mercredi, juin 17, 2026
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Aviator, le jeu où chaque seconde compte

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/symbole1.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/symbole1-450×450.png” alt=”Aviator casino : un jeu en ligne intense et stratégique” width=”450″ height=”450″ />

 

Plonger dans Aviator, c’est entrer dans un univers où la tension monte à chaque fraction de seconde. Contrairement aux jeux de casino traditionnels, ici, aucun rouleau à faire tourner ni combinaison de symboles à espérer. Le principe est d’une simplicité trompeuse : un multiplicateur s’élève, et le joueur doit décider du moment exact pour encaisser ses gains avant que l’avion ne disparaisse. Cette mécanique, à la fois simple et redoutablement captivante, crée une expérience unique où l’anticipation devient aussi excitante que la victoire elle-même.

Dès les premières secondes, l’ambiance du jeu capte l’attention. Le visuel épuré, centré sur l’essentiel, et la fluidité des animations contribuent à un rythme immersif. On ressent une montée d’adrénaline à mesure que le multiplicateur grimpe, et chaque choix devient un véritable test de sang-froid.

Ce qui distingue Aviator, c’est l’équilibre entre hasard et stratégie. Bien que le résultat final dépende en partie de la chance, le joueur conserve une part de contrôle en décidant du moment où il récupère sa mise. Cette dimension stratégique séduit autant les amateurs de calcul précis que les adeptes de sensations fortes.

La présence de fonctionnalités sociales, comme le chat intégré, ajoute une dimension collective à l’expérience. On peut y partager ses coups de maître, échanger des astuces ou simplement vibrer ensemble sur un multiplicateur élevé. Cela renforce l’immersion et transforme chaque session en un événement à part entière.

Aviator 1win n’est pas simplement un jeu de hasard : c’est une expérience dynamique, où la rapidité de décision et le contrôle émotionnel sont les véritables clés du succès. Chaque partie est un nouveau défi, et chaque seconde peut tout changer.

Comment commencer à jouer à Aviator et comprendre ses bases

Entrer dans Aviator ne nécessite pas une longue période d’apprentissage. Le jeu est conçu pour être compris en quelques minutes tout en offrant une profondeur qui se révèle au fil des parties. Dès l’ouverture de l’interface, le joueur est guidé par un tableau clair où le multiplicateur évolue en temps réel. L’objectif est simple : décider du moment exact pour retirer ses gains avant que l’avion ne disparaisse de l’écran.

L’un des atouts majeurs de ce titre est sa courbe d’apprentissage progressive. Même un débutant peut rapidement maîtriser les bases et commencer à mettre en place ses propres approches. Pour cela, il suffit de se familiariser avec les quelques éléments clés affichés à l’écran et de comprendre comment le multiplicateur se comporte au fil des manches.

Le rythme soutenu des parties oblige à rester concentré en permanence. Chaque manche dure quelques secondes, mais la prise de décision rapide est cruciale. Cette intensité contribue à créer un lien unique entre le joueur et le jeu, transformant chaque session en un moment palpitant.

Le jeu propose également des fonctionnalités interactives qui améliorent l’expérience : un historique des tours précédents pour analyser les tendances, un chat intégré pour échanger avec d’autres participants et la possibilité d’effectuer deux mises simultanées pour diversifier sa stratégie.

Pourquoi la mécanique des multiplicateurs rend Aviator si captivant

La mécanique du multiplicateur est le cœur palpitant d’Aviator. Dès le début d’une manche, le compteur s’élève de manière imprévisible, créant une tension constante. Le joueur sait qu’il pourrait encaisser ses gains à tout moment, mais chaque seconde supplémentaire peut multiplier ses profits… ou tout faire disparaître.

Cette incertitude est précisément ce qui rend le jeu aussi attractif. On entre dans une boucle psychologique où la recherche du gain maximum se confronte à la peur de tout perdre. Ce duel intérieur rend chaque décision intense et engageante.

Pour exploiter au mieux cette mécanique, certains joueurs appliquent des stratégies spécifiques. Par exemple : viser des retraits précoces pour sécuriser de petits bénéfices ; attendre des multiplicateurs moyens pour équilibrer risque et récompense ; tenter parfois des retraits très tardifs dans l’espoir de décrocher un énorme gain. Cette variété d’approches rend l’expérience toujours renouvelée.

L’élément visuel et sonore accompagne parfaitement cette dynamique. Le décollage de l’avion, l’accélération du multiplicateur et l’éventuelle disparition soudaine créent un enchaînement d’émotions qui maintient l’attention du début à la fin.

Les caractéristiques qui font d’Aviator une expérience de jeu unique

Aviator casino : un jeu en ligne intense et stratégique

 

Aviator ne se contente pas de reprendre les recettes classiques des jeux de casino : il impose sa propre identité grâce à des choix de conception audacieux. L’absence de rouleaux ou de symboles traditionnels crée un gameplay dépouillé qui met toute l’attention sur le facteur temps et la prise de décision. Ici, il n’est pas question d’attendre passivement le résultat : chaque seconde demande une action ou un choix stratégique.

L’atmosphère du jeu est également travaillée pour maintenir une tension constante. L’avion décolle lentement, le multiplicateur grimpe, et le joueur sent la pression augmenter. Cette montée progressive de l’adrénaline est ce qui pousse à revenir encore et encore.

Un autre élément distinctif est la dimension sociale intégrée. Le chat en direct permet non seulement de commenter les manches, mais aussi de suivre les gains d’autres joueurs en temps réel. Cela renforce l’envie de se dépasser et de tenter des coups plus audacieux.

On retrouve aussi une grande souplesse dans la manière de jouer. Le système permet d’effectuer deux mises simultanées, ce qui ouvre la porte à des stratégies combinées. Par exemple : sécuriser une petite mise en retirant tôt, tout en laissant l’autre courir pour viser un multiplicateur plus élevé.

Les éléments qui contribuent à cette singularité incluent : une mécanique simple mais intense ; une interactivité renforcée par le chat ; la liberté de gérer deux mises à la fois ; un visuel épuré qui concentre toute l’attention sur l’action.

En somme, Aviator offre un mélange rare entre minimalisme et intensité, séduisant autant les joueurs prudents que ceux qui aiment le risque calculé.

Comment les bonus et offres spéciales amplifient l’expérience Aviator

Les bonus proposés par les casinos pour Aviator ajoutent une dimension supplémentaire à l’expérience de jeu. Ils permettent non seulement d’allonger la durée des sessions, mais aussi de prendre plus de risques sans entamer son budget initial. Ces offres sont pensées pour rendre chaque partie plus palpitante et encourager l’exploration de nouvelles stratégies.

Les bonus de bienvenue sont souvent les plus attractifs, offrant un capital de départ conséquent. Cela permet aux nouveaux joueurs de se familiariser avec la mécanique du jeu tout en testant différentes approches. Les promotions récurrentes, quant à elles, stimulent la fidélité et incitent à revenir régulièrement.

Il existe également des offres exclusives liées à des événements particuliers. Ces promotions temporaires peuvent inclure des multiplicateurs bonus, des cashbacks sur les pertes ou encore des crédits gratuits. Elles sont conçues pour dynamiser le jeu et offrir de nouvelles opportunités de gains.

Les joueurs expérimentés savent tirer parti de ces avantages en adaptant leurs mises et leur timing. Par exemple, profiter d’un cashback pour tenter une stratégie plus agressive ou utiliser un bonus de crédit pour tester un retrait tardif à haut risque.

Parmi les formes d’avantages que l’on retrouve le plus souvent : bonus de bienvenue généreux ; promotions hebdomadaires ou mensuelles ; offres spéciales lors d’événements ; cashbacks et crédits gratuits.

Les stratégies de jeu qui augmentent vos chances sur Aviator

Jouer à Aviator ne repose pas uniquement sur la chance : l’observation et la planification jouent un rôle déterminant dans les résultats à long terme. Comprendre le comportement des multiplicateurs, analyser les tendances récentes et savoir ajuster ses mises en conséquence permet de tirer le meilleur parti de chaque session.

La première approche consiste à adopter une stratégie conservatrice. Cette méthode vise à encaisser rapidement de petits gains, assurant ainsi une progression lente mais régulière du capital. Les joueurs qui privilégient cette tactique recherchent la stabilité plutôt que les gros coups ponctuels.

À l’opposé, la stratégie agressive s’adresse à ceux qui aiment le risque. Elle consiste à maintenir la mise en jeu plus longtemps, dans l’espoir de toucher un multiplicateur élevé. Cette approche peut générer d’importants profits, mais elle expose aussi à la perte totale de la mise.

Il existe également une stratégie mixte, combinant prudence et audace. Elle repose sur l’utilisation de deux mises simultanées, chacune avec un objectif différent. Par exemple, sécuriser la première à un faible multiplicateur et laisser la seconde courir pour tenter un gain plus important.

Pour optimiser vos performances sur Aviator, il est essentiel de :

  • analyser régulièrement les multiplicateurs récents pour identifier les tendances;
  • gérer son budget avec discipline, sans se laisser emporter par l’émotion;
  • adapter sa mise en fonction des bonus ou promotions en cours;
  • exploiter intelligemment la possibilité de placer deux mises en parallèle.

Conclusion

Aviator s’impose comme un jeu à part dans l’univers du casino en ligne, non pas grâce à une complexité excessive, mais par la pure intensité qu’il génère. Chaque partie est un test d’anticipation et de maîtrise émotionnelle, où la prise de décision rapide fait toute la différence. Contrairement à de nombreux jeux qui reposent uniquement sur le hasard, Aviator offre au joueur la possibilité de façonner activement ses résultats grâce à l’observation, à la stratégie et à la gestion précise de ses mises.

Cette capacité à mêler simplicité et profondeur stratégique explique pourquoi il attire aussi bien les débutants que les joueurs aguerris. L’ajout de fonctionnalités interactives, comme le chat en direct ou la possibilité de suivre les gains en temps réel, crée un environnement dynamique et engageant qui renforce la dimension sociale du jeu.

L’aspect psychologique joue également un rôle central. L’adrénaline monte à mesure que le multiplicateur grimpe, et il faut résister à la tentation de repousser sans cesse le moment du retrait. C’est ce mélange de tension et de contrôle qui donne à Aviator sa saveur unique.

Les paris sur l’e-sport : un nouveau créneau pour gagner de l’argent

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Aujourd’hui, l’e-sport est une industrie qui brasse des millions, organise des tournois mondiaux et compte une armée de fans. Et les paris sur Mostbet sur les matchs d’e-sport deviennent un nouveau moyen de gagner de l’argent pour ceux qui savent analyser et réagir rapidement.

Pourquoi l’e-sport est-il devenu un nouveau domaine pour les paris ?

Au cours des dix dernières années, l’e-sport est passé de tournois locaux dans des clubs Internet à une industrie à grande échelle avec des prix de plusieurs millions et des retransmissions devant des centaines de milliers de spectateurs. Aujourd’hui, les matchs de Counter-Strike, Dota 2, League of Legends, Valorant et d’autres disciplines rassemblent des audiences comparables à celles des grands événements footballistiques.

Au Maroc, l’intérêt pour l’e-sport se développe pour les mêmes raisons que dans d’autres pays : les jeunes sont très impliqués dans les jeux en ligne, l’accès aux retransmissions via des plateformes telles que Twitch et YouTube est devenu plus facile, et les plateformes ont commencé à ajouter de plus en plus d’événements liés aux disciplines virtuelles à leur offre.

La principale caractéristique de paris eSports est la combinaison des principes habituels des paris sportifs avec les spécificités uniques des jeux. Ici, ce ne sont pas seulement les compétences des joueurs individuels qui comptent, mais aussi la connaissance des mécanismes du jeu lui-même, des méta-stratégies et de la psychologie de l’équipe. Pour une personne qui joue elle-même ou qui s’intéresse simplement à l’e-sport, cela ouvre de nouvelles possibilités d’analyse et de recherche de paris intéressants.

L’e-sport est devenu un nouveau créneau lucratif, non seulement parce qu’il est à la mode, mais aussi parce que ce marché est encore jeune. Il n’y a pas encore autant de concurrence entre les analystes et les pronostiqueurs que dans le football ou le tennis. Cela signifie qu’un joueur attentif et bien préparé peut trouver plus rapidement ses points d’entrée et élaborer une stratégie basée sur ses observations personnelles.

Comment fonctionnent les paris sur l’e-sport

À première vue, les paris sur l’e-sport ne diffèrent guère des paris sur les sports traditionnels. Il y a des cotes, des résultats, des totaux, des handicaps, des pronostics à long terme. Mais les différences deviennent évidentes si l’on y regarde de plus près.

Le rythme des événements dans l’e-sport est beaucoup plus rapide. Un match peut changer radicalement en une ou deux minutes, et ce qui semblait évident ne l’est plus. Contrairement au football, où les règles restent stables depuis des décennies, dans l’e-sport, l’équilibre du jeu change régulièrement : de nouveaux héros, de nouvelles armes ou de nouvelles cartes peuvent complètement bouleverser l’équilibre des forces habituel.

Dans les lignes de prévisions eSports, vous trouverez les types de paris suivants :

  • Sur le résultat du match ou de la carte : victoire d’une des équipes ou match nul (dans des disciplines rares).
  • Sur les totaux : nombre total de cartes, de rounds ou de kills.
  • Sur l’avance : avantage ou retard d’une équipe en points ou en rounds.
  • Sur les statistiques des joueurs : nombre de frags, de morts, d’assistances d’un participant spécifique.
  • Paris à long terme : sur le vainqueur du tournoi, le meilleur joueur et d’autres résultats.

La particularité des paris sur l’e-sport réside également dans le fait qu’il est possible de s’appuyer sur des statistiques très récentes. Les équipes professionnelles jouent beaucoup plus souvent que les clubs de football ou de basket-ball, ce qui signifie que la base analytique est mise à jour chaque semaine.

Comment gagner de l’argent grâce à l’e-sport

Les paris sur l’e-sport, comme tous les autres paris, exigent de la discipline et une approche systématique. Mais c’est précisément dans ce créneau qu’il existe un certain nombre de particularités qui peuvent donner un avantage à ceux qui sont prêts à consacrer du temps à la préparation.

  • Familiarisez-vous avec les disciplines eSports sur lesquelles vous souhaitez parier. Si vous n’avez jamais joué à Dota 2, vous aurez du mal à comprendre pourquoi une équipe qui a un retard important en termes d’or peut finalement gagner. Plus vous connaissez les mécanismes, plus vos pronostics seront précis.
  • Suivez l’actualité de l’e-sport. Dans l’e-sport, les changements dans la composition des équipes, les transferts de joueurs, les conflits internes ou la fatigue due à un calendrier chargé peuvent jouer un rôle décisif.
  • Utilisez les retransmissions en direct. Les paris en direct dans l’e-sport sont particulièrement intéressants, car vous pouvez suivre le déroulement du match en temps réel et remarquer des détails qui n’ont pas encore été pris en compte dans les cotes.
  • Contrôlez votre bankroll. L’enthousiasme et le dynamisme des matchs peuvent inciter à faire des paris spontanés, mais dans ce domaine, il est important de garder la tête froide.

Créez un tableau dans lequel vous noterez tous vos paris, les raisons de votre choix et le résultat. Au bout de quelques semaines, vous verrez quelles approches fonctionnent et lesquelles ne fonctionnent pas.

Le marché marocain des paris sur l’e-sport en est encore à ses débuts. Les entreprises commencent seulement à inclure activement dans leurs offres des tournois dans les grandes disciplines. Cela crée une opportunité unique pour les joueurs qui souhaitent occuper une niche avant qu’elle ne soit saturée.

Des tournois locaux et des équipes qui s’essaient à l’international font déjà leur apparition dans le pays. Cela permet non seulement de développer l’intérêt pour l’e-sport, mais aussi de constituer un public prêt à parier sur ses joueurs préférés. Il y a également un facteur technologique : au Maroc, l’accès à l’internet haut débit et aux smartphones est en pleine expansion, ce qui facilite la participation aux paris et le visionnage des matchs en temps réel.

L’e-sport n’est pas seulement un sujet à la mode. C’est un nouveau moyen de gagner sa vie qui combine le goût du risque, l’analyse et la passion pour les jeux. Pour ceux qui sont prêts à étudier le marché, il peut devenir une source de revenus stable, surtout à un stade où la concurrence est encore faible.

 

Touadéra nie, Balalou menace : la double stratégie contre la presse centrafricaine dans l’affaire du journaliste Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé

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Touadéra nie, Balalou menace : la double stratégie contre la presse centrafricaine dans l’affaire du journaliste Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé

 

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Landry Ulriche Ngokpelet, directeur de publication du journal Le Quotidien de Bangui, embarqué dans le pick-up de la gendarmerie nationale du tribunal pour la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui.

 

Pendant que le président Touadera se défausse de l’affaire Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé , son ministre attaque frontalement les journalistes lors de son point de presse à Bangui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La République centrafricaine montre clairement aujourd’hui sa vraie nature vis-à-vis de la presse. Pendant que Faustin-Archange Touadéra proclame son innocence dans l’arrestation des journalistes,  tandis que son ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu  Maxime Balalou menace ouvertement la profession. Cette coordination n’a rien de fortuit : elle dévoile comment ce régime fonctionne réellement.

 

L’affaire Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé  raconte toute l’histoire. Le directeur du Quotidien de Bangui a vécu 94 jours en prison pour avoir publié un simple article. Les accusations pleuvent immédiatement : complicité de rébellion, diffusion d’informations perturbant l’ordre public, incitation à la haine. Trois mois plus tard, les charges deviennent subitement un simple délit de presse. Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé  retrouve sa liberté il y a quelques jours seulement.

 

Quelques jours après cette arrestation retentissante, les journalistes interrogent Maxime Balalou lors de son point de presse hebdomadaire à Bangui. Confronté aux questions sur l’arrestation et les accusations portées contre le journaliste Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé  , le ministre de la Communication révèle sa vraie nature. Plutôt que de rassurer, il choisit de menacer.

 

“Quand vous vous compromettez vers des actes qui touchent à la sécurité d’État, vous allez répondre à vos actes”, lance Balalou aux journalistes présents. L’ex-détenu devenu ministre pousse plus loin : “La presse n’est pas de la liberté pour faire n’importe quoi. Quand on touche à la sécurité intérieure, attention !”. Ces mots ne laissent aucune ambiguïté sur ses intentions.

 

Quelques semaines plus tard, le 4 juin, c’est au tour de Touadéra de s’exprimer. Lors de son déjeuner de presse au Palais de la Renaissance, les journalistes lui posent directement la question sur l’arrestation de Landry Ulrich Nguéma Ngokpélé  . Sa réponse tranche avec celle de son ministre. “Aujourd’hui, il y a la liberté de la presse. Personne n’est vraiment arrêté pour délit d’opinion”, affirme-t-il avec conviction.

 

Le chef de l’État rejette toute responsabilité : “Cela ne peut pas venir du Président de la République”. Il assure ne donner “aucune instruction d’arrestation de qui que ce soit” et promet que son ministre d’État à la Justice “va regarder de près et garantir les intérêts de ceux qui sont lésés”.

 

Cette répartition des rôles obéit à une logique précise. L’ex-détenu Maxime Balalou se charge du message dur aux journalistes nationaux quelques jours après l’arrestation. Touadéra, lui, cultive son image démocratique quelques semaines plus tard face aux mêmes journalistes. Le président peut ainsi nier toute implication dans la répression pendant que son ministre a déjà fait le sale boulot sur le terrain.

 

Cette séquence montre clairement la méthode du régime. D’abord l’arrestation pour créer la sidération. Ensuite les menaces du ministre pour bien faire comprendre le message. Enfin les dénégations présidentielles pour préserver l’image démocratique. Une organisation parfaitement pensée.

 

L’ex-détenu Maxime Balalou transforme la notion vague de “sécurité d’État” en arme contre tout journalisme indépendant. Ses références à des exemples étrangers comme la Tunisie, où des journalistes “ont fait les frais” de leurs écrits, sonnent comme des avertissements. “Tous ceux qui sont responsables payeront”, répète-t-il, brandissant la menace de poursuites pour des motifs flous.

 

Les journalistes vivent une réalité bien différente des déclarations présidentielles. Convocations répétées, menaces, climat tendu : voilà leur quotidien. Le projet de loi sur la presse adopté le 26 mai par l’Assemblée nationale aggrave leurs inquiétudes. Touadéra parle d’indépendance des institutions mais son système, renforcé par la Constitution du 30 août 2023, concentre tous les pouvoirs entre ses mains.

 

Dans ce contexte, les dénégations présidentielles peinent à convaincre. Comment croire qu’une arrestation aussi ciblée d’un directeur de publication ait pu se faire sans l’aval du sommet ? Surtout dans un système où toutes les décisions importantes passent par le président.

 

Balalou refuse de commenter directement l’arrestation de Nguéma, se contentant d’un “laissez la justice faire son travail”. Mais quelle justice ? Celle qui sert trop souvent à réduire au silence les voix dérangeantes ? En esquivant ces questions, le ministre révèle sa complicité dans un système qui criminalise le journalisme indépendant.

 

L’ex-détenu devenu ministre montre aussi son mépris pour la profession en accusant les journalistes de “publier des déclarations à l’emporte-pièce”. Il leur conseille de “prendre le soin de connaître les bonnes informations”, comme s’ils étaient des amateurs incapables de vérifier leurs sources.

 

Au lieu de proposer des formations ou du soutien financier, Balalou brandit des subventions conditionnelles. Il promet une augmentation des aides tout en exigeant des “rapports” sur leur utilisation. Cette approche transforme l’aide en outil de contrôle.

 

Les 94 jours d’emprisonnement de Landry-Ulrich Nguéma ne relèvent pas du hasard. Ils s’inscrivent dans une stratégie bien connue: arrêter d’abord pour créer l’effet de sidération, menacer ensuite par la voix du ministre, nier enfin par celle du président. Cette méthode fonctionne parce qu’elle brouille les responsabilités tout en délivrant un message clair à la profession.

 

La presse centrafricaine se retrouve prise entre les menaces ministérielles et les dénégations présidentielles. D’un côté, un ministre qui criminalise le journalisme critique. De l’autre, un chef d’État qui proclame la liberté d’informer. Cette contradiction apparente forme le cœur d’une stratégie autoritaire parfaitement assumée.

 

Par Alain Nzilo

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Félix Moloua déjà fini ? À Bangui, l’indifférence totale à l’arrivée du Premier ministre relance les questions sur son avenir

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Félix Moloua déjà fini ? À Bangui, l’indifférence totale à l’arrivée du Premier ministre relance les questions sur son avenir

 

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Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, l’indifférence totale lors de l’arrivée du chef du gouvernement Félix Moloua interroge sur son avenir politique à la tête du gouvernement centrafricain.

 

En effet, le 10 juillet 2025, dans la grande salle de la Cité des chefs d’État à Bangui, Félix Moloua fait son entrée pour la cérémonie de signature de l’accord de Ndjamena. Aucun silence ne se fait. Personne ne se lève. Les conversations continuent, ponctuées de rires et de va-et-vient entre les rangs. Le Premier ministre Félix Moloua traverse la salle dans l’indifférence complète des délégations tchadiennes, des représentants de groupes armés comme Ali Darassa et Oumar Abdelkarim Kader alias Sembé Bobo, des diplomates étrangers et des officiels centrafricains présents.

 

Cette absence totale de protocole tranche avec la scène qui suit. Quelques minutes plus tard, Faustin-Archange Touadéra pénètre dans la même salle. Un silence immédiat s’impose. Toutes les personnes présentes se lèvent d’un bloc : chefs de groupes armés, diplomates, officiels, invités. Le contraste frappe par sa brutalité.

 

“C’est comme si le Premier ministre n’existe plus”, glisse un diplomate resté assis mais attentif. D’autres se demandent s’il s’agit d’une consigne tacite ou d’un effacement politique plus large. La scène, captée par les caméras, devient le symbole d’une dégradation progressive du statut du chef du gouvernement.

 

Depuis sa nomination, Moloua est présenté comme un technicien discret, un exécutant du pouvoir présidentiel plutôt qu’un véritable homme politique. Mais en juillet 2025, alors que le pays négocie avec les groupes armés et que le président monopolise la scène, son rôle réel pose question.

 

Un membre du cabinet ministériel présent admet que la scène a été “gênante”, tout en l’attribuant à un défaut de coordination protocolaire. “Il n’y a pas eu d’annonce, donc les gens n’ont pas réagi. Mais le fond du problème, c’est que plus personne ne le voit comme un vrai numéro deux“. Dans l’entourage présidentiel, certains évoquent ouvertement un remplacement une fois la nouvelle architecture politique post-accord installée.

 

Ce n’est pas la première fois que le Premier ministre Félix Moloua subit ce type de traitement lors d’événements publics. Mais jamais une scène aussi crue n’avait été donnée à voir avec une telle netteté. L’homme qui dirige théoriquement le gouvernement centrafricain est entré ce jour-là comme un simple cadre administratif, invisible aux yeux de tous.

 

Cette image interroge sur la réalité du pouvoir en République centrafricaine. Félix Moloua reste-t-il le Premier ministre de fait, ou n’est-il déjà plus qu’un homme en sursis dans un système où seul le président compte ? À Bangui, la réponse semble écrite dans les regards détournés et les chaises qui restent occupées….

 

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Hôpital communautaire de Bangui : quand la mort devient plus lucrative à la morgue que les médicaments vendus clandestinement par les infirmiers

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Hôpital communautaire de Bangui : quand la mort devient plus lucrative à la morgue que les médicaments

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/le-corbillard-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/le-corbillard-de-bangui-450×364.jpg” alt=”Devant la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui, le seul corbillard de la mairie trône comme un symbole de racket institutionnalisé. Ce vieux véhicule bleu, marqué du logo municipal, est imposé à toutes les familles endeuillées, qu’elles aient besoin ou non de ses services. Pour récupérer un corps, chaque parent doit verser 15 000 francs CFA, une somme encaissée sans justificatif officiel. Même ceux qui habitent à quelques centaines de mètres et souhaitent transporter eux-mêmes leur défunt sont contraints de payer. Ce système, mis en place par les agents de la mairie et de la morgue, transforme chaque sortie de corps en une véritable taxe illégale, faisant du deuil des familles un marché lucratif.” width=”450″ height=”364″ />
Devant la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui, le seul corbillard de la mairie trône comme un symbole de racket institutionnalisé. Ce vieux véhicule bleu, marqué du logo municipal, est imposé à toutes les familles endeuillées, qu’elles aient besoin ou non de ses services. Pour récupérer un corps, chaque parent doit verser 15 000 francs CFA, une somme encaissée sans justificatif officiel. Même ceux qui habitent à quelques centaines de mètres et souhaitent transporter eux-mêmes leur défunt sont contraints de payer. Ce système, mis en place par les agents de la mairie et de la morgue, transforme chaque sortie de corps en une véritable taxe illégale, faisant du deuil des familles un marché lucratif. Photo Anselme Mbata / CNC

 

Dans la capitale centrafricaine, un système d’extorsion organisé transforme chaque deuil en aubaine financière pour les agents de la morgue et ceux de la mairie de Bangui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui, la mort s’est convertie en un commerce criminel. Chaque famille plongée dans le deuil se voit contrainte de s’acquitter de taxes officieuses, alimentant un système d’exploitation sans vergogne de la douleur humaine.

 

Dès le dépôt d’un corps à la morgue de l’hôpital communautaire, les proches du défunt doivent régler une première facture qui s’élève à 18 000 francs CFA couvrant quarante-huit heures de conservation. Cette somme englobe théoriquement la surveillance, la réfrigération et l’injection de formol. Passé ce délai, les agents exigent impitoyablement 5 000 francs CFA par journée supplémentaire. Le chagrin familial se métamorphose alors en ardoise financière progressive, imposée par ceux-là mêmes censés garantir un service public élémentaire.

 

À la sortie du corps, les familles sont de nouveau mises à contribution. La mairie impose 15 000 francs CFA pour le transport en corbillard, que le véhicule soit utilisé ou non. Même les habitants vivant à quelques centaines de mètres doivent payer ce montant. Certaines familles parviennent à négocier 10 000 francs, mais la règle reste inflexible : aucun corps ne sort sans ce paiement obligatoire. Cet argent, selon plusieurs témoignages, ne va pas dans les caisses officielles mais directement dans les poches des agents.

 

Le corbillard unique et délabré fonctionne comme une véritable pompe à finances. À titre d’exemple, le vendredi 16 août dernier, dix-huit corps ont quitté la morgue, chacun générant 15 000 francs de recettes. En une seule matinée, plus de 270 000 francs CFA ont été encaissés. Pour mesurer l’ampleur de cette manne, rappelons qu’un minibus de transport urbain rapporte quotidiennement entre 30 000 et 35 000 francs à son propriétaire. Le véhicule funéraire municipal génère donc, sur le dos de la détresse familiale, davantage de profits qu’un commerce pharmaceutique ou qu’un taxi collectif.

 

Ces pratiques prédatrices s’accompagnent de conditions sanitaires déplorables. La morgue, chroniquement saturée, ne dispose que de huit tables de préparation : trois à l’intérieur, cinq à l’extérieur, exposées aux regards indiscrets. Les familles endeuillées doivent nettoyer, habiller leurs proches et organiser la mise en bière dans ce dispositif précaire, très éloigné des standards observés dans les pays où ces prestations font l’objet d’un strict encadrement réglementaire.

 

Quotidiennement, la morgue communautaire draine des sommes considérables. En imposant leurs propres règles tarifaires, les employés ont transformé la mort en négoce parallèle. Dans une ville remplie de la précarité et le déficit d’infrastructures sanitaires décentes, la souffrance des familles s’est muée en marchandise. Cette organisation, perpétuée depuis des années dans l’indifférence générale, montre clairement que la morgue de Bangui a cessé d’être un simple lieu de recueillement : elle constitue désormais une caisse noire où la mort s’avère plus rentable que la vie.

 

Paradoxe ultime de cette extorsion : le corbillard municipal ne transporte pratiquement aucun corps. Face à l’unique véhicule censé évacuer des dizaines de dépouilles quotidiennes, les familles renoncent à attendre un hypothétique passage et organisent elles-mêmes le transport avec leurs propres moyens ou des véhicules privés. Le corbillard reste ainsi immobilisé, générant des recettes sans fournir le moindre service. Son chauffeur, figé dans une attente perpétuelle, demeure posté près du véhicule inactif tandis que les agents municipaux encaissent méthodiquement les 15 000 francs à l’intérieur de la morgue. Cette aberration révèle l’ampleur de la supercherie : les familles payent pour un service qu’elles n’utilisent jamais, alimentant un système où l’immobilisme rapporte plus que le travail.

 

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Russie, AES et Wagner : cinq ans d’échec sécuritaire, et maintenant la quête de financement international

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Russie, AES et Wagner : cinq ans d’échec sécuritaire, et maintenant la quête de financement international

 

 

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Le général Salifou Mody, l’homme fort du Niger

Cinq ans après avoir évincé la France et promis une victoire rapide contre les groupes armés, la Russie change désormais  de discours.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Vendredi dernier, à New York, son représentant permanent adjoint à l’ONU, Dmitri Tchoumakov, a demandé à la communauté internationale de soutenir le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans leur lutte contre le terrorisme. Ces trois pays, regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et dirigés par des juntes militaires proches de Moscou, seraient, selon lui, « l’avant-garde » de la lutte contre les groupes armés en Afrique de l’Ouest, mais le constat est tout autre : la situation sécuritaire n’a cessé de se dégrader depuis leur rapprochement avec la Russie.

 

L’appel, présenté comme un plaidoyer humanitaire, sonne pourtant comme un aveu d’impuissance. Moscou et ses alliés africains avaient bâti toute leur légitimité sur le rejet des « ingérences étrangères », accusant l’Occident d’échec et de manipulation. Or, les faits sont implacables : au Mali, malgré la présence du contingent paramilitaire russe rebaptisé Africa Corps, les attaques jihadistes se multiplient et s’étendent. Au Burkina Faso et au Niger, la situation sécuritaire se dégrade, les zones hors contrôle s’élargissent, et les populations paient le prix fort des stratégies militaires improvisées.

 

Dans ces pays, la Russie n’a pas seulement déployé des instructeurs et des combattants : elle a aussi verrouillé l’information, marginalisé les forces nationales et installé une dépendance sécuritaire totale. Cette politique, présentée comme une alternative souveraine à l’Occident, a produit l’effet inverse : une fragilité structurelle qui oblige aujourd’hui Moscou à tendre la main à ceux qu’elle accusait hier de tous les maux.

 

L’argument financier s’ajoute désormais au discours sécuritaire. Tchoumakov a salué l’initiative de l’ONU sur l’allégement de la dette et plaidé pour une réforme des institutions financières internationales, accusées d’ignorer les « besoins africains ». En réalité, cette rhétorique cache mal l’échec stratégique : la Russie, tout en condamnant « les tentatives d’ingérence étrangère », sollicite une implication directe de la communauté internationale pour compenser le coût humain et matériel de son engagement africain.

 

Ce revirement explique le décalage entre la propagande initiale et la réalité. Les juntes de l’AES, soutenues par Moscou, n’ont pas stabilisé leurs pays ; elles ont militarisé le pouvoir, réduit les libertés, et multiplié les alliances opaques. Plus de sept ans après l’arrivée de Wagner en Centrafrique et au Mali, les bilans sécuritaires sont pires qu’avant leur déploiement. La « recolonisation sécuritaire » russe montre aujourd’hui ses limites, et ce sont les peuples africains qui continuent d’en payer le prix, pendant que les parrains politiques cherchent de nouveaux bailleurs pour maintenir un système déjà en faillite.

 

Par ailleurs, en Centrafrique, l’expérience russe est encore plus parlante : Wagner contrôle l’appareil sécuritaire, exploite les ressources minières et agit en toute impunité, mais le pays reste instable sur le plan sécuritaire et financier. Ce modèle, Moscou l’a exporté vers le Sahel en promettant autonomie et sécurité, mais les faits démontrent que ces partenariats ont surtout renforcé la dépendance des régimes militaires vis-à-vis de la Russie.

 

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Mutinerie à la prison de Bouar : un détenu retrouvé mort déclenche la colère des autres prisonniers

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Mutinerie à la prison de Bouar : un détenu retrouvé mort déclenche la colère des autres prisonniers

 

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Dans une cellule de la prison à Bangui, capitale de la Centrafrique

 

Les détenus de la maison carcérale de Bouar ont organisé un mouvement de protestation ce mercredi 20 août dans la matinée pour dénoncer leurs conditions de détention et réclamer des explications sur le décès d’un codétenu.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une mutinerie a éclaté dans la matinée à la maison carcérale de Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré, plongeant l’établissement pénitentiaire dans une tension palpable avant un retour progressif au calme.

 

Le mouvement de protestation a commencé après la découverte du corps sans vie d’un détenu ce mercredi matin. Les prisonniers, révoltés par cette mort en détention, exigent des autorités pénitentiaires des éclaircissements sur les circonstances exactes de ce décès. La colère des détenus s’est intensifiée face aux retards importants pris dans l’évacuation du corps, une situation qui a aggravé les tensions déjà présentes au sein de l’établissement carcéral de Bouar.

 

Cette mobilisation a également permis aux prisonniers d’exprimer leur mécontentement concernant leurs conditions de vie quotidiennes dans la prison de la Nana-Mambéré. Les détenus dénoncent l’insalubrité des cellules, le manque de soins médicaux appropriés, les difficultés d’accès à l’eau potable et la surpopulation carcérale. Ces revendications montre clairement les carences structurelles du système pénitentiaire centrafricain.

 

L’intervention rapide des forces de l’ordre et de l’administration pénitentiaire a permis un apaisement des tensions dans l’après-midi. La situation est désormais sous contrôle à la maison carcérale de Bouar. Toutefois, cette mutinerie pose des questions importantes sur l’état du système pénitentiaire dans la préfecture de la Nana-Mambéré et la nécessité d’améliorer les conditions de détention pour prévenir de futurs incidents.

 

Au moment de la rédaction de cet article, les autorités locales n’ont pas encore communiqué officiellement sur les suites qui seront données à cet épisode ni sur les mesures envisagées pour répondre aux revendications des détenus de Bouar.

 

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Jean-Pierre Mara interpelle le pouvoir de Bangui au-delà de l’affaire Sayo

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Jean-Pierre Mara interpelle le pouvoir de Bangui au-delà de l’affaire Sayo

 

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Jean-Pierre Mara, ancien député de la nation.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ancien député Jean-Pierre Mara recentre le débat politique au-delà de l’affaire Sayo.

 

Les rumeurs de l’assassinat de l’ancien ministre Armel Sayo continue de dominer l’actualité en République centrafricaine. Dans ce contexte, l’ancien député Jean-Pierre Mara de Mala a publié une déclaration qui détourne l’attention des polémiques sécuritaires vers les questions de fond du développement national.

 

L’ex-parlementaire dresse un bilan critique de la période récente. Depuis 2022, observe-t-il, le discours public se concentre sur les assassinats, les tueries et les activités des groupes armés. Les spéculations autour d’un éventuel troisième mandat présidentiel et les débats sur le maintien au pouvoir de Faustin-Archange Touadera monopolisent les discussions politiques.

 

Jean-Pierre Mara oppose à cette actualité une série de questions concrètes sur l’action gouvernementale. Il s’interroge sur le nombre d’emplois civils créés dans le secteur formel, susceptibles de générer des recettes fiscales pour l’État. L’ancien député questionne également les mesures d’accompagnement des entreprises par les autorités publiques.

 

L’ex-parlementaire s’intéresse aussi aux investissements publics dans l’éducation. Quand l’État construira-t-il de nouveaux collèges ? Cette préoccupation touche aux besoins éducatifs dans de nombreuses régions du pays, où les infrastructures scolaires restent insuffisantes.

 

Jean-Pierre Mara élargit son questionnement aux zones rurales. Les commerçants de l’arrière-pays attendent toujours des subventions gouvernementales. Cette situation témoigne des inégalités territoriales et des difficultés d’accès au financement dans les régions reculées.

 

La critique porte aussi sur l’accompagnement des acteurs économiques ruraux. Jean-Pierre Mara évoque la situation des commerçants de l’arrière-pays qui, selon lui, devraient bénéficier de subventions gouvernementales. Cette question touche aux inégalités territoriales et aux difficultés d’accès au crédit dans les zones reculées.

 

L’ex-parlementaire fixe ses conditions pour reconnaître l’efficacité présidentielle. Seules des avancées concrètes en matière de développement économique et social lui permettront d’évaluer positivement l’action de Faustin-Archange Touadera. Pour Jean-Pierre Mara, les tragédies comme l’assassinat d’Armel Sayo ne changent rien aux défis structurels du pays.

 

Jean-Pierre Mara conditionne sa reconnaissance de l’efficacité présidentielle à des avancées dans ces domaines. Pour lui, les résultats tangibles en matière de développement économique et social constituent le véritable baromètre de l’action gouvernementale. Il considère que les événements tragiques comme l’assassinat d’Armel Sayo, aussi graves soient-ils, ne modifient pas fondamentalement les défis structurels du pays.

 

Cette prise de position s’inscrit dans un débat plus large sur les priorités nationales. Elle témoigne d’une attente forte de résultats concrets de la part d’une partie de la classe politique, au-delà des enjeux sécuritaires qui dominent l’agenda gouvernemental….

 

 

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Le RJDH relance ses activités radio avec l’appui technique de Christian Aimé Ndotah comme formateur

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Le RJDH relance ses activités radio avec l’appui technique de Christian Aimé Ndotah comme formateur

 

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Formation des journalistes du RJDH par le journaliste Aimé Ndotah

 

L’ancien directeur de la Radio Centrafrique, Christian Ndotah,  accompagne une quinzaine des journalistes du RJDH dans un programme de formation d’un mois

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH) a repris ses activités à Bangui avec un programme de formation dirigé par Christian Aimé Ndotah. L’ancien directeur général de Radio Centrafrique travaille depuis le 13 août avec une quinzaine de correspondants et journalistes du réseau.

 

Cette formation d’un mois porte sur les techniques de base du journalisme radio. Christian Aimé Ndotah explique à la rédaction du CNC qu’il s’agit d’un accompagnement pratique plus que de cours théoriques. “Je transmets les bases du métier à ces jeunes journalistes. Nous travaillons ensemble sur le choix des sujets, la définition des angles de traitement et surtout la vérification des sources“.

 

Pour rendre cette formation plus concrète, le formateur a fait un don des enregistreurs numériques aux participants. Le premier module a permis aux journalistes d’apprendre comment éviter les pièges de la désinformation et de la manipulation de l’information. Christian Aimé Ndotah  partage son expérience à travers des exercices réels adaptés aux réalités du terrain.

 

La formation répond à un besoin réel. Le RJDH traverse une période difficile après des problèmes de gestion qui ont fragilisé le réseau. Pour sortir de cette situation, un nouveau conseil d’administration et une coordination ont été installés.

 

Dans ce contexte de restructuration, Sylvestre Romain, président du nouveau conseil d’administration, considère cette formation comme une étape importante pour consolider le réseau. “Cette période d’encadrement doit nous aider à retrouver notre niveau et notre crédibilité“, explique-t-il.

 

L’initiative arrive au bon moment. Les journalistes du RJDH ont besoin de renforcer leurs compétences pour mieux traiter les questions liées aux droits de l’homme. Le domaine exige une rigueur particulière dans la collecte et la vérification des informations.

 

Christian Aimé Ndotah  adapte sa méthode aux spécificités du journalisme de droits humains. Il insiste sur l’importance de recouper les sources et de vérifier chaque information avant publication. “Dans ce métier, une erreur peut avoir des conséquences graves. C’est pourquoi nous travaillons beaucoup sur la vérification“.

 

Au-delà de ce premier module, la formation ne s’arrête pas là. Plusieurs sessions sont prévues dans les semaines qui viennent. L’objectif reste d’amener la rédaction du RJDH à un niveau de professionnalisme plus élevé.

 

Les participants apprécient cette approche pratique. Ils peuvent immédiatement appliquer ce qu’ils apprennent dans leurs reportages quotidiens. Le matériel fourni leur permet aussi d’améliorer la qualité technique de leurs productions.

 

Cette collaboration entre Christian Aimé Ndotah  et le RJDH pourrait servir d’exemple pour d’autres initiatives de formation dans le secteur des médias centrafricains. Elle montre qu’avec de la volonté et l’expertise appropriée, les difficultés peuvent se transformer en opportunités de progression.

 

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Regardez la sorcellerie du MCU : un modeste pont transformé en danse de féticheurs électoraux

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Regardez la sorcellerie du MCU : un modeste pont transformé en danse de féticheurs électoraux

 

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Monsieur Hyppolite Ngatté, ministre des petites et moyenes entreprises

 

Un petit pont en bois présenté par le MCU comme un exploit, pour cacher l’inaction et séduire les électeurs du quatrième arrondissement de Bangui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dimanche dernier, Bangui a assisté à une mise en scène du Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir qui confond encore développement et spectacle électoral. Devant caméras et micros, Hippolyte Jean-Paul Ngatté, candidat aux législatives de 2025, a inauguré avec ostentation un petit pont en bois reliant la Cité Jean 23 à Ouham 3, dans le quatrième arrondissement. Mais derrière les rubans et les discours, l’opération relevait davantage de la manipulation politique que d’un véritable acte de développement, agrémentée d’une touche de sorcellerie électorale.

 

Car enfin, parlons franchement : un simple pont en bois, présenté comme un exploit dans une ville où les routes s’effondrent totalement, où les habitants se foncent chaque jour dans la boue pour rejoindre le marché ou l’école, ne saurait être une réponse sérieuse aux besoins de Bangui. Ngatté, plus soucieux de briller que de bâtir, semble persuadé qu’un gadget de campagne, enveloppé d’un folklore de féticheurs, suffira à hypnotiser les électeurs. Où sont les vraies infrastructures ? Où sont les routes goudronnées, les hôpitaux équipés, l’électricité fiable ?

 

Ce coup de communication montre clairement un voyoutisme politique assumé. Plutôt que de répondre à des années d’inaction, Ngatté et son MCU jettent aux habitants de la cité Jean-Vin-3 et de l’Ouham-3 un os électoral, espérant acheter leur silence et leur vote. La cérémonie, relayée avec complaisance par Christet Muriel Fatou Ngoumali de Radio Centrafrique, s’est transformée en fête pour un ouvrage qui risque de se détériorer dès la prochaine saison des pluies. Des habitants, méfiants, parlent déjà d’un prétexte pour que le candidat à la députation et son parti se donnent bonne conscience.

 

En présentant ce pont comme “un lien entre les communautés”, Ngatté ose jouer la carte de l’unité alors que le seul lien visible est celui entre les ambitions personnelles des politiciens et les poches des contribuables. À l’approche des élections, les Centrafricains doivent rester lucides : la sorcellerie politique ne construit pas l’avenir. Ce pont Rélihan n’est pas une promesse tenue, mais un symbole d’hypocrisie et de manipulation.

 

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Ouanda Djallé : le MCU local rejette la validation du candidat Assane Come par Arnaud Djoubaye Abazene

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Ouanda Djallé : le MCU local rejette la validation du candidat Assane Come par Arnaud Djoubaye Abazene

 

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Les organes de base du MCU à Ouanda Djallé dénoncent la validation d’Assane Come par le ministre Arnaud Djoubaye Abazene.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Ouanda Djallé, les organes de base du MCU s’opposent à la validation d’Assane Come par Djoubay Abazene, dénonçant une injustice.

 

Dans un communiqué daté du 14 août 2025, signé par les organes de base du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) de Ouanda Djallé, les structures locales, comprenant les jeunes et les femmes, ont exprimé leur refus catégorique face à la validation d’Assane Come comme candidat par le ministre résident de la Vakaga, Djoubay Abazene. Le communiqué accuse ce dernier d’avoir imposé « un candidat impopulaire et opportuniste » en écartant la personnalité soutenue par la majorité de la population.

 

Selon les signataires, « la règle est claire » : seuls les grands électeurs de la localité sont habilités à choisir leur candidat. Ils affirment que Djoubay Abazene « ne peut pas imposer » un homme absent de Ouanda Djallé depuis trente ans, présenté comme son protégé et « esclave de Salan ». Les organes de base rappellent que cette stratégie « ne peut pas marcher » dans la ville et demandent au secrétaire exécutif du MCU, Simplice Mathieu Sarandji,  de « revoir la situation politique » en ordonnant la reprise du primaire local.

 

Le communiqué souligne qu’Assane Come est associé à deux figures locales, Chette Ali et Zabite Sede, qualifiées de « troubleurs » par les signataires. Ils rappellent que lors des élections de 2020, Chette Ali, pourtant candidat connu, avait été battu par un indépendant, tandis qu’Assane Comé, déjà de retour après une longue absence, avait échoué. Pour les organes de base, maintenir cette candidature en 2025 mènerait à un nouvel échec.

 

Les militants affirment rester « dans l’attente » de l’organisation d’un véritable primaire à Ouanda Djallé. Ils répètent leur opposition à toute validation d’Assane Comé par Djoubay Abazene, qu’ils accusent de manœuvrer pour imposer un choix personnel contre la volonté populaire.

 

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Centrafrique : à Samba, les pluies ravivent le cauchemar des inondations faute de canalisation

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à Samba, les pluies ravivent le cauchemar des inondations faute de canalisation

 

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COPYRIGHTCNC

 

À Samba , sortie sud-ouest de Bangui, les intempéries mettent à nu l’absence d’infrastructures hydrauliques dans cette localité de banlieue de la capitale centrafricaine.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les fortes pluies qui s’abattent sur Bangui et ses environs depuis plusieurs jours continuent de provoquer d’importants dégâts matériels, notamment dans le village de Samba, situé au PK16 sur la route de Mbaïki. Cette localité, à la sortie sud-ouest de la capitale, fait face à des inondations récurrentes en raison de l’absence d’aménagements hydrauliques de base.

 

Sur place, le sol détrempé, les murs humides et les flaques d’eau stagnantes témoignent de la violence des intempéries. Certaines habitations, fragilisées par l’eau, se sont partiellement effondrées. Pour les habitants, la situation est critique.

 

« Je vis ici à Samba depuis plus de dix ans. Ce que je demande, c’est juste des canalisations. Qu’on nous construise quelque chose pour que l’eau parte, pour qu’on puisse vivre sans craindre la pluie », plaide Alice Kondé-Yazokopa, résidente du quartier. « Ici, dès que le ciel devient gris, nos craintes commencent. Regardez autour de vous : à chaque pluie, notre quartier se transforme en mare ».

 

Les conséquences ne sont pas seulement matérielles. L’eau stagnante favorise la prolifération de moustiques et, avec elle, les cas de paludisme, surtout chez les enfants. Une autre habitante, qui a requis l’anonymat, confirme l’ampleur des répercussions sanitaires : « L’eau n’a nulle part où aller, alors elle reste devant les maisons. Les enfants tombent malades à cause des moustiques. Nous demandons une assistance urgente du gouvernement ».

 

Chaque saison de pluies ramène son lot d’inondations dans les quartiers périphériques de Bangui, faute de réseau de drainage efficace. Samba, comme d’autres zones vulnérables, demeure exposée à chaque averse, dans l’indifférence des autorités.

 

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Top 5 des machines à sous avec les meilleurs taux de redistribution (RTP)

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Si vous cherchez à optimiser vos sessions de jeu et à augmenter vos chances de gains, le choix du jeu est crucial. Parmi les critères les plus importants, le RTP — ou taux de redistribution — se place en tête. Les joueurs avertis savent que sélectionner des machines à sous avec un RTP élevé peut faire toute la différence sur le long terme. Et pour en profiter pleinement, il est préférable de jouer sur un meilleur casino en ligne France afin de bénéficier d’une plateforme fiable et sécurisée.

Le RTP représente le pourcentage théorique des mises redistribué aux joueurs sur une période prolongée. Plus il est élevé, plus vos probabilités de retour sur investissement sont favorables. Dans cet article, nous vous dévoilons les 5 machines à sous les plus avantageuses et comment en tirer parti.

 

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Comprendre le RTP et son importance

Le RTP est exprimé en pourcentage et reflète la proportion des mises qu’un jeu reverse aux joueurs sur le long terme. Par exemple, un RTP de 97 % signifie que, sur 100 € misés, 97 € sont théoriquement redistribués aux joueurs, et 3 € restent au casino. Bien sûr, il s’agit d’une moyenne : vos résultats personnels peuvent varier considérablement à court terme.

Prendre en compte le RTP vous permet de :

  • Maximiser vos chances de gains sur la durée ;
  • Réduire l’impact des pertes ;
  • Identifier les machines plus rentables et donc plus intéressantes.

En comprenant ces points, vous pouvez adapter votre manière de jouer pour optimiser vos sessions. Le RTP n’est pas qu’un simple chiffre technique : c’est un indicateur stratégique qui permet d’orienter vos choix et de limiter les mauvaises surprises. Un joueur informé saura ainsi sélectionner des titres qui allient divertissement et potentiel de gains, tout en gardant le contrôle sur son budget et ses habitudes de jeu.

Top 5 des machines à sous avec RTP élevé

Certaines machines se démarquent nettement par leur rentabilité théorique. Voici un tableau récapitulatif des 5 meilleures, basé sur les données moyennes du marché.

RangMachine à sousRTP moyenVolatilitéThème principal
1Mega Joker99 %HauteStyle rétro / fruits
2Jackpot 600098,9 %HauteClassique vintage
3Blood Suckers98 %FaibleVampires et mystère
4Kings of Chicago97,8 %MoyennePoker et gangsters
5Joker Strike97,8 %MoyenneJoker et ambiance festive

Ces titres sont particulièrement prisés par les joueurs qui misent sur le long terme, car ils allient rentabilité et plaisir de jeu. Il est conseillé de bien connaître la volatilité avant de se lancer, afin d’adapter ses mises à son style de jeu.

Jouer sur une machine à sous avec un RTP élevé ne garantit pas des gains immédiats, mais augmente vos chances de rentabilité sur des sessions prolongées.

Stratégies pour tirer profit des machines à haut RTP

Pour exploiter au mieux ces machines, il ne suffit pas de cliquer sur « jouer ». Adopter une stratégie réfléchie est essentiel. Par exemple, commencez par des mises modestes pour comprendre le rythme du jeu, puis ajustez progressivement en fonction de vos gains et pertes.

Il est aussi judicieux de profiter des bonus et promotions offerts par les casinos, afin d’augmenter votre temps de jeu sans engager plus de fonds personnels. Enfin, variez vos sessions en alternant entre haute et faible volatilité, pour équilibrer vos risques et récompenses.

Bien choisir sa plateforme de jeu

Même la meilleure machine à sous ne vaut rien si elle est proposée par un site douteux. Optez toujours pour un casino en ligne licencié, sécurisé et transparent. La qualité de l’interface, la rapidité des paiements et le service client doivent aussi entrer en ligne de compte.

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Conclusion

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C’est désormais clair : Karl Blagué a dit, avant sa mort, que si quelque chose lui arrive, c’est Mathurin Dimbélé Nakoé

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C’est désormais clair : Karl Blagué a dit, avant sa mort, que si quelque chose lui arrive, c’est Mathurin Dimbélé Nakoé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Karl-Blague.png” data-wpel-link=”internal”>C’est désormais clair : Karl Blagué a dit, avant sa mort, que si quelque chose lui arrive, c’est Mathurin Dimbélé Nakoé
Karl Blagué de G-16

 

Le coordonnateur national du G16, Karl Blagué, est décédé le vendredi 16 août 2025, quelques jours après avoir fait une déclaration audio dans laquelle il accusait directement Mathurin Dimbélé Nakoué d’être responsable de son état de santé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans cette déclaration enregistrée après son malaise survenu lors d’un débat à l’émission Patara sur la Radio Ndékè Luka, Karl Blagué avait accusé Mathurin Dimbélé Nakoé, qui était le représentant du pouvoir lors de ce débat.

 

Dans cette déclaration, Karl Blagué avait déclaré :

 

“S’il m’arrive quelque chose, c’est à cause du vieux Maturin Djinbili Nakwe. Parce que lui aussi participait au débat, et nos propos ont été très virulents. Lui et moi, on s’est affrontés à plusieurs reprises“.

 

Il avait poursuivi en évoquant les mises en garde qu’il avait reçues : “Il y a des gens qui m’ont dit qu’il fallait faire très attention avec ces gens-là parce qu’ils sont très dangereux. Ils sont capables de me créer une situation mystique”.

 

Malgré ces accusations, Karl Blagué avait affirmé sa position : “Moi, je dis que je m’en fous de ça. Ça ne me concerne pas. Je ne crois pas à ça. Moi, je crois en Dieu. Je n’ai jamais compté sur ces trucs-là“.

 

Il avait conclu en soulignant l’étrangeté de sa situation : “Et c’est quand même bizarre que je me lève normalement pour aller participer au débat, et qu’à la fin, je ne puisse pas rentrer sur mes deux jambes.”

 

Cette déclaration, faite alors qu’il souffrait d’une crise de tension artérielle (22 de tension), constitue les derniers propos publics de Karl Blagué avant son décès survenu le vendredi 16 août 2025, soit quelques jours après ces accusations contre Mathurin Dimbélé Nakoé, représentant du pouvoir à l’émission Patara.

 

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Centrafrique : après Wagner, la colonisation numérique de nos ressources est en marche

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après Wagner, la colonisation numérique de nos ressources est en marche

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Seance-photo-du-president-Touadera-en-Coree-du-Sud.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : après Wagner, la colonisation numérique de nos ressources est en marche
Seance photo du president Touadera en Coree du Sud –

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, l’occupation de nos espaces économiques, politiques, et financiers par les mercenaires de Wagner marque une étape déjà dépassée. Une nouvelle forme de dépossession est en cours : la colonisation numérique. À travers un projet de tokenisation des ressources nationales, le régime Touadéra ouvre la voie à la vente à distance de terrains, de mines et de richesses naturelles à des entités étrangères, sans consultation populaire ni encadrement légal solide.

 

Le gouvernement centrafricain franchit une étape supplémentaire dans la cession de nos richesses nationales. Faustin-Archange Touadéra a lancé un système de vente numérique des ressources du pays via la blockchain Sango Coin. Mines d’or, terres agricoles et permis d’exploitation peuvent désormais être transformés en jetons numériques et vendus à distance à des acquéreurs étrangers.

 

Cette digitalisation de la dépossession intervient alors que Wagner prépare son retrait. Le groupe de Mercenaires russes, présent depuis 2018 dans les principales zones minières comme Ndassima, Yaloké et Bakouma, doit céder la place à Africa corp avant fin février 2025. Cette nouvelle structure russe conservera l’influence de Moscou tout en adoptant un profil plus discret face aux pressions internationales.

 

Vladimir Poutine exige actuellement 15 millions de francs CFA mensuels pour maintenir la protection militaire russe, selon des documents obtenus par Africa Intelligence. Cette facture s’ajoute aux revenus que Wagner tire directement de l’exploitation des sites miniers qu’il contrôle physiquement.

 

Le système Sango Coin permet de contourner ces coûts militaires. Une mine peut être divisée en milliers de tokens et vendue par fragments à des investisseurs dispersés géographiquement. Les acheteurs obtiennent des droits d’exploitation ou de propriété sans jamais fouler le sol centrafricain. Le processus échappe aux circuits administratifs classiques et ne nécessite aucune présence physique.

 

Aucune législation centrafricaine n’encadre spécifiquement ces transactions numériques. L’Assemblée nationale n’a jamais débattu de ce projet pourtant lancé officiellement par la présidence. La Constitution illégale de 2023 proclame que “les ressources naturelles du sol et du sous-sol appartiennent au peuple centrafricain”, mais cette disposition devient lettre morte face à la tokenisation.

 

Les populations rurales, qui vivent sur ces terres et exploitent traditionnellement certains gisements artisanaux, n’ont ni accès à internet ni moyens de participer à ces ventes virtuelles. Elles découvrent parfois que leurs territoires ont changé de propriétaire par voie numérique.

 

Des entreprises russes, chinoises et européennes acquièrent ainsi des parts de territoire centrafricain depuis leurs bureaux. Certaines transactions restent anonymes, rendant impossible l’identification des nouveaux propriétaires. D’autres sont liées aux réseaux d’affaires proches du Kremlin, prolongeant l’influence russe par d’autres moyens.

 

Cette dématérialisation de la colonisation économique transforme la Centrafrique en terrain d’expérimentation. Le pays teste un modèle inédit de cession de souveraineté : vendre son patrimoine national par petites portions numériques, sans débat public ni contrôle démocratique. Les algorithmes remplacent les tanks pour organiser la spoliation.

 

Le régime Touadéra organise ainsi la liquidation programmée des derniers actifs nationaux. Après avoir perdu le contrôle militaire de son territoire, puis l’autonomie de ses finances publiques, la Centrafrique abandonne par blockchain sa souveraineté foncière et minière….

 

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Boda : les policiers qui ronflent, laissant leurs armes à la merci, osent faire la gueule à leurs sauveurs. Incroyable!

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Boda : les policiers qui ronflent, laissant leurs armes à la merci, osent faire la gueule à leurs sauveurs. Incroyable!

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/une-patrouille-de-la-cns-à-Bangui-le-6-août-2019-par-micka-du-cnc-bon-correct.jpg” data-wpel-link=”internal”>une-patrouille-de-la-cns-à-bangui-le-6-août-2019-par-micka-du-cnc-bon-correct Brutalité policière au croisement Benz-vi - Miskine, la justice est saisie.
une-patrouille-de-la-cns-à-Bangui-le-6-août-2019-par-micka-du-cnc-bon-correct – Brutalité policière au croisement Benz-vi – Miskine, la justice est saisie.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Boda, dans la préfecture de la Lobaye, la scène aurait fait rire si elle n’était pas aussi pathétique. Dans la nuit de mardi, les policiers en poste ont quitté leur commissariat pour aller se saouler à la bière dans un débit du quartier. Ils sont revenus chaos, complètement ivres, trop ivres même pour fermer la porte du commissariat.

 

Une fois à l’intérieur du commissariat, chacun des policiers s’est effondré comme un sac de manioc pourri, bouche ouverte, salive au coin des lèvres, et surtout des ronflements à réveiller les malades de l’hôpital juste en face. Les témoins parlent de bruits pire que ceux d’un vieux tracteur fatigué, des vibrations dignes d’un moteur de moulin. Il suffisait de passer à 300 mètres pour savoir : les “forces de l’ordre” dormaient.

 

Pendant ce temps, Les Mercenaires russes du groupe Wagner, visiblement plus sobre et mieux organisé,  sont entrés tranquillement dans le commissariat durant leur patrouille nocturne. Les policiers dormaient si profondément que même un coup de fusil des Wagner n’aurait pas suffi à les réveiller. Ces mercenaires russes, étonnés, ont décidé de prendre plusieurs armes de ces policiers profondément endormis, puis sont repartis, sans toucher à un seul policier. Pas une claque, pas un tir. Rien. Ils ont simplement sauvé ces dormeurs professionnels en leur épargnant la honte d’un réveil en enfer auprès du diable.

 

Mais le lendemain matin, ces mêmes policiers, toujours en uniforme froissé et haleine chargée, ont eu le culot de faire la gueule à ceux qu’ils appellent des “voyous”. Oui, ceux-là mêmes qui les ont épargnés la nuit dernière, alors qu’ils auraient pu les claquer les oreilles, les humilier, voire pire.

 

Et pendant que la population s’interroge sur sa propre sécurité, les policiers continuent de jouer aux hommes durs dans la journée, oubliant qu’ils ronflaient la bouche ouverte quelques heures plus tôt, les bras en croix comme des veaux repus….

 

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Un jeune Centrafricain, Alex Mandazou,  tué par un mercenaire Russe à Ndachima, près de Bambari

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Un jeune Centrafricain, Alex Mandazou,  tué par un mercenaire Russe à Ndachima, près de Bambari

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/sur-le-site-minier-de-gordile.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/sur-le-site-minier-de-gordile-450×420.jpg” alt=”Un jeune Centrafricain, Alex Mandazou, tué par un mercenaire Russe à Ndachima, près de Bambari” width=”450″ height=”420″ />
Image d’illustration des artisans qui tentent de dégager leurs collègues après un glissement de terrain sur le site minier de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga. CopyrightCNC

 

Alex Mandazou a été tué samedi par un mercenaires russe sur le site minier de Ndachima, dans la préfecture de la Ouaka.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le samedi 16 août dernier, un jeune Centrafricain, Alex Mandazou,  a trouvé la mort sur le chantier minier exploité par les Russes du groupe Wagner à Ndachima.

 

Sur le site minier de Ndachima, situé à plus de 60 km de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, les Russes du groupe Wagner exploitent massivement l’or depuis plus de 8 ans. Des jeunes Centrafricains, originaires des villes voisines,  viennent régulièrement ramasser les graviers jetés par les exploitants russes pour les laver à nouveau et chercher des pépites ou de la poudre d’or qu’ils peuvent ensuite vendre. Cette activité constitue leur principale source de revenus.

 

Cette exploitation artisanale était pratiquée par la population locale depuis des décennies avant que les Russes du groupe Wagner ne récupèrent le site. Désormais, les Centrafricains se contentent de récupérer les résidus abandonnés par les exploitants russes pour pouvoir gagner leur vie.

 

C’est dans ce contexte que le samedi 16 août dernier, le jeune Alex Mandazou se trouvait sur le chantier pour ramasser les graviers. Un mercenaire russe travaillant avec les engins lourds (Caterpillar) a aperçu le jeune homme en train de collecter les graviers. Alors que le jeune continuait son activité de ramassage, le mercenaire russe a utilisé la pelle de son tracteur pour le frapper violemment à la tête.

 

Le coup a été fatal. Le jeune homme est tombé au sol et est mort immédiatement sous l’impact de cette lourde machine. Le mercenaire russe a ensuite recouvert le corps avec des graviers, l’enterrant sur place, puis a roulé sur cette tombe improvisée avant de reprendre ses activités comme si de rien n’était.

 

Heureusement, un témoin qui avait vu la scène de loin, a alerté, immédiatement,  les autres ouvriers présents. Rapidement, des jeunes se sont organisés pour se rendre sur les lieux. Ils ont tenté de déterrer le corps là où l’opérateur russe l’avait enseveli.

 

Le dimanche, ils ont réussi à exhumer le corps d’Alex Mandazou. Comme la victime était originaire de Bria, dans la Haute-Kotto, ils ont transporté la dépouille jusqu’à cette ville où elle a été inhumée le lundi 18 août dernier.

 

Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, ce type de crimes montre clairement comment les Russes du group Wagner traitent les Centrafricains, les considérant comme des animaux à tuer sans conséquence. Pour eux, tuer ne semble avoir aucune conséquence, ni des hommes, ni de Dieu, contrairement aux valeurs nationales où chaque vie humaine a une valeur sacrée.

 

D’ailleurs, il y a près d’un mois, une dizaine de personnes avaient été tuées par balles par les mercenaires russes sur le même site de Ndachima. Malgré ces incidents répétés, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités.

 

Pourtant, malgré ces dangers mortels, la population locale continue de fréquenter le site minier, poussée par la pauvreté et le manque d’alternatives économiques.

 

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Touadera, regarde, les escrocs passent à la vitesse supérieure, ils tentent de manipuler la police et la gendarmerie pour intimider leurs victimes

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Touadera, regarde, les escrocs passent à la vitesse supérieure, ils tentent de manipuler la police et la gendarmerie pour intimider leurs victimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/taxi-moto.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/taxi-moto-450×317.jpg” alt=”Touadera, regarde, les escrocs passent à la vitesse supérieure, ils tentent de manipuler la police et la gendarmerie pour intimider leurs victimes” width=”450″ height=”317″ />
Nzapa yembi Marcel, ancien Président du syndicat des taxi-motos centrafricaine à droite, et à gauche, Cyril pato, ancien secrétairre général du syndicat des taxis-motos de la RCA. Les deux sont aussi auteurs d’escroquerie au nom du Président Touadera

 

Touadera, CNC vous l’avais dit, l’argent volé ne suffit plus, place à l’intimidation. Cyril Pato et Nzapa Yembi Marcel ne s’arrêtent plus. Après avoir empoché plus de 600 000 francs CFA appartenant aux conducteurs de taxis-motos de province, ces deux anciens dirigeants du syndicat national dissous ont trouvé une nouvelle méthode : faire appel à la police et la gendarmerie pour intimider ceux qui réclament leur argent.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En effet, après la révélation de leur détournement de plus de 600 000 francs CFA auprès des conducteurs de taxis-motos de province, Cyril Pato et Nzapa Yembi Marcel ont franchi une nouvelle étape. Ces deux anciens responsables du syndicat national des taxis-motos, dissous par les autorités, utilisent désormais la police et la gendarmerie pour tenter de réduire au silence les délégués qui réclament la restitution de leur argent volé.

 

Quelques jours après la publication de notre enquête exposant leur escroquerie, deux convocations ont circulé dans les différents groupes des réseaux sociaux, notamment sur WhatsApp. La première émane de la Police nationale, Direction des services de police administrative. Le document, marqué “URGENT” en rouge, est adressé à une personne identifiée comme “M. Diarra Abdoul Karim”. Loin d’un dossier judiciaire sérieux, cette convocation apparaît comme un instrument fabriqué pour détourner l’attention et intimider.

 

La seconde provient de la Gendarmerie nationale, brigade de Yaloké. Elle vise directement un délégué des taxis-motos de Zawa, convoqué pour le 21 mars 2025 sous le motif vague d’une “affaire vous concernant”. Ce document officiel, signé et tamponné, menace de poursuites judiciaires en cas d’absence. Là encore, il s’agit moins d’une procédure judiciaire que d’une manœuvre de pression organisée contre ceux qui exigent des comptes.

 

Ces méthodes confirment la logique de Cyril Pato et Nzapa Yembi Marcel : détourner l’argent des conducteurs, puis utiliser les institutions pour museler toute contestation. À Yaloké, Zawa et dans d’autres villes, les délégués qui dénoncent l’arnaque se retrouvent convoqués, menacés, alors même qu’ils représentent des centaines de travailleurs précarisés qui peinent chaque jour à nourrir leurs familles.

 

Les conducteurs de taxis-motos vivent une situation absurde. D’un côté, on leur vole leurs économies. De l’autre, quand ils protestent, on les menace avec des convocations officielles. Ces travailleurs, déjà frappés par la précarité, se retrouvent face à un système qui protège leurs bourreaux.

 

Cette instrumentalisation des forces de sécurité montre clairement une dérive inquiétante. La septième République, comme la qualifient aujourd’hui de nombreux centrafricains, est devenue un terrain ouvert aux arnaqueurs. Voler au nom du président Touadéra, intimider les victimes avec des convocations de police et de gendarmerie, puis réduire au silence ceux qui protestent : voilà la mécanique en place.

 

L’argent détourné représente pour beaucoup plusieurs semaines d’économies. Des sommes mises de côté franc par franc pour nourrir la famille, payer les frais de scolarité des enfants ou faire face aux urgences. Voir cet argent disparaître dans les poches de Pato et Nzapa Yembi Marcel, puis subir des intimidations pour avoir osé protester, c’est le comble de l’injustice.

 

C’est ainsi que la septième République se dévoile : un espace où l’argent se vole au grand jour, où la justice se détourne de son rôle, et où ceux qui osent parler sont traqués. Pour les conducteurs de taxis-motos, la lutte pour récupérer leurs fonds devient aussi une lutte pour leur dignité face à un système qui protège les escrocs au détriment du peuple.

 

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Berongo : gravement torturé par les mercenaires russes, un jeune mécanicien, enrôlé dans  l’armée nationale, est finalement décédé

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Berongo : gravement torturé par les Mercenaires russes, un jeune mécanicien, enrôlé dans  l’armée nationale, est finalement décédé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240224-WA0030.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240224-WA0030-450×290.jpg” alt=”Berongo : gravement torturé par les mercenaires russes, un jeune mécanicien, enrôlé dans l’armée nationale, est finalement décédé” width=”450″ height=”290″ />
Pour illustration, Les nouvelles recrues des FACA en formation IMG-20240224-WA0030 – Recrutement des soldats FACA, quand le nouveau réseau bat son plein chez la maitresse du chef d’État-major

 

Sur le site de formation de Berongo, à 80 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, un mécanicien d’une vingtaine d’année vient de perdre la vie dans des circonstances dramatiques. Enrôlé récemment dans l’armée nationale, il a succombé aux blessures causées par des tortures que lui ont fait subir des mercenaires russes, aidés par des soldats des Forces armées centrafricaines. Ses parents l’ont finalement enterré lundi dans la capitale.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le jeune homme suivait sa formation militaire à la cité impériale de Berongo, où les instructeurs Russes du groupe Wagner encadrent les nouvelles recrues. Dans le cadre de l’instruction, chaque participant à la formation fut invité à présenter son métier civil avant d’intégrer l’armée. C’est dans ce cadre que le jeune se déclara mécanicien. Les mercenaires russes l’ont mis ensuite à l’épreuve, lui remet un véhicule à réparer. À leur surprise, le jeune a réussi, il répara avec succès un véhicule des Wagner. Ses compétences furent immédiatement remarquées. Alors qu’il devait être affecté à la fin de sa formation militaire comme mécanicien de l’armée, les Russes cherchèrent rapidement à l’utiliser pour leurs propres véhicules.

 

Un matin, ils l’ont appelé pour une réparation urgente. Il a expliqué qu’il ne se sentait pas bien et a proposé si c’était possible de faire ça le lendemain. Mais les soldats FACA qui devaient transmettre sa réponse ont raconté aux Russes qu’il avait tout simplement refusé d’obéir. La suite a été rapide : les Wagner donnent l’ordre de le ramener par la force.

 

Attaché avec des cordes, il a été battu et torturé par les mercenaires avec l’aide de leurs tintin centrafricains. Les témoins racontent qu’il a reçu de nombreux coups avant d’être transporté à l’infirmerie de la base, dans un état très grave.

 

Depuis son lit d’hôpital, le jeune a réussi à joindre son père par téléphone. Dans cet appel que son papa a enregistré, il a dit qu’il allait mourir à cause de ce qu’on lui avait fait. Il a décrit les violences subies et donné les noms des soldats centrafricains qui l’avaient arrêté pour le remettre aux Russes. Sa famille, alarmée, a demandé son transfert immédiat à Bangui. Admis en urgence à l’hôpital communautaire, il est mort peu après. Son corps a été placé à la morgue.

 

L’armée a alors voulu organiser un enterrement rapide. Mais les parents ont refusé net, réclamant qu’une enquête soit ouverte. Avec l’aide d’un avocat, la famille a porté plainte et remis aux autorités les enregistrements audio où leur fils décrivait ce qu’il avait vécu et nommait les militaires responsables. Pour éviter un conflit direct avec les Russes, la plainte a pointé du doigt les soldats centrafricains qui avaient exécuté leurs ordres.

 

Il a fallu attendre plusieurs jours avant que la famille puisse enfin enterrer leur fils à Bangui le lundi dernier. Dans les rues de la capitale, on entend souvent dire que le pays est devenu un “pays de morts”, où assassinats, tortures et exécutions se multiplient dans un silence forcé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Un soldat FACA, criblé des balles,  retrouvés sans vie sur le chantier minier de Zamboï

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Centrafrique : Un Soldat FACA, criblé des balles,  retrouvés sans vie sur le chantier minier de Zamboï

 

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Photo d’illustration d’un soldat FACA à Nzacko, dans la préfecture du Mbomou. Photo CNC

 

Un soldat FACA ( forces armées centrafricaines ) a été abattu sur l’exploitation aurifère de Zamboï, près de Baboua. Les circonstances de sa mort restent floues.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 août, le calme habituel du chantier minier de Zamboï a été subitement rompu par des coups de feu. Ce site d’extraction aurifère, installé à 42 kilomètres de la ville de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, est devenu le lieu d’un drame qui continue de diviser les témoignages. Un soldat  FACA, Forces armées centrafricaines,  y a perdu la vie, son corps criblé de balles découvert dans la nuit du dimanche à lundi 18 août 2025.

 

Les événements qui ont conduit à cette mort violente font l’objet de récits contradictoires qui compliquent la compréhension des faits. Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC auprès de militaires et de civils présents sur le site, la soirée du dimanche avait commencé de manière ordinaire pour ce soldat FACA. Avant de partir consommer de l’alcool avec d’autres personnes, il avait pris soin de ranger une somme importante d’argent dans son sac personnel, pensant sans doute la mettre en sécurité.

 

Son retour dans la nuit a tourné au cauchemar. En ouvrant son sac pour récupérer son argent, le militaire a découvert avec stupeur que ses billets avaient disparu. À leur place, quelqu’un avait déposé un tas de kaka, c’est-à-dire Pourou. Cette découverte humiliante a déclenché une colère incontrôlable chez le soldat FACA, qui s’est immédiatement emparé de son arme de service. Pris d’une rage folle, il a commencé à tirer plusieurs coups en l’air, réveillant tout le campement et semant la panique parmi les travailleurs.

 

Face à cette situation dangereuse, quatre de ses compagnons d’armes sont rapidement intervenus pour tenter de le raisonner et de le désarmer. Ils ont essayé de le calmer par la parole, lui demandant d’arrêter ses tirs intempestifs qui mettaient en danger la sécurité de tous. Mais leurs efforts sont restés vains. Le soldat FACA, aveuglé par sa colère et probablement sous l’emprise de l’alcool, refusait catégoriquement de déposer son arme et continuait ses tirs désordonnés.

 

La situation a alors basculé dans la tragédie. Voyant que leur collègue ne se calmait pas et que la situation devenait de plus en plus périlleuse, l’un des quatre militaires qui tentaient de l’apaiser a pris la décision fatale d’ouvrir le feu. Les balles ont atteint mortellement le soldat en colère, mettant fin subitement à sa vie et à cette nuit de chaos.

 

Cette version détaillée des faits, rapportée par plusieurs témoins directs à CNC, contraste fortement avec l’explication officielle qui circule dans les canaux administratifs et militaires. Les autorités militaires avancent en effet une thèse complètement différente : celle du suicide. Selon cette version officielle, le soldat se serait donné la mort en se tirant une balle dans la tête, sans intervention extérieure. Cette explication semble pourtant difficilement compatible avec l’état du corps retrouvé criblé de multiples impacts de balles.

 

L’état-major des FACA maintient son silence habituel sur cette affaire sensible. Aucune communication officielle détaillée n’a été diffusée pour clarifier les circonstances exactes de ce décès, laissant libre cours aux spéculations et aux rumeurs qui se multiplient. Cette absence de transparence ne fait qu’alimenter les interrogations et les doutes sur la véritable nature de cet incident.

 

Les conséquences immédiates de ce drame ont nécessité une mobilisation rapide des autorités locales. Le corps du soldat décédé a d’abord été transporté vers la ville de Bouar, chef-lieu de la Nana-Mambéré, avant d’être acheminé vers Bangui, la capitale centrafricaine.

 

L’enquête officielle a débuté dès le mardi 19 août avec le déplacement d’une délégation composée de plusieurs responsables administratifs et sécuritaires. La sous-préfète de la Nana-Mambéré s’est rendue sur place accompagnée du commandant de compagnie de la gendarmerie basé à Bouar, du commissaire de police de Béloko et du commandant de brigade de cette même localité. Cette mission conjointe témoigne de la gravité accordée à cette affaire par les autorités locales.

 

Sur le site minier de Zamboï, les membres de la délégation ont organisé une réunion générale avec l’ensemble des travailleurs  sur le chantier, mais on y reviendra dans nos prochains articles sur CNC

 

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Centrafrique : braquage armé d’un véhicule de l’ONG IMC à 5 km d’Amdafock par des bandits soudanais

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braquage armé d’un véhicule de l’ONG IMC à 5 km d’Amdafock par des bandits soudanais

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/amdafock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : braquage armé d’un véhicule de l’ONG IMC à 5 km d’Amdafock par des bandits soudanais
Les casques bleus en patrouille à Amdafock, 62 kilomètres de Birao

 

Le dimanche 17 août 2025, un véhicule de l’ONG internationale IMC a été attaqué à environ 5 kilomètres d’Amdafock centrafricain, dans la Vakaga, alors qu’il se dirigeait vers Birao, chef-lieu de ladite préfecture.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Ce jour là, des hommes armés, venus du Soudan, probablement des rebelles,  ont intercepté le convoi humanitaire et se sont emparés d’argent, d’outils informatiques et de matériels essentiels au travail humanitaire. Les assaillants ont ensuite pris la fuite sans laisser de traces.

 

Pourtant, quelques jours plus tôt, le 12 août, trois véhicules chargés de rebelles soudanais avaient traversé la frontière pour pénétrer en territoire centrafricain. Ces hommes lourdement armés avaient quitté Amdafock côté Soudan pour entrer à Amdafock côté Centrafrique. Alertés par les habitants, les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et les casques bleus de la Minusca n’ont pris aucune mesure.

 

Les trois véhicules armés ont poursuivi leur chemin en traversant plusieurs villages, notamment Amdafock vers Bilibili 25km, puis vers mongnon,  30km d’Amdafock et avant d’atteindre les environs de Terfel. Ils n’ont pas poursuivi jusqu’à Birao, distant d’environ 65 kilomètres. Leur itinéraire exact après Terfel reste inconnu. Certains habitants estiment qu’ils ont pu rebrousser chemin dans la nuit pour retourner vers le Soudan, peut-être après avoir déposé des hommes chargés de commettre des braquages.

 

Face à ces incursions répétées et aux multiples  braquages, les habitants dénoncent l’absence de réaction des forces de sécurité, alors que la frontière vers le Soudan reste ouverte aux allées et venues des groupes armés venus du Soudan.

 

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Bangui : un conducteur de taxi-moto dans le coma après une course poursuite policière

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Bangui : un conducteur de taxi-moto dans le coma après une course poursuite policière

 

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Un moto taximan à Bangui devant un véhicule de la gendarmerie et prêt à dépasser un policier au contrôle

 

Un conducteur de taxi – moto est dans le coma après avoir percuté le monument Boganda lors d’une course poursuite policière.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lundi 18 août vers 19 heures, un motocycliste poursuivi par les éléments de l’unité de police FICU s’est écrasé contre le monument Boganda, au centre-ville de  Bangui.

 

L’incident s’est produit le lundi 18 août 2025 vers 19 heures au centre ville de Bangui. Un conducteur de moto avait refusé d’obtempérer lors d’un contrôle effectué par une patrouille de l’unité FICU.

 

Suite à ce refus, les agents ont lancé une poursuite qui a mal tourné. Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC sur place, la moto a terminé sa course en percutant violemment le monument Boganda, situé au rond-point du même nom dans le centre de la capitale.

 

Le choc a été d’une violence extrême. Le motocycliste a été gravement blessé et se trouve dans un état critique. Les agents de la FICU présents sur les lieux l’ont d’abord transporté d’urgence vers le centre de Médecins Sans Frontières à Sica pour les premiers soins.

 

Devant la gravité de son état, la victime a ensuite été transférée à l’hôpital communautaire où elle se trouve actuellement dans le coma, placée sous assistance respiratoire avec de l’oxygène.

 

Cet incident a provoqué une vive émotion dans la communauté des conducteurs de taxi-moto du deuxième arrondissement. Des sources proches de FICU impliqué dans la poursuite rapportent que la patrouille avait reçu de son directeur la mission explicite de “chercher des infractions pour leur profit”.

 

Cette révélation a amplifier la colère des motocyclistes qui dénoncent régulièrement les pratiques de ces unités de police. Dans la foulée de l’accident, des rassemblements spontanés ont éclaté dans les 1er et 2e arrondissements de Bangui.

 

Des dizaines de conducteurs de moto-taxi se sont mobilisés pour manifester leur mécontentement. Ils ont organisé des cortèges en faisant retentir leurs klaxons de manière continue en signe de protestation contre les méthodes employées par la FICU.

 

La tension demeure palpable dans la capitale autour du rôle et des pratiques de ces unités d’intervention de la police. Les forces de la FICU sont régulièrement pointées du doigt par la population pour leurs excès lors des patrouilles et des contrôles.

 

L’évolution de l’état de santé de la victime, actuellement entre la vie et la mort, pourrait déterminer l’ampleur et la durée des mobilisations dans les quartiers concernés. Les conducteurs de moto-taxi attendent des explications sur les circonstances exactes de cet accident et sur les responsabilités de chacun.

 

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Vincent Mbokoto Dilla, secrétaire général du CNCA-PDD,  exige la Démission de Touadera pour Sauver la Centrafrique

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Vincent Mbokoto Dilla, secrétaire général du CNCA-PDD,  exige la Démission de Touadera pour Sauver la Centrafrique

 

Portrait de monsieur Vincent Mbokoto Dilla, secrétaire général adjoint du CNCA-PDD
Portrait de monsieur Vincent Mbokoto Dilla, secrétaire général adjoint du CNCA-PDD

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Vincent Mbokoto Dilla, du CNCA-PDD, dénonce le régime autoritaire de Touadera et appelle à sa démission pour restaurer la démocratie centrafricaine.

 

Monsieur Vincent Mbokoto Dilla, Secrétaire Général Adjoint du Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD), ne mâche pas ses mots. Dans son appel du 4 juillet 2024, il accuse Faustin Archange Touadera d’avoir rompu la confiance des Centrafricains.

 

« Il s’était présenté comme l’homme du renouveau, de l’éthique et de la reconstruction », écrit Vincent Mbokoto Dilla, mais aujourd’hui, il le décrit comme « le chef d’un système mafieux, opaque, violent, qui méprise son propre peuple et piétine la démocratie ». Selon l’auteur, Touadera a abandonné ses promesses pour s’accrocher au pouvoir, transformant la présidence en une machine à servir ses propres intérêts. Vincent Mbokoto Dilla  va plus loin : « Vous avez trahi le serment républicain », lance-t-il, reprochant au président d’avoir remplacé la Constitution par sa volonté personnelle.

 

Vincent Mbokoto Dilla dénonce ce qu’il appelle un détournement de la volonté populaire. Il pointe la modification de la Constitution de 2016, qu’il juge illégale, pour permettre à Touadera de prolonger son pouvoir indéfiniment. « Scrutins truqués, commissions électorales sous contrôle, exclusion des voix dissidentes », écrit-il, décrivant un système où l’alternance politique est impossible. Pour Mbokoto Dilla, Touadera a verrouillé les institutions, favorisant ses proches et imposant un clientélisme qui étouffe la démocratie.

 

« Vous êtes désormais l’obstacle à la paix et à la stabilité du pays », accuse-t-il, tenant le président pour responsable de la crise politique qui paralyse la Centrafrique.

 

Dans son texte, Mbokoto Dilla fustige Touadera pour avoir cédé la souveraineté nationale à des groupes comme Wagner, auteur de plusieurs exactions contre la population. « Des mercenaires répriment le peuple au lieu de sécuriser les frontières », note-t-il, ajoutant que les ressources minières du pays sont bradées à des puissances étrangères sans bénéfice pour les Centrafricains. Pour l’auteur, cette gestion du pouvoir trahit les intérêts de la nation. Il appelle à une résistance face à ce qu’il nomme un « pays pris en otage », soulignant l’urgence de reprendre le contrôle de la souveraineté centrafricaine.

 

Vincent Mbokoto Dilla dresse un portrait sombre de la vie politique et sociale sous Touadera. « Arrestations arbitraires d’opposants, d’étudiants, de syndicalistes et d’intellectuels ; disparitions forcées, assassinats ciblés, intimidation des journalistes », énumère-t-il. Il mentionne spécifiquement la répression d’une marche pacifique en mémoire des victimes du lycée Barthélemy Boganda, qualifiée de « crime d’État ». Selon lui, le MCU, parti au pouvoir, est devenu un outil pour museler toute opposition. Mbokoto Dilla dénonce un régime qui impose le silence par la peur, privant les Centrafricains de leurs libertés fondamentales.

 

L’auteur met en avant l’effondrement des services publics sous Touadera. « Plus de 80 % des centres hospitaliers n’ont ni équipements ni médicaments », écrit-il, ajoutant que les écoles sont abandonnées et les enseignants impayés. L’économie, selon Mbokoto Dilla, est pillée par une élite proche du pouvoir, tandis que la Centrafrique figure parmi les pays les plus pauvres du monde. Il décrit des conditions de vie dramatiques, où les femmes accouchent dans des situations inhumaines et où le désespoir règne. Pour lui, cet abandon des besoins de base est la preuve d’une gouvernance corrompue et inefficace.

 

Une jeunesse sans avenir, un peuple en fuite

 

Vincent Mbokoto Dilla parle avec douleur du sort de la jeunesse centrafricaine : « Une génération entière fuit vers l’inconnu ou meurt dans le désert et la Méditerranée ». Il cite le chiffre alarmant d’un million de réfugiés et déplacés internes, un record dans l’histoire du pays. L’absence de politiques pour l’emploi ou la réconciliation nationale, selon lui, condamne les jeunes à l’exil ou à la mort. « Le peuple réclame justice, liberté et démocratie », affirme-t-il, appelant à redonner espoir à une population brisée par une décennie de promesses non tenues.

 

Vincent Mbokoto Dilla exhorte les Centrafricains à se mobiliser pacifiquement mais avec détermination. Il demande à la société civile de s’organiser pour résister à la répression. À la communauté internationale, il adresse une demande claire : imposer des sanctions ciblées, rompre la coopération avec le régime et soutenir les efforts pour la démocratie. Il nomme des figures clés du pouvoir – Sani Yalo, Sarandji Moloua, Ngrebada, Mamadou Zephyrin, Bienvenu Zokoué,  comme complices d’un système qu’il qualifie de « criminel et mafieux ». Pour Mbokoto Dilla, la lutte doit être collective et sans relâche.

 

Dans son appel, Mbokoto Dilla pose un ultimatum à Touadera : « Démissionner immédiatement, restaurer la Constitution du 30 mars 2016, permettre une transition démocratique crédible ». Il réaffirme l’engagement du CNCA-PDD à dénoncer les abus, soutenir les victimes et œuvrer pour une Centrafrique libre et démocratique. « Un peuple qui se lève ne peut être vaincu », écrit-il, lançant un message d’espoir et de résistance pour l’avenir du pays….

 

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Profils utilisateurs : quel casino convient le mieux aux débutants, amateurs de slots ou high rollers ?

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Choisir parmi les casinos en ligne n’a rien d’opaque si l’on part de son profil : budget, temps de jeu, et types de titres préférés. Sur tribuna.com, les joueurs expérimentés conseillent d’adapter le site à ses habitudes plutôt que l’inverse : licence claire, RTP visible, retraits qui tiennent leurs délais, et outils de contrôle accessibles depuis le compte.

Ce guide classe les besoins par profils — débutant, amateur de machines à sous, gros parieur — et montre quels critères regarder en premier, sans jargon inutile. L’objectif : réduire le risque d’erreur dès l’inscription et gagner du temps au moment des dépôts et retraits.

Débutants : un départ serein sans pièges de bonus (version courte)

Choisissez un site licencié (ANJ/MGA/UKGC) avec mode déмо visible et RTP indiqué sur chaque jeu. Sur des online casinos sérieux, le bonus doit préciser le wagering, la durée, les jeux exclus et la règle de retrait des dépôts. Pour les paiements, gardez des méthodes simples (carte, virement, PayPal) et vérifiez un délai clair. Un bon site offre un historique téléchargeable (dépôts, retraits, bonus, limites) et des outils de protection dans le compte.

Check express

  • Licence cliquable vers registre public
  • Démo accessible + filtres basiques
  • Bonus lisible avant « Accepter »

Amateurs de slots : studios, RTP, et promos utiles (version courte)

Regardez d’abord les studios (Pragmatic, NetEnt, Play’n GO, Relax, Yggdrasil) et un live solide (Evolution). La fiche jeu doit afficher RTP, volatilité, version. Les top online casinos proposent des filtres (Megaways, cluster, bonus buy) et un onglet nouveautés. Côté promos, privilégiez free spins clairs et tournois avec règles transparentes.

À retenir

  • Page « Fournisseurs » + recherche par RTP/volatilité
  • Démo illimitée pour tester le rythme
  • Calendrier des sorties fiable (les new casinos sérieux l’affichent)
  • Section jackpots séparée des bonus classiques

High rollers : plafonds de mise, retraits rapides et VIP utile

Pour les gros parieurs, la valeur d’un site se mesure à trois choses : limites, vitesse de paiement et programme VIP lisible. Avant d’augmenter la mise, vérifiez les tables haute limite (blackjack/roulette) et les slots avec plafonds adaptés.

Côté paiements, les casinos online sérieux proposent des virements prioritaires, la validation KYC accélérée et un canal direct avec le service financier. Le club VIP doit afficher noir sur blanc ses paliers (cashback, gestionnaire dédié, événements), sans conditions opaques. Les meilleures plateformes pour les gros joueurs proposent de la roulette en direct avec des limites allant de 500 $ à 12 500 $ par tour, et du blackjack avec des limites allant de 500 $ à 10 000 $ par main. Les limites de mise élevées sont l’un des principaux indicateurs du niveau VIP d’un site.

Checklist rapide high roller

  • Plafonds clairs : mise max par jeu et retrait max par jour/semaine.
  • Voie express de paiement : virement prioritaire + validation KYC en 24 h.
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Sur les real money casinos, ces éléments font gagner du temps et évitent les blocages après un gros gain. Si le support hésite à répondre par écrit ou renvoie à “voir plus tard”, passez au concurrent : la transparence prime à ce niveau d’enjeu.

Casinos en ligne France : règles locales et moyens de paiement pratiques

Casinos en ligne France fiables affichent une licence vérifiable, un site en français, l’euro par défaut et un KYC clair (CNI/passeport, justificatif de domicile). La page « Paiements » doit détailler dépôts/retraits et délais ; privilégiez carte et virement SEPA, avec éventuellement PayPal ou e-wallet pour accélérer après la première vérification.

Le support doit fournir un numéro de ticket et l’aide « Jeu responsable » (limites, auto-exclusion) doit être accessible depuis le compte.

Chaque fiche jeu doit indiquer studio, version, RTP et l’espace client proposer l’export d’historique. Sur mobile, exigez une appli fluide en 4G pour éviter les blocages au retrait.

À propos, voici un fait intéressant : en 2023, le revenu brut des jeux d’argent en France a atteint le chiffre record de 13,4 milliards d’euros, soit 3,5 % de plus qu’en 2022. De plus, pour la première fois depuis 2019, tous les segments du marché ont affiché une croissance, y compris les paris en ligne, le poker et les paris hippiques.

Fiche express de comparaison : licence, délais de retrait, support

Avant d’ouvrir un compte, comparez les sites avec une grille simple et actionnable. L’idée : vérifier en quelques minutes si le service tient la route côté régulation, paiements et assistance. Cette fiche s’applique à tous les casinos et vous évite les mauvaises surprises.

CritèreCe qu’on attend en 2025Où le vérifier rapidement
Licence & registreANJ, MGA ou UKGC, lien cliquable vers le registre publicFooter du site → “Licence”, page légale
Délais de retraitPortefeuille/e-wallet < 12 h ; carte 24–72 h ; virement SEPA 1–3 jPage “Paiements” / FAQ retraits
Frais0 € hors coûts bancaires affichés à l’avanceConditions bancaires / CGU
Support 24/7Chat en direct, réponse < 3 min, numéro de ticket et transcript e-mailOuvrir le chat à deux horaires (matin/nuit)
TraçabilitéHistorique dépôts/retraits, bonus, limites ; export PDF/CSVCompte → “Historique”
Jeu responsableLimites de dépôt/mise/temps, pause, auto-exclusion immédiateCompte → “Jeu responsable”
Transparence jeuxRTP affiché, studio et version indiquésFiche de chaque jeu

Test éclair (3 étapes)

  1. Cliquer sur la licence et vérifier que le domaine exact figure sur le registre.
  2. Lancer le chat, demander un ticket et le transcript par e-mail ; poser une question concrète (délais de retrait).
  3. Ouvrir l’onglet Historique : dépôts, retraits, bonus et limites doivent être horodatés et exportables.

Si l’un de ces points manque (licence non vérifiable, délais flous, support silencieux ou sans ticket), passez votre chemin : un casino fiable se reconnaît en quelques clics, avant même le premier dépôt.

Pouvoir à bout de souffle : pourquoi Thierry Vircoulon estime-t-il que le régime de Bangui est « fini » ?

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Pouvoir à bout de souffle : pourquoi Thierry Vircoulon estime-t-il que le régime de Bangui est « fini » ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190-300×259.jpg” alt=”Pouvoir à bout de souffle : pourquoi Thierry Vircoulon estime-t-il que le régime de Bangui est « fini » ?” width=”300″ height=”259″ />
Le Président Kongoboro se moque des centrafricains de leur souffrance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La reprise officielle de la coopération militaire entre Paris et Bangui, symbolisée par la visite du général français Pascal Yanni en Centrafrique, n’a pas convaincu l’analyste Thierry Vircoulon.

 

Dans un entretien accordé à notre confrères de la Radio France Internationale (RFI), le chercheur associé à l’IFRI estime que le régime du président Faustin-Archange Touadéra est « à bout de souffle », et questionne l’intérêt stratégique de la France à renouer avec un pouvoir qu’il décrit comme affaibli, verrouillé et dépendant de puissances étrangères.

 

Selon lui, la France n’a aujourd’hui plus d’intérêts majeurs en Centrafrique : les grands groupes comme Total et Bolloré ont quitté le pays, les entreprises françaises y sont désormais marginales, et la communauté française est réduite à une poignée de résidents. Dans ces conditions, Vircoulon affirme ne pas comprendre ce qui pousse Paris à rétablir des liens officiels avec Bangui, qualifiant le régime en place de « fini ». Cette affirmation traduit, selon ses termes, une réalité politique dans laquelle le pouvoir centrafricain ne disposerait plus d’aucune autonomie stratégique ni de légitimité démocratique sérieuse.

 

Le chercheur souligne que la présence de Wagner reste intacte dans l’appareil sécuritaire, que la propagande anti-française s’est seulement calmée en façade, et que les principales décisions du président Touadéra se prennent désormais sous l’influence de Moscou et d’Abou-Dabi. À ses yeux, le rapprochement avec Paris n’est qu’un simulacre sans effet réel sur l’équilibre des forces en place. « La mainmise de Wagner reste totale sur l’appareil sécuritaire centrafricain », note-t-il, rappelant que c’est à Moscou que le président Touadéra est allé chercher sa garantie de réélection, du moins de son troisième mandat illégal.

 

Thierry Vircoulon va plus loin en pointant les manœuvres constitutionnelles du régime pour verrouiller l’élection présidentielle prévue en décembre 2025. Il affirme que les nouvelles règles mises en place éliminent discrètement, mais efficacement, plusieurs opposants politiques majeurs, dont les candidatures pourraient être rejetées par l’Autorité nationale des élections (ANE). Le pouvoir ne miserait donc ni sur un bilan politique, ni sur un soutien populaire, mais sur un appareil judiciaire et militaire verrouillé et une protection étrangère consolidée.

 

À travers cette analyse, Vircoulon dresse le portrait d’un régime vidé de sa substance, sans perspective intérieure, dont la survie dépend de forces extérieures et d’une répression institutionnalisée. Derrière l’apparente normalisation diplomatique avec la France, c’est un pouvoir isolé, fragilisé et sous tutelle que décrit l’expert.

 

À ses yeux, la visite du général Yanni ne change rien à l’équation fondamentale : le pouvoir de Bangui, selon ses mots, ne tient plus que par une forme de soutien militaire russe, des alliances financières opaques, et des dispositifs juridiques conçus pour bloquer toute alternance….

 

Par Alain Nzilo

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Financé par la Banque mondiale, le site de la JPN de Nzila désormais cédé aux Rwandais. Touadéra va vendre ce pays en morceau

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Financé par la Banque mondiale, le site de la JPN de Nzila désormais cédé aux Rwandais. Touadéra va vendre ce pays en morceau

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/touadera_inauguration_base_jpn_de_nzila.jpg” data-wpel-link=”internal”>le site de la JPN de Nzila désormais cédé aux Rwandais. Touadéra va vendre ce pays en morceau
Le Président Touadera et des officiels lors de l’inauguration d’un centre pour la JPN à Nzilatouadera_inauguration_base_jpn_de_nzila – Nzila : la base de la Jeunesse Pionnière cédée aux Rwandais, un symbole national perdu

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le site de la JPN à Nzila, bâti grâce au financement de la Banque mondiale, est désormais livré aux Rwandais. Touadéra est décidé à vendre ce pays en morceau et sacrifier la jeunesse centrafricaine.

 

À Nzila, un projet qui devait changer la vie des jeunes Centrafricains a pris une tournure inattendue. Ce site, construit avec des fonds de la Banque mondiale pour la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN), était destiné à offrir un avenir à la jeunesse du pays. Aujourd’hui, il est entièrement occupé par des militaires rwandais, une décision qui laisse beaucoup de Centrafricains perplexes et frustrés.

 

La JPN, créée le 8 mai 1962 par la loi n° 62-304 sous le président David Dacko, avec le soutien d’une coopération israélienne, avait un objectif clair : former les jeunes à aimer leur pays et les impliquer dans son développement économique. Ce programme, souvent encadré par des officiers de l’armée nationale, apprenait aux jeunes des compétences pratiques, comme l’agriculture et l’élevage, pour qu’ils contribuent à l’économie nationale. Des villages coopératifs ont été même prévus pour les installer durablement dans les zones rurales.

le site de la JPN de Nzila désormais cédé aux Rwandais. Touadéra va vendre ce pays en morceau
base_jpn_de_nzila – Nzila : la base de la Jeunesse Pionnière cédée aux Rwandais, un symbole national perdu

 

Le site de Nzila, situé à la sortie sud-ouest de Bangui, sur la route de Mbaïki, devait incarner cette ambition. Financé par la Banque mondiale, il a été pensé pour désengorger les centres de la JPN à SICA et aux 92 logements. Avec ses dortoirs et ses infrastructures modernes, il promettait d’accueillir des jeunes prêts à travailler la terre, élever du bétail et participer à la reconstruction du pays. Tout était en place pour que la jeunesse centrafricaine prenne en main son avenir.

 

Mais depuis environ 13 mois, les choses ont changé. Des militaires rwandais, déployés en Centrafrique dans le cadre d’un accord bilatéral avec le Rwanda, ont pris place sur le site. Au départ, ils étaient là pour assurer la sécurité, aux côtés des Forces armées centrafricaines (FACA) et des jeunes de la JPN. Puis, en 2024, le gouvernement de Touadéra a pris une décision qui a surpris tout le monde : il a demandé aux jeunes de la JPN et aux soldats FACA de quitter les lieux, laissant le site exclusivement aux Rwandais.

 

Et ce n’est pas tout. Les militaires rwandais ne se contentent pas d’occuper le site. Ils y mènent une activité d’élevage et d’agriculture à grande échelle. Des bœufs, des cochons, des cabris, des poulets  et d’autres animaux sont élevés, et des cultures sont développées, dans ce qui ressemble à une véritable exploitation industrielle. Personne ne sait vraiment où vont les produits de cette activité. Sont-ils vendus en Centrafrique ? Exportés au Rwanda ? Ou ailleurs à l’international ? Cette opacité alimente les questions des Centrafricains, qui se demandent pourquoi leurs terres servent à des projets dont ils ne profitent pas.

 

Cette situation s’ajoute aux choix de Touadéra pour sécuriser son pouvoir. Depuis 2016, il a signé des accords avec plusieurs partenaires étrangers, notamment avec la Russie, via le groupe Wagner, et avec le Rwanda. Les militaires rwandais, présents dans la garde présidentielle et à travers le pays, jouent un rôle clé dans la protection du président. Mais leur présence à Nzila va bien au-delà d’une simple mission de sécurité. Ce site, financé par la Banque mondiale pour les jeunes Centrafricains, semble aujourd’hui servir les intérêts du Rwanda, au détriment de la population centrafricaine.

 

Cette situation rappelle les centrafricains à d’autres cas similaires dans la région. Au Congo-Brazzaville, par exemple, des terres auraient été cédées à des intérêts rwandais, ce qui a provoqué la colère des habitants. En Centrafrique, l’occupation de Nzila pose la même question : pourquoi un projet aussi important, financé par des fonds internationaux, est-il détourné de son but initial ? Les jeunes de la JPN, qui devaient être au cœur de ce projet, se retrouvent exclus, tandis que des millions investis par la Banque mondiale profitent à des étrangers….

 

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Interview exclusive : Denise Madina Duekoe brise le silence sur Michel Djotodia. « Il a choisi la paix pour éviter un bain de sang »

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Interview exclusive : Denise Madina Duekoe brise le silence sur Michel Djotodia. « Il a choisi la paix pour éviter un bain de sang »

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/denise-madina-duekoe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/denise-madina-duekoe-450×252.jpg” alt=”Denise Madina Interview exclusive : Denise Madina Duekoe brise le silence sur Michel Djotodia. « Il a choisi la paix pour éviter un bain de sang », l’ancienne Préfète de l’Ombella-Mpoko” width=”450″ height=”252″ />
Denise Madina Duekoe, l’ancienne Préfète de l’Ombella-Mpoko

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans un entretien exclusif accordé à Corbeau News Centrafrique (CNC), Denise Madina Duekoe , ancienne Préfète de l’Ombella-Mpoko et ex-épouse du président de transition Michel Djotodia, revient sur les rumeurs persistantes entourant l’ancien chef d’État. Elle dénonce les attaques répétées contre sa personne, défend son parcours et rappelle les circonstances de son départ du pouvoir en 2014. Selon elle, Djotodia n’a jamais cherché le chaos mais a accepté de quitter la présidence sous pression internationale pour éviter un bain de sang en Centrafrique. Elle insiste sur la nécessité d’un dialogue national inclusif et affirme que tôt ou tard, la vérité sur l’histoire du pays sera dite devant le peuple.

Voici l’intégralité de l’interview :

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour madame Denise Madina Duekoe . Récemment, vous avez réagi à des rumeurs persistantes concernant l’ancien président de transition Michel Djotodia. Votre déclaration a fait grand bruit. Qu’est-ce qui vous a réellement poussée à prendre la parole ?

 

Denise Madina Duekoe  : Tout simplement parce que trop, c’est trop. Michel Djotodia n’aime pas répondre aux rumeurs. C’est un ancien chef d’État, il garde toujours un droit de réserve. Mais certains se croient au-dessus de tout et passent leur temps à salir son nom sur les réseaux sociaux et ailleurs. Ce sont des gens qu’on connaît très bien : des vendeurs de pétrole à lampe au quartier KM5 la nuit, et qui aujourd’hui se présentent comme des experts en pétrole ou en politique. Ils n’arrivent même pas à la cheville de Djotodia, mais ils se permettent de l’insulter. Je ne pouvais plus rester silencieuse devant ce manque de respect.

 

CNC : Revenons sur ce que Michel Djotodia a déclaré lorsqu’il était au pouvoir. Il avait dit qu’il n’était pas allé à l’étranger pour former sa rébellion. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

Denise Madina Duekoe  : Oui. Djotodia a toujours affirmé qu’il n’avait pas eu besoin de soutiens extérieurs pour former la Séléka. Il racontait qu’un mécanicien soudanais, qui faisait partie du groupe, n’était venu que pour réparer des véhicules de la Seleka. Cet homme avait ensuite pris les armes et s’était comporté comme un rebelle, mais ce n’était pas son rôle. À Bangui, il s’est basé à l’ancienne base des sapeurs pompiers et a multiplié les exactions et des pillages. C’est pour cela que Djotodia l’a laissé repartir dans son pays en 2014.

 

CNC : Beaucoup disent qu’il est venu accompagné de djandjawids soudanais ou de Boko Haram. Est-ce fondé ?

 

Denise Madina Duekoe  : Pas du tout. Il n’a jamais été accompagné des éléments  janjawid ni des islamistes de  Boko Haram. Les seuls étrangers qui se sont joints étaient des réfugiés sud-soudanais déjà présents en Centrafrique, proches de John Garang. Quand la Séléka est entrée à Bangui en 2013, ces réfugiés et d’autres jeunes Centrafricains se sont ralliés au mouvement. Ce sont eux qui ont commis des exactions. Djotodia, lui, avait interdit toute vengeance pour éviter un bain de sang.

 

CNC : Comment s’est passée sa chute du pouvoir en 2014 ?

 

Denise Madina Duekoe  : Ce n’était pas par peur. Djotodia n’a jamais fui devant la pression intérieure. C’est la communauté internationale qui l’a poussé à partir. François Hollande et Jean-Yves Le Drian sont venus à Bangui, ils l’ont reçu à l’aéroport et exigé sa démission. Peu après, l’annonce officielle a été faite à N’Djamena. Djotodia a accepté, comme l’avait fait David Dacko avant lui, pour éviter un bain de sang.

 

CNC : Certains disent qu’il porte la responsabilité du chaos de cette période. Qu’en pensez-vous ?

 

Denise Madina Duekoe  : C’est faux. L’histoire de la Centrafrique est faite de coups d’État : Dacko, Bokassa, Kolingba, Bozizé. Djotodia n’a rien inventé. Mais lui, il a eu le courage de céder pour éviter une guerre civile. Les vrais fauteurs de troubles sont ceux qui se sont ralliés à la Séléka à la dernière minute : des opportunistes, des anciens libérateurs, des jeunes sans expérience qui ont commis des exactions. Les compagnons fidèles de Djotodia, qui sont d’ailleurs tous des ressortissants de la Vakaga,  n’étaient pas de ceux-là.

 

CNC : On dit souvent que Michel Djotodia est un homme effacé. Comment le décrivez-vous ?

 

Denise Madina Duekoe  : C’est quelqu’un de réservé, mais aussi un intellectuel. Peu de gens savent que Michel Djotodia Am-Nodroko est né le 3 février 1953 à Birao, fils de Deya Dominique, né vers 1917 à Gordil, et d’Amina Albertine, née en 1934 à Koumbal. Il est Centrafricain de naissance et de cœur. Après ses études primaires à Birao et Yalinga, puis son bac série A4 au lycée de Bambari, il a poursuivi ses études en URSS : à l’université d’État de Donetsk, à l’Institut technologique de finances d’Oriol, puis un DEA en droit international public à l’université Patrice Lumumba de Moscou. Il a ensuite occupé des postes importants : directeur des études au ministère du Plan et de la Coopération internationale, puis ambassadeur pour la Promotion universelle de la paix à Niamey. C’est un homme de savoir, pas un aventurier.

 

CNC : Aujourd’hui encore, les rumeurs sur lui continuent. Comment réagit-il ?

 

Denise Madina Duekoe  : Il reste silencieux. Mais il ne faut pas se tromper : ce silence n’est pas de la faiblesse. C’est le respect de son rang d’ancien chef d’État. Ceux qui l’insultent sur les réseaux sociaux ne connaissent ni son parcours ni ses sacrifices. Ils se comportent comme des vendeurs de gadgets qui s’improvisent experts. Mais le jour viendra où la vérité sera dite publiquement. Et ce jour-là, ces gens seront démasqués.

 

CNC : Que proposez-vous pour apaiser les tensions et aller vers une réconciliation ?

 

Denise Madina Duekoe  : Il faut un véritable dialogue national. Pas un simulacre, mais une rencontre où tous les anciens dirigeants seront présents : Djotodia, Bozizé, Samba-Panza, Meckassoua, Ziguélé, Dologuélé… Ils doivent se retrouver à Bangui, parler devant le peuple et clarifier l’histoire. Les Centrafricains méritent la vérité et la réconciliation. Sans cela, les divisions continueront et les rumeurs ne cesseront pas.

 

CNC : En conclusion, que doivent retenir les Centrafricains de Michel Djotodia ?

 

Denise Madina Duekoe  : Qu’il est un homme de paix. Qu’il a refusé le bain de sang en quittant le pouvoir. Qu’il a été victime de complots, jusqu’à un empoisonnement qui l’a laissé avec des séquelles. Mais malgré tout, il est encore là, vivant, et il continue de croire en Dieu. C’est grâce à cette foi qu’il tient debout. Les Centrafricains doivent savoir que Djotodia n’a jamais cherché la destruction du pays, mais au contraire, il a sacrifié sa place pour éviter la guerre.

 

CNC : Denise Madina Duekoe , CNC vous remercie.

 

Denise Madina Duekoe  : c’est à moi de vous remercier madame la journaliste.

 

Propos recueillis par Gisèle MOLOMA, journaliste d’investigation du CNC

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Centrafrique : Bernard Fotolo confond indépendance et soumission en direct sur Radio Centrafrique

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Centrafrique : Bernard Fotolo confond indépendance et soumission en direct sur Radio Centrafrique

 

Centrafrique : Bernard Fotolo confond indépendance et soumission en direct sur Radio Centrafrique
Le journaliste Bernard Fotolot de la radio Centrafrique

 

En direct de l’antenne sur la radio Centrafrique, le journaliste Bernard Fotolo célèbre pathétiquement une indépendance politique qui n’existe que dans son esprit.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce 13 août, jour de la fête nationale censée célébrer l’indépendance de la RCA, le journaliste Bernard Fotolo, figure vieillissante de la Radio Centrafrique et fervent soutien du régime, a livré un discours pour le moins déroutant. Entre propos incohérents, flatteries appuyées envers le président Faustin-Archange Touadéra et affirmations erronées sur la notion d’indépendance, son intervention a provoqué l’incompréhension général des auditeurs et moqueries de ces derniers.

 

Dans ses propos, Bernard Fotolo a affirmé que la République centrafricaine disposerait déjà de son indépendance politique, mais pas de son indépendance économique. Pour appuyer son propos, il a cité pêle-mêle la présence sur le marché centrafricain des produits en provenance des pays voisins comme la RDC, le Tchad, le Cameroun, le Soudan, accusant les Centrafricains de « copier » les habitudes alimentaires, vestimentaires, musicales ou gestuelles de leurs voisins. Selon lui, ces comportements prouveraient que le pays reste économiquement dépendant. Puis, sans transition, il a conclu par un éloge appuyé du chef de l’État, affirmant que « nous sommes tous derrière le président » et invitant quiconque qui conteste ses propos à venir sur le plateau de la radio Centrafrique à débattre avec lui en direct.

 

Contrairement à ce qu’affirme Bernard Fotolo, l’indépendance politique ne se limite pas à l’existence d’un drapeau ou d’un gouvernement national. Elle suppose la pleine capacité d’un État à prendre ses décisions souverainement, sans influence extérieure contraignante. Or, depuis plusieurs années, les choix stratégiques, militaires et économiques de la RCA sont fortement orientés, voire dictés, par Moscou, le groupe Wagner et le Rwanda. Le président Touadéra lui-même accepte l’installation des Mercenaires russes au sommet de la chaîne de commandement de notre armée, mais également de la justice et de l’économie, et rémunère au passage les mercenaires russes de Poutine à hauteur de 10 milliards de francs CFA par mois. Dans ce contexte, parler d’« indépendance politique » relève de la fiction ou de la folie.

 

Effectivement, sur le plan économique, l’indépendance signifie la capacité d’un pays à produire, transformer et commercialiser l’essentiel de ses biens et services, sans dépendre excessivement des importations pour ses besoins vitaux. Elle implique également la maîtrise des ressources nationales et la diversification des échanges. Si la présence de commerçants étrangers sur les marchés centrafricains est un fait, elle ne constitue pas en soi la preuve d’un manque d’indépendance : le véritable problème réside dans l’absence de politiques publiques efficaces pour stimuler la production nationale et structurer des filières compétitives.

 

En revanche, la dépendance chronique aux importations de denrées alimentaires, de biens manufacturés ou d’équipements, combinée à une balance commerciale déficitaire, démontre que l’indépendance économique reste hors de portée. Cette dépendance n’est pas le fruit de simples habitudes « copiées » sur les voisins, mais d’un choix politique et d’un abandon stratégique du secteur productif.

 

En associant ces notions complexes à des anecdotes vestimentaires ou musicales, Bernard Fotolo réduit le débat à des clichés et détourne l’attention des véritables enjeux. Surtout, en terminant par un plaidoyer inconditionnel en faveur du président Touadéra, il transforme une réflexion sur l’indépendance nationale en exercice de propagande. Sa position illustre une tendance inquiétante au sein de certains médias publics : confondre information, analyse et communication politique au service du pouvoir.

 

Le contraste est saisissant : pendant que Fotolo célèbre une indépendance politique illusoire et défend un pouvoir inféodé à des intérêts étrangers, la population subit la hausse des prix, l’effondrement des services publics et la marginalisation des producteurs nationaux. Le 13 août devait être un jour de lucidité et de bilan ; il s’est transformé, à l’antenne de la Radio Centrafrique, en tribune pour flatter un régime contesté et nier la réalité.

 

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Yaloké 2 : Le député Richard Toranga confisque illégalement le terrain de M Nambeam Dieu béni  à Gaga et le vend illégalement à Orange

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Yaloké 2 : Le député Richard Toranga confisque illégalement le terrain de M Nambeam Dieu béni  à Gaga et le vend illégalement à Orange

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/collage_aligne_faces.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député de Yaloké 2, Richard Toranga à gauche, et à droite le Président de la jeunesse locale de Gaga, Mbalitoua Germin
Le député de Yaloké 2, Richard Toranga à gauche, et à droite le Président de la jeunesse locale de Gaga, Mbalitoua Germin. Photo collage faite par la rédaction du CNC

 

Richard Toranga, député de Yaloké 2, s’approprie par force le terrain d’un habitant de Gaga, Yaloké 2 : Le député Richard Toranga confisque illégalement le terrain de M Nambeam Dieu béni  pour le céder à la société Orange Centrafrique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les faits se sont déroulés dans le village de Gaga, à l’entrée de la ville. Le village est situé dans la circonscription de Yaloké 2, qui regroupe plusieurs localités dont Zawa et Gaga. Zawa se trouve à 20 kilomètres de la ville de Yaloké proprement dit, tandis que Gaga est située à 15 kilomètres de Zawa.

 

À Gaga, zone minière où les Chinois exploitent massivement les mines et où seule la société téléphonique TÉLÉCEL est implantée depuis longtemps, la société Orange a manifesté son intérêt pour s’installer. Dans le cadre de cette démarche, Orange a identifié un terrain appartenant à Nambeam Dieu béni (alias “Très cher”), originaire de Bossangoa.

 

Au lieu de s’adresser directement au propriétaire légitime, le président communal de la jeunesse, Mbalitoua Germin, qui est d’ailleurs un papa et non un jeune, a préféré en informer le député Richard Toranga. Ce dernier s’est alors présenté à Orange en se faisant passer pour le propriétaire du terrain et a procédé à la vente, avec la complicité du président de la jeunesse locale.

 

Lorsque Nambeam Dieu béni a appris que son terrain avait été vendu par le député Richard Toranga, il a piqué une colère et s’est rendu sur place pour protester. Le député l’a alors appelé au téléphone pour lui dire de “fermer sa gueule” et que ce n’était pas son terrain. Richard Toranga a alors déclaré au propriétaire : “Ce n’est pas ton terrain, c’est mon terrain. Tu n’es pas natif d’ici, tu viens de Bossangoa. Même si tu as passé 30 ou 40 ans ici, tu n’es pas natif d’ici. Ce sont mes grands-parents qui ont été les premiers à mettre les pieds dans le village de Gaga. Ils étaient les premiers arrivés, donc tout ce qui est là-bas appartient à mes parents, et moi je suis l’héritier légal “.

 

Face à cette déclaration, le propriétaire légitime Nambeam Dieu béni  a répondu : “Quelle est cette histoire  à dormir débout ? C’est mon terrain un point et c’est tout. Tu n’es pas cadastre, tu n’es pas habilité à récupérer le terrain des gens et dire que c’est ton terrain. Si ton nom est inscrit sur le titre foncier de cette terre, si tes ancêtres avaient le titre foncier de ce village, donne moi le papier et je veux voir. Un village entier appartiendrait à une famille, ce qui est impossible “.

 

La tension a alors grimpé de plusieurs crans. Le président communal de la jeunesse, Mbalitoua Germin, a commencé à menacer le propriétaire : “Toi tu n’es pas d’ici, tu dois fermer ta gueule. D’ailleurs nous sommes à la septième république qui ne tolère pas ça. On est prêt à tuer n’importe qui, soit physiquement, soit par la voie mystique. Je suis capable de tuer par tous les moyens. D’ailleurs, à partir d’aujourd’hui, tu ne dois plus mettre ses pieds dans mon village de Gbawili “.

 

Rappelons que les événements se sont déroulés entre le jeudi 14 août dernier et samedi 16 août. Actuellement, la tension reste très élevée entre la population qui est divisée entre  le député Richard Toranga, le président communal de la jeunesse Mbalitoua Germin d’un côté, et le propriétaire légitime Nambeam Dieu béni de l’autre.

 

Cette affaire pousse à s’interroger sur l’accaparement des terres et l’abus de pouvoir de certains députés qui se croient intouchables dans certaines zones rurales du pays.

 

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Le 3R dénonce les multiples provocations de Wagner contre ses positions

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Le 3R dénonce les multiples provocations de Wagner contre ses positions

 

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Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner

 

La déclaration officielle du mouvement 3R en public montre clairement une escalade des violations depuis l’accord de Ndjamena.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une déclaration officielle rendue publique ce lundi 18 août 2025, Yahya Amadou, coordinateur politique du mouvement 3R, a dénoncé les attaques organisés menées par les forces russes du groupe Wagner contre les différentes positions de son organisation depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu de Ndjamena.

 

Cette escalade qui ne date pas d’hier trouve ses racines dans les premiers jours suivant la signature de l’accord. Contrairement à ce que pourrait laisser croire le Président Faustin-Archange Touadera et son entourage, ces provocations ne sont pas un phénomène nouveau. Dès la première semaine suivant la signature de l’accord du 19 avril 2025, les mercenaires russes ont pris pour cible les positions du 3R à Nandobo et Houou, marquant le début d’une série de violations qui n’a cessé de s’intensifier.

 

L’analyse des événements rapportés par le coordinateur du 3R permet d’identifier un pattern d’agression documenté qui s’étend sur plusieurs mois. Les faits dessinent un tableau inquiétant. Le 8 août 2025, les forces Wagner ont désarmé un combattant du mouvement à Tatalé, s’emparant de son arme, de ses chargeurs, de son équipement personnel et d’une somme de 200 000 francs CFA. Deux jours plus tard, le 10 août, c’est la base de Houou qui subissait un raid, les assaillants emportant les vivres et détruisant l’ensemble des équipements récents.

 

La situation a connu une dégradation majeure avec l’attaque de Soura, qui constitue un véritable point de non-retour. Ce lundi 18 août, l’escalade a atteint un nouveau seuil avec l’attaque de la position du 3R à Soura, une localité située à l’Est de Bossemptélé. Le bilan est lourd : un mort, un blessé et trois portés disparus du côté du mouvement. Cette offensive marque une rupture dans l’intensité des hostilités.

 

Malgré les tentatives de règlement par les voies officielles, ces recours sont demeurés sans effet. Face à ces violations répétées, le leadership du 3R n’est pas resté inactif. Le chef d’état-major du mouvement avait adressé une correspondance officielle au chef d’état-major des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour demander un contrôle de ces éléments perturbateurs. Parallèlement, des recours ont été formulés auprès du garant de l’accord de Ndjamena et du gouvernement centrafricain.

 

L’accumulation de ces incidents a fini par épuiser la patience du mouvement 3R. “Franchement, nous sommes fatigués à faire des recours au garant et au gouvernement centrafricain. Il est temps que ces menaces s’arrêtent”, a déclaré Yahya Amadou, exprimant l’exaspération grandissante de son organisation face à l’inaction des autorités compétentes.

 

Cette déclaration pousse les centrafricains à s’interroger sur l’efficacité des mécanismes de garantie de l’accord de Ndjamena et sur la capacité des instances internationales à faire respecter les engagements pris par les différentes parties. Elle dévoile également la fragilité d’un processus de paix qui semblait pourtant prometteur lors de sa signature en avril dernier.

 

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Obo : blessé dans une altercation entre les militaires, un soldat FACA s’apprête à être évacué d’urgence à Bangui

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Obo : blessé dans une altercation entre les militaires, un Soldat FACA s’apprête à être évacué d’urgence à Bangui

 

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Patrouille à Bangui des soldats FACA

 

À Obo, un soldat FACA a été grièvement atteint à la cuisse lors d’un incident entre collègues, le jour de la fête nationale.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 13 août, à Obo, une altercation entre soldats FACA a dégénéré, provoquant une blessure grave et des tensions jusque dans l’hôpital général de la ville.

 

Obo, chef-lieu du Haut-Mbomou, se trouve à l’extrême sud-est de la République centrafricaine, proche des frontières avec la RDC et le Soudan du Sud. Le mercredi 13 août, jour de célébration de l’indépendance, trois soldats des Forces armées centrafricaines se sont retrouvés dans une buvette appartenant à la présidente sous-fédérale du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) d’Obo. L’endroit, qui vend notamment des boissons alcoolisées, servait de point de détente pour ces militaires après les cérémonies.

 

Au cours de la soirée, l’un des soldats a manipulé son arme en positionnant le sélecteur sur tir. Un de ses collègues lui a demandé de désarmer, jugeant la situation risquée. L’intéressé a refusé, provoquant une intervention physique pour lui retirer l’arme. Dans la mêlée, un troisième militaire est intervenu, et un coup est parti. La balle a touché l’un des soldats à la cuisse.

 

La victime a été conduite en urgence à l’hôpital général d’Obo pour y être stabilisée. Son état a nécessité la préparation d’une évacuation vers Bangui afin de recevoir des soins spécialisés. Pendant ce temps, informés de la blessure, plusieurs soldats ont commencé à tirer en l’air dans la ville, créant un climat de tension.

 

Arrivés à l’hôpital, certains militaires ont exercé une forte pression sur le personnel soignant pour accélérer la prise en charge de leur collègue. Des menaces ont été proférées, amenant les infirmiers à exprimer leur inquiétude. Le responsable de l’unité a alors ordonné la poursuite des soins malgré ces comportements.

 

Cet incident, parti d’un geste imprudent, s’est transformé en une situation chaotique mêlant accident, tirs en ville et intimidation du personnel médical, au cœur d’Obo, en pleine journée de fête nationale.

 

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PK12 : Le gouvernement peut-il vraiment délocaliser un marché qui s’est formé naturellement au rythme des voyageurs ?

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PK12 : Le gouvernement peut-il vraiment délocaliser un marché qui s’est formé naturellement au rythme des voyageurs ?

 

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Un-Matin-Anime-au-Marche-de-Begoua – PK12 : Une ambiance effervescente sous une chaleur accablante

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lors du Conseil des ministres du 17 juillet, le gouvernement a adopté un décret déclarant d’utilité publique un terrain de 25 415 m² situé dans la commune de Béguois, en vue d’y construire des infrastructures collectives, notamment un marché moderne.

 

Ce projet, selon le gouvernement,  vise à désengorger le carrefour stratégique du PK12, situé à la sortie nord de Bangui, aujourd’hui occupé par un vaste marché informel. Mais derrière cette décision administrative se pose une question plus profonde : peut-on vraiment déplacer un marché qui s’est installé et développé de lui-même, non pas parce qu’on lui a construit des murs, mais parce qu’il se trouve là où les gens passent, achètent et vivent ?

 

En effet, le PK12 n’est pas un simple point kilométrique. C’est la principale porte de sortie de la capitale vers le nord, l’ouest, et l’Est  du pays : Damara, Bambari, Boali, Bossembélé, Bouar, Baboua, ou encore vers la frontière camerounaise ou soudanaise. C’est aussi par là que pénètrent quotidiennement les marchandises, les passagers des taxis-brousse, les camions de transport, les commerçants en gros et les petits revendeurs.

 

Avec le temps, un marché informel s’est naturellement installé aux abords de la route. À l’origine, ce n’étaient que quelques vendeurs ambulants proposant de l’eau, du pain ou des fruits aux passagers. Mais au fil des années, cette activité spontanée s’est transformée en un marché permanent, avec des étals en dur, des boutiques, des hangars et une véritable animation économique. Cette évolution n’a pas été planifiée par l’État, mais elle répond à une logique implacable : celle de l’offre qui suit la demande. Là où les voyageurs passent, les vendeurs s’installent.

 

Aujourd’hui, le PK12 est devenu un lieu de vie, un espace économique central, une vitrine animée de Bangui. Le marché n’est pas le produit d’un projet gouvernemental, mais d’une dynamique urbaine vivante, spontanée et populaire.

 

Le projet gouvernemental pour la construction d’un nouveau marché repose sur l’expropriation d’un terrain présenté comme “non bâti”, identifié par le titre foncier n° 3 281/6. Ce terrain se trouve dans la commune de Béguois, intégrée depuis 2021 dans l’espace élargi du “Grand Bangui”. Selon les autorités, il s’agit d’un espace vide juridiquement, et donc disponible pour y implanter des infrastructures collectives, notamment un marché de remplacement pour désengorger le PK12.

 

Mais plusieurs éléments posent question. D’abord, dans une zone aussi convoitée que celle du PK12-Bégois, trouver un terrain réellement vide est quasiment impossible. Même les parcelles non construites selon les standards imposés (valeur minimale de 12 à 20 millions de FCFA en bâtiment) sont souvent occupées de manière informelle : maisons en matériaux précaires, petits hangars, zones cultivées ou tout simplement résidences sans titre. En d’autres termes, “non bâti” dans le décret peut très bien signifier “non conforme aux exigences légales”, sans que cela signifie “vide” sur le terrain.

 

Ensuite, l’usage d’un décret d’utilité publique permet à l’État de contourner certaines résistances juridiques. Mais cela ne règle pas les tensions sociales. Si des familles, même sans titre foncier officiel, habitent ou exploitent ce terrain, leur expulsion pourrait entraîner des conflits. L’expropriation ne devrait pas se réduire à une procédure technocratique, surtout dans une ville où la majorité des habitants vivent dans des conditions d’occupation foncière informelle.

 

Le risque d’un marché fantôme

 

Dans son discours devant le Conseil des ministres, le ministre chargé de l’Administration du Territoire a insisté sur la nécessité de créer des infrastructures structurées et modernes pour mieux encadrer la croissance urbaine. L’idée paraît cohérente sur le papier. Mais un marché, ce n’est pas un bâtiment. C’est un lieu de convergence humaine. On ne crée pas un marché en construisant des murs : on crée un marché là où il y a du monde, des flux, des échanges.

 

Déplacer les commerçants du PK12 vers un site excentré, même bien aménagé, revient à les couper de leur clientèle. Les passagers des taxis-brousse et des camions de marchandises ne descendront pas exprès pour acheter dans un marché éloigné. Et si le flux de clients diminue, les commerçants reviendront s’installer là où l’activité continue. Le marché se reformera au bord de la route. Ce schéma est déjà connu à Bangui : des marchés flambant neufs mais vides, faute de fréquentation (comme certaines zones du marché de Combattant, de  Bimbo ou Gobongo), tandis que les marchés spontanés prospèrent à l’extérieur des murs.

 

Il est donc illusoire de croire qu’un décret suffira à faire disparaître le marché du PK12. Sans stratégie claire d’attractivité, d’organisation du transport, de sécurité et de concertation avec les commerçants, le nouveau site de Béguois risque de devenir un marché mort-né. Les commerçants continueront à vendre là où les clients passent, c’est-à-dire au bord de la route.

 

La démarche du gouvernement révèle une vision administrative rigide de l’aménagement urbain, déconnectée des pratiques réelles des populations. À vouloir imposer un modèle sans dialogue, l’État risque de créer plus de désordre qu’il n’en résout.

 

Le PK12 n’a pas besoin seulement d’un marché “délocalisé”. Il a besoin d’un plan d’aménagement global, qui tienne compte :

  • des flux humains et économiques,
  • de la réalité de l’occupation des sols, • des logiques de survie des commerçants, • et du besoin de sécurité et de fluidité de la circulation.

 

Déplacer un marché ne doit pas être une punition. Cela doit être un projet négocié, accompagné, et surtout, conçu avec ceux qui y vivent et y travaillent. Dans le cas contraire, l’expropriation ne servira à rien, et le chaos urbain persistera.

 

À qui profitera réellement ce projet ?

 

Une autre interrogation légitime concerne l’avenir du terrain du PK12 une fois libéré. Le gouvernement ne précise pas ce qu’il compte faire de cet espace stratégique. Sera-t-il aménagé pour la voirie ? Pour un usage administratif ? Ou fera-t-il l’objet d’un lotissement commercial ou privé ? Dans une capitale où la spéculation foncière est forte, et où les projets d’expropriation ont parfois masqué des opérations de revente à des promoteurs proches du pouvoir, cette question ne peut pas être ignorée.

 

Une chose est sûre : un marché ne se déplace pas par décret. Il se déplace par logique d’activité. Le PK12 n’est pas seulement une zone d’encombrement : c’est un espace de vie économique dynamique, formé par les mouvements naturels de la population. Le gouvernement peut-il vraiment déplacer ce marché sans s’attaquer à cette dynamique elle-même ? Rien n’est moins sûr….

 

Par Alain Nzilo

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Banque Mondiale : 20 projets pour transformer la RCA, BRICS : zéro action à l’horizon

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Banque Mondiale : 20 projets pour transformer la RCA, BRICS : zéro action à l’horizon

 

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Photo la renaissance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Banque Mondiale déploie vingt initiatives de développement en RCA, mais les promesses non tenues du BRICS et la diplomatie à double face de Touadéra sèment l’inquiétude dans la population.

 

La Banque Mondiale, pilier du développement en RCA, finance une vingtaine de projets, identifiés et mis en œuvre depuis deux à trois ans, selon le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Richard Filakota, lors de son interview sur la Radio Ndékè Luka le mois dernier. Dans l’éducation, des fonds servent à réhabiliter des écoles, recruter des enseignants et fournir du matériel pour combler le soi-disant retard causé par des “années blanches” d’il y’a près de 40 ans et la déperdition scolaire. En santé, des investissements visent à renforcer les infrastructures pour améliorer le bien-être d’une population fragilisée. Les transports, notamment les routes, bénéficient d’un appui capital pour désenclaver le pays, tandis que le projet Provire cible la réhabilitation du 8ème arrondissement de Bangui, sinistré par les inondations, et s’étend à Berberati.

 

Mais où est le BRICS dans ce tableau ? Le groupe des émergents – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud,  a fait miroiter des rêves grandioses. En 2023, Naledi Pandor, ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, a visité Bangui, promettant un siège du BRICS pour l’Afrique centrale, des routes, des chemins de fer, un aéroport moderne, des transferts de technologie. Les Centrafricains ont naïvement applaudi, espérant un tournant. Pourtant, rien n’a suivi. Pas un bulldozer, pas un plan concret. “Où est le BRICS ?”. crient les habitants, désabusés. Le groupe ferme ses oreilles aux appels des centrafricains, laissant les promesses s’évanouir comme un mirage.

 

Pendant ce temps, le président Faustin-Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro,  jongle habilement. Il cède mines, or et diamants aux Russes, ses alliés privilégiés, renforcés par sa visite à Moscou en janvier 2025. Puis, il agite des projets mirifiques pour appâter les Occidentaux, comme un aéroport sur la route de Boali, soi-disant financé par des “Américains”. Ces investisseurs, parlant français sans accent, intriguent. Des Centrafricains déguisés, peut-être, pour duper le peuple ? Touadéra tait le BRICS, ses “amis” de cœur, et brandit des partenaires fictifs, jouant sur deux tableaux pour soutirer des fonds. Les richesses filent à l’Est.

 

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À  Bangassou, la faim et la maladie ravagent les détenus dans la prison

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À  Bangassou, la faim et la maladie ravagent les détenus dans la prison

 

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Préparer les détenus de la maison d’arrêt de Bangassou pour leur réinsertion

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les détenus de la prison centrale de Bangassou vivent un calvaire quotidien dans un établissement  surpeuplé, privés de nourriture et de soins médicaux.

 

Dans la maison d’arrêt de Bangassou, les prisonniers survivent tant bien que mal dans des conditions qui défient l’entendement. Le procureur Zéphirin Kotazo Yétene a décrit lors d’une interview à RNL une réalité cruelle : des détenus entassés dans un bâtiment inondé. Écoutez bien, un bâtiment vétuste et inondé, et ce,  livrés à eux-mêmes.

 

Les défenseurs des droits humains du Forum Jumbo-Mont rapportent une situation encore plus difficile. Les prisonniers reçoivent des portions de nourriture si petites qu’elles ne permettent pas de survivre décemment. Beaucoup sont détenus depuis des mois sans avoir été jugés pour leurs crimes présumés. La faim règne en permanence entre ces murs, affaiblissant des hommes déjà fragilisés par l’incertitude de leur sort.

 

L’absence d’infirmerie aggrave cette détresse. “Il n’y a pas d’infirmerie pour les soins de ces prisonniers”, confirme le procureur. Les malades restent sans traitement, les blessés sans pansements. Les infections se propagent librement dans cet espace confiné où l’hygiène reste un luxe inaccessible. Les détenus tombent malades et certains morts faute de soins élémentaires.

 

Cette prison est devenue un lieu où la dignité humaine n’existe plus. Les “montages défectifs” mentionnés par le procureur témoignent d’une gestion chaotique qui ne parvient pas à gérer l’afflux de prisonniers. Chaque jour qui passe aggrave la situation de ces hommes oubliés, privés de leurs droits les plus fondamentaux.

 

La communauté internationale doit regarder cette réalité en face. À Bangassou, des êtres humains meurent lentement, abandonnés par un système qui les a enfermés sans leur offrir les conditions minimales de survie. Cette tragédie silencieuse appelle une intervention urgente pour sauver des vies qui s’éteignent derrière des barreaux, loin des regards du monde….

 

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Égorgé, décapité et brûlé, les mercenaires russes tuent un pasteur centrafricain à Mala (Kémo)

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Égorgé, décapité et brûlé, les Mercenaires russes tuent un pasteur centrafricain à Mala (Kémo)

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Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Le 7 août, à Mala, un pasteur est tué et brûlé par des mercenaires russes, sous les yeux impuissants de ses deux enfants qui observent la scène depuis leur cache dans la foret.

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la préfecture de Kémo, un crime atroce vient d’être commis par des mercenaires russes du groupe Wagner contre un homme de foi, montrant une fois de plus l’impunité totale dont jouissent ces forces criminelles russes sur le territoire centrafricain.

Cette matinée du 7 août ressemblait à toutes les autres dans la vie du vieux pasteur quand il marchait avec ses deux fils sur le chemin du retour, après avoir passé quelques heures dans son champ près de Mala, une ville centrafricaine située à 305 kilomètres de Bangui. Rien ne laissait présager que ces pas seraient les derniers de sa vie.

lorsque des mercenaires russes, revenant d’une patrouille dans un village à côté, les ont aperçus. Et quand la colonne de mercenaires russes s’approche de plus en plus d’eux, l’homme a reconnu le danger. Le pasteur a dit à ses enfants de s’enfuir immédiatement dans la brousse, comme il est d’usage dans les villages quand on craint pour sa vie. Les deux garçons ont obéi et se sont dissimulés dans les hautes herbes, tandis que leur père, trop âgé pour courir, a poursuivi son chemin au bord de la route.

Finalement, les mercenaires Russes se sont arrêtés juste à sa hauteur, et commencent à lui poser des questions sur sa présence et ses déplacements. Que faisait-il là ? D’où venait-il ? Le pasteur a répondu avec franchise : il rentrait de son travail aux champs. Cette vérité banale n’a pas suffi à calmer leurs soupçons. Ils l’ont forcé à s’agenouiller sur la route.

Ce qui a suivi dépasse ce qu’un esprit humain peut accepter. Sous les yeux de ses propres enfants, cachés à quelques mètres dans la brousse, l’homme a été égorgé, puis décapité. Son corps a ensuite été livré aux flammes. Les deux jeunes témoins de cette horreur n’oublieront jamais.

De retour au village, les deux jeunes orphelins ont couru vers le chef et déclarent : “Les Russes ont tué papa et l’ont brûlé”, ont-ils dit entre leurs sanglots. Aussitôt, la nouvelle s’empare de Mala, et des dizaines des villageois se sont rendus sur le lieu du crime. Sur place, ils ont constaté finalement les faits de leurs propres yeux. Certains on voulu récupérer la dépouille, mais leur chef les a dit non, car, ces mercenaires ont déjà piégé dans le passé des corps avec des explosifs pour faire plus des dégâts parmi tous ceux qui tentent de s’approcher. Mieux valait ne pas prendre de risques.

L’information a circulé de maison en maison, puis a franchi les limites de Mala. À Dékoua, situé à 45 kilomètres de Mala, les autorités ont réagi avec une rapidité suspecte. Des gendarmes ont été dépêchés vers Mala, prétendument pour maintenir l’ordre. Leur vraie mission était tout autre.

En réalité, ce que les gens ne savent pas encore à Mala, tous ces hommes en uniforme, que ça soit des centrafricains ou pas, travaillent main dans la main avec les mercenaires russes. Ainsi, des gendarmes ont été envoyés par les russes depuis Dékoua à Mala sous prétexte d’assurer la sécurité. L’arrivée de ces gendarmes centrafricains à Mala rassure les habitants, qui ont accepté de parler à leurs compatriotes. Chacun commence à exprimer sa colère : le chef du village, son capita, le Président de la jeunesse et d’autres responsables coutumiers prennent la parole l’un après l’autre pour expliquer les faits aux gendarmes. Or, pour ces derniers, l’objectif est de recueillir des informations sur les identités des prétendus meneurs de trouble dans le village après l’assassinat du Pasteur par les mercenaires russes.

De retour à Dékoua, ces gendarmes ont fait le compte rendu aux mercenaires russes, en pointant le chef du village, son capita, le Président de la jeunesse et d’autres figures locales d’être les meneurs de trouble à Mala après l’assassinat du Pasteur. Aussitôt, le lendemain, l’expédition punitive s’est mise en route. Mercenaires russes et gendarmes sont arrivés ensemble à Mala. Ils ont capturé un jeune homme au hasard et l’ont roué de coups jusqu’à ce qu’il accepte de les montrer les domiciles du chef du village, de son capita, du Président de la jeunesse et autres. Les mercenaires russes et les gendarmes ont commencé à incendier un par un leurs habitations. En tout, huit maisons ont brûlé ce jour-là. La fumée montait encore quand les derniers habitants ont quitté le village dans la panique pour s’en fuir dans la brousse.

Les organisations humanitaires, informées de la nouvelle, ont tenté en vain d’accéder aux lieux du massacre. Peine perdue. Les Russes avaient organisé une surveillance permanente de la route depuis Dékoua. Dès qu’un véhicule suspect se dirigeait vers Mala, Les russes démarrent leurs motos depuis Dékoua et filent vers Mala. Les mercenaires arrivaient toujours les premiers sur la scène de crime.

Face à cette présence menaçante des russes, les équipes de l’ONG qui sont venues au départ pour filmer les cendres et documenter les faits se contentaient finalement de simuler une distribution alimentaire, posaient quelques questions de pure forme et reprenaient la route vers 17 heures. Aucun témoin gênant n’a pu documenter la réalité.

Même les Casques bleus de la Minusca ont échoué. Leurs véhicules blindés n’ont pas impressionné les mercenaires, qui ont reproduit la même manœuvre. Face à la présence des russes sur le lieu, les soldats onusiens ont fini par dépasser Mala comme s’ils vont dans un autre village. Ils sont allés loin pour recueillir des témoignages sans valeur et sont repartis bredouilles.

L’humiliation finale est venue des mercenaires eux-mêmes. Ils ont ordonné aux jeunes de Mala de nettoyer les traces du crime. Sous la menace des armes, les villageois ont ramassé les ossements calcinés de leur pasteur et ont effacé toute trace de l’exécution.

Aujourd’hui, Mala vit dans la terreur. Évoquer le meurtre du pasteur ou les représailles qui ont suivi expose immédiatement aux pires sanctions. Cette loi du silence s’étend bien au-delà du village martyrisé.

Pourtant, l’affaire est connue de tous les échelons de l’État. Le Préfet de la Kémo et le gouverneur de la région ont été informés. Le gouvernement centrafricain aussi. Le président Touadéra lui-même connaît les détails de cette exaction commise sur son territoire. Mais aucune voix officielle ne s’est élevée pour condamner ces actes.

Dans cette pauvre République centrafricaine désormais sous tutelle russe, certaines vérités sont devenues indicibles. Le pouvoir des mercenaires ne se limite plus au contrôle militaire : il s’étend désormais à la parole publique elle-même.

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Maxime Balalou,   arrête de mentir : Sayo ne t’a pas chargé de demander pardon à Touadéra

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Maxime Balalou,   arrête de mentir : Sayo ne t’a pas chargé de demander pardon à Touadéra

 

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Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Le porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou  transforme une rencontre forcée avec le détenu Armel Sayo en spectacle politique honteux et juridiquement illégal.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Face aux caméras, Maxime Balalou a osé déclarer dans son communiqué de presse du 30 juillet dernier qu’Armel Sayo, ancien ministre et prévenu dans une affaire de “tentative de coup d’État”, l’avait chargé de transmettre ses excuses au président Faustin-Archange Touadéra.

 

Présent dans le bureau du directeur général de la police à Bangui, entouré de policiers parfaitement complices, Balalou a construit un récit larmoyant, décrivant le chef de l’État Faustin-Archange Touadera comme un “homme de paix” et la Centrafrique comme un “État de droit”. En réalité, tout le dispositif policier et administratif, du sommet de l’État aux exécutants, a joué un rôle actif dans cette mise en scène criminelle et pathétique.

 

Cette scène n’était pas improvisée. Elle répond à une stratégie bien connue des pays dictatoriaux: fabriquer devant l’opinion l’image d’un adversaire humilié, présenté comme repentant, afin de justifier sa détention et de discréditer toute critique. En exploitant la privation de liberté d’Armel Sayo pour nourrir un discours politique, le gouvernement franchit un seuil dangereux où la propagande remplace la justice.

 

Rappelons que le 4 juillet dans la matinée, vers neuf heures, le ministre conseiller spécial à la sécurité du président Touadéra, accompagné de mercenaires russes, se rend personnellement à la prison du camp de Roux. Ensemble, ils mènent une fouille directement dans la cellule d’Armel Sayo et de son codétenu Nour Gregaza, en dehors de toute procédure légale. Sous prétexte d’avoir découvert un document lié à un coup d’État, le procureur — sous pression directe de l’exécutif,  signe immédiatement le 4 juillet une note d’extraction. Les deux détenus sont sortis de leur cellule le 7 juillet dans la matinée par le directeur de l’office central pour la répression du banditisme (OCRB) et conduits dans cette structure policière.

 

Dans la nuit du 7 au 8 juillet, vers 22 heures, des mercenaires russes, cagoulés,  sont venus à l’OCRB et enlèvent Armel Sayo de sa cellule et l’emmènent vers une destination inconnue. Pendant 21 jours, aucune trace, aucun signe de vie. L’opposition, la société civile et les ONG dénoncent sa disparition. Face à la pression internationale croissante,  notamment après un message du président camerounais Paul Biya, et des interventions du Comité international de la Croix-Rouge et de l’ambassade de France,  Touadéra, acculé, demande pardon aux mercenaires russes de ne pas tuer Armel Sayo. Il leur supplie finalement de ramener Sayo vivant, car, en cas de sa mort, il serait possiblement attaquée devant la cour pénale internationale..

 

C’est ainsi que, dans la nuit du 29 au 30 juillet, Sayo est discrètement ramené à l’OCRB par les mercenaires russes. Le matin, il est conduit au tribunal de grande instance de Bangui, présenté devant un juge d’instruction, puis transféré à la Direction générale de la police. C’est là que le porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu Maxime Balalou, entouré de la hiérarchie policière, organise la rencontre filmée, transformant un détenu en outil de propagande.

 

Ce coup de théâtre n’est pas de la communication politique : c’est une opération de propagande coercitive, indigne d’un État qui prétend respecter la loi. En utilisant un prisonnier comme décor d’un récit de soumission, le gouvernement montre que la justice est instrumentalisée, et que la parole d’un détenu n’est qu’une arme dans sa guerre contre ses opposants.

 

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Élections en Centrafrique : l’ANE et le gouvernement main dans la main pour institutionnaliser la fraude

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Élections en Centrafrique : l’ANE et le gouvernement main dans la main pour institutionnaliser la fraude

 

Élections en Centrafrique : l’ANE et le gouvernement main dans la main pour institutionnaliser la fraude
Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des élections …

 

À Bouca, le sous-préfet a installé un démembrement illégal de l’ANE, que l’institution prétend désavouer tout en servant les intérêts du pouvoir.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 8 août 2025, l’Autorité nationale des élections (ANE) a diffusé un communiqué officiel signé par son président, Dr. Mathias Barthélémy Morouba, annonçant que la mise en place d’un démembrement à Bouca par le sous-préfet est « nulle et de nul effet ». L’ANE rappelle que, selon son règlement intérieur, seul un commissaire électoral assermenté est habilité à installer de tels organes locaux. Sur le papier, cette position semble ferme ; dans les faits, elle masque un mécanisme organisé et toléré par l’institution elle-même pour servir les ambitions politiques du régime.

 

Le scénario est clair : alors que l’ANE affirme avoir mis fin aux activités de ses démembrements locaux, le sous-préfet de Bouca,  agent administratif relevant directement du gouvernement,  installe un nouvel organe électoral. Cette manœuvre viole les textes de l’ANE, mais elle s’inscrit parfaitement dans une logique de contrôle politique du processus électoral. Le communiqué ne dénonce pas l’ingérence du pouvoir exécutif ; il se contente d’un rappel de procédure, sans aucune mesure contraignante contre l’auteur de l’acte ni contre ceux qui l’ont ordonné.

 

Dans ce contexte, la prétendue neutralité de l’ANE tombe en éclats. L’institution se présente comme une victime, alors qu’elle fait partie intégrante de l’architecture qui permettra au régime de manipuler les scrutins. L’affaire de Bouca n’est pas une exception : elle montre clairement une complicité active entre l’appareil électoral et l’administration territoriale pour verrouiller les opérations de vote avant même qu’elles ne commencent.

 

Plus inquiétant encore, cette organisation électorale biaisée bénéficie du soutien financier et logistique de la communauté internationale. La Minusca et certains partenaires étrangers continuent de financer le processus, malgré la présence de violations manifestes des règles qu’ils prétendent défendre. L’argent des bailleurs sert à légitimer un système qui ne vise pas à garantir le choix du peuple, mais à prolonger indéfiniment le mandat du pouvoir en place.

 

Dans ces conditions, parler d’élections relève de la pure comédie à l’ivoirienne. Si l’objectif est de maintenir le chef de l’État pendant 40, 50 ou 60 ans, autant l’assumer ouvertement et cesser de mobiliser des fonds, des observateurs et des structures pour un simulacre démocratique. Car à Bouca, comme ailleurs, les scrutins annoncés ne sont qu’un décor : la pièce est écrite, les acteurs sont désignés, et le public,  la population,  n’aura qu’à applaudir un résultat déjà décidé.

 

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Tony Mushimbete : La Vengeance d’un Ex-Demandeur d’Asile Congolais à la MINUSCA

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Tony Mushimbete : La Vengeance d’un Ex-Demandeur d’Asile Congolais à la Minusca

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/tonny.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tony Mushimbete : La Vengeance d’un Ex-Demandeur d’Asile Congolais à la MINUSCA
‎tony Mushimbelé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ex-demandeur d’asile congolais en Centrafrique, Tony Mushimbete, devenu agent des nations-unies,  terrorise les employés journaliers de la MINUSCA, inventant des complots de meurtre pour suspendre illégalement des travailleurs centrafricains.

 

Qui est Tony Mushimbete ?

 

Tony Mushimbete, Congolais de la République démocratique du Congo, débarque en Centrafrique entre 1996 et 1999, fuyant les troubles chez lui. Demandeur d’asile, il trouve un toit à l’église Coopération, près de la soété société de téléphonie mobile Orange Centrafrique, chez le pasteur Kotkoua. À l’époque, il parle sango comme un centrafricain et traîne avec les Feiréra. Mais des tensions avec le pasteur le poussent à couper les ponts, et il ne remet plus les pieds dans cette église. Aujourd’hui, il fréquente une église congolaise à Lakouanga, derrière le restaurant Cafrina, dans l’ex-Coupole. De réfugié, il grimpe les échelons : d’abord à la BONUCA, puis à la MINUSCA, où il devient Chef Plans, Stock Control & Whse Operations. Comment ? Mystère. Il a un passeport centrafricain et occupe un poste censé revenir à un centrafricain, sans qu’on sache comment il a décroché ça.

 

Un passé douloureux, une revanche sur les Centrafricains

 

Tony Mushimbete, qui a galéré comme demandeur d’asile, semble avoir gardé une dent contre le monde, surtout contre les Centrafricains. À la MINUSCA, il fait parler de lui en montant de toutes pièces une affaire contre tous les journaliers , notamment : Maleyombo Prospère, Nzogna Cédric, Passe Ndoum Ben et Géhu Gouandjia.

 

Le 2 décembre 2022, il les accuse de vouloir le tuer. Son soi-disant preuve ? Un message WhatsApp de Géhu Gouandjia. Sauf que, quand on lit le message — et Corbeau News Centrafrique l’a vu —, c’est tout sauf une menace. C’est une demande claire : que la MINUSCA règle un différend qui traîne, sinon l’affaire ira au tribunal. Rien de violent, juste une volonté de justice.

 

Mais Tony ne l’entend pas comme ça. Le 3 octobre 2023, il convoque les quatre à une réunion qui n’a de réunion que le nom. Avec des collègues congolais et rwandais, il leur balance direct : “Vous êtes suspendus, point.” Pas de discussion, pas de preuves, rien. Un des collègues, Ali Lumanisha, va jusqu’à traiter les journaliers de “féticheurs” et “sorciers”. Des insultes graves, surtout dans un cadre professionnel, et encore plus dans une organisation comme les Nations Unies. Tony, lui, en rajoute une couche : “Les Centrafricains, vous ne nous faites pas peur”. Comme s’il était en guerre contre tout un peuple.

 

Un système qui protège les abus

 

Tony Mushimbete n’agit pas seul. À la MINUSCA, il s’appuie sur un réseau d’expatriés qui le couvre. Ensemble, ils font régner une sorte de loi du silence. Les journaliers, coincés dans des contrats précaires depuis des années — parfois huit ans, alors que la loi centrafricaine limite ça à deux —, n’ont aucun moyen de se défendre. Ces contrats, d’ailleurs, sont illégaux et privent les travailleurs de droits de base : primes, congés payés, assurance maladie, retraite. Tony et ses alliés profitent de ce système pour écraser ceux qui osent lever la voix. Et lui, accueilli à bras ouverts par la Centrafrique à l’époque où il fuyait son pays, retourne cette hospitalité en mépris. Son passé de demandeur d’asile, au lieu de le rendre solidaire, semble l’avoir aigri au point d’en faire un homme revanchard.

 

Revenons à cette accusation de “complot pour meurtre”. Elle sort de nulle part. Tony brandit ce message WhatsApp comme une arme, mais il n’y a rien dedans qui justifie une suspension, encore moins un licenciement. Géhu Gouandjia, l’auteur du message, ne fait que demander des comptes. Pourtant, Tony transforme ça en menace de mort et s’en sert pour virer quatre personnes. Lors de la réunion du 3 octobre, il ne laisse aucune chance aux journaliers de s’expliquer. Il décide, un point c’est tout. Ce genre de méthodes rappelle plus une vendetta personnelle qu’une gestion professionnelle. Et le pire ? La MINUSCA, censée respecter les lois centrafricaines, laisse faire. L’Accord de Siège de 2014, renouvelé en 2024, est clair : les employés, même journaliers, ont des droits. Mais Tony passe outre, et personne ne le freine….

 

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Violence militaire à Obo : Un civil grièvement blessé par des soldats FACA

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Violence militaire à Obo : Un civil grièvement blessé par des soldats FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/milicien-azande-forme-par-les-wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/milicien-azande-forme-par-les-wagner-450×207.jpg” alt=”Violence militaire à Obo : Un civil grièvement blessé par des soldats FACA” width=”450″ height=”207″ />
Un milicien Azandé Ani Kpi Gbé incorporé dans l’armée nationale centrafricaine ici salué par un Chef militaire de Wagner lors de leur présentation sous les drapeaux à Obo.

 

Un homme violemment agressé par des militaires centrafricains dans la nuit du 13 au 14 août à Obo.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est du pays, un jeune homme a été grièvement blessé par des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) dans la nuit du 13 au 14 août 2025. L’agression, qui a causé de graves traumatismes crâniens, a nécessité une hospitalisation d’urgence de la victime. L’affaire montre la dégradation rapide des relations entre militaires et civils dans cette ville frontalière de la République centrafricaine.

 

Pour comprendre cette agression, il faut remonter aux événements de cette soirée. Tout commence par une visite de courtoisie. Un couple se rend chez la mère de l’épouse, souffrante. Après s’être enquis de son état, les époux se séparent. Le mari, qui habite dans le quartier AIM,  rejoint la maison, tandis que sa femme, accompagnée de sa petite -sœur, part retrouver un Soldat FACA avec qui elle entretient une discrète relation amoureuse.

 

La situation se complique rapidement. En rentrant chez elle, la belle-sœur du mari découvre ce dernier assis dans l’obscurité, près de la maison. Prise de panique à l’idée qu’il puisse surprendre sa sœur avec le militaire, elle court la prévenir. Alertée, l’épouse quitte rapidement le soldat, abandonnant ce dernier et ses compagnons d’armes visiblement contrariés et choqué.

 

C’est alors que la violence éclate. Humiliés par cette fuite précipitée de la femme, les soldats décident d’aller confronter le mari qui est toujours dans l’obscurité. Dès leur arrivée, ils l’accusent de les espionner et de surveiller leurs activités. Sans autre explication, ils se jettent sur lui et le frappent violemment à coups de crosse, visant particulièrement la tête et tout son corps.

 

Heureusement, l’agression n’a pas duré plus longtemps. Un pasteur de l’église quartier AIM assiste à l’agression. Il alerte immédiatement le chef de quartier qui intervient pour arrêter les coups. Ce dernier accompagne ensuite la victime à l’hôpital où elle reçoit les premiers soins. Les blessures, notamment au niveau du crâne, nécessitent une prise en charge médicale immédiate.

 

Au-delà de cet incident particulier, la situation d’Obo pose des questions plus larges. Cet événement n’est pas un cas rare à Obo. Plusieurs habitants font état de comportements problématiques de la part de certains soldats : abus de pouvoir, violences, intimidations. Ces agissements créent un climat de méfiance entre la population et ceux qui sont censés la protéger.

 

Cette dégradation des relations préoccupe d’autant plus les autorités locales. Dans cette ville du Haut-Mbomou, beaucoup s’interrogent sur l’évolution du rôle des forces armées. Au lieu d’assurer la sécurité des citoyens, certains éléments semblent être devenus une source d’insécurité. Cette situation inquiète d’autant plus qu’Obo se trouve dans une zone frontalière sensible avec le Soudan du Sud.

 

Les répercussions de ces incidents dépassent le cadre local. La multiplication de ces événements érode progressivement la confiance que les habitants accordent à leur armée. Dans une région où la stabilité reste fragile, cette dégradation des relations civilo-militaires pose des questions sur l’efficacité du dispositif sécuritaire et sa capacité à maintenir la paix.

 

L’affaire d’Obo pose plusieurs problèmes concrets. D’abord, celui de la discipline au sein des forces armées. Ensuite, celui de la formation des soldats sur leurs relations avec les civils. Enfin, celui des mécanismes de contrôle et de sanction quand des dérapages se produisent.

 

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À cause de Wagner, Touadera et ses proches sont devenus très gonflés : écoutez ce qu’Évariste Ngamana dit sur l’opposition démocratique

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À cause de Wagner, Touadera et ses proches sont devenus très gonflés : écoutez ce qu’Évariste Ngamana dit sur l’opposition démocratique

 

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Évariste Ngamana

 

Le vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana  tente de criminaliser la contestation politique légitime.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Évariste Ngamana vient de franchir une ligne rouge. Le député de Carnot, premier vice-président de l’Assemblée nationale et porte-parole du MCU, parti  au pouvoir, s’est livré à un exercice pathétique et de mépris démocratique lors de son passage sur la Radio Ndékè Luka. Ses mots sonnent comme un ultimatum : “Je voudrais d’abord faire comprendre à l’opposition qu’il n’est pas normal qu’ils critiquent constamment pour le plaisir. C’est toujours le même scénario, un groupe de quatre ou cinq personnes qui essaie d’amener des troubles. Il est temps qu’ils se ravisent, car le peuple n’est plus dupe“.

 

Cette sortie démontre clairement la vraie nature du régime Touadéra. Ngamana transforme la critique politique en acte de sabotage, réduisant des formations politiques entières à une poignée d’individus isolés. Sa technique est bien connue : criminaliser la dissidence, monopoliser la parole populaire, présenter l’opposition comme ennemie de la stabilité.

 

L’homme politique applique un manuel classique de l’autoritarisme. Il caricature ses adversaires, les présente comme marginaux et nuisibles, puis s’autoproclame interprète unique de la volonté nationale. Cette méthode nie l’existence même du pluralisme politique. Elle efface d’un trait la société civile active, les partis d’opposition légalement constitués et les citoyens qui expriment leur mécontentement.

 

En déclarant que “le peuple n’est plus dupe”, Évariste Ngamana s’approprie une légitimité qu’aucune consultation populaire récente ne lui accorde. Il parle au nom d’un peuple fantasmé, taillé sur mesure pour servir sa rhétorique. Cette usurpation de la voix collective constitue une violence faite à la démocratie.

 

Le message est clair : toute critique du pouvoir devient suspecte, toute contestation relève du complot. Cette logique transforme l’adversaire politique en ennemi intérieur, préparant ainsi le terrain à des mesures répressives. Elle s’inscrit dans une dynamique d’étouffement progressif de l’espace démocratique.

 

Évariste Ngamana ne se contente pas de défendre son camp. Il participe à une entreprise de réécriture du politique, où seule la parole officielle mérite d’être entendue. Sa déclaration constitue un acte de violence symbolique qui vise à disqualifier par avance toute opposition future.

 

Cette posture autoritaire trouve ses racines dans l’incapacité du pouvoir à répondre aux critiques légitimes sur sa gestion. Plutôt que d’argumenter, Ngamana choisit la diabolisation. Plutôt que de convaincre, il préfère intimider.

 

Le vice-président de l’Assemblée nationale confirme ainsi une dérive annoncée. Son discours participe d’une stratégie de verrouillage politique, où l’opposition devient synonyme de trahison et la critique, un crime contre l’ordre public. Cette logique mine les fondements même de la démocratie centrafricaine.

 

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