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Après dix ans de “on va corriger”, les bras cassés de l’autorité nationale des élections promettent de réparer la pire élection de l’histoire de la RCA

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Après dix ans de “on va corriger”, les bras cassés de l’autorité nationale des élections promettent de réparer la pire élection de l’histoire de la RCA

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le porte-parole de l’Autorité nationale des élections (ANE), Jimmy Antony Zitongo Bodeman, est passé à la radio pour vendre la suite du spectacle. Et quel spectacle ! Après le scandale du 28 décembre dernier, reconnu par tous comme la plus mauvaise organisation électorale que ce pays ait jamais connue, voilà que ces mêmes responsables reviennent avec le disque rayé habituel : « nous allons corriger les erreurs ».

 

Dix années que ça dure. Dix années de promesses identiques à chaque scrutin. On vote, on triche, on proclame les résultats en un temps record quand il s’agit de la présidentielle, puis on annonce solennellement que cette fois-ci on va tout arranger pour la suite. Le peuple écoute, le peuple attend, et rien ne change. Jamais.

 

Zitongo l’a répété sans gêne : ils font l’inventaire du matériel, ils récupèrent ce qui reste en bon état dans les circonscriptions, ils scionnent leurs démembrements, ils analysent les décisions du Conseil constitutionnel, ils réfléchissent à des mesures pour « recadrer » les gens qui ont déjà tout saboté lors du premier round. Et bien sûr, ils demandent à la population de « rester calme » et de suivre les instructions des formateurs qu’ils vont déployer. Le message est clair : taisez-vous, on s’occupe de tout.

 

Sauf que l’objectif principal est déjà rempli. La présidentielle a été bouclée en une semaine. La présidente a été déclarée réélue, le pouvoir est verrouillé, le reste n’est que formalité. Les législatives, les partiels, le second tour du 26 avril ? Simple décor. Ils ont fabriqué ce qu’ils voulaient là où ça comptait vraiment, et maintenant ils font mine de nettoyer derrière eux avec l’aide de la MINUSCA pour acheminer le matériel dans les zones difficiles comme la Haute-Kotto, le Haut-Mbomou, la Vakaga ou la Basse-Kotto.

 

Les bras cassés de l’ANE osent parler de transparence et de crédibilité alors qu’ils n’ont même pas su organiser un vote correct en décembre. Ils reçoivent des plaintes de candidats, ils étudient les annulations dans les 2e, 3e, 5e et 7e arrondissements de Bangui et à Bimbo, et ils promettent que cette fois les candidats « reconnaîtront les résultats des urnes ». Personne n’y croit. Personne n’est dupe.

 

C’est le même refrain depuis plus de dix ans. Après chaque élection, les mêmes incompétents sortent le même discours : « on va corriger ». Et à chaque fois, l’élection suivante est encore plus lamentable. Le 28 décembre 2025 restera dans les annales comme le sommet de cette longue série d’échecs organisés. Un coup d’État électoral pur et simple, exécuté en accéléré pour la présidentielle, puis habillé de belles paroles pour les législatives à venir.

 

Zitongo et ses collègues peuvent continuer à inventorier, à réfléchir et à appeler au calme. Le peuple centrafricain a entendu ce mensonge trop souvent. Il sait que corriger n’a jamais été le but. Le but était d’atteindre le pouvoir et de le garder. Point final.

 

Le 26 avril approche. Encore un tour. Encore le même mensonge. Et les bras cassés de l’ANE qui promettent, une fois de plus, de réparer ce qu’ils ont eux-mêmes détruit.

 

Triste routine d’un système qui refuse de changer depuis trois décennies.

 

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : le parti Patrie de maître Crépin-Mboli-Goumba dénonce l’imposture d’un collectif fictif du Haut-Mbomou, connu sous le nom du collectif des cherchés à manger

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Centrafrique : le parti Patrie de maître Crépin-Mboli-Goumba dénonce l’imposture d’un collectif fictif du Haut-Mbomou, connu sous le nom du collectif des cherchés à manger

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Parti Patrie, via sa Cellule de Communication, tient à rétablir les faits concernant les attaques visant son Président, le Patriote Crépin Mboli-Goumba, par ailleurs Coordonnateur du Bloc Républicains pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC).

 

Dans une mise au point institutionnelle, la formation politique déconstruit la stratégie de fragmentation opérée par un groupuscule d’individus se présentant comme les porte-paroles de la préfecture du Mbomou, alors que leurs objectifs réels relèvent du mercantilisme et de l’ambition personnelle.

 

Le texte produit par la Cellule de Communication du Patrie indique que les accusations portées contre Crépin Mboli-Goumba, prétendant qu’il aurait tenu des propos désobligeants envers Sani Yalo, ne reposent sur aucune preuve concrète. Le Parti précise que ce prétendu « collectif des ressortissants du Mbomou » n’est qu’une émanation d’une seule ethnie très isolée qui trahit la pluralité de cette préfecture.

 

En réalité, selon le parti PATRIE, le Mbomou est une terre de diversité habitée par les Nzakara, Yakoma, Zandé, Banda, Ngboungbou, Langba et Togbo. La volonté de ces « quatre mercenaires » de s’approprier la parole de toute une population constitue une usurpation d’identité communautaire.

 

L’examen du parcours des signataires, notamment les nommés Kpingo et Piko, montre des trajectoires définies par l’opportunisme et des changements d’allégeance au gré des intérêts financiers.

 

Le Patrie rappelle que la seule organisation crédible et établie depuis plus de vingt ans pour la défense des intérêts régionaux est l’ASODEMB, une association apolitique qui fédère tous les enfants du Mbomou. Cette démarche médiatique n’a pour finalité que de favoriser la division pour des motifs de survie matérielle, au mépris de la cohésion nationale prônée par Crépin Mboli-Goumba.

 

Le Parti demande que cette manipulation des origines prenne fin, soulignant que les instigateurs de ces agissements devront répondre de leurs actes. Pour la Cellule de Communication, l’action de Crépin Mboli-Goumba au sein du Patrie et du Bloc Républicain demeure concentrée sur le rassemblement des citoyens, loin des dérives sectaires qui nuisent à l’avenir du pays.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : à Zémio, les mercenaires russes paniquent la population avec des tirs assourdissants

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Centrafrique : à Zémio, les mercenaires russes paniquent la population avec des tirs assourdissants

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mardi 28 avril 2026 dans la matinée, les mercenaires russes d’Afrika Korps ont ouvert le feu dans le quartier AIM de Zémio, plongeant les habitants dans une panique que rien ne semblait pouvoir arrêter.

 

En effet, peu avant 11 heures de ce mardi dernier, les habitants de Zémio ont été superbement paniqués par des tirs nourris, d’une densité qui a immédiatement évoqué une incursion des miliciens hasandés. Les réseaux de communication étant coupés, la confusion a d’abord régné. Puis une certitude s’est imposée : les auteurs de ces tirs n’étaient autres que les mercenaires russes d’Afrika Korps, anciennement connu sous le nom de groupe Wagner.

 

Leur cible du jour : le quartier AIM, du nom de la mission évangélique qui y accueillait autrefois des missionnaires étrangers. Les rafales y ont claqué sans discontinuer, selon le mode opératoire déjà documenté à Obo, Boki, Bangui et Kanduru. Dans cette dernière ville, les tirs nocturnes des Russes, régulièrement déclenchés vers 19 heures, ont fini par ancrer la terreur dans le quotidien des populations.

 

Zémio n’en est pas à sa première confrontation avec la violence. Le 4 avril 2025, miliciens, mercenaires russes, soldats FACA, policiers et gendarmes s’y étaient affrontés dans des combats ayant fait des morts. Depuis ce jour, la ville n’a jamais retrouvé un calme durable.

 

L’onde de choc de ces nouveaux tirs se propage désormais dans d’autres localité de la ville de Zemio.

 

Par Éric Nzapa

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EXCLUSIVITÉ : troisième partie du baromètre du gouvernement Moloua II. Le groupe des nuls absolus

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EXCLUSIVITÉ :  troisième partie du baromètre du gouvernement Moloua II.  Le groupe des nuls absolus

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Voici le pire. Après les dix qui ont mouillé le maillot et les douze qui ont fait du bruit pour rien, place au troisième et dernier groupe du Baromètre CNC du gouvernement Moloua II. Ces onze ministres-là n’ont ni la première ni la deuxième catégorie comme excuse. Ils n’ont rien produit, rien tenté, rien défendu. Certains ont pillé ce qu’ils étaient censés protéger. D’autres ont bradé la souveraineté nationale à des puissances étrangères. Un chef de milice parachuté à la Jeunesse pour donner des leçons de civisme. Un ministre de l’Éducation qui vend des faux baccalauréats. Et au bout du couloir, un chef de guerre étranger assis en conseil des ministres, dont la seule compétence connue est le mercenariat. Notes entre 4 sur 20 et zéro. Zéro. Lisez bien. Voici la liste des dernayos.

 

23eme Monsieur Hyppolite NGATÉ : Ministre chargé des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé

Note CNC : 04 / 20

Mention : Nul

L’ombre d’un ministère « scillé » et le silence de la récompense

Le cas d’Hyppolite Ngaté est symptomatique de la déliquescence de l’exécutif : il est le symbole d’un gouvernement qui sacrifie son économie sur l’autel de la « paix des braves ». Propulsé au pouvoir comme prix de sa capacité de nuisance, il occupe un ministère créé de toutes pièces par le dépeçage du département du Commerce. Sans aucune base intellectuelle pour saisir les enjeux macroéconomiques, il erre dans un costume trop grand pour lui, au sein d’un département « scillé » sur mesure pour lui plaire.

Depuis sa nomination, le bilan de Monsieur Ngaté est une page blanche. Au Conseil des ministres, il brille par son absence de dossiers techniques et sa méconnaissance totale des rouages de l’entreprise. Il est le ministre du « silence assourdissant », incapable de porter la moindre réforme structurelle ou vision pour le secteur privé.

Faute de comprendre comment promouvoir l’économie, le ministre s’est replié sur le micro-associatif. Il se contente de nouer des relations avec des organisations féminines pour tenter d’en faire des « entreprises » de façade. Si l’action sociale est louable, elle est dérisoire pour un ministre censé être le moteur de la croissance nationale. Le secteur privé, déjà agonisant, est le grand perdant : en confiant les PME à un profil sans compétences, le gouvernement condamne les entrepreneurs à l’abandon. Ce ministère n’existe que pour financer le train de vie d’un chef de milice récompensé.

 

24eme   Madame Annie Michelle MOUANGA : Ministre chargé du Travail, de l’Emploi, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle

Note CNC : 03,50 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : La DRH du népotisme et du placement familial.

Annie Michelle Mouanga est la preuve que les diplômes ne font pas toujours l’homme (ou la femme) d’État. Arrivée de la diaspora avec une réputation d’experte invérifiable, elle a rapidement transformé son ministère en un cabinet de recrutement pour son propre clan. Pour elle, l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) n’est pas un outil de lutte contre le chômage, mais un patrimoine privé.

Le scandale du recrutement à la direction générale de l’ACFPE reste le point noir de son bilan : elle a tenté la prouesse de manipuler les critères de sélection pour y placer sa propre sœur, Renée Bimbo, malgré l’absence flagrante des diplômes requis pour un tel poste. Cette volonté de verrouiller les institutions au profit de sa famille, au mépris de la méritocratie, a fini par briser sa crédibilité.

Sa gestion est d’autant plus aberrante qu’elle semble confondre géographie et stratégie : parce que l’ACFPE partage la même cour que son bureau, elle s’y ingère quotidiennement pour ses placements familiaux, tout en délaissant totalement la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). En privé, elle confesse d’ailleurs son ignorance totale sur les enjeux de la protection sociale, pilier dont elle est pourtant la garante.

Préférant l’agitation médiatique et les conflits avec les syndicats aux réformes de fond, elle navigue à vue. En confiant le sort des travailleurs et des chômeurs à une ministre qui réduit la politique nationale à une gestion de cour de récréation familiale, le régime de Touadera condamne une génération entière à l’exclusion.

 

25eme  Monsieur Maxime BALALOU : Ministre chargé de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement

Note CNC : 03,25 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : le haut-parleur du mercenariat et le liquidateur de l’information publique.

Maxime Balalou a réduit la fonction prestigieuse de Porte-parole du Gouvernement à celle de simple lecteur de communiqués. Au lieu d’être l’architecte d’une communication d’État souveraine et transparente, il s’est transformé en l’agent de liaison zélé des mercenaires russes de Wagner. Il a troqué la vérité nationale contre une propagande étrangère dictée par ses parrains de l’ombre.

Pendant qu’il s’agite devant les caméras pour justifier l’injustifiable, les structures vitales de son département tombent en ruine. Le délabrement de la télévision et de la radio publiques (TVCA) a atteint un point de non-retour, illustré par le fiasco technique lors de la transmission en direct de la cérémonie de couronnement du « Président-Empereur » Touadéra. La coupure du signal, conséquence directe d’une gestion chaotique et du manque d’investissement, a été suivie d’une réaction barbare : ce sont les techniciens et le personnel qui ont payé le prix de cette faillite ministérielle par des passages à tabac à la SRI.

Balalou ignore superbement le besoin de modernisation de ces outils de souveraineté, préférant investir son énergie dans la gestion de l’image du régime et de ses alliés armés. Son mépris pour la presse indépendante et son absence de vision font de lui l’un des principaux artisans du recul de la liberté d’expression en RCA.

Pour le Baromètre CNC, sa note reflète l’échec d’un ministre qui a confondu l’autorité de l’État avec le rôle d’attaché de presse d’une milice étrangère, laissant son personnel servir de bouc émissaire à sa propre incapacité.

 

26eme  Madame Ngola Françoise RAMADAN MAHATA : Ministre chargé des Arts, de la Culture et du Tourisme

Note CNC : 03 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : L’arôme Maggi du gouvernement, la passagère clandestine de la culture.

Ngola Françoise Ramadan Mahata est l’énigme de ce cabinet. Nommée sur des critères qui échappent même aux cadres de son ministère, elle incarne la figure de la « ministre-décoration ». Véritable « arôme Maggi » du gouvernement, elle est présente pour la forme et les cérémonies, mais totalement absente sur le terrain des réformes. Pis encore, son attitude en public et en privé choque : sans vergogne, elle se comporte sur les réseaux sociaux comme une « fille de rue de Château-Rouge » à Paris, troquant la dignité ministérielle contre une vulgarité déconcertante.

Alors que son portefeuille exige la restauration des sites touristiques en ruine, la ministre semble avoir une tout autre priorité : son propre confort. Elle utilise sa position pour se faire servir gratuitement par les nouveaux établissements hôteliers de la capitale, confondant la promotion du tourisme avec l’usage personnel d’une « carte de membre privilège ».

« Rien dans la tête », disent ses collaborateurs en évoquant l’absence totale de projets pour les artistes ou pour le patrimoine national. Elle occupe l’espace médiatique comme une majorette lors d’un défilé : on la voit, mais elle ne dirige rien. Le patrimoine culturel centrafricain se meurt sous sa gestion passive et intéressée. En laissant ce secteur entre les mains d’une figure de façade au comportement aussi léger,  le Président-Empereur Touadera confirme que la culture est le dernier de ses soucis.

 

27ème  : Monsieur Ernest MADA, Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions de la République

Note CNC : 02,50 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : Le braconnier des fonds publics, greffier de l’immobilisme.

Ernest Mada est l’homme des dossiers qui dorment et des caisses qui se vident. Ministre chargé de garantir la fluidité de l’État, il semble confondre la gestion de la République avec celle d’une boîte d’archives poussiéreuse. Mais derrière cette image d’archiviste passif se cache un profil de prédateur financier bien connu des services d’enquête.

Le passé d’Ernest Mada est entaché par un scandale majeur : lorsqu’il était Directeur de Cabinet au ministère de l’Éducation Nationale, il a été reconnu coupable du détournement de plus de 90 millions de francs CFA. Cet argent était sacré : il devait servir à l’achat de livres scolaires pour les enfants et de motos pour les enseignants en province. En volant l’avenir de la jeunesse, il a prouvé que son sens de l’intérêt général est inexistant. Pourtant, dans la « République de Touadéra », ce vol n’a pas été sanctionné, mais récompensé par un poste de ministre.

Aujourd’hui, il continue ses pratiques en surfacturant les cérémonies officielles pour s’enrichir personnellement. Dans ses fonctions de Secrétaire Général du Gouvernement, il paralyse l’équilibre des pouvoirs par une inertie délibérée. En ignorant les autorités de contrôle et en fermant les circuits de transparence, il devient le complice actif de la corruption qui prospère sous son silence. Pour le Baromètre CNC, Mada n’est pas le moteur du gouvernement, mais son verrou.

 

28eme Monsieur Jean WILLYBIRO-SAKO : Ministre d’État chargé du DDRR et du Suivi de l’Accord de Paix (APPR-RCA)

Note CNC : 02,25 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : Le dernier fatigué du gouvernement, le paravent gâteux du désarmement sous tutelle.

Vestige de l’ère Bokassa, ce ministre d’État Jean Willybiro-Sako, véritable dinosaure politique d’un autre siècle égaré dans le présent, n’est plus que l’ombre d’un décor physique. Terrassé par une sénilité profonde qui le fait sombrer dans un sommeil permanent, au bureau comme en voiture, sa déchéance physique et mentale est totale. Jean Willybiro-Sako ne maîtrise plus rien : ni ses besoins naturels, ni les dossiers cruciaux dont il a la charge.

Ce vide laissé par son épuisement est une aubaine pour les mercenaires russes de Wagner. Pendant que Jean Willybiro-Sako somnole, les Russes rédigent les dossiers à sa place, court-circuitent les processus officiels de désarmement et intègrent massivement des recrues douteuses dans les FACA sans aucun filtrage. En signant mécaniquement des documents qu’il n’a plus la force de lire, il valide une véritable « bombe à retardement » sécuritaire pour la République.

Pour le Baromètre CNC, son maintien à ce poste de ministre d’État est une preuve du mépris souverain du Palais pour la sécurité nationale. Willybiro-Sako n’est plus un homme d’action, c’est un paravent gâteux derrière lequel une puissance étrangère déconstruit méthodiquement de son pays.

 

29eme Monsieur Rodolphe Héritier Bonheur DONENG-WANZOUMON : Ministre chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sport et de l’Éducation Civique

Note CNC : 02 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : L’apprenti-sorcier de la jeunesse, le « bélier » des marchés publics.

Propulsé par une « récompense de combat », ce ministre est le produit fini de l’incivisme, placé paradoxalement à la tête d’un département en charge de l’Éducation Civique. En nommant un tel profil, le Président Touadéra insulte la logique : quel exemple de civisme un chef de milice peut-il donner à la jeunesse ?

Bras armé de Wagner et chef des « Requins », Doneng gère son ministère comme une zone de non-droit. On l’a vu transformer la réhabilitation du stade de 20 000 places en une farce grotesque : le matin, il arrive au bureau en costume de ministre, avant de se rendre au marché du KM5 pour racketter gratuitement les commerçants en matériaux de construction. Une fois sur le chantier, il retire sa veste derrière son véhicule de fonction pour enfiler une tenue de maçon. S’improvisant tour à tour ingénieur, architecte et même caissier, il s’occupe personnellement de payer les manœuvres pour mieux verrouiller les flux financiers et détourner les fonds publics.

Sa gestion est celle d’un chef de gang qui ne tolère aucune dissidence. Le cas du Directeur Général de l’ONASPORT est édifiant : après avoir pillé ensemble les deniers publics, les deux hommes se sont déchirés sur le partage du butin. Vexé d’avoir été floué par son complice, Doneng a riposté par un limogeage brutal, annulé par la suite par le Tribunal Administratif, infligeant une gifle juridique à ce ministre qui se croit au-dessus des lois.

Fort de ses parrains russes, il méprise l’autorité de la Primature et rêve déjà du fauteuil de Félix Moloua. En érigeant le vol, la trahison entre compères et l’agitation en modèles de réussite, il transforme l’éducation de la jeunesse en une école du banditisme d’État.

 

30eme Madame Josiane Lina BEMAKA-SOUÏ : Ministre chargé de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation Nationale

Note CNC : 01,75 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : La sentinelle du Palais, l’imposture humanitaire au service d’une « République de couple ».

Madame Konan, née Bemaka-Souï Josiane Lina, est le symbole ultime du mélange des genres et de la dérive privée au sommet de l’État. Sa nomination révèle un mode de gestion paroxystique : une République gérée en « couple » de l’ombre. À la tête d’un département ultra-sensible, elle délaisse les questions urgentes de l’action humanitaire, de la solidarité et de la réconciliation nationale pour se consacrer à la véritable mission d’une femme amoureuse : la surveillance étroite des entourages féminins du Président Touadéra, tout en restant elle-même sous les liens du mariage avec Monsieur Konan.

L’imposture est totale et devient ridicule dès qu’elle ouvre la bouche. Alors qu’elle se présente indûment comme une pédiatre formée à Bruxelles, elle est en réalité une simple aide-accoucheuse formée par les sœurs de l’Église catholique, terrorisée par la langue française. De peur d’être corrigée ou de devenir la risée du pays, elle refuse systématiquement toute interview et s’exprime exclusivement en sango, même lors des conseils des ministres ou de cabinet. Ce blocage linguistique est l’aveu flagrant d’un parcours universitaire inventé de toutes pièces.

Pour Madame Konan, son prétendu diplôme de “pédiatre” semble avoir une spécialité bien particulière : la préparation de purges à base de feuilles sauvages, le fameux « kongoboro », destiné à doper la virilité masculine. On est loin de la médecine moderne, de la gestion des catastrophes humanitaires et des actions de réconciliation. En confondant la pharmacopée occulte pour “soigner” ses conquêtes avec la gestion des déplacés de Zémio ou d’Obo, elle paralyse son ministère et fait de la solidarité nationale une vaste escroquerie.

Sous son règne, la solidarité nationale est devenue un concept creux. Tandis que les besoins du peuple explosent, les ONG internationales se heurtent à une opacité administrative telle qu’elles ferment leurs portes les unes après les autres. Incapable de maîtriser les codes de la médiation ou les réalités sociologiques du pays, elle laisse la réconciliation nationale en lambeaux.

Pour le Baromètre CNC, elle incarne l’État devenu patrimoine intime, où la gestion des sentiments prime sur le sauvetage des vies humaines.

 

31eme  Monsieur Gilbert TOUMOU DÉYA : Ministre Délégué auprès du Ministre d’État du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration, du Rapatriement, Chargé du Suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation.

Note CNC : 01,25 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : Le paravent administratif du désarmement sous tutelle.

Gilbert Toumou Déya occupe un bureau dont l’intitulé est plus long que la liste de ses accomplissements. Sa nomination n’est rien d’autre qu’un « partage de gâteau » politique destiné à satisfaire des chefs rebelles. Dans un pays qui aspire à voir ses groupes armés réellement dissous, il préside un simulacre de réintégration. Ce chef rebelle, placé là pour « manger », n’est en réalité qu’un pion dans le jeu des mercenaires russes de Wagner.

Bien que son titre évoque le suivi de l’Accord de Paix (APPR), Toumou Déya n’est qu’un spectateur passif. La véritable stratégie sécuritaire est décidée et rédigée par les mercenaires de Wagner ; le ministre ne voit passer les documents que pour la forme, signant souvent ce qu’on lui présente sans même en comprendre les nuances. Wagner utilise ce “ministre de paille” pour manipuler ses éléments armés à d’autres fins, intégrant des combattants dans les circuits officiels selon leurs propres intérêts géopolitiques.

En créant ce ministère délégué « scillé » entre plusieurs mains, le régime Touadéra a volontairement dilué les responsabilités pour que personne ne soit comptable du chaos. Pendant que Toumou Déya gère des concepts vides, les armes continuent de circuler et les déplacés ne rentrent pas. Ce sous-département « fantôme » n’existe que pour la fiche de paie de son titulaire, servant de paravent à une gestion sécuritaire totalement privatisée par des mercenaires. En laissant un tel profil jouer au ministre, le régime Touadéra décrédibilise définitivement tout espoir de paix durable en RCA.

 

32eme Monsieur Aurélien-Simplice KONGBELET-ZINGAS : Ministre d’État chargé de l’Éducation.

Note CNC : 01 / 20

Mention : Indigne / Nul

L’étiquette CNC : Le faussaire de la République et l’assassin de l’école.

Si le ridicule était une discipline olympique, Aurélien-Simplice Kongbelet-Zingas serait médaillé d’or. Ancien secrétaire de mairie devenu ministre d’État par la grâce de sa trahison envers l’opposition, il est l’incarnation de l’opportunisme pur. Mais là où le scandale devient insupportable, c’est que le ministre chargé de l’Éducation nationale est incapable de s’exprimer dans un français correct. Il “boxe” la langue avec une telle brutalité que si Molière était vivant, il ne lui pardonnerait jamais. Même les mercenaires syriens de Wagner ne malmènent pas le français avec autant de férocité que celui qui est censé en être le premier pédagogue.

Kongbelet-Zingas est décrit par ceux qui l’ont connu, de Gbadolite à l’Université de Bangui, comme un « tricheur né ». Propulsé à la tête du sanctuaire du savoir, il y a importé ses méthodes de voyou. Son dernier acte dépasse l’entendement : par simple arrêté, il a organisé la vente et la délivrance de faux diplômes de Baccalauréat à des cadres du MCU et à des amis d’enfance n’ayant jamais mis les pieds au lycée. Ce détournement du sceau de l’État n’avait qu’un but : permettre à des analphabètes politiques de se présenter aux élections législatives.

En transformant le Baccalauréat en un simple ticket de loterie « Caprono », il a assassiné la valeur du diplôme centrafricain à l’international. Ce « ministre du diable » compense son vide intellectuel par une agitation médiatique bruyante, tel un tonneau vide cherchant à masquer l’agonie du système éducatif.

Pour le Baromètre CNC, sa place n’est pas dans un gouvernement, mais devant la justice pour haute trahison envers la jeunesse.

 

33eme  Monsieur Hassan BOUBA : Ministre chargé de l’Élevage et de la Santé Animale

Note CNC : 00 / 20

Mention : Indigne / Hors-jeu / Sa place est en prison

L’étiquette CNC : L’agent de liaison du mercenariat et le sanctuaire de l’impunité

Hassan Bouba n’est pas un ministre, c’est une anomalie tragique. Ancien chef rebelle d’origine tchadienne, il occupe un siège au Conseil des ministres alors que son nom est associé aux pages les plus sombres des crimes de guerre en RCA. Sa présence au gouvernement n’obéit à aucune logique de développement ; elle est le fruit d’une stratégie de sous-traitance sécuritaire au profit de ses parrains de Wagner. Touadéra a réussi l’exploit d’étonner la planète entière en nommant un espion étranger et chef de guerre à la tête d’un département civil.

Incapable de s’exprimer de manière intelligible dans les langues de l’administration (français ou sango), Hassan Bouba ne gère aucun dossier. Son véritable rôle est celui de « sergent-recruteur » : il sert de pont pour fournir des hommes, des bœufs et des réseaux au groupe russe Wagner, transformant le ministère de l’Élevage en une base logistique occulte pour le mercenariat. Que connaît un seigneur de guerre à la santé animale ? Rien. Pendant qu’il siège pour la forme, les éleveurs centrafricains sont abandonnés à l’insécurité que ses propres réseaux ont contribué à instaurer.

Le cas Bouba est un crachat au visage des victimes. Arrêté, puis libéré par la force par ses propres hommes avec la bénédiction du régime, il circule librement sous les yeux de la Cour Pénale Spéciale (CPS). Sa présence au gouvernement fait de la RCA un sanctuaire pour les criminels. En maintenant un tel profil, le régime Touadéra prouve que le crime paie et humilie l’appareil judiciaire national.

Hassan Bouba est l’anti-ministre par excellence, un corps étranger dans une République qui se prétend souveraine.

 

Ce troisième groupe referme définitivement le Baromètre CNC du gouvernement Moloua II. Deux ans de gouvernance. Trente-deux ministres et un Premier ministre. Un bilan en trois actes : quelques-uns ont servi, d’autres ont occupé l’espace, et ces derniers ont tout simplement saccagé ce qu’on leur avait confié.

La note zéro attribuée à Hassan Bouba restera dans les annales. Ce n’est pas une note, c’est un verdict : sa place n’est pas dans un gouvernement, mais devant la justice. Et le fait qu’il siège encore en conseil des ministres dit tout ce qu’il y a à savoir sur l’état de la République centrafricaine sous Touadéra.

Dorénavant, tous les trois mois, Corbeau News Centrafrique reviendra avec un nouveau Baromètre pour éplucher le prochain gouvernement de la septième République — ce régime des bras cassés, des menteurs et des propagandistes qui s’apprêtent à changer de costume sans changer de méthode. Le peuple centrafricain mérite mieux. Il saura s’en souvenir.

 

Par Gisèle MOLOMA

Désinformation et propagande : dans les rouages de l’offensive russe contre les missions chrétiennes en Centrafrique

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Désinformation et propagande : dans les rouages de l’offensive russe contre les missions chrétiennes en Centrafrique  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le déploiement des stratégies d’influence du Kremlin en Afrique centrale prend désormais une tournure confessionnelle définie par une hostilité ouverte envers les institutions religieuses traditionnelles.

 

Des documents internes issus de l’organisation « Africa Politology », opérant sous la tutelle directe du renseignement extérieur russe (SVR), détaillent une campagne de déstabilisation visant à présenter l’Église catholique et les groupes protestants comme des vecteurs d’ingérence étrangère.

 

Cette offensive médiatique, coordonnée depuis Moscou, cherche à éroder l’autorité morale du Vatican en République centrafricaine pour y substituer une hégémonie politique et culturelle totale.

 

Le dispositif repose sur une manipulation des faits et l’usage de relais d’opinion nationaux pour diffuser des théories de complot impliquant le Saint-Siège. Des structures comme la CICAUSAC reçoivent des directives pour organiser des manifestations et propager des discours accusant les missionnaires de collaborer avec des services de renseignement occidentaux.

 

Cette tactique vise à écarter les populations de leurs soutiens spirituels et sociaux historiques. En laissant ces réseaux étrangers opérer sans contrainte sur le territoire national, les autorités de Bangui permettent une dégradation de la cohésion sociale, transformant le paysage religieux en un champ de bataille idéologique au profit d’intérêts extérieurs. Les budgets alloués à ces opérations de propagande démontrent une volonté de rupture définitive avec les partenaires internationaux, au risque de fragiliser davantage la stabilité intérieure du pays.

 

Par Alain Nzilo

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Annie Michelle Mouanga et la danse du gouffre à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale

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Annie Michelle Mouanga et la danse du gouffre à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 A côté du gigantesque gâteau d’anniversaire que les convives de Faustin Archange Touadéra ont bouffé avec boulimie à Mondjo lors de son anniversaire, un feuilleton a occupé toutes les lèvres durant le festin. L’avenir des Ministres actuellement en fonction, à commencer par le Premier Ministre lui-même. Certains s’en vont voir des marabouts pour se garantir leurs postes. D’autres pensent charmer le Président de la République ou bien lui vendre carrément leur âme. Ce sont les plus gourmands de tous, et ce, la Ministre du Travail et de l’Emploi Annie Michelle Mouanga tient la tête de ce peloton de mort.

 

En effet, il faut être clair dès le départ. Tout le monde sait d’ailleurs que ce sont des tristes nouvelles depuis que Faustin Archange Touadéra a décidé de confier le Ministère du Travail et de l’Emploi à cette dame dénommée Annie Michelle Mouanga qui n’a jamais été directrice à Orange Centrafrique, son ancien poste.

 

Notre prochaine publication sera consacrée au mariage des Archanges Touadéra et Mouanga. En attendant, parlons de ces opérations de boucheries mises en place par l’actuelle Ministre du Travail et de l’Emploi qui a été nommée uniquement pour signer des arrêtés de fériés parfois même quand le jour est déjà férié et d’autre part, pour siphonner les caisses des entreprises publiques.

 

Annie Michelle Mouanga n’est certainement pas le seul membre du Gouvernement qui se livre à cette pratique digne du gangstérisme. Il y a le feuilleton Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports, mais également celui de monsieur Hervé Lidamon, Directeur Général de l’ONASPORT.

 

Mais en ce qui concerne Annie Michelle Mouanga, il faut noter un goût effréné de l’argent, une volonté de tout avoir en un temps record, une volupté incommensurable.

 

Souvenons-nous de l’ouragan qu’elle a fait pleuvoir sur l’ACFPE qui n’est que l’ombre d’elle-même aujourd’hui. Bombardée au Ministère du Travail et de l’Emploi, c’est sur l’ACFPE qu’elle a jeté son dévolu et son grappin. Après le départ du Dg Douzima, ceux qui l’ont suivi tels que Yawélé, Komassa, ont été littéralement avalés par Annie Michelle Mouanga chaque fois qu’ils décident de s’opposer à lui.

 

Disons-le clairement, Annie Michelle Mouanga se comporte exactement comme une « Mamba ». Comme vous le savez, cette  expression utilisée souvent pour désigner les crocodiles, les caïmans, ces espèces avec des groins et des mandibules servant à tout broyer.

 

Finalement, c’est une nièce d’Annie Michelle Mouanga qui occupe le poste de DG de l’ACFPE après avoir réussi à démettre l’ancien Conseil d’Administration de strapontins en servant de monsieur Komassa comme une taupe dans l’affaire contre les précédents Directeurs généraux.

 

Pour en rire, en mai 2025, Annie Gisèle Mouanga et sa cousine de Directrice Générale ont entamé les travaux de réhabilitation de l’ACFPE. Jusqu’à ce jour, cette institution qui rayonnait sous le Dg Douzima ressemble à une porcherie québécoise. Où sont partis les fonds ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Va-t-on compter l’ACFPE au nombre des grands ouvrages entamés sous la 6e République mais inachevés sous la 7e République ?

 

Pour la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, depuis Mondjo,  la Capitale de la 7e République, au cours d’une discussion, deux dames proches de l’une des épouses officielles du Président de la République, ont fait éclater une information dont nous avons la primeur.

 

Selon ces confidences, à tous les ministres de l’actuel Gouvernement, le Président Faustin Archange Touadéra a beaucoup exigé pour espérer se voir reconduire tellement que la liste des personnalités, amies et connaissances à récompenser est longue et bidon. C’est ainsi que Annie Michelle Mouanga qui a récemment effectué une mission à Lomé au Togo en tant que Ministre en exercice de la CIPRES, a cru bon de charmer le Chef de l’Etat avec un projet de construction d’un hôpital VIP tel qu’il en existe au pays des Eyadéma.

 

Mais comme le dirait Château Briand : « Une ambition sans compétence n’est qu’un château de cartes ». Peut-être que la Ministre du Travail et de l’Emploi a voulu imiter l’ex-empereur Jean-Bédel Bokassa. Mais c’est une vilaine imitation puisqu’elle aurait contraint selon ces mêmes sources, l’administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale à piocher dans les pensions des retraités pour soutenir ce projet de manière que cela puisse attirer l’attention du Président Faustin Archange Touadéra. Ainsi, elle ne pourra pas être évincée de son poste de Ministre chargée de signer les arrêtés de fériés.

 

Si tenté que le projet soit porteur de sens pour la République, la Ministre ne peut pas outrepasser le Conseil d’Administration de la CNSS qui n’est plus sous-tutelle traditionnelle d’un département ministériel.

 

Et toujours depuis Mondjo, les convives du Président gobent mal l’attitude de la Ministre Annie Michelle Mouanga parce que ce projet dont elle revendique la paternité n’est véritablement pas à elle puisque les autorités de la CNSS et le Conseil d’Administration y auraient longtemps travaillé. La bonne dame voudrait faire donc de la récupération. Qui plus est, prendre de l’argent pour soutenir un projet de construction d’un hôpital juste parce que l’on veut garder son poste de ministre relève de l’escroquerie. Et cela dénote le degré de moralité des gens qui entourent le président Faustin Archange Touadéra.

 

Les informations de nos confrères de Médias + étaient déjà si claires sur les boucheries administratives d’Annie Michelle Mouanga, l’ange de la mort des entreprises publiques. Le restaurant de la CNSS, c’est elle qui le tient à hauteur de 15 millions par mois selon nos confrères journalistes. La salle de conférence de la CNSS, c’est encore elle qui la tient.

 

Mais est-ce que le Président Faustin Archange Touadéra sait au moins que les entreprises publiques sont créées pour servir l’intérêt général et non les intérêts des ministres ? C’est maintenant ou jamais l’occasion pour la Haute Autorité de Bonne Gouvernance, l’Inspection Générale d’Etat ou bien la Cour des Comptes de diligenter une enquête musclée contre tous les ministres suceurs d’argents et de deniers publics parce que ceux-ci n’ont pas leur place dans la 7e République.

 

Par Yvon Doudou Golongosso

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Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires russes , aux FACA et à la coalition UPC-LRA

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Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires russes, aux FACA et à la coalition UPC-LRA

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG) a rendu public un communiqué officiel adressé à l’opinion nationale et internationale, dans lequel elle documente des violations graves des droits humains commises dans la région du Haut-Mbomou, en République centrafricaine. Les faits dénoncés impliquent directement les Forces armées centrafricaines (FACA), les mercenaires russes du groupe Wagner — désormais rebaptisé Africa Corps — et la coalition formée par l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) et la Lord’s Resistance Army (LRA).

 

Le communiqué de la Coordination AAKG rappelle en préambule que le groupe avait soumis, le 04 février 2026, des recommandations pacifiques au gouvernement centrafricain, dans le but d’obtenir une résolution apaisée du conflit. Ces recommandations sont restées sans réponse. Le gouvernement du dictateur Faustin Archange Touadéra a choisi d’ignorer cette démarche, ouvrant ainsi la voie à une escalade des violences dans le Haut-Mbomou.

 

Pire, selon le même document, la déclaration publique du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, à l’encontre du groupe AAKG, a aggravé la situation au lieu de l’apaiser. Le communiqué indique que depuis cette prise de position hostile, les exactions se sont multipliées dans la région, ciblant aussi bien les biens des civils que les infrastructures collectives.

 

Des pillages contre la communauté Azande. Le communiqué de l’AAKG décrit une campagne de destruction délibérée menée par les mercenaires russes Wagner contre les biens de la communauté Azande dans le Haut-Mbomou. Les faits rapportés ne relèvent pas d’incidents isolés : il s’agit d’une série d’actes de pillage qui visent méthodiquement les avoirs des populations civiles, les privant de ressources essentielles à leur survie quotidienne.

 

Le communiqué précise que ces destructions s’inscrivent dans un contexte où la communauté Azande attendait un signal de bonne foi de la part des autorités centrafricaines. Ce signal n’est jamais venu. À la place, les mercenaires d’AfrikaCorp et les FACA ont poursuivi leurs opérations militaires contre les positions du groupe, en violation de la cessation d’hostilités que la Coordination AAKG avait pourtant décidé d’observer unilatéralement.

 

Alors, des infrastructures publiques délibérément détruites. L’un des aspects les plus graves du communiqué concerne la destruction d’infrastructures publiques dans plusieurs localités du Haut-Mbomou. Le document cite nommément les établissements suivants, qui ont été ciblés et saccagés :

 

L’École AIM de Zemio, un établissement scolaire dont la destruction prive des centaines d’enfants de leur droit à l’éducation. L’hôpital de la sous-préfecture de Bambouti, ainsi que l’ensemble des biens mobiliers de cette sous-préfecture, ont également été touchés. Le Centre de Santé du village Tabane, structure sanitaire indispensable pour les populations rurales de la zone, figure aussi parmi les cibles. Le communiqué mentionne par ailleurs plusieurs autres établissements publics répartis dans différentes localités du Haut-Mbomou, sans en donner l’inventaire exhaustif.

 

Ces destructions d’écoles et de centres de santé constituent, selon le droit international humanitaire, des violations graves des règles de protection des civils en temps de conflit armé.

 

Au-delà des pillages et des destructions matérielles, le communiqué de la Coordination AAKG signale des enlèvements de civils perpétrés sur l’axe Mboki. Ces actes sont attribués à des milices affiliées à des factions armées, notamment des éléments liés à l’UPC et à la LRA, opérant avec l’appui direct des mercenaires russes Wagner.

 

Selon le communiqué, le recours aux enlèvements vise délibérément à aggraver le climat d’insécurité dans la région et à terroriser les populations civiles déjà fragilisées par des années de conflit. L’axe Mboki, qui constitue un couloir vital pour les déplacements et les approvisionnements dans le Haut-Mbomou, est ainsi rendu dangereux par ces opérations menées en toute impunité.

 

La MINUSCA est aussi pointée du doigt dans ce communiqué. Le communiqué de l’AAKG ne ménage pas la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). La Coordination prend à témoin cette mission onusienne, qu’elle accuse d’avoir failli à sa mission de protection des civils dans le Haut-Mbomou.

 

Le communiqué indique que les populations locales attendent désormais avec urgence une intervention concrète de la MINUSCA, dont le mandat prévoit explicitement la protection des non-combattants. L’absence de réaction de la mission face aux événements en cours constitue, aux yeux de la Coordination, une forme de complicité passive avec les auteurs des exactions.

 

Le communiqué insiste sur un point central : la Coordination AAKG a, de sa propre initiative, décidé de respecter une cessation des hostilités afin de laisser la place au dialogue. Cette décision, prise de bonne foi, n’a pas été honorée par l’autre camp. Les mercenaires russes Wagner et les FACA ont continué de mener des attaques contre les positions du groupe, ignorant totalement le geste d’ouverture posé par la Coordination.

 

Ce constat d’échec du cessez-le-feu unilatéral est central dans le raisonnement du communiqué. Il démontre, selon l’AAKG, que les forces gouvernementales et leurs supplétifs russes ne recherchent pas une solution négociée, mais cherchent à écraser militairement toute opposition dans le Haut-Mbomou.

 

L’AAKG réaffirme son engagement pour la paix tout en refusant le silence En conclusion de son communiqué, la Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé réaffirme que son engagement reste orienté vers la protection des populations civiles et la recherche d’une paix durable dans la région. Mais le groupe prévient clairement qu’il ne peut pas rester silencieux devant les atteintes répétées à la dignité humaine et aux droits fondamentaux que subissent les Azande du Haut-Mbomou.

 

Cette déclaration intervient dans un contexte de tension extrême dans le sud-est de la Centrafrique, une zone enclavée où l’accès humanitaire reste difficile et où les violations des droits humains sont rarement documentées par les médias internationaux. Corbeau News Centrafrique continuera de suivre l’évolution de la situation dans le Haut-Mbomou.

 

Par Anselme Mbata

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Fidèle Gouandjika félicite les vrais-faux nouveaux bacheliers du ministre Aurélien Simplice Zingas

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Fidèle Gouandjika félicite les vrais-faux nouveaux bacheliers du ministre Aurélien Simplice Zingas

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis quelques jours, un sujet fait vibrer la Centrafrique. Dans les rues de Bangui, sur les réseaux sociaux, et même autour d’un café entre amis, tout le monde en parle : cette histoire de diplômes du baccalauréat qui ne collent pas. Des diplômes signés par Aurélien Simplice Zingas, ministre d’État chargé de l’Éducation, et attribués à des personnalités proches du pouvoir qui ont depuis longtemps quitté les bancs de l’école. Parmi ces nouveaux faux vrais bacheliers, d’autres sont devenus déjà officiers de l’armée, députés, mécaniciens, etc.. Mais un détail qui choque  plus,   ces précieux sésames portent la date de 2025, comme si le temps n’avait plus de sens pour ces bras cassés.

 

Devant ce scandale qui ne trompe personne, que fait Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller à la présidence ? Il sort de son coin, oui, mais pour quoi faire ? Pour féliciter ces nouveaux bacheliers. Pas une ombre de doute, pas la moindre honte. Juste des félicitations, comme si tout était normal, comme si on pouvait offrir des diplômes sur mesure, comme on distribue des faveurs entre amis.

 

Pourtant, personne n’est dupe. Ces papiers, antidatés de manière aussi grossière, ne sont pas une simple erreur de procédure. C’est une supercherie, une tentative éhontée de faire passer des arrangements privés pour des réussites méritées.

 

En applaudissant ces faux lauréats, Fidèle Gouandjika ne se contente pas de couvrir les agissements de Zingas. Il envoie un message à toute la Centrafrique : ici, les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Certains peuvent se permettre des passe-droits, des arrangements, des diplômes bidouillés, tandis que d’autres triment sans jamais voir leurs efforts reconnus.

 

Alors, la question qui brûle les lèvres, c’est : jusqu’où ira cette comédie ? Jusqu’où les Centrafricains devront-ils supporter ces mensonges éhontés ? Une chose est sûre : tant que des hommes comme Gouandjika et Zingas seront aux commandes, le pays continuera de s’enliser dans l’injustice et le mépris. Et aucun diplôme, même antidaté, ne pourra jamais effacer cette tache indélébile sur la crédibilité de nos institutions.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Insécurité à Bangui, décapitations à l’ouest, milices à l’est : le BRDC dénonce la « dégradation critique » de la sécurité du pays après 10 ans de Touadéra au pouvoir

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Insécurité à Bangui, décapitations à l’ouest, milices à l’est : le BRDC dénonce la « dégradation critique » de la sécurité du pays après 10 ans de Touadéra au pouvoir

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Les leaders du BRDC ont tenu une conférence de presse ce jeudi 16 avril 2026 au siège du parti PATRIE à Bangui. Ils ont pointé du doigt la dégradation de la sécurité dans plusieurs régions du pays sous les deux mandats du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Pour le BRDC, dans la capitale Bangui, l’insécurité ne baisse pas, bien au contraire, elle monte avec des braquages réguliers dans les différents arrondissements et leurs périphéries. Plus grave encore, au sein d’une unité de la police nationale, un policier a été enlevé puis exécuté pendant qu’il assurait son service dans les locaux de la police. Des tortures touchent les détenus dans les établissements pénitentiaires du pays.

 

En plus, à l’ouest, des images montrent des corps décapités. Ces scènes indiquent que le pays retrouve d’anciens problèmes de violence. À l’est, la situation sécuritaire a atteint un niveau critique à cause de la mauvaise gestion de la milice azandée formée par Wagner.

 

Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC, lors de cette conférence  de presse, a pris la parole. Il a souligné que l’État n’a pas construit une armée républicaine capable de défendre le territoire national. La sécurité du pays repose encore sur Wagner, sur la MINUSCA ou sur des accords bilatéraux. Le retrait progressif de la MINUSCA crée un vide que les groupes armés commencent à exploiter. La sécurité arrive seulement jusqu’à Boilly.

 

Le premier mandat avait commencé en 2016 avec de l’espoir. Dix ans plus tard, la situation sécuritaire reste marquée par ces difficultés persistantes. Les arriérés de salaires augmentent et l’État manque de moyens pour assurer la défense du territoire.

 

L’opposition réunie au sein du BRDC réclame le dialogue politique.

 

Par Brahim Sallé

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LA DÉFENSE FERME DE FAUSTIN ZAMÉTO CONTRE LE CARDINAL : « NE TOUCHEZ PAS À DIEUDONNÉ NZAPALAINGA »

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 LA DÉFENSE FERME DE FAUSTIN ZAMÉTO  CONTRE LE CARDINAL : « NE TOUCHEZ PAS À DIEUDONNÉ NZAPALAINGA »

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une déclaration publiée ce lundi 27 avril dans la matinée, Faustin Zaméto a décidé de rompre le silence. Pour ce citoyen centrafricain, le seuil de l’acceptable a été franchi. Il dénonce avec force la campagne de calomnie qui vise actuellement le Cardinal Dieudonné Nzapalainga.

 

Faustin Zaméto démonte les accusations de manipulation

Faustin Zaméto est formel : les attaques contre l’archevêque de Bangui sont l’œuvre de manipulateurs qui craignent la vérité. Pour lui, le Cardinal dérange car il refuse de choisir un camp.

 

Sur l’influence étrangère : Faustin Zaméto rejette l’idée que le Cardinal travaillerait pour la France. Il rappelle que Dieudonné Nzapalainga parle à tous les diplomates (Russes, Chinois, Rwandais) dans l’unique but de maintenir la paix en Centrafrique.

 

Sur le positionnement politique : Faustin Zaméto précise que la boussole du Cardinal est l’Évangile et non la Constitution. S’il s’exprime, c’est pour protéger les plus faibles, peu importe qui détient le pouvoir.

 

Sur le train de vie : Faustin Zaméto qualifie d’obscènes les rumeurs d’enrichissement. Il décrit un homme vivant dans la simplicité d’une chambre de 9m², loin du luxe des villas ou des véhicules de fonction clinquants.

 

 Le démenti de Faustin Zaméto sur le tribalisme

L’accusation de favoriser l’ethnie Yakoma est, selon Faustin Zaméto, la plus basse des calomnies. Il apporte des faits vérifiables pour clore ce débat :

 

> « Le Chancelier, le Vicaire Général, le Recteur du Grand Séminaire de Bimbo ou le responsable de Caritas Bangui ne sont pas Yakoma », martèle Faustin Zaméto.

 

Il explique que Dieudonné Nzapalainga a passé sa vie à lutter contre les divisions ethniques, envoyant des prêtres de toutes origines partout sur le territoire. Pour Faustin Zaméto, le Cardinal ne reconnaît qu’une seule appartenance : la famille humaine.

 

Faustin Zaméto demande aux détracteurs de se souvenir des actes du Cardinal depuis 2013. C’est Dieudonné Nzapalainga qui, aux côtés de l’Imam et du Pasteur, a créé la Plateforme des Confessions Religieuses pour arrêter les massacres.

 

Faustin Zaméto rappelle que le Cardinal se rend là où personne ne veut aller : dans les bases des groupes armés, sans protection, pour libérer des enfants-soldats. Il mentionne également son rôle clé lors de la venue du Pape François et son action humanitaire durant la crise sanitaire de 2020, où l’aide était distribuée sans distinction de religion.

 

Pour Faustin Zaméto, s’attaquer à l’archevêque, c’est briser l’un des derniers repères moraux du pays. Il invite ceux qui critiquent à montrer leurs propres preuves ou, à défaut, leurs propres accomplissements pour la paix.

 

Faustin Zaméto conclut son plaidoyer par une mise en demeure claire : le Cardinal n’est peut-être pas parfait, mais son intégrité et son refus du tribalisme sont des piliers pour la nation. Son message final est sans équivoque : que les calomniateurs cessent de viser l’homme de Dieu et s’occupent plutôt de guérir leurs propres haines.

 

Par Brahim Sallé

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Corridor 13 : Le ministre Rokosse-Kamot demande à la population de Mbaïki de “se contenter” de la route étroite et de dire merci à Dieu et reste tranquille

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Corridor 13 : Le ministre Rokosse-Kamot demande à la population de Mbaïki de “se contenter” de la route étroite et de dire mer

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les travaux du corridor 13, qui relie la République du Congo à la République centrafricaine et au Tchad, avancent avec un financement de 168 milliards de francs CFA de la Banque africaine de développement. Une mission d’évaluation a eu lieu la semaine passée, menée par le Conseil économique, social et environnemental et le ministère des Travaux publics.

 

Éric Rokosse-Kamot, ministre de l’Équipement et des Travaux publics, a répondu aux questions sur l’état d’avancement. Il se dit très satisfait du déroulement général, même s’il regrette des retards sur certains lots. Seul le lot 2, de Mbaïki à Gouga, est affecté et montre des progrès visibles sur toute la longueur. Pour limiter les excès de vitesse sur cette route jugée belle, des ralentisseurs seront installés.

 

Interrogé sur les plaintes de la population qui trouve la route trop étroite et très petite dans la ville de Mbaïki, le ministre a répondu : « Non, je pense qu’il ne faut pas que la population s’étonne qu’ils disent ça, ils sont contents de voir l’enrobé traverser la ville de Mbaïki, même certaines villes de la capitale à Bangui n’ont même pas ça. Alors ils doivent se contenter de ça et de dire déjà merci et puis on essaiera de voir, c’est en fonction de la capacité financière, en fonction de la capacité de ressources que nous avons disposé, que nous avons fait cet ouvrage. Donc on commence déjà par nous contenter de cela et puis après, en fonction de l’évolution et du développement de l’économie de nos pays, on verra la possibilité d’élargir cette route. »

 

Le projet comporte sept volets. Le volet routier est réalisé à environ 85 %. Les prochains marchés concernent la section de Gouga à Moungoumba avec un pont de 380 mètres sur la Lobaye, puis 30 km jusqu’à la frontière avec le Congo, ainsi que la partie de Mbaïki à Bossongo. Les indemnisations des impactés bloquent encore certains travaux, mais elles doivent intervenir prochainement.

 

Parmi les autres volets, deux concernent le fluvial : la construction du port de Moungoumba avec entrepôts, bureaux et zones d’activité, plus un appui à la gestion (règles, manuels, conventions). Des activités connexes incluent la construction d’écoles, de centres de santé, des appuis aux jeunes et aux femmes, et un centre dédié aux femmes.

 

Sur le pont du PK9 à Bimbo, le ministre annonce deux interventions : la réhabilitation de l’ouvrage existant (renforcement des barrières de sécurité et du tablier, sans toucher aux structures de base qui restent solides selon les tests du laboratoire national) et la construction d’un nouveau pont à double voie pour les véhicules. Le pont actuel sera ensuite réservé aux piétons et autres usagers. Les ressources sont déjà mobilisées pour ces travaux.

 

Le bureau de contrôle vient de l’extérieur car le financement l’exige et le concours est ouvert. Le ministre encourage les cabinets centrafricains à se regrouper pour être plus compétitifs, regrettant leur individualisme qui les handicape face aux profils internationaux. Il insiste sur le respect strict des critères techniques et financiers imposés par la banque, sans patriotisme qui nuirait à la qualité.

 

Par Éric Azoumi

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Pendant que le dictateur Touadera s’accroche au pouvoir , la Flambée des prix frappe à Bangui : les étals se vident, le peuple paie le prix fort

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Pendant que le dictateur Touadera s’accroche au pouvoir  , la Flambée des prix frappe à Bangui : les étals se vident, le peuple paie le prix fort

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 

Depuis le mois de février 2026, le sel devient de plus en plus rare sur les marchés de Bangui. La petite assiette qui se vendait à 250 francs CFA s’achète aujourd’hui à 500 francs. Au détail, les vendeuses parlent d’une explosion : le sac qui coûtait entre 4500 et 5000 francs grimpe maintenant jusqu’à 9000 francs, voire plus selon les points de vente. Les clients repartent souvent les mains vides, et les commerçants peinent à reconstituer leurs stocks.

 

Les clients sur les marchés de la capitale, comme la jeune dame Kadidia Touré, qui vient pour acheter des marchandises au marché du kilomètre 5, témoigne de la situation : « Le prix du sel a augmenté à 9000. On achetait à 5000 voire 4500, mais subitement le prix a grimpé. Nous sommes obligés d’en acheter parce que c’est du sel que nous vivons. On change un peu le prix pour avoir du bénéfice. »

 

Une vendeuse venue du village Samba, interrogée par la radio Guira FM, qui préfère garder l’anonymat, raconte son impuissance : « Je suis venue à Bangui pour acheter du sel, mais je n’ai pas pu, à cause du prix trop élevé. Que le gouvernement veille à ce que le prix revienne à la normale pour permettre aux boutiquiers, aux élèves et aux vendeuses de se procurer du sel à un bon prix. »

 

De nombreux commerçants du kilomètre Cinco pointent du doigt les difficultés d’approvisionnement. La principale source reste les usines de production au Cameroun, actuellement en période de MAINTENANCE. Cette interruption prolongée bloque les arrivages et fait bondir les tarifs en Centrafrique, pays qui ne produit presque rien localement et dépend entièrement de l’extérieur pour ce produit de base.

 

Du côté officiel, Aristide Binga, directeur général du commerce, de la concurrence et de la consommation, reconnaît la situation : « Le ministère est en état d’alerte, en train de suivre le dossier, mieux comprendre. Si c’est une crise passagère, je crois que la situation va redevenir à la normale dans très peu de temps. Mais si c’est une situation qui a appelé à perdurer, il va falloir que nous essayions de trouver des solutions appropriées, de voir comment diversifier les sources d’approvisionnement. »

 

Pour l’heure, de nombreux magasins au kilomètre 5, véritable hub d’approvisionnement pour Bangui, manquent cruellement de sel.

 

Pendant que les familles serrent la ceinture et que les petits commerçants luttent pour survivre, le dictateur Faustin-Archange Touadéra et son régime se concentrent sur une seule chose : protéger et prolonger leur mandat. Après avoir modifié la Constitution pour s’offrir un troisième mandat de sept ans, après avoir emprisonné les opposants politiques et verrouillé le jeu électoral, le pouvoir reste sourd aux souffrances quotidiennes du peuple.

 

Le sel double de prix en quelques semaines, comme tant d’autres produits de première nécessité. Voilà la réalité d’un pays qui ne produit rien, livré à l’importation et aux caprices extérieurs. Les autorités aiment seulement le pouvoir. Elles veulent rester 50 ans au pouvoir. Wagner, puis ses successeurs, imposent des décennies de présence au dictateur pour « aider les Centrafricains » : résultat, zéro bénéfice concret pour la population.

 

Au contraire, l’exploitation de l’or et des ressources rapporte des centaines de milliards de francs CFA par an – des dizaines de milliards versés chaque mois aux Russes via Afrikakorps ou autres structures – pendant que les Centrafricains subissent la rareté et la hausse des prix. L’or part en Russie, le peuple reste sans sel sur la table.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bayern Munich en C1 2025-26: les signes d’un vrai candidat au titre

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Le Bayern Munich peut-il remporter la Ligue des champions lors de la saison 2025

 

Le Bayern n’est plus dans la posture du grand nom qui compte sur son passé. Le 23 avril 2026, l’équipe de Vincent Kompany est en demi-finale de la Ligue des champions contre le PSG après avoir sorti le Real Madrid 6-4 sur l’ensemble des deux matches; elle a aussi sécurisé sa 35e Bundesliga le 19 avril avec un 4-2 contre Stuttgart, puis a rejoint la finale de la DFB-Pokal en battant Leverkusen 2-0 le 22 avril. Le dossier est donc sérieux, complet et vivant. À cette date, la réponse la plus solide est oui: le Bayern peut gagner cette Ligue des champions, parce qu’il combine volume offensif, variété des scénarios et stabilité retrouvée dans les matches lourds.

Kane tient la ligne

Le premier argument s’appelle Harry Kane. Avant le quart contre le Real, l’Anglais affichait déjà 48 buts en 40 apparitions toutes compétitions confondues, puis il est resté en tête du classement des buteurs de la Bundesliga avec 32 réalisations quand le Bayern a battu Leverkusen pour filer en finale de la Coupe. Ce n’est pas seulement un neuf de surface. Dans le 4-2-3-1 de Kompany, Kane décroche souvent pour attirer un central, libérer le couloir intérieur de Musiala ou la course de Michael Olise, puis revenir pour finir l’action au second temps; cette souplesse change la lecture des défenses et évite au Bayern de devenir un bloc prévisible.

Madrid a servi de juge de paix

Le quart de finale contre le Real a offert le test le plus dur et le plus parlant. Au retour, le 15 avril à Munich, le Bayern a encaissé au bout de 35 secondes sur une erreur de Manuel Neuer, a été mené trois fois, puis a encore trouvé la force de revenir avant de frapper à la 89e minute par Luis Díaz, puis dans le temps additionnel par Michael Olise, après l’expulsion d’Eduardo Camavinga à la 86e. Ce n’était pas un match propre; c’était mieux que ça. Une équipe capable de rester debout dans un scénario aussi sale, avec la qualification qui bascule d’un bord à l’autre, coche déjà une case que la Ligue des champions réclame presque toujours en avril.

Paris changera de ton

La demi-finale contre le PSG sera d’un autre ordre, moins ouverte peut-être, plus précise sûrement. Le Bayern s’est déjà imposé 2-1 au Parc des Princes le 4 novembre 2025 grâce à un doublé de Luis Díaz avant son carton rouge sur le coup de la pause, mais ce match avait aussi montré une fragilité intéressante: après l’expulsion, le bloc bavarois a reculé, Paris a davantage monopolisé le ballon et le Bayern a fini par défendre plus bas qu’en première période. Entre les marchés de qualification, les cotes buteur et les usages de paris en ligne qui accompagnent désormais chaque demi-finale, le bruit extérieur dira beaucoup de choses; le terrain, lui, renverra surtout à deux dates très nettes, le 28 avril à Paris et le 6 mai à l’Allianz Arena. À cet étage, un duel aérien sur un corner, une transition mal fermée ou un latéral battu dans le demi-espace suffit à tordre toute une saison.

Musiala rouvre les portes

Le retour de Jamal Musiala change la densité technique du Bayern plus qu’un simple chiffre sur la feuille de match. Le 21 avril, Kompany rappelait qu’en 600 minutes seulement, son meneur avait déjà accumulé neuf contributions décisives toutes compétitions confondues; le 11 avril à Hambourg, son but précoce contre St. Pauli avait aussi contribué au match qui avait envoyé le Bayern au-delà du record historique de buts sur une saison en Bundesliga. L’effet se reflète dans la structure du jeu. Quand Musiala est apte à recevoir entre les lignes, à fixer puis à sortir en conduite, le Bayern retrouve un joueur capable de casser un bloc sans attendre un centre ou un deuxième ballon, ce qui soulage Kane et donne plus de liberté à Olise et à Davies.

Le collectif a cessé de trembler

Le Bayern, version 2025-26, ne gagne pas toujours de la même manière, et c’est précisément ce qui le rend dangereux. Contre Stuttgart, le 19 avril, il a d’abord concédé l’ouverture du score de Chris Führich avant de répondre par trois buts avant la pause pour aller chercher un 4-2 qui a offert le titre avec quatre journées d’avance; contre Leverkusen, trois jours plus tard, l’équipe a contrôlé autrement, sans laisser le moindre tir cadré à son adversaire en première période avant de fermer le match sur le but de Kane à la 22e minute puis celui de Díaz dans le temps additionnel. Deux soirs, deux formes, une même efficacité. Cela compte énormément quand une campagne européenne se met à exiger tour à tour une remontée émotionnelle, une gestion froide ou un match de coupe disputé sur peu d’espace.

La réponse penche du bon côté

Le Bayern peut donc remporter cette Ligue des champions, mais pas pour des raisons de prestige abstrait. Il le peut parce qu’il arrive au bon moment avec une attaque de 109 buts déjà inscrits en Bundesliga, un buteur majeur au sommet, un créateur revenu à son meilleur niveau et un entraîneur qui a enfin donné à l’équipe plusieurs chemins vers la victoire; il le peut aussi parce que la sortie du Real a prouvé que le groupe savait survivre à un match abîmé. Il reste un obstacle énorme : le PSG, tenant du titre, puis peut-être une finale contre l’Arsenal ou l’Atlético à Budapest le 30 mai. Rien n’est offert. Mais le 23 avril 2026, le Bayern ressemble moins à un vieux favori de façade qu’à un candidat pleinement crédible pour le trophée.

EXCLUSIVITÉ – deuxième partie du Baromètre du gouvernement Moloua II : Le groupe des bruyants inutiles

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EXCLUSIVITÉ – deuxième partie du Baromètre du gouvernement Moloua II : Le groupe des bruyants inutiles

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après les dix ministres qui ont au moins mouillé le maillot, place au deuxième groupe. Ceux-là sont d’une autre espèce. Ils ont occupé leurs fauteuils, tenu des discours, multiplié les communiqués et les déplacements officiels — mais le bilan concret tient en un mot : rien. Certains ont même aggravé la situation qu’ils étaient censés corriger. Entre l’avocat égaré dans les rayons du commerce, le ministre de la Justice qui protège les bourreaux et le technicien du numérique qui a englouti des milliards sans livrer une connexion stable, ce deuxième groupe incarne le visage d’un gouvernement qui a fait semblant de gouverner pendant deux ans. Douze ministres notés, douze bilans qui font mal. Notes entre 9,50 et 5,50 sur 20.

Voici les résultats pour la deuxième tranches :

 

11eme Monsieur Thierry Patrick AKOLOZA : ministre chargé du Commerce et de l’Industrie.

Note CNC : 09,50 / 20

Mention : Insuffisant

L’étiquette CNC : Un avocat égaré dans les rayons des commerces et le spectateur de l’agonie industrielle.

Thierry Patrick Akoloza incarne le drame d’un ministère « dépecé ». Amputé du volet des PME pour satisfaire des accords politiques obscurs, il se retrouve à la tête d’une structure sans cohérence. Avocat de métier, il semble traiter l’économie comme une simple procédure juridique : il s’enferme dans la régularisation des tarifs et la chasse aux produits avariés, oubliant totalement le volet « Industrie » de son portefeuille.

Sous son regard passif, l’industrie centrafricaine agonise. Au lieu de stimuler la production nationale ou de réactiver les accords de libre-échange internationaux, il se concentre sur le micro-commerce de Bangui. Ses agents, agissant en électrons libres, sont perçus comme des prédateurs fiscaux obsédés par la collecte sauvage de taxes. Cette « guerre des tranchées » entre ses services et ceux des PME crée un climat de harcèlement permanent pour les commerçants, décourageant les derniers investisseurs courageux.

Pour le Baromètre CNC, Akoloza plaide peut-être bien à la barre, mais il échoue lamentablement sur le terrain économique. On ne développe pas un pays en se contentant de vérifier les prix sur les étals pendant que les usines ferment leurs portes.

 

12eme   Monsieur Bruno YAPANDÉ : Ministre chargé de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local

Note CNC : 09 / 20

Mention : Insuffisant

L’étiquette CNC : Le ministre de la décentralisation de façade.

Bruno Yapandé est passé maître dans l’art des discours lyriques sur le « retour de l’autorité de l’État ». Mais derrière la poésie des conseils des ministres, la réalité du terrain est brutale : l’administration centrafricaine s’arrête là où commencent les pistes défoncées. En province, l’autorité de l’État est un mirage. Les préfets et fonctionnaires, dépourvus de bureaux, de logements et de moyens de base, sont devenus des « nomades administratifs » naviguent entre Bangui et leurs postes pour tenter d’exister.

Sous sa direction, le ministère s’est enfermé dans une planification purement théorique. La décentralisation n’est qu’un slogan de façade puisque les préfectures restent des coquilles vides, privées de tout budget de fonctionnement. Yapandé affiche des ambitions grandioses, mais il préside en réalité à l’abandon pur et simple des régions.

Pour le Baromètre CNC, Bruno Yapandé incarne l’impuissance d’un État qui se contente de parler de souveraineté sans jamais lui donner les moyens d’exister concrètement sur le territoire. Un ministre de l’Administration du Territoire qui ne gère, au final, que le périmètre de la capitale.

 

13eme Monsieur Jean Laurent SYSSA-MAGALÉ : ministre chargé de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique.

Note CNC : 08,50 / 20

Mention : Insuffisant

L’étiquette CNC : Le ministre du savoir immobile et de la fabrique à chômeurs.

Jean Laurent Syssa-Magalé apparaît comme un « ministre de titre » à la tête d’un département prestigieux sur le papier, mais dont l’impact réel est en chute libre. Spectateur impuissant ou indifférent du déclin de l’enseignement supérieur, il laisse le secteur s’installer dans une léthargie profonde. Sous sa responsabilité, l’État se contente de gérer péniblement les acquis de l’unique université publique de Bangui. Sans vision ni volonté de créer une seconde université d’État pour désengorger la capitale, il préside au crépuscule du savoir centrafricain.

Sa gestion se réduit désormais à une validation en série d’établissements privés dépourvus de tout contrôle de qualité rigoureuse. En laissant ces institutions brader le niveau académique, le ministre participe activement à la formation de « retraités en fin de formation » plutôt que de bâtisseurs de la nation. Ces diplômés, sans compétences réelles et sans débouchés, sont les victimes de programmes opaques et d’un niveau sacrifié sur l’autel du profit privé.

Pour le Baromètre CNC, Syssa-Magalé incarne les limites d’un système qui échoue à transformer l’éducation en levier de développement, faute d’un encadrement sérieux et d’une offre publique diversifiée. Il reste le gardien d’un temple qui tombe en ruines.

 

14eme Monsieur Richard FILAKOTA : ministre chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale.

Note CNC : 08,25/ 20

Mention : Insuffisant

L’étiquette CNC : Le ministre par accident, un pilote sans boussole.

Le choix de Richard Filakota à la tête de l’Économie reste l’un des plus grands mystères du gouvernement Moloua. Son incompétence a été mise à nu de manière spectaculaire lors du sommet au Maroc. Devant un auditoire d’investisseurs et de partenaires, Filakota s’est révélé incapable de présenter le Plan National de Développement (PND) 2024-2028, un projet vital estimé à près de 7 000 milliards de francs CFA, à Casablanca, au Maroc.

Tel un novice sortant tout juste d’un couvent, il a bégayé la cause du pays en ignorant totalement les lois et les mécanismes de protection des investisseurs déjà en vigueur en RCA. En laissant croire que le pays est un désert juridique et en étant incapable de défendre un budget de cette envergure, il a sapé le travail de ses propres cadres et refroidi les bailleurs de fonds. Pour beaucoup, sa présence à ce niveau relève d’un « accident de moto » administratif tant son bagage technique est nul.

Qualifié de « toto » en matière de réformes, cet ancien prêtre radié fragilise la crédibilité de l’État. La coopération internationale demande du répondant et une maîtrise des chiffres ; en envoyant un ministre qui ne peut ni expliquer ni vendre le plan de développement de son pays, l’exécutif sacrifie l’avenir économique de la nation sur l’autel du népotisme.

 

15eme Monsieur Arnaud DJOUBAYE-ABAZENE : ministre d’État chargé de la Justice, des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance

Note CNC : 08 / 20

Mention : Insuffisant

L’étiquette CNC : Le Garde des Sceaux d’une justice à géométrie variable.

Arnaud Djoubaye-Abazene a beau porter la robe de magistrat, il semble avoir troqué l’impartialité du juge contre les méthodes de la force. Sous son autorité, le ministère de la Justice s’est transformé en un bras armé sélectif où la balance penche systématiquement du côté du pouvoir. En dictant qui doit être libre et qui doit être poursuivi, il instaure une insécurité juridique chronique, faisant de l’institution un outil de règlement de comptes politiques envers ses détracteurs.

L’étiquette de « Bonne gouvernance » attachée à son titre n’est qu’un paravent cynique. Arnaud Djoubaye-Abazene devient brusquement sourd et muet dès que des atrocités sont imputées aux mercenaires de Wagner, protégeant les alliés du régime par une inaction délibérée. Ce pilotage à vue, qui ne sanctionne que les faibles et les opposants, fragilise la crédibilité de la RCA face à la Cour Pénale Spéciale (CPS) et aux partenaires internationaux.

Pour le Baromètre CNC, il incarne l’instrument d’une répression légalisée. Déjà remarqué pour avoir mis à plat le ministère des Transports avant son arrivée à la Justice, il confirme ici son rôle de “liquidateur” des principes républicains au profit d’un clan.

 

16eme Monsieur Pierre SOMSE : ministre chargé de la Santé et de la Population.

Note CNC : 07,50 / 20

Mention : Insuffisant

L’étiquette CNC : Le théoricien des hôpitaux-mouroirs et le courtier des fonds humanitaires.

Pierre Somse incarne la dérive d’un technicien qui, par sa longévité au pouvoir, a fini par privatiser la santé publique. En se muant en intermédiaire incontournable entre les médecins et les ONG, il semble avoir transformé son ministère en une véritable « agence de placement ». Sa vision se limite trop souvent à une ingénierie financière visant à capter les fonds des partenaires internationaux, au détriment de l’offre de soins réelle.

Pendant que ces manœuvres prospèrent, le quotidien sanitaire des Centrafricains s’assombrit : les blocs opératoires sont dévastés par le manque de plateaux techniques et de générateurs, tandis que les médicaments de base deviennent un luxe. Pour le ministre Somse, la mission de santé semble s’arrêter aux frontières de Bangui, abandonnant les provinces au dénuement total. Il n’apparaît plus comme le protecteur de la santé publique, mais comme le gestionnaire d’un désastre organisé où la mort est devenue une fatalité par manque de moyens.

 

17eme  Monsieur Monsieur Thierry KAMACH : ministre chargé de l’Environnement et du Développement Durable

Note CNC : 07 / 20

Mention : Insuffisant

L’étiquette CNC : Le ministre parachuté et l’expert de la fuite parlementaire.

Thierry Kamach est l’exemple type de l’erreur de casting politique. Bombardé à l’Environnement, un domaine dont il ignore tout et qui semble ne pas l’intéresser, il se contente de naviguer à vue, sans aucun plan ni vision stratégique. Faute de base intellectuelle sur les enjeux climatiques mondiaux, il transforme une thématique cruciale pour l’avenir de la nation en une gestion administrative vide de sens.

Son impuissance est telle qu’il fuit systématiquement les interpellations des députés, incapable de défendre un bilan qui, dans les faits, est inexistant. Si la Renaissance devait le maintenir pour son poids stratégique à l’Assemblée nationale, ce ministre de la « rente » semble s’être trompé de porte : son profil l’appellerait davantage vers la Jeunesse et les Sports ou la Culture que vers la protection de la biodiversité.

En attendant, Monsieur Kamach préserve ses privilèges de son titre d’Excellence monsieur le ministre, mais laisse le terrain environnemental en friche totale. Sous son mandat, aucune loi majeure, aucune mesure concrète de protection des écosystèmes n’a été portée devant le Parlement. Un ministre fantôme qui brille par son absence là où l’urgence climatique l’attend.

 

18eme Monsieur : Monsieur Justin GOURNA-ZACKO : ministre chargé de l’Économie Numérique, des Postes et Télécommunications:  

Note CNC : 06,50 / 20

Mention : Médiocre.

L’étiquette CNC : Le ministre du « chargement sans fin » et du naufrage numérique.

Justin Gourna-Zacko est le ministre de la déconnexion permanente. En dix ans de règne sur le numérique, il a réussi l’exploit de consommer les budgets des plus grands bailleurs de fonds sans jamais livrer une connexion stable au pays. Véritable artisan d’un naufrage technologique financé à prix d’or, il semble avoir confondu le service public avec un business privé, déconnectant la RCA du progrès mondial.

Le dossier noir de son mandat reste le fiasco de la fibre optique : après des milliards investis, le réseau demeure un mirage, ses fonds ayant été engloutis dans des circuits opaques. Plutôt que de rendre des comptes, le ministre privilégie une stratégie de “fuite en avant”, multipliant les mémorandums et les nouveaux partenaires privés pendant que le coût de l’internet en RCA reste l’un des plus élevés de la sous-région pour une qualité médiocre. Sous sa direction, le ministère des Postes est devenu une chambre de commerce où l’intérêt général est passé au second plan.

 

19eme Monsieur Claude Rameau BIREAU : ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée

Note CNC : 06,25 / 20

Mention : Médiocre

L’étiquette CNC : Le ministre de la souveraineté concédée.

Claude Rameau Bireau est le ministre d’une armée qui ne lui appartient plus. En déléguant de facto la gestion des FACA aux mercenaires russes de Wagner, il a transformé la « reconstruction de l’armée » en une simple sous-traitance sécuritaire. Pour le Baromètre CNC, il n’est plus le chef de la Défense, mais le spectateur passif d’une souveraineté nationale bradée. Son rôle se réduit désormais à celui d’un officier de liaison entre la Présidence et les instructeurs russes.

Bireau n’exerce plus qu’une autorité de façade sur les troupes. Les décisions stratégiques, le déploiement sur le terrain et la discipline interne échappent au contrôle effectif de son état-major. Dans ce système, les soldats FACA ne sont plus les défenseurs de la patrie, mais des supplétifs engagés dans des opérations dont les objectifs sont dictés par des intérêts étrangers.

Le ministère de la Défense est devenu une coquille vide où le commandement national a démissionné.

 

20eme    Monsieur Michel Nicaise NASSIN : ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique

Note CNC : 06 / 20

Mention : Médiocre

L’étiquette CNC : Le ministre de la dérive sécuritaire.

Michel Nicaise Nassin est le visage inquiétant d’une police en décomposition. Entre ses absences répétées et son effacement chronique, il semble avoir abandonné les clés de la sécurité nationale. En perdant le contrôle de sa propre fonction, il n’est plus un ministre, mais une ombre qui hante les couloirs de l’Intérieur. Sa présence à ce poste est désormais perçue comme un risque majeur pour l’État de droit.

Le constat le plus alarmant de ce baromètre concerne l’effondrement total de la souveraineté au sein de son département : la chaîne de commandement est officiellement rompue. Ce vide est méthodiquement comblé par les mercenaires russes de Wagner, qui récupèrent tout le levier sécuritaire et contrôlent désormais l’appareil policier jusque dans le cabinet même du ministre. Nassin ne commande plus rien ; il assiste, impuissant ou complice, à la transformation de la police nationale en une force supplétive sous tutelle étrangère.

Face à cette dérive et aux abus de pouvoir, le ministre se distingue par un silence assourdissant. Aucune réforme n’est entreprise pour restaurer l’autorité de l’État, et les bavures restent impunies. Sous son mandat, la police est devenue un corps sans tête où l’indiscipline est la règle et où les ordres ne viennent plus de Bangui, mais des bases russes. Le maintien de Michel Nicaise Nassin est une insulte quotidienne à la sécurité et à l’indépendance des Centrafricains.

 

21eme Monsieur Guismala AMZA : ministre chargé de l’Agriculture et du Développement Rural

Note CNC : 05,75 / 20

Mention : Médiocre

L’étiquette CNC : Le fossoyeur du grenier centrafricain

Si l’économie centrafricaine était un corps humain, l’agriculture en serait le poumon. Sous la direction de Guismala Amza, ce poumon est en train de s’asphyxier. Ce ministre incarne l’absence totale de vision stratégique et préside aujourd’hui à l’enterrement d’un secteur vital.

« Rien dans la tête », c’est le constat amer des techniciens de son propre ministère. Faute de réformes crédibles et de projets structurants, le ministre a provoqué un divorce avec les partenaires au développement. Désormais, les bailleurs de fonds et certains pays donateurs se détournent du ministère pour financer directement les ONG et les agences des Nations Unies afin de lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Le gouvernement est devenu un spectateur inutile de l’aide internationale.

Le drame s’accélère avec les crises financières mondiales qui obligent plusieurs ONG à fermer leurs portes ou à réduire leurs programmes. En ayant été incapable de bâtir une structure étatique solide pour prendre le relais, Guismala Amza condamne un peuple à 90 % agricole à une véritable descente en enfer. Les semences manquent, l’encadrement technique est inexistant, et les jeunes fuient vers Bangui faute de perspectives.

Pour le Baromètre CNC, il est l’un des principaux responsables du recul économique et de la famine qui menace les régions. Il est ce « père de famille » qui regarde le grenier national se vider et les partenaires s’enfuir, sans esquisser le moindre geste de réaction.

 

22eme Monsieur Arthur Bertrand PIRI : ministre chargé du Développement de l’Energie et des ressources Hydrauliques.

Note CNC : 05,50 / 20

Mention : Médiocre

L’étiquette CNC : le courtier de l’asphyxie nationale

Si le Premier ministre Moloua cherche le responsable de l’explosion du coût de la vie en RCA, il n’a qu’à regarder vers Arthur Bertrand Piri. Arthur Bertrand Piri est le courtier d’un système qui s’enrichit sur la soif et l’obscurité du peuple. En s’appropriant des stations-services via des prête-noms et en confiant le monopole de l’approvisionnement à une seule entreprise camerounaise, il a créé une pénurie artificielle et une hausse vertigineuse des prix à la pompe. C’est tout le système de transport et de production qui s’est renchéri, frappant directement le panier de la ménagère.

Sous sa direction, les services de base sont devenus des produits de luxe inaccessibles. L’accès à l’eau et à l’électricité, censé être son cheval de bataille, est devenu un défi insurmontable. À Bangui, les coupures sont fréquentes et l’approvisionnement en eau reste irrégulier. Dans les provinces, la situation apparaît encore plus critique, avec un déficit marqué d’infrastructures et de services publics.

Arthur Bertrand Piri est l’architecte d’un système où le citoyen paie toujours plus pour un service qui n’existe pratiquement plus et est celui qui prépare en douceur un naufrage social dont le gouvernement pourrait ne pas se relever.

 

Voilà donc le deuxième groupe du Baromètre CNC du gouvernement Moloua II : douze ministres qui ont occupé l’espace sans jamais remplir leur mission. Entre les bruyants qui n’ont rien produit et les techniciens qui ont dilapidé les ressources de l’État, ce groupe restera dans les annales comme la démonstration parfaite de l’art de gouverner pour rien.

Le troisième et dernier groupe sera publié dans les prochaines heures. Préparez-vous : ceux qui arrivent n’ont même pas le mérite d’avoir fait du bruit. Ce sont les nuls absolus, des ministres fantômes qui ont traversé deux ans de pouvoir sans laisser la moindre empreinte utile dans la vie des Centrafricains.

Dorénavant, tous les trois mois, Corbeau News Centrafrique reviendra avec un nouveau Baromètre pour scruter le prochain gouvernement de la septième République — ce régime des bras cassés, des menteurs et des propagandistes qui s’apprêtent à changer de costume sans changer de méthode.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : Le régime dictatorial de Baba Kongoboro joue au chat et à la souris, les propriétaires en colère bloquent le Ministère des Transports

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Affaire des véhicules impayés de l’investiture  de Touadéra :  Le régime dictatorial de Baba Kongoboro joue au chat et à la souris, les propriétaires en colère bloquent le Ministère des Transports

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Ce lundi 27 avril 2026, l’ambiance est devenue électrique devant le ministère des transports à Bangui, débutant un tournant décisif dans l’affaire des véhicules impayés de l’investiture du dictateur Faustin-Archange Touadera.

 

Trois semaines après la prestation de serment de Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, les propriétaires des véhicules loués, excédés d’être « roulés dans la farine », ont transformé leur colère en une démonstration de force qui a paralysé l’appareil administratif.

 

L’escalade a débuté très tôt lundi matin au Ministère des Transports, où le Directeur général Wenceslas a une nouvelle fois décliné toute responsabilité, renvoyant les délégués vers le ministre des Mines, Ruffin Benam-Beltoungou.

 

Cette énième tentative d’esquive a conduit les manifestants jusqu’au domicile du ministre à Boy-Rabe, dans le 4ème arrondissement, où une scène surréaliste s’est jouée.

 

Alors que les propriétaires avaient la certitude de la présence du ministre des mines à la maison chez lui, ses gardes du corps, dans une démonstration de la folie pathétique,  ont fait barrage aux propriétaires, affirmant avec assurance que leur patron était « en voyage ».

 

Cette comédie, perçue comme une insulte de plus, a été immédiatement démentie par les antennes des propriétaires qui ont signalé, peu de temps après, l’arrivée du ministre à son ministère.

 

C’est alors que la tension est montée d’un cran lorsque la foule s’est déportée massivement vers le Ministère des Mines. Devant l’afflux impressionnant de véhicules et de propriétaires, les gendarmes, débordés mais soucieux d’éviter un affrontement direct, ont supplié les propriétaires de libérer la cour intérieure.

 

Par souci de discipline, les propriétaires ont accepté de se positionner aux abords de la route, juste en face du ministère. Cependant, en observant le ballet des officiels et le silence méprisant derrière les vitres teintées, les propriétaires ont compris que ce jeu de « chat et de souris » n’était qu’une manœuvre dilatoire pour gagner du temps.

 

Refusant de se laisser endormir par ce positionnement statique, les manifestants ont pris la décision radicale de retourner au Ministère des Transports pour engager un blocage total. Dans un vacarme assourdissant de klaxons qui a fini par alerter les journalistes et les passants, ils ont garé leurs véhicules en travers de l’entrée principale, transformant le ministère en forteresse assiégée. Face à cette paralysie, le personnel est sorti en masse et le Directeur général des transports est monté au créneau pour tenter une médiation de la dernière chance. Des négociateurs ont alors été dépêchés sur place pour calmer les esprits, avançant des explications qui peinent à convaincre.

 

Selon ces émissaires, le blocage ne serait que « technique » : tous les documents seraient désormais au Trésor Public, mais le processus aurait été retardé dans un premier temps par l’absence du ministre des Finances qui était  aux États-Unis, et surtout par celle d’un haut responsable du Trésor, Monsieur Slesson, chargé des décaissements, qui rentrait tout juste d’un séjour médical au Maroc. Ces justifications, bien que détaillées, sonnent creux pour des citoyens à qui le Président Touadéra lui-même avait promis, lors de leur rencontre à Damara, que la situation serait réglée ce lundi.

 

Malgré le scepticisme général, les propriétaires ont accepté de lever le siège après avoir obtenu une promesse de paiement d’ici vendredi. Mais l’avertissement lancé est sans équivoque : si l’argent n’est pas versé avant la fin de la semaine, ils reviendront dès lundi prochain pour une opération « zéro entrée, zéro sortie » qui ne se limitera pas à de simples klaxons. Ce bras de fer illustre la faillite morale d’un régime qui, après avoir utilisé les biens de ses citoyens pour le faste d’une investiture, se cache derrière des absences répétées et une bureaucratie défaillante pour ne pas payer ses dettes.

 

Pour rappel, le ministre conseiller Fidèle Gouandjikak a de nouveau roulé les propriétaires dans la farine , mais nous reviendrons sur son cas dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Alain Nzilo

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Le ministre Aurélien Simplice Zingas a encore frappé : il vient de nommer ses parents, 10 étudiants comme inspecteurs académiques

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Le ministre Aurélien Simplice Zingas a encore frappé : il vient de nommer ses parents, 10 étudiants comme inspecteurs académiques

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Quand on pense que les Centrafricains ont déjà tout vu avec ce ministre, voilà qu’il nous prouve qu’on n’a encore rien vu. Aurélien Simplice Zingas, ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, ne recule devant rien. Le népotisme, les détournements, les nominations douteuses — c’est sa spécialité. Et comme si cela ne suffisait pas, alors que l’affaire des diplômes distribués par arrêté ministériel, en dehors de toute légalité, est encore fraîche dans les mémoires, le voilà qui remet ça.

 

Cette fois, c’est une nouvelle provocation : Zingas a nommé dix inspecteurs académiques. Des inspecteurs pas comme les autres. Des proches, des parents, des obligés. Mais ce qui choque le plus, c’est que ces nouveaux inspecteurs ne sont même pas diplômés. Ils sont encore sur les bancs de l’université, en train de suivre leur formation en administration scolaire. Oui, vous avez bien lu : des étudiants, encore en cours d’études, se retrouvent propulsés à des postes de responsabilité, simplement parce qu’ils ont la chance — ou la malchance — d’être dans le cercle rapproché du ministre.

 

Pendant ce temps, des dizaines d’autres, ceux qui ont terminé leurs études, soutenu leur mémoire et rempli toutes les conditions, attendent toujours leur nomination. Ils sont là, à chercher du travail, à espérer une opportunité, tandis que des étudiants encore en formation se voient offrir des postes sur un plateau. On se demande : où est la justice ? Où est la logique ?

 

Avec Zingas, on a l’impression que rien n’a de sens. Depuis vingt ans, il agit de la même manière, comme si les règles ne s’appliquaient pas à lui. Comme si l’Éducation nationale était sa propriété privée, un terrain de jeu où il peut faire ce qu’il veut, quand il veut. Mais jusqu’où peut-on laisser un seul homme bafouer ainsi les principes les plus élémentaires de l’équité et du mérite ?

 

Les Centrafricains en ont assez. Assez des passe-droits, assez des injustices, assez de voir leurs efforts ignorés au profit de ceux qui ont simplement la bonne connexion. Il est temps que cela change. Il est temps que Zingas comprenne qu’un ministère, surtout celui de l’Éducation, ne se gère pas comme une affaire de famille. Il est temps que la Centrafrique se réveille et exige le respect qu’elle mérite.

 

Par Alain Nzilo

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Qui est le colonel OUANANGA Gilles-Auguste ? Le parcours d’un officier sulfureux de l’armée nationale qui vient d’avoir un vrai faux baccalauréat délivré par le ministre Aurélien Simplice Zingas

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Qui est le colonel OUANANGA Gilles-Auguste ? Le parcours d’un officier sulfureux de l’armée nationale qui vient d’avoir un vrai faux baccalauréat délivré par le ministre Aurélien Simplice Zingas

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le colonel OUANANGA Gilles-Auguste, officier supérieur de la garde présidentielle, proche du dictateur Faustin-Archange Touadera,  figure parmi les personnes ayant reçu un vrai-faux baccalauréat par arrêté du ministre d’État à l’Enseignement supérieur, monsieur Aurélien Simplice Zingas.

 

En effet, ce colonel Sulfureux de l’armée nationale, est née dans les années 1970, il a commencé sa carrière comme soldat de deuxième classe au sein des Forces armées centrafricaines. Il est ensuite passé soldat de première classe, puis caporal. À cette période, il faisait partie de l’équipe de la brigade des morts commandée par le capitaine Service alias Lapadjo, devenu aujourd’hui général de l’armée nationale.

 

En 2008, avec la nomination de Faustin Archange Touadéra comme Premier ministre par le président François Bozizé, le caporal OUANANGA Gilles-Auguste  a été détaché à la sécurité personnelle du premier ministre Touadéra en tant que garde du corps. Lors de la chute du régime en 2013, il avait atteint le grade de caporal-chef.

 

Sous la transition dirigée par Catherine Samba-Panza, le caporal OUANANGA Gilles-Auguste  est devenu sergent. À cette époque, il a profité de présenter son papier médical à l’état-major pour éviter tout déploiement en province et est resté à Bangui. Son parcours scolaire montre aucune étude collégiale. Il n’a jamais fréquenté l’école au-delà de la deuxième année préparatoire du primaire.

 

À la fin de la transition Samba-Panza en 2016, il était encore sergent. Avec l’arrivée au pouvoir de Faustin Archange Touadéra, il est passé sergent-chef en 4 mois. Par la suite, ses grades ont été doublés à plusieurs reprises, souvent tous les quatre, cinq ou six mois : adjudant, puis directement lieutenant, capitaine, commandant, lieutenant-colonel, et enfin colonel.

 

Aujourd’hui, le colonel OUANANGA Gilles-Auguste ne possède aucune formation militaire classique ni référence académique. Il ne sait pas écrire correctement son nom et n’a aucune compétence dans le domaine de l’écriture ou des études.

 

Mais la récente réforme de l’armée centrafricaine lui bloque net sa progression vers le grade du général. La nouvelle reforme impose désormais un baccalauréat minimum pour accéder au grade de général ou pour intégrer l’École de guerre. C’est dans ce contexte que le nom du colonel OUANANGA Gilles-Auguste est apparu dans la liste des récipiendaires du vrai-faux baccalauréat délivré par arrêté ministériel. Des sources indiquent qu’il aurait exercé une pression pour figurer sur cette liste.

 

Selon des informations recueillies, le président Touadéra lui aurait fait savoir qu’il ne resterait pas indéfiniment à la garde présidentielle et qu’il pourrait être détaché prochainement à l’état-major. On ignore s’il s’agit d’une possible nomination à un poste élevé comme celui de chef d’état-major, mais des discussions en coulisses circulent à ce sujet.

 

Parallèlement à sa fonction du garde du corps du Président, le colonel OUANANGA Gilles-Auguste dirige le volet militaire de la milice Requins du régime. Le volet politique de cette milice est placé sous la responsabilité du ministre chargé de la Jeunesse, Héritier Doneng.

 

Comme tout le monde le sait, le colonel OUANANGA Gilles-Auguste et ses hommes sont à l’origine de nombreuses exécutions sommaires des centrafricains et actes de violence au fil des années.

 

L’affaire du vrai-faux baccalauréat par arrêté met une nouvelle fois sur la place publique les questions autour de la promotion rapide et des qualifications réelles de certaines personnalités proches du pouvoir. Le cas du colonel OUANANGA Gilles-Auguste , passé d’un simple soldat sans éducation à colonel en quelques années grâce à des avancements express, pousse des nombreux centrafricains à s’interroger sur la gestion des grades au sein de l’armée nationale.

 

Par Alain Nzilo

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Bambouti : l’une des otages des miliciens Azandé est désormais enceinte de deux mois

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Bambouti : l’une des otages des miliciens Azandé est désormais enceinte de deux mois

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La détention des quatre personnes capturées à Bambouti le 28 décembre 2025 prend un tour nouveau. Des sources proches des miliciens azandés interrogées par la rédaction du CNC indiquent qu’une des deux femmes retenues en captivité est enceinte de deux mois.

 

La grossesse serait le résultat d’une relation avec le chef des miliciens azandés en personne, d’ailleurs surnommé Chaud Lappin. Selon les mêmes sources, ce rapprochement s’est produit de son plein gré, une version que des contacts locaux confirment. La situation reste délicate à évaluer depuis l’extérieur.

 

Si rien ne bouge du côté des autorités, la durée de cette captivité pourrait entraîner d’autres naissances au sein du groupe. Ce scénario aurait des répercussions démographiques durables sur le Haut-Mbomou, une préfecture déjà ravagée mortellement par les mercenaires russes.

 

Les familles des otages attendent toujours un signe de Bangui. Depuis le rapt, aucune négociation n’a été engagée pour obtenir la libération des quatre captifs. Parmi eux figurent la sous-préfète de Bambouti, le commandant de brigade et deux agents de l’Autorité nationale des élections.

 

Les miliciens azandés avaient attaqué et occupé la localité alors que la ville se préparait aux élections groupées. Quatre personnes avaient été enlevées à l’issue de cette opération, deux femmes et deux hommes. Depuis ce 28 décembre, ils n’ont pas revu leur domicile.

 

Par Éric Nzapa

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L’Union africaine quémande pour la RCA : où sont passés les 5 000 milliards de Touadéra ?

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L’Union africaine quémande pour la RCA : où sont passés les 5 000 milliards de Touadéra ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 9 avril 2026, l’Union africaine a encore tendu la main pour la République centrafricaine. À Addis-Abeba, son Conseil de Paix et de Sécurité a supplié les États membres et les bailleurs de fonds d’injecter des milliards dans le Plan national de développement 2024-2028. Officiellement, il s’agit d’accélérer la relance économique et sociale. Officieusement, c’est l’aveu d’un échec cuisant du régime de Touadéra.

 

Dans son communiqué adopté lors de sa 1338e réunion, le Conseil de Paix et de Sécurité note les défis socio-économiques de la République centrafricaine et demande un soutien financier immédiat pour la mise en œuvre des projets prioritaires du Plan national de développement 2024-2028 en vue d’accélérer la réintégration socio-économique.

 

Hors, depuis des mois, le régime de Bangui clame haut et fort avoir déjà sécurisé 5 000 milliards de francs CFA pour ce même plan. Un montant brandi comme une preuve de succès, une performance à saluer. Pourtant, l’Union africaine, elle, semble ignorer ces annonces triomphales. Pourquoi ? Parce que l’argent promis n’a jamais atterri là où il devait aller, ou parce qu’il n’a tout simplement jamais existé ?

 

Comme tout le monde le sait, le pouvoir centrafricain a une spécialité : transformer chaque revers en victoire. Une tactique importée des parrains russes, où l’on préfère les communiqués éclatants à la transparence réelle. Alors que les caisses sont vides et les besoins immenses, on continue de jouer la comédie des grands chiffres et des belles promesses.

 

Mais la question reste entière : si les 5 000 milliards étaient bel et bien mobilisés, pourquoi l’Union africaine en réduit-elle à mendier pour les mêmes projets ? Qui croit encore à ce numéro ? Les partenaires internationaux, eux, semblent avoir compris la supercherie. Leur réponse — ou leur silence — sera révélatrice.

 

Il est à noter que l’appel de l’Union africaine intervient donc au moment où le pouvoir centrafricain est en difficulté financière élevée, où toutes les richesses du sous-sol centrafricain ont été distribuées aux étrangers afin juste de permettre au régime de payer ses mercenaires d’Afrikacorp de Poutine..

 

Par Alain Nzilo

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Haut-Mbomou : le préfet Léonard Mbélé célèbre la victoire des mercenaires russes sur les miliciens Azandé

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Haut-Mbomou : le préfet Léonard Mbélé célèbre la victoire des mercenaires russes sur les miliciens Azandé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le colonel Léonard Mbélé n’a pas attendu la fin des combats pour s’attribuer une victoire. Samedi dernier à Obo, devant un parterre de chefs de quartiers et de villages, le préfet du Haut-Mbomou a déclaré que les hommes d’Africa Corps avaient terminé le travail autour de Zémio : les groupes azandés étaient dispersés, la zone reprise.

 

Après cette déclaration, le préfet a ajouté que les opérations allaient maintenant se tourner vers la ville d’Obo pour en expulser les derniers combattants encore actifs.

 

Le problème, c’est que cette déclaration tombe trois jours à peine après des affrontements d’une intensité rare entre les mercenaires russes et ces mêmes miliciens azandés. Trois jours de combats, et le préfet proclame déjà la victoire totale, pour ne pas dire la propagande des russe.

 

Léonard Mbélé n’en est pas resté là. Il a nommément désigné Ernest Mizodjo, député sortant d’Obo et candidat à sa propre succession sous la bannière de l’URCA, comme responsable de la présence des groupes azandés aux portes de la ville d’Obo. Accuser un adversaire électoral direct d’entretenir des miliciens, sans la moindre preuve, en plus ceci en pleine période de second tour : c’est utiliser la fonction préfectorale comme arme politique.

 

Ce que cette séquence révèle surtout, c’est l’état de dépendance absolue dans lequel le régime dictatorial de Baba Kongoboro s’est enfermé. Sans Africa Corps, Mbélé n’a rien à annoncer. Sans les Russes, il n’y a pas de victoire à célébrer, pas d’autorité à incarner. Depuis près d’une décennie, cette tutelle militaire se paie avec l’or et le diamant centrafricains, des revenus qui ne transitent pas par les hôpitaux ou les routes mais directement vers les circuits de Moscou. Les populations du Haut-Mbomou, elles, continuent de subir ce que ce système produit : des combats, des déplacements, et des préfets qui tiennent des discours de victoire pendant que les coups de feu ne sont pas encore éteints.

 

Par Éric Azoumi

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Raymand Adouma , leader du BRDC, dévoile la catastrophe alimentaire sous Touadéra, affirmant que Les Centrafricains ne mangent plus qu’une fois par jour et importent même leur poison

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 

Dans le débat Patara diffusé sur la radio Ndékè-luka, l’ancien ministre Raymond Adouma   a dressé un tableau sombre de la situation alimentaire en Centrafrique après dix ans de pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra. Il a dénoncé une dégradation profonde du quotidien des populations.

 

« Les Centrafricains ne mangent pas à leur faim, ils mangent désormais une seule fois par jour », a affirmé Raymond Adouma  . Selon lui, la qualité de cette unique ration est souvent médiocre. Pire encore, il a accusé le pays d’importer « n’importe quoi de l’étranger pour pouvoir aller empoisonner les Centrafricains ».

 

L’opposant, membre du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, a expliqué que la production agricole locale a chuté de manière importante. Autrefois, les habitants de l’arrière-pays ravitaillaient les marchés de Bangui avec des produits locaux. Aujourd’hui, ces marchés dépendent largement d’importations dont la qualité pose problème. Adouma   a lié cette situation à l’incapacité du régime à soutenir l’agriculture et à maintenir des routes praticables, laissant les villes isolées et les villages coupés de tout.

 

Il a insisté sur les conséquences humaines de cette crise : les familles peinent à se nourrir correctement, et cela touche particulièrement les personnes en âge de contribuer au développement du pays. Pour lui, cette réalité contredit les discours officiels sur la renaissance et la souveraineté économique prononcés par le président lors de son investiture le 30 mars 2026 au complexe sportif Barthélémy-Bouganda.

 

Adouma   a également rappelé que l’opposition avait demandé un dialogue avant les élections pour apaiser le climat et trouver des solutions aux problèmes concrets du pays. Selon lui, ces appels sont restés sans réponse, le président préférant aller de l’avant sans concertation.

 

Face à lui, le ministre Héritier Doneng a présenté un bilan plus positif. Il a parlé de l’unité retrouvée entre les communautés, de la dignité rendue au peuple centrafricain grâce à la réoccupation du territoire par l’armée républicaine, et de l’entrée dans la septième République comme le début d’une ère de travail et de renaissance. Doneng a insisté sur le fait que le peuple a choisi cette nouvelle voie par référendum et qu’il faut maintenant se concentrer sur les actions concrètes plutôt que sur les critiques répétées.

 

Adouma   a rejeté ces arguments. Pour lui, les promesses de transformation et de souveraineté ne changent rien à la réalité vécue par les familles qui réduisent leurs repas à une seule fois par jour et consomment des produits importés de qualité douteuse. Il a maintenu que le pouvoir gère le pays sans tenir compte des besoins essentiels de la population.

 

Le débat s’est déroulé dans une ambiance tendue, avec des échanges vifs entre les deux invités. Raymond Adouma   a conclu que le discours du président sur la lutte contre la pauvreté et l’autosuffisance alimentaire reste une liste de vœux pieux qui ne correspond pas à la situation sur le terrain.

 

Ce face-à-face confirme les fortes divergences entre le camp présidentiel et l’opposition sur l’état réel de l’économie et des conditions de vie en Centrafrique. Tandis que le pouvoir appelle à tourner la page et à travailler pour l’avenir, l’opposition continue de pointer du doigt la détérioration du pouvoir d’achat alimentaire et les difficultés quotidiennes des citoyens.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : premier pays au monde avec plus de 85 % de résistance aux antimicrobiens à cause des faux médicaments. La situation est grave!

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Centrafrique :  premier pays au monde avec plus de 85 % de résistance aux antimicrobiens à cause des faux médicaments. La situation est grave!

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une interview exclusive accordée à la radio Ndékè-luka, le Dr Junior Romuald Ouéfio Nguérénam, Directeur de la Pharmacie, des Laboratoires et de la Médecine Traditionnelle au ministère de la Santé publique, dresse un bilan sévère de la lutte contre les faux médicaments en République centrafricaine. Il alerte sur les conséquences dramatiques pour la santé de la population.

 

La lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés ne date pas d’hier. Selon le Dr Ouéfio Nguérénam, elle a débuté dès 2019 avec la fermeture de l’établissement Orof Pharma pour présence de faux médicaments. En 2024, deux conteneurs de 40 pieds remplis de produits contrefaits ont été interceptés et détruits.

 

En septembre 2025, une vaste opération a conduit à la fermeture de 17 mini-pharmas dans les 5e, 6e et 8e arrondissements de Bangui. Aucune de ces structures n’avait d’autorisation du ministère de la Santé, aucune ne disposait de personnel qualifié, et les conditions de conservation étaient déplorables : produits exposés à des températures allant jusqu’à 45-50°C, dates de péremption falsifiées, et même des actes chirurgicaux ou injections pratiqués sur place.

 

Le directeur insiste : cette lutte est transversale et multisectorielle. Elle a d’abord touché le milieu formel, avec des contrôles à l’hôpital communautaire et dans d’autres centres publics. Des personnels véreux qui introduisaient des médicaments falsifiés dans les structures officielles ont été identifiés, sanctionnés et, pour la majorité, licenciés.

 

Des risques sanitaires majeurs

Les conséquences sur la santé publique sont alarmantes. Le Dr Ouéfio Nguérénam cite des données concrètes :

 

Plus de 2 000 cas d’insuffisance rénale chronique suivis au Centre de Modialyses, touchant même des enfants, souvent après consommation de produits issus des mini-pharmas.Un taux élevé d’hépatites lié à ces médicaments de mauvaise qualité.La République centrafricaine est le premier pays au monde avec un taux de résistance aux antimicrobiens supérieur à 85 %. « Aujourd’hui, si vous donnez un traitement, ça ne marche pas parce que les microbes sont habitués à ces produits-là », explique-t-il.Il évoque également des cas d’empoisonnement dans les communautés, parfois liés à des « drogues » vendues dans ces structures illégales.

 

Réouverture illégale et réponse judiciaire

Six mois après la fermeture, certaines mini-pharmas ont rouvert leurs portes, commettant ce que le directeur qualifie de « bris de scellés ». Il annonce que la justice est saisie et que les responsables devront répondre de leurs actes.

 

« Beaucoup de gens pensent que la lutte contre les faux médicaments est une exclusivité du ministère de la Santé. C’est faux », martèle-t-il. La collaboration avec la justice, les forces de défense et de sécurité est essentielle.

 

Pour renforcer cette lutte, le ministère prévoit :

 

Une intensification de la sensibilisation auprès des communautés via les médias et divers canaux de communication.Un meilleur approvisionnement des districts et formations sanitaires en médicaments de qualité, sûrs, efficaces et abordables.Un renforcement de la collaboration multisectorielle pour une répression effective.Le Dr Ouéfio Nguérénam rappelle que la loi de 2020 portant sur le médicament et l’exercice de la pharmacie encadre strictement l’ouverture des officines : doctorat en pharmacie obligatoire pour les pharmacies, présence d’un pharmacien responsable technique pour les grossistes, et possibilité de dépôts pharmaceutiques (pharmacies villageoises) dans les zones éloignées sous certaines conditions.

 

Il conclut fermement : les mini-pharmas ne comblent pas un vide, elles détruisent le système de santé. Leur disparition ne créera pas de manque, car l’État travaille à garantir un accès légal et sécurisé aux médicaments.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : L’aide humanitaire s’intensifie à Birao et dans l’Ouham-Pendé

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Centrafrique : L’aide humanitaire s’intensifie à Birao et dans l’Ouham-Pendé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) vient de publier son dernier rapport de situation pour la République centrafricaine, couvrant la période du 15 au 21 avril 2026. Ce document met en évidence des interventions alors que les besoins restent massifs à travers le pays.

 

En effet, à la suite de fortes tempêtes ayant frappé les localités de Bouca et Ourongou, la réponse humanitaire s’est organisée rapidement. Selon les données fournies par l’OCHA, 200 ménages ont bénéficié de la distribution d’abris d’urgence et de biens non alimentaires essentiels. Cette intervention vise à stabiliser les conditions de vie des familles ayant perdu leurs logements ou leurs biens lors de ces événements climatiques.

 

Un projet d’envergure pour Birao

L’une des annonces majeures de ce rapport concerne le lancement d’un nouveau projet de réponse d’urgence intégrée. Ce programme cible plus de 52 280 personnes dans la zone de Birao. L’objectif est d’apporter une aide multisectorielle dans une région où les pressions sur les ressources et les services de base demeurent fortes.

 

Parallèlement, les acteurs humanitaires poursuivent leurs évaluations techniques dans l’ouest du pays, notamment dans les préfectures de la Lim-Pendé et de l’Ouham-Pendé, afin d’ajuster les opérations aux réalités du terrain.

 

Un déficit de financement persistant. Malgré ces avancées, le bilan global de la crise en RCA demeure préoccupant. Les chiffres clés du rapport indiquent que :

2,3 millions de personnes ont besoin d’assistance.

Le plan de réponse cible prioritairement 1,3 million d’individus.

Au 31 mars 2026, seuls 36,6 millions de dollars ont été reçus sur les 264,1 millions nécessaires, soit un taux de financement de seulement 13,9 %.

 

Cette insuffisance de ressources financières représente un obstacle majeur pour les organisations qui tentent de répondre à l’urgence alors que le nombre de déplacés internes s’élevait encore à 427 000 personnes à la fin de l’année 2025.

 

Par Fortuné Bobérang

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EXCLUSIVITÉ : Le dernier grand Baromètre du gouvernement Moloua II

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EXCLUSIVITÉ : Le dernier grand Baromètre du gouvernement Moloua II

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC

Formé en janvier 2024, le gouvernement Moloua II tire sa révérence. Après l’investiture du dictateur Faustin Archange Touadéra le 30 mars dernier et les législatives du 25 avril, la chute du Premier ministre n’est plus qu’une question de jours. Corbeau News Centrafrique publie en exclusivité le dernier grand Baromètre de ce gouvernement de plus de 30 membres, classés en trois groupes: ceux qui ont mouillé le maillot pour faire bouger les choses, ceux qui ont occupé un fauteuil en faisant du bruit sans rien produire, et les nuls absolus, des ministres fantômes qui ont traversé deux ans au sein de ce gouvernement sans laisser la moindre trace utile dans la vie des Centrafricains.

Aujourd’hui, place aux dix qui ont au moins essayé. Voici le classement :

 

1er Monsieur Hervé Ndoba : Ministre chargé des Finances et du Budget.

Note CNC : 16 / 20

Mention : Bien

L’étiquette CNC : L’argentier de la rigueur sélective.

Hervé Ndoba est l’exception technique d’un gouvernement à la dérive. En véritable « Monsieur Propre », il a transformé les régies financières en machines de guerre, réussissant la prouesse de lever 166 milliards de FCFA sur les marchés en 2025 malgré les sanctions. Sa capacité à transformer un désert budgétaire en oasis pour les projets du Palais est une performance de haut vol.

Toutefois, sa rigueur est à double tranchant : s’il traque les détournements, il finance prioritairement les ambitions politiques de la Présidence. Le paradoxe Ndoba est là : l’argent abonde pour les besoins du régime, tandis que la santé et l’éducation crient famine. Un ministre efficace, mais dont le talent sert davantage la survie du système que le panier de la ménagère centrafricaine.

 

2eme Madame Sylvie BAIPO-TEMON : Ministre Affaires Étrangères, Francophonie et Centrafricains de l’Étranger

Note CNC : 14,75 / 20

Mention : Bien

L’étiquette CNC : La diplomate de l’isolement et de la justification.

Sylvie Baïpo-Temon est la figure de proue d’une diplomatie centrafricaine sous haute tension. Véritable « bouclier » du régime, elle déploie une énergie guerrière pour polir l’image de la RCA sur la scène internationale, de l’ONU aux sommets régionaux. C’est une ministre de combat qui passe son temps à réparer les pots cassés par un Palais dont elle ne maîtrise pas les décisions.

Cependant, son dynamisme se heurte aux murs d’une diplomatie parallèle dictée par l’influence russe. Régulièrement fauchée en plein vol par des décisions brutales de la Présidence, elle se retrouve condamnée à justifier l’injustifiable à l’extérieur. Son pouvoir réel reste limité : malgré un titre prestigieux, elle demeure une exécutante aux mains liées, prisonnière du « domaine réservé » de la Renaissance.

 

3eme Monsieur Gervais MBATA : ministre chargé des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche

Note CNC : 14 ,25/ 20.

Mention : Bien.

L’étiquette CNC : Le magistrat de la forêt au pays de la tronçonneuse.

Surprise de ce baromètre, Gervais Mbata a imposé la force de la loi là où régnait celle du plus fort. En véritable magistrat de la forêt, il a verrouillé un secteur autrefois livré au pillage par des textes inattaquables votés à l’Assemblée nationale, alignant la RCA sur les objectifs de développement durable. Malgré le manque de moyens, il a réussi le redéploiement de ses troupes, faisant chuter les abattages clandestins. Très à l’écoute de ses agents, il n’hésite pas à agir immédiatement en cas de corruption signalée. Il prouve qu’avec une volonté politique réelle et une intégrité de juge, on peut protéger le patrimoine national contre les prédateurs.

Cependant, ce tableau brillant comporte des zones d’ombre que le Baromètre CNC ne peut ignorer. Si Mbata est le « magistrat de la forêt », ses actions oublient la protection des produits forestiers non ligneux (comme les chenilles, champignons, les koko), pourtant vitaux pour les revenus et la survie de la population.

Plus inquiétant encore, le volet « Eaux » de son ministère semble abandonné aux prédateurs. Les exploitations aurifères des entreprises chinoises et des mercenaires russes de Wagner dégradent totalement les rivières. Le mercure et les produits toxiques utilisés rendent la faune nautique disparates et toxiques, empoisonnant un patrimoine naturel irremplaçable. Pour maintenir sa note, le ministre devra prouver que son intégrité de juge s’applique aussi aux alliés du régime qui polluent nos eaux.

Son défi sera d’obtenir les ressources nécessaires pour moderniser ce retour de l’autorité de l’État.

 

4eme Monsieur Ruffin BENAM-BELTOUNGOU: ministre chargé des Mines et de la Géologie

Note CNC : 14 / 20

Mention : Bien

L’étiquette CNC : Le technicien face aux appétits des prédateurs.

Ruffin Benam-Beltoungou s’est imposé comme le « briseur d’embargo », l’homme qui a rendu au diamant centrafricain son éclat mondial en obtenant la levée des sanctions du Processus de Kimberley. En réintégrant les collecteurs dans le circuit officiel et en favorisant les permis pour les nationaux, il tente de sauver ce qui reste de la souveraineté économique du pays.

Cependant, sa marge de manœuvre est étouffée par l’influence de la Russie et du Rwanda. Tandis qu’il octroie aux Centrafricains des zones souvent peu productives, les gisements les plus riches restent sous contrôle russe et rwandais. Si le diamant revient dans la légalité, l’exploitation de l’or demeure une zone d’ombre totale qui échappe à son autorité. Son bilan est celui d’un ministre volontaire, mais impuissant face à la redistribution inégale des richesses du sous-sol. En plus, son grand problème c’est qu’il est dépassé par les exploitants chinois qui martyrisent les centrafricains, et font venir les camerounais travailler à la places de ses concitoyens. Alerté à plusieurs reprises de ces nouvelles sans la réaction de sa part, ce ministre devrait, en principe, occuper la première place, s’il combat réellement les caprices des exploitants chinois qui détruisent tout.

 

5eme Monsieur Marcel DJIMASSÉ : Ministre chargé de la Fonction Publique et de la Réforme administrative

Note CNC : 13,50 / 20

Mention : Bien.

L’étiquette CNC : Le réformiste silencieux et la force tranquille.

Marcel Djimassé est l’homme de la réforme perpétuelle, agissant avec une efficacité calme dans un secteur miné par les habitudes anciennes. Loin de l’agitation médiatique, il a réussi là où beaucoup ont échoué : rajeunir la fonction publique centrafricaine. En faisant appliquer avec fermeté les départs à la retraite, il a brisé la résistance de ceux qui refusaient de quitter leurs postes, libérant ainsi de l’espace pour une nouvelle génération de serviteurs de l’État, même si la haute hiérarchie s’obstine parfois à ramener certains profils dans des fonctions politiques de complaisance.

C’est un ministre d’une grande compétence qui maîtrise parfaitement ses dossiers. Sa force tranquille a été mise à rude épreuve par le clanisme des réseaux du pouvoir, qui tentent régulièrement de freiner son élan en essayant d’intégrer des proches munis de faux diplômes. Face à ces tentatives de sabotage, Monsieur Djimassé a surpris tout le monde par sa ténacité : au lieu de céder, il a mis en place des mécanismes de vérification si rigoureux qu’il a contraint les fraudeurs à révéler eux-mêmes la fausseté de leurs titres.

Cependant, pour le Baromètre CNC, le simple contrôle ponctuel des effectifs ne saurait constituer une réforme pérenne. Marcel Djimassé doit désormais transformer l’essai en faisant adopter une loi imposant une identification biométrique obligatoire pour chaque agent de l’État tous les deux ans, à la date de son anniversaire. Passer d’une gestion archaïque basée sur la seule volonté ministérielle à un cadre légal et technologique est la condition sine qua non pour pérenniser l’assainissement de la fonction publique.

 

6eme  Madame Marthe KIRIMAT : Ministre chargé de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant

Note CNC : 13,25 / 20

Mention : Bien

L’étiquette CNC : La sentinelle de la dignité et la force tranquille du Genre.

Marthe Kirimat est la grande surprise de ce gouvernement. Grande dame posée et réfléchie, elle présente un profil académique solide, couronné par un doctorat qui assoit une compétence théorique incontestable. Son calme et son comportement exemplaire méritent d’être salués dans un paysage politique souvent agité par des femmes indignes. Elle a su démontrer une réelle capacité à mobiliser les partenaires techniques et financiers, tels qu’ONU Femmes ou l’UNICEF, au profit des femmes et des enfants de Centrafrique.

Sa vision pour la protection des droits n’est plus à démontrer, notamment après sa prise de position courageuse pour condamner les insultes proférées contre les femmes centrafricaines par Lionel Ngouandjika, fils d’un influent conseiller présidentiel. En exigeant le respect, elle a prouvé qu’elle plaçait l’éthique au-dessus des pressions politiques.

Cependant, au-delà des intentions inscrites au sommet de la hiérarchie des normes, la réalité du terrain reste complexe. Si la parité peine à produire des effets visibles, le problème est avant tout systémique : la scolarisation des filles et l’absence de débouchés économiques restent des freins majeurs que le ministère ne peut résoudre seul. Promouvoir l’accès aux diplômes sans une économie capable d’absorber ces compétences crée une attente sans perspective qui dépasse le cadre du genre.

Pour autant, le Baromètre CNC s’interroge sur ses leviers d’action réels. Un ministère du Genre ne doit pas seulement exécuter, il doit impulser. Le défi de Madame Kirimat sera désormais de s’attaquer de front aux mariages forcés et aux grossesses précoces par des descentes régulières sur le terrain, en synergie avec les organisations féminines locales. Pour cela, elle devra imposer une stratégie claire et obtenir un budget à la hauteur de ses ambitions, prouvant qu’elle peut transformer son influence intellectuelle en bouclier concret pour la famille centrafricaine.

 

7eme Monsieur Éric REKOSSE-KAMOT : ministre chargé de l’Équipement et Travaux Publics

Note CNC : 12 / 20

Mention : Assez-bien

L’étiquette CNC : Le ministre du saupoudrage et des chantiers éphémères.

Éric Rekosse-Kamot se distingue par une hyperactivité visible : ses engins sont partout dans les rues de Bangui pour colmater les nids-de-poule et réfectionner les avenues. Pour la population, il incarne un État qui « essaie » d’agir, ce qui lui permet de sauver les meubles face à l’inaction de ses collègues.

Cependant, ce dynamisme masque une carence technique alarmante. Faute d’ingénieurs rigoureux et de contrôles sérieux, ses routes ne résistent pas à deux pluies tropicales. Ce bricolage transforme les travaux publics en un éternel recommencement, créant des infrastructures à la durée de vie d’un « feu de paille ». Tandis qu’il s’épuise en colmatages médiatiques dans la capitale, l’arrière-pays reste totalement enclavé, victime d’une politique sélective.

 

8eme Madame Nicole NKOUE : ministre chargé de l’Urbanisme, de la Réforme foncière, de la Ville et de l’Habitat

Note CNC : 11 / 20

Mention : Passable

L’étiquette CNC : La captive intellectuelle face à son « Joe l’Indien »

Nicole Nkoué est la figure tragique de ce baromètre. Elle parvient à se hisser à la 8ème place (ex-aequo par le mérite technique) grâce à une réelle maîtrise de certains dossiers qu’elle traite parfois « en sous-main » avec des cadres, tentant de court-circuiter son propre cabinet. Mais ces éclats de compétence s’éteignent brutalement dès que résonne la voix de son Directeur de Cabinet.

L’impression dégagée est troublante : Madame Nicole Nkoué semble agir comme si son Directeur de cabinet lui avait jeté un sort de peur. Dès qu’elle entend sa voix, elle perd l’usage de la parole et sent son sang se glacer, à l’image de Tom Sawyer et Huck tremblant devant le redoutable Joe l’Indien. Son Dircab, fort d’une impunité clanique et de la terreur qu’il inspire à sa patronne, dépèce le domaine foncier de l’État à la tronçonneuse administrative. Ce pillage se double d’une braderie d’autres domaines nationaux que la Présidence monnaye sur le Sangocoin.

Pour le Baromètre CNC, Nicole Nkoué reste, malgré son savoir, la caution légale et pétrifiée d’un système qu’elle n’ose plus contester. Sa note sanctionne cette volonté brisée : elle est le témoin impuissant d’un naufrage foncier qu’elle valide par son silence et sa soumission.

 

9eme Monsieur Gautron DJONO AHABA : ministre des Transports et de l’Aviation Civile

Note CNC : 10,50 / 20

Mention : Passable

L’étiquette CNC : Le gestionnaire du vide et du chaos routier.

Gautron Djono Ahaba est l’exemple type de l’usure ministérielle absolue. Deux décennies comme ministre, Gautron Djono Ahaba semble avoir totalement démissionné moralement et oubliant son expertise intellectuelle au vestiaire de son ancien département. A la tête de ce ministère, il se contente plutôt de gérer, sans aucune réforme, l’héritage désastreux de son prédécesseur Arnaud Djoubaye-Abazène.

Ce laxisme administratif se paie dans le sang dehors : l’absence totale de signalisation et de réglementation transforme Bangui en jungle. Le ministère a perdu tout contrôle sur la délivrance des permis de conduire et des titres de transport, alimentant une explosion d’accidents mortels.

Pendant que ses directeurs généraux, les Libanais d’Almadina et les chefs des services décentralisés gèrent le département comme leurs propres boutiques, dans une logique de « Yawakilo » au marché Gobongo – qui voit tout, vend tout – et que l’ASECNA brade les marchés aéroportuaires à ses proches, Djono Ahaba administre le néant, laissant les routes centrafricaines devenir des zones de non-droit.

L’absence totale de vision et de réforme de sa part s’apparente à une véritable démission, transformant son administration en un simple sanctuaire pour le commerce privé.

 

10eme Monsieur Félix MOLOUA : Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Note CNC : 10/ 20

Mention : Passable

L’étiquette CNC : Le chef d’orchestre en perdition.

Félix Moloua incarne une Primature réduite à un simple bureau d’enregistrement. Surnommé ironiquement « Tapa n’a pas de problème », il dissimule une faillite intellectuelle et une perte d’autorité derrière un rire permanent et une validation systématique de tous les dossiers. Ce Premier ministre par défaut a renoncé à piloter le pays pour ne gérer que sa propre présence physique dans l’immeuble Pétroca. Sous sa direction, l’équipe gouvernementale ressemble à une armée sans général : chaque ministre agit en électron libre, conscient que le chef n’a plus l’autorité, ni peut-être l’énergie intellectuelle due à son âge, pour sanctionner les échecs.

Son leadership a touché le fond lors de sa confrontation avec son ministre de la Jeunesse, où il a dû quémander le soutien d’organisations extérieures pour sauver son poste. Fragilisé et incapable d’imposer un cap, Moloua gère la forme pendant que le pays s’enlise dans l’inertie et les crimes commis par les Wagner. Il n’est plus le garant de l’action publique, mais le spectateur d’un système où les influences étrangères occupent le terrain laissé vacant par sa démission de fait.

 

Voilà donc les dix ministres qui, dans un gouvernement de 32 membres, ont au moins tenté de servir le pays. Certains avec talent, d’autres avec les moyens du bord, mais tous ont laissé une empreinte mesurable. Ce premier groupe referme le chapitre des meilleurs éléments du gouvernement Moloua II.

Les dix suivants seront publiés dans les prochaines heures. Et ils auront beaucoup moins de quoi se vanter.

Dorénavant, et tous les trois mois, Corbeau News Centrafrique reviendra avec un nouveau Baromètre pour évaluer le prochain gouvernement de la septième République — ce régime des bras cassés, des menteurs et des propagandistes qui s’apprêtent à changer de costume sans changer de méthode.

 

Par Gisèle MOLOMA

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« Africa Politology » : L’arme invisible de la Russie pour fracturer la confiance religieuse sur le continent africain, notamment en Centrafrique

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 « Africa Politology » : L’arme invisible de la Russie pour fracturer la confiance religieuse sur le continent africain, notamment en Centrafrique  

 

 

 

 

Bangui, le 26 avril 2026, CNC. L’intégrité du débat public en République centrafricaine se trouve aujourd’hui compromise par une stratégie d’ingérence russe dont les ramifications atteignent les sphères les plus privées de la vie des citoyens centrafricains : leurs croyances.

 

 

En effet, des analyses précises basées sur des communications internes démontrent que l’organisation connue sous le nom de « Africa Politology » agit comme le bras armé d’une puissance étrangère pour instiller un climat de suspicion généralisée. Cette structure, désormais étroitement liée aux services de renseignement extérieur de Moscou, déploie des moyens considérables pour présenter les églises non-orthodoxes comme des instruments de déstabilisation politique.

 

Cette offensive ne vise pas seulement à modifier les équilibres diplomatiques, mais cherche à modifier radicalement la perception que les Centrafricains ont de leurs propres institutions religieuses.

 

Le mode opératoire de cette cellule d’influence repose sur la fabrication de récits hostiles, diffusés par des canaux numériques spécialisés et relayés par des acteurs centrafricains comme Didatien Kossimatchi, Doctrouvé ou encore Jules Njawé. Ce ne sont que des exemples cités dont la neutralité interroge. En finançant des campagnes de presse et des mobilisations de rue, ces officines étrangères parviennent à introduire des doutes sur l’honnêteté des missions caritatives.

 

Des documents tactiques dont CNC a pu consulter l’intégralité — révélés par les enquêteurs d’INPACT/AEOW (All Eyes on Wagner) — indiquent que des sommes d’argent sont injectées pour soutenir des leaders d’opinion dont l’unique mission consiste à accuser le Saint-Siège ou les églises protestantes de mener des activités de renseignement pour le compte de puissances occidentales. Cette pratique détourne les aspirations légitimes de la population à la souveraineté pour les transformer en un outil de propagande au service d’un agenda extérieur qui ignore les réalités sociales du pays.

 

La responsabilité des instances dirigeantes nationales apparaît ici de manière évidente. En permettant à ces réseaux de désinformation de prospérer sans régulation ni démenti officiel, les autorités favorisent l’installation d’une haine confessionnelle aux conséquences imprévisibles.

 

Le silence observé par le gouvernement devant ces attaques répétées contre des partenaires historiques de la nation ressemble à un consentement qui fragilise l’unité nationale. L’usage de plateformes dites citoyennes pour porter des discours de division montre que l’espace de liberté d’expression est désormais utilisé par des puissances étrangères pour mener une guerre psychologique. Cette manipulation de la foi à des fins géopolitiques constitue un risque majeur pour la sécurité intérieure, car elle détruit les ponts de dialogue entre les communautés.

 

L’ambition de Moscou, à travers ces manœuvres de l’ombre, dépasse le simple cadre de la communication. Il s’agit d’une tentative de remplacement culturel et spirituel où l’influence orthodoxe russe, étroitement liée au pouvoir politique, doit s’imposer par l’élimination médiatique de toute concurrence morale. Cette stratégie de la terre brûlée informationnelle utilise la peur et le mensonge pour isoler le pays de ses soutiens internationaux traditionnels. La population, déjà durement éprouvée par des années de tensions, se retrouve ainsi prise pour cible par une ingérence qui utilise ses propres valeurs pour la diviser. La pérennité de la paix sociale en Afrique centrale dépendra de la capacité des acteurs locaux à rejeter ces discours importés et à exiger une transparence totale sur les sources de financement de ceux qui prétendent parler en leur nom.

 

Enfin, l’examen des budgets alloués à ces opérations de dénigrement confirme que la priorité de ces acteurs étrangers n’est pas le développement de la RCA, mais la destruction de l’image de ses interlocuteurs occidentaux. Chaque manifestation organisée, chaque article publié sous influence et chaque rumeur propagée dans les quartiers de Bangui participent à un plan global de déconstruction de la société civile. Devant cette offensive coordonnée, la vigilance des citoyens et le rappel aux principes de respect mutuel entre les religions deviennent les seuls remparts contre une domination idéologique qui ne dit pas son nom. L’avenir de la nation ne peut se construire sur des fictions de combat destinées à servir les intérêts d’une puissance lointaine au détriment de la vérité et de la fraternité locale.

 

Par Alain Nzilo

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Zone de défense du nord-est : plus de 450 soldats désertent leurs postes pour retourner à Bangui

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Zone de défense du nord-est : plus de 450 soldats désertent leurs postes pour retourner à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les forces armées centrafricaines connaissent depuis plus de 6 ans une crise de discipline majeure dans les différentes régions militaires du pays. Les effectifs fondent comme la neige dans plusieurs zones de déploiement, particulièrement dans le nord-est et  le sud-Est  du pays où les conditions de service ont atteint des niveaux de dégradation inquiétants.

 

La situation matérielle des militaires en province s’est détériorée au point de provoquer des abandons massifs de postes. Selon une investigation menée par la rédaction du CNC, environ 600 soldats sur les 900 déployés dans la zone de défense du nord-est ont quitté leurs postes, laissant à peine plus de 300 hommes pour couvrir un territoire immense incluant Birao, Kaga-Bandoro et des dizaines de villages.

 

Cette hémorragie d’effectifs trouve sa source dans l’absence totale de prime globale d’alimentation depuis plus de six ans. Les soldats déployés dans les villes de province ne reçoivent plus ce soutien pourtant indispensable à leur subsistance. Le système de rotation régulière des troupes, avec des déploiements d’environ un an, crée une illusion trompeuse : chaque nouvelle vague de soldats arrivant pense que le non paiement de la PGA ne concerne que eux, alors qu’il s’agit d’une situation généralisée au niveau national et ça concerne tous les soldats déployés en province.

 

Alors, pour survivre, l’État-major des forces armées centrafricaines distribue parfois des sommes dérisoires de 2 000 à 5 000 francs CFA par mois. Ces montants ne permettent aucune survie digne dans des zones où l’approvisionnement est difficile et coûteux. Les soldats se retrouvent dans une impasse financière aggravée par un système bancaire inexistant : leurs soldes sont versées directement sur des comptes bancaires situés à Bangui, inaccessibles depuis les villes de province dépourvues d’agences ou de distributeurs automatiques.

 

Cette situation pousse les militaires vers des pratiques de survie illégales. Les barrages routiers se transforment en points de racket. Les checkpoints deviennent des lieux de prélèvements forcés sur la population. Certains soldats, acculés, se livrent à des menaces, des vols ou des braquages pour se nourrir et subvenir à leurs besoins élémentaires.

 

Des comportements de détresse apparaissent chez plusieurs militaires. Certains simulent des maladies pour obtenir une évacuation vers la capitale. D’autres vont jusqu’à s’infliger volontairement des blessures aux jambes dans l’espoir d’être rapatriés. Plusieurs soldats développent de véritables pathologies psychiatriques sous l’effet du stress et de la privation. Ces cas de troubles mentaux nécessitent des retours en urgence à Bangui, vidant encore davantage les rangs déjà clairsemés.

 

Le commandement militaire et le pouvoir politique semblent incapables de mesurer l’ampleur de cette décomposition. Le chef d’état-major et la présidence continuent d’afficher une communication triomphaliste sur les réseaux sociaux, proclamant régulièrement que l’armée monte en puissance. Cette rhétorique, dictée par Wagner, ne souffre aucune contestation. Le groupe russe impose ses éléments de langage que le président, le ministre de la Défense, le chef d’état-major et leurs services de communication reproduisent intégralement, sans modification. Toute déviation de cette ligne officielle expose à des sanctions immédiates de la part des mercenaires russes.

 

Avec environ 300 soldats pour sécuriser l’ensemble de la zone de défense du nord-est, dispersés entre Ndele, Birao, Kaga-Bandoro et de nombreux villages, la capacité de résistance lors d’une offensive coordonnée d’un groupe armé apparaît extrêmement fragile. Le taux de désertion de plus de 50% dans cette région militaire stratégique pose une question de sécurité nationale que les autorités préfèrent ignorer publiquement.

 

 

Par Barthelemy, correspondant du CNC à Ndélé

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Centrafrique : que se passe-t-il au tribunal du travail ?

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Centrafrique : que se passe-t-il au tribunal du travail ?

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, justement au Tribunal du travail, des justiciables gagnent leurs procès depuis des mois, mais ne peuvent toujours pas faire appliquer les décisions rendues en leur faveur, faute de grosses délivrées. Alors, on se demande que se passe-t-il vraiment au sein de notre justice? Touadéra, c’est ce que tu appelles justice ?

 

En effet, comme vous le savez tous, obtenir gain de cause devant un tribunal devrait être une victoire. Malheureusement au Tribunal du travail de Bangui, c’est souvent le début d’un nouveau calvaire. Des usagers qui ont eu raison devant les juges se retrouvent bloqués, incapables de faire exécuter des décisions pourtant officiellement rendues. Pourquoi ?La cause : les grosses, ces copies exécutoires sans lesquelles aucun jugement ne peut être mis en application, ne leur parviennent pas. Certains attendent depuis des mois.

 

« Cela fait des mois que j’attends. Mon dossier est terminé, mais je ne peux rien faire sans la grosse », dit l’un d’eux, qui ne comprend plus à quelle porte frapper. Ce témoignage revient sous des formes identiques dans la bouche de plusieurs usagers. Le problème n’est pas anecdotique.

 

Dans le circuit administratif interne, des dossiers restent en attente prolongée à l’étape de validation, sans qu’aucune explication ne soit fournie. Certaines audiences semblent produire des décisions qui mettent un temps anormal à être finalisées. Personne, à aucun niveau, ne prend la peine d’informer les concernés.

 

Accéder aux responsables est une autre épreuve. Les usagers se heurtent à des portes fermées, à des renvois d’un bureau à l’autre, à un silence administratif qui dure. Le Tribunal du travail, dont la mission est précisément de régler les conflits entre employeurs et travailleurs, donne aujourd’hui l’image d’une institution qui n’assume plus ses propres décisions.

 

Lors de son investiture, le dictateur Touadéra avait déclaré vouloir garantir une justice indépendante, crédible et rendue dans des délais raisonnables. Ce que décrivent les usagers du Tribunal du travail de Bangui est le contraire exact de cet engagement.

 

Une décision de justice que personne ne peut exécuter ne vaut, pour celui qui l’a obtenue, pas plus que le papier sur lequel elle est imprimée.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Touadéra mord la main qui l’a nourri. Quelle ingratitude!

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Touadéra mord la main qui l’a nourri. Quelle ingratitude!

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans son interminable discours de couronnement le 30 mars dernier, Faustin-Archange Touadéra a multiplié les envolées lyriques sur la « souveraineté » et la « transformation » en passant par des ordres à la commission des crimes contre les “relais invisibles” qui vont s’opposer à sa nouvelle République. Pourtant, un silence glacial et assourdissant a régné sur le Stade de 20 000 places à la fin de son discours : pas un seul mot de gratitude sincère, pas une once de reconnaissance envers la communauté internationale et l’Union Africaine qui, par leur silence complaisant ou leur soutien technique, lui ont servi de béquilles pour franchir l’obstacle du changement constitutionnel.

 

Un déni volontaire cynique des soutiens extérieurs imposé par les mercenaires russes de la société Wagner qui ont supervisé de bout en bout la rédaction de ce discours.

 

Pendant des mois pourtant, l’Union Africaine et plusieurs chancelleries occidentales ont été accusées par l’opposition démocratique de fermer pudiquement les yeux sur les manœuvres visant à liquider purement et simplement la Constitution de 2016. On pouvait naïvement espérer, par simple courtoisie diplomatique ou par réalisme politique, que le Chef de l’État adresse un remerciement appuyé à ces institutions qui ont joué les boucliers diplomatiques et les pompiers de service.

 

Au lieu de cela, Touadéra a préféré noyer le tout dans une formule creuse et commode : le succès est dû « tant à nous-mêmes qu’à la communauté internationale ». Une pirouette rhétorique qui dilue la responsabilité précise de ceux qui ont permis cette transition contestée dans une masse informe et anonyme. Un classique de l’ingratitude sélective.

 

La Constitution de 2016 : une page arrachée sans un regard en arrière.

 

Le passage forcé de la Constitution du 30 mars 2016 à celle du 30 août 2023 est présenté comme une simple « étape naturelle » et un « choix clair » du peuple. Touadéra balaie d’un revers méprisant les crises, les contestations massives et le rôle discret de médiation que certains partenaires africains ont dû jouer en coulisses pour éviter que le pays ne bascule dans l’embrasement.

 

En refusant d’adresser le moindre signe de sympathie ou de reconnaissance à ceux qui ont facilité cette opération risquée, le président Empereur envoie un message clair et cinglant : ces soutiens n’étaient pas des faveurs à honorer, mais un dû qu’il considère désormais comme acquis. La main qui l’a soutenu devient soudain invisible une fois le pouvoir consolidé. C’est le propre des ingrats.

 

Le contraste est saisissant et humiliant pour ceux qui ont tendu la perche.

Alors qu’il réserve ses hommages les plus chaleureux et les plus concrets aux forces russes et rwandaises pour leur protection militaire, Touadéra semble avoir totalement oublié que sans l’aide budgétaire, la reconnaissance diplomatique et le silence bienveillant maintenus par l’Union Africaine et d’autres partenaires, son régime n’aurait probablement pas survécu aux sanctions internationales qui frappent habituellement les changements constitutionnels forcés.

 

Ce manque criant de sympathie envers ses soutiens de l’ombre révèle une volonté assumée de s’affranchir de toute forme de redevabilité. Pour la Septième République, l’aide et la tolérance internationales ne sont plus que des ressources à consommer sans scrupule, jamais des alliances à entretenir dans la durée.

 

En mordant ainsi la main qui l’a nourri, le régime de Bangui court un risque majeur : celui de se retrouver seul face aux futures secousses sécuritaires, économiques ou politiques. En diplomatie, comme dans la vie, l’ingratitude répétée est souvent le prélude à l’isolement. Touadéra a fait son choix souverain. Libre à lui. Mais qu’il ne s’étonne pas, demain, de découvrir que les béquilles disparues laissent place à un vide dangereux.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Mauvaise gouvernance et pollution minière : le BRDC pointe les méthodes d’appauvrissement des Centrafricains par le régime de Touadéra

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Mauvaise gouvernance et pollution minière : le BRDC pointe les méthodes d’appauvrissement des Centrafricains par le régime de Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les leaders du BRDC ont tenu une conférence de presse ce jeudi 16 avril 2026 à Bangui. Ils ont dénoncé la mauvaise gouvernance et les conséquences de l’exploitation minière sauvage sur la population.

 

Pour le BRDC, la course à l’exploitation de l’or et des autres minerais aggrave la misère quotidienne des Centrafricains. Les eaux sont polluées par les sociétés minières. Les permis sont attribués dans l’opacité totale. Cette distribution des permis miniers contribue directement à la pollution de l’environnement.

 

Crépin Mboli-Goumba a insisté sur le fait que la mauvaise gouvernance appauvrit le peuple. Sur le plan économique, le gouvernement refuse la baisse des prix des hydrocarbures à la pompe. Cette décision maintient l’appauvrissement du consommateur centrafricain. Le gouvernement se trouve isolé de la communauté financière internationale.

 

Selon le BRDC, le premier mandat de Faustin-Archange Touadera avait pourtant commencé en 2016 avec de l’espoir. Dix ans plus tard, ces pratiques persistent et aggravent les difficultés du quotidien.

 

Pour sortir de cet état chaotique, l’opposition réunie au sein du BRDC réclame le dialogue politique.

 

Par Brahim Sallé

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Trafic d’ossements et de sang dans la Sangha-Mbaéré : Joseph Bindoumi accuse l’État de laxisme

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Trafic d’ossements et de sang dans la Sangha-Mbaéré : Joseph Bindoumi accuse l’État de laxisme

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une interview accordée à la radio Ndékè-luka, Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), ancien ministre et ancien magistrat, a lancé un cri d’alarme sur la recrudescence du trafic d’ossements humains et de sang dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, particulièrement autour de Nola, Bayanga, Bambio et près de la frontière camerounaise.

 

Selon M. Bindoumi, cette pratique criminelle n’est pas nouvelle. Elle remonte à près de dix ans. À l’époque, des criminels originaires de la zone ouvraient les tombes pour récupérer les ossements et les vendre à des acheteurs venant principalement du Nigeria et du Cameroun. Face à ce scandale, l’État centrafricain avait réagi en dépêchant une mission composée de hautes personnalités, dont l’archiviste Pomodimou, l’ancien ministre et député Bampali Laurent, l’ancienne ministre de la Communication Mme Detoyanet, et Joseph Bindoumi lui-même en tant que président de la LCDH.

 

Cette délégation avait sillonné la Sangha-Mbaéré et tenu de grandes réunions à Nola, Bayanga et Bambio pour interdire ces pratiques et sensibiliser les populations. Des procès avaient été organisés, des suspects appréhendés et déférés à Bangui. L’un d’eux avait même passé plusieurs mois à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) avant d’être transféré à la prison de Garagba. Malheureusement, la plupart de ces personnes ont fini par être libérées.

 

Aujourd’hui, la situation est plus grave encore, selon le président de la LCDH. Les trafiquants ne se contentent plus d’exhumer les tombes. Ils simulent des activités de recherche de diamants pour masquer leurs véritables opérations. Ils tuent des personnes en brousse, prélèvent leur sang et récupèrent parfois les ossements pour les revendre. Joseph Bindoumi cite notamment le cas dramatique d’une sœur religieuse catholique enlevée un dimanche matin, exécutée dans la brousse, vidée de son sang, et dont le corps a été retrouvé sans trace de sang sur place. Les mêmes bourreaux faisaient partie des personnes parties à sa recherche.

 

Plus récemment, une nouvelle affaire est en cours : des individus transportant des ossements humains ont été interpellés par les populations au niveau du village Tomori, près de la frontière camerounaise (vers Nianting). Ils ont été remis à la gendarmerie de Nianting, puis déférés devant le parquet de Nola. Malgré cela, M. Bindoumi dénonce un laxisme persistant des autorités politiques, administratives et judiciaires locales.

 

« Il y a un laxisme des autorités de Nola. La justice ne frappe pas comme il faut. Elle n’envoie pas ces gens en session criminelle. C’est pour cela que le phénomène continue », regrette-t-il.

 

Le président de la LCDH explique que ces trafiquants s’enrichissent rapidement grâce à ce commerce macabre. Ils utilisent l’argent pour s’affilier à des partis politiques, offrir des cadeaux aux autorités administratives et « servir la Sangha-Mbaéré ». Selon lui, ces mêmes personnes sont devenues les bailleurs de fonds locaux, ce qui expliquerait en partie l’impunité dont ils bénéficient.

 

Conséquence directe : les populations de la Sangha-Mbaéré ne peuvent plus vaquer librement à leurs occupations. Les habitants ont peur d’aller seuls en brousse. Ils risquent à tout moment d’être suivis, attaqués, tués pour leur sang ou leurs ossements.

 

Par Marcel Bayo

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Centrafrique : Le règne de la terreur des ex-rebelles du mouvement 3R sur l’axe Bouar – Bangarem

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Centrafrique : Le règne de la terreur des ex-rebelles du mouvement 3R sur l’axe Bouar – Bangarem

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le dictateur Touadéra laisse désormais ses nouveaux alliés des 3R piller les civils en toute impunité, transformant l’accord de paix signé le 19 avril 2025 à Ndjamena en un permis de braquer et de martyriser la population.

 

À titre d’exemple, le mercredi dernier, à seulement 20 kilomètres de la ville de Bouar, précisement au village Zegonta, la route a été totalement bloquée par des éléments issus du mouvement 3R.

 

Ces hommes, après l’accord de Ndjamena, devrait être tous intégrés à l’armée nationale  pour ceux qui le souhaitent, et dans la société comme des civils pour les autres. Malheureusement, ils sont encore lourdement armés et circulent librement et commettent des crimes. Plus pire encore, ils agissent souvent sous l’aile de l’Africa Corps pour aller faire des sales boulots des russes. C’est d’ailleurs le cas du village Zegonta , situé à 5 kilomètres de Zotoua-Bangarem. Les témoignages décrivent une opération de dépouillement d’une intensité rare sur les civils sans défense.

 

Chaque passant, chaque habitant a subi une fouille corporelle humiliante. Rien n’échappe à leur vigilance : l’argent caché dans les sous-vêtements est trouvé et confisqué.

 

Ces ex-rebelles entrent dans les maisons, fouillent porte par porte et vident les poches des citoyens avec une arrogance nouvelle. Depuis qu’ils servent de supplétifs aux mercenaires russes, ces individus se sentent intouchables. Ils reproduisent les méthodes de pillage vues dans l’Ouham, agissant comme les bras armés du régime en place. La population de la Mambéré-Kadéï se retrouve livrée à la volonté de ces voyous de la République qui ne se cachent même plus pour commettre leurs crimes. Les victimes voient leurs économies disparaître sous la menace des armes pendant que les auteurs de ces vols déambulent avec fierté, conscients que personne dans la hiérarchie militaire ne viendra les sanctionner pour ces abus quotidiens.

 

Par Martial Passi

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L’ISCA célèbre les 250 ans des États-Unis avec les étudiants de l’Université de Bangui

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L’ISCA célèbre les 250 ans des États-Unis avec les étudiants de l’Université de Bangui

 

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La chargée d’affaires de l’Ambassade des États-Unis en Centrafrique Dr Mélanie Anne Zimmerman entrain de jouer au kossiro, un jeu Centrafrique. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’association Initiative Solidarité Centrafrique, connue sous le sigle ISCA, a lancé ce week-end la première d’une série d’activités organisées en partenariat avec l’ambassade des États-Unis, dans le cadre du projet « Freedom 250 » ou « America 250 », qui marque le 250e anniversaire de l’indépendance américaine.

 

C’est sur le campus de l’Université de Bangui que s’est tenu ce premier événement, centré sur des jeux culturels centrafricano-américains. Les participants ont pu s’initier à des jeux traditionnels centrafricains tels que le Yando, le Kisoro et le Ludo, mais aussi découvrir des jeux américains comme le Huayam et l’American Trivia. L’Université de Bangui a été retenue pour deux raisons concrètes : l’institution abrite depuis fin 2024 un American Corner, espace culturel ouvert aux étudiants et au grand public, offrant un accès à Internet, des formations gratuites en anglais et divers ateliers.

L’ISCA célèbre les 250 ans des États-Unis avec les étudiants de l’Université de Bangui
Photo de famille des étudiants de l’université de Bangui avec les staffs de l’ISCA et la chargée d’affaires de l’Ambassade des États-Unis en Centrafrique. Photo CNC

 

Maryse Dimassé, présidente de l’ISCA, a rappelé que son association existe depuis 2013, née de la volonté de Centrafricains de la diaspora d’aider leur pays sans canal d’action adapté, dans un contexte de crise. Aujourd’hui, l’ISCA concentre ses efforts sur l’éducation et la santé, notamment la sensibilisation des jeunes aux maladies sexuellement transmissibles et aux risques des avortements clandestins, première cause de mortalité des adolescentes en Centrafrique.

 

Le programme « Freedom 250 » ne s’arrête pas à ce premier lancement. Six ateliers thématiques sont prévus, associant experts américains et centrafricains autour de l’entrepreneuriat, de la démocratie et du vivre ensemble. Un festival de courts-métrages invitera les jeunes créateurs centrafricains à exprimer leur vision des relations entre l’Afrique et les États-Unis. Une conférence de haut niveau clôturera l’ensemble du programme.​​​​​​​​​​​​​​​​

Il y’a lieu de noter que la mobilisation autour de cet événement a également attiré des personnalités de haut rang. La chargée d’affaires de l’Ambassade des États-Unis en Centrafrique, le Dr Mélanie Anne Zimmerman, a fait le déplacement et n’a pas hésité à s’impliquer dans l’esprit du moment, en participant elle-même à une partie de Kisoro, témoignant ainsi de l’engagement concret de Washington dans cette démarche de rapprochement culturel.

 

 

Par Brahim Sallé

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Touadéra otage de Moscou : la révélation explosive de son « conseiller » russe

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Touadéra otage de Moscou : la révélation explosive de son « conseiller » russe

 

 

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 24 février 2026, Fari Tahéruka Shabazz a livré une déclaration qui change la lecture de tout ce qui se passe en Centrafrique : Touadéra ne gouverne plus, il signe.

 

Pour comprendre ce que Fari Tahéruka Shabazz explique, il faut d’abord saisir ce qu’est une Krisha. Dans la stratégie russe, une Krisha est un protectorat informel — un territoire que Moscou contrôle sans l’annexer officiellement. À la tête de chaque Krisha, il y a un curator, c’est-à-dire un représentant direct du pouvoir russe, une sorte de procurateur moderne. Fari Tahéruka Shabazz est catégorique : ce curator en Centrafrique, c’est Dimitri Podolski.

 

Ce qui a frappé Fari Tahéruka Shabazz, c’est moins le personnage de Podolski que le poste qu’il occupe. Conseiller à la Sécurité nationale n’est pas une fonction honorifique. Fari Tahéruka Shabazz rappelle que ce rôle a été occupé dans l’histoire par des figures comme Henry Kissinger, Zbigniew Brzezinski ou Condoleezza Rice — des architectes de la politique mondiale. Confier ce poste à un sous-officier mercenaire russe, ce n’est pas une maladresse politique. C’est une capitulation.

 

Fari Tahéruka Shabazz insiste sur un point que beaucoup esquivent : Touadéra n’a pas choisi Podolski librement. Il dit clairement que Touadéra a été contraint de nommer cet homme à ce poste. Non pas parce que le président centrafricain manque totalement de discernement, mais parce que la Krisha ne demande pas — elle impose. Podolski n’est pas là en son nom propre, il représente Moscou, et tout le monde à Bangui le sait sans pouvoir le dire.

 

Ce que Fari Tahéruka Shabazz décortique ensuite, c’est l’étendue réelle du pouvoir que ce poste confère à Podolski. Par cette seule fonction, il tient dans ses mains le dossier militaire, le dossier sécuritaire, le dossier économique, le dossier diplomatique et le dossier géopolitique du pays tout entier. Le gouvernement centrafricain, dans ce schéma, ne remplit plus qu’un rôle de couverture juridique — une façade qui permet à la Krisha d’agir avec une apparence de légitimité étatique.

 

Fari Tahéruka Shabazz va plus loin encore lorsqu’il aborde la guerre contre les Azandé Ani Kpi Gbe. Ce discours belliqueux que le gouvernement de Bangui porte publiquement, Fari Tahéruka Shabazz affirme qu’il ne vient pas de Touadéra. Il vient de Podolski. Il vient de Moscou. Touadéra lui-même n’a aucun intérêt à entretenir un conflit armé dans le Haut-Mbomou — son intérêt personnel a toujours été la stabilité, la jouissance du pouvoir, la tranquillité. La guerre, c’est la commande de la Krisha.

 

Fari Tahéruka Shabazz pose alors une question simple, à laquelle personne ne peut répondre autrement que par le silence : depuis l’arrivée des Wagner en Centrafrique, Touadéra a-t-il une seule fois prononcé une parole contre eux ? A-t-il une seule fois contredit Podolski, critiqué une frappe, protégé un civil contre leur volonté ? La réponse est non. Et pour Fari Tahéruka Shabazz, ce silence permanent n’est pas de la complicité ordinaire — c’est la marque d’un homme captif.

 

Avec cette grille de lecture, Fari Tahéruka Shabazz rebaptise le pays sans détour : ce n’est plus la République centrafricaine, c’est la Krisha centrafricaine. Et pendant que Bangui joue encore le rôle d’une capitale souveraine devant les caméras, c’est depuis Bria ou depuis Moscou que les vraies décisions tombent sur le Haut-Mbomou.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Hommage au Maréchal Idriss Deby Itno : Le vibrant témoignage de Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Président de transition centrafricaine

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Hommage au Maréchal Idriss Deby Itno : Le vibrant témoignage de Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Président de transition centrafricaine  

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Cinq ans après le départ du Maréchal Idriss Deby Itno, le 20 avril 2021, le souvenir de l’ancien dirigeant tchadien demeure gravé dans les mémoires, particulièrement au-delà des frontières de son propre pays. Pour Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Chef de l’État centrafricain, cet anniversaire est l’occasion de partager un récit empreint d’une profonde émotion, revenant sur une période où le destin de deux nations s’est joué dans le secret des palais de Ndjamena.

 

En effet, l’histoire retiendra que les trajectoires de ces deux hommes se sont rejointes alors que la République centrafricaine cherchait son souffle. Ferdinand Alexandre N’Guendet se souvient avec précision de ce moment où il a dû répondre à l’appel du destin ». Il raconte avec une pointe de nostalgie cette session extraordinaire de la CEEAC où tout a basculé.

 

C’est dans l’intimité d’un échange discret que le Maréchal a marqué l’esprit de son homologue. Le Maréchal Idriss Deby Itno m’apostropha et me glissa à l’oreille qu’il souhaitait que je mobilise l’ensemble des conseillers nationaux », confie-t-il. Cette demande, loin d’être un simple détail, visait à rapatrier les parlementaires pour des délibérations qui allaient changer le cours de la transition centrafricaine.

 

Pour l’ancien Président centrafricain, Déby est un homme de décision et de convictions. Au-delà des enjeux politiques, l’article de l’ancien Président du CNT dessine le portrait d’un leader qu’il qualifie d’ éminent panafricaniste ». Il décrit un homme dont la vision dépassait les simples frontières de son pays, animé par le souci constant de voir régner la stabilité dans la sous-région ».

 

Ferdinand Alexandre N’Guendet évoque des souvenirs forts, comme ces entretiens en tête-à-tête portant sur la sécurité et la défense de son pays. Il garde l’image d’un homme de décision, d’un homme d’honneur et d’un officier exemplaire ». À travers ses mots, on perçoit le respect mutuel qui unissait les deux dirigeants dans le tumulte des crises institutionnelles.

 

L’une des parties les plus touchantes de ce témoignage concerne la fin de la transition. Ferdinand Alexandre N’Guendet répond avec force à ses détracteurs, affirmant son identité de démocrate convaincu ». Pour lui, l’essentiel était de prouver qu’en Afrique, l’on pouvait organiser des élections et transmettre les rênes de l’État dans la paix et la dignité ».

 

Ce message de stabilité résonne aujourd’hui comme un vœu pour l’avenir. En adressant ses condoléances à la famille du défunt et au peuple tchadien, il salue également le travail de son frère, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno ». Il l’encourage dans sa mission de réconciliation nationale, convaincu que, malgré les épreuves passées, le meilleur reste à venir ».

 

Ce vibrant hommage nous rappelle que derrière les grandes décisions politiques se cachent souvent des liens humains indéfectibles, forgés dans l’urgence et la volonté de bâtir un continent plus serein.

 

Par Alain Nzilo

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Une crise chasse l’autre : le cycle infernal des problèmes quotidiens à l’église bataillon 2 créés par le Pasteur Issène Faki

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Une crise chasse l’autre : le cycle infernal des problèmes quotidiens à bataillon 2 créés par le Pasteur Issène Faki

 

 

Rédigé le  25 avril 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À l’église UFEB Bataillon 2, les fidèles vivent depuis plusieurs années dans une atmosphère de tensions permanentes. Au lieu d’être un lieu de paix et de communion, l’église connaît des problèmes presque chaque jour. Dès qu’un conflit semble se calmer, un autre surgit immédiatement. Ce cycle sans fin est devenu le quotidien de la congrégation et beaucoup de fidèles l’attribuent directement à la manière dont le pasteur Issène Faki dirige l’église.

 

Le pasteur Issène Faki est arrivé à Bataillon 2 en novembre 2019. Au début, il se montrait doux et parlait beaucoup du Saint-Esprit. Mais très vite, les fidèles ont constaté qu’il ne dirigeait pas par l’Esprit, mais par la chair et par la force. Il crée lui-même les conflits, les entretient, et dès qu’il règle (ou fait semblant de régler) un problème, il en ouvre un autre sur une autre diagonale. Ce schéma se répète constamment depuis des années.

 

Voici comment ce cycle infernal se manifeste concrètement :

 

Un exemple récent explique parfaitement cette habitude. Le pasteur a eu une prise de tête avec un diacre qui est aussi un ancien policier. La situation était devenue très tendue. Finalement, le pasteur est allé demander pardon à ce diacre devant le conseil de l’église. Tout le monde pensait que le problème était terminé. Mais le même jour, au moment même où il demandait pardon, il a créé un nouveau conflit avec une autre diaconesse de l’église. Au lieu de la paix, une nouvelle prise de tête a commencé immédiatement avec cette diaconesse. Le pasteur ne s’entend plus bien avec elle et les tensions continuent.

 

Ce n’est pas d’ailleurs un cas rare depuis l’arrivée du pasteur Issene Faki. Les fidèles racontent que cela arrive tout le temps. Quand le pasteur a un désaccord avec quelqu’un, il ne laisse pas la situation s’apaiser tranquillement. Il passe très vite à une autre personne ou à un autre groupe et lance un nouveau problème. Le résultat est clair : tous les jours, il y a des disputes, des discussions houleuses au conseil, des sanctions, des plaintes ou des exclusions. L’église ne connaît presque jamais de période calme.

 

Beaucoup de fidèles ont remarqué que ce manque de leadership est à l’origine du cycle. Le pasteur refuse souvent d’être recadré ou orienté. Quand un diacre ou un responsable essaie de lui faire des remarques pour le bien de l’église, il s’énerve et rappelle ses 35 ans de pastorale. Au lieu d’accepter la correction, il transforme la remarque en nouveau conflit. Et le cycle repart de plus belle.

 

Ce comportement a fini par créer une atmosphère lourde dans toute l’église. Les gens marchent sur des œufs. Ils ont peur de parler, peur de donner leur avis, peur même d’aller au conseil. Car ils savent que la moindre opposition peut déclencher une nouvelle crise. Et derrière ces crises, comme l’ont constaté de nombreux fidèles, arrivent souvent des malheurs : maladies graves, accidents ou problèmes de santé inexplicables.

 

Aujourd’hui, à l’UFEB Bataillon 2, les fidèles espèrent que ce cycle infernal s’arrête. Ils souhaitent que le pasteur Issène Faki apprenne à diriger avec sagesse et avec l’Esprit, plutôt que de créer sans cesse de nouveaux problèmes. Tant que ce schéma continuera, l’église restera dans une agitation permanente qui fatigue tout le monde et éloigne les âmes qui cherchent simplement la paix de Dieu.

 

Les responsables de l’Union des Églises Baptistes de Centrafrique sont appelés à regarder cette situation de près. Une église ne peut pas grandir et bénir les gens si chaque jour apporte une nouvelle crise créée par son propre pasteur.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Tension sur l’axe Bossangoa-Bossembélé : le retour des coupeurs de route inquiète

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Tension sur l’axe Bossangoa-Bossembélé : le retour des coupeurs de route inquiète

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les usagers de la route nationale reliant l’Ouham à l’Ombella-M’Poko font face à une menace grandissante depuis quelques semaines. Des braquages ciblés viennent de perturber la circulation entre les villes de Bossangoa et de Bossembélé, précisément dans les environs de la localité de Korom-Poko.

 

Cette zone stratégique pour le commerce local a été une fois de plus le lieu d’agressions commises par des hommes armés non identifiés les 21 et 22 avril. Ces individus ont dépouillé les voyageurs en toute impunité, emportant avec eux cinq motocyclettes ainsi que d’importantes économies appartenant aux passagers. Ce regain de criminalité bloque l’économie régionale et force les transporteurs à vivre dans la peur permanente de perdre leur outil de travail.

 

La multiplication de ces actes de banditisme dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko nécessite une vigilance accrue de la part de chaque citoyen. Les conducteurs de taxi-moto, souvent visés, doivent impérativement se renseigner sur la sécurité du tronçon avant d’entamer leur trajet vers Bossembélé. La prudence reste le seul rempart actuel pour éviter de tomber dans les filets de ces malfaiteurs qui opèrent désormais sans crainte sur cet axe vital.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Jean-Pierre Mara: “Les lois doivent partir de nos réalités, pas des modèles venus d’ailleurs”

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Jean-Pierre Mara: “Les lois doivent partir de nos réalités, pas des modèles venus d’ailleurs”

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 7 novembre 2025, Jean-Pierre Marat a insisté sur un décalage profond entre les lois centrafricaines et les réalités du pays. Pour lui, la majorité des textes juridiques sont importés de modèles extérieurs, sans analyse préalable de ce qui structure la vie quotidienne des habitants. Ce choix aurait produit une législation qui fonctionne en théorie mais ignore l’essentiel : le rapport concret des Centrafricains à leur environnement, à leurs pratiques sociales et à leurs besoins locaux.

 

Marat rappelle que les lois adoptées depuis l’indépendance s’inspirent largement d’États disposant d’une longue tradition institutionnelle écrite, fondée sur des contextes économiques, climatiques et culturels différents. En RCA, les activités essentielles comme l’agriculture, l’artisanat, les rites de communauté ou le partage des terres n’entrent presque pas dans les textes fondamentaux. Les lois ne disent rien sur les responsabilités des autorités coutumières, ni sur les règles qui régissent la vie dans les villages.

 

Il estime que cette absence d’adaptation favorise l’inefficacité du système juridique. Les textes législatifs, conçus pour des sociétés urbaines et industrielles, ne répondent pas aux réalités d’une population dont la majorité vit dans des zones rurales à faible accès aux infrastructures. Les décisions administratives s’appliquent difficilement, faute d’avoir été pensées pour des milieux où les règles traditionnelles continuent de jouer un rôle central.

 

Pour Marat, une réforme profonde doit commencer par une démarche simple : écrire des lois à partir du terrain. Cela implique de consulter les communautés, d’intégrer les formes d’organisation locales, d’encadrer les métiers existants, de reconnaître la valeur de l’économie rurale, et de structurer les rapports sociaux selon un cadre légal compréhensible pour tous. Selon lui, une loi qui ne décrit pas les réalités de ceux qu’elle administre n’a pas la capacité de transformer la société.

 

Par Azoumi Rox….

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Le voleur crie à l’IA : Balalou dénonce la “désinformation” sur les réseaux pour enterrer les preuves du hold-up électoral et des bourrages d’urnes

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Le voleur crie à l’IA : Balalou dénonce la “désinformation” sur les réseaux pour enterrer les preuves du hold-up électoral et des bourrages d’urnes

 

 

Rédigé le 25 avril 2025

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le mythomane Maxime Balalou a trouvé un nouvel ennemi pour justifier son coup d’État électoral. L’Intelligence Artificielle et les réseaux sociaux deviennent les boucs émissaires parfaits pour discréditer toute preuve de fraude.

 

« Il a mis en garde contre les discours de haine, la désinformation, les discours belliqueux et aussi il s’est présenté sur l’usage malveillant, n’est-ce pas, de l’IA, ce qu’on appelle l’Intelligence Artificielle, à travers les braconnées, l’information sur les réseaux sociaux », a déclaré le clepto-mythomane avec un sérieux qui frise le ridicule. Cette sortie calculée intervient au moment précis où les témoignages de bourrages d’urnes se multiplient sur les réseaux sociaux et où des vidéos de fraudes circulent massivement.

 

La stratégie du porte-parole apparaît limpide à qui veut bien observer. En agitant le spectre de l’Intelligence Artificielle malveillante et des deepfakes, Balalou prépare le terrain pour discréditer toute preuve visuelle des irrégularités qui ont entaché le scrutin. Chaque vidéo montrant des soldats bourrant des urnes pourra désormais être qualifiée de deepfake fabriqué par l’opposition. Chaque témoignage audio d’agents électoraux avouant avoir truqué les résultats deviendra une manipulation vocale générée par IA.

 

Cette tactique n’a rien de nouveau dans le manuel des régimes autoritaires modernes. Discréditer par avance toute contestation en l’attribuant à de la désinformation technologique permet d’inverser la charge de la preuve. Ce n’est plus au pouvoir de démontrer la régularité du scrutin, mais à l’opposition de prouver l’authenticité de chaque document, de chaque vidéo, de chaque témoignage qu’elle avance.

 

Le mythomane Balalou déploie cette arme rhétorique au moment où son régime vient de réaliser le hold-up électoral le plus grossier de l’histoire récente du pays. Cinquante sièges pour Cœurs Unis, zéro pour les grands partis d’opposition, un président réélu avec 77,90% des voix dans des conditions plus que douteuses. Face à ces chiffres grotesques, il fallait bien trouver une parade pour neutraliser les critiques qui affluent de toutes parts.

 

Les réseaux sociaux centrafricains regorgent effectivement de témoignages accablants depuis le scrutin. Des électeurs filmant des bureaux de vote fermés alors qu’ils devaient être ouverts. Des agents électoraux dénonçant les pressions subies pour modifier les procès-verbaux. Des vidéos montrant des urnes déjà pleines avant même l’ouverture du scrutin. Des photos de bulletins pré-cochés distribués dans certaines circonscriptions.

 

Balalou balaie tout cela d’un revers de main en parlant d’« usage malveillant de l’IA ». Selon lui, ces preuves ne seraient que des fabrications numériques destinées à salir un processus électoral parfait. Le clepto-mythomane ose même qualifier ce hold-up de « processus inclusif, démocratique et transparent reconnu par la communauté internationale ».

 

Cette reconnaissance internationale dont il se prévaut sans cesse mérite qu’on s’y attarde un instant. Balalou cite complaisamment un haut fonctionnaire de l’ONU qui aurait déclaré : « Il n’y a pas d’élections cinq étoiles dans le monde. Ce qui s’est passé en Centrafrique peut être évalué à 4,5 étoiles. Il faut donc saluer le génie centrafricain. » Cette citation, aussi douteuse soit-elle, sert de bouclier contre toute critique du scrutin.

 

Le porte-parole martèle que « les scrutins, tels qu’organisés en Centrafrique, ont été très bien organisés ». Très bien organisés pour permettre à un seul parti de tout rafler, effectivement. Très bien organisés pour exclure l’opposition structurée de toute représentation parlementaire. Très bien organisés pour produire un score de 77,90% digne des pires dictatures africaines.

 

Mais le mythomane ne s’arrête pas à cette défense du hold-up électoral. Il enchaîne sur un appel à l’unité nationale qui sonne comme une injonction au silence. « Ce pays a besoin de la paix, d’unité, de la fraternité, que nous devions tous construire cette unité ensemble », déclare-t-il avec l’air de celui qui vient d’accomplir une œuvre pie. Autrement dit : taisez-vous, acceptez le résultat truqué, et cessez de diffuser ces vidéos embarrassantes sur les réseaux sociaux.

 

Le clepto-mythomane poursuit sa litanie lénifiante. « La place n’est plus au querelle, la place n’est plus à la haine, la place n’est plus aux insultes, ni à la division, la place est à l’amour, la place est à l’union, ensemble, derrière le président de la République. » Toute contestation devient donc querelle, toute critique devient haine, toute diffusion de preuves de fraude devient désinformation générée par IA.

 

Cette rhétorique de pacification forcée cache mal l’objectif réel du régime. Il s’agit d’imposer le silence sur les irrégularités massives qui ont entaché le scrutin en les noyant dans un discours d’unité nationale et en les discréditant par avance comme des deepfakes malveillants. Les Centrafricains qui ont vu de leurs propres yeux les bourrages d’urnes doivent désormais se taire au nom de la paix. Ceux qui ont filmé les fraudes doivent accepter qu’on les accuse de manipuler des vidéos par Intelligence Artificielle.

 

Balalou insiste lourdement sur « la continuité de l’État et son engagement pour stabiliser non seulement les institutions, mais créer les conditions pour que ce pays reste en paix ». La stabilité et la paix deviennent les arguments massue pour justifier n’importe quelle entorse à la démocratie. Contester le hold-up électoral, c’est menacer la paix. Diffuser des preuves de fraude, c’est attenter à la stabilité des institutions.

 

Cette stratégie de criminalisation de la contestation passe donc par deux leviers complémentaires. D’un côté, accuser les réseaux sociaux et l’Intelligence Artificielle de propager de la désinformation pour discréditer toute preuve de fraude. De l’autre, brandir la menace du chaos et de la division pour faire taire ceux qui oseraient remettre en question la légitimité du scrutin.

 

Le mythomane Balalou maîtrise parfaitement cette double rhétorique. Il dénonce les « discours belliqueux » tout en menaçant implicitement ceux qui refusent de se soumettre. Il parle d’amour et d’union tout en excluant la moitié du spectre politique de la représentation nationale. Il met en garde contre l’usage malveillant de l’IA tout en pratiquant lui-même la désinformation la plus éhontée.

 

Car la vraie désinformation ne vient pas des réseaux sociaux ni de quelconques deepfakes fabriqués par l’opposition. Elle sort directement de la bouche du porte-parole gouvernemental qui ose qualifier de démocratique un scrutin où un seul parti rafle cinquante sièges au premier tour. Elle émane d’un régime qui présente un score de 77,90% comme le reflet de la volonté populaire alors que les bureaux de vote étaient verrouillés par les mercenaires russes et les troupes rwandaises.

 

Mais le clepto-mythomane compte précisément sur la puissance de la répétition mensongère et sur la complaisance de certains observateurs internationaux pour imposer sa version des faits. En martelant que le scrutin était parfait et que toute critique relève de la désinformation boostée par Intelligence Artificielle, il espère créer un doute suffisant pour neutraliser les contestations.

 

Cette tactique fonctionne d’autant mieux que les grands médias internationaux accordent peu d’attention à la Centrafrique. Un communiqué de l’ONU validant globalement le processus électoral suffit à Balalou pour balayer toutes les accusations de fraude. La citation d’un fonctionnaire onusien parlant de 4,5 étoiles lui permet de présenter ce coup d’État constitutionnel comme un modèle de démocratie africaine.

 

Le mythomane joue également sur la fatigue démocratique des Centrafricains. Après des années de crise, de violence, de présence militaire étrangère, beaucoup aspirent simplement à la stabilité, même au prix de la démocratie. Balalou exploite ce sentiment en présentant toute contestation comme une menace pour la paix chèrement acquise. Acceptez le résultat truqué ou replongez dans le chaos, tel est le chantage implicite du régime.

 

L’accusation contre l’Intelligence Artificielle et les réseaux sociaux s’inscrit parfaitement dans cette logique. Elle permet de retourner l’arme de la preuve contre ceux qui l’utilisent. Les vidéos de fraudes deviennent des deepfakes. Les témoignages audio deviennent des manipulations vocales. Les photos de bourrages d’urnes deviennent des montages numériques. Le doute systématique instillé par le porte-parole gouvernemental finit par paralyser la contestation.

 

Cette stratégie n’est pas propre à la Centrafrique. On la retrouve dans tous les régimes autoritaires qui ont compris le potentiel des nouvelles technologies pour discréditer leurs opposants. La Russie l’a perfectionnée, le Rwanda l’utilise, et maintenant Balalou l’importe en Centrafrique avec l’aide de ses mentors moscovites. Accuser les autres de faire exactement ce qu’on fait soi-même devient la norme de communication politique.

 

Le clepto-mythomane peut donc continuer à mentir en paix. Chaque preuve de fraude qu’on lui opposera sera balayée comme un deepfake malveillant. Chaque témoignage sera disqualifié comme de la désinformation sur les réseaux sociaux. Chaque contestation sera présentée comme un discours belliqueux menaçant la paix nationale. Le hold-up électoral est ainsi verrouillé par un discours qui inverse systématiquement la réalité​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Course à la Primature : l’enquête du CNC sur le Grand Déballage des Ambitions des candidats

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Course à la Primature : l’enquête du CNC sur le Grand Déballage des Ambitions des candidats

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Alors que le rideau commence à tomber petit à petit sur le gouvernement actuel de Félix Moloua, dans le couloire de la présidence, c’est la panique. Depuis l’investiture de Faustin Archange Touadéra pour son troisième mandat, les ambitions éclatent au grand jour. Entre les anciens alliés et les nouveaux financiers, tout le monde veut sa part du gâteau. La course pour la place de Premier ministre est officiellement lancée, et tous les coups sont permis.

 

En effet, comme vous le savez d’ailleurs,  l’investiture du 30 mars pour ce troisième mandat illégal de Touadéra a donné le coup d’envoi d’une foire politique qui dépasse l’entendement. À Bangui, l’air est lourd. Alors que le gouvernement actuel s’apprête à rendre son tablier, les couteaux s’aiguisent dans l’ombre du palais. Ce n’est plus de la politique, c’est une lutte acharnée pour le contrôle du “bouton” et des finances publiques.

 

Les Gladiateurs de l’Ombre

Le cercle des prétendants est un véritable inventaire des fidèles, des financiers et des stratèges de la première heure. Chacun sort ses griffes, rappelant au chef ses dettes de reconnaissance.

 

Evariste Ngamana : Le premier vice-président de l’Assemblée nationale joue sur plusieurs tableaux. Voilà cinq ans qu’il lorgne le perchoir de l’hémicycle sans succès. Aujourd’hui, il multiplie les assauts : la Primature, la Vice-Présidence ou le perchoir. Pour lui, peu importe le fauteuil, pourvu qu’il soit au sommet.

 

Arnaud-Djoubaye Abazène: Le ministre de la Justice, que certains surnomment déjà le “mafieux des dossiers”, a sorti l’artillerie lourde. Avec 100 millions injectés dans la campagne, il estime avoir acheté son ticket pour l’étage supérieur. Sa famille est même mobilisée pour encenser le chef à coups de statues et de louanges mielleuses. Pour Abazène, le poste de Premier ministre est le seul investissement rentable.

 

Jean-Jacques Démafouth : L’artisan de 2016 sort du bois. Celui qui se vante d’avoir fabriqué le président à coups de manipulations du service de renseignement français, mais également de la manipulation  techniques et de serveurs cachés attend son dû. Il compte sur la mémoire du chef pour transformer ses services passés en décret de nomination.

 

Sani Yalo : L’argentier du régime, le conseiller qui pèse des milliards, ne compte pas rester sur la touche. Après avoir financé la machine électorale, il veut maintenant diriger l’orchestre gouvernemental.

 

Obed Namsio : Le directeur de cabinet, moteur actuel de la présidence, se verrait bien franchir le pas. Mais le chef acceptera-t-il de se séparer de son collaborateur le plus proche pour l’envoyer au front de la Primature ?

 

Rufin Benam Beltoungou : ministre des mines du gouvernement Moloua. Dans cette course, il avance masqué, mais son poids est immense. Le ministre des Mines est l’homme qui pèse lourd, très lourd pour le régime. Véritable artisan des contrats opaques avec la Russie, c’est lui qui pilote les dossiers miniers permettant de renflouer les caisses noires de l’État. Son rôle est crucial : il doit assurer le financement d’Africa Corps, dont le coût s’élève à 10 milliards par mois versés à Moscou. Rouage essentiel du système et homme de confiance pour les dossiers financiers sensibles, sa discrétion cache une ambition réelle pour la Primature.

 

Sylvie Baïpo-Témon :** Son nom n’est pas encore sur toutes les lèvres, mais elle pourrait être la surprise du chef : une femme à la tête du gouvernement. La ministre des Affaires étrangères vit un combat permanent, évoluant sur une ligne de crête entre l’Occident, la Russie et la Chine. Elle est entre deux feux, tentant sans cesse de maintenir un équilibre diplomatique impossible alors que la pression monte de tous les côtés. Cette bataille quotidienne au cœur des tensions internationales fait d’elle une candidate sérieuse, capable de jouer les médiatrices au sommet de l’État.

 

 

Une Bataille pour le “Gâteau”

 

Ce qui frappe dans cette mêlée, c’est l’absence totale de pudeur. On ne parle pas de programme ou de bien-être social, on parle de retour sur investissement. Les sommes investies pour maintenir le régime en place doivent être récupérées, et le poste de Premier ministre est vu comme la régie financière idéale pour se servir.

 

La liste est longue, bien plus longue que ces quelques noms. Dans les couloirs du pouvoir, les alliances se font et se défont en quelques heures. On se bat corps et âme, on achète les faveurs, on rappelle les secrets partagés.

 

La question reste entière : qui, parmi ces figures de l’ombre, parviendra à amadouer le maître de l’heure ? Le choix final montrera qui tient réellement les rênes du pays derrière l’apparence du pouvoir. L’avenir nous dira si ce sera le plus offrant, le plus malin ou le plus ancien complice.

 

Par Alain Nzilo

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Esclavage dans le travail, en plus pas de contrats, pas de couverture sociale : les entreprises chinoises respectent-elles les lois du travail en République centrafricaine ?

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Esclavage dans le travail, en plus pas de contrats, pas de couverture sociale : les entreprises chinoises respectent-elles les lois du travail en République centrafricaine ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les normes qui encadrent les relations professionnelles varient d’un pays à l’autre, mais certains principes demeurent universels. Partout où une entreprise s’installe, elle doit théoriquement se conformer aux règles du territoire d’accueil. Mais pour les entreprise chinoises installées en Centrafrique, c’est tout le contraire.

 

Le droit du travail centrafricain prévoit différentes formes d’engagement professionnel : le contrat journalier pour les missions ponctuelles, le contrat à durée déterminée pour les projets limités dans le temps, et le contrat à durée indéterminée pour les emplois permanents. Chacun de ces documents doit normalement formaliser la relation entre l’employeur et son salarié, en précisant les droits et obligations de chaque partie.

 

La couverture sociale constitue un élément central de cette relation contractuelle. L’employeur verse une cotisation patronale, tandis qu’une part salariale est prélevée sur la rémunération du travailleur. Ce mécanisme vise à protéger les deux parties en cas d’accident, de maladie ou d’autres aléas professionnels. Sans cette protection, le salarié se retrouve seul face aux dangers inhérents à son activité.

 

Pourtant, dans les entreprises chinoises installées sur le territoire centrafricain, une tout autre réalité s’observe au quotidien. Les travailleurs recrutés ne reçoivent aucun contrat écrit. Cette absence documentaire concerne aussi bien les chantiers routiers, les restaurants  que les sites miniers, où des centaines d’employés exercent leurs fonctions sans la moindre trace officielle de leur contrat d’engagement.

 

Sur les travaux routier, les ouvriers manipulent des engins lourds et travaillent dans des conditions parfois difficiles, mais aucun papier ne vient attester leur statut d’employé. La situation devient encore plus préoccupante dans le secteur minier, où des hommes descendent dans des galeries souterraines, conduisent des machines dangereuses et s’exposent quotidiennement à des risques physiques importants.

 

Certains de ces travailleurs accumulent cinq, six, parfois sept années de service continu sans jamais avoir signé le moindre contrat d’embauche. Cette durée dépasse largement celle d’un simple emploi temporaire et correspondrait normalement à un contrat à durée indéterminée dans le système juridique centrafricain. Pourtant, leur situation administrative reste identique au premier jour : aucune formalisation, aucune reconnaissance officielle. Ceci dit, c’est le travail au noir. Comment cela peut-il se produire publiquement dans un pays normal ?

 

L’absence de cotisations sociales accompagne cette situation déjà problématique. Les employeurs chinois ne versent aucune contribution à la couverture sociale, la CNSS, privant ainsi leurs salariés de toute protection en cas d’accident du travail. Dans un environnement minier où les dangers sont quotidiens, où la mort peut survenir à chaque descente dans les puits, cette lacune expose les travailleurs à une vulnérabilité extrême.

 

La question devient alors inévitable : quel cadre légal régit réellement ces relations de travail ? S’agit-il du droit centrafricain que ces entreprises devraient appliquer en tant qu’entités opérant sur ce territoire ? Utilisent-elles leur propre système venu de Chine ? Ou bien fonctionnent-elles dans un vide juridique que personne ne semble vouloir combler ?

 

Les autorités centrafricaines disposent pourtant d’institutions capables de vérifier ces pratiques. L’inspection du travail  et d’autres organismes de contrôle pourraient descendre sur ces chantiers et demander à chaque employé de présenter son contrat. L’ambassade de Chine elle-même pourrait enquêter auprès des entreprises de son pays pour s’assurer du respect des normes nationales, au lieu de s’attaquer pathétiquement et simplement à CNC.

 

Les faits restent pourtant là, vérifiables par quiconque souhaite se rendre sur ces sites d’exploitation. Des centaines de Centrafricains travaillent chaque jour dans ces conditions, sans protection juridique ni sociale, accumulant les années de service sans jamais obtenir la reconnaissance formelle de leur statut d’employé. Une simple visite sur le terrain suffirait à constater l’ampleur du phénomène et à mesurer l’écart entre ce que prévoit la loi et ce qui se pratique réellement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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