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RCA : six morts et plusieurs blessés dans un accident de route survenu dans la localité de Bouar

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 3 juillet 2021, 14:30:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Six morts et plusieurs blessés dans un accident de route survenu ce vendredi à 21 kilomètres de Bouar, plus précisément au village Yenga, situé dans la sous-préfecture de Bouar, préfecture de la Nana Mambéré.

 

Croisement Koundé-Béloko-Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga
Photo CNC / Gervais Lenga

 

Selon des témoins, un véhicule de transport qui a quitté la ville de Bouar à destination de Béloko, avait percuté une moto, puis s’est renversé par la suite provoquant ainsi la colère des populations locales qui ont dû manifester leur colère. Mais dans la foulée de leur mécontentement, elles ont pris mortellement à parti un apprenti du véhicule incriminé.

Appelés en urgence sur le lieu de l’accident, les gendarmes n’ont pu que constater le décès de cinq passagers ainsi que l’apprenti du véhicule tué en représailles. Pour l’heure, tous les blessés sont transférés à l’hôpital de Bouar pour recevoir des soins appropriés. Mais selon les premiers constats établis par la gendarmerie, la vitesse serait à l’origine de cet accident mortel.

Cependant, la brigade territoriale de la gendarmerie  de Bouar a invité les usagers de la route à plus de prudence et au strict  respect du Code de la route.

Selon le ministère de l’Intérieur, l’excès de vitesse, le non-respect du Code de la route et l’état défectueux des chaussées et des véhicules sont pointés du doigt par les observateurs comme étant les causes des accidents de la route en République centrafricaine (rca).

 

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Une géante manifestation populaire à Bangui après un accident mortel sur l’avenue de France

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 3 juillet 2021, 13:33:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un camion de la Minusca et un taxi-moto sur l’avenue de France à Bangui a provoqué une géante manifestation populaire dans les rues de la capitale ce samedi 3 juillet 2021.

 

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/Les-taxis-motos-de-la-capitale-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Les taxis motos de la capitale centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />
Bangui, les motos taxis

 

Selon les témoins, tout est parti, ce samedi 3 juillet, d’un accident mortel impliquant un camion de la Minusca et un taxi-moto  sur l’avenue de France, à proximité du commissariat du cinquième arrondissement de Bangui. D’après eux, le conducteur du taxi-moto, sur son engin,  roulait au même sens que le camion de la Minusca qui voudrait le dépasser. Mais ce jeu de circulation a mal tourné quand le camion a percuté la moto, puis écrasé la passagère de 16 ans ainsi que le conducteur. Constatant que son camion vient d’écraser deux personnes, le conducteur du camion préfère s’enfuir pour ne pas laisser des traces, mais il est suivi par d’autres taxis-motos qui ont tenté de l’empêcher de s’éclipser.

Cependant, trois kilomètres plus loin, sur l’avenue des martyrs, le camion a ensuite renversé l’un des conducteur qui le poursuivait.

Selon des informations qui circulent, le deuxième conducteur de taxi-moto serait mort aussi après avoir renversé par le camion.

Aussitôt, une géante manifestation s’éclate dans les rues de la capitale. Les manifestants ont transporté les corps des deux premières victimes pour aller déposer devant la Primature sur l’avenue des martyrs, mais les forces de l’ordre les ont empêchés, provoquant un affrontement et  des tirs en l’air pour les dissuader.

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagit, ni la Minusca.

 

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CENTRAFRIQUE : L’EXCLUSION SYSTÉMATIQUE DE CERTAINS ACTEURS DU DIALOGUE POLITIQUE EN GESTATION NE VIDE T-ELLE PAS CE DERNIER DE SA SUBSTANCE EXISTENTIELLE ? 

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 3 juillet 2021, 12:02:51 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le dialogue politique républicain conçu et prôné par le président de la république dans ses différentes sorties médiatiques est entré dans la phase décisive de matérialisation.

 

En effet, le décret N*21.148 du 30 juin 2021 portant création et organisation du comité d’organisation du dialogue républicain entérine le début du processus de dialogue en vue de créer les conditions nécessaires et indispensables à la résolution de la béante crise. Nous avons singulièrement remarqué et apprécié le fait que ce comité d’organisation soit placé directement sous l’autorité du chef de l’état, ce qui démontre à suffisance son attachement aux attentes pressantes de la population.

Au delà de ce qui précède, il importe de rappeler que depuis la réélection de façon très opaque du président de la république, une bonne majorité de la classe politique centrafricaine regroupée au sein d’une coalition (COD 2020) ainsi que l’ensemble des groupes armés coalisés contestent sa légitimité qui s’effrite au fil du temps au risque d’atteindre l’usure voire l’érosion de légitimité.

Dans ce genre de contexte et animé par le souci d’apaisement, seul un dialogue politique largement inclusif demeure l’alternative idéale pour relever les différents défis à travers un consensus politique. Il est évident que le dialogue politique n’est pas prévu par les textes constitutionnels mais en dépit de ses limites, il a fait ses preuves à travers le monde. Le dialogue politique apparaît comme une exception politique pour faire violence aux règles juridiques établies.

C’est ainsi que « négocier » même avec ses ennemis n’est pas une faute politique en soit, ni une faiblesse mais une vertu qui permet d’extirper le mal et de définir sereinement l’avenir à l’instar de l’Allemagne qui pendant la seconde guerre mondiale négociait en parallèle sa capitulation. Aujourd’hui l’Allemagne et la France sont des partenaires incontournables et indispensables à l’économie de l’Europe…qui l’eut crû ?

Dans la dérivée logique de notre pensée, il apparaît important de faire une dichotomie ou un distinguo entre le dialogue politique et le procès du pouvoir comme d’aucuns le pensent ni un moyen de « partage de gâteau ». Le dialogue politique est en conséquence un diagnostic posé par des experts pour administrer un remède adéquat en vue de l’éclosion d’une nouvelle nation. Tétanisé par la nature et le format non inclusif du dialogue politique républicain projeté, le citoyen lambda s’interroge :

Le dialogue politique selon le format défini par le président de la république peut-il résoudre durablement la crise centrafricaine ?

Au risque de devenir trop tard, pourquoi les différents acteurs ne s’accordent-ils pas sur le format du dialogue politique dit républicain ?

Le pouvoir de Bangui n’aurait-il pas tort de rejeter toutes les médiations proposées par les pourvoyeurs de « bons offices » ?

Pourquoi s’entêter à rejeter le dialogue politique « inclusif » au risque de s’embourber ou de s’enliser durablement ?

Ce dialogue politique républicain tel que défini servira t-il exclusivement  l’intérêt du peuple ?

Les potentiels participants triés sur le tas pour animer ce dialogue vont-ils jouer un « franc jeu » c’est à dire s’investir avec leurs tripes en vue d’un consensus républicain ?

En tout état de cause, nous estimons que ce dialogue politique incontournable était un moyen ultime de baisser la tension statique et latente en vue de dompter les autres acteurs récalcitrants y compris ceux qui ont pris des armes, cela devrait apporter une réponse institutionnelle, structurelle, sociale  voire une réponse globale en passant par la justice…enfin un tremplin pour harmoniser l’architecture et l’ordonnancement juridique de notre pays à l’instar de la constitution qui regorge de nombreux déchets et incohérences.

Enfin, au chapitre de la morale…quand le dialogue politique est vidé de sa substance, il ne peut atteindre le résultat escompté.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 03 juillet 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : le Professeur J.F. Akandji-Kombé dénonce la propagande criminelle de la milice REQUINS, bras armé du pouvoir 

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Monsieur Jean-François Akandji Kombé, l’auteur de la lettre ouverte au ministre Wanzet.

 

Mes chers concitoyens, parents et amis à travers le monde,

C’est avec très grande tristesse que moi, Jean – François  Akandji-Kombé, citoyen centrafricain, je vais dire ce que je vais dire. J’aime profondément mon pays, notre terre de Centrafrique   que sacrée à mes yeux.

J’ai toujours considéré comme étant de mon devoir de donner de mon pays la meilleure image et la meilleure réputation. Mais je pense aussi, depuis toujours, que cette image et cette réputation ne doivent pas reposer sur le mensonge. En ce jour du 2 juillet 2021, j’estime et j’assume   qu’est venu le temps de faire connaitre le vrai visage du régime de Monsieur Touadera, Président de la République centrafricaine.

Vous savez sans doute qu’un collectif des centrafricains s’est levé ces dernières semaines pour dénoncer les exactions des mercenaires de la compagnie russe Wagner dans notre pays, avec comme porte-voix 12 jeunes centrafricains qui se sont donnés le nom de 12 apôtres. Un sit-in a été organisé à Paris ce 12 juin. À cet effet, un mémorandum a été a été adressé aux autorités centrafricaines,  ainsi qu’aux institutions africaines et internationales.  Les informations et les revendications citoyennes qui étaient contenues dans ce mémorandum ont été aussi portées sur les médias nationaux et internationaux, et j’ai y pris ma part.

Le fait que depuis ce matin, nous avons la réponse du pouvoir de Bangui à ces légitimes expressions citoyennes, et cette réponse en dit plus sur le régime du Président Touadera que n’importe quel discours.

En effet, depuis  ce matin du 2 juillet 2021, en France comme dans la capitale centrafricaine Bangui, on peut voir dans l’espace publique une affiche sur papier A4, placardée. En tête de cette affiche, il y’a de barre en barre  un logo représentant un REQUINS. C’est le logo de la milice politique du Président Touadera qui se nomme précisement « les REQUINS ». Entre ces deux logos, on peut lire l’inscription suivante, je cite : « Peuple centrafricain, voici les douze apôtres satanique CPC  et leurs complices ».

En sous-titre, on peut encore lire ceci, je cite : »Regardez les biens. Leurs parents sont à Bangui ici. L’avenir nous dira ! ».

En dessous de ces inscriptions sont placées les photos de 16 personnes dont les noms suivent :

Rodrigue Mayté

Romaric Damale

Axime Oronondji

Larissa Tomté

Regis Sikangba

Charli Chanel

Di Cavani

Éric Tchindeph

Abdoul Karim Legos

Kiki Yalo

Hortense Paulette

Louis Firmin Kongoubé

Ludovic Ledo

Prof Akandji (moi-même)

Yves Sindo

Édouard Yamalé

Sous ces photos, une série d’affirmation qui sont d’ailleurs autant d’indexation, je cite : « C’est eux qui encouragent par les live la CPC de Bozizé à tuer les centrafricains. C’est eux que la France utilise  pour salir les partenaires russes venus nous sauver. C’est eux qui ont fait que la France a suspendu son aide financière à la Centrafrique.  C’est à cause de la marche satanique du 12 juin à Paris que l’Union européenne suspend son aide ».

E fin, et pour finir, il y’a cette phrase en gras en bas de l’affiche, je cite encore : « Vous êtes forts. Venez à Bangui. Ne restez pas en France faire  des bruits ». Comme si tout cela ne suffisait pas, les auteurs de cette affiche on peut n’y ajouter sur la plus part des exemplaires, et à la mais, je cite encore : »Les traitres de France. À bas les traitres ».

Ainsi se révèle le vrai visage du régime de Bangui. Un régime de terreur, de violences,  et de haine.

Aux autorités de mon pays, je dis ceci, « Monsieur Touadera, Président de la République centrafricaine, Monsieur Sarandji, Président de l’assemblée nationale, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. Vous ne pourrez plus dire que votre milice  politique des « REQUINS » n’existe pas. Ce qui est jeté aujourd’hui à la face des centrafricains  et du monde à un nom. Il se nomme « assassinat de masse planifié. Il se nomme plan concerté d’extermination ». Sachez-le,  nous vous tenons pour personnellement responsable  de ce qui arrivera à nos famille qui sont à Bangui, dans le pays ou ailleurs. Et nous engageons dès ce jour des action appropriées devant les institutions compétentes.

En attendant que nul en doute, je ne me tairais pas, Nous ne nous tairons pas tant que des centrafricains  sur leur propre terre continueront à souffrir le martyr. Je ne me tairais pas, nous ne nous tairons pas tant que continueront dans notre pays des pratiques du genre de cette entité dont il est question ici. Je ne me tairais pas, et nous ne nous tairons pas jusqu’à ce que notre pays revienne aux valeurs fondamentales que nous a légué notre Président fondateur Barthelemy Boganda : unité, dignité, travail.

 

Professeur Jean-François Akandji—Kombé

Propos transcris de vidéo Facebook en texte par CNC

Alindao, les rebelles disparaissent après l’arrivée des mercenaires de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 3 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Quelques minutes avant l’arrivée des mercenaires de Wagner,  les rebelles de l’UPC qui ont occupé lundi la sous-préfecture d’Alindao, dans la Basse-Kotto, ont pris la poudre d’escampette et disparaissent dans la nature.

 

Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

Des hommes lourdement armés assimilés aux combattants rebelles de l’UPC ont attaqué, ce lundi 28 juin,  très tôt le matin les positions des forces de défense et de sécurité à Alindao, dans la préfecture de la Basse Kotto. Quatre personnes ont été tuées dont deux gendarmes et deux civils. Les Casques bleus sont intervenus au renfort aux soldats FACA,  poussant les rebelles se sont repliés à la mairie, mais aussi dans leur ancienne base située derrière le marché central. Près d’une semaine, les Casques bleus et les soldats FACA semblent n’avoir plus de force face aux rebelles.

Mais ce vendredi 2 juillet, peu avant midi, les rebelles disparaissent seuls et libèrent les locaux de la mairie ainsi que leur ancienne base. Quelques minutes plus tard, c’est l’arrivée des Mercenaires russes de la société Wagner. Tout porte à croire que les rebelles ont été informés de l’arrivée des hommes de Wagner.

Finalement, près d’une semaine, la ville est à nouveau libérée des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique, et ce, grâce à l’intervention des hommes de Wagner qui combattent au côté de l’armée gouvernementale. Pour de nombreux Centrafricains, les soldats FACA sont devenus des bébés de Wagner.

 

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La chute de la capitale du Tigré ouvre une nouvelle phase de la guerre

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La chute de la capitale du Tigré ouvre une nouvelle phase de la guerre

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Les combattants rebelles de la région éthiopienne du Tigré ont surpris en reprenant lundi le contrôle de la capitale régionale Mekele, un tournant accueilli par des scènes de liesse dans les rues de ce bastion local.

A l’heure où la première réunion publique du Conseil de sécurité de l’ONU dédiée au Tigré est attendue vendredi, la communauté internationale s’inquiète de la suite du conflit, notamment de la situation humanitaire dramatique.

Dès lundi, Addis Abeba a annoncé un “cessez-le-feu unilatéral” mais les rebelles ont continué leur progression, prenant une vaste majorité de cette région de l’extrême nord qui était aux mains de l’armée fédérale depuis sept mois.

Dans les premières semaines de l’opération militaire déclenchée le 4 novembre par le Premier ministre Abiy Ahmed pour chasser les autorités régionales dissidentes, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), l’armée fédérale n’avait rencontré que peu de résistance. Dès le 28 novembre, après d’autres villes clés, Mekele tombait et M. Abiy déclarait la victoire au Tigré.Mais les forces fédérales ne sont jamais parvenues à remplir un de leurs principaux objectifs : arrêter et désarmer les leaders du TPLF, dont l’ancien homme fort de la région, Debretsion Gebremichael.

Parallèlement, les forces pro-TPLF, nommées Forces de défense du Tigré (TDF), se sont organisées, s’appuyant sur le soutien de la population pour préparer la contre-offensive.

Nommée Opération Alula – du nom d’un célèbre général tigréen du 19e siècle -, elle a été lancée le 18 juin, trois jours avant les élections nationales très attendues qui se tenaient dans une grande partie de l’Ethiopie.

Mardi, M. Abiy lui-même a reconnu l’effet de surprise. “Alors que l’armée passait dans un village sans remarquer aucun mouvement de l’ennemi, beaucoup de gens sont soudainement apparus et ont attaqué et massacré l’armée à l’aide de Kalashnikovs ou même de machettes”, a indiqué le Premier ministre.

Sans surprise, les TDF ont capitalisé sur leur impressionnante progression pour se féliciter de leur supériorité, selon eux, sur le champ de bataille. A l’inverse, Addis Abeba a cherché à minimiser l’importance du retrait de l’armée. M. Abiy a ainsi déclaré que Mekele n’avait plus “le même intérêt” qu’en novembre.

Redwan Hussein, le porte-parole de la cellule de crise gouvernementale pour le Tigré, a affirmé que les rebelles n’étaient “plus une menace existentielle pour le bien-être de la nation”, ajoutant que l’Ethiopie avait d’autres défis sécuritaires sur lesquels se concentrer. Autant de déclarations qui, selon William Davison, analyste senior au centre de réflexion International Crisis Group (ICG), s’apparentent à des “justifications pour sauver la face”. “La guerre a indubitablement été un poids pour le gouvernement. Oui, il y a d’autres choses sur lesquelles ils voudraient se concentrer. Mais je pense que ce retrait découle d’une position de faiblesse”, décrypte-t-il.

Dans le même sens, ajoute-t-il, les TDF ont vraisemblablement “exagéré” les pertes infligées à l’armée fédérale.

Prochains points chauds

Pendant ces huit mois de conflit, la région Amhara, située au sud du Tigré, ainsi que l’Erythrée, pays voisin bordant sa limite nord, ont envoyé sur place leurs propres soldats pour épauler l’armée éthiopienne.

Les troupes de l’Erythrée – qui n’a pas encore réagi à l’annonce de cessez-le-feu – ont été accusées de certains des pires massacres de la guerre, conduisant les Etats-Unis et l’Union européenne à appeler de manière répétée à leur départ. Cette semaine, M. Redwan a affirmé que ce retrait avait commencé, ce qu’a confirmé jeudi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), affirmant que les Erythréens se sont largement “retirés du Tigré“, se déplaçant vers leur frontière.

Dans le même temps, Getachew Reda, un des porte-paroles des TDF, qualifiant le cessez-le-feu de “blague“, est allé jusqu’à menacer de “marcher” sur Addis Abeba et Asmara pour défendre le Tigré.

Mais, selon M. Davison, la priorité immédiate des TDF semble plutôt se situer sur les zones de l’ouest et du sud de la région, annexées au début du conflit par les forces de l’Amhara.

“Il semble très peu vraisemblable que les Forces de défense du Tigré acceptent un cessez-le-feu à l’échelle régionale tant que cette présence (amhara) continue”, observe M. Davison.

Aide et famine

A mesure que le conflit se prolonge, la situation humanitaire inquiète de plus en plus la communauté internationale. Les Etats-Unis estiment que 900.000 personnes sont “vraisemblablement déjà en train de faire face à des conditions de famine”.

Jeudi, l’ONU et plusieurs ONG ont confirmé la destruction d’un pont situé sur un axe crucial pour la livraison de l’aide alimentaire, ce qui accroît les craintes d’un possible “blocus”.

Selon l’ONU, le pont a “d’après certaines informations” été détruit par les forces amhara, bien que le gouvernement en ait porté vendredi la faute sur les forces tigréennes. Le gouvernement de M. Abiy s’est engagé à de nombreuses reprises à faciliter l’accès humanitaire et à fournir lui-même de l’aide. Il a affirmé lundi que le cessez-le-feu était motivé par des raisons humanitaires.

Mais, alors que l’électricité et les télécommunications sont coupées, que les vols sont suspendus et que la plupart des routes sont bloquées, des responsables onusiens et des diplomates craignent que la situation se détériore encore. “Un cessez-le-feu cela ne signifie pas couper l’électricité dans une région ou détruire les infrastructures critiques”, a déclaré vendredi sur Twitter Josep Borrell le chef de la diplomatie européenne. “Un cessez-le-feu crédible signifie faire tout son possible pour que l’aide atteigne les millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui en ont urgemment besoin”, a-t-il ajouté.

Avec AFP/VOA

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Laurent Gbagbo attendu en RDC pour une visite privée

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Laurent Gbagbo attendu en RDC pour une visite privée

 

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, est attendu ce vendredi à Kinshasa, pour une visite privée du 02 au 8 juillet, en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé jeudi dans un communiqué, son porte-parole, Koné Katinan.

Il s’agira de son premier voyage à l’extérieur depuis son retour le 17 juin 2022 en Côte d’Ivoire, suite à son acquittement en mars, par la Cour pénale internationale (CPI) qui le poursuivait pour des crimes contre l’humanité et crimes de guerre, commis lors de la crise postélectorale en 2010-2011 en Côte d’Ivoire.

Le déplacement de Gbagbo est « d’ordre strictement privé », a déclaré Katinan, précisant qu’il « prendra un vol commercial à partir de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny le vendredi 2 juillet 2021 et regagnera Abidjan également par vol commercial le jeudi 8 juillet 2021 ».

Certaines sources avancent que l’ancien président va retrouver son ancien compagnon de prison à La Haye, l’ancien vice-président congolais Jean Pierre Bemba, et devrait aussi rencontrer, brièvement, le président congolais Félix Tshisekedi.

Jean-Pierre Bemba, un ancien chef de guerre, avait été, lui aussi acquitté par la CPI en 2018, après 10 ans de procédure, des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine (RCA).

Avec AFP

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Douala : une femme centrafricaine poignardée à mort, son ex-petit ami recherché

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 juillet 2021, 06:26:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un énième drame qui pourrait allonger la liste des féminicides au Cameroun. La police criminelle de Douala a annoncé le mercredi 23 juin dernier  qu’une femme a été découverte morte poignardée à de multiples reprises dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 juin 2021. Il s’agit d’une Centrafricaine dénommée  Edith Flore Gbaté. L’ex-petit ami de la victime serait le suspect principal, et activement recherché par la police camerounaise.

 

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Les traces de sang  dans la chambre de la victime montrent que le crime avait été commis dans son appartement. Il portait les traces  d’une vingtaine de coups  de couteau dans l’emplacement « ne laisse pas de doute sur l’intention homicide », ainsi  que de nombreux hématomes, souligne  un enquêteur camerounais proche du dossier.

Un appel à témoin a été lancé pour tenter de retrouver son ex-petit ami de nationalité camerounaise, suspecté d’être l’auteur du crime, car selon plusieurs témoins, il aurait prémédité la victime 24 heures avant les faits.

Selon les parents de la victime, la dépouille sera rapatriée dimanche prochain. Elle était engagée par le bureau du haut commissariat des Nations unies au Cameroun.

Notons que mademoiselle Edith Flore Gbaté  faisait partie des victimes appelées à témoigner devant la CPI dans le cadre de l’affaire contre Jean-Pierre Bemba.

 

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Les magistrats tchadiens exigent un pistolet chacun pour leur sécurité

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Les magistrats tchadiens exigent un pistolet chacun pour leur sécurité

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Une grève illimitée a été lancée par deux syndicats des magistrats tchadiens pour exiger des autorités de N’Djamena plus de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions. Une revendication qui fait suite à l’assassinat d’un procureur, au travail, dans la province du Bahta.

Soutenu par les avocats au barreau du Tchad, le mouvement d’humeur se poursuit à travers le territoire national. L’appareil judiciaire est paralysé par ce débrayage.Au palais de justice de N’Djamena, les magistrats ont rangé leurs toges noires dans les placards depuis lundi. Les justiciables tournent en rond, puisqu’ils sont éconduits devant le palais de justice par les agents de sécurité.

Une arme pour chacun

Ils revendiquent, entre autres, la dotation de tous les magistrats en armes de poing, le renforcement des effectifs des agents de sécurité dans tous les tribunaux du Tchad, la poursuite judiciaire contre certains agents de police, la poursuite de Mme le ministre des affaires foncières pour abus de confiance, abus d’autorité et outrage à magistrat.

Pour Taoka Bruno, président du syndicat autonome des magistrats du Tchad, les magistrats tchadiens travaillent dans des conditions très difficiles et avec la peur au ventre. “Aujourd’hui, il y a des personnes incontrôlables, il y a des armes qui circulent, les conditions de travail des magistrats ne sont pas réunies, certains travaillent dans des palais complètement délabrés où les locaux ne sont pas clôturés”, a-t-il déclaré. Il ajoute que “son organisation n’a cessez d’alerter les autorités sur les menaces qui pèsent sur les magistrats. Mais le gouvernement n’a pas pris au sérieux”,

Le président du Syndicat des magistrats du Tchad, Moussa Wade Djibrine, déplore le comportement de ses collègues de la Cour d’appel de Sarh, province du Moyen Chari au Sud du Tchad qui n’observent pas cette grève. “Le principe est que tous les magistrats observent un arrêt total de travail puisque c’est notre corps qui est menacé. Mais le comportement isolé de certains magistrats du ressort de la cour d’appel de Sarh ne peut pas entamer la détermination des autres magistrats sur l’ensemble du territoire national a rassuré le président du SMT”, explique-t-il.

Les avocats au barreau du Tchad soutiennent cette grève qui selon eux, vise donc à exiger la sécurité de tous les acteurs judiciaires. Pour Maitre Djérandi Laguerre Dionro président du conseil de l’ordre des avocats, “lorsque ceux qui sont censés dire le droit auprès desquels, un citoyen qui a de problème peut demander justice ne sont pas en sécurité, les avocats ne sont pas épargnés”. Il exige que la “sécurité de tous les acteurs judiciaires soit assurée et que toute la lumière soit faite sur cette affaire d’assassinat du procureur”. Il espère que “le gouvernement entendra raison et que les actions fortes seront menées d’ici là pour mettre un terme à cette spirale de violence des acteurs judiciaire pour que les choses reviennent à la normale”.

Pour l’ancien ministre de la justice Ahmat Mahamat Hassan, l’humiliation dont font l’objet quotidiennement les magistrats dans l’exercice de leur fonction est très grave pour un état de droit attaché au principe universel du respect de la justice.

Ancien garde des Sceaux, Ahmat Mahamat Hassan a relevé une “impunité généralisée et l’incivisme caractérisé des citoyens, la corruption dans les milieux judiciaires”. “Même si le juge prononce une bonne décision, le justiciable qui perd le procès pense que son adversaire a donné beaucoup d’argent pour gagner le procès”, souligne-t-il. Il rappelle qu”il y a le déficit de l’autorité de l’Etat. Il faut absolument que l’autorité de l’Etat s’affirme parce que si, on s’attaque à un magistrat, on s’attaque à l’institution judiciaire”.

Aucun commentaire pour l’instance du côté de la chancellerie. Contacté par VOA Afrique à travers son service de communication, le ministre de la justice a indiqué qu’une négociation avec les responsables des deux syndicats des magistrats a été entamée mais sans donner trop de détails.

Avec AFP/VOA

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Alindao, les rebelles de l’UPC sont toujours dans la ville, et occupent leur ancienne base, la population paniquée

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 juillet 2021, 03:00:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Contrairement à ce qui a été annoncé par l’État major des forces armées centrafricaines (FACA) et la Minusca, les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ne sont pas en débandade face aux Casques bleus, ni des FACA. Ils ne sont pas loin du centre d’Alindao, mais occupent toujours la mairie et leur ancienne base située derrière le marché central.

 

5 combattants de la seleka avec leurs armes
Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Selon le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, « … une attaque menée par les combattants de l’UPC contre les forces de défense et de sécurité centrafricaine. Nous n’avons pas de bilan, mais nos Casques bleus ont travaillé ensemble avec les forces de défense et de sécurité. Il y’a eu des échanges des tirs, ce qui a poussé ces éléments de l’UPC à s’enfuir vers la brousse. Nous continuons sur place à monitor la situation. Encore une fois, nous resterons ensemble au côté des FACA ».

Dans le même sens, l’État major des FACA avait déclaré à la veille de l’attaque qu’aucun rebelle n’est présent dans la ville, et ce,   en raison de la présence des « alliés des forces Républicaines », sans autres détails sur ces alliés, russes ou rwandais. Deux jours plus tard, après une série d’accalmie, la vérité a pris le dessus et la réalité s’affiche. On constate malheureusement la présence de ces rebelles dans la ville. Ils circulent librement, et occupent leur ancienne base qui se situe derrière le marché central, mais occupent aussi la Mairie d’Alindao.

Quant aux habitants, c’est la panique générale. Plusieurs d’entre eux ont déjà quitté la ville par mesure de précaution, d’autres sont en cours.

Pour l’heure, les activités scolaires sont paralysées, les boutiques fermées et le marché central ne fonctionnent toujours pas.

Selon une source locale, les FACA sont toujours dans la ville, mais leur nombre est réduit.

 

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RCA : l’EUTM  soutient l’organisation du séminaire de révision du plan de défense nationale 

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 juillet 2021 03:04:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les 29 et 30 juin, l’EUTM a soutenu l’organisation du séminaire de révision du plan de défense nationale de la RCA pour la transition d’une armée de projection à une armée de garnison. L’événement a eu lieu avec le soutien considérable du pilier stratégique de l’EUTM.

 

Touadera face aux FACA

 

L’état-major des forces armées centrafricaine, (FACA), suit actuellement la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2019-2023, qui prévoie de transformer en profondeur notre armée.

En effet, cette dernière était jusqu’ici une armée de projection, c’est-à-dire qu’elle avait l’ambition d’intervenir là où cela était nécessaire à partir de ses anciennes bases. Or, le grand défi qu’elle doit réussir aujourd’hui, c’est de devenir “une armée de garnison”. C’est pour cela qu’elle se déploie dans les localités du pays, afin de réaliser un maillage territorial. De la sorte, les forces armées pourront asseoir l’autorité de l’état sur l’ensemble du pays en appui des Forces de Sécurité Intérieure (FSI). Cette organisation offre l’avantage d’un contrôle accru du territoire et une meilleure réactivité en cas d’intervention. De ce fait, l’armée est entièrement dédiée au peuple Centrafricain.

 

Mais comment réussir ce défi, on peut se demander ? Comment faire pour couvrir un territoire aussi vaste ?

 

L’objectif actuel est de posséder une armée de neuf mille huit cent (9 800) militaires, avec six (6) bataillons de la force terrestre qui seront déployés en province. Chacun de ces bataillons comptera des centaines de combattants aguerris.

Le territoire, lui, est divisé en trois (3) zones de défense : la zone Nord-Ouest englobant Bouar et Bossangoa, la zone Nord-Est avec Bria et Ndélé et la zone Sud-Est avec Bambari et Bangassou. Enfin, Bangui constitue une zone autonome où sont déployées les forces d’appui, le bataillon amphibie et les forces spéciales.

 

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La Russie confirme l’envoi de 600 nouveaux mercenaires de Wagner en Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, vendredi 2 juillet 2021, 20:46:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon le gouvernement russe, un total de 600 nouveaux Mercenaires russes, communément appelés « instructeurs » sont arrivés en RCA à la demande du gouvernement de ce pays d’Afrique centrale en proie au conflit armé depuis plusieurs décennies.

 

La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC
La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC / Fred Krock

 

L’annonce de l’arrivée de ces 600 nouveaux « instructeurs » Russes  en Centrafrique a été faite par la ministre de la Défense nationale, Madame Marie-Noëlle Koyara  dans une correspondance adressée au  conseil de sécurité des Nations unies.

Au mois de décembre 2020, le ministère russe des Affaires étrangères avait affirmé que la Russie a déployé en Centrafrique 300 « instructeurs » militaires supplémentaires à la demande des autorités de  Bangui  pour faire face à la montée de la violence attribuée aux groupes rebelles dans le pays, et ce,  à quelques jours du premier tour des élections du dimanche 27 décembre 2020.

Ainsi, sous la pression du conseil de sécurité des Nations unies, le gouvernement russe annonce à nouveau le retrait de ses 300 « instructeurs » envoyés en Centrafrique. Toutefois, les autorités russes annoncent que les instructeurs qui sont restés dans le pays  sont aux environs de 550 hommes. Or, sur le terrain, le nombre total de ces soi-disant « instructeurs » dépasse largement  l’effectif annoncé par Moscou, selon plusieurs observateurs.

Selon le ministère centrafricain de la Défense, Six Cents nouveaux Instructeurs Russes sont destinés à soutenir le processus de réforme du secteur de Sécurité (RSS) en République centrafricaine. Ils sont répartis comme suit : Deux cents pour les Forces armées Centrafricaines, Deux cents pour la gendarmerie nationale et Deux cents pour la Police centrafricaine

 

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En Centrafrique, plus de la moitié de la population en détresse

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Bangui, République centrafricaine, 2 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique) Plus de la moitié de la population centrafricaine, soit environ 2,8 millions de personnes “, a besoin d’une assistance et d’une protection humanitaires”, a alerté le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) sur son site.

 

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Les déplacés du site du parc d’Élevage vers la mosquée centrale de Bambari, le 5 juin 2021. Photo CNC

 

2,8 millions de personnes, dont les deux tiers sont dans le besoin et risquent de mourir sans assistance”, a affirmé l’institution onusienne, dans une publication fin juin, précisant que “c‘est la première fois en cinq ans qu’autant de personnes sont dans le besoin, faisant de la RCA l’un des pays les plus vulnérables au monde“.

OCHA précise, par ailleurs, que 388 000 Centrafricains ont été contraintes au déplacement entre décembre 2020 et mars 2021, à cause des violences qui ont suivi les élections générales en décembre 2020 et les affrontements récurrents entre groupes armés.

Cela porte le total des personnes déplacées à plus de 727 000 à l’intérieur du pays et à 695 000 autres qui sont des réfugiés dans les pays voisins.

OCHA explique, en outre, que “la violence et l’insécurité ont perturbé la principale route d’approvisionnement de la RCA, faisant grimper les prix des produits de première nécessité jusqu’à 60 %”.

Parallèlement, “la deuxième vague de la pandémie a aggravé la situation en maintenant les prix élevés sur les marchés. En conséquence, 2,29 millions de personnes, soit 46 % de la population, n’ont pas assez à manger, et plus d’un demi-million de ces personnes sont à un pas de la famine”, a conclu l’organisation humanitaire.

Pour rappel, la République centrafricaine a basculé dans l’instabilité depuis 2013, et ce, malgré la signature de plusieurs accords de paix entre les différentes factions. Le dernier accord fut signé en février 2019, entre le gouvernement et 14 groupes armés, permettant une certaine accalmie.

Mais un regain de violence a été constaté après les élections du 27 décembre 2020, marquées notamment par l’exclusion de l’ancien président François Bozizé et la Réélection de Faustin Archange Touadera pour un nouveau mandat de cinq ans.

Agence Anadolu

En Afrique du Sud, bientôt une épouse pour plusieurs maris

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En Afrique du Sud, bientôt une épouse pour plusieurs maris

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement sud-africain envisage de légaliser la polyandrie. Ceci rétablirait l’égalité femme-homme réclamée par la Constitution dans un pays où la polygamie est déjà autorisée.

En Afrique du sud, le gouvernement propose de légaliser la polyandrie, c’est-à-dire la “polygamie féminine“. Cela signifie qu‘une femme aurait le droit de prendre plusieurs maris en même temps.

La polygamie est déjà autorisée pour les hommes dans le pays. Alors pour les féministes, il s’agit de respecter la Constitution qui interdit toute discrimination sexuelle.

La proposition était soumise à un débat public jusqu’à ce mercredi. Elle a soulevé beaucoup d’opposition de la part des hommes, d’Églises et aussi, surtout, des polygames eux-mêmes. Certains polygames sud-africains ne sont pas enthousiasmés par la polyandrie.

Plusieurs épouses? Pourquoi pas plusieurs maris?

Peu courante, la polygamie masculine est surtout pratiquée en Afrique du Sud par les Zoulous âgés et vivant dans zones rurales. Le plus illustre d’entre eux étant l’ex-président Jacob Zuma et ses quatre épouses.

Le ministre de l’Intérieur a regretté que le débat public sur la légalisation de la polygamie féminine ait donné lieu à des échanges virulents.

La paternité en question

Les plus critiques sont les hommes polygames, comme l’acteur Musa Mseleku qui joue dans une série télévisée sur la polygamie. Selon lui, la polyandrie détruirait la culture africaine. Il déclare : “un enfant appartient aussi à nos ancêtres. Il y aura une énorme compétition pour savoir à qui appartient l’enfant. Et cela va détruire les familles que nous essayons de protéger. Et puis, dormir avec une femme tombée enceinte d’un autre homme est tabou dans notre culture. C’est scandaleux de soutenir cela sur la base de l’égalité.”

Un enfant… plusieurs papas?

Le juriste musulman Muhammad Abduruaf est tout aussi opposé au projet de loi. Selon lui, les autorités tentent d’imposer “des idées occidentales“. Lui aussi soulève le problème du droit à l’héritage : “de qui l’enfant hérite et qui hérite de l’enfant ? A qui va la pension alimentaire ? Ou la garde de l’enfant ?”

La polyandrie est légale au Gabon et au Kenya, où elle est pratiquée par les Masaïs. Ailleurs, elle a souvent été poussée à la clandestinité, sous la colonisation.

Le professeur Collis Machoko a étudié la situation dans son pays. Il a interviewé 20 Zimbabwéennes et leurs 45 maris. Selon lui, les hommes qui ont des dysfonctionnements sexuels ou craignent le divorce acceptent de partager leur épouse et les enfants sont élevés par toute la famille sans que cela crée des conflits.

 

Avec DW français

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À Boali, un soldat FACA grièvement agressé par des mercenaires de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 1 juillet 2021, 04:23:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus entre les soldats FACA et les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner. Pour un rien, la tension monte, et des altercations s’éclatent. C’est ce qui s’est passé cette semaine à Boali, situé à 95 kilomètres de la capitale Bangui.

Touadera face aux FACA

 

La ville de Boali, théâtre de multiples exactions des mercenaires de la société Wagner, est à nouveau secouée par une nouvelle violence des hommes de Wagner sur un soldat de l’armée nationale. Grièvement agressé, ce militaire a dû être hospitalisé à Bangui durant 24 heures avant de prendre son congé médical.

En effet, le lundi dernier, un Soldat FACA de la force spéciale s’est rendu à Boali pour rendre visite à ses collègues de l’unité des forces spéciales positionnés dans la ville. Sur sa moto dame, l’homme a du passer plus d’une heure de route pour arriver à Boali, ou il a rencontré ses collègues militaires. Or, à côté, se trouvaient les mercenaires de Wagner qui sont en train de bavarder. Subitement, l’un d’entre eux interpelle le soldat FACA venu de Bangui pour lui demander un service.

« Est-ce que je peux essayer ta moto ? », demande au soldat ce fameux mercenaire de Wagner. Ce que l’intéressé n’a pas refusé. Il lui remet sa moto dame, visiblement en bon état.

Quelques minutes plus tard, à plus de 100 mètres de leur base, le mercenaire s’est renversé au sol. Il est blessé sur sa main droite. Ses collègues sont partis le secourir et le ramener à leur base.  Pendant que le soldat était en train de vérifier sa moto, les mercenaires de Wagner sont revenus sur lui pour l’interpeller. Ils disaient qu’il aurait enlevé volontairement certains câbles de la moto afin que leur collègue se fasse culbuter. Après un échange des mots, le ton monte, et le soldat FACA se faisait ramasser par les hommes de Wagner qui l’ont sauvagement tabassé durant plusieurs minutes.

Grièvement blessé, le fameux élément des forces spéciales a été transféré dans un hôpital à Bangui.

Cette nouvelle agression montre à quel point nos soldats  ne sont pas solidaires entre eux. Ses collègues militaires étaient présents pendant l’agression, mais ils n’ont pas réagi, même pour les calmer.   C’est d’ailleurs ce qui est arrivé cette semaine au colonel Moussa Kitocko, commandant en chef de la zone de défense du Nord agressé par les hommes de Wagner. Attaché puis torturé, il aurait été transféré à SRI à Bangui.

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Le colonel Kitocko arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner

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RCA : un jeune de Bouar, de passage à Bossemptélé, a été grièvement agressé par les FACA

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 1 juillet 2021, 03:04:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un jeune homme d’une vingtaine d’années se trouve dans un état critique après avoir été agressé par les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) à Bossemptélé, dans la préfecture de l’ouham-Péndé.

la victime des soldats FACA à Bossemptélé le 26 juin 2021
La victime des soldats FACA basés à Bossemptélé, dans l’Ouham-Pendé, le 26 juin 2021. Photo CNC

 

Selon les témoins, la victime était un passager d’un minibus qui faisait la navette entre Bouar et Bangui.  Mais ce samedi 26 juin, vers 13 heures, le minibus, en provenance de Bangui, était tombé en panne à moins de 2 kilomètres de l’entrée de Bossemptélé sur l’axe Yaloké. Tous les passagers sont descendus du minibus pour aller se soulager et chercher à manger au centre Bossemptélé. Or à l’entrée et à la sortie de la ville, il y’a des barrières des soldats FACA, et chaque passager doit y passer pour faire

de la formalité, et verser une somme d’argent aux forces de l’ordre. Et comme prévu, tous les passagers ont  régulièrement passé la formalité, sauf un, un jeune homme d’une vingtaine d’années.

Selon le conducteur du minibus, il ne savait pas ce que le jeune homme a fait, mais tous les soldats se sont roués sur lui pour l’agresser. Ils l’ont poussé à l’intérieur de leur poste, et  sauvagement tabassé durant plusieurs minutes avec des planches et de gros bâtons. Ses pieds et  sa tête ont été fracturés, nécessitant une hospitalisation, mais la victime redoute que ses agresseurs puissent se rendre à l’hôpital et l’achever. Il demande à ce qu’on le ramène à Bouar, sa ville. Ce qui a été fait, et il est actuellement placé en urgence de l’hôpital de Bouar.

Alors, pour les habitants de Bossemptélé, le comportement des soldats FACA déployés dans leur ville est tout à fait contraire à la protection des civils.

« Ils sont devenus des femmes devant les mercenaires de Wagner, et subitement agressifs face à la population civile », déplore Mathurin, un agent de douane détaché à Bossemptélé.

Interrogée par CNC, la victime affirme qu’à Bouar, leur chef, le colonel Waïlo était venu le voir, et disait qu’il va prendre en charge ses dépenses médicales.

 

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RCA : Bambari, les mercenaires de Wagner accusé une nouvelle fois de braquage au village Timbolo

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Bangui, République centrafricaine, jjeudi, 1 juillet 2021, 03:21:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Mercenaires russes de la société Wagner sont à nouveau accusés de braquage des éleveurs peuls au village Timbolo, situé à 20 kilomètres de Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

Des éleveurs Mbororo. Photo Teseum
Image d’illustration des éleveurs Mbororo. Photo Teseum

 

Selon des témoins interrogés par la rédaction, les faits criminels ont eu lieu au village Timbolo ce mardi 29 juin. D’après eux, les hommes de Wagner, dans leur recherche de butins, sont arrivés dans leur village vers 9 heures. Ils n’y trouvaient personne, sauf des enfants qui surveillaient les troupeaux de bœufs. Mais à la surprise des enfants, les hommes de Wagner  ont ouvert le feu en l’air pour les intimider. C’est ainsi qu’ils se sont éparpillés dans la brousse, laissant les bœufs derrière eux que les assaillants ont littéralement abattu en toute aisance au moins 10 d’entre eux qu’ils ont ensuite emportés dans leurs véhicules.

Selon le représentant des éleveurs du village Timbolo, le préfet de la Ouaka et le maire de Bambari ont été saisis de l’affaire, mais ils n’ont rien pu faire jusqu’à lors.

Rappelons que la viande de bœuf est très recherchée en Russie. Les crimes commis par les hommes de Wagner ont permis à cette société de mafia russe de ravitailler cet immense  pays pauvre du nord, voisin de la Chine et du Canada.

Il faut noter au passage que la société Wagner, venue en République centrafricaine depuis 2017 dans le cadre du partenariat avec le gouvernement centrafricain, avait construit un abattoir moderne au village Bokologbo, fief du chef rebelle Ali Darassa. L’objectif, selon eux, favoriser l’exportation vers la Russie des viandes de bœufs et autres animaux.

 

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ÉDUCATION SANS DÉLAI ANNONCE UNE SUBVENTION DE PREMIÈRE RÉPONSE EN SITUATION D’URGENCE D’UN MILLION DE DOLLARS É.-U. EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Le nouvel immeuble de l’école Saint-Paul fille au quarteir Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, inauguré le 31 octobre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La nouvelle subvention est destinée à 18 300 enfants et jeunes pour faire face aux déplacements forcés, à la fermeture des écoles et à la violence et sera mise en œuvre par l’UNICEF et le Conseil norvégien pour les réfugiés.

 

New York, le 30 juin 2021 – L’augmentation de la violence, les déplacements de population, ainsi que la fermeture et l’occupation des écoles en lien avec les troubles sociaux consécutifs aux élections de décembre 2020 ont affecté la moitié des enfants en République centrafricaine.

En réponse à cette crise humanitaire complexe, le fonds Éducation sans délai (ECW) annonce une subvention de première réponse en situation d’urgence d’un million de dollars É.-U. allouée à l’UNICEF (600 000 dollars É.-U.) et au Conseil norvégien pour les réfugiés (400 000 dollars É.-U.) afin d’assurer un accès à l’éducation dans des environnements d’apprentissage sûrs, inclusifs et protecteurs pour les enfants déplacés et rapatriés touchés par les récentes violences postélectorales.

« Cette nouvelle vague de violence et de déplacements forcés a accentué les besoins humanitaires à un moment où les Centrafricains devaient déjà faire face aux conséquences dévastatrices de la pandémie de COVID-19, de plusieurs années de conflit et d’insécurité, et aux effets désastreux des changements climatiques et d’autres crises », a déclaré Yasmine Sherif, la Directrice d’Éducation sans délai, le Fonds mondial des Nations Unies pour l’éducation en situation d’urgence. « Une fois de plus, les enfants sont les premiers à souffrir de cette crise. Leur éducation est interrompue, leurs droits sont violés ; ils sont victimes de violences, séparés de leur famille, et risquent d’être enrôlés dans des groupes armés. En raison de la fermeture des écoles, les filles subissent davantage de violences sexuelles, de mariages précoces et d’autres risques qu’aucun enfant ne devrait jamais avoir à affronter. Ces enfants nécessitent un soutien immédiat, et le monde entier doit être interpellé ».

Première réponse en situation d’urgence

Quelque 1,4 million d’élèves sont concernés par les fermetures d’écoles en République centrafricaine. Certains de ces élèves ne retourneront peut-être jamais sur les bancs d’école. Une étude menée à Bangui fait état d’une augmentation des violences sexuelles envers les enfants, en particulier les filles, durant la fermeture des écoles.

En tout, le conflit a forcé près de 200 000 personnes, dont près de la moitié sont des enfants, à fuir leurs maisons. Bien que beaucoup soient depuis rentrés chez eux, près de 100 000 personnes sont encore déplacées. Ceci porte le nombre total de personnes déplacées à 1,5 million, soit près d’un tiers de la population totale du pays.

La subvention de première réponse en situation d’urgence d’Éducation sans délai vise  18 300 filles et garçons de 3 à 18 ans touchés par les conflits, dont 60 pourcent de filles et 10 pourcent d’enfants handicapés. Le financement d’Éducation sans délai sera consacré à fournir des espaces d’apprentissages sûrs, propres et inclusifs dotés de supports pédagogiques de base.

« La perturbation de l’éducation observée l’année dernière risque d’avoir de graves conséquences sur la vie de centaines de milliers d’enfants centrafricains, déjà touchés par des années de crise, » a indiqué Fran Equiza, Représentant de l’UNICEF en République centrafricaine. « Nous sommes très reconnaissants vis-à-vis d’Éducation sans délai pour cette contribution généreuse et rapide qui nous permettra d’améliorer l’accès à une éducation équitable et inclusive pour les enfants les plus vulnérables et qui nous permettra également de les garder scolarisés. Nous aurons aussi la possibilité d’investir davantage dans des méthodes d’apprentissage de substitution, comme les classes accélérées et les programmes d’éducation radiophonique, pour les enfants non scolarisés, en combinaison avec un soutien psychosocial, une nécessité absolue dans un tel contexte d’urgence ».

« Le programme d’éducation en République centrafricaine du Conseil norvégien pour les réfugiés a pour objectif d’améliorer l’accès à une éducation de qualité pour les enfants et les jeunes touchés par les déplacements en soutenant l’éducation publique et en mettant en place des possibilités d’apprentissage de substitution pour les enfants et les adolescents non scolarisés, » a expliqué Powel Tchatat, Directeur pays du Conseil norvégien pour les réfugiés en République centrafricaine. « Grâce aux fonds alloués par Éducation sans délai, le Conseil norvégien pour les réfugiés pourra améliorer l’éducation de 7 498 enfants (parmi lesquels on compte 60 % de filles et 10 % d’enfants handicapés) dans la préfecture d’Ombella-M’Poko. L’intervention se concentrera sur l’accès à un système éducatif sûr, inclusif, protecteur et de qualité et sur la persévérance scolaire grâce à des campagnes de rescolarisation, à la construction de salles de classe, à la mise à disposition de kits scolaires et de kits dignité, à des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement à l’école, ainsi qu’au versement de primes et à la formation des enseignants ».

Intervention régionale d’Éducation sans délai

En réponse aux déplacements et à la violence en République centrafricaine, Éducation sans délai a annoncé des allocations de réponse en situation d’urgence dans plusieurs pays voisins, à savoir le Cameroun, le Tchad et la République démocratique du Congo. Les subventions totales régionales de première réponse en situation d’urgence s’élèvent maintenant à 5 millions de dollars É.-U., avec comme objectif d’atteindre plus de 43 000 enfants et jeunes (dont 56 % de filles).

Dans la région, une somme supplémentaire de 3,8 millions de dollars É.-U. a été octroyée par ECW pour la réponse d’urgence face à la pandémie de COVID-19.

Un programme pluriannuel de résilience est actuellement déployé en République centrafricaine et vise à mobiliser 77,6 millions de dollars É.-U. de financements supplémentaires pour atteindre environ 900 000 enfants.

« Afin de faire face à cette crise, les dirigeants mondiaux doivent s’unir pour financer entièrement les programmes éducatifs en République centrafricaine et dans l’ensemble de la région, et se joindre au mouvement international d’Éducation sans délai visant à mobiliser 400 millions de dollars É.-U. pour offrir à des millions d’enfants du monde entier l’espoir et la possibilité d’avoir une éducation », a indiqué Yasmine Sherif.

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Note aux éditeurs

À propos d’Éducation sans délai :
Éducation sans délai (ECW) est le Fonds mondial des Nations Unies pour l’éducation en situation d’urgence ou de crise prolongée. Nous soutenons une éducation de qualité pour les filles et les garçons réfugiés, les déplacés internes et les autres enfants touchés par des crises, pour que nul ne soit laissé pour compte. Éducation sans délai s’appuie sur le système multilatéral en vue d’accroitre la vitesse des interventions en situations de crise et connecter les interventions de secours immédiat aux interventions à plus long terme via des programmes pluriannuels. Éducation sans délai travaille en étroite collaboration avec les gouvernements, les donateurs publics et privés, les agences des Nations Unies, les organisations de la société civile, et d’autres acteurs de l’aide humanitaire et de l’aide au développement pour gagner en efficacité et décloisonner les interventions. Nous lançons un appel urgent aux donateurs du secteur public et du secteur privé afin de mobiliser les 400 millions de dollars É.-U. nécessaires pour venir en aide à encore plus d’enfants touchés par les crises. Éducation sans délai est administré en vertu des règles et procédures régissant la gestion des ressources financières, humaines et administratives de l’UNICEF, tandis que les opérations sont menées par la structure de gouvernance indépendante du Fonds.

Retrouvez-nous sur Twitter : @EduCannotWait @YasmineSherif1 @KentPage

Pour de plus amples informations, consultez : www.educationcannotwait.org

Pour les demandes presse :
Anouk Desgroseilliers, adesgroseilliers@un-ecw.org, +1-917-640-6820
Kent Page, kpage@unicef.org, +1-917-302-1735
Pour toute autre demande : info@un-ecw.org

 

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Cent Ans de lutte mène aux exploits chinois

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Communauté de destin commun appuie le développement centrafricain

 

Le 1 juillet 2021 marque le Centenaire de la fondation du Parti Communiste Chinois. Depuis cent ans, le PCC a uni et conduit le peuple chinois multiethnique dans sa lutte inlassable et âpre pour l’indépendance et le développement du pays ainsi que l’épanouissement de son peuple. Cent ans après la fondation du PCC, la Chine a réussi de trouver une voie de développement adaptée aux réalités nationales, la voie du socialisme au caractère chinois. Et la nation chinoise a ainsi réalisé des bonds gigantesques, lui permettant de se mettre debout, d’atteindre un niveau de vie relativement aisé et de se rendre désormais puissante. En passant en revue ces cent ans glorieux, je voudrais en tirer plutôt quatre expériences clés à partager avec nos amis centrafricains :

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Ambassadeur chinois en Centrafrique. CopyrightCNC.

 

Premièrement, les membres du PCC portent toujours le salut national et le redressement national comme leur mission historique et s’emploient à les réaliser. Victime de la Guerre de l’Opium de 1840, et ayant subi des invasions imposées par des puissances impérialistes occidentaux, la Chine était devenue un pays semi-colonialisé et semi-féodal et avait perdu la souveraineté. Face à cette situation, d’innombrables patriotiques chinois avaient essayé de sauver le pays en empruntant les voies de “ la monarchie Constitutionnelle ”,“ le régime présidentiel ” et “ le régime parlementaire ”,mais aucun de ces remèdes n’avaient réussi. La fondation du PCC en 1921 a radicalement changé cette situation. Orienté par le marxisme et guidé par l’objectif de la fondation d’une nation socialiste, le PCC ne déçoit pas le peuple chinois. Malgré l’encerclement des forces répressives domestiques et internationales, d’innombrables membres du PCC ont lutté farouchement même aux dépens de leurs vies précieuses pour l’émancipation de la nation et le bien-être du peuple chinois. Sous la direction du PCC, le peuple chinois a mené une lutte totale anti-impérialiste et anti-féodale, a remporté l’indépendance nationale et a finalement établi une Chine nouvelle en 1949 où le peuple peut maîtriser son propre destin.

 

Deuxièmement, le parcours du développement du PCC n’est pas sans encombre, mais les membres du Parti savent tirer des leçons de leurs erreurs et de leurs échecs. De l’échec de la Grande Révolution en 1927 en Chine à cause du manque de l’armée du PCC à l’insurrection de Nanchang où le PCC a dirigé indépendamment la lutte armée, de la défaite, à cause de la perte de l’autonomie, lors de la Cinquième campagne du PCC contre l’encerclement mené par le Guomindang à la victoire de la Grande Marche des armées rouges et à l’établissement des bases révolutionnaires stables, le PCC a avancé de petit à grand, de la naïveté à la maturité, et a conduit avec succès le peuple chinois à la victoire de la révolution. Après la fondation de la Chine nouvelle, l’édification socialiste de la Chine ne s’est pas accomplie sans obstacle. On a parcouru aussi un chemin sinueux à cause d’erreur de décision, par exemple le Mouvement de grand bond en avant. Pourtant face à ces revers, le PCC ne s’est pas abandonné, au contraire, il a adjusté à temps ses politiques et continué de suivre fermement la voie qui est la sienne et a réussi à créer des miracles qui sont le développement économique rapide à long terme, la stabilité durable de la société et l’émergence pacifique de la Chine.

 

Troisièmement, le PCC reste toujours persistant dans la bonne voie et résout les problèmes dans sa marche en avant. L’objectif détermine la voie et la voie détermine le destin. Le renouveau national et le bonheur du peuple représentent l’objectif choisi du PCC et le socialisme au caractère chinois est la voie suivie avec détermination de la Chine. Après la fondation de la Chine nouvelle, le PCC qui s’engage résolument dans cette voie du socialisme au caractère chinois, a élaboré et mis en œuvre 13 plans quinquennaux. Bien qu’il existe toujours des hauts et des bas, le PCC ne cède ni aux difficultés ni aux défis, mais avance après avoir résolu tous les problèmes tout en gardant le cap. Ce qui assure la continuité des politiques et constitue une base stable pour le développement de la Chine.

 

Quatrièmement, le PCC place toujours les intérêts du peuple au-dessus de tout, et reste fidèle à l’engagement initial consistant à apporter le bonheur au peuple chinois et le renouveau à la nation chinoise. L’atout politique du PCC réside dans le maintien de liens étroits avec le peuple. Et “Servir fidèlement le peuple” est inscrit dans le Statuts du PCC. Depuis le XVIIIème Congrès du PCC, le Comité central du Parti uni autour du secrétaire général Xi Jinping qui fixe comme objectif un développement pour le peuple, par le peuple et dans l’intérêt général du peuple, a réussi, en s’appuyant sur les efforts du peuple chinois, à construire une société de moyenne aisance et à éradiquer définitivement la pauvreté absolue. Face à l’épidémie de Covid-19, le PCC qui accorde toujours la priorité au peuple et à la vie humaine, n’a pas hésité à mettre pause à l’activité économique, et a renforcé les mesures anti-épidémiques les plus strictes, et obtenu d’excellents résultats dans cette bataille contre l’épidémie. Selon les sondages fiables, le taux de satisfaction du peuple chinois avec le gouvernement chinois a dépassé plus de 90% pendant des années consécutives.

 

Sous la direction du PCC, la Chine a réalisé en quelques décennies ce que les pays développés occidentaux ont accompli pendant des siècles dans l’industrialisation, et est devenue la deuxième économie mondiale et le seul pays à avoir toutes les catégories industrielles. Depuis une vingtaine d’années, la Chine porte sa contribution à la croissance économique mondiale à hauteur de plus de 30%. En 2020, la Chine a éradiqué définitivement la pauvreté absolue, atteint ainsi dix ans à l’avance les objectifs fixés dans « le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies ». En tant que bon ami et intime frère de la République Centrafricaine, la Chine entend partager les expériences de développement et appuyer les efforts du peuple centrafricain visant à sortir de la pauvreté. À cet effet, dans un proche avenir, la Chine signera avec la Centrafrique le dossier de coopération sur « la Ceinture et la Route », dans le but de partager davantage les opportunités de développement avec nos amis centrafricains et de donner une contribution au processus de paix et de développement de la Centrafrique.

 

Issu du consensus important dégagé par nos deux chefs d’État pendant la visite de Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadéra en Chine en 2018, la coopération de technologie de Juncao est devenue un projet phare de la coopération agricole entre nos deux pays. Avec la sollicitude et le soutien de Son Excellence Monsieur le Président Xi Jinping et Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadéra, la vulgarisation de la technologie de Juncao se développe continuellement et contribue à la lutte contre la pauvreté en RCA. En Mai dernier, les experts chinois sont arrivés à Bangui et y installent pour aider nos amis centrafricains à construire les chaines de production.

 

La Chine accorde l’importance à la cause de la sortie de la pauvreté du peuple centrafricain. Les dispositions prises par le gouvernement chinois dans la lutte contre la pauvreté « le double dispositif et la triple garantie», à savoir avoir de quoi se nourrir et se vêtir ainsi que les garanties dont les démunis peuvent bénéficier en matière d’enseignement obligatoire, d’assurance maladie de base et de logement décent, se coïncident avec les objectifs avancé par Monsieur Barthélémy Boganda, le père fondateur de la Centrafrique, qui sont “nourrir, vêtir, guérir, instruire, loger”. Nous entendons continuer à renforcer notre coopération agricole pour donner une contribution soutenue chinoise aux efforts du peuple centrafricain visant à se sortir de la pauvreté.

 

Dans le domaine sanitaire, en 2019, l’Ambassade de Chine en Centrafrique a lancé avec le Ministère de la santé de la Centrafrique la campagne contre le paludisme, et l’équipe médicale chinoise en Centrafrique a mené la consultation gratuite sur la cataracte ophtalmologique dénommée la Marche vers la lumière en Centrafrique. Ces actions ont reçu des échos chaleureux. L’année dernière, face à l’irruption brutale de l’épidémie de Covid-19, la Chine et la Centrafrique étroitement solidaire l’une de l’autre ont travaillé ensemble pour lutter contre l’épidémie. La Chine a offert une dizaine de lots de matériels sanitaires y compris environ 340,000 masques et des thermomètres frontaux, des kits de test et d’autres pour soutenir par des actions concrètes les efforts du peuple centrafricain dans sa lutte contre l’épidémie. Dans les jours qui viennent, les 150,000 doses de vaccins anti-covid 19 chinois seront livrés à Bangui. Pour le moment, la partie chinoise est en train d’évaluer les travaux de rénovation des deux hôpitaux assurés par l’assistance chinoise dans le but d’offrir une meilleure condition de consultation et de traitement médicaux pour le peuple centrafricain.

 

Dans le domaine culturel et éducatif, 1’Ambassade de Chine en Centrafrique fait des dons de fournitures scolaires à des écoles centrafricaines chaque année. Nombreux étudiants et élèves centrafricains bénéficient des bourses Communauté de destin commun émises au nom de l’Ambassade de Chine. Face à la Covid-19, les échanges humains entre nos deux pays se sont réduits, mais en ce mois, l’Institut de Confucius à l’Université de Bangui s’est officiellement ouvert. En dépit des défis posés par la distance lointaine et la Covid-19, trois enseignants chinois sont arrivés en Centrafrique pour approfondir la connaissance entre nos deux peuples. Ce qui a ravivé les échanges culturels pendant la période de Covid-19 entre nos deux pays et fait accroître davantage la compréhension mutuelle et l’amitié entre nos deux peuples.

 

Dans le domaine d’infrastructure, appliquant fidèlement les principes de « sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi », la partie chinoise fait avancer plusieurs grands travaux de coopération qui a apporté des bénéfices tangibles au peuple centrafricain. Le projet Champ Solaire de Bangui se poursuit d’un pas ferme, et prévu terminé au début de l’année prochaine. La Chine soutient continuellement par des actions concrètes la reconstruction de la paix et le développement économique de la Centrafrique. Fort en savoir-faire de construction, des tas d’entreprises chinoises œuvrent en RCA et réalisent beaucoup de travaux.

 

La Chine est le plus grand pays en développement, et l’Afrique est le continent qui regroupe le plus grand nombre de pays en développement. La Chine et l’Afrique se témoigne soutien l’une à l’autre dans leur quête de l’indépendance et le développement. Aujourd’hui le monde traverse des changements majeurs inédits depuis un siècle. Et l’épidémie de Covid-19 prouve qu’il est nécessaire plus que jamais de construire une communauté de destin commun. L’année 2021 marque le centenaire de la fondation du PCC, mais aussi le début du 14ème Plan Quinquennal chinois. La Chine entame la nouvelle marche de l’édification intégrale d’un pays socialiste moderne. Une Chine puissante apportera plus d’opportunité et de bénéfice au monde en général et aux pays africains dont la RCA en particulier. Main dans la main, la Chine et la Centrafrique construiront ensemble une communauté de destin commun plus étroit au grand bénéfice de nos deux peuples.

 

CHEN Dong

Ambassadeur Plénipotentiaire et Extraordinaire de

la République Populaire de Chine en République Centrafricaine

RCA : le FPRC dénonce l’arrestation de plusieurs personnes à Ndélé

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 juin 2021, 10:18:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les commandants en chef du Front populaire pour la renaissance de la centrafrique (FPRC) ont dénoncé sur les réseaux sociaux ce mercredi une série de perquisitions menées aux domiciles du sultan de Ndélé et de certains commerçants locaux par les Mercenaires russes de la société Wagner, appuyés par les soldats des forces armées centrafricaines (FACA).  

le marché central de Ndele. Photo Al Jazeera

 

À en croire leur publication, « La force coalisées  FACA / Wagner a mené une série d’opérations de perquisitions de deux véhicules d’un chef de FPRC qui seraient garés dans la concession du Sultan maire de Ndélé », suivie de plusieurs perquisitions chez certains commerçants locaux. D’après eux, les fouilles des maisons ont été accompagnées des ramassages des biens matériels de la population.

« Ils ont procédé à une grande échelle des vols des produits agricoles ainsi que les marchandises des commerçants », expliquent-ils.

Et ce n’est pas tout ! Ils dénoncent également l’arrestation de plus de quatre-vingts individus qu’ils suspects dans les quartiers ainsi qu’aux marchés centraux

« Ils ont mené une opération conduisant à l’arrestations dans le marché ainsi que dans les quartiers. Plus de 88 personnes,  pour la plupart des commerçants, ont été arrêtées, et leurs argents ont été confisqués par les Russes et FACA ». Affirment-ils, avant d’ajouter que trois maisons appartenant aux personnes soupçonnées d’être les chefs rebelles ont également été complètement pillées.

Selon leur information, le sultan de Ndélé serait en fuite. Peut-être il se met à l’abri pour éviter de subir les mêmes conséquences qu’a subies le sultan de koui, assassiné par les mercenaires de Wagner au début de ce mois.

Ils ajoutent aussi que la population de Bamingui Bangoran traverse de moment difficile de son histoire

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RCA : 23 ressortissants tchadiens arrêtés à Bozoum en avril dernier sont désormais libres

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 Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 juin 2021, 03:26:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon Le ministère des Affaires étrangères du Tchad, les 23 ressortissants tchadiens arrêtés à Bozoum le 24 avril dernier ont été libérés ce mardi 29 juin 2021 par la justice centrafricaine.

 

les 25 suspects présentés à la presse par la police centrafricaine comme des mercenaires tchadiens de la CPC
les 25 suspects présentés à la presse par la police centrafricaine comme des mercenaires tchadiens de la CPC. Copyright ministère de la sécurité publique

 

Accusées de collision avec des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement ( CPC), ces personnes de nationalité tchadienne ont été arrêtées le 24 avril 2021 à Bozoum, chef lieu de la préfecture de l’Ouham – Pendé, puis transférées vers la capitale Bangui. Elles viennent d’être libérées à la suite d’un « procès ».

Selon le ministère tchadien des affaires étrangères, les 23 ex-détenus ont été tous libérés pour « des faits non constitués, alors qu’au moment de leur présentation le 30 avril 2021 au premier substitut du procureur général, au ministre de la Défense, au ministre de la communication et à la presse, la ministre de la Défense d’alors Marie-Noëlle Koyara avait clairement déclaré que les suspects étaient bel et bien des mercenaires tchadiens à la solde de la CPC. Ce que démentent les intéressés qui disaient être tous des artisans miniers venus dans cette localité centrafricaine pour chercher de l’or.

D’ailleurs, Ils affirment  même avoir coopéré avec les autorités minières centrafricaines de Bozoum, à qui ils ont remis une somme d’un million et demi de francs CFA pour leur enregistrement. Mais Selon le Directeur général de la police nationale, le général Bienvenue Zokoué, les suspects sont des mercenaires qui sévissaient dans la région de Bozoum, Paoua, Nana-Bakassa  et Nanga-Boguila.

Deux questions se posent : alors, maintenant ils sont libérés, les Mercenaires russes et les soldats FACA vont – ils leur remettre leurs biens confisqués ? La justice centrafricaine les a libérés pour faire plaisir aux autorités tchadiennes ?

 

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RUSSIE – CENTRAFRIQUE :  Cinéma et guerre informationnelle

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). À l’occasion de la diffusion du film – de propagande – russo- centrafricain Touriste, François Backman décrypte la nature de celui-ci et la stratégie de communication de la Russie sur le continent africain qu’il illustre.

 

Dans la cour du stade 20 000 places lors de la présentation au public du film russe tourisme
Dans la cour du stade 20 000 places lors de la présentation au public du film russe tourisme le vendredi 14 mai 2021.

 

Bangui, stade Barthélémy Boganda, 14 mai 2021. Une dizaine de milliers de personnes se presse pour voir en avant-première le film russo-centrafricain Touriste. Plusieurs officiels gouvernementaux sont présents et Valery Zakharov, le conseiller sécurité de la présidence, tweete à l’occasion. La diffusion se fait en sango, la principale langue parlée dans le pays. Ce long métrage tourné en République centrafricaine (RCA) en mars-avril glorifie l’action des « instructeurs » russes aux côtés du pouvoir centrafricain durant la période de la dernière élection présidentielle (décembre 2020) qui a vu la réélection de Faustin Archange Touadéra. Il conte l’histoire d’un jeune mercenaire russe, répondant au pseudonyme de Touriste, qui lutte contre la rébellion dirigée par l’ex-président François Bozizé. Blessé et évacué durant les combats, le contractor verra depuis Moscou la cérémonie d’intronisation du président réélu, fin mars 2021. Il repart ensuite en RCA, « à la maison »[1].

Ce film, plutôt bien fait dans son genre, si l’on aime les Iliouchine atterrissant sur l’aéroport M’Poko de Bangui, les kalashnikovs et autres lance-roquettes, est intéressant au moins à deux niveaux. Tout d’abord, il magnifie l’action du Groupe Wagner, la célèbre société militaire privée (SMP) proche du Kremlin, c’est en quelque sorte un film corporate. D’une certaine façon – second niveau – Touriste dépasse le strict plan centrafricain. C’est l’une des nombreuses illustrations des velléités communicationnelles russes à destination de l’Afrique et plus globalement de la guerre informationnelle que mène le régime de Vladimir Poutine sur le continental.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons qu’aujourd’hui la RCA, pays un peu plus vaste que la France et peuplé d’environ cinq millions d’habitants, est un État quasi failli et l’un des plus pauvres du monde, le budget national étant d’environ 500 millions de dollars. Le pays est en proie à diverses guerres civiles.

Depuis son indépendance, la RCA, « ventre mou » de la sous-région, a toujours fait office de caisse de résonance des conflits agitant l’Afrique centrale. Le président Touadéra réélu fin décembre dernier avec 350 000 voix ne contrôle qu’une partie du territoire. Les groupes rebelles plus ou moins unis, certains dirigés par de quasi-seigneurs de guerre, régentent des parties entières du pays[3].

Depuis la fin de l’opération française Sangaris en 2016, le pays se tourne de plus en plus vers la Russie, qui en profite pour pousser ses pions en lançant notamment diverses campagnes anti-françaises et anti-occidentales. Sur le terrain, on trouve la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca, un peu plus de 11 000 soldats), l’ European Union Training Mission in Centrai Africa qui forme l’armée centrafricaine et un petit contingent de soldats rwandais[4]. Quant à la Chine, elle s’occupe de la formation de policiers tout en renforçant discrètement son empreinte économique.

La RCA est un pays potentiellement riche, notamment en diamants et en minerais. Dans l’Hexagone, on a récemment parlé du pays suite au non-décaissement de l’aide budgétaire 2020 et à la suspension de celle de 2021, Emmanuel Macron, dans son interview « africaine » au Journal du Dimanche du 30 mai, jugeant le pouvoir centrafricain et son président « otages du Groupe Wagner ». Mais comme le note Thierry Vircoulon, on n’est otage que contre son gré, ce qui ne semble guère être le cas de Faustin Archange Touadéra qui reste sous pression de la communauté internationale pour engager un véritable dialogue avec son opposition^].

Venons-en à Touriste.

Ce film est apparemment financé par la nébuleuse d’Evgueni Prigozhin, oligarque poutinien. Le même dirige(rait) le « Groupe Wagner », actif notamment en Syrie et en Ukraine. En Afrique, outre la RCA, on a pu le voir notamment en Libye, au Mozambique et au Soudan[6]. En Centrafrique, les « wagnériens » s’occupent de la formation des Forces armées centrafricaines (FACAS) et font office de garde rapprochée du président Touadéra. Evgueni Prigozhin, c’est aussi diverses sociétés liées au monde d’internet qui ont tenté d’influencer différentes campagnes électorales, aux États-Unis notamment.

Pour caricaturer, dès qu’il y a un vide en Afrique, la Russie est sur les rangs pour le combler. Faute de moyens – la Russie reste un nain face à la Chine et à l’Europe -, elle utilise avant tout son expertise en matière sécuritaire et militaire, via des canaux officiels ou non, qui lui permet de prendre pied dans un pays pour ensuite développer un embryon d’exploitation économique ciblé, tout en communiquant agressivement vis-à-vis d’un Occident, « impérialiste » comme il se doit, et en s’investissant dans les élections aux côtés du pouvoir en place. La RCA en est l’exemple quasi- paradigmatique. La Russie met donc en place « un écosystème digne de l’encadrement post-colonial des chefs d’État en Afrique »[7]. Elle protège le président et ses affidés et en échange elle se sert, schéma classique[8]. À ce propos, après l’obtention de plusieurs concessions minières et forestières, la nébuleuse Prigozhin a mis la main sur les douanes centrafricaines il y a peu.

Touriste arrive à un moment important pour le groupe Wagner. En effet, au niveau centrafricain, il lui faut redorer son blason entaché par les exactions de ses hommes dans le pays, exactions qui ont été pointées du doigt dans nombre de médias internationaux. « Dès qu’on en bute un, c’est un problème international », déclare l’un des acteurs. Il lui faut également tenter de faire oublier l’exécution des trois journalistes russes enquêtant sur ses activités. Wagner doit donc consolider son image et son rôle dans le pays, et Touriste en est l’une des occasions.

L’agence de presse Riafan.ru, proche d’Evgueni Prigozhin, y voit « la première œuvre de création commune de Moscou et Bangui ; ce qui confirme une fois de plus l’amitié des deux peuples ». Le film est tourné en décors réels. Ainsi entre-t-on dans le Palais de Berengo, ancienne résidence de l’empereur Bokassa, devenu le Quartier général des instructeurs. On navigue dans Bangui, on se retrouve en pleine brousse, etc. Les FACAS ont prêté leurs hommes pour la figuration, le groupe Wagner son matériel. Certains mercenaires seraient même présents dans le film jouant leur propre rôle.

À un niveau plus global, le groupe a besoin de montrer qu’il est efficace. En effet, contrairement à une légende tenace qu’il entretient, les mercenaires russes n’ont pas connu que des succès en Afrique. Au Mozambique par exemple, leur action n’a pas été couronnée de succès, c’est le moins que l’on puisse dire[9]. Même chose en Libye. Quant à la construction de la base navale de Port-Soudan, les choses ne semblent plus être si simples.

Dès lors, il est impératif de valoriser le savoir-faire wagnérien et russe et de redorer un blason quelque peu entaché pour continuer de rayonner. On pense ici au Mali et plus globalement au Sahel où les difficultés rencontrées par les diverses forces en présence (françaises, européennes, onusiennes, G5-saheliennes) peuvent constituer d’éventuelles opportunités pour les SMP russes. On y trouve d’ailleurs de nombreux relais médiatiques russophiles. Ceci dit, la Russie n’est pas la seule sur les rangs. Même l’Iran essaye de faire entendre sa voix dans le concert sahélien. Ainsi lors de l’attaque terroriste de Sohhan du 5 juin dernier au Burkina Faso – plus de 160 morts -, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, déclarait que son pays « est prêt à partager son expérience dans la lutte contre le terrorisme avec les pays africains, dont le Burkina Faso » [10].

Touriste nous montre donc des instructeurs clean (« ne buvez pas, n’offensez pas les civils, pas de rapports sexuels avec tout ce qui est local, même la faune et la flore »), se contentant de faire leur travail, palliant les déficiences des FACAS quand le besoin s’en fait sentir et sachant rester à leur place. Bref, des professionnels dans tous les sens du terme, dont le travail est comme il se doit couronné de succès.

Le film n’est d’ailleurs pas vraiment tendre avec les FACAs.

En effet, on ne voit les militaires centrafricains qu’en formation en train de faire des pompes et autres exercices physiques ou de l’ordre serré, peu à même de prendre des initiatives, et dont les hauts gradés viennent quémander l’aide des contractors de l’Est. Dès qu’il s’agit de combattre, on les voit s’enfuir et abandonner le terrain. Seuls restent les instructeurs russes pour faire face à la menace rebelle. Pour ce qui est de la RCA, c’est l’éternelle image d’un pays connaissant « des guerres à n’en plus finir » où les élections riment avec « des feux d’artifices et des tirs ». Image mine de rien peu flatteuse, là encore.

Quant aux populations, elles ne sont là que pour faire de la figuration ou être massacrées par des rebelles assoiffés de sang. Bref, Touriste, comme on pouvait s’en douter, ne montre pas la réalité et les difficultés des Centrafricains qui ne font office que de faire-valoir pour quelques images d’ambiance ou de cadavres. Tout est concentré sur les instructeurs russes, sur leur capacité à former et à combattre, leur science tactique et leur détermination à remplir leur mission. Les Centrafricains ne sont pas l’objet du film, c’est l’instructeur qui reste le seul héros, le socle sur lequel peut se reconstruire le pays, tout cela grâce à la nébuleuse Wagner. Alors que les FACAS fuient devant l’ennemi, lui seul reste et donne son sang pour le pays.

À l’appel du président Touadéra, le contractor de l’Est chasse un François Bozizé tremblant… Telle serait la morale. Mais c’est aller vite en besogne car dans la réalité les choses ne sont pas si idylliques, loin de là. Barkhane et tant d’autres opérations l’ont montré, les treillis ne suffisent pas pour ramener la paix.

Le film pose d’ailleurs involontairement la question de l’efficacité de la formation des armées locales par des instructeurs et de la non prise en compte de leurs spécificités. Ce n’est pas seulement en plaquant des méthodes venues de l’étranger, qu’elles soient russes ou occidentales, que l’on forme correctement des forces de sécurité en Afrique. Par ailleurs, les instructeurs russes sont loin d’être les seuls acteurs en matière sécuritaire et loin d’avoir pacifié le pays, même si depuis quelques temps la rébellion menée par François Bozizé semble marquer le pas.

Une chose est sûre, via Touriste, le groupe Wagner se veut (et se vend comme) un élément structurant en Centrafrique tout en s’espérant structurel.

Le marketing autour du film est également assez impressionnant. On a mis les petits plats dans les grands. Lors de l’avant-première, on distribue les traditionnels T-shirts, la cérémonie au stade se fait en présence de plusieurs officiels gouvernementaux, notamment la ministre de la Culture qui voit dans le film un « hymne au renforcement des liens de coopération et d’amitié entre le peuple de RCA et celui de la Russie ». On y voit aussi certains acteurs centrafricains et plusieurs conseillers russes. Le tout se terminant par un feu d’artifice. Le film est également diffusé quelques jours plus tard en Russie sur la poutinienne chaîne NTV à une heure certes tardive. S’il n’est pas destiné à passer dans les salles, il est disponible sur les plateformes russes où il a déjà été visionné plus de cinq millions de fois. De nombreux sites et journaux africains en parlent, etc. Plusieurs grands médias internationaux de CNN à TV5 Monde évoquent la chose. Par ces divers dispositifs, les promoteurs de Touriste entendent en faire un vecteur dépassant le seul cadre centrafricain et cela semble assez bien fonctionner.

UNE ILLUSTRATION DE LA STRATÉGIE DE COMMUNICATION RUSSE À DESTINATION DE L’AFRIQUE

Touriste, par son côté pour le moins manichéen, traduit – en partie et à sa manière – certains pans de la stratégie russe à destination de l’Afrique.

La MINUSCA n’est qu’une bande de « brebis », faisant de la quasifiguration, et donc ne servant à pas grand-chose[ii]. Les rebelles sont des « crevards » ne pensant qu’à tuer, piller, violer et massacrer leurs prochains, assassinant même des prêtres, et qu’il faut « dépecer ». Le Tchad reste un pays déstabilisateur envoyant ses mercenaires pour faire tomber le régime Touadéra. Quant à la France, son jeu est vicieux et sur plusieurs tableaux, à l’image du machiavélique conseiller français qui utilise tantôt les forces rebelles de François Bozizé, tantôt les mercenaires tchadiens. « Les Russes vont emmerder tout le monde », note celui-ci. Et force est d’admettre qu’ils « emmerdent » bel et bien la France et l’Europe en ce moment [i2]…

Dans la dernière partie du film, assiégés par les rebelles et les mercenaires tchadiens, à des centaines de kilomètres de Bangui, la dizaine d’instructeurs russes combat sans état d’âme. « Prenez ça pour Sébastopol », hurle l’un d’entre eux à destination des rebelles. Cette réplique fait allusion au siège de ladite ville par les armées anglaises et françaises en 1854 qui s’est soldé par une défaite tsariste. Alors qu’en 2020 au fin fond du pays, quelques instructeurs russes triomphent contre des forces téléguidées par l’Occident. Une sorte de Sébastopol à l’envers.

L’Occident justement est présenté comme une nébuleuse exploiteuse, la démocratie qu’il promeut n’est qu’une façade ne pouvant apporter de véritables solutions. « Les Américains se battent pour la démocratie, nous nous battons pour la justice », déclare l’un des personnages. Thématiques banales que l’on retrouve sur tous les réseaux sociaux et autres sites prorusses à destination du continent.

Pour résumer, l’Hexagone parasite la situation et ne pense qu’à favoriser le chaos en Centrafrique. La démocratie en version occidentale est une chimère. Seule la Russie peut ramener l’ordre et la paix. Russie qui n’a jamais colonisé aucun pays africain, ce que Touriste rappelle à deux ou trois moments en effleurant l’action de la défunte Union soviétique sur le continent. Tels sont les ieitmotive.

Le film vient en quelque sorte parachever le dispositif informationnel et communicationnel mis sur pieds en RCA. La Russie y a développé divers journaux et médias internet, achetant des articles aux journalistes locaux (pratique courante dans de nombreux pays et qui n’est pas l’apanage de la seule Russie). Ceci dit, dans un pays où les journaux ne tirent même pas à quelques centaines d’exemplaires, où l’analphabétisme et l’illectronisme restent à des niveaux plus qu’élevés, où le taux de couverture internet ne dépasse pas les quinze pour cent et où recharger son smartphone relève du parcours du combattant (coupures électriques particulièrement fréquentes et coût élevé), ceci n’est un vecteur d’influence que pour l’élite banguissoise et la diaspora. En RCA, les radios restent la principale source d’information et c’est pour cela que la nébuleuse russe a mis sur pied Radio Lengo Sengo, seul véritable moyen de toucher a minima les populations, qui se trouve alors en concurrence avec d’autres, que celles-ci émanent d’ONG, d’acteurs communautaires et religieux ou des Nations unies par exemple [i3].

Dans cet environnement, Touriste joue le rôle de « cerise sur le gâteau » ou « enfonce le clou », c’est selon.

Notons pour les amateurs que Touriste n’est pas le premier film dans le genre « russo-africain » puisqu’on avait déjà pu voir Shugaiey, œuvre pelliculaire narrant les quatorze mois de détention de Maksim Shugaley, « sociologue communicant » russe en Libye [i4]. Réalisation rugueuse à la gloire d’un prigozhintsy qui, malgré le cachot et les épreuves, ne lâche rien : « les Russes ne peuvent être brisés », dit l’affiche du film. Une suite a même été réalisée, Shuga/ey2, avec comme il se doit « des intrigues politiques, d’intenses scènes de combat et de l’émotion »[15].

On est loin des communicants occidentaux héritiers de Jacques Séguéla vendant leur narratif déconnecté ou des lobbyistes anglo-saxons ! Maksim Shugaley, que l’on avait pu voir également pendant la présidentielle de 2018 à Madagascar s’agiter avec quelques collègues en mode pieds nickelés, organiser quelques événements, distribuer ou promettre quelques mallettes de billets à des candidats de seconde zone sans vraiment connaître la situation politique du pays [i6]. Maksim Shugaley qui œuvre aujourd’hui en RCA et qui était, sauf erreur, présent lors de l’avant-première au stade Boganda[i7] et qui répond aux propos d’Emmanuel Macron concernant les positions françaises à l’égard de la RCA : « la Russie est un grand pays avec un grand cœur, Macron est un petit homme avec un petit cœur ».

Derrière tout cela, on aurait tort de voir en Touriste un simple film d’action « pêchu » reflétant une communication ou une stratégie informationnelle russe en mode « bourrin ». Touriste n’est que l’illustration en version Evgueni Prigozhin de la guerre de l’information que mène la Russie en Afrique et ailleurs[i8]. Stratégie de guerre informationnelle que les acteurs traditionnels œuvrant sur le continent sont bien en peine de contrer semble-t-il. Il n’y a qu’à voir sur certains réseaux sociaux les réactions aux récentes annonces d’Emmanuel Macron concernant l’Afrique et la RCA qui ne font pas dans la dentelle. À partir des réseaux sociaux plus ou moins russophiles, elles se diffusent lentement et peut-être sûrement.

Les thèmes que véhicule Touriste (Russia First et PowerBranding, Afrique- prétexte pour asseoir la place du pays sur la scène mondiale, remise en cause des modes de gouvernance et des modèles internationaux, leadership « viril », conception agressive de la guerre informationnelle en version post-truth, critique des puissances plus ou moins dominantes sur le continent ou des nouveaux entrants) peuvent porter dans certains pans des opinions africaines et être repris ou retravaillés par divers sites internet plus ou moins éruptifs et autres leaders d’opinion, surfant sur un dégagisme antioccidental. Dégagisme dont on parle beaucoup mais que personne n’a encore mesuré de manière un tant soit peu sérieuse à un niveau global, ou ne serait-ce qu’à celui de l’Afrique francophone.

Pour en revenir à la RCA, on compte aujourd’hui des centaines de milliers de déplacés et plus de trois millions et demi de personnes en situation de précarité et de crise alimentaire. Tout manque. La campagne de vaccination contre la Covid-19 a été lancée le 1er juin dernier, pas sûr qu’elle dépasse les limites de certains quartiers de Bangui…

Les « cinq piliers » de Barthélémy Boganda, le père de l’indépendance, (nourrir, vêtir, guérir, instruire, loger) restent plus que jamais d’actualité. Dès lors, si le bruit médiatique autour de Touriste peut toucher à Bangui, dans la diaspora et certaines élites, les médias africains et occidentaux, il n’arrive pas au fond de la Lobaye ou de la Haute-Kotto, chez des Centrafricains qui survivent tant bien que mal. Mais pour beaucoup, là ne semble pas être la question, reaipoiitikoblige, les intérêts politico-économiques et la guerre informationnelle priment dans le « Grand Jeu » africain.

Merci à Sébastien Gricourt, Alexandre Konan Daily et Guy-Arnaud Behiri pour avoir relu ces pages.

Afrique  Russie   Republique centrafricaine  Cinéma

  • Voir le trailer du film (cf. la citation finale « dedicatedtotheRussiangiadiators »), également en version française, et le site internet. Touriste, dans ses différentes versions et déclinaisons, est parti pour largement approcher la dizaine de millions de vues sur les diverses plateformes. Le terme « touriste » désigne, sauf erreur, un soldat novice au front. Sur ce film, voir : Pjotr Sauer, “New Movie Depicting Heroic Russian Instructors in Central African Republic Linked to ‘Putin’s Chef’”, The Moscow Time, 21 mai Le « cuisinier de Poutine » est l’un des surnoms d’Evgueni Prigozhin. Consulter également : Liliya Yapprova, “‘We fight for justice’. Russian mogul bankrolls action movie about his mercenary troops in Africa amid allegations of war crimes”, Meduza, 28 mai 2021 et Florence Morice, Daniel Vallot, « Centrafrique : Touriste, une fiction au service de la propagande russe », RFI, 3 juin 2021.
  • Voir Arnaud Kalika, « Le ‘grand retour’ de la Russie en Afrique ? », Nei. Visions, n° 114, Ifri, avril 2019 et Abdelhak Bassou, « La Russie en Afrique. Renouvellement d’une ancienne relation ou création d’une nouvelle ? », PoiicyCenterforthe newSouth, Policy Brief,n°30, octobre 2019.
  • Voir par exemple Thierry Vircoulon, « La démocratisation post-conflit en Afrique centrale : les causes d’un échec », Politique étrangère, 2019/2, pp. 37-48 et du même auteur, « Quand le Sahel central rencontre l’Afrique centrale, réflexions sur le conflit centrafricain », Hérodote, n°179, 2020, pp. 56-72, ainsi que Emmanuel Chauvin, « La Centrafrique, ventre mou de l’Afrique centrale. La recomposition des échanges régionaux par la guerre », Afrique contemporaine, n°267-268, 2018, pp. 89-111. Sur l’ex-président Bozizé, « putschiste professionnel » devant l’Éternel, voir : Sandra Fancello, « La religion du président Bozizé. Rhétorique guerrière d’un chrétien céleste », Politique africaine, n°159, 2020, pp. 169-190. Concernant les élections présidentielle et législatives, cf. Thierry Vircoulon, « Centrafrique : Radioscopie d’un désastre électoral », NoteAfrique Décryptages, Ifri, 12 mars 2021.
  • Paul Kagamé entend rester à bonne distance de la Russie. « Nous n’avons rien à voir avec les Russes », dit-il dans son interview à JeuneAfrique(25 mai 2021).
  • Hans de Marie Heungoup, « Centrafrique : dialogue de sourds entre le gouvernement et l’opposition politique », Bulletin FrancoPaix, vol. 6, n°5, mai 2021.
  • Sergey Sukhankin, « Sociétés militaires privées russes en Afrique subsaharienne : atouts, limites, conséquences », Russie.Nei. Visions, n°120, Ifri, septembre 2020 et M. Bertrand, « Wagner, société militaire privée (SMP) et nouvel outil de la stratégie géopolitique moderne russe », Sécurité globale, n°24, 2020, p. 43-66. Sur Evgueni Prigozhin : Benoît Vitkine, « Evgueni Prigojine, l’homme des basses œuvres de Moscou en Afrique », Le Monde Afrique, 22 octobre 2019.
  • Jean-Pierre Bat, « Afrique centrale, le nouveau Grand Jeu », Hérodote, n°179, 2020, pp. 91-107.
  • Dionne Searcey, “Gems, Warlords and Mercenaries: Russia’s Playbook in Central African Republic”, New York Times, 30 septembre 2019 (Prix Pullitzer).
  • Tristan Coloma, « La stratégie économico-sécuritaire russe au Mozambique », Note de l’Ifri, mai 2020.
  • “Iran condemns terrorist attack in Burkina Faso”, Teheran Times, 7 juin 2021. Le lendemain, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, assure son homologue burkinabè que « Le Parlement iranien est pleinement préparé au dialogue et à la consultation entre les représentants des parlements afin de fournir la base juridique d’une lutte efficace contre le terrorisme », « Fighting terrorism requires global determination: Iran’s Parliament Speaker », Abna, 8 juin 2021.
  • Sur ce point : Thierry Vircoulon, « ONU et mercenaires russes en Centrafrique : le pacte du silence ? », Note Afrique Décryptages, Ifri, 12 avril 2021.
  • Merouane Mokdad, « Touriste, un nouveau film russe qui agace Paris », 24heures- Algérie, 16 mai 2021 et Cyril Bensimon, Benoît Vitkine, « L’emprise russe en République
  • Saber Jendoubi, « Panorama de la presse centrafricaine. Entre pauvreté et politique d’influence », Note de l’If ri, 2019 ; Florent Hivert, « La stratégie de communication russe en Centrafrique. Communiquer pour masquer ses faiblesses », Conflits, 17 avril 2020. Voir également : Saber Jendoubi, « Les réseaux sociaux centrafricains à l’aube des élections : symptôme avancé d’une crise politique à venir », Études de l’Ifri, mars 2021. L’auteur note l’avance qu’avait le président sortant durant la campagne électorale en matière d’usage des réseaux sociaux face à des oppositions très en retard en la matière.
  • Andrew Higgins and Declan Walsh, “How Two Russians Got Caught Up in Libya’s War, Now an Action Movie”, The New York Times, 18 juin Voir le trailer Le film se trouve sur YouTube, et compte plus de quatre millions de vues.
  • Voir Le trailer et le site internet dédié (également disponible en arabe).
  • Michael Schwirtz et Gaelle Borgia, “How Russia Meddles Abroad for Profit: Cash,
  • Trolls and a Cult Leader”, TheNewYorkTimes, 11 novembre 2019 (cet article a obtenu le prix Pulitzer). Voir également : Augustine Passilly, « Soupçons d’ingérences russes dans la campagne présidentielle à Madagascar », LeMondeAfrique, 10 avril 2019 qui reprend le reportage vidéo réalisé pour la BBC par Gaëlle Borgia « Russia’s Madagascar Election Gamble » (8 avril 2019) et François Backman, « Élection présidentielle de 2018 à Madagascar : quoi de neuf ? », Fondation Jean-Jaurès, 8 février 2019.
  • Sur ce dernier : « Maksim Shugaley, l’agent électoral de Vladimir Poutine en Afrique », Mondafrique, 10 mai 2021, et plus globalement : André Filler, Dimitry Filimonov, « Vladimir Poutine : une représentation géopolitique. De l’image à l’usage », Hérodote, n°166-167, 2017, pp. 51-67.
  • Maxime Audinet, Céline Marangé, « La Russie : l’espace informationnel comme terrain de conflictualité », in Céline Marangé, Maud Quessard (dir.), Les Guerres de l’information à l’ère numérique, Paris, Presses universitaires de France, 2021, pp. 115-136. Voir également Frédérick Douzet, Kévin Limonier et al, « Cartographier la propagation des contenus russes et chinois sur le web africain francophone », Hérodote, n°177-178, pp. 77-99. Nous reviendrons dans de prochaines notes sur la communication pro-russe en Afrique.

 

Par : François Backman

 

RCA : L’EUTM-RCA accentue le niveau des FACA  sur les piliers stratégique, éducation et opérationnel au camp Kassaï

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Les trois compagnies du bataillon d’infanterie territorial n° 7 en abrégé (BIT7), bénéficient de la formation de la mission militaire de l’Union européenne EUTM-rca sur les piliers stratégique, éducation et opérationnel sur le terrain. Cette série de formation des FACA continue de faire son petit bonhomme de chemin au camp Kassaï avec en toile de fond, l’entraînement quotidien dispensé par la mission au profit du corps de BIT7.

 

des éléments de l'armée nationale formées sur la topographie par des instructeurs de l'EUTM
des éléments de l’armée nationale formées sur la topographie par des instructeurs de l’EUTM. Photo CNC

 

Plusieurs journalistes centrafricains ont effectué un déplacement dans le camp militaire de  Kassaï dans le 7ème arrondissement de Bangui pour assister à la formation des forces armées centrafricaines (FACA), dispensée par l’EUTM-RCA sur les différents modules de formation militaire.

D’entrée de jeu, les stagiaires militaires, tous du BIT7, bénéficient d’une formation de qualité de leurs instructeurs de l’EUTM sur les piliers stratégique de combat, éducation basée sur les modules d’administration militaire et opérationnel sur l’exercice des tirs de mortiers, la cartographie et le système de combat.

« Vous avez là devant vous quelques stagiaires de la CCS et de la première compagnie du BIT7 divisées en deux, afin de leur donner un stage de mortiers 60 et 82. Actuellement, on est en train de faire la simulation des tirs de mortiers aux stagiaires qui sont là, première compagnie et cette séance va durer pendant 15 jours », a précisé l’adjudant Fabrice de l’EUTM.

Le système de formation des instructeurs des forces militaires de l’Union européenne, est apprécié par les stagiaires qui ne cachent pas leur satisfaction.

« La formation va bon train. Les instructeurs européens nous enseignent dans de bonne condition et nous assimilons assez facilement les notions. Depuis deux semaines qu’on a eu à passer ici, nous sommes heureux d’être là pour continuer d’acquérir d’avantage les expériences », a témoigné le caporal-chef, Vivien NGBANGBA.

Par ailleurs, certains instructeurs en charge de l’éducation de l’EUTM-RCA encadrent les stagiaires sur le poste de commandement (PC) du bataillon d’infanterie territorial n°7, et sur les six semaines de formation, on leur apprend la planification et la programmation d’une opération militaire sur le terrain.

Le capitaine Paul de l’EUTM enseigne la manière à laquelle la programmation d’une opération militaire se fait sur le terrain aux stagiaires : « La planification et la programmation d’une opération militaire se passe en trois temps, la première est l’étude du terrain et des forces amies et ennemies, la deuxième est une conception de la manœuvre et la troisième est la diffusion des ordres. Voilà les trois étapes essentielles  de la programmation et la diffusion d’une opération militaire », a-t-il indiqué.

Or, d’autres modules de formation concernent entre autres, l’instruction spécialisée pour la compagnie de soutien qui s’occupe de la logistique sur le terrain et l’entraînement des compagnies de combat de la BIT7.

Par ailleurs, à la fin de cette formation, les éléments du BIT7 formés par la mission européenne seront mis à la disposition de l’Etat major des armées centrafricaines.

A la fin de cette visite, les journalistes ont échangé avec l’Amiral Bléjean, directeur de la capacité  militaire de planification et conduite (CMPC). Il est dans la capitale centrafricaine dans le cadre d’une mission d’évaluation de la mission européenne en Afrique. Nous vous proposerons l’intégralité d’interview réalisée à cet Amiral de l’EUTM dans les prochains jours.

 

Copyright2021CNC  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Regain d’insécurité inquiétant à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). La ville de Bangui en Centrafrique enregistre une hausse des vols et des violences. Le couvre-feu et l’état d’urgence se révèlent insuffisants.

 

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Antenne OCRB de Damala, derrière quartier Combattant, dans le 8e arrondissement. CopyrightDR

 

En janvier 2021, le gouvernement centrafricain a instauré un état d’urgence et un couvre-feu pour faire face à l’assaut conduit par les troupes rebelles sur la capitale Bangui . Pourtant, la ville connaît une hausse inquiétante des vols et des violences. Un phénomène qui contraint la police et la gendarmerie à accroître leur action auprès des populations.

 

Les vols avec violence se multiplient

 

Ce banditisme se solde aussi souvent par des meurtres. Les criminels semblent d’ailleurs ne pas redouter l’action des autorités, ce qui crée un sentiment de résignation au sein de la population.

“Il y a un poste de police de l’OCRB mais lorsque l’événement s’est passé, ils n’ont pas pu venir m’assister avant le lendemain. J’ai dû signaler ça au  niveau de l’OCRB mais pendant le vol, ils ne m’ont pas assisté”, regrette Miguel Bangakoté, un habitant de Bangui dont la maison a été cambriolée.

L’inaction de la police et de la gendarmerie finit par décourager aussi la solidarité entre les habitants, comme l’explique Adrien un des voisins de Miguel. “On n’est pas sorti parce que nous n’avons pas d’arme pour le défendre. Nous sommes dans un quartier insécurisé. Chez nous ici, même les policiers ne sillonnent pas le quartier. Ce qui renforce notre peur de sortir”.

Les services de sécurité sous les critiques

Ces critiques ont forcé les forces de l’ordre à réagir au travers d’une opération de ratissage qui a permis de mettre la main sur plusieurs armes chez des particuliers.

Michel Nicaise Nassin, le ministre de la Sécurité publique confie à la DW n’avoir pas hésité à “rencontrer les généraux qui sont en charge de la direction générale de la gendarmerie et de la police pour mettre en place une opération de grande envergure dont le découpage a été fait et le ratissage a été fait”.

Le ministre se montre fier du résultat de cette offensive. “Voilà le résultat… Cela ne va pas s’arrêter au niveau de Bangui. On va l’étendre sur toute l’étendue du territoire afin que la population soit rassurée par ce premier pas. Je pense que le reste nous amènera à atteindre les objectifs qui nous sont assignés”, assure Michel Nicaise Nassin.

La lutte contre les cambriolages et les vols avec violence est un défi majeur pour la ville de Bangui qui s’active pour attirer des investisseurs pour la relance de son économie après la crise.

 

DW Français

L’Union africaine déploie une mission pour observer la situation actuelle en République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 juin 2021, 03:27:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’Union africaine (UA) a révélé avoir déployé une mission de quatre jours de son Conseil de paix et de sécurité en République centrafricaine (RCA) afin d’observer les développements actuels de la situation dans ce pays.

 

les électeurs devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016
Photo CNC

 

Cette délégation, arrivée lundi dans la capitale centrafricaine de Bangui, doit y effectuer une mission de terrain de quatre jours jusqu’à jeudi, conformément à un mandat du conseil visant à promouvoir et renforcer la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent, selon un communiqué de l’UA publié lundi soir.

Cette délégation se compose de représentants des pays membres du conseil de paix et de sécurité, dont l‘Algérie, le Burundi, le Cameroun, le Tchad, Djibouti, l’Egypte, l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Nigeria et le Sénégal.

Cette mission a pour objectif, entre autres, d’évaluer la mise en oeuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA) qui a été signé entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés en février 2019 à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, précise ce communiqué.

Cette mission a été déployée à la suite des élections présidentielle et législatives, qui ont contribué, selon l’UA, à promouvoir une stabilité institutionnelle relative, à préserver l’ordre constitutionnel, et à renforcer la démocratie dans ce pays.

Cette équipe est chargée de collecter de première main des informations sur les conditions politiques, sécuritaires, économiques, sociales et humanitaires sur le terrain, y compris sur l’état de progression dans la mise en oeuvre de l’accord politique.

Selon l’UA, les informations collectées lors de cette mission de terrain seront décisives pour élaborer les décisions du Conseil concernant les mesures requises pour soutenir le gouvernement et la population de la RCA dans ses efforts pour trouver des solutions durables aux nombreux défis auxquels le pays est confronté.

Cette délégation de l’UA doit organiser des consultations avec les parties prenantes du pays, y compris des représentants de haut niveau du gouvernement, des partis politiques, des communautés religieuses, de la société civile et des groupes armés.

Elle rencontrera également la communauté diplomatique africaine, les représentants des membres du G5+, à savoir l’ONU, l’UE, l’UA, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, la Banque mondiale, la Chine, la France, les Etats-Unis et la Russie.

Xinhua

 

Après Paris, l’UE réfléchit à son tour à suspendre son appui budgétaire en Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 juin 2021, 08:00:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que l’influence du groupe paramilitaire russe Wagner ne cesse de s’étendre en Centrafrique, l’Union européenne envisage de geler son prochain décaissement de 30 millions d’euros d’appui budgétaire à Bangui. 

Le chef de l'État Faustin Archange Touadera, et la diplomate Samula Isopi lors de l'inauguration du bâtiment du siège de l'agence de l'eau à Bangui, le 30 octobre 2020.
Le chef de l’État Faustin Archange Touadera, et la diplomate Samula Isopi lors de l’inauguration du bâtiment du siège de l’agence de l’eau à Bangui, le 30 octobre 2020.

 

Emboîtant le pas à la France (AI du 05/05/21), l’Union européenne (UE) va-t-elle, elle aussi, suspendre son appui budgétaire à la Centrafrique ? Le sujet fait actuellement l’objet de discussions serrées entre les 27 Etats-membres. Bruxelles doit théoriquement verser une aide directe de 30 millions d’euros à l’Etat centrafricain cet automne. Mais l’activisme accru de la Russie dans le pays, combiné aux campagnes visant la France et la mission des Nations unies dans le pays (Minusca), pourrait geler ce décaissement.

 

L’UE craint que cet appui budgétaire ne vienne financer les Forces armées centrafricaines (FACA) et, donc, indirectement, le groupe paramilitaire russe Wagner associé à la quasi-totalité de leurs opérations. Le sujet a été directement évoqué début juin avec le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra lors de la visite à Bangui d’une mission de l’UE. Cette dernière était emmenée par Charles Fries, secrétaire général adjoint chargé “de la politique de sécurité et de défense commune et de la réponse aux crises” au Service européen pour l’action extérieure (SEAE), et Rita Laranjinha, directrice Afrique de l’UE.

 

Cette probable inflexion de Bruxelles se produit dans un contexte de changement au sein de la délégation de l’UE à Bangui. L’actuelle ambassadrice, la diplomate italienne Samuela Isopi, en poste depuis 2018, est en effet sur le départ.

 

Le précédent de la France

 

Dès le début du mois de mai, Africa Intelligence avait révélé que Paris avait suspendu son aide budgétaire à la RCA pour les années 2020 et 2021, ainsi que sa coopération militaire. Cette décision, relayée par plusieurs journaux français début juin, est intervenue après la multiplication ces derniers mois de campagnes visant la France, orchestrées par plusieurs proches de Touadéra.

Paris y voit l’ombre de Moscou.

 

Dans ce contexte, le président centrafricain a tenté, à la faveur du dernier remaniement, un – très – léger “rééquilibrage”. Il s’est séparé de son premier ministre Firmin Ngrebada, présenté comme le principal soutien de la Russie dans le pays. Son successeur à la primature, Henri-Marie Dondra, dit “HMD”, a reçu l’ambassadeur de France à Bangui fin juin et lui a assuré son souhait de “coopérer davantage avec Paris”.

 

La lettre du continent 29/06/2021

 

 

RCA : un commandant de police tué par les éléments du CPC

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 juin 2021, 03:51:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène criminelle a eu lieu ce lundi 28 juin au village rca situé à 50km entre Carnot et Baoro, au nord-ouest de la RCA. Les assaillants seraient des combattants rebelles du CPC, selon des sources officielles locales.

commissariat de police de Carnot
commissariat de police de Carnot Photo CNC

 

Selon les mêmes sources, le commandant de police, sur sa moto, était en provenance de la ville de Carnot quand il a croisé ses criminels au village RCA, situé à 50 kilomètres sur l’axe Baoro.

Les assaillants, de passage, auraient stoppé la moto de la victime vers 17 heures avant de la poignarder à plusieurs reprises avec des objets tranchants jusqu’à sa mort.

Selon notre correspondant dans la localité, la dépouille de la victime se trouvait encore au sol deux heures après son agression.

À Bossemptélé, l’annonce de la mort de ce commandant de 41 ans a fait trembler la ville. « Sa gentillesse, son humour, sa qualité d’un homme rassembleur et sa compétence   a fait de lui un commissaire pragmatique et apprécié de tout le monde », a expliqué un gardien de la paix à Bossemptélé.

Notons que le Village RCA c’est l’un des villages ou circulaient depuis plusieurs années des hommes armés, car ça position géographique, reliant Gadzi, Bouar et Carnot  est propice au passage des bandits armés.

 

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RCA : à Boali, un mercenaire de Wagner violenté sexuellement par ses compagnons d’armes

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 juin 2021, 03:33:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Accusés d’avoir commis de multiples exactions sur les civils, les mercenaires de la société Wagner ont désormais dans leur viseur les policiers, les gendarmes, les soldats FACA, mais aussi leur compagnon d’armes. C’est ce qui s’est passé la semaine passée à Boali, dans l’Ombella-Mpoko.

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Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

Selon les hommes de Wagner, l’une des conditions auxquelles  ils sont soumis sur un théâtre de guerre est de ne pas découcher chez une femme ou toute autre personne. Une condition que l’un d’eux à Boali n’a pas respectée, et ils comptent le punir. Ainsi, un mercenaire de Wagner, après avoir découché paisiblement chez sa copine au quartier, a été pris à partie par ses collègues à son retour le lendemain matin. Gravement torturé et sodomisé durant plusieurs heures par dix de ses collègues, l’homme n’avait plus de force pour bouger. Placée en geôle durant 24 heures, la victime a été transférée à l’hôpital.

Une situation très grave qui laisse à penser que tous ces hommes de Wagner seraient des repris de justice, des vagabonds,  pour ne pas dire des criminels de haut calibre.

Comment imaginer  un être humain faire des choses pareilles  si ce n’est pas un animal ?

De même, on apprend via un canal militaire que nos forces de défense sont parfois victimes d’agression sexuelles de ces mercenaires. Pour les filles soldats, n’en parlant pas. Elles souffrent en silence.

Pourquoi les gens qui sont venus prêter main-forte à nos soldats sont devenus leurs bourreaux ? Incroyable mais vrai.

 

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RCA : le bureau politique du parti RDC accuse le premier et le deuxième vice-  Président du parti de haute trahison

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 juin 2021, 03:58:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En République centrafricaine, près d’une semaine après la composition du nouveau gouvernement Dondra, le bureau politique du parti du rassemblement démocratique centrafricaine (RDC)  a accusé le premier et le deuxième vice-président du parti de faux et usage de faux, mais également de haute trahison.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/arrivee-de-touadera-au-congres-du-parti-MCU-le-24-septembre-2020-par-la-diaspora-450×300.jpg” alt=”arrivée de touadera au congrès du parti MCU le 24 septembre 2020 par la diaspora” width=”450″ height=”300″ />
Arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera au premier jour du congrès de son parti, le MCU le 24 septembre 2020.

 

Auteurs d’un double jeu digne des mafieux colombiens, le premier et le deuxième vice-président du parti RDC ont finalement intégré le gouvernement Dondra après avoir fourni un faux document au Président de la République Faustin Archange Touadera.

Selon le parti, les deux faussaires, peu avant la formation du gouvernement Dondra, sont allés  rencontrer le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Lors de leur rencontre, ils ont non seulement trahi la coalition de l’opposition démocratique (COD2020) au chef de l’État, mais ils l’informent aussi que la COD2020 est une véritable branche armée de la CPC, et que tous les leaders de ladite coalition auraient bel et bien collaborer  étroitement avec la rébellion CPC. Mais avant de quitter, ils expriment leur volonté de rallier au parti au pouvoir, si possible intégrer le prochain gouvernement.

Le chef de l’État, très posé, les a entendus tour à tour avant de leur demander de lui proposer  une liste de deux noms qu’il pourrait les faire intégrer au gouvernement. Mais les deux mafieux, après leur rencontre au chef de l’État, n’ont pas pris leur temps de faire le compte rendu au bureau politique de leur parti, et préfèrent s’engager dans de faux documents.

Ainsi, le deuxième vice-président est allé voir le secrétaire général du parti pour lui demander de lui donner l’unique cachet du parti. Celui-ci refuse et lui demande ce cil veut faire avec. L’homme ne dit plus rien, et retourne dans le quartier pour confectionner un faux cachet du parti.

Avec le premier vice-président, ils ont établi une liste dans laquelle on ne retrouve que leur noms.  C’est ainsi que cette liste avait été soumise au chef de l’État qui les ont intégré tous les deux dans le gouvernement Dondra.

Mais à la publication de la liste définitive à la radio, c’est la colère et la stupéfaction au sein du parti RDC. Certains envisagent de les radier, d’autres proposent une poursuite judiciaire à leur encontre.

Ainsi, en République centrafricaine,  à l’annonce de la formation d’un nouveau gouvernement, on assiste à une tractation digne d’un film polar.

 

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Alindao, l’armée centrafricaine indique avoir repoussé une attaque de l’UPC avec le soutien de la Minusca

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 juin 2021, 03:40:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des hommes armés assimilés aux rebelles de l’UPC ont lancé un violent assaut ce lundi 28 juin vers 4h50 du matin contre les positions des forces de défense  nationale. Après quelques heures d’affrontement, l’armée centrafricaine avec l’appui de la Minusca affirme que l’attaque est repoussée, et que les assaillants seraient mis en déroute. Or, sur le terrain, des sources locales affirment le contraire.

Des blindés des forces de la Minusca lors des affrontements des groupes armés rivaux à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio
Photo CNC / Moïse Banafio

 

« Les informations que nous avons du terrain c’est que il y’a eu effectivement ce matin très tôt une attaque menée par les combattants de l’UPC contre les forces de défense et de sécurité centrafricaine. Nous n’avons pas de bilan mais nos Casques bleus ont travaillé ensemble avec les forces de défense et de sécurité. Il y’a eu des échanges des tirs, ce qui a poussé ces éléments de l’UPC à s’enfuir vers la brousse. Nous continuons sur place à monitorer la situation. Encore une fois, nous resterons ensemble au côté des FACA », déclare Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

Pendant ce temps, des sources locales jointes au téléphone indiquent le contraire. Elles disent que les rebelles sont toujours dans la ville tandis que  les Casques bleus gabonais patrouillent au centre-ville.

Selon les même sources, les détonations d’armes se sont estompées, et les rebelles n’attaquent pas particulièrement les civils.

Le bilan fait état de quatre morts, dont deux gendarmes et deux civils. Pendant ce temps, ces brefs affrontements ont engendré le déplacement massif de la population vers l’hôpital du district d’Alindao. Aucune installation humanitaire n’a été touchée par ces violences.

 

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RCA : Ndim, plus de la moitié des habitants fuient leur domicile après le départ des soldats FACA

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 juin 2021, 03:27:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le départ des éléments des forces armées centrafricaines (FACA)de la ville de Ndim, dans la préfecture de Lim-Pendé, les populations, inquiètes de leur sécurité,  ont aussi pris la poudre d’escampette pour rejoindre d’autres villes.

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Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Les soldats FACA, avant de quitter la ville, n’ont rien annoncé aux populations, pas même les autorités locales. Ils sont actuellement à Bocaranga, et fournissent une incroyable explication. D’après leur chef de détachement, ses hommes n’ont plus de minutions pour faire face aux éventualités. En conséquence, ils sont venus à Bocaranga pour s’approvisionner avant d’y revenir. Une incroyable explication fournie aux autorités locales ne rassure guère la population.

Ainsi, depuis deux jours, on assiste à une fuite massive des habitants de Ndim vers d’autres villes. Certains sont arrivés à Bocaranga, ville ou se trouvent les FACA, d’autres progressent ailleurs.

Pour l’heure, la ville de Ndim ressemble à une ville fantôme. On y voit que quelques habitants qui sillonnent  les rues, mais pensent à s’éclipser aussi dans un bref délai.

Alors, les Centrafricains se demandent si les FACA disent qu’ils ne disposent plus de minutions pour faire face aux éventualités, pourquoi gaspillent-ils énormément des munitions en l’air, ou sur des civils  qui n’ont pas de défense ?

Il y’a lieu de rappeler que le mercredi 23 juin dernier, une attaque violente des rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  contre les positions des soldats de l’armée nationale à Ndim, avait secoué la ville durant plusieurs minutes, poussant les soldats FACA a replié dans la base des Casques bleus qui sont aussitôt intervenus pour repousser l’attaque des rebelles.

 

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RCA : Le Gouvernement centrafricain et l’Union européenne renforcent leur coopération à travers un dialogue dit « politique »

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 juin 2021, 03:01:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’Union européenne et le Gouvernement centrafricain ont bouclé leur troisième édition du dialogue politique depuis 2016, visant à définir un nouveau cycle de coopération de 2021 à 2027.

Le dialogue politique entre l'UE et le gouvernement centrafricain au palais de la renaissance. Copyright2021CNC
Le dialogue politique entre l’UE et le gouvernement centrafricain au palais de la renaissance. Photo CNC

 

Cette rencontre qui s’est déroulée ce vendredi 25 juin 2021 à Bangui, s’inscrit dans le cadre de l’article 8 de l’Accord de Cotonou du 23 juin 2000 et signé par l’Union européenne et les Etats d’Afrique, des Caraïbes et Pacifique.

Depuis le retour à l’ordre constitutionnel en 2016, la RCA et l’UE entrent dans leur phase de la troisième édition annuelle du dialogue politique. C’est un cadre qui permet aux deux parties d’aborder sans ambages tous les sujets communs et de préoccupations dans un esprit de partenariat, d’amitié et de coopération bénéfique.

Cette rencontre annuelle a été présidée personnellement par le Président centrafricain, Faustin Archange TOUADERA, et ceci en présence de quelques hauts responsables de l’UE dont Samuela Isopi, l’Ambassadrice de l’UE en Centrafrique. Huit (8) thématiques ont été inscrites à l’ordre du jour entre autres, la situation politique, le dialogue républicain, les droits de l’Homme et les questions de la justice.

Ce dialogue est un espace qui permet à la République centrafricaine et l’Union européenne d’échanger chaque année sur des questions de compréhension dans  le cadre de coopération entre les deux parties.  Ces pourparlers interviennent dans un contexte où la RCA fait face à certaines préoccupations qui réclament l’appui de ses partenaires dont l’UE.

« Aujourd’hui, notre pays traverse des moments difficiles et cette situation a donné l’opportunité au Chef de l’Etat et au gouvernement, de répondre à certaines préoccupations pour une meilleure compréhension avec nos partenaires. Je vous assure que toutes les questions pertinentes ont été posées mais qui ont permis à cette sortie de cette rencontre d’avoir le cœur net que nous avons de bonne compréhension et que nous devrions poursuivre ses échanges au niveau sectoriel pour renforcer ce cadre de coopération avec l’Union européenne qui est notre meilleure partenaire », a déclaré à la presse Félix MOLOUA, ministre d’Etat de l’économie et du plan qui a profité de cette occasion pour remercier la Cheffe de la délégation de l’UE-RCA, qui va bientôt arriver au terme de son mandat. Et selon ses propres termes, elle a beaucoup œuvré pour la relance de l’économie de son pays et une conseillère qui discute avec le gouvernement d’une manière directe et franche.

Du côté de l’Union européenne, c’est la satisfaction d’avoir un échange franc avec les autorités du pays à quelques jours de la nouvelle phase de la coopération de 2021 à 2027.

«  Cette réunion nous a permis surtout, d’aborder les questions qui sont au cœur de certaines préoccupations exprimées par l’Union européenne au gouvernement lors de la dernière mission conjointe (l’UE, l’UA, CEEAC et UN). Nous avons discuté en toute franchise de toutes les questions liées à des violations de droit humain, la désinformation, la situation humanitaire, la reforme du secteur de la sécurité, le climat politique et le dialogue républicain… », a déclaré à la presse Samuela Isopi, l’Ambassadrice de l’UE-RCA.

A l’issue de cette rencontre, le Président centrafricain a remercié l’UE pour son appui supplémentaire via la Mission civile, de politique de sécurité de défense commune afin d’aider son pays dans le cadre de la formation des forces de défense et de sécurité et le renforcement des ministères concernés.

 

Par  Jefferson Cyrille Yapendé

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RCA : Alindao attaquée, la ville serait tombée

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 28 juin 2021, 07:13:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des hommes lourdement armés assimilés aux combattants rebelles de l’UPC ont attaqué très tôt ce matin les positions des forces de l’ordre à Alindao, dans la préfecture de la Basse Kotto.

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les mercenaires russes à Alindao. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

Selon les habitants, l’attaque aurait débuté ce lundi 28 juin aux environs de 4h50 du matin par une forte détonation d’armes lourdes et légères  vers le centre-ville, plus précisément aux alentours de la base des forces armées centrafricaines.

Après une heure d’affrontement,  l’intensité de combat semble augmenter, et l’on y voit les hommes lourdement armés pavanés au centre-ville. Ce qui montre que le centre-ville est contrôlé par les assaillants. Les combats sont en cours, et il est très tôt d’établir un bilan provisoire. Toutefois, on nous signale que les assaillants aurait tué une personne dans la concession de Madame le maire de la ville, devenue député.

Notons qu’il y a une semaine, les mercenaires de Wagner ont mené de ratissage contre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) sur l’axe Bambari Alindao. Le garde du corps personnel du chef rebelle Ali Darassa, le tchadien Saleh NGAÏNA, avait été tué, et plusieurs villages pillés par les hommes de Wagner.

Rappelons que le vendredi 4 juin dernier, le convoi évangélique du pasteur Nicolas Guerekoyamé-Gbangou, membre  de la plateforme des  confessions religieuses de Centrafrique était tombé dans une embuscade tendue par des éléments rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à 22 kilomètres d’Alindao, au centre est du pays,

 

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Berberati, 7 éléments de la garde présidentielle sauvagement tabassés et incarcérés par les mercenaires de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 28 juin 2021, 03:57:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La tension est toujours vive à Berberati après une altercation jeudi entre les éléments de la garde présidentielle et les paramilitaires Russes de la société Wagner.

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Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

Qui peut stopper les hommes de Wagner dans leurs série d’exactions en Centrafrique ?

À notre connaissance, personnes, même pas Touadera. Sauf Poutine peut-être. Les internautes ont raison de penser que les mercenaires de Wagner se croient au-dessus des Institutions de la République centrafricaine. La faiblesse des uns et des autres leur donnent un super pouvoir de marcher sur nos têtes, et nous n’avons que nos yeux pour pleurer. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé la semaine dernière à Berberati, et qui fait peur à tout le monde, y compris le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Selon un programme établi par l’État-major des armées,  un groupe des Mercenaires russes de Wagner devraient être déployés à Gamboula, à la frontière avec le Cameroun. Ainsi, ce mercredi 23 juin, une dizaine d’entre eux avait été acheminée à Berberati par voie aérienne, puis de Berberati  à Gamboula par la voie terrestre. Ainsi, le jeudi 24 juin, ils ont décidé de quitter Berberati vers 10 heures du matin pour aller à Gamboula dans un convoi d’une dizaine des véhicules. Cependant, en arrivant à la sortie de Berberati, leur convoi est bloqué par un camion transportant des billes de bois.

Aussitôt, pour un rien, la colère monte. Le mercenaire en chef qui conduit le détachement  sort de son véhicule et ordonne au conducteur du camion de faire bouger son engin sur la voie. Mais celui-ci lui répond sèchement qu’il est en train de faire la formalité au checkpoint de la garde présidentielle. Mais le mercenaire en chef insiste, et va voir les éléments de la garde présidentielle afin de laisser ce camion bouger sur la voie. Malheureusement,  les gardes présidentiels lui répondent que le camion devrait leur faire obligatoirement la formalité avant de partir. Une discussion s’éclate, et les mercenaires russes sont obligés de passer à la vitesse supérieure. Ils ont désarmé de force tous les gardes présidentiels, puis les torturer correctement et copieusement.

Et ce n’est pas tout ! Comme si cela ne suffisait pas, ils les ont embarqués dans leur véhicule à destination de leur base de Berberati, puis les incarcérer.

Pendant ce temps, le chef du détachement de la garde présidentielle, informé que le lendemain de l’incident, est parti avec ses éléments lourdement armés à la base des Russes pour commettre l’irréparable. Heureusement, les chefs des mercenaires russes les ont stoppés, et une discussion s’est engagée entre eux qui ont abouti à la libération de ces sept gardes présidentiels qui ont été automatiquement transférés aux urgences de l’hôpital de Berberati.

Mais pour les gardes présidentiels, cet incident fâcheux ne peut pas rester sans conséquence. Ils comptent se venger tôt ou tard de leurs collègues.

Pendant ce temps, à Bangui, le chef de l’État et son entourage continuent de nier les exactions de ces mercenaires de Wagner.

Affaire à suivre.

 

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Ndélé, le commandant   de zone de défense du Nord-ouest arrêté par les mercenaires russes

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Bangui, République centrafricaine, dimanche, 27 juin 2021, 15:52:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le colonel Moussa Jean de Dieu Kitocko, commandant  de zone de défense du Nord-ouest a été arrêté dans sa base à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran par les Mercenaires russes de la société Wagner.

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Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

On ignore les raisons exactes de son arrestation par les hommes de Wagner, mais tout porte à croire que cette société privée de mafia russe continue sans doute d’étendre son pouvoir sur les institutions du pays. Un colonel de l’armée national, détaché par l’État major des forces armées centrafricaines (FACA) ne vaut plus rien devant ces civils armés de Wagner.

À la grande surprise de tous, ce matin du samedi 26 juin, les civils armés de la société Wagner sont allés interpeller le colonel Moussa Jean de Dieu Kitocko et le mettre en détention dans leur base à Ndélé.

Nos investigations sont en cours afin de faire la lumière sur cette affaire.

Rappelons que le colonel Kitocko est un militaire de terrain. Il a obtenu tout son grade grâce à ses compétences du terrain. En 2019, il a obtenu le grade du colonel grâce à une formation de l’État major qu’il avait effectué en Chine. En 2020, l’État major l’avait détaché à Ndélé comme commandant de zone de défense du Nord-ouest, poste qu’il occupe sans difficulté alors que les rebelles du FPRC l’aile Abdoulaye Hissen continuent de commettre des exactions dans la ville.

Son arrestation ce dimanche fait grincer les dents à Bangui, mais personne ne peut lever le doigt.

 

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Boali, les mercenaires de Wagner accusés une nouvelle fois de viol

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Bangui, République centrafricaine, lundi 28 juin 2021, 07:50:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À moins de 100 kilomètres de la capitale, les Mercenaires russes sèment la panique sur les populations. Malgré plusieurs dénonciations faites dans la presse, ils continuent malheureusement de commettre des atrocités sur les civils, et ce, en toute impunité.

Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Même si les autorités centrafricaines pensent que les opinions exprimées librement par les victimes du groupe Wagner ne deviennent  des preuves accablantes devant les tribunaux nationaux, elles pourraient inciter la justice internationale à s’emparer de l’affaire.

Ainsi, à  Boali, une ville située à 95 kilomètres de Bangui, il ne passe jamais un jour sans qu’on parle des exactions attribuées aux mercenaires de PMC  Wagner. Des cas de viol, d’exécutions sommaires,  de tortures  ainsi que la détention arbitraire sont le lot quotidien des civils dans cette ville.

Parlant de viol!

Pas plus que la semaine dernière, une femme vendeuse des mangues a été violée par cinq mercenaires de Wagner qui l’ont piégé. À la fin, ils cotisent chacun 1 000 francs CFA pour lui remettre.

Et ce n’est pas tout !À travers un jeune centrafricain de Boali, ils mettent en place une stratégie d’attrape-nigaud des jeunes filles. Ainsi, on peut compter au moins une dizaine des jeunes filles qui tombait dans leur piège par semaine. Mais le week-end dernier, les mercenaires russes ont décidé que leur compagnon centrafricain se met ensemble avec eux pour violer tour à tour leurs victimes.

Pour les populations, les mercenaires de Wagner sont  devenus sans doute les multiplicateurs de la maladie sexuellement transmissible dans la ville.

« En plus de violer les femmes, ils transmettent sans doute aussi la maladie à leurs victimes, car les pénétrations ne se font pas toujours protéger, selon les victimes », a décrit un élément des forces spéciales de l’armée nationale stationné à Boali.

Selon une autorité locale, il faut que le gouvernement se penche sur le dossier afin de sauver ce qui reste à sauver. Or, les mercenaires de Wagner ne cessent de répéter que c’est le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui leur aurait donné l’autorisation de coucher aux Centrafricaines. D’après eux, le chef de l’État leur aurait dit que seuls les Casques bleus qui ne sont pas autorisés à coucher aux centrafricaines, mais pas les hommes de Wagner.

C’est peut-être cette mauvaise disposition d’esprit qui aurait poussé son conseiller Fidèle Ngouandjika à publier sur les réseaux sociaux que les mercenaires de Wagner sont libres de violer nos mamans, nos filles et nos enfants.

 

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RCA : limogeage de Firmin NGRÉBADA, la présidence évoque sa grosse tête

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 28 juin 2021, 03:58:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Limogé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA est désormais dans le viseur des proches du Président de la République. Ils l’accusent de vouloir le concurrencer. « L’homme est dépassé par son orgueil », affirment-ils.

 

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Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada

 

Souvenez-vous, le 7 juin 2021, le Premier ministre d’alors Firmin NGRÉBADA, chef du gouvernement  n’a pas hésité à emprunter le jet privé de l’oligarque Evgueni Prigozhin, patron de la mafia russe Wagner pour rentrer à Bangui après avoir assisté au forum économique de Saint-Pétersbourg. Un privilège qui n’est pas passé inaperçu. Les proches collaborateurs de Touadera pensent qu’il serait dans la logique de concurrencer le locataire du Palais de la Renaissance.

En plus, ajoutent-ils, il est aussi gardé et escorté par les mercenaires de Wagner en plus des FACA, de la gendarmerie et des éléments de la Minusca.

« Attend, il n’y’a pas deux capitaines dans un bateau. Et jamais le chef de l’État Faustin Archange Touadera n’a voyagé à bord du jet privé de l’homme d’affaires russe. Ceci montre bien le degré de confiance qui est entre Wagner et le Premier ministre NGRÉBADA », affirme un professeur de droit à l’Université de Bangui.

Au Palais de la Renaissance, ils pensent plutôt que sa place est désormais à l’Assemblée nationale comme un simple député.

« Il a tendance à faire de la grosse tête. Il disait à ses proches qu’il est le prochain Président de la République, et tente d’atomiser tous ses concurrents. Maintenant il n’est plus chef du gouvernement. Sa place est à l’assemblée  », a lâché un conseiller du Président de la République.

Visiblement, le calvaire de l’ancien premier ministre est loin de finir. Certains l’accusent même de monter son propre coup d’État à l’ombre de la CPC, et trois anciens ministres faisaient partie de son clan machiavélique.

Ils citent les ministres Henri Wanzet Linguissara, Ange Maxime Kazagui et Marie-Noëlle Koyara comme ses possibles complices à limoger aussi avec lui. Chose faite. D’ailleurs pour cette dernière, d’après une source digne de foi, elle avait voyagé discrètement à Moscou, sans aucun ordre de mission etabli, quelques jours avant son limogeage du gouvernement.

Pour de nombreux Centrafricains, faire la politique en RCA, c’est chercher sans doute des ennuis.

 

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Bimbo, détonation d’armes automatiques, inquiétude de la population

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 28 juin 2021, 03:08:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans la nuit du dimanche à lundi 28 juin, plusieurs coups de feu sont entendus dans la commune de Bimbo, précisément aux alentours de la rue des sœurs, suscitant de l’inquiétude au sein de la population locale.

 

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Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.

 

Le service de la gendarmerie a été appelé en urgence au quartier des sœurs à Bimbo pour intervenir sur le lieu d’un « échange des tirs » dans ce quartier réputé tranquille. Mais à l’arrivée des gendarmes, les soldats FACA en poste au PK9 sur la route de Bimbo sont déjà sur place. À leur surprise, c’est un lieutenant de la garde présidentielle qui serait à l’origine de tous ces tirs. Il aurait vidé ses quatre chargeurs garnis durant une trentaine des minutes à cause d’un individu  qui aurait touché son portail alors que celui-ci serait de passage vers 21 heures.

En colère, les FACA l’ont arrêté et amené à leur poste de PK9.

Notons que ce fameux lieutenant de la garde présidentielle avait été arrêté déjà par la gendarmerie pour les mêmes faits, mais il échappe toujours à la sanction de ses chefs hiérarchiques.

Pendant ce temps, après l’avoir conduit au poste des FACA de PK9, les gendarmes sont venus pour conduire le fameux lieutenant à la section des recherches et d’investigation (SRI), mais les FACA  ont catégoriquement refusé de le remettre aux gendarmes. Le suspect vient d’être conduit au Camp de Roux.

Notons que ce fameux lieutenant se dit être chef sécurité auprès du directeur général de la Sécurité présidentielle.

Rappelons que les Centrafricains ont l’habitude de dire que nos soldats sont sous l’embargo d’armes. Force est malheureusement de constater que ces militaires disposent des armes et munitions chez eux, mais ils l’utilisent à des fins peu professionnelles.

 

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RCA : les 3R, membres de la CPC ont commis des nouvelles exactions sur les populations au village Bohong

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 28 juin 2021, 03:45:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pour les populations locales, il est désormais quasi-impossible de circuler tranquillement dans la localité de l’Ouham-Péndé sans avoir tombé dans le filet de 3R,  membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Plusieurs éléments des 3R avec des armes de guerre dans une position horizontale
Plusieurs éléments des 3R avec des armes de guerre dans une position horizontale.Photo CNC

 

Le vendredi 25 juin,  à 7 kilomètres du village Bohong  situé à environ 70 kilomètres de Bocaranga et Koui sur l’axe Bouar, un groupe des commerçants en partance pour le marché hebdomadaire de Bohong sont tombés dans le filet des éléments de 3R. Ils ont été dépouillés de tout leur bien, d’autres grièvement agressés.

Selon les victimes,  au moment de leur arrestation, ils ont vu sur place deux individus ligotés dos à dos par une corde. Ils imaginent d’abord ce qui peut leur arriver. Ensuite, les rebelles ont procédé tout d’abord à leur dépouillement avant de séparer les femmes des hommes qui sont malheureusement ensuite violentés  par les assaillants qui ont pris la destination de la forêt.

Notons que les embuscades des éléments de  3R sont devenues quasiment quotidiennes sur tous les axes de l’Ouham-Péndé, précisément celui menant de Bouar à Bocaranga, mais également de Bocaranga Ngaoundaye, Bozoum Bocaranga, Bocaranga Paoua.

Souvenez-vous, le 14 septembre dernier, dans la nuit du dimanche à lundi, les combattants de 3R, en provenance de koui,  ont pris d’assaut la commune de Mbotoga, située à une soixantaine de kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar. Ils ont fait des tirs assourdissants avec leurs armes automatiques, paniquant les populations qui ont dû quitter précipitamment leurs habitations pour se réfugier dans la brousse.

Comme si cela ne suffisait pas, les mêmes rebelles ont progressé, durant la même nuit, vers la commune de Bohong, située à 70 kilomètres de Bocaranga, toujours sur l’axe Bouar. Dans cette ville, les assaillants ont fait à nouveau des tirs tôt le matin dans la ville avant de s’emparer et pillé la mairie.

 

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Centrafrique : Lorsque les Wagner essaient de racheter leurs fautes en offrant du sucre

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 26 juin 2021, 03:13:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quiconque lit la presse à Bangui a forcément constaté que les mêmes articles pullulent dans les journaux de Bangui ces dernières années, depuis l’arrivée d’une certaine entreprise de mercenariat russe en centrafrique d’ailleurs. Leur technique est facilement reconnaissable, dans plusieurs journaux on retrouve exactement les mêmes articles, écrit dans un français plus que moyen avec beaucoup de fautes et d’expressions inexactes. Les articles sont les mêmes, les titres sont les mêmes ou parfois un mot est changé pour essayer d’être plus subtil, et ils sont rarement signés ou parfois signés par des personnes qui n’existent pas.

 

Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR
Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR

 

Depuis quelques jours, c’est exactement cette même technique de copié/collé d’un même article qu’on retrouve dans une dizaine de journaux de Bangui, relatant l’incroyable don qu’ont fait les Wagner à Bangui.

Au vue de la richesse de leur pays d’origine, des sommes gigantesques qu’ils tirent de l’exploitation des mines d’or et de diamant centrafricaines, ou encore l’immense facture qu’ils ont laissé aux finances centrafricaines, on pourrait s’attendre à un don extraordinaire. A l’image du don de pas moins de 10 groupes électrogènes qu’ils auraient donné mais qui n’ont jamais été aperçus par personne. Ou encore le don d’un jet privé au président Touadéra qui lui aussi n’a jamais été aperçu sur le tarmac de l’aéroport de Bangui. Connaissant donc leur capacité à faire d’incroyables dons, les habitants du 1er arrondissement de Bangui s’attendaient certainement à quelque chose de grandiose. Et finalement ils ont eu le droit à du sucre. A des paquets de sucre. Le sucre qui fait grossir, qui pourrit les dents des enfants, et qui se conserve mal en période de fortes pluies et d’humidité.

Pour faire oublier aux Centrafricains tout le mal qu’ils font à ceux qui vivent à Koui, à Paoua ou à Bocaranga, les mercenaires de Wagner offrent des paquets de sucre et médiatisent l’événement dans les journaux de Bangui comme s’ils venaient d’offrir une usine à fabriquer du sucre.

Ce petit don est donc le maximum qu’ils peuvent faire pour aider les Centrafricains. Alors que d’autres partenaires dépensent des millions et des milliards de FCFA pour le développement du Centrafrique et surtout de sa jeunesse depuis des années.

Alors on se pose la question, est-ce qu’un sachet de sucre ça vaut la torture et l’assassinat d’une personne ? Est-ce que chaque sachet de sucre que les Wagner ont offert représente une personne qu’ils ont torturée et tué sauvagement sans raison aucune ? Il semblerait que ces paquets de sucre représentent une volonté de rédemption. L’étape suivante sera d’arrêter de massacrer et tuer des Centrafricains.

 

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