Égorgé, décapité et brûlé, les Mercenaires russes tuent un pasteur centrafricain à Mala (Kémo)
Le 7 août, à Mala, un pasteur est tué et brûlé par des mercenaires russes, sous les yeux impuissants de ses deux enfants qui observent la scène depuis leur cache dans la foret.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la préfecture de Kémo, un crime atroce vient d’être commis par des mercenaires russes du groupe Wagner contre un homme de foi, montrant une fois de plus l’impunité totale dont jouissent ces forces criminelles russes sur le territoire centrafricain.
Cette matinée du 7 août ressemblait à toutes les autres dans la vie du vieux pasteur quand il marchait avec ses deux fils sur le chemin du retour, après avoir passé quelques heures dans son champ près de Mala, une ville centrafricaine située à 305 kilomètres de Bangui. Rien ne laissait présager que ces pas seraient les derniers de sa vie.
lorsque des mercenaires russes, revenant d’une patrouille dans un village à côté, les ont aperçus. Et quand la colonne de mercenaires russes s’approche de plus en plus d’eux, l’homme a reconnu le danger. Le pasteur a dit à ses enfants de s’enfuir immédiatement dans la brousse, comme il est d’usage dans les villages quand on craint pour sa vie. Les deux garçons ont obéi et se sont dissimulés dans les hautes herbes, tandis que leur père, trop âgé pour courir, a poursuivi son chemin au bord de la route.
Finalement, les mercenaires Russes se sont arrêtés juste à sa hauteur, et commencent à lui poser des questions sur sa présence et ses déplacements. Que faisait-il là ? D’où venait-il ? Le pasteur a répondu avec franchise : il rentrait de son travail aux champs. Cette vérité banale n’a pas suffi à calmer leurs soupçons. Ils l’ont forcé à s’agenouiller sur la route.
Ce qui a suivi dépasse ce qu’un esprit humain peut accepter. Sous les yeux de ses propres enfants, cachés à quelques mètres dans la brousse, l’homme a été égorgé, puis décapité. Son corps a ensuite été livré aux flammes. Les deux jeunes témoins de cette horreur n’oublieront jamais.
De retour au village, les deux jeunes orphelins ont couru vers le chef et déclarent : “Les Russes ont tué papa et l’ont brûlé”, ont-ils dit entre leurs sanglots. Aussitôt, la nouvelle s’empare de Mala, et des dizaines des villageois se sont rendus sur le lieu du crime. Sur place, ils ont constaté finalement les faits de leurs propres yeux. Certains on voulu récupérer la dépouille, mais leur chef les a dit non, car, ces mercenaires ont déjà piégé dans le passé des corps avec des explosifs pour faire plus des dégâts parmi tous ceux qui tentent de s’approcher. Mieux valait ne pas prendre de risques.
L’information a circulé de maison en maison, puis a franchi les limites de Mala. À Dékoua, situé à 45 kilomètres de Mala, les autorités ont réagi avec une rapidité suspecte. Des gendarmes ont été dépêchés vers Mala, prétendument pour maintenir l’ordre. Leur vraie mission était tout autre.
En réalité, ce que les gens ne savent pas encore à Mala, tous ces hommes en uniforme, que ça soit des centrafricains ou pas, travaillent main dans la main avec les mercenaires russes. Ainsi, des gendarmes ont été envoyés par les russes depuis Dékoua à Mala sous prétexte d’assurer la sécurité. L’arrivée de ces gendarmes centrafricains à Mala rassure les habitants, qui ont accepté de parler à leurs compatriotes. Chacun commence à exprimer sa colère : le chef du village, son capita, le Président de la jeunesse et d’autres responsables coutumiers prennent la parole l’un après l’autre pour expliquer les faits aux gendarmes. Or, pour ces derniers, l’objectif est de recueillir des informations sur les identités des prétendus meneurs de trouble dans le village après l’assassinat du Pasteur par les mercenaires russes.
De retour à Dékoua, ces gendarmes ont fait le compte rendu aux mercenaires russes, en pointant le chef du village, son capita, le Président de la jeunesse et d’autres figures locales d’être les meneurs de trouble à Mala après l’assassinat du Pasteur. Aussitôt, le lendemain, l’expédition punitive s’est mise en route. Mercenaires russes et gendarmes sont arrivés ensemble à Mala. Ils ont capturé un jeune homme au hasard et l’ont roué de coups jusqu’à ce qu’il accepte de les montrer les domiciles du chef du village, de son capita, du Président de la jeunesse et autres. Les mercenaires russes et les gendarmes ont commencé à incendier un par un leurs habitations. En tout, huit maisons ont brûlé ce jour-là. La fumée montait encore quand les derniers habitants ont quitté le village dans la panique pour s’en fuir dans la brousse.
Les organisations humanitaires, informées de la nouvelle, ont tenté en vain d’accéder aux lieux du massacre. Peine perdue. Les Russes avaient organisé une surveillance permanente de la route depuis Dékoua. Dès qu’un véhicule suspect se dirigeait vers Mala, Les russes démarrent leurs motos depuis Dékoua et filent vers Mala. Les mercenaires arrivaient toujours les premiers sur la scène de crime.
Face à cette présence menaçante des russes, les équipes de l’ONG qui sont venues au départ pour filmer les cendres et documenter les faits se contentaient finalement de simuler une distribution alimentaire, posaient quelques questions de pure forme et reprenaient la route vers 17 heures. Aucun témoin gênant n’a pu documenter la réalité.
Même les Casques bleus de la Minusca ont échoué. Leurs véhicules blindés n’ont pas impressionné les mercenaires, qui ont reproduit la même manœuvre. Face à la présence des russes sur le lieu, les soldats onusiens ont fini par dépasser Mala comme s’ils vont dans un autre village. Ils sont allés loin pour recueillir des témoignages sans valeur et sont repartis bredouilles.
L’humiliation finale est venue des mercenaires eux-mêmes. Ils ont ordonné aux jeunes de Mala de nettoyer les traces du crime. Sous la menace des armes, les villageois ont ramassé les ossements calcinés de leur pasteur et ont effacé toute trace de l’exécution.
Aujourd’hui, Mala vit dans la terreur. Évoquer le meurtre du pasteur ou les représailles qui ont suivi expose immédiatement aux pires sanctions. Cette loi du silence s’étend bien au-delà du village martyrisé.
Pourtant, l’affaire est connue de tous les échelons de l’État. Le Préfet de la Kémo et le gouverneur de la région ont été informés. Le gouvernement centrafricain aussi. Le président Touadéra lui-même connaît les détails de cette exaction commise sur son territoire. Mais aucune voix officielle ne s’est élevée pour condamner ces actes.
Dans cette pauvre République centrafricaine désormais sous tutelle russe, certaines vérités sont devenues indicibles. Le pouvoir des mercenaires ne se limite plus au contrôle militaire : il s’étend désormais à la parole publique elle-même.
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Corbeaunews Centrafrique
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
CNC Groupe 3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)