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     TRIBUNE DU FONDATEUR ET PRÉSIDENT NATIONAL DU CNCA-PDD: “TOUADERA  NE DORT PAS COMME UN HOMME SÛR DE SON POUVOIR”.

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/ferdinand-mbokoto-madji.webp” data-wpel-link=”internal”>TRIBUNE DU FONDATEUR ET PRÉSIDENT NATIONAL DU CNCA-PDD: “TOUADERA NE DORT PAS COMME UN HOMME SÛR DE SON POUVOIR”.
Ferdinand MBOKOTO MADJI

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Touadéra Faustin-Archange ne dort pas comme un homme qui a confiance en son pouvoir.

 

Il dort comme un homme traqué par sa propre conscience.

Celui qui se présente comme le maître absolu de la République centrafricaine, dirigeant à sa guise l’un des pays les plus pauvres et les plus fragiles du monde, entouré de soldats sans armée réelle et d’institutions vidées de leur sens, vit dans une paranoïa permanente.

Il commande, il ordonne, il décide du sort de millions de Centrafricains, mais il ne connaît ni la paix intérieure, ni la sérénité du pouvoir légitime.

Ce n’est ni une excentricité, ni une faiblesse psychologique isolée. C’est une stratégie de survie, celle d’un homme qui comprend parfaitement comment meurent les dictateurs.

TOUADERA connaît les mécanismes du meurtre politique.

Il sait parce qu’il a vu.

Il sait parce qu’il a laissé et laisse faire.

Il sait parce qu’il a parfois ordonné.

Il a vu des opposants disparaître dans les prisons, des responsables politiques abattus, des voix dissidentes réduites au silence, des purges administratives et militaires faire des centaines de victimes.

Il connaît intimement la mécanique de la violence d’État, car il en a  été l’un des bénéficiaires directs.

Et il sait surtout une chose essentielle : les forces qu’il a libérées peuvent se retourner contre lui à tout instant.

Le loyal d’aujourd’hui peut devenir le conspirateur de demain.

L’allié de confiance peut devenir l’exécuteur.

C’est pourquoi il ne fait réellement confiance à personne, ni aux Mercenaires russes de la nébuleuse Wagner, ni aux forces expéditionnaires rwandaises, ni même à son propre entourage.

Sa vie politique entière repose sur ce principe : tout le monde est un danger potentiel.

 

 

Dans le cercle du pouvoir de Bangui, une règle tacite s’est imposée : survivre signifie se soumettre, c’est obéir et se taire.

Les conseillers ne donnent plus d’évaluations honnêtes.

Les mauvaises nouvelles ne sont plus annoncées.

La contradiction est perçue comme une tentative de déstabilisation.

On dit à Touadéra ce qu’il veut entendre.

On approuve tout.

On acquiesce à tout.

Et l’on espère simplement rentrer vivant chez soi le soir.

Car une vérité est désormais connue de tous à Bangui : la proximité du pouvoir est proportionnelle au danger.

Mais la peur ne s’est pas arrêtée aux portes du palais présidentiel.

Elle s’est diffusée, infiltrée, installée dans tous les rouages de l’État. La terreur est un mode de gouvernement pour ce régime.

Sous le régime de Touadéra, des milliers de Centrafricains ont été exécutés, emprisonnés ou contraints à l’exil. Intellectuels, enseignants, fonctionnaires, ouvriers, militants, n’importe qui pouvait disparaître.

La police arrivait la nuit et des familles se réveillaient le matin avec un nom de moins, une absence inexpliquée, un silence définitif.

La loyauté n’offrait aucune protection. Pire encore : la compétence devenait un handicap.

Être trop efficace, c’était devenir suspect.

Être trop populaire, c’était être accusé d’ambition.

La médiocrité et l’invisibilité devenaient les seules stratégies de survie.

Un pays qui adopte la psychologie de son dirigeant et, peu à peu, la République centrafricaine a commencé à ressembler mentalement à son chef : méfiance, secret, brutalité.

La vérité est devenue dangereuse, alors on ment.

L’honnêteté est sanctionnée, alors on dissimule.

Le système censé bâtir une utopie de « Cœurs Unis » a en réalité, construit une machine qui dévore son propre peuple.

 

Touadéra ne fait confiance à personne parce qu’il est convaincu que personne n’est digne de confiance. Et peut-être a-t-il raison : lui-même ne l’est pas. Pourquoi les autres le seraient-ils ?

L’ironie est tragique : la paranoïa qui devait le protéger a engendré des échecs catastrophiques. La paranoïa est devenue un poison stratégique. Et les officiers n’osent plus signaler les faiblesses militaires. Les services de renseignement filtrent la réalité. Les rapports falsifiés remplacent les analyses sincères. Dire la vérité, c’est risquer sa vie. Alors on ment pour survivre. Les purges répétées au sein de la grande muette ont affaibli l’armée.

La culture de la peur a paralysé l’État. Le pays est devenu vulnérable à une chute que tous voient venir, mais à laquelle personne n’ose se préparer.

Aujourd’hui, la paranoïa de Touadéra se retourne contre lui avec une violence accrue. Le dictateur est prisonnier de son propre système. Il s’isole de plus en plus. Les voix capables de l’atteindre se raréfient. Le cercle de confiance, déjà microscopique, est désormais presque inexistant. Et le pouvoir absolu n’élimine pas la peur. Il la multiplie.

Gouverner par la terreur, c’est créer un monde où tout le monde vit dans la peur, y compris le tyran lui-même. Quand la loyauté est imposée par la violence, elle n’est jamais sincère. Quand toute critique est éliminée, la vérité disparaît.

Touadéra pense bâtir la sécurité. En réalité, il a construit une prison. Et il en est le principal détenu.

L’homme qui terrorise son peuple vit lui-même dans la terreur. L’architecte de l’État de surveillance est le plus surveillé. Le dictateur qui peut faire tuer n’importe qui sait que n’importe qui peut tenter de l’abattre. C’est le prix ultime de la tyrannie.

Le pouvoir sans confiance n’est pas une force. C’est une captivité. Et aucune arme ne protège contre la peur permanente. Aucun mercenaire ne protège contre la vérité historique.

Barbatov Faustin Touadéra est-il un visionnaire maudit ou un tyran mégalomane ? L’Histoire tranchera. Mais une leçon demeure, universelle et implacable : Pouvoir absolu = corruption absolue.

 

Ferdinand MBOKOTO MADJI

Fondateur et Président National du CNCA

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Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo interpelle le gouvernement sur la tragédie des moto-taxis

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Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo interpelle le gouvernement sur la tragédie des moto-taxis

 

 

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Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le syndicaliste centrafricain Louis Marie Kogrengbo prend la plume. Il dénonce l’inaction gouvernementale face aux morts et blessés causés quotidiennement par les moto-taxis anarchiques dans la capitale et ailleurs dans le pays.

 

Dans sa correspondance adressée ce 12 janvier aux ministres des Transports, de la Sécurité, de la Santé et de l’Administration territoriale, le secrétaire général du syndicat ODSTC ne tourne pas autour du pot. Les chiffres parlent d’eux-mêmes selon lui : chaque journée apporte son lot de victimes dans les services d’urgence.

 

Les hôpitaux publics et les structures humanitaires comme Médecins Sans Frontières voient défiler un nombre alarmant de blessés. Louis Marie Kogrengbo le rappelle : crânes défoncés, os brisés, handicaps à vie. Des familles perdent leurs enfants, leurs gagne-pain, leur avenir.

 

Pendant ce temps, où se trouve l’État ? C’est la question centrale que Kogrengbo adresse au gouvernement. Il va plus loin avec cette phrase qui claque : « On est élus pour gouverner des hommes, pas des arbres. Si tout le monde meurt, qui allez-vous gouverner ? »

 

Le responsable syndical refuse l’argument de la période électorale. Pour lui, aucun calendrier Politique ne peut justifier qu’on abandonne la protection des citoyens. La vie humaine ne se négocie pas, ne se reporte pas, insiste-t-il dans son courrier.

 

Louis Marie Kogrengbo interroge ensuite l’existence même d’un ministère fonctionnel pour le transport urbain. Y a-t-il des techniciens compétents sur le terrain ? Effectuent-ils des contrôles sérieux et réguliers ? Qui donne l’autorisation à n’importe qui de devenir conducteur sans formation ni permis ?

 

Le constat du syndicaliste est sans appel : le secteur baigne dans l’anarchie totale sous le regard passif des autorités. N’importe quel individu peut commencer à transporter des passagers du jour au lendemain sans que personne ne vérifie ses compétences ou son état de santé.

 

Kogrengbo décrit un tableau chaotique. Les conducteurs ignorent le code de la route, surchargent leurs engins, roulent à des vitesses excessives. Les casques restent rangés quelque part, les contrôles techniques n’existent que sur le papier. La voie publique se transforme en cimetière à ciel ouvert.

 

Dans sa lettre, le secrétaire général de l’ODSTC formule des demandes précises. Il réclame l’immatriculation obligatoire de tous les conducteurs et de leurs motos. Chaque personne voulant exercer ce métier devrait suivre une formation certifiée avant de prendre le guidon.

 

Louis Marie Kogrengbo exige également le contrôle technique périodique des engins et le port obligatoire du casque. Les contrôles routiers doivent être permanents, professionnels et menés par des agents intègres, loin de toute corruption. Chaque ministère concerné doit assumer clairement ses responsabilités devant la population.

 

Le syndicaliste termine son propos par un avertissement direct au pouvoir. Un État qui ne protège pas ses citoyens rate sa mission première. Le silence et l’immobilisme face à cette tuerie équivalent selon Kogrengbo à une complicité morale. La population n’est pas une variable d’ajustement politique.

 

« Nous appelons le Gouvernement à agir maintenant, avec fermeté et responsabilité », écrit Louis Marie Kogrengbo dans sa missive. Pendant qu’on organise les Élections, le peuple continue de mourir sur les routes. Les hôpitaux continuent de remplir leurs registres. Les familles continuent d’enterrer leurs morts.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Chacun doit verser obligatoirement 800 000 francs CFA : la nouvelle taxe des mercenaires russes du groupe Wagner contre les éleveurs Peuls de la Nana-Mambéré

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Chacun doit verser obligatoirement 800 000 francs CFA : la nouvelle taxe des Mercenaires russes du groupe Wagner contre les éleveurs Peuls de la Nana-Mambéré

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Une-dizaine-des-boeufs-au-bord-de-la-route-entre-Bossemptele-et-Baoro.jpg” data-wpel-link=”internal”>Chacun doit verser obligatoirement 800 000 francs CFA : la nouvelle taxe des mercenaires russes du groupe Wagner contre les éleveurs Peuls de la Nana-Mambéré
Une dizaine des boeufs au bord de la-route entre Bossemptele et Baoro . CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes du groupe Wagner ont désormais instauré une taxe dans la Nana-Mambéré. Épaulés par les ex-rebelles du 3R, ils visitent les campements d’éleveurs Peuls depuis plusieurs jours pour exiger le versement de 800 000 francs CFA par responsable de troupeau.

 

Notre rédaction observe depuis une semaine un mouvement inhabituel dans plusieurs villages de la localité. Des mercenaires russes du groupe Wagner accompagnés d’anciens combattants du mouvement 3R circulent à moto, recherchant activement les propriétaires de bétail. Ces patrouilles conjointes parcourent les campements pour collecter cette nouvelle taxe. La semaine dernière, elles ont parcouru près de 70 kilomètres de Baoro, dans le village de jusqu’à Bayanga, localité située non loin de Bouar, chef-lieu de la préfecture.

 

Les ex-combattants du 3R, majoritairement issus des communautés d’éleveurs, connaissent parfaitement l’emplacement des campements les plus reculés. Même ceux qui ont fui pour échapper aux pressions subissent maintenant ces visites. À Bayanga, les mercenaires russes du groupe Wagner et leurs alliés du 3R ont pénétré dans le campement du chef éleveur nommé Aba Joli. Ils lui ont réclamé les 800 000 francs CFA de la taxe imposée.

 

La justification donnée pour cette collecte est étrange. Cet argent, selon les mercenaires russes et leurs alliés du 3R, servirait à nourrir les anciens rebelles actuellement désarmés ainsi que ceux qui suivent une formation à Berongo. Selon leurs explications, ces hommes manqueraient de moyens pour se nourrir. Les éleveurs devraient donc contribuer à leur subsistance à travers cette taxe.

 

Cette logique interroge sur plusieurs points. Le désarmement et la formation des ex-combattants relèvent normalement de la responsabilité gouvernementale. Pourquoi imposer aux éleveurs de financer ce que l’État devrait assurer ?

 

Et d’ailleurs ce n’est pas la première fois. Récemment, ces mêmes anciens rebelles en formation à Berongo ont sollicité 300 000 francs CFA auprès de leurs chefs basés à N’Djamena au Tchad pour leurs besoins alimentaires. Maintenant, les mercenaires russes du groupe Wagner joignent leurs efforts à ceux des éléments du 3R pour prélever cette taxe de 800 000 francs auprès de chaque chef d’élevage.

 

Le montant de la taxe représente une charge considérable pour des pasteurs déjà frappés par l’insécurité persistante dans la région. La somme collectée doit servir aux désarmés et aux hommes en instruction militaire. Pourtant, ni les éleveurs ni les commerçants ne portent de responsabilité dans l’organisation de ce processus de démobilisation.

 

Le phénomène s’étend progressivement. Bien que concentré dans la Nana-Mambéré, il s’approche dangereusement des préfectures voisines de la Mambéré-Kadéï, dont Berbérati est le chef-lieu, et de la Mambéré, administrée depuis Carnot. Les mercenaires russes du groupe Wagner et les anciens du 3R se déplacent en petits groupes motorisés pour collecter la taxe. Leur connaissance du terrain leur permet d’atteindre des zones considérées comme refuges par les éleveurs.

 

Certains Peuls avaient quitté leurs emplacements habituels précisément pour éviter les anciens rebelles. Cette stratégie d’évitement ne fonctionne plus face à des recherches aussi méthodiques menées par les mercenaires russes du groupe Wagner et leurs alliés. La taxe de 800 000 francs CFA s’ajoute aux difficultés quotidiennes des communautés d’éleveur.

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner, présents pour appuyer les autorités, participent maintenant à ces collectes auprès des civils. Si le gouvernement organise le désarmement et la réintégration, il devrait logiquement financer l’entretien des personnes concernées pendant leur transition. Reporter ce fardeau financier sur les populations civiles, particulièrement sur des éleveurs, crée une situation paradoxale. Les 800 000 francs CFA demandés à chaque responsable de campement alimentent des interrogations sur la gestion de l’après-conflit dans le pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Mbério…

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François Ndjadder est de retour. Après les élections groupées du 28 décembre, l’homme politique  dénonce un coup de force électoral en Centrafrique, organisé par le dictateur Faustin-Archange Touadera

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Touadera en campagne électorale pour son troisième mandat à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président du Front Républicain pour la Démocratie accuse frontalement Faustin-Archange Touadéra d’avoir confisqué le pouvoir par la fraude après le scrutin du 28 décembre 2025, privant les Centrafricains de leur droit démocratique fondamental.

 

Depuis Paris, François Nelson Ndjadder, à la tête du Front Républicain pour la Démocratie (FRD), refuse désormais toute reconnaissance du pouvoir en place à Bangui.

 

Sa lettre ouverte datée du 12 décembre 2025 constitue une rupture définitive avec l’actuel dirigeant centrafricain. Selon le président du FRD, François Nelson Ndjadder, ce qui s’est produit après les Élections dépasse le simple litige politique. Il parle d’une appropriation violente des institutions, d’une manipulation délibérée des résultats, d’une annulation pure de la volonté citoyenne exprimée dans les urnes.

 

Pour François Nelson Ndjadder, le chef de l’État centrafricain n’a remporté aucun scrutin légitime. Le président du FRD affirme que Faustin-Archange Touadéra a simplement capté un processus démocratique par des moyens frauduleux. Cette accusation va au-delà d’une contestation habituelle. François Nelson Ndjadder emploie des termes sans équivoque : usurpateur, imposteur, homme de clan agrippé au fauteuil présidentiel par la tricherie.

 

Le responsable du Front Républicain pour la Démocratie dresse un bilan accablant de la gouvernance actuelle. François Nelson Ndjadder énumère les carences : infrastructures routières inexistantes, système hospitalier agonisant, établissements scolaires à l’abandon. Selon le président du FRD, la jeunesse centrafricaine paie le prix d’une gestion calamiteuse tandis que les ressources nationales profitent à des puissances extérieures.

 

Face à cet échec généralisé, tout responsable politique honorable aurait quitté la scène selon François Nelson Ndjadder. Le président du Front Républicain pour la Démocratie affirme au contraire que Faustin-Archange Touadéra a opté pour la fuite en avant autoritaire, préférant truquer le scrutin plutôt qu’accepter le jugement populaire. Cette stratégie de maintien coûte que coûte marque, pour François Nelson Ndjadder, une faillite morale autant que politique.

 

Le président du FRD insiste sur l’absence totale de légitimité du régime actuel. François Nelson Ndjadder martèle que la République centrafricaine n’appartient à personne, qu’elle ne constitue ni une propriété privée ni un héritage transmissible. Pour le responsable du Front Républicain pour la Démocratie, aucun titre ne permet à quiconque de revendiquer la possession d’une nation entière.

 

François Nelson Ndjadder estime que la population centrafricaine s’est exprimée clairement, mais que sa voix a été bâillonnée. Le président du FRD voit dans ce bâillonnement une préférence manifeste pour l’illégalité contre la légalité, pour la coercition contre la vérité électorale. Cette démarche crée, selon François Nelson Ndjadder, une cassure impossible à réparer entre les gouvernants et les gouvernés.

 

Le responsable du Front Républicain pour la Démocratie rappelle que l’histoire traite durement ceux qui s’emparent du pouvoir sans mandat populaire. François Nelson Ndjadder prévient que ces dirigeants finissent toujours exposés, jugés, puis écartés. Sa lettre fonctionne comme une déclaration de rejet complet, un refus catégorique d’accepter l’autorité qu’il juge illégitime.

 

Pour François Nelson Ndjadder, le contrôle des institutions ne suffit pas. Le président du FRD considère que perdre le soutien populaire équivaut à une mort politique, même si les apparences du pouvoir subsistent encore. Selon le responsable du Front Républicain pour la Démocratie, la nation centrafricaine traversera cette période sombre, mais l’empreinte laissée par cette gouvernance restera longtemps dans les mémoires. François Nelson Ndjadder conclut que le peuple garde en lui le souvenir de cette séquence et que l’oubli ne viendra pas effacer les fautes commises contre la démocratie centrafricaine

 

Par Gisèle MOLOMA

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Dossier spécial : Le retrait américain des organisations des nations-unies,  une tempête qui s’annonce pour le troisième mandat de Touadera

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Dossier spécial : Le retrait américain des organisations des nations-unies,  une tempête qui s’annonce pour le troisième mandat de Touadera

 

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Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les États-Unis viennent de trancher. Soixante-six organisations internationales perdent leur financement américain. Pour le gouvernement Touadéra qui lorgne un troisième mandat anticonstitutionnel, cette décision devient une bombe à retardement impossible à désamorcer.

 

Le Programme Alimentaire Mondial perd près de cinquante pour cent de son budget global. Les États-Unis versaient six milliards quatre cents millions de dollars en janvier deux mille vingt-six contre quatorze milliards auparavant. Pour la Centrafrique où trente et un pour cent des habitants souffrent d’insécurité alimentaire sévère, cette chute annonce la famine. Le PAM nourrissait plus du tiers de la population au pic de l’urgence. Désormais, les rations distribuées fondent comme neige au soleil pendant que le palais présidentiel reste silencieux.

 

Touadéra et sa clique accumulent les scrutins électoraux frelatés sans jamais créer un seul emploi durable pour la jeunesse.

 

Le Fonds des Nations Unies pour la Population perd ses trente millions de dollars annuels américains. L’UNFPA fournissait les kits d’accouchement qui empêchaient les femmes de mourir en couches. Huit cent quatre-vingt-deux décès maternels pour cent mille naissances vivantes placent la Centrafrique parmi les pires performances mondiales. Une femme sur vingt-deux risque de périr en donnant la vie. Les maternités rurales n’auront plus de gants chirurgicaux ni de seringues stériles. Les césariennes d’urgence deviennent impossibles. Mais les ministres continuent leurs voyages à Paris et leurs ripailles pendant que les Centrafricaines agonisent dans l’indifférence générale.

 

La FAO, Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture distribuait des semences améliorées à quarante mille familles paysannes. Elle vaccinait le bétail contre les épizooties mortelles. Ses techniciens formaient les agriculteurs aux méthodes modernes de culture. Tous ces programmes s’arrêtent brutalement. Sans semences de qualité, les rendements chutent de vingt à trente pour cent dès la première campagne. Un hectare de manioc produit huit tonnes avec les plants améliorés contre cinq tonnes avec les boutures traditionnelles. Cette différence représente trois mois de nourriture pour une famille. Touadéra organise des Élections truquées pour confisquer le pouvoir mais ne développe aucune filière agricole viable.

 

Le régime actuel préfère acheter des blindés russes plutôt que d’investir dans la sécurité alimentaire de son peuple affamé.

 

Les quatre cent soixante-cinq mille déplacés internes dépendaient entièrement de l’assistance humanitaire. Un Centrafricain sur cinq vit déplacé de son lieu d’origine. Ces populations reçoivent de moins en moins de rations alimentaires jusqu’à l’arrêt complet dans certains sites. Elles fouillent les décharges à la recherche de restes comestibles. Le gouvernement Touadéra ne construit aucun camp décent ni ne facilite le retour sécurisé dans les villages. Les autorités se contentent d’empocher les maigres royalties minières pendant que les citoyens errent sur les pistes.

 

L’Unicef lance un appel de trente-neuf millions pour atteindre quatre cent cinq mille personnes dont soixante-quinze pour cent d’enfants. Cette requête marque une baisse de quarante et un pour cent par rapport à l’année précédente. L’agence doit choisir entre vacciner les nourrissons ou fournir de l’eau potable aux écoles. Chaque arbitrage condamne des vies innocentes. Pendant ce temps, les dignitaires du régime scolarisent leurs rejetons à l’étranger dans des établissements privés hors de prix. Cette hypocrisie insupportable nourrit la colère populaire qui gronde sourdement dans les quartiers de Bangui.

 

Le troisième mandat anticonstitutionnel de Touadéra plonge le pays dans une spirale de pauvreté et de désespoir collectif.

 

Le produit intérieur brut par habitant atteint péniblement trois cent vingt-trois dollars. Soixante-seize pour cent de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les recettes fiscales couvrent à peine les salaires des fonctionnaires fantômes. Le gouvernement survit grâce aux aides internationales qui s’évaporent désormais. Demander aux Centrafricains de payer davantage d’impôts relève de la provocation. Le taux de chômage dépasse cinquante pour cent dans les villes. Les diplômés universitaires travaillent comme vendeurs ambulants. Cette gabegie humaine enrichit quelques oligarques corrompus au détriment du développement national. Le peuple centrafricain ne voit jamais la couleur des richesses minières qui dorment sous ses pieds.

 

Les élites organisent des scrutins pour légitimer leur emprise sur le pouvoir. Elles signent des accords de paix bidons avec les groupes armés. Mais elles échouent lamentablement à créer des emplois pour les jeunes sans qualification ni perspective. Cette impuissance gouvernementale alimente le ressentiment envers des dirigeants perçus comme incompétents et corrompus. La frustration économique nourrit l’instabilité politique qui maintient le pays dans un cycle infernal. Les groupes armés recrutent facilement parmi des jeunes affamés abandonnés par leur propre État.

 

L’incapacité chronique du régime à générer de l’emploi transforme chaque Centrafricain en candidat potentiel à l’exil ou à la rébellion.

 

Les partenaires européens rechignent à compenser le désengagement américain. L’Union Européenne traverse ses propres difficultés budgétaires. La France réduit son aide publique au développement. L’Allemagne réoriente ses financements ailleurs. Cette réticence généralisée laisse la Centrafrique orpheline d’assistance. La Chine investit dans les mines et les stades mais finance peu les programmes humanitaires d’urgence. Cette approche mercantile ne répond pas aux besoins immédiats des Centrafricains qui réclament de la nourriture aujourd’hui.

 

Le mécanisme de réponse rapide avait suspendu ses activités en avril deux mille vingt-cinq suite aux coupes budgétaires. Ce dispositif permettait d’intervenir dans les soixante-douze heures suivant un choc. Sa disparition laisse les populations sinistrées sans filet de sécurité. Quand un village est attaqué, personne ne vient recenser les dégâts ni distribuer des abris d’urgence. Les victimes errent sur les pistes en quête d’un lieu sûr. Les enfants séparés de leurs parents grandissent seuls dans la rue. Le gouvernement Touadéra reste aux abonnés absents quand son peuple souffre.

 

Les objectifs de développement durable deviennent une farce cruelle pour un régime qui ne développe rien d’autre que sa propre kleptomanie.

 

L’espérance de vie stagne autour de cinquante-trois ans. La mortalité infantile reste à cent douze décès pour mille naissances. Le taux d’alphabétisation plafonne à 45 pour cent. Ces chiffres désastreux classent la Centrafrique parmi les pays les plus pauvres de la planète. L’arrêt des programmes éducatifs et sanitaires aggravera encore ces statistiques catastrophiques. Une nation entière régresse pendant que ses dirigeants accumulent des fortunes à l’étranger.

 

La dette publique gonfle dangereusement alors que les rentrées fiscales stagnent. Le gouvernement emprunte pour boucler son budget de fonctionnement. Ces prêts devront être remboursés avec intérêts. Or, les perspectives de croissance restent sombres. Comment rembourser des dettes quand on ne produit presque rien. Un défaut de paiement paraît inévitable. Cette faillite nationale entraînera de nouvelles restrictions sur les dépenses publiques déjà squelettiques. Les salaires des enseignants ne seront plus versés pendant des mois. L’État centrafricain perdra toute crédibilité.

 

Par Alain Nzilo

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Sylvie Jacqueline Panika, ancienne directrice de la radio Ndèkè-Luka, vient d’être limogée brutalement par la Fondation Hirondelle

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Sylvie Jacqueline Panika, ancienne directrice de la radio Ndèkè-Luka, vient d’être limogée brutalement par la Fondation Hirondelle

 

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Sylvie Jacqueline Panika, ancienne directrice de la radio Ndékè-luka

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Fondation suisse Hirondelle, propriétaire de la radio Ndèkè-Luka,  vient de mettre fin au contrat de Sylvie Jacqueline Panika. Cette centrafricaine, qui dirigeait la radio Ndèkè-Luka entre 2012 – 2020 avant d’être nommée à un poste fictif de chargée de mission à la fondation Hirondelle, , vient d’apprendre son licenciement en plein congé.

 

L’information a surpris plus d’un observateur. Sylvie Jacqueline Panika  découvre son renvoi alors qu’elle profitait de ses vacances. Une manière d’annoncer la nouvelle qui laisse perplexe.

 

Pourtant, cette femme avait écrit une page importante de l’histoire de la radio Ndèkè-Luka. En 2012, elle devient la première Centrafricaine à prendre les commandes de cette station. Avant elle, aucun ressortissant du pays n’avait accédé à ce niveau de responsabilité.

 

La radio appartient à la Fondation suisse Hirondelle, une ONG internationale. Comme Médecins Sans Frontières ou d’autres structures humanitaires, elle fonctionne selon des règles établies ailleurs. Les Centrafricains n’ont jamais vraiment géré cette institution qui porte pourtant le nom de “radio de tous les Centrafricains”.

 

Sylvie Jacqueline Panika  avait rejoint l’équipe de la radio Ndèkè-Luka dès l’année 2000, deux mois après le lancement des émissions. Elle y occupe le poste de rédactrice en chef pendant cinq années consécutives. Son parcours au sein de la maison témoigne d’une longue expérience du terrain.

 

En novembre 2011, la Fondation Hirondelle examine plusieurs candidatures pour le poste de directeur. Sylvie Panika sort du lot et décroche la nomination. Le 20 janvier 2012, une cérémonie officielle marque sa prise de fonction.

 

Martin Faye, un Sénégalais, assurait jusque-là la direction tout en cumulant les fonctions de chef de projet. Avec l’arrivée de Sylvie Jacqueline Panika, une nouvelle ère s’ouvre pour la station. Du moins en apparence.

 

La Fondation lui confie des missions précises. Elle doit améliorer le contenu des programmes diffusés à l’antenne. Le renforcement du professionnalisme figure également parmi ses priorités. L’installation complète du réseau de correspondants et le suivi hebdomadaire de l’administration viennent compléter la liste.

 

Ses collègues saluent alors son expérience et sa formation. José Richard Pouambi, alors représentant du personnel, la décrit comme une femme aguerrie. Elle a bénéficié de l’encadrement de la Fondation Hirondelle pendant de longues années.

 

De 2012 à 2019, Sylvie Jacqueline Panika  pilote la radio Ndèkè-Luka. Sept années durant lesquelles elle tente d’appliquer la feuille de route qui lui a été confiée. Puis tout bascule.

 

En 2020, la Fondation Hirondelle lui propose un nouveau poste. Elle devient chargée de mission de la fondation à Bangui. Un titre qui sonne bien mais dont les contours restent flous.

 

Cette nomination ressemble à une mise à l’écart déguisée. On crée une fonction sur mesure pour l’éloigner de la direction. La stratégie paraît limpide : faire partir quelqu’un sans l’annoncer franchement.

 

Le temps passe et Sylvie Panika occupe ce poste de chargée de mission. Un emploi qui semble avoir été taillé uniquement pour elle. Les observateurs y voient une manœuvre pour la pousser doucement vers la sortie.

 

Aujourd’hui, la rupture est consommée. La Fondation Hirondelle la remercie pendant qu’elle est partie en congé. Une méthode expéditive pour tourner une page qui aura duré plus d’une décennie.

 

Et ce n’est pas tout! Les conditions de travail à la radio Ndèkè-Luka méritent qu’on s’y attarde. D’ailleurs, on y reviendra sur cette radio en profondeur dans nos prochains reportages sur CNC. Prenons par exemple le travail des correspondants de cette station. Ils touchent entre 2 500 et 5 000 francs par reportage produit. Ils assument eux-mêmes leurs frais de déplacement et leurs dépenses quotidiennes.

 

Ces journalistes courent après les informations sur le terrain. Ils paient leur transport de leur poche. Ils se débrouillent avec les moyens du bord. La pige qu’ils reçoivent couvre rarement leurs investissements.

 

Pendant ce temps, les journalistes recrutés à Bangui gagnent entre 150 000 et 200 000 francs par mois. Mais leur salaire officiel ne constitue qu’une partie de leurs revenus. Ils comptent surtout sur les à-côtés pour joindre les deux bouts.

 

Quand ils organisent une émission ou un reportage populaire comme Patara, ou autres, le régime y jette toutes ses forces. C’est de là que les journalistes peuvent recevoir des enveloppes supplémentaires pour les corrompre. Et ce n’est pas une mince somme qu’ils reçoivent. Ces sommes dépassent largement ce qu’ils gagnent officiellement chaque mois.

 

Par ailleurs, à la tête de la fondation qui dirige la station Ndèkè-Luka, un Congolais de la RDC qui assure depuis 4 ans la direction. Il supervise les opérations avec un rédacteur en chef centrafricain à ses côtés.

 

Pourtant, ils ne cessent de dire aux centrafricains que cette radio est la voix de tous les Centrafricains. Pourtant, ce sont des étrangers qui tiennent le gouvernail. Une contradiction qui ne semble gêner personne au sommet de la hiérarchie de la fondation Hirondelle.

 

Le fonctionnement interne de la radio Ndèkè-Luka cache bien des secrets. Cette ONG internationale applique des pratiques discutables. Les journalistes centrafricains y travaillent dans la précarité tandis que les décisions importantes se prennent ailleurs.

 

Le départ de Sylvie Panika referme un chapitre. Celui d’une Centrafricaine qui avait réussi à accéder au sommet d’une structure internationale. Son éviction rappelle que certaines portes, même ouvertes un temps, peuvent se refermer aussi vite qu’elles s’étaient entrouvertes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Firmin Ngrébada, du sommet au fossé : comment Touadéra a rayé son fidèle lieutenant

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Firmin Ngrébada, du sommet au fossé : comment Touadéra a rayé son fidèle lieutenant

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/Le-president-Touadera-et-lancien-Premier-ministre-elu-depute-de-Boali-Firmin-NGREBADA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Firmin Ngrébada, du sommet au fossé : comment Touadéra a rayé son fidèle lieutenant
Le président Touadera et l’ancien Premier ministre, élu, député de Boali, Firmin NGRÉBADA

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Firmin Ngrébada a gravi tous les échelons aux côtés de Faustin Archange Touadéra. Chef de cabinet quand ce dernier dirigeait le gouvernement à l’époque du Président François Bozizé, directeur de cabinet à la présidence dès 2016, puis premier ministre en 2019. Une ascension qui semblait sans fin.

 

Pourtant, le dictateur de Bangui a décidé de tourner la page. Après avoir quitté la primature, Firmin Ngrébada espérait diriger l’Assemblée nationale. Refus catégorique. Il s’est replié sur un siège de député à l’assemblée nationale comme élu de Boali, sa circonscription d’origine. Mais même là, le pouvoir ne voulait plus de lui.

 

Les dernières législatives du 28 décembre 2025 ont scellé son destin. Le régime a actionné tous les leviers pour lui fermer définitivement la route. Son escorte ? Supprimée. Ses soutiens ? Dispersés. Dans les bureaux de vote de Boali, les urnes ont livré un verdict sans appel.

 

L’autorité nationale des Élections a proclamé les chiffres : David Gondisa remporte 6 446 suffrages, soit 61,53% des voix. Ngrébada termine avec 4 031 voix, soit 38,47%. Une défaite cinglante dans son propre fief.

 

Les observateurs notent l’ampleur de l’écart. Comment un ancien premier ministre, implanté localement à Boali depuis des années, peut-il perdre avec une telle marge ? Les partisans de Ngrébada parlent de manipulation. Ils affirment que les chiffres ont été fabriqués de toutes pièces pour satisfaire les désirs de Bangui.

 

Le dictateur Faustin-Archange Touadera n’a jamais expliqué publiquement cette rupture. Aucune déclaration. Simplement des actes : retrait des privilèges, fermeture des accès, élimination politique. Les proches du chef de l’État évoquent des divergences, des ambitions trop visibles, des manœuvres jugées déloyales.

 

Ngrébada incarnait pourtant la fidélité. Des années durant, il a servi sans broncher, exécuté les directives, défendu les choix gouvernementaux. Cette loyauté ne lui a finalement rien rapporté. Au contraire, elle a peut-être alimenté la méfiance. Un collaborateur trop puissant devient une menace.

 

Par Brahim Sallé

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Lim-Pendé : braquage sanglant d’un campement peul à Kodi par des soldats Faca, la tension monte de plusieurs crans

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Lim-Pendé : braquage sanglant d’un campement peul à Kodi par des soldats Faca, la tension monte de plusieurs crans

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Lim-Pendé : braquage sanglant d’un campement peul à Kodi par des soldats Faca, la tension monte de plusieurs crans
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la sous-préfecture de Kodi, rattachée à la préfecture de Lim-Pendé dont le chef-lieu est Pawa, trois soldats des forces armées centrafricaines ont mené une expédition sanglante contre un campement d’éleveurs peuls à Kodi. Le 1ère classe Ngaelema Gustave (matricule 2021.1.4362, mission OPS), le 2e classe Nguere-Banda Jean-Claude (matricule 2021.2.1383 BIT9) et le 2e classe Beyanga Freddy (matricule 2023.1.1915, mission OPS) sont nommément identifiés par leurs chefs et les habitants de Kodi.

 

Ces soldats Faca déployés à Kodi ont investi un campement pastoral où ils ont abattu des bovins appartenant aux éleveurs peuls. L’opération est un véritable braquage crapuleux. Les assaillants ont ensuite tenté de tuer le chef du campement Peul, mais cette seconde tentative a échoué. La rage monte désormais au sein de la communauté Peule qui réclame vengeance.

 

Le commandement du huitième bataillon basé à Pawa a été informé de la situation. L’état-major des armées est également saisi du dossier. Les bergers menacent ouvertement de riposter tandis que des combattants du groupe 3R, majoritairement peuls et n’ayant pas encore rendu les armes, menacent d’attaquer. Cette localité située sur l’axe Ngaoundaye-Bang, à proximité des frontières tchadienne et camerounaise, connaît une montée de fièvre depuis plusieurs jours.

 

La tension atteint un niveau extrêmement rouge dans cette zone. Les habitants de Kodi redoutent les conséquences de cette bavure. Lorsque les éleveurs contre-attaqueront, ils ne feront probablement pas la distinction entre les auteurs du braquage et la population civile. Les villageois risquent de payer le prix fort pour des actes qu’ils n’ont pas commis.

 

Les éléments de forces armées placent régulièrement les populations dans ce genre d’impasse. Après leurs forfaits, ce sont les civils qui subissent la colère des victimes. Les éleveurs peuls, persuadés que les assaillants étaient des jeunes du village, dirigeront leur fureur contre les maisons et les familles innocentes. Le cycle de la violence s’emballe pendant que les véritables coupables échappent aux conséquences de leurs actes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Fortuné Bobérang

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La pression monte et ça ne cesse de monter  pour Landry Ulrich Nguema-Ngokpele face à une nouvelle bataille judiciaire

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La pression monte et ça ne cesse de monter  pour Landry Ulrich Nguema-Ngokpele face à une nouvelle bataille judiciaire

 

 

La pression monte et ça ne cesse de monter  pour Landry Ulrich Nguema-Ngokpele face à une nouvelle bataille judiciaire
Landry Ulriche Ngokpelet, directeur de publication du journal Le Quotidien de Bangui, embarqué dans le pick-up de la gendarmerie nationale du tribunal pour la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui.

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La pression monte et ça ne cesse de monter. À Bangui, le directeur du Quotidien de Bangui, Landry Ulrich Nguema-Ngokpele  se retrouve une nouvelle fois devant les tribunaux. Cette citation directe pour diffamation, programmée le 22 janvier prochain, s’ajoute à un parcours déjà bourré par plusieurs séjours à la maison d’arrêt de Ngaragba.

 

L’affaire remonte à décembre 2025, lorsque le journal de Bangui publie un article sur Laetitia Murielle Koko-Mica, épouse Bandoa. Cette compatriote installée en France apparaît dans un dossier sensible : celui des frères de l’ancien Premier ministre Henri Marie Dondra, emprisonnés en mars 2025. L’histoire démarre avec une romance qui bascule vers des accusations d’empoisonnement du dictateur de Bangui. Le Quotidien traite ce sujet délicat au lendemain de la libération de son directeur , Landry Ulrich Nguema-Ngokpele.

 

Pourtant, Madame Bandoa engage aujourd’hui des poursuites. Elle réclame 7,5 millions de francs CFA pour préjudice matériel, 50 millions pour préjudice moral, plus 7,5 millions de frais. Ses avocats, dont un inscrit au barreau de Bordeaux et deux autres au barreau centrafricain, invoquent les articles 131, 133, 144 et 145 du Code pénal centrafricain, ainsi que la loi française de 1881 sur la liberté de presse, encore applicable en Centrafrique pour certaines matières.

 

Pour des nombreux observateurs, la plaignante bénéficie de protections en haut lieu. Des personnalités proches du pouvoir la soutiendraient, lui donnant ce qu’il appelle “un parapluie atomique”. Cette situation complique sa défense, même s’il assure rassembler des éléments pour se justifier devant le tribunal correctionnel.

 

Landry Ulrich Nguema-Ngokpele continue parallèlement de répondre à des convocations au cabinet du doyen des juges d’instruction concernant la précédente affaire le concernant. Cette procédure suit son cours, ajoutant une pression supplémentaire. Le directeur du Quotidien enchaîne les comparutions depuis des mois, sans que son journal ne cesse de paraître.

 

L’article incriminé qualifiait Madame Bandoa de “dévergondée” et évoquait son passé judiciaire en France : une condamnation pour escroquerie, un séjour au centre pénitentiaire parisien, des accusations de vol d’identité. Le texte mentionnait également une grossesse de six mois lors des faits liés à l’affaire Dondra, suivie d’un accouchement en France deux mois après son départ précipité de Bangui.

 

Ces formulations virulentes constituent le cœur des griefs contre le journaliste Landry Ulrich Nguema-Ngokpele. La citation directe reproche au journal et à son directeur d’avoir porté atteinte à l’honneur et à la vie privée de la plaignante, sans apporter de preuves suffisantes. L’huissier Jean-Paul Togo a remis la convocation en main propre à Nguema-Ngokpele, qui devra comparaître personnellement, avec ou sans avocat.

 

Il est à noter que la presse centrafricaine traverse une période difficile. Plusieurs reporters ont connu des démêlés similaires ces dernières années. Les accusations de diffamation se multiplient, souvent dans des contextes politiques chargés. Landry Ulrich Nguema-Ngokpele  incarne ce journalisme d’investigation qui dérange, quitte à franchir parfois les limites du droit.

 

Son journal, immatriculé sous le numéro P 341305P001, a son siège à Bimbo, face à l’hôpital Domitien. Cette adresse figure sur tous les documents judiciaires. Le Quotidien de Bangui se présente comme un média indépendant spécialisé dans l’analyse et l’investigation. Ses publications abordent fréquemment des sujets sensibles, ce qui lui vaut des ennuis réguliers avec la justice.

Affaire à suivre.

 

Par Éric Azoumi

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Touadera, regarde tes soldats à Zemio : ils ont bloqué des malades du sida à la frontière avec leurs médicaments

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Touadera, regarde tes soldats à Zemio : des malades du sida bloqués à la frontière avec leurs médicaments

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, regarde tes soldats à Zemio : des malades du sida bloqués à la frontière avec leurs médicaments
Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le samedi 10 janvier dernier, une Congolaise venue de Zapay en RDC pour récupérer les antirétroviraux de son groupe communautaire a été interceptée par les soldats FACA, policiers et gendarmes au poste frontalier de Mbomou lors de son retour. Les agents lui ont réclamé de l’argent pour les paquets médicaux du Sida destinés aux malades de son collectif.

 

Pourtant, ces groupes d’approvisionnement ont été mis en place par MSF-Hollande en 2015 afin de faciliter le transport des traitements aux patients. Le ministère de la Santé reconnaît ce dispositif, mais les militaires et gendarmes déployés à Zemio ignorent les cartes de soins présentées par les porteurs de médicaments. Chaque membre de ces groupes suit un traitement à vie contre le VIH/SIDA, une maladie qui exige une prise régulière sans interruption.

 

L’assistante de pharmacie accompagnant la patiente a elle aussi été arrêtée par les gendarmes. Elle a dû payer 10 000 francs CFA à la gendarmerie pour être relâchée, malgré ses documents professionnels en règle. Cette taxation crapuleuse inquiète l’ensemble des malades qui dépendent de ce circuit d’approvisionnement.

 

Ce groupe des bandits qu’on appelle forces de l’ordre intervient désormais dans plusieurs aspects du fonctionnement sanitaire à Zemio. Leurs barrages compliquent l’accès aux soins pour des centaines de personnes atteintes du VIH. Si ces entraves persistent, les stocks de médicaments vont diminuer et certains patients risquent de manquer leurs doses pendant plusieurs jours ou semaines.

 

Une rupture de traitement affaiblit le système immunitaire et peut entraîner des complications graves, voire mortelles. À Zemio et dans les villages alentour, les malades craignent déjà de ne plus pouvoir se soigner correctement. L’hôpital secondaire de la ville fonctionne lui-même dans des conditions difficiles, et le personnel médical subit également des pressions de la part des autorités armées.

 

Les patients se demandent maintenant comment ils pourront continuer à recevoir leurs antirétroviraux sans subir de nouvelles taxes ou arrestations. Cette situation laisse planer une menace directe sur la vie de centaines de personnes qui comptent sur ce programme pour rester en vie. En ce début d’année 2026, l’angoisse grandit chez les malades et leurs familles, tandis que les soignants tentent de maintenir tant bien que mal la continuité des soins​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Cédric Nzapa

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Fraudes électorales : le parti Kwa Na Kwa réclame l’annulation du scrutin

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Fraudes électorales : le parti Kwa Na Kwa réclame l’annulation du scrutin

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/knk-elie-ouefio_500.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fraudes électorales : le parti Kwa Na Kwa réclame l’annulation du scrutin
L’ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Kwa Na Kwa refuse de reconnaître les résultats du scrutin du 28 décembre 2025. Le parti créé par l’ancien Président François Bozizé dénonce des fraudes massives et réclame la dissolution de l’Autorité Nationale des Elections.

 

Dans sa déclaration officielle publiée le 9 janvier, le parti Kwa Na Kwa rappelle d’abord le contexte qui a conduit à cette situation. Depuis treize ans, la Centrafrique traverse une crise sans précédent qui a ébranlé toutes les bases de sa société. Malgré les multiples stratégies mises en œuvre durant cette période, aucune n’a permis d’apporter une solution favorable à une réconciliation véritable.

 

Fort de son expérience de la gestion du pouvoir, le parti affirme dans son communiqué avoir toujours plaidé pour un dialogue ouvert. L’objectif était de rassembler tous les Centrafricains sous l’arbre à palabre afin de tourner cette page sombre. Le Kwa Na Kwa voulait utiliser tous les leviers propices au retour d’une paix durable et à l’expression d’une réelle démocratie au bénéfice du peuple entier.

 

La déclaration revient ensuite sur les alertes lancées bien avant le scrutin. Cette position du parti s’est affirmée lors de la journée de réflexion organisée le 2 août 2025 à Bangui et dans les autres grandes villes du pays. Le Kwa Na Kwa avait également pris position lors de la visite du Sous-Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Jean Pierre Lacroix, sur la nécessaire implication des organisations de la société civile et des partis politiques.

 

Selon le parti, ces avertissements n’ont ému ni le gouvernement centrafricain ni la Minusca. Pourtant, ces deux acteurs auraient dû apporter un plaidoyer pour une meilleure organisation des Élections ainsi qu’une totale transparence électorale. Les inquiétudes et préoccupations du Kwa Na Kwa se sont multipliées à quelques mois du scrutin, alors que plusieurs soupçons de fraudes et d’irrégularités compromettaient déjà la crédibilité de l’Autorité Nationale des Elections.

 

Dans son texte, le parti énumère les anomalies constatées pendant le processus électoral. Des listes électorales contenaient des noms de personnes décédées ou déjà inscrites plusieurs fois dans différents bureaux de vote. Des cartes d’électeurs ont circulé avant même la fin de l’enregistrement officiel, ce qui laisse planer de sérieux doutes sur la régularité des opérations.

 

Le Kwa Na Kwa dénonce également l’absence de transparence dans la gestion du fichier électoral. L’opposition et certains observateurs indépendants n’ont pas eu accès aux informations essentielles sur le déroulement des opérations. Cette opacité a empêché tout contrôle réel du processus par les acteurs politiques et la société civile, rendant impossible toute validation crédible des résultats.

 

Face à ces manquements graves, le parti formule plusieurs exigences dans sa déclaration. Le Kwa Na Kwa demande le report immédiat de toute proclamation de résultats définitifs et exige la dissolution de l’Autorité Nationale des Elections. Il réclame également la mise en place d’une nouvelle structure composée de membres reconnus pour leur intégrité et leur impartialité.

 

Le parti insiste aussi sur la nécessité d’un audit indépendant du fichier électoral. Cet audit devrait être mené par des experts internationaux et ses résultats rendus publics avant toute nouvelle tentative d’organisation de scrutin. Pour le Kwa Na Kwa, cette étape est indispensable pour restaurer la confiance des Centrafricains dans le processus démocratique.

 

Dans sa déclaration, le parti appelle les nouvelles équipes qui émergeront du redressement à s’atteler à une tâche précise. Ces dirigeants devront organiser rapidement un dialogue inclusif permettant de définir des directions claires et précises à imprimer au pays. Ce dialogue devra rassembler toutes les composantes de la nation sans exclusive ni discrimination.

 

Le Kwa Na Kwa interpelle également la communauté internationale dans son communiqué. Le parti s’adresse particulièrement au Conseil de Sécurité qui a renouvelé le 13 novembre 2025 le mandat de la Minusca jusqu’en novembre 2026. Cette mission a reçu pour tâche d’apporter un appui technique, logistique, opérationnel et sécuritaire au processus électoral.

 

Selon la déclaration, la Minusca doit garantir en toute impartialité la transparence du processus. Le parti invite l’organisation onusienne à s’impliquer pleinement pour répondre aux attentes profondes et légitimes du peuple centrafricain. Le Kwa Na Kwa déplore les déclarations hâtives de certains responsables de la Minusca, contraires aux réalités du terrain et susceptibles de porter du discrédit à l’ONU.

 

En conclusion de son texte, le parti salue l’attitude des Centrafricains malgré la tension ambiante. Le Kwa Na Kwa encourage ses compatriotes à plus de persévérance et de vigilance face à cette situation préoccupante. Il réitère son engagement pour un dialogue inclusif et son attachement aux valeurs de la démocratie, de l’unité et de la justice pour tous les Centrafricains.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Akandji-Kombé du Rassemblement Unitaire  promet d’amplifier la lutte contre le pouvoir de Bangui qu’il juge dictatorial

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Akandji-Kombé du Rassemblement Unitaire  promet d’amplifier la lutte contre le pouvoir de Bangui qu’il juge dictatorial

 

Akandji-Kombé du Rassemblement Unitaire  promet d’amplifier la lutte contre le pouvoir de Bangui qu’il juge dictatorial
Professeur Jean-François Akandji-Kombé, Coordinateur du rassemblement unitaire

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis la capitale française, le coordonnateur du Rassemblement Unitaire renouvelle son engagement contre les autorités centrafricaines issues du changement constitutionnel de 2023.

 

Dans son quinzième communiqué publié ce 9 janvier 2026, le professeur Jean-François Akandji-Kombé ne cache pas sa détermination. Le coordonnateur général du Rassemblement Unitaire annonce que son mouvement va intensifier son action contre le régime de Bangui. Pour lui, la situation actuelle du pays exige une mobilisation accrue de toutes les forces démocratiques.

 

Cette prise de position intervient après une série de scrutins organisés le 28 décembre 2025 en Centrafrique. Le professeur Akandji-Kombé explique que ces Élections n’ont rien changé à la crise que traverse le pays. Pire encore, elles auraient aggravé les problèmes déjà existants selon l’opposant en exil.

 

Le Rassemblement Unitaire rappelle les raisons de sa création. Dans son texte, le mouvement indique être né du refus des citoyens face au bouleversement constitutionnel de 2023. Ce changement aurait permis, d’après l’opposition, l’installation d’un régime autoritaire qui viole quotidiennement les droits des Centrafricains.

 

Les accusations portées par le professeur Akandji-Kombé vont plus loin. Le coordonnateur dénonce ce qu’il appelle le bradage des ressources naturelles du pays à des entités étrangères. Il affirme également que le pouvoir des Centrafricains a été abandonné à ces mêmes intérêts extérieurs, laissant la population dans la misère et l’exclusion.

 

Pour justifier sa lutte, le Rassemblement Unitaire invoque un texte précis. Le mouvement se réfère aux articles 28 et 29 de la Constitution du 30 mars 2016, seule charte qu’il reconnaît comme valable aujourd’hui. Ces dispositions autorisent, selon l’interprétation du professeur Akandji-Kombé, la résistance face à des autorités devenues illégitimes.

 

Le coordonnateur général affirme avoir fait serment de combattre jusqu’à faire échec aux autorités qu’il qualifie d’illégitimes. Son objectif déclaré reste le relèvement du pays, ce qu’il nomme dans son communiqué la Renaissance Centrafricaine. Cette vision guide l’ensemble de son action politique depuis Paris.

 

Concernant les Élections du 28 décembre 2025, le professeur Akandji-Kombé ne mâche pas ses mots. Il qualifie ces scrutins de “mascarade électorale” qui n’a rien résolu. Au contraire, le Rassemblement Unitaire estime que ces Élections ont confirmé les dérives qu’il dénonçait depuis longtemps.

 

Dans son texte, le mouvement d’opposition parle de dictature installée, “plus brutale et plus liberticide que jamais”. Le professeur Akandji-Kombé accuse le pouvoir d’avoir confisqué la volonté populaire par une “tricherie généralisée et institutionnalisée”. Il dénonce également l’alliance entre ce qu’il appelle une caste de jouisseurs et des entités prédatrices étrangères.

 

La Constitution de 2023, adoptée par le régime actuel, est particulièrement visée par l’opposition. Le Rassemblement Unitaire affirme que ce texte sème division et exclusion dans le pays. Combinée à la soif de pouvoir absolu des dirigeants de Bangui, cette charte aurait conduit la Centrafrique vers une nouvelle crise selon le professeur Akandji-Kombé.

 

L’opposant exprime aussi ses regrets face au refus du dialogue. Le Rassemblement Unitaire avait proposé, avec d’autres forces démocratiques, un dialogue politique inclusif avant les Élections. Cette offre aurait pu garantir, selon le coordonnateur général, des scrutins justes, apaisés et crédibles. Mais le pouvoir de Bangui a rejeté cette main tendue.

 

Malgré ces échecs, le professeur Akandji-Kombé ne compte pas baisser les bras. Dans son communiqué, il “proclame solennellement et à nouveau son engagement à combattre pour le Peuple centrafricain et à amplifier la lutte”. Cette formulation marque une escalade dans la rhétorique de l’opposition basée en France.

 

Le but final reste inchangé pour le Rassemblement Unitaire. Le mouvement veut faire échec aux autorités qu’il juge illégitimes depuis le changement constitutionnel de 2023. Le professeur Akandji-Kombé considère que ces autorités sont devenues encore plus illégitimes par leur manière de diriger le pays.

 

La stratégie préconisée par le coordonnateur général passe par l’unité. Dans son texte, le professeur Akandji-Kombé insiste sur la nécessité de rassembler les Forces Vives de la Nation. Il estime que seule cette union permettra de remporter la victoire face au régime actuel. Le Rassemblement Unitaire s’engage à travailler sans relâche pour réaliser cette unification.

 

Par Éric Azoumi

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Le naufrage politique de Mahamat Al-Khatim et de son MPC

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Le naufrage politique de Mahamat Al-Khatim et de son MPC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/general-djido-ali-le-rebelle-soudanais-nomme-chef-d-etat-major-du-mpc-par-al-khatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le naufrage politique de Mahamat Al-Khatim et de son MPC
Général Djido Ali, le rebelle soudanais nommé chef d’État-major du MPC par Al-Khatim

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis les accords de Khartoum signés en 2019 entre son mouvement et le gouvernement centrafricain, le chef du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique ne fait plus l’unanimité parmi ses troupes. Fâché avec N’djamena et isolé dans son propre mouvement, cet autoproclamé  général tente désormais d’obtenir un arrangement avec Bangui pour rentrer en Centrafrique, malgré son unique  nationalité tchadienne.

 

En effet, le MPC naît en 2015 comme une branche dissidente de l’ex-Séléka de l’ancien Président de transissions,  Michel Djotodia. Cette rupture avec la Seleka, comme l’a fait l’UPC et autres, donne naissance à un groupe armé composé essentiellement de musulmans centrafricains  et tchadiens. Mahamat Al-Khatim s’installe dans les préfectures septentrionales du pays, notamment la Kémo, la Nana-Gribizi, y compris l’Ouham, devenu aujourd’hui Ouham-Fafa, zones proches de la frontière avec le Tchad. Le mouvement se présente comme le protecteur des éleveurs arabes de ces régions, mais plusieurs anciens combattants racontent une autre histoire. « Ce général de pacotille ne pense qu’à l’argent et rançonne ceux qu’il prétend défendre », confie un ancien lieutenant.

 

Longtemps affilié au FPRC  de Nourredine Adam  dans une petite coalition dénommé la CNDS où il occupait des fonctions opérationnelles et d’état-major, Mahamat Al-Khatim participe aux négociations de Sant’Egidio en juin 2017, puis à celles de Khartoum deux ans plus tard, supervisées par l’Union africaine mais téléguidées par les mercenaires russes du groupe Wagner. En décembre 2020, le MPC fusionne avec cinq autres groupes armés pour former la Coalition des Patriotes pour le Changement. Cette alliance ne dure pas. En novembre 2023, le mouvement quitte la CPC et reprend les discussions avec le gouvernement dans le cadre des engagements de Khartoum.

 

À ce moment-là, les rangs du MPC commencent sérieusement à se vider. D’après des informations recueillies, celui que ses anciens compagnons d’armes surnomment « Tourougou Kata », en français militaire bordel,  perd le soutien de ses principaux généraux. Hissein Koursi prend ses distances, tandis que Saleh Zabadi, autre figure du mouvement, trouve la mort au Darfour en mai 2025 en combattant comme mercenaire au Soudan. Les combattants ordinaires désertent aussi, ne croyant plus aux promesses de leur chef.

 

Cette hémorragie pousse Mahamat Al-Khatim vers le régime de Faustin-Archange Touadéra, qu’il espère amadouer. Mais le président centrafricain ne se laisse pas séduire. Pour lui, le leader du MPC ne représente plus rien ni sur le plan militaire ni sur le plan politique. Ses hommes sont partis ailleurs, son influence territoriale s’est évaporée. Touadéra préfère négocier avec des groupes qui comptent encore des combattants prêts à déposer les armes et à s’engager dans le processus de désarmement. Mahamat Al-Khatim se retrouve dans les oubliettes.

 

La guerre civile au Soudan aggrave la situation. Le général Hamdan Daglo, surnommé « le boucher du Darfour », recrute des mercenaires dans toute la sous-région. Plusieurs officiers du MPC répondent à cet appel, attirés par l’argent facile et l’aventure militaire. Zabadi y perd la vie, d’autres continuent de se battre pour des causes qui n’ont rien à voir avec la Centrafrique. Cette dispersion achève de vider le mouvement de sa substance.

 

Aujourd’hui, Mahamat Al-Khatim ventile entre le Tchad et les antichambres du pouvoir centrafricain. Ses tentatives de négociation avec Bangui n’aboutissent pas. Les mercenaires russes qui conseillent Touadéra ne voient aucun intérêt à intégrer un chef sans troupes. Le président centrafricain utilise d’ailleurs une stratégie bien mécanisée : appâter les leaders rebelles avec des postes ministériels, consolider son pouvoir, puis les éliminer une fois son troisième mandat assuré.

Un proverbe bantou dit que « la hyène ne renonce jamais à ses ambitions ». Mahamat Al-Khatim semble l’avoir oublié. Ses anciens lieutenants, eux, ont compris qu’ils devaient chercher fortune ailleurs, que ce soit dans les déserts soudanais ou en déposant définitivement les armes. Le MPC n’existe plus que sur le papier, vestige d’une époque où son fondateur comptait encore sur le paysage militaire centrafricain.

 

Par Ulriche Mallo….

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Liste complète des candidats déclarés élus au premier tour par l’ANE : regardez comment le MCU s’empare de 56 sièges sur 80 au premier tour.  Vers une Assemblée monocolor et la consolidation de la dictature en Centrafrique

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Liste complète des candidats déclarés élus au premier tour par l’ANE : regardez comment le MCU s’empare de 56 sièges sur 80 au premier tour.  Vers une Assemblée monocolor et la consolidation de la dictature en Centrafrique

 

Liste complète des candidats déclarés élus au premier tour par l’ANE : regardez comment le MCU s'empare de 56 sièges sur 80 au premier tour.  Vers une Assemblée monocolor et la consolidation de la dictature en Centrafrique

Le dictateur Faustin Archange Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les résultats provisoires du premier tour des Élections législatives du 28 décembre 2025 en Centrafrique, tels qu’annoncés par l’Autorité Nationale des Élections (ANE), confirment ce que beaucoup redoutaient : une main-mise totale du pouvoir en place sur l’Assemblée nationale.

 

Sur les 80 circonscriptions ayant voté au premier tour, le parti présidentiel MCU (Mouvement des cœurs unis ) a raflé à lui seul 56 sièges, soit 70% des circonscriptions. Si l’on ajoute les partis satellites gravitant dans son orbite — le PDD-La Solidarité-Kelemba (2 sièges), le Parti Socialiste (1 siège), le PAD (1 siège), le MOUNI (2 sièges), l’UNDP (1 siège), le CAN (1 siège) et le PDD-K (1 siège) — ce sont 65 sièges sur 80, soit plus de 81%, qui sont acquis à la mouvance présidentielle. Seuls 15 candidats indépendants, parfois liés au MCU,  ont réussi à arracher quelques circonscriptions, souvent dans des conditions contestées.

 

Cette hégémonie électorale dessine les contours d’une Assemblée nationale monocolor, verrouillée par un parti unique et ses alliés de circonstance. L’opposition politique, déjà muselée et marginalisée, est pratiquement absente du paysage parlementaire issu de ce scrutin.

 

Alors que le Conseil Constitutionnel doit encore valider ces résultats, nombreux sont les observateurs, militants démocratiques et citoyens qui dénoncent d’ores et déjà une parodie électorale organisée pour consolider définitivement le pouvoir autocratique en place. Cette mainmise totale sur l’institution législative ne laisse aucun doute : la Centrafrique s’enfonce davantage dans la dictature, avec un régime qui ne tolère plus aucune opposition réelle et qui instrumentalise les institutions démocratiques pour légitimer son autoritarisme.

 

Liste des candidats aux législatives élus au premier tour du scrutin du 28 décembre 2025 en Centrafrique annoncés par l’autorité nationale des Élections

 

Préfecture de Bangui

 

  • 1er arrondissement, 1re circonscription : MCU, Mamadou née Passet Prisca Roseline — 4 015 voix (91,35 %)
  • 2e arrondissement – 2e circonscription : MCU, Balalou Maxime — 5 043 voix (52,73 %)
  • 3e arrondissement – 2e circonscription : Indépendant, Mokili Christian — 806 voix (51,30 %)
  • 4e arrondissement – 1re circonscription : MCU, Maleyombo Alexandre Pamphile — 10 643 voix (62,59 %)
  • 4e arrondissement – 2e circonscription : MCU, Ngate-Robard Hypolite-Jean-Paul — 6 216 voix (74,90 %)
  • 6e arrondissement – 1re circonscription : Indépendant, Kobangai Isaac Isidore — 4 938 voix (54,76 %)
      • 8e arrondissement – 1re circonscription : MCU, Angouré Assana Aristide — 5 512 voix (51,68 %)
  • 9e arrondissement (Landja) – 1re circonscription : MCU, Dolé-Dobia Omer-Alban — 4 618 voix (65,95 %)
  • Bégoua – 2e circonscription : MCU, Piri Bertrand Arthur — 975 voix (85,00 %) •

Bimbo – 2e circonscription : MCU, Mapenzi Jean Symphorien — 5 277 voix (56,92 %)

  • Bimbo – 3e circonscription : MCU, Bemakasoui Josiane Lina — 6 142 voix (59,88 %)

 

Préfecture de la Basse-Kotto

 

  • Alindao – 1re circonscription : MCU, Bandeko Virginie — 5 474 voix (60,05 %)
  • Kembé – 1re circonscription : Indépendant, Assindaka Didace — 6 311 voix (51,03 %)
  • Mobaye – 1re circonscription : PDD-La Solidarité-Klemba, Kongbelé-Tzingas Aurélien-Simplice — 4 988 voix (66,68 %)

 

Préfecture de la Haute-Kotto

 

  • Bria – 1re circonscription : MCU, Balenda Max Sylvain — 12 533 voix (78,37 %)
  • Bria – 2e circonscription : MCU, Tafago Jacques — 3 212 voix (54,59 %)
  • Ouanda-Djallé – 1re circonscription : MCU, Koudjou Abdel Karim Nabia — 1 780 voix (100 %)
  • Yalinga – 1re circonscription : MCU, Yassir Mahamat Bello — 768 voix (54,28 %)

 

Préfecture du Haut-Mbomou

 

  • Djemah – 1re circonscription : MCU, Akovourou Lambert — 213 voix (99,07 %)

 

Préfecture de la Kémo

 

  • Mala – 1re circonscription : MCU, Lakonté Gaomeda Marthe — 6 118 voix (98,41 %)

 

Préfecture du Lim-Pendé

 

  • Ngaoundaye – 1re circonscription : Indépendant, Dillah Bernard — 5 147 voix (58,05 %)
  • Paoua – 2e circonscription : MCU, Dotar-Ganguenon Justin — 11 135 voix (65,30 %)

 

Préfecture de la Lobaye

 

  • Boganda – 1re circonscription : MCU, Yembe Michael Jackson — 1 508 voix (56,39 %)
  • Mbaïki – 3e circonscription : Indépendant, Akhras Assan — 3 441 voix (58,26 %)
  • Moboma – 1re circonscription : MCU, Makango Magloire Joscelin — 7 668 voix (68,82 %)

 

Préfecture de la Mambéré

 

  • Amada-Gaza – 1re circonscription : MCU, Ndanga Séraphin — 2 353 voix (54,35 %)
  • Carnot – 1re circonscription : MCU, Ngamana Evariste — 5 003 voix (90,40 %)
  • Carnot – 3e circonscription : Indépendant, Nguia Justin — 1 926 voix (69,56 %)
  • Gadzi – 1re circonscription : MCU, Bappet Trixi Serge — 3 766 voix (52,76 %)
  • Gadzi – 2e circonscription : Indépendant, Sambo Boniface — 1 365 voix (55,20 %)
  • Sénkpa-Mbaéré – 1re circonscription : Indépendant, Gotao Jean-Robert — 2 240 voix (56,00 %)

 

Préfecture de la Mambéré-Kadéï

 

  • Berbérati – 1re circonscription : MCU, Somse Pierre — 6 900 voix (64,62 %) • Berbérati – 2e circonscription : Indépendant, Nalke Dorogo André — 3 596 voix (66,90 %) • Berbérati – 3e circonscription : MCU, Ndombe Clément — 2 656 voix (66,58 %) • Gamboula – 1re circonscription : MCU, Kolou Tefal — 3 273 voix (54,44 %) • Sosso-Nakombo – 1re circonscription : MCU, Dimbelet Nakoe Mathurin — 2 139 voix (58,96 %)

 

 

Préfecture du Mbomou

 

  • Bakouma – 1re circonscription : MCU, Ndenguilo née Nazama Prisca-Josiane — 3 425 voix (51,69 %)
  • Bangassou – 1re circonscription : MCU, Bazzambo-Ngbongo Maurice Armand — 11 873 voix (64,19 %)
  • Bangassou – 2e circonscription : PS, Kolala Kodoungou Bienvenu — 5 728 voix (58,66 %)
  • Rafai – 1re circonscription : MCU, Gbiatou Dieudonné — 4 510 voix (67,72 %)

 

Préfecture de la Nana-Gribizi

 

  • Nana-Outa – 1re circonscription : MCU, Nguelakossa Jean-Pierre Sylvain — 6 188 voix (59,48 %)

 

Préfecture de la Nana-Mambéré

 

  • Abba – 1re circonscription : MCU, Issa Marc — 3 940 voix (67,74 %)
  • Baboua – 1re circonscription : PAD, Laurent Ngon-Baba — 5 231 voix (65,58 %)
  • Baboua – 2e circonscription : MCU, Ninga Luc — 2 270 voix (56,69 %)
  • Baoro – 1re circonscription : MCU, Sarandji Simplice Mathieu — 8 813 voix (100,00 %)
  • Bouar – 3e circonscription : MCU, Yalakanga Georges — 2 084 voix (73,93 %)
  • Bouar – 4e circonscription : MOUNI, Harouna Moelle — 3 695 voix (50,50 %)

 

Préfecture de l’Ombella-M’poko

 

  • Boali – 1re circonscription : MCU, Bounguinza Davy — 6 446 voix (61,53 %)
  • Bossembélé – 1re circonscription : MCU, Tezawa Service Jean-Paul Bervy — 5 038 voix (51,00 %)
  • Yaloké – 1re circonscription : MCU, Amougou Hugues-Tranquillain — 4 388 voix (84,06 %)
  • Yaloké – 2e circonscription : MCU, Toranga Richard Stevès — 5 202 voix (74,66 %)

 

Préfecture de la Ouaka

 

  • Bakala – 1re circonscription : UNDP, Tiyangou Dorothée — 1 871 voix (54,60 %)
  • Bambari – 1re circonscription : MCU, Sate Suzzane — 7 793 voix (55,12 %)
  • Bambari – 2e circonscription : MCU, Tagba-Ouaka Jean-Rolland — 6 629 voix (53,52 %)
  • Bambari – 3e circonscription : MCU, Ouarandji Daniel Bachelor — 4 177 voix (57,66 %)
  • Bambari – 4e circonscription : MCU, Ali Salet — 5 610 voix (63,18 %)
  • Grimari – 1re circonscription : MCU, Sall Karim Sedar — 8 062 voix (66,17 %)
  • Ippy – 2e circonscription : PDD-La Solidarité-Kelemba, Balengbondo Flaurent — 1 887 voix (52,23 %)
  • Kouango – 1re circonscription : MCU, Zoumarra Barthélemy Louis-Marie — 9 153 voix (56,47 %)

 

Préfecture de l’Ouham

 

  • Bossangoa – 1re circonscription : Indépendant, Doraz Séréfessenet Christiane — 5 465 voix (66,57 %)
  • Bossangoa – 3e circonscription : MCU, Gambo née Souaninzi Bernadette — 5 965 voix (100,00 %)
  • Bossangoa – 4e circonscription : Indépendant, Nambokinena Bienvenu — 3 603 voix (54,01 %)
  • Nana-Bakassa – 2e circonscription : CAN, Ngakoutou Patasse Sylvain Eugène — 3 180 voix (54,80 %)

 

Préfecture de l’Ouham-Fafa

 

  • Batangafo – 1re circonscription : Indépendant, Ndotiga Gadjio Cyrille — 4 773 voix (51,53 %)
  • Bouca – 1re circonscription : Indépendant, Yalemendé Marcelin — 2 541 voix (53,70 %)

 

Préfecture de l’Ouham-Pendé

 

  • Bocaranga – 3e circonscription : Indépendant, Senehorole Bruno — 1 603 voix (55,97 %)
  • Bossemptélé – 1re circonscription : MCU, Yabin Benoît — 2 177 voix (56,08 %)
  • Bozoum – 2e circonscription : MCU, Minang Désiré Giscard — 3 789 voix (56,03 %)
  • Koui – 1re circonscription : PDD-K, Boua Barthélémy — 3 582 voix (60,71 %)

 

Préfecture de la Sangha-Mbaéré

 

  • Bayanga – 1re circonscription : Indépendant, Kamazokopa Moïse Josué — 3 025 voix (72,16 %)
  • Nola – 1re circonscription : MCU, Pogola Abdoulaye Hassane — 4 392 voix (57,27 %)
  • Nola – 2e circonscription : MOUNI, Djeme Dieudonné-Marien — 3 061 voix (78,57 %)

 

 

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Interview exclusive  avec  Alain Sylla : pourquoi Faustin-Archange Touadera ne voyage plus en Europe ? Il a peur de la CPI ? Mais jusqu’à quand ?

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Interview exclusive  avec  Alain Sylla : pourquoi Faustin-Archange Touadera ne voyage plus en Europe ? Il a peur de la CPI ? Mais jusqu’à quand ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/retour_de_touadera_de_voyage_officiel.jpg” data-wpel-link=”internal”>Interview exclusive  avec  Alain Sylla : pourquoi Faustin-Archange Touadera ne voyage plus en Europe ? Il a peur de la CPI ? Mais jusqu’à quand ?
Retour de Touadera après des semaines de séjour à l’étranger

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis le dépôt d’une communication judiciaire par le cabinet canadien Philippe La Rochelle visant le président centrafricain et ses alliés russes, les déplacements internationaux de Faustin-Archange Touadéra se sont presque arrêtés. Peur d’une arrestation, tentatives de sondage diplomatique, rôle de la CPI et poids du dossier Wagner : l’observateur judiciaire centrafricain Alain Sylla livre une analyse sans détour.

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur Alain Sylla. Merci d’avoir accepté cette interview.

 

Alain Sylla : Bonjour. Merci à vous.

 

CNC : Depuis plusieurs mois, le président Faustin-Archange Touadéra se déplace très peu à l’étranger. Que se passe-t-il concrètement selon vous ?

 

Alain Sylla : il ne s’agit pas d’un simple changement d’agenda. Touadéra est sous pression. Depuis le dépôt formel d’une communication judiciaire par le cabinet Philippe La Rochelle au Canada, il sait qu’il est devenu vulnérable hors de Centrafrique. Il ne s’agit plus de rumeurs politiques, mais d’un risque judiciaire réel.

 

CNC : pourtant, certaines sources évoquaient un voyage à Paris dans le cadre de sa campagne électorale, information relayée notamment par Africa Intelligence. Pourquoi ce déplacement n’a-t-il jamais eu lieu ?

 

Alain Sylla : parce que ce voyage était irréaliste. Paris n’est pas un terrain neutre pour lui. Touadéra a parfaitement compris qu’un simple séjour en France pouvait se transformer en cauchemar judiciaire. Il a en tête des précédents très précis.

 

CNC : Lesquels ?

 

Alain Sylla : il a vu comment l’ancien Président de la fédération de football centrafricain, Patrice Ngaïssona a été arrêté à Paris puis transféré devant la Cour pénale internationale. Ce n’est pas une abstraction. C’est une expérience concrète qui l’a marqué et lui fait très peur au point d’avoir de tension de temps en temps.

 

CNC : c’est pour cette raison qu’il aurait envoyé son ministre de la Justice en éclaireur  en France et auprès de la CPI ?

 

Alain Sylla : exactement. Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a effectué un déplacement discret à Paris, puis a tenté de prendre la température au niveau judiciaire et diplomatique, y compris du côté de la CPI. Il n’est pas revenu avec des garanties. Au contraire.

 

CNC : que lui aurait-il rapporté ?

 

Alain Sylla : un message clair : la situation est défavorable. Aucun verrou n’est totalement fermé. Aucun parapluie politique n’est fiable. Le conseil a été simple : rester à Bangui.

 

CNC : Depuis, Touadéra ne quitte presque plus le pays.

 

Alain Sylla : c’est inédit avec le Président Faustin-Archange Touadera qui passe des semaines, voire des mois sans voyage en Europe, c’est extrêmement rare. Ce n’est pas un choix politique, c’est une contrainte.

 

CNC : Certains estiment que le vote de la diaspora ne pèse pas assez pour justifier un risque personnel.

 

Alain Sylla : c’est exactement son raisonnement. Pour lui, aucun meeting à Paris ne vaut une arrestation potentielle. Il privilégie sa survie politique et personnelle.

 

CNC : vous évoquez aussi un impact budgétaire inattendu.

 

Alain Sylla : oui. L’absence de déplacements présidentiels coûteux a momentanément réduit certaines dépenses. La trésorerie de l’État respire un peu, même si les détournements et les prédations n’ont pas disparu.

 

CNC : la question de sa santé revient souvent. Que se passera-t-il s’il doit se faire soigner à l’étranger ?

 

Alain Sylla : c’est là toute la contradiction. Pour des soins lourds, l’Europe reste incontournable. Il le sait. Et il sait aussi que le risque judiciaire ressurgira immédiatement.

 

CNC : c’où l’envoi répété d’avocats et d’émissaires ?

 

Alain Sylla : oui. Ils tentent de sonder Paris, Bruxelles, de rassurer, d’anticiper. Mais ce sont des démarches défensives. Le fond du dossier reste intact.

 

CNC : vous parlez du dossier Wagner.

 

Alain Sylla : absolument. Les crimes attribués au Groupe Wagner en Centrafrique sont massifs. Le nombre de victimes, les méthodes, l’ampleur de la terreur dépassent largement certains dossiers déjà jugés par la CPI.

 

CNC : vous pensez à des précédents précis ?

 

Alain Sylla : oui. En termes d’ampleur et de gravité, cela dépasse même les faits pour lesquels Jean-Pierre Bemba a été condamné. Même pour la Seleka, c’est rien devant l’ampleur des crimes commis par les Wagner. Et Touadéra le sait dtrès bien d’ailleurs.

 

CNC : selon vous, la CPI peut-elle aller jusqu’au bout ?

 

Alain Sylla : la CPI est lente, mais elle est méthodique. Quand les éléments s’accumulent, elle ne recule pas. Touadéra vit avec cette épée au-dessus de la tête. C’est cela, la réalité.

 

CNC : merci Monsieur Sylla pour cet éclairage.

 

Alain Sylla : merci à vous.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo…

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Air France menace de couper les ponts avec Bangui après les débordements de la ministre Sylvie Baïpo-Thémaud

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Air France menace de couper les ponts avec Bangui après les débordements de la ministre Sylvie Baïpo-Thémaud

 

Air France menace de couper les ponts avec Bangui après les débordements de la ministre Sylvie Baïpo-Thémaud
un-avion-airbus-de-la-compagnie-air-france – Un enfant retrouvé mort dans le train d’atterrissage d’un avion arrivé à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en provenance d’Abidjan.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La menace plane désormais sur la liaison aérienne Paris-Bangui. Air France envisage sérieusement d’abandonner cette destination au 31 janvier, conséquence directe d’un incident mettant en cause la ministre Sylvie Baïpo-Thémaud lors d’un récent vol à destination de la capitale centrafricaine.

 

Les tensions entre la compagnie française et les autorités centrafricaines atteignent un niveau du jamais vu. L’affaire remonte à un voyage entre Paris et Bangui durant lequel la cheffe de la diplomatie centrafricaine aurait adopté un comportement excessif à bord de l’appareil depuis Paris.

 

Plusieurs témoignages concordent sur son attitude. Persuadée que sa fonction de ministre centrafricaine des affaires étrangères est devenu pour elle ministre du monde. Ce poste, d’après sa disposition d’esprit, lui accordait des privilèges démesurés. C’est dans ce contexte que madame  Sylvie Baïpo-Thémaud aurait perturbé le vol Air France à destination de Bangui par son agitation constante. Le capitaine de bord aurait même envisagé de la faire descendre avant le décollage.

 

À son arrivée dans la capitale centrafricaine, la situation a rapidement dégénéré. Furieuse de ce qu’elle percevait comme une humiliation, la ministre a fait intervenir les forces de sécurité centrafricaines. Ces dernières se sont rendues à l’agence Air France de Bangui avec un objectif précis.

 

Le directeur de l’agence a été menacé d’être placé en garde à vue sans ménagement. Ils l’ont accusé de participer à une prétendue tentative de déstabilisation du pays. Cette réaction disproportionnée a provoqué la consternation, y compris au sein des cercles diplomatiques français.

 

L’affaire est rapidement remontée jusqu’au Quai d’Orsay. Les responsables français peinent à saisir comment un simple désaccord à bord d’un vol commercial a pu basculer dans une telle escalade. La compagnie aérienne, de son côté, refuse désormais d’exposer son personnel à de nouveaux risques. Elle menace de cesser ses vols à destination de la capitale centrafricaine à partir du 31 janvier prochain.

 

Le parcours de Sylvie Baïpo-Thémaud éclaire différemment cette affaire. Mariée à un Français, sa maman l’a fait venir en France lorsqu’elle était encore petite fille.  Profitant de la générosité française, elle a profité des dispositifs d’aide sociale et du système éducatif. Poursuivant ses études en France, elle a finalement eu un travail, mais également un logement social réservée aux familles pauvres. Mais après sa nomination comme ministre en Centrafrique, madame Sylvie Baïpo-Temon n’a pas cédé son bail. Son logement HLM, normalement réservé uniquement aux foyers modestes, continue d’être occupé par une ministre devenue très riche. Selon plusieurs sources, elle aurait sous-loué cet appartement à un tiers sans autorisation. Cette pratique, strictement interdite pour les logements sociaux, lui vaudrait un redressement fiscal de 18 000 euros. Pire encore, elle aurait dissimulé ses revenus ministériels aux services fiscaux français.

 

Sa double nationalité interroge également. La frauduleuse Constitution centrafricaine du 30 août 2023 interdit formellement aux personnes possédant deux nationalités d’occuper des postes supérieurs dans l’administration. Pourtant, cette disposition semble avoir été contournée dans son cas.

 

Face à ce qu’elle considère comme une hostilité injustifiée envers ses employés, Air France a donc décidé de réagir fermement. La menace de suspension de la liaison au 31 janvier n’est pas un simple avertissement. La compagnie semble déterminée à aller au bout de sa décision si rien ne change.

 

Cette rupture potentielle priverait la Centrafrique d’une connexion directe essentielle avec l’Europe. Les déplacements des diplomates, des entrepreneurs et des familles se compliqueraient considérablement. Les retombées économiques d’un tel isolement s’annoncent déjà préoccupantes pour un pays déjà marginalisé​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Le boucher de Zemio, Irogodja, disparu lors de son transfèrement à Bangui par les Wagner, est finalement retrouvé mort, son cadavre découvert à la morgue de l’hôpital communautaire. Incroyable!

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Le boucher de Zemio, Irogodja, disparu lors de son transfèrement à Bangui par les Wagner, est finalement retrouvé mort, son cadavre découvert à la morgue de l’hôpital communautaire. Incroyable!

 

Le boucher de Zemio, Irogodja, disparu lors de son transfèrement à Bangui par les Wagner, est finalement retrouvé mort, son cadavre découvert à la morgue de l’hôpital communautaire. Incroyable!
Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le boucher de Zémio porté disparu lors du transfert vers la capitale a finalement été localisé sans vie à la morgue de l’hôpital général de Bangui. Le CICR a identifié son corps après que sa famille ait signalé son absence parmi les neuf autres suspects transférés dans la capitale.

 

Lorsque l’hélicoptère des Wagner a atterri à Bangui lundi dernier avec les dix jeunes arrêtés à Zémio, neuf d’entre eux ont pris la direction de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bangui. Irogodja, lui, a emprunté un autre chemin que ses compagnons d’infortune ignoraient totalement, car ils étaient tous cagoulés, leurs visages recouverts des sacs plastiques.

 

Les mercenaires russes l’ont séparé du groupe dès la descente de l’hélicoptère. Pendant que les autres étaient acheminés vers la SRI pour y être écroués, Irogodja montait dans un véhicule des russes qui filait directement vers la base des Wagner à l’aéroport international Bangui-Mpoko.

 

Cette installation hautement criminel des Wagner au camp Mpoko abrite divers équipements et installations que les mercenaires utilisent pour leurs interrogatoire musclé à Bangui.

 

C’est dans cet endroit que les mercenaires ont conduit le boucher de Zémio. Les heures qui ont suivi son arrivée restent opaques mais le résultat parle de lui-même. Irogodja a subi des sévices d’une violence telle que son organisme n’a pas résisté longtemps.

 

Les méthodes employées par Wagner lors de ces interrogatoires sont connues pour leur férocité. Les mercenaires russes n’hésitent pas à infliger des souffrances extrêmes pour obtenir des aveux ou simplement pour punir ceux qu’ils considèrent comme des ennemis, réels ou imaginaires.

 

Le corps d’Irogodja portait les stigmates de ce qu’il avait enduré dans cette base militaire. Une fois décédé, les mercenaires se sont retrouvés avec un cadavre sur les bras qu’il fallait faire disparaître vite.

 

Plutôt que d’abandonner le corps en brousse comme cela arrive parfois, Wagner a choisi une autre solution. Dans la nuit, un véhicule des mercenaires a quitté le camp Mpoko en direction du centre-ville de Bangui avec une cargaison macabre à son bord.

 

La morgue de l’hôpital général a reçu cette nuit-là un corps non identifié qu’on y a déposé sans explication particulière. Le personnel de l’établissement a l’habitude de ces arrivées nocturnes qui ne s’accompagnent d’aucun document ni d’aucune information sur l’identité du défunt.

 

Pendant ce temps, la famille d’Irogodja multipliait les démarches à Bangui pour comprendre ce qui était arrivé au boucher de Zemio. Les proches savaient qu’il figurait parmi les dix personnes embarquées à Zémio mais son nom n’apparaissait nulle part dans les registres de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

 

Cette absence inexpliquée a poussé la famille à solliciter l’aide du Comité International de la Croix-Rouge qui dispose de moyens pour rechercher les personnes disparues. Le CIC a accepté d’ouvrir une enquête et a commencé à vérifier différentes pistes possibles.

 

Les enquêteurs du CIC ont méthodiquement visité les lieux de détention connus à Bangui. Ils ont également pris contact avec les structures médicales susceptibles d’avoir reçu un blessé ou un corps correspondant au signalement. C’est ainsi qu’ils ont fini par se rendre à la morgue de l’hôpital général.

 

Parmi les corps entreposés dans les tiroirs réfrigérés figurait celui d’un homme dans la trentaine correspondant à la description d’Irogodja. Le personnel du CIC a pris des photos et les a transmises à la famille qui a formellement reconnu le boucher disparu.

 

La confirmation est tombée comme un couperet pour les proches qui espéraient encore le retrouver vivant quelque part. Les marques visibles sur le corps ne laissaient aucun doute sur les circonstances de sa mort. Irogodja avait été torturé avant de succomber à ses blessures.

 

Cette découverte apporte une réponse à la question de sa disparition mais en soulève d’autres tout aussi inquiétantes. Pourquoi Wagner l’a-t-il séparé des neuf autres jeunes arrêtés en même temps que lui à Zémio ? Qu’est-ce qui a motivé ce traitement différent alors qu’ils étaient tous accusés des mêmes faits ?

 

Le boucher ne présentait aucune particularité qui aurait pu justifier un interrogatoire plus poussé que ses compagnons. Son métier de vendeur de viande au marché ne comportait aucun aspect stratégique susceptible d’intéresser les services de renseignement russes.

 

Plusieurs hypothèses circulent désormais à Bangui parmi ceux qui suivent cette affaire. Certains pensent qu’Irogodja a simplement eu la malchance d’être choisi au hasard pour servir d’exemple. D’autres estiment que quelqu’un a pu le désigner spécifiquement aux mercenaires pour régler des comptes personnels.

 

Par Gisèle MOLOMA.

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Vive tension au commissariat du 4ème arrondissement de Bangui : certains soldats FACA menacent de venir incendier le commissariat après la mort de l’un des leurs

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Vive tension au commissariat du 4ème arrondissement de Bangui : certains soldats FACA menacent de venir incendier le commissariat après la mort de l’un des leurs

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Image d’illustration d’une patrouille de la police militaire en soutien aux policiers à Bégoua. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un incident survenu samedi soir à Gobongo a mal tourné. Un jeune soldat est gravement blessé au commissariat, suivi de son décès à l’hôpital communautaire. Ses collègues et amies menacent désormais de venir brûler le commissariat.

 

L’affaire a débuté vers 18h30 dans le quartier Gobongo, situé à la sortie nord de Bangui, à environ huit kilomètres du centre-ville. Un Soldat FACA fraîchement recruté par l’état-major s’était rendu dans un débit de boissons en compagnie de plusieurs de ses amis qui sont tous des consommateurs de chanvre indien.

 

À son entrée dans ce nganda, le soldat FACA, en civil, a aussitôt jeté son dévolu sur une jeune femme attablée avec un groupe de jeunes du quartier. Le soldat commence à draguer la petite fille sous les yeux de tous. Il insiste, et insiste. Finalement, il appelle la fille de venir faire la table avec lui. Mais la jeune fille a refusé sa proposition, sachant qu’elle est déjà draguée par l’un des jeunes qui font la table avec elle. Donc pour elle, quitter sa table avec son petit ami pour aller faire la table avec un autre jeune est intolérable.

 

Mais vu le refus de la jeune fille, le soldat n’a pas accepté cet affront. Aussitôt, le soldat d’éclanche  une violente bagarre entre lui et le copain de la jeune femme. La dispute a alors pris une tournure violente. Le militaire a mordu gravement son rival à la tête, lui arrachant une partie des cheveux avec ses dents. Le sang commence à couler.

 

Pendant ce temps, l’attroupement provoqué par la bagarre a attiré l’attention des forces de l’ordre. Les policiers du commissariat du 4ème arrondissement sont intervenus rapidement pour arrêter l’agresseur. Ils ignoraient alors sa qualité de militaire. Les policiers l’ont embarqué au commissariat de police du quatrième arrondissement de Bangui.

 

Au même moment, ses compagnons, également présents dans le débit de boisson au quartier Gobongo, ont suivi le convoi des forces de l’ordre jusqu’au poste de police mais sont restés à l’extérieur.

Une fois arrivés au commissariat, les agents de police ont découvert que le suspect est un élément des forces armées centrafricaine. Ils ont alors entamé les démarches pour le transférer aux autorités militaires compétentes.

 

Pendant que les policiers établissaient le procès-verbal, le jeune homme a tenté de s’échapper. Il a réussi à s’emparer de l’arme d’un agent et a couru vers la sortie. Un autre policier l’a rattrapé par le dos et une lutte s’est engagée pour récupérer l’arme.

 

Durant la confrontation physique, un coup est parti accidentellement, atteignant le militaire à la jambe. Malgré la gravité de la blessure, ses camarades qui attendaient dehors l’ont récupéré vite sur une moto. Ils l’ont ensuite transporté à l’hôpital communautaire aux alentours de 19h30.

 

Mais c’est grave pour lui. Le soldat, une fois arrivé à l’hôpital communautaire,  a succombé de ses blessures moins d’une heure après son admission. Sa famille et ses frères d’armes accusent maintenant les policiers de l’avoir tué volontairement. Des menaces d’incendie du commissariat et de représailles contre les agents ont été proférées.

 

Face à cette situation, des renforts policiers massifs ont été déployés au commissariat du 4ème arrondissement. Plusieurs pick-up équipés d’armes lourdes sont stationnés devant le bâtiment. Les effectifs ont été considérablement augmentés pour parer à toute éventualité​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Anicet Georges Dologuélé rejette les résultats de la présidentielle et demande l’annulation de cette parodie d’élections

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Anicet Georges Dologuélé rejette les résultats de la présidentielle et demande l’annulation de cette parodie d’Élections

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-leader-de-l-urca-anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Anicet Georges Dologuélé rejette les résultats de la présidentielle et demande l’annulation de cette parodie d’élections
Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le candidat à l’élection présidentielle centrafricaine Anicet Georges Dologuélé a pris la parole la semaine dernière pour contester fermement les résultats provisoires annoncés par l’Autorité Nationale des Elections. Il accuse l’institution d’avoir organisé une manipulation généralisée du scrutin.

 

Face aux journalistes réunis lors de sa conférence de presse, Anicet Georges Dologuélé n’a pas mâché ses mots. Le président de l’URCA refuse catégoriquement les chiffres proclamés dans la nuit du 5 janvier par l’ANE, qui attribuent 76,15% des suffrages au président dictateur Faustin-Archange Touadera contre 14,66% pour lui. Selon Anicet Georges Dologuélé, ces données constituent “un mensonge” et ne correspondent aucunement à la réalité du vote exprimé le 28 décembre dernier.

 

L’opposant a d’abord exprimé son étonnement quant aux conditions même de cette annonce. “Je vous informe que le candidat que je suis n’a pas été invité à cette cérémonie de l’entre soi”, a déclaré Anicet Georges Dologuélé, faisant référence à cette proclamation effectuée à minuit et dans un format inhabituel. Le président de l’URCA estime que l’heure tardive choisie et la liste restreinte des invités témoignent déjà d’une volonté de dissimuler certains éléments.

 

Anicet Georges Dologuélé a rappelé que de nombreux Centrafricains ont suivi les annonces des résultats bureau par bureau sur différentes radios. “Comme moi, vous avez marqué votre étonnement de l’impasse qui a été faite sur les résultats de certaines préfectures, en particulier celles de la région de Yadé”, a-t-il souligné. D’après le président de l’URCA, plus de la moitié des résultats n’auraient tout simplement pas été comptabilisés.

 

Après avoir observé vingt-quatre heures de silence pour mesurer les réactions du pays, Anicet Georges Dologuélé dresse un constat sans appel : aucune liesse populaire, uniquement de la tristesse et une colère retenue. “Le constat est clair : aucune manifestation de joie ni de satisfaction, beaucoup de tristesse, de colère contenue, de sentiment de trahison et de violence morale”, a-t-il affirmé.

 

Durant ces vingt-quatre heures, Anicet Georges Dologuélé affirme avoir subi des pressions directes. “Ma sécurité a été gravement menacée et des membres de ma sécurité, des soldats de l’armée régulière mis à ma disposition par l’Etat-major des FACAs, ont été enlevés à mon domicile”, a révélé le président de l’URCA lors de sa conférence de presse.

 

Le candidat n’hésite pas à pointer du doigt l’ANE elle-même. “Ce que l’Autorité Nationale des Élections appelle des ‘résultats provisoires’ n’est pas le reflet du vote du peuple, mais le produit d’une fraude massive, organisée, méthodique et couverte par l’ANE elle-même”, a martelé Anicet Georges Dologuélé. Selon lui, l’institution a “failli” et “trahi” sa mission.

 

Anicet Georges Dologuélé rappelle que son parti, l’URCA, avait multiplié les alertes bien avant le scrutin. Des courriers officiels, des communiqués et des avertissements documentés avaient été adressés à l’ANE concernant l’insuffisance de préparation, l’absence de formation des équipes sur le terrain, l’opacité de l’organisation, la partialité croissante de l’institution et les violations répétées des procédures. “L’ANE n’a jamais corrigé. L’ANE n’a jamais expliqué. L’ANE a persisté”, a regretté le président de l’URCA.

 

Pour Anicet Georges Dologuélé, la conclusion s’impose d’elle-même : “L’ANE a renoncé volontairement à son indépendance et s’est volontairement et ostensiblement mise au service d’un candidat.” Le président de l’URCA considère que l’institution “a choisi son camp” et porte désormais seule la responsabilité du “chaos électoral” dans lequel elle a “volontairement plongé” le pays.

 

Le candidat énumère ensuite ce qu’il présente comme une série de manipulations ayant émaillé chaque étape du processus. “Fraude lors de l’enrôlement, fraude pendant le vote, fraude pendant le dépouillement, fraude dans l’acheminement des résultats, fraude dans la centralisation, fraude dans la proclamation”, a listé Anicet Georges Dologuélé.

 

L’une des violations les plus graves concerne, selon lui, le refus de remettre les procès-verbaux aux représentants des candidats. “Dans la quasi-totalité des bureaux de vote, les représentants du candidat que je suis se sont vu refuser, de manière ferme et définitive, la remise d’une copie du procès-verbal ou de la feuille de résultat”, a affirmé Anicet Georges Dologuélé. Les présidents de bureaux auraient même avoué avoir reçu l’ordre de ne pas les distribuer.

 

Or, comme le rappelle Anicet Georges Dologuélé, l’article 87 du Code électoral oblige les présidents de bureaux de vote à remettre ces documents à chaque représentant dûment mandaté, “sous peine de nullité du scrutin”. Pour le président de l’URCA, cette nullité est “implicitement consacrée par le Président de l’ANE lui-même” à travers un communiqué publié le 29 décembre à 16h30.

 

Anicet Georges Dologuélé affirme disposer de preuves tangibles : urnes bourrées, procès-verbaux falsifiés, résultats transférés de manière illicite, représentants chassés des bureaux et traqués par des responsables administratifs en province, modifications arbitraires sans fondement légal. “Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une fraude électorale a été décomplexée, publique, sauvage, violente”, a-t-il déclaré, pointant que tout cela a profité “exclusivement au candidat choisi par Monsieur Morouba, Président de l’ANE”.

 

Le camp d’Anicet Georges Dologuélé dit avoir rassemblé un dossier solide. “Nous avons réussi péniblement à collecter un nombre important de feuilles de résultats et photographié certains dans les bureaux de vote”, a expliqué le candidat. Ses équipes auraient identifié des différences importantes entre les chiffres affichés localement et ceux annoncés par l’ANE.

 

Fort de ces éléments, Anicet Georges Dologuélé annonce une action en justice. “Sur la base de ces preuves, nous rejetons solennellement les résultats proclamés par l’ANE et saisirons le Conseil Constitutionnel”, a-t-il déclaré. Cette contestation se fonde, selon le président de l’URCA, sur des violations de la loi électorale, de la Constitution et surtout de la volonté populaire.

 

“Ce que l’ANE a proclamé n’est pas une victoire électorale, c’est une confiscation du suffrage populaire”, a martelé Anicet Georges Dologuélé. Le président de l’URCA formule deux exigences claires : “Nous demanderons l’annulation de toute l’élection présidentielle ou la vérité des urnes.”

 

Cette “vérité des urnes”, selon Anicet Georges Dologuélé, passe nécessairement par un recomptage complet dans tous les bureaux de vote du pays, après avoir annulé les procès-verbaux et feuilles de résultats qu’il qualifie d’“artificiellement fabriqués”.

 

Le président de l’URCA reconnaît avoir été prévenu que ces Élections seraient truquées et qu’il valait mieux ne pas y participer. “Mais il m’était insupportable de penser que nous devions tous abandonner 6 millions de Centrafricains dans l’extrême misère et sous une dictature de plus en plus assumée”, a expliqué Anicet Georges Dologuélé.

 

Le candidat dit conserver un certain espoir envers le Conseil Constitutionnel. “J’ai l’humilité de penser que je n’ai pas le monopole de l’amour de mon pays et que des compatriotes cadres supérieurs, qu’ils soient de l’ANE ou du Conseil Constitutionnel, peuvent aimer et servir leur pays dans ce qu’ils font”, a-t-il déclaré. Anicet Georges Dologuélé rappelle que les membres de cette institution l’avaient rassuré quant à leur indépendance lors de l’affaire concernant son supposé apatridie, et il espère qu’ils n’ont “pas changé”.

 

Si Anicet Georges Dologuélé garde cet espoir vis-à-vis de certaines institutions, il est en revanche catégorique concernant l’ANE. “Le Président de l’ANE et certains des commissaires ont malheureusement confirmé le complot ourdi contre le peuple centrafricain”, a-t-il affirmé.

 

Mais selon Anicet Georges Dologuélé, les Centrafricains ne sont pas dupes. “Vous ne réussirez pas à lui faire accepter qu’il n’a élu ‘AGD Kota Coup qu’à 14%. C’est peine perdue!”, a-t-il lancé. Pour le président de l’URCA, le vote n’est “ni une faveur, ni une formalité” mais “un droit” et “un acte souverain” qui doit être respecté.

 

Anicet Georges Dologuélé a terminé sa déclaration par une promesse de fermeté. “Nous ne céderons pas. Nous ne nous tairons pas. Nous irons jusqu’au bout. Parce que la démocratie ne se proclame pas. Elle se respecte”, a affirmé le candidat, qui entend maintenant porter son combat devant la justice constitutionnelle avec l’ensemble des preuves collectées par ses équipes sur l’ensemble du territoire centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Elysée Nguemale menace de convoquer l’ANE devant la justice pour falsification de ses résultats à la baisse

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Elysée Nguemale menace de convoquer l’ANE devant la justice pour falsification de ses résultats à la baisse

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Élysée Nguimalé en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Elysée Nguemale refuse les chiffres annoncés par l’autorité nationale des Élections. Le candidat aux législatives accuse directement le démembrement local de Bayanga d’avoir falsifié ses scores.

 

Le candidat de Bayanga ne cache pas sa colère. Sur les réseaux sociaux, Elysée Nguemale vient de publier un message virulent contre l’ANE de sa circonscription. Il rejette en bloc les chiffres qui lui sont attribués dans les résultats provisoires proclamés par l’autorité nationale des Élections (ANE).

 

Pour Nguemale, ces scores minimalistes ne reflètent aucunement la réalité de ce qui s’est passé dans les urnes. Il affirme que le démembrement local de Bayanga a délibérément raboté totalement et amaigri ses véritables performances. Une accusation grave qui le pousse à exiger des explications devant les plus hautes instances du pays.

 

Le candidat va plus loin en convoquant les responsables de l’ANE de Bayanga et les membres des 32 bureaux de vote. Tous devront, selon lui, venir justifier leurs actes devant le Conseil Constitutionnel. Il les accuse d’avoir fabriqué des chiffres dérisoires après avoir refusé de transmettre les procès-verbaux originaux à ses mandataires dans les bureaux de votes.

 

Cette obstruction aurait empêché ses représentants d’accéder aux documents sortis directement des urnes. Les feuilles de résultats leur auraient été purement interdites, les privant ainsi de toute possibilité de vérification. Face à ce blocage, Nguemale brandit désormais la menace judiciaire.

 

En plus de cela, il explique que si le Conseil Constitutionnel ne fait pas son travail, le candidat promet de saisir les tribunaux pénaux. Il considère que cette affaire dépasse le simple contentieux électoral. Pour lui, il s’agit d’une manipulation caractérisée qui mérite des sanctions pénales.

 

L’Autorité nationale des Élections a publié les résultats provisoires ce jeudi 8 janvier 2026 sans se douter qu’un candidat contesterait des chiffres jugés trop faibles.

 

La circonscription de Bayanga se retrouve au centre d’une polémique inhabituelle. Un candidat qui refuse les voix qu’on lui attribue, des procès-verbaux dissimulés aux observateurs, des menaces de poursuites judiciaires contre l’ANE locale. Les prochains jours diront si les juridictions accepteront d’examiner ces accusations ou si l’affaire s’enlisera comme tant d’autres​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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RGPH-4 : après la fin des travaux du recensement, les agents attendent encore leur prime et la colère ne cesse de monter dans plusieurs villes du pays

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RGPH-4 : après la fin des travaux du recensement, les agents attendent encore leur prime et la colère ne cesse de monter dans plusieurs villes du pays

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/ville-de-Boda-dans-la-lobaye-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>RGPH-4 : après la fin des travaux du recensement, les agents attendent encore leur prime et la colère ne cesse de monter dans plusieurs villes du pays
Dans un quartier de la ville de Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la Lobaye. Photo CNC

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Alors que les opérations du recensement se sont terminées graduellement entre décembre 2025 et janvier 2026, les équipes du recensement déployées patientent toujours pour toucher leur rémunération. Les agents sont en colère et la tension monte de plus en plus dans plusieurs localités où certains commencent à manifester leur mécontentement.

 

L’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales a lancé le RGPH-4 avec du retard par rapport au calendrier initial. Dans certaines zones, les équipes ont achevé leur mission en décembre 2025 tandis que d’autres ont poursuivi jusqu’en janvier 2026. Pourtant, les versements promis aux travailleurs de terrain ne suivent toujours pas.

 

Cette situation provoque maintenant l’exaspération des agents qui réclament leur dû après des semaines de labeur dans des conditions parfois périlleuses. À Ngaoundaye, Bouar, Alindao, Sibut, Ndim et dans bien d’autres secteurs, la frustration a atteint son paroxysme. Les agents ont manifesté leur colère dans les rues.

 

D’autant plus que certains agents recenseurs ont arpenté des territoires dangereux, infestés de bandits armés, risquant leur vie à chaque déplacement. Pendant ce temps, leurs collègues affectés dans d’autres préfectures ont déjà encaissé leurs primes sans difficulté apparente. Cette disparité de traitement alimente la rancœur.

 

Comment expliquer qu’une même mission nationale connaisse deux vitesses de paiement? Les agents recenseurs des zones à risque estiment subir une injustice supplémentaire après avoir accepté des affectations que personne ne voulait. Leur sentiment d’abandon devient chaque jour plus prégnant.

 

La semaine dernière, l’indignation s’est transformée en action directe à Ngaoundaye. Le véhicule de M. Mbaïkoua, coordinateur de la région de Ouham-Pendé et de Lim-Pendé des opérations, a failli partir en fumée sous les yeux des manifestants excédés. L’incident confirme l’escalade des tensions dans plusieurs localités du pays.

 

À Bangui, les rumeurs circulent sur l’utilisation détournée des fonds destinés au recensement. Selon plusieurs sources, le directeur général de l’Institut aurait pris une partie des fonds alloués au recensement et préfère faire la dettes  à intérêt aux candidats aux législatifs, plutôt que de payer les agents qui ont travaillé dur.

 

Les agents des préfectures de Lim-Pendé, Ouham-Pendé, Nana-Mambéré, Kémo, Basse-Kotto ou autres constatent avec amertume que leur sacrifice ne pèse pas lourd face aux calculs politiques du directeur général.

 

Mais après la grève des agents de la sous-préfecture de Kodi, le directeur général a promis de décaisser leurs fonds d’ici quelques jours. Reste à voir.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Le Tribunal Administratif invalide à nouveau les manœuvres du ministère de la Culture contre l’UMC

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Le Tribunal Administratif invalide à nouveau les manœuvres du ministère de la Culture contre l’UMC

 

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Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, la ministre toto du tourisme et de la culture

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Tribunal Administratif de Bangui vient d’asséner un nouveau revers au Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme dans l’interminable feuilleton de l’Union des Musiciens Centrafricains.

 

Dans un jugement rendu le 7 janvier 2026, la juridiction administrative suspend une énième tentative de l’administration culturelle d’organiser des Élections parallèles au sein de l’UMC. Cette décision fait suite à celle du 29 octobre 2025 qui avait déjà bloqué une première initiative similaire du même ministère.

 

Le scénario se répète avec une régularité déconcertante. Malgré l’élection légitime d’Armand Touaboy à la présidence de l’UMC le 30 août 2025, malgré la décision judiciaire d’octobre dernier confirmant cette légitimité, le Ministère de la Culture persiste dans sa volonté d’imposer une direction différente à l’organisation des musiciens.

 

La décision ministérielle N°1521 du 3 décembre 2025, qui validait le bureau de Dany Ngarasso, vient d’être gelée par le tribunal. Cette validation administrative ignorait complètement le jugement d’octobre et le scrutin régulier d’août. L’administration culturelle agit comme si les décisions de justice n’existaient pas.

 

Philippe Bokoula, chargé de mission au ministère et ami de Ngarasso, continue de manœuvrer dans les coulisses pour maintenir son allié aux commandes de l’UMC. Les notes circulaires se succèdent, toutes visant à contourner les verdicts judiciaires qui contrarient leurs plans.

 

Le Tribunal Administratif a tranché avec netteté. La requête présentée par l’UMC est recevable, la juridiction se déclare compétente, et l’exécution de la décision ministérielle validant le bureau Ngarasso est suspendue. Les frais de justice restent à la charge du Trésor public.

 

Cette affaire démontre un dysfonctionnement préoccupant de l’administration centrafricaine. Un ministère qui refuse obstinément de se plier aux décisions de justice crée un précédent dangereux. Que vaut l’autorité judiciaire si l’exécutif peut l’ignorer à sa guise ?

 

Les musiciens centrafricains assistent impuissants à ce bras de fer entre leur organisation et une administration qui refuse de lâcher prise. Chaque jugement favorable au bureau élu provoque une nouvelle initiative ministérielle pour annuler ses effets. Chaque victoire juridique est suivie d’une nouvelle offensive administrative.

 

Le ministère semble convaincu qu’à force de multiplier les décisions administratives, il finira par user la résistance du bureau légitime. Cette stratégie d’épuisement transforme une simple association culturelle en champ de bataille bureaucratique.

 

Le Ministère de l’Administration du Territoire, seule tutelle légale des associations en Centrafrique, reste étrangement silencieux dans cette affaire. Sa voix pourrait pourtant clarifier définitivement la situation en rappelant que le Ministère de la Culture n’a aucune autorité sur la gouvernance interne de l’UMC.

 

Albertine Ouaboua, Directrice Générale des Arts et de la Culture, signe les notes circulaires qui sont régulièrement annulées par la justice. Sa position devient inconfortable. Comment justifier la multiplication d’actes administratifs systématiquement invalidés par les tribunaux ?

 

Le coût de cette obstination administrative pèse sur les finances publiques. À chaque défaite judiciaire, c’est le Trésor public qui paie les frais de justice. L’argent des contribuables centrafricains finance un acharnement administratif sans base légale.

 

Les musiciens qui ont participé au scrutin d’août 2025 voient leur choix démocratique constamment remis en question. Leur vote compte-t-il vraiment si l’administration peut décider de l’ignorer et d’organiser de nouvelles Élections jusqu’à obtenir le résultat qui lui convient ?

 

La Constitution centrafricaine garantit la liberté d’association et l’autonomie des organisations de la société civile. Ces principes fondamentaux sont bafoués par une administration qui considère l’UMC comme relevant de son autorité directe.

 

L’acharnement de Bokoula et Ngarasso à conserver le contrôle de l’UMC interroge. Quels intérêts justifient une telle énergie déployée pour diriger une association de musiciens ? Les enjeux financiers liés aux droits d’auteur et aux subventions culturelles expliquent peut-être cette bataille acharnée.

 

Le bureau d’Armand Touaboy a choisi la voie légale pour défendre sa légitimité. Plutôt que d’entrer dans une confrontation directe ou de créer une scission, il saisit méthodiquement la justice à chaque nouvelle manœuvre administrative. Cette stratégie judiciaire porte ses fruits mais nécessite des ressources et une patience considérables.

 

Le jugement du 7 janvier 2026 intervient un mois après la décision administrative du 3 décembre. Le ministère n’a même pas attendu de voir si le bureau Touaboy contesterait sa décision avant de la publier. Cette précipitation traduit une certaine arrogance administrative.

 

Les textes réglementaires de l’UMC prévoient des procédures claires pour l’organisation des Élections. Ces procédures ont été respectées lors du scrutin d’août 2025. Le ministère invoque ces mêmes textes pour justifier ses propres initiatives électorales, mais sans respecter l’autonomie de l’association qui devrait les mettre en œuvre.

 

La justice administrative centrafricaine démontre dans cette affaire une certaine indépendance. Malgré la pression que peut représenter le fait de contredire un ministère, le Tribunal Administratif maintient sa ligne de conduite et annule systématiquement les actes manifestement illégaux.

 

Cette affaire aurait dû se régler en quelques semaines après l’élection d’août. Six mois plus tard, la situation reste bloquée par l’entêtement d’une administration qui refuse de reconnaître sa défaite et l’hostilité d’un ancien dirigeant qui refuse de passer la main.

 

Les partenaires internationaux qui soutiennent le secteur culturel centrafricain observent cette crise avec perplexité. Comment collaborer avec une organisation dont la direction légitime est constamment contestée par sa propre tutelle ministérielle ?

 

Les musiciens centrafricains méritent mieux que ce psychodrame administratif. Leur énergie devrait être consacrée à la création artistique, au développement de leur profession, à la défense de leurs droits, pas à des batailles juridiques interminables contre leur propre ministère de tutelle.

 

Le jugement du 7 janvier devrait normalement clore ce chapitre. Mais l’expérience des mois précédents invite à la prudence. Combien de temps avant qu’une nouvelle décision administrative ne vienne contredire ce jugement ? Combien de temps avant que l’UMC ne doive à nouveau saisir la justice pour faire respecter ses droits ? Le cycle semble sans fin, alimenté par une administration qui considère que les décisions judiciaires ne sont que des obstacles temporaires à contourner plutôt que des verdicts à respecter.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Agressé par 3 bandits cagoulés, un commerçant de Ndélé est hospitalisé dans un état critique

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Agressé par 3 bandits cagoulés, un commerçant de Ndélé est hospitalisé dans un état critique

 

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Hôpital de Ndélé, dans Bamingui-Bangoran

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Vendredi matin, Ali Idriss traversait le quartier Golomandja pour voir sa mère sur le site des déplacés. Trois agresseurs sortis de nulle part l’ont assailli, frappé à la nuque et dépouillé avant de l’abandonner comme mort.

 

Le jeune vendeur avait quitté son commerce vers 10h du matin. Sa mère, elle,  vit dans le camp de déplacés de la cité NRC, et il voulait lui rendre visite ce jour. Il empruntait une petite rue qui relie Golomandja au site, un chemin étroit bordé de végétation et des habitations.

 

C’est là que les trois hommes ont surgi de nulle part. Leurs visages étaient couverts et ils n’ont laissé aucune chance à leur victime. L’un lui a porté un violent coup à la nuque. Le coup  a fait perdre connaissance à Ali instantanément.

 

Le commerçant s’est effondré sur le sol. Les agresseurs ont cru l’avoir tué tant il ne bougeait plus. Ils l’ont traîné jusqu’au bord du chemin pour le dissimuler des regards.

 

Puis ils ont fouillé ses poches avec méthode. Ils ont emporté son smartphone Android et tout l’argent qu’il transportait. Seul un petit téléphone à touches leur a échappé, resté caché dans un repli de ses vêtements.

 

Ali est resté évanoui pendant des heures. Son corps gisait dans les broussailles tandis que ses agresseurs s’enfuyaient avec leur butin. Personne ne passait sur ce chemin en ce moment là.

 

Vers 11  heures, il a repris ses esprits. Encore très faible, il a tâtonné ses habits et réalisé qu’on l’avait dépouillé. Mais le petit téléphone était toujours là, contre sa hanche.

 

Il a réussi à composer un numéro. Des proches ont accouru et l’ont transporté vers l’hôpital de Ndélé où il reçoit encore des traitements. Ses blessures à la tête nécessitent une surveillance.

 

Cette attaque s’ajoute aux nombreuses agressions qui frappent le pays dans tous les coins. Les malfaiteurs n’hésitent plus à frapper en pleine journée, même sur des chemins passants. Chaque sortie devient un pari risqué pour les habitants qui ne savent plus comment se protéger​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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CENTRAFRIQUE : UNE ÉLECTION PRESIDENTIELLE HAUTEMENT VERROUILLÉE AVEC DES SCÉNARIOS CONNUS D’AVANCE.

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UNE ÉLECTION PRESIDENTIELLE HAUTEMENT VERROUILLÉE AVEC DES SCÉNARIOS CONNUS D’AVANCE.

 

CENTRAFRIQUE : UNE ÉLECTION PRESIDENTIELLE HAUTEMENT VERROUILLÉE AVEC DES SCÉNARIOS CONNUS D'AVANCE.
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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Par décision N001 du 05 janvier 2026, l’Autorité Nationale des Élections a proclamé officiellement les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025.

 

Ces résultats ont crédité le Président de la République sortant de 76,15% de voix largement devant ses principaux challengers qui n’ont récolté respectivement que 14,66% et 3,19%.

 

La résultante des résultats électoraux compilés par l’organe de gestion des opérations électorales et conformément aux exigences de l’article 117 du code électoral déclare le président de la République provisoirement élu en attendant la confirmation après examen des éventuels recours contentieux par le conseil constitutionnel.

 

Il apparaît important de souligner que ces résultats électoraux ont été rendus publics peu après minuit au moment où tout le peuple dort comme si l’organe chargé de gestion des opérations électorales se reprochait quelque chose d’anormal.

 

Il est évident que dans les traditions et cultures universelles, la nuit est généralement associée aux ténèbres, au mal, au vol etc…

 

Elle symbolise l’aveuglement, la confusion, l’illusion et enfin l’inquiétude.

 

En dehors des quatre autres candidats supplétifs du pouvoir de Bangui, les deux grands challengers on relevé d’énormes irrégularités qui sont de nature à entacher la crédibilité du scrutin.

 

Ces candidats-écrans ont tous et de façon paradoxale des points communs comme si c’était la derivée d’une entente qui ne dit pas son nom :

 

Ils ont tous comme par hasard reconnu l’écrasante victoire du Président de la République, ils n’ont relevé aucune irrégularité et appelle tous à l’unité nationale.

 

Au sus de l’inscription de la République centrafricaine sur la liste noire des États-Unis qui consiste à la restriction drastiques de visas aux ressortissants centrafricains, se pose l’epineuse problématique de l’indépendance de l’Autorité Nationale des Élections, de la définition de la mission onusienne en Centrafrique et également du mutisme voire de l’indifférence coupable de la communauté internationale.

 

Il faut noter que ce score soviétique à l’allure d’un plébiscite ne reflète ni le bilan du pouvoir sortant et ne correspond nullement à la vérité cartésienne du terrain.

 

Logiquement un tel score laisse peu de place à la contestation mais dans une élection aussi compétitive avec trois grandes figures du paysage politique centrafricain, l’absence de dispersion de suffrage confirme le caractère autoritaire de ce régime.

 

En définitif, les centrafricains ont assisté à tout sauf une élection, en réalité il s’agit d’un habillage juridique de plusieurs épisodes de fraudes, de magouilles.

 

Traumatisé par ce constat sombre, le citoyen lambda s’interroge :

1- Pourquoi une délibération de l’Autorité Nationale des Élections au moment où tout le peuple dort ?

2- En d’autres termes, que cache cette délibération nocturne avec des chiffres qui sont faux ?

3- Au regard des vidéos jubilatoires qui circulent sur les réseaux sociaux, cette victoire est-elle aussi celle du groupe paramilitaire de Wagner ?

4- Face à ces résultats mécaniquement et artificiellement fabriqués, un recours contentieux devant le Conseil constitutionnel lui aussi inféodé au pouvoir est-il nécessaire ?

 

En tout état de cause, ce résultat caractérisé par la fraude massive ne saurait remplacer l’expression de la volonté du peuple.

 

Cet absence de suspense démocratique où le résultat du scrutin était connu d’avance ne peut s’assimile au choix du peuple.

 

Nous affirmons in fine que la population de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain rejette avec vigueur ce résultat qui n’est pas celui du scrutin du 28 décembre 2025.

 

Ailleurs, lorsque la patience du peuple est épuisée, les Élections contestées aboutissent à des crises post-electorales avec des conséquences incommensurables…ce que nous ne souhaitons pas pour notre chère nation.

 

En conséquence de ce qui précède, nous appelons à l’annulation pure et simple de ce carnaval électoral et de convoquer urgemment les forces vives de la nation pour définir de façon consensuelle une issue de sortie de crise.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements sont légitimes et légaux.

 

Les chants des sirènes rythmés par les cadences des fanfares, le culte de personnalité, la danse endiablée, satirique ou ridicule et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

 

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre, le mécontentement, la frustration corollaire de troubles.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris.

 

À ce jour c’est-à-dire plus de trois mois de détention, il est entendu plusieurs fois par le juge d’instruction pour huit chefs d’accusation mecaniquement ou artificiellement inventés dont l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État qui est un fourre-tout parfait et placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba.

 

Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.

 

En conséquence de ce qui précède, nous appelons à sa libération sans condition car son dossier judiciaire est vide, creux et hautement politique.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 10 Janvier 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

 

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L’insécurité gagne du terrain : attaque sanglante à 140 km de Bangui sur la route de Sibut

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L’insécurité gagne du terrain : attaque sanglante à 140 km de Bangui sur la route de Sibut

 

Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’insécurité gagne du terrain : attaque sanglante à 140 km de Bangui sur la route de Sibut
Les soldats FACA sur des motos à Sibut, dans la préfecture de Kemo, située à 180 kilomètres de Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Partis pour dépanner un véhicule à Bria, deux frères n’ont jamais atteint leur destination. Des bandits les ont pris pour cible vendredi soir sur la route de Sibut.

 

Les deux hommes habitent le quartier PK5 dans le 3e arrondissement. L’un est le conducteur de taxi-moto, l’autre travaille comme mécanicien. Ce sont des frères de même mère et même père qui répondaient à un appel venu de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto.

 

Un véhicule participant à la campagne électorale du 28 décembre dernier  à Ouanda-Djallé était tombé en panne à Bria à son retour à Bangui. Le conducteur sur place a téléphoné à Bangui pour demander qu’on leur apporte la pièce nécessaire avec, si possible, un mécanicien pour arranger le véhicule. C’est dans ce cadre que les deux frères, l’un mécanicien, l’autre conducteur ont décidé d’acheter ce qu’il fallait et a pris la route pour se rendre à Bria et procéder au dépannage.

 

Ils ont pris leur moto vendredi en fin de journée pour prendre la route. Leur itinéraire les a d’abord menés à Damara, à 75 km de Bangui. Cette ville, il faut le noter, est la ville de la mère du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera.

 

Le dictateur Baba Kongoboro y a bâti une ferme où il passe ses week-ends. La zone bénéficie normalement d’une attention particulière des autorités. Pourtant, les deux jeunes du PK5 allaient bientôt découvrir que cette protection ne s’étend pas plus de 3 kilomètres de la ville de Damara.

 

Après Damara, ils roulaient en direction de Sibut, située à 185 km de la capitale. À 45 km avant cette ville, dans les environs du village Mambo, les malfaiteurs les attendaient. Il était environ 21 heures ce vendredi 9 janvier quand le piège s’est refermé.

 

Les assaillants ont tiré sans sommation. Les balles ont atteint les jambes des deux frères qui sont tombés au sol avec leur moto. Blessés, incapables de se relever, ils sont restés là dans la nuit.

 

Des habitants du village ont entendu les détonations et sont venus voir. Constatant l’état des victimes, ils les ont chargées dans un pousse-pousse. Quelqu’un a poussé la moto pendant que d’autres transportaient les blessés vers le dispensaire de Mambo.

 

Ce petit centre de santé a fait ce qu’il pouvait avec ses moyens limités. Le lendemain, on a organisé le transfert des deux hommes vers Bangui. Ils reçoivent maintenant des soins dans un hôpital de la capitale.

 

L’agression s’est produite à seulement 140 km de Bangui, pas très loin d’une zone considérée comme sûre. Les coupeurs de route opèrent désormais aux portes de secteurs censés être sous contrôle. Ils se rapprochent de plus en plus de la capitale.

 

Dans les rues de Bangui même, la situation n’est guère meilleure. Les bandits circulent partout sans rencontrer beaucoup d’obstacles. Se déplacer librement devient chaque jour plus risqué pour les Centrafricains ordinaires​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Vers une nouvelle crise en Centrafrique : Touadéra ouvre la guerre des origines des centrafricains  

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Vers une nouvelle crise en Centrafrique : Touadéra ouvre la guerre des origines des centrafricains  

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Le-president-Faustin-Archange-Touadera-dans-pleine-priere-pour-ses-moments-difficiles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vers une nouvelle crise en Centrafrique : Touadéra ouvre la guerre des origines des centrafricains  
Le Président Baba Kongoboro fait la prière pour ses moments difficiles

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Alors que la Centrafrique peine encore à refermer les blessures de ses nombreuses crises interethniques et interreligieuses, Faustin-Archange Touadéra vient d’ouvrir un nouveau front de division : celui des origines. En inscrivant dans sa constitution une distinction entre “Centrafricains d’origine” et autres citoyens, Touadéra ravive les démons identitaires et porte un coup supplémentaire à une unité nationale déjà vacillante.

 

Derrière cette dérive se profile le risque d’une nouvelle crise, plus insidieuse encore : celle de l’appartenance et de la citoyenneté. Des appels à la dénonciation de compatriotes binationaux se multiplient. Un citoyen, soi-disant Watene Guy Roger, a saisi le Conseil constitutionnel avec une liste de compatriotes binationaux. D’autres, proches du pouvoir, comme le ministre Fidèle Gouandjika, exigent que le sort réservé à Anicet Dologuélé soit étendu à tous les autres binationaux.

 

En marge, la chasse aux “intrus” s’accentue également, visant notamment l’exclusion de mercenaires étrangers des institutions du pays.

 

En effet, la Constitution du 30 août 2023 promulguée par Touadéra contient des dispositions qui créent une hiérarchie entre les citoyens. L’article 10 stipule que “la nationalité centrafricaine est une et exclusive”. L’article 183 réserve aux seuls “Centrafricains d’origine” le droit de se présenter aux Élections présidentielles, législatives et municipales.

 

Cette distinction entre “Centrafricains d’origine” et les autres crée une catégorie de citoyens de seconde zone. Ceux qui ont acquis la nationalité centrafricaine par naturalisation. Ceux qui ont eu la double nationalité à un moment de leur vie. Ceux dont les parents ou grands-parents sont nés à l’étranger.

 

Tous ces gens sont désormais suspects. Ils doivent prouver qu’ils sont de “vrais” Centrafricains. Et s’ils ne peuvent pas le prouver, ils perdent leurs droits politiques. Ils ne peuvent plus se présenter aux Élections. Ils deviennent des citoyens diminués.

 

Cette logique est dangereuse. Elle ouvre la porte à toutes les manipulations. À toutes les dénonciations. À toutes les vengeances politiques.

 

Depuis que le Président Faustin-Archange Touadera à travers ses bras droits a tenté d’invalider la candidature d’Anicet-Georges Dologuélé au motif qu’il aurait perdu sa nationalité centrafricaine en acquérant la nationalité française, une chasse aux binationaux s’est ouverte.

 

Des listes circulent. Des noms sont cités. Des gens dénoncent leurs voisins, leurs collègues, leurs adversaires politiques en affirmant qu’ils ont la double nationalité et qu’ils doivent être exclus de la vie politique.

 

Watene Guy Roger, un citoyen, a saisi le Conseil constitutionnel avec une liste de compatriotes qu’il accuse d’avoir la double nationalité. Il demande que leurs candidatures soient invalidées ou que leurs fonctions publiques soient annulées.

 

Le ministre Fidèle Gouandjika, proche de Touadéra, est né d’une mère congolaise de la RDC. Il a acquis la nationalité roumaine. Ceci dit, lui aussi il perd sa nationalité centrafricaine. Donc ce que ce compatriote a dit est claire. Il faut donc que le sort réservé à Dologuélé soit étendu à tous les autres binationaux. Autrement dit : si Dologuélé a été disqualifié, alors tous ceux qui ont eu ou qui ont la double nationalité doivent également être disqualifiés et démis de leur fonction.

 

Cette logique est absurde et dangereuse. Beaucoup de Centrafricains ont eu la double nationalité à un moment de leur vie. Beaucoup ont vécu à l’étranger. Beaucoup ont des parents ou des grands-parents nés à l’étranger. Est-ce que tous ces gens doivent être exclus de la vie politique ?

 

En parallèle, une autre chasse est lancée : celle contre les mercenaires étrangers qui occupent des fonctions dans les institutions centrafricaines.

 

Hassan Bouba, ancien chef rebelle de l’UPC, également agent de renseignement tchadien, a été nommé dans plusieurs commissions et structures du régime Touadéra. Il apparaît même dans la liste des membres de la direction de campagne du candidat Touadéra pour la présidentielle.

 

Comment un mercenaire étranger, un agent de renseignement d’un pays voisin, peut-il occuper des fonctions officielles dans les institutions centrafricaines ? Comment peut-il participer à une campagne électorale ?

 

D’autres mercenaires étrangers occupent également des postes dans l’armée, dans l’administration, dans les structures du parti au pouvoir. Certains sont rwandais. D’autres sont tchadiens. D’autres sont soudanais.

 

Mais curieusement, la chasse aux “intrus” ne vise pas ces gens-là. Elle vise les opposants politiques. Les gens comme Dologuélé qui ont osé défier Touadéra. Les gens qui ont la double nationalité mais qui ne sont pas du côté du pouvoir.

 

En créant la catégorie des “Centrafricains d’origine”, Touadéra peut disqualifier n’importe quel opposant en prétendant qu’il n’est pas un “vrai” Centrafricain. Il suffit de trouver un ancêtre étranger. Ou de prouver qu’il a eu la double nationalité à un moment. Ou de montrer qu’il a vécu longtemps à l’étranger.

 

Cette logique permet d’écarter les adversaires politiques sans avoir à affronter leurs idées. Au lieu de débattre sur les programmes, sur les visions pour le pays, on débat sur les origines. Sur qui est un “vrai” Centrafricain et qui ne l’est pas.

 

C’est une stratégie dangereuse qui peut mener le pays vers une nouvelle crise. Une crise identitaire. Une crise de l’appartenance. Une crise qui divisera les Centrafricains entre “vrais” et “faux”, entre “d’origine” et “de pacotille”.

 

L’histoire a montré que ce genre de discours sur les origines et l’appartenance peut très rapidement dégénérer en violence. En Côte d’Ivoire, le concept d’“ivoirité” a mené à une guerre civile. Au Rwanda, la distinction entre Hutus et Tutsis a mené au génocide.

 

En Centrafrique, on a déjà connu des violences interethniques et interreligieuses. Est-ce qu’on veut maintenant ajouter des violences basées sur les origines et la nationalité ?

 

Quand on commence à dresser des listes de “binationaux” à exclure, quand on appelle à dénoncer ceux qui ont des ancêtres étrangers, quand on crée des catégories de citoyens de première et de seconde zone, on ouvre la boîte de Pandore.

 

Demain, ce seront les voisins qui se dénonceront mutuellement. Les collègues qui se soupçonneront. Les familles qui se diviseront sur la question de savoir qui est un “vrai” Centrafricain et qui ne l’est pas.

 

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Jean-Pierre Marat : « Nos constitutions copiées ne parlent pas de notre société »

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Jean-Pierre Marat : « Nos constitutions copiées ne parlent pas de notre société »

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-ancien-depute-jean-pierre-mara-de-mala.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jean-Pierre Marat : « Nos constitutions copiées ne parlent pas de notre société »
L’ancien député Jean-Pierre Mara de Mala

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 7 novembre 2025, invité de l’émission « Banco Ndotibico à Ocou », l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Marat, a ciblé un point central de la crise culturelle centrafricaine : la manière dont les institutions et les lois ont été conçues. Selon lui, la République centrafricaine s’est dotée de constitutions et de textes juridiques largement copiés sur des modèles européens, sans lien organique avec la vie réelle des Centrafricains.

 

Pour Marat, cette imitation méthodique a des conséquences directes. Les constitutions successives ont été élaborées dans une logique de conformité internationale, avec des structures calquées sur celles d’autres États, mais sans partir des réalités sociales, économiques et culturelles du pays. Les notions d’organisation territoriale, de pouvoirs publics, de droits et devoirs sont souvent au-dessus de la tête de la majorité de la population, parce qu’elles ne décrivent pas son quotidien.

 

L’ancien député Jean-Pierre Mara rappelle que la construction de l’État centrafricain, déjà fragilisée par l’abandon du projet fédéral de Boganda, n’a jamais été pensée comme une construction culturelle. L’appareil Politique s’est construit en empruntant le vocabulaire et les mécanismes juridiques d’ailleurs. Les élites ont adopté des textes qui fonctionnent dans des sociétés dotées d’une longue tradition institutionnelle écrite, mais sans faire l’effort de les adapter aux réalités d’un pays composé de Gbaya, Banda, Taley, Kaba, Yakoma, Manja, peuples de la forêt et communautés pygmées.

 

Dans cette configuration, les lois ne prennent pas en compte les rythmes de vie, les formes de solidarité, les modes d’organisation villageoise, ni les systèmes coutumiers qui structurent encore de larges pans du territoire. Les chefs de village, les chefs de quartier, les autorités traditionnelles, au cœur de la régulation locale, n’entrent pas dans le champ constitutionnel de manière claire. Ils ne sont ni reconnus ni protégés comme des acteurs centraux de la cohésion sociale.

 

Jean-Pierre Mara estime que cette absence d’ancrage est un frein majeur à la construction d’une identité collective. Une constitution qui ne parle pas des langues locales, des terroirs, des pratiques agricoles, des rites sociaux, des métiers culturels, reste un texte d’apparat. Elle peut organiser des Élections et des institutions, mais elle ne fonde pas une nation dans sa profondeur.

 

Pour lui, la refonte de la culture passe par une refonte de la production juridique. Il ne s’agit pas de rejeter tout apport extérieur, mais de partir d’abord des réalités centrafricaines : la manière d’habiter, de produire, de parler, de transmettre, d’enseigner. Tant que les textes fondamentaux resteront détachés de cette base, la République centrafricaine fonctionnera avec un cadre légal importé, incapable de porter un projet culturel propre.

 

Au micro de « Banco Ndotibico à Ocou », Jean-Pierre Marat a longuement insisté sur la question de la langue. Pour lui, le Sangho, proclamé langue nationale, ne remplit toujours pas son rôle de colonne vertébrale de l’identité centrafricaine. La raison principale, selon lui, est simple : cette langue n’est ni pleinement normée, ni suffisamment enseignée, ni dotée d’outils permettant de porter un projet culturel ambitieux.

Par Anselme Mbata….

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De l’autosuffisance à l’assistanat : Comment les projets humanitaires freinent le développement de la Centrafrique, selon Elie Oueifio

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De l’autosuffisance à l’assistanat : Comment les projets humanitaires freinent le développement de la Centrafrique, selon Elie Oueifio

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/knk-elie-ouefio_500.jpg” data-wpel-link=”internal”>De l’autosuffisance à l’assistanat : Comment les projets humanitaires freinent le développement de la Centrafrique, selon Elie Oueifio
L’ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Elie Oueifio dénonce l’assistanat humanitaire qui entrave le développement centrafricain, prônant un retour à l’autosuffisance ancestrale.

 

Dans son ouvrage intitulé*Entre un programme de développement qui procure la paix et assure la stabilité et un projet humanitaire qui favorise l’oisiveté, instaure et entretient les crises, publié en juillet 2025, Elie Oueifio, instituteur, conseiller pédagogique, administrateur civil adjoint, ancien ministre, ancien ambassadeur, et coordonnateur du Cercle des Écrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC) depuis 2017, dresse un constat inquiétant : la République centrafricaine (RCA), jadis autosuffisante, sombre dans une dépendance chronique aux projets humanitaires. Cette transition, de l’autonomie prônée par les ancêtres à un cycle d’assistanat, freine le développement national en entretenant crises et oisiveté.

 

Elie Oueifio rappelle que les ancêtres centrafricains, guidés par des valeurs d’unité, de travail et de justice, avaient bâti une vision de développement incarnée par des proverbes tels que « KOI RI GUI NDARA NA » (l’eau demandée au voisin ne peut cuire la chair du buffle). Ces principes, transmis de génération en génération, mettaient l’accent sur une éducation rigoureuse et une responsabilité collective, permettant à la RCA de progresser vers l’émergence jusqu’aux années 1970. Sous l’élan de Bokassa, le pays, surnommé la « Suisse africaine », exploitait ses richesses naturelles (or, diamant, bois, sols fertiles) pour une économie en croissance. Cependant, comme le souligne Oueifio dans son document de juillet 2025, la chute de l’empire en 1979, orchestrée par l’opération Barracuda, a marqué le début d’une dépendance croissante aux aides extérieures, exacerbée par des crises et rebellions successives.

 

Les projets humanitaires, initialement conçus pour des crises ponctuelles, se sont installés durablement en Centrafrique, marginalisant les programmes de développement. Oueifio critique l’existence d’un ministère des actions humanitaires, qui interfère avec des secteurs clés comme la santé ou les affaires sociales, symbolisant cette dérive. Les ONG, souvent étrangères, prospèrent sur les crises, distribuant des produits du Programme alimentaire mondial (PAM) qui, selon l’auteur, réduisent les populations à une dépendance humiliante. Il cite l’exemple des sœurs religieuses à Bossangoa en 2009, qui dénonçaient les produits frelatés fournis par les humanitaires, plaidant pour une agriculture locale pour préserver la dignité. Cette anecdote, tirée de son ouvrage, illustre le constat d’Oueifio : l’aide humanitaire chronique engendre paresse, pauvreté et aliénation.

 

Cette dépendance est aggravée par des échecs structurels et des manipulations, comme le détaille Elie Oueifio. Il évoque des cas concrets, tels que la rupture du contrat de Firhoun Maïga par le PNUD en 2009 pour des raisons fallacieuses.

 

La suspension de l’aide américaine par Donald Trump, mentionnée par Oueifio, a révélé la fragilité du système humanitaire : les pertes d’emplois dans les ONG ont été déplorées, mais leurs impacts réels sur les populations restent limités. L’auteur argue que ces organisations, en entretenant les crises, servent des intérêts étrangers qui pillent les richesses centrafricaines sous couvert d’aide. Cette « néo-esclavage » humanitaire, comme il l’appelle, prive la RCA de sa souveraineté.

 

Pour contrer cette spirale, Elie Oueifio propose, dans son ouvrage de juillet 2025, un retour aux valeurs ancestrales : travail, vérité, justice et unité. Il appelle à une prise de conscience collective, inspirée par le modèle rwandais de réconciliation, et à une gouvernance rigoureuse pour lutter contre la corruption. Les médias, sollicités par Touadéra, doivent jouer un rôle clé en sensibilisant les populations, mais, selon Oueifio, ils nécessitent un soutien pour éviter la désinformation. Il insiste sur la nécessité de cesser de se considérer comme des « enfants » sous tutelle, selon la métaphore biblique de Galates 4:1-2, et de reprendre le contrôle des ressources nationales….

 

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Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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Centrafrique : Les Opposants Étranglés par une Campagne Électorale en Trompe-l’œil

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Centrafrique : Les Opposants Étranglés par une Campagne Électorale en Trompe-l’œil

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Élections présidentielles du 28 décembre 2025 : résultats provisoires à la sortie des urnes selon la rédaction du CNC
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’approche de la clôture de la campagne électorale prévue pour le 26 décembre, les anciens premiers ministres, Anicet-Georges Dologuelé et Henri-Marie Dondra, se heurtent à des obstacles persistants dans leur quête de visibilité face à Faustin-Archange Touadéra. Leurs efforts pour atteindre les électeurs sur le terrain sont constamment entravés, prenant des formes variées mais tout aussi efficaces.

 

La semaine dernière, Anicet-Georges Dologuelé a dû abandonner l’idée de prendre l’avion pour se rendre à Bouar. Atterrissant finalement à Bossangoa, il a poursuivi son périple en voiture. À son arrivée à Nana-Mambéré, il espérait tenir un meeting dans le stade local. Pourtant, il est accueilli par une scène verrouillée par les forces de sécurité, rendant tout meeting impossible. Les sympathisants, déçus, ont dû rebrousser chemin, face à une interdiction venue, selon diverses sources, des autorités supérieures depuis la capitale Bangui.

 

Henri-Marie Dondra, quant à lui, n’est pas en meilleure posture. Son vol destiné à le transporter à travers le pays est mystérieusement annulé. Sans explication officielle, il est contraint de rester à Bangui, tandis que ses affiches de campagne disparaissent de plusieurs localités, y compris la capitale. Les tentatives de se rendre à Bangassou sont également réduites à néant par des interdictions de vol.

 

Ce scénario se répète inlassablement : les candidats sont inscrits sur les bulletins de vote, mais leurs efforts sont méthodiquement neutralisés. L’illusion d’une compétition électorale est maintenue, mais elle est dépouillée de toute substance. Les opposants, qui ont choisi de s’engager dans cette course politique, réalisent maintenant à quel point leur liberté d’action est limitée.

 

L’administration, avec une précision chirurgicale, évite les confrontations violentes. À la place, elle impose des obstacles logistiques : un avion immobilisé ici, un stade barricadé là, et les affiches ainsi que les banderoles déchirés. . Dans un silence pesant, les forces de l’ordre exécutent ces ordres, et le calendrier électoral avance inexorablement vers l’échéance du scrutin.

 

Par Brahim….

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Flash info : Enlèvement de deux jeunes de Zemio par les mercenaires russes pour une destination inconnue

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Flash info : Enlèvement de deux jeunes de Zemio par les Mercenaires russes pour une destination inconnue

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Deux-jeunes-miliciens-Azandes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-Zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash info : Enlèvement de deux jeunes de Zemio par les mercenaires russes pour une destination inconnue
Image d’illustration de deux jeunes arrêtés à Zemio par les mercenaires russes du groupe Wagner. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Deux jeunes de Zemio viennent d’être kidnappés par les mercenaires russes du groupe Wagner ce matin à la frontière avec la RDC pour une destination inconnue.

 

Les faits se sont produits vers 7 heures du matin. Les deux jeunes habitants de Zemio quittaient leur ville dans la préfecture du Haut-Mbomou pour rejoindre la ville de Zapay en République démocratique du Congo. Ils voudraient se rendre à Zapay pour assister aux obsèques d’un forgeron centrafricain qui est décédé dans le camp des refugié de Zapay.

 

Il faut préciser que ce forgeron était un réfugié résidant à Zapay où il avait refait sa vie après la crise qui frappe le Haut-Mbomou. Les jeunes ont appris son décès et ont décidé de traverser la frontière pour participer à son enterrement.

 

Mais la traversée de la frontière ne s’est pas passée comme prévu. Sur la rivière qui marque la séparation entre les deux pays, les mercenaires russes du groupe Wagner les ont interceptés. Depuis leur capture vers 7 heures du matin, personne ne sait où ils se trouvent ni ce qu’ils sont devenus.

 

Les familles restent sans nouvelles de leurs proches. Aucune information n’a filtré sur le lieu où les mercenaires les ont emmenés. L’inquiétude grandit dans la localité de Zemio.

 

L’intervention des forces russes ne s’est pas limitée à cet enlèvement. Les mercenaires ont profité de la situation pour fermer totalement la frontière entre la RDC et la Centrafrique du côté de Zemio. Cette zone demeure bloquée depuis ce matin. Les habitants ne peuvent plus circuler librement entre les deux pays dans ce secteur​​​​​​​​​​​​​​​​

Affaire à suivre.

 

Par Cédric Nzapa

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Bangui : deux policiers abattus froidement par des mercenaires russes devant l’OCRB dans une démonstration de force

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Bangui : deux policiers abattus froidement par des Mercenaires russes devant l’OCRB dans une démonstration de force

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : deux policiers abattus froidement par des mercenaires russes devant l’OCRB dans une démonstration de force
La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans leur tentative de s’amuser avec ces criminels de Poutine devant le portail de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) il y a quelques jours. Les hommes de Wagner leur ont répondu par des balles à la tête.

 

Pour comprendre les faits, il faut remonter au début. Les mercenaires du groupe Wagner occupent totalement l’appareil sécuritaire de la RCA depuis plusieurs années déjà, et  l’unité de police nationale, l’Office Central pour la Répression du Banditisme y fait partie. Ils y font la loi. Ils vont et viennent à leur guise, toujours armés jusqu’aux dents.

 

Cette présence prolongée avait créé une certaine familiarité avec les FSI. Les policiers centrafricains côtoient ces hommes chaque jour. Ils les croisent dans la cour, ils patrouillent parfois avec eux, échangent quelques mots.

 

Cette nuit -là, deux gardiens de la paix étaient en faction devant le portail d’entrée. Quand plusieurs mercenaires russes se sont présentés, armés comme à leur habitude. Sur place,  les agents ont eu une idée. Pourquoi ne pas plaisanter un peu avec nos alliés russes?

 

Pour blaguer avec eux, ils leur ont demandé de déposer leurs armes avant d’entrer. Une consigne de sécurité que personne n’applique jamais avec les Wagner. Une blague, en somme. Un petit jeu entre gens qui se connaissent.

 

Les mercenaires ont acquiescé sans discuter. Ils ont fait esprit de déposer leurs armes. Leurs mains se sont dirigées vers leurs étuis. Les policiers souriaient sans doute, contents de leur petite blague.

 

Puis les pistolets sont sortis. Mais au lieu de les tendre aux agents, les Russes ont visé leurs têtes. Deux détonations ont claqué dans l’air. Les deux fonctionnaires se sont effondrés, touchés en plein front.

 

Les mercenaires sont entrés dans le bâtiment comme si rien ne s’était passé. Derrière eux, deux corps gisaient dans des flaques de sang. Personne n’a bougé. Les collègues présents sur place sont restés pétrifiés, la trouille au ventre. Ils tremblent comme un gamin devant leur papa.

 

Les cadavres ont été ramassés plus tard et conduits à la morgue. Aucune déclaration a été faite. Aucune enquête n’a été ouverte. Le silence s’est refermé sur cette affaire comme une chape de plomb.

 

Les policiers centrafricains ont compris leur erreur ce jour-là. Ces hommes qu’ils côtoient depuis huit ans ne sont pas leurs camarades. La familiarité quotidienne n’a créé aucun lien, aucune complicité. Les mercenaires russes ne connaissent pas l’humour.

 

Ils ne comprennent qu’un seul langage : celui de la force et de l’intimidation. Une plaisanterie de gardien de la paix, même simple, leur apparaît comme une provocation intolérable. Et ils y répondent de la seule manière qu’ils connaissent.

 

Désormais, plus aucun policier n’ose les regarder dans les yeux. Encore moins leur adresser la parole ou leur demander quoi que ce soit. Les Wagner circulent librement, sans contrôle ni restriction. Ils ont démontré qu’ils pouvaient tuer en plein jour, devant témoins, sans conséquence​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Ludovic Yamessé , le corbeau manipulateur de la CPC frappe à nouveau sur les réseaux sociaux

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Ludovic Yamessé , le corbeau manipulateur de la CPC frappe à nouveau

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/yamesse-ludovic.webp” data-wpel-link=”internal”>Ludovic Yamessé , le corbeau manipulateur de la CPC frappe à nouveau
L’ex-douanier Ludovic Yamessé, le corbeau manipulateur de la CPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Des textes anonymes circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, annonçant de prétendues démissions, dénonçant de supposés règlements internes et attribuant de faux propos à des officiers présentés comme membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Les vérifications menées établissent que ces publications proviennent de Ludovic Yamessé, ancien élément de la CPC, sanctionné par la coordination du mouvement.

 

Actuellement installé à Garoua-Boulaï, à la frontière camerounaise, Ludovic Yamessé agit sous fausses identités, se présentant tour à tour comme officier, source interne ou média imaginé. Les textes diffusés, au style artificiel et stéréotypé, portent les marques d’une rédaction assistée par intelligence artificielle, utilisée pour donner une apparence crédible à des récits fabriqués par la folie de son auteur.

 

Un premier message attribue un prétendu « cri de détresse » à un officier identifié par son nom, son grade et sa promotion, notamment le fantôme capitaine BASSIMANDJI FRANÇOIS de l’armée Centrafrique de la promotion 09/09 de l’armée de l’air. Et cette folie est accompagné d’une liste de militaires censés se désengager collectivement du mouvement. Les recoupements de la rédaction du CNC effectués ne confirment ni l’authenticité du témoignage ni l’existence d’un tel ralliement. Les noms cités sont utilisés sans mandat ni validation, dans un texte conçu pour provoquer confusion et désinformation.

 

Et ce n’est pas tout! Le fou continue son chemin. Il a lancé un second message qui annonce la démission d’Aimé Vincent Bozizé de la CPC, évoquant un malaise interne et des dysfonctionnements structurels. Aucune confirmation ne vient étayer cette folie, diffusée par Ludovic Yamessé  sous une signature fictive et assortie d’une promesse de « prochain article », procédé destiné à entretenir l’illusion d’une source médiatique crédible.

 

Ces publications interviennent après la sanction disciplinaire infligée à Ludovic Yamessé par la coordination de la CPC. Depuis cette mise à l’écart, l’intéressé multiplie les écrits anonymes visant à nier les décisions internes, à discréditer la hiérarchie du mouvement et à installer artificiellement l’idée de divisions internes à la CPC.

 

Les faits constatés montrent une démarche répétée et intentionnelle de la part de monsieur Ludovic Yamessé, un ancien douanier centrafricain, qu’il a mené en dehors de toute position officielle de la CPC, fondée sur la fabrication de récits par intelligence artificielle et l’exploitation de fausses identités.

 

Par Anselme Mbata

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Serge Annicet Kodja , directeur général de l’ASECNA  frappe encore : il venait de tuer une autre personne, le jeune Sélébangué Melvin Sevrance  , toujours aucune poursuite judiciaire contre lui

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Serge Annicet Kodja , directeur général de l’ASECNA  frappe encore : il venait de tuer une autre personne, le jeune Sélébangué Melvin Sevrance  , toujours aucune poursuite judiciaire contre lui

 

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Monsieur Serge annicet kodja, directeur général de l’ASECNA, l’homme de trouble

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au marché Combattant, puis sur l’avenue des Martyrs : deux scènes de carnage signées Serge Annicet Kodja. Le patron de l’ASECNA demeure intouchable malgré le nombre grandissant des morts qu’il a causé sur la route de Bangui.

 

Souvenez-vous, il y’a quelques mois, en juin 2025, le premier drame causé par le directeur général de l’ASECNA, monsieur Serge Annicet Kodja  s’est déroulé au marché Combattant, un quartier populaire situé à quelques dizaines de mètres de l’aéroport de Bangui. Le président Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro,  s’apprêtait à prendre un vol pour Bruxelles. Son cortège fonçait vers l’aéroport, occupant toute la largeur de la route.

 

C’est à ce moment que Serge Annicet Kodja, qui roulait devant, a paniqué. En voyant débouler les véhicules des Forces Armées Centrafricaines à pleine vitesse, il a tenté de se rabattre précipitamment pour laisser passer le convoi présidentiel. Sa voiture a dérapé dans un fracas épouvantable.

 

Le véhicule incontrôlable a tout balayé sur son passage. Un poste de police a été percuté de plein fouet, des motos stationnées ont été broyées, des piétons fauchés. Plusieurs personnes sont mortes sur place, d’autres grièvement blessées. Le chaos était total.

 

Pourtant, malgré l’ampleur du désastre, aucune suite n’a été donnée. Serge Annicet Kodja n’a jamais été convoqué dans un commissariat. Aucun tribunal n’a ouvert de dossier. Les autorités sont restées silencieuses, comme si ces morts ne comptaient pas à leurs yeux.

 

Quelques mois plus tard, le 28 décembre 2025, jour des Élections, la scène s’est répétée. Cette fois sur l’avenue des Martyrs, au niveau de la tribune. Un jeune homme marchait tranquillement au bord de la route. Il avait 24 ou 25 ans, toute la vie devant lui. D’ailleurs il venait juste même de finir son stage après ses études au Cameroun.

Le regretté Sélébangué Melvin Sevrance, décédé dans un accident de route causé par le directeur général de l'ASECNA
Le regretté Sélébangué Melvin Sevrance, décédé dans un accident de route causé par le directeur général de l’ASECNA

 

Serge Annicet Kodja, au volant de son véhicule,  circulait de nouveau à vive allure, dans un état de d’ébriété totale. Il sentait l’alcool à distance. D’ailleurs il était dans un état inadapté pour prendre le volant en ce moment. Et dès qu’il arrive au niveau de tribune sur l’avenue des martys, il perd le contrôle de son volant, puis il frappe de plein fouet ce jeune homme qui marchait tranquillement au bord de la route en train de parler au téléphone avec ses parents. Le choc a été d’une violence spectaculaire. Le corps du jeune piéton a été si défiguré qu’on peine à imaginer l’horreur de l’impact.

 

Les secours l’ont transporté immédiatement à l’hôpital communautaire dans un état critique. Quelques heures plus tard, il rendait son dernier souffle. Un jeune centrafricain de plus sacrifié sur l’autel de l’impunité des puissants.

 

Cette fois encore, le directeur général de l’ASECNA a tenté de fuir les lieux de son crime. Des soldats de forces armées centrafricaines postés devant la télévision nationale l’ont intercepté immédiatement. On aurait pu croire que justice allait enfin être rendue.

 

Mais non. Par une manœuvre qui défie toute logique, Serge Annicet Kodja s’est retrouvé libre sans même passer par la case commissariat. Pas de garde à vue, pas de confrontation avec les enquêteurs, pas de comparution. Rien. Comme si tuer un jeune homme au volant ne méritait aucune attention particulière.

 

Au même moment, le jeune homme repose désormais à la morgue. Pendant ce temps, celui qui a causé sa mort continue de diriger l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar en toute tranquillité. L’ironie est grinçante : un homme responsable de la sécurité aérienne qui sème la mort sur les routes terrestres.

 

Ce double carnage interroge sur le fonctionnement de la justice en Centrafrique. Comment un individu peut-il accumuler les accidents mortels sans jamais être inquiété ? La réponse tient en un mot : statut. Quand on occupe certaines fonctions, et on est dans le MCU, parti au pouvoir, on bénéficier d’une immunité totale.

 

Au marché Combattant, les passants, conducteur des moto-taxi, policier ont été écrasés. Ce qui est choquant, monsieur Serge Annicet Kodja était saoul au moment de cet accident. Il est tout le temps en état débriété, comme s’il faisait partie du clan des pochards de Bangui, c’est-à-dire ceux qui boivent tout le temps sans se contrôler.  

 

Pour l’heure, le regretté Sélébangué Melvin Sevrance repose sous la terre de ses ancêtres en paix, tandis que son assassin, lui, est en liberté et continue de circuler en toute liberté, jamais inquiété. Vraiment la RCA est devenu un pays des bandits, des criminels et des voyous.

 

Par Alain Nzilo

 

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Zémio : le boucher Irogodja, arrêté parmi les 10 suspects dans le camp des déplacé de l’église catholique,  disparu durant son transfert vers Bangui par Wagner

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Zémio : le boucher Irogodja, arrêté parmi les 10 suspects dans le camp des déplacé de l’église catholique,  disparu durant son transfert vers Bangui par Wagner

 

Zémio : le boucher Irogodja, arrêté parmi les 10 suspects dans le camp des déplacé de l’église catholique,  disparu durant son transfert vers Bangui par Wagner
Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Embarqué avec neuf autres jeunes dans un hélicoptère des Wagner lundi, le boucher Irogodja n’a jamais atteint Bangui. Sa disparition demeure inexpliquée à ce jour.

 

Les attaques contre les positions russes et des soldats FACA à Bambouti et Zémio ont débuté le 1er janvier et se sont poursuivies jusqu’au 4 janvier. Ces offensives menées par les miliciens Azandés ont semé la panique dans les rangs des mercenaires du groupe Wagner qui ont rapidement cherché des boucs émissaires parmi la population.

 

Dès le lendemain des affrontements, Wagner, appuyé des éléments centrafricains de forces de défense et de sécurité intérieure  a investi le camp de déplacés installé près de l’église catholique de Zemio. Les mercenaires russes ont ratissé le site méthodiquement, fouillant les abris et interrogeant les occupants sans ménagement. Plus d’une dizaine de personnes ont été extraites du camp ce jour-là.

 

L’opération ne s’est pas limitée aux arrestations. Les forces gouvernementales ont confisqué tous les téléphones portables un par un qu’ils trouvaient, vidant les poches des déplacés. L’argent liquide que possédaient ces familles déjà démunies a également été saisi  par ces criminels.

 

Parmi les personnes raflées sur le camp des déplacés figurait Irogodja, un homme dans la trentaine qui gagnait sa vie comme boucher au marché central de Zemio.

 

Ce métier de boucher constituait toute son existence. Il n’avait jamais porté d’arme ni fréquenté les groupes armés qui sillonnaient la région. Sa journée se résumait à son commerce, aux conversations avec la clientèle et au retour chez lui le soir venu.

 

Pourtant, lorsque Wagner a débarqué au camp, son activité professionnelle ne lui a servi d’aucune protection. Les mercenaires l’ont désigné comme suspect au même titre que les autres jeunes présents sur place. Aucun interrogatoire approfondi n’a précédé son arrestation.

 

Tous les détenus ont subi le même traitement. Leurs têtes ont d’abord été recouvertes de sacs plastiques qui les plongeaient dans l’obscurité totale. Puis les mercenaires les ont menotté les mains un par un.

 

Le lendemain de ces arrestations, un hélicoptère Wagner s’est posé à Zémio. L’appareil avait initialement pour mission d’évacuer les combattants russes blessés lors des accrochages avec les miliciens Azandés. Mais l’équipage avait reçu l’ordre d’embarquer également les détenus civils pour les transférer à Bangui.

 

Les dix jeunes ont été poussés à l’intérieur de l’appareil, toujours cagoulés et encapuchonnés de plastique. Leurs mains étaient attachées dans le dos, les empêchant de retirer ce qui les étouffait. L’hélicoptère a décollé en direction de la capitale avec cette cargaison humaine entassée à bord.

 

Le vol entre Zémio et Bangui dure plusieurs heures selon les conditions météorologiques et les escales éventuelles. Durant ce trajet, quelque chose s’est produit concernant Irogodja. Ce qui exactement reste un mystère que personne ne peut élucider pour l’instant.

 

À l’atterrissage dans la capitale, les forces chargées de récupérer les prisonniers ont procédé au comptage. Neuf hommes sont descendus de l’appareil. Le dixième, le boucher de Zémio, manquait à l’appel sans que l’équipage ne fournisse d’explication immédiate.

 

Les proches d’Irogodja ont appris son arrestation par d’autres déplacés témoins de la rafle au camp. Ils ont ensuite reçu la confirmation que neuf personnes avaient été incarcérées à Bangui. Mais le nom d’Irogodja ne figurait pas sur la liste des détenus arrivés dans la capitale.

 

Cette absence a immédiatement alimenté les pires craintes. Dans d’autres régions du pays, des témoignages ont fait état de prisonniers jetés d’hélicoptères en plein vol par les mercenaires russes. Ces récits circulent depuis des mois parmi les populations qui vivent sous le contrôle de Wagner.

 

Une chute depuis un appareil volant à plusieurs centaines de mètres d’altitude ne laisse aucune chance de survie. Le corps s’écrase au sol avec une violence qui ne permet aucun secours. Si Irogodja a subi ce sort, son cadavre gît quelque part entre Zémio et Bangui, peut-être dans une zone forestière difficile d’accès.

 

La famille du boucher tente discrètement d’obtenir des informations auprès de quiconque pourrait savoir. Mais Wagner ne rend de comptes à personne concernant ses opérations. Les mercenaires russes jouissent d’une impunité totale qui leur permet d’agir selon leur bon vouloir.

 

Les neuf autres jeunes croupissent actuellement dans une cellule de la capitale. Ils ont peut-être assisté à ce qui est arrivé à Irogodja durant le vol. Leurs témoignages pourraient éclaircir le mystère de sa disparition s’ils parvenaient à communiquer avec l’extérieur.

 

Mais les conditions de leur détention rendent cela pratiquement impossible. Wagner contrôle leur environnement carcéral et filtre rigoureusement tous les contacts. Les familles n’ont aucun accès à ces prisonniers dont le sort juridique reste suspendu au bon vouloir des mercenaires.

 

Les accusations retenues contre eux n’ont jamais été formellement établies. Wagner les soupçonne d’avoir aidé les miliciens Azandés lors des attaques de début janvier. Ces soupçons reposent uniquement sur leur présence dans le camp de déplacés et sur des dénonciations invérifiables.

 

Irogodja vendait de la viande. Un autre était menuisier. Un troisième cultivait un petit lopin de terre. Aucun d’eux n’avait jamais manipulé d’armement militaire ni participé à des formations de combattants. Leur quotidien se déroulait loin des préoccupations stratégiques des groupes armés.

 

Mais dans la logique qui prévaut à Zémio depuis l’arrivée de Wagner, appartenir à l’ethnie Azandé suffit à éveiller les soupçons. Les mercenaires russes considèrent chaque membre de cette communauté comme un informateur potentiel des miliciens qui les harcèlent.

 

Cette approche collective de la culpabilité frappe sans distinction les civils qui n’ont d’autre tort que leur origine ethnique. Le camp de déplacés où Irogodja a été arrêté abritait justement des familles Azandées qui fuyaient les combats et cherchaient refuge auprès de l’église.

 

Les jours passent et l’angoisse grandit chez les proches du boucher. Ils savent qu’un corps abandonné en brousse ne sera probablement jamais retrouvé. Les animaux sauvages et les éléments naturels effacent rapidement toute trace dans ces vastes étendues peu fréquentées.

 

Les neuf détenus à Bangui attendent de connaître leur avenir. Personne ne sait combien de temps durera leur incarcération ni devant quelle juridiction ils comparaîtront éventuellement. Wagner impose sa propre justice expéditive qui se moque des procédures légales normales​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Comment les exploitants miniers chinois ont transformé la corruption en salaire mensuel en RCA

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Comment les exploitants miniers chinois ont transformé la corruption en salaire mensuel en RCA

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/chinois-capture-et-libere-par-les-rebelles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Comment les exploitants miniers chinois ont transformé la corruption en salaire mensuel en RCA
Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les entreprises chinoises d’exploitation aurifère ont trouvé leur parfaite formule de corruption en Centrafrique. Plutôt que de construire des écoles ou des routes conformément à leurs cahiers de charges, elles préfèrent distribuer des billets. Du simple chef de quartier jusqu’aux hauts responsables, personne n’échappe à cette rente mensuelle qui achète leur complaisance et leur silence.

 

Difficile de savoir si cette procédure mafieuse figure quelque part dans un document officiel du pays, ou c’est Touadera qui l’a instauré en tant que expert en corruption. Les cahiers des  charges de ces sociétés minières restent inaccessibles au public. Le ministre des Mines devrait pourtant les rendre disponibles pour chaque citoyen. Ces textes contiennent normalement des clauses précises sur les infrastructures à bâtir, les routes à aménager, les établissements scolaires à ériger. Ils imposent également le respect de normes environnementales strictes et prévoient des actions au bénéfice des populations riveraines.

 

Sur le terrain, rien de tout cela n’existe pourtant. Les patrons chinois ont opté pour une stratégie plus directe et visiblement plus efficace. Ils versent de l’argent, point final. Chaque dernier jour du mois, c’est la même chorégraphie : chefs de quartier, chefs des villages, maires, adjoint au maire, responsables communautaires, sous-préfets se présentent aux bureaux des compagnies. Ils repartent avec leur enveloppe. Un système bien connu de la mafia centrafricaine qui fonctionne sans tâche.

 

La nature exacte de ces transactions demeure ambiguë. Comment les qualifier ? Personne n’ose prononcer le mot qui fâche, mais l’évidence saute aux yeux. Ces versements n’apparaissent dans aucun budget public, ne financent aucun projet collectif, ne répondent à aucune obligation contractuelle connue. Ils servent uniquement à garantir la tranquillité des opérations minières.

 

Les bénéficiaires de cette manne ferment les yeux sur tout. La forêt disparaît ? Pas grave. L’environnement se dégrade ? Aucune importance. Les cours d’eau sont pollués ? On regarde ailleurs. L’argent qui tombe chaque mois semble effacer toute velléité de contrôle ou d’exigence. Les autorités censées faire respecter la réglementation sont devenues les premières employées du système qu’elles devraient surveiller.

 

Pendant ce temps, la population locale ne voit rien venir. Aucune école ne sort de terre. Aucune route n’est réhabilitée. Aucun dispensaire n’ouvre ses portes. Les infrastructures promises dans les discours officiels lors de l’installation de ces entreprises restent des mirages. L’argent circule, mais uniquement dans un sens : des coffres chinois vers les poches des intermédiaires et des décideurs.

 

Ce réseau de distribution grimpe probablement bien au-delà des échelons sous-préfectoraux. Les sommes versées laissent imaginer une chaîne qui remonte jusqu’aux plus hautes instances. Le ministre du secteur touche-t-il sa part ? Le président de la commission environnement à l’Assemblée nationale fait-il partie du circuit ? Le président de l’Assemblée lui-même bénéficie-t-il du dispositif ? Et pourquoi pas le chef de l’État ? Impossible d’obtenir la moindre confirmation, mais la logique du système et son efficacité redoutable explique une complicité à tous les niveaux.

 

Les compagnies chinoises se comportent comme si elles opéraient en territoire conquis, affranchi de toute contrainte légale. Le Code du travail centrafricain ? Inexistant pour elles. Les jours de scrutin ou de référendum, leurs employés doivent se présenter au travail. Les fêtes nationales ne justifient aucun repos. Les lois sociales du pays semblent ne pas s’appliquer dans leur périmètre d’activité. Elles ont créé leur propre zone de non-droit, achetée à prix d’or auprès de ceux qui devraient garantir le respect des règles.

 

Certains responsables chinois vont encore plus loin dans l’impunité. Ils circulent armés de Kalachnikov en plein jour. Ils exhibent leurs armes, menacent qui bon leur semble. Interrogés, ils brandissent des permis de port d’armes. Des autorisations officielles pour se balader avec des fusils d’assaut dans des zones civiles. Qui délivre ces documents ? À quel prix ? Ces questions restent sans réponse. Mais ces permis ressemblent davantage à des licences d’intimidation qu’à de simples autorisations administratives.

 

La question centrale demeure entière : ces entreprises contribuent-elles au développement de la Centrafrique, ou ont-elles simplement acheté le droit d’extraire l’or sans rendre de comptes ? Les enveloppes mensuelles remplacent-elles les cahiers des charges ? L’argent distribué dispense-t-il de toute responsabilité sociale et environnementale ? Visiblement oui. Les autorités centrafricaines, du plus modeste agent local jusqu’aux sommets de l’appareil d’État, ont accepté cet échange. Leur silence et leur inaction ont un prix, payé rubis sur l’ongle chaque trentième jour du mois​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim

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La CPCF appelle au calme après des violences intercommunautaires dans le Haut-Mbomou

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La CPCF appelle au calme après des violences intercommunautaires dans le Haut-Mbomou

 

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Reunion-entre-un-instructeur-du-groupe-Wagner-et-les-miliciens-de-la-milice-Azande

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La Coalition des Patriotes pour le Changement – Fondamental a publié ce mardi un texte adressant ses vœux au peuple centrafricain tout en réagissant à des violences intercommunautaires survenues récemment dans l’est du territoire.

 

La CPCF, dans son communiqué daté du 7 janvier et signé depuis la Vakaga, évoque des heurts récents entre les forces gouvernementales et les combattants du groupe ANI KPI GBE. Ces affrontements ont débouché sur des représailles menées par des miliciens d’autodéfense contre la population civile de confession musulmane. Des femmes et des enfants auraient été pris en otage pendant leurs simple déplacements.

 

« La CPC-F condamne avec la plus grande fermeté toutes les attaques dirigées contre les populations civiles, en particulier contre nos compatriotes de confession musulmane », précise le communiqué officiel de la coalition. Cette prise de position intervient alors que le mouvement rebelle observe avec attention ce qui se déroule depuis plusieurs années dans cette région sud-Est du pays entre les différentes communautés ayant couté la vie à des dizaines d’innocents.

 

Le texte signé par le bureau du porte-parole rappelle que l’adversaire désigné reste « le régime de Touadéra et ses alliés », notamment le groupe Wagner. La coalition insiste sur la nécessité d’éviter que les conflits locaux ne glissent vers des tensions intercommunautaires, faisant référence aux crises passées qui ont meurtri le pays.

 

« Nous lançons un appel solennel à nos frères de l’Est : cessez immédiatement les attaques contre les civils », martèle le communiqué. Cette interpellation vise les groupes d’autodéfense Azandé, opérant dans la région orientale du pays.

 

La coalition n’hésite pas à employer un vocabulaire de réconciliation nationale, parlant de « libération de l’ensemble du territoire » tout en appelant les communautés au calme et à la retenue.

 

Par Brahim Sallé

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Violences dans le Haut-Mbomou : la CPS menace d’ouvrir une enquête, mais les crimes de Wagner sont-ils concernés ?

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Violences dans le Haut-Mbomou : la CPS menace d’ouvrir une enquête, les crimes de Wagner sont-ils concernés ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-Ndele-1-devant-la-CPS-avec-Maitre-DANGAVO.jpg” data-wpel-link=”internal”>Violences dans le Haut-Mbomou : la CPS menace d’ouvrir une enquête, les crimes de Wagner sont-ils concernés ?
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Parquet spécial de la Cour pénale spéciale menace de lancer des investigations sur les crimes commis dans le Haut-Mbomou. Alors, les centrafricains se demandent si tous les belligérants seront-ils véritablement concernés par ces poursuites éventuelles ?

 

Les combats qui ont éclaté à Bambouti depuis le jour des Élections groupées du 28 décembre 2025, suivie  le lendemain de double attaque contre les positions des forces de l’ordre ont poussé la Cour pénale spéciale à sortir de son silence. La préfecture du Haut-Mbomou vit des heures sombres où les affrontements entre des miliciens Azandés et les forces gouvernementales multiplient les victimes civiles. Ainsi, depuis la capitale Bangui, le Parquet spécial annonce qu’il suit ces développements de très près et se réserve le droit d’engager des procédures judiciaires contre les responsables présumés.

 

La déclaration officielle du Parquet spécial évoque des attaques ciblées menées par les combattants Azandés contre des figures locales. La sous-préfète de Bambouti et plusieurs agents de l’État ont été enlevés durant l’assaut des assaillants. Parmi eux, un agent de recensement aurait perdu la vie dans des circonstances particulièrement violentes. Ces faits entreraient dans le champ de compétence de la juridiction qui peut poursuivre les crimes relevant du droit international pénal commis contre des civils ou des représentants de l’autorité publique, selon la CPS.

 

Toutefois, cette annonce provoque des interrogations sur l’impartialité des futures investigations que la CPS menace d’engager contre les auteurs des nombreux crimes dans cette région. Il faut aussi noter que les mercenaires du groupe Wagner opèrent également contre les miliciens Azandé depuis plusieurs mois et accumulent des crimes de guerre et crime contre l’humanité contre les populations. Ces combattants russes et syriens procèdent à des arrestations massives, exécutent des civils sans jugement et placent des engins explosifs dans plusieurs localités de Bambouti et de Zemio.

 

Les éléments de forces armées centrafricaines ne sont pas en reste dans cette accumulation de violations. Des civils sont régulièrement arrêtés sans motif valable et transférés vers la capitale où ils sont détenus arbitrairement. Ces personnes n’ont souvent aucun lien avec les groupes armés mais se retrouvent assassinées, d’autres emprisonnées pendant des semaines voire des mois. Le silence de la Cour pénale spéciale sur ces pratiques alimente les soupçons d’une justice à géométrie variable.

 

La situation à Bambouti montre la complexité du conflit dans le Haut-Mbomou. Les soldats FACA ont abandonné leurs positions face à l’offensive des miliciens Azandés. Certains ont jeté leurs armes et franchi la frontière vers le Soudan du Sud. Les casques bleus népalais de la Minusca sont restés dans leur campement sans intervenir pendant que les combattants prenaient le contrôle de la ville avant de se replier vers les zones forestières.

 

À Zémio, au lendemain de l’attaque de Bambouti du 28 décembre, autre localité de la préfecture, des tirs ont retenti aux premières heures de la matinée sans que les circonstances précises ne soient établies.

 

Le Parquet spécial dispose maintenant d’une occasion d’affirmer son indépendance en élargissant le périmètre de ses enquêtes potentielles. Les crimes commis dans le Haut-Mbomou touchent tous les camps et nécessitent une approche équilibrée. Les organisations humanitaires collectent quotidiennement des témoignages sur les abus commis par les différents acteurs armés. Ces informations sont accessibles et ne demandent qu’à être exploitées par une institution judiciaire déterminée à faire respecter le droit.

 

La crédibilité de la Cour pénale spéciale se joue dans sa capacité à traiter de manière égale tous les auteurs présumés de violations. Une enquête qui se limiterait aux seuls miliciens Azandés alimenterait les accusations de manipulation politique de la justice.

 

Par Cédric Nzapa

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Tiringoulou, dans la Vakaga,  le RGPH-4 provoque la fermeture totale des écoles

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Tiringoulou, dans la Vakaga,  le RGPH-4 provoque la fermeture totale des écoles

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-croisement-de-tiringoulou-dans-la-prefecture-de-la-vakaga-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tiringoulou, dans la Vakaga,  le RGPH-4 provoque la fermeture totale des écoles
Le croisement de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation bouleverse le système éducatif centrafricain. À Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga, toutes les écoles ont fermé leurs portes. Les enfants restent chez eux pendant que leurs enseignants, recrutés comme agents recenseurs, sillonnent les villages. Une situation chaotique qui se répète malheureusement partout dans le pays.

 

Depuis le lancement officiel du RGPH-4, la localité de Tiringoulou vit au rythme d’une crise éducative. Dans cette sous-préfecture de Ouandja, les salles de classe sont désormais vides. Les enfants, qui devraient être en train d’apprendre à lire et à écrire, passent leurs journées à la maison et jouer au Ngbaba. Personne ne les attend à l’école car il n’y a plus d’enseignants.

 

Mais où sont passés ces enseignants ? La réponse est simple. L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales, l’ICASEES, les a tous recrutés comme agents recenseurs. À Tiringoulou, il n’y avait que des maîtres-parents, ces enseignants au minimum de connaissances qui assurent tant bien que mal l’instruction dans les zones reculées. Tous, sans exception, ont été mobilisés pour participer aux opérations de recensement.

 

Ce phénomène dépasse largement les frontières de Tiringoulou. Dans les villes de Nana-Mambéré, à Bouar, à Baboua et dans bien d’autres localités du pays, le scénario est identique. Partout où l’ICASEES avait besoin de main-d’œuvre, les maîtres-parents ont été réquisitionnés. Partout, les écoles ont fermé leurs portes. Les enfants centrafricains paient ainsi le prix d’une opération censée améliorer la connaissance de leur pays.

 

À Sam-Ouandja, la situation atteint des sommets d’absurdité. À l’école Zaïre, sur l’autre rive de la ville, un seul maître-parent devait gérer toutes les classes, du cours préparatoire première année jusqu’au cours moyen deuxième année. Imaginez un homme seul face à des centaines d’élèves de six niveaux différents. Mais même ce système précaire s’est effondré avec le RGPH 4. Dans l’autre école de la même ville communément appelée école Bangui, trois enseignants, tous maîtres-parents, ont également abandonné leurs classes pour rejoindre les équipes de recenseurs.

 

Derrière cette désertion massive se cache une réalité économique implacable. En tant que maîtres-parents, ces enseignants touchent des salaires misérables, parfois 10 000 francs CFA par mois, rarement plus de 20 000 francs. Certains doivent survivre avec 5000 ou 10 000  francs. En revanche, comme agents recenseurs, ils peuvent gagner entre 20 000 et 30 000 francs CFA. Face à un tel écart, le choix devient évident, même si cela signifie abandonner des centaines d’enfants en pleine année scolaire.

 

Pourtant, cette catastrophe aurait pu être évitée. Ce n’est pas la première fois que l’ICASEES organise un recensement général en République centrafricaine. L’expérience acquise lors des précédentes opérations aurait dû permettre une meilleure planification. Le recensement aurait pu se dérouler pendant les vacances scolaires, à la fin de l’année, période où les enseignants sont disponibles et les élèves en repos. Mais l’Institut a choisi de mener cette opération en pleine année scolaire, créant un chaos éducatif dans le pays.

 

Les conséquences se font sentir dans tout le pays. Dans la Lobaye, c’est le même chaos. Dans la Vakaga, c’est la même désorganisation. Partout, les enfants attendent que le recensement se termine pour retrouver le chemin de l’école. Ils attendent que leurs enseignants, une fois leur mission accomplie et leur argent en poche, reviennent enfin dans les salles de classe. En attendant, ils perdent des semaines, voire des mois d’apprentissage, dans un pays où l’éducation est déjà un luxe.

 

Par Barthelemy Kossi

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Action Solidaire : la Présidente Nadine Kossi soulage le Centre d’Éducation des Sourds-Muets de Benz-Vi

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 Action Solidaire : la Présidente Nadine Kossi soulage le Centre d’Éducation des Sourds-Muets de Benz-Vi

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Alertée par le directeur Jean Maxime Hugor KANYON, Madame Nadine Kossi s’est rendue lundi 5 janvier dernier au Centre d’Éducation de Benz-vi pour apporter un soutien financier urgent aux enseignants impayés.

 

Un établissement en détresse totale.

 

Lors de la visite de la présidente de l’association Action Solidaire, le directeur du Centre d’Éducation et de Formation des Aveugles et des Sourds-Muets de Benz-vi, Monsieur Jean Maxime Hugor KANYON, a dressé un tableau très sombre de la situation de son établissement. Situé dans le 5e arrondissement de Bangui, ce centre demeure l’unique structure d’État dédiée aux enfants sourds-muets et malvoyants en République Centrafricaine.

 

« Nous avons énormément de problèmes  ici dans cette école », a d’emblée déclaré le directeur. Le premier obstacle majeur concerne l’absence criante de personnel qualifié. « L’école n’a pas de professionnels, les professionnels qui doivent enseigner, éduquer ces enfants sourds et malvoyants », a-t-il déploré. Les enseignants actuels, bien que dévoués, ne sont pas des techniciens formés dans le domaine du handicap.

 

Face à cette lacune, M. KANYON s’est battu pour trouver des solutions : « J’ai tenté de cogner aux portes par-ci par-là en vain pour obtenir des financements pour le renforcement des capacités de ces enseignants ». Devant l’échec de ses démarches, le directeur a dû puiser dans ses propres ressources : « Je me suis battu à mon niveau, j’ai sorti de l’argent de ma propre poche pour payer un pédagogue qui les a formés ».

 

Au-delà du manque de formation, les conditions matérielles s’avèrent tout aussi difficile.

 

L’infrastructure du centre se trouve dans un état déplorable. « L’endroit est toujours boueux, il y a beaucoup d’herbes dans la concession. À chaque fois, il faut sortir de l’argent pour que les gens nettoient ces herbes, mais nous n’avons pas d’argent pour faire ça », a expliqué le directeur. Pour pallier ce problème, M. KANYON avait sollicité une aide pour transformer ces espaces herbeux en jardins maraîchers, permettant ainsi de nourrir les enfants.

 

Malheureusement, ses appels sont restés sans réponse. « J’ai demandé au niveau du PAM, le Programme Alimentaire Mondial, pour nous donner un peu de fourniture pour travailler, mais rien. Le PAM a refusé de venir au secours de ces enfants aveugles et sourds, malgré qu’ils se plaignent souvent de la faim », a-t-il regretté.

 

La sécurité du centre pose également problème. Depuis sa création en 1974, l’établissement ne dispose d’aucun gardien. « Il y a des gens qui nous aident, qui nous donnent des équipements. Mais quand la cérémonie de remise se passe, les donateurs sont partis et les voleurs viennent la nuit pour récupérer les biens. Ils cassent la maison, cassent la porte et récupèrent toutes les donations », a raconté le directeur, contraint de recruter un gardien qu’il faut également rémunérer.

 

Mais le problème le plus urgent reste celui de la rémunération des enseignants.

 

« De notre côté, nous avons un gros problème de paiement des enseignants, des moniteurs », a souligné M. KANYON. Le financement du centre repose uniquement sur les frais payés par les parents d’élèves, et ces sommes ne suffisent absolument pas pour rémunérer correctement le personnel. « L’argent que les parents paient là, ça ne suffit pas de payer les moniteurs », a-t-il précisé.

 

Cette situation financière catastrophique empêche également le recrutement de personnel administratif pourtant indispensable. « On n’a même pas de secrétaire à notre école. Nous avons recruté des gens, mais les gens, quand on les recrute, il faut les payer. Nous avons des problèmes de financement. C’est pourquoi nous demandons de l’aide par-ci, par-là », a confessé le directeur.

 

L’avenir des élèves compromis par l’absence de continuité scolaire.

 

Le directeur a également insisté sur une problématique majeure qui hypothèque l’avenir des enfants : l’absence totale de continuité dans leur parcours éducatif. « Les enfants s’arrêtent au niveau du CM2 et puis ils rentrent à la maison. C’est fini pour eux. Ils n’ont pas de collège, il n’y a même pas de lycée », a-t-il déploré.

 

Cette situation apparaît d’autant plus inadmissible qu’il s’agit de l’unique centre d’État du pays dédié à ces enfants en situation de handicap. « Alors que l’unique centre de l’État, on devrait ouvrir même collège, lycée, ici. Ça donnerait l’opportunité aux enfants. Mais ce n’est pas possible », a constaté M. KANYON avec désarroi.

 

Face à cette détresse, le directeur a lancé un appel solennel aux plus hautes autorités.

 

  1. KANYON a saisi l’occasion de cette visite pour interpeller directement le Chef de l’État : « J’en profite de cette occasion pour attirer l’attention du Président de la République, le Président Faustin Archange Touadéra. Ils parlent de la septième république, maintenant la septième république, qu’ils pensent à ce problème. Qu’ils pensent à ces aveugles, ces malvoyants, ces jeunes sourds. »

 

Le directeur a été particulièrement clair sur ses attentes : « On ne veut pas qu’à chaque fois on nous assiste. On veut qu’on nous donne les opportunités. Nous voulons ici le collège, le lycée. Et nous voulons qu’on nous envoie des professionnels formés dans le domaine ». Un appel à construire des solutions pérennes plutôt que de se contenter d’une assistance ponctuelle.

 

C’est dans ce contexte de grande détresse que l’intervention de Madame Nadine Kossi prend tout son sens.

 

« Quand j’ai pris la fonction, j’ai vu son nom dans le document officiel de l’école », a raconté le directeur. « Je l’ai appelée au téléphone alors qu’elle était en France. Je me suis plaint et je lui ai expliqué le problème. J’ai dit que j’étais à bout de souffle. Et vraiment, cette dame, c’est une dame qui a le cœur d’une mère de famille », a-t-il témoigné avec émotion.

 

À son retour à Bangui, Madame Kossi n’a pas tardé à répondre à cet appel au secours. « Quand elle est arrivée à Bangui, elle m’a appelé et elle est venue m’écouter. Je me suis plaint », a poursuivi M. KANYON. La situation des enseignants était particulièrement préoccupante à l’approche des fêtes de fin d’année.

 

« Il y a aussi des enseignants, nos enseignants ici qui ont fait, qui ont enseigné et après ils veulent partir maintenant en congé, congé de Noël et de Janvier. Ils n’ont même pas d’argent pour aller fêter Noël et Janvier avec leurs enfants », a expliqué le directeur avec tristesse.

 

Le geste salvateur qui redonne espoir.

 

Face à cette situation dramatique, Madame Nadine Kossi a pris une décision immédiate et concrète. « Aujourd’hui, Madame Kossi a accepté de venir faire le geste pour que je paie un mois, un mois de retard des salaires de ces enseignants, ces moniteurs. Elle m’a remis cet argent et je suis vraiment satisfait. Je suis vraiment content de cette aide, de ce geste et vraiment je suis soulagé », s’est réjoui M. KANYON.

 

Cette aide financière représente bien plus qu’un simple soutien matériel. Elle redonne dignité et espoir aux enseignants qui se dévouent quotidiennement pour ces enfants en situation de handicap, malgré des conditions de travail extrêmement difficiles et des salaires régulièrement impayés.

 

Madame Kossi appelle à une mobilisation nationale pour des solutions durables.

 

Dans sa déclaration, la présidente de l’association Action Solidaire a tenu à clarifier sa démarche et ses objectifs. « Je suis ici pas pour pointer du doigt qui que ce soit, non. Je suis ici parce qu’on a fait appel à moi et en tant que maman, en tant que mère, parent, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose », a-t-elle affirmé.

 

Madame Kossi a insisté sur la nécessité de trouver des solutions pérennes plutôt que de se contenter d’une aide ponctuelle. « Mon but ici, c’est pour qu’ensemble, tous, Centrafricains et Centrafricaines, nous puissions trouver une solution pérenne à ce problème qui perdure. C’est un problème qui dure depuis très longtemps. Le directeur l’a dit, il n’a pas besoin d’assistants. Mais il a besoin qu’on l’aide pour qu’enfin une solution pérenne puisse être trouvée. D’où la raison de ma visite ici, parce que j’ai été sollicitée », a-t-elle expliqué.

 

Un appel personnel à Madame Prisca Mamadou.

 

La présidente d’Action Solidaire a également profité de cette occasion pour lancer un appel direct et personnel à Madame Prisca Mamadou, épouse du Chef d’État-Major de l’armée. « J’ai essayé de faire de mon mieux, j’ai tourné en rond et j’ai vu que vous êtes la seule personne à pouvoir m’aider. Pour l’avoir côtoyée sur les bancs de l’école, je sais que c’est une femme qui a l’amour dans le cœur », a déclaré Madame Kossi.

 

Elle a poursuivi avec émotion : « Donc je profite de l’occasion pour lui lancer cet appel. Si elle m’écoute, Prisca, s’il te plaît, je te connais parce qu’on a fréquenté ensemble. Si tu m’écoutes, viens vers cette école qui a aussi besoin de toi et fais quelque chose pour cette école. Voilà mon message à l’endroit de Madame Prisca Mamadou que je connais parce que j’ai eu à fréquenter avec elle ». Un appel du cœur, d’une ancienne camarade de classe à une autre, pour la cause de ces enfants vulnérables.

 

Un appel à la solidarité de tous les Centrafricains.

 

Le directeur du Centre de Benz-vi a conclu son intervention par un appel solennel à tous les compatriotes : « Je lance des appels solennels à tous les Centrafricains qui m’écoutent, ceux qui ont des moyens de venir nous aider pour que le lycée voie le jour ici, le collège voie le jour. »

 

  1. KANYON a détaillé les besoins concrets de l’établissement : « Donnez-moi des semences, donnez-moi des intrants pour que je fasse du maraîchage, pour que je fasse les vivres pour donner de quoi à manger à ces enfants. Au lieu que cet endroit reste là où on désherbe à chaque fois, transformons cela en jardin. Ça peut nous aider, ça peut donner de quoi manger à ces enfants. »

 

Il a tenu à remercier chaleureusement la bienfaitrice : « J’en profite pour donner merci à Madame Nadine Kossi, présidente de l’association Action Solidaire. » Un remerciement mérité pour celle qui a su répondre présent dans un moment critique.

 

Par Brahim Sallé

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Budget de l’État centrafricain 2026 : entre endettement caché et promesses non financées

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Herve-Ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Centrafrique transforme son économie en casino crypto pendant que le peuple souffre
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Le budget de la République centrafricaine pour 2026 présente officiellement des prévisions optimistes de croissance et d’investissements sociaux tout en dissimulant un endettement structurel croissant et des promesses électorales dépourvues de financements réalistes. Cette opacité budgétaire caractérise les États fragiles où la documentation comptable publique sert davantage d’outil Politique que de reflet fidèle des capacités financières réelles, créant un décalage dangereux entre ambitions affichées et moyens disponibles. Les engagements concernant infrastructures, éducation et santé figurent dans les discours officiels sans correspondance avec les allocations budgétaires concrètes, tandis que la dette extérieure s’accumule silencieusement auprès de créanciers bilatéraux exploitant la vulnérabilité du pays. Analyser les chiffres réels derrière les annonces gouvernementales, identifier les sources dissimulées d’endettement et comprendre les implications pour la stabilité économique révèle une situation préoccupante pour ce pays déjà fragilisé par des décennies d’instabilité Politique.

Opacité budgétaire et comptabilité créative

Les documents budgétaires officiels centrafricains souffrent d’un manque chronique de transparence où les engagements financiers réels demeurent obscurcis par des classifications comptables opaques et l’omission délibérée de certaines dettes. Les emprunts contractés auprès de partenaires bilatéraux n’apparaissent pas toujours dans les statistiques de dette publique officielle, créant un endettement fantôme dont l’ampleur exacte reste inconnue même des institutions financières internationales.

Cette opacité permet aux gouvernements successifs de présenter des situations budgétaires artificiellement saines tout en accumulant des passifs insoutenables qui éclateront lors de futures crises de liquidité. Les revenus prévus reposent sur des hypothèses de croissance économique irréalistes ignorant les réalités sécuritaires et infrastructurelles limitant drastiquement l’activité économique formelle.

La gestion des ressources limitées avec transparence insuffisante crée des dynamiques où l’information asymétrique favorise certains acteurs au détriment de l’intérêt collectif. Cette problématique affecte divers secteurs où opacité et risques coexistent. Les environnements numériques, tels que les plateformes de casino en ligne comme Runa Casino France, exigent également une transparence concernant les probabilités et les mécanismes financiers dans le monde des jeux d’argent virtuels. Cette exigence de clarté dans le domaine des paris virtuels contraste avec l’opacité budgétaire gouvernementale — les régulations européennes imposent aux opérateurs de casino digital une transparence que les États fragiles refusent d’appliquer à leurs propres finances publiques malgré impacts bien plus graves sur les populations.

Sources dissimulées d’endettement

L’endettement centrafricain dépasse largement les 40% du PIB officiellement reconnus, les dettes contractées sous formes de baux miniers, concessions forestières et accords d’armement échappant aux statistiques conventionnelles. Ces arrangements impliquent souvent des remboursements en ressources naturelles plutôt qu’en devises, masquant leur coût réel et hypothéquant les revenus futurs de l’État.

Le tableau suivant compare les sources de financement (estimations basées sur analyses d’experts) :

Source de financementMontant annuel estiméVisibilité comptableConditions
Aide internationale institutionnelle150-200 millions USDTransparenteConditionnalités strictes
Emprunts bilatéraux opaques80-120 millions USDPartielle ou nulleTermes défavorables
Concessions ressources naturelles50-100 millions USDTrès faibleHypothèque revenus futurs
Accords militaires compensés30-60 millions USDInexistanteEngagement géopolitique forcé

Ce tableau révèle comment une partie substantielle du financement échappe aux mécanismes de surveillance traditionnels.

Les prêts à taux d’intérêt élevés contractés auprès de créanciers non traditionnels créent des trappes d’endettement où le service de la dette absorbe une proportion croissante des revenus fiscaux limités, réduisant d’autant les ressources disponibles pour services publics essentiels. Cette spirale descendante caractérise les États surendettés incapables de générer croissance suffisante pour honorer leurs engagements financiers.

Promesses électorales sans financement

Les programmes gouvernementaux promettent construction d’écoles, d’hôpitaux et d’infrastructures routières sans allocation budgétaire correspondante, ces engagements servant de communication Politique plutôt que de planification réaliste. Les chiffres détaillés révèlent plusieurs écarts critiques :

  • Promesse de 500 nouvelles salles de classe versus budget alloué pour 50 maximum
  • Engagement de réhabilitation de 1000 km de routes sans financement identifié
  • Augmentation salariale fonctionnaires promise mais non budgétisée
  • Programme de santé maternelle annoncé sans crédits correspondants
  • Projets électrification rurale déclarés sans partenariats confirmés

Ces promesses creuses créent attentes déçues alimentant instabilité politique lorsque populations constatent l’absence de réalisation concrète.

Les bailleurs internationaux conditionnent désormais leurs aides à des réformes de transparence budgétaire que le gouvernement résiste à implémenter, préférant maintenir opacité facilitant arrangements opaques et détournements. Cette résistance perpétue le cycle de mauvaise gouvernance empêchant développement économique durable.

Nécessité urgente de transparence

Le budget centrafricain 2026 illustre comment l’opacité comptable et les promesses non financées caractérisent la gouvernance des États fragiles où documents budgétaires servent davantage d’outils politiques que de planification économique réaliste. L’endettement caché auprès de créanciers opaques hypothèque l’avenir du pays tandis que programmes sociaux annoncés manquent de financements concrets, créant déceptions et instabilité.

La trajectoire actuelle mène inévitablement vers une crise de dette souveraine où l’État se trouvera incapable d’honorer simultanément ses engagements envers créanciers et sa population. Les exemples historiques d’autres nations africaines surendettées démontrent comment ces situations dégénèrent en austérité forcée, réductions drastiques des services publics et perte totale de souveraineté économique au profit d’institutions financières internationales dictant les politiques nationales. Les citoyens centrafricains paieront ultimement le prix de cette gestion irresponsable à travers inflation, dévaluation monétaire et appauvrissement généralisé.

La transparence budgétaire complète s’impose comme prérequis indispensable à toute amélioration durable, condition que les autorités actuelles semblent peu disposées à accepter malgré pression croissante des partenaires internationaux conditionnant leurs aides à ces réformes fondamentales. Sans changement radical de gouvernance, la République centrafricaine s’enfonce inexorablement dans une spirale d’endettement insoutenable dont l’issue historique reste invariablement la faillite nationale et ses conséquences humanitaires désastreuses.