Le pari risqué de Touadéra : la dette auprès de Moscou, prix de sa réélection
Touadéra mise sur l’aide russe pour sa réélection, transformant de plus en plus la Centrafrique en protectorat de Moscou de Poutine.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Russie veut aider la République centrafricaine à organiser ses élections du 28 décembre. Cette annonce de l’ambassadeur russe Alexandre Bikantov pose une question simple : comment un tel pays non démocratique peut-il prétendre accompagner un processus démocratique quand il impose déjà une facture salée de 10 milliards de francs CFA par mois à ce même État ?
La réponse tient en un mot : contrôle. Vladimir Poutine a déjà fait modifier la Constitution centrafricaine de 30 mars 2016 pour permettre à Faustin-Archange Touadéra de se représenter. Il a convoqué à Moscou le président du Conseil constitutionnel et celui de l’Autorité nationale des élections. Aujourd’hui, il propose de financer une partie du processus électoral. La logique est limpide.
Cette aide russe n’a rien de gratuit. Moscou exploite déjà les ressources centrafricaines par l’intermédiaire de ses compagnies. Ses mercenaires Wagner, désormais remplacés par Afrika Korps, maintiennent Touadéra au pouvoir depuis des années. Chaque service rendu par la Russie creuse un peu plus la dette de Bangui.
Pendant ce temps, le budget électoral centrafricain accuse un déficit de 5 millions de dollars. L’Union européenne a donné 2 millions d’euros via le PNUD. La France a signé un accord d’aide de 10 millions d’euros. Le Cameroun a contribué à hauteur de 250 millions de francs CFA. Ces partenaires agissent dans la transparence, avec des mécanismes de suivi bien définis.
L’assistance russe fonctionne différemment. Aucun détail n’a été communiqué sur les modalités de cette aide. Ni l’ambassadeur russe ni les autorités centrafricaines n’ont précisé les conditions. Cette opacité n’est pas fortuite. Elle permet à Moscou de garder la main sur le processus.
La Centrafrique de Faustin-Archange Touadera devient de plus en plus un État sous tutelle russe. Chaque crédit accordé, chaque formation dispensée, chaque équipement fourni renforce cette dépendance. Touadéra se retrouve piégé dans un système où sa survie politique dépend entièrement de son alignement sur les intérêts russes.
Les élections du 28 décembre devaient être un moment de renouveau démocratique. Les élections locales n’ont pas eu lieu depuis 40 ans. Les législatives et la présidentielle représentent une chance de consolider les institutions. Mais avec une organisation sous influence russe, ces scrutins risquent de n’être qu’une formalité destinée à légitimer un pouvoir déjà acquis à Moscou.
Le peuple centrafricain paie déjà le prix de cette alliance. L’économie du pays est orientée vers l’exportation de matières premières au bénéfice des entreprises russes. La sécurité dépend de mercenaires étrangers. Maintenant, c’est la démocratie elle-même qui passe sous contrôle externe.
Cette situation dépasse le cas centrafricain. Elle montre clairement la stratégie russe en Afrique : offrir une alternative aux partenaires occidentaux en échange d’une soumission politique totale. Les dirigeants africains qui acceptent ce marché hypothèquent l’avenir de leurs pays.
La communauté internationale ne peut ignorer cette dérive. Des élections organisées avec l’aide d’un pays qui bafoue les principes démocratiques chez lui et ailleurs perdent toute crédibilité.
Touadéra joue sa réélection, mais à quel prix ? En hypothéquant l’indépendance de son pays, il transforme la Centrafrique en protectorat russe. Les 10 milliards de francs CFA d’Afrika Korps ne sont que le début. Chaque nouveau service russe alourdit la facture et resserre l’étau.
Le président centrafricain a fait son choix. Il reste à voir si les électeurs centrafricains auront encore leur mot à dire le 28 décembre, ou si tout aura déjà été décidé dans les bureaux du Kremlin.
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
