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Centrafrique : Bocaranga, une scène de  braquage dans la ville choque la population

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Bangui, 15 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce lundi 13 décembre, aux environs de 18 – 19  heures, une scène de braquage a eu lieu au cœur du centre-ville de Bocaranga, située à environ 532 kilomètres au nord-ouest de Bangui.

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Selon les témoins, ce lundi 13 décembre, dans les environs de 18h forts à 19 heures, des personnes en armes et en ténu militaire, à visage découvert,  ont fait irruption dans un motel, situé au centre-ville de Bocaranga. Ils ont braqué deux hommes d’affaires centrafricains résidant dans ce motel. Panique générale dans la ville à l’heure du drame.  Plusieurs balles tirées en l’air pour intimider les victimes.

Une importante somme d’argent  ainsi que deux motos toutes neuves ont été emportées par les bandits. Ce n’est qu’après que les gens ont pu se rendre compte de ce qui s’était passé. La ville de Bocaranga est sous le choc.

Pour la population, c’est du jamais vu à Bocaranga. Ce sont sans doute les jeunes soldats FACA qui viennent de relever leur prédécesseur qui seraient à l’origine de cet acte criminel.

Elle demande au gouvernement de veiller  sur les enquêtes de moralité de tous les candidats motivés à intégrer les corps des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

COMMUNIQUE DE PRESSE – CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA REUNION

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COMMUNIQUE DE PRESSE – CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA REUNION

OCCN- ASECNA

 

La capitale économique du Cameroun, Douala, a abrité ce mardi 14 décembre 2021 la cérémonie d’ouverte de la réunion de l’Organe Communautaire de Concertation et de Négociation (OCCN) de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).C’est l’hôtel la Falaise de Bonanjo qui a servi de cadre pour cette cérémonie présidée par le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna NGALLÈ BIBÉHÈ.

Y étaient présent, entre autres, le gouverneur de la province du littoral, Samuel Ivaha Diboua ; la directrice de la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA), ASSOUMOU Paule épse KOKI ;le directeur de l’ASECNA, Mr Mohamed Moussa ; et le Président du Bureau du Collectif des Représentants des Travailleurs ( BCRT) de l’ASECNA, Mr Lamizana Ahmed.

Jusqu’au 27 décembre, la centaine de participants venus de 17 pays membres de l’Agence vont procéder à la négociation et à la signature du contrat d’entreprise 2022/2024 entre l’ASECNA et son personnel. La rencontre survient un mois après celle tenue à Ndjamena (27 septembre au 02 octobre 2021) et durant laquelle les termes de référence dudit contrat ont été adoptés avec participation active de tous, conformément à la philosophie triptyque de l’Agence : négociation, concertation, et règlement interne des conflits.

« Les performances et les contre-performances de toute Organisation sont tributaires de la qualité du climat social et par conséquent du dialogue social établi en son sein. Un dialogue social de qualité sert de levier au progrès économique et participe également à dynamiser l’Organisation », a rappelé le ministre NGALLÈ BIBÉHÈ. « La négociation du Contrat d’entreprise 2022-2024 étant l’un des points essentiels de cette rencontre, je voudrais attirer votre attention sur le fait que ce Contrat d’entreprise fait partie des grands chantiers confiés au directeur général ».

Les assises de Douala, premières du genre pour la Représentation de l’ASECNA Cameroun, se déroulent dans un contexte particulier où la crise sanitaire a eu « un impact grave sur les finances de notre Agence du fait de la baisse drastique des revenus aéronautiques », a fait savoir Mohammed Moussa, directeur général de l’ASECNA. « elle également eu des conséquences significatives sur le défi relatif à la modernisation qui aurait permis à l’Agence d’optimiser ses services et de devenir le leader africain en matière d’assistance à la sécurité de la navigation aérienne par satellite ».

Tout en saluant les efforts consentis jusqu’ici par l’ensemble de personnel afin de limiter les effets de cette crise, il a appelé à un maintien de la vigilance. « Notre optimisme ne doit en aucun cas masquer la réalité en face, car selon l’IATA, le trafic aérien n’attendra pas son niveau de 2019 avant le début de l’année 2024. »

Mais toujours est-il que cette crise n’occulte pas les performances réalisées ces dernières années par l’ASECNA. On peut citer entre autres :

  • Le renouvellement avec succès par le bureau VERITAS du Certificat ISO 9002 version 2015 de l’ensemble des services de l’Agence.
  • L’approbation sans réserve des Etats financiers 2020 de l’Agence par le Conseil d’administration.
  • Le financement par l’Union Européenne via l’AFD du programme de mise en œuvre du SBAS ( Satellite Based Augmentation System) pour l’Afrique et l’Océan Indien à travers lequel l’ASECNA se positionne au cœur de l’infrastructure mondiale du SBAS. L’objectif de cette technologie : améliorer significativement la sécurité et l’efficacité des vols dans la région Afrique et océan Indien.
  • Le projet du « ciel unique pour l’Afrique » s’inscrivant en droite ligne de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine portant sur la mise en œuvre du Marché Unique du Transport Aérien Africain (MUTAA).
  • La décision du Conseil des ministres de l’ASECNA d’adopter, d’une part la révision de l’annexe VII de la Convention relative à l’ASECNA portant Statut Unique du personnel et code de rémunération du personnel avec effet le 1er janvier 2023, si la situation financière le permet.
  • Le rapport annuel de la Commission de Sécurité de la CVS mettant en exergue des résultats opérationnels satisfaisants.
  • L’adoption du Manuel d’assurance qualité de la CVC et ses annexes en conformités par les exigences internationales.

A Propos

Créée à Saint Louis du Sénégal le 12 décembre 1959, l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) constitue, après plus d’un demi-siècle, un modèle achevé de gestion coopérative des espaces aériens. Présente dans 18 pays membres, elle assure la fourniture des services aériens dans un espace couvrant une superficie de 16 100 000 km2 (1,5 fois l’Europe) réparti en 6 régions d’information en vol (F.I.R) définies par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

 

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Exactions et prédations : la méthode de la milice Wagner en Afrique

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Des documents sécuritaires consultés par « Le Monde » dressent un tableau des activités de la société de mercenaires russe en Centrafrique, au Mozambique et en Libye. Au Mali, l’implantation du groupe est par ailleurs en train de se formaliser sur une zone aurifère.

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Les éléments de la garde présidentielle et les Mercenaires russes de la société Wagner

 

Alors que l’Union européenne a sanctionné, lundi 13 décembre, le groupe paramilitaire russe Wagner ainsi que huit personnes et trois sociétés lui étant liées pour ses « actions de déstabilisation » en Ukraine et en Afrique, Le Monde a pu consulter des documents sécuritaires synthétisant les méthodes de la très controversée société de mercenaires. Des notes qui recensent ses contrats, ses équipements, ses relais, mais aussi, photos à l’appui, les accusations d’exactions – pillages, tortures, arrestations arbitraires – visant le groupe. Dans la seule République centrafricaine (RCA), plus de deux cents accusations sont recensées depuis décembre 2020. Le tout confirme que sous couvert d’offre sécuritaire, Wagner est une savante entreprise de prédation des ressources et de prise de contrôle violente des pays faisant appel à elle.

 

A ce stade, le Mali n’apparaît pas dans ces documents concentrés autour des manœuvres de Wagner en Libye, au Mozambique, et en RCA. Selon des témoignages concordants, et malgré d’insistantes rumeurs, les mercenaires de Wagner ne se sont pas formellement déployés dans ce pré-carré historique de la France, où l’état-major des armées, après huit ans de guerre, est en train de mener une délicate réduction de voilure de l’opération « Barkhane ». Mais les choses pourraient rapidement évoluer.

 

Selon une source proche du dossier, un pion avancé de Wagner a en effet pris ses quartiers au Mali, depuis fin octobre. Son métier : géologue. Son nom : Sirgeï L. Et sa mission : prospecter les mines d’or. L’intérêt de Wagner pour le secteur minier malien n’est pas nouveau. Mais le fait que la société ait désormais un spécialiste sur le terrain pourrait confirmer que c’est bien par cette porte que la société paramilitaire compte s’implanter au Mali.

« Noyautage »

C’est dans la région de Menankoto, dans le sud du Mali, que le géologue russe concentrerait ses efforts. Une zone réputée à fort potentiel aurifère et peu contrôlée par l’Etat central. Sirgeï L. aurait été rejoint depuis par un juriste russe, Andreï M., directeur d’une société minière déjà liée à Wagner en RCA. Aidés notamment par le chef de l’armée de l’air malien – pro-russe –, les deux hommes s’activeraient pour accéder aux hautes autorités du Mali, en particulier à un interlocuteur clé : le conseiller juridique du ministère des mines, de l’énergie et de l’eau.

 

Ce modèle d’implantation, s’il se concrétise, serait à l’opposé de celui qui a prévalu en Centrafrique. Dans ce pays d’Afrique centrale, elle aussi ancienne colonie française, c’est d’abord par la voie militaire, à partir de 2018, que Wagner s’est positionnée, avant d’étendre ses filets aux sphères politiques, économiques et informationnelles. Et ce, même si Wagner espérait dès le départ « retirer des gains économiques de son investissement » au-delà de son « objectif de rayonnement international », comme l’indiquent les documents consultés par Le Monde.

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Panique à Bambari,  détonations d’armes automatiques dans la ville

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, situé à environ 384 kilomètres au nord-Est de Bangui, a été secouée par des détonations d’armes de guerre, paniquant davantage les populations.

Bambari/un-soldats-sur-un-toit-a-bambari/” rel=”attachment wp-att-44444″ data-wpel-link=”internal”>Un soldat de l'armée centrafricaine se tient sur un toit alors qu'il gardait la mairie de Bambari, en République centrafricaine, le 16 novembre 2020
Un soldat de l’armée centrafricaine se tient sur un toit alors qu’il gardait la mairie de Bambari, en République centrafricaine, le 16 novembre 2020

 

Lundi 13 décembre, vers 21 heures, des détonations d’armes à feu ont été entendues dans la ville de Bambari, plus précisément dans le secteur de la base des Mercenaires russes et des soldats FACA. Pour les habitants, il ne fait aucun doute, c’est une nouvelle attaque des combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre les positions des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) et des mercenaires russes de la société Wagner. Certains ont dû quitter leur domicile pour se réfugier ailleurs, d’autres ont préféré rester chez eux.

Mais après quelques minutes de vérification, tout porte à croire que ce sont bel et bien les mercenaires de la société Wagner qui étaient à l’origine de ce désordre. Selon nos informations, c’était à l’occasion de la fête d’anniversaire de l’un de leur qu’ils se permettent de réveiller toute la ville en faisant des tirs assourdissants avec leurs armes de guerre. Un comportement typique des rebelles de la Séléka.

Selon un habitant de Bambari, c’est la pagaille en ce moment.

«  À l’époque de la Séléka, toute la population ne demande sans cesse que la paix. Mais maintenant on nous ramène le feu avec ces criminels sans pitié de Wagner », déclare-t-il.

Rappelons que l’Union européenne a adopté, lundi 13 décembre,  une série de mesures restrictives à l’encontre du groupe Wagner, une entité militaire privée non constituée en société basée en Russie. Les mesures ciblent le groupe Wagner lui – même , ainsi que huit personnes et trois entités qui lui sont liées.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : La manipulation dépasse la limite, le drapeau français incendié

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux au lendemain d’une manifestation contre la France regroupant une douzaine des personnes, tous partisans du parti au pouvoir, émeut les internautes centrafricains. Dans cette vidéo, une douzaine des jeunes hommes femmes, à visage découvert, dont un, après avoir tenu un discours en français et en sango exigeant aux Français de quitter le pays, met le feu sur le drapeau français tenu par deux autres adolescents debout devant les autres. Un spectacle digne de la fin de règne, selon les Banguissois.

scène de mise en feu du drapeau français à Bangui
Capture d’écran de la vidéo de mise en feu du drapeau français à Bangui

 

Le sentiment anti-français prend-il vraiment de l’ampleur en Centrafrique ? Ou bien est-il concentré dans quelques cercles des partisans du pouvoir ?

Ce sont les séries de questionnement que se posent les Banguissois qui ont regardé la vidéo de l’incendie d’un tissu aux couleurs de drapeau français. En été dernier, la France avait accusé le pouvoir de Bangui d’avoir soutenu les campagnes anti-françaises menées par les Mercenaires russes et avait gelé son aide budgétaire. Les autorités françaises estiment que la Russie n’est pas étrangère à ces campagnes de dénigrement, mais que certains Centrafricains sont au mieux complices de ces campagnes, principalement basés sur les réseaux sociaux.

Mais ce dernier temps à Bangui, la réalité dépasse la fiction. Les manifestations anti-françaises, anti-Minusca et anti-communauté internationale se multiplient. Sauf que dans ces manifestations, on ne retrouve que quelques dizaines des partisans du pouvoir, parfois motivé par quelques billets de banque. Ce qui prouve que le sentiment anti-français véhiculé par la Russie est concentré dans quelques cercles des partisans du pouvoir.

Et la semaine dernière, ces campagnes ont franchi une étape, celle de l’incendie du drapeau tricolore français. Cela ne plait pas à tout le monde. D’après certains internautes centrafricains, chaque fin d’un régime en Centrafrique s’annonce ainsi.

« Des jeunes innocents manipulés par le régime de Touadera en brûlant l’emblème si vous voulez le drapeau de la France après une manifestation. Cela est un acte ignoble, grave et dangereux pour la République. La manipulation a dépassé la limite en Centrafrique », s’indigne un internaute centrafricain sur les réseaux sociaux.

Contacté par CNC, un membre du mouvement Talitha Khoum de Didacien Kossimatchi affirme que « ces campagnes anti-françaises et anti- Minusca ont repris par ce que la France veut pousser les autres pays européens contre le groupe Wagner qui fait du bon travail dans le pays. Ces campagnes vont s’accentuer et élargir aux autres pays européens dans les jours à venir si depuis Bruxelles, cette Union européenne hasarde de sanctionner nos alliés russes, sanctions qui risquent aussi de toucher nos autorités ». D’ores et déjà, ils ont prévu d’incendier publiquement 3 drapeaux français et de l’union européenne  la semaine prochaine.

Selon un membre du gouvernement contacté par CNC, cet acte barbare avait poussé le Premier ministre Dondra à aller rencontrer l’Ambassadeur de France dans son bureau à Bangui. Qu’est-ce qu’ils se sont dit ? s’interroge un homme politique centrafricain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : le pouvoir de Bangui fustige la décision de l’UE qui sanctionne le groupe russe Wagner

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon l’agence de presse Xinhua, le porte-parole de la présidence de la République centrafricaine Albert Yaloké Mokpeme a critiqué lundi la décision de l’Union européenne (UE) de sanctionner le groupe paramilitaire russe Wagner.

Monsieur Albert Mokpem, porte parole de la présidence de la république .

«

Nous considérons que cette campagne de l’UE est injuste et qu’elle vise à “dénigrer tout le travail des alliés russes pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique”, a martelé M. Mokpeme lors d’une interview accordée à Xinhua.

“C’est grâce à la formation des Russes que nous avons aujourd’hui des soldats aguerris”, a-t-il ajouté, rapporte Xinhua.

L’UE a adopté une série de sanctions contre la société militaire privée russe Wagner, ainsi que huit personnes et trois sociétés qui lui sont liées. Les sanctions consistent en une interdiction de visas pour les personnes et le gel des avoirs dans l’UE, selon un communiqué publié ce lundi par le bloc.

Le groupe Wagner est accusé d’avoir “recruté, formé et envoyé des agents militaires privés dans des zones de conflit du monde entier afin d’alimenter la violence, de piller les ressources naturelles et d’intimider les civils”, indique le communiqué.

Depuis 2018, des instructeurs russes déployés en Centrafrique se sont employés à assurer la formation des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), qui ont été progressivement déployés dans certaines localités du pays.

 

Avec Xinhua

 

L’union européenne sanctionne le groupe Wagner au portefeuille

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La coupe était pleine : après avoir contribué au grignotage de l’Ukraine, dans l’Est et en Crimée, soutenu Bachar el-Assad en Syrie et le général Haftar lancé à l’assaut de Tripoli en Libye, après s’être implanté en République centrafricaine, le groupe de Mercenaires russes Wagner tente de prendre pied au Mali – où les Européens ont massivement investi et tentent militairement de soutenir les autorités en luttant contre les groupes djihadistes. Trop c’est trop : il était temps pour l’UE de ne pas laisser le Sahel filer dans l’orbite russe sans réagir. Les ministres européens des Affaire étrangères ont dès lors décidé de sévir : ils ont imposé lundi des sanctions contre cette entreprise militaire, financée par Evguéni Prigojine, un proche du président Poutine, même si le maître du Kremlin assure que cette « entreprise privée » poursuit des « intérêts privés » – et non ceux de l’Etat russe.

rca-la-presence-de-wagner-dont-personne-ne-parle-a-la-frontiere-centrafricano-tchadienne/les-mercenaires-de-wagner-en-syrie/” rel=”attachment wp-att-47602″ data-wpel-link=”internal”>Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]
Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en
Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

L’UE impose des mesures restrictives à l’encontre du groupe Wagner

 

Le Conseil a adopté, lundi 13 décembre,  une série de mesures restrictives à l’encontre du groupe Wagner, une entité militaire privée non constituée en société basée en Russie. Les mesures ciblent le groupe Wagner lui – même , ainsi que huit personnes et trois entités qui lui sont liées.

Selon l’union européenne, le groupe Wagner a recruté, formé et envoyé des militaires privés dans des zones de conflit à travers le monde pour alimenter la violence , piller les ressources naturelles et intimider les civils en violation du droit international, y compris le droit international des droits humains.

Les personnes répertoriées par l’UE sont impliquées dans de graves violations des droits de l’homme , notamment des actes de torture, des exécutions et des meurtres extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, ou dans des activités déstabilisatrices dans certains des pays dans lesquels elles opèrent, notamment la Libye, la Syrie, l’Ukraine (Donbass) et le République centrafricaine. Le groupe étend également son influence malveillante ailleurs, notamment dans la région du Sahel . Pour ces raisons, le groupe constitue une menace pour les habitants des pays où ils sont présents, la région au sens large et pour l’Union européenne.

L’objectif de la décision d’aujourd’hui est de réduire les activités subversives du groupe Wagner. Il signale la ferme détermination de l’UE à défendre ses intérêts et ses valeurs dans son voisinage et au-delà, et à prendre des mesures concrètes contre ceux qui menacent la paix et la sécurité internationales et qui violent le droit international.

Les mesures restrictives imposées aujourd’hui ont été convenues dans le cadre de quatre régimes de sanctions différents : le régime de sanctions globales des droits de l’homme de l’UE et les régimes de sanctions relatifs à la situation en Libye et en Syrie, ainsi que pour les actions portant atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Les personnes et entités répertoriées feront désormais l’objet d’un gel des avoirs dans l’UE. En outre, les personnes répertoriées seront soumises à une interdiction de voyager vers l’UE. De plus, il sera interdit aux personnes et entités de l’UE de mettre des fonds à la disposition, directement ou indirectement, des personnes répertoriées.

Les actes juridiques pertinents, y compris les noms des personnes et entités concernées, ont été publiés au Journal officiel.

 

 

Bria, vaste opération de contrôle d’identité, plusieurs centaines des personnes fouillées et dépouillées par les russes

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Vendredi 10 décembre, à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, les Mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA et les gendarmes, ont mené, durant plus de trois heures,  une vaste opération de contrôle d’identité et de fouille corporelle sur le marché central. Des commerces ont été pillés, leurs propriétaires interpellés.

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À l’intérieur du marché central de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Si à Bria la population surnomme les mercenaires russes « Vladi-Touadera », ce n’est pas à cause de leur bravoure, mais en raison de leur maître mot, « Touadera ». Selon les populations, ces mercenaires de Wagner, avant de venir en Centrafrique, le seul mot qu’on leur a inculqué dans le cerveau c’est « Touadera ». Même s’ils veulent manger, c’est Touadera, pour coucher, c’est Touadera, draguer, c’est encore Touadera. Mais ce vendredi 10 décembre, ces paramilitaires de Wagner ont franchi une étape importante, celle d’extorsion d’argent par intimidation de la population. Sous couvert du contrôle d’identité, ils ont lancé une vaste opération sur le marché central de Bria. Or, les commerçants, habitués au comportement des « Vladi-Touadera », se sont précipités pour fermer leur commerce et rester dans le marché comme de simples badauds. Mais ceux qui sont restés ouverts ou qui ne pouvaient pas fermer ont payé le prix fort.

Pour chaque boutique ou chaque magasin,  le propriétaire présent doit obligatoirement leur donner des articles comme des paquets d’eau en bouteille, des sardines, des cigarettes, etc.. Même les vendeurs de méchouis ont également été totalement pillés. Ils leur disent seulement un mot : « Touadera ». En cas de refus, ton sort est scellé.  Tu vas être embarqué. Même les acheteurs présents ce jour dans le marché ont droit aussi aux fouilles corporelles. Les téléphones portables, l’argent, bijou, etc. sont confisqués systématiquement s’ils le retrouvent. C’est de cette façon qu’ils ont mené leur opération de contrôle de pièce d’identité auprès de la population.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

“Il y a plus de 7 000 mercenaires russes de Wagner en Libye”, selon Al-Michri, chef d’État libyen

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Khalid al-Michri, président du Conseil suprême de l’État libyen, a déclaré qu’il y avait plus de 7 000 mercenaires affiliés à la société de sécurité russe Wagner dans le pays, selon  la chaine turque TRT.

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Selon la radio et télévision de Turquie (TRT), c’est une conversation en ligne avec des activistes et des journalistes que  Monsieur Michri a déclaré que les Russes qui cherchaient un espace en Afrique du Nord où ils voulaient être présents, l’ont trouvé en Libye.

Les mercenaires de Wagner ont tenté de s’emparer de la partie centrale de la Libye, depuis le Tchad à la Méditerranée, après avoir pris en otage les autorités centrafricaines, a déclaré Michri.

« Actuellement, il y a plus de 7 000 Mercenaires russes de Wagner en Libye, et ils ont des avions. Ils creusent également des tranchées à Syrte et à Joufra. L’une des plus grandes bases aériennes est Gardabiya (qui sert également d’aéroport civil à Syrte) et il y a 30 avions de combat à la base aérienne de Joufra », a-t-il précisé.

Les mercenaires de la société de sécurité russe Wagner, qui est présente en Libye depuis 2019, utilisent la base aérienne et le port de la ville de Syrte, ainsi que la base aérienne de la région de Joufra, située dans la partie centrale du pays, rapporte la TRT.

 

Avec TRT

Conclusions du Comité de pilotage de L’Accord Institutions Durables / Forces Efficaces Entre les Etats-Unis d’Amérique Et la République Centrafricaine

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Ce lundi 13 décembre 2021, le gouvernement des États-Unis d’Amérique et le gouvernement de la République centrafricaine ont conclu le deuxième Comité de pilotage de l’accord « Institutions durables/Forces effectives » (IDFE) entre les États-Unis et la RCA .

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Lors de la Conclusions du Comité de pilotage de

 

L’accord IDFE a été signé en octobre 2020 à Bangui.  Il s’appuie sur les « Principes de partenariat » que le président Faustin Archange Touadéra a signé lors de sa visite d’avril 2019 à Washington, DC.  L’accord est fondé sur les déterminations des deux pays à construire une base solide et durable pour notre coopération et donne la priorité aux secteurs de la Justice, de la Sécurité et de la Défense.

 

Selon l’ambassadrice Lucy Tamlyn, « l’un de nos tout premiers objectifs en RCA est de soutenir la reconstruction d’institutions étatiques fortes.  L’IDFE guide nos efforts de manière inestimable.  C’est un accord partagé et un véritable symbole du partenariat sincère des Etats-Unis avec la République centrafricaine. »

 

Le comité de pilotage de l’IDFE s’est réuni pour examiner les progrès mutuels des deux gouvernements dans la réalisation des critères de référence convenus dans les piliers de la Justice, de la Sécurité et de la Défense dans le cadre de nos principes – partenariat égal, priorités partagées, responsabilité mutuelle, transparence et durabilité.  Toutes les parties ont convenu que les trois piliers sont essentiels pour professionnaliser et déployer efficacement les institutions démocratiques centrafricaines et pour assurer la sécurité et l’accès à la justice pour tous les citoyens.  Les deux gouvernements ont convenu qu’un dialogue franc dans le cadre de la structure IDFE renforce notre partenariat bilatéral et assure une responsabilité mutuelle.

 

Dans les piliers Justice et Sécurité, les parties se sont félicitées des progrès réalisés sur les critères de référence et ont convenu de poursuivre une coordination étroite sur les activités futures.  Dans le cadre du pilier Défense, les parties ont rappelé que le dernier comité de pilotage avait conclu que les mécanismes de contrôle de l’utilisation des équipements fournis par les États-Unis n’avaient pas été entièrement mis en œuvre.  Cela a entraîné une suspension temporaire d’une partie de l’aide américaine pour le pilier de la défense.  Les parties présentes au comité de pilotage d’aujourd’hui ont convenu de continuer à travailler pour mettre en œuvre tous les engagements de ce pilier.

 

Les États-Unis sont fiers de leurs 63 années de partenariat avec la République centrafricaine.  Depuis 2014, ils ont fourni plus de 810 millions de dollars d’aide bilatérale et humanitaire à la République centrafricaine, soit 446,4 milliards de CFA.  Les États-Unis restent déterminés à œuvrer pour une République centrafricaine pacifique, forte et prospère.

 

Avec Ambassade des États-Unis en République centrafricaine.

RCA : 15e pèlerinage marial de Ngukomba sous le signe de la synodalité et du dialogue interreligieux

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Samedi 11 décembre, s’est déroulée, à 24 kilomètres de Bangui, la capitale de la Centrafrique, la messe solennelle marquant la 15e édition du pèlerinage marial de Ngukomba en présence de plusieurs officiels centrafricains.

pèlerinage marial de Ngukomba
Pèlerinage marial de Ngukomba en décembre 2021

 

Question de foi

Synodalité et dialogue interreligieux, tels étaient les maîtres-mots du pèlerinage marial de Ngukomba, à 24 kilomètres de Bangui, cette année. « Ce pèlerinage s’est parfaitement arrimé à la synodalité que le Seigneur nous invite à vivre en cette année liturgique », a d’ailleurs fait remarquer le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, dans son homélie à l’occasion de la messe solennelle du pèlerinage, samedi 11 décembre. Celle-ci s’est déroulée, comme d’habitude en présence plusieurs personnalités politiques et administratives du pays et a réuni plusieurs milliers de personnes venues vénérer La Vierge Marie, Notre Dame de l’Immaculée conception.

 

Dialogue interreligieux

La veille de cette messe solennelle, vendredi 10 décembre, le pasteur Simplice Nicolas Singa Gbazia, président de l’Alliance des évangéliques de Centrafrique (AEC) et l’imam Abdoulaye Ouasselegue ont été invités à s’adresser aux milliers de pèlerins catholiques. Ils ont respectivement donné des enseignements sur les disciples d’Emmaüs et sur la Vierge Marie dans le Coran. Le même jour, s’est déroulé un concert œcuménique réunissant des artistes chrétiens et protestants. « Dans les enseignements, des voix nouvelles appartenant à d’autres confessions religieuses, ont affermi notre écoute du message du salut, note l’archevêque de Bangui dans son homélie. Ce fut si édifiant ! Lors du concert, en priant, chantant et dansant avec ferveur aux pas de l’autre qui ne prie ni ne chante comme nous, nous avons exulté et acclamé le Seigneur comme le souhaite le psaume de la messe de ce jour (cf. Ps 97, 6b) ».

 

Synodalité

Insistant toujours sur la synodalité, le cardinal Nzapalainga a souligné l’importance le dialogue et l’écoute dans la construction de la cohésion sociale. « Notre société en marche vers le dialogue devrait, elle aussi, s’inspirer du geste du Créateur, a-t-il souligné. Et de poser une série de questionnements : Quelle société voulons-nous construire ? Quel lendemain souhaitons-nous faire germer ? »

À ses yeux, « Marcher ensemble ne détruit pas nos différences mais suppose acceptation et respect de l’autre. » « Nous marchons vers un objectif, a-t-il précisé. Nous ne pourrons bâtir un avenir meilleur qu’en marchant ensemble, en rêvant ensemble, en définissant des objectifs communs ».

Lucie Sarr

 

La Croix

Alerte info : L’UE vient de sanctionner le groupe russe Wagner

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Aujourd’hui, le Conseil de l’Union européenne a annoncé des sanctions contre le groupe Wagner, une entreprise de défense et de sécurité liée au Kremlin.  Les mesures ciblent le groupe Wagner lui-même, ainsi que huit personnes et trois entités qui lui sont liées.

centrafrique.org/presence-de-wagner-en-centrafrique-la-presidence-vient-officiellement-de-la-confirmer/fidele-gouandjika-je-suis-wagner/” rel=”attachment wp-att-52360″ data-wpel-link=”internal”>Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l'État porte son T-shirt "je suis Wagner".

Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

Dans de récents rapports d’enquête, The Sentry a été à l’avant-garde pour exposer les activités du groupe Wagner en République centrafricaine, qui ont inclus la torture, le viol, les meurtres et les enlèvements.

Oliver Windridge, conseiller principal chez The Sentry, a déclaré : « Les sanctions européennes d’aujourd’hui contre les entreprises et les individus liés au groupe Wagner sont une mesure positive contre une entité obscure qui a toujours été au cœur de graves violations des droits humains dans le monde.  Mais l’action d’aujourd’hui doit faire partie des efforts continus de l’UE et de ses partenaires, y compris le Royaume-Uni et les États-Unis, pour lutter contre les incitations financières et les gains géopolitiques qui sont la raison pour laquelle le groupe Wagner existe.  « Ce n’est qu’en faisant des efforts concertés à long terme que nous pourrons garantir que les victimes d’atteintes aux droits humains commises par le groupe Wagner voient un certain niveau de responsabilité ».

 

Lire le communiqué de presse de l’Union européenne ici:

https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2021/12/13/eu-imposes-restrictive-measures-against-the-wagner-group/

Nouvelle incursion des mercenaires russes sur le territoire tchadien, violent affrontement avec l’armée tchadiennes

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les Mercenaires russes, après leur affrontement avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) au village centrafricain de Bidja, ont fait leur incursion dans un village frontalier du Tchad, provoquant un violent affrontement avec l’armée tchadienne. Le bilan fait état d’un mort et d’un otage du côté de l’armée tchadienne.

 

Les militaires tchadiens en mouvement au Tchad
Les soldats tchadiens.

 

Ce vendredi 10 décembre, dans la localité centrafricaine de Bidja, à une centaine de kilomètres au nord de Batangafo, dans la préfecture de l’ouham-Fafa, un violent affrontement avait opposé les mercenaires russes aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Après plus d’une heure d’échange des tirs, les rebelles se sont retirés du village, et les mercenaires russes en ont profité pour faire de ratissage jusqu’au village frontalier centrafricain  de Mayambaya, situé à 3 kilomètres de Bidja. Après avoir paniqué les habitants de ce village en tirant sans cesse en l’air, ils ont franchi la frontière du Tchad et pénètrent dans le village tchadien de Djormère vers 15 heures. Plusieurs dégâts matériels et humains ont été causés sur les civils, poussant l’armée tchadienne à intervenir. Des échanges des tirs  avaient eu lieu avec les militaires tchadiens durant près d’une heure.  Les mercenaires russes, constatant que l’ennemi en face est plus dur que les précédents, préfèrent se retirer du territoire tchadien après avoir capturé un soldat et tuer un autre.  Une nouvelle crise diplomatique en vue.

Pour l’heure, aucune réaction de la part du gouvernement tchadien ni des autorités centrafricaines.

Rappelons que  le dimanche 30 mai dernier, à 5 heures du matin, le poste militaire avancé de Sourou, en territoire tchadien, non loin de la localité de Mberé, et à proximité de la frontière centrafricaine, avait été attaqué par les mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA, tuant un soldat tchadien et en ont blessé 5 autre, et cinq ont été enlevés pour être ensuite exécutés à bang sur le territoire centrafricain.

Le gouvernement tchadien, de son côté, avait dénoncé une grave violation sur son territoire par l’armée centrafricaine.

 

Par Thierry Féimonazoui

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Nouveau massacre des civils dans la sous-préfecture de Kouango, plus d’une dizaine des morts

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décidément, la République centrafricaine est en train de sombrer dans le chaos total. Les mercenaires russes, sous la bénédiction du pouvoir de Bangui, ont mis en place une nouvelle milice Anti-Balaka faction Touadera. Cette nouvelle milice est présentement active dans la préfecture de la Ouaka. Mais après le massacre de Boyo, une localité située à 120 kilomètres au nord-Est de Bambari le mercredi dernier, puis l’attaque d’une patrouille des Casques bleus de la Minusca à Tagbara le vendredi, ces miliciens Anti-Balaka, qui manœuvrent  aux côtés des mercenaires russes et des soldats de l’armée nationale,  sont à nouveau impliqués dans un nouveau massacre dans la localité de Kouango, plus précisément au village Goya, situé à 45 kilomètres au sud de Ngakobo. Le bilan est terrible, on parle d’une dizaine des civils tués, en majorité musulmane.

Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

 

Samedi 11 décembre 2021, vers 15 heures, au village Goya, commune de Cochio-tourlou, sous-préfecture de Kouango, dans la préfecture de la Ouaka, les miliciens Anti-Balaka faction Touadera, appuyés par les mercenaires russes et les soldats FACA, ont mené, soi-disant,  une vaste opération contre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Or, dans ce village, il n’y avait pas la présence des rebelles ce jour, selon plusieurs témoins contactés par la rédaction. Mais les forces gouvernementales, armées jusqu’aux dents, ont décidé simplement de massacrer des civils. C’est ainsi que peu après la prière de 15 heures, les fidèles qui sortaient de la mosquée, ont été attaqués avec des armes, d’autres par machette. C’était la débandade générale. Plus d’une dizaine ont été tués, d’autres blessés. Les rescapés ont pris la fuite dans la brousse. On ignore actuellement leur sort.

Au même moment, à Alindao, dans la Basse-Kotto, d’autres miliciens Anti-Balaka la faction Touadera viennent de quitter avec les mercenaires russes pour la localité de Pouloubou, dans la Basse-Kotto.

Les mercenaires russes, qui semblent être dépassés par l’ampleur de la situation qu’ils ont eux-mêmes créée, font désormais appellent aux miliciens Anti-Balaka dénommée faction Touadera pour mener les sales boulots.

 

 

Centrafrique : inquiétude au quartier Voudambala, présence des hommes en arme, des FACA en patrouille

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans la nuit du samedi à dimanche 12 décembre, au quartier Voudambala, à la sortie nord de la capitale, les habitants sont profondément troublés par la présence d’une dizaine des hommes en armes en tenue civile. D’autres ont décidé de quitter leur maison pour aller dormir dans d’autres quartiers, et les soldats FACA sont également appelés au secours.

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Les soldats de l’armée nationale lors d’une patrouille à Bangui. Photo CNC

 

Samedi 11 décembre, vers 21 heures et demie, une dizaine d’hommes lourdement armés,  en provenance de la colline qui surplombe les quartiers du PK11, est aperçue dans le quartier de Voudambala.  Le chef du quartier, inquiet, alerte certains habitants de la présence de ces hommes armés dans sa localité. Aussitôt, certains ont préféré s’en aller à la hâte et regagner d’autres quartiers,  d’autres, qui n’ont pas d’endroits pour se refugier, préfèrent alerter les forces de l’ordre de la présence de ces assaillants dans leur localité.

Vers 22 heures, les soldats FACA sont arrivés sur le lieu, mais les assaillants se sont retirés d’eux-mêmes derrière la colline, selon les témoins.

D’après une mère de famille qui a également quitté son domicile cette nuit, un éventuel échange des tirs entre les belligérants pourrait aussi avoir des conséquences négatives pour les enfants.

« Je préfère protéger mes enfants. Quand on a appelé les forces de l’ordre,  je disais qu’il faut maintenant partir, car il y’aura probablement des échanges des tirs, et les enfants seront les premières victimes. J’ai mon frère cadet au quartier Gobongo. Je préfère aller dormir chez lui, c’est pourquoi j’étais partie de chez moi », a déclaré madame Philomène, mère de trois enfants, dont deux filles de 10 et 14 ans.

Mais depuis l’arrivée des forces de l’ordre dans la localité, le calme est revenu, et les habitants qui ont quitté  leur domicile sont de retour chez eux.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : la rébellion de la CPC en ordre de bataille

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Deux semaines après son retour dans la coalition des patriotes pour le changement (CPC), l’autoproclamé général Ali Darassa Mahamat, coordonnateur militaire et chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), vient de retrouver son ancien poste au sein de la coalition des groupes armés. Il est nommé chef d’État major général de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

rca-qui-sont-les-mercenaires-presents-en-centrafrique/le-general-ali-darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-touadera/” rel=”attachment wp-att-38984″ data-wpel-link=”internal”>Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa.
Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

Dans une décision de la coordination militaire du mouvement CPC en date du 12 décembre, certains officiers généraux des groupes armés sont nommés à des postes de responsabilité au sein du mouvement. Il s’agit de :

Général Ali Darassa Mahamat, nommé chef d’état-major général;

Saflou KAOU LAIDE, nommée chef d’état-major adjoint ;

Chef de Bataillon François BASSIMANDJI, nommé  chef d’état-major adjoint chargé des opérations ;

  • Monsieur Léopold Barra nommé délégué aux relations extérieures ;

Selon la même décision,  ces nominations seront entérinées lors de la réunion prochaine de* membre* du Conseil des leaders de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Il y’a lieu de rappeler que le chef rebelle Ali Darassa Mahamat avait quitté la coalition des patriotes pour le changement (CPC )  au mois d’avril 2021, quatre mois seulement après sa création. Mais  sept mois plus tard, il a décidé de réintégrer la coalition, composée de six groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR).

 

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Nana-Mambéré, une allégation du détournement des fonds publics tourmente le secrétariat général de la préfecture

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une semaine après la commémoration en différé de la festivités marquant le 63 e de la proclamation de la République centrafricaine à Bouar, le secrétariat général de la préfecture de la Nana-Mambéré est plongé dans une grosse affaire du détournement présumé des fonds publics destinés à l’organisation de l’événement.

Défilé marquant le 63e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga
Défilé marquant le 63e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Quelques jours le grand défilé marquant la célébration du 63em anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine dans la capitale Bangui, c’est le tour de certaines villes de la rca de célèbre en différé cette fête nationale. La préfecture de la Nana-Mambéré, située au Nord-ouest de la RCA n’est pas en reste. Elle a aussi cette fête en différé dans sa préfecture Bouar. Un grand défilé et des spectacles ont été organisés le 5 décembre. Pour cette fête nationale, des chefs des quartiers, du groupement, des maires, des sous-préfets, des députés, des notables locaux ainsi que certaines personnalités locales ont été invités à prendre part à la fête. Du côté du gouvernement, seul le ministre résident, Claude Rameau Biro, ministre de la Défense qui a représenté le chef de l’État.

Pour la population, la célébration de la proclamation de la République centrafricaine dans la ville de Bouar cette année est un succès. Elle est liée par un grand engouement de la population. Mais pour certaines personnalités de la région, il y’a un parfum du détournement qui a envoyé en l’air. L’enveloppe affectée par le trésor public pour l’organisation de cette cérémonie serait toujours détournée en grande partie par le secrétaire général de la préfecture, Monsieur Josué Sossor qui assure l’intérim du préfet qui est convalescent. Même les lampadaires solaires fournis gratuitement par des ONG pour éclairer la résidence du préfet afin de permettre au ministre Rameau Biro de recevoir des invités ont été détournés par Monsieur Josué Sossor et sa clique. Même certains invités, notamment les chefs des quartiers, les chefs du groupement, les maires des communes ainsi que des notables locaux étaient tous en colère ce jour. Ils n’ont rien mangé durant la cérémonie.

« Le repas festif était limité à certaines personnalités » , disaient-ils. Plus étonnant encore, ils n’ont rien reçu comme enveloppe, ni de la part du ministre, ni de la part du C général de la préfecture pour leur permettre de payer leur transport. C’était un échec total , disaient-ils.

Selon un fonctionnaire affecté dans la localité, le pays traverse un moment difficile. Il y’a un problème de liquidité. Ces chefs des quartiers ne peuvent pas le savoir, et que c’est difficile de les faire comprendre. Ce que rejette en bloc un chef du groupement à Baboua. D’après lui, les lampadaires solaires fournis par les ONG ne sont pas l’œuvre du gouvernement. « Le détournement, c’est une habitude dans cette préfecture de la Nana-Mambéré » , ajoute-t-il.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur des publications

Tél/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Courriel : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : MESSAGE DU PRÉSIDENT NATIONAL DU CNCA-PDD AU PEUPLE CENTRAFRICAIN A L’OCCASION DES FÊTES DE FIN D’ANNÉE

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MESSAGE DU PRÉSIDENT NATIONAL DU CNCA-PDD AU PEUPLE CENTRAFRICAIN A L’OCCASION DES FÊTES DE FIN D’ANNÉE

 

Centrafricaines, Centrafricains

Mes très chers compatriotes, hôtes étrangers et tous ceux qui aiment notre pays et y vivent ;

L’année 2021 s’achève comme elle a commencé avec ses lots d’atteintes massives aux droits humains. Et chacun de nous est conscient de ce qui se passe dans notre pays.

C’est avec un cœur blessé, plein d’amertume que je vous adresse au nom des membres et sympathisants de notre Parti le CNCA-PDD ce message de vœux.

Ce message est celui de liberté, de fraternité, de sécurité, de paix et de vivre ensemble.

L’année 2021 restera certainement dans les mémoires de tous les Centrafricains comme une période marquée par des centaines de morts dû à la barbarie des Mercenaires russes du tristement célèbre groupe Wagner,  des viols collectifs dans notre pays par ces derniers, des vols, des pillages massifs des ressources du pays, des séquestrations, des détentions abusives, des exécutions sommaires et extrajudiciaires, des menaces et intimidations, des privations de libertés, des tortures, des mépris de la justice mais surtout pour la première fois dans l’histoire de notre pays ; par l’incompétence avérée des ceux qui malheureusement, ont eu la chance de conduire notre République.

Depuis plusieurs mois, la population centrafricaine fait face à la furie de ces criminels mercenaires russes du groupe Wagner en collaboration avec certains délinquants issus de nos forces de défense et de sécurité ainsi que des éléments d’une milice baptisée “Requin”.

Tous ces criminels cités, entretiennent un climat de terreur et d’insécurité suffisamment documentés et dénoncés par plusieurs institutions nationales et internationales crédibles. Et même le  Ministre de la justice  Arnaud Djoubaye Abazene a reconnu que sur une centaine de cas d’exactions documentées par l’ONU et impliquant les forces pro-gouvernementales, plus de 80 sont avérées. Et parmi ces exactions, il y a notamment des exécutions extrajudiciaires, des arrestations, des séquestrations arbitraires, des actes de tortures, des pillages à grande échelle et même d’entrave aux humanitaires par les écervelés russes du groupe Wagner.

A titre d’exemples, je citerai entre autre:

– Le 11 janvier 2021, 02 civils ont été abattu à Bangui pour non respect du couvre-feu,

– Le massacre d’une dizaine de civils par les drogués de Wagner  à Bambari le 15 février 2021,

– L’exécution sommaire de 19 jeunes  le mercredi 21 juillet 2021 à 12 KM de Bossangoa par les bâtards de la société Wagner,

– L’attaque lâche contre le convoi des contingents égyptiens,

–  La libération du criminel Hassan Bouba

-Plusieurs exécutions de civils ont été perpétrés par les mercenaires russes dans l’ouest, le Nord- ouest, le Centre du pays.

– La liste des exactions des exactions qui sont commises par ces criminels venus de la Russie est bien longue. Mais la plus cruelle et odieuse qui choquent la conscience humaine est le viol collectif d’une femme de 60 ans par ces minables drogués dans la préfecture de l’Ouham-pende.

Tous ceux qui seront identifiés comme donneurs d’ordre ou complices de ces crimes odieux et des barbarie sans pareille devront tôt ou tard répondre de leurs actes.

Cette situation historique d’insécurité globale a révélé la faiblesse et le manque de sérieux des leaders politiques de notre pays.

Au nom de tous les militantes, militants et sympathisants du CNCA-PDD, j’ai ce jour une pensée profonde pour ces centaines de victimes dû à la barbarie de ceux qui nous gouvernent et leurs exécutants à savoir les mercenaires russes, la garde présidentielle et les requins.

Je prie pour le repos des âmes de ces morts et souhaite prompt rétablissement aux multiples mutilés.

A leurs proches, je souhaite bon courage.

J’ai aussi une pensée pour tous nos compatriotes vivants dans une précarité totale, certains dans une pauvreté endémique pour qui, les crises que le pays traverse rend le quotidien extrêmement encore difficile.

Mes très chers compatriotes,

Nous n’avons pas le droit de céder à l’arrogance des vautours qui nous dirigent actuellement. C’est l’inverse qui doit se produire.

Levons nous, unissons nos énergies réciproques pour libérer notre pays des mains de nos assassins .

Nous savons tous que la liberté ne se donne pas sur un plat doré.Et notre seule boussole pour l’instant est là libération totale de notre pays des mains :

– du Président de la République,

– du Président de l’Assemblée Nationale,

-de l’actuel Premier Ministre,

– de l’ancien Premier Ministre,

– des mercenaires russes de la société Wagner,

– des forces expéditionnaire rawandais,

-de la garde présidentielle,

– des requins,

– des médias internes et externes qui font l’apologie du mal et tous ces ” élites” aveugles qui soutiennent aveuglément ces exactions.

Le CNCA-PDD vous assure qu’il ne céderait guère aux pressions et menaces d’où qu’elles viennent car l’idéal qu’il se fixe est de libérer la Centrafrique de manière pacifique.

Soyons fiers d’être Centrafricains.Et nous devons avoir à l’égard de ce pays qui nous appartient plus de devoirs que de droits.

Notre engagement,notre sens du devoir, notre sens du respect à l’égard de ces millions de  concitoyens qui courbent sous le poids des atrocités et de la pauvreté depuis l’arrivée hasardeuse de cette caste au pouvoir,  sont des valeurs indispensables.

Nous devons être un peuple unis et conscient de sa destinée. Un peuple qui se hisse souvent au dessus des difficultés qui se présentent à lui.

Mes très chers compatriotes,

Si nous nous levons et unissons nos forces; les aventuriers qui nous dirigent ne peuvent rien nous dicter ni nous imposer.

Chacun de nous a son rôle à jouer dans les jours à venir. Et chacun de nous est essentiel pour que nous parvenions ensemble à débouter ces gourous qui, par un tour de passe passe, ont réussi malheureusement à accéder au sommet de l’État.

Je saisis cette occasion pour saluer la résistance de ce peuple face à la barbarie de ses bourreaux.

Je salue et encourage la communauté internationale qui assure avec dévouement sa mission dans un contexte très difficile.

A ceux qui tenteront de nous critiquer négativement parce qu’ils sont défenseurs d’un régime moribond et agonisant ; le CNCA-PDD leur répond qu’il est un jeune parti politique qui n’a que 03 ans d’existence mais cependant il regarde les choses en  grand.

En somme mes très chers compatriotes,je formule à votre endroit des voeux de paix et de bonheur. Joyeux Noël et bonne année 2022.

Que notre pays la République centrafricaine soit bénie.

Bangui le 13 décembre 2021

Le Président National

du CNCA-PDD

Ferdinand MBOKOTO-MADJI

RCA : la Mislog France fait un don de kits scolaires au lycée Don Bosco de Damala  

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La mission logistique française à Bangui a procédé, le 11 décembre 2021 à la distribution des kits scolaires à une centaine d’élèves du lycée Don Bosco de Damala, situé dans la localité de Begoua, à la sortie nord de la capitale.

Le commandant Jean-Marie remet le kit à un élève du Lycée Don Bosco
Le commandant Jean-Marie remet le kit à un élève du Lycée Don Bosco. Photo CNC / Ibrahime

 

L’objectif de cette activité est non seulement de venir en aide aux enfants démunis, mais aussi de les conscientiser de bien réussir dans leurs études.

Selon le commandant Jean-Marie de la mission logistique française à Bangui, les enfants sont l’avenir et l’espoir de la République centrafricaine. Il faut donc faire un effort considérable au profit de la formation de ces enfants.

« Ces kits scolaires que nous donnons à quelques jours de la rentrée des classes sont à mes yeux bien plus qu’un sac avec des stylos, une ardoise, un cahier, pour moi ce sont des kits d’espoir pour que tous ces enfants qui vont en bénéficier puissent suivre les cours dans les meilleures conditions et comme tous les autres enfants de Bangui. En effet, comme je le disais, les enfants sont l’avenir et l’espoir de la Centrafrique »., a déclaré le commandant Jean-Marie de la Mislog Française.

D’après lui, grâce  aux actions  des membres de l’équipe enseignante et aux parents d’élèves, il y’a de la joie, de la vie, de l’espoir en l’avenir de la rca.

Prenant la parole, le père VINCENT, proviseur du lycée Don Bosco tient à remercier la Mislog Française pour ce geste bien plus qu’un sac avec des stylos, une ardoise, un cahier, mais ce sont des kits d’espoir pour que tous ces enfants qui vont en bénéficier puissent suivre les cours dans les meilleures conditions et comme tous les autres enfants de Bangui.

Même son de cloche du côté des enseignants. C’est le cas de Monsieur Nicolas Kamio,  enseignât au fondamental 2 qui a indiqué que ce don permet d’aider et encourager ces enfants à fournir plus d’effort dans l’apprentissage et à étudier dans de bonne condition.

Rappelons que ce n’est pas pour la première fois que la mission logistique française participe aux activités de remise des kits scolaires aux enfants démunis dans les écoles et lycée de Bangui, mais aussi de province.

Photo de famille entre les élèves, les enseignants, les parents et les militaires français du Détachement Liaison et Contact de la Mission Logistique française à Bangui
Photo de famille entre les élèves, les enseignants, les parents et les militaires français du Détachement Liaison et Contact de la Mission Logistique française à Bangui. Photo CNC / Ibrahim

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Déclaration du Haut Représentant, Josep Borrell, au nom de l’Union européenne à l’occasion de la Journée des droits de l’Homme

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Josep Borrell, Haut représentant de l’union européenne

 

 

Déclaration du Haut Représentant, Josep Borrell, au nom de l’Union européenne

à l’occasion de la Journée des droits de l’Homme

 

Chaque année, le 10 décembre, nous célébrons l’adoption en 1948 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

 

Le thème de cette année, “Réduire les inégalités, faire progresser les droits de l’homme”, revêt une importance particulière étant donné que la pandémie et ses conséquences socioéconomiques ont une incidence négative croissante sur les droits de l’homme, la démocratie et l’état de droit, y compris l’espace civique. Ces événements aggravent encore les inégalités préexistantes, accentuent la pression sur les personnes en situation de vulnérabilité et menacent les droits de l’homme à l’échelle mondiale.

 

Les droits de l’homme, la démocratie et l’état de droit sont au cœur de la réaction européenne face à la pandémie de COVID-19 et du redressement de l’UE au sortir de la crise. Il est essentiel d’investir dans les droits de l’homme, la démocratie, l’état de droit et un espace civique favorable pour créer et reconstruire des sociétés meilleures pour les générations présentes et futures. Personne ne doit être laissé-pour-compte, aucun droit de l’homme ne doit être ignoré. L’UE rappelle que toute restriction des droits de l’homme dans le contexte de la pandémie de COVID-19 doit être strictement nécessaire, proportionnée, temporaire et non discriminatoire.

 

La Journée qui leur est consacrée nous rappelle que les droits de l’homme sont universels, indivisibles, inaliénables, interdépendants et liés entre eux. Elle nous rappelle toutefois aussi que ces droits ne sauraient être considérés comme acquis et qu’ils doivent être constamment défendus. L’UE continuera à défendre l’universalité des droits de l’homme et à faire preuve de vigilance à l’égard de toute tentative de porter atteinte aux engagements internationaux. Lors de la Journée des droits de l’homme, nous nous engageons à redoubler d’efforts pour défendre les opprimés et les personnes menacées, où qu’ils vivent, et parler en leur nom. Notre solidarité et notre soutien vont en particulier aux acteurs de la société civile et aux défenseurs des droits de l’homme, y compris ceux avec qui nous avons participé au forum UE-ONG sur les droits de l’homme les 7 et 8 décembre.

 

Tout au long de l’année 2021, dans le cadre du plan d’action de l’UE en faveur des droits de l’homme et de la démocratie pour la période 2020-2024, l’UE a continué de renforcer l’action visant à défendre et à redynamiser les droits de l’homme partout dans le monde, en tirant pleinement parti de sa panoplie unique d’instruments. Pour la première fois, dans le cadre du régime mondial de sanctions de l’UE en matière de droits de l’homme adopté l’an dernier, l’UE a imposé des sanctions à des personnes et entités originaires de la Chine, de la Corée du Nord, de la Libye, du Soudan du Sud, de l’Érythrée et de la Russie impliquées dans de graves violations des droits de l’homme. En outre, en 2021, l’UE a joué un rôle moteur, dans les enceintes des Nations unies compétentes en matière de droits de l’homme, en ce qui concerne des initiatives visant à lutter contre les violations des droits de l’homme en Afghanistan, en Biélorussie, au Burundi, en Corée du Nord, en Éthiopie, en Érythrée et au Myanmar/en Birmanie.

 

L’UE a également renforcé son soutien concret aux organisations de la société civile et aux défenseurs des droits de l’homme afin de faire progresser les droits de l’homme et la démocratie dans le monde au moyen d’un programme thématique spécifique, d’un montant de plus de 1,5 milliard d’euros pour la période 2021-2027, réaffirmant son rôle de chef de file mondial dans ce domaine.

 

Réaliser les droits de l’homme n’est pas seulement un impératif lié à la dignité humaine: il s’agit d’une pierre angulaire de la démocratie, de la paix et de la sécurité, ainsi que du développement durable.

 

Pour en savoir plus

Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine:

http://eeas.europa.eu/delegations/central_africa/index_fr.htm

Un nouveau bâtiment équipé pour la plateforme féminine du sixième arrondissement de Bangui

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La mairie du 6è arrondissement de bangui a réceptionné, lors d’une cérémonie, le mardi 7 décembre 2021, un bâtiment construit dans le cadre des projets à impact rapide, pour la plateforme féminine. Ce bâtiment entièrement équipé qui comprend quatre pièces, dont deux bureaux, a été financé par la Minusca à hauteur de 11 315 430 FCFA.

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Un nouveau bâtiment équipé pour la plateforme féminine du sixième arrondissement de Bangui

 

Les leaders communautaires de cet arrondissement de Bangui avaient émis le souhait d’avoir une maison où les femmes et les jeunes pouvaient se réunir pour leurs échanges intercommunautaires. La maire du 6è l’arrondissement a remercié la MINUSCA pour avoir financé les travaux de construction ainsi que l’équipement dudit bâtiment.

Ce projet à impact rapide a déjà contribué au renforcement de la cohésion sociale, d’après Reine Kouassi cheffe du bureau par intérim de la cellule de coordination des activités de Bangui. «L’aboutissement de ce projet à impact rapide offre un cadre adéquat d’échanges et de dialogue entre les femmes, les jeunes filles et les autorités locales du 6è arrondissement, mais également entre les différentes communautés qui fréquenteront cette plateforme» a déclaré Reine Kouassi.

Brigitte Bernadette Nzazhet Gnigue, l’une des bénéficiaires de la plateforme féminine, n’a pas caché sa joie à la réception de ce bâtiment. « Je suis extrêmement contente parce que cette maison va nous permettre de faire nos réunions d’association, de faire la formation des femmes, l’apprentissage de petits métiers comme la couture et bien d’autres activités pour l’épanouissement des femmes du 6 è arrondissement. Je remercie vivement la MINUSCA pour la coopération» a déclaré Nzazhet Gnigue.

Le projet de construction et d’équipement de cette plateforme féminine entre dans le cadre de la stratégie de la MINISCA qui vise à la pérennisation des actions en faveur des femmes.

 

Minusca

L’UNESCO appelle à un meilleur encadrement de l’enseignement privé pour réduire les inégalités

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Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’UNESCO met en garde contre la progression des inégalités et de l’exclusion due aux coûts élevés de l’enseignement privé et au manque de réglementation de la part des États. Il préconise cinq mesures pour assurer une éducation de qualité pour tous.

Centrafrique.org/rca-inauguration-dun-nouveau-batiment-de-lecole-saint-paul-fille/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-paul-a-ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille/” rel=”attachment wp-att-41770″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-Paul-a-Ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille-450×450.jpg” alt=”le nouvel immeuble de l’école saint-Paul à Ouango bangui le 31 octobre 2020 par cyrille” width=”450″ height=”450″ />
Le nouvel immeuble de l’école Saint-Paul fille au quarteir Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, inauguré le 31 octobre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé.

 

Paris, le 10 décembre – Aujourd’hui, trois cent cinquante millions d’enfants et de jeunes sont scolarisés dans des écoles non étatiques dans le monde. Cependant, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’UNESCO montre que de nombreux pays ne disposent pas d’une réglementation adéquate de l’enseignement privé ou de la capacité à la faire appliquer, ce qui nuit à la qualité de ce dernier et accroît encore le fossé entre riches et pauvres en matière d’éducation.

 

Le Rapport se penche sur les acteurs non étatiques dans tous les systèmes éducatifs, qu’il s’agisse d’écoles gérées par des organisations confessionnelles, des ONG, des organismes philanthropiques ou des entités commerciales à but lucratif, et tous ceux qui fournissent des services dans le secteur de l’éducation. De nombreux pays laissent ces écoles, pour la plupart non homologuées, fonctionner sans aucune surveillance.

 

Il révèle que seuls 27% % des pays interdisent explicitement aux écoles primaires et secondaires de poursuivre un but lucratif, ce qui va à l’encontre de la vision de 12 ans d’éducation gratuite pour tous. Plus de la moitié des pays empêchent le processus de sélection des élèves dans les écoles.  Seuls 7% des pays ont des quotas qui améliorent l’accès aux écoles pour les étudiants défavorisés par le biais de mesures diverses. Une moitié seulement a adopté une réglementation encadrant les cours particuliers.

 

En conséquence, les ménages des pays les moins développés consacrent une part disproportionnée de leurs revenus à l’éducation de leurs enfants. Les ménages comptent pour 39 % des dépenses d’éducation dans les pays à revenu faible et intermédiaire inférieur, contre 16 % dans les pays à revenu élevé.

 

Le Rapport, intitulé Qui peut choisir ? Qui en pâtit ? démontre que, dans le même temps, l’éducation publique dans les pays à faible revenu s’accompagne de coûts cachés considérables. Une analyse portant sur 15 pays à revenu faible ou intermédiaire montre que près de deux cinquièmes des dépenses d’éducation des ménages étaient consacrées aux uniformes et aux fournitures scolaires.

 

Cela contraint 8% des familles des pays à revenu faible ou intermédiaire à emprunter de l’argent pour payer la scolarité de leurs enfants. « Dans certains pays comme l’Ouganda, Haïti, le Kenya et les Philippines, 30% des familles doivent emprunter pour financer l’éducation de leurs enfants. L’impact de la Covid-19 a encore réduit les budgets familiaux, rendant les frais de scolarité et autres dépenses inabordables pour beaucoup », explique Manos Antoninis, directeur du Rapport mondial de suivi sur l’éducation.

 

« Des normes minimales doivent être fixées par les gouvernements pour les écoles publiques et privées non-étatiques pour garantir une réelle égalité des chances aux élèves les plus défavorisés afin qu’ils puissent bénéficier d’une éducation de qualité », déclare Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO. « Il est urgent de mettre en place des mécanismes de financement équitables. Ceux qui vivent dans des contextes plus défavorisés ne doivent pas être pénalisés », continue-t-elle.

 

L’UNESCO invite les pays à évaluer les réglementations qu’ils ont mises en place et formule cinq recommandations visant à placer l’équité au cœur de leurs actions :

 

  1. Redoubler d’efforts pour garantir l’accès gratuit et financé par des fonds publics à une année d’enseignement préscolaire et 12 années d’enseignement primaire et secondaire pour tous les enfants et les jeunes. Mais un pays sur trois consacre moins de 4% de son produit intérieur brut ou moins de 15% de ses dépenses publiques totales à l’éducation – les normes minimales convenues au niveau international.
  2. Établir des normes de qualité qui s’appliquent à tous les établissements d’enseignement étatiques et non étatiques, car des systèmes parallèles dont les exigences, le matériel et les conditions de travail diffèrent ont un effet négatif sur la mise en place d’un système éducatif cohérent pour tous les apprenants.
  3. Renforcer la capacité des gouvernements à surveiller et à appliquer les réglementations. Dans la pratique, de nombreuses règles sont mal conçues ou insuffisamment appliquées, ce qui laisse la porte ouverte à des comportements répréhensibles. Les gouvernements doivent établir une relation de confiance avec les prestataires non étatiques, en les encourageant à se faire homologuer, en éliminant l’arbitraire des règles et en leur communiquant des incitations adaptées pour qu’ils gèrent efficacement leurs écoles dans l’intérêt des apprenants.
  4. Encourager l’innovation pour le bien commun et rassembler tous les acteurs qui les développent. Les gouvernements doivent travailler en partenariat avec tous les acteurs de l’éducation afin d’apprendre, de recueillir et d’évaluer les bonnes pratiques, de fournir des ressources permettant aux praticiens d’échanger leurs expériences, et d’établir des programmes pilotes puis d’étendre la mise en œuvre des idées pertinentes.
  5. Protéger l’éducation contre les intérêts particuliers restrictifs. Le maintien de la transparence et de l’intégrité de l’éducation publique contribue à protéger les apprenants les plus défavorisés.

 

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Contacts presse :

 

Kate Redman, Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO, +33 671786234, k.redman@unesco.org

 

Gina Dafalia, Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO, +44 7375318760, d.dafalia@unesco.org

 

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À propos du Rapport GEM de l’UNESCO

 

Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (Rapport GEM) est élaboré par une équipe indépendante et publié par l’UNESCO. Il a pour mandat officiel de suivre les progrès accomplis dans la réalisation de l’Objectif de développement durable sur l’éducation, l’ODD 4.

Media Specialist

 

Global Education Monitoring (GEM) Report, UNESCO

Tel: Port/Mob: +44 (0) 7375318760

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RCA : affrontement entre les miliciens Anti-Balaka pro-Touadera et les casques bleus de la Minusca

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Bangui, 11 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après le massacre d’une trentaine des personnes dans le village Boyo, situé à 120 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy par les mercenaires russes, appuyés par des soldats FACA et les miliciens Anti-Balaka pro-Touadera. Mais 48 heures plus tard, ce même groupe des miliciens Anti-Balaka, à bord de dix motos,  sont allés affronter les casques bleus de la Minusca dans la localité de Tagbara, non loin du village Boyo. Selon la Minusca, il y’avait aucun blessé, seulement quatre motos des assaillants ont été récupéré.

Ci-dessous la déclaration de la Minusca sur cet incident.

Des Casques bleus rwandais de la Minusca sur la route de Bangui à Damara, le 23 janvier 2021 / AFP
Des Casques bleus rwandais de la Minusca sur la route de Bangui à Damara, le 23 janvier 2021 / AFP

   

DECLARATION DE LA MINUSCA

 

Le vendredi 10 décembre 2021 aux environs de 22h20, une patrouille pédestre de la Force de la MINUSCA a échangé des tirs avec un groupe d’éléments armés anti-balaka à bord d’une dizaine de motos, dans la zone du marché de Tagbara (préfecture de la Ouaka).

Les casques bleus népalais et mauritaniens ont riposté aux tirs de ces éléments armés, contraints d’abandonner la zone. Lors de leur fuite, ils ont abandonné quatre motos ainsi que des munitions. Aucun blessé n’a été enregistré, ni du côté de la population ni du côté des casques bleus.

Suite à cette attaque, environ 160 personnes ont décidé de s’installer autour de la base de la MINUSCA de Tagbara pour plus de sécurité. Cependant, la situation est calme et sous contrôle, et toutes les mesures ont été prises pour établir un périmètre de sécurité afin d’assurer la protection des populations. Les patrouilles à l’intérieur et autour de la ville ont également été accentuées.

La MINUSCA condamne fermement cette attaque et rappelle que toute attaque contre les civils et son personnel peut constituer un crime de guerre passible de poursuite. Elle enjoint les groupes armés de cesser immédiatement toute violence contre les civils.

Bangui, le 11 décembre 2021

 

VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE ET FEMINICIDE EN RCA

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LA TRIBUNE DU ROSCA-GD

Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis 2013, la République Centrafricaine est plongée dans une crise sécuritaire sans précédent. Dans ce contexte, plusieurs cas de violences se sont inscrits sur la liste des fléaux qui minent la paix dont les violences basées sur le genre (VBG), définies comme l’ensemble d’actes nuisibles dirigés contre une personne ou un groupe d’individus en raison de leur sexe. Mais quelles sont les causes des VBG ? Quelles sont leurs conséquences ? Qui sont les auteurs et qui sont les victimes ? Comment se fait la prise en charge des victimes ? Quels sont les instruments de lutte contre les VBG en RCA ? Telles sont les questions qui seront abordées dans cette tribune.

ROSCA-GD
Photo courtoisie

 

Les types de violences basées sur le genre

Il existe six types de violences basées sur le genre : le viol, l’agression sexuelle, l’agression physique, le mariage forcé, le déni de ressources, d’opportunité et de service, la violence psychologique. Dans le cadre de cette tribune, nous nous intéresserons uniquement aux violences basées sur le sexe, autrement appelées violences sexistes ou violences sexo-spécifiques à l’égard des femmes.

Les causes des violences basées sur le genre

 

En République Centrafricaine, les femmes vivent dans la précarité et sont sujettes à toutes formes de violence. Ces femmes, pour question de survie, subissent sans réagir des violences provenant de leur partenaires ou bien des tiers. De nombreuses études ont prouvé que le fait de vivre dans un environnement violent, entraine des comportements individuels violents : les enfants témoins de scènes ou victimes eux-mêmes sont susceptibles dans le futur de reproduire des violences subies dans l’enfance. On estime que 40 à 60 % d’hommes en Afrique qui sont violents avec leurs partenaires ont été témoins de violences conjugales dans l’enfance.

ROSCA-GD
Photo courtoisie. Photo CNC

 

D’autres causes peuvent être relevées comme les addictions (alcool et drogue) ou encore les images de violence véhiculées par les médias et les nouvelles technologies qui représentent les femmes et les jeunes filles comme des objets sexuels à la disposition des hommes. Enfin, des causes inhérentes à la société entrent également en jeu comme la tradition et les pressions sociales qui entrainent des comportements discriminatoires et qui perpétuent le statut inférieur de la femme. Cette situation « favorise les violences basées sur le genre dans la mesure où l’homme, détenteur de pouvoir et d’autorité, peut commettre des violences face à une femme qui considère l’acte comme normal.

 

De plus, le manque d’éducation lié à l’analphabétisme entretient l’infériorité du statut social de la femme face à l’homme car elle a moins de chance d’aller à l’école que ce dernier, qui en profite pour asseoir son pouvoir, d’autant plus qu’elle n’a généralement pas connaissance de ses droits.

 

Enfin, les causes les plus citées par les femmes elles-mêmes sont l’indiscipline et le non-respect des enfants.  L’étude des causes de la violence est très importante car elle peut rendre possible la prévision des risques afin de les prévenir et de les éviter.

 

 

Les conséquences des violences basées sur le genre

Les conséquences sont multiples et peuvent avoir un impact immédiat ou sur le long terme, touchant la victime mais également l’entourage. De manière immédiate, les violences entrainent des conséquences physiques et psychologiques. En effet, la violence physique peut  laisser des traces visibles indélébiles (blessures voire la mort).

 

Quant aux violences psychologiques, si les conséquences sont parfois plus difficiles à cerner, elles peuvent être à l’origine d’un psycho-traumatisme important (confusion, angoisses, troubles dépressifs, hypervigilance, insomnies, troubles de l’alimentation, etc.). Les violences psychologiques sont très destructrices, car entrainant de très graves atteintes à l’intégrité psychiques ou pouvant pousser ses victimes au suicide tout en étant difficile à prouver.

 

De plus, les jeues filles mariées ont plus de risque de subir des violences domestiques, d’être infectées par le VIH/SIDA ou de mourir de complication pendant la grossesse ou l’accouchement. La violence conjugale a des conséquences très lourdes sur la santé physique et morale des victimes et constitue un problème majeur de santé publique.

 

Cependant, la plupart des victimes ont peur et ont honte de recourir aux personnels de santé en vue d’un certificat médical, document nécessaire pour engager des poursuites judiciaires contre le conjoint-agresseur. Demander ou accepter un certificat médical signifie pour les femmes entamer la procédure judiciaire contre leur conjoint.

 

Auteurs et victimes des violences basées sur le genre

Les auteurs de VBG sont principalement des porteurs de ténues, conducteurs de moto taxis, pasteurs, groupes armés, membres de famille. 58 % des responsables des exactions sont des militaires et anciens membres des groupes armés, et 42 % sont des civils. L’on signale également des cas vraisemblablement perpétrés par des éléments des forces de maintien de la paix onusienne (casques bleus) et les forces de sécurité et de défense nationales.

La plupart des victimes des VBG sont des femmes et des filles. Dans les ménages, les femmes dont l’âge varie entre 16 et 40 ans disent subir régulièrement des violences de tout genre. Le service psycho-social de l’UMIRR (Unité mixte d’intervention rapide pour la répression des violences faites aux femmes et aux enfants) a enregistré au mois de septembre 2021, 47 cas de violences faites aux femmes dont 40 violences sexuelles faites sur mineures (moins de 18 ans).

Un autre cas qui a défrayé la chronique le 17 octobre 2021 est celui d’un colonel de la Douane, âgé de 66 ans sous ARV, habitant le 4è arrondissement de la ville de Bangui, qui a violé une dizaine de jeunes filles dont l’âge varie entre 12 et 16 ans. Le dossier suit son cours au niveau du procureur de la République.

La prise en charge des victimes 

Plusieurs organisations de la Société civile (OSC) s’intéressent aux VBG en RCA, dont l’AFJC créée le 19 juin 1992. Elle favorise l’accès à la justice de la population à travers l’assistance juridique et judiciaire. Depuis 2010, l’AFJC s’est focalisée dans la prise en charge des cas de violences sexuelles et basées sur le genre. Les consultations, l’accompagnement psychosocial, l’assistance juridiques et référencement sont assurés quotidiennement et à titre gratuit à la population (hommes, femmes et enfants) à travers les centres d’écoute et les cliniques juridiques. Mais l’expérience montre que les OSC n’ont pas les moyens écessaires pour agir efficacement.

 

Les instruments aux services des acteurs de la lutte contre les VBG

La RCA a mis en place une Stratégie Nationale de Lutte contre les Violences Sexuelles et Basées sur le Genre. Cependant, dans la pratique, ces politiques qui protègent la femme, se retrouvent fortement limitées dans leur portée, à cause de la « cohabitation » entre les règles coutumières et le droit positif qui reste méconnu et ignoré de la grande majorité de la population. Malgré la ratification de certains textes, les différentes crises et conflits dans le pays ont largement entrainé la dégradation des conditions de vie et de sécurité des femmes déjà précaire, tant en milieu urbain que rural, avec pour conséquence d’entretenir un profil genre inégalitaire en défaveur des femmes et des filles. Et pourtant, il existe plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux dont voici les principaux :

  • Convention pour l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Égard de la femme (CEDEF), 1991 ;
  • Convention pour élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme, 1979 ;
  • Protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples relatifs aux droits de la femme, 2012 ;
  • Loi n°06.032 du 15 décembre 2006 relative à la protection de la femme contre les violences en RCA ;
  • Loi n°15-003 du 03 juin 2015 portant création, fonctionnement et organisation de la Cour pénale Spéciale (CPS) en RCA.

 

Il existe donc en RCA un dispositif de prise en charge qui comprend l’assistance médicale, psychosociale, socio-économique, juridique et judiciaire.

Quant à la prise en charge juridique et judiciaire, elle est dans bien des cas insuffisante et inadaptée aux victimes des VBG.

La CPS est chargée d’enquêter, d’instruire et de juger les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire, y compris les violences sexuelles, commis sur le territoire centrafricain depuis le 1er janvier 2003. Mais le premier inculpé, Bouba Hassan,  membre de l’UPC, qui devrait être jugé par cette instance, s’est retrouvé en liberté au grand dam des victimes qui ne savent plus à quel saint se vouer.

La réponse juridique et pénale demeure balbutiante, ainsi en sus de l’impunité dont jouissent les auteurs de violences et qui favorise la réitération de leurs exactions, les victimes/survivants ne peuvent entamer et/ou achever leur processus de rémission. Seule une réponse juridique efficace représente une étape incontournable de leur rémittence.

L’intérêt de cette tribune est d’attirer l’attention de l’opinion nationale sur la recrudescence des VBG, et d’attirer le regard du pouvoir public et des partenaires au développement sur les sérieux problèmes que rencontrent les acteurs luttant contre les VBG en RCA et voir sur quel levier agir pour améliorer la situation des acteurs pour une prise en charge holistique des victimes.

 

Dr Jean-Claude REDJEME

Affaire Hassan Bouba, le G5 Centrafrique communique et soutien la CPS

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU G5+

 

Bangui, le 10 décembre 2021

 

Le G5+, un groupe d’Etats et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine, soutient la Cour Pénale Spéciale (CPS) depuis son établissement. La CPS est une institution indépendante clé dans la lutte contre l’impunité et dans la restauration de l’Etat de droit en République centrafricaine. Elle répond au désir de justice et de fin de l’impunité du peuple centrafricain exprimé lors du Forum de Bangui et repris dans l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine dans son point i, article I, des principes pour un règlement durable du conflit en RCA.

 

En vertu de sa compétence, la CPS avait émis un mandat d’amener contre M. Ali Hassan Bouba, qui a été par la suite inculpé et incarcéré provisoirement en attendant l’audience de débat contradictoire prévu le 26 novembre. Le G5+ déplore que, selon le communiqué de presse de la CPS émis le 26 novembre, l’unité en charge de l’extraction de l’inculpé ait été empêchée d’exécuter sa mission à l’encontre de M. Bouba. Néanmoins, le G5+ prend note du communiqué de presse du ministère d’Etat chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance relatif à l’affaire Ali Hassan Bouba signé par le Directeur Général des Services Pénitentiaires en date du 2 décembre, selon lequel la procédure n’est pas suspendue, ni éteinte, et réaffirmant son soutien à la CPS et à son indépendance au regard de la loi et son pouvoir de poursuivre ladite procédure jusqu’à son terme – dans le respect du Droit.

 

Le G5+ réitère son plein soutien à la CPS dans sa mission et rappelle les contributions du G5+ pour renforcer la capacité, les services, l’infrastructure, et les ressources humaines de la Cour.

 

Le G5+ rappelle en outre que la nécessité de lutter contre la culture de l’impunité doit être soutenue par tous les acteurs politiques et sociaux de la RCA. La culture d’impunité est une des sources de fragilité de la RCA et demeure un obstacle majeur à la bonne gouvernance, la transparence, la crédibilité des institutions et au développement durable du pays.

 

Le G5+ réitère son engagement à continuer à travailler aux côtés des autorités centrafricaines dans la lutte contre l’impunité.

 

Mme. Lucy TAMLYN

Ambassadeur des États-Unis d’Amérique

Auprès de la République centrafricaine

 

  1. Jean-Marc GROSGURIN

Ambassadeur, Haut Représentant de la France

Auprès de la République centrafricaine

 

  1. Douglas CARPENTER

Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne

Auprès de la République centrafricaine

 

  1. Han FRAETERS

Représentant résident de la Banque Mondiale

En République centrafricaine

 

  1. Adolphe NAHAYO

Ambassadeur, Représentant du Président de la Commission de la Communauté

Économique des Etats de l’Afrique Centrale en République centrafricaine

 

  1. Mankeur NDIAYE

Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies

En République centrafricaine et Chef de la Minusca

 

  1. Matias BERTINO MATONDO

Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine

Et Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale

 

RCA : au moins 11 personnes tuées dans une opération militaire des mercenaires russes dans la Ouaka

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Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le mercredi 8 décembre, dans la localité de Boyo, chef-lieu de la commune de  la Haute Baideou, située  à 120 kilomètres au nord-Est de Bambari sur l’axe Ippy, une opération militaire des Mercenaires russes, appuyée par les soldats FACA et des ex-miliciens Anti-Balaka a fait plus de 11 morts, selon des sources sécuritaires locales.

des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds
Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC

 

Selon les mêmes sources, c’était une opération de ratissage menée par ces forces gouvernementales contre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la localité de Boyo qui avait mal tourné.

D’après elles, la veille, c’est-à-dire le mardi 7 décembre, dans la matinée, les mercenaires russes et les soldats FACA ont mené une opération de contrôle d’identité dans le village Boyo. Or, dans cette commune, la quasi-totalité des habitants ne dispose d’aucune pièce d’identité. Les FACA et les Russes les ont tous libérés, et ils étaient  rentrés chez eux. Mais le lendemain, c’est-à-dire le mercredi 9  décembre, une unité opérationnelle de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a attaqué une position des soldats FACA et des Russes dans la localité, entraînant de violents affrontements avec les forces gouvernementales. L’attaque avait été repoussée, et le calme s’installe.

Mais pour les paramilitaires russes, toute la population de Boyo serait complice des rebelles de l’UPC, et elle doit payer les conséquences. C’est ainsi qu’ils étaient venus à Bambari récupérer le chef milicien de la milice  Anti-Balaka, puis celui de  Tagbara et d’Atongo-Bakari. Ces trois chefs de guerre ont une mission exacte, corriger sévèrement la population musulmane de Boyo. Et ce ne sont pas qu’eux qui doivent faire le sale boulot. Les Russes et les soldats FACA étaient également sur le terrain. C’est ainsi que peu après midi, ils ont mené l’opération dans la commune, exécutant plus de 11 civils. Mais une autre source parle de 39 personnes tuées.

Pour l’heure, des dizaines des rescapés de Boyo se sont réfugiés dans la mosquée locale, d’autres dans la brousse. Mais on ignore leur sort pour le moment.

Un crime de trop, selon les humanitaires qui sont actuellement interdits d’assister les rescapés.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : La mission secrète de Guy Moskit, nouveau conseiller spécial de Touadéra

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Bangui, 10 décembre 2021 ( Corbeaunews- Centrafrique) – Pour surveiller les activités de l’opposant Karim Meckassoua, la présidence centrafricaine a nommé début décembre l’ex-journaliste Guy Moskit. Ce dernier connaît très bien l’ancien président de l’Assemblée nationale.

 

Où est donc passé Karim Meckassoua ?

 

La question agite le tout-Bangui depuis que l’ancien président de l’Assemblée nationale a quitté le pays pour Brazzaville, en août, juste avant qu’il ne soit destitué de son titre de député du quartier musulman du PK5 par la Cour constitutionnelle. Depuis, l’opposant voyage entre l’Afrique et l’Europe, et ne répond au téléphone qu’à ses plus proches intimes.

La question hante également le palais de la Renaissance. Ainsi, le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a profité d’une salve de nominations, en marge de la fête nationale du 1er décembre, pour bombarder Guy Moskit ministre conseiller spécial. Derrière l’intitulé, l’ancien journaliste, député lors de la précédente législature, aura pour mission de surveiller les faits et gestes de Meckassoua.

Inséparables dans les années 2000

Moskit et Meckassoua, aujourd’hui en froid, se connaissent bien et partagent les mêmes réseaux, francophiles, depuis près de trois décennies.

C’est durant les premières années de la mandature de François Bozizé (2003- 2013) que les deux hommes connaissent une ascension fulgurante dans les hautes sphères banguissoises. En 2003, Moskit succède à Karim Meckassoua à la tête du ministère de l’intégration régionale et de la Francophonie. De son côté, après un passage par le ministère des affaires étrangères, Meckassoua obtient le ministère de l’éducation.

En 2005, ils intègrent tous deux le cabinet de François Bozizé, alors élu au terme de la transition. Mais au fil des ans, les deux conseillers sont entrés en rupture avec le président, finalement déchu en 2013.

Candidats malheureux à l’élection présidentielle de 2015, ils intègrent l’Assemblée nationale dans la foulée. Durant son passage sur les bancs du parlement, Moskit joue les intermédiaires dans les capitales sous-régionales pour le compte de Touadéra. Meckassoua, quant à lui, prend la présidence de l’Assemblée (AI du/05/16).

Frères ennemis dans les années 2010

Karim Meckassoua, apprécié du ministre des affaires étrangères français Jean- Yves Le Drian, est mis sur la touche en 2018, lors de sa spectaculaire destitution du perchoir. Encore aujourd’hui, Paris suspecte Moscou d’avoir orchestré son départ. C’est aussi un motif aggravant des tensions entre les deux ex-inséparables : Meckassoua reste persuadé que Moskit avait voté en faveur de sa destitution. A l’inverse, lors des élections législatives de 2020, le député de Mbaïki 3 attribue sa défaite au soutien de Meckassoua à son concurrent, Hassan Akhras, qui devient le premier député centrafricain d’origine libanaise.

Entre-temps, selon le panel des experts des Nations unies sur la RCA, Meckassoua active ses réseaux en coulisses dès 2018 pour se rapprocher de Bozizé. C’est lui qui aurait tout d’abord facilité le retour surprise de l’ancien chef de l’Etat à Bangui, fin 2019. Puis, toujours selon le panel des experts, Karim Meckassoua aurait activement participé à l’émergence de la rébellion de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigée par l’ex-président. Il fera notamment le lien entre François Bozizé et plusieurs chefs de guerre de l’ex-coalition Séléka ayant participé à la chute de ce dernier en 2013, à savoir Ali Darassa (Union pour la paix en Centrafrique, UPC) et Noureddine Adam (Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique, FPRC, (AI du 17/11/21).

Encore selon les experts onusiens, Meckassoua espérait, en cas de succès de la CPC, prendre la tête d’un gouvernement de transition. Si l’intéressé l’a démenti, les accusations portées par le rapport ont suffi à justifier sa récente destitution de député par la cour constitutionnelle.

Avec Africa Intelligence

Présence de Wagner en Centrafrique, la présidence vient officiellement de la confirmer

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Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce n’est un secret pour personne. Après avoir longtemps nié sa présence en République centrafricaine, la présidence de la République vient tacitement de confirmer l’existence de la société russe de mercenariat Wagner en RCA, et la balle est désormais dans le camp de la communauté internationale qui menace la RCA de perdre tout son soutien si la présence de Wagner est confirmée sur son sol.

 

Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l'État porte son T-shirt "je suis Wagner".
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

 

Après avoir doté les éléments de la gendarmerie, de la police et de l’armée nationale avec des T-shirts « Je suis Wagner », c’est le tour des membres de cabinet du chef de l’État Faustin Archange Touadera de recevoir leur lot de T-shirt « Je suis Wagner », et ils en sont très contents.

Le ministre conseiller spécial du chef de l’État, Monsieur Fidèle Gouandjika a également reçu son lot, et il compte le faire savoir à tout le monde,  alors que le président Faustin Archange Touadera déclarait dans une interview du journal Jeune Afrique qu’il n’avait aucun lien avec la société Wagner, et met quiconque au défi de prouver le contraire. Même son de cloche du côté de son premier ministre Marie-Henri Dondra, mais également de sa ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpo Temon qui rejettent en bloc la présence de la société russe de mercenariat Wagner en RCA.

Mais pour la France et l’Union européenne, il ne fait aucun doute, les Mercenaires russes travaillent en étroite collaboration avec les forces armées (FACA) et la police centrafricaine, et procèdent à l’arrestation et à la détention arbitraire de plusieurs personnes.

En même temps, les experts de l’ONU ont également dénoncé, au début de l’année, le fait que de nombreuses forces, y compris le Groupe Wagner, commettent des violations systématiques et graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions sommaires, un phénomène qui se poursuit sans relâche et en toute impunité.

« Nous appelons le gouvernement centrafricain à mettre fin à toutes relations avec le personnel militaire et de sécurité privée, en particulier le groupe Wagner », ont annoncé les experts de l’ONU dans leur rapport paru au début d’année.

L’Union européenne préconise aussi l’adoption de sanctions ciblées à l’encontre des “personnes et entités pertinentes affiliées au groupe Wagner”, ainsi que des personnes et entités travaillant avec eux. Ils demandent que ces sanctions comprennent des interdictions de voyager et des gels d’avoirs pour les agents du groupe Wagner.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : les mercenaires russes viennent de quitter les villes de Bakouma, Zacko et Yalinga

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Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les Mercenaires russes de la société Wagner, basés dans les villes minières de Yalinga, Zacko et Bakouma, viennent de quitter précipitamment ces localités pour rentrer à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, située à 595 kilomètres au nord de Bangui.

rca-deux-hommes-abattus-froidement-par-les-mercenaires-russes-a-bakala/les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays/” rel=”attachment wp-att-51235″ data-wpel-link=”internal”>les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l'intérieur du pays
les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays

 

« Les Russes, à bord de leurs véhicules en provenance de Yalinga, Zacko et Bakouma, sont arrivés aujourd’hui jeudi vers 14 heures. On ignore les raisons de ce retour en masse,  mais ce genre de déplacement inquiète sérieusement la population », témoigne un habitant de Bria joint au téléphone par la rédaction du CNC.

À en croire une autre source, ces paramilitaires russes seraient rentrés à Bria pour la fête des fins d’année qui sera organisée pompeusement par leur organisation, la société Wagner.

Mais une autre source parle de leur relève. « Ils devraient être remplacés à leur poste tous les six mois », ajoute cette source.

Entre-temps à Bangui, aucune réaction du côté du gouvernement  ni de la « communauté des officiers russes en Centrafrique » qui représente la société Wagner dans le pays.

Rappelons qu’après la reprise de la ville de Yalinga, puis de Nzacko et de Bakouma aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les mercenaires russes ont installé leurs bases dans ces trois différentes villes minières du pays. À 25 kilomètres de Yalinga sur l’axe Nzacko, ils exploitent de l’or et des diamants avec leurs engins lourds. Ces exploitations sont autorisées par le pouvoir de Bangui, selon une source au ministère des Mines.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bangui, un braquage d’un taxi moto tourne au meurtre

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Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans la nuit du mercredi à jeudi 9 décembre, vers 21 heures et demie, les habitants du quartier Ngola 1, derrière l’école nationale de police au PK10  ont été réveillés par des détonations d’armes. Il s’agit d’un braquage d’un taxi moto, conduit par un jeune lycéen de 19 ans prénommé Arnaud  qui a été malheureusement abattu par les assaillants, selon la brigade de la gendarmerie du PK12.

centrafrique.org/une-geante-manifestation-populaire-a-bangui-apres-un-accident-mortel-sur-lavenue-de-france/les-taxis-motos-de-la-capitale-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-48027″ data-wpel-link=”internal”>Les taxis motos de la capitale centrafricaine
Bangui, les motos taxis

 

Selon les enquêteurs, Monsieur Arnaud est un lycéen de 19 ans qui a choisi de faire le taxi moto après les cours afin de joindre les deux bouts. C’est son activité principale après l’école. Mais ce mercredi 8 décembre, vers 21h30, après six heures d’activités, il avait décidé de rentrer pour se reposer. Mais en rentrant à la maison au guidant de sa moto, deux individus, dont l’un en tenue militaire, tenue camouflée et rangers tee-shirt noir , l’ont suivi discrètement sur une moto. En arrivant presque chez lui à quelques centaines de mètres, l’un des deux hommes a ouvert le feu sur le jeune Arnaud qui a été malheureusement touché mortellement.

Tombé au sol, l’un des deux criminels s’est empressé et monte sur sa moto et disparaît avec.

Transporté d’urgence à l’hôpital par une personne de bonne volante  dans sa voiture,  le jeune Arnaud a succombé de ses blessures au cours de la route.

Déposée à la morgue de l’hôpital de l’amitié, la dépouille du jeune Arnaud sera inhumée d’ici demain par sa famille.

Entre temps, à ngola, les jeunes déplorent la recrudescence des actes de braquage dans leur quartier.  D’après eux, ce sont des hommes en tenue, des militaires qui seraient à l’origine de ces actes criminels. Ils déplorent la méthode du recrutement des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) sans procéder aux enquêtes de leur moralité.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les autorités centrafricaines doivent remettre l’ex- chef rebelle en détention et à la disposition de la Cour Pénale Spéciale, selon un expert de l’ONU

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Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un expert de l’ONU a appelé aujourd’hui les autorités de la République Centrafricaine à remettre en détention un ancien chef rebelle accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, affirmant que sa libération soudaine mettait à mal la lutte du pays contre l’impunité.

Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l'élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021

 

Hassan Bouba Ali, ancien haut coordonnateur du groupe armé Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) qui occupe actuellement le poste de ministre en charge de L’élevage et de la santé animale, a été arrêté le 19 novembre sur la base d’un mandat émis par le Cour Pénal Spéciale (CPS). Il a été présenté devant le CPS, qui l’a informé, en présence de son avocat, des charges retenues contre lui pour des crimes qui auraient été commis en République Centrafricaine.

Cependant, le 26 novembre, alors que Bouba Ali devait, avec son consentement, comparaître à nouveau devant la CPS pour une décision sur son placement en détention provisoire, l’unité de la CPS en charge de son extraction s’est vue refuser l’accès au lieu de détention de Bouba Ali et des gendarmes l’auraient reconduit à son domicile.

“Les autorités de la République centrafricaine doivent immédiatement faire toute la lumière sur cet incident grave, qui porte atteinte à l’indépendance et à l’autorité de la CPS et au mandat qui lui a été confié par le peuple centrafricain”, a déclaré Yao Agbetse, l’Expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine.

“La libération de M. Bouba Ali entrave la lutte contre l’impunité et le processus de paix et de réconciliation nationale en cours. Elle envoie un mauvais signal aux victimes qui attendent que justice leur soit rendue”, a déclaré l’expert. “M. Bouba Ali doit être remis immédiatement à la disposition de la CPS pour la poursuite de la procédure le concernant, notamment l’exécution du mandat de dépôt décerné contre lui “.

L’expert a appelé les autorités centrafricaines à veiller au respect de l’indépendance de la Cour hybride et a déclaré que les autorités devaient collaborer pleinement, sans entrave, avec la CPS, la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation et les autres organes judiciaires nationaux qui œuvrent pour la fin de l’impunité dans le pays.

 

ONU INFO

RCA : la ville de Mbrés attaquée, un auxiliaire de la gendarmerie tué

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Bangui, 9 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un groupe rebelle armé a attaqué ce jeudi matin la ville centrafricaine de Mbrés, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Gribizi, située à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaga-Bandoro. Un auxiliaire gendarme a été tué, un autre désarmé, la ville est complètement sous contrôle des hommes armés.

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Des membres du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), un des principaux groupes armés rebelles actifs dans le nord de la rca, ont lancé jeudi 9 décembre, vers 3 heures du matin, plusieurs attaques en simultané sur les points de contrôle et commissariat de police ainsi que la brigade de la gendarmerie ” à Mbrés a indiqué à CNC une source sécuritaire locale.

Selon cette même source, les assaillants ont désarmé un gendarme, et tué son auxiliaire. D’après lui, après l’arrivée de quelques éléments du détachement des forces armées centrafricaines (FACA)  basés à Kaga-Bandoro et les Mercenaires russes de la société Wagner, les rebelles ont quitté la ville. Pour l’heure, la ville est reprise par les forces gouvernementales, et la quasi-totalité des habitants a quitté leur maison pour se réfugier en brousse.

Les activités commerciales et administratives ne sont pas encore reprises.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : L’agence française de développement et l’ACFPE soutiennent la formation professionnelle de 600 jeunes

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Bangui, 9 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans le contexte actuel de postcrise que connaît la République centrafricaine, il est essentiel de renforcer les compétences des jeunes afin qu’ils puissent être acteurs de la reconstruction de leur pays. C’est pour cette raison que l’agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) et l’agence française de développement (AFD) ont décidé de soutenir des formations techniques auprès de 600 jeunes de la capitale  baptisé (Opération 600A14M3B)  afin d’améliorer leurs perspectives d’emploi et de leur insertion professionnelle.

L'Ambassadeur de la France au milieu, la Ministre du travail à gauche et le représentant de l'AFD à droite
L’Ambassadeur de la France au milieu, la Ministre du travail à gauche et le représentant de l’AFD à droite. Photo CNC

 

La cérémonie de lancement officiel de ces formations a eu lieu vendredi au lycée professionnel féminin en présence de madame la ministre du Travail, de l’ambassadeur de France à Bangui, du Conseiller de la Coopération d’action culturelle, du directeur général de l’ACFPE et du madame la proviseur du Lycée Professionnel Féminin.

Selon le Directeur de l’ACFPE, la République centrafricaine fait face a des défis majeurs : « un taux de chômage élevé,  une population jeune travaillant à 80% dans le secteur informel et ne disposant pas de qualification professionnelle suffisante à leur sortie du système scolaire ». C’est ainsi que ce dispositif de formation court terme fondée sur l’apprentissage des jeunes a été mis en place. Quatorze métiers ont été choisis, notamment la couture, la cuisine, la coiffure, la mécanique auto, la mécanique moto, l’électricité, l’agriculture, et la soudure, etc., et ce, pour une durée de trois(3), six(6) et neuf(9) mois.

Selon l’ambassadeur de France, l’objectif ultime de ce projet « est de former les jeunes pour leur garantir une insertion sur le marché du travail ayant de former pour former .

« Il est essentiel que la transmission du savoir-faire, mais aussi du savoir être soit réaliser dans les meilleures conditions possible. Car l’insertion économique de nos jeunes est le seul garant du relèvement économique du pays que nous appelons tous de nos vœux», déclare l’ambassadeur de France.

« Rappelons que le système éducatif centrafricain, déjà fragile, a subi une importante détérioration durant les périodes de crise, engendrant une perte d’accès à l’éducation, limitant les opportunités d’apprentissage et de développement personnel des enfants », a précisé l’AFD.

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les programme du fonds au profit des victimes de la CPI toujours en cours d’exécution  

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Bangui, 9 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce mercredi 8 décembre 2021, le programme du fonds au profit des victimes  de la cour pénale internationale (CPI) en République centrafricaine a organisé un café média avec une vingtaine des journalistes à Bangui. L’objectif,  faire un état de lieux d’avancement des activités d’assistance  à valeur réparatrice aux survivantes des viols et violences sexuelles  en République centrafricaine.

photo de famille
photo de famille

 

Plusieurs points ont été débattus avec les journalistes, des séries des questions ont été répondues par Monsieur Bertin  Bishikwabo, responsable des programmes du fonds au profit des victimes de la cour pénale internationale en République centrafricaine, appuyé par l’équipe de communication du bureau de la CPI à Bangui. D’après lui, Le Fonds et ses partenaires demeurent résolus à apporter un soutien aux victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI en rca. Dans sa déclaration, il a également mentionné que Dans ce fonds au profit des victimes, il y’ a un programme pilote qui a été réalisé durant 12 mois auprès de 200 victimes survivantes de viols et violence sexuelles, les plus vulnérable, en situation d’urgence, et de victime des crimes de 2002-2003. Avec un montant de 250.000 euros financé grâce à la contribution volontaire du Royaume des Pays-Bas, et mis en œuvre par Cooperazione Intenazionale (COOPI). Ce programme était de 12 mois (septembre 2020-  août 2021). Mais il y’a aussi le programme d’assistance multiannuelle de 5 ans en RCA.

Selon Monsieur Bertin Bishikwabo, les difficultés dans la mise en œuvre de ces programmes d’assistance aux victimes résument principalement aux problèmes des restrictions liées au Covid-19, mais également la situation sécuritaire dans certaines régions du pays. Donc   des localités où ils ne pouvaient pas intervenir parce que les victimes sont toujours dans des conditions de déplacement, mais aussi l’accessibilité à certaines localités où il y’a encore de l’insécurité.

Globalement, en ce qui concerne la première phase d’assistance qui a duré 12 mois, il y’a de bons témoignages des victimes :

« Selon des témoignages des victimes que nous avons reçus, elles sont contentes des services  que nous avons apportés. Alors, pour les autres programmes qui ont commencé au mois de février,  les activités sont toujours en cours. C’est prématuré de dire tout de suite là qu’il y’a des impacts, mais on peut observer qu’il y’a de bonnes performances, et donc on continue parce que ce sont des programmes multiannuels sur cinq ans  Qui a été réalisée », a déclaré Monsieur Bertin Bishikwabo.

 

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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Hassan Bouba, présumé auteur de l’assassinat des quatre enfants soldats  de l’UPC en 2017

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Bangui, 9 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis la tentative d’incarcération  du ministre Hassan Bouba par la Cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité, des langues commencent à délier, et les familles de ses victimes commencent aussi à parler. Hors-mis le massacre d’Alindao et l’assassinat du Casque bleu congolais de la RDC, c’est le tour du quadruple meurtre des quatre enfants-soldats de l’unité pour la paix en Centrafrique, dont Monsieur Hassan Bouba est soupçonné d’avoir commandité leur exécution en 2017.

L'ex-ministre Hassan Bouba
Le ministre de l’élevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba, ici au PK45 route de Boali en septembre 2021.

 

Des braquages au soupçon de la Minusca

 

Ces combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), âgés entre 14 et 16 ans, étaient des mains cachées du sulfureux Hassan Bouba, alors coordonnateur politique  de l’UPC. Auxiliaires  dociles, drogués et menacés, ces enfants soldats exécutaient  aveuglément des actes criminels commandés par le sulfureux Hassan Bouba. C’est ainsi qu’en 2016 – 2017, ils étaient à l’origine des nombreux actes de braquages dans la ville de Bambari. Des conducteurs des taxis-motos en passant par des commerçants, ces enfants criminels tuent, pillent et braquent en toute impunité jusqu’au point d’attirer l’attention du bureau local de la Minusca qui  avait exigé leur arrestation. Mais le coordonnateur politique de l’UPC Monsieur Hassan Bouba, qui redoutait que si d’aventure ces enfants criminels sont livrés à la Minusca, ils puissent facilement le balancer à la justice. C’est ainsi qu’il concoctait leur exécution. Et c’est ce qui sera fait.

 

Enfants soldats, de la criminalité à la mort

 

Sous-pression de la Minusca afin de récupérer ces quatre enfants soldats, Monsieur Hassan Bouba a décidé de planifier leur exécution sommaire  . C’est ainsi qu’en mai 2017, une stratégie avait été mise en place, montée, et les deux premiers des quatre enfants soldats avaient été exécutés proches de la ville d’Ippy par l’autoproclamé général Hassan Guénderou, puis les deux suivants dans la forêt de Boukacou à Bambari par le général Issa Comté. Mais depuis deux semaines, leur famille veut saisir la Cour pénale spéciale sur l’affaire, et des langues commencent à délier.

Hassan Bouba sortira-t-il ?

Affaire à suivre…

 

 

RCA : les dessous de la libération manu-militaro du ministre Hassan Bouba de prison  

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Bangui, 9 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Inculpé pour crime contre l’humanité et crime de guerre par la Cour pénale spéciale, le ministre de l’Élevage Hassan Bouba a été incarcéré le 19 novembre 2021 à la prison de camp de Roux à Bangui. Mais une semaine plus tard, c’est-à-dire le 26 novembre, il a été libéré manu militari par les éléments de la garde présidentielle appuyés par les Mercenaires russes et les gendarmes  centrafricains. Mais depuis cette date, Bangui n’en finit pas de résonner des conséquences de cette fâcheuse libération extrajudiciaire.  Plusieurs compatriotes centrafricains se sont posé des questions sur la réelle motivation du gouvernement à vouloir exfiltrer ce présumé criminel de la main de justice. Notre équipe s’est penchée sur le dossier. Décryptage.

Le ministre de l'Élevage Hassan Bouba Ali assis dans le rang des ministres dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale copyright CNC
Le ministre de lélevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Photo CNC

 

Hassan Bouba, un homme d’affaire clé pour Wagner

 

D’origine tchadienne, le chef de guerre Hassan Bouba vivait depuis 2010 sous l’ombre de l’ancien chef rebelle tchadien Baba Laddé dont il avait intégré sa rébellion, le Front populaire pour le redressement (FPR).  Après la chute de ce dernier, Hassan Bouba se fait vite une place dans la toute nouvelle milice à majorité peule, l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), née en 2015 d’une scission avec les autres mouvements de la coalition Séléka, et dirigée par l’ancien bras droit de Baba Laddé, le Tchado-Nigérian Ali Darassa. Mais en 2019, l’homme s’est rapproché du groupe Wagner et devient très vite son allié clé dans le commerce des ivoires, des cornes de rhinocéros, mais aussi  de commerce des bœufs. Il a même négocié l’installation d’un abattoir avec un système de climatisation moderne à Bokolobo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari.

Cependant, avec la couverture de Wagner, l’homme était derrière de nombreux actes de braquages des éleveurs dans la région d’Ouaka, de Basse-Kotto et de Mbomou. Avec la société Wagner, Hassan Bouba devient de facto incontournable dans le système d’exploitation de nos ressources par la société russe Wagner.

Et ce n’est pas fini pour autant. Son entrée au gouvernement avait été négociée par les Russes qui sont soupçonnés d’avoir empoisonné en août 2020 l’ancien ministre de l’Élevage Soulemane Daouda afin de placer leur antenne Hassan Bouba sur ce ministère.

 

Hassan Bouba, un agent-espion

Homme clé des renseignements tchadiens au sein du pouvoir de Bangui,  le ministre Hassan Bouba fait très vite une place auprès du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera. L’homme joue double jeu entre le Tchad et la Centrafrique. Il fournit non seulement des informations classées confidentielles pour le compte de service des renseignements tchadiens, mais ravitaille aussi le service de renseignement centrafricain avec des informations clés.

Pour le chef de l’État et ses alliés russes, Hassan Bouba est incontournable dans leur stratégie de lutte contre les groupes armés. C’est grâce à lui que le pouvoir de Bangui dispose des renseignements soi-disant exacts sur les activités des principaux chefs de la coalition des patriotes pour le changement à Ndjamena. C’est aussi grâce à lui que le service de renseignement centrafricain avait déclaré en novembre qu’une colonne des véhicules militaires tchadiens était en route pour la Centrafrique.

Pour la société Wagner et le chef de l’État, l’arrestation du ministre Hassan Bouba est une perte stratégique énorme pour le gouvernement centrafricain en matière de renseignements, sans compter les répercussions judiciaires sur le personnel politique si le ministre en était venu à parler.

Affaire à suivre

 

États-Unis offrent 168 300 doses supplémentaires du vaccin COVID-19 à la République centrafricaine

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Le total est maintenant de 806 700 

 

Aujourd’hui, le 8 décembre, l’Ambassadeur Lucy Tamlyn a rendu visite au Ministre de la Santé et de la Population Pierre Somsé pour discuter du soutien des Etats-Unis à la campagne de vaccination COVID-19 en République Centrafricaine.  Cela inclut le dernier don des Etats-Unis de 168 300 doses le 19 novembre.   

 

Depuis le 2 juillet, les États-Unis ont donné 806 700 doses de vaccin COVID-19 à la rca.  Tous les vaccins étant des vaccins Johnson & Johnson, qui ne nécessitent qu’une seule dose.

 

“Les États-Unis sont fiers de servir d’arsenal de vaccins efficaces COVID-19 à la République centrafricaine et au monde entier”, a déclaré l’ambassadrice américaine Lucy Tamlyn. “Nos dons de vaccins montrent notre partenariat sincère et notre engagement à long terme en République centrafricaine.”

 

Les vaccins aident à réduire le risque d’impacts plus graves du COVID-19, tels que l’hospitalisation et la mort.  Les vaccins, lorsqu’ils sont associés à d’autres mesures préventives, contribuent également à réduire la propagation du COVID-19.

 

La discussion d’aujourd’hui tombe à point nommé, alors que le monde continue de réagir à la nouvelle émergence de la variante Omicron du COVID-19.

 

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L’état de santé de l’ancien ministre du DDRR Maxime Mokome  se dégrade depuis son exil au Tchad

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Bangui, 8 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La santé de l’ancien ministre du Désarmement, démobilisation, rapatriement et réinsertion, Monsieur Maxime Mokome, en exil depuis près d’un an au Tchad, s’est brusquement dégradé. L’ancien ministre souffre d’un mal à la tête, selon ses proches.

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L’ancien  ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.

 

Selon sa famille, l’ancien ministre Maxime Mokome a été transféré dans le service d’urgence il y a un peu plus de deux mois à Moundou. Son état de santé s’est ensuite stabilisé., mais depuis un mois, s’est produite une détérioration significative, et il est transféré dans une clinique médicale à Ndjamena. Pendant ce temps, à Moundou, au sud du Tchad, son bail a été résilié, sa famille expulsée du logement. L’ancien ministre vit en ce moment un temps difficile.

D’après le témoignage de certains de ses anciens collègues ministres, Maxime Mokome souffre depuis plusieurs années d’un mal à la tête chronique.

Rappelons que Maxime Mokome, ancien chef milicien Anti-Balaka, avait été nommé ministre du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement au sein du gouvernement Firmin NGRÉBADA en 2019 après la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) en février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés actifs sur son territoire.  Mais en décembre 2020, après la création de la nouvelle coalition des groupes armés CPC  par l’ancien Président François Bozizé, qui est aussi son oncle, l’homme avait décidé d’abandonner ses fonctions au sein du gouvernement et quitte la capitale pour rentrer au maquis.  Mais avec la contre-offensive  des forces gouvernementales, il avait pris la fuite pour s’exiler à Ndjamena depuis plusieurs mois.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : grogne à l’assemblée nationale, les députés exigent le paiement d’arriéré de leurs indemnités,

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Bangui, 8 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Il s’agit d’un mouvement rare au parlement centrafricain. Ce lundi 6 décembre, plusieurs députés nationaux ont claqué la porte de l’Assemblée nationale lors de la présentation du projet du budget de l’exercice 2022 par le ministre des Finances   pour dénoncer le non-paiement par le gouvernement de leurs indemnités.  

Vue d'ensemble de l'hémicycle de l'Assemblée nationale remplie par les élus de la nation
Vue d’ensemble de l’hémicycle de l’Assemblée nationale remplie par les élus de la nation Photo CNC

 

Au début  de cet exercice constitutionnel, les parlementaires ont exigé une concertation sans le public avec le ministre des Finances Hervé DOBA. Après une heure  et demie de concertation, les élus de la nation ont exigé au ministre Hervé DOBA pour chaque député le versement sans condition de 3,600 millions de francs CFA dont 2 millions pour l’initiative parlementaire, 600 mille francs CFA pour l’assistance parlementaire…. Certains députés mécontents ont même claqué la porte de l’hémicycle.

Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, même les fonctionnaires des services de l’Assemblée nationale ont aussi un mois d’arriéré de salaire. Leur masse salariale a augmenté de 41 millions de francs CFA face au recrutement fait par le Président de l’Assemblée nationale. Le trésor public ne sait pas comment combler les 41 millions pour payer les indemnités des députés et le personnel.

Rappelons qu’il y a un peu plus de deux mois, le Président de l’Assemblée nationale avait nommé près d’une centaine des personnes dans son cabinet. Une nomination dénoncée par certains leaders de la société civile.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Des dizaines de personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité sont toujours en liberté, selon AMNESTY INTERNATIONAL

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    1. Un seul des 25 mandats d’arrêt décernés par la Cour pénale spéciale a été exécuté. La libération d’un responsable gouvernemental est un nouvel exemple des entraves flagrantes au travail de la Cour pénale spéciale.
    2. Aucune session criminelle n’a eu lieu dans le pays depuis près de 20 mois.
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Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.

 

Des dizaines de personnes soupçonnées d’être responsables de crimes relevant du droit international, dont des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, sont toujours en liberté en République centrafricaine, a déclaré Amnesty International dans un briefing paru mercredi 8 décembre 2021.

De même, pas un seul suspect ne se trouve en détention provisoire en application d’un mandat d’arrêt décerné par la Cour pénale spéciale (CPS) plus de trois ans après sa mise en place. La CPS est un tribunal hybride qui a compétence pour juger les crimes de droit international et les graves violations des droits humains perpétrés pendant une série de conflits depuis 2003.

Le briefing One Step Forward, Two Steps Backwards: Justice in the Central African Republic révèle que, bien que la CPS ait commencé ses travaux en 2018, très peu de personnes soupçonnées d’être pénalement responsables de tels actes ont été arrêtées, poursuivies ou jugées. Les procédures judiciaires en cours sont loin d’être suffisantes pour répondre aux besoins de justice, de vérité et de réparations. Sur les 25 mandats d’arrêt décernés jusqu’à présent par la Cour, un seul a été exécuté, aboutissant à l’arrestation, en novembre 2021, du ministre Hassan Bouba Ali, ancien dirigeant d’un groupe armé soupçonné par d’autres ONG d’être lié au massacre, en 2018, de plus de 70 civil·e·s, dont des enfants, à Alindao. Cet homme a cependant été libéré quelques jours plus tard par les autorités centrafricaines, en dehors de toute décision judiciaire.

« Plus de six ans après sa création, et trois ans après sa mise en place effective, la CPS a du mal à traduire en justice les personnes soupçonnées d’être responsables de crimes de droit international, notamment parce que les mandats d’arrêt qu’elle a décernés ne sont pas exécutés. La libération de Hassan Bouba Ali n’est qu’un nouvel exemple du manque de soutien des autorités politiques pour la mission de la Cour », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

« Amnesty International appelle les autorités centrafricaines et la Minusca [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine] à prendre toutes les mesures possibles pour garantir l’exécution des mandats d’arrêt de la CPS et pour faire en sorte que tous les responsables présumés de crimes de droit international et d’autres atteintes aux droits humains perpétrés depuis 2003 par l’ensemble des parties au conflit soient soumis à de véritables enquêtes et jugés dans le cadre de procès équitables. »

La grande majorité des victimes attend toujours justice, vérité et réparations.

Une membre de la société civile a déclaré à Amnesty International :

« On [a besoin] de voir les vrais bourreaux être jugés, ceux qui ont peut-être été à la tête de l’État ou des institutions étatiques, les chefs des groupes rebelles. »

La CPS a été créée pour combler les besoins en matière de justice, en complément de la Cour pénale internationale (CPI) et des tribunaux pénaux ordinaires centrafricains. Vingt-deux personnes se trouvent actuellement en détention provisoire pour le compte de la CPS, mais elles n’ont pas été arrêtées en exécution des mandats d’arrêt délivrés par celle-ci. On ignore quelles sont les charges qui pèsent contre elles et leur identité n’a pas été révélée – sauf celle d’Eugène Ngaïkosset, un suspect arrêté en septembre 2021.

Le briefing d’Amnesty International dénonce aussi le manque de transparence dans le fonctionnement de la CPS. Alors que les premiers procès devant cette Cour doivent s’ouvrir en décembre 2021 ou début 2022, aucune information n’est disponible sur les affaires ou les suspects concernés. Amnesty International a constaté qu’il restait très difficile, voire impossible, de trouver des informations sur l’état d’avancement des procédures en cours. Aucune décision judiciaire n’a été rendue publique.

Aucun procès pénal dans le pays depuis 20 mois

Le rapport constate également que les tribunaux ordinaires centrafricains n’ont pas tenu de session criminelle depuis le 7 février 2020. Cela signifie qu’aucun procès pénal concernant des crimes n’a eu lieu depuis 20 mois dans un pays qui, en vertu de sa législation, devrait organiser au moins six sessions criminelles par an.

Bien que la pandémie de COVID-19 et la situation politique et sécuritaire dans le pays en décembre 2020 et durant le premier semestre 2021 aient sans aucun doute provoqué des retards dans le fonctionnement de la justice, ces facteurs n’expliquent pas à eux seuls l’état de léthargie dans lequel se trouve le secteur judiciaire.

Les nouveaux tribunaux militaires ne doivent pas juger des crimes commis contre des civil·e·s

Amnesty International appelle aussi les autorités centrafricaines à veiller à ce que les crimes commis contre des personnes civiles ne soient pas jugés par les tribunaux militaires nouvellement créés, qui ont tenu leurs premières sessions cette année. La compétence des tribunaux militaires en matière pénale doit se limiter aux procès concernant des militaires qui ont enfreint les règles de discipline, et ne doit en aucun cas s’étendre aux violations des droits humains ni aux crimes de droit international.

En septembre 2021, la cour martiale de Bangui a examiné une première série d’affaires, parmi lesquelles des cas de meurtres de civil·e·s. Ces cas devraient relever de la compétence des tribunaux ordinaires.

« Les chercheur·euse·s ont constaté que rien n’était fait pour modifier la législation nationale afin que la compétence des tribunaux militaires se limite bien aux affaires disciplinaires de l’armée. Ils ont remarqué, au contraire, que la tenue de ces sessions avait été présentée comme un succès dans la lutte contre l’impunité au sein des forces armées », a déclaré Samira Daoud.

Complément d’information

Des chercheur·euse·s d’Amnesty International se sont rendus en République centrafricaine en octobre 2021 et ont eu 35 entretiens avec 44 personnes – 33 hommes et 11 femmes – issues du gouvernement, de la société civile, du système judiciaire, dont la Cour pénale spéciale et les tribunaux ordinaires, et de la Cour pénale internationale.

 

Pour en savoir plus, veuillez consulter le rapport publié en octobre 2020 par Amnesty International : République Centrafricaine. « Au procès, ces chefs de guerre ont baissé la tête ». La difficile quête de justice.