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Budget rectificatif 2025 : des priorités claires ou un bricolage financier ?

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Budget rectificatif 2025 : des priorités claires ou un bricolage financier ?

 

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Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Conseil des ministres du 17 avril 2025 prépare un budget rectificatif 2025, mais ses priorités restent floues face à des contraintes financières pressantes.

 

Le 17 avril 2025, le Conseil des ministres a examiné les travaux préparatoires du projet de loi de finances rectificative pour 2025, destiné à ajuster le budget national afin de répondre à de nouveaux besoins prioritaires. Présenté par le ministre chargé des Finances et du Budget, ce projet ambitionne d’aligner les recettes et les dépenses sur un cadre macroéconomique actualisé. Pourtant, l’absence de détails sur les secteurs ciblés et les montants envisagés soulève des questions sur la clarté de cet exercice budgétaire.

 

Le processus repose sur plusieurs étapes : identification de mesures d’économie par entité, priorisation des programmes avec leurs budgets estimatifs, réaménagement des lignes budgétaires, et projection des recettes, notamment des droits administratifs, en fonction des performances du premier trimestre 2025. Ces ajustements sont dictés par des contraintes financières, amplifiées par les engagements pris dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit avec le Fonds monétaire international (FMI). Mais sans précisions sur l’ampleur des économies ou les secteurs prioritaires, peut-on s’attendre à un plan cohérent ou à un simple réajustement improvisé ?

 

Le calendrier imposé ajoute à l’incertitude. Une esquisse du tableau d’équilibre doit être finalisée par la Direction générale du budget dès le 18 avril 2025, suivie d’une validation en Conseil des ministres entre le 6 et le 8 mai, avant transmission à l’Assemblée nationale. Ce rythme accéléré, motivé par la nécessité de répondre rapidement aux besoins et aux attentes des partenaires internationaux, laisse peu de marge pour des discussions approfondies. La viabilité de projections réalistes dans un délai si court reste une interrogation majeure.

 

Le contexte économique, marqué par des ressources limitées et des défis structurels, complique davantage l’exercice. Le Conseil a reconnu la nécessité d’optimiser les dépenses tout en mobilisant des recettes supplémentaires, mais les moyens concrets pour y parvenir n’ont pas été explicités. Cette opacité, combinée à la pression exercée par le FMI, alimente les doutes sur la capacité du projet à établir des priorités claires sans sacrifier des secteurs essentiels.

 

Notons que le budget rectificatif 2025, discuté le 17 avril 2025, vise à répondre aux priorités nationales, mais son manque de clarté et ses contraintes financières interrogent sa portée….

 

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Le Parti Social Démocrate, Fédération France dénonce les dysfonctionnements électoraux en Centrafrique

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Le Parti Social Démocrate, Fédération France dénonce les dysfonctionnements électoraux en Centrafrique

 

Le Parti Social Démocrate, Fédération France dénonce les dysfonctionnements électoraux en Centrafrique
Jean-Pierre Mara, ancien député de la nation.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le Parti Social Démocrate Fédération France, dirigé par Jean-Pierre Mara, dénonce, dans un communiqué du 12 mai 2025, les irrégularités électorales en République Centrafricaine.

 

Le Parti Social Démocrate (PSD) Fédération France, sous la signature de Jean-Pierre Mara, ancien député, a publié un communiqué de presse daté du 12 mai 2025, critiquant sévèrement les dysfonctionnements dans le processus électoral en République Centrafricaine. Selon le communiqué du PSD Fédération France, le parti, ancré dans ses principes de correction des inégalités par une politique sociale, s’inscrit résolument dans l’opposition politique. Il affirme poursuivre son rôle d’animation de la vie politique centrafricaine, malgré ce qu’il décrit comme une « caporalisation des institutions » découlant de la constitution du 30 mars 2016.

 

Dans ce communiqué signé par Jean-Pierre Mara, le Parti Social Démocrate Fédération France dévoile le « grand désordre » qui caractérise le fonctionnement de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), responsable de l’organisation des scrutins en Centrafrique. Le document précise que l’ANE, bénéficiant de l’appui technique de l’Union Européenne, n’a pas respecté les dispositions de l’article 18 du code électoral, qui impose la finalisation de l’enrôlement des électeurs un an avant la date du scrutin. Le PSD Fédération France souligne que, malgré le financement et l’assistance technique en informatique fournis, l’ANE a produit une liste électorale provisoire marquée par une « imperfection sans pareille », affichée dans les villes et villages du pays.

 

Le communiqué du Parti Social Démocrate Fédération France, signé par Jean-Pierre Mara, détaille les anomalies constatées dans ces listes électorales. Parmi les exemples cités, le parti relève la présence de noms fictifs tels que « NGR SAD », « SAS SS », « SAS GOU », « WHHG PETIT JESUS », ainsi que des prénoms abrégés en deux lettres comme « TY » ou « VA ». Plus surprenant encore, le document mentionne l’inscription du footballeur argentin Lionel Messi, accompagnée de sa photo, et des images fictives téléchargées sur Internet. Selon le PSD Fédération France, ces irrégularités reflètent un « manque de sérieux et de perfection dans la maîtrise de l’outil informatique », censé garantir une réduction des risques de fraudes électorales.

 

Le Parti Social Démocrate  Fédération France, dans son communiqué du 12 mai 2025, soutient que ces anomalies ne peuvent être considérées comme un simple acte de sabotage ou une erreur technique. Le parti affirme que la prédominance d’électeurs fictifs sur la liste électorale provisoire, corroborée par une modification expresse du code électoral, confirme ses craintes d’un scrutin à venir qui ne sera « ni juste, ni libre, ni transparent ». Le communiqué, signé par Jean-Pierre Mara, va jusqu’à qualifier cette situation de « mort programmée de la démocratie » en République Centrafricaine.

 

Enfin, le Parti Social Démocrate Fédération France, par la voix de Jean-Pierre Mara, attribue la responsabilité de ces dysfonctionnements à l’équipe en charge de l’assistance technique. Le communiqué appelle les partis politiques à saisir l’Union Européenne pour exiger une « remise à plat du dispositif technique et informatique de l’ANE ». Le PSD Fédération France précise qu’un exemplaire des pages contestées de la liste électorale est annexé au communiqué….

 

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En Centrafrique, obtenir un acte de naissance reste un défi hors de portée

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En Centrafrique, obtenir un acte de naissance reste un défi hors de portée

 

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Vue de la mairie de Dékoa, un bâtiment administratif récemment rénové par la Minusca, dans la préfecture de la Kemo, en République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, obtenir un acte de naissance reste un défi pour une grande partie de la population, en particulier dans les zones rurales. Ce document, pourtant indispensable pour établir l’identité d’un citoyen et garantir ses droits, est souvent hors de portée. Cette situation, inacceptable dans un pays qui aspire au développement, compromet l’avenir des enfants et, par extension, celui de la nation.

 

Comme tout le monde le sait, l’état civil est un pilier de la citoyenneté. Sans acte de naissance, un enfant grandit sans reconnaissance officielle, ce qui limite son accès à l’éducation, à la santé ou encore à la justice. À l’âge adulte, beaucoup se retrouvent contraints de s’en remettre à des démarches judiciaires longues et coûteuses pour obtenir des jugements supplétifs, simple palliatif à un problème structurel. Comment un pays peut-il tolérer une telle défaillance, alors que ses enfants représentent son avenir ?

 

Le récent  lancement d’opérations d’enregistrement à l’état civil à Boali, accompagné de la réhabilitation de la mairie de Boali, est une initiative louable. Ces actions, portées par le ministère de l’Administration du territoire, traduisent une volonté de renforcer les infrastructures administratives et de mieux servir les citoyens. Pourtant, elles soulignent aussi l’ampleur du retard accumulé. Pourquoi faut-il attendre 2025 pour inaugurer des réformes qui auraient dû être mises en place depuis des années? Pourquoi les mairies, censées être au cœur de la vie administrative, manquent-elles si souvent de moyens pour fonctionner ?

 

Le contraste est frappant entre les ressources limitées allouées à l’état civil et les sommes considérables dépensées ailleurs pour la sécurité du régime. Chaque année, des milliards de francs CFA sont investis dans des projets ou des partenariats, notamment avec des entités comme le groupe Wagner. Pendant ce temps, le coût d’un registre d’état civil – environ 100 000 francs CFA par commune – reste un obstacle pour de nombreuses localités. Avec un budget national bien géré, équiper chaque mairie d’un registre performant serait une priorité évidente. Un million de francs CFA, voire moins, pourrait suffire à doter une commune des outils nécessaires pour enregistrer ses naissances. Comparé aux montants dépensés dans d’autres secteurs, cet investissement est dérisoire.

 

Les enfants d’aujourd’hui sont les dirigeants de demain. Négliger leur droit à une identité, c’est compromettre la capacité du pays à se construire un avenir stable et prospère. Les autorités doivent aller au-delà des annonces et des inaugurations. Il faut un plan national ambitieux, doté de moyens concrets, pour garantir que chaque naissance soit enregistrée, que chaque mairie dispose des ressources nécessaires, et que les archives soient protégées. Cela passe par une meilleure gestion des priorités budgétaires et une volonté politique sans faille.

 

La Centrafrique a besoin d’une administration au service de ses citoyens, où l’accès à l’état civil ne soit plus un privilège, mais un droit effectif pour tous. Les enfants du pays, qui porteront son avenir, ne peuvent pas attendre davantage….

 

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Centrafrique : Le Mouvement ITA se réorganise en vue des élections de 2025

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Centrafrique : Le Mouvement ITA se réorganise en vue des Élections de 2025

 

Centrafrique : Le Mouvement ITA se réorganise en vue des élections de 2025
Dominique Yandocka

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’approche des Élections municipales, législatives et présidentielles prévues pour fin 2025 en République centrafricaine, le Mouvement Initiative pour une Transformation par l’Action (ITA) a procédé à une restructuration majeure de son Bureau Exécutif Provisoire. Cette décision, officialisée par la Décision du 6 mai 2025, vise à renforcer l’organisation du parti pour aborder ces échéances électorales.

 

Dans cette optique, une nouvelle équipe dirigeante a été confirmée Lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire tenue le 11 mars 2025 à Bangui.

Les membres du Mouvement ITA ont élu et confirmé les responsables de leur Bureau Exécutif Provisoire. À la tête du parti, Dominique Éphrem Yandocka conserve son poste de président, consolidant ainsi son leadership. Il est secondé par une équipe diversifiée, avec des postes clés attribués comme suit :

 

1er Vice-président, chargé de l’organisation et de la coordination des stratégies : Huguet Francis Mongombe.

2e Vice-président, responsable des organes régionaux et internationaux : Blaise Maïtovo.

3e Vice-président, en charge des affaires juridiques et des contentieux : Urbain Dimanche Ouatta.

Secrétaire Général : Dr Ravel Smith Nzalmbo.

Secrétaire National aux finances, économie et budget : Hornella Bissengue-Asse.

Secrétaire National à la mobilisation et sensibilisation : José Martial Kenam Aradona.

Secrétaire National à la promotion du genre, jeunesse et minorités : Sosthène Ngama.

Secrétaire National à l’éducation civique et citoyenneté : Gérad Boukanganga Gonoguele.

Secrétaire National à la prospective et suivi-évaluation : Prince Chindas.

Secrétaire National à la logistique et patrimoine : Eustache Junior Mokola.

 

Un parti ancré dans la légalité

 

Cette réorganisation s’appuie sur des bases juridiques solides, notamment l’Ordonnance n°05.007 du 20 juin 2020 relative aux partis politiques et au statut de l’opposition, ainsi que la Décision n°005/MATDDL/DIRCAB/DGAT/DAPCA/SAP du 19 décembre 2017, qui avait acté la renaissance du Mouvement ITA. Les statuts et le règlement intérieur, validés lors de l’Assemblée Générale constitutive du 15 août 2017, encadrent également cette nouvelle structuration.

 

Objectif : peser dans le paysage politique.

 

Le Mouvement ITA, dont le siège est situé à Bangui se positionne comme un acteur clé dans un contexte politique marqué par une recomposition des forces en présence. Avec une équipe dirigeante renouvelée et des responsabilités clairement définies, le parti ambitionne de mobiliser largement, en s’appuyant sur des thématiques comme la jeunesse, le genre, l’éducation civique et la citoyenneté. La nomination de cadres spécialisés dans la prospective et le suivi-évaluation traduit également une volonté de structurer ses actions de manière stratégique.

 

Une décision effective immédiatement

 

Selon l’article 2 de la décision, cette nouvelle organisation prend effet dès sa signature, le 6 mai 2025. Elle sera publiée et diffusée largement, notamment auprès du Ministère de l’Administration du Territoire et des médias, pour garantir sa transparence.

 

Vers une campagne électorale intense

 

Alors que la République centrafricaine se prépare à un calendrier électoral dense, le Mouvement ITA, sous la houlette de Dominique Ephrem Yandocka, affiche sa détermination à jouer un rôle majeur. Cette restructuration marque une étape décisive dans la consolidation de ses bases, en prévision des batailles politiques à venir….

 

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  2. Accédez à la section « Dépôt ».
  3. Choisissez un mode de paiement préféré parmi les options disponibles.
  4. Saisissez le montant qu’ils souhaitent déposer et confirmez la transaction.
  5. Confirmez la transaction lorsque vous y êtes invité et attendez que les fonds soient crédités sur le solde de votre compte.

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Touadéra et Poutine : une alliance en perte de vitesse ?

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Touadéra et Poutine : une alliance en perte de vitesse ?

 

Touadéra et Poutine : une alliance en perte de vitesse ?
Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 9 mai 2025, Touadéra brille par son absence à Moscou. Que cache ce désaveu russe pour la Centrafrique, pionnière de l’influence de Poutine en Afrique ?

 

Le vendredi dernier, Moscou a accueilli une trentaine de chefs d’État et de gouvernement pour célébrer le 80e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie, un événement marqué par une imposante parade militaire sur la Place Rouge. Parmi les dirigeants africains présents, on comptait Ibrahim Traoré du Burkina Faso, Denis Sassou-Nguesso du Congo, Abdel Fattah al-Sissi de l’Égypte, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée équatoriale, Taye Atske Selassie de l’Éthiopie, Umaro Sissoco Embaló de la Guinée-Bissau et Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe. Ces leaders ont été chaleureusement reçus par le président russe Vladimir Poutine, qui a organisé un dîner officiel la veille pour honorer ses invités. Pourtant, un nom manquait à l’appel : Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, président de la République centrafricaine, un allié de longue date de la Russie en Afrique. Cette non-invitation pose des questions sur l’avenir des relations entre Bangui et Moscou, dans un contexte où la Centrafrique a joué un rôle clé dans l’expansion de l’influence russe sur le continent.

 

Un partenariat historique avec la Russie

 

La Centrafrique est souvent vue comme le point de départ de la stratégie russe en Afrique subsaharienne. Depuis 2018, sous l’impulsion de Touadéra, le pays a accueilli un grand nombre de mercenaires du groupe Wagner, aujourd’hui intégré aux structures officielles russes après la mort de son fondateur, Evgueni Prigojine. Ce soutien sécuritaire a permis au régime de Touadéra de contrer les offensives rebelles, notamment lors de la crise électorale de 2020-2021. En échange, Moscou a obtenu un accès privilégié aux ressources minières du pays, comme l’or et les diamants, renforçant une relation stratégique. La Centrafrique a servi de base pour étendre l’influence russe vers d’autres nations, comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger, où des juntes militaires ont sollicité l’appui de Moscou face à soi-disant l’instabilité régionale.

 

Touadéra s’est souvent présenté comme un fervent défenseur de cette alliance, qualifiant Poutine de « frère » dans ses discours et multipliant les gestes de solidarité, y compris des messages de condoléances après des attentats en Russie. Sa visite officielle à Moscou en janvier 2025, où il a discuté avec Poutine de la nouvelle colonisation russe déguisée en coopération militaire, minière et politique, semblait confirmer la solidité de ce partenariat. Pourtant, quatre mois plus tard, son absence aux célébrations du 9 mai intrigue et alimente les spéculations.

 

Une absence aux allures de désaveu

 

L’absence de Touadéra à Moscou contraste avec la présence de dirigeants de pays africains moins engagés historiquement avec la Russie, comme l’Éthiopie ou la Guinée-Bissau. Cette situation est d’autant plus frappante que la Centrafrique, pionnière dans l’accueil des forces russes, aurait pu être mise en avant comme un exemple du succès de la politique africaine de Moscou. Plusieurs hypothèses émergent pour expliquer cette non-invitation.

 

D’abord, il est possible que la Russie considère la Centrafrique comme un territoire déjà acquis, ne nécessitant plus de gestes diplomatiques majeurs. Contrairement à des pays comme le Congo ou l’Éthiopie, où Moscou cherche encore à renforcer ses liens, Bangui est perçue comme un partenaire stable, voire dépendant. Cette logique pourrait également s’appliquer au Mali, dont le président de transition, Assimi Goïta, n’a pas non plus été signalé parmi les invités. Pour la Russie, ces nations seraient déjà sous son influence, rendant leur présence à Moscou moins stratégique face à des partenaires encore à convaincre.

 

Ensuite, des tensions discrètes pourraient exister entre Touadéra et le Kremlin. Malgré son alignement avec Moscou, Touadéra a multiplié les initiatives pour diversifier ses alliances. En 2024, il a relancé les relations avec la France, obtenant une aide budgétaire de 10 millions d’euros et signant un accord avec la société militaire privée américaine Bancroft, vue comme une tentative de réduire l’influence de Wagner. Ces démarches, encouragées par son allié rwandais Paul Kagame, ont irrité les paramilitaires russes, qui restent omniprésents dans le pays. Moscou pourrait avoir interprété ces ouvertures vers l’Occident comme un manque de fidélité, décidant d’exclure Touadéra d’un événement hautement symbolique.

 

Enfin, des considérations pratiques ne sont pas à exclure. À l’approche des Élections présidentielles de décembre 2025, Touadéra pourrait avoir choisi de rester à Bangui pour consolider son pouvoir face à une opposition grandissante, qui appelle à un boycott électoral. Une consigne russe de ne pas quitter le pays, comme évoqué, pourrait également refléter une volonté de maintenir la stabilité dans un État clé pour les intérêts de Moscou. Toutefois, l’absence d’une délégation centrafricaine, même symbolique, rend cette explication moins convaincante.

 

Un signal inquiétant pour la Centrafrique

 

Quel que soit le motif, l’absence de Touadéra à Moscou envoie un message troublant. Pour un président qui a fait de la Russie son principal appui stratégique, cette exclusion publique pourrait affaiblir sa stature, tant sur la scène internationale que domestique. En Centrafrique, où l’opposition dénonce régulièrement la « soumission » de Touadéra à Moscou, cette non-invitation risque d’alimenter les critiques sur sa gestion des relations extérieures. Martin Ziguélé, leader du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, a déjà appelé à un dialogue national pour « assainir le climat institutionnel » avant les Élections, une demande que Touadéra a jusqu’ici ignorée.

 

Sur le plan régional, l’absence de la Centrafrique aux côtés d’autres nations africaines pro-russes pourrait marginaliser Bangui dans les dynamiques diplomatiques du continent. Alors que des pays comme le Burkina Faso ou la Guinée équatoriale sont courtisés par Poutine, la Centrafrique risque de perdre son statut de partenaire privilégié, reléguée au rang de simple « base » pour les opérations russes en Afrique. Cette perception est d’autant plus préoccupante que la Russie, confrontée à des revers en Syrie et à des défis économiques, pourrait recentrer ses efforts sur des alliés plus dynamiques ou stratégiques.

 

Une relation à sens unique ?

 

L’attitude de Touadéra envers Poutine, caractérisée par une déférence publique, contraste avec le pragmatisme froid du Kremlin. Là où Touadéra multiplie les déclarations chaleureuses, Poutine maintient une distance calculée, traitant la Centrafrique comme un levier géopolitique plutôt qu’un partenaire d’égal à égal. Cette asymétrie, soulignée par l’absence de réciprocité dans les gestes diplomatiques, reflète une réalité plus large : pour Moscou, la Centrafrique est avant tout un outil dans sa stratégie africaine, interchangeable une fois ses objectifs atteints.

 

Cette dynamique pousse à s’interroger sur l’avenir de Touadéra et de son pays. En misant massivement sur la Russie, le président centrafricain s’est aliéné une partie de ses partenaires occidentaux, tout en s’exposant aux caprices d’un allié russe dont les priorités évoluent. À l’approche d’une élection, cette marginalisation pourrait compliquer sa campagne, alors que les défis sécuritaires, économiques et politiques restent immenses dans l’un des États les plus fragiles du continent.

 

Rappelons que l’absence de Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro à Moscou le 9 mai 2025 n’est pas un simple oubli diplomatique. Elle dévoile les limites d’une alliance déséquilibrée, où la loyauté de Bangui ne garantit pas la reconnaissance de Moscou. Pour Touadéra, ce camouflet pourrait marquer un tournant, l’obligeant à repenser sa stratégie géopolitique dans un monde où les alliances, même les plus solides en apparence, restent soumises aux intérêts changeants des grandes puissances….

 

Par Alain Nzilo….

 

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Accident tragique à Bangui : trois morts et une vague d’indignation contre des mercenaires russes

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Accident tragique à Bangui : trois morts et une vague d’indignation contre des Mercenaires russes

 

Le courageux Centrafricain qui dénonce l’assassinat de trois de ses compatriotes, tués par des mercenaires russes de la société Wagner à Bangui, alors qu’ils circulaient à moto.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un jeune Centrafricain très en colère filme sa détresse à Bangui après un accident fatal impliquant des mercenaires russes, partagé sur WhatsApp, provoquant une vive émotion sur les réseaux sociaux.

 

Le dimanche 11 mai 2025, en fin d’après-midi, une vidéo bouleversante partagée sur WhatsApp par un jeune Centrafricain a enflammé les réseaux sociaux. Rentré du travail à moto, cet homme s’est retrouvé face à une scène tragique : trois corps sans vie gisant sur la chaussée, près d’une moto détruite. Bouleversé, il a interrogé les témoins présents sur les lieux. D’après eux, l’accident, survenu probablement ce même dimanche soir, a été causé par un véhicule conduit par des mercenaires russes. La moto transportait trois personnes – vraisemblablement un conducteur et deux passagers, une pratique courante dans la capitale – qui ont toutes péri dans la collision. Après l’accident, les mercenaires russes ont quitté la scène sans s’arrêter, abandonnant les victimes étalées au sol comme des gibiers.

 

Dévasté, le jeune homme a pris son téléphone pour enregistrer un témoignage poignant, où il exprime sa douleur et sa colère. Selon les récits des témoins qu’il rapporte, les mercenaires ont agi avec une indifférence totale, poursuivant leur route comme si de rien n’était. « Nous ne sommes rien », a-t-il déclaré, sa voix chargée de colère. Il a dénoncé l’injustice subie par les Centrafricains face à des actes qui restent impunis, sans intervention des autorités centrafricaines ou internationales.

 

La vidéo s’est répandue à une vitesse fulgurante, touchant des milliers de personnes et déclenchant une vague d’indignation. Pour beaucoup, cet accident n’est pas une exception, mais s’inscrit dans un schéma plus large de violences attribuées aux mercenaires russes à Bangui et dans les provinces centrafricaines. Le jeune homme a mentionné d’autres récits entendus, où ces individus commettraient meurtres, agressions ou vols sans jamais répondre de leurs actes. Il s’est interrogé sur l’inaction des responsables politiques et des diplomates, qui semblent fermer les yeux sur la présence et les agissements de ces groupes, laissant la population démunie face à de tels drames.

 

Dans son témoignage, le jeune homme a imaginé l’identité des victimes : peut-être des parents, des enfants, ou des proches attendus par leurs familles, ignorant encore la tragédie. La moto, un moyen de transport vital pour de nombreux habitants de Bangui, portait des vies fauchées en un instant, plongeant des foyers dans un deuil. L’absence de réponse officielle ou d’accompagnement pour les familles des défunts a amplifié la frustration collective. Le témoin a décrit un pays où, face à une telle indifférence, le sentiment d’exister semble s’effacer.

 

La diffusion de cette vidéo, capturée dans un moment de douleur sincère, a transformé le chagrin d’un individu en un appel collectif à la justice. Les Centrafricains, à travers les réseaux sociaux, expriment leur ras-le-bol et exigent des comptes sur la présence de ces mercenaires et leur impunité. L’histoire, toujours partagée, continue d’alimenter les discussions sur le sort des victimes et le silence des autorités….

 

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Après la prise de Mboki par les miliciens azandés, un renfort des forces de l’ordre en provenance de Bangui tourne au fiasco

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Mboki : un renfort des forces de l’ordre déployés depuis  Bangui tourne au fiasco

Après la prise de Mboki par les miliciens azandés, un renfort des forces de l’ordre en provenance de Bangui tourne au fiasco
Image d’illustration de la population en fuite .

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Après une violente attaque de la ville de Mboki la semaine dernière par les miliciens azandés, un renfort dépêché depuis Bangui tourne au fiasco, soulignant l’impuissance tactique des forces de l’ordre.

 

En effet, depuis près d’une semaine, la ville de Mboki, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, est menacée par les miliciens azandés. Ces derniers ont attaqué la ville sans rencontrer de résistance significative des forces de l’ordre, en raison du faible nombre de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et de Casques bleus présents sur place. Cette situation expose les difficultés du gouvernement à maintenir la sécurité dans cette région reculée du pays.

 

L’attaque et la prise partielle de Mboki résulte d’une stratégie bien pensée des miliciens azandés. Entre le 30 avril et le 3 mai, ils ont lancé des attaques à Zémio, une ville voisine, attirant les renforts des FACA et des mercenaires russes du groupe Wagner. Ce déploiement massif à Zémio a vidé Mboki de ses défenses, permettant aux miliciens d’attaquer la ville sans difficulté.

 

Pour tenter de renforcer les positions des forces de l’ordre dans la ville, , le gouvernement a organisé une opération de renfort depuis Bangui. Environ 200 soldats, gendarmes, policiers et mercenaires russes ont été transportés par des hélicoptères affrétés par le groupe Wagner. Mais cette tentative tourne au fiasco. L’aérodrome de Mboki, sous contrôle des miliciens, était inutilisable, car tout atterrissage exposait les troupes à des tirs. Une autre option, déposer les renforts à Obo pour rejoindre Mboki par la route, a également été abandonnée, faute de véhicules des troupes disponibles à Obo. Les hélicoptères ont donc dû retourner à Bangui avec l’ensemble des troupes….

 

Cet échec révèle des failles logistiques et tactiques majeures. Les miliciens azandés, estimés à plusieurs centaines près de Mboki, ont su exploiter les mouvements de leurs adversaires. Leur stratégie consiste à fixer les forces gouvernementales dans une zone, comme Zémio, pour frapper ailleurs, comme à Mboki. Les routes entre Zémio et Mboki, bloquées par les miliciens, empêchent tout déplacement terrestre des FACA et des mercenaires russes, rendant le renfort de Mboki particulièrement complexe la semaine dernière….

 

Au-delà de Mboki, les ambitions des miliciens azandés semblent s’étendre. Des informations indiquent qu’ils ciblent désormais Bangassou, et peut-être à terme Rafaï, Djemah, voire Bambari. Cette progression graduelle menace de déstabiliser tout le sud-est du pays. Les FACA et leurs alliés russes, déjà en sous-effectif, peinent à contenir cette avancée, d’autant que leur dépendance aux hélicoptères limite leur mobilité face à des routes impraticables ou contrôlées par l’ennemi….

 

Cet épisode met en évidence les limites de la politique sécuritaire du gouvernement, qui repose largement sur le groupe Wagner. Malgré leur présence, les mercenaires russes n’ont pas su anticiper ni contrer les tactiques des miliciens. Cette dépendance à des forces extérieures, combinée à un manque de coordination et de moyens logistiques, affaiblit la capacité de l’État à répondre aux menaces. La population de Mboki, privée de services de base, subit les conséquences de cet échec, tandis que la menace d’une escalade régionale grandit….

 

Ceci dit, la perte partielle de Mboki et l’échec du renfort depuis Bangui traduisent un revers majeur pour le gouvernement centrafricain. Incapable de reprendre la ville face à des miliciens azandés mieux organisés, il voit sa stratégie sécuritaire, centrée sur Wagner, s’effriter. Si cette dynamique se poursuit, avec des attaques potentielles sur Bangassou ou au-delà, la stabilité du sud-est pourrait être encore plus compromise, accentuant la pression sur un État déjà fragilisé….

 

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Bangui : Un voleur astucieusement déguisé en femme arrêté par la police

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Bangui : Un voleur astucieusement déguisé en femme arrêté par la police

 

Centrafrique.org/le-voleur/” data-wpel-link=”internal”>Bangui : Un voleur astucieusement déguisé en femme arrêté par la police
Le voleur astucieux arrêté par les éléments de la police de l’OCRB de Damala à Bangui.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le huitième arrondissement, un homme déguisé en femme séduisante volait ses victimes, jusqu’à son arrestation spectaculaire par la police de Dambousco.

 

Ce qui s’est passé à Damala, près de Don Bosco, semble tout droit sorti d’une comédie à l’ivoirienne. Un homme, dont le nom n’a pas encore été dévoilé, s’est fait passer pour une femme pour tromper des habitants et s’introduire chez eux afin de voler. Avec un déguisement travaillé, il a réussi à berner plusieurs personnes avant que la police ne mette fin à ses agissements. Cette affaire, aussi amusante qu’étonnante, rappelle à tous de rester prudent face aux apparences dans les rues de Bangui.

 

Un déguisement méticuleux et audacieux

 

Le suspect ne laissait rien au hasard pour parfaire son apparence féminine. Équipé d’une perruque soigneusement choisie, d’un maquillage complet – rouge à lèvres vif et faux cils –, il portait un soutien-gorge rembourré pour simuler une poitrine et des coussinets pour amplifier ses hanches. Avec un sac à main et une démarche étudiée, il se fondait parfaitement dans le décor des rues de Damala. Sa tactique ? Charmer ses cibles, souvent des hommes, pour gagner leur confiance et être invité chez eux. Une fois à l’intérieur, il profitait d’un moment d’inattention pour dérober argent, bijoux ou objets précieux, puis disparaissait sans laisser de trace.

 

Ce plan rusé lui a permis d’opérer pendant un temps dans les environs de Damala, Béguois et Passé, non loin de Don Bosco. Mais son audace a fini par le rattraper.

 

Une arrestation mémorable

 

Lors de son interpellation par l’unité du l’OCRB de Damala, le voleur était encore vêtu de son déguisement. Conduit au commissariat, il a été filmé par des agents et des passants curieux, provoquant des éclats de rire parmi les spectateurs. Sous les ordres du commissaire, il a dû retirer, pièce par pièce, les éléments de son costume : perruque, maquillage, soutien-gorge rembourré et coussinets qui donnaient l’illusion de courbes généreuses. « Enlevez tout ! » a lancé le chef de la police, déclenchant une vague de rire face à cette scène digne d’un film comique.

 

Mais derrière les rires, cette affaire pose une question sérieuse : comment un tel subterfuge a-t-il pu fonctionner aussi longtemps ? Les habitants de Damala, amusés mais secoués, réalisent maintenant que l’apparence peut cacher des intentions malveillantes.

 

Un rappel à la vigilance

 

Cette histoire, aussi divertissante soit-elle, sert d’avertissement aux résidents de Damala et des quartiers voisins. Une rencontre charmante dans la rue ou une invitation trop rapide peut dissimuler une arnaque. La police de Dambousco appelle les habitants à vérifier l’identité des personnes qu’ils accueillent chez eux et à signaler tout comportement suspect aux autorités.

 

Le voleur, désormais démasqué, attend son jugement. Son déguisement, qui a transformé le commissariat en scène de comédie, restera dans les mémoires de Damala comme un rappel : près de Don Bosco, une « belle femme » peut parfois cacher un voleur rusé….

 

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Birao : nouveau kidnapping d’un réfugié soudanais par des mercenaires russes

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Birao : nouveau kidnapping d’un réfugié soudanais par des Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/refugies-en-Centrafrique-la-solidarite-face-aux-defis-de-lexil/des_refugies_soudanais_a_birao/” rel=”attachment wp-att-77116″ data-wpel-link=”internal”>Birao : nouveau kidnapping d’un réfugié soudanais par des mercenaires russes
Des réfugiés soudanais à Birao

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un réfugié soudanais a été enlevé vendredi par des mercenaires russes dans le camp des refugiés de Birao, semant la peur parmi les déplacés pourtant sous protection du HCR.

 

En effet, ce vendredi 9 mai 2025, vers 17h40, un nouveau choc a frappé le camp de réfugiés soudanais de Birao, dans le nord-est de la République centrafricaine. Deux véhicules transportant des mercenaires russes, identifiés formellement comme appartenant au groupe Wagner, sont entrés dans le camp sous la supervision du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). À leur arrivée, ils ont kidnappé un homme, un réfugié soudanais, en lui mettant une cagoule avant de repartir vers une destination inconnue. Cet acte criminel, survenu devant un large public, intensifie l’angoisse dans ce camp, où un enlèvement similaire s’est produit une semaine plus tôt.

 

Effectivement, la semaine dernière, un autre réfugié soudanais avait été enlevé dans des circonstances analogues. À ce jour, aucune information n’a filtré sur son sort. Des rumeurs circulent selon lesquelles il aurait été exécuté dans une zone reculée, mais rien ne permet de confirmer ces allégations. Ce nouvel enlèvement, le deuxième en quelques jours, renforce la panique parmi les réfugiés, qui vivent dans la crainte constante d’être les prochaines cibles.

 

Les réfugiés de Birao, majoritairement des Soudanais ayant fui la guerre civile dans leur pays, sont censés bénéficier de la protection internationale sous l’égide du HCR. Pourtant, les incursions répétées des mercenaires russes dans ce camp remettent en question l’efficacité de cette protection. À chaque visite, le scénario est similaire : des hommes armés arrivent, ciblent un individu, l’embarquent de force et disparaissent. Les motifs de ces kidnappings restent flous. Certains témoignages évoquent des accusations selon lesquelles les réfugiés seraient liés à des groupes armés. Cependant, ces allégations sont largement contestées par les habitants du camp, qui rappellent que les réfugiés, démunis et sans armes, n’ont aucun lien avec des activités militaires. “Nous sommes ici pour survivre, pas pour combattre. Pourquoi nous ciblent-ils ?” s’interroge, un réfugié soudanais sous couvert d’anonymat, par.

 

Les mercenaires russes, opérant dans le pays sous le drapeau du groupe Wagner, sont connus pour leurs activités controversées en République centrafricaine, notamment dans la sécurisation de mines et le soutien au gouvernement contre les groupes rebelles. Mais leurs actions partout dans le pays, notamment dans le camp des réfugiés soudanais de Birao pousse à s’interroger. Les réfugiés, eux, dénoncent des opérations arbitraires. “Ils disent que quelqu’un nous a dénoncés, mais c’est faux. Ils prennent des gens au hasard,” confie une femme du camp, dont le frère a disparu il y a plusieurs mois dans des circonstances similaires.

 

Ce nouveau kidnapping souligne l’urgence d’une intervention internationale pour garantir la sécurité des réfugiés à Birao. Sans mesures concrètes, le camp risque de devenir un lieu de terreur pour des populations déjà vulnérables. La communauté internationale, en collaboration avec l’ambassade du Soudan, doit agir pour mettre fin à ces violations et assurer la protection des réfugiés, comme le prévoit le droit international….

 

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Touadera, voilà un autre problème : les orphelins du SIDA luttent pour l’égalité et la dignité dans leur propre pays

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Touadera, voilà un autre problème : les orphelins du SIDA luttent pour l’égalité et la dignité dans leur propre pays

Centrafrique.org/la-fondation-synthia-bouvier-gazon-en-partenariat-avec-la-mislog-france-offre-des-kits-scolaires-aux-eleves-orphelins/photo-des-enfants-ayant-recus-leurs-kits-scolaires/” rel=”attachment wp-att-50830″ data-wpel-link=”internal”>les orphelins du SIDA luttent pour l’égalité et la dignité dans leur propre pays
Photo des enfants orphelins ayant reçus leurs kits scolaires à La fondation Synthia BOUVIER GAZON

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, en République centrafricaine, des enfants grandissent avec un poids qu’aucun d’eux n’a choisi : celui d’être orphelins à cause du VIH/SIDA. Ces jeunes, souvent privés de leurs parents, doivent aussi affronter un autre fardeau : le regard des autres. Dans les quartiers, les écoles ou même au sein de leurs propres familles, ils sont parfois pointés du doigt, mis à l’écart, comme si leur histoire faisait d’eux des personnes différentes. Mais pourquoi cette distinction ? Pourquoi juger un enfant pour une maladie qu’il n’a pas choisie, ou pour la perte qu’il a subie ?

 

Le problème est profond, et il commence par un constat simple : on ne sait pas toujours combien d’enfants sont dans cette situation. Compter les personnes vivant avec le VIH/SIDA est déjà un défi dans un pays où l’accès aux soins et au dépistage reste limité. Identifier leurs enfants orphelins l’est encore plus. Les chiffres manquent, mais les histoires, elles, sont bien réelles. Ces enfants existent, ils vont à l’école, jouent, rêvent, comme tous les autres. Pourtant, certains les regardent autrement, comme s’ils portaient une faute qui n’est pas la leur.

 

Cette manière de penser est non seulement injuste, mais elle fait mal. Elle pousse ces enfants à se cacher, à avoir honte, à se sentir moins humains. C’est une petite pensée, comme vous dites, mais elle cause de grands dégâts. Elle divise, elle exclut, et elle empêche ces jeunes de vivre pleinement leur vie. Alors, comment changer les choses ? Comment faire comprendre que ces enfants sont avant tout des êtres humains, avec les mêmes droits, les mêmes espoirs, les mêmes besoins que tout le monde ?

 

Pourtant, des gens avec de bons cœurs se battent pour ça. À Bangui, des associations comme EBATA GIGI travaillent sans relâche pour soutenir ces enfants. Elles leur offrent un espace où ils peuvent parler, apprendre, et se sentir acceptés. Elles organisent des campagnes pour expliquer que le VIH/SIDA n’est pas une malédiction, mais une maladie qu’on peut gérer avec des traitements. Elles rappellent que personne ne devrait être jugé pour la santé de ses parents ou la sienne. Florina Sualapui, qui dirige EBATA GIGI, le dit avec force : « Ces enfants ont autant de valeur que les autres. Ils ont des rêves, des talents, et ils méritent qu’on leur donne une chance ».

 

Mais le chemin est encore long. Pour que les choses changent vraiment, il faut que tout le monde s’y mette. Les écoles doivent accueillir ces enfants sans hésiter. Les familles doivent les entourer d’amour, pas de méfiance. Les autorités doivent investir dans des programmes de dépistage, de soins et d’éducation pour que personne ne soit laissé de côté. Et nous tous, dans nos quartiers, nos églises, nos mosquées, nos marchés, devons apprendre à voir ces enfants pour ce qu’ils sont : des jeunes qui veulent grandir, rire, et construire leur avenir.

 

La Journée mondiale des orphelins du SIDA, célébrée chaque année, est un moment pour se souvenir de cette lutte. En 2025, sous le thème « Suivant le chemin des droits, notre santé, nos droits », elle nous rappelle que chaque enfant mérite respect et protection. À Bangui, comme ailleurs, il est temps de mettre fin aux jugements et d’ouvrir nos cœurs. Ces enfants ne demandent qu’une chose : qu’on les traite comme des êtres humains. Et ça, c’est à notre portée à tous….

 

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Centrafrique : sur le terrain avec les Ambassadeurs de la Justice, la voix des communautés face à la Cour pénale internationale

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sur le terrain avec les Ambassadeurs de la Justice, la voix des communautés face à la Cour pénale internationale

 

Centrafrique.org/ambassadeur-justice-brahim/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : sur le terrain avec les Ambassadeurs de la Justice, la voix des communautés face à la Cour pénale internationale
L’Ambassadeur de la Justice, Abdrahim Yambala, lors d’une activité de sensibilisation menée avec l’équipe de la sensibilisation et de l’information publique de la CPI, dans un quartier de Bangui, en République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ils ne portent ni toge ni insigne officiel, pourtant, leur présence est devenue familière dans les différentes villes ainsi que dans les arrondissements de la capitale de la République centrafricaine. Ce sont les Ambassadeurs de la Justice, des Centrafricaines et Centrafricains venus de tous horizons, formés par le Bureau-Pays de la Cour pénale internationale (CPI) pour accompagner les activités de sensibilisation sur le terrain. Depuis 2019, ils vont là où peu vont, au plus près des communautés, pour parler du travail de la Cour pénale internationale.

 

Un matin à Mbaïki, une salle pleine à craquer

 

Dans la salle de formation du centre pédagogique préfectoral de la Lobaye à Mbaïki, la chaleur est étouffante, mais l’attention est totale.

 

Une centaine de personnes, jeunes et vieux confondus, écoutent avec sérieux l’équipe de la sensibilisation et de l’information publique, assistée d’un Ambassadeur, qui explique le fonctionnement de la CPI, les étapes d’un procès et le rôle des victimes. Pas de jargon technique ici : tout est dit en sango, parfois en dialecte local, avec des exemples très limpides.

 

« Les gens nous posent des questions franches. Ils veulent comprendre pourquoi certains accusés sont arrêtés, pourquoi d’autres non, et comment la justice va réparer ce qu’ils ont vécu », confie Jacques Meleyapa, Ambassadeur de la deuxième promotion.

 

Des mots simples pour briser le mur du silence

 

Les Ambassadeurs de la Justice ne font pas que parler. Ils écoutent. Ils notent. Ils transmettent. À Carnot, un groupe de jeunes interrompt la présentation pour évoquer la méfiance envers les institutions. À Boali, une femme ose, pour la première fois, raconter ce qu’elle a vécu en 2014. Chaque mission devient un moment d’humanité, d’échange, mais aussi de reconnaissance mutuelle.

 

À Bangui, de quartier en quartier

 

Dans la capitale, les Ambassadeurs arpentent les quartiers de PK5, Combattant, Boy-Rabe. Accompagnant l’équipe de la CPI, ils organisent des discussions dans les écoles, animent des sessions dans les maisons de jeunes, participent à des émissions radio communautaires. « Nous adaptons notre langage à chaque public. L’essentiel, c’est que le message passe. Même dans les lieux où la justice est synonyme de peur », explique Aïcha Bouba, Ambassadrice de la première promotion.

 

Une sélection neutre, un appui international constant

 

Depuis le lancement du programme, quatre promotions ont été formées. Tous les Ambassadeurs ont été sélectionnés de manière neutre, transparente et inclusive par le Bureau-Pays de la CPI, dans un souci constant de représenter toutes les voix, toutes générations confondues. Ce travail est soutenu sans relâche par l’Ambassade du Royaume-Uni à Kinshasa, partenaire essentiel du programme depuis le début. Grâce à cet appui, les Ambassadeurs ont pu se rendre au siège de la CPI à La Haye, s’entretenir avec la présidente de la Cour, le procureur, le greffier, les avocats, les représentants légaux des victimes, et revenir avec une vision élargie de la justice internationale.

 

Une parole incarnée

 

Pour Auguste-Simon Bati-Kalamet, journaliste et Ambassadeur de la Justice de la troisième promotion, ce rôle dépasse la sensibilisation : « Nous sommes les témoins, les passeurs. À travers mes articles, je continue de porter la voix des sans-voix. La justice n’a de sens que si elle est expliquée, comprise, et ressentie comme juste. »

 

Plus qu’un programme, un mouvement citoyen

 

Les Ambassadeurs de la Justice ne sont ni fonctionnaires, ni militants. Ils sont les maillons manquants entre la CPI et ceux qu’elle est censée protéger. Par leur engagement, leur proximité, et leur sincérité, ils contribuent chaque jour à construire un pont solide entre la justice internationale et le peuple centrafricain….

 

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Médard Polisse-Bébé exhorte le RDC à ne pas soutenir un éventuel troisième mandat de Touadéra

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Médard Polisse-Bébé exhorte le RDC à ne pas soutenir un éventuel troisième mandat de Touadéra

 

Centrafrique.org/linquietante-tendance-apocalyptique-de-la-demographie-centrafricaine/medard-polisse-bebe-2/” rel=”attachment wp-att-73958″ data-wpel-link=”internal”>Médard Polisse-Bébé exhorte le RDC à ne pas soutenir un éventuel troisième mandat de Touadéra
Médard Polisse-Bébé : « Monsieur le Président, rompez avec Wagner et respectez la Constitution ! »

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 9 mai 2025, depuis Paris, Médard Polisse-Bébé, cadre du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et candidat à la présidence du parti, a publié un communiqué dans lequel il appelle son parti à ne pas soutenir une éventuelle candidature du président Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat.

 

Dans ce texte, Polisse-Bébé explique qu’il n’y a, selon lui, aucune raison politique, morale ou historique de cautionner une telle démarche. Il s’exprime en son nom, tout en pressant le RDC de prendre position contre ce troisième mandat et en invitant les Centrafricains à défendre l’alternance.

 

Polisse-Bébé insiste sur l’importance de l’alternance démocratique, qu’il juge indispensable pour garantir la paix, renforcer les institutions et redonner confiance au peuple. « Soutenir un troisième mandat, c’est aller contre la Constitution choisie par les Centrafricains », écrit-il. Pour lui, le RDC doit refuser un prolongement du pouvoir motivé par des intérêts politiques plutôt que par des résultats concrets.

 

Dans son communiqué, Polisse-Bébé dresse un bilan critique des deux mandats de Touadéra. S’il reconnaît que des efforts ont été faits, il estime qu’ils n’ont pas permis de surmonter les défis majeurs du pays. L’insécurité persiste, la gouvernance est souvent critiquée et les institutions restent faibles. Polisse-Bébé appelle donc son parti à ne pas soutenir un troisième mandat et à œuvrer pour un changement.

 

Polisse-Bébé rappelle l’identité du RDC, un parti qu’il décrit comme indépendant, fidèle à ses valeurs de justice et de démocratie. « Le RDC n’a jamais été un parti qui suit le pouvoir en place », affirme-t-il. En tant que cadre, il exhorte le RDC à proposer une alternative sérieuse, avec un projet clair pour l’avenir de la Centrafrique. Il rejette les logiques de pouvoir personnel, qu’il considère comme un frein au développement du pays et de l’Afrique.

 

Par cet appel, Polisse-Bébé s’adresse aux militants et cadres du RDC, mais aussi à tous les Centrafricains. Il demande à son parti de prendre position contre un troisième mandat et invite la population à se mobiliser pour une alternance démocratique. « Tournons une page et écrivons une nouvelle histoire pour notre pays », conclut-il, porteur d’un message d’espoir et de renouveau….

 

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Centrafrique : MSF intensifie ses soins gratuits en 2024 face à des besoins médicaux accrus

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Centrafrique : MSF intensifie ses soins gratuits en 2024 face à des besoins médicaux accrus

 

Une employée du MSF (Médecin sans frontière ) portant une blouse blanche et des lunettes se trouve dans l’environnement médical du MSF. Elle est concentrée sur une tâche, peut-être en train de prendre des notes ou de vérifier des informations. Derrière elle, il y a un panneau d'instructions médicales sur le mur carrelé, avec des illustrations et du texte en français. À côté d'elle, on voit un équipement médical avec des boutons et des lumières, ainsi qu'une balance électronique. Le mot "RAPPORT" est partiellement visible en bas de l'image.
Photo MSFScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En 2024, Médecins Sans Frontières (MSF) a renforcé son action en République Centrafricaine, offrant davantage de consultations, hospitalisations et vaccinations gratuites.

 

Médecins Sans Frontières (MSF) a dévoilé son bilan 2024 en République Centrafricaine (RCA), démontrant une nette augmentation des soins médicaux gratuits fournis à la population. Selon le communiqué de presse et le rapport annuel de l’organisation, dont la rédaction du CNC possède une copie, 607 942 consultations, 55 585 hospitalisations et 242 556 vaccinations ont été réalisées, traduisant des besoins sanitaires immenses et un engagement constant auprès du ministère de la Santé et de la Population (MSP). Voici un tour d’horizon clair et détaillé des actions menées.

 

Une action médicale amplifiée pour répondre aux besoins

 

En 2024, MSF a enregistré 607 942 consultations ambulatoires, soit 7,4 % de plus qu’en 2023, grâce à un accès accru aux soins et à un travail communautaire renforcé. Les hospitalisations ont bondi de 20 %, atteignant 55 585 patients, tandis que les vaccinations ont progressé de 31,25 %, avec 242 556 doses administrées. « Ces chiffres reflètent l’ampleur des besoins médico-humanitaires et l’engagement de MSF pour la population centrafricaine », déclare Khaled Fekih, représentant de MSF en RCA.

 

Le paludisme, bien que moins fréquent avec 314 551 cas traités (-9 %), reste la principale raison de consultation, surtout chez les jeunes enfants. MSF a intensifié la prévention, distribuant des moustiquaires et intégrant le vaccin R21. « Cette baisse suggère que les efforts de prévention portent leurs fruits », précise le rapport, tout en notant que la maladie demeure une menace persistante.

Pendant que le gouvernement finance à plusieurs milliards le groupe Wagner, le HCR dote le tribunal de Ndélé de simples registres d'actes de naissance pour renforcer l'état civil
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Priorité à la santé des mères et des enfants

 

La RCA affiche des taux de mortalité maternelle et infantile parmi les plus élevés au monde. MSF a accompagné 15 404 accouchements, dont 44 % concernaient des prématurés pris en charge en néonatologie, notamment au Centre Hospitalier Universitaire Communautaire (CHUC) de Bangui. À Bangui, 96 837 femmes ont accédé à des services de planification familiale, soutenus par des accoucheuses traditionnelles formées. « Un suivi rigoureux pendant la grossesse et l’accouchement sauve des vies », indique le rapport.

 

VIH/SIDA et tuberculose : des avancées notables

 

Avec une prévalence du VIH à 3,4 % en 2022, la RCA fait face à un défi sanitaire majeur. MSF a suivi 13 599 patients sous traitement antirétroviral (ARV), un bond de 32,43 % par rapport à 2023. Un soutien psychosocial aide à maintenir l’adhésion aux traitements, tandis que des approches communautaires rapprochent les soins des patients. La tuberculose, souvent associée au VIH, a concerné 1 335 cas à Bangui, avec une prise en charge renforcée.

 

Soutien aux victimes de violences sexuelles et santé mentale

 

Les violences sexuelles, fléau persistant, ont touché 5 139 personnes prises en charge par MSF en 2024, principalement via le projet Tongolo à Bangui. Bien que ce nombre soit en baisse par rapport à 2023, liée à une relative amélioration de la sécurité, « l’accès rapide aux soins et la lutte contre l’impunité restent essentiels », souligne le rapport. En santé mentale, 17 420 personnes ont bénéficié d’un accompagnement pour surmonter les traumatismes des conflits et déplacements.

 

Chirurgie et lutte contre les infections résistantes

 

MSF a effectué 11 154 interventions chirurgicales, contre 9 550 en 2023, surtout à l’hôpital SICA de Bangui, dédié à la traumatologie. Les accidents de la route ont supplanté les blessures de guerre, signe d’un contexte en évolution. Face à la résistance aux antibiotiques, MSF a déployé un laboratoire de bactériologie à SICA, où 54 % des infections traitées en 2024 impliquaient des bactéries multirésistantes, un défi sanitaire croissant.

 

Vaccination et malnutrition : protéger les plus vulnérables

 

Les campagnes de vaccination ont immunisé 242 556 enfants contre la rougeole, la poliomyélite ou le paludisme. À Batangafo, une stratégie multi-antigènes a élargi la couverture. Pour la malnutrition, 3 687 cas sévères ont été traités, soit 28,87 % de plus qu’en 2023, grâce à un suivi communautaire et hospitalier rigoureux.

 

Infrastructures et partenariat avec le MSP

 

MSF a investi 1,9 milliard de FCFA dans des infrastructures, comme des systèmes solaires à Bangassou et Carnot ou la rénovation du bloc opératoire de Bégoua. La collaboration avec le MSP s’est renforcée, avec 954 agents de santé primés et une intégration accrue du personnel local. « Ce partenariat améliore les compétences et la coordination », note le rapport.

 

Un avenir sous pression

 

MSF alerte sur les réductions de financements humanitaires annoncées par certains donateurs. « Les besoins dépassent largement les ressources », prévient Khaled Fekih. En 2025, MSF prévoit de renforcer la formation, les infrastructures et les capacités locales, tout en restant prête à intervenir en urgence via son équipe Eureca.

 

Un engagement humanitaire sans faille

 

Présente en RCA depuis 1997, MSF emploie 2 400 personnes, dont 2 174 Centrafricains, et a engagé plus de 47 milliards de FCFA en 2024. Financée à 98 % par des dons privés, l’organisation agit en toute indépendance. Ce bilan 2024 montre son rôle vital dans un pays où les soins restent un défi, tout en appelant à un soutien accru pour répondre aux besoins urgents….

 

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Journée des Victimes du 11 mai : Le Collectif des Victimes de Noureddine Adam s’exprime

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Journée des Victimes du 11 mai : Le Collectif des Victimes de Noureddine Adam s’exprime

 

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Monsieur Antoine Tombet, Président du collectif des Victimes de Noureddine Adam

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’occasion de la Journée des Victimes du 11 mai, le Collectif des Victimes de Noureddine Adam réclame justice et mémoire pour les tragédies de 2013.

 

Dans un communiqué de presse publié le 10 mai 2025, le Collectif des Victimes de Noureddine Adam, présidé par Antoine Tombet, met en lumière l’importance de la Journée nationale des Victimes en République centrafricaine. « La Journée du 11 mai postule pour un devoir de mémoire pour nous les victimes survivantes et les victimes décédées sous les armes de la Seleka », indique le communiqué. Cette journée solennelle vise à honorer les victimes des exactions commises par la Coalition Seleka en 2013, tout en plaidant pour que de tels événements ne se reproduisent jamais.

 

Le Collectif insiste sur l’obligation morale de préserver le souvenir des souffrances endurées. « Nous avons l’obligation morale de nous souvenir des évènements tragiques de 2013 et de ses victimes afin que de tels événements ne se reproduisent plus », souligne le communiqué. Il appelle l’État centrafricain à maintenir cette mémoire vive et à garantir que justice soit rendue, condition essentielle pour permettre aux victimes et à leurs descendants de se réconcilier avec l’histoire nationale.

 

Antoine Tombet, président du Collectif et survivant des prisons de la Cedad à Bangui, se présente comme un « Passeur de Mémoire » et un « Acteur de Transmission ». Il met l’accent sur la nécessité d’éduquer les jeunes générations sur les crimes de masse commis par la Seleka. « Il est impérieux d’éduquer les élèves centrafricains à ne jamais oublier les crimes de masse perpétrés par la Coalition Seleka en République centrafricaine », affirme le communiqué. Pour illustrer l’importance du témoignage, le Collectif cite l’écrivain italien Primo Levi, survivant des camps de concentration nazis, qui écrivait dans Si c’est un homme : « N’oubliez pas que cela fut ».

 

Le Collectif des Victimes de Noureddine Adam réitère sa demande de construction d’un mémorial dédié aux victimes des exactions organisées par Noureddine Adam, ancien numéro 2 de la Seleka. Le communiqué souligne l’attente d’une qualification pénale des crimes commis par ce dernier dans les geôles de la Cedad, derrière l’agence Air France à Bangui, par la Cour pénale internationale (CPI). « Tout ce qui est arrivé en 2013, c’est à cause de la haine », déclare Antoine Tombet, ajoutant que les témoignages des survivants garantissent que les générations futures ne pourront jamais prétendre ignorer ces atrocités.

 

Le devoir de mémoire porté par le Collectif revêt un double enjeu : rendre hommage aux victimes tuées par la Seleka pour que leur martyre ne soit pas oublié, et alerter l’humanité sur sa capacité à commettre de tels actes. « Le martyre que nous a fait vivre Noureddine Adam et la Seleka, est de nature à faire réfléchir sur l’humanité », précise le communiqué. Les valeurs de respect, de tolérance et d’humanité, fragiles face à la violence, sont portées par les survivants, dépositaires de cette mémoire. « Jamais, nous n’oublierons », conclut le Collectif avec détermination.

 

En ce 11 mai 2025, la Journée des Victimes est une occasion pour le Collectif des Victimes de Noureddine Adam de rappeler l’urgence de préserver la mémoire des martyrs de 2013 et de poursuivre la quête de justice, pour une République centrafricaine résiliente et unie….

 

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Enquête exclusive : dans les coulisses de l’accord de Ndjamena entre le gouvernement centrafricain, les 3R et l’UPC

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Enquête exclusive : dans les coulisses de l’accord de Ndjamena entre le gouvernement centrafricain, les 3R et l’UPC

 

Centrafrique : accord de Ndjamena, l’Entrée en Scène de Wagner Menace le Cessez-le-Feu avec les rebelles
le-chef-rebelle-de-3R-entoure-de-ses-gardes-du-corps – RCA : le 3R réagit au massacre des Peuls par les mercenaires de Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En avril 2025, l’accord de Ndjamena unit le gouvernement centrafricain, les 3R et l’UPC dans une tentative de paix, sous la médiation déterminante du Tchad.

 

Les prémices  de l’accord : une prétendue menace de la France

 

Depuis 2022, le gouvernement centrafricain pousse le Tchad pour établir une force conjointe afin de contrôler leur frontière commune, un corridor de plus de 1 000 kilomètres, fragile aux incursions des groupes armés de la coalition des patriote pour le changement (CPC) et de la CPCF. Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, voit dans cette coopération un moyen de neutraliser ces groupes armées, actifs dans le nord-ouest et le sud-est du pays. Mais le Tchad, dirigé par Mahamat Idriss Déby, reste réticent. Craignant un enlisement dans les conflits centrafricains, N’Djamena repousse la proposition en 2022, 2023, et début 2024.

 

Tout bascule à l’automne 2024, lors d’un échange discret entre Touadéra et Mahamat Déby. Touadéra, très malin,  avertit son homologue tchadien d’une menace partagée : une supposée manipulation française visant à déstabiliser leurs régimes communs. Il cite une rébellion de jeunes Tchadiens, formée par le groupe Wagner en 2023 dans le nord de la RCA, plus précisement vers Paoua,  et matée par l’armée tchadienne, qu’il attribue faussement à un soutien occulte de la France. Selon Touadéra, Paris pourrait utiliser les rebelles de la CPC, notamment les  3R, l’UPC, pour affaiblir le pouvoir de Bangui et de N’Djamena. Ces allégations de Touadera, un gros malin, s’appuient sur la dégradation des relations entre le Tchad et la France, marquée par le retrait des forces françaises de N’Djamena en 2024.

 

Le Tchad passe à l’action

 

Convaincu par cet avertissement de son homologue centrafricain, Mahamat Déby réunit ses généraux pour évaluer la situation. La crainte d’une instrumentalisation des groupes armés par la France, combinée à l’instabilité régionale, pousse N’Djamena à changer de cap. Le 15 octobre 2024, un accord est signé pour créer une force mixte Tchad-RCA, permettant aux troupes tchadiennes de poursuivre des éventuels rebelles jusqu’à 5 kilomètres à l’intérieur du territoire centrafricain. Cet accord renforce la coopération entre les deux pays et pose les bases d’une médiation tchadienne avec les groupes armés.

 

Dialogue avec les rebelles : premiers contacts tendus

 

Fort de cette entente, le Tchad prend l’initiative de contacter les chefs des 3R et de l’UPC. Le chef d’état-major tchadien rencontre Sembé Ousmane Bobo, alias Général Abdelkader, leader des 3R, et Ali Darassa, chef de l’UPC, à N’Djamena. Les officiels tchadiens les mettent en garde : la France pourrait exploiter leurs mouvements pour semer le chaos. Ils les pressent de négocier avec Bangui pour éviter d’être manipulés.

 

Bobo, à la tête des 3R, se montre méfiant. Il rappelle au chef d’État-major de l’armée tchadienne les multiples accords de paix signés avec le gouvernement centrafricain, souvent suivis de promesses non tenues, notamment sur le Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR). Il insiste auprès du chef d’État-major :  « Pour moi, je veux un dialogue inclusif avec tous les groupes, y compris la CPCF, pour une paix qui tient », insiste Bobo du 3R. L’homme exige des garanties pour ses combattants, comme des emplois ou une intégration dans l’armée, ainsi que pour sa propre sécurité. Le chef d’état-major tchadien, de son côté,  transmet ces revendications à Mahamat Déby, qui propose de nouveau à Touadéra un dialogue élargi avec l’ensemble des groupes armés de la CPC et CPCF.

 

Bangui ferme la porte à un dialogue inclusif à tous les groupes armés

 

Touadéra rejette cette idée de dialogue inclusif sans détour. Il cible uniquement les 3R, qu’il considère comme le groupe le plus structuré et influent à ce stade  . « Je veux discuter uniquement avec Bobo, pas avec la CPC  ou la CPCF », déclare-t-il au Président Déby lors d’un appel. Cette position surprend N’Djamena, mais le Tchad relaie quand-même le message aux 3R. Sous la pression tchadienne, Bobo accepte, bien que réticent, d’entamer des pourparlers bilatéraux avec Bangui.

 

Les pourparlers : un processus sous haute tension

 

Les discussions s’ouvrent en novembre 2024 à N’Djamena. Une délégation centrafricaine, menée par le général Henry Wanzet Linguissara, chef du renseignement à la présidence, rencontre Bobo à Ndjamena. La première réunion est électrique. Bobo reproche à Bangui son manque de fiabilité : « Vous signez des accords, mais rien ne change. Où est le DDR ? Où sont les postes promis ? » Linguissara riposte en pointant du doigt la France, accusée de saboter les efforts de paix. Il évoque l’Unité Mixte de Sécurité (UMS), un projet financé par l’Union européenne, prétendument bloqué par Paris. « Ce n’est pas nous, c’est la France qui casse tout », affirme-t-il, une stratégie pour détourner les critiques et rejette tout sur la France.

 

Malgré ces tensions, les échanges progressent. En décembre 2024, les réunions se succèdent. Bobo, sous la pression constante du Tchad, commence à céder. Il accepte de réintégrer l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) de 2019, à condition que ses combattants soient cantonnés, certains intégrés dans l’armée centrafricaine, et d’autres réinsérés dans la vie civile via le DDR. Il demande aussi des assurances pour sa sécurité et celle de ses lieutenants.

 

L’inclusion de l’UPC : une exigence tchadienne

 

En janvier 2025, Déby impose un tournant décisif : l’UPC doit rejoindre les négociations. Touadéra, initialement opposé à l’idée de discuter avec Ali Darassa, sanctionné par l’ONU en 2021 pour violations des droits humains, finit par accepter sous la pression tchadienne. Darassa, basé dans le sud-est, voit dans cette opportunité une chance de regagner une légitimité politique. Il rejoint les pourparlers à N’Djamena en février 2025, marquant une nouvelle phase dans les discussions.

 

Vers l’accord de Ndjamena : une signature sous pression

 

Les négociations s’intensifient entre février et avril 2025. Le Tchad, jouant un rôle de médiateur inflexible, maintient la pression sur les trois parties. Touadéra, Bobo et Darassa participent à une série de réunions marathon, du 12 au 19 avril 2025, à N’Djamena. Le 19 avril 2025, l’accord de Ndjamena est signé, engageant le gouvernement centrafricain, les 3R et l’UPC à cesser les hostilités. Les termes publics de l’accord stipulent la dissolution des 3R et de l’UPC, le cantonnement de leurs combattants, et leur réintégration via le DDR. Certains rebelles seront incorporés dans l’armée centrafricaine, tandis que d’autres recevront une formation pour retourner à la vie civile. Les leaders, Bobo et Darassa, devraient obtenir des postes politiques ou militaires, conformément à l’APPR-RCA.

 

Un accord secret pour protéger les enjeux politiques

 

L’accord de Ndjamena comporte deux volets : un document public, largement relayé, et un accord confidentiel, tenu secret pour éviter des remous à l’approche des Élections centrafricaines de décembre 2025. Ce second texte, négocié en parallèle, contient des arrangements sensibles, notamment sur les postes attribués aux leaders rebelles et des garanties financières pour assurer leur loyauté. Cette discrétion vise à protéger Touadéra, dont la réélection pourrait être fragilisée par des révélations sur des concessions aux groupes armés. De même, Déby souhaite éviter des fuites qui pourraient compliquer sa propre position face à des critiques internes au Tchad.

 

Premiers pas vers le désarmement

 

Dès la signature, le processus de désarmement commence. À partir de fin avril 2025, les combattants des 3R et de l’UPC convergent vers des sites de cantonnement désignés comme à Niem pour les 3R, et à Bokolobo pour les UPC….

 

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Enquête exclusive : Kwa Ti Kodro, deux ans après sa création en 2023, sur 10 milliards FCFA débloqués, 3 milliards disparaît. Qui est coupable ?

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Enquête exclusive : Kwa Ti Kodro, deux ans après sa création en 2023, sur 10 milliards FCFA débloqués, 3 milliards disparaît. Qui est coupable ?

 

Enquête exclusive : Kwa Ti Kodro, deux ans après sa création en 2023, sur 10 milliards FCFA débloqués, 3 milliards disparaît. Qui est coupable ?
Bruno Yapande, ministre de l’administration du territoire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lancée en 2023, l’Opération Kwa Ti Kodro promettait propreté et emplois. Deux ans plus tard, c’est un fiasco : détournements, mensonges et désordre règnent. En 2023-2024, Kwa Ti Kodro a dépensé 10 milliards FCFA, mais 3 milliards ont disparu sans laisser des traces. Qui est coupable ?

 

 

Un projet présidentiel en perdition**

 

L’Opération Kwa Ti Kodro, lancée en 2023 par le président de la République Baba Kongoboro, devait être, selon ses initiateurs,  une révolution pour l’assainissement des villes et l’emploi des jeunes. Avec un budget de 5 milliards de FCFA par an, financé à 60 % par l’État et 40 % par la Banque mondiale et l’Union européenne, le programme promettait de nettoyer les rues de Bangui, Bambari, Berbérati et d’autres villes, tout en offrant des emplois temporaires à des dizaines des milliers des jeunes. Curage des caniveaux, réduction des inondations, sensibilisation à la propreté : les objectifs étaient ambitieux. Mais deux ans après, le constat est sans appel : Kwa Ti Kodro est un échec cuisant, avec des détournements massifs, une gestion chaotique et des résultats inexistants.

 

Des promesses trahies par la réalité

 

Les autorités ont tenté de vendre Kwa Ti Kodro comme un succès. Elles citent des chiffres ronflants : 70 % des caniveaux de Bangui curés en 2024, 50 % de déchets en moins dans les rues, ou encore 20 000 jeunes mobilisés en deux ans. Mais ces affirmations ne résistent pas à l’épreuve des faits. Sur le terrain, le désordre est total. À Bangui, une opération de nettoyage peut mobiliser des dizaines de jeunes le matin, mais dès 13 heures, les lieux sont aussi sales qu’avant, voire pire. « C’est comme s’ils n’avaient rien fait », déplore un habitant du 8e arrondissement. Les ordures s’amoncellent, les caniveaux restent bouchés, et les prétendues améliorations vantées par les officiels sont introuvables.

 

Les témoignages des travailleurs sont aussi incriminant. Aïcha, 22 ans, à KM5, raconte : « On travaille sous le soleil, sans gants ni bottes, et l’argent arrive avec des mois de retard ». Marcellin, chef d’équipe à Bégoua, renchérit : « On nous promet des équipements, mais on ramasse les déchets à mains nues ». Loin des 12 000 FCFA par jour promis, beaucoup attendent leurs salaires pendant des mois, quand ils sont payés. Ces conditions indignes, couplées à l’absence de suivi, laissent 80 % des jeunes sans emploi après leur contrat, selon un rapport de l’OCDH (2025). Les chiffres officiels de 20 000 jeunes mobilisés sont eux-mêmes douteux. Des sources locales affirment que les chiffres sont gonflés pour impressionner les bailleurs, tandis que les vrais bénéficiaires se comptent sur les doigts d’une main.

 

Un pillage organisé sous couvert de bonne gouvernance

 

Le scandale financier est au cœur du fiasco. Sur les 5 milliards de FCFA alloués chaque année, 30 % des fonds sont « non traçables », selon un rapport de la Cour des comptes (mars 2025). Où va cet argent ? Les soupçons pointent vers un détournement organisé par les proches du pouvoir. Des témoignages incriminants dévoile que les contrats et les salaires profitent principalement aux membres du parti au pouvoir, aux organisations affiliées comme l’équipe du président ou à des groupes comme les TTN (Tourougou ti téné ndjoni ) de l’église baptiste de Ngoubagara de Fouh, fréquentée par le Président Baba Kongoboro. « Ils prennent cinq parts pour eux et laissent des miettes aux vrais travailleurs », confie un jeune de Bimbo, sous couvert d’anonymat. Cette pratique, loin d’être anecdotique, est devenue le modus operandi de Kwa Ti Kodro.

 

Les bailleurs internationaux, comme la Banque mondiale et l’Union européenne, qui financent 40 % du programme, sont eux-mêmes floués. Leurs fonds, censés soutenir une cause noble, alimentent un gaspillage éhonté. Avec 5 milliards de FCFA par an, les mairies auraient pu investir dans des camions-bennes, des systèmes de collecte efficaces ou des usines de recyclage. Au lieu de cela, l’argent disparaît dans des poches bien connectées, tandis que les villes restent engluées dans l’insalubrité. « C’est un vol pur et simple », martèle un commerçant de Bambari. « Avec ce budget, on aurait pu transformer Bangui, mais ils préfèrent s’enrichir. »

 

Des mensonges officiels à peine voilés

 

Face aux critiques, les autorités adoptent une posture défensive, alternant entre déni et promesses pathétique. Le ministre de l’Administration du territoire, monsieur Bruno Yapendé,  parle d’un audit prévu pour juillet 2025, d’une extension à dix nouvelles villes en 2026, et d’un « volet insertion professionnelle » avec des partenariats flous. Mais ces annonces sentent la poudre aux yeux. Les officiels reconnaissent à demi-mot des « défis » ou des « tourments de fond », mais persistent à vanter des succès imaginaires. « Kwa Ti Kodro a changé l’image de nos villes », ose un communiqué, alors que les rues de Bangui croulent sous les ordures quelques heures après chaque opération.

 

Ces déclarations sont d’autant plus choquantes qu’elles ignorent la réalité vécue par les citoyens. Les prétendues réductions des inondations ou des épidémies de choléra ne sont étayées par aucune étude indépendante. Les chiffres avancés, comme les 70 % de caniveaux curés, semblent sortis de la petite tête du ministre Thierry Kamach. Et quand bien même un quartier serait nettoyé, l’absence de suivi garantit un retour immédiat du désordre. « Ils viennent, ils ramassent deux sacs, ils prennent des photos pour la presse, et ils partent », ironise Sylvain, un habitant du quartier Fouh. Cette mise en scène médiatique, répétée depuis deux ans, ne trompe plus personne.

 

Une désorganisation chronique

 

Le fiasco de Kwa Ti Kodro est aussi le fruit d’une gestion chaotique. La centralisation excessive, pilotée par le ministère de l’Administration du territoire, marginalise les mairies, qui devraient être au cœur de la lutte contre l’insalubrité. Résultat : les initiatives sont inexistantes, et les opérations nationales s’effondrent sous le poids de la bureaucratie. Le chevauchement avec d’autres programmes d’assainissement crée une confusion totale, avec des équipes qui se marchent dessus sans coordination.

 

Un gâchis qui aurait pu être évité

 

L’idée derrière Kwa Ti Kodro n’était pas mauvaise. Mobiliser les jeunes pour améliorer leur cadre de vie et leur offrir un revenu temporaire aurait pu fonctionner. Mais l’exécution a tout gâché. Avec un budget aussi colossal, les autorités auraient pu équiper correctement les travailleurs, former des équipes permanentes, ou investir dans des infrastructures durables. Au lieu de cela, elles ont laissé le programme devenir une machine à enrichir les proches du pouvoir, au détriment des citoyens et des bailleurs….

 

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Centrafrique : en pleine guerre à Zémio et Mboki, Touadéra esquisse des pas de danse sur des rythmes Zandé à Bangui

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Centrafrique : en pleine guerre à Zémio et Mboki, Touadéra esquisse des pas de danse sur des rythmes Zandé à Bangui

 

Sur le terrain du lycée d'État des rapides dans le septième arrondissement, notamment dans le quartier Ouango, le 10 mai dernier, lors de la festivité pour le soutien au troisième mandat de Touadera
Sur le terrain du lycée d’État des rapides dans le septième arrondissement, notamment dans le quartier Ouango, le 10 mai dernier, lors de la festivité pour le soutien au troisième mandat de Touadera Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Alors que Zémio et Mboki s’embrasent dans des combats meurtriers opposant les miliciens Azandé aux soldats FACA appuyés par les mercenaires russes du groupe Wagner, Touadéra danse à Bangui au rythme musical de Zandé, tournant le dos au drame de ce peuple meurtri.

 

En effet, le 10 mai 2025, un spectacle d’une rare indécences a eu lieu à Bangui, dans le septième arrondissement, sur le terrain du lycée d’État d’Air Rapide, au quartier Ouango. Alors que le Haut-Mbomou, dans le sud-est de la République centrafricaine, est dévasté par une guerre impitoyable et sanglante, le président Faustin-Archange Touadéra et ses proches ont décidé de faire la fête. Sur des chansons Zandé, ils ont dansé, indifférents aux milliers de ces mêmes Zandés qui fuient la mort pour trouver refuge en République démocratique du Congo (RDC), ou dans certaines églises catholiques. Cette célébration, présentée comme un soutien à un troisième mandat pour Touadéra, est un affront à la douleur d’un peuple en détresse.

 

Dans le Haut-Mbomou, les miliciens Azandé, réunis sous le groupe Azande Ani Kpi Gbe, s’opposent depuis plusieurs jours aux Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par des mercenaires russes de Wagner et parfois par les Casques bleus de la Minusca. Ces affrontements, qui durent depuis des jours, ont transformé Zémio et Mboki en zones de guerre. D’après les Nations unies, environ 10 000 personnes, dont la moitié a traversé la rivière Mbomou pour se réfugier en RDC, ont été chassées par la violence. Mais à Bangui, loin des balles et des pleurs, Touadéra, le ministre de l’Éducation Aurélien Simplice Zingas et certains élus de la région 6 (qui inclut le Haut-Mbomou, Mbomou et la Basse-Kotto) ont choisi de s’amuser et faire la fête.

 

Cette région du Bas-Oubangui, dont les responsables ont monté cette réunion indigne, est au cœur du drame. Ceux qui prétendent représenter le peuple du sud-est ont affirmé que leurs populations soutiennent un troisième mandat pour Touadéra. Ils ont joué des musiques Zandé, symboles d’un peuple qui, à ce moment précis, court pour survivre. Touadéra, au milieu de la scène, a dansé, entouré de ses alliés, sur des airs qui sonnent comme une insulte face à la détresse de milliers de familles. Comment peut-on se permettre une telle insouciance quand des villages sont détruits, quand des civils périssent, quand des enfants deviennent orphelins ou réfugiés ?

 

Ce n’est pas juste un manque d’empathie ; c’est une faute grave, à la fois morale et politique. Dans tout pays où la dignité compte, un seul mort dans un conflit pousse les dirigeants à la retenue. Un président responsable s’exprime, soutient, agit. En République centrafricaine, des dizaines de personnes meurent dans le Haut-Mbomou, des milliers fuient, et Touadéra danse. Ce comportement montre une réalité dure : pour lui et son entourage, garder le pouvoir compte plus que le peuple. Le troisième mandat, qu’ils préparent avec cette mise en scène honteuse, est leur seule priorité, peu importe le malheur des Centrafricains.

 

Le timing est d’autant plus scandaleux que la situation dans le Haut-Mbomou empire. Les miliciens Azandé, qui avaient accepté en 2024 de rejoindre l’armée nationale, ont repris les armes, dénonçant des arrestations injustes et des tensions avec les mercenaires Russes. Les FACA, avec l’appui de Wagner, ripostent avec une violence qui touche souvent les civils. Les Casques bleus, eux, peinent à protéger les habitants, critiqués pour leur inaction ou leur complicité. Ce désastre, qui vide des villages entiers, demandait une réponse sérieuse du chef de l’État. Au lieu de cela, il a préférer danser et se moquer de ce peuple meurtri.

 

Cette fête, organisée avec des figures comme Zingas, connu pour ses pratiques douteuses, et des élus de la région 6, n’est pas une simple erreur. Elle montre la nature d’un régime qui prospère sur l’indifférence et le calcul. Pendant que le peuple souffre, Touadéra et ses proches dansent , utilisant la culture Zandé comme un décor pour leurs ambitions. Ils parlent de pouvoir pendant que des familles pleurent leurs morts ou survivent dans la brousse, de l’autre côté de la frontière….

 

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24 heures après avoir été touché par des tirs des miliciens Azandés, un hélicoptère russe reste bloqué dans la forêt proche de Zémio

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24 heures après avoir été touché par des tirs des miliciens Azandés, un hélicoptère russe reste bloqué dans la forêt proche de Zémio

 

Centrafrique.org/rca-bakouma-une-explosion-au-camp-des-faca-a-fait-un-mort-et-plusieurs-blesses/des-faca-a-cote-dun-avion-en-province-6/” rel=”attachment wp-att-27708″ data-wpel-link=”internal”>24 heures après avoir été touché par des tirs des miliciens Azandés, un hélicoptère russe reste bloqué dans la forêt proche de Zémio
Une image d’illustration à Obo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Suite à un violent affrontement vendredi dernier ayant opposé les forces gouvernementales aux miliciens Azandés, un hélicoptère russe de transport de troupes a été touché par des tirs ennemis, l’obligeant à atterrir dans la brousse.

 

Le vendredi 9 mai 2025, des combats intenses ont éclaté à Koumboli, une localité située à 3 kilomètres de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Une patrouille des Forces armées centrafricaines (FACA), accompagnée de Mercenaires russes, s’est aventurée dans cette zone forestière pour traquer des miliciens Azandés. À leur arrivée, les miliciens, bien organisés et familiers du terrain, ont tendu une embuscade. Les échanges de tirs, d’une grande violence, ont duré plusieurs heures, les deux camps mobilisant des moyens conséquents dans un environnement broussailleux difficile.

 

Pour consolider leur présence notamment à Zémio, les mercenaires russes avaient récemment déployé plusieurs hélicoptères depuis Bangui, incluant des appareils de combat et de transport de troupes. Ce renfort visait à sécuriser la ville. Ainsi, au cours des combats à Koumboli, un hélicoptère de transport de troupes, en provenance de Bangui, a été atteint par des tirs précis des miliciens à son retour. Gravement endommagé, l’appareil a effectué un atterrissage forcé dans une zone forestière proche de Koumboli. Vingt-quatre heures plus tard, l’hélicoptère reste immobilisé, sous la menace des miliciens toujours actifs dans la zone.

 

L’incident a eu des conséquences graves. Le pilote, tentant de s’extraire de l’appareil après l’atterrissage, a été grièvement blessé par une balle. Un interprète à bord a été touché à la tête, et son état demeure critique. Les mercenaires russes ont engagé une opération pour récupérer l’hélicoptère et envisager sa réparation, mais la présence des miliciens rend cette tâche complexe. Les combats de vendredi n’ont permis à aucun camp de prendre un avantage décisif : les miliciens Azandés restent positionnés dans la périphérie de Koumboli, tandis que les FACA et les Russes contrôlent le centre de Zémio.

 

Le lendemain, samedi 10 mai, les mercenaires russes ont imposé une nouvelle exigence aux habitants de Zémio. Ils ont ordonné à la population de nettoyer un terrain près de la gendarmerie, dans un ancien site résidentiel réservé aux personnel soignants. Ce local, anciennement administratif, a été choisi par les russes pour établir une nouvelle base militaire conjointe :  Wagner-FACA, en remplacement de celle détruite le 1er mai par une attaque violente des miliciens Azandé. Sous la contrainte, les habitants ont dégagé le site, permettant aux Russes et aux FACA de transporter leurs équipements et de commencer l’aménagement de cette nouvelle position.

 

Pendant ce temps, à Mboki, située à environ 75 kilomètres de Zémio sur l’axe Obo, la situation est tout aussi tendue. Samedi dernier, un contingent de mercenaires russes et de soldats FACA, déployés la veille dans la ville,  a quitté Mboki pour se diriger vers Obo. En chemin, à Kadjemah, un village situé à 25 kilomètres de Mboki sur l’axe Obo, ils ont appris que des soldats FACA Azandé, formés par les Russes et intégrés à l’armée nationale selon le gouvernement, avaient déserté pour rejoindre les miliciens Azandés non formés dans la brousse. Face à cette information, les Russes et les FACA ont fait demi-tour à Kadjemah et sont revenus vers Mboki. Mais une fois à Mboki, ils se sont dirigés vers Zemio. Mais en route, ils se sont arrêtés à Kpabou, un village situé à 15 kilomètres de Mboki, où ils stationnent actuellement. Leurs intentions restent incertaines : envisagent-ils d’établir une base à Kpabou, de poursuivre les déserteurs, ou de renforcer leur position face aux miliciens ?

 

Par ailleurs, à Obo, chef-lieu du Haut-Mbomou, l’inquiétude croît. Environ 200 miliciens Azandés, dont certains formés par les Russes en mars et avril 2024 et initialement intégrés à l’armée nationale, ont rejoint leurs camarades non formés dans la forêt. Ce mouvement fait craindre une attaque imminente contre les positions des FACA à Obo. Certains habitants, pris de panique, ont commencé à fuir vers la République démocratique du Congo pour se réfugier. La région du Haut-Mbomou, de Zémio à Mboki et Obo, demeure sous haute tension, avec des évolutions incertaines dans les prochains jours….

 

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EXTRADITION SOUS CONTRÔLE DE WAGNER : LE G-16 DÉNONCE LES CONDITIONS DE TRANSFERT DE SAYO ARMEL DU CAMEROUN VERS LA CENTRAFRIQUE

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EXTRADITION SOUS CONTRÔLE DE WAGNER : LE G-16 DÉNONCE LES CONDITIONS DE TRANSFERT DE SAYO ARMEL DU CAMEROUN VERS LA Centrafrique

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-g-16-apporte-son-soutien-aux-enseignants-en-greve/karl-blague/” rel=”attachment wp-att-58361″ data-wpel-link=”internal”>EXTRADITION SOUS CONTRÔLE DE WAGNER : LE G-16 DÉNONCE LES CONDITIONS DE TRANSFERT DE SAYO ARMEL DU CAMEROUN VERS LA CENTRAFRIQUE
Karl Blagué de G-16

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une organisation de la société civile centrafricaine s’inquiète des conditions d’extradition d’Armel SAYO vers Bangui et pointe du doigt les risques de violations des droits humains dans cette affaire qui pose des nombreuses questions diplomatiques.

 

Le 5 mai 2025, Armel SAYO a été extradé du Cameroun vers la République centrafricaine (RCA), selon un communiqué publié le 9 mai 2025 par le G-16, un Groupe d’Action des Organisations de la Société Civile Pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016. L’homme avait été interpellé à l’aéroport international de Douala le 17 janvier 2025, suite à un mandat d’arrêt international émis par les autorités centrafricaines.

 

Le G-16, dans son communiqué, exprime de sérieuses inquiétudes quant au respect des droits fondamentaux de M. SAYO dans cette procédure. L’organisation rappelle que bien que l’extradition soit une procédure légale au sein de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale), elle doit s’accompagner de garanties strictes en matière de droits humains.

 

Le communiqué souligne également que le Cameroun, comme d’autres pays de la CEMAC, a ratifié en 2004 une convention de coopération judiciaire réglementant les extraditions. Toutefois, le G-16 insiste sur le fait que le Cameroun s’est également engagé, à travers divers textes régionaux et internationaux, à ne jamais procéder à l’extradition d’une personne vers un pays où elle risquerait d’être soumise à la torture, à des traitements cruels et inhumains, ou à une exécution extrajudiciaire.

 

Le G-16 s’inquiète particulièrement de la situation en Centrafrique, où selon l’organisation, “la séparation des pouvoirs est un leurre“, “la justice est aux ordres“, et “les droits des citoyens sont quotidiennement bafoués”. Dans ce contexte, l’organisation craint que M. SAYO ne puisse bénéficier d’un procès équitable.

 

Devant cette situation, le G-16 annonce plusieurs actions:

 

  1. Il tiendra le Cameroun pour unique responsable de tout préjudice que pourrait subir Armel SAYO en Centrafrique.
  2. Il se réserve le droit d’utiliser toutes les voies légales pour poursuivre l’État camerounais devant les juridictions africaines.
  3. Il compte mener des investigations sur la procédure d’extradition pour s’assurer qu’elle n’a pas été entachée d’irrégularités.

 

Par ailleurs, l’organisation exige des autorités centrafricaines que M. Armel SAYO soit traité avec dignité, que sa présomption d’innocence soit respectée, et qu’il ait accès à ses avocats, à des membres de sa famille et à un médecin pour évaluer son état de santé.

 

Le communiqué du G-16 révèle également que Clarisse SAYO et Aristide SAYO, respectivement sœur et frère d’Armel SAYO, seraient également détenus. Le G-16 exige leur libération immédiate et sans condition si leurs détentions n’ont aucun lien avec les faits reprochés à leur frère.

 

En un mot, le G-16 appelle à la vigilance de l’ensemble du corps judiciaire centrafricain, y compris le tribunal militaire, pour que justice soit rendue dans l’intérêt du peuple centrafricain et dans le respect des droits fondamentaux….

 

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Fraude aux examens de fin d’année :  la mise en garde de la DEC

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Fraude aux examens de fin d’année :  la mise en garde de la DEC

 

Centrafrique.org/rca-wilfp-Centrafrique-sensibilise-les-eleves-du-lycee-des-martyrs-sur-les-droits-de-la-femme/les-eleves-du-lycee-des-martyrs-de-Bangui-sensibilises-par-wilfp-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-44874″ data-wpel-link=”internal”>Fraude aux examens de fin d'année : la mise en garde du directeur des examens et concours, M Modeste Bissaolo….
Les élèves du lycée des Martyrs de Bangui . CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

À l’approche des examens de fin d’année, le directeur des examens et concours lance un avertissement ferme aux potentiels fraudeurs, soulignant les risques et appelant à l’intégrité des candidats.

 

Le directeur des examens et concours, monsieur Modeste Bissaolo,  a pris la parole, la  semaine dernière, pour adresser un message clair aux candidats des prochains examens de fin d’année, incluant le brevet des collèges, le CAP et le BAC. Il insiste sur l’importance de la préparation et du travail personnel comme seuls garants de la réussite.

Selon les déclarations de Modeste Bissaolo, les dispositions relatives au déroulement des épreuves physiques et sportives sont déjà finalisées. Il a également été précisé que le concours d’entrée en 6ème et le CF1 (anciennement CP) se dérouleront du mardi 27 mai au 3 juin 2025. Les épreuves pratiques du CAP sont prévues du lundi 26 au samedi 30 mai 2025, tandis que le baccalauréat débutera par les séries techniques le 23 juin et s’achèvera le 30 août 2025.

Le directeur a exhorté les candidats à se concentrer sur leurs acquis des neuf mois de scolarité, soulignant que ce sont ces connaissances qui seront évaluées. Il a mis en garde contre les “vendeurs d’illusions” qui pourraient tenter de soutirer de l’argent aux parents en promettant une réussite facile. Il a fermement dénoncé ces pratiques, rappelant les difficultés financières que rencontrent déjà de nombreuses familles. Un appel a été lancé aux parents afin qu’ils ne cèdent pas à ces chantages et qu’ils encouragent plutôt leurs enfants à travailler assidûment.

Le directeur Modeste Bissaolo a conclu en réaffirmant que le système éducatif s’efforce de garantir l’équité et que la réussite repose sur les efforts des élèves. Des mesures sont en cours pour identifier et sanctionner les individus qui se livrent à la corruption pendant cette période capitale des examens….

 

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Panique à Kossé : Les Rebelles de 3R Effraient les Villageois lors du Marché hebdomadaire

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Panique à Kossé : Les Rebelles de 3R Effraient les Villageois lors du Marché hebdomadaire

 

Centrafrique.org/rca-une-personne-tuee-une-autre-blessee-et-cinq-motos-incendiees-dans-le-nord-ouest/les-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-bondiba/” rel=”attachment wp-att-48986″ data-wpel-link=”internal”>Panique à Kossé : Les Rebelles de 3R Effraient les Villageois lors du Marché hebdomadaire
Les-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Bondiba – RCA : une personne tuée, une autre blessée, et cinq motos incendiées dans le Nord-ouest

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 3 mai 2025, l’incursion discrète des rebelles du mouvement 3R dans le village Kossé a provoqué la fuite des villageois lors du marché hebdomadaire, vidant rapidement le village de ses habitants

 

En effet, le samedi 3 mai 2025, vers 9h50, le village de Kossé, dans l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, a connu un moment de peur intense pendant son marché hebdomadaire. Des éléments du mouvement rebelle 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) sont sortis de la brousse et ont été aperçus par les habitants. Cette brève présence de quelques secondes a suffi à déclencher une panique générale, poussant les villageois et commerçants à abandonner leurs activités pour se réfugier dans la brousse.

 

Ce jour-là, des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), qui sont basés à Bézéré, se trouvaient à Kossé. Ils étaient venus la même matinée pour une réunion au domicile du conseiller municipal, afin de discuter de la gestion des corridors de transhumance et de parler de cessez-le-feu avec les rebelles de 3R et de l’UPC conformément à l’accord signé à Ndjamena, capitale de Tchad. Ces échanges visaient à réduire également les tensions entre éleveurs et agriculteurs. La réunion se déroulait calmement jusqu’à l’arrivée des rebelles.

 

En voyant les soldats FACA, les rebelles 3R ont décidé de ne pas attaquer et se sont vite retirés vers un village voisin. Leur passage, bien que bref, a semé la peur. Sur le marché, les rumeurs de leur présence se sont répandues rapidement, entraînant une fuite massive. Les habitants ont laissé derrière eux leurs biens et marchandises, craignant des violences. Les commerçants, en particulier, ont perdu beaucoup dans cette débandade.

 

Les soldats FACA, eux, sont restés sur place dans un calme total et ont continué leur réunion sans incident. Vers 18 heures, ils ont quitté Kossé pour retourner à leur base à Bézéré. Après leur départ, les rebelles 3R sont revenus dans le village. Ils ont demandé aux habitants de leur donner de la nourriture, disant qu’ils voulaient être traités comme les soldats FACA. Les villageois, encore effrayés, ont préparé à manger, offrant des poulets et d’autres provisions. Une fois leur repas terminé, les rebelles sont repartis dans la brousse sans causer de dommages ni de blessés.

 

Cet événement n’a entraîné ni combats ni pertes humaines, mais il a montré à quel point la situation reste fragile à Kossé et dans l’Ouham-Pendé en général. Le nom des 3R, associé souvent à des violences, suffit à terroriser la population. En 2019, ce groupe avait attaqué des villages comme Koundjili, Lemouna et Bohong, tuant 46 personnes, des actes qui pèsent encore dans les mémoires.

 

Des signes d’espoir existent toutefois. Les rebelles du mouvement 3R préparent un désarmement à partir du 18 mai 2025, selon un accord signé le 25 avril 2025 à N’Djaména, au Tchad. Ce plan, soutenu par les autorités tchadiennes, prévoit d’intégrer certains rebelles dans des structures officielles et de ramener la paix dans le nord-ouest et le sud-est du pays. En même temps, les rebelles de 3R auraient indiqué vouloir se diriger vers Nièm et d’autres zones pour commencer ce processus.

 

Le lendemain dimanche, les habitants de Kossé reprennent peu à peu leurs activités. Les commerçants regrettent les pertes subies en abandonnant leurs marchandises. Cet incident montre l’importance de renforcer la sécurité dans les zones rurales et d’avancer rapidement vers le désarmement pour rassurer les populations….

 

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De l’insécurité grandissante dans le Haut Mbomou : le BRDC dénonce avec fermeté la complicité du gouvernement

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De l’insécurité grandissante dans le Haut Mbomou : le BRDC dénonce avec fermeté la complicité du gouvernement

 

Centrafrique.org/le-brdc-intensifie-la-pression-sur-touadera-pour-obtenir-un-dialogue-entre-pouvoir-et-opposition/maitre-crepin-mboli-goumba-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-86669″ data-wpel-link=”internal”>De l’insécurité grandissante dans le Haut Mbomou : le BRDC dénonce avec fermeté la complicité du gouvernement
Maître Crépin Mboli Goumba, Coordinateur du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le BRDC alerte sur une insécurité croissante dans le Haut Mbomou, où les affrontements entre Azandé ANIKPIBGE, les FACA et les mercenaires Wagner aggravent la crise dans la région.

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), une coalition de l’opposition démocratique centrafricaine,  a publié, ce vendredi 9 mais 2025,  un communiqué  de presse ce 9 mai 2025, dénonçant une situation sécuritaire inquiétante dans le Haut Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Selon le BRDC, des affrontements violents opposent actuellement les Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par les mercenaires russes du groupe Wagner, à un groupe d’autodéfense locale nommé Azandé ANIKPIBGE, formé principalement d’autochtones de la région. Ces violences, qui touchent des localités comme Zémio, Obo, Bambouti et Mboki, ont déjà coûté la vie à de nombreuses personnes.

 

Le communiqué rappelle que cette insécurité trouve ses racines dans des exactions passées. « Pour mémoire », indique le BRDC, « le groupe Azandé ANIKPIBGE est né en réaction aux multiples exactions commises par l’UPC sur la population civile » dans le Haut Mbomou. À l’époque, l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, était à l’origine des troubles dans la région. Aujourd’hui, l’UPC, devenue partenaire du gouvernement à la suite d’un accord signé au Tchad avec plusieurs factions rebelles, n’est plus directement impliquée dans les violences actuelles, selon le contexte. Cependant, le BRDC critique vertement cet accord, estimant qu’il reflète une alliance « contre nature » entre le pouvoir de Bangui et l’UPC, contribuant à l’instabilité générale.

 

Le véritable problème, selon le BRDC, réside dans l’incapacité du gouvernement à gérer la crise. Le communiqué accuse le président Faustin-Archange Touadéra  alias Baba Kongoboro et son administration d’être « les véritables responsables de l’impasse sécuritaire grandissante dans le Haut Mbomou ». Le parti déplore que, « faute de l’incapacité du gouvernement à assurer la sécurité des populations et de leurs biens », la situation continue de pourrir, laissant les habitants vulnérables face aux violences.

 

Le BRDC dénonce également une tentative de diversion de la part du pouvoir. Le communiqué note que des communicants du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, ont lancé de « graves accusations » contre certaines élites politiques du Haut Mbomou, via des plateformes électroniques, dans une stratégie qualifiée de « désinformation ». Ces manœuvres, selon le BRDC, sont « de nature à ébranler la concorde nationale » et à compromettre les efforts pour apaiser le climat politique dans le pays. Le parti condamne cette « irresponsabilité incommensurable » du pouvoir, qu’il décrit comme « agonisant » à Bangui.

 

Signé par Martin Ziguélé, porte-parole du BRDC, ce communiqué prouve une fois de plus une crise profonde dans le Haut Mbomou, où les affrontements actuels entre Azandé ANIKPIBGE, les FACA et les mercenaires Wagner redoublent les souffrances des populations locales….

 

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Un tremplin pour l’avenir : Découvrez le Centre de Formation Polytechnique Armand Touaboy à Bimbo

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Un tremplin pour l’avenir : Découvrez le Centre de Formation Polytechnique Armand Touaboy à Bimbo

 

Centrafrique.org/centre-de-formation-polytechnique-armand-touaboy-a-bimbo-formation-professionnelle-en-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”internal”>Centre de Formation Polytechnique Armand TOUABOY à Bimbo, Centrafrique - Bâtiments extérieurs et salles de classe équipées pour formations professionnelles en agriculture, élevage et métiers techniques.
Le Centre de Formation Polytechnique Armand TOUABOY à Bimbo | Formation Professionnelle en République Centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bimbo, à la sortie sud-ouest de la capitale Bangui, un nouveau projet porteur d’espoir voit le jour : le Centre de Formation Polytechnique Armand Touaboy. Installé stratégiquement entre la Préfecture et l’Hôpital Domitien, ce centre se positionne comme une réponse concrète aux besoins de formation professionnelle des jeunes et des femmes, deux piliers essentiels pour le développement du pays. Financé en partie par l’AFD, le FOROM et le Conseil Régional du Centre-Val de Loire, ce lieu incarne une ambition forte : offrir des compétences pratiques et adaptées pour bâtir un avenir économique et social plus solide.

 

Une offre de formation diversifiée et ancrée dans les réalités locales

 

Le Centre Armand Touaboy se distingue par une gamme de formations pensée pour répondre aux défis actuels de la République centrafricaine. Agriculture, élevage, soudure, mécanique, technicien de surface, pratique hôtelière, remise à niveau et activités culturelles : chaque programme a été conçu pour doter les apprenants de savoir-faire directement applicables sur le marché du travail centrafricain.

 

L’accent mis sur l’agriculture et l’élevage n’est pas anodin. Dans un pays où la sécurité alimentaire reste une priorité, ces secteurs sont des leviers majeurs pour réduire la dépendance aux importations et renforcer l’autonomie des communautés. Par exemple, un jeune formé aux techniques modernes d’élevage pourra non seulement subvenir aux besoins de sa famille, mais aussi approvisionner les marchés locaux en produits de qualité. De même, les formations en mécanique ou en soudure ouvrent des perspectives dans des secteurs en demande, comme la réparation de matériel ou la construction.

 

L’autonomisation des femmes au cœur du projet

 

L’un des points forts du Centre est son engagement en faveur de l’inclusion, notamment celle des femmes. En encourageant les groupements féminins et les associations à s’inscrire, le Centre offre aux femmes des opportunités réelles pour acquérir des compétences et gagner en indépendance. Qu’il s’agisse d’apprendre les bases de la gestion d’une exploitation agricole ou de se former aux métiers de l’hôtellerie, ces formations permettent aux femmes de jouer un rôle actif dans l’économie nationale et de transformer leur quotidien.

 

Prenons l’exemple d’une femme membre d’une association à Bimbo : en suivant une formation en agriculture, elle pourrait apprendre à optimiser ses cultures, augmenter ses rendements et, pourquoi pas, vendre ses produits sur les marchés régionaux. Ces compétences ne se limitent pas à un gain financier ; elles renforcent aussi la confiance en soi et la capacité à prendre des décisions pour sa famille et sa communauté.

 

Un impact durable pour la République centrafricaine

 

Au-delà des compétences techniques, le Centre Armand Touaboy s’inscrit dans une vision plus large : celle d’un développement durable et inclusif. En formant des jeunes et des femmes, il contribue à réduire la pauvreté, à dynamiser l’économie nationale et à promouvoir une société plus équitable. Les activités culturelles proposées, par exemple, valorisent le patrimoine centrafricain et renforcent le sentiment d’appartenance à une communauté unie autour de projets communs.

 

Le choix de Bimbo comme lieu d’implantation n’est pas un hasard. Proche de la capitale Bangui, cette ville est un carrefour économique et social, idéal pour rayonner et toucher un large public. De plus, la qualité des infrastructures et l’accompagnement offert par l’ONG IDESCS garantissent un cadre d’apprentissage sérieux et professionnel.

 

Comment rejoindre le Centre ?

 

Le Centre de Formation Polytechnique Armand Touaboy est ouvert à toutes et à tous, avec un message clair : investir dans ses compétences, c’est investir dans son avenir. Pour en savoir plus ou pour s’inscrire, il suffit de contacter les numéros suivants : 72500755 / 72500071 / 75500071. Que vous soyez un jeune en quête d’une première opportunité ou une femme souhaitant développer de nouvelles compétences, le Centre est là pour vous accompagner.

 

Un pas vers un avenir meilleur

 

Le Centre Armand Touaboy, c’est bien plus qu’un lieu de formation : c’est un espace où naissent les opportunités, où les rêves prennent forme et où chacun peut trouver sa place dans la construction d’une République centrafricaine plus forte. En misant sur l’éducation et l’inclusion, ce projet montre la voie vers un avenir où la jeunesse et les femmes sont au cœur du changement. N’attendez plus : venez découvrir les formations et faites partie de cette belle aventure !

 

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L’inclusion Financière à l’Ère de l’Argent Mobile et de la Crypto

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Centrafrique.org/pour-la-pub-du-vendredi-2/” data-wpel-link=”internal”>L'inclusion Financière à l'Ère de l'Argent Mobile et de la Crypto

 

En République centrafricaine, l’argent liquide règne toujours en maître. Des marchés bondés de Bangui aux villages isolés près du fleuve Chari, les transactions quotidiennes reposent presque entièrement sur la monnaie physique. Pourtant, un changement est en cours. Les services d’argent mobile, auparavant limités aux transferts de crédit téléphonique de base, deviennent plus performants. Avec la croissance de services comme Orange Money et MoMo, même les personnes sans compte bancaire ont un nouvel accès aux services financiers. Ce changement n’est pas mené par les banques ou les ministères. Il est façonné par la nécessité, par les personnes longtemps exclues de l’économie formelle.

Au cours des cinq dernières années, l’expansion des réseaux mobiles a fait plus que connecter les gens par des appels ou des SMS. Elle a ouvert la voie aux portefeuilles numériques, aux transferts de pair à pair et à l’épargne à petite échelle. Dans les zones urbaines, de jeunes entrepreneurs vendent désormais des produits en ligne, paient leurs fournisseurs via des plateformes mobiles et reçoivent les paiements de leurs clients sans jamais se rendre dans une banque. Ce changement discret est important dans un pays où moins de 15 % des citoyens ont accès aux institutions financières formelles.

À mesure que ces outils gagnent en popularité, les plateformes construites autour d’eux se développent également. Un exemple surprenant est le secteur des casinos en ligne. L’essor des portefeuilles mobiles a permis aux gens d’accéder à un casino en ligne sans contrôle d’identité depuis n’importe où avec un signal. Ces plateformes sans KYC ne demandent pas de vérification d’identité ni de justificatif de domicile. Les transactions s’effectuent via des cartes prépayées, des cryptomonnaies ou des transferts mobiles, contournant complètement les banques traditionnelles. Bien que ces sites opèrent souvent en dehors de la juridiction légale de la RCA, ils gagnent en popularité grâce aux publicités sur les réseaux sociaux et au bouche-à-oreille. Les joueurs doivent cependant vérifier la légalité de ces sites dans leur pays.

Ce type d’accès apporte à la fois liberté et risque. D’une part, il permet aux gens de participer à un système mondial depuis leur téléphone. D’autre part, l’État dispose de peu d’outils pour suivre ou réglementer ces plateformes. La plupart sont hébergées à l’étranger, hors de portée des autorités financières de la RCA.

Les mêmes défis existent avec la cryptomonnaie. En 2022, la RCA a surpris le monde en adoptant le Bitcoin comme monnaie légale, devenant le deuxième pays à le faire après le Salvador. Le gouvernement a promis le lancement du Sango Coin, une monnaie numérique nationale construite sur la blockchain. Ces annonces ont fait les gros titres, mais les progrès ont stagné. La compréhension locale du Bitcoin reste faible. L’infrastructure pour l’utilisation des cryptomonnaies est presque inexistante. L’électricité est peu fiable et la pénétration d’Internet est parmi les plus faibles d’Afrique. Pour la plupart des citoyens, ces outils numériques restent éloignés de la vie quotidienne.

Pourtant, un nombre croissant de Centrafricains sont curieux. Ils voient comment ces outils fonctionnent ailleurs. Ils lisent des articles sur le prêt entre particuliers, les groupes d’épargne numériques et les transferts de fonds internationaux envoyés via des applications. Certains expérimentent avec des plateformes de trading forex basées sur mobile ou des portefeuilles crypto. Leurs efforts sont souvent risqués, mais ils sont motivés par le même besoin qui motive de nombreuses décisions ici : la survie.

Les banques locales restent hors de portée pour la plupart des gens. Les frais élevés, les exigences d’identification et le manque de succursales à proximité éloignent les citoyens. Dans cet écart, les outils financiers mobiles ont commencé à prendre racine. Orange Money, par exemple, permet désormais aux utilisateurs de payer leurs factures de services publics ou de recevoir leur salaire dans certains secteurs. Airtel Money propose des services similaires. Ce sont de petits pas, mais ils comptent. Ils représentent une évolution vers l’inclusion financière qui ne dépend pas des bâtiments ou des employés de banque. Elle dépend de l’accès à un téléphone et à un signal mobile.

Pourtant, le danger des systèmes non réglementés demeure. La fraude numérique est en augmentation. Les escrocs ciblent souvent les utilisateurs inexpérimentés avec de faux plans d’investissement ou des messages de phishing. Le manque de réglementation nationale rend les gens vulnérables. Les efforts pour introduire des lois sur la protection des consommateurs numériques ont été lents. Les agences gouvernementales manquent de l’expertise technique ou des ressources nécessaires pour surveiller les plateformes en évolution rapide. Des partenariats avec des organismes de surveillance régionaux et internationaux pourraient aider, mais ils nécessitent une volonté Politique.

Malgré les risques, de nombreux citoyens continueront de se tourner vers l’argent mobile et les plateformes en ligne. Non par choix, mais parce qu’il existe peu d’alternatives. Dans un pays encore en reconstruction après un conflit, avec une infrastructure fragile et un accès limité aux emplois formels, les gens emprunteront toute voie offrant une chance de gagner ou d’économiser. Cette voie passe de plus en plus par leurs téléphones.

Que cela conduise à l’autonomisation ou à l’exploitation dépendra de ce qui se passera ensuite. Pour l’instant, l’économie numérique en RCA reste un travail en cours. Elle est façonnée par la résilience, motivée par la nécessité et largement ouverte à l’influence de l’extérieur de ses frontières.

 

 

CENTRAFRIQUE : UNE EXTRADITION JUDICIAIRE À LA SAVEUR D’UN DEAL POLITIQUE INQUIÈTE LES PROMOTEURS DES DROITS DE L’HOMME.

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Centrafrique : UNE EXTRADITION JUDICIAIRE À LA SAVEUR D’UN DEAL POLITIQUE INQUIÈTE LES PROMOTEURS DES DROITS DE L’HOMME.

 

Centrafrique.org/18737-2/armel-sayo-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18738″ data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : UNE EXTRADITION JUDICIAIRE À LA SAVEUR D'UN DEAL POLITIQUE INQUIÈTE LES PROMOTEURS DES DROITS DE L'HOMME.
Colonel Armel Sayo, ancien ministre, patron de la nouvelle coalition des groupes armés en Centrafrique, la CMSPR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un ancien ministre et chef rebelle était activement recherché par le pouvoir judiciaire centrafricain à travers un mandat d’arrêt international.

 

Selon les termes du récent communiqué du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, il est accusé de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, d’association de malfaiteurs, de rébellion, d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État.

Suite à l’arrestation de ce dernier le 17 janvier 2025 par les autorités aéroportuaires de Douala au Cameroun, les autorités centrafricaines ont demandé son extradition dans le cadre du droit international.

 

L’extradition par définition est un procédé juridique qui permet à l’État requérant de demander à l’État requis de ramener ou de transférer un accusé ou un fugitif arrêté sur son territoire national afin de le juger ou de purger sa peine.

Matériellement, le magistrat instructeur saisit le ministre de la justice qui à son tour saisit le ministre des affaires étrangères qui transmet la demande d’extradition par voie diplomatique à l’État requis.

Nonobstant le mandat d’arrêt international émis par l’État requérant, l’extradition n’est généralement possible que lorsqu’il existe entre les deux nations des accords bilatéraux ou lorsque le pays requis a ratifié certaines conventions internationales sur l’extradition.

Partant du principe qu’aucun pays ne peut être forcé à extrader, l’État du Cameroun jouit de la plénitude de sa souveraineté pour se prononcer en toute indépendance sur la requête d’extradition.

Au delà d’un trimestre, les autorités judiciaires camerounaises ont statué et délibéré favorablement au transfert de l’accusé aux autorités centrafricaines.

Cette décision d’extradition qui est la première dans les annales des deux pays frères a soulevé plusieurs problématiques complexes à la fois juridiques, diplomatiques et politiques rendant le processus d’extradition douteux, équivoque car l’absence de transparence et de communiqué conjoint ou respectif des deux États est inédite.

Il apparaît important de souligner que cette analyse n’a pas vocation à dédouaner l’accusé des faits qui lui sont reprochés par les autorités centrafricaines mais de circonscrire une notion spécifique et peu familier du droit.

La proximité de l’État du Cameroun étant un pays frontalier avec un brassage de population est sans ignorer que la justice centrafricaine est caporalisée, politisée, devenue un outil d’oppression où des citoyens arretés arbitrairement croupissent en prison avec de longues détentions préventives assorties de traitements inhumains, dégradants sans procès et parfois sur de simples dénonciations, que des opposants politiques sont traqués, persécutés voire condamnés suite à de procès expéditif mécaniquement et politiquement fabriqué.

La présomption d’innocence qui est un principe juridique important du droit pénal n’a pas droit de cité dans l’architecture juridique de la septième République.

Cet état de fait contraste aux dispositions de l’article 3.1 de la convention contre la torture qui dispose que :”Aucun État partie n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre État où il y’a des motifs sérieux de de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture”.

Fort de ce qui précède, le citoyen lambda inquiet de la suite de la procédure d’extradition s’interroge :

– L’extradition du chef rebelle centrafricain est-elle conforme aux normes internationales de justice c’est-à-dire le respect des principes juridiques et des engagements internationaux ?

– Quelles sont les garanties d’une justice juste, équitable, transparente fournies par l’État requérant pour convaincre sans réserve l’État requis ?

– Quelles seront les conséquences logiques de cette extradition sur le processus électoral en cours et sur le dialogue politique inclusif en vue sachant que les troupes du chef rebelle sont dans la nature avec armes et bagages ?

– Quelles seront les effets de l’extradition sur la crédibilité et l’image du pouvoir de Bangui qui privilégie le “deux poids deux mesures” dans le traitement des chefs de guerre ?

Au delà de tout soupçon de pression politique ou diplomatique, le pays requis sera entièrement responsable devant l’histoire de cette extradition qui a la saveur d’un deal politique.

Tous ces investissements politiques de l’État requérant associés aux vagues d’arrestation connexes visent à consolider à n’importe quel prix le projet du troisième mandat.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique…

Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu d’abdiquer honteusement sous la pression populaire.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 10 mai 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Environnementaliste,

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Pénurie et inflation : La Centrafrique au bord de l’effondrement économique et social

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Pénurie et inflation : La Centrafrique au bord de l’effondrement économique et social

 

Pénurie et inflation : La Centrafrique au bord de l’effondrement économique et social
La Vie Quotidienne au Marché de Begoua – PK12 . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pénurie, inflation et pauvreté galopante : la Centrafrique frôle l’effondrement économique et social, alerte Martin Ziguélé, président du MLPC.

 

La République centrafricaine (RCA) vacille sous le poids d’une crise économique et sociale inquiétante avec des pénuries, une inflation galopante et une pauvreté extrême touchant 70 % de la population. Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), tire la sonnette d’alarme dans une interview à la Fondation Jean-Jaurès, dénonçant une gestion calamiteuse qui pousse le pays au bord du collapse.

 

Ziguélé dresse un tableau alarmant : selon un rapport de la Banque mondiale de 2024, 63 % des Centrafricains vivent dans la pauvreté, et 70 % dans une situation jugée « grave ». « Deux Centrafricains sur cinq dépendent de l’aide pour survivre », explique-t-il, ajoutant que 80 % des foyers se contentent d’un seul repas par jour, surnommé « un coup chaos ». Cette précarité alimentaire, aggravée par l’inflation et les pénuries de carburant et d’eau, compromet la santé, l’éducation et l’avenir des enfants, plongeant la société dans une détresse généralisée.

 

La crise économique est amplifiée par une gestion opaque des ressources. Ziguélé pointe du doigt l’influence des mercenaires russes de Wagner, qui contrôlent la mine d’or de Ndassima, générant 1,5 milliard de dollars annuels, tandis que le budget national stagne à 250 millions d’euros. La société Neptune Oil, qualifiée de « caisse à fric du régime », domine le secteur des hydrocarbures, avec des prix 40 % plus élevés que dans la région et une chute de 40 % des revenus fiscaux pétroliers. Ces pratiques ont conduit à une suspension des décaissements du Fonds monétaire international (FMI) en décembre 2024, aggravant la crise de trésorerie de l’État.

 

Dans un pays enclavé comme la RCA, les entreprises, rares, financent elles-mêmes leur carburant, entraînant des coûts prohibitifs et des licenciements techniques. « Les banques sont à bout », alerte Ziguélé, soulignant les menaces sur l’emploi. Il attribue cet effondrement imminent à une « mauvaise gestion » du pouvoir, qui privilégie des arrangements opaques au détriment du bien-être collectif, accentuant les effets de l’inflation et des pénuries.

 

Face à cette situation, Ziguélé et le BRDC mobilisent la population, notamment la jeunesse. Lors d’une manifestation le 4 avril 2025, des milliers de jeunes ont défilé à Bangui, exprimant leur refus d’un avenir marqué par la misère. Un « giga-meeting » est prévu le 31 mai 2025 pour exiger des réformes et des élections transparentes en décembre 2025. « La jeunesse est notre espoir », déclare Ziguélé, saluant leur engagement.

 

Le contexte régional, avec des crises comme celle du Niger où Mohamed Bazoum reste otage, renforce l’urgence d’une solidarité internationale. Ziguélé s’inquiète également d’une possible réduction du financement de la MINUSCA par l’administration Trump, qui pourrait priver la RCA d’un soutien vital face à l’effondrement social.

 

En un mot, Martin Ziguélé appelle à un sursaut pour contrer l’effondrement économique et social de la Centrafrique. Avec la jeunesse en première ligne, il exhorte à une gouvernance transparente pour sortir le pays de la spirale de la pénurie et de l’inflation, avant qu’il ne soit trop tard….

 

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Ouadda-Maïkaga : après l’assassinat du général Zakaria Damane par les Russes en 2022, son frère Omar Ghidya désormais dans le collimateur de la gendarmerie

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Ouadda-Maïkaga : après l’assassinat du général Zakaria Damane par les Russes en 2022, son frère Omar Ghidya désormais dans le collimateur de la gendarmerie

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-general-zakaria-damane-tue-son-corps-piege-na-pas-ete-recupere-par-sa-famille-jonche-encore-le-sol/le-general-zakaria-damane-filme-ici-le-30-septembre-2017/” rel=”attachment wp-att-54097″ data-wpel-link=”internal”>Ouadda-Maïkaga : après l’assassinat du général Zakaria Damane par les Russes en 2022, son frère Omar Ghidya désormais dans le collimateur de la gendarmerie
Le Général Zakaria Damane, filmé ici le 30 septembre 2017

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la sous-préfecture de Ouadda-Maïkaga, Omar Ghidya, frère du général Zakaria Damane, assassiné atrocement en 2022 par les mercenaires russes du groupe Wagner, fait face à une interpellation mystérieuse par la gendarmerie.

 

Dans la commune rurale de Ouadda-Maïkaga, située à 204 kilomètres de Bria, dans la Haute-Kotto, République centrafricaine, une nouvelle affaire inquiétant frappe de plein fouet la famille de Zakaria Damane, un général du RPRC assassiné en 2022. Omar Ghidya, son frère, a récemment été la cible d’une tentative d’arrestation par la gendarmerie de Ouadda, une affaire qui rappelle la douleur d’un passé tragique d’une famille et pousse à s’interroger sur les intentions des autorités centrafricaines.

 

En effet, Omar Ghidya, comme les autres citoyens,  menait une vie calme à Ouadda-Maïkaga, loin des tensions politiques et sécuritaire du pays. Mais le jeudi dernier, le commandant de brigade de la gendarmerie, l’appelle au téléphone et lui demande de venir à la brigade pour une discussion. Omar, sans méfiance, s’y rend. Mais sur place, le ton change. Le C-B lui exige son téléphone portable, disant vouloir vérifier son contenu. Surpris et inquiet, Omar obéit, mais la situation lui semble étrange. Pourquoi fouiller son téléphone sans explication ? Craignant une arrestation injustifiée, il sort à vive allure et s’enfuit, courant comme un buffle blessé jusqu’à la base de la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, où il trouve refuge.

 

À la MINUSCA, Omar partage son désarroi. Il explique qu’il ne comprend pas pourquoi on s’en prend à lui. Il vit discrètement, sans lien avec des activités politiques ou controversées. Il évoque le sort de son frère, Zakaria Damane, général et ancien chef d’état-major du RPRC, tué le 12 février 2022 dans des circonstances atroces. Souvenez-vous, à cette époque, Zakaria, malade et retiré de la vie militaire, s’était installé à Ouadda-Maïkaga pour se consacrer à ses champs et à une petite activité minière. Ce jour-là, des mercenaires russes du groupe Wagner, à bord d’un véhicule militaire, se sont rendus à son domicile. Ne le trouvant pas, ils ont abattu sa femme et plusieurs de ses enfants, pillé la maison et volé une réserve de diamants. Plus tard, à 8 km de Ouadda-Maïkaga, sur la route du chantier minier de Pipi, ils ont croisé Zakaria, accompagné de son cousin et de quelques hommes non armés. Les mercenaires ont ouvert le feu. Étonnamment, les balles n’ont pas atteint Zakaria. Frustrés, ils l’ont roué de coups avec des bâtons, l’ont torturé, puis égorgé. Pire encore, ils ont piégé son corps et ceux de ses compagnons avec des mines, rendant leur récupération dangereuse.

 

Pendant plus d’une semaine, la famille n’a pas pu récupérer les corps, paralysée par la peur des mines. Ce n’est que le 20 février 2022, grâce à l’intervention du président Touadéra, que les mercenaires ont ramené le corps de Zakaria à ses proches, qui l’ont inhumé le lendemain. Cet assassinat, d’une violence inouïe, a choqué le pays. Pourtant, aucune enquête sérieuse n’a suivi, et la famille n’a reçu qu’une somme dérisoire,  100 000 francs CFA, selon des rumeurs,  pour apaiser leur douleur. Trois ans plus tard, ce drame reste une plaie ouverte.

 

Revenons à Omar Ghidya. Après sa fuite, la MINUSCA tente de clarifier l’affaire en contactant le C-B de Ouadda-Maïkaga. Elle demande des explications et la restitution du téléphone d’Omar. Le commandant refuse, affirmant que l’appareil contient des « informations » envoyées à Bangui pour une enquête. Quelles informations ? Quelle enquête ? Personne ne le sait. Cette opacité alimente les doutes. Omar, qui n’a jamais été informé d’un motif d’arrestation, se demande s’il est visé à cause de son frère. Est-ce une tentative d’intimidation ? Une vengeance ? Ou une tout autre affaire ? La saisie de son téléphone, sans justification, renforce l’impression d’un abus de pouvoir.

 

Cette affaire s’inscrit dans un contexte difficile en Centrafrique, où la justice est rare et les institutions souvent opaques….

Pour l’instant, Omar reste sous la protection de la MINUSCA, mais son avenir est incertain. Son téléphone, confisqué, est hors de portée, et l’enquête évoquée par le C-B reste un mystère. À Ouadda Maïkaga, les gens sont inquiets. Cette histoire reflète les défis d’un pays où la vérité est difficile à atteindre, où les familles endeuillées luttent pour la justice, et où la peur d’être ciblé sans raison plane.

 

 

 

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Un hélicoptère de PMC Wagner survol Bangui pour un parachutage spectaculaire

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Un hélicoptère de PMC Wagner survol Bangui pour un parachutage spectaculaire

 

Bangui-se-prepare-a-une-guerre/un-mig21-russe-survole-boali/” rel=”attachment wp-att-58720″ data-wpel-link=”internal”>Un hélicoptère de PMC Wagner survol Bangui pour un parachutage spectaculaire
Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Ce jeudi 8 mai 2025, un hélicoptère de PMC Wagner a survolé Bangui, larguant un mercenaire en parachute au camp de Roux, sous les regards médusés des Banguissois. Ce spectacle, qui s’est prolongé le lendemain, 9 mai, sur l’Avenue des Martyrs, semble lié à la célébration russe de la Journée de la Victoire, mais pousse à s’interroger sur les véritables intentions de Wagner dans le pays….

 

Dans la journée du jeudi 8 mai 2025, vers 13 heures de Bangui, un hélicoptère de PMC Wagner, que les banguissois,  habitants de Bangui  bien sur, appellent “brouette aérienne”, a décollé dans un bruit assourdissant. L’appareil a survolé la capitale centrafricaine à basse altitude, captant les regards des passants. Quelques minutes après, un mercenaire russe a sauté de cette brouette  aérienne, son parachute s’ouvrant dans le ciel. D’abord, il semblait se diriger vers la rivière Oubangui, mais il a finalement viré vers le camp de Roue, atterrissant sur la piste réservée aux hélicoptères. L’appareil a ensuite disparu, laissant les banguissois perplexes….

 

Le lendemain, vendredi 9 mai 2025, l’opération s’est répétée, mais cette fois-ci sur l’Avenue des Martyrs, en face du monument érigé à la gloire de Wagner, à quelques mètres de l’université de Bangui. Ce parachutage, plus audacieux, a eu lieu peu avant midi, coïncidant avec la Journée de la Victoire en Russie, une fête nationale majeure commémorant la capitulation de l’Allemagne nazie en 1945. Ce choix de date n’est pas anodin : il suggère que Wagner a voulu marquer cette célébration russe par une démonstration de force au cœur de Bangui….

 

Pour la veille, de loin, on pouvait voir le parachute descendre lentement, comme une ombre dans le ciel clair de l’après-midi. L’opération, rapide et précise, s’est déroulée sous les yeux de nombreux témoins. Mais ce spectacle, renouvelé le 9 mai sur l’Avenue des Martyrs, pousse les Centrafricains à s’interroger. Pourquoi PMC Wagner organise-t-il ces démonstrations spectaculaires en pleine journée, au cœur de la capitale ? Cherchent-ils à affirmer leur domination sur la ville et ses environs ? Est-ce une manière de détourner l’attention de leurs activités, notamment dans les mines d’or et de diamants ?

 

Dans la capitale, beaucoup des banguissois ne cachent pas leur agacement. La République centrafricaine regorge de richesses, comme l’or et les diamants, mais ces ressources semblent profiter à des groupes comme Wagner plutôt qu’à la population. Depuis leur arrivée en 2018, les Mercenaires russes contrôlent des mines importantes, et des rapports des organisations internationales et des nombreux citoyens parlent de pillages et d’abus contre les populations. Ce parachutage, pour certains, ressemble à une moquerie. “Ils prennent nos richesses et maintenant ils jouent dans le ciel”, dit un habitant….

 

Pendant ce temps, les Centrafricains manquent de tout. Les routes sont en mauvais état, les hôpitaux n’ont ni médicaments ni équipements, et l’insécurité est partout. Un hélicoptère pourrait servir à transporter des vivres ou à aider les gens, mais Wagner préfère l’utiliser pour ce genre de spectacle honteux et ridicule. Cela énerve ceux qui se demandent pourquoi ces mercenaires, avec tout leur matériel, ne font rien pour améliorer la vie des habitants….

 

Personne ne sait vraiment ce que Wagner voulait dire avec cette opération. Était-ce pour montrer leur puissance ? Pour cacher quelque chose, comme leurs activités dans les mines ? Ou simplement pour provoquer ? Ce qui est clair, c’est que cet hélicoptère et ce parachute ne changent rien aux problèmes du pays. Les gens de Bangui continuent de vivre dans la difficulté, tandis que Wagner semble jouer son propre jeu, loin des besoins de la population. Cette “brouette aérienne” restera dans les mémoires, mais pas pour les bonnes raisons…….

 

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Centrafrique : désarmement d’un rebelle de 3R à Nzakoundou

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Centrafrique : désarmement d’un rebelle de 3R à Nzakoundou

 

Centrafrique.org/le-jeune-rebelle-de-3r-desarme-parmi-les-soldats-faca/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : désarmement d’un rebelle de 3R à Nzakoundou
Le jeune rebelle de 3R désarmé qui se trouve au milieu des deux soldats FACA à Nzakoundou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Quatre semaines après la signature de l’accord de cessez-le-feu signé à N’Djamena, un jeune rebelle des 3R a rendu son arme aux FACA à Nzakoundou, provoquant le début d’un espoir de paix.

 

En avril 2025, le gouvernement tchadien a signé un accord de cessez-le-feu avec les groupes rebelles 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) et UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique) à N’Djamena, capitale du Tchad. Cet accord vise à apaiser les tensions dans le pays, notamment près de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. Plus d’un mois après, un événement marquant s’est produit dans le village de Nzakoundou, situé dans la commune de Yemé, sous-préfecture de Ndim, dans la préfecture de la Lim-Pendé, à environ 83 kilomètres de Bocaranga, en Centrafrique.

 

Ce jeudi après-midi, un jeune homme d’une vingtaine d’années, identifié formellement comme un rebelle du mouvement 3R, a volontairement remis son arme aux Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’événement a eu lieu à la Base du huitième bataillon d’intervention territorial (BIT-8) de Nzakoundou. Selon des témoins sur place, ce geste est considéré comme un acte de désarmement volontaire, un signe encourageant dans une région très marquée par des années de conflits militaro-politique.

 

Après avoir rendu son arme, le jeune homme a été transféré à Ngaoundaye, via Ndim, où se trouve le commandement des FACA dans la région. D’après les informations recueillies auprès des habitants, ce combattant aurait choisi de rendre son arme pour tester la réaction des autorités. Son geste pourrait servir à rassurer d’autres membres de groupes armés encore actifs dans la zone, qui envisageraient eux aussi de déposer leurs armes.

 

Cet événement intervient dans un contexte où la population s’interroge sur les effets concrets de l’accord de cessez-le-feu….

 

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Changement de statut de l’aérodrome de Bayanga : de privé à public

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Changement de statut de l’aérodrome de Bayanga : de privé à public

 

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Bâtiment de la sous-préfecture de Bayanga, Sangha-Mbaéré, République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Conseil des ministres du 17 avril 2025 a décidé de convertir l’aérodrome de Bayanga, anciennement privé, en infrastructure publique pour renforcer la connectivité régionale.

 

Le 17 avril 2025, le Conseil des ministres a approuvé deux arrêtés concernant l’aérodrome de Bayanga, situé à 691 kilomètres de Bangui. Le premier abroge l’arrêté de 1972 qui autorisait son exploitation sous gestion privée. Le second instaure une gestion publique, confiée à une structure agréée par l’Autorité nationale de l’aviation civile. Ces décisions visent à améliorer la sûreté aérienne, à faciliter l’accès pour les entreprises et à soutenir le développement économique, notamment à travers le tourisme.

 

L’aérodrome de Bayanga, stratégique pour la sous-région, est actuellement confronté à des défis liés à son exploitation privée, notamment en matière d’entretien et de conformité aux normes aéronautiques internationales. La gestion publique permettra d’aligner l’infrastructure sur les standards requis, tout en renforçant son rôle dans les services d’urgence, les opérations militaires et les activités commerciales. Le Conseil a souligné l’importance de cette transition pour intégrer l’aérodrome dans la stratégie nationale de développement, en particulier pour une région où le tourisme, lié aux sites naturels, représente un potentiel économique significatif.

 

Un rapport publié en 2017 dans le cadre du projet LÖNDO avait déjà mis en évidence le rôle clé des aérodromes centrafricains pour le transport sécurisé, dans un pays où les routes sont souvent impraticables en raison de l’insécurité ou des conditions climatiques. Bayanga, avec sa position géographique, pourrait devenir un point d’accès pour les visiteurs et les marchandises, tout en servant de site de dégagement pour d’autres infrastructures aériennes. Le président du Conseil a insisté sur la nécessité de respecter les normes internationales, une priorité pour garantir la viabilité du projet.

 

Les arrêtés, qui seront signés par le ministre des Transports et de l’Aviation civile, marquent le début officiel du changement de statut. Le Conseil n’a pas précisé le budget alloué ni le calendrier détaillé de mise en œuvre, mais a indiqué qu’une structure compétente assurerait la gestion de l’aérodrome. Ce projet s’inscrit dans une volonté plus large de développer les infrastructures aériennes pour répondre aux besoins de connectivité et de sécurité dans les régions reculées.

 

Rappelons que le passage de l’aérodrome de Bayanga à une gestion publique, décidé en avril 2025, vise à soutenir la connectivité et l’économie régionale, dans un contexte de développement des infrastructures….

 

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Les jeux de hasard dans la mythologie et les légendes

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Depuis des millénaires, les jeux de hasard occupent une place significative dans diverses cultures à travers le monde. Qu’ils soient perçus comme des pratiques récréatives, des moyens de divination ou des épreuves imposées par les dieux, ces jeux apparaissent régulièrement dans les mythes et les légendes de nombreuses civilisations.

Leur présence constante souligne une fascination humaine profonde pour le destin, la chance et l’intervention divine. À travers ces récits anciens, les jeux de hasard deviennent autant des moteurs narratifs que des symboles philosophiques.

La place des jeux de hasard dans les cultures nordiques et celtiques

Dans les récits des peuples du Nord, comme les Vikings, les jeux faisaient aussi partie intégrante de la culture. Des sagas racontent comment les guerriers scandinaves se lançaient dans des défis de stratégie ou de chance avant de partir au combat. Ces jeux, bien que souvent présentés comme des moyens de se divertir, étaient également utilisés pour sonder la faveur des dieux.

Chez les Celtes, les épreuves impliquant le hasard revêtent une importance rituelle. Certaines légendes irlandaises font état de jeux où les résultats déterminent des droits de gouvernance ou des alliances politiques. Derrière ces pratiques se trouve l’idée que le mystère du hasard, bien que incontrôlable, révélait une vérité plus grande, cachée aux yeux des hommes.

Dans un contexte plus contemporain, la fascination pour le hasard et les récompenses trouve une résonance dans la façon dont les plateformes de jeu en ligne captivent un large public. Bien que très différente de la mythologie, cette passion moderne pour le jeu repose toujours sur les mêmes mécanismes d’adrénaline, d’attente et d’espérance. L’attrait pour les promotions comme le bonus d’inscription sans dépôt constitue une preuve concrète de ce lien entre stimulus psychologique et promesse de gain, détachée du contrôle rationnel.

Les jeux de hasard dans la mythologie grecque et romaine

Dans la mythologie gréco-romaine, le hasard est souvent lié à la volonté des dieux et à l’ordre cosmique. Les Moires, déesses du destin, détiennent le pouvoir de trancher le fil de la vie humaine, symbolisant l’héritage aléatoire de la destinée. Certains mythes évoquent aussi des jeux tels que les dés, utilisés par les dieux eux-mêmes pour se répartir le monde. Selon certaines traditions, Zeus, Poséidon et Hadès auraient tiré au sort les domaines céleste, marin et souterrain.

Les Romains, influencés par la culture grecque, pratiquaient divers jeux de hasard, dont l’aléa, une forme primitive de jeu de dés. Ces activités étaient courantes non seulement dans les sphères populaires, mais aussi parmi les élites. L’idée que la chance, ou fortuna, puisse interférer dans le cours des événements renforçait la croyance selon laquelle le sort pouvait parfois surpasser la volonté humaine.

Le rôle divinatoire du hasard dans les traditions asiatiques

Les civilisations d’Asie ont également intégré le hasard à leurs traditions religieuses et culturelles, souvent en lien avec la divination. En Chine ancienne, les baguettes d’I Ching répondaient à une interrogation en fonction d’un tirage aléatoire interprété selon un texte sacré. Cette pratique, fondamentalement basée sur le hasard, permettait aux individus d’éclairer leur avenir par l’entremise d’un système codifié de sagesse.

Au Japon, le tirage d’ombres ou d’objets était courant dans les temples shinto pour prédire des événements futurs. Ces pratiques illustrent comment le hasard peut devenir un outil spirituel, accepté non comme une incertitude, mais comme une langue cachée, traduisible par des prêtres et des devins. À travers ces rites, le jeu n’était pas perçu comme futile mais comme un chemin d’introspection, prêtant au hasard une valeur presque sacrée.

Les jeux de chance dans les légendes africaines et amérindiennes

Les contes d’Afrique de l’Ouest racontent souvent l’histoire de personnages qui misent leurs biens ou leur avenir dans des épreuves dictées par le destin. Certaines figures mythiques, comme les anciens rois ou les esprits de la nature, utilisaient des jeux basés sur le hasard pour tester la sagesse des mortels. Ces récits transmettent une morale fondée sur la prudence, mais aussi sur l’acceptation du verdict du sort.

En Amérique, particulièrement chez les civilisations précolombiennes, les jeux de balle avaient une dimension rituelle et parfois mortelle. Des archéologues ont lié ces compétitions à des croyances cosmogoniques, où la victoire ou la défaite reflétait un choix des divinités. Ces jeux exigeaient une préparation physique intense, mais leur issue était fréquemment déterminée par des facteurs extérieurs, comme la trajectoire aléatoire de la balle, donnant au hasard un rôle cérémoniel.

 

Le chemin vers un revenu stable : comment Ousmane est devenu un partenaire à succès de 1xpartners

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Le marketing d’affiliation dans le secteur des paris : de réelles opportunités de croissance

Le marketing d’affiliation continue de gagner en popularité comme l’un des moyens les plus accessibles et rentables de générer des revenus en ligne. Cela est particulièrement vrai dans des secteurs très concurrentiels et en forte croissance, tels que celuis des paris en ligne.

Aujourd’hui, nous vous racontons l’histoire d’Ousmane — un partenaire actif de 1xpartners originaire du Sénégal — qui partage son expérience, ses stratégies et ses résultats.

Le début de la collaboration : quand la marque parle d’elle-même

Ousmane a rejoint le programme d’affiliation 1xpartners en décembre 2021. Il explique que plusieurs éléments ont influencé sa décision :

« J’ai choisi ce programme pour la forte réputation de la marque, la qualité des produits et l’efficacité de l’équipe. Tout est transparent et rapide — c’est ce qui m’a immédiatement convaincu ».

Depuis, ce partenariat est devenu une partie intégrante de son activité en ligne.

Ses méthodes de travail : l’engagement par le contenu et la personnalisation

Pour attirer les joueurs, Ousmane utilise des outils éprouvés :

  • la création de contenuы intéressants et utiles ;
  • une présence active active sur les réseaux sociaux ;
  • l’optimisation pour les moteurs de recherche (SEO) ;
  • des recommandations personnalisées, adaptées aux besoins de son public cible..

Selon lui, la clé du succès ne réside pas dans la quantité, mais dans une communication précise et honnête avec les clients potentiels.

Les résultats financiers et sa philosophie de travail

L’un des aspects les plus inspirants de son parcours est la stabilité de ses revenus. En moyenne, Ousmane déclare gagner entre 4 000 et 7 000 dollars par mois, avec un pic mensuel atteignant 8 000 dollars.

Il souligne :

« Mon succès repose sur la constance, la créativité et la compréhension de mon audience. Ces trois éléments sont la base de tout ».

Les défis surmontés et la progression

Comme dans toute entreprise, le marketing d’affiliation comporte des défis. Mais Ousmane affirme qu’ils peuvent être transformés en opportunités de croissance.

« Je suis toujours à l’écoute de mon audience, j’adapte mes stratégies quand c’est nécessaire, et je bénéficie du soutien de l’équipe 1xpartners. Cela m’aide à ne pas abandonner ».

Conseils pour ceux qui débutent

Aux nouveaux partenaires, Ousmane recommande :

  • de garder la motivation ;
  • d’analyser leur audience cible ;
  • de ne pas hésiter à demander de l’aide à l’équipe du programme — un soutien précieux.

Des idées pour aller plus loin : hors ligne et ambassadeurs locaux

Ousmane propose également une idée originale d’amélioration : ouvrir des kiosques physiques dans les villes où l’accès à Internet est limité. Selon lui, cela permettrait de toucher une nouvelle population.

Il envisage aussi de lancer des campagnes publicitaires avec des célébrités sénégalaises, notamment dans des séries télévisées locales — un moyen efficace, selon lui, de renforcer la confiance et d’élargir sa portée.

Conclusion : un partenariat qui donne des résultats concrets

L’histoire d’Ousmane montre que le marketing d’affiliation avec 1xpartners n’est pas réservé aux experts. C’est une opportunité accessible à toute personne motivée, prête à apprendre et à progresser. Son parcours est un exemple de ce que la détermination et le bon choix de programme peuvent accomplir.

Rejoignez 1xpartners et écrivez votre propre histoire de succès.

Flash Info : Reprise des combats à Koumboli et la montée de tension à Obo

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Reprise des combats à Koumboli et la montée de tension à Obo

 

Centrafrique.org/rca-deux-soldats-faca-tues-et-quatre-mercenaires-russes-blesses-dans-une-attaque-des-rebelles-pres-de-kaga-bandoro/les-soldats-faca-revenant-de-patrouille-a-obo/” rel=”attachment wp-att-50280″ data-wpel-link=”internal”>Flash Info : Reprise des combats à Koumboli et la montée de tension à Obo
Les soldats FACA de retour d’une patrouille à Obo. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Ce vendredi 09 mai dans la matinée, de nouveaux affrontements ont éclaté à Koumboli, une localité située à environ trois kilomètres de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou.

 

En effet, une patrouille composée de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et de Mercenaires russes du groupe Wagner s’est aventurée dans la brousse pour traquer des miliciens Azandés dans cette localité de Koumboli. À leur arrivée, ils ont été surpris par une embuscade tendue par les miliciens, bien implantés dans cette zone forestière qu’ils maîtrisent parfaitement. Les combats, violents, sont toujours en cours, mettant les FACA et leurs alliés russes en difficulté face à un terrain inconnu.

 

Pour l’heure, il est impossible d’établir un bilan précis des pertes ou des dégâts, l’accès à la zone restant compliqué. Les autorités locales et sécuritaires attendent elles-mêmes la fin des hostilités pour évaluer la situation.

Koumboli, considérée comme l’une des principales bases des miliciens Azandés dans la forêt proche de Zémio, est au cœur de ces tensions.

 

Pendant ce temps, à Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, l’inquiétude gagne la population. Le retour en brousse de miliciens Azandés, y compris ceux formés par les mercenaires russes en mars et avril 2024. Environ 200 d’entre eux, initialement intégrés à l’armée nationale selon le gouvernement, auraient rejoint leurs camarades non formés dans la forêt. Ce mouvement alimente les craintes d’une possible attaque contre les positions de l’armée nationale à Obo. Certains habitants, pris de panique, commencent à traverser la frontière vers la République démocratique du Congo pour se réfugier.

 

La situation reste tendue, et les prochains jours seront déterminants pour comprendre l’évolution de ces événements dans la région.

 

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Enquête exclusive : dans les coulisses de la mafia du commandant Simplice Yarkokpa.  Comment le président Touadéra se fait rouler dans la farine

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Enquête exclusive : dans les coulisses de la mafia du commandant Simplice Yarkokpa.  Comment le président Touadéra se fait rouler dans la farine

 

Enquête exclusive : dans les coulisses de la mafia du commandant Simplice Yarkokpa. Comment le président Touadéra se fait rouler dans la farine
Le commandant Gervais Simplice Yarkokpa lors de la présentation des stagiaires officiers de l’État-major de la gendarmerie, alors qu’il n’est pas gendarme, c’est un milicien Anti-Balaka intégré dans l’armée nationale, puis détaché à la garde présidentielle.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le commandant Simplice Yarkokpa, ex-milicien devenu officier de la garde présidentielle, dirige un vaste réseau de drogue et d’extorsion à Bangui, manipulant habilement le président Touadéra pour consolider son empire mafieux.

 

En République centrafricaine, un homme domine les ombres du pouvoir : le commandant Simplice Yarkokpa, membre de la garde présidentielle et cerveau d’un réseau criminel d’une ampleur rare. Ex-milicien anti-balaka intégré dans l’armée nationale, Yarkokpa a su se hisser au sommet grâce à ses liens ethniques avec le président Faustin-Archange Touadéra et à sa parenté avec le ministre de la Défense. Mais sous ses galons se cache un parrain de la drogue et de l’extorsion, qui manipule le chef de l’État avec une habileté déconcertante, tout en semant la peur à Bangui.

 

Un parrain de la drogue au cœur du pouvoir

 

Le commandant Simplice Yarkokpa n’est pas un simple officier. C’est un grand mafieux qui dirige un trafic de tramadol, une drogue ravageuse, avec une organisation digne d’un cartel mexicain. Une enquête discrète de la rédaction du CNC révèle des stocks impressionnants chez lui : bidons remplis de pilules, sacs de charbon bourrés de narcotiques, et galettes camouflées pour tromper les contrôles. Ce n’est pas un petit commerce, mais un réseau structuré. Au cœur de ce système, un jeune Centrafricain nommé Ali, basé près de l’école Koudoukou dans le troisième arrondissement de Bangui. Le jeune Ali a un établissement dénommé « Tokyo », qu’il utilise pour vendre des médicaments, et il en profite aussi pour écouler le tramadol fourni par le commandant Simplice Yarkokpa, puis lui remet les profits en main propre chez le commandant à la maison.

 

Le commandant Simplice Yarkokpa excelle dans le double jeu. Se faisant passer pour un officier de lutte anti-drogue, il saisit des cargaisons de tramadol parfois importées illégalement depuis la République démocratique du Congo ou le Cameroun. Mais au lieu de les détruire, il les redirige vers son réseau. Les dealers arrêtés finissent en prison, tandis qu’Ali du quartier Koudoukou revend la marchandise. Ce cycle infernal assure à Yarkokpa un contrôle total sur le marché national de la drogue, avec des profits colossaux.

Toutefois, Simplice Yarkokpa ne se contente pas uniquement à confisquer les tramadol dans la capitale centrafricaine. Il importe lui-même ces drogues et des alcools frelatés depuis la RDC et le Cameroun, gérant personnellement leur distribution dans son vaste réseau à Bangui.

 

Une manipulation savante des réseaux du président Touadera  

 

Ce qui fait du commandant Simplice Yarkokpa un criminel d’exception, c’est sa capacité à manipuler le président Touadéra en s’appuyant sur ses propres réseaux d’informateurs. Le chef de l’État dispose d’agents d’informateurs directs dans le quartier musulman de KM5, un bastion commercial de la capitale Bangui. Ces informateurs, pour la plus part des musulmans, certains sont issus même du comité islamique centrafricain. Ces informateurs, qui ont souvent un accès direct à la ligne téléphonique du Président  , peuvent appeler Touadéra directement sur son téléphone pour lui transmettre des informations sensibles à n’importe quelle heure. Mais le commandant Simplice Yarkokpa, avec une intelligence machiavélique, connait très bien ce réseau. D’une manière spectaculaire, il a infiltré ce réseau et l’utilise à ses fins.

 

Son stratagème est simple, mais redoutable. Lorsqu’il cible une victime,  souvent un commerçant ou un homme d’affaires, voir même  un rival,  le commandant Simplice Yarkokpa organise une opération sur mesure. Il convainc l’un des informateurs de KM5 de contacter au téléphone le Président Touadéra pour signaler une fausse menace. L’informateur, manipulé ou complice, passe le message au Président tout en recommandant au Président explicitement d’envoyer le commandant Simplice Yarkokpa, présenté comme l’homme de la situation. Touadéra, sans se douter du piège, donne son aval et dépêche le commandant. Voici quelques exemples concrets de ce jeu pervers :

 

  1. Le cas d’un commerçant accusé de trafic. Simplice Yarkokpa repère un commerçant prospère du marché de KM5, connu pour garder de l’argent chez lui à la maison. Il approche l’un des informateurs du réseau de Touadéra et lui demande d’appeler le président pour lui dire que le commerçant stocke des drogues illégales et représente une menace. Puis, l’informateur propose au Président Touadera : « Envoyez le commandant Yarkokpa, il saura gérer », insiste-t-il. Touadéra ordonne une intervention. Yarkokpa perquisitionne le domicile, confisque argent, bijoux et ordinateurs, puis arrête le commerçant sous des accusations bidon. Les biens saisis disparaissent, et la victime croupit en prison.

 

  1. Une fausse alerte de coup d’État.

Pour éliminer quelqu’un gênant, Yarkokpa monte une accusation de complot. Il utilise un autre informateur pour appeler Touadéra et prétendre que cet homme prépare un coup d’État. L’informateur propose au Président : « Le commandant Yarkokpa est le seul capable de neutraliser cette menace », assure l’informateur. Touadéra, alarmé, dépêche Yarkokpa. Ce dernier arrête l’officier, saisit ses biens – y compris des fonds destinés à sa famille – et le fait emprisonner. L’accusation s’effondre faute de preuves, mais Yarkokpa a déjà empoché le butin.

 

Ces opérations, répétées des centaines de fois, enrichissent le commandant Simplice Yarkokpa, tout en le faisant passer pour un héros aux yeux du président.

 

Une impunité insolente

 

Le Commandant Simplice Yarkokpa opère sans crainte, protégé par ses liens avec le ministre de la Défense, son cousin, et d’autres figures de l’État. Il n’hésite pas à faire radier ceux qui le menacent, comme les sept policiers récemment limogés, dont son neveu Dimanche Yongowana, qui connaît ses secrets. Même la famille de Yarkokpa l’a désavoué, dégoûtée par sa brutalité.

 

Un autre exemple de sa cruauté est l’arrestation de l’adjudant Kparambéti, surnommé Ozaguin, un ex-milicien intégré dans l’armée. Après avoir dénoncé les trafics de Yarkokpa dans un message vocal, Ozaguin a été arrêté et enfermé au camp de Roux. Cette purge illustre la stratégie du commandant : écraser toute opposition, même au prix de tensions explosives.

 

Une ambition démesurée

 

Le commandant Simplice Yarkokpa ne se satisfait pas de son empire criminel. Il vise le grade de général, malgré un manque criant de compétences : il sait à peine écrire. Par un tour de passe-passe, son cousin ministre et le directeur de la gendarmerie l’ont inscrit à l’école de formation d’état-major de la gendarmerie, un poste réservé à des officiers qualifiés. Cette promotion indue est une insulte aux institutions centrafricaines.

 

Un président piégé

 

Le silence de Touadéra face à ces exactions est incompréhensible. Les preuves s’accumulent : stocks de drogue, témoignages, enquêtes journalistiques. Pourtant, le président semble paralysé, incapable de confronter Yarkokpa. Est-il trompé par les manipulations du commandant ? Craint-il les répercussions d’une action contre un homme si bien connecté ? Quoi qu’il en soit, son inaction alimente un sentiment d’injustice et de colère dans le pays….

 

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Dans le sillage du cyber-cauchemar géopolitique de Wagner en Centrafrique

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Dans le sillage du cyber-cauchemar géopolitique de Wagner en Centrafrique

 

Dans le sillage du cyber-cauchemar géopolitique de Wagner en Centrafrique
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis plus de 7 ans, la République centrafricaine (RCA) s’enfonce dans une dystopie organisée par le Groupe Wagner. Ce n’est pas seulement une occupation physique, c’est aussi une colonisation numérique et psychologique, un hack brutal de la souveraineté d’un peuple déjà à bout de souffle. Un article de The Economist daté du 11 avril 2025, expose les rouages de cette machine infernale. Voici une plongée cybernétique dans ce régime de l’ombre, où Wagner, le gouvernement de Touadéra, et leurs fidèles locaux comme Fidèle Gouandjika tissent une toile oppressante contre tous ceux qui osent résister.

 

Wagner : les mercenaires du chaos numérique

 

Wagner n’est pas qu’une bande des Mercenaires russes en treillis. C’est une entité hybride, un virus qui s’infiltre dans les systèmes politiques et sociaux de la RCA. Depuis 2018, ces “instructeurs militaires” russes, sous la houlette de Dmitri Sytyi, ont transformé Bangui en un hub de leur empire africain. Leur base, prévue pour accueillir 10 000 hommes d’ici 2030, est une forteresse physique et numérique, d’où ils projettent leur influence au Congo, au Sahel, et au-delà. Ils contrôlent l’or, brassent la bière Africa ti L’Or, et imposent le russe comme langue officielle, un cheval de Troie culturel qui reprogramme l’identité centrafricaine.

 

Mais leur vrai pouvoir réside dans la guerre informationnelle. Wagner organise des campagnes de désinformation, des torrents de fake news qui noient la vérité et paralysent la dissidence. Ils hackent l’esprit collectif, transformant les Centrafricains en pions d’un jeu géopolitique où la Russie défie l’Occident. Le monument à Prigozhin, orné de fleurs, n’est pas qu’un mémorial : c’est un mème glorifié, un symbole viral d’une domination sans pitié.

 

Le régime Touadéra : un firewall corrompu

 

Faustin-Archange Touadéra, cet universitaire à la voix douce, est le parfait administrateur système d’un régime dictatorial. Il joue les grandes puissances les unes contre les autres, flirtant avec la France et les États-Unis tout en s’alliant à Wagner pour verrouiller son pouvoir. En 2023, il a truqué un référendum constitutionnel avec l’aide des mercenaires, prolongeant son règne dans une parodie de démocratie. Son gouvernement, où les ministres sirotent du thé dans des mugs à l’effigie de Poutine, est une interface docile pour les intérêts russes.

 

Pourtant, ce firewall est fissuré. Touadéra tolère les exactions de Wagner :  villages incendiés, viols, massacres,  parce qu’elles servent son contrôle territorial. Entre 2020 et 2023, des milliers de civils ont péri sous les raids des mercenaires, selon les observateurs des droits humains. Les “russes noirs “, ces combattants centrafricains recrutés par Wagner, sont les bots d’une armée fantôme, programmés pour écraser toute rébellion. Ce régime n’est pas un protecteur, mais un cheval de Troie qui livre la RCA à ses maîtres russes.

 

Fidèle Gouandjika : l’influenceur toxique

 

Fidèle Gouandjika, surnommé le “Milliardaire de Boy-Rabe”, est l’archétype du fidèle infecté par le virus Wagner. Cet ancien ingénieur télécom de la SOCATEL, avec son palais excentrique et son t-shirt “Je suis Wagner”, est un relais local du narratif russe. Son amitié avec Prigozhin, scellée par des cadeaux comme une montre de luxe ou un drapeau à tête de mort, montre à quel point il est compromis. Gouandjika ne se contente pas de soutenir Wagner : il amplifie leur propagande, allant jusqu’à proposer sur Facebook que les femmes centrafricaines servent de “récompense” aux mercenaires russes. Ses posts, mélange de nationalisme et de menaces anti-occidentales, sont des DDoS contre toute critique du régime.

 

Gouandjika incarne une élite centrafricaine qui a vendu son âme pour des miettes de pouvoir. Il prétend défier le colonialisme, mais il n’est qu’un relais d’une nouvelle forme d’impérialisme blanc, où les Russes remplacent sauvagement et pire  les Français sans changer la donne pour les Centrafricains ordinaires.

 

La résistance

 

Devant cette alliance toxique, des voix s’élèvent, faibles mais tenaces. Ali Ousmane, cheikh musulman de Bangui, compare Wagner à la Gestapo, dénonçant leurs raids brutaux contre les communautés musulmanes. Les survivants des campagnes, où des villages ont été rasés et des femmes terrorisées, murmurent leur peur des “soldats blancs”. Ces témoignages sont des paquets de données dans un réseau saturé, des signaux de détresse qui peinent à percer le mur de la propagande russe.

 

La société civile, bien que muselée, tente de riposter. Les journalistes étrangers sont arrêtés, les diplomates occidentaux surveillés, et une loi sur les “agents étrangers” inspirée de la Russie menace de criminaliser toute critique. Pourtant, chaque acte de résistance – une parole, un regard, une prière – est un hack contre l’oppression, un rappel que le peuple centrafricain n’est pas entièrement réduit à un code exécutable par Wagner.

 

Une guerre cyber-géopolitique

 

La RCA est un champ de bataille où s’affrontent des puissances globales dans une guerre par procuration. La Russie, via Wagner, y teste ses tactiques de domination hybride : contrôle des ressources, manipulation culturelle, répression ciblée. L’Occident, avec ses offres timides comme celle de Bancroft Global Development, semble dépassé, incapable de contrer cette offensive. Pendant ce temps, Touadéra et ses alliés exploitent cette rivalité pour s’enrichir, laissant leur peuple dans un no man’s land numérique et physique.

 

Débrancher la matrice de Wagner

 

La RCA n’est pas seulement “sous l’emprise” de Wagner, elle est piratée, son code source réécrit pour servir des intérêts étrangers. Ce n’est pas une amitié avec bénéfices, mais une exploitation sans merci, où les seuls gagnants sont les mercenaires et leurs complices centrafricains. Pour briser cette emprise, il faudrait un reboot total : démanteler l’influence de Wagner, responsabiliser le régime Touadéra, et amplifier les voix des résistants comme Ali Ousmane. Mais dans un monde où la géopolitique ressemble à un dark web, la question demeure : qui osera presser le bouton reset ?

 

                Par Alain Nzilo….

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Bria :  Trois rebelles de l’UPC et deux commerçants tués par des mercenaires russes

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Bria :  Trois rebelles de l’UPC et deux commerçants tués par des Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>Bria : Trois rebelles de l’UPC et deux commerçants tués par des mercenaires russes
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Trois rebelles de l’UPC et deux commerçants ont été tués par des mercenaires russes du groupe Wagner près du village Azza, sur l’axe Boungou 2.

 

Le mercredi dernier, une scène d’une criminalité inouïe s’est produit sur l’axe reliant Bria à Boungou 2, au nord de la République centrafricaine, remettant surtout en question l’accord de cessez-le-feu signé en avril dernier à N’Djamena, au Tchad, entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés, dont l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et le mouvement 3R.

 

En effet, Trois rebelles de l’UPC, en route pour rejoindre leur chef à Nzacko, ainsi que deux commerçants ont été tués dans une embuscade tendue par des mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par leur guide, Hugues Tchoumanda, chef des cantonnements forestiers de Bria.

 

Les faits se sont déroulés près du chantier Akpo, à environ 42 km de Bria, sur un axe secondaire proche du village Azza, situé également à 60 kilomètres de Bria. Les trois rebelles, venant de la localité de Mbangana, située à 230 de Bria, sont arrivés dans le village d’Akpo . Sur place, ils ont demandé un service aux deux commerçants dudit village pour les transporter à moto vers Nzacko afin qu’ils rejoignent leur chef pour le désarmement. Les rebelles, ont clairement soumis leur doléance en demandant à être transportés, précisant que les commerçants pourraient récupérer leurs motos après les avoir déposés. Les deux commerçants, acceptant leur doléance, les ont transportés sur deux motos pour aller à Nzacko. . L’un des commerçants, connu sous le nom de Carton, était un opérateur économique respecté d’Azza, avec près de 30 ans d’activité dans la localité.

 

Monsieur Carton et un autre commerçant ont accepté, mettant à disposition deux motos : une pour transporter Issa, l’un des rebelles, et l’autre pour les deux autres éléments de l’UPC. Pendant ce temps, à Bria, neuf motos transportant des mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés de leur guide Hugues Tchoumanda, ont quitté la ville pour la même direction. Ils se sont positionnés à 60 kilomètres de Bria pour tendre une embuscade près d’Azza. Les deux commerçants, transportant les trois rebelles, ne savaient pas que les russes sont à quelques kilomètres devant eux. Roulant à vive allure, les deux commerçants, sur leur moto, sont tombé dans le piège des russes qui ont froidement ouvert le feu sur les deux motos, tuant sur le coup les trois rebelles, reconnaissables à leurs tenues et armes, ainsi que les deux commerçants, qui étaient en civil.

 

Après avoir tué les 5 victimes, les mercenaires ont égorgé à nouveau les corps des rebelles, leur tranchant la tête et plaçant ces dernières entre leurs poitrines, avant de filmer la scène. Les corps des deux commerçants, non égorgés, ont été filmés par les russes sur place. Les assaillants ont ensuite fouillé minutieusement les victimes, s’emparant de leur argent, de l’or et des deux motos.

 

Par la suite, les mercenaires russes se sont rendus dans le village Azza, où ils ont montré les photos des deux commerçants aux villageois pour identifier leurs domiciles. Guidés par les habitants, les russes ont commencé à piller les maisons et la boutique de Carton, emportant tout ce qu’ils pouvaient avant de quitter les lieux. Les motos des victimes ont été récupérées également par les russes qui les ont ramené à Bria, probablement pour les revendre comme d’habitude.

 

Cet acte constitue une violation directe de l’accord de cessez-le-feu signé à N’Djamena, qui engageait les parties à cesser les hostilités. L’implication du chef de cantonnement forestier Hugues Tchoumanda, un natif de la région de Bria et ancien pisteur, pousse à s’interroger sur l’utilisation des agents de l’État dans de tel crime. Connu pour son expertise des forêts et des sentiers de la Haute-Kotto, Tchoumanda est devenu un guide clé pour les mercenaires Wagner, les aidant à repérer les cibles et à naviguer dans la localité aisement.

 

Cet incident alimente les soupçons selon lesquels certains acteurs, y compris les mercenaires russes, ont l’intérêt à maintenir l’instabilité pour continuer à bénéficier du chaos ambiant et bénéficier des primes associées au conflit….

 

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Kaga-Bandoro : 3 jeunes froidement assassinés par les mercenaires russes

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Kaga-Bandoro : 3 jeunes froidement assassinés par les Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/flaxe-entre-kaga-bandoro-et-ouandago-kabo/” data-wpel-link=”internal”>Kaga-Bandoro : 3 jeunes froidement assassinés par les mercenaires russes
L’axe entre Kaga-Bandoro et Ouandago-Kabo. CopyrightGuira FM

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la nuit du lundi au mardi dernier, un drame s’est déroulé près de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi, au centre-nord de la République centrafricaine, située à environ 400 kilomètres au nord de Bangui, la capitale. Trois jeunes ont été tués et deux autres gravement blessés par des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Les circonstances du drame

 

Dans la nuit du lundi à mardi dernier, cinq jeunes de Kaga-Bandoro, tous chasseurs, étaient partis en brousse pour une expédition de chasse non loin de la ville sur l’axe menant à Ouandago. Armés de fusils de chasse, ils traquaient du gibier dans cette zone forestière. Toutefois, des mercenaires russes du groupe Wagner, présents dans la ville de Kaga-Bandoro pour soi-disant combattre les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont été informés de mouvements suspects dans la zone. Sans chercher à vérifier l’identité des individus ni à établir un contact, les mercenaires ont considéré les chasseurs comme des rebelles armés.

 

Selon des témoignages des survivants et des familles des victimes interrogées par la rédaction du CNC, les mercenaires russes ont finalement repéré les cinq jeunes. Voyant leurs fusils de chasse, ils ont immédiatement ouvert le feu, sans poser de questions ni donner d’avertissement. Les tirs ont été rapides et ciblés. Trois chasseurs, âgés d’une vingtaine d’années, sont morts sur place, touchés à la poitrine et à la tête. Les deux autres, grièvement blessés, l’un au ventre et l’autre à la jambe, ont survécu de justesse.

 

Après l’attaque, les mercenaires ont réalisé leur erreur en interrogeant les survivants. Dans une tentative de limiter les conséquences, ils ont prodigué des soins sommaires aux blessés directement en brousse, effectuant des interventions chirurgicales improvisées et administrant des médicaments, probablement des analgésiques.

 

Une fois ces soins sommaires terminés, les mercenaires ont ramené les deux survivants à Kaga-Bandoro, dans leur quartier de Gobongo, situé à la sortie de la ville en direction de Ouandago. Ils ont informé les familles des trois victimes décédées que leurs corps se trouvaient encore en brousse et qu’ils pouvaient aller les récupérer. Toutefois, les familles ont refusé. Elles craignent que se rendre sur place, dans une zone qu’elles ne connaissent pas, ne soit perçu comme une activité suspecte. « Nos fils étaient partis chasser et qu’ils ont été tués. Si nous allons chercher leurs corps, les Wagner pourraient penser que nous sommes des rebelles et nous tuer aussi », a expliqué un parent de la victime. Par conséquent, les corps des trois chasseurs restent abandonnés pour le moment en brousse, exposés aux intempéries et à la décomposition, cinq jours après l’incident.

 

Les deux survivants, bien que ramenés chez eux, sont dans un état critique. La blessure au ventre de l’un d’eux est particulièrement inquiétante, avec un risque élevé d’infection en raison de l’opération réalisée dans des conditions non stériles dans la brousse par les mercenaires russes. L’autre jeune, avec ses deux jambes fracturées, souffre de douleurs intenses et ne peut se déplacer. Malgré la gravité de leur état, ils ne peuvent pas être conduits à l’hôpital. Selon leurs proches, les mercenaires russes leur ont explicitement interdit de chercher des soins médicaux à l’hôpital, en leur disant : « Si vous allez à l’hôpital, vous allez mourir ». Cette menace, bien que vague, a semé la peur parmi les familles et les victimes elles-mêmes. Elles craignent que les mercenaires ne surveillent leurs déplacements ou ne les accusent d’autres choses s’ils cherchent à obtenir de l’aide.

 

En l’absence de soins professionnels, les deux jeunes sont confinés depuis 3 jours chez eux, dans le quartier Gobongo. Leurs familles tentent de les soigner avec des moyens limités, utilisant des compresses artisanales et les quelques médicaments laissés par les mercenaires. Ces derniers, selon les témoignages, n’ont fourni qu’une petite quantité de comprimés, probablement des antidouleurs, insuffisants pour traiter des blessures aussi graves. « Ils souffrent beaucoup. On voit qu’ils sont faibles, mais on ne peut rien faire d’autre. On a peur de les emmener à l’hôpital », confie un membre de la famille. Cette situation laisse les blessés dans une position extrêmement vulnérable, avec un risque croissant de complications médicales, comme des infections ou des hémorragies internes.

 

Il y’a lieu de noter que Kaga-Bandoro, chef-lieu de la Nana-Gribizi, est une ville troublée par des années de conflits entre groupes armés, forces gouvernementales et mercenaires russes. Depuis 2018, le groupe Wagner soutient le gouvernement centrafricain dans sa lutte contre les rebelles, mais leurs opérations ont souvent des conséquences dramatiques pour les civils. Des rapports, comme celui de Human Rights Watch en 2022, ont documenté des cas d’exécutions sommaires par des forces russes dans des villes du pays, notamment à Bossangoa. L’incident de cette semaine s’inscrit dans ce contexte de violences répétées, où les civils sont régulièrement pris pour cibles par ces voyous russes et syriens.

 

Les habitants de Kaga-Bandoro, comme ceux de toute la région, vivent dans un climat de peur constante. Les activités quotidiennes, comme la chasse ou l’agriculture, exposent la population à des risques, car les mercenaires russes du groupe Wagner ne savent pas faire la distinction….

 

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Haut-Mbomou : Les stratégies des miliciens Azandés mettent à rude épreuve les capacités des FACA et des mercenaires russes

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Haut-Mbomou : Les stratégies des miliciens Azandés mettent à rude épreuve les capacités des FACA et des mercenaires russes

 

Centrafrique.org/rca-deux-soldats-faca-tues-et-quatre-mercenaires-russes-blesses-dans-une-attaque-des-rebelles-pres-de-kaga-bandoro/les-soldats-faca-revenant-de-patrouille-a-obo/” rel=”attachment wp-att-50280″ data-wpel-link=”internal”>Haut-Mbomou : Les stratégies des miliciens Azandés mettent à rude épreuve les capacités des FACA et des mercenaires russes
Les soldats FACA de retour d’une patrouille à Obo. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le Haut-Mbomou, les miliciens Azandés déploient des tactiques audacieuses, défiant les FACA et les mercenaires russes autour d’Obo, Zémio et Mboki.

 

Depuis fin avril 2025, les miliciens Azandés mènent une série d’attaques audacieuses contre les forces de l’ordre et les mercenaires russes dans la préfecture du Haut-Mbomou. Leur stratégie, bien coordonnée, met sous pression les villes de Zémio, Mboki et Obo, plongeant la région dans une instabilité croissante.

 

Une offensive stratégique et calculée autour de Zémio

 

Tout a commencé dans la soirée du 30 avril 2025, lorsque les miliciens Azandés ont lancé une attaque surprise contre une position des Forces armées centrafricaines (FACA) à Koumboli, à trois kilomètres de Zémio. Les combats, intenses, ont duré plusieurs heures. Le lendemain matin, les FACA, appuyées par des mercenaires russes, des gendarmes et des policiers, ont tenté une contre-offensive pour reprendre le contrôle. Mais cette opération s’est soldée par un échec. Les miliciens, bien organisés, ont repoussé les forces gouvernementales, infligeant de lourdes pertes.

 

Le 1er mai, les Azandés ont accentué leur pression. Dès 5 heures du matin, ils ont lancé une nouvelle vague d’assauts contre les bases des FACA et des mercenaires russes dans le plein centre de Zemio. Pendant plus de 13 heures, les combats ont été acharnés, ne laissant aucun répit aux forces de l’ordre. Les Casques bleus népalais de la Minusca, présents dans la ville, se sont joints aux FACA pour tenter de contenir l’offensive, mais la détermination des miliciens a compliqué la tâche.

 

Les FACA et les casques bleus attirés vers Zemio, Mboki tombe aux mains des miliciens

 

Pendant que les forces gouvernementales, les mercenaires russes et les casques bleus  concentraient leurs efforts sur Zémio, les miliciens Azandés ont exploité une brèche stratégique. Profitant du départ de nombreux soldats FACA de Mboki pour renforcer Zémio, ils ont attaqué Mboki le 6 mai 2025 et en ont pris le contrôle. La ville, désormais sous leur emprise, est le théâtre de tensions croissantes. Des pillages ont été signalés, notamment dans les quartiers peuls, où deux jeunes ont été tués. La population, prise au piège, se refugie à la cathédrale de la ville pour certains, autour de la base de la Minusca pour les autres, tandis que l’aéroport de Mboki reste bloqué, empêchant l’arrivée de renforts par voie aérienne.

 

Les routes reliant Zémio, Mboki et Obo sont également coupées, isolant davantage ces localités. Cette tactique semble faire partie d’un plan plus large : en attirant les forces gouvernementales vers Zémio, les miliciens libèrent d’autres secteurs, comme Mboki, pour les prendre sans grande résistance.

 

Obo et Bangassou dans le viseur

 

Obo, chef-lieu du Haut-Mbomou, est désormais dans la ligne de mire des miliciens Azandés. Des sources locales rapportent que les mercenaires russes envisagent de désarmer les miliciens intégrés dans l’armée nationale, mais cette initiative risque d’envenimer la situation. Une attaque sur Obo pourrait faire basculer la ville, aggravant la crise.

 

Plus loin, la ville de Bangassou apparaît comme une cible potentielle. Les miliciens, estimés à près de 3 000 autour de Zémio, continuent de se renforcer et d’affluer vers les zones stratégiques. Leur capacité à maintenir la pression sur plusieurs fronts démontre une organisation et une détermination qui surprennent les observateurs.

 

Une volonté de paix, mais des obstacles majeurs

 

Les miliciens Azandés, issus du groupe Azandé Ani Kpi Gbé, affirment être prêts à négocier la paix avec le gouvernement centrafricain. Cependant, ils conditionnent tout dialogue à un changement d’approche des autorités et des mercenaires russes, qu’ils accusent de piller et agresser les civils. Pour eux, la lutte armée est une réponse aux abus subis par leur communauté, notamment face aux rebelles de l’UPC et à l’inaction des autorités. Ils se disent prêts à poursuivre le combat, même sur des décennies, si leurs revendications ne sont pas entendues.

 

De leur côté, les mercenaires russes, omniprésents dans le pays, sont décidés à dicter la stratégie gouvernementale. Toute tentative de paix dépendra de leur volonté, ce qui complique les perspectives de dialogue.

 

Une région sous tension

 

À Mboki, les pillages et les violences intercommunautaires s’intensifient. À Zémio, les tensions montent de plusieurs crans, tandis que Bambouti, plus à l’est, connaît également une montée des tensions. La population, coincée entre les belligérants, souffre des conséquences de cette escalade. Les routes bloquées et l’aéroport inutilisable limitent l’accès à l’aide humanitaire, aggravant une situation déjà difficile….

 

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Centrafrique : les Wagner incendient à nouveau des maison à Bomayé, le député Patassé les attribue honteusement à la CMSPR

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les Wagner incendient à nouveau des maison à Bomayé, le député Patassé les attribue à la CMSPR

 

Centrafrique.org/retour-des-wagner-dans-le-village-de-bowaye-la-maison-du-chef-du-village-et-de-ses-voisins-incendiees-par-les-mercenaires-russes/village-bowaye-incendie-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner/” rel=”attachment wp-att-89025″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : les Wagner incendient à nouveau des maison à Bomayé, le député Patassé les attribue à la CMSPR
village Bowaye incendié par les mercenaires russes du groupe Wagner le 8 avril 2025. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mercenaires russes de Wagner ont incendié une trentaine de maisons dans le village de Bomayé, mais contre toute attente, le député Sylvain Patassé accuse la CMSPR du chef rebelle Armel Sayo.

 

Des villages ravagés par les flammes

 

Fin avril 2025, les mercenaires russes du groupe Wagner ont mis le feu à plus de trente maisons dans le village de Bomayé, situé à 19 km de Nana-Bakassa, dans la préfecture de l’Ouham, en République centrafricaine. Cet incendie a laissé des dizaines de familles sans abri, forcées de fuir dans la brousse pour survivre. Les habitants, démunis, n’ont plus ni nourriture ni refuge.

 

L’attaque, selon la population, est menée par les mercenaires russes du groupe Wagner , accusant la population locale d’avoir délibérément caché les positions des rebelles de la CMSPR du chef rebelle Armel Sayo. Mais dans un retournement idiomatique et pathétique, Sylvain Patassé, soi-disant député de Nana-Bakassa, a tenu une conférence de presse le 4 mai à Bangui, où il a attribué ces actes à la Coalition Militaire pour le Salut du Peuple et le Rétablissement (CMSPR), un groupe rebelle actif dans la zone. Sylvain Patassé sait que les mercenaires russes du groupe Wagner sont responsables, mais il protège leurs intérêts. Les Wagner l’ont poussé publiquement à faire cette déclaration pathétique pour que la presse relaie cette version truquée et détourne l’attention de leurs exactions.

 

Un schéma répétitif : Bowaye et au-delà

 

Bomayé n’est pas une exception. Les mercenaires Wagner ont déjà incendié des maisons dans d’autres villages, notamment à Bowaye, situé à 70 km de Bossangoa sur l’axe de la Nana-Bakassa évidemment. À Bowaye, des informations que nous avons publié ont documenté plusieurs incendies de maisons, dont celle du chef de village, commis  par Wagner. Les habitants de Bowaye, terrifiés, ont fui dans la forêt pour échapper aux violences. La Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), présente dans la région, a recensé ces incidents. À Bowaye, la MINUSCA a conseillé aux villageois de s’enfuir dans la brousse à l’approche des mercenaires russes, mais elle n’a pas publié ses observations publiquement.

 

Les exactions de Wagner ne se limitent pas à ces villages. À Bangha, près de Bossangoa, les mercenaires ont également incendié des habitations avant de se déplacer vers Nana-Bakassa et Bomayé. En 2021, Wagner a été impliqué dans l’assassinat de 12 personnes près de Bossangoa et la disparition de deux jeunes à Nana-Bakassa..

 

Le rôle de Sylvain Patassé

 

Sylvain Patassé, fils de l’ancien président Ange-Félix Patassé, dirige le parti Centrafrique Nouvel Élan, créé en 2016, et s’est rapproché du parti au pouvoir. Lors de sa conférence de presse, il a prétendu ignorer les circonstances exactes de l’incendie de Bomayé, tout en accusant la CMSPR. En réalité, Patassé sait que les mercenaires Wagner sont derrière ces actes. Sous leur influence, il relaie un discours destiné à les protéger, permettant à la presse, souvent concentrée à Bangui et peu présente en province, de diffuser cette version sans vérification. Les autorités locales, y compris des responsables municipaux comme M. Lelu, ont constaté les incendies à Beaumaillet et dans d’autres villages, mais restent silencieuses.

 

Une population abandonnée

 

Les survivants de Bomayé vivent dans des conditions dramatiques. Sans abri, ils errent dans la brousse, loin de leur village détruit. À Bowaye, les habitants ont adopté la même stratégie, fuyant à l’approche des mercenaires Wagner. La MINUSCA, de son côté, dit avoir patrouillé dans la zone pour prévenir de nouvelles violences, mais ses rapports sur les exactions de Wagner restent confidentiels et jamais publiés. Les habitants, livrés à eux-mêmes, continuent de payer le prix des violences répétées des mercenaires russes….

 

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