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Centrafrique: “l’étique et la déontologie du journaliste en période de crise’. C’est le thème d’un séminaire organisé par le GEPPIC à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Seminaire-du-GEPPIC-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Seminaire du GEPPIC à Bangui
©2014CNC

 

“l’étique et la déontologie du journaliste en période de crise”

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique):  14-11-2014. Dans le but d’assurer un meilleur suivi de processus transitionnel en cours et de participer activement à son accompagnement médiatique, le Groupement des Editeurs de la Presse privée et Indépendante de Centrafrique, en abrégé GEPPIC organise un Séminaire-atelier d’échanges, d’information et de formation sur l’éthique et la déonthologie du Journalisme en période de crise, sinon en cette période de transition en quête de perfection. Il est question de rappeller et d’expliquer aux Journalistes et aux professionnels des médias centrafricains leurs droits et leurs devoirs corrélatifs, en mettant un accent particulier sur les règles d’éthique et déonthologie applicables dans les reportages sur les problématiques de couvertude médiatique, les analyses et commentaires en période de transition. Le seminaire a pluisieurs objectifs.

Objectifs généraux

Familiariser les participants avec les règles éthiques et déontologiques de la presse en générale et le presse écrite en particulier. C’est aussi de favoriser une meilleure appropriation des textes normatifs de la profession.

Objectifs spécifiques

Il s’agit là de renforcer la bonne compréhension et la coopération des médias avec les acteurs nationaux et internationaux de la transition. Metrre à la disposition des participants, des outils et des messages pour renforcer la promotion de l’Etat de droit, la consolidation de la paix, la prévention des conflits. Objectif de ce seminaire est aussi de mettre à la disposition des participants la Charte constitutionnelle de transition, l’Ordonnance relative à la liberté de la communication en République centrafricaine, la Loi organique du Haut conseil de Communication de Transition ( HCCT), les Chartes intenationales et nationales sur l’éthique et la déontologie du Journalisme.

Le séminaire se justifie donc par la nécessité d’améliorer la collaboration entre les médias, les consomateurs des produits médiatiques, les institutions publiques, les partenaires au développement de la République centrafricaine, les auteurs des exactions ainsi que les victimes ( autant que les témoins), et la population en générale, en trouvant un équilibre acceptable entre la nécessité de consolider la paix et le droit d’informer.

Ce seminaire de formation s’est déroulé ce matin à Bangui, en présence Mark Mokopete du Ministre chargé du secretariat du gouvernement en realtion avec les institutions, du Président du Haut conseil de Communication de Transition (HCCT) ainsi que de Chargé de Communication au Ministère de la Communication. Environ 60 Journalistes et professionnels de média ont pris part à cet atelier de formation. Ils sont encadrés par sept (7) experts tous du domaine de l’information et la communication. Le seminaire est pour deux jours à compter de ce 14 novembre 2014.

Bangui/ ERIC NGABA/©Corbeau News

Centrafrique: François Bozizé toujours à la tête du KNK?

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Corbeau News Centrafrique: 14-11-2014.

secrétaire general du KNK par interim Bertin BEA
©CNC

Dans un communiqué publié par le Secrétaire Général par intérim du KNK  Bertin BEA que CNC a reçu la copie, ce dernier a rendu public une liste des Membres du Bureau politique provisoire de la jeunesse de ce parti. Mais ce qui a retenu notre attention c’est la formule de cette décision qui, à la cinquième ligne du premier paragraphe, stipule:

Vu les Instructions Spéciales du Président Fondateur du KNK autorisant le Secrétaire Général par Intérim du  KNK à restructurer les organes connexes et de base du Parti en date du 22 Mai 2014″. Cette formule explique clairement que l’Ancien président François Bozizé est toujours à la manœuvre sur son parti le KNK malgré les sanction de la Communauté internationale mais aussi une probable poursuite judiciaire à son encontre par la CPI.

Voici la décision du Secrétaire Général Adjoint du KNK:

 

LE SECRETAIRE GENERAL PAR INTERIM DU PARTI KNK

Vu les Statuts du KNK ;
Vu le Règlement Intérieur du KNK ;
Vu la décision n°356/MATD.DIRCAB.DGAT.DAPA.SASE du 25 Aout 2009 portant reconnaissance du Parti Politique dénommée Kwa Na Kwa (KNK);
Vu la décision N°13/001 portant nomination du Secrétaire Général par Intérim ;
Vu les Instructions Spéciales du Président Fondateur du KNK autorisant le Secrétaire Général par Intérim du  KNK à restructurer les organes connexes et de base du Parti en date du 22 Mai 2014 ;

DECIDE


Article 1er : Sont nommés Membres du Bureau Provisoire de l’Organisation Nationale de la Jeunesse du Parti KNK, les Ouvrières et Ouvriers dont les noms suivent :

Président : Arsène Daniel NGREPAYO

1er Vice – Président : Louis Marie GUIANGOU
2e Vice – Président : Kevin Sosthène KPEFIO
Rapporteur Général : Ganelin Boris DANBOY
Rapporteur Général Adjoint : Méthode LEGUE
Trésorier Général : Kevin FANAMBI
Trésorier Général Adjoint : Crépin DAMBALE
Commissaire aux Comptes : Laurent OUENFIO
Commissaire aux Comptes Adjoint : Nadia BAZELE
Chargée des Affaires Féminines : Sylvie YAMETE
Conseiller Chargé des relations extérieures : Blanchard KANGO
Conseiller en matière de Sécurité : Elie TAGBA
Conseiller à la mobilisation : Guy BAYA
Conseiller Délégué : Jeannot NDAMIKO
Conseiller Délégué : Sébastien LETAMBA
Conseiller Délégué : Eddy BANDEKO
Conseiller Délégué : Sylva Cultura KPANGBA
Membres : Saint Luc BAGAZA

Article 2 : La présente décision qui prend effet, à compter de la date de sa signature, sera enregistrée et communiquée partout où besoin sera.

Fait à Bangui, le 10 Novembre

Bertin BEA

Faits divers / Grande Bretagne: Il avait découpé son père et fait un meuble télé avec son corps

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Il avait découpé son père et fait un meuble télé avec son corps

Un Anglais de 28 ans comparaît actuellement devant la justice anglaise pour avoir tué et découpé son père dans des circonstances effroyables. Nathan Robinson, qui fait face aux juges de la Cour de la Couronne (Ndlr : la juridiction britannique qui traite des affaires criminelles les plus graves), reconnaît avoir commis un homicide involontaire, non le meurtre intentionnel pour lequel il est jugé, selon le Telegraph, qui raconte l’histoire.

Le 16 mai 2013, après une dispute sur de l’argent dans l’appartement familial de Bournemouth (Dorset), Nathan Robinson a tué son père, William Spiller, chauffeur de taxi de 48 ans, avec qui il vivait. Puis avec un couteau de bricolage de la marque Stanley et deux petites scies, dont une à métaux, il a «soigneusement» découpé son cadavre malgré une corpulence hors norme : 1,83 m et 158 kilos. Il a ensuite rangé les morceaux dans de grosses boîtes en plastique d’archivage, qu’il a ensuite empilées pour dessiner un meuble-télé.

C’est le voisin du dessous qui, dans l’après-midi, a remarqué qu’un «liquide rose» tombait en gouttes du plafond de sa salle de bains. Selon le procureur, il s’agissait de sang mélangé à un produit nettoyant, que Robinson était allé acheter après son crime. Quelques heures avant de voir le sang goutter, ce même voisin assure avoir entendu William Spiller crier chez lui : «Tu crois vraiment que je vais te subventionner toute ma vie ?» Frappant à la porte de l’appartement pour évoquer cette curieuse fuite, il décrit un Robinson «très calme, tout à fait normal» après son geste fatal. Le jeune homme lui aurait simplement confié s’être disputé avec son père.

Après son effroyable ouvrage, Nathan Robinson a dressé la liste des choses qu’il devait faire, ce qui démontre, sinon la préméditation, du moins une conscience aiguë de son geste : «Payer le loyer, louer du matériel de nettoyage», avait-il noté, de même qu’envoyer des messages avec le téléphone portable de son père pour le faire passer pour vivant. Il avait ensuite quitté les lieux, prenant la direction de Glasgow (Ecosse) où, avec l’argent dérobé à son père, il avait «passé du bon temps» à «manger, boire et rencontrer des gens». Puis, de retour, il avait vécu dans l’appartement avant de retourner en Ecosse puis d’accompagner sa mère lors d’un «weekend végétarien» à Bristol.

La dépouille de Spiller n’a été retrouvée qu’un mois plus tard, le 17 juin 2013, après qu’un collègue s’est inquiété de ne plus le voir et de ne pas recevoir de réponse à ses messages. La police du Dorset, en arrivant dans l’appartement, a été assaillie par l’odeur et par le nombre de mouches qui pullulaient, mortes et vivantes, dans le couloir. Les boîtes qui supportaient la télévision étaient pleines, de même qu’un casier dans la chambre à coucher, dans lequel Nathan Robinson avait rangé la tête de son père.

Lorsque la police s’est présentée au domicile de sa mère, à Birmingham, le jeune homme l’a accueillie avec étonnement, demandant s’il s’agissait «d’une blague». Il ne nie pas avoir tué son père à qui il devait un prêt de 36 000 livres sterling mais, devant la Cour de la Couronne, assure qu’il ne jouissait pas de toutes ses capacités mentales au moment des faits, ce qui réduirait sa responsabilité. Les experts sont partagés.

Parisien.fr avec Corbeau News Centrafrique.

France – Centrafrique : Bozizé fils, Jean-Francis Bozizé, toujours sur la brèche

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Jeune Afrique  /  Corbeau News Centrafrique: 14-11-2014.

Jean-Francis Bozizé
Jean – Francis Bozizé

France – Centrafrique : Bozizé fils toujours sur la brèche

Le fils de François Bozizé, Jean-Francis Bozizé, est dans le collimateur du ministère français des Finances et des Comptes publics. Explications.

Si le ministère français des Finances et des Comptes publics a décidé dans un arrêté du 29 octobre de geler pour six mois les comptes de Jean-Francis Bozizé, c’est que les services de renseignements avaient récolté des informations laissant à penser qu’il projetait d’organiser un coup d’État en Centrafrique.

Le fils de l’ancien président François Bozizé avait notamment été interpellé au mois de septembre en France, au retour d’un séjour à Brazzaville, avec une liste impressionnante d’armes qu’il aurait eu l’intention d’acheter. Quatre autres personnes, toutes liées à ce projet présumé de coup d’État, ont vu leurs comptes gelés. Parmi eux, deux fils de Jean-Roger Oueifio, le demi-frère de Bozizé père, et Éric Banboy, l’ancien directeur de sa garde rapprochée.

Jeune Afrique.

Bangui: La Sangaris et l’Eufor-RCA présentent leurs activités menées ces dernières semaines à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Les-soldats-de-la-force-Sangaris-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats de la force Sangaris en Centrafrique

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 14-11-2014. La force française de l’opération Sangaris avec les forces européennes de l’Eufor en République centrafricaine ont mené plusieurs activités permettant au rétablissement des institutions de l’Etat centrafricain ainsi qu’à l’assainissement de la ville de Bangui, la capitale. Lors d’un point de presse organisé ce jeudi à la base militaire du Camp M’poko à Bangui, Sangaris et Eufor-RCA ont présenté devant les Journalistes de la presse centrafricaine, les actions menées durant les deux dernières semaines en faveur de la population banguissoise dans le domaine social et militaire.

Actions militaires

Le 31 octobre dernier, la Sangaris  avec les forces internationales de la Minusca en appui aux forces de sécurité intérieure (FSI) ont conduit une opération d’investigation dans le quartier Boy-Rabe situé dans le 4è arrondissement de Bangui considéré comme fief des miliciens Antibalaka. Cette opération a permis non seulement de récupérer une importante quantité d’armes de guerre et de munitions mais également d’arreter des criminels qui vivent sur le dos de la population, selon la Sangaris. Une personne a également perdu la vie   dans la même opération et les parents de la victime ont accusé les forces Sangaris d’être à l’origine de cette tragédie. Or, pour le  Lieutenant-colonel Pierre SARZAUD, Commandant de la Force Sangaris à Bangui, ses éléments n’ont rien à voir dans la mort de cette personne. Il a nié catégoriquement l’implication des soldats français dans cette tragédie. Il a profité également de cette occasion pour souligner l’importance de  cette opération menée dans ce secteur qui, selon les conférenciers, permet de garantir un minimum de sécurité à cette population.

Actions sociales

La force Sangaris, après avoir réhabilité la maison des jeunes de Bimbo, a fait un don des livres de littérature, des boules de Basket, des ballons de foot ainsi que des Tee-shirt aux associations juvéniles issues de ce Centre culturel, le 3 novembre 2014. Par ailleurs, elle a réhabilité la Mairie de 8è arrondissement de Bangui dont la cérémonie de la remise s’était passée le 7 novembre dernière.

De son côté, l’Eufor-RCA a procédé, le mardi passé, aux travaux du canal entre les 3è et 5è arrondissements de Bangui avec les jeunes du programme de l’Organisation internationale des Migrations (OIM) soutenu par l’Union européenne. Ces jeunes ont bénéficié, selon Eufor-RCA,  d’une formation sur le danger des explosifs avant d’exercer les travaux d’assainissement du canal entre ces arrondissements.

Bangui, Eric NGABA/ Corbeau News(CNC).

Centrafrique: l’ Etat centrafricain à la recherche des profiteurs du système Bozizé

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RFI / Corbeau News Centrafrique: 14-11-2014.

Bozizé et Balkany

L’avocat français William Bourdon a déposé, mercredi 12 novembre, une plainte au nom de l’Etat centrafricain devant le parquet national financier, à Paris. Cette plainte vise François Bozizé, son clan et ceux qui ont pu profiter de son système. Cette démarche des autorités centrafricaines relance l’affaire Uramin dans laquelle le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, est cité.

La plainte qui vient d’être déposée devant le parquet national financier, au nom de l’Etat centrafricain, vise le clan Bozizé ainsi que ceux qui ont pu profiter de son système.

« Le sens de cette plainte c’est, premièrement, l’inventaire du patrimoine immobilier et mobilier qui aurait été acquis dans des conditions frauduleuses par le clan Bozizé, certains de leurs complices et certains de leurs proches, et c’est aussi un certain nombre d’opérations “commerciales” à l’occasion desquelles les commissions auraient été versées de façon illicite et auraient participé de l’enrichissement d’un certain nombre de citoyens français et, parmi ceux-là, monsieur Balkany », a expliqué maître William Boudon, l’avocat mandaté par les autorités centrafricaines.

L’affaire commence en juin 2007 quand le géant nucléaire français Areva annonce avoir conclu un accord avec la société Uramin pour une offre publique d’achat (OPA) amicale.

La junior, qui est immatriculée à Tortola aux îles Vierges britanniques, est valorisée aux prix fort, à savoir 2,5 milliards de dollars. Pour justifier son achat, Areva explique qu’Uramin est parvenue à « identifier d’importants gisements en uranium sur le continent africain » parmi lesquels le gisement de Bakouma, en Centrafrique. Mais l’opération déplaît au président centrafricain François Bozizé, qui multiplie les obstacles sur la route du nouvel acheteur.

Pour tenter de débloquer la situation, les responsables d’Areva font donc appel à des intermédiaires qui pourront ramener le chef d’Etat centrafricain à de meilleures dispositions, comme le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, décrit comme un « ami personnel du président Bozizé » ou encore l’homme d’affaires belge, Georges Forrest, qui était, à l’époque, consul de France à Lubumbashi, en République démocratique du Congo.

Le vendredi 1er août 2008, un accord est signé avec le gouvernement centrafricain. Il est censé solder le contentieux. Les dirigeants d’Areva assurent dans un mail interne publié par le site bakchich.info que ceux qui ont permis sa conclusion n’ont pas été rémunérés.

Les actuels responsables de l’Etat centrafricain n’en sont apparemment pas convaincus. « Pour la première fois, un Etat demande à la justice d’un autre Etat d’enquêter sur des ressources publiques qui auraient été versées dans des conditions frauduleuses à des acteurs étrangers », a précisé maître William Bourdon, l’avocat mandaté par les autorités de Bangui.

RFI.

Centrafrique: conférence de presse conjointe Sangaris – Eufor-Rca à Bangui

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Conférence de presse conjointe Sangaris et Eufor-Rca. ©2014CNC

Sangaris et Eufor-Rca face à la presse

Les Lieutenant-colonels Yves Sarzeau et Mario Rena respectivement Conseiller en Communication de Sangaris et d’Eufor-Rca ont conjointement animé une conférence de presse, jeudi 13 novembre 2014 au Camp M’Poko. Au cœur de cette rencontre avec les professionnels de médias, le point de la situation des opérations menées ces derniers temps par ces forces respectives.

Il s’agit d’une traditionnelle rencontre avec la presse instituée par les forces internationales, notamment Sangris et Eufor-Rca, en vue de rendre compte régulièrement des actions qu’elles mènent dans le pays. Grosso modo, la situation de ces derniers temps, à en croire Lc Yves Sarzaud reste dominée par le regain de tension entre les 31 octobre et le 1er novembre derniers où la situation sécuritaire à Bangui s’est sérieusement dégradée en fin de semaine avec des affrontements suite à une opération d’arrestation d’un chef des Anti-Balaka, en la personne de Endjiro dans le quartier de Boy-Rabe. Selon l’officier, « les forces Sangaris ont été prises à parti par des tirs et des jets de pierre, ainsi que des grenades. Mais, la neutralisation des malfrats armés a permis de mettre fin à ces tensions ».

De son côté, Mario Renna d’Eufor-Rca qui a salué la décision du prolongement du mandat d’Eufor-Rca, a fait savoir qu’au cours de ce mois, notamment dans la soirée du 5 novembre la force européenne a enregistré une perte en vie humaine. Il s’agit du Caporal-chef Heiarii. Ce sous-officier servait au sein d’Eufor Rca et œuvrait dans le 126e régiment d’infanterie stationné à Brive la Gaillarde. Il a succombé à la suite d’une infection grave de paludisme dans un hôpital militaire parisien.

Les grandes actions sont enregistré dans le cadre des actions civilo-militaires, où Yves Sarzaud a révélé qu’après avoir pris part à la réhabilitation de la maison des jeunes de Bimbo, la force Sangaris a participé à la création d’une bibliothèque au profit des jeunes de cette localité. Quant au Lc Mario Renna d’Eufor, il a souligné que des travaux d’assainissement des canaux qui se trouvent dans les 3e et 5e arrondissements de la ville de Bangui par la force européenne « ont permis à l’Eufor de faire le nettoyage de ses agglomérations pour laisser un environnement sain à la population et d’éviter les inondations dans les quartiers. » a-t-il expliqué.

Pour finir, les deux conseillers en communication ont réitéré le ferme engagement de leurs forces respectives quant à la restauration de la sécurité en RCA.

Centrafrique: Face-à-face de honte entre forces internationales et ex-Séléka de Camp Beal

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Les forces internationales en position face aux ex-séléka qui manifestent à Bangui. ©2014CNC

Face-à-face de honte entre forces internationales et ex-Séléka de Camp Beal

A l’approche de l’expiration de leur ultimatum de trois jours au gouvernement d’exploser le Camp Beal, les Séléka cantonnés dans ce camp ont manifesté ce jeudi matin, paralysant ainsi une bonne partie de la capitale. Les principales artères qui côtoient le Camp Beal, notamment l’Avenue des Martyrs et celle de l’Indépendance sont hors d’usage, car occupées par ces Séléka en colère. Aussi, les divers établissements qui entourent ce camp, notamment la Télévision centrafricaine (TVCA) et l’Hôpital communautaire de Bangui sont fermés.

Ce qui est aberrant, c’est que les quelques dizaines d’éléments Séléka sortis du camp ont pu plier les forces internationales déployées sur place, contraintes à se mettre en position défensive. A la place du défilé, sur l’Avenue des Martyrs par exemple, ces éléments Séléka ont défié les forces internationales en sortant de leur site de cantonnement jusque sur la grande route où ils sont assis sur des table-bancs confortablement installés sur la voie. Aucune volonté des forces internationales à les faire rentrer dans le camp, en dépit de ce que la population qu’elles sont sensées protéger à la lumière de la résolution 2127 du Conseil de sécurité est terrorisée et paniquée. C’est le lieu par excellence de se poser la question de savoir à quel jeu jouent ces forces internationales en RCA, puisqu’on les a vus se décharger sur le quartier Boy-Rabe à la traque des Anti-Balaka. Pourquoi, cette stratégie de deux poids deux mesures ? Pourquoi cette allégeance vis-à-vis des Séléka, et pourtant eux-aussi ont terrorisé la population ?

Les forces internationales en position face aux ex-séléka qui manifestent à Bangui
Les forces internationales en position face aux ex-séléka qui manifestent à Bangui. ©2014CNC

Rappelons que les Séléka du Camp Beal ont donné un ultimatum de trois jours, depuis mardi dernier au gouvernement de payer leur démobilisation et si jamais rien n’arrivait à être fait jusqu’à expiration de cet ultimatum, ils allaient mettre le feu à la poudrière qui se trouve au sein du camp. Alors qu’un extrait d’un rapport d’inspection des experts français de l’opération Sangaris Spécialistes en explosifs et en déminage daté du 8 novembre 14 met en exergue le danger réel de faire exploser cette poudrière :   « Trois alvéoles contiennent en tout plus de quatre tonnes de matières actives (obus, TNT, grenades, dynamite…) Elles sont en très mauvais état (toitures dégradées, friches) et l’environnement est loin de s’approcher des normes, voire du bon sens : un fil de fortune, dénudé passe au-dessus du dépôt. Surtout, l’une des alvéoles contient un explosif qui exsude et qui est donc potentiellement instable et dangereux, car désormais plus sensible à la chaleur, aux chocs, au feu. La présence d’un explosif « dégradé » rend le dépôt très dangereux. En effet, il pourrait faire tout exploser s’il détonnait de manière intempestive. Dans ce cas, un cratère de 30 m de diamètre « remplacerait » le dépôt et tout serait rasé 330 m autour. En quelques mots : Camp BEAL serait rasé de la carte. »

©2014CNC / Bangui / Fred Krock

ALERTE INFO: LES EX-SÉLÉKA BLOQUENT LES GRANDS AXES ROUTIERS À BANGUI

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Bangui (RCA), CNC: 13-11-2014. Depuis plus de deux heures, les Ex-Séléka cantonnés aux Camps RDOT et BEAL ont décidé d’accélérer leur pression sur le gouvernement centrafricains de la transition. En sortant manifester leur mécontentement sur les différentes grandes routes de la capitale centrafricaine Bangui, les Ex-séléka basés dans ces deux camps ont totalement paralysé la ville de Bangui ce matin. Notons que l’accès et sortie sur la route de Boali barricadé au niveau de camp RDOT ainsi que ceux de l’avenue des martyrs niveau Hôpital communautaire ainsi que la route de l’indépendance, niveau Camp Fidéle OBROU.

 

Les Banguisois se réveillent dans une ville totalement sous la coupe des Ex-séléka ce matin. Les circulations des Bus et Taxis bloquées sur les axes barricadés et les fonctionnaires n’ont plus accès à leur travail.

 

Suives-nous en direct pour suivre l’évolution de la situation.

 

 

Gisèle MOLOMA pour CNC

Rentrée académique à l’ Université de Bangui : Samba Panza sollicite l’expertise des universitaires pour la sortie de crise en RCA

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Rentrée universitaire 2014. ©Novembre2014CNC

Rentrée académique à l’Université de Bangui : Samba Panza sollicite l’expertise des universitaires pour la sortie de crise en RCA

Bangui, Corbeau News Centrafrique (CNC): 12-11-2014.  La crise sécuritaire qui a cloué toutes les institutions de la République n’a pu empêcher indéfiniment l’ Université nationale à ouvrir ses portes pour l’année académique 2014-2015. C’est la présidente de la transition, Mme Catherine Samba Panza qui a personnellement présidé ce 12 novembre 2014, la cérémonie marquant cette rentrée académique à l’Université de Bangui, en présence de Pr Bernard Simiti, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Gustave Bobossi Serengbe, Recteur de l’université de Bangui et Kevin Yabada, Président de l’ANECA (Association nationale des étudiants centrafricains).

« En ma qualité de Chef de l’Etat et de mère de la Nation, il était temps que je visite ce haut lieu de savoir de notre pays après avoir eu bonne lecture des activités qui y sont menées, mais surtout des difficultés auxquelles sont confrontés aussi bien les étudiants, les enseignants que l’administration universitaire. » a déclaré la présidente de la transition Catherine Samba Panza pour justifier son tout premier déplacement de l’Université de Bangui en tant que chef de l’Etat. Elle a ajouté que sa présence répond « à la fois à la sollicitation des membres du bureau de l’ANECA et du bureau du SYNAES (Syndicat nationale autonome des enseignants du supérieur) que j’avais reçu successivement en mois d’avril et en mois de juillet, mais aussi à l’aimable invitation du chancelier de l’université de Bangui. C’est avec un grand plaisir que je foule aujourd’hui le sol du Campus universitaire à l’occasion de la double célébration de la rentrée académique 2014-2015 et de la Journée de l’Université africaine. »

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Rentrée universitaire. ©2014CNC

Kevin Yabada, Président de l’ANECA a passé au scanner les multiples défis auxquels l’université fait face sont immenses et qui justifient les dysfonctionnements qui paralysent l’unique université nationale : « Il est important que nous portons à votre connaissance qu’aujourd’hui, l’université est dans l’abîme. On est dans l’abîme pour la simple raison que tout est à refaire. Aujourd’hui, le calendrier universitaire n’est pas respecté. Le paiement des vacations des enseignants n’est pas respecté ; les volumes des cours horaires TP et TD ne sont pas contrôlés ; les documents que contient la bibliothèque portent encore les cachets impériaux – des documents datant de 410 à 415 avant Jésus Christ ; les quotas de bouses demeurent les mêmes, alors que l’effectif des étudiants ne fait qu’augmenter ; le budget alloué au restaurant universitaire lorsque l’université comporte 3 000 étudiants reste le même au moment où cette dernière compte 25 000 étudiants – la capacité d’accueil e répond plus aux besoins de l’heure ; la vétusté des matériels dans les laboratoires ; l’inexistence des outils informatiques ; l’état délabré des cités universitaires… » a-t-il énuméré.

Par ailleurs, le Recteur de l’université de Bangui Pr Gustave Bobossi Serengbe trouve les fondements de tous ces maux qui minent l’Université dans les récurrentes crises sécuritaires et politiques dans lesquelles patauge toute la République centrafricaine depuis la prise de pouvoir de la rébellion de Séléka en mars 2013, sans oublier la destruction du pays qui a commencé dans les villes de provinces depuis le 12 décembre 2012 – date de la naissance de cette rébellion. « La crise militaro-politique qui a frappé notre pays en 2013 couplée avec des grèves récurrentes des enseignants ont eu un impact négatif sur l’année académique 2012-2013. Notre institution a enregistré six mois d’inactivités qui a conduit à l’invalidation de l’année académique 2013-2014 par la ministre de l’Education nationale, Chancelière de l’Université dans quatre établissements sur les neuf que compte l’université de Bangui, à savoir la faculté des Lettres et sciences humaines, la faculté des Sciences politiques et juridiques, la faculté des Sciences de la santé et la faculté des Sciences. » a noté Pr Gustave Bobossi Seregngbe.

Eu égard à l’état des lieux présenté par les habitants de la maison de l’Université de Bangui, Samba Panza n’a pas voulu rester insensible. « Je ressens donc légitime fierté d’être parmi vous et je puis vous rassurer que j’ai pris bonne note des différents messages que vous avez bien voulu porter à ma connaissance […] Non seulement j’ai pris bonne note, mais je ferai en sorte que les idées fortes que vous avez développées et qui sont susceptibles d’apporter une amélioration dans la situation dramatique de notre pays soient capitalisées, mais surtout opérationnalisées. » a rassuré la présidente.

Le Chef de l’Etat a profité du moment pour rappeler aux universitaires leurs rôles et places, lorsque le pays est en crise. « Dans l’urgence des questions cruciales de notre vivre ensemble harmonieux, menacé par les conflits sociaux et interreligieux par exemple, je crois que les universitaires ne devraient pas rester les bras croisés puisqu’ils ont là, une fenêtre d’opportunités pour mettre en pratique tout le savoir qu’ils ont accumulé en Anthropologie, en Histoire de société, en Sociologie, en Economie, en Philosophie, en Science politique et en Psychologie, que sais-je encore… Je formule le vœu ardent que notre université qui a participé au forum de Brazzaville s’implique concrètement dans le processus actuel de préparation et d’organisation, non seulement de la réconciliation intercommunautaire à la base, mais aussi du dialogue politique au sommet en apportant toute son expertise. »

Entre temps, la rentrée universitaire 2014-2015 intervient dans un contexte particulièrement tendu du fait que le SYNAES a déjà, depuis lundi 10 novembre dernier, déclenché une grève pour revendiquer l’apurement des arriérés des heures supplémentaires, des vacations et l’incorporation des nouveaux enseignants dans la fonction publique. Aussi, les étudiants musulmans du Km 5 pleurent encore leur sort pour pouvoir accéder à l’Université à cause de la méfiance encore pesante entre musulmans et chrétiens à Bangui.

©2014CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: Le Général Joseph ZOUNDEIKO des Forces Républicaines (Ex-Séléka) convoque une nouvelle Assemblée Générale à Bria

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Chef d’État Major des Forces Républicaines, Joseph ZOUNDEIKO. ©2014CNC

 

ETAT MAJOR DES FORCES RÉPUBLICAINES

République Centrafricaine

Unité- Dignité –Travail

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 17

du 12 Novembre 2014 relatif à  la convocation une Assemblée Générale Ordinaire  du 16 au 17 Novembre 2014 à Bria

L’Etat Major des Forces Républicaines informe l’opinion publique nationale et internationale que l’Assemblée Générale Ordinaire  prévue initialement du 28 au 30 Octobre 2014 et reportée pour  des raisons techniques aura lieu du 16 au 17 Novembre 2014 à Bria, chef lieu de la préfecture de la Haute-Kotto.
L’Ordre du jour portera sur quatre (4) points :
1-      Bilan des activités du bureau de l’Etat Major
2-      Grand débat des leaders communautaires et cadres sur les préparatifs du forum de réconciliation nationale
3-      Renouvellement du bureau de l’Etat Major mis en place le 11mai 2014 à N’Délé et dont le mandat de six (6) mois est arrivé à son terme
4-      Mise en place d’une nouvelle direction politique et élection des personnalités devant prendre part aux prochaines discussions nationales et avec la communauté internationale.
Aussi, l’Etat Major des Forces Républicaines tient à préciser à la communauté internationale et au Gouvernement Centrafricain qu’il n’est en rien concerné par la mise en place du nouveau bureau de l’Etat Major dénommé Conseil Supérieur du Commandement Militaire et de la coordination politique du 02 Novembre 2014 à Kaga-Bandoro sous l’impulsion du premier vice-président du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC).
A cet effet, tous les représentants des communautés civiles et militaires sont invités à y prendre part.
Fait à Bambari le, 12 Novembre 2014

 

Le Général de Brigade, Chef d’Etat Major

Joseph ZOUNDEIKO

Centrafrique: célébration de la journée de l’Université africaine à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Rentrée-universitaire-2014-2015-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rentrée universitaire 2014-2015 à Bangui
Rentrée universitaire 2014-2015 à Bangui. ©2014CNC

“COMMENT LES UNIVERSITÉS AFRICAINES PEUVENT-ELLES CONTRIBUER À L’AMÉLIORATION DE LA CAPACITÉ DE CRÉATION D’EMPLOI? “

 

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 12-11-2014.  C’est le thème retenu pour la journée de l’Université africaine célébrée ce 12 novembre 2014, en coïncidence avec la rentrée solennelle 2014-2015, à l’Université de Bangui. C’est sous le haut patronage de Madame la Présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, que s’est déroulée aujourd’hui cette rentrée universitaire 2014-2015 à Bangui, également sous le thème: ” Université de Bangui pour un Centrafrique émergent d’ici 2025.”

Rentrée universitaire 2014-2015 à Bangui 2
©2014CNC

La cérémonie a mobilisé plusieurs personnalités centrafricaines notamment la présidente de Transition, le président du Conseil national de Transition, le Premier Ministre de transition, le Ministre de l’enseignement supérieur ainsi que les corps des Corps universitaires et  diplomatiques.

Dans son discours à la communauté universitaire de Bangui, la Cheffe de l’État de transition, Catherine SAMBA-PANZA, a interpellé les étudiants et professeurs à faire de l’Université de Bangui, une université de Développement et de la cohésion sociale.

“En ma qualité de Cheffe de l’État et la mère de la nation, il était temps que je visite ce beau lieu du savoir de notre pays afin d’avoir une bonne lecture des activités qui y sont menées mais surtout des difficultés auxquelles sont confrontées aussi bien les étudiants, les enseignants que les administrations universitaires. J’ai pris une bonne note de toutes les suggestions de président de l’ANECA et du Recteur. Tout se passe comme si à l’Université de Bangui, il n’y a que des revendications. C’est pour cela que je saisie le temps de mon passage ici aux Campus universitaire de Bangui pour vous exhorter à vous ressaisir et à vous mobiliser pour apporter votre contribution au relèvement et au nombreux défis qui se posent toujours à notre pays. Le temps de l’université de critique est révolu, nous sommes à l’air de l’université de développement. Jeunesse de Centrafrique en générale et jeunesse estudiantine en particulier, vous qui êtes le fer de lance, du véritable changement d’un avenir meilleur, vous devez avoir une vision différente, une vision d’une Centrafrique dynamique. En tant que mère de la nation, je ferrais tout ce qui est à mon pouvoir pour que le gouvernement puisse soutenir l’Université de Bangui dans ses ambitions “, a exhorté Catherine SAMBA-PANZA.

De son côté, Kevin YABADA, Président de l’Association nationale des Étudiants centrafricains ( ANECA), a interpellé le gouvernement de la transition à tout mettre en œuvre pour la sécurisation des Étudiants centrafricains de la communauté musulmane afin de permettre à ces derniers de reprendre les études sur les Campus universitaires. Il a évoqué aussi dans son discours les cas des étudiants centrafricains à l’étranger.

L’Université de Bangui est l’unique université publique pour toute la République centrafricaine, créée le 12 novembre 1969 par l’ex président et Empereur Jean Bedel BOKASSA. Elle totalise de nos jours 25000 étudiants

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©2014CNC / Bangui / Eric NGABA

France / RCA: la Sangaris et les Anciens combattants centrafricains rendent hommage aux héros de la 2ème guerre mondiale

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Célébration de l’Armistice à Bangui. ©2014CNC

La force française de l’opération Sangaris et les ex-combattants centrafricains rendent hommage aux héros de la 2ème guerre mondiale

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC). Les forces françaises de l’opération Sangaris et les Français de Centrafrique à l’instar de tous les français du monde ont célébré ce mardi 11 novembre 2014, l’armistice au Camp Mpoko. Le général Eric Bellot De Minières, commandant de Sangaris et Charles Malinas, ainsi que les autorités centrafricaine dont Aristide Sokambi, ministre d’Etat à la Défense ont rehaussé de leur présence cette cérémonie. Les ex-combattants centrafricains étaient également invités.

L’armistice du 11 novembre 1918 marque la capitulation de l’Allemagne et la fin de la première guerre mondiale. Cette date commémorative est célébrée chaque année pour la mémoire de millions de vaillants combattants tombés lors de ce désastre humain.

Armistice Sangaris 2014 bangui 2
©2014CNC

A Bangui, l’armée française a rendu hommage à ces soldats qui hier sont morts au champ d’honneur et honore la mémoire de ceux tombés en opérations extérieures. Les commémorations donnent ainsi un sens à l’engagement de l’armée française autour de valeurs intemporelles : le courage et la volonté, la fraternité d’armes, le sens du sacrifice et du bien commun.

A cette occasion, Eric Bellot de Minière, commandant de la force Sangaris a rappelé qu’aujourd’hui, ce sont 645 soldats français qui sont tombés sur de nombreux théâtres d’opérations de par le monde. Entre autres, il a cité les pays comme le Liban, le Tchad, l’ex-Yogosalvie, la Cote d’Ivoire, l’Afghanistan, le Gabon, la RCA, le Mali, l’Egypt., le Zaïre, le Congo, la Somalie, le Rwanda, le Djibouti. « Par leur mémoire, nous nous sommes recueillis ce matin honorant à ces soldats leur sacrifice, plutôt qu’en pleurant leur mort. » a déclaré Bellot de Minière à l’assistance rassemblée sur la place aéronautique du camp Mpoko.

Imbeka Bernard est ancien combattant centrafricain qui a combattu aux côtés des soldats français dans la guerre Algérie. « Nous avons fait la guerre en Algérie. Ce n’est pas facile. Ce n’est pas aussi de la guérilla que nous voyons en Centrafrique aujourd’hui. Je me réjouis de ce que les français sont reconnaissants, ils nous invitent chaque année pour honorer la mémoire des compatriotes qui sont morts dans cette guerre au champ de bataille. » a-t-il avoué.

Notons qu’à l’issue de la cérémonie, cinq officiers français de l’opération Sangaris ont reçu des distinctions au nom de la République française.

©2014CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique / CPI : Bemba doit être reconnu coupable de la “barbarie” de ses miliciens selon le procureur

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VOA  /  Corbeau News Centrafrique: 12-11-2014.

jean-Pierre Bemba
jean-Pierre Bemba, 2010

Les hommes de l’ancien vice-président congolais sont intervenus en Centrafrique entre 2002 et 2003.

Quelque 1.500 hommes en armes de l’ancien chef rebelle, s’étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

Là, ils avaient violé “tout ce qui se trouvait sur leur chemin”, tué et pillé la population entre octobre 2002 et mars 2003, assure l’accusation, rappelant notamment le témoignage d’une victime, violée par trois hommes aux petites heures du matin.

“Nous venons devant vous aujourd’hui pour demander que justice soit rendue, que l’accusé Jean-Pierre Bemba soit reconnu responsable et coupable des souffrances des victimes”, a déclaré aux juges le représentant du bureau du procureur, Jean-Jacques Badibanga, au début de son réquisitoire contre l’ancien chef rebelle devenu vice-président de la République démocratique du Congo (RDC).

Jean-Pierre Bemba, 52 ans, est détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye depuis juillet 2008. Son procès s’était ouvert en novembre 2010.

Jean-Pierre Bemba est accusé de trois crimes de guerre et de deux crimes contre l’humanité.

“La preuve est au dossier que la population civile de Centrafrique a subi de la pire manière la barbarie des soldats de Jean-Pierre Bemba”, a affirmé M. Badibanga.

“La preuve a été apportée que les soldats qui ont commis ces atrocités étaient sous l’autorité et le contrôle effectif de Jean-Pierre Bemba. La preuve a été apportée que Jean-Pierre Bemba savait dès le premier jour qu’il avait le pouvoir de les empêcher ou au moins de les sanctionner”, a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Bemba est poursuivi, non en tant qu’auteur ou co-auteur mais en tant que “chef militaire”, en vertu du principe de la “responsabilité du commandant”, ce que conteste catégoriquement la défense, affirmant que ses hommes étaient à l’époque sous le contrôle des autorités centrafricaines.

Présent dans la salle d’audience, Jean-Pierre Bemba, qui plaide non coupable, a écouté le début du réquisitoire du procureur de manière attentive, prenant régulièrement des notes.

La CPI a autorisé près de 3.000 victimes à participer à la procédure, un chiffre record.

EXCLUSIF / affaire Uramin: La Centrafrique vise Balkany, un proche de Nicolas sarkozy, dans une plainte

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Nouvel Observateur  /  Corbeau News Centrafrique: 12-11-2014.

 

Patrick Balkany dans son bureau, à la mairie de Levallois-Perret (Léa Crespi/ Pasco
Patrick Balkany dans son bureau, à la mairie de Levallois-Perret (Léa Crespi/ Pasco

 

La République centrafricaine soupçonne le député-maire de Levallois d’avoir été l’un des bénéficiaires du versement de commissions occultes dans l’affaire Uramin.

C’est le dernier mystère des Balkany. On croit presque tout savoir du maire de Levallois, cigare au bec et sourire en coin, et de sa première adjointe, coiffure masculine et manières de soudard. Ils habitent un domaine de 4 hectares dans le village normand de Giverny. Ils passent leurs vacances d’été dans leur merveilleuse villa Pamplemousse des Terres-Basses de l’île de Saint-Martin. Pour les courts séjours, ils lui préfèrent le riad Dar Gyucy, un palais de 1.600 mètres carrés blotti dans la Palmeraie de Marrakech.

Tous leurs amis louent la générosité d’un couple qui offre billets d’avion et séjours exotiques. Reste une question : d’où vient l’argent ? Comment le modeste député-maire des Hauts-de-Seine, qui a déclaré 143.000 euros de revenus en 2012 avec son épouse et n’est pas assujetti à l’ISF, peut-il s’offrir ce train de vie de millionnaires ? (…)

Deux ans que la justice cherche des réponses à ces questions. Ce mercredi 12 novembre, l’enquête connaît un nouveau rebondissement. Selon nos informations, le parquet national financier a été saisi d’une demande d’information judiciaire visant Patrick Balkany – ce serait la quatrième si elle est ouverte ! – et émanant de… la République de Centrafrique.

Une manne africaine ?

Ses représentants en France sont en effet persuadés que le règlement du litige entre le groupe Areva et le précédent gouverne de Bangui, à la suite du rachat en 2007 de la société Uramin et de ses mines d’uranium de Bakouma, a entraîné le versement de 40 millions de dollars de commissions. Patrick Balkany en aurait été l’un des bénéficiaires, avec l’ancien président François Bozizé, dont les avoirs viennent d’être gelés par l’ONU.

J’ai de bonnes raisons de penser qu’une information judiciaire sera ouverte, estime l’avocat de la Centrafrique, William Bourdon, compte tenu des engagements forts pris par la France envers la Centrafrique et des enquêtes connexes à caractère international déjà ouvertes sur Uramin et Balkany.”

Et si le gros du pactole du maître de Levallois venait d’Afrique ? Disciple de Charles Pasqua dans les Hauts-de-Seine, l’édile avait déjà noué des liens avec les puissants de Centrafrique et du Tchad avant sa traversée du désert à la fin des années 1990. C’est à partir de son retour triomphal, en 2001, qu’il a confié à son “conseiller au commerce extérieur”, Renaud Guillot-Corail, aujourd’hui à la retraite, le soin de le représenter sur le continent africain.

“Je suis allé en Centrafrique, au Congo, en Côte d’Ivoire, et au Gabon notamment, car Libreville est jumelée avec Levallois”, explique ce dernier, dont le bureau est alors mitoyen de celui de Balkany, au rez-de-chaussée de la mairie. Les allers-retours incessants de Guillot-Corail vers l’Afrique, qui lui valent le surnom de “marquis de Bangui” dans la capitale centrafricaine, ne sont pas passés inaperçus à Levallois.

Renaud me disait souvent : ‘Tiens, on revient d’Afrique avec Patrick, on n’arrête pas, on a vu tel président…’”, se souvient Loïc Leprince-Ringuet, un opposant divers droite. (…)

Julien Martin et Caroline Michel

Nouvel Observateur

Déclaration de l’Association “A SEWA TI BE-AFRICA” sur la situation politique en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/ASSOCIATION-A-SEWA-TI-BE-AFRICA-MARSEILLE-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ASSOCIATION A SEWA TI BE-AFRICA, MARSEILLE
©CNC

 

DECLARATION DE L’ASSOCIATION A SEWA TI BE-AFRICA, MARSEILLE (France)

 

Le long chemin vers la paix et la réconciliation

 

L’Association ” A Séwa ti Bé-Africa “, à travers ses militants, constate que, par rapport aux objectifs définis au départ par la transition actuelle :

1/réussir les prochaines élections post-transition,

2/apaiser le climat social

3/préparer la reprise économique.

Rien n’a été fait concrètement. Certes, des réalisations timides sont faites mais qui n’ont pas d’impacts significatifs pour inverser la situation tragique et insupportable subie par les femmes, les enfants et les hommes dans ce pays à la dérive.

Un calme relatif s’est installé en Centrafrique ces derniers temps. Certains pensent que les Centrafricains se sont calmés parce qu’ils se rendent compte qu’il y a eu beaucoup de sang coulé.

Mais cela est insuffisant pour expliquer cette situation. Il faut ajouter d’autres facteurs non négligeables qui ont contribué au retour de ce calme relatif.

Les principaux belligérants, ex-séléka, anti-balaka et autres, comprennent qu’ils risquent de perdre les intérêts et, les enjeux de ceux qui se cachent derrière eux ( ressources minières, forestières et agro-pastorales ), s’ils poursuivent leur stratégie de terreur extrême.

Les Centrafricains dénoncent de plus en plus l’attitude de la France et des pays africains de la sous-région qui s’opposent systématiquement à la reconstruction d’un système de défense nationale à la hauteur de la géopolitique sous-régionale et internationale : police nationale, gendarmerie nationale et armée nationale en Centrafrique, exposant ainsi ce pays à la merci de ses voisins et autres prédateurs. Cette revendication légitime du peuple contribue à relâcher un peu la pression qui pèse sur la Centrafrique.

L’arrivée de la nouvelle force de l’ONU, la MINUSCA, le gel des avoirs des Bozizé et autres tortionnaires des Centrafricains, le « printemps noir » qui souffle aujourd’hui en Tunisie, en Libye, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, inquiète Mr Idriss Déby Itno, président tchadien, fortement impliqué dans la crise centrafricaine. La planète françafrique de l’Afrique centrale est inquiète également.

Des élections libres et transparentes, un défi.

Maintenant, il est nécessaire d’aller vers les élections libres et transparentes pour élire une nouvelle personne à la présidence de la République et un Parlement. L’Afghanistan qui a connu une terrible guerre, a fini par élire ses représentants. Pourquoi pas la République Centrafricaine ?

Il faut au préalable définir clairement le mécanisme et les règles qui conduisent à l’élection de ses autorités « légitimes » : par exemple, écarter tous les repris de justice, leschefs de guerre, les condamnés, les auteurs de crimes économiques et de sang,

Pour obtenir des élections réussies, il faut deux choses : des électeurs présents et des services administratifs opérationnels sur toute l’étendue du territoire.

Pour cela, adopter la stratégie suivante : assurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire , lancer les services administratifs de recensement, dresser les listes électorales, remettre les services de santé et d’éducation en état de marche, inciter la population déplacée à revenir dans les lieux d’habitation en aidant à la reconstruction des logements et à la reprise d’une activité économique ou éducative. Ces conditions ne sont pas réunies pour le moment.

Nous lançons un appel aux Instances internationales pour aider la République Centrafricaine à réunir ces conditions pour organiser dans les délais annoncés ( 15 février 2015 prolongé en juin 2015) des élections libres, crédibles et transparentes.

Le système de la bancarisation mis en place antérieurement doit être maintenu pour éviter les fraudes éventuelles lors de ces élections.

Développer une économie saine

A terme, se doter d’un outil de contrôle et d’analyse sur le modèle Tracfin en France. Ce service de renseignement est rattaché aux ministères financiers. Il concourt au développement d’une économie saine en luttant contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ce service est chargé de recueillir, d’analyser et d’enrichir les déclarations de soupçons que les professionnels assujettis par la loi sont tenus de lui déclarer.

Refondre le système politique.

L’actuelle Constitution en République Centrafricaine est présidentielle. Nous souhaiterions que le Conseil National de Transition ( CNT )accélère les choses pour aller vers la mise en place d’une Constitution de type parlementaire dans notre pays. Nous voulons des autorités légitimes élues lors des élections libres et transparentes. Aussi, nous exigeons que le projet de l’élaboration de la nouvelle Constitution soit mis en ligne afin que nous puissions éventuellement y apporter notre contribution. C’est une mission qui revient aux trois représentants de la diaspora au sein du CNT qui ne sont présents dans les sites où vivent des Centrafricains de l’extérieur.

Besoin de justice pour envisager positivement l’avenir

Parlons un peu de justice. C’est l’impunité qui est en grande partie responsable de la crise centrafricaine. Depuis que Madame Catherine Samba-Panza est présidente de la transition en Centrafrique, aucun mandat d’arrêt international n’est lancé contre les commanditaires de crimes dans ce pays. Le peuple a besoin de cette justice pour envisager positivement l’avenir. Tous ceux qui ont tué ou qui ont détourné à leur profit les biens de la nation doivent être poursuivis et condamnés. Il faut remonter trente ans en arrière. Les auteurs de crimes contre l’humanité seront traduits devant la Cour pénale internationale et les autres devant les juridictions nationales. La Communauté internationale aidera à reconstruire toute la chaîne judiciaire pour que les détenus purgent effectivement leur peine.

Le système éducatif, repartir de la base

A propos de l’éducation, tout est à refaire. Le système éducatif n’est plus adapté à la situation linguistique et culturelle de la République Centrafricaine d’aujourd’hui. Il faut repartir de la base pour inculquer aux jeunes Centrafricains de bonnes valeurs, à travers la morale, l’éducation civique, l’Histoire, le sens du travail… C’est à partir de ces actions qu’émergera la nouvelle génération consciente de la richesse de son pays.

Le président

Antoine PANGUERE-POUCRA

RCA: Association Main Solidaire, un seul geste sauve la vie de 10 enfants. Aidez-nous

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ASSOCIATION MAIN SOLIDAIRE

ASSOCIATION MAIN SOLIDAIRE : Un seul geste sauve la vie de 10 enfants. AIDEZ NOUS en leur donnant un avenir meilleur.

Unissons nous main dans la main pour l’avenir de ces enfants. En faisant un geste, ces enfants auront un toit, un livre et des médicaments pour se soigner. Donnant leur une seconde chance car être réfugié n’est pas une fatalité mais une étape ou circonstance de la vie. Le regard, le sourire et les mains tendues de tous ces petits sont des signes qui redonnent l’espoir. Certes, la vie est parfois difficile, compliquée et cruelle avec ces enfants innocents qui ne demandent rien que d’aller à l’école, se loger, se nourrir et s’habiller comme tous enfants du monde. Mais des situations font que ces enfants sont abandonnés mal traités à cause des circonstances politiques qui les réduisent à un objet abandonné. En leur tendant la main tendue par n’importe quels moyens, cela peut les aider à avoir un sourire, un regard d’amour, car c’est en donnant qu’on reçoit et c’est en pardonnant qu’on est pardonné. Alors si vous ne donnez pas par amour et fraternité alors ne donnez rien car l’amour d’un enfant abandonné est plus fort que l’amour naturel entre mère et fils. Ces enfants ont droit à l’éducation, ils ont droit à l’eau potable, droit de se chausser et de rêver à nouveau.Donnons leur cette occasion pour qu’ils revivent car ces enfants n’ont pas perdu sourire et espoir dans cette situation draconienne. Ils sont épaulés et soutenues par les bénévoles de l’association « Main solidaire » qui les entourent. Pour certains de ces enfants, rien de plus important que de se sentir aimer, écouter et respecter comme les enfants tous les enfants du monde qui ont droit à une attention particulière. Dans ce cas de figure, nous devrons les aimer, écouter, les aider en leur tendant la main dans toutes les conditions et sur tous les plans pour qu’on puisse leur donner une nouvelle vie, nouvelle famille, nouveau espoir et nouvelle éducation. Aidez nous, l’association « Main solidaire » dans cette situation en vue de redonner espoir à ces enfants.C’est seulement avec Main solidaire qu’’ils reçoivent ce réconfort et seront heureux.Ils n’ont pas perdu sourire et espoir dans cette situation, condition draconienne et anarchique car ils ont toujours espoir. L’association « Main Solidaire » est là et sera toujours là pour ces enfants car l’union fait la force. Aimer, donner, aider, partager et pardonner sont les plus beaux verbes de la langue française. On compte sur vous.

Par Association « Main Solidaire »

La Présidente

S L

Mail : bellosafa@yahoo.fr

Tel : 0023776043121

Le FMI en Centrafrique pour boucler le budget

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RFI  /  Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014.

 

Bureau Fonds monetaire internationale
©FMI

Une semaine cruciale commence aujourd’hui pour la Centrafrique, avec l’arrivée à Bangui d’une mission du FMI accompagnée des autres bailleurs internationaux. Principal enjeu : boucler le budget de l’Etat pour cette année et la suivante.

Dans cette Centrafrique où la paix est encore précaire, le budget 2014 n’a été voté qu’au mois de juin. Et pour 2015, on en est encore au stade du projet. Son montant, son contenu, seront discutés cette semaine avec les bailleurs, car sans l’aide internationale pas de salut. En début d’année, les pays voisins – le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Cameroun et bien sûr l’Angola – ont paré au plus pressé pour colmater les brèches.

L’Etat a commencé à respirer en juin quand ont été versés les 13 millions de dollars du FMI. Une première tranche dite de facilité de crédit rapide essentielle parce qu’elle déclenche l’assistance des autres bailleurs. En septembre, la Banque africaine de développement et l’Union européenne ont versé leur part (respectivement 11 et 16 milliards de francs CFA). La Banque mondiale est intervenue dès avril pour payer les salaires des fonctionnaires, au même moment la France a effacé les arriérés de paiement de la Centrafrique auprès du FMI, c’était un préalable impératif pour que le fonds puisse débloquer sa fameuse facilité.

Quelle est la priorité pour 2015 ?

2015 c’est l’année de tous les dangers, selon l’un des participants. Dans ce pays fragile où doivent être organisées des élections, il faut à tout prix limiter les risques d’explosion sociale. Le premier poste à couvrir c’est donc celui des salaires des fonctionnaires. De source centrafricaine, les aides déjà reçues couvrent les traitements de janvier et une partie de février, mais il faut trouver de l’argent frais pour la suite.

Les bailleurs réunis cette semaine vont déterminer les besoins les plus urgents et se répartir les différents postes en fonction de leur savoir-faire et de leurs moyens. Les voisins africains pourraient être à nouveau sollicités directement par Bangui, mais ce n’est pas du ressort des bailleurs internationaux qui ont d’ailleurs moyennement apprécié la rocambolesque aide angolaise fournie en espèces. De source diplomatique, une partie des 10 millions de dollars fournis par l’Angola a été dûment inscrite dans les comptes et utilisée pour payer du matériel informatique, une autre partie aurait servi à « acheter la paix », une dépense au résultat peu probant à ce jour. Pour 2015, le FMI estime à 80 milliards de francs CFA les besoins de financement de l’Etat.

Quelles sont les ressources propres de la République centrafricaine ?

Pour cette année, l’Etat avait misé sur des recettes internes de 62 milliards de francs CFA. Mais en septembre, seulement 24 milliards étaient rentrés dans les caisses, essentiellement des taxes douanières. Le pays est considéré comme le plus pauvre au monde dans le dernier classement du FMI.

En 2013, avec la guerre civile, son Produit intérieur brut a reculé de 25 à 30 %. Il croît à nouveau, mais la machine économique a besoin d’un coup de pouce. Une partie de l’aide de la France a permis d’effacer l’ardoise de l’Etat auprès des entreprises privées. Les comptes maintenant apurés, d’autres programmes ont été lancés pour irriguer l’activité.

Ce sont par exemple les chantiers à haute intensité de main d’oeuvre, comme les travaux de modernisation de l’aéroport de Bangui lancés il y a quelques jours avec l’Agence française de développement ou encore la reconstruction des quartiers dévastés de Bangui financés cette fois par le fonds Bekou, un fonds qui draine les aides européennes. Bekou qui veut dire espoir en langue sango.

 

RFI

Centrafrique: les Ex-séléka cantonnés à Bangui ont menacé d’attaquer les Institutions de l’État.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/les-Combattant-de-lEx-séléka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les Combattant de l'Ex-séléka

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 12-11-2014. Agacés, abandonnés à leur triste sort et forcés de déguerpir, ils se disent prêts à mourir en martyr si le gouvernement de la transition centrafricaine continue de les rapatrier par la force dans les arrières pays, à leurs régions d’origine. Ils, ce sont les éléments rebelles de l’ex coalition seleka cantonnés dans les trois camps de cantonnement à Bangui qui ont menacé, ce 11 novembre 2014, de s’attaquer à toutes les institutions de l’État les entourant.
Armés de Mitrailleuses, de Kalachnikov et de grenades, les ex combattants séléka basés au camps de Régiment de Défense opérationnelle du Territoire (RDOT), au Camp Beal et ceux basés au Bataillon de Soutien et de Service (BSS) tous réunis au Camp BEAL veulent faire entendre leur voix. Ces ex séléka se disent qu’ils ont en marre de leur calvaire oublié par les autorités de la transition et la Communauté internationale. Prêts à mourir en martyr, ils ont revendiqué un cantonnement digne de nom, un traitement approprié et le Désarmement, Démobilisation, Rapatriement et la Réinsertion ( DDRR).
Selon les informations dont nous disposons, l’Organisation internationale  pour les Migrations (OIM) veut coûet que coûte procéder au rapatriement forcé des éléments rebelles de l’ex séléka dans leurs localités respectives. Chose que ces derniers ne voient pas de bon oeil. Ils ont estimé que cette politique est de nature à les livrer à leurs ennemis. Les insurgés n’ont pas caché leur amertume vis-à-vis de gouvernement de transition et de la force française de l’Opération Sangaris accusés de n’avoir pas respecté le processus de DDRR.
Une situation qui a mis en danger la vie de la population civile dans le parage du Camp BEAL, au Centre- nord de Bangui. Le personnel soignant de l’Hôpital communautaire de Bangui, proche du Camp Beal, se disent inquiets de la grogne de ces hommes armés qui ont menacé d’attaquer les institutions étatiques aux alentours.
©CNC /  Bangui /  Eric NGABA.

Centrafrique: des élections présidentielle et législatives pour juin 2015

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RFI  /  Corbeau News Centrafrique: 12-11-2014.

Des soldats de l'ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014. ©Reuters
Des soldats de l’ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014. ©Reuters

 

Les élections présidentielle et législatives en RCA initialement prévues en février prochain sont repoussées. Le groupe de contact international qui s’est réuni, mardi 11 novembre, à Bangui a entériné le nouveau calendrier proposé par l’Autorité nationale des élections qui prévoit la tenue des scrutins présidentiel et législatifs couplés en juin 2015 pour le premier tour et en juillet 2015 pour le second. Le groupe a par ailleurs entériné la tenue d’un forum de réconciliation nationale à Bangui au plus tard en janvier prochain. Le GIC appelle toutes les parties prenantes à la crise en RCA à participer à ce forum.

Au vu du retard accumulé dans la préparation des scrutins de 2015, cette décision était plus qu’attendue. Le groupe de contact international a donc entériné le report des législatives et de la présidentielle comme le demandait la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Le GIC exige seulement que les scrutins soient terminés avant la fin août, c’est-à-dire avant que les pluies ne rendent quasi impossibles les déplacements dans le pays.

Le GIC a accepté le calendrier révisé présenté par l’Autorité nationale des élections qui fixe au mois de juin le premier tour des deux scrutins et à juillet le second. Mais avant cela le GIC attend que les Centrafricains se retrouvent au plus tard avant janvier à Bangui pour le grand forum politique proposé par les autorités de transition. Ce forum sera consacré à la réconciliation, mais aussi à la question des futures institutions politiques du pays.

La communauté internationale appelle d’ailleurs toutes les parties à participer à ce forum, y compris les différentes composantes de l’ex-Seleka. Enfin, alors qu’une délégation du Fonds monétaire international est arrivée à Bangui, le GIC soutient le redressement des finances publiques centrafricaines. La question d’une levée de l’embargo sur les diamants centrafricains a été évoquée, mais le GIC n’a pris aucun décision ou engagement sur ce point. La question est encore jugée prématurée par certains, selon un diplomate.

RFI

Bangui: Le GIC réuni pour la 6ème fois, en vue d’une sortie de crise en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/6e-reunion-du-groupe-international-de-contact-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>6e reunion du groupe international de contact à Bangui
6e réunion du groupe international de contact à Bangui. ©Corbeau News

Le GIC réuni pour la 6ème fois, en vue d’une sortie de crise en Centrafrique

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014. Le groupe international de contact sur la Centrafrique (GIC) s’est réuni pour la 6ème fois, ce mardi 11 novembre 2014, à l’hôtel Ledger à Bangui. La présidente de la transition, Mme Catherine Samba Panza a personnellement ouvert les travaux, alors qu’elle a été entourée de Basile Ikouebe, ministre congolais des Affaires étrangères et Envoyer spécial du Médiateur international, de Babakar Gaye, Représentant du Secrétaire général des Nations unies et chef de la Munisca, de Smail Chergui, commissaire à la paix et sécurité de l’Union africaine, de Adolph Nahayo, Ambassadeur de la CEEAC et de Moussa Faki, ministre tchadien des Affaires étrangères, représentant le président en exercice de la CEEAC.

6e reunion du groupe international de contact à Bangui 2
©Corbeau News

D’entrée de jeu, le Commissaire à la paix et sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui a replacé l’enjeu de cette 6ème réunion du GIC qui intervient après celle tenue à Addis-Abeba, le 7 juillet dernier : « Comme lors de nos précédentes réunions, la présente rencontre doit nous permettre de faire le point de l’évolution de la Situation en République centrafricaine. Il s’agira en particulier d’évaluer la mise en œuvre de la transition, ainsi de s’accorder sur les actions prioritaires à entreprendre dans les mois qui viennent et sur les modalités de la poursuite de l’accompagnement international. » Toutefois, il a tenu à encourager les autorités centrafricains de la transition, pour les efforts consentis en dépit de la situation plus tendue : « Les transitions ne sont jamais faciles. En République centrafricaine, elle le sera encore plus qu’ailleurs tant la crise est profonde, les capacités nationales limitées. Mais nous savons pouvoir compter sur sa détermination [de la présidente Catherine Samba Panza] et son engagement […] Alors que le Secrétaire général des Nations unies vient de mettre en place un groupe de haut niveau chargé de réfléchir sur l’avenir du maintien de la paix, je suis sûr que l’expérience de la Misca et de sa transformation en une opération Onusienne offrira un intéressant cas d’école. L’Union africaine accorde une plus grande importance à cet exercice tant il est vrai qu’il s’agit en définitive de permettre à la communauté internationale de mieux relever le défi de la sécurité collective. »

Le même message d’encouragement a été prononcé par le général Babakar Gaye à l’endoit des autorités de la transition tout en estimant qu’elles doivent multiplier les efforts pour être à la hauteur des attentes de la communauté internationale, ainsi que celles de leur peuple. « Lors que le Secrétaire général, Ban Ki Moon a soumis au Conseil de sécurité le rapport sur la base duquel le déploiement a été autorisé, il se fit le devoir de souligner avec force, qu’aux côtés des forces des Nations unies, les acteurs centrafricains et les partenaires internationaux devaient chacun, remplir leur part du contrat qui les lie pour tirer définitivement la République centrafricaine des graves difficultés qui sont celles du moment. » a-t-il déclaré avant de préciser « aux acteurs centrafricains de saisir cette main-tendue, de tenir pleinement avantage de l’attention suscitée par les souffrances inadmissible de leur peuple. Les Nations unies seraient à leurs côtés pour être à la hauteur des enjeux de l’heure et des responsabilités que la conjoncture internationale nous impose tous. »

Parlant de la Minusca, Babakar gaye a indiqué par ailleurs que « depuis son déploiement le 15 septembre, la Munisca s’emploie à poursuivre et amplifier l’action engagée par la Misca et avant elle par la Micopax avec l’appui de l’opération Sangaris et Eufor-Rca. La montée en puissance de la Minusca se fait de façon satisfaisante, tous les efforts sont faits pour que ce déploiement soit achevé dans les meilleurs délais face au défi important qui reste à surmonter. »

6e reunion du groupe international de contact à Bangui 3
©Corbeau News

Quant à Adolph Nahayo, Ambassadeur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), les centrafricains doivent s’atteler à l’essentiel pour sortir leur pays du gouffre. « Concrètement, le processus de réconciliation engagé devrait prendre en compte des préoccupations politiques, sécuritaires, économiques, sociales et culturelles des forces vives de la Nation certes, mais aussi, de toutes les couches de la Nation, à travers tout le pays. » a relevé le diplomate.

Pour sa part, la présidente de la transition, Catherine Samba Panza, n’a pas sous-estimé l’ampleur de la tâche qui lui incombe, ainsi qu’aux organes de la transition. Tout en souhaitant la bienvenue à aux nombreuses personnalités ayant fait le déplacement de Bangui pour cette 6ème réunion et avant de déclaré ouverts les travaux de la réunion, Samba Panza a tenu à remercier sincèrement la communauté internationale qui n’a lâché d’un iota, la RCA dans cette période difficile qu’elle traverse. « Votre présence ici démontre, encore s’il en était besoin, la solidarité envers le peuple centrafricain en situation de crise et surtout, l’engagement ferme et soutenu de la communauté internationale à accompagner les autorités de la transition dans leurs œuvres difficiles, mais exaltantes de réussir le pari de la sortie de crise. » a-t-elle déclaré.

Cependant, à en croire la présidente, la transition était bien partie depuis la dernière réunion du GIC d’Addis-Abeba, mais elle a déraillée faute de l’irresponsabilité des signataires de l’accord de cessation des hostilités du 23 juillet dernier à Brazzaville. « Depuis la tenue de la 5ème réunion du Groupe international de contacts, le 7 juillet 2014, à Addis-Abeba, au siège de l’Union Africaine, le paysage politico-sécuritaire de la République centrafricaine a connu une certaine évolution […] La signature de cet Accord (accord de cessez-le-feu) par tous les acteurs de la crise et notamment par les mouvements politico-militaires belligérants avait représenté l’espoir de tout un peuple à revenir à une vie normal en termes de réconciliation, de vivre ensemble harmonier, de développement durable à travers la relance de l’économie en vue de l’éradication de la pauvreté qui est un déterminant de la crise […] La reprise inattendue des violences en début octobre et la violation de l’Accord de cessation des hostilités par certains signataires sont venus annihiler tous les efforts consentis. » a fait savoir Catherine Samba Panza.

Toutefois, la présidente de la transition entend mettre les bouchées doubles pour qu’avec l’appui de la communauté internationale, la RCA puisse retrouver la paix et la stabilité, bien évidement à travers l’organisation très prochaine d’un forum national à Bangui pour la réconciliation, puis l’organisation rapide des élections, en vue du retour à l’ordre constitutionnel.

Les travaux de la 6ème réunion u GIC qui se déroulent à huis-clos sont prévus pour prendre fin dans en fin de soirée.

©2014CNC / Bangui / Fred Krock

RDC / Equateur: les réfugiés centrafricains de Mole souhaitent le retour de la paix dans leur pays

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Radio Okapi  /  Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014.

Les réfugiés centrafricains de Mole en République Démocratique du Congo dans la région d'équateur

Les réfugiés de la République centrafricaine (RCA) installés dans le camp de Mole (Equateur) appellent les autorités politiques de leur pays à mettre fin à l’insécurité qui y sévit depuis la chute de François Bozizé  en mars 2013. Selon le président de ces réfugiés, Crépin Patrick N’gocko, les belligérants centrafricains doivent cesser de sacrifier la vie de leurs compatriotes au nom des intérêts politiques.

« Aux dirigeants centrafricains, c’est avec les larmes aux yeux que je parle. Les hommes politiques se battent et nous les innocents, on paie les pots-cassés. Voilà un camp qui regorge d’au moins  15 000 innocents dans tout ce qui se passe là-bas. Et le problème était politique et non religieux », a affirmé Crépin Patrick N’gocko.
Il s’est dit étonné que « les hommes politiques veulent se décharger et disent que le problème est entre les musulmans et les chrétiens C’est ça que nous ne voulons pas entendre».
« Et aux populations qui restent encore au pays de faire tout de manière que la paix revienne pour que cette population rentre au chez-elle», a ajouté Crépin Patrick N’gocko.
Les réfugiés centrafricains avaient protesté contre des crises internes dans leur pays qui ne leur garantissent pas une vie de sécurité. A l’heure actuelle, une accalmie s’observe à la frontière RDC-RCA, particulièrement entre Zongo et la capitale centrafricaine Bangui.
Actuellement le nombre total de réfugiés centrafricains en RDC est estimé, selon le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), à plus de 68 000, une partie à l’Equateur et une autre dans la Province Orientale.
Même si ces réfugiés ne vivent pas dans les conditions favorables, le gouvernement congolais et le HCR font ce qu’ils peuvent pour leur assurer la sécurité, a reconnu Crépin Patrick N’gocko.
«La raison qui m’a poussé à traverser, je cherchais la protection et la sécurité. Oui, j’ai la protection et la sécurité ici à travers le gouvernement congolais appuyé par les Nations unies par son agence le HCR », a-t-il soutenu.
Radio Okapi

Processus de Kimberley : incapables d’assurer la transition, les autorités veulent la levée d’embargo

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Processus-de-Kimberlay-summit-en-Chine-2014.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Processus de Kimberlay summit en Chine 2014

Processus de Kimberley : incapables d’assurer la transition, les autorités veulent la levée d’embargo

Corbeau News Centrafrique (CNC): 11-11-2014. Si la République centrafricaine est condamnée à subir la sanction du processus de Kimberley auquel elle est adhérée et membre permanent, c’est parce que le gouvernement centrafricain a perdu sa crédibilité de l’existence des rébellions dans le pays. En évidence, des zones de chantiers miniers dans les régions du nord-est du pays relèvent de manque d’efficience, de sureté et de sécurité. Ce qui a donné une opportunité aux différentes formations rebelles centrafricaines d’émerger et de sévir en terrorisant les populations environnantes, et d’envisager la prise de pouvoir par les armes.
 
En 2002, l’ancien président déchu en2013 par un autre chef rebelle en la personne de Michel Djotodia, le général François Bozizé a constitué sa rébellion dans l’extrême-nord du pays au sud du Tchad pour mettre le cap sur Bangui afin de destituer Ange-Félix Patassé, un président démocratiquement élu. Ce dernier aurait certes fait une proposition juteuse en termes de compensation des diamants qui font partie des meilleurs diamants du monde pour pouvoir bénéficier des armements lourds des mains de ses partenaires cyniques, ennemis de la République centrafricaine, et surtout quand on sait que la rébellion de Bozizé à un moment donné voulait faire de la reculade à cause de la pénurie de ration alimentaire au sein de la meute.
Ayant le pouvoir en 2003, François Bozizé était plus affairiste avec l’ensemble de son clan qu’un homme d’Etat qui, compte tenu de sa prérogative devait s’occuper du développement du pays et du bien-être de son peuple que de courir aveuglement derrière l’enrichissement illicite dont il et la bande en est victimes aujourd’hui après avoir perdu le pouvoir.
En 2012, l’autre chef rebelle sanguinaire qui s’est emparé du pouvoir en 2013 en faisant fuir honteusement le général d’armée François Bozizé s’est bel et bien frotté les mains sur le terrain du nerf de la guerre. Les zones minières revenaient aux différents groupes rebelles dont Michel Djotodia qui n’est qu’un civil aguerri à la charge. C’est à cette époque-là que la République centrafricaine, membre du processus de Kimberley a perdu sa place au sein de l’institution puisque les diamants centrafricains ne sont exploités que par des bandits de grand chemin qui sont les chefs de guerre et vendus en Arabie Saoudite, à Qatar, au Koweït et bien d’autres pays islamique de l’Orient, principaux bailleurs de la coalition séléka de Michel Djotodia en armes pour paralyser le système démocratique et fragiliser l’économie du pays alors que le taux de croissance en 2008 était apprécié par les institutions internationales de Bretton Woods quand bien même qu’il y a eu la crise internationale qui a frappé l’Europe de plein fouet et que les pays du sud n’étaient pas du tout épargnés. Conséquences : il y a eu baisse du taux de croissance et le mondial numéro 1 d’énergie, AREVA, a fermé les chantiers d’Uranium de Bakouma. Le fruit d’exploitation d’uranium centrafricain n’a pas profité au peuple qui tire le diable par la queue et ne sait plus à quel saint se vouer. Seul François Bozizé et les siens s’en aient bourré la poche avec les 18 milliards Fcfa d’AREVA, somme déclarée officiellement par le DG de la firme à Bangui lors d’une conférence de presse. Selon certaines informations, François Bozizé et son puissant ministre d’Etat des mines à l’époque, Sylvain Ndoutingaï, auraient perçu 24 milliards de Fcfa.
Après la fuite de François Bozizé et des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans la nature, les zones riches en diamant et or ne sont exploitées que par les éléments rebelles de la coalition séléka et leur chef au pouvoir Michel Djotodia durant les neuf (9) mois de règne au pouvoir. Les diamants centrafricains sont déclarés diamants de guerre et la RCA suspendue du processus de Kimberley. Beaucoup des bureaux de diamant ont mis la clé sous paillasson et les artisans miniers sont tombés dans un système esclavagiste. Les tenants du régime illégitime et illégal de transition que présidait Djotodia s’enrichissent sauvagement et c’était aussi l’occasion pour eux de rembourser progressivement les fonds crédités par les pays islamiques de l’Orient pour entretenir la rébellion jusqu’à la chute du général François Bozizé.
Le ministre d’Etat des mines de l’époque qui est le cousin de Michel Djotodia, Herbert Gontran Jonon-Ahaba, sur instruction de ce dernier, prenait des contacts avec les forces vivent de la nation et la société civile, notamment la presse nationale pour défendre leurs intérêts et celui de leur gouvernement corrompu auprès du processus de Kimberley. Des réunions se tenaient dans l’une des salles de conférence de l’hôtel Ledger Plazza. J’en ai pris part. Le secrétaire technique permanent était chargé de corrompre la presse nationale et surtout privée à travers une liste circulaire pour que les médias se passent pour le défenseur du diable. Je m’en ai opposé puisque je n’ai pas signé cette fameuse pétition. D’ailleurs je ne suis pas le seul puisque j’ai saisi la présidence de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) et celle du GEPPIC (Groupement des Editeurs de la Presse Privée de Centrafrique). Une assemblée générale extraordinaire conjointe a été convoqué et on en a débattu. Il en ressort la non-participation des médias à ce calcul politicien pour des intérêts égoïstes et personnels des membres du gouvernement. On s’en est opposé catégoriquement puisque ce n’était pas le rôle de la presse.
 

Le gouvernement actuel de cette transition dirigée par Catherine Samba-Panza qui n’est pas à la hauteur de sa tâche est en train de vouloir emprunter le plus mauvais chemin pour exterminer le peuple centrafricain qui a déjà trop souffert en demandant la levée d’embargo alors que sa mission première est de sécuriser le peuple centrafricain, ramener la paix et organiser les élections pour le retour à l’ordre constitutionnel. Lever l’embargo alors que les séléka et les antibalaka ont bel et bien occupé chacun des zones minières au nord-est et au sud-ouest du pays, c’est préparer les obsèques officielles des populations centrafricaines pour qu’on ne parle plus de la République centrafricaine puisque ces groupes armés non conventionnels jusque-là non désarmés seront plus puissants et vont repartir à la conquête du pouvoir par les armes. ça serait le véritable génocide. Si Kimberley qui ne contrôle plus le marché des diamants centrafricains veut bien aider le peuple centrafricain à retrouver sa paix d’antan et la sécurité, il serait mieux de ne pas répondre aux vœux d’un gouvernement corrompu et tueur.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Burkina-Faso: « Le spectre de l’assassinat de Sankara a eu raison de Compaoré » dixit le Colonel ( Er) Ousmane Ndoye

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Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014.

Commandant Ousman ndoyé du Bataillon Sénégalais au Zaire 1978

Colonel ( Er) Ousmane Ndoye, commandant du Bataillon Sénégalais au Zaire ( 1978 )

« Le spectre de l’assassinat de Sankara a eu raison de Compaoré »

Colonel à la retraite Ousmane Ndoye alias « Ndoye Mbao » est un vrai chef de guerre. Il avait commandé et déployé le bataillon des parachutistes sénégalais au Zaire (actuelle Rd Congo), précisément au Kolwezi en 1978. Dans sa retraite, le colonel Ousmane Ndoye qui suit de prés l’actualité africaine, nous donne son point de vue sur la situation au Burkina Faso et livre son expertise sur les Armées africaines face à la démocratie. Entretien…

Mon colonel, comment analysez vous la situation au Burkina Faso provoquant la fuite du président Blaise Compaoré ?

Ousmane Ndoye : C’était prévisible ! Au contraire, ce soulèvement populaire provoquant la chute du régime de Blaise Compaoré est venu tard. Car durant les vingt sept ans de règne du président Blaise Compaoré, le spectre de l’assassinat de Thomas Sankara a toujours hanté le peuple Burkinabe sur fond de vengeance. De même que certains soldats, sous-officiers et officiers à pour qui Thomas Sankara était un modèle, une référence et un exemple. En un seul mot, les jeunes burkinabés et autres «sans-voix» avaient fait de Thomas Sankara leur idole. D’ailleurs, c’est ce qui justifiait les nombreuses tentatives de renversement ou de vengeance contre le régime de Blaise Compaoré. Aujourd’hui, force est de constater que le peuple a réussi à le faire à la place de l’Armée. Seulement, Blaise Compaoré doit remercier le Ciel d’avoir couvert sa fuite, car si c’était un coup d’Etat militaire digne de ce nom, je voyais mal un Blaise s’en sortir indemne !

La façon dont les peuples africains se révolte contre leur régime, n’est-elle pas un signe marquant la fin des dictatures ou des règnes sans partage…

Ah oui ! Rien n’est plus comme avant en Afrique où les présidents s’accrochent longtemps au pouvoir. C’est fini ça ! Les peuples africains sont devenus murs et intelligents, ils ont un niveau d’instruction enraciné dans la démocratie. Cette prise de conscience leur permet de prendre leur propre destinée en main. Et par tous les voies et moyens, quitte à se faire écraser par des chars de combats. La Tunisie, la Libye, la Cote d’Ivoire etc. sont des exemples récents qui illustrent ces aspirations démocratiques. Vous voyez ! Les peuples ne sont plus domestiqués par la dictature ou le système d’un règne sans partage. C’est fini ça !

Mon colonel, partout dans le continent africain, les régimes sont confrontés à des rebellions et autres conflits armés au point que l’Union africaine fait recours aux armées françaises ou étrangères. Quelle Armée faut-il pour l’Afrique ?

Il y a quelques années, j’avais fait une sortie exclusive dans les colonnes du « Témoin Hebdo ». Je le répète, d’abord quand on parle d’armée, on pense aussitôt à la sécurité qui est une notion difficile à appréhender. Dans sa définition littéraire, c’est une situation où l’on n’a aucun danger à craindre, alors qu’ici, il s’agit bien d’une traduction d’un principe de la guerre développé par Clausewitz et qui concerne la liberté d’actions. Donc avec l’Armée, on a une liberté et d’agir. Donc l’Afrique doit se doter d’une armée africaine ou des armées sous-régionales. Une armée forte et dissuasive pour freiner ou empêcher toute velléité. J’ai toujours soutenu que toute composition d’une Armée africaine doit tenir compte de la nature des troupes qui doivent être socialement et culturellement adaptables au milieu, sous peine de survenance de problèmes importants sur le terrain. Fort d’une grande expérience au Shaba, j’ai vécu la réalité sur le terrain de Kolwezi. Il est maintenant certain qu’il n’est pas simple de réunir une force homogène composée de troupes d’Afrique blanche et d’Afrique noire. Mieux, à Kolwezi, la durée du séjour a été plus supportable pour les contingents ayant réussi à intégrer les populations zaïroises que pour les soldats marocains ou français ou belges. Vous voyez, les différences culturelles entre les deux communautés sont telles que l’équité et tolérance y sont difficilement réalisables. D’où, la difficulté de créer et de commander une Armée africaine qui se veut homogène et efficace. Surtout avec une Armée dont le commandement est unifié. Donc votre question avait trouvé sa réponse en 1964 lors d’un sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) où le président Kwame Nkrumah du Ghana demandait avec insistance la création d’une Armée panafricaine et d’un gouvernement supranational africain. Le président Senghor et d’autres de ses pairs lui répondaient que la création d’une Armée panafricaine était un rêve fou. Aujourd’hui, cette Armée africaine est plus que d’actualité. Car aucune Armée régulière et républicaine d’un pays africain ne peut faire face à une rébellion interne ou à un soulèvement populaire. Et tant qu’il n’y a pas une Armée africaine forte et équipée, les rebelles et les terroristes défieront toujours les régimes en place.

Propos recueillis par Pape NDIAYE

Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Novembre 2014)

Réunion du Groupe International de Contact s’ouvre aujourd’hui à Bangui

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DW / CNC: 11-11-2014.

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Réunion du Groupe International de Contact s’ouvre aujourd’hui à Bangui

Une réunion du Groupe international de contact sur la République centrafricaine s’ouvre ce mardi à Bangui. Le pays est toujours à la recherche d’une porte de sortie après un conflit qui a causé des centaines de morts.

Cette rencontre qui survient après celle organisée en juillet dernier à Addis Abeba en Ethiopie verra la participation des représentants de la communauté internationale et régionale. A cette occasion, le Directeur du bureau français de Human Right Watch interpelle les autorités de transition centrafricaines pour lutter contre l’impunité.

Pour écouter Jean-Marie Fardeau, cliquez sur l’image ci-dessous !

DW

Coopération Centrafricano-Turque : 20 ordinateurs offerts par une agence turque à la mairie de Bangui

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Don d’une Agence Turque à la Mairie de Bangui. ©CNC

Coopération Centrafricano-Turque : 20 ordinateurs offerts par une agence turque à la mairie de Bangui

 

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 11-11-2014. Mme Léontine Yagba Weïbona, première Vice-présidente de la Délégation spéciale de la ville de Bangui a réceptionné, le 9 novembre 2014, à la mairie de Bangui, un don de l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA) – don constitué de vingt ordinateurs tout équipé d’imprimante, onduleur, scanners et photocopieuse. M. Bekir Uysal, Ambassadeur de la Turquie en République centrafricaine, avec résidence en RD. Congo, accompagné de Mehmet Yazgan, Représentant de TIKA a personnellement remis le don. Ce geste n’est que l’aboutissement d’un vieux projet de la mairie de Bangui qui date de du 29 avril 2014, alors que Bekir Uysal effectuait ce jour, une visite de travail en Centrafrique. Le diplomate a rencontré la maire de Bangui, Hyacinthe Wodobodé qui lui a soumis le projet de fournitures de bureau informatiques, aux fins de la modernisation de ses services.

Don d'une Agence Turque à la Mairie de Bangui 2
Matériels informatiques remis à la Mairie de Bangui. ©CNC

Dans la demande Wodobodé, il n’y avait pas que d’ordinateurs, car selon le Représentant de TIKA, Mehmet Yazgan : « il s’agit de votre sollicitation des ordinateurs avec leurs équipements, deux bennes, deux vidangeuses et la connexion Internet pour la mairie. Pour les dispositions budgétaires pour l’année 2014, la présidence de la TIKA a décidé de fournir des matériels cités dans la liste. Ces matériels seront envoyés à l’aéroport de Bangui le plus tôt possible. Nous vous souhaitons de vous occuper du dédouanement des équipements, leurs transports et les procédures d’installation pour les unités concernées. » Histoire de dire que la remise d’ordinateurs du 9 novembre dernier est la toute première phase de cette aide de la Turquie à la mairie de Bangui.

La satisfaction de la première Vice-présidente de la mairie, Mme Léontine Weïbona est bel et bien à la hauteur du geste de la coopération turque. Selon elle, « Ces dons viennent à point nommé et permettront à la mairie de Bangui de doter ses services d’outils modernes et performants pour pouvoir fournir en temps réel, les informations dont elle a besoin pour la mise en œuvre de son plan d’action communal. » a relevé la numéro 2 de la mairie de Bangui qui a témoigné de la reconnaissance de son institution vis-à-vis de la Turquie et du peuple turc.

De son côté, Bekir Uysal a tenu à souligner l’importance de la coopération centrafricano-turque, mais et surtout, le diplomate a formulé le vœu de voir les centrafricains prendre leur destin en main et de comprendre que la situation que la RCA traverse n’est pas une fatalité : « Les communautés intelligentes ont su toujours surmonter tous les problèmes avec bon sens. Je souhaite que la République centrafricaine résolve tous ses problèmes internes avec la capacité, le potentiel et la volonté dont elle dispose déjà et qu’elle émerge avec ses richesses humaines, intellectuelles, économiques et qu’elle prenne la place qu’elle mérite dans le monde moderne » a conclu le diplomate turc.

Remise symbolique ordinateurs
Remise symbolique d’ordinateurs. ©CNC

Rappelons que ces dons seront répartis entre le cabinet du maire de Bangui, le Secrétariat général de la mairie centrale, les Directions des services financiers, des ressources humaines, des affaires communales, les huit arrondissements de la capitale et le Secrétariat permanent de l’Amicale des maires de Centrafrique (AMCA).

Toutefois, d’importants chantiers ont été annoncés par l’ambassadeur, à l’image de la construction des ponts cassés qui perturbent la circulation urbaine dans la capitale.

maine. »

©CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: une parodie de la rentrée académique à l’Université de Bangui

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Assemblée Gélérale des Étudiants de l’université de Bangui, le 10 nov 2014. ©CNC

Centrafrique: une parodie de la rentrée académique à l’Université de Bangui

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014. Le “Droit à l’éducation”‘bafoué par les autorités centrafricaines, est loin d’être une réalité dans la faisabilité. Si bien que les études en République centrafricaine, plus particulièrement à l’Université de Bangui, sont dans un bourbier. D’emblée, l’avenir du pays et de ces enfants est menacé. Tout laisse croire que ceux qui sont aux commandes du pays ne s’en sont inquiétés.
 
Ce Droit à l’éducation reste une préoccupation pour les Étudiants centrafricains.  A cet effet, le Bureau exécutif de l’Association nationale des Étudiants centrafricains (ANECA) a convoqué ce lundi, 10 novembre 2014, une Assemblée générale extraordinaire relative à la rentrée académique à l’Université de Bangui dont les conditions ne sont pas encore réunies pour la reprise des cours dans certaines Facultés.
 
Assemblée Gélérale des Étudiants de l'université de Bangui, le 10 nov 2014. 2
Assemblée Gélérale des Étudiants de l’université de Bangui, le 10 nov 2014. ©CNC

Plusieurs points ont été au centre de discussion pendant plusieurs heures à l’université de Bangui. La rentrée universitaire, la problématique sur le système LMD ( Licence Master et Doctorat) et la grève des Enseignants du supérieur ont fait l’objet de cette Assemblée Générale extraordinaire réunissant des centaines d’étudiants. Certains étudiants ont évoqué que le système LMD ne doit être applicable dans sa totalité pour toutes les facultés. D’autres se sont appesantis sur la question de la rentrée académique de 2014-2015 qu’ils ont jugé de fiasco organisé par les autorités de transition.

 
“Par cette AG extraordinaire, nous voudrions attirer l’attention des Étudiants sur cette rentrée académique à l’Université entachée de quelques difficultés. Nous ne sommes pas contre la rentrée universitaire indiquée. C’est normale, parce que nous sommes en retard. Mais certaines conditions ne sont pas encore réunies afin réussir la rentrée universitaire. Et de surcroît, les Enseignants veulent déclencher une grève. Dont nous demandons au gouvernement de payer les frais de vacations aux Enseignants du supérieur afin d’éviter qu’il y ait de la rupture dans le fonctionnement des activités académiques à l’Université de Bangui. Aussi, le système LMD reste un souci pour les Étudiants. Parce que dans les années antérieures, les Étudiants ont eu beaucoup de problèmes avec ce système concernant l’admission en classe supérieure. A cet effet, nous demandons la formation des Enseignants et Étudiants sur le système. C’est le b.à-bas pour que le gouvernement puisse avoir un regard sur ces aspects avant qu’on ne puisse parler de la rentrée universitaire”, a fait savoir Kevin Yabada, Président de l’ANECA
 
La rentrée solennelle des activités académiques à l’Université de Bangui, précisant-le, est prévue pour le 12 novembre 2014. Or dans les cours ne sont pas encore terminés dans certaines facultés de l’Université de Bangui pendant que d’autres facultés sont dans l’attente de délibérations des examens de l’année académique 2012-2013, le cas de la Fculté des lettres et des  sciences humaines.

©2014CNC / Bangui / Eric NGABA.

RCA: Le sort des réfugiés centrafricains au sud du Tchad

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International Crisis Group  /  Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014.
les victimes de guerre en Centrafrique
©Amnesty International

Depuis le coup d’Etat de mars 2013, la crise centrafricaine a jeté environ 240,000 personnes sur les routes de l’exil vers le Cameroun et le Tchad. Ce n’est malheureusement pas la première fois. Lors des deux dernières décennies, de nombreux centrafricains ont trouvé refuge dans le sud tchadien pour échapper soit aux violences de la tristement célèbre garde présidentielle soit aux exactions de groupes armés et de coupeurs de routes. Les tensions intercommunautaires générées par cette crise pourraient s’exporter au sud du Tchad. En outre, l’afflux vers une région principalement agricole, de réfugiés centrafricains, en majorité musulmans, et dont certains possèdent du bétail, accroit la compétition sur les ressources naturelles et rend la cohabitation entre les habitants et les nouveaux arrivants difficile.

Thibaud Lesueur, analyste pour l’Afrique centrale à l’International Crisis Group, s’est rendu dans les camps de réfugiés au sud du Tchad pour évaluer la situation, le sort des réfugiés ainsi que l’impact de la crise centrafricaine sur la région.

Réfugiés et rapatriés

Carte RCA et Tchad
This map shows the various CAR refugee camps in southern Chad. The red line indicates the itinerary of an analyst from OCHA during a mission in September. OCHA

Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), depuis le début de la crise en 2013, plus de 113,000 personnes– réfugiés centrafricains et retournés tchadiens vivant en RCA depuis plusieurs générations – ont cherché refuge dans la capitale tchadienne Ndjamena, ainsi que dans des camps et villages au sud du pays. Certains sont venus par camions, à bord d’avions affrétés par les autorités tchadiennes à partir de Bangui ou à pieds pour les moins chanceux. S’il existe aujourd’hui une réelle prise en charge de ces populations par les organisations humanitaires, ces dernières ont été, au début de l’année 2014, submergées par le flot de réfugiés et leurs moyens demeurent encore largement insuffisants au regard des besoins de ces populations. Selon le Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), seuls 30 millions de dollars, sur les 127 millions prévus, ont été alloués pour les urgences liées à la crise centrafricaine au Tchad. La fermeture de la frontière par le gouvernement tchadien en mai 2014 est venue compliquer l’accès au pays pour les réfugiés ; et bien que le Tchad ait récemment annoncé l’ouverture prochaine d’un couloir humanitaire, son emplacement pose problème. En effet, il est éloigné des foyers de population centrafricaine et difficile d’accès pour les ONG.

Mes fils et ma femme ont été tués, je n’ai pas pu les sauver. Je suis sorti par le Cameroun avant de venir retrouver mon frère au Tchad.

Les situations les plus dramatiques concernent les réfugiés qui sont venus à pieds. Pendant des semaines ou parfois des mois de marche, ils ont été les cibles des embuscades des Anti-Balaka, sont arrivés affaiblis et en ordre dispersé. Parmi eux, beaucoup ont perdu des proches: « Mes fils et ma femme ont été tués, je n’ai pas pu les sauver. Je suis sorti par le Cameroun avant de venir retrouver mon frère au Tchad » (un réfugié originaire de Bouar, Goré, avril 2014). Selon un récent rapport de Médecins sans frontières (MSF) intitulé «Réfugiés centrafricains au Tchad et au Cameroun : « La valise et le cercueil » », les derniers arrivants au Cameroun et au Tchad passent la frontière dans des états de santé alarmants et beaucoup souffrent de malnutrition.

Symptôme d’une crise qui n’a épargné personne, les camps offrent un échantillon représentatif de la diversité des populations. Au sud du Tchad se mêlent ainsi des fonctionnaires, des éleveurs avec ou sans troupeaux, des agriculteurs, des commerçants ou familles de commerçants, des diamantaires, des professeurs, des étudiants et même d’anciens rebelles de la Séléka. On retrouve dans les camps de réfugiés des Peulhs Mbororo, Uda, Jaafun et Sankara, qui ont été la cible avec leurs troupeaux de miliciens anti-balaka et des commerçants arabes Missérié ou Salamat qui ont tout perdu lors des pillages. On trouve aussi, dans une moindre mesure, des agriculteurs Kaba et Gbaya qui ont fui les exactions commises par la Séléka. En outre, il est difficile de déterminer qui est tchadien et qui est centrafricain. « Les retournés tchadiens » et les réfugiés ont rarement des papiers d’identité et beaucoup déclarent être centrafricains ou ne pas avoir d’attaches au Tchad ni de familles pour les accueillir.

Sécurité et vengeance

Jusqu’à présent les problèmes de sécurité liés à ces camps ont été contenus mais des tensions émergent parfois. Les camps s’organisent et se structurent sur des bases communautaires ou même sociales. Au camp de Dosseye, les habitants de Bangui, pour la plupart d’anciens commerçants plus instruits que la moyenne, restent à l’écart. « Là-bas, ce sont des gens de Bangui, ils nous prennent de haut » (réfugié venant de Paoua, arrivé au camp de Dosseye en avril 2014).

Au sein des camps, la question de la représentation des réfugiés ravive des luttes de pouvoir anciennes en RCA. Les rivalités entre les éleveurs (majoritairement des Peulhs vivant dans la brousse) et les commerçants (majoritairement des arabes urbanisés) ont refait surface au sud du Tchad et s’expriment ouvertement: « Comme les délégués du camp sont arabes, ils nous mettent toujours de côté », confie un Peulh ; un commerçant arabe explique quant à lui « nous ne pouvons pas être représentés par des peulhs analphabètes ». Pour autant, les tensions qui se manifestent verbalement ne dégénèrent pas encore en violence.

Au sud du Tchad, la présence conjuguée d’éleveurs centrafricains et tchadiens, qui ont écourté leur transhumance en Centrafrique pour fuir le conflit, crée un phénomène de congestion. La compétition sur les ressources s’accroit et les incidents entre agriculteurs et éleveurs se multiplient. La combinaison de l’arrivée de nouveaux troupeaux et du blocage de la transhumance vers la Centrafrique pendant la saison sèche entraine ainsi une saturation des pâturages et complique la cohabitation entre populations locales et nouveaux arrivants.

« Les autorités nous bloquent », explique un réfugié de Bouca, arrivé à Sido en mars. « Ce n’est pas nous qui décidons où nous devons être ou où nous devons aller, ce sont nos troupeaux. Si on reste, nos bœufs vont mourir. En plus, les militaires veulent nous désarmer alors que nos armes nous servent pour nous défendre».». A Mbitoye, ville située sur un couloir traditionnel de transhumance et qui sert aujourd’hui de zone de transit pour de nombreux éleveurs ayant fui les conflits, un représentant des autorités locales estime impossible d’encadrer le mouvement des éleveurs : « on ne peut pas contrôler les éleveurs, peut-être que certains passeront par le Cameroun, peut-être que d’autres passeront la frontière, il sera difficile de les contenir ».

Le désir de vengeance est fort dans ces camps. Si jusqu’ici les forces armées tchadiennes ont globalement réussi à maintenir le calme au sud du pays, les incidents sont fréquents et la tension reste palpable au sein des camps. A Mbitoye, les habitants évoquent plusieurs incursions des anti-balaka du côté tchadien de la frontière pour voler du bétail au début de l’année 2014. Par ailleurs, des mouvements pendulaires de jeunes éleveurs armés réfugiés au Tchad et passant la frontière pour se venger ont été observés. Si la fermeture de la frontière en mai a considérablement réduit ces mouvements, d’autres réfugiés évoquent depuis des départs réguliers de groupes de jeunes vers la Centrafrique : « Nous voyons toutes les semaines des jeunes rejoindre la RCA pour se faire enrôler dans les groupes armés » (un étudiant, camp de Dosseye). Les camps au sud ne sont pas hermétiques aux influences extérieures et les informations qui circulent suffisent parfois à convaincre des jeunes vulnérables de s’enrôler dans les groupes armés : « Au camp, on dit qu’on peut toucher 75 000 FCFA si on rejoint la Seleka » (un réfugié, camp de Dosseye). Cette tendance est confirmée par des membres du Détachement pour la protection des réfugiés et des humanitaires qui précisent cependant que ces cas restent isolés.

Conscient de ce phénomène, le président tchadien Idriss Déby a mis en garde ceux tentés par la vengeance, durant une visite dans la région en mai. Depuis, les autorités tchadiennes ont essayé de désarmer les pasteurs et de sensibiliser les jeunes, mais la tâche est complexe. A Goré, les autorités ne font pas mystère d’une situation tendue: « A Danamadja, les jeunes sont parfois très agressifs et très revanchards, nous sommes en train de gérer une population explosive et nous n’avons pas assez de moyens pour gérer cette situation ».

Rentrer chez soi

La pluralité d’origines et d’identités sociales suscite des envies de retours contrastées. A Sido et Danamadja, certains commerçants arabes centrafricains confient avoir tout perdu et ne plus vouloir retourner en Centrafrique. Beaucoup d’entre eux ont l’intention d’ouvrir des commerces au Tchad et de s’intégrer dans le tissu économique et social tchadien : « S’il y a de la sécurité, nous réussirons à recommencer depuis le début ici. Nous irons à Sarh ou à Moundou » (un réfugié, originaire de Bangui, arrivé à Sido en février 2014).

A l’inverse, d’autres comme les Peulhs centrafricains disent ne pas vouloir rester au Tchad, ne pas y avoir d’attaches et être décidés à rentrer dès que le conflit centrafricain aura baissé d’intensité. Beaucoup d’entres eux insistent sur le fait qu’ils n’ont pas de famille au Tchad, n’ayant jamais vécu dans le pays. Au camp de Danamadja, un vieux peulh centrafricain qui a perdu tout son troupeau évoque même une possible reconversion : « j’ai des amis qui travaillent dans le diamant et d’autres dans le commerce général, je vais voir ce que je peux faire pour retravailler ». Tous mettent l’accent sur une cohabitation apaisée avec le reste de la population centrafricaine avant la crise et regrettent l’amalgame Seleka-musulmans : « on nous a pris pour des Seleka, parce que nous sommes musulmans » confie un Peulh avant d’ajouter « si la crise prend fin, on reviendra en Centrafrique et on recommencera comme avant ». Alors que certains réfugiés demeurent optimistes, d’autres réalisent qu’en raison du degré de violence en Centrafrique, la réconciliation sera certainement longue et difficile. Pour eux, c’est la perspective d’un retour qui s’éloigne.

International Crisis Group.

Que se passe-t-il au ministère de la jeunesse et des sports d’Armel SAYO ?

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Centrafrique presse  /  Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014.

Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge
Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge

Que se passe-t-il au ministère de la jeunesse et des sports d’Armel SAYO ?

En réponse à des négociations entamées par l’ex-ministre centrafricain anti-balakas de la Jeunesse et des Sports Léopold BARA, le Secrétaire Général de la Conférence des Ministre de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie CONFEJES a, dans un courrier en date du 25 août dernier dont la rédaction a pu se procurer une copie, répondu favorablement en décidant d’allouer la somme d’un million six cent mille francs CFA (1.600.000 F CFA) au profit de vingt (20) jeunes talents sportifs centrafricains sur une période de quatre (4) mois en raison de 20.000 F CFA pour chacun. A l’appui, de ses démarches, Léopold BARA a fourni une liste des jeunes sportifs pouvant bénéficier de cet appui financier de la CONFEJES. Depuis le 22 août 2014 où ce dernier n’a pas été reconduit dans le gouvernement Mahamat Kamoun mais plutôt remplacé par Armel SAYO chef de la rébellion « Révolution et Justice », on ne sait plus ce qui est advenu de ce dossier et les jeunes sportifs retenus ne savent plus ce qui est advenu des formalités à accomplir pour pouvoir toucher cette allocation. Or, des fiches dûment remplies avec l’émargement des heureux lauréats devaient impérativement parvenir avant le 15 novembre 2014 au SG de la CONFEJES à Dakar comme cela est indiqué dans le courrier ci-dessus mentionné. Que se passe-t-il au ministère de la Jeunes et des Sports dont le patron est le chef rebelle Armel SAYO ?

Ci-dessous, le fac simile de la correspondance du SG de la CONFEJES et de la liste des 20 jeunes sportifs

Document incriminant le Ministère de la jeunesse et de Sport

Document incriminant le Ministère de la jeunesse et de Sport 2©Centrafrique Presse

Centrafrique: la rébellion “Révolution et Justice” d’Armel Sayo et son mercenaire belge

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Centrafrique Presse  /  Corbeau News Centrafrique: 10-11-2014, 03h00.

Armel SAYO et son mystérieux mercenaire  Belge
Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge

En effet dans son récent rapport publié le 29 octobre 2014, le groupe d’Experts onusiens écrit ce qui suit, s’agissant des bandes armées qui sévissent et empoisonnent la vie aux Centrafricains dans le bref résumé de leur rapport qui compte un peu plus de 200 pages annexes compris :

« En outre, le Groupe d’experts estime que la rivalité entre les représentants politiques des groupes armés qui convoitent des postes ministériels et entre les commandants militaires qui cherchent à contrôler les ressources est à l’origine des luttes intestines entre des éléments de l’ex-Séléka et des factions anti-balaka rivales. La nomination du chef d’un groupe armé dénommé «Révolution et justice» au poste de ministre de la jeunesse et des sports dans le nouveau cabinet de transition renforce l’impression que commander un mouvement politico-militaire peut donner accès à nouveau au sein du Gouvernement et, partant, valide la stratégie des fauteurs de troubles politiques. »

Révolution et justice

100. Révolution et justice est un mouvement fondé en octobre 2013 par Armel Ningatoloum Sayo, également connu sous le nom de «Armel Bedaya» ou «commandant Sayo», capitaine des Forces armées centrafricaines et François Toussaint, également connu sous le nom de «général Ngoy», un Belge vivant au Gabon qui est frappé par un mandat d’arrêt international pour meurtre en Belgique et accusé d’avoir formé des groupes armés maï-maï en République démocratique du Congo72.

101. Le 1ernovembre 2013, Sayo et Toussaint ont franchi la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine dans la région de Baiboon et établi le premier camp d’entraînement Révolution et justice aux alentours de Paoua, dans la région de Boloum. La chaîne de commandement était composée du «colonel» Waluba Espilodja, ancien officier de l’APRD et adjoint de Sayo, du «colonel» Luther Betuban, sergent dans les Forces armées centrafricaines, originaire de Bouar, et du «lieutenant-colonel» Raymond Belanga. Toussaint était chargé de l’entraînement et de la stratégie militaire.

102. D’après Toussaint, le mouvement Révolution et justice a commencé à mener des opérations militaires le 24 décembre 2013 contre des groupes peuls et les forces de la Séléka dans la région. Il comptait un millier de combattants environ, originaires d’une zone allant de Markounda (préfecture de l’Ouham) à Bang (préfecture de l’Ouham-Pendé), village frontalier du Tchad et du Cameroun. En janvier 2014, il a réussi à prendre le contrôle de plusieurs villages autour de Paoua puis à forcer la Séléka à quitter la ville, ayant obtenu au préalable l’engagement du contingent camerounais de la MISCA de ne pas intervenir. Toussaint affirme également qu’en janvier 2014, la MISCA a fourni au mouvement des caisses de munitions pour qu’il puisse se battre contre des groupes de Peuls opérant dans le sud-est de Paoua.

103. L’adjoint de Sayo, Espilodja, ancien officier de l’APRD, a quitté Révolution et justice en avril 2014 avec des centaines d’hommes avant d’être tué le 14 août 2014 lors d’affrontements avec les forces de la MISCA basées à Paoua. Selon les forces internationales, Sayo ne commandait que 60 hommes en juin 2014, basés à Gadoulou (à 15 km à l’est de Paoua), Bang et Bodjomo73.

104. Sayo et Toussaint ont déclaré au Groupe d’experts qu’ils avaient eu plusieurs entretiens avec des dirigeants tchadiens. Sayo a affirmé que le Tchad avait envoyé plusieurs émissaires pour «acheter» son soutien. Toussaint, quant à lui, a déclaré que Sayo a sollicité l’appui du Tchad et envoyé Espilodja dans le pays en janvier 2014, où il a rencontré des émissaires de la garde présidentielle tchadienne, même si aucun accord n’a semble-t-il été conclu entre les parties. Sayo a déclaré que Révolution et justice s’était battu à plusieurs reprises en avril et mai 2014 contre des unités militaires de l’Armée nationale tchadienne dans la région de Markounda (préfecture de l’Ouham) (voir aussi plus haut par. 36 à 46), avant de procéder à un retrait tactique. Cependant, d’après des témoignages recueillis sur le terrain par le Groupe d’experts, Révolution et justice a évité les affrontements et quitté Markounda la veille du jour où un groupe armé «non identifié» originaire du Tchad, décrit comme réunissant des Peuls, des Tchadiens et des éléments de la Séléka, a pris le contrôle de la ville le 1ermai 201474.

105. D’après les éléments de preuve recueillis et la déclaration qu’il a faite au Groupe d’experts, Toussaint a formé et conseillé les forces de Révolution et justice entre novembre 2013 et février 2014, devenant ainsi le premier mercenaire occidental connu dans le conflit qui sévit en République centrafricaine.

106. Toussaint a affirmé que jusqu’à 1500 recrues avaient rejoint Révolution et justice en décembre 2013. Il a assuré leur entraînement quotidien et conseillé Sayo sur les tactiques militaires et les techniques d’attaque. Il a dit avoir préparé la première attaque d’envergure lancée par Révolution et justice contre Beboura le 24décembre 2013, au cours de laquelle 45 combattants de la Séléka auraient été tués. Il a également conseillé Sayo sur la manière de prendre le contrôle de Paoua en janvier 2014 et mené les négociations avec la MISCA pour obtenir sa non-intervention. Il a précisé avoir quitté Révolution et justice à la suite d’un nouveau différend avec Sayo le 5 février 2014. Toussaint apparaît dans un enregistrement vidéo publié sur Internet le 1erjanvier 2014. Devant des centaines de combattants de Révolution et justice, Sayo le présente comme étant le général Toussaint avant de lui confier le commandement dudit groupe (voir annexe 18). Sayo a néanmoins affirmé que Toussaint n’avait jamais participé au moindre combat et avait uniquement fait office de conseiller.

107. Toussaint a été arrêté le 7 juillet 2014 à Bouar par la MISCA et transféré à Bangui où, à l’heure de la rédaction du présent rapport, il était toujours détenu en attendant son extradition vers la Belgique.

108. Armel Sayo a été nommé Ministre de la jeunesse et des sports le 22 août 2014 par le Premier Ministre de la transition, Mahamat Kamoun. Toutefois, son groupe armé est représenté par Laurent Dim-Woei Biti au sein du comité directeur chargé de surveiller l’application de l’Accord de Brazzaville (voir annexe 14).

 Centrafrique Presse.

République centrafricaine: Le GIC doit insister pour que les tueries prennent fin

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Human Rights Watch / Corbeau News Centrafrique: 10-11-2014, 02h54.

 

personnes deplacées au sein de l'église catholique de Bssangoa en Centrafrique
©HWR

Le Groupe international de contact (GIC) sur la République centrafricaine (RCA), qui se réunit le 11 novembre 2014, devrait appeler publiquement à mettre fin aux violences sectaires, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le GIC, qui se réunit pour la première fois à Bangui, capitale de la RCA, devrait rappeler à tous les acteurs armés que ceux qui se sont rendus responsables de graves violations des droits humains seront tenus pour responsables de leurs actes.

« Mettre fin aux violences contre les civils en République centrafricaine devrait être la priorité numéro une du Groupe international de contact, qui se réunit pour la première fois à Bangui », a affirmé Daniel Bekele, directeur de la division Afrique de Human Rights Watch. « Il s’agit d’un moment clé pour que les responsables politiques internationaux disent clairement et fortement que ceux qui tuent, torturent et violent devront un jour faire face à la justice. Le temps de l’impunité est révolu. »

Parmi les membres du GIC figurent des représentants des Nations Unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), des États-Unis, de la France et de la République du Congo. Sa dernière réunion a eu lieu en juillet 2014 dans la capitale de l’Éthiopie, Addis-Abeba.

La RCA traverse une crise aigüe depuis début 2013, lorsque les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, ont pris le pouvoir après une campagne caractérisée par un grand nombre de massacres de civils, de maisons pillées et incendiées et d’autres crimes graves. En 2013, des groupes s’appelant eux-mêmes les anti-balaka, se sont organisés pour combattre la Séléka. Les anti-balaka ont commencé alors des représailles à grande échelle contre des civils musulmans et d’autres personnes.

Le cycle meurtrier des violences sectaires s’est aggravé dans les derniers mois dans le centre et l’est du pays, en particulier dans les préfectures de Ouaka et de Nana-Gribizi, malgré la signature d’un accord de cessez-le-feu le 23 juillet dernier à Brazzaville (République du Congo).

En septembre dernier, Human Rights Watch a documenté le meurtre d’au moins 146 personnes depuis juin dans les villes de Bambari et Bakala (préfecture d’Ouaka), Mbres (préfecture de Nana-Gribizi) et Dekoa (préfecture de Kémo), ainsi qu’aux alentours de ces villes, toutes situées dans le centre et l’est du pays. Ce chiffre ne représente toutefois qu’une fraction du nombre total de meurtres présumés, étant donné que de nombreux massacres ont eu lieu dans des zones reculées et difficiles d’accès.

Human Rights Watch appelle le GIC à faire une déclaration publique à l’issue de sa réunion, rappelant à tous les acteurs armés que la violence contre les civils doit cesser et qu’ils risquent de faire face à la justice à l’avenir, soit devant une cour nationale ou devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Suite à une demande faite par le gouvernement de transition de la RCA, la Procureure de la CPI a annoncé en septembre que son Bureau allait ouvrir une seconde enquête dans ce pays au sujet des crimes graves qui y auraient été commis depuis août 2012.

Des efforts importants sont aussi en cours pour renforcer la capacité du système judiciaire de la RCA pour traiter des crimes internationaux graves. En avril, la Présidente de transition Catherine Samba-Panza a créé par décret une Cellule spéciale d’enquête et des discussions sont en cours pour la création d’une Cour pénale spéciale.

Les membres du GIC devraient exhorter le gouvernement de transition de la RCA a coopérer pleinement avec la CPI, et a créer rapidement un mécanisme efficace, impartial et équitable au sein du système pénal pour enquêter et juger les crimes graves, a souligné Human Rights Watch.

Le GIC devrait aussi insister pour que tous les acteurs humanitaires aient accès à ceux qui sont dans le besoin en RCA, et rappeler que toute entrave volontaire à cet accès constitue une violation du droit international humanitaire.

« Le peuple centrafricain a besoin de savoir que les responsables politiques internationaux se trouvent à ses côtes dans son désir d’en finir avec les violences et de voir la justice », conclu Daniel Bekele. « Pendant sa présence à Bangui, le GIC devrait saisir cette opportunité pour rappeler directement aux divers acteurs armés leur obligation de respecter le droit international humanitaire. »

Human Rights Watch

RCA: « On ne peut pas faire de l’animation culturelle à une population meurtrie par la guerre » : dixit Jean Pierre Adoum

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Jean Pierre Adoum lors de sa conférence de presse à Bangui le 07-11-2014. ©CNC

« On ne pas faire de l’animation culturelle à une population meurtrie par la guerre » : dixit Jean Pierre Adoum

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 10-11-2014. Jean Pierre Adoum est promoteur de la culture centrafricaine, à travers son groupe de production « JPA Production » qui décide de se verser dans l’humanitaire, au regard des souffrances actuelles du peuple centrafricain. « La culture produit de l’animation, apporte de ce fait la joie à la population. Mais comment imaginez-vous produire de l’animation à une population qui croule sous le poids de la guerre ? » s’est interrogé le chef de production artistique centrafricaine Jean Pierre Adoum lors d’une conférence de presse animée le 7 novembre 2014 au Motel Catimini à Bangui. Et de répondre lui-même « Non ! » avant de poursuivre « c’est pour cela que nous avons décidé d’associer à la culture, le volet humanitaire de JPA Production, en vue d’apporter du concret à nos proches, nos sœurs et frères victimes des nombreuses violences qui ont lieu dans notre pays. »

L’initiative est partie de l’idée que « notre pays connait un regain de tensions et que nos concitoyens ont reçu des balles. La plupart d’entre eux sont devenus immobiles indépendamment de leur volonté. Ils ne peuvent pas aller à l’école, même pas vaquer à leurs occupations habituelles, etc. Donc, nous sommes venus leur porter directement secours, afin qu’ils aient un minimum de mobilité. » a relevé le patron de JPA Production. Cette vision d’assistance directe aux personnes touchées par la crise sécuritaire en RCA porté par le compatriote Jean Pierre Adoum va déboucher sur la création, en France, de l’Ong « JPA Développement humanitaire et culturel » dont le but est d’aider les personnes handicapées, surtout celles qui ont été amputées d’une partie de leurs membres, afin de leur donner une possibilité de mouvement. Ces personnes bénéficient des béquilles offertes par JPA Développement humanitaire et culturel.

Jean Pierre Adoum lors de sa conférence de presse à Bangui le 07-11-2014. ©CNC
Jean Pierre Adoum lors de sa conférence de presse à Bangui le 07-11-2014. ©CNC

Il convient de signaler d’ores et déjà que le 16 août dernier, au moins soixante personnes handicapées ont équipées de béquilles à l’archevêché de Bangui, œuvre de l’ong JPA développement humanitaire et culturel, en présence de l’Archevêque Mgr Dieudonné Nzapalainga. Cette première distribution a eu le soutien multiforme de l’Ambassade de France et de la société de téléphonie Orange-Centrafrique. Alors qu’une deuxième remise est projetée d’ici le 20 novembre prochain, toujours à l’archevêché de Bangui, suivie le 21 novembre, d’une animation culturelle au stade de l’Omnisport de Bangui avec les grands groupes artistiques (musique et théâtre) centrafricaines. Aujourd’hui ce sont au total 2800 handicapés suite à cette crise qui ont été enregistrés par l’Ong JPA.

A l’occasion de cette conférence de presse, Jean Pierre Adoum a annoncé un gigantesque projet pour les personnes handicapées de guerre, il s’agit de la construction d’une grande structure pouvant accueillir toutes ces personnes mutilées où elles pourront suivre les séances de rééducation et recevoir de l’accompagnement socioprofessionnel et sanitaire. Ce sera une première en République centrafricaine. Le centre en question prendra en compte la formation des handicapés, en vue de la réorientation de leurs carrières en fonction de la handicape qui les frappe.

CNC /  Bangui / Fred Krock

©2014CNC

RCA: COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA SOCIETE CIVILE

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Corbeau News Centrafrique: 09-11-2014, 17h07.

Alexandre Ferdinand nguendet président du CNT

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA SOCIETE CIVILE

 

En date du 03.11.2014, le Collectif « Touche pas à ma Constitution », « le Conseil National des Centrafricains » (CNC) ainsi que le groupe « Debout pour la Centrafrique » (DPLC) avaient lancé un vibrant et solennel appel aux Conseillers Nationaux (CNT) afin qu’ils prennent leur responsabilité historique dans les 48h, s’agissant de la gestion du DON angolais pour lequel se pose des questions de transparence, d’utilisation orthodoxe et d’usage conforme à l’intérêt supérieur de la Nation.

En réponse, il a été porté à notre attention que le président du CNT était absent du territoire.

Nous tenons à informer le grand public que nous, signataires de cet appel, sommes toujours dans l’attente d’une réponse. Faute de quoi, nous prendrons nos responsabilités.

 

 

Fait à Dakar et Paris 06. 11. 2014

 

ONT SIGNE :

Coordonateur Général Adjoint du Collectif « Touche pas à ma Constitution »

Gérard NGA BOUKANGA GONOGUELE,

Animateur du Conseil National des Centrafricains pour la Paix et l’Unité:

Jean- Pierre REDJEKRA,

Président de DEBOUT POUR LA CENTRAFRIQUE

Philippe MAKOUNDJI

Ampliations :

A son Excellence Denis Sassou Guesso, Médiateur international dans la crise centrafricaine,

A son Excellence Monsieur le Président de la République d’Angola,

A son Excellence Madame la Présidente Cheffe de l’Etat de la Transition, RCA

A son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition, RCA

A son Excellence Monsieur le Premier ministre Chef du Gouvernement de Transition, RCA

A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France en RCA,

A son Excellence Le Représentant de l’Union Européenne en RCA,

Au Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA.

Ecobank-Centrafrique au chevet des enfants malades du Complexe pédiatrique de Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Le-don-Ecobank.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le don Ecobank
Le don Ecobank. ©CNC

Ecobank-Centrafrique au chevet des enfants malades du Complexe pédiatrique de Bangui

Corbeau News Centrafrique (CNC), Bangui 09-11-2014. Le Complexe pédiatrique de Bangui, par la main de son directeur, Romain Guitizia a réceptionné, samedi 8 novembre 2014, un pactole constitué des kits de médicaments préventifs au paludisme et de mobiliers offerts par Ecobank-Centrafrique. En présence du ministre de la santé publique, Dr Marguerite Samba Maliavo, le Directeur général d’Ecobank-Centrafrique Stephan Doukouré a officiellement remis le don, au sein de ladite formation sanitaire – un geste placé sous le thème d’Ecobank day 2014 : « La prévention et le traitement du paludisme en Afrique subsaharienne ». Une visite dans les différentes salles d’hospitalisation a suivi la remise du don.

Marguerite Samba Maliavo, Ministre santé publique - RCA
Mme. Marguerite Samba Maliavo, Ministre santé publique – RCA.  ©CNC

Ce sont au total 3 000 kits d’arthémétères accompagnés de serings et d’aiguilles, des micros perfuseurs… et des mobiliers, notamment des chaises, des bancs qui ont constitué le pactole remis par Stéphane Doukouré au Directeur du Complexe pédiatrique de Bangui, Romain Guitizia. Le sens de ce geste, à en croire le Directeur général d’Ecobank-Centrafrique se résume en ces propos : « Nous ne sommes pas des humanitaires, mais nous sommes humains. A ce titre, nous ne pouvons pas restés insensibles aux maux qui frappent notre continent, menaçant ainsi son développement. »

En effet, à l’instar des filiales du Groupe Ecobank de par le monde, la République centrafricaine célèbre ce 8 novembre, « Ecobank day », occasion dédiée par la banque panafricaine aux actions sociales au profit des populations des pays dans lesquels la banque est implantée.

La célébration d’Ecobank day 2014 en République centrafricaine est placée sous le signe de la lutte contre le fléau du paludisme, d’où le don en médicaments préventifs contre cette pandémie qui décime les populations de l’Afrique subsaharienne. D’ailleurs, les statistiques de l’Organisation internationale de la santé (OMS) récemment mises à jour et illustrées par le discours du ministre centrafricain de la santé font état de 207 millions de cas de paludisme enregistrés dans le monde occasionnant malheureusement quelques 627 000 décès. Entre temps, sur ce chiffre vertigineux, 90% de ces décès sont enregistrés en Afrique, alors que le paludisme est responsable de 60% de décès en République centrafricaine, beaucoup plus marqués dans la tranche d’âge de 0 à 5 ans et les femmes enceintes.

Stephane Doukouré DG-Ecobank
Stephane Doukouré DG-Ecobank. ©CNC

Au fait, c’est la prompte réaction d’Ecobank à ce tableau sombre du paludisme offrant des médicaments contre cette pandémie au Complexe pédiatrique de Bangui qui justifie le soulagement de Dr Samba Maliavo. « Je me réjouis que cet engagement d’Ecobank s’aligne sur le thème de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2014, intitulé ‘’ investir dans l’avenir, vaincre le paludisme’’ » s’est réjouie Dr Marguerite Samba Maliavo avant de remercier très sincèrement Ecobank pour le don. « votre geste n’est pas seulement matériel ; ce sont des vies qui seront sauvées et des peines de nombreuses familles soulagées. Ce geste est d’autant plus important qu’il cible nos enfants. » a-t-elle déclaré.

Le membre du gouvernement ne s’arrête pas là, Samba Maliavo engage tout le gouvernement Kamoun à mettre à profit le partenariat public/privé inauguré par Ecobank pour le bien des populations centrafricaines en général et des personnes malades en particulier : « face à cette situation, le gouvernement avec l’appui de ses partenaires se doit d’apporter une réponse conséquente, afin de soulager les nombreuses populations qui constituent de payer le lourd fardeau. »

Rappelons que le don d’Ecobank au Complexe pédiatrique de Bangui fait suite à un précédent ayant lieu à l’Université de Bangui l’année dernière, alors que Stéphane Doukouré a annoncé que l’appui au Complexe pédiatrique ne sera pas ponctuel, mais le Groupe d’Ecobank sera sollicité pour apporter de l’aide beaucoup plus consistant.

©2014CNC/Fred Krock

CENTRAFRIQUE: MICHEL AMINE OFFICIELLEMENT INVESTI CANDIDAT AUX ÉLECTIONS PAR SON PARTI À BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Michel-Amine-insvesti-Président-candidat-aux-élections-Présidentielles-de-son-Parti.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Michel Amine insvesti Président candidat aux élections Présidentielles de son Parti
©2014CNC

Bangui (CNC) 09-11-2014: les choses se précisent donnant signe aux éventuelles élections en République centrafricaine en 2015. À cet effet, le Président de l’Union nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, Michel Amine, a été investi ce samedi 08 novembre 2014 par son parti à Bangui. Il a été investi lors du premier congrès ordinaire de l’UNDP qui s’ouvre ce jour dans la capitale.

Cette investiture constitue  sa représentativité aux prochaines élections présidentielles en Centrafrique. Dans son discours devant ses militants et sympathisants, Michel Amine a déploré les conditions dans lesquelles se trouvent ses compatriotes centrafricains durant la crise en cours dans le pays.

“Faudrait-il faire un beau discours pendant que nos frères sont en pleine souffrance? Les gens n’ont pas d’accès aux soins médicaux faute de moyens, conséquence de la crise occasionnée par nous mêmes Centrafricains. C’est le remord. L’UNDP veut faire un appel à la l’apaisement, à la tolérance, et dire à tous nos frères, à tous nos compatriotes de loin ou de près qu’ils sachent que l’avenir est plus important que le passé”, a déploré Michel Amine.
Le pari politique UNDP de Michel Amine, a été créé le 23 avril 2014 à Bangui, en République centrafricaine.
De notre correspondant à Bangui Eric NGABA.
©2014CNC

Les trois leaders religieux reconnaissent les faiblesses de la transition en Centrafrique

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Voix de l’Amérique  /  Corbeau News Centrafrique: 09-11-2014, 05h48.

 

 

Trois réligieux centrafricains en Amérique
©VOA

Présents sur le plateau de Washington Forum, les trois leaders religieux centrafricains ont débattu de la crise dans leur pays

En visite dans la capitale fédérale américaine,

Nicolas Guérékoyame Gbangou, Omar Kobine Layama et Dieudonné Nzapalainga sont venus aux Etats-Unis pour recevoir un prix décerné par Search For Common Ground.

Cette ONG honore chaque année des personnalités qui ont accompli de grandes choses pour résoudre les conflits et ramener la paix. Ce prix a déjà été décerné à des personnalités comme Desmond Tutu ou l’ancien président américain Jimmy Carter.

Selon les derniers chiffres du Haut-Commissariat pour les réfugiés, près de 410 000 personnes sont des déplacées internes en République centrafricaine, y compris plus de 60 000 d’entre elles se trouvant dans 34 sites à Bangui. Environ 420 000 réfugiés centrafricains ont fui vers les pays voisins.

Un chiffre en baisse mais qui reste préoccupant et ce malgré le déploiement de la Misca en septembre dernier. Amnesty International estime que cette mission “n’a pas encore pu arrêter ni prévenir la plupart de ces violations des droits de l’homme”.

Pour Mgr Nzapalainga, l’insécurité reste la préoccupation majeure des Centrafricains, y compris à Bangui où il apparait bien aventureux de se promener la nuit. Cette semaine, la mission européenne en Centrafrique a prolongé son mandat jusqu’en mars 2015.

Le rapport final du groupe d’experts de l’ONU est sans équivoque : anti-balaka et Seleka restent maîtres de l’intérieur du pays et de ses ressources, même si ces deux groupes se divisent de plus en plus en factions. L’ONU estime que l’ouest du pays est sous contrôle des groupes anti-balaka, notamment les principaux axes et également les principales villes. A l’est et au nord, il y a plusieurs factions Seleka qui exercent un contrôle direct sur les principales villes et également leur influence sur les axes et les régions rurales.

Pour autant, les Centrafricains musulmans ont commencé à rentrer au pays, selon l’imam Layama.

Sur la gestion de Catherine Samba-Panza, les trois leaders reconnaissent les faiblesses de la présidente de la transition, fragilisée par les accusations de détournement du don angolais. Les élections n’auront pas lieu en février 2015 n’auront pas lieu.

Retrouvez l’intégralité de cette émission, jeudi, 19h TU dans Washington Forum

La VOA retransmettra aussi en webcast la conférence que les trois hommes donneront lundi de 19h à 20h30 TU au Centre américain pour la Paix

 

 

Voix de l’Amérique

 

 

Zone CEMAC : le FMI juge l’excès de liquidités comme un frein à l’ efficacité de la politique monétaire

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Xinhua  /  Corbeau News Centrafrique: 09-11-2014, 05h35.

les six pays de la CEMAC avec leurs drapeaux
©2014CNC

Composée dans sa quasi-totalité de pays producteurs de pétrole, à l’exception d’un seul, la République centrafricaine (RCA), la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est un espace communautaire doté d’un excès de liquidités qui, aux yeux du Fonds monétaire international (FMI), représente un frein à l’efficacité de la politique monétaire.

“L’excès de liquidités devrait être réduit pour renforcer les canaux de transmission de la politique monétaire”, a préconisé une mission des services centraux à Washington du FMI pour la CEMAC et le Cameroun, conduite par Mario de Zamaroczy et qui a présenté vendredi au siège de la Banque des Etats de l’Afrique centrale ( BEAC) à Yaoundé le 2e rapport annuel sur les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne.

Riche en ressources naturelles dont les hydrocarbures, la CEMAC se compose du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la RCA et du Tchad. C’est une zone où les banques commerciales et les établissements de microfinance sont réputés surliquides, alors que l’activité économique peine à être stimulée par le financement.

Depuis 2013, la banque centrale annonce une réforme des institutions monétaires illustrée par une baisse du taux de crédit et visant, selon le gouverneur Lucas Abaga Nchama, à mieux soutenir cette activité économique.

Le FMI pour sa part juge “insuffisants” le développement de l’ intermédiation financière au service du développement et de la traction de la politique monétaire pour soutenir la viabilité des finances publiques, et recommande en conséquence de “réformer le cadre régional de surveillance budgétaire actuel pour assurer la viabilité à long terme des pays riches en pétrole de la CEMAC”. Il insiste pour mettre en oeuvre une application plus stricte des normes prudentielles et d’accélérer la restructuration des banques non viables, car, “les banques ne prêtent pas assez parce qu’elles n’ont pas un système de garantie suffisamment bon pour octroyer des crédits”. La mission Zamaroczy estime toutefois que “les perspectives de croissance régionales à court terme devraient rester solides, mais de nouveaux risques baissiers sont importants apparus”, ayant trait à la baisse importante et prolongée des prix des matières premières dont le pétrole, les menaces sécuritaires et le risque de propagation de l’épidémie à fièvre Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest. F

 

Xinhua

Centrafrique: neuf millions d’euros pour la modernisation de l’aéroport de Bangui

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APANews  /  Corbeau News Centrafrique: 09-11-2014, 05h17.

Aéroport de Bangui M'poko
Aéroport de Bangui M’poko. ©Amnecty

Neuf millions d’euros pour la modernisation de l’aéroport de Bangui

L’Agence française de développement (AFD) et la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) ont octroyé à la Centrafrique deux subventions de plus neuf millions d’euros destinées au projet d’extension, de modernisation et de mise aux normes IATA et OACI de l’aéroport international Bangui Mpoko.

La signature de deux conventions a au lieu vendredi à Bangui entre le ministre des Transports, Arnaud Djoubaye Abazene , et le directeur général de l’Agence pour l’exécution des travaux d’intérêts publics en Centrafrique (AGETIP-CAF), Marcel Nganassem.

La cérémonie a eu lieu en présence, notamment, de l’ambassadeur de France, Charles Malinas, et du représentant de l’Agence française de développement(AFD), Julien Boglietto .

De cinq millions d’euros dont deux millions destinés au projet des travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) IV, la subvention de l’AFD est complétée par celle de la Banque de développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDECA) estimée à trois milliards de FCFA.

Les deux subventions permettront de passer à la phase de mise en œuvre effective du projet de sécurisation de l’aéroport à travers la clôture de périmètre de l’aéroport international Bangui Mpoko.

Ce projet concerne, entre autres, la réhabilitation du balisage lumineux des chaussées aéronautiques, le dispositif d’approche lumineux, la construction de la centrale électrique et la clôture. Les études d’impact environnemental et social démarreront dans les prochains jours et les travaux de clôture de l’aéroport débuteront au début de l’année 2015.

‘’La signature des présentes conventions témoigne l’engagement de l’AFD et de la BDEAC à soutenir la feuille de route du gouvernement et du gouvernement d’urgence pour le relèvement durable (PURD), dont l’un des piliers est la poursuite des réformes économiques et la promotion d’une croissance durable”, a affimé le ministre centrafricain des Transports Arnaud Djoubaye Abazene.

Il a par ailleurs lancé un appel aux déplacés internes du site de camp Mpoko, leur demandant de regagner les nouveaux sites préparés par le gouvernement.

L’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, a pour sa part mis en relief l’importance de l’aéroport de Bangui. ‘’C’est la respiration du pays. C’est la possibilité, malgré les crises, les grandes difficultés qu’elle traverse, pour la Centrafrique de rester ouverte sur le monde”, a-t-il dit.
L’aéroport Bangui Mpoko a été mis en service en 1967.

République Centrafricaine / Apanews

SASSOU NGUESSO soutient des bras-cassés en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Madame-Catherine-Samba-Panza-et-Alexandre-nguendet-au-palais-du-CNT-à-Bangui-le-22-octobre-2014.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Catherine Samba-Panza et Alexandre nguendet au palais du CNT à Bangui le 22 octobre 2014
©Chris CAN

SASSOU NGUESSO soutient des bras-cassés en Centrafrique

Corbeau News Centrafrique (CNC): 08-11-2014, 19h52.  S’il y a un dicton qu’il faut utiliser pour les dictateurs africains, c’est bel et bien celui-ci : le bossu ne voit pas sa bosse. Je demanderai aux démocrates d’employer ce vieux dicton pour qualifier ces dictateurs qui se passent pour des présidents à vie à la tête des nations en voie de développement où les populations vivent sous le seuil de la pauvreté. Je le précise pour l’Afrique et pour d’autres continents de la planète. Ils sont nombreux en Afrique, ces dieux antidémocrates rusés. Notamment le président congolais Denis Sassou Nguesso et ses pairs venus au pouvoir par les armes comme lui pour la plupart et qui sont manifestés par une ambition anticonstitutionnelle pour skotcher leurs fesses au fauteuil présidentiel. L’un d’entre eux vient d’être balayé par une insurrection populaire au pays des hommes intègres en la personne de Blaise Compaoré, l’assassin de Thomas SANKARA. Pourtant, ce dernier se faisait parler de lui sur le plan international dans la résolution de la crise malienne comme s’il était un médiateur exemplaire qui respectait les règles de l’art dans son propre pays. Difficilement, il faut le souligner, les solutions pour mettre fin à cette crise malienne tardent à venir. Le dossier malien est aujourd’hui abandonné par cet autre bossu ex-homologue du congolais Sassou Nguesso qui, aveuglement ne voyait non plus sa bosse montagneuse jusqu’à perte de son pouvoir par ce coup de balai citoyen burkinabé. Pourtant, il a reçu des mises en garde et conseils allant dans le sens de renoncer à ses calculs machiavéliques. Puisque c’est écrit, Compaoré a perdu le pouvoir par une insurrection populaire. Et je crois, ça serait ainsi que le président congolais, désigné pour arbitrer la crise centrafricaine, pour ses velléités de modification de la constitution congolaise va aussi perdre le pouvoir.

En effet, depuis que Denis Sassou Nguesso succède à Idriss Deby Itno du Tchad un autre dictateur du continent en sa qualité de médiateur de la crise centrafricaine, on va de mal en pis. Les centrafricains meurent tous les jours : ils ne peuvent plus faire confiance à la gestion d’un tel médiateur qui malheureusement aux yeux du monde cautionne la mal gouvernance à travers les détournements des deniers publics, la corruption des institutions de la transition dirigées par Catherine Samba-Panza, Alexandre Ferdinand Nguendet et Mahamat Kamoun. Un trio des véritables bras-cassés qui ont pour priorité première la mangeocratie et la médiocrité qui caractérisent ces premières instances de l’Etat centrafricain qui n’existe aujourd’hui que de nom, à savoir ; la présidence de la République, le Conseil National de Transition et la Primature.

Le détournement d’une partie du don angolais (10 milliards de fcfa) par ces trois larrons dont a fait mention le confrère de Jeune Afrique et relayer par la presse nationale centrafricaine a défrayé la chronique. Certes, le président du Conseil National de la Transition, Alexandre Ferdinand Nguendet ne faisait pas partie des décideurs des dépenses hors comptabilité du trésor public de ce don angolais mais du moment où ce dernier, après avoir interpellé le chef du gouvernement, Mahamat Kamoun qui n’a pas pu justifier les dépenses en question pour convaincre les représentants du peuple au parlement de transition et qui délibérément suspens la commission d’enquête parlementaire y relative, alors que les résultats sont attendus par l’opinion nationale et internationale, il va sans dire que le président du CNT est co-auteur de ce détournement du don angolais offert par le président angolais, José Edouardo dos Santos au peuple centrafricain pour accompagner le processus de la transition. D’ailleurs, selon certaines informations qui ont défrayé la chronique, l’institution que dirige Alexandre Ferdinand Nguendet est souvent critiquée pour sa cupidité liée à la corruption et détournements d’autres fonds alloués par des pays amis de la Centrafrique tels que le Soudan d’Omar El Béchir et le Congo de Denis Sassou Nguesso lui-même.

Selon les informations qui tétanisent les oreilles, le médiateur de la crise centrafricaine qui ne voit pas sa bosse montagneuse aurait donné des instructions à l’autre bras-cassé le président du CNT pour suspendre l’enquête relative au détournement du fonds angolais octroyé aux centrafricains représentés par son gouvernement de transition qui joue le rôle de l’exécutif. Malheureusement, le peuple centrafricain meurtri n’a pas, jusque-là, vu les couleurs de cette coquette somme d’argent et les fonctionnaires et agents de l’Etat, ainsi que les pensionnaires de l’Etat qui broient du noir continuent de revendiquer les arriérés de quatre mois au gouvernement de la transition. La boîte de pandore est secouée puisque les enseignants de l’enseignement supérieur menacent d’entrer en grève en ce début de l’année scolaire 2014-2015. Dans la parution de Jeune Afrique en question, il a été relevé que c’est la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, après son tête-à-tête avec le président dos Santos, a attrapé personnellement la mallette de cette manne tombée du ciel depuis Luanda pour Bangui. Elle aurait dû dépêcher son ministre des finances pour faire la décharge et rentrer faire le versement sur le compte du trésor public. Quand le bossu ne voit pas sa bosse, les règles de l’art sont bel et bien bafouées. Ainsi, la médiocrité, l’amateurisme, le népotisme et le clanisme, tout ce wagon de la mauvaise gouvernance fait son petit bonhomme de chemin aux pays des hommes non intègres où la dignité inscrite par Barthélémy BOGANDA dans la devise nationale est effacée par les Hommes de mauvaise foi. Le centrafricain n’est plus respecté à cause de cette barbarie d’Etat instaurée.

Le président Sassou Nguesso qui ne voit pas sa bosse gère très mal son pays le Congo Brazza. A preuve, après plusieurs nombres d’années au pouvoir suite à un coup d’Etat militaire comme son ex-homologue Blaise Compaoré en exil en Côte d’Ivoire, ce dernier envisage la modification ou la révision de la constitution congolaise sous prétexte de briguer un ènième mandat. Ce qui est contesté par l’opposition congolaise et la société civile traquées par les forces de l’ordre sur instruction du chef de l’Etat bien entendu. Controversé, le dictateur congolais Sassou Nguesso devenu le gouverneur de la  Centrafrique est très mal vu dans sa position rigide contradictoire aux principes et règles de la démocratie et de la bonne gouvernance prônées par l’Organisation des Nations Unies (ONU). S’opposer pour qu’il y ait la lumière sur une partie du don angolais qui a pris une destination inconnue du public centrafricain, cela explique incontestablement que le Congo Brazza voisin direct à la république centrafricaine est un pays où il n’existe quasiment pas la justice. Donc, pas de bonne gouvernance. L’injustice sociale est imposée par une dictature autocratique au sommet de l’Etat congolais. Comment comprendre que les médias congolais ont été muselés pour diffuser les derniers événements relatifs à l’insurrection populaire du Burkina Faso. Il en est suivi l’arrestation d’un opposant congolais et ses militants à son domicile alors qu’ils étaient en phase de préparation d’une marche pacifique contre le projet de la modification de la constitution. Ceci témoigne bel et bien que la démocratie n’existe que de nom au Congo Brazza.

Compte tenu de ce lac de la démocrature anachronique qui constitue une barrière honteuse et pollue l’environnement civil africain, le président congolais et ses homologues autocrates africains méritent un isolement international et un coup de balai généralisé du printemps sub-saharien dont le top est donné à partir du pays des hommes intègres. Ils sont nombreux ces tyrans sur le continent africain qui freinent le processus vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et l’endiguement de la pauvreté. En les laissant jouir de leur richesse illicite, illégale et leur donnant l’opportunité pour concrétiser leurs velléités de modification de nos constitutions africaines afin de briguer de trop un autre mandat présidentiel, l’Afrique n’obtiendra jamais ses objectifs recherchés en matière du développement et de la croissance socioéconomique pour le bien-être de ses populations qui, démographiquement, accroissent plus vite que la faible vitesse de la croissance macroéconomique instaurée par ses dictateurs qui ont des visées monarchiques.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

©2014corbeaunews-centrafrique.com

Centrafrique: Inauguration de la mairie du 8ème arrondissement de Bangui, réhabilitée par Sangaris

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Inauguration-mairie-8ème-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Inauguration mairie 8ème de Bangui
©2014CNC

 

Inauguration de la mairie du 8ème, réhabilitée par Sangaris

 

Bangui (CNC): 08-11-2014, 20h44.  Mise à sac lors des derniers événements survenus en RCA, la mairie du 8ème arrondissement de Bangui a vu son local entièrement réhabilité par la mission française de l’opération Sangaris. L’inauguration a eu lieu ce vendredi 7 novembre 2014 au sein même de la mairie, en présence du maire du 8ème, Mme Elisabeth Dekaïe et du colonel Nicolas Kotchine de Sangaris. M. Augustin Yangana, Directeur de cabinet au ministère de l’Administration du territoire et Mme Léontine Weibona, Vice-présidente de la mairie centrale de Bangui ont rehaussé de leur présence la cérémonie.

« C’est un projet qui n’est pas celui de Sangaris ; mais qui est bien celui des gens du 8ème arrondissement grâce au soutien inconditionnel de Madame le Maire. Ce projet permet de remettre en marche l’administration locale qui est essentielle pour ce quartier de Bangui. » C’est en ces quelques mots forts de sens que le Colonel Nicolas Kotchine a souligné l’importance du projet de réhabilitation de la mairie de 8ème arrondissement de Bangui. En compliment, il ajoute « Cette mairie est un lieu d’échanges, un lieu de cohésion sociale, un lieu de la citoyenneté. Ce lieu appartient à tous les administrés et il a été réhabilité au profit de tous. »

Inauguration mairie 8ème de Bangui 3
©2014CNC

Quant au maire du 8ème arrondissement, Mme Elisabeth Dékaïe, elle n’a pas minimisé l’apport de Sangaris qui a entièrement prise en charge la réhabilitation du local de son administration, d’où son remerciement en ces termes : « avant de procéder à l’inauguration de ce joyau qui était tant en souffrance, je voudrais témoigner ma profonde gratitude à la force Sangaris qui n’a ménagé aucun effort pour accepter sans condition à répondre à nos doléances, celles de nous pouvoir réhabiliter les locaux de la mairie du 8ème arrondissement. J’avoue que c’est dans le malheur qu’on reconnait les vrais amis, d’où toute notre reconnaissance à l’égard de cette force française. »

Visiblement très remontée vis-à-vis de ses administrés, Mme Dékaïe tient à mettre la puce à l’oreille des habitants du 8ème arrondissement pointés directement du doigt d’avoir pillé eux-mêmes leur mairie. « Me tournant vers vous, jeunesse et habitants du 8ème arrondissement, vous avez désormais une mairie digne du nom d’un hôtel de ville. Elle est le patrimoine de notre arrondissement. Elle vous appartient. Veillez à ce bâtiment comme vos propres yeux, vos propres biens. Apportez protection à ce local et un soutien nécessaire aux gardes municipaux pour le préserver des pillages et autres actes de vandalisme néfastes à l’épanouissement de notre local. » a martelé le maire du 8ème.

Inauguration mairie 8ème de Bangui 2
Mairie du 8è arrondissement de Bangui. ©CNC

Notons que les travaux de la réhabilitation de la mairie du 8ème arrondissement a porté sur la réfection des portes et fenêtres, la peinture, la toiture, les toilettes. Il s’agit d’une mairie cette fois entièrement clôturée qui a été remise par Sangaris aux autorités locales du 8ème.

Rappelons également que la mairie du 2ème, la maison des jeunes de Bimbo ont été réhabilités par la même Sangaris à travers le volet social de son intervention, sans oublier quelques réalisations du genre dans les villes de province au profit de la population centrafricaine.

 

 

 

 

Fred Bruno krock

©2014corbeaunews-centrafrique.com