Centrafrique : Le ministère de l’Éducation, usine à fabrication des bacheliers fantômes avec des faux baccalauréat

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Il fut un temps où les « bacs de Rinegui », ces diplômes obtenus frauduleusement, se négociait dans l’ombre. Aujourd’hui, en Centrafrique, la fraude s’affiche au grand jour. Le ministère de l’Éducation a institutionnalisé la fabrication de bacheliers fantômes, avec un arrêté qui valide des admissions spectaculaire et criminelle. Le tout, sans la moindre honte. Le pays, dirigé par un ancien professeur de mathématiques, vient d’écrire une nouvelle page de son histoire éducative : celle où le diplôme se décroche par décret.
Le ministère centrafricain de l’Éducation est devenu une usine de fabrication massive des faux diplômes. Sur une simple commande passée au téléphone, on peut avoir n’importe quel diplôme. On peut commander un baccalauréat comme on passe une commande au restaurant Zougoulou À Bangui.
Cette histoire ressemble à une blague. Nombreux de nos lecteurs pensent plutôt à une comédie à l’ivoirienne, mais non! C’est une réalité. Regarder, on vous donne un exemple réel.
Depuis la semaine dernière, sur les réseaux sociaux, circule un arrêté ministériel du gouvernement centrafricain. L’arrêté est très visible, noir sur blanc, largement partagé et commenté sur les plateformes de réseaux sociaux.
Daté du 28 février 2025, ce vrai-faux arrêté ministériel proclame l’admission « à titre exceptionnel » de plusieurs dizaines de candidats dans les séries B, G2 et A4. Des noms, des lycées (Gobongo, Barthélémy Boganda),
Le pire dans cette histoire ? Ce document est antidaté. Signé après la publication des résultats officiels, il légalise a posteriori des candidatures qui n’ont jamais existé. En droit, cela s’appelle un faux en écriture publique, commis avec la complicité de l’État.
Comme tout le monde le sait d’ailleurs, certains de ces « lauréats » n’ont jamais dépassé les classes de primaire. D’autres n’ont pas fréquenté l’école. Leurs noms figurent pourtant en série B, G2, A4, aux côtés de ceux qui ont travaillé, révisé, tremblé le jour des épreuves.
Sur les réseaux sociaux, les Centrafricains ont réagi avec colère. Les commentaires des Centrafricains disent tout.
Guy Gervais Komboth Bida a reconnu sur la liste le nom de l’ex-député Ndotizo, un monsieur dont le dossier de candidature aux législatives mentionne déjà un baccalauréat obtenu en 2015. Il figure pourtant parmi les “admis à titre exceptionnel” de 2025 du ministère de l’éducation.
Consultânt Romaric Ganga, lui, est plus direct : “La plupart sont des députés.” José Malot, ex-doyen de la faculté de droit et des sciences économiques à l’université de Bangui résume d’une formule lapidaire : “Bac Honoris causa, comme dirait un frère.”
Dan Frederick Ngbiegba Kognabade anticipe déjà la suite : “Pour la saison 2 : Licence, Master et Doctorat à titre exceptionnel.”
Serge Gbokou pose la question que personne dans les institutions n’ose poser : pourquoi envoyer les enfants à l’école si le diplôme n’est plus la reconnaissance des efforts scolaires ?
Patrick Mbawa répond à sa manière : “Pendant que certains se battent jour et nuit, d’autres obtiennent des diplômes tranquillement par décision administrative. C’est une insulte à tous ceux qui travaillent dur.”
Abdoul Nassir Bello va plus loin : voilà un pays dirigé par un éducateur, Touadéra est professeur de mathématiques, et c’est sous sa présidence qu’on distribue le baccalauréat comme un bon de réduction.
Ce qui est plus délirant, c’est que ça se passe ouvertement. Les faussaires du régime de Touadéra ne se cachent plus. Alors qu’auparavant, les faux diplômes circulaient sous le manteau. On murmurait le nom du baccalauréat de. Aujourd’hui, le ministre, qui est d’ailleurs un faux diplômé, signe en plein jour et publie des listes additives sans se cacher. Le message est désormais clair : l’école ne récompense plus le mérite. Elle récompense les relations. Pourquoi réviser quand un coup de tampon suffit ?
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
