Le colonel Léonard Mbélé anticipe-t-il un conflit armé à Obo ?

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un déploiement militaire inhabituel dans la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, provoque l’incompréhension des habitants depuis lundi dernier.
En effet, le préfet du Haut-Mbomou, l
e colonel Léonard Mbélé, a pris lundi une décision qui alimente toutes les conversations dans la ville. Il a ordonné la mise en place d’un dispositif des forces armées centrafricaines sur plusieurs sites jugés stratégiques. Cette initiative arrive alors que la localité ne connaît aucune tension particulière, ce qui alimente naturellement les interrogations.
Les habitants d’Obo cherchent à comprendre ce qui motive réellement ce renforcement sécuritaire. Depuis des mois, la ville vit dans un calme relatif malgré la présence des Mercenaires russes dans l’ancienne base américaine. Aucun affrontement n’a été signalé entre groupes armés et aucune menace précise ne pèse apparemment sur la population civile.
Pourtant, les soldats FACA ont investi plusieurs endroits de la ville avec leurs armes et leur équipement. Parmi les sites concernés, l’antenne d’Orange Mobile située près du quartier Lakouanga offre un exemple clair de cette nouvelle configuration.

Rappelons que le pylône de l’opérateur téléphonique Orange Télécom Centrafrique fonctionne grâce à des groupes électrogènes et des panneaux solaires installés dans un espace clos comprenant un petit bâtiment technique.
Mais lundi 26 janvier 2026, les jeunes gardiens du site ont eu la surprise de découvrir cinq soldats postés devant le portail d’entrée. Face à cette présence inattendue, les jeunes employés ont d’abord réfléchit à rebrousser chemin dans la tranquillité. Mais les soldats FACA, qui les ont vu d’ailleurs en train de repartir, les ont intimé l’ordre de revenir. Ils leur ont expliqué la situation.
Les soldats ont demandé aux gardiens d’ouvrir le portail en précisant que le préfet leur avait ordonné de s’installer sur place. Déconcertés par cette information, les employés ont fini par ouvrir l’accès et les cinq hommes en armes ont pris possession du bâtiment. Depuis, ils y ont établi une position permanente sans donner davantage de précisions sur la durée de leur présence.
Ce scénario ne constitue pas un cas unique dans la ville d’ailleurs. La radio Zéréda, une station communautaire appréciée des habitants, a également reçu la visite d’un détachement militaire identique. Les journalistes ont vu débarquer cinq soldats lourdement armés qui leur ont tenu exactement le même discours concernant les ordres du préfet Mbélé.
L’équipe de la radio n’avait reçu aucun avertissement préalable de cette installation forcée dans leurs locaux. Les journalistes ont dû accepter cette nouvelle réalité sans vraiment avoir leur mot à dire. D’autres secteurs de la ville auraient également été investis par les forces de sécurité selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants.
Cette multiplication des positions militaires intrigue d’autant plus que la menace reste floue aux yeux de la population. Les véritables dangers auxquels sont exposés les citoyens d’Obo ne proviennent pas de groupes armés extérieurs mais plutôt des forces censées assurer leur protection. Les mercenaires russes de Wagner multiplient les tirs intempestifs depuis leur base tandis que les soldats centrafricains occupent désormais des sites civils.
D’ailleurs, quelques heures avant le déploiement ordonné par le préfet, les mercenaires installés dans l’ancienne base américaine ont justement procédé à un exercice de tir prolongé. Les salves ont débuté vers neuf heures du matin et se sont poursuivies durant plusieurs heures. Même les soldats centrafricains n’avaient pas été informés de cette opération et ont ressenti une vive inquiétude en entendant les détonations.
Ces démonstrations de force font partie des habitudes récurrentes des mercenaires russes qui semblent vouloir rappeler leur présence à la population. Ils tirent régulièrement en l’air sans raison apparente, créant un climat d’insécurité permanent dans la ville. Les habitants subissent ces manifestations bruyantes qui n’ont d’autre but que d’intimider et de maintenir la peur.
La population d’Obo se retrouve ainsi coincée entre deux sources d’angoisse. D’un côté, les mercenaires russes terrorisent par leurs tirs aléatoires et leur comportement imprévisible. De l’autre, les forces nationales occupent maintenant des positions fixes dans des lieux civils sans justification compréhensible pour les habitants.
Le colonel Léonard Mbélé n’a fourni aucune explication publique sur les raisons profondes de ce redéploiement massif. Les habitants continuent leurs activités quotidiennes tout en essayant de décrypter les intentions réelles du préfet. L’ambiance dans les rues reste chargée et les discussions tournent inévitablement autour de ce dispositif militaire dont personne ne saisit la finalité
Par Éric Nzapa
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
