
Deux jeunes habitants du village Ndiffa, dans la préfecture de la Vakaga ont été menottés puis emmenés à Sikikédé par les mercenaires russes du groupe Wagner.
En effet, dans la matinée du mardi 27 octobre 2026, à la surprise des habitants du village Ndiffa, les mercenaires russes du groupe Wagner débarquent dans leur localité sur des motos et des véhicules militaires. Après leur arrivée, ils se sont dirigés à un endroit précis du village, où ils ont mis la main sur deux jeunes soupçonnés d’être des rebelles. Les deux suspects ont été menottés puis embarqués dans des véhicules militaires en direction de Sikikédé, communément appelé Ndah. Depuis leur enlèvement, leur sort reste inconnu.

Mais d’où viennent ces criminels de Poutine ?
Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, ces mercenaires de Touadéra ont quitté leur position de Sikikédé dans la matinée du mardi 27 octobre pour rejoindre Ndiffa, un village situé à environ 45 kilomètres. Cette localité se trouve également à 23 kilomètres de Gordil et à 35 kilomètres de Tiringoulou. C’est dans ce village que les hommes du groupe Wagner ont décidé de procéder à l’interpellation de deux jeunes habitants.
À leur arrivée, les mercenaires se sont directement dirigés vers les deux jeunes. Ils les ont maîtrisés avant de leur passer les menottes. Les Russes ont ensuite commencé à les interroger sur la présence éventuelle d’armes en leur possession. Ils exigeaient que les deux hommes leur remettent leurs armes. Les intéressés ont répondu qu’ils ne détenaient aucune arme.
Cette réponse n’a pas convaincu les mercenaires russes. Sans prolonger les échanges, ils ont fait monter les deux jeunes dans leurs véhicules avant de reprendre la route de Sikikédé. Les victimes ont ainsi été emmenées loin de leur village, sans qu’aucune information soit communiquée sur leur destination précise ou sur les conditions de leur détention.
Des dénonciations à l’origine de l’enlèvement
Les informations recueillies par la rédaction du CNC permettent de comprendre les circonstances ayant précédé cette opération. Les mercenaires russes du groupe Wagner ont reçu des renseignements présentant les deux jeunes comme d’anciens combattants rebelles revenus récemment de la brousse pour s’installer dans leur village.
Ces renseignements leur ont été transmis par des informateurs qui collaborent avec le groupe Wagner dans cette partie de la Vakaga. C’est sur la base de ces indications que les mercenaires ont décidé de se rendre à Ndiffa pour rechercher les deux hommes.
À ce stade, rien ne permet de confirmer que les deux jeunes ont effectivement appartenu à un mouvement rebelle. Leur éventuel passé au sein d’un groupe armé reste donc à établir. Les informations recueillies ne précisent pas non plus si des armes ont été découvertes lors de l’opération. Les deux intéressés ont, pour leur part, affirmé ne posséder aucun armement.
Cette affaire intervient dans une région où plusieurs anciens combattants ont quitté les groupes armés pour retourner dans leurs villages. Certains ont repris leurs activités habituelles auprès de leurs familles. Leur retour à la vie civile ne les protège pas toujours des soupçons entretenus par les informateurs des mercenaires russes.
À Ndiffa, les deux jeunes se retrouvent désormais privés de liberté sur la base de renseignements dont la véracité reste incertaine. Leur transfert vers Sikikidé complique également les démarches de leurs proches, qui ne disposent d’aucune indication sur leur situation actuelle.
Sikikédé, une destination inquiétante pour les deux jeunes
Le choix de Sikikédé comme destination renforce les inquiétudes concernant le sort des deux victimes. Cette localité, également appelée Ndah, constitue l’un des points de présence des mercenaires russes du groupe Wagner dans cette partie de la préfecture de la Vakaga.
Les opérations conduites depuis cette localité concernent régulièrement les villages environnants. Les mercenaires y effectuent des déplacements armés, recherchent des personnes signalées par leurs informateurs et procèdent à des interrogatoires.
Partis de leur position, les mercenaires ont mené cette opération dans la localité de Ndiffa avant de transférer les deux habitants vers Sikikédé dans la préfecture de la Vakaga.
Pour les deux jeunes de Ndiffa, aucune information ne permet actuellement de savoir s’ils sont détenus à Sikikidé, s’ils ont été interrogés ou s’ils ont subi des violences après leur enlèvement. Les circonstances de leur transfert et l’absence de nouvelles sur leur sort restent les principales préoccupations.
De nouvelles violences signalées dans le village 5 kilos
Cet enlèvement intervient au lendemain d’une autre opération violente menée par les mercenaires russes du groupe Wagner dans le village de 5 kilos, également situé dans la préfecture de la Vakaga. Lundi 26 octobre, vers 16 heures, plusieurs jeunes habitants ont été interpellés, menottés puis violemment frappés par les mercenaires. Les coups ont été portés alors que les victimes avaient les mains immobilisées. Les raisons de ces brutalités demeurent inconnues.
Ces nouveaux faits prolongent une série de violences déjà signalées dans le secteur de Sikikidé. La rédaction du CNC avait précédemment consacré un article aux passages à tabac commis par les mercenaires russes du groupe Wagner contre des habitants de cette région. Entre les violences de Sinkilo et l’enlèvement des deux jeunes de Ndiffa, les opérations se succèdent dans les villages environnants. Au mercredi 28 octobre, aucune nouvelle ne permet encore de connaître le sort des deux jeunes emmenés mardi vers Sikikidé.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
sa




