Madame Ousna Sabé réagit avec force au licenciement abusif de madame Samantha Olivia Imanga par les Libanais de Mercure Logistique : “Garder le silence face à l’injustice, c’est devenir complice de sa propre maltraitance”

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Madame Ousna Sabé réagit avec force au licenciement abusif de madame Samantha Olivia Imanga  par les Libanais de Mercure Logistique : “Garder le silence face à l’injustice, c’est devenir complice de sa propre maltraitance”

 

 

 

Rédigé le 20 avril 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le vendredi 17 avril dernier, Madame Ousna Sabé, depuis son profil Facebook,  réagit avec force au licenciement abusif de madame Samantha Olivia Imanga  par les Libanais de Mercure Logistique : “Garder le silence face à l’injustice, c’est devenir complice de sa propre maltraitance”

 

Dans une déclaration courageuse et sans filtre, Ousna Sabé appelle tous les Centrafricains à briser le silence face aux injustices, particulièrement celles subies sur les lieux de travail.

 

Voici l’essentiel de sa réaction :

 

« Bonjour la population, j’espère que vous allez bien. Sur Centrafricain, garder le silence face à l’injustice n’est pas une solution. Ça ne l’a jamais été et ça ne le sera jamais. Au contraire, en vous taisant, vous devenez complices de votre propre maltraitance.

 

Si vous pensez qu’en vous taisant vous serez épargnés, que l’on ne vous remarquera pas et qu’on ne vous fera pas subir la même chose, c’est faux. Quand vous subissez de l’injustice dans votre lieu de travail, dans votre famille, dans vos lieux de prière, dans les associations… partout où vous évoluez, apprenez à libérer la parole et à dénoncer.

 

La peur ne va pas changer votre situation. Ce qui peut changer votre situation, c’est quand vous ouvrez la bouche, quand vous prenez la parole et que vous dénoncez les maltraitances et les injustices que vous subissez.

 

Aujourd’hui on est dans un pays où, quand tu dénonces, on te taxe tout de suite d’opposant politique. On dit que c’est parce que tu n’aimes pas le régime en place, parce que tu n’aimes pas le Président de la République, parce que tu es ennemi de la paix. Mais écoutez-moi très bien : dans ce pays, il n’y a aucune loi qui interdit à qui que ce soit d’être de l’opposition politique. Il n’y a aucune loi qui interdit aux Centrafricains d’être opposants politiques. Il n’y a aucune loi qui oblige qui que ce soit à aimer un régime ou à aimer le Président de la République.

 

Le Président de la République, on lui doit respect en tant que Président de tous les Centrafricains, même ceux de l’opposition. Mais l’aimer ? Rien ne nous y oblige. Alors qu’on ne vous fasse pas peur, qu’on ne vous intimide pas en vous taxant de ces choses que vous n’êtes pas.

 

Vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous ne partagez pas la vision du Président. Vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous ne partagez pas la vision de ceux qui le soutiennent. Arrêtez avec cette peur.

 

Apprenons à dénoncer. Apprenons à créer le scandale, à demander de l’aide. Allez sur la page Tube Centre, regardez la vidéo de cette jeune dame et vous comprendrez de quoi je parle. Ce qu’elle dénonce est grave, extrêmement grave. Mais je peux vous assurer qu’il y a encore des cas beaucoup plus graves que le sien.

 

Les gens qui travaillent chez les Libanais sont maltraités tout le temps. Pour la plupart, j’en sais quelque chose. Pendant presque 15 ans, dans la société où je travaillais, nous étions logés dans un immeuble avec des Libanais en haut, nous en bas… Nous savons comment ces gens traitent leurs employés : licenciements abusifs à répétition, maltraitance morale, psychologique et même physique.

 

Beaucoup de gens m’ont demandé de parler de ces choses, mais je leur ai toujours dit : je ne suis personne pour aller imposer quoi que ce soit aux Libanais. La seule chose que je peux faire, c’est d’en parler. Mais pour en parler, il faut que vous-mêmes, les victimes, vous dénonciez afin que nous puissions vous appuyer.

 

Parfois, quand certaines personnes prennent le courage de parler, il y en a toujours d’autres à côté pour les décourager : “Si tu parles, tu ne vas plus avoir de travail dans ce pays.” Mais comment ça ? Pourquoi ? Et ce sont souvent les mêmes qui disent vouloir le changement, vouloir une nation plus juste… Vous qui avez trop peur, gardez votre peur pour vous. Laissez ceux qui ont le courage de parler le faire. Une chose est claire : le monde n’est pas détruit seulement par ceux qui font le mal, mais aussi et surtout par ceux qui les regardent faire sans réagir.

 

Je suis fière de cette jeune dame qui a osé prendre la parole. Ma sœur, beaucoup de courage ! Si tu veux, on peut en parler en privé.

 

Aux autres, je vous demande : n’ayez plus peur. La peur ne vous protège pas. Au contraire, vous subissez tout ce mal dans le noir. Il faut en parler pour que tout le monde le sache. Il faut en parler pour espérer que les choses changent.

 

Nous voulons vraiment d’une République qui respecte tout le monde et chacun de ses enfants. Trop, c’est trop !

 

Et à vous qui travaillez dans les instances censées régler ces situations (femmes juristes, inspection du travail, etc.), les Centrafricains se plaignent trop de vous. Aidez ceux qui n’ont pas de relations, ceux qui n’ont personne. S’il vous plaît, aidez-les. » Madame Ousna conclut en appelant clairement à la fin du silence et à la protection effective des travailleurs centrafricains face aux abus.

 

Par Alain Nzilo

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