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RCA : une attaque de position des FACA dans Lim-Pendé fait une trentaine des morts

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Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une position des soldats de forces armées centrafricaines  dans le village kéita, situé à environ 80 kilomètres de Bocaranga a été attaquée par des hommes armés assimilés aux éléments du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon des sources locales, il y’aurait une trentaine des morts, dont trois militaires.

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Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

 

Selon les mêmes sources, l’attaque avait eu lieu dimanche soir aux alentours de 17 heures, entraînant un affrontement sanglant entre les rebelles et les éléments des forces armées centrafricaines durant plusieurs heures. Selon les autorités locales, plus d’une vingtaine des civils ont été tués, et trois soldats FACA ont également trouvé la mort.

Pour l’heure, le village kéia s’est vidé de ses habitants qui ont trouvé refuge pour la plupart au Cameroun, d’autres à Bocaranga et dans des villages voisins.

Rappelons que les trois soldats FACA tués faisaient partie des supposés ex-combattants démobilisés qui ont été formés en seulement 3 semaines au camp militaire de Kassaï dans le septième arrondissement de Bangui et d’autres à Bérengo dans la Lobaye par les Mercenaires russes de la société Wagner et incorporés dans l’armée.

Aux dernières nouvelles, deux corps des soldats FACA sont ramené à Bangui tandis que le troisième corps, tellement criblé de balles et brûlé, a été inhumé sur place.

Plus des détails dans nos prochains articles.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Journée mondiale de lutte contre le SIDA en Centrafrique

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Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le 1er Décembre est la date retenue en 1988 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et par le Programme Commun des Nations-Unies sur le VIH et le Sida (ONUSIDA) pour célébrer la Journée Mondiale de Lutte contre le VIH (Virus de l’immunodéficience Humaine), virus responsable du SIDA (Syndrome de l’Immunodéficience Acquise).

Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.
Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.

 

Selon l’ONU, en 2020 près de 38 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH/SIDA, dont plus de deux tiers en Afrique Sub-Saharienne. Même si la rca n’est pas en tête du classement des pays africains les plus touchés, sa situation reste particulièrement inquiétante, dans un contexte sanitaire et sécuritaire complexe.

Le 1er Décembre est également le jour de la commémoration de la proclamation de la République Centrafricaine. C‘est pourquoi, le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) met en avant la Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA (JMS) dans les jours qui suivent le 1er Décembre.

 

Comme les années précédentes, la campagne de la JMS sera réalisée par le CNLS, durant tout le mois de décembre 2021 sur l’ensemble du pays, avec l’appui de ses partenaires nationaux et internationaux. Cette campagne sera l’occasion de rappeler aux concitoyens, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires œuvrant dans la lutte contre le VIH-SIDA, la nécessité de rester mobilisés face à cette pandémie et de poursuivre les efforts qui ont été entrepris au pays.

Le thème de la JMS retenu cette année par l’ONUSIDA est de : « Mettre fin aux inégalités. Mettre fin au SIDA. Mettre fin aux pandémies » pour les populations affectées par le VIH. Cela semble opportun lorsque l’on sait qu’en Centrafrique plus de 85% de personnes vivant avec le VIH/SIDA et autres maladies virales sont victimes de stigmatisation et de discrimination.

 

« La discrimination et la stigmatisation contribuent à la montée du virus, car discriminer ou stigmatiser un patient ne l’encourage guère à suivre son traitement, ou à se faire dépister » précise le Dr Marcel Massanga du CNLS. « C’est pourquoi aujourd’hui, il est important de mettre l’accent sur la sensibilisation afin de réduire le taux de la ségrégation dans le pays », justifie-t-il.

En 2020, le pays a lancé, le plan stratégique national de lutte contre le VIH 2020-2025 qui vise à éliminer la discrimination et réduire de moitié les nouvelles infections dues au VIH et traité plus de 95% des personnes touchées par ce dernier. Néanmoins, le pays, n’attend pas les JMS pour lutter contre cette pandémie.

En effet, des campagnes de sensibilisation ont lieu depuis le mois de mars afin que le personnel soignant puisse mettre en pratique les différents articles de la charte relative à la qualité de soins et aux droits des patients.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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En Centrafrique, un bataillon formé par l’Union Européenne  serait sous la coupe de Wagner

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Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’information figure dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure, alors que Bruxelles étudie des sanctions contre le groupe de mercenaires russes.

Les éléments de l'armée nationale avec de brassard Wagner
Les éléments de l’armée nationale avec de brassard Wagner

 

Alors que l’Union européenne (UE) a annoncé, le 15 novembre, la mise à l’étude de sanctions contre le groupe privé Wagner pour d’« éventuelles » activités au Mali, de nouvelles révélations émanant des services diplomatiques européens évoquent le passage d’au moins un bataillon de la République centrafricaine (RCA) sous le contrôle direct de cette société russe de mercenaires, réputée proche du Kremlin.

Le site bruxellois EUobserver affirmait, lundi 29 novembre, sur la base d’un rapport établi il y a deux semaines par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), que Wagner dirige désormais ces troupes formées par les Européens, dans le cadre de la mission EUTM RCA. Lancée en 2016 et prolongée jusqu’en septembre 2022, cette mission de formation des forces de sécurité implique quelque 365 personnes et est dotée d’un budget annuel de quelque 17 millions d’euros. Une mission civile de conseil, EUAM RCA (71 personnes et 11,2 millions d’euros de budget annuel), complète l’action de l’UE dans le pays. La Minusca, mission onusienne de maintien de la paix, regroupe, elle, toujours près de 15 000 hommes.

Lire aussi Centrafrique : des rebelles ont pris le contrôle de Bangassou, à 750 km de Bangui

Le groupe Wagner, dénommé RU/WG par les rapporteurs européens, compterait, quant à lui, « plusieurs centaines » de membres en République centrafricaine, tandis que 2 600 « personnels militaires » russes y seraient présents. En combattant la rébellion armée, hostile au régime du président Faustin-Archange Touadéra, Wagner viserait surtout une prise de contrôle russe sur les ressources minières à l’ouest et au centre du pays, indique le rapport du SEAE. A l’est, les forces russes se déploieraient depuis quelque temps dans des zones naturelles protégées, mais le service européen s’interroge sur leur but exact.

« Assassinats », « viols » et « torture »

Les auteurs du document affirment que la plupart des troupes centrafricaines présentes sur le terrain sont aujourd’hui « sous le commandement direct ou la supervision des mercenaires de Wagner Group ». Celui-ci, poursuivent-ils, exerce également « une solide influence sur le commandement des forces armées centrafricaines et d’autres institutions gouvernementales ».

Le bataillon d’infanterie territoriale 7, formé par l’UE, serait, lui, totalement sous la coupe du groupe, selon le service diplomatique – qui relève également les liens étroits entre une partie de l’état-major des armées centrafricaines et des responsables russes. L’insuffisance des liens avec les troupes et des contrôles sur celles-ci est « régulièrement exploitée par les mercenaires, qui utilisent dès lors à leur profit des unités déployées », poursuit le document….

 

Avec Le monde Afrique

RCA : un présumé criminel tchadien poursuivi par la cour pénale spéciale élevé au titre exceptionnel dans l’ordre de mérite centrafricain.  

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Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Monsieur Ali Hassan Bouba, ministre de l’Élevage et de la Santé animale, poursuivi pour crime de guerre et crime contre l’humanité par la Cour Pénale Spéciale (CPS), a été nommé ce lundi 29 novembre 2021 par le chef de l’État Faustin Archange Touadera à titre exceptionnel dans l’ordre de mérite centrafricain. Un véritable doigt d’honneur à la justice et aux familles des victimes.

les magistrats de la cour pénale spéciale à Bangui
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

 

Interpellé dans son bureau par une unité de la gendarmerie de la Cour Pénale Spéciale, le ministre de l’Élevage et de la Santé animale Ali Hassan Bouba avait été inculpé de crime de guerre et de crime contre l’humanité. Placé en détention provisoire à la prison du Camp de Roux, il a été exfiltré de sa cellule par des éléments mixtes de sécurité (garde présidentielle, gendarmerie, police, milices requins et Mercenaires russes de Wagner), rendant ainsi impossible sa représentation devant les juges d’instruction de la Cour pénale spéciale.

Or, d’après nos informations, depuis l’interpellation du ministre, les juges d’instruction n’ont pas cessé de subir de pression de la part du chef de l’État au point qu’ils décident de changer de numéros de leur mobile.  Se retrouvant face au mur, le président Touadera à décidé d’appeler personnellement le Directeur de la gendarmerie nationale ainsi que celui de la garde présidentielle et de la police nationale afin de faire tout pour la libération de Monsieur Ali Hassan Bouba. C’est ainsi que vers 9 heures, le ministre a été exfiltré de sa cellule pour être ramené chez lui au KM5.

Et ce n’est pas fini!

Trois jours plus tard, le chef de l’État décide de faire un doigt d’honneur à la justice internationale en nommant ce fugitif Ali Hassan Bouba à titre exceptionnel dans l’ordre de mérite Centrafricain. « Un mercenaire tchadien, un criminel des Centrafricains, est devenu un Centrafricain mérité devant les yeux du président Touadera soit-disant élu par ces Centrafricains, un roi dans ce pays. Alors, les autres ministres élevés au même titre que lui, accepteront-ils de porter la même médaille ensemble avec lui ? . C’est vraiment scandaleux. », déplorent les Banguissois.

Selon des informations recueillies, Monsieur Hassan Bouba recevra son grade comme tout autre, la veille de la fête nationale du 1er décembre prochain. Selon certains observateurs, cet acte d’une extrême gravité, ordonné par le Président Faustin Archange TOUADERA a créé  un profond émoi, tant chez les victimes qu’au sein du peuple centrafricain et dans la communauté internationale.

« Le président TOUADERA consacre ainsi l’impunité des auteurs de crimes contre le peuple centrafricain et la fin de l’état de droit sous son régime qui foule au pied l’indépendance de la justice », déclare l’opposition démocratique.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Un nouveau drame survenu dans la région de Bria, une dizaine des personnes massacrées, des habitations incendiées

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Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon des sources concordantes, le drame s’est produit la semaine dernière dans le village minier de Ngoundja, situé à 65 kilomètres de la ville de Bria sur l’axe Sam-Ouadja.  Des habitations incendiées et détruites, des individus interpellés, d’autres tués. C’était sur des chantiers miniers, selon les témoins.

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Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

Selon des sources concordantes, la scène criminelle s’est déroulée mercredi dernier sur des chantiers miniers de Ngoundja, une localité située à 65 kilomètres de Bria sur l’axe Sam-Ouadja.

Selon quelques rescapés interrogés par la Rédaction du CNC, c’était vers 11 heures que les Mercenaires russes de la société Wagner, lourdement armés, ont fait leur incursion sur deux chantiers miniers de la localité. Le but était de faire de maximum des victimes et de faire peur aux artisans afin de les chasser définitivement des chantiers , racontent-ils. D’après eux,  ces sanguinaires de Wagner ont ciblé intentionnellement les artisans en tirant sur eux, tuant au moins une dizaine, et blessant 36 autres.

Ensuite ils ont procédé méthodiquement à la destruction de toutes les habitations, de la même manière que font les policiers municipaux à Bangui sur des hangars des commerçants installés illégalement, dans le but, selon eux, de rendre les chantiers inhabitables. D’après eux, il n’y a aucune maison habitable en ce moment sur ces deux chantiers miniers de Ngoundja.

Les rescapés, traumatisés, ont du prendre la destination de Bria par la brousse  avant de sortir trois jours plus tard au village Orlo, situé à une douzaine de kilomètres de Bria et appeler leurs parents au secours. Certains ont été amenés sur des motos à la clinique du MSF, d’autres à l’hôpital préfectoral. Mais d’après leur témoignage, les dégâts étaient énormes, d’autres blessés sont morts dans la brousse.

Rappelons que le mois dernier, le chef des mercenaires russes, Monsieur Alex, avait lancé un ultimatum à tous les jeunes de Bria et d’alentour de ne plus s’adonner aux activités minières dans la région. « Malheur à celui qui sera pris la main dans le sac », prévient Alex.

Cet avertissement concorde aux propos du ministre d’État Willybiro qui avait lui aussi mis en garde les populations locales contre des graves incidents qui vont probablement avoir lieu cette saison sèche.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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À Bangui, les employés de la société Aviation Handling Service continuent de crier leur colère

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Bangui, 30 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pas question pour les agents de la société Aviation Handling Service de relâcher la pression sur leur direction générale. Ils ont l’impression d’être abandonnés par les autorités de leur pays. Tension, dispute, stress,  mauvaises conditions de travail,  les employés se disent traumatisés par ce moment de désagrément  de leur vie au travail.

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Monsieur HOUEMAVO Ghislain, directeur général de l’Aviation Handling Service

 

Hors-mis l’instauration d’un mauvais climat de travail au sein de l’entreprise Aviation Handling Service, les employés ne cessent de dénoncer la lenteur de leur Directeur général dans l’exécution de ses tâches administratives. D’après eux, à chaque fois que sa femme ou ses enfants viennent de la Côte d’Ivoire pour lui rendre visite en République centrafricaine, l’homme abandonne son bureau durant plusieurs semaines, et se permet même de les raccompagner à leur retour jusqu’à dans leur pays. Pendant ce temps, les dossiers s’accumulent sur son bureau. Et ce qui est plus étonnant, ils ne se soucient même pas à les évacuer rapidement lors de son retour au bureau.

Banderole de la grève des employés de l'aviation Handling Service contre leur DG

À en croire leurs propos, dans leur société Aviation Handling Service (AHS), le délai de réponse s’est transformé en délai maximum. Un véritable gâchis. Et ce n’est pas tout! Les employés dénoncent également la méthode des “promotions canapé” qui sont aussi une forme de harcèlement sexuel. Ils prennent l’exemple de leur collègue appelé Pierro Ngassa promu à un poste qu’il n’avait pas le profil. « C’est le favoritisme lié au contact personnel », ce qui pourrait influencer certains employés.

« Lorsqu’on se sent moins bien traité que notre collègue, on perd le goût de s’investir. On ressent de la rancune à l’égard du favori, puis la méfiance s’installe. Ça finit par diviser », déplore l’un des employés de la société AHS interrogés par CNC.

Au passage, ils s’attaquent aussi à la mauvaise gestion dans leur société. D’après eux, le cas de leur directeur administratif et financier, Monsieur Dalmeda, qui est aussi le frère aîné du directeur général Ghislain HOUEMAVO  fait froid au dos ? Selon leur propre investigation, celui-ci fut employé de la société Bolloré, mais licencié pour vol aggravé,  se retrouve miraculeusement  promu directeur administratif et financier à la société Aviation Handling Service (AHS). »C’est  une véritable mafia », dénoncent-ils.

Bando de l'aviation Handling Service

 

Pour les employés, il n’est pas temps de baisser la main dans la lutte pour leur meilleure condition de travail. Justement, c’est dans cet élan qu’ils se sont opposés depuis deux semaines à leur directeur général sur l’épineuse question de la prise en charge de l’achat de tenue de défilé pour la festivité du premier décembre prochain. Les employés exigent que l’entreprise leur paye cela, ce que le directeur général refuse en bloc. Alors, la seule question est de savoir si le premier décembre, les employés vont-ils défiler avec leur tenue habituelle de Docker ?Attendant de voir.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : réaction du parti PDCA du Président Wafio sur la situation politique du moment

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Logo officiel du parti PDCA

 

        PARTI DEMOCRATIQUE centrafricain

                             Unité – Paix – Développe

Pionnières, Pionniers,

Interpelé par certains Pionniers qui (1) commencent à trouver long mon silence politique du moment, (2) s’alarment d’un manque de visibilité politique, (3) désespèrent à cause de la dégradation très avancée de la situation socio-politique du pays qui se trouve dans l’impasse, sans certitude de sortie immédiate, et (4) souhaiteraient connaître ma perception politique pour être fixé, je me fais l’obligation pionnière de remercier ceux-ci et de demander à tous les Pionnières et Pionniers, toujours fidèles au PDCA, de se rappeler les quelques valeurs et préceptes forts que je n’ai jamais hésité à partager avec vous, notamment, dire toujours la vérité, même si elle fait rougir les yeux, la transcendance de soi ou la résilience, la fermeté dans l’engagement et la détermination, la forte volonté politique, la force politique et morale de voir les réalités socio-politiques telles quelles, savoir garder son sang-froid, la nécessité d’avoir toujours la tête bien froide et bien posée sur les épaules pour réfléchir à des alternatives en cas de difficultés, apparemment insurmontables, que l’impossible n’est pas PDCA, que tout problème, quel qu’il soit, trouve toujours une solution, que seul, on est toujours limité, mais ensemble, on peut faire des prodiges…, et d’être en communion avec vous,  ainsi qu’avec tous les compatriotes Centrafricains, pour partager les constats d’évidences politiques et les déductions faits, après une introspection rétroactive du vécu politique durant la période de référence que j’avais retenue, constituée des années 2019-2020-2021, pour des modulations ou reformulations des visions politiques et approches stratégiques devant permettre au PDCA de jouer pleinement son rôle, à la sortie de la zone de turbulences, que nous connaissons depuis janvier 2021, laquelle  j’avais pressentie et vous en avais évoquée en 2016 et 2018.

 

Aussi pionnière ment, je voudrais rappeler à chaque Pionnière et à chaque Pionnier, quand le TOUT PUISSANT, voudrait que l’être humain, sa créature, traverse les souffrances pour donner un sens à vie sur terre, celui-ci ne peut jamais s’y soustraire. Et nous, Centrafricains, avons déjà traversé nos souffrances, et en 2015, le Bon DIEU nous avait envoyé son messager, le Pape FRANÇOIS, nous demander de traverser le Rubicon, vivre désormais dans la vérité pour connaître la paix, sa splendeur et sa gloire divines ; mais, nous avons endurci nos cœurs, voilà pourquoi nos souffrances perdurent encore un peu.

L’occasion s’offrant, j’en profite pour vous réaffirmer que le silence est aussi important et nécessaire en Politique, parce qu’il permet de faire certains recadrages et vous devez vous rappelez, que parfois je me fais paresseux, refusant de réfléchir ou d’anticiper pour vous obliger à réfléchir. Et mon silence ces derniers temps, ne signifie pas fatale résignation, mais je me suis accordé ce moment pour  faire la rétrospective de la période de référence, sus-évoquée, durant laquelle, comme vous le savez si bien, en vos noms, j’ai suffisamment alerté, décrié, dénoncé, tout en proposant certaines idoines alternatives ; hélas, j’ai fini malgré moi par réaliser, comme tous les autres compatriotes alerteurs-démocrates, que le Président TOUADERA nous a menés dans un cul de sac où nous pataugeons dans une eau boueuse, immonde et nauséabonde, de laquelle il incapable et impuissant de nous y sortir, parce que prisonnier des mercenaires-partenaires de la société Wagner, dont son ancien Premier Ministre NGREBADA se réclame la paternité pour assouvir ses ambitions personnelles, en rêvant d’un coup d’Etat de Palais qui ne semble plus possible. Vous, qui m’accompagnez depuis la création du PDCA, savez bien que, ce que je pressens, ressens, annonce, dénonce ou décrie, se réalise toujours, au moins, à 75 % ; et depuis 2016, je n’avais jamais cessé de vous dire et répéter, avec force, quand les circonstances le permettaient, que ce n’est pas TOUADERA, le Président qui nous amènera à nous relever socio-politiquement et à nous reconstruire économiquement. Le PDCA se doit de se préparer à jouer son rôle politique à l’avenir ; pour corroborer cette métaphore, mieux l’imager et bien vous  la ré expliquer, je me dois de vous rappeler nos discussions-échanges lors des réunions du Parti des 06 et 09 février 2016, du 16 avril 2016 et du 09 juin 2018, car je n’ai jamais refusé de partager avec vous, certaines expériences ou valeurs pour renforcer votre militantisme au sein du PDCA, qui se veut un Parti fondé sur les principes d’Union Nationale, de la Démocratie Sociale, de l’Humanisme et des Valeurs Traditionnelles Fortes et Positives qui préparent les adolescents à la citoyenneté conséquente.

REUNION DES 06 Et 09 FEVRIER 2016

De nombreux Pionnières et Pionniers avaient souhaité recevoir des consignes du Parti pour le vote du deuxième tour des élections présidentielles du 14 février 2016. Au lieu de donner des consignes, j’avais proposé au Bureau Exécutif National Provisoire-BENP, la convocation d’une réunion extraordinaire le 06 février pour en discuter et faire des communications conséquentes. D’entame à l’ouverture de cette réunion, je vous avais rappelé que des consignes du Parti ne vous avaient pas été données pour les votes du référendum constitutionnel et pour le premier tour des élections présidentielles et législatives, parce que (1) le projet de la constitution proposé, va mettre en place un ordre constitutionnel mou, alors que le pays connaît une partition de fait avec les groupes armés qui occupent 60 % du territoire national, (2) que le PDCA, ne participant pas à ces élections, n’a pas eu de discussions ou négociations politiques avec un quelconque candidat présidentiel, parce que le vécu politique avec le KNK nous a suffisamment édifié (3) que moi-même et certains Membres du BENP, n’avons pas exercé nos droits de vote, parce que nous avons réalisé que ces élections, organisées sans préparations conséquentes, sur fond d’insécurité cristallisée, induiront de nombreuses problématiques et (4) que le PDCA a été créé pour donner un sens à la Politique en Centrafrique, c’est-à-dire, faire de la Politique un creuset d’alternatives et de contre-alternatives crédibles et de perspectives d’avenir, d’où notre fière et noble vision ‘’…Oser et Réussir à faire de la Politique une Mission d’Objectifs et non une fonction’’ qui nous oblige d’être très regardants pour les alliances politiques.

Et je n’avais de cesse d’attirer vos attentions sur cette noble vision qui a été traduite dans les différents objectifs politiques du Parti, lesquels, si réellement observés et objectivement appliqués, amèneront tôt ou tard, avec moi ou sans moi, le PDCA à jouer à un moment donné un rôle au plan national. Par conséquent, je m’interdis, tout comme le BENP, d’engager notre Parti dans l’incertitude. Comme vous l’aviez souhaité, latitude est laissée à chaque Pionnière et à chaque Pionnier de librement voter, parce qu’il ne faudrait pas exposer nos militants, vu l’insécurité qui est devenue un fonds de commerce pour les groupes armés, dont 90 % des éléments sont des mercenaires importés, ni foi ni loi. Si vous voulez vous choisir un candidat, vous avez toute latitude et le BENP et moi ne pouvons qu’y souscrire; mais sachez que ce choix n’engagera ni le Parti ni le candidat que vous allez choisir, faute de discussion ou négociation et accord politique préalables. Et à l’unanimité, vous avez décidé d’échanger à propos et  faire un choix démocratique.  N’ayant pas pu faire ce choix le samedi 06 février 2016, la réunion a été reportée au mardi 09 février 2016 à 15 heures, et à cause de votre fort effectif de ce jour, les échanges ont duré plus de trois (3) heures, à l’issue desquels le choix a été porté sur le candidat TOUADERA avec un très faible écart de voix, ce que je n’avais pas manqué de relever à l’attention des uns et des autres.

REUNION DU 16 AVRIL 2016 :

En divers, une Pionnière a sollicité mon avis sur le discours d’investiture du Président TOUADERA du 30 mars 2016. En analyste politique, j’avais relevé qu’à travers ce discours, le Président TOUADERA n’a évoqué qu’un chapelet d’intentions politiques pour pallier une situation d’anormalité socio-politique héritée ; et j’avais conclu mes explications en ces termes, ‘’… on reconnaît un maçon ou un bâtisseur au pied du mur. Attendons de voir’’. Et très vite, nombreux de ceux qui avaient fait le choix du candidat TOUADERA n’avaient pas hésité à exprimer leur déception.

REUNION DU 09 JUIN 2018 :

Après avoir fait état de la situation socio-politique du pays qui ne laissait entrevoir aucune visibilité politique, mais suscitait par contre des inquiétudes, doutes et interrogations, je vous avais proposé  une pause sabbatique dans les activités politiques du Parti, parce que je ne voyais pas ce que le Président TOUADERA voudrait politiquement obtenir avec son dialogue uniquement avec les groupes armés et unanimement récusé par l’opinion populaire nationale, tout en vous donnant mon impression personnelle en ces termes : ‘’… si le Président TOUADERA réussit à tenir son fameux dialogue avec les groupes armés, lequel est récusé par toutes les entités nationales, les élections de 2020-2021 n’auront pas lieu et nous risquons de connaître une autre zone de turbulences…’’ Et nous y sommes depuis janvier 2021, après le fiasco électoral qui a abouti à un grossier hold-up.

Ensuite, réalisant que l’accord du fameux dialogue de Khartoum (Soudan) est un  accord de dupes, en vos noms, je n’avais cessé d’alerter, de décrier, de dénoncer tout en proposant certaines alternatives, en me focalisant particulièrement sur la concertation citoyenne ou le dialogue national inclusif qui demeure la seule alternative pour sortir de l’ornière dans laquelle le Président TOUADERA  venait de nous y plonger avec son fameux dialogue, qui n’était qu’une sibylline manière de dérouler le reste de ses agendas politiques encore cachés, en vue d’asseoir son pouvoir personnel. Mais en piètre stratège politique, le Président TOUADERA s’est pris dans ses propres calculs politiciens, mal élaborés, et n’est plus que l’ombre d’un Chef d’Etat, en cette fin du mois de novembre 2021, parce que (1) otage des Dignitaires MCU qui se sont enrichis de manière insolente et de ses hommes de basse besogne qui commencent à réaliser que l’après-pouvoir TOUADERA signifierait pour eux, la descente dans les abysses du Palais de la Justice Centrafricaine, s’ils arrivent à échapper aux règlements de comptes personnels et (2) surtout prisonnier des mercenaires-partenaires de la société Wagner, que son ancien Premier Ministre NGREBADA ne cesse de revendiquer la paternité, pour ce que tout le monde sait maintenant, mais qui ne sera plus possible.

En cette fin d’année 2021, le Président TOUADERA n’est qu’un Chef d’Etat de façade et l’effectivité des pouvoirs politiques est exercée par les mercenaires-partenaires de la société Wagner, qui se substituent, au vu et au su de nous tous, aux Autorités Politiques Centrafricaines à Bangui, et par voie de conséquence, le Président TOUADERA devient impuissant et incapable. Et si certains Pionniers et Pionnières ne sont pas convaincus de ce que je viens d’évoquer, je leur demande pionnière ment de trouver les réponses aux quelques questions ci-après :

  • Dans quel pays normal au monde, un Chef d’Etat se fait braquer plusieurs fois à son domicile par des mercenaires-partenaires de la société Wagner pour réclamer leur salaire de sang ?
  • Dans quel pays normal au monde, un Chef d’Etat s’est dépossédé, sous pression, des principales ressources budgétaires, notamment les recettes des douanes qui représentent 65 % de ces ressources budgétaires, au profit des mercenaires-partenaires de la société Wagner qui veulent se rembourser de leurs prétendus 127 milliards de fcaf consommés en matériels militaires dans la guerre du Président TOUADERA contre son Peuple ?
  • Dans quel pays normal au monde, les mercenaires-partenaires de la société Wagner exportent chaque semaine des tonnes de minerais, sans rentrées de recettes au Trésor Public ?
  • Dans quel pays normal au monde, le Chef d’Etat recourt aux mercenariat et banditisme d’Etat pour martyriser son Peuple ?
  • Dans quel pays normal au monde, un ambassadeur, accrédité auprès du Chef d’Etat de ce pays, supervise les conseils de Ministres ?
  • Dans quel pays normal au monde, le Président de l’Assemblée Nationale décerne un certificat de satisfecit à des mercenaires-partenaires de la société Wagner pour avoir tué, calciné et ethnocidé des citoyens ?
  • Dans quel pays normal au monde, le Président de l’Assemblée Nationale fait du Palais du Peuple un haut lieu de rencontre des gourou et illunminati ?
  • Dans quel pays normal au monde, un Premier Ministre confère le statut de partenaires à des mercenaires et groupes armés, auteurs de tueries-calcinations de masse et leur verse des fonds politiques ?
  • Dans quel pays normal au monde, un ancien Premier Ministre fait garder son coffre-fort par les mercenaires-partenaires de la société Wagner dans leur site de Béréngo ? Et que contient ce coffre-fort ? Les armoiries et attributs du Pays ?
  • Dans quel pays normal au monde, des mercenaires exigent des Autorités Politiques l’érection d’un monument commémoratif à la mémoire des mercenaires tués, lequel monument doit être inauguré le 1er Décembre 2021, jour du 63ème anniversaire de la proclamation de la République, jour de fête nationale ? Et les innocents Centrafricains tués-calcinés, quelle reconnaissance leur est faite ?
  • Dans quel pays normal au monde, les mercenaires de la société Wagner exigent et obtiennent du Président de la République le relâchement d’un inculpé pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et placé sous mandat de dépôt, par la Cour Pénale Spéciale-CPS, appendice de la Cour Pénale Internationale-CPI dans le pays hôte, pour qu’il ne révèle pas les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par ces mercenaires dans la Préfecture de la Ouaka ?

Pionnières,

Pionnières,

Je vous sais capables, non seulement, de répondre à toutes ces questions, mais de réaliser et convenir avec moi que, les mercenaires-partenaires de la société Wagner, sont en train de s’ériger en maîtres absolus de l’Etat Centrafricain et relèguent le Président TOUADERA au rôle d’une façade présidentielle. Et oui, vous avez bien compris ; les mercenaires-partenaires de NGREBADA, le parrain, nous ramènent au stade de colonisés à la russarde, au moment où TOUADERA nous fait  traverser une zone de turbulences, un autre moment d’épreuves, à issues incertaines, depuis janvier 2021.

C’est pour dire que, vous les Pionnières et Pionniers du PDCA, moi le Président Fondateur du PDCA, et tous les autres compatriotes Centrafricain, nous sommes individuellement et collectivement interpelés, parce que la République est en danger et ensemble, nous devons avoir des visions convergentes pour envisager la meilleure voie de sortie, aux moindres coûts, de cette zone de turbulences et de l’esclavagisme à la russarde.

Quelle que soit la formule ou voie de sortie, qu’elle soit consensuelle ou qu’elle soit brutale, notre salut collectif réside dans le dialogue national inclusif. Que TOUADERA le veuille ou pas, ce dialogue national inclusif aura lieu, se tiendra bien en terre centrafricaine, car il s’agit de survie de tout un Peuple. Le Centrafricain lambda, politiquement et volontairement maintenu dans l’alphabétisme et l’ignorance pour mieux piller le pays, a fini par bien comprendre que les Autorités Politiques de Bangui, qui ne cessent de lui mentir,  ne contrôlent rien, ne maîtrisent rien et sont prisonnières des mercenaires-partenaires de la société Wagner, sans lesquels leurs fauteuils auraient déjà basculé.

Oui, le Centrafricain lambda a enfin réalisé  que les Autorités Politiques de Bangui sont prises entre le marteau, tenu levé par le bras qui s’appelle mercenaires-partenaires de la société Wagner, et l’enclume, qui s’appelle Peuple Centrafricain, dont la colonne stylobate est solidement ancrée dans le sol centrafricain. Dans une telle circonstance, c’est le Peuple qui gagne toujours, parce que le coincé entre marteau et enclume finira fatalement par être écrasé, et le bras, sous l’effet de rebondissement du marteau, finira par le relâcher.

Telle est l’idoine conclusion faite à la fin de ce moment de silence, que je me suis accordé, que vous avez trouvé long et qui commence à vous inquiéter.

Merci – Pionnières considérations –  Bonne fête du 1er Décembre 2021

RCA : 5 personnes tuées à Loura par des soldats FACA

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Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La scène criminelle s’est produite ce dimanche 28 novembre 2021 à quelques kilomètres du marché hebdomadaire de Loura, une commune située à 35 kilomètres au nord-Est de Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé.

Un soldats FACA avec un brassard de la société de mercenariat Wagner
Un soldats FACA avec un brassard de la société de mercenariat Wagner

 

Selon des témoignages  recueillis peu après l’événement, les cinq victimes, qui était toutes des éleveurs peuls, se rendaient au marché hebdomadaire de Loura pour se ravitailler aux vivres quand ils ont eu le malheur de leur vie de croiser un groupe des soldats FACA en patrouille dans la zone. Après quelques échanges, ils ont été arrêtés et conduits par ces militaires de l’armée nationale à quelques centaines de mètres du village. Dépouillés et attachés les mains au dos, ils ont été fusillés sans hésitation au bord de la route malgré la présence d’une foule sur le marché. La détonation des tirs faisait peur aux gens qui ont tout de suite abandonné leur course sur le marché. Parmi les cinq victimes, il y’avait une femme et quatre hommes, âgés entre 45   et 65 ans. Notre équipe n’a pas pu retrouver les familles des victimes. Nous avons retrouvé les soldats qui auraient commis ce crime, mais ils n’ont pas voulu commenter l’affaire comme d’habitude.

Rappelons que les soldats FACA sont aussi cités dans de nombreux cas d’exécution extrajudiciaire comme les rebelles et les Mercenaires russes. Non poursuivis et non dénoncés, ces soldats criminels se croient intouchables. Il faut avoir l’opportunité de voyager à l’intérieur du pays pour voir comment ces soldats réagissent face aux civils. Contrairement à un civil, ils sont toujours prêts à prendre la fuite face aux rebelles. Ce ’’n’est un secret pour personne.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 2 morts dans un violent accident de circulation au quartier Boyrabe à Bangui

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Bangui, 30  nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un terrible drame de la route s’est produit ce lundi 29 novembre au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui. Deux hommes en sont décédés.  Ils se trouvaient sur une motocyclette quand celle-ci avait été écrasée par un camion appartenant à une société.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/circulation-dans-la-ville-de-Bangui-1-450×253.jpg” alt=”circulation dans la ville de Bangui” width=”450″ height=”253″ />
Ville de Bangui. CopyrightCNC

 

Selon les premiers  éléments d’informations recueillis, les deux engins impliqués dans ce drame étaient en provenance du cimetière de Ndress quand l’accident mortel avait eu lieu.

En effet, peu-avant midi, un camion appartenant à la société HUSACA, en circulation dans le quatrième arrondissement en provenance de cimetières de Ndress, se retrouve face à un taxi-moto qui vient juste de le dépasser dangereusement au niveau de la rue MONASTÈRE,  au quartier Kpoungoulou en allant vers le marché de Boyrabe. Mais le conducteur de la moto, qui transportait un passager, s’est subitement perdu le contrôle de son engin. Il a fait une chute terrible sur la chaussée avec sa moto et le passager alors que le camion était derrière eux à moins de 5 mètres. Difficile de les éviter, le conducteur du camion tente en vain et les a percutés dangereusement. Sur place, les deux passagers sont morts, leur moto complètement écrasée.

Aussitôt, une foule immense s’est  rassemblée sur le lieu et tente de neutraliser le conducteur du camion qui a pu s’échapper quelques minutes avant l’arrivée des policiers du commissariat du quatrième arrondissement et les gendarmes de la brigade motorisée. Malheureusement, avant leur arrivée sur le lieu de l’accident, le camion a été complètement incendié par la foule hostile. Même des câbles électriques de l’ÉNERCA avaient été touchés par les flammes.

Pour l’heure, les deux corps des victimes sont à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : bouclage du village Yéléwa par les mercenaires russes, 8 personnes interpellées après des fouilles porte par porte 

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Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce vendredi 26 novembre, dans le village Yéléwa, situé à environ 90 kilomètres de Bouar sur l’axe Ngaoui, les Mercenaires russes, appuyés par des soldats FACA  ont mené une opération de fouille systématique des maisons porte par porte. Selon des sources locales, 8 personnes ont été interpellées à l’issue de cette opération.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-450×253.jpg” alt=”Fouille maison par maison des mercenaires russes de la société Wagner” width=”450″ height=”253″ />

 

Vendredi 26 novembre, dans la matinée, à Yéléwa, une commune rurale d’élevage  de la République centrafricaine située à 90 kilomètres sur l’axe Bouar Ngaoui (ouest), des mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA, ont mené une opération de fouille systématique des maisons porte par porte. L’objectif, d’après eux,  est avant tout de chercher des effets militaires, de chercher les sans-papiers, mais aussi de débusquer certains membres des groupes armés, en l’occurrence ceux du mouvement 3R, membres  de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Durant plusieurs heures, des maisons ont été minutieusement fouillées, mais ils n’ont pas pu trouver ce qu’ils cherchent. Concernant le contrôle des papiers, les personnes possédant des cartes du parti MCU, les cartes d’identité nationale et les cartes d’électeurs n’ont eu aucun problème. Par contre, ceux  qui ne possèdent rien ont été embarqués. C’est ainsi que 8 individus, dont 3 Peuls et 5 chrétiens ont été embarqués pour une destination inconnue, probablement dans leur base.

D’après nos sources, il n’y avait eu aucun incident majeur ni de bavure majeure cette opération.

Rappelons que Niem-Yéléwa, Abba, de Gaule sont des fiefs des rebelles du mouvement 3R. Mais après leur reprise par les forces gouvernementales, les rebelles se sont retirés dans des montagnes périphériques.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : déclaration du parti MLPC relative à la soustraction de Monsieur Ali Hassan Bouba de la justice

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

DECLARATION

RELATIVE A LA SOUSTRACTION
DE ALI HASSAN BOUBA DE LA JUSTICE

 

L’impunité zéro, présentée pourtant comme l’épine dorsale du deuxième quinquennat du Président Faustin Archange Touadéra, après les échecs de la « rupture » et de la sécurité du premier mandat, vient de présenter à la face des opinions nationale et internationale son caractère purement démagogique par l’entrave faite à l’audition par la justice de M. Ali Hassan Bouba puis la théâtralisation de sa soustraction sans autre forme de procès le 26 novembre 2021.

En retrouvant ainsi sa « liberté », ce chef de guerre poursuivi par la Cour Pénale Spéciale (CPS), pour crimes présumés de guerre et contre l’humanité prouve, s’il en était encore besoin, les liens alambiqués qu’il entretient avec les gouvernants outre sa nomination au gouvernement.

Il découle de ce constat que :

  • les auteurs, commanditaires, exécutants et leurs complices dans cette obstruction/soustraction s’exposent tous, à des degrés divers, aux poursuites judiciaires pour un acte qui est une véritable déclaration de guerre au Peuple centrafricain ;
  • le sang de nos compatriotes que M. Ali Hassan Bouba et son groupe armé ont fait couler des années durant et les victimes de tous ordres qu’ils ont occasionnées n’ont aucune importance pour les autorités ;
  • l’Etat de droit consacré par la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice est voué aux gémonies ;
  • l’instrumentalisation des Institutions telles que la Gendarmerie et la Police est inadmissible dans une République qui se respecte ;
  • le courage politique doit logiquement amener les autorités de notre pays à dénoncer le Traité de Rome, retirer les Juges centrafricains de la Cour Pénale Spéciale, etc.
  • la liste des conséquences est non exhaustive.

On peut donc conclure, sans risque de se tromper, que l’insécurité que subit notre pays est savamment entretenue et que sa fin n’est pas pour demain. La vérité sur l’identité de ses auteurs finira bien par être révélée un jour au Peuple centrafricain. Jusqu’à quand abusera-t-on ainsi de la docilité du Peuple centrafricain qui n’aspire qu’à vivre en paix ?

En conséquence de tout ce qui précède, le Bureau Politique du MLPC dénonce avec la plus grande fermeté la libération de M. Ali Hassan Bouba et exige qu’il soit ramené dans les plus brefs délais d’où il est extrait pour permettre à la Cour Pénale Spéciale de poursuivre son travail qui doit être étendu à tous ceux qui, comme lui, se seraient rendus coupables des mêmes actes afin qu’ils en répondent.

Il en est de même des criminels économiques qui avaient gravité ou gravitent encore autour des hautes sphères de l’Etat. Le Peuple Centrafricain attend de les voir enfin traduits devant les juridictions compétentes de leur pays pour croire à l’engagement solennel du Président de la République déclaré urbi et orbi le 30 mars 2021, jour de son investiture pour le second mandat en cours.

 

Affaire Castel : Gide, l’ADIT et Mazars bouclent la contre- enquête

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Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les cabinets Gide Loyrette Nouel, ADIT et Mazars doivent remettre, d’ici à la fin de l’année, le rapport commandité par le géant des boissons Castel sur sa filiale Sucaf RCA. Celle-ci est accusée par l’ONG The Sentry d’avoir financé le groupe armé UPC, dont l’un des chefs, Hassan Bouba, a été arrêté à Bangui.

 

Castel s’active pour mettre derrière lui l’affaire Sucaf RCA, sa filiale centrafricaine accusée par l’ONG The Sentry d’avoir financé le mouvement armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), en pleine guerre civile, contre une protectin de sa sucrerie et de ses champs de canne. Selon nos informations, le leader français du marché africain de la bière et des boissons gazeuses a commandité un rapport sur l’affaire au cabinet d’avocats Gide Loyrette Nouel – qui l’accompagne de longue date -, appuyé pour l’occasion par Mazars pour le volet d’audit comptable et par le groupe d’intelligence économique ADIT. Ce trio remettra d’ici à la fin d’année ses travaux à la direction du groupe. Au lendemain de la parution du rapport de l’ONG américaine, le 18 août, le groupe avait annoncé, dans un très court communiqué, avoir pris acte des “allégations graves” portées à l’encontre de sa filiale et avoir “saisi son comité d’éthique dans le but de diligenter une enquête”, à l’issue de laquelle il communiquerait. L’exercice est totalement inédit pour l’entreprise du très secret Pierre Castel, habitué à gérer son empire sans partage et sans rendre de comptes à quiconque.

 

A Bangui, l’étoile de l’UPC pâlit.

 

Le rapport de The Sentry désignait comme principaux bénéficiaires de “l’accord tacite” entre Sucaf RCA et l’UPC le chef du groupe armé, Ali Darass, et son numéro deux, Hassan Bouba. Les deux chefs rebelles se seraient partagés, entre 2014 et 2019, pas moins de 258 000 $ versés par la société sucrière, directement ou par le biais de prestataires locaux.  Sucaf RCA aurait par ailleurs réparé et ravitaillé en carburant la flotte de pick-ups armés Toyota de l’UPC, modèles identiques à ceux employés pour l’attaque du camp de réfugiés d’Alindao, en 2018, qui a fait plus de 112 morts parmi les civils. Toujours selon l’ONG, cette attaque aurait été commanditée par Hassan Bouba alors qu’il avait été nommé un an plus tôt, au terme d’accords politiques entre le gouvernement et plusieurs groupes rebelles, conseiller du président Faustin Archange Touadéra. Il a ensuite intégré le gouvernement fin 2020 comme représentant de l’UPC, prenant le portefeuille de l’élevage. Depuis cette nomination, Bouba et Darassa étaient en froid, entraînant le groupe armé au bord de la scission. Mais le vent banguissois a tourné pour Hassan Bouba, qui a été arrêté le 19 novembre, dans le cadre d’une enquête de la Cour pénale spéciale (CPS) mandatée pour poursuivre les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Centrafrique. Il a cependant été libéré vendredi dernier, à la surprise générale.

 

Vers une réorganisation de Somdiaa

 

Le dossier pourrait avoir des conséquences sur l’organisation interne de Castel, et notamment la gestion de Somdiaa, son ex-rival sur le marché du sucre africain, dont il a acquis 87 % du capital en 2010, profitant d’une situation financière difficile liée au retrait du fond Emerging Capital Partners (ECP, AI du 30/06/10). Malgré ce rachat, Somdiaa est resté sous le contrôle de son management historique, dont Alexandre Vilgrain, petit-fils du fondateur Jean Vilgrain. Or Sucaf RCA, bien que créé par Castel en 2003, était passé sous le contrôle de Somdiaa, dont le management nomme, depuis, ses administrateurs et principaux cadres.

 

Africa Intelligence 29/11/2021

 

 

Colère et critiques après la libération de Hassan Ali Bouba en Centrafrique

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Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A Bangui, des voix s’élèvent pour dénoncer la libération de l’ex-rebelle. Accusé de crimes contre l’humanité, il devait comparaître devant la Cour Pénale Spéciale.

Monsieur Hassan Bouba
CopyrightDR
Une dizaine des jeunes qui manifestent et jugent anormal l'arrestation de Hassan Bouba.
Une dizaine des jeunes qui manifestent et jugent anormal l’arrestation de Hassan Bouba.

Depuis vendredi (26 novembre), la justice pour les victimes de l’UPC (l’Union pour la Paix en Centrafrique), l’un des plus redoutables groupes armés rebelles de la RCA traverse une période difficile avec la libération de son numéro 2, Hassan Ali Bouba poursuivi pour crimes de guerre par la Cour pénale spéciale.  Le Dr Jean-Bruno Malaka, porte-parole de la Cour pénale spéciale ne cache pas sa surprise :  “A notre grande surprise, ce jour 26 novembre 2021, lorsque l’équipe qui devrait extraire sieur Bouba pour le présenter devant cette chambre d’instruction a été empêchée manu militari d’avoir accès au suspect.”

Autre suprise : Hassan Ali Bouba, qui a rejoint le pouvoir en 2017 et qui est actuellement ministre de l’Élevage, n’a pas été limogé, malgré son arrestation. Son nom figure même sur la liste des ministres invités à prendre part, le 1 décembre, à des offices religieux à l’occasion de la fête d’indépendance de la Centrafrique.

Autant d’indices qui font planer des soupçons sur les intentions réelles du gouvernement. Les Centrafricains interrogés sont déçus et en colère :

“Il s’agit d’un acte aussi ignoble qu’inadmissible qui met notre pays au ban de la communauté internationale. Et en même temps qu’il envoie un message clair à la communauté nationale à savoir que jamais la justice ne sera rendu aux victimes centrafricaines et je précise quand même qu’il pèse sur Hassan Ali Bouba, les présomptions graves de crimes contre l’humanité.”

“Qui est le garant de la loi et des institutions si ce n’est que le président de la République, ils sont donc complices et auteurs de cette orchestration-là. Tout entrave à l’administration de la bonne justice n’est pas la bienvenue dans un Etat de droit.”

Entre justice et impunité

Les organisations de défense des droits de l’homme sont elle aussi indignés par cette libération surprise. “Le gouvernement de la République Centrafricaine est à la croisée des chemins, entre justice et impunité“, a déclaré Elise Kippler, directrice adjointe du programme international de la justice à Human Right Watch. “Le gouvernement doit clairement soutenir sans détour son retour en détention, étant donné que la justice a été réclamée à plusieurs reprises par le peuple centrafricain pour qu’elle puisse être rendue.”

Les juges nationaux et internationaux continuent aussi de subir des pressions dans l’exercice de leur métier. Nombreux sont ceux qui estiment par ailleurs que la libération de Hassan Ali Bouba aura des conséquences socio-politiques si le gouvernement actuel ne clarifie pas sa position dans ce dossier.

Avec DW

Crime contre l’humanité, les mercenaires russes, auteurs  d’un nouveau massacre à Aïgbado

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Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis le début de contre-offensive des forces gouvernementales contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) en janvier dernier, les autorités centrafricaines ont suivi une stratégie militaire qui a violé les principes fondamentaux du droit international humanitaire et les droits humains. Elles n’ont fait aucune différence entre les objectifs civils et militaires ni respecté le principe d’un recours proportionné à la force. Sa stratégie a délibérément visé les populations civiles au travers de nombreux crimes : incendie massif des habitations, assassinat, arrestation massive et arbitraire, agression sexuelle, etc.. Mais ce jeudi 25 novembre, à Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, c’est une nouvelle étape qui est franchie. On assiste au massacre de plusieurs civils, la destruction et l’incendie de plusieurs centaines d’habitations ainsi que la confiscation illégale des biens. C’est vraiment une nouvelle catastrophe naturelle comise par les hommes de Wagner. 

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Une patrouille des mercenaires russes

 

Ce jeudi 25 novembre, à Aïgbado, dans le nord de la rca, la terre s’est arrêtée de tourner. C’est la fin du monde pour ces pauvres citoyens livrés aux criminels de guerre, les mercenaires russes de la société Wagner. Aucun peuple au monde ne doit subir ce genre de traitement inhumain et dégradant. Pourquoi les Centrafricains ?

une politique de la « terre brûlée »

Selon des témoins, et confirmés par les autorités locales, les mercenaires russes, à bord de leurs pick-up, et lourdement armés, ont fait leur incursion dans le village Aïgbado. Officiellement, c’était pour combattre les rebelles de la  CPC, mais la réalité est toute autre chose. Sans prévenir la population, comme ils ont fait en Syrie, ils ont commencé à tirer sur les habitants et animaux domestiques sans raison et sans distinction, tuant près d’une cinquantaine, d’autres sources parlent d’une centaine. Et comme si cela ne leur suffisait pas, ils ont incendié plusieurs habitations, procédant également à l’arrestation d’une dizaine des civils. Ils ont également brûlé les commerce et emporté plusieurs biens.

L’arrivée des mercenaires russes de la société Wagner en République centrafricaine en janvier 2021, officiellement pour combattre au côté des soldats FACA et repousser les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui ont tenté de faire tomber la capitale, les attaques contre les civils se sont accrues en nombre, en fréquence et en brutalité, et ce, dans des villes et villages hors de toute présence rebelle ou objectifs militaires.

Dans de nombreux cas, la gravité des crimes commis par les mercenaires russes, les forces gouvernementales et les milices du gouvernement, ainsi que l’échelle et la façon systématique dont ces abus étaient commis, permettent de les compter comme crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

Affaire Ali Hassan Bouba, le conseiller spécial du chef de l’État Fidèle Gouandjika répond à la Cour Pénale Spéciale, et l’opposition dénonce

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Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En réponse à la Cour Pénale Spéciale qui déplore dans un communiqué l’entrave au bon fonctionnement de la justice après la libération forcée et illégale du suspect Ali Hassan Bouba, ministres de l’Élevage de la Santé Animale, placé sous mandat de dépôt à la prison militaire du Camp de Roux pour crime de guerre et crime contre l’humanité, Monsieur Fidèle Gouandjika, conseiller du chef de l’État Faustin Archange Touadera répond sèchement aux critiques que provoque cette exfiltration.

Le ministre de l'Élevage Hassan Bouba Ali assis dans le rang des ministres dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale copyright CNC
Le ministre de lélevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Photo CNC

 

« C’est la cour pénale spéciale à travers ses officiers de police judiciaire et la Minusca qui ont arrêté le ministre Bouba dans son bureau. Et le Président de la République, ni personne n’était au courant de cette arrestation qui frise une séquestration. Maintenant Hassan Bouba s’est évadé, paraît-il. Et donc il appartient à la justice, munie de ses officiers de police judiciaire et de la Minusca d’aller chercher ce fugitif qui, aujourd’hui, serait chez lui à son domicile qui est connu de tous au km5. La justice à des officiers de police judiciaire, la Minusca est là en appui. Il y’a également UNPOL, la police de la Minusca. Et donc ces deux entités suffisent pour respecter les ordres donnés  par le procureur de la cour pénale spéciale pour aller chercher ce fugitif et voir dans quelle condition il avait été libéré, et quels sont ses complices. Mais le chef de l’État, le gouvernement, l’Assemblée nationale n’étaientt pas au courant ni de l’arrestation ni de l’évasion «, rétorque Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du chef de l’État.

En réponse, l’ancien ministre d’État, Président du parti PATRI, maître Crépin Mboli Goumba pense que c’est un défi sans précédent lancé à tous ceux qui pensent que l’indépendance de la justice, la reddition des comptes, la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes sont des éléments majeurs de l’appréciation d’un pays au monde.

Crépin Mboli Goumba : « C’est un acte ignoble qu’inadmissible qui met notre pays au bord de la communauté internationale en même temps qu’il envoie un message clair à la communauté nationale à savoir que jamais, la justice ne sera rendue aux victimes centrafricaine ».

Et ce n’est pas tout! L’ancien ministre Serge Bokassa se dit aussi consterné d’apprendre la libération forcée du sieur Ali Hassan Bouba de sa cellule par des gendarmes. Pour lui, la responsabilité incombe au Président de la République.

Serge Bokassa : » qui est le garant des lois dans notre République. Qui est le garant des institutions si ce n’est que le Président de la République, chef de l’État Faustin Archange Touadera ? À partir du moment où il se mue dans un mutisme coupable. Nous voyions bien qui sont complices de cela. Ils sont auteurs de cette orchestration. Il leur revient, dans des délais brefs, de communiquer, d’informer l’opinion publique sur cet acte odieux qui n’honore pas la République centrafricaine, qui n’honore pas le peuple centrafricain, qui n’honore pas la démocratie centrafricaine, s’il y’a la démocratie bien entendu, ce à quoi je ne crois pas vraiment… ».

Pour la coalition de l’opposition démocratique, Le Président TOUADERA consacre ainsi l’impunité des auteurs de crimes contre le peuple centrafricain et la fin de l’état de droit sous son régime qui foule au pied l’indépendance de la justice.

Coalition de l’opposition démocratique : «L’arrestation de Monsieur Ali HASSAN BOUBA, ministre de l’Élevage et de la Santé animale, auteur présumé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par la Cour Pénale Spéciale (CPS) le 19 novembre 2021 a été saluée par les victimes de ses exactions, l’ensemble de la population centrafricaine et la Communauté internationale qui attendaient enfin que justice soit rendue. Mais contre toute attente, le 26 novembre 2021, la COD 2020 a appris avec indignation et consternation l’obstruction faite pour la présentation de HASSAN BOUBA devant les juges d’instruction de la CPS et par la suite la libération manu militari de ce dernier par des éléments mixtes de sécurité (garde présidentielle, gendarmerie, police, milices requins et mercenaires russes de Wagner).

Cet acte d’une extrême gravité, ordonné par le Président Faustin Archange TOUADERA a créé un profond émoi, tant chez les victimes qu’au sein du peuple centrafricain et dans la communauté internationale.

Le Président TOUADERA consacre ainsi l’impunité des auteurs de crimes contre le peuple centrafricain et la fin de l’état de droit sous son régime qui foule au pied l’indépendance de la justice ».

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Le village Dongué Douane sous le choc après la mort d’une femme âgée de 65 ans violée par un groupe des mercenaires russes

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Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les habitants du village de Dongué Douane, située à environ 5 kilomètres de koui sur l’axe Yéléwa, sont en émoi après la mort d’une vieille dame, une légionnaire âgée de 65 ans, agressée sexuellement par une dizaine des Mercenaires russes de la société Wagner.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/le-corps-sans-vie-de-maman-Therese-avant-son-inhumation-225×450.jpg” alt=”le corps sans vie de maman Thérèse avant son inhumation” width=”225″ height=”450″ />
Le corps sans vie de maman Thérèse quelques minutes avant son inhumation au cimetière

 

Surnommée affectueusement mère Tête, de son vrai prénom Thérèse, a été victime le 24 novembre dernier  d’une violente agression sexuelle perpétrée par une dizaine des mercenaires ruses de la société Wagner.

En effet, le mercredi 24 novembre dernier, aux environs de midi, la mère Thérèse, une femme légionnaire très respectée dans l’Eglise Catholique dans le village, lors de son retour du champ, a eu le malheur de sa vie de croiser une dizaine des mercenaires russes, en provenance de koui, et à destination de Yéléwa. Comme elle ne s’attendait pas à être prise dans ce sale coup, les mercenaires russes, qui n’ont pas de moral ni de pitié, l’ont agressé sexuellement tour à tour. Une dizaine d’hommes sur une femme âgée, c’est trop!

Après son agression, elle ne pouvait pas marcher comme avant. Laissée pour morte par ses agresseurs, elle succombe finalement quelques minutes plus tard de ses blessures après avoir été conduite au dispensaire par des passants.

Mais ce qui est étonnant, les mercenaires russes ont tenté en vain de convaincre les soldats FACA de véhiculer à la population que l’acte criminel aurait été perpétré par des rebelles de 3R, ce que les FACA ont refusé catégoriquement. Le corps de la pauvre victime est inhumé le lendemain auprès de ses ancêtres.

Un acte ignoble commis sur la population dont le chef de l’État et son gouvernement sont prêts à défendre bec et angle. Incroyable!

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : 60 millions de francs CFA, c’est le montant déboursés par les exploitants chinois pour la libération de leurs employés kidnappés par les mercenaires russes

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Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une société d’exploitation minière chinoise, installée dans la localité de Lamy-Pont, a décidé de régler son problème en annonçant avoir déboursé une colossale somme d’argent afin d’obtenir la libération de ses employés kidnappés par les Mercenaires russes de la société Wagner.  

 

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/chantier-minier-de-Abba-dans-la-nana-mambéré-450×337.jpg” alt=”Chantier d’or chinois à Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, nord-ouest de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”337″ />
Chantier d’or chinois à Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, nord-ouest de la République centrafricaine.

Il existe la théorie et la pratique. Par défaut, la règle de base dans les affaires de ransomware est de ne pas payer la rançon. Et dans la vie réelle, il arrive souvent que les victimes payent tout ou partie de la rançon. C’est ce qui vient d’arriver à une société d’exploitation minière chinoise dans la localité de Lamy-Pont qui a  été victime d’une attaque la semaine dernière des mercenaires russes qui ont kidnappé une dizaine de ses employés sur les chantiers miniers.

 

Des rançons payées

Pour résoudre son problème, la société chinoise a avoué avoir payé 60 millions de francs CFA en espèce aux mercenaires russes de la société Wagner afin d’obtenir la libération d’une dizaine de ses employés kidnappés. Selon des informations du CNC, parmi les otages, trois d’entre eux ont été transférés dans plusieurs localités. L’un des trois a été retrouvé à Berberati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadéï. Là encore, son grand frère, aussi un homme d’affaires, a  du payer trois millions de francs CFA pour sa libération. Mais les deux autres sont toujours portés disparus. Leur famille ignore où exactement ils sont détenus.

Entre-temps, un homme d’affaires mauritanien, qui s’est installé aussi à Lamy-Pont, a été interpellé vendredi par les mercenaires russes. Violemment agressé et attaché par une corde contre un arbre, ce Mauritanien souffre gravement. On ignore s’il est libéré après versement de rançon ou il est mort de ses blessures.

Pour le moment, en République centrafricaine, les mercenaires russes de la société Wagner, de diverses nationalités, règnent en maitre sur le pays. Ils prennent totalement en otage l’exécutif, le judiciaire, le parlement, l’armée, la douane, les eaux et forêts et  la sécurité publique. Ils arrêtent, libèrent les gens comme ils veulent, ils pillent, ils violent s’ils le désirent, et ce, avec l’autorisation tacite des autorités du pays.

 

Par Gervais Lenga

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Centrafrique : deux jeunes interpellés par les mercenaires russes à Nana-Bakassa sont portés disparus

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Bangui, 28 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cela fait une semaine que les parents des victimes ont tenté en vain de les retrouver. Selon les Mercenaires russes, les deux jeunes hommes qu’ils ont interpellés auraient été transférés dans une prison de la capitale. Mais leur famille les cherche toujours en vain. C’est la consternation et la colère.

Fouille maison par maison des mercenaires russes de la société Wagner
Patrouille des mercenaires russes

 

Selon la famille des deux victimes, c’était à cause d’une vidéo des cadavres des mercenaires russes tournée par les rebelles que leur calvaire a commencés. À en croire leur témoignage, ces vidéos de cadavres russes auraient été publiées dans un groupe sur le célèbre réseau social  WhatsApp, mais les photos ont été retrouvées par Hazard dans le téléphone de l’une des victime par les mercenaires russes à Nana-Bakassa.

En effet, les deux victimes, l’une chauffeur qui s’appelle Choko,  et l’autre apprentie qui s’appelle Abdel-karim, faisaient la navette avec un véhicule d’un jeune centrafricain entre le Tchad et la Centrafrique. Mais ce jour du dimanche 21 novembre, vers 12 heures, en provenance de la ville de Moundou et Goré, ils ont été stoppé avec leur véhicule à la barrière des soldats FACA à l’entrée de la ville de Nana-Bakassa. Selon la famille, c’était pour un contrôle de routine lié aux pièces afférentes du véhicule, mais celui-ci s’est très vite tourné aux fouilles corporelle. Les mercenaires russes, qui fouillaient le véhicule, sont tombés malheureusement sur le téléphone de Monsieur Abdel-karim  qu’ils ont trouvé la vidéo des cadavres russes dedans. Aussitôt, le propriétaire du téléphone, qui est aussi l’apprenti du véhicule, est arrêté. Et ce n’est pas que lui! Les hommes de Wagner ont interpellé également Monsieur Choko , qui est le conducteur ainsi que la saisie du véhicule.

Mais depuis une semaine, leur famille n’a pas des nouvelles concernant le lieu de leur détention ainsi que leur condition d’incarcération. D’après les mercenaires russes, les deux victimes auraient été déjà transférées à Bangui. Mais les parents des victimes les ont cherchés partout dans les cellules de Bangui, mais en vain.

D’après eux, soit ils ont été tués, soit ils sont toujours à Bossangoa ou quelque part dans les cellules  des mercenaires russes.

Mais aux dernières nouvelles, le conducteur du véhicule vient d’être libéré. C’est son apprenti qui est actuellement porté-disparu. Le véhicule, toujours saisi, est à la base des mercenaires russes. Mais les 10 tonnes des marchandises ont été vendues et mangées par les russes, les Faca et les gendarmes. Il faut noter au passage que l’apprenti est un jeune tchadien grandi en Centrafrique.

Rappelons que depuis plusieurs semaines, les images et vidéos des cadavres des blancs, présentés comme des mercenaires russes tués dans les affrontements avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) sont largement partagés sur les réseaux sociaux

centrafricains. Mais le fait d’avoir ces images dans son téléphone ne constitue pas forcément un crime. Pour les mercenaires russes, c’est tout à fait le contraire, et personne ne peut en parler.

 

Par Gaël Bobérang

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RCA : un éleveur peul tué par les soldats FACA dans la localité de Mann, sa tête brandie comme un trophée

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Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Alors que le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait déclaré unilatéralement un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire national le 15 octobre dernier, les actes de violence se poursuivent inlassablement dans le pays malgré la dégradation des conditions humanitaires. Tantôt ce sont des rebelles, tantôt des soldats FACA ou des Mercenaires russes à la solde du pouvoir. Mais pour ce samedi 27 novembre, ce sont malheureusement des soldats FACA qui ont été cités dans un acte d’exécution sommaire d’un éleveur peul, suivie de la profanation de son cadavre.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Les-soldats-FACA-a-Obo-dans-le-Haut-Mbomou-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo dans le Haut-Mbomou” width=”450″ height=”253″ />
Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

 

Ce samedi 27 novembre, dans la matinée, dans la localité de Mann, située à environ 60 kilomètres au nord de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Pendé, des soldats FACA, basés à Mann, dans leur patrouille dans le secteur, ont interpellé un éleveur peul. On ignore les raisons de cette interpellation, mais très vite ils commencent à le violenter gravement, suivis de torture digne d’un film vietnamien. Finalement, le peul a été exécuté, sa tête coupée ainsi que ses deux bras, puis brandis sur un arbuste sous forme d’affichage publicitaire. Un crime incomparable pour une armée nationale d’un pays soi-disant civilisé et pourtant formés sur le droit international humanitaire,  DIH.

Rappelons que ce n’est pas pour la première fois que les soldats de l’armée nationale sont cités dans des actes de cruauté envers les éleveurs peuls, assimilés aux rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Même dans la conclusion du rapport de la commission d’enquête spéciale mise en place en avril dernier par le ministère de la Justice sur instruction du chef de l’État Faustin Archange Touadera, on épingle également les soldats FACA d’avoir commis des exactions sur la population, tout comme les mercenaires russes et les rebelles.

 

Par Gaël Bobérang

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CENTRAFRIQUE : LE RETRAIT ET LES PRÉALABLES DE RETOUR DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE ANÉANTISSENT-ILS LES CHANCES DE LA RÉUSSITE DU DIALOGUE POLITIQUE ? 

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Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Alors que les forces armées centrafricaines appuyées par les forces alliées contrôlaient positivement les opérations militaires sur le terrain, le président de la république contrairement à sa trajectoire habituelle a surpris lors d’une sortie médiatique en préférant l’option du dialogue politique au détriment de la guerre. À l’instar des autres pays en guerre où les armes ont montré leurs limites, le président de la république a confirmé la suprématie du dialogue et de la concertation sur les conflits armés.  En conséquence de ce qui précède, un comité préparatoire multi-tendanciel mais inégalitaire du dialogue politique a été mis en place sous la présidence du directeur du cabinet présidentiel. À ce stade, il apparaît important de rappeler que la logique du dialogue politique fait appel aux notions de réconciliation nationale, de cohésion sociale, de compromis mutuel…

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/interieur-article-doudou-solembi-208×450.png” alt=”Bernard Selembi Doudou” width=”208″ height=”450″ />
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

Ramant à contre courant, le président de l’assemblée nationale de la septième législature a déterré une demande de levée de l’immunité de certains parlementaires introduite par le procureur de la république sous la sixième législature. Mécontent de l’inopportunité de la procédure et de l’attitude incohérente du président de l’assemblée nationale pourtant dépositaire du pouvoir politique du parti au pouvoir, l’opposition démocratique s’est retiré en bloc et de façon solidaire du comité préparatoire du dialogue politique. En attendant des tractations pour la reprise des travaux préparatoires, l’opposition démocratique propose troquer son retour à la condition non négociable d’abandon total de la procédure judiciaire en cours.

Inquiet de l’avenir d’un peuple longtemps méprisé et opprimé, le citoyen lambda s’interroge :

Les préalables non négociables du retour de l’opposition démocratique au comité préparatoire du dialogue politique sont-ils légitimes et/ou légales ?

En d’autres termes, la requête de l’opposition démocratique relative à l’abandon des poursuites est-elle fondée en droit sans porter atteinte au célèbre principe de séparation de pouvoir ?

À défaut de répondre favorablement aux préalables de l’opposition démocratique, peut-on organiser valablement et efficacement le dialogue politique en l’absence de l’opposition démocratique ?

Dans la situation actuelle de notre patrimoine commun, peut-on dialoguer avec soit même et prétendre débattre de vrais sujets qui minent ce pays ?

L’expérience africaine de règlement de conflits n’impose que le dialogue politique comme solution et cela sous la coordination d’un médiateur national ou international mais crédible. Pour ce faire, nous invitons humblement le chef de l’état de créer les conditions d’un dialogue apaisé conformément à ses prérogatives définies par la constitution du 30 mars 2016.

Ne rater surtout pas cette occasion d’écrire au pluriel une page de l’histoire centrafricaine. Mais attention, ne le dites à personne.

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 29 novembre 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Communiqué de presse conjoint UNION AFRICAINE – CEEAC – CIRGL – UE – NATIONS UNIES

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/G5-450×260.jpg” alt=”Différents drapeaux des pays et institutions du G5 Centrafrique” width=”450″ height=”260″ />

 

Communiqué de presse conjoint

 

Le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’Ambassadeur Bankole Adeoye ; le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix ; le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo et le Directeur général adjoint Afrique du Service européen d’action extérieure, M. Bernard Quintin, ont tenu, ce vendredi 26 novembre, une réunion de haut niveau par vidéoconférence avec le Président de la République centrafricaine, S.E.M. Faustin Archange Touadéra. Le Ministre des Relations extérieures de la République d’Angola, M. Téte António a également participé à cette réunion virtuelle pour le compte de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

Cette réunion fait suite à la dernière visite conjointe de haut niveau de ces organisations partenaires en République centrafricaine (rca) en juin 2021 et s’inscrit dans le cadre d’un dialogue régulier, soutenu et franc entre ces organisations et la RCA. Les échanges ont porté sur l’état du processus de paix et du dialogue politique en RCA.

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies, de l’Union européenne, et de la CIRGL saluent l’engagement du Président Touadéra pour faire avancer le processus de paix. Réitérant que l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) du 06 février 2019 demeure un instrument incontournable pour la paix et la stabilité en République centrafricaine, les hauts responsables soulignent la nécessité de redynamiser la mise en œuvre de l’Accord et ses mécanismes de suivi à la suite de l’évaluation réalisée en s’appuyant sur une appropriation nationale des récentes initiatives tant au niveau régional que national.  A cet égard, ils se félicitent de l’adoption de la feuille de route conjointe le 16 septembre à Luanda ainsi que de la déclaration de cessez-le-feu proclamée par le Président Faustin Archange Touadéra le 15 octobre.

Ils réitèrent leur volonté commune d’appuyer ces récentes initiatives sur la base des directions que le Président Touadéra présentera aux partenaires. Dans ce contexte, les hauts responsables s’engagent à appuyer le plaidoyer des autorités centrafricaines auprès de la communauté internationale pour une meilleure mobilisation des ressources et des énergies afin de soutenir les efforts nationaux de consolidation de la paix et de gouvernance démocratique en République centrafricaine et mettre en valeur de manière positive les atouts de la République centrafricaine sur la scène internationale. Les organisations partenaires demeurent également convaincues que ces efforts pourront aboutir à des réformes structurantes, y compris dans le secteur de la sécurité.

En ce qui concerne le dialogue politique, les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies, de l’Union européenne, et de la CIRGL saluent l’engagement du Président Touadéra et notent que le caractère inclusif de ce dialogue demeure essentiel. Ils exhortent à cet égard, le Président et son gouvernement à continuer de privilégier l’ouverture et le dialogue avec tous les acteurs nationaux et prendre des mesures fortes de confiance et d’apaisement. Ils encouragent toutes les parties prenantes à y prendre part afin d’explorer des solutions politiques consensuelles et durables dans l’intérêt de la stabilité, de la paix et de la réconciliation nationale.

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies, de l’Union européenne, et de la CIRGL déplorent la poursuite des violences à travers le pays et regrettent les affrontements répétés entre les groupes armés et les forces de défense centrafricaines appuyées par leurs alliés. Ils expriment leurs préoccupations quant aux violations des droits de l’homme résultant de ces violences et les souffrances engendrées à l’ensemble de la population tout en déplorant que certaines communautés soient particulièrement stigmatisées. Les organisations partenaires expriment leur vive inquiétude quant à l’usage d’engins explosifs comme nouvelles armes de guerre en République centrafricaine et alertent sur les possibles conséquences désastreuses contre la population civile, les acteurs humanitaires et les partenaires tels que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

Ils s’alarment par ailleurs de la crise humanitaire dans le pays et appellent à la responsabilité de l’ensemble des acteurs présents. Ils rappellent également que l’ensemble de la communauté internationale doit rester mobilisée et unie dans ce sens et continuer à apporter une réponse urgente et appropriée aux besoins humanitaires pressants des populations centrafricaines et aux efforts de développement durable.

Les hauts responsables rappellent également que l’engagement de la communauté internationale ne pourra s’effectuer que dans un environnement de confiance mutuelle et durable, de transparence et de redevabilité, avec toutes les forces déployées en RCA et dans le respect des droits de l’homme. Les organisations partenaires exhortent particulièrement les autorités centrafricaines à lever clairement et publiquement toute ambiguïté sur leur volonté de coopérer avec la MINUSCA.  Ils condamnent à cet égard les campagnes de désinformation et les discours de haine, envers les partenaires internationaux et appellent ainsi à mettre fin à ces actes qui minent les efforts pour la paix et la stabilité ainsi que l’engagement des partenaires dans le pays.

Les hauts responsables rappellent l’ambitieux programme de réformes annoncé par le gouvernement. Une mise en œuvre rapide de ces réformes essentielles est nécessaire afin de répondre aux attentes légitimes de la population et de relever les défis de la RCA. Ces réformes concernent en particulier la gouvernance démocratique et l’État de droit, la lutte contre la corruption, la réforme du secteur de la sécurité, la justice et la lutte contre l’impunité, le développement économique avec une attention toute particulière aux femmes et aux jeunes, la restauration de l’autorité de l’Etat, la gestion transparente des finances publiques, la question de la mobilisation des ressources propres et la gestion des ressources agricoles et naturelles. Des résultats positifs et concrets sont attendus par les hauts responsables dans le cadre de l’engagement historique et de long terme des partenaires.

Les hauts responsables saluent l’implication directe des gouvernements angolais et rwandais et des États de la sous-région dans le processus de paix à travers l’initiative de la CIRGL ayant abouti à l’adoption de la feuille de route conjointe pour la paix en République centrafricaine. Les partenaires saluent particulièrement l’engagement des pays de la sous-région et les encouragent à poursuivre leurs efforts pour une coopération régionale plus forte aux fins de faire avancer le processus de paix au grand bénéfice de la population centrafricaine. Les partenaires saluent également et soutiennent les efforts continus des acteurs de la société civile, des acteurs religieux, et citoyens qui luttent quotidiennement dans l’intérêt de la paix en RCA.

Fait à Addis-Abeba, Libreville, New York, Bruxelles et Luanda, le 28 novembre 2021

Le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’Union africaine

Ambassadeur Bankole Adeoye,

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix

  1. Jean-Pierre Lacroix

Le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale

Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo,

 

 

Le Directeur général adjoint Afrique du Service européenne d’action extérieure,

  1. Bernard Quintin,

Le Ministre des Relations Extérieures de l’Angola, représentant la CIRGL

  1. Téte António

 

SEPT ANS APRES SON LANCEMENT, LE FONDS BÊKOU DE L’UNION EUROPEENNE TIRE LES LEÇONS

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De gauche à droite Jacqueline Mardozein, représentante du ministre de l’économie , Douglas Darius Carpenter , ambassadeur de l’UE en Centrafrique et Enrique
De Loma Ossorio Friend , gestionnaire du Fonds Bêkou. Photo CNC

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

SEPT ANS APRES SON LANCEMENT,

LE FONDS BÊKOU DE L’UNION EUROPEENNE TIRE LES LECONS

 

Bangui, le 24 novembre 2021

 

La représentante du Ministre d’État chargé du Plan, de l’Economie, et de la Coopération internationale, Jacqueline Madozein, Coordinatrice de la cellule d’appui à l’ordonnateur national du FED (CAONF), a procédé mercredi 24 novembre 2021, à l’ouverture de l’atelier de capitalisation sur l’expérience du Fonds Bêkou en République centrafricaine, en présence de l’Ambassadeur de l’Union européenne à Bangui, Douglas Carpenter et du Gestionnaire du Fonds Bêkou, Enrique De Loma Ossorio Friend.

 

Cet atelier a pour objectif de faire le point sur les activités soutenues par le Fonds Bêkou et ses partenaires et de tirer les leçons de ce qu’a été cet outil innovant de l’Union européenne. Il a permis à près de 150 personnes d’échanger sur l’étude de capitalisation qui met en avant le positionnement original du Fonds Bêkou entre l’urgence et le développement en République centrafricaine. L’étude rédigée par l’expert François Grunewald du groupe Urgence – Réhabilitation – Développement (URD), montre que le Fonds Bêkou, s’est avéré un instrument pertinent et efficace grâce à un engagement de plus de 300 millions, depuis sa création en 2014, et mis en œuvre par une trentaine de partenaires qui ont travaillé sur une dizaine de thématiques.

 

Il faut noter que le Fonds a su s’adapter aux changements de situation et inscrire son action dans la durée. Accompagner ce contexte complexe et plein d’incertitudes a demandé une grande flexibilité et des efforts importants pour rendre l’aide plus adaptée aux contextes dits de « nexus humanitaire-développement-paix ».

 

« Le Fonds Bêkou nous a permis de rendre plus concrets les dividendes de la paix auprès de nos populations. Grâce à sa flexibilité, des réponses adaptées sont apportées à nos besoins en droite ligne avec le Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix 2017-2023 », reconnait pour sa part le ministre Felix Moloua.

 

Dans son intervention, Monsieur Douglas Darius Carpenter a souligné que « le soutien du Fonds Bêkou s’ajoute à celui des autres programmes soutenus par l’Union européenne à travers ses autres instruments. Ses leçons apprises seront indispensables pour nourrir les futures actions qui seront financés à travers le nouvel instrument Global Europe ».

 

Le Gestionnaire du Fonds Enrique De Loma Ossorio Friend concluera qu’ « en permettant l’accès à la santé et à l’eau, en soutenant la relance économique – notamment l’agriculture et les infrastructures de base, en appuyant les initiatives pour la réconciliation et l’intégration des plus vulnérables, le Fonds Bêkou a eu des bénéfices tangibles pour plus de 2 800 000 Centrafricains. Il représente une démonstration de la solidarité européenne qui, en étroit partenariat avec les autorités centrafricaines, aide le pays à surmonter les crises qui affectent si fortement sa population ».

 

L’occasion permet de signaler que le Fonds Bêkou arrive à sa fin et qu’une nouvelle phase de coopération sera définie entre l’Union européenne et la République Centrafricaine.

 

 

Contacts :

 

Enrique DE LOMA OSSORIO FRIEND, Gestionnaire du Fonds Bêkou

Enrique.DE-LOMA-OSSORIO-FRIEND@ec.europa.eu

 

Jeanne Aurélie Sidonie NGO BELNOUN, Chargée de communication à la Délégation de l’Union européenne  

Jeanne-Aurelie-Sidonie.NGO-BELNOUN@eeas.europa.eu

 

MEMO

 

Qu’est-ce que le Fonds Bêkou ?

Le Fonds Bêkou est un fonds multi-bailleur créé par l’Union européenne au lendemain de la crise de 2014. Il compte 5 pays contributeurs en plus de l’Union européenne: l’Allemagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas et la Suisse. Depuis 7 ans, ces bailleurs ont investi plus de 300 millions d’euros en République centrafricaine pour permettre de relever et de stabiliser le pays.

 

Le Fonds Bêkou développe des programmes dans trois domaines principaux : (1) l’accès aux services de base tels que la santé et l’eau et assainissement; (2) la relance économique à travers l’appui à l’agriculture familiale, le soutien aux acteurs économiques locaux et la réhabilitation des infrastructures et (3) la réconciliation et la protection des plus vulnérables.

 

Le Fonds Bêkou représente le premier Fonds Fiduciaire « post crise » créé par l’Union européenne et certains États membres pour faire face aux défis de la République centrafricaine à partir de 2014. Depuis lors, plusieurs autres Fonds ont été mis en place par l’Union européenne pour répondre à la crise syrienne, accompagner la paix en Colombie et répondre aux enjeux migratoires en Afrique.

 

Comment les autorités centrafricaines sont-elles impliquées ?

Le gouvernement centrafricain participe au Conseil d’administration qui adopte et oriente la stratégie du Fonds Bêkou et au comité de gestion (COGES) qui valide les actions à financer. Le dernier COGES qui s’est déroulé en octobre 2021 a permis, entre autres, l’apport de 5,3 millions EUR supplémentaires au « programme de relèvement socioéconomique dans la zone sud-est de la RCA (RELSUDE) » et de 950 000 EUR additionnels au « programme d’appui à la réconciliation et la paix en RCA (Réconciliation II) » afin de renforcer l’appui aux radios centrafricaines.

 

Le Fonds Bêkou travaille étroitement avec chacun des Ministères de tutelle de ses programmes. Il a également déployé à leur demande des assistances techniques auprès du Ministère de la santé et de la population, du Ministère de l’agriculture et du développement rural, du Ministère de l’élevage et de la santé animale, du Ministère de l’environnement et du développement durable, du Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche et du Ministère de la promotion du genre, de la protection de la femme, de la famille et de l’enfant.

 

Quels sont les résultats concrets atteints par le Fonds à ce jour ?

Le Fonds Bêkou a déjà fourni des résultats tangibles à plus de 2 800 000 de personnes.

Le rapport spécial de la Cour des Comptes de l’Union européenne (octobre 2017) concluait que la majorité des projets financés avait produit les résultats attendus, tout en soulignant que le facteur le plus important dans les cas où les objectifs n’étaient pas atteints était la situation sécuritaire dans les régions où les projets étaient mis en œuvre.

 

  • Dans le secteur de la santé, plus de 160 formations sanitaires appuyées ;
  • Dans le secteur de l’eau et de l’hygiène, plus de 850 points d’eau, y compris des forages, construits ou réhabilités ;
  • Dans le secteur de la résilience rurale, plus de 4 000 groupes agricoles, producteurs de semences, agriculteurs et jardiniers accompagnés ;
  • Dans le secteur des infrastructures, 11 ponts déjà installés, y compris dans la zone du sud-est ;
  • Dans le secteur de la réconciliation, plus de 21 radios centrafricaines soutenues, dont 20 radios communautaires.

 

Le Fonds Bêkou est-il le seul instrument de l’Union européenne en faveur de la RCA ?

Le Fonds Bêkou n’est qu’un des instruments de l’Union européenne. Sa particularité est de se situer entre l’urgence et le développement en soutenant des actions de résilience (court terme) et de relèvement (moyen terme) en fonction des zones d’intervention.

Les autres instruments mobilisés par l’Union Européenne, dans une optique d’approche intégrée, sont :

  • l’aide humanitaire ;
  • l’aide au développement ;
  • l’aide à la stabilisation et à la médiation ;
  • les missions militaires et civiles dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune ;
  • l’action diplomatique et le dialogue politique

 

Les financements de l’Union européenne à travers ces instruments contribuent aux engagements pris pendant la Conférence de Bruxelles de novembre 2016. À cette occasion, les donateurs s’étaient engagés à verser plus de 2 milliards d’euros afin de contribuer au plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA).

 

Que veut-on dire par le « Fonds Bêkou arrive à son terme »?

Initialement le Fonds avait été conçu pour une durée de 5 ans. Il a été prolongé deux fois et arrive à son terme le 31 décembre 2021. Cela signifie qu’aucun nouveau programme ne pourra être financé après cette date, par contre de nombreux projets financés par le Fonds continueront encore pour plusieurs années.

 

Et après ?

La fin de la période de contractualisation du fonds Bêkou en 2021 est liée à la décision de l’UE de simplifier ses instruments de coopération dans le monde entier.

 

L’UE entre dans une nouvelle période de coopération mais surtout de partenariat en RCA à travers son nouvel instrument « Global Europe/Europe dans le monde ». Les priorités de l’UE en RCA pour 2021-2027 resteront alignées avec la stratégie nationale, le RCPCA, et s’attacheront à soutenir le processus de paix en Centrafrique, à soutenir le développement humain en particulier à travers l’appui aux secteurs de la santé et de l’éducation, à la création d’emplois, au développement durable et surtout à soutenir la transition verte, domaine dans lequel la RCA pourrait jouer un rôle positif et de référence pour toute la région et le continent.  L’appui à la société civile, à la jeunesse, à l’égalité des genres, resteront des objectifs transversaux de la coopération de l’UE dans le pays.

 

Pour plus d’informations :

 

 

 

 

« L’État de droit en République centrafricaine a subi un assaut frontal vendredi », selon Human Rights Watch

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Bangui, 27 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – « L’État de droit en République centrafricaine a subi un assaut frontal vendredi lorsque des gendarmes nationaux ont facilité la sortie de détention de Hassan Bouba et que la Cour pénal spécial a été empêché d’accéder au centre de détention.

Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l'élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son  ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021

 

Hassan Bouba appartient à la garde à vue conformément à l’ordonnance du tribunal pour faire face aux accusations que la Cour pénale spéciale a apporté contre lui pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Le gouvernement de la République centrafricaine est à la croisée des chemins entre justice et impunité. ” Le gouvernement doit clairement soutenir son retour en détention afin que la justice réclamée à plusieurs reprises par le peuple centrafricain puisse être rendue. ” Declare Lewis et Élise

 

Lewis Mudge, Directeur Afrique centrale

Elise Keppler, Directrice associée, Programme de justice internationale

Human Rights Watch

 

 

Lettre de condoléance de La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratie (PJLOD) à Martin Ziguelé

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Les-jeunes-de-lopposition-democratique-reunis-au-siege-du-parti-MLPC-450×337.jpg” alt=”Les leaders de la jeunesse de l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti de Mouvement de Liberation du Peuple centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu le 25 novembre 2021 au siege du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abréviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision plitique de défendre la démocratie et le droit des citoyens en Republique Centrafricaine.” width=”450″ height=”337″ />
Les leaders de la jeunesse de l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti de Mouvement de Liberation du Peuple Centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu le 25 novembre 2021 au siege du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abréviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision plitique de défendre la démocratie et le droit des citoyens en Republique Centrafricaine.

 

LETTRE DE CONDOLEANCES

A Son Excellence l’Honorable Martin ZIGUELE , Président du Parti MLPC

 

L’annonce de la disparition de votre maman MINGARA THERESE nous a énormément affectés. La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratie (PJLOD), sait à quel point d’affection la maman avait une place importante dans votre vie.
Nous souhaitons vous dire que nous pensons tès fortement à vous et ainsi qu’à votre famille biologique.

Nous partageons ce moment de tristesse et de profonde douleur à toute la famille et sommes intérieurement touchés par cette perte humaine qui vous est chère dans la vie.
Sachant que nous sommes toujour à vos côtés moralement et spirituellement afin de vous apporter nos soutiens fortement attristés remplis de compassion..

Le Coordonnateur
TANZA Saint Cyr

Centrafrique: un ministre, incarcéré pour crimes de guerre présumés, exfiltré par des gendarmes

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Un ministre en fonction et ex-chef rebelle incarcéré il y a une semaine en Centrafrique, accusé de crimes de guerre et contre l’humanité, a été exfiltré vendredi de sa prison par des gendarmes, a annoncé la Cour pénale spéciale (CPS) à Bangui, qui dénonce une «entrave à la justice».

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Hassan-Bouba-un-ministre-rebelle-devant-la-CPS–450×300.jpg” alt=”Hassan Bouba : un ministre rebelle devant la CPS  ” width=”450″ height=”300″ />

 

Bouba Ali Hassan, ministre de l’Elevage et de la Santé animale, avait été arrêté le 19 novembre sur ordre de cette juridiction spécialisée. Il devait être présenté vendredi à des juges d’instruction «mais l’unité chargée de son extraction a été empêchée d’accéder au lieu de sa détention» puis «il a été reconduit par la gendarmerie nationale à son domicile», assure la CPS dans un communiqué.

Les services du FMI achèvent une mission en République centrafricaine

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Bangui, le 26 novembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ) – Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de leurs conclusions préliminaires après leur visite dans un pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du conseil d’administration du FMI. La mission en question ne fera pas l’objet de délibérations au sein du conseil d’administration.

Immeuble de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Immeuble de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

      • Les autorités centrafricaines et les services du FMI ont discuté de politiques économiques et de réformes structurelles qui pourraient former la base d’un programme de référence suivi par les services. Ces discussions se poursuivront au cours des prochains jours.
      • Le programme de référence visera à aider les autorités à faire face aux défis économiques causés par la s ituation sécuritaire et la pandémie de la Covid-19 et leur permettra de bénéficier de l’aide budgétaire de leurs autres partenaires financiers. Il prévoit notamment la mise en œuvre de réformes structurelles visant à améliorer la gouvernance et la gestion des finances publiques et à renforcer la mobilisation des recettes intérieures.
  • L’amélioration de la situation sécuritaire au cours des dernier mois et la réouverture du corridor commercial entre Bangui et le Cameroun ont permis une reprise plus rapide que prévue au printemps de l’activité économique, tandis que les tensions inflationnistes ont commencé à s’atténuer.

Washington, DC – Le 26 novembre 2021 : Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Édouard Martin a effectué une mission avec la République Centrafricaine du 15 au 26 novembre 2021 pour mener des discussions sur un programme de référence appuyé par les services du FMI.

À l’issue de cette mission, M. Martin a fait la déclaration suivante :

« Les autorités centrafricaines et les services du Fonds monétaire international (FMI) ont discuté de politiques économiques et de réformes structurelles qui pourraient former la base d’un programme de référence appuyé par les services. Ces discussions se poursuivront au cours des prochains jours, afin de trouver un accord au niveau des services qui pourra être soumis pour approbation à la direction générale du FMI d’ici la fin de l’année. D’une durée de 7 mois, ce programme de référence visera à aider les autorités centrafricaines à faire face aux défis économiques causés par la situation sécuritaire et la pandémie de la Covid-19. Sa mise en œuvre satisfaisante devrait permettre la reprise des discussions dans le cadre d’un programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) au cours du second semestre de l’année prochaine.

« L’amélioration de la situation sécuritaire au cours des dernier mois et la réouverture du corridor commercial entre Bangui et le Cameroun ont permis une reprise plus rapide que prévue au printemps de l’activité économique. La prévision de croissance pour 2021 a en conséquence été revue à la hausse, de -1 à 1 pour cent. La poursuite de la reprise économique l’an prochain devrait permettre à la croissance d’atteindre 4 pour cent. Les tensions inflationnistes ayant découlé en début d’année des difficultés d’approvisionnement engendrées par la fermeture du corridor commercial se sont atténuées au cours des derniers mois, l’inflation devrait ralentir progressivement, pour atteindre 3½ pour cent en glissement annuel à la fin de l’année et moins de 3 pour cent l’an prochain. Du fait principalement de la baisse de 5 pour cent du PIB des transferts officiels ayant découlé du report du déboursement des appuis budgétaires par les partenaires techniques et financiers prévu cette année, le déficit des transactions courantes augmenterait à 10½ pour cent du PIB en 2021, contre 8½ pour cent du PIB en 2020.

« Les développements budgétaires au cours des derniers mois apparaissent conformes aux objectifs de la loi de finances rectificative. Les recettes intérieures devraient être légèrement supérieures aux attentes, tandis que les dépenses semblent bien maitrisées. La mise à disposition par la BEAC d’une partie de l’allocation de droits de tirages spéciaux (DTS) fournie par le FMI devrait permettre d’accélérer le remboursement des arriérés intérieurs et d’entamer le remboursement des emprunts relais contractés au cours des derniers mois auprès des banques commerciales.

« Le projet de loi de finances pour 2022 visera à assurer le financement viable des dépenses prioritaires—y compris dans les secteurs tels que la santé et la sécurité—par le truchement d’une mobilisation accrue des recettes et des dons, d’une rationalisation des dépenses non prioritaires, et d’une priorisation des financements extérieurs concessionnels. Afin de contenir la pandémie, et avec le soutien de ses partenaires financiers, le gouvernement entend aussi accélérer la campagne de vaccination, avec pour objectif de vacciner près de 3 millions de personnes d’ici la fin 2022.

« L’équipe du FMI s’est également entretenue avec les autorités centrafricaines d’un programme de réformes structurelles pour les prochains mois, visant à améliorer la gestion des finances publiques, accroitre la mobilisation des recettes intérieures et renforcer la gouvernance. Les autorités entendent notamment soumettre à l’Assemblée national un projet de loi anti-corruption et poursuivre leurs efforts de mise en place du système de télédéclaration des impôts par les grandes entreprises, de consolidation du compte unique du trésor, et de digitalisation des procédures et contrôles douaniers.

« L’équipe tient à remercier les autorités Centrafricaines pour l’excellence de leur collaboration et le climat d’ouverture au dialogue qui a prévalu durant la mission. »

L’équipe a rencontré le Président Touadéra, le Président de l’Assemblée nationale Sarandji, le Premier Ministre Dondra, le Ministre des Finances et du Budget Ndoba, le Ministre de la Santé Somse, le Ministre des Mines Benam-Beltoungou, le Directeur National de la BEAC Chaïbou, d’autres responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.

 

imf.org/fr

 

Alerte info : le ministre Hassan Bouba vient d’être libéré

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – le ministre de l’élevage et de la santé animale, Monsieur  Hassan Bouba, arrêté il y a une semaine par la Cour Pénale Spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité et incarcéré à la prison de Camp de Roux vient d’être libéré, a constaté sur place un journaliste du CNC

 

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Lex-ministre-Hassan-Bouba-450×388.jpg” alt=”L’ex-ministre Hassan Bouba” width=”450″ height=”388″ />
L’ex-ministre de l’élevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba, ici au PK45 route de Boali en septembre 2021.

 

C’est un grand désespoir pour les familles des victimes et de tous les Centrafricains aimant  la paix. Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux depuis ce vendredi matin, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, sous pression des Mercenaires russes de la société Wagner, se disait fermement opposé à l’arrestation de son ministre Hassan Bouba. Il serait même contre sa comparution devant les juges d’instruction de la Cour Pénale Spéciale ce vendredi 26 novembre.

Et comme cela ne suffisait pas, il vient de forcer sa libération de la prison de camp de Roux à travers les mercenaires russes ce vendredi  après-midi. Un véritable pied de nez à la justice, mais aussi  aux familles des victimes qui réclament la justice depuis des années. Pourtant, il y’a de cela quelques mois, lors de sa prestation de serment sur la Constitution du pays, il avait déclaré que son second mandat est placé sous le signe de l’impunité zéro, et que tous les sangs des victimes ne resteraient pas impunis.

Pour de nombreux observateurs, l’implication des politiques dans des affaires judiciaires ne favorise pas le retour de la paix dans ce pays. C’est une culture de l’impunité qui règne en ce moment, disaient-ils.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

L’union européenne s’apprête à sanctionner le groupe Wagner en République centrafricaine

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans  un communiqué du parlement européen, les députés condamnent avec la plus grande fermeté les crimes odieux commis par une organisation paramilitaire russe, le groupe Wagner, et par des entités militaires privées connexes dans diverses zones de conflit. D’après ces députés, l’État russe semble porter la responsabilité du financement, de la formation, de la gestion et du commandement opérationnel de ces groupes paramilitaires. Ajoutant  que les activités du groupe Wagner correspondent à l’extension de l’influence de la Russie dans les zones de conflit.

Ci-dessous le communiqué du parlement européen.

Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko

 

Communiqué de presse SESSION PLÉNIÈRE

  • L’UE doit sanctionner l’organisation paramilitaire russe baptisée groupe Wagner
  • La Somalie est au bord d’une catastrophe humanitaire
    • Le gouvernement camerounais et les forces séparatistes doivent relancer immédiatement les pourparlers de paix

Jeudi, le Parlement a adopté trois résolutions évaluant les violations des droits de l’hommes commises par le groupe Wagner, les atrocités en Somalie et la situation au Cameroun.

Violations des droits de l’homme par des entreprises militaires et de sécurité privées, notamment le groupe Wagner

Les députés condamnent avec la plus grande fermeté les crimes odieux commis par une organisation paramilitaire russe, le groupe Wagner, et par des entités militaires privées connexes dans diverses zones de conflit. L’État russe semble porter la responsabilité du financement, de la formation, de la gestion et du commandement opérationnel de ces groupes paramilitaires, estiment les députés, tout en soulignant que les activités du groupe Wagner correspondent à l’extension de l’influence de la Russie dans les zones de conflit. Le groupe Wagner, et d’autres entreprises de sécurité dirigées par la Russie, devraient être considérés comme agissant pour le compte de l’État russe, insistent les députés.

La résolution note que le groupe Wagner est présent dans de nombreux conflits dans le monde, notamment en Ukraine, en Syrie, au Soudan, au Mozambique, en Libye, en République centrafricaine et au Venezuela. Compte tenu de leurs antécédents de violations, les députés se félicitent de la déclaration faite par le Chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, sur l’adoption imminente de sanctions ciblées de l’UE à l’encontre des “personnes et entités pertinentes affiliées au groupe Wagner”, ainsi que des personnes et entités travaillant avec eux. Ils demandent que ces sanctions comprennent des interdictions de voyager et des gels d’avoirs pour les agents du groupe Wagner.

En outre, la résolution exhorte instamment tous les pays utilisant les services du groupe Wagner et de ses affiliés, en particulier la République centrafricaine, de couper tout lien avec le groupe et ses employés. Elle demande à la Commission européenne de veiller à ce que les fonds de l’UE ne puissent, en aucun cas, être utilisés par les pays bénéficiaires pour financer des sociétés militaires privées dont le bilan en matière de droits de l’homme est si terrible.

Le texte a été adopté par 585 voix pour, 40 contre et 43 abstentions. Pour plus de détails, la version complète sera disponible ici (25.11.2021).

La situation en Somalie

Le Parlement exprime sa profonde inquiétude face à la détérioration de la crise humanitaire en Somalie. Les députés condamnent toutes les violations et les abus des droits de l’homme et les attaques indiscriminées contre les civils, les travailleurs humanitaires, les journalistes, les agents électoraux et la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) par des groupes terroristes, notamment Al-Shabaab.

La résolution rappelle que la stabilité et la paix durables en Somalie ne peuvent être obtenues que par l’inclusion sociale et la bonne gouvernance. Elle appelle donc les dirigeants du pays à redoubler d’efforts pour achever le processus électoral du pays et finir d’organiser des élections inclusives et crédibles pour la Chambre basse du Parlement avant la fin de cette année. Plus le processus électoral est retardé, plus les ressources seront détournées des priorités nationales importantes, telles que la réponse aux urgences humanitaires, soulignent les députés.

La Somalie est au bord d’une catastrophe humanitaire, avec environ 5,9 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire et plus de 2,7 millions de personnes confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire d’urgence dans le pays, notent les députés. Ils demandent à l’UE, à ses États membres et à ses partenaires internationaux d’augmenter immédiatement l’aide humanitaire et de fournir une assistance supplémentaire à la réponse du pays au COVID-19, en particulier par le partage des vaccins et la fourniture de fournitures médicales essentielles.

Le texte a été adopté par 625 voix pour, 6 contre et 55 abstentions. Pour plus de détails, la version complète sera disponible ici (25.11.2021).

La situation des droits de l’homme au Cameroun

Les députés sont très préoccupés par la situation des droits de l’homme au Cameroun. La résolution note que le pays est confronté simultanément à un certain nombre de défis politiques et sécuritaires, notamment les menaces du groupe terroriste Boko Haram dans sa région de l’Extrême-Nord et une rébellion séparatiste armée interne qui se poursuit depuis près de cinq ans dans ses régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ce dernier conflit entre les milices et les autorités de l’État a fait des milliers de victimes, donné lieu à des abus odieux et conduit à une véritable crise humanitaire dans les régions anglophones du Cameroun.

Le Parlement invite instamment le gouvernement camerounais et les dirigeants politiques et militaires des groupes séparatistes à convenir d’un cessez-le-feu humanitaire et encourage les parties au conflit à convenir de mesures de confiance, telles que la libération des prisonniers politiques non violents et la levée du boycott des écoles. Les députés invitent le gouvernement du Président Paul Biya et les séparatistes anglophones à reprendre immédiatement les pourparlers de paix, tout en plaidant pour que la communauté internationale, en particulier l’Union africaine, les États d’Afrique centrale et l’UE, contribue à faciliter le dialogue en proposant d’assumer un rôle de médiation.

La résolution demande également aux autorités camerounaises de cesser de traduire des personnes devant des tribunaux militaires, en particulier des civils, de prédéterminer les résultats et d’imposer la peine de mort, ce qui est illégal au regard du droit international relatif aux droits de l’homme. Les députés rappellent au Cameroun qu’il doit faire respecter le droit de tous les citoyens à un procès équitable devant des tribunaux indépendants et que les tribunaux militaires ne devraient pas avoir compétence sur la population civile.

Le texte a été adopté par 614 voix pour, 32 contre et 40 abstentions.

 

Rédaction

 

Une base d’Un mouvement politico-militaire tchadien détruite par les mercenaires russes au nord de la Centrafrique

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon un communiqué de presse rendu public par le Conseil national pour la Libération du Tchad (CNLT), un mouvement politico-militaire tchadien, l’une de sa base installée sur le territoire centrafricain, plus précisement Dans la localité de pont KOGI, situé à proximité de ville frontalière de GORÉ,  estimé à 200 kilomètres au sud du Tchad a été attaquée par les Mercenaires russes de la société Wagner. D’après ce communiqué, au moins 27 combattants du CNLT ont été tués ainsi qu’une centaine des civils tchadiens.

La base du CNLT détruit par les mercenaires russes au nord de la République centrafricaine
La base du CNLT détruit par les mercenaires russes au nord de la République centrafricaine

 

Selon le CNLT , ce carnage sanguinaire et inhumain est survenu le 17 novembre 2021, et ce, malgré sa note adressée au chef de l’État centrafricain en date du 3 novembre 2021 à travers la chancellerie centrafricaine à Ndjamena, puis une seconde lettre de la même date est adressée également au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies à Bangui, sollicitant son intervention auprès des autorités centrafricaines afin d’accorder au Conseil national pour la Libération du Tchad (CNLT) une autorisation pour rassembler ses combattants estimés à 6500 qui c’est trouvent sur le territoire centrafricain dans le cadre de la préparation de leur éventuel retour au pays sous l’entière supervision de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour stabilisation en Centrafrique (Minusca) et des forces armées Centrafricaines (FACA). Selon le CNLT, Plusieurs copies de ces deux lettres ont été envoyées  au président du CMT à Ndjamena; Président de la commission de l’union africaine à Addis Abeba; à la Délégation de l’Union européenne au Tchad; à l’Ambassadeur de la France au Tchad; à l’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Tchad; au Président du Comité technique Spéciale du Dialogue inclusif.

« Les Autorités centrafricaines sont tenues responsables pour les massacres des citoyens tchadiens survenus ces jours dans la localité de PONT KOGI en territoires Centrafricaine , a indiqué le CNLT dans son communiqué. .

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : nouveau massacre de la communauté des éleveurs par les mercenaires russes dans l’Ouest

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon le témoignage de la seule rescapée, l’attaque a eu lieu  mardi dernier dans le village Godawa, situé à 34 kilomètres de Dilapoko sur la route Noufou  – Gamboula, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, à l’ouest de la République centrafricaine.

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Un mercenaire russe posté contre deux maisons des villageois lors d’un combat avec les rebelles

 

Selon l’épouse de l’une des victimes, la seule rescapée interrogée par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique, dans leur campement attaqué par les Mercenaires russes et les soldats FACA, il y’avait  lui et son mari, ses quatre beaux-frères, et leurs femmes ainsi que leurs trois enfants. Le jour de l’attaque, elle est partie dans la brousse pour faire des travaux quand les mercenaires russes et les soldats FACA les ont tous massacrés un à un ainsi que des moutons et des veaux. Mais à son retour dans le campement, elle ne faisait que constater les dégâts. Prise de panique, elle s’est empressée de quitter la localité quand elle avait croisé les mêmes mercenaires russes et les soldats FACA qui ont massacré sa communauté. Ils ont tenté en vain de la neutraliser en faisant des tirs sur elle. Heureusement elle s’est échappée belle en franchissant la frontière vers le Cameroun. Et c’est de là que nous l’avons rencontré.

Ce nouveau massacre impliquant les mercenaires russes et les soldats FACA intervient un mois et demi après la publication de la conclusion du premier rapport de la commission d’enquête spéciale mise en place  au mois de mai dernier. Dans ce rapport, les enquêteurs ont imputé une partie des exactions sur la population aux mercenaires russes de la société Wagner qui appuient les soldats FACA dans leur offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement. Mais pour la société Wagner,  le fait d’épingler ses hommes dans ce rapport fragilise leur stratégie d’extension  en Afrique.  Et donc il faut à tout prix contrecarrer et imposer un autre rapport fabriqué. C’est pourquoi, le procureur général près tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Éric Didier Tambo avait déclaré dans les radios que les travaux de la commission se poursuit, et que les détails seraient publiés prochainement. Une histoire de minimiser l’implication des mercenaires russes dans ces exactions.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : désormais, le russe va concurrencer le français, l’espagnol et le chinois à l’université

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Contrairement aux chinois et espagnol, le russe sera enseigné dès la première année de licence, et ce, jusqu’en première et deuxième année de Master, selon le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

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Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

D’après les directives faites par le Président de la République lors du conseil des ministres, la langue russe va désormais concurrencer le français, le chinois et l’espagnol dans les écoles, mais aussi à l’université, alors que  la République centrafricaine est soutenue par Moscou dans sa guerre contre les rebelles qui, eux, sont appuyés par Paris, selon les proches du chef de l’État.

D’après les propositions faites par le chef de l’État, la langue  russe ne sera pas  offerte au choix  aux étudiants. Ça sera une matière obligatoire qui sera enseignée à la place de l’espagnol dont les profs se font rares dans le pays. Mais contrairement à l’espagnol et le chinois, le russe sera enseigné dès la première année de licence jusqu’au master.

Le ministre de l’Enseignement supérieur a aussi indiqué que la prochaine année, c’est-à-dire 2022 – 2023,  son ministère aura terminé tous les préparatifs pour enseigner la langue russe à l’université de Bangui : de la mise au point des programmes à la formation des enseignants. Justement, concernant les enseignants, le ministre de l’Enseignement sera à Moscou dès le mois de janvier prochain pour rencontrer son homologue russe pour en débattre, et voir dans quelle condition des coopérants russes seront envoyés en République centrafricaine comme enseignants.

On ignore si le ministre de la défense, invité à Moscou,  et son collègue de l’enseignement, invité aussi à Moscou,  seront dans le même avion pour aller en Russie en janvier prochain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’ouverture des travaux du terrain de basket-ball de l’école Koudoukou à Bangui

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La mission logistique française à Bangui finance la reconstruction du terrain de basketball de l’école Koudoukou, dans le troisième arrondissement de Bangui. La pose de la première pierre a eu lieu mardi 23 novembre 2021 par le commandant en chef de la Mislog, le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE.

Pose de la première pierre par le lieutenant-colonel DEBESSE et l'honorable MAHAFOUZ

 

Le député de la première circonscription du troisième arrondissement de Bangui, l’honorable Mahamat Zacari Yaou  parle de l’importance de cette aire de jeu pour la jeunesse du troisième arrondissement :

« Aujourd’hui,  voir les travaux démarrés, c’est un ouf de soulagement pour nous. Vous savez, je dispose d’une double casquette. Je suis votre député de la première circonscription du troisième arrondissement, en même temps membre du club des vétérans du troisième arrondissement. Nous avons longtemps demandé le retour de la paix dans le troisième arrondissement à travers le sport. Mais le seul problème, nous n’avons qu’un seul terrain.  Depuis, nous avons demandé du financement pour la construction du deuxième terrain. C’est ainsi que le 24 août 2021,  nous avons appelé le département de la mission logistique française pour solliciter leur appui pour la construction d’un nouveau terrain après tous les problèmes qu’a connus le pays. Nous avons besoin d’une nouvelle aire de jeu pour la réconciliation.  C’est ainsi que la mission logistique française nous a donné son accord une semaine plus tard.  Je remercie le département logistique français ainsi que le club des vétérans », a déclaré le député Mahamat  Zacari Yaou  .

Prenant la parole, le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE tenait à souligner le caractère symbolique du lieu ainsi que son importance pour la jeunesse centrafricaine.

  « L’école KOUDOUKOU porte le nom d’un illustre officier centrafricain engagé dans l’armée française. Ce héros a combattu dans les rangs de l’armée française au cours de première et seconde guerre mondiale avec honneur et courage pour un monde meilleur et libre. Le bâtiment État-major de la MISLOG-Bangui porte son nom. Puissent son courage, son sens des valeurs et son abnégation inspirer les enfants de l’école qui porte fièrement son nom.

 

Cette première pierre que nous allons poser ensemble symboliquement scelle notre volonté commune d’œuvrer pour la jeunesse centrafricaine. Comme vous le savez, le détachement de liaison et de contact à la population de la MISLOG-Bangui œuvre au quotidien au profit de la population et en particulier de la jeunesse afin de participer au développement de la Centrafrique », martèle  le lieutenant-colonel Thomas Debesse.

D’après lui, « Les militaires français contribuent à fédérer la jeunesse grâce aux valeurs sportives. Ces valeurs qui unissent les jeunes banguissois à travers les épreuves et qui leur permettent de se dépasser voire de se surpasser. C’est dans l’effort qu’une nation se construit, nous ne devons compter que sur nous-même et non sur les autres pour surmonter et faire face aux épreuves qui peuvent que nous sembler parfois insurmontables. Ce terrain de basket sera le vôtre, ce sera un lieu de rassemblement pour tous les sportifs du 3ème arrondissement ».

L’ouverture de ce terrain de basketball au public est prévu dans une semaine, selon le député Mahamat Zacari Yaou  .

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les États-Unis annoncent 8,9 millions de dollars de soutien supplémentaire à la République centrafricaine

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’Agence américaine pour le développement international (USAID) fournira une aide humanitaire supplémentaire de 8,9 millions de dollars à la population de la République centrafricaine. Cette annonce fait suite à l’appel téléphonique du 23 novembre de l’administratrice de l’USAID, Samantha Power, avec le président Faustin-Archange Touadéra.

 

Le conflit armé et le refus de l’accès humanitaire ont entraîné une aggravation des besoins humanitaires et laissé environ 2,6 millions de personnes face à une insécurité alimentaire aiguë.  Des millions de personnes en RCA ont besoin d’une aide humanitaire urgente.

 

Ce financement supplémentaire des États-Unis permettra d’acheter des mois d’aide alimentaire et de traitement médical vital pour 62 000 enfants, mères et soignants souffrant de malnutrition.  Il soutiendra la réhabilitation des routes pour améliorer l’accès aux populations difficiles à atteindre.  Il aidera 722 000 Centrafricains déplacés à avoir accès à des abris d’urgence et à des latrines sûres.  Le financement permettra également de fournir soutien psychosocial aux survivants de l’exploitation et des abus sexuels.

 

Les États-Unis sont fiers d’être le plus grand donateur d’aide humanitaire de la République centrafricaine – une assistance vitale qui a aidé de centaines de milliers de Centrafricains.

 

Les Etats-Unis remercient sincèrement le Président Touadéra et le gouvernement centrafricain pour leur engagement.  Nous travaillons ensemble pour une République centrafricaine plus pacifique, plus forte et plus prospère.

 

 

RCA : l’évaluation de la mise en œuvre du premier fonds fiduciaire de l’Union européenne   

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Bangui, 25 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Créé en juillet  2014, le premier fonds fiduciaire de l’Union européenne post-crise, « le Fonds Bêkou » en fin d’exécution, a été évalué du 24 au 25 novembre 2021 à Bangui par le gouvernement, les partenaires nationaux et internationaux de mise en œuvre des programmes financés et les bénéficiaires des terrains.  

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De gauche à droite Jacqueline Mardozein, représentante du ministre de l’économie , Douglas Darius Carpenter , ambassadeur de l’UE en Centrafrique et Enrique
De Loma Ossorio Friend , gestionnaire du Fonds Bêkou. Photo CNC

 

Avant d’amorcer une nouvelle programmation, qui financera l’action extérieure de l’Union européenne de 2021 -2027, l’heure est actuellement à l’évaluation du premier Fonds fiduciaire européens « Fonds Bêkou », qui arrive déjà en terme.

Les objectifs  de cet atelier de capitalisation qui s’est tenu du 24 au 25 novembre 2021 à l’Alliance Française de Bangui, visent à tirer les enseignements de sept années aux côtés de la population centrafricaine  afin de pouvoir utiliser les leçons apprises dans la nouvelle programmation de l’Union européenne en République centrafricaine, mais aussi, de mieux réfléchir sur les forces limites de tels mécanismes, leurs avantages comparatifs et leurs faiblesses.

Selon Enrique De Loma Ossorio Friend , gestionnaire du Fonds Bêkou, dans sa présentation a déclaré que plus de 293 millions d’euros ont été injectés entre 2014 et fin 2020 à travers une trentaine de partenaires ONG, agences de développement des Etats membres de l’Union européenne et l’ONU, bureau de consultants, à la fois sur les projets opérationnels dans les différentes régions ciblées par le Fonds et en assistance technique permanente auprès des institutions centrafricaines afin de soutenir les populations dans les secteurs liés à la résiliences, notamment la sécurité alimentaire et la santé, l’appui à la récréation d’Etat capable d’assurer les services de base.

« Près de 55% de la population bénéficie du Fonds Bêkou »

D’après Douglas Darius Carpenter, Ambassadeur de l’Union européenne en Centrafrique, affirme que depuis sa création, les programmes financés par le Fonds fiduciaire de l’UE ont bénéficiés à plus de 2 800 000 personnes en République centrafricaine, soit près de 55% de la population.

« Le bilan est  positif »

Le gouvernement estime que les programmes réalisés à travers le Fonds Bêkou ont impacté positivement sur les populations centrafricaines. Jacqueline Mardozein, coordonnatrice de la CAONEF (Cellule d’Appui à l’Ordonnateur National du FED), avoue que l’impact du Fonds Bêkou a été réel et son accessibilité facile de ce Fonds a permis à une grande de la population d’avoir accès à des soins, à des activités génératrices de revenus et à des actions de sécurisation de leur région.

En 2017, le Fonds Bêkou a initié un processus de planification permettant de mieux aligner les activités financées avec les grands axes stratégiques identifiés par les autorités centrafricaines.

C’est dans ce cadre que le Fonds a reprécisé, au sein de sa stratégie opérationnelle 2019-2020, puis dans le cadre de sa deuxième extension, son engagement autour de trois axes : le maintien d’une présence significative dans les acteurs sociaux, notamment la santé, l’eau et l’assainissement ; la poursuite et l’extension des actions en faveur de la relance économique, y compris le soutien au développement rural, la construction d’infrastructures légères et le renforcement des capacités techniques et professionnels et l’appui au redéploiement de l’Etat et à la réconciliation, particulièrement en accompagnement à l’accord de paix signé en février 2019.

 

La Rédaction

 

 

 

Centrafrique : Communiqué de presse de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique

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LES JEUNES LEADERS DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE

Bureau  Provisoire

N :001/BP/RPG/21                                                   

 

COMMUNIQUÉ

Bangui, le 25 novembre 2021

Les  leaders de la jeunesse  de  l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti  de Mouvement de Liberation du Peuple centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu  le 25 novembre 2021 au siège du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abreviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision politique de défendre la  démocratie et le droit des citoyens en République Centrafricaine.

Mise en place des textes de base et d’un bureau  provisoire pour une durée d’un mois ; le bureau est composé provisoirement de :

      • Coordonnateur : TANZA Saint Cyr
  • Rapporteur General : DOUNDA Aimé
  • Rapporteur General Adjoint : ELIEN NGUENISSARA MI YAZERE Arsène Regis
  • Porte Parole Chargé de la Communication : OUAMBETI WICKOG Georges Kevin
  • Trésorier Général : BAMBO Marthely Evrard
  • Trésorière Adjointe : Clarisse Josiane Ngoyos

Tous les membres du bureau se sont considérés comme des sensibilisateurs dans leurs pays ou localités respectives.

 

L’objectif primordial de cette coalition est la défense de la démocratie, la défense des citoyens aux questions de sécurité et de la paix dans le pays  ,Veiller  aux respects de la démocratie .

 

Le Coordonnateur

TANZA Saint Cyrr

 

 

 

 

Les favoris pour la Coupe du monde 2022

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L’Équipe de France, l’Argentine, l’Espagne, l’Allemagne, le Brésil… Toutes ces grandes nations ont validé leur ticket pour la Coupe du Monde 2022 sur ce mois de novembre 2022. Tous les plus grands favoris sont d’ores-et-déjà qualifiés, exceptés l’Italie, championne d’Europe en titre, et le Portugal, qui devront passer par les barrages !

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Dans un mois maintenant, la Coupe du Monde 2022 sera lancée au Qatar. Pour la première fois de l’histoire, le Mondial aura lieu au mois de décembre, pour le plus grand malheur des clubs. En effet, les championnats seront obligés de faire un mois d’arrêt en plein hiver pour lâcher les internationaux. Du côté des joueurs, il se pourrait bien qu’on assiste à l’une des plus belles Coupe du Monde en termes de niveau puisque les footballeurs arriveront en pleine forme. Ainsi, sans les enchainements de match et surtout les saisons à rallonge, les plus grandes stars devraient pouvoir offrir leur meilleur football dans les stades climatisés du Qatar.

 

 

Forcément, la première nation attendue sur ce Mondial sera l’équipe de France. Après le sacre en 2018 en Russie, les Bleus vont débarquer avec le statut de champions du Monde et tout le monde voudra les battre et les éliminer. Ainsi, l’équipe de Didier Deschamps devra répondre présente, chose qu’elle n’a pas forcément réussi à faire en 2021 lors de l’Euro. Éliminée dès les huitièmes par la Suisse, la France s’est remise sur pied grâce à la Ligue des Nations remportée en 2021 face à l’Espagne. Ce Mondial devrait être le dernier de Karim Benzema, âgé de 34 ans et qui n’a pas eu la chance de faire celui de 2018 en raison d’une dispute avec Didier Deschamps. Hugo Lloris pourrait également prendre sa retraite internationale après cette compétition. Et forcément, dans le cadre proposé par les paris sportifs sur bwin, la France est favorite pour la Coupe du Monde 2022 : la cote d’une victoire tricolore est de 6,00.

 

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Comme souvent, on retrouve le Brésil dans les favoris. La nation détient le record de titres (5) et dispose toujours d’une équipe capable de jouer les premiers plans. Cette fois, Neymar tentera de porter son pays vers les sommets, comme en 2014 où le Brésil a échoué en demi-finale. La cote d’une victoire brésilienne est à 6,25. L’Angleterre, finaliste de l’Euro et demi-finaliste de la Coupe du Monde, arrive ensuite avec une cote de 6,75. La superbe génération anglaise, menée par Harry Kane, Raheem Sterling, Jadon Sancho ou même Marcus Rashford, doit désormais mettre un point d’honneur à remporter un trophée ! L’Espagne (7,00), l’Allemagne (8,00), l’Argentine (8,00) ou encore la Belgique (8,75) font aussi partie des sérieux outsiders pour soulever le plus beau des trophées. Concernant l’Italie et le Portugal, il faudra passer par la case barrages. Les champions d’Europe 2016 et 2020 pourraient même se rencontrer en finale de ces barrages si le tirage au sort n’est pas clément pour eux. Ainsi, la Seleçao pourrait bien être mis sur la touche de cette Coupe du Monde, ce qui serait un terrible échec pour Cristiano Ronaldo, qui a déjà 36 ans…

Bangui fait son cinéma

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A l’heure ou le pays tente de se reconstruire, la culture africaine est mise à l’honneur avec la seconde édition du Festival international des films africains et afro descendants : « Bangui fait son cinéma ». Cette dernière se déroule du 20 au 28 novembre, au complexe international Galaxy. La première édition avait rencontré un très grand succès l’an passé selon le parrain de l’événement Michel Gohou, humoriste ivoirien, qui sera à nouveau présent cette année.

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L’artiste ivoirien Michel Gohou Doukrou

 

L’objectif de cet évènement est de valoriser la culture, le cinéma africain, de promouvoir les talents du cinéma mais également de mettre en relation des professionnels du domaine. Au programme, il y aura une conférence-débat, la projection de plus d’une dizaine de films sélectionnés et la remise de prix du jury.

Cravate Digbe, un autre humoriste ivoirien a également confirmé sa présence et invite le grand public à être nombreux : « c’est la première fois que je viendrai sur Bangui, je sais qu’on va s’amuser » a-t-il annoncé en vidéo sur sa page Facebook.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

la Centrafrique négocie-t-elle une nouvelle voie de passage de ses marchandises en transit au Cameroun?

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est ce qu’affirme les médias camerounais. D’après eux, La République centrafricaine (rca) négocie l’acheminement de ses marchandises en transit au Cameroun via le chemin de fer jusqu’à Ngaoundéré.

Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.
Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Selon le journal en ligne Investir au Cameroun, une séance de travail sur le sujet regroupant l’administration douanière camerounaise et une mission économique centrafricaine, constituée d’hommes d’affaires, du directeur du cabinet du ministre des Transports et du président du conseil d’administration (PCA) du Conseil des chargeurs de la RCA s’est tenue à Ngaoundéré le 22 novembre dernier
D’après ce journal, les deux parties envisagent « la signature d’un contrat avec Camrail [le concessionnaire du transport par train au Cameroun] en vue d’utiliser désormais la plateforme ferroviaire de Ngaoundéré pour le passage des marchandises en transit et celles achetées sur le marché local à destination de la RCA ».
Si cette négociation est concluante entre les parties, la RCA va ainsi ajouter une nouvelle voie de passage de ses marchandises en transit au Cameroun. Jusque-là, ce pays est ravitaillé principalement via le corridor Douala-Bangui, sur lequel transitent chaque année plus de 350 milliards de FCFA de marchandises centrafricaines et tchadiennes, selon la douane camerounaise.

D. Y. Ibrahim
Journaliste rédacteur
Tel : 70 13 39 97
Alain Nzilo
Directeur de publications
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La Russie annonce une nouvelle dotation d’équipement militaire à l’armée centrafricaine

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La Fédération de Russie a annoncé des dons d’équipements militaires à l’armée centrafricaine en pleine reconstruction  dans un pays ravagé par les violences des paramilitaires russes, mais aussi des soldats FACA et des groupes armés qui contrôlent toujours une partie du territoire national.

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Le soutien à la reconstruction des forces armées centrafricaines se poursuit avec le soutien des pays amis. Après avoir  livré, sur autorisation du conseil de sécurité des Nations unies, des armes et munitions de guerre aux forces armées centrafricaines (FACA), la Fédération de Russie vient d’annoncer une nouvelle livraison prochaine des équipements militaires à la République centrafricaine.

L’annonce a été faite à Damara lors d’une importante réunion de sécurité  qui s’est tenue le jeudi 11 novembre par des officiers généraux russes. Une invitation avait été remise au ministre centrafricain de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’armée à se rendre en Russie en janvier prochain pour entamer la procédure. Une rencontre entre le ministre russe de l’armée et son homologue centrafricain est également prévue à Moscou.

Pour l’heure, les détails sur les équipements militaires à livrer aux forces armées centrafricaines par la Russie n’ont pas été dévoilés.

La reconstruction de l’armée centrafricaine  décimée est l’un des principaux chantiers du Président Faustin Archange Touadera réélue en janvier 2021 pour un second mandat de cinq ans. Mais la réalité sur le terrain est toute autre chose.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : altercation entre un commandant des FACA et un expert douanier russe à Béloko

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – À un croire un cadre au ministère des finances, le nouveau protocole d’accord signé entre le groupe Wagner et le ministère des finance et du budget ne nécessiterait pas forcement le déploiement des agents russes aux postes frontaliers de la douane centrafricaine. Or, l’expert douanier russe, envoyé par la société Wagner en mai dernier au poste frontalier de  Béloko suite à la signature du premier protocole de collaboration, après plus d’un mois de la fin de son contrat, ne veut toujours pas lâcher le morceau. Il maintient sa position et multiplie des désordre, ce qui a suscité  la colère de certains agents de la douane, mais aussi d’un officier de l’armée nationale, chef du détachement militaire à Béloko.

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Le douanier russe à la barrière de poste douanier de Béloko le 14 octobre 2021

 

Tout le monde ou presque savait que la collaboration entre les douaniers centrafricains et leurs homologues russes de la société Wagner n’était pas au beau fixe. À tel point que des tensions surgissent fréquemment entre eux, et celle-ci franchit une étape supérieure après la fin du protocole de collaboration entre son organisation et le ministère des finances et du budget le 10 octobre dernier. Contre toute attente, ce samedi 20 novembre 2021, le douanier russe, attendant les heures tardives, est allé installer une nouvelle chaine sur la barrière, empêchant tous les véhicules de traverser, suscitant la colère des automobilistes.

Constatant les faits, et sous la colère, le commandant du détachement des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) à Béloko est allé détruire la chaine, libérant tous les véhicules. Mais quelques heures plus tard, le douanier russe, se rendant compte de la libre circulation des véhicules au niveau de la barrière, pique à nouveau une colère noire, et déclare à haute voix à qui veut l’entendre qu’il va remettre sur la barrière une nouvelle chaine, tout en menaçant celui ou celle qui va tenter prochainement de la détruire. C’est ainsi que le chef du détachement des FACA lui répond sèchement :

« Si tu es un homme, tente à nouveau de remettre une chaine sur la barrière. Tu vas voir ce qui va se passer ». Mais le russe, toujours imperturbable, est allé deux heures plus tard s’installé sur une chaise plastic sur la barrière, empêchant à nouveau les véhicules de circuler. Le commandant des FACA, qui campe sur sa position, est allé dégager de force le douanier russe sur la barrière.

« Voyou ! Je vais te faire emprisonner tu vas voir », lâche le douanier russe au commandant des FACA.

Pour des nombreux observateurs nationaux, si le gouvernement n’intervient pas vite, il pourrait se passer quelque chose regrettable dans l’avenir. Selon nos informations, même la direction générale de la douane demande à l’agent russe de quitter le poste de Béloko, mais celui-ci répond sèchement NON !

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com