Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Le-Président-de-la-CCR-et-ministre-Conseiller-Spécial-à-la-Présidence-Sébastien-Wenezoui-450×300.jpg” alt=”Le Président de la CCR et ministre Conseiller Spécial à la Présidence – Sébastien Wenezoui” width=”450″ height=”300″ />Le Président de la CCR et ministre Conseiller Spécial à la Présidence – Sébastien Wenezoui. Créditi photo : Cyrille Jefferson Yapendé/CNC.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 19 mai 2021, 08:44:20 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans la nuit du dimanche à lundi 17 mai, trois hommes armés ont fait irruption dans la concession du conseiller du chef de l’État, Monsieur Sébastien Wénézoui à Bimbo. Ils ont dépouillé des membres de sa famille avant de tirer à balle réelle sur eux. Une personne blessée et transférée à l’hôpital.
Vol à main armée ou opération hibou, difficile de faire la distinction. C’est à 21 heures du dimanche dernier que la famille de Sébastien Wénézoui, ancien coordonnateur de la milice Anti-Balaka, et actuel ministre conseiller à la Présidence de la République, a reçu la visite de ces hommes armés non encore identifiés.
L’homme s’inquiète et estime que cette action est contre sa personne.
« J’ai vu une moto avec trois personnes bien armées sur la moto. Ils sont venus chez moi. L’un d’eux a pointé les enfants, et commence à procéder à la vérification de leur visage. Automatiquement ils ont dit en sango : « CC vient on y va, il n’est pas là ». Aussitôt, ils ont tiré à balles réelles sur les enfants, et l’un d’eux a été touché par un projectile à la jambe ».
Ébène, âgée de 20 ans, c’est lui dont la jambe droite est frôlée par une balle de Kalachnikov, mais son cas est moins grave pour l’instant.
« Ils ont commencé à crier avant de procéder au ramassage forcé de nos téléphones, nos portefeuilles. Dans mon portefeuille il y’avait 25 000 francs CFA. Ils ont pris tout. Lorsque je voulais avancer que l’un d’eux m’avait dit de ne pas bouger, sinon il allait tirer sur moi. J’ai dit OK. Ils m’ont dit de fuir. C’est au moment où nous voulons partir que l’un d’eux a tiré deux balles. La première m’a frôlé. C’est pourquoi nous étions à l’hôpital pour des soins ».
D’après nos informations, ce dernier jour, des hommes armés inconnus sur des motos font des incursions chez certains proches du pouvoir, et des braquages sont devenus monnaie courante dans la capitale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua-450×317.jpg” alt=”les Mercenaires russes à Koundili vers Paoua” width=”450″ height=”317″ />Les mercenaires russes à Koundili, en 2019. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 19 mai 2021, 03:30:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, les représentants russes de la société Wagner commencent à avoir un comportement de manipulation mentale et d’abus de faiblesse sur le Président centrafricain. Comme on les appelle à Bangui « les gourous » du chef de l’État, ces Russes sont devenus, contre toute attente, des maîtres à penser de ce dernier. Ils lui affirment avoir déjoué un coup d’État qui a failli lui coûter la vie le mois dernier.
Trois ans après leur première arrivée en République centrafricaine, les Russes de la société Wagner sont devenus des rois de la sécurité, des ressources minières , et tout récemment des finances. On les appelle pompeusement « des experts » en finances, des experts en sécurité…, mais en réalité, ce monde ne cherche que de l’argent sur le dos des pauvres citoyens centrafricains. Au départ, il n’y avait qu’un seul Russe, Monsieur Valery Zakharov, que les experts des nations unies le considère comme un haut responsable de la société Wagner, est l’unique conseiller du chef de l’État. Mais un an plus tard, ils sont devenus trois conseillers russes auprès du chef de l’État : Celui de l’économie, et celle de la politique.
Et ce n’est pas tout ! Le mois dernier, lors de son voyage à Luanda, en République d’Angola pour participer au mini sommet des chefs d’État des Grand Lacs sur la sécurité en République centrafricaine, les mercenaires de la société Wagner, qui assurent également la sécurité du chef de l’État centrafricain, ont affirmé qu’ils venaient tout juste de dévier un violent coup d’État qui pourrait lui coûter la vie.
Mais qui sont les présumés commanditaires de ce putsch ?
D’après leur propre terme, ce sont les Français qui seraient à la manoeuvre. Et l’objectif était de provoquer le crash de son avion. Mais si tel est le cas, comment ils ont su, et comment ils ont pu dévier le coup ?
Selon eux, depuis qu’ils sont arrivés en RCA, c’est la onzième fois qu’ils ont empêché un coup d’État en Centrafrique, et c’est toujours la France qui serait derrière.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP ” width=”450″ height=”300″ />Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 19 mai 2021, 03:33:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’annonce de l’arrivée de ces 600 nouveaux « instructeurs » Russes en Centrafrique a été faite par la ministre de la Défense nationale, Madame Marie-Noëlle Koyara dans une correspondance en date de 3 mai 2021 et adressée au conseil de sécurité des Nations unies. Un jeu diplomatique qui ressemble parfaitement à une fuite en avant des autorités centrafricaines.
Au mois de décembre 2020, le ministère russe des Affaires étrangères avait affirmé que la Russie a déployé en Centrafrique 300 « instructeurs » militaires supplémentaires à la demande des autorités de Bangui pour faire face à la montée de la violence attribuée aux groupes rebelles dans le pays, et ce, à quelques jours du premier tour des élections du dimanche 27 décembre 2020. Ainsi, sous la pression du conseil de sécurité des Nations unies, le gouvernement russe annonce à nouveau le retrait de ses 300 « instructeurs » envoyés en Centrafrique. Toutefois, les autorités russes annoncent que les instructeurs qui sont restés dans le pays sont aux environs de 550 hommes. Or, sur le terrain, le nombre total de ces soi-disant « instructeurs » dépasse largement l’effectif annoncé par Moscou, selon plusieurs observateurs.
Cependant, le mois dernier, le chef de la Minusca avait annoncé sur RFI l’ouverture prochaine d’une enquête sur les présumés crimes attribués à ces paramilitaires Russes sur les populations civiles. L’équipe des Nations unies est prête à arriver dans le pays. Mais face à l’effectif minimisé des « instructeurs russes » présents en Centrafrique annoncé par les autorités de la Fédération de Russie, le gouvernement centrafricain tente désespérément de régulariser la situation.
Ainsi, au début de ce mois, le ministère de la défense centrafricain a adressé une correspondance au comité de sanction des Nations unies avec pour objectif la notification aux mesures d’embargo en vue de la formation des Forces de Défense et de Sécurité Centrafricaines par les Instructeurs Russes.
Dans cette correspondance en date du 3 mai 2021, le gouvernement centrafricain a annoncé l’arrivée de 600 nouveaux „instructeurs russes“ en RCA.
” Le Ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée en coordination avec le Département de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique a l’honneur de se référer à l’embargo sur les armes reconduit par le paragraphe 1 de la résolution 2536 (2020) et souhaite notifier, en vertu de l’article 1 « alinéa b» de ladite Résolution, son intention pour la mise à disposition des Forces de Défense et Sécurité(FDS), Six Cents Instructeurs Russes dont deux Cents pour les Forces Armées Centrafricaines, Deux Cents pour la Gendarmerie nationale et Deux Cents pour la Police Centrafricaine, destinés à soutenir le processus de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) en République centrafricaine”. Peut-on lire dans la correspondance de la Ministre au comité de sanction des nations-unies. Une véritable stratégie qui permettra à ces mercenaires syriens, russes et libyens d’intégrer la gendarmerie et la police.
Selon les observateurs, il pourrait y avoir plus de 2 000 mercenaires russes en RCA. Le gouvernement est pris en flagrant délit de mensonge ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/bienvenue-a-Begoua-pancarte-le-14-mai-2020-par-tregu–450×337.jpg” alt=”Panneau de biendenue à Bégoua. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />Panneau de biendenue à Bégoua. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 19 mai 2021, 03:02:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Une pluie diluvienne qui s’est abattue le lundi et mardi 18 mai sur le village Soh, à 14 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, a occasionné de nombreux dégâts, notamment le décoiffement et la destruction d’une dizaine d’habitations , mais aussi des écoles, des églises ainsi que de certains ateliers.
« La pluie a tout détruit, les matelas ont été emportés par les eaux. C’est depuis une heure du matin que je suis debout », a témoigné l’un des sinistrés du village Soh. Un autre ajoute que « Je viens d’avoir un bébé qui a seulement un mois. Toute la nuit, nous étions debout dans la fraîcheur. Nos meubles sont inondés. On demande seulement aux autorités de procéder au curage du canal ».
Dès notre arrivée à Soh, on constate l’écroulement d’une dizaine des maisons. Sur le sol boueux allongent ce qui reste de leur bien : vêtements trompés, ustensiles de cuisine, quelques meubles. Certaines victimes expriment leur mécontentement : « on a besoin l’aide du gouvernement par rapport à la canalisation dans le secteur. Comment nous allons dormir cette nuit ? Je ne sais pas ! /».
« Nous demandons au gouvernement d’arranger les travaux de canalisation. C’est ici notre maison. Nous ne pouvons pas louer. Quand il pleut, c’est difficile pour nous de dormir. Nous sommes debout toute la nuit », témoigne un autre sinistré. Les habitants du village Soh n’ont pas fermé l’œil toute la nuit, à l’exemple de ce monsieur qui a perdu sa maison de deux chambres :.
« C’est depuis 2 heures du matin qu’il commence à pleuvoir, et c’est à 6 heures que cette pluie s’est arrêtée. Nous avons perdu en tout quatre maisons et nous sommes pour le moment sans abris. Nous demandons au gouvernement de penser à urbaniser le secteur de Soh 1 pour nous permettre de vivre convenablement ».
Les habitants ont tenté sans succès de contacter les autorités locales. Plus d’une dizaine des personnes sont sans abri et n’ont reçu aucune assistance humanitaire. Ils demandent l’aide des personnes de bonne volonté.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/stationnement-des-taxi-moto-devant-le-marche-combattant-sur-avenue-des-martyrs-proche-de-laeroport-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”stationnement des taxi moto devant le marché combattant sur avenue des martyrs proche de l’aéroport le 15 mai 2020 par trégu” width=”450″ height=”337″ />Tête de stationnement des taxis-motos au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 19 mai 2021, 03:26:36 ( Corbeaunews-centrafrique ). C’est un braquage de domicile avec des armes qui a mal tourné qui serait à l’origine des événements qui ont coûté la vie à un homme d’une vingtaine d’années dans la nuit du lundi à mardi 18 mai 2021 à Bangui, dans le cinquième arrondissement.
L’acte criminel s’est produit vers 2 heures du matin au quartier Kolongo 2dans le cinquième arrondissement de Bangui. Les habitants demandent aux forces de l’ordre de patrouiller dans le secteur pour sécuriser leur quartier.
Le secrétaire du chef dudit quartier raconte sur la radio Ndékèluka ce qui s’est passé :
« Les faits se sont produits au quartier Kolongo 2. Il s’agit d’un jeune âgé de 22 ans. Après que les malfaiteurs ont frappé et ouvert la porte de sa maison, le jeune était surpris en présence de sa femme et de ses enfants. Le jeune leur a dit: grand-frère tu me traites de cette manière ? Après ces mots, ils l’ont poignardé. Ils l’ont garanti de ne pas crier. Ils sont partis et encore pris la moto de son voisin. C’est après son transfert à l’hôpital que le jeune est décédé en cours de route. Nous demandons au gouvernement de veiller sur le quartier Kolongo 2, Garba, Ngbénguéwé, vraiment il y’a trop de braquage. Nous souffrons beaucoup dans ces quartiers. Que le gouvernement nous vient en appui », déclare le secrétaire du chef du quartier Kolongo 2.
Rappelons que le quartier Kolongo, Garba et Ngbénguéwé est situé non loin du quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Il ne passe jamais un jour qu’on parle d’un braquage à main armée dans ce secteur. Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités.
Les habitants accusent le service de police locale de ne rien faire pour mettre de l’ordre dans leur secteur.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim-450×425.jpg” alt=”Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim” width=”450″ height=”425″ />Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim. Photo CNC
Kaga-Bandoro, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 13:39:17 ( Corbeaunews-centrafrique ). Des éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué lundi le village de Grevaï, situé à environ 30 kilomètres de Kaga-Bandoro, où ils ont incendié des habitations et massacré les populations.
« Lundi, 17 mai 2021, vers 4 heures du matin, les éléments rebelles de la CPC sont entrés dans le village Grevaï-centre et ont saccagé et incendié plusieurs habitations, paniquant les populations locales », a indiqué à CNC une source à la gendarmerie de Kaga-Bandoro.
« Au moins 10civils ont été assassinés, et plusieurs d’autres blessés. Les autres villageois ont réussi à prendre la fuite pour rejoindre la ville de Kaga-Bandoro, d’autres dans la brousse », a précisé cette source à CNC.
Pour l’heure, aucune force de défense et de sécurité n’est déployée dans le village Grevaï centre pour tenter de rassurer les populations.
Selon un élément des forces armées centrafricaines contacté, les soldats FACA ne se sont pas déployés sur le lieu par ce qu’ils attendent l’autorisation de leur État major à Bangui.
Notons qu’il y a deux semaines, le village Grevaï avait été attaqué par les éléments rebelles de la CPC, poussant plus de 3000 personnes à quitter le secteur pour Kaga-Bandoro, ou ils trouvent refuge dans une école.
Par : Joseph Bingui
Journaliste et correspondant du CNC à Kaga-Bandoro
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/touadera-et-koyara-a-laeroport-de-bangui-lors-de-la-reception-des-blinde-russes-le-15-octobre-2020-matin-450×429.jpg” alt=”touadera et koyara à l’aéroport de bangui lors de la réception des blindé russes le 15 octobre 2020 matin” width=”450″ height=”429″ />Le Président Faustin Archange Touadera et la ministre de la défense Marie-Noëlle Koyara à l’aéroport de Bangui Mpoko lors de la réception des 10 blindés russes le 15 octobre 2020. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 08:06:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les forces armées centrafricaines (FACA) ont reçu lundi une nouvelle dotation en armes de la Fédération de Russie. Il s’agit essentiellement des armes et des matériels de guerre. La cargaison a été accueillie à l’aéroport international de Bangui Mpoko par le Président de la République en présence d’une délégation de la Russie.
Moscou a effectué une nouvelle livraison d’armes légères, dont des fusils d’assaut kalachnikovs à la République centrafricaine (rca),
Selon la ministre de la Défense, cette nouvelle dotation fait partie des clauses de l’accord de coopération militaire bilatérale signée entre la République centrafricaine et la Russie.
Si certaines régions du pays sont encore sous-contrôle des groupes armés, l’armée a donc besoin des moyens pour défendre et reconquérir le territoire. L’arrivée de ces matériels est donc nécessaire dans le contexte actuel, selon Marie-Noëlle Koyara, ministre de la Défense nationale.
« Il s’agit de renforcer la capacité de nos forces pour les rendre aptes dans un avenir proche. C’est pour cela que tout en saluant les appuis multiformes dont nos forces vont bénéficier, nous sollicitons l’activation sans délai des prochaines livraisons indispensable à la mise hors d’état de nuire les forces négatives et à la sécurisation durable de notre pays », a-t-elle ajouté.
Selon l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, Monsieur Vladimir Titorenko, «c’est la troisième livraison d’armes à titre gracieux de la fédération de la Russie à la RCA en trois ans. Il s’agit d’armes légères – fusils automatiques, mitrailleuses, fusils de précision, pistolets, lance-roquettes, grenades à main et munitions».
D’après lui, cette livraison était la plus importante et comptait notamment 5.000 kalachnikovs.
La cérémonie de remise de ces armes s’est tenue à l’aéroport de Bangui en présence du Président Faustin Archange Touadera, de la ministre de la Défense Marie-Noëlle Koyara, ainsi que du général russe Oleg Polgouïev, représentant du ministère de la Défense.
Les officiels Russes ont affirmé que la remise d’armes légères ne nécessitait pas d’autorisations de la part du Conseil de sécurité des Nations unies et que seule une notification était obligatoire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Prestation-le-30-mars-du-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-450×300.jpg” alt=”Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”300″ />
Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera
Bangui, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 03:45:53 ( Corbeaunews-centrafrique ). Toute la population centrafricaine a en mémoire le discours d’investiture de Faustin Archange TOUADÉRA dans lequel il disait que son deuxième mandat aura comme grandes lignes l’impunité et la lutte contre la corruption.
Visiblement, en ces temps d’élections législatives et de mise en place du bureau de l’assemblée nationale, le MCU, parti au pouvoir, s’illustre dans la corruption des députés et des candidats aux élections législatives du 2nd tour.
En quête de majorité que le parti ne peut obtenir par la voix du peuple, une stratégie de corruption à grande échelle à été mise en place. Désormais les députés et candidats aux élections législatives se font acheter par le MCU à coup de millions de FCFA.
Le dernier cas en date et malheureusement pas le seul, est le candidat URCA dans la circonscription de Bria 2, Monsieur TAFAGO Jacques. Qualifié au second tour avec un score de 44,7%, il aura comme adversaire Monsieur DEFARANDJI Alain, le candidat du MCU qui a recueilli un suffrage de 23,99%.
Sentant la défaite de son candidat inévitable, le MCU a décidé de corrompre le candidat de l’URCA en lui offrant la somme de 5 millions de FCFA afin qu’il trahisse sa formation politique. Ce dernier a accepté la transaction et a par conséquent déjà vendu par avance au MCU le mandat du peuple qu’il n’a même pas encore obtenu.
Ainsi va le Centrafrique, ce pays où la corruption est entretenue par les dirigeants, avec la bienveillante complicité du peuple qui reste toujours silencieux.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-combattants-rebelles-de-lUPC-dans-la-foret-du-Mbomou-en-Republique-centrafricaine.-450×424.jpg” alt=”les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.” width=”450″ height=”424″ />les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC
Bambari, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 03:22:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village Boyo, situé à environ 40 kilomètres de Bambari sur l’axe Ndassima, dans la Ouaka, est secoué depuis samedi par un violent affrontement entre les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner et les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Le bilan provisoire fait état d’une vingtaine des morts, principalement des civils. Le village est totalement rasé, et les habitants sont actuellement en fuite dans la brousse.
Selon des sources sécuritaires, l’affrontement a débuté ce samedi 15 mai vers 4 heures du matin à l’entrée du village Boyo, situé à 40 kilomètres de Bambari sur l’axe Ndassima, la principale ville minière de la région du centre contrôlée désormais par les Russes et Syriens. Les combats étaient intenses, reconnaît la même source qui ajoute que les russes sont obligés de déployer tout leur arsenal de guerre : hélicoptère, chars et armes lourdes avant de prendre dessus sur les rebelles ce dimanche 16 mai.
Selon des sources locales, la quasi-totalité des victimes est atteinte des projectiles qu’après l’entrée des mercenaires russes dans le village. Certains parlent de massacre de la population par les mercenaires russes, d’autres affirment par contre que c’est une folie meurtrière.
Pour l’heure, nos enquêteurs sont sur le lieu pour tenter de déterminer les circonstances de cet affrontement meurtrier.
Il y’a lieu de noter que le chef rebelle Ali Darassa, après la ville de Mbomou, est revenu vivre au village Boyo avec plusieurs de ses hommes lourdement armés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/station-essence-total-4e-arrondissement-bangui-janvier2018-cnc–450×337.jpg” alt=”Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.” width=”450″ height=”337″ />Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 03:24:32 ( Corbeaunews-centrafrique ). Des stations d’essence fermées, des automobilistes qui font la queue dans l’espoir d’acheter quelques goûtes de carburants…. Depuis plus de deux semaines, les produits pétroliers, notamment l’essence et le diesel se font de plus en plus rares dans les stations services de la capitale et dans certaines villes de province, et les vendeurs à la sauvette envahissent déjà les rues.
Dans la capitale comme dans les villes de province, le constat est le même. Les automobilistes font la queue dans les rares stations d’essence qui vendent encore du carburant dont le prix a fortement augmenté.
« Cela fait des heures que je me suis positionné dans cette ligne interminable. Quand les stations de service ne sont pas fermées, ceux qui vendent de l’essence le font au compte-gouttes », se plaint un conducteur de taxi moto à la station-service du quatrième arrondissement de Bangui.
À la station d’essence des martyrs, il y’avait des automobilistes qui faisaient la queue, et l’un d’eux témoigne.
Moi, je suis conducteur de taxi. C’est depuis plus de cinq heures que je me suis pointé dans le rang, mais il n’y a pas de carburant. Même pas une goutte. Je ne pouvais pas acheter de carburant chez les vendeurs à la sauvette, car ils mélangent souvent leur essence avec du pétrole ou autre produite », ajoute-t-il.
Un membre de l’association nationale des distributeurs des produits pétroliers a confirmé à CNC que la pénurie de carburants est bien réelle.
« Il y’a effectivement une rareté de produits pétroliers sur le marché nationale », a-t-il indiqué à CNC
Notre équipe à tenter en vain de joindre le ministre de l’hydraulique.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 03:34:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis qu’ils sont rentrés au pays après des années d’exil au Cameroun et au Tchad, ces retournés, pour la plus part issue de la communauté peule, sont confrontés à des difficultés de tout genre.
Au quartier Djabarona, à proximité du marché de Boubouille, toutes les habitations sont des huttes construites en paille. Dans la cour, les enfants jouent pied et torse nu. À cinq mètres du marché se trouve la maison de Aïchatou. Seize ans, elle a perdu son père dans les événements de 2013. En l’absence de sa mère qui est sortie, Aïchatou prépare de la bouillie pour ses cadets.
« Puisqu’il est difficile de trouver à manger, je prépare de la bouillie désormais. Nous vivons dans la souffrance ici à Djabarona. Nos maisons sont construites en paille, mais quand il pleut, la toiture laisse couler de l’eau », ajoute-t-elle.
Plus de bétail, les éleveurs changent de métiers. C’est l’exemple d’Ousmane qui nettoie les champs pour être rémunéré.
« J’élevais les bœufs, mais maintenant, je n’en dispose plus. Je suis obligé de nettoyer les champs des autres pour survivre ». Affirme Ousmane.
Elias Abouba a aussi son histoire et appelle au secours :
« Je suis père de six enfants. Je reviens du Tchad. Mais depuis notre retour, nous traversons une épreuve dure de notre vie. Même pas d’abri, pas d’eau, vraiment penser à nous ».
À leur retour, non seulement ces éleveurs ont tout perdu, mais aussi leur village manque de tout. Moussa Houri, est l’unique enseignant du village:
« À Djabarona, la plupart des habitants sont des retournés. D’autres reviennent du Tchad, de Cameroun, de Birao et de Bambari. Mais nous vivons dans des conditions très déplorables. Nous demandons au gouvernement de penser à nous. Il n’y a pas d’écoles ici ».
À Djabarona, 20 litres d’eau s’achètent à 250 francs CFA. Mais pour en avoir, c’est difficile. Le chef du quartier témoigne :
« Ici, nos préoccupations sont nombreuses. Nous avons un sérieux problème d’eau potable, nous n’avons pas d’habitation, beaucoup sont sans abris. Il n’y a pas d’hôpital pour se faire soigner. Parfois si une femme veut donner naissance, il faut aller jusqu’à PK42, et c’est loin. Les enfants ne vont pas aussi à l’école parce que le chemin est loin ».
La majorité des habitants de Boubouille sont des éleveurs dépourvus de bétail. Même si à leur retour le HCR leur a remis des kits d’effets d’accompagnement, leur réinstallation reste un défi quotidien.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Photo-de-famille-avec-des-enfants-union-europeenne-450×301.jpg” alt=”Photo de famille avec des enfants. CopyrightUnion européenne” width=”450″ height=”301″ />Photo de famille avec des enfants. CopyrightUnion européenne
Bangui, le 18 mai 2021 : Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la décentralisation, Augustin Yangana Yahoté et l’Ambassadrice de l’Union européenne, Samuela Isopi, ont procédé ce 14 mai 2021 à Bangui, au lancement du Projet Européen d’Appui à la Modernisation de l’État Civil en République centrafricaine, en présence de la Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant, Giselle Pana.
Ce premier projet pilote de modernisation de l’Etat civil sera mis en œuvre par le cabinet CIVIPOL en étroite coordination avec le Ministère de l’administration du Territoire et de la décentralisation pour une durée de 35 mois. Son exécution a d’ailleurs commencé depuis la fin de l’année 2020 par la prise de contact avec les services du Ministère et l’installation du projet au sein de ses locaux, pour une meilleure appropriation.
Ce projet qui couvre 24 communes de quatre préfectures à savoir : Ombella-M’Poko, Nana-Mambéré, ouham-Pendé, Bangui, vise à apporter un soutien technique et un appui institutionnel au Ministère de l’Administration du Territoire pour en renforcer les capacités en matière d’Etat civil. Il va étendre la reconstruction de l’Etat civil au reste du pays et contribuera à la reconstitution dans un premier temps d’environ 150 000 nouveaux actes civils.
A travers ce projet, l’Union européenne apporte sa contribution et son appui multiforme à la mise en œuvre effective de de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) et du Plan de relèvement et consolidation de la paix (RCPCA) et à la restauration de l’Autorité de l’Etat en RCA à travers un dividende fondamental de la paix : celui de la reconnaissance de l’identité comme garantie fondamentale des droits humains.
“Dans l’optique de la pérennisation des acquis de cet important projet ainsi que toutes les activités qui seront menées sur le terrain, il parait indispensable que la République centrafricaine puisse disposer d’un Centre national pouvant abriter toutes les données sécurisées et fiables des faits et statistiques de l’Etat-civil“, a souhaité M. Augustin Yangana Yahoté avant d’ajouter que “ce sera l’un des gages à la résolution des questions de fraudes documentaires massives constatées dans le pays.”
Dans son intervention, Madame Samuela Isopi, a émis le vœu de voir ce projet dans un avenir immédiat, “améliorer l’accessibilité de l’Etat civil au bénéfice de la population par la modernisation du système national de l’état civil, augmenter significativement le taux d’enregistrement des naissances (régularisation et délivrance des actes) dans les zones couvertes par la réalisation de campagnes de rattrapage et/ou d’audiences foraines ciblant principalement les enfants et les femmes (une opération spécifique de rattrapage sera réalisée auprès de la population Aka de la Lobaye), et contribuer à l’effort de consolidation de la paix en République centrafricaine par l’amélioration du service de l’Etat civil visant à terme à fournir à l’ensemble des citoyens une reconnaissance juridique de leur identité et ainsi de tous leurs droits”.
Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Livio Granzotto, Chef d’équipe CIVI POL Conseil en République centrafricaine
Nigeria, Congo, Cameroun, Rwanda : les soutiens du CMT au Tchad
Bangui ( République centrafricaine ) – Le Conseil de paix et de sécurité n’entend pas suspendre le Tchad de l’Union africaine. Certains pays ont pesé de tout leur poids en faveur des militaires.
Pour échapper aux sanctions internationales, le Conseil militaire de transition peut compter sur le soutien du président nigérian, Muhammadu Buhari. Un soutien exprimé officiellement vendredi (14.05.2021) à Abuja, lors de la rencontre entre le chef du Conseil militaire de transition (CMT), le général Mahamat Idriss Déby, et le président Buhari.
Pour Paul-Simon Handy, chercheur au bureau de Dakar de l’Institut d’études de sécurité (ISS) basé à Pretoria, si le Nigeria, d’habitude hostile à toute prise de pouvoir par les armes, soutient les militaires tchadiens, c’est avant tout pour des questions sécuritaires.
“Le Nigeria a besoin du soutien du Tchad dans sa propre lutte contre Boko Haram. Le Tchad est, avec le Cameroun, le seul pays qui a été autorisé à rentrer en territoire nigérian dans le cadre d’accords de défense”, explique le chercheur.
Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, soutiendrait les militaires tchadiens.
Le CMT jouit du soutien du Nigeria mais aussi de plusieurs pays d’Afrique centrale. Avant la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, des émissaires du Conseil militaire de transition ont notamment rencontré le président rwandais Paul Kagame, ainsi que ses homologues congolais Denis Sassou Nguesso et camerounais Paul Biya.
Cette offensive diplomatique a pesé dans la balance, regrette Paul-Simon Handy.
“L’Union africaine semble dire qu’une transition normale constitutionnelle aurait plongé le Tchad dans plus d’insécurité. Ceci n’est ni vérifié ni probable. C’est une analyse qui reflète la composition du Conseil de paix et de sécurité. On comprend mieux avec cette composition comment ils ont pu convaincre ceux qui étaient pour des sanctions, pour l’application de la déclaration de Lomé”, estime Paul-Simon Handy.
Le président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat.
Pour l’analyste malien Etienne Fakaba Cissoko, la présence de plusieurs cadres tchadiens à la tête d’institutions africaines a aussi permis au Tchad d’échapper aux sanctions internationales.
“Il y a des Tchadiens qui occupent des postes importants au niveau de la communauté internationale. Or ce sont des organisations qui prennent des sanctions contre les pays qui ne respectent pas les principes démocratiques. En plus, la communauté internationale qui joue gros dans le Sahel, n’a pas intérêt à voir un pays comme le Tchad, qui traverse une crise politique aussi grave, subir une instabilité institutionnelle”, pense l’analyste malien.
Le Conseil militaire de transition dirige le Tchad depuis le 20 avril 2021, à la suite du décès du président Idriss Déby. Il s’est engagé à organiser, pendant une transition de 18 mois, des élections démocratiques.
Emmanuel Macron veut fermer la porte du Soudan à Vladimir Poutine
Bangui ( République centrafricaine ) – Un peu plus de deux ans après la chute d’Omar el-Béchir, la « conférence des Amis du Soudan » qui se tient à Paris les lundi 17 et mardi 18 mai 2021, montre à quel point le Soudan méconnu est devenu un enjeu majeur de la diplomatie française. Pour cause de lutte acharnée contre l’influence russe en Afrique, une priorité absolue d’Emmanuel Macron
Plusieurs chefs d’État se réuniront à Paris pour discuter des investissements au Soudan et négocier sa dette afin d’aider le gouvernement du Premier ministre Abdalla Hamdok.
Après un forum d’affaires organisé dans la matinée du lundi 17 mai par le MEDEF sur le Soudan, une conférence qui réunit quelques dirigeants influents, dont le Prince héritier d’Arabie Saoudite, doit se tenir, l’après-midi même, sur la restructuration de la dette soudanaise.
Le lendemain mardi, un petit-déjeuner d’affaires est organisé par la Chambre de commerce européenne au Soudan au campus de start-ups « Station F » dans la Halle Freyssinet avant qu’une soirée débats « Voix de la révolution soudanaise » ne se tienne à l’Institut du Monde Arabe (IMA), qui joue parfois efficacement l’émissaire discret du Quai d’Orsay.
La diplomatie du portefeuille.
« Emmanuel Macron au chevet du Soudan », titre RFI. Comment expliquer ce soudain intérêt pour un pays si peu connue en France? Pourquoi tant de compassion? La véritable raison, la voici: en mai 2019 et à peine un mois après la chute d’Omar el-Béchir, la Russie avait signé deux accords militaires avec le Soudan, notamment dans le domaine naval. En novembre 2020, rebelote. Vladimir Poutine obtient concession sur Port Soudan, la porte d’entrée stratégique vers la Mer rouge, et delà, vers le canal de Suez. La Russie ambitionne désormais d’établir une base militaire dans la région, une façon de reprendre pied dans la corne de l’Afrique.
À l’occasion de la levée des sanctions contre le Soudan, Donald Trump accorde un milliard de dollars à ce pays. Sous réserve que régime de transition soudanais reconnaisse Israel. Ce qu’il a fait sans ciller. La France de Macron et Le Drian tente, elle aussi, cette diplomatie du portefeuille, mais avec moins de marges financières, hélas, que les Américains.
La dette, levier essentiel.
Quelques mois après être sorti de la liste américaine des États soutenant le terrorisme, le Soudan qui était coupé des marchés financiers depuis plus de vingt ans négocie des accords-cadres avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et doit prochainement réintégrer le Fond Monétaire Internationale (FMI).
Le Premier Ministre soudanais Abdallah Hamdok vient aussi à Paris pour obtenir un rééchelonnement de la dette du Soudan qui s’élève à plusieurs dizaines de milliards de dollars et dont la France qui organise cette conférence est l’un des principaux créanciers.
Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France entendent à travers les annulations de créances qui devraient découler de cette restructuration sécuriser une part importante sur le marché soudanais longtemps fermé à toute technologie occidentale.
Un nouveau statut sous-régional.
La position géographique du Soudan (frontalier avec le Tchad, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, avec un littoral sur la Mer Rouge) en fait un pays stratégique.Les Etats-Unis semblent désormais porter un nouveau regard sur le Soudan. Après les récentes tensions avec Ethiopie-Soudan dans la zone frontalière d’Al-Fashaqa, le secrétaire d’Etat US Antony Blinken avait durci le ton à l’égard de l’Ethiopie, alliée de longue date tandis que les relations avec le Soudan semblaient elles se réchauffer.
La récente nomination Mary Catherine Phee – qui a passé une large partie de sa carrière au Soudan – comme secrétaire d’Etat adjointe aux affaires africaines est l’illustration du nouveau statut du Soudan dans la sous-région.
Autre signe de cet activisme français dans la corne de l’Afrique, Jean Yves Le Drian, qui s’appuie beaucoup dans la sous-région sur son allié et ami égyptien, le maréchal Sissi, suit de très près le projet de Grand Barrage de la Renaissance, source de tensions entre l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/la-Minusca-recherche-des-mines-au-sol-photo-minusca-450×253.jpg” alt=”la minusca recherche des mines au sol photo minusca” width=”450″ height=”253″ />Photo Minusca
Bouar, République centrafricaine, lundi, 17 mai 2021, 14:09:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Près de deux semaines après l’explosion d’une mine terrestre au passage d’un véhicule de la mission catholique de Niem faisant un mort et deux blessés, ce dimanche 16 mai, c’est le tour d’une moto de se faire exploser par une mine terrestre sur l’axe Yéléwa et Bouar. Bilan, trois morts et aucun survivant.
Selon le témoignage de la famille, toutes les victimes sont des artisans maçons employés par le maire sultan de la ville de Yéléwa pour la construction de sa clôture. Selon les mêmes sources, et vus le temps qu’ils sont passés sur place, ils ont jugé utile de demander une permission pour rendre visite à leur famille à Bouar. C’est en prenant la route sur une moto qu’ils se font sauter par une mine terrestre à moins de 15 kilomètres de Yéléwa près de Service Kolo. Vu l’impact du choc, les trois passagers de la moto sont morts sur le champ.
Pour l’heure, il est difficile pour la famille d’aller récupérer les corps vu l’insécurité grandissante dans le secteur.
Il est à noter que c’est sur le même axe que s’est produite l’explosion de la mine qui a détruit le véhicule de la mission catholique de Niem le 5 mai dernier.
Rappelons que La Minusca, mission des nations unies en République centrafricaine se disait très préoccuper par la multiplication de l’utilisation des engins explosifs dans le pays. Elle met en garde les auteurs contre une possible poursuite judiciaire pour crime contre l’humanité.
Par Gervais LENGA
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Touadera-Poutine–450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.
Voici le compte-rendu de la réunion entre les autorités centrafricaine et les responsables de la société Wagner tenue à Sotchi en 2017 qui a permis l’envoi des mercenaires russes, syriens et lybiens en centrafrique. Un véritable acte de vente du pays.
Firmin Ngrebada, Premier ministre depuis le 25 février, passe pour les avoir introduits auprès de Faustin-Archange Touadéra (FAT), dont il a épousé une cousine.
Ordre du jour :
I. Création d’une société minière et organisation de travail.
1. Création d’une société minière en RCA.
2. Obtention du permis de recherche.
3. Système bancaire en RCA.
4. Organisation et optimisation des procédures douanières.
5. Adoption de la feuille de route pour la mise en œuvre du projet.
6. Établissement d’un groupe de travail.
7. Établissement des missions géologiques dans les territoires libérés.
II. Questions de sécurité.
1 Conclusion du contrat d’exploitation de l’aéroport.
2 Création des conditions de protection par le libre passage au Soudan.
3 Fixation d’une date et conditions d’envoi de spécialistes affectés à la sécurité du président.
4 Création de la Garde Nationale et établissement d’un centre de formation militaire à l’aéroport.
5 Problèmes de l’interaction avec l’ONU et la Minusca, y compris l’entrée de forces armées et leur légalisation sur le territoire Centrafricain.
III. Questions de politique sociale et d’information.
1 Sensibilisation de la population sur le programme du Président de la République centrafricaine, renforcement d’une image positive pour améliorer le climat des investissements.
2 Organisation des projets de création d’emplois.
I. Création d’une société minière et organisation de travail.
1 Création d’une société minière en RCA.
Tenant compte des instructions du Président de la République pour le Présidium, de quelque manière que ce soit, afin de faciliter la mise en œuvre du projet proprement dit, la partie centrafricaine s’est engagée à accélérer et simplifier autant que possible toutes les procédures administratives.
Les parties conviennent que, dans le cadre de la création de la société, un groupe d’experts, comprenant des juristes, des géologues, des politologues et le chef du groupe, sera envoyé sur le territoire de la République centrafricaine le 16.10.2017. Les parties conviennent que la durée de la création de la société ne devrait pas dépasser 20 jours.
2 Obtention du permis de recherche.
La partie centrafricaine a confirmé que cette société étrangère (qui opère et est située sur le territoire de la Fédération de Russie) recevrait à la fois une licence et un permis d’exploration sur le terrain. Par la suite, si la licence expire, la société russe peut la transférer à la succursale locale de la société dès son établissement.
Selon la législation actuelle, le plan suivant est en place depuis mars 2016 pour obtenir un permis d’exploration et de prospection de gisements :
– La société soumet une demande de licence et les documents nécessaires au Ministère des Mines de la République Centrafricaine ;
– Le Ministère des Mines de la République Centrafricaine prépare les dossiers et les soumet à l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine pour obtenir une licence ;
– Une fois approuvé par l’Assemblée, le Président de la République centrafricaine signe un décret accordant la licence/le permis.
La partie centrafricaine a assuré que la durée totale de toutes les procédures formelles d’obtention d’un permis ne dépasserait pas 30 jours ouvrables.
En outre, la partie centrafricaine a confirmé que les géologues russes pouvaient commencer l’exploration primaire des gisements avant d’obtenir une licence, à condition qu’ils soient accompagnés de spécialistes du Ministère des mines de la République centrafricaine.
Les parties se sont entendues sur un calendrier de planification pour l’organisation de l’exploration et de la production :
– Au plus tard le 26.11.2017 – obtention d’une licence ;
– Au plus tard le 15.01.2018 – obtention d’un permis de recherche et d’exploration de gisements ;
– Au plus tard le 10.02.2018 – début de la production.
3 Système bancaire de la RCA.
Actuellement, toutes les banques de la République centrafricaine effectuent des virements par l’intermédiaire de comptes correspondants en France, ce qui empêche la partie russe d’effectuer des virements bancaires. Les parties conviennent que, dans cette situation, la partie russe a le droit d’effectuer des paiements en espèces. De l’avis de la partie centrafricaine, la livraison en espèces n’est possible que par jet privé. La partie centrafricaine s’est également déclarée disposée à examiner avec le Ministère des finances de la République centrafricaine d’autres options pour les transactions en espèces.
4 Organisation et optimisation des procédures douanières.
La partie centrafricaine a indiqué que le Président de la République centrafricaine demandera aux services douaniers centrafricains de simplifier l’importation des équipements industriels. A cette fin, la partie russe devra:
– Demander au Ministère des Finances de la République Centrafricaine une réduction maximale des droits de douane ;
– S’adresser au ministère des Douanes pour obtenir une réduction maximale des droits de douane.
En outre, la Partie centrafricaine a souligné qu’en vertu du Code minier, l’importation de matériel d’exploration et de développement minier n’est pas assujettie aux droits de douane.
5 L’adoption de la feuille de route de la mise en œuvre du projet.
Les parties ont convenu qu’une « feuille de route » devrait être créée pour la mise en œuvre du projet. La partie centrafricaine devra soumettre ses souhaits sur la « feuille de route » à la partie russe au plus tard le 16.10.2017.
6 Établissement du groupe de travail.
La partie centrafricaine a reconnu la nécessité de créer un groupe de travail sous les auspices de l’Administration présidentielle de la République centrafricaine, ce qui contribuera à accélérer la réalisation des objectifs fixés.
7 Établissement des missions géologiques sur les territoires libérés.
D’un commun accord, les parties ont choisi les zones prioritaires pour les activités d’exploration et de production sont les préfectures de Lobaye et Haute-Kotto. La partie centrafricaine a également noté que l’une des principales zones contenant un grand nombre de gisements de diamants se trouve autour de la ville de Ouadda. La partie centrafricaine a indiqué qu’une fois que la demande d’autorisation d’étudier ces régions aura été soumise au Ministère des mines de la République centrafricaine, toutes les informations sur leurs caractéristiques géologiques seront communiquées à la partie russe. Jusqu’à présent, la totalité du volume de production a été réalisée de manière artisanale. A cet égard, la proposition de la partie russe de développer industriellement les gisements contribuera à accélérer l’obtention des permis nécessaires.
II. Questions de sécurité.
1 Conclusion du contrat d’exploitation de l’aéroport.
Du point de vue de la partie centrafricaine, la région la plus prometteuse pour le projet d’aérodrome est la localité de Ouadda. Du point de vue de la partie russe, les spécifications de la piste doivent permettre décollage et atterrissage d’avions lourds (tels que Boeing et l’Il-76). La partie centrafricaine s’engage à clarifier les informations relatives à l’état de l’aérodrome sélectionné au Ministère de l’aviation civile de la République centrafricaine et à connaître les caractéristiques techniques de l’aérodrome sélectionné et à en informer la partie russe au plus tard le 16.10.2017. Dans le même temps, la partie centrafricaine s’engage à fournir des informations sur les termes de la procédure et les termes du contrat d’exploitation de l’aérodrome sélectionné par la partie russe.
2 Création de conditions pour la protection par le libre passage au Soudan.
Au cours de la discussion, les parties conviennent que la présence de spécialistes armés d’origine étrangère pouvait se justifier dans ce contexte aux fins de la protection des zones minières. Ces spécialistes pourraient être déguisés en employés d’une société soudanaise de sécurité.
3 Fixation d’une date et des conditions de l’envoi des spécialistes affectés à la sécurité de président.
La Fédération de Russie estime qu’il est absolument nécessaire de commencer sans délai à introduire des changements dans l’organisation pour assurer la sécurité du Président de la République centrafricaine. A cette fin, il est nécessaire d’accélérer l’envoi en République Centrafricaine d’experts en matériel moderne de surveillance et de protection des tireurs d’élite et autres méthodes modernes pour assurer la sécurité.
La Fédération de Russie estime également qu’il est nécessaire de procéder à la sélection préliminaire et au recyclage du personnel de sécurité du Président de la République centrafricaine.
A cet égard, la Fédération de Russie est prête à fournir un véhicule blindé et du matériel de sécurité moderne, ainsi qu’à envoyer une équipe d’experts pour organiser la protection personnelle du Président de la République centrafricaine.
La partie centrafricaine s’engage à répondre à cette proposition au plus tard le 16 octobre 2017.
4 Création de la Garde Nationale et établissement d’un centre de formation militaire à l’aéroport.
Pour la réalisation de cette tâche, les parties ont décidé de créer un groupe de travail, ainsi qu’un centre de formation secret sur le territoire de l’aérodrome sélectionné. La partie centrafricaine a admis la nécessité de la création du centre de formation de soldats de la garde nationale compose des ressortissants de la République centrafricaine.La partie centrafricaine a également noté que l’aérodrome, proposée comme la base principale du projet est à égale distance des 3 lieux ou sont déployés les contingents de MINUSCA (200-300 km). La mise en œuvre de cette tâche devrait commencer après la décision de légaliser l’utilisation de l’aérodrome et de préparer les documents de sécurité nécessaires.
5 Problèmes de l’interaction avec l’Onu et la MINUSCA, y compris l’entrée de forces armées et leur légalisation sur le territoire Centrafricain.
Selon la résolution de l’ONU n° 2127 du 05.12.2013, l’introduction des forces armées et leur utilisation à des fins de protection et de sécurité n’est possible qu’avec l’autorisation du Comité de sécurité de l’ONU. Les termes de l’autorisation exigent que le Président de la République centrafricaine soumette au Comité de sécurité de l’ONU une demande d’acquisition des troupes nécessaires pour renforcer la sécurité de la République centrafricaine. La partie centrafricaine a noté qu’il faut environ 3 (trois) mois pour obtenir ce type d’autorisation pour les pratiques. La partie centrafricaine ne voit aucun obstacle à la mise en place de l’Unité de la Garde présidentielle tant que l’autorisation nécessaire n’aura pas été obtenue. Si l’ONU et la MINUSCA ont des questions sur la situation, le Gouvernement de la République centrafricaine s’occupera de la justification de la présence du personnel des forces armées d’origine russe. La partie centrafricaine a noté qu’il existe des sociétés de sécurité des forces armées chinoises à leur disposition, qui assurent la sécurité des installations sensibles ou des sociétés chinoises à exploiter. En tout état de cause, la partie centrafricaine s’engage à fournir des informations sur le statut et la légalité des sociétés de sécurité susmentionnées à la partie russe au plus tard le 16.10.2017. Ainsi, d’ici là, la partie centrafricaine aura fourni des informations sur les capacités de la partie russe à mener à bien la même procédure de légalisation des formations militaires sur la sécurité et l’armement que les entreprises chinoises.
III. Questions de politique sociale et d’information
1 Sensibilisation de la population au programme du Président de la République centrafricaine, renforcement d’une image positive pour améliorer le climat des investissements.
Les parties conviennent qu’il est nécessaire d’établir un groupe de travail pour mettre en œuvre le projet de sensibilisation du public. D’ici la fin novembre 2017, un plan de mise en œuvre du projet sera élaboré et devrait être lancé en décembre 2017. Il est nécessaire de le développer pendant la période de préparation :
– méthodes ;
– moyens;
– outils de sensibilisation de la population;
– programme visant à sensibiliser la population aux initiatives prises par le Président pour améliorer la situation économique et sociale.
La partie russe est prête à former des spécialistes de l’information.
En conséquence, les parties conviennent que la tâche principale est de travailler avec les jeunes afin de les inclure dans l’activité positive dans les domaines social, économique et patriotique.
2 Organisation des projets de création d’emplois
La partie centrafricaine a attiré l’attention sur le fait que le chômage est actuellement un problème, en particulier chez les jeunes de la capitale de la République centrafricaine. A cet égard, la partie centrafricaine a demandé que la question de la création d’emplois soit examinée. Le projet de création d’emplois pourrait être mis en œuvre dans le cadre du programme social proposé par la partie russe dans le cadre de l’engagement pris avec la République centrafricaine concernant l’exploitation minière. Les parties conviennent que la stratégie pour de tels projets devrait être fondée sur le principe « petits investissements – résultats rapides ». La partie centrafricaine mettra en place un groupe de travail spécial pour mettre en œuvre ces projets. L’un des projets possibles mentionnés par les parties était la possibilité de créer de petites entreprises d’exploitation forestière et de transformation. En outre, la partie centrafricaine a demandé qu’une attention particulière soit accordée aux groupes de jeunes qui sont déjà prêts à participer à de petits projets (incubateur d’entreprises). La partie centrafricaine estime qu’il est nécessaire d’attirer des spécialistes russes pour évaluer les processus commerciaux.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/le-premier-ministre-firmin-ngrebada-à-bangui-le-18-avril-2020-par-la-primature-de-la-république-centrafricaine-450×310.jpg” alt=”le premier ministre Firmin Ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine” width=”450″ height=”310″ />le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine
Bangui, République centrafricaine, lundi, 17 mai 2021, 03:26:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La tension devient de plus en plus palpable entre le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son Premier ministre Firmin NGRÉBADA. Ce dernier, en colère, refuse de déposer sa démission, et estime que le chef de l’État est ingrat envers lui. Il exige une importante somme d’argent avant de quitter ses fonctions.
Élu député dans la circonscription de Boali lors de la dernière législative du 14 mars 2021, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA avait annoncé son intention de briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Or, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire exécutif du parti au pouvoir, le MCU, a également fait part de son intérêt pour le même poste. Ainsi, les deux personnalités du pouvoir se sont livrées à une bataille en coulisse. Le chef de l’État Faustin Archange Touadera devrait maintenant décider, et il penche pour son ami de longue date Simplice Mathieu Sarandji, provoquant la colère de son Premier ministre Firmin NGRÉBADA qui ne cesse de répandre ses venins sur lui.
D’après lui, « Touadera est un ingrat ». Il ne semble pas reconnaître les efforts qu’il a déployés pour amener les Russes en Centrafrique pour combattre les CPC. Des mots violents à l’endroit du chef de l’État. Du coup, il refuse de déposer sa lettre de démission, et exige une somme de 1 milliard de francs CFA avant de le faire.
Pour l’heure, des discussions sont en cours entre lui et le chef de l’État.
Va-t-il être reconduit comme il l’avait aussi revendiqué ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/douane-de-beloko-en-Centrafrique-450×337.jpg” alt=”Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”337″ />Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga
Bangui, République centrafricaine, lundi, 17 mai 2021, 03:27:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la sécurité, les ressources minières et forestières, la société paramilitaire russe Wagner contrôle désormais les services financiers de la République centrafricaine. À Béloko et dans certains postes stratégiques de la douane, les Russes sont partout, provoquant ainsi la colère de certains fonctionnaires des finances.
Ils sont une dizaine. On les voit partout : de poste frontalier de Béloko à Bangui en passant par celui de Bang, les agents de la société russe Wagner sont omniprésents. Ils contrôlent et vérifient toutes les importations et exportations.
Pourquoi ?
Selon nos informations, la décision a été prise personnellement par le chef de l’État Faustin Archange Touadera à la suite de son entretien avec le responsable de la Société Wagner qui n’est autre que son conseiller. Selon ce dernier, la présence de ces agents russes, présentés comme des spécialistes en douane pourraient améliorer le niveau des recettes de l’État centrafricain.
Comment ?
Selon le plan qu’ils avaient établi avec le chef de l’État, toutes les marchandises transportées à titre de bénévolat par le camionneur seront désormais soumises à la douane, quelle que soit sa taille et le titre de ses propriétaires. Pour les fonctionnaires de la douane, cette nouvelle décision ne passe pas car parmi ces marchandises transportées bénévolement par certains camionneurs figurent leurs articles.
« C’est juste une manière de nous couper le souffle. Entant que douanier, si je veux envoyer désormais un petit colis à Bangui, celui-ci est soumis directement à la taxe douanière Wagner. Quelle est cette manière de faire ? », s’insurge un agent de la douane de Béloko.
Pourtant, cette nouvelle décision ne vise pas que les douaniers. Elle touche presque tout le monde, y compris les petits commerçants.
Pour les Centrafricains, la présence des Mercenaires russes au sein du ministère des Finances est la preuve que la RCA est de nouveau sous la coupe des parrains mafieux. C’est unique en Afrique.
« Les russes cherchent de l’argent. Comme ils voient qu’en Centrafrique le Président de la République est un faible, ils veulent en profiter au maximum », explique un officier de la douane centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/filme-russe-450×338.jpg” alt=”Dans la cour du stade 20 000 places lors de la présentation au public du film russe tourisme” width=”450″ height=”338″ />Dans la cour du stade 20 000 places lors de la présentation au public du film russe tourisme le vendredi 14 mai 2021.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 17 mai 2021, 03:37:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le début de cette année, la Centrafrique est frappée à nouveau par une nouvelle vague de contamination du coronavirus. Le nombre des infections devient de plus en plus inquiétant, et le ministère de la Santé appelle les citoyens au respect strict des mesures de précaution . Or, lors de la projection au stade 20 000 place du film russe « Touriste », aucune mesure barrière n’est exigée à l’entrée. Ce qui suscite la colère des médecins.
Samedi, plusieurs milliers des Centrafricains ont assisté à l’avant-première de « Touriste », un film russo-centrafricain, au stade 20 000 places à Bangui. Or, le gouvernement, initiateur de ce spectacle public, n’avait pris aucune mesure barrière et de distanciation physique face à la nouvelle variante du Covid-19 qui inquiète plus d’un.
Lors de son point de presse hebdomadaire, le ministre de la Santé docteur Pierre Somsé avait indiqué qu’une nouvelle souche de covid-19 serait en circulation en Centrafrique. Ce virus est dangereux et très contagieux.
« La pandémie à Covid-19 dans notre pays à tendance préoccupante. Plus de cas des personnes malades avec des formes compliquées, et plus des personnes qui décèdent, comparé à l’année dernière.
Cette nouvelle configuration de la pandémie chez nous devons encore la confirmer bientôt d’une nouvelle souche. Ce qui est communément appelé variante de coronavirus qui circule vite contamine vite, et fait plus de dégât ».
Selon le ministre de la Santé, la nouvelle souche soupçonnée est capable de réinfecter une personne déjà guérie du Covid-19.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/sarandji-a-gauche-et-ngurebada-a-droite-450×297.jpg” alt=”L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à gauche, et l’actuel premier ministre Firmin Ngrebada à droite. Photo combinée par CNC le 24 février 2021″ width=”450″ height=”297″ />L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à gauche, et l’actuel premier ministre Firmin Ngrebada à droite. Photo combinée par CNC le 24 février 2021
Bangui, République centrafricaine, lundi, 17 mai 2021, 03:04:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis une semaine, les députés de la majorité présidentielle multiplient des réunions et s’activent en coulisse pour la convocation prochaine du Premier ministre Firmin NGRÉBADA devant le parlement. Préparent-ils une motion de censure ?
Selon un membre de la majorité présidentielle, le but de l’interpellation prochaine à l’Assemblée nationale du Premier ministre serait de lui poser un certain nombre des questions concernant son mandat à la tête du gouvernement.
« Le Président de la République a été réélu, l’Assemblée nationale est mise en place, mais le gouvernement a refusé de déposer sa démission. Il faudrait que le Premier ministre vienne nous montrer son mandat à la tête du gouvernement », poursuit cet élu qui ajoute que si le chef de l’État renouvelle son mandat, eux aussi doivent renouveler leur mandat s’ils en ont un.
« Comme ils ne veulent pas déposer leur démission, c’est comme s’ils ont un mandat qui est lié à celui du Président de la République. Même le Président a déjà renouvelé le tien, et donc eux aussi doivent renouveler les leurs », poursuit-il.
Selon nos informations, d’ici à mardi prochain, ces élus vont interpeller le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji pour que le Premier ministre soit interpellé le mercredi prochain.
Selon plusieurs sources, le Président de la République a débuté son second mandat sur un fond de tension au sein de l’exécutif et du parlement. Même à la présidence, il a jugé mieux de signer un deal avec son ex-ministre conseiller Fidèle Ngouandjika afin de calmer les voix qui s’élèvent de partout contre les propos tenus par celui-ci.
Plusieurs publications sur les réseaux sociaux annoncent une donation de groupes électrogènes au gouvernement par la Russie pour pallier la crise énergétique survenue le 23 avril 2021 à Bangui.
Dans un premier temps, l’ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique confirme cette donation sur sa page Facebook, puis ne communique plus sur le sujet.
Aucun communiqué officiel du gouvernement sur cette prétendue donation.
Un conseiller à la présidence de la République parle de fake news.
L’Enerca ne reconnait pas avoir reçu 10 groupes électrogènes offerts par la Russie.
Donc, l’information selon laquelle l’ENERCA aurait reçu 10 groupes électrogènes de la Russie est fausse.
Dans la journée du 29 avril 2021, les réseaux sociaux relaient une information selon laquelle la Russie a offert 10 groupes électrogènes pour remédier à la coupure d’électricité survenue à Bangui et ses périphéries six jours plus tôt.
Le 23 avril 2021, une panne d’électricité sur les installations de l’Enerca au village de Danzi, à 20 km de Bangui, coupe la fourniture d’énergie au niveau de la capitale. Aussitôt, la société nationale d’énergie dépêche sur place une équipe de techniciens pour des travaux de réparation. Le 29 avril 2021, la toile numérique en Centrafrique est inondée par un supposé don de 10 groupes électrogènes offert à l’Enerca par la Fédération de Russie.
Diaspora (un photographe centrafricain) écrit sur son compte Facebook le 29 avril « Don de 10 groupes électrogènes de 500 KW par la Fédération de Russie (…). Arrivée sur le tarmac de l’aéroport Bangui-Mpoko dans un Cargo Antonov, 10 groupes de 500 Kwa destinés à électrifier la capitale, un don de la fédération de Russie dans un partenariat gagnant.»
Le même jour, l’Ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique annonce aussi la nouvelle sur son compte Facebook : “Le 28 avril 2021, la Fédération de Russie a fourni 10 groupes électrogènes de 500 KVA pour aider les Centrafricains à faire face aux problèmes d’électricité qui persistent à Bangui depuis plus de 5 jours. Le don a été délivré hier (28 avril 2021) à l’aéroport international Bangui Mpoko”.
Contacté par l’Equipe #StopATènè, un membre de l’équipe de communication de l’Ambassade de Russie confirme alors dans un premier temps. “ La délivrance a été effectuée de manière urgente. C’est pour ça que nous-mêmes, n’étions pas invités. Les militaires étaient responsables de la délivrance. C’est le gouvernement centrafricain qui doit prendre la décision de l’endroit où les installer”
Capture d’écran Facebook du 29 avril 2021 Capture d’écran Facebook du 29 avril 2021
Le 6 mai 2021, un internaute du nom de Basile Nanou partage la même information dans le groupe Facebook KangbiNdara (“partage de savoirs” en sango) et réactive la rumeur en apportant quelques éléments nouveaux. Il annonce que la Russie offre 10 groupes électrogènes de 5000 KVA à l’Enerca. La capacité du groupe électrogène selon Basile Nanou, a donc été multipliée par dix, passant de 500 à 5 000 KVA. Cette même rumeur est relayée par Karl Bouzou, un autre internaute, le même jour.
Même Pascal Bida Koyagbelé, ministre délégué aux grands travaux à la présidence, partage la rumeur sur sa page Facebook. Dans les commentaires de cette publication, un conseiller à la présidence, Fidèle Gouandjika, dément et la qualifie de “fake news.” A ce moment précis, le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur cette rumeur devenue virale.
Pourtant dans une interview accordée à la presse locale, le 29 avril 2021, le ministre de l’Energie, Herbert Gontran Djono-Ahaba, qui s’était rendu sur le site où sont tombés les 5 pylônes de l’Enerca, n’avait pas évoqué le sujet des 10 groupes électrogènes que la Russie aurait offerts à la société. Ce membre du gouvernement a plutôt parlé de “l’appui logistique de la Minusca à l’Enerca et d’un don d’un deuxième groupe électrogène de 500 KVA que la Minusca a offert à la Sodeca” (Société de distribution de l’eau en Centrafrique), pour pallier la pénurie d’eau due à la coupure de l’électricité.
L’ENERCA dit ne rien avoir reçu
Le 29 avril 2021, l’équipe StopATènè contacte le chargé de communication de l’Enerca, Saint-Cyr Bazoli Yabouet, au sujet des 10 groupes électrogènes russes. Celui-ci est surpris et précise que la société “n’a pas reçu un quelconque don de la Russie pour faire face à la coupure d’électricité provoquée par la chute de 5 pylônes au niveau du village Danzi, le 23 avril 2021.”
Contactée à plusieurs reprises par l’équipe #StopATènè, l’ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique n’a pas été en mesure de fournir les preuves de la livraison des 10 groupes électrogènes qui seraient arrivés à Bangui, le 28 avril 2021 à bord d’un cargo –Antonov russe et qui auraient été remis à l’Enerca. Depuis que la rumeur circule, les officiels russes en poste en Centrafrique ne communiquent plus sur le sujet. Pourtant, d’habitude, quand la Russie fait un don à la République centrafricaine, elle le médiatise largement et couronne le tout, généralement, par des feux d’artifices dans la soirée.
#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA
Sources :
Contact téléphonique avec le chargé de communication de l’Enerca
Interview du ministre de l’Energie, Herbert Gontran Djono-Ahaba
Démenti de Fidèle Gouandjika, conseiller à la présidence de la République
Heurts entre musulmans à Kinshasa: 30 condamnations à mort
Bangui ( République centrafricaine ) – Trente personnes ont été condamnées à mort en République démocratique du Congo (RDC) pour leur participation aux violences contre la police ayant marqué jeudi la fin du ramadan à Kinshasa, la capitale, a-t-on appris de sources judiciaires.
Le verdict a été prononcé au petit matin samedi dans le procès en flagrance tenu depuis vendredi à Kinshasa, selon un enregistrement dont l’AFP a eu copie. Un avocat des parties civiles, Me Chief Tshipamba, a confirmé à l’AFP ces trente condamnations à la peine capitale./////////////.
Régulièrement prononcée, notamment dans les affaires impliquant les groupes armés dans l’est du pays, la peine de mort n’est plus appliquée en RDC depuis un moratoire décidé en 2003, et systématiquement commuée en condamnation à la perpétuité./////////////.
Jeudi, de violents heurts avaient éclaté entre fidèles musulmans se disputant l’accès au stade des Martyrs, le grand stade de la capitale congolaise, pour y organiser la prière officielle de clôture du ramadan. Les protestataires s’en étaient pris en particulier à la police présente sur les lieux pour encadrer la cérémonie./////////////.
Un premier bilan officiel faisait état d’un policier tué, dont les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Une policière est entre la vie et la mort, affirment désormais les autorités, tant que 46 autres policiers ont été blessés, dont huit sont dans un état critique. Une dizaine de véhicules de la police ont été endommagés, dont l’un complètement incendié./////////////.
Trente-huit personnes ont été interpellées sur les lieux des violences et jugées en comparution immédiate à partir du lendemain au Tribunal de grande instance de la commune de la Gombe, dans le centre de Kinshasa. Retransmise toute la journée en direct à la télévision publique, l’audience a duré jusqu’au petit matin samedi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Les-gendarmes-de-la-brigade-motorisee-sur-le-lieu-de-laccident-pour-le-constat-450×338.jpg” alt=”Les gendarmes de la brigade motorisée sur le lieu de l’accident pour le constat” width=”450″ height=”338″ />Les gendarmes de la brigade motorisée sur le lieu de l’accident pour le constat. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021, 13:28:58 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un accident pour le moins particulier s’est produit vendredi soir sur la route de Damara à hauteur du pont de PK10. Un conducteur, ivre au volant de son pick-up, a perdu la maîtrise de son camion et s’est engouffré dans la concession d’une famille.
Le véhicule de l’accident encastré dans la cuisine endommagée . Photo CNC
C’était vers 18 heures que l’automobiliste a perdu le contrôle total de son pick-up alors qu’il circulait sur la route de Damara en provenance du PK12. Le véhicule a quitté sa chaussée pour traverser l’autre sens de la route et venir violemment percuter la cuisine d’une résidence privée.
Il n’y’a pas de blessés à déplorer selon les secours, mais les occupants des lieux étaient évidemment très choqués par cet accident.
Les gendarmes de la brigade motorisée de Bégoua sont intervenus sur le lieu pour s’assurer que le véhicule et les occupants pouvaient être enlevés sans risque, mais à leur arrivée, tous les occupants du véhicule sont déjà sortis.
On déplore plus des dégâts matériels que humains.
Selon le propriétaire de la maison, sa femme et ses enfants étaient tous à la maison au moment de l’accident.
« Ils ont vu comment le véhicule quittait la route pour venir à leur direction. C’est en ce moment que mon épouse a pris les enfants rapidement pour se réfugier chez les voisins avant l’arrivée du pick-up qui a tout balayer sur son chemin, y compris ma cuisine », a déclaré le père de la famille..
Selon les premiers éléments de l’enquête, le conducteur était totalement ivre au moment de l’accident, et il devrait être entendu par le service de la gendarmerie de Bégoua.
Finalement, il y’a plus de peur que du mal. Mais quand on observe le lieu de l’accident, on ne pouvait pas imaginer que le conducteur sort idem.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/la-Minusca-recherche-des-mines-au-sol-photo-minusca-450×253.jpg” alt=”la minusca recherche des mines au sol photo minusca” width=”450″ height=”253″ />Photo Minusca
Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021, 11:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La société paramilitaire privée Dyck Advisory Group (DAG) a soumis une offre pour participer à un projet de déminage en République centrafricaine géré par le Service de l’action antimines des Nations Unies (UNMAS).
Le groupe DAG pourrait donc envoyer une équipe d’instructeurs anti-EEI (engins explosifs improvisés) dans un proche avenir pour former les forces de défense et de sécurité de la rca et la mission de maintien de la paix de l’ONU MINUSCA à neutraliser les munitions non explosées personnel des mines, mais son rival SafeLane Global devrait également soumettre une offre.
L’UNMAS est actif dans le pays aux côtés de la MINUSCA depuis 2014 et est financé par l’Union européenne et le Département d’État américain. S’il est sélectionné, le groupe DAG risque de se retrouver à croiser la voie de l’entreprise paramilitaire russe Wagner, qui défend les intérêts russes en RCA et a déployé entre 800 et 2 000 hommes pour soutenir les Forces armées centrafricaines (FACA).
De Cabo Delgado à l’Afrique centrale
Basé en Afrique du Sud, le groupe DAG s’est taillé une part importante dans le marché de niche du déminage pour les Nations Unies, une partie de ses opérations dirigée par Max Dyck, le fils de son fondateur et ancien colonel zimbabwéen Lionel Dyck. La firme est également expérimentée dans les opérations anti-braconnage et se déploiera prochainement au Mali, officiellement à ce titre. Mais il a surtout fait l’actualité au cours de l’année dernière dans la province mozambicaine de Cabo Delgado, où une insurrection fait rage. Il a fourni un soutien aérien à la police mozambicaine dans le cadre d’un contrat qui n’a pas été officiellement renouvelé, bien que ses agents restent déployés non loin du théâtre d’opérations.
DAG souhaite également renforcer sa présence en Afrique centrale. En plus du projet de déminage des Nations Unies en RCA, il prépare actuellement le terrain pour un canal logistique terrestre de ses bases sud-africaines à la RDC via le Mozambique et la Zambie.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Plusieurs-elements-des-3R-avec-des-armes-de-guerre-dans-une-position-horizontale-450×337.jpg” alt=”Les éléments rebelles de 3R. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />Les éléments rebelles de 3R. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021, 05:11:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Cette commission a été créée suite à la dénonciation faite par un groupe d’expert des Nations unies sur de présumées violations de droit de l’homme et de droit humanitaire qui auraient été commises les soldats FACA et leurs alliés russes lors de la contre-offensive menée contre la rébellion de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)
“Selon leur mandat, les membres de cette commission spéciale ont trois mois pour accomplir leur mission et rendre publics les résultats de leur enquête.
« La commission est saisie suivant les faits et non suivant les personnes. Elle a le pouvoir étendu de répertorier toutes les violations de droits de l’homme et du droit international humanitaire. Qui aurait été commise par les groupes armés, notamment le CPC, les FACA, les forces bilatérales et les forces multilatérales pendant toute la période de ces conflits armés non internationaux et internationalisés. Les résultats des enquêtes nous permettront d’en aviser, et de déterminer les responsabilités. Aucune victime ne saurait être oubliée. Les résultats de ces enquêtes seront fidèlement rendus publics, et les auteurs présumés des crimes feront l’objet de poursuite pénale conformément au texte en vigueur. Le gouvernement s’engage à mettre tous les moyens utiles et adéquats à la disposition de cette commission pour qu’elle se déploie sur le terrain ou les présumés crimes auraient été commis », a déclaré le ministre intérimaire de la justice, Monsieur Arnaud Djoubaye-Abazen
notons que la mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) a remis au chef de l’État, le 30 avril 2021, une liste d’allégations de crimes qui auraient été commis par les soldats FACA, mais aussi par les Mercenaires russes de la société Wagner sur les populations civiles lors de leur offensive contre les groupes armés du CPC depuis mi-janvier. Le gouvernement a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête spéciale pour mettre la lumière sur ces allégations, mais nombreux sont ceux qui mettent en doute la crédibilité de cette commission.
Bria, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021, 03:31:12 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ce vendredi 14 mai, à Bria, dans la Haute-Kotto, une tentative d’enlèvement des deux adolescentes avait mal tourné, provoquant ainsi la colère des ravisseurs qui ne sont autres que les mercenaires russes et syriens de la société Wagner qui ont aussitôt interpellé et incendié vivant leur oncle paternel. Une affaire sordide!
Décidément, ces mercenaires russes qui combattent au côté de l’armée nationale ne sont pas des êtres humains. Ils croient avoir droit à tout, même pour tuer. Malgré la dénonciation faite par les médias, ils continuent de commettre de nombreux crimes dans le pays, et ce, sous le regard bienveillant des autorités centrafricaines.
Ce vendredi 14 mai 2021, à Bria, dans la Haute-Kotto, des mercenaires russes et syriens, qui sont positionnés dans la ville depuis quelques semaines, sont allés au domicile du « commerçant » qui s’appelle Aladji Daoud pour kidnapper ses deux filles adolescentes. Pour quelle raison ? On ignore toujours. Mais sur place, il y’avait leur oncle paternel qui s’oppose en bloc contre l’enlèvement des deux adolescentes. Il disait aux ravisseurs, à en croire les membres de la famille : avant d’enlever les deux filles, il fallait me kidnapper d’abord. Face à son opposition, les mercenaires russes et syriens n’ont plus de choix que de laisser les deux adolescentes, mais interpellent leur oncle paternel.
Chose étonnante, devant tous les membres de sa famille, les mercenaires l’ont mis dans un sac, puis y mettre le feu à l’aide d’essence avant de repartir. Grâce au concours des voisins, le feu a été maîtrisé rapidement, mais le mal est déjà fait. L’homme avait été grièvement brûlé.
Transporté d’urgence à l’hôpital, l’homme se trouve actuellement dans un état grave.
Pour les populations de Bria, « les mercenaires de Wagner ne sont pas des êtres humains ». Ils voudraient kidnapper les deux adolescentes pour aller les violer en l’absence de leur père qui avait été interpellé, puis libérer par la justice à Bangui.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/hemicycle-de-lassemblee-nationale-lors-du-vote-de-la-loi-rectificative-du-code-electoral-le-mercredi-23-septembre-2020.-Photo-CNC-Cyrille-Jefferson-Yapende-450×337.jpg” alt=”hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”337″ />hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, samedi 15 mai vendredi, 14 mai 2021, 21:09:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les bureaux des commissions parlementaires permanentes ont été mises en place vendredi à l’Assemblée nationale sous la supervision du premier vice- président, le député de Carnot 1, l’ex-chef milicien Anti-Balaka Évariste NGAMANA.
Le président Touadera et les mercenaires russes veulent écarter ou du moins effacer tous ses adversaires politiques à l’assemblée nationale ainsi qu’à la tête des commissions parlementaires, y compris Martin Ziguélé qui l’avait soutenu durant son premier quinquennat.
Ces commissions se composent essentiellement comme suit :
4) Commission Économie, Finances et Plan : NGANATOUA MCU.
5) Commission Éducation, Emploi, Jeunesse et Sports, Arts et Culture : Maxime NGARENDO MCU.
6) Commission Production,Ressources naturelles et Environnement: Dominique YANDOKA Centriste.
7) Commission Équipement et Communication : Jean- Barkes NGOMBE – KETTE Centriste.
8) Commission Population, Genre Santé , Affaires sociales et Droit humanitaire : Nestor Mamadou NALI MCU.
Il est à noter que ces noms ont été retenus par le Président de la République Faustin Archange Touadera lui-même avant qu’ils n’arrivent à l’Assemblée nationale pour passer comme une lettre à la poste. Voilà la démocratie à la Centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Sur prescription spéciale du procureur général près la cour d’appel de Bangui, une unité spéciale de la police centrafricaine a effectué une descente musclée au domicile privé d’un ressortissant français qui réside officiellement dans le pays depuis 2013. Selon les autorités locales, une panoplie des armes de guerre avec des accessoires militaires ont été retrouvées lors de cette perquisition. Cette trouvaille extraordinaire et inédite apparaît dans un contexte sécuritaire, diplomatique tendu où des rivalités virtuelles opposent la fédération de Russie et la France sur ce qu’on considère depuis les indépendances comme un « pré carré » français.
À titre de rappel, un rapport des experts de l’ONU qui met en cause l’image de la diplomatie russe a mis à découvert les exactions des alliés paramilitaires Russes de la société de sécurité privée Wagner sur la population civile centrafricaine. Une conférence de presse apparemment non préparée à violé de façon ostentatoire les secrets de l’instruction où le procureur général près la cour d’appel de Bangui est parti très vite en besogne au mépris de la célèbre notion de la présomption d’innocence alors que l’enquête n’est qu’à la phase préliminaire de l’instruction qui suppose la prévalence de la notion de « prudence » lors de la conférence de presse.
Au delà de toutes spéculations alimentées par des agendas cachés, nous tenons à confirmer qu’au nom du principe de la territorialité des infractions pénales, le prévenu sera jugé par les tribunaux centrafricains et il bénéficiera en conséquence de toutes les garanties de défense prescrites par le droit positif centrafricain c’est à dire qu’il a droit entre autres à un avocat dans les premières heures de la garde à vue, le droit à l’assistance d’un médecin, il bénéficie de la présomption d’innocence et au bénéfice du doute, le respect du principe du contradictoire ainsi que le respect du principe du double degré de juridiction.
Par ailleurs les tribunaux du pays du prévenu peuvent également se déclarer compétente si les faits qui lui sont reprochés répondent aux caractères d’une infraction connexes c’est à dire que l’infraction reprochée est commise par des personnes en réunion, à des endroits différents ou qui a des ramifications en France. D’autre part, conformément aux dispositions de la convention de Viennes du 24 avril 1963 sur les relations consulaires, la France, son pays d’origine promet une protection consulaire qui n’est pas synonyme d’une immunité visant à soustraire le prévenu de l’architecture juridique nationale mais de veiller à la transparence et à l’impartialité de l’ensemble de la procédure judiciaire.
Face à ce qui apparaît comme le jackpot qui fait la « une » des actualités locales, le citoyen lambda s’interroge :
Le sujet français mis en cause réside t-il sur le territoire national de façon officielle ?
Depuis 2013 ses différentes activités sont-elles connues des autorités locales ?
Sinon pourquoi ?
Ce sujet français est-il un mercenaire, un espion, un agent des services secrets français ou un simple trafiquant d’armes ?
A l’image du tweet du conseiller russe du président de la république en matière de sécurité, s’agit-il d’une mise en scène bien rodée pour alimenter les rivalités franco-russe en Centrafrique ?
Peut-on affirmer qu’il s’agit d’une instrumentalisation politique comme soutient le quai d’Orsay à Paris ?
Le rappel précipité à Moscou de l’ambassadeur russe accrédité en Centrafrique dérive t-il de ses frasques ou alors est-il la conséquence du spectacle qui gravite autour de cette arrestation ?
Enfin, qu’elles sont les perspectives d’avenir de la coopération russe en Centrafrique ?
En tout état de cause, nous exhortons ceux ou celles qui ne maîtrisent pas les tenants ni les aboutissants de cette affaire de s’abstenir de toutes amalgames de nature à impacter les partenariats traditionnels et surtout de laisser la justice faire son travail de façon lib et sereine.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/le-procureur-general-pres-de-la-cour-dappel-dans-la-concession-de-lOCRB-450×338.jpg” alt=”le procureur général près de la cour d’appel de Bangui Eric Didier Tombo dans la concession de l’OCRB” width=”450″ height=”338″ />Eric Didier Tombo, Procureur général de la cour d’appel près du tribunal de grande instance de Bangui, le 11 mai 2021 dans l’enceinte de l’OCRB à Bangui. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). L’ancien ministre centrafricain du Tourisme, des Arts et de la Culture, Dieudonné Ndomaté, a été arrêté à Bouca (nord), puis reconduit dans la capitale Bangui pour sa participation présumée à la rébellion, a annoncé vendredi le procureur général près la cour d’appel de Bangui, Eric-Didier Tambo. Il est désormais à la disposition des enquêteurs de la gendarmerie nationale, a-t-il ajouté.
Monsieur Ndomaté appartient à la branche du mouvement armé Anti-Balaka proche de Patrice-Edouard Ngaïssona. Il avait été nommé au gouvernement conformément à l’accord de paix du 6 février 2019 entre le pouvoir central et les principaux groupes armés.
En décembre dernier, prétextant se rendre dans le nord pour se présenter aux élections législatives, M. Ndomaté avait emporté des véhicules de l’Etat qui devaient lui permettre de participer à la rébellion, selon le procureur.
« Oui je peux vous confirmer que Ndomaté était arrêté sur le terrain de guerre. Il a été interpellé et arrêté. Je peux vous confirmer présentement qu’il est en train d’être interrogé au niveau de la section d’investigation de recherche de Bangui. Il est en train d’être interrogé, et d’un moment à l’autre il sera transféré au parquet pour que le parquet puisse en aviser des inculpations qui pèsent sur lui. C’est un ancien ministre. Par rapport à l’accord de Khartoum, il fait partie de groupe rebelle Anti-Balaka aile Ngaïssona. Avant le déclenchement des hostilités, c’est à dire au commencement des processus électoraux, il a quitté Bangui pour Batangafo, sous prétexte qu’il est reparti pour battre campagne législative en tant que candidat. Malheureusement avec le véhicule de l’État, il est parti et remettre ce véhicule à la rébellion. Il a combattu dans la rébellion jusqu’à ce que la rébellion a été défaite, et il est obligé de se rendre. Donc son épouse est partie le rechercher. Et c’est en route à partir de Bouca qu’il a été arrêté par les officiers de police judiciaire », a déclaré le procureur général.
Des groupes armés se sont coalisés en décembre 2020 pour lancer des offensives coordonnées contre le gouvernement. Depuis janvier, une contre-offensive menée par les forces régulières, appuyées par des éléments russes et rwandais, a permis de reprendre plusieurs villes aux rebelles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/VLADIMIR-TITORENKO-450×426.jpg” alt=”VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR” width=”450″ height=”426″ />VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 14 mai 2021, 01:52:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les informations d’Africa Intelligence, l’ambassadeur russe en Centrafrique Vladimir Titorenko va quitter Bangui le 15 mai via le vol Kenya Airways “KQ579” et regagnera la Russie après une escale à Nairobi.
En poste à Bangui depuis le 15 Janvier 2019, l’expérimenté ambassadeur russe avait fait face à son arrivée l’influence très importante du conseiller en sécurité à la Présidence centrafricaine, Valery Zakharov. Lequel, originaire de Saint Pétersbourg, dirige les éléments russes affectés à la garde présidentielle. Très présent dans la vie politique centrafricaine, il rend compte depuis 2018 à Yevgeny Khodotov et Yevgeny Prigozhin, le sulfureux homme d’affaires proche de Vladimir Poutine considéré́ comme le dirigeant et financier officieux de la société́ PMC Wagner qui intervient en Centrafrique.
Guerre de sérail
Proche du Premier Ministre Firmin Ngrebada, Vladimir Titorenko originaire lui de Moscou n’entendait pas pour autant s’effacer devant Zakharov. Il entendait au contraire s’illustrer dans les médias et avait adopté une dialectique guerrière, bien loin des usages diplomatiques que cultive à l’inverse Zakharov.
Dans une conférence de presse tenue à Bangui le 29 mars 2021, à la veille de l’investiture de Faustin-Archange Touadera, Vladimir Titorenko a non seulement accusé le chef de file de l’opposition centrafricaine, Anicet Georges Dologuélé, d’être de connivence avec la rébellion de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC); mais aussi le Tchad qui ne jouerait selon pas pas franc jeu avec son voisin centrafricain en ne sécurisant pas sa frontière sud.
Alors que certains voient dans le départ du controversé Vladimir Titorenko un signe d’apaisement dans un contexte d’affrontement larvé entre la France et la Russie en RCA, ce rappel pourrait être interprété comme l’épilogue d’une lutte de pouvoir qui aurait tourné en faveur de Valery Zakharov.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 14 mai 2021, 1:25:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Russie a annoncé vendredi 14 mai avoir classé la République tchèque et les États-Unis sur une liste de pays «inamicaux», dans une période de tensions persistantes entre Moscou et les pays occidentaux.
Selon un décret gouvernemental signé jeudi mais publié vendredi sur le portail officiel russe, les deux pays sont déclarés «inamicaux» avec comme conséquence une forte limitation pour la République tchèque et une interdiction totale pour les États-Unis d’employer du personnel russe dans leurs ambassades de Moscou. La signature de ce décret intervient à quelques jours de la première rencontre du secrétaire d’État américain Antony Blinken et du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. L’ambassade américaine avait déjà annoncé cette semaine suspendre l’essentiel de ses services consulaires à cause des sanctions russes, l’ayant forcé à se séparer de l’ensemble de son personnel local et à réduire «sa main-d’œuvre de 75%».
Le président russe Vladimir Poutine avait ordonné fin avril 2021 au ministère des Affaires étrangères d’établir une liste de «pays inamicaux» dans le but de «protéger les intérêts et la sécurité» de la Russie. «Moscou a toujours souligné sa volonté de dialogue», a commenté vendredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par l’agence de presse TASS, soulignant que seuls ces deux pays étaient inclus à la liste alors que les médias russes évoquaient une dizaine de pays au total, dont le Royaume-Uni.
Les relations américano-russes n’ont cessé de se dégrader sur fond d’accusations par Washington d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2020, d’espionnage et de cyberattaques. L’administration de Joe Biden a ordonné en avril de nouvelles sanctions contre des entités liées à la Russie, l’expulsion de dix diplomates et une interdiction faite aux banques américaines d’acheter directement de la dette émise par la Russie.
Parallèlement, plusieurs capitales occidentales, notamment en Europe orientale, ont multiplié ces dernières semaines les expulsions de diplomates russes. Prague a pris la tête de ce mouvement, après que le gouvernent tchèque a accusé les services secrets russes d’avoir fait sauter un dépôt d’armes. Moscou a elle pris des mesures de représailles et expulsé des diplomates des pays concernés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/lambassadeur-russe-en-Centrafrique-Vladimir-Titorenko-450×300.jpg” alt=”l’ambassadeur russe en Centrafrique Vladimir Titorenko” width=”450″ height=”300″ />L’ambassadeur russe en Centrafrique Vladimir Titorenko. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 14 mai 2021, 13:15:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au plus fort de la guerre d’influence qui se joue entre Paris et Moscou, l’ambassadeur russe en Centrafrique Vladimir Titorenko, en poste depuis janvier 2019, va être rappelé à Moscou.
Selon les informations d’Africa Intelligence, l’ambassadeur russe en Centrafrique Vladimir Titorenko va quitter Bangui le 15 mai via le vol Kenya Airways “KQ579” et regagnera la Russie après une escale à Nairobi.
Le rappel du diplomate avait été décidé mi-avril par le cabinet du ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Plusieurs des sorties du diplomate dans la presse et sur les réseaux sociaux ont été jugées “très agressives” par les conseillers du ministre et avait suscité un certain malaise. Vladimir Titorenko avait notamment tenu des propos très durs contre une partie de l’opposition centrafricaine, dont le challenger à l’élection présidentielle Anicet-Georges Dologuélé, mais également contre plusieurs journalistes sur place. A l’inverse, il a toujours affiché un soutien indéfectible au président Faustin-Archange Touadéra, qui lui a assuré une solide popularité dans les cercles du pouvoir banguissois.
Le rappel de Vladimir Titorenko apparaît également en creux comme un message d’apaisement envoyé par Moscou à Paris dans un climat de fortes tensions entre les deux capitales sur le dossier centrafricain (voir notre enquête du 05/05/21). L’ambassadeur avait à plusieurs reprises suscité le mécontentement de la diplomatie française. Un message qui pourrait être double et s’adresser également au Tchad voisin : en mars, le diplomate avait publiquement regretté que le Tchad “ne [puisse] pas ou ne [veuille] pas sécuriser ses zones frontalières”, utilisées comme bases arrière par la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), attisant l’ire du ministère des affaires étrangères tchadien.
Ambassadeur à Bangui depuis janvier 2019, Vladimir Titorenko avait auparavant été en poste à Alger et à Doha.
RDC : La fin du ramadan tourne à l’émeute à Kinshasa (Vidéo)
Bangui ( République centrafricaine ) – Ce jeudi matin, les musulmans de Kinshasa avaient rendez-vous devant le stade des Martyrs pour célébrer la fin du mois de jeune du ramadan. Les tensions étaient palpables dès le début de la matinée et les échauffourées n’ont pas tarder à exploser dès que les nombreux fidèles se sont retrouvés sur place.
Des affrontements violents ont opposé des groupes de musulmans. La police est intervenue pour tenter de calmer la situation mais elle a été prise à parti. Un policier, au moins, a été tué. Des vidéos circulent qui montrent ce policier mort auquel les manifestants boutent le feu./////////////.
« C’est la première fois que l’on voit de tels événements à Kinshasa, explique un policier de la capitale congolaise, remonté « contre les services de renseignement qui n’ont rien vu venir. Cela démontre clairement l’incompétence des gens qui sont chargés de cette mission. Bon, on pourra toujours dire que cela confirme les propos du président Tshisekedi lors de son passage à Paris, chez Macron sur le fait que la menace djihadiste est bien présente chez nous. » /////////////.
Un sentiment partagé par le commandant de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, qui lui pointe un doigt accusateur en direction du gouverneur de la région de Kinshasa Gentiny Ngobila : « il aurait dû prendre des mesures depuis longtemps. On a lancé des alertes depuis longtemps. On aurait dû anticiper. Maintenant, c’est la police qui est devant un fait. On est obligé de maintenir l’ordre public, avec des moyens de bord »./////////////.
Pour un représentant du mouvement musulman à kinshasa, ce qui vient de se produire « est une honte pour notre communauté. Il s’agit de tensions entre deux tendances musulmanes de Kinshasa qui ne parviennent pas à s’entendre au sein de la Communauté islamique du Congo (COMICO). La toute, toute grosse majorité des musulmans présents au Stade des Martyrs étaient venus pour prier, pour faire la fête pour cette fin de ramadan. Mais des petites minorités agissantes des deux mouvements antagonistes avaient juré qu’ils n’accepteraient pas qu’une des deux factions mène la prière. Les affrontements ont tout de suite explosé. Il n’a même pas été question de prier. C’est une honte pour notre communauté. Nous sommes pacifistes. La mort de ce policier,les images qui circulent sur les réseaux sociaux ne représentent pas les musulmans de Kinshasa ou de la République démocratique du Congo ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/vehicule-tombe-dans-le-piege-de-3r-450×393.jpg” alt=”Le conducteur et le véhicule tombée dans le filet des rebelles de 3R le mercredi 12 mai 2021 au village Ndiba. Photo CNCet le conducteur” width=”450″ height=”393″ />Le conducteur et le véhicule tombée dans le filet des rebelles de 3R le mercredi 12 mai 2021 au village Ndiba. Photo CNCet le conducteur
Bouar, République centrafricaine, jeudi, 13 mai 2021, 12:06:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les premiers éléments d’information recueillis auprès des autorités locales, les six personnes kidnappées par les rebelles de 3R seraient parties en mission dans la localité de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-Ouest de la rca.
D’après les mêmes sources, les victimes étaient toutes au nombre de cinq en plus du conducteur. Elles sont tombées mercredi dans le filet des éléments rebelles de 3R au village Ndiba, situé à environ 24 kilomètres de Baboua sur l’axe Bouar aux environs de 11 heures du matin.
Après de courts échanges, les six victimes ont été retenues durant six heures avant d’être libérées sain et sauve vers 17 heures par leurs ravisseurs.
D’après l’une des six victimes interrogées par CNC, les assaillants, identifiés formellement comme des combattants rebelles du mouvement 3R,les ont totalement pillés : ordinateurs, porte-monnaie, téléphones portables, etc..
Selon les autorités locales, les éléments de 3R, qui se transforment ces derniers temps aux coupeurs de route, multiplient ce dernier temps des attaques contre les automobilistes ainsi que les motocyclistes sur l’axe Bouar Béloko malgré la présence renforcée des soldats FACA et de leurs alliés russes et rwandais.
Il y’a lieu de rappeler que les positions des soldats FACA, positionnées dans la ville de Baboua, située à environ 24 kilomètres du village Ndiba, ont été attaquées le samedi 8 mai par les rebelles de 3R. L’offensive des assaillants avait été repoussée, mais les populations, tombées dans la psychose, ont du mal à reprendre leurs activités normalement.
Par Gervais LENGA
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Gwladys NGBANGA-YEMA, conseillère éducatrice de Tongolo
La violence sexuelle engendre de graves conséquences sur la santé mentale des victimes en République centrafricaine (RCA). Ainsi, l’une de ces conséquences est la stigmatisation qui constitue un problème épineux dans notre société à cause du poids socio-culturelle. La stigmatisation affecte le psychisme des survivant-e-s et entraine les éléments suivants :
L’exclusion sociale : qui se manifeste par le rejet de la victime dans sa communauté et en général des gens qui sont autour de la personne.
L’isolement individuel : en partant du rejet de sa communauté, parfois certaines victimes décident d’arrêter leurs vies parce que le traumatisme est difficile à surmonter. Subséquemment, l’isolement social peut conduire la victime à la dépression et aux pensées suicidaires.
Le passage à l’acte : cette étape plonge la victime pour mettre fin à sa vie. Car selon lui/elle c’est la meilleure solution pour palier à son problème.
« Je n’ai plus l’estime de moi, je ne peux pas me marier après cette agression parce que les gens de mon village ne me considèrent pas comme une femme digne de nom ». Ressenti d’une victime adolescente qui a été agressée.
Cette jeune fille est plongée dans une tristesse profonde et un sentiment de désespoir parce qu’elle est devenue l’objet des moqueries de son village. Ceci étant, ses parents sont obligés de déménager pour éviter la stigmatisation.
« Je ne peux plus aller à l’école, ni me promener comme au début parce que les gens ont inventé des chansons en mon nom et me pointent du doigt à cause de l’évènement traumatique que j’ai vécu »».
La douleur de cette jeune fille à un sens culturel car en République centrafricaine, les croyances peuvent constituer un obstacle pour mener leur vie comme elle était avant l’agression. Par exemple dans certaines ethnies, les filles ou les femmes agressées ont perdu leur valeur après l’évènement vécu. De l’autre côté, pour les hommes, ils n’ont plus d’honneur et sont rejetés par la communauté. Ces survivant-e-s se considèrent alors comme des personnes qui n’ont plus de place dans la société.
J’ai rebondi après l’écoute active en disant ceci : « mademoiselle, je te félicite pour ta confiance et ton courage pour me partager ton ressenti et ta souffrance que tu n’as jamais exprimé à personne en dehors de ta famille ».
Pour cette fille, la stigmatisation l’empêche d’avancer dans son projet de vie et elle est bloquée : elle ne va plus à l’école à cause de la honte, elle ne parle à personne, elle ne fait que pleurer constamment… parce que l’aspect social à une influence sur son bien-être. L’agression sexuelle vécue par les survivante-s provoque plusieurs situations de détresse, de souffrance et de changements pour elle et sa famille (changement social, déplacement forcé, la déscolarisation, habitations détruites, perte de biens et de personnes chères). D’où nécessité d’un accompagnement pour l’aider à alléger ces émotions et surmonter cette situation.
A la fin de notre séance, j’ai rassuré la survivante par rapport à sa souffrance et valorisé son courage de m’avoir relaté son vécu malgré sa tristesse. Ainsi je l’ai réconfortée en lui disant que j’étais disponible pour l’aider, que tout ce qu’elle me disait resterait confidentiel et que nous sommes là pour l’écouter de manière bienveillante, la soutenir psychologiquement et la soulager.
Ce faisant, les psychologues et les conseillers psycho-sociaux apportent un soutien émotionnel pendant la prise en charge des victimes de la violence sexuelle afin de reconstruire leurs vies à travers la verbalisation de leurs souffrances (émotions) pendant les différentes séances d’entretiens cliniques.
Même si nous recevons et aidons plusieurs survivant-e-s au sein de notre projet, nous nous posons toujours la question de savoir quel sera le sort de ceux/celles qui ne n’ont pas pu bénéficier d’un suivi psychologique ou d’une écoute bienveillante.
***
MSF a lancé « Tongolo » depuis 2017, un projet de prise en charge médicale et psychologique des survivant-e-s de la violence sexuelle au sein de l’Hôpital Communautaire et dans le centre de santé Bédé Combattant.
Afin de renforcer le volet holistique et de proposer une prise en charge multidisciplinaire des survivante-s qui réponde au mieux à leurs besoins, le centre Tongolo a ouvert le 31 juillet 2020, dans le quartier Batignolles, derrière le parc du cinquantenaire, dans le premier arrondissement.
Plus de 6 000 survivant-e-s de la violence sexuelle ont bénéficié d’une prise en charge médicale, psychologique et psychosociale par les équipes MSF depuis le lancement du projet Tongolo.
Si vous avez été victime de la violence sexuelle, vous n’êtes pas seul-e et vous ne le serez jamais plus. L’équipe Tongolo est là pour vous aider.
Français arrêté en Centrafrique : Paris déplore une « instrumentalisation »
Bangui ( République centrafricaine ) – La France a déploré mercredi une « instrumentalisation » de l’arrestation à Bangui d’un Français détenteur, selon les autorités centrafricaines et leur soutien russe, d’un arsenal d’armes de guerre.
Ce ressortissant français, qui avait travaillé dans plusieurs organisations en Centrafrique comme garde du corps, selon des sources humanitaires, a été arrêté lundi en possession d’une « énorme quantité d’armes et de munitions », selon le gouvernement centrafricain et le Russe Valéry Zakharov, conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra./////////////.
« Nous déplorons l’instrumentalisation manifeste de cette arrestation et relevons que les informations personnelles de cette personne ont été immédiatement rendues publiques par le biais de réseaux de désinformation liés à la promotion d’intérêts bien identifiés qui sont habitués à viser la présence et l’action de la France en République centrafricaine », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, sans plus de précisions./////////////.
Une guerre de désinformation contre l’influence française ?/////////////.
Sur des photos partagées sur les réseaux sociaux, un homme apparaît, les mains attachées dans le dos, entouré de policiers sur les marches d’un commissariat de Bangui, avec à ses pieds plusieurs armes de guerre, des munitions et du matériel militaire. Une photo de la page principale de son passeport présumé a aussi circulé avec photo, nom et état civil./////////////.
Depuis 2018, la France voit son influence contestée dans son ancienne colonie par une offensive diplomatique de la Russie, et est régulièrement la cible de campagnes hostiles relayées par des médias locaux./////////////.
En décembre 2020, Facebook avait étayé le scénario d’une guerre de désinformation entre Paris et Moscou en Centrafrique, en supprimant publiquement trois réseaux de « trolls » gérés à partir de la Russie et de la France, dont un ayant des connexions avec l’armée française, tous accusés de mener des opérations d’ingérence en Afrique./////////////.
Un ressortissant français sous protection consulaire/////////////.
Ce ressortissant français, arrêté à son domicile, bénéficie de la protection consulaire de l’ambassade de France, a indiqué le Quai d’Orsay. « Elle exerce sa protection consulaire envers lui comme elle le ferait à l’égard de tout ressortissant français, dans le plein respect de la Convention de Vienne sur les relations consulaires », a relevé la porte-parole./////////////.
« Cette protection vise à s’assurer que la personne dispose d’un accès à un avocat, à un médecin et de ses conditions de détention », a-t-elle indiqué.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/colonel-abdel-ambossoro.jpg” alt=”L’ex-officier du FPRC à Bria Abdel Amine Ousman alias Abdel Ambossoro” width=”400″ height=”343″ />L’ex-officier du FPRC à Bria Abdel Amine Ousman alias Abdel Ambossoro
Bria, République centrafricaine, jeudi, 13 mai 2021, 03:53:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme faisait partie des combattants du FPRC démobilisés à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Admis au centre de formation initiale des militaires au camp Kassaï à Bangui, l’homme tente de se soustraire et prend la fuite pour retourner à Bria, mais il sera capturé quelques jours plus tard à Sibut et placé en détention provisoire au camp de Roux à Bangui. Transféré à la maison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, il a été libéré quelques semaines plus tard.
« On ne doit pas promettre la justice aux victimes dans les médias, en même temps libérer les bourreaux qui sont incarcérés. À quel jeu jouent le Président Faustin Archange Touadera et son gouvernement ? », s’exclame un habitant de Bria.
Il s’appelle Abdel Amine Ousman alias Abdel Ambossoro, ex-commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Bénéficiaire du programme du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) en septembre 2020, le tristement célèbre Abdel Ambossoro a été admis avec ses collègues des groupes armés au centre de formation initiale des militaires au camp Kassaï à Bangui, dans le septième arrondissement. Profitant de l’attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à la périphérie de Bangui, l’homme avait pris la fuite et abandonne sa formation initiale au camp Kassaï, et trouvait refuge au quartier KM5 durant un mois avant de décider de quitter la capitale. Malheureusement pour lui, à son retour, il a été capturé à Sibut, à plus de 180 kilomètres de la capitale Bangui. Ramené et placé en détention provisoire au camp de Roux à Bangui, il avait été transféré à la maison centrale de Ngaragba. Mais après quelques semaines de détention, l’homme a été libéré de la prison et retourne au quartier KM5 depuis quelques jours. Or, à Bria, sa libération a laissé tout le monde de marbre. C’est la colère et la consternation qui dominent.
Pour beaucoup, le chef de l’État est un parfait « roublard ». Il promet la fin de l’impunité, en même temps collabore avec les bourreaux du peuple.
« Si ces malfrats sont en liberté, on pourrait dire qu’ils sont en fuite. Mais là ils étaient arrêtés et placés en détention. Pourquoi les libérer sans procès ? », s’interroge un instituteur à Bria.
Il y’a lieu de rappeler que tous les éléments des groupes armés interpellés ces derniers temps ont été automatiquement libérés après quelques jours de détention à Ngaragba.
Souvenez-vous, il y a quelques semaines, l’ex-Comzone du FPRC dédicace, proche de Michel Djotodia, et son ami rebelle Hassan ainsi que le redoutable Aladji Daoud, interpellé à Bria par les Mercenaires russes le 25 avril 2021 lors d’un spectaculaire plaquage au sol ordonné par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner, ont été tous libérés après être transférés à Bangui.
« Il ne faut jamais croire à un homme politique quand il promet quelque chose! », s’alarme un c FACA à Bria.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/les-16-suspects-arrêtés-au-domicile-du-domicile-du-ministre-de-la-culture-au-quartier-galabadja-le-28-mars-2020.-450×337.jpg” alt=”Les 16 suspects arrêtés le 28 mars au domicile du ministre de la culture, Dieudonné Ndomaté au quartier Galabadja-Sinistré. CopyrightDR.” width=”450″ height=”337″ />Les 16 suspects arrêtés le 28 mars au domicile du ministre de la culture, Dieudonné Ndomaté au quartier Galabadja-Sinistré. CopyrightDR.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 13 mai 2021, 03:45:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le ministre du Tourisme Dieudonné Ndomaté, qui a rejoint le rang des groupes armés de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), a été interpellé au début de cette semaine par les forces de l’ordre dans la localité de Bouca, au centre nord du pays. Ce mercredi 12 mai, il a été transféré à Bangui, et placé en détention à la section des recherches et d’investigation (SRI) de la gendarmerie.
Arrivé dans la nuit du mardi à mercredi vers 2 heures du matin à Bangui, l’ex-ministre Dieudonné Ndomaté a été directement placé en détention provisoire à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie. Il devrait être présenté aux médias quelques heures après son arrivée, mais le rendez-vous a été reporté à une date ultérieure à la demande des Russes. On ignore ce qui s’est passé, mais tout porte à croire que l’ancien ministre Dieudonné Ndomaté est actuellement en train d’être auditionné sur son implication dans la crise sécuritaire qui a secoué le pays.
Monsieur Dieudonné Ndomaté, ex-chef milicien Anti-Balaka, représentant le parti de Patrice Édouard Ngaïssona, le PCUD au sein du gouvernement. L’annonce de son arrestation à Bouca avait suscité de nombreuses réactions au sein de son parti, le centrafricain pour l’unité et le développement (PCUD). Or, une année plutôt, il avait été accusé par les miliciens Anti-Balaka d’avoir trahi certains de ses collègues miliciens qui avaient été interpellés à son domicile au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui, le samedi 28 mars 2020, alors que ces derniers étaient en réunion.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-combattants-rebelles-de-lUPC-dans-la-foret-du-Mbomou-en-Republique-centrafricaine.-450×424.jpg” alt=”les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.” width=”450″ height=”424″ />les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC
Mobaye, République centrafricaine, jeudi, 13 mai 2021, 03:02:25 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les habitants de la sous-préfecture de Zangba, située sur la rive droite de la rivière Oubangui, dans la Basse-Kotto, sont plongés dans l’inquiétude ces derniers jours suite à l’arrivée massive des hommes en armes qui occupent tous les points stratégiques de la ville. Certains habitants ont commencé à quitter pour rejoindre la République démocratique du Congo, d’autres dans les villes voisines.
Suite à l’arrivée des soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais dans la ville de Mobaye le mardi 4 mai 2021, tous les éléments de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) se sont repliés dans la sous-préfecture de Zangba. Selon diverses sources, plus de 3000 rebelles sont arrivés à Zangba, et ils sont positionnées sur des points stratégiques de la ville.
Depuis la traversée de la rivière Bangui-Ketté, en passant par la résidence du sous-préfet et du bureau administratif, les ports de l’Oubangui, de marché à bétail Mboma et croisement Kongbo, ces éléments sont en position de combat. Le sous-préfet de Zangba, de retour d’un week-end dans sa juridiction, est obligé de passé par la République démocratique du Congo pour arriver à Mobaye avec un visage d’inquiétude.
D’ores et déjà, certains habitants de Zangba ont déjà trouvé refuge à Kambo et d’autres villages de la République démocratique du Congo. Un autre fait, les éleveurs du campement de Dandji sont pris en otage par des hommes armés fuyant les forces régulières à Mobaye, Alindao et même Kouango.
Selon certaines sources, l’organisation des élections législatives du second tour dans la circonscription de Zangba semble hypothéquée.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Le-President-de-lassemblee-nationale-Simplice-Mathieu-Sarandji-le-5-mai-2021.-Photo-CNC-450×338.jpg” alt=”Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 13 mai 2021, 03:58:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Largement contesté dans le milieu politique et diplomatique, Simplice Mathieu Sarandji a été élu le mercredi 05 mai à la tête de l’Assemblée nationale, et ce, grâce au soutien du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Pourtant, deux jours plutôt, celui-ci avait rassurer ses partenaires qu’il ne pouvait pas porté son choix sur l’ancien premier ministre Sarandji. . Mais que s’est-il passé ?
L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, élu de Baoro, sous-préfecture de la Nana-Mambéré, avait été élu Président de l’Assemblée nationale le 5 mai dernier avec 69 voix contre 17 pour son challenger Martin Ziguélé, et une voix pour l’opposant Joseph Bendounga. Cependant, plusieurs sources concordantes ont indiqué que bien avant le choix unique du candidat de la majorité présidentielle, le nom de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji avait été largement contesté dans le milieu politique et diplomatique.
Alors que certains expriment leur inquiétude, d’autres ont préféré échanger directement avec le chef de l’État Faustin Archange Touadera sur de possibles conséquences du choix de l’ancien premier ministre Sarandji comme prochain Président de l’Assemblée nationale. Pour les rassurer, le locataire du palais de la renaissance aurait affirmé à ses interlocuteurs qu’il n’avait pas l’intention de soutenir son ami Simplice Mathieu Sarandji au poste de la présidence de l’Assemblée nationale : « D’ailleurs qu’il n’est pas mon choix », leur disait le chef de l’État.
Mais à la surprise de tous, le 5 mai, le nom de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji apparaît comme le candidat unique de la majorité présidentielle. Un comportement largement dénoncé dans le milieu politique et diplomatique.
Pour certains, le chef de l’État Faustin Archange Touadera n’est pas un homme de parole. Pour d’autres, il perd totalement sa crédibilité devant la communauté nationale et internationale.
« comment il peut choisir un homme comme Sarandji pour être Président de l’Assemblée nationale ? » s’interroge un diplomate européen en poste à Bangui. D’après lui, le chef de l’État devrait tout faire pour montrer aux yeux du monde que la Centrafrique n’est pas accaparée par un seul groupe des personnes.
« avec l’attribution illégale des permis d’exploitation minière aux Russes, le nouveau bureau de l’Assemblée nationale va probablement accélérer la cadence », ajoute-t-il.
Pour un conseiller du chef de l’État, les personnes qui avaient appelé le chef de l’État jouaient totalement le jeu du premier ministre Firmin Ngrebada.