Yaloké 2 : Le député Richard Toranga confisque illégalement le terrain de M Nambeam Dieu béni à Gaga et le vend illégalement à Orange

Richard Toranga, député de Yaloké 2, s’approprie par force le terrain d’un habitant de Gaga, Yaloké 2 : Le député Richard Toranga confisque illégalement le terrain de M Nambeam Dieu béni pour le céder à la société Orange Centrafrique.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les faits se sont déroulés dans le village de Gaga, à l’entrée de la ville. Le village est situé dans la circonscription de Yaloké 2, qui regroupe plusieurs localités dont Zawa et Gaga. Zawa se trouve à 20 kilomètres de la ville de Yaloké proprement dit, tandis que Gaga est située à 15 kilomètres de Zawa.
À Gaga, zone minière où les Chinois exploitent massivement les mines et où seule la société téléphonique TÉLÉCEL est implantée depuis longtemps, la société Orange a manifesté son intérêt pour s’installer. Dans le cadre de cette démarche, Orange a identifié un terrain appartenant à Nambeam Dieu béni (alias “Très cher”), originaire de Bossangoa.
Au lieu de s’adresser directement au propriétaire légitime, le président communal de la jeunesse, Mbalitoua Germin, qui est d’ailleurs un papa et non un jeune, a préféré en informer le député Richard Toranga. Ce dernier s’est alors présenté à Orange en se faisant passer pour le propriétaire du terrain et a procédé à la vente, avec la complicité du président de la jeunesse locale.
Lorsque Nambeam Dieu béni a appris que son terrain avait été vendu par le député Richard Toranga, il a piqué une colère et s’est rendu sur place pour protester. Le député l’a alors appelé au téléphone pour lui dire de “fermer sa gueule” et que ce n’était pas son terrain. Richard Toranga a alors déclaré au propriétaire : “Ce n’est pas ton terrain, c’est mon terrain. Tu n’es pas natif d’ici, tu viens de Bossangoa. Même si tu as passé 30 ou 40 ans ici, tu n’es pas natif d’ici. Ce sont mes grands-parents qui ont été les premiers à mettre les pieds dans le village de Gaga. Ils étaient les premiers arrivés, donc tout ce qui est là-bas appartient à mes parents, et moi je suis l’héritier légal “.
Face à cette déclaration, le propriétaire légitime Nambeam Dieu béni a répondu : “Quelle est cette histoire à dormir débout ? C’est mon terrain un point et c’est tout. Tu n’es pas cadastre, tu n’es pas habilité à récupérer le terrain des gens et dire que c’est ton terrain. Si ton nom est inscrit sur le titre foncier de cette terre, si tes ancêtres avaient le titre foncier de ce village, donne moi le papier et je veux voir. Un village entier appartiendrait à une famille, ce qui est impossible “.
La tension a alors grimpé de plusieurs crans. Le président communal de la jeunesse, Mbalitoua Germin, a commencé à menacer le propriétaire : “Toi tu n’es pas d’ici, tu dois fermer ta gueule. D’ailleurs nous sommes à la septième république qui ne tolère pas ça. On est prêt à tuer n’importe qui, soit physiquement, soit par la voie mystique. Je suis capable de tuer par tous les moyens. D’ailleurs, à partir d’aujourd’hui, tu ne dois plus mettre ses pieds dans mon village de Gbawili “.
Rappelons que les événements se sont déroulés entre le jeudi 14 août dernier et samedi 16 août. Actuellement, la tension reste très élevée entre la population qui est divisée entre le député Richard Toranga, le président communal de la jeunesse Mbalitoua Germin d’un côté, et le propriétaire légitime Nambeam Dieu béni de l’autre.
Cette affaire pousse à s’interroger sur l’accaparement des terres et l’abus de pouvoir de certains députés qui se croient intouchables dans certaines zones rurales du pays.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)