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Les Retraités Centrafricains Réclament Le Paiement de Leurs Arriérés de Pension

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Les Retraités Centrafricains Réclament Le Paiement de Leurs Arriérés de Pension

 

Centrafrique.org/tentative-dexpulsion-du-dg-de-la-bsic-centrafrique-la-direction-generale-reagit-et-renouvelle-son-engagement-envers-la-republique-centrafricaine/banque-bsic-bangui-centrafrique-corbeaunews-micka-2/” rel=”attachment wp-att-39029″ data-wpel-link=”internal”>banque BSiccentre-ville de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
banque BSiccentre-ville de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 24 septembre 2023 (CNC) –  Les retraités centrafricains font entendre leur voix, réclamant du gouvernement le paiement de leurs arriérés de pension s’élevant à deux mois. Devant les banques de Bangui, certains d’entre eux expriment leur frustration et appellent les autorités à prendre des mesures pour résoudre cette situation préoccupante.

 

Ce cri de cœur des retraités intervient à un moment crucial, à peine quelques jours après la rentrée scolaire, une période où de nombreuses familles dépendent des pensions pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

 

Le colonel de la douane à la retraite, Gougoulou, témoigne de sa détresse : « Nous avons constaté une certaine façon de faire qui tend maintenant à devenir vraiment une pratique habituelle. Avant, on nous payait deux ou trois jours après les fonctionnaires. Mais maintenant, ça commence à traîner. Une semaine, deux semaines, on en est presque à la troisième semaine. Notre souci, c’est d’aider aussi nos petits-fils dont certains ne travaillent pas encore. C’est la rentrée scolaire, vraiment, que les autorités puissent penser à notre cas pour nous aider. »

 

Antoine Boy, délégué des retraités, exprime également son incompréhension face au retard des paiements : « Jusqu’à présent, ça fait deux mois qu’on n’a pas eu la pension. Le chef de l’État a dit que le 30 c’est le 30, comme le salaire. Nous demandons au gouvernement de faire un effort pour que nous puissions toucher la pension chaque 30 du mois. »

 

Henri-Mari Dondra, un autre retraité, plaide pour la mise en place d’une caisse autonome destinée aux anciens fonctionnaires et agents de l’État : « On veut avoir une autonomie de gestion, une autonomie de paiement de nos pensions et non pas passer par le trésor. Le trésor pose problème, car nous attendons parfois un, deux ou trois mois pour être payés. Le troisième âge devrait être davantage protégé dans tout le pays. Pour le moment, il nous faut une caisse autonome. »

 

Face à cette situation, il est crucial que le gouvernement réagisse de manière appropriée et rapide pour résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les retraités centrafricains. Ces personnes ont consacré une grande partie de leur vie à servir l’État et méritent de vivre leurs années de retraite dans la dignité et la sécurité financière.

 

Malheureusement, malgré les multiples tentatives de contact, le ministère des Finances n’a pas encore répondu aux préoccupations des retraités. Il est impératif que les autorités prennent des mesures concrètes pour garantir que les paiements de pension soient effectués en temps voulu et qu’une solution à long terme, telle qu’une caisse autonome, soit sérieusement envisagée pour assurer la sécurité financière des retraités centrafricains. La situation actuelle met en lumière l’importance de protéger les droits et le bien-être des personnes âgées dans le pays et de garantir qu’elles puissent vivre leurs années de retraite dans la dignité qu’elles méritent.

 

Par Anselme Mbata

 

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Projet PADEL : Une lueur d’espoir pour l’agriculture dans la Mambéré-Kadéi

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Projet PADEL : Une lueur d’espoir pour l’agriculture dans la Mambéré-Kadéi

 

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Hôtel de ville de Berberati. copyrights CNC

 

 

 

Bangui, 24 septembre 2023 (CNC) – Dans un contexte où l’insécurité alimentaire prend de l’ampleur dans la ville de Berberati, les acteurs du projet PADEL (Projet d’Appui au Développement de l’Élevage dans la Mambéré-Kadéi) ont récemment conclu une rencontre d’une semaine à Berberati, dévoilant ainsi des stratégies novatrices pour stimuler la production agricole dans la région. Cette initiative vise à combattre l’insécurité alimentaire grandissante qui préoccupe la population locale.

 

L’événement a réuni près de 50 millions d’antiquités, mises à la disposition d’au moins 33 associations agricoles de Berberati. C’est une étape cruciale dans la lutte contre l’insécurité alimentaire, car elle s’attaque directement aux causes profondes de ce problème en renforçant les compétences et les ressources des agriculteurs locaux.

 

La rencontre s’est concentrée sur le développement des activités agricoles et la gestion financière dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage. Le projet est porté par les réseaux des femmes défenseuses des droits humains et est financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), témoignant ainsi de la collaboration essentielle entre les acteurs locaux et les organisations internationales pour résoudre des problèmes complexes.

 

Luther Pala, le coordonnateur du projet PADEL, a expliqué que les participants ont bénéficié de formations exhaustives comprenant cinq modules essentiels. Ils ont été formés sur les itinéraires agricoles, les techniques d’élevage et la production animale, ainsi que sur les aspects liés à la sécurité alimentaire en général. De plus, des formations en éducation financière et en élaboration de business plans ont été fournies. Ces formations ont été couronnées par la création de structures d’associations villageoises d’épargnes et de crédits, connues sous le nom d’AVEC, visant à organiser efficacement l’activité agricole.

 

Les participants, enthousiasmés par ces nouvelles compétences acquises, ont exprimé leur confiance dans leur capacité à améliorer la production agricole de la région. Jeannine Killebilla, l’une des participantes, a partagé son expérience en déclarant : “Je pense que depuis que nous avons commencé à travailler le champ, on ne savait pas comment faire la semi en ligne. Mais grâce à cette formation, nous sommes désormais en mesure de le faire.”

 

À la fin de cette rencontre, le projet PADEL a mis à la disposition des participants des équipements agricoles et un fonds de fonctionnement estimé à environ 35 millions de francs CFA. Cependant, Jacques-Antoine Gonedji, sous-préfet de la région, a souligné l’importance de la bonne gestion de ces ressources au profit de la communauté de Berberati.

 

Le sous-préfet a encouragé les participants en déclarant : “Mesdames, les apprentis, l’activité que vous venez d’achever et qui se conclut par un certificat a pour objectif de vous outiller et de vous préparer pleinement à ce que vous aurez à faire. Pour cela, je vous demande à la sortie de cette salle de mettre en application tout ce que vous avez appris lors de votre formation.”

 

Les activités agro-pastorales à Berberati, tout comme dans d’autres localités de la République centrafricaine, sont actuellement confrontées à d’énormes défis, notamment la flambée des prix des denrées alimentaires. Le projet PADEL, bien qu’ambitieux, représente une lueur d’espoir pour la relance de l’agriculture locale et la résolution de ces problèmes persistants. Bien que les résultats escomptés ne soient pas encore atteints, cette initiative montre que des progrès significatifs peuvent être réalisés lorsque la communauté locale, les organisations internationales et les autorités locales unissent leurs efforts pour promouvoir le développement agricole. La Mambéré-Kadéi peut maintenant envisager un avenir plus sûr sur le plan alimentaire grâce aux stratégies et aux compétences nouvellement acquises.

 

Par Bertrand Siri

 

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Mboki, Intense Détonation d’armes, la Minusca en patrouille

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Mboki, Intense Détonation d’armes, la Minusca en patrouille

 

Centrafrique.org/renfort-des-casques-bleus-a-mboki-une-lueur-despoir-pour-la-securite-locale/centre-mboki/” rel=”attachment wp-att-68658″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Centre-Mboki-450×418.jpg” alt=”Centre Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”418″ />
Centre Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

 

 

Bangui, 22 septembre 2023 (CNC) –  Bangui, 22 septembre 2023 (CNC) – La tranquillité de la ville de Mboki, nichée à 60 kilomètres au sud de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, a été brusquement perturbée lors d’une nuit sombre et silencieuse. Des détonations retentissantes, provenant à la fois d’armes lourdes et légères, ont secoué la quiétude des habitants de cette ville, semant la confusion et la crainte dans les rues endormies.

 

Selon les témoignages recueillis auprès des résidents par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC), cette violente perturbation s’est produite aux alentours de minuit, près du quartier arabe. Les habitants, jusque-là paisibles, ont été réveillés en sursaut par ce spectacle inattendu. Bien que l’origine exacte de ces tirs demeure encore floue, les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), composés de contingents sénégalais et marocain, se sont rapidement dirigés vers le lieu des détonations en effectuant des patrouilles pour maintenir l’ordre.

 

Cependant, la population locale est encore dans l’obscurité quant aux raisons sous-jacentes de cette brusque montée de tension. Les habitants interrogés par CNC n’ont pu fournir que des suppositions et des conjectures, alimentant ainsi davantage les inquiétudes qui règnent dans la ville.

 

Il est essentiel de rappeler que la Minusca avait, il y a seulement une semaine, déclaré Mboki comme une ville sans armes, stipulant que toute personne trouvée en possession d’armes dans la ville serait sujette à une arrestation immédiate. Toutefois, cette décision n’a pas été accueillie de manière pacifique par les rebelles de la coalition Siriri, présents également dans la ville. En signe de protestation contre cette mesure, ces groupes ont ouvertement exprimé leur frustration en tirant en l’air, créant ainsi une atmosphère tendue et préoccupante.

 

Cette récente série d’événements à Mboki suscite des préoccupations quant à la stabilité et à la sécurité dans la ville. La Minusca et d’autres acteurs internationaux devront travailler en étroite collaboration avec les autorités locales pour apaiser les tensions, identifier les responsables des tirs, et mettre en œuvre des mesures visant à rétablir la paix et la sécurité dans cette ville autrefois paisible.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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La comédie politique en Centrafrique : un triste récit de perquisitions bidon au domicile de l’ancien Président de transition Alexandre Ferdinand Nguendet

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La comédie politique en Centrafrique : un triste récit de perquisitions bidon au domicile de l’ancien Président de transition Alexandre Ferdinand Nguendet

 

Ferdinand Alexandre Nguendet
Ferdinand Alexandre Nguendet

 

Bangui, 22 septembre 2023 (CNC) – Depuis quelques jours, l’attention de la Centrafrique est captivée par une série de “perquisitions” menées nuitamment dans la maison de Ferdinand NGUENDET, ancien président de transition, et les commentaires qui en découlent sur les réseaux sociaux. Cependant, il ne faut pas être un expert pour voir à travers cette comédie maladroite qui semble se répéter depuis des années dans le pays.

 

La dernière “perquisition” au domicile de Ferdinand NGUENDET a été annoncée avec grand fracas, affirmant que des armes et des munitions de guerre destinées à un prétendu complot contre le président auraient été saisies. Cependant, il y a de sérieux doutes quant à la légitimité de cette action. Les Centrafricains, aguerris par des années de manipulations et de faux-semblants, ont immédiatement exprimé leur scepticisme sur les réseaux sociaux.

 

Justin, un citoyen lambda, a exprimé son exaspération en déclarant : ” la maison de monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet a déjà été perquisitionnée par le passé, et cela lui a permis de s’évader. Quelle perquisition encore maintenant ? Ils sont trop bêtes ces gens.” Cette réaction souligne à quel point la répétition de telles “perquisitions” suscite le doute.

 

Patricia, une autre voix critique, a fait remarquer : ” Ils ont arrêté le personnel travaillant au domicile de NGUENDET, et leurs actions étaient trop brutales et illégales. Ils reviennent maintenant pour faire cette comédie de saisie d’armes dans le capot d’un véhicule qu’ils ont eux-mêmes emmené. Mais qui est assez naïf pour croire à cette mise en scène à la Poutine ?”.  Patricia soulève un point important et de conclure : ces “perquisitions semblent être une tentative désespérée de légitimer des actions précédemment critiquées “.

 

Jonathan a ajouté son grain de sel en affirmant : “Les autorités centrafricaines doivent cesser de nous prendre pour leurs marionnettes. Les Centrafricains sont suffisamment intelligents pour ne pas avaler leurs mensonges.” Sa déclaration résume l’exaspération croissante du peuple face à ces manipulations grossières.

 

Sylvain, quant à lui, a soulevé la question du nombre de “perquisitions” précédentes, en disant : “Le domicile de monsieur Alexandre Ferdinand NGUENDET a déjà été perquisitionné à trois reprises. Mais à quoi bon de revenir à nouveau chez lui avec une voiture bourrée d’armes et des munitions derrière pour nous livrer un spectacle ?” Cette répétition de “perquisitions” laisse à penser qu’il s’agit davantage d’une stratégie politique que d’une véritable recherche de preuves.

 

Ce n’est pas la première fois que de telles manœuvres douteuses se produisent en Centrafrique. Rappelons l’affaire de Remy Kuignolo, où des armes prétendument saisies à son domicile ont été présentées à la presse. Ce montage grossier avait été utilisé pour l’accuser d’une multitude de crimes avant d’être finalement libéré et renvoyé en France. Les Centrafricains sont devenus familiers avec ces tactiques autoritaires qui cherchent à discréditer les opposants politiques.

 

Il est temps que les autorités centrafricaines prennent conscience du mécontentement croissant de leur population face à ces manœuvres trompeuses. Les “perquisitions” répétées et les tentatives de diaboliser les critiques politiques ne font que ternir davantage la réputation du pays sur la scène internationale.

 

La comédie de ces “perquisitions” en Centrafrique ne trompe personne. Les citoyens sont de plus en plus fatigués de ces manipulations politiques et exigent des actions plus transparentes et responsables de leurs dirigeants.

 

Par Alain Nzilo

 

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Centrafrique : Le COFAC dénonce une répression injuste et illégale contre des innocents

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Centrafrique : Le COFAC dénonce une répression injuste et illégale contre des innocents

 

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Le lieutenant-colonel Ange Gabriel PATASSE avec les éléments de sa milice

 

 

 

Bangui, 22 septembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine, dont les principes sont “Unité – Dignité – Travail”, est aujourd’hui le théâtre de violences inacceptables. Dans un communiqué largement publié sur les réseaux sociaux ce jeudi 21 septembre 2023, le  COFAC a fermement condamné la répression croissante et anonyme à l’encontre de personnes innocentes, injustement accusées de liens avec l’ancien chef d’État Ferdinand Alexandre N’guendet.

 

Le communiqué du COFAC dénonce une perquisition illégale et brutale perpétrée par les troupes du lieutenant-colonel Patassé des forces armées centrafricaines dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 septembre 2023, au domicile de l’ancien chef d’État N’guendet, situé dans le quartier Miskine. Cette opération s’est conclue par des actes de vandalisme inexcusables, mettant en évidence un flagrant mépris pour l’État de droit.

 

Selon le communiqué, la situation est d’autant plus alarmante que cette perquisition a été menée en violation du code de procédure pénale en vigueur en République Centrafricaine. En effet, seuls les officiers de police judiciaire sont habilités à réaliser des enquêtes, des perquisitions, des arrestations ou des placements en garde-à-vue, conformément à la loi. Le lieutenant-colonel Patassé et ses affiliés n’avaient aucune compétence légale pour mener cette opération, d’autant plus en dehors des heures légales, à 21h30.

 

Le COFAC, selon son communiqué, semble être la cible d’une répression croissante en raison de sa détermination à mettre fin à la dictature de l’actuel président Faustin Archange Touadera  et à le traduire en justice devant les instances internationales. Cependant, cela ne saurait justifier la brutalité et l’injustice auxquelles nous assistons. Des citoyens innocents sont victimes de menaces de mort, de brutalités et d’arrestations illégales simplement parce qu’ils assurent la sécurité de la résidence de l’ancien chef d’État N’guendet pour subvenir aux besoins de leurs familles.

 

La situation en République centrafricaine  est à un tournant critique, avec des signes avant-coureurs de changement. Pourtant, la réponse des autorités est caractérisée par la répression aveugle et le non-respect des droits de l’homme, en contradiction avec les aspirations du peuple à la stabilité, à la justice et à la prospérité.

 

Par la rédaction du CNC

 

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La justice centrafricaine donne un ultimatum à Bozizé, Darassa, Bobo et autres accusés : 10 jours pour se présenter

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La justice centrafricaine donne un ultimatum à Bozizé, Darassa, Bobo et autres accusés : 10 jours pour se présenter

 

Centrafrique.org/rassemblement-et-coordination-des-forces-lappel-du-general-francois-bozize-pour-une-lutte-unifiee-en-Centrafrique/lancien-president-centrafricain-francois-bozize/” rel=”attachment wp-att-65792″ data-wpel-link=”internal”>L'ancien Président centrafricain François Bozizé
L’ancien Président centrafricain François Bozizé

 

 

 

Bangui, 22 septembre 2023 (CNC) – La Cour pénale de Bangui, en République centrafricaine, a récemment pris une décision cruciale en ordonnant une procédure de contumace contre l’ancien président François Bozizé, coordinateur général de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ainsi que 25 autres individus. Cette décision, datant du 11 septembre dernier, fait suite à des accusations graves, notamment l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, l’assassinat, la rébellion et la destruction volontaire de biens publics.

 

Outre François Bozizé, cette ordonnance de contumace concerne des personnalités de premier plan telles qu’Ali Darassa, chef de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Mahamat Alkhatim, chef du mouvement patriotique pour la Centrafrique, Nourredine Adam, chef du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), et Jean-Francis Bozizé, le fils aîné de l’ancien président François Bozizé. Même Maxime Mokome, dont le dossier a été récupéré par la Cour pénale internationale, est mentionné dans cette ordonnance de contumace.

 

Cette procédure a été initiée par le procureur général près la Cour d’appel de Bangui le 24 février 2023, considérant que les accusés étaient en état d’évasion, car ils auraient dû être régulièrement placés sous mandat de dépôt. Cependant, la Cour d’appel de Bangui a annoncé son incapacité à les localiser, malgré des efforts pour les appréhender.

 

L’ordonnance de contumace accorde aux accusés un délai de 10 jours pour se présenter volontairement devant la Cour. Passé ce délai, s’ils ne se manifestent pas, ils seront déclarés rebelles à la loi, ce qui aura pour conséquence la suspension de l’exercice de leurs droits de citoyens.

 

Par le biais de cette ordonnance de contumace, la Cour d’appel de Bangui lance un appel à toute personne pouvant fournir des informations sur la localisation des accusés. Cette mesure vise à faciliter leur comparution devant la justice pour faire face aux accusations qui pèsent contre eux.

 

Le procès de l’ancien président François Bozizé et des autres accusés est prévu dans le cadre de la deuxième session criminelle de la Cour d’appel de Bangui, qui se déroule actuellement. Selon le calendrier de cette session, le procès devrait avoir lieu le 28 septembre prochain, marquant ainsi une étape importante dans la quête de justice en République centrafricaine. La Cour d’appel de Bangui semble déterminée à faire en sorte que les accusés rendent des comptes pour les crimes qui leur sont reprochés, et l’ultimatum de 10 jours est un pas de plus dans cette direction.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Monsieur ABROU Edmond Patrick inculpé pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre par la Cour pénale spéciale

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Monsieur ABROU Edmond Patrick inculpé pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre par la Cour pénale spéciale

 

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Dégâts matériels des miliciens Anti-Balaka dans le village Boyo. CopyrightMinusca

 

Bangui, 22 septembre 2023 (CNC) – La Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine  a rendu public un communiqué de presse crucial, marquant une étape importante dans la quête de justice pour les crimes odieux commis dans le pays. Le communiqué de presse n°210923 de la CPS, daté du 21 septembre 2023, annonce l’inculpation de Monsieur ABROU Edmond Patrick, également connu sous le nom d’« Edmond », qui s’est auto-proclamé « général antibalakas ». Les charges retenues contre lui sont graves : crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

 

Les chefs d’accusation portés contre le sieur ABROU Edmond Patrick comprennent des actes tels que le meurtre, le viol, la déportation ou le transfert forcé de population, la privation grave de liberté physique, la persécution d’un groupe en raison de sa religion, ainsi que d’autres actes inhumains. Ces crimes ont été commis dans la localité de Boyo, située dans la Préfecture de la Ouaka, entre le 6 et le 13 décembre 2021. L’annonce de son inculpation fait suite à un mandat d’arrêt (sous scellé) émis par les juges d’instruction de la CPS.

 

L’arrestation de Monsieur ABROU Edmond Patrick a eu lieu le samedi 16 septembre 2023, et il a été immédiatement conduit devant le cabinet d’instruction chargé du dossier. Conformément à l’article 85 du Règlement de procédure et de preuve (RPP), une audience de première comparution a été tenue. Au cours de cette audience, il a été informé de ses droits, et les juges d’instruction l’ont inculpé des faits qui lui ont été notifiés précédemment, en présence de son avocat et d’un interprète.

 

Ce cas s’inscrit dans le cadre d’une instruction judiciaire ouverte à la suite du réquisitoire introductif du Parquet spécial en date du 17 février 2023. Il est important de noter que Monsieur ABROU Edmond Patrick n’est pas le seul individu inculpé dans cette affaire. D’autres personnes, notamment les chefs NZAPAWOUYOME Bernard, alias « SOSSENGUE », et GONEDE Jospin, alias « JOJO », ont également été inculpées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par le cabinet d’instruction en charge du dossier « BOYO ». Actuellement, ils sont détenus en attente de poursuites.

 

Il est essentiel de souligner que l’instruction préparatoire se déroule à charge et à décharge, et que tous les inculpés sont présumés innocents jusqu’à preuve du contraire. La Cour pénale spéciale s’engage à mener une enquête approfondie et équitable pour établir la vérité et rendre justice aux victimes de ces crimes abominables.

 

La CPS rappelle également que la quête de la justice ne saurait être menée efficacement sans la coopération de tous les acteurs impliqués, y compris la société civile et les autorités locales. La transparence et la responsabilité sont au cœur de cette démarche visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves.

 

Par la rédaction du CNC

 

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La deuxième session criminelle : Verdicts et Condamnations à Bangui

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La deuxième session criminelle : Verdicts et Condamnations à Bangui

 

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Le Procureur de la Cour criminelle Rock Alfred Ngombré. Photo : Cyrille Yapéndé. CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, 22 septembre 2023 (CNC) – La deuxième session criminelle de la cour d’appel de Bangui se poursuit avec une série d’affaires importantes inscrites au rôle pour ce jeudi 21 septembre 2023. Parmi les accusés figurent des individus aux actes criminels graves, allant du meurtre à la détention illégale d’armes et munitions de guerre. Cette session judiciaire s’annonce comme un moment décisif pour la lutte contre la criminalité dans le pays.

 

L’une des affaires les plus marquantes de cette journée est celle d’Yvon Nzapayé, accusé de meurtre. Le meurtre est un crime grave qui ébranle la société et la paix publique. Le tribunal devra examiner les preuves et les témoignages pour rendre une décision équitable dans cette affaire.

 

François Godongaï, Ayens Zanabaye et Isidore Oroféi sont quant à eux poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative d’assassinat, torture et détention illégales d’armes et munitions de guerre. Ces accusations soulignent la nature complexe de cette affaire et la menace que représentent ces individus pour la société. La cour devra prendre en compte toutes les preuves et témoignages pour établir la culpabilité ou l’innocence de ces accusés.

 

Cependant, ce n’est pas la première affaire importante à être jugée lors de cette session criminelle. La veille, le mercredi 20 septembre, a vu le verdict rendu dans le cas d’Adam Abacha. Celui-ci a été reconnu coupable d’atteinte à la Sûreté Intérieure de l’État, rébellion, association de malfaiteurs, et détention illégale d’armes et munitions de guerre. La sentence est lourde : travaux forcés à perpétuité. Ce verdict envoie un message fort aux criminels potentiels, montrant que les actes contre la sécurité de l’État ne seront pas tolérés.

 

Emma Saint-Claire Maeby, quant à elle, a été reconnue coupable de faux monnayage, un crime qui peut gravement affecter l’économie d’un pays. Elle a également été condamnée à des travaux forcés, démontrant ainsi la sévérité de la loi envers ceux qui cherchent à déstabiliser la monnaie nationale.

 

Les cas d’Abdelkarim Dabe et Adam Bourouma Abbas sont tout aussi graves, avec des accusations d’atteinte à la Sûreté Intérieure de l’État, association de malfaiteurs, terrorisme, et détention illégale d’armes et munitions de guerre. Ces affaires illustrent la menace persistante que représentent les groupes terroristes et les individus malintentionnés pour la sécurité nationale. Le tribunal devra examiner attentivement les preuves et les témoignages pour rendre un verdict équitable.

 

Cette session criminelle de Bangui est un rappel de l’engagement de la justice à protéger les droits des citoyens et à maintenir la sécurité de l’État. Les verdicts rendus jusqu’à présent reflètent la fermeté de la cour envers ceux qui violent la loi et mettent en danger la société. La justice continue d’être un pilier fondamental pour la stabilité et la paix dans la région.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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La Rage, une Menace Mortelle : des Cas Suspects à Ndiffa

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La Rage, une Menace Mortelle : des Cas Suspects à Ndiffa

 

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Bangui, 22 septembre 2023 (CNC) – Dans le village isolé de Ndiffa, situé à 170 km de Birao, dans la préfecture de la Vakaga, un incident alarmant s’est récemment produit, laissant la communauté sous tension. Au cours du week-end dernier, six individus ont été mordus par un chien suspecté de porter la maladie mortelle, la rage.

 

Selon Daniel Amade Kouma, responsable du poste de santé local, l’une des victimes, une femme, présente déjà des symptômes cohérents avec la rage.

 

Bien que des tests n’aient pas encore été effectués sur le chien pour confirmer ou infirmer la présence de la rage, l’anxiété gagne les habitants.

 

Daniel Amade Kouma, chef du poste de santé local, a relaté la série d’événements : “Un chien a d’abord mordu quatre personnes dans un champ, puis une femme à la maison, et plus tard, il a mordu un homme dans un autre champ. La femme a réussi à tuer l’animal. Bien que nous manquions d’installations de laboratoire pour des analyses concluantes, je peux affirmer avec confiance que le chien était atteint de la rage. Nous avons emmené la femme au centre de santé, où elle reste sous surveillance médicale. Au cours des deux derniers jours, elle hurle comme un chien qui aboie. Malgré certains traitements médicaux à base d’antibiotiques, les signes de la rage persistent. Ce chien avait précédemment mordu d’autres chiens avant de s’en prendre aux humains. Par conséquent, je crains que cette maladie ne se propage.”

 

La situation à Ndiffa est en effet préoccupante, car la rage est une maladie virale presque toujours fatale une fois que les symptômes se manifestent. Elle affecte à la fois les animaux et les humains, la transmission se produisant principalement par des morsures ou des égratignures d’un animal infecté. La rage est une maladie évitable, mais la clé réside dans une action rapide.

 

Selon Docteur Vickos, il est impératif que les autorités locales prennent des mesures immédiates pour contenir l’épidémie suspectée. L’isolement et l’observation des individus mordus par le chien sont essentiels pour surveiller l’évolution de la maladie. Cela permettra d’identifier d’autres cas éventuels et d’administrer une prophylaxie post-exposition (PPE), qui peut sauver des vies si elle est administrée avant l’apparition des symptômes.

 

Deuxièmement, selon toujours Docteur VICKOS, il est essentiel d’éduquer la communauté sur la rage et sa transmission. Les gens doivent être conscients des risques liés à l’interaction avec des animaux potentiellement enragés et de l’importance de consulter rapidement un médecin en cas de morsure ou d’égratignure.

 

De plus, des efforts devraient être déployés pour localiser et observer d’autres chiens qui ont pu être en contact avec l’animal infecté. Cela pourrait prévenir la propagation de la maladie à d’autres animaux et humains de la région.

 

Pour lui, à long terme, le gouvernement et les organisations de santé devraient envisager de mettre en place des installations pour les tests de la rage dans les régions où la maladie est prévalente. Cela permettrait un diagnostic plus rapide et précis, conduisant à des efforts de contrôle et de prévention plus efficaces.

 

La rage est une préoccupation mondiale, et même dans des villages isolés comme Ndiffa, elle peut représenter une menace sérieuse. Une action rapide et coordonnée est nécessaire pour protéger à la fois les villageois et leurs animaux de cette maladie mortelle. L’épidémie suspectée de rage à Ndiffa sert de rappel flagrant de l’importance des mesures proactives et de la sensibilisation de la communauté face à de telles menaces pour la santé.

 

Par MOÏSE BANAFIO

 

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L’autonomisation des femmes en milieu rural en RCA grâce à l’électrification solaire

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L’autonomisation des femmes en milieu rural en RCA grâce à l’électrification solaire

 

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Bangui, 22 septembre 2023 (CNC) – Le 20 septembre 2023, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en République centrafricaine  a marqué un jalon important dans son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes en milieu rural. Le PNUD a remis des équipements informatiques au Ministère de l’Énergie dans le cadre du Projet de Promotion des Petites Centrales Solaires, un geste qui promet de transformer la vie des femmes rurales du pays.

 

Cette initiative, pilotée par le PNUD RCA, vise à renforcer les activités de coordination du Programme d’électrification rurale en République centrafricaine. Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à améliorer les conditions de vie des communautés rurales en fournissant un accès fiable à l’énergie solaire, tout en mettant l’accent sur l’autonomisation des femmes.

 

L’accès à l’électricité est essentiel pour le développement socio-économique des régions rurales. Cependant, de nombreuses communautés éloignées en République centrafricaine continuent de vivre dans l’obscurité, ce qui limite considérablement leurs opportunités. Le Projet de Promotion des Petites Centrales Solaires vise à inverser cette tendance en installant des centrales solaires dans les zones rurales, ce qui permettra d’électrifier les foyers et les entreprises locales.

 

Ce projet a un impact particulièrement significatif sur les femmes en milieu rural. L’accès à l’énergie solaire signifie que les femmes peuvent désormais avoir accès à des équipements informatiques. Cette avancée ouvre la porte à une gamme de possibilités nouvelles et stimulantes pour ces femmes, qui pourront désormais accéder à l’information, à la formation et aux opportunités économiques en ligne. Les femmes rurales auront la possibilité de développer leurs compétences, de lancer des entreprises, et d’améliorer leur qualité de vie, tout en contribuant au développement durable de leurs communautés.

 

Le Ministère de l’Énergie joue un rôle clé dans la mise en œuvre de ce projet, en assurant la coordination et la gestion des installations solaires dans les zones rurales du pays. Grâce à cette collaboration étroite avec le PNUD, le gouvernement centrafricain démontre son engagement en faveur de l’électrification rurale et de l’autonomisation des femmes.

 

Rappelons que le Projet de Promotion des Petites Centrales Solaires en République centrafricaine représente une étape cruciale vers un avenir plus lumineux pour les communautés rurales. En fournissant de l’électricité solaire et en donnant accès à l’informatique aux femmes rurales, le PNUD et le gouvernement central africain font progresser l’autonomisation des femmes tout en contribuant à l’objectif global de développement durable. C’est un exemple concret de la manière dont les initiatives locales peuvent avoir un impact mondial significatif.

 

Par Anselme Mbata

 

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Crimes contre l’humanité : les ministres Djono Ahaba et Toumou Déa entendus par la CPS

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Crimes contre l’humanité : les ministres Djono Ahaba et Toumou Déa entendus par la CPS

 

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Bangui, 21 septembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine a été secouée par des événements tragiques en 2020, marqués par des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui commencent à intéresser à nouveau la justice internationale. Aujourd’hui, deux ministres, Herbert Djono Ahaba, ministre des Transports et chef de la rébellion Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique, ainsi que Gilbert Toumou Déa, ministre délégué au désarmement et également chef de la rébellion du Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique, sont sous le feu des projecteurs de la justice transnationale et internationale.

 

Herbert Djono Ahaba, ministre des Transports et chef de la rébellion Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique, a été entendu par le bureau du procureur de la cour pénal spécial en relation avec les événements tragiques de 2020, qui ont secoué le nord du pays. Selon nos sources, il aurait été soumis à un interrogatoire qui a duré plus de neuf heures, au cours duquel, il a été confronté aux hostilités perpétrées par ses hommes et ceux des groupes MLJC et PRNC. Ces violences ont frappé la préfecture de la Vakaga, le Bamingui-Bangoran et la Haute-Kotto.

 

Cependant, il est important de noter que malgré cette audition, Herbert Djono Ahaba ne semble pas encore être placé en détention. Cette situation suscite des interrogations quant à la manière dont la justice va gérer son implication présumée dans ces crimes graves.

 

Son collègue ministre, Gilbert Toumou Déa, également chef de la rébellion du Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique, a été convoqué deux jours après Djono Ahaba par la CPS. Là encore, les autorités judiciaires ont posé de nombreuses questions relatives aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité commis en 2020 dans la préfecture de la Vakaga.

 

Le fait que ces deux ministres n’aient pas été interpellés et placés en détention deux mois après leurs auditions suscite des interrogations légitimes. Mais d’après nos sources bien renseignées, la Cour pénale spéciale veut se désister de leurs affaire au profit de la Cour pénale internationale, CPI; Tout comme l’affaire du ministre Hassan Bouba, déjà placé sous mandat de dépôt mais qui continue de défier cette Cour en raison des protections qu’il reçoit des Mercenaires russes de Wagner.

La population centrafricaine, ainsi que la communauté internationale, attendent des réponses claires de la part de la justice concernant ces individus haut placés accusés de crimes aussi graves.

 

L’affaire est loin d’être close et la République centrafricaine attend avec impatience des développements supplémentaires dans cette enquête cruciale pour la justice et la stabilité du pays. Restons attentifs à l’évolution de cette affaire qui pourrait avoir un impact significatif.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Routes impraticables, populations isolées : la tragédie silencieuse des Centrafricains de l’arrière-pays

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Routes impraticables, populations isolées : la tragédie silencieuse des Centrafricains de l’arrière-pays

 

Un camion des nations unies s'enfonce sur la route de Farazala-Cabo. CopyrightDR
Un camion des nations unies s’enfonce sur la route de Farazala-Cabo. CopyrightDR

 

Bangui, 21 septembre 2023 (CNC) – Le réseau routier centrafricain est en piteux état, et la situation ne cesse de se détériorer sous le régime de Touadera et du parti politique MCU. Alors que la question d’un mandat éternel pour lui se profile à l’horizon, de nombreux Centrafricains se demandent où est le ministre délégué à la présidence Pascal Bida Koyagbele en charge des grands travaux et pourquoi les réalités du pays sont si sombres.

 

La “route de l’impossible”, la “toute de l’enfer”, c’est telle que décrit la situation actuelle des routes en République centrafricaine par des nombreux Centrafricains croyants qui pensent que les routes dans le pays sont comme les routes qui mènent à l’enfer.

 

Pour comprendre l’ampleur du problème, il suffit de penser à un trajet de 120 kilomètres entre Bambari et Alindao, qui prendrait au moins 21 jours, voire un mois à parcourir ou un trajet entre Baoro et Carnot, un trajet d’environ 60 kilomètres, il faut 22 heures aux conducteurs. Dans un pays où les distances peuvent être énormes et où les infrastructures routières sont en ruine, les déplacements deviennent un véritable calvaire pour la population.

 

La route Bossemptélé – Bozoum dans l’Ouham-Pendé

 

Les villes de province en République centrafricaine sont parmi les plus pauvres d’Afrique centrale et elles sont également les plus isolées les unes des autres. Les habitants des régions sont confrontés à des défis quotidiens pour se déplacer, accéder aux services de base et même se nourrir. Aller à Dimbi, Zémio, Obo, Mboki, Bria, Bangassou, Ouanda-Djallé, ou encore à Farazala devient une véritable épreuve, une souffrance du quotidien.

 

Farazala, une localité située à quelques heures seulement de Kabo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, est un exemple frappant de la réalité centrafricaine. Alors que la distance semble courte, la route entre Kabo et Farazala est un véritable cauchemar. Les vidéos et les images de cette route témoignent de l’ampleur des dégâts, avec des nids-de-poule profonds, des tronçons de routes manquants et des conditions de voyage inhumaines.

 

Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que la plupart des Centrafricains qui vivent dans la capitale, Bangui, ne sont pas conscients de la gravité de la situation à l’intérieur du pays. Certains cherchent à défendre l’indéfendable, ignorant les souffrances et les difficultés auxquelles sont confrontées leurs compatriotes dans les régions éloignées.

 

La crise routière en République centrafricaine n’est pas seulement un problème logistique, c’est aussi un obstacle majeur au développement économique et social du pays. Les infrastructures de transport sont essentielles pour l’accès aux soins de santé, à l’éducation et au commerce, entre autres. Sans routes praticables, le pays reste paralysé et les perspectives d’avenir pour les Centrafricains restent sombres.

 

Face à cette réalité inquiétante, il est temps que les autorités centrafricaines prennent des mesures sérieuses pour réparer le réseau routier du pays. Les promesses politiques et les débats constitutionnels ne peuvent pas remplacer l’action concrète sur le terrain. Les Centrafricains méritent un avenir meilleur, et cela commence par des routes sûres et praticables qui relient les différentes régions du pays.

 

La route Carnot-Berberati dans la Nana-Mambéré

 

Il est urgent que le gouvernement de la République centrafricaine se mobilise pour résoudre ce problème de manière efficace et durable. La population a besoin de routes dignes de ce nom, car c’est par elles que passera le chemin vers un avenir plus prometteur pour le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Baba Laddé, le chef rebelle tchadien, en quête de recrutement et de fonds

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Baba Laddé, le chef rebelle tchadien, en quête de recrutement et de fonds

 

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Le chef rebelle tchadien Baba-laddé.

 

Bangui, 21  septembre 2023 (CNC) – Le chef rebelle tchadien Baba Laddé, déterminé à renverser le régime de transition installé dans son pays par le président Macron, fait à nouveau parler de lui, alors qu’il vient de conclure une tournée de recrutement dans plusieurs localités de la République centrafricaine. Accompagné des soldats FACA (Forces armées centrafricaines) et des mercenaires de Wagner, Baba Laddé est revenu à Bangui en attendant le transfert d’argent promis par la Russie pour financer sa dernière phase de recrutement et de formation de combattants.

 

La semaine dernière, Baba Laddé a entrepris une tournée éclaire et de recrutement urgent dans les villes de Bouar (Nana-Mambéré), Paoua (Lim-Pendé), et Kabo (Ouham-Fafa). Cette démarche s’inscrit dans sa quête incessante de renforcer ses troupes rebelles aux effectifs déplorables.

 

À Paoua, la première étape de son périple, Baba Laddé n’a pas réussi à réunir le nombre attendu de combattants rebelles tchadiens. Cependant, à Bouar, il a eu l’occasion de rencontrer d’anciens membres du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) qui avaient déposé les armes. Bien que leur nombre soit limité, il a entamé des discussions avec eux en vue de leur recrutement.

 

C’est à Kabo que Baba Laddé a tenu une réunion avec les anciens combattants du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par le général de corps d’armée autoproclamé Alkhatim. Malheureusement, son objectif ambitieux de recruter 200 combattants en une semaine n’a pas été atteint. Seulement une poignée, environ une trentaine, ont été enrôlés. Le chef rebelle n’a pas encore annoncé de date ni de lieu pour leur entraînement.

 

La question financière est cruciale pour réunir et former ces rebelles. Baba Laddé, lors de sa tournée à Paoua, Bouar, et Kabo, a exprimé son enthousiasme en attente d’un transfert d’argent en provenance de la Russie. Dès qu’il disposera de ces fonds, il prévoit de commencer l’entraînement de ses troupes et de fixer sa première cible d’attaque au sud du Tchad.

 

Actuellement, Baba Laddé continue de bénéficier du soutien financier et militaire des autorités centrafricaines, une situation qui suscite des inquiétudes quant à la stabilité de la région.

La situation autour de Baba Laddé reste donc une source d’inquiétude pour la région, alors que le chef rebelle poursuit ses efforts pour renforcer ses rangs et consolider sa position. La question du financement et du soutien international demeure cruciale pour résoudre cette crise complexe et prévenir de nouvelles tensions dans la région.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : Le Ministère de la Jeunesse et des Sports, Terrain de Jeux des Criminels

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Le Ministère de la Jeunesse et des Sports, Terrain de Jeux des Criminels

 

aristid Briand REBOAS bon pour les articles

 

 

 

Bangui, 21 septembre 2023 (CNC) – Depuis 2016, en République centrafricaine , le Ministère de la Jeunesse et des Sports, sous la présidence du Président putschiste Faustin Archange Touadera , semble avoir été transformé en un “fourre-tout” politique où les nominations sont faites sans tenir compte des compétences ou de l’intégrité des personnes nommées. Cette transformation a été initialement proposée par la ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation, Virginie Mbaïkoua, dans le but de mobiliser la jeunesse à travers le sport pour soutenir le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti présidentiel.

 

Cependant, au lieu de mobiliser la jeunesse centrafricaine de manière constructive, le ministère semble être devenu un havre pour des individus douteux et criminels de haut rang. Cette dérive a suscité de vives inquiétudes au sein de la société centrafricaine et a jeté une ombre sur l’administration de Faustin Archange Touadera.

 

Un exemple concret est la nomination de Daniel Nzéwé Aziagbia, chargé de mission en matière de développement des sports et de l’éducation physique. Cet homme est loin d’être inconnu dans le pays, étant impliqué dans plusieurs affaires d’escroquerie, de détournement de fonds et d’usage de faux. Sa démission précédente du Parti National pour la Centrafrique Nouvelle (PNCN) de Cyriaque Gonda pour rejoindre le MCU a soulevé des questions sur ses motivations réelles.

 

Arsène Simplice Ngrépayo, surnommé maître des maîtres des faux monnayeurs, a également été nommé Directeur de cabinet du ministère, avant d’être limogé et remplacé par un autre criminel, Héritier Doneng.

 

Justement, Héritier Doneng, coordonnateur du mouvement de la milice requin du président Touadera, avait été intégré dans la fonction publique en 2018 avec son baccalauréat. Bien que possédant seulement un diplôme de baccalauréat, il a rapidement gravi les échelons pour devenir Directeur de l’information et de la communication, puis Directeur de cabinet du ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette promotion rapide soulève des questions sur les critères de sélection au sein de l’administration publique centrafricaine.

 

Thierry Lébené, ancien chef Anti-Balaka de Damara, a été nommé chef de service de la réinsertion sociale et de l’alphabétisation des jeunes, malgré son absence de diplôme. Cette nomination est particulièrement surprenante, car elle place un analphabète à la tête de l’alphabétisation des jeunes. Mais face à son incompétence, il a démissionné de ses fonctions pour intégrer l’armée nationale.

 

La liste des nominations controversées au sein du ministère semble interminable, avec des individus dont l’intégrité et les compétences sont sérieusement remises en question. Le ministre lui-même, Aristide Briand Reboas, ancien candidat à la présidentielle de 2020, est accusé de graves escroqueries en Corée du Sud et a été interpellé par les autorités coréennes. Son implication dans une escroquerie avec le maire de Bangui ne fait qu’ajouter à la controverse entourant le ministère. Plus grave, ce ministre se dit Apôtre évangélique.

 

Cette situation au Ministère de la Jeunesse et des Sports soulève des questions sur la transparence et l’intégrité du gouvernement centrafricain sous la présidence du Président Touadera. Les Centrafricains attendent des réponses et des actions pour remédier à cette situation préoccupante qui sape la confiance du public dans les institutions gouvernementales et compromet l’avenir de la jeunesse du pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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À Niem-Yéléwa, la tension est vive

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À Niem-Yéléwa, la tension est vive Un Abus de Pouvoir Inexcusable

 

Centrafrique.org/1er-decembre-2022-lurca-de-lopposant-dologuele-appelle-au-boycott-des-festivites/un-soldat-faca-lors-du-defile-sur-avenue-des-martyrs-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-59074″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/un-soldat-FACA-lors-du-defile-sur-avenue-des-martyrs-a-Bangui-450×189.jpg” alt=”un soldat FACA lors du défilé sur avenue des martyrs à Bangui” width=”450″ height=”189″ />
un Soldat FACA lors du défilé sur avenue des martyrs à Bangui en décembre 2021. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 21 septembre 2023 (CNC) – Depuis deux jours, un conflit alarmant a éclaté à Niem-Yéléwa, une localité paisible située à 70 kilomètres de Bouar, dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Ce désaccord oppose les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à un groupe de jeunes en colère. Selon les autorités locales, cette querelle a pour origine l’accusation selon laquelle les militaires se sont arrogé le pouvoir de juger des affaires locales, au détriment des notables de Niem-Yéléwa.

 

La tension a atteint son paroxysme lorsque l’un des jeunes de la localité a été victime de sévices corporels imputés aux militaires. Les conséquences de cette agression ont été graves, et cela a légitimement suscité la colère de la communauté locale.

 

Daniel Mion, premier adjoint au maire de Niem-Yéléwa, s’est exprimé sur cette situation déplorable. Il décrit les faits avec une clarté inquiétante : “Il s’agit d’une altercation régulière entre nos jeunes et les militaires. Ces soldats ne semblent pas pouvoir coexister pacifiquement avec les jeunes de notre localité. Pire encore, ils se sont arrogé le droit de juger des affaires locales et d’user de violence physique pour faire valoir leur autorité. Ils semblent avoir oublié l’importance de respecter la loi et de garantir la sécurité de la population. Les jeunes du village ont exprimé leur mécontentement face à ce système injuste, mais nos tentatives pour ramener ces soldats à l’ordre ont échoué. Le mercredi matin, un jeune a été brutalement agressé et a subi des blessures à la tête. Les jeunes en colère sont venus me demander de trouver une solution à cette situation insupportable. Ces militaires ont effectivement semé l’insécurité dans notre localité. Si leur mission est de fouiller pour trouver des armes, cela peut être toléré. Cependant, ils ne laissent aucune marge de manœuvre aux notables locaux pour résoudre les problèmes qui relèvent de notre compétence. C’est tout simplement inacceptable. Nous avons le droit de décider de notre destinée.”

 

Ces mots résonnent comme un cri de détresse face à une situation devenue intolérable. Les soldats des FACA sont censés être les gardiens de la sécurité et de la stabilité en République centrafricaine. Cependant, à Niem-Yéléwa comme ailleurs dans d’autres villes de la RCA, ils ont manifestement détourné leur mission initiale pour imposer leur autorité, allant jusqu’à utiliser la violence contre des jeunes innocents.

 

Il est essentiel de rappeler que les notables locaux sont les mieux placés pour résoudre les affaires locales et garantir la paix dans leur communauté. La mission des FACA devrait être de les soutenir dans cette tâche plutôt que de chercher à la contrôler de manière abusive.

 

Par Gervais Lenga

 

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Centrafrique : La Suspension de Permis Miniers,  Un Acte de Pure Hypocrisie

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La Suspension de Permis Miniers,  Un Acte de Pure Hypocrisie

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-explications-du-ministre-des-mines-sur-la-tokenisation-un-discours-deconnecte-de-la-realite/monsieur-rufin-benam-beltoungou-ministre-des-mines/” rel=”attachment wp-att-65151″ data-wpel-link=”internal”>monsieur Rufin Benam Beltoungou, ministre des Mines
monsieur Rufin Benam Beltoungou, ministre des Mines

 

 

 

 

Bangui, 21 septembre 2023 (CNC) – Le récent communiqué du ministère centrafricain des Mines et de la Géologie annonçant la “suspension” des permis d’exploitation artisanale et semi-mécanisée aux sociétés minières dans le pays a déclenché une vague de critiques sévères. Si l’intention initiale semble noble, l’examen attentif de cette décision révèle un tableau beaucoup moins vertueux.

 

Tout d’abord, examinons les raisons invoquées par le ministre Rufin Benam Beltoungou pour cette suspension. Il évoque la “destruction de l’environnement”, l’utilisation de “produits chimiques toxiques et prohibés”, le “non-respect du cahier de charges”, et le “non-respect des directives administratives”. Il est difficile de ne pas remarquer que ces problèmes n’ont pas été résolus plus tôt, malgré des années de surveillance et de régulation. Pourquoi cette soudaine prise de conscience environnementale ? Pourquoi maintenant ? Les citoyens méritent des réponses claires.

 

De plus, l’article 2 de l’arrêté ministériel qui charge divers responsables gouvernementaux de veiller à l’application stricte de cette suspension semble excessivement bureaucratique. Cela soulève la question de savoir si le ministère est réellement préoccupé par la préservation de l’environnement ou s’il s’agit simplement d’une manœuvre visant à renforcer son emprise sur le secteur minier.

 

L’évocation d’une enquête parlementaire menée il y a quatre ans, révélant une “forte dégradation de l’environnement” et “l’opacité dans le processus d’attribution de permis d’exploitation semi-artisanal”, semble opportunément chronométrée. Pourquoi le gouvernement a-t-il attendu si longtemps pour agir ? Les citoyens ont le droit de se demander si cette suspension vise réellement à remédier aux problèmes ou simplement à détourner l’attention des échecs passés.

 

Enfin, l’accusation portée par de nombreux observateurs nationaux selon laquelle cette décision est un pur spectacle est difficile à ignorer. Ils soulignent qu’aucune nouvelle demande de permis d’exploitation artisanale et semi-mécanisée n’a été enregistrée depuis un an, indiquant que le marché est déjà saturé par des exploitants étrangers. Cela soulève des questions légitimes quant à l’efficacité de cette suspension et suggère que le gouvernement pourrait être plus préoccupé par les apparences que par les résultats concrets.

 

En fin de compte, la suspension des permis miniers en Centrafrique suscite des doutes légitimes quant à ses véritables motivations. Les citoyens méritent une transparence totale de la part du gouvernement, ainsi que des actions concrètes pour protéger l’environnement et garantir l’équité dans le secteur minier. Pour l’instant, il est difficile de ne pas voir cette suspension comme une manœuvre politique habile, mais vide de sens réel.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Sauvetage Financier : La Banque mondiale Finance les Salaires des Fonctionnaires Centrafricains

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Sauvetage Financier : La Banque mondiale Finance les Salaires des Fonctionnaires Centrafricains

 

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Les grévistes devant leur ministère CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 21 septembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, un pays situé en Afrique centrale, traverse actuellement une période de tension financière qui affecte directement le gouvernement et ses fonctionnaires. Face à cette situation critique, la Banque mondiale a récemment annoncé son engagement à payer une partie des salaires des employés de sept ministères centrafricains. Ce geste de solidarité financière intervient dans un contexte où le gouvernement centrafricain fait face à des problèmes de trésorerie.

 

Les sept ministères sociaux concernés par cette initiative de la Banque mondiale sont le ministère de l’éducation nationale, la santé, l’agriculture, la promotion du genre, l’action humanitaire, l’élevage et l’enseignement supérieur. Cette aide financière exceptionnelle, d’un montant total d’environ 2 milliards de dollars, vise à soulager les difficultés financières auxquelles sont confrontés les fonctionnaires de ces ministères ce mois-ci.

 

Henri Fortin, chef de projet de gouvernance numérique de la Banque mondiale, a exprimé la mission de la Banque dans cette initiative en déclarant : “Nous sommes dans le cadre d’une mission technique pour la mise en place d’un financement qui permettrait, comme nous l’avions fait en 2015, de financer la paie de certains ministères pour une période réduite à titre exceptionnel. Nous sommes en train de finaliser tout le travail réalisé sous l’égide de Monsieur le Ministre pour fiabiliser la paie, pour nous assurer que le financement que nous allons accorder vienne bien servir à payer des fonctionnaires en bonne et due forme et qui sont en poste. Nous sommes dans les dernières journées de discussion pour mettre en place ce financement qui permettra d’atténuer les difficultés des trésoreries auxquelles l’État centrafricain est confronté actuellement.”

 

Cette initiative de la Banque mondiale démontre un engagement concret envers la République centrafricaine  et sa population en cette période difficile. Les ministères sociaux couverts par cette assistance sont des piliers essentiels du fonctionnement du pays, allant de l’éducation à la santé en passant par l’agriculture et l’enseignement supérieur. En fournissant un soutien financier, la Banque mondiale contribue à maintenir la stabilité et la continuité des services publics vitaux, malgré les contraintes budgétaires du gouvernement.

 

Il convient également de souligner l’importance de la collaboration entre le gouvernement centrafricain et la Banque mondiale pour assurer que les fonds alloués servent à leur objectif initial, à savoir le paiement des salaires des fonctionnaires. Cette transparence et cette reddition de comptes sont essentielles pour garantir que l’aide financière bénéficie réellement à ceux qui en ont le plus besoin.

 

En fin de compte, l’intervention de la Banque mondiale en faveur des fonctionnaires centrafricains reflète l’importance de la solidarité internationale dans les moments de crise. Alors que la République centrafricaine continue de lutter pour surmonter ses défis financiers, le soutien de la communauté internationale, à l’instar de la Banque mondiale, joue un rôle crucial dans la préservation de la stabilité et du bien-être de ses citoyens.

 

Par Anselme Mbata

 

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Zémio : Les Autorités Espèrent que Dieu sera leur “Dernier Recours” pour la Paix

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Zémio : Les Autorités Espèrent que Dieu sera leur “Dernier Recours” pour la Paix

 

Zemio-une-marche-pacifique-pour-la-paix-triomphante/marche-du-6-septembre-2023-a-zemio-en-faveur-de-la-paix/” rel=”attachment wp-att-68558″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/marche-du-6-septembre-2023-a-Zemio-en-faveur-de-la-paix-450×338.jpg” alt=”marche du 6 septembre 2023 à Zémio en faveur de la paix” width=”450″ height=”338″ />
La marche pour la paix à Zémio le mercredi 6 septembre 2023. CopyrightCNC

 

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 21 septembre 2023 (CNC) – Dans une scène digne d’un film de comédie, les autorités de Zémio, dans le Haut-Mbomou, ont décidé d’adopter une approche pour le moins inhabituelle pour résoudre leurs problèmes d’insécurité : une journée de jeûne et de prière. Oui, vous avez bien lu, ils ont appelé à l’aide divine pour protéger leur ville autrefois paisible.

 

Sous la houlette des autorités administratives et religieuses locales, les activités commerciales ont été suspendues, et les habitants, quelle que soit leur confession religieuse, ont été conviés à unir leurs forces pour implorer Dieu de ramener la paix à Zémio. Apparemment, la solution à leurs problèmes d’insécurité réside désormais dans les cieux.

 

Le sous-Préfet de Zémio, Aroun Bi Ndjobdi, a présenté un argumentaire pour le moins étrange pour justifier cette journée de jeûne et de prière. Il a mentionné deux incidents tragiques, impliquant la perte de vies humaines, notamment le président du comité de paix de la ville tombé dans une embuscade et un commerçant abattu chez lui. Ces incidents, semble-t-il, ont terrifié la population au point qu’elle a fui en masse vers le Congo Démocratique. Mais au lieu de demander des actions concrètes aux autorités ou d’améliorer la sécurité, la solution était de fermer boutique et de demander à Dieu de régler le problème. Qui aurait pu penser que c’était aussi simple ?

 

La ville de Zémio a donc ralenti son rythme pendant cette journée de prière et de jeûne, y compris les initiatives humanitaires, car il est bien connu que la meilleure manière de résoudre les problèmes est de ne rien faire du tout. On nous assure que toutes les activités reprendront bientôt, bien que personne ne semble vraiment savoir quand.

 

Enfin, les autorités locales réclament du gouvernement le déploiement des “unités de force”. On suppose qu’ils font référence à la “force intérieure” et à la “force de défense de quelque chose”, mais cela reste un mystère. Peut-être est-ce une nouvelle tentative de communiquer avec des entités mystiques pour résoudre les problèmes de sécurité.

 

Alors, amis lecteurs, réjouissons-nous, car Zémio est désormais sous la protection divine ! Espérons que Dieu ait le temps de répondre à cette prière, car il semblerait que les autorités locales soient un peu à court d’idées pour résoudre les problèmes réels de leur ville. La prochaine étape pourrait bien être l’organisation d’une vente aux enchères céleste pour financer la sécurité locale. En attendant, le ciel est la limite pour Zémio, littéralement.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Contrefaçon et Complots : Les Cas Brûlants de la Deuxième Session Criminelle de la cour d’appel de Bangui

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Contrefaçon et Complots : Les Cas Brûlants de la Deuxième Session Criminelle de la cour d’appel de Bangui

 

Anti-Balaka/les-accuses-devant-la-cour-criminelle-ce-vendredi-07-fevrier-2020/” rel=”attachment wp-att-36245″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/Les-accusés-devant-la-Cour-criminelle-ce-vendredi-07-février-2020-450×337.jpg” alt=”Les accusés devant la Cour criminelle ce vendredi 07 février 2020″ width=”450″ height=”337″ />
Les accusés devant la Cour criminelle

 

 

Bangui, 21 septembre 2023 (CNC) – La deuxième session criminelle de la Cour d’Appel de Bangui est actuellement en cours, mettant en lumière les affaires judiciaires qui façonnent la réalité de la justice en République centrafricaine. Au cours de la journée du mardi 19 septembre 2023, plusieurs affaires ont été traitées, révélant les nuances et les défis auxquels sont confrontés les tribunaux du pays.

 

Abakar Abdoulaye Younous alias Déa : Une Affaire d’Incompétence Judiciaire

 

L’un des moments les plus marquants de la journée a été la déclaration d’incompétence des juges de la Cour criminelle dans l’affaire d’Abakar Abdoulaye Younous, également connu sous le nom de Déa. Il était accusé d’association de malfaiteurs, de tentative d’assassinat et de détention illégale d’armes. La raison invoquée par les juges pour cette décision était la présomption de minorité de l’accusé. Cette décision souligne l’importance d’une procédure judiciaire équitable et de l’application stricte des lois, même dans les cas les plus complexes.

 

Hamoudou Hamed : Une Condamnation Exemplaire

 

Un autre cas notable de la journée était celui de Hamoudou Hamed, accusé d’association de malfaiteurs et de détention illégale d’armes et de munitions de guerre. Les juges ont prononcé une condamnation à des travaux forcés, envoyant ainsi un message clair sur la sévérité des peines pour de tels crimes. Cette décision devrait contribuer à dissuader ceux qui envisagent de s’engager dans des activités criminelles similaires.

 

Olivier Ngané : L’Acquittement au Bénéfice du Doute

 

Cependant, tous les verdicts n’étaient pas de condamnation. Olivier Ngané, accusé de vol à main armée, a été acquitté par les juges au bénéfice du doute. Cette décision reflète l’importance accordée à la présomption d’innocence et à la nécessité de preuves solides pour obtenir une condamnation.

 

Mercredi 20 septembre 2023 : De Nouvelles Affaires

 

La journée de mercredi, le 20 septembre 2023, a été chargée en affaires judiciaires. Deux cas captent déjà l’attention du public et des médias.

 

La première affaire concerne Jamal Abdoulaye Hissein, Abdelkarim Dahab, et Adam Barouna Abbas, tous accusés d’association de malfaiteurs, d’atteintes à la Sûreté Intérieure de l’État, de terrorisme et de complot. Ces charges graves soulignent l’importance de la lutte contre le terrorisme et les menaces à la sécurité nationale.

 

La deuxième affaire met en scène Aïchatou Nambété et Emma Sinclair Maïdé, poursuivies pour faux monnayage. Les crimes liés à la contrefaçon de monnaie sont un défi pour l’intégrité financière et économique du pays, et cette affaire sera un exemple de la manière dont la justice traite de tels délits.

 

La deuxième session criminelle de la Cour d’Appel de Bangui continue de mettre en lumière les complexités et les responsabilités du système judiciaire en République centrafricaine. Alors que les procès se poursuivent, la quête de la justice équitable et de la préservation de l’ordre public reste au cœur de ces délibérations judiciaires cruciales.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Au-delà des armes : les Centrafricains se moquent des mercenaires russes sur la circoncision

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Au-delà des armes : les Centrafricains se moquent des Mercenaires russes sur la circoncision

 

Centrafrique.org/panique-a-koui-parmi-les-soldats-faca-apres-le-depart-des-hommes-de-wagner/wagner-depart-premier/” rel=”attachment wp-att-66807″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Wagner-depart-premier-450×427.jpg” alt=”Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie” width=”450″ height=”427″ />
Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 20 septembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, pays enclavé au cœur du continent africain, a récemment été le théâtre d’un incident inhabituel qui a déclenché une vague de moqueries et de perplexité parmi ses citoyens. Une semaine après un affrontement entre les mercenaires du groupe russe Wagner et les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) dans la localité de Nguia-Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, une étrange controverse a émergé sur les réseaux sociaux : à l’origine la circoncision des mercenaires russes.

 

L’incident en question a débuté lorsque les rebelles ont fait circuler des images du corps nu de l’un des trois mercenaires de Wagner tués au cours de leur affrontement. Ces images ont rapidement fait le tour de la toile, provoquant une réaction inattendue de la part des internautes centrafricains. Ce qui a particulièrement attiré l’attention était le fait que le mercenaire en question a un non seulement, un tout petit sexe non-circoncis.

 

La circoncision masculine est une pratique traditionnelle répandue dans de nombreuses cultures à travers le monde, y compris en Afrique, et elle est souvent associée à des considérations religieuses, culturelles ou médicales. Pour la quasi-totalité des Centrafricains, il est impensable qu’un homme, en particulier à l’âge adulte, ne soit pas circoncis. Cela a donné lieu à une série de commentaires moqueurs et de plaisanteries sur les réseaux sociaux, laissant de nombreux citoyens perplexes quant à cette différence culturelle.

 

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que la question de la circoncision des hommes russes suscite des railleries en Centrafrique. En 2018, trois journalistes russes en mission dans le pays avaient été assassinés par leurs compatriotes mercenaires de Wagner à 25 kilomètres de Sibut sur l’axe de Dékoua. Bien que leurs corps aient été rapatriés en Russie, leur non-circoncision a également été remarquée à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

Le ministre de la sécurité publique de l’époque, le général Henri Wanzet Linguissara, s’était rendu à la morgue pour rendre hommage aux journalistes tués. Mais, de la manière qu’il a éclaté de rire dans la morgue au lieu de pleurer comme les autres quand ses yeux tombent sur les corps sans vie et non-circoncis de ces russes allongés, a étonné toute l’assistance qui n’en croyait pas et ne s’attendait pas de voir une telle particularité anatomique.

 

Cette controverse met en lumière les différences culturelles qui peuvent surprendre et susciter des moqueries, même dans un contexte aussi grave que la mort de personnes. Elle souligne également l’importance de la compréhension mutuelle entre les cultures et les peuples, afin d’éviter de malentendus inutiles et de promouvoir la tolérance.

 

En fin de compte, les moqueries sur la circoncision Des mercenaires russes en Centrafrique peuvent sembler anecdotiques, mais elles mettent en évidence la nécessité de promouvoir la diversité culturelle et de cesser de juger les autres sur la base de nos propres normes et coutumes. Au-delà des différences physiques, il est essentiel de se concentrer sur ce qui nous unit en tant qu’êtres humains et de favoriser la compréhension mutuelle pour une coexistence pacifique et respectueuse.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Herbert Gotron Djono Ahaba et Gilbert Toumou Déa : les nouvelles cibles de la Cour Pénale Spéciale

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Herbert Gotron Djono Ahaba et Gilbert Toumou Déa : les nouvelles cibles de la Cour Pénale Spéciale

 

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Bangui, 20 septembre 2023 (CNC) – L’horreur qui s’est déroulée à Ndélé en 2020, avec son lot de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, a laissé des cicatrices profondes dans le cœur de la Centrafrique. Alors que la Cour Pénale Spéciale poursuit sa quête pour la justice, elle a désormais dans son viseur deux personnalités clés : Herbert Gotron Djono Ahaba, chef du mouvement rebelle Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique, et Gilbert Toumou Déa, chef du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ), tous deux membres du gouvernement du Premier Ministre Félix Moloua.

 

Alors que certains de leurs collaborateurs directs sont actuellement en détention à la prison militaire du camp de Roux, l’implication directe de Djono Ahaba et Toumou Déa dans le conflit interethnique qui a ravagé Ndélé est indiscutable. Les événements tragiques de cette époque, avec des centaines de vies perdues et des dizaines de milliers de personnes déplacées, demeurent encore frais dans la mémoire collective. Djono Ahaba et Toumou Déa, soutenus inconditionnellement par le président Faustin Archange Touadera , ont dirigé une bataille interethnique violente et impitoyable contre leurs compatriotes Rounga affiliés au Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), qui étaient stationnés à Ndélé.

 

Ce conflit meurtrier a contraint la Cour Pénale Spéciale à ouvrir une enquête approfondie pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Si certains de leurs généraux, dont Kalité Déa, font actuellement face à la justice, les principaux instigateurs de cette tragédie, les chefs rebelles Djono Ahaba et Toumou Déa, qui ont fourni les armes à leurs hommes sur le terrain, demeurent en liberté. Le Ministre de la Justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, n’est pas non plus exempt de suspicion, car il a armé ses cousins du Parti pour le Rassemblement Centrafricain à collaborer avec les éléments du RPRC et du MLCJ.

 

La traque de ces individus de haut rang montre la détermination de la Cour Pénale Spéciale à traduire en justice tous ceux qui ont participé à ces atrocités. La justice est lente, mais elle est également implacable. Les victimes de Ndélé méritent de voir les coupables répondre de leurs actes devant un tribunal impartial. Le monde entier observe avec attention le déroulement de cette affaire, espérant que cela marquera un pas important vers la réconciliation et la stabilité en Centrafrique.

 

Le gouvernement, la communauté internationale, et la société civile ont tous un rôle à jouer dans la poursuite de cette justice. En collaborant étroitement avec la Cour Pénale Spéciale, en veillant à ce que les preuves soient préservées et en soutenant les victimes, nous pouvons contribuer à faire en sorte que de tels crimes ne se reproduisent jamais. Herbert Gotron Djono Ahaba et Gilbert Toumou Déa sont les nouvelles cibles de la Cour Pénale Spéciale, mais ils ne devraient pas être les dernières. Un magistrat centrafricain Arnaud Djoubaye Abazène et un ex-espion tchadien Hassan Bouba sont aussi dans le viseur de la justice internationale. Cette justice doit prévaloir pour que la paix puisse enfin régner en Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : une grogne inquiétante au sein de l’armée inquiète

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Centrafrique : une grogne inquiétante au sein de l’armée inquiète

 

Centrafrique.org/sortie-des-soldats-faca-a-berongo-en-juin-2023/” data-wpel-link=”internal”>Cérémonie de sortie des soldats FACA à Berongo en juin 2023
Cérémonie de sortie des soldats FACA à Berongo en juin 2023. CopyrightDjonisango

 

Bangui, 20 septembre 2023 (CNC) – La Situation en République centrafricaine est des plus préoccupantes, alors que des milliers de soldats fraîchement formés et incorporés dans l’armée nationale se retrouvent dans une impasse financière, poussant certains d’entre eux à des actes criminels désespérés. C’est une crise qui met en lumière les problèmes profonds auxquels est confrontée l’armée nationale et qui soulève de graves inquiétudes quant à la stabilité du pays.

 

Imaginez-vous : après avoir passé trois mois dans un camp de formation militaire, prêt à servir votre nation, à se battre pour elle, quitte à laisser votre vie en vous déployant sur les théâtres des opérations. Mais, à la fin de chaque mois, vous ne recevez, pas de solde, votre salaire en contrepartie. Ce cauchemar financier dure sept mois sur le terrain et doit encore perdurer six mois de plus. Comment allez-vous survivre dans de telles conditions ? Le désespoir peut rapidement pousser certains vers la criminalité, tels que le vol ou le braquage.

 

Malheureusement et c’est précisément ce qui est arrivé à plus de 3 000 soldats de l’armée nationale centrafricaine récemment formés par les mercenaires à Berongo et à Bouar. Pour eux, presque huit mois se sont écoulés sans qu’ils reçoivent leur salaire. Pis encore, le gouvernement a déclaré qu’ils ne sont pas officiellement reconnus par l’État. Selon le ministère de la Défense, leur incorporation dans les forces armées centrafricaines n’a pas suivi les procédures régulières, laissant entendre qu’ils auraient utilisé des moyens frauduleux pour intégrer l’armée.

 

Certains observateurs centrafricains considèrent que le gouvernement cherche des excuses pour justifier le non-versement des salaires de ces militaires en prétendant qu’ils auraient falsifié leurs fiches de recrutement pour entrer illégalement en formation. Selon eux, cette situation est en train de provoquer une véritable poudrière sociale.

 

Interrogé à ce sujet, l’État-major des armées confirme les faits et précise que ces 3000 soldats environ seront pris en compte dans le budget de 2024. Cependant, pour le budget de 2023, ils ont été laissés pour compte.

” Touadera distribuait des fiches à tour de bras aux jeunes dans le seul but d’avoir leur soutien pour son projet de référendum. Et voilà maintenant que nous sommes devant le fait accompli, avec des milliers de jeunes déjà formés militairement. L’on doit les demander de rendre les tenues ? NON. C’est déontologiquement infaisable”. Affirme à la Rédaction un sous-officier interrogé par la Rédaction avant de conclure:

 

” Nous sommes obligé de leur mentir pour cette année. Qu’ils prennent leur mal en patience, ils seront pris en compte dans la loi de finance 2024″. 

 

Cette décision budgétaire a des conséquences dramatiques sur le terrain. Les soldats, désespérés et en quête de moyens de subsistance, se tournent vers des actes criminels tels que le braquage et le vol des bétails pour se nourrir et subvenir à leurs besoins et aux besoins de leurs familles. La situation est devenue véritablement grave et ne peut être ignorée plus longtemps.

 

Cette crise au sein de l’armée nationale centrafricaine est symptomatique de problèmes plus profonds affectant le pays. Elle met en lumière les dysfonctionnements dans la gestion des ressources humaines et financières au sein des forces armées, ainsi que l’incapacité du gouvernement à fournir des solutions rapides et efficaces à ses soldats. En conséquence, la stabilité du pays est mise en péril, car des militaires en colère, privés de salaires et de perspectives d’avenir, deviennent une menace pour la sécurité nationale.

 

Il est impératif que le gouvernement centrafricain prenne des mesures immédiates pour résoudre cette crise et s’engage à fournir des salaires réguliers et équitables à ses soldats. En outre, des réformes sont nécessaires pour garantir que de tels problèmes ne se reproduisent pas à l’avenir. La stabilité et la sécurité de la République centrafricaine dépendent en grande partie de la manière dont le gouvernement gère cette crise au sein de son armée et s’efforce de restaurer la confiance de ses soldats.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La CPC frappe fort contre les mercenaires russes Wagner : un pas de plus vers la fin de la tyrannie en République centrafricaine

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La CPC frappe fort contre les Mercenaires russes Wagner : un pas de plus vers la fin de la tyrannie en République centrafricaine

 

Centrafrique.org/hammadou-rawandou-nouvel-atout-strategique-pour-la-cpc-en-tant-que-nouveau-porte-parole-militaire/hammadou-rawandou-porte-parole-militaire-de-la-cpc/” rel=”attachment wp-att-66418″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Hammadou-Rawandou-porte-parole-militaire-de-la-CPC-450×403.jpg” alt=”Hammadou Rawandou , porte-parole militaire de la CPC” width=”450″ height=”403″ />
Hammadou Rawandou , porte-parole militaire de la CPC

 

 

 

Bangui, 20 septembre 2023 (CNC). Dans une nouvelle avancée significative vers la fin de la tyrannie du régime de Faustin Archange Touadera, et l’éradication des mercenaires russes Wagner en République centrafricaine, la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a récemment mis en œuvre une tactique de combat redoutable. Lundi dernier, le 18 septembre 2023, les membres de la CPC, notamment les 3R, ont lancé une opération audacieuse contre les mercenaires Wagner, infligeant des dégâts matériels et humains importants à leur position, et la CPC tient à le savoir dans un communiqué de presse.

 

Selon ce communiqué de la CPC, cette opération spéciale a été exécutée avec une précision remarquable, démontrant l’efficacité croissante de la CPC dans sa lutte pour mettre fin à la présence des mercenaires russes en République centrafricaine . Les mercenaires du groupe Wagner ont subi de lourdes pertes, avec un véhicule de la Gendarmerie Nationale envoyé à Garoua Boulai pour récupérer les cercueils contenant les corps rapatriés à Bangui.

 

D’après la CPC, l’une des caractéristiques notables de cette opération est qu’elle a soigneusement évité de nuire aux membres de forces armées centrafricaines, malgré des allégations suggérant leur implication. Cette décision stratégique montre clairement que la CPC concentre ses efforts sur la neutralisation des mercenaires Wagner et qu’elle ne considère pas les FACA comme des cibles légitimes.

 

Selon certains experts en manipulation de l’information, il semblerait que les FACA aient été poussés à orchestrer cette attaque pour rétablir certaines barrières illégales qui leur permettent de pratiquer des extorsions sur la population. Toutefois, il est important de rappeler aux FACA que la CPC n’a jamais eu l’intention de les cibler. Au contraire, la CPC continue d’inviter les Centrafricains, y compris les FACA, à se joindre à ses rangs pour travailler ensemble à restaurer la démocratie, les institutions et à défendre les valeurs de l’unité et de la dignité, chères à la République centrafricaine.

 

Ce communiqué de la CPC souligne la détermination de la coalition à mettre fin à la terreur et à la désolation semées par les mercenaires russes du groupe Wagner en République centrafricaine. La lutte pour un avenir démocratique et pacifique dans ce pays continue, et la CPC reste engagée à poursuivre ses efforts pour le bien de tous les citoyens centrafricains.

 

La CPC, par la voie de son communiqué,  en appelle à la solidarité nationale et internationale pour soutenir leur cause légitime, dans l’espoir de voir bientôt un République centrafricaine débarrassée de la tyrannie et de la menace des mercenaires russes Wagner.

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les opportunistes affamés de pouvoir : la trahison du collectif des anciens militants de Chemin de l’Espérance

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Les opportunistes affamés de pouvoir : la trahison du collectif des anciens militants de Chemin de l’Espérance

 

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Monsieur Abdoukarim Meckassoua

 

 

 

Bangui, 20 septembre 2023 (CNC) – Un spectacle révoltant de trahison politique s’est à nouveau déroulé le week-end en République centrafricaine, mettant en lumière le cynisme et l’appétit insatiable de certains individus prêts à tout pour satisfaire leurs ambitions personnelles. Le soi-disant collectif des militants de Chemin de l’Espérance, anciennement dévoué à l’ancien Président de l’Assemblée nationale, monsieur Abdoul Karim Meckassoua, a choisi de trahir ses idéaux et de se jeter dans les bras du président putschiste Faustin Archange Touadera . Cette décision, justifiée par une prétendue adhésion à la nouvelle constitution de 2023, ne peut être interprétée que comme une manœuvre opportuniste visant à satisfaire leurs intérêts personnels au détriment de la stabilité politique de la nation.

 

Lors d’un point de presse à Bangui, Charlemagne Sapo Kpémbi, président du collectif, a dévoilé la véritable nature de cette trahison en exposant la soif de pouvoir de ce groupe. Il prétend que leur motivation réside dans le soutien à une constitution qui aurait été adoptée massivement par la population. Cependant, cette affirmation est contestable, car le véritable motif de leur ralliement au président Touadera semble plutôt être la perspective d’obtenir une part du gâteau politique.

 

La rhétorique de Kpémbi, suggérant que “nous sommes qui pour s’opposer au peuple centrafricain ?”, est une insulte à l’intelligence de la population. Il est clair que leur choix n’a rien à voir avec la volonté du peuple, mais tout à voir avec leur propre ambition de conserver leur position et leurs privilèges. Ils ont préféré trahir leur parti d’origine, Chemin de l’Espérance, au lieu de rester fidèles à leurs principes et à leurs électeurs.

 

Le comportement de ce fameux collectif montre un mépris flagrant pour la démocratie et l’intégrité politique. Le simple fait qu’ils aient décidé de suivre le président putschiste, malgré les préoccupations soulevées par l’opposition et le tapage médiatique, témoigne de leur absence de conviction politique et de leur désir de se ranger du côté du pouvoir en place, quel qu’il soit.

 

En trahissant leur parti et en se ralliant à un président qui a accédé depuis un mois au pouvoir de manière contestée, ce collectif a perdu toute crédibilité et toute légitimité politique. Leur acte opportuniste ne contribuera qu’à fragiliser davantage la stabilité politique de la République centrafricaine et à alimenter la méfiance du peuple envers ses dirigeants.

 

En fin de compte, le comportement du collectif des anciens militants de Chemin de l’Espérance démontre qu’ils sont prêts à sacrifier l’intérêt national pour leur propre intérêt personnel. Leur trahison restera gravée dans l’histoire politique du pays comme un exemple flagrant de la cupidité et de la déloyauté de certains individus en quête de pouvoir à tout prix. La République centrafricaine mérite mieux que des opportunistes affamés de pouvoir prêts à vendre leur âme au diable pour satisfaire leurs appétits personnels.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’éducation à Bocaranga en crise : quand le public devient privé

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L’éducation à Bocaranga en crise : quand le public devient privé

 

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La rue principale de Bocaranga. Photo AFP

 

 

 

Bangui, 20 septembre 2023 (CNC) – La situation de l’éducation à Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé en République Centrafricaine, est un véritable désastre qui met en péril l’avenir de milliers d’élèves. Le lycée de Bocaranga, censé être un établissement public, semble avoir sombré dans une abyssale médiocrité, laissant les parents d’élèves désespérés et les étudiants livrés à eux-mêmes.

 

Les chiffres sont choquants : seulement cinq professeurs titulaires pour près de 3 000 élèves au cours de l’année dernière. Ce ratio est tout simplement inacceptable. Les élèves, déjà confrontés à des difficultés d’accès à l’éducation dans cette région marquée par une crise sécuritaire, sont désormais confrontés à l’absence d’enseignants qualifiés. Il est tout simplement scandaleux de voir des élèves contraints de cotiser 300 francs CFA chacun pour la prise en charge individuelle d’enseignants vacataires, alors que la vacation est interdite par le gouvernement. Cela soulève des questions cruciales quant à la gestion des fonds publics et à la qualité de l’enseignement dispensé.

 

Le proviseur du lycée de Bocaranga, Pierre-Félix Nguerémalé, ne cache pas l’ampleur du problème : “Le lycée de Bocaranga ne dispose que de cinq professeurs titulaires et 16 vacataires pour 28 classes pédagogiques. C’est une situation intenable qui ne peut que nuire à l’éducation de nos élèves.” Ces paroles dénoncent l’incapacité manifeste des autorités à fournir un enseignement de qualité à leurs jeunes concitoyens.

 

L’association des parents d’élèves du lycée de Bocaranga tire la sonnette d’alarme, avec raison. Ils craignent à juste titre que l’avenir de leurs enfants ne soit sacrifié sur l’autel de l’incompétence et de la négligence. Les conséquences de cette situation sont désastreuses. Les élèves en classe d’examen sont particulièrement touchés, éprouvant d’énormes difficultés. Le taux de réussite au baccalauréat est en chute libre, une véritable catastrophe pour une génération qui aspire à un avenir meilleur.

 

Les témoignages des élèves sont déchirants. Evelyn Tubelea, une élève en classe de terminale, explique la réalité brutale qu’ils affrontent quotidiennement : “À la fin du mois, les professeurs nous demandent de collecter au moins 300 francs CFA par élève pour leurs besoins personnels. Nous n’avons pas les moyens de payer ces sommes exorbitantes, et cela entrave considérablement notre éducation. Il n’y a même pas de tables et de bancs décents, et lorsque nous arrivons à l’école, il n’y a souvent pas de professeurs. Nous nous retrouvons sous les arbres, sans enseignement adéquat.” Cette situation est inacceptable et indigne d’un pays qui se targue de promouvoir l’éducation.

 

La ville de Bocaranga est confrontée à d’énormes défis sécuritaires, mais cela ne doit pas servir d’excuse pour sacrifier l’avenir éducatif de sa jeunesse. Au contraire, la crise devrait inciter les autorités à redoubler d’efforts pour restaurer un système éducatif digne de ce nom. L’éducation est la clé de la prospérité future de tout pays, et négliger ce secteur, c’est condamner les générations futures à un avenir sombre.

 

Notons que  la situation à Bocaranga est un exemple flagrant de l’indifférence et de l’incompétence des autorités locales et nationales. Les élèves méritent un enseignement de qualité, et les parents d’élèves ont raison de réclamer des mesures immédiates pour remédier à cette crise éducative. Il est grand temps que l’éducation devienne une priorité absolue et que des actions concrètes soient entreprises pour garantir un avenir meilleur aux jeunes de Bocaranga.

 

Par Fortuné Bobérang

 

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Franc CFA : il y a 50 ans, la Mauritanie et Madagascar quittaient la zone franc, après la Guinée et le Mali

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Franc CFA : il y a 50 ans, la Mauritanie et Madagascar quittaient la zone franc, après la Guinée et le Mali

 

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Bangui, 20 septembre 2023 (CNC) – Chose si ancienne que presque totalement oubliée, la Mauritanie et Madagascar avaient décidé de quitter la zone franc en 1973, soit quelques années après le Guinée et le Mali, qui en étaient sortis en 1960 et en 1962, respectivement. Cinquante ans plus tard, ces pays n’ont guère réalisé de meilleures performances que celles des ceux restés dans la zone franc, et en particulier Madagascar, autrefois pays le plus développé de toute l’Afrique de l’Est, et devenu un des six pays les plus pauvres du continent.

 

Une décennie environ après la sortie de la Guinée et du Mali, concrétisée par la création du franc guinéen en 1960 (que les autorités font fabriquer au Royaume-Uni) et du franc malien en 1962 (fabriqué en Tchécoslovaquie), la Mauritanie et Madagascar quittèrent à leur tour la zone franc en 1973, sur simple demande adressée aux autorités françaises, comme le prévoient les accords de coopération signés avec la France. À Madagascar, le franc malgache, qui fonctionnait comme le franc CFA (et aujourd’hui dénommé ariary), coupait ainsi tout lien avec la Banque de France au mois de mai 1973, tandis que le franc CFA était remplacé fin juin par l’ouguiya en Mauritanie (aujourd’hui produite en Allemagne). Sur la Grande île, plus vaste que la France et à la position stratégique dans l’Océan indien, les autorités « révolutionnaires » qui s’étaient emparées du pouvoir en 1972 avaient également mis fin à la présence militaire française dans le pays (comme récemment au Mali, au Burkina Faso, en Centrafrique, et peut-être également bientôt au Niger), en faisant notamment fermer la grande et ancienne base militaire de Diego Suarez, dans l’extrême nord du territoire.

 

Ainsi, il est intéressant de noter que cela fait désormais cinquante années que les deux pays disposant des plus importantes richesses minières connues à l’époque pour toute l’Afrique de l’Ouest francophone, à savoir la Guinée (notamment deuxième producteur mondial de bauxite, dont elle possède les plus grandes réserves) et la Mauritanie (entre autres deuxième producteur africain de fer, après l’Afrique du Sud), ne font ensemble plus partie de la zone franc. Quant à Madagascar, cinquième plus grande île du monde, celle-ci renferme également de très nombreuses richesses, faisant d’elle, par exemple, le premier producteur mondial de saphir, le troisième pour le graphite, ou encore le deuxième producteur africain de nickel, après l’Afrique du Sud. De même, le pays est aussi le premier producteur mondial de vanille, entièrement introduite par la France sur le territoire et qui constitue la deuxième épice la plus chère au monde, après le safran.

 

Par ailleurs, il est également intéressant de constater qu’aucun des dirigeants politiques ayant été à l’origine de la sortie de la zone franc de ces trois pays stratégiques que sont la Mauritanie, la Guinée et Madagascar, n’a été assassiné, tout comme pour le Mali. Ce qui contredit très clairement les affirmations de certains propagandistes manipulateurs des foules africaines et déstabilisateurs du continent, qui accusent régulièrement la France d’empêcher depuis des décennies toute sortie d’un pays de la zone franc, en assassinant tout Président africain qui le souhaiterait…

 

 

50 ans plus tard… des objectifs loin d’être atteints

 

Un demi-siècle après leur sortie de la zone franc, période si longue que la grande majorité des Africains ignorent aujourd’hui totalement ce double fait, force est de constater que les résultats obtenus ont été largement inférieurs aux promesses initialement faites. Alors que Madagascar était en 1973 le pays le plus riche de toute l’Afrique de l’Est, devançant notamment le Kenya, la Grande île est aujourd’hui le quatrième pays le plus pauvre de la région et le sixième du continent. Avec un PIB par habitant de seulement 505 dollars début 2023, selon les dernières données de la Banque mondiale, elle se classe ainsi devant la Somalie, le Soudan du Sud (pays africain le plus pauvre, à tel point que les données économiques sont souvent indisponibles), la Sierra Leone (pays le plus pauvre d’Afrique de l’Ouest), le Burundi, autre pays francophone situé en dehors de la zone franc, et la Centrafrique, pays de la zone franc connaissant de graves difficultés depuis plusieurs années et passé sous le contrôle de la Russie dans d’inquiétantes proportions (cas unique en Afrique, le pays ne contrôle même plus ses douanes, et a ainsi fait un bond de plusieurs décennies en arrière en matière de souveraineté, pour revenir à une situation semblable à celle de l’époque de la colonisation).

 

Dernière illustration de cette extrême pauvreté, Madagascar, et malgré son gigantesque potentiel agricole, a connu une importante famine dans le sud du territoire fin 2021. Une tragédie qui suscita l’émotion de la communauté internationale, notamment avec des images de très jeunes enfants squelettiques essayant de manger le cuir de leurs chaussures…

 

Quant à la Mauritanie, celle-ci n’a heureusement pas connu la même trajectoire dramatique que Madagascar, réussissant même à poursuivre tranquillement son développement économique. Toutefois, force est de constater, là encore, que le pays n’a pas fait mieux que le Sénégal voisin, ou encore que la Côte d’Ivoire et le Cameroun, malgré de considérables richesses naturelles (fer, cuivre, or…) et une très faible population. À titre d’exemple, et selon les dernières données de la Banque mondiale, le taux d’accès à l’électricité n’a atteint que 47,7 % de la population en Mauritanie fin 2021, contre 68,0 % au Sénégal, ce qui la place ainsi presque exactement au même niveau que la Guinée (46,8 %) ou encore que le Rwanda, un des pays les plus pauvres et les moins industrialisés d’Afrique (48,7 % seulement, soit moins de la moitié de la population malgré un territoire 7,5 fois plus petit que celui du Sénégal, et le pillage désormais incontesté des richesses de l’Est du Congo-Kinshasa).

 

 

La zone franc CFA, zone économiquement la plus dynamique du continent

 

Ces différentes trajectoires, ainsi que celles de la Guinée et du Mali (sorti en 1962, avant de revenir au franc CFA en 1984, soit 22 ans plus tard, suite à de graves difficultés résultant de la mauvaise gestion économique du pays), est l’occasion de rappeler que la zone franc est globalement et historiquement la partie la plus dynamique économiquement du continent, la moins touchée par l’inflation et la mieux gérée. En effet, ce vaste ensemble qui recouvre 54 % de la population de l’Afrique subsaharienne francophone, et en rassemble 14 des 22 pays (dont la Guinée équatoriale, partiellement francophone, et les Comores, avec leur franc comorien), ainsi que la Guinée-Bissau, a réalisé en 2022 les meilleures performances économiques du continent pour la neuvième année consécutive et la dixième fois en onze ans, affichant un taux de croissance annuel de 3,3 % en moyenne sur la décennie 2013-2022 (et même 4,0 % hors cas très particulier de la pétrolière Guinée équatoriale), contre seulement 2,3 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne (moyenne globale tirée vers le bas par les niveaux de croissance des espaces anglophone et lusophone). Quant à l’inflation, les 15 pays de la zone franc (donc les 14 pays ayant pour monnaie le franc CFA + les Comores) n’ont enregistré qu’un taux d’inflation annuel de 1,9 % sur cette même décennie, contre non moins de 15,1 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne (7,6 % pour la partie francophone de cet ensemble).

 

Grâce à leur dynamisme, la Côte d’Ivoire est récemment devenue le pays le plus riche d’Afrique de l’Ouest continentale en termes de PIB par habitant, malgré de très modestes richesses naturelles, en comparaison avec le Ghana et le Nigeria (ce dernier a produit ces dernières années entre 40 et 60 fois plus de pétrole que la Côte d’Ivoire, et le Ghana a extrait six fois plus de pétrole et trois à quatre fois plus d’or), tandis que le Gabon continue d’affirmer son statut de pays le plus riche d’Afrique continentale, en devançant le Botswana, pourtant deuxième producteur mondial de diamants depuis des décennies, après la Russie. À titre de comparaison, seuls 8,2 % de la population gabonaise n’est pas encore raccordée au réseau électrique, contre non moins de 26,3 % pour le Botswana, soit plus d’un quart de la population de ce pays, présenté par certains, dont la connaissance de l’Afrique est assez limitée, comme un modèle de développement pour le continent…

 

La Côte d’Ivoire est même devenue le seul pays africain, assez modestement pourvu en matières premières non renouvelables (et hors très petits pays de moins d’1,5 million d’habitants), à dépasser en richesse un pays d’Amérique hispanique, à savoir le Nicaragua dont le PIB par habitant atteignait 2 255 dollars début 2023 (contre 2 486 dollars). La Côte d’Ivoire devrait d’ailleurs assez bientôt devancer également le Honduras (3 040 dollars par habitant). De son côté, le Sénégal est devenu le pays le plus industrialisé d’Afrique de l’Ouest (devant le Nigeria, selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement, publié en novembre 2022), a mis en service en décembre 2021 le train le plus rapide d’Afrique subsaharienne, à égalité avec le Gautrain sud-africain (160 km/heure), et devrait assez bientôt, lui aussi et avec le Cameroun, dépasser le Nigeria pétrolier et gazier en termes de richesse par habitant, grâce à des taux de croissance largement supérieurs (et dont la valeur de la monnaie a été divisée par plus de mille depuis sa création, entraînant une forte dollarisation du pays, ainsi qu’une utilisation grandissante du franc CFA dans les zones frontalières).

 

Quant au Niger, ce pays enclavé n’est désormais plus le pays le plus pauvre d’Afrique de l’Ouest, ayant récemment dépassé la Sierra Leone (533 dollars par habitant, contre 461 dollars). Le dynamisme économique observé au cours des quelques dernières années se manifeste notamment par la construction actuelle d’un grand barrage hydroélectrique sur le fleuve Niger, qui devait entrer en activité en 2025. Attendu depuis des décennies, et enfin en chantier grâce à la détermination des autorités nigériennes d’avant le putsch, ce gigantesque projet, aujourd’hui à l’arrêt, devrait permettre d’accélérer considérablement le développement du pays tout en réduisant grandement sa dépendance vis-à-vis de l’étranger. Et ce, en augmentant fortement sa production électrique, en l’affranchissant de sa dépendance en la matière à l’égard du Nigeria, et en offrant à son agriculture non moins de 45 mille hectares de nouvelles terres irriguées et hautement fertiles (qui réduiront également les importations de produits alimentaires).

 

Si la politique de développement, aujourd’hui interrompue par le coup d’État militaire, devait reprendre, le Niger quittera assez prochainement la liste des dix pays les plus pauvres du continent. Il est d’ailleurs à noter que le Niger dépasse désormais non moins de neuf pays africains en matière de développement humain, selon le dernier classement de la fondation Mo Ibrahim, publié en janvier 2023. Un classement plus fiable que celui de l’ONU, qui comporte de nombreuses incohérences, et qui a longtemps et étrangement placé systématiquement le Niger, au taux de fécondité le plus élevé au monde, à la dernière position du classement (même derrière un pays comme le Soudan du Sud, réputé être le moins développé du continent – avec la Somalie, non classée…).

 

La supériorité économique de la zone franc CFA est d’ailleurs à l’origine de l’adhésion de deux pays n’ayant aucun lien historique avec la France, à savoir la Guinée équatoriale en 1985 (ancienne colonie espagnole, devenue partiellement francophone) et la Guinée-Bissau en 1997 (ancienne colonie portugaise). Deux pays dans lesquels il n’existe d’ailleurs aucune hostilité populaire ou médiatique à l’égard du franc CFA, ni aucune accusation farfelue de pillage et de domination à l’égard de la France… Par ailleurs, cela explique aussi probablement pourquoi le Mali, le Burkina Faso, la Centrafrique et le Niger ne demandent toujours pas de sortir du franc CFA…

 

Par

Ilyes Zouari

 

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Les travailleurs sous-traitants d’Écolog manifestent pour leurs droits à la sécurité sociale et aux soins médicaux

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Les travailleurs sous-traitants d’Écolog manifestent pour leurs droits à la sécurité sociale et aux soins médicaux

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Bangui, 20 septembre 2023 (CNC) – Une importante manifestation s’est déroulée ce mardi 19 septembre devant les locaux de l’entreprise Écolog, réunissant une cinquantaine d’employés mécontents. Ces travailleurs, employés par des entreprises sous-traitantes telles que LJD et Bamelec, revendiquent leur droit à être déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et à bénéficier du versement des frais médicaux qui leur sont dus.

 

Le dilemme des travailleurs sous-traitants

 

La situation des employés de ces entreprises sous-traitantes est complexe. Bien qu’ils travaillent pour Écolog, ils sont officiellement employés par LJD et Bamelec. Cela signifie que la responsabilité de leur déclaration à la CNSS et du versement des frais médicaux repose sur ces entreprises intermédiaires.

 

Cependant, selon Christian Bambouli, délégué du personnel, Écolog a confirmé qu’ils versent régulièrement les frais d’assurance santé aux agences sous-traitantes et a demandé aux travailleurs de régler cette question directement avec leurs employeurs intermédiaires.

 

Les revendications des travailleurs

 

Les travailleurs sous-traitants réclament en premier lieu leur déclaration à la CNSS. Ils soulignent que les frais de sécurité sociale sont déjà prélevés sur leurs salaires, mais qu’ils n’ont pas été enregistrés auprès de la CNSS, ce qui les prive de leurs droits sociaux.

 

En outre, ils demandent le versement des frais médicaux. Les travailleurs estiment que, bien qu’Écolog verse ces frais à leurs employeurs intermédiaires, ils n’ont pas reçu la couverture médicale nécessaire. Cette situation a conduit à des conditions de travail précaires, avec des travailleurs confrontés à des problèmes de santé non pris en charge.

 

Témoignage d’un travailleur

 

Constantin Bimako, l’un des grévistes, témoigne des difficiles conditions de travail qu’il a rencontrées depuis un an chez Écolog. Il déclare que malgré les prélèvements pour la couverture médicale, il n’a pas été déclaré à la CNSS. Il souligne également les conditions de travail extrêmement difficiles dans lesquelles il évolue, notamment dans une chambre froide où la température peut atteindre des niveaux dangereux pour la santé. Il raconte également le tragique décès d’un collègue dont l’administration n’a pas pu financer les soins médicaux.

 

Les réponses des entreprises intermédiaires

 

Le groupe Bamelec, l’une des entreprises sous-traitantes d’Écolog, a affirmé avoir des preuves de paiement de la couverture sanitaire à ASCOMA et une liste des employés déclarés à la CNSS. Cependant, l’authenticité de ces documents est encore remise en question par les grévistes.

 

La société LJD, une autre entreprise sous-traitante, n’a pas encore répondu aux préoccupations des travailleurs.

 

La manifestation des travailleurs sous-traitants d’Écolog met en lumière les défis auxquels sont confrontés de nombreux employés dans ce secteur. Les revendications des travailleurs soulignent l’importance de la transparence et de la responsabilité dans les relations entre les entreprises principales et leurs sous-traitants. Il est essentiel que les autorités compétentes et les entreprises concernées examinent attentivement ces questions pour garantir le respect des droits des travailleurs et leur accès à une couverture médicale adéquate.

 

Par Anselme Mbata

 

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Crise à la Mairie de Bangui : Le personnel dépose un préavis de grève pour revendiquer ses droits

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Crise à la Mairie de Bangui : Le personnel dépose un préavis de grève pour revendiquer ses droits

 

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Assemblée générale des employés de la mairie de Bangui. CopyrightCNC

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 20 septembre 2023 (CNC) – Le personnel de la Mairie de Bangui a déposé lundi un préavis de grève de trois jours, faisant ainsi écho à une longue liste de préoccupations liées à leurs conditions de travail et à leur bien-être financier. Cette décision a été prise après une assemblée générale tenue vendredi dernier à Bangui, où les employés ont exprimé leur frustration concernant les arriérés de salaire et le non-versement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

 

Le secrétaire général du syndicat de base de la Mairie de Bangui, Tiburce Bongo, a expliqué les raisons derrière cette action. Il a déclaré : “On a déposé le préavis de grève par rapport aux arriérés de salaire. Présentement au niveau de la mairie, les banquiers ont deux mois d’arrêt de salaire, donc le mois de novembre 2022 n’est pas encore payé, et le mois d’août 2023 également. Les numéraires totalisent quatre mois d’arriérés, couvrant les mois de mai, juin, juillet et août. Les balayeurs et gardiens des marchés comptent aujourd’hui cinq mois d’arriéré de salaire, tandis que les éboueurs cumulent neuf mois d’arriérés de salaire.”

 

Cependant, la situation ne s’arrête pas là. Les employés de la Mairie de Bangui dénoncent également le non-versement à la CNSS des cotisations sociales prélevées sur leurs salaires. Cette négligence compromet sérieusement les droits à la retraite de ceux qui ont atteint cet âge d’éligibilité. Jusqu’à présent, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée à ces préoccupations, ce qui a poussé les employés à déposer ce préavis de grève.

 

Le syndicat du personnel de la Mairie de Bangui estime que la grève est un dernier recours pour attirer l’attention des autorités sur ces problèmes criants. Si des réponses adéquates ne sont pas fournies dans un délai raisonnable, le personnel est prêt à aller de l’avant avec la grève pour faire valoir ses droits.

 

La situation à la Mairie de Bangui met en lumière les défis auxquels sont confrontés de nombreux travailleurs du secteur public en République centrafricaine . Les retards de paiement des salaires et le non-versement des cotisations sociales représentent non seulement une violation des droits des travailleurs, mais ils créent également des difficultés financières et de l’incertitude pour les employés et leurs familles.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Sexe et pouvoir en Centrafrique : le scandale du président putschiste Touadera

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Sexe et pouvoir en Centrafrique : le scandale du président putschiste Touadera

 

Maria SANDRA Boodhun, influente conseillère mauricienne du Président Touadera, est une reprise de justice aux États-Unis
Maria SANDRA Boodhun, influente conseillère mauricienne du Président Touadera, est une reprise de justice aux États-Unis

 

Bangui, 19 septembre 2023 (CNC) –  La République centrafricaine  , un pays riche en culture et vachement aussi riche en histoire grâce au nombre de ses rebellions et aussi au nombre de ses multiples coups d’Etat, est aujourd’hui le théâtre d’une autre histoire scandaleuse qui vient s’enrichir son histoire vachement déjà riche et secoue l’ensemble des nations au monde désormais. Au cœur de cette controverse histoire, c’est le président putschiste constitutionnel Faustin Archange Touadera. Il est sous le feu des projecteurs pour ses liaisons tumultueuses avec des conséquences désastreuses qu’elles entraînent sur le pays et surtout, sur les filles. Le sexe et le pouvoir se mêlent de manière choquante, révélant un côté obscur de la politique centrafricaine.

 

Touadera, un président putschiste avec trois femmes officielles.

 

Faustin Archange Touadera, a déjà chez lui trois femmes officiellement reconnues, mais cela ne semble pas le suffire à étancher sa soif de relations amoureuses. Le putschiste Touadera poursuit ses multiples conquêtes des maîtresses ave son titre à travers le pays et à l’étranger, brouillant les frontières entre sa vie personnelle et son rôle politique. Parmi ses conquêtes notoires, on compte déjà et l’on peut recompter dans son gouvernement, la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpou-Temon, et la ministre de la Culture, Jennifer Saraiva-Yanzéré.

 

La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo TémonImage : Pressedienst
La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo TémonImage : Pressedienst

 

Un réseau de relations scandaleux

 

Ce qui est plus choquant, c’est que le président putschiste Faustin Touadera ne s’arrête pas là, sur les deux femmes qu’il les a placées dans ses gouvernements à répétition. Il étend, et continue d’étendre, ses réseaux de relations jusqu’aux enfants même de ses collaborateurs et de ses amis proches, tels que les filles de Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, les filles d’Émile Gros Nakombo, président de la délégation spéciale de la ville de Bangui et les filles de Pierre Somsé, son ministre de la Santé Publique, pour ne citer que ceux-ci.

Non content de simplement fréquenter ces jeunes femmes, le président putschiste les nomme ensuite à des postes de responsabilité au sein du pouvoir ou  dans son cabinet ou dans un cabinet ministériel, comme l’a été le cas avec la mauricienne Sandra Bodin. Une belle occasion pour lui de les aligner sur des missions à l’extérieur du pays à tour de rôle.

 

L’abus de pouvoir exposé au grand jour

 

La révélation la plus troublante est que le président putschiste Faustin Archange Touadera intègre ces jeunes femmes dans sa délégation lors de ses voyages à l’étranger, ouvrant ainsi la porte aux abus de pouvoir divers et aux  corruptions dignes de ce nom. Les conséquences de cette pratique ne se font pas attendre non plus. Les jeunes femmes se rivalisent désormais ouvertement entre elles pour gagner les faveurs du président, et cela a récemment atteint son apogée et un point très critique lors qu’une violente altercation a eu lieu au Cuba la semaine dernière entre la fille du ministre Pierre Somsé, la brune jeune mademoiselle la plus cherie de Touadera, Sandra Somsé, et l’ancienne, la plus vielle et démodée à ses yeux, Madame la ministre des Affaires étrangères, madame Sylvie Baïpou Temon. Les deux jeunes femmes se sont battues comme à l’école primaire pour déterminer qui aurait l’honneur d’accompagner désormais Faustin Archange Touadera.

 

Les répercussions sur la nation centrafricaine

 

Ce scandale met en lumière la déliquescence des institutions politiques en République centrafricaine. L’exploitation des relations personnelles pour des gains politiques et financiers est non seulement inacceptable sur le plan éthique, mais elle sape également la stabilité du pays. Les luttes internes pour gagner les faveurs du président peuvent détourner l’attention des véritables enjeux et des besoins du peuple centrafricain.

 

Précisons que l’affaire des conquêtes du président putschiste Faustin Archange Touadera révèle un sombre chapitre de la politique en République centrafricaine, où le pouvoir est utilisé pour satisfaire des désirs personnels, et où les conséquences touchent non seulement les personnes impliquées, mais aussi toute une nation. Les détails de cette affaire continuent de se dévoiler, laissant de nombreux citoyens inquiets pour l’avenir de leur pays. La République centrafricaine mérite une gouvernance responsable et transparente, plutôt que d’être le théâtre de scandales politiques qui sapent la confiance du peuple envers ses dirigeants.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

Corbeaunews Centrafrique

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Centrafrique : les mensonges et manigances d’Euloge Doctrouvé Koï lui enfin  rattrapés au cou

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les mensonges et manigances d’Euloge Doctrouvé Koï lui enfin rattrapés au cou

 

Le fameux et sulfureux Professeur et Dr en Sciences-po Euloge Doctrouvé Koï.
Le fameux et sulfureux Professeur et Dr en Sciences-po Euloge Doctrouvé Koï.

 

Bangui, 19  septembre 2023 (CNC) – Le nouveau monde de l’information en ligne est l’occasion, pour certains Centrafricains en perte des repères, de chercher à se réajuster, de se repositionner sur autant des plans que possible, quitte à mettre leur sécurité et celle des membres de leur famille à risque. C’est le cas de Euloge Doctrouvé Koï. Ses mensonges et ses manigances vont enfin lui rattraper au cou. Euloge Doctrouvé Koï, cet homosexuel qui a totalement perdu ses repères, et qui cherche, après plusieurs tentatives avortées de se faire connaître entre 2016 à 2019, par ses écrit via les organes de presse comme Corbeau news Centrafrique (CNC), est revenu maintenant sur les réseaux sociaux, WhatsApp pour se faire voir et pour aussi trouver une place auprès des autorités actuelles au pouvoir, que, dans un passé récent, les dénigrait et les traitait de tout.

Dans un message audio enregistré et publié sur la messagerie sociale WhatsApp, ce perdu Euloge Doctrouvé Koï s’est permis de s’en prendre violemment sans raison à plusieurs personnalités politiques centrafricaines, dont Monsieur Alain Nzilo, directeur de publications du journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique (CNC) qu’il le confond, par enchantement, à un nom d’une famille très respectée en Centrafrique.

Son message audio intervient après un premier point de presse tenu dans une buvette à Sica 2 à Bangui dénommée Micado 8  il y’a environ trois ans, ne se limite pas à une simple altercation verbale avec et contre lui-même, mais comporte également des allégations graves, des contrevérités et des manipulations de l’information.

 

Des grosses contrevérités racontées.

 

Tout d’abord, est-il important de rappeler que les attaques d’Euloge Doctrouvé Koï embauché comme maître-chien de garde de l’honorable Evariste Ngamana ne se limitent pas à des joutes verbales. Il a également fait circuler de fausses informations sur des personnalités centrafricaines importantes, notamment l’ancien Premier ministre Henri-Mari Dondra et l’honorable Évariste Ngamana.

En se prétextant de défendre l’honorable Évariste Ngamana, Euloge Doctrouvé Koï, pris comme chien de garde du 1er vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana afin de le protéger contre les agissements du président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, a tenté gauchement de glorifier le côté chrétien de son ami Évariste Ngamana. Il affirme que Ngamana est un homme qui a reçu une éducation spirituelle, un ancien prêtre, serviteur de Dieu, incapable de faire du mal à une mouche. Or, il omet que Évariste Ngamana a été chassé de l’Église Catholique pour ses pratiques occultes et qu’il est un chef de la milice Anti-Balaka dans les villes de Carnot et Berbérati. En planifiant et ordonnant les tueries des musulmans à Carnot, en planifiant des pillages aussi dans cette ville, Évariste Ngamana se retrouve aujourd’hui, avec des sangs dans sa conscience, devant Dieu et devant la Nation qu’il leur doit un jour, pour échapper au purgatoire s’il connait Dieu, une repentance.

Et pendant que Évariste Ngamana planifiait ces massacres de la population à Carnot et à Berberati, Henri-Mari Dondra, lui, occupait un poste de prestige en tant que directeur général d’une institution financière internationale au Bénin, en Afrique de l’Ouest. C’est vraiment incomparable Euloge. De plus, des allégations de faux diplômes pèsent sur Évariste Ngamana, remettant en question sa crédibilité académique.

Sur les mensonges concernant l’honorable Simplice Mathieu Sarandji et Faustin Archange Touadera qu’il affirme aujourd’hui les défendre et défendre leur politique, cet Euloge Doctrouvé Koï a complètement oublié que les paroles passent mais les écrits restent. La Rédaction les exposes aujourd’hui. Et pour lui, et pour les autorités.

Entre en 2017 et 2018, pour se faire voir, il envoyait ses articles à la Rédaction Corbeaunews-Centrafrique (CNC) pour publication que celle-ci a l’obligation de lui en signifier.

 

 

Abbé - honorable et chef anti-balaka de Carnot Evariste NGAMANA
Abbé – honorable et chef anti-balaka de Carnot Evariste NGAMANA

 

Les paroles passent mais les écrits restent : révélation de ses manipulations.

 

Dans sa mauvaise volonté stratégique de se cacher derrière Corbeau News Centrafrique pour faire croire à la communauté internationale que sa vie et celle de sa famille sont en danger de mort en Centrafrique, Euloge Doctrouvé Koï utilisait le journal Rédaction Corbeaunews-Centrafrique (CNC) non seulement pour publier ses articles injurieux contre Touadera et tous les membres de son gouvernement, à sa tête, Simplice Mathieu Sarandji, son Premier ministre d’alors mais pour publier aussi son plan global de sortie de la crise et en a profité pour se proposer lui-même ministre de la Jeunesse et des Sports dans un gouvernement formé par lui-même. Et que Touadera ne doit rien toucher. Il n’a qu’à l’imprimer, le signer, le dater et le cacheter c’est tout. Une compétence à main liée dit-il.

 

Lettre ouverte adressée à Touadera en 2017: lien ci-après.

 

Dans une lettre ouverte adressée à Faustin Archange Touadera en 2017, Euloge Doctrouvé Koï, qui est un Tout en Un, selon lui: Docteur en Science Politique, Personnalité politique, Professeur de sciences politiques, Ancien Directeur de cabinet, Consultant Indépendant auprès des Groupes Armés, avait démontré à Touadera, par A+B : « l’incompétence et l’inefficacité notoires du gouvernement Sarandji » en lui posant une question simple au passage de savoir :

 « … pourquoi résoudre la petite équation de limogeage de M. Mathieu Simplice Sarandji et du remaniement du gouvernement vous est si difficile ? », tout en lui enseignant que :

« La gestion d’un pays ne se fait pas par sentiment, encore moins avec amateurisme, car vous conduisez un navire, la République centrafricaine, qui transporte plus de cinq millions de vies humaines », avant de lui soumettre une liste de certains citoyens capables de diriger avec brio les charges de ministre de la République dont son nom y figure comme ministre de la Jeunesse et des Sports.

Cliquez sur le lien ci-après pour lire l’intégralité de son article.

https://corbeaunews-centrafrique.org/centrafrique-lettre-ouverte-au-president-toadera-doctrouve-euloge-koi-propose/

 

Proposition d’un plan global d’une sortie définitive de crise proposé par Euloge Koï : lien ci-après.

 

Dans une autre analyse qu’il avait fait parvenir à la Rédaction de CorbeauNews Centrafrique et publiée le 4 août 2017 intitulé :  PLAN GLOBAL D’UNE SORTIE DEFINITIVE DE CRISE PROPOSÉ PAR EULOGE KOI, le Tout en Un, le plus diplômé et le plus intelligent de tous les Centrafricain, Euloge Doctrouvé Koï, a longuement critiqué l’inaction de Touadera et de son premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

Que Faustin Archange TOUADERA est un mal élu puisqu’il a été proclamé vainqueur à l’issue d’une élection organisée dans des conditions douteuses :

« L’ancienne Cheffe de l’Etat avait d’ailleurs reconnu que ces élections avaient été truquées au profit du Professeur TOUADERA », écrit-il, avant d’affirmer que Monsieur Anicet Georges DOLOGUELE est le vrai vainqueur recalé de cette élection municipale, pas lui, Touadera :

« Qu’à cela ne tienne, le vainqueur recalé, M. Anicet Georges DOLOGUELE, s’était au nom de la paix, plié au présumé verdict des urnes. »

Et que, Touadera, : « ….. le mal élu depuis son investiture, a montré ses limites de leadership et de gestion efficace des questions sécuritaires, politiques, sociales et économiques ». Et de poursuivre pour conclure que:

« Au lieu de tirer les leçons du passé, le Président voleur des élections TOUADERA a non seulement reproduit, mais accentué les pratiques désuètes de mal gouvernance à l’origine de multiples crises que le pays a traversées. Son refus de limoger le Premier Ministre, Dr Simplice Mathieu Sarandji, et la plupart des membres du gouvernement jugés incompétents, rentiers, pervers et prédateurs, et son incapacité totale à solutionner la crise, constituent les ingrédients qui ont replongé le pays dans les violences et l’incertitude politique et économique ». Peut-on le lire dans son plan global de sortie de crise tel qu’il a été envoyé et publié par la Rédaction.

Le sulfureux Euloge Doctrouvé Koï, chien méchant de garde de Ngamana, va même plus loin pour proposer dans son plan, en sa qualité de Docteur en Science po et consultant auprès des groupes armés, l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle sans Touadera, car, selon lui, rien ne vaut le maintien en fonction des hommes incapables. Que, selon lui, :

« Les populations vivent dans la psychose et craignent chaque instant pour leur sécurité et pour leur vie.

Aujourd’hui, on compte près d’un million de personnes déplacées et réfugiées, au moins 2,7 millions dans le besoin d’une aide humanitaire, 1,5 million en situation d’insécurité alimentaire et plusieurs milliers de morts.

Le Président mal élu TOUADERA ne peut se dédouaner de sa responsabilité dans ces situations déplorables.

Que vaut le maintien en fonction des hommes incapables, amateurs, pervers, rentiers et capteurs de finances publiques par rapport à la protection des précieuses vies humaines, la sécurité, l’ordre et l’intégrité du territoire d’un pays ? ».

Cliquez sur le lien ci-après pour lire l’intégralité de son article.

https://corbeaunews-centrafrique.org/centrafrique-plan-global-d%C2%92une-sortie-definitive-de-crise-propose-par-euloge-koi/

 

L’auto-montage de son arrestation pour demander l’asile politique: lien ci-après.

 

Euloge Doctrouvé Koï, toujours en perte des repères et dans sa quête de retrouver un lieu de refuge, n’avait pas manqué de subterfuge. Il a envoyé à la Rédaction, un communiqué d’un supposé Collectif “ Sauvons la démocratie ” qu’il est lui seul derrière, pour dénoncer la tentative de son arrestation.

Dans son communiqué, le sulfureux Euloge affirme qu’on lui a reproché, premièrement, de traiter le gouvernement dont il appelle à la démission ou au limogeage, d’incompétent et de laxiste, deuxièmement, de fustiger le Premier Ministre, Dr Mathieu Simplice Sarandji, qui s’est illustré négativement avec ses propos sur l’attaque de Bangassou et enfin, troisièmement, de révéler les dessous nauséabonds d’une gestion rentière et prédatrice auxquels se livrent les autorités étatiques.

Que, dans la matinée de samedi 03 juin 2017, deux véhicules 4X4 transportant des hommes en tenue armés jusqu’aux dents, à l’image des troupes qui partent en guerre contre les rebelles têtus, ont pris pour cible le domicile de Monsieur Doctrouvé Euloge KOI, Secrétaire Général du Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD) et Coordonnateur national du mouvement de l’Action pour la Paix et le Dialogue Islamo-Chrétien (APDIC), non pas pour assurer sa sécurité, mais procéder à une arrestation, somme toute, arbitraire, illégale, sans mandat d’amener ni convocation régulière.

Dans son communiqué, Doctrouvé Euloge KoÏ a démontré comment il n’a pas été arrêté et voulait faire croire malheureusement que : « fort heureusement, Dr KOI ne se trouvait pas à son domicile et il a échappé de belle à cette arrestation dont l’issue serait indubitablement de commettre des actes de torture ou d’atteinte à l’intégrité physique ou psychologique, orchestrés, de toute évidence, par le Ministre Léopold MBOLI FATRANE, nommément cité par Dr KOI pour « des actes obscènes de nature à offenser la pudeur sociale, à outrager les mœurs et à baver la morale publique » dans sa lettre ouverte adressée au Président de la République le 18 mai dernier. »

Que, conclut-il, : « pour rappel, dès la publication de ladite lettre, Dr KOI était déjà activement recherché par la Section de Recherche et d’Investigation, qui a la réputation d’être une police politique, et fut contraint de s’exiler dans un pays voisin avant de revenir sur insistance d’un Conseiller à la Présidence qui lui avait pourtant garanti des mesures de sécurité. »

Cliquez sur le lien ci-après pour lire l’intégralité de son article.

https://corbeaunews-centrafrique.org/tentativearrestation15844/

 

Les actions et les paroles d’Euloge Doctrouvé Koï laissent transparaître une personne controversée et manipulatrice depuis sa naissance. Ses mensonges, ses tentatives d’infiltration médiatique et ses manigances politiques ne contribuent en rien à la stabilité et à la transparence en République centrafricaine autre que de retomber sur lui-même.

Euloge Doctrouvé Koï s’est contraint de réapparaitre à Bangui car, à un moment donné, Alain Nzilo lui exigeait des preuves de ses allégations avant toutes publications de ses articles et ne pouvant plus, bloqué par la Rédaction, il était obligé de recourir aux services de Burkinabé Harouna Douamba afin de rentrer à Bangui en mettant ainsi une fin brutale à ses périples migratoires.

Alain Nzilo, un homme toujours calme et toujours équilibré, ne peut que comprendre aisément son combats pour sa cause déjà perdue et surtout pourquoi il laisse ses dents poussées et colorées de toutes couleurs jusqu’à déborder et endommager sa bouche contre sa personnalité.

Sarandji, Touadera et surtout Ngamana doivent aussi savoir dès aujourd’hui que, une fois que l’épidémie de la rage survient en Centrafrique, elle ne va pas rater ce nouveau chien de garde de régime de Ngamana, Euloge Doctrouvé Koï. Et un jour, il retournera contre eux pour les mordre car un chien reste et restera toujours un chien. Il est essentiel de rester vigilant face à de telles tentatives de désinformation et de manipulation de ce genre de chie dans le pays. S’il a osé montrer son bangala un jour à l’activiste Mbaïkassi sur WhatsApp, il est capable de le retournera un jour sur vous-même, sur vos femmes et vos enfants.

A bon entendeur…….

 

Gisèle MOLOMA

 

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Attaque de Béloko : énigme disparition des soldats FACA et des mercenaires de Wagner

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Attaque de Béloko : énigme disparition des soldats FACA et des mercenaires de Wagner

 

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Un mercenaire de Wagner et un Soldat FACA

 

Bangui, 19 septembre 2023 (CNC) – Dans la nuit du dimanche au lundi 18 septembre, la paisible ville frontalière de Béloko avec le Cameroun au nord-ouest de la République centrafricaine, a été secouée par un événement terrifiant. Les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), armés jusqu’aux dents, ont mené une incursion inquiétante dans la localité. Cependant, ce qui a suscité le plus d’étonnement dans cette attaque n’est pas seulement la violence des assaillants, mais aussi l’absence remarquée des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et des mercenaires de la société de sécurité privée Wagner.

 

Les rebelles de la CPC semblaient être parfaitement renseignés sur les positions des FACA et des mercenaires de Wagner, mais à leur grande surprise, ils ont constaté que ces forces étaient inexplicablement absentes de leurs bases. Pendant près d’une heure, les rebelles ont ciblé les positions supposées des mercenaires de Wagner et des soldats FACA, mais aucun tir de riposte n’a été entendu de leur lieu érigé en leur QG. Cette absence mystérieuse a laissé les rebelles perplexes, qui ont cessé leurs tirs en espérant que les forces adverses sortiraient de leur cachette. Cependant, le silence est resté dominant, aucune présence ennemie n’a émergé.

 

Finalement, contraints par l’absence de tout adversaire sur le champ de bataille, les rebelles de la CPC ont dû se replier. Comme le soleil se levant sur un paysage troublé, les soldats FACA et les mercenaires de Wagner ont finalement émergé de l’obscurité de la nuit.

 

Cette énigme de la disparition des forces de sécurité a soulevé de nombreuses questions et inquiétudes dans la localité. Comment se fait-il que les soldats FACA et les mercenaires de Wagner, qui sont censés protéger la population contre de telles menaces, aient mystérieusement quitté leurs positions lorsque la ville était attaquée ? S’interrogent sans cesse tous les habitants de la ville.

 

Les rebelles de la CPC semblent avoir développé une compréhension des tactiques de combat employées par les mercenaires de Wagner, ce qui les a incités à les défier plus audacieusement. En ce qui concerne les soldats FACA, les rebelles les considèrent plutôt comme leurs frères, excluant ainsi toute hostilité envers eux. Selon le porte-parole militaire de la CPC, joint au téléphone, le problème ne vient pas des soldats FACA, mais plutôt de l’alliance avec les mercenaires de Wagner.

 

Cette situation soulève également des questions sur les alliances et les motivations derrière les actions des mercenaires de Wagner en République centrafricaine. Pourquoi étaient-ils absents lors de cette attaque cruciale, et quel rôle jouent-ils réellement dans la ville?

 

Les habitants de Béloko et des autres villes de la République centrafricaine méritent des réponses à ces questions pressantes. Cette énigme disparition des forces de sécurité jette une lumière inquiétante sur la complexité de la situation dans cette préfecture de la Nana-Mambéré en proie à l’instabilité, mettant en évidence les enjeux multiples qui façonnent les conflits et les alliances militaires.

Certains habitants joints par la Rédaction, pensent plutôt à une entente entre les rebelles de la CPC et les soldats FACA sur le jour et le déroulement de cette opération. ” Une phase peut-être, test pour leur accord tacite”, affirment ces habitants.

Alors que les habitants cherchent à comprendre les événements de cette nuit tragique, il est crucial que la lumière soit faite sur cette mystérieuse absence des forces chargées de les protéger.

 

Par Gervais Lenga

 

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La République centrafricaine : Entre Crise Politique et Espoir de Justice

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La République centrafricaine : Entre Crise Politique et Espoir de Justice

 

Hassan Bouba, le ministre chef rebelle et Lavrov, ministre russe des affaires étrangères
Hassan Bouba, le ministre chef rebelle et Lavrov, ministre russe des affaires étrangères

 

 

 

Bangui, 19 septembre 2023 (CNC) – Depuis 2016, la République centrafricaine (RCA) traverse une période tumultueuse sous la direction de Faustin Archange Touadera . La situation politique, économique, et sociale du pays est devenue alarmante, suscitant des préoccupations à l’échelle nationale et internationale. Un des aspects les plus inquiétants de cette crise réside dans la présence de criminels au sein même du gouvernement, une réalité qui ne se trouve que trop souvent en RCA.

 

Depuis son accession au pouvoir, Faustin Archange Touadera n’a pas réussi à réaliser les aspirations du fondateur de la RCA, Barthélemy Boganda, dont les cinq verbes (“travailler, aimer, cultiver, étudier, nourrir “) demeurent pratiquement inexistants dans l’agenda politique actuel. Au lieu de cela, le pays a été témoin de pillages massifs de ses ressources naturelles, notamment minières et forestières, par des acteurs tels que les Wagner, des amis du régime.

 

Le 31 août dernier, Touadéra a prononcé un discours qui a laissé bon nombre de Centrafricains perplexes. Ce discours semblait être une récitation d’écoliers, vide de sens, et visant apparemment à se moquer du peuple centrafricain. Dans ce discours, Touadéra a eu l’audace de prétendre que les fossoyeurs n’avaient pas leur place dans sa “nouvelle république”. Cette démagogie flagrante ne fait que renforcer le sentiment de mépris envers la souffrance du peuple centrafricain.

 

La question fondamentale qui se pose est : quand cette moquerie incessante du peuple centrafricain prendra-t-elle fin ? Le gouvernement actuel est tristement célèbre pour son recrutement de criminels économiques, ainsi que de personnes recherchées par des juridictions nationales et internationales pour des crimes graves. L’affaire Hassan Bouba est un exemple illustrant cette impunité choquante. Bouba, malgré ses crimes contre les citoyens pacifiques d’Alindao, reste libre sans que les raisons de sa libération ne soient connues par le citoyen lambda.

 

De plus, le harcèlement psychologique et les menaces de mort proférées par Touadéra et ses partisans à l’encontre des leaders de l’opposition démocratique constituent une menace directe pour la démocratie en RCA. Cette situation est tout simplement déplorable, mais il est essentiel de garder à l’esprit que ce coup de force politique ne restera pas impuni. Tôt ou tard, Touadéra et ses collaborateurs devront répondre de leurs actes devant la justice de leur propre pays.

 

Il est impératif de se rappeler que l’on ne peut tromper un peuple indéfiniment. Les aspirations du peuple centrafricain pour la démocratie, la justice et la prospérité ne seront pas ignorées éternellement. La RCA traverse actuellement des moments difficiles, mais l’espoir persiste que la vérité et la justice prévaudront finalement pour que le pays puisse atteindre la stabilité et le développement qu’il mérite depuis longtemps.

 

Par Alain Nzilo

 

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La Dénonciation de Douaclé-Ketté Orphée : Faustin Archange Touadera et les Mercenaires de Wagner

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La Dénonciation de Douaclé-Ketté Orphée : Faustin Archange Touadera et les Mercenaires de Wagner

 

Centrafrique.org/decoration-des-mercenaires-de-wagner-quand-touadera-et-bissekoin-honorent-les-criminels/le-prefet-de-la-ouaka-monsieur-victore-bissekoin-decore-les-mercenaires-de-wagner-a-ndachima/” rel=”attachment wp-att-67074″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-Prefet-de-la-Ouaka-monsieur-Victore-Bissekoin-decore-les-mercenaires-de-Wagner-a-Ndachima-450×324.jpg” alt=”Le Préfet de la Ouaka, monsieur Victore Bissekoin décore les mercenaires de Wagner à Ndachima” width=”450″ height=”324″ />
Le Préfet de la Ouaka, monsieur Victore Bissekoin décore les mercenaires de Wagner à Ndachima

 

 

 

Bangui, 19 septembre 2023 (CNC) – Dans un tweet incisif publié récemment, Douaclé-Ketté Orphée, un citoyen centrafricain, soulève une question brûlante qui préoccupe non seulement les Centrafricains mais aussi la communauté internationale : la relation entre le président Faustin Archange Touadera et les mercenaires de Wagner en République centrafricaine (RCA). Orphée ne mâche pas ses mots lorsqu’il dénonce le fait que Touadera semble payer ces mercenaires “rubis sur ongles” alors que la population souffre de privations et d’exactions. Cette dénonciation légitime soulève des questions profondes sur la politique et les priorités du président Touadera.

 

Orphée commence par exposer le paradoxe apparent entre la richesse apparente des mercenaires de Wagner, que Touadera semble entretenir avec des ressources importantes, et la détresse de la population centrafricaine. Il met en lumière le contraste choquant entre une élite bien rémunérée et la majorité de la population qui manque cruellement de l’essentiel pour survivre. Cette situation, Orphée l’assimile à une maladie qui nécessite un traitement, laissant entendre que le leadership de Touadera est en grande partie responsable de cette condition.

 

La question qui se pose alors est de savoir pourquoi Touadera semble choisir de soutenir les mercenaires plutôt que de protéger son peuple. Orphée pointe du doigt la nature des mercenaires de Wagner, les décrivant comme des “demi-dieux” aux yeux du président. Cette image poignante met en évidence le décalage entre les priorités du leadership centrafricain et les besoins du peuple.

 

Il est crucial de noter que les allégations d’exactions commises par les mercenaires de Wagner contre les citoyens centrafricains ne sont pas nouvelles. Orphée souligne que malgré ces exactions, Touadera semble ignorer délibérément ces actes, renforçant l’idée que son régime se préoccupe davantage de sa propre survie que de celle de son peuple.

 

La réaction de certaines personnes censées, mentionnées par Orphée, est également perturbante. Le fait que des individus applaudissent ou soutiennent cette situation suscite des interrogations sur la manière dont les dirigeants peuvent maintenir leur pouvoir malgré des politiques qui semblent aller à l’encontre des intérêts de la population. Cette observation souligne le besoin de responsabilisation et de transparence dans la politique centrafricaine.

 

La critique acerbe de Douaclé-Ketté Orphée soulève des questions cruciales sur la gestion du président Faustin Archange Touadera en RCA. Les allégations de soutien aux mercenaires de Wagner au détriment de la population sont alarmantes et nécessitent une enquête approfondie. La voix de la population centrafricaine doit être entendue, et les responsables doivent être tenus pour responsables de leurs actions. La RCA mérite un leadership qui mette véritablement en avant les intérêts de son peuple plutôt que de se consacrer à la préservation du pouvoir à tout prix.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La Démocratie en Afrique : Un Regard Critique avec le Dr. Paul Crescent Beninga

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La Démocratie en Afrique : Un Regard Critique avec le Dr. Paul Crescent Beninga

 

Centrafrique.org/rca-prorogation-illegale-du-mandat-de-touadera-paul-crescent-beninga-sinsurge-et-interpelle-les-deputes/paul-crescent-beninga-porte-parol-gtsc-4/” rel=”attachment wp-att-37276″ data-wpel-link=”internal”>Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc
Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 19 septembre 2023 (CNC) – Dans une récente interview accordée à la radio Guira FM, le Dr. Paul Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile de Centrafrique (GTSC), a abordé des questions cruciales liées à la démocratie en Afrique à l’occasion de la Journée Internationale de la Démocratie, célébrée mondialement le 15 septembre. Ses propos ont mis en lumière les défis, les nuances et les espoirs liés à la démocratie sur le continent africain.

 

La Démocratie : Une Réalité Universelle ou Contextuelle ?

 

Interrogé sur l’universalité de la démocratie, le Dr. Beninga a souligné que la démocratie ne peut pas être une réalité uniforme à l’échelle mondiale. Il a expliqué que chaque société et chaque État doivent tenir compte de leurs réalités socio-anthropologiques spécifiques lors de la mise en place de la démocratie. Bien que les principes fondamentaux tels que la liberté d’expression, la liberté d’association et la promotion des droits de l’homme soient universels, la manière dont la démocratie est mise en œuvre varie d’un endroit à un autre.

 

Le Dr. Beninga a également souligné que dans les sociétés où les besoins de base tels que l’accès à la nourriture, aux soins de santé et à l’habillement ne sont pas satisfaits, il est difficile de parler de démocratie. Les États qui échouent à remplir leurs missions régaliennes sont souvent confrontés à des crises et à la violence.

 

Le Populisme et les Défis Actuels de la Démocratie

 

Le Dr. Beninga a mis en garde contre la montée du populisme dans le monde, notant que les partis d’extrême gauche et d’extrême droite gagnent du terrain dans de nombreuses régions. Cette tendance met en lumière les défis auxquels la démocratie est confrontée, mais le Dr. Beninga estime qu’il est prématuré de prononcer la fin de la démocratie. Il souligne que le choix du système politique devrait relever de la volonté du peuple.

 

La République Centrafricaine et les Défis Démocratiques

 

En ce qui concerne la République Centrafricaine, le Dr. Beninga a souligné qu’il y avait encore beaucoup à faire pour renforcer la démocratie. Il a particulièrement mis l’accent sur la nécessité de promouvoir la tolérance dans les débats politiques, car l’intolérance actuelle nuit au dialogue politique constructif. Il a également critiqué l’absence de nouveautés significatives dans la nouvelle constitution récemment adoptée en République Centrafricaine, soulignant la nécessité d’adapter la démocratie aux réalités sociales et anthropologiques spécifiques.

 

La Démocratie en Afrique : Un Luxe ou une Nécessité ?

 

En réponse à l’idée que la démocratie pourrait être un luxe pour les Africains, le Dr. Beninga a souligné qu’il était essentiel de proposer des alternatives plutôt que de rejeter la démocratie. Il a plaidé en faveur de l’adaptation de la démocratie aux réalités locales tout en respectant les principes universels. Selon lui, l’actualité exige que les sociétés africaines réfléchissent à leur propre modèle démocratique.

 

Dans l’ensemble, l’interview du Dr. Paul Crescent Beninga à la radio Guira FM offre un aperçu éclairant des défis et des opportunités liés à la démocratie en Afrique. Elle souligne l’importance d’adapter la démocratie aux contextes spécifiques tout en préservant les principes fondamentaux qui la sous-tendent. La démocratie en Afrique reste un sujet complexe et en constante évolution, avec des perspectives diverses quant à son avenir.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le Rêve du ‘Verbe être logé’ à Zémio : Entre Mythe et Réalité

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Le Rêve du ‘Verbe être logé’ à Zémio : Entre Mythe et Réalité

 

Centrafrique.org/Centrafrique-a-zemio-la-flamme-des-prix-brule/batiment-sous-prefecture-zemio/” rel=”attachment wp-att-68088″ data-wpel-link=”internal”>Le bâtiment sous préfectoral de Zémio, situé aux sud-est de la République centrafricaine, CopyrightCNC
Le bâtiment sous préfectoral de Zémio, CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 18 septembre 2023 (CNC) – À Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou en République centrafricaine, la construction d’un logement décent s’avère être un défi majeur pour la population défavorisée. Cette situation est largement due à la hausse constante des prix des matériaux de construction dans la ville, rendant la réalisation de projets de logement inabordable pour de nombreuses familles.

 

Le constat est alarmant : un sac de ciment qui coûte normalement 10 000 francs CFA à Bangui, atteint des sommets à Zémio, où le transport depuis la capitale, Bangui, augmente considérablement le coût. De même, une simple pièce de tôle galvanisée, vendue à 2800 francs CFA à Bangui, est cédée à 10 000 francs CFA à Zémio. Quant à une barre de fer, son prix de 6 000 francs CFA ne fait que creuser le fossé économique.

 

Face à ces défis financiers insurmontables, la population de Zémio a dû recourir à l’ingéniosité et à la créativité pour bâtir des maisons décemment habitables. Sur les chantiers locaux, une technique de construction locale a vu le jour. Un mélange de terre noire, de sable et de termitière remplace le ciment, devenu un objet de luxe dans cette région.

 

Gertrude Gadepa, qui surveille sa propre construction, explique les difficultés rencontrées : “Même si tu transportes un sac de ciment depuis Bangui, le coût du transport d’un sac de ciment revient à 20 000 francs CFA. Une tôle de 2 mètres est transportée à 3 000 francs CFA. Construire avec des matériaux traditionnels est devenu un luxe ici à Zémio.”

 

Un autre chantier abrite une équipe de six personnes qui s’activent à construire une maison. Jean-Paul Zoumaien, maçon, révèle le processus de fabrication du ciment local : “Nous mélangeons du sable avec de la termitière. Nous prenons deux brouettes de termitière pour une brouette de sable. Nous mélangeons le tout et nous conservons le mélange pendant trois semaines avant de l’utiliser. Nous faisons ce travail de maltage chaque jour pendant ces trois semaines.”

 

Le problème de la cherté des matériaux de construction n’est pas limité à Zémio, mais touche également les villes voisines de Mboki, Obo, et d’autres régions du Haut-Mbomou. Une grande partie de la difficulté réside dans la dégradation des routes qui entrave le transport de matériaux à des prix abordables, maintenant ainsi la population dans une précarité persistante.

 

Les habitants de cette préfecture, qui furent autrefois inspirés par le rêve du “Verbe est logé” de feu le président Barthélemy Boganda, sont maintenant confrontés à une dure réalité. Mahmad Nour, un commerçant de Mboki rencontré à Zémio, déplore : “Tu ne peux pas construire une belle maison. Une simple tôle galvanisée se vend à 10 000 francs CFA. Donc, pour envisager la construction, il faut disposer de ressources considérables, sans quoi l’accès à un logement décent est un rêve inatteignable.”

 

La situation précaire à Zémio est exacerbée par l’insécurité persistante dans la ville, qui complique encore davantage l’approvisionnement en matériaux de construction. La population, déjà affaiblie par cette crise, lance un cri de détresse au gouvernement central et sollicite une intervention urgente pour surmonter ces obstacles à la construction de logements décents. La réponse à ces appels déterminera l’avenir de nombreuses familles à Zémio, qui aspirent à vivre dans des maisons dignes et abordables malgré les défis économiques persistants.

 

Par Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Manifestation à Bangui : Les Enseignants Intégrables du Fondamental 1 Réclament Leur Intégration

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Manifestation à Bangui : Les Enseignants Intégrables du Fondamental 1 Réclament Leur Intégration

 

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Mouvement de grève des Enseignants du fondamentale 1 et 2

 

 

Bangui, 18 septembre 2023 (CNC) – Alors que la rentrée scolaire bat son plein, une vague de manifestations a secoué le pays lundi dernier lorsque près de 4 000 enseignants intégrables du Fondamental 1 ont pris d’assaut le ministère de l’Éducation. Leur revendication principale ? Leur intégration dans la fonction publique, une promesse maintes fois évoquée par le gouvernement mais jamais tenue.

 

Le mécontentement gronde parmi ces enseignants intégrables qui se disent lassés des promesses non tenues de l’État. Évelin Wilfried Somaï, déléguée du collectif des enseignants intégrables du Fondamental 1, exprime le sentiment général : “La base revendique les intégrations dans l’immédiat. C’est des intégrations, c’est-à-dire des enseignants du Fondamental 1 en instance d’intégration composés de ressortissants de l’ENI normale et de CPR. Bien avant, il y avait une prise en charge sous forme de contrat pour nous. Mais après les dernières intégrations de 2020, le gouvernement a dit qu’il était question de convertir la ligne budgétaire des contrats pour les intégrations. Il était question d’intégrer chaque année. Bientôt, on va passer quatre ans sans une prise en charge, sans contrat et sans les intégrations.”

 

Les enseignants intégrables ont tenté de résoudre ce problème à travers des démarches administratives, mais jusqu’à présent, ils n’ont pas obtenu satisfaction. Évelin Wilfried Somaï ajoute : “Nous avons été à la primature, nous avons été même auprès du Directeur des Ressources de notre ministère de l’Éducation. M. Moukadass nous a dit qu’avec le contrat, ce n’est pas bénéfique pour nous. Le gouvernement est dans la logique d’intégrer parce qu’avec les intégrations, c’est bénéfique pour nous. Le gouvernement n’a pas concrétisé leur promesse. Voilà pourquoi la base est mécontente ce matin. Nous allons poursuivre les manifestations jusqu’à avoir gain de cause.”

 

La frustration est palpable, et les enseignants intégrables semblent déterminés à poursuivre leurs manifestations jusqu’à ce que leurs demandes soient entendues et mises en œuvre.

 

Contacté pour commenter la situation, le directeur de cabinet du ministère de l’Éducation, Diodonné Gazalogo, a affirmé qu’il ne maîtrisait pas ce dossier, renvoyant la responsabilité au directeur général de l’Éducation, Sylvestre Ketteguia. Malheureusement, ce dernier n’était pas joignable pour donner sa perspective sur la question.

 

Il reste à voir comment cette situation évoluera et si le gouvernement répondra enfin aux revendications des enseignants intégrables du Fondamental 1. En attendant, le monde de l’éducation reste en suspens, avec des milliers d’enseignants intégrables qui attendent désespérément la concrétisation des promesses qui leur ont été faites.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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La Haute-Kotto en proie à l’insécurité et à la flambée des prix : un cri de détresse des habitants de Ouandja-Koto

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La Haute-Kotto en proie à l’insécurité et à la flambée des prix : un cri de détresse des habitants de Ouandja-Koto

 

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CNC

 

 

Bangui, 19 septembre 2023 (CNC) – Dans la préfecture de la Haute-Kotto, en République centrafricaine, la vie quotidienne devient de plus en plus difficile pour les habitants de la ville de Ouandja-Koto et des localités environnantes. L’insécurité persistante et la détérioration des routes ont engendré une augmentation significative des prix des produits de première nécessité, plongeant la population dans une situation précaire.

 

La hausse des prix : un fardeau pour les habitants

 

Commerçants et clients de Ouandja-Koto ne cachent plus leur mécontentement face à la flambée des prix des denrées de base. Un sac de sucre de 50 kg, qui était autrefois accessible, est désormais à 125 000 francs. De même, un sac de farine coûte 120 000 francs, et un bidon d’huile végétale de 25 litres est affiché à 60 000 francs. Ces prix prohibitifs pèsent lourdement sur les épaules des habitants, déjà fragilisés par les conditions économiques difficiles.

 

Les défis des commerçants locaux

 

Les commerçants locaux sont particulièrement touchés par cette hausse des prix. Ali, surnommé Abachaille, tient une cafétéria au marché central de Ouandja-Koto. Il témoigne de la diminution de ses revenus : “Actuellement là, si tu achètes le sucre à 2500 francs le kilo, tu peux trouver 500 ou 600 clients par jour. Le verre de café est à 100 francs, le thé à 100 francs aussi, et le lait à 200. Pendant la saison sèche, je pouvais gagner jusqu’à 22 000 ou 23 000 francs par jour. Aujourd’hui, c’est impossible à atteindre.”

 

Les vendeuses ne sont pas non plus épargnées par cette situation. Bédélia Idriss, une élève du collège de Ouandja-Kotto, vend de la bouillie et des beignets pour financer son apprentissage scolaire. Elle explique : “Avant, tout était moins cher et on pouvait réaliser des bénéfices satisfaisants. Aujourd’hui, en raison de la hausse des prix, je dois réduire la quantité de mes produits. Cependant, une autre vendeuse à côté de moi ne peut pas faire de même, et c’est elle qui attire les clients.”

 

Les causes de l’inflation : insécurité et routes délabrées

 

En cette saison des pluies, un kilo de sucre, un kilo de farine, et un litre d’huile végétale se vendent respectivement à 2500, 2500, et 3000 francs. Adam Bilal, un ancien transporteur devenu commerçant, pointe du doigt l’insécurité persistante et la dégradation avancée de la route reliant Bria à Ouandja-Kotto comme les principales causes de cette inflation. Il explique : “En 1999, je pouvais transporter des marchandises dans deux véhicules de 10 roues par semaine. Mais après des crises sécuritaires, la libre circulation est devenue difficile. De plus, depuis 2006, les routes sont dans un état de dégradation avancée. Transporter des marchandises à vélo est également éprouvant. Nous réclamons la sécurité et la réhabilitation de la route Bria à Ouandja-Kotto.”

 

Une situation qui touche tous les secteurs

 

L’augmentation des prix ne se limite pas aux denrées alimentaires. L’essence, essentielle pour de nombreux habitants, atteint désormais 3000 francs le litre. De plus, un sac de ciment s’achète à 37 000 francs, et un morceau de savon de 80 grammes se vend à 500 francs. Cette situation économique difficile a des répercussions sur tous les aspects de la vie quotidienne des habitants de Ouandja-Koto, qui appellent le gouvernement à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité et réhabiliter les routes délabrées, afin de soulager la pression économique qui pèse sur leurs épaules.

 

Rappelons que la Haute-Kotto est confrontée à des défis majeurs liés à l’insécurité persistante et à la dégradation des infrastructures routières, ce qui a entraîné une hausse spectaculaire des prix des produits de première nécessité. Les habitants de Ouandja-Koto aspirent à un retour de la sécurité et à la réhabilitation des routes pour alléger leur fardeau financier et améliorer leur qualité de vie. Il est essentiel que des mesures soient prises rapidement pour répondre à cette crise économique qui pèse lourdement sur la population locale.

 

Par Moïse Banafio

 

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Centrafrique : Un formidable match de football a vibré la ville de Obo

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Centrafrique : Un formidable match de football a vibré la ville de Obo

 

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Monsieur DIEUDONNÉ YAPOULELA, le sous-préfet de Obo, lors du match final à Obo le dimanche 17 septembre 2023

 

 

Bangui, 19 septembre 2023 (CNC) – Le dimanche 17 septembre 2023 restera à jamais gravé dans les mémoires des habitants de la ville de Obo. En cette belle après-midi ensoleillée, deux équipes de sous-ligue de football locales se sont affrontées dans une finale de coupe qui a électrisé toute la communauté. Ce match n’était pas seulement une compétition sportive, mais il représentait aussi un symbole puissant de rassemblement et de réconciliation pour une ville qui avait longtemps souffert des divisions religieuses et ethniques.

 

L’événement a eu lieu sur le terrain local, et la foule était immense au rendez-vous pour soutenir leurs équipes préférées. Ce qui était particulièrement touchant, c’est que cette occasion a transcendé les différences religieuses et ethniques qui avaient autrefois créé des clivages profonds au sein de la communauté. Pour la première fois depuis de nombreuses mois, presqu’une année, les habitants de Obo se sont rassemblés sans aucune considération pour leurs origines ou leurs croyances, témoignant ainsi du retour à une paix dans la ville.

Monsieur DIEUDONNÉ YAPOULELA, le sous-préfet de Obo, lors du match final à Obo le dimanche 17 septembre 2023
Monsieur DIEUDONNÉ YAPOULELA, le sous-préfet de Obo, lors du match final à Obo le dimanche 17 septembre 2023

 

Les deux équipes qui se sont affrontées ce jour-là étaient l’équipe GOUGBERE et l’équipe de l’Amitié de Quartier AIM. Chacune d’elles avait travaillé dur pour atteindre cette finale, et les enjeux étaient élevés. La présence du sous-préfet de Obo, monsieur DIEUDONNÉ YAPOULELA, a ajouté une dimension spéciale à l’événement, montrant l’importance de ce match pour la ville et ses habitants.

 

Le match a été une véritable bataille sur le terrain, avec des moments de tension et d’excitation palpables. Les deux équipes ont démontré leur talent et leur détermination, mais finalement, après 90 minutes de jeu acharné, c’est l’équipe GOUGBERE qui a soulevé la coupe tant convoitée. La joie et la fierté des joueurs, des supporters et de toute la ville étaient indescriptibles.

 

Plus que le simple résultat du match, ce qui a rendu cet événement si spécial, c’est la manière dont il a réussi à unir la population de Obo. Les sourires, les applaudissements et les embrassades qui ont suivi la victoire de GOUGBERE étaient le reflet d’une ville qui était en train de guérir de ses blessures anciennes. Le football avait servi de catalyseur pour réunir la communauté, montrant que le sport a le pouvoir de transcender les divisions et de renforcer les liens.

 

Alors que le match touchait à sa fin vers 16 heures, il était évident que cet événement avait laissé une empreinte durable sur la ville de Obo. Les habitants avaient partagé des moments de joie et de camaraderie, et ils avaient tous été témoins du potentiel du sport pour promouvoir la paix et l’unité. En ce dimanche ensoleillé de septembre, le football avait non seulement apporté un trophée à l’équipe GOUGBERE, mais il avait également ramené un peu de lumière dans le cœur de la communauté de Obo, unissant ses habitants autour d’une passion commune. C’était un jour mémorable qui rappelait à tous que, malgré les défis du passé, l’avenir de Obo était teinté d’espoir et de réconciliation.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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La Rentrée Académique 2023 – 2024 en Centrafrique Marque le Début d’une Ère Numérique

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La Rentrée Académique 2023 – 2024 en Centrafrique Marque le Début d’une Ère Numérique

 

le nouvel immeuble de l'école saint-Paul à Ouango bangui le 31 octobre 2020 par cyrille
Le nouvel immeuble de l’école Saint-Paul fille au quarteir Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, inauguré le 31 octobre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé.

 

 

 

Bangui, 19 septembre 2023 (CNC) – Après un repos bien mérité, les enfants centrafricains ont retrouvé le chemin de l’école ce lundi 19 septembre dans la matinée, marquant ainsi le début de la rentrée académique 2023-2024. Une rentrée qui s’annonce particulièrement innovante et prometteuse, grâce à un nouveau programme ambitieux dénommé “Partage du Connaissances et d’Innovation”, initié par le gouvernement centrafricain en partenariat avec des acteurs du développement.

 

Cette rentrée académique revêt une importance toute particulière, car elle intervient après celle de l’administration scolaire la semaine dernière. Cependant, la cérémonie officielle de lancement, qui aurait dû être un événement marquant, a été reportée en raison de l’absence du président putschiste Faustin Archange Touadera,. En mission de travail aux États-Unis, le président centrafricain a précédemment effectué un périple diplomatique au Cameroun, à Cuba, en passant par Paris. Malgré cette absence, la rentrée académique a eu lieu comme prévu.

 

Le cœur de cette année scolaire réside dans le programme “Partage du Connaissances et d’Innovation”. Cette initiative, fruit d’une collaboration entre le gouvernement centrafricain et ses partenaires au développement, vise à révolutionner l’enseignement en République centrafricaine. Elle repose sur l’utilisation d’un système informatique novateur, en particulier une plateforme WhatsApp, qui permettra aux enseignants de partager leurs connaissances et de mettre en pratique des méthodes pédagogiques innovantes dans le domaine éducatif.

 

Le programme “Partage du Connaissances et d’Innovation” représente un pas en avant significatif dans le paysage éducatif centrafricain. Il offre aux enseignants la possibilité de tirer parti des nouvelles technologies pour enrichir leurs méthodes d’enseignement et promouvoir un apprentissage interactif. La plateforme WhatsApp servira de canal de communication essentiel pour la diffusion de ressources pédagogiques, d’informations sur les programmes scolaires et pour encourager la collaboration entre les enseignants.

 

L’objectif ultime de cette initiative est de renforcer la qualité de l’éducation en République centrafricaine en favorisant la transmission des connaissances de manière plus efficace et en encourageant l’innovation pédagogique. Les enfants qui font leur rentrée aujourd’hui auront ainsi accès à un enseignement plus dynamique et adapté aux défis du 21e siècle.

 

Le gouvernement centrafricain et ses partenaires espèrent que le programme “Partage du Connaissances et d’Innovation” contribuera à former une nouvelle génération de citoyens compétents et créatifs, prêts à relever les défis futurs de leur pays et à contribuer au développement de la République centrafricaine.

 

Rappelons que la rentrée académique 2023-2024 en République centrafricaine ouvre la voie à une ère éducative innovante grâce au programme “Partage du Connaissances et d’Innovation”. Cette initiative prometteuse démontre l’engagement du gouvernement centrafricain envers l’amélioration de l’éducation et l’adaptation aux besoins du monde moderne. Les regards sont désormais tournés vers l’avenir de l’éducation en Centrafrique, porteur d’espoir et de progrès.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Itbiteur : Une Plongée Cinématographique Dans la Vie des Ramasseurs de Sable le Long de l’Oubangui”

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Itbiteur : Une Plongée Cinématographique Dans la Vie des Ramasseurs de Sable le Long de l’Oubangui”

 

Centrafrique.org/bria-un-corps-sans-vie-retrouve-par-les-pecheurs-sur-la-riviere-koto/un-homme-dans-sa-pirogue-sur-la-riviere-koto-tres-bonne-dimension-pour-exterieur-et-interieur-de-larticle-avec-moise-banafio-le-12-octobre-2019-cnc/” rel=”attachment wp-att-32818″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/un-homme-dans-sa-pirogue-sur-la-rivière-koto-très-bonne-dimension-pour-extérieur-et-intérieur-de-larticle-avec-moise-banafio-le-12-octobre-2019-cnc-450×406.jpg” alt=”Le pêcheur qui a retrouvé le corps de Monsieur Kamisse sur la rivière Koto le 12 octobre 2019. Crédit photo Moise Banafio / CNC.” width=”450″ height=”406″ />
Le pêcheur qui a retrouvé le corps de Monsieur Kamisse sur la rivière Koto le 12 octobre 2019. Crédit photo Moise Banafio / CNC.

 

 

Bangui, 19 septembre 2023 (CNC) – Au bord de la majestueuse rivière Oubangui, dans la capitale centrafricaine de Bangui, un groupe de jeunes cinéastes a capturé la vie des ramasseurs de sable dans un film poignant intitulé “Itbiteur.” Cette production, réalisée conjointement par des talents centrafricains et une cinéaste chinoise, offre une perspective fascinante sur un aspect méconnu de la vie quotidienne de la région. La première projection du film a eu lieu vendredi dernier à l’Alliance française de Bangui, attirant un public enthousiaste et curieux.

 

Dès les premières minutes du film, les spectateurs sont transportés le long du fleuve Oubangui, où un jeune homme plonge habilement dans les eaux scintillantes pour ressortir avec un panier rempli de sable, prêt à être chargé dans sa pirogue. C’est le début d’un voyage visuel et émotionnel qui nous plonge dans la vie de Thomas, un habitant local courageux qui, malgré les conflits armés qui ont marqué le pays, se lance dans la quête incessante de sable. Son objectif : contribuer à la construction d’une nouvelle banque qui servira la communauté centrafricaine.

 

L’histoire du film dépeint la routine complexe de Thomas, jonglant entre ses nombreuses femmes, son exigeant patron et un entrepreneur chinois. Mais plus que tout, le film met en avant la capitale, Bangui, qui devient un personnage à part entière de l’histoire. Les rues animées, les marchés colorés et les habitants chaleureux donnent vie à cette ville, créant un décor authentique pour cette histoire singulière.

 

Le film “Itbiteur” suscite des réactions émotionnelles profondes chez les spectateurs. Vina, l’une des spectatrices présentes lors de la première projection, a partagé ses sentiments : “Ils ont été vraiment superbes. Le travail du sable, ça aussi c’était une autre découverte. On ne se rend pas compte, même quand on bâtit une maison, tout ce qu’il y a derrière, avant que tu ne trouves le sable sur ton chantier, le travail qu’il y a derrière, on ne s’imagine pas. On pense que c’est juste prendre un camion-benne qui va prendre du sable et tout, alors que ce sont des vies qu’il y a derrière tout ça. Les gens mettent en péril leur vie pour gagner leur pain. C’était une fierté pour moi en tant que centrafricaine.”

 

Lazer Kandji, un autre spectateur impressionné, a salué le travail de la jeunesse centrafricaine : “C’est un travail purement centrafricain, l’idée, le personnage, en fait la qualité de l’image, la qualité des prises, en fait j’étais vraiment impressionné lorsque j’ai su que c’était des centrafricains qui ont tourné ce truc.”

 

L’équipe de réalisation est fière de cette première projection réussie et attend avec impatience un engouement encore plus grand pour les prochaines projections. Pascale Apora, la réalisatrice du film, a partagé son enthousiasme : “J’ai été touchée du fait qu’il y a eu un grand public, la salle était vraiment pleine, ça j’ai vraiment beaucoup aimé et j’espère que pour les autres projections, on aura toujours du monde.”

 

Avant sa projection à Bangui, le film “Itbiteur” avait été présenté en première à Lausanne, en Suisse, dans le cadre du Festival des Films d’Afrique. Une autre projection est prévue le 24 septembre à Bangui, et le film continue son parcours, avec des espoirs de participations à d’autres festivals nationaux et internationaux. “Itbiteur” offre un regard poignant sur la vie des ramasseurs de sable le long de l’Oubangui, une histoire à la fois locale et universelle qui mérite d’être découverte par un public du monde entier.

 

Par Anselme Mbata

 

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