Crimes contre l’humanité : les ministres Djono Ahaba et Toumou Déa entendus par la CPS
Centrafrique.org/Centrafrique-la-faction-seleka-du-rprc-condamne-le-meurtre-de-lune-de-ses-soldats-au-km5/djono-abba/” rel=”attachment wp-att-20988″ data-wpel-link=”internal”>
Bangui, 21 septembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine a été secouée par des événements tragiques en 2020, marqués par des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui commencent à intéresser à nouveau la justice internationale. Aujourd’hui, deux ministres, Herbert Djono Ahaba, ministre des Transports et chef de la rébellion Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique, ainsi que Gilbert Toumou Déa, ministre délégué au désarmement et également chef de la rébellion du Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique, sont sous le feu des projecteurs de la justice transnationale et internationale.
Herbert Djono Ahaba, ministre des Transports et chef de la rébellion Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique, a été entendu par le bureau du procureur de la cour pénal spécial en relation avec les événements tragiques de 2020, qui ont secoué le nord du pays. Selon nos sources, il aurait été soumis à un interrogatoire qui a duré plus de neuf heures, au cours duquel, il a été confronté aux hostilités perpétrées par ses hommes et ceux des groupes MLJC et PRNC. Ces violences ont frappé la préfecture de la Vakaga, le Bamingui-Bangoran et la Haute-Kotto.
Cependant, il est important de noter que malgré cette audition, Herbert Djono Ahaba ne semble pas encore être placé en détention. Cette situation suscite des interrogations quant à la manière dont la justice va gérer son implication présumée dans ces crimes graves.
Son collègue ministre, Gilbert Toumou Déa, également chef de la rébellion du Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique, a été convoqué deux jours après Djono Ahaba par la CPS. Là encore, les autorités judiciaires ont posé de nombreuses questions relatives aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité commis en 2020 dans la préfecture de la Vakaga.
Le fait que ces deux ministres n’aient pas été interpellés et placés en détention deux mois après leurs auditions suscite des interrogations légitimes. Mais d’après nos sources bien renseignées, la Cour pénale spéciale veut se désister de leurs affaire au profit de la Cour pénale internationale, CPI; Tout comme l’affaire du ministre Hassan Bouba, déjà placé sous mandat de dépôt mais qui continue de défier cette Cour en raison des protections qu’il reçoit des Mercenaires russes de Wagner.
La population centrafricaine, ainsi que la communauté internationale, attendent des réponses claires de la part de la justice concernant ces individus haut placés accusés de crimes aussi graves.
L’affaire est loin d’être close et la République centrafricaine attend avec impatience des développements supplémentaires dans cette enquête cruciale pour la justice et la stabilité du pays. Restons attentifs à l’évolution de cette affaire qui pourrait avoir un impact significatif.
Par Alain Nzilo
Directeur de publications
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.



![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
