Bangui, 8 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En province, des populations qui ne se sentent plus protégées pensent que la justice n’est plus affaire de tout le monde. Les individus soupçonnés, désignés ou indiqués, deviennent très vite victimes au nom de la réparation d’une certaine injustice ou de dommages causés. C’est ainsi qu’à Bouca, dans la préfecture de l’ouham-Fafa, au nord-ouest de la République centrafricaine, au moins huit personnes, dont sept femmes, ont été lynchées à mort, d’autres hospitalisées. On soupçonne les miliciens Anti-Balaka d’être à l’origine de cette justice populaire.
Les miliciens Anti-Balaka à Bangui le 4 fevevrier 2014. Photo AFP.
Les lynchages sont survenus au cours de dix incidents distinct dans le village Ndoumbou, situé à 50 kilomètres de Bouca sur la route de Benzambé, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. Les victimes, accusées de sorcellerie, c’est-à-dire d’utiliser des moyens surnaturels pour “envoûter” une femme enceinte, ont été lynchées à la place publique.
“Elles ont été battues à coups de barre de fer, de hache, de coupe-coupe, et elles rendent l’âme sous les décombres”, déclare un témoin. Parmi ces 10 victimes, 3 ont survécu à leur lynchage public.
À en croire différentes sources locales, ce n’est pas pour la première fois que les miliciens Anti-Balaka fassent leur propre justice sur les civils. D’après elles, en 2015, une femme âgée, suspectée de sorcellerie, avait été enterrée vivante par les miliciens Anti-Balaka dans la localité de Bouca.
Notons qu’en République centrafricaine, où les croyances ancestrales restent encore vivaces, il est en effet considéré comme dangereux de mettre en doute publiquement l’existence des sorts, envoûtements, “gris-gris” et autres pratiques occultes.
Bangui, 8 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Projet d’Appui au Plan Sectoriel de l’Education (PAPSE II) vient d’être lancé. Il vise à améliorer l’accès à l’éducation et renforcer la gestion du secteur éducatif.
Lycée Barthelemy Boganda de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi/CNC.
Financé à plus de 17 milliards de francs CFA, le projet lancé soutiendra la mise en œuvre du Plan Sectoriel de l’Education (PSE) dans la ville de Bangui et dans les préfectures de la Basse Kotto, du Bamingui-Bangoran, de l’Ombella M’Poko, de la Mambéré-Kadeï, de l’ouham, de l’Ouham-Pendé, de la Ouaka et de la Vakaga.
En effet, le secteur de l’éducation est considérablement affecté par l’instabilité du pays et la crise socio-économique qui ont culminé en 2013 et qui se poursuivent encore aujourd’hui.
Le chargé des opérations, Oula Coulibaly, représentant la banque mondiale a indiqué que son groupe « entend accompagner le gouvernement de la RCA à répondre aux besoins de scolarisation et de maintien de tous les enfants et notamment des filles à l’école ». Le ministre de l’éducation nationale, Moukadas Nouré, a remercié les partenaires internationaux et a déclaré que ce projet permettra entre autres la « réhabilitation de plus de 1000 salles de classes et la formation d’enseignants ».
Au même titre que l’Union Européenne qui a récemment financé le nouveau lycée Miskine, la Banque Mondiale œuvre pour limiter l’impact de la crise dans l’éducation des enfants.
Pour pérenniser ces nouvelles infrastructures et le développement du capital humain, le gouvernement devra aussi mettre en place des solutions. Ces dernières devront permettre une éducation durable de la jeunesse en complète autonomie.
Le monument a été déposé, le 29 novembre, sur l’une des grandes avenues de Bangui, au coin de l’université. Le style stalinien de la statue aurait suffi à signer sa provenance, mais les silhouettes façon bronze achèvent d’enlever les derniers doutes. On y voit quatre soldats, deux russes et deux centrafricains, face à d’invisibles ennemis et protégeant une femme et deux enfants. Le groupe pompeux a immédiatement été inauguré par le président Faustin-Archange Touadéra.
Centrafrique.org/lunion-europeenne-denonce-linfluence-russe-en-republique-centrafricaine/statue-russe-en-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-52136″ data-wpel-link=”internal”>Statue à la gloire des mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC
Beaucoup y ont vu un symbole de plus de l’influence grandissante de Moscou sur ce pays d’Afrique centrale, et plus particulièrement de Wagner. Ce groupe privé paramilitaire, financé par Evgueni Prigojine, un oligarque proche de Vladimir Poutine, n’a depuis son arrivée à Bangui, en 2018, cessé de monter en puissance. Au point de parfois passer pour le véritable vice-roi, même s’il n’a sur place aucune existence juridique, sinon une mystérieuse société, Sewa Securities. Le défilé militaire du 1er décembre, jour de la fête nationale, a laissé craindre le pire. Plusieurs diplomates invités, redoutant de devoir assister à une démonstration de force de Wagner, avaient préféré se faire porter pâles. La présence russe fut finalement discrète. « Mais cela ne change pas grand-chose à sa présence réelle dans les institutions du pays », remarque un observateur.
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« Protocole de coopération »
Dans un récent rapport, dévoilé par EUobserver, le Service européen pour l’action extérieure assure qu’au moins un bataillon formé à l’aide de soldats de l’Union européenne est « sous le commandement direct ou la supervision des mercenaires de Wagner Group ». Les paramilitaires exercent en fait « une solide influence sur le commandement des forces armées centrafricaines et d’autres institutions gouvernementales ». Pour Bruxelles, qui depuis 2016 a déployé une mission de formation des troupes centrafricaines (EUTM), dotée d’un budget de 17 millions d’euros, l’affaire est délicate. Les forces armées centrafricaines (Faca) et les mercenaires de Wagner sont en outre régulièrement accusés d’abus. Le groupe de travail de l’ONU a accusé les « sociétés de sécurité privées » de se livrer à des « exécutions sommaires massives, détentions arbitraires, tortures pendant les interrogatoires, disparitions forcées ».
Le poids de Wagner et des Russes ne se limite pas à l’armée. L’an dernier, des « coopérants » russes avaient été déployés dans l’administration des douanes, de loin la première source de recettes pour le budget de l’État. Ce système opaque avait été soupçonné de servir de couverture pour ponctionner le budget, alors qu’une société, Lobaye Invest, liée selon le Trésor américain à Prigojine, bénéficie déjà de contrats miniers. Devant le tollé, le ministre des Finances a annoncé en octobre mettre fin à cette coopération. Dans la foulée, cependant, un projet de « protocole de coopération » filtrait, entre le ministère, l’ambassade de Russie et une mystérieuse société, SJ Amiko, pour améliorer la gestion des douanes. « Le pays est sous la tutelle d’un groupe criminel qui fonctionne sur le modèle du crime organisé transnational », affirme Nathalia Dukhan, enquêtrice pour l’ONG The Sentry.
Les secousses autour de l’arrestation de Hassan Bouba ont également été perçues comme un signe de l’emprise de Wagner. Ministre de l’Élevage et ancien milicien de l’UPC, le plus puissant des groupes armés, Hassan Bouda a été interpellé le 19 novembre par les gendarmes. Ces derniers agissaient sur ordre de la Cour pénale spéciale (CPS), une juridiction qui mêle magistrats centrafricains et internationaux. Six jours plus tard, Hassan Bouda était toutefois relâché sans que les juges n’aient pu l’approcher. « Les Russes ont bien trop besoin de lui pour comprendre l’UPC », déplore une source proche de la CPS, qui voit dans cette affaire le signe d’une « perte de souveraineté du pays ».
Emmanuel Macron a assuré que « le président Touadéra est otage de Wagner ». Comme la France, l’UE a gelé ses aides, faisant perdre 48 millions d’euros au pays. La mission des Nations unies (Minusca), longtemps bienveillante, ne masque plus ses critiques. Ces pressions semblent pour l’instant vaines. « Les acteurs internationaux sont peu coordonnés et lents tandis que Wagner agit avec des méthodes de commando pour étendre son influence », déplore Nathalia Dukhan. Dans Jeune Afrique, le président Touadéra a botté en touche : « Avez-vous vu, ici à Bangui, une société qui s’appelle Wagner et qui aurait pignon sur rue ? »
Bangui, 7 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les quatre victimes étaient toutes des commerçants musulmans. Elles ont été abattues ce lundi 6 décembre dans la sous-préfecture de Kouango par les Mercenaires russes de la société Wagner. Leur famille demande à la justice rien que la justice.
centrafrique.org/centrafrique-deux-jeunes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa-sont-portes-disparus/fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-51780″ data-wpel-link=”internal”>Patrouille des mercenaires russes
Le 2 décembre 2021, vers 5 heures du matin, des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique ont attaqué les positions des soldats FACA dans la ville de Kouango, provoquant un violent affrontement qui a causé la mort d’un policier 2 FACA et de deux civils.
Pendant ce temps au centre-ville, plusieurs commerces ont été pillés, des hommes d’affaires musulmans de la ville ont également reçu la visite de ces assaillants qui exigent des sommes d’argent.
Mais deux jours plus tard, tous les rebelles se sont retirés de la ville après l’annonce de l’arrivée imminente des mercenaires russes. La ville retrouve son calme, et les déplacés commençaient à rentrer chez eux. Mais ce lundi 6 décembre vers 13 heures, les mercenaires russes, qui étaient arrivés dans la ville 24 heures plus tôt, sont allés abattre à bout portant quatre commerçants musulmans chez eux. Ils les accusent d’avoir financé les rebelles de l’UPC. Ce que leur famille conteste vigoureusement. D’après elle, les rebelles étaient venus chez eux pour exiger de l’argent. « C’est par la force et non volontaire », assurent-ils.
Selon les enfants des victimes, l’assassinat de leurs pères par ces mercenaires russes est un acte criminel de trop. Ils demandent que la justice soit faite.
Bangui, 7 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ça y’est! Comme nous l’avons annoncé hier, ce lundi 6 décembre, le fugitif ministre de l’Élevage Hassan Bouba est de retour dans son bureau. C’était un jour spécial, un camouflet, un véritable défi lancé non seulement à la justice, mais également aux nombreuses victimes. Une démonstration de force sans ennemi en face.
Le ministre de lélevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Photo CNC
Ce lundi 6 décembre, au ministère de l’Élevages à Bangui, tout le monde ou presque attendait de voir le retour du ministre Hassan Bouba dans son bureau après deux semaines et demie d’absence.
Mais bien avant son arrivée, le dispositif sécuritaire a été renforcé dans son ministère avec la présence d’une unité de la gendarmerie. On croyait rêver, mais c’est la réalité. Ce lundi, il devrait participer à une réunion dans son ministère, mais il était arrivé en retard. C’était un flash, mais remarquable! hyper sécurisé, l’homme était venu avec plus de 10 gendarmes dans son escorte, ajouter aux 10 autres qui se sont positionnés dans son ministère, puis ceux déployés chez lui.
C’est aussi une journée de test réussi pour le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui avait lancé un véritable défi à la communauté internationale, aux organisations de droits de l’homme et aux familles des victimes. Tout le monde ou presque pensait et disait même que le ministre Hassan Bouba aurait quitté le pays. D’autres disent qu’il serait en Russie. Mais en réalité, l’homme est toujours à Bangui, bien sécurisé chez lui pendant que les victimes et leur famille continuent de souffrir à Alindao, à Ippy, à Bambari, ou encore ailleurs.
Rappelons que le ministre Hassan Bouba avait été suspecté d’avoir ordonné l’assassinat à Bambari d’un Casque bleu congolais de la RDC en 2015, ordonné des tueries de masse dont les prêtres et abbésà Alindao. Notre enquête avait localisé l’endroit où le corps du casque bleu assass avait été enterré.
Inculpé pour crime de guerre et crime contre l’humanité par la Cour pénale spéciale le 19 novembre dernier, l’homme avait été placé en détention à la prison de camp de Roux. Mais une semaine plus tard, il a été libéré de force par la garde présidentielle, appuyée par les Mercenaires russes et les miliciens requins.
Ambassade des Etats-Unis d’Amérique En République centrafricaine
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Les États-Unis annoncent 5 millions de dollars de récompense pour Joseph KONY
Le gouvernement américain annonce une récompense de 5 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation de Joseph KONY.
Kony est le chef de l’Armée de résistance du Seigneur et est recherché pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Ces crimes incluent les massacres, la torture et le fait de forcer des enfants à devenir soldats.
Fournir des informations sur Kony demande beaucoup de courage. Le gouvernement américain assure que tout ce qui est partagé restera totalement confidentiel.
Toutes personnes ayant des informations sur l’endroit où se trouve Kony sont encouragées à se manifester aujourd’hui – aucune information n’est trop petite ; chaque tuyau peut aider. Vous pouvez communiquer des informations sur le statut de Kony au programme de récompenses pour les crimes de guerre à l’adresse suivante :
WhatsApp
+1 (202) 975-5468
E-mail
wcrp@state.gov
Les États-Unis sont fiers de soutenir fermement la lutte de la République centrafricaine contre l’impunité. Ensemble, nous construirons une République centrafricaine plus pacifique, plus forte et plus prospère.
Bangui, 7 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Convoqué d’urgence à Bangui, le sous-préfet de Bocaranga Esaïe Gbanet est arrivé depuis hier dans la capitale. L’homme n’a pas encore répondu à sa convocation, mais ce déplacement suscite déjà bien de controverse dans la capitale qu’en province.
rca-bocaranga-les-commercants-musulmans-interdits-de-circuler-avec-leur-vehicule-jusqua-la-frontiere/la-rue-principale-de-bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3r-le-23-septembre-2020-afp/” rel=”attachment wp-att-51463″ data-wpel-link=”internal”>La rue principale de Bocaranga, où opère le mouvement 3R, le 23 septembre 2020. Photo AFP
À Bocaranga, la convocation du sous-préfet Esaïe Gbanet à Bangui est interprétée comme un signe de méfiance du pouvoir à son égard, suite à sa dernière déclaration sur les ondes de la radio Ndékèluka relative à la dernière double attaque des rebelles de 3R contre les positions des soldats FACA dans le village Kaïta et Zaoro-Lim. Mais en réécoutant son interview, nombreux sont ceux qui croient que l’homme ne s’était pas trompé de langage. Peut-être un simple rappel, ajoutent-ils.
Par contre, au sein du mouvement 3R,on pense que le rappel du sous-préfet à Bangui est une stratégie du gouvernement qui vise à le munir des nouveaux éléments de langage face aux médias. Selon eux, Monsieur Esaïe Gbanet est le seul contact des médias dans la région. Son témoignage est rediffusé partout dans la presse comme à la radio.
« C’est une occasion pour le régime de manipuler facilement les médias », ajoutent-ils. D’après eux, sa récente déclaration sur la radio Ndékèluka concernant l’attaque de Kaïta est truffée de mensonge.
« Il avait déclaré que dans nos véhicules que les FACA ont tenté de récupérer, il y’avait des mines, des minutions, etc.. Or c’est un grand mensonge. D’ailleurs nous les avions détruits à leur arrivée à Kaïta», assurent-ils.
Entre-temps, à Bangui, la présence du sous-préfet Esaïe Gbanet est presqu’inaperçue. Mais au ministère de l’Administration du territoire, on parle d’une séance de travail qui va démarrer ce mercredi avec lui.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis près d’un mois, les habitants du village Béyala, situé à 5 kilomètres de la ville de Sibut sur l’axe Damara s’apprêtent à assister impuissamment à la démolition de leur village et de leurs champs, par les Mercenaires russes de la société Wagner. Ces derniers disent agir à la demande du gouvernement centrafricain pour la création d’une ferme agricole dans la région. Mais pour les habitants de Béyala, c’est la colère et stupéfaction qui dominent. Ils dénoncent l’implication du chef de l’État.
Les mercenaires russes de Wagner dans le marché à Sibut
De la culture de cannabis à l’exploitation minière à Béyala
En janvier 2021, la localité de Béyala avait été convoitée par de présumés trafiquants hollandais qui disaient vouloir cultiver du cannabis dans la localité. Le gouvernement avait accepté, et une portion de terre située à côté de l’Église catholique leur avait été attribuée. Mais durant près de six mois, ces « trafiquants hollandais » s’adonnaient non seulement à l’exploitation de l’or, mais aussi à la culture de cannabis dans le coin. Comme par hasard, huit mois après leur installation, ils ont quitté précipitamment le village de Béyala pour rentrer à Bangui, puis quitter le pays sous prétexte que l’un de leur serait mort. Où? Difficile de le savoir.
Après le cannabis, c’est la tomate
Deux mois après le départ précipité de ces présumés trafiquants hollandais de Béyala, les Russes s’activent pour exproprier complètement le village, et disent agir à la demande du gouvernement centrafricain pour la création d’une ferme de production de la tomate. Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir à cause de la culture de tomate que l’on exproprie tout un village ?
Le processus a démarré, mais les Russes ont rencontré une solide résistance de la population de Béyala. Celle-ci a non seulement saisi le préfet de Kémo, mais aussi le tribunal local pour faire annuler la décision. Pour tenter de les calmer, les Russes leur proposent à chaque propriétaire qui a un titre foncier un dédommagement.
Mais qui a le titre foncier dans ce village ? « Une véritable escroquerie », dénonce un habitant contacté par la rédaction du CNC. D’après lui, les autorités locales ont proposé de les relocaliser dans deux endroits: l’une sur l’axe Dékoua, l’autre sur l’axe Grimari, et le processus de démolition du village Béyala va démarrer le mois prochain, a-t-il ajouté.
Une triste réalité
En réalité, c’était en août dernier que la société Wagner s’est imposée au gouvernement pour la récupération forcée de cette portion du territoire de Kemo riche en ressources minières. Mais pour se couvrir, les russes avancent un argument fallacieux, celui de l’installation d’une zone de production agricole.
Rappelons que depuis la prise du pouvoir du Président Faustin Archange Touadera en mars 2016, on assiste à une progression fulgurante des réseaux de mafia dans le pays. De la culture du cannabis au trafic de passeport diplomatique en passant par le népotisme au sommet de l’État, les centrafricains sont surpris de voir qu’un professeur de l’Université, devenu Président de la République, se laisse manipuler jusqu’à ce point par des mafieux.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après avoir été exfiltré de sa cellule le 26 novembre par des éléments mixtes de sécurité (garde présidentielle, gendarmerie, police, milices requins et mercenaires russes de Wagner), le ministre de l’Élevage Hassan Bouba sera de retour ce lundi au bureau sous une escorte renforcée des éléments requins de la garde présidentielle, et ce, sous la bénédiction du chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale à Bangui refusant de plaider suite à l’extraction manu militari de Hassane Bouba l’ex-numéro 3 de la rébellionUPC
Sécurité renforcée
Après avoir été interpellé puis incarcéré à la prison militaire de Camp de Roux pour crime de guerre et crime contre l’humanité le 19 novembre par la cour pénale spéciale, le ministre de l’Élevage et de la Santé animale Hassan Bouba a été libéré manu militari une semaine plus tard par des éléments mixtes de sécurité, garde présidentielle, gendarmerie, police, milices requins, Mercenaires russes de Wagner et reconduits paisiblement chez lui au quartier KM5. Mais depuis cette date, l’homme ne bouge plus, mais garde toujours contacts téléphoniques avec ses collègues ministres et le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui lui a proposé de retourner au bureau ce lundi 6 décembre.
Et ce n’est pas tout ! Le Président de la République ordonne également que sa sécurité personnelle soit renforcée : 4 hommes bien armés seront désormais positionnés dans son ministère avec le portail fermé tout le temps ; trois autres hommes lourdement armés seront positionnés chez lui au domicile pour le garder 24 heures sur 24.
Selon le chef de l’État qui a tenté de se justifier auprès de son ministre Hassan Bouba, la Minusca serait à l’origine de son l’arrestation la semaine dernière. D’après lui, « la Minusca serait constituée des bras cassés, des manipulateurs, des fauteurs de trouble .Ils n’aiment pas le retour de la paix dans le pays, c’est pourquoi ils cherchent à tout prix à mettre de l’huile sur le feu ». Et l’homme ne s’arrête pas, il tentait de prodiguer même des conseils de sécurité au fugitif Hassan Bouba, car il serait « sous la surveillance des radars de la Minusca ».
« Ici c’est ton pays. Ce n’est pas le pays de la CPS ou de la Minusca », ajoute le chef de l’État à son ministre Hassan Bouba.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si l’arrestation du ministre de l’Elevage Hassan Bouba le 19 novembre 2021 pour crime de guerre et crime contre l’humanité a été un succès, c’est grâce au respect et à l’application de la règle de la séparation des pouvoirs par les juges de la Cour. Son mandat d’amener a été monté comme il se doit sans que le pouvoir exécutif ait informé. C’est une fois inculpé après son audition en présence de son avocat et renvoyé à la prison militaire de Camp de Roux que le président Faustin Archange Touadéra et son ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène sont informés. Alors ensemble avec les Mercenaires russes, ils décident d’infliger un violent camouflet à la CPS pour qu’elle ne répète pas sur les autres ministres dans le viseur de la justice internationale. Et c’est chose faite.
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021
D’après nos informations, c’est le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, pressenti être la prochaine cible de la CPS, qui a pris de lead de la stratégie. Dans son plan de soustraction d’Hassan Bouba, il a proposé le déploiement des éléments de sécurité, garde présidentielle, afin d’empêcher que le détachement des gendarmes mis à la disposition de la CPS vient le chercher pour le ramener aux juges dans le délai de sa garde à vue et d’ordonner ensuite au régisseur sous son autorité de le libérer après 10 heures 00, heure à laquelle, il ne doit plus être incarcéré dans cette prison, sauf une autre ordonnance ou un mandat de dépôt. Mais ce qu’ignore ce ministre, magistrat de son état, qu’entre, la CPS travaille sur le dossier avec l’avocat de l’inculpé, un mandat de dépôt a été décerné à son encontre.
Pour les partenaires internationaux au chevet de la Centrafrique en guerre depuis plus de 30 ans, l’acte de libération manu militari du criminel Hassan Bouba préparé et soutenu par le pouvoir exécutif est non seulement une violation de la loi fondamentale du pays, mais une transformation de la République démocratique à une république bananière.
Violation de serment par le président Touadera
À en croire aux dispositions de la Constitution du 30 mars 2016, Constitution que le président Touadera avait jurée de la respecter, l’acte posé par le pouvoir exécutif est la forme parfaite de dictature et d’oppression, de division et entretien de la haine prescrite par la Constitution. Le président Touadera viole ainsi donc allègrement la Constitution et des lois de la république.
D’après la Constitution, la séparation des pouvoirs est le socle de la paix et de l’unité nationale au même titre que l’inclusion, la concertation et l’inclusion. Le peuple centrafricain est : « résolu à construire un État de droit fondé sur une démocratie pluraliste, le respect de la séparation et l’équilibre des pouvoirs en vue de garantir la sécurité des personnes, des biens, la protection des plus faibles… » et « convaincu que seul un État de droit peut garantir la protection des droits de l’Homme»
Un défi lancé à la Communauté internationale.
La libération manu militari de Hassan Bouba et la position prise par la CPC, suivi de celle des avocats centrafricains, a poussé les chancelleries occidentales et les principaux bailleurs de la Centrafrique, à s’interroger sur le comportement intrinsèque de l’homme qui est le président Touadera.
D’après nos sources bien renseignées au palais de la Renaissance, la confiscation des téléphones, des ordinateurs et de tous les documents retrouvés sur le bureau du ministre Hassan Bouba, lors de son arrestation, y compris, une partie de son projet de la loi des finances, est la source de piqure des nerfs du président Touadera.
D’après ces sources, ces outils, sous séquestre actuellement à la CPS, pourraient révéler d’autres présumés criminels très intéressants pour les juges et ont provoqué d’énormes crises des nerfs et insomnies au sein de l’Exécutif. Des porte-paroles ont eu des bouches fermées, le visage de Touadera se referme l’empêchant de se lever pour applaudir le jour du défilé et d’annuler toute sa participation aux autres festivités.
D’après nos sources, le président Touadera a demandé à ses ministres issus des groupes armés de ne plus hasarder de voyager en Europe et en dehors d’Afrique centrale.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En République centrafricaine, le chef de l’État Faustin Archange Touadera a nommé la semaine dernière cinq nouveaux conseillers à la présidence de la République, ceux qui doivent désormais travailler la main dans la main avec lui. Parmi eux, il y’a un général rebelle, suspecté de crime de guerre et crime contre l’humanité. Un nouveau pied de nez à la justice après celui du ministre Hassan Bouba, inculpé par la cour pénale spéciale et exfiltré de la prison par les gardes présidentielle.
Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Il s’appelle Kalité Deya, nommé par un décret présidentiel le 2 décembre comme conseiller du chef de l’État en matière de promotion des petites et moyennes entreprises. Mais le problème, c’est que monsieur Kalité Deya est un général rebelle actif au sein du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), un groupe armé basé au nord de la RCA, créé par son frère Gilbert Toumou Deya, actuel ministre délégué aux désarmements.
Selon des informations concordantes, monsieur Kalite Deya, son frère Gilbert Toumou Deya ainsi que le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan sont également dans le viseur de la Cour pénale spéciale pour des crimes commis lors des affrontements survenus en 2020 à Birao, Ndélé et Bria entre les groupes armés du nord qui avaient fait près de 500 morts, et déplacé des milliers des personnes ainsi que la destruction des centaines d’habitation à connotation ethnique.
Pour des nombreux observateurs, la nomination de Monsieur Kalite Deya par le Président TOUADERA consacre ainsi l’impunité des auteurs de crimes contre le peuple centrafricain et la fin de l’état de droit dans le pays.
D’après eux, en faisant cela, le chef de l’État rassure sa base, c’est-à-dire tous ceux qui ont du sang sur la main pour lui, plus large pour le régime.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis deux jours à Koui, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’ouham-Péndé, les Mercenaires russes s’activent pour organiser leur fête de fin d’année dans la ville. Pour ce faire, ils ont rendu une visite surprise au nouveau sultan maire de la ville de Koui, monsieur Hamalamou , et lui faisait une surprenante demande.
Le nouveau Sultan maire de Koui. Photo CNC
Des bœufs et des filles
Ce dimanche 5 décembre, à Koui, le sultan maire de la ville, monsieur Hamalamou a reçu à son domicile une visite surprenante d’une équipe des mercenaires russes qui est venue lui annoncé qu’ils vont organiser leur fête de fin d’année dans la ville. À ce titre, ils ont besoin qu’il leur donne 5 têtes de bœufs, une somme d’argent et de jeunes filles, particulièrement celles de l’ethnie peule.
Paniqué, le sultan est complètement perdu. Il ne sait quoi faire surtout que dans la ville, et même dans les villages périphériques, les Peules ont majoritairement déserté la zone pour regagner le Cameroun voisin. Et ce n’est pas tout! Les jeunes filles peules sont aussi rares, plus rares que leurs concitoyennes chrétiennes. D’après un habitant de la ville, il est aussi difficile pour le sultan maire de collecter facilement des fonds en vue de les remettre aux mercenaires russes.
« C’est une demande difficile, très difficile à satisfaire », ajoute cet habitant de Koui.
Cependant, le maire adjoint, Monsieur Alhadji Abakar, qui avait reçu également la même demande de la part des mercenaires russes deux jours plutôt, est en fuite et regagne la base de la Minusca pour demander la protection des casques bleus Bangladais de la Minusca. D’après lui, l’islam n’autorise pas qu’on livre les femmes musulmanes à la débauche.
Rappelons que le nouveau sultan-maire de Koui est le frère du défunt sultan Monsieur Lamido Souleymane Daouda , tué par les mercenaires russes au mois de juin dernier, selon un rapport publié par la division de droit de l’homme de la mission des Nations unies en Centrafrique. Le nouveau sultan a été investi il y a deux mois, mais les habitants de Koui ne sont pas satisfaits de sa désignation comme nouveau sultan Maire. L’homme serait un véritable « soulard ».
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Sur la route nationale 4 à proximité de la commune de Marali située à 240 kilomètres de Bangui sur axe Damara Bouca, des circulations ont été largement perturbées vendredi et samedi après la panne d’un poids lourd transportant plus de 40 tonnes des marchandises à destination de Bouca, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Un camion de transport des marchandises en panne sur la route nationale n°4 proche de Bouca. Photo CNC / Anselme Mbata
Selon le conducteur du camion interrogé par CNC, c’était la défectuosité du système de pression d’air qui serait à l’origine de l’accident.
Selon son témoignage, il avait quitté Bangui la veille avec plus de 45 tonnes de marchandises appartenant au commerçant Algoni du quartier KM5. Mais en arrivant vers 15 heures à 5 kilomètres de la sortie du village Magalie que le chauffeur, qui voudrait grimper une montagne après avoir traversé le pont qui relie Marali et Bouca, a perdue le contrôle de son engin au sommet. Le véhicule a fait une prise d’air. Du coup, le camion a perdu toute sa force pour continuer, et recule désormais en arrière sans contrôle. Par crainte de percuter le pont, le conducteur coupe le moteur, et le véhicule s’est stabilisé sur la pleine chaussée. Les mécaniciens ont tenté en vain de le réparer pour libérer la voie, bloquant du coup les circulations dans les deux sens. Pendant ce temps, plus de 5 Camions en provenance de Bouca et 10 camions et des véhicules humanitaires en provenance de Bangui ne peuvent plus passer. Parmi ces véhicules, figurent un véhicule de la police en provenance de Bangui, et un autre de l’armée nationale en provenance de Bouca.
Celui de la police rempli des éléments en provenance de Bangui pour une mission vers Bouca et 1bg 80 des FACA en provenance de Bouca pour Bangui sont tous bloqués et ne peuvent plus continuer leurs missions. Ducoup, les chefs de chaque force rebroussent chemin
Rappelons que l’axe Bouca Bangui est l’un des principaux axes qui ravitaillent la capitale avec des produits champêtres.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans le cadre de la journée mondiale des personnes handicapées mises en place par les Nations unies et dont on fêtera les 30 ans l’année prochaine, un premier HANDICAPABLE Festival a été organisé vendredi à Bangui avec l’appui de la mission logistique française.
Photo de famille des artistes qui ont reçu le trophée. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Lors de la première édition du festival HANDICAPABLE organisé au centre culturel Linga-Téré dans le huitième arrondissement, une conférence-débat a été organisée, suivie d’une large exposition et d’un grand concert musical réunissant toutes les stars de la musique centrafricaine.
Monsieur Beachman, l’un des organisateurs de ce festival HANDICAPABLE parle de la particularité de cette journée mondiale des handicapés .
« Cette journée aujourd’hui c’est bon. Pour moi c’est une joie parce que c’est notre fête, la fête des Handicapables. Et deuxièmement c’est une révolution, c’est l’un de mes rêves que je viens de réaliser. C’est une journée qui a été toujours ignorée par nos autorités. Aujourd’hui j’ai décidé de baptiser cette journée Handicapable Festival pour faire l’honneur à tous les handicapés qu’ils sont aussi capable », déclare Monsieur Beachman. D’après lui, l’objectif est de conscientiser d’abord les personnes handicapées d’être autonomes, de se battre, d’être un exemple.
« Un handicapé pour moi ne doit pas être seulement un bénéficiaire. Il peut être aussi un donateur », précise l’artiste rappeur centrafricain Beachman.
Mais lors de ce festival Handicapable, il y’avait aussi la présence de madame la ministre des Affaires sociales; de madame la ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme; de madame la Présidente du Conseil National de la Jeunesse, mais aussi du lieutenant-colonel Frédéric PERRUCHON, commandant de la mission logistique de l’armée française à Bangui qui a l’honneur de préciser « qu’Aujourd’hui doit être une journée de fête, de partage et fraternité ».
Lieutenant-colonel Frédéric PERRUCHON : »C’est avec un grand honneur mon cher Beachman que je vous remets ce trophée qui marque votre engagement sans faille pour la promotion de la place que doivent avoir toutes personnes atteintes d’un handicap dans la société ».
Rappelons que le premier festival Handicapable est parrainé par la mission logistique française à Bangui.
« Tout au long de cette première partie de la journée du 3 décembre, des débats et des conférences ont permis de mettre en avant la place que doivent avoir des personnes en situation de handicap dans toutes sociétés, sans oublier la très belle exposition d’artisans handicapés. La seconde partie va mettre en avant de nombreux artistes avant que le concert de Beachman clôture le HANDICAPABLE FESTIVAL. Festival dont l’hymne est la chanson de Tristan, athlète qui représente la Centrafrique aux derniers jeux paralympiques ».
Centrafrique.org/le-fonds-bekou-de-lunion-europeenne-appuie-le-gouvernement-dans-le-relevement-et-le-developpement-du-secteur-agricole-en-Centrafrique/drapeau-union-europeenne-excellent-excellent/” rel=”attachment wp-att-46420″ data-wpel-link=”internal”>Drapeau officiel de l’union européenne
L’Union européenne a annoncé l’octroi d’une aide de 24 millions d’euros sous réserve de son utilisation par la junte au pouvoir.
Le soutien de 24 millions d’euros doit aider à ” renforcer les capacités des forces armées maliennes afin de leur permettre de mener des opérations militaires ” contre les groupes terroristes, c’est ce qu’a fait savoir le Conseil de l’Union européenne dans un communiqué.
Cette aide a été demandée par les autorités maliennes et elle a été approuvée au titre de la Facilité européenne de paix (FEP).
Elle va concerner le soutien de l’Académie des sous-officiers à Banankoro, la rénovation de l’infrastructure de formation à Sévaré Mopti mais aussi la fourniture d’équipements militaires.
C’est ce dernier point qui est le plus délicat car se pose alors la question de la livraison d’armes létales.
Pour l’instant, affirment plusieurs sources, cette question n’est pas à l’agenda. En effet, le matériel et le soutien dont il est question se limite pour l’instant à des armes non létales.
Une aide sous condition
Mais il est peu probable qu’on se contente de cela du côté malien où l’attente porte bien sûr sur des armes qui permettront à l’armée malienne de combattre les djihadistes.
Autre question : celle de l’utilisation de cette aide. En effet, une source proche du dossier replace cette nouvelle aide européenne dans un contexte de concurrence avec l’aide militaire russe et une possible arrivée du groupe paramilitaire Wagner au Mali.
L’ombre menaçante de “Wagner”
Les Européens ont gardé en tête l’exemple de l’aide militaire américaine en Centrafrique où des véhicules offerts se sont retrouvés entre les mains de mercenaires de Wagner.
Un récent scandale a aussi montré comment un bataillon formé par l’UE en Centrafrique était désormais au service de Wagner.
Bruxelles souhaite donc que son aide ne soit pas détournée et se garde le droit de l’annuler voire d’en réclamer le remboursement si à l’avenir, de tels faits se répétaient au Mali.
Le Conseil de l’Union européenne a ainsi précisé sobrement que “la mesure d’aide pourrait être suspendue si les conditions de sa bonne mise en œuvre ne sont pas réunies.”
Au moins 30 personnes ont été tuées vendredi dans l’attaque par des djihadistes présumés d’un véhicule de transport près de Bandiagara dans la région de Mopti, dans le centre du pays, ont indiqué à l’AFP des responsables locaux.
Centrafrique.org/situation-toujours-incertaine-au-mali/des-militaires-maliens-en-patrouille-mixte-avec-des-membres-des-gatia-et-msa-autour-de-menaka-le-19-avril-2017-3/” rel=”attachment wp-att-40013″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/Des-militaires-maliens-en-patrouille-mixte-avec-des-membres-des-Gatia-et-MSA-autour-de-Menaka-le-19-avril-2017-450×253.jpg” alt=”Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017″ width=”450″ height=”253″ />Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017
Au moins 30 personnes ont été tuées vendredi dans l’attaque par des jihadistes présumés d’un véhicule de transport près de Bandiagara dans la région de Mopti, dans le centre du pays, ont indiqué à l’AFP des responsables locaux.
«Au moins 30 civils maliens ont été tués par des terroristes près de Bandiagara vendredi. Les civils étaient dans un véhicule de transport. Les passagers ont été mitraillés et le véhicule a été brûlé. L’Etat a envoyé des forces de sécurité sur place», ont déclaré à l’AFP des autorités locales de Mopti qui ont requis l’anonymat.
Un élu de la localité de Bandiagara a confirmé ce bilan et précisé que parmi les victimes, il y a «des enfants et des femmes et des disparus». L’attaque n’a été revendiquée par aucun des nombreux groupes armés qui sévissent dans le pays.
Le Mali est livré depuis 2012 aux agissements de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique, ainsi qu’aux violences de toutes sortes perpétrées par des milices autoproclamées d’autodéfense et des bandits. Les forces régulières sont elles-mêmes accusées d’exactions.
Les violences parties du nord en 2012 se sont propagées au centre, au Burkina Faso et au Niger voisins. Elles ont fait des milliers de morts civils et militaires, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le déploiement de forces onusiennes, françaises et africaines.
La prise du pouvoir à Bamako par des militaires à la faveur d’un putsch en 2020 n’a pas enrayé la spirale de violences.
Bangui, 4 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La République centrafricaine a toujours connu de cycles cadencés de violences dont le plus sanglant est celui qui a consacré l’avènement de la coalition rebelle à la magistrature suprême en 2013. De violences atroces, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été enregistrés en cours des affrontements. Animé par le souci de rétablir le droit des victimes et de faire la promotion de la culture d’impunité, la présidente de la transition a promulgué la loi organique N*15.003 du 13 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale (CPS). Selon les dispositions de l’article 3 de cette loi organique, la Cour Pénale Spéciale est compétente pour « enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et des violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire national depuis le 1er janvier 2003 ».
C’est dans le cadre de cette mission encadrée que la Cour Pénale Spéciale qui jouit d’une autonomie particulière a procédé à l’arrestation musclée d’un membre du gouvernement dans son cabinet ministériel et placé en détention provisoire dans une caserne de la sécurité présidentielle sous un regard étonné des autorités établies…suivi d’un silence de cathédrale. Alors que l’accusé devrait comparaître devant les juges d’instruction, la force spéciale placée sous l’autorité de la Cour Pénale Spéciale chargée de le ramener n’ont pu accéder au détenu car empêchée par les forces régulières.
À contrario et de façon paradoxale, l’accusé est exfiltré de sa prison et ramené à son domicile sous escorte militaire. Inédit dans la jurisprudence internationale, la Cour Pénale Spéciale s’est indignée de cette libération à travers un communiqué rendu public et exhorte les autorités établies de créer des conditions favorables à l’exécution des actes judiciaires qui relèvent de sa compétence.
Il faut noter au passage que l’ex ministre de l’élevage devenu accusé fait partie des heureux récipiendaires de la médaille décernée par la chancellerie au titre de la fête du 1er décembre marquant la proclamation de la république. Effaré par l’agencement de scénarios dignes d’une série hollywoodienne, le citoyen lambda s’interroge :
Cette entrave au bon fonctionnement de la justice ne remet- elle pas en cause les fondements de notre démocratie ainsi que ceux de la constitution ?
Souvenons-nous que l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dispose : « toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée n’a point de constitution ». Qu’est-ce qui peut motiver ou justifier légitimement cette entrave ?
Cette entrave ne porte t-elle pas atteinte à l’indépendance de la justice, l’autorité des institutions judiciaires et à l’état de droit ?
Quelle est l’image ou le message qu’on renvoie à la communauté internationale ?
Quelle serait la réaction des partenaires au développement ?
Quelle est la nature de sanctions que peut encourir la Centrafrique ?
Le principe de séparation de pouvoir n’est-il pas menacé ou affaibli ?
Contrairement au discours du président de la république consécutif à sa réélection, cette entrave représente t-elle la consécration et l’institutionnalisation de l’impunité ? Par ailleurs, le présumé criminel libéré va-t-il reprendre son poste au sein du gouvernement ?
En outre, en cas de fuite de ce dernier, le pouvoir de Bangui sera t-il apte pour endosser la responsabilité ?
Pour finir, cette arrestation à desseins et dans un « timing » choisi est-elle de nature à saboter volontairement le dialogue politique en vue ? En tout état de cause, la justice est le socle de la démocratie et de la confiance envers le peuple. En conséquence de ce qui précède, le pouvoir de Bangui n’a pas d’intérêt à l’affaiblir. Étant donné que le mandat d’arrêt est encore en vigueur, nous exhortons le pouvoir de créer les conditions de son retour en prison et de le mettre à disposition de la dite cour.
Cette analyse n’a vocation à accuser personne mais nous doutons fort bien que des opérations coordonnées de cette envergure ne soient exécutées sans l’accord exprès des autorités établies. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que moi.
Bangui, 4 décembre (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le réseau social Twitter a identifié et supprimé seize comptes d’origine russe qui diffusent de la désinformation ayant pour cible la République centrafricaine, a annoncé vendredi le réseau social de microblogage.
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.
Twitter a annoncé vendredi 3 décembre 2021 le retrait de 16 comptes gérés depuis la Fédération de Russie qui diffusent de la désinformation ayant pour cible la République centrafricaine (RCA). De même, des comptes faux ou réels ont été découverts qui visent à introduire des points de vue prorusses dans le pays, estime Twitter.
Comme vous le savez, que ça soit sur Facebook ou Twitter, la Russie mène depuis plus de quatre ans une opération de « désinformation destinée à manipuler les esprits des Africains, en particulier de tous les Centrafricains. Et ce n’est pas tout! E le réseau social Twitter a également annoncé la suppression d’au moins 3000 autres comptes ayant un lien avec des autorités publiques et qui utilisent la plateforme notamment pour des opérations de désinformation, de manipulation de l’opinion publique et de porte-voix de la communication de certains acteurs. D’après Twitter, ces comptes sont liés au Mexique, à la Chine, à la Russie, à la Tanzanie, à l’Ouganda et au Venezuela, même s’ils ne se focalisent pas forcément sur leur propre pays.
Rappelons que ce n’est pas la première fois que Twitter supprime des comptes à grande échelle. Cela dit, le phénomène se reproduit dans des proportions diverses et variées. C’est ainsi qu’il s’agit parfois de comptes qui diffusent de fausses nouvelles ou de comptes qui accordent beaucoup d’attention à d’autres comptes ou aident à les diffuser (par exemple de la police). Mais cela concerne aussi des comptes qui harcèlent d’autres utilisateurs, notamment en réagissant à leurs microbillet par des insultes, des fake news ou tout autre contenu visant à détourner l’attention portée à un message.
Bangui, 4 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après avoir pris d’assaut une base militaire des soldats de l’armée nationale jeudi dans la ville de Kouango, les éléments armés assimilés aux rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique se sont finalement retirés de la ville après l’arrivée des renforts des casques bleus de la Minusca et des Mercenaires russes.
Alindao-17-rebelles-de-lupc-faction-hassan-bouba-depose-les-armes/les-soldats-faca-a-ngakobo-pour-le-desarmement-des-rebelles-de-lupc/” rel=”attachment wp-att-51305″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l’UPC
Selon notre correspondant dans la région, avec l’arrivée des renforts des éléments de la MINUSCA et l’arrivée aussi imminente des mercenaires russes de la société Wagner depuis Grimari ont conduit les éléments de l’UPC, appuyés par d’autres éléments de la CPC ayant pris le contrôle total de la ville de Kouango, à se retirer tous de la ville, la laissant vidée complètement de ses habitants dont certains ont trouvé refuge devant la base de la MINUSCA et à l’Eglise catholique et d’autres en RD Congo.
D’après une autorité locale contactée, les rebelles se sont repliés dans la brousse en direction de Grimari et de Mobaye, laissant la ville de Kouango à d’autres éléments qui ont déjà quitté la ville de Ngakobo.
Contacté par CNC, un agent humanitaire alerte l’opinion nationale et internationale sur le risque d’une épidémie qui pourrait se produire. Le manque d’eau potable obligeant la population à consommer de l’eau souillée, le manque de nourritures pour les petits enfants et le manque des toilettes seraient à l’origine de cette épidémie.
Le bilan provisoire fait état de deux civils blessés, d’un policier tués, et des magasins pillés.
Pour l’heure, la ville est calme, mais toutes les activités administratives et commerciales ont cessé temporairement de fonctionner .
Bangui, 3 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Sur initiative de la « Maison Russe », une nouvelle structure de Wagner en centrafrique, un monument des statues des Mercenaires russes qui combattent aux côtés des FACA a été construit et inauguré à Bangui.
Statue à la gloire des mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC
C’est dans la foulée des festivités du 1er décembre 2021 que le nouveau monument, composé de 5 statues d’hommes, femmes et enfants, peintes toutes, en vert militaire, a été inauguré. Les statues placées sur le petit socle construit en béton armé, trois hommes et une femme en treillis militaire, debout en position de tire, qui couvrent une mère de deux enfants sous ses bras.
Parmi les quatre debout figurent deux mercenaires russes facilement identifiables comme des mercenaires blancs, coiffure, sans béret militaire ou avec une casquette, au milieu des deux gardes présidentielles facilement aussi identifiables par leur treillis avec des signes des stickers de l’armée nationale sur les épaules gauches.
En face, de gauche à droite, la statue symbolisant une femme de la garde présidentielle qui pointe son arme sur celui qu’elle voit. A sa gauche, un mercenaire russe, un peu géant, sans béret militaire qui pointe aussi son arme sur l’ennemi que son compatriote placé juste à côté de lui, sur sa gauche, portant une casquette avec les yeux collés dans la jumelle, lui indique. Et sur la gauche du mercenaire regardant dans la jumelle, une autre statue représentant un élément de la garde présidentielle en position de tire avec son fusil de précision avec jumelle.
Statue à la mémoire des mercenaires russes tués sur le champ de bataille en Centrafrique. Bangui, le 30 novembre 2021. Photo CNC
Pour plusieurs curieux qui scrutent de près ces statues sur le monument et interrogés par CNC, il y’a aucune statue dédiée aux soldats FACA qui combattent réellement sur le terrain.
Interrogé par la Rédaction, un enseignant-chercheur de la faculté des Sciences à l’Université de Bangui, exprime, sous couvert de l’anonymat, son indignation et son point de vue.
« C’est vraiment une indignation pour moi et c’est une preuve, un message clair envoyé à nos autorités qui ne cessent de nous dire que les Russes n’ont jamais combattus sur le terrain. Et s’ils ne combattent pas, comment peuvent-ils mourir, arme à la main, afin qu’un monument leurs soit dédié ? » renchérit notre enseignant.
Bangui, 3 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La République centrafricaine a célébré mercredi 1 ddécembre 2021 le soixante-troisème anniversaire de la proclamation de son indépendance. La célébration s’est déroulée, comme à l’accoutumée, pour le célèbre et magnifique défilé militaire et civil, sur l’Avenue des Martyrs et ce, en présence des autorités du pays ainsi que des représentants diplomatiques accrédités. Mais pour cette année, avec les rumeurs persistantes d’une nouvelle attaque sur la capitale par les rebelles, la commémoration a pris une autre allure qui n’est pas passée inaperçues pour autant. Décryptage.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/12/Passage-des-elements-de-Bataillon-de-Transition-des-Forces-Armees-Centrafricaines-BTFACA-lors-du-defile-du-1er-decembre-2021-450×298.jpg” alt=”Passage des éléments de Bataillon de Transition des Forces Armées Centrafricaines, BTFACA, lors du défilé du 1er décembre 2021″ width=”450″ height=”298″ />Passage des éléments de Bataillon de Transition des Forces Armées Centrafricaines, BTFACA, lors du défilé du 1er décembre 2021. CopyrightDR
Dès 6h 30 du matin jusqu’à midi, l’avenue des Martyrs avaient accueilli sur son sol, plusieurs centaines des personnes, civiles comme militaires à pied, des véhicules militaires et le ciel, quant à lui, accueillait des hélicoptaires de combat des Mercenaires russes. Mais la chose inédite cette année, le public a été tenu à l’écart, à une bonne distance des tribunes des officiels. Pourtant, dès la veille, vers 23 heures, les dispositifs sécuritaires plaçait les limites de la ceinture de sécurité autour des tribunes devant l’hôtel Azimut côté gauche et côté droit, avant la concession de la télévision centrafricaine. Mais à 6 h, avec l’arrivée du premier public, les limites ont été élargies jusqu’au niveau de la Primature et devant l’hôpital communautaire, obligeant le public à ne rien regarder de bon et de prêt le défilé.
Autre fait marquant qui cachent derrière cette festivité, les consignes données aux militaires de rentrer immédiatement après avoir défilé. Celui qui reste sur place, même pour regarder les défilés des civiles, s’il est attrapé, il sera arrêté et traduit devant les tribunaux pour conspiration et complicité de coup d’état.
Et si certains départements ministériels, sociétés de la place, organisent une petite fête autour des tables ou dans des buvettes, les militaires quant à eux ont reçu, pour ceux qui sont restés dans les rangs jusqu’à leur point de chute avant de les autoriser à rentrer directement à la maison, 1 000 F CFA.
Bien que tenu à l’écart, le public est satisfait de voir ce grand moment d’unité nationale après autant d’épreuve. La ferveur a été au rendez-vous dans la foule rassemblée contre les barrière aux abords de l’avenue.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/le-chef-rebelle-de-3R-entoure-de-ses-gardes-du-corps-450×356.jpg” alt=”Le chef rebelles Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps” width=”450″ height=”356″ />Le chef rebelles Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps
Communiqué No 24 du Mouvement 3R
Suite à l’attaque perpétrait par les Mercenaires russes en Centrafrique, précisément au village Kaïta dans la Préfecture d’ouham Pendé. Cette attaque est de nature à compromettre la bonne volonté réelle du Mouvement 3R. Le Mouvement 3R ne se reconnaît pas dans cette campagne machiavélique orchestrée de tout bord par les mercenaires russes qui n’à point cesse de verser le sang des citoyens centrafricains au fin de satisfaire le Président Touadera.
Le chef d’état major du Mouvement 3R et l’ensemble des officiers, sous officiers et homme de rangs condamnent avec la dernière énergie cet assassinat odieux et présentent toutes leurs condoléances aux familles endeuillé et à toute la population de la préfecture d’Ouham Pendé en général et de Kaïta en particulier.
Le meurtre de la population centrafricaine par les mercenaires russes a eu lieu dans plusieurs zones du pays. L’unité pour la paix en Centrafrique (UPC] du General d’Armé Ali Darrassa Mahamat vient de dénoncer ces crimes dans un communiqué datant le 29/11/2021, ce communiqué prouvant le retrait de l’UPC dans le fameux APPR-RCA et l’engagement dudit Mouvement dans l’accord de Kamba-Kotta. Donc le Mouvement 3R ne veut pas réciter les mêmes histories des crimes de groupe Wagner.
D’ailleurs les crimes de ces mercenaires russes en RCA sont connus, documentés et dénoncés à plusieurs reprises par les médiats, les expertes internationaux, courageux journalistes, et les victimes eux-mêmes…
Le Mouvement 3R est sûr et certain que toute ONG, tout commerçant, homme d’affaire, éleveurs et agriculteurs opérant dans la zone Nord-Ouest de la RCA écoute que l’attaque contre la population de Kaïta a été attribuée au Mouvement 3R, personne n’acceptera cette parole. Par ce que tout le monde sait le Mouvement 3R a comme but principal la sécurisation des biens et des personnes.
Le témoignage du Sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanin est une déclaration mensongère qui pointe le doigt sur le Mouvement 3R. Elle est non fondée, non matérialisée. Il a fait ça juste pour assurer ses fonctions dans sa sous-préfecture. Heureusement tout le monde connait déjà le vrai visage du Président Touadera. Depuis le jour qu’il a posé sa signature sur l’accord qui l’a lié personnellement avec les mercenaires russes du groupe wagner, il ne fait qu’exécuter les ordres de ces derniers.
Le Mouvement 3R lance un appel solennel à l’opinion nationale et internationale de prendre acte pour sauver la Centrafrique. Car son Président ne réfléchie, ni réagit comme un Président de la République indépendant et libre. On dirait qu’il est télécommandé.
Le Président Touadera, collabore qu’avec les criminels, quelque soit le sang des citoyens centrafricains versé, si son fauteuil est sauvé et les besoins du groupe wagner sont accomplis, il s’en fout du reste. C’est le cas du Ministre d’élevage Hassane Bouba qui a été arrêté par la cour pénale spéciale [CPS] et à la grande surprise du monde entier, il a été exfiltrer par la garde présidentielle. Quel honte pour la République Centrafricaine?
Le Mouvement 3R informe à l’opinion nationale et internationale la vraie version de l’attaque contre la population de Kaïta :
Les mercenaires russes ont profité de déclaration du Président Touadera par rapport à cessé le feu pour endormir les groupes armés. Ils ont attaqué plusieurs de nos bases et postes. Dernièrement, les éléments du Mouvement 3R étaient très vigilent en les attendant impatiemment.
En date de 29/11/2021, ces mercenaires ont osé d’entrer dans le fond de la forêt pour vouloir détruire les bases du Mouvement 3R. Ils n’attendaient pas à la surprise d’alerte réservée par les éléments du Mouvement 3R. On les est repousse jusqu’à leur dernier retranchement. Pour se venger du Mouvement 3R, ils se sont pris à la population de Kaïta.
Les mercenaires russes tuent la population civile centrafricaine sans exception. Selon l’analyse des leaders des groupes armés, les russes veulent à tout prix créer une guerre inter communautaire en RCA. Heureusement, avec la création de coalition des patriotes pour le changement (CPC), aucune communauté ne tombera dans leur piège.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Lopposant-Jean-Serge-Wafio-450×431.jpg” alt=”L’opposant Jean-Serge Wafio” width=”450″ height=”431″ />L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA
L’Homme force et veut toujours forcer son destin, bien conscient que c’est seul DIEU qui destine. Parvenu au pouvoir grâce,
Au Président BOZIZE YANGOUVONDA qui a fait de lui un Premier Ministre carpe pendant cinq (5) ans,
Aux Dignitaires du KNK et aux parents de BOZIZE YANGOUVONDA qui ont sollicité leurs pairs Frères ou Camarades ou Chrétiens de Lille et de Lyon, avec espoir qu’il pourrait abréger l’exil de son mentor,
Le Président TOUADERA, en ingrat, a voulu se faire le Premier Tsar de l’Afrique Centrale pour un règne d’au moins 30 ans, avec les appuis des mercenaires de la société Wagner, dont son ancien Premier Ministre NGREBADA ne cesse de revendiquer la paternité, pour aussi ses ambitions personnelles.
Mais, l’homme propose, DIEU dispose.
Voulant se couronner plus que BOKASSA 1er, il a fini par acter la fin de son règne, conséquence logique des ambitions démesurées de tout parvenu politique. Et pourtant les SȍÑ ZӒÑGȍӒ l’avaient si bien alerté.
Hélas, des hommes ont donné, DIEU va reprendre, parce que dans son discours commémorant la 63ème Proclamation de la République et le 61ème anniversaire de l’indépendance octroyée de la République Centrafricaine ou Centrafrique, le Président TOUADERA, reconnaît, admet, met en garde, défie quelconque centrafricain qui voudrait oser l’embêter. J’ai écouté, j’ai lu entre les lignes et j’ai compris ce que j’ai compris, que je partage avec vous :
TOUADERA avoue et reconnaît, que ses prédécesseurs Présidents et lui, n’ont jamais privilégié les intérêts du Peuple Centrafricain. Ils se sont tous mis au-dessus du Peuple Centrafricain pour se servir, se faire servir et non le servir.
C’est son tour d’occuper le fauteuil présidentiel ; il y est, veut et tient y rester pour ses intérêts personnels, et non pour ceux du Peuple Centrafricain.
Malgré les exactions commises, malgré le sang versé pour se faire reconnaître comme un Président légitime et légal, TOUADERA réalise que le Centrafricain est et demeure têtu, le récuse comme un Chef d’Etat légitime et légal et le met sur le banc de véreux Chefs d’Etat.
Il met en garde tous ceux qui voudraient acter son départ, parce qu’il ne s’est pas encore bien servi et qu’il dispose des appuis de ses mercenaires-partenaires, dont il a inauguré un monument commémoratif à la mémoire de ceux tombés dans sa guerre contre le Peuple Centrafricain, une insolente ignominie et un mépris pour le Peuple Centrafricain.
Il renvoie aux calendes grecques, les préoccupations du Peuple Centrafricain :
Vous parlez de dialogue inclusif ? Oui, mais un dialogue inclusif et constructif et non national ;
Vous demandez la libération des prisonniers politiques ? Oui, mais après mon dialogue inclusif et constructif ;
Vous demandez la reconnaissance des victimes innocentes ? Oui, mais après mon dialogue inclusif constructif,
Vous voulez que j’arrêté de tuer et de faire tuer ? Oui, mais après mon dialogue inclusif constructif.
Sibylline ment, il met en garde tous ceux de son camp, surtout ceux qui ont fait la basse besogne de savoir se taire ou ils vont se taire définitivement. BOUBA Hassan, le message est clair pour toi. Tu es exfiltré pour ne pas faire des révélations Tu as intérêt à te constituer volontairement détenu ou faire une déclaration vidéo et la faire conserver en lieu sûr, car la loi de la mafia, du mercenariat ou le sort de ceux qui ont fait le sale boulot et qui deviennent encombrants par la suite : le silence.
Eh..eh..eh..eh..eeeeeeehhhhhhh, TOUADERA…, partira ? Partira-pas ? Ne veut pas partir ? Ne partira jamais ? J’y suis et j’y reste. Gare…..
Chers Compatriotes,
Je vous avais alertés en 2019, que TOUADERA ne nous amènera pas à nous relever socio-politiquement et à nous reconstruire économiquement. Mais en Saint THOMAS, nous voulons toujours accepter que s’il y faits ou preuves. Maintenant chacun sait, comprend et a compris. Donc, il est temps de changer le fusil d’épaule en élaborant désormais, de manière partagée, les stratégies qui s’imposent……
Nous sommes loin de sortir de la zone de turbulences dans laquelle le Président TOUADERA nous y a faits entrer depuis janvier 2021.
‘’Nous devons reconnaître qu’au cours de ces 63 années, nous n’avons pas su placer les intérêts fondamentaux du peuple centrafricain au-dessus de tout’’ dixit TOUADERA, qui s’accuse et accuse tous ses prédécesseurs…… Discours d’aveu, de mise en garde, de defi, de mépris…, et de quoi encore ? ? ? De fin de règne qu’on a l’habitude d’entendre.
Qui dit mieux ? ? ? ? ?
ET LE PEUPLE RESTE ET RESTERA LE VERITABLE DETENTEUR NATUREL DES POUVOIRS POLITIQUES.
Bangui, 3 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En mars 1982, en Centrafrique, la tentative de coup d’État d’Ange-Félix Patassé tourne au fiasco. Il s’enfuit déguisé pour se réfugier à l’ambassade de France, tandis que son complice, François Bozizé, se terre pour échapper à ses poursuivants. Récit de ces folles journées.
l’ancien Président Ange Félix Patassé. Photo : wikipédia
La nuit vient de tomber sur Bangui, ce mercredi 3 mars 1982. Pourtant, dans les faubourgs favorables à l’opposant Ange-Félix Patassé, l’heure est à l’effervescence. Depuis le milieu de l’après-midi, des tracts y circulent. Ils accusent le colonel François Diallo, un commandant de la gendarmerie proche du président Kolingba, de préparer pour le soir même un coup d’État destiné à empêcher l’ouverture à l’opposition. Des coups sourds retentissent. Les hommes les plus forts ont sorti les machettes et abattent quelques arbres pour barrer les principales artères de la ville. Les hommes de Patassé sont chauffés à blanc, prêts à contrer le tour de force présumé de Diallo et du Comité militaire de redressement national (CMRN), la junte dirigée par André Kolingba. Depuis le retour de son champion à Bangui, quatre jours plus tôt, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) est sur le pied de guerre. Le CMRN aussi. Il a autorisé Ange-Félix Patassé à rentrer en Centrafrique pour les obsèques de l’un de ses frères, mais il n’est pas dupe. Il se doute que Patassé prépare quelque chose. Pis, deux généraux du CMRN, François Bozizé et Alphonse Mbaïkoua, sont venus l’accueillir à l’aéroport de Bangui, au milieu de ses supporteurs, alimentant les soupçons de trahison chez le chef de l’État.
Talkies-walkies
André Kolingba a donc décidé de mettre en alerte sa garde présidentielle, mais seulement à compter du 4 mars. Ce 3 mars, alors que les quartiers favorables à Patassé s’agitent, les soldats sont encore en permission. Ils profitent d’une dernière nuit avant la mobilisation générale. Le détail est d’importance car, à 23h40, les soupçons d’André Kolingba sont confirmés : le général Bozizé, celui qui est allé accueillir Patassé quatre jours plus tôt, débarque dans les locaux de la radio nationale, dans un centre-ville où règne un calme plat mais où ne vont pas tarder à retentir les grenades. Vingt minutes avant la fin des émissions, prévue comme chaque soir à minuit, Bozizé est en studio. Il a préparé un discours de quinze petites minutes, dénonçant la « trahison du général Kolingba » et le « projet » du colonel Diallo – celui-là même dont parlaient les tracts de Patassé quelques heures plus tôt. Il joue sur la fibre patriotique, fustige « les intentions hégémoniques de Kinshasa » et les « mercenaires zaïrois » qui manœuvreraient dans l’ombre de Kolingba. Le chef de l’État sonne le branle-bas de combat et donne l’ordre, via le réseau de talkies-walkies des officiers du CMRN, de mobiliser une quinzaine de gardes présidentiels et de prendre possession du bâtiment afin d’en déloger Bozizé. Coup de chance : ce dernier est branché sur la même fréquence. Alerté, le général rebelle laisse tomber le discours qu’il avait prévu de prononcer et improvise une allocution d’une quarantaine de secondes, avant de prendre la fuite. Cinq minutes plus tard, l’immeuble est encerclé.
Mobylette et ambassade
Les fidèles de Kolingba reprennent possession des ondes et le colonel Diallo prend la parole pour démentir catégoriquement les propos de Bozizé, qu’il accuse de trahison. André Kolingba s’exprime ensuite depuis sa résidence du Camp de Roux. Le colonel Diallo a collé son talkiewalkie au micro de la radio. Le son est mauvais mais l’appel au calme est compréhensible. L’hymne national retentit dans la foulée et, à minuit trente, l’émission est coupée. François Bozizé est en fuite. Il est allé se réfugier chez le général Mbaïkoua, tandis qu’Ange-Félix Patassé patiente chez lui. Vers 2h30, Kolingba est parvenu à rassembler environ soixante-dix gardes. Il leur ordonne de nettoyer la ville des barricades posées par les partisans de Patassé. L’ordre est peu à peu rétabli. Reste à s’occuper des meneurs. En fin de matinée, le 4 mars, l’assaut est donné sur la résidence de Mbaïkoua. Mais ce dernier n’y est plus, il est parti se réfugier la concession d’Ange-Félix Patassé. Seul François Bozizé est encore sur place, mais les gardes présidentiels ne parviennent pas à lui mettre la main dessus : le général a eu la présence d’esprit de se dissimuler entre le plafond et le toit de la résidence. Il parviendra à rallier le cantonnement de l’Élément français d’assistance opérationnelle (EFAO) puis à quitter Bangui au début de l’été. Il se réfugie ensuite en France, via le Tchad, avant de gagner le Bénin.
Tandis que Bozizé s’extirpe de la nasse, Ange-Félix Patassé et Alphonse Mbaïkoua tentent de faire de même. Ils trouvent un refuge étonnant: la maison des Petites Soeurs du cœur de Jésus. Au milieu de la journée, ils s’y installent, incognito, sous la protection de la sœur supérieure, alors que des mandats d’arrêt sont lancés. Dans la soirée, Kolingba procède à un « léger remaniement ministériel » qui écarte les deux généraux, ainsi que l’intendant militaire Timothée Marboua (ministre de l’Économie) et le lieutenant-colonel Martin Dokossi
(Commerce). Une centaine de militants du MLPC sont arrêtés. Patassé, qui croit pouvoir compter sur le soutien d’amis français, fait parvenir une demande d’asile à l’ambassade de France via la religieuse qui lui a accordé sa protection. Mais le sésame lui est refusé le 5 mars. Le lendemain matin, sa concession du PK10 est prise d’assaut. Lucienne, sa femme, et ses enfants, Valentine, Patrice, Valérie, Marie-José, Sylvain et Jean-Christian, sont faits prisonniers et amenés au camp Kassaï, où ils seront maintenus sous surveillance pendant quasiment un an. L’opposant sait qu’il est l’homme le plus recherché du pays, avec le général Mbaïkoua, dont l’épouse est elle aussi arrêtée.
Panier de crabes
Il tente alors son va-tout : vêtu d’un ample boubou flottant et coiffé d’un chapeau, il enfourche une mobylette accompagné de son aide de camp, Bernard Seremalet, et quitte son refuge des Petites Soeurs du coeur de Jésus. Direction l’ambassade de France – celle-là même qui lui a refusé l’asile quelques heures plus tôt.
Ange-Félix Patassé débarque dans un panier de crabes, mais il sait pouvoir compter sur quelques soutiens, à commencer par celui du colonel Georges Faure, l’attaché militaire de l’ambassade, qu’on soupçonnera plus tard d’avoir encouragé la tentative de putsch. Sont également présents l’ambassadeur Pierre Couturier et, surtout, Jean-Claude Mantion, l’homme du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, renseignements français), qui fait figure, pour ses détracteurs, de « proconsul » français de Bangui.
Que faire de Patassé ? Dès le 6 mars, André Kolingba réclame sa tête et somme les Français de livrer le fugitif sous quarante-huit heures. Mais Paris tergiverse et les jours passent. Les réseaux françafricains, mélange de résidus des années Foccart et de nouvelles têtes mitterrandiennes, débattent. Le Quai d’Orsay affirme ne pas vouloir se mêler d’événements qui sont « du strict domaine des affaires intérieures du pays », mais personne n’est dupe. Paris entend mener la danse banguissoise. Certains insistent sur la nécessité de maintenir de bonnes relations avec Kolingba, tandis que d’autres veulent conserver le pion Patassé pour la prochaine manche de la partie d’échecs qui se jouera inévitablement au cœur de ce pré carré qu’est l’Afrique centrale.
Au cœur de la Françafrique
Le 9 mars, Guy Penne, conseiller Afrique du président Mitterrand, débarque à Bangui pour rencontrer Kolingba. L’entretien reste confidentiel mais le message passe : Paris n’a pas l’intention de refuser l’asile à Ange-Félix Patassé et entend bien négocier son extradition vers un pays tiers. Le président centrafricain sait qu’il n’a pas les moyens de mener un bras de fer et finit par céder. Une solution s’impose rapidement : un exil au Togo, qui a accepté d’accueillir l’encombrant fugitif. L’affaire peine à se concrétiser mais, le 13 avril, Ange-Félix Patassé est finalement transféré à Lomé, loin de Paris mais au cœur de la Françafrique, à portée de main de ceux qui voudront bien le soutenir. Il y vivra dix ans, y rencontrant Dieu, l’évangélisme et sa seconde épouse, Angèle.
Bangui, 3 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – D’après ce dernier document en date de la série « Perspectives de récolte et situation alimentaire », l’Agence onusienne note que les conflits et la sécheresse aggravent l’insécurité alimentaire dans plusieurs régions du monde, en particulier en Afrique de l’Est et de l’Ouest. Au total, la FAO considère que, dans le monde, 44 pays (33 en Afrique, neuf en Asie et deux dans la région des Amérique et Caraïbes) ont besoin d’une aide alimentaire externe.
Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC
Les 33 pays africains ayant besoin d’une aide alimentaire externe sont les suivants : Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Djibouti, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Guinée, Haïti, Kenya, Lesotho, Libéria, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, , République centrafricaine, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tchad, Zambie et Zimbabwe.
En Asie, la situation est préoccupante en Afghanistan, au Bangladesh, au Pakistan, au Myanmar et en République populaire démocratique de Corée. Du côté du Moyen-Orient, l’Iraq, le Liban, la Syrie et le Yémen auront besoin de ce concours extérieur pour combler le déficit.
En Amérique du Sud, seul le Venezuela a besoin d’une aide extérieure pour couvrir ses besoins alimentaires.
Baisses notables des récoltes céréalières prévues au Proche-Orient et en Afrique de l’Est
Selon la FAO, les pays en situation de crise ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires sont ceux qui devraient manquer de ressources pour traiter eux-mêmes les problèmes d’insécurité alimentaire signalés.
Plus globalement, la production végétale devrait diminuer dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier. Le rapport trimestriel de la FAO donne également quelques indications sur les tendances des récoltes céréalières.
La FAO s’attend ainsi en 2022 à une croissance de 2% de la production dans les pays développés. Mais la situation se contracte légèrement, de 0,1 % dans les pays en développement.
Dans certains pays en développement et à déficit vivrier, la contraction devrait s’établir à 2,4 % en raison de baisses notables prévues au Proche-Orient et en Afrique de l’Est.
Hausse des prix des produits alimentaires en novembre
S’agissant du baromètre des prix des produits alimentaires sur les marchés internationaux, le blé et les produits laitiers continuent à tirer l’Indice vers le haut pour le quatrième mois consécutif, tandis que l’offre mondiale de céréales se porte bien.
« En novembre, ce baromètre reste en hausse pour le quatrième mois d’affilée, par l’effet de la forte demande de blé et de produits laitiers », a confirmé la FAO.
L’indice FAO des prix alimentaires a augmenté de 1,2% par rapport à octobre, à 134,4 points. Sur un an la hausse est de 27,3%, précise l’organisation, dans un communiqué, relevant qu’il s’agit de son niveau le plus haut depuis juin 2011.
L’indicateur, qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base, continue à se rapprocher de son niveau record (137,6 points), enregistré en février 2011.
Le prix des produits laitiers est en partie responsable de la hausse globale constatée en novembre, puisqu’il a cru de 3,4% par rapport à octobre dernier. L’Indice FAO des prix des céréales a gagné 3,1% par rapport au mois précédent et 23,2% par rapport à la même période l’année dernière.
Les prix internationaux du riz sont restés globalement stables
Les prix à l’exportation du maïs ont légèrement augmenté et les prix internationaux du riz sont restés globalement stables, mais les prix du blé ont atteint leur plus haut niveau depuis mai 2011.
Selon la FAO, cette hausse est due à l’importance de la demande associée à la faiblesse de l’offre, ainsi qu’à des craintes liées aux pluies intempestives en Australie et à l’incertitude concernant la possible modification des mesures d’exportation de la Russie.
L’Indice FAO des prix du sucre était plus élevé de 1,4% par rapport à octobre et de près de 40% par rapport à novembre 2020. Dans le même temps, le prix des huiles végétales a reculé de 0,3% après avoir atteint un niveau record en octobre.
Le prix de la viande a fléchi de 0,9%, soit sa quatrième baisse mensuelle consécutive. Mais dans l’ensemble, les prix de la viande de bovins et de la chair de volaille sont restés stables.
Une production record de céréales devrait approvisionner suffisamment les marchés
D’après le nouveau Bulletin de la FAO, la production céréalière mondiale devrait s’établir à 2,791 milliards de tonnes en 2021. Il s’agit d’un nouveau record et un volume supérieur de 0,7% à celui de l’année précédente. Par rapport à 2020, il est prévu que la production mondiale de céréales secondaires et de riz augmente, de 1,4 et 0,9 % respectivement, tandis que la production de blé devrait diminuer de 1%.
L’utilisation mondiale de céréales en 2021 2022 devrait croître de 1,7% et atteindre 2,810 milliards de tonnes, et, à la clôture des campagnes en 2022, les stocks mondiaux de céréales devraient être inférieurs de 0,9% à leurs niveaux d’ouverture.
Plus largement, la FAO prévoit qu’en 2021-2022 les échanges internationaux de céréales connaissent une hausse de 0,7 % pour s’élever à 480 millions de tonnes et qu’une croissance de 2,2 pour cent des échanges de blé compense largement une contraction probable des échanges de céréales secondaires.
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En ciblant l’une des figures emblématiques du conflit centrafricain, le ministre de l’élevage et ancien milicien Hassan Bouba, la Cour pénale spéciale a mis à mal le fragile équilibre politique en place à Bangui.
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021
Bangui n’en finit pas de résonner des conséquences de la tentative d’arrestation par la Cour pénale spéciale (CPS) du ministre de l’élevage Hassan Bouba. Le 19 novembre, un détachement de la gendarmerie vient l’interpeller à son ministère et l’inculpe pour crime de guerre et crime contre l’humanité. L’opération, justifiée par un mandat des juges de la CPS délivré le 30 octobre, a été montée dans le plus grand secret. L’exécutif centrafricain a été mis à l’écart, à commencer le ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, et le chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra. Dès l’arrestation, une contre-offensive se met en place au plus haut sommet de l’Etat pour protéger Hassan Bouba, allié politique et militaire du président. Emmené par les gendarmes au camp de Roux de l’armée centrafricaine, le ministre, sous couvert d’être placé en détention ainsi que l’avait demandé la CPS, était au contraire pris en charge par des alliés, les paramilitaires russes du groupe Wagner, également basés au camp et dont il est proche.
Les juges de la CPS recalés à l’entrée
Invoquant la nécessité de préparer sa défense, Hassan Bouba a obtenu que son interrogatoire par les juges de la CPS soit repoussé de cinq jours. Mais à la date prévue, soit le 26 novembre à 10 h, les juges d’instruction ont été empêchés de pénétrer dans le camp pour interroger le ministre et éventuellement prononcer la mise en détention provisoire.
A la suite de ce bras de fer, Hassan Bouba invoque l’expiration de sa garde à vue et ressort libre du camp de Roux, encadré par la garde présidentielle centrafricaine. Les juges de la CPS ne parviendront à pénétrer dans le camp qu’en toute fin de journée et ne pourront que constater officiellement l’absence du suspect. Réfugié chez lui au PK5, le quartier musulman de Bangui, le ministre reste hors d’atteinte de la CPS. En permettant à Hassan Bouba de se soustraire à la justice internationale, le président de la République va à l’encontre de ses promesses de mettre fin à l’impunité. D’autant que l’implication de l’ancien chef rebelle dans l’organisation des raids contre les civils en 2018 à Alindao a été maintes fois documentée (AI du 29/11/21). Un reniement qui s’explique, politiquement, par la personnalité de Hassan Bouba et son rôle essentiel dans le dispositif gouvernemental. Le contrôle du ministère de l’élevage est effet stratégique, dans un pays où la transhumance, dont les acteurs sont massivement armés, brasse chaque année plusieurs millions de dollars, dont une large partie est captée par les groupes rebelles.
Une ascension fulgurante
C’est au sein des renseignements tchadiens sous Idriss Déby que Hassan Bouba se rapproche, au début des années 2010, du milicien Baba Laddé, peul comme lui. Le chef de guerre est alors à la tête du Front populaire pour le redressement (FPR) et devient l’ennemi public numéro 1 du président centrafricain François Bozizé. Après la chute de ce dernier, Hassan Bouba se fait vite une place dans la toute nouvelle milice à majorité peule, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), née en 2015 d’une scission avec les autres mouvements de la coalition Séléka, et dirigée par l’ancien bras droit de Baba Laddé, le Nigérian Ali Darassa. Habile et ayant, à rebours des autres responsables de l’UPC, bénéficié d’une éducation primaire, Bouba devient l’indispensable coordonnateur politique du groupe. Il est en première ligne pour négocier les accords de paix à Khartoum en 2019 (Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, APPR-RCA), et obtient pour le compte de l’UPC le poste de conseiller politique auprès du premier ministre de l’époque, Firmin Ngrebada.
Depuis Bangui, l’homme prend son autonomie vis-à-vis de son chef resté dans l’arrière-pays, à Bokolobo. Il se rapproche de la Russie et de son principal relais à Bangui, le groupe de sécurité privée Wagner. Pour Moscou, la connaissance du fonctionnement de l’UPC dont dispose Hassan Bouba est précieuse, et ses indications permettent aux instructeurs russes d’affaiblir considérablement l’état-major de la milice, décimé par de nombreuses arrestations et disparitions, tout en gardant un œil sur la transhumance. Rapidement, Hassan Bouba va être récompensé de ses services. En août 2020, le ministre de l’élevage Souleymane Daouda, figure de l’aile revendiquée profrançaise de l’UPC, meurt soudainement. C’est Hassan Bouba qui est nommé à sa place, contre l’avis d’Ali Darassa, qui le dénonce publiquement. Depuis cette promotion, le ministre est devenu l’un des plus proches du président Touadéra, qui lui a même proposé ces dernières semaines de prendre la codirection des renseignements centrafricains pour contrer la nomination de Baba Laddé à N’Djamena. Mais Bouba refuse. Malgré sa proximité avec Moscou, le ministre entretient le dialogue avec les diplomates occidentaux.
Méfiance dans le gouvernement
Son arrestation aurait été une perte stratégique énorme pour le gouvernement centrafricain en matière de renseignements, sans compter les répercussions judiciaires sur le personnel politique si le ministre en était venu à parler. Mais déjà, les conséquences politiques se font sentir. Les autres ministres par ailleurs chefs de groupes armés, Arnaud Djoubaye Abazène (justice), Herbert Gontran Djono Ahaba (développement de l’énergie), Gilbert Toumou Deya (désarmement), tous restés dans le cadre de l’APPR, se sentent menacés. Au niveau diplomatique, l’opération de la CPS peut mettre un coup de frein à la feuille de route de Luanda déjà mal engagée, et notamment aux processus de désarmement, les groupes armés devenant de plus en plus méfiants (AI du 17/11/21). Avec la saison sèche, les rumeurs de reprise des combats s’intensifient.
Colère dans les chancelleries
Le camouflet infligé à la CPS est violent. Mise en place en 2015, composée à parité de juges internationaux et centrafricains, la CPS est censée servir d’intermédiaire entre la cour criminelle centrafricaine et la Cour pénale internationale (CPI). L’institution a mis du temps à sortir des limbes, et cet imbroglio peut lui porter le coup de grâce. Le gouvernement prend en effet le risque de se fâcher avec les principaux bailleurs d’une cour déjà sous-financée : les Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Union européenne (UE) et la France. Sans compter les autres partenaires, comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ou la Banque mondiale (BM), qui font de la lutte contre l’impunité l’un des axes de leur politique de développement. Le message est malvenu, alors que le gouvernement centrafricain a perdu 48 millions d’euros annuels avec la suspension des appuis budgétaires français et européen, et que le Fonds monétaire international (FMI) rechigne à signer une Facilité élargie de crédit (FEC), refroidi par les implications de Wagner dans les rouages de l’Etat (AI du 22/11/21).
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’information vient d’être confirmée par les autorités locales. Les rebelles, dont les identités ne sont pas encore connues, ont attaqué très tôt ce matin la ville de Kouango, située à 139 kilomètres au sud-Est de la ville de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre sud de la République centrafricaine.
Les soldats FACA
À en croire les autorités locales, les assaillants seraient des combattants rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC). D’après elles, ils ont attaqué la position des soldats FACA dans la ville aux environs de 5 heures du matin avant de prendre le contrôle total de la ville vers 7 heures.
Les soldats FACA, peu nombreux, ont dû se battre en retrait. Pour le moment, ils sont hors de la ville, et attendent un renfort des Mercenaires russes qui vient de quitter la ville de Grimari pour Kouango.
Selon des sources locales, la ville se vide de ses habitants qui se sont pour la plupart dirigés vers la brousse pour se réfugier et d’autres tentent de traverser le fleuve pour rejoindre lea République démocratique du Congo.
Pour l’heure, aucun bilan n’est encore disponible mais on parle des morts et blessés dont les policiers.
Rappelons que la sous-préfecture de Kouango, assiégée durant près de sept ans par des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), avait été reprise par les soldats FACA et leurs alliés russes et Rwanda au mois de mars dernier après que les rebelles ont quitté la ville.
Bangui, 2 décembre 2021 Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moins une vingtaine de civils a été tuée lundi dans une attaque des hommes armés, identifiés formellement par la population comme des rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le nord-ouest de la République centrafricaine, en proie à des combats entre des rebelles et l’armée.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-450×287.jpg” alt=”Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles de leur villages.” width=”450″ height=”287″ />Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles dans leur villages.
Selon nos informations, l’attaque avait eu lieu lundi 29 novembre 2021 aux environs de 4 heures du matin dans le village Ndakaya, une localité située à vingtaine de kilomètres de Koui sur l’axe de Ngaoui en allant vers la frontière du Cameroun.
D’après Monsieur Vincent Pierre Ndouvou, l’un des habitants de Ndakaya contacté par CNC, les rebelles de 3R leur avaient lancé un ultimatum suite à la « trahison » du lieu de leur véhicule placé dans un lieu secret dans la forêt.
« Pour éviter de nous prendre comme des complices, nous avons décidé de dévoiler aux soldats FACA le lieu secret où les rebelles ont caché leur véhicule. C’est pour cela qu’un groupe des jeunes de Ndakaya avait accompagné les soldats FACA dans la forêt pour leur montrer le lieu. C’est ainsi qu’un pick-up des rebelles avait été saisi et ramené à Ndakaya, puis à Koui. Mais les rebelles, de leur côté, ont appris la nouvelle, et ils ne sont pas du tout contents. C’est pourquoi ils nous ont lancé un ultimatum de représailles », ajoute Monsieur Vincent Pierre Ndouvou, l’un des rescapés du massacre interrogé par CNC.
Mais comme une surprise, quelques heures après l’attaque du village Kaïta qui s’est produite dimanche 28 novembre vers 17 heures, une autre unité des rebelles de 3R est arrivée à Ndakaya, et commence à massacrer des personnes. On parle d’une vingtaine des morts voir plus. Les soldats FACA et les Mercenaires russes n’étaient pas dans le village, ils étaient tous à Koui.
Contacté par la rédaction du CNC, un Soldat FACA nous a confirmé 63 morts. Un bilan non confirmé par une source indépendante.
Rappelons que le dimanche dernier, les rebelles de 3R ont attaqué les positions des soldats FACA dans deux localités : Kaïta et Zaoro-Lim, proche de la frontière avec le Cameroun, faisant en tout une trentaine des morts, dont 25 à Kaïta, et 12 à Zaoro-Lim . Parmi les morts, figurent trois soldats FACA.
Pour l’heure, les FACA ont déserté toute leur zone, et ne sont plus qu’à Koui, Mbang, Mann en allant vers Ndim, etc.
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pendant que l’armée nationale et ses alliés russes et rwandais poursuivent leur offensive contre les rebelles à l’intérieur du pays, 500 jeunes de la capitale, recrutées discrètement par affinité, ont entamé depuis dimanche 28 novembre leur formation militaire au camp Kassaï dans le septième arrondissement de Bangui.
Les nouvelles recrues de l’armée nationale , ici, le dimanche 28 novembre 2021 au camp Kassaï de Bangui. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Au moins 500 nouvelles recrues des forces armées centrafricaines (FACA), dont l’âge varie entre 18 et 30 ans ont quitté leur domicile dimanche 28 novembre 2021 dans la matinée pour rejoindre le camp militaire de Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui.
D’après l’État major de l’armée, ces recrutements ont pour but de rajeunir les forces armées centrafricaines, mais aussi atteindre l’effectif des éléments capable d’assurer la sécurité du pays.
Contrairement à la précédente promotion, ces jeunes recrues, ramassés pour la plupart à Boali, Damara, dans les quartiers Boyrabe et Fouh, seront formées par des instructeurs 100% centrafricains formés par les Mercenaires russes à Berengo.
Mais dans la capitale, les Banguissois ironisent. Ils parlent des chairs à canon, car leur formation qui dure seulement de quelques semaines avant d’être déployée sur le terrain n’est pas une meilleure option. La dernière fois, les nouvelles recrues ont été formées seulement 3 semaines au camp Kassaï.
« Nos soldats ont la fâcheuse habitude de fuir devant leurs ennemis. Je crois que le problème du manque d’équipements n’est pas la cause. C’est juste un problème de formation », regrette Alin Dougou, un commerçant au marché central de Bangui.
D’après un universitaire centrafricain, la cause de l’inefficacité de notre armée réside dans sa composition et sa formation : « Un chef d’État qui arrive au pouvoir veut toujours dominer l’armée par son ethnie. C’est regrettable », ajoute-t-il.
Les nouvelles recrues de l’armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après la violente attaque des positions des soldats FACA dans les villages de Kaïta et de Zaoro-Lim dimanche dernier par les rebelles du mouvement 3R, plusieurs dizaines des militaires de l’armée nationale ont du battre en retraite. Certains ont pu traverser la frontière du Cameroun, d’autres ont réussi à regagner la ville de Bouar dans leur fuite. Un véritable échec du dispositif sécuritaire mis en place par l’État major de l’armée appuyé par les Mercenaires russes de la société Wagner.
Obo-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC” width=”450″ height=”253″ />Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC
Même si les mercenaires russes ont réussi à reprendre militairement le contrôle de ces deux localités aprèsle retrait des assaillants, les soldats FACA, quant à eux, sont ailleurs. Certains au Cameroun, d’autres à Bouar. Pour ceux qui sont sortis dans la capitale de la Nana-Mambéré au nombre de six, ils sont automatiquement désarmés par le commandant Léwé. Trois d’entre eux ont réussi à rejoindre la capitale, Bangui, dans l’espoir d’abandonner cette aventure au besoin, les trois autres sont toujours à Bouar.
Ces militaires, positionnés dans le village Boy-ngou situé entre Bocaranga et Mann, ont justifié leur retrait des zones de combat par un manque des moyens létaux disponibles par-devers eux, alors que dans la capitale, certains éléments s’amusent à gaspiller inutilement des munitions chaque nuit en tirant des milliers des balles en l’air pour faire peur à la population.
Même les gilets pare-balles, que certains éléments FACA portent inutilement à Bangui, pourraient bien servir à protéger la vie de ceux qui sont sur le front. Même les VHF, communément appelées talkie-walkie, nécessaires pour des communications militaires sur le terrain, sont toutes confisquées à Bangui. Certains officiers les utilisent parfois pour intimider inutilement les gens alors qu’elles pourraient bien servir les éléments sur le terrain en demandant par exemple de renfort.
En tout, ces militaires qui sont sur le terrain ont parfaitement raison de dire qu’ils n’ont pas des moyens militaires pour faire face aux rebelles qui sont souvent tactiquement habiles.
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les éléments des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS), composées d’anciens rebelles et des éléments des forces de défense et de sécurité (FDS), basés à Wantiguira, à 8 kilomètres de Bouar sur l’axe Baoro ont lancé depuis deux jours un ultimatum aux autorités concernant leur incorporation au sein de l’armée nationale, mais exigent aussi le paiement de 12 mois de leur arriéré de primes.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/12/Les-elements-de-lunite-mixte-de-securite-lors-de-la-fin-de-leur-formation-a-Bouar-450×338.jpg” alt=”Les éléments de l’unité mixte de sécurité lors de la fin de leur formation a Bouar” width=”450″ height=”338″ />Les éléments de l’unité mixte de sécurité lors de la fin de leur formation a Bouar, le mardi 12 mai 2020. Photo CNC
Après six mois passés dans un centre d’instruction militaire, la première promotion de l’unité mixte de sécurité (USMS) est sortie officiellement il y’a de cela plus de douze mois, le 12 mai 2020, et ce, en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Mais depuis cette date, tous ces éléments ne sont pas encore incorporés au sein de l’armée nationale, et ne reçoivent aucune prime de la part de l’État major des armées. Par contre ils sont toujours basés dans leur camp à Wantiguira, et sont utilisés comme des éléments supplétifs des forces armées centrafricaines sur le théâtre de l’opération face aux rebelles. Mais pour eux, la patience à ses limites, et exigent non seulement leur incorporation au sein de l’armée nationale, mais aussi le versement de la totalité de 12 mois de leur arriéré de prime. Faute de quoi, ils rentreront à la maison et cessent définitivement toutes activités militaires jusqu’à la satisfaction de leur revendication.
D’après eux, c’est grâce à la fondation suisse de déminage (FSD) qu’ils survivent actuellement. Selon eux, cette organisation non gouvernementale qui leur verse régulièrement de prime forfaitaire d’alimentation générale. Mais le gouvernement, de son côté, se désengage totalement de ses obligations depuis plus d’une année.
Notons que « c’est dans le cadre de partenariat avec l’Union africaine dans l’objectif commun est de créer une paix durable que l’UE a décidé d’apporter à travers la facilité africaine pour la paix son soutien financier et logistique aux USMS. L’UE a déjà mis à la disposition de l’Union africaine des ressources nécessaires pour accompagner la mise en place des USMS, notamment à travers le paiement des indemnités d’alimentation à tous les éléments de l’unité mixte à partir de formation une fois que les unités seront déployées », a déclaré madame Samuella Isopi, ancienne cheffe de la délégation de l’union européenne en Centrafrique lors de la cérémonie de fin de formation de la première promotion des USMS. Mais d’après nos informations, les fonds débloqués par l’UE sont tout simplement détournés par les autorités du pays.
Il y’a lieu de rappeler que les USMS ont pour objectif principal de contribuer à la protection des populations, de renforcer l’ordre public et à mener les missions de sécurisation des couloirs de transhumance dans le strict respect des principes républicains, c’est-à-dire « dans l’impartialité et la neutralité ».
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis plusieurs semaines, les relations entre l’ONU et les autorités sont glaciales. Les tirs de la garde présidentielle sur un contingent égyptien le 1er novembre ont acté une rupture latente depuis plusieurs mois entre Mankeur Ndiaye et Faustin Archange Touadéra.
Minusca-et-le-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-le-au-palais-de-la-renaissance-le-17-aout-2021.-Minusca-450×414.jpg” alt=”Mankeur Ndiaye de la Minusca et le chef de l’État Faustin Archange Touadera le au palais de la renaissance le 17 août 2021. Minusca” width=”450″ height=”414″ />Mankeur Ndiaye de la Minusca et le chef de l’État Faustin Archange Touadera le au palais de la renaissance le 17 août 2021. Minusca
Les relations se sont tendues entre le chef de la Minusca Mankeur Ndiaye et le président centrafricain Faustin Archange Touadera
Les tirs de la garde présidentielle sur un contingent égyptien de la Minusca, le 1 novembre dernier, devant la résidence du président Faustin Archange Touadéra, n’en finissent pas de faire des vagues. Près d’un mois après le drame, qui a entraîné la mort d’une adolescente, les ponts sont désormais coupés entre la direction de la mission onusienne et les autorités centrafricaines. Le représentant spécial, le Sénégalais Mankeur Ndiaye, actuellement en déplacement à New York, a pris soin, depuis l’incident, de ne rencontrer aucun officiel centrafricain.
Les relations entre la Minusca et l’Etat centrafricain se limitent désormais uniquement à la coopération technique. La numéro 2 chargé des affaires humanitaires, Denise Brown, a tout juste croisé le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène et le ministre de l’élevage Hassan Bouba lors d’une cérémonie officielle le 17 novembre dernier à Bria, dans l’est du pays.
La libération d’Hassan Bouba le 26 novembre, cinq jours seulement après son arrestation pour “crime contre l’humanité” et contre la volonté de la cour pénale spéciale, a par ailleurs fait monter la tension d’un cran alors que la Minusca est elle-même partenaire de la juridiction internationale et avait particulièrement documenté les agissements du ministre.
Exaspération du leadership
Cette détérioration des relations entre Faustin Archange Touadéra et Mankeur Ndiaye – dont l’opposition dénonçait la connivence il y a encore un an -, pourrait avoir un impact direct sur la suite du mandat du diplomate sénégalais. Celui-ci doit théoriquement prendre fin au mois de février prochain. En privé, Mankeur Ndiaye, déjà exaspéré par la collaboration entre les autorités et la compagnie de sécurité privée Wagner, ne décolère pas de l’incident de la présidence du 1 novembre. Le Sénégalais remet en doute la version avancée par les autorités sur les circonstances exactes du décès de la jeune fille, pourtant confirmée dans un premier temps par les communiqués de presse de la Minusca. Surtout, il estime que l’enquête n’a pas pu être menée à bien, aucune autopsie n’ayant pu être pratiquée, contrairement à ce que désiraient les enquêteurs de la mission. Enfin, les Centrafricains n’ont toujours pas accédé à la demande onusienne de mettre aux arrêts les gardes présidentiels.
Reprise active des campagnes anti-Minusca
Surtout, la Minusca a été surprise par la riposte de communication qui a suivi l’incident, avec l’organisation de manifestations par des réseaux proches du pouvoir. Dernier exemple en date : le magazine télévisuel hebdomadaire de la Minusca a été retiré de la chaîne publique nationale, TVCA, sous demande du ministère de la communication. Un agacement d’autant plus grand que le secrétaire général adjoint des Nations-unies en charge des opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, avait déjà été contraint, lors de sa visite du 2 juin dernier, de faire pression en personne sur Faustin Archange Touadéra afin que cessent les campagnes anti-Minusca.
Bangui, 1 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le pouvoir centrafricain s’en remet de plus en plus aux militaires russes et aux mercenaires de Wagner. Au risque de le payer cher.
Mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine” width=”450″ height=”402″ />Statue à la gloire des mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC
Des Russes à Bangui ? Presque plus personne ne s’en indigne : n’a-t-on pas inauguré lundi 29 novembre 2021, à Bangui, une statue rendant hommage aux personnels russes qui conseillent et encadrent les unités des forces armées nationales.
Parmi ceux et celles que la présence russe inquiète toutefois figure l’Union européenne, qui dénonce la reprise en main de l’armée centrafricaine par des Russes dont des employés de la société militaire privée Wagner.
Ce qui ulcère d’abord les Européens, c’est que les unités désormais encadrées par des Russes sont celles que la mission de formation européenne (l’EUTM RCA) a formées et entraînées. Un rapport du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), daté du 15 novembre et diffusé le 22, cite par exemple le cas du Bataillon d’infanterie territoriale 7 (BIT 7) dont les Russes ont repris la formation avec un manque de transparence total .
Wagner, une société à l’influence « solide »
Le rapport indique aussi que ces unités nationales opèrent désormais sous la supervision ou le commandement direct de la SMP Wagner. Une société à l’influence solide sur l’état-major des FACA (forces armées centrafricaines) et sur un certain nombre d’institutions centrafricaines dont la passivité complice est aussi dénoncée par l’UE.
Bien sûr, les unités des FACA et leurs mentors russes combattent les groupes rebelles qui menacent le régime Touadéra. Mais à quel prix ? Les caisses de l’État étant vides, les Russes se paieraient en nature. D’où des accusations de prédation des ressources minérales centrafricaines, selon le SEAE qui rappelle, par ailleurs, les nombreuses allégations d’abus commis par les FACA et leurs alliés russes (perquisitions arbitraires, pillages, viols, exécutions).
Bangui, 1 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Deux Mercenaires russes de la société Wagner ont été tués dans une embuscade des rebelles du mouvement 3R dans le village Yidéré, situé à une soixantaine de kilomètres de Lamy-Pont, dans la Mambéré Kadéi.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Deux-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-Beloko-450×296.jpg” alt=”Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko” width=”450″ height=”296″ />Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Mardi 30 novembre 2021, vers 16 heures, une patrouille des mercenaires russes, en provenance du village Yidéré, à destination de la commune de Lamy-Pont, a été prise pour cible dans une embuscade des rebelles du mouvement 3R à 5 kilomètres de leur point de départ, provoquant un violent échange des tirs durant près d’une heure. Les mercenaires russes, qui ont pu repousser les rebelles, ont perdu deux de leurs hommes dans cet affrontement. Les deux corps ont été ramenés à Lamy-Pont avant d’être transférés vers 18h dans la sous-préfecture de « Abba ».
Rappelons que le dimanche 23 novembre dernier, les mêmes rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué les positions des mercenaires russes dans la même localité, faisant des morts et des blessés dans les deux camps.
Par ailleurs, cette attaque intervient deux jours après celle qui avait eu lieu dimanche dernier dans le village Kaïta, situé à environ 80 kilomètres de Bocaranga entre les soldats FACA et les rebelles du mouvement 3R. Cette localité, en proie à des combats entre des rebelles et l’armée, est devenue une zone rouge pour les civils comme militaires.
Rappelons que l’attaque du village Kaïta faisait une trentaine des morts, dont trois soldats de l’armée nationale.
Bangui, 1 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est le 1er décembre 1958 que l’Oubangui-Chari devient la République Centrafricaine. A l’occasion du 63ème anniversaire de la fête nationale, la commémoration de ce 1er décembre 2021 sera très certainement marquée, comme à l’accoutumée, par de belles festivités (défilés, spectacles…). Ces dernières, en présence des autorités du pays ainsi que des représentants diplomatiques accrédités, mettent à l’honneur la force, les valeurs et l’unité du pays.
Mercenaires russes tués sur le champ de bataille en Centrafrique” width=”450″ height=”338″ />Statue à la mémoire des mercenaires russes tués sur le champ de bataille en Centrafrique. Bangui, le 30 novembre 2021. Photo CNC
Cependant, la fête nationale de cette année nous apporte son lot de surprises. En effet, un événement exceptionnel a été observé à l’approche des festivités : l’inauguration d’une statue visant à commémorer les morts centrafricains et russes. Une action qui aurait été la bienvenue si les Russes étaient honnêtes avec le peuple centrafricain. En effet, de très nombreux Centrafricains, y compris des militaires, ont perdu la vie au cours d’exactions menées par les mercenaires de WAGNER.
Pour exemple, depuis quelques semaines, nous assistons à une multiplication des exécutions sommaires ciblant particulièrement la communauté Peul, avec notamment l’exécution sordide et arbitraire de cinq villageois dans la région de Nzakoundou et un autre dans le quartier Loungou, au sud de Baboua. Début novembre également, à proximité d’une mine de diamants, à Kouki, de nombreux innocents ont été tués et brulés sans aucune raison, simplement par représailles.
Mais ce n’est pas tout, il y a aussi les pressions subies par le gouvernement centrafricain. Le ministre d’Etat en charge de la justice Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, a été menacé, suite à la publication du rapport faisant état des exactions Des mercenaires russes en Centrafrique. Ces événements ne sont pas des cas isolés. Ils font l’objet de plusieurs dénonciations et manifestations dans la province. Car en effet, alors que les Russes ont une bonne image dans la capitale, il en est tout autre dans les provinces, où les populations sont bien trop souvent terrifiées à l’arrivée des mercenaires russes. Alors pourquoi mettre à l’honneur des morts que les Russes ont contribué à tuer ?
Cette nouvelle manœuvre de propagande des Russes sur le territoire centrafricain est cependant suffisamment importante pour être relevée et ne va pas sans rappeler les sombres méthodes de propagande observée en Union Soviétique avant sa chute. Il se pourrait bien que l’édification de cette statue, avec certainement une inauguration en grandes pompes à venir, soit aussi l’occasion de voir une présence de plus en plus importante de mercenaires de WAGNER sur le sol centrafricain.
Cette statue ne se révèle en réalité pas être un hommage aux soldats FACA morts pour leur pays, mais plutôt une glorification des Russes et de leur invasion de la Centrafrique. Il se pourrait même que ce nouveau partenaire soit invité à défiler aux côtés des soldats FACA au cours de la cérémonie, alors que ces russes commettent des crimes barbares qui bafouent les valeurs de la Centrafrique. Cet événement marque clairement la place importante que prennent de plus en plus ces russes dans la gestion de ce pays. Très proche du gouvernement, de l’armée et prochainement dans la culture quotidienne de ce pays au travers d’une statue, la Centrafrique apparaît de plus en plus comme un pays vassal de la Russie.
Bangui, 1 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un bataillon formé par l’Union européenne serait désormais contrôlé par la société privée militaire russe Wagner. L’information a été consignée dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure.
Un soldats FACA avec un brassard de la société de mercenariat Wagner
L’information, publiée par le site EU Observer, survient alors que Bruxelles étudie l’opportunité de prendre des sanctions contre le groupe de Mercenaires russes.
“La plupart des troupes centrafricaines déployées sur le terrain sont aujourd’hui sous le commandement direct ou la supervision des mercenaires de Wagner Groupqui exercent également une solide influence sur le commandement des forces armées centrafricaines et d’autres institutions gouvernementales, précise le rapport.”
Le bataillon d’infanterie territoriale 7, formé par l’Union européenne, serait, lui, totalement sous la coupe du groupe Wagner, poursuit le rapport – qui relève également “l’existence des liens étroits entre une partie de l’état-major des armées centrafricaines et des responsables russes.” L’insuffisance des liens avec les troupes et des contrôles sur celles-ci est “régulièrement exploitée par les mercenaires, qui utilisent dès lors à leur profit des unités déployées.”
Budget important
La mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine a été lancée en 2016 et son mandat a été prolongé jusqu’en septembre 2022. Elle est chargée de rendre les forces armées centrafricaines (FACA) modernes, efficaces et démocratiquement responsables. Forte de 365 personnes, l’EUTM est dotée en RCA d’un budget annuel d’environ 17 millions d’euros. Son volet civil est quant à lui composé de 71 personnes et dispose d’un budget de 11,2 millions d’euros par an.
Contactées par la DW, les autorités centrafricaines n’ont pas voulu commenter l’information selon laquelle une partie des troupes centrafricaines formées par les Européens serait placée sous le commandement du groupe Wagner.
Mais ce n’est pas une surprise, selon Thierry Vircoulon, coordonnateur de l’Observatoire de l’Afrique centrale et australe de l’Institut français des relations internationales (IFRI).
Bangui, 1 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une trentaine de civils et deux militaires ont été tués dimanche dans des attaques de groupes armés dans le nord-ouest de la centrafrique, en proie à des combats entre des rebelles et l’armée, le plus lourd bilan depuis l’instauration par le président Faustin Archange Touadéra mi-octobre d’un cessez-le-feu.
Les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l’UPC
“Une trentaine de civils et deux membres des forces armées centrafricaines ont été tués dimanche dans deux attaques simultanées dans les villages de Kaïta et Bayengou”, à environ 500 km au nord-ouest de la capitale Bangui, près de la frontière avec le Cameroun, a affirmé à l’AFP Esaïe Gbanin, sous-préfet de la région.
Le bilan de l’attaque a été confirmé par une source humanitaire qui a requis l’anonymat.
Classée deuxième pays le moins développé au monde par l’ONU, la Centrafrique a été plongée dans une guerre civile sanglante après un coup d’État en 2013. Ce conflit perdure mais a considérablement baissé d’intensité depuis trois ans, même si des pans entiers de territoires continuent d’échapper au pouvoir central.
Le sous-préfet a mis en cause les rebelles du groupe 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation). Les 3R, majoritairement composés de Peuls, sont l’un des plus puissants groupes armés de Centrafrique.
Ils ont participé à la coalition rebelle qui a lancé fin décembre une vaste offensive pour renverser le président Faustin Archange Touadéra qui briguait un deuxième mandat présidentiel.
Touadéra a été réélu et a appelé à la rescousse Moscou et Kigali qui ont massivement dépêché des paramilitaires russes – des “mercenaires” de la société privée Wagner selon l’ONU – et des soldats d’élite rwandais. Ces forces ont reconquis la grande majorité du pays et repoussé les rebelles dans la brousse, d’où ils multiplient les actions de guérilla.
Depuis lundi, de nombreux habitants de la région se sont réfugiés au Cameroun voisin, a poursuivi M. Gbanin.
– Cessez-le-feu –
Le 14 novembre, 11 civils avaient été tués dans la même région du nord-ouest de la Centrafrique par des tirs échangés entre des soldats et des rebelles. Les autorités locales avaient également pointé du doigt la responsabilité des 3R dans cette attaque.
Le 9 novembre, dans la commune de Bocarangua, toujours dans le nord-ouest, au moins deux soldats et un civil avaient été tués.
“Le groupe 3R bénéficie d’un approvisionnement important en armes qui vient surtout du Tchad, et ces rebelles sont assez bien armés et ils maîtrisent la guérilla”, explique à l’AFP Hans de Marie Heungoup, analyste pour l’Afrique centrale à l’International Crisis Group (ICG). “La situation va s’empirer dans les semaines à venir si la sous-région et les partenaires occidentaux ne font rien pour contraindre les belligérants à respecter le cessez-le-feu”, poursuit-il.
Le président Touadéra a décrété le 15 octobre “un cessez-le-feu unilatéral” de son armée et de ses alliés – soldats rwandais et paramilitaires russes qui lui ont permis de repousser l’offensive rebelles – pour favoriser l’ouverture prochaine d’un dialogue national.
Les principaux groupes armés avaient annoncé qu’ils respecteraient également un cessez-le-feu.
Les services du chef de la diplomatie européenne Josep Borell ont annoncé mardi que la présence du groupe Wagner en Centrafrique et son emprise sur le pays pourrait conduire l’Union européenne à mettre un terme à sa mission de formation des forces armées centrafricaines (Faca).
“De récents rapports documentés, nationaux et internationaux, dénoncent des violations des droits humains commises par des instructeurs russes et des employé de sociétés privées opérant en Centrafrique”, a souligné Nabila Massrali, porte-parole de Josep Borrell.
L’UE a deux missions de formation, au Mali et en République Centrafricaine, qui sont menacées par les activités des mercenaires du groupe Wagner dans ces deux pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Des-avocats-centrafricains-debout-devant-la-Cour-penale-speciale-refusant-de-plaider-suite-a-lextraction-manu-militari-de-Hassane-Bouba-lex-numero-3-de-la-rebellionUPC-450×338.jpg” alt=”Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale refusant de plaider suite à l’extraction manu militari de Hassane Bouba l’ex-numéro 3 de la rébellionUPC” width=”450″ height=”338″ />Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale à Bangui refusant de plaider suite à l’extraction manu militari de Hassane Bouba l’ex-numéro 3 de la rébellionUPC
BARREAU DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
ORDRE DES AVOCATS
Le Bâtonnier
COMMUNIQUE DE PRESSE DU BARREAU DE CENTRAFRIQUE
La Cour Pénale Spéciale est une juridiction née de la volonté du peuple centrafricain pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire de la République Centrafricaine.
Comme toutes les juridictions de l’organisation judiciaire centrafricaine, elle rend ses décisions au nom du peuple centrafricain.
Conformément à l’article 4.A du Règlement de Procédure et de Preuve devant la Cour Pénale Spéciale « tous les suspects et inculpés sont égaux devant la Cour ».
En vertu des pouvoirs que lui confère la Constitution, de rendre la justice au nom du peuple centrafricain, la Cour Pénale Spéciale avait émis un mandat d’amener à l’encontre de Sieur Bouba Ali HASSAN, suspecté d’avoir commis des actes constitutifs de crime de guerre et de crime contre l’humanité.
En exécution de ce mandat, le suspect avait été arrêté et mis en détention le 19 novembre 2021. Les éléments de l’Unité Spéciale de Police Judicaire qui devaient l’extraire en vue de sa comparution devant la Cour le 26 novembre 2021 en ont été empêchés et l’intéressé a été exfiltré pour être mis en liberté. Et comble de tout, il a été élevé au grade de commandeur dans l’ordre du mérite centrafricain.
Le Barreau de la République Centrafricaine réuni en Assemblée Générale Extraordinaire le 29 septembre 2021 :
– Condamne fermement cette atteinte ignominieuse à l’autorité de la justice,
– Décide, en signe de protestation, de suspendre l’intervention de ses membres devant toutes les juridictions de la République Centrafricaine jusqu’au vendredi 03 décembre 2021,
– Rappelle aux pouvoirs publics qu’ils sont ténus d’apporter leurs concours à l’exécution des décisions de justice et en conséquence, exige desdits pouvoirs l’exécution du mandat de dépôt émis par la Cour Pénale Spéciale à l’encontre de sieur Bouba Ali HASSAN
– Apporte son soutien et ses encouragements à la Cour Pénale Spéciale dans sa mission pour la poursuite et le jugement de tous les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le territoire de la République Centrafricaine, quels qu’ils soient.
– Invite les organisations de défense des droits humains et de la société civile à se mobiliser en vue de l’exécution effective de toutes mesures de poursuite et d’instruction de la Cour Pénale Spéciale et en particulier celle contre Sieur Bouba Ali HASSAN.
– Invite également la communauté internationale à maintenir son appui à la Cour Pénale Spéciale pour la réalisation de sa mission.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/photo-de-famille-darassa-450×299.jpg” alt=”Photo de famille entre le Premier ministre Firmin Ngrebada, Jean Pierre Lacroix et le général d’armée Ali Darassa peu avant la revue des troupes de l’UPC à Bambari” width=”450″ height=”299″ />Photo de famille entre le Premier ministre Firmin Ngrebada, Jean Pierre Lacroix et le général d’armée Ali Darassa peu avant la revue des troupes de l’UPC à Bambari
DECLARATION DE L’UNITE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE SUR L’APPR-RCA
L’Unité Pour la Paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son Coordonnateur Militaire et Chef d’état-major, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat a le regret de prendre l’opinion nationale et internationale à témoin de l’impasse dans laquelle Monsieur Faustin Archange ToUADERA a conduit l’APPR-RCA dont il est signataire.
En effet, en violation de toutes les déclarations faites et engagements pris par le président TOUADERA, les actes de belligérance n’ont pas cessé et se sont même amplifiés.
– le 16/10/2021, les hommes de Monsieur TOUADERA ont, dans le village KPONDIGMON à 18 km de BOSSANGOA, saccagé des habitations et des greniers, abattu des chèvres et même des poulets, violé des femmes et jeunes filles;
– le 16/10/2021 toujours, les hommes de Monsieur TOUADERA se sont rendus dans la localité de BOKOLOBO où ils ont assassiné 7 civils et en ont arrêté plusieurs ;
– le 21/10/2021 dans le village de MAN, les hommes de Monsieur TOUADERA ont sommairement exécuté un berger et ont abattu 10 de ses animaux ; le même jour à DANKOBIRA, localité situé à 20 km de KOU1, les hommes de Monsieur TOUADERA ont fait une irruption et pillé systématiquement commerces et particuliers;
– le 25/10/2021 dans le village de BOHONG, les hommes de Monsieur TOUADERA ont procédé à une rafle de plus de 70 personnes dont certaines ont été arrêtées dans l’église. Conduites à BOUAR, ces civils innocents ont été sommés d’acquitter chacun une rançon de 25 mille francs CFA pour leur libération ;
– le 27/10/2021 entre MALOUM et GALOUGOU dans la OUAKA, les hommes de Monsieur TOUDERA (FACA et WAGNER) ont attaqué une base de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC);
– le 07/11/2021 dans le village LAMY PONT dans le nord-ouest, les hommes de Monsieur TOUADERA, ont tué deux éleveurs peulhs ;
– le 09/11/2021 dans le village BOYO, les hommes de Monsieur TOUADERA, ont attaqué les positions de l’UPC, arrêté une dizaine de civiles et tué 5 civiles peulhs ;
– le 13/11/2021 dans la ville de BRIA, les hommes de Monsieur TOUADERA, ont tué 4 jeunes, arrêté plusieurs dont certains qui s’était fait désarmé un mois au par avant et ont pillé les biens de la population ;
– le 17/11/2021 dans le village KOKI (chantier d’or), les mercenaires Wagner ont massacré 27 civiles, ont incendié des commerce et brûlé des civiles vif;
– le 19/11/2021 dans un campement peulh éleveurs dans la NANA-MAMBERE, les mercenaires Wagner de TOUADERA ont massacrė toute une famille de 19 personnes dont 03 femmes et 05 enfants, tous des peulhs éleveurs;
– le 20/11/2021 dans les villages MALOUM, GALOUGOU, KOUTCHOU, DIMAKO, TONGO BAKARI ET BOYO, les mercenaires Wagner de TOUADERA, ont attaqué les positions de l’UPC, incendié des habitations, les combats ont duré 5 jours, appuyé de deux hélicoptères de combats faisant plusieurs victimes civiles;
– le 21/11/2021 dans le village YIDERE, les mercenaires Wagner de TOUADERA ont attaqué la position des 3R, en appuyé de deux hélicoptères de combats;
– le 22/11/2021 dans le village BOKOLOBO a 60 km de Bambari, les hommes de monsieur TOUADERA ont attaqué les positions de l’UPC appuyer d’un hélicoptère de combats faisant plusieurs victimes civiles ;
– le 22/11/2021 dans le village MALOUM, les hommes de monsieur TOUADERA ont arrêté 15 personnes, en ont exécuté 05 personnes tous des peulhs ;
– le 25/11/2021 dans le village AÏGBANDO a 75 kilomètres de BRIA sur axe NDELE, les mercenaires Wagner de monsieur TOUADERA ont massacré près d’une centaines de civiles innocent, arrêté plus d’une dizaine de personnes, incendie les habitations et confisqué des biens de plusieurs population ;
Ces meurtres et actes de vandalisme perpétrés par les mercenaires de la société WAGNER, agissant seuls ou en compagnie des FACA, dont la présente énumération est loin d’être exhaustive, prennent chaque jour plus d’ampleur et atteint des sommets sur l’échelle de l’horreur. Ainsi le 17 novembre 2021 vers KOUKI, les éléments dévoyés des FACA et les mercenaires de la société WAGNER, dont on peut se demander lesquels sont les supplétifs des autres, ont massacrés et brûlés de paisibles occupants d’un site d’orpaillage artisanal.
L’Unité pour la Paix en Centrafrique a pour sa part constamment rappelé son attachement à l’APPR- RCA ainsi qu’à tous les mécanismes mis en place dans le cadre régional et ou sous régional, la CIRGL notamment, visant à ramener la pax en république centrafricaine, et les a respectés. C’est ainsi que dans sa déclaration du 19/10/2021, a-t-elle pris l’opinion nationale et internationale à témoin de ce qu’elle prend acte de la déclaration présidentielle en respectant pour sa part le cessez-le-feu proclamé par Monsieur TOUADERA, bien qu’unilatéralement et sans concertation préalable aucune.
Les actes de barbarie qui se perpétuent, constitutives de violations itératives de la parole présidentielle par le président lui-même en tant qu’il est le chef suprême des armées, et à ce titre pleinement responsable, sont par ailleurs attentatoires à l’APPR-RCA qui se trouve ainsi vidé de sa substance et rendu sans objet. Dès lors, le maintien de l’UPC dans ledit APPR-RCA est sans objet ni intérêt.
Au demeurant, comme pour signifier explicitement que le gouvernement fait litière dudit APPR-RCA, autorité judiciaire, sous autorité gouvernementale, prend une ordonnance d’inculpation a rencontre de tous les responsables des groupes armés dont l’UPC, dont les positions font l’objet d’attaques acharnées et incessantes par les FACA et les mercenaires de la société WAGNER.
Par conséquent, L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son chef d’état-major et coordonnateur militaire le général Ali DARRASSA MAHAMAT, informe l’opinion nationale et internationale de son retrait officiel de I’APPR-RCA et réaffirme son engagement à l’accord de kamba-kotta.
L’Unité pour la Paix en Centrafrique tient toutefois à réaffirmer son attachement à la feuille de route tracée par la CIRGL, et réitère sa gratitude aux chefs d’Etat pour leurs efforts tendant à instaurer un dialogue inter centrafricain inclusif pour le retour de la paix en république centrafricaine.
Vivre la RCA apaisée, Vive la Paix
Fait à Bokolobo le29/11/2021
Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-major de l’UPC Le Général d’Armée: ALI DARASSA MAHAMAT
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LETTRE OUVERTE DE LA COSCIPAC AUX PARTENAIRES ET PEUPLE centrafricain
Suite aux évènements honteux de l’obstruction faite aux auxiliaires et Juges de la Cour pénale (CPS), par ricochet, aux partenaires internationaux dans les affaires HASSAN ALI BOUBA, les autres leaders des groupes armés alliés du gouvernement, orchestrés par Faustin Archange TOUADERA, Président usurpateur de mandat des suites des élections truquées du 27 décembre 2020, par le truchement de l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E), la Cour Constitutionnelle (CC), les Sbires du Mouvement Cœurs Unis (MCU) et les Groupes armés alliés du Gouvernement, la Coordination des organisations de la Société Civile pour la paix en Centrafrique (COSCIPAC) la voix de sans voix n’a pas voulu réagir à chaud. Elle préfère prendre le vol tard à la tombée de la nuit car connaissant bien le roublard, le boulanger Faustin Archange TOUADERA.
Lasser de rappeler au Président Faustin Archange TOUADERA, ses Sbires du Mouvement Cœurs Unis (MCU) ainsi que les leaders des Groupes armés et requins, alliés du Gouvernement, la Coordination des organisations de la Société Civile pour la paix en Centrafrique (COSCIPAC) la voix de sans voix, l’expression «défenseur des droits de l’homme» désigne toute personne qui, individuellement ou en association avec d’autres, œuvre à la promotion ou à la protection des droits de l’homme. En d’autres termes, un défenseur des droits de l’homme est quelqu’un qui défend n’importe quel droit fondamental au nom d’une personne, d’un groupe de personnes ou d’une population tel le cas en RCA. La COSCIPAC, défenseur des droits de l’homme et du Peuple Centrafricain cherche toujours à promouvoir et protéger les droits civils et politiques ainsi qu’à promouvoir, protéger et mettre en œuvre les droits individuels, économiques, sociaux et culturels.
La COSCIPAC voudrait aussi rappeler au Président Faustin Archange TOUADERA et à ses Sbires du Mouvement Cœurs Unis (MCU) ainsi qu’aux leaders des Groupes armés et requins, alliés du Gouvernement, que les droits de l’homme interviennent à propos de toutes sortes de situations en rapport avec les droits de l’homme, par exemple, les exécutions sommaires, la torture, les arrestations ou détentions arbitraires des militaires et civils, les mutilations génitales féminines, vente des organes humains, la discrimination ethnique, les problèmes d’emploi, les
expulsions forcées, des radiation arbitraire dans l’Armée Nationale, l’accès aux soins de santé choisi etc….
Depuis les cinq ans de votre premier mandat à ce jour, la COSCIPAC ne se lasse pas de vous exiger une vision politique cohérente et ne transige pas en face de pouvoir de défendre les droits fondamentaux aussi divers que le droit à la vie, à l’alimentation et à l’eau, au meilleur état de santé de la population Centrafricaine susceptible d’être atteint, à un logement convenable, à un nom et à une nationalité, à l’éducation, à la liberté de circulation sur des routes descentes et à la non-discrimination. La COSCIPAC s’occupe parfois des droits de certaines catégories de personnes, par exemple les femmes, les enfants, les autochtones, les réfugiés et les déplacés ainsi que la minorité nationale que vos alliés de Wagner tuent sans pitié, ni foi ni loi en province.
La COSCIPAC, par la présente déclaration, condamne cet acte incongru du pouvoir qui discrédite la CPS, les Partenaires internationaux, les Magistrats, les Avocats, les victimes et le Peuple Centrafricain. Elle prend acte du comportement de régime et exprime ses compassions à toutes et tous.
La COSCIPAC est aujourd’hui omniprésente à la fois dans les villes de province ainsi qu’à Bangui, malgré que ses leaders sont en cavales après avoir été manqués à plusieurs reprises aux enlèvements des milices requins du Président Faustin Archange TOUADERA.
DES CONSTATS ET FAITS
Considérant Monsieur Faustin Archange TOUADERA et sa suite, leaders des Groupes armés comme chef des groupes Armés ayant massacré la population civile en RCA de 2016-2021 ;
Considérant le régime du Président Faustin archange TOUADERA comme le régime de protection des criminels et défenseurs des Groupes Armés;
Considérant le Président Faustin archange TOUADERA et ses sbires pour auteurs de trouble contre la paix et criminels de la population civile en RCA et coupable de crime de contre l’humanité, crime de guerre, c rime économique et pillage des ressources en bande organisée ;
Considérant la nécessité d’une convocation dans les meilleurs délais d’une rencontre entre centrafricains pour définir les contours de la transition et la mise en place des organes de transition dans un esprit consensuel;
Considérant la nomination des jeunes personnalités à la tête des organes de transition sur des critères privilégiant la question de la compétence, de la probité morale, du genre, et de l’équilibre géopolitique du pays ;
Considérant l’incorporation des milices ethniques requins dans les rangs des Forces Armées Centrafricaine et la mise en œuvre dans les meilleurs délais du programme désarmement, démobilisation et réinsertion en veillant sur l’implication et la participation effective des organisations de la société civile à ce programme ;
Considérant les tracasseries routière faisant obstacle à la libre circulation des personnes et des biens ainsi que de la communication sur l’ensemble du territoire national par le régime de Président Faustin Archange TOUADERA;
Considérant le manque de sécurisation effective des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national par le régime de Président Faustin Archange TOUADERA;
Considérant la nécessité de redéploiement des services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national.
Vu au regard de ce qui précède, la COSCIPAC recommande avec insistance aux Chefs d’Etat de la CRGL, CEEAC, à l’Union Africaine, à la Minusca/Conseil de Sécurité de l’ONU, à l’Union Européenne, États Unies d’Amérique au nom de la paix durable en République Centrafricaine de :
– Déclarer Monsieur Faustin Archange TOUADERA et sa suite, comme leaders des Groupes armés pro-gouvernemental, sévissant en RCA de 2016-2021 et leurs responsabilité doit être engagées ;
– Mettre immédiatement fin à ce régime de Président Faustin archange TOUADERA, considéré par le Peuple Centrafricain martyrisé, pour régime de protection des criminels et défenseurs des Groupes Armés;
– Arrêter immédiatement le Président Faustin archange TOUADERA et ses sbires au nom de la paix en RCA et qu’ils répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes nationales ou internationale ;
– Poursuivre tous les présumés auteurs des violations des droits humains et d’actes de pillages dans un esprit d’une justice juste, équitable et non celle des vainqueurs ;
– Saisir tous leurs biens et fonds placés partout dans le monde pour indemnisation des victimes des violences armées et alliés du gouvernement (Mercenaires Russe de Wagner);
A NOUS PEUPLE CENTRAFRICAIN
La COSCIPAC vous exhorte de braver la peur et la terreur instaurées par le régime criminel du président Faustin Archange TOUADERA appuyer par ses alliés groupes armés et Mercenaires Russe de Wagner aux fin de :
– Convoquer dans les meilleurs délais d’une rencontre entre centrafricains pour définir les contours de la transition et mettre en place des organes de transition dans un esprit consensuel;
– Tenir compte de la nomination des personnalités dans les organes de transition sur des critères privilégiant la question du genre, de la compétence, de la probité morale et de l’équilibre géopolitique du pays ;
– Démarrer dans les meilleurs délais du programme désarmement, démobilisation et réinsertion en veillant sur l’implication et la participation effective des organisations de la société civile à ce programme ;
– Rétablir la libre circulation des personnes et des biens ainsi que la communication sur l’ensemble du territoire national;
– Sécuriser effectivement les personnes vivante sur le territoire centrafricain et leurs biens sur l’ensemble du territoire national ;
– Redéployer les services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national.