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RCA : le trio des généraux, Zéphirin MAMADOU, Landy DÉPÔT et Bienvenu ZOKOUE très mécontente du nouveau gouvernement

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 26 juin 2021, 18:08:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois jours après la composition du nouveau gouvernement de Monsieur Henri-Marie Dondra, des langues commencent à délier. Certains regrettent la sous-représentativité des femmes dans ce gouvernement, d’autres dénoncent  la présence des représentants des groupes armés et le manque d’équilibre régional.  Par contre, certaines personnalités, pas les moindres, se disent choqués par des promesses non tenues que le chef de l’État leur aurait été fait avant la composition de ce gouvernement. Un véritable cocktail explosif pour le nouveau gouvernement Dondra.

 

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le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.

 

Le général Zéphirin Mamadou, chef d’État major des armées, le général de police Bienvenu Zokoué, directeur général de la police, et le général Landry Dépôt, ont tous les trois  dénoncé la promesse non tenue du Président Faustin Archange Touadera. Et ils comptent ouvertement le faire savoir.

D’après eux, lors de l’attaque des rebelles de la CPC à l’entrée de la capitale en janvier dernier, c’est grâce à leur bravoure et leur compétence du terrain qu’ils ont pu repousser, avec leurs éléments respectifs,  les assaillants hors de Bangui. Face à leur multiple engagements, le chef de l’État Faustin Archange Touadera leur aurait promis des postes ministériels dans le nouveau gouvernement.

Selon eux, le général Zépherin Mamadou serait à la tête du département de la Défense. Tandis que le général Bienvenue Zokoué au ministère de la Sécurité Publique, et enfin le général LANDRY DÉPÔT  à l’Administration du territoire. Mais à leur grande surprise, au moment de la composition du gouvernement Dondra, aucun parmi les trois y figure. Mais le choc viendra de loin.

Au ministère de la défense, le chef de l’État préfère choisir son neveu, Monsieur Claude Rameaux BIREAU,  un civil  qui réside à son domicile du quartier  Boy-Rabe, et qui est chargé de contrôler la table d’écoute téléphonique à sa résidence.

Idem pour le général Bienvenue Zokoué,  dont le poste de la Sécurité publique est attribué au commissaire de police Michel Nicaise NASSIN, un frère du chef de l’État très orgueilleux et incroyablement incompétent.

Enfin le général  LANDRY DÉPÔT  n’a aucune chance d’être à la tête de l’Administration du territoire qui est finalement confiée à une autre personnalité, en l’occurrence Monsieur Bruno YAPANDE, un fervent soutien du chef de l’État.

Rappelons que c’est depuis plus de cinq mois que les trois généraux attendent en vain leur nomination au gouvernement. Le DG de la police multiplie des sacrifice pour soutenir le pouvoir de Touadera, mais cela ne saute pas à l’œil du Président.

 

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RCA : une nouvelle scène de débandade des rebelles de la CPC à Aïgbado

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Bangui, République centrafricaine, samedi 26 juin 2021, 19:48:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un face-à-face entre les Mercenaires russes de la société Wagner  et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) tourne à la débandade générale  de ces derniers au village Sans souci, situé à 5 kilomètres du village Aïgbado sur l’axe Bria. Mais aucun échange des tirs entre eux n’est signalé, mais plusieurs rebelles ont failli noyer au moment de leur fuite.

 

Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

Décidément, les mercenaires russes et syriens de la société Wagner aiment beaucoup faire le jeu de chat et souris aux rebelles du CPC. Ils voudraient leur laisser croire qu’ils peuvent s’en sortir par simple jeu afin de les mettre au pied du mur par la suite.

C’est exactement ce qui s’est passé le jeudi 24 juin. Ce jour,  peu avant 11 heures, les rebelles du CPC, à leur tête, l’autoproclamé général Mahamat Saleh  , sont arrivés au village « Sans souci », situé à 70 kilomètres de Bria, et à 5 kilomètres du village Aïgbado sur l’axe Bria. Le secteur était calme, mais les chefs rebelles ont décidé de prendre quand même leur sécurité en main en positionnant quelques-uns de leurs éléments  au bord de la route pour leur signaler l’arrivée des Wagner au cas où ?

Mais les choses ne se sont pas passées comme ils avaient prévu. Les mercenaires de Wagner, qui connaissent désormais la stratégie des rebelles, ont stationné leurs véhicules à 20 kilomètres plus loin, et progressent à pied lentement. Ils évitent tout de même de marcher sur la grande route afin d’éviter d’être plus visibles. Mais à 1 kilomètre du village « Sans souci », les mercenaires de Wagner ont la surprise de retrouver face à eux une dizaine des chefs rebelles du CPC en train de boire, manger, danser, en un mot faire la fête sur un grand tapis  qu’ils ont mis au sol. Leurs armes aussi n’étaient pas fonctionnelles, car ils étaient en train de les nettoyer.

Mais au moment où les rebelles les ont vus, c’était le sauve-qui-peut. La débandade générale. Un marathon forcé pour traverser la rivière Boungou, mais ce n’est pas tout le monde qui sait nager. L’autoproclamé général Mahamat  Saleh est un exemple palpable. Il a failli noyer, mais grâce à ses éléments, il a eu la vie sauve.

Cependant, les mercenaires de Wagner ont pris leur temps de ramasser les armes nettoyées des rebelles qu’ils ont abandonné avant de prendre la poudre d’escampette. .

Cependant, à Aïgbado, se trouvaient d’autres rebelles, parmi eux, l’autoproclamé Damboucha. Ils ont décidé d’affronter militairement les hommes de Wagner s’ils arrivent au village Aïgbado, à 5 kilomètres de la scène de débandade. Heureusement, les mercenaires ont pris le chemin de retour à Bria.

Rappelons que l’autoproclamé Mahamat Saleh est celui qui était à la tête des rebelles qui ont pris la ville de Bangassou en janvier dernier avant d’être chassé par la Minusca.

 

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CENTRAFRIQUE : LE NOUVEAU GOUVERNEMENT NE GARANTIRA NULLEMENT LA RÉSOLUTION DURABLE DE LA CRISE…HÉLAS.

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 26 juin 2021 (Corbeaunews-Centrafrique). Après les tractations palpables des coulisses, le nouveau gouvernement « made in DONDRA » a été validé par le président de la république. En effet, le décret N*21.146 du 23 juin 2021 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement est entaché de nullité selon l’alinéa 2 de l’article 49 de la constitution pour absence de contreseing du premier ministre…peut être que ceci explique cela.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Le décret susvisé met en place une équipe hétéroclite avec des compétences diverses et variées. Selon le décret, l’on compte trois (3) ministres d’état, vingt huit (28) ministres dont un (01) ministre délégué…au total treize (13) anciens et dix neuf (19) nouveaux faisant une somme de trente deux (32) membres du gouvernement contre  trente huit (38) précédemment. Au final, on se retrouve quand même avec un gouvernement pléthorique et budgétivore dans le contexte où les aides budgétaires sont suspendues.

Par ailleurs, les femmes sont sous représentées car on en compte que sept (7) soit moins 1/4 et cela en violation de la loi sur la parité qui a du mal à s’intégrer dans l’ordonnancement juridique de notre pays. L’on remarque également l’absence de l’opposition démocratique, l’absence de la vraie société civile ainsi que le mépris pour la jeunesse car on a l’impression que nos autorités ne maîtrisent pas la définition étymologique de la notion de « jeunesse ».

En outre, l’on relève que tous les ministres qui ont un lien étroit et direct avec les russes sont éjectés à l’instar des ministres de La defense, de l’intérieur etc…cela envoie peut-être un message à décrypter. La désignation du nouveau premier ministre qui semblait émettre des signaux et des ondes à tonalité positive c’est à dire l’ouverture, la réconciliation ainsi que le changement de style de gouvernance…hélas, nous avons finalement compris à travers les faits et gestes que l’ancien ministre des finances a été promu exclusivement pour rabattre les aides budgétaires ainsi que des financements.

Déçu, car l’opinion publique n’attendait pas cette équipe de la rigueur exemplaire du nouveau premier ministre, le citoyen lambda s’interroge :

Au delà de la compétence, d’intégrité et de bonne moralité, quels sont les autres critères de recrutement de ces membres du gouvernement ?

Ce gouvernement reflète t-il l’inclusivité ou l’ouverture évoquée par le premier ministre dans ses premiers discours ?

Quels sont les défis et les chantiers prioritaires de ce gouvernement ?

En d’autres termes, les priorités de ce nouveau  gouvernement sont-elles compatibles aux attentes de la population ?

Au regard des pommes pourries réunies dans le même panier, s’agit-il d’un remaniement gouvernemental ou d’un nouveau gouvernement ? Étant donné qu’il ne s’agit pas de rupture, ce gouvernement va t-il entamer des négociations en vue de la levée de la suspension de l’aide budgétaire ? Suffit-il d’être un candidat malheureux aux présidentielles et d’animer une plateforme politique en faveur du président de la république pour occuper un poste stratégique au gouvernement ? Qu’en est-il de la promotion « canapé » qui se pérennise au risque de s’institutionnaliser ? Suffit-il d’animer une association politique sur fond public pour faire la promotion du président de la république pour siéger au conseil des ministres ?

Étant donné que le gouvernement est rempli à majorité de parents, amis et soutiens aux dernières présidentielles, peut-on parler d’un remerciement ?

Pourquoi nommer des députés au gouvernement alors que des compétences sont à la traîne ? Pourquoi désigner un médecin à la communication, un douanier à la defense et tant d’autres cas alors que la banque de compétence dans ces domaines très techniques est suffisamment garnie ?

Dans la même logique d’idée, comment comprendre le choix d’un vieux ministre qui a servi sous l’ère KOLINGBA il y’a de cela quarante (40) ans ?

Comment peut-on comprendre le choix de confier les sceaux de la république à un potentiel accusé devant la Cour Pénale Spéciale (CPS) de Bangui où la Cour Pénale Internationale (CPI) ?

Fort de ce qui précède, nous restons dubitatifs et révoltés car les gouvernements successifs ne tirent jamais les leçons du passé sachant que les mêmes causes produisent les mêmes effets. En conséquence, ni ce gouvernement, ni le dialogue non inclusif en gestation n’apportera de solutions durables à la crise politique centrafricaine…retour à la case départ.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande m, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 26 juin 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

Centrafrique : entre France et Russie, les coulisses de la formation du nouveau gouvernement

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 26 juin 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le premier gouvernement de Henri-Marie Dondra a été annoncé le 23 juin. Mais entre les pressions de Paris et de Moscou, et la volonté du président Faustin Archange Touadéra de reprendre les rênes, sa formation a tourné au casse-tête.

 

 

Les discussions auront officiellement duré douze jours, entre la nomination de Henri-Marie Dondra le 11 juin au poste de Premier ministre et celle de son gouvernement, le 23. Mais, selon nos informations, les tractations en coulisses ont en réalité commencé bien avant. Depuis des semaines, voire des mois, Faustin Archange Touadéra (FAT) était en effet convaincu de la nécessité de changer en profondeur son équipe gouvernementale.

 

Le président centrafricain avait même confié à certains de ses proches son ambition de remplacer jusqu’aux trois quarts des ministres. Le Premier ministre Firmin Ngrebada lui-même n’est pas parvenu à sauver sa tête et la décision de la France de suspendre une partie de son aide militaire à Bangui a accentué la pression sur FAT : tout profil ouvertement pro-russe ou anti-français était dès lors jugé peu souhaitable, le président souhaitant ménager Paris.

 

Proches parents

Selon nos informations, le ministre Pascal Bida Koyagbele, jusqu’ici coordinateur des Grands travaux et des Investissements stratégiques, a ainsi payé son hostilité affichée aux intérêts français et ne fait donc pas partie de la nouvelle équipe. Sous le regard appuyé de la diplomatie française, FAT a en effet préféré des profils plus neutres, ou a favorisé des parents et des très proches pour les postes-clés.

 

Jean-Claude Rameaux Bireau, son neveu et ex-conseiller économique, a ainsi été promu au ministère de la Défense, en remplacement de Marie-Noëlle Koyara, également proche de Moscou. Un autre neveu, Arthur Bertrand Piri (un ancien de la Primature) a hérité de celui du Développement de l’énergie. Quant au portefeuille de l’Intérieur et de la Sécurité publique, il a été confié à un proche parent de FAT, l’ancien directeur général de la police Michel Nicaise Nassin. Tous deux sont originaires de la même ville, Damara.

 

Ce dernier est d’autant plus proche de Touadéra qu’il travaille à ses cotés à laPrésidence depuis plusieurs années. Selon nos sources, ce haut gradé de la police y dirigeait notamment le discret « Bureau information et communication » (BIC), chargé de fournir des renseignements, y compris politiques, au chef de l’État. Cette cellule travaillerait régulièrement en collaboration avec certains Russes de Bangui.

 

Félix Moloua (Économie), Bruno Yapande (Administration du territoire), Ruffin Benam Beltoungou (Mines) et Sylvie Baïpo-Teimon (Affaires étrangères) sont également des proches de FAT. Ce dernier, qui a annoncé la tenue prochaine d’un dialogue national, a par ailleurs souhaité laisser en place les représentants des groupes armés signataires de l’accord de paix de Khartoum de 2019, tandis que l’opposant Serge Ghislain Djorie a été désigné ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

 

Coup de jeune manqué

Selon nos sources, Faustin Archange Touadéra avait aussi pour ambition de rajeunir en profondeur l’équipe gouvernementale dirigée par Henri-Marie Dondra. Pour ce faire, il avait demandé à Dominique Errenon, ancien directeur de cabinet de Firmin Ngrebada, d’établir une liste de jeunes prétendants aux fonctions gouvernementales.

 

Aucun élu de cette sélection, qui rassemblait des personnalités de la majorité mais aussi de l’opposition, n’a toutefois intégré l’équipe ministérielle. Certains des candidats discrètement auditionnés ces dernières semaines devraient en revanche être nommés prochainement à la présidence ou à la primature.

 

Par Mathieu Olivier

Jeune Afrique

Exclusivité : Les confidences inédites d’un soldat de « Wagner », l’armée fantôme des guerres de Poutine

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 25 juin 2021, 10:48:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). EXCLUSIF – Le Figaro a recueilli, au fil d’une douzaine d’heures d’entretiens menés sur plusieurs mois, le témoignage de Marat Gabidoullin, 55 ans. Il raconte les combats en Syrie et exprime ses rancœurs.

Un ex-mercenaire de la société russe Wagner
Un ex-mercenaire de la société russe Wagner

 

Du Donbass à la rca, les mercenaires de Wagner permettent à la Russie d’étendre son influence.

Russie Le 14 mai dernier, un film russe est projeté devant 20 000 personnes réunies dans le stade de Bangui, en République centrafricaine. Doublé en langue nationale sango, Le Touriste a pour héros les « instructeurs » russes envoyés en RCA pour soutenir le président Faustin Archange Touadéra face à la rébellion. Et parmi ces soldats de l’ombre, un novice – le fameux touriste…

Un mauvais film à grand spectacle, tourné en décors réels, avec comme figurants ceux-là mêmes à qui il prétend rendre hommage : les mercenaires de « Wagner ». Apparu dans le sillage de l’intervention russe en 2014 dans l’est de l’Ukraine, ce groupe sans existence légale est signalé ensuite en Syrie, puis en Libye, en RCA, au Soudan, en Mozambique, au Venezuela.

Autant de « points chauds » sur lequel lorgne la diplomatie russe – avec un fort centre de gravité en Afrique. Et les projecteurs sont désormais braqués sur le Mali, après l’annonce de la fin de l’opération militaire française Barkhane et les manifestations prorusses qui ont eu lieu récemment à Bamako.

Le Mali a signé un accord de coopération militaire avec la Russie en 2019.

Des membres de « Wagner » auraient déjà effectué sur place une mission « exploratoire »… À Moscou, certains activistes tracent ouvertement la voie, tel Maxime Chougaleï, sulfureux personnage qui dirige une « fondation pour la protection des valeurs nationales ».

« La Russie a déjà sauvé la Syrie et la RCA. Et elle l’a fait plus rapidement que la France ou toute autre puissance étrangère. Moscou peut apporter un réel soutien à Bamako et étendre encore plus son influence sur le continent africain », déclarait récemment Maxime Chougaleï. Ce dernier est un proche d’Evguéni Prigogine, alias le « cuisinier de Poutine », et considéré comme le parrain du groupe « Wagner ».

L’oligarque est aussi notoirement à la tête de puissantes « usines à trolls » du cyberespace. Il est visé par des sanctions américaines pour ingérence électorale lors de la présidentielle de 2016 et recherché par le FBI pour « fraude ». Le groupe tire son nom de son chef opérationnel, Dmitri Outkine, alias « Wagner », un ancien membre des groupes d’intervention spéciaux (spetsnaz) du GRU, le renseignement militaire.

Vladimir Poutine a démenti à plusieurs reprises tout lien de l’État et de l’armée avec les mercenaires.

« S’il y a des citoyens russes (en Libye), ils ne représentent pas les intérêts de l’État russe et ne reçoivent pas d’argent de l’État russe », a notamment déclaré Poutine, interrogé en janvier 2020 sur la présence de mercenaires de « Wagner », selon un rapport de l’ONU- auprès des forces antigouvernementales du maréchal Khalifa Haftar. Pourtant, selon le centre Carnegie de Moscou, « Wagner » est le « secret le moins bien gardé de Russie ».

 

un ex-mercenaire de Wagner interviewé par le Figaro le 22 juin 2021

 

Selon ce centre d’analyse, interrogé par l’AFP, le groupe a deux rôles : « fournir au Kremlin une possibilité de déni lors du déploiement de combattants dans des zones de guerre et servir d’outil tout prêt pour renforcer son influence auprès d’États réceptifs ». En quelque sorte, les « poissons-pilotes » du Kremlin, des leviers d’influence qui permettent de mener des opérations militaires en restant le plus flou possible sur les chaînes de commandement sans endosser les risques politiques.

Un principe stratégique forgé dans les années 1950 par la CIA sous l’appellation de « déni plausible ». Des échecs en Afrique Le groupe disposerait de plusieurs milliers d’hommes, en particulier des anciens de l’armée ou des services de sécurité. La plupart sont passés par le centre d’entraînement de « Wagner », à Molkino, dans la région de Krasnodar, tout près d’une base militaire russe. Selon diverses sources, quelque 500 mercenaires auraient été tués au combat, dont 300 en Syrie. Et le groupe a aussi essuyé des échecs, notamment au Soudan et au Mozambique – où plusieurs de ses membres ont été tués et d’où il a dû se retirer.

En dépit de son « utilité » politique et de ses appuis au sommet de l’État, l’avenir du groupe n’a rien d’assuré. En RCA, « Wagner a bénéficié d’une dynamique de victoire en ville mais les campagnes restent aux mains des groupes rebelles et on peut s’attendre à des reculs », estimait récemment Thierry Vircoulon, chercheur associé au centre Afrique subsaharienne de l’Ifri. En Libye, les mercenaires ont subi les contrecoups des échecs militaires du maréchal Haftar. « Wagner » est aussi accusé, notamment par des rapports de l’ONU, de violations des droits de l’homme, et pourrait se retrouver dans le collimateur de la justice ¬internationale.

Enfin, son efficacité opérationnelle se serait émoussée, comme l’explique l’ex-soldat de fortune interrogé par Le Figaro (lire notre article ci-dessous). « Wagner » aurait désormais du mal à recruter. Tel serait d’ailleurs la principale visée du film Le Touriste, écrivait récemment Marc Galeotti, l’un des meilleurs spécialistes de la Russie, dans le Moscow Times.

 

Les combats et rancœurs d’un soldat de fortune de « Wagner »

« Ne m’appelez pas mercenaire. Les mercenaires sont punis par la loi en Russie. Écrivez que je suis un ancien employé de la société militaire privée Wagner. » Marat Gabidoullin, 55 ans, a été militaire dans les troupes aéroportées russes, il a frayé avec la mafia et les « businessmen » durant les chaotiques années 1990 et a travaillé dans la sécurité. Il a fait de la prison pour meurtre, connu le chômage, croisé sur sa route le démon de l’alcool.

Et puis en 2015, grâce à un contact, il a rejoint la « Compagnie » – c’est le terme qu’il emploie le plus souvent pour désigner le groupe paramilitaire que l’on retrouve depuis 2014 sur tous les fronts où la Russie veut peser. Pour lui, la perspective d’une renaissance après des années de galère. La promesse d’un bon pécule mais aussi d’une vie plus exaltante, telle qu’il l’espérait depuis longtemps.

En 2015, il part combattre les djihadistes et l’État islamique en Syrie. Il y fera quatre séjours, jusqu’en 2019, soit deux ans et demi au total. Sans drapeau, hors de la légalité, mais au nom des intérêts de la Russie et de son allié, le régime syrien. Il a été blessé deux fois dont une gravement en 2016, ce qui ne l’a pas empêché de retourner se battre. Il a vu tomber des dizaines de ses camarades.

L’an dernier, il a quitté « Wagner », nourrissant une sourde colère contre ceux qui, selon lui, ont volé la victoire de ses compagnons de l’ombre. « En Syrie, c’est nous qui avons fait le boulot », proclame ce témoin clandestin d’une longue guerre. Il se présente volontiers comme un « patriote ». S’il brise la loi du silence, sans même exiger la protection de l’anonymat, c’est pour « parler à voix haute de ces combattants dont la vérité est cachée ».

Certains sont des « héros » n’hésite-t-il pas à affirmer. Attablé dans un café, à Moscou, il arbore au revers de sa veste la croix de l’infanterie de la « Compagnie ». « Pourquoi serais-je gêné de porter cet insigne ? », demande-t-il. « Je ne regrette pas d’y être allé, j’en suis fier. J’ai rencontré des gens bien… » Il n’éludera pas la question brûlante des exactions reprochées à « Wagner » et la sale réputation attachée au groupe en Occident. Yeux sombres, mâchoire volontaire, larges épaules et silhouette athlétique,

Marat Gabidoullin a raconté son histoire au Figaro. Un témoignage inédit, recueillis au fil d’une douzaine d’heures d’entretiens menés sur plusieurs mois. Réfléchi, pesant chaque mot, demandant à relire ses propos, l’homme déroule d’une voix calme ses « années d’errance » et son parcours tortueux de soldat de fortune. Un destin peu commun mais qui en dit long tout de même sur une génération assommée par l’effondrement de l’URSS et la décennie calamiteuse qui a suivi. Marat va bientôt publier un livre dont il nous a donné la primeur.

Son titre : Deux fois dans la même rivière – sa façon de contredire le proverbe d’Héraclite selon lequel un homme ne peut jamais se baigner dans le même cours d’eau. Moi si, explique-t-il : « Ce que je n’ai pas pu obtenir dans l’armée, je l’ai trouvé plus tard au sein de la “Compagnie”. »

Dans cet ouvrage, écrit à la troisième personne, il est « Ded Martin ». « Ded » – ce qui veut dire « grand-père », en russe, son surnom chez « Wagner » – qui devient… « Beethoven » sous sa plume. Il écrit avoir « tout connu : la prison, la pauvreté, l’amour, les aventures. Ne manquaient que l’équilibre intérieur, la conscience de la nécessité de la cause dans laquelle il s’était engagé… »

Premier séjour en Syrie Septembre 2015

Premier séjour de deux mois en Syrie, à Lattaquié, pas loin de la base aérienne de Hmeimim où campent les Russes. À l’époque, Moscou vient de s’engager militairement pour soutenir le régime de Bachar el-Assad. « On nous a juste expliqué qu’il s’agissait de repousser une agression de l’impérialisme mondial contre le bon président Bachar », explique Marat. Sur place, les militaires russes, y compris des assez hauts gradés sont surpris de croiser des mercenaires.

« Je ne sais pas qui a pris la décision de nous envoyer », affirme-t-il. « Il y a sans doute eu un accord entre les chefs des armées russe et syrienne », ajoute-t-il. Leur rôle est d’aider l’armée syrienne en soutenant ses opérations et ceci dans divers domaines. Sa spécialité à lui, c’est le renseignement. Marat affirme ne pas avoir participé aux combats lors de cette première mission.

En revanche, il ra conte comment, dans les montagnes au nord de Lattaquié, cinq de ses camarades ont tenu, une hauteur, de nuit, face à Daech. « Les soldats syriens ont eu peur et sont partis. Mais nos cinq gars ont tenu bon et ont pu conserver la position », dit-il. « Le lendemain matin, poursuit-il, les militaires syriens sont revenus et ont commencé à détrousser les cadavres des ennemis en récupérant leurs chaussures et leurs sacs à dos… ».

Fin octobre 2015, il quitte la Syrie au terme de sa première mission. Mais tous ne sont pas rentrés. « On a perdu quelques gars », lâche-t-il. Il se souvient : « Une fois, je me tenais à côté d’une tente lorsqu’un obus est tombé. Je n’ai pas été blessé mais tous ceux qui étaient dans la tente sont morts. » Marat a alors 49 ans et sa vie prend un nouveau tournant.

Ce n’est pas trop tôt.

Enfant, il rêvait de porter l’uniforme et de servir la patrie, comme pilote ou comme militaire des forces spéciales. Après ses études secondaires, en Ouzbékistan, il intègre une école militaire à Riazan. Il passera dix ans dans l’armée qu’il quitte en 1993 avec le grade de « lieutenant principal ».

À l’époque, les forces russes sont en pleine déglingue, comme le reste du pays. Transféré en Sibérie avec son régiment, il passe tout son temps à remettre en état la caserne. La solde est payée avec deux ou trois mois de retard. Les soldats survivent grâce aux rations de combat. C’en est trop pour lui, il donne sa démission, – en pensant « lancer un business » -, puis se ravise. Trop tard, il est rayé des cadres. « Dans les années 1990, il n’était pas facile pour un officier de trouver un emploi dans la vie civile », se souvient-il. En Sibérie, comme ailleurs en Russie, la violence et les règlements de compte, sont monnaie courante dans le « monde des affaires ».

« En 1994, après une série de mésaventures, j’ai tiré pour me défendre sur un mafieux qui contrôlait la ville. J’ai été condamné à trois ans de prison et j’ai été libéré en 1997 », confie Marat sans s’attarder. « L’envie de gagner rapidement de l’argent pour vivre confortablement l’a conduit dans une guerre criminelle, à un meurtre, puis à la prison, après quoi la porte de l’armée s’est définitivement fermée pour lui », écrit-il seulement dans son livre. Il y a ensuite de rudes années. Il trouve à s’employer comme garde du corps ou dans le domaine de la sécurité. « Cela ne me plaisait pas, se souvient Marat. Je ne restais pas longtemps.

La dernière fois, j’ai été licencié en 2012. » Sans travail, incapable de subvenir aux besoins de sa famille – sa femme et sa fille -, Marat Gabidoullin tire le diable par la queue. Début 2015, une connaissance lui parle de « Wagner ». Il passe avec succès un entretien. Il raconte : « À l’époque, la sélection était rigoureuse. On m’a expliqué que la mission était de défendre et de promouvoir les intérêts du pays et qu’il fallait être prêt à participer à une guerre. Il y avait une dimension patriotique. Pour moi c’était important, ma motivation était de gagner de l’argent mais pas seulement. Cela m’a plu quand on m’a dit ouvertement : réfléchis bien car tu peux être tué ou handicapé. Décide si tu es prêt ou pas… ».

D’emblée, il est évident pour lui qu’il entre dans une force militaire reliée au pouvoir. « Si on te donne une arme de guerre, c’est for cément que l’État est derrière… », dit-il. Une véritable petite armée Il passe ensuite trois mois à se pré parer. « Tout de suite, je me suis sen ti bien. J’ai regagné mes compétences perdues et j’en ai appris de nouvelles. Pour l’entraînement, nous avions le même armement que l’armée officielle, y compris des mor tiers, de l’artillerie et des chars », relate-t-il. Alors presque quinquagénaire, ce sportif accompli tient même la dragée haute aux jeunes recrues. « La Compagnie était une véritable petite armée, raconte-t-il. Seuls les pilotes et les sous-mariniers n’étaient pas employés. Le reste des spécialités étaient représentées. ».

« Désormais, Martin était entouré de toute sorte de gens : des mercenaires endurcis qui ne savaient pas comment gagner leur vie, ceux qui étaient passés par les points chauds comme le Donbass et pour qui la route vers l’armée était fermée pour différentes raisons ».

Décembre 2015–mars 2016.

Deuxième séjour en Syrie, où Marat arrive à bord d’un avion de transport Iliouchine-76. Les territoires contrôlés par Daech sont alors à leur extension maximale. « Les différents groupes de boïvikis (les combattants anti-Assad, NDLR) tenaient le désert, les champs pétroliers et des régions proches de Damas », note-t-il. Les mercenaires sont engagés au nord de Lattaquié contre le groupe djihadiste Jabhat al-Nosra et contre Daech.

À cette époque, raconte-t-il, le groupe dispose d’un armement moderne en dotation dans l’armée russe : fusils d’assaut AK-74 et mitrailleuses PKP Pecheneg (utilisées depuis la deuxième guerre de Tchétchénie). Les munitions sont alors fournies en quantité suffisante, ce qui ne sera pas toujours le cas par la suite. Marat commande une compagnie de renseignement, le poste qu’il rêvait d’occuper lorsqu’il était dans l’armée russe. Dès le début 2016, alors que se profile la bataille de Palmyre, les hommes de « Wagner » et les Syriens agissent séparément.

Le fameux site antique a été conquis une première fois par Daech en mai 2015, puis sera repris en mars 2016 par l’armée syrienne, avant de retomber aux mains de djihadistes en décembre 2016. « Les militaires étaient derrière, nous avancions devant pour conquérir le terrain. L’armée arrivait ensuite, pour la photo », explique-t-il. Même si notre témoin se refuse à entrer dans les détails, il apparaît que le groupe « Wagner » dispose de ses règles particulières, de sa chaîne hiérarchique spécifique et décerne ses propres récompenses, primes et décorations – comme cette médaille « pour la défaite de Daech » que Marat montre avec fierté. Les membres du groupe ne répondent pas aux ordres des échelons de commandement de l’armée russe, l’articulation des missions se faisant manifestement au niveau supérieur des états-majors. « “Wagner” n’agit pas de façon individuelle », insiste-t-il.

Les carences de l’armée syrienne reviennent fréquemment dans son récit. « Elle n’est pas capable de combattre, son niveau de préparation est très bas et elle n’est pas du tout motivée. Même avec l’appui des forces spéciales, de l’aviation et de l’artillerie russe, l’armée syrienne n’a pas été en mesure d’atteindre ses objectifs militaires. » « C’est nous qui faisions le travail à sa place », répète-t-il. À l’entendre, l’infanterie russe n’est que rarement engagée sur le terrain et s’aventure peu hors de ses bases. Même des unités d’élite comme le GRU, le service de renseignement de l’armée, sont cantonnées à la surveillance des emprises stratégiques. Les forces spéciales, explique-t-il, sont utilisées à contre-emploi, comme troupes d’assaut en première ligne, alors qu’elles devraient faire de la diversion, du renseignement et du ¬sabotage.

En face, Daech lui apparaît « fort et dangereux, bien organisé, mobile, très motivé grâce à sa préparation idéologique ». Un ennemi « discipliné et bien armé, impitoyable et sadique, prêt au sacrifice de soi », dit Marat. Les Mercenaires russes touchent 8 500 roubles (100 euros, selon le cours actuel) lorsqu’il y a des combats, 6 000 roubles (70 euros) lorsqu’il n’y en a pas et 10 000 roubles (120 euros) pour les officiers.

Il y a aussi des primes, notamment en cas de blessures. Les familles des morts au combat reçoivent chacune 5 millions de roubles (59 000 euros). Lui pouvait gagner 240 000 roubles par mois – moins de 3 000 euros.

« Qui accepterait le risque de mourir pour 3 000 euros ? », interroge-t-il. « Un Américain reçoit 800 dollars par jour rien que pour faire le garde du corps », relève-t-il. Mais il ne se plaint pas trop.

Au standard russe ce salaire reste correct. Son pécule lui a permis d’acheter un appartement près de Moscou. « Début mars 2016, troisième mois de la mission… les combats aux abords de Palmyre sont féroces », relève notre témoin. « Les combattants djihadistes s’accrochent à chaque hauteur, refusant de céder du terrain face à l’assaut des légionnaires (russes)…» Le 15 mars 2016, alors que Palmyre est en vue, Marat est sérieusement blessé.

Des éclats de grenades dans tout le corps.

Rapatrié, il passe trois mois dans un hôpital, quelque part en Russie – il refuse de dire exactement où. Car s’il parle volontiers, Marat a aussi ses lignes rouges. Prudence, discipline de vieux soldat ou simple loyauté, il écarte certains sujets sensibles. II refuse ainsi d’évoquer Dmitri Outkine, alias « Wagner », ex-commandant d’un bataillon du GRU et fondateur du groupe. Pas plus qu’il ne veut parler d’Evguéni Prigogine, le parrain présumé de la « Compagnie ». Deux personnages que notre té moin connaîtrait pourtant bien, selon le site russophone ¬Meduza.

En revanche, la question des exactions reprochées à « Wagner » le préoccupe et il y répond assez longuement. Marat affirme n’avoir jamais été témoin personnellement de violation des droits de l’homme perpétrés par des membres de la « Compagnie ». Par contre, il répète avoir vu l’armée syrienne se livrer au brigandage et au pillage. Bien sûr, il connaît la terrible vidéo sur laquelle on voit quatre « Wagner » présumés frapper un Syrien avec un marteau avant de le démembrer. Il dément connaître ces individus. Et il enchaîne avec un plaidoyer pro domo.

Crimes de guerre

« À cause de toute cette sauvagerie, “Wagner” a une mauvaise image en Occident. Il faut une enquête et que les coupables soient sévèrement condamnés pour nous laver de cette tâche », souligne-t-il. « Personne ne conteste la nécessité de lutter contre Daech et nous l’avons fait mieux que personne. Certains d’entre nous ont péri pour cela. Il est injuste de croire que tous nos gars sont des criminels.

Mes camarades de combat méritent une attitude plus respectueuse », déclare-t-il. En mars dernier, trois ONG ont annoncé avoir déposé une plainte en Russie pour un possible « crime de guerre » à la suite du meurtre de la vidéo. Mais il y a peu de chances que cette démarche aboutisse à un procès. Entre février et mai 2017, Marat est à nouveau de retour en Syrie. Il y passera aussi la plus grande partie de l’année 2018. « En utilisant les hommes de “Wagner”, les chefs de l’armée russe peuvent minimiser les pertes officielles et s’approprier nos résultats militaires, sans s’embêter à planifier les opérations, ce qui est toujours difficile, ni exiger un bon niveau de préparation des troupes. C’est nous qui faisons le boulot », explique-t-il. « Tout le monde se contente de beaux rapports et de belles images. Et en plus, ils obtiennent grâce à cela des décorations et des promotions »…

Cette même année 2018, Marat est nommé « conseiller » d’une unité appelée les « chasseurs de Daech ». Un groupe de combattants syriens recrutés essentiellement dans la population chrétienne et entraîné par « Wagner » depuis 2015. Leur chef est un Syrien mais en réalité c’est le Russe qui est aux commandes. « Avant moi, ils étaient surtout là pour la propagande », raconte Marat. « Ils se contentaient de faire semblant d’être impliqués dans de vrais combats. En réalité, ils ne faisaient que se filmer et prendre des photos au bon endroit puis de les poster sur les réseaux sociaux. Il s’agissait de montrer que c’étaient bien des unités syriennes, et non les Russes, qui combattaient Daech »…

En février 2018, Marat et les hommes de « Wagner » participent à la tentative de reconquête par les forces du régime des champs pétroliers de la région de Deir ez-Zor. Une zone tenue à l’époque par les Forces démocratiques syriennes (FDS), en majorité kurdes, soutenues par les États-Unis. La « Compagnie » a son propre agenda, révélé par plusieurs médias : sécuriser les sites pétroliers, contre une rétribution de 25 % des revenus de l’or noir, ceci en vertu d’un accord signé en décembre 2016 à Moscou, selon le site d’information Fontanka, par Evro Polis, une société contrôlée par Prigogine, et le ministre syrien du Pétrole et des Ressources minérales. Impardonnable mensonge Survient alors l’événement le plus marquant pour lui. Marat n’oubliera cette nuit du 7 au 8 février 2018. Les Russes sont en première ligne pour tenter de reprendre la raffinerie d’al-Tabyah (Conoco) contrôlée par les Kurdes, au sud de Deir ezZor, sur l’Euphrate. « Et puis tout à coup, l’enfer a commencé », se remémore Marat, en baissant sa voix grave. Bombardements aériens, drones, tirs d’artillerie.

Le pilonnage américain dure toute la nuit. Certains médias avanceront un bilan de plusieurs centaines de mercenaires russes tués. Marat parle, lui, de « plusieurs dizaines ». Par chance, il n’a été que légèrement blessé. Officiellement, Moscou concède cinq tués tout en affirmant haut et fort qu’ils n’ont aucun à voir avec les autorités russes. Avant de lancer les bombardements, l’état-major américain aurait contacté les Russes pour savoir si aucun de leurs ressortissants ne se trouvait dans la zone.

Le général russe aurait répondu par la négative, pour ne pas avoir à reconnaître la présence de mercenaires. « Un mensonge impardonnable », juge Marat. « Les Américains savaient sur qui ils tiraient. Ils ne pouvaient pas nous confondre avec les militaires syriens », ajoute-t-il. En 2019, Marat quitte « Wagner », désabusé.

Depuis pas mal de temps, l’armement qu’ils reçoivent est moins moderne et les munitions leur sont comptées. Pour quelle raison ? « Peut-être bien que la “Compagnie” et ses succès au combat ont suscité des jalousies dans l’armée », hasarde-t-il. Nombre de ses camarades sont partis pour l’Afrique où les conditions sont moins risquées. Le niveau du recrutement a baissé, le professionnalisme s’est dégradé. « Un problème général en Russie », dit-il. Au sein de la « Compagnie », l’ambiance s’est détériorée, la « fraternité d’armes » n’existe plus, déplore-t-il.

Désormais, il est en quête de reconnaissance. Avec son livre, il veut « rendre hommage à ses camarades tombés au combat » et aussi « dire ce qui se passe vraiment en Syrie ». « Si l’on parle à voix haute de ces hommes dont la vérité est tue, les hypocrites et les moralistes ne pourront plus échapper à leurs responsabilités » : en disant cela, il pointe du doigt les politiques et les généraux russes. Tous ceux, clame-t-il, qui se drapent dans le « patriotisme » alors qu’ils ne font que récupérer à leur profit le « travail » effectué par le groupe « Wagner » en Syrie.

 

Par Alain Barluet, correspondant à Moscou

Le Figaro

RCA : les policiers et gendarmes regrettent le choix du commissaire de police Michel Nicaise NASSIN comme ministre de la Sécurité publique

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 25 juin 2021, 03:11:40 (. Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien Directeur général de la police, et frère du chef de l’État Faustin Archange Touadera, le commissaire de police Michel Nicaise NASSIN, nommé ministre de la Sécurité Publique en remplacement du général Henri Wanzet Linguissara, est d’ores et décontesté. Il fait quasiment l’unanimité contre lui en raison de son incompétence et de son orgueil mal placé, selon ses détracteurs.

 

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Une patrouille de la CNS à Bangui le 6 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Selon des informations du CNC, Monsieur Michel Nicaise NASSIN, frère du Président Touadera, avait été nommé Directeur général de la police nationale en remplacement du commandant Henri Wanzet Linguissara à l’époque du Président Bozizé grâce à son frère Touadera qui était à l’époque Premier ministre. Mais en raison de son incompétence, de son orgueil mal placé ou d’abus de confiance,  il avait été contesté vigoureusement par les policiers et les gendarmes. Ils demandent son départ immédiat, et le chef de l’État d’alors François Bozizé était contraint de le limoger, puis renommer  le commandant Henri Wanzet Linguissara pour la seconde fois à la tête de la police nationale jusqu’à sa chute en 2013.

Nommé depuis l’accession de Touadera à la présidence en 2016 comme Directeur général du service de renseignements à la Présidence de la République, Monsieur  Michel Nicaise NASSIN vient d’être parachuté ministre de la Sécurité Publique dans le gouvernement Dondra. Mais aujourd’hui son passé tumultueux le rattrape toujours. Les policiers comme les gendarmes regrettent le général Henri Wanzet Linguissara, et exigent que son remplaçant soit limogé à la tête du département de la Sécurité publique.

Notons que le gouvernement Dondra 1 a été dévoilé mercredi 23 juin 2021 dans l’après-midi, il compte 32 membres, dont sept femmes, et un ministre délégué. Mais parmi eux, plusieurs n’ont pas franchi le secondaire.

 

 

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RCA : les FACA, dépassés par les 3R, ont abandonné toutes leurs positions à Man, Ndim, Wouro, soûlé … pour se regrouper à bang

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 25 juin 2021, 03:31:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis une semaine, les soldats de l’armée nationale, positionnés à Man, Ndim, Wouro, Soûlé, Bowaï et  koui, ont  été la cible régulière d’attaque des rebelles de 3R.  Ils ont dû abandonner la quasi-totalité de leur position pour se regrouper à Mbang, situé à 7 kilomètres de la frontière du Tchad et du Cameroun.

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Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

Même si les Mercenaires russes de la société Wagner ont tenté militairement ce jeudi 24 juin de reprendre la ville de Koui par une offensive contre les rebelles de 3R, membres de la CPC, les soldats FACA, eux, sont déjà en position avancée d’exil au Tchad, ou au Cameroun.

Ce jeudi 24 juin, ils ont abandonné leurs positions dans les localités de Koui, de Man, de Ndim, de Wouro, de Soûlé et de  Bowaï pour se regrouper tous avec armes et bagages à Mbang. Selon des sources sécuritaires à Bangui, ils sont tous au nombre d’au moins 250 hommes, hors mis ceux qui ont traversé la frontière du Cameroun il y a 48 heures.

Selon les mêmes sources, les combattants de 3R, galvanisés par ces différentes désertions, leur auraient lancé à nouveau un ultimatum  de 24 heures pour quitter Mbang,  sans quoi, ils pourraient les attaquer à tout moment .

Rappelons qu’après le retour à Bangui des mercenaires russes de la société Wagner, les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) sont devenus les cibles préférées des rebelles de 3R, membres de la CPC. Plusieurs d’entre eux ont été capturés, d’autres ont pris la route d’exil au Cameroun.

 

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RCA : quatre morts dans un incendie d’une maison au quartier Lakouanga, la Présidente de l’association des femmes juristes carbonisés

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 25 juin 2021, 03:01:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quatre personnes sont mortes asphyxiées par les fumées d’un dramatique incendie au quartier Lakouanga, dans le deuxième arrondissement de Bangui. Il s’agit du domicile de la présidente de l’association des femmes juristes de centrafrique Madame Nadia Carine Formel Poutou dont elle fait partie des victimes, a constaté cette nuit un journaliste du CNC.

Une ambulance à la sortie de l’hôpital communautaire à Bangui.

 

L’incendie se serait déclaré peu avant une heure du matin vers 24h 45 dans la propriété de la Présidente de l’association des femmes juristes située derrière l’école privée Saint – Charles au quartier Lakouanga.

Selon les témoins, peu après le rétablissement de l’électricité dans le quartier, ils constatent l’envahissement des fumées dans la concession de cette famille. Aussitôt, ils alertent le commissariat du deuxième arrondissement, qui a son tour, alerté sapeurs-pompiers qui sont arrivés en urgence sur le lieu. En dépit de la réactivité des pompiers pour tenter de sauver cette famille, l’incendie a malheureusement envahi complètement la maison.

Le constat est dramatique, très dramatique pour cette famille : les pompiers ont retrouvé les corps carbonisés de la Présidente Nadia Carine Formel Poutou et  de ses trois enfants, dont 2 filles et 1 garçon, asphyxiés  dans cet incendie.

Les quatre corps ont été transférés à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

Une enquête est ouverte pour faire la lumière sur les circonstances du drame.

Selon un officier de la police, après le rétablissement des deux lignes l’ENERCA  ce dernier temps, ils constatent malheureusement l’incendie de plusieurs maisons par les courts circuits.  Et l’ÉNERCA va devoir donner des explications à la justice car d’après une source autorisée à l’ENERCA, une ligne a dû être arrêtée en raison de l’augmentation brusque de sa puissance sur leurs machines.

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RCA : viol sur mineure, un directeur de l’école placé en détention provisoire

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 25 juin 2021, 03:17:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le directeur adjoint de l’école des Castors filles était mis en détention provisoire pour avoir « violé » une élève scolarisée dans son établissement. Le suspect attire la fillette de 12 ans dans son bureau pendant la récréation pour l’agresser sexuellement à l’insu de ses camarades et des enseignants.

 

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Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi

 

La police judiciaire (UMIR) de Bangui a placé en détention provisoire le directeur adjoint de l’école Castors fille pour viol sur mineure.

Le suspect, interpellé par les forces de l’ordre ce jeudi matin dans son bureau, avait été séquestré par une foule des élèves et parents d’élèves de son établissement. Il est accusé par ces derniers d’avoir attiré et violer une élève de son établissement âgée de 12 ans.

L’affaire a suscité une vive colère et l’indignation des collègues de classe de la victime ainsi que des tous les parents d’élèves de l’établissement.

Selon les parents de la jeune fille, c’est à cause d’un malaise qu’ils ont constaté les faits. Interrogeant la fillette, elle n’avait plus le choix que de dévoiler le secret à ses parents.

Les détails de l’agression données par la fillette qui a raconté comment le directeur  adjoint de son école l’attirait dans son bureau pour abuser d’elle sexuellement sont très choquants. Le suspect a été placé en garde à vue et n’a pas tardé à avouer qu’il avait effectivement abusé sexuellement de la petite fille née en 2009. Des aveux qui  pourraient certainement conduire le suspect dans un bref délai à la maison carcérale de Ngaragba afin d’attendre les prochaines assises de la cour criminelle.

Affaire à écouter devant un jour en direct durantles audiences de la Cour.

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RCA : vive tension à Bria et à Ndélé, les hommes de Wagner se renforcent dans la ville

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 25 juin 2021, 03:09:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis 48 heures, la ville de Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto,  puis de Ndélé, chef-lieu de Bamingui-Bangoran, sont en alerte générale. Les Mercenaires russes et syriens ne cessent d’augmenter leur effectif en hommes et matériels, suscitant de l‘inquiétude au sein de la population.

 

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Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

Des navettes sans cesse des cargos russes, les villes encerclées, des contrôles renforcés, la ville de Bria, mais aussi celle de Ndélé ressemblent à un territoire en état de guerre imminente.

Personne n’est en mesure  actuellement de savoir exactement ce qui se passe, mais des rumeurs au sein de l’armée nationale font état d’une attaque imminente des rebelles de CPC contre les positions des forces armées centrafricaines (FACA), mais également celles des mercenaires de Wagner dans la ville de Bria, mais aussi de Ndélé.

À Bria par exemple, depuis mercredi, la sécurité sur les routes qui mènent à la ville est renforcée. Les Russes et les Syriens se sont renforcés sur l’axe Ippy – Bria, mais aussi sur l’axe Ndélé – Bria, puis La Kotto – Bria. Les populations ont peur, peur d’être prises pour cibles :

« Actuellement, nous vivons dans la psychose.  Les cultivateurs qui ont l’habitude de sortir tôt le matin pour aller aux champ champs ne le font plus. Même les commerçants aussi. Ils ont peur d’être pris pour un assaillant et abattre », a témoigné un homme d’affaires de Bria.

Rappelons que le service des renseignements de l’armée avait saisi la ministre de la Défense pour l’informer que plusieurs villes de provinces, mais aussi de Bangui sont dans le viseur de plusieurs assaillants proches de l’ancien Président François Bozizé, devenu chef rebelle de CPC.

 

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RCA : un homme interpellé à Bangui pour avoir mis le feu au drapeau de la Fédération de Russie

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 25 juin 2021, 03:49:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le suspect est placé en garde à vue à la compagnie nationale de sécurité (CNS) à Bangui. Il pourrait être déféré devant le procureur de la République la semaine prochaine.

 

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Dans la cour du stade 20 000 places lors de la présentation au public du film russe tourisme le vendredi 14 mai 2021.

 

Selon les témoins qui ont assisté à la scène,  ce mercredi 23 juin vers 11 heures, un agent de sécurité privée « Powers », âgé d’une trentaine d’années, et domicilié dans le sixième arrondissement de Bangui, s’est rendu dans le stade 20 000 places à Bangui pour arracher et incendié le drapeau de la fédération de la Russie, placé pourtant en haut à côté de ceux de la France et de la République centrafricaine. Apperçu par les passants, les forces de défense qui sont en faction dans le stade ont été alertés, et le suspect interpellé, puis  conduit à la compagnie nationale de sécurité (CNS) accompagné d’une foule immense.

D’après les responsables du stade, ils ne savent même pas l’intention réelle du suspect. Ils ne savent pas pourquoi il agisse ainsi.

Rappelons que le partenariat forcé de la République centrafricaine avec la Fédération de Russie n’a pas du tout accepté  par de nombreux citoyens centrafricains. De plus, les crimes commis par les mercenaires ruses de la société Wagner  sur les populations civiles ne font qu’aggraver cette colère.

Selon les informations du CNC, le suspect sera probablement déféré au parquet de Bangui d’ici lundi prochain.

 

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Centrafrique : la liste complète du gouvernement Dondra 1

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Le nouveau gouvernement du Premier ministre Henri Marie Dondra a été dévoilé mercredi après-midi par le porte-parole de la présidence de la République. Il est composé de 32 membres , dont un ministre délégué. Voici la liste complète ci-dessous :  

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Ministre d’État:

Ministre d’Etat chargé de l’Economie, du Plan et de Coopération internationale : Monsieur Félix MOLOUA

– Ministre d’Etat chargé de la justice, de la Promotion des droits humains et de la Bonne Gouvernance, Garde des Sceaux : Monsieur Arnaud DJOUBANE-ABAZENE

– Ministre d’Etat chargé du désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration, du Rapatriement et du Suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation : Jean WILLVBIRO-SAKO

 

Ministres :

– Ministre chargé des Transports et de l’Aviation Civile: Monsieur Gontran NDJONO-AHABA

– Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’armée: Monsieur Claude Rameaux BIREAU

– Ministre des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger :  Madame Sylvie BAPO-TEMO

– Ministre de l’intérieur et de la Sécurité Publique :  Contrôleur Général de Police Michel Nicaise NASSIN

– Ministre chargé des Finances et du Budget: Monsieur Hervé NDOBA

– Ministre chargé de l’économie Numérique, des Postes et Télécommunications : Monsieur Justin GOURNA-ZACKO

-Ministre chargé de l’Education Nationale: Monsieur MOUKADAS-NOURE

– Ministre chargé de l’actions Humanitaire, de la Solidarité : Madame Virginie Mbaïkoua

– Ministre chargé de l’environnement et du Développement Durable : Monsieur Thierry KAMACH

– Ministre chargé de la Santé et de la Population : Docteur Pierre Somsé

– Ministre chargé  de la Communication et des Média, Porte-Parole du Gouvernement: Monsieur Serge Ghislain DJORIE

– Ministre chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation Civique : Monsieur Aristide Briand REBOAS

– Ministre chargé de la Fonction Publique et de la reforme administrative: Monsieur Marcel DJIMASSE

– Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions de la République: Monsieur Maxime BALALOU

– Ministre chargé de l’équipement et des Travaux Publics: Monsieur GUISMALA-AMZA

– Ministre chargé du Commerce et de l’Industrie: Madame MBOUA née Léa KOVASSOUM-DOUMTA  

– Ministre chargé du Développement de l’Énergie durable et des Ressources Hydrauliques : Monsieur Arthur Bertrand PIRI

– Ministre chargé des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche : Monsieur AMIT IDRISS

– Ministre chargé de l’Elevage et de la Santé Animale : Monsieur Hassan BOUBA

-Ministre chargé de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation : et du Développement Local : Monsieur Bruno YAPANDE

– Ministre chargé de l’Enseignement supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’innovation Technologique :  Monsieur Jean Laurent MAGALE

-Ministre chargé de la Promotion du Genre, de la Protection de la femme, de la Famille et de l’Enfant: Madame Margueritte RAMADAN

– Ministre chargé des Mines et de la Géologie: Monsieur Rufin BENAM-BELTOUNGOU

– Ministre chargé de l’Agriculture et du Développement Rural: Monsieur Erie REKOSSE-KAMOT

– Ministre chargé des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé: Monsieur Mohamed LAWAN

– Ministre chargé des Arts, de la Culture et du Tourisme: Madame Vimcemte Marie Lionele Jemnifer ARAIVA-VANZERE

-Ministre chargé de l’urbanisme, de la Réforme foncière, de la Ville et de l’habitat :   Madame Nicele NKOUE

– Ministre chargé du Travail, de l’Emplo, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle: Madame Michelle MWANGA

 

Ministre délégué

– Ministre délégué  auprès du Ministre d’Etat du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration, du Rapatriement, Chargé du Suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation natioationale : Monsieur GIlbert TOUMOU DEYA

 

RCA : l’ancien parti au pouvoir, le RDC, exclu de la coalition de l’opposition démocratique pour haute trahison

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 juin 2021, 03:03:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La conférence des Présidents de La coalition de l’opposition démocratique (COD2020),  réunie en session extraordinaire le 23 juin 2021, a décidé à l’unanimité  d’exclure en son sein le parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) pour indiscipline et trahison. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse publié ce mercredi par la COD2020..

 

Le parti RDC, membre de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), à travers son défunt Président Désiré Bilal Nzanga Kolingba, tentait à multiple reprises d’intégrer la coalition des partis au pouvoir. Six mois après  le décès de son Président, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, le parti vient officiellement de rallier le camp présidentiel. Il intègre le nouveau gouvernement, et tourne le dos à ses anciens compagnons de lutte qui ne sont pas du tout restés les bras croisés. Ils viennent de décider à l’unanimité de son exclusion de la COD2020.

Ainsi, ce mercredi 23 juin, à travers une conférence extraordinaire, les Présidents des partis formant la coalition de l’opposition démocratique ont décidé, pour des divers motifs, l’exclusion du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC). D’après eux, leur décision est motivée par des raisons suivantes:

  • Absence chronique ;
  • Indiscipline ;
  • Adhésion à une plateforme autre que la COD-2020 en occurrence à la Majorité Présidentielle ;
  • Démarche solitaire pour entrer au Gouvernement ;
  • Non-respect des dispositions de la Charte de la COD-2020 ;

Maintenant, le RDC, exclu de la coalition de l’opposition démocratique, peut intégrer  officiellement le camp de la majorité présidentielle à l’assemblée nationale, et bénéficier officiellement des miettes qu’il cherche depuis plus de dix ans.

 

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RCA : la présidence dévoile un nouveau gouvernement composé que de ses soutiens

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Bangui, République centrafricaine, jeudi 24 juin 2021, 16:55:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Président de la République, Faustin Archange Touadera, a dévoilé mercredi la composition du nouveau gouvernement du Premier ministre Henri Marie Dondra, réintégrant ses proches aux postes ministériels clés. Ce que les Banguissois qualifient  du partage de gâteau et non un gouvernement inclusif !

arrivée de touadera au congrès du parti MCU le 24 septembre 2020 par la diaspora
Arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera au premier jour du congrès de son parti, le MCU le 24 septembre 2020.

 

« Ce n’est pas un gouvernement d’ouverture puisque l’opposition démocratique dans son ensemble ne figure dans ce gouvernement à l’exception du RDC avec Mohamed Lawan », a précisé un leader du parti politique centrafricain. D’après lui, c’est un gouvernement de remerciements des soutiens électoraux dans ses trois composantes : MCU, Bé-oko et soutiens individuels.

D’après un observateur, « Des figures très contestables et contestées sont encore au gouvernement. Je ne sais pas comment le Premier ministre Henri Marie Dondra peut se rapprocher des Occidentaux avec une cheffe de la diplomatie totalement parano et antioccidentale ».

Pour de nombreux Banguissois, ce gouvernement a été formé sans le consentement préalable du Premier ministre, et composé pour la plupart des personnalités de sixième rang qui ont atteint difficilement le secondaire. Plusieurs d’entre eux sont purement et simplement bombardés à la tête de certains ministres et qu’ils ne sauront quoi faire.

Certains pensent que le chef de l’État voudrait volontairement mettre des bâtons dans les jambes de son Premier ministre afin de lui faire mordre la poussière et prouver à la communauté internationale ses faiblesses.

Affaire à suivre…

 

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RCA : attaque des positions des soldats de l’armée nationale à Ndim, les Casques bleus à la rescousse des FACA

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Ce mercredi 23 juin, à Ndim, dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, une attaque violente des rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  contre les positions des soldats de l’armée nationale a secoué la ville durant plusieurs minutes, poussant les soldats FACA a replié dans la base des Casques bleus qui sont aussitôt intervenus pour repousser l’attaque, a constaté sur place un journaliste du CNC dans la localité.

Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes
Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

24 heures après l’attaque de la position de l’armée nationale  ayant conduit à la prise d’otage de plusieurs militaires de l’armée nationale dans le village centrafricain de kina, à la frontière avec le Cameroun, les positions de l’armée nationale dans le village Ndim, mais également à Man sont désormais dans le viseur des rebelles de 3R, membres du CPC.

Alors que les rebelles ont lancé depuis lundi un ultimatum aux éléments des forces armées centrafricaines de quitter la ville de Ndim et de Man sous 48 heures, ce mercredi matin, ils ont décidé d’attaquer les positions des éléments des forces armées centrafricaines à Ndim. Ils étaient venus en masse, selon les habitants de ce village. L’attaque a duré plusieurs minutes, et les soldats FACA, qui n’avaient pas reçu des renforts, se sont repliés dans la base des Casques bleus Bangladesh qui sont aussitôt intervenus pour repousser l’attaque et libérer la ville.

Selon des sources locales, les rebelles sont toujours dans les environs de la ville, poussant les habitants à s’inquiéter davantage pour leur sécurité.

Par ailleurs, à Man, les soldats FACA qui sont positionnés dans la ville ont aussi quitté leur position pour regagner la base de la Minusca après l’ultimatum des 3R.

Rappelons qu’après le départ des Mercenaires russes et syriens de la société Wagner de la ville de koui, de Ngaoundaye  puis de Mang, les rebelles de 3R ont désormais gonflé leurs muscles sur les soldats FACA qui n’ont pas de couverture aérien, et des moyens militaires suffisants pour faire face aux rebelles.

Le bilan provisoire fait état d’un léger blessés dans le rang des FACA.

 

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Valery Zakharov, conseiller russe du chef de l’État  suspend son compte Twitter, et l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique quitte Bangui

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Bangui, République centrafricaine, jeudi 24 juin 2021, 20:36:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’actualité est d’autant plus chaude  du côté des mercenaires de Wagner  que de l’ambassade de la Russie en République centrafricaine pour que les choses commencent à timidement bouger. Valery Zakharov, conseiller russe du chef de l’État en matière de sécurité, et identifié comme commandant en chef des mercenaires de Wagner en Centrafrique par les experts des Nations unies, vient de suspendre son compte Twitter créé en 2018, et suivi par des milliers des internautes, y compris les journalistes. L’homme n’hésite pas à faire l’éloge de Wagner sur Twitter, mais ce dernier temps, à cause de l’accusation des Nations unies, l’homme se fait désormais discret.

Monsieur Valery Zakharov, Conseiller en sécurité du Chef de l'État Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec les cadres de l'UPC dans la Ouaka en 2018. CopyrightDR
Monsieur Valery Zakharov, Conseiller en sécurité du Chef de l’État Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec les cadres de l’UPC dans la Ouaka en 2018. CopyrightDR

 

Valery Zakharov, le très influent conseiller russe du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera, a suspendu  depuis quelques jours son compte Twitter, pourtant devenu ce dernier mois un outil de propagande des Mercenaires russes de Wagner en Centrafrique.

D’une manière officielle, Valery Zakharov  ne représente aucune autorité russe en Centrafrique,  mais les experts des Nations unies le voient comme l’un des commandants en chef des troupes paramilitaires de Wagner en Centrafrique. Ce que l’intéressé conteste vigoureusement.  Mais depuis l’enquête menée par la Radio France internationale, puis de la chaîne CNN et des experts des Nations unies accusant les mercenaires de Wagner de crime de guerre, de crime contre l’humanité et de violation des droits humanitaires suivi de l’assassinat du Sultan maire de Koui par ses troupes, Monsieur Valery Zakharov se voit dans l’obligation de se replier des réseaux sociaux comme une tortue dans sa carapace, et désactiver tous ses comptes pour ne pluscommuniquer.

En outre, l’ambassadeur russe en Centrafrique Vladimir Titorenko, en poste depuis janvier 2019, a été rappelé à Moscou depuis quelques jours où il pavane actuellement.

Le rappel du diplomate avait été décidé mi-avril par le cabinet du ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Plusieurs des sorties du diplomate dans la presse et sur les réseaux sociaux ont été jugées “très agressives” par les conseillers du ministre et avaient suscité un certain malaise.

Affaire à suivre…

 

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RCA : le gouvernement Dondra dévoilé, 32 ministres, axé sur le clan présidentiel  

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 juin 2021,  03:10:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le professeur Faustin Archange Touadera, chef de l’État, a procédé, ce mercredi 23 juin 2021, à la composition d’un nouveau gouvernement marqué par des changements, notamment à la tête d’au moins 15 portefeuilles, y compris la sécurité publique, la défense et la communication.  

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Le premier ministre centrafricain Henri-Mari DONDRA

 

Selon le décret présidentiel composant le nouveau gouvernement, l’ancien ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, son collègue de la défense nationale Marie-Noëlle Koyara, celui de la communication Ange-Maxime Kazagui ainsi que Flavien Mbata de la justice  sont débarqués du nouveau gouvernement avec 10  autres personnalités.

Il s’agit de :

Monsieur Tcheumeni : ministre du Travail et de l’Emploi et ministres des Sports par intérim

Monsieur Honoré Feizoure :  le tout tout-puissant ministre de l’Agriculture

Madame Ginette Amara : ministère de la Recherche scientifique,

Monsieur Nguinza : ministère  de la Fonction publique

Monsieur Roosalem : ministère de l’urbanisme

Madame Gisèle Pana : ministère de la culture

Madame  Ngbondo : ministère des relations avec les institutions

Monsieur Jean-Jacques SANZE : ministère de l’enseignement supérieur

Monsieur Yangana Yahote : ministère de l’administration du territoire

Monsieur Mboli Fatrane : le tout-puissant ministre des mines et de géologie

Il y’a une dizaine d’autres qui font leur entrée au gouvernement. Il s’agit entre autre de :

Monsieur Jean Willibiro-Sako , ministre d’État au Désarmement;

Monsieur Claude Rameaux Biro, ministre de la Défense;

Le commissaire divisionnaire de police Michel Nicaise Nassain, ministre  de la Sécurité Publique;

Monsieur Hervé Doba, ministre des Finances et du budget;

Docteur Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication,. C’est un ancien officier de l’armée nationale, Docteur à l’institut pasteure de Bangui, et ancien candidat à la présidentielle  du décembre 2020;

Monsieur Aristide Briand Reboas, ministre de la Jeunesse. C’est un ancien candidat malheureux à la présidentielle du décembre 2020, et ancien patron de renseignement de Bozizé;

Monsieur Marcel Dimassé, ministre des Fonctions publiques.

Monsieur Arthur Piri, à l’hydrolique

Le décret lu à la radio compte 32 membres dont 1 ministre délégué.

 

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RCA :  les soldats FACA qui ont traversé la frontière du Cameroun ont été référés ce mercredi à Garouaboulaye

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Selon des sources proches des autorités camerounaises, des militaires centrafricains qui ont pris la fuite face aux rebelles de la CPC et rejoindre le village camerounais de Yamba ont été référés à Garouaboulaye ce mercredi 23 juin 2021.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/UN-soldats-faca-parmi-une-foule-des-badaux-450×414.jpg” alt=”Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.” width=”450″ height=”414″ />
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

Selon les autorités camerounaises, il n’y a pas d’autres moyens de remettre ces militaires aux autorités centrafricaines à Bocaranga ni à Ngaoundaye que de passer par la ville camerounaise de Garouaboulaye.

Ainsi, ce mercredi 23 juin, sept véhicules militaires camerounais les ont transportés pour les ramener à Garouaboulaye afin de les remettre aux autorités centrafricaines.

Souvenez-vous, dans la soirée du mardi 22 juin, vers 16 heures, les rebelles de 3R, lourdement armés, ont attaqué les positions des soldats des forces armées centrafricaines basées dans le village kina, dans le Nord-ouest de la République centrafricaine. Après quelques minutes d’affrontement, plusieurs d’entre eux ont été tués, d’autres capturés vivants.

Au même moment, dans le village djaoro lim, les FACA qui sont basés dans cette localité ont pris la poudre d’escampette pour franchir la frontière et rejoindre le village camerounais d’iambe. À la frontière, ils avaient été tous désarmés par l’armée camerounaise. Cependant, leur sort dépend de Yaoundé qui a finalement accepté de les référer à Garouaboulaye pour les remettre aux autorités centrafricaines.

Selon notre correspondant à Garouaboulaye, ces militaires centrafricaines ne sont pas encore remises aux autorités centrafricaines. Peut-être cela peut se passer officiellement ce jeudi 24 juin 2021.

 

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RCA : le chef de la Minusca inquiet des conséquences négatives de la contre-offensive militaire pour anéantir les rebelles

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). « Nous vivons actuellement, au centre et au nord-ouest de la RCA, une guerre asymétrique avec les groupes armés de la CPC majoritairement responsables des violations graves des droits de l’homme », a-t-il indiqué. « Il en a résulté une crise humanitaire sans précédent avec de nouvelles vagues de déplacements et 57% de la population qui requiert une assistance humanitaire », a expliqué Mankeur Ndiaye, chef de la Mission des Nations Unies en RCA (Minusca), devant les membres du Conseil de sécurité. 

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Il a regretté de voir que « le renforcement de la présence des forces de défense et de sécurité ainsi que le déploiement des forces bilatérales et autres personnels de sécurité, perçus par les populations comme une réponse rapide et efficace aux menaces causées par la CPC, n’aient pu générer l’effet escompté en faveur de la protection des populations civiles ».

Etablir une relation de confiance

En effet, jamais, par le passé, les violations des droits de l’homme et manquements au droit international humanitaire imputables aux Forces armées centrafricaines (FACA), forces bilatérales et autres personnels de sécurité, documentées avec exactitude dans les zones sous leur contrôle, n’ont égalé les propensions documentées par la MINUSCA et portées à l’attention des autorités nationales.

« Cela compromet toute chance de bâtir une cohésion sociale et d’établir une relation de confiance entre les administrés et les gouvernants, aggrave la marginalisation de certaines communautés et fait craindre la radicalisation des groupes armés », a indiqué l’envoyé de l’ONU, rappelant que ces mêmes facteurs avaient conduit à la crise institutionnelle sans précédent de 2013.

« Ceci pourrait ruiner les maigres progrès difficilement réalisés dans la quête d’une cohésion sociale et de la réconciliation nationale », a-t-il mis en garde.

Il a ajouté que le déploiement des forces bilatérales ne peut avoir d’utilité et de légitimité qu’à condition de « contribuer à la protection des civils contre les exactions des groupes armés, et de mettre fin à la violence pour libérer, les femmes, les enfants et les populations civiles de la terreur qui les habite ». Ceci permettra de créer un environnement propice à la recherche d’une solution politique durable à la crise centrafricaine.

Mais il regrette de constater que le nombre d’incidents de violences sexuelles liées au conflit, enregistré au premier trimestre 2021 est cinq fois supérieur à celui documenté au dernier trimestre 2020.

La mise en place le 4 mai d’une commission d’enquête spéciale pour élucider les allégations de violation du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises par les forces armées centrafricaines, leur allié bilatéral et autres personnels de sécurité, devrait permettre d’établir toutes les responsabilités de façon impartiale et en tirer toutes les conséquences judiciaires et politiques.

Photo: PAM Afrique de l’Ouest

Le Programme alimentaire mondial (PAM) est l’une des agences humanitaires de l’ONU qui interviennent en RCA.

Contexte sécuritaire difficile pour la MINUSCA et les humanitaires

Le chef de la MINUSCA a indiqué que la mission des Nations Unies s’est trouvée régulièrement confrontée à des restrictions de mouvements, fouilles de ses véhicules, harcèlement et menaces de son personnel et violations de ses bases de la part des forces nationales de défense et de sécurité.

Il a rappelé la récente invasion de la base d’opérations de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, par les FACA venues s’approvisionner en carburant de force.

Ce contexte sécuritaire actuel n’épargne pas non plus les acteurs humanitaires, a ajouté Mankeur Ndiaye. Alors que 57% de la population a besoin d’assistance et de protection et que 700.000 personnes sont exposées à la famine, les travailleurs humanitaires ont été 225 fois la cible d’attaques sur les cinq premiers mois de l’année 2021.

L’envoyé de l’ONU a aussi exprimé son inquiétude sur la fréquente utilisation d’engins explosifs. « Cette situation est d’autant plus condamnable qu’elle restreint la liberté de circulation des populations, empêche les activités économiques y compris l’agriculture, l’élevage et le commerce, et réduit la mobilité de la MINUSCA et des acteurs humanitaires », a-t-il indiqué.

Malgré les défis, la mise en œuvre le mandat de la mission est primordiale 

Le Représentant spécial a déclaré que « la cohabitation des forces internationales avec la MINUSCA ne peut plus prospérer sans amoindrir l’efficacité de la Mission ». Il a réitéré sa détermination à mettre en œuvre le mandat de la mission, malgré les défis. Il compte sur le soutien de tous les membres du Conseil, pour que des mesures adéquates soient immédiatement prises pour créer les conditions optimales pour l’efficacité, l’efficience et l’accroissement des performances de la MINUSCA.

« La MINUSCA est résolue à exécuter son mandat et entretient un dialogue stratégique de haut niveau avec le Président, le Premier ministre et les autorités compétentes pour créer les conditions favorables à l’exécution du mandat de la MINUSCA », a-t-il indiqué. « Cependant, la sécurité des troupes et du personnel onusiens reste un impératif indérogeable ».

Rappelant l’incident du 30 mai dernier, dans le Nord-Ouest de la RCA, zone particulièrement marquée par les opérations contre la CPC, où une délégation a été mise en joue, il a indiqué que cet incident, « ne nous fera cependant pas renoncer à exercer notre mandat dans la zone », indiquant que la MINUSCA continuera à protéger les populations civiles, à soutenir l’assistance humanitaire et à en maintenir l’accès sur toute l’étendue du territoire centrafricain. « Ceci vaut également pour la liberté de mouvement de la Mission », a-t-il ajouté.

Des véhicules de la MINUSCA effectuent des patrouilles à Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine pour protéger la population. Deux Casques bleus ont été tués le 18 janvier par des groupes armés.

Garantir la sécurité des Casques bleus

Mankeur Ndiaye a remercié le Conseil de sécurité d’avoir accordé à la MINUSCA, par la résolution 2566, les moyens additionnels nécessaires à la mise en œuvre effective de son mandat.

À l’heure actuelle, 40 éléments additionnels de l’Unité de Police Constituée rwandaise ont déjà été déployés et 300 autres militaires des forces rwandaises sont attendus la fin du mois de juin et début juillet. « Ce renfort permettra, entre autres, d’accroître la présence de la Mission sur le territoire et ainsi renforcer la protection des civils et de garantir la sécurité et la sureté des Casques bleus faire face aux menaces émergentes ».

Il en a profité pour dénoncer les campagnes de désinformation, d’incitation à la violence physique contre le leadership, le personnel et les biens de la MINUSCA et de certains partenaires internationaux qui ont déjà fait l’objet de stigmatisation aux conséquences imprévisibles.  « Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin du soutien du Conseil », a-t-il ajouté.

Revitalisation de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation

Au sujet de l’accord de paix, M. Ndiaye a souligné que les efforts entrepris pour la revitalisation de cet accord  témoignent de la viabilité de cet outil pour la paix et la stabilité en RCA.

Le cadre de dialogue qu’il continue d’offrir doit servir à la mise en œuvre des engagements des parties signataires. « J’y vois une opportunité renouvelée d’accélérer la dissolution des groupes armés et le réengagement dans l’Accord des éléments prêts à se dissocier de la CPC et à renoncer à la violence ».

Il a réitéré l’engagement de la MINUSCA pour soutenir le gouvernement, en synergie avec les autres partenaires internationaux, dans la mise en œuvre de l’Accord « comme dans celle de sa stratégie de restauration de l’autorité de l’État, notamment dans le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité ».

Malgré les innombrables défis, le chef de la MINUSCA a indiqué qu’il existe une opportunité, « portée par le nouveau gouvernement à venir et notamment dans le cadre de l’Accord politique, de faire renouer de manière pérenne la Centrafrique avec la stabilité, la paix et le développement ».

 

ONU info

 

 

 

Un diplomate chinois appelle à des efforts pour promouvoir la paix et le développement en RCA

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 juin 2021 (Corbeaunews – Centrafrique). NEW YORK (Nations Unies), 23 juin (Xinhua) — Un diplomate chinois a appelé mercredi à des efforts pour promouvoir la paix et le développement en République centrafricaine (RCA).

Le Président chinois Xi Ping
Le Président chinois Xi Ping

 

La Chine encourage les parties à continuer à mettre en œuvre l’accord de paix et à résoudre les différends par le dialogue. La communauté internationale devrait, en partant du principe qu’elle respecte le pouvoir du gouvernement centrafricain, fournir une aide constructive adaptée, a dit Dai Bing, Représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations Unies.

La Chine est favorable à des solutions africaines aux problèmes africains et soutient les efforts des organisations sous-régionales, compte tenu des réalités et des besoins réels de la RCA, visant à favoriser le règlement politique de la question centrafricaine et à réaliser la paix, la stabilité, la prospérité et le développement de la RCA, a-t-il estimé devant le Conseil de sécurité.

La Chine continuera à soutenir le travail du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la RCA, Mankeur Ndiaye, et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), a poursuivi M. Dai.

La Chine soutient la MINUSCA et le gouvernement de la RCA dans le renforcement de la communication et de la coordination afin d’accroître la confiance et la compréhension mutuelles et de maintenir conjointement la paix et la stabilité de la RCA. La MINUSCA devrait, compte tenu de l’évolution de la situation en RCA, rationaliser ses ressources et ses forces, a-t-il ajouté.

La paix et le développement de la RCA nécessitent une aide et un soutien internationaux. La RCA est confrontée à des tâches ardues de maintien de la stabilité, de lutte contre la pandémie et de garantie des moyens de subsistance de la population. Le gouvernement centrafricain est en difficulté financière. Quelque 2,8 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire. Les pays, les grandes puissances en particulier, doivent utiliser leurs avantages, intensifier l’assistance et la coopération, aider la RCA à transformer le potentiel de ressources énergétiques en avantages de développement, l’aider à éradiquer la pauvreté, améliorer les moyens de subsistance de la population et éliminer les causes profondes du conflit, a-t-il souligné.

Avec la communauté internationale, la Chine est prête à poursuivre sa contribution à la paix et au développement de la RCA, a-t-il conclu. Fin

 

 

 

 

RCA : la situation sécuritaire reste précaire, selon l’ONU

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 Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 juin 2021, 03:29:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Six mois après les élections présidentielle et législatives, la situation reste extrêmement tendue en Centrafrique où au moins 82 civils ont été tué entre février et juin, selon l’ONU.

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Une base de la MINUSCA, à gauche, située derrière l’aérodrome de Bambari, en République centrafricaine.

 

La situation sécuritaire « est restée précaire, en particulier dans l’ouest, le nord-ouest et le centre du pays », a souligné mercredi devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, Vladimir Monteiro.

La RCA est en situation apocalyptique « du fait de la poursuite des affrontements entre des groupes armés, pour la plupart affiliés à la CPC, et les forces de défense nationale, assistées par des forces de sécurité déployées de manière bilatérale et d’autres agents de sécurité, ce qui a provoqué des pertes humaines et des déplacements », a-t-il souligné.

Monteiro a relevé que la situation humanitaire qui s’est détériorée « pour atteindre son degré le plus bas depuis cinq ans en raison de la violence, des déplacements de population, de la flambée des prix des denrées alimentaires provoquée par la perturbation de la principale voie d’approvisionnement du pays, de l’impact socioéconomique de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) et de la baisse de la production agricole causée par les inondations ».

Le rapport a indiqué qu’entre le 1er février et le 1er juin 2021, la force l’onusienne, la Minusca, a documenté 344 cas de violations des droits humains, d’atteintes à ces droits et de violations du droit international humanitaire qui ont fait 628 victimes et causé 82 décès de civils liés au conflit.

Le document précise aussi que « 140 violations ont été perpétrées par des agents de sécurité nationaux, des agents déployés bilatéralement et d’autres agents de sécurité, ont été documentées, pour un total de 249 victimes ».
Pour son tour, le porte-parole de la Minusca, le Lieutenant-Colonel Abdoul Aziz Fall, a indiqué que la situation sécuritaire, cette semaine, a été précaire, marquée par une recrudescence des violences commises par les éléments des groupes armés contre les populations et la persistance de la menace que constituent les mines et autres engins explosifs improvisés.

La RCA est l’un des pays les plus pauvres et les plus instables d’Afrique, même si elle est riche en ressources telles que les diamants et l’uranium. L’ONU estime qu’environ la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire.

D’après le rapport de l’ONU quelque 2,8 millions de personnes en RCA (soit plus de la moitié de la population) ont besoin d’une aide humanitaire et d’une protection, et, pour 1,9 million d’entre elles, de manière urgente.

 

Anadolu

Côte d’Ivoire : perpétuité pour Guillaume Soro

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Côte d’Ivoire : perpétuité pour Guillaume Soro

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien Premier ministre a été condamné par contumace pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

Guillaume Soro a été condamné, en son absence, à la prison à perpétuité par la justice ivoirienne ce mercredi. Il est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat pour des faits commis en 2019. La Cour d’assises a suivi les réquisitions du parquet à l’encontre de l’ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. La Cour a également ordonné la confiscation des biens de l’ancien chef rebelle et de ses 19 coprévenus. La justice ordonne aussi la dissolution de son mouvement, Générations et peuples solidaires (GPS). Le mouvement est accusé de se livrer à des “actes subversifs”. Les condamnés doivent verser un milliard de francs CFA à l’Etat ivoirien.La Cour d’assises a également suivi les réquisitions du parquet pour trois autres principaux accusés. Il s’agit de l’ex-chef de protocole de Guillaume Soro, Souleymane Kamagaté, dit Soul to Soul, de l’ancienne ministre Afoussy Bamba, l’ancien chef de la communication de Guillaume Soro, Moussa Touré.Insurrection civile et militaireDeux des frères de Guillaume Soro et son ancien bras droit et ancien ministre Alain Lobognon ont été condamnés à 17 mois de prison pour “troubles à l’ordre public”.Alassane Ouattara et Guillaume Soro sont d’anciens alliés Le jugement rendu n’est pas différent de ce qu’a prédit le président Alassane Ouattara. “Pour lui, ce sera la prison à perpétuité”, avait déclaré le chef de l’Etat ivoirien au sujet de Guillaume Soro, son ancien allié. Guillaume Soro était accusé d’avoir fomenté, avec ses partisans, une “insurrection civile et militaire” en vue de renverser le pouvoir lors de son retour avorté en Côte d’Ivoire en décembre 2019. Le scrutin présidentiel devait se dérouler moins d’un an après, en octobre 2020. Il a été remporté par le président sortant Alassane Ouattara qui a entamé un troisième mandat. Guillaume Soro et ses coprévenus étaient accusé de “complot”, “tentative d’atteinte contre l’autorité de l’Etat” ainsi que de “diffusion et publication de nouvelles fausses jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ayant entraîné une atteinte au moral des populations”. Considérations politiquesSur les réseaux sociaux, Guillaume Soro a dénoncé une “sinistre responsabilité” prise par la justice après ces condamnations. Il regrette des “verdicts iniques, prononcés en dehors de toutes les règles de droit et dictés uniquement par des considérations d’ordre politique”. Guillaume Sora ajoute qu’il ne renoncera pas au combat “contre la captation de l’Etat ivoirien et la mise sous tutelle de toutes ses institutions”. Ancien chef de la rébellion qui contrôlait le Nord de la Côte d’Ivoire dès septembre 2002, Guillaume Soro, 49 ans, avait aidé militairement Alassane Ouattara à accéder au pouvoir après la crise postélectorale de 2010-2011. Après cette victoire, l’ancien leader estudiantin était devenu Premier ministre avant d’être président du Parlement, un poste qu’il a occupé jusqu’en octobre 2019. La brouille entre les deux hommes jusqu’à la rupture consommée entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro serait liée, selon des observateurs, aux ambitions présidentielles de ce dernier. En avril 2020, Guillaume Soro avait déjà été condamné à 20 ans de prison pour recel de détournement de deniers publics pour avoir tenté, selon la justice, de s’approprier une résidence achetée par l’Etat pour le loger lorsqu’il était Premier ministre. Cette condamnation avait justifié l’invalidation quelques mois plus tard de sa candidature à la présidentielle.

Avec DW français

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RCA : la banque mondiale et le FMI épinglent la  mission dite économique russe  qui appuie la Douane centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 juin 2021, 03:11:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une correspondance datée du 2 juin 2021 et adressée au ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra, devenu Premier ministre, les représentants résidents en Centrafrique des deux Institutions de Breton Wood à savoir la Banque Mondiale et le Fond Monétaire International, FMI, demandent au gouvernement d’éclaircir un peu plus les raisons et les contours ayant conduit à la signature d’un accord entre la Centrafrique et la Mission Économique Russe qui déploie des anciens douaniers russes pour travailler actuellement sur les deux domaines clés de l’engagement de leurs Institutions respectives.

Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d'un agent russe de la mission économique russe
Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe

 

Dans cette correspondance dont CNC a pu obtenir une copie, les Représentants de ces deux institutions remercient le ministre des Finances d’avoir mis à leurs dispositions une copie de l’Accord signé entre lui, au nom du gouvernement centrafricain et Monsieur Jury Liamkine, Représentant de l’Organisation et Conseiller à la Présidence de la République Centrafricaine.

D’après les informations recueillies par les deux Institutions, cette Mission Économique Russe n’est autre qu’une structure privée, une branche financière de la Société Wagner, qui ne représente pas, et n’est pas soutenue par le Gouvernement de la Fédération de Russie et ne relève pas non plus, d’un accord officiel de coopération entre la Russie et le Gouvernement Centrafricain.

Afin de mieux évaluer la complémentarité et la compatibilité de cette initiative, disent les Représentants de ces deux Institutions dans le pays, le gouvernement doit leurs communiquer officiellement, et ce dans un bref délai, avant le 07 juin 2021, exigent-ils, plus d’informations sur l’accord entre gouvernement Centrafricain et la ” Mission Économique Russe”.

« Nous aimerions être informés :

  • (i) du statut juridique de cette organisation (y compris le nom officiel, l’adresse, les noms des principaux responsables, le site Web, numéro d’enregistrement professionnel, qualification et expériences récentes) ;
  • (ii) des dispositions institutionnelles et de gouvernance du protocole d’accord (y compris les termes de référence détaillés des travaux à mener, les modalités des rapports d’activités, les mécanismes de contrôle de la qualité) ; et
  • (iii) des dispositions contractuelles et budgétaires (y compris le coût des services rendus ainsi que les modalités de paiement).

D’après les informations du CNC, la lettre a été orientée à la direction générale de la Douane pour une réponse, mais elle a été classée « lettre morte » en raison des difficultés de rassembler auprès de cette Mission,  tous les documents de sa création et rejette la responsabilité de cet accord sur la Présidence de la République qui n’a pas souhaité communiquer sur le dossier.

Par ailleurs, sur le terrain, plusieurs mois après l’entrée en vigueur de cet accord et l’implicationdirectede ces russesdans les activitésdouanièresà la place des douaniers centrafricains, le ministère des Finances constate malheureusement une baisse très sensible des recettes douanières.

 

Affaire à suivre…

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Bangui, un pick-up armé d’une DCA,  appartenant à la garde présidentielle, a été porté disparu au KM5

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 juin 2021, 03:25:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Appelé « Technical » dans le langage militaire, un pick-up de combat armé d’un canon bitube du type  DCA appartenant à la garde présidentielle a été porté disparu au KM5 dans la soirée du lundi 21 juin 2021. Toute la zone a été bouclée par les Mercenaires russes et les FACA, mais il reste introuvable. Que s’est-il passé ?

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Passage du cortège présidentiel à Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews.

 

Ceci n’est pas une blague, encore moins un poisson d’avril. Dans la soirée du lundi 21 juin 2021, un véhicule armé d’un DCA de la garde présidentielle a été « volé » probablement par un ou plusieurs malfrats au quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui. L’État major des armées soupçonne les miliciens d’autodéfense, tandis que les habitants dudit quartier pensent que c’est l’œuvre d’un voyou, un fou intelligent qui aurait agi seul.

En effet, ce lundi soir, un pick-up de la garde présidentielle, à son bord, deux militaires, à savoir son conducteur et le tireur est arrivé au KM5. Le conducteur descend rapidement et entre dans un magasin, laissant le tireur seul dans le véhicule.  Mais ce dernier, quelques minutes plus tard, descend et suit le conducteur dans la boutique. Mais le véhicule,  dont la clé reste au contact, est toujours stationné au bord de la route. Rapidement, un jeune homme, dans la trentaine,  saute dans la cabine  et démarre le véhicule puis disparaît complètement avec.

À la sortie du conducteur et du tireur, ils n’ont pas vu le véhicule et piquent une crise de nerfs. Ils alertent immédiatement leur chef qui déploie rapidement des mercenaires de Wagner et une section de la garde présidentielle et de l’armée sur le lieu. Aussitôt, toute la zone est bouclée, et un ratissage est mis en place.

Cependant, le véhicule est toujours introuvable ainsi que le malfrat. Ce qui suscite plusieurs interprétations dans la capitale. Certains pensent que les malfrats ont un sous-sol au KM5, tandis que d’autres pensent que le véhicule est repeint par les malfrats aussitôt après l’acte criminel.

En tout cas, le mystère plane toujours sur ce vol miraculeux.

Affaire à suivre…

 

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RCA : violent affrontement entre les rebelles et l’armée nationale à la frontière avec le Cameroun, plusieurs FACA capturés, d’autres en fuite

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 juin 2021, 17:03:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le départ des Mercenaires russes et syriens de la société Wagner de la ville de koui, puis de Bang, les soldats FACA déployés dans la localité sont devenus de facto vulnérables, pour ne pas dire un jouet devant les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

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Un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC

 

Dans la soirée du mardi 22 juin, vers 16 heures, les rebelles de 3R, lourdement armés, ont attaqué les positions des soldats des forces armées centrafricaines basées dans le village kaïna, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Après quelques minutes d’affrontement, plusieurs d’entre eux ont été tués, d’autres capturés vivants.

Au même moment, dans le village djaoro lim, les FACA qui sont basés dans cette localité ont pris la poudre d’escampette pour franchir la frontière et rejoindre le village camerounais de iambe.

Pour l’heure, les détonations d’armes lourdes et légères ont cessés dans ces localités, mais le niveau de sécurité demeure extrêmement  préoccupant.

Rappelons qu’après l’assassinat du sultan maire de koui, de son adjoint et de son garde du corps par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, après plusieurs tentative de corrompre les familles des victimes, avait décidé de rapatrier à Bangui tous les mercenaires qui sont positionnés dans les localités de Bang, de Koui, de Ngaoundaye, laissant que les soldats de l’armée nationale  sur place. Mais ces derniers, seules faces aux rebelles ne pouvaient pas faire grand-chose, sinon que de s’enfuir comme nous l’avons vu dans le passé   récent.

 

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Controverse autour de l’assassinat du maire de la commune de Pombolo, au sud-Est de la Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 juin 2021, 03:39:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un peu plus d’une semaine après l’assassinat du sultan maire de Koui, de son adjoint et de son garde du corps par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner, on vient d’apprendre ce mardi 22 juin la nouvelle de l’assassinat de Monsieur Ousman Daouda , maire de la commune de Pombolo, au sud-Est de la RCA. Une fois de plus, les mercenaires de Wagner sont accusés d’être à l’origine de cet assassinat, mais les autorités locales rejettent la responsabilité sur des malfrats non identifiés et défendent les mercenaires de Wagner.

Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Ceci n’est un secret pour personne. Les Peuls et les musulmans  sont devenus des cibles faciles et préférées des mercenaires russes et syriens de la société Wagner. Dans leurs exactions commises sur les populations, nombreux sont de jeunes musulmans ou des Peuls  qui sont leurs victimes. À koui, au Nord-ouest, le sultan maire Lamido Souleymane Daouda  qui avait été tué est un Peul, de même qu’à Pombolo, le maire Ousman Daouda qui vient d’être assassiné est un sujet peul.

Selon certaines sources locales, ce dernier a été tué  lundi 21 juin dans la soirée, et son corps a été découvert 24 heures plus tard.  Des membres de sa famille soupçonnent les mercenaires russes de Wagner d’être ses meurtriers, de même qu’à koui. Les faits se ressemblent miraculeusement pour les deux meurtres.

À en croire le préfet  de Mbomou, Madame Pierrette Bénguéré, les malfrats non identifiés seraient à l’origine de la mort brutale du maire de Pombolo, Monsieur Ousman Daouda. Une véritable poudre aux yeux orchestrée par les autorités du pays. D’après eux, Monsieur Ousman Daouda serait devenu un indic des mercenaires de Wagner et des FACA dans leur lutte contre les rebelles de l’UPC. C’est lui qui leur aurait indiqué  à plusieurs reprises les caches d’armes des rebelles et leur position. C’est pourquoi il a été tué par les malfrats. Pour la famille, ce son de cloche a déjà été entendu ailleurs, notamment à koui après l’assassinat du sultan Maire de la ville.

Rappelons que la semaine dernière, une enquête de la chaîne américaine CNN et de son partenaire The Sentry indique que les mercenaires russes de Wagner seraient à l’origine de plusieurs crimes, notamment celui de droits de l’homme et du droit humanitaire. Et le lundi 21 juin, la coalition de l’opposition démocratique  (COD2020) exige leur départ sans condition du territoire centrafricain, car leur présence en Centrafrique constitue un « malheur pour le peuple centrafricain ».

 

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Nouvelle attaque des rebelles de l’UPC dans la Ouaka : deux disparus, et plusieurs habitations incendiées

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 juin 2021, 03:10:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux personnes portées disparues, et au moins 30 maisons incendiées après une attaque des rebelles de l’Unité pour la paix en centrafrique (UPC) au village Ziguini, situé à 35 kilomètres d’Ippy, dans la préfecture de la Ouaka.

les combattants rebelles de l'UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.
les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC

 

L’adjoint au chef du village Ziguini a indiqué qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée  hors mis 2 personnes portées disparues lors de l’attaque.

« Les faits se sont produits le dimanche dernier vers 14 heures et demi  après le culte du matin. Le village a été encerclée,  puis les assaillants ont commencé à tirer en l’air, paniquant les habitants qui ont du fuir dans la brousse, d’autres au village Ndassima, situé à 20 kilomètres du lieu de la scène,  et à Ippy, situé à 35 kilomètres »,a déclaré l’adjoint au chef du village Ziguini qui s’est refugié à Ippy, et joint au téléphone.

D’après lui, au moins 30 habitations ont été incendiées par les assaillants qu’il suspecte d’être des combattants rebelles de l’UPC du mercenaire nigérien Ali Darassa.

Pour l’heure, le village est totalement vidé de ses habitants, et toutes les activités commerciales et économiques sont suspendues dans le village.

 

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L’opposition démocratique exige le départ sans condition des mercenaires de Wagner de la Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). La décision de l’opposition démocratique (COD2020) intervient une semaine après l’assassinat du   maire de Koui, de son adjoint et de son garde du corps par les Mercenaires russes de la société Wagner. Une exaction de trop, selon un leader de l’opposition démocratique qui affirme que la présence des mercenaires de Wagner en Centrafrique est sans doute une source de malheur” pour le peuple centrafricain.

quelques membres de l'opposition démocratique au siège du parti KNK le 10 octobre 2020. Photo CNC par Cyrille yapendé
Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

C’est dans un communiqué rendu public ce lundi 21 juin que la coalition de l’opposition démocratique (COD2020) estime que « La présence des mercenaires russes de la société se sécurité Wagner est une source de malheur du peuple centrafricain », tout en précisant que la COD-2020 exige sans condition leur départ du territoire national ».Par ailleurs, dans leur communiqué, les leaders de la coalition de l’opposition ont condamné « l’ignoble assassinat du Sultan-maire, Yaya Adamou Daouda , de son adjoint et de son garde du corps » d’« inadmissible », tout en exigeant l’ouverture d’une enquête sur ce meurtre. D’après eux, le dialogue « républicain » tel que proposé par le président centrafricain, Faustin Archange Touadera, « ne peut déboucher sur la paix, la stabilité et la réconciliation nationale ».

Rappelons que la semaine dernière, la chaine americaine CNN et son partenaire The Sentry ont publié une enquête menée sur les exactions des mercenaires russes de la société Wagner en République  centrafricaine. Selon cette chaine, les mercenaires russes seraient impliqués dans la torture et le meurtre de civils en Centrafrique.

 

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Centrafrique : L’ONU hausse le ton face aux agissements du Groupe Wagner.

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 juin 2021, 03:38:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est longtemps restée très silencieuse vis-à-vis des actions de la société de mercenariat russe PMC Wagner depuis son installation en République Centrafricaine (RCA), l’Organisation des Nations Unies (ONU) prend aujourd’hui clairement ses distances avec ce partenaire privé du gouvernement centrafricain devenu gênant.

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– António Guterres dénonce des « campagnes de désinformation » anti-Minusca.

Dans un rapport du Secrétaire Général (SG) au Conseil de Sécurité de l’ONU daté du 16 Juin 2021, António Guterres condamne clairement « les campagnes de désinformation qui cherchent à inciter à la haine et à la violence, notamment dans les médias locaux et sur les médias sociaux, ont des effets délétères dans le pays. » Cette condamnation fait suite à des mois des propagande anti-Minusca agrémentés de manifestations hostiles sponsorisées par les russes et mêmes certains Ministres du gouvernement centrafricain. Cet environnement délétère avait poussé Mankeur Ndiaye à s’insurger à la fin du mois de Mai contre « la mobilisation d’enfants de 13 et 14 ans qui devraient être à l’école et qui reçoivent de l’argent pour manifester devant le siège de la MINUSCA pour exiger son départ ». Jean-Pierre Lacroix, SG adjoint des nations unies chargé des opérations de maintien de la paix avait clairement condamné ces actes anti-Minusca lors de sa récente visite à Bangui le 2 juin dernier. 

– Le SG de l’ONU dénonce « des actes hostiles à la Minusca ».

Le ton employé par António Guterres est grave. Celui-ci précise être « profondément alarmé par l’augmentation inacceptable et sans précédent des menaces et des actes hostiles contre la MINUSCA, qui sont le fait des forces de sécurité nationales ainsi que du personnel de sécurité déployé de manière bilatérale et des autres agents de sécurité », invitant « le Président à donner suite à l’engagement qu’il a pris de veiller à ce que ces hostilités cessent immédiatement et de traduire les coupables en justice. »

– Une condamnation d’un « recours excessif à la force ».

Le SG de l’ONU souligne par ailleurs être « profondément préoccupé par le recours excessif à la force » et « particulièrement inquiet de l’augmentation notable des violations des droits humains et des atteintes à ceux-ci » et exhorte « le Gouvernement de veiller à ce que toutes les forces en présence et l’ensemble du personnel chargé de la sécurité en République centrafricaine respectent les dispositions applicables du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme et à ce que justice soit faite. »

– Enquêtes et rapports cours de finalisation.

Cette prise de position intervient alors que la Division des droits de l’homme de la Minusca a rédigé un rapport préliminaire en mars 2021 à la suite d’une enquête interne menée dans les localités théâtres de cas de violations des droits de l’homme. Dans la foulée, le Groupe de travail des Nations Unies sur l’utilisation de mercenaires (GTNU) a déclaré que les Mercenaires russes étaient « accusés d’avoir fait un usage excessif de la force et d’avoir bombardé des sites protégés tels qu’une mosquée et des camps de personnes déplacées ». La Minusca finalise par ailleurs un rapport global sur les violations des droits humains en coordination avec le Haut-Commissariat aux droits de l’homme qui sera publié prochainement.

 

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RCA : grogne des députés à l’Assemblée nationale, ils réclament le reste de leur bakchich

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 juin 2021, 03:47:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Même si la quasi-totalité des députés centrafricains sont désormais dans la poche des autorités du pays, leur grogne  ne passe pas inaperçue. Les autorités du pays expriment en coulisse leur inquiétude face à leur promesse non tenue.

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Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC

 

Souvenez-vous,  le 5 mai 2021, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji  avait été élu Président de l’assemblée nationale  face au candidat de l’opposition Martin Ziguélé  qui arrive deuxième, et Joseph Bendounga, Président du parti MDREC qui sortait troisième.  Mais avant le scrutin,  du 5 mai, la quasi-totalité des députés avait été conviée par le parti au pouvoir à un dîner dans un restaurant chic de la capitale. Ainsi, lors de cette rencontre,  le  candidat de la majorité Simplice Mathieu Sarandji propose de verser à chaque député qui porte sa voix sur lui un pot-de-vin forfaitaire de 3 500 000 francs CFA. Celui qui accepte le deal, il n’a qu’à signer le document, et il perçoit une partie de 3 500 000, soit 1 500 000 francs CFA cash immédiatement. Près de 90 députés ont donné leur accord, et ils avaient perçu chacun 1 500 000 francs CFA la veille du scrutin. Ce qui a  permis à Simplice Mathieu Sarandji de remporter aisément le vote, et devenir Président de l’Assemblée nationale.

Or, un mois et demi   après le choix de Sarandji au perchoir,  les députés n’ont pas encore perçu le reste de leur pot-de-vin qui s’élève à 2 000 000 francs CFA.  Déjà, deux semaines après, certains commencent  à bouder. Plus le temps passe, plus la quasi-totalité de ces députés corrompus  exprime leur impatience. La semaine dernière, ils se sont rassemblés pour exiger à Sarandji le versement de la totalité de leur pot-de-vin.

Selon un élu corrompu de Bangui,  c’est en partie sur la fausse promesse  faite aux députés que Karim Meckassoua avait été déchu du perchoir, et ce, deux ans après son élection. Mais pour Simplice Mathieu Sarandji, des voix commencent  à délier, mais pour combien de temps ?

Affaire à suivre…

 

 

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Ippy, les soldats FACA accusés de multiples vols et de braquages à la méthode Wagner

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 juin 2021, 03:34:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si le maître est un criminel, qu’adviendra- il  les élève ? Sans doute, le cocktail FACA – Wagner est en train de devenir un explosif pour le peuple centrafricain. Si dans certaines villes du pays les populations ne cessent de dénoncer le comportement criminel des mercenaires de Wagner, à Ippy, dans l’Ouaka, ce sont plutôt les soldats FACA qui brillent malheureusement par de mauvais comportements jugés plutôt psychopathiques, et ce, deux fois plus que les mercenaires de Wagner. L’élève va-t-il dépasser le maître ?

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Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC

 

Braquage à domicile à visage découvert,  agression, viol, arrestation arbitraire, pillage et assassinat, telles sont les activités quotidiennes  des soldats des forces armées centrafricaines à Ippy, l’une des cinq sous-préfectures de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

Souvenez-vous,

Le 17 février dernier, la ville d’Ippy, autrefois l’un des bastions de l’UPC dans l’Ouaka, a été reprise par les soldats de l’armée nationale appuyés par les Mercenaires russes de la société Wagner.  Depuis cette date, les rebelles se sont repliés dans la périphérie d’Ippy en allant vers Bria, mais aussi vers Bambari.

Et ce n’est pas tout ! Chaque entité érige des barrières à l’entrée et à la sortie d’Ippy, et les transporteurs ont l’obligation de faire doubles formalités aux rebelles ainsi qu’aux soldats FACA. Mais ce n’est pas le gros souci pour les habitants d’Ippy. Pour eux, le viol, le vol, le pillage, le racket, la détention arbitraire et l’assassinat sont   de lot quotidien qui les préoccupe.

Pour les commerçants locaux, la journée doit commencer à 10 heures pour finir au plus tard à 14 heures. Personne ne doit ouvrir les portes de sa boutique avant 10 heures, et après 14 heures. Sinon, les conséquences sont plus que fatales. Les FACA sont devenus plus qu’indésirables. En plus, ils se sont organisés à ne pas faire de transfert de crédit à un soldat FACA qui ne va pas d’ailleurs le payer. Selon eux, c’est une mesure banale pour éviter le braquage de leur commerce qui est devenu malheureusement quotidien. Même au domicile des particuliers, surtout au quartier Bornou, le vol des batteries, des panneaux solaires et d’autres articles  est devenu plus que régulier.

Pas plus qu’hier, un jeune commerçant n’a été tué malheureusement par les soldats FACA qui ont confisqué plusieurs produits dans sa boutique. Et avant cela, il y a une semaine, un cultivateur, en rentrant de sa ferme, avait été assassiné par  un mercenaire de Wagner. La ville est devenue une prison à ciel ouvert pour ses habitants.

À quel saint peuvent-ils  se vouer ?

 

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Touadera, déboussolé par l’assassinat du sultan maire de koui par les mercenaires de Wagner, cherche par tous les moyens à mentir à la famille

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 juin 2021, 03:11:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’assassinat du sultan maire de koui, de son adjoint et de son garde du corps par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner,  le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son entourage cherchent par tous les moyens à protéger  les hommes de Wagner, quitte à mentir aux familles endeuillées. Après double échec dans sa stratégie, il a décidé de lâcher le morceau.

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Le sultan maire de koui, Lamido Souleymane Daouda

 

Si au lendemain de l’attaque de poste frontalier de l’armée tchadienne  à Sourou par les mercenaires russes de Wagner, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait décidé d’envoyer sur place au Tchad une mission de ses trois ministres pour supplier les autorités tchadiennes à ne pas répondre le mal par le mal, à Koui, au nord-ouest de la rca, l’assassinat du sultan maire Lamido Souleymane Daouda, de son adjoint ainsi que de son garde du corps par les mercenaires de Wagner n’a suscité aucune émotion, ni indignation, ni attention particulière des autorités du pays. Leur premier réflexe avant tout consiste à protéger les hommes de Wagner de la tempête médiatique et des colères des familles des victimes.

Ainsi, au lendemain de l’assassinat du sultan maire et de son équipe, le chef de l’État, pris en étau dans cette affaire, avait tenté d’envoyer  le candidat de son parti, le MCU aux législatives dans la circonscription, candidat qui n’est autre qu’un frère  cadet du défunt sultan, auprès de sa famille pour tenter de la rassurer, de la convaincre comme quoi, la mort du sultan, celle de son adjoint, son secrétaire en réalité ainsi que celle de son garde du corps, seraient un accident. D’après lui, il faut que ce candidat du MCU leur explique que les victimes auraient sauté sur une mine terrestre au passage de leur moto. Mais vu le choc et la colère de la famille et de la population de koui,  le candidat refuse en bloc de faire ce jeu. Il disait au chef de l’État que c’est trop risqué.

Mais le chef de l’État n’a pas l’intention de baisser les bras. Il s’est rapproché du président de l’association des peuls en Centrafrique, Monsieur Lamido issu bi Amadou et lui supplie d’aller voir la famille, mais celui-ci décline à nouveau l’offre malgré la promesse de la mise à sa disposition d’un bataillon de FACA pour sa protection et de l’argent à remettre à la famille.  Lamido qui craint un probable lynchage de la famille lui disait qu’il n’est pas une autorité, membre du gouvernement. Et c’est mieux qu’un officiel  de faire ce jeu, disait-il.

Ainsi, le chef de l’État,  qui se voit désormais abandonné à ses mercenaires de Wagner, se voit dans l’obligation de rappeler tous les mercenaires et les FACA qui sont à koui, mais aussi à Mbang dans l’espoir de calmer la colère de la famille et aussi de déjouer une éventuelle enquête des nations-unies unies.

Pour de nombreux Centrafricains, la vie des Centrafricains ne vaut rien  au Président Touadera. Seuls ses mercenaires de Wagner qui le gardent au pouvoir qui semble nécessaire.

 

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 Le KNK dénonce l’arrestation à Bossangoa de Monsieur Archimèd OGUÈRE, Président du Conseil Préfectoral du KNK de l’Ouham

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique). Dans un communiqué rendu public ce lundi 21 juin 2021 par le parti KNK de l’ancien Président François Bozizé, le Président par intérim Christian Olivier GUENEBEM-DEDIZOUM a annoncé l’arrestation à Bossangoa du Président du Conseil Préfectoral du KNK de l’ouham Monsieur Archimèd OGUÈRE par les gendarmes. Mais selon le KNK, après son arrestation, celui-ci avait été transféré dans la base des mercenaires de Wagner  pour y être interrogé avant d’être retransféré à Bangui, ou il est incarcéré à la brigade de l’OCRB. À ce titre, le KNK se dit inquiet des multiples pressions, intimidations et autres formes de tortures qu’il a pu ou pourrait subir en vue de lui extorquer des aveux forcés pour justifier les multiples violations de ses droits.    

logo du parti knk

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

RELATIF A L’ARRESTATION A BOSSANGOA

DE L’OUVRIER ARCHIMÈDE OGUÉRÉ

A l’heure où le monde entier découvre les horreurs perpétrées en République Centrafricaine par les mercenaires de la société russe WAGNER venus appuyer les autorités dans la lutte contre les groupes armés, l’arbitraire vient à nouveau de faire une nouvelle victime ce vendredi 18 juin 2021 par l’arrestation à Bossangoa (Ouham) de monsieur Archimèd OGUÈRE, Ouvrier Président du Conseil Préfectoral KNK de l’Ouham.

Ce dernier, père de famille, titulaire d’une charge pastorale et contraint à la clandestinité

comme beaucoup d’autres cadres de notre parti suite à l’entrée des mercenaires de la société russe WAGNER dans la ville de Bossangoa, a dû se résoudre à sortir de son refuge pour subvenir aux besoins des siens. Malgré les risques encourus, car connaissant les nombreux cas d’enlèvements, de tortures ou encore d’exécutions sommaires commis dans la ville et ses environs, il n’eut d’autre choix que tenter de reprendre le cours d’une vie « normale ». C’est à cette occasion qu’il a été piégé et interpellé sur son lieu de travail.

Arrêté par la gendarmerie puis transféré dans le camp des mercenaires de la société russe Wagner, lesquels n’auraient jamais dû être associés à la chaine pénale car n’étant pas auxiliaires de justices, l’Ouvrier Président du Conseil Préfectoral KNK de l’Ouham se trouve à ce jour dans les geôles de l’OCRB à Bangui où il est arrivé ce dimanche 20 juin 2021.

A ce jour, nous nous inquiétons des multiples pressions, intimidations et autres formes de

tortures qu’il a pu ou pourrait subir en vue de lui extorquer des aveux forcés pour justifier les multiples violations de ses droits.

Aussi, une fois encore, le KWA NA KWA prend à témoin les opinions nationales et internationales et attire leur attention sur la poursuite de la persécution et de la traque dont ses militants sont l’objet. Il condamne avec la dernière rigueur cette politique d’exclusion qui ne contribue pas à la recherche de l’apaisement et réclame la libération immédiate de l’Ouvrier Président du Conseil Préfectoral KNK de l’Ouham, monsieur Archimède OGUÉRÉ.

A l’heure où le Président TOUADÉRA affirme vouloir organiser un dialogue dit républicain, le KWA NA KWA s’interroge sur l’exclusion annoncée de certains acteurs de ce dialogue, notamment les groupes armés sans l’action desquels le pouvoir de Bangui aurait continué à rejeter les offres de dialogue comme cela a été fait au cours des deux (2) dernières années.

 

Fait à Paris le 21 JUIN 2021

KWA NA KWA

Pour le Kwa Na Kwa

VII Le Grand Ouvrier President Intérimaire

 

Christian Olivier GUENEBEM-DEDIZOUM

Laurent Gbagbo demande le divorce d’avec son épouse

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Laurent Gbagbo demande le divorce d’avec son épouse

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président Laurent Gbagbo, de retour depuis jeudi en Côte d’Ivoire après dix ans d’absence, a déposé lundi au tribunal d’Abidjan une demande de divorce d’avec son épouse depuis 1989, Simone Gbagbo, a indiqué son avocat.

Laurent Gbagbo “annonce qu’en raison du refus réitéré depuis des années de dame Simone Ehivet de consentir à une séparation amiable (…) il s’est résolu à saisir ce jour le juge des affaires matrimoniales du tribunal de première instance d’Abidjan d’une demande de divorce”, a écrit Me Claude Mentenon dans un communiqué.Une séparation amiable aurait pourtant représenté la “voie de règlement appropriée à leurs statuts personnel et politique réciproques”, selon l’avocat.Le couple s’était marié en janvier 1989 et a eu deux filles ensemble. Ils ont été de fervents opposants au “père de la nation” Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1993 et se sont battus ensemble pour le multipartisme.Laurent Gbagbo a été président de 2000 à 2011 et Simone Gbagbo une première dame redoutée, très influente et qui a encore aujourd’hui des sympathisants.Ils ont été arrêtés ensemble en avril 2011, après leur refus de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle. Plus de 3.000 personnes ont été tuées dans cette crise.Laurent Gbagbo, a été peu après transféré à La Haye pour être jugé devant la Cour pénale internationale (CPI), qui l’a définitivement acquitté en mars, après une longue procédure.Simone Gbagbo a elle été condamnée en Côte d’Ivoire en 2015 à 20 ans de prison pour “atteinte à la sûreté de l’Etat”. Elle a été amnistiée en août 2018 et libérée après sept ans de détention.Laurent Gbagbo, 76 ans, vit en couple depuis de nombreuses années avec Nady Bamba, une ex-journaliste de 47 ans. Il est rentré avec elle jeudi en Côte d’Ivoire, après son acquittement et le feu vert du président Ouattara.Simone Gbagbo, 72 ans, s’est rendue à l’aéroport d’Abidjan pour accueillir son mari, a échangé quelques mots avec lui, au milieu de la foule des partisans de l’ex-président, mais a rapidement quitté les lieux.

Avec AFP/VOA

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En Centrafrique, les mercenaires de Wagner accusés d’un nouveau massacre dans le centre nord

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 21 juin 2021, 09:23:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits sont graves, très graves. Les gens souffrent, et continuent malheureusement de souffrir. Au village Aïgbado, dans la préfecture de la Haute-Kotto, les habitants ne savent désormais à quel saint se vouer. Après avoir été séquestrés par les rebelles du CPC le jeudi 10 juin dernier, c’est désormais le tour des Mercenaires russes de procéder au massacre ainsi qu’au pillage dudit village ce samedi 19 juin 2021.

les électeurs devant un bureau de vote
Base de la société russe de diamants protegée par des mercenaires russes à Bria, dans la préfecture de Haute-Koto, au centre-nord de la République centrafricaine. CopyrightCNC.

 

Les habitants du village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé sont résolument pris en otage  entre les rebelles et les mercenaires russes de la société Wagner. Alors que les combattants rebelles et l’armée nationale appuyée par les mercenaires russes  s’accusent mutuellement  d’être responsables de l’aggravation   de la situation sécuritaire  dans le pays, les incendies, les pillages ainsi que  de multiples assassinats dans le centre nord  de la République centrafricaine (rca) ont fait fuir  des milliers de villageois.

Ce samedi 19 juin, peu avant midi, les mercenaires de Wagner ont fait leur retour dans le village Aïgbado deux semaines après leur premier passage. Mais cette fois, ce n’est plus les rebelles du CPC qui sont dans leur viseur, mais les populations civiles.

Après leur arrivée dans le village, ils commencent à demander plusieurs fois ou sont les rebelles. Le chef du village et d’autres habitants leur ont dit que les rebelles ne sont plus là. Ils auraient quitté le village plusieurs heures avant l’arrivée des hommes de Wagner qui sont de plus en plus sur leurs nerfs. Ainsi, ils demandent aux populations la direction dans laquelle  les rebelles ont emprunté pour s’enfuir.  On leur a montré, puis ils faisaient comme s’ils poursuivaient les rebelles. Mais 300 mètres plus loin, derrière une rivière qui sépare le village, ils ont commencé à arrêter les gens puis les exécuter avant de faire des tirs assourdissants. Tous les habitants ont dû s’enfuir dans la brousse, laissant leurs habitations à la merci des mercenaires de Wagner qui ont mis le feu sur une cinquantaine. Un véritable crime!

Pour l’heure, personne ne se trouve actuellement au village Aïgbado, mais les mercenaires de Wagner se trouvent sur place dans l’espoir de débusquer les rebelles qui seront de retour.

Le bilan provisoire fait état  d’une dizaine des personnes assassinées, et ‘une cinquantaine des maisons incendiées.

 

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RCA : première divergence entre le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son nouveau premier ministre Henri-Marie Dondra

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Bangui, République centrafricaine, lundi 21 juin 2021, 15:35:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le chef de l’État Faustin Archange Touadera, sous pression de la communauté internationale, avait nommé son ex-ministre des finances, Monsieur Henri-Marie Dondra au poste du Premier ministre, chef du gouvernement. Sauf que depuis sa nomination le 11 juin 2021, le nouveau locataire de l’immeuble Petroca n’a pas encore rendu publique la liste complète des membres de son gouvernement.  Selon les informations du CNC, il y aurait une profonde divergence, voire même de tension entre le Président de la République et son Premier ministre.

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Même si Monsieur Henri-Marie Dondra a été nommé par le Président de la République Faustin Archange Touadera, il n’est nullement son préféré  pour ce poste du Premier ministre. Il a été proposé par la communauté internationale comme l’un des rares ministres  et cadres du parti au pouvoir très modérés.

Après sa nomination, Henri-Marie Dondra se confronte désormais aux caprices intellectuelles du Chef de l’État, de son entourage  ainsi qu’à ceux des extrémistes du parti au pouvoir.

Alors que le 15 juin dernier, le Premier ministre Henri-Marie Dondra  a annoncé lors de la passation de service avec son prédécesseur  Firmin NGRÉBADA que son gouvernement sera de large ouverture et d’actions, à la présidence de la République, c’est tout autre son de cloche. Les proches collaborateurs  du Président n’auraient pas accepté cette sortie médiatique et comptent adopter une attitude plus sévère envers lui.

Plus grave encore, Henri-Marie Dondra, après sa prise de fonctions le 15 juin, et sur sa propre initiative a reçu tour à tour les leaders de l’opposition COD2020 ainsi qu‘à d’autres personnalités diplomatiques. Une initiative peu appréciée par Touadera et les Russes. Mais il y a quelques jours, le chef de l’État lui demande de lui remettre l’ossature de son futur gouvernement. Ce qui a été fait. Mais à sa grande surprise, c’est le silence total. Selon nos informations, le Premier ministre Henri Marie Dondra n’a pas encore été contacté par le chef de l’État pour en discuter sur le sujet.

Selon certains observateurs, le chef de l’État semble mettre une distance entre lui et son nouveau premier ministre. D’après son entourage, il préfère Monsieur Firmin NGRÉBADA que Monsieur Dondra au poste du Premier ministre, et le Président de l’Assemblée nationale quant à lui joue la carte du ministre sortant des Transports, Monsieur  Arnaud Djoubaye Abazène.

Quelle cacophonie ?

Mais quelle attitude adoptera Monsieur Dondra si son nouveau gouvernement lui sera imposé par le chef de l’État ?

Affaire à suivre.

 

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RCA : le service de renseignements des armées annonce une attaque imminente  de la capitale par les rebelles

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 21 juin 2021, 03:56:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une note de renseignement adressée à la ministre sortante de la Défense  Marie-Noëlle Koyara,  la direction de la coordination du renseignement et de la sécurité militaire a annoncé avoir décelé un Projet d’attaque de la ville de Bangui, de certaines préfectures et Sous-préfectures par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) Ainsi que certains militaires radiés, à la retraite , en activités et d’autres dont le salaire s’est  vu  suspendu et qui demeurent fidèles à l’ancien Président François BOZIZÉ, coordonnateur de la CPC. Une information qui pousse l’État major des armées ainsi que celui de la gendarmerie à adopter une nouvelle stratégie pour la sécurisation de la capitale et des autres infrastructure.

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Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021

 

Selon ce document de renseignement, « un regroupement de certains militaires radiés, à la retraite , en activités et d’autres dont le salaire s’est  vu  suspendu et qui demeurent fidèles au général François BOZIZE , se fait dans les périphéries de Bangui ces derniers temps ». D’après leur source, ceux-ci se trouveraient dans le secteur de Boeing, PK26, PK13 (route de Boali) et Pindao (derrière la colline à proximité de l’ex-poste de surveillance de la force amphibie) , et ont pour mode opératoire de coordination des infiltrations de nuit à partir de 19 heures pour rendre visite à leur famille respective, s’approvisionner en vivres, recueillir et partager des informations avant de repartir dans leurs bases respectives.

Comme si cela ne suffisait pas, le même document évoque aussi l’implication de certains  miliciens d’autodéfense du Km5, partisan de Karim MECKASSOUA, et ceux-ci  se chargeront de la ville de Bangui, car la connaissant bien.

Quant aux autres combattants qui se sont retirés dans les environs des villes de province, ils agiront simultanément pour attaquer et reprendre leurs anciennes positions (Corridor Bangui-Garoua boula, Baboua, Yaloké, Bossembélé, Boda et autres).

Et ce n’est pas tout ! Le service de renseignement militaire affirme que tant que la coalition des patriotes pour le changement (CPC) continue à être soutenue par les mains invisibles  étrangères, elle ne s’inclinera guère et va même au péril de leur vie pour poursuivre la lutte armée afin de se faire entendre et exercer des pressions, puis pousser le gouvernement  à des négociations.

La direction de la coordination du renseignement et de la sécurité militaire  note qu’il est important de réorganiser le dispositif sécuritaire engagé dans la reconquête du territoire afin d’éviter toutes surprises.

Selon des informations du CNC, ce renseignement  militaire a mis la puce à l’oreille de la présidence de la République  et active le service militaire de la société Wagner. Pour ce faire, depuis la semaine dernière,  les Mercenaires russes et Syriens déployés à la frontière du Tchad, notamment à Mbang, à Ngaoundaye et Koui  ont été rappeler dans la capitale afin de mettre la ceinture de sécurité autour d’elle.

 

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Bangui, une manifestation contre les exactions des mercenaires de Wagner se prépare au KM5

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 21 juin 2021, 03:45:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une forte mobilisation est en cours dans le troisième arrondissement de Bangui pour dénoncer les exactions ciblées des Mercenaires russes et syriens de la société Wagner contre la communauté musulmane de Bambari, Boda, Kaga-Bandoro, koui et d’ailleurs.

Lors de l'affrontement entre les éléments de la garde présidentielle et les miliciens d'autodéfense du KM5 le 2 mars 2021. Photo Diaspora magazine
Lors de l’affrontement entre les éléments de la garde présidentielle et les miliciens d’autodéfense du KM5 le 2 mars 2021. Photo Diaspora magazine

 

Selon les organisateurs, « les musulmans du KM5 s’opposent aux méthodes brutales de ces mercenaires russes de Wagner qui agissent impunément  en toute violation des droits de l’homme tout en appelant la communauté internationale à faire cesser ces exactions ».

D’après eux, les mercenaires de Wagner à Bambari comme à Bria, Boda et  Kaga-Bandoro…,  multiplient des exactions exclusivement contre les sujets musulmans. Ils pillent leurs boutiques,  ils les enlèvent, les tuent impunément, et ce, sous la complicité des autorités de Bangui qui nient catégoriquement les allégations  de crime imputées aux mercenaires de Wagner.

Selon une enquête de CNN et du groupe américain the Sentry, en République centrafricaine, des meurtres et exécutions, des cas de torture, de pillage, d’enlèvements contre rançon et de viols collectifs : « Des civils pourchassés comme des animaux » sont perpétrés régulièrement par les mercenaires russes sur les populations civiles dans certaines villes de provinces comme à Bambari, Bria, Boda etc.

Pour de nombreux notables musulmans, le comportement  criminel des mercenaires de Wagner contre la communauté musulmane  est sans doute  une forme d’épuration ethnique, un crime contre l’humanité, un crime de guerre, pour ne pas dire un génocide.

Rien que pour la semaine dernière, six jeunes musulmans ont été tués à Bria par les mercenaires russes de Wagner, cinq jeunes femmes ont également été tuées par les mêmes mercenaires dans le village Saraïbo vers Ndélé en allant vers la frontière avec le Soudan, puis le sultan maire de koui, son adjoint ainsi que son garde du corps ont aussi été assassinés par les hommes de Wagner. Les victimes sont toutes de la religion musulmane.

Plus étonnant dans cette affaire, les autorités centrafricaines  nient catégoriquement  l’implication de ces mercenaires russes et syriens de Wagner dans ces crimes. Ils tentent toujours de les protéger.

Rappelons que la société de paramilitaires Russes Wagner avait déployé plusieurs milliers de ses hommes en République centrafricaine pour appuyer les soldats de l’armée nationale dans son offensive militaire contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais lors de leur offensive,  les paramilitaires de Wagner sont accusés d’avoir commis de nombreux crimes de guerre, crime contre l’humanité….

 

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RCA : les mercenaires de Wagner, déployés dans la commune de bang, viennent de rentrer à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 21 juin 2021, 03:34:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la ville de koui, les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner viennent de quitter la ville frontalière de bang, dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, au nord-ouest de la Centrafrique. 

Deux mercenaires syriens de la société russe Wagner dans le marché faisant leurs emplettes
Deux mercenaires syriens de la société russe Wagner dans le marché faisant leurs emplettes

 

Alors que l’État major des forces armées centrafricaines a dévoilé la semaine dernière un Projet d’attaque de la ville de Bangui, de certaines préfectures et sous-préfectures de la République centrafricaine par des ex-soldats FACA proches de l’ancien Président de la République, le général François Bozizé, l’actuel coordonnateur de la coalition rebelles des patriotes pour le changement (CPC), à Bangui, les autorités tentent de resserrer la ceinture de sécurité autour de la capitale, et éventuellement ramener le couvre-feu nocturne à 18 heures au lieu de 22 heures.

Au même moment, les mercenaires russes et syriens de la société Wagner, déployés massivement à la frontière avec le Tchad, ont quitté précipitamment pour rentrer à Bangui  le jeudi 17 juin à bord d’un hélicoptère russe la ville de Koui, anciennement appelée De Gaulles, puis 48 heures plus tard la ville de Bang, à la frontière avec le Cameroun et le Tchad. Cependant, après le départ des mercenaires, ce sont des soldats FACA qui assurent seuls la sécurité de nos frontières.

Rappelons que le 30 mai dernier, une colonne des mercenaires de Wagner, appuyés par des soldats FACA,  avait mené une opération sur le territoire tchadien, précisément au village Sourou avec des chars et des véhicules militaires lourdement armés, tuant 1 soldat tchadien et capturé cinq autres qui sont finalement exécutés sur le territoire centrafricain.  Le gouvernement tchadien avait dénoncé  un crime insupportable qui ne resterait pas impuni. Le gouvernement centrafricain avait aussi exprimé son étonnement, et annonce dans la foulée une enquête pour y faire la lumière sur les circonstances de cet incident malheureux.

Pour de nombreux observateurs, les rumeurs d’un éventuel coup d’État seraient une simple stratégie des autorités dans le but de proroger une fois de plus l’État d’urgence décrété pour la première fois le 21 janvier, puis renouvelé successivement.

 

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