portées par la Minusca contre « les forces de défense et de sécurité nationale, des mercenaires russes à travers des allégations d’exécution extrajudiciaire, tortures, violences sexuelles, traitements cruels, inhumains et dégradants, arrestation et détention arbitraires, menace à l’intégrité physique, menace de mort, etc. ».

D’après un proche du chef de l’État, la démarche de la Minusca est claire. C’est un complot orchestré par des puissances invisibles contre la République centrafricaine.

« Nous savons que la Minusca joue le jeu de certaines puissance comme la France, les États-Unis pour déstabiliser le pays. Ils ne veulent pas qu’on touche aux rebelles », ajoute-t-il.

Pour la France, les organisateurs font allusion au reportage publié le 3 mai par la radio France internationale (RFI) intitulée : « en Centrafrique, des victimes des exactions russes brisent la loi du silence ». Pour eux, c’est encore un complot de la France contre la RCA.  D’après eux, toutes les victimes évoquées dans le reportage de RFI sont imaginaires et n’existent pas réellement.

Selon nos informations, lors de la marche de ce mercredi 12 mai, une centaine des éléments de la garde présidentielle, habillée en civils seront déployés parmi les manifestants. L’objectif, attaqué les véhicules des nations unies qui seront de passage dans la capitale.

Rappelons que les exactions des mercenaires russes et syriens contre les civils en Centrafrique sont largement tolérées et couvertes par le gouvernement centrafricain. Selon plusieurs observateurs, l’enquête que la justice centrafricaine entend mener sur les allégations de ces crimes est juste une poudre à l’œil. Rien ne sera fait en ce sens.

Pour cette raison, la journée du mercredi 12 mai est classée fériée. Pas de travail, et aucun véhicule des nations-unies ne circulent à Bangui.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les populations du village Gbogbo, exaspérées par les exactions des rebelles du CPC, appellent le gouvernement à l’aide

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/DSCN0028-450×338.jpg” alt=”Village Gbogbo, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />
Village Gbogbo, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai  2021, 03:27:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la reprise de la ville de Bria, Yalinga et de Zako par les éléments de l’armée nationale, appuyés par leurs alliés russes, syriens et rwandais, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), en fuite, se sont retranchés dans des villages environnants. Plusieurs exactions ont été commises sur les populations. Au village Gbogbo, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga, les habitants, pris en otages par les rebelles, appellent à l’aide le gouvernement.

 

« Ils sont venus en masse depuis la ville de Zako, mais aussi  de Bria, d’autres de Yalinga. Ils commettent de nombreuses exactions sur les populations. Pour un rien, ils te brutalisent, te violentent. Si tu n’as pas de chance, ça pourrait finir pour toi. De nombreux habitants ont dû quitter le village, mais d’autres ont été rattrapés et ramenés avec une amende à payer à la clé. Maintenant, les gens préfèrent s’enfuir la nuit pour Yalinga ou Bria », raconte un habitant du village Gbogbo interrogé par CNC.

Ces allégations, confirmées par un habitant de la sous-préfecture de Yalinga, font état  des nombreux cas de pillage et d’agression envers les populations. Selon lui, de nombreux déplacés des villages environnants ont raconté que les rebelles de la  CPC disaient qu’ils ne sont plus comme avant pour traiter les gens en dignité.

« Avant, nous étions des leaders. Mais le gouvernement nous pourchasse pour nous tuer. Maintenant, on fait comme les Mercenaires russes et les soldats FACA qui maltraitent les gens dans des villes sous leur contrôle », a-t-il précisé, rapportant les propos des éléments de la CPC.

Un déplacé du village Gbogbo que nous avons rencontré à Bria témoigne  la même chose.  D’après lui, le général Mahamat Sallé de la  CPC, qui était Comzone de Zako, serait actuellement en tête de ces rebelles qui sévissent au village Gbogbo.

Il y’a lieu de rappelé que l’autoproclamé général Mahamat Sallé, Comzone  du FPRC à Zako, était l’homme qui avait contrôlé la ville de Bangassou le mois de janvier dernier avant d’être chassé avec ses éléments dans la ville par les Casques bleus rwandais de la Minusca.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

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RCA : l’ambassadrice de Centrafrique en Côte d’Ivoire, Madame Honorine Lydie Magba, limogée de ses fonctions, fait adieu au Président Ouattara

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Madame Honorine-Flore Sylvie MAGBA, l’Ambassadrice de la RCA auprès de la République de Côte d’Ivoir lors de la cérémonie de présentation de sa lettre de créance au Président ivoirien Alassane Dramane OUATTARA le 14 novembre 2019. Copyrightprsident ivoirienne

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai  2021, 03:35:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le mardi 11 mai 2021, en Côte d’Ivoire, l’ambassadrice de la République centrafricaine, madame Honorine Lydie Magba, en fin de mission en Côte d’Ivoire, a fait ses adieux au président ivoirien, Alassane Ouattara, lors d’une audience au Palais présidentiel d’Abidjan Plateau.

 

Face à la presse au terme de cette audience d’au revoir, la diplomate centrafricaine a relevé l’excellence des relations entre Abidjan et Bangui. Une coopération appelée à se renforcer grâce à l’action conjuguée de gouvernement des deux pays.

« Ma mission s’achève en République de Côte d’Ivoire, je garde un bon souvenir. Je tiens à remercier Son Excellence Alassane Ouattara, son agréable épouse et toute la Côte d’Ivoire pour l’accueil qui m’a été réservé, dès mon arrivée en Côte d’Ivoire », a déclaré à la presse ivoirienne madame Magba.

La diplomate centrafricaine a jugé précieuse l’expérience acquise en Côte d’Ivoire, notamment en matière de gestion de sortie de crise dans son pays.

« Je pense mettre en place cette expérience pour l’intérêt de la République Centrafrique. La Côte d’Ivoire est un exemple de sortie de crise pour la République centrafricaine », a-t-elle dit.

Rappelons que madame Honorine Flore Lydie Magba avait présenté ses lettres de créance le  jeudi 14 novembre 2019 au président de la République de Côte d’Ivoire. Mais durant ses fonctions en Côte d’Ivoire, elle avait rencontré des sérieux difficultés sur le plan administratif.

Le 17 juillet 2020, Suite aux propos tenus par la ministre des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, madame Sylvie Baïpo Temon sur les ondes de la radio Ndékèluka le 08 juillet 2020, auxquels elle avait discrédité au passage Madame Honorine-Flore Sylvie MAGBA, l’ambassadrice de la RCA auprès de la République de la Côte d’Ivoire sur la gestion financière des loyers de son Ambassade, celle-ci l’avait répondu sèchement.

Lire aussi : RCA : Madame Honorine  Lydie MAGBA  , l’ambassadrice de la RCA en Côte d’Ivoire répond au ministre centrafricain des Affaires étrangères, madame  Sylvie Baïpo Temon.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : LE DEPUTE DE BOALI FIRMIN NGREBADA DEFIE LE CHEF DE L’ETAT TOUADERA ET BLOQUE LE PAYS EN S’ACCROCHANT A LA PRIMATURE

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le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 11 mai 2021, 10:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon l’enquête de CNC, les centrafricains sont impatients par rapport à la mise en place d’un nouveau gouvernement suite à la réélection et l’investiture le 30 mars dernier du Président Faustin Archange TOUADERA. L’opinion est indignée du fait que 45 jours après l’investiture présidentielle, Firmin Ngrebada n’a toujours pas démissionné de la Primature, et le Président que  les centrafricains ont réélu ne prenne pas la décision de démettre son Premier Ministre.

 

Plusieurs sources indiquent à CNC que Firmin Ngrebada s’accrocherait à son poste et n’entend pas aller occuper son siège de député de Boali. Ngrebada fait comprendre à ses visiteurs du soir qu’il ne bougera pas de la Primature car il a le soutien de ses amis russes wagner qui sont en rca grâce à lui.

Plusieurs ministres expriment depuis deux semaines leur malaise dans ce gouvernement. Certains confient dans divers milieux que Ngrebada aurait tenté de tenir des conseils de cabinet et conseils des ministres mais que le Chef de l’Etat l’aurait instruit de surseoir à ces séances. Dans les départements, beaucoup de ministres ne viennent plus au bureau ou font un petit tour avant de disparaître ; les parapheurs sont presque vides. L’administration publique est bien paralysée car les ministres étant souvent absents, beaucoup de directeurs, chefs de service et autres agents ne travaillent plus normalement. Pendant ce temps, Ngrebada nargue les centrafricains en faisant des publications sur sa page personnelle comme pour dire qu’il travaille.

Dans les quartiers et les débits de boisson, dans les milieux politique et intellectuel, ca parle très négativement de l’attitude de Ngrebada qui s’accroche à son poste comme s’il était détenteur d’un contrat de 5 ans à Petroca.

On pensait qu’après l’installation des députés et la mise en place du bureau de l’assemblée nationale ngrabada devait démissionner automatiquement pour que le Chef de l’Etat exerce son pouvoir de nommer un nouveau PM pour lancer les chantiers de son second mandat… 45 jours sont passés et toujours rien…

Une bonne partie de l’opinion centrafricaine ne comprend pas la logique du Président réélu qui conserve son ancien gouvernement alors qu’il a officialisé sa nouvelle vision politique le 30 mars dernier dans son discours d’investiture. Même l’assemblée nationale a été renouvelée et seul l’appareil de l’exécutif demeure ancien alors qu’il faut un nouveau PM, un nouveau Gouvernement pour concrétiser la nouvelle vision politique du Chef de l’Etat.

 

Wait and see…

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : Dieudonné Ndomaté, ministre et ex-chef Anti-Balaka, serait arrêté

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Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 11 mai 2021, 10:54:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon le procureur général près de la cour d’appel de Bangui, le ministre Dieudonné Ndomaté, ministre du tourisme, et ex-chef milicien Anti-Balaka serait tombé dans le filet des forces de l’ordre dans la ville de Bouca, située à environ 288 kilomètres au nord de Bangui, dans la préfecture de l’ouham.

 

Monsieur Dieudonné Ndomaté, ex-chef milicien Anti-Balaka, représentant le parti de Patrice Edouard Ngaïssona, le PCUD  au sein du gouvernement, a été arrêté par les force de l’ordre dans la localité de Bouca, selon le Procureur général Éric Didier Tambo. D’après lui, monsieur Dieudonné Ndomaté est actuellement en train d’être auditionnée aux fins de la manifestation de la vérité sur leur implication dans la crise sécuritaire qui a secoué la Centrafrique.

Pour les militants du parti PCUD, ils se disent surpris d’apprendre que monsieur Ndomaté, qui est toujours membre du gouvernement, et ministre du tourisme, a été interpellé.

Rappelons que le samedi 28 mars 2020, une colonne des véhicules militaires des forces armées centrafricaines (FACA), et un pick-up de la police centrafricaine, rempli des hommes en tenue lourdement armés, étaient intervenus au domicile du ministre de la Culture, l’ex-chef Anti-Balaka  Dieudonné Ndomaté. Une dizaine des personnes, tous des ex-chefs miliciens Anti-Balaka,  ont été arrêtées, et le ministre, présent lors de l’intervention des forces de l’ordre à son domicile, a été sommé de se rendre à la gendarmerie.

Les suspects qui avaient été interpellés sont tous accusés d’avoir fomenté un coup d’État contre le chef de l’État. Mais à la surprise de tous, le Ministre Dieudonné Ndomaté garde son poste toujours au sein du gouvernement jusqu’à l’annonce de son arrestation par le procureur général cette semaine.

On ignore encore les circonstances et la date de son interpellation, mais il n’a plus de choix d’attendre les conclusions de l’enquête pour connaître les charges qui pèsent sur lui.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : arrestation à Bangui d’un sujet français détenant un important arsenal de guerre

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Le français Juan Rémy Quignolot, interpellé par la police le 11 mai 2021 pour détention illégale d’armes de guerre. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 11 mai  2021, 03:04:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un “très important arsenal” de guerre a été retrouvé ce lundi 10 mai 2021 au domicile de monsieur Juan Rémy Quignolot , un ex-militaire français habitant depuis plusieurs années à Bangui. Ce dernier a été arrêté par la brigade de l’OCRB de la police nationale et présenté aux autorités et aux  médias.

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Eric Didier Tombo, Procureur général de la cour d’appel près du tribunal de grande instance de Bangui, le 11 mai 2021 dans l’enceinte de l’OCRB à Bangui. Photo CNC

Selon le procureur général près de la cour d’appel de Bangui, le suspect se présente à Bangui comme un journaliste  consultant. Or, selon des informations de la police, l’homme  aurait fait partie des anciens formateurs des combattants  de l’ex-coalition Seleka.  C’est au cours d’une perquisition à son domicile  ce lundi 10 mai 2021 vers après midi que la police a saisi un important arsenal de guerre.

« Il s’agit d’une opération de la police. C’est un monsieur qui était suivi par le service de la police. Et aujourd’hui la police a demandé à ce que le parquet puisse ordonner une perquisition à son domicile. Et nous avons ordonné à la police de faire la perquisition. Nous même nous avons assisté à cette perquisition et nous sommes tombés sur des effets militaires, notamment des treillis, des rangers, des armes des munitions et nous sommes aussi tombé sur des billets de banque qui circulent en Afrique de l’Ouest, en République centrafricaine, dollar même de l’euro.  Donc on a eu cette prise-là, il y’a beaucoup d’armes et beaucoup des minutions. Il semble qu’il serait formateur  des FOX, et  qu’il est consultant  et qu’il est aussi journaliste… Des sources policières que nous avons eues, il semble qu’en 2013  il faisait partie des encadreurs de la Seleka… », a déclaré le procureur général près de la cour d’appel de Bangui, le magistrat Éric Didier Tombo à CNC.  

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Les effets militaires réquisitionnés au domicile du français à Bangui, le 11 mai 2021 par les policiers de la brigade de l’OCRB. Photo CNC

À en croire le procureur, c’est le suspect, avec un autre Français,  qui aurait activé et manipuler les extrémistes du KM5

Interrogé par CNC dans les locaux de l’OCRB à Bangui, le français Juan Rémy Quignolot n’a pas souhaité commenté l’affaire. Il ne demande qu’à parler avec son avocat.

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La copie du passeport du français arrêté le 11 mai 2021 à Bangui pour détention d’armes illégale par les policiers de l’OCRB. Photo CNC

Toutefois, un membre de la société civile a toutefois mis en garde l’opinion nationale quant à la manipulation des preuves. Selon lui, avec les Russes, il faut surtout se méfier.

« Je dis ça parce qu’on a déjà vu récemment une telle situation où l’on a manipulé la copine d’un ressortissant français pour cacher à son domicile des munitions de guerre à son absence. Et quelques minutes plus tard, à son retour, il est arrêté par la police, c’est un ex-soldat français, actuellement en prison à Ngaragba. Il faut faire surtout attention », a commenté cet activiste de la société civile à CNC.

Sur les réseaux sociaux, le conseiller russe du chef de l’État, monsieur Valery, Zakharov a publié un message disant :

« Un citoyen étranger a été détenu à Bangui aujourd’hui avec une énorme quantité d’armes et de munitions. Une enquête est en cours et les circonstances sont à clarifier ».

Affaire à suivre….

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Non, le lieutenant Yvon Konaté n’a pas été battu à mort

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Le chef milicien Yvon Konaté arrêté par les forces de l’ordre à Bossembélé. Photo CNC 

STOP #ATÉNÉ

 

  • « Le chef des anti-balakas lieutenant Konaté est abbatu ce matin après avoir été bien torturé par les requins(sic) », post Facebook, 16 décembre 2020.
  • Nous nous sommes rendus à la SRI où nous avons constaté de visu que le lieutenant Yvon Konaté était bien vivant.
  • Un responsable de la SRI indique quil a été conduit jeudi 17 décembre à lhôpital pour des soins car il portait de légères traces de coups de crosse.
  • Linformation selon laquelle le lieutenant Konaté a été torturé puis tué par la milice présidentielle est donc fausse.

Un post publié sur Facebook, le 16 décembre 2020, indique que « le chef des anti-balakas lieutenant Konaté est abbatu ce matin après avoir bien torturé par les requins (sic) ». Cette publication fait référence à l’arrestation, la veille, de l’ancien porte-parole des miliciens Anti-Balaka, à Bossembélé par les membres de la garde présidentielle. Dans la soirée, le procureur de la République près du tribunal de grande instance de Bangui, Didier Eric Tambo, a confirmé l’interpellation et le transfert d’Yvon Konaté à la Section des recherches et d’investigation (SRI) à Bangui.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre équipe s’est rendue à la SRI, le 18 décembre 2020, en fin de matinée, où elle a pu constater de visu qu’Yvon Konaté était bel et bien vivant. L’ancien porte-parole des anti-balaka venait de sortir d’une audience avec le juge d’instruction et s’apprêtait à aller prendre un bain. Portant une barbe, il est apparu souriant, ne semblant montrer aucune inquiétude, mais n’a pas pu répondre à nos questions.

Quelques heures auparavant, nous avions joint, par téléphone, Béranger Igor Lamaka, actuel porte-parole des anti-Balaka qui avait démenti la mort du lieutenant Konaté : « Non, il n’a pas été tué, même s’il a été torturé au moment où il a été capturé. Je lui ai rendu visite ce matin. » Il a ajouté que dans la journée du mercredi 16 décembre, Yvon Konaté avait été transféré à l’hôpital pour bénéficier de soins, avant d’être amené à la SRI.

Cette allégation du porte-parole des anti-balaka apparaît très exagérée si l’on en croit un responsable de la SRI qui indique qu’Yvon Konaté a été conduit jeudi 17 décembre à l’hôpital pour des soins car il portait « de légères traces de coups de crosse ».

Contacté, un magistrat du parquet de Bangui a précisé que « le lieutenant Konaté est attendu au parquet dans les jours qui viennent. La SRI doit d’abord documenter les charges qui pèsent sur lui », sans toutefois s’exprimer sur l’existence d’actes de torture.

Yvon Konaté n’a donc pas été battu à mort. Il a toutefois reçu des coups qui ont nécessité des soins. Il a été présenté au juge d’instruction ce vendredi 18 décembre pour la suite des procédures judiciaires.

RCA : les casques-bleus de la Minusca sont de retour à Bakouma

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Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 11 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans le cadre des élections législatives  qui auront lieu dimanche 23 mai prochain, plus de 300 casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) sont déployés depuis dimanche matin à Bakouma où ils procèdent à la sécurisation de cette ville située à 130 km au nord de Bangassou, dans la préfecture de Mbomou.

 

L’arrivée de 300 casques bleus appuyés par des blindés  s’est faite sans incidents et a été précédée de la restauration, par le génie militaire de la MINUSCA, des ponts liant Bakouma au reste de la préfecture. Ces infrastructures avaient été détruites il y a quelques semaines par les groupes armés coalisés, dont l’UPC, empêchant tout accès de véhicules à la ville.

Le déploiement de la Force de la MINUSCA contribuera à la protection de la population et à l’organisation des élections législatives dans cette ville située au sud de la RCA. Bakouma fait partie des localités où la situation sécuritaire avait empêché la tenue des scrutins du 27 décembre et 14 mars.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye, réaffirme l’engagement de la MINUSCA dans l’exécution de son mandat, notamment l’appui à la protection des populations civiles, la réduction de la présence et la menace des groupes armés et l’extension de l’autorité de l’Etat, en coopération avec le Gouvernement centrafricain conformément à la résolution 2552 du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

RCA : demain, le mercredi 12 mai, aura lieu le procès sur l’affaire de l’interdiction de sortie des opposants Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuélé  

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 11 mai  2021, 03:13:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 7 mai 2021 vers 14 heures, le greffe du tribunal de grande instance de Bangui avait publié un communiqué sur les antennes de la radio nationale, informant les opposants Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuélé que l’audience sur leur plainte auprès du tribunal administratif est fixée au 12 mai dans l’affaire de leur interdiction de sortie du territoire national

 

En effet, le mercredi 24 mars 2021, l’opposant Anicet Georges Dologuélé, Président de l’URCA, qui voudrait se rendre en France pour des raisons de santé,  avait été empêché  par la police de l’air et de frontière d’embarquer à bord de l’avion de la compagnie Air France.

Quelques jours plus tard, c’est le tour de l’opposant Martin Ziguélé, Président du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) d’être interdit par le gouvernement de quitter le territoire national alors qu’il voudrait se rendre à  Niamey au Niger  afin d’assister à l’investiture du nouveau Président  élu Mohamed Bazoum.

Le gouvernement justifie cette mesure par une action judiciaire en cours les concernant. Ce que contestent les deux opposants. Selon eux, l’État d’urgence n’est pas supérieur à la constitution dans notre pays, et que la liberté d’aller et venir est constitutionnelle, surtout que cette affaire judiciaire ne les vise pas directement.

Et ce n’est pas tout ! Ils décident de saisir le tribunal administratif d’une action contre l’état pour demander l’annulation de la mesure qu’ils considèrent comme illégale et non fondée de leur interdiction de sortie.

 

Ainsi, le tribunal administratif a fixé la date du procès le 12 mai prochain.

Mais ce qui est étonnant dans cette affaire, le tribunal avait procédé à un communiqué radio pour leur annoncer la date du procès. Ce qui est rare et presque du jamais vu. Que se cache-t-il derrière ce jeu ?

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Au moins 30 morts après le chavirage d’un bateau au Nigeria

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Au moins 30 morts après le chavirage d’un bateau au Nigeria

Bangui ( République centrafricaine ) – Un bateau de la compagnie Lagos State Ferry Services quitte la jetée du Five Cowries Terminal à Lagos, au Nigeria, le 10 février 2020.

Trente personnes sont mortes noyées après le chavirage de leur bateau surchargé dans l’Etat du Niger, dans le centre du Nigeria, a déclaré lundi à l’AFP un responsable des urgences./////////////.

Le bateau qui transportait une centaine de commerçants locaux s’est brisé en deux après avoir heurté un obstacle pendant une tempête alors qu’ils revenaient d’un marché samedi, a déclaré Ibrahim Audu Hussein, porte-parole du service des urgences dans l’État du Niger./////////////.

“Trente corps ont été retrouvés jusqu’à présent et cinq personnes sont toujours portées disparues”, a-t-il ajouté, précisant que l’accident avait eu lieu dans le village de Tijana situé dans le district de Munya./////////////.

“Soixante-cinq passagers ont été secourus avec l’aide de plongeurs locaux”, a déclaré le porte-parole. Les recherches ont éte entravées par des fortes pluies mais les plongeurs ont “bravé” le mauvais temps, a-t-il ajouté. /////////////.

Les naufrages de bateaux, souvent surchargés et mal entretenus, sont fréquents au Nigeria, particulièrement pendant la saison des pluies.

Avec AFP/VOA

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Six morts et six blessés dans un attentat suicide à Mogadiscio

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Six morts et six blessés dans un attentat suicide à Mogadiscio

Bangui ( République centrafricaine ) – Six personnes ont été tuées et six autres blessées dans un attentat suicide dimanche contre un commissariat de police à Mogadiscio, a indiqué la police.

L’attaque s’est produite à Warberi, dans le sud de la ville, sur la route très fréquenté de Maka al-Mukaram./////////////.

“L’explosion a été tellement puissante qu’elle a détruit des parties de l’immeuble”, a déclaré à l’AFP le chef de la police somalienne, Ibrahim Mohamed./////////////.

La circulation sur cette route a été temporairement fermée par la police, selon des témoins./////////////.

“Six personnes dont quatre civils et deux policiers ont été tués dans cette attaque qui a visé le commissariat de police”, a dit à l’AFP le porte-parole de la police Sadik Dudishe./////////////.

Parmi les victimes se trouve un commissaire de police dont on soupçonne qu’il était la cible de l’attaque. Six autres personnes ont été blessées, a ajouté le porte-parole./////////////.

L’attentat n’a pas été revendiqué mais généralement les attaques dans la capitale somaliennes sont menée par le groupe Al-Shabaab (“les jeunes” en arabe)./////////////.

Al-Shabaab veut renverser le gouvernement fédéral somalien depuis 2007 et lance régulièrement des attaques contre le gouvernement en ciblant également des civils.

Avec AFP/VOA

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RCA : crimes commis par les mercenaires de Wagner, les FACA  commencent à parler

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Arrivée du corps calciné du défunt Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, le samedi 8 mai 2021 à son domicile , transporté par un camion de l’armée nationale.

 

Kaga-Bandoro, République centrafricaine, lundi, 10 mai  2021, 03:44:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 24 heures après l’assassinat cruel du délégué du marché à bétail de Kaga-Bandoro par les mercenaires de la société russe Wagner, les langues commencent à délier. Certains militaires de l’armée nationale ont décidé  de décrire et témoigné de certains crimes commis par leurs alliés russes à Alindao, mais aussi à Grimari, située à 77 kilomètres à l’ouest de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka.

 

Si les populations civiles de Kaga-Bandoro ont été étonnamment surprises de retrouver le corps sans vie de monsieur Mahamat Zène Abrasss alias 11-11 décapité et incendié par les mercenaires russes, au sein de l’armée nationale, cela n’étonne personne, encore moins si cela concerne les mercenaires russes. D’après quatre soldats de l’armée nationale que nous avons pu les interroger à Kaga-Bandoro, la plupart des crimes commis par les mercenaires russes et syriens à Grimari auraient été faits à l’aide d’une scie motorisée à chaîne coupante communément appelée  « la tronçonneuse ».

« Je me rappelle le mois dernier lors de notre patrouille dans les quartiers qui se trouve derrière marcher central à Grimari, nous avions interpellé un homme d’une trentaine que nous soupçonnons  d’appartenir à la milice Anti-Balaka. Les Russes l’ont amené dans leur base pour interrogatoire. On ne sait pas comment les choses se sont passées, mais ils ont voulu tirer sur lui à plusieurs reprises, mais les projectiles ne l’ont pas atteint. Ils ont utilisé des couteaux, là aussi ça ne marche pas. Les couteaux se mettent à couper quand ils le poignardent. Ils ont pris maintenant la tronçonneuse. Ils l’ont découpé en morceau… À partir de ce jour, toutes leurs victimes ont été assassinées par une tronçonneuse », raconte l’un des témoins qui ne sont autres qu’un soldat FACA. Ces faits ont été confirmés par les trois autres FACA qui ont décidé de témoigner aussi des autres cas qui sont survenus à Bambari, Ippy et Alindao.

« Le 10 avril dernier, on a appris que les rebelles sont sortis au village Nzeleté, à une vingtaine de kilomètres d’Alindao sur l’axe Bambari. Nous sommes allés avec les Russes. Mais en arrivant sur place,  le village est calme. L’un de nos indicateurs nous a montré un homme comme un possible pisteur des rebelles. Nous l’avions arrêté, et les Russes l’ont amené dans leur base pour interrogatoire. Mais le lendemain, on ne voit que son corps décapité entreposé dans un sac. Ils l’ont enterré juste à 200 mètres de leur base », témoigne un autre FACA.

En tout cas les faits sont nombreux, et nous ne pouvons pas tout décrire dans cet article. Mais une chose est sûre, c’est que les Centrafricains demandent l’ouverture d’une enquête internationale et impartiale menée par les Nations unies sur les exactions des mercenaires russes en RCA.

Affaire à suivre.

 

Par Éric Piandé

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bandoro

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la Minusca condamne fermement l’usage d’engins explosifs sur le territoire centrafricain

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Photo Minusca

 

Bouar, République centrafricaine, lundi, 10 mai  2021, 03:50:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 72 heures après l’explosion d’une mine terrestre  qui avait endommagé la voiture de la mission catholique de Niem, dans le diocèse de Bouar, dans le Nord-ouest de la Centrafrique. La Minusca, mission des nations unies en République centrafricaine se dit samedi préoccuper par la multiplication de l’utilisation des engins explosifs dans le pays. Elle met en garde les auteurs contre une possible poursuite judiciaire pour crime contre l’humanité.

 

 

Mercredi 5 mai, une voiture de la mission catholique de Niem, dans le diocèse de Bouar, dans le nord-ouest de la Centrafrique, a été touchée par l’explosion d’une mine terrestre. D’après les premiers éléments recueillis, il y aurait au moins une perte en vie humaine.

Au moins une personne a péri, dans le village de Kolo, près de Bouar, dans le nord-ouest de la Centrafrique, ce lundi 5 avril, après qu’une mine terrestre a explosé au passage d’une voiture des missions de la congrégation des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram.

Cependant, l’utilisation des engins explosifs n’est pas seulement réservée ce dernier temps à la partie nord-ouest de la RCA. Selon nos informations, à l’Est, dans la Lobaye, au nord, dans la Haute-Kotto, au centre, dans la Ouaka, les engins explosifs sont régulièrement utilisés. Ceci inquiète sérieusement la mission des Nations unies en République centrafricaine. Sur les réseaux sociaux ce week-end, elle a publié un message pour mettre en garde les auteurs de ce crime :

« La Minusca condamne fermement l’usage d’engins explosifs sur le territoire centrafricain et dont les principales victimes sont les civils. Cette pratique lâche est une violation grave du droit international humanitaire et expose ses auteurs à des poursuites judiciaires », a publié samedi sur Twitter le service de communication de la Minusca.

Mais sur le terrain, les Mercenaires russes et les rebelles se rejettent la responsabilité sur l’autre. Quelques minutes après l’explosion d’une mine terrestre qui a explosé au passage d’une voiture de la mission catholique de Niem, le conseiller russe du chef de l’État, monsieur Valery Zakharov s’est empressé pour poster un message d’attention sur Twitter, accusant le 3R d’avoir posé un engin explosif dans la région de la Nana-Mambéré.  Sans plus tarder, le lendemain, le 3R publie un communiqué pour démentir les propos du conseiller russe du chef de l’État.  D’après ce mouvement, les propos du conseiller russes du chef de l’État ne sont que des diversions pour éventuellement cacher les crimes qui auraient été commis par les mercenaires russes révélées par les Nations unies et les médias internationaux.

Selon nos informations, les Russes utilisent aussi des engins explosifs  comme on n’a vu dans la Lobaye, la Haute-Kotto, l’Ouaka. Cependant, des sources militaires ont aussi indiqué que le mouvement 3R utilise fréquemment des grenades piégées dans la région de la Nana-Mambéré et l’Ouham – Pendé.

Rappelons que l’année dernière, la Minusca avait accusé le 3R d’avoir utiliser des mines dans la région de l’Ouham-Pendé.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Faux, le chef d’Etat-Major des armées Zéphirin Mamadou n’est pas en fuite

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le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.

 

 

    • « Le Cema Zéphirin Mamadou en fuite après une tentative denlèvement ()», post Facebook publié le 24 janvier 2021.
    • Contacté par téléphone, le chef dEtat-Major des armées Zéphirin Mamadou dément catégoriquement être en fuite et assure se trouver à
  • Le général a été vu le 23 janvier aux obsèques du commandant Eric Gambi. Des photos publiées sur la page Facebook officielle de lEtat-Major FACA en té
  • La rumeur selon laquelle le chef dEtat-Major des armées Zéphirin Mamadou a pris la fuite est donc fausse.

 

Depuis quelques jours, une rumeur devenue virale affirme que le général Zéphirin Mamadou serait en fuite. Un post Facebook en date du 24 janvier indique : « Flash info : le Cema Zéphirin Mamadou en fuite après une tentative denlèvement. » Le jour-même, l’information est reprise par le site d’information le tsunami.Net qui titre « Centrafrique : le chef d’état-major des Faca Zéphirin Mamadou en fuite après une tentative d’enlèvement ? ». L’article précise que « des informations de sources policières et militaires ont rapporté à notre rédaction que le chef d’état-major des forces armées centrafricaine, le général Zéphirin Mamadou aurait échappé à une tentative darrestation cette nuit à son domicile. Au moment où nous mettons sous presse, lhomme se serait évaporé dans la nature avec armes et bagages ».Le 26 janvier, le site Cameroun Web publie un article sous la forme affirmative cette fois-ci : « Centrafrique : accusé dintelligence avec la CPC, le chef dEtat-major prend fuite. » L’auteur écrit : « A présent, le Général Zépherin et son épouse ont disparu des écrans radars. Certaines sources disent quils auraient rejoint une ambassade de la capitale ou encore le camp MPoko. Cependant, une chose est certaine. Le Chef dEtat-major est bel et bien en cavale. »

L’article laisse par ailleurs entendre que cette fuite serait liée aux soupçons de connivence du général avec la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), mouvement armé centrafricain issu de la fusion de six groupes rebelles et responsable des différentes attaques qui, depuis un mois, déstabilisent le pays.

Contacté par téléphone le 25 janvier, le général Zéphirin Mamadou dément catégoriquement avoir fui Bangui. « Je me trouve à linstant même dans mon bureau. Ce sont des détracteurs déçus qui mènent cette guerre gratuite. Je demeure loyaliste », a-t-il déclaré. Des publications viennent confirmer son démenti. Sur la page Facebook de l’Etat Major Faca, un post en date du 23 janvier atteste, photos à l’appui, de la présence du général aux obsèques du commandant Gambi. décédé des suites d’une maladie.

Une deuxième publication, toujours sur la page Facebook de l’Etat-Major FACA, fait état de sa participation à une cérémonie, à la base de la Minusca le 26 janvier, en hommage aux deux Casques bleus tués par les rebelles le 18 janvier dernier à Bangassou. Ce post est accompagné d’une photo où on le voit, portant des lunettes et un masque, déposer une médaille sur l’un des cercueils. Le texte précise que les responsables de la Minusca ainsi que l’inspecteur général de l’armée, le général de division Bruno Izamo, étaient également présents.

Par ailleurs, le Cema dément également avoir remis sa lettre de démission contrairement à ce qu’avait affirmé une source à l’Etat-Major des armées jointe par l’équipe #StopATènè le 24 janvier. Celle-ci avait ainsi déclaré : « Le chef d’Etat-Major a déposé sa lettre de démission il y acinq jours sur la table du président. Jusqu’alors, le Chef suprême des armées n’a pas encore signé cette lettre de démission. »Toutefois, il disait ne rien savoir sur la prétendue fuite du général.

 

    • Appel téléphonique augénéral Zéphirin Mamadou (lundi 25 janvier 2021)
  • Posts Facebook de l’Etat-Major Faca des 23 et 26 janvier 2021.
  • Echange avec des officiers et sous-officiers à l’Etat-Major des Armées (Officiers ou sous-officiers ? Quel genre d’échanges : téléphonique, sur place ? Quand ?)

 

Par Fridolin Ngoulou avec les membres de #StopATènè, l’équipe qui stoppe les « on-dit » et les fausses nouvelles en RCA

RCA : Facebook ferme plusieurs faux comptes liés à Harouna Douamba et la Russie en RCA

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Le sulfureux Arouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 10 mai  2021, 03:18:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 6 mai 2021, Facebook a annoncé le retrait de 32 pages, 46 profils et six comptes Instagram gérés par des personnes en République centrafricaine (RCA) dont les activités ciblaient des publics en RCA. Facebook a partagé ce réseau avec l’Observatoire Internet de Stanford (SIO) le 26 avril 2021. Ce réseau a été suspendu non pas en raison du contenu de ses publications, mais plutôt pour un comportement coordonné inauthentique . SIO a trouvé des indications significatives à la fois sur et hors plate-forme que de nombreux actifs supprimés lors de ce retrait étaient des alias pour la même entité. 

 

Le réseau suspendu a montré des liens étroits avec Harouna Douamba, un pseudonyme pour un individu prétendument burkinabé qui a acquis une notoriété en RCA pour les campagnes d’information qu’il mène sur les réseaux sociaux. Douamba prétend être le président de trois organisations non gouvernementales (ONG): Aimons Notre Afrique (ANA), Coalition Afrique Engagée (CAE) et Fédération Nationale des Ivoiriens d’Origine Étrangères (FENIOE). Les pages Facebook de ces organisations ont été incluses dans le réseau suspendu, en plus des pages de plusieurs autres ONG et sociétés de médias liées à Douamba. Nous avons également trouvé des preuves que l’un des profils suspendus peut être la personne derrière le pseudonyme Harouna Douamba. Facebook attribue le réseau à ANA.

 

 

ONG et médias liés à Harouna Douamba

Les pages suspendues ont constamment dénigré l’implication de la France dans la RCA, mais ont fait l’éloge du président Faustin-Archange Touadéra et de la Russie. Ils ont également publié des articles biaisés sur d’autres pays d’Afrique occidentale et centrale.

Nous avons également enquêté sur les liens de Douamba avec une campagne de désinformation selon laquelle quatre responsables associés à la mission de maintien de la paix des Nations Unies en RCA (la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation en République centrafricaine, connue sous le nom de Minusca) ont trafiqué des armes à des rebelles opérant dans un quartier de Bangui, en RCA.

L’une des pages suspendues a été profondément impliquée dans cet effort et a publié ce qui pourrait être qualifié d’incitation à la violence.

Points clés à retenir:

  • Le réseau suspendu était centré sur les activités de Harouna Douamba. Presque toutes les pages suspendues ont des liens avec Douamba et / ou des contenus fréquemment publiés mettant en vedette Douamba et les activités de ses ONG. Plusieurs des profils et comptes Instagram suspendus semblent également avoir des liens directs avec Douamba, ses ONG ou des sociétés de médias affiliées.
  • Un grand nombre des pages suspendues ont prétendu être des ONG qui cherchent à faire avancer les causes panafricaines. Cependant, ces ONG semblent en grande partie être des pseudonymes à peine voilés pour les ONG ANA et CAE de Douamba. Les pages de ces organisations ont démontré un comportement coordonné significatif. Par exemple, ils partageaient fréquemment du contenu dupliqué d’ANA et de CAE, généralement dans les 10 à 15 minutes suivant les publications originales.
  • L’une des pages suspendues était une force de coordination autour d’une campagne de désinformation en 2020, alléguant que les Casques bleus de l’ONU en RCA faisaient le trafic d’armes à des groupes rebelles et appelant à la révolte lors de l’opération de maintien de la paix. C’est une preuve solide que Douamba est lié à cette campagne de désinformation.
  • Dix-huit domaines, en grande partie des sites d’information de langue française couvrant l’Afrique centrale et occidentale, étaient liés au réseau. Il existe des preuves substantielles que les sites sont liés les uns aux autres et à Douamba. Le site Web de l’ANA, par exemple, répertorie presque tous les sites d’information dans le cadre de leur groupe de médias, ANA-COM.
  • Topiquement, le réseau a largement poussé des contenus critiques à l’égard de la France et favorables au régime de Touadéra et à la Russie. Ils ont également publié des articles biaisés sur d’autres pays d’Afrique occidentale et centrale.
  • Le réseau a également tenté de développer son audience sur toutes les plateformes. Un message largement partagé par les pages suspendues a appelé les panafricanistes à inclure leurs numéros WhatsApp dans les commentaires. Cependant, peu d’utilisateurs ont partagé ces informations.

 

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l’Observatoire Internet de Stanford

Brésil : l’ONU préoccupée par la mort de 25 personnes lors d’une opération de police à Rio

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Une favela le long d’une colline à Rio de Janeiro, au Brésil.  

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 10 mai , 02:29:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’incident a commencé aux premières heures du jeudi 6 mai, dans le quartier de Jacarezinho, lorsque des policiers à pied et dans un hélicoptère participant à une opération visant les membres d’une organisation criminelle ont ouvert le feu. Au moins 25 personnes, dont un policier, auraient été tuées au cours de l’opération. Le nombre exact de personnes blessées, y compris des passants et des personnes à l’intérieur de leurs maisons, n’est pas encore connu.

 

Il s’agit de l’opération de police la plus meurtrière depuis plus de dix ans à Rio de Janeiro, a indiqué vendredi le HCDH dans un communiqué. Elle s’inscrit dans une tendance de longue date à l’usage inutile et disproportionné de la force par la police dans les quartiers pauvres, marginalisés et majoritairement afro-brésiliens du Brésil, appelés favelas.

Cette opération est d’autant plus inquiétante car elle a eu lieu malgré un arrêt de la Cour suprême fédérale du pays de 2020, qui limitait les opérations de police dans les favelas de Rio pendant la pandémie de Covid-19.

Le HCDH rappelle aux autorités brésiliennes que le recours à la force ne doit être appliqué qu’en cas de stricte nécessité, et qu’elles doivent toujours respecter les principes de légalité, de précaution, de nécessité et de proportionnalité. La force létale ne doit être utilisée qu’en dernier recours et uniquement dans les cas où il existe une menace imminente de mort ou de blessure grave.

Une enquête indépendante, approfondie et impartiale sur cet incident est nécessaire

« Nous avons reçu des informations inquiétantes selon lesquelles, après les événements, la police n’a pas pris de mesures pour préserver les preuves sur la scène du crime, ce qui pourrait entraver les enquêtes sur cette opération létale », a indiqué le HCDH.

L’ONU demande au Bureau du Procureur de mener une enquête indépendante, approfondie et impartiale sur cet incident, conformément aux normes internationales, et notamment au Protocole du Minnesota sur l’enquête sur les décès potentiellement illicites. Ce protocole stipule que les autorités doivent assurer la sécurité des témoins et les protéger contre les intimidations et les représailles.

Le HCDH appelle également à un débat large et inclusif au Brésil sur le modèle actuel de maintien de l’ordre dans les favelas qui sont piégées dans un cercle vicieux de violence meurtrière, avec un impact dramatiquement négatif sur leurs populations déjà en difficulté et marginalisées.

 

ONU info

RCA : vive émotion  à Kaga-Bandoro après l’assassinat cruel  du délégué du marché à bétail local par les mercenaires russes

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/le-defunt-Mahamat-Zene-Abrasss-alias-11-11-enleeve-le-6-mai-2021-par-les-russes-et-assassine-par-les-mercenaires-russes-a-Kaga-Bandoro-et-le-corps-retrouve-le-samedi-8-mai-2021-450×429.jpg” alt=”le défunt Mahamat Zène Abrasss alias 11-11 enléevé le 6 mai 2021 par les russes et assassiné par les Mercenaires russes à Kaga-Bandoro et le corps retrouvé le samedi 8 mai 2021″ width=”450″ height=”429″ />
Le défunt Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, enlevé le jeudi 6 mai 2021 sur le lieu de son commerce par les mercenaires syriens et russes de la société Wagner, et assassiné son corps sans vie a été retrouvé à Kaga-Bandoro le samedi 8 mai 2021

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 9 mai  2021, 03:19:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis samedi, la ville de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de Nana-Gribizi, est plongée profondément à nouveau dans une angoisse collective provoquée par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner. L’arrestation et détention arbitraire, la disparition forcée, l’assassinat, pillage et braquage sont devenus presque monnaie courante  de la population tenaillée par les mercenaires de la société Wagner. Ce samedi, l’assassinat cruel de Monsieur Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, délégué des commerçants du marché à bétail de Kaga-Bandoro est la goûte d’eau qui fait déborder le vase.

Arrivée du corps calciné du défunt Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, le samedi 8 mai 2021 à la maison, transporté par un camion de l'armée nationale.
Arrivée du corps calciné du défunt Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, le samedi 8 mai 2021 à son domicile , transporté par un camion de l’armée nationale.

 

« C’est un assassinat de trop. Depuis qu’ils sont là, ils ne visent que nous les musulmans. Mais pourquoi nous ? Même en France, il y’a des musulmans. Même aux États-Unis, c’est pareil. Mais pourquoi les musulmans qui sont régulièrement visés en Centrafrique par les mercenaires de la société Wagner  ? », s’indigne un commerçant de Kaga-Bandoro. Et il n’est pas le seul ! C’est toute la communauté musulmane qui est sensiblement touchée par l’assassinat brutal cette semaine de monsieur Mahamat Zène Abrasss alias 11-11, délégué du marché à bétail de Kaga-Bandoro par les mercenaires de la société Wagner.

En effet, selon les témoignages recueillis sur place,  le jeudi 6 mai 2021 vers 17 heures, monsieur Mahamat Zène Abrasss avait été kidnappé sans aucune raison apparente sur le lieu de son commerce par les mercenaires russes et syriens.  Son domicile a également été perquisitionné par les mêmes éléments. Mais à la grande surprise de tous, son corps sans vie calciné et démembré  a été retrouvé dans la forêt ce samedi par un cultivateur de retour du champ.  Les soldats FACA et la Minusca ont été alertées, et le corps de monsieur Mahamat Zène Abrasss a été ramené en ville et enterré dignement quelques heures plus tard.

Selon sa femme et ses enfants, les mercenaires syriens et russes ont saisi une somme de 90 millions de francs CFA au domicile du défunt. Cette somme, selon sa famille, est souvent envoyée à la victime par les différents commerçants de Bangui pour l’achat des bœufs.

Selon nos informations, il y’avait un autre corps calciné, jeté non loin de celui de monsieur Mahamat Zène Abrasss dans la forêt, mais on ignore l’identité de la seconde victime.

Selon des témoins, Mahamat Zène Abrasss avait été kidnappé avec cinq autres personnes par les mercenaires russes et syriens.

« Depuis un certain moment, je me suis tue sur les réseaux sociaux,  j’observe seulement l’actualité sans rien dire, mais cette fois-ci, mon devoir d’un citoyen qui défend sa communauté me pousse à réagir. Les actes des mercenaires russes de la société Wagner qui sont entrains de commettre dans l’arrière-pays est insupportable », s’indigne un haut responsable musulman à l’annonce de l’assassinat odieux de monsieur   Mahamat Zène Abrasss alias 11-11.

 

Pour l’heure, la population demande au gouvernement d’intervenir afin d’arrêter le « massacre » commis par les mercenaires de Wagner.

« À  l’heure où je communique avec vous,la peur a  gagné du terrain chez les commerçants. La majorité a l’intention de quitter la ville. C’est ainsi que nous interpellons le gouvernement à intervenir immédiatement pour stopper ce carnage, car le rôle du gouvernement est de protéger la population civile. Trop c’est trop. Il faut que des mesures sérieuses soient prises à  l’encontre de ses mercenaires », déclare un autre.

Rappelons que le 30 avril, la Minusca avait remis au chef de l’État Faustin Archange Touadera une liste des crimes qui auraient été commis par les soldats FACA et leurs alliés mercenaires russes de la société Wagner. Deux jours plus tard, le gouvernement annonce l’ouverture d’une enquête sur ces allégations, mais l’issue de l’enquête est déjà c en raison de la prise de position du gouvernement ainsi que du chef de l’État et  de ses alliés russes.

 

 

Flash info : détonations d’armes automatiques dans la ville de Baboua

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-Bambari-450×338.jpg” alt=”Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021″ width=”450″ height=”338″ />
Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 8 mai 2021, 10:05:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à environ 104 kilomètres à l’ouest de la ville de Bouar sur l’axe Béloko, la sous-préfecture de Baboua est réveillée ce matin par des détonations d’armes lourdes et légères. Les populations, paniquées, sont terrées chez elles, et les combats sont en cours dans la ville entre les soldats FACA, appuyés par les Mercenaires russes, et les assaillants.

 

Selon des sources sécuritaires locales, les éléments rebelles du mouvement  3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué très tôt ce samedi la ville de Baboua,  situé à 51 kilomètres du poste-frontière de Béloko sur l’axe Bouar, suscitant la panique au sein de la population.

Pour l’heure, l’affrontement entre les rebelles et les soldats FACA appuyés par les mercenaires russes se poursuit au plein centre-ville de Baboua.

On ignore le bilan actuel de l’affrontement, mais de nombreuses sources ont indiqué qu’il y’aurait de nombreux blessés parmi les civils qui commencent à arriver aux urgences du centre hospitalier local.

Rappelons que la ville de Baboua est située à environ 550 kilomètres à l’ouest de Bangui, non loin de la frontière avec le Cameroun, sur le corridor Bangui – Béloko, considéré comme l’axe vital pour le ravitaillement de la capitale de la République centrafricaine.

Rappelons que la ville de Baboua, autre fois aux mins des rebelles de 3R, a été reprise début février 2021 par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

Faux, l’ancien président François Bozizé n’est pas en France

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/bozize-omnisport-incident-450×300.jpg” alt=”l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”300″ />
l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

  • STOP #ATÉNÉ
  • Publication d’un article par Ndjo
  • ni Sango sur son site d’information en ligne, le 25 février 2021, titré : « Francois Bozizé serait extirpé en France »
  • L’Ambassade de France ainsi que le bureau politique du KNK ont démenti cette information
  • Aucun élément ne permet d’affirmer que François Bozizé s’est exilé en France

Le 25 février, le quotidien d’information en ligne Ndjoni Sango publie un article sur la possible présence de l’ex-président Francois Bozizé en France. Il titre ainsi au conditionnel : « Francois Bozizé serait extirpé en France ». Le journaliste écrit : « Les informations qui circulent dans le cercle fermé des hautes autorités sécuritaires centrafricaines, le patron de la rébellion CPC se trouverait en ce moment en France (sic). »

Le même jour, le Potentiel centrafricain.com reprend l’information : « Centrafrique : que cherche encore François Bozizé en France ? » Dans le papier, il affirme, sans citer aucune source, que « François Bozizé, le patron de la CPC, aurait été aperçu à Paris en France […]. C’est pour échapper à son éventuelle arrestation et sa traduction à la justice que ce dernier aurait bénéficié de l’appui des autorités françaises pour se retrouver dans leur pays (sic). »

L’article de Ndjoni Sango a été vu 1 049 fois. Et l’information a été largement relayée dans les groupes WhatsApp et sur Twitter.

« Il est impossible pour Bozizé de se rendre en France”

Contactée par l’équipe #StopATènè, l’Ambassade de France réfute la présence de l’ancien président centrafricain sur le territoire français : « L’Ambassade de France dément la rumeur selon laquelle François Bozizé serait actuellement en France. Il s’agit d’une fausse information de plus, destinée à semer la confusion dans un pays déjà durement touché par la crise sécuritaire. Francois Bozizé a été placé en 2014 sous sanction des Nations-Unies, sur proposition de la France. Ces sanctions lui interdisent notamment de voyager, et donc aux Etats membres de l’accueillir sur leur sol. Il est donc impossible pour Bozizé de se rendre en France. » L’Ambassade ajoute : « La France a condamné les récentes actions déstabilisatrices de François Bozizé par des communiqués de la présidence de la République le 23 décembre 2020 et le 9 janvier 2021. »

De son côté, le secrétaire général adjoint et porte-parole du KNK, Christian Guenebem Dedizoum, précise que l’ex-président Francois Bozizé est au Tchad : « La seule chose connue est qu’il est au Tchad, plus précisément à N’Djamena en prélude de Luanda. Il n’a pas encore décidé s’il ira ou non. »

Depuis, le sommet de Luanda, qui devait se dérouler ce samedi 27 février, sous l’égide de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, afin de favoriser le dialogue entre les différentes parties en présence dans la crise qui secoue la RCA, a été une nouvelle fois reporté.

En tout état de cause, aucun élément objectif ne permet d’affirmer que François Bozizé aurait trouvé refuge sur le territoire français. Cette rumeur est fausse.

RCA : ces mercenaires russes qui s’enrichissent sur le dos des Centrafricains

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Deux mercenaires syriens de la société russe Wagner dans le marché faisant leurs emplettes

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 8 mai  2021, 05:20:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, Vladimir Titorenko, répète que les Russes armés que l’on voit dans le pays ne sont pas des représentants d’une société privée de la Russie et qu’il s’agit d’instructeurs ayant un contrat avec le ministère russe de la défense. Mais cette insistance à les nommer « instructeurs », et donc à ne pas les présenter comme de véritables « combattants », vise surtout à éviter toute poursuite judiciaire à la suite de leurs bavures.

 

D’autant plus que ces « instructeurs » ne sont pas non plus des militaires appartenant aux forces armées russes. Tous ne sont pas russes d’ailleurs puisqu’ils comptent dans leurs rangs des mercenaires Arabes. En revanche, tous sont déployés par la société de sécurité russe Wagner et il est permis de s’interroger sur leur statut légal pour mener des actions de guerre.

Toujours est-il que sur le terrain, ces hommes armés, engagés par la Russie en Centrafrique, participent aux combats et sont pointés du doigt pour leurs écarts de comportement. Les cas de bavures se sont enchaînés : tirs indiscriminés y compris dans des zones habitées alors que les combattants de la CPC sont partis ailleurs, et exécutions pures et simples de civils, comme ceux ayant trouvé refuge dans la mosquée de Bambari le 15 février dernier. Les informations qui remontent des régions font état de pillages, de mauvais traitements et même de viols, y compris sur des mineures !

Dans la région de Bambari, comme dans la région de Bouar, ces mercenaires de la Russie profitent des fouilles réalisées dans les villages ou les boutiques pour voler de la nourriture, y compris le bétail et les poulets. Des villageois ont même été témoins de ces étrangers en train d’exploiter frauduleusement les ressources minières de Tiringoulou. Un jour, ils quitteront le pays sans être inquiétés par la justice pour leurs méfaits contre nous Centrafricains.

En plus de leurs exactions, ces mercenaires s’enrichissent. Normal puisque si un soldat se bat pour son pays, un mercenaire se bat pour de l’argent. Selon une source très fiable, ils seraient payés jusqu’à 20 000 FCFA par jour par le gouvernement centrafricain, ce qui représente une solde 4 à 5 fois supérieure à celle des militaires centrafricains ! C’est cher pour un conseiller !

A cela s’ajoute l’argent des mines que Wagner exploite, car il faut bien aussi que cette société et ses dirigeants se payent.

Le conseiller du président Fidèle Ngouandjika l’avait annoncé, le gouvernement centrafricain donnerait aux russes de l’or, des diamants, du pétrole et même des femmes s’il le fallait pour qu’ils restent. On peut considérer que c’est chose faite.

Sachant tout cela, l’ambassadeur russe Titorenko a même osé dire lui-même que les instructeurs militaires russes et tous les Russes sont plus Centrafricains que monsieur Anicet Dologuélé. Car ce dernier aurait menti et trahi la Centrafrique. Mais maintenant qui ment et trahit à son tour la Centrafrique ? Un examen de conscience serait de bon augure.

 

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR PEUT-IL S’ADOSSER SUR LA SEPTIÈME LÉGISLATURE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE POUR RELEVER LES DÉFIS DU QUINQUENNAT ?

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 8 mai  2021, 03:49:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Du haut de la confusion cacophonique relative à la démission du gouvernement, la désignation d’une nouvelle équipe gouvernementale, le cumul des fonctions nominatives et électives pourtant prohibées par la constitution, les nouveaux élus de la nation ont effectué leur rentrée parlementaire au titre de la septième législature. Il faut rappeler qu’une cinquantaine de sièges de députés ne sont pas encore pourvus, ce qui a suscité évidemment des interrogations sur les problématiques du quorum des députés, des mandats délivrés par certains membres du gouvernement élus à l’assemblée nationale et de la légitimité du bureau de l’assemblée nationale mis en place par les 2/3 de parlementaires.

 

À défaut des prévisions constitutionnelles sur la question ni de la loi organique portant règlement intérieur de l’assemblée nationale, la jurisprudence de la cour constitutionnelle centrafricaine, composante constitutive des sources du droit positif à suppléer le vide juridique. Il est évident qu’avoir une majorité absolue de députés à l’assemblée nationale assure la stabilité du gouvernement mais le nouveau bureau de l’assemblée nationale tél que présenté est l’émanation ou la dérivation du pouvoir et du MCU le parti au pouvoir.

La maison du peuple est désormais et dorénavant dirigée par un proche collaborateur du président de la République qui avait montré ses limites alors qu’il fut Premier ministre. Les notions d’intégrité, de probité et de moralité doivent être ainsi redéfinies pour s’accorder à la nouvelle trajectoire politique tracée par le président de la république au lendemain de sa réélection. Nul n’est sans ignorer que la sixième législature de l’Assemblée nationale est la plus catastrophique avec des échos au delà des frontières centrafricaines car elle a institutionnalisé la corruption dans la maison du peuple, le bradage des contrats miniers ainsi que des autres ressources naturelles, le vote des lois moyennant des billets de banque est devenu le sport national…en gros une chambre d’enregistrement de la magouille, manipulation gouvernementale.

En conséquence de ce qui précède, il apparaît important que cette nouvelle législature soit placée sous le signe de changement, de communion avec les attentes du peuple en vue de redorer l’image de cette noble institution jadis sacrée. Tenté de donner une fois de plus confiance à cette septième législature, le citoyen lambda s’interroge :

Le président de la république peut-il s’adosser sur cette nouvelle Assemblée nationale pour relever les défis du nouveau quinquennat ?

En d’autres termes, cette législature composée de technocrates cosmopolites et chevronnés peut-elle contribuer à relever les grands défis du second mandat ?

Peut-on affirmer que les scandales politico-financiers seront bannis dans la maison du peuple ?

La composition de ce nouveau bureau de l’assemblée nationale cooptée depuis les collines de Bas-oubangui inspire t-elle confiance ?

Quid de la moralité et/ou intégrité des membres du nouveau bureau ?

La concentration des pouvoirs au service du président de la république n’inquiète t-elle pas la notion de séparation de pouvoirs vecteur d’un semblant d’équilibre démocratique ?

Loin de délivrer un chèque en blanc à ce scénario parlementaire taillé sur mesure, nous osons croire et/ou espérer qu’un autre ère s’ouvre avec le ton martelé par le chef de l’état au lendemain de sa réélection comme si le chef de l’état a beaucoup compris les leçons du premier mandat. Rendez-vous sera alors pris pour les cent (100) premiers jours mais en attendant, attention ne le dites à personne.

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 7 mai 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

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L’Armée de résistance du Seigneur, 30 ans de terreur en Afrique centrale

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L’Armée de résistance du Seigneur, 30 ans de terreur en Afrique centrale

 

Bangui ( République centrafricaine ) – L’Armée de résistance du Seigneur (LRA) a terrorisé pendant 30 ans de larges zones d’Afrique centrale avec enlèvements d’enfants, mutilations de civils à grande échelle et asservissements de femmes.

Un de ses principaux commandants, Dominic Ongwen, a été condamné jeudi à 25 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

Le fondateur de la LRA, Joseph Kony, reste introuvable mais plusieurs autres commandants ont péri ou se sont rendus après avoir été pourchassés pendant des années par des troupes africaines et les forces spéciales américaines.

La LRA et Museveni.

La LRA a été créée dans la deuxième partie des années 1980 pour contrer la prise du pouvoir en Ouganda par un autre rebelle, Yoweri Museveni, en 1986. Dans la droite lignée de mouvements armés menés par des leaders spirituels de la tribu Acholi du Nord du pays, les combattants de la LRA attaquent alors torse nu, le corps enduit d’une lotion huileuse, et en chantant des cantiques.

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Joseph Kony souhaitait libérer l’Ouganda de Museveni pour instaurer un régime fondé sur les Dix commandements. Il a par la suite ajouté un onzième commandement interdisant de rouler en vélo, sous peine d’amputation.

Lorsque les Acholi refusent de rejoindre sa rébellion, Joseph Kony se retourne contre eux, attaquant des civils, kidnappant des femmes et des enfants et massacrant des villages entiers.

L’enlèvement est d’ailleurs devenu une des marques de fabrique de la LRA qui a transformé, après les avoir kidnappés, des dizaines de milliers de garçonnets en soldats dociles, à l’image de Dominic Ongwen, et de fillettes en esclaves sexuelles.

La LRA et la CPI.

En 2005, la CPI a délivré des mandats d’arrêts contre cinq leaders de la LRA, dont Joseph Kony et Dominic Ongwen, les accusant de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

La pression internationale provoquée par la CPI a contribué à la participation de Joseph Kony, l’année suivante, à des pourparlers de paix, qui ont toutefois échoué.

Les mandats d’arrêt de 2005 étaient les premiers délivrés par la CPI, entrée en fonction en 2003 à La Haye et qui enquêtait en Ouganda à la demande de Kampala.

Selon l’ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes en 25 ans, enlevé entre 60.000 et 100.000 enfants et provoqué le déplacement de 2,5 millions de personnes.

La LRA et les USA.

A la suite d’une campagne menée par des activistes aux Etats-Unis, le président américain Barack Obama a autorisé en 2010 le déploiement de quelque 100 membres des forces spéciales américaines devant travailler avec les armées régionales pour traquer Joseph Kony.

Un des groupes d’activistes, Invisible Children, a publié en 2012 une vidéo dénonçant les activités de la LRA et de leur chef. Vue plus de 100 millions de fois sur internet en quelques jours, la vidéo est devenue virale, mais a aussi été fortement critiquée pour sa version simpliste des conflits dans la région.

En 2017, l’armée américaine a annoncé mettre un terme à ses opérations contre la LRA, estimant que la rébellion ne constituait plus une menace. La même année, l’Ouganda abandonnait à son tour la traque des derniers combattants de la LRA pour les mêmes raisons.

La LRA aujourd’hui.

La LRA ne prospère plus et semble tout juste survivre.

Les rebelles de la LRA ne sont plus que quelques centaines, dispersés en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, au Soudan du Sud et au Soudan.

Les Etats-Unis et l’Union africaine ont placé la LRA et Joseph Kony sur la liste des “terroristes mondiaux“, même si la menace est désormais locale et limitée.

Selon l’organisation Crisis Tracker, la LRA a été responsable d’un meurtre et de 169 enlèvements en 2020 lors d’attaques contre des villages reculés proches des frontières congolaise, centrafricaine et sud-soudanaise.

La localisation exacte de Joseph Kony demeure inconnue.

Avec VOA

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RCA : un dernier adieu aux obsèques du Président du parti RDC Désiré Bilal Nzanga Kolingba

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Cercueil du Président du parti RDC Désiré Bilal Nzinga Kolingba exposé au public dans le palais de sport lors de la cérémonie funéraire officielle le 7 mai 2021 à Bangui. Photo Diaspora

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 8 mai  2021, 03:35:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des milliers des Centrafricains étaient réunis à Bangui pour saluer une dernière fois la mémoire de Désiré Bilal Nzanga Kolingba, figure de la scène politique nationale. L’homme politique s’est éteint le 25 avril  à Kinshasa en République démocratique du Congo des suites d’une longue maladie à l’âge de 64 ans.

 

C’est au palais de sport s’est déroulé la cérémonie officielle des obsèques de Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC).

Décédé à l’âge de 64 ans, Désiré Bilal Nzanga Kolingba est le fils de l’ancien Président André Kolingba. Économiste formé au Canada et aux États-Unis, Désiré Bilal Nzanga Kolingba a pris le flambeau du parti RDC en 2015 après avoir été battu par madame Catherine Samba-Panza aux élections d’un Président de transition en 2014. Sa disparition laisse un vide :

« Aujourd’hui, sa disparition laisse un vide pour quelque temps.  Après les funérailles, nous allons revenir au parti faire une autocritique de tout ce qui est fait, et maintenant nous allons nous jeter à l’eau », a déclaré Mohamed Lawal, premier vice-président du parti RDC.

Candidat à la dernière présidentielle très contestée du 27 décembre 2020, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba est sorti quatrième après Martin Ziguélé troisième et Anicet Georges Dologuélé deuxième. Il laisse dernières lui une veuve et huit enfants. Il a été inhumé ce vendredi après-midi dans l’intimité familiale à côté de son défunt père André Kolingba  à Ouango dans le septième arrondissement de Bangui.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RDC : l’ex-chef de guerre Bemba favorable à l’état de siège décrété dans l’Est

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l’ex-chef de guerre Bemba favorable à l’état de siège décrété dans l’Est

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 8 mai 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). L’ex-chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba gombo s’est dit vendredi favorable à l’état de siège décrété par le président Félix Tshisekedi pour mettre fin à l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans un entretien à la chaîne France 24.

 

Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a proclamé pour une durée de 30 jours à partir du 6 mai l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. À ce titre, il a nommé des officiers de l’armée et de la police en remplacement des gouverneurs et vice-gouverneurs civils. Face à l’insécurité et aux crimes “innommables” commis dans l’Est, l’état de siège pourrait permettre “un retour vers la paix, la sécurité”, a déclaré M. Bemba, président du Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ex-rébellion muée en parti politique), représenté dans la nouvelle équipe gouvernementale. Interrogé par France 24, il a rejeté les accusations d’un groupe d’experts de l’ONU selon lesquelles le lieutenant-général Constant Ndima, ancien chef militaire de la rébellion du MLC qui vient d’être nommé gouverneur du Nord-Kivu, était impliqué dans des massacres en 2002 et 2003 lors de l’opération “Effacer le tableau”.

Malgré les opérations militaires en cours, les massacres de civils se poursuivent dans l’est congolais. Le président Tshisekedi a annoncé récemment des opérations militaires conjointes avec les armées de pays voisins, une idée à laquelle s’oppose une partie de la population, surtout en ce qui concerne les troupes rwandaises et ougandaises, qui ont laissé de mauvais souvenirs dans la région. M. Bemba s’y est dit lui favorable, à condition que cette coopération s’inscrive dans le cadre d’un accord : “Si on peut avoir par ce moyen la paix, utilisons tous les moyens pour éradiquer définitivement cette zone d’insécurité”.

Ancien chef de guerre, M. Bemba a été condamné à 18 ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes commis en République centrafricaine avant d’être acquitté en juin 2018, au terme de dix ans d’emprisonnement. Sa candidature à la présidentielle de décembre 2018 avait été rejetée par la Cour constitutionnelle.

 

© 2021 Belga

 

Les mercenaires du groupe Wagner de Poutine «  ont tué des enfants, violé et torturé des femmes «  comme des animaux  » et exécuté des hommes dans des mosquées  »

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  ” width=”450″ height=”300″ />
Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 7 mai 2021, 10:37:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’organisation paramilitaire russe aurait exécuté des hommes dans des mosquées après que Moscou ait envoyé des centaines de soldats dans le pays pour aider à combattre les rebelles armés.

La Russie a nié avoir déployé des militaires réguliers mais a admis avoir envoyé plus de 500 «instructeurs militaires» en République centrafricaine.

 

Le groupe Wagner de Poutine, composé de 200 combattants, qui ont été qualifiés de «surhumains» sont des ex-forces spéciales d’élite.

Le mois dernier, ils ont été contraints de fuir une zone de guerre au Mozambique, ce qui a conduit l’Etat islamique à lancer une vile frénésie de décapitation.

Le groupe serait contrôlé par Yevgeny Prigozhin, un milliardaire russe connu sous le nom de «chef de Poutine».

L’ONU a déclaré en mars que les combattants opéraient dans le pays et s’est dit préoccupée par le fait qu’ils étaient coupables de «graves violations des droits de l’homme».

Radio France a ouvert une enquête, s’est entretenue avec un témoin oculaire et a cité des documents internes de l’ONU.

«Ils n’essayaient pas de savoir qui était un rebelle et qui était un civil. Ils voulaient tuer des gens », a déclaré un témoin oculaire.

Le groupe de Poutine aurait fait irruption dans la mosquée Al-Taqwa dans la ville de Bambari, avant de lancer son attaque.

Les mercenaires auraient exécuté trois jeunes hommes à l’intérieur de la mosquée et 15 autres auraient été tués au cours de l’attaque – y compris des enfants et des personnes âgées.

 

Lire l’article original ici

Historique des relations diplomatiques entre l’URSS et la RCA.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/bokassa-en-russie-450×426.jpg” alt=”Thierry Simbi, Photo: Visite de Jean-Bedel Bokassa en Juillet 1970 à Léningrad (Saint Petersbourg) devant la statue du cavalier de bronze représentant Pierre le Grand” width=”450″ height=”426″ />
Photo: Visite de Jean-Bedel Bokassa en Juillet 1970 à Léningrad (Saint Petersbourg) devant la statue du cavalier de bronze représentant
Pierre le Grand

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 7 mai 2021, 10:18:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ).Pour les pays d’Afrique francophone et en particulier en République Centrafricaine, les indépendances vont s’opérer sous l’troite supervision de la France avec l’intervention en coulisses de Jacques Foccart, Secrétaire Général de l’Élysée aux affaires africaines et malgaches.

Abel Goumba qui assure l’intérim depuis la mort de Barthélemy Boganda le 29 Mars 1959 est farouchement combattu par l’administration coloniale et écarté de la présidence au profit du Ministre de l’Intérieur David Dacko qui est propulsé le 30 Avril 1959 à la Présidence de la République. Le ton à l’égard de la France dans le discours de politique générale du jeune Président Dacko est bienveillant. Celui-ci souligne la nécessité d’africaniser l’encadrement administratif mais « en laissant aux métropolitains leur rôle de techniciens ». La proclamation de l’indépendante s’accompagne de surcroît par les accords de coopération et de défense signés le 13 août 1960, qui laissent une place très privilégiée à la France à Bangui, Brazzaville et Ndjamena.

 

Dès la proclamation de son indépendance, l’URSS reconnaît officiellement la jeune République Centrafricaine. Le 7 Décembre 1960, le Président Dacko établit des relations diplomatiques avec l’URSS et y nomme comme premier ambassadeur de RCA Auguste Mboe. Cependant, dans un contexte de guerre froide, Jacques Foccart s’attèle à barrer la route de l’Afrique francophone au communisme. Il faut attendre l’année 1964 pour que David Dacko, décomplexé par la reconnaissance de la Chine Populaire par le général de Gaulle le 27 janvier 1964 n’entame un rapprochement discret avec Moscou et Pékin.

La jeune RCA fait alors face à d’importantes difficultés financières et pour tenter de renflouer les caisses, les autorités espèrent une assistance financière de l’URSS et de la République populaire de Chine (RPC). En Août 1964, une mission de bonne volonté à Moscou est menée par Ferdinand Bassamoungou, Président du Conseil Economique et Social. Dans la foulée, le chargé d’affaires Alexander Chetchkov arrive à Bangui le 28 Novembre 1964 pour y établir une mission diplomatique et Maxim Kutchmin est nommé premier ambassadeur soviétique en RCA.

Le 15 Mars 1965, un premier accord de coopération culturelle et scientifique RCA-URSS est signé prévoyant des échanges d’information sur plan scientifique et l’attribution de bourses à des étudiants centrafricains. Cette diversification des relations diplomatiques est alors fortement soutenue par de jeunes « panafricanistes » alors dénommés « progressistes » comme Ferdinand Bassamoungou ou le Secrétaire Général du Gouvernement Nestor Kombot-Naguémon. Paris qui n’approuve pas ce rapprochement avec l’URSS et la RPC a en plus le sentiment que le Président Dacko est débordé par les « progressistes » de son entourage qu’il est tenté d’écouter et qui le poussent pour accentuer la relation avec le bloc de l’Est.

Le 31 Décembre 1965, lors du coup d’Etat de la Saint-Sylvestre, Paris laisse faire sans intervenir. Dès le lendemain du putsch, Jacques Foccart explique au général De Gaulle que Bokassa est un officier qu’il « connaît bien, très francophile » et le rassure afin que celui-adoube le nouvel homme fort de Bangui…

 

Le nouveau régime ne rompt pas pour autant ses relations avec Moscou qui nomme Dimitry Zelenov en 1968 en qualité d’ambassadeur d’URSS en RCA. Bokassa se rapproche même de l’Union Soviétique à la fin des années 1960. Du 14 au 21 Août 1969, Bokassa se rend discrètement à Brazzaville, où le commandant Marien Ngouabi est au pouvoir depuis quelques mois appliquant au Congo le modèle soviétique. A la suite de cette visite durant laquelle Bokassa fait l’éloge du « socialisme scientifique », celui-ci adresse une lettre explicite au Président français Pompidou demandant le départ du détachement militaire stationné à Bangui.

Le 17 septembre 1969, lors d’un remaniement ministériel, Nestor Kombot-Naguémon est nommé Ministre des affaires étrangères. Les échanges avec les pays du pacte de Varsovie et l’URSS vont alors s’intensifier sous l’impulsion de ce nouveau Ministre résolument tourné vers l’Est.

Le 15 Décembre 1969, Kombot-Naguémon dirige une délégation centrafricaine qui s’envole pour Moscou pour engager une discussion avec divers experts de la coopération économique soviétique. Au cours de cette visite, la partie centrafricaine propose aux soviétiques l’établissement d’une convention de défense militaire et un accord commercial est signé le 19 Décembre 1969.

Ange-Félix Patassé qui est nommé Ministre d’Etat chargé de l’agriculture le 4 février 1970, lui aussi considéré comme un leader progressiste, se rend à Moscou pour accroître la coopération avec l’URSS dans son domaine. C’est ainsi qu’en mars 1970 une délégation soviétique vient à Bangui et annonce la livraison prochaine de machines agricoles pour la récolte du coton et d’avions Antonov. A l’enthousiasme de certains, d’autres membres de l’exécutif restent méfiants à l’égard du rapprochement avec l’Union soviétique. Certains imputent à l’URSS une grève qui survient lycée de Bambari à cause de la propagande de trois professeurs russes affectés à cet établissement.

En Avril 1970, Bokassa qui est d’un tempérament direct se prononce d’ailleurs contre l’action de l’ambassade soviétique qui distribue depuis quelques mois des livres de propagande et des projette de films historiques vantant la grande révolution d’octobre 1917 ou célébrant le centième anniversaire de la naissance de Lénine.

Le 30 juin 1970, Bokassa qui répond à une invitation du Kremlin se rend à Moscou avec une délégation composée notamment de plusieurs Ministres (notamment Nestor Kombot-Naguémon, Ange-Félix Patassé, Bernard-Christian Ayandho, Jean-Marie Wallot, Henri-Paul Boundio et Marie-Joseph Franck) où il rejoint le nouvel ambassadeur de RCA en URSS Joseph Mamadou. Le journal La Pravda qui commente l’évènement insiste alors sur la détermination soviétique d’aider la Centrafrique à « parfaire son indépendance politique, culturelle et économique. » La partie centrafricaine espère beaucoup de cette visite, en particulier la construction d’un chemin de fer, d’une cimenterie, d’un stade et l’exploitation des gisements de cuivre situés dans le prolongement de ceux du sud-Darfour. La délégation visite ainsi du 1er au 11 Juillet 1970 les villes de Moscou, Leningrad, Volgograd, Kiev et la Crimée. Au cours des discussions retranscrites dans le journal russe La Pravda, le président du præsidium du Soviet suprême Nikolaï Podgorny évoque « les sacrifices et les souffrances du peuple de RCA et d’autres peuples d’Afrique pour leur liberté et leur indépendance » et fustige « l’attitude des colonialistes qui font tout leur possible pour conserver le contrôle de l’économie des pays indépendants et les isoler des Etats socialistes. » Il souligne le nombre croissant de spécialistes soviétiques travaillant en RCA, celui des étudiants centrafricains en URSS et l’ouverture de la ligne aérienne Moscou-Bangui. Un accord de coopération économique et technique est conclu entre la RCA et l’URSS dans le cadre de cette visite.

Le journal du MESAN « Terre Africaine » se consacre entièrement à ce déplacement qualifié à plusieurs reprises de « victoire historique » et les annonces triomphalistes laissent place à Bangui à un état d’esprit frondeur des centrafricains à l’égard de la France. Cependant, malgré les annonces, l’assistance soviétique tarde à se concrétiser et à Bangui on ne voit toujours pas arriver les machines agricoles promises quelques mois plus tôt pour la culture du coton. Au-delà du communiqué lu à radio Bangui soulignant qu’un accord a été signé, Moscou ne semble pas s’engager sur les grands projets escomptés par les autorités centrafricaines qui se limitent à l’augmentation relative du nombre de bourses et la réalisation d’un centre de la mère et de l’enfant.’ L’ influence de la France en RCA est toujours très forte, notamment via son ambassade, le directeur de la puissante chambre de commerce de Bangui ou encore celle de Maurice Espinasse, le conseiller juridique de Bokassa.

Finalement, cette parenthèse socialiste se referme après la mort du général De Gaulle en en novembre 1970. Bokassa qui est le premier chef d’Etat à se rendre à Paris refuse alors que Kombot-Naguémon ne l’accompagne. Le chagrin que le chef d’Etat centrafricain affiche lors de ces obsèques est largement relayé par la presse internationale. Bokassa rencontre à cette occasion de cette visite en France le Président Pompidou, Jacques Foccart et le Secrétaire aux Affaires étrangères Yvon Bourges auprès desquels « il s’explique » sur les évènements des derniers mois. Foccart et Bourges acceptent de se rendre à Bangui pour participer aux cérémonies du 1er Décembre commémorant le 12ème anniversaire de la RCA.

C’est ainsi que le 23 novembre 1970, le général Bokassa prend la parole devant le MESAN pour indiquer de nouvelles orientations pour le pays fustigeant les amis qui « font une grosse scène de silence » alors qu’ils avaient pourtant « couru pour nouer des relations avec nous. » « L’idéologie politique étrangère n’est pas la forme de l’aide que nous sollicitons » indique-t-il soulignant que « c’est une arme secrète qui divise les nationaux et cause l’anéantissement d’une nation. »

Le 26 Novembre 1970, un remaniement ministériel consacre l’éviction du Ministre Kombot-Naguémon recasé à la Présidence de la Cour Suprême et remplacé par Maurice Gouandjia, dont la modération était appréciée par Paris. Les relations avec l’union soviétique perdurent mais restent limitées jusqu’à la fin du règne de Bokassa, par l’intermédiaire des ambassadeurs soviétiques à Bangui Evgueny Melnikov, nommé en 1972 et Alexey Naumov, nommé en 1978.

 

Peu après son retour au pouvoir, le Président Dacko rompt complètement les relations diplomatiques avec l’URSS le 22 Janvier 1980 par un communiqué officiel déplorant « les agissements et les menées subversives de certaines puissances hégémonistes » et « les agitations perpétrées par des agents de certaines ambassades qui, non contents de distribuer de l’argent ou des tracts pour pousser le peuple centrafricain à la révolte, mettaient tout en œuvre pour transformer la RCA en théâtre de guerre fratricide. ». Tous les ressortissants soviétiques sont alors sommés de quitter la RCA dans les 48 heures et les accords de coopération sont dénoncés. Les intérêts de l’URSS à Bangui sont alors officieusement confiés à l’ambassade de Roumanie à Bangui.

Il faut attendre le 17 mars 1988 pour que le Président Kolingba ne rétablisse les relations diplomatiques avec l’URSS après environ un an de négociations menées en partie à Bruxelles par Cyriaque Samba-Panza, qui connait l’URSS pour y avoir suivi des études supérieures. La RCA attend alors une relance de la coopération dans les domaines de la santé et de l’enseignement, secteurs dans lesquels on comptait sous Bokassa environ 130 assistants techniques soviétiques.

Ces relations diplomatiques se matérialisèrent par l’affectation en 1990 de Yuri Balabanov qui a occupé le poste d’ambassadeur d’URSS à Bangui jusqu’en 1991. L’URSS eut alors de plus en plus de mal à supporter le coût militaire et économique de sa politique africaine qui s’élevait à plusieurs milliards de dollars par an. Dans un contexte de fin guerre froide, Moscou fit un arbitrage coûts / avantages et en quelques mois la politique africaine de l’union soviétique considérée comme secondaire fut abandonnée.

Après la dissolution de l’URSS, ce mouvement de repli fut finalement acté par la fermeture de son ambassade à Bangui.

 

Par: Thierry SIMBI

 

La CPI condamne à 25 ans de prison le chef rebelle ougandais Dominic Ongwen

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La CPI condamne à 25 ans de prison le chef rebelle ougandais Dominic Ongwen

Bangui ( République centrafricaine ) – Dominic Ongwen a été condamné à 25 ans de prison pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. POOL New / REUTERS

Dominic Ongwen a été condamné à 25 ans de prison pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. POOL New / REUTERS/////////////.

La Cour pénale internationale (CPI) a condamné jeudi 6 mai Dominic Ongwen, enfant soldat ougandais devenu un commandant de la brutale rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), à 25 ans de prison pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité./////////////.

Selon le tribunal, Dominic Ongwen a ordonné au début des années 2000 des attaques contre des camps de réfugiés, alors qu’il était l’un des commandants de la LRA, un groupe armé dirigé par le fugitif Joseph Kony, qui a mené une guerre brutale en Ouganda et dans trois pays voisins afin d’établir un Etat basé sur les dix commandements de la Bible. Dominic Ongwen était passible de la prison à perpétuité. Mais estimant que l’histoire de Dominic Ongwen, lui-même enlevé par le groupe rebelle à l’âge d’environ neuf ans, justifiait une peine inférieure, l’accusation avait requis 20 ans de prison. «C’est une circonstance qui distingue cette affaire de toutes les autres jugées par ce tribunal», avait déclaré Colin Black, membre de l’accusation, lors de l’audience de détermination de la peine en avril devant la CPI./////////////.

Après avoir plaidé l’acquittement lors du procès, soulignant que l’accusé avait lui-même été victime de la brutalité du groupe rebelle, la défense avait demandé, lors de cette audience de détermination de la peine, 10 ans de prison pour l’ancien enfant soldat, surnommé la «fourmi blanche». Les victimes, elles, réclamaient la réclusion à perpétuité./////////////.

«Je suis la première victime d’enlèvement d’enfants»/////////////.

Dominic Ongwen a toujours nié «au nom de Dieu» l’ensemble des accusations contre lui. Il a déclaré devant la CPI que la LRA l’avait forcé à manger des haricots imbibés du sang des premières personnes qu’il avait été obligé de tuer en guise d’initiation, après avoir été enlevé. «Je suis devant ce tribunal international avec tant d’accusations, et pourtant je suis la première victime d’enlèvement d’enfants», a-t-il dit lors de son procès. «Ce qui m’est arrivé, je ne crois même pas que cela soit arrivé à Jésus-Christ», a-t-il ajouté. En le jugeant coupable, les juges de la CPI avaient reconnu que Dominic Ongwen avait lui-même beaucoup souffert mais estimé que ses crimes avaient été commis «en tant qu’adulte responsable et commandant de l’Armée de résistance du Seigneur»./////////////.

Selon l’ONU, la LRA a massacré plus de 100.000 personnes et enlevé 60.000 enfants lors de violences qui se sont étendues au Soudan, à la République démocratique du Congo et à la République centrafricaine. Dominic Ongwen, qui s’est rendu en 2015, est le premier commandant de la LRA à être jugé par la CPI. Le fondateur du groupe, Joseph Kony, est considéré comme toujours en fuite et fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour.

Avec AFP

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RCA : un soldat FACA assassiné au KM5, des mercenaires russes interviennent

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Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 7 mai  2021, 03:45:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’acte criminel qui s’est produit jeudi soir dans le troisième arrondissement de Bangui avait créé une scène de débandade. Les policiers et les gendarmes ont également pris la fuite face à l’assaut des criminels, provoquant l’intervention des Mercenaires russes. La foule a promis de venger la mort du Soldat FACA assassiné, et la tension est toujours palpable.

 

Selon les témoignages recueillis sur place, la scène est survenue au départ dans le quartier Cattin, dans la commune de Bimbo 3, non loin du troisième arrondissement ce jeudi 6 mai aux environs de 17 heures.

À en croire les mêmes sources, tout avait commencé il y a quelques jours par le vol d’une moto au sein d’un poste de police installé non loin du terrain de football de SAGBADO. Le propriétaire de la moto, un jeune du secteur, a pu la retrouver ce jeudi vers 16 heures au quartier Cattin sur un jeune Peul qui transportait des clients.

Furieux, le propriétaire, accompagné d’une foule immense, a décidé de conduire le malfrat ainsi que la moto au poste de police. Quelques minutes plus tard, plusieurs de ses complices ont resurgi du côté de terrain de SAGBADO avec des armes. Ils ont tiré partout avec une intensité incroyable, mettant en débandade les policiers et les gendarmes ainsi que la foule qui accompagnait le présumé malfrat qui a pu s’échapper.

Pendant ce temps, un caporal-chef dénommé SAMBOLI ARTHURE  , qui suivait attentivement la scène, a décidé de fliquer les malfrats afin de les localiser. Mais ces derniers ont pu le constater et font des tirs à sa direction. Touché par des projectiles, le soldat a pu succomber de ses blessures quelques minutes plus tard.

 

Aussitôt, la nouvelle du décès du militaire a créé la panique dans le secteur. Du coup les jeunes sont sortis massivement dans la rue qui mène de SAGBADO à QUATTIN, bloquant toutes circulations dans les deux sens. Quelques minutes plus tard, des colonnes des véhicules de la police, de la gendarmerie ainsi que des mercenaires russes sont arrivées sur le lieu. Mais les jeunes ont promis de venger plus tard la mort de ce soldat FACA.

Affaire à suivre….

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : élection des 14 membres du nouveau bureau de l’Assemblée nationale

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hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 7 mai  2021, 03:53:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 24 heures après l’élection de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji alias SMS à la présidence  de l’Assemblée nationale, les députés se sont réunis à nouveau ce jeudi 6 mai 2021 pour élire les 14 autres membres du bureau de l’Assemblée nationale.

 

Organe de direction de l’Assemblée nationale,  ce bureau est composé d’un Président, de 4 vice-présidents, de 3 secrétaires parlementaires et de 3 questeurs. Après les candidatures aux différents postes à pourvoir, les élus ont procédé au vote, à l’exception du Président de l’Assemblée nationale qui a été élu la veille, et qui va rester  en fonction pour toute la durée de la législature. Les membres du bureau sont réélus  chaque année. Il s’agit de :

  • Premier vice-président : Évariste Ngamana, porte-parole du parti MCU, et ex-chef de la milice Anti-Balaka à Carnot;
  • Deuxième vice-président : Bernard Dillah du parti MLPC;
  • Troisième vice-président : Michel Kpingo du parti MCU;
  • Quatrième vice-président : Dieudonné M. Djemi du parti MOONI de Thierry Kamach;
  • Premier questeur : Henri Josué Bogoda;
  • Deuxième questeur : Josué Kitus Kongbo du parti RDC;
  • Troisième questeur : Magloire Jocelyn Makango du parti MCU.
  • Premier secrétaire parlementaire : Clément Dombet du parti MCU;
  • Deuxième secrétaire parlementaire : Bernadette Gamo du MCU;
  • Troisième secrétaire parlementaire : D P. Yangou du parti UNDP de Michel Amine.

Il y’a aussi quatre assistants des vice-présidents. Il s’agit de : Brice Yvon Rodrigue Kpoda Sialo,  Sylvain Mbombo, Aliméa Zizha  Soumaïne du parti MCU et enfin Lucien Mbaïgoto  du parti MOONI.

Le bureau est élu pour un an, donc Leur mandat expire en mars prochain lors de la première session ordinaire  de 2022.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

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RCA : reprise de la ville de Kémbé, mais aussi de Dimbi, de Poumbolo et de Gambo  par les forces loyalistes

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Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

Bangassou, République centrafricaine, vendredi, 7 mai  2021, 03:50:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes  et rwandais ont repris le contrôle des villes de Kembé,Dimbi,Poumbolo et de Gambo,   au sud-Est de la rca, après que les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ont quitté la ville depuis plusieurs semaines, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon nos informations, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont fait leur entrée dans ces villes sans réelle résistance des rebelles qui ont déjà quitté ces différentes localités du sud-Est depuis plusieurs semaines.

Des sources sécuritaires locales ont indiqué que les rebelles se sont enfuis en direction du nord, d’autres vers l’ouest à destination de Mboki, et ce, depuis plusieurs jours.

Selon les mêmes sources, les soldats FACA et leurs alliés ont fait plusieurs tirs de sommation durant quelques minutes à leur arrivée dans la ville de Kembé, mais aussi de Dimbi, de Poumbolo et de Gambo.

Les activités normales n’ont pas encore repris après la reprise de ces localités par les forces loyalistes.

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste et correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Un film patriotique russe, “Touriste”, tourné en Centrafrique

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Un film patriotique russe, “Touriste”, tourné en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – « Touriste », le nouveau film russe à succès, qui tient de « Rambo » et de « Blue Diamond », a été tourné en République Centrafricaine, dont les soldats jouent les figurants.

Voici la bande-annonce officielle du film russe intitulé « Touriste » disponible sur la plateforme YouTube : https://youtu.be/djii2-nSFy8/////////////.

A mi-chemin entre « Rambo » et « Blood Diamond », ce film traite du récent conflit en République Centrafricaine où les mercenaires de PMC Wagner assistent les forces gouvernementales pour contrer la coalition rebelle « Coalition des patriotes pour le changement » (CPC)./////////////.

Une piste d’atterrissage aménagée dans le camp russe de Bérengo/////////////.

La fibre patriotique russe/////////////.

Ce film qui joue sur la fibre patriotique en glorifiant l’action Russie en Centrafrique fera certainement recettes en Russie auprès d’un public avide d’action et d’aventure. Cette production permettra aussi de motiver les troupes russes sur le terrain et facilitera probablement aussi les recrutements futurs de certains candidats pour intégrer PMC Wagner./////////////.

Mais le plus étonnant est que cette « fiction » dans laquelle on peut reconnaître l’aéroport de Bangui M’Poko, le Camp de Roux, le camp militaire russe de Bérengo semble avoir bel et bien avoir été tourné ces derniers mois, en pleine période de crise et de guerre contre la CPC. On y décèle d’authentique soldats centrafricains qui ont manifestement participé au tournage ainsi que du matériel arrivé à Bangui en pleine crise ces derniers mois. L’on reconnaît ainsi des hélicoptères ayant vraiment combattu la coalition rebelle CPC ! /////////////.

Avec ce film russe intitulé « Touriste », la réalité prend ainsi le pas sur la fiction…

Avec Le monde Afrique

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RCA : affaire des mines antipersonnel, les mercenaires russes et le 3R se rejettent la responsabilité

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Deux mercenaires syriens de la société russe Wagner dans le marché faisant leurs emplettes

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 6 mai 2021 10:31:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué de presse publié sur les réseaux sociaux, l’ambassadeur russe Vladimir Titorenko avait annoncé que les rebelles de 3R auraient posé des mines antipersonnel de fabrication belge dans la région de Nana-Mambéré contre l’avancée des forces loyalistes. Cette allégation a été reprise mardi sur Tweeter par Valery Zakharov, conseiller russe du chef de l’État. Mais pour le 3R, les propos de l’ambassadeur et du conseiller russes du chef de l’État ne sont que des diversions pour éventuellement cacher les crimes qui auraient été commis par les Mercenaires russes révélées par les Nations unies et les médias internationaux.

Ci-dessous, le tweet de Valery Zakharov et le communiqué de 3R qui dément avoir posé des mines antipersonnel.

 

 

 

RCA : quelle commission d’enquête faut-il mettre en place pour enquêter sur les allégations de crimes commis par les mercenaires russes

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Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 6 mai 2021, 09:08:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) a remis au chef de l’État, le 30 avril 2021,  une liste d’allégations  de crimes qui auraient été commis par les soldats FACA, mais aussi par les Mercenaires russes sur les populations civiles lors de leur offensive contre les groupes armés depuis mi-janvier. Le gouvernement a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête spéciale pour mettre la lumière sur ces allégations, mais nombreux sont ceux qui mettent en doute la crédibilité de cette commission.  

 

Selon le gouvernement, la commission d’enquête spéciale mise en place a une durée de trois mois pour rendre son rapport sur les présumées violations du droit international humanitaire et crimes graves qui auraient été commis par les forces armées centrafricaines, mais également par les mercenaires russes de la société Wagner qui appuient l’armée nationale dans son offensive. Or, cette commission d’enquête mise en place est placée sous l’autorité du ministre de la Justice, et présidée par le procureur général Didier Tombeau, un proche du régime. D’après lui, la Minusca aurait mis les charrues avant les bœufs en portant des allégations des crimes contre l’armée nationale et ses alliés. D’ores et déjà, il met fortement en doute ces allégations de crimes portées par la mission des Nations unies en Centrafrique,  Minusca.

« Les crimes dont fait allusion la Minusca pourrait-être des dommages collatéraux « déclare le procureur général sur la radio Ndékèluka.

Pour les observateurs, rien que la composition de ladite commission d’enquête  met en doute la crédibilité de son prochain rapport, s’il en a un.

Souvenez-vous, après l’assassinat des trois journalistes russes près de la ville de Sibut en juin 2018,  le gouvernement avait annoncé l’ouverture d’une enquête spéciale, et c’est le procureur général qui dirigeait cette enquête. Mais trois ans plus tard, aucun rapport n’est rendu public, et les auteurs de cet assassinat sont toujours en liberté. Ceci n’est qu’un exemple  parmi tant d’autres. Même le meurtre du journaliste Camille Lepage dans la région de la Nana-Mambéré est resté sans suite après plusieurs années.

« Dans notre pays la Centrafrique, la justice n’arrive jamais à mettre en lumière plusieurs cas des crimes commis sur le territoire national, si cela ne touche pas le pouvoir », a réagi Marcelin Bioko, un professeur du lycée à Bangui.

Pour de nombreux Centrafricains, l’Assemblée nationale aurait mis en place une commission parlementaire sur cette affaire et non le gouvernement.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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RCA : attaque contre des positions des forces de défense et de sécurité  dans la Nana-Mambéré

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Image d’illustration des soldats FACA /

 

Bouar, République centrafricaine, jeudi, 6 mai  2021, 03:15:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des combattants rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)ont attaqué les positions des forces de défense et de sécurité dans la localité de « Abba », dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA. Les soldats FACA ont riposté, provoquant la fuite des assaillants.

 

L’attaque avait été rapportée plutôt par des sources locales. Selon elles, les habitants de la sous-préfecture de « Abba » et des villages environnants ont été réveillés mercredi matin vers 4 heures par des détonations d’armes automatiques. Il s’agit, selon les mêmes sources,  d’un accrochage  entre les éléments de  la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments  des forces armées centrafricaines basés dans la ville.

« C’est aux environs de 4 heures du matin qu’on a commencé à entendre des coups de feu. Les tirs à l’arme lourde et légère ont été intenses tout proches du quartier général de l’armée nationale à Abba. En ce moment nous sommes cachés en brousse », a déclaré un habitant joint au téléphone lors de l’affrontement.

Pour l’heure, la ville est calme, et les assaillants sont repoussés  en dehors de la ville par l’armée nationale. Des renforts des Mercenaires russes et des FACA viennent d’arriver dans la ville.

Rappelons que le pont de Mambéré, situé à 7 kilomètres de la ville de « Abba »sur l’axe Bouar s’est effondré depuis deux semaines sous le poids des camions d’extraction minière  des Chinois, rendant difficile le déploiement de renforts de l’armée nationale dans la ville.

Le bilan provisoire fait état d’un mort et des trois blessés parmi les civils.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

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RCA : une marche contre la Minusca et la France annoncée pour ce jour dans la capitale centrafricaine

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La ville de Bangui,capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 6 mai  2021, 03:23:57 ( Corbeaunews-Centrafrique )Le collectif des jeunes du mouvement des cœurs unis, partis au pouvoir et proche de la Russie, entend organiser ce jeudi 6 mai une marche de protestation contre la Minusca et la France. Selon la mission des Nations unies en République centrafricaine, la journée du jeudi est classée rouge sur le plan sécuritaire à Bangui.

 

Selon les organisateurs, la marche du jeudi vise avant tout à dénoncer les accusations portées par la Minusca contre « les forces de défense et de sécurité nationale, des mercenaires russes à travers des allégations d’exécution extrajudiciaire, tortures, violences sexuelles, traitements cruels, inhumains et dégradants, arrestation et détention arbitraires, menace à l’intégrité physique, menace de mort, etc. ».

D’après un proche du chef de l’État, la démarche de la Minusca est claire. C’est un complot orchestré par des puissances invisibles contre la République centrafricaine.

« Nous savons que la Minusca joue le jeu de certaines puissance comme la France, les États-Unis pour déstabiliser le pays. Ils ne veulent pas qu’on touche aux rebelles », ajoute-t-il.

Pour la France, les organisateurs font allusion au reportage publié le 3 mai par la radio France internationale (RFI) intitulée : « en Centrafrique, des victimes des exactions russes brisent la loi du silence ». Pour eux, c’est encore un complot de la France contre la RCA.  D’après eux, toutes les victimes évoquées dans le reportage de RFI sont imaginaires et n’existent pas réellement.

Selon nos informations, lors de la marche de ce jeudi, des éléments de la garde présidentielle, habillée en civils seront déployés parmi les manifestants. L’objectif, attaqué les véhicules des nations unies qui seront de passage dans la capitale.

Rappelons que les exactions des mercenaires russes et syriens contre les civils en Centrafrique sont largement tolérées et couvertes par le gouvernement centrafricain. Selon plusieurs observateurs, l’enquête que la justice centrafricaine entend mener sur les allégations de ces crimes est juste une poudre à l’œil. Rien ne sera fait en ce sens.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : un homme sauvagement assassiné à Sido par les mercenaires russes

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 6 mai  2021, 03:03:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les témoins ont indiqué que la victime serait un ex-redoutable chef milicien Anti-Balaka du quartier combattant dans le huitième arrondissement de Bangui. Il aurait intégré la coalition des patriotes pour le changement en janvier dernier avant d’être capturé et assassiné dans la ville frontalière de Sido cette semaine.

 

Selon les mêmes sources, l’homme avait été interpellé mardi par une patrouille des soldats FACA et les Mercenaires russes dans les périphéries de la ville de Sido, située dans la sous-préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord-ouest de la RCA. À la grande surprise de la population, son corps sans vie a été retrouvé le lendemain alors qu’il a été interpellé la veille.

Selon les témoins, l’homme assassiné serait l’ex-chef milicien Anti-Balaka du quartier Combattant à Bangui dénommé « CHOCOLAT ». Il a été en prison ces derniers temps avant d’être mis en liberté provisoire par la justice. Or, lors du retour de l’ancien chef d’État François Bozizé au maquis, mi-décembre, il aurait fait partie de son équipage qui a créé un mois plus tard la coalition des patriotes pour le changement (CPC) avec les sept autres importantes factions  de l’ex-coalition Seleka.

Selon les témoins, son corps présente de graves traces de torture. Même ses deux yeux ont été arrachés avant d’être tués.

N’oubliez pas que monsieur Chocolat est avant tout un véritable criminel de guerre. Il aurait commis plusieurs meurtres, dont  le vol, détournement, enlèvement, etc.

Il a été soupçonné d’enlèvement et assassinat de l’ex-porte-parole de l’UPC Ahmad NADJAD et le c général du même mouvement  en octobre 2015.

Nous reviendrons sur le parcours criminel de l’ex-chef milicien Anti-Balaka  dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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