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Centrafrique : Le Tribunal Administratif invalide à nouveau les manœuvres du ministère de la Culture contre l’UMC

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Le Tribunal Administratif invalide à nouveau les manœuvres du ministère de la Culture contre l’UMC

 

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Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, la ministre toto du tourisme et de la culture

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Tribunal Administratif de Bangui vient d’asséner un nouveau revers au Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme dans l’interminable feuilleton de l’Union des Musiciens Centrafricains.

 

Dans un jugement rendu le 7 janvier 2026, la juridiction administrative suspend une énième tentative de l’administration culturelle d’organiser des Élections parallèles au sein de l’UMC. Cette décision fait suite à celle du 29 octobre 2025 qui avait déjà bloqué une première initiative similaire du même ministère.

 

Le scénario se répète avec une régularité déconcertante. Malgré l’élection légitime d’Armand Touaboy à la présidence de l’UMC le 30 août 2025, malgré la décision judiciaire d’octobre dernier confirmant cette légitimité, le Ministère de la Culture persiste dans sa volonté d’imposer une direction différente à l’organisation des musiciens.

 

La décision ministérielle N°1521 du 3 décembre 2025, qui validait le bureau de Dany Ngarasso, vient d’être gelée par le tribunal. Cette validation administrative ignorait complètement le jugement d’octobre et le scrutin régulier d’août. L’administration culturelle agit comme si les décisions de justice n’existaient pas.

 

Philippe Bokoula, chargé de mission au ministère et ami de Ngarasso, continue de manœuvrer dans les coulisses pour maintenir son allié aux commandes de l’UMC. Les notes circulaires se succèdent, toutes visant à contourner les verdicts judiciaires qui contrarient leurs plans.

 

Le Tribunal Administratif a tranché avec netteté. La requête présentée par l’UMC est recevable, la juridiction se déclare compétente, et l’exécution de la décision ministérielle validant le bureau Ngarasso est suspendue. Les frais de justice restent à la charge du Trésor public.

 

Cette affaire démontre un dysfonctionnement préoccupant de l’administration centrafricaine. Un ministère qui refuse obstinément de se plier aux décisions de justice crée un précédent dangereux. Que vaut l’autorité judiciaire si l’exécutif peut l’ignorer à sa guise ?

 

Les musiciens centrafricains assistent impuissants à ce bras de fer entre leur organisation et une administration qui refuse de lâcher prise. Chaque jugement favorable au bureau élu provoque une nouvelle initiative ministérielle pour annuler ses effets. Chaque victoire juridique est suivie d’une nouvelle offensive administrative.

 

Le ministère semble convaincu qu’à force de multiplier les décisions administratives, il finira par user la résistance du bureau légitime. Cette stratégie d’épuisement transforme une simple association culturelle en champ de bataille bureaucratique.

 

Le Ministère de l’Administration du Territoire, seule tutelle légale des associations en Centrafrique, reste étrangement silencieux dans cette affaire. Sa voix pourrait pourtant clarifier définitivement la situation en rappelant que le Ministère de la Culture n’a aucune autorité sur la gouvernance interne de l’UMC.

 

Albertine Ouaboua, Directrice Générale des Arts et de la Culture, signe les notes circulaires qui sont régulièrement annulées par la justice. Sa position devient inconfortable. Comment justifier la multiplication d’actes administratifs systématiquement invalidés par les tribunaux ?

 

Le coût de cette obstination administrative pèse sur les finances publiques. À chaque défaite judiciaire, c’est le Trésor public qui paie les frais de justice. L’argent des contribuables centrafricains finance un acharnement administratif sans base légale.

 

Les musiciens qui ont participé au scrutin d’août 2025 voient leur choix démocratique constamment remis en question. Leur vote compte-t-il vraiment si l’administration peut décider de l’ignorer et d’organiser de nouvelles Élections jusqu’à obtenir le résultat qui lui convient ?

 

La Constitution centrafricaine garantit la liberté d’association et l’autonomie des organisations de la société civile. Ces principes fondamentaux sont bafoués par une administration qui considère l’UMC comme relevant de son autorité directe.

 

L’acharnement de Bokoula et Ngarasso à conserver le contrôle de l’UMC interroge. Quels intérêts justifient une telle énergie déployée pour diriger une association de musiciens ? Les enjeux financiers liés aux droits d’auteur et aux subventions culturelles expliquent peut-être cette bataille acharnée.

 

Le bureau d’Armand Touaboy a choisi la voie légale pour défendre sa légitimité. Plutôt que d’entrer dans une confrontation directe ou de créer une scission, il saisit méthodiquement la justice à chaque nouvelle manœuvre administrative. Cette stratégie judiciaire porte ses fruits mais nécessite des ressources et une patience considérables.

 

Le jugement du 7 janvier 2026 intervient un mois après la décision administrative du 3 décembre. Le ministère n’a même pas attendu de voir si le bureau Touaboy contesterait sa décision avant de la publier. Cette précipitation traduit une certaine arrogance administrative.

 

Les textes réglementaires de l’UMC prévoient des procédures claires pour l’organisation des Élections. Ces procédures ont été respectées lors du scrutin d’août 2025. Le ministère invoque ces mêmes textes pour justifier ses propres initiatives électorales, mais sans respecter l’autonomie de l’association qui devrait les mettre en œuvre.

 

La justice administrative centrafricaine démontre dans cette affaire une certaine indépendance. Malgré la pression que peut représenter le fait de contredire un ministère, le Tribunal Administratif maintient sa ligne de conduite et annule systématiquement les actes manifestement illégaux.

 

Cette affaire aurait dû se régler en quelques semaines après l’élection d’août. Six mois plus tard, la situation reste bloquée par l’entêtement d’une administration qui refuse de reconnaître sa défaite et l’hostilité d’un ancien dirigeant qui refuse de passer la main.

 

Les partenaires internationaux qui soutiennent le secteur culturel centrafricain observent cette crise avec perplexité. Comment collaborer avec une organisation dont la direction légitime est constamment contestée par sa propre tutelle ministérielle ?

 

Les musiciens centrafricains méritent mieux que ce psychodrame administratif. Leur énergie devrait être consacrée à la création artistique, au développement de leur profession, à la défense de leurs droits, pas à des batailles juridiques interminables contre leur propre ministère de tutelle.

 

Le jugement du 7 janvier devrait normalement clore ce chapitre. Mais l’expérience des mois précédents invite à la prudence. Combien de temps avant qu’une nouvelle décision administrative ne vienne contredire ce jugement ? Combien de temps avant que l’UMC ne doive à nouveau saisir la justice pour faire respecter ses droits ? Le cycle semble sans fin, alimenté par une administration qui considère que les décisions judiciaires ne sont que des obstacles temporaires à contourner plutôt que des verdicts à respecter.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Agressé par 3 bandits cagoulés, un commerçant de Ndélé est hospitalisé dans un état critique

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Agressé par 3 bandits cagoulés, un commerçant de Ndélé est hospitalisé dans un état critique

 

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Hôpital de Ndélé, dans Bamingui-Bangoran

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Vendredi matin, Ali Idriss traversait le quartier Golomandja pour voir sa mère sur le site des déplacés. Trois agresseurs sortis de nulle part l’ont assailli, frappé à la nuque et dépouillé avant de l’abandonner comme mort.

 

Le jeune vendeur avait quitté son commerce vers 10h du matin. Sa mère, elle,  vit dans le camp de déplacés de la cité NRC, et il voulait lui rendre visite ce jour. Il empruntait une petite rue qui relie Golomandja au site, un chemin étroit bordé de végétation et des habitations.

 

C’est là que les trois hommes ont surgi de nulle part. Leurs visages étaient couverts et ils n’ont laissé aucune chance à leur victime. L’un lui a porté un violent coup à la nuque. Le coup  a fait perdre connaissance à Ali instantanément.

 

Le commerçant s’est effondré sur le sol. Les agresseurs ont cru l’avoir tué tant il ne bougeait plus. Ils l’ont traîné jusqu’au bord du chemin pour le dissimuler des regards.

 

Puis ils ont fouillé ses poches avec méthode. Ils ont emporté son smartphone Android et tout l’argent qu’il transportait. Seul un petit téléphone à touches leur a échappé, resté caché dans un repli de ses vêtements.

 

Ali est resté évanoui pendant des heures. Son corps gisait dans les broussailles tandis que ses agresseurs s’enfuyaient avec leur butin. Personne ne passait sur ce chemin en ce moment là.

 

Vers 11  heures, il a repris ses esprits. Encore très faible, il a tâtonné ses habits et réalisé qu’on l’avait dépouillé. Mais le petit téléphone était toujours là, contre sa hanche.

 

Il a réussi à composer un numéro. Des proches ont accouru et l’ont transporté vers l’hôpital de Ndélé où il reçoit encore des traitements. Ses blessures à la tête nécessitent une surveillance.

 

Cette attaque s’ajoute aux nombreuses agressions qui frappent le pays dans tous les coins. Les malfaiteurs n’hésitent plus à frapper en pleine journée, même sur des chemins passants. Chaque sortie devient un pari risqué pour les habitants qui ne savent plus comment se protéger​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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CENTRAFRIQUE : UNE ÉLECTION PRESIDENTIELLE HAUTEMENT VERROUILLÉE AVEC DES SCÉNARIOS CONNUS D’AVANCE.

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UNE ÉLECTION PRESIDENTIELLE HAUTEMENT VERROUILLÉE AVEC DES SCÉNARIOS CONNUS D’AVANCE.

 

CENTRAFRIQUE : UNE ÉLECTION PRESIDENTIELLE HAUTEMENT VERROUILLÉE AVEC DES SCÉNARIOS CONNUS D'AVANCE.
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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Par décision N001 du 05 janvier 2026, l’Autorité Nationale des Élections a proclamé officiellement les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025.

 

Ces résultats ont crédité le Président de la République sortant de 76,15% de voix largement devant ses principaux challengers qui n’ont récolté respectivement que 14,66% et 3,19%.

 

La résultante des résultats électoraux compilés par l’organe de gestion des opérations électorales et conformément aux exigences de l’article 117 du code électoral déclare le président de la République provisoirement élu en attendant la confirmation après examen des éventuels recours contentieux par le conseil constitutionnel.

 

Il apparaît important de souligner que ces résultats électoraux ont été rendus publics peu après minuit au moment où tout le peuple dort comme si l’organe chargé de gestion des opérations électorales se reprochait quelque chose d’anormal.

 

Il est évident que dans les traditions et cultures universelles, la nuit est généralement associée aux ténèbres, au mal, au vol etc…

 

Elle symbolise l’aveuglement, la confusion, l’illusion et enfin l’inquiétude.

 

En dehors des quatre autres candidats supplétifs du pouvoir de Bangui, les deux grands challengers on relevé d’énormes irrégularités qui sont de nature à entacher la crédibilité du scrutin.

 

Ces candidats-écrans ont tous et de façon paradoxale des points communs comme si c’était la derivée d’une entente qui ne dit pas son nom :

 

Ils ont tous comme par hasard reconnu l’écrasante victoire du Président de la République, ils n’ont relevé aucune irrégularité et appelle tous à l’unité nationale.

 

Au sus de l’inscription de la République centrafricaine sur la liste noire des États-Unis qui consiste à la restriction drastiques de visas aux ressortissants centrafricains, se pose l’epineuse problématique de l’indépendance de l’Autorité Nationale des Élections, de la définition de la mission onusienne en Centrafrique et également du mutisme voire de l’indifférence coupable de la communauté internationale.

 

Il faut noter que ce score soviétique à l’allure d’un plébiscite ne reflète ni le bilan du pouvoir sortant et ne correspond nullement à la vérité cartésienne du terrain.

 

Logiquement un tel score laisse peu de place à la contestation mais dans une élection aussi compétitive avec trois grandes figures du paysage politique centrafricain, l’absence de dispersion de suffrage confirme le caractère autoritaire de ce régime.

 

En définitif, les centrafricains ont assisté à tout sauf une élection, en réalité il s’agit d’un habillage juridique de plusieurs épisodes de fraudes, de magouilles.

 

Traumatisé par ce constat sombre, le citoyen lambda s’interroge :

1- Pourquoi une délibération de l’Autorité Nationale des Élections au moment où tout le peuple dort ?

2- En d’autres termes, que cache cette délibération nocturne avec des chiffres qui sont faux ?

3- Au regard des vidéos jubilatoires qui circulent sur les réseaux sociaux, cette victoire est-elle aussi celle du groupe paramilitaire de Wagner ?

4- Face à ces résultats mécaniquement et artificiellement fabriqués, un recours contentieux devant le Conseil constitutionnel lui aussi inféodé au pouvoir est-il nécessaire ?

 

En tout état de cause, ce résultat caractérisé par la fraude massive ne saurait remplacer l’expression de la volonté du peuple.

 

Cet absence de suspense démocratique où le résultat du scrutin était connu d’avance ne peut s’assimile au choix du peuple.

 

Nous affirmons in fine que la population de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain rejette avec vigueur ce résultat qui n’est pas celui du scrutin du 28 décembre 2025.

 

Ailleurs, lorsque la patience du peuple est épuisée, les Élections contestées aboutissent à des crises post-electorales avec des conséquences incommensurables…ce que nous ne souhaitons pas pour notre chère nation.

 

En conséquence de ce qui précède, nous appelons à l’annulation pure et simple de ce carnaval électoral et de convoquer urgemment les forces vives de la nation pour définir de façon consensuelle une issue de sortie de crise.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements sont légitimes et légaux.

 

Les chants des sirènes rythmés par les cadences des fanfares, le culte de personnalité, la danse endiablée, satirique ou ridicule et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

 

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre, le mécontentement, la frustration corollaire de troubles.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris.

 

À ce jour c’est-à-dire plus de trois mois de détention, il est entendu plusieurs fois par le juge d’instruction pour huit chefs d’accusation mecaniquement ou artificiellement inventés dont l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État qui est un fourre-tout parfait et placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba.

 

Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.

 

En conséquence de ce qui précède, nous appelons à sa libération sans condition car son dossier judiciaire est vide, creux et hautement politique.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 10 Janvier 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

 

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L’insécurité gagne du terrain : attaque sanglante à 140 km de Bangui sur la route de Sibut

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L’insécurité gagne du terrain : attaque sanglante à 140 km de Bangui sur la route de Sibut

 

Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’insécurité gagne du terrain : attaque sanglante à 140 km de Bangui sur la route de Sibut
Les soldats FACA sur des motos à Sibut, dans la préfecture de Kemo, située à 180 kilomètres de Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Partis pour dépanner un véhicule à Bria, deux frères n’ont jamais atteint leur destination. Des bandits les ont pris pour cible vendredi soir sur la route de Sibut.

 

Les deux hommes habitent le quartier PK5 dans le 3e arrondissement. L’un est le conducteur de taxi-moto, l’autre travaille comme mécanicien. Ce sont des frères de même mère et même père qui répondaient à un appel venu de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto.

 

Un véhicule participant à la campagne électorale du 28 décembre dernier  à Ouanda-Djallé était tombé en panne à Bria à son retour à Bangui. Le conducteur sur place a téléphoné à Bangui pour demander qu’on leur apporte la pièce nécessaire avec, si possible, un mécanicien pour arranger le véhicule. C’est dans ce cadre que les deux frères, l’un mécanicien, l’autre conducteur ont décidé d’acheter ce qu’il fallait et a pris la route pour se rendre à Bria et procéder au dépannage.

 

Ils ont pris leur moto vendredi en fin de journée pour prendre la route. Leur itinéraire les a d’abord menés à Damara, à 75 km de Bangui. Cette ville, il faut le noter, est la ville de la mère du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera.

 

Le dictateur Baba Kongoboro y a bâti une ferme où il passe ses week-ends. La zone bénéficie normalement d’une attention particulière des autorités. Pourtant, les deux jeunes du PK5 allaient bientôt découvrir que cette protection ne s’étend pas plus de 3 kilomètres de la ville de Damara.

 

Après Damara, ils roulaient en direction de Sibut, située à 185 km de la capitale. À 45 km avant cette ville, dans les environs du village Mambo, les malfaiteurs les attendaient. Il était environ 21 heures ce vendredi 9 janvier quand le piège s’est refermé.

 

Les assaillants ont tiré sans sommation. Les balles ont atteint les jambes des deux frères qui sont tombés au sol avec leur moto. Blessés, incapables de se relever, ils sont restés là dans la nuit.

 

Des habitants du village ont entendu les détonations et sont venus voir. Constatant l’état des victimes, ils les ont chargées dans un pousse-pousse. Quelqu’un a poussé la moto pendant que d’autres transportaient les blessés vers le dispensaire de Mambo.

 

Ce petit centre de santé a fait ce qu’il pouvait avec ses moyens limités. Le lendemain, on a organisé le transfert des deux hommes vers Bangui. Ils reçoivent maintenant des soins dans un hôpital de la capitale.

 

L’agression s’est produite à seulement 140 km de Bangui, pas très loin d’une zone considérée comme sûre. Les coupeurs de route opèrent désormais aux portes de secteurs censés être sous contrôle. Ils se rapprochent de plus en plus de la capitale.

 

Dans les rues de Bangui même, la situation n’est guère meilleure. Les bandits circulent partout sans rencontrer beaucoup d’obstacles. Se déplacer librement devient chaque jour plus risqué pour les Centrafricains ordinaires​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Vers une nouvelle crise en Centrafrique : Touadéra ouvre la guerre des origines des centrafricains  

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Vers une nouvelle crise en Centrafrique : Touadéra ouvre la guerre des origines des centrafricains  

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Le-president-Faustin-Archange-Touadera-dans-pleine-priere-pour-ses-moments-difficiles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vers une nouvelle crise en Centrafrique : Touadéra ouvre la guerre des origines des centrafricains  
Le Président Baba Kongoboro fait la prière pour ses moments difficiles

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Alors que la Centrafrique peine encore à refermer les blessures de ses nombreuses crises interethniques et interreligieuses, Faustin-Archange Touadéra vient d’ouvrir un nouveau front de division : celui des origines. En inscrivant dans sa constitution une distinction entre “Centrafricains d’origine” et autres citoyens, Touadéra ravive les démons identitaires et porte un coup supplémentaire à une unité nationale déjà vacillante.

 

Derrière cette dérive se profile le risque d’une nouvelle crise, plus insidieuse encore : celle de l’appartenance et de la citoyenneté. Des appels à la dénonciation de compatriotes binationaux se multiplient. Un citoyen, soi-disant Watene Guy Roger, a saisi le Conseil constitutionnel avec une liste de compatriotes binationaux. D’autres, proches du pouvoir, comme le ministre Fidèle Gouandjika, exigent que le sort réservé à Anicet Dologuélé soit étendu à tous les autres binationaux.

 

En marge, la chasse aux “intrus” s’accentue également, visant notamment l’exclusion de mercenaires étrangers des institutions du pays.

 

En effet, la Constitution du 30 août 2023 promulguée par Touadéra contient des dispositions qui créent une hiérarchie entre les citoyens. L’article 10 stipule que “la nationalité centrafricaine est une et exclusive”. L’article 183 réserve aux seuls “Centrafricains d’origine” le droit de se présenter aux Élections présidentielles, législatives et municipales.

 

Cette distinction entre “Centrafricains d’origine” et les autres crée une catégorie de citoyens de seconde zone. Ceux qui ont acquis la nationalité centrafricaine par naturalisation. Ceux qui ont eu la double nationalité à un moment de leur vie. Ceux dont les parents ou grands-parents sont nés à l’étranger.

 

Tous ces gens sont désormais suspects. Ils doivent prouver qu’ils sont de “vrais” Centrafricains. Et s’ils ne peuvent pas le prouver, ils perdent leurs droits politiques. Ils ne peuvent plus se présenter aux Élections. Ils deviennent des citoyens diminués.

 

Cette logique est dangereuse. Elle ouvre la porte à toutes les manipulations. À toutes les dénonciations. À toutes les vengeances politiques.

 

Depuis que le Président Faustin-Archange Touadera à travers ses bras droits a tenté d’invalider la candidature d’Anicet-Georges Dologuélé au motif qu’il aurait perdu sa nationalité centrafricaine en acquérant la nationalité française, une chasse aux binationaux s’est ouverte.

 

Des listes circulent. Des noms sont cités. Des gens dénoncent leurs voisins, leurs collègues, leurs adversaires politiques en affirmant qu’ils ont la double nationalité et qu’ils doivent être exclus de la vie politique.

 

Watene Guy Roger, un citoyen, a saisi le Conseil constitutionnel avec une liste de compatriotes qu’il accuse d’avoir la double nationalité. Il demande que leurs candidatures soient invalidées ou que leurs fonctions publiques soient annulées.

 

Le ministre Fidèle Gouandjika, proche de Touadéra, est né d’une mère congolaise de la RDC. Il a acquis la nationalité roumaine. Ceci dit, lui aussi il perd sa nationalité centrafricaine. Donc ce que ce compatriote a dit est claire. Il faut donc que le sort réservé à Dologuélé soit étendu à tous les autres binationaux. Autrement dit : si Dologuélé a été disqualifié, alors tous ceux qui ont eu ou qui ont la double nationalité doivent également être disqualifiés et démis de leur fonction.

 

Cette logique est absurde et dangereuse. Beaucoup de Centrafricains ont eu la double nationalité à un moment de leur vie. Beaucoup ont vécu à l’étranger. Beaucoup ont des parents ou des grands-parents nés à l’étranger. Est-ce que tous ces gens doivent être exclus de la vie politique ?

 

En parallèle, une autre chasse est lancée : celle contre les mercenaires étrangers qui occupent des fonctions dans les institutions centrafricaines.

 

Hassan Bouba, ancien chef rebelle de l’UPC, également agent de renseignement tchadien, a été nommé dans plusieurs commissions et structures du régime Touadéra. Il apparaît même dans la liste des membres de la direction de campagne du candidat Touadéra pour la présidentielle.

 

Comment un mercenaire étranger, un agent de renseignement d’un pays voisin, peut-il occuper des fonctions officielles dans les institutions centrafricaines ? Comment peut-il participer à une campagne électorale ?

 

D’autres mercenaires étrangers occupent également des postes dans l’armée, dans l’administration, dans les structures du parti au pouvoir. Certains sont rwandais. D’autres sont tchadiens. D’autres sont soudanais.

 

Mais curieusement, la chasse aux “intrus” ne vise pas ces gens-là. Elle vise les opposants politiques. Les gens comme Dologuélé qui ont osé défier Touadéra. Les gens qui ont la double nationalité mais qui ne sont pas du côté du pouvoir.

 

En créant la catégorie des “Centrafricains d’origine”, Touadéra peut disqualifier n’importe quel opposant en prétendant qu’il n’est pas un “vrai” Centrafricain. Il suffit de trouver un ancêtre étranger. Ou de prouver qu’il a eu la double nationalité à un moment. Ou de montrer qu’il a vécu longtemps à l’étranger.

 

Cette logique permet d’écarter les adversaires politiques sans avoir à affronter leurs idées. Au lieu de débattre sur les programmes, sur les visions pour le pays, on débat sur les origines. Sur qui est un “vrai” Centrafricain et qui ne l’est pas.

 

C’est une stratégie dangereuse qui peut mener le pays vers une nouvelle crise. Une crise identitaire. Une crise de l’appartenance. Une crise qui divisera les Centrafricains entre “vrais” et “faux”, entre “d’origine” et “de pacotille”.

 

L’histoire a montré que ce genre de discours sur les origines et l’appartenance peut très rapidement dégénérer en violence. En Côte d’Ivoire, le concept d’“ivoirité” a mené à une guerre civile. Au Rwanda, la distinction entre Hutus et Tutsis a mené au génocide.

 

En Centrafrique, on a déjà connu des violences interethniques et interreligieuses. Est-ce qu’on veut maintenant ajouter des violences basées sur les origines et la nationalité ?

 

Quand on commence à dresser des listes de “binationaux” à exclure, quand on appelle à dénoncer ceux qui ont des ancêtres étrangers, quand on crée des catégories de citoyens de première et de seconde zone, on ouvre la boîte de Pandore.

 

Demain, ce seront les voisins qui se dénonceront mutuellement. Les collègues qui se soupçonneront. Les familles qui se diviseront sur la question de savoir qui est un “vrai” Centrafricain et qui ne l’est pas.

 

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Jean-Pierre Marat : « Nos constitutions copiées ne parlent pas de notre société »

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Jean-Pierre Marat : « Nos constitutions copiées ne parlent pas de notre société »

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-ancien-depute-jean-pierre-mara-de-mala.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jean-Pierre Marat : « Nos constitutions copiées ne parlent pas de notre société »
L’ancien député Jean-Pierre Mara de Mala

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 7 novembre 2025, invité de l’émission « Banco Ndotibico à Ocou », l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Marat, a ciblé un point central de la crise culturelle centrafricaine : la manière dont les institutions et les lois ont été conçues. Selon lui, la République centrafricaine s’est dotée de constitutions et de textes juridiques largement copiés sur des modèles européens, sans lien organique avec la vie réelle des Centrafricains.

 

Pour Marat, cette imitation méthodique a des conséquences directes. Les constitutions successives ont été élaborées dans une logique de conformité internationale, avec des structures calquées sur celles d’autres États, mais sans partir des réalités sociales, économiques et culturelles du pays. Les notions d’organisation territoriale, de pouvoirs publics, de droits et devoirs sont souvent au-dessus de la tête de la majorité de la population, parce qu’elles ne décrivent pas son quotidien.

 

L’ancien député Jean-Pierre Mara rappelle que la construction de l’État centrafricain, déjà fragilisée par l’abandon du projet fédéral de Boganda, n’a jamais été pensée comme une construction culturelle. L’appareil Politique s’est construit en empruntant le vocabulaire et les mécanismes juridiques d’ailleurs. Les élites ont adopté des textes qui fonctionnent dans des sociétés dotées d’une longue tradition institutionnelle écrite, mais sans faire l’effort de les adapter aux réalités d’un pays composé de Gbaya, Banda, Taley, Kaba, Yakoma, Manja, peuples de la forêt et communautés pygmées.

 

Dans cette configuration, les lois ne prennent pas en compte les rythmes de vie, les formes de solidarité, les modes d’organisation villageoise, ni les systèmes coutumiers qui structurent encore de larges pans du territoire. Les chefs de village, les chefs de quartier, les autorités traditionnelles, au cœur de la régulation locale, n’entrent pas dans le champ constitutionnel de manière claire. Ils ne sont ni reconnus ni protégés comme des acteurs centraux de la cohésion sociale.

 

Jean-Pierre Mara estime que cette absence d’ancrage est un frein majeur à la construction d’une identité collective. Une constitution qui ne parle pas des langues locales, des terroirs, des pratiques agricoles, des rites sociaux, des métiers culturels, reste un texte d’apparat. Elle peut organiser des Élections et des institutions, mais elle ne fonde pas une nation dans sa profondeur.

 

Pour lui, la refonte de la culture passe par une refonte de la production juridique. Il ne s’agit pas de rejeter tout apport extérieur, mais de partir d’abord des réalités centrafricaines : la manière d’habiter, de produire, de parler, de transmettre, d’enseigner. Tant que les textes fondamentaux resteront détachés de cette base, la République centrafricaine fonctionnera avec un cadre légal importé, incapable de porter un projet culturel propre.

 

Au micro de « Banco Ndotibico à Ocou », Jean-Pierre Marat a longuement insisté sur la question de la langue. Pour lui, le Sangho, proclamé langue nationale, ne remplit toujours pas son rôle de colonne vertébrale de l’identité centrafricaine. La raison principale, selon lui, est simple : cette langue n’est ni pleinement normée, ni suffisamment enseignée, ni dotée d’outils permettant de porter un projet culturel ambitieux.

Par Anselme Mbata….

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De l’autosuffisance à l’assistanat : Comment les projets humanitaires freinent le développement de la Centrafrique, selon Elie Oueifio

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De l’autosuffisance à l’assistanat : Comment les projets humanitaires freinent le développement de la Centrafrique, selon Elie Oueifio

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/knk-elie-ouefio_500.jpg” data-wpel-link=”internal”>De l’autosuffisance à l’assistanat : Comment les projets humanitaires freinent le développement de la Centrafrique, selon Elie Oueifio
L’ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Elie Oueifio dénonce l’assistanat humanitaire qui entrave le développement centrafricain, prônant un retour à l’autosuffisance ancestrale.

 

Dans son ouvrage intitulé*Entre un programme de développement qui procure la paix et assure la stabilité et un projet humanitaire qui favorise l’oisiveté, instaure et entretient les crises, publié en juillet 2025, Elie Oueifio, instituteur, conseiller pédagogique, administrateur civil adjoint, ancien ministre, ancien ambassadeur, et coordonnateur du Cercle des Écrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC) depuis 2017, dresse un constat inquiétant : la République centrafricaine (RCA), jadis autosuffisante, sombre dans une dépendance chronique aux projets humanitaires. Cette transition, de l’autonomie prônée par les ancêtres à un cycle d’assistanat, freine le développement national en entretenant crises et oisiveté.

 

Elie Oueifio rappelle que les ancêtres centrafricains, guidés par des valeurs d’unité, de travail et de justice, avaient bâti une vision de développement incarnée par des proverbes tels que « KOI RI GUI NDARA NA » (l’eau demandée au voisin ne peut cuire la chair du buffle). Ces principes, transmis de génération en génération, mettaient l’accent sur une éducation rigoureuse et une responsabilité collective, permettant à la RCA de progresser vers l’émergence jusqu’aux années 1970. Sous l’élan de Bokassa, le pays, surnommé la « Suisse africaine », exploitait ses richesses naturelles (or, diamant, bois, sols fertiles) pour une économie en croissance. Cependant, comme le souligne Oueifio dans son document de juillet 2025, la chute de l’empire en 1979, orchestrée par l’opération Barracuda, a marqué le début d’une dépendance croissante aux aides extérieures, exacerbée par des crises et rebellions successives.

 

Les projets humanitaires, initialement conçus pour des crises ponctuelles, se sont installés durablement en Centrafrique, marginalisant les programmes de développement. Oueifio critique l’existence d’un ministère des actions humanitaires, qui interfère avec des secteurs clés comme la santé ou les affaires sociales, symbolisant cette dérive. Les ONG, souvent étrangères, prospèrent sur les crises, distribuant des produits du Programme alimentaire mondial (PAM) qui, selon l’auteur, réduisent les populations à une dépendance humiliante. Il cite l’exemple des sœurs religieuses à Bossangoa en 2009, qui dénonçaient les produits frelatés fournis par les humanitaires, plaidant pour une agriculture locale pour préserver la dignité. Cette anecdote, tirée de son ouvrage, illustre le constat d’Oueifio : l’aide humanitaire chronique engendre paresse, pauvreté et aliénation.

 

Cette dépendance est aggravée par des échecs structurels et des manipulations, comme le détaille Elie Oueifio. Il évoque des cas concrets, tels que la rupture du contrat de Firhoun Maïga par le PNUD en 2009 pour des raisons fallacieuses.

 

La suspension de l’aide américaine par Donald Trump, mentionnée par Oueifio, a révélé la fragilité du système humanitaire : les pertes d’emplois dans les ONG ont été déplorées, mais leurs impacts réels sur les populations restent limités. L’auteur argue que ces organisations, en entretenant les crises, servent des intérêts étrangers qui pillent les richesses centrafricaines sous couvert d’aide. Cette « néo-esclavage » humanitaire, comme il l’appelle, prive la RCA de sa souveraineté.

 

Pour contrer cette spirale, Elie Oueifio propose, dans son ouvrage de juillet 2025, un retour aux valeurs ancestrales : travail, vérité, justice et unité. Il appelle à une prise de conscience collective, inspirée par le modèle rwandais de réconciliation, et à une gouvernance rigoureuse pour lutter contre la corruption. Les médias, sollicités par Touadéra, doivent jouer un rôle clé en sensibilisant les populations, mais, selon Oueifio, ils nécessitent un soutien pour éviter la désinformation. Il insiste sur la nécessité de cesser de se considérer comme des « enfants » sous tutelle, selon la métaphore biblique de Galates 4:1-2, et de reprendre le contrôle des ressources nationales….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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Centrafrique : Les Opposants Étranglés par une Campagne Électorale en Trompe-l’œil

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Centrafrique : Les Opposants Étranglés par une Campagne Électorale en Trompe-l’œil

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Élections présidentielles du 28 décembre 2025 : résultats provisoires à la sortie des urnes selon la rédaction du CNC
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’approche de la clôture de la campagne électorale prévue pour le 26 décembre, les anciens premiers ministres, Anicet-Georges Dologuelé et Henri-Marie Dondra, se heurtent à des obstacles persistants dans leur quête de visibilité face à Faustin-Archange Touadéra. Leurs efforts pour atteindre les électeurs sur le terrain sont constamment entravés, prenant des formes variées mais tout aussi efficaces.

 

La semaine dernière, Anicet-Georges Dologuelé a dû abandonner l’idée de prendre l’avion pour se rendre à Bouar. Atterrissant finalement à Bossangoa, il a poursuivi son périple en voiture. À son arrivée à Nana-Mambéré, il espérait tenir un meeting dans le stade local. Pourtant, il est accueilli par une scène verrouillée par les forces de sécurité, rendant tout meeting impossible. Les sympathisants, déçus, ont dû rebrousser chemin, face à une interdiction venue, selon diverses sources, des autorités supérieures depuis la capitale Bangui.

 

Henri-Marie Dondra, quant à lui, n’est pas en meilleure posture. Son vol destiné à le transporter à travers le pays est mystérieusement annulé. Sans explication officielle, il est contraint de rester à Bangui, tandis que ses affiches de campagne disparaissent de plusieurs localités, y compris la capitale. Les tentatives de se rendre à Bangassou sont également réduites à néant par des interdictions de vol.

 

Ce scénario se répète inlassablement : les candidats sont inscrits sur les bulletins de vote, mais leurs efforts sont méthodiquement neutralisés. L’illusion d’une compétition électorale est maintenue, mais elle est dépouillée de toute substance. Les opposants, qui ont choisi de s’engager dans cette course politique, réalisent maintenant à quel point leur liberté d’action est limitée.

 

L’administration, avec une précision chirurgicale, évite les confrontations violentes. À la place, elle impose des obstacles logistiques : un avion immobilisé ici, un stade barricadé là, et les affiches ainsi que les banderoles déchirés. . Dans un silence pesant, les forces de l’ordre exécutent ces ordres, et le calendrier électoral avance inexorablement vers l’échéance du scrutin.

 

Par Brahim….

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Flash info : Enlèvement de deux jeunes de Zemio par les mercenaires russes pour une destination inconnue

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Flash info : Enlèvement de deux jeunes de Zemio par les Mercenaires russes pour une destination inconnue

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Deux-jeunes-miliciens-Azandes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-Zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash info : Enlèvement de deux jeunes de Zemio par les mercenaires russes pour une destination inconnue
Image d’illustration de deux jeunes arrêtés à Zemio par les mercenaires russes du groupe Wagner. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Deux jeunes de Zemio viennent d’être kidnappés par les mercenaires russes du groupe Wagner ce matin à la frontière avec la RDC pour une destination inconnue.

 

Les faits se sont produits vers 7 heures du matin. Les deux jeunes habitants de Zemio quittaient leur ville dans la préfecture du Haut-Mbomou pour rejoindre la ville de Zapay en République démocratique du Congo. Ils voudraient se rendre à Zapay pour assister aux obsèques d’un forgeron centrafricain qui est décédé dans le camp des refugié de Zapay.

 

Il faut préciser que ce forgeron était un réfugié résidant à Zapay où il avait refait sa vie après la crise qui frappe le Haut-Mbomou. Les jeunes ont appris son décès et ont décidé de traverser la frontière pour participer à son enterrement.

 

Mais la traversée de la frontière ne s’est pas passée comme prévu. Sur la rivière qui marque la séparation entre les deux pays, les mercenaires russes du groupe Wagner les ont interceptés. Depuis leur capture vers 7 heures du matin, personne ne sait où ils se trouvent ni ce qu’ils sont devenus.

 

Les familles restent sans nouvelles de leurs proches. Aucune information n’a filtré sur le lieu où les mercenaires les ont emmenés. L’inquiétude grandit dans la localité de Zemio.

 

L’intervention des forces russes ne s’est pas limitée à cet enlèvement. Les mercenaires ont profité de la situation pour fermer totalement la frontière entre la RDC et la Centrafrique du côté de Zemio. Cette zone demeure bloquée depuis ce matin. Les habitants ne peuvent plus circuler librement entre les deux pays dans ce secteur​​​​​​​​​​​​​​​​

Affaire à suivre.

 

Par Cédric Nzapa

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Bangui : deux policiers abattus froidement par des mercenaires russes devant l’OCRB dans une démonstration de force

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Bangui : deux policiers abattus froidement par des Mercenaires russes devant l’OCRB dans une démonstration de force

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : deux policiers abattus froidement par des mercenaires russes devant l’OCRB dans une démonstration de force
La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans leur tentative de s’amuser avec ces criminels de Poutine devant le portail de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) il y a quelques jours. Les hommes de Wagner leur ont répondu par des balles à la tête.

 

Pour comprendre les faits, il faut remonter au début. Les mercenaires du groupe Wagner occupent totalement l’appareil sécuritaire de la RCA depuis plusieurs années déjà, et  l’unité de police nationale, l’Office Central pour la Répression du Banditisme y fait partie. Ils y font la loi. Ils vont et viennent à leur guise, toujours armés jusqu’aux dents.

 

Cette présence prolongée avait créé une certaine familiarité avec les FSI. Les policiers centrafricains côtoient ces hommes chaque jour. Ils les croisent dans la cour, ils patrouillent parfois avec eux, échangent quelques mots.

 

Cette nuit -là, deux gardiens de la paix étaient en faction devant le portail d’entrée. Quand plusieurs mercenaires russes se sont présentés, armés comme à leur habitude. Sur place,  les agents ont eu une idée. Pourquoi ne pas plaisanter un peu avec nos alliés russes?

 

Pour blaguer avec eux, ils leur ont demandé de déposer leurs armes avant d’entrer. Une consigne de sécurité que personne n’applique jamais avec les Wagner. Une blague, en somme. Un petit jeu entre gens qui se connaissent.

 

Les mercenaires ont acquiescé sans discuter. Ils ont fait esprit de déposer leurs armes. Leurs mains se sont dirigées vers leurs étuis. Les policiers souriaient sans doute, contents de leur petite blague.

 

Puis les pistolets sont sortis. Mais au lieu de les tendre aux agents, les Russes ont visé leurs têtes. Deux détonations ont claqué dans l’air. Les deux fonctionnaires se sont effondrés, touchés en plein front.

 

Les mercenaires sont entrés dans le bâtiment comme si rien ne s’était passé. Derrière eux, deux corps gisaient dans des flaques de sang. Personne n’a bougé. Les collègues présents sur place sont restés pétrifiés, la trouille au ventre. Ils tremblent comme un gamin devant leur papa.

 

Les cadavres ont été ramassés plus tard et conduits à la morgue. Aucune déclaration a été faite. Aucune enquête n’a été ouverte. Le silence s’est refermé sur cette affaire comme une chape de plomb.

 

Les policiers centrafricains ont compris leur erreur ce jour-là. Ces hommes qu’ils côtoient depuis huit ans ne sont pas leurs camarades. La familiarité quotidienne n’a créé aucun lien, aucune complicité. Les mercenaires russes ne connaissent pas l’humour.

 

Ils ne comprennent qu’un seul langage : celui de la force et de l’intimidation. Une plaisanterie de gardien de la paix, même simple, leur apparaît comme une provocation intolérable. Et ils y répondent de la seule manière qu’ils connaissent.

 

Désormais, plus aucun policier n’ose les regarder dans les yeux. Encore moins leur adresser la parole ou leur demander quoi que ce soit. Les Wagner circulent librement, sans contrôle ni restriction. Ils ont démontré qu’ils pouvaient tuer en plein jour, devant témoins, sans conséquence​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Ludovic Yamessé , le corbeau manipulateur de la CPC frappe à nouveau sur les réseaux sociaux

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Ludovic Yamessé , le corbeau manipulateur de la CPC frappe à nouveau

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/yamesse-ludovic.webp” data-wpel-link=”internal”>Ludovic Yamessé , le corbeau manipulateur de la CPC frappe à nouveau
L’ex-douanier Ludovic Yamessé, le corbeau manipulateur de la CPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Des textes anonymes circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, annonçant de prétendues démissions, dénonçant de supposés règlements internes et attribuant de faux propos à des officiers présentés comme membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Les vérifications menées établissent que ces publications proviennent de Ludovic Yamessé, ancien élément de la CPC, sanctionné par la coordination du mouvement.

 

Actuellement installé à Garoua-Boulaï, à la frontière camerounaise, Ludovic Yamessé agit sous fausses identités, se présentant tour à tour comme officier, source interne ou média imaginé. Les textes diffusés, au style artificiel et stéréotypé, portent les marques d’une rédaction assistée par intelligence artificielle, utilisée pour donner une apparence crédible à des récits fabriqués par la folie de son auteur.

 

Un premier message attribue un prétendu « cri de détresse » à un officier identifié par son nom, son grade et sa promotion, notamment le fantôme capitaine BASSIMANDJI FRANÇOIS de l’armée Centrafrique de la promotion 09/09 de l’armée de l’air. Et cette folie est accompagné d’une liste de militaires censés se désengager collectivement du mouvement. Les recoupements de la rédaction du CNC effectués ne confirment ni l’authenticité du témoignage ni l’existence d’un tel ralliement. Les noms cités sont utilisés sans mandat ni validation, dans un texte conçu pour provoquer confusion et désinformation.

 

Et ce n’est pas tout! Le fou continue son chemin. Il a lancé un second message qui annonce la démission d’Aimé Vincent Bozizé de la CPC, évoquant un malaise interne et des dysfonctionnements structurels. Aucune confirmation ne vient étayer cette folie, diffusée par Ludovic Yamessé  sous une signature fictive et assortie d’une promesse de « prochain article », procédé destiné à entretenir l’illusion d’une source médiatique crédible.

 

Ces publications interviennent après la sanction disciplinaire infligée à Ludovic Yamessé par la coordination de la CPC. Depuis cette mise à l’écart, l’intéressé multiplie les écrits anonymes visant à nier les décisions internes, à discréditer la hiérarchie du mouvement et à installer artificiellement l’idée de divisions internes à la CPC.

 

Les faits constatés montrent une démarche répétée et intentionnelle de la part de monsieur Ludovic Yamessé, un ancien douanier centrafricain, qu’il a mené en dehors de toute position officielle de la CPC, fondée sur la fabrication de récits par intelligence artificielle et l’exploitation de fausses identités.

 

Par Anselme Mbata

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Serge Annicet Kodja , directeur général de l’ASECNA  frappe encore : il venait de tuer une autre personne, le jeune Sélébangué Melvin Sevrance  , toujours aucune poursuite judiciaire contre lui

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Serge Annicet Kodja , directeur général de l’ASECNA  frappe encore : il venait de tuer une autre personne, le jeune Sélébangué Melvin Sevrance  , toujours aucune poursuite judiciaire contre lui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/monsieur-serge-annicet-kodja-directeur-general-de-l-asecna-l-homme-de-trouble.webp” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Serge annicet kodja, directeur général de l'ASECNA, l'homme de trouble
Monsieur Serge annicet kodja, directeur général de l’ASECNA, l’homme de trouble

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au marché Combattant, puis sur l’avenue des Martyrs : deux scènes de carnage signées Serge Annicet Kodja. Le patron de l’ASECNA demeure intouchable malgré le nombre grandissant des morts qu’il a causé sur la route de Bangui.

 

Souvenez-vous, il y’a quelques mois, en juin 2025, le premier drame causé par le directeur général de l’ASECNA, monsieur Serge Annicet Kodja  s’est déroulé au marché Combattant, un quartier populaire situé à quelques dizaines de mètres de l’aéroport de Bangui. Le président Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro,  s’apprêtait à prendre un vol pour Bruxelles. Son cortège fonçait vers l’aéroport, occupant toute la largeur de la route.

 

C’est à ce moment que Serge Annicet Kodja, qui roulait devant, a paniqué. En voyant débouler les véhicules des Forces Armées Centrafricaines à pleine vitesse, il a tenté de se rabattre précipitamment pour laisser passer le convoi présidentiel. Sa voiture a dérapé dans un fracas épouvantable.

 

Le véhicule incontrôlable a tout balayé sur son passage. Un poste de police a été percuté de plein fouet, des motos stationnées ont été broyées, des piétons fauchés. Plusieurs personnes sont mortes sur place, d’autres grièvement blessées. Le chaos était total.

 

Pourtant, malgré l’ampleur du désastre, aucune suite n’a été donnée. Serge Annicet Kodja n’a jamais été convoqué dans un commissariat. Aucun tribunal n’a ouvert de dossier. Les autorités sont restées silencieuses, comme si ces morts ne comptaient pas à leurs yeux.

 

Quelques mois plus tard, le 28 décembre 2025, jour des Élections, la scène s’est répétée. Cette fois sur l’avenue des Martyrs, au niveau de la tribune. Un jeune homme marchait tranquillement au bord de la route. Il avait 24 ou 25 ans, toute la vie devant lui. D’ailleurs il venait juste même de finir son stage après ses études au Cameroun.

Le regretté Sélébangué Melvin Sevrance, décédé dans un accident de route causé par le directeur général de l'ASECNA
Le regretté Sélébangué Melvin Sevrance, décédé dans un accident de route causé par le directeur général de l’ASECNA

 

Serge Annicet Kodja, au volant de son véhicule,  circulait de nouveau à vive allure, dans un état de d’ébriété totale. Il sentait l’alcool à distance. D’ailleurs il était dans un état inadapté pour prendre le volant en ce moment. Et dès qu’il arrive au niveau de tribune sur l’avenue des martys, il perd le contrôle de son volant, puis il frappe de plein fouet ce jeune homme qui marchait tranquillement au bord de la route en train de parler au téléphone avec ses parents. Le choc a été d’une violence spectaculaire. Le corps du jeune piéton a été si défiguré qu’on peine à imaginer l’horreur de l’impact.

 

Les secours l’ont transporté immédiatement à l’hôpital communautaire dans un état critique. Quelques heures plus tard, il rendait son dernier souffle. Un jeune centrafricain de plus sacrifié sur l’autel de l’impunité des puissants.

 

Cette fois encore, le directeur général de l’ASECNA a tenté de fuir les lieux de son crime. Des soldats de forces armées centrafricaines postés devant la télévision nationale l’ont intercepté immédiatement. On aurait pu croire que justice allait enfin être rendue.

 

Mais non. Par une manœuvre qui défie toute logique, Serge Annicet Kodja s’est retrouvé libre sans même passer par la case commissariat. Pas de garde à vue, pas de confrontation avec les enquêteurs, pas de comparution. Rien. Comme si tuer un jeune homme au volant ne méritait aucune attention particulière.

 

Au même moment, le jeune homme repose désormais à la morgue. Pendant ce temps, celui qui a causé sa mort continue de diriger l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar en toute tranquillité. L’ironie est grinçante : un homme responsable de la sécurité aérienne qui sème la mort sur les routes terrestres.

 

Ce double carnage interroge sur le fonctionnement de la justice en Centrafrique. Comment un individu peut-il accumuler les accidents mortels sans jamais être inquiété ? La réponse tient en un mot : statut. Quand on occupe certaines fonctions, et on est dans le MCU, parti au pouvoir, on bénéficier d’une immunité totale.

 

Au marché Combattant, les passants, conducteur des moto-taxi, policier ont été écrasés. Ce qui est choquant, monsieur Serge Annicet Kodja était saoul au moment de cet accident. Il est tout le temps en état débriété, comme s’il faisait partie du clan des pochards de Bangui, c’est-à-dire ceux qui boivent tout le temps sans se contrôler.  

 

Pour l’heure, le regretté Sélébangué Melvin Sevrance repose sous la terre de ses ancêtres en paix, tandis que son assassin, lui, est en liberté et continue de circuler en toute liberté, jamais inquiété. Vraiment la RCA est devenu un pays des bandits, des criminels et des voyous.

 

Par Alain Nzilo

 

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Zémio : le boucher Irogodja, arrêté parmi les 10 suspects dans le camp des déplacé de l’église catholique,  disparu durant son transfert vers Bangui par Wagner

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Zémio : le boucher Irogodja, arrêté parmi les 10 suspects dans le camp des déplacé de l’église catholique,  disparu durant son transfert vers Bangui par Wagner

 

Zémio : le boucher Irogodja, arrêté parmi les 10 suspects dans le camp des déplacé de l’église catholique,  disparu durant son transfert vers Bangui par Wagner
Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Embarqué avec neuf autres jeunes dans un hélicoptère des Wagner lundi, le boucher Irogodja n’a jamais atteint Bangui. Sa disparition demeure inexpliquée à ce jour.

 

Les attaques contre les positions russes et des soldats FACA à Bambouti et Zémio ont débuté le 1er janvier et se sont poursuivies jusqu’au 4 janvier. Ces offensives menées par les miliciens Azandés ont semé la panique dans les rangs des mercenaires du groupe Wagner qui ont rapidement cherché des boucs émissaires parmi la population.

 

Dès le lendemain des affrontements, Wagner, appuyé des éléments centrafricains de forces de défense et de sécurité intérieure  a investi le camp de déplacés installé près de l’église catholique de Zemio. Les mercenaires russes ont ratissé le site méthodiquement, fouillant les abris et interrogeant les occupants sans ménagement. Plus d’une dizaine de personnes ont été extraites du camp ce jour-là.

 

L’opération ne s’est pas limitée aux arrestations. Les forces gouvernementales ont confisqué tous les téléphones portables un par un qu’ils trouvaient, vidant les poches des déplacés. L’argent liquide que possédaient ces familles déjà démunies a également été saisi  par ces criminels.

 

Parmi les personnes raflées sur le camp des déplacés figurait Irogodja, un homme dans la trentaine qui gagnait sa vie comme boucher au marché central de Zemio.

 

Ce métier de boucher constituait toute son existence. Il n’avait jamais porté d’arme ni fréquenté les groupes armés qui sillonnaient la région. Sa journée se résumait à son commerce, aux conversations avec la clientèle et au retour chez lui le soir venu.

 

Pourtant, lorsque Wagner a débarqué au camp, son activité professionnelle ne lui a servi d’aucune protection. Les mercenaires l’ont désigné comme suspect au même titre que les autres jeunes présents sur place. Aucun interrogatoire approfondi n’a précédé son arrestation.

 

Tous les détenus ont subi le même traitement. Leurs têtes ont d’abord été recouvertes de sacs plastiques qui les plongeaient dans l’obscurité totale. Puis les mercenaires les ont menotté les mains un par un.

 

Le lendemain de ces arrestations, un hélicoptère Wagner s’est posé à Zémio. L’appareil avait initialement pour mission d’évacuer les combattants russes blessés lors des accrochages avec les miliciens Azandés. Mais l’équipage avait reçu l’ordre d’embarquer également les détenus civils pour les transférer à Bangui.

 

Les dix jeunes ont été poussés à l’intérieur de l’appareil, toujours cagoulés et encapuchonnés de plastique. Leurs mains étaient attachées dans le dos, les empêchant de retirer ce qui les étouffait. L’hélicoptère a décollé en direction de la capitale avec cette cargaison humaine entassée à bord.

 

Le vol entre Zémio et Bangui dure plusieurs heures selon les conditions météorologiques et les escales éventuelles. Durant ce trajet, quelque chose s’est produit concernant Irogodja. Ce qui exactement reste un mystère que personne ne peut élucider pour l’instant.

 

À l’atterrissage dans la capitale, les forces chargées de récupérer les prisonniers ont procédé au comptage. Neuf hommes sont descendus de l’appareil. Le dixième, le boucher de Zémio, manquait à l’appel sans que l’équipage ne fournisse d’explication immédiate.

 

Les proches d’Irogodja ont appris son arrestation par d’autres déplacés témoins de la rafle au camp. Ils ont ensuite reçu la confirmation que neuf personnes avaient été incarcérées à Bangui. Mais le nom d’Irogodja ne figurait pas sur la liste des détenus arrivés dans la capitale.

 

Cette absence a immédiatement alimenté les pires craintes. Dans d’autres régions du pays, des témoignages ont fait état de prisonniers jetés d’hélicoptères en plein vol par les mercenaires russes. Ces récits circulent depuis des mois parmi les populations qui vivent sous le contrôle de Wagner.

 

Une chute depuis un appareil volant à plusieurs centaines de mètres d’altitude ne laisse aucune chance de survie. Le corps s’écrase au sol avec une violence qui ne permet aucun secours. Si Irogodja a subi ce sort, son cadavre gît quelque part entre Zémio et Bangui, peut-être dans une zone forestière difficile d’accès.

 

La famille du boucher tente discrètement d’obtenir des informations auprès de quiconque pourrait savoir. Mais Wagner ne rend de comptes à personne concernant ses opérations. Les mercenaires russes jouissent d’une impunité totale qui leur permet d’agir selon leur bon vouloir.

 

Les neuf autres jeunes croupissent actuellement dans une cellule de la capitale. Ils ont peut-être assisté à ce qui est arrivé à Irogodja durant le vol. Leurs témoignages pourraient éclaircir le mystère de sa disparition s’ils parvenaient à communiquer avec l’extérieur.

 

Mais les conditions de leur détention rendent cela pratiquement impossible. Wagner contrôle leur environnement carcéral et filtre rigoureusement tous les contacts. Les familles n’ont aucun accès à ces prisonniers dont le sort juridique reste suspendu au bon vouloir des mercenaires.

 

Les accusations retenues contre eux n’ont jamais été formellement établies. Wagner les soupçonne d’avoir aidé les miliciens Azandés lors des attaques de début janvier. Ces soupçons reposent uniquement sur leur présence dans le camp de déplacés et sur des dénonciations invérifiables.

 

Irogodja vendait de la viande. Un autre était menuisier. Un troisième cultivait un petit lopin de terre. Aucun d’eux n’avait jamais manipulé d’armement militaire ni participé à des formations de combattants. Leur quotidien se déroulait loin des préoccupations stratégiques des groupes armés.

 

Mais dans la logique qui prévaut à Zémio depuis l’arrivée de Wagner, appartenir à l’ethnie Azandé suffit à éveiller les soupçons. Les mercenaires russes considèrent chaque membre de cette communauté comme un informateur potentiel des miliciens qui les harcèlent.

 

Cette approche collective de la culpabilité frappe sans distinction les civils qui n’ont d’autre tort que leur origine ethnique. Le camp de déplacés où Irogodja a été arrêté abritait justement des familles Azandées qui fuyaient les combats et cherchaient refuge auprès de l’église.

 

Les jours passent et l’angoisse grandit chez les proches du boucher. Ils savent qu’un corps abandonné en brousse ne sera probablement jamais retrouvé. Les animaux sauvages et les éléments naturels effacent rapidement toute trace dans ces vastes étendues peu fréquentées.

 

Les neuf détenus à Bangui attendent de connaître leur avenir. Personne ne sait combien de temps durera leur incarcération ni devant quelle juridiction ils comparaîtront éventuellement. Wagner impose sa propre justice expéditive qui se moque des procédures légales normales​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Comment les exploitants miniers chinois ont transformé la corruption en salaire mensuel en RCA

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Comment les exploitants miniers chinois ont transformé la corruption en salaire mensuel en RCA

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/chinois-capture-et-libere-par-les-rebelles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Comment les exploitants miniers chinois ont transformé la corruption en salaire mensuel en RCA
Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les entreprises chinoises d’exploitation aurifère ont trouvé leur parfaite formule de corruption en Centrafrique. Plutôt que de construire des écoles ou des routes conformément à leurs cahiers de charges, elles préfèrent distribuer des billets. Du simple chef de quartier jusqu’aux hauts responsables, personne n’échappe à cette rente mensuelle qui achète leur complaisance et leur silence.

 

Difficile de savoir si cette procédure mafieuse figure quelque part dans un document officiel du pays, ou c’est Touadera qui l’a instauré en tant que expert en corruption. Les cahiers des  charges de ces sociétés minières restent inaccessibles au public. Le ministre des Mines devrait pourtant les rendre disponibles pour chaque citoyen. Ces textes contiennent normalement des clauses précises sur les infrastructures à bâtir, les routes à aménager, les établissements scolaires à ériger. Ils imposent également le respect de normes environnementales strictes et prévoient des actions au bénéfice des populations riveraines.

 

Sur le terrain, rien de tout cela n’existe pourtant. Les patrons chinois ont opté pour une stratégie plus directe et visiblement plus efficace. Ils versent de l’argent, point final. Chaque dernier jour du mois, c’est la même chorégraphie : chefs de quartier, chefs des villages, maires, adjoint au maire, responsables communautaires, sous-préfets se présentent aux bureaux des compagnies. Ils repartent avec leur enveloppe. Un système bien connu de la mafia centrafricaine qui fonctionne sans tâche.

 

La nature exacte de ces transactions demeure ambiguë. Comment les qualifier ? Personne n’ose prononcer le mot qui fâche, mais l’évidence saute aux yeux. Ces versements n’apparaissent dans aucun budget public, ne financent aucun projet collectif, ne répondent à aucune obligation contractuelle connue. Ils servent uniquement à garantir la tranquillité des opérations minières.

 

Les bénéficiaires de cette manne ferment les yeux sur tout. La forêt disparaît ? Pas grave. L’environnement se dégrade ? Aucune importance. Les cours d’eau sont pollués ? On regarde ailleurs. L’argent qui tombe chaque mois semble effacer toute velléité de contrôle ou d’exigence. Les autorités censées faire respecter la réglementation sont devenues les premières employées du système qu’elles devraient surveiller.

 

Pendant ce temps, la population locale ne voit rien venir. Aucune école ne sort de terre. Aucune route n’est réhabilitée. Aucun dispensaire n’ouvre ses portes. Les infrastructures promises dans les discours officiels lors de l’installation de ces entreprises restent des mirages. L’argent circule, mais uniquement dans un sens : des coffres chinois vers les poches des intermédiaires et des décideurs.

 

Ce réseau de distribution grimpe probablement bien au-delà des échelons sous-préfectoraux. Les sommes versées laissent imaginer une chaîne qui remonte jusqu’aux plus hautes instances. Le ministre du secteur touche-t-il sa part ? Le président de la commission environnement à l’Assemblée nationale fait-il partie du circuit ? Le président de l’Assemblée lui-même bénéficie-t-il du dispositif ? Et pourquoi pas le chef de l’État ? Impossible d’obtenir la moindre confirmation, mais la logique du système et son efficacité redoutable explique une complicité à tous les niveaux.

 

Les compagnies chinoises se comportent comme si elles opéraient en territoire conquis, affranchi de toute contrainte légale. Le Code du travail centrafricain ? Inexistant pour elles. Les jours de scrutin ou de référendum, leurs employés doivent se présenter au travail. Les fêtes nationales ne justifient aucun repos. Les lois sociales du pays semblent ne pas s’appliquer dans leur périmètre d’activité. Elles ont créé leur propre zone de non-droit, achetée à prix d’or auprès de ceux qui devraient garantir le respect des règles.

 

Certains responsables chinois vont encore plus loin dans l’impunité. Ils circulent armés de Kalachnikov en plein jour. Ils exhibent leurs armes, menacent qui bon leur semble. Interrogés, ils brandissent des permis de port d’armes. Des autorisations officielles pour se balader avec des fusils d’assaut dans des zones civiles. Qui délivre ces documents ? À quel prix ? Ces questions restent sans réponse. Mais ces permis ressemblent davantage à des licences d’intimidation qu’à de simples autorisations administratives.

 

La question centrale demeure entière : ces entreprises contribuent-elles au développement de la Centrafrique, ou ont-elles simplement acheté le droit d’extraire l’or sans rendre de comptes ? Les enveloppes mensuelles remplacent-elles les cahiers des charges ? L’argent distribué dispense-t-il de toute responsabilité sociale et environnementale ? Visiblement oui. Les autorités centrafricaines, du plus modeste agent local jusqu’aux sommets de l’appareil d’État, ont accepté cet échange. Leur silence et leur inaction ont un prix, payé rubis sur l’ongle chaque trentième jour du mois​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim

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La CPCF appelle au calme après des violences intercommunautaires dans le Haut-Mbomou

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La CPCF appelle au calme après des violences intercommunautaires dans le Haut-Mbomou

 

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Reunion-entre-un-instructeur-du-groupe-Wagner-et-les-miliciens-de-la-milice-Azande

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La Coalition des Patriotes pour le Changement – Fondamental a publié ce mardi un texte adressant ses vœux au peuple centrafricain tout en réagissant à des violences intercommunautaires survenues récemment dans l’est du territoire.

 

La CPCF, dans son communiqué daté du 7 janvier et signé depuis la Vakaga, évoque des heurts récents entre les forces gouvernementales et les combattants du groupe ANI KPI GBE. Ces affrontements ont débouché sur des représailles menées par des miliciens d’autodéfense contre la population civile de confession musulmane. Des femmes et des enfants auraient été pris en otage pendant leurs simple déplacements.

 

« La CPC-F condamne avec la plus grande fermeté toutes les attaques dirigées contre les populations civiles, en particulier contre nos compatriotes de confession musulmane », précise le communiqué officiel de la coalition. Cette prise de position intervient alors que le mouvement rebelle observe avec attention ce qui se déroule depuis plusieurs années dans cette région sud-Est du pays entre les différentes communautés ayant couté la vie à des dizaines d’innocents.

 

Le texte signé par le bureau du porte-parole rappelle que l’adversaire désigné reste « le régime de Touadéra et ses alliés », notamment le groupe Wagner. La coalition insiste sur la nécessité d’éviter que les conflits locaux ne glissent vers des tensions intercommunautaires, faisant référence aux crises passées qui ont meurtri le pays.

 

« Nous lançons un appel solennel à nos frères de l’Est : cessez immédiatement les attaques contre les civils », martèle le communiqué. Cette interpellation vise les groupes d’autodéfense Azandé, opérant dans la région orientale du pays.

 

La coalition n’hésite pas à employer un vocabulaire de réconciliation nationale, parlant de « libération de l’ensemble du territoire » tout en appelant les communautés au calme et à la retenue.

 

Par Brahim Sallé

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Violences dans le Haut-Mbomou : la CPS menace d’ouvrir une enquête, mais les crimes de Wagner sont-ils concernés ?

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Violences dans le Haut-Mbomou : la CPS menace d’ouvrir une enquête, les crimes de Wagner sont-ils concernés ?

 

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Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Parquet spécial de la Cour pénale spéciale menace de lancer des investigations sur les crimes commis dans le Haut-Mbomou. Alors, les centrafricains se demandent si tous les belligérants seront-ils véritablement concernés par ces poursuites éventuelles ?

 

Les combats qui ont éclaté à Bambouti depuis le jour des Élections groupées du 28 décembre 2025, suivie  le lendemain de double attaque contre les positions des forces de l’ordre ont poussé la Cour pénale spéciale à sortir de son silence. La préfecture du Haut-Mbomou vit des heures sombres où les affrontements entre des miliciens Azandés et les forces gouvernementales multiplient les victimes civiles. Ainsi, depuis la capitale Bangui, le Parquet spécial annonce qu’il suit ces développements de très près et se réserve le droit d’engager des procédures judiciaires contre les responsables présumés.

 

La déclaration officielle du Parquet spécial évoque des attaques ciblées menées par les combattants Azandés contre des figures locales. La sous-préfète de Bambouti et plusieurs agents de l’État ont été enlevés durant l’assaut des assaillants. Parmi eux, un agent de recensement aurait perdu la vie dans des circonstances particulièrement violentes. Ces faits entreraient dans le champ de compétence de la juridiction qui peut poursuivre les crimes relevant du droit international pénal commis contre des civils ou des représentants de l’autorité publique, selon la CPS.

 

Toutefois, cette annonce provoque des interrogations sur l’impartialité des futures investigations que la CPS menace d’engager contre les auteurs des nombreux crimes dans cette région. Il faut aussi noter que les mercenaires du groupe Wagner opèrent également contre les miliciens Azandé depuis plusieurs mois et accumulent des crimes de guerre et crime contre l’humanité contre les populations. Ces combattants russes et syriens procèdent à des arrestations massives, exécutent des civils sans jugement et placent des engins explosifs dans plusieurs localités de Bambouti et de Zemio.

 

Les éléments de forces armées centrafricaines ne sont pas en reste dans cette accumulation de violations. Des civils sont régulièrement arrêtés sans motif valable et transférés vers la capitale où ils sont détenus arbitrairement. Ces personnes n’ont souvent aucun lien avec les groupes armés mais se retrouvent assassinées, d’autres emprisonnées pendant des semaines voire des mois. Le silence de la Cour pénale spéciale sur ces pratiques alimente les soupçons d’une justice à géométrie variable.

 

La situation à Bambouti montre la complexité du conflit dans le Haut-Mbomou. Les soldats FACA ont abandonné leurs positions face à l’offensive des miliciens Azandés. Certains ont jeté leurs armes et franchi la frontière vers le Soudan du Sud. Les casques bleus népalais de la Minusca sont restés dans leur campement sans intervenir pendant que les combattants prenaient le contrôle de la ville avant de se replier vers les zones forestières.

 

À Zémio, au lendemain de l’attaque de Bambouti du 28 décembre, autre localité de la préfecture, des tirs ont retenti aux premières heures de la matinée sans que les circonstances précises ne soient établies.

 

Le Parquet spécial dispose maintenant d’une occasion d’affirmer son indépendance en élargissant le périmètre de ses enquêtes potentielles. Les crimes commis dans le Haut-Mbomou touchent tous les camps et nécessitent une approche équilibrée. Les organisations humanitaires collectent quotidiennement des témoignages sur les abus commis par les différents acteurs armés. Ces informations sont accessibles et ne demandent qu’à être exploitées par une institution judiciaire déterminée à faire respecter le droit.

 

La crédibilité de la Cour pénale spéciale se joue dans sa capacité à traiter de manière égale tous les auteurs présumés de violations. Une enquête qui se limiterait aux seuls miliciens Azandés alimenterait les accusations de manipulation politique de la justice.

 

Par Cédric Nzapa

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Tiringoulou, dans la Vakaga,  le RGPH-4 provoque la fermeture totale des écoles

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Tiringoulou, dans la Vakaga,  le RGPH-4 provoque la fermeture totale des écoles

 

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Le croisement de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation bouleverse le système éducatif centrafricain. À Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga, toutes les écoles ont fermé leurs portes. Les enfants restent chez eux pendant que leurs enseignants, recrutés comme agents recenseurs, sillonnent les villages. Une situation chaotique qui se répète malheureusement partout dans le pays.

 

Depuis le lancement officiel du RGPH-4, la localité de Tiringoulou vit au rythme d’une crise éducative. Dans cette sous-préfecture de Ouandja, les salles de classe sont désormais vides. Les enfants, qui devraient être en train d’apprendre à lire et à écrire, passent leurs journées à la maison et jouer au Ngbaba. Personne ne les attend à l’école car il n’y a plus d’enseignants.

 

Mais où sont passés ces enseignants ? La réponse est simple. L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales, l’ICASEES, les a tous recrutés comme agents recenseurs. À Tiringoulou, il n’y avait que des maîtres-parents, ces enseignants au minimum de connaissances qui assurent tant bien que mal l’instruction dans les zones reculées. Tous, sans exception, ont été mobilisés pour participer aux opérations de recensement.

 

Ce phénomène dépasse largement les frontières de Tiringoulou. Dans les villes de Nana-Mambéré, à Bouar, à Baboua et dans bien d’autres localités du pays, le scénario est identique. Partout où l’ICASEES avait besoin de main-d’œuvre, les maîtres-parents ont été réquisitionnés. Partout, les écoles ont fermé leurs portes. Les enfants centrafricains paient ainsi le prix d’une opération censée améliorer la connaissance de leur pays.

 

À Sam-Ouandja, la situation atteint des sommets d’absurdité. À l’école Zaïre, sur l’autre rive de la ville, un seul maître-parent devait gérer toutes les classes, du cours préparatoire première année jusqu’au cours moyen deuxième année. Imaginez un homme seul face à des centaines d’élèves de six niveaux différents. Mais même ce système précaire s’est effondré avec le RGPH 4. Dans l’autre école de la même ville communément appelée école Bangui, trois enseignants, tous maîtres-parents, ont également abandonné leurs classes pour rejoindre les équipes de recenseurs.

 

Derrière cette désertion massive se cache une réalité économique implacable. En tant que maîtres-parents, ces enseignants touchent des salaires misérables, parfois 10 000 francs CFA par mois, rarement plus de 20 000 francs. Certains doivent survivre avec 5000 ou 10 000  francs. En revanche, comme agents recenseurs, ils peuvent gagner entre 20 000 et 30 000 francs CFA. Face à un tel écart, le choix devient évident, même si cela signifie abandonner des centaines d’enfants en pleine année scolaire.

 

Pourtant, cette catastrophe aurait pu être évitée. Ce n’est pas la première fois que l’ICASEES organise un recensement général en République centrafricaine. L’expérience acquise lors des précédentes opérations aurait dû permettre une meilleure planification. Le recensement aurait pu se dérouler pendant les vacances scolaires, à la fin de l’année, période où les enseignants sont disponibles et les élèves en repos. Mais l’Institut a choisi de mener cette opération en pleine année scolaire, créant un chaos éducatif dans le pays.

 

Les conséquences se font sentir dans tout le pays. Dans la Lobaye, c’est le même chaos. Dans la Vakaga, c’est la même désorganisation. Partout, les enfants attendent que le recensement se termine pour retrouver le chemin de l’école. Ils attendent que leurs enseignants, une fois leur mission accomplie et leur argent en poche, reviennent enfin dans les salles de classe. En attendant, ils perdent des semaines, voire des mois d’apprentissage, dans un pays où l’éducation est déjà un luxe.

 

Par Barthelemy Kossi

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Action Solidaire : la Présidente Nadine Kossi soulage le Centre d’Éducation des Sourds-Muets de Benz-Vi

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 Action Solidaire : la Présidente Nadine Kossi soulage le Centre d’Éducation des Sourds-Muets de Benz-Vi

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Alertée par le directeur Jean Maxime Hugor KANYON, Madame Nadine Kossi s’est rendue lundi 5 janvier dernier au Centre d’Éducation de Benz-vi pour apporter un soutien financier urgent aux enseignants impayés.

 

Un établissement en détresse totale.

 

Lors de la visite de la présidente de l’association Action Solidaire, le directeur du Centre d’Éducation et de Formation des Aveugles et des Sourds-Muets de Benz-vi, Monsieur Jean Maxime Hugor KANYON, a dressé un tableau très sombre de la situation de son établissement. Situé dans le 5e arrondissement de Bangui, ce centre demeure l’unique structure d’État dédiée aux enfants sourds-muets et malvoyants en République Centrafricaine.

 

« Nous avons énormément de problèmes  ici dans cette école », a d’emblée déclaré le directeur. Le premier obstacle majeur concerne l’absence criante de personnel qualifié. « L’école n’a pas de professionnels, les professionnels qui doivent enseigner, éduquer ces enfants sourds et malvoyants », a-t-il déploré. Les enseignants actuels, bien que dévoués, ne sont pas des techniciens formés dans le domaine du handicap.

 

Face à cette lacune, M. KANYON s’est battu pour trouver des solutions : « J’ai tenté de cogner aux portes par-ci par-là en vain pour obtenir des financements pour le renforcement des capacités de ces enseignants ». Devant l’échec de ses démarches, le directeur a dû puiser dans ses propres ressources : « Je me suis battu à mon niveau, j’ai sorti de l’argent de ma propre poche pour payer un pédagogue qui les a formés ».

 

Au-delà du manque de formation, les conditions matérielles s’avèrent tout aussi difficile.

 

L’infrastructure du centre se trouve dans un état déplorable. « L’endroit est toujours boueux, il y a beaucoup d’herbes dans la concession. À chaque fois, il faut sortir de l’argent pour que les gens nettoient ces herbes, mais nous n’avons pas d’argent pour faire ça », a expliqué le directeur. Pour pallier ce problème, M. KANYON avait sollicité une aide pour transformer ces espaces herbeux en jardins maraîchers, permettant ainsi de nourrir les enfants.

 

Malheureusement, ses appels sont restés sans réponse. « J’ai demandé au niveau du PAM, le Programme Alimentaire Mondial, pour nous donner un peu de fourniture pour travailler, mais rien. Le PAM a refusé de venir au secours de ces enfants aveugles et sourds, malgré qu’ils se plaignent souvent de la faim », a-t-il regretté.

 

La sécurité du centre pose également problème. Depuis sa création en 1974, l’établissement ne dispose d’aucun gardien. « Il y a des gens qui nous aident, qui nous donnent des équipements. Mais quand la cérémonie de remise se passe, les donateurs sont partis et les voleurs viennent la nuit pour récupérer les biens. Ils cassent la maison, cassent la porte et récupèrent toutes les donations », a raconté le directeur, contraint de recruter un gardien qu’il faut également rémunérer.

 

Mais le problème le plus urgent reste celui de la rémunération des enseignants.

 

« De notre côté, nous avons un gros problème de paiement des enseignants, des moniteurs », a souligné M. KANYON. Le financement du centre repose uniquement sur les frais payés par les parents d’élèves, et ces sommes ne suffisent absolument pas pour rémunérer correctement le personnel. « L’argent que les parents paient là, ça ne suffit pas de payer les moniteurs », a-t-il précisé.

 

Cette situation financière catastrophique empêche également le recrutement de personnel administratif pourtant indispensable. « On n’a même pas de secrétaire à notre école. Nous avons recruté des gens, mais les gens, quand on les recrute, il faut les payer. Nous avons des problèmes de financement. C’est pourquoi nous demandons de l’aide par-ci, par-là », a confessé le directeur.

 

L’avenir des élèves compromis par l’absence de continuité scolaire.

 

Le directeur a également insisté sur une problématique majeure qui hypothèque l’avenir des enfants : l’absence totale de continuité dans leur parcours éducatif. « Les enfants s’arrêtent au niveau du CM2 et puis ils rentrent à la maison. C’est fini pour eux. Ils n’ont pas de collège, il n’y a même pas de lycée », a-t-il déploré.

 

Cette situation apparaît d’autant plus inadmissible qu’il s’agit de l’unique centre d’État du pays dédié à ces enfants en situation de handicap. « Alors que l’unique centre de l’État, on devrait ouvrir même collège, lycée, ici. Ça donnerait l’opportunité aux enfants. Mais ce n’est pas possible », a constaté M. KANYON avec désarroi.

 

Face à cette détresse, le directeur a lancé un appel solennel aux plus hautes autorités.

 

  1. KANYON a saisi l’occasion de cette visite pour interpeller directement le Chef de l’État : « J’en profite de cette occasion pour attirer l’attention du Président de la République, le Président Faustin Archange Touadéra. Ils parlent de la septième république, maintenant la septième république, qu’ils pensent à ce problème. Qu’ils pensent à ces aveugles, ces malvoyants, ces jeunes sourds. »

 

Le directeur a été particulièrement clair sur ses attentes : « On ne veut pas qu’à chaque fois on nous assiste. On veut qu’on nous donne les opportunités. Nous voulons ici le collège, le lycée. Et nous voulons qu’on nous envoie des professionnels formés dans le domaine ». Un appel à construire des solutions pérennes plutôt que de se contenter d’une assistance ponctuelle.

 

C’est dans ce contexte de grande détresse que l’intervention de Madame Nadine Kossi prend tout son sens.

 

« Quand j’ai pris la fonction, j’ai vu son nom dans le document officiel de l’école », a raconté le directeur. « Je l’ai appelée au téléphone alors qu’elle était en France. Je me suis plaint et je lui ai expliqué le problème. J’ai dit que j’étais à bout de souffle. Et vraiment, cette dame, c’est une dame qui a le cœur d’une mère de famille », a-t-il témoigné avec émotion.

 

À son retour à Bangui, Madame Kossi n’a pas tardé à répondre à cet appel au secours. « Quand elle est arrivée à Bangui, elle m’a appelé et elle est venue m’écouter. Je me suis plaint », a poursuivi M. KANYON. La situation des enseignants était particulièrement préoccupante à l’approche des fêtes de fin d’année.

 

« Il y a aussi des enseignants, nos enseignants ici qui ont fait, qui ont enseigné et après ils veulent partir maintenant en congé, congé de Noël et de Janvier. Ils n’ont même pas d’argent pour aller fêter Noël et Janvier avec leurs enfants », a expliqué le directeur avec tristesse.

 

Le geste salvateur qui redonne espoir.

 

Face à cette situation dramatique, Madame Nadine Kossi a pris une décision immédiate et concrète. « Aujourd’hui, Madame Kossi a accepté de venir faire le geste pour que je paie un mois, un mois de retard des salaires de ces enseignants, ces moniteurs. Elle m’a remis cet argent et je suis vraiment satisfait. Je suis vraiment content de cette aide, de ce geste et vraiment je suis soulagé », s’est réjoui M. KANYON.

 

Cette aide financière représente bien plus qu’un simple soutien matériel. Elle redonne dignité et espoir aux enseignants qui se dévouent quotidiennement pour ces enfants en situation de handicap, malgré des conditions de travail extrêmement difficiles et des salaires régulièrement impayés.

 

Madame Kossi appelle à une mobilisation nationale pour des solutions durables.

 

Dans sa déclaration, la présidente de l’association Action Solidaire a tenu à clarifier sa démarche et ses objectifs. « Je suis ici pas pour pointer du doigt qui que ce soit, non. Je suis ici parce qu’on a fait appel à moi et en tant que maman, en tant que mère, parent, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose », a-t-elle affirmé.

 

Madame Kossi a insisté sur la nécessité de trouver des solutions pérennes plutôt que de se contenter d’une aide ponctuelle. « Mon but ici, c’est pour qu’ensemble, tous, Centrafricains et Centrafricaines, nous puissions trouver une solution pérenne à ce problème qui perdure. C’est un problème qui dure depuis très longtemps. Le directeur l’a dit, il n’a pas besoin d’assistants. Mais il a besoin qu’on l’aide pour qu’enfin une solution pérenne puisse être trouvée. D’où la raison de ma visite ici, parce que j’ai été sollicitée », a-t-elle expliqué.

 

Un appel personnel à Madame Prisca Mamadou.

 

La présidente d’Action Solidaire a également profité de cette occasion pour lancer un appel direct et personnel à Madame Prisca Mamadou, épouse du Chef d’État-Major de l’armée. « J’ai essayé de faire de mon mieux, j’ai tourné en rond et j’ai vu que vous êtes la seule personne à pouvoir m’aider. Pour l’avoir côtoyée sur les bancs de l’école, je sais que c’est une femme qui a l’amour dans le cœur », a déclaré Madame Kossi.

 

Elle a poursuivi avec émotion : « Donc je profite de l’occasion pour lui lancer cet appel. Si elle m’écoute, Prisca, s’il te plaît, je te connais parce qu’on a fréquenté ensemble. Si tu m’écoutes, viens vers cette école qui a aussi besoin de toi et fais quelque chose pour cette école. Voilà mon message à l’endroit de Madame Prisca Mamadou que je connais parce que j’ai eu à fréquenter avec elle ». Un appel du cœur, d’une ancienne camarade de classe à une autre, pour la cause de ces enfants vulnérables.

 

Un appel à la solidarité de tous les Centrafricains.

 

Le directeur du Centre de Benz-vi a conclu son intervention par un appel solennel à tous les compatriotes : « Je lance des appels solennels à tous les Centrafricains qui m’écoutent, ceux qui ont des moyens de venir nous aider pour que le lycée voie le jour ici, le collège voie le jour. »

 

  1. KANYON a détaillé les besoins concrets de l’établissement : « Donnez-moi des semences, donnez-moi des intrants pour que je fasse du maraîchage, pour que je fasse les vivres pour donner de quoi à manger à ces enfants. Au lieu que cet endroit reste là où on désherbe à chaque fois, transformons cela en jardin. Ça peut nous aider, ça peut donner de quoi manger à ces enfants. »

 

Il a tenu à remercier chaleureusement la bienfaitrice : « J’en profite pour donner merci à Madame Nadine Kossi, présidente de l’association Action Solidaire. » Un remerciement mérité pour celle qui a su répondre présent dans un moment critique.

 

Par Brahim Sallé

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Budget de l’État centrafricain 2026 : entre endettement caché et promesses non financées

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Herve-Ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Centrafrique transforme son économie en casino crypto pendant que le peuple souffre
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Le budget de la République centrafricaine pour 2026 présente officiellement des prévisions optimistes de croissance et d’investissements sociaux tout en dissimulant un endettement structurel croissant et des promesses électorales dépourvues de financements réalistes. Cette opacité budgétaire caractérise les États fragiles où la documentation comptable publique sert davantage d’outil Politique que de reflet fidèle des capacités financières réelles, créant un décalage dangereux entre ambitions affichées et moyens disponibles. Les engagements concernant infrastructures, éducation et santé figurent dans les discours officiels sans correspondance avec les allocations budgétaires concrètes, tandis que la dette extérieure s’accumule silencieusement auprès de créanciers bilatéraux exploitant la vulnérabilité du pays. Analyser les chiffres réels derrière les annonces gouvernementales, identifier les sources dissimulées d’endettement et comprendre les implications pour la stabilité économique révèle une situation préoccupante pour ce pays déjà fragilisé par des décennies d’instabilité Politique.

Opacité budgétaire et comptabilité créative

Les documents budgétaires officiels centrafricains souffrent d’un manque chronique de transparence où les engagements financiers réels demeurent obscurcis par des classifications comptables opaques et l’omission délibérée de certaines dettes. Les emprunts contractés auprès de partenaires bilatéraux n’apparaissent pas toujours dans les statistiques de dette publique officielle, créant un endettement fantôme dont l’ampleur exacte reste inconnue même des institutions financières internationales.

Cette opacité permet aux gouvernements successifs de présenter des situations budgétaires artificiellement saines tout en accumulant des passifs insoutenables qui éclateront lors de futures crises de liquidité. Les revenus prévus reposent sur des hypothèses de croissance économique irréalistes ignorant les réalités sécuritaires et infrastructurelles limitant drastiquement l’activité économique formelle.

La gestion des ressources limitées avec transparence insuffisante crée des dynamiques où l’information asymétrique favorise certains acteurs au détriment de l’intérêt collectif. Cette problématique affecte divers secteurs où opacité et risques coexistent. Les environnements numériques, tels que les plateformes de casino en ligne comme Runa Casino France, exigent également une transparence concernant les probabilités et les mécanismes financiers dans le monde des jeux d’argent virtuels. Cette exigence de clarté dans le domaine des paris virtuels contraste avec l’opacité budgétaire gouvernementale — les régulations européennes imposent aux opérateurs de casino digital une transparence que les États fragiles refusent d’appliquer à leurs propres finances publiques malgré impacts bien plus graves sur les populations.

Sources dissimulées d’endettement

L’endettement centrafricain dépasse largement les 40% du PIB officiellement reconnus, les dettes contractées sous formes de baux miniers, concessions forestières et accords d’armement échappant aux statistiques conventionnelles. Ces arrangements impliquent souvent des remboursements en ressources naturelles plutôt qu’en devises, masquant leur coût réel et hypothéquant les revenus futurs de l’État.

Le tableau suivant compare les sources de financement (estimations basées sur analyses d’experts) :

Source de financementMontant annuel estiméVisibilité comptableConditions
Aide internationale institutionnelle150-200 millions USDTransparenteConditionnalités strictes
Emprunts bilatéraux opaques80-120 millions USDPartielle ou nulleTermes défavorables
Concessions ressources naturelles50-100 millions USDTrès faibleHypothèque revenus futurs
Accords militaires compensés30-60 millions USDInexistanteEngagement géopolitique forcé

Ce tableau révèle comment une partie substantielle du financement échappe aux mécanismes de surveillance traditionnels.

Les prêts à taux d’intérêt élevés contractés auprès de créanciers non traditionnels créent des trappes d’endettement où le service de la dette absorbe une proportion croissante des revenus fiscaux limités, réduisant d’autant les ressources disponibles pour services publics essentiels. Cette spirale descendante caractérise les États surendettés incapables de générer croissance suffisante pour honorer leurs engagements financiers.

Promesses électorales sans financement

Les programmes gouvernementaux promettent construction d’écoles, d’hôpitaux et d’infrastructures routières sans allocation budgétaire correspondante, ces engagements servant de communication Politique plutôt que de planification réaliste. Les chiffres détaillés révèlent plusieurs écarts critiques :

  • Promesse de 500 nouvelles salles de classe versus budget alloué pour 50 maximum
  • Engagement de réhabilitation de 1000 km de routes sans financement identifié
  • Augmentation salariale fonctionnaires promise mais non budgétisée
  • Programme de santé maternelle annoncé sans crédits correspondants
  • Projets électrification rurale déclarés sans partenariats confirmés

Ces promesses creuses créent attentes déçues alimentant instabilité politique lorsque populations constatent l’absence de réalisation concrète.

Les bailleurs internationaux conditionnent désormais leurs aides à des réformes de transparence budgétaire que le gouvernement résiste à implémenter, préférant maintenir opacité facilitant arrangements opaques et détournements. Cette résistance perpétue le cycle de mauvaise gouvernance empêchant développement économique durable.

Nécessité urgente de transparence

Le budget centrafricain 2026 illustre comment l’opacité comptable et les promesses non financées caractérisent la gouvernance des États fragiles où documents budgétaires servent davantage d’outils politiques que de planification économique réaliste. L’endettement caché auprès de créanciers opaques hypothèque l’avenir du pays tandis que programmes sociaux annoncés manquent de financements concrets, créant déceptions et instabilité.

La trajectoire actuelle mène inévitablement vers une crise de dette souveraine où l’État se trouvera incapable d’honorer simultanément ses engagements envers créanciers et sa population. Les exemples historiques d’autres nations africaines surendettées démontrent comment ces situations dégénèrent en austérité forcée, réductions drastiques des services publics et perte totale de souveraineté économique au profit d’institutions financières internationales dictant les politiques nationales. Les citoyens centrafricains paieront ultimement le prix de cette gestion irresponsable à travers inflation, dévaluation monétaire et appauvrissement généralisé.

La transparence budgétaire complète s’impose comme prérequis indispensable à toute amélioration durable, condition que les autorités actuelles semblent peu disposées à accepter malgré pression croissante des partenaires internationaux conditionnant leurs aides à ces réformes fondamentales. Sans changement radical de gouvernance, la République centrafricaine s’enfonce inexorablement dans une spirale d’endettement insoutenable dont l’issue historique reste invariablement la faillite nationale et ses conséquences humanitaires désastreuses.

Visas américains : les centrafricains sont désormais visés par les restrictions de Donald Trump

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Visas américains : les centrafricains sont désormais visés par les restrictions de Donald Trump

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/specimen-de-passeport-centrafricain-a-la-Une.jpg” data-wpel-link=”internal”>Visas américains : les centrafricains sont désormais visés par les restrictions de Donald Trump
spécimen de l’ancien passeport centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les centrafricains figurent désormais parmi les nationalités soumises à de nouvelles restrictions de visa pour l’entrée aux États-Unis. L’annonce a été rendue publique début janvier 2026 et relayée notamment par France 24, RFI et plusieurs agences de presse internationales. Elle s’inscrit dans un durcissement progressif de la Politique migratoire américaine engagé par l’administration du président Donald Trump.

 

Selon les autorités américaines, la Centrafrique est intégrée à une liste élargie de pays soumis à des conditions d’accès renforcées au territoire américain. Ces mesures ne constituent pas une interdiction absolue, mais limitent fortement l’octroi de visas, avec des exceptions rares accordées au cas par cas, notamment pour des raisons diplomatiques, humanitaires ou stratégiques.

 

Ce durcissement s’inscrit dans une politique plus ancienne. Les premières restrictions majeures remontent à janvier 2017, lors du premier mandat de Donald Trump. À l’époque, un décret présidentiel, connu sous le nom de travel ban, interdit l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de plusieurs pays, principalement du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dont la Libye, le Soudan et la Somalie. La mesure est alors justifiée par des impératifs de sécurité nationale.

 

Après plusieurs ajustements juridiques et politiques, ces restrictions sont partiellement levées sous l’administration suivante. Elles réapparaissent toutefois à partir de 2025, avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. En juin 2025, une nouvelle vague de restrictions est annoncée, visant cette fois plusieurs pays africains subsahariens. Les motifs avancés portent sur le taux élevé de dépassement de séjour, la faiblesse des systèmes d’état civil et le manque de coopération pour le rapatriement des ressortissants en situation irrégulière.

 

Fin 2025, Washington élargit encore le dispositif. Plusieurs États africains sont ajoutés à la liste, certains faisant face à une interdiction quasi totale d’entrée, d’autres à des restrictions renforcées. Les pays concernés sont classés selon le niveau de limitation appliqué, allant de l’interdiction de visas touristiques et d’affaires à l’imposition de procédures particulièrement contraignantes.

 

Début 2026, une nouvelle étape est franchie avec l’introduction d’un mécanisme de caution financière pour les visas de court séjour. Les demandeurs issus de certains pays doivent désormais déposer une somme comprise entre 5 000 et 15 000 dollars américains avant l’obtention d’un visa. C’est dans ce cadre que la République centrafricaine, aux côtés du Botswana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau et de la Namibie, est officiellement intégrée au dispositif.

 

Au total, vingt pays africains sont aujourd’hui visés par les mesures américaines. Parmi eux, douze sont soumis à des restrictions très sévères, équivalentes dans les faits à une interdiction d’accès au sol américain, hors dérogations exceptionnelles. Les autres font face à des conditions d’entrée drastiquement durcies, rendant l’obtention d’un visa particulièrement difficile pour les étudiants, les commerçants ou les familles.

 

Ces décisions ont provoqué des réactions contrastées sur le continent africain. Certains gouvernements dénoncent des mesures discriminatoires, tandis que d’autres évoquent des discussions diplomatiques en cours avec Washington. À ce stade, aucune annonce officielle n’a été faite par les autorités centrafricaines concernant une éventuelle réponse ou des négociations bilatérales.

 

Pays africains concernés par les restrictions américaines (début 2026) :

 République centrafricaine – Botswana – Guinée – Guinée-Bissau – Namibie – Mali – Burkina Faso – Niger – Soudan du Sud – Somalie – Érythrée – Tchad – Congo – Zimbabwe – Tanzanie – Nigeria – Côte d’Ivoire – Sénégal – Libye – Soudan

 

La liste reste évolutive et dépend des évaluations périodiques menées par l’administration américaine sur la coopération migratoire et sécuritaire des pays concernés.

 

Par Alain Nzilo

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Valentine Rugwabiza sommée de s’expliquer : Dologuélé l’accuse d’avoir permis la fraude électorale

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Valentine Rugwabiza sommée de s’expliquer : Dologuélé l’accuse d’avoir permis la fraude électorale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-et-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Valentine Rugwabiza sommée de s’expliquer : Dologuélé l’accuse d’avoir permis la fraude électorale
Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le candidat Anicet-Georges Dologuélé vient d’envoyer une lettre incendiaire à la cheffe de la Minusca. Il réclame des explications sur le naufrage du scrutin du 28 décembre dernier.

 

La rédaction de CNC l’avait prédit depuis longtemps.

La MINUSCA joue un rôle trouble en République centrafricaine et soutient un régime autoritaire. Les événements actuels donnent raison à ces alertes répétées. Valentine Rugwabiza doit maintenant répondre des accusations portées contre sa mission.

 

Le scrutin devait renouveler les institutions du pays.

Les Centrafricains sont allés voter pour élire leur président, leurs députés, leurs maires et leurs conseillers régionaux. Le Conseil de Sécurité avait prolongé le mandat de la mission onusienne par sa résolution 2759 du 13 novembre 2025. L’objectif principal consistait à accompagner ce processus électoral.

 

Anicet-Georges Dologuélé, candidat de l’URCA, a pris sa plume le 5 janvier 2026.

Dans sa correspondance adressée à la représentante spéciale du Secrétaire général, il décrit un cafouillage du jamais vu en RCA. Les urnes arrivent à l’Autorité nationale électorale dans de vulgaires cartons ou des sachets plastiques ouverts. Aucun scellé ne protège ces matériels sensibles.

 

Les procès-verbaux et les bulletins ont subi plusieurs manipulations illégales.

Entre leur sortie des bureaux de vote et leur arrivée à Bangui, ces documents ont changé de mains à plusieurs reprises. Le Code électoral a été bafoué à chaque étape du processus. La MINUSCA devait transporter ces matériaux dans des conditions de sécurité maximales.

 

Des vidéos circulent massivement sur les réseaux sociaux.

On y voit des urnes éventrées, des documents éparpillés dans tous les sens. La population centrafricaine découvre, médusée et indignée, l’ampleur du désordre. Ces images montrent une réalité que personne ne peut plus nier.

 

Les représentants des candidats dans les bureaux de vote n’ont servi à rien.

Le président de l’ANE leur a interdit de recevoir la moindre copie des résultats ou des procès-verbaux. Cette instruction viole l’article 87 du Code électoral. Elle émanerait directement du gouvernement, sur ordre du pouvoir en place.

 

Le lien avec Paul Kagame reste dans tous les esprits.

Le président rwandais et le régime centrafricain entretiennent des relations étroites. Tout semble avoir été préparé d’avance pour garantir la victoire du camp présidentiel. La MINUSCA apparaît comme un rouage de cette mécanique bien organisé.

 

Dologuélé reconnaît pourtant avoir bénéficié de soins dans l’unité médicale de Bouar.

Le 24 décembre 2025, la MINUSCA l’a pris en charge avant de l’évacuer par hélicoptère vers la capitale. Il remercie d’ailleurs Valentine Rugwabiza pour cette attention dans sa lettre. Cette sollicitude contraste avec l’incurie générale dont il fait maintenant état.

 

La cheffe de la MINUSCA doit maintenant s’expliquer.

Comment sa mission a-t-elle pu laisser un tel chaos s’installer ? L’organisation chargée d’accompagner ces Élections apparaît dépassée, voire complice du désordre ambiant. Les Centrafricains attendaient un scrutin transparent et se retrouvent avec un gâchis monumental.

 

Les candidats de l’opposition n’ont aucun moyen de vérifier les résultats annoncés.

Sans copie des procès-verbaux ni des feuilles de résultats, impossible de contester les chiffres de l’ANE. Le processus électoral s’achève dans l’opacité la plus totale. Valentine Rugwabiza porte une part de responsabilité dans cette débâcle​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Comment Arnaud Djoubaye Abazène mise sur une stratégie financière pour devenir premier ministre de Touadera en 2026

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la stratégie financière d’Arnaud Djoubaye Abazène, l’homme de 200 kilos,  pour conquérir la Primature après Félix Moloua

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/arnaud-djoubaye-abazene-ministre-d-etat-charge-de-la-justice-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>la stratégie financière d’Arnaud Djoubaye Abazène, l’homme de 200 kilos,  pour conquérir la Primature après Félix Moloua
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Si dans le monde certains politiciens conquièrent le pouvoir par les urnes, et d’autres par les armes,  le ministre poids lourd du régime, 200 kilos, Arnaud Djoubaye Abazène a choisi, de son côté,    une troisième voie : celle des billets de banque. Cent millions de francs CFA constituent sa mise pour décrocher la Primature centrafricaine après Félix Moloua, le plus grand idiot de l’histoire des premiers ministres du pays.

 

Arnaud Djoubaye Abazène, l’enfant Goula du nord  trace son chemin vers le sommet avec une détermination qui force l’attention. Magistrat de formation, cet enfant du nord centrafricain a franchi toutes les étapes d’une carrière atypique de son histoire. Durant la rébellion Séléka, il abandonne les tribunaux pour rejoindre idéologiquement et stratégiquement la rébellion. Son rôle dépasse celui d’un simple partisan. On lui confie la coordination de toutes les informations sensibles depuis la capitale destinées aux groupes qui marchent vers Bangui. Cette position stratégique fait de lui l’un des cerveaux de l’opération Séléka au temps du Président Bozizé.

 

La victoire de la coalition rebelle transforme radicalement son destin. Les récompenses tombent rapidement. Le voilà propulsé ministre des Transports, un portefeuille qui génère d’immenses opportunités. Les années passent et son patrimoine grossit de manière spectaculaire. Villas luxueuses, immeubles imposants : les biens s’accumulent dans plusieurs quartiers de la capitale et au-delà. Beaucoup le considèrent désormais comme l’homme le plus fortuné parmi les Goula, cette communauté du nord qui occupe une place grandissante dans l’appareil d’État sous Touadéra.

 

Son ascension se poursuit avec une nomination encore plus prestigieuse. Le voici ministre d’État chargé de la Justice. Un poste aux allures paradoxales pour celui que les centrafricains qualifient de grand mafieux du régime. Mais cette fonction lui procure une autorité considérable et des leviers d’influence inestimables. Arnaud Djoubaye Abazène ne cache ni ses méthodes ni ses projets. L’argent circule abondamment depuis ses réseaux vers les structures du Mouvement Cœurs Unis, le parti présidentiel.

 

La campagne pour le troisième mandat de Touadéra devient son grand chantier. Il s’investit totalement dans l’opération. Membre actif de l’équipe dirigeante de la campagne du MCU, il finance une multitude de comités chargés de soutenir le président sortant. Les montants qu’il débloque atteignent des sommets. Les sources crédibles du CNC parlent de cent millions de francs CFA, peut-être davantage. Une fortune pour le commun des mortels, une mise calculée pour lui. Personne ne s’interroge vraiment sur la provenance de ces fonds. Les initiés savent d’où vient l’argent.

 

Cette générosité spectaculaire dissimule un objectif précis. Arnaud Djoubaye Abazène ne dépense pas ces millions par attachement au président, à ses deux épouses officielles ou à sa progéniture. Il l’affirme sans détour : son but se nomme Primature. Devenir chef du gouvernement représente le couronnement qu’il poursuit depuis longtemps. Cette ambition ne date pas d’hier. Avec son rival Gautron Djono Ahaba, l’actuel ministre des Transports, ils se livrent une guerre sourde pour décrocher ce poste tant désiré.

 

Les deux hommes, tous deux issus de la communauté Goula, mènent une compétition féroce. Pendant un moment, les rumeurs annonçaient la nomination d’un Premier ministre musulman. Mais les projets ont évolué. Félix Moloua puis Henri-Marie Dondra ont occupé la fonction sans que les deux rivaux n’abandonnent leur rêve. Ils continuent de jouer, d’investir, de manœuvrer. Leur principale arme demeure l’argent, toujours et encore l’argent.

 

Le ministre d’État à la Justice maîtrise parfaitement les enjeux. Sa formation de magistrat lui a appris à analyser les rapports de force. Il sait que les Premiers ministres gagnent 10 fois plus que les ministres ordinaires. Mais au-delà des émoluments officiels, les avantages officieux dépassent toute imagination. Dès la nomination, les commerçants libanais établis à Bangui construisent gracieusement une résidence somptueuse pour le nouveau locataire de la Primature. Des bâtisses valant deux cents, trois cents, parfois cinq cents millions de francs. Un présent en échange de futures facilités.

 

Dans cette optique, les cent millions investis dans la campagne présidentielle représentent une avance dérisoire. Si Touadéra le nomme Premier ministre, Arnaud Djoubaye Abazène récupérera sa mise en quelques mois à peine. Les marchés publics, les pourcentages sur les grands projets, les arrangements avec les sociétés étrangères : tout cela produit des revenus qui dépassent largement son investissement électoral actuel.

 

Sa démarche obéit à une logique implacable. Chaque franc dépensé aujourd’hui rapportera dix, vingt, peut-être cinquante fois plus demain. Les relations qu’il cultive, les fidélités qu’il achète, les services qu’il rend au chef de l’État constituent autant de gages pour son avenir. Dans un système où l’argent dicte les nominations et où la loyauté se marchande au plus offrant, il applique les règles avec une redoutable efficacité.

 

Les Goula n’ont jamais été aussi nombreux au sein du gouvernement centrafricain. Cette présence accrue découle directement du soutien apporté par cette communauté lors de la rébellion puis durant les différentes turbulences que le régime a traversées. Arnaud Djoubaye Abazène incarne cette montée en puissance. Son parcours montre comment un ancien coordinateur rebelle peut devenir un pilier du pouvoir établi, comment un magistrat peut échanger sa robe contre les habits du financier politique, comment l’ambition individuelle peut se fondre avec les intérêts d’un régime.

 

Les cent millions qu’il disperse actuellement dans les rouages de la machine électorale témoignent de sa résolution. Chaque comité reçoit sa part, chaque responsable local obtient ses enveloppes, chaque relais d’opinion bénéficie de ses largesses. Cette irrigation financière constante vise à créer un réseau de redevables qui plaideront sa cause le moment venu. Quand Touadéra devra choisir son prochain Premier ministre, ces voix s’élèveront pour recommander l’homme qui a tant donné pour la victoire.

 

Son calcul repose sur une connaissance intime des mécanismes du pouvoir centrafricain. Les années passées au ministère des Transports puis à la Justice lui ont permis d’observer comment fonctionnent les nominations au sommet. Il a vu comment certains ont gravi les échelons, comment d’autres ont échoué malgré leurs compétences. La leçon est claire : dans ce système, l’argent parle plus fort que tout le reste. Les diplômes, l’expérience, la compétence comptent peu face à la capacité de financer les campagnes et d’arroser les bons réseaux.

 

Arnaud Djoubaye Abazène applique cette règle avec méthode. Chaque dépense est pesée, chaque investissement calculé. Il ne gaspille pas son argent au hasard. Ses financements ciblent les structures qui comptent vraiment, les personnes qui ont l’oreille du président, les comités qui peuvent faire basculer l’opinion. Cette approche méthodique contraste avec l’image de générosité spontanée qu’il cherche à projeter. Derrière les sourires et les poignées de main, se cache un homme qui compte chaque franc dépensé et anticipe le retour sur investissement.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Reporter ce qu’on a vu ou se taire : la conception restrictive et très pathétique du journalisme défendue par Valentine Rugwabiza, cheffe de la MINUSCA

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Reporter ce qu’on a vu ou se taire : la conception restrictive du journalisme défendue par Valentine Rugwabiza, cheffe de la MINUSCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Reporter ce qu’on a vu ou se taire : la conception restrictive du journalisme défendue par Valentine Rugwabiza, cheffe de la MINUSCA
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de sa conférence de presse à Bangui, la cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a livré une définition du journalisme qui est contraire avec les réalités d’un pays en crise. Selon elle, un journaliste professionnel doit « reporter ce qu’il a vu et vérifié lui-même », et s’abstenir de relayer toute information qu’il n’a pas personnellement constatée. À défaut, il s’agirait de dissémination d’informations non vérifiées.

 

Cette déclaration, présentée comme un rappel éthique, cache en réalité une exigence impossible à tenir sur le terrain centrafricain. Dans ce pays verrouillé par le dictateur Faustin-Archange Touadera, les journalistes ne disposent ni de la liberté de se déplacer partout, ni de la sécurité nécessaire pour accéder à chaque recoin du territoire, ni des ressources pour être présents lors de chaque incident électoral. Demander la preuve par le témoin oculaire direct équivaut à rejeter d’office tout ce qui remonte par les habitants, les militants, les observateurs locaux ou le recoupement méthodique des sources. Or, c’est précisément ce travail de collecte et de vérification croisée qui constitue le socle du journalisme.

 

La MINUSCA ne se borne pas à encourager la prudence. Elle trace, sans le dire explicitement, une frontière entre ce qui mérite d’être publié et ce qui doit rester sous silence. Désormais, les violences lors du scrutin, les intimidations armées, les irrégularités signalées ne pourraient être rapportées que si un journaliste se trouvait sur place, bloc-notes ou caméra à la main, au moment exact où les faits se sont produits. Cette exigence ignore sciemment ce qui se passe réellement dans le pays.

 

Dans de nombreuses régions du pays, la présence des mercenaires russes et des rebelles rend l’observation directe périlleuse, quand elle n’est pas tout simplement hors de portée. Les informations arrivent à la rédaction des médias par d’autres canaux : citoyens, responsables de bureaux de vote, délégués de partis, résidents. Refuser de les prendre en compte sous prétexte qu’aucun journaliste ne les a constatées revient à effacer ces témoignages, à les priver de toute existence médiatique.

 

La déclaration de Valentine Rugwabiza dépasse largement le cadre d’une recommandation technique. En qualifiant de dérive le fait de transmettre des informations non « vues et vécues » par les journalistes eux-mêmes, la mission onusienne s’arroge le rôle de juge de ce qui peut circuler dans l’espace public. Ce ne sont plus les recoupements entre plusieurs sources fiables qui font autorité, mais l’aval des institutions, des autorités, des organisations internationales. Le journaliste centrafricain se retrouve ainsi dans une position subalterne : il doit attendre le feu vert officiel d’un gouvernement des menteurs, des escrocs et des voleurs avant de pouvoir relayer quoi que ce soit.

 

Ce basculement crée un rapport de force déséquilibré. D’un côté, les pouvoirs publics, les organes électoraux, les acteurs internationaux disposent de moyens logistiques, de réseaux de communication, de capacités de validation. De l’autre, les journalistes centrafricains sont sommés de garder le silence tant que ces mêmes acteurs n’ont pas donné leur propres version. La hiérarchie de l’information devient alors une hiérarchie politique.

 

En contexte électoral, cette doctrine produit un effet direct : elle protège le processus officiel contre toute remise en cause médiatique immédiate. Les alertes deviennent des rumeurs, les soupçons des spéculations, et les témoignages des bruits de réseaux sociaux. Le temps de la vérification institutionnelle devient aussi un temps de silence médiatique.

 

En défendant cette vision rétrécie du métier, la MINUSCA ne se contente pas de baliser l’information. Elle restreint l’espace où peut s’exercer le débat public, notamment quand il touche aux Élections, à la sécurité, à la crédibilité des institutions. Dans un pays marqué par des contentieux électoraux récurrents et des crises à répétition, cette attitude interroge moins la déontologie des journalistes que la capacité d’une mission internationale à accepter la critique et les récits alternatifs.

 

Derrière l’appel à la rigueur, se profile une consigne plus contraignante : ne diffuser que ce qui entre dans le cadre du visible approuvé. Pour une large partie des journalistes centrafricains, cette ligne ne relève pas de la règle professionnelle. Elle s’apparente à une restriction du droit d’informer, imposée depuis l’extérieur, dans un pays où l’accès à la vérité reste déjà un combat quotidien.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

 

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Accrochage sanglant entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC à Fiesse : un combattant tué et un autre blessé

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Accrochage sanglant entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC à Fiesse : un combattant tué et un autre blessé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-victime-d-affrontement-du-mardi-soir-entre-les-elements-du-mpc-et-ceux-de-l-upc-sur-le-chantier-minier.webp” data-wpel-link=”internal”>Accrochage sanglant entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC à Fiesse : un combattant tué et un autre blessé
La victime d’affrontement du mardi soir entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC sur le chantier minier

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des tirs d’armes lourdes ont retenti mardi après-midi sur le chantier aurifère de Fiesse où MPC et UPC se sont affrontés violemment pour une question de priorité dans une fonderie d’or.

 

Les rivalités entre factions armées en Centrafrique trouvent souvent leur origine dans le contrôle des ressources minières. Le Mouvement patriotique pour la Centrafrique, dirigé par Mahamat Al-Khatim avec le général Dido comme chef d’état-major, et l’Unité pour la paix en Centrafrique d’Ali Darassa, actuellement commandée par intérim par le général Garga, se disputent régulièrement l’accès aux zones d’exploitation aurifère du nord-ouest. Ces tensions dégénèrent fréquemment en affrontements armés sur les sites miniers où les deux groupes cherchent à imposer leur autorité.

 

C’est dans ce contexte que l’incident du mardi 6 janvier 2025 s’est produit aux alentours de 15 heures sur le chantier de Fiesse, non loin de Markounda. Des combattants du MPC de Mahamat Al-Khatim étaient venus en premier et avaient déposé leur production d’or dans une fonderie sur ce chantier pour la transformer en lingots. L’artisan avait commencé le travail de fonte quand, quelques heures plus tard, des éléments de l’UPC sont arrivés avec leur propre chargement aurifère. Ces derniers ont immédiatement réclamé un traitement prioritaire, invoquant l’autorité du général Garga pour justifier leur demande d’être servis rapidement afin de repartir sans délai.

 

L’artisan qui fait le travail de fonderie a tenté d’expliquer aux éléments de l’UPC qu’il devait d’abord achever le travail de fonderie en cours avant de s’occuper d’eux. Mais les combattants du l’UPC du général Garga n’ont pas accepté. Ils ont insisté avec gravité, pressant l’homme de s’occuper immédiatement de leur commande malgré la file d’attente. Face à cette pression croissante, l’artisan s’apprêtait à céder à leur requête. Mais la surprise vient du côté des hommes du MPC. Ces derniers ont catégoriquement refusé de leur côté  contre cette pression. Ils ont fait valoir leur présence avant même l’arrivée des éléments de l’UPC, refusant catégoriquement de laisser les combattants d’Ali Darassa de bénéficier d’un traitement prioritaire. Aussitôt, la dispute s’éclate entre les deux groupes. L’un veut passer rapidement devant l’autre, tandis que le second veut rester prioritaire.

Accrochage sanglant entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC à Fiesse : un combattant tué et un autre blessé
Le blessé de l’attaque du mardi 6 janvier sur le chantier minier

 

La dispute verbale qui a éclaté entre les deux groupes s’est rapidement envenimée. Les échanges de paroles se sont transformés en menaces puis en gestes hostiles. En quelques instants, la situation a basculé dans la violence armée avec des coups de feu qui ont retenti dans l’air pendant de longues minutes. Les armes lourdes ont été déployées des deux côtés, transformant le site minier paisible en champ de bataille. Dans cet accrochage, le frère du général Dido, partageant avec lui les mêmes parents, a été mortellement touché et s’est écroulé sous les balles. Un autre combattant du MPC a reçu une blessure terrible aux jambes, ses membres étant broyés par les tirs et nécessitant des soins médicaux urgents.

 

Il y’a lieu de rappeler que la victime décédée venait tout juste de se fiancer au Tchad dans la région de Moundou et programme de célébrer son mariage le 20 janvier prochain. Son retour en Centrafrique avait précisément pour objectif de collecter de l’or sur les chantiers miniers afin de financer cette cérémonie qui lui tenait à cœur. Il comptait vendre sa récolte aurifère pour rassembler les moyens nécessaires à l’organisation de son union.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Regardez! L’année 2026 commence déjà avec les Cris du cœur des détenus centrafricains pris en étau dans les prisons camerounaises

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Regardez! L’année 2026 commence déjà avec les Cris du cœur des détenus centrafricains pris en étau dans les prisons camerounaises

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/image-d-illustration-des-detenus-dans-une-prison-camerounaise.webp” data-wpel-link=”internal”>Image d'illustration crée par Gemini pour illustrer l'article sur Regardez! L’année 2026 commence déjà avec les Cris du cœur des détenus centrafricains pris en étau dans les prisons camerounaises
Image d’illustration des détenus dans une prison camerounaise

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis près de trois mois, des jeunes centrafricains croupissent derrière les barreaux de la prison de Ngoma, à Douala  depuis les troubles post-électoraux du 28 octobre dernier. Pris dans les filets des rafles policières à Douala, ils appellent désespérément à l’aide sans qu’aucun responsable consulaire ne daigne répondre à leur détresse.

 

Tout a commencé ce fameux 28 octobre quand les résultats électoraux ont été proclamés au Cameroun. La colère a envahi les rues de Douala où les jeunes ont exprimé leur mécontentement face aux chiffres annoncés.

 

Les forces de l’ordre ont réagi comme à leur habitude. La répression a été violente et les policiers en ont profité pour organiser des rafles massives dans toute la ville. Quiconque se trouvait sans papiers en règle était immédiatement embarqué.

 

Parmi les personnes interpellées figuraient de nombreux Centrafricains. Ces hommes vivaient et travaillaient à Douala, gagnant leur pain quotidien comme ils pouvaient. Ils ont été conduits directement à la prison centrale de Ngoma où ils croupissent depuis maintenant près de deux mois.

 

Leur calvaire ne fait que commencer une fois les portes de la prison refermées. Ils vivent un calvaire inimaginable! D’ailleurs, le repas distribué aux détenus consiste en un simple pot de riz, et ce,  servi une seule fois toutes les dix-huit heures. Cette portion dérisoire ne suffit pas à nourrir un homme adulte pendant une journée entière.

 

Pour ces pauvres Centrafricains, la situation devient encore plus pénible. Chez eux en RCA, le riz sert généralement à nourrir les poulets et n’est qu’un accompagnement léger pour le petit matin. Leur alimentation habituelle repose sur des mets consistants comme les boules de manioc ou la semoule qui calent véritablement l’estomac.

 

Ce régime carcéral camerounais les affaiblit jour après jour. Leurs ventres crient famine tandis que leurs corps perdent progressivement leurs forces. Certains parlent même d’une condamnation à mort lente par la privation alimentaire.

 

Mais ce qui révolte le plus dans cette affaire reste l’abandon total de leur propre représentation diplomatique. Depuis leur incarcération le 28 octobre, aucun responsable de l’ambassade centrafricaine ni de consulat n’a pris la peine de se déplacer jusqu’à Ngoma. Le consul de Centrafrique au Cameroun brille par son absence alors que ses compatriotes dépérissent dans l’indifférence générale.

 

Les détenus ont pourtant tenté de faire parvenir des messages à l’extérieur. Ils ont supplié qu’on alerte leur consul de leur situation désespérée. Les nouvelles ont fini par atteindre les oreilles du représentant consulaire mais sa réponse a achevé de les désespérer.

 

Le consul a en effet posé ses conditions avant toute intervention. Il réclame de l’argent pour se déplacer et s’occuper du dossier de ces prisonniers. Cette exigence laisse les détenus dans une impasse totale car ils n’ont aucun moyen de réunir une telle somme.

 

Ces jeunes centrafricains, tel qu’on les connait,  exercent des métiers de fortune dans le port de Douala. Ils sont dockers, manutentionnaires, chargeurs de camions. Leur journée consiste à transporter des sacs de ciment, à charger et décharger des marchandises sous le soleil brûlant. Quand le travail se présente, ils gagnent entre trois milles francs et cinq milles francs pour leurs efforts.

 

Avec des revenus aussi maigres, impossible d’économiser quoi que ce soit. Chaque franc gagné sert immédiatement à acheter de quoi manger ou payer un toit pour la nuit. Comment pourraient-ils dans ces conditions rassembler l’argent demandé par leur consul alors qu’ils sont enfermés et privés de tout travail.

 

L’absurdité de la situation atteint son comble quand on réalise que cette assistance consulaire devrait leur être accordée gratuitement. C’est le rôle même d’un consul que de veiller au bien-être de ses compatriotes en difficulté à l’étranger. Exiger un paiement pour accomplir cette mission défie toute logique et toute humanité.

 

Pendant ce temps, les jours s’écoulent à Ngoma dans une monotonie écrasante. Les Centrafricains partagent leurs cellules surpeuplées avec d’autres détenus. Ils regardent le soleil se lever et se coucher en attendant qu’une main secourable se tende vers eux.

 

Leurs familles restées en Centrafrique ignorent parfois où ils se trouvent exactement. Les communications depuis la prison sont quasi impossibles et personne ne leur a permis de donner des nouvelles aux leurs. Cette coupure avec le monde extérieur ajoute une torture psychologique à leurs souffrances physiques.

 

Les autorités camerounaises de leur côté ne semblent guère préoccupées par le sort de ces étrangers. Arrêtés faute de papiers en règle lors d’une opération de maintien de l’ordre, ces hommes attendent qu’on statue sur leur cas. Mais sans l’intervention de leur consulat, leurs dossiers restent au point mort dans les tiroirs de l’administration pénitentiaire.

 

Chaque matin, quand le gardien apporte le pot de riz quotidien, les prisonniers centrafricains se demandent combien de temps encore ils devront endurer cette épreuve. Leurs corps s’affaiblissent, leur moral s’effondre, mais personne ne vient à leur secours. Le consul reste confortablement installé dans son bureau tandis que ses frères de sang se consument lentement dans les geôles camerounaises​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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On fait la Paix ou on continue la guerre dans le Haut-Mbomou ? Le préfet Léonard Mbélé tranche et la Minusca s’inquiète

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On fait la Paix ou on continue la guerre dans le Haut-Mbomou ? Le préfet Léonard Mbélé tranche et la Minusca s’inquiète

 

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Le Préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Après presque un an de violences meurtrières dans le Haut-Mbomou, la Minusca espérait enfin tourner la page des affrontements. Mais le préfet Léonard Mbélé en a décidé autrement lundi dernier à Obo, provoquant la consternation générale lors de la réunion du comité de paix.

Depuis avril 2025, la préfecture du Haut-Mbomou vit au rythme des affrontements qui ont déjà fait plusieurs victimes parmi les civils. Les combats opposent d’un côté les miliciens Azandé, et de l’autre les mercenaires russes du groupe Wagner épaulés par les soldats FACA, les gendarmes et les policiers.

 

Cette guerre qui s’éternise a poussé la mission onusienne à agir. C’est dans ce contexte tendu que la Minusca a convoqué lundi dernier une rencontre dans le chef-lieu de la préfecture, espérant créer les conditions d’un dialogue entre les camps adverses.

 

Le comité des sages s’est réuni avec l’ambition de rapprocher les belligérants autour d’une table. Les médiateurs avaient préparé le terrain pour une négociation basée sur le principe  de réconciliation.

 

L’atmosphère semblait propice à une avancée. Les participants à la réunion d’Obo attendaient un geste, un signal qui permettrait d’amorcer un processus d’apaisement dans toute la préfecture du Haut-Mbomou.

Pourtant, c’est à ce moment précis que le préfet Léonard Mbélé a pris la parole. Sa déclaration a étonné tous les participants à la réunion: pas question de négociation, on va continuer la guerre, wain na wain,   a-t-il affirmé officiellement devant les représentants de la Minusca et les membres du comité.

Ce refus catégorique a semé le trouble dans les rangs des participants. Beaucoup se sont demandé pourquoi le représentant de l’État s’opposait à une initiative censée ramener la tranquillité pour les populations de la préfecture.

Des interrogations ont alors émergé sur les véritables motivations du préfet. Certains observateurs présents lors de la rencontre pensent désormais qu’il pourrait avoir un intérêt personnel à ce que les hostilités se poursuivent dans le Haut-Mbomou.

Cette hypothèse circule maintenant dans les milieux informés. Les questions fusent : quels bénéfices le préfet Léonard Mbélé pourrait-il tirer du maintien de cette situation de guerre qui endeuille la préfecture depuis près d’un an ?

 

La réunion s’est donc achevée sans le moindre accord. L’espoir d’une sortie de crise s’est évanoui face à l’intransigeance affichée par le préfet du Haut-Mbomou devant les médiateurs de la Minusca.

 

Les jours qui ont suivi ont apporté un nouveau rebondissement. Une convocation urgente est parvenue au préfet Léonard Mbélé, lui demandant de se rendre à Bangui ce jeudi 8 janvier 2025.

 

Les raisons exactes de cette convocation dans la capitale restent floues. Personne ne peut affirmer avec certitude si elle découle directement de son attitude lors de la réunion d’Obo ou si d’autres considérations entrent en jeu

 

Par Cédric Nzapa

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Issaka Loïc , le métisse chinois, candidat aux législatives à Ndélé 1, installe et commence l’exploitation minière dans le parc de Manovo-Gounda

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Issaka Loïc , le métisse chinois, candidat aux législatives à Ndélé 1, installe et commence l’exploitation minière dans le parc de Manovo-Gounda

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-chinois-issaka-loic-candidat-a-la-deputation-a-ndele-dans-bamingui-bangoran-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Issaka Loïc , le métisse chinois, candidat aux législatives à Ndélé 1, installe et commence l’exploitation minière dans le parc de Manovo-Gounda
Le chinois ISSAKA Loïc, candidat à la députation à Ndélé, dans Bamingui-Bangoran. Photo CNC

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Issaka Loïc, surnommé « chinois ndocka », candidat aux législatives dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, vient d’acheminer une machine de traitement aurifère à Ndélé. L’équipement broie actuellement des graviers à l’intérieur du parc national de Manovo-Gounda Saint-Floris, situé à une trentaine de kilomètres de la ville sur la piste de Gounda.

 

Issaka Loïc, de son surnom Ndocka, est un métis né d’un père centrafricain et d’une mère chinoise. Durant sa campagne pour les Élections législatives dans la circonscription de Ndélé 1, il a multiplié les promesses devant les électeurs de sa circonscription. Parmi ses promesses : exploiter l’ensemble des gisements miniers de Bamingui-Bangoran, bitumer l’axe Ndélé-Bangui sur 600 kilomètres, asphalter les rues de la ville et ériger des établissements scolaires dans toute la préfecture.

 

La campagne électorale s’est achevée le 26 décembre. Quelques jours plus tard, avant le 2 janvier, du matériel d’extraction minière arrivait déjà sur place. Pour beaucoup d’observateurs locaux, l’ambition de devenir député semble servir d’autres desseins. Les activités dans les zones minières de la région, notamment l’extraction d’or et de diamants, apparaissent comme la véritable motivation derrière sa candidature aux législatives.

 

Le décalage entre le calendrier électoral et l’arrivée rapide des machines interpelle. Moins d’une semaine après la fin officielle de la campagne, l’équipement fonctionnait déjà dans le parc national, zone normalement protégée par la législation environnementale centrafricaine. Les habitants s’interrogent sur la nature exacte des autorisations obtenues pour mener ces opérations dans un espace classé patrimoine national.

 

Les 600 kilomètres de route bitumée promis entre Bangui et Ndélé représentent un chantier colossal. La construction d’écoles dans l’ensemble de la préfecture nécessiterait également des financements considérables. Reste à savoir si ces engagements de campagne verront le jour une fois les résultats du scrutin proclamés.

 

En cas d’élection, Issaka Loïc devra gérer les attentes créées par ses annonces publiques. Les habitants de Bamingui-Bangoran attendent maintenant de voir si les paroles se transformeront en réalisations concrètes. L’installation précoce du matériel minier laisse entrevoir quelle activité occupera réellement le candidat dans les mois à venir​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Barthelemy Kossi

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Où sont-ils ? Vivants ou morts ? Le sort incertain de Centrafricains enlevés par les mercenaires russes de Wagner

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Où sont-ils ? Vivants ou morts ? Le sort incertain de Centrafricains enlevés par les mercenaires russes de Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Tisso-Rene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Où sont-ils ? Vivants ou morts ?
L’enseignant Tisso René, également premier adjoint au maire de Zemio, enlevé par les mercenaires russes à Zemio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les familles attendent. Les autorités se taisent. Les mercenaires russses agissent.

 

En République centrafricaine, des hommes disparaissent dans le sillage des mercenaires russes sans laisser de traces. Armel Sayo, ancien ministre, Nour Gregaza, président du Parti Républicain pour la Nouvelle Centrafrique, Tisso René, conseiller municipal à Zemio, Michel Trogode, chef du centre de santé de Djéma, Gouengue Elie et Bakoyogo Célestin, leaders du collectif Azandé Ani Kpi Gbe. Tous ont été enlevés par les mercenaires russes de Wagner ou remis entre leurs mains par les forces centrafricaines.

 

En effet, le 7 juillet 2025, Armel Sayo et Nour Gregaza ont été transférés de leurs cellules de la prison du Camp de Roux vers l’Office Central pour la Répression du Banditisme. Dans la nuit, des mercenaires russes cagoulés ont emmené Armel Sayo vers une destination inconnue. Des sources fiables affirment qu’il subit des tortures extrêmes dans un lieu secret, peut être déjà tué. Gregaza reste détenu à l’OCRB, son avenir incertain.

 

À Zemio, Tisso René a été arrêté il y a quelques mois jours par des soldats des Forces armées centrafricaines et des gendarmes avant d’être livré aux mercenaires de Wagner. Ce professeur d’histoire-géographie et premier conseiller à la mairie gérait les affaires courantes en l’absence de la maire. Sa disparition a semé la peur dans la ville. Personne ne sait s’il est vivant.

 

Michel Trogode a payé le prix de sa franchise. Ce chef du centre de santé de Djéma avait accusé publiquement le député Lambert Akovourou et le maire de Djéma d’être impliqués dans l’assassinat du sous-préfet Dieudonné Zangbe Nguilelo. Le 19 mai 2025, alors que le député Lambert Akovourou  est arrêté par la police à Bangui, lui, par contre, est enlevé par les mercenaires russes pour une destination inconnue. Depuis, il demeure introuvable. Les habitants de Djéma ont perdu leur principal soignant, abandonnés face à la maladie et à l’angoisse.

 

Dans le Haut-Mbomou, Gouengue Elie et Bakoyogo Célestin ont été arrêtés et placés en détention provisoire à la Section des Recherches et d’Investigations de la gendarmerie par les autorités centrafricaines. Ces leaders du collectif Azandé Ani Kpi Gbe avaient organisé l’autodéfense de leur communauté face au groupe armé de l’UPC. Leur collectif avait libéré des territoires de l’UPC et restauré la paix dans plusieurs zones. Aujourd’hui, ils ont disparu dans les geôles du pouvoir.

 

Ces enlèvements s’inscrivent dans un système de répression que le président Faustin-Archange Touadéra autorise. Les Forces armées centrafricaines et l’Office Central pour la Répression du Banditisme obéissent aux mercenaires russes. La Minusca observe sans intervenir. Le Cameroun a extradé Armel Sayo le 5 mai 2025. La France a livré Nour Gregaza il y a neuf mois.

Les familles attendent des nouvelles. Les autorités gardent le silence. Les mercenaires continuent leurs opérations. En République centrafricaine, des hommes disparaissent et l’impunité règne. La communauté internationale doit agir. La Cour pénale internationale doit enquêter. Les familles ont le droit de savoir….

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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ACFPE : blocage des remboursements médicaux depuis mai 2025. Le personnel dénonce une décision arbitraire de la directrice Renée Bimbo

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ACFPE : blocage des remboursements médicaux depuis mai 2025. Le personnel dénonce une décision arbitraire de la directrice Renée Bimbo

 

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La Directrice générale par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis le mois de mai 2025, les remboursements des frais médicaux du personnel de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) sont suspendus sans explication officielle. Cette décision, prise par la directrice générale Renée Bimbo, provoque colère et incompréhension parmi les agents, qui rappellent que le remboursement à hauteur de 80% figure clairement dans l’accord d’établissement de l’agence.

 

Jusqu’ici, la procédure était simple : chaque agent présentant une facture médicale validée par le médecin de l’ACFPE obtenait un remboursement partiel via le service des ressources humaines et la comptabilité. Mais depuis cinq mois, plus aucun paiement n’a été effectué. Des employés disent se retrouver dans une situation difficile, incapables d’assumer seules leurs frais de santé, y compris les soins  de leurs familles,.

 

Lors de la réunion du 23 octobre, la directrice a tenté de justifier cette suspension en évoquant des “abus” et des cas de surfacturation. Elle a mis en cause le médecin interne, accusé de valider des dossiers douteux. Or, selon plusieurs agents, le praticien ne fait qu’appliquer les règles établies, en vérifiant la conformité médicale de chaque document. “S’il y a un problème, la direction doit s’adresser au médecin, pas punir tout le personnel”, a réagi un délégué syndical joint au téléphone par la rédaction du CNC.

 

Pour les employés, cette mesure traduit un manque de considération pour leurs droits sociaux et une méfiance injustifiée envers le personnel. La ligne budgétaire dédiée aux soins, estimée à plusieurs millions de francs CFA par année, resterait pourtant disponible mais inutilisée. En bloquant ces remboursements, la direction prive ses agents d’un acquis social essentiel et alimente un malaise croissant au sein de l’agence.

 

Le remboursement des frais médicaux à hauteur de 80% est un droit inscrit dans l’accord d’établissement de l’ACFPE. Ce n’est pas une faveur. Ce n’est pas un cadeau. C’est un acquis social que le personnel a négocié et qui fait partie de leurs conditions de travail.

 

Renée Bimbo n’a pas le droit de suspendre unilatéralement ce remboursement. Si elle soupçonne des abus, elle doit mener une enquête. Elle doit identifier les cas problématiques. Elle doit sanctionner les responsables s’il y a eu des fraudes. Mais elle ne peut pas punir collectivement tout le personnel en bloquant tous les remboursements.

 

Depuis mai 2025, les agents de l’ACFPE paient leurs frais médicaux de leur poche sans aucun remboursement. Certains ont des femmes enceintes qui doivent faire des consultations prénatales. D’autres ont des enfants malades qui doivent voir le médecin régulièrement. D’autres encore ont eux-mêmes des problèmes de santé qui nécessitent des soins.

 

Ces gens travaillent. Ils font leur travail correctement. Et en échange, ils devraient recevoir leurs salaires et leurs avantages sociaux, y compris le remboursement des frais médicaux. Mais Renée Bimbo décide de bloquer ces remboursements depuis cinq mois sans même donner d’explication officielle.

 

L’excuse des “abus” et de la “surfacturation” est ridicule. Si vraiment il y a eu des abus, la directrice devrait montrer les preuves. Elle devrait identifier les dossiers frauduleux. Elle devrait expliquer précisément quels sont les problèmes.

 

Mais elle ne le fait pas. Elle se contente d’accusations vagues. Elle met en cause le médecin interne sans donner de détails. Et pendant ce temps, tout le personnel souffre.

 

Le médecin de l’ACFPE fait son travail. Il vérifie que les factures médicales présentées sont conformes. Il s’assure que ce sont de vraies consultations, de vrais examens, de vrais médicaments. C’est son rôle. Si certains agents ont tenté de frauder, c’est le médecin qui devrait normalement le détecter et refuser de valider leurs dossiers.

 

Si Renée Bimbo pense que le médecin valide des dossiers douteux, elle doit le convoquer et lui demander des explications. Elle doit revoir les procédures de validation. Elle doit peut-être mettre en place des contrôles supplémentaires. Mais elle ne peut pas simplement tout bloquer et laisser le personnel sans remboursement pendant des mois.

 

La ligne budgétaire pour les remboursements médicaux existe. L’argent est là. Mais il n’est pas utilisé. Renée Bimbo préfère garder cet argent plutôt que de l’utiliser pour rembourser les frais médicaux du personnel comme prévu dans l’accord d’établissement.

 

C’est du vol. C’est du détournement de la finalité de cette ligne budgétaire. Cet argent est prévu pour les soins du personnel. Il doit être utilisé pour ça. Pas pour autre chose.

 

Cette décision de bloquer les remboursements s’ajoute aux autres problèmes causés par la gestion désastreuse de Renée Bimbo : l’expulsion des couturiers pour faire place au restaurant de sa sœur, les tensions permanentes avec le personnel, l’absence de dialogue, le mépris pour les employés.

 

Le personnel de l’ACFPE n’en peut plus. Ils travaillent dans une atmosphère de méfiance et d’hostilité. Leur directrice les traite comme des fraudeurs potentiels. Elle suspend leurs avantages sociaux sans explication. Elle refuse de dialoguer. Et quand quelqu’un ose critiquer, elle explose et demande son expulsion.

 

Anselme Mbata

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Perruques arrachées, moto braquée  et téléphones volés : Bangui est désormais livrée aux pickpockets et aux vols à l’arraché

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Perruques arrachées, moto braquée  et téléphones volés : Bangui est désormais livrée aux pickpockets et aux vols à l’arraché

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/un-moto-taximan-porte-une-femme-et-ses-deux-enfants-sur-l-avenue-des-martyres-devant-l-universite-de-Bangui-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Un moto-taximan porte une femme et ses deux enfants sur l'avenue des Martyres devant l'Université de Bangui. Photo CNC
Un moto-taximan porte une femme et ses deux enfants sur l’avenue des Martyres devant l’Université de Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le réveillon du Nouvel An a viré au cauchemar pour nombre de Banguissois. Agressions répétées, vols à l’arraché, blessures : la nuit festive s’est transformée en chasse aux objets de valeur. Cette multiplication des forfaits dans une capitale pourtant bardée de policiers et gendarmes interroge sur l’efficacité réelle du dispositif sécuritaire.

 

Tout commence réellement cette nuit du 31 décembre, lorsqu’une jeune femme décide de rentrer chez elle après avoir célébré la nouvelle année non loin de son domicile. Aux environs du bar des Camerounais à Bimbo, deux individus la prennent en filature. Ils visent son téléphone haut de gamme qu’elle porte accroché à une bandoulière. En quelques secondes, la situation bascule : les malfrats tentent d’arracher l’appareil tandis que la victime résiste de toutes ses forces. Elle hurle, s’agrippe à son bien, refuse de lâcher prise. Les coups pleuvent sur son visage pendant qu’elle continue de crier à l’aide. Finalement, les agresseurs abandonnent leur proie sans parvenir à emporter le téléphone, désormais complètement hors d’usage. La jeune femme se retrouve blessée, traumatisée, seule dans la nuit sans qu’aucun secours ne soit venu à son aide malgré ses appels désespérés.

 

Pendant ce temps, ailleurs dans la capitale, d’autres scènes similaires se déroulent simultanément. Au  quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de la capitale, un propriétaire de Samsung se fait délester de son appareil en un clin d’œil. Le voleur opère avec une rapidité déconcertante, profitant de l’agitation nocturne pour fondre sur sa cible avant de disparaître dans la foule. Personne n’a le temps de réagir, encore moins d’intervenir. Le lendemain, la victime cherchera en vain à comprendre comment cela a pu se produire si vite.

 

Un peu loin de là, du côté de SICA 2 près du marché, une femme vit une expérience encore plus humiliante. Un voleur en moto la repère, accélère dans sa direction et lui arrache littéralement sa perruque brésilienne du crâne. C C’est un véritable cauchemar. L’objet capillaire, probablement coûteux, change de propriétaire en une fraction de seconde. La victime reste pétrifiée, touchant son crâne dénudé devant les passants médusés. Personne ne poursuit le motocycliste qui s’éloigne déjà vers une destination inconnue avec son butin improbable.

 

Au quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de la capitale, dans le plein quartier des bandits, c’est une moto entière qui disparaît dans des circonstances tout aussi rapides. Le propriétaire s’absente quelques minutes, le temps d’effectuer une course ou de saluer une connaissance. À son retour, l’emplacement où stationnait son deux-roues est vide. Aucun témoin ne peut lui fournir d’explication.

 

Impossible néanmoins d’établir un recensement précis de tous les vols commis durant ces vingt-quatre heures de festivités de cette fin d’année. Les victimes se comptent probablement par dizaines, peut-être davantage. Beaucoup préfèrent garder le silence plutôt que d’entamer des démarches qu’elles jugent inutiles.

 

Cette dégradation sécuritaire trouve ses origines selon plusieurs observateurs  dans une gestion politique calamiteuse qui s’étale sur plusieurs décennies. Les élites centrafricaines successives ont progressivement construit un système où la formation, l’éducation et la culture passent après d’autres préoccupations.

 

Les priorités gouvernementales du régime de Faustin-Archange Touadera confirment cette orientation discutable. Plutôt que d’investir massivement dans l’enseignement ou la santé, les emplois créés concernent principalement les secteurs régaliens : armée, gendarmerie, police, douanes. Des milices comme celle des Requins reçoivent également des moyens pour se structurer. Parallèlement, la gestion des ressources minières échappe largement aux Centrafricains. Des mercenaires russes du groupe Wagner assurent la sécurité des sites d’extraction tandis que des investisseurs chinois contrôlent les circuits commerciaux. Cette sous-traitance généralisée prive le pays de revenus substantiels tout en renforçant la dépendance vis-à-vis d’acteurs extérieurs.

 

Dans ce contexte délétère, les citoyens ordinaires subissent quotidiennement les conséquences d’un État défaillant. Sortir faire ses courses au marché comporte des risques réels. Rentrer d’une soirée nécessite une vigilance de tous les instants. Attendre un bus à un arrêt peut tourner au drame. Et pendant que cette insécurité gangrène le quotidien, aucune structure ne permet aux victimes de signaler efficacement ces agressions ou de réclamer des comptes sur l’inaction des forces publiques.

 

Plus spectaculaire encore, même les quartiers réputés sécurisés n’échappent pas à cette vague criminelle. Boy Rabe, quatrième arrondissement, où réside le dictateur de Bangui, connaît lui aussi des vols à l’arraché. Comment expliquer qu’un secteur présidentiel, normalement ultra-protégé, puisse subir de telles attaques ? Cette anomalie démontre l’ampleur du dysfonctionnement. Si les abords immédiats du lieu présidentiel ne bénéficient pas d’une protection efficace, que reste-t-il aux quartiers périphériques où vivent les populations modestes ?

 

Par Brahim Sallé

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Le braquage de Zemio : un soldat FACA derrière l’attaque

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Le braquage de Zemio : un Soldat FACA derrière l’attaque

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>24 heures après l’offensive des forces gouvernementales à Bambouti, les miliciens azandé frappent par surprise à Zemio et reprennent l’assaut
Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’enquête menée par la rédaction de CNC apporte un éclairage nouveau sur le braquage qui s’est déroulé dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 décembre 2025 à Zemio. Un soldat des forces armées centrafricaines serait l’auteur de cette agression au cours de laquelle un gestionnaire d’hôpital a été grièvement blessé.

 

Les faits se sont produits à la résidence où logent les équipes de l’ONG Alertes Humanitaires. Vers minuit, des hommes armés ont frappé à la porte de la chambre occupée par le gestionnaire financier de l’hôpital secondaire de la ville. Devant le silence de l’occupant, terrifié, les assaillants ont ouvert le feu à travers le battant. Plusieurs balles ont atteint la victime qui se trouvait à l’intérieur.

 

Les recherches effectuées par notre rédaction confirment ce que le système d’alerte précoce avait déjà signalé : il ne s’agit pas d’un simple braquage crapuleux. Le gestionnaire avait eu des démêlés avec un militaire FACA quelques semaines auparavant. L’origine du conflit ? Une histoire de femme dans la localité. Le soldat avait d’ailleurs déjà menacé sa victime, lui promettant des conséquences.

 

L’attaque était donc calculée, préparée. Le militaire a monté cette opération pour régler ses comptes personnels, se servant de son arme et de complices pour intimider et blesser celui qu’il considérait comme un rival. Les tirs ont été dirigés uniquement vers la chambre du gestionnaire, épargnant les autres pièces de la résidence, ce qui confirme le caractère ciblé de l’agression.

 

Junior Nambeï, le chef de projet de l’ONG Alertes Humanitaires, dormait dans la chambre voisine. Réveillé par les coups de feu, il s’est immédiatement couché au sol en suivant les procédures de sécurité. Quelques balles ont traversé le mur de sa chambre mais il n’a pas été touché. Les autres membres du personnel humanitaire se sont ensuite réfugiés.

 

Après l’attaque, la gendarmerie, les casques bleus népalais et les autorités locales se sont rendus sur les lieux. Le blessé a été pris en charge et a été évacuée  vers Obo par un vol du CICR. Les humanitaires ont perdu de l’argent, des documents d’identité, des badges et du matériel informatique lors de l’intrusion.

 

Ce que cette affaire montre surtout, c’est la situation qui règne actuellement dans le pays. L’impunité est devenue la règle. Les soldats commettent des actes répréhensibles sans jamais être sanctionnés. Qu’il s’agisse de vol, d’agression ou même de crimes plus graves, aucune conséquence ne vient punir ces comportements. Cette absence totale de discipline crée un sentiment de toute-puissance chez certains militaires qui s’estiment autorisés à faire ce qu’ils veulent.

 

Le soldat impliqué dans cette affaire savait qu’il pouvait agir sans craindre de sanctions. Il a utilisé son arme de service pour régler un différend personnel, transformant une querelle amoureuse en tentative d’assassinat. Les forces de l’ordre basées à Zemio sont pourtant intervenues après les faits, mais personne ne semble s’interroger sur le fait qu’un de leurs hommes puisse être l’auteur de l’attaque.

 

Les habitants de Zemio vivent dans la crainte. Quand ceux qui sont censés protéger la population deviennent eux-mêmes une menace, la confiance disparaît. Les humanitaires présents sur place réévaluent leurs dispositifs de sécurité, mais comment se protéger quand le danger vient de l’armée elle-même ?

 

L’ONG Alertes Humanitaires poursuit ses activités malgré cet incident. La ville a retrouvé un calme apparent mais la tension reste perceptible. Le gestionnaire blessé lutte pour sa vie tandis que son agresseur présumé circule librement, protégé par l’uniforme qu’il porte.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Michel Zingo….

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Droit de réponse suite aux publications concernant Antonio Osmani Samir et Haçade Ben Salem

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Droit de réponse suite aux publications concernant Antonio Osmani Samir et Haçade Ben Salem

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-deux-franco-algeriens-antonio-osmani-samir-et-hacade-ben-salem.webp” data-wpel-link=”internal”>Les deux franco-algériens Antonio Osmani Samir et Haçade Ben Salem
Les deux franco-algériens Antonio Osmani Samir et Haçade Ben Salem

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Conformément aux dispositions légales relatives au droit de réponse, nous publions la présente rectification suite aux divers articles parus sur Corbeau News Centrafrique entre juin et novembre 2024 concernant Messieurs Antonio Osmani Samir et Haçade Ben Salem.

 

Les intéressés souhaitent répondre aux publications suivantes : l’article du 17 juin 2024 intitulé « Armes Planquées et Vols Massifs, Les Dessous de l’Affaire de l’Arrestation des Franco-Algériens », celui du 22 juillet 2024 « 386 millions en diamants, 46 millions en cash : Le méga-braquage de Bangui », et celui du 21 novembre 2024 « Les deux Franco-Algériens, Osmani et Bensalem, quittent la RCA pour Dubaï ».

Bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Document de la cour d'appel de Bangui
Document de la cour d’appel de Bangui

 

Les concernés affirment que ces textes ont relayé des informations erronées en insinuant des activités criminelles et des condamnations à leur encontre. Ils précisent que toutes les allégations de condamnations pénales sont fausses et diffamatoires, et que la justice centrafricaine a officiellement mis fin à toutes les poursuites.

 

À l’appui de leurs dires, ils produisent une Attestation de Fin de Poursuite portant le numéro 522/CAB/PG/SCP.24-, délivrée par le Parquet Général près la Cour d’Appel de Bangui le 29 novembre 2024. Ce document officiel, signé par le Secrétaire en Chef Blaise Kaïne, atteste explicitement qu’« il n’existe depuis la date du 25 Octobre 2024 à ce jour, aucune poursuite en cours à l’encontre des susnommés OSMANI SAMIR Antonio et BEN SALEM Haçade ».

 

Les intéressés soutiennent que cette attestation prouve l’abandon total des charges et l’absence de toute condamnation. Ils considèrent que les informations contraires publiées portent gravement atteinte à leur honneur et à leur réputation.

 

Messieurs Osmani et Bensalem demandent que ce droit de réponse soit publié intégralement, sans délai et dans les mêmes conditions de visibilité que les articles mis en cause, sur le site web et les pages de réseaux sociaux de Corbeau News Centrafrique, afin de rétablir la vérité des faits selon leurs termes

 

Par Gisèle MOLOMA

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Les urnes centrafricaines accouchent d’un miracle mathématique : quand Touadéra passe de 17% à 76% en quelques heures

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Les urnes centrafricaines accouchent d’un miracle mathématique : quand Touadéra passe de 17% à 76% en quelques heures

 

Bangui.png” data-wpel-link=”internal”>Les urnes centrafricaines accouchent d’un miracle mathématique : quand Touadéra passe de 17% à 76% en quelques heures
Touadera en campagne électorale pour son troisième mandat à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Entre les relevés journalistiques compilés et le verdict officiel de l’autorité nationale des Élections, l’écart atteint des proportions vertigineuses. Faustin-Archange Touadéra, crédité de 17% par tous les observateurs indépendants, s’est vu attribuer 76% des suffrages exprimés lors de l’annonce solennelle des résultats provisoires.

 

La déclaration officielle prononcée ce lundi 5 janvier 2026 à Bangui rompt avec toute vraisemblance. L’Autorité nationale des Élections a proclamé la réélection du président sortant avec 894 566 voix sur environ 1,17 million de bulletins valides, reléguant Anicet-Georges Dologuélé à 14,66% alors que les décomptes parallèles menés par la rédaction du CNC lui accordaient 49% des intentions. Cette distorsion dépasse l’entendement et confirme ce que beaucoup redoutaient : un détournement massif de la volonté populaire des centrafricains.

 

Les journalistes présents sur le terrain ont documenté des irrégularités à grande échelle. Dans plusieurs préfectures, des témoins ont vu des urnes bourrés de bulletins favorables au dictateur Faustin-Archange Touadera bien après la fermeture des bureaux de vote. Le bourrage d’urnes, l’intimidation des électeurs et l’existence de centres fantômes où des scrutateurs ont rempli des bulletins par centaines ne relèvent plus de la rumeur mais du constat partagé par de nombreux observateurs.

 

Cette falsification ouvre frauduleusement la voie au troisième mandat de Touadéra, une configuration totalement illégale au regard de la Constitution originelle de 2016 qui limitait le chef de l’État à deux mandats. La révision adoptée en 2023 qui a permis ce contournement reste elle-même entachée d’irrégularités, tant dans son processus d’adoption que dans sa légitimité populaire. Depuis cette modification constitutionnelle jusqu’au scrutin du 28 décembre, chaque étape porte la marque d’une dérive autoritaire assumée.

 

Derrière cette victoire fabriquée se profile l’ombre de Moscou et de ses mercenaires. Le groupe Wagner, devenu l’épine dorsale du dispositif sécuritaire centrafricain, a imposé son candidat par un coup d’État électoral à peine déguisé. Les forces russes contrôlent désormais les leviers essentiels du pouvoir à Bangui, de la sécurité présidentielle aux ressources minières, transformant Touadéra en simple poupée russe,  exécutant des intérêts du Kremlin. Cette élection truquée scelle la mainmise de Poutine sur la République centrafricaine.

 

Ce n’est pas une surprise. Le candidat Anicet-Georges Dologuelé rejette ces résultats sans ambiguïté et annonce au passage sa victoire. Mais comme tout le monde le sait, rien va se faire. Il accompagne simplement le dictateur Faustin-Archange Touadera à légitimer sa dictature aux yeux de la communauté internationale.

 

Par ailleurs, les partenaires internationaux gardent un silence prudent qui ressemble à une complicité passive. L’Union africaine et les Nations unies, principales soutiens de la dictature dans le monde,  ont déployé des missions d’observation dont les rapports finaux tardent à paraître. Certaines capitales occidentales expriment des réserves en coulisses sans franchir le cap de la condamnation officielle, privilégiant leurs intérêts économiques et stratégiques à la défense des principes démocratiques qu’elles prétendent pourtant incarner.

 

L’économie centrafricaine, déjà chaotique, va pâtir de cette nouvelle période de turbulences. Les investisseurs étrangers vont revoir leurs engagements face à un pouvoir dont la légitimité est niée par une large partie de la population.

 

 

Par Alain Nzilo

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Affaire Nourd Gregaza : le procureur de la République menace et promet l’arrestation imminente de la tante, madame  Pélagie

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Affaire Nourd Gregaza : le procureur de la République menace et promet l’arrestation imminente de la tante, madame  Pélagie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affaire Nourd Gregaza : le procureur de la République menace et promet l’arrestation imminente de la tante, madame Pélagie
Nourd Gregaza, Président du PRNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plusieurs jours, Pélagie ne dort plus. Sa nièce, sœur de Nour Gregaza,  Annie Iyo-Ayate, jeune policière, reste introuvable après son enlèvement par les Mercenaires russes du groupe Wagner. Toutefois, ce mardi 23 décembre 2025, elle décide de rencontrer le procureur. Mais celui-ci, pris d’une rage incontrôlable, menace de l’arrêter immédiatement.

 

L’histoire commence ce mardi matin, aux environs de 10 heures. Pélagie n’en peut plus de cette attente qui dure. Elle ne sait plus où donner de la tête. Ses enfants ont disparu les uns après les autres, et personne ne lui donne d’explication. Nourd Gregaza d’abord, puis sa petite sœur Annie Iyo-Ayate, cette jeune policière enlevée il y a quatre jours par les mercenaires du Groupe Wagner. La vieille dame ne supporte plus ce silence. Elle veut des réponses. Elle veut savoir où sont ses enfants, ce qu’on leur fait subir, s’ils sont encore en vie.

 

Pour ne pas y aller seule, elle demande à l’une de ses filles de l’accompagner au parquet. Les deux femmes prennent la route en direction du bureau du procureur de la République. Mais en chemin, Pélagie réfléchit. Elle se dit qu’il serait peut-être plus sage de passer d’abord chez Maître Panda, l’avocat qui défend Nourd Gregaza. Cet homme connaît bien le dossier. Il saura lui conseiller la meilleure approche pour obtenir des informations sans risquer d’aggraver la situation.

 

Les deux femmes changent donc de direction et se rendent au cabinet de l’avocat. Quand Pélagie franchit la porte du bureau de Maître Panda, elle ne peut plus retenir ses larmes. Elle raconte tout. Elle explique que sa nièce Annie Iyo-Ayate a été emmenée par les mercenaires russes il y a quatre jours. Depuis, plus aucune nouvelle. La famille ignore complètement où elle se trouve. Est-elle vivante ? Est-elle torturée ? Sert-elle d’esclave sexuelle à ces hommes sans foi ni loi ? Personne ne sait rien, et ce silence la tue à petit feu.

 

L’avocat Panda écoute attentivement. Il comprend la douleur de cette mère qui voit sa famille se désintégrer jour après jour. Il sait aussi que cette affaire dépasse largement le cadre judiciaire habituel. Les mercenaires russes agissent en toute impunité en Centrafrique. Quand ils décident d’arrêter quelqu’un, personne ne pose de questions. Quand ils enlèvent une jeune femme, les autorités détournent le regard. Mais Maître Panda ne peut pas rester les bras croisés devant une telle détresse. Il décide d’agir immédiatement.

 

Il décroche son téléphone et compose le numéro du procureur de la République. Après quelques sonneries, le magistrat répond. L’avocat lui explique brièvement qu’il a besoin de le voir pour une affaire urgente concernant la famille Gregaza. Le procureur lui répond qu’il est justement sur le point de quitter son bureau, mais qu’il peut l’attendre quelques minutes s’il vient rapidement. Maître Panda ne perd pas une seconde. Il salue Pélagie, lui demande de patienter, et file au parquet.

 

Arrivé au bureau du procureur, l’avocat entre et commence à exposer la situation. Il parle de Nourd Gregaza dont l’évasion présumée reste très douteuse. Il mentionne ensuite Annie Iyo-Ayate, cette jeune policière enlevée par les mercenaires russes et portée disparue depuis quatre jours. Il explique que la famille ne comprend pas ce qui se passe, qu’elle a besoin d’éclaircissements, qu’elle veut simplement savoir où sont ses enfants.

 

Mais à peine l’avocat a-t-il prononcé ces mots que le visage du procureur change complètement. Une colère froide s’empare de lui. Ses traits se durcissent. Il coupe brutalement la parole à Maître Panda et lui lance d’un ton sec : « La mère, elle est où ? Où est-elle en ce moment ? ». L’avocat, surpris par cette réaction, répond calmement que Pélagie était dans son cabinet mais qu’elle est repartie depuis. Il pense que sa réponse va apaiser le magistrat. C’est tout le contraire qui se produit.

 

Le procureur se lève de sa chaise. Sa voix monte d’un cran. Il martèle ses mots avec une violence à peine contenue : « Si je la vois, je l’arrête ! Je vais l’arrêter ! C’est quoi cette histoire ? On ne veut pas dormir ! On ne veut pas être à l’aise ! Je vais l’arrêter, je vais l’arrêter ! ». Maître Panda tente de ramener le calme. Il fait remarquer au procureur qu’il s’agit d’une vieille dame qui ne fait que chercher ses enfants disparus. Il n’y a aucune raison de s’en prendre à elle de cette manière.

 

Mais le procureur n’écoute plus. Il répète sa menace comme un refrain obsédant : « Non, je vais l’arrêter. C’est trop. Je vais l’arrêter. » L’avocat comprend qu’il ne servira à rien d’insister. Le magistrat a perdu tout sens de la mesure. Il quitte le bureau, complètement abasourdi par ce qu’il vient d’entendre. Une vieille femme qui réclame des nouvelles de ses enfants disparus devient soudainement une cible à arrêter. Voilà où en est arrivée la justice dans ce pays.

 

Ce qui choque le plus dans cette affaire, c’est le silence qui l’entoure. Une policière a été enlevée par des mercenaires étrangers. Elle est portée disparue depuis quatre jours. Personne ne sait où elle se trouve. Personne ne sait ce qu’on lui fait subir. Et pourtant, personne ne parle. Le procureur lui-même refuse de donner des informations. Au lieu de lancer des recherches pour retrouver Annie Iyo-Ayate, il préfère menacer d’arrestation la tante qui ose poser des questions. Ce silence en dit long sur la complicité des autorités dans cette histoire.

 

Le régime protège les mercenaires russes. Quand Wagner décide, le gouvernement obéit. Quand Wagner arrête, personne ne proteste. Quand Wagner enlève, tout le monde se tait. Les Centrafricains vivent dans la terreur. Chacun sait que s’opposer à Wagner, c’est risquer sa vie ou celle de ses proches. Alors on baisse la tête. On accepte l’inacceptable. On laisse faire.

 

Cette situation rappelle étrangement ce qui s’est passé avec la famille Sayo. À cause d’Armé Sayo, les autorités ont arrêté sa sœur et son frère gendarme. Ils ont fait payer à toute la famille les actes présumés d’un seul membre. Aujourd’hui, le même scénario se répète avec la famille Gregaza. Nourd Gregaza aurait prétendument réussi à s’évader de l’Office Central pour la Répression du Banditisme. Une version peu crédible quand on sait que cet établissement est gardé jour et nuit par des dizaines de policiers. Comment un détenu pourrait-il sortir d’un tel endroit sans aide extérieure ? La famille pense plutôt que Nourd a été enlevé, peut-être pour être éliminé discrètement.

 

Depuis cette disparition, les mercenaires russes s’en prennent à tous les membres de la famille. Ils ont arrêté la sœur de Nourd. Ils ont arrêté son frère. Et maintenant, ils ont enlevé Annie Iyo-Ayate. À chaque fois, aucune explication n’est donnée. Les proches sont emmenés vers des destinations inconnues. Certains finissent peut-être dans les prisons secrètes que Wagner gère à l’aéroport international de Bangui-Mpoko. D’autres disparaissent dans les sous-sols du camp de Roux. Personne ne sait vraiment ce qui leur arrive.

 

Pélagie voit sa famille se désagréger sous ses yeux. Elle a déjà perdu plusieurs de ses enfants, happés par cette machine répressive qui broie tout sur son passage. Alors elle a voulu savoir. Elle a voulu comprendre. Elle a voulu qu’on lui dise où sont ses enfants, ce qu’on leur reproche, pourquoi on les traite ainsi. Et pour toute réponse, le procureur de la République lui promet une arrestation immédiate si jamais il la croise.

 

Mais ce procureur devrait comprendre une chose fondamentale : il n’est pas Dieu. Il croit peut-être que son pouvoir est éternel, que sa position le protégera toujours. Il se trompe lourdement. Tout a une fin dans ce monde. La vie que Dieu nous a donnée comporte une limite que personne ne peut franchir. Peu importe la hauteur à laquelle tu montes, tu finiras par redescendre. Peu importe la force que tu crois avoir, elle s’évanouira un jour.

 

Avant que cette fin n’arrive, il faut penser aux autres. Il faut penser à la souffrance que l’on inflige aux familles innocentes. Des gens meurent chaque jour à l’hôpital. Des gens perdent la vie dans des accidents. On croit que ça n’arrive qu’aux autres, mais ça peut nous arriver aussi. Ce qui frappe les autres aujourd’hui peut nous frapper demain. Alors pourquoi ajouter délibérément à la souffrance du monde ? Pourquoi torturer des familles entières qui ne demandent rien d’autre que de vivre en paix ?

 

Ces familles n’ont payé aucune arme pour tuer qui que ce soit. Elles n’ont rien fait de mal. Elles veulent juste retrouver leurs enfants. Elles veulent juste comprendre ce qui se passe. Est-ce trop demander dans un pays qui se prétend encore un État de droit ? Apparemment oui. La vie est petite, très petite. Elle passe vite. Et tout ce qu’on fait pendant cette courte vie laisse des traces.

 

L’histoire nous l’a montré à maintes reprises. Kadhafi était l’un des hommes les plus puissants d’Afrique. Il régnait en maître absolu sur la Libye. Il croyait que son pouvoir durerait éternellement. Où est-il aujourd’hui ? Il n’est plus là. Ses enfants vivent encore, mais lui a disparu dans des circonstances atroces. Son règne s’est terminé dans le sang et le chaos.

 

Omar Bongo aussi était très puissant. Il a dirigé le Gabon pendant plus de quarante ans. Il pensait avoir construit un système indestructible. Mais son règne s’est terminé. Et celui de son fils Ali Bongo également, chassé du pouvoir par un coup d’État. Toute cette puissance accumulée pendant des décennies s’est effondrée en quelques heures.

 

Omar el-Béchir au Soudan, après trente ans de pouvoir absolu, a fini devant un tribunal. Mobutu Sese Seko, le guide du Zaïre qui se croyait invincible, a terminé sa vie en exil, malade et abandonné de tous. Gnassingbé Eyadema au Togo, qui a régné en dictateur pendant près de quarante ans, a lui aussi connu sa fin.

 

Tous ces hommes ont cru que leur force les protégerait pour toujours. Ils ont opprimé leurs peuples sans se soucier des conséquences. Ils ont fait souffrir des milliers de familles. Ils ont arrêté, torturé, tué sans état d’âme. Et au final, qu’ont-ils gagné ? Rien. Leur pouvoir s’est évaporé. Leur nom est associé à la tyrannie et à l’injustice.

 

Le procureur qui menace aujourd’hui Pélagie devrait méditer sur ces exemples. Il devrait comprendre que faire le gros dos ne sert à rien. Tôt ou tard, tout cela finira. Et quand viendra ce moment, il devra répondre de ses actes. Les familles qu’il a fait souffrir se souviendront. L’histoire gardera la trace de ses décisions. La vie est petite​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Ça y est, la dictature de Touadera démarre : Anicet Georges Dologuélé dénonce l’enlèvement de trois de ses garde du corps par Wagner

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Ça y est, la dictature de Touadera démarre : Anicet Georges Dologuélé dénonce l’enlèvement de trois de ses garde du corps par Wagner

 

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Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La rédaction du CNC l’avait vu venir depuis longtemps. Le vote fantôme achevé, résultat annoncé par l’autorité nationale des Élections, place maintenant aux arrestations. Trois gardes du corps de l’ancien premier ministre Anicet-Georges Dologuelé ont été kidnappés par les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Selon l’ancien premier ministre Anicet-Georges Dologuelé, dans la nuit de lundi à mardi, vers une heure quarante-cinq du matin, des hommes du groupe Wagner ont débarqué. Ils sont venus chercher ses trois gardes du corps avant de repartir avec eux. Personne ne sait où ils se trouvent aujourd’hui.

 

Ce qui devait arriver est donc arrivé. Anicet Georges Dologuélé a pris la parole sur les réseaux sociaux pour raconter l’enlèvement de ses agents de sécurité. Et voilà, CNC l’a si bien dit. La dictature de Baba Kongoboro qui s’installe progressivement et qui commence à frapper fort sur tout ce qui bouge. Cette disparition marque le début d’une nouvelle ère au pays de Boganda, pays de Zo-kwé-zo.

 

Les signaux étaient pourtant là depuis des mois. Le journal CNC n’a cessé d’alerter ses lecteurs sur ce qui se préparait après les Élections. Les scrutins organisés dans des conditions totalement opaques, les résultats proclamés rapidement avec des chiffres fabriqués, tout annonçait un durcissement du régime. Et aujourd’hui, les prédictions deviennent réalité.

 

Les trois hommes enlevés travaillaient auprès de l’ex-chef du gouvernement depuis plusieurs années. Leur famille n’a reçu aucune nouvelle depuis cette nuit-là. Les autorités gardent le silence sur cette affaire qui enflamme déjà les réseaux sociaux.

 

Le groupe Wagner n’en est pas à son premier coup en Centrafrique. Ces mercenaires opèrent dans le pays depuis un certain temps déjà, mais jamais ils n’avaient touché à une personnalité politique de ce calibre. Le franchissement de cette ligne inquiète beaucoup de monde dans les milieux politiques.

 

Par Anselme Mbata

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Zémio : interpellés par Wagner, dix jeunes cagoulés et transférés lundi à Bangui

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Zémio : interpellés par Wagner, dix jeunes cagoulés et transférés lundi à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-pauvres-jeunes-centrafricains-arretes-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-appuyes-par-des-gendarmes-policier-et-faca.webp” data-wpel-link=”internal”>Zémio : interpellés par Wagner, dix jeunes cagoulés et transférés lundi à Bangui
Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lundi 5 janvier dernier, dix jeunes centrafricains arrêtés à Zémio, dans le Haut-Mbomou,  ont été acheminés par hélicoptère des Wagner vers Bangui par les mercenaires  syriens et russes. Avant l’embarquement, Les  visages de ces pauvres centrafricains ont été recouverts de sac plastique lors d’un transfert dont les motifs précis restent incertains.

 

Ces jeunes avaient été interpellés deux  jours pour les uns, 3 jours pour les autres, suite aux affrontements des miliciens Azandé avec les forces gouvernementales qui ont secoué la périphérie de la ville.

 

Dépassés par l’offensive de ces jeunes Azandé, les mercenaires russes se sont repliés vers le site de la mission catholique où se trouvaient des déplacés. C’est à cet endroit qu’ils ont procédé aux arrestations, appuyés par des soldats des forces armées centrafricaines et des gendarmes ainsi que des policiers.

 

Pour ces jeunes, les motifs invoqués pour ces interpellations n’existent même pas. D’ailleurs, les forces de l’ordre se basent uniquement sur la présence des traces des lames rasoir sur le corps pour interpeller un suspect. C’est dans ce cadre que ces 10 jeunes ont été interpellés la semaines dernière à Zémio. Avec ces marques, ils ont été accusés immédiatement comme des miliciens Azandé.

 

Pourtant, ces cicatrices est la suite d’une pratique médicale traditionnelle répandue dans plusieurs régions du pays.

 

Pour comprendre les choses, il est important de revenir au début. C’est que lorsque la médecine conventionnelle échoue face à certaines maladies, les centrafricains recourent à des médecine traditionnelle pour se soigner. Et c’est au cours de ces soins que les tradipraticiens utilisent des lames rasoirs pour faire injecter les produits médicaux dans le corps.

 

Dans le Haut-Mbomou comme ailleurs en Centrafrique, une grande partie de la population porte ces traces sans avoir le moindre lien avec des groupes armés. Mais dans le contexte sécuritaire actuel, leur simple présence attire désormais les soupçons des forces de l’ordre et des mercenaires russes

 

Rappelons qu’aucune enquête approfondie n’a été menée avant ou après les arrestations de ces dix jeunes à Zémio. Juste des traces des lames rasoir c’est tout.

 

C’est dans ce cadre qu’un appareil hélicoptère des Wagner initialement envoyé pour évacuer les blessés et les morts de l’affrontement a également servi au transfert de ces jeunes suspects.

 

Il y’a lieu de rappelez que les affrontements du 2, 3 et 4 janvier à Zémio ont fait 3 morts du côté des soldats FACA, et 4 blessés dans le même rang, tandis que deux Wagner ont également été blessés.

 

Par Cédric Nzapa

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Portrait de Dmitri Sytyi, l’homme orchestre de Moscou en RCA

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Portrait de Dmitri Sytyi, l’homme orchestre de Moscou en RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/dmitri-sytyi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dmitri Sytyi
Dmitri Sytyi

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le 27 octobre dernier, il était aux côtés du ministre de l’enseignement supérieur centrafricain Jean-Laurent Syssa-Magalé, pour l’inauguration d’un école à Gobongo. Sous des aspects affables, Dmitri Sytyi se révèle une pièce maîtresse de l’influence russe en République centrafricaine.

 

Bien qu’il tente de se faire discret, l’homme aime bien être sous les feux des projecteurs quand une telle exposition médiatique sert ses intérêts et ceux de Moscou. C’est ainsi qu’on l’a aperçu en en 2024, en uniforme lors de l’inauguration d’un camp militaire russe à Obo (région Haut‑Mbomou), ou encore en février dernier quand il a remis une cargaison de 2 593 paquets de médicaments destinés aux patients atteints du VIH, de la tuberculose et de l’hépatite B. Il est également revenu sur le devant de la scène en avril 2023 lors d’une conférence de presse après la tentative d’attentat en décembre 2022 qui l’avait contraint à se faire soigner à Moscou. Qui est vraiment celui qui se présente comme « ambassadeur culturel de la Russie » en République centrafricaine (RCA) ?

 

Traducteur devenu actionnaire

Aucune biographie, officielle ou officieuse, n’a pu véritablement cerner ce trentenaire dont on ne sait pas s’il est né à Saint-Pétersbourg ou à Minsk. Il a commencé à faire ses premières apparitions publiques en mai 2018 au forum économique international de Saint-Pétersbourg. Ce polyglotte (il parle russe, anglais, espagnol et français) passé par les universités de Barcelone (2012) et de Paris (2015) pose ses valises en République centrafricaine fin 2017-début 2018, avec la milice Wagner, en tant que « traducteur ». Il est bombardé actionnaire de la société centrafricaine Lobaye Invest SARL en août 2018. L’entreprise, alors propriété de Evgeni Prigojine chef de la milice Wagner, opère dans l’extraction minière (or et diamants) et surtout contrôle les opérations d’influence russes en Centrafrique. C’est sur son initiative et à la faveur d’une vague de dégagisme anticolonial que Sytyi souffle sur les braises et finance des campagnes de propagande contre l’Occident. Tracts et émissions de radio sont notamment financés et diffusés par l’entremise de sociétés écran, avec l’aval bienveillant des autorités locales, pas mécontentes de voir les messages anti-occidentaux amplifiés pendant les manifestations « anti-impérialistes ».

 

L’homme érigé en idole

Les éminents services de Dmitri Sytyi sont récompensés par une promotion. Il devient en juin 2021 directeur général de la Maison russe, un centre culturel au cœur de Bangui, la capitale. Il a tout juste 32 ans. Cette instance officielle est chargée de diffuser la culture russe. Il peut ici exprimer sa maîtrise du marketing international, du développement commercial et de la communication. Son objectif ? A travers l’officine Maison russe, faire entrer la RCA dans la sphère d’influence de la Russie. Cette réussite déplaît et il est visé par une tentative d’attentat en décembre 2022 qui se solde pour lui, par la perte de plusieurs doigts de la main droite. Il est évacué à Moscou pour s’y faire soigner et à la faveur d’une propagande savamment orchestrée. Il revient quelques mois plus tard en quasi-idole en RCA, faisant presque l’objet d’un culte de la personnalité. Des milliers de t-shirts à son effigie sont imprimés et diffusés. La confiance que lui accordent aussi bien Moscou que Bangui lui ouvre encore plus les portes du pouvoir politique et économique.

 

Sous le coup de sanctions internationales

Après la mort aussi soudaine qu’opportune d’Evgeni Prigojine, Dmitri Sytyi prend le contrôle de la compagnie First Industrial Co qui produit une bière très populaire en RCA. Il s’affiche aussi de plus en plus aux côtés du président Faustin-Archange Touadéra. Selon de nombreuses sources, ce dernier devrait beaucoup à Wagner et à Dmitri Sytyi. Le fait de pouvoir briguer un nouveau mandant à la tête de l’Etat en décembre prochain, cette fois-ci pour un mandat de sept ans en fait parti. Cependant, les Occidentaux ne sont pas dupes d’une telle entreprise. La jeune éminence grise de Touadéra est visée par des sanctions internationales : le Royaume‑Uni l’a ainsi mentionné dans sa « Consolidated List of Financial Sanctions » en raison de son association avec Wagner et de violations présumées du droit international humanitaire. Les Etats-Unis, en particulier le Trésor américain, l’ont placé sous sanction notamment pour sa gestion de sociétés écrans pour le compte de Wagner. Reste à savoir jusqu’où ira cet homme que beaucoup jugent ambitieux, pragmatique, résilient, charismatique, mais aussi calculateur, opportuniste et froid…

Par Adam Bria….

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La milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE affirme officiellement que Centro Makpayen n’a aucun lien avec son organisation

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La milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE affirme officiellement que Centro Makpayen n’a aucun lien avec son organisation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/milicien-azande-forme-par-les-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>La milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE affirme officiellement que Centro Makpayen n’a aucun lien avec son organisation
Un milicien Azandé Ani Kpi Gbé incorporé dans l’armée nationale centrafricaine ici salué par un Chef militaire de Wagner lors de leur présentation sous les drapeaux à Obo.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le groupe AZANDE ANI KPI GBE sort du silence ce 3 janvier. Depuis Obo, ses responsables alertent sur les manœuvres d’un certain Centro Makpayen qui se présente comme leur chef auprès de certains bailleurs de fonds, alors qu’il n’entretient strictement aucun rapport avec leur structure.

 

Les faits remontent à plusieurs semaines déjà. Centro Makpayen aurait pris l’habitude d’approcher différentes personnalités, des institutions financières et même des investisseurs étrangers. À chacune de ces rencontres, il tient le même discours : il dirige le groupe AZANDE ANI KPI GBE et possède tous les pouvoirs pour engager l’organisation dans des accords financiers.

 

Cette stratégie lui permet d’inspirer confiance. Les personnes contactées imaginent discuter avec un responsable légitime, quelqu’un qui peut vraiment prendre des décisions au nom de la milice d’autodéfense basée à Obo. Certaines ont probablement déjà versé de l’argent, d’autres envisagent de le faire prochainement.

 

Mais la réalité diffère totalement de ce tableau. Le vrai groupe AZANDE ANI KPI GBE ne connaît pas cet homme dans ses rangs. Makpayen ne figure sur aucun registre de membres, ne dispose d’aucune fonction officielle, n’a jamais reçu le moindre mandat pour représenter qui que ce soit. Son nom n’apparaît nulle part dans les documents internes de l’organisation.

 

Les dirigeants de cette milice tiennent à le préciser sans ambiguïté. Aucune décision prise par Makpayen ne les concerne, aucune promesse formulée par lui ne peut les engager juridiquement ou moralement. Que ces arrangements datent du passé ou qu’ils surviennent dans l’avenir, ils restent sans valeur pour AZANDE ANI KPI GBE.

 

L’affaire prend encore une ampleur considérable. Le communiqué de la coordination vise un public très large : les autorités centrafricaines en premier lieu, puis la Minusca qui opère sur le territoire, sans oublier les partenaires internationaux de la République centrafricaine. L’organisation souhaite que ce message circule aussi dans l’opinion publique nationale et au-delà des frontières.

 

Cette diffusion massive répond à un objectif précis. AZANDE ANI KPI GBE veut éviter que d’autres victimes tombent dans le piège tendu par Makpayen. Chaque institution qui reçoit une sollicitation de sa part doit maintenant savoir qu’elle traite avec un imposteur, pas avec un représentant authentique du groupe.

 

Face à cette situation, les responsables du groupe lancent un appel direct. Ils demandent aux autorités compétentes de prendre les mesures qui s’imposent pour arrêter ces agissements. Le texte ne précise pas quelles sanctions Makpayen devrait encourir, mais le ton laisse peu de place au doute sur la fermeté attendue.

 

Par Cédric Nzapa

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Crise Tamoil en Centrafrique :  Des employés abandonnés entre réquisitions gouvernementales et silence de la direction française

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Crise Tamoil en Centrafrique :  Des employés abandonnés entre réquisitions gouvernementales et silence de la direction française

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station essence Total 4e arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La situation de l’entreprise pétrolière Tamoil (Total Énergies) en République centrafricaine tourne au drame humain pour des dizaines de familles. Pris entre les réquisitions du gouvernement et l’abandon apparent de leur direction française, des employés se retrouvent sans salaire ni communication depuis des mois.

 

Le ministre de l’Énergie, Bertrand Arthur Piri, a procédé, avec les membres de sa mafia,  à la réquisition de stations-service Tamoil, une décision que certains experts qualifient d’illégale. Cette intervention gouvernementale arrive après un blocage qui durait déjà depuis plus de 18 mois. Si le gouvernement explique que ces réquisitions visaient à maintenir l’approvisionnement énergétique du pays, elles ont créé un vide juridique et social, laissant les travailleurs dans l’incertitude la plus totale.

 

Enguerrand Rochefort, directeur de Tamoil France (Total Énergies), est au cœur des critiques. La direction n’assure plus aucune communication avec ses employés centrafricains. Les griefs sont lourds : absence totale de dialogue avec le personnel local, salaires impayés ou versés de manière aléatoire créant « une galère tous les mois », dettes non honorées, refus de suivre les solutions proposées malgré le blocage prolongé.

 

« Il ne donne et ne respecte aucun de ses employés », dénonce une source centrafricaine. « Des pères et mères de famille se retrouvent abandonnés sans aucune explication ».

 

Depuis les réquisitions, les employés de Tamoil se trouvent dans un no man’s land administratif et financier. Ni le gouvernement centrafricain ni la direction française ne semblent assumer la responsabilité de leur situation. Des sources évoquent également une vendetta entre la direction de Tamoil et le ministre Piri.

 

Comme tout le monde le sait, un conflit entre autorités nationale et multinationales finit toujours par frapper les travailleurs ordinaires en premier, les privant de leurs moyens de subsistance. Les accusations volent entre gouvernement et entreprise. Pendant ce temps, qu’en est-il de la responsabilité sociale des entreprises étrangères opérant en Centrafrique? Jusqu’où peuvent aller les prérogatives gouvernementales en matière de réquisition ?

 

Les employés de Tamoil, eux, attendent toujours qu’on leur rende leur dignité : celle d’être informés, payés et respectés pour le travail qu’ils continuent ou ont continué d’accomplir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Attaque meurtrière à Matala, dans la Vakaga  : le bilan définitif fait état d’une mère et son enfant tués

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Attaque meurtrière à Matala, dans la Vakaga  : le bilan définitif fait état d’une mère et son enfant tués

 

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Les déplacés internes fuyant leurs villages pour se regrouper devant la base de la Minusca à Amdafock, 60 kilomètres de Birao, dans la Vakaga. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un groupe armé non identifié, apparenté aux “arabes soudanais”, a lancé une offensive contre le village de Matala, localisé à quinze kilomètres de Birao sur la route d’Amdafock. L’assaut a coûté la vie à une femme et son enfant.

 

Les assaillants ont frappé très tôt dans la matinée, semant la panique parmi la population locale. Plusieurs personnes ont été blessées lors de l’attaque, dont le nombre exact reste à déterminer. Face à l’agression, les habitants du village ont riposté avec les moyens du bord, tentant de repousser les assaillants avant l’arrivée des renforts des forces de l’ordre.

 

Finalement, les éléments de Forces Armées Centrafricaines, accompagnées de leurs alliés russes du groupe Wagner, se sont rapidement déployées sur zone après avoir reçu l’alerte. Les militaires ont entamé une traque des agresseurs qui ont pris la fuite après l’intervention des villageois, probablement vers le Soudan voisin. Les opérations de ratissage se poursuivent 24 heures après l’attaque dans les environs, les forces gouvernementales espérant intercepter les membres du groupe avant qu’ils ne rejoignent leurs bases arrière au Soudan.

 

La zone de Birao, située dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est du pays, connaît régulièrement des incursions de groupes armés venus du Soudan voisin. Ces factions profitent de la porosité de la frontière pour mener des raids contre les villages, ciblant souvent les populations civiles et leur bétail. Les autorités locales ont alerté à plusieurs reprises sur la vulnérabilité de cette région frontalière.

 

Les blessés ont été évacués vers le centre de santé de Birao pour recevoir des soins. L’état de certains d’entre eux demeure inquiétant selon les premières informations disponibles. Les familles endeuillées se préparent aux funérailles de la mère et son enfant, victimes de cette énième violence dans une région déjà éprouvée par l’insécurité.

 

Les habitants de Matala et des villages environnants restent sur le qui-vive, craignant de nouvelles attaques dans les jours à venir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moussa Kala

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