jeudi, juin 18, 2026
Accueil Blog Page 82

AGEMADEC et sa coopérative : Une solution ou une nouvelle escroquerie ?

0

AGEMADEC et sa coopérative : Une solution ou une nouvelle escroquerie ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-explications-du-ministre-des-mines-sur-la-tokenisation-un-discours-deconnecte-de-la-realite/monsieur-rufin-benam-beltoungou-ministre-des-mines/” rel=”attachment wp-att-65151″ data-wpel-link=”internal”>AGEMADEC et sa coopérative : Une solution ou une nouvelle escroquerie ?
monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines – Centrafrique : Les explications du ministre des Mines sur la tokenisation, un discours déconnecté de la réalité

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’AGEMADEC lance Centra Or et Diamant, vantant une exploitation minière responsable. Pourtant, ses promesses rappellent les schémas douteux d’une possible escroquerie minière.

 

L’Association Jeunesse en Marche pour le Développement en Centrafrique (AGEMADEC) a dévoilé avec fanfare sa nouvelle société coopérative, Centra Or et Diamant, présentée comme une solution miracle pour révolutionner l’exploitation minière en Centrafrique. Mais derrière les discours bien cadrés et les promesses alléchantes, ce projet soulève de sérieux doutes quant à sa sincérité et sa capacité à échapper aux dérives qui gangrènent le secteur minier depuis des décennies.

 

Rosin Sezalang Gatondag, président de l’AGEMADEC, a tenu un discours familier lors du lancement, évoquant une « instabilité financière et socio-économique » qu’il prétend contrer grâce à un modèle coopératif. Ces mots, bien qu’attrayants, rappellent étrangement les promesses réLUTIVES d’initiatives passées, souvent suivies de désillusions. La coopérative, officiellement reconnue par l’État, ambitionne d’extraire l’or et les diamants de manière « responsable », de transformer localement les minerais et de les commercialiser selon des normes internationales. Des objectifs ambitieux, mais qui, sans mécanismes clairs de contrôle, risquent de n’être que des vœux pieux.

 

Le projet met en avant trois priorités : une exploitation respectueuse de l’environnement, une transformation locale des ressources et une commercialisation conforme aux standards mondiaux. Pourtant, ces engagements, aussi séduisants soient-ils, ne sont accompagnés d’aucun détail concret sur leur mise en œuvre. Comment une organisation comme l’AGEMADEC, principalement connue pour ses activités de prévention des conflits, pourrait-elle soudainement maîtriser les complexités techniques et logistiques d’un secteur aussi exigeant ? Les affirmations de Gatondag sur une stricte conformité aux normes environnementales semblent plus rhétoriques que réalistes, surtout dans un pays où les capacités de suivi et de régulation sont notoirement limitées.

 

L’initiative promet également de s’attaquer à des problèmes structurels : fraude, évasion fiscale, dégâts environnementaux et absence de retombées pour les communautés locales. Ces enjeux, bien réels, sont souvent exploités par des acteurs peu scrupuleux pour séduire les populations et les autorités. L’histoire centrafricaine regorge d’exemples d’entreprises ou de coopératives qui, sous couvert de « responsabilité », ont servi à détourner des richesses ou à consolider des réseaux d’influence. Rien, dans la présentation de Centra Or et Diamant, ne garantit que ce projet échappera à ce schéma.

 

L’implication des jeunes, mise en avant comme une alternative à l’exploitation illégale ou aux groupes armés, semble noble à première vue. Mais sans un plan précis de formation, d’encadrement et de financement, cette promesse risque de se transformer en un simple slogan. De même, l’appui affiché des autorités centrafricaines, loin de rassurer, pourrait être perçu comme un signe d’entente opportuniste avec des élites souvent critiquées pour leur gestion opaque du secteur minier.

 

Le cadre juridique annoncé – taxes, conditions de travail, protection de l’environnement – est présenté comme une garantie de transparence. Pourtant, dans un contexte où la corruption et l’absence de contrôle sont endémiques, ces engagements paraissent fragiles. L’idée d’une redistribution « transparente » des bénéfices aux communautés locales, bien que séduisante, reste vague. Qui supervisera cette redistribution ? Quels mécanismes empêcheront les détournements ? Ces questions, cruciales, restent sans réponse.

 

Enfin, le discours de Gatondag sur une solution « gagnant-gagnant » – pour l’État, les investisseurs et les populations – sonne comme une formule bien huilée, trop belle pour être vraie. Les richesses minières centrafricaines, bien qu’importantes, ont historiquement profité à une poignée d’acteurs, souvent au détriment des communautés locales. Rien dans le projet Centra Or et Diamant ne démontre une rupture avec ce passé trouble.

 

Alors que les premières activités d’extraction sont annoncées pour les mois à venir, le scepticisme reste de mise. Dans un secteur minier centrafricain marqué par la prédation et les promesses non tenues, Centra Or et Diamant devra faire bien plus que multiplier les déclarations d’intention pour convaincre. En l’absence de garanties concrètes et de mécanismes de contrôle indépendants, ce projet risque de rejoindre la longue liste des initiatives qui, sous des dehors altruistes, cachent des ambitions bien moins avouables….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Journée mondiale de la liberté de la presse : la mort du droit de la presse dans les pays de l’AES

0

Journée mondiale de la liberté de la presse : la mort du droit de la presse dans les pays de l’AES

 

Centrafrique.org/niger-salifou-mody-lambition-a-la-russe/salifou-mody/” rel=”attachment wp-att-74404″ data-wpel-link=”internal”>Journée mondiale de la liberté de la presse : la mort du droit de la presse dans les pays de l’AES
Le général Salifou Mody, l’homme fort du Niger

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 3 mai permet de rappeler les valeurs et les droits des journalistes, mais aussi les risques qu’ils encourent dans leur profession. Dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), le droit de la presse est bafoué et la vie des reporters est très souvent menacée.

 

Depuis la déclaration de l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, un rappel annuel de la liberté de la presse se tient le 3 mai. Aujourd’hui, le développement de l’intelligence artificielle révèle l’importance fondamentale du maintien des valeurs du journalisme et de la lutte contre la désinformation. Il est primordial de savoir utiliser l’IA intelligemment, car elle est à double tranchant. Elle est de plus en plus performante, autant pour détecter les fausses informations et les deepfakes que pour les fabriquer.

La lutte contre la désinformation est un principe essentiel du droit journalistique. La journée du 3 mai met en évidence les valeurs que le journaliste doit porter, ses droits, le respect du droit à l’information pour les citoyens, et la liberté d’expression.  Mais dans l’exercice de leur métier et la quête de la vérité, beaucoup d’entre eux voient leur vie menacée (censure, harcèlement, agression, enlèvement, jusqu’à la mort). D’après l’UNESCO, 82 journalistes sont tués au cours de l’année 2024, un chiffre alarmant en hausse depuis 2023, où 74 décès sont recensés. Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, qui constituent l’AES, ce droit de la presse est écrasé et réduit au silence par les autorités.

 

Dans les pays de l’AES, les enlèvements de journalistes sont légion

Le classement mondial de Reporters Sans Frontières (RSF) estime chaque année le niveau du respect de la liberté de la presse dans plus d’une centaine de pays. Le dernier rapport est mis à jour ce 2 mai. En 2025, le Mali chute de 5 places dans le classement, passant de la 114e à la 119e place sur 180. La Maison de la presse malienne met à l’honneur la journée mondiale de la presse pendant une semaine, avec en thématique : « Le journaliste malien face aux défis de l’intelligence artificielle ». Malgré tout, des médias sont suspendus, comme Joliba TV depuis novembre, pour une durée de six mois, à la demande du gouvernement burkinabé. Les journalistes maliens n’ont visiblement pas le droit de remettre en cause les paroles des autorités, ni celles des pays voisins, sans craindre pour leur profession. Les enlèvements sont courants. Le 9 avril, le journaliste et directeur du média Le Canard de la Venise Alfousseini Togo est arrêté après avoir mis en doute des propos tenus par le Ministre de la Justice, et dénoncé le fonctionnement de la justice malienne. Il est accusé pour cela de « troubles à l’ordre public » et d’« atteinte au crédit de la justice ». Son jugement se tiendra le 12 juin, mais nombreux sont ceux qui dénoncent une arrestation arbitraire, comme RSF, qui demande sa libération immédiate. Depuis fin 2021, en plus des groupes terroristes et du musellement des autorités, les journalistes doivent désormais compter une autre menace : les violentes répressions du groupe paramilitaire russe Wagner.

La liberté de la presse burkinabé en chute libre depuis le coup d’État

Le Burkina Faso se situe à la 105e position, chutant de 19 places. Le pays bénéficie pourtant d’une culture journalistique historique. Mais l’étouffement de la liberté de la presse à coups d’enlèvements font paraître cette époque lointaine. Cette série de répression en chaîne s’est accentuée avec le coup d’État de septembre 2022. Le 24 mars 2025, deux journalistes, Guezouma Sanogo et Boukari Ouoba, sont arrêtés après avoir dénoncé la détérioration de la liberté d’expression et de la presse burkinabé. Ils sont membres de l’association AJB (Association des journalistes Burkina), qui est dissoute le lendemain de leur arrestation. La raison officielle de dissolution de l’AJB invoquée par les autorités serait une non-conformité de la loi 2015 sur les associations. Elles précisent que toute personne soutenant l’association dissoute « s’expose à de graves sanctions ». Le 25 mars, un autre journaliste est emmené pour être auditionné par les autorités. Le 2 avril, selon RSF, les trois journalistes réapparaissent en tenue militaire, vraisemblablement enrôlés par les autorités pour les faire combattre au front. Un sort réservé à plusieurs autres journalistes, voix dissidentes et opposants au régime. En 2024, plusieurs journalistes burkinabé ont disparu, et leurs familles sont restées sans nouvelles depuis. L’AJB recense 7 disparitions. D’autres reporters sont contraints de fuir.

 

Approuver ou se taire

Le coup d’État au Niger n’a pas amélioré la situation des droits de la presse, au contraire. Il perd 3 places dans le classement de RSF, se positionnant à la 83e. Les médias indépendants sont rares, et la Maison de la presse n’a plus le droit d’exercer depuis janvier 2024, suite à la demande du ministère de l’Intérieur. Ceux qui évoquent des sujets liés à la gouvernance sont menacés d’arrestation. Fin 2024, le journaliste nigéro-ivoirien Serge Mathurin Adou est arrêté à Niamey et emprisonné au Niger. Il est accusé par le ministre de la Sécurité du Burkina Faso d’« atteinte à la sûreté de l’État », et de faire partie d’un complot contre les autorités burkinabé. Son arrestation intervient dans un contexte de tension entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’AES.

Les prétextes de ce musellement sont souvent les mêmes, quels que soient les pays de l’AES : dès qu’une voix s’oppose à celle des autorités, la personne est aussitôt visée par des accusations d’espionnage, d’ingérence ou d’atteinte à la sécurité nationale. Malgré les dénonciations des ONG telles que Human Rights Watch, Amnesty International ou RSF, la liberté de la presse se dégrade au Sahel. Tel est le contexte actuel dans les pays de l’AES lors de cette journée mondiale du droit de la presse. Un droit soumis à un choix : approuver tout ce que dit le gouvernement, ou se taire, parfois à tout jamais.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

CENTRAFRIQUE : PEUT-ON SUSPENDRE LEGITIMEMENT ET UNILATÉRALEMENT LES EFFETS JURIDIQUES DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA LOI ÉLECTORALE À UN SEMESTRE DU SCRUTIN ?

0

PEUT-ON SUSPENDRE LEGITIMEMENT ET UNILATÉRALEMENT LES EFFETS JURIDIQUES DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA LOI ÉLECTORALE À UN SEMESTRE DU SCRUTIN ?

 

Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”CENTRAFRIQUE : PEUT-ON SUSPENDRE LEGITIMEMENT ET UNILATÉRALEMENT LES EFFETS JURIDIQUES DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA LOI ÉLECTORALE À UN SEMESTRE DU SCRUTIN ?” width=”450″ height=”253″ />
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans les grandes démocraties à travers le monde, la notion d’élection politiquement sensible, techniquement complexe occupe une place importante et demeure le baromètre indispensable pour évaluer à sa juste valeur le caractère démocratique d’un régime politique donné.

 

L’élection par définition basique est un mode de désignation des gouvernants, des autorités pour représenter ou occuper une fonction au nom de leurs électeurs pour assurer la conduite des affaires publiques.

Cet état de fait est confirmé par l’article 21 alinéa 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui dispose que :”la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté de vote”.

La République centrafricaine en tant que nation reconnue au conseil de sécurité de l’ONU s’est inscrite véritablement dans cette logique depuis la conférence de la Baule qui a lancé un processus de démocratisation de l’Afrique sous peine de privation de soutiens ou d’aides.

Depuis 1993, la foire électorale est devenue cyclique, parfois émaillée de tensions politiques, de troubles et malheureusement de pertes en vies humaines.

Outre les élections municipales qui paraissent hypothétiques en terme d’effectivité, les élections nationales c’est-à-dire les législatives et présidentielles sont planifiées selon les délais constitutionnels en fin d’année 2025.

Au delà de ce chronogramme électoral, l’assemblée nationale est ainsi convoquée en première session ordinaire à presque un semestre du scrutin pour statuer sur un projet de loi initié par le gouvernement.

Il s’agit d’un projet de loi portant dérogation à certaines dispositions de la loi N*24.007 du 02 juillet 2024 portant code électoral exclusivement en ce qui concerne l’article 18.

En d’autres termes, les effets juridiques de l’article 18 du code électoral seront suspendus temporairement ou mis en veilleuse dans toutes ses dispositions pour les échéances électorales à venir.

En conséquence de ce qui précède, au lieu que le fichier électoral soit tamisé, purifié, actualisé et publié une année avant le scrutin, ce dernier demeurera flexible, extensible où on peut ajouter ou retirer des électeurs à volonté jusqu’au jour fatidique.

L’exposé des motifs du projet de loi soumis à l’examen de l’assemblée nationale met en relief le retard accusé dans l’organisation des opérations de révision du fichier électoral par l’organe chargé de gestion des opérations électorales.

L’exposé des motifs pointe également l’absence de financement des partenaires qui rend impossible l’organisation des élections dans le délai constitutionnel évitant ainsi une impasse politique, un vide institutionnel avec des conséquences politiques néfastes.

En guise d’éléments de réponse à la problématique qui fait l’objet de notre analyse, il est évident en principe que l’amendement ou la suspension de certaines dispositions du code électoral soit envisageable à quelques mois du scrutin mais cela doit être bien encadré.

Il apparaît important de rappeler que le respect du principe de sécurité juridique et de la stabilité électorale veut que le cadre juridique du processus électoral ne soit pas amendé ou suspendu à l’approche du scrutin à l’exception de quelques ajustements techniques mineurs ou des ajustements organisationnels c’est-à-dire qui n’ont pas d’impacts considérables sur l’issue du scrutin…ce qui n’est pas le cas en l’espèce.

En l’absence des cas de force majeure tels une catastrophe naturelle, une épidémie ou une crise sanitaire, une telle réforme doit se faire avec un large consensus politique de toutes les forces vives de la nation.

Si la suspension ou l’amendement des dispositions du code electoral modifie significativement les normes electorales, il y’a un risque elevé de crise de confiance, de crise post-electorale, un problème de légitimité démocratique, un problème de conformité avec la loi fondamentale, cela impactera également la confiance du peuple dans le processus électoral.

D’ailleurs, il faut souligner que tout tripatouillage de la loi électorale à quelques mois du scrutin donne l’impression de fraude, de manipulation surtout qu’il est notoire que les élections se gagnent sur la base du fichier électoral.

Cette manœuvre discréditoire du processus électoral rompt l’égalité des candidats devant la loi source de tensions politiques et sociales, de contestation juridique telle un recours contentieux en annulation du scrutin devant la Cour constitutionnelle pour irrégularités du processus diligenté par un ou plusieurs citoyens, un parti politique ou une Organisation Non Gouvernementale.

Fort de ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge :

– Qu’est-ce qui justifie ce retard d’enrolement des électeurs alors que le président de l’ANE avait évoqué ce problème depuis 2019 ?

– Ce retard relève t-il d’un sabotage volontaire pour servir d’alibi ?

– Si ce n’est pas le cas, pourquoi ce désir brutal de suspendre l’article 18 du code électoral qui bouleverse le jeu démocratique ?

– À défaut d’une large concertation sur un sujet aussi sensible, peut-on parler d’un passage en force ou d’un projet d’hold-up électoral déguisé ?

– Était-il nécessaire de bâcler les élections nationales avec des conséquences incommensurables juste pour être en adéquation avec le délai constitutionnel ?

– A défaut de faire la manche aux partenaires, le pouvoir de Bangui ne peut-il pas organiser les élections avec des fonds propres confirmant ainsi la notion de souveraineté devenue un credo liturgique ?

En tout état de cause, l’absence de transparence fragilise les institutions républicaines et impacte considérablement l’indépendance du processus électoral.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu despote le caractère sacré du serment, de la parole donnée et le respect des textes établis.

 

Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu d’abdiquer honteusement sous la pression populaire.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 17 mai 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Martin Ziguélé condamne l’élan autoritaire de Touadéra vers un pouvoir absolu

0

Centrafrique : Martin Ziguélé condamne l’élan autoritaire de Touadéra vers un pouvoir absolu

 

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguélé : La Centrafrique face au spectre de la recolonisation
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Face à l’élan autocratique de Touadéra, Martin Ziguélé appelle à défendre la démocratie centrafricaine contre un pouvoir personnel dangereux.

 

Face à l’élan autocratique de Touadéra, Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), tire la sonnette d’alarme. Dans une interview à la Fondation Jean-Jaurès, il dénonce la volonté du président Faustin-Archange Touadéra de consolider un pouvoir absolu, menaçant les acquis démocratiques chèrement conquis par la Centrafrique.

 

Ziguélé accuse Touadéra de trahir son serment constitutionnel en cherchant à modifier la Constitution pour prolonger son mandat et instaurer une autocratie. Ce projet, soutenu par des acteurs comme Wagner, rappelle selon lui les dérives de l’empire de Bokassa, un traumatisme historique. Par conséquent, le MLPC et le BRDC ont mobilisé des milliers de Centrafricains, principalement des jeunes, lors d’une manifestation le 4 avril 2025, pour rejeter cette autocratie naissante. L’hymne national entonné à la place Boganda a symbolisé leur détermination.

 

En outre, Ziguélé annonce un « giga-meeting » le 31 mai 2025 à Bangui pour sensibiliser la population à la nécessité d’élections transparentes en décembre 2025. Il insiste : Touadéra doit céder la place à d’autres leaders compétents, y compris au sein de son propre parti, pour éviter une autocratie durable. Cependant, l’influence russe, via Wagner, complique la lutte, avec un contrôle opaque des mines d’or et des hydrocarbures, privant l’État de ressources vitales.

 

Par ailleurs, Ziguélé s’inquiète des incertitudes internationales, notamment une possible réduction du financement de la MINUSCA par l’administration Trump, qui pourrait fragiliser davantage le pays. Dans un contexte régional marqué par des coups d’État, comme au Niger où Mohamed Bazoum reste otage, il appelle à une solidarité mondiale contre l’autocratie. « Les coups d’État, militaires ou constitutionnels, annihilent l’espace civique », prévient-il.

 

En un mot, Martin Ziguélé incarne la résistance à l’autocratie en Centrafrique. Avec la jeunesse en première ligne, il appelle à un sursaut démocratique pour préserver la République face à un pouvoir personnel dangereux….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Médiation électorale : le dernier mensonge de Touadera, un tyran cramponné au pouvoir….

0

Médiation électorale : le dernier mensonge de Touadera, un tyran cramponné au pouvoir….

 

Centrafrique.org/touadera-en-danse/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Touadera-en-danse-450×450.jpg” alt=”Médiation électorale : le dernier mensonge de Touadera, un tyran cramponné au pouvoir….” width=”450″ height=”450″ />
Le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro, danse lors d’une chanson interprétée par des femmes de son parti en son honneur.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Aveuglé par son arrogance, Faustin-Archange Touadera agite la médiation électorale comme un drapeau blanc, alors que son règne n’est qu’une suite de coups bas et de promesses vides, soutenu par des mercenaires sans scrupules. Ce type, ce tyran qui se cramponne au pouvoir en Centrafrique, croit encore pouvoir berner tout le monde. Mais le rideau se déchire, et derrière, on voit un homme rongé par la peur, un paranoïaque qui tremble à l’idée de perdre son trône doré….

 

En effet, depuis le 30 août 2023, Faustin-Archange Touadera, dit Baba Kongoboro, a charcuté la constitution du 30 mars 2016 pour se tailler un costume de dictateur à vie. Un troisième mandat ? Trop peu pour son ego démesuré. Un quatrième ? Il y travaille, en piétinant tout sur son passage. Mais qu’est-ce qu’il cherche encore à grappiller dans ce pays déjà vidé de son sang ? La réponse pue la folie des grandeurs. Il se rêve en dieu intouchable, un maître absolu qui dicte sa loi avec une main de fer et avec l’aide de ses chiens de garde de Wagner. Ces vautours criminels russes qui pillent les mines, les forêts, pendant qu’il parade dans ses immeubles flambant neufs au quartier Boy-Rabe,  cinq étages pour sa résidence privée, des tours clinquantes qui narguent un peuple très affamé. Les Centrafricains, eux, n’ont rien : pas de routes, pas d’écoles, même le minimum, juste la misère qui colle aux fesses.

 

Et sa paranoïa ? Elle transpire de partout. Il voit des ennemis dans chaque ombre, des complots dans chaque murmure. Les chanteurs qui osent ouvrir la bouche, les opposants qui crient la vérité, même les enfants des rues : tous sont des menaces pour son règne criminel. Alors il verrouille, il écrase, il ment. Et maintenant, c’est la médiation électorale, c’est sa dernière trouvaille, un jouet pour calmer les esprits pendant qu’il resserre les boulons. Mais qui croit encore à cette comédie  pathétique ? Sûrement pas ceux qui ont vu le référendum de 2023, où il a bidouillé les règles pour rester vissé à son poste, jurant que l’ancienne constitution vidait les caisses. Aujourd’hui, il fanfaronne avec sa version « allégée », mais c’est du vent. La médiation électorale, il n’en parlait pas avant. Pourquoi maintenant ? Parce qu’il sent le sol trembler sous ses pieds, parce que sa paranoïa le pousse à multiplier les écrans de fumée.

 

Ses proches, ces béni-oui-oui bien gavés, chantent que tout roule, que le pays prospère sous sa baguette magique. Les rebelles de la CPC ? Les opposants ? Les journalistes indépendants? Voilà les coupables, pas lui, jamais lui. Pendant ce temps, il dort sur ses cinq étages, indifférent aux assiettes vides des Centrafricains. Mais ce n’est pas juste de l’arrogance : c’est une peur maladive qui le dévore. Il sait que son pouvoir repose sur des sables mouvants,  Wagner, Poutine, une poignée de fidèles corrompus. Sans eux, il s’effondre. Alors il s’agite, il hurle, il construit des châteaux pour se rassurer, comme un gosse qui empile des cubes avant que tout tombe.

 

Et nous, on regarde ce cirque pitoyable. Un homme qui pourrait dire stop, passer le relais, laisser une chance à ce pays de respirer. Mais non, il préfère creuser sa tombe, s’enfoncer dans son délire paranoïaque. La médiation électorale, c’est le dernier pétard mouillé d’un arsenal de mensonges. Une blague sinistre pour faire croire qu’il écoute, qu’il dialogue, alors qu’il ne fait que serrer les chaînes. Les Centrafricains en ont marre de ce guignol qui les prend pour des pions. Sa paranoïa le perdra, mais en attendant, c’est tout un peuple qui paie le prix de ses cauchemars. Alors, qu’il dégage, qu’il lâche prise, avant que son trône ne soit balayé par une colère qu’il ne pourra plus étouffer….

 

Par Alain Nzilo

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

 

Affaire Ndélé 1 : Tensions et plaidoiries enflammées à la Cour pénale spéciale

0

Affaire Ndélé 1 : Tensions et plaidoiries enflammées à la Cour pénale spéciale

 

Centrafrique.org/le-proces-de-ndele-1-a-la-cps-entre-contestations-et-plaidoiries-pour-lacquittement/lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-ndele-1-devant-la-cps-avec-maitre-dangavo/” rel=”attachment wp-att-85341″ data-wpel-link=”internal”>Affaire Ndélé 1 : Tensions et plaidoiries enflammées à la Cour pénale spéciale
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 15 mai 2025, la Cour pénale spéciale à Bangui a été le lieu de débats intenses dans l’affaire Ndélé 1, avec des accusations lourdes. (22 mots)

 

Le 15 mai 2025, à 10h17, la Cour pénale spéciale (CPS), située sur la rue Martin Luther King à Bangui, a ouvert une nouvelle audience dans l’affaire Ndélé 1. Ce procès, tenu en contumace, était présidé par le juge Aimé Pascal Delimo, accompagné des juges Émile Ndjapou et Herizo Rado Andriamanantena, ainsi que des greffiers Marie-Madeleine Touakouzou et Florentin Darré. Cette journée était dédiée aux réponses du ministère public, des avocats des victimes et de la défense, dans un dossier où les accusations portaient sur des crimes graves.

 

Le Parquet spécial, représenté par Alain Tolmo, a pris la parole en premier. Il a commencé par une phrase bien connue : « Les absents ont toujours tort ». Alain Tolmo a rappelé les règles de la responsabilité pénale, en s’appuyant sur l’article 57 de la loi organique. Il a pointé du doigt ce qu’il a appelé des failles dans les arguments de l’avocat de la défense, Maître Euloge Mocpat. Selon lui, les faits reprochés dans ce procès faisaient écho à ceux déjà jugés dans un autre volet de l’affaire Ndélé 1, où des accusés comme Kalité Azor avaient été condamnés. Pour le Parquet, la défense aurait dû admettre la culpabilité des accusés et demander une peine plus légère, plutôt que de contester les accusations. Tolmo a jugé que l’argument de la présomption d’innocence, avancé par la défense, ne tenait pas face aux indices sérieux de participation des accusés aux actes reprochés. Il a qualifié les arguments de la défense de peu pertinents pour un dossier aussi grave, impliquant des crimes de masse, et a demandé à la cour de rejeter les objections de procédure soulevées tardivement. Pour finir, il a requis la prison à vie pour les accusés.

 

Ensuite, les avocats des victimes, Maîtres Albert Panda et Ludovic Mackpevo, ont pris la parole. Maître Mackpevo a insisté sur le fait que les accusés, absents du procès, étaient en fuite, et a reproché à la défense de manquer de respect à la mémoire des victimes par ses arguments. Il a affirmé que des preuves solides montraient que les accusés avaient organisé et dirigé les attaques survenues à Ndélé les 11 mars et 29 avril 2020. Maître Panda, de son côté, a demandé que la cour prenne des mesures pour éviter que de tels actes ne se reproduisent et pour réparer les dommages subis par les victimes. Il a soutenu que le simple fait d’appartenir à un groupe armé était une violation sérieuse des lois centrafricaines. Selon lui, les accusés, membres de la faction Goula du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), avaient été clairement identifiés par des témoignages comme des chefs ayant donné des ordres et pris part aux attaques. Panda a demandé à la cour de reconnaître leur responsabilité pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, en tant que responsables directs et commandants militaires.

 

Enfin, Maître Euloge Mocpat, avocat des accusés absents, a répondu. Il a mis en avant des problèmes dans la procédure, affirmant qu’il n’existait ni preuves solides ni témoignages fiables pour accuser ses clients. Il a contesté les arguments du Parquet, estimant que rien ne permettait de prouver la culpabilité des accusés de manière certaine. Mocpat a rappelé que c’est à l’accusation de démontrer les faits, en s’appuyant sur le principe de la présomption d’innocence. Il a aussi jugé que la demande des victimes, qui voulaient des garanties contre de nouveaux actes, n’avait pas de sens si la culpabilité n’était pas établie. Il a conclu en demandant l’acquittement de ses clients.

 

L’audience s’est arrêtée à 11h53, et la cour a fixé la date du verdict au 24 juillet 2025, à 10h00.

 

La Cour pénale spéciale, créée par la loi organique nº15.003 du 3 juin 2015, est une juridiction hybride intégrée au système judiciaire centrafricain. Elle enquête et juge les crimes internationaux commis en République centrafricaine depuis 2003….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Kidnappé par des hommes armés, le sous-préfet de Djema reste introuvable

0

Kidnappé par des hommes armés, le sous-préfet de Djema reste introuvable

 

Centrafrique.org/dieudonne-zangbe-nguilelo/” data-wpel-link=”internal”>Kidnappé par des hommes armés, le sous-préfet de Djema reste introuvable
Monsieur Dieudonné Zangbe Nguilelo, sous-préfet de Djema

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

En pleine nuit, des hommes armés non identifiés ont enlevé monsieur Dieudonné Zangbe Nguilelo , le sous-préfet de Djéma, dans le Haut-Mbomou, pour une destination inconnue.

 

Dans la nuit du 14 au 15 avril 2025, vers 22 heures, la ville de Djéma, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, a été le lieu d’un enlèvement. Un groupe d’hommes armés, dont l’identité reste inconnue, a capturé le sous-préfet, monsieur Dieudonné Zangbe Nguilelo. Depuis son enlèvement, le sous-préfet de Djéma reste introuvable, malgré les efforts pour le localiser.

 

Cet événement s’inscrit dans une série de violences qui secouent le Haut-Mbomou depuis plusieurs mois. Cette préfecture est le siège d’affrontements fréquents entre les miliciens azandés et les mercenaires du groupe Wagner, qui soutiennent les forces armées centrafricaines, les gendarmes et les unités de police. Ces tensions alimentent de nombreux enlèvements, attaques et assassinats, touchant à la fois les autorités, leurs alliés russes et les groupes armés de la zone. Les habitants de Djéma et des environs vivent dans une insécurité constante, qui perturbe le fonctionnement des institutions.

 

Des soupçons pèsent sur les miliciens azandés, souvent impliqués dans les affrontements avec les forces gouvernementales. Cependant, des sources internes à la milice Azandé, contactées par la rédaction du CNC, ont clairement nié toute responsabilité dans cet enlèvement, déclarant n’avoir aucune information à ce sujet. Ces démentis n’ont pas permis d’avancer les enquêtes, qui piétinent pour l’instant. Aucune piste concrète n’a émergé sur les responsables ou le lieu où le sous-préfet Dieudonné Zangbe Nguilelo  pourrait être retenu.

 

Au même moment, le gouvernement centrafricain adopte une posture stricte face à cette situation. Selon son porte-parole, l’ex-détenu Maxime Balalou, c’est seulement l’État qui a le droit exclusif de la violence pour rétablir l’ordre….

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

L’eau potable est un échec criant sous Touadera en 9 ans, selon Bengué-Bossin et Dieudonné Ngoumbango

0

De Bengué-Bossin  à Dieudonné Ngoumbango , tous 2 affirment que l’eau potable est un échec criant sous Touadera en 9 ans –

 

De Bengué-Bossin à Dieudonné Ngoumbango , tous 2 affirment que l’eau potable est un échec criant sous Touadera en 9 ans –
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

À l’approche des élections de 2025, la crise de l’eau potable reste un symbole des promesses non tenues de Faustin Archange Touadera en 9 ans de gouvernance. Dans l’émission Patara, le débat politique  de la radio Ndéké-Luka , Monsieur Dieudonné Ngoumbango , président de la Plateforme des partis centristes, et Mouammar Bengué-Bossin , président du Front populaire Zo kwé Zo , ont fustigé neuf ans d’inaction sur ce besoin vital de la population centrafricaine.

 

Dieudonné Ngoumbango , président de la Plateforme des partis centristes, également opérateur économique, a peint une image saisissante : “Vous voyez bien, il y a ce phénomène de bidons jaunes. Il y a des alignements de bidons partout à la recherche d’eau, l’eau qui est vitale”. Pour lui, cette scène quotidienne explique un échec fondamental : “On n’arrive pas à donner à la population ce dont elle a besoin”. Il a interrogé directement le bilan du président : “A-t-il endigué les problèmes d’eau ? Je ne pense pas”. Selon Dieudonné Ngoumbango , cette incapacité à fournir de l’eau potable reflète une gouvernance défaillante, malgré les ressources du pays.

Pour l’économiste Lazard Kiandji, l’eau et l’électricité ne sont plus des services publics en Centrafrique
Longues files de bidons jaunes à une fontaine d’eau à Bangui, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.

 

Mouammar Bengué-Bossin , président du Front populaire Zo kwé Zo, a renchéri avec une critique cinglante : “En neuf ans, le président a-t-il eu un seul instant pour dire : ‘Ministère de l’Hydraulique, faites-nous un projet pour faire trois nouveaux châteaux d’eau à Bangui’ ?”. Il a répondu lui-même : “Non, rien !”. Pour lui, l’absence de nouvelles infrastructures hydrauliques est inexcusable. Il a souligné que “ce qui a été fait, ce que nous utilisons, c’est fait par les colons dans les années 50”. Cette remarque dévoile un immobilisme total sous Touadera, incapable selon lui de moderniser l’accès à l’eau.

 

Dieudonné Ngoumbango a élargi le propos en liant cette crise à une mauvaise gestion globale : “Un pays avec toutes ses ressources, incapable de construire un pont, que peut-il construire d’autre ?”. Il a insisté sur le ressenti de la population : “Si vous voyez autour de nous ce que ressentent les Centrafricains dans leur chair, ce n’est pas ce qu’il dit dans son discours.” Pour lui, Touadera, “dans un autre monde que le nôtre”, est déconnecté des réalités, comme ces files de bidons jaunes qui s’étendent dans les rues.

 

Mouammar Bengué-Bossin  a ajouté une dimension économique et comparative : “Pour passer de 400 dollars par habitant à 10 000, il faut investir dans les infrastructures :  éducation, santé, logements sociaux, voies de communication, urbanisation”. Implicitement, il inclut l’eau potable dans ces priorités négligées, notant que “nous sommes un pays extrêmement pauvre” faute de tels investissements. Il a déploré que, malgré des ressources comme le pétrole ou le diamant, aucune initiative concrète n’ait vu le jour pour résoudre cette crise.

Les citernes jaunes des Banguissois à la recherche de l’eau potable dans la capitale

 

Dieudonné Ngoumbango a conclu sur une note de désespoir et d’appel au dialogue : “Les cinq verbes de Boganda : se nourrir, se loger, s’instruire, se soigner, se vêtir,  est-ce qu’on les sent ? Moi, je ne pense pas”. Pour lui, l’accès à l’eau potable, essentiel à la dignité, reste hors de portée, et “la seule solution, c’est de se réunir autour d’une table” pour y remédier. Sans cela, la situation perdure comme un reproche vivant au pouvoir en place.

 

Ces critiques, portées par Dieudonné Ngoumbango et Mouammar Bengué-Bossin, convergent vers un constat amer : après neuf ans, l’eau potable demeure un luxe en RCA. Les bidons jaunes et l’absence de châteaux d’eau incarnent, selon eux, un échec criant de Touadera à répondre aux besoins fondamentaux du peuple….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : Le sous-préfet de Djéma, enlevé par des hommes armés, serait retrouvé mort….

0

Centrafrique : Le sous-préfet de Djéma, enlevé par des hommes armés, serait retrouvé mort….

 

Centrafrique.org/?attachment_id=89950″ rel=”attachment wp-att-89950″ data-wpel-link=”internal”>Kidnappé par des hommes armés, le sous-préfet de Djema reste introuvable
Monsieur Dieudonné Zangbe Nguilelo, sous-préfet de Djema

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le mercredi dernier, des hommes armés non identifiés ont enlevé le sous-préfet de Djéma, Monsieur Dieudonné Zangbe Nguilelo , à son domicile ….

 

En effet, dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 avril 2025, vers 22 heures, la ville de Djéma, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, a été le lieu d’un enlèvement. Un groupe d’hommes armés, dont l’identité demeure inconnue, a capturé le sous-préfet, Dieudonné Zangbe Nguilelo. Le maire, présent au moment des faits, a été violemment agressé mais n’a pas été emmené. Mais 48 heures plus tard, dans la nuit du vendredi à samedi 17 mai, un corps d’un homme a été retrouvé. Selon des sources sécuritaires locales, le corps retrouvé serait le sous-préfet Dieudonné Zangbe Nguilelo. La dépouille, en état de décomposition,  a été retrouvée par un chasseur. Le corps,  égorgé, est abandonné à 2 km de Djéma, au bord de la route menant à Zémio.

 

Cet événement s’inscrit dans une série de violences qui secouent le Haut-Mbomou depuis plusieurs mois. La préfecture est le siège d’affrontements fréquents entre les miliciens azandés et les mercenaires du groupe Wagner, qui soutiennent les forces armées centrafricaines, les gendarmes et les unités de police. Ces tensions alimentent de nombreuses attaques, enlèvements et assassinats, touchant à la fois les autorités, leurs alliés russes et les groupes armés de la zone. Les habitants de Djéma et des environs vivent dans une insécurité constante, qui perturbe le fonctionnement des institutions.

 

Des soupçons pèsent sur les miliciens azandés, souvent impliqués dans les affrontements avec les forces gouvernementales. Cependant, des sources internes à la milice Azandé, contactées par la rédaction du CNC, ont clairement nié toute responsabilité dans cet enlèvement et cet assassinat, déclarant n’avoir aucune information à ce sujet. Ces démentis n’ont pas permis d’avancer les enquêtes, qui n’ont toujours pas identifié les auteurs ni clarifié les circonstances de la mort de Dieudonné Zangbe Nguilelo.

 

Le gouvernement centrafricain adopte une posture stricte face à cette situation. Selon son porte-parole, Maxime Balalou, l’État revendique le droit exclusif d’user de la force pour rétablir l’ordre. Les actions des autorités, qui écartent tout dialogue avec les miliciens azandés, reflètent une stratégie axée sur la répression. Bangui s’appuie largement sur les mercenaires de Wagner et renforce les mesures contre les groupes armés, dans le but de reprendre le contrôle du Haut-Mbomou, malgré des obstacles persistants.

 

La découverte du corps du sous-préfet aggrave les tensions dans un contexte déjà instable. La population de Djéma, bouleversée, attend des réponses, tandis que la sécurité dans la ville et ses environs demeure précaire….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

🎰 Les pièges à éviter quand on débute dans le jeu en ligne

0

 

Centrafrique.org/pub-du-vendredi-soir/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/pub-du-vendredi-soir-450×299.png” alt=”🎰 Les pièges à éviter quand on débute dans le jeu en ligne” width=”450″ height=”299″ />

 

Avant de plonger dans l’univers palpitant du jeu en ligne, il est crucial de connaître les erreurs de débutant à éviter — et selon notre avis sur le casino, Lucky Block Casino offre justement un cadre idéal pour apprendre à jouer sans faux pas. Que vous soyez tenté par les machines à sous aux graphismes étincelants ou par une table de blackjack en direct, mieux vaut savoir où vous mettez les pieds. Le monde du jeu en ligne peut être aussi exaltant que piégeux, surtout pour les novices. Alors, mettons cartes sur table 🃏 et voyons ensemble ce qu’il ne faut surtout pas faire !

❌ 1. Jouer sans connaître les règles

C’est l’erreur numéro un des débutants : s’aventurer dans un jeu sans en comprendre les mécanismes. Ce n’est pas parce qu’un jeu a l’air simple qu’il l’est vraiment. Une machine à sous peut cacher des symboles spéciaux, des lignes de paiement inattendues ou des bonus à débloquer. Et ne parlons même pas du poker en ligne !

👉 Astuce : Commencez par des jeux en mode démo pour tester sans risque. Sur Lucky Block Casino, de nombreux jeux offrent ce mode pour les curieux qui veulent comprendre avant de miser. Pas bête, non ? 😉

💸 2. Ne pas fixer de budget

Ah, le frisson de la mise… et la claque du compte vide. Trop de joueurs débutants oublient de fixer une limite claire. Résultat : ils se laissent emporter par l’euphorie du moment, surtout après une ou deux petites victoires.

 

💡 À faire❌ À éviter
Fixer un budget journalierMiser “juste une dernière fois”
Tenir un journal de misesPoursuivre une perte pour se “refaire”
Utiliser les outils de limite dispo sur le casinoIgnorer les signes d’addiction

 

Lucky Block Casino propose justement des outils de gestion responsable pour aider les joueurs à garder le contrôle. On aime 🧠💪.

🕵️‍♂️ 3. Jouer sur des plateformes douteuses

Le web regorge de sites plus ou moins fiables… et plus ou moins honnêtes. Choisir un casino en ligne au hasard, c’est comme sauter dans l’eau sans savoir si elle est froide ou infestée de requins 🦈.

🎯 Conseil : Privilégiez les plateformes réputées, avec des avis vérifiables, des licences officielles et une bonne réputation. C’est là que Lucky Block Casino tire son épingle du jeu, avec une transparence appréciable et une sécurité de haut niveau.

🎁 4. Se jeter sur les bonus sans lire les conditions

Un bonus alléchant peut cacher des exigences de mise (wagering) élevées, des délais serrés, ou des restrictions sur certains jeux. Les nouveaux joueurs voient “100% de bonus” et foncent… sans lire les petites lignes. Erreur fatale.

🤓 À retenir :

  • Toujours lire les termes et conditions.
  • Vérifier le wagering.
  • Regarder si les jeux favoris sont éligibles au bonus.

Chez Lucky Block Casino, les bonus sont clairs comme de l’eau de roche et expliqués simplement. Pas besoin d’avoir fait droit pour comprendre 🧾✨.

🧠 5. Laisser l’émotion guider les décisions

On gagne, on s’emballe. On perd, on s’énerve. Dans les deux cas, ce n’est jamais une bonne idée de miser sous le coup de l’émotion. Le jeu en ligne demande de la maîtrise et un brin de stratégie, pas juste de la chance ou des instincts.

Un joueur avisé sait quand s’arrêter. Même quand ça gagne. Surtout quand ça perd. Gardez la tête froide, même quand les rouleaux chauffent ! ❄️🔥

🧪 6. Ignorer les versions mobiles ou les applications

Aujourd’hui, on joue autant sur son smartphone que sur son ordi. Pourtant, certains débutants ne pensent pas à optimiser leur expérience mobile.

📱 Chez Lucky Block Casino, l’interface est fluide sur mobile, avec une ergonomie pensée pour les petits écrans. Parfait pour un petit spin dans le bus ou une partie de roulette entre deux cafés ☕🚌.

✅ En résumé : les bons réflexes du joueur débutant

Pour clôturer tout ça en beauté, voici une checklist rapide pour débuter du bon pied 🎯 :

  • 📖 Apprendre les règles avant de jouer.
  • 💰 Fixer un budget clair.
  • 🔐 Choisir un casino fiable (coucou Lucky Block 👋).
  • 📝 Lire les conditions des bonus.
  • 🧘‍♂️ Rester calme, même quand le jeu s’emballe.
  • 📲 Profiter des versions mobiles pour jouer partout.

🎉 Dernier mot : le plaisir avant tout

Le jeu en ligne doit rester un loisir, pas un moyen de gagner sa vie ni une échappatoire. En évitant ces erreurs classiques, vous vous assurez une expérience plus sereine, plus fun, et surtout, plus durable.

Et si vous cherchez une plateforme où commencer en toute sécurité, avec une offre variée, des bonus transparents, et une interface fluide, notre avis sur le casino Lucky Block est plus que favorable. Essayez-le avec discernement… et amusez-vous ! 🎲💥

Flash info : Affrontements entre les soldats FACA et des hommes armés près de Carnot

0

Affrontements entre FACA, Mercenaires russes et rebelles 3R près de Carnot

 

Centrafrique.org/rca-un-colonel-des-eaux-et-forets-assassine-a-son-domicile-du-pk13-par-les-requins/un-element-faca-du-bit6-a-boali/” rel=”attachment wp-att-44282″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali-450×300.jpg” alt=”Flash info : Affrontements entre FACA, mercenaires russes et rebelles 3R près de Carnot” width=”450″ height=”300″ />
Un soldat du sixième bataillon d’infanterie territoriale vers Boali

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis le soir du 15 mai 2025, des combats ont opposé les Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par des mercenaires russes, aux rebelles du mouvement 3R entre le PK30 de Carnot et Berbérati, dans la préfecture de la Mambéré.

 

En effet, il y’a quelques heures, vers 18h30, des échanges de tirs ont éclaté entre les soldats FACA, soutenus par des mercenaires russes, et des rebelles du mouvement Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) dans la zone située entre le PK30 de Carnot et Berbérati. Cet affrontement intervient alors que le mouvement 3R avait signé, en avril 2025, un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, prévoyant un cessez-le-feu. Les raisons de cette reprise des hostilités restent pour l’instant inconnues.

 

Selon les premières informations recueillie par la rédaction du CNC, un soldat FACA a été blessé lors des combats. Le bilan exact est encore en cours de vérification, et aucune information n’a été confirmée concernant d’éventuelles pertes du côté des rebelles ou des civils.

 

Cet incident survient 24 heures après une autre attaque, survenue dans la ville de Ouadda, située à 204 km de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Là-bas, le groupe armé Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC) a mené une offensive qui a coûté la vie à cinq soldats FACA et à deux civils, selon des sources du CNC.

 

Pour l’heure, les autorités centrafricaines n’ont pas encore fait de déclaration officielle sur ces deux événements. Les circonstances exactes des affrontements, ainsi que les motivations des groupes armés impliqués, restent à éclaircir. Nous continuerons de suivre la situation et fournirons des mises à jour dès que de nouvelles informations seront disponibles sur CNC. Restez connectés….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Faux Diplômes et Racket dans les Hôpitaux : L’Association Nationale des Infirmiers de Centrafrique Appelle à une Réforme Urgente

0

Faux Diplômes et Racket dans les Hôpitaux : L’Association Nationale des Infirmiers de Centrafrique Appelle à une Réforme Urgente

 

Faux Diplômes et Racket dans les Hôpitaux : L’Association Nationale des Infirmiers de Centrafrique Appelle à une Réforme Urgente
Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’occasion de la Journée internationale des infirmiers, le 12 mai 2025, l’Association Nationale des Infirmiers de Centrafrique (ANICA) a publié une déclaration pour alerter sur des pratiques qui compromettent gravement le système de santé en Centrafrique. Son président, Jean-Pierre Ténegbia, a mis en avant deux problèmes majeurs : la présence croissante de faux diplômes parmi les soignants et le racket organisé des patients dans les établissements de santé.

 

Selon le Président de ladite association, ces dérives, qui touchent particulièrement les zones rurales, menacent la qualité des soins et la confiance dans la profession infirmière.

 

Une menace croissante : les faux diplômes

 

L’ANICA a dénoncé l’exercice illégal de la profession par des individus détenant des diplômes frauduleux. « Ces personnes, sans formation adéquate, mettent en danger la vie des patients et fragilisent la crédibilité de notre métier », a déclaré Jean-Pierre Ténegbia. Cette situation, qui s’étend pourtant à d’autres secteurs professionnels comme l’enseignement ou le droit, est particulièrement inquiétante dans les villes de province, où les contrôles sont souvent insuffisants. La prolifération de ces faux diplômes compromet non seulement la sécurité des patients, mais aussi la réputation des soignants qualifiés.

 

Le racket des patients : une entrave à l’accès aux soins

 

L’association a également pointé du doigt des pratiques de racket généralisées dans les hôpitaux et centres de santé. Les patients, souvent vulnérables, sont contraints de payer des frais illégaux pour recevoir des soins ou accéder à des médicaments devant être fournis gratuitement. « Cette exploitation est devenue une pratique courante, surtout dans les zones rurales », a déploré le président de l’ANICA. Ces agissements aggravent les inégalités d’accès aux soins, dans un pays où les défis sanitaires, comme des taux élevés de mortalité maternelle et infantile, restent criants.

 

Des dysfonctionnements structurels aggravants

 

Au-delà des faux diplômes et du racket, l’ANICA a recensé d’autres obstacles majeurs : la fermeture fréquente des centres de santé ruraux le week-end, le manque chronique de matériel médical et le non-respect des horaires par certains soignants. Ces problèmes, combinés, privent les populations d’un accès fiable aux soins de base et accentuent la crise du système de santé centrafricain.

 

Les diplômés de l’Université Miskine de Daniel Nzéwé, un danger toléré par l’État

 

Les centrafricains, quant à eux, ont identifié une source majeure de la crise des faux diplômes : l’Université Miskine, fondée par Daniel Nzéwé, un individu notoirement associé à la production de certificats frauduleux. Cette institution, basée dans le quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, délivre des diplômes dans divers domaines :  santé, droit, enseignement,  sans respecter les normes académiques ni les exigences de formation professionnelle. Selon certains observateurs centrafricains, « une part importante des faux diplômés qui sévissent dans nos hôpitaux provient de cette université, mettant en péril la sécurité des patients et la confiance dans nos institutions ».

 

Le problème dépasse largement le secteur médical. Les certificats de l’Université Miskine inondent le marché du travail, permettant à des avocats, enseignants et fonctionnaires non qualifiés d’occuper des postes clés. Dans les villes de province, où la vérification des qualifications est quasi inexistante, ces diplômés frauduleux s’intègrent facilement, aggravant la dégradation des services publics. « C’est une menace systémique », a averti Ténegbia, soulignant que l’absence de compétences adéquates dans des secteurs critiques comme la santé et la justice compromet le développement du pays.

 

Ce qui rend la situation particulièrement inquiétante, c’est l’inaction des autorités. Malgré les alertes répétées de l’ANICA et d’autres organisations, l’État centrafricain n’a pris aucune mesure pour fermer l’Université Miskine ou enquêter sur ses pratiques. Pire, des diplômés de cette institution sont régulièrement recrutés dans la fonction publique, y compris dans des hôpitaux et des écoles, sans que leurs qualifications soient sérieusement vérifiées. « Cette tolérance est incompréhensible », a déploré Boris Malkoué. « En fermant les yeux, l’État légitime ces pratiques et met en danger la population ».

 

Face à cette situation, l’ANICA exhorte les autorités centrafricaines à prendre des mesures immédiates. Elle propose plusieurs actions concrètes :

– Une vérification systématique des qualifications des soignants pour éliminer les détenteurs de faux diplômes.

– Des sanctions fermes contre les responsables de pratiques frauduleuses, qu’il s’agisse de racket ou de corruption.

– Une amélioration des dotations en équipements médicaux pour permettre aux établissements de fonctionner efficacement.

 

Jean-Pierre Ténegbia a rappelé que la santé est un droit fondamental pour tous les Centrafricains. Le thème de la Journée internationale des infirmiers 2025, « Nos infirmiers, notre avenir : prendre soin des infirmiers renforce les économies », prend une résonance particulière dans ce contexte. Les infirmiers, confrontés à des conditions de travail difficiles, méritent un environnement professionnel juste et sécurisé.

 

Cette déclaration intervient alors que la Centrafrique fait face à des défis sanitaires parmi les plus graves au monde. La profession infirmière, pilier du système de santé, ne pourra pleinement jouer son rôle que si ces pratiques frauduleuses sont éliminées et si des conditions de travail décentes sont garanties. L’ANICA appelle à une prise de conscience collective, impliquant les autorités, les professionnels et la société civile, pour restaurer la confiance dans le système de santé.

 

En mettant en avant ces enjeux, l’ANICA espère provoquer une réaction au plus haut niveau. Des villes de province à la capitale, l’urgence est évidente : il faut agir pour protéger la santé des Centrafricains et assurer un avenir où les soins sont accessibles, équitables et de qualité….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

L’ex-détenu Balalou passe à l’attaque et menace les journalistes : “La presse n’est pas une immunité”  

0

L’ex-détenu Balalou passe à l’attaque et menace les journalistes : “La presse n’est pas une immunité”  

 

Centrafrique.org/ministre-charge-du-secretariat-de-gouvernement-maxime-balalou/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/ministre-charge-du-secretariat-de-gouvernement-Maxime-Balalou-450×338.jpg” alt=”L’ex-détenu Balalou passe à l’attaque et menace les journalistes : “La presse n’est pas une immunité”” width=”450″ height=”338″ />
Le ministre de la communication, porte parole du gouvernement, Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, l’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain, a osé brandir une menace à peine voilée contre les journalistes : “Quand vous vous compromettez vers des actes qui touchent à la sécurité d’État, vous allez répondre à vos actes”.

 

Cette déclaration, prononcée avec l’arrogance d’un voyou en col blanc, n’est pas une simple mise en garde : c’est un ultimatum visant à museler une presse déjà sous pression. Alors que l’ex-détenu Maxime Balalou annonce la Journée internationale de la liberté de la presse pour le 14 mai 2025, ses propos trahissent une hypocrisie crasse et un mépris profond pour les principes démocratiques. Dans un pays où les journalistes risquent l’arrestation arbitraire, comme celle du directeur du quotidien de Bangui, les mots de l’ex-détenu Maxime Balalou sonnent comme une déclaration de guerre contre la liberté d’expression.

 

Une menace explicite contre les journalistes

 

L’ex-détenu Maxime Balalou n’a pas mâché ses mots : “La presse n’est pas de la liberté pour faire n’importe quoi,” a-t-il asséné, ajoutant que “quand on touche à la sécurité intérieure, attention !”. Ces paroles, prononcées dans le contexte de l’arrestation controversée d’un journaliste, ne laissent aucun doute sur ses intentions. En liant la liberté de la presse à des accusations vagues de “déstabilisation” ou de “sécurité d’État”, l’ex-détenu Maxime Balalou crée un climat de peur où tout article critique pourrait être interprété comme un crime. Cette rhétorique est d’autant plus scandaleuse que la République centrafricaine a dépénalisé les délits de presse, un acquis que l’ex-détenu Maxime Balalou semble prêt à piétiner sans vergogne.

 

L’arrestation du directeur du quotidien de Bangui, évoquée par un journaliste lors de la conférence, est un cas d’école. L’ex-détenu Maxime Balalou refuse de commenter, se contentant d’un laconique “laissez la justice faire son travail”. Mais quelle justice ? Celle qui, sous ce régime, sert trop souvent à réduire au silence les voix dissidentes ? En esquivant les questions sur cet incident, l’ex-détenu Maxime Balalou révèle son incapacité à garantir la transparence et sa complicité dans un système qui criminalise le journalisme. Ses allusions à des journalistes “qui se compromettent” sont une insulte aux professionnels qui risquent leur vie pour informer, dans un pays où la liberté de la presse est déjà un luxe.

 

Une hypocrisie criante sur la liberté de la presse

 

L’ex-détenu Maxime Balalou a l’audace d’annoncer la tenue différée de la Journée internationale de la liberté de la presse, reportée au 14 mai 2025, sur le thème de l’impact de l’intelligence artificielle “. Vous avez plus de liberté que dans beaucoup de pays, a-t-il déclaré, se posant en champion d’un progrès illusoire. Mais cette fanfaronnade est grotesque. Comment peut-il prétendre défendre la liberté de la presse tout en menaçant les journalistes de poursuites pour des motifs aussi flous que la “sécurité d’État” ? Cette contradiction expose l’ex-détenu Maxime Balalou pour ce qu’il est : un opportuniste qui utilise des événements symboliques pour cacher une répression rampante.

 

Le report de la Journée de la presse, attribué par l’ex-détenu Maxime Balalou à la désorganisation des journalistes eux-mêmes, est un autre exemple de son incompétence. “Vous n’êtes pas unis,” a-t-il reproché, accusant la presse de son propre échec à organiser l’événement à temps. Mais qui est responsable de soutenir la profession ? N’est-ce pas le rôle du ministre de la Communication de fournir les ressources et la coordination nécessaires ? En rejetant la faute sur les journalistes, l’ex-détenu Maxime Balalou esquive ses responsabilités et détourne l’attention de son incapacité à fédérer un secteur vital pour la démocratie.

 

Un climat de répression sous couvert de sécurité

 

Les mises en garde de l’ex-détenu Maxime Balalou s’inscrivent dans un contexte plus large de répression. En évoquant des exemples étrangers, comme la Tunisie, où des journalistes “ont fait les frais” de leurs écrits, il semble presque regretter que la RCA ne soit pas encore à ce niveau de censure. “Tous ceux qui sont responsables payeront,” a-t-il martelé, une phrase qui résonne comme une menace directe contre quiconque oserait critiquer le régime. Cette obsession pour la “sécurité d’État” rappelle les pires heures des régimes autoritaires, où le journalisme était assimilé à un acte de trahison.

 

L’ex-détenu Maxime Balalou prétend que “la liberté, la presse progresse dans notre pays,” mais les faits racontent une autre histoire. Les arrestations arbitraires, les intimidations et les conditions de travail précaires des journalistes centrafricains sont bien documentées. En 2024, Reporters sans frontières classait la RCA parmi les pays où la liberté de la presse est en danger, un constat que l’ex-détenu Maxime Balalou ignore superbement. Son discours sur les “actes qui touchent à la déstabilisation” est une arme à double tranchant, utilisée pour justifier la répression tout en se parant des oripeaux de la légalité.

 

Une incompétence au service d’un régime autoritaire

 

L’ex-détenu Maxime Balalou, avec son passé trouble et son arrogance, incarne l’incompétence d’un gouvernement qui préfère intimider plutôt que dialoguer. En accusant les journalistes de “publier des déclarations à l’emporte-pièce”, il montre son mépris pour une profession qu’il est censé soutenir. “Prenez le soin de connaître les bonnes informations,” a-t-il conseillé, comme si les journalistes n’étaient que des amateurs incapables de vérifier leurs sources. Cette condescendance est révélatrice d’un ministre qui se voit comme un censeur plutôt qu’un facilitateur.

 

Pire encore, l’ex-détenu Maxime Balalou échoue à proposer des mesures concrètes pour protéger la presse. Où sont les formations promises pour renforcer les compétences des journalistes ? Où est le soutien financier pour améliorer leurs conditions de travail ? Au lieu de cela, il brandit des menaces et des subventions conditionnelles, comme il l’a fait en promettant une augmentation des aides tout en exigeant des “rapports” sur leur utilisation. Cette approche paternaliste transforme les subventions en outil de contrôle, une carotte empoisonnée pour acheter la complaisance des médias.

 

Un ultimatum inacceptable

 

Les déclarations de l’ex-détenu Maxime Balalou ne sont pas de simples mises en garde : ce sont des menaces qui mettent en péril la liberté de la presse en République centrafricaine. En assimilant le journalisme critique à un crime contre l’État, il trahit les principes démocratiques et expose les journalistes à des représailles arbitraires….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Arrêté puis remis aux mercenaires russes, Tisso René, premier conseiller à la mairie de Zemio, ne donne plus signe de vie à sa famille

0

Arrêté puis remis aux Mercenaires russes, Tisso René, premier conseiller à la mairie de Zemio, ne donne plus signe de vie à sa famille

 

Centrafrique.org/tisso-rene/” data-wpel-link=”internal”>Arrêté puis remis aux mercenaires russes, Tisso René, premier conseiller à la mairie de Zemio, ne donne plus signe de vie à sa famille….
L’enseignant Tisso René, également premier adjoint au maire de Zemio, enlevé par les mercenaires russes à Zemio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Enlevé par les mercenaires russes, Tisso René, pilier de Zemio, reste introuvable. Sa disparition inquiète et démontre l’emprise violente des mercenaires russes du groupe  Wagner.

 

Un homme au service de sa communauté

 

Tisso René est une figure centrale à Zemio, petite ville de la République centrafricaine. Premier conseiller à la mairie et seul professeur d’histoire-géographie du lycée de Zemio, il joue un rôle essentiel dans l’éducation et la vie publique. Au-delà de ses fonctions officielles, il est reconnu pour son engagement à apaiser les tensions dans une ville souvent secouée par des conflits. Quand une crise éclate, Tisso René organise des réunions rassemblant chefs de quartier, associations, groupements et habitants pour trouver des solutions collectives. « C’est lui qui prend l’initiative pour calmer les choses », confie un habitant, préférant rester anonyme.

 

Depuis que la maire de Zemio s’est installée à Bangui, après la destruction de sa résidence, Tisso René assure l’intérim sur place. Il gère les affaires courantes avec sérieux, tout en continuant d’enseigner et de fédérer la communauté. Cet engagement en fait une voix respectée, mais semble aussi avoir attiré l’attention de forces qui cherchent à contrôler la ville.

 

Une arrestation instrumentée

 

Il y a cinq jours, Tisso René a été arrêté par des soldats de l’armée nationale centrafricaine (FACA) et des gendarmes. Selon des témoignages recueillis par la rédaction du CNC, l’opération était dirigée par le commandant Banafe Michael, chef du détachement militaire de Zemio, et le lieutenant Makassi, responsable de la gendarmerie. Après son arrestation, Tisso René a été remis aux mercenaires russes du groupe Wagner, présents dans la ville. Depuis, aucune information n’a été communiquée sur son sort. Sa famille, désemparée, ignore s’il est encore en vie ou où il se trouve.

 

Des rumeurs circulent dans Zemio, alimentées par l’absence de transparence. Certains évoquent une exécution par les mercenaires russes, d’autres parlent d’une détention dans un lieu secret. « Des gens bien placés disent qu’il n’est plus là, mais rien n’est sûr », rapporte un jeune de la famille. Cette incertitude pèse lourdement sur les proches de Tisso René, qui vivent dans une attente insupportable.

 

L’ombre de Wagner sur Zemio

 

La présence du groupe Wagner en République centrafricaine est devenue une réalité oppressante, particulièrement à Zemio. Ces mercenaires, déployés pour appuyer le gouvernement et contrer les groupes armés, agissent souvent sans rendre de comptes. À Zemio, leur influence est omniprésente. « Ils décident de tout. Personne ne peut les contredire », explique un habitant, résigné. Les FACA et la gendarmerie, censées représenter l’autorité de l’État, semblent reléguées à un rôle d’exécutants sous les ordres des Russes.

 

L’enlèvement de Tisso René s’inscrit dans ce contexte de domination. Sans motif clair, sans procédure officielle, son arrestation soulève des questions sur les intentions des mercenaires et de leurs alliés locaux. Était-il perçu comme une menace en raison de son rôle de médiateur ? Son interim à la mairie a-t-il dérangé ? Pour l’heure, aucune réponse n’émerge, laissant la population dans la confusion.

 

Un silence qui interroge

 

Cinq jours après la disparition de Tisso René, le silence des autorités est assourdissant. Ni le gouvernement centrafricain, ni les responsables locaux n’ont fait de déclaration. Cette absence de réaction contraste avec l’inquiétude croissante des habitants de Zemio, pour qui Tisso René est bien plus qu’un fonctionnaire. Sa capacité à rassembler, son dévouement à la paix et son rôle dans l’éducation en font un symbole de résilience dans une ville fragilisée.

 

Pour beaucoup, cet enlèvement vise à intimider ceux qui s’impliquent dans la vie communautaire. « Ils veulent montrer qu’ils contrôlent tout », estime un membre d’une association locale. Mais cette stratégie pourrait avoir l’effet inverse. À Zemio, la disparition de Tisso René alimente une colère sourde, qui pourrait se transformer en mobilisation.

 

La disparition de Tisso René ne peut être réduite à une simple affaire locale. Elle met en évidence les agissements du groupe Wagner et le climat d’impunité qui règne en République centrafricaine. Les organisations de défense des droits humains, les Nations unies et les partenaires internationaux du pays doivent se pencher sur ce cas. Où est Tisso René ? Que lui est-il arrivé ? Qui porte la responsabilité de son sort ?

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Russes, FACA et exactions : le Haut-Mbomou sous le joug d’une alliance incontrôlée

0

Russes, FACA et exactions : le Haut-Mbomou sous le joug d’une alliance incontrôlée

 

Russes, FACA et exactions : le Haut-Mbomou sous le joug d’une alliance incontrôlée
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dans le Haut-Mbomou, préfecture du sud-est de la République centrafricaine (RCA), les villes d’Obo, Zémio, Mboki et Bambouti sont durement touchées par une insécurité persistante.

 

Lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, Armando Yanguendji a animé un débat avec Marcel Dimassé, ministre résident du Haut-Mbomou, Dieudonné Ngoumbango, président de la plateforme des partis centristes, et Michel Kombo-Yéki, ancien porte-parole du groupe Azandé Ani Kpi Gbé, pour discuter des affrontements entre les FACA, appuyées par leurs alliés russes, et les miliciens Azandé Ani Kpi Gbé. Ces tensions, amplifiées par une tentative de désarmement au village de Koumboli, situé à 3 kilomètres de Zemio, ont entraîné plusieurs morts, des blessés et des milliers de déplacés.

 

Des incidents violents attribués aux Russes et aux FACA

 

Les violences dans le Haut-Mbomou impliquent des opérations menées par les FACA et les forces russes, accusées d’actes graves par les intervenants. À Mboki, un habitant a rapporté que, lors d’un accrochage survenu deux jours avant l’émission, une vingtaine de maisons ont été incendiées par des individus non identifiés. Un civil et un ex-milicien ont été tués, ce dernier enterré à Obo. À Zémio, un chef de village du secteur Faisan, situé à 10 km de la ville, a été abattu le matin de l’émission par des soldats FACA appuyés par des Russes. Selon des sources locales, l’homme a été interpellé à son domicile et a tenté de fuir avant d’être tué par balle.

 

Michel Kombo-Yéki a également évoqué une intervention russe dans une église, où deux éléments ont été extraits et tués, un acte qu’il a décrit comme ayant eu lieu « au vu et au su de tout le monde ». Ces incidents ont contribué à la fuite d’une grande partie de la population de Zémio vers la République démocratique du Congo (RDC) ou vers l’église catholique de la ville. À Obo, Kombo-Yéki a rapporté que la ville s’est vidée de ses habitants en raison de l’arrivée imminente d’un convoi russe, perçue comme une menace par la population.

 

Une perte de contrôle dénoncée par les acteurs

 

Les intervenants de l’émission ont pointé du doigt l’autonomie des forces russes dans leurs opérations. Kombo-Yéki a déclaré : « Les Russes font ce qu’ils veulent », ajoutant que, même en présence d’autorités de la République, les Russes agissent sans contrainte. Il a accusé le gouvernement de les avoir « laissés à la portée des Russes », ce qui, selon lui, aggrave l’insécurité. Dieudonné Ngoumbango a renforcé cette critique, affirmant : « Le gouvernement n’a pas de contrôle sur les Russes ». Il a cité l’exemple des exactions russes comme une cause majeure de la fuite des populations, notamment vers la RDC, en raison de la peur provoqué par ces interventions.

 

Le ministre Dimassé, interrogé sur les exactions rapportées à Obo et Bambouti, a nié leur existence, déclarant : « Non », à deux reprises. Il a soutenu que les opérations militaires, concentrées à Zémio et Mboki, visent à neutraliser les éléments armés ayant fui dans la brousse. Cependant, il a reconnu des « cas de confusion » lors des affrontements, notamment dans l’identification des civils et des combattants. À propos de l’incident de Faisan, il a expliqué que, dans un contexte de conflit, une personne qui fuit après un ordre d’arrêt peut être perçue comme une menace, justifiant ainsi l’action des forces déployées.

 

Une stratégie militaire contestée

 

Les opérations de ratissage menées par les FACA et les Russes ont été au centre des débats. Kombo-Yéki a rapporté que les Russes, accompagnés de FACA, ont attaqué une base d’autodéfenses à Koumboli, distincte de celle des 200 miliciens formés et intégrés dans les FACA. Selon lui, ces autodéfenses, non formées, sont les principales cibles des combats actuels, et non les miliciens officiels, qui se sont repliés à Obo. Il a dénoncé une confusion dans les accusations portées contre son groupe, affirmant : « Les gens qui ont été formés n’étaient pas sur le lieu de l’attaque ».

 

Ngoumbango a critiqué la stratégie du gouvernement, soulignant que les Russes ont pris des policiers et des gendarmes stationnés en ville pour les engager dans des combats contre les autodéfenses dans la brousse, à Zémio. Cette décision, selon lui, a brouillé les lignes entre forces de l’ordre et combattants, redoublant les tensions. Kombo-Yéki a ajouté que des FACA étaient déjà déployées dans la région avant l’arrivée des renforts actuels, mais que leur rôle était limité à la sécurisation des villes, et non à des opérations offensives.

 

Une population sous tension

 

Les conséquences des actions des FACA et des Russes sont visibles dans la vie quotidienne des habitants. À Zémio, les activités restent paralysées, malgré un calme relatif rapporté par l’émission. Les autorités locales et les responsables militaires russes ont appelé les déplacés à rentrer chez eux, mais la peur persiste, alimentée par des incidents comme l’assassinat du chef de village. À Mboki, bien que le calme soit revenu, la tension demeure palpable, avec seulement la moitié des magasins rouverts. À Obo, les services publics, les écoles et le marché ont repris leurs activités, mais la panique causée par les rumeurs d’un désarmement forcé par les Russes a poussé les habitants à se retirer temporairement.

 

À Bambouti, la population continue ses occupations malgré la tension. Une réunion entre les FACA, le contingent rwandais de la Minusca et les habitants a eu lieu pour rassurer la communauté, mais aucun détail sur les résultats de cette rencontre n’a été fourni. L’émission a également signalé la mort de cinq éléments des forces de l’ordre (un policier, deux FACA, deux gendarmes) lors d’une embuscade, ainsi que l’assassinat de deux présidents successifs de la Commission Paix, illustrant la violence qui frappe la région.

 

Une crise alimentée par des incompréhensions

 

Le débat a révélé des divergences sur la responsabilité des violences. Kombo-Yéki a accusé le gouvernement d’alimenter l’insécurité en s’appuyant sur des Russes incontrôlés et en ciblant à tort les miliciens formés. Ngoumbango a qualifié la gestion de la crise d’« échec », pointant du doigt l’absence de dialogue préalable et la confusion entre les différents groupes armés. Dimassé, de son côté, a insisté sur la nécessité de redéployer l’autorité de l’État, tout en niant les exactions et en attribuant les violences à des éléments armés ayant fui dans la brousse. Ces divergences, couplées aux opérations militaires en cours, maintiennent le Haut-Mbomou dans un état de crise aiguë….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Sant’Egidio et Wagner : Les coulisses des négociations de N’Djaména, selon Fari Tahéruka Shabazz

0

Sant’Egidio et Wagner : Les coulisses des négociations de N’Djaména, selon Fari Tahéruka Shabazz

 

Centrafrique.org/interview-exclusive-de-fari-taheruka-shabazz-sur-la-bouillante-actualite-politique-centrafricaine/fari-taheruka-shabazz-2/” rel=”attachment wp-att-64788″ data-wpel-link=”internal”>Sant’Egidio et Wagner : Les coulisses des négociations de N’Djaména, selon Fari Tahéruka Shabazz
Monsieur Fari Tahéruka Shabazz

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’activiste politique  centrafricain, Fari Tahéruka Shabazz, dénonce, sur les réseaux sociaux,  les accords de N’Djaména comme une ruse de Sant’Egidio et Wagner pour éliminer le chef rebelle Ali Darassa, menaçant la stabilité électorale.

 

Analyse des accords de N’Djaména par Fari Tahéruka Shabazz

 

En avril 2025, le général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA), a publié le communiqué n°158, annonçant la signature des accords de N’Djaména entre le gouvernement centrafricain et deux groupes armés : les 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation), dirigés par Umar Abdelkader, alias Bobo, et l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique), sous la direction d’Ali Darassa. Selon Fari Tahéruka Shabazz, ces accords, officiellement destinés à instaurer un cessez-le-feu, poursuivent des objectifs distincts,

instrumentés par la communauté de Sant’Egidio et le groupe Wagner, dans un contexte de triangulation politique en République centrafricaine (RCA).

 

Rôle de Sant’Egidio dans les négociations, selon Fari Tahéruka Shabazz

 

Fari Tahéruka Shabazz explique que la communauté de Sant’Egidio, organisation catholique basée au Vatican, a joué un rôle central dans la préparation des accords. Pendant plusieurs mois, cette entité a engagé des discussions avec les groupes armés, les encourageant à négocier avant les élections de 2025. Shabazz précise que Sant’Egidio agissait en faveur du gouvernement de Faustin-Archange Touadéra, un objectif que les groupes armés, notamment l’UPC, n’ont pas initialement perçu. Une fuite d’informations a interrompu ces premières démarches, nécessitant une nouvelle approche impliquant le général Bobo.

 

Triangulation et influence de Wagner

 

Fari Tahéruka Shabazz introduit la notion de triangulation, décrivant une dynamique où un troisième acteur, distinct du gouvernement et des groupes armés, détermine les décisions politiques. En RCA, ce troisième acteur, désigné par Shabazz comme le « Triomphe Vira », regroupe la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique), les mercenaires rwandais et le groupe Wagner. Shabazz affirme que Wagner, en particulier, a influencé les accords via le général Bobo, présenté comme chef des 3R mais agissant comme un agent sous les ordres de Hassan Bouba, un relais de Wagner. Shabazz note que Bobo est contesté par ses commandants de zone, qui l’accusent d’avoir organisé l’assassinat d’un ancien leader, Siddiki, pour renforcer sa position et celle de Wagner. Selon Shabazz, Bobo a servi de leurre pour attirer Ali Darassa aux négociations, rassurant ce dernier sur la légitimité des pourparlers.

 

Objectifs des accords selon Shabazz

 

Fari Tahéruka Shabazz soutient que les accords de N’Djaména visaient principalement à neutraliser Ali Darassa, chef de l’UPC et figure clé de la Coalition des patriotes pour le changement fondamental  (CPCF). Shabazz affirme que la présence physique de Darassa était nécessaire pour permettre des actions contre lui, notamment un possible empoisonnement ou des pratiques occultes impliquant la collecte d’éléments personnels (cheveux, salive). Shabazz distingue deux volets dans les accords : le premier, avec Bobo, constitue une rémunération pour son rôle d’intermédiaire ; le second, avec Darassa, sert à l’isoler pour l’affaiblir avant les élections. Shabazz ajoute que le programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), mentionné comme objectif des accords, est inopérant, faute de financement et en raison de détournements de fonds.

 

Absence d’acteurs clés aux négociations

 

Fari Tahéruka Shabazz observe que les négociations de N’Djaména se sont déroulées sans la participation des principaux décideurs. Contrairement aux accords de Khartoum (2019) et à la feuille de route de Luanda (2021), où l’Union africaine et l’ONU étaient représentées, aucun émissaire de Wagner (via Moscou), des mercenaires rwandais (via Kigali) ou de la MINUSCA n’était présent. Shabazz considère cette absence comme une preuve d’un déséquilibre dans les discussions, les véritables décideurs restant en retrait. Shabazz précise que Sant’Egidio a préparé les négociations, tandis que Wagner, via Bobo et Hassan Bouba, a exécuté la phase opérationnelle, sous la supervision du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno.

 

Conséquences potentielles des accords

 

Fari Tahéruka Shabazz anticipe que la neutralisation de Darassa, par une maladie ou un affaiblissement physique, entraînera une recomposition du leadership de l’UPC, avec l’émergence d’un commandant plus radical. Shabazz prévoit une défiance accrue des groupes armés envers le gouvernement, renforcée par la rupture probable des accords, comme l’indique le communiqué de Mamadou, qui autorise les FACA et leurs alliés à poursuivre des opérations militaires. Shabazz estime que ces développements, attendus d’ici octobre 2025, coïncidant avec les élections municipales, pourraient accroître l’insécurité, particulièrement en province, affectant les candidats du Mouvement Cœurs Unis (MCU).

 

Fari Tahéruka Shabazz conclut que les accords de N’Djaména, loin de favoriser la paix, reflètent une stratégie élaborée par Sant’Egidio et Wagner pour consolider le pouvoir de Touadéra. Selon Shabazz, en ciblant Darassa, ces acteurs risquent de provoquer une instabilité accrue, compromettant les élections. Shabazz insiste sur l’importance de reconnaître la triangulation politique, où le Triomphe Vira domine, pour comprendre les dynamiques en RCA….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

En Centrafrique, quand les parasites bloquent les bâtisseurs , une leçon d’Elie Oueifio

0

En Centrafrique, quand les parasites bloquent les bâtisseurs , une leçon d’Elie Oueifio

 

En Centrafrique, quand les parasites bloquent les bâtisseurs , une leçon d’Elie Oueifio
Fidele Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Et si le mal de la Centrafrique venait de là : des profiteurs qui paralysent les rêveurs ? Dans son livre choc, Elie Oueifio cite Ayn Rand : « Lorsque tu te rendras compte qu’il te faut l’autorisation de ceux qui ne produisent rien… »

 

Imaginez un pays où les idées neuves, les projets qui pourraient faire jaillir la lumière, sont étouffés avant même de prendre racine. Pas par manque de talent ou de volonté, non, mais par une armée silencieuse de profiteurs, de tireurs de ficelles qui n’ont jamais planté une graine ni taillé une pierre. C’est le tableau que dresse Elie Oueifio dans Quand la politique des mains tendues du président Touadéra soulève des interrogations et réflexions. Il y reprend une prédiction glaçante d’Ayn Rand : « Lorsque tu te rendras compte qu’il te faut l’autorisation de ceux qui ne produisent rien pour pouvoir créer ; lorsque tu verras que l’argent afflue non vers ceux qui échangent des biens, mais des faveurs ; lorsque tu comprendras que beaucoup s’enrichissent non par leur travail, mais par la corruption et les influences… alors tu pourras affirmer sans l’ombre d’un doute que ta société est condamnée ». Pour Oueifio, ces mots ne sont pas une vieille maxime philosophique : ils sont le miroir brutal de la République centrafricaine (RCA) d’aujourd’hui.

 

Les parasites : une ombre sur la nation

 

En RCA, ces « parasites » ne sont pas des figures vagues. Ce sont les hommes et les femmes tapis dans les coulisses du pouvoir, ceux que l’auteur appelle les « sirènes » ou les « manipulateurs patentés ». Ils ne labourent pas les champs, ne construisent pas les ponts, ne soignent pas les malades. Leur talent ? Susurrer à l’oreille des puissants, tisser des réseaux de faveurs, détourner les rivières d’argent qui devraient arroser le pays. Oueifio les décrit sans fard : des « eunuques du roi Pharaon », doux en paroles mais féroces en ambitions, qui transforment les rêves des bâtisseurs – paix, unité, prospérité – en cauchemars de division et de misère.

 

Prenez la politique des « mains tendues » de Touadéra, cette promesse d’un pays réconcilié. Elle aurait pu être une charpente solide, portée par des ministères dynamiques, des lois justes, des ponts tendus vers les exilés et les rebelles repentis. Mais les parasites ont eu raison de l’élan. Les ministères, au lieu de bâtir, se sont enkystés dans la « coterie », comme le déplore Oueifio. Les nominations ? Un jeu de chaises musicales pour les fidèles, pas pour les capables. Les fonds publics ? Un festin pour les vautours, pas un levier pour les créateurs. Et pendant ce temps, les routes restent des sentiers de boue, les écoles des coquilles vides, les champs des terrains vagues.

 

Les bâtisseurs entravés : un gâchis centrafricain

 

Les bâtisseurs, eux, sont là, mais bâillonnés. Ce sont les paysans qui voudraient semer sans craindre les pillards, les enseignants qui rêvent d’écoles pleines de rires, les entrepreneurs qui imaginent des ateliers bourdonnants. Oueifio les voit, ces anonymes qui portent l’âme du pays, mais il hurle leur tragédie : ils sont coincés sous le joug de ceux « qui ne produisent rien ». Pour planter un arbre, il faut un tampon ; pour lancer un commerce, une bénédiction d’en haut ; pour respirer, presque, une autorisation signée par un bureaucrate ventru qui n’a jamais tenu une pelle.

 

L’auteur pointe un exemple criant : le ministère de la Justice, qui aurait dû être un phare pour guider la réconciliation, s’est mué en marteau. Au lieu de tendre la main, il condamne à tour de bras – peines de mort, travaux forcés – ceux que Touadéra disait vouloir ramener dans le giron national. Résultat ? Les rebelles se braquent, les exilés s’éloignent, et les bâtisseurs s’épuisent. « La corruption est récompensée et l’honnêteté devient un sacrifice », écrit Oueifio, reprenant Rand, et c’est une litanie qui résonne dans chaque coin de la RCA.

 

Les conséquences : un pays au bord du gouffre

 

Quand les parasites tiennent les rênes, le pays vacille. Les chiffres ne mentent pas : des routes barrées, des villages incendiés, des enfants qui grandissent le ventre vide et le crayon loin des mains. Oueifio le dit avec une colère contenue : « Les populations ne peuvent pas librement aller au champ, à la pêche ni à la chasse ». Ce n’est pas une phrase, c’est un cri. Un cri contre un chaos où ceux qui ne produisent rien – les profiteurs, les flatteurs, les mafieux – prospèrent pendant que les créateurs s’effacent.

 

Et le pire ? Ce piège ronge la confiance. Les Centrafricains ne croient plus en leurs institutions, ces ministères qui devraient être des refuges mais puent la magouille. Les « brigades de mort », les « intimidations », ces monstres nés dans l’ombre des bureaux officiels, ont remplacé la main tendue par un poing fermé. Le peuple se détourne, les dirigeants s’enferment dans leurs tours dorées, et la RCA glisse vers un abîme où seuls les parasites s’épanouissent, sur les cendres d’un pays qui pourrait briller.

 

Briser les chaînes : un sursaut pour les bâtisseurs

 

Mais Oueifio n’est pas homme à baisser les bras. Il tend une échelle pour sortir du piège. D’abord, nommer les coupables : « L’identification, la dénonciation et la mise en cause des vrais auteurs des crises », martèle-t-il. Ces parasites, ces « hommes qui ne produisent rien », doivent être démasqués, chassés des couloirs du pouvoir. Ensuite, libérer les bâtisseurs : des ministères peuplés de « capables, craignant Dieu, intègres » (Exode 18:21), pas de marionnettes. Des équipes qui arpentent les provinces, qui écoutent les murmures des villages, qui construisent plutôt que de parader.

 

Et puis, il y a le remède ultime : le pardon. « Les seuls remèdes efficaces prescrits par Dieu », insiste Oueifio. Une RCA qui pardonne ses blessures, qui réconcilie ses fils, peut renverser la malédiction de Rand. Les ministères, alors, ne seraient plus des prisons pour les créateurs, mais des ateliers où les idées prennent vie – routes, écoles, champs verdoyants. C’est un défi, mais aussi un défi d’espoir : faire taire les parasites pour laisser chanter les bâtisseurs.

 

Rappelons que la RCA est à un carrefour où les parasites pourraient l’emporter, condamnant les bâtisseurs à l’oubli. Elie Oueifio, avec sa plume trempée dans l’encre de la vérité, nous conjure de voir clair : quand ceux qui ne produisent rien tiennent les clés, le chaos règne. Mais il reste une fenêtre, étroite mais réelle : rendre le pouvoir aux créateurs, à ceux qui veulent semer, construire, unir. La paix ne viendra pas des fusils ni des bureaux feutrés, mais d’un sursaut où les mains tendues deviennent des mains qui façonnent. À nous de choisir : le piège ou la liberté ?

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba

0

Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba

 

Centrafrique.org/centrafrique-approbation-de-la-declaration-de-politique-generale-du-gouvernement/le-premier-ministre-henri-marie-dondra-a-la-tribune-de-lassemblee-nationale-pour-presenter-le-programme-politique-generale-de-son-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-49384″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba
Le premier ministre Henri-Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Christian et Euseb Dondra, frères de l’ex-Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont été transférés à la prison de Ngaragba après leur arrestation controversée à Bangui.

 

Dans la nuit du 19 au 20 mars 2025, Christian Dondra et Euseb Dondra, frères cadets de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont été arrêtés à leurs domiciles. L’opération, menée vers 1 heure du matin par des agents de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) et des Mercenaires russes du groupe Wagner, s’est déroulée sans mandat. Les deux hommes, emmenés vers une destination inconnue, ont récemment été transférés à la maison centrale de Ngaragba, connue pour ses conditions de détention difficiles. Ils sont accusés d’avoir comploté pour assassiner le président Faustin-Archange Touadéra et son conseiller spirituel Sani Yalo, président du Bureau d’Affrêtement Routier Centrafricain (BARC).

 

L’accusation repose sur un enregistrement audio de 3 minutes et 14 secondes, publié par Sani Yalo sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement, une femme nommée Laëtitia Murielle Kokomika, présentée comme une espionne recrutée par le régime, affirme avoir été approchée par les frères Dondra pour livrer des bouteilles de whisky Chivas Regal empoisonnées à Sani Yalo, qui les aurait ensuite transmises à Touadéra. Elle parle de manière hâtive, évoquant des détails comme offrir un cigare à Yalo pour gagner sa confiance. Henri-Marie Dondra, mentionné dans l’audio, reste prudent, loin du portrait d’un conspirateur. Pour beaucoup, cet enregistrement sonne comme un scénario mal ficelé, destiné à salir la réputation de la famille Dondra.

 

Laëtitia Murielle Kokomika, arrivée de France et installée à l’hôtel « Les 4 saisons » à Bangui, est au cœur de cette affaire. Décrite par des sources comme une personne au passé trouble, elle aurait été choisie par le régime pour tendre un piège. Son nom, diffusé sans retenue par Sani Yalo, a été utilisé pour alimenter une campagne de dénigrement contre Henri-Marie Dondra, perçu comme une menace politique. Ancien Premier ministre, il gagne en popularité à l’approche des élections de 2025-2026, ce qui semble inquiéter le pouvoir en place. « C’est un coup monté pour intimider mon fils, qui est aimé dans tout le pays », déclare leur père, Henri Dondra, qui dénonce une vengeance politique.

 

L’arrestation des frères Dondra s’inscrit dans un climat de répression à Bangui. Les mercenaires russes, omniprésents aux côtés de l’OCRB, participent à des opérations qui sèment la peur parmi les habitants. « On vit dans un climat où personne ne se sent en sécurité », confie un résident du 7e arrondissement. Les deux frères, qui n’ont aucun lien direct avec les activités politiques de leur aîné, sont détenus sans preuves solides. Leur père insiste : « Ce sont des citoyens ordinaires, ils ne font pas de politique. »

 

La famille Dondra a lancé un appel sur les réseaux sociaux, demandant la libération immédiate de Christian et Euseb : « Mes frères ont été kidnappés par l’OCRB et les Wagner. Partagez ce message ! » Cet événement intervient alors que l’opposition prépare une marche le 4 avril pour protester contre les coupures d’électricité, le manque d’eau et la gestion du pays. Pour beaucoup, cette affaire est une tentative du régime de faire taire toute voix discordante….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Ce que révèle le rapport 2024 du PAM sur la lutte contre la faim

0

Centrafrique : Ce que révèle le rapport 2024 du PAM sur la lutte contre la faim

 

Centrafrique : Ce que révèle le rapport 2024 du PAM sur la lutte contre la faim
Un camion du PAM qui senlise sur une route boueuse à Bria. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le rapport 2024 du PAM détaille les efforts pour nourrir un million de Centrafricains, malgré l’insécurité et une baisse du soutien international.

 

En 2024, la République centrafricaine (RCA) continue de faire face à une insécurité alimentaire aiguë qui touche des millions de personnes. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a publié son rapport annuel, qui détaille les actions menées pour répondre aux besoins urgents et poser les bases d’une résilience à long terme. Ce document, riche en données et en témoignages, présente les avancées réalisées malgré des obstacles majeurs, notamment une baisse notable du financement international, en particulier de la part des États-Unis.

 

Une aide massive du PAM malgré des contraintes

 

En 2024, le PAM a atteint 1 068 696 personnes à travers la RCA, dont 51 % de femmes. Ce résultat est significatif dans un pays où l’insécurité, les fortes pluies et les routes impraticables limitent l’accès à de nombreuses régions. L’organisation a distribué 13 801 tonnes de nourriture et 11 millions de dollars en transferts monétaires, permettant à des familles de répondre à leurs besoins alimentaires de base. Ces actions s’inscrivent dans une stratégie alignée sur les priorités du gouvernement centrafricain et les Objectifs de développement durable (ODD).

 

Le PAM ne se limite pas à l’aide d’urgence. À Paoua, dans le nord-ouest du pays, des agriculteurs comme Simplice Beyo participent à des coopératives soutenues par l’organisation. Ces groupes produisent des cultures, comme le riz, qui approvisionnent les cantines scolaires locales. Dans une école de Paoua, la fréquentation a plus que doublé, passant de 650 élèves il y a cinq ans à plus de 1 400 aujourd’hui, grâce à la mise en place de repas scolaires. Ce lien entre agriculture et éducation renforce les communautés et favorise leur autonomie.

Centrafrique : Ce que révèle le rapport 2024 du PAM sur la lutte contre la faim
Camion du PAM à Bria

 

La malnutrition, un défi persistant

 

La malnutrition touche particulièrement les enfants en RCA. En collaboration avec le ministère de la Santé et treize partenaires, le PAM a dépisté 35 717 enfants âgés de 6 à 59 mois dans neuf préfectures. Parmi eux, 6,2 % présentaient une malnutrition aiguë modérée (MAM) et 1,7 % une malnutrition aiguë sévère (MAS). Tous ont été orientés vers des centres de santé pour recevoir des soins. Cependant, en raison d’une pénurie d’aliments nutritifs spécialisés, seuls 17 920 enfants et 10 036 femmes enceintes ou allaitantes ont bénéficié d’une assistance nutritionnelle directe.

 

Le programme de cantines scolaires, soutenu par le président Faustin-Archange Touadéra, joue un rôle clé. En 2024, 222 865 écoliers dans 336 écoles ont reçu des repas réguliers, dont 45 écoles pilotes utilisant des produits locaux. Ces repas encouragent la scolarisation, en particulier pour les filles, et réduisent le risque d’abandon scolaire. Selon Margot van der Velden, directrice régionale du PAM, l’utilisation de produits cultivés par des groupements de femmes dans les jardins scolaires renforce à la fois la nutrition et l’économie locale.

 

Des solutions pour un avenir durable

 

Le PAM investit dans des initiatives à long terme pour renforcer la résilience des communautés. Ses programmes d’Assistance alimentaire contre biens communautaires (FFA) et de Soutien aux marchés agricoles des petits exploitants (SAMS) ont permis de réhabiliter 327 hectares de terres et de construire 114 infrastructures adaptées aux conditions climatiques, comme des canaux d’irrigation. Ces projets aident les ménages à améliorer leurs moyens de subsistance et à mieux résister aux crises climatiques ou économiques.

 

À Paoua, la relative stabilité instaurée par les accords de paix de 2019 a permis à des milliers de réfugiés de rentrer et de reprendre l’agriculture, un secteur essentiel employant 80 % de la population. Pourtant, la situation demeure précaire. Selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), près de deux millions de personnes, soit un tiers de la population, souffrent d’insécurité alimentaire aiguë.

 

Le poids du financement insuffisant

 

Le manque de fonds constitue un obstacle majeur. En 2024, le PAM a opéré avec des ressources limitées, aggravées par une réduction du soutien des États-Unis, un donateur clé. Des données disponibles indiquent que cette baisse s’inscrit dans un réajustement des priorités budgétaires américaines, affectant les organisations humanitaires en Afrique. En décembre 2023, l’ONU signalait que 49,5 millions de personnes en Afrique de l’Ouest et centrale étaient touchées par la faim, en partie à cause de financements insuffisants. En RCA, cela se traduit par des choix difficiles sur la répartition des ressources.

 

Le témoignage de Fordos Ahmat Doudou, une réfugiée soudanaise arrivée avec peu d’effets personnels, souligne l’importance de l’aide du PAM. « C’est ma seule aide », affirme-t-elle. Le PAM insiste sur l’urgence de renforcer les systèmes de protection sociale et les capacités locales. Par exemple, en partenariat avec l’ICASEES, 41 enquêteurs ont été formés pour surveiller les prix des marchés, améliorant ainsi l’analyse des besoins nutritionnels.

 

Des progrès fragiles

 

Le rapport du PAM montre des avancées concrètes : des enfants nourris à l’école, des terres cultivées, des communautés qui se relèvent. Ces efforts dépendent toutefois d’un soutien international continu. Le président Touadéra souligne que seule une collaboration entre le gouvernement et ses partenaires peut garantir des résultats durables. À Paoua, l’exemple de Simplice Beyo et de son groupe agricole témoigne du potentiel de la RCA à rebâtir, à condition que les ressources suivent….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Le PRNC revendique l’attaque de Ouadda et appelle à une prise de pouvoir populaire

0

Centrafrique : Le PRNC revendique l’attaque de Ouadda et appelle à une prise de pouvoir populaire

 

Centrafrique.org/dementi-officiel-mahamat-deya-repond-aux-accusations-portees-contre-lui/le-general-mahamat-deya-chef-detat-major-du-prnc/” rel=”attachment wp-att-88682″ data-wpel-link=”internal”>Le PRNC revendique l’attaque de Ouadda et appelle à une prise de pouvoir populaire
Le général Mahamat Déya, chef d’État-major du PRNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le PRNC revendique l’attaque de Ouadda et dénonce injustices et manipulations politiques, visant un pouvoir pour le peuple centrafricain.

 

Dans un communiqué publié jeudi 15 mai, le Parti du Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC) a revendiqué l’attaque survenue à Ouadda-Maïkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Signé par l’état-major du mouvement, le document détaille les raisons de cette action et exprime la détermination du PRNC à transformer la gouvernance du pays. Le communiqué accuse des proches du pouvoir de corruption et de trahison, tout en affirmant l’indépendance du mouvement.

 

Le PRNC, sous la direction de son chef d’état-major, Mahamat Déya,  et de son leader politique, Gregaza Nourd, déclare que l’attaque de Ouadda a été menée exclusivement par ses propres combattants. Le communiqué rejette toute autre version des faits circulant dans les médias ou sur les réseaux sociaux, qualifiant ces récits de désinformation. Le mouvement nie catégoriquement tout lien avec la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) ou Mahamat Salleh. Il se présente comme une force composée uniquement de Centrafricains, agissant sans influence extérieure ni alliance avec d’autres groupes armés.

 

Un point central du communiqué concerne l’arrestation de Gregaza Nourd, survenue le 20 septembre 2024, peu après son retour en République centrafricaine. Le PRNC pointe du doigt le ministre d’État à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, présenté comme le frère de Nourd, l’accusant d’avoir manipulé le président Faustin-Archange Touadéra avec des allégations infondées à des fins politiques. Cette arrestation, selon le mouvement, illustre un système où les voix dissidentes sont réduites au silence par des pratiques injustes.

 

Le texte s’adresse directement au président Touadéra, lui conseillant de se méfier de certains ministres originaires de la Vakaga. Le PRNC les accuse de comportements déloyaux qui, selon le mouvement, risquent de nuire au chef de l’État et à son entourage. Cette mise en garde intervient dans un climat politique tendu, alors que le pays se prépare aux élections locales, législatives et présidentielles prévues en 2025, dans un contexte d’insécurité persistante, notamment dans des régions comme la Haute-Kotto.

 

Le PRNC va plus loin en décrivant l’attaque de Ouadda, qui a d’ailleurs fait plus de 5 morts  comme une première étape. Le mouvement annonce un objectif clair : prendre le pouvoir pour instaurer un gouvernement au service du peuple centrafricain. « Nous ne reculerons pas », affirme le communiqué, soulignant la détermination des combattants à poursuivre leurs actions. Le PRNC insiste sur son caractère patriotique, revendiquant une lutte pour la justice et la souveraineté nationale, sans dépendance à des forces étrangères.

 

Le contexte de l’attaque reste caractérisé par l’instabilité chronique de la République centrafricaine. La Haute-Kotto, où se trouve Ouadda, est une région stratégique, souvent secouée par des affrontements entre groupes armés, forces gouvernementales et leurs partenaires internationaux. Les civils subissent les conséquences de ces violences, avec des déplacements forcés et des atteintes aux droits humains rapportés régulièrement par des organisations internationales. Le communiqué du PRNC ne précise pas les détails de l’opération de Ouadda, comme son bilan ou ses circonstances exactes, laissant certaines zones d’ombre sur l’ampleur de l’événement.

 

Le PRNC conclut son message par un hommage à Gregaza Nourd et un appel à une Centrafrique libre. Le mouvement se positionne comme un acteur décidé à bouleverser l’ordre actuel, tout en dénonçant ce qu’il perçoit comme une gouvernance défaillante….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Crédit Populaire de Centrafrique : Une Microfinance en Déroute

0

Crédit Populaire de Centrafrique : Une Microfinance en Déroute

 

Crédit Populaire de Centrafrique : Une Microfinance en Déroute
Le logo du crédit populaire de Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La déroute financière du Crédit Populaire de Centrafrique laisse les clients sans accès à leurs dépôts, tandis que les autorités judiciaires peinent à intervenir.

 

Un client désespéré face à l’inaction du Crédit Populaire de Centrafrique laisse

 

Le mardi 27 avril 2025, une scène émouvant s’est déroulée devant les locaux du Crédit Populaire de Centrafrique (CPC) à Bangui. Un homme de plus de 70 ans, excédé par l’impossibilité de retirer 100 000 FCFA sur son compte de 500 000 FCFA pour financer ses soins médicaux, s’est déshabillé en public, provoquant la panique parmi les passants et les employés. Ce client, qui demande depuis plus de deux ans l’accès à ses fonds, fait face à la même réponse : l’établissement manque d’argent. Cet incident, rapporté par des témoins sur place, illustre la détresse des clients face à une institution incapable de répondre à leurs besoins.

 

Une crise qui s’éternise

 

Le Crédit Populaire de Centrafrique, un établissement de microfinance créé pour soutenir les commerçants et les ménages exclus du système bancaire, traverse une crise financière depuis plusieurs années. En 2022, des rapports ont révélé que l’institution faisait face à une tension de trésorerie si grave qu’elle risquait une administration provisoire. Les clients, même pour des retraits modestes comme 5 000 FCFA sur un compte de 500 000 FCFA, se heurtent à des refus systématiques. Un commerçant, détenteur d’un compte de 10 millions de FCFA, a expliqué que ses fournisseurs le pressent pour des paiements en retard, tandis que son bailleur réclame trois mois de loyer impayés, le poussant au bord de la faillite.

 

En juillet 2023, les employés du Crédit Populaire de Centrafrique  ont ajouté leur voix à la crise en fermant les portes de l’institution pour protester contre 13 mois de salaires impayés. Ils ont utilisé des feuilles de palmier et des pancartes pour exprimer leur frustration, mais cette action n’a reçu aucune réponse concrète des responsables, restés injoignables.

 

Retour sur les origines des difficultés

 

Les problèmes du Crédit Populaire de Centrafrique  remontent à plusieurs années, aggravés par le décès de son promoteur, M. Koyagbelé, survenu avant 2022. Cette disparition a entraîné des conflits internes qui ont désorganisé la gestion de l’institution. Selon des sources proches de l’établissement, l’absence de leadership clair a conduit à une incapacité à gérer les fonds et à honorer les engagements envers les clients. Dès 2022, nous avions rapporté que les clients, dont beaucoup sont des commerçants de Bangui, ne pouvaient plus accéder à leurs dépôts, même pour des sommes aussi faibles que 50 000 FCFA.

 

Un système judiciaire inefficace, ou complice

 

Face à l’inaction du Crédit Populaire de Centrafrique, de nombreux clients ont saisi les tribunaux pour tenter de récupérer leurs fonds. Ces démarches se sont révélées vaines, les jugements confirmant que l’institution manque d’actifs pour répondre à ses obligations. Les autorités centrafricaines n’ont pris aucune mesure visible pour soutenir les clients ou clarifier la situation, laissant les victimes sans recours.

 

Des règles inappliquées

 

En 2018, la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) a introduit un règlement plus strict pour encadrer les microfinances dans la zone CEMAC, en vigueur depuis 2020. Ce cadre imposait une gestion rigoureuse, des dirigeants qualifiés et un capital minimum pour sécuriser les fonds des clients. Malgré ces mesures, le Crédit Populaire de Centrafrique  a continué à fonctionner dans un état de fragilité. La COBAC, qui dispose de pouvoirs pour sanctionner ou nommer des administrateurs provisoires, n’a pas agi de manière décisive, révélant des failles dans la supervision du secteur….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : Décès de Saleh Zabadi, ancien chef d’état-major du FPRC, tué dans un combat au Soudan

0

Centrafrique : Décès de Saleh Zabadi, ancien chef d’état-major du FPRC, tué dans un combat au Soudan

 

Centrafrique.org/fprc/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/fprc-384×450.jpg” alt=”Saleh Zabadi, ancien chef d’état-major du FPRC, tué dans un combat au Soudan” width=”384″ height=”450″ />
Monsieur Saleh Zabadi, ancien chef d’état-major du FPRC, tué dans un combat au Soudan

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Saleh Zabadi, ancien chef d’état-major du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), a été tué ce mercredi 14 mai 2025 lors d’un combat au Soudan, selon des informations recueillies par la rédaction du CNC.

 

L’incident s’est produit dans la matinée, lorsque Saleh Zabadi, qui avait quitté la Centrafrique pour rejoindre le Soudan, a été mortellement blessé lors d’un affrontement avec des éléments des forces armées soudanaises. Les circonstances exactes de sa mort n’ont pas encore été établies, et des détails supplémentaires seront communiqués dès que les informations seront disponibles.

 

Rappelons que Saleh Zabadi était une figure importante du FPRC, un groupe armé créé en mai 2014 après la dissolution de la coalition Seleka en 2014. Le FPRC, dirigé par Noureddine Adam, opère principalement dans le nord-est de la Centrafrique. Noureddine Adam, né en 1970 à N’Délé, est le leader historique du groupe. Sanctionné par le Conseil de sécurité des Nations unies en mai 2014 pour des actes menaçant la paix et la stabilité de la Centrafrique, il fait également l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale depuis juillet 2022 pour des soupçons de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

 

Selon des rapports des nations unies, le FPRC entretient des liens avec les Forces de soutien rapide (RSF), un groupe paramilitaire soudanais dirigé par Mohamed Hamdan Dagalo, connu sous le nom de Hemedti. Les RSF, formées en 2013 à partir des milices Janjaweed, sont engagées dans un conflit contre les Forces armées soudanaises (SAF) depuis avril 2023. Des rencontres entre Noureddine Adam et Hemedti ont été documentées par les experts des nations-unies en 2019, notamment pour des achats d’armes et de véhicules à la frontière entre le Soudan et la Centrafrique.

 

Saleh Zabadi, dont le rôle précis au sein des RSF n’est pas confirmé, aurait rejoint les combats au Soudan après avoir quitté ses fonctions au FPRC. Sa mort intervient dans un contexte de violences persistantes au Soudan, où les affrontements entre les RSF et les SAF ont causé des milliers de victimes et déplacé des millions de personnes depuis le début du conflit.

 

La rédaction du CNC continue de suivre cette affaire et publiera de nouvelles informations dès qu’elles seront vérifiées….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : transfert à Ngaragba de Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé, directeur de publication du Quotidien de Bangui

0

Centrafrique : transfert à Ngaragba de Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé, directeur de publication du Quotidien de Bangui

 

Centrafrique : transfert à Ngaragba de Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé, directeur de publication du Quotidien de Bangui
landry-ulrich-du-journal-le-quotidien-de-bangui – RCA : le Directeur de publications du quotidien de Bangui, Monsieur Landry Ulrich Nguema- Ngokpele  a été arrêté et transféré à Ngaragba

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé, directeur de publication du journal Le Quotidien de Bangui, a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, après son arrestation par la gendarmerie nationale. Cette décision, prise à l’issue d’une audition préliminaire menée par un enquêteur de la gendarmerie, provoque de vives réactions parmi les professionnels des médias, notamment au sein de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA).

 

En effet, selon les informations disponibles, le dossier de M. Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé  a été transmis au procureur de la République, qui l’a ensuite confié à un juge d’instruction. À la surprise générale, la gendarmerie a annoncé son placement en détention sans qu’il ait, selon certaines sources, signé le procès-verbal de son audition. Les charges retenues contre lui incluent l’incitation à la haine et à la révolte, en lien avec un article publié le 22 avril 2025 dans Le Quotidien de Bangui. Cet article mentionnait la présence présumée de l’ancien président François Bozizé sur le territoire centrafricain, une information non confirmée officiellement.

Préparation pour le départ de la maison d'arrêt de Ngaragba de Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé, directeur de publication du Quotidien de Bangui
Le journaliste Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé, directeur de publication du Quotidien de Bangui sur le point de départ pour Ngaragba

 

Jean-Fernand Koïna, vice-président de l’UJCA, interrogé par la rédaction du CNC, a dénoncé ce qu’il qualifie de « justice politique » instrumentée par des services proches de la présidence, notamment les services de renseignement. Dans son témoignage, M. Koïna s’interroge sur les priorités du procureur de la République, Benoît Narcisse Foukpio: « Est-ce que le procureur cherche encore ceux qui incitent à la haine et à la révolte ? ». Il cite en exemple des cas où des personnalités publiques, comme le ministre-conseiller Fidèle Gouandjika, ont tenu des propos menaçants sans être inquiétées. M. Fidèle Gouandjika, dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, avait appelé à l’élimination physique d’opposants, sans qu’aucune enquête judiciaire ne soit ouverte.

 

  1. Koïna évoque également le cas de la radio Lengo-Songo, financée par des intérêts russes, qui a publié des articles ciblant un journaliste et le sous-préfet de Zémio, les contraignant à l’exil. « Pourquoi le procureur ne s’auto-saisit-il pas pour ces actes, s’il considère qu’inciter à la haine est un crime ? », s’indigne-t-il. Pour lui, l’arrestation du Directeur de publication du Quotidien de Bangui reflète une volonté de « museler la presse » en République centrafricaine.

 

Devant cette situation, l’UJCA annonce une réponse ferme. Jean-Fernand Koïna a indiqué que les journalistes centrafricains se réuniront dès ce jour du 15 mai 2025 pour envisager une « journée sans presse » à l’échelle nationale, en signe de protestation contre ce qu’ils perçoivent comme une atteinte à la liberté d’expression. « Nous mettrons toute notre énergie pour faire obstacle à ce projet de museler la presse », a-t-il affirmé.

 

Le directeur de publication du journal Le Quotidien de Bangui est Rappelons qu’en 2021, Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé  avait été arrêté le 4 octobre 2021 à Bangui par des éléments de la police nationale. À cette époque, il faisait l’objet de poursuites pour complicité présumée avec le groupe rebelle Coalition des patriotes pour le changement (CPC), association de malfaiteurs, diffamation, insulte et dénonciation diffamatoire.   Les accusations de diffamation et d’insulte sont liées à des publications sur les réseaux sociaux, notamment un article intitulé « Le ministre Balalou Maxime manipulé avec des billets de banque par un gang de la mafia libyenne ? », publié par Le Quotidien de Bangui . Nguéma Ngokpélé a précisé que le titre était formulé sous forme de question et non comme une affirmation. 

 

 

Cette seconde affaire intervient dans un climat tendu pour la liberté de la presse en Centrafrique, classée 72e sur 180 dans le classement 2025 de Reporters sans frontières. Le pays, touché par des années de conflits, reste un terrain difficile pour les journalistes, qui font face régulièrement à des pressions politiques et à des menaces.

 

L’UJCA appelle à la libération immédiate de M. Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé   et à un traitement équitable des affaires impliquant des délits de presse. En attendant, l’évolution de ce dossier sera suivie de près, tant par les médias nationaux qu’internationaux.

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Arrêté, Torturé, puis dépouillé, le commandant Simplice Yarkokpa frappe à nouveau. Sa dernière victime, Jefté Ngaïndiro, un jeune du quartier Combattant

0

Arrêté, Torturé, puis dépouillé, le commandant Simplice Yarkokpa frappe à nouveau. Sa dernière victime, Jefté Ngaïndiro, un jeune du quartier Combattant

 

Arrêté, Torturé, puis dépouillé, le commandant Simplice Yarkokpa frappe à nouveau. Sa dernière victime, Jefté Ngaïndiro, un jeune du quartier Combattant
Le parrain des parrain mafieux Gervais Simplice Yarkokpa, commandant de la garde présidentielle

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, le commandant Yarkokpa a transformé son uniforme en licence pour torturer. Sa dernière victime, Jefté Ngaïndiro, en paie le prix fort.

 

En effet, dans les quartiers de la capitale centrafricaine Bangui, une nouvelle histoire de criminalité des forces de l’ordre vient d’éclater au grand jour, démontrant une fois de plus aux yeux du monde le fonctionnement d’un système où l’uniforme peut servir de bouclier à l’injustice. Cette fois, c’est Jefté Ngaïndiro, un jeune sans histoire,  qui en fait les frais, victime d’un officier dont la réputation criminelle n’est plus à démontrer.

 

La garde présidentielle cache un très grand prédateur :  comment Jefté Ngaïndiro est pris au piège ?

 

Jefté Ngaïndiro, comme beaucoup de jeunes Centrafricains, cherchait à tracer son chemin dans un pays où les opportunités d’emploi sont rares. Pour faire face à des contraintes économiques, il a décidé, avec l’accord de ses frères et sœurs, de vendre l’un des terrains de la famille, une décision mûrement réfléchie collectivement. Finalement ils ont pu vendu la parcelle, et l’argent versé. Mais Avec sa part, Jefté Ngaïndiro a décidé  d’acheter une moto neuve emballée dans le carton qu’il a fait monter. Pour lui, cette moto est un  outil indispensable pour devenir un gérant de taxi-moto,  un métier modeste mais viable, synonyme d’autonomie. Cet achat représentait bien plus qu’un bien matériel : c’était le socle d’un avenir qu’il espérait construire.

 

Cette initiative du jeune Jefté Ngaïndiro, loin d’être extraordinaire, représentait tout l’espoir d’une vie meilleure. Mais dans le quartier Combattant, près de l’aéroport de Bangui, ce modeste projet a attiré l’œil d’un homme, monsieur Ndora, un ancien militaire aux intentions douteuses.

 

Sans aucune preuve ni témoignage, cet ex-militaire a contacté au téléphone le commandant Simplice Yarkokpa, cet officier criminel de la garde présidentielle, prétendant que Jefté Ngaïndiro avait volé au centre-ville la somme considérable de 9 millions de francs CFA. Une accusation qui, dans un État de droit, aurait nécessité une enquête en bonne et due forme, mais c’est tout le contraire qui va se passer.

 

Simplice Yarkokpa intervient et passe à la vitesse supérieure

 

Aussitôt informé, la réaction du commandant Simplice Yarkokpa fut sans appel. En pleine nuit, il a conduit ses hommes au domicile de Jefté dans le quartier Combattant. Sans mandat, sans justification légale, ils ont arraché le jeune homme de chez lui, l’emmenant de force vers sa base située à l’aéroport international de Bangui Mpoko, situé justement à quelques mètres du quartier Combattant. Cette intervention, loin de respecter les procédures d’une arrestation, s’apparentait à un enlèvement pur et simple, exécuté avec l’arrogance d’un officier criminel habitué à agir en toute impunité.

 

La torture comme méthode d’interrogatoire

 

Ce qui s’est déroulé ensuite relève de pratiques que toutes les conventions internationales condamnent. Jefté a été roué de coups, soumis à des traitements dégradants, le tout pour lui arracher des “aveux” concernant un crime qu’il n’avait jamais commis.

 

Malgré la douleur, il a tenté d’expliquer l’origine légitime de son argent :  la vente du terrain familial. Cette version  pouvait être facilement vérifiée, pourtant, rien. Ses explications sont tombées dans l’oreille de sourds. Ses tortionnaires, le commandant Simplice Yarkokpa et ses hommes bien sur,  exigeaient qu’il “restitue” les 9 millions dont il n’avait jamais disposé.

 

Un vol à peine déguisé

 

La violence n’était pas la seule arme de l’oppression. Sans aucune base légale, sans procès ni jugement, la moto neuve de Jefté,  fruit de son investissement , lui a été confisquée par le commandant Simplice Yarkokpa. Une confiscation qui s’apparente, dans les faits, à un braquage pur et simple. Et ce n’est pas tout! En plus de la moto, une somme en espèce de 150 000 francs CFA de Jefté Ngaïndiro a également été confisquée, ainsi que ses 5 bag en argent. Une petite fortune que le jeune Jefté tente de constituer.

 

Quand Jefté a finalement été relâché, il se retrouvait les mains vides. Son projet professionnel anéanti, son investissement volatilisé, sa dignité bafouée. Et surtout, sans aucun recours possible.

 

L’impunité comme système

 

Porter plainte ? Contre un officier de la garde présidentielle ? Dans le contexte centrafricain actuel, une telle démarche relèverait presque du suicide. Le commandant Yarkokpa bénéficie d’une protection qui dépasse largement le cadre juridique. Ses connexions politiques et militaires lui garantissent une impunité quasi totale.

 

Simplice Yarkokpa, un officier à la tête d’un empire de terreur

 

Simplice Yarkokpa n’est pas un simple rouage d’un système corrompu : il en est l’architecte. À Bangui, cet officier de la garde présidentielle dirige un réseau criminel avec une audace glaçante. Loin de protéger les citoyens, il utilise son pouvoir pour extorquer, brutaliser et réduire au silence. L’histoire de Jefté Ngaïndiro, un jeune homme aspirant à une vie meilleure, expose la cruauté de ses méthodes et l’impunité qui le protège. En organisant personnellement l’arrestation illégale de Jefté, la confiscation de sa moto et la destruction de ses rêves, Yarkokpa révèle la véritable nature de son autorité : celle d’un voyou en uniforme.

 

Un réseau criminel bien établi dans la capitale sous la houlette d’un officier

 

Simplice Yarkokpa ne se contente pas d’actes isolés. À Bangui, il dirige un système criminel méthodiquement organisé. Ancien combattant Anti-Balaka, il a su tisser un réseau d’influence, s’appuyant sur des loyautés ethniques et des alliances politiques pour gravir les échelons. Malgré un niveau d’instruction identique à celui d’un élève de CE2, il a intégré une formation d’officiers de l’État-major de la gendarmerie, un privilège obtenu grâce à son lien ethnique avec le ministre de la défense. Son autorité ne repose pas sur la compétence, mais sur la terreur qu’il inspire.

 

Sous son commandement, un écosystème illicite prospère dans la capitale. Simplice Yarkokpa contrôle des trafics de drogue, de tramadol, d’alcool frelaté, et même des faux billets de banque. Il recrute des jeunes délinquants, souvent vulnérables, pour exécuter ses basses besognes, exigeant en retour une part de leurs gains. Ceux qui tentent de s’affranchir de son emprise s’exposent à des représailles implacables. Ce réseau, dont il est le cerveau, fonctionne comme une entreprise criminelle où l’uniforme sert de bouclier.

 

L’affaire de Jefté Ngaïndiro s’inscrit dans cette mécanique. L’accusation de vol, montée de toutes pièces, n’était qu’un prétexte pour justifier l’arrestation et la confiscation des biens du jeune homme. En agissant directement, Simplice Yarkokpa envoie un message clair : il est intouchable, et ses victimes n’ont aucun recours.

 

Une société asphyxiée par la peur

 

À Bangui, le nom du commandant Simplice  Yarkokpa circule dans des chuchotements craintifs. Les habitants savent que croiser son chemin, c’est risquer l’arbitraire. Cette peur, qu’il cultive sciemment, paralyse une société déjà fragilisée par des décennies de crises.

L’histoire  du jeune Jefté Ngaïndiro reflète le sort de nombreux Centrafricains, victimes d’un ordre où l’autorité est détournée au profit d’intérêts criminel. L’uniforme, symbole théorique de protection, devient sous Yarkokpa un instrument de prédation, sapant les fondations d’une société en quête de stabilité….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Arsène Gbaguidi, rédacteur des discours de Touadéra et chef de la division électorale de la MINUSCA, complote contre le peuple centrafricain

0

Arsène Gbaguidi, rédacteur des discours de Touadéra et chef de la division électorale de la MINUSCA, complote contre le peuple centrafricain

 

Arsène Gbaguidi, rédacteur des discours de Touadéra et chef de la division électorale de la MINUSCA, complote contre le peuple centrafricain
conference_presse_minusca_gouvernement – L’autorité de l’État centrafricain s’étend progressivement grâce aux efforts conjoints du gouvernement et de la MINUSCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Arsène Gbaguidi, rédacteur des discours de Touadéra, manipule son poste à la MINUSCA pour favoriser le pouvoir, écrasant au passage les peu d’espoirs démocratiques centrafricains.

 

Arsène Gbaguidi, Béninois naturalisé centrafricain, dirige la division électorale de la MINUSCA, une mission onusienne chargée d’organiser des Élections libres et transparentes en République centrafricaine (RCA). Loin d’incarner la neutralité exigée par ce rôle, il exploite sa position pour servir les intérêts du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, accumuler des richesses et compromettre l’avenir démocratique du pays. Ses agissements, mêlant corruption, conflits d’intérêts et collusion avec le pouvoir, trahissent le peuple centrafricain et discréditent la mission des Nations unies.

 

Depuis son arrivée en RCA en 2010 comme directeur local du National Democratic Institute (NDI), Arsène Gbaguidi a bâti un réseau d’influence qui s’est renforcé lorsqu’il a rejoint la MINUSCA en 2014. D’abord assistant spécial aux affaires politiques, selon le très sérieux magazine Afrique intelligence, il s’est rapproché de Touadéra dès l’élection de ce dernier en 2016. Toujours d’après Afrique intelligence , Arsène Gbaguidi rédige ses discours, insérant des messages destinés à apaiser la communauté internationale tout en consolidant le pouvoir présidentiel. Cette loyauté s’est traduite par des interventions directes dans les processus électoraux. En 2020, il a rédigé une proposition de loi constitutionnelle visant à reporter l’élection présidentielle, invoquant la crise sanitaire. Soutenue par le parti présidentiel, cette tentative a échoué face au rejet de la présidente de la Cour constitutionnelle, Danièle Darlan, révélant l’engagement de Arsène Gbaguidi au service de Touadéra.

 

Ses agissements ne se limitent pas à la politique. Arsène Gbaguidi entretient une relation intime avec la très controversée Sylvie Naïssem, vice-présidente du Conseil constitutionnel, une institution clé dans la validation des Élections. Marié avec des enfants au Bénin, il s’affiche ouvertement avec Naïssem à Bangui, où le couple a investi dans la construction des immeubles de plusieurs étages. Ces projets immobiliers, financés par des fonds douteux liés à sa proximité avec Touadéra, témoignent d’un enrichissement illicite incompatible avec son rôle onusien. Arsène Gbaguidi et Naïssem exploitent leurs positions pour accumuler des richesses, privant les Centrafricains d’une gouvernance intègre.

 

La collusion de Arsène Gbaguidi avec Touadéra atteint des sommets dans sa fréquentation régulière de la résidence présidentielle. Loin de se limiter à ses fonctions officielles, il agit comme un émissaire informel, relayant les volontés du président et influençant les processus électoraux en sa faveur. Cette partialité a brisé la confiance de l’opposition. D’après Afrique intelligence  toujours, des leaders comme Crépin Mboli Goumba et Nicolas Tiangaye refusent tout contact avec lui, tandis qu’Anicet-Georges Dologuélé et Martin Ziguélé ne le rencontrent que pour son accès à Touadéra, et non pour son rôle électoral. Cette défiance généralisée fragilise la légitimité de la MINUSCA et compromet la tenue d’Élections justes en 2025.

 

La longévité de Arsène Gbaguidi à la MINUSCA, inhabituelle pour un poste aussi sensible, interroge sur les protections dont il bénéficie. Sa naturalisation centrafricaine, perçue comme une manœuvre pour ancrer son influence locale, renforce les soupçons sur son impartialité. À Bangui, les rumeurs de corruption et de favoritisme entourant son nom sont omniprésentes, pourtant il demeure intouchable, continuant d’exercer un pouvoir démesuré sur les Élections.

 

Les tensions avec Valentine Rugwabiza, cheffe de la MINUSCA, aggravent cette situation. Contrairement à son prédécesseur, Mankeur Ndiaye, qui soutenait Arsène Gbaguidi sans réserve, Rugwabiza se méfie de son influence et de ses réseaux. Cette fracture interne entrave la mission à un moment où la RCA prépare des Élections décisives. L’incapacité de Arsène Arsène Gbaguidi à inspirer confiance, tant au sein de la MINUSCA qu’auprès des acteurs politiques, met en péril les objectifs de paix et de démocratie portés par les Nations unies.

 

En un mot, Arsène Gbaguidi incarne une menace pour la démocratie centrafricaine. Sa loyauté à Touadéra, son enrichissement illicite et ses conflits d’intérêts exigent son remplacement immédiat. La communauté internationale doit agir pour restaurer la crédibilité de la MINUSCA et garantir des élections transparentes, libérées de son emprise….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Obo : Quand les mercenaires russes chassent les déplacés, occupent église et hôpital et commettent des exactions sur les civils

0

Obo : Quand les Mercenaires russes chassent les déplacés, occupent église et hôpital et commettent des exactions sur les civils

 

Centrafrique.org/le-8-mars-2024-journee-funeste-a-obo-des-explosions-darmes-secouent-la-ville/la-ville-de-obo-dans-la-prefecture-du-haut-mbomou/” rel=”attachment wp-att-72136″ data-wpel-link=”internal”>Obo : Quand les mercenaires russes chassent les déplacés, occupent église et hôpital et commettent des exactions sur les civils
La ville de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou. CopyrightMinusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Obo, les mercenaires russes du groupe Wagner sèment la terreur, chassant les déplacés, occupant église et hôpital, et multipliant les exactions contre une population désemparée.

 

En effet, dans la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République Centrafricaine, une vague de panique s’est emparée des habitants. Depuis plusieurs jours, des mercenaires russes, identifiés comme appartenant au groupe Wagner, multiplient les actes d’intimidation, semant la peur au sein de la population. Leur arrivée, signalée à nouveau mardi dernier, a bouleversé la vie quotidienne dans cette localité déjà troublée.

 

Selon des témoignages recueillis par la rédaction du CNC, les mercenaires ont fait irruption dans l’église CEC, connue sous le nom de AIM, située près de l’aérodrome privé des missionnaires à Obo. Sans ménagement, ils ont forcé les portes de ce lieu de culte, vidé une partie de son contenu et se sont installés à l’intérieur. Cette profanation a choqué les habitants, pour qui l’église représente un refuge spirituel et un lieu de rassemblement.

 

Le même scénario s’est répété à l’hôpital de Obo, où les mercenaires ont pris position. Certains patients ont été chassés des lieux, laissant l’établissement médical en grande partie déserté. Ces agissements ont provoqué un exode massif des personnes qui trouvaient refuge dans ces deux lieux emblématiques de la ville. Les habitants, terrifiés, fuient désormais vers des destinations incertaines, craignant pour leur sécurité.

 

La présence des mercenaires russes alimente un climat de terreur à Obo. Dans la nuit de mardi à mercredi 14 mai, deux d’entre eux ont été aperçus sillonnant les rues à pied, se dirigeant vers le quartier des catholiques. Alerté par un policier, le préfet est intervenu en urgence. Dans un geste de conciliation, il a multiplié les excuses auprès des mercenaires avant de les raccompagner à leur base dans son véhicule. Cet incident explique le niveau d’alerte qui prévaut dans la ville, où chaque mouvement des mercenaires est perçu comme une menace potentielle.

 

Les habitants rapportent également que ces hommes armés commettent de nombreuses exactions. Pillages, intimidations et comportements agressifs sont devenus monnaie courante, plongeant la population dans un état de stress permanent. « On ne sait plus où aller, ni quoi faire », confie un résident, reflétant le désarroi général.

 

Pire encore, les mercenaires ont lancé un ultimatum clair : toute personne restée cachée dans la brousse sera considérée comme un rebelle et risque d’être tuée. Ils exigent que les habitants sortent de leurs cachettes pour revenir en ville, sous peine de représailles. Cette injonction, relayée publiquement, a accentué la psychose parmi les habitants, qui se sentent pris au piège. Beaucoup hésitent à obéir, craignant des violences, mais savent que rester dans la brousse les expose à un danger tout aussi grand.

 

Face à cette situation, les autorités locales semblent dépassées. L’intervention du préfet, bien que rapide, montre les limites de leur pouvoir face à des mercenaires qui agissent en toute impunité. La population, quant à elle, se sent abandonnée. Les lieux autrefois considérés comme des sanctuaires – l’église, l’hôpital – sont désormais occupés, et la liberté de mouvement des habitants est fortement restreinte.

 

À Obo, la peur a remplacé l’espoir. Les habitants, livrés à eux-mêmes, vivent au rythme des intimidations, dans une atmosphère où chaque jour apporte son lot de tensions et d’incertitudes….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Ouadda : le bilan de l’attaque de la base des soldats FACA s’alourdit à plusieurs morts et des blessés

0

Ouadda : le bilan de l’attaque de la base des soldats FACA s’alourdit à plusieurs morts et des blessés

 

Centrafrique.org/attaque-sur-le-chantier-minier-de-keye-le-bilan-salourdit-a-deux-morts/des-soldats-faca-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-keye-a-10-kilometres-de-ouanda-djalle/” rel=”attachment wp-att-89526″ data-wpel-link=”internal”>Ouadda : le bilan de l’attaque de la base des soldats FACA s’alourdit à plusieurs morts et des blessés
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Mercredi 14 mai 2025, vers 5 heures, la ville de Ouadda, à 204 km de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, a été secouée par une attaque violente des rebelles coalisés du FPRC et PRNC, sous le commandement du général Mahamat Sallé, ont pris pour cible les positions des Forces armées centrafricaines (FACA). Ce qui a suivi a été une journée de combats intenses, laissant la population dans la peur et le désarroi.

 

D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, les affrontements ont duré plusieurs heures, avec des tirs d’armes lourdes et légères résonnant dans la ville. En fin de journée, les assaillants se sont retirés, et un appui aérien de Wagner envoyé depuis Bria a survolé la zone pour rétablir un semblant de calme. Mais le coût de cette attaque est lourd, surtout pour les forces gouvernementales.

 

Un deuxième bilan, encore à confirmer, fait état de cinq soldats FACA tués et un autre blessé, actuellement soigné par le contingent rwandais de la Minusca. Parmi les civils, un enfant a perdu la vie, et un homme d’une trentaine d’années, touché lors des combats, a été évacué vers la base rwandaise pour recevoir des soins. Du côté des attaquants, deux d’entre eux auraient été tués.

 

La population de Ouadda, paniquée, a fui en masse vers la brousse pour se mettre à l’abri. La ville, déjà touchée par l’insécurité, se retrouve aujourd’hui sous tension. Les habitants, comme les autorités locales, demandent un renfort rapide des forces de sécurité pour protéger la ville. Le député de Ouadda, Abdel Karim Nabia Koundjou, avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur la situation dans la Haute-Kotto, appelant à une action urgente du gouvernement.

 

Pour l’instant, les détails sur les raisons de l’attaque restent flous, d’autant que les réseaux téléphoniques sont perturbés toute la journée dans la ville. Les prochaines heures seront déterminantes pour comprendre l’ampleur des dégâts et, éventuellement  organiser une réponse à la hauteur de la situation….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Radio Centrafrique : une station nationale livrée au chaos

0

Radio Centrafrique : une station nationale livrée au chaos

 

Radio Centrafrique : une station nationale livrée au chaos
Un technicien travaille dans le studio de la Radio Centrafrique, un lieu emblématique de la communication nationale. Photo Cristian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Entre silence forcé et équipements obsolètes, la Radio Centrafrique s’écroule, victime d’un ministère de la communication incapable et qui ignore les besoins d’une nation.

 

On pourrait presque en rire si ce n’était pas aussi navrant. Radio Centrafrique, la voix officielle du pays, celle qui porte les messages du gouvernement, celle qui est censée informer, éduquer, et, soyons honnêtes, relayer la propagande du pouvoir, est en train de s’effondrer. Pas à cause d’une guerre ou d’une catastrophe naturelle, non. À cause d’une incompétence si criante qu’elle en devient gênante. Le ministre de la communication, Maxime Balalou, censé veiller sur cet outil stratégique, semble avoir oublié que gérer, c’est prévoir, équiper, organiser. À Bangui, la capitale, où l’électricité joue à cache-cache, la radio Centrafrique, elle, ne joue même plus : elle s’éteint, tout simplement.

 

Prenons un instant pour mesurer l’absurde. À l’heure de grande écoute, quand des milliers d’auditeurs tendent l’oreille, qui trouve-t-on au micro ? Des stagiaires. Oui, des jeunes qui tâtonnent, cherchent leurs mots, trébuchent sur les phrases, parce qu’on leur a confié les rênes d’une édition nationale sans préparation ni encadrement. C’est un peu comme si on demandait à un apprenti cuisinier de diriger un restaurant étoilé pour le service du soir. Les auditeurs, eux, n’ont pas droit à un programme professionnel : ils ont droit à un brouillon radiophonique. Et ça, c’est dans les bons jours, quand l’électricité daigne fonctionner.

 

Parce que parlons-en, de l’électricité. À Bangui, les coupures sont une vieille habitude. Le courant va et vient, comme une plaisanterie que plus personne ne trouve drôle pour rire. Mais la Radio Centrafrique, qui devrait être un pilier de la communication nationale, n’a même pas de groupe électrogène. Rien. Pas un seul générateur pour prendre le relais quand l’électricité s’évanouit. Résultat ? Dès 17 heures ce lundi 12 mai 2025, jusqu’à 19 heures, c’est le silence total. Deux heures de néant à une heure où les gens veulent des nouvelles, des débats, quelque chose. Imaginez une station de radio nationale qui s’arrête net, comme une voiture en panne d’essence au milieu de route entre Bria et Ouadda-Maïkaga. C’est ce qui se passe, jour après jour, et personne ne semble s’en émouvoir au ministère.

 

Et quand, par miracle, la radio émet, qu’entend-on ? Une qualité sonore tellement médiocre qu’on dirait une transmission venue d’un autre siècle. Les micros grésillent, les voix s’étouffent, le son coupe. Le studio, si on peut l’appeler ainsi, n’a rien d’un espace professionnel. Pas d’insonorisation correcte, pas d’équipement digne de ce nom. Les journalistes eux-mêmes se plaignent, et pas depuis hier. Ils répètent que ces problèmes traînent depuis des années, que rien ne change, que personne n’écoute leurs alertes. Ils parlent dans le vide, littéralement et figurativement.

 

Le plus ironique, c’est que cette radio, si mal en point, reste un outil fétiche du gouvernement. Le ministre de la communication, Maxime Balalou,  porte-parole du gouvernement, l’utilisent sans vergogne pour diffuser leurs messages, leurs slogans, leurs vérités officielles. Mais quand il s’agit de lui donner les moyens de fonctionner, c’est le désert. Pas de groupe électrogène, pas de carburant, pas d’équipement moderne. Tenez-vous bien : la station, pour tout un pays, repose sur un seul ordinateur. Un seul, avec une capacité de 500 Go. On parle d’une radio nationale, pas d’un poste de quartier dans un village reculé. 500 Go, c’est ce qu’un adolescent utilise pour stocker ses photos et ses jeux vidéo, pas ce qu’une station de radio d’un pays entier devrait avoir pour fonctionner.

 

C’est presque insultant pour les Centrafricains. Cette radio, censée être un lien entre le peuple et le pouvoir, un espace d’information et d’échange, est laissée à l’abandon. Le ministre de la communication, qui devrait être le premier à s’en inquiéter, brille par son absence. Pas de plan, pas de budget, pas de volonté. On laisse des stagiaires improviser, des équipements vieillir, des pannes s’accumuler. Pendant ce temps, les discours officiels continuent, les promesses s’envolent, mais la réalité, elle, reste muette. Radio Centrafrique, c’est l’image d’un pays où les priorités sont ailleurs, où l’incompétence tient le micro, et où le silence, finalement, parle plus fort que tout….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Faustin-Archange Touadéra, regarde ton système de santé en détresse : le cri d’alarme du service d’oncologie pédiatrique de Bangui

0

Faustin-Archange Touadéra, regarde ton système de santé en détresse : le cri d’alarme du service d’oncologie pédiatrique de Bangui

 

Centrafrique.org/hopital-communautaire-en-direct-du-bloc-operatoire-une-coupure-delectricite-seme-le-chaos-dans-letablissement/les-medecins-dans-la-salle-operatoire/” rel=”attachment wp-att-87929″ data-wpel-link=”internal”>Faustin-Archange Touadéra, regarde ton système de santé en détresse : le cri d’alarme du service d’oncologie pédiatrique de Bangui
Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Complexe Pédiatrique de Bangui, unique bastion en République Centrafricaine pour traiter les cancers des enfants, agonise sous le poids de ses carences. Malgré des avancées théoriques, comme l’inscription des anticancéreux sur la liste des médicaments essentiels, la réalité sur le terrain est un cauchemar pour les soignants et les familles. Les moyens manquent cruellement, les traitements sont rares, et les espoirs s’amenuisent.

 

Le Dr Diest, oncologue pédiatre et chef de ce service, livre un constat sans fard : « Chaque jour est une lutte. On a obtenu que les anticancéreux soient reconnus comme essentiels, mais ils ne sont pas dans nos armoires. On mendie auprès de partenaires pour des miettes de traitements ». Entre 40 et 90 nouveaux cas de cancers pédiatriques :  lymphomes, leucémies, tumeurs solides,  sont diagnostiqués chaque année dans son service. Mais sans radiothérapie, absente dans tout le pays, et avec des stocks de médicaments faméliques, les médecins sont souvent réduits à accompagner la fin de vie des enfants plutôt qu’à les guérir.

 

Les histoires des patients brisent le cœur tout en révélant une résilience poignante. Un garçon de 13 ans, amputé d’une jambe pour stopper un cancer qui rongeait ses os, affiche un sourire courageux : « Je suis content d’être encore là ». Une mère, dont la fillette de 5 ans oscille entre rémissions et rechutes, confie son épuisement : « On revient sans cesse à l’hôpital. Elle va mieux aujourd’hui, mais pour combien de temps ? ».

 

Le Dr Diest ne mâche pas ses mots face à l’absurde : « À quoi sert de dépister tôt si on ne peut pas traiter ? ». Les rétinoblastomes, ces cancers de l’œil qui pourraient être vaincus avec un diagnostic précoce et des moyens adéquats, sont un exemple criant de cette impuissance. Le service dépend d’un soutien erratique, principalement du groupe Oncofarcken, qui livre des médicaments au compte-gouttes. « Ils nous ont aidés de 2016 à 2018, puis la crise les a stoppés. Depuis 2024, ils reprennent, mais c’est une goutte d’eau dans l’océan », déplore le médecin.

 

Les soignants lancent un appel désespéré aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale : il faut des anticancéreux en quantité suffisante, des équipements de diagnostic modernes et un accès à la radiothérapie. Sans ces ressources, des enfants continueront de mourir de maladies que la médecine sait pourtant guérir.

 

Cette crise des cancers pédiatriques n’est que le signe d’un mal plus profond : un système de santé centrafricain à l’agonie, où même les médicaments dits « essentiels » restent un mirage pour ceux qui en ont besoin. Faustin-Archange Touadéra, président de la République Centrafricaine, la balle est dans votre camp….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : don de matériel médical de l’OMS, le ministre de la Santé Pierre Somsé au cœur d’une polémique

0

don de matériel médical de l’OMS, le ministre de la Santé Pierre Somsé au cœur d’une polémique

 

Bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : don de matériel médical de l’OMS, le ministre de la Santé Pierre Somsé au cœur d’une polémique
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le don de l’OMS pour la santé maternelle en République centrafricaine fait des vagues : Pierre Somsé critiqué pour ses propos jugés maladroits et peu diplomatique.

 

Un don capital pour la santé maternelle et néonatale

 

Le vendredi dernier, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a remis un lot de matériel médical d’une valeur de 800 000 dollars, soit environ 480 millions de francs CFA, au ministère centrafricain de la Santé et de la Population. Ce don, effectué lors de la Journée mondiale de la Santé, vise à améliorer les conditions d’accouchement et la prise en charge des nouveau-nés dans un pays où les taux de mortalité maternelle et infantile restent parmi les plus élevés au monde.

 

Le matériel comprend des kits d’accouchement, des lits de maternité, des équipements de réanimation néonatale, des consommables médicaux à usage unique, ainsi que des équipements pour les banques de sang, essentiels pour prévenir les hémorragies post-partum, une cause majeure de décès chez les femmes enceintes. « Ce don répond aux besoins des femmes pour accoucher en sécurité et des soignants pour sauver des vies », a déclaré Dr Marie Roseline Belizaire, représentante de l’OMS en Centrafrique, lors de la cérémonie de remise à Bangui.

 

Ce geste s’inscrit dans une collaboration plus large entre l’OMS, les Nations Unies et le gouvernement centrafricain pour renforcer un système de santé fragilisé par des années de crises politiques et sécuritaires. Un projet de recrutement de volontaires onusiens a également été signé pour améliorer l’accès aux soins dans les régions reculées, où les infrastructures médicales sont souvent inexistantes.

 

Les propos controversés du ministre Pierre Somsé

 

Malgré l’importance de ce don, les déclarations du ministre de la Santé, Pierre Somsé, ont suscité un tollé. Lors de la cérémonie, il a qualifié l’aide de l’OMS de « goutte d’eau dans l’océan » des besoins du pays, soulignant que ce matériel, bien que précieux, ne résout pas les défis structurels du système de santé. Il a insisté sur la nécessité d’une « continuité » dans l’approvisionnement en consommables.

 

Regardez comment le ministre parle. C’est un propos d’un homme de la rue et non d’un responsable étatique. D’ailleurs, c’est l’État centrafricain qui doit prendre en charge l’approvisionnement en consommables   plutôt que de dépendre indéfiniment des partenaires internationaux. « On vous donne, vous dites merci, et ensuite c’est à vous de gérer  la suite », a déclaré un spécialiste centrafricain de la santé.

 

Ces commentaires ont choqué de nombreux observateurs, qui estiment qu’il n’appartient pas au ministre de minimiser un don aussi significatif. « Comment peut-on recevoir 800 000 dollars de matériel et parler de goutte d’eau ? Cela donne l’impression d’ingratitude », a réagi un agent de santé à Bangui, sous couvert d’anonymat. D’autres critiquent l’attitude du ministre, perçue comme un manque de diplomatie face à un partenaire clé comme l’OMS.

 

Une gratitude sélective : le contraste avec la Russie

 

Les critiques se sont intensifiées lorsque l’on compare la réaction de Pierre Somsé à un don bien plus modeste de la Russie : trois cartons de médicaments contre le VIH/SIDA. Ce don, d’une valeur nettement inférieure à celui de l’OMS, a été qualifié d’« inestimable » par le ministre, qui a multiplié les remerciements publics, saluant l’engagement de la Russie et de ses partenaires, y compris le groupe Wagner, selon des sources médiatiques. Cette disparité dans le ton et l’enthousiasme a alimenté les spéculations sur les motivations du ministre, certains y voyant une politisation des relations internationales au détriment de la santé publique.

 

« Trois cartons, et on parle d’inestimable ; des milliards de francs CFA, et c’est une goutte d’eau. Comment comprendre cette logique ? », s’interroge un journaliste centrafricain. Cette incohérence dans la communication du ministre pousse à s’interroger sur sa capacité à valoriser équitablement les contributions des partenaires, alors que la RCA dépend fortement de l’aide extérieure pour son système de santé.

 

Des craintes sur la gestion des dons

 

Au-delà des déclarations, un autre sujet préoccupe : la gestion du matériel médical. En Centrafrique, les soupçons de détournement d’équipements sanitaires ne sont pas nouveaux. En mars 2024, un scandale a éclaté lorsque l’épouse du ministre Somsé, Claire Sylvine Somsé, victime d’un AVC, n’a pu être soignée à Bangui faute d’équipements adéquats dans les hôpitaux publics. Cet incident a révélé un réseau de détournement d’équipements médicaux, revendus à des cliniques privées ou stockés dans des résidences de responsables. Bien que Pierre Somsé n’ait pas été directement impliqué, cet épisode a terni l’image du ministère et alimenté la méfiance.

 

Avec ce nouveau don de l’OMS, beaucoup craignent que l’histoire ne se répète. « On sait que ces équipements risquent de finir dans des cliniques privées ou chez des particuliers. Où est la transparence ? », déplore une sage-femme de l’hôpital communautaire de Bangui. Ces inquiétudes sont renforcées par le passé du ministre, critiqué pour son incapacité à fournir des données de base sur le système de santé, comme le ratio de médecins par habitant, lors d’une interview en août 2024.

 

Une communication à repenser, une santé publique à reconstruire

 

Les propos de Pierre Somsé, jugés maladroits, risquent de fragiliser les relations avec l’OMS et d’autres partenaires. En qualifiant un don majeur de « goutte d’eau », le ministre donne l’impression de sous-estimer l’effort des donateurs, ce qui pourrait décourager de futures aides. Une communication plus équilibrée, reconnaissant la valeur des contributions tout en plaidant pour un soutien continu, serait plus appropriée. Comme l’a souligné Dr Belizaire, « ce matériel est vital, mais il faut un approvisionnement régulier pour maintenir son impact ».

 

Il y’a lieu de noter que le don de l’OMS représente une opportunité pour réduire les taux de mortalité maternelle et infantile en Centrafrique, mais il met aussi en lumière les failles du système de santé et de sa gestion. Les déclarations de Pierre Somse, bien qu’ancrées dans la réalité des besoins immenses du pays, ont manqué de tact et ravivé les doutes sur ses compétences. Dans un contexte où chaque aide compte, la RCA doit apprendre à valoriser ses partenaires tout en renforçant sa propre capacité à gérer ses ressources. Sans transparence, sans gratitude et sans vision, même les dons les plus généreux risquent de n’être que des gouttes d’espoir dans un océan de défis….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Tensions dans le Haut-Mbomou : le CRSP accuse le gouvernement dans le conflit avec les combattants Azandé

0

Tensions dans le Haut-Mbomou : le CRSP accuse le gouvernement dans le conflit avec les combattants Azandé

 

Centrafrique.org/dictature-en-centrafrique-serge-simon-bozanga-appelle-a-chasser-touadera-du-pouvoir/bozanga/” rel=”attachment wp-att-74607″ data-wpel-link=”internal”>Tensions dans le Haut-Mbomou : le CRSP accuse le gouvernement dans le conflit avec les combattants Azandé
Serge Simon Bozanga, leader du CRSP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La situation devient explosive dans le Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Les combattants Azandé s’opposent aux forces du gouvernement, reprochant au président Touadéra de les avoir trahis et de vouloir s’emparer de leurs terres avec l’aide de forces étrangères, notamment les mercenaires russes du  groupe Wagner.

 

En effet, le 9 mai 2025, le Comité de Redressement pour le Salut Public (CRSP), dirigé par Serge Simon Bozanga, a publié un texte qui explique pourquoi les combattants Azandé sont en colère. Selon eux, le président Touadéra leur avait promis de les intégrer dans l’armée nationale, mais il aurait en réalité prévu de les éliminer. Le CRSP affirme que le gouvernement a laissé des groupes de Peuls venus du Niger s’installer dans les régions du Mbomou et du Haut-Mbomou, notamment à Gbokologbo et Pombolo. Ces déplacements auraient été organisés avec Ali Darassa, chef du groupe armé UPC, qui aurait conclu un accord à Ndjamena pour installer ses hommes et son bétail dans ces zones.

 

Le CRSP va plus loin en pointant du doigt la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique. Selon le comité, elle fournirait des armes à des groupes rebelles pour prolonger le conflit et justifier sa présence dans le pays. Ils accusent aussi la MINUSCA d’avoir aidé à transporter des Peuls du Niger vers la Basse Kotto.

 

Le président Touadéra est également visé pour avoir, selon le CRSP, envoyé 150 hommes et deux hélicoptères russes (probablement liés au groupe Wagner) pour attaquer les Azandé. Ces forces auraient commis des violences contre les habitants de la région.

 

Dans la région de Zémio, les affrontements se sont intensifiés. Les combattants Azandé Agni Kpi GBê auraient repoussé les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés, récupérant des armes et même abattant un hélicoptère russe. Le CRSP rapporte que la tension est à son comble à Obo et Mboki, avec des renforts qui arrivent depuis Bambouti, signe que le conflit risque de s’étendre.

 

Le comité explique que cette situation vient d’une stratégie du gouvernement. Touadéra aurait fait entraîner des combattants Azandé par des mercenaires russes, avant de les envoyer au front. Mais face à leur efficacité, le pouvoir aurait décidé de les neutraliser, emprisonnant ou exécutant certains d’entre eux à Bangui. Cela a poussé les autres à refuser de rendre leurs armes.

 

Pour le CRSP, les accusations contre les Azandé sont un gros mensonge destiné à cacher des intérêts internationaux. Ils estiment que le gouvernement veut prendre le contrôle des terres du Haut-Mbomou et du Mbomou pour y installer des étrangers, au détriment du peuple Azandé et de toute la Centrafrique. Le comité va jusqu’à prédire que ces décisions pourraient mener à la chute de Touadéra.

 

Ils demandent aussi à la MINUSCA d’arrêter de soutenir le pouvoir de Bangui et de se concentrer sur la protection des civils, comme c’est sa mission.

 

Ce conflit montre à quel point la Centrafrique est divisée. Entre tensions ethniques, luttes pour le contrôle des terres, intérêts économiques et présence d’acteurs étrangers, la confiance envers le gouvernement et les forces internationales est au plus bas. Le CRSP soutient ouvertement les combattants Azandé, qu’il présente comme des résistants face à une invasion de Peuls nigériens, ce qui reflète des divisions profondes dans le pays, marquées par des années de guerre civile.

 

Pour l’instant, ni le gouvernement centrafricain ni la MINUSCA n’ont répondu officiellement à ces accusations graves du CRSP….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : une bataille sans merci pour le contrôle de la mosquée centrale de Paoua, le médiateur parle de la résolution du conflit….

0

une bataille sans merci pour le contrôle de la mosquée centrale de Paoua en cours

 

Centrafrique.org/de-lillegalite-des-fetes-musulmanes-et-des-journees-de-priere-en-Centrafrique/mosquee-centrale-de-bria-corbeaunews-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-33141″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : une bataille sans merci pour le contrôle de la mosquée centrale de Paoua en cours
Mosquée centrale de Bria, au centre-nord de la République. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la ville de Paoua, située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, un grand conflit divise la communauté musulmane….

 

Au cœur de la discorde : le contrôle de la mosquée centrale et du conseil islamique local, des institutions clés pour la communauté, mais aussi pour l’économie de la ville. Face à l’escalade des tensions, l’Assemblée nationale a envoyé un émissaire pour tenter de rétablir la paix, dans une ville où l’unité est indispensable à la stabilité….

 

Une querelle qui fragilise Paoua….

 

Depuis plusieurs mois, deux factions s’opposent pour prendre la tête du conseil islamique de Paoua, qui supervise la mosquée et représente la communauté musulmane. Cette lutte, mêlant rivalités personnelles, influences familiales et enjeux économiques, a créé des divisions profondes. La communauté musulmane joue un rôle central dans le commerce à Paoua, contrôlant une grande partie des activités économiques. Une désunion prolongée pourrait donc affecter l’ensemble de la population….

 

Un habitant de Paoua, commerçant de profession, confie : « Les musulmans sont le moteur de notre économie. S’ils se disputent, c’est toute la ville qui en souffre, car les prix augmentent et les échanges ralentissent ». Les tensions ont déjà perturbé certaines activités commerciales, et beaucoup craignent des conséquences plus graves si le conflit persiste….

 

Une médiation sous haute pression….

 

En avril dernier, le gouverneur de la région de Yadé, Barthélémy Wilikon, avait tenté de calmer les esprits, mais ses efforts n’ont pas abouti à une solution durable. Les tensions ont repris de plus belle, poussant l’Assemblée nationale à intervenir. Un envoyé parlementaire, ancien commandant de la rébellion APRD et aujourd’hui député de Paoua 1, a été dépêché pour mener une nouvelle médiation….

 

Lors de ses rencontres avec les leaders des deux groupes, l’émissaire a insisté sur l’importance de l’unité : « La mosquée est un lieu de prière et de rassemblement. Elle ne doit pas devenir un champ de bataille. Vous êtes des frères, et votre division affaiblit tout le monde ». Il a appelé à des discussions ouvertes pour trouver un terrain d’entente, tout en mettant en garde contre les risques d’une escalade…. Finalement, le député, dans sa déclaration, a affirmé que le conflit est résolu, mais c’est vraiment la réalité ?

 

Des enjeux qui dépassent la religion….

 

Ce conflit n’est pas une exception en RCA. L’année dernière, à Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, une dispute similaire pour le contrôle de la mosquée avait nécessité l’intervention du préfet, qui avait suspendu temporairement les activités du conseil islamique local. La situation avait fini par se stabiliser après des négociations. À Paoua, cependant, les enjeux semblent plus complexes. Le conseil islamique central, basé à Bangui, est accusé par certains de vouloir imposer son autorité, alimentant les tensions locales….

 

Un observateur, qui préfère rester anonyme, explique : « Ce n’est pas seulement une question de religion. Il y a des intérêts économiques derrière. Contrôler la mosquée, c’est aussi avoir une influence sur les réseaux commerciaux et les décisions dans la communauté ». Cette dimension économique rend la médiation encore plus délicate….

 

Vers une solution ou une impasse ?

 

L’envoyé de l’Assemblée nationale avait poursuivi ses efforts, multipliant les rencontres avec les responsables communautaires et les autorités locales. Il était décidé à convaincre les parties de privilégier le dialogue pour éviter une solution imposée par les autorités, une option que personne ne souhaite. « Si nous ne trouvons pas un accord, tout le monde perdra », a-t-il déclaré lors d’une réunion publique….

 

La population de Paoua, elle, attend avec impatience un retour au calme. « On veut juste vivre en paix et travailler normalement », résume une habitante. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si la médiation portera ses fruits ou si Paoua s’enlisera dans une crise plus profonde…. Et si finalement le calme est revenu ?

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

À Douala, le défenseur des réfugiés centrafricains, Nguerebamba Jean Noël, victime d’un cambriolage

0

À Douala, le défenseur des réfugiés centrafricains, Nguerebamba Jean Noël, victime d’un cambriolage

 

Centrafrique.org/nguerebamba-jean-noel/” data-wpel-link=”internal”>Nguerebamba Jean Noël, défenseur bénévol des réfugiés centrafricains à Douala
Nguerebamba Jean Noël, défenseur bénévol des réfugiés centrafricains à Douala

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Douala, au Cameroun, des centaines de réfugiés, principalement centrafricains, vivent dans des conditions très difficiles. Arrestations sans motif, expulsions injustes, discriminations : leur quotidien est un combat constant. Dans ce contexte, un homme se distingue par son engagement : Nguerebamba Jean Noël, surnommé Nono.

 

Réfugié depuis 2013 et diplômé en droit de l’Université de Bangui, Nguerebamba Jean Noël consacre ses journées à aider les autres réfugiés. Il intervient dans les commissariats, les tribunaux, et même les hôpitaux, sans être employé par le HCR, l’agence de l’ONU chargée de la protection des réfugiés. Le 8 mai 2025, un événement a bouleversé son action : des voleurs lui ont pris sa moto Boxer, un outil indispensable pour ses déplacements dans le cadre de ses activités.

 

En effet, cette moto était bien plus qu’un moyen de transport pour Nguerebamba Jean Noël. Elle lui permettait de répondre rapidement aux urgences. « Quand un réfugié est arrêté, je dois arriver vite », explique-t-il à la rédaction du CNC. Il s’en servait aussi pour emmener des malades dans les hôpitaux partenaires du HCR, régler des conflits entre locataires réfugiés et propriétaires, ou encore faire des démarches pour sa communauté. Sans cette moto, ses interventions sont devenues très limitées.

 

Le vol s’est produit dans des circonstances particulières. Ce soir-là, Nono revenait d’une veillée mortuaire organisée pour sa compatriote centrafricaine, Ngaïkosset, une réfugiée décédée dans un accident. Un véhicule l’avait percutée, et elle n’a pas survécu. Nguerebamba Jean Noël s’était rendu sur place pour soutenir la famille et organiser le rapatriement du corps vers la Centrafrique. C’est en rentrant de cette veillée, tard dans la nuit, qu’il a garé sa moto. Des malfaiteurs, qui semblaient l’avoir suivi, en ont profité pour la voler.

 

Les réfugiés centrafricains de Douala décrivent un système qui les laisse souvent seuls. « On nous arrête sans raison, et on n’a personne pour nous défendre en justice », confie une femme centrafricaine. Beaucoup soulignent que le HCR, malgré ses réunions dans ses bureaux, est peu visible sur le terrain. « Quand on a un problème, on appelle Nono. Il connaît les lois, il parle avec la police, il nous aide avec les propriétaires. Sans lui, on ne sait pas quoi faire », explique un autre réfugié.

 

Avec sa formation en droit et sa maîtrise de plusieurs langues, Nono répond à un besoin criant. Il aide à éviter des expulsions, négocie avec les autorités, accompagne les malades, et soutient sa communauté dans des moments de deuil, comme pour madame Ngaïkosset. Tout cela, il le fait sans salaire ni soutien officiel.

 

Le vol de la moto a tout changé. « Avant, je pouvais être au commissariat en quelques minutes. Maintenant, avec les transports publics, c’est trop lent », déplore Nguerebamba Jean Noël. Les réfugiés ressentent aussi cette perte. « S’il ne peut plus se déplacer, qui va nous aider ? », s’inquiète une mère de famille.

 

Après le vol, Nono a partagé la nouvelle avec d’autres réfugiés centrafricains. Rapidement, des discussions ont émergé dans la communauté. « Grâce à lui, on est assistés. Sans sa moto, il ne peut plus faire autant », explique un jeune réfugié. Certains ont commencé à lancer des appels sur les réseaux sociaux et dans des groupes WhatsApp pour collecter de l’argent. « Ceux qui ont les moyens pourraient lui acheter une moto directement, ou on peut cotiser pour en acheter une », propose une femme. D’autres expriment leur frustration face à l’inaction du HCR. « Ils font des réunions, mais sur le terrain, on ne les voit pas », lance un homme….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Flash Info : Attaque des hommes armés à Ouadda

0

 Attaque des hommes armés à Ouadda

 

Centrafrique.org/rca-bria-un-homme-froidement-assassine-par-les-rebelles-du-prnc-au-village-gbali/deux-rebelles-seleka-discutent-avec-des-gens-a-bria-corbeaunews-Centrafrique-4/” rel=”attachment wp-att-39673″ data-wpel-link=”internal”>Flash Info : Attaque des hommes armés à Ouadda
CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Ce matin du mercredi 14 mai  vers 5 heures, la ville de Ouadda, située à 204 km de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, a été la cible d’une attaque menée par des éléments armés non identifiés. Selon les premières informations, ces rebelles ont visé des positions de l’armée nationale dans la ville.

 

Selon les premiers éléments d’information disponible, un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) a été blessé à l’œil gauche, et reçoit actuellement des soins de la part du contingent rwandais de la Minusca. Un civil, âgé de 30 ans, a également été touché et transféré à la base rwandaise pour être pris en charge.

 

Les combats sont toujours en cours, avec des échanges de tirs impliquant des armes lourdes et légères. Pour l’heure, aucune information supplémentaire n’est disponible. La situation reste à suivre dans les prochaines heures….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Enquête Exclusive : Un ancien choriste devenu pasteur sème le désordre à l’église Bataillon 2 à Bangui

0

Un ancien choriste devenu pasteur sème le désordre à l’église Bataillon 2 à Bangui

 

Enquête Exclusive : Faki Issene, un ancien choriste devenu pasteur sème le désordre à l’église Bataillon 2 à Bangui
Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’église baptiste Bataillon 2 à Bangui est depuis 3 ans bouleversée totalement par le pasteur Faki Issene, un ancien musulman, accusé de diviser et détourner les fonds depuis 2019.

 

L’église baptiste Bataillon 2, affiliée à l’Union des Églises Baptistes (UFEB), se trouve dans le premier arrondissement de Bangui, derrière le stade Barthélemy Boganda, en allant vers la direction générale de la gendarmerie nationale. Autrefois pilier de la communauté baptiste, cette église est plongée depuis 2019 dans une crise profonde depuis le décès de son ancien pasteur, le révérend Samuel Ngoma, en 2018. L’arrivée de Faki Issene Saïté, musulman devenu chrétien, puis choriste de l’église UFEB de Ngoubagara, dans le quartier Fouh du quatrième arrondissement de Bangui, a transformé cette situation fragile en un chaos durable. Imposé en novembre 2019 malgré l’opposition des fidèles, Faki est accusé par les fidèles de l’église Bataillon 2 de diriger l’église de manière autoritaire, de détourner des fonds et de briser l’unité de la communauté chrétienne de cette église.

 

Faki Issene  à Bataillon, une nomination imposée par favoritisme

 

Après la mort du pasteur ancien Samuel Ngoma, l’église Bataillon 2 se retrouve sans pasteur permanent. L’UFEB envoie des pasteurs intérimaires pour assurer les cultes. Parmi eux, Faki Issene, connu pour son passé de choriste à Ngoubagara et ses comportements perturbateurs, devient un habitué. Entre 2018 et 2019, sa présence régulière agace les fidèles, qui adressent une lettre au conseil régional de l’UFEB. Leur message est clair : nommer un pasteur définitif, mais exclure Faki Issene, jugé inapte à cause de son historique de semeur de troubles.

 

En novembre 2019, contre toute attente, et contre la volonté des fidèles de Bataillon 2, Faki Issene est nommé pasteur officiel à l’église UFEB de Bataillon 2. Cette décision, instrumentée par le pasteur Maurice Gazayeke, président régional de l’UFEB, et son collaborateur Ambeka, tous deux parents de Faki, est perçue comme un acte de népotisme. Les membres dénoncent une imposition, convaincus que Faki a été envoyé pour servir des intérêts personnels, notamment ceux de ses proches au sein de l’UFEB, plutôt que pour guider spirituellement la communauté chrétienne de Bataillon 2.

 

Un contrôle autoritaire qui fracture l’église

 

De 2019 à 2021, Faki Issene maintient une façade de stabilité, mais à partir de 2022, son vrai visage émerge. Il instaure un système de contrôle oppressant, recrutant un réseau d’informateurs parmi ses cousins, amis et alliés influents. Ces individus infiltrent chaque groupe de l’église – chorale, jeunesse, femmes, comité de prière – pour surveiller les conversations. Des téléphones sont utilisés pour enregistrer secrètement les réunions, et les audios sont transmis à Faki Issene. Toute critique, même discrète, entraîne des sanctions immédiates : exclusion des activités, humiliation publique pendant les cultes, ou mise à l’écart des responsabilités. Un professeur d’université, monsieur Simon Narcisse Sakama, docteur en anthropologie, devenu un diacre proposé, joue un rôle clé dans ce système. Il rédige des rapports détaillés sur les autres fidèles et manipule tout, intimide les fidèles par son statut et organise des réunions secrètes pour planifier les sanctions avec Faki Issene. Sakama est le principal auteur de trouble dans cette église de Bataillon 2.

 

Ainsi, ce climat de peur détruit l’unité de l’église. Avant 2019, Bataillon 2 comptait environ 1 000 fidèles. Aujourd’hui, seuls 200 à 215 restent, soit une perte de près de 80 %. Les départs massifs traduisent le rejet de Faki Issene, accusé de transformer l’église en un outil pour son enrichissement personnel, loin de sa vocation spirituelle.

Le Panneau d'affichage du projet de reconstruction de l’église UFEB de Bataillon 2 initié par le Pasteur controversé Faki Issène. Le texte en haut indique "PROJET DE RECONSTRUCTION DE L'EGLISE BAPTISTE BATAILLON 2 (UFEB)". L'image principale montre une maquette architecturale de l'église avec une structure moderne, comprenant des murs rouges et jaunes et une grande croix sur la façade. En dessous, il y a trois petites images qui montrent différentes perspectives de la même maquette. À l'extrême droite en bas, il y a un logo avec le texte "Présidence BICE BATAILLON".
Le Panneau d’affichage du projet de reconstruction de l’église UFEB de Bataillon 2

 

Une gestion financière chaotique

 

La gestion des fonds de l’église alimente sérieusement les accusations contre Faki Issene. En 2021, lors de la cérémonie de pose de la première pierre pour la reconstruction de l’église, le président Faustin-Archange Touadéra  alias Baba Kongoboro remet une enveloppe de 5 millions de FCFA. Faki Issene, qui récupère l’argent, ne le transmet pas au comité de gestion, mais à sa femme, Sylvie. Lorsque les fidèles commencent à murmurer fortement, le pasteur Faki Issene rend 4,5 millions de FCFA, mais 500 000 FCFA manquent à l’appel. Cet incident, largement discuté dans l’église, renforce les soupçons de détournement.

 

Le projet de reconstruction, attendu depuis des années, devient un foyer de controverses. Sous le pasteur ancien Samuel Ngoma, aucun comité de gestion n’avait été créé pour superviser les travaux, laissant le projet en suspens. À son arrivée, Faki Issene met en place un comité, une décision initialement vue comme positive. Cependant, ce comité est rapidement dominé par ses proches : son cousin gère la trésorerie, un ami proche préside les réunions, et sa femme intervient dans les décisions majeures, comme l’achat des matériaux. Les membres élus du conseil de l’église sont systématiquement écartés. Faki Issene organise des réunions à huis clos dans sa maison, souvent tard le soir, où seules ses personnes de confiance sont conviées. Les rapports financiers sont rares, et quand ils existent, ils manquent de clarté. Par exemple, des dons de fidèles pour le ciment et les briques ont été utilisés pour des dépenses non expliquées, comme des frais de transport pour Faki Issene ou des cadeaux à ses alliés.

 

Et le plus grave n’est pas encore arrivé. Voilà qu’un appel d’offres pour la reconstruction est lancé. Cet appel reçoit trois propositions : 300 millions, 400 millions et 600 millions de FCFA. Le comité, conscient des ressources limitées de l’église, penche pour l’offre à 300 millions, jugée suffisante pour un bâtiment fonctionnel. Faki Issene, cependant, impose l’offre à 600 millions, arguant que la qualité doit primer. Des enquêtes menées par les fidèles confirment que Faki a négocié des rétrocommissions avec l’entreprise choisie, recevant une part des fonds à chaque versement. Ces sommes coïncident avec le lancement de ses projets personnels. En 2024-2025, alors que les travaux de l’église débutent, Faki Issene construit une école privée à Voudambala, à la sortie nord de Bangui. Les fidèles s’interrogent : pourquoi attendre cinq ans après son arrivée pour lancer ce projet ? Ils soupçonnent que les fonds détournés financent également d’autres ambitions, comme l’envoi de son fils en Tunisie, avec l’objectif de rejoindre une cousine en France, et la construction d’une ferme sur la route de Damara, où il a acquis un terrain pour élever du bétail.

 

Une implication politique qui choque

 

Faki Issene mêle également religion et politique, au grand dam des fidèles. En mars 2025, lors de la cérémonie des neuf ans de pouvoir de Touadéra au stade 20 000 places, il participe à une prière publique pour la pérennité du président. Cette prise de position, annoncée comme un acte de foi, est perçue comme une tentative de gagner des faveurs politiques. Les fidèles, qui attendent de leur pasteur une neutralité spirituelle, dénoncent cette politisation de l’église. Certains affirment que Faki Issene  cherche à se rapprocher des cercles du pouvoir pour sécuriser des appuis financiers ou protéger ses agissements.

 

Une église au bord de l’implosion

 

Les fidèles de Bataillon 2 ne supportent plus Faki Issene. Dans une lettre envoyée à l’UFEB, ils réitèrent leur demande de 2019 : retirer Faki Issene  et nommer un nouveau pasteur capable de restaurer la confiance. Ils accusent Maurice Gaztables de Maurice Gazayeke et Ambeka d’avoir fermé les yeux sur les plaintes répétées, permettant à Faki de « piller » l’église et de diviser ses membres. Les rares fidèles restants décrivent un climat de peur, où parler contre Faki expose à des représailles. Des familles entières ont cessé d’assister aux cultes, et les réunions du conseil de l’église sont marquées par des disputes tendues. Les membres avertissent que sans une intervention rapide de l’UFEB, Bataillon 2 risque de s’effondrer, laissant une communauté jadis vibrante dans un état de désolation….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Touadéra, écoute cette histoire : regarde ton système de santé, regarde la souffrance des centrafricains

0

Touadéra, écoute cette histoire : regarde ton système de santé, regarde la souffrance des centrafricains

 

Centrafrique.org/hopital-communautaire-en-direct-du-bloc-operatoire-une-coupure-delectricite-seme-le-chaos-dans-letablissement/les-medecins-dans-la-salle-operatoire/” rel=”attachment wp-att-87929″ data-wpel-link=”internal”>Faux Diplômes et Racket dans les Hôpitaux : L’Association Nationale des Infirmiers de Centrafrique Appelle à une Réforme Urgente
Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Monsieur Touadéra, votre système de santé est en ruine. Les Centrafricains souffrent dans des hôpitaux défaillants. Écoutez ce récit, agissez maintenant !

 

Monsieur le Président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, où est votre  regard lorsque ton peuple crie de douleur dans des hôpitaux qui n’en ont que le nom ? Où est votre ministre de la Santé, Pierre Somsé, lorsque des enfants accidentés attendent des heures pour une simple radiographie ? Ce témoignage, celui d’un parent désespéré, n’est qu’une goutte dans l’océan de souffrances que vivent les Centrafricains. Il est temps d’ouvrir les yeux, d’écouter les plaintes, et d’agir.

 

Touadera, écoute bien cette histoire. Ce n’est pas de l’époque comme tu aimes le dire, mais c’est une histoire qui s’est déroulée cette semaine. Le récit commence à 12h30, lorsqu’un père apprend que sa fillette de six ans a été victime d’un accident à la sortie de l’école. Par méconnaissance, des proches la conduisent d’abord à l’hôpital communautaire de Bangui pour une prise en charge. Là, on les redirige vers le complexe pédiatrique, où une fracture est suspectée, nécessitant une radiographie. Mais au complexe pédiatrique, le choc : le seul radiologue de service a déjà fermé son bureau et serait parti. Pas d’explication, pas de solution immédiate. On leur conseille alors de tenter l’hôpital de l’Amitié, mais nouveau coup dur : le service de radiologie y est hors service. Retour à l’hôpital communautaire à 13h, où l’on confirme que le radiologue, toujours absent, a verrouillé son bureau. Pendant ce temps, la fillette souffre, et d’autres patients, dont un homme vomissant du sang et des accidentés, attendent dans une détresse silencieuse.

 

Écoute bien Touadera, ce n’est qu’à 14h, après des appels insistants, que le radiologue daigne réapparaître pour enfin prendre en charge les patients. Pour la fillette, il faut retourner au complexe pédiatrique, où un plâtre est finalement posé à 15h30. Trois heures d’errance, de douleur et d’angoisse pour une enfant de six ans, dans un système censé traiter les urgences avec rapidité et humanité. Trois heures pour un simple plâtre, alors que chaque minute compte dans une situation critique.

 

Ce père, révolté, ne mâche pas ses mots, et il a raison. Comment accepter qu’un hôpital communautaire, censé être un pilier de la santé publique, soit incapable de fournir une radiographie en pleine journée ? Comment tolérer qu’un radiologue ferme son bureau à l’heure du déjeuner, laissant des patients, y compris des enfants et des cas graves, livrés à eux-mêmes ? Comment comprendre que l’hôpital de l’Amitié, un établissement de référence, n’ait plus de service de radiologie fonctionnel ? Ce ne sont pas des erreurs isolées, mais des défaillances systémiques qui trahissent un abandon du peuple centrafricain.

 

Monsieur le Président Baba Kongoboro, ton ministre de la Santé, Pierre Somsé, connaît ces réalités. Il sait que les hôpitaux manquent de personnel, d’équipements, de médicaments. Il sait que les urgences sont devenues des lieux d’attente interminable, où la souffrance des patients ne semble plus émouvoir. Les médecins et infirmiers, épuisés par des années de chaos, travaillent dans des conditions indignes, mais où est le leadership pour changer cela ? Où sont les réformes, les investissements, les contrôles pour s’assurer que les hôpitaux fonctionnent ? Les impôts des Centrafricains servent à payer le groupe Wagner, mais pas à sauver des vies. Ce père le dit sans détour : face à une telle incompétence, un ministre devrait avoir l’honneur de démissionner.

 

Et toi, Monsieur Baba Kongoboro, après près de dix ans au pouvoir, qu’as-tu à montrer  aux centrafricains ? Des hôpitaux délabrés, des services d’urgence qui ferment ou en panne, des routes chaotiques qui ralentissent les secours. Comparez cela à Jean-Bedel Bokassa, dont beaucoup se souviennent avec nostalgie. Bokassa, malgré ses dérives, avait un sens aigu des besoins de son peuple. Une route en mauvais état ? Il envoyait une équipe pour la réparer dans les jours qui suivaient. Un hôpital défaillant ? Il ordonnait des changements immédiats. L’argent public servait à construire des infrastructures, pas à entretenir une élite déconnectée. Bokassa, dit ce père, aurait envoyé les responsables de ce fiasco à la prison de Ngaragba. Et vous, que faites-vous ? Laissez-vous votre peuple regretter un passé qui, malgré ses ombres, savait répondre à ses cris ?

 

Ce père ne parle pas seulement pour sa fillette. Il parle pour cet homme qui vomit du sang, pour les accidentés laissés à l’abandon, pour tous les Centrafricains qui, jour après jour, affrontent un système de santé qui les trahit. Il parle pour un peuple qui paie des impôts, mais ne reçoit en retour que des portes fermées et des bureaux vides. Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, ce récit est un miroir. Il montre un pays où l’urgence n’a plus de sens, où la souffrance est devenue banale, où le pouvoir semble indifférent aux larmes de ses citoyens. Ce père vous interpelle, et avec lui, tout un peuple. Écoutez-le. Regardez ce système de santé en ruine. Voyez la douleur des centrafricains ….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Élections en Centrafrique : Lionel Messi, star inattendue d’une fraude grotesque du troisième mandat de Touadéra

0

Élections en Centrafrique : Lionel Messi, star inattendue d’une fraude grotesque du troisième mandat de Touadéra

 

Élections en Centrafrique : Lionel Messi, star inattendue d’une fraude grotesque du troisième mandat de Touadéra
Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des élections …

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Centrafrique sombre dans la honte. Des listes électorales truquées, incluant Lionel Messi, dévoile d’une manière inattendue une fraude honteuse pour le troisième mandat de Touadéra en décembre 2025.

 

Une irrégularité d’ampleur inhabituelle provoque depuis quelques jours des réaction dans le pays, et plus précisément la circonscription d’Orchidée à Bimbo, où l’Autorité Nationale des Élections (ANE) semble avoir atteint des sommets dans l’art du mépris. Selon une enquête choc publiée par Le Démocrate (n°5984, 8 mai 2025), la liste électorale affichée dans le quartier Orchidée est un véritable festival de fraudes grotesques, mêlant noms absurdes, silhouettes de célébrités internationales et photos douteuses. Cette comédie électorale, qui frise le ridicule, pose une question brûlante : jusqu’où l’ANE est-elle prête à aller pour manipuler le processus électoral ?

 

Une liste électorale digne d’une fiction comique

 

L’article du Démocrate révèle une liste électorale truffée d’anomalies qui défient l’entendement. Parmi les noms recensés, on trouve des aberrations telles que NGR SAD”, SAS SS”, WHHG PETIT JESUS”, JOJO VA”, ou encore BE-KOUNDE MERVEIL DE DIEU ROXY”. Ces appellations, qui semblent tout droit sorties d’un générateur de pseudonymes aléatoires, n’ont rien à voir avec des identités humaines crédibles. Pire encore, la liste inclut des références à des célébrités internationales, avec des silhouettes évoquant rien moins que Lionel Messi, le footballeur argentin mondialement connu. Oui, vous avez bien lu : Lionel Messi, qui n’a jamais mis les pieds dans une urne centrafricaine, figure implicitement dans ce cirque électoral.

 

Mais l’ANE ne s’arrête pas dans son spectacle honteux. Pour couronner le tout, les photos associées à ces noms sont un mélange de portraits d’individus africains non identifiés et de silhouettes génériques, comme si l’objectif était de remplir la liste à tout prix, peu importe la cohérence. Cette tentative grossière de bourrage électoral avec des noms fictifs et des identités usurpées est une insulte à l’intelligence des électeurs centrafricains.

 

Une fraude qui pourrait gangréner tout le pays

 

Ce qui se passe à Orchidée, Bimbo,  n’est peut-être que la partie visible d’un problème bien plus vaste. Si une liste aussi grotesque a pu être affichée publiquement à Bimbo, qu’en est-il des autres circonscriptions ? Des fraudes similaires pourraient se cacher ailleurs, dans des régions où les citoyens n’ont pas encore eu la chance,  ou le malheur,  de découvrir des noms comme AMEDI PRISTHER” ou SAS GOU” sur leurs listes. L’ANE, en laissant passer une telle aberration, montre soit une incompétence crasse, soit une complicité active dans une entreprise de vol électoral.

 

Un mépris total des centrafricains

 

Comment une institution comme l’ANE, censée garantir la transparence et l’intégrité des élections, peut-elle produire une liste aussi grotesque ? La présence de noms comme SERTY TY” ou SAS GOU”, couplée à des références à des stars du football, suggère une intention délibérée de manipuler le processus électoral. En intégrant des noms de célébrités, l’ANE semble non seulement vouloir gonfler artificiellement le nombre d’électeurs, mais aussi ridiculiser les citoyens qui exigent des élections justes. C’est comme si les responsables disaient : « On peut faire ce qu’on veut, et vous n’y pouvez rien ».

 

Face à ces révélations, la réaction de l’ANE est d’une arrogance sidérante. Selon Le Démocrate, certains responsables affirment sans sourciller que « tout est en ordre » et que « le travail a été bien fait ». Un « bon travail » ? Vraiment ? Inclure des noms comme WHHG PETIT JESUS” et des silhouettes de Lionel Messi dans une liste électorale, c’est ça leur définition d’un travail bien fait ? Cette attitude est une gifle à la petite démocratie centrafricaine et une preuve éclatante de l’incompétence,  ou pire, de la malhonnêteté,  des responsables de l’ANE.

 

Une fraude qui dépasse les frontières du ridicule

 

Ce scandale n’est pas seulement une affaire nationale: il attire l’attention internationale sur les dérives du système électoral centrafricain. Imaginez la réaction des observateurs étrangers lorsqu’ils découvriront que des noms de footballeurs célèbres et des appellations absurdes figurent sur une liste électorale officielle. Ce n’est plus seulement une question de fraude, c’est une humiliation pour toute une nation. L’ANE, par son laxisme ou sa complicité, expose la République centrafricaine au ridicule planétaire.

 

Les citoyens d’Orchidée, pour ne pas dire les centrafricains tout cours, eux, ne rient pas. Ils exigent des explications et une vérification immédiate de la liste électorale. Comment peuvent-ils faire confiance à un processus qui permet à des noms comme AMEDI PRISTHER” ou ROMSINGAMBOU EVRARD”,  dont l’authenticité est plus que douteuse,  de figurer parmi les électeurs ? Chaque nom fictif ajouté à la liste est une voix volée, un pas de plus vers une élection truquée.

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Fidèle Hintia expose la vérité sur l’enlèvement mafieux du Colonel Armel Ningatoloum Sayo

0

Fidèle Hintia expose la vérité sur l’enlèvement mafieux du Colonel Armel Ningatoloum Sayo

 

Centrafrique.org/hintia-fidele-alerte-sur-la-descente-aux-enfers-de-la-centrafrique-colonisee-par-wagner-et-les-rwandais/monsieur-hintia-fidele-activiste-politique-centrafricain/” rel=”attachment wp-att-87562″ data-wpel-link=”internal”>Fidèle Hintia expose la vérité sur l’enlèvement mafieux du Colonel Armel Ningatoloum Sayo
Portrait en gros plan de Monsieur Fidèle Hintia, connu sous le sobriquet de dernier soldat, activiste politique centrafricain

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’activiste politique centrafricain Fidèle Hintia révèle les en dessous du complots de Touadéra et Wagner contre le Colonel Sayo, enlevé à Yaoundé, au Cameroun avant d’atterrir à Bangui. Pour Fidèle Hintia, la Centrafrique, humiliée, doit se lever pour reconquérir sa dignité.

 

La République centrafricaine est au bord du chaos politique, économique  et sécuritaire. Le régime de Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, appuyé par le MCU, les mercenaires de Wagner et des forces rwandaises, a perdu toute légitimité aux yeux des centrafricains et de la communauté internationale. Ce pouvoir, qui devrait défendre le peuple, le trahit en pillant ses richesses, en semant la peur et en vendant la souveraineté nationale aux russes et rwandais. Face à cette tyrannie, les Centrafricains ont un choix clair : se résigner à la servitude ou se battre pour leur liberté. Fidèle Hintia, alias Johnny le dernier soldat, a pris position. Dans un texte d’une clarté incontestable, il détaille les tentatives abjectes pour neutraliser le Colonel Armel Ningatoloum Sayo depuis le Cameroun,. Ce récit, d’une précision implacable, met à nu la lâcheté d’un régime et de ses complices.

 

Une première tentative d’enlèvement de Sayo à Douala  

 

La brutalité à l’œuvre Le 17 janvier 2025, à l’aéroport international de Douala, le Colonel Armel Sayo échappe à une opération d’enlèvement instrumentée avec une froideur criminelle. Fidèle Hintia rapporte que des mercenaires russes, des militaires centrafricains et un escroc camerounais, Jules Njawé, agissent sous les ordres de Touadéra. Un avion privé attend sur le tarmac, prêt à emporter Sayo vers une exécution certaine. La police camerounaise, corrompue par une somme colossale versée par le régime, facilite cette tentative odieuse.

 

Armel Sayo, face à cette meute, résiste avec une détermination féroce. Des patriotes centrafricains, alertés, diffusent l’information. La lutte de Armel Sayo attire l’attention des voyageurs et, sous la pression internationale, le plan s’effondre. Fidèle Hintia décrit cet épisode comme une preuve de la force d’un peuple vigilant. Ce fiasco expose la vraie nature de Touadéra : un dirigeant qui, incapable de gouverner par la confiance, mise sur la violence et la corruption.

 

Les responsables sont une insulte à la dignité africaine. Selon Fidèle Hintia, les mercenaires de Wagner, présents dans des villes comme Bangui, Bria ou Kaga-Bandoro, exploitent nos ressources pour des intérêts russes. Leur présence est une violation de notre souveraineté, une offense à notre histoire. Les forces rwandaises, en soutenant cette répression, bafouent la fraternité africaine. Jules Njawé, lui, est l’incarnation du cynisme. Pour de l’argent, cet escroc camerounais trahit ses voisins centrafricains, ternissant l’image de son pays.

 

Une deuxième tentative à Yaoundé : l’acharnement d’un pouvoir aux abois

 

Après l’échec de Douala, le régime de Bangui s’obstine. Transféré à Yaoundé, le Colonel Sayo est livré à Vincent de Paul Meva’a, Commissaire principal de police au Groupement Spécial Opérationnel (GSO). Fidèle Hintia présente Meva’a comme un homme connu pour sa brutalité et sa cupidité, un exécutant zélé des ordres de Touadéra. Des accusations montées de toutes pièces sont fabriquées contre Sayo, tandis que des milliards de francs CFA, arrachés au peuple centrafricain, sont versés à Njawe et Meva’a pour sceller leur complicité.

 

Le 5 mai 2025, un nouvel avion est affrété à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen pour kidnapper Sayo. Fidèle Hintia relate comment l’épouse du Colonel, alertée, se rend sur place et confirme la menace. Des patriotes relaient l’information, exposant le complot. Cette nouvelle déroute, souligne Hintia, révèle la panique d’un régime qui sent le vent tourner. Sayo, par sa résistance, incarne une menace que Touadéra ne peut tolérer.

 

Un régime criminel, des complices méprisables

 

Le régime de Touadéra n’a plus rien d’un gouvernement. Fidèle Hintia le dépeint comme une machine à opprimer, qui sacrifie le peuple pour protéger une élite corrompue. Wagner, Touadéra et le MCU pillent les ressources du pays, de l’or de Ndassima aux diamants de Bria, tandis que la population croupit dans la misère. Les mercenaires de Wagner, loin de sécuriser le pays, s’enrichissent sur nos mines et terrorisent les civils. Leurs exactions, des villages brûlés aux exécutions sommaires, sont un scandale. Les forces rwandaises, en se faisant les complices de ce chaos, trahissent les idéaux d’unité africaine.

 

Les complices camerounais sont tout aussi répugnants. Jules Njawe, avec ses manœuvres véreuses, incarne la corruption qui ronge la région. En échange de pots-de-vin, il organise des opérations qui brisent la solidarité entre nos peuples. Vincent de Paul Meva’a, avec son passé de tortionnaire, transforme son autorité en arme contre les innocents. Ces hommes, par leurs actes, se sont exclus de toute respectabilité.

 

L’urgence de l’unité, selon Fidèle Hintia

 

face à la tyrannie, Fidèle Hintia, dans son texte, ne se contente pas de dénoncer. Il appelle à l’action, rappelant que la liberté se gagne par le combat collectif. Le Colonel Sayo, par sa lutte,  montre la voie. Fidèle Hintia insiste : aucun sauveur extérieur ne viendra. À Bangui, Berberati, Bambari, dans chaque ville et chaque village, les Centrafricains doivent se lever. Touadéra, le MCU, Wagner et leurs alliés prospèrent sur nos divisions. Mais un peuple uni est invincible.

 

Il faut de la résistance

 

Le texte de Fidèle Hintia est un défi lancé à ceux qui veulent enchaîner la Centrafrique. Touadéra doit comprendre que le peuple ne se taira pas. Les mercenaires de Wagner, qui pillent nos terres, les forces rwandaises, qui soutiennent un régime illégitime, et les complices comme Njawe et Meva’a, qui vendent leur conscience, n’ont aucun avenir dans notre pays. La résistance, incarnée par Sayo et portée par des voix comme celle de Hintia, est en marche….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : le gouvernement s’attaque à nouveau au Code électoral à l’approche des élections

0

le gouvernement s’attaque à nouveau au Code électoral à l’approche des élections

 

Centrafrique.org/rca-revision-partielle-de-la-loi-electorale-lopposition-promet-une-nouvelle-bataille-a-la-cour-constitutionnelle/hemicycle-de-lassemblee-nationale-lors-du-vote-de-la-loi-rectificative-du-code-electoral-le-mercredi-23-septembre-2020-photo-cnc-cyrille-jefferson-yapende/” rel=”attachment wp-att-40881″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le gouvernement s’attaque à nouveau au Code électoral à l’approche des élections
hemicycle de l’assembl.e nationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En pleine préparation des scrutins de décembre 2025, Bangui cherche à modifier les règles du jeu, ciblant l’article 18 du code électoral, au grand dam de l’opposition.

 

Cette initiative, soumise en procédure d’urgence  ce lundi 12 mai 2025 à l’Assemblée nationale, vise à supprimer une disposition clé encadrant la révision des listes électorales, et ce, à seulement quelques mois des élections présidentielles, législatives et municipales.

 

Dans un contexte politique déjà tendu, où le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) exige un dialogue direct avec le président pour réformer le processus électoral, cette démarche pousse à s’interroger sur l’engagement du gouvernement à respecter les règles du jeu électoral.

 

Une modification ciblée de l’article 18

 

L’article 18 du Code électoral, promulgué le 2 janvier 2024, établit des règles strictes pour la gestion des listes électorales. Il dispose que « la liste électorale est permanente et fait l’objet de révision un (1) an avant toute élection, sauf si celle-ci intervient moins de six (6) mois après la précédente ». Il précise également que « pendant toute l’année qui suit la fin de la période de révision, l’élection est faite sur la base de la liste révisée ». En dehors des périodes électorales, la révision doit avoir lieu annuellement, du 2 janvier au 30 avril, sous la supervision de l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Ces mesures visent à garantir un fichier électoral fiable et transparent, en imposant un calendrier clair pour éviter les improvisations de dernière minute.

 

Le projet d’amendement, déposé ce lundi dans la matinée selon des informations relayées par les leaders de l’opposition comme le député Martin Ziguélé, mais également Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC, cherche à supprimer cet article. En éliminant cette contrainte, le gouvernement pourrait réviser les listes électorales à tout moment, même à l’approche des scrutins, ce qui offrirait une flexibilité inquiétante dans la gestion du processus électoral. Cette initiative intervient alors que l’ANE a lancé, en novembre 2024, une révision partielle des fichiers électoraux dans 11 des 20 préfectures du pays. Ces opérations, qualifiées de positives par les responsables de l’ANE, ont été jugées non conformes aux normes nationales par le BRDC, qui a réclamé leur reprise.

 

Un calendrier électoral sous pression

 

Le Code électoral encadre également la convocation du corps électoral, un aspect fondamental pour assurer la transparence des scrutins. L’article 33 stipule que « les électeurs sont convoqués au moins quatre-vingt-dix (90) jours avant le scrutin par décret pris en Conseil des Ministres, sur proposition de l’ANE ». Ce décret doit préciser l’objet de la consultation, la date du scrutin, les dates d’ouverture et de clôture de la campagne électorale, ainsi que la période d’enregistrement des candidatures. Pour un référendum, l’article 210 réduit ce délai à soixante (60) jours. Ces dispositions sont conçues pour permettre une organisation rigoureuse et prévisible, offrant à toutes les parties prenantes le temps nécessaire pour se préparer.

 

Toutefois, la tentative de supprimer l’article 18 explique que le gouvernement cherche à s’affranchir de ces contraintes. En novembre 2024, alors que la révision des listes électorales aurait dû être finalisée conformément à l’article 18, l’ANE a lancé une mise à jour partielle, ne couvrant qu’une partie du territoire. Cette précipitation, combinée à la proposition d’amendement, donne l’impression que le pouvoir ajuste les règles à sa convenance, au mépris des délais légaux. Cette démarche fragilise la crédibilité du processus électoral, alors que l’opposition dénonce déjà des irrégularités dans la composition de l’ANE et la gestion des opérations.

 

Une incohérence dans l’application de la loi

 

L’article 15 du Code électoral illustre la rigueur imposée aux citoyens pour s’inscrire sur les listes électorales. Les électeurs doivent présenter une pièce officielle (carte nationale d’identité, passeport, livret militaire, carte consulaire, livret de pension) ou, à défaut, un témoignage écrit du chef de village ou de quartier, contresigné par le président du comité d’inscription. Toute fraude dans ce processus est sévèrement sanctionnée : l’article 237 prévoit une peine d’emprisonnement de trois à douze mois et une amende de 50 000 à 500 000 FCFA pour toute fraude dans la délivrance d’un certificat d’inscription ou de radiation des listes électorales. Si l’auteur est un membre de l’ANE, la peine est doublée.

 

Ces exigences strictes s’appliquent aux citoyens et aux partis d’opposition, qui sont constamment appelés à respecter la loi. Pourtant, le gouvernement, qui a promulgué ce Code électoral, semble se soustraire à ses propres obligations. Le BRDC a critiqué la partialité de l’ANE, demandant une révision de sa composition et des opérations électorales, sans obtenir de réponse concrète. La tentative de supprimer l’article 18, si elle aboutit, permettrait au pouvoir de manipuler le calendrier électoral à sa guise, renforçant les accusations d’instrumentalisation des institutions. Alors que l’opposition est tenue de respecter des règles précises, le gouvernement semble prêt à modifier la loi dès qu’elle devient un obstacle.

 

Un précédent inquiétant

 

Depuis la promulgation du Code électoral en janvier 2024, plusieurs dispositions ont été contestées, notamment par l’opposition, qui estime que certaines règles favorisent le parti au pouvoir. La tentative actuelle de supprimer l’article 18, à une période aussi critique, alimente les soupçons d’une volonté de contourner les principes démocratiques. L’ANE, censée être un organe indépendant selon l’article 7, semble alignée sur les intérêts du gouvernement, ce qui érode la confiance dans le processus électoral. Cette initiative intervient alors que le BRDC conditionne sa participation aux élections à un dialogue direct avec le président, une demande restée sans suite.

 

En cherchant à modifier le Code électoral à quelques mois des scrutins, le gouvernement centrafricain expose une application sélective de la loi. Pendant que les citoyens et l’opposition sont contraints de se plier à un cadre rigoureux, le pouvoir s’octroie le droit de réécrire les règles à son avantage. Cette démarche risque d’accentuer les tensions politiques et de compromettre la légitimité des élections de 2025, dans un pays où la stabilité démocratique reste fragile….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Panique à Obo : la population en débandade face à l’arrivée des mercenaires russes

0

Panique à Obo : la population en débandade face à l’arrivée des Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/maxime-balalou-porte-parole-de-la-paix-ou-architecte-de-tromperies/les-miliciens-azande-ani-kpi-gbe-de-obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-74994″ data-wpel-link=”internal”>Panique à Obo : la population en débandade face à l’arrivée des mercenaires russes
Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Obo, dans le Haut-Mbomou, est en chaos depuis l’arrivée de mercenaires russes, créant la panique au sein de la population qui se réfugie pour la plus part dans les forêts et dans les églises.

 

Depuis dimanche matin, la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, dans le sud-est de la République centrafricaine, est plongée dans un désordre total. L’arrivée de mercenaires russes et de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) a terrifié les habitants, poussant la plupart à fuir vers la brousse ou à se regrouper dans des lieux comme les églises catholiques. La ville, autrefois vivante, est aujourd’hui presque vide , avec des écoles fermées, un marché à l’arrêt et un hôpital à peine opérationnel.

 

Une arrivée qui change tout

 

Tout a commencé dimanche dernier, quand un groupe de 24 hommes armés, composé de mercenaires russes et de soldats FACA, sur des motos, est entré dans Obo. Les mercenaires, au nombre de 12, se déplaçaient également à moto, accompagnés d’un même nombre de militaires centrafricains. Leur présence, avec des armes bien visibles, a tout de suite alarmé les habitants. En quelques heures, la ville s’est vidée. Hommes, femmes et enfants ont quitté leurs maisons pour trouver refuge dans les champs, les forêts ou dans des endroits comme les églises catholiques, où des dizaines de personnes se sont entassées.

 

Cette fuite générale n’est pas un simple réflexe de peur. Elle vient d’une information qui circulait depuis plusieurs jours dans le Haut-Mbomou. Selon cette rumeur, les mercenaires russes, venus de la ville de Mboki, à environ 100 kilomètres d’Obo, auraient pour but de désarmer de force les ex-miliciens azandés intégrés dans l’armée nationale. Cette nouvelle a suffi à terrifier tout le monde, tant les habitants redoutent les méthodes brutales souvent associées aux mercenaires du groupe Wagner.

 

Les ex-miliciens azandés au centre du problème

 

Les ex-miliciens azandés, environ 200 personnes, sont au cœur de cette crise. Ces anciens combattants, entraînés par les mercenaires russes et soi-disant intégrés dans les FACA selon le gouvernement, sont maintenant visés par une opération de désarmement. D’après ce qui se dit à Obo, les mercenaires russes ont pour mission de reprendre leurs armes, même si cela demande l’usage de la force. Ceux qui refuseraient risqueraient d’être arrêtés ou tués. Cette menace, bien réelle pour les habitants, a amplifié la peur générale.

 

Face à cela, plusieurs ex-miliciens ont décidé de commencer à rendre leurs armes pour éviter les ennuis. Ils sont allés voir le préfet, qui leur a donné des documents officiels prouvant qu’ils ont bien obéi. Mais ce choix, loin de les rassurer, les inquiète encore plus. Sans armes, ils se sentent sans défense, exposés dans un contexte où la sécurité est fragile. Certains ont peur d’être arrêtés pour rien, tandis que d’autres craignent des attaques de groupes rivaux ou même des mercenaires.

 

Une ville à l’arrêt

 

Obo, située à plus de 1 200 kilomètres de Bangui, est aujourd’hui une ville figée. Les écoles, en pleine période d’examens, sont fermées. Le marché, d’habitude bruyant et plein de monde, est désert. À l’hôpital, une partie des soignants est partie, laissant les patients dans une situation difficile. Seuls quelques employés restent pour maintenir un service minimum. Les rues, autrefois animées, sont maintenant silencieuses, caractérisées par l’absence de vie.

 

Ceux qui n’ont pas fui se sont regroupés dans des endroits jugés plus sûrs, comme les églises catholiques, où des familles entières s’abritent en espérant éviter des violences. D’autres, préférant rester loin de tout, se sont installés dans la brousse, dormant dehors ou dans des abris près de leurs champs. Cette fuite massive montre une peur profonde : celle de se retrouver pris dans un conflit entre les mercenaires russes, les FACA et les ex-miliciens azandés.

 

Un contexte tendu

 

L’arrivée des mercenaires russes à Obo s’inscrit dans un climat déjà très instable dans le Haut-Mbomou. La région, touchée par des années de conflits armés, vit dans la crainte constante de violences. Les mercenaires russes, présents en Centrafrique depuis plusieurs années, sont souvent vus par les habitants comme agissant sans faire de différence entre les gens, ce qui alimente la méfiance. Leur opération de désarmement, présentée comme un moyen de calmer cette région, est perçue comme une menace directe par les ex-miliciens et la population.

 

La peur des habitants s’appuie aussi sur des événements passés. Dans d’autres villes du pays, des opérations similaires menées par des mercenaires ont parfois tourné à la violence, avec des civils touchés. À Obo, ces souvenirs récents renforcent l’angoisse d’une population qui craint de payer le prix d’un conflit qui ne la concerne pas directement.

 

Une attente pesante

 

Depuis dimanche, Obo vit dans l’incertitude. Les mercenaires russes et les soldats FACA sont toujours dans la ville, mais aucun incident grave n’a été rapporté pour l’instant. Les ex-miliciens azandés, en grande partie désarmés, restent prudents, inquiets pour leur sécurité. Les habitants, dispersés dans la brousse ou regroupés dans les églises, espèrent un retour à la normale pour rentrer chez eux. Mais pour le moment, la peur domine, et la ville reste silencieuse, comme figée….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC