Vincent Mbokoto Dilla, secrétaire général du CNCA-PDD, exige la Démission de Touadera pour Sauver la Centrafrique

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Vincent Mbokoto Dilla, du CNCA-PDD, dénonce le régime autoritaire de Touadera et appelle à sa démission pour restaurer la démocratie centrafricaine.
Monsieur Vincent Mbokoto Dilla, Secrétaire Général Adjoint du Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD), ne mâche pas ses mots. Dans son appel du 4 juillet 2024, il accuse Faustin Archange Touadera d’avoir rompu la confiance des Centrafricains.
« Il s’était présenté comme l’homme du renouveau, de l’éthique et de la reconstruction », écrit Vincent Mbokoto Dilla, mais aujourd’hui, il le décrit comme « le chef d’un système mafieux, opaque, violent, qui méprise son propre peuple et piétine la démocratie ». Selon l’auteur, Touadera a abandonné ses promesses pour s’accrocher au pouvoir, transformant la présidence en une machine à servir ses propres intérêts. Vincent Mbokoto Dilla va plus loin : « Vous avez trahi le serment républicain », lance-t-il, reprochant au président d’avoir remplacé la Constitution par sa volonté personnelle.
Vincent Mbokoto Dilla dénonce ce qu’il appelle un détournement de la volonté populaire. Il pointe la modification de la Constitution de 2016, qu’il juge illégale, pour permettre à Touadera de prolonger son pouvoir indéfiniment. « Scrutins truqués, commissions électorales sous contrôle, exclusion des voix dissidentes », écrit-il, décrivant un système où l’alternance politique est impossible. Pour Mbokoto Dilla, Touadera a verrouillé les institutions, favorisant ses proches et imposant un clientélisme qui étouffe la démocratie.
« Vous êtes désormais l’obstacle à la paix et à la stabilité du pays », accuse-t-il, tenant le président pour responsable de la crise politique qui paralyse la Centrafrique.
Dans son texte, Mbokoto Dilla fustige Touadera pour avoir cédé la souveraineté nationale à des groupes comme Wagner, auteur de plusieurs exactions contre la population. « Des mercenaires répriment le peuple au lieu de sécuriser les frontières », note-t-il, ajoutant que les ressources minières du pays sont bradées à des puissances étrangères sans bénéfice pour les Centrafricains. Pour l’auteur, cette gestion du pouvoir trahit les intérêts de la nation. Il appelle à une résistance face à ce qu’il nomme un « pays pris en otage », soulignant l’urgence de reprendre le contrôle de la souveraineté centrafricaine.
Vincent Mbokoto Dilla dresse un portrait sombre de la vie politique et sociale sous Touadera. « Arrestations arbitraires d’opposants, d’étudiants, de syndicalistes et d’intellectuels ; disparitions forcées, assassinats ciblés, intimidation des journalistes », énumère-t-il. Il mentionne spécifiquement la répression d’une marche pacifique en mémoire des victimes du lycée Barthélemy Boganda, qualifiée de « crime d’État ». Selon lui, le MCU, parti au pouvoir, est devenu un outil pour museler toute opposition. Mbokoto Dilla dénonce un régime qui impose le silence par la peur, privant les Centrafricains de leurs libertés fondamentales.
L’auteur met en avant l’effondrement des services publics sous Touadera. « Plus de 80 % des centres hospitaliers n’ont ni équipements ni médicaments », écrit-il, ajoutant que les écoles sont abandonnées et les enseignants impayés. L’économie, selon Mbokoto Dilla, est pillée par une élite proche du pouvoir, tandis que la Centrafrique figure parmi les pays les plus pauvres du monde. Il décrit des conditions de vie dramatiques, où les femmes accouchent dans des situations inhumaines et où le désespoir règne. Pour lui, cet abandon des besoins de base est la preuve d’une gouvernance corrompue et inefficace.
Une jeunesse sans avenir, un peuple en fuite
Vincent Mbokoto Dilla parle avec douleur du sort de la jeunesse centrafricaine : « Une génération entière fuit vers l’inconnu ou meurt dans le désert et la Méditerranée ». Il cite le chiffre alarmant d’un million de réfugiés et déplacés internes, un record dans l’histoire du pays. L’absence de politiques pour l’emploi ou la réconciliation nationale, selon lui, condamne les jeunes à l’exil ou à la mort. « Le peuple réclame justice, liberté et démocratie », affirme-t-il, appelant à redonner espoir à une population brisée par une décennie de promesses non tenues.
Vincent Mbokoto Dilla exhorte les Centrafricains à se mobiliser pacifiquement mais avec détermination. Il demande à la société civile de s’organiser pour résister à la répression. À la communauté internationale, il adresse une demande claire : imposer des sanctions ciblées, rompre la coopération avec le régime et soutenir les efforts pour la démocratie. Il nomme des figures clés du pouvoir – Sani Yalo, Sarandji Moloua, Ngrebada, Mamadou Zephyrin, Bienvenu Zokoué, comme complices d’un système qu’il qualifie de « criminel et mafieux ». Pour Mbokoto Dilla, la lutte doit être collective et sans relâche.
Dans son appel, Mbokoto Dilla pose un ultimatum à Touadera : « Démissionner immédiatement, restaurer la Constitution du 30 mars 2016, permettre une transition démocratique crédible ». Il réaffirme l’engagement du CNCA-PDD à dénoncer les abus, soutenir les victimes et œuvrer pour une Centrafrique libre et démocratique. « Un peuple qui se lève ne peut être vaincu », écrit-il, lançant un message d’espoir et de résistance pour l’avenir du pays….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)