La Banque mondiale renouvelle sa confiance : 1,25 milliard de dollars pour la Centrafrique

Un investissement d’envergure de la Banque mondiale pour transformer les secteurs clés du pays.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans une déclaration qui pourrait redéfinir les perspectives économiques de la République centrafricaine, la Banque mondiale a confirmé un engagement de plus de 1,25 milliard de dollars américains destiné au développement du pays. Cette annonce, faite par Ousmane Djangana, vice-président de l’institution pour l’Afrique centrale, lors d’une audience avec le Premier ministre Félix Oumouloua à Bangui, capitale située au cœur du territoire national, témoigne d’une confiance renouvelée envers les soi-disant capacités de redressement du pays.
Ce portefeuille financier considérable vise six secteurs stratégiques : agriculture, énergie, éducation, santé, protection sociale et infrastructures. L’ampleur de cet investissement témoigne d’une approche globale pour répondre aux défis structurels qui freinent depuis longtemps l’essor économique centrafricain. Les fonds alloués à l’agriculture pourraient transformer la productivité dans les zones rurales, notamment autour de villes comme Bambari, située à 385 kilomètres de Bangui, et Bossangoa, à 305 kilomètres de la capitale, deux centres agricoles importants du pays.
L’investissement dans le secteur énergétique répond à un besoin urgent. Les coupures d’électricité fréquentes paralysent l’activité économique, particulièrement dans les centres urbains comme Berberati, à 584 kilomètres de Bangui, et Bouar, distant de 452 kilomètres de la capitale. Ces projets énergétiques pourraient stimuler l’industrialisation naissante et améliorer les conditions de vie des populations.
Le volet éducation de ce programme revêt une importance particulière pour un pays où l’accès à l’enseignement reste limité dans de nombreuses localités. Des villes comme Ndélé, située à 654 kilomètres de Bangui, ou Birao, à 1078 kilomètres de la capitale, pourraient bénéficier d’infrastructures scolaires modernisées et d’un meilleur accès aux programmes d’alphabétisation.
Cette annonce intervient dans le cadre du Caucus africain organisé pour la première fois à Bangui, un événement qui réunit gouverneurs de banques centrales, ministres des finances et cadres africains.
Ousmane Djangana a souligné l’augmentation significative du portefeuille de la Banque mondiale en République centrafricaine, saluant les efforts de paix et les réformes engagées par les autorités. Cette reconnaissance arrive alors que le gouvernement finalise son plan national de développement, document qui sera bientôt présenté à la communauté internationale pour mobiliser des financements complémentaires.
Pourtant, cette nouvelle injection de fonds soulève des interrogations légitimes. Depuis des années, la Banque mondiale finance des milliards de dollars de projets en République centrafricaine sans que les populations ressentent véritablement les bénéfices sur le terrain. La persistance des défis dans l’accès à l’électricité, aux soins de santé et à l’éducation questionne l’efficacité des mécanismes de gestion actuels.
Le mode opératoire habituel, où l’institution internationale verse les fonds directement aux structures gouvernementales qui en assurent ensuite la gestion, a montré ses limites. Cette approche laisse peu de visibilité sur l’utilisation réelle de ces ressources, particulièrement dans les zones reculées comme Obo, à 1320 kilomètres de Bangui, ou Mboki, située à 1214 kilomètres de la capitale, où les besoins restent immenses malgré les financements antérieurs.
L’annonce de ce nouveau portefeuille de 1,25 milliard de dollars, bien qu’ambitieuse, devra faire face aux mêmes écueils qui ont entravé la concrétisation des programmes précédents. Sans mécanismes de contrôle renforcés et une transparence accrue dans la gestion de ces fonds, les populations centrafricaines risquent une fois de plus de voir passer ces milliards sans en percevoir les retombées concrètes.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)