Une voiture appartenant à des ressortissants chinois, volée le 31 août à Bangui, a été retrouvée le 3 septembre vers minuit dans le secteur de Don Bosco lors d’une opération de la Gendarmerie nationale.
Le véhicule avait été dissimulé dans l’enceinte d’une clôture. Selon les informations recueillies par la rédaction de CNC, les éléments du service de renseignement de la Gendarmerie nationale ont mené des recherches qui ont permis de localiser la voiture trois jours après sa disparition.
Opération des gendarmes au quartier Ginda . Photo CNC
Le chauffeur identifié
Le chauffeur, identifié sous le nom de MAVODE Charlemagne, est présenté comme étant à l’origine du vol du véhicule appartenant aux ressortissants chinois. Les circonstances précises dans lesquelles la voiture a été soustraite ainsi que les motivations du chauffeur restent à établir par l’enquête.
Après sa disparition le 31 août, le véhicule a fait l’objet de recherches par les services compétents. Les investigations conduites par le service de renseignement de la Gendarmerie nationale ont finalement permis de retrouver sa trace dans le secteur de Don Bosco.
La voiture a été retrouvée le 3 septembre vers minuit, au cours d’une opération menée par les éléments du renseignement de la Gendarmerie nationale. Le véhicule se trouvait à l’intérieur d’une clôture où il avait été caché.
Cette intervention permet aux propriétaires de récupérer leur véhicule après plusieurs jours de recherches. Elle intervient alors que les vols de véhicules constituent l’une des préoccupations liées à la criminalité urbaine à Bangui.
Les éléments recueillis par la rédaction de CNC indiquent que le chauffeur, MAVODE Charlemagne, doit désormais être entendu dans le cadre de la procédure engagée par les services compétents afin de déterminer les circonstances exactes du vol et les éventuelles complicités.
L’affaire de la nationalité et du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé continue d’agiter la Centrafrique. Après plusieurs prises de position, Jean-Jacques, présenté comme cadre du MCU, le parti au pouvoir, est à son tour sorti de sa réserve pour exprimer publiquement sa stupéfaction face au traitement réservé à l’opposant.
« Je ne suis pas un partisan de monsieur Dologuélé »
Dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook, Jean-Jacques prend soin de préciser qu’il ne soutient pas politiquement Anicet-Georges Dologuélé ni son parti, l’URCA. Il affirme néanmoins que ses convictions politiques ne l’empêchent pas de réagir lorsqu’il estime qu’un compatriote est injustement traité.
« Je ne suis pas un partisan de monsieur Dologuélé en fait de l’URCA et compagnie, mais se trouve que c’est un fils du pays », déclare-t-il.
Pour lui, le débat sur la nationalité ne peut pas faire abstraction de l’origine centrafricaine de Dologuélé, qu’il présente comme un enfant du pays né de parents centrafricains et ayant occupé de hautes fonctions dans l’État.
Des étrangers avec des responsabilités, Dologuélé privé de passeport
Jean-Jacques compare le traitement réservé à Dologuélé à celui dont bénéficient, selon lui, certains ressortissants étrangers installés en République centrafricaine. Il évoque notamment des Libanais, des Libano-Syriens, des Syriens et des Tchadiens occupant des fonctions ou bénéficiant de documents officiels centrafricains.
« Et je rappelle en passant que quand même qu’il y a des Libanais, des Libano-syriens, des gens qui ont la peau blanche et qui sont au Conseil économique et social, qui sont même députés même en République centrafricaine », affirme-t-il.
Il poursuit son raisonnement en s’interrogeant sur le refus de délivrer un passeport à Dologuélé.
« Je ne comprends pas qu’un fils du pays de père et de mère centrafricains, même s’il est dans l’opposition et puis le premier dans l’opposition, on lui refuse son passeport », dénonce-t-il.
Le cadre du MCU affirme que cette situation provoque chez lui une véritable incompréhension. Il insiste sur le fait que son intervention n’est pas celle d’un militant de l’URCA, mais celle d’un responsable politique qui dit ne pas accepter ce qu’il considère comme une différence de traitement.
« Je sors de ma réserve »
Jean-Jacques révèle qu’il est lui-même membre du MCU et qu’il y exerce des responsabilités. C’est précisément cette appartenance au parti au pouvoir qui donne, selon lui, une portée particulière à sa prise de parole.
« Je suis membre du MCU, je suis cadre même du MCU, je ne comprends pas et j’exprime ma stupéfaction, je sors de ma réserve pour exprimer ma stupéfaction en fait au regard de ce qui se passe », explique-t-il.
Il affirme ainsi prendre la parole malgré son appartenance au camp présidentiel. Son message vise directement la gestion politique du dossier Dologuélé et la justification juridique avancée par le porte-parole du gouvernement.
Une attaque directe contre Évariste Ngamana
Dans sa vidéo, Jean-Jacques s’en prend également à l’argumentaire développé par Évariste Ngamana sur la nationalité de Dologuélé. Il qualifie les explications du porte-parole du gouvernement de tentative de justification d’une décision qu’il juge injustifiable.
« Et que cette haine, cette haine intra-centrafricaine qui s’exprime, moi Dologuélé c’est pas ma tasse de thé, je l’ai combattu à l’intérieur de l’URCA, mais il en demeure pour moi que c’est un fils de la République centrafricaine », affirme-t-il.
Puis il vise directement le porte-parole du gouvernement : « Je ne comprends pas cette espèce de pseudo casuistique juridique monsieur Ngamana, porte-parole du gouvernement essaie d’expliquer l’inexplicable dans une espèce de casuistique juridique mais à deux balles en fait, porte-parole du gouvernement pour essayer de justifier l’injustifiable. »
Cette sortie intervient alors qu’Évariste Ngamana avait défendu une interprétation restrictive du rôle de la Cour constitutionnelle dans les questions liées à la nationalité. Plusieurs acteurs politiques et juridiques ont depuis contesté cette lecture.
« Il faut cesser les mesquineries »
Jean-Jacques rappelle ensuite le parcours de Dologuélé et son appartenance à la République centrafricaine.
« Monsieur Dologuélé est né en République centrafricaine, de parents centrafricains, il a occupé des hautes fonctions », affirme-t-il.
Il appelle directement le président Faustin-Archange Touadéra à dépasser les querelles politiques et personnelles pour privilégier le rassemblement national. Son message est adressé au chef de l’État en sa qualité de président de la République.
« Même s’il y a des conflits interpersonnels entre mon aîné, monsieur Faustin-Archange Touadéra, et son challenger, voilà, pour essayer de justifier l’injustifiable, il faut arrêter », lance-t-il.
Avant d’ajouter : « À un moment donné il faut rassembler, tu es le président de la septième République, il faut cesser les mesquineries et essayer de rassembler tous les fils de la République centrafricaine à l’intérieur et c’est ça la grandeur. »
Un appel au rassemblement face aux tensions régionales
Jean-Jacques élargit enfin son intervention au contexte géopolitique de la région. Il estime que les tensions observées dans plusieurs pays voisins doivent pousser les responsables centrafricains à rechercher davantage d’unité nationale.
« C’est moi ton petit frère Jean-Jacques qui te parle, à un moment donné il faut rassembler, il faut cesser les petits », déclare-t-il directement au chef de l’État.
Il cite notamment les évolutions politiques et sécuritaires au Niger, au Tchad et à Am Dafock, pour justifier son appel à l’unité.
« À un moment donné il faut cesser, il faut rassembler, nous devons être rassemblés et tu es le président du rassemblement des Centrafricains, il faut rassembler tout le monde pour être en ordre de bataille », insiste-t-il.
« Je suis choqué »
Pour conclure, le cadre du MCU explique que son intervention publique n’est pas une prise de position en faveur de l’opposition, mais la conséquence d’un profond désaccord avec la manière dont le dossier est traité.
« Et si aujourd’hui je sors de ma réserve tout en étant à l’intérieur du MCU, c’est parce que je suis choqué en fait, je suis choqué », affirme Jean-Jacques.
Sa sortie constitue ainsi une prise de position inhabituelle au sein du camp présidentiel. Tout en rappelant son opposition politique à Dologuélé, il demande au pouvoir de dépasser le conflit politique et de traiter le dossier sous l’angle du rassemblement national, alors que la controverse sur la nationalité et le passeport de l’opposant continue de provoquer de vives réactions.
La Centrafrique est un pays à part. Depuis plusieurs années, les centrafricains assistent régulièrement à des opérations spectaculaires. En effet, quand le gouvernement paie les salaires, il crie sur tous les toits que les salaires sont versés.
Chaque mois, le paiement des fonctionnaires devient un événement qui mérite une communication officielle. Communiqués, annonces et relais sur les réseaux sociaux accompagnent une opération qui devrait pourtant relever du fonctionnement normal de l’État. Payer un agent public pour le travail effectué ne constitue ni un exploit ni un cadeau.
Que faire ? Faut-il désormais féliciter l’État chaque fois qu’il respecte l’une de ses obligations les plus élémentaires ? Faut-il organiser une campagne de communication à chaque versement de salaire ? Dans quel autre pays le paiement mensuel d’un fonctionnaire devient-il une performance suffisamment importante pour être célébrée publiquement ?
Le cas particulier des enseignants contractuels de la Banque mondiale
Le cas des enseignants contractuels est encore plus révélateur. Ces enseignants ne relèvent pas simplement du dispositif ordinaire de paiement des fonctionnaires. Plusieurs milliers ont été recrutés dans le cadre de programmes soutenus financièrement par la Banque mondiale. La question de leurs rémunérations est devenue un problème récurrent dans plusieurs régions du pays.
Des enseignants contractuels ont déjà observé des mouvements de grève pour réclamer plusieurs mois d’arriérés. Des enseignants expliquaient alors n’avoir reçu qu’une partie des frais prévus dans leurs contrats.
Le paradoxe est là : des financements extérieurs sont mobilisés pour soutenir le recrutement des enseignants, mais les bénéficiaires continuent de réclamer leur rémunération pendant plusieurs mois. Le problème ne se limite donc plus au montant du salaire. Il concerne la chaîne administrative entre les financements du programme, leur gestion et le paiement effectif des enseignants.
Le salaire devient un moyen de pression
À cela s’ajoute une autre pratique dénoncée par les enseignants : les retards dans la prise de fonction peuvent servir de justification à des réductions ou à des suspensions de paiement. Un enseignant qui rejoint son poste après le début de la période prévue risque ainsi de perdre une partie de sa rémunération.
Le problème est particulièrement sensible lorsque l’enseignant a déjà travaillé ou s’est déplacé en province dans l’attente de son paiement. Les revendications répétées montrent que la question des arriérés ne constitue pas un incident isolé. Des mouvements sociaux similaires ont été enregistrés dans plusieurs préfectures.
C’est dans ce contexte que les annonces gouvernementales sur le paiement des salaires prennent une autre dimension. Le gouvernement communique lorsqu’un paiement intervient, alors que les enseignants contractuels dénoncent depuis des mois des retards dans le règlement de leurs rémunérations.
Le contraste est difficile à ignorer. D’un côté, l’État annonce que les salaires sont payés. De l’autre, des enseignants recrutés dans le cadre de programmes financés par la Banque mondiale descendent dans la rue pour réclamer plusieurs mois d’arriérés.
La question n’est donc pas seulement de savoir si un mois de salaire vient d’être payé. Il faut aussi regarder ce qui s’est passé avant ce paiement : combien de mois ont été accumulés, combien d’enseignants ont dû faire grève et combien ont dû attendre avant de percevoir une rémunération correspondant au travail déjà effectué.
À force de transformer chaque paiement en victoire gouvernementale, le pouvoir donne l’impression qu’il accomplit un exploit. Pour les enseignants contractuels, la réalité est beaucoup moins spectaculaire : ils travaillent, attendent leur rémunération, protestent, obtiennent parfois le paiement d’un mois, puis recommencent quelques mois plus tard.
Le système finit alors par tourner en rond. Grève, revendications, annonces de paiement, reprise des cours, nouveaux retards et nouvelle grève. Pendant ce temps, les mêmes enseignants continuent d’occuper les salles de classe, souvent loin de Bangui, avec la certitude qu’ils devront encore se battre pour obtenir leur dû.
Le véritable exploit ne serait donc pas d’annoncer que les salaires ont été payés. Ce serait de parvenir à ce que les enseignants contractuels soient rémunérés régulièrement, sans grève, sans pression administrative et sans attendre plusieurs mois pour recevoir ce qui leur est dû.
Maître Crépin Mboli-Goumba, président du Patri et coordinateur du BRDC, démonte les parcours universitaires truqués menant à l’obtention de faux doctorats au Cameroun. Il démontre par son expérience directe comment des responsables politiques, au premier rang desquels figure le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé ÉvaristeNgamana (Eva Yana), fabriquent de toutes pièces des titres académiques après des années d’interruption et de vide intellectuel.
L’avocat révèle avoir lui-même infiltré ces réseaux mafieux de formation pour démonter la fraude et exposer le fonctionnement de ces filières d’achat de diplômes.
Le grand sorcier de Carnot, Évariste Ngamana
Une expérience qui prouve la fraude académique
Maître Crépin Mboli-Goumba s’est rendu dans une université au Cameroun et a versé les 300 000 francs CFA exigés pour l’inscription afin d’exposer au grand jour l’escroquerie qui permet à des imposteurs de s’acheter des titres.
« On proposait que quelqu’un puisse rédiger ma thèse à ma place », tranche-t-il. L’avocat a mené la démarche à son terme pour établir avec précision le mécanisme d’achat de thèses, réservant son respect aux seuls étudiants qui suivent un véritable cursus académique normal après leur master.
L’avocat établit la ligne de démarcation entre les étudiants méritants et les fraudeurs qui, à l’image du marabout de Carnot, réapparaissent après des années de néant académique pour s’offrir des titres grâce à la corruption et à des moyens financiers occultes.
L’effondrement de la valeur des doctorats camerounais du pouvoir
Maître Crépin Mboli-Goumba dénonce et annule la valeur de ces diplômes de complaisance exhibés par les barons du régime. « Tout ce qui, aujourd’hui, se réclame de doctorat venant du Cameroun ne veut rien dire », affirme-t-il, ciblant directement les individus n’ayant aucun cursus universitaire légitime.
Il isole sans ambiguïté les fraudeurs du système. Son constat frappe de plein fouet ceux qui, sans baggage intellectuel, s’achètent des thèses préfacées par des mercenaires de la rédaction académique.
« Je ne parle pas de tous ceux qui sont dans un cycle normal, qui terminent leur master et suivent leur cursus normal », précise-t-il, opposant la rigueur des vrais chercheurs à la mascarade des diplômes achetés sur commande.
Le masque tombe sur Évariste Ngamana alias Eva Yana
Cette charge au vitriol intervient alors que le régime de Bangui regorge de hauts responsables aux diplômes fabriqués. Le porte-parole du gouvernement, le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana (Eva Yana), s’affiche sous le titre usurpé de docteur, alors que l’imposture de son parcours universitaire est publiquement établie.
La démonstration de Maître Crépin Mboli-Goumba met en lumière la fraude d’Évariste Ngamana. L’expérience rapportée par l’avocat décrit exactement le schéma d’usurpation utilisé par le marabout de Carnot pour s’attribuer un titre académique fantôme sans avoir rédigé la moindre ligne scientifique.
L’inflation de faux docteurs au sein du régime centrafricain repose entièrement sur ces circuits corrompus du Cameroun, où des cours par correspondance fictifs et des thèses achetées servent de couverture aux faussaires du pouvoir.
« Avoir un doctorat ne veut rien dire » quand le diplôme est acheté
Pour le président du Patri, le titre universitaire n’a aucune valeur lorsqu’il est le produit de la fraude. Un diplôme d’imposture obtenu sur le tard par corruption ne peut rivaliser avec un véritable parcours académique.
« Avoir un doctorat ne veut rien dire quand on a déjà passé l’âge de faire un cursus d’horreur », assène-t-il. Il dénonce l’usage de ces faux titres comme un paravent ridicule destiné à masquer une vacuité intellectuelle et politique.
Cette manœuvre traduit la volonté de faux intellectuels comme Évariste Ngamana d’effacer leurs échecs scolaires passés. Mais la réalité des faits prévaut : l’incapacité technique et l’incompétence flagrante des faussaires éclatent dès qu’ils font face aux dossiers de l’État.
L’imposture des diplômes d’État mise à nu
Maître Crépin Mboli-Goumba porte le fer dans la plaie d’un système politique fondé sur la fausseté et la fraude documentaire. Son intervention détruit le vernis d’honorabilité que cherchent à se donner les usurpateurs du régime.
L’État et les institutions universitaires doivent cesser de valider ces titres de complaisance et procéder à l’annulation pure et simple des équivalences accordées à des diplômes frauduleux.
L’assainissement de l’administration publique passe obligatoirement par l’expulsion des faux docteurs et la vérification systématique des diplômes de tous les dignitaires du régime.
Pour Maître Crépin Mboli-Goumba, la cause est entendue : le doctorat d’Évariste Ngamana, grand sorcier de Carnot et marabout du régime, est une imposture académique. Le débat sur la fraude aux diplômes au sommet de l’État centrafricain est désormais définitivement ouvert.
La signature, le 21 août 2026 à Kinshasa, de deux mémorandums d’entente militaire entre la République centrafricaine et la République démocratique du Congo provoque de vives frictions diplomatiques avec Kigali. Ce nouvel engagement sécuritaire bilatéral provoque la colère des autorités rwandaises, qui exigent désormais le retrait de leur contingent militaire déployé en Centrafrique sous le cadre bilatéral.
L’accord de défense avec la RDC de 2024 : le verrouillage des frontières contre les Mbororo
Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité de l’accord de coopération militaire conclu le 18 octobre 2024 à Kinshasa par le ministre centrafricain de la Défense, Rameaux-Claude Bireau, et son homologue congolais, Guy Kabombo Muadiamvita. Ce premier texte visait principalement à sécuriser la frontière commune longue de plus de 1 600 kilomètres.
Ce partenariat de 2024 ciblait spécifiquement les incursions répétées d’éleveurs transhumants armés Mbororo et de combattants rebelles venus du territoire centrafricain pour commettre des exactions dans les provinces du Nord de la RDC, notamment le Bas-Uélé. Les deux États avaient mis en place une stratégie conjointe pour barrer la route à ces infiltrations transfrontalières.
Le mémorandum militaire avec la RDC d’août 2026 : l’interdiction stricte de toute base arrière
Le 21 août 2026, Kinshasa et Bangui ont franchi un palier supplémentaire en signant deux mémorandums axés sur la formation et le renseignement militaire. Le cœur de cet arrangement repose sur un principe strict de non-agression : aucun des deux territoires ne doit servir de base arrière aux ennemis ou aux groupes armés qui s’attaquent à l’autre pays.
Lors de la cérémonie officielle, le ministre centrafricain de la Défense a affirmé sans équivoque que le territoire centrafricain ne servira jamais de base arrière pour des opérations hostiles contre la République démocratique du Congo. Cet engagement réciproque vise à empêcher toute force rebelle ou armée étrangère d’utiliser les zones frontalières comme plateforme de déstabilisation.
La psychose à Kinshasa et les accusations contre l’utilisation du sol centrafricain par le Rwanda
En République démocratique du Congo, l’opinion publique et certains milieux sécuritaires accusent fréquemment le Rwanda d’utiliser sa position militaire en Centrafrique comme base arrière pour appuyer les rebelles du M23 et de l’AFC. L’attaque de drones menée contre l’aéroport de Kisangani en début d’année a particulièrement alimenté ces soupçons à Kinshasa, où la théorie d’un lancement organisé depuis le territoire centrafricain s’est largement diffusée.
Bien que cette hypothèse ne soit pas officiellement établie, la persistance de ces accusations au sein de la population congolaise a poussé Kinshasa à exiger ce verrouillage juridique strict avec la RCA. Le second mémorandum d’août 2026 a été élaboré spécifiquement pour dissiper ces inquiétudes et fermer toute possibilité théorique d’utilisation stratégique du sol centrafricain par des forces ennemies de la RDC.
La fureur de Kigali et la menace de retrait des troupes rwandaises
Cette promesse solennelle faite à Kinshasa a provoqué une vive réaction au Rwanda. Kigali interprète cet engagement centrafricain comme une défiance directe et une concession aux accusations congolaises qui désignent la présence rwandaise en RCA comme une menace régionale.
Exprimant fermement son mécontentement, le gouvernement rwandais exige le retrait immédiat de sa force bilatérale déployée en Centrafrique. Kigali envisage ainsi de mettre fin à son partenariat de défense direct avec Bangui, tout en maintenant pour l’instant ses troupes intégrées au sein de la mission des Nations unies, la MINUSCA.
Le dilemme de Touadéra et les limites stratégiques des mercenaires russes
Cette demande de retrait place le président Faustin-Archange Touadéra dans une impasse sécuritaire critique. Les troupes d’élite rwandaises occupent des fonctions hautement stratégiques dans la capitale, assurant la protection rapprochée de la présidence, la surveillance du palais présidentiel et la coordination des services de renseignement.
Pour combler ce vide imminent, les autorités centrafricaines envisagent de confier ces postes névralgiques aux mercenaires russes d’Africa corps. Toutefois, les observateurs militaires centrafricains soulignent que ces éléments russes ne disposent pas de la même capacité opérationnelle pour la garde de proximité et la surveillance des miradors, en raison notamment des difficultés d’adaptation visuelle et physique aux conditions de forte luminosité sous le soleil centrafricain. « Ces mercenaires sont comme des albinos, ils ne voient pas loin », explique l’un des observateurs interrogés par la rédaction du CNC.
Pour eux, Faustin-Archange Touadera a déjà une mauvaise expérience avec son conseiller albinos, son homme à tout faire qui a de difficulté à regarder aussi loin quand le soleil pique.
Une militaire des Forces armées centrafricaines (FACA), issue de la promotion 2012, est décédée après avoir subi une intervention chirurgicale clandestine dans une maison du quartier Boeing, derrière l’aéroport international de Bangui.
La victime, qui avait le grade de caporal-chef, s’était rendue dans ce quartier pour une intervention destinée à retirer un fibrome. L’opération a été pratiquée par un ressortissant de la République démocratique du Congo (RDC), qui ne serait pas médecin et qui exercerait des activités de soins en dehors d’une structure sanitaire reconnue par l’État.
L’intervention s’est déroulée dans une habitation au fond du quartier Boeing, situé derrière l’aéroport international de Bangui Mpoko. D’après les constatations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) auprès de plusieurs personnes rencontrées sur place, l’intervention a été pratiquée dans des conditions qui ne correspondent pas à celles d’un établissement médical.
La militaire est décédée à la suite de cette intervention. Son corps, dans un état particulièrement difficile à regarder, a ensuite été placé sur un pousse-pousse pour être transporté vers la morgue de l’hôpital communautaire.
L’homme, qui est d’ailleurs l’auteur de l’intervention criminelle, a été interpellé. Il se trouve actuellement en garde à vue à la Section de recherches et d’investigations (SRI) de la gendarmerie.
Une mort qui interpelle les militaires
La disparition de cette militaire provoque une forte émotion au sein de son entourage et parmi plusieurs éléments de l’armée nationale rencontrés par la rédaction.
La victime appartenait à la promotion 2012. Des militaires qui la connaissaient se sont rendus sur place après avoir appris son décès. Plusieurs d’entre eux ont exprimé leur incompréhension face aux conditions dans lesquelles l’intervention a été réalisée.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de l’opération, les conditions dans lesquelles la victime a été prise en charge et les responsabilités éventuelles dans cette affaire.
Cette mort intervient dans un contexte où des pratiques de soins en dehors des structures médicales existent dans certains quartiers de Bangui. La rédaction de CNC poursuivra ses investigations afin de comprendre pourquoi des personnes peuvent avoir recours à des interventions aussi lourdes en dehors du circuit médical.
Le porte-parole du gouvernement centrafricain, le faux diplômé ÉvaristeNgamanaa prévenu l’opposant Anicet Georges Dologuélé : sa prochaine critique contre l’empereur le conduira devant la justice, un avertissement qui ressemble à du chantage d’État.
Un chantage à peine voilé
Le porte-parole du gouvernement ne s’est pas caché. Sa déclaration lie directement les critiques d’Anicet Georges Dologuélé contre l’empereur à des poursuites judiciaires à venir. Ngamana ne parle pas de dialogue. Il parle de « répondre de ses actes devant la justice ». Cette phrase suffit à situer le débat : on ne discute plus, on menace.
Le grand sorcier de Carnot, Évariste Ngamana
L’argument officiel tient en une question rhétorique. Dologuélé « dépasse-t-il » les millions de Centrafricains qui ont voté pour l’empereur ? Cette question ignore l’essentiel. Critiquer un président élu n’a jamais empêché sa légitimité. Ngamana confond contestation politique et contestation du scrutin, deux choses très différentes.
Le gouvernement reproche à Dologuélé une attitude « condescendante » envers l’institution présidentielle. Cette accusation reste vague. Aucun propos précis n’est cité comme insultant. Ngamana évoque plutôt un ton, une posture, un mépris qu’il ressent personnellement.
Ce glissement pose un problème simple. Quand critiquer devient un manque de respect, la critique elle-même disparaît. Les opposants n’ont alors plus le choix qu’entre le silence et le procès.
Gouandjika avait déjà donné le ton
Quelques jours avant cette sortie, le conseiller spécial Fidèle Gouandjika évoquait déjà la destitution de Dologuélé, sous forme d’avertissement. Ngamana reprend la menace, cette fois sans détour. Deux figures du pouvoir, deux avertissements rapprochés en quelques jours. La coïncidence interroge sur une stratégie coordonnée plutôt qu’une sortie isolée.
Une méthode qui coûte cher au débat public
Utiliser la justice comme arme contre un opposant affaiblit toute discussion sérieuse. Le pouvoir choisit la pression plutôt que la réponse politique. Cette rhétorique referme l’espace public au lieu de l’ouvrir.
Son porte-parole présente l’empereur comme « très tolérant ». Les faits racontent une autre histoire. Un adversaire politique qui pose une question sur une légitimité électorale ne mérite pas une menace judiciaire. Il mérite une réponse politique, si le pouvoir en a une.
Le Conseil des ministres du 20 août 2026 a demandé de renforcer la lutte contre l’importation frauduleuse du whisky en sachet en Centrafrique. Le gouvernement invoque les risques sanitaires et sécuritaires liés à la consommation de ces boissons, particulièrement chez les jeunes. Sur le terrain, une autre réalité persiste : le Wanawa, alcool en sachet produit et commercialisé par Wagner, continue d’être vendu librement dans le pays.
Une interdiction rappelée par le gouvernement
Au titre du ministère du Commerce et de l’Industrie, le Conseil des ministres a examiné une note consacrée à la lutte contre l’importation frauduleuse du whisky en sachet. Le gouvernement rappelle que ce produit est interdit depuis plusieurs années, mais qu’il continue d’entrer clandestinement sur le marché centrafricain.
Les autorités considèrent que la consommation de ces boissons représente un risque pour la santé publique et l’ordre public. Elles évoquent notamment les intoxications et les maladies graves liées à la mauvaise qualité de certains produits.
Pour répondre au problème, le ministre du Commerce et de l’Industrie propose de renforcer les contrôles douaniers, de multiplier les inspections dans les marchés, de sanctionner les agents impliqués dans les circuits frauduleux et d’intensifier les campagnes de sensibilisation auprès de la population.
Le Conseil des ministres a demandé que la question soit traitée dans le cadre interministériel prévu à cet effet.
Ces mesures concernent officiellement l’importation frauduleuse du whisky en sachet. Elles ne précisent pas, dans les éléments rendus publics, les dispositions prévues contre la production locale de boissons alcoolisées conditionnées sous forme de sachets.
Le Wanawa continue pourtant sa progression
C’est précisément sur ce point que se pose la question du Wanawa.
Cette boisson alcoolisée en sachet, produite par Wagner en Centrafrique, est aujourd’hui présente dans de nombreuses zones du pays. Sa commercialisation n’est plus limitée à quelques localités comme Cantonnier, où sa présence avait déjà été documentée.
Le produit circule désormais dans plusieurs villes et zones rurales. Il est vendu dans des villages, sur des marchés et dans des zones d’exploitation minière. Dans la Vakaga, notamment autour de Birao et dans des localités éloignées, le Wanawa fait partie des produits alcoolisés accessibles à la population.
La vente se fait également auprès d’une population jeune. Les sachets sont proposés à bas prix, ce qui facilite leur consommation dans les quartiers, les villages et les sites miniers.
Le Wanawa n’est donc plus un phénomène limité à un secteur géographique précis. Sa présence s’est étendue au fil du déploiement de Wagner dans différentes régions du pays.
Le même problème sanitaire, mais une réponse qui interroge
Le gouvernement justifie aujourd’hui la lutte contre le whisky en sachet par les risques liés à la santé des consommateurs. Il affirme également vouloir protéger particulièrement les jeunes contre les conséquences de ces boissons.
Cette justification pose directement la question du Wanawa.
Si le problème est la dangerosité des boissons alcoolisées vendues en sachets, quel contrôle l’État exerce-t-il sur le Wanawa ? Quel service vérifie sa composition ? Quel contrôle sanitaire est effectué sur sa production ? Quel organisme vérifie son degré d’alcool ? Quelles autorisations ont été délivrées pour sa fabrication et sa commercialisation ? Et quelles mesures sont prises lorsque ce produit est vendu dans les villages et sur les sites miniers ?
Ces questions deviennent d’autant plus importantes que le gouvernement vient de réaffirmer officiellement son opposition aux boissons alcoolisées en sachets.
Le problème est ailleurs : la même rigueur annoncée contre les produits interdits est-elle appliquée à tous les produits similaires présents sur le marché centrafricain ?
Une présence connue jusque dans les zones minières
Le Wanawa est aujourd’hui connu bien au-delà de Bangui et de quelques localités frontalières. Sa présence est signalée jusque dans des villages éloignés et sur des sites d’exploitation minière.
Cette implantation suit aussi les zones où les groupes liés à Wagner sont présents.
Dans ces endroits, les populations peuvent trouver des sachets de Wanawa dans les circuits commerciaux locaux, alors que les autorités affirment vouloir réduire la circulation des alcools en sachet en raison de leurs conséquences sanitaires et sociales.
Le paradoxe est donc difficile à ignorer. D’un côté, le gouvernement mobilise les douanes, les services de contrôle, les marchés et les campagnes de sensibilisation pour lutter contre l’introduction et la consommation du whisky en sachet. De l’autre, le Wanawa, produit par Wagner et vendu sous forme de sachets dans différentes régions du pays, continue de circuler.
Quelle politique pour tous les alcools en sachet ?
La question posée aux autorités n’est finalement pas celle de l’origine des produits.
Elle est celle de l’application de la réglementation.
Si les alcools en sachet présentent un danger pour la santé publique, les mesures annoncées devraient logiquement permettre de déterminer quels produits sont concernés, quelles normes sanitaires leur sont applicables et quels contrôles sont exercés sur leur fabrication comme sur leur commercialisation.
Le Conseil des ministres annonce le renforcement des inspections et des sanctions contre les circuits frauduleux. Il reste à savoir si ces contrôles s’étendront aussi aux points de production et de vente du Wanawa.
Car pendant que l’État annonce une nouvelle offensive contre le whisky en sachet importé frauduleusement, le Wanawa continue d’être vendu dans les villes, les villages et les zones minières centrafricaines.
La lutte contre les alcools dangereux ne peut donc pas seulement s’arrêter aux frontières. Elle pose aussi la question de ce qui est produit, vendu et consommé à l’intérieur du pays, y compris dans les zones où le Wanawa est désormais largement disponible.
Alors que sa nouvelle Constitution fait exploser la masse salariale par la multiplication de postes budgétivores, vice-présidence de la République, gouvernorats, chefferies coutumières rémunérées, conseillers municipaux et régionaux, et que la facture des mercenaires de l’Africa Corps ne cesse de s’alourdir, le régime de l’Empereur-Président Touadéra sacrifie aujourd’hui ses propres militants, après les avoir instrumentalisés pour verrouiller le référendum constitutionnel et les élections. Désormais, ces jeunes sont livrés en pâture à la justice. Sous couvert de traque aux faux diplômes, l’Arrêté n°139, Abazène sonne ainsi le glas d’un pacte cynique.
Derrière cette opération se dessinent une trahison politique, une commission judiciaire aux pouvoirs redoutables, une stratégie d’intimidation destinée à provoquer des désertions massives, une justice sélective épargnant les véritables commanditaires, et enfin un retour de flamme potentiellement explosif pour le régime, CNC revient sur cette affaire.
L’étau se resserre sur les nouveaux fonctionnaires centrafricains, mais le scandale est d’abord moral et politique.
Pour tenter de réduire une masse salariale devenue incontrôlable, le gouvernement de l’Empereur-Président Touadéra a choisi la voie de la trahison. En signant l’Arrêté n°139, le ministre d’État à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, déclenche une machine judiciaire contre ceux-là mêmes qui ont porté le régime à bout de bras, avant d’être aujourd’hui abandonnés après usage.
Payés en monnaie de singe après le « sale boulot »
Pour de nombreux observateurs, ces jeunes intégrés dans la Fonction publique ne doivent rien au hasard. Il s’agit majoritairement de militants du parti au pouvoir, dont l’intégration constituait la récompense de leur loyauté politique. Ce sont eux qui ont été mobilisés pour sécuriser le référendum constitutionnel, verrouiller les élections et garantir les victoires du régime sur le terrain.
Aujourd’hui, le processus achevé et l’Empereur-Président solidement installé dans sa VIIe République, ces anciens « soldats électoraux » deviennent des charges encombrantes. Après avoir servi, ils sont désormais désignés comme responsables du désastre budgétaire national. Leur récompense : la menace de poursuites, d’arrestations et de radiations. Cette première phase révèle l’ampleur de la trahison politique qui précède désormais l’offensive judiciaire.
Une commission aux pouvoirs démesurés
La composition de la commission prévue par l’Article 3, placée sous l’autorité du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui et incluant police et gendarmerie, montre clairement que l’État traite désormais ses propres agents comme des criminels potentiels.
Alors que des dossiers autrement plus graves, notamment concernant certains chefs de guerre, stagnent depuis des années, l’appareil judiciaire est ici mobilisé avec une efficacité redoutable pour examiner des diplômes administratifs. Cette Commission spéciale symbolise une gouvernance par la peur, où la répression remplace les réformes structurelles. L’objectif n’est pas seulement de vérifier, mais de faire pression, d’intimider et de pousser les plus fragiles vers la sortie.
L’intimidation pour forcer la désertion
Pour plusieurs analystes, la stratégie est limpide : créer un climat de panique afin d’inciter les agents aux dossiers fragiles à abandonner eux-mêmes leur poste.
Une fois la fuite constatée, le gouvernement dispose alors d’un fondement légal pour procéder à leur radiation pour abandon de poste, sans devoir démontrer juridiquement la fraude. Cette méthode permet ainsi une purge administrative massive à moindre coût pour un État financièrement asphyxié. Sous couvert de moralisation, il s’agit d’une opération budgétaire déguisée, fondée sur la peur plutôt que sur la justice.
Justice sélective : le parapluie pour les chefs, la prison pour les petits
Si la commission prétend rechercher les auteurs et complices, une question majeure demeure : pourquoi les véritables architectes du système restent-ils hors d’atteinte ?
Les révélations sur certaines pratiques au sein du ministère de l’Éducation nationale montrent pourtant que la fabrication ou la validation douteuse de diplômes n’est pas née à la base, mais bien au sommet. Pendant que les petits exécutants sont exposés, plusieurs hauts responsables bénéficient d’immunités ou de protections politiques. Si la justice voulait réellement assainir le système, elle viserait d’abord les commanditaires plutôt que leurs instruments. Cette sélectivité renforce l’idée d’une purge ciblée, non d’une réforme sincère.
Le retour de bâton devant les portes de la Renaissance
La récolte de cette politique de la trahison est désormais devant les portes du Palais de la Renaissance. En traitant ses partisans comme des criminels de droit commun, l’Empereur-Président sème les graines d’une colère sociale qui pourrait bien s’avérer plus incontrôlable que la masse salariale qu’il tente désespérément de réduire.
Des milliers de jeunes, jadis utilisés comme leviers électoraux, découvrent aujourd’hui qu’ils étaient des outils jetables. Cette rupture du pacte de fidélité pourrait nourrir une profonde rancœur sociale et politique. En criminalisant ceux qui l’ont servi, le régime pourrait bien semer les germes d’une contestation future plus dangereuse encore que la crise budgétaire actuelle. À force de trahir ses propres soutiens, le pouvoir risque de voir la colère qu’il a lui-même créée se retourner contre lui jusque devant les grilles du Palais de la Renaissance.
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Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) dresse un bilan sévère des gouvernements dirigés par Félix Moloua et qualifie la situation économique et sociale du pays de « naufrage économique et social ».
Dans une déclaration de son Bureau politique, le MLPC revient sur la reconduction de Félix Moloua comme Premier ministre, Chef du gouvernement, par décret du président de la République le 21 mai 2026. Le parti rappelle qu’il s’agit de sa troisième reconduction et estime que cette décision est intervenue « contre toute attente ».
« Cette énième reconduction s’est faite à l’étonnement général de la mouvance au pouvoir et à la profonde déception de la population », affirme le MLPC.
Le parti rappelle que cette reconduction intervient après le discours prononcé par le président Faustin-Archange Touadéra lors de sa prestation de serment, le 30 mars 2026. Le chef de l’État avait alors annoncé des promesses de « rupture et de transformation », que le MLPC met en parallèle avec les critiques précédemment adressées au gouvernement.
« La population avait encore en tête le second réquisitoire dressé par le même Président Touadéra lors du dernier conseil de ministres contre le gouvernement de Moloua », écrit le Bureau politique du MLPC.
Le maintien des principaux ministres contesté
Pour le MLPC, la reconduction de Félix Moloua s’est accompagnée du maintien de plusieurs responsables déjà présents dans les précédentes équipes gouvernementales.
« Après un tel réquisitoire, il ait cru devoir reconduire tous les principaux inamovibles dans le gouvernement Moloua 3. Nonobstant l’absence de leurs résultats sur tous les plans et secteurs », déclare le parti.
Le MLPC estime que la durée passée par Félix Moloua à la tête du gouvernement permet désormais de procéder à une évaluation de son action.
« Cette reconduction permet au Premier ministre MOLOUA et à son gouvernement de totaliser plus de quatre(4) années consécutives. Cette longévité presque équivalente à la durée d’un mandat présidentiel annonce également l’heure du bilan », souligne le Bureau politique.
Le MLPC s’appuie sur les chiffres des finances publiques
Pour établir son constat, le MLPC cite les déclarations récentes du ministre des Finances ainsi que le Rapport sur le développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Le parti reprend notamment les chiffres communiqués par le ministre concernant les recettes publiques et les dépenses salariales.
« Selon les déclarations du Ministre des Finances, 87% des recettes publiques sont absorbées par les salaires des fonctionnaires qui représentent moins de 1% de la population, elle-même estimée à 6 millions d’âmes », affirme le MLPC.
Le parti établit ensuite un lien entre le poids de la masse salariale, le service de la dette et les capacités d’investissement de l’État.
« En d’autres termes, si on prend en compte le service de la dette, il ne reste donc plus rien comme ressources à consacrer à l’investissement pour le développement pour les 99% restants de la population », poursuit le Bureau politique.
Les grandes entreprises et les hydrocarbures au cœur des critiques
Le MLPC attribue cette situation à la politique économique menée par les autorités.
« Cette situation est la résultante d’une gestion calamiteuse de l’économie nationale par le pouvoir », écrit le parti.
Le Bureau politique accuse également le pouvoir d’avoir transféré une partie importante des grandes entreprises formelles à des proches et d’avoir confié l’importation des hydrocarbures à une société étrangère.
« Le pouvoir qui a concédé un large pan des grandes entreprises formelles à ses amis et attribué l’exclusivité de l’importation des hydrocarbures à une société étrangère, ce qui a asséché de fait les caisses de l’Etat », affirme le MLPC.
La crise énergétique affecte l’économie informelle
Le MLPC consacre également une partie de sa déclaration à la crise énergétique et à ses conséquences sur les activités économiques.
« Alors que 80% de la population centrafricaine vit de l’économie informelle, la crise énergétique prive les PME ou artisans ainsi que certains ménages qui en ont la possibilité », indique le parti.
Pour le MLPC, les difficultés rencontrées par les petites entreprises, les artisans et les ménages disposant de moyens pour faire face aux problèmes énergétiques s’inscrivent dans un contexte économique plus large qu’il attribue directement à la gestion du gouvernement.
Dans cette déclaration, le Bureau politique du MLPC présente ainsi les finances publiques, la capacité d’investissement de l’État, la gestion des grandes entreprises, l’importation des hydrocarbures et la crise énergétique comme les principaux éléments de son bilan des gouvernements dirigés par Félix Moloua.
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Depuis les dernières semaines d’août 2026, des tensions opposant agriculteurs et éleveurs perturbent plusieurs localités de la préfecture de l’Ouamfafa, dans le nord de la République centrafricaine. Les différends liés aux champs et au bétail ont donné lieu à des attaques et à des représailles.
Des champs détruits, des éleveurs attaqués
Les agriculteurs accusent des éleveurs d’avoir laissé leurs bœufs pénétrer dans les champs cultivés. Le passage des animaux aurait détruit des parcelles agricoles, provoquant la colère de plusieurs communautés. Des attaques ont ensuite visé des éleveurs ainsi que leurs troupeaux dans certaines zones.
Des habitants expliquent que ces incidents ne constituent pas un phénomène nouveau dans la région. À chaque saison agricole, des conflits apparaissent autour de la divagation du bétail et des dégâts causés dans les champs. Lorsque les mécanismes locaux de règlement ne fonctionnent pas, les tensions peuvent rapidement dégénérer.
Du côté des éleveurs, les accusations portent principalement sur les attaques et les vols de bœufs. Certains éleveurs affirment que des jeunes de villages s’en prennent à leurs troupeaux et emportent des animaux. Des attaques contre des éleveurs sont également rapportées dans le cadre de ces violences.
Ces accusations croisées alimentent un cycle de représailles. Une attaque contre un troupeau peut entraîner une riposte contre des agriculteurs ou des habitants, tandis qu’un conflit lié à la destruction d’un champ peut provoquer une nouvelle attaque contre des éleveurs. Les incidents s’enchaînent ainsi d’une communauté à l’autre.
Un cycle qui se répète chaque année
Dans plusieurs secteurs de l’Ouamfafa, les mêmes causes reviennent régulièrement. Les agriculteurs dénoncent les dégâts causés par les animaux dans les champs, tandis que les éleveurs signalent les vols et les attaques contre leurs troupeaux. Ces différends deviennent particulièrement sensibles lorsque les deux communautés se retrouvent sans mécanisme efficace pour régler rapidement les litiges.
La répétition annuelle de ces violences inquiète les habitants. Les campagnes de sensibilisation et les initiatives de dialogue menées dans la région n’ont pas permis, jusqu’ici, d’empêcher complètement la réapparition des mêmes incidents.
La MINUSCA tente de prévenir une nouvelle escalade
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) mène des actions de mobilisation et de sensibilisation auprès des communautés concernées. L’objectif est de réduire les tensions, favoriser le dialogue et prévenir les représailles après les incidents liés au bétail et aux activités agricoles.
Ces initiatives interviennent alors que les tensions observées depuis la fin du mois d’août semblent connaître une accalmie dans certaines zones. Les habitants restent toutefois préoccupés par la possibilité d’une reprise des violences, compte tenu du caractère récurrent des conflits entre agriculteurs et éleveurs.
La question du règlement local reste centrale
Pour plusieurs habitants, la sensibilisation doit être renforcée et accompagnée d’un mécanisme permanent de règlement des différends. Les communautés ont besoin de procédures permettant de traiter rapidement les dégâts causés aux cultures, les vols de bétail et les attaques contre les personnes.
La prévention passe également par une meilleure surveillance des troupeaux, le respect des espaces agricoles et le traitement rapide des accusations de vol. Sans réponse durable à ces problèmes, chaque nouvel incident risque de provoquer une nouvelle série de représailles dans les villages de la préfecture de l’Ouamfafa.
À Batangafo et dans les localités environnantes, l’accalmie observée ces derniers jours reste donc fragile. Le retour au calme ne suffit pas à écarter le risque de nouvelles violences tant que les destructions de champs, les vols de bétail et les attaques entre communautés continuent de se reproduire d’une année à l’autre.
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Dans la sous-préfecture de Ouandja, à l’extrême Nord-Est de la République centrafricaine, l’accès à des soins de santé dignes relève déjà du parcours du combattant. Mais à l’hôpital de Tiringoulou, la situation prend désormais une tournure surréaliste. Entre mélodrames sentimentaux, bagarres sanglantes, affaires d’argent et soirées arrosées, le Médecin Chef de l’Hôpital (MCH), M. Jean Eude Mokpem, alimente toutes les conversations et provoque la consternation générale.
Alors que les populations locales attendent d’un responsable médical qu’il se consacre à la santé des malades et au bon fonctionnement de la structure, les priorités du médecin chef semblent s’être déplacées vers la gestion de son business personnel et ses pérégrinations amoureuses.
Docteur JEAN EUDE Mokpem MCH de Tiringoulou
Une évacuation médicale qui vire au spectacle
Tout commence le 19 août dernier. Un patient grièvement blessé, évacué de la formation sanitaire (FOSA) de Gordil vers Tiringoulou, doit être référé d’urgence à l’hôpital de Birao pour une prise en charge adaptée. M. Jean Eude Mokpem prend la route pour accompagner le blessé. Une mission médicale tout à fait ordinaire en apparence.
Toutefois, le séjour à Birao va s’éterniser. Le médecin y passe plusieurs jours avant de faire son retour à Tiringoulou le 24 août. Mais à son arrivée, ce ne sont pas les dossiers des patients ni les soins d’urgence qui l’attendent : c’est une scène de maîtresse retentissante avec sa partenaire, Mme Esther, superviseure psychosociale au sein de l’ONG SOPADI à Tiringoulou. Cette dernière lui reproche vivement ses nuits passées à Birao et la nature de ses activités durant son absence.
Coups de poing, téléphone concassé et arrangement financier
Le climat s’envenime rapidement. Le 25 août vers 19 heures, le médecin chef se rend au domicile de Mme Esther pour s’expliquer, mais il se fait vertement chasser. Loin de laisser tomber, le lendemain 26 août vers 6 heures du matin, M. Jean Eude Mokpem sollicite l’intervention d’un voisin de cour, qui n’est autre que l’officier chargé des Violences Basées sur le Genre (VBG) au sein de la même ONG SOPADI.
L’ironie de la situation atteint son comble lorsque l’officier VBG tente une médiation. Sortie de sa chambre, Mme Esther entre dans une colère noire et une altercation violente éclate entre les deux amants. Le bilan physique et matériel de cet affrontement au saut du lit est lourd : le médecin chef ressort de la cour la tête ensanglantée et blessée, son téléphone portable de marque Redmi totalement endommagé, et affirme s’être fait subtiliser une somme de 423 000 FCFA.
Pour éviter que ce scandale ne s’ébruite davantage et pour échapper aux poursuites judiciaires, un règlement à l’amiable est rapidement négocié. Une somme de 200 000 FCFA aurait été exigée pour étouffer l’affaire montant que le médecin chef a accepté de débourser. Et comme si de rien n’était, les deux protagonistes ont repris leur relation passionnelle dans la foulée.
Alcool, musique à fond et détresse des patients
Pendant que le patron de la santé locale joue sa propre comédie romantique et règle ses comptes financiers, le fonctionnement de l’hôpital est complètement abandonné. Plusieurs témoignages poignants d’habitants et de proches de patients dénoncent un laisser-aller intolérable au sein de l’établissement sanitaire.
L’enceinte de l’hôpital de Tiringoulou s’est transformée au fil des jours en une véritable boîte de nuit à ciel ouvert. Consommation d’alcool étalée au vu et au su de tous, musique diffusée à haut volume jusque tard dans la nuit… La tranquillité et le repos indispensable aux malades hospitalisés sont piétinés sans le moindre scrupule par celui-là même qui est censé les protéger.
Les habitants sous le choc : « Est-il venu pour soigner ou pour autre chose ? »
Aujourd’hui, à Tiringoulou comme dans toute la préfecture de la Bamingui-Bangoran et de la Vakaga, la population s’interroge avec amertume : ce médecin chef a-t-il été affecté pour sauver des vies ou pour faire son business et animer les soirées du secteur ?
Devant ce comportement jugé irresponsable et indigne du serment d’Hippocrate, les regards se tournent désormais vers le ministère de la Santé publique, les autorités préfectorales ainsi que les responsables de l’ONG SOPADI. Une vérification approfondie et des mesures disciplinaires urgentes sont réclamées par la population afin de remettre l’hôpital de Tiringoulou au service exclusif des malades.
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Crépin Mboli-Goumba conteste l’interprétation juridique bancale du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana sur la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé et lui rappelle brutalement l’autorité de la décision rendue par le Conseil constitutionnel le 14 novembre 2025.
Dans un aide-mémoire adressé au ministre d’État chargé de la Communication et porte-parole du gouvernement, l’avocat et coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) revient sur les règles applicables à la nationalité et sur les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel dans le dossier Dologuélé.
Sa réponse intervient après les déclarations douteuses du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, qui affirme sans sourciller que Dologuélé doit obligatoirement adresser une demande de réintégration au président Faustin-Archange Touadéra. Selon le porte-parole du gouvernement, l’absence de cette démarche signifierait que l’ancien Premier ministre n’a « aucune nationalité » et ne pourrait plus continuer à siéger à l’Assemblée nationale.
Pour Crépin Mboli-Goumba, cette présentation absurde ne peut pas être détachée de ce que le Conseil constitutionnel a déjà tranché souverainement.
Dans son aide-mémoire, Crépin Mboli-Goumba commence par rappeler le rôle du Conseil constitutionnel.
Il souligne que cette institution est chargée de veiller au respect de la Constitution, de contrôler la constitutionnalité des lois et de trancher certains contentieux électoraux. Il insiste surtout sur son rôle dans le contentieux de l’élection présidentielle.
Dans la décision n°14/CC/25 du 14 novembre 2025, le Conseil constitutionnel s’est déclaré compétent pour examiner les contestations relative aux candidatures à la présidentielle.
Cette précision est déterminante dans le dossier Dologuélé. La question de sa nationalité avait précisément été soulevée pour contester son éligibilité à l’élection présidentielle de décembre 2025.
Le Conseil constitutionnel avait donc été appelé à examiner cette question dans le cadre de ses compétences constitutionnelles.
Une décision qui ne dit pas la même chose que le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana
C’est sur le contenu de cette décision que Crépin Mboli-Goumba concentre sa réplique cinglante.
Le Conseil constitutionnel avait examiné l’argument selon lequel Dologuélé aurait perdu sa nationalité centrafricaine après avoir acquis la nationalité française et devait, pour cette raison, demander sa réintégration.
Selon l’aide-mémoire, le Conseil a relevé qu’aucun décret n’avait formellement constaté la perte de la nationalité centrafricaine de Dologuélé.
Le Conseil a également considéré que la perte de nationalité par l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère ne revêtait pas, dans les circonstances examinées, un caractère automatique.
Cette appréciation est au cœur de la contradiction étalée au grand jour par Mboli-Goumba.
Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana part aujourd’hui d’un principe biaisé selon lequel Dologuélé aurait perdu sa nationalité et qu’il doit donc demander sa réintégration.
Le Conseil constitutionnel, lui, avait rejeté le recours contestant la candidature de Dologuélé et considéré qu’en l’absence de l’acte juridique constatant la perte de nationalité, l’intéressé ne pouvait pas être soumis aux formalités de réintégration.
La question préalable : Dologuélé a-t-il juridiquement perdu sa nationalité ?
Pour Crépin Mboli-Goumba, c’est cette question qu’il faut régler avant de raconter des absurdités sur une prétendue réintégration.
Le Code de la nationalité prévoit bien une procédure de réintégration par décret après enquête. Sur ce point, le juriste ne nie pas l’existence des dispositions invoquées par le gouvernement.
Mais la procédure de réintégration concerne une personne qui a effectivement perdu sa nationalité et qui souhaite la recouvrer.
Le débat porte donc sur le préalable.
Si aucune décision juridique n’a formellement constaté la perte de la nationalité de Dologuélé dans les conditions retenues par le Conseil constitutionnel, sur quelle base peut-on lui imposer aujourd’hui de demander sa réintégration ?
C’est précisément cette articulation que le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana s’avère totalement incapable de régler dans son intervention amateur.
Le porte-parole du gouvernement cite la procédure de réintégration. Mboli-Goumba lui oppose sèchement la décision constitutionnelle qui avait écarté son application à Dologuélé dans le contentieux électoral.
Le Tribunal de grande instance et le Conseil constitutionnel
L’aide-mémoire ne passe pas non plus sous silence la décision du Tribunal de grande instance de Bangui rendue le 16 octobre 2025.
Cette juridiction avait annulé le certificat de nationalité centrafricaine de Dologuélé. Elle avait notamment retenu l’acquisition volontaire de la nationalité française et les dispositions du Code de la nationalité relatives à la perte de la nationalité.
Cette décision existe et fait partie du dossier.
Mais elle n’est pas la dernière décision institutionnelle intervenue sur la question.
Quelques semaines plus tard, le Conseil constitutionnel a examiné la contestation de la candidature de Dologuélé à la présidentielle. Il s’est déclaré compétent et a rejeté la requête visant notamment son éligibilité.
C’est cette seconde décision que Mboli-Goumba place au centre de son raisonnement pour terrasser les manœuvres du gouvernement.
Il ne prétend pas effacer l’existence de la décision du tribunal. Il rappelle que le contentieux a ensuite été examiné par le Conseil constitutionnel dans le cadre de sa compétence électorale supérieure.
L’article 147 de la Constitution comme réponse au grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana
L’argument le plus fort développé dans l’aide-mémoire concerne l’article 147 de la Constitution du 30 août 2023.
Cette disposition prévoit que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et qu’elles s’imposent aux pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives, militaires et juridictionnelles.
Pour Mboli-Goumba, cette disposition ne permet donc pas de traiter la décision du 14 novembre 2025 comme une simple opinion juridique sans valeur.
Le Conseil constitutionnel a rendu une décision définitive dans le cadre de sa compétence sur le contentieux de l’éligibilité présidentielle.
Cette décision a ensuite été notifiée aux autorités concernées et publiée au Journal officiel.
La question posée au gouvernement devient alors directe : comment une autorité administrative peut-elle aujourd’hui présenter Dologuélé comme une personne ayant nécessairement perdu sa nationalité et lui imposer une procédure de réintégration après une décision du Conseil constitutionnel portant précisément sur cette question ?
« Il doit écrire au Président » : le point de friction
C’est ici que les gesticulations du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana et l’analyse rigoureuse de Mboli-Goumba se rencontrent frontalement.
Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana affirme sans honte : Dologuélé a perdu sa nationalité, il doit demander sa réintégration et écrire au président de la République.
Mboli-Goumba rappelle la réalité du droit : le Conseil constitutionnel a considéré que Dologuélé ne pouvait pas être soumis aux formalités de réintégration en l’absence de l’acte juridique constatant sa perte de nationalité.
Les deux raisonnements ne peuvent donc pas être présentés comme une seule et même lecture du droit.
L’un part d’une pirouette politique sans fondement et d’une perte de nationalité considérée à tort comme acquise.
L’autre rappelle avec force que cette perte devait être juridiquement constatée et que le Conseil constitutionnel avait précisément écarté l’argument tiré de l’absence de réintégration pour invalider la candidature de Dologuélé.
De la nationalité au mandat de député
La déclaration du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana prend une dimension déplorable lorsqu’il affirme que le refus de Dologuélé d’écrire au président signifierait qu’il n’a « aucune nationalité pour continuer à siéger à l’Assemblée nationale ».
Cette affirmation opportuniste fait passer le dossier à une autre étape.
La question n’est plus seulement celle du passeport ou du certificat de nationalité. Elle concerne désormais directement le mandat parlementaire de Dologuélé.
Pour Mboli-Goumba, cette évolution rend encore plus nécessaire le respect scrupuleux de la décision du Conseil constitutionnel.
Dologuélé a été autorisé à concourir à l’élection présidentielle après validation de sa candidature. Il est ensuite devenu député de la Nation.
S’il existe aujourd’hui un fondement juridique permettant de remettre en cause son mandat sur la base d’une perte de nationalité, celui-ci doit être clairement identifié et articulé avec les décisions déjà rendues.
Une simple déclaration médiatique et biaisée du porte-parole du gouvernement ne suffit pas, à elle seule, à mettre fin au mandat d’un député.
Une procédure de réintégration n’est pas une reconnaissance politique
Le débat comporte également une dimension politique évidente.
Quelques jours avant la sortie du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, Fidèle Gouandjika avait publiquement demandé à Dologuélé de reconnaître la victoire de Touadéra et de solliciter sa réintégration dans la nationalité centrafricaine.
Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana affirme de son côté que la demande ne serait pas destinée à obtenir une faveur présidentielle ou à reconnaître la victoire de Touadéra, mais simplement à respecter la loi.
Cette tentative de rattrapage est révélatrice.
Dans les faits, deux responsables du pouvoir interviennent successivement sur le même dossier pour orchestrer des pressions et demandent à Dologuélé d’adresser une demande personnelle au président de la République.
La première déclaration avait clairement établi un lien avec la reconnaissance de la victoire présidentielle. La seconde insiste maladroitement sur une prétendu obligation juridique d’écrire au chef de l’État.
La question politique demeure donc entière : pourquoi la question de la nationalité d’un opposant devenu député est-elle transformée en une demande personnelle d’allégeance adressée au président de la République ?
Une bataille juridique qui devient une bataille institutionnelle
L’intervention de Crépin Mboli-Goumba déplace ainsi le débat et fait tomber le masque du régime.
Il ne s’agit plus seulement de discuter de l’article 42 ou des règles de réintégration du Code de la nationalité.
Il s’agit de savoir quelle décision doit être prise en compte dans le traitement actuel du dossier Dologuélé et quelle autorité est compétente pour en tirer les conséquences.
Le Tribunal de grande instance a rendu une décision en octobre 2025.
Le Conseil constitutionnel a ensuite rendu sa propre décision définitive dans le contentieux de l’éligibilité présidentielle.
La Constitution prévoit par ailleurs que les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent strictement aux pouvoirs publics et aux autorités administratives.
C’est sur cette base incontestable que Mboli-Goumba met le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana face à la contradiction centrale de son discours manipulatoire : comment exiger de Dologuélé une réintégration en le présentant comme ayant définitivement perdu sa nationalité alors que le Conseil constitutionnel, dans le contentieux de son éligibilité, a précisément rejeté cette logique ?
Derrière cette bataille juridique se trouve désormais une autre question, plus politique : la controverse sur la nationalité est-elle en train de devenir le fondement d’une procédure abusive destinée à remettre en cause le mandat de Dologuélé à l’Assemblée nationale ?
Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme durcit le ton sur le dossier de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé. Il demande aux autorités de mettre fin à ce qu’il considère comme un acharnement juridique contre un responsable politique déjà concerné par une décision de la Cour constitutionnelle.
La Ligue centrafricaine des droits de l’homme demande l’arrêt de la procédure
Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme conteste d’abord la manière dont certaines procédures judiciaires sont utilisées dans le débat sur la nationalité. Il estime qu’un juge ne peut pas, par une simple ordonnance sur requête, déterminer seul le statut d’un acte d’état civil et en tirer des conséquences sur la nationalité d’une personne.
« Lorsque la question a été posée, nous avons dit qu’un juge ne peut pas prendre par une remnance sur requête la faculté, sur sa tête, d’identifier un acte d’état civil, comme un statu quo de nationalité », déclare-t-il.
Il demande ensuite publiquement aux autorités de mettre un terme à cette procédure. Son intervention vise directement la persistance du débat judiciaire et administratif autour de la nationalité centrafricaine d’Anicet-Georges Dologuélé.
« Je voudrais dire au nom de la Ligue Centrafricaine des droits de l’homme, mais avec autant de fermeté, pardon, il faut qu’on arrête. Qu’est-ce que cette histoire-là ? », lance-t-il.
Une décision de la Cour constitutionnelle déjà rendue
Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme rappelle que la question ne peut pas, selon lui, être examinée comme si aucune décision institutionnelle n’avait déjà été prise. Il évoque le cas d’un député élu par la population et menacé, dans le cadre de cette controverse, de perdre son mandat en raison d’un débat sur sa nationalité.
« Les gens qui nous regardent, qui nous voient, qui nous entendent, nous en train de tergiverser sur un problème qui semble nous préoccuper, j’ai entendu, qu’on revient sur la nationalité en disant qu’un député élu par le peuple va être démis de l’Assemblée parce qu’il n’aurait pas justifié une correspondance qui lui donnait la nationalité, alors que la Cour constitutionnelle, la juridiction suprême dont les décisions s’imposent au gouvernement, à l’Assemblée, toutes les juridictions de la République a déjà pris une position », affirme-t-il.
Pour lui, la décision de la Cour constitutionnelle constitue un élément central du dossier. Il s’interroge donc sur la nécessité de rouvrir un débat déjà tranché par la plus haute juridiction constitutionnelle.
« Comment est-ce que nous allons encore venir gratter là-dedans ? », demande-t-il.
Cette position rejoint, sur un autre registre, les critiques déjà formulées par Maître Crépin Mboli-Goumba sur le fonctionnement des institutions. Le président du Patri reproche notamment au pouvoir de réduire la portée des compétences du Conseil constitutionnel et de développer une lecture restrictive de ses décisions.
« Il faut qu’on arrête »
Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme utilise également un proverbe pour mettre en garde les autorités contre les conséquences possibles de la poursuite de cette démarche. Il estime que l’acharnement contre une personne peut finir par produire l’effet inverse de celui recherché.
« Un proverbe, un bimoudi, si vous continuez à vous asseoir sur la personne que vous avez terrassée, mais les mouvements qui vont se passer peuvent faire en sorte que ça soit la personne qui a été terrassée, qui se retrouve sur vous, alors je crois qu’il faut qu’on arrête », affirme-t-il.
Le message est direct. Pour le responsable de la Ligue, les autorités doivent mesurer la portée politique et institutionnelle d’une procédure qui continue malgré l’existence d’une décision de la juridiction constitutionnelle.
Il rejette également l’idée selon laquelle la nationalité pourrait être traitée comme un simple élément administratif pouvant être remis en cause au gré des procédures. Pour lui, la nationalité relève d’abord d’un droit attaché à la personne.
« La nationalité, c’est le droit de la personne »
Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme élargit sa critique à la politique de nationalité appliquée aux étrangers installés en Centrafrique. Il oppose cette pratique au traitement réservé aux personnes dont le parcours comporte plusieurs nationalités.
« Et puis la nationalité, c’est le droit de la personne. On donne la nationalité aux Libanais, on donne la jeune nationalité à tous les étrangers qui arrivent ici, et puis quelqu’un qui dit j’ai rénocé à la nationalité française, vous dites que non, à rénoçant la nationalité française, il a rénoché la nationalité africaine. C’est quelle histoire ça ? », s’interroge-t-il.
À travers cette déclaration, il conteste l’interprétation selon laquelle la renonciation à une nationalité étrangère entraînerait automatiquement la perte de la nationalité centrafricaine. Il demande que les règles relatives à la nationalité soient appliquées sur des bases juridiques claires et non à travers des interprétations successives.
Le dossier de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé continue ainsi d’opposer les autorités, l’opposition et plusieurs acteurs du monde juridique. Les déclarations du président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme ajoutent une nouvelle pression sur le pouvoir, auquel il demande de respecter les décisions de la juridiction constitutionnelle et de mettre fin à ce qu’il qualifie implicitement d’acharnement contre un responsable politique.
La nomination de quatre officiers des Forces armées centrafricaines à des fonctions stratégiques dans les ministères de l’Éducation nationale et de la Jeunesse marque une nouvelle étape dans l’organisation du nouvel empire centrafricain. Le décret n°26.245 place désormais des cadres militaires au cœur de deux administrations directement chargées de la formation et de l’encadrement de la jeunesse centrafricaine.
Des officiers installés dans des fonctions civiles
Le décret n°26.245 nomme le Général de Brigade IBRAHIM Safardine, matricule 2013-1-1001, issu du Bataillon Hors Rang, comme Chargé de Mission en matière de Défense auprès du ministère d’État chargé de l’Éducation nationale.
Le Commandant TEKREMOYENKO MALAWA Evrard, matricule 2010-2-1033, du Bataillon de Soutien Logistique, est nommé Assistant du Chargé de Mission auprès de l’Éducation nationale, avec rang et prérogatives de Directeur. Ces deux nominations donnent ainsi à des officiers des responsabilités administratives importantes au sein d’un département civil.
Le dispositif s’étend au ministère chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique. Le Colonel KOTALY Julien Pierre, matricule 1986-1-1102, du Bataillon du Génie, est nommé Chargé de Mission en matière de Défense auprès de ce ministère.
Le Commandant MBAÏKI Flory Clozel, matricule 1996-2-1853, du Bataillon Hors Rang, est nommé Assistant du Chargé de Mission, avec des prérogatives de Directeur. Quatre officiers des Forces armées centrafricaines intègrent ainsi officiellement deux secteurs civils majeurs de l’administration.
L’armée entre dans la gestion de la jeunesse
Le choix de l’Éducation nationale et de la Jeunesse donne une portée particulière à ces nominations. Ces deux secteurs regroupent les enseignants, les élèves, les étudiants et les organisations de jeunesse. Ils constituent aussi des espaces importants de mobilisation sociale et de revendications.
Les syndicats d’enseignants et les mouvements étudiants occupent depuis longtemps une place dans les contestations sociales en République centrafricaine. Les revendications portent notamment sur les salaires, les conditions de travail, les infrastructures scolaires et universitaires ainsi que le fonctionnement des services publics.
L’introduction de responsables militaires dans ces administrations établit donc un lien direct entre la gestion de la jeunesse et les questions de défense. La fonction militaire ne reste plus limitée à la protection du territoire ou aux opérations de sécurité. Elle s’étend à des secteurs chargés de l’éducation, de la formation civique et de l’encadrement de la jeunesse.
Cette évolution traduit une nouvelle conception de l’administration publique. Des fonctions traditionnellement exercées par des cadres civils sont désormais occupées ou encadrées par des officiers issus des Forces armées centrafricaines.
La logique sécuritaire s’étend à l’État
Le décret n°26.245 intervient dans un contexte où la sécurité occupe une place de plus en plus importante dans la gestion du pays. L’appareil militaire intervient désormais dans des domaines qui dépassent le cadre classique de la défense nationale.
Cette évolution réduit progressivement la distinction entre administration civile et appareil sécuritaire. L’éducation et la jeunesse relèvent d’abord de politiques publiques civiles. Leur encadrement par des responsables militaires introduit une logique différente dans leur fonctionnement.
La militarisation de l’administration prend ainsi une dimension institutionnelle. Elle ne repose plus seulement sur la coopération ponctuelle entre civils et militaires. Elle s’inscrit directement dans l’organisation administrative à travers la création ou l’attribution de fonctions liées à la défense au sein de ministères civils.
Cette transformation concerne également l’éducation civique. Le secteur chargé de transmettre aux jeunes les notions de citoyenneté, de responsabilité et de participation à la vie publique accueille désormais des responsables provenant de la hiérarchie militaire.
Une administration sous pression financière
La progression de cette logique sécuritaire intervient alors que l’État centrafricain fait face à de fortes contraintes financières. Les ressources publiques restent limitées face aux besoins de l’administration, des services sociaux et des secteurs prioritaires.
Si le cas se présente, les retards de paiement et les difficultés liées aux dépenses publiques affectent directement les fonctionnaires. Les enseignants, les personnels de santé et d’autres agents civils attendent régulièrement le règlement de leurs rémunérations et l’amélioration de leurs conditions de travail.
Dans le même temps, les dépenses consacrées à la sécurité occupent une place importante dans les priorités de l’État. Cette situation crée un contraste entre les besoins des administrations civiles et le renforcement progressif de l’appareil sécuritaire.
Lorsque les ressources publiques sont limitées, le choix des priorités devient un élément central de la gouvernance. Le renforcement des structures militaires et sécuritaires intervient alors que les administrations civiles continuent de faire face à des difficultés matérielles et financières.
La présence russe renforce le dispositif sécuritaire
La militarisation de l’administration centrafricaine se développe également dans un environnement marqué par une forte coopération sécuritaire avec la Russie. Après la présence du groupe Wagner, le dispositif russe s’inscrit désormais dans le cadre d’Africa Corps, placé sous l’autorité du ministère russe de la Défense.
Cette coopération occupe une place importante dans la stratégie sécuritaire du pouvoir centrafricain. Les mercenaires et personnels russes participent soi-disant à la formation et à l’appui aux forces nationales, tandis que la coopération bilatérale concerne également la protection du pouvoir dictatorial de Baba Kongoboro.
Le partenariat avec Moscou de Poutine comporte aussi une dimension économique. Les intérêts russes en République centrafricaine concernent notamment le secteur minier et l’accès aux ressources naturelles. La coopération sécuritaire s’inscrit donc dans un ensemble plus large de relations entre Bangui et Moscou.
L’État centrafricain renforce ainsi son appareil sécuritaire sur deux fronts : à l’intérieur, par l’intégration croissante des officiers de l’armée dans l’administration civile ; à l’extérieur, par une dépendance accrue envers les mercenaires russes.
La frontière entre administration civile et pouvoir militaire se réduit
Le décret n°26.245 constitue un acte important dans cette évolution. Les quatre nominations ne concernent pas un ministère de la Défense ni une structure exclusivement militaire. Elles touchent directement l’éducation, la jeunesse, les sports et l’éducation civique.
Cette évolution intervient après la réforme constitutionnelle de 2023, qui a profondément modifié le cadre politique du pays. La question qui se pose aujourd’hui est différente : elle concerne la transformation du fonctionnement quotidien de l’État et la place croissante de l’institution militaire dans les structures civiles.
La militarisation de l’administration devient ainsi un élément visible de la gouvernance centrafricaine. L’armée intervient dans des secteurs qui concernent directement la formation et l’encadrement de la population, tandis que les questions de sécurité occupent une place centrale dans les choix de l’État.
Avec l’arrivée d’officiers dans les ministères de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, la séparation entre administration civile et appareil militaire se réduit davantage. Cette évolution dessine un État dans lequel la logique sécuritaire ne concerne plus uniquement les casernes, les opérations militaires et la protection du territoire, mais gagne progressivement les institutions civiles et la gestion de la société.
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Depuis le 2 septembre, la panique et l’incertitude règnent à Tissi, localité stratégique située à la jonction exacte des frontières du Tchad, du Soudan et de la République centrafricaine. Dans les rues et les marchés, une information circule avec insistance : la ville serait la cible imminente d’une assaut d’envergure mené par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par les éléments des Forces de soutien rapide (FSR) du général soudanais Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemetti ».
Cette montée de fièvre sécuritaire découle de mouvements logistiques majeurs observés ces derniers jours. Dès le 31 août, un convoi lourdement armé a quitté Bangui pour rejoindre Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Selon plusieurs sources locales, cet équipement fourni par le groupe Wagner à Bangui a été acheminé puis transféré directement aux combattants des FSR stationnés dans la zone.
Image d’illustration des rebelles du fprc à Amdafock
L’objectif affiché de cette alliance russo-soudanaise est de neutraliser les éléments du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam et leurs alliés. Ces forces rebelles, regroupées au sein de la nouvelle coalition armée responsable de la prise éphémère de la ville frontalière d’Am Dafok à la fin du mois de juin, s’étaient repliées vers le secteur de Tissi (côté RCA) après la reprise d’Am Dafok par leurs adversaires une semaine plus tard.
Cependant, les inquiétudes dépassent le simple cadre du nettoyage territorial centrafricain. Les préparatifs en cours laissent craindre un débordement délibéré de l’autre côté de la frontière. L’offensive viserait également à franchir la ligne de démarcation pour attaquer les positions de l’armée nationale tchadienne côté Tchad, afin de provoquer un coup d’éclat sécuritaire et de déstabiliser l’ensemble du verrou trifrontal.
Face à la confirmation de l’arrivée de ces armements lourds à Ndélé et aux regroupements de troupes observés aux abords de la frontière, les populations de Tissi vivent dans l’attente d’un choc armé, alors que l’armée tchadienne et les groupes coalisés se préparent à riposter à toute tentative d’incursion.
Des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), récemment intégrés dans l’armée nationale après leur désarmement suite à l’accord de Ndjamena, et déployés à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, ont quitté leur base dans la nuit du 31 août au 1er septembre. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ces militaires auraient pris la direction de Bangui, sans que leur itinéraire exact soit connu.
D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, ces soldats auraient justifié leur départ par les conditions difficiles de leur déploiement. Ils auraient décrit leur présence sur cette base comme une situation de grande souffrance. Leur départ est présenté comme une désertion, alors que leur mission devait contribuer au renforcement du dispositif sécuritaire dans la Vakaga.
Image d’illustration d’un élément qui roule avec sa moto dans la ville de Birao
Deux braquages signalés dans la même nuit
Dans la même nuit, deux braquages ont été signalés à Birao, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC. Le premier a ciblé un chantier lié à une organisation non gouvernementale. Les assaillants auraient emporté une moto appartenant à l’ONG avant de quitter les lieux.
Le second incident a concerné le bureau du sous-préfet de Birao. Selon la rédaction du CNC, les braqueurs ont cassé la porte du bureau avant de pénétrer dans les locaux. Plusieurs documents administratifs ainsi que certains équipements auraient été emportés au cours de cette opération.
Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, plusieurs personnes établissent un rapprochement entre le départ des soldats et les braquages, en raison de leur proximité dans le temps. Cette hypothèse reste à vérifier et ne permet pas, à ce stade, d’attribuer les deux incidents aux militaires concernés.
Aucune information officielle disponible ne permet d’établir que les soldats ayant quitté leur base sont impliqués dans ces braquages. La rédaction du CNC indique que les circonstances exactes des deux incidents doivent encore être déterminées, notamment l’identité des auteurs et leur éventuel lien avec les militaires partis de Birao.
Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, les soldats concernés sont d’anciens combattants issus de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et du mouvement 3R, intégrés par la suite dans les Forces armées centrafricaines. Leur départ de Birao intervient alors que leur présence devait renforcer le dispositif sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga.
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À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le sociologue et analyste politique Faustin Zaméto interpelle le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, Aurélien Symplice Zingas, sur les difficultés rencontrées par les parents, les enseignants et les élèves.
Dans une lettreouverte datée du 2 septembre 2026, Faustin Zaméto explique avoir effectué des déplacements entre le Km5 à Bangui et la Basse-Kotto afin de recueillir les témoignages de différents acteurs du système éducatif. Il précise que les préoccupations présentées dans son document proviennent des personnes rencontrées sur le terrain. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
Faustin ZAMÉTO, Sociologue et Écrivain
Des parents dénoncent les frais demandés à la rentrée
Dans son reportage réalisé à Boy-Rabe, à Bangui, le 30 août, Faustin Zaméto rapporte le témoignage de Maman Marie-Thérèse, vendeuse au marché de Combattant et mère de quatre enfants scolarisés dans une école publique de Ndress.
Elle affirme devoir payer plusieurs sommes présentées comme des frais liés à la rentrée, notamment 3.000 FCFA pour la craie, 2.000 FCFA pour le gardien et 5.000 FCFA pour le tableau. Pour ses quatre enfants, elle estime le montant total à 40.000 FCFA. Elle dénonce ainsi l’écart entre le principe de gratuité de l’école et les dépenses imposées aux familles. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
À Mobaye, dans la Basse-Kotto, le problème concerne également les infrastructures scolaires. Faustin Zaméto rapporte le témoignage de Jean-Pierre, cultivateur, qui affirme qu’une école locale n’a toujours pas de toiture après une tornade survenue en mars. Les élèves suivent les cours sous un arbre et les habitants ont eux-mêmes cotisé pour acheter des tôles. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
Les enseignants réclament le paiement des maîtres-parents
Dans les échanges rapportés par Faustin Zaméto, les organisations syndicales placent aussi la question des maîtres-parents au centre de leurs revendications.
Un responsable de la Fédération des Enseignants Centrafricains affirme qu’un mémorandum a été déposé au ministère depuis juin. Parmi les demandes figurent le paiement à temps des maîtres-parents, dont certains seraient restés neuf mois sans salaire dans la Ouaka et la Basse-Kotto, ainsi que l’intégration des enseignants vacataires exerçant depuis plusieurs années sans statut. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
Le même responsable syndical insiste sur la présence effective des enseignants affectés en province dès le début de l’année scolaire. Il affirme que, l’année précédente, sur 100 enseignants affectés en province, seulement 40 étaient arrivés avant décembre. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
Des classes surchargées et un manque de manuels
À l’École publique de Fatima, à Bangui, Faustin Zaméto rapporte le témoignage de Paulin, instituteur depuis douze ans. L’enseignant indique avoir 98 élèves dans une classe de CE2, avec seulement trois tables-bancs cassés et aucun livre de lecture à sa disposition.
Il explique devoir écrire l’ensemble des contenus au tableau alors que plusieurs élèves ne disposent pas de cahiers. L’enseignant réclame des conditions de travail permettant d’assurer normalement les cours. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
À Ippy, dans la Ouaka, une enseignante maître-parent âgée de 28 ans décrit également ses conditions de travail. Elle affirme percevoir 35.000 FCFA lorsqu’elle est payée et rester parfois six mois sans rémunération. Elle indique aussi parcourir sept kilomètres chaque matin pour rejoindre son établissement. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
Les élèves demandent des livres et des enseignants présents
Les difficultés rapportées concernent également directement les élèves. À l’école de Basse-Kotto, Kevin, 13 ans, explique que quatre élèves doivent s’asseoir sur un banc prévu pour deux personnes. Il affirme également que les livres manquent et que certains enseignants demandent aux familles d’en acheter au marché. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
Sarah, 15 ans, élève en classe de troisième, évoque pour sa part l’absence d’un professeur de mathématiques pendant quatre mois au cours de l’année précédente. Elle indique que la classe avait obtenu une moyenne de 4 au BEPC blanc et demande que les enseignants soient présents dès la rentrée. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
Cinq mesures proposées au ministre
À partir de ces témoignages, Faustin Zaméto adresse cinq demandes précises au ministre d’État chargé de l’Éducation nationale. Il propose d’abord la publication de la carte scolaire indiquant le nombre d’enseignants présents dans chaque école le jour de la rentrée.
Il demande également le paiement de tous les maîtres-parents avant le 15 septembre, accompagné de la publication d’un calendrier de paiement. Il propose ensuite la distribution à chaque élève d’un kit comprenant notamment un cahier, un stylo et des livres de lecture et de calcul. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
Le sociologue et analyste politique demande aussi l’interdiction et la sanction des frais d’inscription qu’il qualifie d’illégaux, avec une circulaire claire et la mise en place d’un numéro vert pour les dénoncer.
Sa dernière proposition porte sur le lancement d’un plan d’urgence pour les tables-bancs afin qu’aucun élève ne soit contraint de s’asseoir par terre dès le premier jour de classe. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
Dans sa lettre ouverte, Faustin Zaméto présente enfin l’école comme un service essentiel et demande au ministre Aurélien Symplice Zingas de prendre en compte les témoignages recueillis auprès des parents, des enseignants, des syndicats et des élèves avant la rentrée 2026-2027. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx
Un homme a poignardé un jeune homme dans la nuit du 3 au 4 septembre à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga, après l’avoir retrouvé au domicile de son épouse.
Les faits se sont produits vers 4 heures du matin. D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, l’homme s’est rendu au domicile de son épouse avec laquelle il avait eu trois enfants. Le couple était séparé provisoirement après des difficultés dans leur relation.
La victime de jalousie à Ouanda-Djallé
Malgré cette séparation, les deux continuaient à se fréquenter. L’homme rendait régulièrement visite à son épouse et les deux entretenaient encore des relations. C’est dans ce contexte qu’il s’est présenté chez elle aux premières heures du matin.
À son arrivée, il a découvert son épouse avec un jeune homme dans le même lit. La découverte a provoqué sa colère. Une dispute a éclaté et l’homme s’est emparé d’un couteau avant de poignarder le jeune homme.
La victime a rapidement été transportée à l’hôpital de Ouanda-Djallé pour recevoir des soins. Elle y est toujours hospitalisée au moment de la rédaction de cet article. Son état de santé n’a pas été précisé.
Le principal suspect a été interpellé par les éléments de la gendarmerie. Il est actuellement maintenu à la brigade de gendarmerie de Ouanda-Djallé dans le cadre d’une garde à vue. Une enquête est en cours afin d’établir les circonstances exactes de l’agression.
Des affaires de jalousie récurrentes dans la Vakaga
Cette nouvelle affaire rappelle d’autres incidents liés aux relations entre couples séparés ou en conflit dans plusieurs localités de la préfecture de la Vakaga. Des situations similaires se produisent régulièrement et peuvent rapidement dégénérer lorsque l’un des partenaires découvre une nouvelle relation de l’autre.
À Ouanda-Djallé, cette affaire intervient dans un contexte où les relations entre couples peuvent rester complexes après une séparation. Une rupture provisoire ne signifie pas nécessairement que les liens affectifs ont complètement disparu, surtout lorsque les deux personnes continuent à se fréquenter et ont des enfants en commun.
L’affaire montre aussi les risques liés à l’intervention d’une tierce personne dans une relation encore conflictuelle. Dans certains cas, une nouvelle relation peut provoquer des réactions violentes lorsque l’un des anciens partenaires conserve des sentiments ou considère que la séparation n’est pas définitive.
La gendarmerie poursuit ses investigations. Le suspect devrait répondre des faits qui lui sont reprochés devant les autorités judiciaires compétentes, tandis que la victime reste prise en charge à l’hôpital de Ouanda-Djallé.
À Bayanga, la nouvelle équipe municipale découvre une dette salariale de 168 mois, soit quatorze années de rémunérations non versées, dans une mairie aux caisses annoncées vides.
La mairie de Bayanga entame une nouvelle période sous la direction du maire Geoffroy Kabouigba avec une lourde dette salariale à régler. Le personnel municipal cumule 168 mois d’arriérés de salaires, soit quatorze années de rémunérations non payées.
Bâtiment de la sous-préfecture de Bayanga, dans la Sangha-Mbaéré
Cette situation constitue l’un des premiers dossiers auxquels la nouvelle équipe municipale doit s’attaquer depuis son installation. Elle intervient dans une mairie qui, selon les informations disponibles, ne dispose d’aucune réserve financière pour assurer immédiatement la continuité normale de ses activités.
Les 168 mois d’arriérés représentent quatorze années de salaires non versés aux employés concernés. Cette accumulation traduit l’ampleur des difficultés financières auxquelles la municipalité doit désormais faire face.
Le montant total de la dette n’a pas encore été précisé. Il dépend notamment du nombre d’agents concernés, de leurs rémunérations respectives et de l’évolution des effectifs au cours des quatorze dernières années.
Pour les employés, l’enjeu est direct. Derrière le nombre de 168 mois se trouvent des années de rémunérations attendues et jamais versées.
Une nouvelle équipe sans moyens financiers
L’arrivée de l’équipe dirigée par Geoffroy Kabouigba intervient dans un contexte administratif et financier particulièrement difficile.
Les informations communiquées font état de caisses vides et de l’absence de fonds de garantie permettant d’assurer la continuité des services municipaux. Aucun document administratif nécessaire à une reprise normale de la gestion n’aurait également été transmis à la nouvelle équipe.
La municipalité doit donc reprendre ses activités tout en reconstituant les éléments administratifs et financiers nécessaires à son fonctionnement.
Bayanga, un exemple des difficultés des municipalités
Le cas de Bayanga dépasse la seule question des salaires impayés. Il illustre les difficultés auxquelles peuvent être confrontées certaines municipalités centrafricaines, souvent limitées dans leurs capacités financières et administratives.
Lorsqu’une commune ne dispose pas de ressources suffisantes, le paiement régulier des agents devient rapidement difficile. L’accumulation des arriérés transforme alors une difficulté ponctuelle en une dette qui peut s’étendre sur plusieurs années.
La situation des dettes salariales à la mairie de Bayanga met en exergue les défis de l’administration municipale et des finances publiques en Centrafrique.
À Bayanga, cette dette a atteint 168 mois. La nouvelle équipe municipale devra désormais établir précisément les engagements financiers de la mairie, identifier les ressources disponibles et déterminer les moyens permettant de traiter progressivement les arriérés accumulés.
Le dossier des salaires impayés constitue ainsi l’une des principales urgences de la nouvelle administration municipale, alors que la commune doit en même temps assurer ses missions quotidiennes avec des ressources financières limitées.
Kokoro Mermoz, ancien général téméraire de la milice anti-balaka de Gambo, dans la préfecture du Mbomou, a été arrêté mercredi à Bangui par les forces de sécurité sur instruction de la Cour pénale spéciale (CPS).
L’arrestation intervient alors que l’intéressé se trouvait dans la capitale pour des démarches administratives liées à son élection comme conseiller minucipal. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, il a été interpellé par les gendarmes avant d’être remis à la disposition de la justice.
Un ancien redoutable chef anti-balaka rattrapé par la justice
Kokoro Mermoz est connu dans la région de Gambo comme un responsable d’un groupe anti-balaka. Son nom a été associé à plusieurs faits de violence commis dans cette partie du sud-est de la République centrafricaine durant les années de conflit.
Lors de son interpellation, l’intéressé a dans un premier temps contesté l’identité qui lui était attribuée. Il a même déclaré ne pas s’appeler Mermoz. Les vérifications effectuées par les autorités auraient ensuite permis d’établir son identité sous le nom de Kokoro Mermoz.
Son arrestation intervient après plusieurs années durant lesquelles il avait réussi à rester en liberté malgré les procédures judiciaires visant des membres de son groupe. Plusieurs de ses anciens compagnons ont déjà été arrêtés et se trouvent détenus au Camp de Roux, dans le cadre de procédures judiciaires.
La CPS est chargée d’enquêter, d’instruire et de juger les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises en République centrafricaine depuis 2003. 
De la lutte armée aux fonctions électives
Après son parcours au sein des anti-balaka, Kokoro Mermoz a progressivement investi le terrain politique. Il a notamment participé au processus électoral et s’est présenté comme candidat dans la région de Gambo.
Son engagement politique lui avait permis de conserver une certaine visibilité dans sa circonscription. Plus récemment, il a été élu conseiller régional, ce qui l’a conduit à effectuer des démarches administratives à Bangui.
C’est précisément à l’occasion de ce déplacement dans la capitale que la procédure judiciaire aurait finalement conduit à son arrestation. Son statut d’élu local ne constitue pas un obstacle aux poursuites engagées contre lui pour des faits susceptibles de relever de la compétence de la CPS.
Cette arrestation intervient dans un contexte où la juridiction spéciale poursuit encore plusieurs dossiers liés aux violences commises pendant les différentes crises centrafricaines. La CPS affirme avoir pour mandat de poursuivre les auteurs présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. 
Une nouvelle étape dans la lutte contre l’impunité
Le dossier Kokoro Mermoz rappelle le long chemin parcouru par certains anciens responsables de groupes armés entre les combats, la politique et la justice. Pendant plusieurs années, certains ont réussi à maintenir leurs activités publiques alors que leur passé restait associé à des accusations graves.
L’affaire montre aussi que l’exercice d’un mandat électif ne met pas automatiquement fin à une procédure judiciaire. Lorsqu’une personne est recherchée ou visée par une procédure, son arrestation peut intervenir à tout moment, y compris lorsqu’elle exerce désormais des responsabilités politiques locales.
La procédure devra désormais déterminer précisément les faits reprochés à Kokoro Mermoz, les éléments retenus contre lui et son éventuelle responsabilité pénale. Son arrestation ne préjuge pas de l’issue du procès et il bénéficie, comme tout justiciable, de la présomption d’innocence.
À Bangui, son interpellation constitue une nouvelle étape pour la CPS dans le traitement des dossiers liés aux anciens groupes armés, alors que la juridiction continue de fonctionner sur plusieurs enquêtes et procès malgré les difficultés auxquelles elle est confrontée. 
Crépin Mboli-Goumba répond au grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana sur la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé. Dans un aide-mémoire adressé au ministre d’État chargé de la Communication et porte-parole du gouvernement, le coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) oppose à son interlocuteur la décision du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025 et l’article 147 de la Constitution.
Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana soutient que Dologuélé doit écrire au président Faustin-Archange Touadéra pour demander sa réintégration dans la nationalité centrafricaine. Il affirme que sans cette démarche, l’opposant n’aurait « aucune nationalité » et ne pourrait plus continuer à siéger à l’Assemblée nationale.
Crépin Mboli-Goumba conteste cette lecture et rappelle que le Conseil constitutionnel a déjà examiné la question dans le cadre du contentieux relatif à la candidature de Dologuélé à l’élection présidentielle de 2025.
Mboli-Goumba rappelle la compétence du Conseil constitutionnel
Selon lui, cette institution est chargée de veiller au respect de la Constitution. Elle contrôle notamment la constitutionnalité des lois et intervient dans le contentieux des élections nationales selon les compétences que lui attribuent la Constitution et le Code électoral.
Dans le cas de l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel est précisément compétent pour examiner les contestations portant sur les candidatures.
C’est dans ce cadre que la candidature de Dologuélé avait été contestée sur la base de sa situation au regard de la nationalité.
Le Conseil constitutionnel s’était déclaré compétent dans sa décision n°14/CC/25 du 14 novembre 2025.
Pour Mboli-Goumba, ce rappel est essentiel avant de discuter de l’obligation de réintégration invoquée aujourd’hui par le gouvernement.
Ce que le Conseil constitutionnel a décidé sur Dologuélé
Le point central de l’aide-mémoire concerne le contenu de la décision du 14 novembre 2025.
Le recours examiné par le Conseil constitutionnel soutenait notamment que Dologuélé avait perdu sa nationalité centrafricaine après avoir acquis la nationalité française et qu’il devait, par conséquent, solliciter sa réintégration.
Le Conseil constitutionnel a examiné cet argument.
Il a relevé qu’aucun décret n’avait formellement constaté la perte de la nationalité centrafricaine de Dologuélé.
Le Conseil a également considéré que la perte de nationalité par acquisition volontaire d’une nationalité étrangère ne pouvait pas être considérée comme automatique dans les circonstances examinées.
Il en a tiré une conséquence précise : Dologuélé ne pouvait pas être soumis aux formalités de réintégration en l’absence de l’acte juridique permettant de constater sa perte de nationalité.
La requête contestant notamment sa candidature a finalement été rejetée comme mal fondée.
L’article 147 au cœur de la réponse
Crépin Mboli-Goumba met ensuite en avant l’article 147 de la Constitution du 30 août 2023.
Cette disposition prévoit que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et qu’elles s’imposent aux pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives, militaires et juridictionnelles.
Pour l’avocat, cette disposition constitue un élément essentiel dans le débat actuel.
La décision du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025 ne peut donc pas être considérée comme une simple interprétation parmi d’autres que l’administration serait libre de suivre ou non.
Elle a été rendue dans le cadre du contentieux de l’éligibilité présidentielle et concerne directement la situation de Dologuélé.
Elle a en outre été notifiée aux autorités concernées et devait être publiée au Journal officiel.
Le problème posé par la position du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana
C’est à partir de là que Crépin Mboli-Goumba oppose la décision constitutionnelle à la déclaration du porte-parole du gouvernement.
Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana affirme que Dologuélé a perdu sa nationalité et doit demander sa réintégration.
Il précise que cette demande doit être adressée au président de la République et qu’elle doit être suivie d’une enquête avant un éventuel décret de réintégration.
Mais pour Mboli-Goumba, le problème se situe en amont.
La procédure de réintégration suppose que la personne concernée ait perdu sa nationalité.
Or, dans sa décision du 14 novembre 2025, le Conseil constitutionnel a précisément écarté l’argument selon lequel Dologuélé devait accomplir les formalités de réintégration en l’absence d’un acte constatant sa perte de nationalité.
La question devient donc : sur quelle base juridique peut-on aujourd’hui présenter comme obligatoire une démarche que le Conseil constitutionnel avait refusé d’imposer à Dologuélé dans le contentieux de son éligibilité ?
Le Tribunal de grande instance n’est pas absent du dossier
Mboli-Goumba ne peut pas non plus être compris comme ignorant la décision rendue auparavant par le Tribunal de grande instance de Bangui.
Le 16 octobre 2025, cette juridiction avait annulé le certificat de nationalité de Dologuélé.
Elle s’était notamment appuyée sur les dispositions du Code de la nationalité relatives à l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère pour retenir la perte de la nationalité centrafricaine.
Cette décision explique pourquoi la question de la réintégration a ensuite été soulevée.
Mais le Conseil constitutionnel a été saisi quelques semaines plus tard dans le cadre du contentieux électoral.
Il a examiné cette question et rejeté le recours visant la candidature de Dologuélé.
Le débat ne peut donc pas se limiter à l’ordonnance du Tribunal de grande instance sans examiner la décision constitutionnelle qui lui est postérieure.
Le Code de la nationalité prévoit bien une réintégration
L’aide-mémoire apporte également une nuance importante.
Crépin Mboli-Goumba ne prétend pas que le Code de la nationalité ne prévoit aucune procédure de réintégration.
Le Code de la nationalité centrafricaine prévoit effectivement une réintégration par décret après enquête.
Le désaccord porte sur son application au cas Dologuélé.
Autrement dit, personne ne conteste l’existence de la procédure.
Le véritable contentieux porte sur la question de savoir si Dologuélé se trouve juridiquement dans la situation d’une personne ayant perdu sa nationalité et devant donc solliciter sa réintégration.
C’est précisément ce point que le Conseil constitutionnel a examiné en novembre 2025.
« Il n’a aucune nationalité » : une affirmation lourde de conséquences
La phrase prononcée par le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana sur l’absence de nationalité de Dologuélé constitue un autre point de friction.
Le porte-parole du gouvernement affirme que si Dologuélé ne demande pas sa réintégration, il n’a « aucune nationalité pour continuer à siéger à l’Assemblée nationale ».
Cette formulation va beaucoup plus loin qu’une simple demande de régularisation.
Elle permet de relier directement le contentieux de la nationalité au mandat parlementaire.
Si Dologuélé est présenté comme apatride, son droit à exercer son mandat de député peut ensuite être contesté.
Le raisonnement permet donc de passer d’une question administrative à une conséquence politique majeure : la remise en cause de son siège à l’Assemblée nationale.
C’est cette évolution qui donne à la déclaration du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana une portée particulière.
De la nationalité au mandat parlementaire
Dologuélé a participé à l’élection présidentielle de décembre 2025 après validation de sa candidature par le Conseil constitutionnel.
Il a ensuite été élu député.
Le débat actuel intervient donc après plusieurs étapes institutionnelles.
La question posée par Mboli-Goumba est dès lors celle de la cohérence juridique de l’ensemble de la procédure.
Si une autorité considère aujourd’hui que Dologuélé ne possède plus la nationalité requise pour exercer son mandat, elle doit pouvoir identifier la base juridique de cette nouvelle qualification et expliquer son articulation avec la décision constitutionnelle du 14 novembre 2025.
Le porte-parole du gouvernement ne peut pas, par une simple déclaration, prononcer la destitution d’un député.
Une éventuelle remise en cause du mandat doit suivre la procédure prévue par les textes.
Une bataille entre deux lectures du droit
Le dossier oppose désormais deux lectures.
La première, défendue publiquement par le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, considère que Dologuélé a perdu sa nationalité centrafricaine et doit demander sa réintégration au président de la République. À défaut, son absence de nationalité ferait obstacle à son maintien à l’Assemblée nationale.
La seconde, défendue par Crépin Mboli-Goumba, rappelle que le Conseil constitutionnel a déjà examiné la question de la nationalité dans le contentieux de l’éligibilité de Dologuélé et a rejeté l’argument tiré de l’absence de réintégration.
L’article 147 de la Constitution vient renforcer cette seconde lecture sur le plan institutionnel : les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent aux pouvoirs publics et aux autorités administratives.
Une question qui dépasse le cas Dologuélé
Derrière cette controverse se trouve finalement une question plus large sur l’autorité des institutions.
Si une décision du Conseil constitutionnel peut être rendue dans le cadre de sa compétence, puis qu’une autorité administrative peut ensuite défendre publiquement une interprétation contraire sans expliquer comment elle s’articule avec cette décision, c’est l’autorité même de la justice constitutionnelle qui est interrogée.
Crépin Mboli-Goumba ne demande donc pas simplement au grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana de revoir son interprétation.
Il lui rappelle le cadre constitutionnel dans lequel cette interprétation doit s’inscrire.
Le débat sur Dologuélé ne porte ainsi plus uniquement sur une lettre adressée ou non à Touadéra. Il porte sur la portée d’une décision du Conseil constitutionnel, sur l’autorité de l’article 147 et sur la possibilité pour une administration de tirer aujourd’hui des conséquences juridiques que cette décision constitutionnelle avait précisément écartées dans le contentieux de l’éligibilité présidentielle.
Et derrière cette bataille juridique apparaît désormais un enjeu politique direct : la contestation de la nationalité de Dologuélé peut-elle servir de fondement à une procédure visant son éviction de l’Assemblée nationale ?
L’ancien Premier ministre critique la gestion ministérielle des produits pétroliers. Il affirme que le manque d’essence découle d’un choix exécutif contraire aux textes en vigueur.
Un déséquilibre créé par l’exécutif
Les autorités ont attribué l’exclusivité des importations à un seul acteur privé. Cet acteur échappe totalement au cadre fiscal centrafricain.
Cette décision a créé un déséquilibre profond dans l’approvisionnement du pays. Selon nos informations, cette rupture force les consommateurs vers des revendeurs parallèles.
Par ailleurs, ces revendeurs pratiquent des tarifs exorbitants sur les produits pétroliers. Les ménages et les entreprises subissent directement cette flambée des prix.
Des tarifs record par rapport aux pays voisins
Les prix à la pompe atteignent désormais des sommes astronomiques. Ils dépassent largement les tarifs appliqués chez les voisins régionaux.
Cette différence tarifaire pousse même certains usagers vers les frontières. Ils cherchent ainsi à échapper aux surcoûts appliqués sur le territoire national.
Cependant, cette situation encourage également la contrebande de carburant. Les zones frontalières deviennent des points de passage privilégiés pour ce commerce parallèle.
Un organe de contrôle jugé indispensable
La remise en service d’un organe de contrôle indépendant apparaît comme le seul remède. Cet organe permettrait de rétablir une concurrence équitable dans le secteur.
À ce stade, aucune volonté ferme d’appliquer les textes juridiques ne s’est manifestée. Le pays reste, en conséquence, englué dans ce dysfonctionnement commercial.
La pénurie de carburant en République Centrafricaine entraîne une montée du marché noir, mettant en lumière une crise des hydrocarbures qui affecte les consommateurs.
Une forte détonation d’arme lourdes et légères est actuellement signalée au PK40 – 45 sur la route de Boali, provoquant l’interruption de la circulation sur cet axe.
Urgent Cnc
La circulation est coupée dans les deux sens. Aucun véhicule ne circule pour l’instant entre Bangui et Boali, alors que les détonations sont toujours entendues dans le secteur.
À ce stade, les circonstances exactes de ces tirs restent inconnues. Aucun bilan humain ou matériel n’est disponible. La rédaction du CNC suit la situation en temps réel.
Notre équipe se rend sur les lieux afin de recueillir des informations précises sur l’origine des détonations, les éventuels affrontements et les conditions de circulation sur la route de Boali.
Un infirmier assistant opération de l’hôpital préfectoral de Birao affirme avoir été victime d’insultes, de menaces et de propos à caractère discriminatoire lors de deux incidents survenus les 28 août et 1er septembre 2026.
D’après les faits rapportés à sa hiérarchie, le premier incident s’est produit le 28 août à 21h11, pendant une période de garde à l’hôpital de Birao. Le second aurait eu lieu le 1er septembre à 00h41, dans le même établissement.
L’infirmier met directement en cause le Dr Charlie Lionel. Il affirme que ce dernier lui aurait adressé des propos injurieux et menaçants, notamment en lien avec sa participation à l’Eid Al Mawlid et son appartenance à l’ethnie Goula.
L’infirmier affirme que le médecin lui aurait reproché son appartenance communautaire et aurait exprimé sa préférence pour d’autres groupes ethniques présents dans la région. Il rapporte également des menaces concernant son maintien en fonction à l’hôpital préfectoral de Birao.
Parmi les propos qu’il attribue au Dr Charlie Lionel figurent notamment : « Le MCD n’aimerait jamais de travailler avec toi à l’hôpital de Birao même. Quel venu et non, on va te chasser d’ici et tu vas souffrir. Tu penses que tu es meilleur ici, mais moi, Docteur Charlie suis meunier. »
L’infirmier affirme que ces paroles ne constituent qu’une partie des propos qui lui auraient été adressés. Il indique que plusieurs personnes présentes lors des deux nuits auraient assisté aux échanges et pourraient être identifiées comme témoins si une procédure officielle était engagée.
Une affaire qui dépasse le cadre professionnel
L’intéressé considère que les propos qui lui auraient été adressés dépassent un simple désaccord entre personnels de santé. Il dénonce des insultes, des menaces et des propos qu’il qualifie de discriminatoires en raison de son appartenance ethnique.
Il affirme avoir saisi officiellement sa hiérarchie afin que les faits soient examinés et qu’une décision soit prise. Il indique également avoir informé les membres de sa famille de la situation.
Les faits se sont déroulés au sein de l’hôpital préfectoral de Birao, où les personnels de santé sont appelés à travailler ensemble dans le cadre de la prise en charge des patients. La présence de témoins lors des incidents pourrait permettre à la hiérarchie sanitaire et aux autorités compétentes d’établir les circonstances exactes des échanges rapportés par l’infirmier.
La COSCIPAC demande au gouvernement centrafricain de cesser de faire d’Anicet-Georges Dologuélé un « bouc émissaire », alors que la population reste confrontée à de nombreuses difficultés sociales.
Dans un communiqué publié à Bangui le 1er septembre 2026, la COSCIPAC affirme que les problèmes auxquels sont confrontées les populations centrafricaines ne figurent pas parmi les priorités du gouvernement. L’organisation reproche aux autorités de concentrer leur attention sur Anicet-Georges Dologuélé, président de l’URCA et ancien candidat à l’élection présidentielle. COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er Septemebre 26.pdf
La COSCIPAC dénonce une offensive contre Dologuélé
La COSCIPAC critique notamment la sortie du ministre d’État chargé de la Communication. Selon l’organisation, cette intervention traduit une aggravation des dérives autoritaires du régime. Elle accuse également le pouvoir de vouloir exercer une influence sur le Conseil constitutionnel et d’outrepasser ses décisions afin d’imposer sa volonté aux députés. COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er Septemebre 26.pdf
L’organisation demande au président de la République de se concentrer sur les préoccupations du pays plutôt que de poursuivre, selon ses termes, une stratégie visant à faire d’Anicet-Georges Dologuélé une « bête à abattre ». Elle appelle ainsi les autorités à accorder davantage d’attention aux difficultés quotidiennes de la population. COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er Septemebre 26.pdf
Les établissements scolaires au centre des préoccupations
À moins d’un mois de la rentrée scolaire 2026-2027, la COSCIPAC interpelle également le gouvernement sur l’état des collèges et lycées. Elle affirme que plusieurs établissements sont fortement dégradés et demande aux autorités d’offrir aux élèves et aux enseignants des conditions d’apprentissage et de travail dignes. COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er Septemebre 26.pdf
La question des salaires des fonctionnaires est également évoquée dans le communiqué. La COSCIPAC affirme qu’une partie de ces rémunérations pourrait bientôt ne plus être prise en charge par les partenaires financiers et reproche au gouvernement de privilégier les sorties officielles au détriment des préoccupations sociales. COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er Septemebre 26.pdf
Une mise en garde sur le mandat de Dologuélé
La COSCIPAC demande au gouvernement de ne pas aller jusqu’à une éventuelle déchéance d’Anicet-Georges Dologuélé de son mandat de député de Bocaranga. Pour l’organisation, une telle décision constituerait une grave atteinte à la démocratie et pourrait aggraver davantage la crise politique. COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er Septemebre 26.pdf
Elle appelle les militants et sympathisants de l’URCA à rester vigilants, mobilisés et à soutenir leur président dans le respect de la loi. La COSCIPAC invite également l’ensemble de la population à soutenir Anicet-Georges Dologuélé, estimant que son cas dépasse les clivages partisans. COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er Septemebre 26.pdf
La COSCIPAC réclame un dialogue politique
L’organisation demande aux partenaires bilatéraux et multilatéraux de la République centrafricaine de maintenir la pression sur le pouvoir de Bangui afin de favoriser un dialogue avec les forces vives de la nation. Elle estime que ce dialogue doit permettre de réduire les tensions politiques et de répondre aux difficultés de la population. COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er Septemebre 26.pdf
La COSCIPAC demande au gouvernement de se consacrer aux urgences sociales et aux infrastructures essentielles. Elle cite notamment le manque de routes, d’eau potable et d’électricité, ainsi que les difficultés dans les secteurs des hôpitaux, des écoles et des cimetières. COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er Septemebre 26.pdf
Pour la COSCIPAC, la situation d’Anicet-Georges Dologuélé constitue désormais une question liée au respect des décisions de justice, à la dignité humaine et à la démocratie en République centrafricaine. L’organisation appelle enfin les Centrafricains à renforcer la solidarité pour défendre la démocratie dans le pays. COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er Septemebre 26.pdf
Plusieurs pays africains demandent aujourd’hui que l’utilisation de la projection de Mercator, qui déforme considérablement la taille des continents, soit officiellement revue. La carte de l’Afrique telle qu’elle est utilisée à travers le monde ne reflète absolument pas sa taille réelle.
Selon l’ingénieur Jean-Pierre Mara, le problème de cette cartographie ne se limite pas à réduire visuellement la taille de l’Afrique : elle modifie également la perception des fuseaux horaires, allant jusqu’à placer toute l’Afrique centrale sous le même fuseau horaire que la France, ce que Jean-Pierre Mara qualifie d’aberration complète.
L’ancien député centrafricain Jean-Pierre Mara
Le décalage horaire réel entre l’Afrique centrale et la France est de UTC + 2, ce qui signifie que les deux régions ne peuvent en aucun cas partager la même heure. De plus, le changement d’horaire d’hiver en Europe n’affecte pas la France de la même manière que le continent africain.
Pour illustrer cette anomalie, l’expert démontre que lorsqu’il est 10h00 en France, il devrait en réalité être 11h00 à Bouar et Berberati, 11h30 à Bangui et 12h00 à Bangassou. La RCA doit logiquement être positionnée dans le fuseau UTC+2 (en avance de deux heures par rapport au temps universel coordonné), ce qui correspond aussi à l’heure d’Europe de l’Est. Vu que la RCA est située sur l’Équateur, aucune variation ne devrait intervenir par rapport au solstice.
Contacté par la rédaction des CNC, l’ingénieur en Réseau Telecom et ancien député Jean-Pierre Mara affirme et confirme aux responsables de l’OSP la nécessité absolue d’une réforme. Interrogé sur la précision de ses données géographiques, il nous a déclaré :
« Le décalage horaire entre l’Afrique centrale la France est UTC + 2 , ce qui signifie que les deux régions ne peuvent en aucun cas avoir la même heure. Le changement d’horaire pendant l’hivers n’affecte pas la France de la même manière que l’Afrique. Par conséquent quand il est 10h00 en France, on doit avoir 11h00 à Bouar, Berberati , 11h30 à Bangui et 12h00 à Bangassou. La RCA doit être dans le fuseau UTC+2, en avance de deux heures par rapport au temps universel coordonné, qui correspond aussi à l’heure d’Europe de l’Est. Vu que la RCA est sur l’Equateur, aucune variation ne devrait intervenir par rapport au solstice. »
Par Alain Nzilo
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Quand le clepto-mythomane, Maxime Balalou, ancien porte-parole du régime dictatorial de l’empereur Touadera vante les « affiches partout » et les « banderoles dans la ville » pour cacher quatre années de bitumage inachevé sur 12 km dans la capitale, c’est la honte.
L’ancien porte-parole du gouvernement, ministre du commerce et propagandiste attitré des intérêts Wagner, a prononcé lors de sa conférence de presse hebdomadaire la phrase qui restera dans les annales de la déconnexion présidentielle : « Bangui est devenue véritablement la coquette que nous avons connue par le passé. »
Il aurait pu s’arrêter là. Mais non. le clepto-mithomane Balalou a enfoncé le clou avec une précision chirurgicale : « Partout vous avez des affiches, partout vous avez des banderoles dans la ville pour signaler cet événement majeur. » Des pavillons supplémentaires à l’aéroport, des feux de signalisation neufs, un bout de bitumage à la place de la Réconciliation, et hop ! Bangui redevient « la coquette ».
La statue de Faustin Archange Touadera, le nouvel empereur de la Centrafrique
On appelle ça, dans le langage courant, de la propagande de dernière minute. Dans le langage du régime, c’est « la transformation visible du pays ».
Car il faut le redire, comme le martèle Balalou : « Ce pays a changé. » Oui, il a changé. Il est devenu la coquette des banderoles de l’empereur Faustin-Archange Touadera. Une ville où l’on goudronne 12 kilomètres en quatre ans, où l’on bricole à gauche et à droite sans jamais terminer, où l’on inaugure une statue sur l’avenue Touadera le 28 mars dernier.
C’est exactement ce que les livres d’histoire et les documents que tout le monde a lus décrivent : quand on arrive au pouvoir, on devient aveugle. Sourd aussi, visiblement. Parce qu’il faut être totalement déconnecté de la réalité pour croire que des banderoles et quelques pavillons supplémentaires vont transformer Bangui en cité coquette alors que le goudron arrive même difficilement jusqu’au centre du Pikadouz.
Comparez donc avec ceux qui, eux, refusaient de se couper du peuple.
Bokassa, l’empereur lui-même, descendait au marché comme un simple client, achetait ses légumes et circulait dans les rues sans escorte disproportionnée. André Kolingba, à l’époque, prenait son vélo, ses gardes du corps pédalaient derrière lui, et le président roulait comme n’importe quel Centrafricain. Ils étaient au pouvoir, mais pas déconnectés. Ils voyaient la réalité en face.
Aujourd’hui, le régime Touadéra voit des banderoles et croit voir la coquette d’antan. Il voit des affiches et croit voir le progrès. Il voit des travaux de dernière minute et croit voir la volonté de « transformer notre pays ».
C’est triste. C’est risible. Et surtout, c’est révélateur.
L’ancien porte-parole, dans son aveuglement militant, a livré sans le vouloir la meilleure preuve que les livres avaient raison : quand on est au sommet, on finit par ne plus voir que ce que l’on veut voir. Et ce que Toidera et ses hommes veulent voir, ce sont des banderoles. Partout. Pour masquer le reste.
Bangui la coquette ? Non.Bangui la coquette des banderoles.La coquette de l’empereur Toidera.
Et ça, monsieur Balalou , ce n’est pas de la propagande. C’est juste la réalité que vous refusez de regarder en face.
‘appuyant sur son vécu au sommet de l’administration comme ministre et son observation du territoire en tant que préfet, Elie Oueifio critique la gestion des ressources humaines de l’État. Il expose les défaillances du système de nomination actuel.
Les critères de sélection des cadres de la haute fonction publique centrafricaine subissent une dérive profonde qui paralyse le développement des institutions. Dans ses récents écrits, l’ancien membre du gouvernement Elie Oueifio utilise son expérience de terrain pour dénoncer l’éviction systématique des compétences nationales. Selon ses observations, le choix des responsables administratifs ne repose plus sur l’expertise technique ou les
L’ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK
diplômes académiques, mais plutôt sur des affinités politiques et claniques.
Cette politique de favoritisme crée une situation paradoxale au sein de la société centrafricaine. L’auteur constate que des cadres hautement qualifiés, formés dans les grandes écoles et dotés d’une solide expérience de gestion, se retrouvent mis à l’écart, réduits à l’inaction dans les différents arrondissements de la capitale. En parallèle, des postes stratégiques nécessitant une grande rigueur technique sont attribués à des individus ne possédant pas les aptitudes requises pour piloter des ministères ou des directions générales.
Pour l’ex-haut fonctionnaire, cette inversion des valeurs administratives explique la déconfiture des services publics essentiels, de l’enseignement à l’économie. L’intellectuel souligne que la promotion de la médiocrité au détriment de la méritocratie décourage la jeunesse et détruit l’efficacité de l’appareil d’État. Les dossiers de réformes indispensables restent en souffrance dans les tiroirs ministériels tandis que les réunions de cabinet se multiplient sans résultats concrets, laissant la population constater chaque jour l’incapacité des nouveaux directeurs à résoudre les urgences de la nation…
Moscou, au début mars 2026, Faustin-Archange Touadéra a lâché devant sa diaspora le mot qui tue : sous-peuplés. Après dix ans à la tête d’un pays qui se vide comme un tonneau percé, il ose pointer du doigt le manque d’habitants comme principale cause du sous-développement. Pas les pillages, pas les mercenaires qui font la loi, pas les routes absentes, pas les milliards envolés. Non. Le vide humain. Et sa solution ? Rentrez, les gars, venez faire des gosses ici pour remplir le vide que j’ai creusé moi-même.
Faustin-Archange Touadéra a tenu, à Moscou, le discours le plus pathétique de sa carrière. Devant des Centrafricains installés en Russie – étudiants, officiers, travailleurs qui ont fui l’enfer bangui –, il a sorti une phrase qui résume tout : « Nous sommes sous-peuplés. Et ce sous-peuplement est lui-même un facteur de sous-développement. »
Touadera en réunion avec la diaspora centrafricaine en RussieTouadera en réunion avec la diaspora centrafricaine en Russie
Sous-peuplés.
623 000 km² pour 6 millions d’âmes.
Un désert humain qu’il dirige depuis dix ans.
Et c’est la diaspora qu’il accuse d’avoir aggravé le problème en faisant des enfants ailleurs.
Il commence par l’injonction patriotique basique : « Il faut être vaillant. Il faut être fort. » Fort pour quoi ? Pour crever de faim dans un pays sans électricité stable ? Pour marcher des kilomètres parce qu’il n’y a pas de routes ? Pour risquer sa peau dans des zones où l’État n’existe plus ? Il enchaîne sur les bourses d’études : « Elles ont précisément pour objet votre retour au pays. Il faut un peu de patriotisme. » Patriotisme = retour obligatoire. Pas de contrat, pas de salaire garanti, pas de maison, pas de sécurité. Juste l’amour du pays comme carburant.
Puis il attaque les exilés qui s’enracinent ailleurs : « Quand on n’est pas patriote, on travaille à l’étranger, on vieillit là-bas, on s’y installe, on y fonde une famille. Les enfants grandissent dans ce pays d’accueil. Ils ne connaissent plus le pays d’origine. » Traduction : vous êtes des traîtres biologiques. Vos gosses nés en Russie ou ailleurs ne compteront pas pour la Centrafrique. La faute ? À vous. Pas à un président qui n’a rien construit pour que les familles restent.
Il répète que « nous, les patriotes, nous voulons que la Centrafrique avance ». Avance vers quoi ? Vers plus de vide ? Vers plus de dépendance russe ? Vers plus de mercenaires qui contrôlent les mines pendant que le peuple crève ? Le bilan est là : exode continu, cerveaux partis par milliers, population stagnante. Et lui trouve le culot de dire : « Beaucoup de cerveaux ont déjà fui le pays. […] Ceux qui sont partis s’emploient à les critiquer depuis l’étranger : il n’y a pas de routes, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas d’eau. Ils racontent n’importe quoi. »
N’importe quoi ?
Les routes inexistantes, c’est n’importe quoi ?
Les coupures d’électricité de plusieurs jours, c’est n’importe quoi ?
L’eau sale ou absente dans la plupart des quartiers, c’est n’importe quoi ?
Pour lui, oui. Ces vérités deviennent des mensonges quand elles sortent de la bouche des exilés.
Sa réponse aux indignés ? Une gifle monumentale : « Si ces réalités vous font mal, si elles vous indignent sincèrement, alors rentrez au pays. Venez travailler à les changer. Ce n’est pas en restant sur Internet à accuser les autres que vous ferez avancer les choses. » Rentrez. Changez tout. Seuls. Sans aide. Sans plan. Sans argent. Sans rien. Comme si un seul revenant pouvait reboucher les routes, relancer l’électricité, purifier l’eau, stopper la corruption et virer les groupes armés.
Il admet même la galère : « Certains se demandent où dormir, comment s’organiser. C’est la réalité de votre pays. On ne renie pas son pays. Il faut rentrer. Il faut changer le pays. » Il liste les misères – où dormir ? comment s’organiser ? – et termine par un appel vide. Rentrer pour dormir par terre ? Pour s’organiser dans le chaos ? Pour changer un pays que lui n’a pas changé en dix ans ?
Ce n’est plus un discours présidentiel. C’est une confession d’échec. Touadéra avoue que son règne a vidé le pays. Il avoue que les gens partent parce que rien ne va. Il avoue que l’État qu’il dirige ne retient personne. Et au lieu de s’excuser, il supplie : revenez repeupler mon désert. Venez souffrir ici pour compenser mon incompétence.
La diaspora a entendu le message cinq sur cinq : Bangui reste un tombeau ouvert, et le fossoyeur en chef s’appelle Touadéra.
Dans les grandes démocraties à travers le monde, la nationalité constitue une des conditions sine qua non d’éligibilité pour accéder à de hautes fonctions politiques, civiles et militaires.
C’est ainsi que les dispositions constitutionnelles et le code électoral de la République centrafricaine n’ont pas dérogé à la règle en soumettant le mandat parlementaire à cette exigence légale universelle.
En conséquence de ce qui précède, l’inobservation de ces dispositions légales c’est-à-dire le défaut ou le doute sur la nationalité d’un député le placerait dans une situation inconfortable d’incompatibilité ou d’inéligibilité au risque d’impacter le mandat parlementaire.
C’est dans cette optique que le gouvernement par la voie de son porte-parole a menacé de déchoir le leader de l’opposition démocratique de son mandat parlementaire pour défaut de nationalité en s’appuyant successivement sur les dispositions de l’article 46 de la loi N61-212 du 20 avril 1961 et l’ordonnance N214 du 16 octobre 2025 du tribunal de grande instance de Bangui qui n’annule pas matériellement la nationalité au sens d’un décret de déchéance mais déclare nul et sans effet le certificat de nationalité établi en 2012 et versé au dossier de candidature.
Ainsi la problématique de la nationalité invitée dans l’arène de l’opportunisme politique est devenue un enjeu politique et juridique majeur au point de s’interroger si la démarche du gouvernement relève d’une simple procédure juridique ou d’un moyen de pression politique.
Il apparaît important de noter que la déchéance d’un mandat parlementaire ne peut en principe résulter que de la seule volonté du gouvernement à travers une déclaration politique.
Cela dépendra des dispositions constitutionnelles et législatives en vigueur, d’une procédure constitutionnelle appropriée sans oublier une autorité compétente habiletée à établir de façon incontestable l’absence de nationalité qui constitue un obstacle juridique à l’exercice d’un mandat parlementaire afin de justifier la déchéance.
Pour mieux scruter la problématique, il est judicieux de faire une dichotomie entre la perte de la nationalité et la déchéance de nationalité afin de ne pas confondre ces deux notions.
Ainsi la perte de la nationalité défini par l’article 46 du code de la nationalité de 1961 parle de l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère et constatée par acte administratif tandis que la déchéance de nationalité énoncée par l’article 52 du même code renvoie à des condamnations judiciaires telles les crimes ou délits contre la sûreté intérieure ou extérieure de l’Etat, les crimes de trahison ou d’intelligence avec une puissance étrangère etc..
De cette clarification, il apparaît évident que l’article 46 pris isolement donne l’impression d’une automaticité de la perte de nationalité mais les articles 50 et 55 de cette même loi de 1961 relèvent une contradiction en prévoyant expressément un acte administratif c’est-à-dire un décret pris en conseil des ministres.
Après le tamisage du droit positif centrafricain, le gouvernement ni l’assemblée nationale n’a pas compétence pour déchoir un député de son mandat si ce n’est l’autorité constitutionnellement compétente qui est le conseil constitutionnel.
L’article 98 de la constitution de 2023 qui établi le statut et la durée du mandat parlementaire résume de manière formelle les moyens pour l’écourter par la dissolution de l’assemblée nationale, la démission, la radiation ou la déchéance mais ne précise pas quel organe doit saisir le conseil constitutionnel et selon quelle procédure, ce qui s’apparente à une faille juridique.
Cela confirme que le gouvernement ne peut pas de son propre chef déchoir un député en dépit de l’autorité de la chose jugée du conseil constitutionnel qui a rendu un arrêt sur le même fait et grief.
La rébellion du gouvernement contre la décision du conseil constitutionnel jugée irrévocable selon les exigences de l’article 147 de la constitution de 2023 expose tous ses actes à la censure et à la contestation devant les juridictions administratives.
Cette forme de rébellion est de nature à créer une crise institutionnelle majeure c’est-à-dire non seulement un simple désaccord mais une rupture profonde avec l’état de droit.
Face à ce constat d’immobilisme et de fixation sur une problématique qui ne répond nullement aux attentes du peuple, le citoyen lambda s’interroge :
1- Dans quelle mesure la menace du gouvernement de déchoir un député de son mandat pour défaut de nationalité est-elle juridiquement fondée ?
2- En d’autres termes, le gouvernement a t-il réellement les moyens de déchoir un député de son mandat pour défaut de nationalité ?
3- Une ordonnance antérieure du tribunal de droit commun peut-elle remettre en cause les effets juridiques d’une décision du conseil constitutionnel rendue postérieurement et portant sur les mêmes faits et griefs contre la même personne ?
4- En dehors des faits ou griefs nouveaux et nonobstant les effets juridiques de l’article 147 de la constitution de 2023, le conseil constitutionnel peut-il déclarer recevable une requête qu’il a déjà jugé ?
En tout état de cause, l’analyse transversale de la décision irrévocable du conseil constitutionnel, du code de la nationalité de 1961 et de la constitution de 2023 et en dehors d’un passage en force devenu la marque de fabrique de ce pouvoir, toute procédure envisagée par le gouvernement visant à déchoir le député de son mandat se heurtera à l’autorité de la chose jugée de l’article 147 de la constitution de 2023 qui est opposable aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives, militaires et juridictionnelles ainsi qu’à toute personne physique ou morale.
Cette nation a besoin d’une refondation, d’une nouvelle République bâtie sur une large consultation citoyenne avec des projets de société émergents qui mettra le peuple au centre des priorités à l’instar des recommandations du forum de Bangui de 2015.
C’est bien évidemment ce que le Rassemblement Unitaire, une composante de la société civile centrafricaine envisage d’organiser dans le cadre des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine que je vous invite au passage à y adhérer massivement dans les jours à venir.
Au delà de tout, ce peuple que vous croyez facilement domptable vous surprendra en vainquant la peur et se réveillera de son profond sommeil onirique pour organiser la résistance sur la base des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2016.
Cependant les paisibles habitants de Limassa soutenus dans sa lutte par les vaillants citoyens de Mala et par extension à l’échelle nationale vous demande de démissionner car c’est la seule issue possible et plausible.
Monsieur le président, l’époque ou alors l’âge pour escalader les clôtures des chancelleries et ambassades avec femmes, enfants et bagages est revolue et surtout votre morphologie endomorphique est inadaptée à cet exercice.
Nous vous rappelons in fine que l’exil de nos jours est une prison dorée certes mais son essence est la souffrance, le calvaire, entremêlé de regret, de remord et de la désolation…
Si je savais serait trop tard pour vous Monsieur le Président.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.
Limassa le 05 Septembre 2026.
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Environnementaliste.
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Touadéra pousse la population centrafricaine à bout avec un système de santé qui part en lambeaux. Hôpitaux vides de médicaments, médecins qui fuient le pays faute de salaire, centres d’épidémies comme PK24 qui tiennent à peine debout : voilà le quotidien des Centrafricains exposés à Ebola, Mpox et toutes les maladies qui tuent sans pitié. Le régime annonce des campagnes de vaccination Ebola en fanfare, mais sur le terrain, c’est le néant : doses insuffisantes, priorités aux cercles du pouvoir, et les vrais exposés dans les zones frontalières qui attendent toujours.
Pendant que le peuple centrafricain crève dans ce chaos sanitaire, Touadéra s’offre des escapades tranquilles à Bruxelles. En juin 2025, il y est allé en urgence à Bruxelles pour sogner son cancer et en a profiter officiellement pour le sommet GAVI sur les vaccins
Il parade en costume cravate dans les couloirs européens, serre des mains, pose pour les photos, pendant que les Centrafricains n’ont même pas accès à un vrai bilan de santé de base. Pas de scanners fiables, pas de laboratoires équipés, pas de spécialistes en nombre : tout ça reste lettre morte sous son mandat. Le contraste est insupportable : le chef de l’État se fait chouchouter en Belgique pour rester en forme, tandis que son peuple affronte des virus mortels sans filet ni moyens.
Ce n’est plus de la simple négligence, c’est du mépris affiché. Touadéra voit les dangers sanitaires s’accumuler – frontières poreuses, viandes de brousse non contrôlées, épidémies voisines – mais il choisit de s’envoler pour des contrôles personnels au lieu d’investir massivement chez lui. Le système de santé chaotique condamne des milliers à la souffrance ou à la mort, et le président continue de parader comme si de rien n’était.
Les Centrafricains en ont assez de ce double standard : eux dans la misère médicale, lui dans le confort belge. Il est temps d’exiger que l’argent serve à sauver des vies sur place, pas à financer les caprices d’un homme qui fuit ses responsabilités. Le régime Quadra sacrifie le peuple pour préserver son petit confort – ça ne peut plus durer.
Le samedi 7 mars 2026, l’opération Kwa ti Kodro, selon ses auteurs, a mobilisé des foules dans le Grand Bangui et plusieurs villes de province pour ramasser des ordures et désherber les artères.
Selon le ministère de l’administration du territoire, les coordonnateurs dudit ministère ont supervisé ces journées, mais les photos et les récits montrent surtout des militants du Mouvement Cœurs Unis et des amicales de femmes affiliées au pouvoir.
Pendant ce temps, au palais de la Renaissance, les femmes de la présidence ont balayé les allées en prélude à la Journée internationale des droits des femmes.
Au même moment, au stade 20 000 places, des membres du MCU et d’autres associations proches ont nettoyé les tribunes et les abords.
Dans les marchés combattants de Gobongo, Km5 et Boeing, les comités d’action citoyenne alignés sur le parti ont pris les balais en main.
Les visites du ministre coordonnateur se sont concentrées sur ces sites symboliques, avec des mentions répétées de la date du 30 mars, jour prévu pour l’investiture du dictateur de la septième République.
À Bria, Bossembélé, Berbérati ou Sibut, les préfets et les chefs de quartier ont appelé les mêmes réseaux : jeunesse du parti, femmes du MCU, collectifs de soutien au chef de l’État.
Pendant que ces brigades citoyennes s’activaient pour l’image, les habitants de Sibut vivaient encore les suites des troubles au lycée, avec des arrestations d’élèves et une colère qui ne s’était pas éteinte.
Le soi-disant balayage collectif avance, les ordures s’entassent ailleurs, et la cérémonie du 30 mars se prépare déjà dans les rues nettoyées par les fidèles.
du débat Patara diffusé sur la radio Ndékè-luka, l’ancien ministre Raymond Adouma a directement contesté les affirmations du pouvoir sur la sécurité en Centrafrique. Face au ministre Héritier Doneng, il a affirmé que la pacification revendiquée par le président Faustin-Archange Touadéra n’existe que dans les discours.
« La sécurité dont on parle existe davantage dans les esprits », a déclaré Raymond Hadouman. Selon lui, si on se rend dans l’arrière-pays ou même autour de Bangui, on constate que la population ne peut pas vaquer librement à ses occupations. Il a ajouté que des groupes armés circulent encore avec des armes, empêchant les habitants de circuler normalement sur les routes.
Adouma a rappelé que l’armée centrafricaine compte au moins 33 000 hommes selon les chiffres officiels. Pourtant, ces forces ne parviennent pas à ratisser les zones proches de la capitale ni à rétablir la quiétude dans les villages. « Les villes sont isolées parce que les routes n’existent pas », a-t-il insisté.
L’opposant, membre du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, a aussi pointé du doigt l’existence des « requins », une milice privée qu’il attribue au ministre Doneng. « On ne construit pas une république avec des milices qui ne répondent pas aux textes », a-t-il déclaré. Pour lui, ces groupes armés montrent que le pouvoir n’agit pas uniquement avec les forces régulières.
Dans son intervention, Adouma a contesté le discours du président Touadéra prononcé le 30 mars 2026 lors de son investiture au complexe sportif Barthélémy-Bouganda. Le chef de l’État y donnait un ordre de mission aux forces de défense et de sécurité pour pacifier le territoire national. L’ancien ministre a relevé une contradiction : le pouvoir affirme depuis longtemps que le pays est déjà pacifié à 100 %, et pourtant il lance à nouveau un appel à la pacification.
Il a également évoqué le coût des forces étrangères, qu’il juge disproportionné par rapport aux moyens donnés à l’armée nationale. « On dépense 1000 fois plus pour les forces étrangères que pour notre propre armée qui est démunie », a-t-il dit. Selon lui, cette situation empêche de parler véritablement de souveraineté en matière de sécurité.
Le ministre Héritier Doneng a défendu le bilan du président en soulignant que l’armée républicaine, formée avec le soutien de partenaires, a permis de réconquérir l’ensemble du territoire national. Il a qualifié le BRDC de bloc pessimiste et a insisté sur la cohésion retrouvée entre les communautés centrafricaines.
Adouma a rejeté ces arguments. Pour lui, l’unité et la sécurité restent des déclarations qui ne correspondent pas à la réalité vécue par la population dans les provinces. Il a maintenu que l’opposition avait demandé un dialogue avant les élections pour apaiser le climat, mais que ces appels n’avaient pas été entendus.
Le débat s’est déroulé dans une ambiance tendue, avec des échanges vifs entre les deux invités. Raymond Adouma a conclu que le discours du 30 mars sur la pacification s’inscrit dans une série de promesses qu’il juge répétitives et non suivies d’effets concrets sur le terrain.
Ce face-à-face met en évidence les divergences profondes qui persistent en Centrafrique après l’entrée dans la septième République. Tandis que le camp présidentiel parle de renaissance et de travail, l’opposition continue de contester le bilan sécuritaire et de réclamer des actes visibles pour la population.
Le Conseil des ministres du 23 janvier 2026 a validé jeudi dernier la création de deux espaces protégés dans le patrimoine forestier national.
Le ministre chargé des eaux, forêts, chasse et pêche a présenté deux textes réglementaires destinés à établir la réserve spéciale de Botambi et celle de Pama. Ces documents administratifs marquent une étape déterminante dans la politique environnementale du pays, membre actif de la Commission des forêts d’Afrique centrale depuis plusieurs années. La République centrafricaine a d’ailleurs ratifié de nombreux accords internationaux portant sur la gestion raisonnée des massifs forestiers.
Le cadre juridique national encadre rigoureusement les activités liées à l’exploitation, la protection et la valorisation des ressources végétales, animales et aquatiques. Ce secteur représente un levier économique considérable, générateur d’emplois et de revenus substantiels pour l’État. Les forêts centrafricaines abritent une richesse biologique exceptionnelle dont la préservation apparaît désormais prioritaire.
Les deux décrets s’appuient sur la loi environnementale de décembre 2007 et le code forestier d’octobre 2008. Ces textes fondamentaux traitent notamment de la sauvegarde de la diversité biologique et de la diminution des rejets de carbone provoqués par la destruction et l’affaiblissement des couverts végétaux. L’initiative s’inscrit dans une démarche globale visant à contrer les dérèglements climatiques tout en valorisant le capital naturel.
La création de Botambi et Pama constitue un progrès notable dans la stratégie nationale de conservation. Ces zones protégées matérialisent les promesses formulées lors de la signature, en octobre 2023, des conventions de gestion entre l’État et Centraforeste. Ces accords bilatéraux visaient précisément à réduire les émissions carbonées liées aux pratiques forestières destructrices dans ces territoires spécifiques.
Le projet REDD+ trouve ainsi une application tangible après des mois de préparation administrative. Les conventions signées il y a quinze mois définissaient les modalités de collaboration entre les autorités publiques et l’opérateur privé pour gérer durablement ces espaces. L’adoption des décrets transforme ces intentions en dispositifs juridiquement contraignants.
Les membres du gouvernement ont validé unanimement les deux textes après délibération. Les documents seront prochainement transmis à la présidence pour promulgation définitive, permettant ainsi leur entrée en vigueur. Cette mesure intervient néanmoins dans un contexte particulier, alors que des accusations persistent concernant l’exploitation intensive du bois dans plusieurs zones forestières centrafricaines.
Des rapports successifs ont documenté des coupes d’envergure attribuées à des partenaires étrangers, notamment dans les régions de la Lobaye et de la Mambéré-Kadéi.
Le groupe Wagner, présent militairement dans le pays depuis 2018, avait supervisé des opérations d’abattage massif via des sociétés écrans. Ces activités avait entraîné des dégâts environnementaux considérables, estimés à plusieurs milliers d’hectares déboisés entre 2020 et 2024.
Les nouvelles réserves apparaissent ainsi comme une tentative de compensation écologique. En protégeant juridiquement Botambi et Pama, les autorités centrafricaines cherchent à redresser un bilan climatique fortement dégradé par ailleurs. La manœuvre permet également de présenter aux bailleurs internationaux des gages de bonne volonté environnementale, alors que les financements REDD+ dépendent directement des engagements de protection forestière.
Les observateurs relèvent toutefois que créer des réserves dans certaines zones tout en laissant d’autres être exploitées intensivement ne constitue qu’une réponse partielle. Le gouvernement n’a jamais publiquement reconnu ni sanctionné les entreprises impliquées dans les coupes litigieuses. Cette passivité administrative contraste avec l’empressement affiché pour valider les décrets de protection, soulevant des interrogations sur la cohérence réelle de la politique forestière nationale dans un contexte où les intérêts stratégiques semblent primer sur les considérations environnementales
Sosthène Marius Dingombe, « L’Homme de la bourgeoisie paysanne », demande au président Faustin-Archange Touadéra de visiter plusieurs établissements scolaires de Bangui afin de constater directement l’état des infrastructures et d’envisager leur réhabilitation.
Sosthène Marius Dingombe interpelle le président Touadéra sur l’état des écoles
Dans une lettre adressée le 1er septembre 2026 au président de la République, Faustin-Archange Touadéra, Sosthène Marius Dingombe, qui se présente comme « L’Homme de la bourgeoisie paysanne », formule un plaidoyer en faveur d’une visite présidentielle dans certains établissements scolaires de Bangui. L’auteur dit vouloir porter à l’attention du chef de l’État une préoccupation citoyenne concernant l’état des infrastructures scolaires de la capitale.
Les élèves du lycée de Fatima suivant les cours
Sosthène Marius Dingombe propose au président Faustin-Archange Touadéra d’effectuer une visite de terrain afin de constater personnellement les conditions dans lesquelles les élèves centrafricains suivent leurs enseignements. Pour L’Homme de la bourgeoisie paysanne, cette démarche permettrait au chef de l’État d’observer directement l’état des bâtiments, des salles de classe et des autres infrastructures utilisées quotidiennement par les élèves.
Dans sa lettre, Sosthène Marius Dingombe s’appuie notamment sur des images et témoignages récemment diffusés sur les réseaux sociaux. Ces éléments font état, selon lui, de murs détériorés, de salles de classe dégradées et de conditions d’apprentissage nécessitant une attention particulière. L’auteur estime qu’une observation directe permettrait de mieux apprécier les réalités rencontrées dans certains établissements.
Le Lycée scientifique et le Lycée Barthélémy Boganda cités
Parmi les établissements mentionnés par Sosthène Marius Dingombe figurent le Lycée scientifique de Bangui et le Lycée Barthélémy Boganda. L’Homme de la bourgeoisie paysanne rappelle que ces deux établissements ont contribué à la formation de plusieurs générations de cadres centrafricains et estime qu’ils mériteraient une évaluation directe et approfondie de leurs infrastructures.
Pour Sosthène Marius Dingombe, une visite du président Faustin-Archange Touadéra dans ces établissements pourrait permettre de recueillir des informations précises sur leurs besoins. Il propose que cette démarche soit menée avec les autorités locales et les responsables du secteur éducatif afin de disposer d’une appréciation plus complète de la situation.
L’auteur suggère notamment la présence de la maire de Bangui, du gouverneur de la préfecture de Bangui, des députés des dix arrondissements de Bangui ainsi que des responsables du secteur de l’éducation. Sosthène Marius Dingombe considère que leur participation permettrait d’inscrire cette démarche dans une approche concertée autour de la réhabilitation et de la modernisation des infrastructures scolaires.
Sosthène Marius Dingombe propose un programme de réhabilitation
Dans son plaidoyer, Sosthène Marius Dingombe ne se limite pas à la demande d’une visite présidentielle. L’Homme de la bourgeoisie paysanne propose que les constats effectués sur le terrain puissent servir de base à la mise en œuvre d’un programme de réhabilitation et de modernisation des établissements scolaires concernés.
Selon Sosthène Marius Dingombe, l’état des infrastructures scolaires doit être pris en compte dans les efforts consacrés à l’éducation nationale. Il estime que les élèves doivent disposer d’un environnement d’apprentissage sécurisé et adapté aux ambitions affichées pour la jeunesse centrafricaine.
L’auteur établit également un lien direct entre l’investissement dans l’éducation et l’avenir du pays. Pour L’Homme de la bourgeoisie paysanne, investir dans les écoles revient à investir dans la stabilité, la citoyenneté, les compétences et la formation des futurs cadres de la République centrafricaine.
« L’Homme de la bourgeoisie paysanne » présente une démarche citoyenne
Sosthène Marius Dingombe précise dans sa lettre que sa démarche ne vise pas à formuler une critique à l’égard des autorités. L’Homme de la bourgeoisie paysanne la présente comme une interpellation citoyenne qu’il souhaite constructive, fondée sur l’importance de l’éducation dans la reconstruction et le développement de la République centrafricaine.
Dans son message au président Faustin-Archange Touadéra, Sosthène Marius Dingombe insiste sur la nécessité de créer des conditions permettant aux jeunes Centrafricains de poursuivre leur formation dans des cadres adaptés. Il estime qu’il serait difficile d’exiger de la jeunesse qu’elle vise l’excellence sans lui garantir des conditions d’apprentissage dignes et sécurisées.
La lettre de Sosthène Marius Dingombe, L’Homme de la bourgeoisie paysanne, est datée de Paris, le 1er septembre 2026. Elle est également adressée en ampliation à la maire de Bangui, aux députés des circonscriptions des arrondissements de la préfecture de Bangui, au gouverneur de la préfecture de Bangui ainsi qu’au porte-parole du gouvernement.
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En République centrafricaine, la présence de Wagner ne fait pas l’objet d’un soutien populaire général. Dans sa tribune, le sociologue et analyste politique Faustin Zaméto estime que le principal soutien à cette présence vient surtout des cercles du pouvoir, qui considèrent Wagner comme un instrument permettant de consolider leur position politique.
« On va se dire la vérité », écrit Faustin Zaméto, qui décrit la relation entre le pouvoir centrafricain et les combattants russes comme une relation fondée sur des intérêts politiques et sécuritaires. Pour lui, il faut distinguer l’adhésion au pouvoir de l’opinion de la population centrafricaine.
Faustin ZAMÉTO, Sociologue et Écrivain
2020 : quand les Russes sont arrivés
Faustin Zaméto revient d’abord sur la période de 2020, lorsque la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) avançait vers Bangui. Il rappelle que les forces gouvernementales étaient alors sous forte pression et que la capitale était directement menacée.
« Qui est venu ? Les Russes. Les Wagner », écrit-il, en rappelant que leur arrivée avait suscité un sentiment de soulagement chez une partie de la population.
Pour l’auteur, ce soutien populaire de l’époque ne constituait pas nécessairement une adhésion à Wagner ou à la politique russe. Il s’agissait surtout, selon lui, d’une réaction à l’insécurité et au rejet de la politique française.
« Ce n’était pas de l’amour pour la Russie », affirme Faustin Zaméto. Il estime que les drapeaux russes, les T-shirts et les slogans favorables à Moscou exprimaient aussi une colère contre la France et la recherche d’un nouveau partenaire face à la crise sécuritaire.
L’auteur reconnaît que l’intervention russe a joué un rôle dans la défense du pouvoir de Bangui face à l’offensive de la CPC. Mais il considère que cette réalité ne doit pas empêcher les Centrafricains d’examiner aujourd’hui les conséquences de cette coopération.
Quand le soutien au pouvoir devient dépendance
Faustin Zaméto estime que le principal problème réside désormais dans la dépendance du pouvoir centrafricain à l’égard de Wagner.
« La question centrale devient alors simple : Wagner protège-t-il la République centrafricaine ou protège-t-il avant tout le pouvoir qui l’a fait venir ? », écrit-il.
Pour le sociologue, cette distinction est fondamentale. Une coopération militaire avec une puissance étrangère peut répondre à un besoin de sécurité. Elle devient problématique, selon lui, lorsqu’elle permet à un pouvoir politique de dépendre durablement d’une force étrangère pour assurer sa survie.
L’auteur considère ainsi que le débat sur Wagner ne doit pas être réduit à une opposition entre la Russie et les pays occidentaux. Il doit, selon lui, être centré sur les intérêts de la République centrafricaine et sur la capacité de l’État à exercer pleinement ses responsabilités.
Le coût économique de Wagner
Faustin Zaméto consacre également une partie importante de sa tribune aux ressources naturelles centrafricaines.
« Wagner ne travaille pas gratuitement », écrit-il, avant de s’interroger sur les modalités de financement de cette présence militaire étrangère.
L’auteur cite notamment l’or, le diamant et le bois comme des ressources susceptibles d’entrer dans les mécanismes économiques liés à la présence russe. Il accorde une attention particulière à la mine d’or de Ndassima.
Pour Faustin Zaméto, les autorités centrafricaines doivent être capables d’expliquer les conditions d’exploitation de cette mine, les volumes produits, les bénéficiaires et les revenus effectivement reversés au Trésor public.
« Si une partie importante des revenus échappe au Trésor public, la population finit par supporter indirectement le coût de cette situation », affirme-t-il.
L’auteur estime que la République centrafricaine ne peut pas continuer à disposer d’importantes ressources minières tout en faisant face à des difficultés financières persistantes.
Wagner et la peur dans le pays
Dans sa tribune, Faustin Zaméto évoque également les accusations de violences attribuées aux combattants russes.
Il affirme que les témoignages faisant état d’arrestations, de mauvais traitements, de violences contre des civils et d’autres abus ne concernent pas une seule partie du territoire.
« Wagner terrorise partout », résume l’auteur, qui inclut également Bangui dans cette perception de peur.
Faustin Zaméto précise que toutes les personnes russes présentes en Centrafrique ne doivent pas être assimilées à des auteurs d’exactions. Mais il estime que la répétition des accusations doit conduire les autorités à prendre ces faits au sérieux et à permettre des enquêtes.
Pour lui, une force étrangère invitée à participer à la sécurité du pays ne peut pas devenir elle-même une source de peur pour les populations.
Quel bilan après plusieurs années ?
Faustin Zaméto pose ensuite la question du bilan de plusieurs années de présence russe en Centrafrique.
« Qu’est-ce que Wagner nous a construit en 7 ans ? Une route ? Une université ? Un hôpital ? Une usine ? », écrit-il.
L’auteur ne réduit pas ce bilan aux infrastructures. Il s’interroge également sur le transfert de compétences aux Centrafricains et sur la capacité des institutions nationales à prendre progressivement en charge les secteurs aujourd’hui dépendants de partenaires étrangers.
Selon lui, la République centrafricaine doit renforcer ses propres soldats, ses ingénieurs, ses géologues, ses administrateurs et l’ensemble de ses institutions.
Faustin Zaméto considère qu’une coopération militaire durable doit contribuer à l’autonomie de l’État centrafricain et non installer une dépendance permanente.
Faut-il demander le départ de Wagner ?
L’auteur ne préconise pas un départ immédiat et désordonné de Wagner.
« On ne peut pas les chasser demain matin », écrit-il, estimant qu’une rupture brutale pourrait créer un vide sécuritaire dans certaines zones où les FACA ne disposent pas encore de toutes les capacités nécessaires.
Pour autant, Faustin Zaméto refuse que cet argument serve à justifier une présence indéfinie.
Il propose plutôt une transition organisée permettant aux forces centrafricaines de reprendre progressivement les responsabilités assumées par les combattants russes.
Publier les accords et contrôler les ressources
Dans sa tribune, Faustin Zaméto avance plusieurs propositions.
La première concerne la transparence des accords entre Bangui et Moscou. Il demande que les autorités rendent publics, dans la mesure du possible, les principaux engagements liés à la coopération avec Wagner.
« Le peuple a le droit de savoir combien coûte sa sécurité », écrit-il.
La deuxième proposition concerne l’exploitation de l’or. L’auteur demande que les revenus issus de la mine de Ndassima soient davantage contrôlés et bénéficient directement aux finances publiques.
Il estime que les recettes minières doivent permettre de financer les besoins du pays et ne doivent pas être utilisées uniquement pour soutenir un dispositif sécuritaire dont les modalités restent insuffisamment connues du public.
Les FACA doivent préparer la relève
La troisième proposition de Faustin Zaméto porte sur les forces armées centrafricaines.
Il préconise que chaque position tenue avec l’appui russe fasse progressivement l’objet d’un transfert aux FACA, accompagné d’un programme de formation et de renforcement des capacités.
« Un vrai ami vous apprend à pêcher », écrit-il, en défendant l’idée d’une coopération qui permettrait aux Centrafricains de devenir autonomes sur le plan militaire.
Pour l’auteur, le calendrier de cette transition doit être clairement établi afin que la présence russe ne devienne pas une solution permanente.
Entre soutien au pouvoir et souveraineté nationale
Faustin Zaméto revient finalement sur ce qu’il considère comme le cœur du problème : la différence entre les intérêts du pouvoir et ceux de la population.
« Les Centrafricains ont accueilli la Russie dans un contexte de guerre et de désillusion », écrit-il. Selon lui, cette ouverture ne doit pas être interprétée comme une volonté de remplacer une dépendance par une autre.
L’auteur considère que la République centrafricaine doit pouvoir entretenir des relations avec Moscou sans abandonner le contrôle de ses ressources, de ses institutions et de son territoire.
« Nous n’avons pas demandé qu’une nouvelle dépendance s’installe à la place de l’ancienne », affirme-t-il.
Pour Faustin Zaméto, le débat sur Wagner doit donc dépasser les slogans favorables ou hostiles à la Russie. Il doit porter sur les conditions de la coopération, le contrôle des ressources nationales, la protection des populations et le renforcement des institutions centrafricaines.
« Nous sommes un peuple fier », écrit-il. « Nous avons accueilli les Russes parce que nous cherchions la souveraineté. Nous ne l’avons pas fait pour changer de maître. Nous l’avons fait pour ne plus avoir de maître. »
À Bangui, l’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé dénonce une interdiction de sortie du territoire imposée par le pouvoir. Ce blocage administratif interroge sur l’état des libertés politiques en Centrafrique.
« Je vis comme un otage dans mon propre pays », a déclaré le Président du parti URCA, monsieur Anicet-Georges Dologuelé, lors de son interview sur la radio Ndékè-luka. Cette phrase résume la situation d’un élu du peuple privé de ses documents de voyage. Les institutions républicaines devraient garantir l’exercice démocratique. La réalité quotidienne montre plutôt des figures majeures du pays réduites au silence et à l’immobilité.
La séquestration administrative d’une figure de la nation
L’interdiction de déplacement imposée à l’ancien Premier ministre ne relève plus du simple dysfonctionnement bureaucratique, selon ses proches. Le pouvoir central bloque délibérément la délivrance de son passeport ordinaire et diplomatique. Cette privation de liberté de mouvement marque un tournant dans la gestion des libertés individuelles. Bangui devient ainsi, selon l’opposition, un périmètre de surveillance où les droits élémentaires des opposants sont suspendus sans fondement légal établi. « Aucune notification écrite ne justifie ce blocage », affirme un membre de son cabinet cité par plusieurs relais de l’opposition.
L’érosion des garanties démocratiques et constitutionnelles
La neutralisation progressive des voix critiques s’accompagne d’un contournement des décisions de la plus haute juridiction du pays, dénoncent des juristes proches du dossier. L’exécutif ignore les arrêts qui confirment la citoyenneté et les droits des représentants élus. Cette obstruction affaiblit les piliers de la démocratie centrafricaine. Un climat s’installe où le droit cède la place aux décisions unilatérales, selon des observateurs de la vie politique nationale. La compétition politique légitime se trouve ainsi entravée, au moment où le pays devrait préparer des échéances électorales apaisées.
Une jeunesse face au spectacle de la division politique
Le signal envoyé aux générations futures s’avère destructeur, au-delà des querelles administratives. Voir des dirigeants d’expérience retenus en otages institutionnels dégrade l’image de la gouvernance nationale. Cette situation altère la confiance des citoyens envers leurs institutions, estiment des analystes centrafricains. Le pays perd ainsi un débat politique serein et constructif, pourtant indispensable pour bâtir une stabilité durable. Les urgences sociales du peuple centrafricain restent en attente d’un dialogue politique apaisé entre le pouvoir et son opposition.
Alors que la direction générale adjointe de Powers Sécurité vient d’adresser un droit de réponse à Corbeau News Centrafrique pour contester plusieurs publications, une autre réalité se joue en interne. Selon les informations recueillies par CNC, une chasse aux sorcières est engagée au sein de l’entreprise pour identifier les personnes soupçonnées de transmettre des informations au média.
La tension est particulièrement montée d’un cran vendredi dernier, lors d’une cérémonie organisée à Bangui à l’occasion du départ d’un membre du personnel de Powers Sécurité appelé à rejoindre la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). La cérémonie s’est tenue dans un établissement situé sur l’avenue De Gaulle, à proximité de l’ambassade de France, dans le 1er arrondissement de Bangui.
Le DGA de Power Sécurité , Pasteur Osé Balezou
Des employés regroupés par service
Selon les informations recueillies par CNC, les participants à cette cérémonie d’adieu ont été regroupés par services et par fonctions. Les agents des ressources humaines, les contrôleurs, les inspecteurs et les responsables ont ainsi été placés dans des groupes distincts.
C’est au cours de cette cérémonie que des inspecteurs ont évoqué l’arrestation prochaine d’un employé présenté comme la personne ayant transmis certaines informations à Corbeau News Centrafrique. Des échanges entre les inspecteurs font état d’une certaine satisfaction autour de cette perspective, avec l’affirmation que la personne identifiée devait être arrêtée.
Le lendemain, samedi, cette affaire continue d’alimenter les discussions au sein de Powers Sécurité. Des inspecteurs auraient fait savoir que l’identité de la personne recherchée était désormais connue et que la procédure pour son arrestation était engagée.
Le procureur de la république contacté
CNC a également recueilli des informations faisant état de contacts établis avec le parquet autour de cette affaire. La rédaction poursuit ses vérifications afin d’identifier précisément la personne visée et de déterminer sur quelle base une éventuelle procédure d’arrestation serait engagée.
À ce stade, CNC ne publie pas le nom de l’employé présenté en interne comme étant à l’origine des informations transmises au média. La rédaction entend d’abord établir les faits et vérifier les éléments relatifs à cette procédure.
Cette affaire intervient au moment même où Powers Sécurité vient de transmettre à CNC un droit de réponse officiel dans lequel l’entreprise conteste plusieurs informations publiées ces dernières semaines. Le document dénonce notamment des informations qualifiées de fausses et met en cause la fiabilité de certains témoignages utilisés dans les publications.
Le droit de réponse et les pratiques internes
Le contraste entre la démarche officielle de la direction et les informations recueillies au sein de l’entreprise interpelle. D’un côté, Powers Sécurité affirme dans son droit de réponse que l’entreprise coopère pleinement avec les autorités administratives et judiciaires et accueille avec sérénité tout contrôle des services compétents.
De l’autre, les informations recueillies par CNC font état de recherches internes destinées à identifier les employés soupçonnés de communiquer avec la presse. Plusieurs membres du personnel seraient ainsi soupçonnés d’avoir transmis des informations au média, avec la crainte de sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement ou à des poursuites.
La rédaction poursuit ses investigations pour établir l’ensemble de la chaîne ayant conduit à la désignation de la personne actuellement visée. Elle cherche également à déterminer si les éléments reprochés à cet employé reposent sur des preuves établies ou sur de simples soupçons.
Une méthode déjà observée dans d’autres structures
Cette volonté d’identifier les personnes soupçonnées de renseigner la presse rappelle d’autres histoires observés récemment dans des structures médiatiques dans le pays. Dans une affaire concernant la fondation Hirondelle, le représentant béninois de la fondation avait notamment soupçonné certains journalistes de transmettre des informations à Corbeau News Centrafrique. Un ancien collaborateur de CNC recruté au sein de cette radio avait ensuite été licencié dans ce contexte.
Pour CNC, la question n’est pas de protéger une personne contre une éventuelle procédure lorsque des faits précis sont établis. Toute entreprise peut engager des procédures disciplinaires lorsqu’un salarié commet une faute professionnelle avérée. La question porte sur l’utilisation de simples soupçons pour rechercher l’auteur présumé d’une fuite d’informations et engager contre lui des mesures.
Une entreprise de sécurité peut naturellement disposer de procédures internes, d’une chaîne hiérarchique et de mécanismes de contrôle. Ces mécanismes ne peuvent pas, pour autant, remplacer l’établissement des faits lorsqu’un salarié est accusé d’avoir communiqué avec un média.
CNC continuera donc de suivre cette affaire. La rédaction reviendra sur les éléments recueillis concernant la personne visée, les démarches entreprises auprès des autorités et les éventuelles mesures prises par Powers Sécurité. Les différents faits seront examinés séparément afin d’établir ce qui relève d’une procédure réellement engagée et ce qui relève de simples accusations internes.