Kaga-Bandoro : Un jeune travailleur tomporaire des Wagner torturé à mort par les Mercenaires russes
La semaine dernière, à Kaga-Bandoro, un jeune homme employé occasionnellement par les mercenaires russes du groupe Wagner a été torturé puis froidement tué. Les circonstances de sa mort montre clairement une brutalité extrême de ces criminels moscovites.
Rédigé le 25 août 2025.
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La semaine dernière, à Kaga-Bandoro, un jeune homme a été assassiné par les mercenaires russes du groupe Wagner. Les circonstances de sa mort montrent encore une fois de plus les méthodes criminelles de ces forces paramilitaires en République centrafricaine.
La victime travaillait occasionnellement pour les Russes comme porteur d’eau. C’était un arrangement simple : il remplissait leurs réservoirs, ils lui donnaient parfois de l’argent, des conserves ou de l’eau potable. Quand il refusait de venir travailler, ils allaient le chercher chez lui.
Au début de la semaine dernière, après avoir terminé son travail habituel, le jeune homme s’est approché d’un véhicule de patrouille russe. Il l’observait simplement quand les mercenaires russes l’ont remarqué. Ils l’ont interpellé, puis, ils lui ont demandé ce qu’il faisait là. Il a expliqué qu’il venait de finir de porter l’eau et qu’il regardait juste le véhicule. Rien d’extraordinaire.
Ces Russes ont immédiatement pensé qu’il voulait voler du carburant, 5 litres, selon un témoin. Le jeune homme a nié. Il n’avait même pas de récipient pour le faire. À quoi ça lui aurait servi ? Mais ils n’ont pas voulu l’écouter. Pour eux, il mentait et il était venu voler. Point final.
Ils l’ont donc attrapé et attaché avec des cordes, les pieds ramenés dans le dos. Puis ils l’ont jeté par terre et frappé. Ensuite, ils l’ont enfermé dans une cage qu’ils appellent prison.
Le jeune homme est resté enfermé depuis le lundi. Attaché, sans manger, dans cette cage. Au bout de quelques jours, il est mort. Quand les Russes ont ouvert la cage, ils ont trouvé le corps raidi. Ils l’ont sorti et jeté dans la rue, toujours avec les cordes.
La famille et les voisins ont récupéré le corps pour l’enterrer. Mais c’était compliqué : ses jambes et ses bras étaient bloqués dans la position où il avait été attaché. Ils ont dû couper les cordes et forcer ses membres pour le mettre dans le cercueil. Le corps était déjà en décomposition, alors ils l’ont enterré le jour même, vendredi 22 août dernier.
Ce n’est pas la première fois que Wagner commet ce genre d’actes en République centrafricaine. D’autres témoignages font état d’exactions encore plus graves. Ces mercenaires opèrent en toute impunité depuis leur arrivée dans le pays.
Les autorités centrafricaines restent silencieuses. La communauté internationale aussi. Pendant ce temps, des civils continuent de mourir pour des motifs dérisoires, comme le cas du Pasteur qui avait été tué, égorgé, puis calciné dans la ville de Mala, dans la Kémo. Puis, deux jours plus tard, un jeune, originaire de Bria, a été tué par un mercenaires russes sur le site minier de Ndassima, dans la Ouaka. Le tout, dans une indifférence totale.
Mais dans le cas de ce jeune tué par les Wagner à Kaga-Bandoro, on se demande comment un soupçon de vol de carburant peut-il justifier une mort ? Pourquoi personne ne répond de ces crimes ? Combien d’autres victimes faudra-t-il avant qu’une enquête soit ouverte devant la cour pénale internationale ?
À Kaga-Bandoro, une famille pleure un fils, un frère. Ailleurs en République centrafricaine, d’autres familles vivent dans la peur. Wagner continue ses activités comme si rien ne s’était passé.
Ce témoignage nous rappelle une réalité simple : derrière les enjeux géopolitiques, il y a des hommes et des femmes qui meurent. Leur vie vaut-elle si peu ? La mort de ce jeune homme à Kaga-Bandoro pose une question fondamentale : jusqu’où acceptons-nous que l’impunité aille ? Sa famille attend toujours une réponse.
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)