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Centrafrique : intense Détonations d’armes lourdes et légères à Béloko

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intense Détonations d’armes lourdes et légères à Béloko

 

Centrafrique.org/alerte-info-environ-5-jeunes-hommes-kidnappes-par-les-rebelles-de-la-cpc-a-cantonnier-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/un-soldats-faca-parmi-une-foule-des-badaux/” rel=”attachment wp-att-44284″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/UN-soldats-faca-parmi-une-foule-des-badaux-450×414.jpg” alt=”Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.” width=”450″ height=”414″ />
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

 

Bangui, 18 septembre 2023 (CNC) – Depuis environ 15 minutes, la ville de Béloko, située à la frontière du Cameroun, est à nouveau plongée dans l’horreur des détonations d’armes lourdes et légères. Les habitants, terrorisés, sont confinés chez eux, ne sachant pas ce qui se déroule dans leur ville natale en ce moment.

 

La préfecture de la Nana-Mambéré, en République centrafricaine, a été le théâtre de nombreux conflits et tensions au fil des années. Cette récente série de détonations ravive les souvenirs douloureux d’une région déjà éprouvée par la violence. Alors que l’agitation règne, les habitants de Béloko cherchent désespérément des réponses à leurs questions, et les autorités locales semblent également dans l’incertitude.

 

Contactés par la rédaction du Corbeaunews-Centrafrique (CNC), certains résidents de la ville évoquent la possibilité d’une nouvelle attaque menée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui avaient récemment pris d’assaut la ville. Toutefois, il est important de noter qu’à ce stade, il est difficile de confirmer cette hypothèse, car les informations sont fragmentaires et sujettes à la confusion.

 

La situation à Béloko souligne une fois de plus la fragilité de la paix et de la stabilité dans certaines régions de la République centrafricaine. Malgré les efforts déployés pour mettre fin aux conflits et pour favoriser la réconciliation, la violence persiste dans certaines zones, mettant en péril la sécurité des populations locales.

 

Les résidents de Béloko vivent dans l’angoisse constante, ne sachant pas si leurs proches sont en sécurité ou s’ils seront les prochaines victimes de cette flambée de violence. Les écoles et les commerces sont fermés, tandis que les rues sont désertes, à l’exception des rares âmes courageuses qui tentent de s’aventurer dehors pour obtenir des informations.

 

Alors que l’on attend de plus amples informations sur la situation à Béloko, il est essentiel de rappeler que la paix et la stabilité demeurent des objectifs cruciaux pour la République centrafricaine. Les citoyens de Béloko et de toute la nation aspirent à une vie paisible, à la sécurité de leurs familles et à un avenir meilleur. Espérons que cette récente flambée de violence puisse être rapidement contenue, afin de permettre à la région de commencer à se reconstruire et à progresser vers une paix durable. Nous continuerons de suivre de près cette situation en évolution sur le Corbeaunews-Centrafrique (CNC) et fournirons des mises à jour dès que de nouvelles informations seront disponibles.

 

Par Gervais Lenga

 

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Du chemin de l’Église catholique à la tribune de l’Assemblée nationale : l’énigmatique parcours du marabout charlatan Évariste Ngamana

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Du chemin de l’Église catholique à la tribune de l’Assemblée nationale : l’énigmatique parcours du marabout charlatan Évariste Ngamana

 

Centrafrique.org/nouveau-scandale-du-detournement-des-fonds-evariste-ngamana-sous-la-sellette/evariste-ngamana-avec-son-nouveau-vehicule-v8/” rel=”attachment wp-att-68595″ data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8
Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8

 

Bangui, 18  septembre 2023 (CNC) – L’histoire d’Évariste Ngamana est une odyssée marquée par des contours énigmatiques, des rebondissements inattendus et une carrière politique ascendante qui défie tous les pronostics et qui finira par s’écrouler comme l’avenir d’un jeune riche ” vivre heureux et mourir jeune”. De l’église catholique à l’Assemblée nationale, en passant par la milice Anti-Balaka et les couloirs du pouvoir exécutif, sa trajectoire est à la fois fascinante et controversée aux allures d’un praticien.

 

La première casserole qui suit Évariste Ngamana est celle qui le liait à l’église catholique. Radié des diocésains pour ses pratiques de magie noire, Évariste Ngamana semblait avoir déjà amorcé son voyage dans l’obscurité en 2009-2010 à Bouar. Ses supérieurs ont découvert ses incursions nocturnes vers le cimetière adjacent à la cathédrale de Bouar, où il invoquait des forces sombres, nu et à voix déformée, défiant ainsi les préceptes sacrés. Cette conduite équivoque, faite de vagabondages sexuels et de rituels occultes, a finalement précipité sa radiation de l’église catholique.

 

Cependant, pour Évariste Ngamana, cette décision radicale n’était qu’un obstacle sur son chemin. En 2013, au cœur de la crise qui secouait la République centrafricaine, il a émergé en tant que leader de sa propre milice Anti-Balaka à Carnot. Sous sa direction, il a confié la tâche de maître protecteur à un certain B13, distribuant des gris-gris aux jeunes miliciens locaux pour leur prétendue protection. Pendant ce temps, son beau-frère, Faustin Archange Touadera, poursuivait son rêve présidentiel.

 

L’élection de Touadera en 2016 à la présidence de la République a apporté un tournant dans la vie d’Évariste Ngamana. Il a pris ses quartiers à Bangui, où il a été nommé Directeur de cabinet au ministère chargé du secrétariat du gouvernement. Son ascension ne s’est pas arrêtée là, car il est devenu le porte-parole du parti au pouvoir en 2019.

 

La consécration suprême de sa carrière politique est venue en 2020 lors des élections législatives. Évariste Ngamana, dont l’église catholique l’avait radié des diocésains en 2009, a été déclaré élu député de Carnot par la Cour constitutionnelle. C’était le début d’une nouvelle ère placée sous immunité pour lui. Il a ensuite postulé pour le poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, avec le soutien du Président de la République Faustin Archange Touadera. La victoire lui a souri, faisant de lui le premier vice-président de l’Assemblée nationale, un poste qu’il occupe toujours aujourd’hui, cumulé avec la présidence du parlement communautaire d’Afrique centrale (CEMAC).

 

Le parcours de Évariste Ngamana est une histoire intrigante de résilience politique et d’ascension fulgurante. Malgré les controverses qui l’entourent, il continue de gravir les échelons du pouvoir en République centrafricaine. Son passé tumultueux à l’église catholique semble désormais relégué aux annales de l’histoire, tandis que sa présence à l’Assemblée nationale témoigne d’une carrière politique qui ne cesse de fasciner et de surprendre.

La prochaine étape ?

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les États-Unis fustigent la nouvelle constitution de Faustin Archange Touadera et vise le groupe Wagner

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Les États-Unis fustigent la nouvelle constitution de Faustin Archange Touadera et vise le groupe Wagner

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Antony J. Blinken, Secrétaire d’État américain

 

 

 

 

Bangui, 18 septembre 2023 (CNC) – Le vendredi dernier, l’administration américaine a exprimé une condamnation sans équivoque envers le référendum initié par Faustin Archange Touadera le 30 juillet dernier en République centrafricaine. Le Secrétaire d’État Antony J. Blinken a officiellement reconnu que cette initiative avait porté atteinte à la démocratie du pays. Cette déclaration marque un tournant dans la politique étrangère des États-Unis vis-à-vis de la République centrafricaine.

 

Les États-Unis ont réagi en imposant de nouvelles sanctions à plus de 150 personnes et entités impliquées dans l’invasion illégale de l’Ukraine par la Russie. Cette mesure, prise par les départements d’État et du Trésor, vise spécifiquement les individus et organisations responsables de la fraude et du contournement des sanctions, ainsi que ceux qui ont contribué à renforcer la capacité de la Russie à poursuivre sa guerre contre l’Ukraine et à soutenir son secteur énergétique.

 

Parmi les personnes sanctionnées, on retrouve un membre du groupe Wagner, une organisation privée russe souvent associée à des opérations militaires clandestines. Selon l’administration américaine, ce membre aurait favorisé les activités malveillantes de la Russie en République centrafricaine. Cette décision intervient après que le groupe Wagner ait joué un rôle majeur dans l’adoption du référendum constitutionnel du 30 juillet, considéré comme une menace à la démocratie du pays.

 

Pour de nombreux Centrafricains, les États-Unis doivent maintenant jouer un rôle actif pour sauver la démocratie dans leur pays. Ils estiment que Faustin Archange Touadera a modifié la constitution de manière brutale et illégale dans le but de briguer un troisième mandat et de se maintenir indéfiniment au pouvoir, une démarche que ses prédécesseurs n’ont jamais entreprise. Touadera compte sur le soutien de forces telles que le groupe Wagner pour imposer sa dictature au peuple centrafricain.

 

Il est essentiel de rappeler que l’administration américaine avait précédemment donné à Faustin Archange Touadera un délai de 12 mois pour mettre fin à ses liens avec le groupe Wagner. À ce jour, il ne reste plus que 3 mois avant la fin de cet ultimatum. L’attitude de Touadera et sa persistance dans cette voie pourrait inciter les États-Unis à imposer et intensifier leurs mesures de rétorsion contre le régime de Bangui.

 

La condamnation américaine du référendum constitutionnel et les sanctions imposées à ceux qui ont contribué à son adoption signalent un changement significatif dans la politique étrangère des États-Unis envers la République centrafricaine. Ce pays d’Afrique centrale se trouve désormais au centre de l’attention internationale en raison de la menace que représente la consolidation du pouvoir de Touadera pour la démocratie et la stabilité régionale.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Scission au sein du MLPC-CO : trois factions en guerre ouverte ,des destitutions, accusations et conflits d’intérêts

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Scission au sein du MLPC-CO : trois factions en guerre ouverte, des destitutions en destitution, accusations et conflits d’intérêts

 

De droite à gauche Samuel Zoumbeti et Chantal Jean Edouard Koyambonou
De droite à gauche Samuel Zoumbeti et Chantal Jean Edouard Koyambonou

 

Bangui, 18 septembre 2023 (CNC) – Dans une série de retournements surprenants, la faction dissidente du parti MLPC de Martin Ziguélé, menée par son premier vice, Chantal Jean-Édouard Koyambonou au sein du groupe dénommée le MLPC-Courant Originel, est minée par un conflit interne féroce. En cause, le mauvais partage de l’argent de campagne référendaire mis à leur disposition par le directeur national de campagne  pour le OUI, Evariste Ngamana. Et pour conséquence directe, les alliés d’avant-hier, Koyambonou, Malekoudou et Zoumbeti, deviennent aujourd’hui des ennemis. Chacun accuse l’autre de détournement de fonds. Pendant que ces accusations de détournement de fonds vont prendre le chemin de la justice, des rivalités entre eux, Koyambonou, Malekoudou et Zoumbeti, s’intensifient au point de les voir bientôt sur le ring de boxe de la salle Mazette.

 

Quatre mois après une série de ping-pong des destitutions entre le coordonnateur et le coordonnateur adjoint, Étienne Malekoudou, coordonnateur adjoint destitue Chantal Jean-Édouard Koyambonou le coordonnateur  et peu après, Chantal Jean-Édouard Koyambonou le coordonnateur destitue à son tour, son adjoint Étienne Malekoudou. Restant sans savoir réellement qui a destitué qui, une autre nouvelle forme inattendue d’une autre destitution refait surface. Monsieur Stanislas Samuel Zoumbeti, un sous-marin du groupe et un inconnu des spectateurs, au grand étonnement de tous, destitue à nouveau, à son tour Chantal Édouard Koyambonou au poste de Coordonnateur du MLPC-CO.

 

Stanislas Samuel Zoumbeti
Stanislas Samuel Zoumbeti à gauche lors d’une réunion du MLPC-CO

 

 

Cet officier sous-marin inconnu du groupe Stanislas Samuel Zoumbeti, lui par contre, va encore plus loin dans sa sanction. Il englobe également dans sa sanction Simplice Aurélien Zingas, un des frères cadets de son coordonnateur en les menaçant de les poursuivre tous les deux, à la justice au nom du MLPC-CO, pour détournement de fonds de Plateforme de l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO). Monsieur Chantal Édouard Koyambonou et Monsieur Aurélien Simplice Zingas, sont tous les deux, membres de la Plateforme cette soit disant, opposition modérée (UFDO).

Stanislas Samuel Zoumbeti, pour donner du poids à son accusation et à sa plainte future, met la totalité du montant alloué à l’UFDO par le parti au pouvoir pour battre la campagne pour le ” OUI “. L’accusation est ainsi devenue grave aux oreilles des juges : Chantal Édouard Koyambonou et Monsieur Aurélien Simplice Zingas ont détourné 40 millions de francs CFA destinés à la campagne référendaire de juillet dernier, une campagne cruciale pour le Président putschiste Faustin Archange Touadera  qui pourrait briguer un troisième mandat, et éventuellement rester au pouvoir encore plusieurs années.

 

Monsieur Zoumbeti, s’affirmant comme la voix légitime du MLPC-CO, critique sévèrement Koyambonou et Zingas pour leur gestion financière de l’UFDO. Mais la situation ne s’arrête pas là. Étienne Malekoudou, qui avait jusque-là gardé le silence, sort de l’ombre pour enfoncer davantage ses anciens camarades du MLPC, Koyambonou et Zoumbeti.

 

Étienne Malekoudou
Étienne Malekoudou

 

Dans une autre déclaration publique, Étienne Malekoudou déclare que le MLPC-CO, dans sa déclaration N°5 du 3 avril 2023, avait déjà informé l’opinion nationale et internationale de son non-membre à l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO). Il souligne que l’adhésion à cette plateforme n’a jamais été discutée ni approuvée en interne, et aucun mandat n’a été donné à qui que ce soit pour représenter le MLPC-CO au sein de l’UFDO. Grande ironie encore, ce monsieur Étienne Malekoudou qui se dit avocat, n’a pas compris que sa soi-disant, déclaration numéro 5, était un non-évènement.

Classée dans les tiroirs des Non-événements, elle n’a jamais été entendue pour être prise en compte par ces deux communautés, internationale et nationale, qu’il les appelle à son secours. Et pour preuve, le Mouvement MLPC-CO a bien été comptabilisé comme un parti politique à part entière de l’opposition démocratique modérée voulue par le putschiste Touadera et regroupé avec les autres dans l’UFDO afin qu’une grosse somme d’argent leur soit distribuée pour les activités de campagne.

 

Lui, Étienne Malekoudou par contre, avance un cadre du parti au pouvoir contacté par la Rédaction: ” il doit savoir qu’il a intégré la direction nationale de campagne de Ngamana en utilisant sa propre voie et non avec le nom de l’entité MLPC-CO. Qu’il se calme. Il n’est qu’un vadrouillard politique pour ne pas dire un prostitué politique. Il n’est pas un gamin ni même totalement et totalement idiot comme les autres et est censé de comprendre que Touadera ne reconnait que Jean Édouard Koyambonou comme son seul interlocuteur dans le groupe. Tantôt c’est Mazette, tantôt Zoumbeti. C’est quoi ça ? Mais il faut qu’ils arrêtent avec leurs bêtises. Hooo ? “, confie avec énervement notre interlocuteur à la Rédaction qui exige son anonymat.

 

Pour éviter toute confusion, un nouveau Bureau élargi de la Coordination Nationale du MLPC-CO a été élu par vote, composé de onze membres, et rendu public le 11 avril 2023. Ce bureau a pour unique objectif d’organiser le prochain Congrès Extraordinaire, et il n’a pas vocation à engager le MLPC-CO dans une autre structure politique sans l’accord préalable du Conseil Politique National (CPN) ou du Congrès du MLPC-CO.

 

De plus, Étienne Malekoudou va plus loin pour mettre sur la table, la légitimité des signataires de la déclaration « N°I », signée par un arriviste Stanislas Samuel Zoumbeti avec sa nouvelle bande d’autres noms comme celui de la sentinelle de Mazette, Kévin. Étienne Malekoudou les qualifiant de « trois mousquetaires », en leur rappelant qu’ils n’ont aucune base militante derrière eux, alors que ce sont les mêmes têtes des personnes qui quitte une personne, Koyambonou, à une autre, Malekoudou et qui se retrouvent invité au troisième jour chez Zoumbeti pour signer sa déclaration et qu’ils n’ont jamais été signataires du MANIFESTE portant création du MLPC-CO. Il les accuse d’agir pour des intérêts personnels, ignorant les véritables aspirations du mouvement.

 

Étienne Malekoudou conclut en affirmant que la Coordination Nationale du MLPC-CO n’est pas concernée par cette querelle interne d’un autre groupe, qui ne serait qu’un règlement de compte lié à des intérêts personnels au sein de l’UFDO. Il exhorte les membres engagés dans la préparation du prochain Congrès Extraordinaire à rester concentrés sur l’objectif ultime : la renaissance et la reformation du grand MLPC, une cause qui transcende les querelles internes.

 

Chantal Jean-Édouard Koyambonou au milieu de Dounia à sa gauche et Gonidéré à sa droite lors de leur réunion
Chantal Jean-Édouard Koyambonou au milieu de Dounia à sa gauche et Gonidéré à sa droite lors de leur réunion

Dans ce climat politique tendu, une chose est certaine : la République centrafricaine continue d’être le théâtre de turbulences politiques et d’incertitudes quant à l’avenir du MLPC-CO. Chantal Édouard Koyambonou est complément isolé et est resté seul avec son complice secrétaire Jérémy Éguéna. Seul l’avenir révélera quelle faction réussira à s’imposer dans ce jeu de pouvoir complexe en attendant le verdict de la justice qui va les arrêter complément comme elle a fait pour un autre parti de l’opposition et majorité, le RDC.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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AchgaAr Nouradine Ramat : la nouvelle figure rebelle qui hante Bangui

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AchgaAr Nouradine Ramat : la nouvelle figure rebelle qui hante Bangui

 

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Monsieur AchgaAr Nouradine Ramat

 

 

 

Bangui, 18  septembre 2023 (CNC) – Depuis la montée en puissance de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) en République centrafricaine, la situation sécuritaire dans le pays est devenue de plus en plus complexe. Alors que le régime de Bangui espérait que l’appui des forces de la milice russe Wagner ramènerait la paix de manière définitive, de nouvelles menaces émergent sur le terrain, notamment la montée en puissance d’AchgaAr Nouradine Ramat, un potentiel redoutable chef rebelle centrafricain basé au Soudan.

 

AchgaAr Nouradine Ramat, un centrafricain d’origine arabe, est né à Bossangoa. Avant de s’exiler au Soudan, il avait combattu au sein de divers groupes armés en République centrafricaine. Cette figure énigmatique est devenue le centre d’attention, car il menace de descendre sur Bangui avec une force de combattants qu’il recrute localement. Cette force, dont le nombre exact reste incertain, est estimée entre 5 000 et 10 000 hommes, stationnée près de la frontière entre le Soudan et le Tchad.

 

L’une des questions les plus controversées entourant AchgaAr Nouradine Ramat concerne la composition de ses troupes. Alors que certains observateurs affirment que ses combattants sont des mercenaires somaliens et sud-soudanais venus renforcer les rangs des rebelles de la milices des Forces de Soutien Rapide (RSF) du vice-président soudanais Mohamed Hamdan Daglo alias Hemetti, les proches de Ramat rejettent catégoriquement ces allégations. Ils affirment que tous les membres de leur mouvement politico-militaire sont des Centrafricains et qu’aucun étranger ne fait partie de leurs rangs.

 

Cependant, malgré les dénégations, il est difficile de vérifier la véracité de ces affirmations en l’absence de données fiables sur la composition précise de la force d’AchgaAr Nouradine Ramat. Cette incertitude alimente les inquiétudes quant à l’impact potentiel de cette nouvelle menace sur la stabilité déjà précaire de la République centrafricaine.

 

Le contexte régional ne fait qu’ajouter à cette préoccupation. Avec la saison sèche qui approche, les conditions pour les opérations militaires deviendront plus favorables, augmentant ainsi le risque d’une escalade des affrontements. De plus, la présence d’AchgaAr Nouradine Ramat au Soudan, un pays qui a historiquement été un refuge pour les rebelles centrafricains, complique davantage la situation.

 

La montée en puissance d’AchgaAr Nouradine Ramat est un rappel brutal de la fragilité de la Situation en République centrafricaine. Alors que le gouvernement de Bangui lutte pour rétablir la stabilité et la sécurité dans le pays, de nouvelles menaces émergent, mettant en péril les efforts déployés jusqu’à présent.

 

La résolution de cette crise exige une approche globale, impliquant non seulement des mesures militaires, mais aussi des efforts diplomatiques pour résoudre les causes profondes du conflit.

 

Par Moïse Banafio

 

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Le Scandale de Hervé Severin Lidamon : une victime devient Créateur de Victimes

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Le Scandale de Hervé Severin Lidamon : une victime devient Créateur de Victimes

 

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directeur général de l’ONASPORT , Lidamon. Photo CNC

 

 

Bangui, 18 septembre 2023 (CNC) – En République centrafricaine, la manipulation et les abus de pouvoir ont atteint des niveaux alarmants. Un exemple frappant de cette réalité est incarné par Hervé Severin Lidamon, qui prétend être une victime de la récente crise qui a secoué le pays, tout en se présentant comme le porte-parole de toutes les victimes de cette crise. Cependant, depuis sa nomination au poste de directeur général de l’ONASPORT (Office National des Sports), il semble que Hervé Severin Lidamon ne cesse de créer ses propres victimes à travers une gestion discutable et un népotisme exacerbé.

 

Dès son entrée en fonction il y a quatre ans, monsieur Hervé Severin Lidamon a fait le choix de s’octroyer une augmentation de salaire conséquente, augmentant son revenu de 90%, le faisant passer de 800 000 francs CFA à 1,5 million de francs CFA. Ce qui est encore plus choquant, c’est que pendant qu’il se gratifiait d’une telle augmentation, il réduisait les salaires des employés de l’ONASSPORT de 30 à 50%. Ainsi, ceux qui touchaient précédemment 200 000 francs CFA perçoivent désormais seulement 120 000 francs CFA. Cette disparité salariale criante est l’une des nombreuses preuves de la gestion inéquitable de Lidamon.

 

Mais ce n’est pas tout, Hervé Severin Lidamon s’est également adonné au recrutement massif de ses proches et de ses parents au sein de l’ONASPORT, créant ainsi un climat de népotisme préoccupant. Il compte, de manière ahurissante, pas moins de sept gardes du corps militaires à son service. La question qui se pose est de savoir dans quel type de pays la République centrafricaine se trouve, lorsque son propre directeur général a besoin d’une telle protection militaire.

 

Un autre aspect troublant de la gestion de Lidamon est le non-paiement des cotisations à la caisse de la sécurité sociale pour les employés de l’ONASPORT, mettant ainsi en péril leur bien-être financier et leur accès aux soins de santé. Cette négligence a particulièrement affecté les employés qui sont récemment partis à la retraite, environ une dizaine d’entre eux. En plus, une dizaine des employés, qui ont consacré 10 à 15 ans de leur vie au service de l’ONASPORT sans jamais avoir signé de contrat, ont été licenciés sans aucune compensation. Ce sont des pères de famille qui ont perdu une décennie de travail acharné sans avoir bénéficié des protections élémentaires. Une situation des plus ironiques lorsque l’on considère que Lidamon se présente comme le Président et le porte-parole des victimes.

 

Face à ce chaos grandissant au sein de l’ONASPORT, les employés ont récemment manifesté leur mécontentement en adressant des correspondances au Ministre Contrôleur du Secteur Parapublic et à la Directrice Régionale du Travail à Bangui. Ils ont ainsi mis en lumière la gestion calamiteuse de l’Office National des Sports sous la direction de Hervé Severin Lidamon.

 

En fin de compte, l’affaire Lidamon illustre le besoin urgent de transparence, de responsabilité et de justice au sein des institutions publiques en République centrafricaine. Les victimes, qu’elles soient employés de l’ONASPORT ou citoyens ordinaires, méritent une meilleure gouvernance et une protection contre ceux qui prétendent les représenter tout en les exploitant. Il est temps d’enquêter sérieusement sur ces allégations et d’agir pour mettre fin à cette spirale de création de victimes.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Un Nouveau Projet Américain pour Renforcer la Sécurité en République Centrafricaine

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Un Nouveau Projet Américain pour Renforcer la Sécurité en République Centrafricaine

 

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Un exercice d’une marche commando des soldats FACA sur la route de Kassaï-Ouango

 

 

Bangui, 18  septembre 2023 (CNC) –  Initié par l’ambassade des États-Unis, un projet d’envergure vient de voir le jour en République Centrafricaine, visant à soutenir les forces de défense et de sécurité du pays. Lancé officiellement vendredi dernier à Bangui, ce programme d’une valeur de 3 millions de dollars, soit plus d’1 milliard 800 millions de francs CFA, représente un engagement significatif envers la stabilité et la sécurité dans cette nation d’Afrique centrale.

 

Le projet, conçu pour s’étendre sur une période de 18 mois, a été présenté par Jean-Luc Stanol, le représentant Résident du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) en République Centrafricaine. Il a énoncé les quatre principaux objectifs de cette initiative ambitieuse :

 

  1. Renforcer les capacités du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique :

 

L’un des premiers objectifs du projet est de renforcer les capacités du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, en mettant particulièrement l’accent sur la planification stratégique et la gestion de la coordination. Un secteur solide de l’administration est essentiel pour garantir la stabilité et la sécurité à long terme.

 

  1. Instaurer une politique de gouvernance et de redevabilité :

 

Le deuxième objectif consiste à doter le ministère de l’Intérieur de politiques et de mécanismes de gouvernance et de redevabilité. Une administration transparente et responsable est cruciale pour établir la confiance et l’efficacité dans le secteur de la sécurité.

 

  1. Améliorer le contrôle des frontières :

 

Le projet travaillera en étroite collaboration avec les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) pour renforcer le déploiement et la gestion des frontières. Cette étape est essentielle pour lutter contre les menaces transfrontalières et assurer la sécurité nationale.

 

  1. Approche poliste de proximité et service rapproché :

 

Enfin, le quatrième objectif du projet est d’améliorer la sécurité de la population par la mise en œuvre d’une approche poliste de proximité et un service plus efficace. Cela signifie que les forces de sécurité seront davantage présentes au sein des communautés locales pour répondre aux besoins spécifiques de la population.

 

Jean-Luc Stanol, représentant Résident du PNUD en République Centrafricaine, a souligné l’importance de la transparence et de la redevabilité dans la mise en œuvre de ce projet. Il a promis de travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales pour garantir que l’argent investi dans ce programme atteigne efficacement les bénéficiaires.

 

Le PNUD sera l’Agence d’Exécution de ce projet, avec pour mission de veiller à ce que les objectifs soient atteints dans les délais impartis et dans le respect des principes de transparence et de redevabilité.

 

En ce qui concerne les zones d’intervention, le projet sera exécuté dans plusieurs villes, notamment Bangui, Mobaye, Gamboula, Bokaranga, Zingas, Birao et Obo. Cette large couverture géographique vise à étendre les bénéfices de la réforme du secteur de sécurité à différentes parties du pays, renforçant ainsi la stabilité nationale.

 

En résumé, ce nouveau projet américain représente un effort substantiel en faveur de la République Centrafricaine pour renforcer ses forces de défense et de sécurité, améliorer la gouvernance et la redevabilité, ainsi que pour garantir la sécurité de sa population. L’engagement financier et le soutien apportés par les États-Unis et le PNUD sont une lueur d’espoir pour un avenir plus sûr et plus stable en République Centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

 

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La Capitulation du GSTC : Une Abandon de ses Valeurs Fondamentales

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La Capitulation du GSTC : Une Abandon de ses Valeurs Fondamentales

 

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GSTC. CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, 18  septembre 2023 (CNC) – Le GSTC, autrefois un acteur majeur de la lutte pour les travailleurs en Centrafrique, a décidé de changer de cap en mettant en avant la lutte contre la corruption comme solution à la crise. Mais cette nouvelle stratégie est-elle réaliste, ou s’agit-il d’une démission syndicale qui laisse les travailleurs sans défense face aux défis économiques et sécuritaires du pays ?

 

Selon des nombreux travailleurs centrafricains, le choix du GSTC de renoncer aux manifestations et d’opter pour le dialogue est inacceptable. Les manifestations ont longtemps été un moyen légitime pour les travailleurs de faire entendre leurs revendications et de lutter pour de meilleures conditions de travail. Abandonner ce droit fondamental au nom de l’apaisement est une trahison des travailleurs qui ont placé leur confiance dans le syndicat pour les représenter.

 

Le Secrétaire Général du GSTC, Firmin Zotonguélé, prétend que “la guerre ne résout jamais aucun problème”. Cependant, selon les travailleurs centrafricains interrogés par la rédaction du CNC, les manifestations et les mouvements de protestation ne sont pas synonymes de guerre. Ils sont des moyens légitimes et pacifiques pour eux de revendiquer leurs droits. La suppression de ce moyen de pression affaiblit considérablement la position des travailleurs affiliés au GSTC dans les négociations.

 

De plus, selon ces mêmes travailleurs centrafricains, le GSTC semble détourner l’attention des véritables problèmes qui affligent la Centrafrique en mettant l’accent sur la lutte contre la corruption et la gabegie financière. Bien que ces questions soient indéniablement importantes, elles ne doivent pas servir de prétexte pour abandonner les revendications légitimes des travailleurs. Les travailleurs ont le droit de demander des augmentations salariales pour faire face à la montée du coût de la vie, et ce droit ne doit pas être sacrifié au nom de la lutte contre la corruption. D’ailleurs le GSTC n’est pas la Haute Autorité de la bonne gouvernance.

 

La déclaration du GSTC selon laquelle il accompagnera le gouvernement dans sa lutte contre la corruption est tout aussi problématique. Pour ces travailleurs centrafricains, un syndicat doit rester indépendant du gouvernement afin de pouvoir défendre les intérêts des travailleurs de manière efficace. Collaborer étroitement avec le gouvernement risque de compromettre cette indépendance et de rendre le GSTC impuissant à l’égard des abus potentiels du gouvernement.

 

Enfin, les travailleurs pensent aussi que la demande d’augmentations salariales de 80% à 100% semble déconnectée de la réalité économique du pays. La Centrafrique fait face à de graves contraintes budgétaires en raison de l’embargo financier et de la masse salariale déjà élevée. Une telle demande semble irréaliste et pourrait entraîner des conséquences économiques désastreuses.

 

Rappelons que la nouvelle posture du GSTC est une capitulation face au gouvernement, une trahison des travailleurs et une déviation de ses responsabilités fondamentales en tant que syndicat. Les travailleurs méritent un syndicat qui les défend avec détermination et ne cède pas aux pressions politiques. La décision du GSTC de privilégier le dialogue au détriment des manifestations est une déception majeure pour tous ceux qui croyaient en sa capacité à représenter efficacement les travailleurs centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Ambassadeurs de Paix du Mbomou et Haut-Mbomou : Bilan à mi-parcours du Projet “Imatéré” pour la Paix et le Développement

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Ambassadeurs de Paix du Mbomou et Haut-Mbomou : Bilan à mi-parcours du Projet “Imatéré” pour la Paix et le Développement

 

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Des miliciens de la CPC à Niakari, au nord de Bangassou, le 30 janvier 2021
AFP

 

 

 

Bangui, 18 septembre 2023 (CNC) – Dans la ville de Bangassou, des jeunes déterminés venus des préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou se sont réunis pour dresser le bilan à mi-parcours de leurs actions au sein du projet “Imatéré”. Ce projet, initié par l’ONG Invisible Childrens et soutenu par le gouvernement américain, vise à renforcer la paix et à stimuler le développement économique dans la région. Après un an et demi de mise en œuvre, les jeunes ambassadeurs de paix ont fait part de leurs réussites, de leurs défis et de leur engagement envers l’avenir.

 

Le projet “Imatéré” s’étend sur trois ans et englobe 14 localités, dont Bangassou, Bakouma, Pombolo, Zémio, Derbissaka et Démbia. Depuis son lancement officiel, il a enregistré des succès notables grâce à l’engagement sans faille de ses acteurs. Selon Sidiki Kallé, chef du projet, les jeunes ambassadeurs de paix ont joué un rôle crucial dans la sensibilisation à la paix et à la cohésion sociale au sein de leurs communautés.

 

“Ces jeunes ambassadeurs ont reçu une formation essentielle et ont travaillé à promouvoir la paix et la cohésion sociale”, explique Sidiki Kallé. “Nous avons également mis en place des activités liées à l’agriculture, ainsi que des programmes d’alphabétisation pour les groupements locaux.”

 

Larissa Nakilo, coordonnatrice des jeunes ambassadeurs de paix de Bangassou, a partagé son point de vue sur l’impact du projet “Imatéré” dans la ville. Cependant, elle a exprimé des inquiétudes concernant certaines localités du Haut-Mbomou, où la situation demeure préoccupante en raison de tensions persistantes.

 

“Auparavant, nous ne pouvions pas accéder à des endroits comme Tokoyo. Les musulmans ne pouvaient pas se rendre à Malikobangu”, déclare Larissa Nakilo. “Malheureusement, le projet “Imatéré” n’a pas pu être pleinement mis en œuvre dans le Haut-Mbomou en raison des conflits entre les Azandé anikpigbé et les Seleka. Nous appelons les autorités locales à nous soutenir pour que nous puissions œuvrer sur le terrain et comprendre les besoins des communautés locales.”

 

Vianney Bango-Nalé, jeune ambassadeur de paix de Derbissaka dans le Haut-Mbomou, salue également l’impact positif du projet dans sa localité. Cependant, il soulève un défi majeur : le retard dans la mise en œuvre de la formation professionnelle, notamment dans des domaines tels que la maçonnerie, la menuiserie, la couture et la mécanique. De plus, l’accès difficile en raison de routes impraticables entrave les progrès dans certaines régions.

 

Un aspect innovant du projet “Imatéré” est le cinéma mobile, qui offre aux bénéficiaires l’opportunité de se former à la réalisation de films documentaires sur la paix et la cohésion sociale au sein des communautés rurales. Cette initiative créative favorise la diffusion d’idées positives et renforce la sensibilisation à la paix dans la région.

 

Alors que le projet “Imatéré” progresse, les jeunes ambassadeurs de paix restent déterminés à surmonter les obstacles et à œuvrer pour un avenir plus pacifique et prospère dans le Mbomou et le Haut-Mbomou. Ils appellent à une plus grande collaboration avec les autorités locales et à un soutien continu pour garantir le succès de cette initiative vitale pour la région.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Carnot, un joyau terni par l’insalubrité

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Carnot, un joyau terni par l’insalubrité

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Hôpital de Carnot

 

 

 

Bangui, 18  septembre 2023 (CNC) – Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré, est confrontée à un problème croissant d’insalubrité qui préoccupe grandement ses habitants. La ville autrefois considérée comme une perle, est aujourd’hui envahie par de hautes herbes et des tas d’immondices. La mairie locale, en manque de budget approprié pour le ramassage des ordures, se trouve dans l’incapacité de résoudre ce problème pressant. Face à cette situation alarmante, la population appelle à une mobilisation communautaire pour assainir la ville.*

 

Le constat est accablant : à Carnot, les déchets s’accumulent dans les rues, les espaces publics et même aux abords de la gare routière, où un tas d’ordures dégage une odeur nauséabonde. Les quartiers Gounambéré et Charpont ne sont pas épargnés par cette dégradation de l’environnement urbain.

 

Cependant, parmi les résidents de Carnot, il y a des âmes déterminées à agir. Charlotte Ndoyo, par exemple, a initié une action citoyenne visant à résoudre le problème. Elle explique : “Il y a plein de saletés au niveau de la gare routière. Mais ce que nous faisons ici, nous mettons un seau à part et quand on finit de travailler, toute la saleté qu’on a préparée avec le repas, on verse ça dans un seau et à la fin, on dépose ça à la poubelle.” Cette initiative locale est un exemple inspirant de l’engagement des citoyens pour l’assainissement de leur ville.

 

Pourtant, l’impact de l’insalubrité va bien au-delà de l’aspect visuel. Le district sanitaire de Carnot met en garde contre les risques pour la santé des consommateurs associés à la vente d’aliments dans un environnement malsain. L’hôpital de la ville a déjà enregistré plusieurs cas de maladies liées à l’insalubrité. Emmanuel Pngueré, responsable de la communication au district sanitaire de Carno-Gadzi, souligne : “Vous savez, s’il y a des moustiques ou des serpents qui sont dans ces herbes-là, ils peuvent pénétrer dans la maison et mordre quelqu’un, et les conséquences, c’est la mort. Je demande à chaque famille, au chef de groupe ou au chef de village d’éduquer ses administrés pour qu’au moins une fois dans la semaine, ils se lèvent pour couper ces herbes, pour qu’il y ait la propreté dans chaque famille.”

 

Pendant ce temps, les responsables de la municipalité de Carnot n’ont pas encore répondu aux questions soulevées par cette crise d’insalubrité. Néanmoins, ils ont exprimé leur intention de prendre des mesures contre certains citoyens récalcitrants à l’effort de lutte contre l’insalubrité.

 

Les habitants de Carnot sont unis dans leur appel à une mobilisation communautaire pour faire face à ce problème. Janet Jeludon, une résidente de Carnot, sollicite cette mobilisation en déclarant : “Nous constatons que la mairie n’assume plus sa fonction régalienne. Dans le passé, la municipalité tenait les citoyens responsables de la propreté de la ville. C’est pourquoi les gens avaient peur, et ils nettoyaient régulièrement leur environnement. Je demande aux habitants de Carnot d’assainir leurs concessions, car c’est leur famille qui paiera le prix en cas de morsure de serpent, et non les agents de la mairie.”

 

Carnot, qui compte plus de 100 000 habitants, a alloué un budget de 64 millions de francs CFA pour son fonctionnement cette année. Cependant, les services d’assainissement de la ville se retrouvent dans une situation critique en raison du manque de ressources pour le ramassage des ordures. Il est désormais temps que la communauté de Carnot se rassemble pour restaurer la splendeur de cette ville autrefois considérée comme une perle, en éliminant l’insalubrité qui la menace. L’avenir de Carnot dépend de l’action collective de ses habitants pour rendre à leur ville son lustre d’antan.

 

Par Arsène Siri

 

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Campagne de vaccination à Birao : Un espoir pour les réfugiés soudanais face à la poliomyélite et la COVID-19

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Campagne de vaccination à Birao : Un espoir pour les réfugiés soudanais face à la poliomyélite et la COVID-19

 

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Bangui, 18 septembre 2023 (CNC) – À Birao, dans la préfecture de la Vakaga, une lueur d’espoir brille pour les réfugiés soudanais qui ont trouvé refuge sur le site de Korsi. Une campagne de vaccination a été officiellement lancée pour immuniser les enfants contre la poliomyélite, tout en offrant une protection supplémentaire contre la pandémie de COVID-19.

 

Marwa Saïd Moctar, une réfugiée soudanaise, a vécu un moment émotionnel lorsque son enfant a reçu une dose de vaccin contre la poliomyélite. Bien que son enfant ait pleuré, elle a rapidement compris l’importance de cette campagne de vaccination. Elle déclare avec soulagement : “Mes deux enfants ont reçu des doses de vaccins contre la poliomyélite. L’un d’eux a fait de la fièvre, mais ça va maintenant. Il n’y a plus d’inquiétude.”

 

La campagne de vaccination, menée par des agents vaccinateurs comme Marie-Ange Koutou, se déroule sans heurts sur les différents blocs du site réservé aux réfugiés soudanais. Elle explique : “On est sur le bloc 1. On a vacciné 114 enfants de 0 à 59 mois. Il n’y a pas d’obstacle.” Cette campagne apporte un réconfort bien nécessaire aux réfugiés qui ont déjà enduré de nombreuses épreuves.

 

Même si le gouvernement centrafricain a annoncé la fin de la pandémie de COVID-19, la vaccination reste cruciale pour protéger la population vulnérable. Radia Mahamat, une réfugiée soudanaise, se dit ravie d’être vaccinée. Elle raconte : “Je suis au poste de vaccination contre le COVID-19. Je suis très contente d’être vaccinée. Au Soudan, j’étais vaccinée deux fois contre cette pandémie et c’est la troisième fois ici à Birao. Merci beaucoup.”

 

Cependant, la campagne de vaccination n’a pas encore atteint Amdafock, où se trouvent d’autres réfugiés soudanais. Le Dr. Franklin Xavier Basappa, médecin chef du district sanitaire de La Vakaga, identifie deux défis majeurs. Le premier défi est lié aux inondations qui entravent la progression de la campagne, menaçant ainsi son achèvement en temps voulu. Le deuxième défi est l’insécurité, car les équipes de vaccination ont entendu des détonations d’armes en cours de route vers Amdafock.

 

Plus de 1800 réfugiés soudanais ont trouvé refuge depuis plusieurs mois sur le site de Korsi à Birao. Ces hommes, femmes et enfants ont fui leur pays en raison des combats entre deux généraux de l’armée soudanaise. Ils ont récemment reçu la carte des réfugiés après une visite conjointe du gouvernement centrafricain et de la Minusca le 7 septembre dernier.

 

La campagne de vaccination à Birao représente un pas en avant crucial pour protéger la santé de ces réfugiés vulnérables, tout en renforçant la lutte contre la poliomyélite et la COVID-19 dans la région. C’est un témoignage du dévouement des travailleurs de la santé et des agences humanitaires qui travaillent ensemble pour offrir une lueur d’espoir à ceux qui en ont le plus besoin.

 

Par Moïse Banafio

 

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Crise à la Mairie de Bangui : Les employés menacent d’observer une grève à partir du lundi

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Crise à la Mairie de Bangui : Les employés menacent d’observer une grève à partir du lundi

 

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Assemblée générale des employés de la mairie de Bangui. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 17  septembre 2023 (CNC) – La Mairie de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, est actuellement secouée par une menace imminente de grève émanant de son personnel. Cette annonce a été faite lors d’une assemblée générale du personnel tenue vendredi dernier. Les employés de la Mairie expriment leur profond mécontentement face à plusieurs problèmes persistants, dont les arriérés de salaire et le non-versement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

 

L’une des principales revendications du personnel de la Mairie est la titularisation des stagiaires qui ont dévoué plus de deux décennies de service à l’institution municipale. De plus, les employés exigent le paiement des arriérés de salaire correspondant aux mois de novembre 2022 et août 2023. Leur frustration atteint un sommet avec le non-versement des cotisations à la CNSS, ainsi que l’absence de prise en compte des frais médicaux.

 

Diana Zébgore, chef de service de la jeunesse et du sport à la Mairie de Bangui, déclare : “Le lundi marque le début de l’année scolaire. Nous ne savons pas comment inscrire nos enfants à l’école. Ceux qui vivent en locations rencontrent des difficultés pour venir au travail, et ceux qui résident loin de la Mairie éprouvent encore plus de peine. Malgré tout cela, le personnel de la Mairie de Bangui est dévoué à son travail, mais nos droits sont bafoués. Nous appelons le ministre de l’Administration du territoire à trouver rapidement une solution pour nous et à s’adresser au Premier ministre et au chef de l’État.”

 

Thiburs Mbongo, secrétaire général du syndicat des employés de la Mairie de Bangui, explique : “Ils ont exprimé leurs préoccupations concernant les salaires. Il y a donc de nombreux problèmes sociaux à la Mairie de Bangui. En tant que syndicat, nous respectons les procédures légales pour faire valoir nos droits. Nous devons d’abord déposer un préavis de grève et suivre la procédure appropriée.”

 

Cette situation critique survient alors que la Mairie de Bangui traverse une crise de trésorerie. Selon certaines sources, elle aurait déjà épuisé ses recettes communales pour l’année 2023.

Rappelons que le secrétaire général de la Mairie de Bangui avait déjà critiqué la gestion de l’institution par le maire Émile Gros Nakombo.

 

La menace de grève du personnel de la Mairie de Bangui soulève des inquiétudes quant à l’impact potentiel sur les services municipaux essentiels et la vie quotidienne des citoyens de la capitale. Les autorités sont maintenant confrontées à la pression de résoudre ces problèmes de manière satisfaisante pour éviter une perturbation majeure dans le fonctionnement de la Mairie et garantir les droits et la dignité de ses employés.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Investir dans l’Éducation en République Centrafricaine : Le Programme KIX pour un Avenir Brillant

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Investir dans l’Éducation en République Centrafricaine : Le Programme KIX pour un Avenir Brillant

 

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Lycée Étienne Goïmidé d’Ippy. Photo CNC / Moïse Banafio

 

 

Bangui, 17 septembre 2023 (CNC) – L’éducation est un pilier fondamental du développement d’une nation. C’est le chemin vers un avenir meilleur, une société plus éclairée et des opportunités accrues pour tous. En République Centrafricaine, où l’éducation a été confrontée à des défis significatifs, le gouvernement et ses partenaires en développement ont uni leurs forces pour lancer un programme ambitieux qui promet d’apporter un vent de changement dans le secteur éducatif : le Knowledge Innovation Exchange, abrégé KIX, ou « Partage de connaissances et d’innovations ». Ce programme, financé par le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) et mis en œuvre par le Centre de recherche pour le développement international (CRDI), vise à revitaliser l’éducation en République Centrafricaine en favorisant de bonnes pratiques pédagogiques et des politiques éducatives pertinentes et efficaces.

 

Le coordonnateur du programme KIX Centrafrique, David Christian Votto, partage une vision ambitieuse pour l’avenir de l’éducation dans le pays. Il souligne que le système éducatif centrafricain est confronté à trois défis majeurs. Le premier défi concerne les enseignants. Il est essentiel de renforcer leur capacité pour qu’ils puissent offrir une éducation de qualité aux élèves. L’efficacité d’un système éducatif repose largement sur la compétence et la motivation de ses enseignants. En investissant dans la formation et le soutien continu des enseignants, le programme KIX s’engage à élever le niveau de l’enseignement en République Centrafricaine.

Lycée Abdel Kader Djallé de Bria. Credit photo Moïse Banafio/CNC.

 

Le deuxième défi auquel le système éducatif centrafricain est confronté est la baisse de niveau des élèves. Cette réalité préoccupante doit être adressée de manière urgente. En mettant en œuvre des stratégies innovantes et des approches pédagogiques modernes, le programme KIX vise à revitaliser l’intérêt et l’engagement des apprenants. L’objectif est de créer un environnement éducatif stimulant qui incite les élèves à exceller et à atteindre leur plein potentiel.

 

Enfin, David Christian Votto souligne le lien indéniable entre la compétence des enseignants et les résultats scolaires des élèves. Si les enseignants sont bien formés et motivés, les performances académiques s’amélioreront inévitablement. Cela signifie que les investissements dans la formation des enseignants auront un impact direct sur la qualité de l’éducation en République Centrafricaine. Les enseignants compétents sont les architectes de l’avenir, et le programme KIX s’engage à les soutenir dans cette mission cruciale.

 

Ceci dit, le programme KIX représente un espoir lumineux pour l’éducation en République Centrafricaine. Il incarne la vision d’un système éducatif revitalisé, où les enseignants sont compétents, les élèves sont engagés et les résultats scolaires sont excellents. Avec le soutien du Partenariat mondial pour l’éducation (PME) et la mise en œuvre par le Centre de recherche pour le développement international (CRDI), ce programme a le potentiel de transformer le paysage éducatif de la République Centrafricaine et d’ouvrir la voie à un avenir meilleur pour ses citoyens. L’éducation est un investissement essentiel dans le développement à long terme, et le programme KIX montre que la République Centrafricaine est déterminée à investir dans un avenir brillant pour sa jeunesse et pour le pays tout entier.

 

Par Anselme Mbata

 

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Béoko : Un Nouveau Départ pour Soutenir le Parti au Pouvoir MCU et le putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera,

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Béoko : Un Nouveau Départ pour Soutenir le Parti au Pouvoir MCU et le putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera,

 

Timoléon Mbaïkoua et les autres leaders des partis politiques de la plateforme Bé-Oko au siège du parti au pouvoir le MCU dans le 5ème arrondissement de
Timoléon Mbaïkoua et les autres leaders des partis politiques de la plateforme Bé-Oko au siège du parti au pouvoir le MCU dans le 5ème arrondissement de

 

 

 

Bangui, 17  septembre 2023 (CNC) – La plateforme Béoko, fervente partisane des actions menées par le Parti au pouvoir et de Faustin Archange Touadera, entame un nouveau chapitre de son histoire avec la mise en place d’un tout nouveau bureau en ce début de septembre. Cette initiative a été officiellement présentée lors d’un événement organisé au sein du MCU (Mouvement Cœurs Unis), le parti au pouvoir, vendredi dernier. Ce nouveau bureau a pour mission principale de soutenir le MCU lors des élections régionales à venir, marquant ainsi un engagement fort envers la politique et le leadership du président Touadera.

 

Timoléon Mbaïkoua, le nouveau coordonnateur de Béoko, a exposé les objectifs et les défis qui attendent cette plateforme dans les mois à venir. Il a déclaré : « Nous avons deux défis qui nous attendent actuellement. Le premier défi, c’est d’abord de nous rassembler. Vous n’ignorez pas qu’il y a eu quelques dysfonctionnements qui ont amené quelques divisions en notre sein. Aujourd’hui, un nouveau bureau est en place. L’un des objectifs principaux de ce bureau, c’est de rassembler pour que nous soyons uniques, car le chef de l’État a besoin d’un seul bureau. Nous allons le faire, et nos frères qui sont de l’autre côté sont disposés, donc nous sommes dans une espèce de dynamique. »

 

Ce message de réconciliation et d’unité au sein de Béoko semble être l’une des priorités de la nouvelle équipe dirigeante. Il est clair que pour atteindre les objectifs fixés, la coopération et la solidarité sont essentielles.

 

Timoléon Mbaïkoua a ensuite évoqué le deuxième défi qui attend la plateforme, à savoir la préparation des élections municipales et régionales à venir. Après la récente période de référendum, l’heure est venue pour Béoko de se réorganiser rapidement et de s’engager activement dans la préparation de ces élections cruciales. Le coordonnateur a expliqué : « Nous savons que dans les jours à venir, il y aura un grand défi qui concerne les élections municipales et les élections régionales pour élire les maires et élire les conseillers généraux. Nous venons de sortir du référendum. Nous allons reposer certainement un peu, le temps de nous réorganiser parce que c’est une nouvelle équipe, et très rapidement, nous allons prendre en main l’organisation et participer avec le MCU et les autres partis de l’opposition puisqu’il y a l’opposition constructive qui est là. Donc ensemble, nous nous mettons en ordre de bataille pour aller vers cette nouvelle élection qui concerne donc les maires et les conseillers régionaux. »

 

Cette déclaration montre clairement l’engagement de Béoko à travailler en collaboration avec d’autres forces politiques, y compris l’opposition constructive, pour assurer un processus électoral à venir.

 

Rappelons que  la mise en place d’un nouveau bureau au sein de la plateforme Béoko marque un tournant important dans son engagement politique en faveur du MCU et du président putschiste Faustin Archange Touadera . Les défis à relever sont multiples, de la réconciliation interne à la préparation des élections municipales et régionales, mais Béoko semble déterminée à jouer un rôle clé dans le paysage politique de la République centrafricaine, en œuvrant pour le bien-être de ses citoyens et le développement du pays. Les prochains mois seront décisifs, et l’unité et la coopération seront les atouts majeurs de cette entreprise politique.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Des Routes Dangereuses aux Bus Surchargés : Les Défis des Transports à Bangui

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Des Routes Dangereuses aux Bus Surchargés : Les Défis des Transports à Bangui

 

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Taxis en circulation à Bangui. CopyrightDR

 

 

 

Bangui, 17  septembre 2023 (CNC) – Hier, le monde entier a célébré la Journée mondiale du transport public, une initiative visant à mettre en avant des modes de transport efficaces et à encourager les gouvernements à améliorer la mobilité pour tous. Cette journée nous a incités à nous interroger sur l’état des transports urbains dans la capitale de la République Centrafricaine, Bangui.

 

Notre reportage commence à la gare routière du quartier Combattant, dans le huitième arrondissement, où une file de bus attend patiemment des clients. La chaleur est écrasante, et pour tenter d’atténuer la canicule, les receveurs laissent les portes arrière des bus ouvertes. Nous décidons de monter à bord d’un de ces bus, espérant découvrir les conditions dans lesquelles les citoyens de Bangui utilisent les transports publics au quotidien.

 

Dès que les passagers commencent à descendre du bus, nous remarquons que le receveur a du mal à ouvrir la porte. Une passagère, Rosine, exprime son mécontentement : “Comme ce bus, il fait beaucoup trop chaud. En plus de ça, nous sommes entassés. Nous appelons les autorités à surveiller de près les bus en circulation. En principe, nous devrions être à l’aise dans les transports urbains.”

 

Jouba, qui vient de descendre d’un bus en provenance de Bimbo, partage ses préoccupations : “Prenez par exemple un bus de Bimbo pour venir ici, vous devez attendre de 10 à 20 minutes avant de partir. Vous avez l’impression d’être à bord d’un véhicule prêt à vous blesser à tout moment. Les problèmes d’hygiène sont criants. Sans une certaine amélioration, nous devons faire avec ces conditions inconfortables.”

 

De leur côté, les conducteurs et propriétaires de taxis et de bus pointent du doigt l’état lamentable des routes, notamment l’avenue Konjugo. Ils insistent sur la nécessité d’éviter les nids-de-poule, qui représentent un risque constant pour la sécurité des passagers. L’un d’entre eux confie : “Nous devons constamment esquiver ces trous sur la route, ce qui augmente les risques d’accidents. J’ai récemment eu un accident à cause d’une crevasse sur l’avenue. Les routes en mauvais état sont une menace pour tout le monde.”

 

En République Centrafricaine, le secteur des transports urbains demeure principalement entre les mains du secteur privé. Cette situation représente un défi majeur pour le gouvernement, qui doit s’engager à améliorer le système de transport public pour le bien-être de ses citoyens. L’accent doit être mis sur la qualité, la sécurité et l’accessibilité des transports en commun à Bangui.

 

Alors que le monde entier se mobilise pour célébrer la Journée mondiale du transport public, Bangui, comme beaucoup d’autres villes en développement, fait face à des défis majeurs pour garantir des transports urbains adéquats à sa population. Il est temps que les autorités de la RCA prennent des mesures pour répondre aux préoccupations des citoyens et améliorer leur quotidien en matière de mobilité urbaine.

 

Par Anselme Mbata

 

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L’Union des Producteurs Agricoles de Bouar : Une Lueur d’Espoir dans la Lutte contre l’Insécurité Alimentaire

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L’Union des Producteurs Agricoles de Bouar : Une Lueur d’Espoir dans la Lutte contre l’Insécurité Alimentaire

 

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La ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrghtCNC

 

 

 

Bangui, 17 septembre 2023 (CNC) –  Face au défi croissant de l’insécurité alimentaire dans la région de Bouar, des groupements agricoles locaux ont décidé de s’unir pour lutter contre ce fléau. Cette initiative, soutenue par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), vise à renforcer la production agricole et à améliorer les conditions de vie des agriculteurs de la région.

 

Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, située au nord-ouest de la République centrafricaine , est confrontée à des défis importants en matière de sécurité alimentaire. La région dépend largement des importations de denrées alimentaires pour répondre aux besoins de sa population, ce qui la rend vulnérable aux fluctuations des prix sur les marchés mondiaux. Pour faire face à cette situation critique, les agriculteurs locaux ont pris l’initiative de se regrouper au sein de l’Union des Groupements de Producteurs de Semences de Bouar (UJPSB).

 

L’UJPSB, qui regroupe 13 groupements agricoles, bénéficie du soutien du CICR depuis plus de huit ans. Cette union a pour objectif de renforcer la production agricole locale, de lutter contre la pauvreté et de rendre les groupements agricoles plus autonomes. L’implication du CICR a été cruciale pour leur développement, mais les agriculteurs sont conscients que cette aide ne durera pas éternellement. C’est pourquoi ils ont décidé de s’unir afin de prendre en main leur propre destinée.

 

Wilfrid Maurice Badie, président du nouveau bureau de l’UJPSB, exprime clairement leur détermination : « Nous voulons que nos partisans s’adonnent au travail afin que nous puissions produire nos propres semences pour éviter l’importation à l’étranger. Nous sommes désormais en mesure de produire ces semences pour lutter contre la pauvreté dans notre pays. »

 

Le passage à l’autosuffisance alimentaire est un objectif majeur pour ces agriculteurs, qui voient dans la production de semences locales une opportunité de réduire la dépendance aux importations et d’améliorer la sécurité alimentaire de la région. Leur détermination est palpable, et ils sont prêts à relever les défis qui se présentent à eux.

 

Du côté du CICR, Rogasse Yamani-Rudy, ingénieur agronome, explique l’importance de cette initiative : « Ça fait huit ans que nous travaillons avec une bonne partie de ces groupements. Donc nous savons que notre action ne va pas rester éternelle. Donc il est grand temps de les responsabiliser, de les mettre en union pour qu’ils puissent prendre le relève le jour où nous serons en capacité de se retirer. »

 

L’UJPSB a déjà commencé à produire des résultats concrets. Pour cette année, sur les 13 groupements subventionnés par le CICR, seulement 12 ont produit plus de 97 hectares de semences composées de maïs, arachides, miébés et le manioc. Ces réalisations témoignent du potentiel de cette initiative à transformer la vie des agriculteurs de Bouar et à contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire dans la région.

 

L’Union des Producteurs Agricoles de Bouar représente un exemple inspirant de la manière dont les communautés locales peuvent s’unir pour résoudre les problèmes qui les touchent directement. Avec le soutien du CICR et leur propre détermination, ces agriculteurs sont sur la voie de l’autonomie alimentaire, ce qui pourrait avoir un impact positif sur la vie de milliers de personnes dans la région. Il est important de suivre de près l’évolution de cette initiative prometteuse et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité alimentaire à Bouar et au-delà.

 

Par Gervais Lenga

 

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Tentative de coup d’État à Bangui : Faustin Archange Touadéra dans la paranoïa

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Tentative de coup d’État à Bangui : Faustin Archange Touadéra dans la paranoïa

 

Centrafrique.org/de-la-paranoia-a-la-comedie-letat-major-des-armees-centrafricaines-en-spectacle/assis-de-gauche-a-droite-les-generaux-bienvenu-zokoue-dg-de-la-police-general-landry-ulrich-depot-dg-de-la-gendarmerie-et-zephirin-mamadou-chef-detat-major/” rel=”attachment wp-att-63839″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Assis-de-gauche-a-droite-les-generaux-Bienvenu-Zokoue-DG-de-la-police-General-Landry-Ulrich-Depot-DG-de-la-gendarmerie-et-Zephirin-Mamadou-chef-detat-major-450×344.jpg” alt=”Assis de gauche à droite , les généraux Bienvenu Zokoué, DG de la police, General Landry Ulrich Depot, DG de la gendarmerie et Zéphirin Mamadou, chef d’état-major” width=”450″ height=”344″ />
Assis de gauche à droite , les généraux Bienvenu Zokoué, DG de la police, General Landry Ulrich Depot, DG de la gendarmerie et le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’état-major

 

Bangui, 15  septembre 2023 (CNC) – Depuis près d’une semaine, la capitale centrafricaine, Bangui, est en ébullition, secouée par des rumeurs persistantes d’une tentative de coup d’État déjouée par les forces de sécurité présidentielle. Cette situation a plongé le régime dans une atmosphère de paranoïa et de méfiance généralisée. Les rumeurs circulent de bouche à oreille, de quartier en quartier, alimentant la confusion et l’inquiétude parmi la population.

 

Les autorités gouvernementales ont confirmé l’existence de cette tentative de coup d’État, mais les détails restent flous. Qui sont les instigateurs de cette présumée rébellion, et quelles étaient leurs motivations ? Selon le gouvernement, les principaux acteurs de cette tentative ont été appréhendés et détenus à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie à Bangui sans en citer un nom.

 

Cependant, une inspection minutieuse des informations disponibles révèle un fait surprenant : les personnes arrêtées ne sont que quatre en nombre, parmi lesquelles figurent un capitaine, un sergent-chef et des civils. Ces individus se révèlent être des proches de l’ancien président de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet.

La question qui se pose alors est la suivante : peut-on réellement planifier un coup d’État avec seulement quatre personnes ? De plus, lors de leur arrestation, aucune arme n’a été trouvée en leur possession, laissant planer encore plus de doutes sur la crédibilité de cette affaire.

 

Les inquiétudes de la population s’intensifient à mesure que des rapports de mauvais traitements et de violences physiques émergent. La mère d’un des suspects affirme que son fils a été violemment battu, qu’il vomit du sang en permanence et que son état de santé est critique. Cependant, les autorités militaires contestent vigoureusement ces allégations, affirmant qu’aucun acte de torture ou de mauvais traitement n’a été infligé aux détenus.

 

Cette situation soulève des questions sérieuses sur la stabilité et la sécurité en République centrafricaine, obligeant le président français, Emanuel Macron, d’exiger à Touadera lors de sa réception à l’Élysée, d’engager un dialogue inclusif rapidement dans le pays. La population se demande dans quel pays elle vit actuellement, alors que la confiance envers les autorités est ébranlée par cette affaire ambiguë.

 

Il est essentiel que les autorités centrafricaines fournissent des informations transparentes et crédibles sur cette tentative de coup d’État présumée. La confiance de la population envers ses dirigeants et ses institutions dépend en grande partie de la clarté et de la légitimité des informations fournies. La recherche de la vérité et la protection des droits de l’homme doivent être au cœur de cette enquête, afin de restaurer la confiance et de maintenir la stabilité dans le pays.

 

Ceci dit, la République centrafricaine  se trouve à un moment crucial de son histoire, où la vérité et la justice sont essentielles pour éviter une escalade de la tension et pour garantir un avenir pacifique et prospère pour tous ses citoyens.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Marcelin NDASSIRA REMADE,  Un opportuniste au service du chaos avec son association Centrafrique d’abord 

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Marcelin NDASSIRA REMADE,  Un opportuniste au service du chaos avec son association Centrafrique d’abord 

 

Marcelin Ndassira Remade devant le char des mercenaires russes à Bangui lors d'une marche de soutien aux mercenaires russes de Wagner à Bangui
Marcelin Ndassira Remade devant le char des Mercenaires russes à Bangui lors d’une marche de soutien aux mercenaires russes de Wagner à Bangui

 

Bangui, 15  septembre 2023 (CNC) – Marcelin NDASSIRA REMADE, alias le Madiba, un nom qui évoque opportunisme politique, trahison et soutien à des mouvements criminels. Cet individu sulfureux a fait surface dans le paysage politique centrafricain, après un passé d’un homme de courses, en créant l’association “Centrafrique d’abord”, prétendument vouée à soutenir la politique de Faustin Archange Touadera. Cependant, derrière cette façade de soutien, se cache un être dont le passé est entaché de compromissions et de retournements opportunistes.

 

Marcelin NDASSIRA REMADE a un passé politique trouble. Il a été un militant des courses des cadres du parti KNK de l’ancien président François Bozizé lorsque celui-ci était au pouvoir entre 2003 et 2013. C’est l’ancien chef rebelle Abakar Sabone qui l’avait ramené d’Alindao à Bangui. Cependant, dès la chute du régime Bozizé, il a rapidement changé de camp pour rejoindre les rangs de la Seleka, un groupe rebelle qui a renversé le gouvernement en mars 2013. Il s’est affilié au mouvement rebelle de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigé par le chef rebelle Ali Darassa.

 

Pendant son affiliation à l’UPC, Marcelin NDASSIRA REMADE n’a pas seulement été un simple membre. Du lieu de son séjour, France, Marcelin NDASSIRA REMADE se dit le plus intellectuel du groupe . D’après ses propos tenus à l’époque de la gloire de l’UPC, il a participé activement à la prise de décision au sein de ce groupe criminel et c’est son point de vue qui prime. Il est même soupçonné d’avoir joué un rôle dans la décision du groupe d’attaquer le site des déplacés à Alindao, un acte qui a causé des souffrances indicibles à de nombreux Centrafricains innocents.

 

Après la chute du pouvoir de la Seleka en 2014, Marcelin NDASSIRA REMADE a maintenu sa position au sein de l’UPC jusqu’en 2020, date à laquelle il a subitement retourné sa veste pour rejoindre le camp au pouvoir de Faustin Archange Touadera . Il a créé l’association “Centrafrique d’abord” dans le but de montrer un soutien inattendu et désespéré au régime de Touadera. Cependant, il est clair que son passé trouble et ses liens avec des groupes criminels ne peuvent être effacés aussi facilement.

Marcelin NDASSIRA REMADE est également l’un des principaux soutiens des actions des mercenaires russes Wagner en Centrafrique. En se qualifiant d’un panafricaniste, il alimente plusieurs réseaux antifrançais en Centrafrique et dans la sous région par des désinformations.

 

En réalité, Marcelin NDASSIRA REMADE semble être un opportuniste politique prêt à tout pour préserver ses propres intérêts. Sa demande pressante d’expulsion des leaders de l’opposition et de la société civile qui se trouvent en France est un exemple frappant de son manque de respect pour les droits de l’homme et les principes démocratiques. Il semble plus préoccupé par la consolidation du pouvoir de Touadera que par la démocratie et la stabilité en Centrafrique.

 

La cour constitutionnelle a récemment rejeté sa candidature à la députation à Alindao en décembre 2020, ce qui montre que son soutien au régime en place n’est pas aussi solide qu’il voudrait le faire croire. Marcelin NDASSIRA REMADE est un individu dont le passé trouble et les actions opportunistes soulèvent de sérieuses questions sur sa crédibilité et sa sincérité en politique. Il semble être davantage un agent du chaos qu’un véritable défenseur des intérêts du peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le chaos orchestré par Armand Grah, PCA de l’ITHS-RCA, à l’aéroport International de Bangui Mpoko

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Le chaos orchestré par Armand Grah, PCA de l’ITHS-RCA, à l’aéroport International de Bangui Mpoko

 

Centrafrique.org/corruption-gaspillage-et-incompetence-comment-armand-grah-a-plonge-la-societe-international-technology-handling-service-iths-liths-dans-le-chaos/monsieur-armand-grah/” rel=”attachment wp-att-67965″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Armand GRAH, Président du conseil d'administration de la société International Technology Handling Service (ITHS), portant une veste grise avec une cravate raillée sur fond blanc
Monsieur Armand GRAH, Président du conseil d’administration de la société International Technology Handling Service (ITHS),

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 15  septembre 2023 (CNC) –  L’Aéroport International de Bangui Mpoko, autrefois un symbole de fonctionnement ordonné axé sur le professionnalisme, est actuellement le théâtre d’un véritable chaos. Ce désordre, à l’origine, est le fruit d’une série d’actions tumultueuses menées par Armand Grah, le Président du Conseil d’Administration de l’International Technology Service Handling (ITHS), une entreprise d’assistance en escale basée en Côte d’Ivoire. Cette perturbation flagrante des procédures et des règlements établis pour la gestion de l’assistance en escale à l’aéroport a plongé cet établissement vital dans une crise sans précédent.

 

Une des principales sources de ce désordre est la nomination de personnes manifestement non qualifiées à des postes de responsabilité au sein de l’ITHS. Ces individus, inexpérimentés et incapables de maîtriser les tenants et aboutissants des services requis, ont géré l’assistance en escale de manière amateuriste. Ils ont ignoré les textes et les procédures locales établis par l’autorité nationale de l’aviation civile, sous l’influence abusive d’Armand Grah, le PCA de l’ITHS, et avec le soutien du ministre en charge des transports et de l’aviation civile, le chef rebelle Djono Ahaba.

 

Ce qui était autrefois un aéroport international respecté est aujourd’hui comparé à un stand de taxis-motos du quartier KM5. La situation est si grave que les autorités supérieures devraient immédiatement intervenir pour constater la réalité du terrain. L’Aéroport International de Bangui M’poko, au lieu d’être un point d’entrée et de sortie efficient pour les voyageurs, est maintenant le témoin d’un acte de vandalisme sans précédent perpétré par le PCA de l’ITHS, Armand Grah, et le ministre des transports, le chef rebelle Djono Ahaba.

 

Il est essentiel de rappeler que l’avion est traditionnellement considéré comme le moyen de voyage le plus sûr et rapide dans le monde. Cependant, ce que nous observons ici à Bangui dépasse l’entendement. Les dysfonctionnements flagrants et le désordre généralisé à l’aéroport mettent en péril la sécurité des voyageurs et la réputation du pays. Les employés de l’ITHS demandent aux autorités suprêmes à descendre sur le terrain pour constater de leurs propres yeux la situation catastrophique qui prévaut.

 

Il est également important de souligner qu’Armand Grah, le PCA de l’ITHS, a quitté Bangui après un court séjour en début d’année. Cependant, son passage tumultueux a laissé derrière lui un distributeur de faux billets, en la personne du Libanais Tony KAZHEM, qui se prétend être le logisticien de l’ITHS, ainsi qu’un état déplorable de l’ITHS. Cette situation nécessite une enquête approfondie pour que les responsabilités soient établies et que des mesures correctives appropriées soient prises.

 

Rappelons que le désordre et la perturbation causés par Armand Grah, PCA de l’ITHS-RCA, à l’Aéroport International de Bangui Mpoko, sont inacceptables. Il est impératif que des actions immédiates soient entreprises pour rétablir l’ordre, rétablir la confiance des voyageurs et assurer la sécurité de tous ceux qui passent par cet aéroport. La réputation de la nation est en jeu, et il est temps de restaurer la dignité de cet important hub aérien international.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Gestion Obscure à l’ONASPORTS : Le Directeur Général dans la Tourmente

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Gestion Obscure à l’ONASPORTS : Le Directeur Général dans la Tourmente

 

Centrafrique.org/le-ministre-piri-neveu-du-president-de-la-republique-ordonne-le-debranchage-de-lelectricite-au-centre-culturel-missy-momo11/directeur-general-de-lonasport-lidamon/” rel=”attachment wp-att-53108″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon-450×338.jpg” alt=”directeur général de l’ONASPORT , Lidamon” width=”450″ height=”338″ />
directeur général de l’ONASPORT , Lidamon. Photo CNC

 

 

 

Bangui, 15  septembre 2023 (CNC) – Dans un récent communiqué adressé au  Ministre Contrôleur du Secteur Parapublic, les délégués du personnel de l’ONASPORTS ont mis en lumière une gestion calamiteuse de l’Office National des Sports de la République Centrafricaine. Cette dénonciation accablante pointe du doigt le Directeur Général de l’ONASPORTS, Sévérin Lidamon, mettant en évidence une série de manquements et d’abus de pouvoir qui ont sérieusement entravé le développement de l’organisme.

 

Un potentiel inexploité

 

Selon le communiqué, l’ONASPORTS dispose de multiples sources potentielles de revenus, notamment la location de salles de conférence, de bureaux, de panneaux publicitaires, d’espaces pour des événements, et bien plus encore. Si ces ressources étaient correctement exploitées, l’ONASPORTS pourrait générer un chiffre d’affaires mensuel substantiel de 32 000 000 FCFA. Malheureusement, la réalité est bien loin de ces chiffres, car la gestion actuelle a conduit à une utilisation inefficace de ces ressources.

 

Des caisses parallèles et une gestion douteuse

 

Le rapport des délégués du personnel met en évidence un aspect troublant de la gestion de l’ONASPORTS : l’existence de caisses parallèles. Les locations ponctuelles et d’autres activités sont gérées de manière opaque, échappant ainsi au bénéfice de l’ONASPORTS. Malgré la présence d’un arrêté ministériel visant à mettre en place un comité de contrôle des locations ponctuelles, cette mesure n’a pas été mise en œuvre par le Directeur Général, privant ainsi l’ONASPORTS de ressources essentielles.

 

Une expansion incontrôlée du personnel

 

L’expansion exponentielle du personnel de l’ONASPORTS est un autre sujet de préoccupation majeur. L’effectif du personnel a augmenté de 15 %, passant de 52 employés en 2020 à 84 en 2023. Cette croissance a été largement alimentée par les recrutements effectués par le Directeur Général, sans l’accord préalable du Conseil d’Administration ni la conformité aux procédures établies. Cette situation a entraîné une augmentation de la masse salariale, sans pour autant améliorer le fonctionnement de l’ONASPORTS.

 

Des postes cumulés et des contrats opaques

 

Le rapport souligne également le non-respect flagrant des textes et arrêtés ministériels, avec le Directeur Général cumulant de nombreux postes et attributions, en contradiction avec les normes en vigueur. De plus, les contrats de travail semblent être attribués de manière discriminatoire, avec des membres du personnel récent bénéficiant de contrats tandis que d’autres, plus anciens, en sont dépourvus.

 

Une gestion financière opaque et injuste

 

L’ONASPORTS a également été accusé de pratiquer des déductions salariales injustifiées, avec des réductions de salaire allant de 20 % à 50 %. Ces déductions, selon le personnel, sont inexplicables compte tenu du potentiel financier de l’ONASPORTS, qui ne se trouve pas en situation déficitaire.

 

Des revendications ignorées

 

Malgré de nombreuses résolutions du Conseil d’Administration et du Ministère de la Jeunesse et des Sports, le personnel de l’ONASPORTS continue de subir une injustice persistante, sans que les problèmes ne soient résolus. Les délégués du personnel ont donc soumis une série de demandes, appelant à la redynamisation de l’ONASPORTS, à l’application des résolutions ministérielles et à la prise en compte des revendications du personnel.

 

Dans l’attente d’une intervention décisive de la part des autorités compétentes, l’ONASPORTS reste plongé dans une crise de gestion profonde, entravant ainsi sa capacité à remplir sa mission de promotion du sport en République Centrafricaine. La situation exige une action immédiate pour rétablir la transparence, l’équité et l’efficacité dans la gestion de cet office crucial pour le développement du sport national.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Crise de l’eau en Centrafrique : la SODECA au bord du gouffre

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Crise de l’eau en Centrafrique : SODECA au bord du gouffre

 

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 15  septembre 2023 (CNC) –  La République centrafricaine  traverse une crise de l’eau sans précédent, exacerbée par la situation critique de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA). Les employés de cette entreprise vitale pour la population se retrouvent dans une impasse financière, tandis que la qualité et la disponibilité de l’eau potable sont de plus en plus compromises.

 

Depuis plusieurs mois, les travailleurs de la SODECA se battent avec ténacité pour obtenir le paiement de leurs salaires en souffrance. Selon leur témoignage, les retards de paiement s’accumulent, et certains employés n’ont pas touché l’intégralité de leur rémunération. La direction générale de la société nie catégoriquement cette situation, affirmant que les liquidités sont insuffisantes pour régler tous les salaires.

 

Pourtant, des sources internes pointent du doigt des problèmes de mauvaise gestion, de népotisme et de trafic d’influence au sein de l’entreprise. Ces allégations ont semé la défiance parmi le personnel et la population. Le directeur général de la SODECA, Eric Megalos Dima, réfute ces accusations, tout en reconnaissant que la société est en train de rembourser des dettes contractées auprès de cinq banques locales pour survivre financièrement.

 

La crise financière n’est que l’un des maux qui affligent la SODECA. Des problèmes logistiques ont également surgi, avec plusieurs véhicules de service hors service. De plus, les employés déplorent que les fonds prélevés sur leurs salaires pour les allocations familiales ne soient pas reversés à la Caisse nationale des Sécurités sociales, mettant ainsi en danger leur retraite. La direction reconnaît ce dysfonctionnement et affirme avoir signé un moratoire avec la CNSS pour y remédier.

 

La situation atteint un point critique en ce qui concerne l’approvisionnement en eau potable. La SODECA est actuellement incapable de fournir de l’eau potable à l’ensemble de la population de Bangui, la capitale centrafricaine. Les équipements de l’entreprise sont en état de délabrement avancé, et les projets financés par des partenaires tels que le CICR et la Banque mondiale sont en suspens depuis 2020, sans explication claire.

 

De plus, la SODECA peine à percevoir du trésor public ses redevances évaluées à 10 millions de francs CFA par semaine, que l’État est censé lui verser. Cette situation a entraîné une rupture de confiance entre la clientèle et la société, certains clients refusant de payer leurs factures mensuelles en raison du service irrégulier qu’ils ont reçu.

 

Pour certains observateurs du secteur, il est impératif que la SODECA, responsable de la production et de la commercialisation de l’eau potable en République centrafricaine, améliore de toute urgence sa gestion pour assurer un approvisionnement fiable en eau potable à la population. La crise actuelle met en lumière la nécessité d’une réforme profonde au sein de cette entreprise cruciale pour la santé et le bien-être des citoyens centrafricains. La population mérite mieux, et il est temps de faire les changements nécessaires pour éviter une catastrophe humanitaire.

 

Par Anselme Mbata

 

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Opération de démantèlement des barrières illégales se poursuit dans la Nana-Mambéré  

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Opération de démantèlement des barrières illégales se poursuit dans la Nana-Mambéré  

 

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barrière de contrôle mixte des forces de l’ordre à l’entrée de la ville de Bossembélé sur l’axe Bangui. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 15  septembre 2023 (CNC) –  Depuis le mardi dernier, une mission de démantèlement des barrières illégales a été lancée à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, en République centrafricaine. Cette initiative, conduite par le Premier ministre Félix Moloua, vise à supprimer ces obstacles non autorisés afin de permettre une circulation fluide des biens et des personnes le long du corridor Bangui-Béloko.

 

Le Lieutenant-colonel Justin Bilal est à la tête de cette mission déterminée à rétablir l’ordre et à promouvoir la transparence dans la collecte des taxes routières. Il a partagé son point de vue lors d’une récente entrevue.

 

“Le Premier ministre a lancé le vendredi 8 septembre une opération de démantèlement des barrières illégales sur l’axe Bangui-Béloko”, a-t-il déclaré. Cette décision découle d’un besoin urgent de régulariser les points de contrôle sur cette importante voie de transit.

 

La mission a débuté son action en quittant Bangui et en arrivant la nuit à Bouar. Elle a immédiatement entrepris de retirer des barrières illégales qui ne figuraient pas sur la liste officielle des barrières légales, établie et signée par le Président de la République. L’objectif premier est de favoriser la libre circulation des biens et des personnes et de renflouer les coffres de l’État grâce à une collecte de taxes équitable.

 

Le Lieutenant-colonel Bilal a également souligné l’importance de sensibiliser les agents chargés des barrières légales. “Sur les barrières légales, nous avons mis en garde les agents contre la corruption”, a-t-il expliqué. Il a insisté sur le fait que tout argent collecté sous forme de taxes devait être versé dans la caisse de l’État pour servir au développement du pays.

 

Cependant, l’effort de sensibilisation n’est qu’une première étape. La mission prévoit de passer à la répression pour faire respecter la loi. Les agents qui s’adonneraient à des pratiques corrompues risquent de perdre leur emploi. Cette approche vise à garantir que les contrôles routiers restent conformes aux règles établies, tout en contribuant à l’éradication de la corruption.

 

Le Lieutenant-colonel Bilal a conclu en rappelant que cette opération visait avant tout à servir la population en facilitant la mobilité et en veillant à ce que les ressources financières collectées par le gouvernement soient utilisées à bon escient. Elle constitue un pas important vers une gouvernance plus transparente et un développement durable en République centrafricaine.

 

Par Gervais Lenga

 

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La rencontre Macron-Touadera : une controverse sous les feux de la toile

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La rencontre Macron-Touadera : une controverse sous les feux de la toile

 

Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP

 

Bangui, 14  septembre 2023 (CNC) – Le mercredi 13 septembre, une rencontre entre le Président français Emmanuel Macron et son homologue centrafricain désormais putschiste, Faustin Archange Touadera, a secoué les réseaux sociaux, déclenchant une vague de polémiques et de critiques virulentes. Les Centrafricains, dans leur grande majorité, manifestent leur indignation face à cette réunion diplomatique, exprimant leur conviction que Macron est le premier Président français à manquer de fermeté envers les dirigeants antidémocratiques, violeurs de la Constitution de leur pays, autoritaires et les néo-dictateurs africains.

 

Le contexte de cette réunion est chargé de controverses. Faustin Archange Touadera a récemment limogé en toute illégalité, la Présidente de la Cour constitutionnelle, Madame Danièle Darlan, après qu’elle ait rejeté son projet de modification ou de changer la constitution de 2016 à la demande des Mercenaires russes de la société Wagner. Cette modification visait à lui permettre de briguer un troisième, quatrième, cinquième et sixième mandat jusqu’à la porte de sa mort et de transmettre le pouvoir à son fils. Ce qui a suscité des inquiétudes quant au respect de l’État de droit et de la démocratie en République centrafricaine. Touadera a également initié des actions judiciaires contre des opposants, les journalistes, emprisonné des militaires supposément proches de l’opposition et à la solde de la France, et forcé des leaders de la société civile à s’exiler.

 

Pendant ce temps, les États-Unis ont choisi de recevoir et de décorer la limogée de la défense de la démocratie, Madame Danièle Darlan à Washington, montrant ainsi leur soutien envers ceux qui défendent les principes démocratiques et les droits de l’homme. En contraste, Macron, lui, a opté pour une rencontre avec le nouveau dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadera, déclenchant la colère des Centrafricains tant dans les quartiers de Centrafrique, à l’extérieur et sur les médias sociaux. Certains vont jusqu’à accuser Emmanuel Macron de haute trahison et de favoritisme envers la dictature en Afrique, malgré la position de la France en tant que championne de la démocratie dans le monde.

 

Marcelin Ndassira Remade devant le char des mercenaires russes à Bangui lors d'une marche de soutien aux mercenaires russes de Wagner à Bangui
Marcelin Ndassira Remade devant le char des mercenaires russes à Bangui lors d’une marche de soutien aux mercenaires russes de Wagner à Bangui

À l’heure où Emmanuel Macron reçoit Faustin Archange Touadera, une inquiétude profonde se répand chez les opposants politiques, les défenseurs de l’État de droit et la société civile du moment ou, un proche du chef rebelle Ali Darassa, Marcelin Ndassira Remade, devenu un militant de MCU et un fervent défenseur des mercenaires de Wagner, qui réside en France, demande à la ministre des Affaires étrangères dans un communiqué reçu par la Rédaction, d’inscrire à l’ordre du jour de la rencontre: le renvoi sur le territoire français de tous les opposants au régime de Touadera.

Selon Marcelin Ndassira Remade, ceux que le président Macron doit les chasser de la France, sans les citer nommément, les leaders de la CPC, BRDC, les 12 Apôtres ainsi que certains disciples bien connus des Services secrets français qui utilisent ce territoire comme leur base arrière afin de déstabiliser le pays des crimes des mercenaires de Wagner, la Centrafrique, par des désinformations et dénigrements alors qu’il est lui-même l’un des auteurs des désinformations de la France en Centrafrique.

Sur les réseaux sociaux et au sein de groupes WhatsApp, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette rencontre. Certains se demandent si la France, traditionnellement engagée en faveur des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit, a choisi de cautionner le coup d’État constitutionnel de Faustin Archange Touadera,, de légitimer sa dictature, et de l’assister dans sa quête d’un troisième mandat.

 

En privé, de nombreux opposants critiquent sévèrement la position du Président français, la percevant comme une trahison envers les défenseurs de la démocratie et de l’État de droit en Centrafrique. D’autres se demandent si la France pourrait conclure un accord avec Touadera, l’autorisant à rester au pouvoir au-delà des limites démocratiques, abandonnant ainsi les Centrafricains terrorisés par la milice criminelle Wagner.

 

Les critiques fusent de toutes parts. Ce qui ressort de ces réactions en privé, c’est une volonté unanime et résolue de libérer la République centrafricaine de l’emprise de la dictature de Touadera et de l’oppression imposée par les Wagner, même en l’absence du soutien de la France de Macron. L’histoire retiendra peut-être que la France, championne des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit, a choisi de ne pas venir en aide à un peuple centrafricain en danger, laissant ce dernier lutter seul contre le mal incarné par Touadera et les Wagner.

Wait and see.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La tyrannie de l’intimidation : Colonel Patassé frappe encore

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La tyrannie de l’intimidation : Colonel Patassé frappe encore

 

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Le lieutenant-colonel Ange Gabriel PATASSE avec les éléments de sa milice

 

 

Bangui, 14 septembre 2023 (CNC) – Le climat politique en République centrafricaine est depuis longtemps sous le joug d’une instabilité croissante et d’une gouvernance discutable. Dans cette sinistre saga, dans les villes de provinces si c’est pas une attaque meurtrière des rebelles ou des Mercenaires russes d’un autre côté, de l’autre, ce sont des calmes inquiétants qui se lient sur les visages. Tandis que dans la capitale, Bangui, c’est le lieutenant-colonel Gabriel Patassé, mieux connu sous le nom de Colonel Patassé, qui s’est illustré en un symbole de l’autoritarisme et de l’intimidation. Lundi dernier, il a jeté son dévolu sur l’activiste politique centrafricain Fidèle Hintia, également connu sous le sobriquet de Joni le dernier Soldat. Cette confrontation a révélé une fois de plus la véritable nature du colonel Patassé : un individu qui s’accroche au pouvoir et qui n’hésite pas à menacer et à intimider les opposants pour faire taire la dissidence.

 

Le règne de l’impunité

 

Depuis sa nomination en tant que chef du bataillon d’appui sous le régime du Président putschiste Touadera, le lieutenant-colonel Gabriel Patassé a transformé Bangui en une véritable zone de non-droit. Il a agi avec une impunité choquante, semblant croire qu’il était au-dessus des lois et défiant ouvertement tous ceux qui osaient s’opposer au régime de son faiseur de chef, Faustin Archange Touadera. Cette attitude arrogante et irresponsable trahit le mépris total de Patassé envers le peuple centrafricain et ses droits fondamentaux.

 

La menace contre Joni le Dernier soldat

 

Le lundi dernier, le colonel Patassé a choisi Joni le dernier Soldat comme cible de sa dernière attaque verbale. Joni est un activiste politique centrafricain qui n’a cessé de dénoncer la mauvaise gestion du pays par le régime de Touadera sur les réseaux sociaux. Cependant, au lieu de répondre aux critiques de manière constructive, le colonel Patassé a préféré adopter une tactique familière : l’intimidation.

Ce qui est encore plus troublant, c’est que le colonel Patassé et Joni le dernier Soldat ont des liens familiaux. Malgré cela, lors de leur échange téléphonique, le colonel Patassé a laissé de côté tout sens de la famille pour proférer des menaces graves. Il a promis de s’en prendre aux proches de Joni et de le retrouver où qu’il se trouve. Cette menace ne peut être prise à la légère, car elle s’inscrit dans la continuité d’une série d’actions brutales perpétrées par le colonel Patassé contre ses détracteurs.

 

L’hypocrisie de colonel Patassé

 

En ajoutant l’insulte à la menace, le colonel Patassé a également dénigré Joni le dernier Soldat en le qualifiant de vivant comme un clochard, celui qui ne dort dehors toute l’année et qui ne fait que boire au lieu de manger, clochard. Cependant, il semble que le colonel oublie que lui-même vit toujours depuis sa naissance dans la maison familiale, qui est tombée en ruine totale depuis la chute du régime du frère à son père Patassé. Malgré le détournement de centaines de millions de francs CFA d’opérateurs économiques centrafricains, il n’a pas été en mesure de construire sa propre maison mais il ose qualifié Joni d’un clochard. Cette hypocrisie jette une lumière crue sur la véritable nature du colonel Patassé et son absence de légitimité pour juger autrui.

 

Rappelons que la Situation en République centrafricaine est déjà complexe et fragile, et la présence du colonel Patassé en tant qu’acteur ne fait qu’ajouter à cette instabilité. Son comportement arrogant, ses menaces et ses tentatives d’intimidation ne font que souligner le besoin urgent d’un dialogue constructif et d’un respect des droits fondamentaux des citoyens centrafricains. La rédaction de Corbeaunews-Centrafrique continue de surveiller de près l’évolution de cette situation, en espérant que la justice et la démocratie prévaudront finalement sur la tyrannie et l’intimidation.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Nana-Mambéré : Nouvel affrontement entre les rebelles de 3R et les mercenaires de Wagner appuyés par les troupes rwandaises

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Nana-Mambéré : Nouvel affrontement entre les rebelles de 3R et les mercenaires de Wagner appuyés par les troupes rwandaises

 

Centrafrique.org/rca-un-renfort-des-mercenaires-de-wagner-tombe-dans-une-embuscade-au-nord-ouest-quatre-morts/les-combattants-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-abba/” rel=”attachment wp-att-48987″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

 

Bangui, 14 septembre 2023 (CNC) – La préfecture de la Nana-Mambéré, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, est le théâtre d’un nouveau cycle de violences sanglantes opposant les rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), aux mercenaires de Wagner, soutenus par les forces armées centrafricaines (FACA) et les troupes rwandaises du président Paul Kagamé. Depuis quatre jours, cette région est plongée dans le chaos, avec des affrontements brutaux qui secouent la population et la contraignent à fuir.

 

Les tensions ont éclaté suite à l’attaque récente, dimanche dernier, des positions des rebelles de la CPC par les mercenaires de Wagner, appuyés par les forces armées nationales centrafricaines. L’assaut a entraîné la mort d’au moins trois mercenaires de Wagner, ainsi que de nombreux blessés. Cependant, dès le lendemain, les forces gouvernementales, dirigées par les mercenaires de Wagner, ont lancé une nouvelle opération offensive contre les rebelles dans la localité de Nguia-Bouar, cette fois avec un soutien aérien. Malheureusement, cette offensive a également échoué, provoquant la raillerie des rebelles, qui semblent gagner en confiance.

 

Face à ces deux revers, les mercenaires de Wagner ont décidé de réagir avec force. Le mercredi suivant, ils ont lancé une nouvelle attaque contre les rebelles, cette fois avec l’appui des militaires rwandais. Cette offensive a secoué la localité pendant plus de cinq heures, plongeant la population de Nguia-Bouar dans une débandade générale. Les habitants ont fui en masse, laissant leur village derrière eux, d’autant plus que les hélicoptères de Wagner survolent en permanence le village pour soutenir les troupes au sol.

 

Cette escalade de la violence dans la préfecture de la Nana-Mambéré est préoccupante, car elle risque d’aggraver la crise humanitaire déjà grave en République centrafricaine. Les civils sont les premières victimes de ces affrontements répétés, et leur sécurité est gravement compromise.

 

La Situation en République centrafricaine demeure volatile, avec de multiples acteurs et des intérêts divergents en jeu. Une solution pacifique et durable ne peut être atteinte que par le biais de négociations et de la médiation internationale. En attendant, les habitants de la Nana-Mambéré continuent de vivre dans la peur et l’incertitude, pris en otage par des affrontements meurtriers qui semblent ne pas avoir de fin.

 

Par Gervais Lenga

 

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Tensions à Bangui : Vaste Opération d’Arrestation de Militaires Suspects

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Tensions à Bangui : Vaste Opération d’Arrestation de Militaires Suspects

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-un-pion-dangereux-des-wagner-dans-la-chasse-a-loccident-en-afrique-au-profit-de-la-russie/des-militaires-de-larmee-centrafricaines-2/” rel=”attachment wp-att-62065″ data-wpel-link=”internal”>Des militaires de l'armée centrafricaines
Des militaires de l’armée centrafricaines

 

 

Bangui, 14  septembre 2023 (CNC) – La capitale de la République centrafricaine, Bangui, est actuellement le théâtre d’une agitation sans précédent depuis près d’une semaine. Sur ordre du nouveau putschiste de Bangui, Faustin Archange Touadera, une série d’arrestations massives ciblant les membres des Forces Armées Centrafricaines (FACA) soupçonnés d’être affiliés à l’ancien Président de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet, a plongé le pays dans une situation tendue. Cette opération suscite de vives critiques de la part des citoyens centrafricains sur les réseaux sociaux, mettant en lumière les inquiétudes grandissantes quant à la situation politique et sécuritaire du pays.

 

L’une des voix les plus audibles dans cette polémique est celle de M. Douaclé-Ketté Orphée, qui, par le biais de son compte Twitter, a exprimé son inquiétude face à cette série d’arrestations et de tortures infligées aux militaires, anciens militaires et même à des civils. Il pointe du doigt le fait que tous ceux qui sont soupçonnés d’être proches d’Alexandre Ferdinand Nguendet sont systématiquement appréhendés. Il utilise le hashtag #RCA pour attirer l’attention sur la situation et pose la question : “Les années de plomb sont-elles en train de couvrir la #RCA ?”

 

Cette vague d’arrestations massives et les allégations de torture qui l’accompagnent ont suscité un vif débat au sein de la population centrafricaine. De nombreux citoyens s’inquiètent de l’impact de ces actions sur la stabilité du pays, déjà fragilisée par des années de conflits et d’instabilité politique. Les partisans du Président Faustin Archange Touadera soutiennent que ces arrestations sont nécessaires pour maintenir la sécurité nationale et éviter toute tentative de déstabilisation.

 

Cependant, les critiques, comme M. Orphée, estiment que cette répression systématique risque d’exacerber les tensions et de renforcer les divisions au sein de la société centrafricaine. Ils appellent à la transparence dans le traitement des détenus et à un respect strict des droits de l’homme.

 

Le pouvoir du Président Touadera semble se durcir, et cette opération d’arrestation soulève des questions quant à la direction que prend le pays. La République centrafricaine a besoin de stabilité politique et de réconciliation pour se reconstruire après des années de conflits. La situation actuelle suscite des inquiétudes quant à la possibilité d’atteindre cet objectif.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’ombre du ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène plane sur l’arrestation d’Abdoulaye Hissen

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L’ombre du ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène plane sur l’arrestation d’Abdoulaye Hissen

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d'État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

 

 

Bangui, 14 septembre 2023 (CNC) – L’arrestation de l’ancien chef rebelle Abdoulaye Hissen a récemment secoué le paysage politique et sécuritaire centrafricain, suscitant de nombreuses questions et inquiétudes au sein de la population. Alors que cet événement troublant continue de faire les gros titres, l’ombre du ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, plane de manière préoccupante sur le dossier.

 

La République centrafricaine, en proie à des conflits internes depuis de nombreuses années, tente péniblement de se remettre sur la voie de la paix et de la réconciliation. Cependant, les récentes hostilités entre différentes factions de la Seleka ont ravivé une rancune ancienne, celle des Rounga contre les Goula, que l’on croyait depuis longtemps apaisée. Ces affrontements ont entraîné la mort de nombreuses personnes et contraint des milliers de compatriotes à se réfugier dans des camps de déplacés, sapant ainsi les efforts de réconciliation dans le pays.

 

Au cœur de ces tensions se trouvent cinq hommes influents : Gilbert Toumou Déa, chef rebelle du MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE (MLCJ), Nourd Gregaza, Président du PRNC,  Abdoulaye Hissen, chef militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Djono Ahaba, chef du groupe armé RPRC, et Arnaud Djoubaye Abazène, ancien conseiller politique de la rébellion Seleka et actuel ministre de la justice. Malgré les apparences de réconciliation, une profonde rancune persiste entre ces individus, ce qui a conduit à des violents affrontements militaires en 2020.

 

L’arrestation d’Abdoulaye Hissen, un acteur clé de ces récents événements, a suscité des interrogations sur les motivations réelles derrière cette décision. Les circonstances entourant son arrestation soulèvent des questions légitimes quant à la transparence et à l’équité de la justice équitable dans le pays.

 

Lorsque Abdoulaye Hissen a tenté de plaider en faveur de son ami tchadien, arrêté dans un motel à proximité de Bangui, il s’est dirigé vers la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) pour plaider le sort de son ami tchadien. À sa grande surprise, on lui a conseillé de se rendre à l’Office Central de la Répression du Banditisme (OCRB) au centre-ville. Là-bas, après des conversations téléphoniques apparemment décisives, la police a ordonné l’arrestation d’Abdoulaye Hissen, invoquant le ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, comme la source de la décision.

 

Cette démarche soulève de nombreuses questions. Pourquoi le ministre de la justice, qui est l’un des semeurs de troubles dans le pays,  s’implique-t-il dans cette affaire ? Les informations en notre possession suggèrent que lors de la demande de la CPS de récupérer Abdoulaye Hissen, Djoubaye Abazène préfère se cacher et diriger la CPS vers le ministre de la sécurité publique. De plus, les parents de M. Hissen, inquiets et en quête de réponses, ont contacté le ministre Abazène, qui a minimisé l’affaire en la qualifiant de simple problème et en promettant une résolution dès que Faustin Archange Touadera  sera de retour du Gabon.

 

Ces actions et ces déclarations laissent entrevoir un ministre de la justice qui semble jouer un double jeu, détournant la justice à des fins personnelles ou politiques. L’opacité entourant cette affaire et les implications potentielles du ministre Abazène suscitent des inquiétudes légitimes quant à la gouvernance et à l’intégrité du système judiciaire en République centrafricaine.

 

L’affaire de l’arrestation d’Abdoulaye Hissen est loin d’être close, et la population attend avec impatience des réponses claires et une véritable transparence de la part des autorités. La crédibilité du ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, est désormais mise en question, et il est de la plus haute importance que la lumière soit faite sur cette affaire pour rétablir la confiance du peuple envers son gouvernement et son système judiciaire. L’affaire reste à suivre avec une attention particulière.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Scandale au secteur parapublic : les pratiques autoritaires du ministre Roméo GRIBINGUI pour s’enrichir.

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Scandale au secteur parapublic : les pratiques autoritaires du Ministre Roméo GRIBINGUI pour s’enrichir.

 

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Roméo GRIBINGUI Contrôleur Général des Entreprises parapubliques

 

Bangui, 14 septembre 2023 (CNC) – Le secteur parapublic en République Centrafricaine, vache à lait des contrôleurs qui y passent, est  à nouveau secoué par une controverse majeure liée à une pratique peu orthodoxe que son contrôleur général actuellement en poste, Roméo GRIBINGUI a mis en place. Ce dernier est accusé d’intimider et de menacer les directeurs généraux des entreprises et sociétés parapubliques placées sous ses contrôles. Cette attitude autoritaire et contraire à l’éthique soulève de sérieuses questions sur la gouvernance et la transparence dans le secteur.

 

Un rapport de contrôle contesté

 

La saga a débuté le 29 août 2023, lorsque le ministre Roméo GRIBINGUI a adressé une lettre au Directeur Général du Conseil Centrafricain des Chargeurs (CCAC), après une mission de contrôle de gestion à posteriori effectuée en juillet 2023. Dans cette lettre, il a fait savoir au Directeur Général du Conseil Centrafricain des Chargeurs (CCAC) que le contrôle qu’il a diligenté a révélé des “manquements considérables” dans la gestion, l’organisation et le fonctionnement du CCAC, sans fournir de détails précis à l’appui.

 

Des menaces injustifiées

 

Au lieu de suivre des procédures légales et transparentes pour résoudre les problèmes éventuels que le rapport a relevé, Roméo GRIBINGUI, le ministre dans le cabinet d’un ministre, a opté, avec une menace claire mais voilée, pour toute une autre approche de menace susceptible de tomber sous le coup d’un conflit d’intérêt.

Roméo GRIBINGUI, avant de l’orienter vers un autre fournisseur qu’il doit y aller pour acheter désormais, a averti que ces manquements pourraient “remettre en cause les fondamentaux de la bonne gouvernance financière, institutionnelle et de la transparence.” Lesquels fondamentaux? S’interrogent plus directeurs généraux contactés par la Rédaction qui laissent entendre que cette déclaration vague a créé une atmosphère de suspicion et de peur parmi les directeurs généraux du secteur parapublic.

 

Le favoritisme en question

 

Plus préoccupant encore, le Ministre Roméo GRIBINGUI, avant d’instruire fermement le Directeur Général du Conseil Centrafricain des Chargeurs (CCAC) à s’approcher de la Société Force-Multi-Service (FMS), un prestataire de services, comme toutes les autres sociétés en Centrafrique d’ailleurs, afin d’approvisionner sa société, menace que mesures conséquentes vont suivre s’il ne se daigne pas à respecter son instruction.

Cette directive autocratique semble indiquer une préférence pour une entreprise spécifique, ce qui est contraire aux règles d’achats pour une gestion avec transparence et d’équité dans le processus d’achat et de prestations de services.

 

Une attaque à la bonne gouvernance

 

Ces actions du ministre Roméo GRIBINGUI vont à l’encontre des principes fondamentaux de la bonne gouvernance et de la transparence, qui sont essentiels pour garantir une gestion saine et éthique des entreprises et établissements publics. Au lieu de renforcer ces principes, Roméo GRIBINGUI semble les avoir ignorés en faveur d’une approche autoritaire et familière qui va engendre un conflit d’intérêt.

 

Il est impératif que le premier ministre Félix Moloua examine attentivement le comportement du Ministre, Contrôleur Général du Secteur Parapublic, Monsieur Roméo GRIBINGUI, sauf si cette orientation vient de lui. Les menaces et l’intimidation envers les directeurs généraux du secteur parapublic sont inacceptables et ne font que compromettre l’intégrité de la gestion publique. Il est temps de restaurer la confiance dans le secteur parapublic en garantissant une gouvernance transparente, équitable et respectueuse de la loi.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le MLPC-CO menace d’engager une poursuite pénale contre Édouard Koyambonou et Simplice Zingas

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Le MLPC-CO menace d’engager une poursuite pénale contre Édouard Koyambonou et Simplice Zingas

 

Centrafrique.org/la-reaction-ambigue-des-partis-politiques-centristes-face-au-projet-de-nouvelle-constitution-du-president-touadera/leaders-de-lopposition-democratique-constructive-recus-par-le-president-touadera-de-gauche-a-droite-nalke-doroko-chantal-jean-edouard-koyambonou/” rel=”attachment wp-att-64907″ data-wpel-link=”internal”>Les leaders de l'opposition démocratique constructive reçus par le président Touadera De gauche à droite , Nalké Doroko, Chantal Jean-Édouard Koyambonou
Les leaders de l’opposition démocratique constructive reçus par le président Touadera De gauche à droite , Nalké Doroko, Chantal Jean-Édouard Koyambonou

 

 

Bangui, 14  septembre 2023 (CNC) – La faction dissidente du parti MLPC dénommée Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain Courant-Originel (MLPC-CO) a récemment secoué l’union de forces démocratique de l’opposition (UFDO) en annonçant son intention d’engager des poursuites pénales contre Chantal Édouard Koyambonou et Aurélien Simplice Zingas, tous deux membres de l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO). Les accusations portées à l’encontre de ces deux politiciens sont liées à des allégations du détournement et d’abus de confiance, mettant en lumière les tensions internes au sein de l’UFDO.

 

Le MLPC-CO, un mouvement dissident du parti MLPC, qui se dit un parti progressiste qui s’est engagé à rompre avec les pratiques politiques mesquines basées sur la haine tribale et le populisme, a pris la décision en mars 2023 de rejoindre l’UFDO et de soutenir activement le gouvernement de Faustin Archange Touadera. Le point culminant de cette collaboration a été la participation active à la Campagne Référendaire visant à ratifier la nouvelle Constitution très controversée et illégale en juillet 2023. Cependant, les récents événements ont jeté une ombre sur cette coopération politique.

 

Selon la déclaration officielle du MLPC-CO, des dérives ont été observées au sein de l’UFDO, mettant en danger la crédibilité du parti et des valeurs républicaines qu’il défend. Les faits allégués mettent en cause Gabriel Jean Edouard Koyambonou et son soi-disant petit frère Aurélien Simplice Zingas, qui sont accusés d’une conspiration visant à nuire aux droits des autres membres de l’UFDO.

 

Le conflit porte notamment sur la répartition de 40 000 000 de francs CFA remis par le gouvernement pour la campagne référendaire entre les entités politiques affiliées à l’UFDO. Mais la réalité est toute autre chose : l’argent a disparu. Et donc le MLPC-CO exige une restitution équitable de sa part dans cette répartition, sous peine de poursuites pénales pour abus de confiance et détournement de pouvoir. Cette demande soulève des questions quant à la gestion des ressources financières au sein de l’UFDO et suscite des inquiétudes quant à la solidarité au sein de cette plateforme de l’opposition dite constructive.

 

Par ailleurs, le MLPC-CO a également tenu à souligner son engagement continu envers le président de la République, Chef de l’État, dans sa quête du recouvrement total de la souveraineté du peuple centrafricain, perdue lors des accords léoniens de coopération des années 60. De plus, le parti se dit prêt à former des alliances avec le parti au pouvoir en vue des prochaines élections locales et nationales, tout en s’engageant à travailler pour la réconciliation nationale et le désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) dans le pays.

 

Cette affaire suscite l’attention de l’opinion nationale, mettant en lumière les complexités de la politique  du régime et les tensions qui existent au sein de leur propre opposition fabriquée. Les prochaines étapes de cette situation controversée restent à déterminer, mais une chose est certaine : les répercussions de ce différend au sein de l’UFDO auront un impact sur la dynamique politique du régime.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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L’Héritage Prophétique de Maître Crépin Mboli-Goumba : Faustin Archange Touadera et la Morale Publique

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L’Héritage Prophétique de Maître Crépin Mboli-Goumba : Faustin Archange Touadera et la Morale Publique

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

 

Bangui, 14  septembre 2023 (CNC) – Dans son ouvrage “La Nation Centrafricaine et les Récifs”, publié en 2018, l’éminent homme politique Maître Crépin Mboli-Goumba a émis des préoccupations pertinentes et prophétiques concernant la direction politique de la République centrafricaine au cours des dernières décennies. En particulier, son observation acerbe sur le putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera  , partagée dans un extrait du livre, résonne d’une manière troublante avec les événements récents qui ont secoué le pays.

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, un homme qui a consacré sa vie à la politique et au service public en République centrafricaine, n’a jamais hésité à exprimer ses opinions avec éloquence et clarté. Dans son ouvrage, il a prédit que l’histoire se souviendrait de Faustin Archange Touadera, comme le “plus grand fossoyeur de la morale publique”. Cette déclaration audacieuse trouve écho dans les tristes réalités qui ont depuis émergé concernant le règne de Touadera.

 

Le chef de l’État centrafricain, Faustin Archange Touadera, qui a pris ses fonctions en 2016, a vu son mandat marqué par de corruption, de détournement de fonds publics, et de favoritisme. Les critiques lui ont reproché d’avoir favorisé la mafia au détriment du bien-être de la nation. Les ressources nationales ont été dilapidées, les institutions affaiblies, et le tribalisme a été exacerbé sous sa gouvernance. Les Centrafricains ont été témoins de l’érosion des valeurs morales au sein de l’État, un développement que Maître Crépin Mboli-Goumba avait prédit avec une clairvoyance impressionnante.

 

L’impact de la mauvaise gestion de Touadera sur la République centrafricaine a été particulièrement préjudiciable à un moment où le pays avait besoin de stabilité et de développement. La nation a été plongée dans un cycle de violence persistante et d’instabilité politique, ce qui a entravé le progrès et le bien-être du peuple centrafricain.

 

Les paroles de Maître Crépin Mboli-Goumba résonnent aujourd’hui comme un avertissement non seulement sur les conséquences désastreuses de la gouvernance de Touadera, mais aussi sur la nécessité de préserver les valeurs morales et l’intégrité au sein du gouvernement. Son engagement envers la République centrafricaine et son souci de l’avenir du pays étaient indéniables, et son livre, bien que publié avant l’arrivée de la société militaire privée russe Wagner en RCA, continue de servir de guide pour comprendre les enjeux politiques complexes auxquels la nation est confrontée.

 

L’histoire de la République centrafricaine, telle que prévue par Maître Crépin Mboli-Goumba dans son ouvrage, souligne l’importance cruciale de la responsabilité politique et de la préservation des valeurs morales dans la gouvernance d’un pays. Le peuple centrafricain mérite un avenir meilleur, et il incombe à ceux qui sont au pouvoir de travailler pour réaliser cette vision. Le livre de Maître Crépin Mboli-Goumba nous rappelle que la vigilance citoyenne et la recherche de la vérité sont des piliers essentiels pour construire une nation forte et prospère.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La rencontre entre les présidents Touadéra et Macron : un jeu de dupes ou un enjeu politique majeur ?

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La rencontre entre les présidents Touadéra et Macron : un jeu de dupes ou un enjeu politique majeur ?

 

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L’honorable Bertin BÉA du parti KNK. CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, 14  septembre 2023 (CNC) – Dans un communiqué de presse en date du 13 septembre 2023, Monsieur Bertin Bea, Premier Vice-Président du parti politique centrafricain Kwa Na Kwa (KNK), exprime ses préoccupations et interrogations concernant la récente visite officielle du Président de la République centrafricaine, Faustin Archange TOUADÉRA, auprès du Président français, Emmanuel MACRON. Cette rencontre politique, abondamment médiatisée, suscite des questions quant à ses véritables objectifs et aux enjeux sous-jacents qui l’entourent.

 

La Quête d’Objectifs Cachés par le Président MACRON

 

Monsieur Bea commence par se demander ce que le Président français, Emmanuel MACRON, espère accomplir lors de cette rencontre. Il évoque la possibilité que la France cherche à réduire l’influence russe en République centrafricaine (RCA) suite à des événements tels que la décapitation de leaders de la milice Wagner. Il souligne que chaque État poursuit ses intérêts géopolitiques et géostratégiques, mais met en garde contre l’inefficacité de cette approche, car le régime actuel en RCA est profondément lié à la Russie. Il suggère qu’un changement de régime en RCA serait la seule façon de modifier ces relations.

 

Monsieur Bea évoque également la possibilité que le Président TOUADÉRA puisse jouer un double jeu, en laissant espérer à Emmanuel MACRON un retour à des relations apaisées tout en maintenant ses liens avec les autorités russes pour pérenniser son régime. Il souligne que le Président TOUADÉRA n’a aucun intérêt à rompre avec les pays occidentaux, notamment la France, qui continuent de fournir une aide internationale significative.

 

Des Préoccupations Concernant l’Aide Internationale

 

Le communiqué de Monsieur Bea aborde également la question de l’aide internationale en RCA. Il demande que cette aide soit versée directement aux forces vives civiles, contournant ainsi les autorités politiques corrompues. Il insiste sur la nécessité de mettre en place des mesures de contrôle si cela n’est pas possible autrement.

 

Le Président TOUADÉRA en Quête de Reconnaissance Internationale

 

Monsieur Bea se penche ensuite sur les motivations du Président TOUADÉRA dans cette rencontre. Il suggère que TOUADÉRA cherche à obtenir l’approbation des pays occidentaux, en particulier de la France, pour consolider son pouvoir et légitimer sa nouvelle constitution. Il souligne que le Président TOUADÉRA bénéficie de circonstances favorables, notamment le changement d’ambassadeur de France en RCA et la destitution du Président Ali BONGO ONDIMBA au Gabon.

 

L’auteur mentionne également le rôle de médiateur et de “facilitateur” accordé au Président TOUADÉRA par la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) dans les négociations au Gabon, malgré le récent coup d’État constitutionnel en RCA. Il qualifie cette situation d’indécente sur le plan politique, éthique et démocratique.

 

En réalité, Monsieur Bertin Bea exprime des inquiétudes quant aux véritables motivations de la rencontre entre les Présidents TOUADÉRA et MACRON. Il souligne que le régime actuel en RCA, bien que renforcé par l’adoption de la nouvelle constitution, est également affaibli par cette décision controversée. Il exprime l’espoir que le peuple centrafricain et la classe politique prendront conscience des enjeux et réagiront en conséquence.

 

Cette déclaration de Monsieur Bea offre un éclairage perspicace sur les complexités de la politique internationale et des enjeux en cours en République centrafricaine. Elle soulève des questions importantes sur les objectifs des deux présidents et sur les conséquences potentielles de leurs actions pour le peuple centrafricain et la stabilité de la région.

 


Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Dossier spécial : Sani Yalo, une enquête exclusive sur sa véritable identité

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Dossier spécial : Sani Yalo, une enquête exclusive sur sa véritable identité

 

 

Bangui, 13  septembre 2023 (CNC) – L’énigmatique Sani Yalo, surnommé ‘Bélébélé’, a longtemps été un personnage influent dans les coulisses des pouvoirs centrafricains. Dans ce dossier exclusif, plongez dans son passé trouble et découvrez les mystères qui entourent sa vie et ses affaires. Révélation exclusive CNC.

 

Origine

 

Sani Yalo est né le 10 mars 1966 à Bangui. Son papa Mahamat Yalo, était un grand mécanicien et revendeur de pièces détachées dans la rue située derrière le bar ABC au PK5 où se situe la résidence familiale. Sa réputation étant arrivée aux oreilles de Bokassa, celui-ci lui confia la réparation des véhicules officiels. Il se dit d’ailleurs qu’il aurait inventé le terme « dangongo » utilisé pour désigner de vieux véhicules qui servent pour le transport. D’origine tchadienne haoussa, le papa Yalo est arrivé en RCA avant l’indépendance du pays et a eu plusieurs enfants avec 3 femmes.

 

La maman Maimouna Sani qui est elle aussi d’origine tchadienne hadjaraï était une femme d’affaires. Sa principale activité était la vente de viande à l’état-major des armées où elle a fait la rencontre de François Bozizé dont elle était proche.

Quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Copyright2019CNC.
Quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Copyright2019CNC.

 

Scolarité, premières activités.

 

Sani Yalo fréquente l’école primaire du quartier Gbaya Dombia à Bangui puis ensuite, bien qu’issu d’une famille de confession musulmane, poursuit le collège au petit séminaire catholique de Bangassou chez les prêtres avant de retourner à Bangui en 1978, pour brièvement fréquenter le lycée des Martyrs. Il arrête sa scolarité en classe de seconde et bien que plutôt malin, il ne sait en fait pas vraiment écrire, ce qui le place souvent dans une position en situation de dépendance vis-à-vis notamment de ses comptables par exemples ou d’autres acteurs politiques ou économiques plus instruits. Une fois sa scolarité arrêtée, Sani Yalo exerce une activité de boutiquier puis de taxi et de revente des pièces automobiles détachées. Il est alors connu de tous via le surnom de « Bélébélé ».

 

Ascension sociale par le mariage.

 

Sous Kolingba, Sani Yalo se signale en épousant la petite sœur de Jonathan Koué (neveu du Président Kolingba, PDG de Petroca, la société centrafricaine des pétroles). Il va profiter de cette juteuse relation pour obtenir un poste à Petroca et contracter plusieurs crédits auprès de l’Union Bancaire en Afrique centrale (UBAC) qui ne seront jamais remboursés. Sani Yalo s’appropriera progressivement le patrimoine de son épouse.

 

L’affaire Zongo-Oil.

 

Sani Yalo part ensuite en France puis en Afrique du Sud avant de rentrer à Bangui fin 1995 avec l’aide de son ami Dogonendji Bé qui fut Ministre de l’Economie dans le gouvernement de Koyambounou et Directeur Général de Petroca. Il crée alors avec Martial Beti-Marace, ancien chef de cabinet présidentiel, et Dogonendji Bé, l’entreprise Sicotrans dont il devient Directeur Général. C’est via cette structure qu’éclate « l’affaire Zongo Oil » qui a coûté plusieurs milliards de FCFA au Trésor Public Centrafricain.

L’affaire remonte à 1998, lorsque Bangui sert de base d’approvisionnement en carburant pour les soldats tchadiens dépêchés au Congo pour voler au secours du régime du président Laurent-Désiré Kabila. Sani Yalo importe alors du carburant de Douala, hors taxes sans frais de douanes, via une société fictive appelée Zongo–Oil que Sicotrans revend ensuite avec une marge en Centrafrique.

En plus d’enrichir certains cadres du régime, ce montage sert aussi à financer la campagne pour la réélection du Président Patassé en 1999. Ce n’est qu’en mars 2000 que le Premier Ministre Dologuélé est contraint de révéler cette fraude fiscale accusant les dirigeants de Sicotrans et Sani Yalo qui doit fuir au Cameroun après une tentative d’arrestation et la saisie de ses biens par la justice. Après qu’un mandat d’arrêt international ne soit émis contre lui en septembre 2000, Sani Yalo est arrêté au Cameroun en 2002 puis relâché quelques temps après. En janvier 2003, Sani Yalo commanditera l’assassinat de Dologuélé à Brazzaville. S’il n’avait pas été prévenu de ce funeste projet, le Président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) aurait dû être liquidé par des tueurs libériens et sierra-léonais. A la suite de cet incident, de nombreux anglophones furent expulsés par les services de police du Congo.

 

Quartier Km5

 

Intrigues, condamnation et difficultés.

 

Sani Yalo revient à Bangui en mars 2003. Son frère Danzoumi Yalo surnommé colonel « Daz », proche de Bozizé dans la rébellion, devient ensuite « chargé de missions » au Ministère de la Défense et responsable de la sécurité rapprochée de Bozizé. Les deux frères sont emprisonnés de décembre 2003 à mars 2004, accusés (par Abakar Sabone qui les dénonce à Bozizé) de préparer un coup d’Etat avec les « libérateurs » regroupés dans le nord de Bangui qui réclament des compensations financières suite à leur participation au coup d’Etat de mars 2003.

Emprisonné, Sani Yalo fut relâché en mars 2004 et quitte alors la RCA pour la France. Il retourne en Centrafrique en juin 2006 où il est arrêté et envoyé à Bossemptélé. Sani Yalo est alors ramené à Bangui et condamné à huit ans de prison le 4 Août 2006 par le tribunal correctionnel de Bangui pour escroquerie, faux et corruption de fonctionnaires dans l’affaire « Zongo Oil ». Il est également privé de tous ses droits civiques et condamné à verser 4 millions de FCFA de dommages et intérêts à l’Etat centrafricain. Il n’effectuera finalement que six mois de détention avant d’être libéré avec notamment l’intervention de son avocat Mathias Morouba.

Il vit alors à Bangui de la location de ses deux villas (celle située derrière la radio Ndeké Luka – aujourd’hui occupée depuis 2017 par la deuxième femme de Touadéra Tina-Marguerite et l’autre est située derrière l’université de Bangui – revendue fin 2017 à son petit frère Ahmed Dada Yalo) et des transports effectués avec les camions achetés à l’époque de de l’escroquerie Zongo Oil jusqu’à l’arrivée de la Séléka. Son activité de transports est le plus souvent l’occasion d’escroquer ses clients. Quand un commerçant loue un de ses camions, il détourne la plupart du temps une bonne partie de la marchandise. Lorsqu’il décroche un éphémère contrat avec SUCAF en 2010 pour ramener du sucre de Ngakobo à Bangui, il simule un accident et prétend que les villageois ont pillé le chargement pour voler la marchandise…

 

Pillage de particuliers et d’entreprises à l’arrivée des Séléka.

 

A l’arrivée de la Seleka, Sani Yalo leur fera les yeux doux. Danzoumi rejoindra brièvement la Seleka par l’intermédiaire de leur frère Manou Yalo qui a intégré la rébellion armée depuis Bambari. Les frères Yalo profiteront surtout de l’arrivée de la Seleka pour piller en 2013 les biens des dignitaires de Bozizé, comme par exemple celle du député Lengbé et des entreprises Orange Centrafrique et CFAO. Mais en avril 2013, les chefs Seleka soupçonneux arrêtent les frères Yalo. Début août 2013, le parquet du Tribunal de grande instance de Bangui lance un mandat d’arrêt contre Danzoumi pour des faits de pillages sur les sites des entreprises Orange Centrafrique, CFAO Motors et du domicile de M. Marboua « à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA » le 24 mars, date de la prise du pouvoir par la Séléka. Suite à cela, Sani Yalo sort du pays par Zongo et rejoint le Cameroun puis la France en juin 2013.

 

Participation active au mouvement antibalaka.

 

Sani Yalo combat alors la Séléka, d’abord médiatiquement à travers un éphémère mouvement (Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie en Centrafrique), puis en s’impliquant dans le mouvement anti-balaka. A son retour en RCA en 2014, il anime un groupe antibalaka connu sous le nom d’Union démocratique pour la défense de la patrie composé de son frère Danzoumi, d’Alain Hassan Donday, de Anatole Ngaya ou encore de Eugène Barret Ngaikosset.

Ce groupe qui a commis de nombreuses exactions contre des éléments (pour la plupart peuls notamment à Abba et à Carnot jusqu’à leur arrivée dans la capitale) dans l’Ouest du pays réside au motel de Danzoumi aux 36 villas où il s’illustre surtout par des attaques au PK5 et de nombreux braquages dans la zone de l’Assemblée nationale. En ce temps-là, Sani Yalo qui utilise alors pour ses déplacements personnels une vieille Nissan Primera ne vit que grâce aux recettes du motel de son frère, de sa boîte de nuit « Black and White » située en ville (à côté du Zodiaque) et de la vente de l’un de ses camions.

 

Coup de bluff de l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2026.

 

C’est le pasteur Franck Rocard, à qui Sani Yalo sous-loue une partie de sa maison (située derrière l’actuel siège de Vision 4) qui présente Sani Yalo au candidat Faustin-Archange Touadéra après le premier tour de l’élection présidentielle de 2016. Franck Rocard n’a pas vraiment de mal à convaincre Touadéra que Sani Yalo serait une arme qui peut faire très mal à son adversaire Anicet-Georges Dologuélé.

Pour aider Touadéra à qui il ne reste alors que 4 millions de FCFA et qui peine à battre campagne devant les grands moyens de son adversaire, Franck Rocard sollicite aussi l’aide de son ami de Dominique Ngouabi Ossere, fils du feu le Président congolais Marien Ngouabi. Dominique Ngouabi propose de les mettre en relation avec Teodoro Obiang Nguema qui envoie un avion venir chercher Touadéra pour Malabo. C’est alors que Sani Yalo va mentir à Rocard et Touadéra. Il prétend très bien connaître Teodoro Obiang Nguema et inventant de toutes pièces une relation d’affaires (totalement imaginaire) datant de l’époque Patassé.

C’est ainsi que Sani Yalo qui a réussi à parti seul à Malabo avec un Touadéra convaincu que celui-ci était l’ami de Teodoro Obiang Nguema est rentré avec environ 300 millions de FCFA à Bangui. Dès son retour, Sani a immédiatement pris une chambre à l’hôtel Ledger y fixant rendez-vous à Touadéra et son directeur de campagne Simplice Mathieu Sarandji. Ceux-ci qui n’étant pas au courant de la vraie somme ramenée à Bangui par Sani Yalo furent très heureux de récupérer … 100 millions de FCFA que leur remet Sani Yalo ignorant totalement qu’il a conservé pour lui les deux tiers du pactole…

Après l’élection du Président Touadéra, c’est d’ailleurs au pasteur Franck Rocard que le poste de Président du Conseil d’Administration du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) était promis. Hélas pour lui, le jour de la passation de pouvoir au BARC, celui-ci fait un accident de circulation grave duquel il ressort avec un traumatisme crânien et est évacué pour la France aux frais de Sani Yalo… C’est ainsi que Sani Yalo (qui ne possédait alors que trois camions) fut nommé par Touadéra Président du Président du Conseil d’Administration (PCA) du BARC en août 2016. Une manière de reprendre la main sur le BARC qui était alors entre les mains de proches de Dologuélé en positionnant à sa tête son meilleur ennemi.

 

Mainmise sur le secteur des transports.

 

Rappelons que le BARC qui détient le monopole de la régulation du trafic routier sous-régional et gère notamment la gare terminale routière de Bangui est une manne financière très importante pour le régime en place. Dès 2016, Sani Yalo met en place son réseau de proches pour contrôler le BARC et ses juteuses finances… Il nomme ainsi son frère Ousmane Yalo, chef comptable du bureau du BARC de Douala, son ex-conjointe Awa Kille représentante du BARC à Douala, son parent Mahamat Rabiou chef d’agence du BARC à Beloko, (poste frontière sur l’axe routier entre la RCA et le Cameroun) et créé le poste de Directeur Général Adjoint (poste qui n’a jamais existé auparavant au BARC) pour Emilie Kezza dont il est très proche.

De cette manière, Sani Yalo contrôle tout le circuit du transit routier du port de Douala à Bangui et les finances du BARC qu’il peut maquiller à sa guise à base de fausses factures sous couvert d’une comptabilité maquillée. Le DG du BARC qui devrait normalement être responsable sa gestion n’est en réalité qu’un figurant. Toutes les décisions sont en réalité prises par le PCA dont ce n’est normalement pas le rôle.

En sa qualité de PCA, Sani Yalo est de fait signataire sur les comptes du BARC engageant les dépenses de cet organisme parapublic sans aucun contrôle ni aucune justification contrairement aux procédures en vigueur.  Il profite ainsi à sa guise d’une manne financière massive dans la plus totale opacité.

Depuis 2020, Sani Yalo qui est le nouveau président du Groupement des Transporteurs Centrafricains (GTC) incitant la quasi-totalité des commerçants de Bangui à recourir à ses services par le GTC renforçant ainsi sa mainmise sur le secteur des transports. Sani Yalo exploite au maximum le corridor Bangui Douala. La sécurisation des transports Bangui Garoua-Boulaï effectuée par la Minusca et de Wagner est facturée pour chaque camion à 38.000 FCFA à l’aller et 38.000 FCFA au retour. Il y a 2 convois par semaine (les mardis et jeudis). Etant donné qu’il y a entre 130 à 160 camions par convoi, cette taxe rapporte devrait rapporter au Trésor Public au moins 1 milliard de FCFA par an (environ 1,5M€/an) mais la majorité de cette manne est détournée par Sani Yalo via un système de fausses quittances émises par Jean de Dieu Belleka qui gère sa comptabilité.

 

Traque des opposants et rupture du jeu démocratique par une corruption généralisée.

 

Sani Yalo est à la manœuvre pour financer toutes sortes d’actions contre les adversaires politiques de Touadéra. Nous pouvons citer ici quelques exemples retrouvés lors de notre enquête, mais cette liste n’est évidemment pas exhaustive.

En juin 2017, Sani Yalo mandate le sulfureux Joachim Kokaté pour enregistrer à son insu le président de l’URCA Anicet-Georges Dologuélé dans le but de le piéger et de le pousser à déclarer qu’il accepterait de faire un coup d’Etat, sans que celui-ci ne tombe dans le panneau.

Sani Yalo impulse en coulisses la constitution d’une représentation de la diaspora centrafricaine en France à la légitimité discutée : la « Communauté centrafricaine de France » créée le 4 novembre 2017 à Paris, pour contrôler étroitement les membres de la diaspora en France. Pour cela, il mandate le repris de justice Marwan Guinon Aimard élu à la tête de la « Communauté centrafricaine de France. » Guinon Aimard est alors chargé de surveiller certains éléments centrafricains potentiellement dangereux pour le pouvoir de Bangui.

En 2018, Sani Yalo finance et facilite la destitution de Karim Meckassoua, puis l’élection de Laurent Gon Baba pour lui succéder au poste de Président de l’Assemblée nationale. Sani Yalo soutient en sous-main l’enquête qui le vise en mars 2021 pour sa proximité avec la rébellion Coalition des Patriotes pour les Changement (CPC). Aux élections législatives de 2020-2021, il est encore à la manœuvre pour appuyer la candidature de Alhissen Algoni, son adversaire pour le parti MCU et dépose une requête en destitution devant la Cour constitutionnelle contre Meckassoua qu’il accuse d’avoir participé à la création de la rébellion CPC, procédure qui aboutira à sa destitution et à la perte de son immunité parlementaire.

En août 2019, Sani Yalo pousse à la démission Sabi Mandjo le deuxième secrétaire adjoint du parti politique URCA et appuie Sabi Madjo pour que celui-ci œuvre activement au débauchage d’autres cadres du parti URCA.

En 2022, Sani Yalo lance une cabale (publireportages, insultes sur les réseaux sociaux, soutien à des marches de dénonciation etc.) contre Danièle Darlan la présidente de la Cour Constitutionnelle, mise à la retraite d’office alors qu’elle s’oppose à la modification de la constitution impulsée par le parti présidentiel.

En décembre 2020,  Sani soutient son avocat Mathias Morouba qui est porté à la Présidence de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). En sa qualité d’avocat, Morouba a toujours défendu Sani Yalo lorsque celui-ci était en difficulté, notamment lorsqu’il est accusé de complot avec son frère sous Bozizé ou encore dans l’affaire du coup d’Etat manqué en Guinée Équatoriale. C’est lui qui avait d’ailleurs joué les intermédiaires avec son petit frère Ahmed Dada Yalo alors incarcéré au Cameroun en lui demandant de ne pas charger son grand frère Sani.

Le fait que Morouba soit nommé à la tête d’une instance aussi importante que l’ANE montre clairement que le jeu politique est pipé en RCA. Le soir du 4 janvier 2020, lors de la proclamation des résultats des élections présidentielles de 2020, Mathias Morouba commet d’ailleurs une très lourde bourde qui révèle aux yeux de tous les fraudes lors de cette élection : le score du candidat Dologuélé est d’abord annoncé à 31,01% par Mathias Morouba, ce qui porte la somme des scores cumulés à 110%. Il faudra l’intervention du Ministre Henri-Marie Dondra auprès de Mathias Morouba pour quelques temps après la proclamation initiale, le Rapporteur Général ne vienne corriger le score de Dologuélé à 21,01%…

Le score de Touadéra lors de cette élection truquée par des fraudes massives a été largement gonflé tandis que celui de Dologuélé a été diminué pour éviter un second tour qui aurait clairement mis en péril les chances de réélection du sortant… Les négociations ont duré 3 heures pour convaincre les autres membres de l’ANE d’accepter de piquer 10% au candidat Dologuélé pour les rajouter au score de Touadéra et le déclarer vainqueur au premier tour. Les ambassadeurs, la presse et les observateurs étaient déjà installés dans la salle de proclamation et ont rongé leur frein pendant ce temps. L’ambassadrice de l’Union Européenne, Samuela Isopi dont la proximité avec Touadéra était connue de tous, s’était même énervée et avait quitté les lieux. Sani Yalo a finalement investi 350 millions pour obtenir cette position de l’ANE.

Citons aussi le cas des militants du parti MLPC depuis la fin de l’année 2022 menés par l’ancien Premier Vice-Président Jean Edouard Koyambounou et financés par Sani Yalo pour destituer le Président du parti Martin Ziguélé.

 

Affaire du putsch manqué contre Malabo.

 

Le frère de Sani Yalo, Dada Yalo commandant en chef du coup d’état à Malabo

Le 28 décembre 2017, les autorités équato-guinéennes ferment leur frontière avec le Cameroun après l’arrestation par les forces armées camerounaises d’un commando d’une quarantaine d’éléments lourdement armés qui allait passer la frontière pour soutenir un putsch contre Obiang Nguema Mbasogo. Parmi les putschistes se trouve quelques éléments centrafricains dont le petit frère de Sani Ahmed « Dada » Yalo.

En janvier 2018, le ministre de la Sécurité nationale équato-guinéen, Nicolas Obama Nchama est dépêché à Bangui pour complément d’enquête dans cet épineux dossier. En avril 2018, convoqué par la commission spéciale d’enquête mise en place dans ce dossier, le comptable du BARC Igor Rugin Benguéré (aujourd’hui réfugié à Malabo) met en lumière que les fonds pour recruter les mercenaires recrutés en Centrafrique ont transité sur les comptes bancaires du Bureau d’affrètement Routier Centrafricain (BARC) à la Commercial Bank Cameroun (CBC) et Ecobank à Douala au Cameroun. Or, Sani Yalo est signataire en tant que Président du Conseil d’Administration après avoir obtenu pouvoir de signature de la part du contrôleur général des entreprises et offices publics de Arthur Piri, neveu du président Touadéra…

L’enquête démontre que la sœur de Sani Yalo Hawa acoquinée avec deux officiers du contingent Equato-Guinéens lors de ses séjours au motel de Danzoumi des 36 villas a mis en relation les frères Yalo avec les commanditaires de ce putsch. Sani Yalo a rencontré lors de ses déplacements à l’étranger en 2017 le principal instigateur de cette tentative de coup d’Etat Emmanuel Abezo. Sous la responsabilité de Danzoumi, Kiki Yalo procéda au recrutement des Centrafricains ayant participé à cette aventure.

En mai 2018, la Cour de Bata condamne Sani Yalo par contumace et émet un mandat d’arrêt. Malgré cela, Touadéra ne livrera pas son proche conseiller à la justice Équato-Guinéenne. Depuis cette affaire, Sani Yalo ne se déplace plus à l’étranger pour éviter une éventuelle arrestation. Sa seule sortie du territoire centrafricain date du printemps 2021 quand, malade, il est évacué à Kinshasa pour se soigner. Cette sortie exceptionnelle s’explique par sa proximité avec l’agent de renseignements congolais Théo Zambrota et l’ancien conseiller sécurité à la Présidence de RDC François Beya. Aujourd’hui, son petit frère putschiste Ahmed « Dada » Yalo est toujours incarcéré à la prison centrale d’Ebolowa au Cameroun. Sani Yalo l’entretien toujours (ainsi que tous les autres prisonniers) via un financement régulier qu’il envoie par l’intermédiaire de Ousmane Yalo. Sani a trouvé un arrangement avec ses geôliers qui laissent Dada sortir de sa cellule et utiliser son cellulaire. Il est d’ailleurs très souvent connecté sur les réseaux sociaux et téléphone souvent à des amis.

 

Genèse de l’affaire Legder.

 

En septembre 2012, quelques mois après la mort de Mouammar Kadhafi, l’hôtel Ledger Plaza est inauguré par le président François Bozizé, son Premier ministre Touadéra, l’ambassadeur de Libye en RCA et le Directeur général de Laaico Centrafrique. Laaico RCA est la filiale centrafricaine de la Libyan Arab African Investment Co. L’ambassadeur de Lybie qui a joué́ un rôle important dans le financement libyen et la restauration de l’hôtel est alors en bons termes avec Bozizé́, Touadéra et plusieurs ministres influents, dont Fidèle Gouandjika. Cependant, un système de racket des recettes de l’hôtel par les enfants de Bozizé se met rapidement en place.

Le Directeur administratif et financier de Laaico RCA Zeyad Alzarzour Khalifa se rapproche alors de Danzoumi (via Kiki Yalo qui fréquente alors son aide de camp) pour obtenir une protection du Président Bozizé. Danzoumi présente Zeyad à Bozizé avec qui le courant passe bien. Danzoumi protège alors le Ledger et en contrepartie, il y obtient une chambre tandis que Kiki Yalo obtient la sous-traitance de toutes les commandes de boissons pour le compte de l’hôtel depuis Douala.

Le 24 mars 2013, les chefs de la Séléka installent leur QG à l’hôtel Ledger Plaza dès leur arrivée à Bangui et c’est Nourredine Adam qui prend les grandes décisions relatives à l’hôtel Ledger. Au départ de Djotodia en janvier 2014, Danzoumi retrouve progressivement sa place de protecteur de l’hôtel et en juillet 2014, Zeyad est nommé PDG de Laaico RCA. Durant les élections présidentielles de 2015-16, Zeyad mise d’abord sur Dologuélé. Cependant, sentant le vent tourner avant le deuxième tour, il envoie Danzoumi voir Sani Yalo avec une enveloppe de 50 millions de FCFA pour solliciter son soutien. Alors que la guerre civile continue en Libye, les autorités de l’Est et de l’Ouest libyen se disputent le contrôle des établissements de la chaîne Laaico Hotels dont fait partie le Ledger Plaza de Bangui et Zeyad craint d’être remplacé de la tête de Laaico RCA. Si le régime Touadéra accepte de le protéger contre un éventuel remaniement des nouvelles autorités libyennes, Zeyad accepte de soutenir financièrement le régime en place.

Une fois l’accord scellé, il nomme Sani Yalo Président du Conseil d’Administration de Laaico RCA, lui achète un véhicule Mitsubishi Pajero et lui donne 200 millions de FCFA (sur lesquels Sani remet 50 millions de FCFA à Touadéra). Les cadres du régime utilisent alors à leur guise les salles de réunion et chambres de l’hôtel. Pour achever de s’associer à l’influent conseiller Sani Yalo, Zeyad Al-Zarzour verse dès 2017 un montant mensuel de 50 millions de FCFA pour protéger son poste de PDG de la société Laaico RCA, montants versés à Sani Yalo via les sociétés VERTICAL SA et EQUATEUR.

 

L’hôtel Ledger : une manne quasi-illimitée pour Sani Yalo.

 

Hôtel le Ledger Plaza à Bangui

En 2017 et 2018, Hervé Kogboma Yogo (nommé DG de la banque CBCA fin 2017 sur intervention de Sani Yalo), et Mahamat Goni (Directeur du secteur grandes entreprises à la CBCA, chargé de lever des fonds au sein du parti présidentiel MCU, il est en charge de la  gestion de tous les comptes des éléments Wagner en RCA, ainsi que leurs transferts d’argent vers leurs familles), facilitent l’obtention de prêts de la CBCA pour les sociétés VERTICAL SA et EQUATEUR. Grâce aux recettes de l’hôtel, Sani Yalo fait d’importants dépôts sur les comptes bancaires CBCA de ces sociétés par l’intermédiaire de Jean de Dieu Belleka qui gère sa comptabilité et lui sert aussi de prête-nom, ce qui facilite le déblocage d’importants crédits. Sani Yalo qui se sert directement dans les caisses de l’hôtel en fait véritablement sa propriété privée. Ses femmes et lui-même y sont hébergés et il réside dans une chambre qui coûte environ 280.000 FCFA par jour, de 2017 à 2021.

Cette manne du Ledger et des crédits de la CBCA lui permet de mettre sur pied plusieurs entreprises et d’acheter de nombreux terrains (à Ouango, Landja-Mboko, Kami etc.). Grâce à cet argent, il met en place deux petits sites de purification d’eau commercialisée sous la marque « O’Rachida » et dont les bénéfices sont versés sur les comptes de sa société Équateur.

Sani Yalo verse d’ailleurs dans cette eau des potions et du sang humain de sacrifices réalisés pour rendre la population banguissoise qui l’ingurgite docile.

Sani Yalo a aussi installé une brasserie de située à kami vers le mini port de Sao où il a installé les groupes électrogènes dérobés à l’ambassade de Libye. Il a aussi installé une autre usine située derrière le lycée des rapides à Gbangouma qui doit produire tôles, pointes, barres de fer.

A Landja-Mboko, Sani n’hésite pas à faire chasser les autochtones de force avec les militaires sans compensation pour créer un arrondissement et récupérer les terrains de familles entières dans ce secteur où il s’octroie 10 hectares de terrain. Malgré leurs plaintes auprès de Touadéra, ces occupants traditionnels ne seront jamais entendus. Citons aussi la vente illégale de l’immeuble endommagé de 4 étages de l’ONG musulmane AMA situé en face de sa résidence sur l’avenue des martyrs effectuée par Sani Yalo après avoir falsifié les documents de propriété.

Abdoulaye Hissen vs. Hassan Bouba : Les nuances d’une arrestation sous le regard de Touadera

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Abdoulaye Hissen vs. Hassan Bouba : Les nuances d’une arrestation sous le regard de Touadera

 

Centrafrique.org/rca-le-chef-rebelle-abdoulaye-hissen-patron-du-cnds-est-apercu-depuis-plusieurs-semaines-a-lhotel-ledger-plazza-a-bangui/le-chef-rebelle-abdoulaye-hissen/” rel=”attachment wp-att-42513″ data-wpel-link=”internal”>le chef rebelle Abdoulaye Hissen
Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

 

Bangui, 13  septembre 2023 (CNC) – Depuis l’arrestation de l’ancien chef de guerre Abdoulaye Hissen, la question de sa libération fait couler beaucoup d’encre. On évoque la possibilité que Faustin Archange Touadera, à son retour de Libreville, ordonne à ses gardes de le libérer, tout comme il l’avait fait pour un autre chef de guerre, le tchadien Hassan Bouba, qui est actuellement ministre de l’élevage et de la santé animale. Cependant, il est essentiel de comprendre que ces deux cas diffèrent considérablement.

 

Le Tchadien Hassan Bouba, devenu ministre centrafricain de l'Élevage, un des protégés des mercenaires russes de Wagner
Le Tchadien Hassan Bouba, devenu ministre centrafricain de l’Élevage, un des protégés des Mercenaires russes de Wagner

 

Hassan Bouba, un mercenaire tchadien, était autrefois le bras droit du chef rebelle Ali Darassa. Il est depuis longtemps affilié aux mercenaires de Wagner, qui ont joué un rôle crucial dans sa nomination en tant que ministre de la Santé Animale, en dépit de son niveau scolaire médiocre et de son langage parfois peu compréhensible.

Hassan Bouba est principalement responsable du recrutement de jeunes Peuls pour le compte du groupe Wagner. Grâce à lui, des centaines de jeunes Peuls ont été envoyés sur divers fronts de guerre, que ce soit en Ukraine, au Mali ou au Soudan. Avant son décès, Evguéni Prigojine, un acteur clé de Wagner, entretenait des relations directes avec Hassan Bouba plutôt qu’avec le Premier ministre. Même à Bangui, l’ambassadeur de la Russie en RCA maintenait un contact permanent avec Hassan Bouba. Il est considéré par certains membres du gouvernement comme étant plus influent que le Premier ministre Félix Moloua. Notons également que les trolls de Wagner et leur service de communication en RCA n’ont cessé de louer Hassan Bouba.

 

En revanche, Abdoulaye Hissen, bien qu’il ait récemment rallié Touadera, ne collabore pas avec le groupe Wagner. Cette distinction est cruciale. Hissen préserve son indépendance et son esprit critique.

 

Il convient de noter que Hassan Bouba a été arrêté à son bureau par la Cour pénale spéciale, tandis qu’Abdoulaye Hissen a été appréhendé par la Compagnie nationale de sécurité (CNS) sur ordre du directeur général de la police, avant que la Cour pénale spéciale n’intervienne pour demander sa remise. Ces différences dans les circonstances de leur arrestation sont significatives.

 

Pour illustrer davantage cette distinction, après l’arrestation de Hassan Bouba, des jeunes du quartier Boy-Rabe ont été manipulés par Wagner pour manifester en demandant sa libération. En revanche, pour Abdoulaye Hissen, rien de tel ne s’est produit. Cela démontre que Hassan Bouba ne jouit pas du même niveau d’influence que le chef du CNDS, Abdoulaye Hissen. En réalité, ce dernier a été abandonné par Faustin Archange Touadera dès son arrestation. De nombreuses personnes avaient espéré que le président ferait des efforts pour obtenir sa libération, mais il semble que cela ne soit pas le cas, et ces espoirs sont vains.

 

Il est impératif de distinguer entre Hassan Bouba et Abdoulaye Hissen. Les deux hommes ont des antécédents et des relations très différents, ce qui explique les réactions divergentes à leurs arrestations. Faustin Archange Touadera a fait clairement son choix en soutenant Hassan Bouba et en laissant Abdoulaye Hissen à son sort.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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NGAMANA Évariste : une ascension dangereuse dans la politique centrafricaine

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NGAMANA Évariste : une ascension dangereuse dans la politique centrafricaine

 

L'honorable Évariste Ngamana
L’honorable Évariste Ngamana

 

Bangui, 13 septembre 2023 (CNC) – Dans le paysage politique de la République centrafricaine, une nouvelle figure émerge avec fracas, semant la controverse et la discorde au sein de l’Assemblée nationale. NGAMANA Évariste, à la suite du Président TOUADERA, se proclame avec arrogance comme la prochaine grande force politique du pays. Ses déclarations fracassantes et ses actes indignes suscitent un débat intense sur l’avenir de la nation.

 

Après l’adoption d’une nouvelle constitution Touadera, NGAMANA Évariste a déclaré avec audace : “après le vote de la constitution, je dois régler des comptes.” Cette déclaration ne peut être interprétée que comme une menace voilée à l’égard de ses collègues parlementaires. Ce ton inquiétant annonce une période tumultueuse pour la politique centrafricaine.

 

Les événements récents ont mis en lumière l’approche brutale de NGAMANA Évariste envers ses adversaires politiques. Lorsqu’il a été exposé par le député de la Nation Vivien GABA, il n’a pas hésité à déployer ses alliés pour humilier et insulter ses collègues députés. La façon dont il a manipulé ses “chiens de garde” préférés, notamment le sulfureux Euloge Doctrouvé Koï et le brigand Yapendé Francis, pour s’en prendre aux députés en dit long sur sa méthode de gouvernance.

 

Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est que ces agissements se déroulent sous le regard impassible du chef de l’État, le putschiste, Faustin Archange Touadera. Il semble que ce dernier ait décidé de laisser NGAMANA faire ce qu’ils veulent du pays, au mépris de l’ordre constitutionnel et de la démocratie déjà enterrés. Aucun député n’est à l’abri de ces attaques, qu’il s’agisse de Massikini, Makango, Epaye, Ndombe, Dondra, Vivien Gaba, Nali, Sarandji, Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Dengbè, Mezdio, Djillah, Follo, Limbio, et bien d’autres encore.

 

Le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji est devenu un simple marchepied pour NGAMANA, qui n’hésite pas à l’humilier quotidiennement. Même l’ancien Premier ministre Henri Marie Dondra, depuis sa démission, est devenu la cible constante du régime. Le président du MLPC Martin Ziguelé subit également les foudres de NGAMANA, qui semble vouloir effacer déjà son existence sur la scène politique centrafricaine. Anicet Georges Dologuelé, quant à lui, est déjà rejeté, entièrement banni et fait l’objet de persécutions selon les dires de NGAMANA. Les conséquences de ces agissements sont graves, et Charles Doubane en fait les frais.

 

Outre les atteintes à la dignité de ses collègues, NGAMANA semble s’attaquer aux ressources de l’Assemblée nationale, les dilapidant à sa guise. Ses propres frères députés de la MAMBERE KADEÏ ne sont pas épargnés par les abus de son nouveau pouvoir. Il envisage même de créer une entité appelée le “Grand Ouest” pour faire pression sur le président TOUADERA. La République de NGAMANA et TOUADERA est en marche, mais cette marche semble être une descente dangereuse vers l’autoritarisme.

 

La nouvelle constitution, taillée sur mesure, a créé une catégorisation inquiétante des Centrafricains, les divisant entre ceux qui peuvent voter et ceux qui n’ont pas le droit d’occuper certaines fonctions, voire de voter. Les députés sans baccalauréat sont relégués au rang de sous-Centrafricains, une discrimination intolérable. De plus, les propos discriminatoires envers la communauté musulmane ne font que renforcer cette division.

 

Dans l’ensemble, NGAMANA Évariste apparaît comme un opportuniste sans scrupules, prêt à tout pour parvenir au pouvoir. Ses ambitions déclarées de devenir président de l’Assemblée nationale, Premier ministre ou même vice-président suscitent de vives inquiétudes quant à l’avenir de la République centrafricaine.

 

Alors que la nation se trouve à un moment crucial de son histoire, il est impératif que les acteurs politiques fassent preuve de responsabilité et de respect envers les institutions démocratiques. Les abus de pouvoir et les actes de division ne font que précipiter le déclin de notre pays. La République centrafricaine mérite mieux que cela.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Henri-Pierre Assangou à la barre : l’homme qui peut sauver ou noyer le parti RDC

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Henri-Pierre Assangou à la barre : l’homme qui peut sauver ou noyer le parti RDC

 

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Carnavale des militantes et militants du parti RDC après la fin de la cérémonie de leur cinquième congrès ordinaire le 24 octobre 2020.

 

Bangui, 13  septembre 2023 (CNC) – La politique en République centrafricaine a été le théâtre de nombreuses turbulences ces dernières années. Au cœur de cette tempête politique se trouve le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), un parti qui, à un moment donné, semblait divisé et en perte de repères. Cependant, une récente décision judiciaire semble annoncer un nouveau chapitre pour ce parti emblématique.

 

Le 23 août dernier, la Cour de cassation a émis un arrêt qui reconnaît Henri-Pierre Assangou comme le responsable du bureau provisoire du parti RDC. Cette décision, saluée par certains comme une lueur d’espoir, est perçue comme une opportunité pour le parti de retrouver son unité et de se réinventer pour les défis à venir.

 

Henri-Pierre Assangou, le président provisoire du parti RDC, a exprimé son optimisme face à cette décision judiciaire. Il a déclaré lors d’une conférence de presse à Bangui : “A travers cette décision, le RDC va retrouver son unité et ensemble nous allons devoir préparer le congrès et tous les militants sauront quel est celui qui veut ou celui qui ne veut pas.” Il a également souligné l’importance de l’unité au sein du parti, appelant à un rapprochement avec les membres du parti qui étaient auparavant en désaccord.

 

Cependant, le RDC a connu des périodes tumultueuses depuis le décès de son fondateur, l’ancien feu président André Kolingba, et de son successeur, son fils le feu Désiré Kolingba. Certaines critiques ont émergé, remettant en question la direction du parti et son orientation idéologique. Il est devenu évident pour de nombreux observateurs que le RDC avait perdu sa vision morale et politique, se repliant sur des considérations ethniques. Cette crise d’identité a suscité des doutes quant à la pertinence continue du parti sur la scène politique centrafricaine.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Actuellement, seuls quatre députés du RDC siègent à l’Assemblée nationale. Trois d’entre eux ont rejoint la majorité présidentielle, tandis qu’un autre est dans l’opposition au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC). Cette fragmentation politique reflète la profonde division qui a prévalu au sein du parti ces dernières années.

 

Néanmoins, l’annonce d’un congrès prévu pour le 5 décembre prochain offre une opportunité en or pour le RDC. Il s’agit d’une occasion de faire table rase du passé et de forger une nouvelle vision politique qui puisse répondre aux besoins et aux aspirations du peuple centrafricain. Il est temps pour le parti de se réinventer, de définir une idéologie claire et de travailler pour le bien de la nation, au-delà des divisions partisanes.

 

La réconciliation au sein du RDC ne sera pas facile, mais elle est nécessaire pour que le parti puisse jouer un rôle constructif dans la vie politique de la République centrafricaine. Henri-Pierre Assangou a ouvert la voie en tendant la main à ses collègues du parti. Il a affirmé : “J’ai demandé que nous puissions nous retrouver. Après cette rencontre, cette assemblée générale, la semaine prochaine je souhaiterais que nous nous rencontrions tous. J’ai fait la proposition libre à eux d’accepter ou de ne pas accepter.”

 

L’avenir du RDC est en jeu, et il est maintenant entre les mains de ses membres et de ses dirigeants de décider s’ils veulent réellement retrouver leur unité et proposer une vision politique viable pour l’avenir de la République centrafricaine. La décision de la Cour de cassation peut être considérée comme une opportunité pour le RDC de renouveler son engagement envers la démocratie et de contribuer à la construction d’une nation plus stable et prospère. Le peuple centrafricain attend avec impatience de voir comment le RDC répondra à cet appel à l’unité et à la réconciliation.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’insécurité persistante dans le Bamingui-Bangoran : un soldat tué dans une attaque armée à Niameyré

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L’insécurité persistante dans le Bamingui-Bangoran : un soldat tué dans une attaque armée à Niameyré

 

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Bangui, 13  septembre 2023 (CNC) – L’insécurité demeure une préoccupation constante dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord-est de la République centrafricaine. Cette fois-ci, c’est un élément des Forces armées centrafricaines (FAKA) qui a perdu la vie lors d’une attaque perpétrée par des hommes armés à Niameyré, un village situé à 115 kilomètres de Ndélé. L’incident s’est déroulé tôt lundi matin, mettant en lumière les défis sécuritaires auxquels la région est confrontée.

 

L’attaque à Niameyré :

 

L’attaque a été perpétrée par un groupe d’assaillants armés qui ont pris d’assaut le village de Niameyré. Selon les témoignages locaux, les assaillants se sont retirés après leur attaque, laissant la localité sous le contrôle des militaires centrafricains. Malheureusement, cette attaque a coûté la vie à un caporal de l’armée nationale, tandis que du côté des assaillants, aucun décès n’a été signalé jusqu’à présent. Heureusement, aucun civil n’a été touché lors de cette attaque.

 

La situation sécuritaire dans la région :

 

La région du Bamingui-Bangoran est depuis longtemps le théâtre de violences et d’instabilité. Outre les groupes armés identifiés tels que la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), des bandits non identifiés opèrent également dans la région, semant la terreur parmi les habitants. Les attaques sporadiques, comme celle survenue à Niameyré, sont devenues monnaie courante, créant un climat d’insécurité persistant.

 

Appel à renforcer la sécurité :

 

Face à cette situation alarmante, le préfet par intérim de Bamingui-Bangoran, Jean Gilbert Gbangoudou, a lancé un appel pressant aux autorités. Il demande l’augmentation de l’effectif des FAKA dans la région, ainsi que des moyens logistiques adéquats pour sécuriser les frontières. Il souligne que la présence de groupes armés et de bandits non identifiés dans la brousse continue de représenter une menace sérieuse pour la population locale.

 

Notons que l’attaque à Niameyré rappelle la nécessité urgente de renforcer la sécurité dans le Bamingui-Bangoran et de protéger les citoyens contre les attaques armées récurrentes.

Par Moïse Banafio

 

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Le calvaire des étudiants centrafricains au Maroc : quand l’éducation devient un fardeau pour le gouvernement

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Le calvaire des étudiants centrafricains au Maroc : quand l’éducation devient un fardeau pour le gouvernement

 

Centrafrique.org/communique-de-lambassade-de-la-republique-centrafricaine-en-tunisie-soutien-a-la-communaute-face-a-la-crise-migratoire/quelques-etudiants-centrafricains-au-maroc/” rel=”attachment wp-att-61127″ data-wpel-link=”internal”>quelques étudiants centrafricains au Maroc
quelques étudiants centrafricains au Maroc

 

 

 

Bangui, 13  septembre 2023 (CNC) – Depuis 2021, un groupe d’étudiants centrafricains au Maroc vit un véritable cauchemar. Loin de leur pays d’origine, ils se retrouvent pris au piège d’une situation financière précaire, suite à la suspension de leur bourse complémentaire par les autorités centrafricaines. Cette décision a laissé ces jeunes chercheurs d’avenir dans une impasse, avec des conséquences graves sur leur éducation et leur qualité de vie.

 

Lorsqu’ils sont venus au Maroc dans le cadre de la formation professionnelle de l’Office de la formation professionnelle et promotion du travail (OFPPT) pour l’année académique 2020-2021, ces étudiants centrafricains étaient pleins d’espoir et de détermination. Cependant, la réalité sur le terrain s’est rapidement révélée bien différente de leurs attentes.

 

Le principal problème auquel ces étudiants font face est le manque de financement adéquat pour subvenir à leurs besoins de base. La bourse mensuelle accordée par le Royaume du Maroc, bien que louable, s’avère insuffisante pour couvrir les frais inhérents à leurs études et à leur vie quotidienne à l’étranger. Il est important de noter que cette bourse ne couvre que les dépenses courantes, laissant de côté les coûts d’hébergement et les frais de scolarité.

 

Conformément à l’accord initial qui a permis à ces étudiants de venir étudier au Maroc, il était prévu que les autorités centrafricaines complètent la bourse versée par le Royaume du Maroc en prenant en charge les frais d’hébergement et d’études. Malheureusement, depuis plus de deux ans, ces étudiants n’ont pas reçu le soutien financier promis par leur propre gouvernement.

 

Lorsque le CNC a contacté certains de ces étudiants centrafricains au Maroc pour recueillir leur témoignage, ils ont pointé du doigt monsieur Ngana, le directeur général des bourses et stages, comme étant l’auteur de cette injustice. Non seulement il a bloqué le versement de leur bourse, mais il a également entravé le remboursement de leurs frais de transport. Beaucoup d’entre eux avaient initialement financé leur billet d’avion avec l’aide de leurs parents, et le remboursement de ces frais est devenu un véritable casse-tête à cause de l’attitude du directeur général des bourses.

 

La situation actuelle est devenue insupportable pour la majorité de ces étudiants, dont les parents n’ont pas les moyens de leur venir en aide. Ils se sentent abandonnés par leur propre pays et sont poussés à lancer un appel au Président de la République, monsieur Faustin Archange Touadera , au gouvernement centrafricain et à la société civile.

 

Cette situation est à la fois déchirante et inacceptable. L’éducation devrait être une priorité pour tout gouvernement, et l’abandon de ces étudiants par les autorités centrafricaines est une trahison envers la jeunesse et l’avenir de la nation. Il est impératif que des mesures immédiates soient prises pour remédier à cette situation critique. Les étudiants méritent non seulement une éducation de qualité, mais aussi le soutien de leur propre gouvernement pour poursuivre leurs rêves et contribuer au développement de la République centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Les retards budgétaires, une habitude bien ancrée

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Les retards budgétaires, une habitude bien ancrée

 

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Hervé Ndoba

 

 

Bangui, 13  septembre 2023 (CNC) – Les travaux du projet de loi des finances 2024 ont débuté à Bangui, capitale de la République centrafricaine  , mais le mot clé ici semble être “retard”. Alors que l’État centrafricain devrait, comme chaque année, estimer ses recettes et dépenses pour l’année suivante, il est inquiétant de constater que l’élaboration de ce budget accuse déjà un retard.

 

Le projet de loi des finances, censé être une pierre angulaire de la planification budgétaire, est élaboré conjointement par le ministère des Finances et celui du Plan et de l’Économie. Cependant, il semblerait que cette collaboration n’ait pas réussi à garantir que le budget soit prêt en temps voulu. Les raisons de ce retard demeurent floues, mais cela soulève des questions sur la gestion efficace des ressources publiques en Centrafrique.

 

Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget, a exposé les priorités du gouvernement pour le budget 2024. La défense et la sécurité sont en tête de liste, ce qui n’est guère surprenant étant donné les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté. Les infrastructures routières, l’agriculture et la santé sont également mises en avant. Cependant, ces priorités demeurent un vœu pieux tant que le budget n’est pas approuvé et mis en œuvre de manière efficace.

 

Le retard dans l’élaboration du budget est attribué en partie à l’élaboration de la loi des finances rectificatives 2023. Alors que le ministère des Finances promet de rattraper une partie du temps perdu, il est difficile de ne pas être sceptique quant à la capacité du gouvernement à respecter les délais.

 

Le calendrier budgétaire est un facteur crucial dans la planification financière d’un pays, et le fait que la Centrafrique semble rencontrer des difficultés récurrentes à cet égard est préoccupant. Alors que les conférences budgétaires unifiées sont sur le point de commencer, il est inquiétant de constater que certains départements n’ont toujours pas déposé leur avant-projet de budget. Cela témoigne d’un manque de coordination et de responsabilité qui ne devrait pas être toléré.

 

Enfin, il est important de noter que ce ne serait pas la première fois que le projet de loi des finances arrive en retard à l’Assemblée nationale. Si cela se produit cette année encore, cela marquerait la troisième année consécutive de retard. Cela soulève des questions sur la capacité du gouvernement à respecter ses propres échéances et à gérer efficacement les ressources publiques.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le Débat sur la nouvelle Constitution de Touadera  : Bertin Béa, Vice-Président du KNK, Dénonce l’Opacité et l’Illégalité

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Le Débat sur la nouvelle Constitution de Touadera  : Bertin Béa, Vice-Président du KNK, Dénonce l’Opacité et l’Illégalité

 

Centrafrique.org/Centrafrique-touadera-sera-mis-en-accusation-bientot-par-le-parti-knk/le-premier-secretaire-du-parti-knk-bertin-bea-sadressant-a-la-foule-au-meeting-de-koudoukou-le-samedi-30-novembre-2019-cnc/” rel=”attachment wp-att-34531″ data-wpel-link=”internal”>Bertin Béa s'adressant à la foule au meeting de Koudoukou le samedi 30 novembre 2019 à Bangui
Le Premier Sécrétaire général du KNK Bertin BÉA s’adressant à la foule au meeting de Koudoukou, dans le troisième arrondissement de Bangui, le 30 novembre 2019. Crédit photo : Cédric Wa-Gomba / CNC.

 

 

 

Bangui, 13 septembre 2023 (CNC) – Dans un communiqué de presse percutant publié ce mardi 12 septembre, Monsieur Bertin Béa, Premier Vice-Président du parti politique centrafricain Kwa Na Kwa (KNK), ancien ministre et député de la République centrafricaine, a vivement réagi aux récentes discussions autour de la constitution centrafricaine. Le débat du 9 septembre 2023, opposant Messieurs Ben Wilson NGASSAN et Yannick Olivier NAMBÉLÉ, a mis en lumière les préoccupations de Monsieur Béa concernant la non-disponibilité de la version promulguée de la constitution et le retard dans sa publication publique.

 

Dans un style professionnel, Monsieur Béa a émis des critiques sévères à l’encontre de Monsieur NAMBÉLÉ, qualifiant ses arguments de “lunaires” et relevant une totale mauvaise foi. Il a souligné que la question de la constitution va au-delà d’un simple débat juridique, devenant une question politique cruciale. Il a interpellé la société centrafricaine sur le choix entre une société politique régie par des principes démocratiques reconnus universellement et une société sans règles ni lois.

 

Pour Monsieur NAMBÉLÉ, le boycott d’un référendum jugé illégal est antirépublicain, une assertion que Monsieur Béa a réfutée vigoureusement. Il a accusé les autorités actuelles de non-respect des principes démocratiques et constitutionnels, insistant sur l’importance du respect des principes de droit pour une société politique démocratique.

 

Monsieur Béa a souligné l’illégalité des amendements apportés à la Loi fondamentale en cours de campagne référendaire, soulignant que le retard dans la publication publique de la constitution promulguée est inacceptable. Il a rappelé que la mise à disposition publique de la constitution est un devoir politique fondamental d’un pouvoir démocratique et républicain.

 

Il a également critiqué l’idée que les citoyens devraient payer pour accéder à la constitution, qualifiant cette pratique d’aberration. Enfin, Monsieur Béa a remis en question les retards techniques de publication, les qualifiant d’”enfumage” et soulignant les divisions au sein de la majorité présidentielle actuelle.

 

En un mot, Monsieur Bertin Béa a plaidé pour le respect des principes élémentaires de droit dans toute société politique démocratique et républicaine, exhortant les autorités à rendre la constitution accessible au public immédiatement et gratuitement. Sa déclaration marque une voix forte dans le débat politique centrafricain, soulignant l’importance du respect des principes démocratiques et constitutionnels dans la construction de l’avenir politique du pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Grève des taxis-motos à Bangui : La colère monte face à la réforme du secteur des transports

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Grève des taxis-motos à Bangui : La colère monte face à la réforme du secteur des transports

 

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Bangui, les motos taxis

 

 

Bangui, 13  septembre 2023 (CNC) – La capitale centrafricaine, Bangui, a été le théâtre d’une grève des conducteurs de taxis-motos lundi dernier, exprimant leur profonde colère contre la réforme du secteur des transports en deux roues initiée par le ministère des transports et de l’aviation civile. Cette grève, loin d’être passée inaperçue, a suscité une polémique grandissante sur les réseaux sociaux, alimentée par des critiques croissantes à l’égard de la réforme gouvernementale.

 

La réforme, qui vise à réguler le secteur des taxis-motos, est au centre des débats. Pour de nombreux Centrafricains, elle ne répond pas aux besoins prioritaires du pays, à savoir la sécurité sur les routes. Alors que les citoyens demandent des mesures pour garantir leur sécurité, le gouvernement semble se concentrer sur la génération de revenus pour l’État.

 

Madame Chantale Dongo, étudiante à l’université de Bangui, exprime clairement ce point de vue en déclarant que le gouvernement devrait d’abord s’assurer que les conducteurs des taxis-motos circulant dans le pays possèdent un permis de conduire, et leurs engins possèdent également une assurance et une fiche technique en règle, garantissant ainsi la sécurité des passagers et des conducteurs. Cependant, elle constate que ces préoccupations fondamentales ne sont pas au cœur de la réforme en cours.

 

La principale source de mécontentement des conducteurs de taxis-motos réside dans l’imposition d’une nouvelle taxe jugée exorbitante par la profession. Cette taxe additionnelle, plutôt que de promouvoir la sécurité routière, semble avant tout destinée à renflouer les caisses de l’État. Les propriétaires de taxis-motos s’en inquiètent et estiment que cette taxe pourrait être préjudiciable à leur gagne-pain.

 

Les critiques ne se limitent pas aux rues de Bangui. Sur Twitter, Monsieur Douaclé-Ketté Orphée a exprimé son désaccord avec la nouvelle réglementation. Dans son tweet, il se demande si le gouvernement pense vraiment que l’imposition de taxes est la manière appropriée de réglementer ce secteur crucial. Cette question résonne auprès de nombreux utilisateurs des réseaux sociaux qui partagent les préoccupations des conducteurs de taxis-motos.

 

Il est évident que la réforme du secteur des transports en deux roues en Centrafrique suscite de vives controverses. Alors que le gouvernement cherche à équilibrer les finances publiques, de nombreux citoyens et acteurs de la société civile demandent une réflexion plus approfondie sur la manière de garantir la sécurité des usagers de la route tout en soutenant les conducteurs de taxis-motos dans leur gagne-pain. L’issue de cette dispute reste incertaine, mais une chose est sûre : la voix des conducteurs de taxis-motos résonne désormais bien au-delà des rues de Bangui et sur les réseaux sociaux.

 

La réforme du secteur des taxis-motos en Centrafrique reste un sujet brûlant, et il est impératif que les autorités prennent en compte les préoccupations légitimes des citoyens tout en cherchant des solutions pour réguler ce secteur essentiel de manière équilibrée et efficace.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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