jeudi, mai 28, 2026
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Visas américains : les centrafricains sont désormais visés par les restrictions de Donald Trump

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Visas américains : les centrafricains sont désormais visés par les restrictions de Donald Trump

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/specimen-de-passeport-centrafricain-a-la-Une.jpg” data-wpel-link=”internal”>Visas américains : les centrafricains sont désormais visés par les restrictions de Donald Trump
spécimen de l’ancien passeport centrafricain

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les centrafricains figurent désormais parmi les nationalités soumises à de nouvelles restrictions de visa pour l’entrée aux États-Unis. L’annonce a été rendue publique début janvier 2026 et relayée notamment par France 24, RFI et plusieurs agences de presse internationales. Elle s’inscrit dans un durcissement progressif de la Politique migratoire américaine engagé par l’administration du président Donald Trump.

 

Selon les autorités américaines, la Centrafrique est intégrée à une liste élargie de pays soumis à des conditions d’accès renforcées au territoire américain. Ces mesures ne constituent pas une interdiction absolue, mais limitent fortement l’octroi de visas, avec des exceptions rares accordées au cas par cas, notamment pour des raisons diplomatiques, humanitaires ou stratégiques.

 

Ce durcissement s’inscrit dans une politique plus ancienne. Les premières restrictions majeures remontent à janvier 2017, lors du premier mandat de Donald Trump. À l’époque, un décret présidentiel, connu sous le nom de travel ban, interdit l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de plusieurs pays, principalement du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dont la Libye, le Soudan et la Somalie. La mesure est alors justifiée par des impératifs de sécurité nationale.

 

Après plusieurs ajustements juridiques et politiques, ces restrictions sont partiellement levées sous l’administration suivante. Elles réapparaissent toutefois à partir de 2025, avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. En juin 2025, une nouvelle vague de restrictions est annoncée, visant cette fois plusieurs pays africains subsahariens. Les motifs avancés portent sur le taux élevé de dépassement de séjour, la faiblesse des systèmes d’état civil et le manque de coopération pour le rapatriement des ressortissants en situation irrégulière.

 

Fin 2025, Washington élargit encore le dispositif. Plusieurs États africains sont ajoutés à la liste, certains faisant face à une interdiction quasi totale d’entrée, d’autres à des restrictions renforcées. Les pays concernés sont classés selon le niveau de limitation appliqué, allant de l’interdiction de visas touristiques et d’affaires à l’imposition de procédures particulièrement contraignantes.

 

Début 2026, une nouvelle étape est franchie avec l’introduction d’un mécanisme de caution financière pour les visas de court séjour. Les demandeurs issus de certains pays doivent désormais déposer une somme comprise entre 5 000 et 15 000 dollars américains avant l’obtention d’un visa. C’est dans ce cadre que la République centrafricaine, aux côtés du Botswana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau et de la Namibie, est officiellement intégrée au dispositif.

 

Au total, vingt pays africains sont aujourd’hui visés par les mesures américaines. Parmi eux, douze sont soumis à des restrictions très sévères, équivalentes dans les faits à une interdiction d’accès au sol américain, hors dérogations exceptionnelles. Les autres font face à des conditions d’entrée drastiquement durcies, rendant l’obtention d’un visa particulièrement difficile pour les étudiants, les commerçants ou les familles.

 

Ces décisions ont provoqué des réactions contrastées sur le continent africain. Certains gouvernements dénoncent des mesures discriminatoires, tandis que d’autres évoquent des discussions diplomatiques en cours avec Washington. À ce stade, aucune annonce officielle n’a été faite par les autorités centrafricaines concernant une éventuelle réponse ou des négociations bilatérales.

 

Pays africains concernés par les restrictions américaines (début 2026) :

 République centrafricaine – Botswana – Guinée – Guinée-Bissau – Namibie – Mali – Burkina Faso – Niger – Soudan du Sud – Somalie – Érythrée – Tchad – Congo – Zimbabwe – Tanzanie – Nigeria – Côte d’Ivoire – Sénégal – Libye – Soudan

 

La liste reste évolutive et dépend des évaluations périodiques menées par l’administration américaine sur la coopération migratoire et sécuritaire des pays concernés.

 

Par Alain Nzilo

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Valentine Rugwabiza sommée de s’expliquer : Dologuélé l’accuse d’avoir permis la fraude électorale

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Valentine Rugwabiza sommée de s’expliquer : Dologuélé l’accuse d’avoir permis la fraude électorale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-et-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Valentine Rugwabiza sommée de s’expliquer : Dologuélé l’accuse d’avoir permis la fraude électorale
Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le candidat Anicet-Georges Dologuélé vient d’envoyer une lettre incendiaire à la cheffe de la Minusca. Il réclame des explications sur le naufrage du scrutin du 28 décembre dernier.

 

La rédaction de CNC l’avait prédit depuis longtemps.

La MINUSCA joue un rôle trouble en République centrafricaine et soutient un régime autoritaire. Les événements actuels donnent raison à ces alertes répétées. Valentine Rugwabiza doit maintenant répondre des accusations portées contre sa mission.

 

Le scrutin devait renouveler les institutions du pays.

Les Centrafricains sont allés voter pour élire leur président, leurs députés, leurs maires et leurs conseillers régionaux. Le Conseil de Sécurité avait prolongé le mandat de la mission onusienne par sa résolution 2759 du 13 novembre 2025. L’objectif principal consistait à accompagner ce processus électoral.

 

Anicet-Georges Dologuélé, candidat de l’URCA, a pris sa plume le 5 janvier 2026.

Dans sa correspondance adressée à la représentante spéciale du Secrétaire général, il décrit un cafouillage du jamais vu en RCA. Les urnes arrivent à l’Autorité nationale électorale dans de vulgaires cartons ou des sachets plastiques ouverts. Aucun scellé ne protège ces matériels sensibles.

 

Les procès-verbaux et les bulletins ont subi plusieurs manipulations illégales.

Entre leur sortie des bureaux de vote et leur arrivée à Bangui, ces documents ont changé de mains à plusieurs reprises. Le Code électoral a été bafoué à chaque étape du processus. La MINUSCA devait transporter ces matériaux dans des conditions de sécurité maximales.

 

Des vidéos circulent massivement sur les réseaux sociaux.

On y voit des urnes éventrées, des documents éparpillés dans tous les sens. La population centrafricaine découvre, médusée et indignée, l’ampleur du désordre. Ces images montrent une réalité que personne ne peut plus nier.

 

Les représentants des candidats dans les bureaux de vote n’ont servi à rien.

Le président de l’ANE leur a interdit de recevoir la moindre copie des résultats ou des procès-verbaux. Cette instruction viole l’article 87 du Code électoral. Elle émanerait directement du gouvernement, sur ordre du pouvoir en place.

 

Le lien avec Paul Kagame reste dans tous les esprits.

Le président rwandais et le régime centrafricain entretiennent des relations étroites. Tout semble avoir été préparé d’avance pour garantir la victoire du camp présidentiel. La MINUSCA apparaît comme un rouage de cette mécanique bien organisé.

 

Dologuélé reconnaît pourtant avoir bénéficié de soins dans l’unité médicale de Bouar.

Le 24 décembre 2025, la MINUSCA l’a pris en charge avant de l’évacuer par hélicoptère vers la capitale. Il remercie d’ailleurs Valentine Rugwabiza pour cette attention dans sa lettre. Cette sollicitude contraste avec l’incurie générale dont il fait maintenant état.

 

La cheffe de la MINUSCA doit maintenant s’expliquer.

Comment sa mission a-t-elle pu laisser un tel chaos s’installer ? L’organisation chargée d’accompagner ces Élections apparaît dépassée, voire complice du désordre ambiant. Les Centrafricains attendaient un scrutin transparent et se retrouvent avec un gâchis monumental.

 

Les candidats de l’opposition n’ont aucun moyen de vérifier les résultats annoncés.

Sans copie des procès-verbaux ni des feuilles de résultats, impossible de contester les chiffres de l’ANE. Le processus électoral s’achève dans l’opacité la plus totale. Valentine Rugwabiza porte une part de responsabilité dans cette débâcle​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Comment Arnaud Djoubaye Abazène mise sur une stratégie financière pour devenir premier ministre de Touadera en 2026

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la stratégie financière d’Arnaud Djoubaye Abazène, l’homme de 200 kilos,  pour conquérir la Primature après Félix Moloua

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/arnaud-djoubaye-abazene-ministre-d-etat-charge-de-la-justice-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>la stratégie financière d’Arnaud Djoubaye Abazène, l’homme de 200 kilos,  pour conquérir la Primature après Félix Moloua
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice en Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Si dans le monde certains politiciens conquièrent le pouvoir par les urnes, et d’autres par les armes,  le ministre poids lourd du régime, 200 kilos, Arnaud Djoubaye Abazène a choisi, de son côté,    une troisième voie : celle des billets de banque. Cent millions de francs CFA constituent sa mise pour décrocher la Primature centrafricaine après Félix Moloua, le plus grand idiot de l’histoire des premiers ministres du pays.

 

Arnaud Djoubaye Abazène, l’enfant Goula du nord  trace son chemin vers le sommet avec une détermination qui force l’attention. Magistrat de formation, cet enfant du nord centrafricain a franchi toutes les étapes d’une carrière atypique de son histoire. Durant la rébellion Séléka, il abandonne les tribunaux pour rejoindre idéologiquement et stratégiquement la rébellion. Son rôle dépasse celui d’un simple partisan. On lui confie la coordination de toutes les informations sensibles depuis la capitale destinées aux groupes qui marchent vers Bangui. Cette position stratégique fait de lui l’un des cerveaux de l’opération Séléka au temps du Président Bozizé.

 

La victoire de la coalition rebelle transforme radicalement son destin. Les récompenses tombent rapidement. Le voilà propulsé ministre des Transports, un portefeuille qui génère d’immenses opportunités. Les années passent et son patrimoine grossit de manière spectaculaire. Villas luxueuses, immeubles imposants : les biens s’accumulent dans plusieurs quartiers de la capitale et au-delà. Beaucoup le considèrent désormais comme l’homme le plus fortuné parmi les Goula, cette communauté du nord qui occupe une place grandissante dans l’appareil d’État sous Touadéra.

 

Son ascension se poursuit avec une nomination encore plus prestigieuse. Le voici ministre d’État chargé de la Justice. Un poste aux allures paradoxales pour celui que les centrafricains qualifient de grand mafieux du régime. Mais cette fonction lui procure une autorité considérable et des leviers d’influence inestimables. Arnaud Djoubaye Abazène ne cache ni ses méthodes ni ses projets. L’argent circule abondamment depuis ses réseaux vers les structures du Mouvement Cœurs Unis, le parti présidentiel.

 

La campagne pour le troisième mandat de Touadéra devient son grand chantier. Il s’investit totalement dans l’opération. Membre actif de l’équipe dirigeante de la campagne du MCU, il finance une multitude de comités chargés de soutenir le président sortant. Les montants qu’il débloque atteignent des sommets. Les sources crédibles du CNC parlent de cent millions de francs CFA, peut-être davantage. Une fortune pour le commun des mortels, une mise calculée pour lui. Personne ne s’interroge vraiment sur la provenance de ces fonds. Les initiés savent d’où vient l’argent.

 

Cette générosité spectaculaire dissimule un objectif précis. Arnaud Djoubaye Abazène ne dépense pas ces millions par attachement au président, à ses deux épouses officielles ou à sa progéniture. Il l’affirme sans détour : son but se nomme Primature. Devenir chef du gouvernement représente le couronnement qu’il poursuit depuis longtemps. Cette ambition ne date pas d’hier. Avec son rival Gautron Djono Ahaba, l’actuel ministre des Transports, ils se livrent une guerre sourde pour décrocher ce poste tant désiré.

 

Les deux hommes, tous deux issus de la communauté Goula, mènent une compétition féroce. Pendant un moment, les rumeurs annonçaient la nomination d’un Premier ministre musulman. Mais les projets ont évolué. Félix Moloua puis Henri-Marie Dondra ont occupé la fonction sans que les deux rivaux n’abandonnent leur rêve. Ils continuent de jouer, d’investir, de manœuvrer. Leur principale arme demeure l’argent, toujours et encore l’argent.

 

Le ministre d’État à la Justice maîtrise parfaitement les enjeux. Sa formation de magistrat lui a appris à analyser les rapports de force. Il sait que les Premiers ministres gagnent 10 fois plus que les ministres ordinaires. Mais au-delà des émoluments officiels, les avantages officieux dépassent toute imagination. Dès la nomination, les commerçants libanais établis à Bangui construisent gracieusement une résidence somptueuse pour le nouveau locataire de la Primature. Des bâtisses valant deux cents, trois cents, parfois cinq cents millions de francs. Un présent en échange de futures facilités.

 

Dans cette optique, les cent millions investis dans la campagne présidentielle représentent une avance dérisoire. Si Touadéra le nomme Premier ministre, Arnaud Djoubaye Abazène récupérera sa mise en quelques mois à peine. Les marchés publics, les pourcentages sur les grands projets, les arrangements avec les sociétés étrangères : tout cela produit des revenus qui dépassent largement son investissement électoral actuel.

 

Sa démarche obéit à une logique implacable. Chaque franc dépensé aujourd’hui rapportera dix, vingt, peut-être cinquante fois plus demain. Les relations qu’il cultive, les fidélités qu’il achète, les services qu’il rend au chef de l’État constituent autant de gages pour son avenir. Dans un système où l’argent dicte les nominations et où la loyauté se marchande au plus offrant, il applique les règles avec une redoutable efficacité.

 

Les Goula n’ont jamais été aussi nombreux au sein du gouvernement centrafricain. Cette présence accrue découle directement du soutien apporté par cette communauté lors de la rébellion puis durant les différentes turbulences que le régime a traversées. Arnaud Djoubaye Abazène incarne cette montée en puissance. Son parcours montre comment un ancien coordinateur rebelle peut devenir un pilier du pouvoir établi, comment un magistrat peut échanger sa robe contre les habits du financier politique, comment l’ambition individuelle peut se fondre avec les intérêts d’un régime.

 

Les cent millions qu’il disperse actuellement dans les rouages de la machine électorale témoignent de sa résolution. Chaque comité reçoit sa part, chaque responsable local obtient ses enveloppes, chaque relais d’opinion bénéficie de ses largesses. Cette irrigation financière constante vise à créer un réseau de redevables qui plaideront sa cause le moment venu. Quand Touadéra devra choisir son prochain Premier ministre, ces voix s’élèveront pour recommander l’homme qui a tant donné pour la victoire.

 

Son calcul repose sur une connaissance intime des mécanismes du pouvoir centrafricain. Les années passées au ministère des Transports puis à la Justice lui ont permis d’observer comment fonctionnent les nominations au sommet. Il a vu comment certains ont gravi les échelons, comment d’autres ont échoué malgré leurs compétences. La leçon est claire : dans ce système, l’argent parle plus fort que tout le reste. Les diplômes, l’expérience, la compétence comptent peu face à la capacité de financer les campagnes et d’arroser les bons réseaux.

 

Arnaud Djoubaye Abazène applique cette règle avec méthode. Chaque dépense est pesée, chaque investissement calculé. Il ne gaspille pas son argent au hasard. Ses financements ciblent les structures qui comptent vraiment, les personnes qui ont l’oreille du président, les comités qui peuvent faire basculer l’opinion. Cette approche méthodique contraste avec l’image de générosité spontanée qu’il cherche à projeter. Derrière les sourires et les poignées de main, se cache un homme qui compte chaque franc dépensé et anticipe le retour sur investissement.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Reporter ce qu’on a vu ou se taire : la conception restrictive et très pathétique du journalisme défendue par Valentine Rugwabiza, cheffe de la MINUSCA

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Reporter ce qu’on a vu ou se taire : la conception restrictive du journalisme défendue par Valentine Rugwabiza, cheffe de la MINUSCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Reporter ce qu’on a vu ou se taire : la conception restrictive du journalisme défendue par Valentine Rugwabiza, cheffe de la MINUSCA
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de sa conférence de presse à Bangui, la cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a livré une définition du journalisme qui est contraire avec les réalités d’un pays en crise. Selon elle, un journaliste professionnel doit « reporter ce qu’il a vu et vérifié lui-même », et s’abstenir de relayer toute information qu’il n’a pas personnellement constatée. À défaut, il s’agirait de dissémination d’informations non vérifiées.

 

Cette déclaration, présentée comme un rappel éthique, cache en réalité une exigence impossible à tenir sur le terrain centrafricain. Dans ce pays verrouillé par le dictateur Faustin-Archange Touadera, les journalistes ne disposent ni de la liberté de se déplacer partout, ni de la sécurité nécessaire pour accéder à chaque recoin du territoire, ni des ressources pour être présents lors de chaque incident électoral. Demander la preuve par le témoin oculaire direct équivaut à rejeter d’office tout ce qui remonte par les habitants, les militants, les observateurs locaux ou le recoupement méthodique des sources. Or, c’est précisément ce travail de collecte et de vérification croisée qui constitue le socle du journalisme.

 

La MINUSCA ne se borne pas à encourager la prudence. Elle trace, sans le dire explicitement, une frontière entre ce qui mérite d’être publié et ce qui doit rester sous silence. Désormais, les violences lors du scrutin, les intimidations armées, les irrégularités signalées ne pourraient être rapportées que si un journaliste se trouvait sur place, bloc-notes ou caméra à la main, au moment exact où les faits se sont produits. Cette exigence ignore sciemment ce qui se passe réellement dans le pays.

 

Dans de nombreuses régions du pays, la présence des mercenaires russes et des rebelles rend l’observation directe périlleuse, quand elle n’est pas tout simplement hors de portée. Les informations arrivent à la rédaction des médias par d’autres canaux : citoyens, responsables de bureaux de vote, délégués de partis, résidents. Refuser de les prendre en compte sous prétexte qu’aucun journaliste ne les a constatées revient à effacer ces témoignages, à les priver de toute existence médiatique.

 

La déclaration de Valentine Rugwabiza dépasse largement le cadre d’une recommandation technique. En qualifiant de dérive le fait de transmettre des informations non « vues et vécues » par les journalistes eux-mêmes, la mission onusienne s’arroge le rôle de juge de ce qui peut circuler dans l’espace public. Ce ne sont plus les recoupements entre plusieurs sources fiables qui font autorité, mais l’aval des institutions, des autorités, des organisations internationales. Le journaliste centrafricain se retrouve ainsi dans une position subalterne : il doit attendre le feu vert officiel d’un gouvernement des menteurs, des escrocs et des voleurs avant de pouvoir relayer quoi que ce soit.

 

Ce basculement crée un rapport de force déséquilibré. D’un côté, les pouvoirs publics, les organes électoraux, les acteurs internationaux disposent de moyens logistiques, de réseaux de communication, de capacités de validation. De l’autre, les journalistes centrafricains sont sommés de garder le silence tant que ces mêmes acteurs n’ont pas donné leur propres version. La hiérarchie de l’information devient alors une hiérarchie politique.

 

En contexte électoral, cette doctrine produit un effet direct : elle protège le processus officiel contre toute remise en cause médiatique immédiate. Les alertes deviennent des rumeurs, les soupçons des spéculations, et les témoignages des bruits de réseaux sociaux. Le temps de la vérification institutionnelle devient aussi un temps de silence médiatique.

 

En défendant cette vision rétrécie du métier, la MINUSCA ne se contente pas de baliser l’information. Elle restreint l’espace où peut s’exercer le débat public, notamment quand il touche aux Élections, à la sécurité, à la crédibilité des institutions. Dans un pays marqué par des contentieux électoraux récurrents et des crises à répétition, cette attitude interroge moins la déontologie des journalistes que la capacité d’une mission internationale à accepter la critique et les récits alternatifs.

 

Derrière l’appel à la rigueur, se profile une consigne plus contraignante : ne diffuser que ce qui entre dans le cadre du visible approuvé. Pour une large partie des journalistes centrafricains, cette ligne ne relève pas de la règle professionnelle. Elle s’apparente à une restriction du droit d’informer, imposée depuis l’extérieur, dans un pays où l’accès à la vérité reste déjà un combat quotidien.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

 

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Accrochage sanglant entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC à Fiesse : un combattant tué et un autre blessé

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Accrochage sanglant entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC à Fiesse : un combattant tué et un autre blessé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-victime-d-affrontement-du-mardi-soir-entre-les-elements-du-mpc-et-ceux-de-l-upc-sur-le-chantier-minier.webp” data-wpel-link=”internal”>Accrochage sanglant entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC à Fiesse : un combattant tué et un autre blessé
La victime d’affrontement du mardi soir entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC sur le chantier minier

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des tirs d’armes lourdes ont retenti mardi après-midi sur le chantier aurifère de Fiesse où MPC et UPC se sont affrontés violemment pour une question de priorité dans une fonderie d’or.

 

Les rivalités entre factions armées en Centrafrique trouvent souvent leur origine dans le contrôle des ressources minières. Le Mouvement patriotique pour la Centrafrique, dirigé par Mahamat Al-Khatim avec le général Dido comme chef d’état-major, et l’Unité pour la paix en Centrafrique d’Ali Darassa, actuellement commandée par intérim par le général Garga, se disputent régulièrement l’accès aux zones d’exploitation aurifère du nord-ouest. Ces tensions dégénèrent fréquemment en affrontements armés sur les sites miniers où les deux groupes cherchent à imposer leur autorité.

 

C’est dans ce contexte que l’incident du mardi 6 janvier 2025 s’est produit aux alentours de 15 heures sur le chantier de Fiesse, non loin de Markounda. Des combattants du MPC de Mahamat Al-Khatim étaient venus en premier et avaient déposé leur production d’or dans une fonderie sur ce chantier pour la transformer en lingots. L’artisan avait commencé le travail de fonte quand, quelques heures plus tard, des éléments de l’UPC sont arrivés avec leur propre chargement aurifère. Ces derniers ont immédiatement réclamé un traitement prioritaire, invoquant l’autorité du général Garga pour justifier leur demande d’être servis rapidement afin de repartir sans délai.

 

L’artisan qui fait le travail de fonderie a tenté d’expliquer aux éléments de l’UPC qu’il devait d’abord achever le travail de fonderie en cours avant de s’occuper d’eux. Mais les combattants du l’UPC du général Garga n’ont pas accepté. Ils ont insisté avec gravité, pressant l’homme de s’occuper immédiatement de leur commande malgré la file d’attente. Face à cette pression croissante, l’artisan s’apprêtait à céder à leur requête. Mais la surprise vient du côté des hommes du MPC. Ces derniers ont catégoriquement refusé de leur côté  contre cette pression. Ils ont fait valoir leur présence avant même l’arrivée des éléments de l’UPC, refusant catégoriquement de laisser les combattants d’Ali Darassa de bénéficier d’un traitement prioritaire. Aussitôt, la dispute s’éclate entre les deux groupes. L’un veut passer rapidement devant l’autre, tandis que le second veut rester prioritaire.

Accrochage sanglant entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC à Fiesse : un combattant tué et un autre blessé
Le blessé de l’attaque du mardi 6 janvier sur le chantier minier

 

La dispute verbale qui a éclaté entre les deux groupes s’est rapidement envenimée. Les échanges de paroles se sont transformés en menaces puis en gestes hostiles. En quelques instants, la situation a basculé dans la violence armée avec des coups de feu qui ont retenti dans l’air pendant de longues minutes. Les armes lourdes ont été déployées des deux côtés, transformant le site minier paisible en champ de bataille. Dans cet accrochage, le frère du général Dido, partageant avec lui les mêmes parents, a été mortellement touché et s’est écroulé sous les balles. Un autre combattant du MPC a reçu une blessure terrible aux jambes, ses membres étant broyés par les tirs et nécessitant des soins médicaux urgents.

 

Il y’a lieu de rappeler que la victime décédée venait tout juste de se fiancer au Tchad dans la région de Moundou et programme de célébrer son mariage le 20 janvier prochain. Son retour en Centrafrique avait précisément pour objectif de collecter de l’or sur les chantiers miniers afin de financer cette cérémonie qui lui tenait à cœur. Il comptait vendre sa récolte aurifère pour rassembler les moyens nécessaires à l’organisation de son union.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Regardez! L’année 2026 commence déjà avec les Cris du cœur des détenus centrafricains pris en étau dans les prisons camerounaises

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Regardez! L’année 2026 commence déjà avec les Cris du cœur des détenus centrafricains pris en étau dans les prisons camerounaises

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/image-d-illustration-des-detenus-dans-une-prison-camerounaise.webp” data-wpel-link=”internal”>Image d'illustration crée par Gemini pour illustrer l'article sur Regardez! L’année 2026 commence déjà avec les Cris du cœur des détenus centrafricains pris en étau dans les prisons camerounaises
Image d’illustration des détenus dans une prison camerounaise

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis près de trois mois, des jeunes centrafricains croupissent derrière les barreaux de la prison de Ngoma, à Douala  depuis les troubles post-électoraux du 28 octobre dernier. Pris dans les filets des rafles policières à Douala, ils appellent désespérément à l’aide sans qu’aucun responsable consulaire ne daigne répondre à leur détresse.

 

Tout a commencé ce fameux 28 octobre quand les résultats électoraux ont été proclamés au Cameroun. La colère a envahi les rues de Douala où les jeunes ont exprimé leur mécontentement face aux chiffres annoncés.

 

Les forces de l’ordre ont réagi comme à leur habitude. La répression a été violente et les policiers en ont profité pour organiser des rafles massives dans toute la ville. Quiconque se trouvait sans papiers en règle était immédiatement embarqué.

 

Parmi les personnes interpellées figuraient de nombreux Centrafricains. Ces hommes vivaient et travaillaient à Douala, gagnant leur pain quotidien comme ils pouvaient. Ils ont été conduits directement à la prison centrale de Ngoma où ils croupissent depuis maintenant près de deux mois.

 

Leur calvaire ne fait que commencer une fois les portes de la prison refermées. Ils vivent un calvaire inimaginable! D’ailleurs, le repas distribué aux détenus consiste en un simple pot de riz, et ce,  servi une seule fois toutes les dix-huit heures. Cette portion dérisoire ne suffit pas à nourrir un homme adulte pendant une journée entière.

 

Pour ces pauvres Centrafricains, la situation devient encore plus pénible. Chez eux en RCA, le riz sert généralement à nourrir les poulets et n’est qu’un accompagnement léger pour le petit matin. Leur alimentation habituelle repose sur des mets consistants comme les boules de manioc ou la semoule qui calent véritablement l’estomac.

 

Ce régime carcéral camerounais les affaiblit jour après jour. Leurs ventres crient famine tandis que leurs corps perdent progressivement leurs forces. Certains parlent même d’une condamnation à mort lente par la privation alimentaire.

 

Mais ce qui révolte le plus dans cette affaire reste l’abandon total de leur propre représentation diplomatique. Depuis leur incarcération le 28 octobre, aucun responsable de l’ambassade centrafricaine ni de consulat n’a pris la peine de se déplacer jusqu’à Ngoma. Le consul de Centrafrique au Cameroun brille par son absence alors que ses compatriotes dépérissent dans l’indifférence générale.

 

Les détenus ont pourtant tenté de faire parvenir des messages à l’extérieur. Ils ont supplié qu’on alerte leur consul de leur situation désespérée. Les nouvelles ont fini par atteindre les oreilles du représentant consulaire mais sa réponse a achevé de les désespérer.

 

Le consul a en effet posé ses conditions avant toute intervention. Il réclame de l’argent pour se déplacer et s’occuper du dossier de ces prisonniers. Cette exigence laisse les détenus dans une impasse totale car ils n’ont aucun moyen de réunir une telle somme.

 

Ces jeunes centrafricains, tel qu’on les connait,  exercent des métiers de fortune dans le port de Douala. Ils sont dockers, manutentionnaires, chargeurs de camions. Leur journée consiste à transporter des sacs de ciment, à charger et décharger des marchandises sous le soleil brûlant. Quand le travail se présente, ils gagnent entre trois milles francs et cinq milles francs pour leurs efforts.

 

Avec des revenus aussi maigres, impossible d’économiser quoi que ce soit. Chaque franc gagné sert immédiatement à acheter de quoi manger ou payer un toit pour la nuit. Comment pourraient-ils dans ces conditions rassembler l’argent demandé par leur consul alors qu’ils sont enfermés et privés de tout travail.

 

L’absurdité de la situation atteint son comble quand on réalise que cette assistance consulaire devrait leur être accordée gratuitement. C’est le rôle même d’un consul que de veiller au bien-être de ses compatriotes en difficulté à l’étranger. Exiger un paiement pour accomplir cette mission défie toute logique et toute humanité.

 

Pendant ce temps, les jours s’écoulent à Ngoma dans une monotonie écrasante. Les Centrafricains partagent leurs cellules surpeuplées avec d’autres détenus. Ils regardent le soleil se lever et se coucher en attendant qu’une main secourable se tende vers eux.

 

Leurs familles restées en Centrafrique ignorent parfois où ils se trouvent exactement. Les communications depuis la prison sont quasi impossibles et personne ne leur a permis de donner des nouvelles aux leurs. Cette coupure avec le monde extérieur ajoute une torture psychologique à leurs souffrances physiques.

 

Les autorités camerounaises de leur côté ne semblent guère préoccupées par le sort de ces étrangers. Arrêtés faute de papiers en règle lors d’une opération de maintien de l’ordre, ces hommes attendent qu’on statue sur leur cas. Mais sans l’intervention de leur consulat, leurs dossiers restent au point mort dans les tiroirs de l’administration pénitentiaire.

 

Chaque matin, quand le gardien apporte le pot de riz quotidien, les prisonniers centrafricains se demandent combien de temps encore ils devront endurer cette épreuve. Leurs corps s’affaiblissent, leur moral s’effondre, mais personne ne vient à leur secours. Le consul reste confortablement installé dans son bureau tandis que ses frères de sang se consument lentement dans les geôles camerounaises​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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On fait la Paix ou on continue la guerre dans le Haut-Mbomou ? Le préfet Léonard Mbélé tranche et la Minusca s’inquiète

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On fait la Paix ou on continue la guerre dans le Haut-Mbomou ? Le préfet Léonard Mbélé tranche et la Minusca s’inquiète

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Leonard-Mbele-Prefet-de-la-Vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>On fait la Paix ou on continue la guerre dans le Haut-Mbomou ? Le préfet Léonard Mbélé tranche et la Minusca s'inquiète
Le Préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Après presque un an de violences meurtrières dans le Haut-Mbomou, la Minusca espérait enfin tourner la page des affrontements. Mais le préfet Léonard Mbélé en a décidé autrement lundi dernier à Obo, provoquant la consternation générale lors de la réunion du comité de paix.

Depuis avril 2025, la préfecture du Haut-Mbomou vit au rythme des affrontements qui ont déjà fait plusieurs victimes parmi les civils. Les combats opposent d’un côté les miliciens Azandé, et de l’autre les mercenaires russes du groupe Wagner épaulés par les soldats FACA, les gendarmes et les policiers.

 

Cette guerre qui s’éternise a poussé la mission onusienne à agir. C’est dans ce contexte tendu que la Minusca a convoqué lundi dernier une rencontre dans le chef-lieu de la préfecture, espérant créer les conditions d’un dialogue entre les camps adverses.

 

Le comité des sages s’est réuni avec l’ambition de rapprocher les belligérants autour d’une table. Les médiateurs avaient préparé le terrain pour une négociation basée sur le principe  de réconciliation.

 

L’atmosphère semblait propice à une avancée. Les participants à la réunion d’Obo attendaient un geste, un signal qui permettrait d’amorcer un processus d’apaisement dans toute la préfecture du Haut-Mbomou.

Pourtant, c’est à ce moment précis que le préfet Léonard Mbélé a pris la parole. Sa déclaration a étonné tous les participants à la réunion: pas question de négociation, on va continuer la guerre, wain na wain,   a-t-il affirmé officiellement devant les représentants de la Minusca et les membres du comité.

Ce refus catégorique a semé le trouble dans les rangs des participants. Beaucoup se sont demandé pourquoi le représentant de l’État s’opposait à une initiative censée ramener la tranquillité pour les populations de la préfecture.

Des interrogations ont alors émergé sur les véritables motivations du préfet. Certains observateurs présents lors de la rencontre pensent désormais qu’il pourrait avoir un intérêt personnel à ce que les hostilités se poursuivent dans le Haut-Mbomou.

Cette hypothèse circule maintenant dans les milieux informés. Les questions fusent : quels bénéfices le préfet Léonard Mbélé pourrait-il tirer du maintien de cette situation de guerre qui endeuille la préfecture depuis près d’un an ?

 

La réunion s’est donc achevée sans le moindre accord. L’espoir d’une sortie de crise s’est évanoui face à l’intransigeance affichée par le préfet du Haut-Mbomou devant les médiateurs de la Minusca.

 

Les jours qui ont suivi ont apporté un nouveau rebondissement. Une convocation urgente est parvenue au préfet Léonard Mbélé, lui demandant de se rendre à Bangui ce jeudi 8 janvier 2025.

 

Les raisons exactes de cette convocation dans la capitale restent floues. Personne ne peut affirmer avec certitude si elle découle directement de son attitude lors de la réunion d’Obo ou si d’autres considérations entrent en jeu

 

Par Cédric Nzapa

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Issaka Loïc , le métisse chinois, candidat aux législatives à Ndélé 1, installe et commence l’exploitation minière dans le parc de Manovo-Gounda

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Issaka Loïc , le métisse chinois, candidat aux législatives à Ndélé 1, installe et commence l’exploitation minière dans le parc de Manovo-Gounda

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-chinois-issaka-loic-candidat-a-la-deputation-a-ndele-dans-bamingui-bangoran-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Issaka Loïc , le métisse chinois, candidat aux législatives à Ndélé 1, installe et commence l’exploitation minière dans le parc de Manovo-Gounda
Le chinois ISSAKA Loïc, candidat à la députation à Ndélé, dans Bamingui-Bangoran. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Issaka Loïc, surnommé « chinois ndocka », candidat aux législatives dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, vient d’acheminer une machine de traitement aurifère à Ndélé. L’équipement broie actuellement des graviers à l’intérieur du parc national de Manovo-Gounda Saint-Floris, situé à une trentaine de kilomètres de la ville sur la piste de Gounda.

 

Issaka Loïc, de son surnom Ndocka, est un métis né d’un père centrafricain et d’une mère chinoise. Durant sa campagne pour les Élections législatives dans la circonscription de Ndélé 1, il a multiplié les promesses devant les électeurs de sa circonscription. Parmi ses promesses : exploiter l’ensemble des gisements miniers de Bamingui-Bangoran, bitumer l’axe Ndélé-Bangui sur 600 kilomètres, asphalter les rues de la ville et ériger des établissements scolaires dans toute la préfecture.

 

La campagne électorale s’est achevée le 26 décembre. Quelques jours plus tard, avant le 2 janvier, du matériel d’extraction minière arrivait déjà sur place. Pour beaucoup d’observateurs locaux, l’ambition de devenir député semble servir d’autres desseins. Les activités dans les zones minières de la région, notamment l’extraction d’or et de diamants, apparaissent comme la véritable motivation derrière sa candidature aux législatives.

 

Le décalage entre le calendrier électoral et l’arrivée rapide des machines interpelle. Moins d’une semaine après la fin officielle de la campagne, l’équipement fonctionnait déjà dans le parc national, zone normalement protégée par la législation environnementale centrafricaine. Les habitants s’interrogent sur la nature exacte des autorisations obtenues pour mener ces opérations dans un espace classé patrimoine national.

 

Les 600 kilomètres de route bitumée promis entre Bangui et Ndélé représentent un chantier colossal. La construction d’écoles dans l’ensemble de la préfecture nécessiterait également des financements considérables. Reste à savoir si ces engagements de campagne verront le jour une fois les résultats du scrutin proclamés.

 

En cas d’élection, Issaka Loïc devra gérer les attentes créées par ses annonces publiques. Les habitants de Bamingui-Bangoran attendent maintenant de voir si les paroles se transformeront en réalisations concrètes. L’installation précoce du matériel minier laisse entrevoir quelle activité occupera réellement le candidat dans les mois à venir​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Barthelemy Kossi

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Où sont-ils ? Vivants ou morts ? Le sort incertain de Centrafricains enlevés par les mercenaires russes de Wagner

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Où sont-ils ? Vivants ou morts ? Le sort incertain de Centrafricains enlevés par les mercenaires russes de Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Tisso-Rene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Où sont-ils ? Vivants ou morts ?
L’enseignant Tisso René, également premier adjoint au maire de Zemio, enlevé par les mercenaires russes à Zemio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les familles attendent. Les autorités se taisent. Les mercenaires russses agissent.

 

En République centrafricaine, des hommes disparaissent dans le sillage des mercenaires russes sans laisser de traces. Armel Sayo, ancien ministre, Nour Gregaza, président du Parti Républicain pour la Nouvelle Centrafrique, Tisso René, conseiller municipal à Zemio, Michel Trogode, chef du centre de santé de Djéma, Gouengue Elie et Bakoyogo Célestin, leaders du collectif Azandé Ani Kpi Gbe. Tous ont été enlevés par les mercenaires russes de Wagner ou remis entre leurs mains par les forces centrafricaines.

 

En effet, le 7 juillet 2025, Armel Sayo et Nour Gregaza ont été transférés de leurs cellules de la prison du Camp de Roux vers l’Office Central pour la Répression du Banditisme. Dans la nuit, des mercenaires russes cagoulés ont emmené Armel Sayo vers une destination inconnue. Des sources fiables affirment qu’il subit des tortures extrêmes dans un lieu secret, peut être déjà tué. Gregaza reste détenu à l’OCRB, son avenir incertain.

 

À Zemio, Tisso René a été arrêté il y a quelques mois jours par des soldats des Forces armées centrafricaines et des gendarmes avant d’être livré aux mercenaires de Wagner. Ce professeur d’histoire-géographie et premier conseiller à la mairie gérait les affaires courantes en l’absence de la maire. Sa disparition a semé la peur dans la ville. Personne ne sait s’il est vivant.

 

Michel Trogode a payé le prix de sa franchise. Ce chef du centre de santé de Djéma avait accusé publiquement le député Lambert Akovourou et le maire de Djéma d’être impliqués dans l’assassinat du sous-préfet Dieudonné Zangbe Nguilelo. Le 19 mai 2025, alors que le député Lambert Akovourou  est arrêté par la police à Bangui, lui, par contre, est enlevé par les mercenaires russes pour une destination inconnue. Depuis, il demeure introuvable. Les habitants de Djéma ont perdu leur principal soignant, abandonnés face à la maladie et à l’angoisse.

 

Dans le Haut-Mbomou, Gouengue Elie et Bakoyogo Célestin ont été arrêtés et placés en détention provisoire à la Section des Recherches et d’Investigations de la gendarmerie par les autorités centrafricaines. Ces leaders du collectif Azandé Ani Kpi Gbe avaient organisé l’autodéfense de leur communauté face au groupe armé de l’UPC. Leur collectif avait libéré des territoires de l’UPC et restauré la paix dans plusieurs zones. Aujourd’hui, ils ont disparu dans les geôles du pouvoir.

 

Ces enlèvements s’inscrivent dans un système de répression que le président Faustin-Archange Touadéra autorise. Les Forces armées centrafricaines et l’Office Central pour la Répression du Banditisme obéissent aux mercenaires russes. La Minusca observe sans intervenir. Le Cameroun a extradé Armel Sayo le 5 mai 2025. La France a livré Nour Gregaza il y a neuf mois.

Les familles attendent des nouvelles. Les autorités gardent le silence. Les mercenaires continuent leurs opérations. En République centrafricaine, des hommes disparaissent et l’impunité règne. La communauté internationale doit agir. La Cour pénale internationale doit enquêter. Les familles ont le droit de savoir….

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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ACFPE : blocage des remboursements médicaux depuis mai 2025. Le personnel dénonce une décision arbitraire de la directrice Renée Bimbo

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ACFPE : blocage des remboursements médicaux depuis mai 2025. Le personnel dénonce une décision arbitraire de la directrice Renée Bimbo

 

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La Directrice générale par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis le mois de mai 2025, les remboursements des frais médicaux du personnel de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) sont suspendus sans explication officielle. Cette décision, prise par la directrice générale Renée Bimbo, provoque colère et incompréhension parmi les agents, qui rappellent que le remboursement à hauteur de 80% figure clairement dans l’accord d’établissement de l’agence.

 

Jusqu’ici, la procédure était simple : chaque agent présentant une facture médicale validée par le médecin de l’ACFPE obtenait un remboursement partiel via le service des ressources humaines et la comptabilité. Mais depuis cinq mois, plus aucun paiement n’a été effectué. Des employés disent se retrouver dans une situation difficile, incapables d’assumer seules leurs frais de santé, y compris les soins  de leurs familles,.

 

Lors de la réunion du 23 octobre, la directrice a tenté de justifier cette suspension en évoquant des “abus” et des cas de surfacturation. Elle a mis en cause le médecin interne, accusé de valider des dossiers douteux. Or, selon plusieurs agents, le praticien ne fait qu’appliquer les règles établies, en vérifiant la conformité médicale de chaque document. “S’il y a un problème, la direction doit s’adresser au médecin, pas punir tout le personnel”, a réagi un délégué syndical joint au téléphone par la rédaction du CNC.

 

Pour les employés, cette mesure traduit un manque de considération pour leurs droits sociaux et une méfiance injustifiée envers le personnel. La ligne budgétaire dédiée aux soins, estimée à plusieurs millions de francs CFA par année, resterait pourtant disponible mais inutilisée. En bloquant ces remboursements, la direction prive ses agents d’un acquis social essentiel et alimente un malaise croissant au sein de l’agence.

 

Le remboursement des frais médicaux à hauteur de 80% est un droit inscrit dans l’accord d’établissement de l’ACFPE. Ce n’est pas une faveur. Ce n’est pas un cadeau. C’est un acquis social que le personnel a négocié et qui fait partie de leurs conditions de travail.

 

Renée Bimbo n’a pas le droit de suspendre unilatéralement ce remboursement. Si elle soupçonne des abus, elle doit mener une enquête. Elle doit identifier les cas problématiques. Elle doit sanctionner les responsables s’il y a eu des fraudes. Mais elle ne peut pas punir collectivement tout le personnel en bloquant tous les remboursements.

 

Depuis mai 2025, les agents de l’ACFPE paient leurs frais médicaux de leur poche sans aucun remboursement. Certains ont des femmes enceintes qui doivent faire des consultations prénatales. D’autres ont des enfants malades qui doivent voir le médecin régulièrement. D’autres encore ont eux-mêmes des problèmes de santé qui nécessitent des soins.

 

Ces gens travaillent. Ils font leur travail correctement. Et en échange, ils devraient recevoir leurs salaires et leurs avantages sociaux, y compris le remboursement des frais médicaux. Mais Renée Bimbo décide de bloquer ces remboursements depuis cinq mois sans même donner d’explication officielle.

 

L’excuse des “abus” et de la “surfacturation” est ridicule. Si vraiment il y a eu des abus, la directrice devrait montrer les preuves. Elle devrait identifier les dossiers frauduleux. Elle devrait expliquer précisément quels sont les problèmes.

 

Mais elle ne le fait pas. Elle se contente d’accusations vagues. Elle met en cause le médecin interne sans donner de détails. Et pendant ce temps, tout le personnel souffre.

 

Le médecin de l’ACFPE fait son travail. Il vérifie que les factures médicales présentées sont conformes. Il s’assure que ce sont de vraies consultations, de vrais examens, de vrais médicaments. C’est son rôle. Si certains agents ont tenté de frauder, c’est le médecin qui devrait normalement le détecter et refuser de valider leurs dossiers.

 

Si Renée Bimbo pense que le médecin valide des dossiers douteux, elle doit le convoquer et lui demander des explications. Elle doit revoir les procédures de validation. Elle doit peut-être mettre en place des contrôles supplémentaires. Mais elle ne peut pas simplement tout bloquer et laisser le personnel sans remboursement pendant des mois.

 

La ligne budgétaire pour les remboursements médicaux existe. L’argent est là. Mais il n’est pas utilisé. Renée Bimbo préfère garder cet argent plutôt que de l’utiliser pour rembourser les frais médicaux du personnel comme prévu dans l’accord d’établissement.

 

C’est du vol. C’est du détournement de la finalité de cette ligne budgétaire. Cet argent est prévu pour les soins du personnel. Il doit être utilisé pour ça. Pas pour autre chose.

 

Cette décision de bloquer les remboursements s’ajoute aux autres problèmes causés par la gestion désastreuse de Renée Bimbo : l’expulsion des couturiers pour faire place au restaurant de sa sœur, les tensions permanentes avec le personnel, l’absence de dialogue, le mépris pour les employés.

 

Le personnel de l’ACFPE n’en peut plus. Ils travaillent dans une atmosphère de méfiance et d’hostilité. Leur directrice les traite comme des fraudeurs potentiels. Elle suspend leurs avantages sociaux sans explication. Elle refuse de dialoguer. Et quand quelqu’un ose critiquer, elle explose et demande son expulsion.

 

Anselme Mbata

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Perruques arrachées, moto braquée  et téléphones volés : Bangui est désormais livrée aux pickpockets et aux vols à l’arraché

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Perruques arrachées, moto braquée  et téléphones volés : Bangui est désormais livrée aux pickpockets et aux vols à l’arraché

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/un-moto-taximan-porte-une-femme-et-ses-deux-enfants-sur-l-avenue-des-martyres-devant-l-universite-de-Bangui-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Un moto-taximan porte une femme et ses deux enfants sur l'avenue des Martyres devant l'Université de Bangui. Photo CNC
Un moto-taximan porte une femme et ses deux enfants sur l’avenue des Martyres devant l’Université de Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le réveillon du Nouvel An a viré au cauchemar pour nombre de Banguissois. Agressions répétées, vols à l’arraché, blessures : la nuit festive s’est transformée en chasse aux objets de valeur. Cette multiplication des forfaits dans une capitale pourtant bardée de policiers et gendarmes interroge sur l’efficacité réelle du dispositif sécuritaire.

 

Tout commence réellement cette nuit du 31 décembre, lorsqu’une jeune femme décide de rentrer chez elle après avoir célébré la nouvelle année non loin de son domicile. Aux environs du bar des Camerounais à Bimbo, deux individus la prennent en filature. Ils visent son téléphone haut de gamme qu’elle porte accroché à une bandoulière. En quelques secondes, la situation bascule : les malfrats tentent d’arracher l’appareil tandis que la victime résiste de toutes ses forces. Elle hurle, s’agrippe à son bien, refuse de lâcher prise. Les coups pleuvent sur son visage pendant qu’elle continue de crier à l’aide. Finalement, les agresseurs abandonnent leur proie sans parvenir à emporter le téléphone, désormais complètement hors d’usage. La jeune femme se retrouve blessée, traumatisée, seule dans la nuit sans qu’aucun secours ne soit venu à son aide malgré ses appels désespérés.

 

Pendant ce temps, ailleurs dans la capitale, d’autres scènes similaires se déroulent simultanément. Au  quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de la capitale, un propriétaire de Samsung se fait délester de son appareil en un clin d’œil. Le voleur opère avec une rapidité déconcertante, profitant de l’agitation nocturne pour fondre sur sa cible avant de disparaître dans la foule. Personne n’a le temps de réagir, encore moins d’intervenir. Le lendemain, la victime cherchera en vain à comprendre comment cela a pu se produire si vite.

 

Un peu loin de là, du côté de SICA 2 près du marché, une femme vit une expérience encore plus humiliante. Un voleur en moto la repère, accélère dans sa direction et lui arrache littéralement sa perruque brésilienne du crâne. C C’est un véritable cauchemar. L’objet capillaire, probablement coûteux, change de propriétaire en une fraction de seconde. La victime reste pétrifiée, touchant son crâne dénudé devant les passants médusés. Personne ne poursuit le motocycliste qui s’éloigne déjà vers une destination inconnue avec son butin improbable.

 

Au quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de la capitale, dans le plein quartier des bandits, c’est une moto entière qui disparaît dans des circonstances tout aussi rapides. Le propriétaire s’absente quelques minutes, le temps d’effectuer une course ou de saluer une connaissance. À son retour, l’emplacement où stationnait son deux-roues est vide. Aucun témoin ne peut lui fournir d’explication.

 

Impossible néanmoins d’établir un recensement précis de tous les vols commis durant ces vingt-quatre heures de festivités de cette fin d’année. Les victimes se comptent probablement par dizaines, peut-être davantage. Beaucoup préfèrent garder le silence plutôt que d’entamer des démarches qu’elles jugent inutiles.

 

Cette dégradation sécuritaire trouve ses origines selon plusieurs observateurs  dans une gestion politique calamiteuse qui s’étale sur plusieurs décennies. Les élites centrafricaines successives ont progressivement construit un système où la formation, l’éducation et la culture passent après d’autres préoccupations.

 

Les priorités gouvernementales du régime de Faustin-Archange Touadera confirment cette orientation discutable. Plutôt que d’investir massivement dans l’enseignement ou la santé, les emplois créés concernent principalement les secteurs régaliens : armée, gendarmerie, police, douanes. Des milices comme celle des Requins reçoivent également des moyens pour se structurer. Parallèlement, la gestion des ressources minières échappe largement aux Centrafricains. Des mercenaires russes du groupe Wagner assurent la sécurité des sites d’extraction tandis que des investisseurs chinois contrôlent les circuits commerciaux. Cette sous-traitance généralisée prive le pays de revenus substantiels tout en renforçant la dépendance vis-à-vis d’acteurs extérieurs.

 

Dans ce contexte délétère, les citoyens ordinaires subissent quotidiennement les conséquences d’un État défaillant. Sortir faire ses courses au marché comporte des risques réels. Rentrer d’une soirée nécessite une vigilance de tous les instants. Attendre un bus à un arrêt peut tourner au drame. Et pendant que cette insécurité gangrène le quotidien, aucune structure ne permet aux victimes de signaler efficacement ces agressions ou de réclamer des comptes sur l’inaction des forces publiques.

 

Plus spectaculaire encore, même les quartiers réputés sécurisés n’échappent pas à cette vague criminelle. Boy Rabe, quatrième arrondissement, où réside le dictateur de Bangui, connaît lui aussi des vols à l’arraché. Comment expliquer qu’un secteur présidentiel, normalement ultra-protégé, puisse subir de telles attaques ? Cette anomalie démontre l’ampleur du dysfonctionnement. Si les abords immédiats du lieu présidentiel ne bénéficient pas d’une protection efficace, que reste-t-il aux quartiers périphériques où vivent les populations modestes ?

 

Par Brahim Sallé

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Le braquage de Zemio : un soldat FACA derrière l’attaque

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Le braquage de Zemio : un Soldat FACA derrière l’attaque

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>24 heures après l’offensive des forces gouvernementales à Bambouti, les miliciens azandé frappent par surprise à Zemio et reprennent l’assaut
Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’enquête menée par la rédaction de CNC apporte un éclairage nouveau sur le braquage qui s’est déroulé dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 décembre 2025 à Zemio. Un soldat des forces armées centrafricaines serait l’auteur de cette agression au cours de laquelle un gestionnaire d’hôpital a été grièvement blessé.

 

Les faits se sont produits à la résidence où logent les équipes de l’ONG Alertes Humanitaires. Vers minuit, des hommes armés ont frappé à la porte de la chambre occupée par le gestionnaire financier de l’hôpital secondaire de la ville. Devant le silence de l’occupant, terrifié, les assaillants ont ouvert le feu à travers le battant. Plusieurs balles ont atteint la victime qui se trouvait à l’intérieur.

 

Les recherches effectuées par notre rédaction confirment ce que le système d’alerte précoce avait déjà signalé : il ne s’agit pas d’un simple braquage crapuleux. Le gestionnaire avait eu des démêlés avec un militaire FACA quelques semaines auparavant. L’origine du conflit ? Une histoire de femme dans la localité. Le soldat avait d’ailleurs déjà menacé sa victime, lui promettant des conséquences.

 

L’attaque était donc calculée, préparée. Le militaire a monté cette opération pour régler ses comptes personnels, se servant de son arme et de complices pour intimider et blesser celui qu’il considérait comme un rival. Les tirs ont été dirigés uniquement vers la chambre du gestionnaire, épargnant les autres pièces de la résidence, ce qui confirme le caractère ciblé de l’agression.

 

Junior Nambeï, le chef de projet de l’ONG Alertes Humanitaires, dormait dans la chambre voisine. Réveillé par les coups de feu, il s’est immédiatement couché au sol en suivant les procédures de sécurité. Quelques balles ont traversé le mur de sa chambre mais il n’a pas été touché. Les autres membres du personnel humanitaire se sont ensuite réfugiés.

 

Après l’attaque, la gendarmerie, les casques bleus népalais et les autorités locales se sont rendus sur les lieux. Le blessé a été pris en charge et a été évacuée  vers Obo par un vol du CICR. Les humanitaires ont perdu de l’argent, des documents d’identité, des badges et du matériel informatique lors de l’intrusion.

 

Ce que cette affaire montre surtout, c’est la situation qui règne actuellement dans le pays. L’impunité est devenue la règle. Les soldats commettent des actes répréhensibles sans jamais être sanctionnés. Qu’il s’agisse de vol, d’agression ou même de crimes plus graves, aucune conséquence ne vient punir ces comportements. Cette absence totale de discipline crée un sentiment de toute-puissance chez certains militaires qui s’estiment autorisés à faire ce qu’ils veulent.

 

Le soldat impliqué dans cette affaire savait qu’il pouvait agir sans craindre de sanctions. Il a utilisé son arme de service pour régler un différend personnel, transformant une querelle amoureuse en tentative d’assassinat. Les forces de l’ordre basées à Zemio sont pourtant intervenues après les faits, mais personne ne semble s’interroger sur le fait qu’un de leurs hommes puisse être l’auteur de l’attaque.

 

Les habitants de Zemio vivent dans la crainte. Quand ceux qui sont censés protéger la population deviennent eux-mêmes une menace, la confiance disparaît. Les humanitaires présents sur place réévaluent leurs dispositifs de sécurité, mais comment se protéger quand le danger vient de l’armée elle-même ?

 

L’ONG Alertes Humanitaires poursuit ses activités malgré cet incident. La ville a retrouvé un calme apparent mais la tension reste perceptible. Le gestionnaire blessé lutte pour sa vie tandis que son agresseur présumé circule librement, protégé par l’uniforme qu’il porte.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Michel Zingo….

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Droit de réponse suite aux publications concernant Antonio Osmani Samir et Haçade Ben Salem

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Droit de réponse suite aux publications concernant Antonio Osmani Samir et Haçade Ben Salem

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-deux-franco-algeriens-antonio-osmani-samir-et-hacade-ben-salem.webp” data-wpel-link=”internal”>Les deux franco-algériens Antonio Osmani Samir et Haçade Ben Salem
Les deux franco-algériens Antonio Osmani Samir et Haçade Ben Salem

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Conformément aux dispositions légales relatives au droit de réponse, nous publions la présente rectification suite aux divers articles parus sur Corbeau News Centrafrique entre juin et novembre 2024 concernant Messieurs Antonio Osmani Samir et Haçade Ben Salem.

 

Les intéressés souhaitent répondre aux publications suivantes : l’article du 17 juin 2024 intitulé « Armes Planquées et Vols Massifs, Les Dessous de l’Affaire de l’Arrestation des Franco-Algériens », celui du 22 juillet 2024 « 386 millions en diamants, 46 millions en cash : Le méga-braquage de Bangui », et celui du 21 novembre 2024 « Les deux Franco-Algériens, Osmani et Bensalem, quittent la RCA pour Dubaï ».

Bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Document de la cour d'appel de Bangui
Document de la cour d’appel de Bangui

 

Les concernés affirment que ces textes ont relayé des informations erronées en insinuant des activités criminelles et des condamnations à leur encontre. Ils précisent que toutes les allégations de condamnations pénales sont fausses et diffamatoires, et que la justice centrafricaine a officiellement mis fin à toutes les poursuites.

 

À l’appui de leurs dires, ils produisent une Attestation de Fin de Poursuite portant le numéro 522/CAB/PG/SCP.24-, délivrée par le Parquet Général près la Cour d’Appel de Bangui le 29 novembre 2024. Ce document officiel, signé par le Secrétaire en Chef Blaise Kaïne, atteste explicitement qu’« il n’existe depuis la date du 25 Octobre 2024 à ce jour, aucune poursuite en cours à l’encontre des susnommés OSMANI SAMIR Antonio et BEN SALEM Haçade ».

 

Les intéressés soutiennent que cette attestation prouve l’abandon total des charges et l’absence de toute condamnation. Ils considèrent que les informations contraires publiées portent gravement atteinte à leur honneur et à leur réputation.

 

Messieurs Osmani et Bensalem demandent que ce droit de réponse soit publié intégralement, sans délai et dans les mêmes conditions de visibilité que les articles mis en cause, sur le site web et les pages de réseaux sociaux de Corbeau News Centrafrique, afin de rétablir la vérité des faits selon leurs termes

 

Par Gisèle MOLOMA

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Les urnes centrafricaines accouchent d’un miracle mathématique : quand Touadéra passe de 17% à 76% en quelques heures

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Les urnes centrafricaines accouchent d’un miracle mathématique : quand Touadéra passe de 17% à 76% en quelques heures

 

Bangui.png” data-wpel-link=”internal”>Les urnes centrafricaines accouchent d’un miracle mathématique : quand Touadéra passe de 17% à 76% en quelques heures
Touadera en campagne électorale pour son troisième mandat à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Entre les relevés journalistiques compilés et le verdict officiel de l’autorité nationale des Élections, l’écart atteint des proportions vertigineuses. Faustin-Archange Touadéra, crédité de 17% par tous les observateurs indépendants, s’est vu attribuer 76% des suffrages exprimés lors de l’annonce solennelle des résultats provisoires.

 

La déclaration officielle prononcée ce lundi 5 janvier 2026 à Bangui rompt avec toute vraisemblance. L’Autorité nationale des Élections a proclamé la réélection du président sortant avec 894 566 voix sur environ 1,17 million de bulletins valides, reléguant Anicet-Georges Dologuélé à 14,66% alors que les décomptes parallèles menés par la rédaction du CNC lui accordaient 49% des intentions. Cette distorsion dépasse l’entendement et confirme ce que beaucoup redoutaient : un détournement massif de la volonté populaire des centrafricains.

 

Les journalistes présents sur le terrain ont documenté des irrégularités à grande échelle. Dans plusieurs préfectures, des témoins ont vu des urnes bourrés de bulletins favorables au dictateur Faustin-Archange Touadera bien après la fermeture des bureaux de vote. Le bourrage d’urnes, l’intimidation des électeurs et l’existence de centres fantômes où des scrutateurs ont rempli des bulletins par centaines ne relèvent plus de la rumeur mais du constat partagé par de nombreux observateurs.

 

Cette falsification ouvre frauduleusement la voie au troisième mandat de Touadéra, une configuration totalement illégale au regard de la Constitution originelle de 2016 qui limitait le chef de l’État à deux mandats. La révision adoptée en 2023 qui a permis ce contournement reste elle-même entachée d’irrégularités, tant dans son processus d’adoption que dans sa légitimité populaire. Depuis cette modification constitutionnelle jusqu’au scrutin du 28 décembre, chaque étape porte la marque d’une dérive autoritaire assumée.

 

Derrière cette victoire fabriquée se profile l’ombre de Moscou et de ses mercenaires. Le groupe Wagner, devenu l’épine dorsale du dispositif sécuritaire centrafricain, a imposé son candidat par un coup d’État électoral à peine déguisé. Les forces russes contrôlent désormais les leviers essentiels du pouvoir à Bangui, de la sécurité présidentielle aux ressources minières, transformant Touadéra en simple poupée russe,  exécutant des intérêts du Kremlin. Cette élection truquée scelle la mainmise de Poutine sur la République centrafricaine.

 

Ce n’est pas une surprise. Le candidat Anicet-Georges Dologuelé rejette ces résultats sans ambiguïté et annonce au passage sa victoire. Mais comme tout le monde le sait, rien va se faire. Il accompagne simplement le dictateur Faustin-Archange Touadera à légitimer sa dictature aux yeux de la communauté internationale.

 

Par ailleurs, les partenaires internationaux gardent un silence prudent qui ressemble à une complicité passive. L’Union africaine et les Nations unies, principales soutiens de la dictature dans le monde,  ont déployé des missions d’observation dont les rapports finaux tardent à paraître. Certaines capitales occidentales expriment des réserves en coulisses sans franchir le cap de la condamnation officielle, privilégiant leurs intérêts économiques et stratégiques à la défense des principes démocratiques qu’elles prétendent pourtant incarner.

 

L’économie centrafricaine, déjà chaotique, va pâtir de cette nouvelle période de turbulences. Les investisseurs étrangers vont revoir leurs engagements face à un pouvoir dont la légitimité est niée par une large partie de la population.

 

 

Par Alain Nzilo

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Affaire Nourd Gregaza : le procureur de la République menace et promet l’arrestation imminente de la tante, madame  Pélagie

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Affaire Nourd Gregaza : le procureur de la République menace et promet l’arrestation imminente de la tante, madame  Pélagie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affaire Nourd Gregaza : le procureur de la République menace et promet l’arrestation imminente de la tante, madame Pélagie
Nourd Gregaza, Président du PRNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plusieurs jours, Pélagie ne dort plus. Sa nièce, sœur de Nour Gregaza,  Annie Iyo-Ayate, jeune policière, reste introuvable après son enlèvement par les Mercenaires russes du groupe Wagner. Toutefois, ce mardi 23 décembre 2025, elle décide de rencontrer le procureur. Mais celui-ci, pris d’une rage incontrôlable, menace de l’arrêter immédiatement.

 

L’histoire commence ce mardi matin, aux environs de 10 heures. Pélagie n’en peut plus de cette attente qui dure. Elle ne sait plus où donner de la tête. Ses enfants ont disparu les uns après les autres, et personne ne lui donne d’explication. Nourd Gregaza d’abord, puis sa petite sœur Annie Iyo-Ayate, cette jeune policière enlevée il y a quatre jours par les mercenaires du Groupe Wagner. La vieille dame ne supporte plus ce silence. Elle veut des réponses. Elle veut savoir où sont ses enfants, ce qu’on leur fait subir, s’ils sont encore en vie.

 

Pour ne pas y aller seule, elle demande à l’une de ses filles de l’accompagner au parquet. Les deux femmes prennent la route en direction du bureau du procureur de la République. Mais en chemin, Pélagie réfléchit. Elle se dit qu’il serait peut-être plus sage de passer d’abord chez Maître Panda, l’avocat qui défend Nourd Gregaza. Cet homme connaît bien le dossier. Il saura lui conseiller la meilleure approche pour obtenir des informations sans risquer d’aggraver la situation.

 

Les deux femmes changent donc de direction et se rendent au cabinet de l’avocat. Quand Pélagie franchit la porte du bureau de Maître Panda, elle ne peut plus retenir ses larmes. Elle raconte tout. Elle explique que sa nièce Annie Iyo-Ayate a été emmenée par les mercenaires russes il y a quatre jours. Depuis, plus aucune nouvelle. La famille ignore complètement où elle se trouve. Est-elle vivante ? Est-elle torturée ? Sert-elle d’esclave sexuelle à ces hommes sans foi ni loi ? Personne ne sait rien, et ce silence la tue à petit feu.

 

L’avocat Panda écoute attentivement. Il comprend la douleur de cette mère qui voit sa famille se désintégrer jour après jour. Il sait aussi que cette affaire dépasse largement le cadre judiciaire habituel. Les mercenaires russes agissent en toute impunité en Centrafrique. Quand ils décident d’arrêter quelqu’un, personne ne pose de questions. Quand ils enlèvent une jeune femme, les autorités détournent le regard. Mais Maître Panda ne peut pas rester les bras croisés devant une telle détresse. Il décide d’agir immédiatement.

 

Il décroche son téléphone et compose le numéro du procureur de la République. Après quelques sonneries, le magistrat répond. L’avocat lui explique brièvement qu’il a besoin de le voir pour une affaire urgente concernant la famille Gregaza. Le procureur lui répond qu’il est justement sur le point de quitter son bureau, mais qu’il peut l’attendre quelques minutes s’il vient rapidement. Maître Panda ne perd pas une seconde. Il salue Pélagie, lui demande de patienter, et file au parquet.

 

Arrivé au bureau du procureur, l’avocat entre et commence à exposer la situation. Il parle de Nourd Gregaza dont l’évasion présumée reste très douteuse. Il mentionne ensuite Annie Iyo-Ayate, cette jeune policière enlevée par les mercenaires russes et portée disparue depuis quatre jours. Il explique que la famille ne comprend pas ce qui se passe, qu’elle a besoin d’éclaircissements, qu’elle veut simplement savoir où sont ses enfants.

 

Mais à peine l’avocat a-t-il prononcé ces mots que le visage du procureur change complètement. Une colère froide s’empare de lui. Ses traits se durcissent. Il coupe brutalement la parole à Maître Panda et lui lance d’un ton sec : « La mère, elle est où ? Où est-elle en ce moment ? ». L’avocat, surpris par cette réaction, répond calmement que Pélagie était dans son cabinet mais qu’elle est repartie depuis. Il pense que sa réponse va apaiser le magistrat. C’est tout le contraire qui se produit.

 

Le procureur se lève de sa chaise. Sa voix monte d’un cran. Il martèle ses mots avec une violence à peine contenue : « Si je la vois, je l’arrête ! Je vais l’arrêter ! C’est quoi cette histoire ? On ne veut pas dormir ! On ne veut pas être à l’aise ! Je vais l’arrêter, je vais l’arrêter ! ». Maître Panda tente de ramener le calme. Il fait remarquer au procureur qu’il s’agit d’une vieille dame qui ne fait que chercher ses enfants disparus. Il n’y a aucune raison de s’en prendre à elle de cette manière.

 

Mais le procureur n’écoute plus. Il répète sa menace comme un refrain obsédant : « Non, je vais l’arrêter. C’est trop. Je vais l’arrêter. » L’avocat comprend qu’il ne servira à rien d’insister. Le magistrat a perdu tout sens de la mesure. Il quitte le bureau, complètement abasourdi par ce qu’il vient d’entendre. Une vieille femme qui réclame des nouvelles de ses enfants disparus devient soudainement une cible à arrêter. Voilà où en est arrivée la justice dans ce pays.

 

Ce qui choque le plus dans cette affaire, c’est le silence qui l’entoure. Une policière a été enlevée par des mercenaires étrangers. Elle est portée disparue depuis quatre jours. Personne ne sait où elle se trouve. Personne ne sait ce qu’on lui fait subir. Et pourtant, personne ne parle. Le procureur lui-même refuse de donner des informations. Au lieu de lancer des recherches pour retrouver Annie Iyo-Ayate, il préfère menacer d’arrestation la tante qui ose poser des questions. Ce silence en dit long sur la complicité des autorités dans cette histoire.

 

Le régime protège les mercenaires russes. Quand Wagner décide, le gouvernement obéit. Quand Wagner arrête, personne ne proteste. Quand Wagner enlève, tout le monde se tait. Les Centrafricains vivent dans la terreur. Chacun sait que s’opposer à Wagner, c’est risquer sa vie ou celle de ses proches. Alors on baisse la tête. On accepte l’inacceptable. On laisse faire.

 

Cette situation rappelle étrangement ce qui s’est passé avec la famille Sayo. À cause d’Armé Sayo, les autorités ont arrêté sa sœur et son frère gendarme. Ils ont fait payer à toute la famille les actes présumés d’un seul membre. Aujourd’hui, le même scénario se répète avec la famille Gregaza. Nourd Gregaza aurait prétendument réussi à s’évader de l’Office Central pour la Répression du Banditisme. Une version peu crédible quand on sait que cet établissement est gardé jour et nuit par des dizaines de policiers. Comment un détenu pourrait-il sortir d’un tel endroit sans aide extérieure ? La famille pense plutôt que Nourd a été enlevé, peut-être pour être éliminé discrètement.

 

Depuis cette disparition, les mercenaires russes s’en prennent à tous les membres de la famille. Ils ont arrêté la sœur de Nourd. Ils ont arrêté son frère. Et maintenant, ils ont enlevé Annie Iyo-Ayate. À chaque fois, aucune explication n’est donnée. Les proches sont emmenés vers des destinations inconnues. Certains finissent peut-être dans les prisons secrètes que Wagner gère à l’aéroport international de Bangui-Mpoko. D’autres disparaissent dans les sous-sols du camp de Roux. Personne ne sait vraiment ce qui leur arrive.

 

Pélagie voit sa famille se désagréger sous ses yeux. Elle a déjà perdu plusieurs de ses enfants, happés par cette machine répressive qui broie tout sur son passage. Alors elle a voulu savoir. Elle a voulu comprendre. Elle a voulu qu’on lui dise où sont ses enfants, ce qu’on leur reproche, pourquoi on les traite ainsi. Et pour toute réponse, le procureur de la République lui promet une arrestation immédiate si jamais il la croise.

 

Mais ce procureur devrait comprendre une chose fondamentale : il n’est pas Dieu. Il croit peut-être que son pouvoir est éternel, que sa position le protégera toujours. Il se trompe lourdement. Tout a une fin dans ce monde. La vie que Dieu nous a donnée comporte une limite que personne ne peut franchir. Peu importe la hauteur à laquelle tu montes, tu finiras par redescendre. Peu importe la force que tu crois avoir, elle s’évanouira un jour.

 

Avant que cette fin n’arrive, il faut penser aux autres. Il faut penser à la souffrance que l’on inflige aux familles innocentes. Des gens meurent chaque jour à l’hôpital. Des gens perdent la vie dans des accidents. On croit que ça n’arrive qu’aux autres, mais ça peut nous arriver aussi. Ce qui frappe les autres aujourd’hui peut nous frapper demain. Alors pourquoi ajouter délibérément à la souffrance du monde ? Pourquoi torturer des familles entières qui ne demandent rien d’autre que de vivre en paix ?

 

Ces familles n’ont payé aucune arme pour tuer qui que ce soit. Elles n’ont rien fait de mal. Elles veulent juste retrouver leurs enfants. Elles veulent juste comprendre ce qui se passe. Est-ce trop demander dans un pays qui se prétend encore un État de droit ? Apparemment oui. La vie est petite, très petite. Elle passe vite. Et tout ce qu’on fait pendant cette courte vie laisse des traces.

 

L’histoire nous l’a montré à maintes reprises. Kadhafi était l’un des hommes les plus puissants d’Afrique. Il régnait en maître absolu sur la Libye. Il croyait que son pouvoir durerait éternellement. Où est-il aujourd’hui ? Il n’est plus là. Ses enfants vivent encore, mais lui a disparu dans des circonstances atroces. Son règne s’est terminé dans le sang et le chaos.

 

Omar Bongo aussi était très puissant. Il a dirigé le Gabon pendant plus de quarante ans. Il pensait avoir construit un système indestructible. Mais son règne s’est terminé. Et celui de son fils Ali Bongo également, chassé du pouvoir par un coup d’État. Toute cette puissance accumulée pendant des décennies s’est effondrée en quelques heures.

 

Omar el-Béchir au Soudan, après trente ans de pouvoir absolu, a fini devant un tribunal. Mobutu Sese Seko, le guide du Zaïre qui se croyait invincible, a terminé sa vie en exil, malade et abandonné de tous. Gnassingbé Eyadema au Togo, qui a régné en dictateur pendant près de quarante ans, a lui aussi connu sa fin.

 

Tous ces hommes ont cru que leur force les protégerait pour toujours. Ils ont opprimé leurs peuples sans se soucier des conséquences. Ils ont fait souffrir des milliers de familles. Ils ont arrêté, torturé, tué sans état d’âme. Et au final, qu’ont-ils gagné ? Rien. Leur pouvoir s’est évaporé. Leur nom est associé à la tyrannie et à l’injustice.

 

Le procureur qui menace aujourd’hui Pélagie devrait méditer sur ces exemples. Il devrait comprendre que faire le gros dos ne sert à rien. Tôt ou tard, tout cela finira. Et quand viendra ce moment, il devra répondre de ses actes. Les familles qu’il a fait souffrir se souviendront. L’histoire gardera la trace de ses décisions. La vie est petite​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Ça y est, la dictature de Touadera démarre : Anicet Georges Dologuélé dénonce l’enlèvement de trois de ses garde du corps par Wagner

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Ça y est, la dictature de Touadera démarre : Anicet Georges Dologuélé dénonce l’enlèvement de trois de ses garde du corps par Wagner

 

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Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La rédaction du CNC l’avait vu venir depuis longtemps. Le vote fantôme achevé, résultat annoncé par l’autorité nationale des Élections, place maintenant aux arrestations. Trois gardes du corps de l’ancien premier ministre Anicet-Georges Dologuelé ont été kidnappés par les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Selon l’ancien premier ministre Anicet-Georges Dologuelé, dans la nuit de lundi à mardi, vers une heure quarante-cinq du matin, des hommes du groupe Wagner ont débarqué. Ils sont venus chercher ses trois gardes du corps avant de repartir avec eux. Personne ne sait où ils se trouvent aujourd’hui.

 

Ce qui devait arriver est donc arrivé. Anicet Georges Dologuélé a pris la parole sur les réseaux sociaux pour raconter l’enlèvement de ses agents de sécurité. Et voilà, CNC l’a si bien dit. La dictature de Baba Kongoboro qui s’installe progressivement et qui commence à frapper fort sur tout ce qui bouge. Cette disparition marque le début d’une nouvelle ère au pays de Boganda, pays de Zo-kwé-zo.

 

Les signaux étaient pourtant là depuis des mois. Le journal CNC n’a cessé d’alerter ses lecteurs sur ce qui se préparait après les Élections. Les scrutins organisés dans des conditions totalement opaques, les résultats proclamés rapidement avec des chiffres fabriqués, tout annonçait un durcissement du régime. Et aujourd’hui, les prédictions deviennent réalité.

 

Les trois hommes enlevés travaillaient auprès de l’ex-chef du gouvernement depuis plusieurs années. Leur famille n’a reçu aucune nouvelle depuis cette nuit-là. Les autorités gardent le silence sur cette affaire qui enflamme déjà les réseaux sociaux.

 

Le groupe Wagner n’en est pas à son premier coup en Centrafrique. Ces mercenaires opèrent dans le pays depuis un certain temps déjà, mais jamais ils n’avaient touché à une personnalité politique de ce calibre. Le franchissement de cette ligne inquiète beaucoup de monde dans les milieux politiques.

 

Par Anselme Mbata

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Zémio : interpellés par Wagner, dix jeunes cagoulés et transférés lundi à Bangui

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Zémio : interpellés par Wagner, dix jeunes cagoulés et transférés lundi à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-pauvres-jeunes-centrafricains-arretes-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-appuyes-par-des-gendarmes-policier-et-faca.webp” data-wpel-link=”internal”>Zémio : interpellés par Wagner, dix jeunes cagoulés et transférés lundi à Bangui
Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lundi 5 janvier dernier, dix jeunes centrafricains arrêtés à Zémio, dans le Haut-Mbomou,  ont été acheminés par hélicoptère des Wagner vers Bangui par les mercenaires  syriens et russes. Avant l’embarquement, Les  visages de ces pauvres centrafricains ont été recouverts de sac plastique lors d’un transfert dont les motifs précis restent incertains.

 

Ces jeunes avaient été interpellés deux  jours pour les uns, 3 jours pour les autres, suite aux affrontements des miliciens Azandé avec les forces gouvernementales qui ont secoué la périphérie de la ville.

 

Dépassés par l’offensive de ces jeunes Azandé, les mercenaires russes se sont repliés vers le site de la mission catholique où se trouvaient des déplacés. C’est à cet endroit qu’ils ont procédé aux arrestations, appuyés par des soldats des forces armées centrafricaines et des gendarmes ainsi que des policiers.

 

Pour ces jeunes, les motifs invoqués pour ces interpellations n’existent même pas. D’ailleurs, les forces de l’ordre se basent uniquement sur la présence des traces des lames rasoir sur le corps pour interpeller un suspect. C’est dans ce cadre que ces 10 jeunes ont été interpellés la semaines dernière à Zémio. Avec ces marques, ils ont été accusés immédiatement comme des miliciens Azandé.

 

Pourtant, ces cicatrices est la suite d’une pratique médicale traditionnelle répandue dans plusieurs régions du pays.

 

Pour comprendre les choses, il est important de revenir au début. C’est que lorsque la médecine conventionnelle échoue face à certaines maladies, les centrafricains recourent à des médecine traditionnelle pour se soigner. Et c’est au cours de ces soins que les tradipraticiens utilisent des lames rasoirs pour faire injecter les produits médicaux dans le corps.

 

Dans le Haut-Mbomou comme ailleurs en Centrafrique, une grande partie de la population porte ces traces sans avoir le moindre lien avec des groupes armés. Mais dans le contexte sécuritaire actuel, leur simple présence attire désormais les soupçons des forces de l’ordre et des mercenaires russes

 

Rappelons qu’aucune enquête approfondie n’a été menée avant ou après les arrestations de ces dix jeunes à Zémio. Juste des traces des lames rasoir c’est tout.

 

C’est dans ce cadre qu’un appareil hélicoptère des Wagner initialement envoyé pour évacuer les blessés et les morts de l’affrontement a également servi au transfert de ces jeunes suspects.

 

Il y’a lieu de rappelez que les affrontements du 2, 3 et 4 janvier à Zémio ont fait 3 morts du côté des soldats FACA, et 4 blessés dans le même rang, tandis que deux Wagner ont également été blessés.

 

Par Cédric Nzapa

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Portrait de Dmitri Sytyi, l’homme orchestre de Moscou en RCA

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Portrait de Dmitri Sytyi, l’homme orchestre de Moscou en RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/dmitri-sytyi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dmitri Sytyi
Dmitri Sytyi

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le 27 octobre dernier, il était aux côtés du ministre de l’enseignement supérieur centrafricain Jean-Laurent Syssa-Magalé, pour l’inauguration d’un école à Gobongo. Sous des aspects affables, Dmitri Sytyi se révèle une pièce maîtresse de l’influence russe en République centrafricaine.

 

Bien qu’il tente de se faire discret, l’homme aime bien être sous les feux des projecteurs quand une telle exposition médiatique sert ses intérêts et ceux de Moscou. C’est ainsi qu’on l’a aperçu en en 2024, en uniforme lors de l’inauguration d’un camp militaire russe à Obo (région Haut‑Mbomou), ou encore en février dernier quand il a remis une cargaison de 2 593 paquets de médicaments destinés aux patients atteints du VIH, de la tuberculose et de l’hépatite B. Il est également revenu sur le devant de la scène en avril 2023 lors d’une conférence de presse après la tentative d’attentat en décembre 2022 qui l’avait contraint à se faire soigner à Moscou. Qui est vraiment celui qui se présente comme « ambassadeur culturel de la Russie » en République centrafricaine (RCA) ?

 

Traducteur devenu actionnaire

Aucune biographie, officielle ou officieuse, n’a pu véritablement cerner ce trentenaire dont on ne sait pas s’il est né à Saint-Pétersbourg ou à Minsk. Il a commencé à faire ses premières apparitions publiques en mai 2018 au forum économique international de Saint-Pétersbourg. Ce polyglotte (il parle russe, anglais, espagnol et français) passé par les universités de Barcelone (2012) et de Paris (2015) pose ses valises en République centrafricaine fin 2017-début 2018, avec la milice Wagner, en tant que « traducteur ». Il est bombardé actionnaire de la société centrafricaine Lobaye Invest SARL en août 2018. L’entreprise, alors propriété de Evgeni Prigojine chef de la milice Wagner, opère dans l’extraction minière (or et diamants) et surtout contrôle les opérations d’influence russes en Centrafrique. C’est sur son initiative et à la faveur d’une vague de dégagisme anticolonial que Sytyi souffle sur les braises et finance des campagnes de propagande contre l’Occident. Tracts et émissions de radio sont notamment financés et diffusés par l’entremise de sociétés écran, avec l’aval bienveillant des autorités locales, pas mécontentes de voir les messages anti-occidentaux amplifiés pendant les manifestations « anti-impérialistes ».

 

L’homme érigé en idole

Les éminents services de Dmitri Sytyi sont récompensés par une promotion. Il devient en juin 2021 directeur général de la Maison russe, un centre culturel au cœur de Bangui, la capitale. Il a tout juste 32 ans. Cette instance officielle est chargée de diffuser la culture russe. Il peut ici exprimer sa maîtrise du marketing international, du développement commercial et de la communication. Son objectif ? A travers l’officine Maison russe, faire entrer la RCA dans la sphère d’influence de la Russie. Cette réussite déplaît et il est visé par une tentative d’attentat en décembre 2022 qui se solde pour lui, par la perte de plusieurs doigts de la main droite. Il est évacué à Moscou pour s’y faire soigner et à la faveur d’une propagande savamment orchestrée. Il revient quelques mois plus tard en quasi-idole en RCA, faisant presque l’objet d’un culte de la personnalité. Des milliers de t-shirts à son effigie sont imprimés et diffusés. La confiance que lui accordent aussi bien Moscou que Bangui lui ouvre encore plus les portes du pouvoir politique et économique.

 

Sous le coup de sanctions internationales

Après la mort aussi soudaine qu’opportune d’Evgeni Prigojine, Dmitri Sytyi prend le contrôle de la compagnie First Industrial Co qui produit une bière très populaire en RCA. Il s’affiche aussi de plus en plus aux côtés du président Faustin-Archange Touadéra. Selon de nombreuses sources, ce dernier devrait beaucoup à Wagner et à Dmitri Sytyi. Le fait de pouvoir briguer un nouveau mandant à la tête de l’Etat en décembre prochain, cette fois-ci pour un mandat de sept ans en fait parti. Cependant, les Occidentaux ne sont pas dupes d’une telle entreprise. La jeune éminence grise de Touadéra est visée par des sanctions internationales : le Royaume‑Uni l’a ainsi mentionné dans sa « Consolidated List of Financial Sanctions » en raison de son association avec Wagner et de violations présumées du droit international humanitaire. Les Etats-Unis, en particulier le Trésor américain, l’ont placé sous sanction notamment pour sa gestion de sociétés écrans pour le compte de Wagner. Reste à savoir jusqu’où ira cet homme que beaucoup jugent ambitieux, pragmatique, résilient, charismatique, mais aussi calculateur, opportuniste et froid…

Par Adam Bria….

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La milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE affirme officiellement que Centro Makpayen n’a aucun lien avec son organisation

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La milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE affirme officiellement que Centro Makpayen n’a aucun lien avec son organisation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/milicien-azande-forme-par-les-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>La milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE affirme officiellement que Centro Makpayen n’a aucun lien avec son organisation
Un milicien Azandé Ani Kpi Gbé incorporé dans l’armée nationale centrafricaine ici salué par un Chef militaire de Wagner lors de leur présentation sous les drapeaux à Obo.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le groupe AZANDE ANI KPI GBE sort du silence ce 3 janvier. Depuis Obo, ses responsables alertent sur les manœuvres d’un certain Centro Makpayen qui se présente comme leur chef auprès de certains bailleurs de fonds, alors qu’il n’entretient strictement aucun rapport avec leur structure.

 

Les faits remontent à plusieurs semaines déjà. Centro Makpayen aurait pris l’habitude d’approcher différentes personnalités, des institutions financières et même des investisseurs étrangers. À chacune de ces rencontres, il tient le même discours : il dirige le groupe AZANDE ANI KPI GBE et possède tous les pouvoirs pour engager l’organisation dans des accords financiers.

 

Cette stratégie lui permet d’inspirer confiance. Les personnes contactées imaginent discuter avec un responsable légitime, quelqu’un qui peut vraiment prendre des décisions au nom de la milice d’autodéfense basée à Obo. Certaines ont probablement déjà versé de l’argent, d’autres envisagent de le faire prochainement.

 

Mais la réalité diffère totalement de ce tableau. Le vrai groupe AZANDE ANI KPI GBE ne connaît pas cet homme dans ses rangs. Makpayen ne figure sur aucun registre de membres, ne dispose d’aucune fonction officielle, n’a jamais reçu le moindre mandat pour représenter qui que ce soit. Son nom n’apparaît nulle part dans les documents internes de l’organisation.

 

Les dirigeants de cette milice tiennent à le préciser sans ambiguïté. Aucune décision prise par Makpayen ne les concerne, aucune promesse formulée par lui ne peut les engager juridiquement ou moralement. Que ces arrangements datent du passé ou qu’ils surviennent dans l’avenir, ils restent sans valeur pour AZANDE ANI KPI GBE.

 

L’affaire prend encore une ampleur considérable. Le communiqué de la coordination vise un public très large : les autorités centrafricaines en premier lieu, puis la Minusca qui opère sur le territoire, sans oublier les partenaires internationaux de la République centrafricaine. L’organisation souhaite que ce message circule aussi dans l’opinion publique nationale et au-delà des frontières.

 

Cette diffusion massive répond à un objectif précis. AZANDE ANI KPI GBE veut éviter que d’autres victimes tombent dans le piège tendu par Makpayen. Chaque institution qui reçoit une sollicitation de sa part doit maintenant savoir qu’elle traite avec un imposteur, pas avec un représentant authentique du groupe.

 

Face à cette situation, les responsables du groupe lancent un appel direct. Ils demandent aux autorités compétentes de prendre les mesures qui s’imposent pour arrêter ces agissements. Le texte ne précise pas quelles sanctions Makpayen devrait encourir, mais le ton laisse peu de place au doute sur la fermeté attendue.

 

Par Cédric Nzapa

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Crise Tamoil en Centrafrique :  Des employés abandonnés entre réquisitions gouvernementales et silence de la direction française

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Crise Tamoil en Centrafrique :  Des employés abandonnés entre réquisitions gouvernementales et silence de la direction française

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station essence Total 4e arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La situation de l’entreprise pétrolière Tamoil (Total Énergies) en République centrafricaine tourne au drame humain pour des dizaines de familles. Pris entre les réquisitions du gouvernement et l’abandon apparent de leur direction française, des employés se retrouvent sans salaire ni communication depuis des mois.

 

Le ministre de l’Énergie, Bertrand Arthur Piri, a procédé, avec les membres de sa mafia,  à la réquisition de stations-service Tamoil, une décision que certains experts qualifient d’illégale. Cette intervention gouvernementale arrive après un blocage qui durait déjà depuis plus de 18 mois. Si le gouvernement explique que ces réquisitions visaient à maintenir l’approvisionnement énergétique du pays, elles ont créé un vide juridique et social, laissant les travailleurs dans l’incertitude la plus totale.

 

Enguerrand Rochefort, directeur de Tamoil France (Total Énergies), est au cœur des critiques. La direction n’assure plus aucune communication avec ses employés centrafricains. Les griefs sont lourds : absence totale de dialogue avec le personnel local, salaires impayés ou versés de manière aléatoire créant « une galère tous les mois », dettes non honorées, refus de suivre les solutions proposées malgré le blocage prolongé.

 

« Il ne donne et ne respecte aucun de ses employés », dénonce une source centrafricaine. « Des pères et mères de famille se retrouvent abandonnés sans aucune explication ».

 

Depuis les réquisitions, les employés de Tamoil se trouvent dans un no man’s land administratif et financier. Ni le gouvernement centrafricain ni la direction française ne semblent assumer la responsabilité de leur situation. Des sources évoquent également une vendetta entre la direction de Tamoil et le ministre Piri.

 

Comme tout le monde le sait, un conflit entre autorités nationale et multinationales finit toujours par frapper les travailleurs ordinaires en premier, les privant de leurs moyens de subsistance. Les accusations volent entre gouvernement et entreprise. Pendant ce temps, qu’en est-il de la responsabilité sociale des entreprises étrangères opérant en Centrafrique? Jusqu’où peuvent aller les prérogatives gouvernementales en matière de réquisition ?

 

Les employés de Tamoil, eux, attendent toujours qu’on leur rende leur dignité : celle d’être informés, payés et respectés pour le travail qu’ils continuent ou ont continué d’accomplir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Attaque meurtrière à Matala, dans la Vakaga  : le bilan définitif fait état d’une mère et son enfant tués

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Attaque meurtrière à Matala, dans la Vakaga  : le bilan définitif fait état d’une mère et son enfant tués

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-deplaces-interne-de-la-vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Attaque meurtrière à Matala, dans la Vakaga  : le bilan définitif fait état d’une mère et son enfant tués
Les déplacés internes fuyant leurs villages pour se regrouper devant la base de la Minusca à Amdafock, 60 kilomètres de Birao, dans la Vakaga. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un groupe armé non identifié, apparenté aux “arabes soudanais”, a lancé une offensive contre le village de Matala, localisé à quinze kilomètres de Birao sur la route d’Amdafock. L’assaut a coûté la vie à une femme et son enfant.

 

Les assaillants ont frappé très tôt dans la matinée, semant la panique parmi la population locale. Plusieurs personnes ont été blessées lors de l’attaque, dont le nombre exact reste à déterminer. Face à l’agression, les habitants du village ont riposté avec les moyens du bord, tentant de repousser les assaillants avant l’arrivée des renforts des forces de l’ordre.

 

Finalement, les éléments de Forces Armées Centrafricaines, accompagnées de leurs alliés russes du groupe Wagner, se sont rapidement déployées sur zone après avoir reçu l’alerte. Les militaires ont entamé une traque des agresseurs qui ont pris la fuite après l’intervention des villageois, probablement vers le Soudan voisin. Les opérations de ratissage se poursuivent 24 heures après l’attaque dans les environs, les forces gouvernementales espérant intercepter les membres du groupe avant qu’ils ne rejoignent leurs bases arrière au Soudan.

 

La zone de Birao, située dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est du pays, connaît régulièrement des incursions de groupes armés venus du Soudan voisin. Ces factions profitent de la porosité de la frontière pour mener des raids contre les villages, ciblant souvent les populations civiles et leur bétail. Les autorités locales ont alerté à plusieurs reprises sur la vulnérabilité de cette région frontalière.

 

Les blessés ont été évacués vers le centre de santé de Birao pour recevoir des soins. L’état de certains d’entre eux demeure inquiétant selon les premières informations disponibles. Les familles endeuillées se préparent aux funérailles de la mère et son enfant, victimes de cette énième violence dans une région déjà éprouvée par l’insécurité.

 

Les habitants de Matala et des villages environnants restent sur le qui-vive, craignant de nouvelles attaques dans les jours à venir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moussa Kala

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Touadéra, penses-tu plus malin que les autres ?

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Touadéra, penses-tu plus malin que les autres ?

CENTRAFRIQUE : L'ÉVALUATION CRITIQUE DU DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUR L'ÉTAT DE LA NATION
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC. Le président centrafricain Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro campe sur ses positions malgré la grogne de l’opposition qui menace de boycotter les Élections de 2025

 

Le ton était donné dès les premiers mots. Face aux journalistes réunis au Palais de la Renaissance ce 30 mai, Faustin-Archange Touadéra n’a pas mâché ses mots. L’homme qui dirige la République centrafricaine depuis bientôt une décennie affiche une confiance qui agace ses détracteurs. Mais derrière cette assurance, les fissures se creusent.

 

« Ils parlent aux diplomates, ils écrivent à d’autres chefs d’État au lieu de me parler », lance le président en évoquant l’opposition. Sa voix trahit une irritation mal contenue. Pour lui, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et ses alliés manquent de respect en s’adressant d’abord aux chancelleries étrangères. « Ça veut dire qu’ils ne reconnaissent pas mon rôle. Ça, je ne comprends pas ».

 

Un dialogue de sourds qui s’éternise

 

Pourtant, du côté de l’opposition, on ne comprend pas non plus. Depuis la promulgation de la nouvelle constitution en août 2023, les leaders du BRDC réclament des discussions franches. Ce texte, qui ouvre la voie à un éventuel maintien de Touadéra au pouvoir, fait grincer des dents. D’autant que la Cour constitutionnelle l’avait initialement rejeté  en 2022 avant qu’il ne soit finalement soumis par référendum totalement illégal.

 

« La Cour a dit non, c’est clair comme de l’eau de roche », martèle un responsable du BRDC joint par téléphone par la rédaction du CNC. Selon lui, le président contourne délibérément les institutions pour servir ses intérêts. L’opposition exige donc un vrai débat direct avec le Président avant les échéances électorales de 2025 : municipales, législatives et présidentielle. Sans cela, elle brandit la menace du boycott.

 

Ce qui coince aussi, c’est la façon dont les Élections sont organisées en ce moment. L’opposition pointe du doigt la composition de l’autorité nationale des Élections (ANE), jugée trop proche du pouvoir.

 

« C’est inacceptable que le président, le gouvernement et l’Assemblée nationale décident de tout », dénonce un opposant. Ils exigent une refonte de cette commission et un fichier électoral fiable pour garantir des Élections justes. Sans ces changements, pas question de participer à ce qu’ils appellent un jeu déjà truqué d’avance.

 

Wagner, l’atout maître de Touadéra

 

Derrière cette partie d’échecs politique se dessine l’ombre de Moscou. Depuis 2018, la Russie et les hommes du groupe Wagner assurent la protection du régime centrafricain. Une alliance qui donne des ailes à Touadéra, mais qui inquiète ses opposants.

 

« Il se croit tout permis maintenant », confie un cadre du BRDC. « Avec les Russes derrière lui, il pense pouvoir ignorer tout le monde : l’opposition, les diplomates, même le peuple. » Cette relation privilégiée avec Wagner, pourtant épinglée par plusieurs rapports de l’ONU pour des violations des droits humains, offre au président une marge de manœuvre qu’il n’hésite pas à exploiter.

 

Face aux journalistes, Touadéra renvoie pourtant la balle à ses détracteurs. Puisque certains opposants siègent à l’Assemblée nationale, pourquoi ne s’expriment-ils pas dans l’hémicycle ? « Dites-moi sur quoi on discute, quel est le sujet précis ? », questionne-t-il, feignant l’ouverture. Une posture que l’opposition interprète comme de la mauvaise foi pure, ou de la sorcellerie des Gbakamandja.

 

Le spectre du boycott électoral

 

À quelques mois des Élections, la République centrafricaine navigue en eaux troubles. Plusieurs citoyens ont été incarcérées ces derniers mois, accusés de vouloir faire un coup d’État, alimentant le climat de défiance.

 

Au même moment, l’opposition pose ses conditions : révision de la constitution avec toutes les parties prenantes, l’autorité nationale des élections, fichier électoral fiable. Elle va même jusqu’à proposer une médiation africaine, idée balayée d’un revers de main par Touadéra au nom de la souveraineté nationale.

 

« Il croit avoir toutes les cartes en main, mais il oublie l’essentiel : le peuple », prévient un responsable de l’opposition. Si le dialogue n’aboutit pas, le boycott des élections pourrait plonger le pays dans une nouvelle spirale de tensions.

 

Touadéra semble parier sur sa capacité à imposer sa vision politique malgré la contestation. Fort de ses appuis russes et convaincu de sa légitimité, il refuse les concessions réclamées par ses adversaires. Mais ce jeu d’équilibriste pourrait bien lui coûter cher.

 

Car au-delà des calculs politiciens, c’est l’avenir de la République centrafricaine qui se joue. Dans un pays encore fragile après des années de crise, l’absence de consensus risque de rouvrir des plaies à peine cicatrisées.

 

La question demeure : le président centrafricain parviendra-t-il à maintenir le cap malgré la tempête qui gronde, ou son refus du dialogue finira-t-il par le rattraper ? La réponse se dessine peut-être déjà dans les rues de Bangui, où la patience du peuple centrafricain s’amenuise de jour en jour….

 

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Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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Flash Info : Un soldat FACA arrêté par les mercenaires russes à Zémio et transféré vers une destination inconnue

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Flash Info : Un soldat FACA arrêté par les Mercenaires russes à Zémio et transféré vers une destination inconnue

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash Info : Un soldat FACA arrêté par les mercenaires russes à Zémio et transféré vers une destination inconnue
Une image d’illustration à Obo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un élément des Forces Armées Centrafricaines a été interpellé par les mercenaires russes du groupe Wagner à Zémio avant d’être embarqué dans un hélicoptère des Wagner, la tête recouverte d’un sac plastique, vers une destination qui demeure incertaine pour l’instant.

 

Le soldat, prénommé Xavier, avait été recruté à Bangui puis formé par les mercenaires russes sur le site de Berengo, situé à environ 80 kilomètres de la capitale dans la préfecture de la Lobaye. Après sa formation, il avait été déployé à Zémio avec l’ensemble de sa promotion.

 

Depuis les attaques menées par les miliciens Azandés contre les positions tenues par Wagner et les forces gouvernementales, certains collègues de Xavier ont discrètement signalé aux Russes qu’il appartenait à l’ethnie Zandé, celle-là même qui constitue la base de la milice Azandé dans cette zone.

 

Cette dénonciation a immédiatement éveillé les soupçons des mercenaires qui l’ont accusé de fournir des renseignements aux miliciens Azandé sur les dispositifs de sécurité et les mouvements des troupes. Sans autre forme d’enquête, Wagner a procédé à son arrestation.

 

Le soldat a ensuite subi des tortures avant d’être emmené, tête enveloppée dans un sac plastique, à bord d’un hélicoptère du groupe russe il y’a quelques heures. Personne ne sait avec certitude s’il a été acheminé vers Bangui ou vers un autre lieu de détention contrôlé par les mercenaires.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Élections présidentielles du 28 décembre 2025 : résultats provisoires à la sortie des urnes selon la rédaction du CNC

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Élections présidentielles du 28 décembre 2025 : résultats provisoires à la sortie des urnes selon la rédaction du CNC

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Élections présidentielles du 28 décembre 2025 : résultats provisoires à la sortie des urnes selon la rédaction du CNC
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La rédaction du CNC a déployé ses équipes sur l’ensemble du territoire national lors de ces Élections groupées du dimanche 28 décembre 2025. C’est dans ce cadre qu’elle a compilé tous les résultats provisoires du scrutin à partir des suffrages observés directement à la sortie des urnes. Le scrutin, suivi sur l’ensemble du territoire et à l’étranger, a mobilisé près de 60 % des électeurs inscrits.

 

Sur 2 304 000 électeurs inscrits, environ 1 612 800 ont voté, avec 32 256 bulletins nuls, laissant 1 580 544 suffrages valablement exprimés.

Les résultats des urnes calculés indépendamment sont les suivants :

 

Anicet-Georges Dologuélé (Union pour le renouveau centrafricain) arrive en tête avec 49,3 % des voix, soit 779 548 suffrages.

 

Il est suivi de Henri-Marie Dondra (Union pour l’Unité Républicaine (UNIR)) avec 32,01 %, soit 505 449 voix.

 

Puis de Faustin-Archange Touadéra (Mouvement Cœurs Unis (MCU),  Président sortant, candidat à un troisième mandat), qui obtient 17,4 %, soit 275 015 suffrages.

 

Derrière ce trio, Serge-Ghislain Djori, Collectif d’Alternance Politique pour une Nouvelle Centrafrique (CAPNCA) totalise 0,7 %, correspondant à 11 064 voix.

 

Aristide Briand Reboas, Parti Chrétien Démocrate (PCD), rassemble 5517 suffrages, soit 0,35 % des voix.

 

Marcelin Yalemende,  Indépendant obtient 0,15 %, soit 2 371 voix.

 

Le dernier de la liste, Eddy Symphorien Kparékouti, Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), ferme le classement avec 0,1 %, représentant 1 580 suffrages.

 

Les équipes de la rédaction ont suivi l’ensemble des opérations, depuis l’ouverture des bureaux jusqu’au dépouillement, permettant de compiler ces résultats en temps réel. Chaque candidat a été observé dans ses zones de vote, et les chiffres présentés reflètent les suffrages constatés directement dans les urnes avant consolidation officielle.

 

Les bureaux ont enregistré une forte mobilisation, avec des files d’attente dans la capitale et dans les principales préfectures. Les opérations de vote et de dépouillement ont été suivies par notre équipe pour garantir la fiabilité de la compilation, et la rédaction a noté la répartition exacte des votes, la participation et les bulletins nuls pour chaque bureau observé.

 

 

Par Alain Nzilo

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Recherché par la cour pénale spéciale, Abdel Kani Mahamat Sallé , transporté dans un véhicule ministériel, est finalement arrivé à Ndélé, mais prend fuite immédiatement pour un village voisin

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Recherché par la cour pénale spéciale, Abdel Kani Mahamat Sallé , transporté dans un véhicule ministériel, est finalement arrivé à Ndélé, mais prend fuite immédiatement pour un village voisin

 

Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio des-rebelles-du-fprc-en-position-de-combat-avec-un-DKM-sur-un-pick-up-à-Ndélé-le-29-avril-2020 RCA : retour à Ndélé du chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan sur fond de tension.
des-rebelles-du-fprc-en-position-de-combat-avec-un-DKM-sur-un-pick-up-à-Ndélé-le-29-avril-2020 – RCA : retour à Ndélé du chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan sur fond de tension.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Abdel Kani Mahamat Sallé, ancien commandant de zone à Ndélé, est activement recherché par la Cour pénale spéciale de Bangui pour le massacre de civils au marché de Ndélé pendant le ramadan en 2020. Malgré ce mandat d’arrêt, il vient d’arriver à Ndélé à bord du véhicule du ministre de l’agriculture Guismala Hamza.

 

Le parcours d’Abdel Kani à travers le pays raconte comment un homme traqué par la justice, mais pas la moindre,  peut circuler librement grâce à des complicités de ses frères au sommet de l’État. Après le massacre, ce colonel fuit Ndélé dans le pick-up du ministre de l’agriculture. Une fois à Bangui, il trouve refuge dans le quartier Bazanga. Recherché par la CPS, le ministre Abazène organise rapidement son transfert vers Nola pour le tenir loin de la Cour pénale spéciale.

 

Pendant plusieurs années, Abdel Kani se terre dans une mine d’or. Les forces de l’ordre fouillent sa maison, mais il s’échappe à temps. Un véhicule arrive pour le récupérer et le ramener vers Bangui. Arnaud Djoubaye Abazène contacte son frère Guismala Hamza, ministre de l’Agriculture, qui accepte de le convoyer jusqu’à Ndélé. Comme vous le savez, dans les convois ministériels, aucun contrôle policier ou gendarmerie ne vient entraver le voyage du fugitif.

 

Le 4 décembre 2025, le véhicule ministériel atteint Ndélé vers 5 heures du matin. Après avoir foulé le sol de Ndélé, le fugitif quitte immédiatement Ndélé pour un village voisin, Lemena.

 

Cette protection accordée à un suspect de massacre trouve ses racines dans les événements de 2020. À cette époque, la guerre à Ndélé est financée par le régime via ses ministres issus du nord qui sont dans le gouvernement. Azor Kalite dirige les mouvements armés avec des mercenaires soudanais commandés par le Général Djazouli. Les ministres Guismala Amza, Gilbert Toumou Deya et Djono Haba assurent le financement de cette guerre qui tue des centaines de civils et réduit des villages en cendres. Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice et proche parent des suspects, joue un rôle central dans cette affaire dans la coordination du mouvement de tous ces rebelles.

 

Mais, la surprise arrive. La Minusca arrête plusieurs suspects en 2020 et les transfère à Bangui. Parmi eux : Kalite Azor, Charfadine Moussa, Antar Hamat, Wodjonodroba Oumar Oscar, Général Faché, Younouss Kalamyal, Atahir English, Fotor Sinine et Youssouf Moustapha alias Badjadje. Ils sont incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

 

Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène intervient très rapidement et fait libérer quatre suspects : Odjo, Amza, Awdalla et Amine Saboune. Seuls Azor Kalite et Moussa Chaffardine restent derrière les barreaux du camp de Roux.

 

Après leur sortie de prison, chacun prend un chemin différent. Amine Saboune fuit au Soudan pour échapper définitivement aux poursuites. Amza et Awdalla rejoignent les groupes armés du nord, confirmant les liens entre certains membres du gouvernement et la rébellion. Odjo choisit une voie inattendue : il intègre l’école nationale de police au PK10.

 

Quelques mois après son entrée à l’école, les forces de l’ordre arrêtent Odjo et l’enferment à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Djoubaye Abazène ordonne une nouvelle fois sa libération. Convaincu de son impunité, Odjo se présente au procès de Kalite et Chaffardine devant la Cour pénale spéciale. Il ignore qu’un mandat d’arrêt a été émis contre lui. Les policiers présents dans la salle l’interpellent immédiatement. Il est aujourd’hui détenu au camp de Roux.

 

La Cour pénale spéciale lance des mandats d’arrêt contre d’autres suspects restés à Ndélé. Les forces de l’ordre localisent plusieurs d’entre eux et lancent une opération d’arrestation. Les accusés sortent leurs armes et ouvrent le feu. Un échange violent éclate. Le Général Adam Moukatar meurt dans l’affrontement. Ses complices profitent de la confusion pour s’enfuir : Général Younouss Kalam Iyal, Général Atahir Inglish, Général Moussa Badjat, Général Fâché et Général Abdel Kani.

 

En juin 2023, durant la campagne référendaire pour la nouvelle constitution, Guismala Amza se rend à Ndélé. Il ramène discrètement le Général Abdel Kani à Bangui. D’autres suspects prennent aussi la route de la capitale individuellement. Informée de leur présence, la Cour pénale spéciale intensifie ses recherches.

 

Face à cette pression, les ministres Djono Ahaba et Guismala Amza agissent rapidement. Guismala Amza cache Abdel Kani dans sa ferme sur la route de Mbaïki. Djono Ahaba dissimule d’autres suspects sur son site minier à Boda : les Généraux Anama Dogache, Alanta et Garba Nasser Garmadia. Ces décisions montrent comment le pouvoir politique protège activement des hommes accusés de crimes de masse.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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24 heures après l’offensive des forces gouvernementales à Bambouti, les miliciens azandé frappent par surprise à Zemio et reprennent l’assaut

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24 heures après l’offensive des forces gouvernementales à Bambouti, les miliciens azandé frappent par surprise à Zemio et reprennent l’assaut

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>24 heures après l’offensive des forces gouvernementales à Bambouti, les miliciens azandé frappent par surprise à Zemio et reprennent l’assaut
Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le calme n’aura pas duré longtemps dans le Haut-Mbomou. Après la reprise de Bambouti par les forces gouvernementales appuyées par les Russes, les combattants Azandé ont immédiatement contre-attaqué. Zemio a été visée jeudi, puis Bambouti à nouveau vendredi. Ces opérations successives confirment la volonté de ces miliciens de poursuivre leur résistance contre les forces d’occupation.

 

L’offensive russo-centrafricaine contre Bambouti avait débuté jeudi matin, juste le jour du Nouvel An. Les Mercenaires russes, épaulés par les soldats FACA et les ex-rebelles de l’UPC, avaient repris le contrôle de cette localité stratégique située à la frontière de la RCA avec le Soudan du sud. Mais la victoire leur a coûté cher : six mercenaires russes sont tombés au combat et un autre a été blessé. Les forces centrafricaines qui les accompagnaient ont également enregistré des pertes.

 

Dès le jeudi soir, les miliciens Azandé ont lancé une attaque surprise sur un checkpoint de l’armée nationale à Bandachi, tout près de Zémio. Leur cible : frapper fort et se retirer. Mais l’attaque surprise a duré plusieurs heures jusqu’au petit matin. Finalement, l’assaut a fait un mort parmi les militaires centrafricains et deux disparus. L’un des évadés a fini par rejoindre la ville de Zémio dans la brousse dans la panique, mais le second reste introuvable jusqu’à ce jour.

 

Mais les miliciens Azandé ne semblent pas se laisser faire. Dès la matinée du vendredi 2 janvier, les miliciens Azandé sont retournés à Bambouti. Leur nouvelle offensive a été menée avec une intensité remarquable. Ces miliciens d’autodéfense, originaires du Haut-Mbomou, semblent décidés à reprendre leur territoire coûte que coûte des mains de ces criminels de Wagner. Ils connaissent parfaitement le terrain et utilisent cet avantage pour maintenir la pression sur les forces adverses.

 

Il y’a lieu de rappeler que ces miliciens Azandé entretiennent une relation particulière avec les mercenaires russes. Formés autrefois par ces derniers à Obo, ils exigent aujourd’hui leur départ complet du territoire du Haut-Mbomou. Leur revendication est simple : les Russes doivent partir, même si les soldats FACA, les gendarmes et les policiers peuvent rester. Un désaccord profond a rompu les liens qui existaient entre eux. La rupture semble définitive.

 

La population du Haut-Mbomou soutient massivement cette position. Toute la région s’est unie derrière les miliciens Azandé. Cette cohésion rend impossible toute tentative de division du groupe. La situation ressemble à celle des éléments du 3R, où l’unité collective empêche toute négociation fragmentée. Face à cette solidarité, les autorités peinent à trouver une faille au sein de la milice.

 

Pourtant, le gouvernement centrafricain refuse d’ouvrir un dialogue avec les combattants Azandé. La stratégie choisie consiste à envoyer davantage des mercenaires russes du groupe Wagner  plutôt qu’à négocier. Cette approche se heurte à une opposition ferme et organisée. Les miliciens maintiennent leurs positions et continuent de lancer des attaques ciblées contre les forces gouvernementales et leurs alliés russes.

 

Par ailleurs, au plein centre ville de Zémio, un incident s’est produit en plein centre de Zemio le 1er janvier. Une femme a été tuée et son père grièvement blessé lors d’une attaque. Ce dernier se trouve actuellement à l’hôpital. L’identité des agresseurs reste incertaine. Certaines sources accusent les miliciens Azandé, mais cette version interroge.

 

Comment des miliciens Azandé  auraient-ils pu pénétrer au cœur de Zemio, commettre une telle action et repartir sans être inquiétés ? Des mercenaires russes, des soldats FACA, des gendarmes et des policiers patrouillent constamment dans le centre-ville. La présence de toutes ces forces de sécurité rend difficile l’hypothèse d’une incursion des miliciens en pleine journée.

 

 

Par Cédric Nzapa

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Centrafrique : la machine à désinformation russe tourne à plein régime sur les réseaux sociaux en pleine période électorale

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Centrafrique : la machine à désinformation russe tourne à plein régime sur les réseaux sociaux en pleine période électorale

 

Centrafrique : la machine à désinformation russe tourne à plein régime sur les réseaux sociaux en pleine période électorale
De gauche à droite : le général amputé « S’en fout la mort », Dimitri Sytyi, et le colonel Boris lors de la signature de l’accord de paix avec les 3R et l’UPC au palais de la Renaissance, Bangui.

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le 28 décembre, les centrafricains votaient dans le chaos des fraudes massives. Au même moment, les réseaux sociaux subissaient un bombardement informatif. Accusations contre l’Occident, fabrications mensongères : une machine de propagande russe inondait les plateformes avec une intensité jamais vue auparavant.

 

Tout démarre le 29 décembre à 8h13. Un message circule dans une boucle Télégramme proche du Kremlin, reprenant un article de RIA Novosti. Dmitri Podolski, conseiller du dictateur Touadéra et homme de confiance des Russes à Bangui, y accuse Paris d’avoir voulu “manipuler les Élections” par des pressions financières.

 

Une minute après, Sputnik Africa diffuse exactement les mêmes accusations sur X. Le texte est quasiment identique, mot pour mot. La synchronisation interroge déjà.

 

Dans la demi-heure qui suit, plusieurs comptes se présentant comme “panafricanistes indépendants” reprennent l’information sur Facebook et X mot pour mot, lettre pour lettre. Le contenu, l’angle choisi et parfois les phrases entières sont copiés-collés depuis les sources russes.

 

En moins de deux heures, huit publications distinctes diffusent cette même accusation. L’examen des profils montre qu’ils sont basés en Russie ou dans les pays de l’Alliance des États du Sahel. La spontanéité affichée paraît douteuse.

 

Une deuxième vague survient rapidement. Cette fois, la cible change : l’Union européenne. Des publications affirment qu’une délégation officielle d’observateurs européens supervise le scrutin centrafricain. L’information, attribuée à une interview de Podolski diffusée par l’agence TASS, se répand via des médias connus pour servir les narratifs russes.

 

Après enquête, cette délégation n’existe pas. L’ambassadeur de l’Union européenne à Bangui confirme qu’aucune mission n’a été envoyée, faute de demande des autorités locales. Des journaux centrafricains comme la radio Ndèkè-Luka démontent rapidement le montage.

 

Les prétendus “observateurs” sont en réalité des individus liés aux réseaux russes, mandatés sans aucun cadre institutionnel européen. La manœuvre apparaît limpide : inventer une présence occidentale fictive pour mieux la dénoncer ensuite.

 

Ce schéma renforce le discours anti-européen et valorise par ricochet la présence russe et Wagner en Centrafrique. Les deux épisodes obéissent au même protocole : un narratif préparé à l’avance, lancé par les médias d’État russes, puis amplifié par des influenceurs affichant un panafricanisme de façade.

 

Derrière les discours sur la souveraineté et l’indépendance, ces relais fonctionnent comme des haut-parleurs au service d’agendas russes. La synchronisation des messages, la répétition des formules, la géolocalisation des comptes : tout indique une coordination minutieuse.

 

En période électorale, cette mécanique façonne l’opinion publique africaine sans que beaucoup n’y voient autre chose qu’une révolte spontanée contre l’ancienne puissance coloniale. Les autorités centrafricaines gardent le silence sur ces manipulations qui se déroulent en pleine lumière​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Ndélé : Tentative de viol au commissariat, une femme torturée pour avoir refusé la drague d’un policier

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Ndélé : Tentative de viol au commissariat, une femme torturée pour avoir refusé la drague d’un policier

 

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Tentative d’agression sexuelle dans le commissariat de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine dernière, à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, une simple histoire de dette entre voisines a tourné au drame. Marlène, placée en cellule pour une affaire de créance, a été sauvagement torturée par des policiers après avoir refusé les avances sexuelles d’un enquêteur. Abandonnée sans soins, elle souffre de graves blessures.

 

Tout a commencé par une créance impayée entre deux voisines de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Marlène devait de l’argent à sa voisine Fofo. Mais lors de leur dernière rencontre, Fofo a demandé à Marlaine de lui donner son argent immédiatement. Cette dernière avait expliqué à sa créancière qu’elle attendait le retour de son argent de sa marchandise,  du charmoute (viande séchée),  qu’elle a envoyé à Bangui pour vendre, pour pouvoir rembourser sa dette. Excédée par ces explications, Fofo a refusé d’attendre davantage et a conduit Marlène au commissariat de police de Ndélé pour régler cette affaire par la force de la loi.

 

Mais une fois au commissariat, la situation a pris une autre tournure et inattendue. Marlène a été placée en cellule avec ordre de payer absolument sa dette à Fofo. Placé en détention, l’un des enquêteurs est venu et commence à draguer Marlaine. Ce type, très offensif dans sa drague, ne semble pas vouloir perdre du temps. Il pousse, pousse et pousse encore. Marlaine, de son côté, continue de rejeter la drague. Elle explique qu’elle est emprisonnée, et on veut en plus la draguer, ce n’est pas possible.

 

Ce refus a déclenché une violence incontrôlable des policiers. Un autre enquêteur s’est alors livré à des actes d’une brutalité inouïe contre Marlène : coups répétés, tortures, piétinements. La victime a subi des traumatismes graves au dos et à la poitrine, nécessitant des soins médicaux urgents.

 

Pourtant, malgré la gravité de son état, les policiers n’ont pas pris la responsabilité d’amener la victime à l’hôpital. Ce sont ses proches qui ont tenté de le faire, mais faute de moyens financiers, Marlène reste actuellement chez elle, sans soins appropriés, portant sur son corps les marques de la violence policière.

 

Cette affaire est actuellement au parquet de Ndélé. Tout le monde attend de savoir si les policiers impliquée dans cette violence vont-ils répondre de leurs actes.

 

Cette affaire confirme à ciel ouvert la dérive de nos forces de défense et de sécurité intérieure depuis huit ans.

 

Même fait du côté des FACA. Là encore, c’est pire. Les policiers ne sont pas en reste, avec une majorité qui a basculé dans le chaos et la criminalité. Seule la gendarmerie maintient encore une certaine tenue professionnelle, bien que certains gendarmes commencent également à glisser progressivement vers ces dérives.

 

Les recrues des huit dernières années sont particulièrement concernées par ces comportements criminels. L’absence totale d’enquêtes de moralité lors des recrutements a permis l’infiltration de la mafia au sein même des institutions censées protéger les citoyens. Aujourd’hui, ces forces de l’ordre transforment leurs fonctions en instruments d’oppression et d’extorsion plutôt qu’en service public.

 

Note : Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des personnes impliquées.

 

Par Barthelemy Kossi

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Pendant que la bataille fait rage à Bambouti et Zemio, à Obo,  les forces de l’ordre ont fait un raid nocturne sur le camp des déplacés de Nguili-Nguili, arrêtant au passage six déplacés

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Pendant que la bataille fait rage à Bambouti et Zemio, à Obo,  les forces de l’ordre ont fait un raid nocturne sur le camp des déplacés de Nguili-Nguili, arrêtant au passage six déplacés

 

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La ville de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou. CopyrightMinusca

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dimanche 4 janvier 2026, aux environs de trois heures du matin, le site des déplacés de Nguili-Nguili a connu une vaste rafle menée par les forces armées et policières. Téléphones et argent confisqués, six déplacés embarqués vers la gendarmerie où ils attendent toujours leur sort.

 

Pendant que la bataille fait rage à plus de 100 kilomètres de là, notamment  à Zemio et Bambouti entre les forces gouvernementales et les miliciens Azandé, natifs du Haut-Mbomou, à Obo par contre, les forces de l’ordre ont décidé de frapper dure. Ainsi, les gendarmes, policiers et soldats FACA ont encerclé le site des déplacés de Nguili-Nguili, situé à quinze kilomètres de Obo sur la route menant à Mboki. Leur mission officielle consistait, selon les auteurs,  à débusquer des miliciens Azandé qui se seraient infiltrés parmi les déplacés du site. Selon eux, des informations crédibles font état de la présence des miliciens dans le coin.

 

Ainsi, l’opération s’est déroulée dans l’obscurité totale. Les agents ont fouillé les abris un par un, scrutant chaque recoin du campement. Ils ont ramassé les téléphones portables des déplacés, saisi les sommes d’argent qu’ils trouvaient, emporté divers objets personnels. Aucun assaillants n’a finalement été découvert durant cette perquisition musclée qui a duré plusieurs heures.

 

Avant leur départ, les forces de l’ordre  ont néanmoins appréhendé six hommes parmi les déplacés du camp. Ces personnes ne portaient aucune arme et n’avaient rien de combattants. Il s’agissait simplement de cultivateurs qui vivaient là avec leurs familles, travaillant aux champs pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

 

Ces six déplacés ont été conduits à la gendarmerie de Obo où ils demeurent enfermés depuis ce jour. Personne ne comprend vraiment les raisons de leur maintien en détention. Les autorités n’ont formulé aucune accusation précise contre eux, n’ont présenté aucun élément permettant de justifier leur incarcération prolongée.

 

Dans un tout autre registre, les soldats FACA ont provoqué un second incident au plein centre Obo. Ils ont complètement incendié la maison d’un jeune homme du quartier. Ce garçon fait partie de ces anciens miliciens Azandés qui avaient été formés puis intégrés dans l’armée nationale centrafricaine lors d’un processus de désarmement.

 

L’incendie de sa maison fait suite à une banale querelle survenue dans un débit de boissons traditionnelles. Des soldats FACA s’étaient rendus chez une vendeuse pour acheter du vin de palme. Toute la marchandise avait déjà été écoulée quand ils sont arrivés. La commerçante leur a signalé qu’une petite quantité restait disponible, mais qu’elle appartenait à un client qui l’avait entreposée chez elle en attendant de venir la récupérer.

 

Les militaires ne se sont pas souciés de cette précision. Ils ont pris le bidon et ont commencé à consommer le breuvage sur place. Quand le propriétaire est revenu chercher son achat, il a constaté la disparition de son bien. La vendeuse lui a expliqué que les soldats s’en étaient emparés.

 

Le jeune homme est entré dans une violente colère. Il a interpellé les militaires, leur demandant pourquoi ils avaient pris ce qui ne leur appartenait pas. Une altercation s’en est suivie. Les soldats, loin de s’excuser ou de proposer un dédommagement, ont renversé volontairement le bidon au sol. Le liquide s’est répandu dans la poussière.

 

Avant de partir, ils ont lancé des menaces à la vendeuse. Ils lui ont reproché de vouloir réserver sa marchandise uniquement aux membres de l’ethnie Zandé, de refuser de servir les autres clients. Ils ont ajouté que le propriétaire du vin allait voir ce qui l’attendait dans la nuit.

 

Quelques heures plus tard, la menace s’est concrétisée. Les soldats sont revenus et ont mis le feu à l’habitation du jeune homme. Les flammes ont tout dévoré, ne laissant que des décombres fumants. Le propriétaire se retrouve sans toit, ayant perdu tous ses biens dans cet incendie criminel.

 

Aucune poursuite n’a été engagée contre les auteurs de ces actes. Les militaires continuent leurs activités habituelles comme si rien ne s’était passé. L’impunité demeure totale pour ces agents en uniforme qui agissent selon leur bon vouloir. Les victimes, qu’il s’agisse des six cultivateurs emprisonnés ou du jeune homme dont la maison a brûlé, n’ont aucun recours. Chacun fait ce qu’il veut dans cette région où l’autorité semble avoir abandonné toute prétention à faire respecter la loi.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Narcisse Simba

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À Kaïngotto, Nana-Mambéré,  un soldat FACA poignarde un civil quatre fois avec son couteau commando

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À Kaïngotto, Nana-Mambéré,  un Soldat FACA poignarde un civil quatre fois avec son couteau commando

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la nuit du réveillon, vers 22h48, un incident sanglant a perturbé les festivités à Kaïngotto, localité située à 30 kilomètres d’Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Un soldat des forces armées centrafricaines a blessé grièvement un jeune homme de plusieurs coups de couteau.

 

Ce Soldat FACA, identifié sous le nom de Doka,  déployé pour la sécurisation du chantier minier de Rondji, avait quitté sa base pour rejoindre un débit de boissons traditionnel où se déroulait la fête du Nouvel An. Sur place, il a commencé de draguer insistamment une jeune fille présente parmi les fêtards. Le frère aîné de la jeune fille, constatant l’agitation du soldat, est alors intervenu, demandant au soldat de cesser sa drague et ordonnant aussitôt à sa sœur de rentrer à la maison familiale.

 

Le militaire, choqué par la décision du frère de la jeune fille, commence à s’énerver tranquillement dans son fort intérieur. Ainsi, La tension est rapidement montée d’un cran.

 

Pendant ce temps, une altercation éclate sur le lieu du débit de boisson traditionnel entre deux jeunes. Le frère de la jeune fille, sur place, est intervenu pour séparer les deux bagarreurs. C’est justement à ce moment là que le Soldat FACA, qui gardait sa colère depuis, vient derrière le grand frère de la petite et le poignarder au couteau.  Les coups ont atteint le bras, le dos à deux endroits distincts, ainsi que la cuisse de la victime.

 

Les cris d’effroi ont retenti dans la nuit. Le militaire a immédiatement pris la fuite en direction de la base militaire sur le chantier chinois de     Rondji où il était basé avec ses collègues.

 

Ce n’est que le lendemain matin que la famille du blessé l’a transporté d’urgence à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires.

 

Il est à rappeler que ce soldat FACA est sous le commandement de l’adjudant-chef Ndouhoum, responsable de la base du chantier minier chinois de Kaïngotto, deuxième implantation de la société IMC Rondji dans cette zone.

 

Pour les parents de la victime, il faut que les autorités militaires du pays soient informées de cet événement qui témoigne des tensions existant entre les militaires et la populations civiles dans ces localités éloignées de la capitale.

 

Par Arsène Nganawara

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Ndélé : comment la journée du 28 décembre a viré au cauchemar électoral avec la présence des mercenaires Wagner dans les bureaux de vote

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Ndélé : comment la journée du 28 décembre a viré au cauchemar électoral avec la présence des mercenaires Wagner dans les bureaux de vote

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/ndele-campagne-electorale.webp” data-wpel-link=”internal”>Ndélé : comment la journée du 28 décembre a viré au cauchemar électoral avec la présence des mercenaires Wagner dans les bureaux de vote

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La journée du 28 décembre à Ndélé restera gravée dans les mémoires. Entre la présence intimidante de mercenaires dans les centres de vote et le refus des autorités électorales de remettre les procès-verbaux, le scrutin a viré au désordre total dans cette préfecture du nord.

 

Au centre de vote de Batelé comme à celui de la mairie ainsi qu’ailleurs, des Mercenaires russes et syriens du groupe Wagner ont fait irruption dans plusieurs bureaux pendant les opérations de vote. Leur méthode était directe : ils demandaient aux mandataires du MCU de lever la main et de se mettre debout pour les identifier. Une fois repérés, ces observateurs recevaient l’ordre de se rasseoir sous le regard pesant des miliciens russes. Cette manœuvre s’est répétée dans d’autres centres, installant un climat de surveillance qui a mis mal à l’aise électeurs et observateurs.

 

À la fermeture des bureaux, les choses se sont encore compliquées. Le dépouillement des bulletins ne s’est pas déroulé en présence des mandataires des candidats, contrairement aux procédures habituelles. Les représentants des différentes formations politiques ont été tenus à l’écart pendant le décompte des voix, les privant de leur droit de contrôle sur les opérations électorales.

 

Après ce dépouillement opaque, les responsables de l’Agence nationale des Élections à Ndélé ont carrément refusé de distribuer les fiches de résultats aux mandataires. Ces documents officiels, qui doivent normalement être remis à chaque mandataire présent dans le bureau, sont restés entre les mains exclusives des agents de l’ANE. Cette confiscation des procès-verbaux a privé les partis de toute possibilité de vérifier les chiffres annoncés.

 

La situation s’est aggravée pour les bureaux de vote installés dans les villages environnants. Les représentants des candidats devaient normalement récupérer également leurs copies des procès-verbaux au bureau central de l’ANE à Ndélé. Mais des mercenaires russes et syriens du groupe Wagner ont bloqué l’accès à ce bureau, empêchant physiquement les mandataires d’entrer pour obtenir leurs documents. Cette obstruction a semé la panique parmi les délégués qui se sont retrouvés coincés à l’extérieur, incapables de remplir leur mission.

 

Les habitants de Ndélé ont observé avec inquiétude cette mainmise totale sur le processus électoral. Voir des miliciens russes contrôler qui peut circuler et qui peut accéder aux résultats a créé un malaise profond au sein de la population. Certains électeurs ont exprimé leur sentiment d’impuissance face à cette confiscation généralisée des documents électoraux.

 

Ces dysfonctionnements du jour du scrutin font écho à des pressions exercées pendant la campagne électorale. Dans les villages de Tiri, Miaméré, Miamani et Diki, des habitants se sont plaints des menaces du ministre résident de Bamingui-Bangoran, Guismalla Hamza. Lors d’une rencontre avec les autorités villageoises, ce dernier aurait employé un ton comminatoire pour exiger un vote massif en faveur de Touadéra et de Mahamat Daout Mansour. Les chefs de village et de groupes auraient entendu qu’en cas de refus, leurs médailles leur seraient arrachées.

 

À Lemena, village situé à douze kilomètres de Ndélé, le même ministre aurait tenu un discours contradictoire auprès de ses proches. Il leur aurait conseillé de ne pas voter pour le député MCU Mahamat Daout Mansour ni pour le sultan-maire Senoussi Ibrahim, également du MCU. Guismalla Hamza aurait plutôt poussé ses centrafricains à soutenir le métisse chinois Loïc Ndocka, dit Chinois, comme député, et Deyi comme maire.

 

Le 28 décembre à Ndélé a donc vu se cumuler une série d’anomalies : présence de mercenaires dans les bureaux pendant le vote, dépouillement sans témoins, refus de remise des procès-verbaux, et blocage physique de l’accès au bureau central de l’ANE. Cette accumulation a vidé le scrutin de toute transparence et laissé les partis politiques sans aucun moyen de vérifier les résultats proclamés par les autorités électorales.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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Orphelinat Enfant de Vie : visite de courtoisie de la présidente d’Action Solidaire, Madame Nadine Kossi

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Orphelinat Enfant de Vie : visite de courtoisie de la présidente d’Action Solidaire, Madame Nadine Kossi

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La présidente d’Action Solidaire, Madame Nadine Kossi, a rendu visite aux pensionnaires de l’orphelinat Enfant de Vie situé au quartier Combattant, le samedi 3 janvier 2025. Cette rencontre a permis aux enfants d’exposer leurs difficultés à la responsable associative.

 

De retour au pays depuis quelques jours, Madame Kossi a choisi de se rendre dans cet orphelinat du 8ème arrondissement de Bangui pour constater l’avancement des activités pédagogiques. Elle souhaitait également mesurer les progrès réalisés par les jeunes dans leur parcours éducatif. Dès son arrivée, les enfants et l’équipe encadrante lui ont réservé un accueil chaleureux.

 

Profitant de cette présence bienveillante, les enfants ont rapidement fait part de leurs préoccupations. Depuis le début de l’année scolaire, bon nombre d’entre eux n’ont toujours pas acquitté leurs frais de scolarité. L’assurance reste impayée pour plusieurs pensionnaires tandis que d’autres manquent cruellement de fournitures. Certains continuent même d’utiliser les anciens cahiers de l’année précédente, exploitant les pages demeurées vierges. D’autres n’ont pas de tenues scolaires, utilisant leurs anciennes tenues.

 

Par ailleurs, des enfants se retrouvent totalement dépourvus de matériel de base. Ni cahiers ni stylos pour suivre convenablement les enseignements dispensés à l’école. Cette pénurie affecte directement leur capacité à progresser dans leurs études. La situation vestimentaire n’est guère plus enviable puisque plusieurs jeunes fréquentent l’établissement sans tenue réglementaire.

 

Après avoir écouté attentivement ces doléances, Madame Kossi a tenu à apporter une réponse concrète. Elle a remis une enveloppe au responsable de l’orphelinat destinée à alléger les charges pesant sur les enfants. Cette contribution financière servira notamment à l’acquisition de fournitures scolaires indispensables. Elle permettra également le règlement des assurances et l’achat d’uniformes pour ceux qui n’en possèdent pas.

 

Au-delà de cette aide matérielle, la présidente d’Action Solidaire a tenu un discours rassurant envers les pensionnaires. Elle leur a rappelé toute l’affection qu’elle éprouve à leur égard ainsi que sa volonté de ne jamais les abandonner. Cette attention constante témoigne de son engagement durable auprès de l’orphelinat. Madame Kossi a également souligné l’importance qu’elle accorde à leur éducation et à leur avenir.

 

Interrogé par notre rédaction, le directeur de l’orphelinat enfants de vie, monsieur Jean Diboski, a exprimé toute sa reconnaissance pour ce geste de début d’année. Il a tenu à replacer cette initiative dans un contexte plus large en rappelant l’historique de l’orphelinat. Créée il y a plus d’une décennie, cette structure n’a jamais reçu la visite d’un représentant du ministère de l’Action Sociale. Aucun membre du gouvernement ne s’est jamais déplacé pour constater les conditions de vie des enfants.

 

Heureusement, d’après le directeur, des compatriotes comme Madame Kossi continuent de manifester leur solidarité envers ces jeunes démunis. Ce sont ces initiatives individuelles qui maintiennent l’orphelinat à flot et offrent une lueur d’espoir aux pensionnaires. Le directeur considère que ces enfants méritent toute l’attention malgré la perte de leurs parents. Ils doivent bénéficier d’un encadrement rigoureux car ils peuvent devenir des citoyens accomplis.

 

Selon lui, les laisser livrés à eux-mêmes comporterait des dangers considérables pour l’ensemble de la société. Des jeunes abandonnés risqueraient demain de grossir les rangs de groupes criminels et de commettre des infractions. Cette perspective justifie pleinement les efforts consentis pour assurer leur formation et leur insertion. Le responsable y voit un investissement nécessaire pour l’avenir du pays tout entier.

 

Le directeur a conclu ses propos en remerciant chaleureusement Madame Kossi pour sa générosité renouvelée. Grâce à cette contribution, les pensionnaires pourront acquérir des jouets, des uniformes scolaires ainsi que le matériel pédagogique nécessaire. Cette aide arrive à point nommé pour permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité dans des conditions décentes​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Flash info : Tirs intenses en cours à Mboula entre forces du général Ndalé et les mercenaires russes

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Flash info : Tirs intenses en cours à Mboula entre forces du général Ndalé et les Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Les-elements-rebelles-de-la-CPC-dans-la-Nana-Mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash info : Tirs intenses en cours à Mboula entre forces du général Ndalé et les <a href=Mercenaires russes” width=”300″ height=”218″ />
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La localité de Mboula, dans la commune de Djotoua (Nana-Mambéré),  s’enfonce dans la violence depuis ce lundi matin. Les éléments de la CPC du général Ndalé affrontent les mercenaires russes appuyés par rebelles ralliés au gouvernement.

 

D’après les informations recueillies par nos soins, les hostilités ont débuté en début de matinée et se poursuivent sans relâche. Les combattants du général Ndalé échangent des salves nourries avec les forces progouvernementales composées de mercenaires russes et des ex-rebelles  du 3R. Les détonations résonnent dans plusieurs secteurs du village, semant la panique parmi les habitants.

 

À l’origine de cette nouvelle flambée, d’après des sources sécuritaires jointes au téléphones, un incident survenu il y a trois jours. Les hommes de la Coalition des patriotes pour le changement auraient en effet abattu deux anciens rebelles désormais formés par les Russes. Cet acte a aussitôt déclenché une réaction vengeresse de la part des forces alliées au pouvoir.

 

Depuis lors, la tension n’a cessé de grimper dans la zone. Les combats de ce lundi marquent l’aboutissement de plusieurs jours de préparatifs des deux camps, chacun cherchant à prendre l’ascendant sur l’autre. Les populations civiles, coincées entre les belligérants, tentent désespérément de quitter les lieux sous les sifflements des balles.

 

Par ailleurs, cette nouvelle explosion de violence fait écho aux drames précédents vécus par Mboula. Le 12 septembre dernier, des mercenaires russes du groupe Wagner ont attaqué le village de Mboula, dans la commune de Djotoua (Nana-Mambéré). Dix-huit maisons incendiées, des civils torturés, des réserves détruites, des explosifs posés. Le scénario de terre brûlée  que les mercenaires russes font dans le village de Bowaye, 70 kilomètres de Bossangoa, et à Zemio, dans le Haut-Mbomou, s’est répété avec la même brutalité dans le village Mboula.

 

Actuellement, plusieurs maisons auraient été touchées par les projectiles. Le bilan humain demeure impossible à établir avec précision tant les communications avec le village restent difficiles. Les sources locales évoquent néanmoins des pertes dans les deux camps sans pouvoir avancer de chiffres fiables.

 

Entretemps, la route principale qui traverse Mboula serait devenue impraticable. Les usagers ne peuvent plus circuler librement en raison des positions occupées par les différents groupes armés. Cette coupure de l’axe routier risque d’isoler davantage la zone et de compliquer l’acheminement d’une éventuelle aide humanitaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Ngoro

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Contre-offensive à Bambouti : les miliciens Azandés encerclent les mercenaires russes et font six morts

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Contre-offensive à Bambouti : les miliciens Azandés encerclent les mercenaires russes et font six morts

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula.png” data-wpel-link=”internal”>Contre-offensive à Bambouti : les miliciens Azandés encerclent les mercenaires russes et font six morts
Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La reconquête de la ville frontalière de Bambouti s’est transformée en piège mortel pour les forces gouvernementales. Les miliciens Azandés, informés de l’attaque imminente des Wagner, ont adopté une nouvelle stratégie. Six Wagner ont péri dans l’accrochage malgré l’appui aérien des hélicoptères Apache déployé par les forces russes.

 

Tout commence le dimanche 28 décembre vers quatre heures du matin. Les miliciens Azandés déferlent sur Bambouti, cette ville frontalière du Haut-Mbomou collée au Soudan du Sud. En quarante-cinq minutes, la localité bascule. Les soldats des FACA jettent leurs armes et fuient, certains vers Sarchibou au Soudan du Sud, d’autres vers la base de la Minusca.

 

Les miliciens Azandé en ont profité pour capturer deux personnalités importantes ce jour-là. La sous-préfète tombe entre leurs mains ainsi que le commandant de brigade de la gendarmerie. Ces prises garantissent aux miliciens une forme de protection temporaire. Bambouti se retrouve occupée pendant que le reste du pays vote dans le chaos total des fraudes massives organisée par le gouvernement.

 

Pendant les cinq jours suivants, le silence règne du côté de Bangui. Mais derrière ce calme apparent, une riposte se prépare méthodiquement. Les mercenaires russes stationnés à Mboki reçoivent l’ordre de bouger. Les soldats FACA revenus de Djema après les scrutins convergent également vers Obo par hélicoptère, le chef-lieu de préfecture où tout le monde se rassemble.

 

Pourtant, la préparation ne passe pas inaperçue pour tout le monde, y compris les miliciens Azandé. Les informations circulent vite dans ces zones où chacun surveille les mouvements des autres.

 

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la colonne se met en marche. Des dizaines de mercenaires russes et de soldats FACA sur leurs motos. Le convoi quitte Obo dans l’obscurité, roulant vers Bambouti distante de plusieurs dizaines de kilomètres. L’objectif reste simple : arriver avant l’aube, se positionner discrètement, puis frapper au lever du jour avec l’appui des hélicoptères.

 

Arrivés à proximité de la ville, les hommes descendent de leurs motos et prennent position. Ils attendent l’heure H dans le noir, confiants dans leur supériorité militaire. Les hélicoptères Apache doivent arriver au matin pour bombarder les positions ennemies avant l’assaut terrestre. Le plan semble carré sur le papier.

 

Mais les miliciens Azandés ont déjà tout compris. Leurs éclaireurs ont repéré le convoi pendant sa progression nocturne. Ils connaissent l’emplacement exact où les forces gouvernementales se sont déployées. Au lieu de les attendre de face, ils élaborent une tactique plus rusée qui va changer la donne.

 

Une partie des miliciens reste en ville pour tenir les positions et absorber le choc initial. L’autre partie effectue un mouvement de contournement pendant la nuit. Ces hommes se glissent dans l’obscurité, évitent les sentinelles éventuelles, et viennent se positionner derrière les mercenaires russes et les soldats FACA. Le piège se referme sans que personne ne s’en aperçoive.

 

Le jeudi matin, le ballet commence. Les hélicoptères Apache surgissent dans le ciel de Bambouti avec leur bruit caractéristique. Les roquettes partent vers les quartiers où se cachent les miliciens. Les explosions défigurent des maisons, soulèvent des nuages de poussière et de fumée. Les mercenaires russes avancent alors vers la ville, persuadés que la voie est dégagée.

 

C’est à cet instant que tout bascule. Les miliciens embusqués derrière eux ouvrent le feu simultanément. Les mercenaires russes se retrouvent pris entre deux fronts : devant eux, la résistance des Azandés en ville qui ripostent malgré les bombardements, derrière eux, une attaque surprise qui sème la confusion totale dans leurs rangs. Et c’est le chaos total au sein des forces de Wagner.

 

La situation devient chaotique pour les forces gouvernementales. Certains mercenaires tentent de riposter face à eux, d’autres pivotent pour faire face aux tirs venus de l’arrière. La coordination se désagrège. Les ordres se perdent dans le vacarme des explosions et des rafales. Les hélicoptères continuent de bombarder mais ne peuvent distinguer ami et ennemi dans cette mêlée.

 

Les pertes commencent à s’accumuler du côté des Wagner. Un premier mercenaire tombe, puis un deuxième, puis un troisième. Les tirs des miliciens Azandés trouvent leurs cibles avec une précision déconcertante. Ces hommes connaissent le terrain, savent où se placer, comment tirer et se replier. Ils exploitent chaque avantage offert par la topographie de la ville.

 

Les bombardements aériens frappent sans discernement maintenant. Les roquettes pleuvent sur les quartiers résidentiels, cherchant à écraser toute résistance. Une mère de famille périt dans sa maison effondrée. Des habitants qui tentaient de récupérer quelques affaires se font faucher par les éclats ou les balles perdues. Le prix civil de cette reconquête grimpe rapidement.

 

Au sol, le bilan des mercenaires russes s’alourdit encore. Un quatrième Wagner tombe, puis un cinquième, puis un sixième. Six morts en quelques heures de combat, un chiffre rare pour ces combattants habituellement dominateurs. Un septième mercenaire est grièvement touché et doit être extrait d’urgence vers un point de soins des Wagner. La blessure semble grave, peut-être mortelle.

 

Malgré ces pertes inhabituelles, la puissance de feu aérienne finit par peser. Les hélicoptères Apache continuent leurs rotations, déversant des tonnes d’explosifs sur Bambouti. Les miliciens Azandés comprennent qu’ils ne pourront tenir indéfiniment face à cette avalanche de feu. Ils ont infligé des dégâts sérieux, prouvé qu’ils pouvaient mordre, mais la partie devient intenable.

 

Progressivement, les Azandés se replient. Ceux qui étaient en ville évacuent leurs positions par petits groupes. Ceux qui tenaient l’arrière des mercenaires russes se volatilisent dans la brousse environnante. En fin de journée jeudi, Bambouti retombe entre les mains des forces gouvernementales qui découvrent une ville dévastée et leurs propres pertes.

 

Ces forces gouvernementales forment un assemblage hétéroclite. Les mercenaires russes du groupe Wagner côtoient les soldats FACA qui les accompagnent. S’ajoutent aussi les ex-rebelles de l’UPC, l’Union pour la paix en Centrafrique, désormais ralliés au pouvoir et intégrés dans ce mélange opérationnel. Ensemble, ils reprennent possession de Bambouti exsangue.

 

Désormais, il est temps pour les soldats FACA en fuite vers le Soudan-du-sud de revenir sur leurs checkpoints et recommencer à racketter les civils. Bienvenue à Bambouti libérée par les Wagner, et encore Touadera  peut dire merci à ces criminels russes, les rois de la propagande.

 

Par Cédric Kossi

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Abandonné par le pouvoir pendant sa maladie, Djotodia fait une surprise en faisant l’éloge du régime actuel et a appelé à voter Touadéra

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Abandonné par le pouvoir pendant sa maladie, Djotodia fait l’éloge du régime actuel et appelle à voter Touadéra

 

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Michel Djotodia lors de sa conférence de presse à Bangui, appelant à voter le dictateur Faustin Archange Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La vidéo de Michel Djotodia soutenant la candidature du Président Touadéra circule sur les réseaux sociaux et provoque de nombreuses réactions. L’ancien Président de transition, récemment sorti d’une grave crise sanitaire, loue le bilan du régime en place lors d’une conférence de presse à Bangui.

 

Ce qui frappe dans cette apparition, c’est moins le discours lui-même que le contexte dans lequel il a été prononcé. Il y a quelques mois à peine, Michel Djotodia vivait l’un des moments les plus difficiles de sa vie. Installé au Bénin, il est tombé gravement malade et avait besoin d’une opération urgente. Sans moyens suffisants pour financer seul son évacuation sanitaire, il s’est tourné vers le trésor public centrafricain pour demander une aide financière.

 

Sa demande n’a jamais abouti. Le dossier est resté bloqué quelque part dans les bureaux du ministère des finances, sans qu’aucun financement ne soit débloqué. Djotodia a multiplié les appels, les démarches, les sollicitations auprès des autorités. Rien n’y a fait. Même son propre frère, ministre d’État à la Justice et qui se bat par tous les moyens financiers pour soutenir les mouvements de soutiens à Touadera afin d’être nommé Premier ministre, n’a pas levé le petit doigt pour l’aider. Face à ce silence généralisé, l’ancien chef d’État a dû se débrouiller seul.

 

Il a vendu une partie de ses biens personnels et fait appel à ses proches pour réunir l’argent nécessaire. Grâce à ces sacrifices, il a pu se faire opérer et entamer sa convalescence au Bénin. Personne n’attendait son retour en Centrafrique de sitôt. Et pourtant, le 1er décembre, jour de fête nationale, Michel Djotodia est apparu aux tribunes officielles du défilé sur l’avenue des martyrs à Bangui. Sa présence a stupéfait tout le monde. Les caméras l’ont filmé, et les images ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux.

 

Son apparence physique a frappé les esprits. Lui qui était autrefois un homme imposant et robuste n’était plus que l’ombre de lui-même. Amaigri au point de ressembler à un squelette, le visage creusé, le corps fragile, il donnait l’impression d’avoir perdu trentaine de kilos. Certains ont même eu du mal à le reconnaître tant la maladie l’avait transformé. Voir un homme dans cet état prendre la parole publiquement a choqué beaucoup de Centrafricains.

 

Mais ce n’est pas tout. Selon plusieurs sources, des membres du gouvernement, notamment le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, auraient exercé des pressions sur lui pour qu’il lise un texte préparé à l’avance. Ce texte, Djotodia l’a lu devant les caméras, affirmant que le Président Touadéra avait ramené la paix en Centrafrique en peu de temps. Une affirmation qui laisse bon nombre des centrafricains choqués quand on sait que Touadéra dirige le pays depuis dix ans maintenant.

 

Cette notion de “peu de temps” a fait réagir. Dix ans au pouvoir, ce n’est pas rien. D’autres pays ont accompli des transformations bien plus importantes en bien moins de temps. Le Rwanda, par exemple, s’est relevé d’un génocide qui a coûté la vie à 800 000 personnes en seulement deux ans. Sa capitale, Kigali, est devenue en très peu de temps une ville moderne qui rivalise avec certaines villes européennes. Des routes ont été construites, des infrastructures ont vu le jour, l’économie a redémarré.

 

En Centrafrique, après une décennie de gouvernance, les réalisations concrètes restent difficiles à identifier. Même une simple route bitumée de quelques mètres n’a pas vu le jour dans le pays, y compris la capitale. Les infrastructures de base manquent cruellement, et la population continue de vivre dans des conditions difficiles. Parler de “peu de temps” dans ce contexte paraît donc étrange, voire déconnecté de la réalité vécue par les Centrafricains au quotidien.

 

Quant à la question de la paix tant vantée dans le discours de Djotodia, elle reste largement contestée. Les massacres de populations civiles n’ont pas cessé. Les mercenaires du groupe Wagner, présents sur le territoire centrafricain, sont auteurs des exactions contre les civils. Les témoignages de violences se multiplient, mais peu de choses sont faites pour y mettre fin.

 

Les groupes armés, quant à eux, n’ont pas vraiment déposé les armes. Certains ont bien signé des accords avec le gouvernement, mais ces accords ne résultent pas de victoires militaires. Ils sont plutôt le fruit d’arrangements financiers. La corruption a joué un rôle central dans ces tractations. Des chefs de groupes armés ont été achetés, des compromis ont été trouvés moyennant des sommes d’argent. Ce n’est pas une paix gagnée par la force ou par la diplomatie, mais une paix achetée à coups de billets.

 

Dans ce contexte, la déclaration de Michel Djotodia paraît d’autant plus étrange. Beaucoup se demandent s’il a vraiment parlé de son propre chef ou s’il a été contraint de prononcer ces mots. Son état de santé fragile, son abandon par le pouvoir pendant sa maladie, et sa réapparition soudaine à Bangui alimentent toutes sortes d’hypothèses. Le pouvoir en place semble avoir profité de sa vulnérabilité pour le faire intervenir publiquement et renforcer ainsi la campagne électorale en cours.

 

Par Alain Nzilo….

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Après l’attaque de Bambouti, le commandant de compagnie Yetinzapa Bertin sort du cadre légal et menace pathétiquement les ravisseurs tout en mettant en danger la vie des otages

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Après l’attaque de Bambouti, le commandant de compagnie Yetinzapa Bertin sort du cadre légal et menace pathétiquement les ravisseurs tout en mettant en danger la vie des otages

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>Après l’attaque de Bambouti, le commandant de compagnie Yetinzapa Bertin sort du cadre légal et menace pathétiquement les ravisseurs tout en mettant en danger la vie des otages
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Tandis que la sous-préfète et le commandant de brigade de la gendarmerie restent prisonniers des miliciens Azandés depuis l’attaque du 28 décembre à Bambouti, Yetinzapa Bertin, commandant de compagnie de la gendarmerie à Obo, a diffusé un enregistrement vocal bourré idiomatiquement de menaces pathétiques qui complique leur situation déjà difficile.

 

Cette histoire a débuté à quatre heures du matin le dimanche 28 décembre, jour des scrutins présidentiels, législatifs, régionaux et communaux. Les miliciens Azandés ont surgi dans Bambouti, ville frontalière avec le Soudan du Sud, et ont investi la ville en moins d’une heure. Face à l’assaut, les soldats des Forces armées centrafricaines n’ont opposé qu’une résistance minimale avant de jeter leurs armes et chercher à prendre la poudre d’escampette comme des souris face aux chats.

 

Une grande partie de ces militaires a filé vers la frontière toute proche et a gagné la ville de Sarchibou au Soudan du Sud, rejoignant les camps de réfugiés. D’autres ont préféré courir comme des fous vers la base de la Minusca située à quelques kilomètres, où les casques bleus les ont accueillis bras ouverts sans qu’ils puissent en ressortir depuis leur fuite. Les miliciens Azandés ont ainsi pris possession de la localité sans véritables combats.

 

Les miliciens Azandés, lors de l’opération, ont ensuite capturé deux personnalités importantes  de la ville : Koumba Ndiaye, la sous-préfète de Bambouti, et le commandant de brigade de la gendarmerie. Ces deux otages sont restés aux mains des assaillants tandis que la ville tombait dans un silence pesant, les habitants confinés chez eux sans pouvoir participer au vote prévu ce jour-là.

 

C’est dans ce contexte tendu que Yetinzapa Bertin, commandant de compagnie de la gendarmerie basé à Obo, le chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, a décidé d’intervenir d’une manière idiote. Le lendemain de l’attaque, il a enregistré un message vocal qu’il a transmis via WhatsApp à quelqu’un présenté comme ayant des liens avec les miliciens Azandés.

 

Dans cet audio, l’officier abandonne toute retenue. Il exige la libération immédiate du commandant de brigade capturé et lance des ultimatums sans ambiguïté. “Si vous ne libérez pas cette personne, vous allez voir”, déclare-t-il d’une voix où perce la colère. Il ajoute être prêt à “mettre sa vie en danger” pour récupérer son collègue retenu.

 

Mais le message bascule ensuite vers des propos encore plus inquiétants à la fin . “Je vais finir avec votre race”, lâche-t-il en direction des miliciens. Cette formulation vague laisse planer une menace aux contours flous mais au ton indéniablement agressif. L’expression vise manifestement les ravisseurs, mais son caractère violent ne fait aucun doute.

 

Or, cette intervention survient au pire moment possible. Deux personnes se trouvent toujours entre les mains de ravisseurs armés qui contrôlent une ville entière. Dans pareille configuration, chaque mot prononcé peut constituer un danger immédiats pour les otages. Les preneurs d’otages, surtout lorsqu’ils se sentent défiés ou humiliés publiquement, réagissent souvent en durcissant leurs conditions ou en maltraitant leurs captifs.

 

Yetinzapa Bertin, que tout le monde le croyait gendarme,  ne semble pas avoir intégré cette réalité élémentaire enseignée lors des formations des officiers. Peut-être la frustration de voir un collègue capturé a-t-elle pris le dessus sur son jugement. Peut-être a-t-il cru qu’une démonstration de fermeté impressionnerait les miliciens. Ils pense que ces derniers sont des enfants de cœur ?Quoi qu’il en soit, son initiative personnelle sort complètement du cadre attendu pour un officier de son rang.

 

Un commandant de compagnie n’a normalement pas à gérer seul une affaire d’enlèvement impliquant des autorités civiles et militaires. Ce type de crise relève de la hiérarchie supérieure, de médiateurs formés, d’intermédiaires qui connaissent les groupes armés de la zone et leurs modes de fonctionnement. En agissant de sa propre initiative, Yetinzapa Bertin court-circuite tous les protocoles imaginables.

 

Le message a naturellement circulé, comme circulent tous les fichiers audio dans cette région malgré les difficultés de connexion. Les miliciens Azandés qui tiennent Bambouti ont probablement écouté l’enregistrement. Ils savent désormais qu’un officier de la gendarmerie les traite avec mépris et leur promet des représailles. Comment interpréter cette provocation quand on détient déjà deux otages ?

 

Vont-ils se sentir obligés de répondre pour ne pas perdre la face devant leurs propres troupes ? Vont-ils durcir leurs exigences pour montrer qu’on ne les impressionne pas ? Vont-ils considérer que les otages ont perdu toute valeur puisque leurs collègues préfèrent la menace à la négociation ? Toutes ces questions restent sans réponse, mais le risque existe bel et bien.

 

À Bambouti, la sous-préfète Koumba Ndiaye et le commandant de brigade ignorent peut-être que leur sort vient de se compliquer à cause d’un audio envoyé depuis Obo. Ils attendent dans un lieu inconnu, gardés par des hommes armés qui peuvent décider de leur avenir à tout instant. Chaque heure qui passe sans négociation sérieuse augmente le danger.

 

Les soldats qui ont fui vers Sarchibou au Soudan du Sud ne peuvent toujours pas revenir. Ceux qui se sont réfugiés dans la base de la MINUSCA attendent l’intervention des mercenaires russes du groupe Wagner pour sortir de leur cache. Le pouvoir de Bangui garde le silence sur l’incident provoqué par le commandant de compagnie d’Obo.

 

On ne sait pas si Yetinzapa Bertin a informé sa hiérarchie avant d’envoyer son message. On ignore s’il a reçu l’ordre de le faire ou s’il a agi impulsivement. On ne connaît pas non plus l’identité de son interlocuteur WhatsApp, ce contact censé avoir des liens avec les miliciens azandés. Toute cette opération baigne dans un flou qui ne rassure personne.

 

Ce qui reste certain, c’est que les règles de base en matière de gestion d’otages n’ont pas été respectées. Garder son calme, établir un canal de communication discret, éviter toute provocation, privilégier la sécurité des captifs : autant de principes enseignés dans toutes les académies militaires et de police. Yetinzapa Bertin a fait exactement le contraire en diffusant un audio public bourré de menaces et d’ultimatums.

 

Les miliciens Azandés tiennent désormais tous les atouts. Ils contrôlent Bambouti, ils détiennent deux otages de valeur, et ils viennent de recevoir un message qui leur donne une excuse pour durcir leur position. Si jamais la situation dégénère, si les otages subissent des mauvais traitements ou pire, le commandant de compagnie d’Obo portera une part de responsabilité dans cette escalade.

 

Pour l’instant, personne ne bouge. Les otages restent captifs, les miliciens restent maîtres de la ville, les soldats restent coincés au Soudan du Sud ou dans la base de la MINUSCA. Et quelque part entre Obo et Bambouti, un message vocal continue de circuler, rappelant à chacun qu’un officier a choisi la menace plutôt que la prudence​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Cédric Nzapa

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WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .

 

Touadera, regarde ce qui est arrivé à Nicolás Maduro  de Venezuela  avec ses Wagner : l’illusion de la protection russe est un  avertissement clair pour les clochards de Bangui  

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Touadera, regarde ce qui est arrivé à Nicolás Maduro  de Venezuela  avec ses Wagner : l’illusion de la protection russe est un  avertissement clair pour les clochards de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, regarde ce qui est arrivé à Nicolás Maduro  de Venezuela  avec ses Wagner : l’illusion de la protection russe est un  avertissement clair pour les clochards de Bangui  
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au Venezuela, la présence de mercenaires russes n’a jamais constitué un bouclier stratégique face aux États-Unis. Malgré des années de coopération sécuritaire avec Moscou et l’appui de structures paramilitaires russes, le régime de Nicolás Maduro s’est retrouvé exposé à une pression directe et forte de Washington. Le discours du président américain a été clair : la puissance militaire américaine reste sans équivalent, capable de frapper vite, loin, et sans négociation préalable.

 

Ce message dépasse largement le seul cadre vénézuélien. Il s’adresse aussi aux régimes qui, en Afrique, s’appuient sur les mêmes recettes : mercenaires russes , modification constitutionnelle, verrouillage du pouvoir et rejet de toute alternance politique. En République centrafricaine, comme ailleurs sur le continent, la présence de Wagner est souvent présentée comme une garantie de survie politique. Les faits montrent pourtant l’inverse.

 

Les mercenaires russes ne protègent pas un État. Ils sécurisent que leurs intérêts précis, tant que le rapport de force leur est favorable. Ils n’ont jamais empêché des coups d’État, des renversements de régime ou des pressions internationales décisives.

 

Le cas du Venezuela rappelle une réalité fondamentale : aucune présence paramilitaire étrangère ne peut compenser l’isolement diplomatique, l’usure du pouvoir et la rupture avec la population. Les constitutions modifiées pour durer, les Élections verrouillées et la répression finissent toujours par fragiliser ceux qui s’en servent. Les alliances de circonstance avec la Russie ne remplacent ni la légitimité interne ni l’équilibre institutionnel.

 

Pour les dirigeants africains comme le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera qui sont tentés de croire à leur intouchabilité grâce aux Wagner, le signal est clair. La puissance américaine n’agit pas partout, tout le temps, mais lorsqu’elle décide d’agir, aucun mercenaire ne constitue une ligne de défense crédible. Ni en Amérique latine, ni en Afrique, ni ailleurs.

 

La République centrafricaine n’échappe pas à cette logique. Miser exclusivement sur la protection russe, ignorer les signaux internationaux et verrouiller durablement le pouvoir expose le pays à des secousses dont les premières victimes sont toujours les populations. Le Venezuela offre aujourd’hui une leçon stratégique: les mercenaires donnent l’illusion de la force, jamais la sécurité durable. Touadera, tu as vu ? Continue avec tes Wagner, continue de massacrer les centrafricains, continue de souffrir les centrafricains, mais un jour, la fin arrivera.

 

 

Par Alain Nzilo

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L’affaire des quatre employés de la MINUSCA  licenciés  abusivement : mais où en est leur recours juridique ?

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Les quatre employés de la Minusca  licenciés  abusivement : mais où en est leur recours juridique ?

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Manifestation des ex-employés de la Minusca devant le siège à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Maleyombo Prospère, Nzogna Cédric, Passe Ndoum Ben et Géhu Gouandjia attendent toujours une réponse. Licenciés sans préavis il y a plus d’un an, ils ont saisi les ministères compétents. Pourtant, chaque tentative de faire avancer leur dossier se heurte à un silence inexplicable. Que s’est-il passé?

 

Le 3 octobre 2023, ces quatre journaliers ont été convoqués à ce qu’ils pensaient être une réunion ordinaire. Ils se sont retrouvés face à Tony Mushimbete et Ali Lumanisha, deux Congolais de la RDC, ainsi que deux Rwandaises prénommées Fany et Laurence. L’ambiance était tendue dès le début. Mushimbete a annoncé sans détour qu’il ne s’agissait pas d’une discussion mais d’une notification. Leur sort était déjà scellé.

 

Le motif du renvoi ? Un message WhatsApp rédigé par Géhu Gouandjia et envoyé à Mushimbete quelques jours auparavant. Dans ce texto, Gouandjia exprimait sa frustration face au blocage d’un dossier ouvert depuis décembre 2022, quand Mushimbete avait accusé plusieurs journaliers de vouloir attenter à sa vie. Des accusations jamais prouvées malgré les enquêtes menées. Dans son message, Gouandjia écrivait simplement que si l’affaire n’était pas réglée à l’amiable, il saisirait la justice. Une démarche légitime que les responsables ont transformée en menace.

 

Les quatre hommes ont tenté de se défendre, expliquant qu’ils n’avaient pas tous participé à la rédaction du message. Mushimbete a balayé leurs arguments d’un revers de main : “Que vous ayez participé ou pas, la décision est prise”. Ali Lumanisha est allé encore plus loin, les traitant de “féticheurs et sorciers”. Les expatriés ont affirmé ne pas avoir peur et ont défié ouvertement les autorités centrafricaines de leur imposer de reprendre ces employés.

 

Ce jour-là, les quatre journaliers ont été suspendus immédiatement, sans préavis ni indemnité. Leur badge d’accès aux installations de la MINUSCA leur a été retiré sur place. Depuis, ils tentent de faire valoir leurs droits devant les instances centrafricaines.

 

Leur avocat a déposé des dossiers auprès de l’inspection du travail et de plusieurs ministères. Au ministère des Affaires étrangères, la MINUSCA a été convoquée à trois reprises pour s’expliquer. À chaque fois, les représentants de la mission onusienne ont refusé de se présenter. Aucune explication officielle n’a été fournie pour justifier cette absence répétée.

 

Plus étrange encore, les dossiers déposés par les victimes semblent introuvables. Au ministère des Affaires étrangères, impossible de remettre la main sur le leur. Au ministère du Travail, même constat. Les documents auraient tout simplement disparu des archives administratives.

 

Plusieurs sources proches du dossier affirment que le DMS, numéro deux de la MINUSCA, serait intervenu personnellement auprès de la ministre du Travail, Annie-Michelle Mouanga pour la corrompre et la mettre dans sa propre poche comme un vieux billet de 500 francs. Cette démarche inhabituelle a permis de geler l’avancement du dossier au niveau ministériel. Une implication directe de la hiérarchie de la mission qui montre l’importance accordée à cette affaire.

 

Mais un autre nom revient avec insistance dans les témoignages recueillis  par la rédaction du CNC : celui de l’ancien procureur de la République, ancien ministre de la justice, monsieur Firmin Findiro. Plusieurs personnes impliquées dans le dossier le décrivent comme un intermédiaire agissant pour le compte de la MINUSCA. Il se rendrait régulièrement dans différents services administratifs pour des visites discrètes afin de corrompre avec des billets de banque les autorités.

 

Au début de ce dossier, des sommes importantes circuleraient pour s’assurer que certains documents ne refassent jamais surface. Firmin Findiro, bien que magistrat de profession, continuerait à œuvrer dans l’ombre en faveur de la Minusca pour faire obstacle aux recours juridiques des quatre licenciés.

 

Cette version des faits est confirmée au cours de notre enquête. Firmin Findiro mène depuis le début de cette affaire une mafia pour tenter d’étouffer cette affaire. Ainsi, le blocage administratif que rencontrent les quatre hommes est bien réel à cause de la mafia de la Minusca et de Firmin Findiro. Chaque démarche entreprise aboutit à une impasse.

 

Mais juridiquement, la situation des quatre licenciés est solide. Le Code du travail centrafricain limite les contrats de journalier à deux ans maximum. Or certains d’entre eux ont travaillé jusqu’à huit ans sous ce statut précaire. Une pratique courante à la MINUSCA mais totalement illégale qui leur a fait perdre des droits essentiels : primes, congés payés, couverture médicale, perspective de retraite.

 

L’Accord de Siège signé entre la République centrafricaine et les Nations Unies précise que les employés locaux de la MINUSCA sont soumis au droit du travail national. Le licenciement sans préavis ni indemnité viole donc clairement la législation en vigueur. La loi centrafricaine prévoit des réparations dans ces cas : réintégration avec de véritables contrats, versement de dommages et intérêts pour le préjudice subi.

 

Mais faire appliquer ces dispositions face à une institution internationale dotée de moyens quasi illimités et d’immunités diplomatiques relève du parcours du combattant. Les expatriés de la MINUSCA bénéficient de protections qui les mettent à l’abri de poursuites judiciaires. Un privilège nécessaire au fonctionnement des missions de paix, mais qui crée un sentiment d’impunité.

 

Les quatre hommes continuent pourtant leur combat. Ils se présentent régulièrement aux rendez-vous fixés par leur avocat, répondent aux convocations administratives quand elles arrivent encore jusqu’à eux. Ils espèrent qu’un magistrat finira par accepter d’examiner leur dossier malgré les pressions qui s’exercent.

 

Du côté de la MINUSCA, le silence reste la seule réponse. Les représentants de la mission ne se déplacent pas aux convocations officielles. Aucune explication n’est fournie sur les raisons de ces licenciements ni sur le sort réservé aux dossiers administratifs. Cette absence de dialogue équivaut à un refus de reconnaître le problème.

Affaire à suivre sur la mafia de l’ancien ministre Firmin Findiro dans nos prochains articles.

Par Gisèle MOLOMA…

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Attention! Si on vous demande de choisir entre l’académie militaire russe et celle de l’Afrique, il faut choisir Afrique. Pourquoi ? Voici la raison

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Attention! Si on vous demande de choisir entre l’académie militaire russe et celle de l’Afrique, il faut choisir Afrique. Pourquoi ? Voici la raison

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Le-General-Major-Landry-Ulrich-Depot-en-uniforme-de-ceremonie-passe-en-revue-les-troupes-de-la-Gendarmerie-Nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Attention! Si on vous demande de choisir entre l’académie militaire russe et celle de l’Afrique, il faut choisir Afrique. Pourquoi ? Voici la raison
Le-General-Major-Landry-Ulrich-Depot-en-uniforme-de-ceremonie-passe-en-revue-les-troupes-de-la-Gendarmerie-Nationale

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les décisions concernant les formations militaires à l’étranger engagent l’avenir des jeunes cadres pour plusieurs années. Choisir une académie plutôt qu’une autre devrait reposer sur des critères pédagogiques et stratégiques. Or, une donnée inattendue vient compliquer cette équation : la reconnaissance ultérieure des grades varie considérablement selon la provenance géographique de la formation reçue.

 

Il y’a lieu de noter que la formation militaire à l’international demeure un passage obligé pour les jeunes officiers de la sécurité centrafricaine. Les académies étrangères accueillent régulièrement des contingents d’élèves officiers venus parfaire leurs compétences dans diverses spécialités sécuritaires. Ces formations, souvent longues et exigeantes, devraient normalement déboucher sur l’attribution des galons immédiatement après.

 

Pourtant, une réalité émerge depuis quelque temps au sein du ministère centrafricain de la défense. Plus de vingt-sept élèves officiers de la gendarmerie, envoyés en formation militaire supérieure en Russie entre 2021 et 2023, poursuivent encore actuellement leur cursus dans les académies russes. Leur situation académique progresse normalement, leurs compétences s’affinent, mais leurs galons ne viennent toujours pas.

 

Ces gendarmes, toujours en apprentissage loin du pays, constatent avec amertume qu’aucun décret ne leur accorde leurs galons mérités. Contrairement aux procédures habituelles, leurs dossiers semblent bloqués  dans une inertie bureaucratique incompréhensible. Pendant qu’ils étudient et progressent dans leur formation, leurs uniformes restent désespérément vierges de toute distinction, comme si leur déplacement géographique avait effacé leur droit à la promotion.

 

Cette négligence devient encore moins acceptable quand on observe le traitement réservé à d’autres promotions. Six jeunes officiers partis en Ouganda pour une formation de six mois seulement en 2025 viennent de recevoir leurs galons. La semaine dernière, ils ont eu leurs décrets. Ça leur permettront  d’arborer leurs grades, alors même que leur formation reste bien plus courte que celle de leurs collègues en Russie.

 

La rapidité de cette attribution s’oppose avec l’abandon qui frappe ceux partis vers les académies russes. Les textes réglementaires prévoient normalement des délais précis pour donner les galons après une formation qualifiante. Dans le cas des formations africaines, ces galons arrivent avec diligence. Pour la Russie, ils semblent avoir été relégués aux oubliettes.

 

Cette différence de traitement interroge nécessairement sur les critères appliqués par le ministère. Pourquoi une formation de six mois en Afrique génère-t-elle des galons immédiats, tandis qu’un cursus de plusieurs années en Russie n’entraîne aucune attribution? La logique qui sous-tend ces décisions échappe complètement aux règles habituelles de gestion des carrières militaires.

 

Par Anselme Mbata…

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La MINUSCA au service de la dictature : comment l’ONU valide le chaos électoral en RCA

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La Minusca au service de la dictature : comment l’ONU valide le chaos électoral en RCA

 

La MINUSCA au service de la dictature : comment l’ONU valide le chaos électoral en RCA
Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La mission onusienne en Centrafrique, Minusca,  avait pour mandat de protéger les civils et d’accompagner la démocratie dans le pays. Mais face aux dérives chaotique du scrutin de décembre 2025, Valentine Rugwabiza, la rwandaise,  Représentante spécial du secrétaire général des Nations-Unies, a définitivement choisi son camp, celui de la dictature pure imposée par Vladimir Poutine aux Centrafricains.

 

Il faut le rappeler. Le 28 décembre 2025, la République centrafricaine organise une simulacres d’Élections dans un climat tendu. Dès les premières heures du scrutin, des images affluent de partout sur les réseaux sociaux. Violence, bourrage des urnes, achat de  vote, menace et intimidation des électeurs

La population filme ces scènes avec ses téléphones. Ce ne sont pas des montages, ce ne sont pas des rumeurs. Ce sont des faits bruts, documentés par ceux qui les vivent. Pourtant, à Bangui, lors de sa conférence de presse quelques jours après le vote, Valentine Rugwabiza, la rwandaise, oui la rwandaise  balaie tout cela d’un revers de main. Sans confirmation officielle, dit-elle, impossible de commenter. Elle qualifie ces alertes de simples rumeurs.

 

Qu’attend-elle exactement comme preuve ? Les vidéos ne comptent pas. Les témoignages des victimes non plus. Les rapports des observateurs centrafricains sont ignorés et considérés comme des faux. Alors, faut-il lui amener les mercenaires russes en personne ? Faut-il capturer les ex-rebelles de 3R et de l’UPC et les traîner devant elle pour qu’elle daigne reconnaître leur présence ? Même dans ce cas, elle trouverait probablement le moyen de parler de soupçons non vérifiés. En réalité, la cheffe de la MINUSCA a décidé qu’aucune preuve ne serait jamais suffisante. Parce que reconnaître le chaos électoral, c’est admettre l’échec de la mission onusienne. C’est surtout contredire le discours lisse que réclament les parrains régionaux de Faustin-Archange Touadéra.

 

Car derrière cette élection se joue une partie bien organisée. Paul Kagame, le président rwandais, soutient Touadéra depuis des années. L’observateur principal envoyé par l’Union africaine pour superviser le scrutin n’est autre qu’un ancien premier ministre du Rwanda. Valentine Rugwabiza elle-même est rwandaise. Tout est calé pour que le dictateur centrafricain conserve son fauteuil, peu importe ce qui se passe réellement sur le terrain. La MINUSCA ne joue plus son rôle de garante de la démocratie. Elle est devenue une machine à valider un processus truqué, à condition que personne ne fasse trop de bruit.

 

D’ailleurs, la mission onusienne ne se contente pas de fermer les yeux sur les irrégularités. Elle demande aussi aux journalistes de se taire. Valentine Rugwabiza leur envoie un message clair : ne rapportez que ce que vous avez vu vous-même, de vos propres yeux. Pas de témoignages, pas de vidéos de citoyens, pas de recoupements d’informations. Si le gouvernement et l’ONU ne valident pas vos sources, alors vous propagez des mensonges. Ce discours est dangereux. Dans un pays où les déplacements sont risqués, où les bandits circulent partout, où les observateurs indépendants se comptent sur les doigts, exiger la preuve directe revient à imposer le silence. C’est exactement ce que veut la MINUSCA : étouffer toute critique, verrouiller l’information, empêcher le débat public.

 

Sur le terrain, il faut dire la  vérité, rien que la vérité entre nous, Le scrutin qui s’est tenu dimanche en République centrafricaine a viré au cauchemar. Entre agressions, fraudes massives et désorganisation généralisée, la journée électorale a connu des ratés du jamais vue dans l’histoire du pays dans plusieurs circonscriptions de Bangui et de l’intérieur du pays.

 

D’ailleurs, Des électeurs eux-mêmes racontent avoir été menacés, par exemple à Bocaranga, à Ndélé. Des mandataires de candidats signalent des pressions. Des membres de la société civile documentent des anomalies. La MINUSCA reconnaît avoir reçu ces rapports. Elle admet même que des ex-combattants du groupe armé 3R ont été aperçus près de certains bureaux de vote dans l’Ouham-Pendé. Mais elle refuse d’en tirer la moindre conclusion. Ces incidents, affirme-t-elle, n’ont pas empêché les citoyens de voter. Comment peut-elle en être sûre ? Elle le dit elle-même : la mission n’était pas présente partout. Donc elle ne sait pas. Elle devine. Elle espère. Ou plutôt, elle choisit de croire ce qui arrange le pouvoir en place.

 

Quant à l’Autorité nationale des Élections, l’ANE, la MINUSCA refuse d’en parler. Les suspensions internes qui secouent l’institution, les accusations visant le centre de traitement des données, les doutes sur l’indépendance du processus : tout cela relève de questions administratives. Circulez, il n’y a rien à voir. Cette posture est commode. En renvoyant toutes les responsabilités à l’ANE, la mission onusienne se lave les mains. Elle peut ensuite valider l’ensemble du scrutin sans avoir à répondre des dysfonctionnements constatés. C’est une stratégie bien connue : reconnaître vaguement des problèmes, mais ne jamais les nommer, ne jamais les analyser, ne jamais exiger de comptes.

 

Même lorsque des violations sont avérées, la réaction de la MINUSCA arrive toujours trop tard. Prenons l’exemple des procès-verbaux. La loi exige que les représentants des candidats reçoivent une copie après le dépouillement. Dans de nombreux bureaux, ce n’est pas fait. Les mandataires protestent, alertent, réclament. Rien ne se passe. Ce n’est qu’après plusieurs jours de pression que la MINUSCA diffuse un communiqué de rappel à la loi sur Radio Guira FM et quelques radios communautaires. Un correctif après coup, présenté comme un geste d’accompagnement. En réalité, c’est trop peu, trop tard. Le mal est déjà fait. Les chiffres sont déjà truqués. Les résultats sont déjà bouclés.

 

Pour justifier ce scrutin, Valentine Rugwabiza utilise un argument simple : comparer avec 2020. Cette année-là, l’élection présidentielle s’était déroulée sur une portion réduite du territoire. Cette fois, dit-elle, le vote a eu lieu dans 20 préfectures et 84 sous-préfectures sur 85. Un progrès géographique, selon elle. Mais cet argument ne tient pas. La couverture territoriale ne dit rien de la qualité du scrutin. On peut organiser un vote dans tout le pays et le truquer de bout en bout. On peut installer des bureaux partout et laisser les groupes armés y faire régner la terreur. La MINUSCA le sait. Elle choisit simplement de ne pas en parler.

 

À force de demander aux journalistes de se taire faute de preuves immédiatement validées par les institutions mises en cause, la mission onusienne réduit l’espace du débat public. Dans un pays tourmenté par des décennies de crises électorales, cette attitude empêche tout contrôle citoyen. Valentine Rugwabiza, envoyée par l’ONU pour accompagner la démocratie, verrouille en réalité toute critique.

 

Par G   isèle MOLOMA

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