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Camp de Roux : quand un détenu se fait arnaquer de 400 000 Fr CFA à l’infirmerie de la prison

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Camp de Roux : quand un détenu se fait arnaquer de 400 000 Fr CFA à l’infirmerie de la prison

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Dans-la-prison-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Camp de Roux : quand un détenu se fait arnaquer de 400 000 Fr CFA à l’infirmerie de la prison
Dans une cellule de la prison à Bangui, capitale de la Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’infirmerie pénitentiaire du Camp de Roux est devenue un véritable lieu d’arnaque des détenus. Un prisonnier, escroqué,  y a laissé 400 000 francs CFA pour convaincre le juge Nana Bibi de rouvrir son dossier. Trois mois après, le magistrat a été remplacé et le détenu continue de vivre le pire dans sa cellule avec un état de santé critique.

 

Décidemment, les geôles centrafricaines sont devenues des pièges à argent pour des personnes mal intentionnées.

 

Cette histoire commence avec les arrestations illégales menées par les mercenaires russes du groupe Wagner. Ces hommes armés capturent des civils sans motif valable et les livrent aux autorités de Bangui. Le Camp de Roux, surnommé Guantanamo centrafricain, reçoit la plupart de ces prisonniers.

 

Une fois arrêtés, ces détenus passent quelques jours ou semaines, voir même des mois dans les brigades de police ou de gendarmerie. L’OCRB, Office Central pour la Répression du Banditisme, ou la SRI, Section de Recherche et d’Investigation, les accueillent brièvement. Ensuite, ils sont transférés directement vers la maison centrale de Ngaragba ou vers le Camp de Roux.

 

Dès leur arrivée dans ces prisons, leur cauchemar commence réellement. Aucun juge ne penchent sur leur dossier. Personne ne les inscrit dans un registre officiel. Ils disparaissent simplement du système judiciaire.

 

Certains y restent cinq ans, d’autres six, d’autres encore 7 ans. Amenés par Wagner, ils semblent condamnés à l’oubli perpétuel. Aucun procès, aucune audience, aucun espoir visible.

 

C’est dans ce contexte qu’un homme, arrêté dans la Nana-Mambéré,  se retrouve enfermé depuis plus de trois ans au Camp de Roux. Sa santé commence à décliner dangereusement dans sa cellule. Les conditions de détention aggravent son état de jour en jour.

 

Un matin, la responsable de l’infirmerie pénitentiaire vient le voir. Elle observe son état de santé inquiétant et lui propose une solution. Elle prétend pouvoir parler de son cas au juge d’instruction qui pourrait l’aider.

 

Le détenu accueille cette proposition avec soulagement. Pour la première fois depuis des années, quelqu’un semble s’intéresser à son sort. Il accepte immédiatement cette démarche qu’il juge salvatrice.

 

Quelques jours s’écoulent avant que la femme ne revienne. Cette fois, son discours change. Elle annonce que le juge d’instruction Nana Bibi réclame 500 000 francs CFA pour intervenir dans son dossier. Sans cet argent, rien ne bougera.

 

Le prisonnier n’a évidemment aucune ressource. Trois ans d’emprisonnement l’ont totalement coupé du monde extérieur. Il contacte alors sa mère qui vit dans un village reculé après Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana Mambéré. Mais en ce moment, la mère est à Bangui lorsque son fils l’a contacté.

 

Cette femme est une simple cultivatrice. Elle ne possède qu’un petit champ et une modeste habitation en terre. Pourtant, elle décide de tout sacrifier pour sauver son fils.

 

Elle retourne au village et met en vente ses maigres biens. Le champ part en premier, puis une partie de sa maison. Dans ces zones rurales, la valeur des propriétés reste dérisoire. Après plusieurs transactions, elle réunit péniblement 500 000 francs CFA.

 

Le voyage jusqu’à Bangui lui coûte 50 000 francs. Elle arrive finalement à Bangui avec 450 000 francs en poche. Elle a remis tout à son fils pour voir le juge d’instruction. Alors, pour ne pas tout remettre, le fils a préféré remettre 400 000 francs CFA à la responsable de l’infirmerie.

 

La femme empoche l’argent en promettant de tout arranger avec le juge Nana Bibi. Le détenu espère enfin voir le bout du tunnel. Sa mère repart au village, soulagée de voir dans les prochains jours son fils à côté d’elle.

 

Mais les jours passent sans nouvelle de la libération du fils. La responsable de l’infirmerie ne revient plus voir le prisonnier. Aucun message, aucune information sur l’avancement du dossier. Le silence devient de plus en plus inquiétant.

 

Pendant ce temps, la santé du détenu continue de se dégrader. Personne ne s’occupe vraiment de lui. L’infirmerie reste muette malgré la somme versée. Les semaines s’ajoutent aux semaines dans une attente interminable.

 

Trois mois après le versement de l’argent, une information tombe comme une bombe. Le juge d’instruction Nana Bibi vient d’être muté. Il quitte son poste et se retrouve affecté ailleurs. Un nouveau magistrat le remplace au tribunal.

 

Le détenu comprend alors qu’il s’est fait avoir. L’argent de sa mère a simplement disparu dans la nature. Le juge ou la dame de l’infirmerie  a empoché tranquillement la somme.

 

Aujourd’hui, cet homme reste enfermé dans les mêmes conditions. Sa santé fragile ne s’améliore pas. Aucun juge ne s’intéresse à son dossier. Le nouveau magistrat ignore tout de cette affaire fantôme.

 

Sa mère a tout perdu pour rien. Le champ familial appartient désormais à quelqu’un d’autre. Une partie de sa maison a été vendue. Elle n’a plus rien à négocier pour une seconde tentative.

 

Cette pratique dépasse largement le cas de ce seul prisonnier. Les agents pénitentiaires, les infirmiers des prisons et les magistrats ont transformé la détention en commerce lucratif. Demander de l’argent aux familles désespérées est devenu leur activité courante.

 

Les juges d’instruction font de ces transactions leur spécialité. Le procureur et ses collègues bâtissent leur fortune sur la misère des enfermés. Le tribunal fonctionne à la négociation financière plutôt qu’à la justice.

 

Au Camp de Roux, des dizaines d’hommes vivent la même situation. Certains ont payé plusieurs fois sans jamais obtenir de résultat. D’autres n’ont jamais eu les moyens de tenter leur chance. Tous partagent le même abandon.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Les familles de réfugiés de longue date interpellent l’UNHCR dans une lettre ouverte cinglante

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Centrafrique : Les familles de réfugiés de longue date interpellent l’UNHCR dans une lettre ouverte cinglante

 

 

Centrafrique : Les familles de réfugiés de longue date interpellent l’UNHCR dans une lettre ouverte cinglante
les-refugies-en-greve-devant-le-HCR-sur-lavenue-Boganda-le-8-septembre-2020-pour-denoncer-leur-condition-de-vie-apres-leur-retour-de-brazzaville-et-de-la-rdc-u – RCA : les réfugiés centrafricains rapatriés dénoncent le non-respect des clauses de leur prise en charge

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

« C’en est trop » : plus de 190 chefs de famille dénoncent la négligence totale sur les droits des enfants et exigent la démission de responsables.

 

Dans une lettre ouverte adressée directement au bureau de l’UNHCR à Bangui, les chefs de famille des réfugiés de très longue durée (plus de 26 ans en terre d’asile à Bangui) lancent un cri d’alarme sans précédent. Ils accusent l’agence onusienne d’une négligence totale sur les droits des enfants réfugiés qui fréquentent les établissements scolaires de la capitale centrafricaine.

 

Les signataires, réunis sous le titre « Les Chefs de Famille des Réfugiés de très longue durée », ne mâchent pas leurs mots. Ils affirment noir sur blanc : « Une négligence totale sur les droits des enfants réfugiés qui se trouvent dans la Zone Urbaine à Bangui » et dénoncent « la situation catastrophique à Bangui aux enfants réfugiés qui sont entrain de fréquenter dans les différentes établissements scolaire dans la ville de Bangui ».

 

Selon le document que CNC a obtenu une copie, l’UNHCR « n’a pas respecté ses devoirs qui sont établis dans les énoncés définition conventionnel comme voie à suivre ». Les familles exigent que, « avant de jeter le crachat dans les sacs écoliers, chercher d’abord de connaître quels sont ses intérêts supérieurs en matière de l’éducation l’espoir de demain ».

 

Une chronologie accablante de promesses non tenues

Les faits rapportés dans la lettre sont précis et datés :

Vendredi 14 mars 2025 : M. Jean-Yanbolesso et son collaborateur M. Youba-Goundourou, Coordonnateur du Service de l’Éducation (partenaire UNHCR), informent tous les parents d’élèves et étudiants d’apporter les bulletins de notes de l’année scolaire 2024-2025 « c’était pour insérer les noms des présences dans la liste définitive pour l’assistance scolaire de 2025 à chacun ».Lundi 13 octobre 2025 : Le Ministre de l’Éducation Nationale lance officiellement l’année scolaire 2025 sur toute l’étendue de la République.Vendredi 20 février 2026, vers 10 h 30 : Mme Coco-Élisabeth, responsable chargée de l’éducation/UNHCR, convoque une réunion et déclare ouvertement que « désormais pour l’école primaire les élèves en classe de CM1, et CM2, seront pris en compte pas les autres élèves de l’école primaire ».

 

Les élèves du secondaire sont « confinés pour une prise en charge ». Résultat : jusqu’à aujourd’hui, les enfants réfugiés restent sans école et sans solution.Les familles rappellent pourtant que « le budget de l’année 2025 était en place pour la situation très urgente et le programme important ». Elles dénoncent également les contradictions de parole : Mme Émilie Charpentier avait promis des « solutions durables en 2026 pour mettre fin à la vie de réfugié », tandis que MM. Youba-Goundourou et Jean-Yanbolesso avaient assuré qu’ils paieraient directement les frais scolaires pour l’année académique 2026-2027.

 

Accusations graves de détournement et d’opérations « fantômes »

La lettre ne s’arrête pas là. Les réfugiés évoquent des faits plus lourds :

 

L’opération des solutions durables 2017 est restée « inachevée sans aucune bonne suite pour quelle Raison l’argent est terminé ».

 

Ils dénoncent la réinstallation fantôme de 42 dossiers traités par le Bureau Régional de Dakar, « marchandés à Bangui » avec la complicité de l’ancien Représentant UNHCR, M. Attazah-Donkdo-Fafa-Olivier (qui a perdu son poste en décembre 2024).Deux évacuations fantômes vers le Canada : vendredi 8 novembre 2024 et vendredi 15 novembre 2024 à l’aéroport Bangui-M’poko.Face à ces éléments, les chefs de famille exigent la démission immédiate de M. Yacouba-Séré, Responsable chargé de programme du UNHCR, « pour les raisons suivantes : les solutions durables qui étaient proposées aux Réfugiés de très longue durée en 2017, Monsieur YACOUBA-seré été coupable pour organiser le détournement de budget qui été mis en place pour essouffler d’aider les Réfugiés ».

 

Ils ajoutent : « Nous avons jugé bon qu’il démissionne tranquillement parce que ils nous a beaucoup fait du mal, ennemis de la convention ».

 

Plus de 190 signatures

La lettre est accompagnée de plusieurs pages de tableaux remplis de noms et de signatures manuscrites. Plus de 190 chefs de famille ont signé.

 

                Par Alain Nzilo

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Markounda : Un soldat de 2ᵉ classe des FACA se suicide, un nouveau drame qui interroge l’accompagnement des troupes

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Markounda : Un soldat de 2ᵉ classe des FACA se suicide, un nouveau drame qui interroge l’accompagnement des troupes

Markounda : Un soldat de 2ᵉ classe des FACA se suicide, un nouveau drame qui interroge l’accompagnement des troupes
Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un soldat des Forces Armées Centrafricaines (FACA) s’est donné la mort samedi dernier vers 14 heures à Markounda. Selon les informations recueillies auprès de son chef de détachement, l’adjudant Yabétta, il s’agit du soldat de 2ᵉ classe Ngabéri.

 

D’après les premiers éléments recueillis, le soldat FACA a retourné son arme de service contre lui. La balle a traversé l’abdomen (ou la région ombilicale) et est ressortie au niveau des fesses. Rapidement évacué vers l’hôpital de Markounda par ses collègues, il a été opéré. Malheureusement, des problèmes de transfusion, notamment celle du sang, ont compliqué la situation du soldat. Malgré l’appui de ses collègues pour lui prêter leur sang, y compris celle de la population locale, le soldat est décédé quelques heures plus tard.

 

Son inhumation a été faite ce dimanche 05 avril par la communauté musulmane locale.

 

Malheureusement, au sein de l’armée nationale, le suicide constitue un mal-être récurrent. Ces derniers temps, plusieurs cas de suicide ont été signalés au sein des FACA, que ce soit au nord, ouest, Est, ou encore au sud.. Ces gestes désespérés confirme un profond malaise au sein de l’institution militaire centrafricaine.

 

Selon plusieurs sources militaires, les soldats font face à des conditions difficiles  sur le terrain, notamment la difficulté d’avoir de quoi à manger, ni percevoir leur prime globale d’alimentation (PGA) qui n’est plus versée aux soldats.

 

Franchement, Touadéra doit comprendre que l’augmentation des effectifs des militaires ne suffit pas. Ce énième décès pose avec acuité la question de la politique de renforcement des FACA. Les autorités militaires et politiques semblent privilégier une augmentation quantitative des troupes (parfois évoquée en dizaines de milliers d’hommes), sans investir suffisamment dans l’accompagnement qualitatif.

 

Comme le soulignent de nombreux observateurs et militaires sur le terrain :

Il ne suffit pas de former les soldats au maniement des armes.Il faut des formations continues, un vrai leadership de proximité, et surtout un service d’accompagnement psychologique structuré capable de détecter et de prendre en charge les signes de détresse, la dépression, le stress post-traumatique ou les problèmes personnels. Pour l’heure, aucune mesure visible n’a été annoncée par l’état-major ou le gouvernement pour répondre à cette vague de suicides. L’attitude semble se résumer à « un mort est un mort, on avance ». Une posture qui risque d’affaiblir encore davantage le moral des troupes et la cohésion de l’armée nationale.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Lancement officiel du deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata pour l’Excellence en Mathématiques

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Lancement officiel du deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata pour l’Excellence en Mathématiques

Lancement officiel du deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata pour l’Excellence en Mathématiques
professeur gaston mandata nguérékata

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La communauté mathématique africaine célèbre le lancement officiel du deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata pour l’Excellence en Mathématiques. Après le succès retentissant de la première édition, ce prix prestigieux continue d’honorer les contributions exceptionnelles des scientifiques africains dans les domaines des mathématiques pures et appliquées, tout en perpétuant l’héritage du Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, éminent mathématicien centrafricain.

 

Rappelons que le premier Prix Gaston Mandata N’Guérékata a été lancé en janvier 2024 par l’Union Mathématique Africaine. Il a été décerné le 23 novembre 2024 à Niamey, au Niger, lors d’une cérémonie à l’Université Abdou Moumouni, en présence du Professeur N’Guérékata lui-même. Le lauréat inaugural est le Professeur Daniel Oluwole Makinde, chercheur sud-africain de l’Université Stellenbosch, récompensé pour ses travaux remarquables en mathématiques appliquées, sa production scientifique impressionnante (plus de 145 publications référencées) et son engagement exceptionnel dans la formation de jeunes mathématiciens africains (47 doctorats et 75 masters encadrés).

 

Fort de ce premier succès historique, le deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata est officiellement lancé. Il sera décerné au mois de septembre 2026 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Ce prix biennal, doté de 3 000 dollars américains et d’un certificat d’excellence, récompensera un travail scientifique exceptionnel réalisé par un mathématicien africain vivant et travaillant en Afrique ou par un scientifique africain exerçant hors du continent.

 

Comme pour la première édition, le Prix vise à mettre en lumière l’excellence mathématique africaine et à inspirer les nouvelles générations. Il s’inscrit dans la droite ligne des engagements du Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Professeur distingué à l’Université Morgan (Baltimore, États-Unis), premier Centrafricain titulaire d’un doctorat en mathématiques (Université de Montréal, 1980) et membre de prestigieuses académies internationales.

 

Les nominations pour cette deuxième édition seront ouvertes prochainement via la plateforme dédiée de l’Union Mathématique Africaine. Les critères d’éligibilité restent inchangés : travaux de haut niveau publiés dans des revues internationales, impact significatif en mathématiques pures ou appliquées, et contribution à la formation des jeunes talents africains.

 

En lançant ce deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata, la communauté scientifique africaine réaffirme sa volonté de valoriser ses élites et de promouvoir un continent où l’excellence mathématique devient un levier de développement et de rayonnement international.

 

Le Professeur Gaston Mandata N’Guérékata demeure, malgré les défis et les critiques injustes parfois formulées à son encontre dans son pays d’origine, un modèle de résilience, de détermination et d’excellence pour toute l’Afrique.

 

Puissent les mathématiques continuer à unir et à inspirer le continent !Par Alain NziloDirecteur de publicationsCorbeaunews CentrafriqueTel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.comCliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :CNC Groupe 1CNC groupe 2Groupe InfosRappel : Dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Réservé uniquement aux articles du CNC.

 

Par Alain Nzilo

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Benzambé , Ouham : braquage à main armée près du village de Bokoté

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Benzambé , Ouham :  braquage à main armée près du village de  Bokoté

 

Benzambé , Ouham :  braquage à main armée près du village de  Bokoté
CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Samedi 3 avril dernier, des hommes armés, armés  des fusils d’assaut ont attaqué des personnes qui rentraient du marché hebdomadaire de Kambakota. L’incident s’est produit sur la route, tout proche du village de Bokoté, à cinq kilomètres de Benzambé.

 

Les assaillants ont stoppé les usagers de la route et les ont braqués. Ils ont emporté six motos et de l’argent. L’un des voyageurs a reçu des coups et a été gravement frappé par les bandits.

 

Les victimes ont vu leurs biens pris en quelques minutes. Après l’attaque, les hommes armés ont quitté les lieux avec les motos et l’argent.

 

Cet événement intervient alors que de nombreux habitants utilisent cette route pour se rendre au marché et en revenir. Beaucoup expriment leur crainte après ce qui s’est passé.

 

À ce jour, les auteurs du braquage n’ont pas été identifiés.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Arsène Elien et la PJLOD exigent la fin de l’impunité après les insultes du fils et du père Gouandjika contre les femmes centrafricaines

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Arsène Elien et la PJLOD exigent la fin de l’impunité après les insultes du fils et du père Gouandjika contre les femmes centrafricaines

Arsène Elien et la PJLOD exigent la fin de l’impunité après les insultes du fils et du père Gouandjika contre les femmes centrafricaines
Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD), par la voix de son coordonnateur national Arsène Elien, a fermement réagi aux propos injurieux tenus par Gilles Lionel Gouandjika (fils de l’ancien consul honoraire de Roumanie en Centrafrique et fils du ministre conseiller à la présidence Fidèle Gouandjika) à l’encontre des femmes centrafricaines.

 

Dans un communiqué daté du 4 avril 2026 et fait à Bangui, la PJLOD condamne sans équivoque « cette violence verbale dirigée à l’égard des mères, sœurs et filles centrafricaines ». La plateforme rappelle que les vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent clairement comment l’ancien consul honoraire et le fils du ministre conseiller ont publiquement qualifié les femmes centrafricaines de « salies » et de « malodorantes ».

 

Arsène Elien, coordonnateur national de la PJLOD, et l’ensemble de la plateforme dénoncent ces insultes graves qui s’inscrivent dans une série de dérapages répétés de cette famille proche du pouvoir. Ils exigent que le gouvernement « ne demeure pas inactif face à de tels abus et agisse avec diligence ».

 

La PJLOD va plus loin en appelant à l’application réelle de la maxime souvent évoquée par le président Faustin-Archange Touadéra : « impunité zéro ». Pour la plateforme dirigée par Arsène Elien, justice doit être rendue sans délai, conformément à cette promesse présidentielle maintes fois réitérée.

 

Ces nouvelles déclarations de la PJLOD interviennent alors que la colère populaire ne cesse de grandir. Après les insultes initiales de Gilles Lionel Gouandjika contre les jeunes filles et mamans de Bangui (qualifiées de sales, malpropres et dégageant de mauvaises odeurs), le père Fidèle Gouandjika a publié une défense inconditionnelle de son fils : « Mon fils Gilles Ionel Gouandjika, je t’aime tel que tu es. Papa », accompagnée d’une photo souriante.

 

Cette posture a provoqué une vague d’indignation supplémentaire, avec des milliers de commentaires sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes, dont des membres de la société civile, ont rappelé que l’amour paternel ne saurait justifier ni excuser des propos dégradants ni dispenser d’une éducation fondée sur le respect, particulièrement envers les femmes – piliers de la société centrafricaine.

 

Le ministère chargé de la Promotion du Genre avait déjà condamné fermement ces propos dans un communiqué officiel, mais sans engager de poursuites judiciaires visibles. La PJLOD, à travers Arsène Elien, rejoint ainsi les voix qui demandent des actes concrets : auto-saisine du parquet, dépôt de plaintes et sanctions exemplaires.

 

La PJLOD rappelle l’exigence de dignité et de responsabilité Pour la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) et son coordonnateur Arsène Elien, ces insultes ne constituent pas un simple dérapage isolé, mais une atteinte à la dignité nationale. Les femmes centrafricaines, mères, éducatrices et actrices essentielles du développement et de la paix, ne peuvent être traitées de la sorte, surtout lorsqu’elles viennent de personnes bénéficiant de hautes protections.

 

La PJLOD appelle donc l’ensemble des forces vives, les associations de femmes et la jeunesse à se mobiliser pour exiger le respect et la justice. Selon le communiqué signé par Arsène Elien : la tolérance zéro face à la violence verbale doit s’appliquer à tous, sans exception liée au statut ou à la proximité du pouvoir.

 

Par Anselme Mbata

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Avis complet sur le bookmaker Betify en France

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Affaire des hôtesses camerounaises pour l’investiture de Touadéra : la polémique des insultes de Gilles Lionel Gouandjika enfle, la rage des Centrafricains grandit

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Affaire des hôtesses camerounaises pour l’investiture de Touadéra : la polémique des insultes de Gilles Lionel Gouandjika enfle, la rage des Centrafricains grandit

Affaire des hôtesses camerounaises pour l’investiture de Touadéra : la polémique des insultes de Gilles Lionel Gouandjika enfle, la rage des Centrafricains grandit
Photo de famille des filles d’accueil camerounaises venues à Bangui pour les services protocolaires du couronnement de Touadera

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des hôtesses camerounaises déployées pour l’investiture du 30 mars 2026 continue de provoquer la fureur. Gilles Lionel Gouandjika a insulté copieusement les femmes centrafricaines en les qualifiant de sales et malpropres. La polémique des insultes enfle et la rage des Centrafricains s’intensifie.

 

Gilles Lionel Gouandjika, ancien consul honoraire de Roumanie en Centrafrique) est intervenu sur les réseaux sociaux. Il a littéralement insulté les jeunes filles, les femmes et les mamans centrafricaines. Dans sa vidéo, il a déclaré que la plupart des filles de Bangui sont sales, qu’elles sentent mauvaises, qu’elles ne sont pas propres et qu’elles ne se prennent pas au sérieux. Ces paroles ont mis le feu aux poudres et la rage continue de monter.

 

Le ministère chargé de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a publié un communiqué officiel le 3 avril 2026. Signé par la ministre Dr Marthe Augustine Kirimat, ce texte condamne fermement les propos injurieux et dégradants de Gilles Ionel Gouandjika. Il rappelle que la femme centrafricaine est une mère, une éducatrice et une actrice essentielle de paix et de développement. Il ajoute que porter atteinte à sa dignité, c’est porter atteinte à la nation tout entière et que nul ne peut impunément bafouer le respect dû aux femmes.

 

Pourtant, cette simple condamnation sur papier ne suffit pas aux Centrafricains. Ce qu’ils demandent maintenant, c’est une action réelle en justice. Le parquet doit s’auto-saisir immédiatement. Les femmes doivent déposer plainte. Il faut des sanctions claires et fermes contre ce jeune homme qui approche la quarantaine et qui continue ce genre de comportement. Le ministère a reconnu le fait, mais il n’y a toujours pas de procédure judiciaire visible.

 

Rappelons que lors de son discours d’investiture le 30 mars 2026 au stade 20 000 places, le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera a encore promis solennellement la fin de l’impunité. Mais à peine quelques heures après sa prestation de serment, le fils d’un de ses proches conseillers insulte publiquement les femmes centrafricaines. Tel père, tel fils. Il y a deux ans, Fidèle Gouandjika, son père, avait déjà tenu des propos graves en affirmant que l’on pouvait donner nos femmes et nos enfants aux Wagner, comme s’il s’agissait d’objets ou de cadeaux.

 

Cette famille insulte les femmes centrafricaines avec impunité depuis longtemps. Sur Facebook, WhatsApp et les autres plateformes, quelques jeunes filles et quelques femmes sortent individuellement pour dénoncer. Mais il manque encore une action collective forte et unie.

 

Nos mamans, nos sœurs sont là. Elles ne doivent plus avoir peur. Il faut se mobiliser ensemble pour exiger le respect total. La condamnation du ministère est une première réponse, mais elle reste faible si elle n’est pas suivie d’une enquête, d’une plainte et de sanctions réelles. La fin de l’impunité dont parle le président Touadéra doit commencer maintenant, par des actes concrets, surtout quand les insultes viennent de personnes proches du pouvoir.

 

Les femmes centrafricaines portent le pays tous les jours. Elles sont belles, fortes et nombreuses. Elles méritent le respect, pas des insultes publiques ni du silence. Il est temps de passer des mots aux actes : justice pour les femmes insultées, sanctions pour Gilles Lionel Gouandjika, et fin réelle de l’impunité.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Fari Tahéruka Shabazz : « La police et l’armée en colère contre les Wagner,  les porteurs de tenue prêts à basculer »

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Fari Tahéruka Shabazz : « La police et l’armée en colère contre les Wagner,  les porteurs de tenue prêts à basculer »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fari Tahéruka Shabazz : « La police et l’armée en colère contre les Wagner,  les porteurs de tenue prêts à basculer »
Image d’illustration d’un mercenaire russe de la milice Wagner dans un véhicule de la gendarmerie à Bangui sur l’avenue Barthelemy Bogandales-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155 – RCA : La manipulation, une longue tradition russe !

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’effondrement du régime atteint désormais les porteurs de tenue, socle historique le plus fidèle et le plus solide du pouvoir Touadéra, selon l’annaliste politique Fari Tahéruka Shabazz.

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Fari Tahéruka Shabazz observe un phénomène nouveau et potentiellement explosif : la colère monte dans les rangs des policiers, gendarmes et FACA, ces soldats de première ligne du toadérisme qui constituaient jusqu’ici le rempart le plus fiable du régime. Un article publié par Corbeau News le 6 février 2026 rapporte le témoignage glaçant d’un officier supérieur de police judiciaire, interrogé sous couvert d’anonymat.

 

Cet officier exprime une rage qu’il répète quatre fois : « Nous sommes très très très très en colère. » Cette répétition n’est pas rhétorique, elle traduit une exaspération qui ne trouve plus de mots pour se dire autrement. Les faits qui alimentent cette fureur dépassent l’entendement et brisent toute loyauté résiduelle envers le pouvoir en place.

 

Les Wagner ont tué des policiers devant le bureau du directeur général de la police nationale, plus précisément à l’OCRB, puis ont jeté les corps comme des sacs de patates. Aucune réaction, aucune poursuite judiciaire, aucune sanction n’a été engagée par le régime. Le gouvernement n’a pas dit un mot, n’a pas ouvert d’enquête, n’a pas demandé de comptes aux mercenaires russes.

 

Ce n’est pas un incident rare. Cela a commencé d’ailleurs dans les villes de province, où des militaires ont été tabassés ou tués par les Wagner sans que le gouvernement ne bronche. Puis les violences se sont étendues à Bangui sur les civils, et maintenant sur les policiers eux-mêmes, dans leurs propres locaux, sous leurs propres yeux.

 

Les Russes disposent d’un endroit réservé, un coin hors la Loi, où ils emmènent et exécutent des Centrafricains, qu’ils soient civils, militaires ou policiers, sans jamais avoir à rendre de comptes à qui que ce soit. Cette zone fonctionne comme un territoire hors-droit où la souveraineté centrafricaine n’existe plus.

 

À PK-5, dans le troisième arrondissement, douze anciens miliciens d’autodéfense intégrés dans l’armée nationale ont été tués par les Wagner. À l’OCRB, les Russes viennent régulièrement récupérer des détenus pour les emmener dans leur zone et les éliminer, sans que la chaîne de commandement centrafricaine ne puisse ou ne veuille intervenir.

 

Fari Tahéruka Shabazz souligne les conséquences de cette impunité totale sur le moral des forces de sécurité. L’officier interrogé déclare sans détour : « Toutes les institutions républicaines sont sous la botte de Wagner. Aucune institution n’est indépendante dans ce pays. » Cette phrase résume à elle seule la dépossession complète de souveraineté dont sont témoins les porteurs de tenue au quotidien.

 

Cette humiliation permanente, cette violence exercée par des mercenaires étrangers sur les forces de l’ordre et l’armée nationales, sans que Touadéra ou son gouvernement n’intervienne jamais, a brisé la loyauté. Les porteurs de tenue, qui étaient les plus fervents soutiens du régime, sont maintenant dans une colère qu’ils n’essaient même plus de dissimuler.

 

Cette rage n’est plus contenue, elle s’exprime ouvertement par des officiers supérieurs qui prennent le risque de parler à la presse, même sous anonymat. Fari Tahéruka Shabazz conclut que ces mêmes porteurs de tenue sont prêts à basculer. Ils peuvent devenir la force motrice d’un soulèvement interne, d’un coup de force, ou simplement refuser de défendre un régime qui les traite comme des ennemis intérieurs.

 

Les Wagner, censés être les alliés protecteurs du régime, sont en train de devenir son principal poison interne. En humiliant et en tuant impunément les forces de sécurité nationales, ils minent le dernier rempart fiable du pouvoir. Quand la police et l’armée passent de la loyauté à la colère ouverte, le régime perd son bouclier humain le plus solide.

 

Fari Tahéruka Shabazz le dit sans ambages : ils sont prêts à basculer. Ce basculement peut arriver vite, surtout quand le vide sécuritaire laissé par la MINUSCA s’installe et que la frustration sociale et économique explose dans tout le pays. Les porteurs de tenue ne sont plus une garantie de stabilité pour Touadéra, ils deviennent une menace latente.

 

L’analyste observe que le régime se retrouve dans une impasse totale. Il ne peut pas se passer des Wagner qui assurent sa protection rapprochée et ses opérations offensives. Mais il ne peut pas non plus continuer à laisser les Wagner humilier et tuer impunément les forces centrafricaines sans provoquer une rupture définitive avec ses propres soldats.

 

Cette contradiction est devenue intenable. Chaque nouveau meurtre de policier ou de militaire par les Wagner creuse un peu plus le fossé entre le régime et ses propres forces de sécurité. Chaque exécution impunie dans la zone Serbais rappelle aux porteurs de tenue qu’ils ne comptent pour rien dans les calculs de leur propre gouvernement.

 

Fari Tahéruka Shabazz note que cette situation rappelle les mécanismes classiques des effondrements de régimes autoritaires : quand les forces de sécurité perdent confiance dans le pouvoir qu’elles sont censées protéger, quand elles se sentent méprisées, sacrifiées, humiliées par ce même pouvoir, elles finissent par se retourner contre lui ou par refuser de le défendre au moment critique.

 

La colère des porteurs de tenue n’est pas un simple mécontentement salarial ou un problème de conditions de travail. C’est une rage existentielle, une humiliation identitaire. Des policiers voient leurs collègues tués devant leurs bureaux. Des militaires voient leurs camarades éliminés sans procès ni enquête. Des gendarmes voient des mercenaires étrangers exercer un pouvoir de vie et de mort sur le territoire national sans jamais répondre devant la justice centrafricaine.

 

Cette situation détruit toute notion de dignité professionnelle, toute fierté d’appartenance à une institution républicaine. Les porteurs de tenue ne se sentent plus membres d’une armée ou d’une police nationale, ils se sentent devenus des variables d’ajustement dans un jeu qui les dépasse et les méprise.

 

Fari Tahéruka Shabazz anticipe que ce basculement, quand il se produira, ne prendra peut-être pas la forme d’un coup militaire classique. Il pourrait s’agir simplement d’un refus progressif d’obéir, d’une démobilisation passive, d’une désertion silencieuse au moment où le régime aura le plus besoin d’eux. Quand les porteurs de tenue cessent de porter le régime, celui-ci s’effondre de lui-même​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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17 ans au pouvoir : le régime de Touadera  brille toujours par la même misère de l’eau et d’électricité

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17 ans au pouvoir : le régime de Touadera  brille toujours par la même misère de l’eau et d’électricité

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-queue-des-bidons-jaunes-a-la-recherche-de-leau-potable-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>17 ans au pouvoir : le régime de Touadera brille toujours par la même misère de l’eau et d’électricité
Longues files de bidons jaunes à une fontaine d’eau à Bangui, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À Bangui, capitale centrafricaine, l’eau et l’électricité restent un luxe inaccessible pour des centaines de milliers d’habitants. Dix-sept ans après l’arrivée de Faustin-Archange Touadéra aux affaires :  comme Premier ministre puis président,  la situation ne cesse de se dégrader.

 

Alors qu’il vient d’être réélu frauduleusement pour un troisième mandat de sept ans avec près de 78 % des voix, les Banguissois continuent de faire la queue dès trois heures du matin pour quelques litres d’eau non potable. Cette crise, qualifiée de “criminelle” par l’opposition, montre l’incurie d’un régime qui préfère les promesses nucléaires aux robinets qui fonctionnent.

 

Files interminables, hôpitaux à l’arrêt : le quotidien des oubliés Dans les quartiers Nzangoya, Damala, Fatima, ou encore dans les 4e, 6e, 7e et 8e arrondissements de Bangui, la même scène se répète chaque jour.

 

Dès six heures du matin,  parfois trois heures,  des centaines de personnes, bidons jaunes à la main, se massent devant des bornes-fontaines qui ne coulent que deux à trois heures par jour. Certains doivent marcher plusieurs kilomètres jusqu’à Nguitangola ou ailleurs pour accéder à une eau souvent non potable. Les attentes durent jusqu’à 17 heures. Les enfants, les femmes enceintes, les malades : personne n’est épargné.

Pénurie d’eau à Bangui : des bidons jaunes en attente à la fontaine
penurie-deau-à-ouango-2 – Centrafrique : quand Bangui célèbre la fête du Travail sous la couleur des bidons jaunes.

 

Les conséquences de cette pénurie sont graves. À l’hôpital Saint-Charles, faute d’eau, des enfants sont libérés prématurément. Des écoles ferment. Les petits commerces, piliers de l’économie informelle, sont paralysés. Le chef de quartier de Nzangoya supplie le gouvernement d’agir. À Damala, commune de Bimbo, l’eau de la SODECA (Société de distribution d’eau en Centrafrique) ne coule plus depuis plus de cinq ans. À Fatima, depuis 2004,  soit vingt-deux ans d’abandon total.

Cette urgence sanitaire gangrène la capitale. Le taux de pauvreté atteint désormais 68 %, et l’espérance de vie est passée de 60 ans avant 2016 à 53 ans aujourd’hui, selon les chiffres cités par l’opposition lors de l’émission Patara de la radio Ndèkè-Luka en janvier 2026. Une dégringolade qui coïncide précisément avec l’arrivée de Touadéra à la présidence.

Pénurie d’eau à Bangui : des bidons jaunes en attente à la fontaine
Essai du forage en présence de Touadera

Un pouvoir sourd aux souffrances

Sur le plateau du débat Patara, le leader de l’opposition Raymond Adouma ne mâche pas ses mots : « Le président n’a pas été voté. Il a été élu par le conseil constitutionnel tout simplement parce qu’il n’a rien réalisé. La population n’est pas au centre des préoccupations de la politique du régime en place. Ce régime s’en fout ».

 

Adouma rappelle les promesses non tenues : « Vous aviez dit 5 000 châteaux d’eau. Il y a un seul château d’eau à Bimbo qui n’a même pas été terminé. Vous avez promis des pompes. Qu’est-ce que vous avez fait concrètement ? Ils perdent leur temps à danser. Ils passent leur temps à montrer leur ventre ».

 

Du côté de la société civile, Quentin Gbouando est tout aussi sévère : « Cette situation, ça dure depuis longtemps. Nous interpellons le gouvernement à prendre des mesures sérieuses par rapport à cette situation qui gangrène aujourd’hui. Si l’État avait développé une politique décente, on ne pouvait pas rester là sur le plateau à en parler chaque année ».

 

Gbouando pointe du doigt l’absence d’investissement direct de l’État dans les infrastructures vitales. Les financements de la Banque mondiale destinés à l’eau et à l’électricité sont détournés ou mal utilisés. Pendant ce temps, les promesses officielles se perdent dans les annonces grandiloquentes.

 

Le déni hallucinant du pouvoir

Face à ces accusations, Fidèle Gouandjika, représentant du pouvoir, adopte une posture sidérante de minimisation et de déni. « C’est chaque année que vous faites des pataras sur cette histoire. Vous dites que le problème est récurrent. Voilà. Ce problème est récurrent depuis Bokassa, Dacko. Pendant la saison des pluies, ces problèmes n’existent pas. C’est la saison sèche dans le monde entier. » Comme si la soif et l’absence d’électricité pouvaient se justifier par un simple changement de saison. Comme si les gouvernements du monde entier laissaient leurs capitales sans eau pendant six mois par an.

 

Gouandjika poursuit sur un ton paternaliste : « Le Centrafricain ne meurt pas de soif. Il y a de l’eau. Mais c’est Sodéka qui a des problèmes. »

 

Puis, il tente de noyer le poisson dans des chiffres invérifiables : « En 2015, quel est le nombre de points d’eau ? En fin 2025 ? Ça a augmenté énormément. La courbe, elle est montante. »

 

Enfin, le clou du spectacle : les promesses futuristes.

Uranium, pétrole, gaz… Dans dix à quinze ans, nous promet-on, une centrale nucléaire fournira 100 % d’électricité à la population. En attendant, les Banguissois peuvent crever de soif dans le noir. L’ironie atteint son comble lorsque Gouandjika lance à l’animateur : « Vous devez être fatigué de le faire. » Fatigués, ce sont surtout les Centrafricains qui le sont — fatigués d’attendre, fatigués de souffrir, fatigués de ces élus qui se moquent d’eux.

 

Un bilan accablant et criminel

Dix-sept ans, c’est long. Assez long pour transformer un pays, moderniser des infrastructures, améliorer la vie des gens. Assez long aussi pour mesurer l’ampleur d’un échec. Depuis son passage comme Premier ministre jusqu’à sa réélection triomphale pour un troisième mandat — obtenu au mépris de la Constitution de 2016 qui limite normalement le nombre de mandats — Faustin-Archange Touadéra n’a apporté qu’aggravation.

 

Les routes se sont dégradées. L’espérance de vie a chuté. Le taux de pauvreté explose. Et pourtant, il est réélu avec 76 à 78 % des voix. Un paradoxe qui illustre soit une mascarade électorale, soit une résignation collective terrifiante.

 

Raymond Adouma, dans un cri du cœur, résume la tragédie : « Depuis que t’es réveillé à la tête de ce pays, on est passé de 60 ans d’espérance de vie à 53 ans aujourd’hui. Et ça a commencé à glisser à partir de 2016. L’état des routes qui s’est dégradé. La Constitution de 2016 dit qu’on ne peut pas tripler le mandat. » Cette situation n’est plus seulement de l’incompétence. Elle devient criminelle. Laisser des enfants sans eau dans les hôpitaux, forcer des populations entières à boire de l’eau non potable, condamner une capitale à vivre dans l’obscurité alors que les dirigeants s’enrichissent et dansent — c’est une violence d’État. Une violence lente, invisible, mais tout aussi meurtrière.

 

Combien de temps encore ?

Bangui assoiffée. Bangui dans le noir. Bangui oubliée. Pendant combien de temps encore les Centrafricains devront-ils subir cette misère organisée ? Pendant combien de temps encore les promesses de châteaux d’eau fantômes et de centrales nucléaires de science-fiction tiendront-elles lieu de politique publique ?

 

La réélection de Touadéra pour sept nouvelles années laisse présager le pire. Si rien n’a changé en dix-sept ans, pourquoi cela changerait-il maintenant ? La seule certitude, c’est que les Banguissois continueront de se lever à trois heures du matin, bidons à la main, espérant quelques litres d’eau pour survivre un jour de plus. Pendant ce temps, au palais, on danse.

 

Par Arsène Mbata

 

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Centrafrique : le naufrage du bitcoin et du $CAR, un fiasco cryptographique de Baba Kongoboro

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le naufrage du bitcoin et du $CAR, un fiasco cryptographique de Baba Kongoboro

 

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Sommet de l’UA à Addis-Abeba : Le clepto-mythomane Maxime Balalou se félicite de la forte délégation centrafricaine  pour des photos pendant que la faim ronge la Centrafrique
Seance photo du president Touadera en Coree du Sud –

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Centrafrique a cru au mirage du bitcoin et du $CAR pour s’émanciper. Aujourd’hui, ce projet cryptographique s’écroule, révélant une ambition mal calibrée de Baba Kongoboro.

 

En avril 2022, la République centrafricaine (RCA) s’est distinguée en adoptant le bitcoin comme monnaie légale aux côtés du franc CFA, devenant le deuxième pays au monde, après le Salvador, à franchir ce pas. Une loi ambitieuse, défendue par le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro , promettait de transformer l’économie nationale en intégrant les cryptomonnaies dans les transactions quotidiennes, des paiements fiscaux aux échanges commerciaux. Trois ans plus tard, ce projet s’est effondré, plombé par des obstacles juridiques, des infrastructures inadéquates et une vision déconnectée des réalités du pays.

 

Une loi ambitieuse, mais mal préparée

 

Promulguée le 21 avril 2022, la loi sur la cryptomonnaie en RCA visait à encadrer l’usage des monnaies numériques dans un pays où l’accès à Internet et à l’électricité demeure limité. Le texte, adopté à l’unanimité par les députés présents, consacrait le bitcoin comme monnaie de référence et autorisait son utilisation pour toutes les transactions, y compris les paiements fiscaux. Il obligeait les agents économiques à accepter les cryptomonnaies comme moyen de paiement et prévoyait la création d’une Agence Nationale de Régulation des Transactions Électroniques (ANTE) pour superviser le système. Un mécanisme de convertibilité automatique entre cryptomonnaies et franc CFA, garanti par un « Trust » sous l’égide de la Banque centrale, était également annoncé.

 

L’objectif affiché était de moderniser le secteur financier, contourner les contraintes du franc CFA et attirer des investisseurs étrangers. Le ministre de l’Économie numérique, Gourna Zacko, mettait en avant la possibilité d’effectuer des transferts internationaux sans dépendre des réseaux bancaires traditionnels. Pourtant, dès le départ, le projet a paru inadapté. La RCA, parmi les pays les plus pauvres au monde, avec seulement 8 % de la population connectée à Internet et 10 % ayant accès à l’électricité, manquait des bases nécessaires pour une telle transformation. La volatilité des cryptomonnaies, leur dépendance à une infrastructure technologique fiable et l’absence de réglementation claire ont immédiatement révélé les failles du projet.

 

Les premiers obstacles : opposition régionale et revers juridiques

 

L’adoption du bitcoin a provoqué une vive réaction au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), qui gère le franc CFA, a dénoncé une incompatibilité avec les accords monétaires régionaux. En juillet 2022, une session extraordinaire de la CEMAC a exigé des ajustements, estimant que la loi risquait de fragiliser l’Union monétaire. Le Fonds monétaire international (FMI) a également exprimé des réserves, pointant des menaces pour la stabilité financière et la transparence.

 

Sur le plan interne, la Cour constitutionnelle centrafricaine, la vraie, dirigée par la Professeure Danielle Darlan,  a infligé un revers majeur à l’un des volets les plus controversés du projet : le Sango Coin. Lancé en juillet 2022, ce jeton numérique national proposait aux investisseurs étrangers la citoyenneté pour 60 000 dollars, une résidence électronique pour 6 000 dollars ou des terrains pour 10 000 dollars, payables en Sango Coins. En août 2022, la Cour a jugé ces dispositions contraires à la Constitution, statuant que la nationalité ne pouvait être vendue et que la résidence nécessitait une présence physique. Ce coup d’arrêt a non seulement sabordé le Sango Coin, mais aussi exposé l’improvisation du gouvernement, qui n’a fourni aucune clarté sur les fonds déjà collectés ni sur leur gestion, directement supervisée par la présidence.

 

Une tentative de correction sous pression

 

Sous la pression régionale, la RCA a proposé en mars 2023 un projet de loi révisé, examiné lors d’un sommet de la CEMAC à Yaoundé. Ce texte abandonnait l’obligation d’accepter les cryptomonnaies, privilégiant une adoption volontaire. Il cherchait aussi à clarifier des notions ambiguës, comme le « taux de change », qui posaient problème à la BEAC. Malgré ces efforts, les doutes persistaient. Martin Ziguélé, député d’opposition, a qualifié cette révision de recul complet, déplorant l’absence de débat préalable. Toujours en attente d’adoption, ce texte n’a pas réussi à apaiser les critiques, certains plaidant pour l’abandon total du projet.

 

En mai 2023, une nouvelle loi a tenté de redonner un souffle au projet en réglementant la « tokénisation » des ressources naturelles et foncières. Votée sans opposition, elle visait à encourager les investissements étrangers dans les secteurs minier, agricole et forestier, tout en facilitant les transferts de bénéfices à l’étranger après paiement des impôts. L’opposition a dénoncé un risque d’exploitation accrue des richesses nationales, soulignant l’absence de garanties pour les communautés locales dans un pays déjà fragilisé par des années de conflit.

 

Le $CAR : une initiative vouée à l’échec

 

En février 2025, le président Touadéra alias Baba Kongoboro a lancé une nouvelle cryptomonnaie, le $CAR, présenté comme un projet du ministère des Mines en partenariat avec une société peu connue, Barn$ley. Ce « memecoin » a connu un démarrage désastreux : son cours a chuté de près de 90 % dès le premier jour, malgré une capitalisation initiale de 260 millions de dollars. Contrairement au Sango Coin, le $CAR n’a suscité qu’un engouement fugace, alimenté par la spéculation sur les réseaux sociaux. Les observateurs y voient une tentative désespérée de relancer un projet en perdition, dans un contexte mondial marqué par l’instabilité des cryptomonnaies.

 

Un échec économique et politique

 

Trois ans après son lancement, le projet de cryptomonnaie en RCA est un désastre. Le Sango Coin, censé séduire les investisseurs, n’a convaincu qu’environ 5 % de la population, selon certaines estimations. L’absence d’infrastructures, avec un réseau électrique défaillant et une connectivité limitée, a rendu l’adoption massive irréalisable. Les fonds levés, gérés de manière opaque, échappent à tout contrôle public, alimentant des soupçons de mauvaise gestion dans un pays miné par la corruption.

 

Sur le plan géopolitique, l’initiative visait à contourner le franc CFA et les sanctions internationales, notamment celles visant la Russie, partenaire de Bangui via le groupe Wagner. Mais loin de renforcer l’autonomie financière, elle a exposé la RCA à de nouvelles faiblesses : volatilité des cryptomonnaies, risques de blanchiment d’argent et dépendance envers des acteurs étrangers, comme la société de minage basée à Dubaï.

 

Une leçon pour l’Afrique

 

L’expérience centrafricaine montre les risques d’adopter les cryptomonnaies sans préparation adéquate. Dans un pays où les priorités : sécurité, éducation, énergie,  restent urgentes, miser sur une technologie spéculative semble hors de propos. Les mises en garde du FMI et de la BEAC, ignorées en 2022, se sont révélées justifiées. Le $CAR, dernier sursaut d’un projet mal conçu, confirme l’impasse.

 

La RCA aurait pu s’inspirer d’exemples plus réalistes, comme le Nigeria, qui a lancé une monnaie numérique centralisée adossée à sa devise nationale. Au lieu de cela, elle s’est laissée emporter par une vision irréaliste, aujourd’hui en ruines. Alors que le Sango Coin s’éteint et que le $CAR s’effondre, une question persiste : combien de temps le président Touadéra s’obstinera-t-il dans cette voie, au détriment des véritables besoins de son peuple ?

 

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Georges Bokassa peut-il préserver l’héritage de son père  Bokassa ?

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Georges Bokassa peut-il préserver l'héritage de son père Bokassa ?
Jean Bedel Bokassa

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Georges Bokassa , l‘héritier universel  de la famille Bokassa s’oppose aux ventes illégales du patrimoine familial.

 

G Bokassa entre en guerre juridique. Le fils de l’ancien empereur centrafricain Jean Bedel Bokassa refuse toute vente non autorisée des biens familiaux et menace de poursuites judiciaires quiconque tenterait de s’approprier le patrimoine.

 

La position de Georges s’appuie sur une décision de la Cour d’appel de Bangui qui l’a reconnu comme héritier légitime et légal. Cette reconnaissance judiciaire lui confère, selon ses propres termes, “tous les droits sur la succession et le patrimoine familial”. Georges Bokassa utilise cette légitimité pour contester toute transaction effectuée sans son accord préalable.

 

L’opposition de Georges vise particulièrement la Villa Nasser et l’ensemble du patrimoine immobilier hérité de son père. Il exige que toute transaction concernant ces biens soit suspendue jusqu’à l’obtention d’une autorisation légale et formelle de sa part. Georges Bokassa qualifie toute opération non autorisée de “fraude” et de “violation” de ses droits.

 

La stratégie de Georges Bokassa ne se limite pas aux déclarations. Il annonce se réserver “le droit d’engager toutes les actions légales nécessaires pour la protection de ses droits et du patrimoine familial”. Cette menace directe s’adresse aux acquéreurs potentiels comme aux intermédiaires tentés de contourner ses prérogatives d’héritier.

 

Georges Bokassa mentionne également Maître Loumandet, notaire de la famille depuis plus de vingt ans, comme interlocuteur obligé pour toute transaction légitime. Cette référence notariale renforce la position de Georges Bokassa en rappelant l’encadrement juridique strict du patrimoine familial.

 

Le communiqué de Georges Bokassa annonce la publication prochaine d’un livre contenant les dernières volontés de Jean Bedel Bokassa. “Les dernières volontés de mon Père seront bientôt publiées dans mon livre, dont la rédaction est en cours”, précise Georges Bokassa. Ces révélations pourraient transformer le débat autour de l’héritage et renforcer la position de Georges Bokassa.

 

La démarche de Georges Bokassa s’inscrit dans un contexte centrafricain où les litiges fonciers prolifèrent. Selon Maître Jean-Louis Opalegna, “à Bimbo, au moins 80 % de dossiers d’affaires inscrits au rôle concernent les litiges de terrain, tandis qu’à Bangui, c’est de l’ordre d’au moins 50 %”. La bataille menée par Georges Bokassa s’ajoute à cette problématique générale.

 

Jean Bedel Bokassa, qui a dirigé la Centrafrique de 1966 à 1979, reste une figure polarisante. Son héritage matériel continue de générer des tensions, notamment autour de propriétés emblématiques comme la Villa Nasser. L’action de Georges Bokassa réactive ces enjeux patrimoniaux dans un pays où les questions de propriété demeurent sensibles.

 

La stratégie publique de Georges Bokassa vise autant à dissuader les transactions frauduleuses qu’à affirmer sa légitimité d’héritier face à d’éventuels contestataires. Sa menace de poursuites judiciaires et l’annonce du livre à venir positionnent Georges Bokassa comme un acteur déterminé à préserver l’héritage familial.

 

Cette bataille patrimoniale menée par Georges Bokassa dépasse le cadre familial. Elle interroge la gestion des héritages de personnalités politiques majeures et la capacité des institutions judiciaires centrafricaines à protéger les droits de propriété. L’issue du combat juridique de Georges Bokassa pourrait créer un précédent pour d’autres affaires similaires….

 

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Ouanda-Djallé : deux commerçants tués par des bandits armés sur l’axe du village Madjanguere

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Ouanda-Djallé : deux commerçants tués par des bandits armés sur l’axe du village Madjanguere

 

 

Ouanda-Djallé : deux commerçants tués par des bandits armés sur l’axe du village Madjanguere
Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ouanda-Djallé, préfecture de la Vakaga – Dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, deux commerçants ont perdu la vie suite à une attaque menée par des bandits armés non identifiés. L’incident s’est produit à Madjanguere, sur l’axe Ouanda-Djallé.

 

Après des recherches menées par des proches des victimes, les dépouilles des deux martyres ont été retrouvés après deux jours, dans un état de décomposition avancée. La communauté de Djallé, très choquée par la triste nouvelle, s’est regroupée pour transmettre ses condoléances aux familles touchées par ce deuil et a souhaité que les âmes des défunts reposent en paix.

 

Selon des témoignages recueillis sur place par la rédaction du CNC, ces bandits pourraient venir du Soudan. Ils passent souvent la frontière pendant la saison pluvieuse, commettent des actes dans la région, puis rentrent chez eux. Les habitants de la Vakaga, y compris dans les zones de Baka et Bayaga, connaissent bien cette situation qui se répète d’une année à l’autre.

 

Malheureusement, des cas similaires se répètent dans ladite préfecture  de la Vakaga.

 

Cet événement s’ajoute à d’autres faits signalés ces derniers temps dans la Vakaga, notamment sur les différents axes menant à Ouanda-Djallé.  En outre, il y a une semaine environ, un jeune homme a été tué à Amdafock, à la frontière du Soudan par des hommes armés : des individus sont arrivés chez lui pendant la nuit et lui ont tiré une balle dans la tête avant de repartir.

Même sur l’axe proche de Ouanda-Djallé, il y a un mois, des bandits soudanais ont intercepté deux jeunes sur l’axe : un mécanicien et un conducteur de taxi-moto. Ils les ont emmenés dans la brousse avant de les libérer dans la nuit. Une semaine plus tard, deux autres commerçants ont subi le même sort sur le même axe.

 

Ces différents cas concernent plusieurs endroits de la Vakaga, notamment autour d’Ouanda-Djallé et de Ouanda, y compris vers Sikikédé. Les commerçants et les voyageurs se trouvent souvent visés sur ces routes.

 

Les populations de la Vakaga demandent aux autorités de renforcer la présence des forces de sécurité sur les axes principaux et de mieux contrôler les zones frontalières. Elles souhaitent que des mesures soient prises pour protéger les habitants et permettre aux activités économiques de se dérouler dans de meilleures conditions.

 

Par Serge Binguimalé

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Après le Royaume-Uni, c’est le tour de l’Allemagne de faire son geste au Fonds humanitaire de la RCA

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Après le Royaume-Uni, c’est le tour de l’Allemagne de faire son geste au Fonds humanitaire de la RCA

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/distribution-des-vivres-par-le-PAM-à-Bria-en-présence-de-la-population-locale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après le Royaume-Uni, c’est le tour de l’Allemagne de faire son geste au Fonds humanitaire de la RCA
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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après l’aide du Royaume-Uni qui a versé plus de 4 millions de dollars au Fonds humanitaire de la République centrafricaine en 2026, voici maintenant l’Allemagne qui annonce sa contribution.

 

L’Allemagne a versé 2 millions d’euros au Fonds humanitaire pour la RCA, géré par l’OCHA. Cette somme complète son engagement au sein du Humanitarian Fund Advisory Board.

 

Les fonds visent à renforcer la protection centrée sur le genre, à appuyer la localisation des actions humanitaires et à fournir une aide souple et adaptée aux besoins des communautés vulnérables en Centrafrique.

 

Dans le cadre du Plan de réponse humanitaire 2026 pour la RCA, la communauté internationale cherche à mobiliser 264,1 millions de dollars afin d’assister 1,3 million de personnes sur environ 2,3 millions qui présentent des besoins humanitaires.

 

D’autres partenaires ont également apporté leur soutien cette année. Le Royaume-Uni figure parmi les premiers contributeurs avec plusieurs millions de livres sterling. La Suisse maintient ses engagements réguliers au même fonds, tandis que d’autres donateurs traditionnels continuent à alimenter ce mécanisme de financement rapide et flexible.

 

Ces contributions successives montrent l’intérêt soutenu de plusieurs pays européens pour le Fonds humanitaire de la RCA, qui permet de canaliser rapidement les ressources vers les organisations nationales et internationales sur le terrain.

 

Par Alain Nzilo

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CENTRAFRIQUE : POURQUOI ORGANISER UNE INVESTITURE ASSORTIE DE SERMENT SOLENNEL SI L’ON PEUT LE TRAHIR, LE VIOLER OU LE CONTOURNER PLUS TARD EN PRÉTEXTANT L’ASSENTIMENT DU PEUPLE ?

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POURQUOI ORGANISER UNE INVESTITURE ASSORTIE DE SERMENT SOLENNEL SI L’ON PEUT LE TRAHIR, LE VIOLER OU LE CONTOURNER PLUS TARD EN PRÉTEXTANT L’ASSENTIMENT DU PEUPLE ?

 

CENTRAFRIQUE : POURQUOI ORGANISER UNE INVESTITURE ASSORTIE DE SERMENT SOLENNEL SI L'ON PEUT LE TRAHIR, LE VIOLER OU LE CONTOURNER PLUS TARD EN PRÉTEXTANT L'ASSENTIMENT DU PEUPLE ?
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sous une pluie diluvienne interprétée par les uns comme une bénédiction divine et pour les autres comme une malédiction, un signe annonciateur de calamités, les autorités etablies de Bangui ont organisé le lundi 30 mars 2026 au stade vingt mille places les cérémonies d’investiture du Président de la République marquant par ricochet l’estampille ou l’avènement de la septième République tant attendue.

 

À cette occasion, certains chefs d’Etat et de gouvernement ont répondu favorablement aux invitations pour donner un sens diplomatique voire une reconnaissance tacite à ce troisième mandat controversé tant au niveau national qu’international.

 

Les observateurs nationaux et internationaux de la politique centrafricaine ont ainsi relevé des absences d’une grande envergure qui donnent un sens aux supputations qui circulent dans les couloirs de la diplomatie internationale.

 

Il s’agit de la défection du président Rwandais qui occupe une place importante dans la politique sécuritaire de notre pays ainsi que certains chefs d’Etat de la zone de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

 

L’opinion nationale ne cesse d’ergoter sur le message diplomatique adressé à la monarchie de Bangui sur l’absence de l’ogre Rwandais à la cérémonie d’investiture connaissant son poids politique dans la hiérarchie décisionnaire du pouvoir de Bangui.

 

Animé par la recherche de légitimité et pour drainer le maximum de participants à cette mascarade d’investiture synonyme de l’adhésion massive du peuple à ce projet funeste, la journée du lundi a été déclarée fériée, chômée et non payée par le ministre du travail, de l’emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle.

 

Il apparaît important de rappeler que le serment qui dépasse le cadre d’un simple rituel symbolique est un engagement solennel à respecter la constitution, l’état de droit, les droits fondamentaux ainsi que les libertés publiques.

 

Invoquer une volonté populaire pour le contourner par le passé est constitutif de crime de haute trahison répréhensible par la loi pénale.

 

À titre de rappel et conformément aux prescriptions constitutionnelles, le président de la République lors de la prestation de serment doit prononcer les phrases suivantes devant le Conseil constitutionnel : “Moi…je jure devant Dieu et devant la nation toute entière d’observer scrupuleusement la constitution…”.

 

Cette phrase aussi banale revêtue d’un caractère sacré est un engagement solennel, moral et politique qui marque le début d’un mandat présidentiel et symbolise la prise de la haute responsabilité de l’État.

 

Logiquement, cette lourde responsabilité representée par le corpus du serment oblige le Président de la République à observer et à faire observer scrupuleusement les dispositions de la constitution et les lois de la République, à veiller à l’indépendance du pouvoir judiciaire, à défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire attribut de notre souveraineté, à consolider les acquis démocratiques et enfin à protéger les droits fondamentaux ainsi que les libertés publiques.

 

Par ailleurs, la prestation de serment du Président de la République qui apparaît comme un simple formalisme protocolaire et administratif a une signification légendaire, profond et stimule la curiosité du citoyen lambda qui s’interroge en ces termes :

 

1- Pourquoi mobiliser des enormes énergies pour la prestation solennel d’un serment si l’on peut le violer, le contourner ou le trahir plus tard sous prétexte d’une volonté ou d’un aval populaire ?

 

2- En d’autres termes, quelle est la portée ou la valeur juridique d’une prestation de serment si ce dernier peut être violé au gré des humeurs du monarque ?

 

3- Comment comprendre que le serment soit violé par celui là même qui avait juré devant le peuple de le faire respecter ?

 

4- Pourquoi la phrase prononcée par le Président de la République qui donne essence à la prestation de serment n’est-elle pas assortie de sanctions en cas de violation ou de trahison ?

 

5- Parallèlement à cette cérémonie d’investiture, pourquoi des interdictions de sortie du territoire sont adressées à certaines personnalités politiques en violation des principes fondamentaux qui garantissent les libertés publiques ?

 

6- Connaissant son impact négatif sur l’économie nationale, pourquoi la journée réservée pour la cérémonie d’investiture est déclarée fériée, chômée et non payée ?

 

7- Enfin connaissant le personnage du Président de la République et les réalités socio-politiques du pays, le discours d’investiture qui est en total déphasage au vécu du centrafricain était-il exclusivement réservé à la communauté internationale ?

 

En tout état de cause, ce pays qui n’avait plus besoin d’une prestation de serment car inutile s’affronte désormais à des défis et enjeux majeurs tels que la légitimation du coup d’état constitutionnel, la réconciliation nationale, la relance économique et la reconquête du pouvoir sécuritaire.

 

Au delà de ce serment réduit à un formalisme protocolaire, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal est une voie infructueuse voire sans issue qui ne résout pas la crise mais au contraire n’est qu’une aggravation des causes du problème.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré, terrorisé où les femmes sont impunément et copieusement insultées mais qui ne reagissent pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que les dérapages, la corruption, le népotisme, la gabegie, le bradage des ressources naturelles, la sous-traitance de notre indépendance et le mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie exacerbée dans la poubelle non recyclable de l’histoire.

 

Au delà de votre insatiable soif de pouvoir, le sage du village disait que ce dernier n’était pas un patrimoine familial et/ou dynastique où on pouvait négocier par des manœuvres dilatoires des mandats à vie.

 

Il faut savoir que nul n’est indispensable à ce pays qui regorge des compétences avec des visions multiples et variées à travers le monde et qui peuvent mieux servir ce pays que vous.

 

Alors n’attendez pas que la huée populaire, la clameur de la rue et la vocifération pour manifester l’hostilité ou la réprobation vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Attention Monsieur le tyran, nous ne cessons de vous rappeler puisque la répétition est pédagogique que nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’étonnent du résultat produit alors qu’ils étaient conscients du danger.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 04 Avril 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Affaire des hôtesses camerounaises venues à Bangui pour l’investiture de Touadéra : le fils de Fidèle Gouandjika, Gilles Gouandjika, a copieusement insulté les jeunes filles et les femmes centrafricaines dans une incroyable bêtise sur les réseaux sociaux

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Affaire des hôtesses camerounaises venues à Bangui pour l’investiture de Touadéra : le fils de Fidèle Gouandjika, Gilles Gouandjika, a copieusement insulté les jeunes filles et les femmes centrafricaines dans une incroyable bêtise sur les réseaux sociaux

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Gilles Lionel Gouandjika, le fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des prostituées camerounaises venues à Bangui pour la cérémonie d’investiture du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera, le 30 mars 2026, continue de faire du bruit sur les réseaux sociaux. Au lieu de faire appel aux nombreuses jeunes filles et femmes centrafricaines qui existent dans le pays, les organisateurs ont préféré importer des jeunes Camerounaises avec leurs chapeaux et leurs tenues pour accueillir les chefs d’État et animer le stade.

 

Cette décision a choqué beaucoup de monde, d’autant plus que le pays compte plus de femmes que d’hommes. Il y a des belles filles, des filles sérieuses, des filles capables de tout faire avec dignité. Pourtant, Touadéra a laissé les Centrafricaines de côté pour aller chercher des filles à l’étranger. Les gens se demandent encore pourquoi.

 

C’est dans ce contexte que Gilles Gouandjika, fils du ministre conseiller à la présidence Fidèle Gouandjika, est intervenu directement sur les réseaux sociaux. Il a copieusement insulté les jeunes filles et les femmes centrafricaines. Dans sa vidéo directe sur la plateforme de réseau social Facebook, il a déclaré sans la moindre honte que la plupart des filles de Bangui sont sales, qu’elles sentent mauvaises, qu’elles ne sont pas propres et qu’elles ne se prennent pas au sérieux. Il a continué en disant qu’elles se comportent mal avec leur corps et qu’elles ne sont pas capables de faire ce que les Camerounaises sont venues faire.

 

Ces propos ont immédiatement provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Beaucoup de Centrafricains ont réagi avec colère. Ils ont rappelé que la famille Gouandjika occupe des postes importants depuis longtemps. Ils construisent des immeubles et accumulent des biens, mais ils n’ont rien fait de concret pour améliorer la vie des femmes centrafricaines. Au contraire, on voit souvent ces femmes vivre dans la précarité, dans des taudis, sans véritable soutien en éducation ou en emploi. Parfois on leur donne seulement quelques centaines de francs pour les faire participer à des activités, et c’est tout.

 

Aujourd’hui, la grande question qui circule partout est celle-ci : où sont les femmes centrafricaines ?

 

Cet homme a insulté publiquement leur dignité, leur corps, leur propreté et leur honneur. Il a parlé d’elles comme si elles ne valaient rien. Pourtant, presque personne ne réagit officiellement. Les femmes entendent ces insultes graves et restent silencieuses. Elles ont peur de quoi ? Pourquoi ne pas sortir pour dire non ? Pourquoi ne pas manifester et exiger le respect ?

 

Plus grave encore, le dictateur de Bangui, lors de son couronnement, a encore répété lors de son discours le 30 mars 2026 qu’il veut la fin de l’impunité. Il le dit depuis 2015. Mais quand le fils d’un de ses plus proches conseillers insulte ouvertement les femmes centrafricaines sur les réseaux, aucune conséquence n’arrive. Aucune voix officielle ne s’élève pour condamner ces paroles.

 

Gilles Gouandjika a osé dire ces choses alors qu’il est lui-même fils d’une femme. Certains rappellent que sa mère est roumaine, et se demandent si c’est pour cela qu’il parle des femmes centrafricaines avec autant de mépris. Peu importe. Ce qui compte, c’est que ces insultes sont inacceptables. Elles viennent d’un homme qui bénéficie de la proximité du pouvoir.

 

Les femmes centrafricaines sont là. Elles sont belles. Elles sont fortes. Elles sont nombreuses. Elles portent le pays sur leurs épaules tous les jours. Il est temps qu’elles se lèvent et qu’elles disent clairement : ça suffit. Il faut arrêter cette impunité qui permet à certains de les insulter en public sans aucun problème.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Parlement monocolore : Laurent Gomina Pampali livre une analyse qui fait écho à la situation actuelle avec le dictateur Faustin-Archange Touadera  

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Parlement monocolore : Laurent Gomina Pampali livre une analyse qui fait écho à la situation actuelle avec le dictateur Faustin-Archange Touadera  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/mcu-et-la-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Parlement monocolore : Laurent Gomina Pampali livre une analyse qui fait écho à la situation actuelle avec le dictateur Faustin-Archange Touadera  

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’interview de Laurent Gomina Pampali sur la radio Ndèkè-Luka concernant le fonctionnement des assemblées monocolores dessine un portrait exact qui semble calqué sur la réalité politique centrafricaine observée depuis 2016 avec le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera.

 

Ce philosophe et ancien député ne cache rien des mécanismes qui transforment une assemblée en chambre d’enregistrement. Il explique comment l’argent circule pour acheter les consciences, comment les promesses de soutien financier font basculer les élus d’un camp à l’autre. Ces pratiques qu’il décrit avec précision correspondent exactement à ce que vit le pays depuis plusieurs années maintenant.

 

Son récit commence par rappeler ce qui s’est produit lors de l’élection présidentielle de 2016 avec l’élection contesté de Faustin-Archange Touadera. Le nouveau président, étant candidat indépendant à la présidentielle,  arrive au pouvoir sans aucun député de son camp à l’Assemblée nationale. Il se retrouve donc avec un parlement élu sur des listes de partis divers, une situation qui aurait pu garantir un véritable pluralisme si les choses avaient suivi leur cours normal.

 

Mais très vite, selon les mécanismes décrits par Gomina Pampali, le chef de l’État comprend qu’il doit contrôler cette institution pour gouverner selon sa volonté. C’est alors que débute une campagne d’achat massif des consciences parlementaires, utilisant des ressources financières considérables mises au service de cette stratégie de contrôle total.

 

Un par un, les députés élus sous d’autres étiquettes rejoignent la majorité présidentielle, exactement comme l’explique l’invité. Les sommes proposées dépassent tout ce que ces élus pouvaient espérer gagner par leur travail parlementaire. Face à de tels montants dans un pays rongé par la pauvreté, peu résistent aux tentations financières qui leur sont offertes.

 

Cette première phase de corruption généralisée permet de transformer progressivement une assemblée multipartite en parlement monocolore. Les députés gardent formellement leur appartenance à des formations diverses, mais dans les faits, ils votent tous dans le même sens. Gomina Pampali décrit exactement ce processus quand il évoque les élus qui se taisent comme des carpes après avoir touché de l’argent.

 

La situation empire encore lors des élections législatives de décembre 2020, confirmant les dérives annoncées par l’ancien parlementaire. Cette fois, le parti présidentiel et les formations satellites du pouvoir raflent la quasi-totalité des sièges disponibles. Le scrutin se déroule dans des conditions contestées, mais le résultat est sans appel pour l’opposition qui disparaît presque complètement de l’hémicycle.

 

Depuis cette date, le pays vit sous un régime de parti unique de fait, même si quelques formations d’opposition subsistent sur le papier. Leur poids à l’Assemblée nationale reste dérisoire et leur capacité d’action quasi nulle. Les vrais débats ont disparu, les questions au gouvernement deviennent des exercices de complaisance, les commissions d’enquête n’aboutissent jamais à rien de concret.

 

L’ironie de cette situation mérite qu’on s’y attarde longuement, car elle révèle quelque chose de profondément dérangeant. Gomina Pampali a servi le Rassemblement démocratique centrafricain entre 1987 et 1992, un parti unique assumé. Pourtant, il affirme que ce parlement d’alors accomplissait mieux son travail de contrôle que l’assemblée actuelle malgré son origine autoritaire.

 

Selon lui, les députés de cette époque faisaient trembler le gouvernement par la qualité de leurs questions et l’exigence de leurs débats. Cette nostalgie peut sembler étrange venant d’un homme qui défend aujourd’hui le pluralisme démocratique. Mais elle devient compréhensible quand on examine le fonctionnement de l’Assemblée nationale ces dernières années sous le régime en place.

 

Les députés actuels ne posent jamais de questions embarrassantes, n’enquêtent jamais sur les scandales, ne critiquent jamais les politiques gouvernementales. Leur seule fonction consiste à applaudir et voter oui sans jamais remettre en question les décisions prises. Cette réalité correspond parfaitement à la description que fait Gomina Pampali d’un parlement vidé de sa substance et de son rôle constitutionnel.

 

Le régime actuel multiplie pourtant les discours sur le renforcement de la démocratie, comme s’il cherchait à masquer cette réalité. Les communiqués officiels regorgent de références aux valeurs républicaines et à l’État de droit. Le président lui-même ne cesse de vanter les avancées démocratiques du pays lors de ses allocutions, créant un décalage saisissant avec la réalité vécue.

 

Ces belles paroles masquent une réalité beaucoup moins reluisante que Gomina Pampali décrit sans détour dans son analyse. La corruption parlementaire qu’il évoque fonctionne selon un schéma bien connudepuis 2016. Des élus arrivent à l’Assemblée avec l’étiquette de partis différents, donnant l’illusion d’un pluralisme vivant aux observateurs extérieurs.

 

Puis les tractations commencent en coulisse, comme l’explique précisément l’ancien député dans son témoignage. On propose aux parlementaires cinq millions, dix millions, quinze millions de francs CFA pour rejoindre la majorité présidentielle. Ces montants astronomiques dans le contexte centrafricain suffisent à faire basculer la plupart des élus qui oublient rapidement leurs engagements initiaux.

 

Cette méthode permet d’afficher formellement un parlement multipartite tout en contrôlant réellement tous les votes importants. Les observateurs étrangers peuvent noter la présence de plusieurs formations politiques dans l’hémicycle. Mais les projets de loi passent sans discussion véritable, les questions au gouvernement perdent toute substance, les commissions parlementaires travaillent dans le vide absolu.

 

Gomina Pampali insiste sur un point capital que beaucoup oublient ou feignent d’ignorer dans le débat public actuel. La démocratie se nourrit de confrontation d’idées, de débats contradictoires, de polémiques même constructives. Un régime où tout le monde pense pareil, où personne ne contredit le président, où les députés applaudissent chaque initiative gouvernementale n’a rien de démocratique.

 

L’unanimisme qu’il dénonce tue la pensée et l’innovation politique, transformant le parlement en simple outil de validation. Son analyse met le doigt sur une vérité dérangeante pour le pouvoir en place. Le parlement monocolore de Kolingba, malgré son origine autoritaire, fonctionnait mieux que l’assemblée prétendument pluraliste d’aujourd’hui selon son témoignage direct.

 

Les députés d’alors, même investis par un parti unique, gardaient leur liberté de parole et leur capacité d’investigation réelle. Ceux d’aujourd’hui, bien que venus d’horizons divers en 2016, ont renoncé à leur mission de contrôle. Cette comparaison dérange parce qu’elle dévoile le mensonge du discours officiel depuis neuf ans maintenant.

 

Le régime se présente comme un champion de la démocratie alors qu’il a instauré une dictature plus efficace que celle du parti unique. Au moins Kolingba assumait le caractère monolithique de son système politique. Le pouvoir actuel, lui, organise une mise en scène démocratique tout en muselant plus efficacement encore les voix dissidentes par l’argent.

 

Les méthodes ont changé mais le résultat reste identique, voire pire selon l’analyse livrée par Gomina Pampali. Plutôt que d’interdire formellement les partis d’opposition, on les vide de leur substance en achetant leurs représentants dès 2016. Plutôt que de censurer ouvertement les débats parlementaires, on s’assure que personne n’ait envie de débattre vraiment par des moyens financiers.

 

Le contrôle s’exerce de manière plus subtile mais tout aussi totale sur l’ensemble de l’institution parlementaire. L’évolution entre 2016 et 2025 montre une progression inquiétante vers le verrouillage complet des institutions. La première mandature présidentielle reposait encore sur l’achat des députés élus sous d’autres bannières, créant au moins une apparence de pluralisme initial.

 

La deuxième, depuis 2020, s’appuie sur un parlement acquis dès le départ grâce au contrôle du processus électoral. Les prochaines élections risquent de consacrer définitivement ce système de parti unique déguisé. Gomina Pampali évoque également la dimension internationale de ce phénomène qu’il a observé dans d’autres contextes similaires au fil de sa carrière.

 

Les pays pauvres, dit-il, sont plus vulnérables à ces dérives parce que l’argent y a plus de poids. La Centrafrique cumule la pauvreté économique et la pauvreté intellectuelle en matière de culture politique. Cette double faiblesse facilite la manipulation des consciences et la corruption des institutions depuis 2016, rendant le système particulièrement efficace.

 

L’ancien député termine son intervention en appelant à une éthique parlementaire que les pays anglo-saxons ont développée au fil du temps. Il souhaite que les futurs élus pensent moins à leur enrichissement personnel et davantage à leur mission au service du peuple. Ce vœu pieux restera lettre morte tant que le système récompensera la soumission et punira l’indépendance d’esprit comme il le fait actuellement.

 

La révélation la plus accablante de cette interview tient en quelques mots qui résonnent comme un verdict sans appel. Un homme qui a servi une dictature avoue que celle-ci respectait mieux certains principes démocratiques que le régime actuel qui prétend incarner la démocratie. Laurent Gomina Pampali, par son témoignage, démontre que le pays vit sous un parti unique depuis 2016, d’abord masqué par la corruption généralisée, puis assumé depuis 2020​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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À l’UFEB Bataillon 2, tout passe par la famille Faki, même le groupe WhatsApp de l’église

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À l’UFEB Bataillon 2, tout passe par la famille Faki, même le groupe WhatsApp de l’église

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une communauté chrétienne appartient à ses fidèles, pas à son pasteur. À l’UFEB Bataillon 2, cette règle simple semble avoir été oubliée depuis longtemps.

 

Depuis l’arrivée du pasteur Issene Faki à la tête de l’église baptiste UFEB Bataillon 2, ce dernier a installé les membres de sa famille aux postes clés de l’église. Son épouse, ses fils et ses filles occupent chacun une position qui leur permet de voir ce qui se passe, d’entendre ce qui se dit, et de rapporter au pasteur tout ce qui mérite son attention. Ce qui ressemble à une organisation familiale est en réalité un réseau de surveillance discret, tendu sur toute la communauté.

 

L’exemple le plus parlant de cette mainmise est le groupe WhatsApp créé par l’église pour communiquer avec ses fidèles. Ce groupe, qui devrait être un outil collectif au service de toute la communauté, est administré par le fils du Pasteur Faki. Un fils qui ne réside même pas à Bangui, puisqu’il a été envoyé étudier en Tunisie par son père.

 

De Tunis, ce jeune homme est le seul administrateur de ce groupe WhatsApp à pouvoir publier dans le groupe. Aucun membre, aucun responsable, aucun diacre ou diaconesse de l’église n’a cette possibilité. Les paramètres du groupe ont été configurés de telle sorte que tout message envoyé par un membre arrive uniquement en privé chez l’administrateur, sans jamais apparaître dans le groupe. Concrètement, quand le Pasteur Faki veut diffuser une information, il l’envoie d’abord à son fils en Tunisie, qui la reçoit, la retravaille et la publie ensuite dans le groupe depuis là-bas.

 

Cette configuration n’est pas un accident. C’est un choix délibéré qui prive toute la communauté de la parole dans son propre espace de communication. Et pourtant, l’église compte en son sein des professeurs d’université, des intellectuels, des hommes et des femmes parfaitement capables de gérer un groupe de cette nature.

 

Romains 12 verset 4 et 5 rappelle que « comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ. »

 

La gestion saine d’un groupe communautaire repose sur plusieurs administrateurs, pas sur un seul. Si l’un est absent, un autre prend le relais. Si l’un disparaît, le groupe continue de fonctionner. Confier l’administration unique d’un outil collectif à un seul individu, qui plus est à des milliers de kilomètres, c’est exposer toute la communauté à une paralysie totale au moindre imprévu.

 

Le livre des Proverbes au chapitre 11 verset 14 dit clairement : « Quand il n’y a point de sage direction, le peuple tombe. » Ce que le Pasteur Faki a mis en place à l’UFEB Bataillon 2 dépasse la simple question de la gestion d’un groupe WhatsApp. C’est toute une logique de contrôle qui transparaît, où chaque poste, chaque outil, chaque canal d’information finit par passer entre les mains d’un membre de sa famille.

 

Le théologien Jacques Ellul écrivait que le pouvoir non partagé dans une église finit toujours par se retourner contre la communauté qu’il prétend servir.

 

Des fidèles de cette église, qui ont requis l’anonymat, confient à CNC qu’ils se sentent étrangers dans leur propre communauté. Certains envisagent de quitter le groupe WhatsApp et d’en créer un autre, indépendant, où chacun pourrait s’exprimer librement sans passer par le fils du pasteur installé en Tunisie.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Hassan Come à Ouanda-Djallé : un appel au calme qui sent la manipulation électorale grossière

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Hassan Come à Ouanda-Djallé : un appel au calme qui sent la manipulation électorale grossière

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ouanda-Djallé, encore sous le choc du 27 février 2026,  trois morts dont des élèves criblés de balles FACA, une ville morte en signe de protestation muette, a vu débarquer un « fils du pays » qui n’y met presque jamais les pieds : Hassan Come. Ancien ministre du commerce, candidat MCU aux législatives, il profite de la délégation ministérielle (Bireau et Yapandé) pour se poser en sauveur et en intermédiaire privilégié.

 

Devant une foule tendue, il commence par l’ovation forcée : « Merci au président Touadéra d’avoir envoyé les ministres ici. Ovation, ovation ! » Puis il condamne mollement l’acte (« c’est grave »), présente condoléances rapides, et passe direct au refrain :

 

« Restez calmes. Ne vous laissez pas manipuler. Pas de grèves, pas de mouvements. Les autorités sont venues, elles vont régler ça. On va leur tirer les oreilles. Considérez-les comme vos frères. Discutez avec eux comme avant. »

 

Pas un mot sur le départ urgent des FACA de l’OFCA, pas d’exigence ferme de justice pour les trois vies fauchées, pas de reconnaissance des abus quotidiens dénoncés par le sultan-maire et le sous-préfet. Juste un appel à la fraternité avec ceux qui ont tiré, emballé dans un vibrant soutien au pouvoir.

 

La population n’est pas dupe. Hassan Come , qui se fait rare dans sa ville natale sauf quand les caméras ou les urnes appellent, a sauté sur l’occasion pour se mettre en avant : c’est lui qui aurait alerté les ministres, lui qui facilite le dialogue, lui qui apaise. Le ministre Bireau le couvre d’éloges (« un enfant du pays qui réagit bien »), Yapandé enchaîne sur l’attention présidentielle. Ça sent la mise en scène : calmer la colère avant qu’elle ne déborde, protéger l’image du MCU et de Touadéra dans une zone fidèle aux urnes, et préparer le terrain pour sa candidature législative. Pour les habitants, c’est une stratégie montée de toute pièce pour venir faire la campagne électorale, profitant de ce malheure.

 

Mais la rage est là, palpable. Les habitants, qui ont vu leurs enfants mourir, qui subissent absence d’État, occupation militaire et isolement total, n’avalent pas cette soupe. Khom n’est pas aimé sur place – on le voit comme un absent opportuniste, un politicien qui instrumentalise le drame pour son ascension. Son discours n’a pas calmé ; il a ulcéré. La foule était en colère avant, elle l’est encore plus après avoir entendu ce qui ressemble à un mensonge déguisé en sagesse.

 

À Ouanda-Djallé, on ne veut pas de fraternité forcée avec des tueurs en uniforme. On veut justice, départ des FACA du centre-ville, retour de la sécurité civile, et que les promesses ne restent pas des mots. Hassan Come a joué sa carte ; la population a vu clair dans son jeu. Les tombes fraîches ne mentent pas, elles. Pour la population, tout sauf Hassan Come.

 

Par Serge Binguimalé

 

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Touadera vient d’octroyer 4660 hectares via la cryptomonnaie à Agri-Groupe Africa dans l’Ouham pour cultiver cacao et café avec un loyer minime de cent millions CFA chaque année

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Touadera vient d’octroyer 4660 hectares via la cryptomonnaie à Agri-Groupe Africa dans l’Ouham pour cultiver cacao et café avec un loyer minime de cent millions CFA chaque année

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Centrafricaines et centrafricains, vous lisez ceci ?  Désormais, votre terre est en vente via la cryptomonnaie. Voici la première transaction douteuse, hors mis celle faite avec le mari de Valentine Rugwabiza, cheffe de la Minusca.  Et bien, le gouvernement vient d’accorder un vaste terrain de 4660 hectares à Agri-Groupe Africa dans l’Ouham pour cultiver cacao et café avec un loyer minime de cent millions CFA chaque année.

 

Ce contrat de quinze ans renouvelable met à disposition un domaine entier pour des plantations et des unités de transformation agro-alimentaire.

 

Les clauses incluent aussi la construction de routes, de logements et de centres de santé censés profiter aux riverains, pourtant le prix payé reste dérisoire face à la valeur des sols.

 

Et tout s’organise autour du meme coin, cette crypto-monnaie que le pouvoir a mise en circulation pour attirer des fonds rapides.

 

La société reçoit ainsi les terres en échange d’un règlement lié à cette devise numérique lancée directement depuis les cercles proches du sommet.

 

Pendant ce temps les cultivateurs centrafricains continuent de lutter pour garder leurs petites parcelles et nourrir leurs proches au jour le jour.

 

Le bail avance sans que personne n’explique vraiment comment les communautés vont toucher leur part dans cette opération.

 

Les travaux doivent démarrer dans les trois mois qui suivent la signature, mais les habitants de l’Ouham attendent encore des réponses claires.

 

Par Éric Azoumi

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Martin Ziguélé estime que les scrutins africains ne garantissent plus l’alternance politique

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Martin Ziguélé estime que les scrutins africains ne garantissent plus l’alternance politique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, dans son bureau à Bangui
Le député Martin Ziguelé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Martin Ziguélé est intervenu dans l’émission « Sous l’Arbre à palabre », consacrée au thème «— À quoi servent encore les élections en Afrique ? », diffusée sur la version francophone de la chaîne allemande DW et présentée par Georges Ibrahim Tounkara. L’ancien Premier ministre centrafricain y a expliqué que de nombreux processus électoraux sur le continent se déroulent sans réelle compétition, faute de transparence et de garanties institutionnelles.

 

Au cours de ce débat, Martin Ziguélé a indiqué que plusieurs dirigeants verrouillent les règles du jeu politique avant d’aller aux urnes, laissant aux citoyens un choix réduit et souvent symbolique. Il a souligné que ce modèle fragilise la confiance dans les institutions et limite la possibilité d’un changement politique issu des urnes. L’ancien chef de file du MLPC a ajouté que certaines autorités s’appuient sur l’appareil sécuritaire et administratif pour contrôler les étapes clés des scrutins, du recensement à la proclamation des résultats.

 

Dans cet échange, il a rappelé que la tenue des élections ne suffit pas à garantir une gouvernance démocratique si les contre-pouvoirs restent affaiblis. Il a aussi relevé que plusieurs pays africains traversent des crises politiques répétées, dans lesquelles les scrutins jouent un rôle secondaire face aux arrangements internes des régimes en place. L’analyse de Martin Ziguélé s’inscrit dans un débat plus large sur l’avenir des mécanismes électoraux en Afrique, alors que les citoyens expriment une lassitude croissante face à des consultations perçues comme verrouillées.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Accusée du meurtre de sa propre fille de 13 ans, une femme, libérée de la gendarmerie, fait retourner la justice contre sa belle-famille. Incroyable! Comment la justice centrafricaine fonctionne en 2026

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Accusée du meurtre de sa propre fille de 13 ans, une femme, libérée de la gendarmerie, fait retourner la justice contre sa belle-famille. Incroyable! Comment la justice centrafricaine fonctionne en 2026

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/patrouille_gendarmes-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Accusée du meurtre de sa propre fille de 13 ans, une femme, libérée de la gendarmerie, fait retourner la justice contre sa belle-famille. Incroyable! Comment la justice centrafricaine fonctionne en 2026
patrouille_gendarmes-bangui – Bouca : L’arrestation par les Wagner de 3 hauts responsables de la sécurité

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Kaga-Bandoro, une mère a été arrêtée pour avoir empoisonné à mort sa fille de treize ans et ressort libre de la gendarmerie, avant de retourner la machine judiciaire contre ceux qui avaient réclamé sa prison.

 

Quand une meurtrière présumée devient celle devant qui il faut s’agenouiller pour être libéré, on comprend que la justice centrafricaine a changé de camp depuis longtemps.

 

En effet, tout commence à Kaga-Bandoro, capitale de la Nana-Gribizi. Une femme soupçonne son mari d’avoir une maîtresse. Incapable de diriger sa rage vers son époux, elle glisse du poison dans le repas de sa fille de treize ans. L’enfant mange, s’effondre et ne se relève plus. La gendarmerie arrête la mère suspecte, qui porte encore dans ses bras un bébé de neuf mois.

 

C’est là que les choses prennent une tournure qui échappe à toute logique judiciaire. Les gendarmes de Kaga-Bandoro, au lieu de transmettre le dossier au parquet, préfèrent convoquer la famille du mari de la suspecte et lui posent la question : que faire de la suspecte ? Écoutez bien ceci ! On va faire quoi avec cette dame ? On l’amène en prison ou on la libère ?

 

De son côté, la famille du mari répond clairement : qu’elle aille en prison, au moins quelques mois, pour lui faire comprendre ce qu’elle a fait. Tuer sa propre fille, elle est capable de tuer n’importe quelle personne, y compris son mari. Le mieux, elle doit faire la prison, réclame la belle-famille.

 

Contre toute attente, le mari de la suspecte, lui, dit non. Il explique que sa femme a encore un bébé de neuf mois entre ses mains, et qu’elle ne doit pas aller en prison.

 

La gendarmerie s’aligne alors sur la décision du mari. La femme est libérée immédiatement.

 

Dès sa sortie, la femme quitte Kaga-Bandoro pour Bangui, sans attendre. Une fois arrivée dans la capitale, elle se rend au domicile du grand-frère de son mari au quartier Gobongo, dans le quatrième arrondissement. Sur place, elle retrouve le grand-frère du mari, qui avait réclamé son emprisonnement à la gendarmerie. En face de son beau-frère, la femme lui dit clairement que son coup contre elle a échoué, et qu’elle est désormais libre. C’est à son tour de lui montrer dans quelle boîte elle se chauffe.

 

Le lendemain, la femme part retrouver sa copine, maîtresse du commandant Yarkokpa, qui habite également au quartier Gobongo. Elle fait ressortir la vieille photo de son beau-frère, prise plusieurs années auparavant lorsqu’il était autodéfense à Ouanda-Djallé. À cette époque, le monsieur combattait aux côtés des soldats FACA contre les rebelles du FPRC et du RPRC. Un jour, après une opération, l’équipe était en joie d’avoir repoussé les rebelles. Les éléments étaient contents et prenaient des photos. Le monsieur, lui aussi, avait pris une photo avec sa tenue et son arme.

 

C’est cette photo que la femme apporte à la copine du commandant Yarkokpa, de la garde présidentielle, qui est aussi sa voisine à Gobongo. La copine la transmet au commandant, lui disant que cet homme qui habite ici n’est pas un commerçant, c’est un rebelle. Le commandant regarde la photo et tranche : c’est un rebelle. Le grand-frère est arrêté et conduit à la SRI, la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

 

La machine s’emballe alors dans tous les sens. Le mari de la femme, furieux que sa femme libérée grâce à lui se retourne contre son propre grand-frère, lui signifie qu’il la quitte définitivement et récupère l’enfant de neuf mois.

 

Et ce n’est pas tout ! C’est là le cœur du problème. La femme court aussitôt informer le commandant Yarkokpa de ce que son mari vient de faire. Le commandant Yarkokpa, de son côté, ordonne immédiatement l’arrestation du mari. Les hommes du commandant vont cueillir le mari à son tour et le conduisent à la SRI.

 

Deux hommes sont maintenant derrière les barreaux. Et la folie continue. Le directeur de la SRI convoque le mari et lui explique les conditions de sa libération : ramener l’enfant à la femme, lui demander pardon, promettre de ne jamais la quitter.

 

Le mari, soucieux d’être libre, s’exécute. Il demande à ses proches de ramener le bébé. Il demande également pardon à sa femme et lui promet de ne plus la quitter. Immédiatement, il est relâché de la SRI.

 

Puis c’est au tour du grand-frère. Le directeur de la SRI lui dit que pour être libre, il doit demander pardon à la femme de son petit frère. Incroyable ! Le grand-frère doit s’agenouiller devant elle et implorer son pardon.

 

Regardez : une femme a tué sa propre fille de treize ans. Elle n’a passé aucune nuit en cellule, n’a croisé aucun juge, n’a entendu aucune mise en examen. En revanche, deux hommes de sa belle-famille ont été arrêtés, humiliés et contraints de s’agenouiller devant elle pour recouvrer leur liberté. Le nourrisson de neuf mois a servi de monnaie d’échange dans une négociation menée non pas dans un prétoire, mais dans les bureaux d’une unité de gendarmerie.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Fari Tahéruka Shabazz : « Dologuélé a saboté la victoire en participant à la présidentielle du décembre,  offrant au passage 15 % de légitimité à Touadéra  

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Fari Tahéruka Shabazz : « Dologuélé a saboté la victoire en participant à la présidentielle du décembre,  offrant au passage 15 % de légitimité à Touadéra  

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fari Tahéruka Shabazz : « Dologuélé a saboté la victoire en participant à la présidentielle du décembre,  offrant au passage 15 % de légitimité à Touadéra  
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La participation d’Anicet Georges Dologuélé à la présidentielle du 28 décembre 2025 n’a pas affaibli le régime, elle l’a sauvé d’un effondrement bien plus rapide.

 

Les partisans les plus fervents de Dologuélé, regroupés autour de lui au sein de l’URCA, reprochent régulièrement aux tenants du boycott au sein du BRDC d’avoir joué la chaise vide, d’avoir manqué de courage politique. Fari Tahéruka Shabazz retourne complètement cet argument. Pour lui, c’est exactement l’inverse qui s’est produit : la participation de Dologuélé constitue le véritable sabotage de la seule stratégie capable de faire tomber le régime rapidement.

 

Les chiffres officiels proclamés par l’Autorité Nationale des Élections donnent à Anicet Georges Dologuélé 14,66 % des suffrages exprimés, arrondi à 15 %. Le taux d’abstention officiel atteint 51 % : plus de la moitié des électeurs centrafricains n’ont pas voté, considérant d’emblée le scrutin comme une farce, une mascarade prévisible.

 

Fari Tahéruka Shabazz pose alors une question simple mais dévastatrice : que se serait-il passé si Dologuélé avait rejoint l’appel au boycott au lieu de participer ? Ses 15 % se seraient ajoutés à l’abstention existante. On aurait alors atteint 66 % d’abstention, soit les deux tiers de l’électorat refusant de cautionner le processus électoral.

 

Avec 66 % d’abstention, le régime Touadéra n’aurait recueilli que 34 % de participation réelle. Ce chiffre colossal aurait rendu impossible toute communication triomphaliste du pouvoir. Plus de discours sur des élections qui se sont passées dans le calme, plus de narration sur un retour à la normale, plus de mise en scène d’une démocratie qui fonctionne.

 

Les observateurs internationaux, les partenaires, les think tanks auraient été obligés de se concentrer sur le sens politique de cette abstention massive : un rejet clair et massif du pouvoir en place et du processus électoral organisé sous son contrôle. La MINUSCA et les partenaires multilatéraux auraient dû constater l’échec patent de la normalisation vendue depuis des années.

 

Le régime aurait perdu toute légitimité résiduelle aux yeux des bailleurs, des investisseurs, des chancelleries. Le débat international aurait porté sur une question incontournable : que fait-on devant un pouvoir rejeté par les deux tiers de l’électorat ? Cette situation aurait créé un blocage financier et diplomatique beaucoup plus rapide et puissant que ce qu’on observe aujourd’hui.

 

Au lieu de cela, en participant, Dologuélé a légitimé le scrutin par sa seule présence. Ses 15 % ont servi de caution : regardez, même l’opposition sérieuse a participé, donc le processus est crédible. Il a permis au régime de revendiquer une participation correcte d’environ 49 % au lieu des 34 % qui auraient affiché la réalité du rejet populaire.

 

Il a même offert à Touadéra un second tour fantôme où il arrive deuxième avec un score honorable, donnant l’illusion d’une compétition démocratique réelle. Ces 15 % de légitimité supplémentaire, dont le régime avait désespérément besoin pour faire avaler la pilule à l’international et à une partie de l’opinion, Dologuélé les lui a offerts sur un plateau.

 

Fari Tahéruka Shabazz le dit sans détour : « Les 15 % de Dologuélé ne servent absolument à rien en termes électoraux. Il ne gagne rien. Par contre, ces 15 % s’ils avaient été ramenés dans l’abstention, ça nous aurait vraiment beaucoup servi. » L’analyste enfonce le clou avec une formule lapidaire : « Si véritablement vous vouliez faire chuter rapidement Faustin Archange Touadéra, la meilleure stratégie eût été de faire cette politique du boycott. Mais vous avez fait l’inverse, donc ce qui veut dire que vous avez saboté la meilleure stratégie. » La participation de Dologuélé n’a pas affaibli Touadéra, elle l’a sauvé d’un effondrement de légitimité beaucoup plus brutal et immédiat. Elle a offert au régime les 15 % de vernis démocratique qui lui manquaient pour tenir encore quelques mois, voire quelques années de plus. C’est un sabotage objectif de la dynamique du boycott.

 

Fari Tahéruka Shabazz ne parle pas ici d’intentions ou de motivations personnelles. Il parle de résultats concrets, mesurables. Peu importe que Dologuélé ait voulu ou non sauver le régime, le fait est qu’il l’a fait. Ses 15 % ont servi de bouée de sauvetage à un pouvoir qui se noyait dans son illégitimité.

 

Les tenants du boycott avaient compris une chose simple : dans un régime qui survit uniquement grâce à l’apparence de légitimité internationale, la pire arme qu’on puisse utiliser contre lui, c’est le refus de participer à ses mises en scène. Chaque candidat qui boycotte retire un morceau de crédibilité au spectacle électoral. Chaque électeur qui s’abstient retire un point de pourcentage au récit officiel.

 

Dologuélé a fait le choix inverse. Il a choisi de participer, de donner de la substance au spectacle, de fournir au régime exactement ce dont il avait besoin : un adversaire crédible, des chiffres présentables, une apparence de pluralisme. Et le résultat est là, vérifiable dans les chiffres officiels : 49 % de participation au lieu de 34 %, un second tour qui a du sens au lieu d’un plébiscite grotesque.

 

Fari Tahéruka Shabazz observe que même les partisans de Dologuélé ne peuvent nier cette arithmétique simple. Ils préfèrent déplacer le débat sur le courage, sur la peur, sur l’abandon du terrain. Mais les chiffres restent les chiffres. 51 % plus 15 % égalent 66 %. Et 66 % d’abstention auraient changé complètement la donne internationale.

 

Les bailleurs auraient suspendu leurs financements plus rapidement. Les partenaires auraient exigé des réformes plus profondes. La MINUSCA aurait perdu son argument principal pour justifier sa présence : accompagner une transition démocratique. Comment accompagner une transition que les deux tiers de la population rejettent ouvertement ?

 

Cette occasion historique de faire basculer le régime par la simple force du refus collectif, Dologuélé l’a gâchée. Il a préféré ramasser 15 % et une place au second tour plutôt que de contribuer à un mouvement de boycott qui aurait pu faire tomber le système entier en quelques mois. C’est ce calcul politique que Fari Tahéruka Shabazz qualifie de sabotage​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Hassan Bouba veut-il désormais quitter le pays pour la Russie ?

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Centrafrique : Hassan Bouba veut-il désormais quitter le pays pour la Russie ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Hassan-Bouba-le-ministre-chef-rebelle-et-Lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Hassan Bouba veut-il désormais quitter le pays pour la Russie ?
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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des informations qui circulent depuis plusieurs semaines dans les couloirs de la présidence centrafricaine indiquent qu’Hassan Bouba cherche à quitter Bangui pour rejoindre Moscou, sans y parvenir.

 

Ex-Coordinateur politique de l’UPC, unité pour la paix en Centrafrique,  et Tchadien d’origine, Hassan Bouba a rejoint la République centrafricaine dans les rangs de ce groupe armé avant de s’imposer comme l’un des hommes les plus proches des mercenaires russes. Son lien amoureux avec Dimitri Sytyi, le chef de Wagner en RCA, lui a valu d’être reçu à plusieurs reprises par des responsables du ministère russe des Affaires étrangères.

 

Mais en 2021, des mercenaires russes du groupe Wagner l’avaient extrait de force de la détention de la Cour pénale spéciale au camp de Roux, où il avait été placé pour son rôle présumé dans des massacres commis sous sa coordination. Une semaine après cette libération imposée, il retrouvait son poste de ministre de l’Élevage et de la Santé animale, comme si rien ne s’était passé. Médaillé par le Président Touadera, Hassan Bouba est pressenti d’occuper le poste du vice-Président de la République il y’a deux ans. Mais qu’en est-il pour le moment ?

 

À l’approche du scrutin du 28 décembre, Hassan Bouba avait mobilisé ses réseaux en lançant un comité de soutien baptisé « 100% Touadéra », organisant des marches à travers le pays pour appuyer la candidature du président sortant à un troisième mandat. Cette agitation politique lui avait permis de se repositionner dans l’entourage du pouvoir.

 

Mais depuis le coup d’État électoral de Touadéra, sa situation s’est fragilisée. Son nom circule dans des rumeurs de connivence avec l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada, accusé d’avoir joué un double jeu. Ngrebada a depuis été frappé par le régime, et il a perdu son siège de député à Boali, battu par un candidat du parti au pouvoir dans des conditions qui laissent peu de place au hasard.

 

Dans ce contexte, Hassan Bouba aurait tenté à plusieurs reprises de rejoindre Moscou, en vain. Selon des sources proches de la présidence, les autorités de Bangui bloquent ses tentatives de départ. Sa stratégie serait d’attendre en Russie la composition du prochain gouvernement : s’il y figure, il rentre ; s’il en est exclu, il reste à Moscou pour échapper à une éventuelle arrestation de la CPS.

 

En parallèle, depuis trois jours, son nom est désormais associé à des appels lancés vers les Peuls  au Niger, au Cameroun ou au Tchad  pour venir en République centrafricaine. Mais cet appel sert-il à quoi au juste ?

 

Par Éric Azoumi

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Touadera livre huit permis miniers comme des bonbons aux copains de son régime : Yero Mining, Kansgold, Evra Patrice Yandoube

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Touadera livre des permis miniers comme des bonbons aux copains du régime : Yero Mining, Kansgold, Evra Patrice Yandoube

 

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Expertise du diamant au Bec d’or par Kongoboro, une découverte pour lui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que les élèves de Sibut sont tabassés, arrêtés et que leurs parents dénoncent le vol de la bourse Maïngo , le Conseil des ministres du jeudi 12 mars 2026 a tranquillement validé huit permis d’exploitation industrielle de petites mines au profit de cinq sociétés. Un vrai distributeur automatique de richesses nationales.

 

Les bénéficiaires de ce généreux cadeau présidentiel sont :

– Yero Mining

– Gasol International

– Allée Global Mining Central Africa

– Evra Patrice Yandoube (qui empoche quatre permis à lui tout seul)

– Kansgold

 

Le ministre des Mines et de la Géologie a déclaré que ces sociétés avaient « satisfait à toutes les conditions » et payé les frais exigés. Le Conseil a donc adopté les huit décrets sans sourciller. Ils seront transmis à la signature de Faustin-Archange Touadéra.

 

Pourtant, dans le même Conseil des ministres, le dictateur de Bangui lui-même avait exprimé de vives inquiétude . Il a explicitement demandé au ministre des Mines de « renforcer les mesures permettant de prévenir et de gérer les risques de manipulation de coordonnées géographiques ».

 

Traduction en langage clair : Touadéra sait parfaitement que les cartes et les coordonnées GPS des sites miniers sont souvent falsifiées en Centrafrique pour cacher les vraies zones riches. Il connaît le truc. Il l’a dit ouvertement devant tout son gouvernement.

 

Et malgré cet aveu public de danger, il a quand même donné son feu vert pour attribuer huit permis à des sociétés dont on ne connaît ni les vrais actionnaires, ni les capacités réelles, ni les engagements concrets envers le peuple centrafricain.

 

Huit permis miniers, cela représente potentiellement des milliers d’hectares d’or, de diamants et d’autres substances précieuses qui vont quitter le sol centrafricain dans l’opacité la plus totale. Pas d’appel d’offres public, pas de transparence sur les zones exactes, pas de cahier des charges strict sur l’emploi local, l’environnement ou le reversement à l’État.

 

Evra Patrice Yandoube qui rafle quatre permis à lui seul ? Cela sent très fort le proche du pouvoir ou l’intermédiaire privilégié. Les autres sociétés (Yero Mining, Kansgold, Gasol International…) ont des noms qui apparaissent soudainement et qui repartent probablement avec le magot.

 

Pendant ce temps :

– Les lycéens de Sibut manifestent contre la corruption des bourses scolaires

– Les routes sont défoncées

– Les hôpitaux manquent de tout

– Le peuple crie famine

 

Mais pour distribuer les richesses minières du pays aux copains, le régime est d’une efficacité redoutable : adoption en moins d’une heure.

 

C’est cela la « 7e République » de Touadéra : les petits Centrafricains se font réprimer, les gros amis du pouvoir se font servir l’or et les diamants sur un plateau d’argent.

 

Corbeau News suivra ces huit permis un par un. Nous publierons les zones concernées dès qu’elles seront connues, les vrais propriétaires derrière ces sociétés, et surtout : qui touche vraiment dans cette affaire.

 

Le pillage continue.

 

Par Alain Nzilo

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Après la rareté des pièces de monnaie, vient le tour des billets de banque rejetés : la nouvelle galère quotidienne des centrafricains sur les marchés

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Après la rareté des pièces de monnaie, vient le tour des billets de banque rejetés : la nouvelle galère quotidienne des centrafricains sur les marchés

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/billet-de-banque-CFA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après la rareté des pièces de monnaie, vient le tour des billets de banque rejetés : la nouvelle galère quotidienne des centrafricains sur les marchés
billet-de-banque-CFA – Cemac : Les Banques en surliquidité en 2018

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après la pénurie persistante de pièces de monnaie, les nouveaux billets émis par la Banque centrale d’Afrique centrale peinent à s’imposer dans l’économie quotidienne des Centrafricains et créent déjà de vives tensions.

 

Dans un pays où l’argent liquide reste le principal moyen d’échange, la qualité défaillante des nouveaux billets de la BEAC commence à perturber gravement les transactions quotidiennes des Centrafricains.

 

En effet, ces coupures des billets émis par la BEAC montrent une fragilité inattendue dans la vie de tous les jours. Des fragments de papier se détachent facilement et de petites déchirures apparaissent après quelques manipulations seulement.

 

Ainsi, dès qu’un billet présente ce genre de défaut, même léger, les commerçants le refusent net. Le détenteur se trouve alors bloqué, incapable d’acheter quoi que ce soit avec une valeur qui ne passe plus nulle part. Cette réalité pèse lourdement dans un pays déjà éprouvé par des années de difficultés.

 

Prenant un exemple. À Boda, sous-préfecture minière de la Lobaye, au sud-ouest du pays, les refus de billets froissés ou légèrement fissurés se sont multipliés ces derniers temps. Si bien qu’une réunion avait été organisée à la mairie de la ville il y’a quelques semaines sur le sujet. Il ressort que tout commerçant qui refuse un billet de banque en bon état et légèrement déchiré, l’acheteur peut se retourner auprès des forces de l’ordre, que ça soit la gendarmerie ou la police, le commerçant sera arrêté, et une amande lui sera infligée.

 

Pourtant, malgré cette consigne claire, les vendeurs continuent de repousser ces billets de banque sans hésiter. Ils redoutent avant tout les faux billets qui circulent en grand nombre et préfèrent ne pas prendre le risque de se retrouver eux-mêmes avec une perte.

 

Rappelons que les anciennes séries de billets de banque qui étaient en circulation dans le pays offraient une bien meilleure résistance. Même pliés ou usés, ils gardaient leur forme et leur intégrité pendant de longs mois.

 

Les nouveaux, en revanche, s’abîment très vite pour un rien. Un simple frottement ou un pli suffit à les endommager de façon visible.

 

Dans ce cas, la responsabilité première revient à la Banque centrale qui a mis en circulation un papier qui ne supporte pas l’usage quotidien. Les citoyens en paient directement les conséquences sans pouvoir y remédier.

 

Une large campagne d’information auprès des marchands aurait pu apaiser les craintes liées aux contrefaçons. Mais aucune action de ce type n’a été lancée jusqu’à présent. Le silence des autorités laisse la population seule face à ces difficultés qui s’installent dans le quotidien.

 

Par Anselme Mbata

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Le CSISCA dénonce les agissements de l’ancien président intérimaire, monsieur Rator, et rappelle les règles statutaires du Conseil

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Le CSISCA dénonce les agissements de l’ancien président intérimaire, monsieur Rator,  et rappelle les règles statutaires du Conseil

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/Limam-Abdoulaye-Wassalegue-le-nouveau-president-du-Conseil-Superieur-Islamique-de-Centrafrique-avec-le-Coran-entre-les-mains.webp” data-wpel-link=”internal”>Le CSISCA dénonce les agissements de l’ancien président intérimaire, monsieur Rator,  et rappelle les règles statutaires du Conseil
Limam-Abdoulaye-Wassalegue-le-nouveau-president-du-Conseil-Superieur-Islamique-de-Centrafrique-avec-le-Coran-entre-les-mains. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Bureau Exécutif National du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), dirigé par Son Eminence Imam Abdoulaye OUASSELEGUE, a publié le 31 mars 2026 un communiqué officiel depuis Bangui.

 

Dans ce communiqué, le CSISCA indique que l’Assemblée Générale Ordinaire, Elective et Inclusive s’est tenue le 30 décembre 2025 à Bangui. Le nouveau Bureau Exécutif National du CSISCA a ensuite été investi le 7 février 2026 dans des conditions reconnues par les autorités et les participants.

 

Le CSISCA précise que monsieur Ahmat Déléris alias Rator, ancien président intérimaire, avait été invité à cette assemblée mais a choisi de ne pas y participer. Selon les articles 100 et 101 des statuts du CSISCA, cet ancien responsable est considéré comme disqualifié.

 

Le CSISCA souligne que monsieur Ahmat Déléris alias Rator continue de s’exprimer publiquement sur les réseaux sociaux et dans les médias, tantôt au nom d’une association politique, tantôt au nom du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique. Le Bureau Exécutif National du CSISCA juge que ces prises de position vont à l’encontre de l’éthique islamique, des lois de la République et des dispositions statutaires de l’organisation.

 

Le CSISCA estime que le motif de discrimination raciale invoqué par monsieur Ahmat Déléris alias Rator ne constitue qu’un prétexte. Il met en garde contre le risque d’accroître les divisions au sein de la communauté musulmane nationale, qui a récemment retrouvé son unité.

 

Le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique appelle les organes de base, les associations, les directions techniques, les conseillers spéciaux, les membres d’honneur ainsi que les membres du Conseil National Chargé de la Jurisconsulte et de la Jurisprudence Islamique à respecter strictement les règles établies et à éviter toute manipulation susceptible de fragiliser l’unité de la communauté.

 

Le communiqué cite le verset 46 de la sourate 8 du Saint Coran : « Obéissez à Dieu et à Son Messager. Ne vous disputez pas entre vous, sinon vous fléchiriez et perdriez le souffle de votre force. Soyez patients car Dieu est avec ceux qui sont patients. » Le Bureau Exécutif National du CSISCA, dirigé par Son Eminence Imam Abdoulaye OUASSELEGUE, réaffirme son attachement aux valeurs religieuses et républicaines. Il assure la communauté nationale et internationale de sa détermination à préserver l’unité retrouvée de la communauté musulmane centrafricaine.

 

Par Sonia VICKOS

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Deux poids, deux mesures, le casse-tête  des officiers centrafricains de la gendarmerie formés en Russie : interview exclusive avec Romaric Mbilo, politologue, spécialiste de l’armée nationale

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Deux poids, deux mesures, le casse-tête  des officiers centrafricains de la gendarmerie formés en Russie : interview exclusive avec Romaric Mbilo, politologue, spécialiste de l’armée nationale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Le-General-Major-Landry-Ulrich-Depot-en-uniforme-de-ceremonie-passe-en-revue-les-troupes-de-la-Gendarmerie-Nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Attention! Si on vous demande de choisir entre l’académie militaire russe et celle de l’Afrique, il faut choisir Afrique. Pourquoi ? Voici la raison
Le-General-Major-Landry-Ulrich-Depot-en-uniforme-de-ceremonie-passe-en-revue-les-troupes-de-la-Gendarmerie-Nationale

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Quatre ans. C’est le temps que passent certains de nos jeunes officiers en formation en Russie, loin de leurs familles, loin de chez eux. Quatre ans d’attente, d’espoir, et aujourd’hui d’incompréhension. Pendant ce temps, d’autres stagiaires, partis six mois en Ouganda, leurs décret de grade sont déjà sortis. Comment expliquer ce décalage ? Pourquoi certains sont-ils oubliés quand d’autres avancent ? Monsieur Romaric Mbilo, politologue et spécialiste de l’armée nationale, a accepté de nous parler. Sans détour, avec l’expérience de celui qui connaît le métier de l’intérieur, il nous livre son regard sur une situation qui interroge et qui inquiète.

 

Corbeau News Centrafrique :Monsieur Romaric, bonjour. Merci d’avoir accepté cette interview. Vous suivez de près l’évolution de nos forces de défense et de sécurité depuis des années. Aujourd’hui, une situation semble anormalement bloquée : plus de vingt-sept de nos futurs officiers sont en Russie depuis 2021 sans perspective de décret de reconnaissance de leur grade. Quelle est votre analyse de ce dossier ?

 

  1. Romaric :Bonjour. Je vous remercie de m’offrir cette tribune sur un sujet qui touche au cœur de notre souveraineté militaire. Ce que nous vivons est une anomalie grave. Imaginez : ces jeunes sont partis depuis quatre ans. Ils ont quitté leur pays, leurs familles, pour se former au métier des armes dans des conditions difficiles, et surtout dans le froid. Ils sont toujours là-bas, en attente de la reconnaissance de l’État, mais le silence de Bangui est assourdissant.

 

CNC :Justement, parlons de ce silence. On apprend qu’une promotion partie en Ouganda pour seulement six mois en 2025 a déjà vu ses décrets d’avancement signés à la mi-décembre. Ils porteront leurs galons dès leur retour. Comment un tel décalage est-il possible ?

 

  1. Romaric :C’est l’incompréhension totale. C’est le monde à l’envers ! Dans l’armée, la hiérarchie et la préséance sont basées sur le temps de formation et l’ancienneté. Comment expliquer à un jeune qui entame sa cinquième année d’études militaires en Russie que le petit nouveau, parti six mois en stage en Ouganda, est déjà officier par décret avant même d’avoir remis les pieds sur le sol national ? C’est une insulte au mérite.

 

CNC :Est-ce que ce blocage administratif ne cache pas une forme de “sanction” politique contre ceux qui ont été formés chez le partenaire russe ?

 

  1. Romaric : Si c’est le cas, c’est une faute stratégique. On ne sanctionne pas ses propres enfants pour des questions de géopolitique. Ces élèves ne sont pas les officiers de la Russie, ce sont les officiers de la République Centrafricaine. En refusant de signer leurs décrets alors qu’ils sont encore en terre étrangère, on les fragilise moralement. Quel message envoie-t-on à ceux qui nous représentent à l’extérieur ? Que leur État les oublie au profit de circuits plus “courts” et politiquement plus agiles ?

 

CNC : Concrètement, quel est l’impact de l’absence de ce décret de galon pour ces jeunes qui sont toujours en Russie ?

 

  1. Romaric :L’impact est dévastateur. Juridiquement, ils restent des élèves, des stagiaires. Ils n’ont aucune sécurité de carrière, aucune garantie sur leur solde future. C’est un vide administratif qui les place dans une précarité indigne de leur rang. Pendant ce temps, la promotion ougandaise revient avec des garanties pleines et entières. C’est une rupture d’égalité flagrante devant la loi militaire.

 

CNC : Monsieur Romaric, pour conclure, la situation semble bloquée au niveau du ministère de la Défense. Quel serait votre dernier mot pour alerter les autorités ?

 

  1. Romaric :Je dirais au commandement : attention. Une armée ne tient que par la confiance qu’elle inspire à ses hommes. Si vous créez des officiers de “première zone” et des officiers de “seconde zone” selon le pays de formation, vous détruisez la fraternité d’armes. Signez ces décrets pour les enfants du pays en Russie. Il est temps de ramener la justice sous les drapeaux.

 

CNC : Monsieur Romaric, merci pour cette franchise qui, nous l’espérons, fera bouger les lignes.

 

  1. Romaric :C’est mon vœu le plus cher. Merci à vous.

 

Propos recueillis par Brahim….

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Le regretté Karl Blague, avant sa mort, accuse  Touadéra d’avoir instauré la misère pour manipuler les Centrafricains

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Karl Blague accuse  Touadéra d’avoir instauré la misère pour manipuler les Centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/karl-blague.jpg” data-wpel-link=”internal”>Karl Blague, ancien Coordinateur du G-16, décédé le 15 août 2025 à Bangui
Karl Blagué, ancien Coordinateur du G-16, décédé le 15 août 2025 à Bangui

Le sociologue Karl Blague  dénonce une stratégie délibérée de précarisation de la population centrafricaine à des fins politiques.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de son passage dans l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, le sociologue Karl Blague a lancé de lourdes accusations contre le président Faustin-Archange Touadéra. Selon lui, le régime actuel a volontairement plongé la population dans la misère pour mieux la contrôler. À l’approche de la présidentielle de 2025, il dénonce une stratégie de manipulation à grande échelle, fondée sur la précarité sociale et les meetings financés.

 

« Le régime a instauré la misère pour mieux manipuler la population », a-t-il affirmé d’un ton ferme. Selon Karl Blague, cette pauvreté n’est pas un simple héritage des crises passées, mais un instrument politique entretenu pour rendre les citoyens dépendants du pouvoir. Les manifestations organisées par le Mouvement Cœurs Unis (MCU) s’inscriraient dans cette logique. « Quand le président organise une manifestation, c’est à coups de billets de banque », a-t-il insisté.

 

Dans les quartiers périphériques de Bangui, il n’est pas rare d’entendre des citoyens affirmer qu’ils ont été « mobilisés » contre une petite somme ou un ticket de transport. Blague estime que cette pratique fausse la perception de l’opinion publique : « Ce n’est pas par conviction que les gens quittent leurs quartiers pour aller applaudir le président. C’est parce qu’on les paie ». Pour lui, cette réalité démontre l’absence d’adhésion populaire réelle.

 

Derrière ces accusations, c’est toute la situation économique du pays qui est mise en cause. Le revenu moyen par habitant reste l’un des plus faibles d’Afrique centrale. En 2024, la croissance économique ne dépassait pas 2,1 %, bien en dessous du taux de croissance démographique. La dette publique avoisine les 60 % du PIB, et les dépenses sociales sont insuffisantes. Malgré les ressources naturelles du pays et les centaines de milliards obtenus à travers des programmes comme le RCPCA, les conditions de vie de la majorité de la population ne se sont pas améliorées.

 

Pour Karl Blague, cette gestion est volontaire. « Il n’y a pas de réelle volonté de sortir la population de la pauvreté. Plus les gens sont misérables, plus ils sont faciles à contrôler ». Il accuse le régime d’avoir institutionnalisé cette stratégie, en y mêlant propagande, clientélisme et assistanat politique. Le système, selon lui, repose sur un équilibre cynique : maintenir la population dans le besoin pour qu’elle reste dépendante des aides ponctuelles du pouvoir.

 

La candidature de Faustin-Archange Touadéra à un troisième mandat, soutenue par ses proches comme une réponse à une « volonté populaire », est perçue par Karl Blague comme une provocation. Il rejette les arguments des défenseurs du régime, selon lesquels la population vivrait mieux qu’avant. « C’est faux. Les gens vivent dans la peur, dans la faim, et dans l’attente d’un billet pour applaudir ».

 

Pour Blague, le véritable enjeu n’est pas seulement électoral. Il s’agit de rompre avec un système fondé sur la détresse humaine. « On ne doit pas avoir à payer quelqu’un pour qu’il soutienne un président. Le jour où le peuple reprendra sa dignité, ce régime s’effondrera ».

 

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Le Royaume-Uni injecte trois millions de livres sterling dans le Fonds humanitaire de la République centrafricaine

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Le Royaume-Uni injecte trois millions de livres sterling dans le Fonds humanitaire de la République centrafricaine

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Les sinistrés de Kaga-Bandoro après la forte pluie sur la ville. Photo OCHA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) annonce que le Royaume-Uni figure parmi les tout premiers contributeurs au Fonds humanitaire de la République centrafricaine pour l’année 2026.

 

Le Fonds humanitaire pour la RCA, géré par OCHA sous l’autorité du Coordonnateur humanitaire, constitue le principal mécanisme de financement d’urgence pour les organisations non gouvernementales nationales et internationales ainsi que les agences onusiennes confrontées aux crises les plus aiguës du pays.   Sa gestion opérationnelle depuis Bangui garantit que les processus d’allocation restent au contact direct des partenaires de terrain. C’est dans ce cadre que le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) britannique a mobilisé trois millions de livres sterling dès les premiers mois de 2026.

 

En 2026, environ 2,3 millions de personnes, soit 36% de la population centrafricaine, se trouvent dans une situation de vulnérabilité telle que la seule aide humanitaire ne suffit plus à restaurer leur bien-être.   La violence des groupes armés non étatiques, l’insécurité alimentaire chronique et les épidémies cycliques comme le Mpox ou l’hépatite E continuent de déchirer le tissu social dans des zones entières du pays. Les femmes et les filles, en particulier, subissent de plein fouet des violences sexuelles qui demeurent généralisées.

 

Le Plan de réponse humanitaire 2026 pour la RCA réclame 264,1 millions de dollars pour secourir 1,3 million de personnes parmi les plus vulnérables — une enveloppe qui représente pourtant le plancher de financement le plus bas des sept dernières années.   Dans un contexte mondial où les bailleurs réduisent leur aide au développement, chaque contribution précoce pèse davantage que son seul montant. Le FCDO, en intervenant parmi les premiers, envoie un signal aux autres donateurs potentiels que l’engagement sur la RCA reste possible malgré les contraintes budgétaires globales.

 

Depuis sa création en 2008, le Fonds humanitaire centrafricain figure régulièrement parmi les cinq premières sources de financement du Plan de réponse humanitaire  , ce qui en fait un instrument difficile à contourner pour toute organisation cherchant à intervenir rapidement sur le terrain. Les fonds alloués passent par un processus consultatif impliquant les agences onusiennes, les ONG nationales et internationales ainsi que les donateurs eux-mêmes. La contribution britannique de 2026 s’inscrit dans une relation de financement que Londres entretient avec ce mécanisme depuis au moins 2023, aux côtés de l’Allemagne, de l’Irlande, de la Suède et d’autres partenaires.

 

Ce que l’annonce d’OCHA CAR ne précise pas, c’est la ventilation sectorielle prévue pour ces trois millions de livres sterling — si les fonds iront prioritairement vers la sécurité alimentaire, la santé ou la protection dans les zones de conflit actif comme le Haut-Mbomou.

 

Par Éric Azoumi

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Business criminel de barrières : le maire de Zawa et les forces de l’ordre augmentent désormais le tarif des formalités aux checkpoints des FACA

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Business criminel de barrières : le maire de Zawa et les forces de l’ordre augmentent désormais le tarif des formalités aux checkpoints des FACA  

Business criminel de barrières : le maire de Zawa et les forces de l’ordre augmentent désormais le tarif des formalités aux checkpoints des FACA  
Gare routière du village Zawa entre Yaloké et Bossemptélé en Centrafrique. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Zawa, dans la deuxième circonscription de Yaloké, le coût des formalités exigées aux barrières routières a connu une hausse notable. Ce phénomène, dénoncé depuis plus d’un an par les conducteurs de taxi-moto et les usagers de la route, touche particulièrement les axes menant vers Zawa, Gaga et les localités voisines.

 

Dans cette circonscription qui regroupe plusieurs villages et quartiers, les barrières installées à l’entrée et à la sortie sont tenues par les soldats des Forces armées centrafricaines, les gendarmes et, depuis peu, les policiers. Chaque passage impose le paiement obligatoire d’une somme d’argent baptisée « formalité ». En République centrafricaine, ce terme désigne couramment le versement de petite somme d’argent exigé par les forces de l’ordre aux points de contrôle routiers, sans vérification de documents.

 

Selon les témoignages recueillis auprès des habitants de Zawa, le tarif, qui était de 1000 francs CFA,  a littéralement doublé. Là où les montants oscillaient auparavant entre 500 et 1 000 francs CFA, les usagers rapportent désormais des prélèvements de 1 500 à 2 000 francs CFA par passage, selon les circonstances. Les jeunes exerçant le métier de taxi-moto, qui constituent une part importante des usagers, paient ces sommes à répétition et expriment leur exaspération face à cette charge supplémentaire.

 

Le maire de Zawa, le commandant des brigades et le commissaire de police se seraient entendus pour procéder à cette augmentation. Ce business, jugé très rentable, générerait des revenus importants pour les acteurs impliqués. Les forces en présence,  autrefois limitées aux gendarmes et aux militaires,  incluent maintenant les policiers, élargissant ainsi le dispositif.

 

Pourtant, un décret présidentiel avait ordonné la suppression de plusieurs barrières jugées illégales. Les autorités locales concernées estiment que ce décret présidentiel ne s’applique pas à elles et continuent d’exiger les paiements.

Bienvenu à la septième république.

 

Par Arsène Zato

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30 mars 2026 : l’hypocrisie de Touadéra passe à la vitesse supérieure et tombe dans le cadre de la mythomanie

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30 mars 2026 :  l’hypocrisie de Touadéra passe à la vitesse supérieure et tombe dans le cadre de la mythomanie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/prestation-de-serment-du-nouvel-homme-fort-de-Centrafrique-le-roi-faustin-archange-touadera-le-30-mars-2026-au-stade-20-000-places-sur-sa-constitution-de-la-7-republique.webp” data-wpel-link=”internal”>30 mars 2026 :  l’hypocrisie de Touadéra passe à la vitesse supérieure et tombe dans le cadre de la mythomanie
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 30 mars 2026, dans le stade  20 000 places fraîchement rafraîchi, le nouveau dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, a prononcé, sans la moindre honte,  son discours d’investiture pour entamer son troisième mandat et inaugurer symboliquement la VIIe République. D’une voix assurée, il a lancé un message clair et solennel :

 

« Que le message soit dès aujourd’hui clair pour tous ceux qui ont prospéré sur la faiblesse de l’État. Ceux qui troublent la paix, la tranquillité publique… ils n’auront plus de répit. Nos forces de l’ordre seront plus que jamais les piliers de la tranquillité retrouvée… Nous les traquerons partout… Nous briserons leurs sentiments d’impunité par la force de la loi. Ce ne sont pas des promesses. Ce sont des ordres. » Il a également promis une décentralisation réelle avec transfert de compétences aux collectivités locales, une réconciliation nationale fondée sur la vérité, la justice et la réparation, ainsi qu’une ère de transformation reposant sur l’unité nationale.

 

Des mots forts. Des engagements martiaux. Mais pour beaucoup de Centrafricains qui écoutaient ou qui ont suivi le discours, ces phrases ont sonné comme un écho amplifié des discours prononcés depuis 2016, puis en 2020. Dix ans plus tard, le ton est plus ferme, l’hypocrisie semble avoir passé à la vitesse supérieure.

 

D’abord, la lutte annoncée contre ceux qui « prospèrent sur la faiblesse de l’État ». Le président dénonce les pilleurs de ressources et les profiteurs. Pourtant, ces dernières années, Bangui a vu pousser de nombreux immeubles de plusieurs étages appartenant à des personnalités proches du pouvoir. Des résidences privées luxueuses de cinq étages, construites ou acquises en quelques années seulement, contrastent violemment avec la pauvreté qui touche encore plus de 65 % de la population selon les données les plus récentes de la Banque mondiale. Le pays reste largement « hors radar » pour de nombreux indicateurs de développement, tandis que la capitale affiche des signes visibles d’enrichissement rapide pour une petite couche au sommet.

 

Ensuite, la promesse de « tranquillité retrouvée » et de traque implacable des criminels, délinquants et hors-la-loi. Le discours présente les forces de l’ordre comme les piliers de cette nouvelle ère. Mais au moment même où le dictateur prononçait ces paroles, les mercenaires russes du groupe Wagner continuaient de semer la terreur dans plusieurs régions du pays, notamment à Tabane, un village situé à environ 20 km de Zemio, dans le Haut-Mbomou. Ils y cassent les portes des maisons une à une, frappent les habitants et terrorisent les populations civiles.

 

De la même manière, à Ouanda-Djallé, dans la Vakaga, des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), le 27 février dernier,  ont tué trois adolescents et en ont blessé neuf autres, qui se trouvent actuellement à l’hôpital. Le ministre de la Défense et celui de l’administration du territoire se sont rendus sur place, ont tenu un discours ferme, fait relever ces soldats, mais à leur retour vers Bangui, ces mêmes soldats restaient bloqués à seulement 15 km de Wanda-Jali.

 

Alors, qui sont donc réellement les fauteurs de trouble ? Les mercenaires russes de Wagner, certains éléments des FACA, mais aussi des membres du gouvernement eux-mêmes : plusieurs ministres et hauts responsables sont d’anciens chefs de groupes rebelles ou de milices. Parmi eux, des figures comme Hassan Bouba, poursuivi par la Cour pénale spéciale pour crimes graves, mais libéré avec l’aide des mercenaires russes et des gardes présidentielle, le ministre des Transports Gontran Djono Abba, issu du RPRC, , le ministre de la Justice, le ministre du désarmement, ou encore le ministre de la Jeunesse et des Sports, chef de milice proche du régime. Le discours promet de traquer ceux qui troublent la paix et bafouent la justice, mais il serait logique de commencer par soi-même et par ses plus proches collaborateurs avant de pointer du doigt les autres.

 

La réalité est aussi saisissante entre les « ordres de mission » donnés solennellement et la réalité sur le terrain où la paix reste une promesse lointaine.

 

Le discours évoque également la réconciliation nationale « fondée sur la vérité, la justice, la réparation et la réintégration républicaine », avec confiance dans la Commission vérité-justice-réparation. Pourtant, après des décennies de violence qui ont déchiré le tissu social, beaucoup de survivants attendent encore des actes concrets. Les souffrances accumulées ne s’effacent pas par des déclarations, surtout quand le quotidien reste marqué par la précarité et le sentiment que certaines violences ne sont jamais vraiment traitées de la même manière.

 

Enfin, l’ambition d’une « ère de la transformation » et d’une unité nationale qui n’exclurait aucun fils ni aucune fille du pays. Le message est beau sur le papier. Mais lorsque la pauvreté augmente ou stagne à des niveaux extrêmes, que les services publics peinent à répondre aux besoins les plus basiques et que le fossé entre la vie de la majorité et celle d’une minorité privilégiée s’élargit, ces appels à l’unité sonnent creux pour ceux qui survivent plutôt qu’ils ne vivent.

 

Le 30 mars 2026 restera sans doute comme une journée de grand spectacle  des mythomanes : stade rénové, présence de chefs d’État, embellissement visible de certains axes de Bangui. Mais pour les Centrafricains qui luttent chaque jour, le discours risque d’être retenu surtout pour son niveau d’hypocrisie élevé.

 

Les mêmes thèmes – traque des profiteurs, restauration de l’autorité de l’État, réconciliation – reviennent avec plus de force, comme si répéter plus fort pouvait masquer le décalage avec la réalité.

Par Alain Nzilo

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Incroyable mais vrai : Touadéra importe des hôtesses camerounaises pour son investiture du 30 mars 2026 !

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Incroyable mais vrai : Touadéra importe des hôtesses camerounaises pour son investiture du 30 mars 2026 !

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/photo-de-famille-des-filles-d-accueil-camerounaises-venues-a-bangui-pour-les-services-protocolaires-du-couronnement-de-touadera.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/photo-de-famille-des-filles-d-accueil-camerounaises-venues-a-bangui-pour-les-services-protocolaires-du-couronnement-de-touadera.webp” alt=”Incroyable mais vrai : Touadéra importe des hôtesses camerounaises pour son investiture du 30 mars 2026 !” width=”400″ height=”351″ />
Photo de famille des filles d’accueil camerounaises venues à Bangui pour les services protocolaires du couronnement de Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

C’est une histoire qui défie l’entendement et qui est pourtant bien réelle. Le lundi 30 mars 2026, lors de la cérémonie d’investiture du nouveau dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra (surnommé par beaucoup « Baba Kongoboro » dans les rues de Bangui), au stade Barthélémy Boganda, une vingtaine de jeunes filles camerounaises ont été importées pour jouer le rôle d’hôtesses d’accueil, pour ne pas dire des prostituées de luxes.

 

L’agence camerounaise Asnath Style Agency (basée à Yaoundé, Douala et Bafoussam) s’est elle-même vantée publiquement de l’opération. Dans une publication partagée des milliers de fois (avec photos à l’appui : jeunes femmes en robe bleue ajustée, bérets et foulards, posant sur le tapis rouge, marchant aux côtés des officiels ou en groupe au stade), elle écrit noir sur blanc :

 

« Nos hôtesses d’accueil ce jour lors de la Cérémonie d’investiture de S.E Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine au stade Barthélémy de Boganda à Bangui. » L’agence donne même ses contacts pour du recrutement des nouvelles hotesses.

Un choix qui pose question… et qui fait très mal Pourquoi importer des jeunes Camerounaises alors que la RCA regorge de milliers de jeunes filles brillantes, jolies et capables d’assurer ce rôle protocolaire ? C’est la question que tout le monde se pose sur Facebook, WhatsApp et les groupes africains depuis hier soir.

 

Selon les voix qui montent de plus en plus fort :

Est-ce un manque total de confiance dans les capacités centrafricaine ?Une façon de créer un « décor » plus glamour pour masquer une popularité en berne ?Ou pire : une forme déguisée de proxénétisme ? Envoyer une vingtaine (voire plus) de jeunes filles dans un pays étranger pour « accueillir » le chef de l’État et les invités, ça passe très mal.Un internaute résume parfaitement le sentiment général : « Comme si chez nous il n’y a pas de jeunes filles capables… Comme si les gens l’aiment pas ici, il faut importer du monde pour gonfler sa popularité. Incroyable ! » Dans un pays normal, une telle décision serait considérée comme une humiliation nationale. Ici, beaucoup parlent déjà de « haute trahison symbolique » : réduire la République Centrafricaine à une « vaste zone de proxénétisme » où même l’accueil officiel est sous-traité à l’étranger.

 

Cette histoire dépasse largement le simple fait divers. Elle révèle un malaise profond : un pouvoir qui préfère importer son image plutôt que de faire confiance à sa propre jeunesse. Un président qui, au lieu de mobiliser massivement ses compatriotes, choisit de faire venir du « renfort » de l’étranger pour donner l’illusion d’une fête grandiose.

 

Incroyable mais vrai.Et surtout… très triste pour la dignité d’un pays qui mérite mieux.

 

Par Éric Azoumi

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Vaste opération de recherche des otages de Bambouti, les mercenaires russes sillonnent 121 kilomètres de forêt

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 Vaste opération de recherche des otages de Bambouti, les mercenaires russes sillonnent 121 kilomètres de forêt

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” alt=” Vaste opération de recherche des otages de Bambouti, les mercenaires russes sillonnent 121 kilomètres de forêt” width=”240″ height=”500″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp 240w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye-202×420.webp 202w” sizes=”auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px” />
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans le Haut-Mbomou, des mercenaires russes de la milice Wagner ont parcouru depuis la semaine dernière 121 kilomètres de forêt à pied et à moto pour tenter de mettre la main sur les otages et leurs ravisseurs.

 

Rappelons que la ville de Bambouti est une sous-préfecture du Haut-Mbomou, située à cinq kilomètres de la frontière avec le Soudan du Sud. Pour rejoindre Obo, le chef-lieu de la préfecture, il faut couvrir 125 kilomètres. C’est dans cet espace enclavé, loin de tout regard, que les forces russes de la milice Wagner ont décidé d’agir la semaine dernière.

 

Ils ont quitté la ville de Bambouti et se sont enfoncés dans la forêt par un chemin piéton, progressant à pied et à moto, fouillant le terrain mètre par mètre. Leur progression les a menés jusqu’à quatre kilomètres d’Obo, dans un village voisin. En tout, 121 kilomètres de brousse scrutée.

 

Cette opération trouve son origine dans l’attaque du 28 décembre 2025. Ce matin-là, à quatre heures, les miliciens Azandé se sont emparés de Bambouti. Les soldats en poste n’ont pas tenu et ont battu en retraite. En quelques heures, les miliciens contrôlaient la ville. Ils ont capturé la sous-préfète, le commandant de brigade de la gendarmerie, et deux agents de l’Autorité nationale des élections.

Le 28 décembre était précisément le jour des élections groupées — présidentielle, législatives, communales. L’attaque a donc percuté de plein fouet le déroulement du scrutin dans cette zone. Une semaine après la prise de la ville, soit le 1er janvier 2026, les mercenaires russes appuyés par quelques soldats des FACA ont lancé une contre-offensive et repris Bambouti.

 

Depuis ce jour, la sous-préfète et le commandant de gendarmerie sont toujours retenus par les miliciens Azandé, quelque part dans la forêt. Des discussions avaient été évoquées entre les miliciens et le gouvernement de Bangui, mais les négociations n’ont jamais véritablement démarré. Le gouvernement tarde, sans explications claires.

 

Dans ce vide, les mercenaires russes ont choisi la voie de la pression militaire. Mais les observateurs qui suivent cette situation de près font remarquer que les miliciens Azandé évoluent en terrain familier. Ils connaissent cette forêt depuis des générations. Depuis Bambouti, ils peuvent circuler vers Bangassou, vers Bambari, et bien au-delà, à travers des étendues boisées que les forces extérieures ne maîtrisent pas.

 

La question qui demeure posée, c’est celle de la sécurité des otages eux-mêmes. Certaines sources estiment que l’objectif réel des opérations russes n’est pas de capturer les miliciens, mais d’éliminer les personnes retenues avant qu’elles ne témoignent. Une telle issue serait difficile à justifier devant l’opinion. Le gouvernement centrafricain, lui, n’a toujours pas pris publiquement position.

 

Par Éric Nzapa

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Une semaine après l’installation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA à la tête de la mosquée du camp Kassaï, la communauté musulmane centrafricaine est toujours sous le choc

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Une semaine après l’installation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA à la tête de la mosquée du camp Kassaï, la communauté musulmane centrafricaine est toujours sous le choc

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/intraunisation-de-l-imam-youssouf-abdelmadjd-naminguina-de-la-mosquee-du-camp-kassai-par-le-dictateur-touadera.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/intraunisation-de-l-imam-youssouf-abdelmadjd-naminguina-de-la-mosquee-du-camp-kassai-par-le-dictateur-touadera.webp” alt=”Intraunisation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA de la mosquée du camp Kassaï par le dictateur Touadera” width=”400″ height=”297″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/intraunisation-de-l-imam-youssouf-abdelmadjd-naminguina-de-la-mosquee-du-camp-kassai-par-le-dictateur-touadera.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/intraunisation-de-l-imam-youssouf-abdelmadjd-naminguina-de-la-mosquee-du-camp-kassai-par-le-dictateur-touadera-80×60.webp 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/intraunisation-de-l-imam-youssouf-abdelmadjd-naminguina-de-la-mosquee-du-camp-kassai-par-le-dictateur-touadera-265×198.webp 265w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />
Intraunisation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA de la mosquée du camp Kassaï par le dictateur Touadera

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une semaine après l’inauguration de la mosquée du Camp Kassaï, l’acte pausé par le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera continue de provoquer d’énormes tensions et une profonde incompréhension au sein de la communauté musulmane centrafricaine

 

En effet, une semaine s’est écoulée depuis la cérémonie du jeudi 26 mars 2026, et la colère ne retombe pas. Ce jour-là, le dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadéra, a inauguré la nouvelle mosquée construite au sein du Camp Kassaï, le principal quartier militaire de Bangui situé dans le 7e arrondissement. Cette petite mosquée, édifiée par l’État-major des Forces armées centrafricaines, est destinée aux militaires musulmans.

 

Lors de cette inauguration, le nouveau dictateur centrafricain a procédé à l’installation du nouvel imam de la mosquée, l’imam Youssouf Abdelmadjd Naminguina. L’acte qui a retenu l’attention, et qui continue de provoquer d’énormes tensions, concerne la remise de la canne de l’imam. Faustin Archange Touadéra lui-même a remis directement cette canne à l’imam Naminguina et a procédé personnellement à son installation.

 

Dans la tradition de la communauté islamique mondiale, cette étape relève normalement des responsables religieux. La canne de l’imam est habituellement remise par le président des Imams, ou à défaut par son vice-président, par un imam chevronné ou par un sage reconnu de la communauté. Ces personnes détiennent l’autorité légitime pour installer un imam à la tête d’une mosquée, que ça soit dans le pays ou à l’étranger.

 

De nombreux membres de la communauté musulmane expriment aujourd’hui une profonde incompréhension et une vive colère face à cette initiative. Ils estiment qu’un responsable politique, même s’il est chef de l’État, n’a pas à intervenir directement dans une affaire interne à la religion. Selon eux, Faustin-Archange Touadera, qui se déclare chrétien bien qu’il soit d’origine peule, aurait dû confier cette tâche aux autorités compétentes de l’islam présentes sur place lors de la cérémonie.

 

Le vice-président des imams assistait à la cérémonie et a prononcé un discours. D’autres imams respectés et sages de la communauté étaient également présents. Pourtant, la remise de la canne n’est pas passée par eux. Le nouveau président du Conseil supérieur islamique, un intellectuel centrafricain,  n’avait pas été convié à l’événement.

 

Cet acte a généré d’énormes tensions au sein de la communauté musulmane centrafricaine. Beaucoup y voient une ingérence inhabituelle d’un homme politique dans les affaires religieuses. Ils rappellent que, selon les usages établis, un imam chevronné ou un responsable du comité islamique doit accomplir ce geste pour respecter le cadre propre à l’islam.

 

L’imam Naminguina, installé ce jour-là, devient ainsi le guide spirituel de la mosquée du Camp Kassaï. La construction de ce lieu de culte s’inscrit dans une série d’actions menées par les autorités pour accompagner les besoins spirituels des militaires de différentes confessions.

 

Une semaine après les faits, les échanges restent vifs. Des voix au sein de la communauté demandent que, à l’avenir, les autorités politiques consultent davantage les responsables religieux avant d’agir dans ce domaine. Pour beaucoup, le respect des prérogatives de chaque communauté reste essentiel au maintien d’un bon équilibre dans le pays.

 

Cet événement montre les difficultés qui peuvent apparaître lorsque les sphères politique et religieuse se croisent. La communauté musulmane espère que de tels gestes s’effectueront à l’avenir en pleine concertation avec ses propres instances.

 

Par Abdrahim Y.

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Ouham : les “Russes noirs ” soudanais et tchadiens du MPC et de l’UPC ravagent les villages Gbaya sur ordre de Wagner et du gouvernement

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Ouham : les “Russes noirs ” soudanais et tchadiens du MPC et de l’UPC ravagent les villages Gbaya sur ordre de Wagner et du gouvernement  

 

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les rebelles soudanais du MPC en fête sur le chantier minier de Markounda

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Des ex-rebelles du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), composés principalement des ex-rebelles soudanais du FSR,  et ceux de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), ont attaqué plusieurs villages de la préfecture de l’Ouham, dans le nord-ouest du pays, sur décision du groupe Wagner et avec la complicité du gouvernement de Faustin-Archange Touadéra. Ces combattants, connus sous le nom de “Russes noirs”, sont d’anciens rebelles retournés et formés par Wagner pour combattre d’autres groupes armés.

 

Les villages attaqués par ces combattants étrangers incluent Bodili, Bogore, Bodé, Bowara, Boro, Ngbago et Boliyo, ainsi que le village de Bowaye, situé à 70 km de Bossangoa. Les assaillants ont chassé les habitants, capturé des jeunes hommes, les mains attachées dans le dos, en les présentant comme des complices du général Florent Kema, chef d’état-major de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR). Des personnes ont été tuées. D’autres ont été emmenées de force. Les maisons ont brûlé.

 

Ce qui aggrave le tableau, c’est la composition de ces forces mixtes. Le MPC est dirigé par Mahamat Al-Khatim, un Tchadien. Son chef d’état-major, un certain Ali Dido, est Soudanais. Une partie des combattants du MPC sont d’anciens éléments des Forces de Soutien Rapide (FSR) du Soudan, recrutés par Dido et intégrés dans les rangs du MPC avant que Wagner ne les retourne contre les populations civiles centrafricaines.

 

De même, l’UPC d’Ali Darassa regroupe des Tchadiens, des Soudanais et des Nigériens. Ce sont des étrangers qui tuent des Centrafricains, avec la bénédiction de Bangui.

 

Les mêmes sources indiquent que des Arabes ont été aperçus parmi les assaillants lors de certaines attaques dans les villages. Le schéma est devenu une méthode : Wagner décide, les “Russes noirs” exécutent, le gouvernement se tait.

 

Après avoir attaqué des positions de la CMSPR dans la zone, les combattants se sont rabattus sur les villages civils pour capturer des jeunes qu’ils présentent ensuite comme des rebelles — une fabrication destinée à justifier les exactions et à alimenter la propagande du régime.

 

Ces crimes sont documentés. Leurs auteurs sont identifiables. La Cour Pénale Internationale a déjà dans son collimateur la RCA.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Il y’a lieu de rappeler que le village Bowaye, à 70 km de Bossangoa, n’est pas une découverte dans ce dossier criminel.

 

Depuis le 10 mars 2025, soit une année de souffrance déjà, les mercenaires russes de Wagner y mènent une campagne de terreur méthodique contre ses 12 000 habitants : pillages à répétition, bétail abattu, maisons incendiées,  dont celle du chef de village,  et, le 5 juillet 2025, une séance de torture collective où des hommes, des jeunes et des vieillards ont été attachés aux arbres et frappés un par un devant la population paralysée.

 

Le prétexte invoqué à chaque fois est la recherche du général Florent Kema, chef d’état-major de la CMSPR. La réalité, c’est que Bowaye est un village d’agriculteurs et d’éleveurs qui n’ont jamais porté les armes.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Centrafrique : sous pression de Wagner, Touadéra passe l’éponge sur le passage de l’envoyé spécial de Macron deux jours après sa visite à Bangui.

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Centrafrique : sous pression de Wagner, Touadéra passe l’éponge sur le passage de l’envoyé spécial de Macron deux jours après sa visite à Bangui.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera.jpg” alt=”Centrafrique : sous pression de Wagner, Touadéra passe l’éponge sur le passage de l’envoyé spécial de Macron deux jours après sa visite à Bangui.Rédigé le . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Sous forte pression du groupe Wagner aujourd’hui intégré à l’Africa Corps, le président Baba kongoboro Faustin-Archange Touadéra a choisi d’effacer rapidement le passage de l’envoyé spécial d’Emmanuel Macron à Bangui. À peine deux jours après la visite du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot les 12 et 13 mars, le chef de gangs de l’État centrafricain a décidé de « passer l’éponge sur tout ». C’est son ministre-conseiller, le féman ccamerounais, Jules Njawé qui a ouvert le feu le premier, en tirant ouvertement « au boulet rouge » sur la France lors d’une conférence de presse le 20 mars à l’hôtel Ledger. Il a accusé Paris de mener des campagnes de désinformation visant à semer la méfiance dans l’axe Moscou-Bangui et a lancé un ultimatum clair à l’ambassade de France : démentir formellement ces accusations ou assumer une ingérence dans les affaires intérieures de la RCA. À ce jour, Paris n’a toujours pas réagi. Ce silence prolongé commence à angoisser la présidence centrafricaine, qui s’interroge sur les intentions réelles de l’Élysée et redoute une nouvelle manœuvre en coulisses. Dans la foulée, un autre ministre conseiller de la présidence, qui a souhaité s’exprimer sous couvert d’anonymat auprès de la rédaction du CNC, a vivement déploré le comportement d’Emmanuel Macron : « Macron disait que Touadéra est un otage de Wagner. Mais il n’est pas mal traité par ses ravisseurs qui ont par contre sécurisé son pouvoir avec une nouvelle constitution et un premier mandat d’une série de X mandat. Cet otage des Wagner, tout comme son entourage, ne lui ont pas crié au secours ! Hier c’était les feuilles de route de Paris et aujourd’hui, relance de coopération. Qui lui a demandé ? Qu’il cherche ailleurs. » Un cadre du parti au pouvoir, contacté par la rédaction, ne cache plus son agacement face à ce qu’il qualifie de « va-et-vient français incessants ». Il affirme : « La page de cet “otage de Wagner” est tournée depuis longtemps. La nouvelle constitution, la consolidation du pouvoir avec un troisième mandat de 7 ans renouvelable indéfiniment et la sécurité apportée par les partenaires russes parlent d’eux-mêmes. Pour l’heure, c’est le travail et rien que le travail qui avance. » Enfin, un allié proche du pouvoir a fustigé la volonté soudaine de Macron de revenir en Centrafrique, la comparant à sa récente tentative au Tchad : « Emmanuel Macron avait voulu reconquérir la Centrafrique à travers son compatriote Anicet-Georges Dologuélé qui criait haut et fort qu’il était fait avoir deux fois et prévenait que cela n’arriverait plus. Le voilà aujourd’hui sans voix et cloué au sol comme un oiseau tombé de son nid. Cela ne passera pas. » Ces déclarations concordantes traduisent un message clair et unanime au sein de l’entourage présidentiel et des alliés du pouvoir : la Centrafrique a choisi son camp. Après la rencontre en grande pompe entre Touadéra et Vladimir Poutine début mars à Moscou, Bangui reste fermement alignée sur Moscou et refuse toute tentative française de reconquête. Le silence actuel de Paris, plusieurs jours après l’ultimatum de Jules Njawé, ne fait que renforcer la détermination de Bangui. La page française semble bel et bien tournée. Pour le pouvoir centrafricain, l’heure n’est plus aux feuilles de route venues de Paris, mais au travail et à la consolidation des partenariats qui ont permis de sécuriser et de stabiliser le pays. ‎<Ce message a été modifié> Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC ” width=”300″ height=”150″ />
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sous forte pression du groupe Wagner aujourd’hui intégré à l’Africa Corps, le président Baba kongoboro Faustin-Archange Touadéra a choisi d’effacer rapidement le passage de l’envoyé spécial d’Emmanuel Macron à Bangui. À peine deux jours après la visite du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot les 12 et 13 mars, le chef de gangs de l’État centrafricain a décidé de « passer l’éponge sur tout ».

 

C’est son ministre-conseiller, le féman ccamerounais, Jules Njawé qui a ouvert le feu le premier, en tirant ouvertement « au boulet rouge » sur la France lors d’une conférence de presse le 20 mars à l’hôtel Ledger. Il a accusé Paris de mener des campagnes de désinformation visant à semer la méfiance dans l’axe Moscou-Bangui et a lancé un ultimatum clair à l’ambassade de France : démentir formellement ces accusations ou assumer une ingérence dans les affaires intérieures de la RCA.

 

À ce jour, Paris n’a toujours pas réagi. Ce silence prolongé commence à angoisser la présidence centrafricaine, qui s’interroge sur les intentions réelles de l’Élysée et redoute une nouvelle manœuvre en coulisses.

 

Dans la foulée, un autre ministre conseiller de la présidence, qui a souhaité s’exprimer sous couvert d’anonymat auprès de la rédaction du CNC, a vivement déploré le comportement d’Emmanuel Macron :

 

« Macron disait que Touadéra est un otage de Wagner. Mais il n’est pas mal traité par ses ravisseurs qui ont par contre sécurisé son pouvoir avec une nouvelle constitution et un premier mandat d’une série de X mandat. Cet otage des Wagner, tout comme son entourage, ne lui ont pas crié au secours ! Hier c’était les feuilles de route de Paris et aujourd’hui, relance de coopération. Qui lui a demandé ? Qu’il cherche ailleurs. »

 

Un cadre du parti au pouvoir, contacté par la rédaction, ne cache plus son agacement face à ce qu’il qualifie de « va-et-vient français incessants ». Il affirme :

« La page de cet “otage de Wagner” est tournée depuis longtemps. La nouvelle constitution, la consolidation du pouvoir avec un troisième mandat de 7 ans renouvelable indéfiniment et la sécurité apportée par les partenaires russes parlent d’eux-mêmes. Pour l’heure, c’est le travail et rien que le travail qui avance. »

 

Enfin, un allié proche du pouvoir a fustigé la volonté soudaine de Macron de revenir en Centrafrique, la comparant à sa récente tentative au Tchad :

 

« Emmanuel Macron avait voulu reconquérir la Centrafrique à travers son compatriote Anicet-Georges Dologuélé qui criait haut et fort qu’il était fait avoir deux fois et prévenait que cela n’arriverait plus. Le voilà aujourd’hui sans voix et cloué au sol comme un oiseau tombé de son nid. Cela ne passera pas. »

 

Ces déclarations concordantes traduisent un message clair et unanime au sein de l’entourage présidentiel et des alliés du pouvoir : la Centrafrique a choisi son camp. Après la rencontre en grande pompe entre Touadéra et Vladimir Poutine début mars à Moscou, Bangui reste fermement alignée sur Moscou et refuse toute tentative française de reconquête.

 

Le silence actuel de Paris, plusieurs jours après l’ultimatum de Jules Njawé, ne fait que renforcer la détermination de Bangui. La page française semble bel et bien tournée. Pour le pouvoir centrafricain, l’heure n’est plus aux feuilles de route venues de Paris, mais au travail et à la consolidation des partenariats qui ont permis de sécuriser et de stabiliser le pays. ‎<Ce message a été modifié>

 

Par Gisèle MOLOMA

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Exploitation Honteuse : des Stagiaires Esclavagisés 15 Ans à la Douane, Pendant qu’Inamo Pleurniche sur le Manque de Personnel Depuis 2002 !

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Exploitation Honteuse : des Stagiaires Esclavagisés 15 Ans à la Douane, Pendant qu’Inamo Pleurniche sur le Manque de Personnel Depuis 2002 !

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints.jpg” alt=”Exploitation Honteuse : des Stagiaires Esclavagisés 15 Ans à la Douane, Pendant qu’Inamo Pleurniche sur le Manque de Personnel Depuis 2002 !” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) de la République centrafricaine est devenue, sous la direction de Frédéric Théodore Inamo, un exemple parfait d’hypocrisie et d’exploitation des jeunes centrafricains.

 

Ce qui rend la situation encore plus difficile à accepter, c’est que le Directeur Général Frédéric Théodore Inamo l’a lui-même avoué à la radio Ndékè-luka : « Le dernier recrutement de chez nous date de 2002 ». Il a ajouté que ces stagiaires travaillent quotidiennement avec ses services, qu’on les considère comme des agents à part entière, mais qu’ils ne sont « pas encore intégrés ».

 

Des mots lourds, prononcés publiquement, sans qu’aucune date ni aucun engagement ferme ne les accompagne.

 

Ce qui étonne davantage, c’est qu’Inamo dirige cette même institution depuis une décennie. Durant toutes ces années, aucun recrutement structuré n’a été organisé, et l’administration a continué de fonctionner en puisant dans ce réservoir de jeunes précaires, formés, déployés, mais jamais titularisés. Il a même été jusqu’à supplier sa hiérarchie à l’antenne pour que ces stagiaires soient enfin régularisés,  un appel qui, venant du premier responsable de la maison, laisse perplexe plus d’un observateur.

 

Sur le terrain, ces jeunes assurent des missions réelles : contrôle des marchandises, surveillance aux postes frontières, application des règlements douaniers. Certains ont même suivi un mois d’entraînement intensif au camp Kassaï, avec la rigueur d’une formation militaire. Pourtant, à la fin du mois, aucun bulletin de salaire, aucune couverture sociale, aucune prime de risque ne vient reconnaître leur travail.

 

Des sources proches de l’institution évoquent plus de quatre cents stagiaires répartis entre Bangui et les provinces, toujours en attente. Des intégrations partielles ont bien eu lieu — environ trois cents agents tous grades confondus sur dix ans —, mais elles n’ont concerné qu’une fraction de ceux qui servent l’administration depuis des années dans l’ombre.

 

Pendant ce temps, la direction publie des bilans positifs. Inamo cite lui-même quatorze milliards de francs de recettes supplémentaires entre 2024 et 2025, des réformes engagées, une image de la Douane qu’il dit avoir redressée. Il a même mis tout cela noir sur blanc dans un livre. Mais ces chiffres et ces mots ne changent rien à la condition de ceux qui font tourner la machine sans jamais apparaître dans les statistiques officielles.

 

Ce que vivent ces stagiaires n’est pas le fruit d’un simple retard administratif lié aux contraintes budgétaires du pays. C’est un mécanisme qui arrange une institution car il lui permet de disposer d’une force de travail sans en assumer le coût. Ces jeunes sont trop engagés dans le métier pour partir, et trop précaires pour négocier leur situation.

 

Par Éric Azoumi

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Attaque d’un checkpoint des soldats FACA à Dembia : l’affaire des charmoutes serait à l’origine

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Attaque d’un checkpoint des soldats FACA à Dembia : l’affaire des charmoutes serait à l’origine

 

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Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Plusieurs jours après l’attaque du poste des soldats FACA de Dembia survenue le 6 février, les véritables motifs de cette opération armée sortent progressivement de l’ombre.

 

Derrière cette offensive qui a visé les positions de forces gouvernementales se cache un différend commercial devenu explosif. Les charmoutes, ces morceaux de viande de bœuf séchés au soleil et soigneusement emballés, constituent une ressource prisée dans toute la région. Éleveurs et commerçants en font leur gagne-pain, transportant ces provisions à vélo vers les centres urbains pour les écouler auprès d’une clientèle fidèle.

 

Ce produit traditionnel, consommé aussi bien en Centrafrique qu’au Tchad ou au Soudan, se conserve longtemps et représente une réserve alimentaire appréciée des ménages. À Dembia, le négoce de ces denrées fait vivre de nombreuses familles qui comptent sur ces revenus pour subsister au quotidien.

 

Or, depuis quelque temps, les soldats FACA postés à l’entrée de la ville bloquent le transport de ces marchandises. Si un commerçant transporte ces charmoutes, les soldats FACA basés à l’entrée de Démbia les confisquent et les bicyclettes, renvoyant les commerçants les mains vides après les avoir accusés d’avoir fait le commerce des miliciens Azandé. Ces saisies répétées ont fini par ruiner des pères de famille qui ne cherchaient qu’à exercer leur activité légalement afin de payer les frais de scolarité de leurs enfants.

 

En plus de cela, les soldats FACA de Démbia ne se contentaient pas de confisquer les charmoutes. Ils insultaient les commerçants et les envoient clairement aux miliciens Azandé : “Allez dire aux miliciens, s’ils sont des hommes, qu’ils viennent ici récupérer leurs charmoutes , on verra bien”. Ces provocations, répétées à plusieurs reprises aux commerçants victimes, ont fini par atteindre les oreilles des miliciens Azandé.

 

La réaction des miliciens Azandé ne s’est pas fait attendre. Ils ont décidé de passer à l’action en organisant une opération punitive contre les positions des forces gouvernementales.  Ainsi, le 6 février dernier, très tôt dans la matinée, ils ont mené un violent assaut contre une position des soldats FACA. Ainsi, cette offensive a permis aux assaillants de prendre quatre soldats, dont un sous-lieutenant, qui ont été emmenés dans la forêt.

 

Les ravisseurs ont alors officiellement déclaré qu’ils n’ont pas de problème avec ces militaires, mais posent quand-même leurs conditions avant leur libération. Ils réclament le paiement intégral des charmoutes et des vélos confisqués aux commerçants avant d’envisager toute libération. Selon eux, il ne s’agit pas d’un acte hostile envers les militaires eux-mêmes, mais d’une réparation exigée pour les torts causés aux commerçants dépouillés de leur marchandise.

 

Cette affaire divise les observateurs locaux. Certains affirment que les commerçants ont eux-mêmes organisé cette riposte armée pour récupérer leurs biens, tandis que d’autres évoquent l’intervention des miliciens Azandé venus appuyer les victimes excédées par les abus répétés. D’autres sources parlent des ouvriers miniers en colère contre les abus des soldats FACA qui bloquent régulièrement leurs productions aurifères. Dans tous les cas, l’accumulation des confiscations a fini par faire déborder le vase dans une région déjà fragilisée.

 

Les autorités militaires, restées tranquilles dans la capitale, ne  tentent même pas de localiser les quatre soldats dont les traces restent introuvables depuis l’opération du 6 février. Les familles des militaires se mobilisent pour trouver une solution pendant que les ravisseurs maintiennent leur exigence de dédommagement​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : Le Bureau politique légal du MLPC dénonce l’usurpation de son nom sur une banderole lors de la cérémonie de prestation de serment du troisième mandat de Faustin Archange Touadéra

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Le Bureau politique légal du MLPC dénonce l’usurpation de son nom sur une banderole lors de la cérémonie de prestation de serment du troisième mandat de Faustin Archange Touadéra

 

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Bandorole des cherchés à manger

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce lundi 30 mars 2026, à Bangui, une grande banderole a été affichée à l’occasion de la prestation de serment de Faustin Archange Touadéra pour son troisième mandat illégal à la tête de l’État.

 

Sur cette banderole apparaît le sigle UFDO (Union des Forces Démocratiques de l’Opposition), qui inclut le nom du MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain) parmi d’autres formations telles que le CDRC, le MUD, l’ORP et le PUR. Le texte parle d’« investiture du 1er Président de la 7ème République ».

 

Le Bureau politique légal du MLPC, le parti historique fondé par l’ancien président Ange-Félix Patassé, rejette catégoriquement cette utilisation de son nom. Il affirme que le MLPC n’a jamais rejoint cette plateforme et que personne n’a reçu l’autorisation de l’y associer.

Centrafrique : Le Bureau politique légal du MLPC dénonce l’usurpation de son nom sur une banderole lors de la cérémonie de prestation de serment du troisième mandat de Faustin Archange Touadéra
Les cherchés à manger de l’UFDO

 

Partout sur les réseaux sociaux, les centrafricains qualifient les personnes impliquées de « chercheurs à manger ». Cette expression désigne, dans le langage courant centrafricain, les politiciens opportunistes qui passent d’un camp à l’autre selon les avantages qu’on leur propose.

 

« Ces gens changent de costume nuit et jour. Ils sont les mercenaires de Touadéra », déclare le texte. « Ils prennent illégalement le nom du MLPC pour faire croire que le grand parti historique appuie le régime et prend part à cette cérémonie. » Une coalition décrite comme fantôme Le MLPC légal présente l’UFDO comme une coalition fantôme, une structure utopique et invisible, montée depuis 2023. Plusieurs des partis ou figures cités dans cette union ont une existence très limitée sur le terrain ou ont été créés dans des conditions peu claires. Certains initiateurs auraient rencontré le président avant de disparaître peu de temps après.

 

Selon le Bureau politique légal, l’objectif est de créer une opposition de façade afin d’affaiblir les forces critiques réelles et de donner l’image de soutiens larges au pouvoir. Le MLPC souligne que l’opinion nationale et internationale connaît ces pratiques depuis longtemps :

 

« Ils se ridiculisent pour rien. La communauté internationale sait que ce sont des marionnettes au service du pouvoir en contrepartie de subsides épisodiques. » Position ferme du MLPC authentique Le MLPC, souvent représenté par des responsables comme Martin Ziguélé, maintient sa ligne d’opposition claire et refuse toute tentative d’instrumentalisation. Il dénonce une méthode habituelle consistant à diviser l’opposition en fabriquant des regroupements artificiels avec des diadistes politiques – ces opportunistes prêts à tout pour obtenir des avantages.

 

Le communiqué est direct :« Le MLPC reste debout. Le MLPC ne se vend pas. Le MLPC ne se laisse pas voler. Le peuple centrafricain n’est pas dupe. » Cette situation met en évidence les divisions persistantes dans le paysage politique centrafricain, où l’emploi abusif du nom de grands partis historiques sert à brouiller les repères.

 

Par Brahim Sallé

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