Centrafrique : Le Mouvement ITA se réorganise en vue des Élections de 2025

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
À l’approche des Élections municipales, législatives et présidentielles prévues pour fin 2025 en République centrafricaine, le Mouvement Initiative pour une Transformation par l’Action (ITA) a procédé à une restructuration majeure de son Bureau Exécutif Provisoire. Cette décision, officialisée par la Décision du 6 mai 2025, vise à renforcer l’organisation du parti pour aborder ces échéances électorales.
Dans cette optique, une nouvelle équipe dirigeante a été confirmée Lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire tenue le 11 mars 2025 à Bangui.
Les membres du Mouvement ITA ont élu et confirmé les responsables de leur Bureau Exécutif Provisoire. À la tête du parti, Dominique Éphrem Yandocka conserve son poste de président, consolidant ainsi son leadership. Il est secondé par une équipe diversifiée, avec des postes clés attribués comme suit :
– 1er Vice-président, chargé de l’organisation et de la coordination des stratégies : Huguet Francis Mongombe.
– 2e Vice-président, responsable des organes régionaux et internationaux : Blaise Maïtovo.
– 3e Vice-président, en charge des affaires juridiques et des contentieux : Urbain Dimanche Ouatta.
– Secrétaire Général : Dr Ravel Smith Nzalmbo.
– Secrétaire National aux finances, économie et budget : Hornella Bissengue-Asse.
– Secrétaire National à la mobilisation et sensibilisation : José Martial Kenam Aradona.
– Secrétaire National à la promotion du genre, jeunesse et minorités : Sosthène Ngama.
– Secrétaire National à l’éducation civique et citoyenneté : Gérad Boukanganga Gonoguele.
– Secrétaire National à la prospective et suivi-évaluation : Prince Chindas.
– Secrétaire National à la logistique et patrimoine : Eustache Junior Mokola.
Un parti ancré dans la légalité
Cette réorganisation s’appuie sur des bases juridiques solides, notamment l’Ordonnance n°05.007 du 20 juin 2020 relative aux partis politiques et au statut de l’opposition, ainsi que la Décision n°005/MATDDL/DIRCAB/DGAT/DAPCA/SAP du 19 décembre 2017, qui avait acté la renaissance du Mouvement ITA. Les statuts et le règlement intérieur, validés lors de l’Assemblée Générale constitutive du 15 août 2017, encadrent également cette nouvelle structuration.
Objectif : peser dans le paysage politique.
Le Mouvement ITA, dont le siège est situé à Bangui se positionne comme un acteur clé dans un contexte politique marqué par une recomposition des forces en présence. Avec une équipe dirigeante renouvelée et des responsabilités clairement définies, le parti ambitionne de mobiliser largement, en s’appuyant sur des thématiques comme la jeunesse, le genre, l’éducation civique et la citoyenneté. La nomination de cadres spécialisés dans la prospective et le suivi-évaluation traduit également une volonté de structurer ses actions de manière stratégique.
Une décision effective immédiatement
Selon l’article 2 de la décision, cette nouvelle organisation prend effet dès sa signature, le 6 mai 2025. Elle sera publiée et diffusée largement, notamment auprès du Ministère de l’Administration du Territoire et des médias, pour garantir sa transparence.
Vers une campagne électorale intense
Alors que la République centrafricaine se prépare à un calendrier électoral dense, le Mouvement ITA, sous la houlette de Dominique Ephrem Yandocka, affiche sa détermination à jouer un rôle majeur. Cette restructuration marque une étape décisive dans la consolidation de ses bases, en prévision des batailles politiques à venir….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)

