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RCA: un Forum pour la réconciliation nationale

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Bangui, (Rfi) 02 Avril, 2015

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Le Forum national de Bangui se tiendra du 27 avril au 2 mai 2015.

 La date en a été fixée le mercredi 1er mars par la commission préparatoire. Ce forum qui a été précédé de deux mois et demi de consultations est censé réunir toutes les forces vives de la Nation, dont les anciens belligérants.

On ignore encore si les anciens président François Bozizé et Michel Djotodia participeront au Forum national de Bangui ; une question du ressort du gouvernement, d’après la commission préparatoire. En revanche les ex-Seleka et la mouvance anti-balaka devraient y envoyer des représentants. Car ce forum sera aussi un examen de conscience grandeur nature, avec un mort d’ordre, la réconciliation

Source, RFI

Alerte info : Braquage à mains armées du sous bureau et local du personnel MSF Espagne à Kabo

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), le 01 Avril 2015

La centrafrique est-elle devenue un village des hommes hors la loi ? Il ne passe jamais un jour sans vol ou braquage. Selon des informations qui viennent de parvenues à la rédaction du Corbeau News Centrafrique, toute la population de Kabo ne s’attendait pas pour un tel acte criminel à l’endroit d’une organisation humanitaire et de son personnel qui la viennent en aide surtout sur le plan sanitaire. Deux (2) hommes bien armés des ex-séléka viennent de pénétrer et de braquer le sous bureau de MSF Espagne de Kabo ainsi que le local qui habite le personnel. Les inventaires de cet acte criminel sont en cours. Toutefois, le bilan provisoire fait état du coffre-fort contenant d’importante somme d’argent à l’approche de paie, des ordinateurs ainsi que les biens matériels et argent du personnel emportés.

La stupeur et le traumatisme gagnent du terrain parmi le personnel et surtout le chef de base qui a eu à leur sortir le coffre-fort sous pression.

Cette situation peut engendrer, certes, la fermeture provisoire du sous-bureau en guise de mécontentement. Ce qui pourrait aggraver la souffrance de la population locale en l’absence du service de l’Etat sur le plan sanitaire.

 

Bangui, Gisele MOLOMA pour CNC

 

Centrafrique: Des ressortissants camerounais enlevés : le gouvernement hausse le ton

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( Corbeau News Centrafrique) 01-04-2015

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Des ressortissants camerounais enlevés : le gouvernement hausse le ton

Bangui, ( Radio Ndeke Luka) 31-03-2015

 

Le gouvernement centrafricain condamne avec la dernière rigueur l’enlèvement de plusieurs ressortissants camerounais le 20 mars dernier par un groupe armé centrafricain à l’ouest du pays, une attitude qu’il qualifie d’acte terroriste et irresponsable.

« Ce sont des choses que généralement, on met sur le compte du FDPC, le mouvement d’Abdoulaye Miskine [Ndlr : Martin Koumtamadi] ou des Antibalaka qui pullulent dans cette zone. En tous les cas, ce sont là des actes terroristes que le gouvernement condamne avec la plus grande énergie, surtout que cela est fait en demande de, je ne sais quelle revendication ou de quelle demande politique. Cela est extrêmement grave. Et je voulais rappeler à tous que ce type d’acte, qui est totalement étranger à la pratique politique et à la pratique des mouvements de rébellion dans notre pays, est quelque chose d’absolument condamnable sur tous les plans », a martelé Modibo Bachir Walidou, ministre de l’Administration du territoire et porte-parole du gouvernement.

Le porte-parole du gouvernement affirme que des dispositions sont déjà prises pour rechercher les otages ainsi que l’identité et la motivation de leur ravisseurs.

« Des dispositions multiples sont dores et déjà mis en place. Il y’ a des activités diplomatiques qui commencent, il y a des activités de vérification sur le terrain qui commencent, il y a des enquêtes qui sont lancées. Le gouvernement centrafricain,  depuis l’annonce de cette nouvelle ne reste pas inactif. Le gouvernement s’est mis en activité pour s’informer de l’exactitude des faits pour en reconnaître les responsables précis, pour déterminer quelles sont leurs motivations et localiser l’endroit où ils ont amené ces personnes », a souligné le membre du gouvernement.

Le 20 mars dernier, entre 17 et 29 ressortissants camerounais, dont une autorité locale, auraient été kidnappés par un groupe armé centrafricain dans la ville de Bertoua au Cameroun. On ignore pour l’heure l’identité des ravisseurs et l’endroit où sont détenus les otages.Par ailleurs, l’armée tchadienne monte les enchères sur la libération des six habitants de la ville de Ngaoundaye dans le nord de la Centrafrique enlevés le 26 mars et conduits au Tchad.

Les quatre femmes et deux hommes dont un garçon de 12 ans sont loin de recouvrer la liberté malgré les multiples négociations. Faisant confiance aux autorités tchadiennes, une délégation centrafricaine s’est rendue à la frontière avec le Tchad afin de recevoir les otages. Elle s’est heurtée à une exigence des autorités tchadiennes qui ont posé d’autres conditions. Les choses se sont compliquées pour les otages, après les échanges entres les autorités des deux villes voisines et l’annonce de la libération des captifs le 30 mars. Mais déception et surprise se sont emparées de la délégation partie de Ngaoundaye pour la frontière tchadienne lorsque les autorités du Tchad ont posé d’autres conditions comme l’explique Abbé Bernard Dilla, joint au téléphone ce mardi depuis Ngaoundaye.

« Hier dans la journée, les autorités tchadiennes ont appelé pour nous informer qu’ils allaient libérer les quatre femmes arrêtées et emportées au Tchad, plus le jeune garçon. Cette joie a été avortée lorsque les autorités centrafricaines se sont rendues à la frontière tchadienne pour recevoir les concitoyens. Les Tchadiens qui les ont amenés ont imposé des conditions que la délégation n’a pas pu résoudre. Ils ont exigé la livraison des criminels qui ont assassiné des Tchadiens sur leur propre territoire et qu’une rançon soit versée avant la libération des six otages centrafricains », a indiqué le prélat.

Selon Abbé Bernard Dilla, les captifs, 4 femmes et un garçon de 12 ans étaient présentés par les autorités tchadiennes mais très affaiblis. Par ailleurs le 6ème otage, un homme âgé, n’est pas avec eux, ce qui confirme l’information selon laquelle il serait tué.

Les soldats tchadiens ont enlevé les six centrafricains en représailles à un acte de tuerie attribué à des combattants de la rébellion, Révolution Justice (RJ) de Armel Ningatoloum Sayo, l’actuel ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, sur le territoire du Tchad.

Au Km5 à Bangui, 4 femmes sont enlevées, une seule libérée

Malgré la reprise des activités au Pk5, plaque tournante de l’économie centrafricaine, l’insécurité demeure encore préoccupante. Au moins 4 femmes auraient été enlevées  dimanche dernier au marché de Pk5 par des hommes armés, alors qu’elles effectuaient leurs approvisionnements. Lundi, l’une d’entre elle, âgée de 30 ans, a été libérée et relate au micro de RNL les circonstances de leur enlèvement.

« J’étais allée payer des mèches. Un commerçant les vendait à un prix abordable et j’ai décidé de m’en procurer. Trois autres filles étaient sur les lieux avant moi. Pendant que nous effectuions le choix, un véhicule sorti de la ruelle de la mosquée Ali Babolo [Ndlr : une mosquée dans le secteur] nous a prises pour cible. Un homme à bord, nous a braquées avec son arme nous ordonnant de monter à bord. Prises de peur, nous avons exécuté. Aussitôt, nos yeux étaient bandés. Nous ne savons plus où nous étions conduites. Quant le véhicule s’est arrêté, nous avons été trainées dans la broussaille, dans une maison apparemment inhabitée », a-t-elle expliqué. Triste, la jeune dame affirme avoir été violée par ses ravisseurs avant sa libération. « Le soir j’ai été violée par deux d’entre eux », a-t-elle dit tout en pleurant.

« L’un deux m’a reconnue et a expliqué qu’il jouait au football avec mes frères. C’est ainsi qu’il m’a demandé de communiquer le contact de mes parents. Il a appelé sur mon téléphone, qu’il m’a collé à l’oreille et j’avais juste eu le temps de dire à mes parents que j’ai été kidnappée, mais je ne sais pas où je suis en ce moment. Peu après, ils nous ont déplacées dans un autre endroit », a mentionné la jeune femme.

Avant la libération du témoin le lendemain, les ravisseurs ont expliqué le mobile de leur acte.  « Ils ont dit qu’ils nous ont enlevées parce que parmi nous se trouve une femme d’un chef Antibalaka. C’est ainsi qu’ils m’ont encore pris dans leur véhicule pour me jeter sur un pont. Quand j’ai ouvert les yeux, c’était le pont Yakité », a-t-elle raconté.

Craignant pour sa santé, la jeune femme de 30 ans s’est rendue au centre de prise en charge de Médecins Sans Frontières (MSF) situé au sein du centre hospitalier universitaire de Bangui pour des soins.

Déjà au Commissariat du 3e arrondissement, la police confirme le kidnapping et assure que des recherches sont en cours pour retrouver les trois autres femmes encore détenues otages dans un lieu secret.

Les responsables du commissariat attestent que des plaintes fusent ces derniers jours sur des supposés cas d’enlèvement dans le 3e arrondissement de Bangui.

Bangui Radio Ndeke Luka.

La Centrafrique en voie de somatisation avancée demande à la France d`abonder son budget

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(Corbeau News Centrafrique) 01-04-2015

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La Centrafrique en voie de somatisation avancée demande à la France d`abonder son budget

Bangui, (Breizh-info.com) 01-04-2015

01/04/2015 – 07h00 Centrafrique (Breizh-info.com) ‑ Alors que l’intervention française en Centrafrique s’est totalement enlisée bien qu’elle dure depuis un an, et que l’instabilité est toujours générale dans le pays, la Centrafrique sollicite la France pour boucler son budget, rapporte le Journal de Bangui.

En effet, le conseiller à la présidence centrafricaine en charge de la sécurité et des relations avec Sangaris et la Minusca (Mission des Nations Unies en République centrafricaine), Jean-Jacques Demafouth a plaidé lors de son voyage à Paris ces jours-ci le maintien de Sangaris et un « soutien financier clair » de la part de la France.

Le ministère de la Défense n’ayant pas beaucoup de marges de manœuvre – surtout depuis l’accroissement des efforts sur le théâtre militaire irakien – la présence française en Centrafrique va être réduite à 1700 puis à 1500 hommes puis 500 à terme, sans être relayée par l’Europe dont les 700 personnels ont vu leur mandat échoir le 15 mars et sont partis. Ils ne seront remplacés que par 60 experts (mission Eumam) qui continueront à remettre à niveau des forces armées centrafricaines dont le moral est bas et l’armement déficient. L’ONU en revanche voudrait porter les effectifs de la force pan-africaine de 8500 à 12500 soldats, même si les soldats de la MISCA se sont bien plus fait remarquer pour avoir fait l’objet de plaintes de la part de civils que pour leur valeur au combat.

Dans son entretien au journal de Bangui, Jean-Jacques Demafouth a aussi constaté l’échec de Sangaris, même si sans l’aide de la France le pays risque tout simplement d’exploser : « Nous avions espéré que Sangaris puisse résoudre les maux du pays, mais la crise se révèle plus profonde. Si aujourd’hui nous traversons une accalmie que je comparerai à de la braise sous de la cendre, le pays est exsangue et nous avons toujours plus besoin de sécurité pour mener à bien cette transition. Le président François Hollande a indiqué que Sangaris restera en RCA jusqu’à l’automne. Ce que nous saluons, mais nous souhaitons un retrait progressif, à un rythme d’escargot. »

L’opération Sangaris aura coûté plus d’un milliard d’euros à la France en un an, et emporté la vie de quinze soldats français. L’investissement financier n’aura empêché ni des pénuries flagrantes ni permis de rétablir la paix dans l’ensemble du pays alors que même les quartiers de la capitale sont aux mains de groupements armés… ainsi que tout le centre et l’est du pays.

Par ailleurs, des éléments islamistes opèrent en Centrafrique, qui est un vrai carrefour de toutes les tares de l’Afrique : désorganisation de l’État, absence de réseaux, querelles inter-tribales perpétuelles, trafics divers, extrémismes politiques ou religieux, frontières-passoires…et à l’est une opération militaire américano-ougando-congolaise contre la LRA, une faction de l’opposition armée qui a débordé de l’Ouganda à l’est de la Centrafrique et au sud-Soudan. Ce que confirme aussi Jean-Jacques Demafouth : « Nous ne savons rien ou si peu de ce qui se passe à nos frontières avec le Soudan et le Tchad sous contrôle de l’ex-Séléka. Boko Haram peut opérer dans ces zones, ce qui nous préoccupe d’autant plus que nous savons que des liens existent. Le numéro 2 de l’ex-Séléka, Noureddine Adam, est ou a été en contact avec des éléments de Boko Haram et d’Al-Qaida. Nous constatons actuellement l’arrivée en Centrafrique de prédicateurs radicaux venus de pays voisins. » Ajoutons à cela l’existence de groupes armés qui font des incursions dans les pays voisins, les armées de ces pays qui viennent en Centrafrique pour prendre des otages civils – comme l’armée tchadienne encore dernièrement – et le désœuvrement de la jeunesse centrafricaine, et l’on obtient une bombe prête à exploser. Quand? Personne ne sait.

Ce qui n’empêche pas la Centrafrique d’organiser le Forum de Bangui, des États Généraux dont les réunions préparatoires à travers tout le pays ont bien souvent nécessité l’appui de l’armée française. La réunion de 500 délégués des diverses régions, de chefs de file confessionnels, tribaux et associatifs, est censée être le préalable à des élections présidentielles, bien que les observateurs avertis s’accordent sur la crainte de voir le forum et l’élection faire l’objet de graves troubles à l’ordre public. Là encore, le conseiller centrafricain convient que « c’est l’élection de la dernière chance » mais personne ne sait si ça va fonctionner et quand.

La seule chose que l’on sait, c’est la somme que la Centrafrique demandera à la France : « Nous avons besoin d’un soutien financier clair de la France. Nous voulons que Paris soutienne le budget de la RCA et incite d’autres bailleurs à faire de même. Nous avons encore besoin de prés de 10 milliards de FCFA pour boucler notre budget. Et ce, sans compter l’organisation de l’élection présidentielle ainsi que le Forum de Bangui » . Soit encore 15 millions d’euros. Sans compter aussi les travaux d’infrastructures que la France a effectué ou va faire en Centrafrique, comme ce pont posé par les militaires pour relier deux quartiers de Bangui ou encore la réhabilitation à venir de l’aéroport de Bambari. Bref, alors que l’Afrique démontre une fois de plus à la France – et à l’Occident – que l’armée n’est pas la panacée, les contribuables français n’ont pas fini de payer l’esprit va-t-en-guerre de Hollande

Bangui, Breizh-info.com

CENTRAFRIQUE: TENTATIVE D’ENLEVELMENT DU MINISTRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE AU KM5

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Bangui, (corbeau news Centrafrique), 03-31-2015

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TENTATIVE D’ENLEVELMENT DU MINISTRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE AU KM5

Bangui, (corbeau news Centrafrique), 03-31-2015

Le phénomène de kidnapping, jamais connu dans la nature des Centrafricains, est devenu un mode opératoire des bandits armés en Centrafrique. Pour illustration, le ministre de la sécurité publique, Nikaise Samedi Karnou a échappé, ce 27 mars 2015, a une tentative d’enlèvement au KM5. Une tentative que le ministre a parlé lui d’une agitation de ces bandits armés.

Selon les informations dont nous disposons, un groupe de quatre individus a planifié un éventuel kidnapping du ministre de la sécurité publique, Nikaise Samedi Karnou. Cette tentative de kidnapping ciblant de nouveau un membre du gouvernement a eu lieu, le 27 mars dernier, à la Mosquée centrale de Bangui, dans le 3è arrondissement de Bangui. Alors qu’il prenait part à la grande prière du vendredi en compagnie de trois membres du gouvernement dont celui de l’élevage pêche et chasse.

Dans sa déclaration publique sur l’affaire le concernant, le ministre de la sécurité publique a balayé du revers de la mains l’information de son éventuel kidnapping. Il a plutôt parlé d’une agitation d’un groupuscule d’hommes armés dans le 3è arrondissement de Bangui dont il cherche à leur mettre la main dessus.

“Il y avait des agitations d’un certains groupuscule de 3 à 4 personnes armées que nous cherchons depuis pour pouvoir leur mettre la main dessus. Ils vivaient dans la cachette. C’est à ce moment qu’ils ont fait irruption dans la foule et ils ont été maîtrisés par la foule. La foule était hostile à leurs agitations et c’est l’occasion de remercier la population du 3è arrondissement qui, à ce jour, concoure pour que la paix revienne”, a déclaré le ministre.

Par ailleurs, le ministre Karnou a promis la traque de ces individus armés habitants le 3è arrondissement et qui, selon lui, continuent de s’agiter contre le retour de la paix dans cette partie de la capitale. Une enquête est en cours en vue de mettre la main sur ces individus armés bien connu de leurs activités criminelles dans le secteur KM5.

A en croire certaines sources, le groupe de ces quatre bandits hostiles au retour de la paix dans le 3è arrondissement, a planifié le kidnapping du ministre afin de réclamer la libération de Mahamat Ousmane Mahamat, l’ex ministre du plan sous l’air Djotodia actuellement incarcéré Au Service de recherche et d’investigation (SRI).

En rappel, l’ex ministre Mahamat Ousmane Mahamat a été arrêté début mars par les Forces de sécurité intérieure appuyée par la Brigade d’intervention rapide composée des éléments des FACA rénovés. Alors qu’il se rendait à l’aéroport international Bangui M’poko avec comme gardes corps quelques éléments de l’ex seleka bien armés d’armes de guerre.

Ces incidents sont survenus quelques jours après la réouverture de commissariat du 3è arrondissement, le 20 mars dernier, marquant le retour de l’autorité de l’État dans la localité.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Bozoum: Trois Personnes tuées suite a l`explosion d`une grenade dans une église

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-30-2015.

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Bozoum: Trois Personnes tuées suite a l`explosion d`une grenade dans une église

 

Bangui, ( A.J.N), 03-30-2015.

 

Bozoum, 28 mars 2015(RJDH), Un jeune homme a fait exploser une grenade, le mardi 24 mars, au sein d’une église, au village de Bodaya situé à 45 kilomètres de la ville, sur l’axe Bozoum-Bossangoa. Trois personnes sont mortes sur le coup et plusieurs autres blessées ont été transférées à l’hôpital pour des soins.

Les faits se sont produits au moment d’une rencontre religieuse entre les cinq églises évangéliques des frères de la commune de Nganagbabiri. D’après les informations reçues auprès des autorités communales, le présumé coupable était en un état ivresse avant de commettre l’acte.

 « Ce dernier voulait prendre les images des manifestants avec son appareil photo. Certaines personnes lui ont retiré son appareil.  Soudain,  il a dégoupillé une grenade et largué sur la foule,  occasionnant ainsi la mort de trois personnes », a relaté un témoin.

 Le présumé coupable a tenté de s’enfuir avant d’être arrêté par le groupe de jeunes qui l’ont battu à mort.

Une autre source a déploré la  dégradation avancée des routes qui a fait trainer l’évacuation des victimes dans les centres de santé de Bozoum.

Une équipe de la gendarmerie de la ville de Bozoum s’est rendue sur le lieu du drame pour la nécessite d’enquête./

 

Bangui, Alban Junior Namkomona

 

Des bandes armées Centrafricaine multiplient des attaques a l`Est du Cameroun

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-30-2015.

Les Combattants de la milice Ex-Séléka en juin 2014 en Centrafrique
Les Combattants de la milice Ex-Séléka en juin 2014 en Centrafrique

 

Des bandes armées Centrafricaine multiplient des attaques a l`Est du Cameroun

Bangui, (APA ) 03-30-2015.

 

Douala (Cameroun) 30/03/15 – Plusieurs bandes armées en provenance de la Centrafrique multiplient depuis quelque temps, des incursions en territoire camerounais dans sa partie orientale, procédant à des enlèvements, se livrant à des agressions et perpétrant des actes de vol.

Selon des sources sécuritaires, après l’enlèvement d’une quinzaine de personnes la semaine dernière par des bandes armées dans la ville de Garoua-Boulai, non seulement Bertoua la capitale régionale de l’Est, les forces de défense et de sécurité nationales ont déjoué d’autres attaques pendant le week-end.

Visiblement conscientes du fait que les regards sont surtout tournées vers l’Extrême-nord du Cameroun où l’armée fait face aux attaques de la secte terroriste nigériane Boko Haram, des mouvements rebelles centrafricains en profitent pour faire des incursions en territoire camerounais.

C’est dans ce contexte que le Président de la République a procédé à un réaménagement du commandement militaire dont le commandant du huitième secteur militaire sera installé ce lundi à Bertoua par le ministre de la Défense Edgard, Alain Mebe Ngo’o.

Une semaine après l’enlèvement d’une quinzaine de Camerounais par des rebelles centrafricains, les autorités camerounaises, en collaboration avec leurs homologues de la République centrafricaine et des organisations humanitaires, mènent des actions en vue d’obtenir ‘’rapidement” leur libération.

 

Bangui, APA, 03-30-2015

Centrafrique: L’Archevêque de Bangui, appelle les centrafricains à faire un choix de vote

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-30-2015.

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Centrafrique/Bangui : L’Archevêque de Bangui, appelle les centrafricains à faire un choix de vote

Bangui, (RJDH) 03-30-2015.

 

Bangui, 30 mars 2015(RJDH)—L’archevêque de Bangui , Dieudonné Nzapalainga, appelle  les centrafricains à prendre les armes de paix,  de l’unité, de dignité et du travail. Les choix pendant les élections doit être fait de manière  respectable. Cela pour le développement de la Centrafrique.

Cet appel a été lancé, lors de la célébration  conjointe  de la fête des rameaux, la journée internationale des jeunes et la mort du président fondateur de République Centrafricaine Barthélemy Boganda,   le dimanche 29 mars,  à la Cathédrale Notre Dame de l’immaculée conception  de Bangui.

Prenant comme exemple  Barthelemy  Boganda, le prélat a appelé les centrafricains à préserver leur dignité. « Regardons ce qui c’est passé dans notre pays. On était loin de penser à la dignité de l’homme créé à l’image de Dieu, où on ne doit pas  tuer comme un animal.  On a tué des centrafricains ici comme des  bêtes. Ce n’est pas du tout normal.  Faisons la paix, pour que la RCA retrouve sa liberté et la sécurité », a avancé Dieudonné Nzapalainga.

La journée du dimanche 29 mars est particulière, selon le religieux. «  Car nous célébrons les rameaux, la journée des jeunes et nous commémorons le président fondateur Barthelemy  Boganda. Cet homme visionnaire qui a demandé à ce que les centrafricains soient unis. Beaucoup  n’ont pas compris, ni perçu le sens profond de ce massage. (…).  Est-ce que nous sommes unis dans nos familles, dans nos communautés et dans nos pays. Ce sont des question que nous devons nous poser », a rappelé l’archevêque.

Le religieux a profité de cette occasion, qu’il qualifie d’exceptionnelle  à préparer les centrafricains, pour les prochaines élections. Selon lui, les chrétiens doivent être responsables et ne pas se laisser influencer par des hommes politiques pendant les campagnes électorales. « Les jeunes doivent se mettre au travail et être responsables dans les prises des décisions qui engagent leur avenir », a-t-il insisté.

A la fin de la célébration, les jeunes ont  formuler  des recommandations  à l’endroit des autres jeunes et aux autorités du pays pour la réussite de ces échéances électorales prochaines.

Annette Maélaine Malebingui.

– Imam Kobine Layama rejette les données sur la destruction de 417 mosquées pendant les crises

(RJDH)–En réaction aux données rendues publiques par l’Ambassadrice des États-Unis à l’ONU Samantha Power, indiquant que « sur 436 mosquées que compte le pays, 417 ont été littéralement détruites en deux ans de crise », le président du Comité islamique de Centrafrique, l’Imam Oumar Kobine Layama a rejeté en bloc ces données qui pour lui sont susceptibles d’inciter à la haine, au moment où le pays cherche à sortir de la crise. L’Imam a aussi rappelé la valeur de l’Unité que le président fondateur Barthélémy Boganda a légué au peuple Centrafricain.

Selon l’Imam Oumar Kobine Layama la Centrafrique compte 377 mosquées. « Sur les 377 mosquées, le comité islamique a enregistré 113 détruites dans certaines préfectures où le conflit a été violent. Si nous disons 417 et qu’on va sur le terrain pour vérifier, cela n’est pas réaliste. C’est une manière d’inciter les gens à la haine », a déclaré le président du comité islamique de Centrafrique.

« Dans certaines préfectures dans le sud-ouest, les lieux du culte n’ont pas été touchés, notamment les mosquées. Les zones touchées sont Bangui, les préfectures de la Lobaye, la Sangha-Mbaéré, la Mambéré Kadéï, l’Ouham et l’Ouham-Péndé et une partie de l’Ombella-M’Poko », a spécifié l’Imam Kobine Layama.

Pour le religieux, c’est dans la ville de Bangui que les mosquées ont été beaucoup plus touchées. « A Bangui, nous avons 36 mosquées et il ne reste que 7 mosquées. La majorité des musulmans qui reviennent en ce moment sont tous au KM5 », a noté le président du comité islamique.

Oumar Kobine Layama se dit croire à l’idéologie du président fondateur de la République Centrafricaine. « Je crois toujours que Barthélémy Boganda qui nous a laissé une richesse, une idéologie que les Centrafricains n’ont pas pu exploiter. Personne n’a fait une politique sincère autour de ces idéologies et les devises de ‘l’Unité-Dignité-Travail’. Si nous sommes unis, on ne devrait pas vivre les crises que le pays a connues », a-t-il regretté.

Les violences que le pays a connues ont conduit à la destruction des biens publics et privés, voire les lieux de culte. L’Ambassadrice des États-Unis à l’ONU Samantha Power a publié ces données après une visite du Conseil de sécurité à Bangui.

 

Bangui, RJDH 03-30-2015.

Formation de 400 femme déplacées internes RCA

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Bangui,(Corbeau News Centrafrique), 03-30-2015.

Les déplacés de l'aéroport de Bangui M'poko
Les déplacés de l’aéroport de Bangui M’poko

 

Formation de 400 femme déplacées internes RCA

Bangui, (APA)30-03-15.

Quatre cents femmes centrafricaines (trois cents jeunes filles et cent adultes) déplacées internes vont bénéficier d’une formation en entrepreneuriat féminin, gestion et comptabilité, en vue de leur réinsertion dans la société, après les traumatismes subis pendant la guerre civile ayant ravagé leur pays, a appris APA. Financée par le fonds Bekou de l’Union Européenne (UE) et animée par l’Association des femmes d’affaires centrafricaines, en collaboration avec l’International ressue commitee (IRC), une ONG humanitaire, la formation se déroulera partout où sont établies ces femmes qui, pour la plupart, ont déjà regagné leurs zones d’habitation respectives.

Des kits de réinsertions leur seront remis pour les accompagner dans la vie active, à la fin de la formation, a indiqué la présidente de l’Association des femmes d’affaires centrafricaines, Mme Joséphine Dejean.

Elle a précisé que sa structure avait été spécialement choisie par le fonds Beko de l’UE pour animer la formation des femmes sinistrées entreprenantes, qui sont organisées dans des groupements.

L’initiative a pour but d’aider à l’autonomisation des femmes centrafricaines mais surtout de renforcer les capacités de celles qui sont déjà engagées dans des activités génératrices de revenus, afin de maximiser leurs profits, indique-t-on.

Bangui, APA, 03-30-2015

Centrafrique: Le futur locataire du palais de la Renaissance doit avoir le profil de BOGANDA

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-30-2015.

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Le futur locataire du palais de la Renaissance doit avoir le profil de BOGANDA

 
Informé sur l’effectif des candidats à la présidentielle de 2015 en Centrafrique qui a connu l’une des graves tragédies de notre siècle, je me suis dit voilà, les centrafricains se réveillent, qu’ils sont vraiment soucieux du non développement de leur pays auquel ils sont eux-mêmes à l’origine, et du chaos total dans lequel le pays est plongé sous les feux des barbares qui sont les séléka et antibalaka, ainsi que certains hommes politiques centrafricains véreux qui nous montré leur visage diabolique. Cet effectif des candidats à la prochaine présidentielle de toutes carrures confondues si pléthorique me fait rêver l’organisation des jeux olympiques très riches en couleurs le plus souvent où tous les regards du monde entier seront braqués sur nous. Certes, ça sera l’année de purification, l’occasion de nous dépoussiérer, de bouster tout mal hors de nos frontières et d’enterrer la hache de guerre. J’y crois bien. A moins que nous préférions rester éternellement dans la performance du mal. Bien entendu, continuer à ramer à l’encontre des idéaux du père fondateur de la République, Barthélemy BOGANDA.
Évidemment, comme toute élection démocratique présidentielle au monde, notre pays la République centrafricaine longtemps opprimé et asphyxié sera sous les projecteurs des médias nationaux et internationaux. Une phase très déterminante pour sauver notre honneur, notre dignité et celle de l’humanité puisqu’une frange de notre population il faut le reconnaître, a dégradé la valeur humaine à travers leurs actes ignobles, sanguinaires et démoniaques, lesquels ne doivent pas faire l’objet d’impunité bien entendu si réellement la justice existe. Ayant bien démarré la poursuite judiciaire contre certains responsables de ces crimes odieux et détournements des fonds publics, l’État doit s’abstenir de la politique de deux poids deux mesures afin de reconquérir sa crédibilité et sa place dans le concert des nations en qualité d’un État de droit, démocratique, digne de ce nom.
Dans ce processus électoral, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) doit prouver aux yeux du monde qu’elle est à la hauteur de sa tâche qui n’est pas, reconnaissons-le, du tout facile pendant cette période de transition. Les membres de l’ANE doivent être des personnalités irréprochables compte tenu de leur intégrité morale, et compétente pour cette lourde tâche. Ils doivent sanctionner et arbitrer cette future course au pouvoir pour le palais de la Renaissance à l’instar d’un arbitre de la finale du mondial de football ayant toutes les qualités requises par excellence. Je l’interpelle déjà, pour ma part en ma qualité de citoyen centrafricain à se prononcer sur l’article 101 du projet de la constitution de la République qui disqualifie les crapules qui s’entêtent.
L’élection du premier noir (Barack OBAMA) à la Maison Blanche était avec brio parce que le candidat lui-même, intellectuel de très haut niveau était conscient des problèmes sociaux et d’injustice à certains niveaux que vivent les communautés américaines depuis le racisme et que le célèbre Pasteur Martin Luther King en a rêvé pour qu’il y ait un terme à ce comportement qui n’honore pas l’humanité. Le combat de Barack OBAMA n’était qu’une continuité de ce rêve qui marque l’humanité toute entière. Sa lutte politique au sein parti démocrate n’était pas aussi différent de celui de Barthélemy BOGANDA. Dans sa famille politique, il a été d’abord très brillant, avec un parcours fabuleux et remarquable, sans se mouiller du sang de ses compatriotes et il s’est abstenu, comme bon citoyen digne de ce nom, des détournements des deniers publics américains. Ce qui a captivé les américains de la communauté blanche et de toutes races vivant aux États-Unis de voter  massivement pour Barack OBAMA afin de concrétiser la victoire des démocrates qui briguent un second mandat de son régime. Malgré certaines difficultés rencontrées face aux républicains, le président américain arrive toujours à s’en sortir puisqu’il a l’art de développer une démarche politique conséquente vers ses adversaires et soucieux du bien-être de la population américaine. C’était la démarche de BOGANDA que ses compatriotes ont foulé aux pieds et que le dialogue est inexistant au niveau de la classe politique. L’accès des leaders de l’opposition aux médias publics est quasiment interdit.
Lors de son passage sur son continent d’origine qu’est l’Afrique, dans sa déclaration, le locataire de la Maison Blanche n’a pas mâché les mots pour inciter les africains vers une vraie et bonne démocratie et d’un Etat de droit. A-t-il déclaré à Dakar et à Accra qu’il nous faut des institutions fortes. J’ajoute à sa belle et bonne phrase qu’il nous faut aussi des hommes forts à la tête des institutions mais pas avec un doigt facile sur la gâchette  prêt à dégainer contre la population. On ne peut nier que depuis trois décennies presque, nos institutions sont bel et bien abîmées par la corruption dont le taux est plus fort que celui des petites croissances réalisées dans la plupart de nos Etats africains. En Centrafrique, on ne parle plus de la croissance depuis un certain temps mais plutôt de la décroissance chronique. Cette décroissance abusée provient de la mauvaise gestion des affaires publiques dans les domaines politique, économique et culturel. Des indicateurs et des chiffres nous interpellent tous, et particulièrement ceux qui manifestent l’ambition de briguer un mandat à la magistrature suprême de l’Etat centrafricain qui n’existe aujourd’hui que de nom. Il faut relever la dégradation constante des revenus du Trésor public centrafricain depuis le déclenchement de la crise, le taux de mortalité très élevé, la chute vertigineuse des produits agricoles, l’exploitation anarchique des ressources non contrôlée qui promotionne l’enrichissement illicite des dirigeants du pays qui renflouent leurs comptes bancaires à l’étranger, le taux très élevé du chômage dans le pays. L’exode rural et l’enrôlement des personnes âgées désœuvrées et enfants soldats dans les différentes rébellions centrafricaines depuis 2002 sont en somme les résultats de la mal gouvernance.
En effet, les futures assises politiques du mois d’avril 2015 seraient en préambule à la tenue des consultations populaires de juin et juillet prochains. L’occasion pour un tournant déterminant de regarder l’avenir en un candidat visionnaire comme Barthélemy BOGANDA à la présidentielle dont la date est fixée après cette prolongation de la transition et non en pouvoiriste. C’est pour cela hormis les critères d’éligibilité de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), nous les observateurs de la vie politique nationale nous avons aussi nos critères pour exhorter les électeurs à faire un bon choix.
On a assez écouté des beaux discours et belles promesses depuis 1960 qui ne sont jamais concrétisées, dans lesquels reviennent souvent « notre cher et beau pays ».  A  mon avis, c’est le moment d’avoir un « bel homme fort comme BOGANDA », à la tête de notre cher et beau pays. Bel dans la tête, capable de trouver des solutions aux innombrables problèmes des centrafricains, et physiquement élégant sur le plan vestimentaire tout de même comme OBAMA. La démarche, le gestuel, le verbe éloquent et diplomatique pour convaincre les investisseurs étrangers et non moqueur et trompeur afin de venir en masse en République centrafricaine pour investir après cette crise qui a fait fuir les patrons d’entreprise, lesquels ont mis les clés sous paillasson. Le président qui sera élu démocratiquement en Juin ou Juillet 2015 doit être un intellectuel de haut niveau ayant la capacité de trouver des solutions les plus rapides aux problèmes des centrafricains au niveau des secteurs de santé, de l’éducation, de l’agriculture et l’élevage pour assurer l’autosuffisance alimentaire et exporter l’excédent afin de faire entrer des revenus dans les caisses de l’État, trouver des solutions au problème énergétique pour électrifier toutes les seize préfectures de la République Centrafricaine et les alimenter en eau potable, payer les fonctionnaires et agents de l’État à terme échu et non déchu comme ils ont l’habitude de le faire, résorber le chômage pour éviter le soulèvement. Les étudiants qui viennent de terminer leurs études ne doivent pas chômer. A la rigueur, un développeur par excellence pour créer des emplois aux jeunes et améliorer les conditions de vie des centrafricains. A l’exemple de Barthélemy BOGANDA qui avait créé des entreprises comme SOCOLOLE pour donner du travail aux centrafricains. Nul ne dira le contraire. Ne voulant pas voir les centrafricains mourir de famine, le héros national a créé des coopératives pour faire travailler les centrafricains. Car, il est dit que tu gagneras le pain par la sueur de ton front. Ce nouveau locataire du palais de la Renaissance doit avoir non plus les mains mouillées de sang et des biens et fonds de l’État volés.

En effet, pour des candidats qui n’ont pas comme priorité la justice et la diplomatie dans leur programme puisqu’ils sont des corrompus et de bons corrupteurs, je leur demande d’insérer ça maintenant. Le pays est tombé dans un chaos sans précédent à cause de l’inexistence d’une bonne justice. La justice centrafricaine a perdu son indépendance à cause de la corruption et l’exercice de la profession en faveur des régimes quant à ce qui concerne les juges.
Concernant la diplomatie, son élan des années 70 a bel et bien disparu. De nos jours, plusieurs représentations diplomatiques sont fermées sur le continent et dans le monde entier ou presque inexistant. Je citerai l’inexistence de notre ambassade au Sénégal. Les personnels diplomatiques sont des laisser-pour-comptes à l’étranger et tirent le diable par la queue. Certains bâtiments de nos chancelleries tombent en ruine, des drapeaux centrafricains en lambeau perdent leur éclat et l’État ne respecte pas son engagement vis-à-vis des propriétaires des immeubles contractés pour le fonctionnement des ambassades parce que les longs bras ont tout pillé. Les traités internationaux et conventions sont souvent non respectés par l’État centrafricain. Bref, il existe énormément de choses à rétablir et à remettre sur la bonne direction. L’heure est grave et il est temps qu’on arrête de marcher sur la tête.
Pour en finir, les nouveaux candidats n’ont droit à l’erreur. Surtout l’homme qui va arracher la victoire de la présidentielle en fin des élections 2015. En six mois d’exercice de fonction présidentielle, si tous les centrafricains sont d’accord avec moi, et qu’on se lève comme un seul homme pour redresser la barre, monsieur X du palais de la Renaissance sera évalué par la société civile. S’il n’a pas le profil de BOGANDA,  ne respectant pas ses idéaux, on le dégage. Car la Centrafrique doit changer et aller de l’avant.
A bon entendeur…
Bangui, Pierre INZA Pour CNC.

Centrafrique: 29 mars 2015 : le centrafricain a-t-il hérité de l’idéologie de Barthélemy BOGANDA ?

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique),03-30-2015.

 

 

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29 mars 2015 : le centrafricain a-t-il hérité de l’idéologie de Barthélemy BOGANDA ?

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), -03-30-2015.
C’est le thème choisi et débattu par l’Union des Etudiants et Elèves Centrafricains au Sénégal (UECAS) en salle de conférence du centre culturel Derklé de Dakar (Liberté 6). Apprécié par l’ensemble des étudiants et élèves centrafricains et personnalités invités par le président de l’UECAS, Euphrem MASSAO, assisté de son secrétaire général, VOYEMADE et le coordonnateur, Adrien KOUDOU-ZALLA, le thème développé a suscité beaucoup de réactions de la part des participants au débat et des interventions très enrichissantes des uns et des autres.
La conférence-débat a ouvert le rideau par le chant en unisson de l’hymne national « la Renaissance » créé par le président fondateur de la République, Barthélemy BOGANDA disparu dans un accident d’avion qui l’emmenait et sa suite au village Bobangui le 29 mars 1959 et dont, aucune lumière n’a été faite jusqu’à ce jour sur cette mort tragique et précoce de l’héro national qui a mené une lutte farouche contre les oppresseurs de son pays et les assassins de son peuple qui, malheureusement, renaissent en ce début du 21è siècle, provoquant un drame humain qui a causé des milliers des morts et d’énormes dégâts sur les plans, économique, social et culturel.
En effet, un film documentaire monté de toutes pièces par les réalisateurs a été projeté à l’écran pour démontrer un retour éphémère qui n’a rien d’un retour de paix durable en Centrafrique, depuis que les hommes politiques centrafricains, les ex-séléka et les antibalaka ont pris en otage le peuple centrafricain. Du moment où le processus du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) est toujours pinaillé et dévié délibérément par les protagonistes qui ne se contentent que de détourner les fonds alloués du programme, il va sans dire que le peuple de B. BOGANDA est encore entre le marteau et l’enclume. Pris en esclavage et martyrisé par les nouveaux oppresseurs et leurs maîtres que Barthélemy BOGANDA avait combattu pour un Centrafrique fort à travers son idéologie, ses idéaux
politiques bafoués il y a cinquante-six ans par les pourvoiries, les arrivistes affamés, le peuple centrafricain reste toujours un orphelin sans leader charismatique à la carrure du président fondateur de la
République et vit en évidence dans une extrême pauvreté.
Le débat a été suivi des commentaires du coordonnateur qui a cité quelques exemples du pays d’accueil le Sénégal faisant recours aux personnalités morales du pays à chaque fois que se pose une crise sociale ou conflit de tout genre. Pour d’autres participants, c’est un exemple qui pourra nous servir à aller de l’avant. Le président de l’Association de la colonie centrafricaine, ACAS-TONGOLO, monsieur Jacob GOYEMA a pris la parole pour rappeler aux centrafricains de la diaspora certains passages des déclarations de Barthélemy BOGANDA qui disait, je cite : « parlons peu et travaillons beaucoup », « Malheur à l’homme seul ». Selon lui qui a abordé dans le même sens que les autres intervenants, « nos pères et nos grands frères ont échoué », donc, il faut qu’on se lève comme un seul homme pour restaurer notre pays, a-t-il dit.
Pour en conclure et inviter les compatriotes à partager la collation, un met national (ngoudja au poisson), le coordonnateur, Adrien KOUDOU-ZALLA a exhorté les compatriotes à faire quelque chose, « faites quelque chose de votre vie ». Il s’est référé à la citation d’un écrivain.
Extrait du texte du président de l’UECAS
« Depuis l’indépendance de la République centrafricaine, le martyr, Barthélemy BOGANDA, occupe une place culminante dans l’espace et les mentalités, dans les sphères publiques et privées. Barthélemy BOGANDA aimait dire que la colonisation nous a laissés en héritage un État, à charge pour nous de le transformer pour construire une nation. Pendant quelques années lors de son vivant, il a façonné l’Etat Oubanguien pour en faire la nation centrafricaine.
Le 29 mars, journée nationale consacrée à la commémoration de sa disparition, se cristallisent les souvenirs d’un responsable fils du pays pour sa patrie.
Indispensable en revanche, de rappeler aujourd’hui dans cette journée les leitmotivs de sa philosophie politique. Je pense à sa pratique constante du dialogue qu’il tenait pour l’arme des forts, pratique qu’il a su faire prévaloir dans les conflits entre colons et oubanguiens et ailleurs en Afrique. Je pense, en particulier, à son action courageuse de déposer la chasuble religieuse pour sauver son peuple en s’orientant sur le terrain politique. Je pense également  à sa recherche obstinée de la paix dont il fut un apôtre convaincu de sa génération. Je pense aussi à la recherche de l’équilibre sociopolitique qui l’emmena à diversifier le panorama ethnosociologique des principaux décideurs politiques administratifs de la vie nationale.
Aujourd’hui, le poids des violences qui se passent dans notre pays ne prophétise pas son bon devenir. Les destructions massives, viols, vols, les assassinats enregistrés par-ci et par-là témoignent de l’extrême niveau de barbarie dans laquelle se sont  vautrées nos populations. L’heure est grave. Mais il n’est pas tard. C’est pourquoi, j’en appelle à la conscience des hommes, femmes, jeunesse centrafricaine ici présents à s’associer aux idéaux de paix, d’unité, de justice sociale et de réconciliation prônés par Barthélemy BOGANDA pour le bon devenir de notre cher et beau pays la République centrafricaine. J’en appelle une fois de plus à notre conscience afin de construire ensemble l’humanisme en revenant aujourd’hui aux sources de « Zo Kwe Zo » prônées par BOGANDA, en acceptant désarmer notre cœur et de nous aimer les uns et les autres.
Pour en terminer, je nous invite à nous approprier la pensée et l’héritage, politique et philosophique de Barthélemy BOGANDA, grand bâtisseur de l’État et de la Nation, ciment de l’unité et serviteur de la paix. Que chacun de nous amène sa part de contribution intellectuelle, morale et sociale pour mener à bon port la Centrafrique de demain. »
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Bangui, Pierre INZA Pour CNC,

Centrafrique: Nous tiendrons les élections, dans trois mois, selon Charles MALINAS

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-28-2015

Ambassadeur de France en Centrafrique Charles Melinas

 

Nous tiendrons les élections, dans trois mois, selon Charles MALINAS

 

Charles Malinas (C.M) : Bonjour!

 

RJDH : La 7ème Réunion du Groupe International de Contact sur la RCA vient d’avoir lieu au Congo. Les partenaires de la RCA ont réaffirmé leur soutien aux autorités de la transition et rappelé la nécessité de tenir le calendrier des élections. A quel niveau se situe l’implication de la France lors de cette grande rencontre?

C.M : Comme vous le savez, la France est aux côtés de la République Centrafricaine depuis longtemps pour essayer d’aider à résoudre cette crise. La France appui les efforts des États qui sont au sein du Groupe Internationale de Contact pour appuyer la transition et l’aider jusqu’à son terme dans les meilleurs conditions possibles. La dernière réunion du GIC a réuni un nombre important d’États et cela a été un succès. Le groupe a réaffirmé son soutien mais aussi la nécessité de tenir les délais de la transition. La population centrafricaine souhaite revenir à la normale.

RJDH : Les conclusions du GIC sont revenues sur la nécessité de respecter la clause d’inéligibilité des autorités de la transition. Vous en tant qu’Ambassadeur, qu’avez-vous dit?

C.M : Écoutez, je n’ai pas d’avis particulier en tant qu’Ambassadeur sur cette question. Les règles ont été édictées par la communauté internationale sur cette question à commencer par la réunion de Libreville qui a lancé le processus de transition. Sur cette question je suis tout simplement la règle que les personnalités de premier plan qui ont participé à la transition ne peuvent pas se présenter à l’élection présidentielle et législative qui doit clore cette transition.

RJDH : Certains politiques voient la main de la France derrière cette règle. Je cite en exemple Joseph Bendounga qui vous voit comme étant l’auteur de ce principe d’inéligibilité des autorités de la transition, comment réagissez-vous?

CM. Alors ni la France ni moi-même sommes l’auteur de ce principe. Comme je disais c’est un principe qu’on retrouve très fréquemment lorsqu’il y a une situation de transition. C’est un principe édicté par les États qui étaient au chevet de Centrafrique essentiellement les États de la CEEAC comme je le disais tout à l’heure mais également d’autres. Quant à Joseph Bendounga, il a publié une lettre ouverte qui m’est adressée. Il sait très bien que s’il veut que nous nous rencontrions je serais disponible. On s’est déjà vu plusieurs fois, on s’est encore rencontré hier à l’occasion de l’anniversaire de la Radio Ndéké Luka. Je n’ai aucune difficulté avec Joseph Bendounga, je suis prêt à discuter avec lui. Il est possible que nous ne soyons pas d’avis sur un certain nombre de sujets mais c’est la vie, on peut ne pas être d’accord avec les gens et en parler.

RJDH : L’Autorité Nationale des Élections est aujourd’hui au mur de lamentation, du fait des promesses non tenues de certains bailleurs. Comprenez-vous Monsieur l’Ambassadeur la réticence de ces derniers.

C.M :Les promesses non tenues des bailleurs, il faudrait que vous me précisiez, parce que là pour l’instant je ne connais pas de bailleurs qui ait promis de fond à la Centrafrique et ne les ait pas versés.

RJDH : Dernièrement l’Union Européenne était un peu réticente. On la voyait réticente et puis après elle vient de signer il n’y a pas longtemps alors qu’on l’attendait depuis.

C.M : Alors ce n’est pas une promesse non tenue. L’Union Européenne ne voulait verser l’argent dès lors que d’autres bailleurs seraient venus l’aider dans le financement du processus électoral. On a eu une discussion avec les responsables de l’Union Européenne à Bruxelles. La France a beaucoup appuyé de ce point de vue la position centrafricaine pour que l’Union Européenne assouplisse sa position et verse au moins une partie des fonds promis. De sorte que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) puisse démarrer les opérations électorales concrètes, c’est-à-dire en premier lieu l’enregistrement des électeurs.

RJDH : Aujourd’hui la Communauté Internationale pousse les autorités nationales à aller vers ces élections, de tenir le délai qui va jusqu’en juin-juillet. Pensez-vous que ce calendrier est aujourd’hui tenable?

C.M : D’abord ce n’est pas seulement la Communauté Internationale qui pousse les autorités; c’est la population centrafricaine qui l’a tout à fait exprimé lors des consultations populaires. La deuxième chose c’est que la transition a déjà été prolongée de 6 mois et un gouvernement de transition, vous savez, il y a plein de choses qu’il ne peut pas faire. Il y a des actions qui appartiennent à un gouvernement normal, un gouvernement légitimement élu, qui ne sont pas dans les capacités d’un gouvernement de transition qui, lui  a des taches précises liées à la transition. Donc la sortie de la transition est quelque chose qui est particulièrement importante pour que la République Centrafricaine retrouve les conditions de sa reconstruction, une vraie reconstruction. Ça c’est le premier point. Deuxième point ce sont les délais; ils ont été fixés au départ et allongés. Le Groupe International de Contact et la France sont en phase pour réaffirmer qu’il fallait tenir ce délai. Cela veut dire que pour les opérations pré-électorales, enregistrement des électeurs, circonscriptions électorales qui sont des opérations techniques doivent être réalisées maintenant à grande vitesse.

Les gens qui en sont chargés jusque-là ont mis beaucoup de temps sans doute trop de temps. Le médiateur a accepté de prolongé de 6 mois jusqu’en aout prochain et il a clairement dit au GIC qu’il n’y aurait pas une autre prolongation, il n’y aurait pas de 3ème transition parce qu’il y a d’autres crises dans le monde, des crises extrêmement grave à l’exemple de l’Ukraine mais il y a d’autres crises en Afrique et dans le reste du monde. Pour que la Centrafrique continue d’attirer l’attention des bailleurs qui, par exemple qui paient le salaire des fonctionnaires, il faut qu’elle montre qu’elle a fait des progrès. Il faut d’une part réussir le forum de Bangui et tenir les élections dans le délai prévu.

RJDH : Si après trois mois les élections ne sont pas tenues, quel scénario envisagez-vous?

C.M : Nous tiendrons les élections

RJDH : Monsieur l’Ambassadeur merci!

C.M : C’est moi qui vous remercie!

Décrytage : Naim-Kaélin ZAMANE

Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) : Monsieur Charles Malinas Bonjour!

Centrafrique: Qu’est ce qui s’était passé aujourd’hui à la mosquée centrale de Bangui?

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-28-2015.

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Qu’est ce qui s’était passé aujourd’hui à la mosquée centrale de Bangui?

 

( Corbeau News Centrafrique), 03-28-2015

D’après les infos de source sûre, un incident s’était produit entre le Ministre de la sécurité publique et certains musulmans après la première de vendredi. Selon cette source, le ministre s’est rendu pour un message. Il aurait demandé à ses compatriotes musulmans de ne plus hésiter à fréquenter d’autres quartiers inaccessibles jusqu’à lors et de ne plus rien craindre pour leur sécurité. Si devanture, les antibalaka les attaquent, ils n’ont qu’à l’appeler directement au téléphone.

“On se demande bien si cette personne violentée ou certainement morte aurait vraiment le temps de l’avertir au téléphone…rire”

Il aurait nommément indexé certains musulmans de radicaux, ignorant que ceux-ci étaient présents dans la salle. Réaction immédiate et violente de ces derniers contre le Ministre et son aide de camp. Heureusement que l’Imam et d’autres frères auraient intervenus pour faire évacuer ce Ministre des lieux… Oufff A suivre…

Bangui, Gisèle MOLOMA Pour CNC

Centrafrique: Interview exclusive : « Mon engagement n’a pas de prix », Johnny Yannick Nalimo

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Bangui, (J.Y.N), 03-28-2015.

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Interview exclusive : « Mon engagement n’a pas de prix », Johnny Yannick Nalimo

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), -03-28-2015

 

En Centrafrique comme ailleurs, on ne cesse de parler de lui. Monsieur Johnny Yannick NALIMO est journaliste centrafricain exilé au Cameroun. Sa plume et sa vision pour son pays ne cessent de réveiller la classe politique centrafricaine. Pour certains, ce journaliste est proche du KNK de François Bozizé, d’autres disent qu’il est adhérent du MLPC de Martin Ziguélé. «PC Je ne suis pas du MLPC ni du KNK ni membre d’un parti politique quelconque » a-t-il rétorqué. Il livre ses impressions au Quotidien Centrafricain PALMARES où il parle des questions sensibles qui touchent le quotidien du Centrafricain.

Il est l’un des rares Centrafricains de la diaspora qui critiquent sans longue de bois le supplice du peuple centrafricain. Je tiens d’abord à vous remercier pour cette marque d’attention particulière, car vous vous enregistrez le premier média à me mettre publiquement à l’épreuve des mots, j’en suis honoré. Beaucoup sont ceux qui se renseignent nuit et jour sur ma carcasse au point de me coller des étiquettes qui n’honorent mes motivations et mon mobile citoyen. Je suis un Centrafricain né à Bangui, issu d’une famille chrétienne, qui a passé la majeure partie de son enfance à prêcher la bonne nouvelle du royaume de Dieu, mais qui après la fleur de l’âge obliqué temporairement au militantisme Céleste pour combattre les maux qui paralysent le progrès socioculturel en République centrafricaine. Aujourd’hui je m’affirme journaliste et je ne vis que de ce métier. Malgré mon enfance particulièrement marquée par de forts moments de solitude due au manque d’affection parentale et de certains égarements regrettables de la jeunesse, j’ai su par la grâce de mon Créateur, mais aussi des pluies de conseils que mon entourage ne cesse de me prodiguer, de parfaire mes multiples défauts pour être celui qui répond humblement à vos questions.

2- vous êtes centrafricain et vous vivez depuis quelques temps au Cameroun, que faites-vous au Cameroun ?

Quand il pleut dehors, le mieux serait de se mettre à l’abri. L’année 2013 en Centrafrique était très insupportable pour bon nombre de Centrafricains et particulièrement pour moi en raison de cette criseconfuse, pendant les durs périodes des troubles dans notre pays, il était très facile de prendre B pour 8, raison de mon départ au pays hospitalier et reposant de Douala Manga Bel. Tous ceux qui ont de fortes convictions et qui sont appelés à faire bouger les choses dans un environnement de prédation ont souvent le malheur de connaître l’exil. Je ne suis pas au Cameroun de mon gré, ma magie ne s’opère qu’en Centrafrique. Actuellement, en plus de l’animation du site d’informations que j’administre à plein temps, je suis des cours de communication à l’Université de Douala.

3 – Vous êtes journaliste, quelle lecture faites-vous de la situation actuelle dans votre pays ?

Même si au travers de mes écrits, j’affiche quelque fois des prises de position opposées à celle de la politique transitoire en cours, je ne m’affirmerai pas pétrochimiste, c’est-à-dire un lanceur de flammes. Je suis du même avis que ceux qui perçoivent la RCA comme une ambulance sur laquelle il ne faut pas tirer. Mais il faut toujours avoir les yeux rivés sur ceux qui sont aux affaires et qui pérennisent les vieilles habitudes. La situation sécuritaire semble s’améliorer dans certaines parties du pays, mais il reste beaucoup à faire pour garantir la sécurité sur l’ensemble du territoire car des massacres se poursuivent encore dans les villes sous contrôle des bandes armées. La situation humanitaire reste criarde en dépit d’une liste pléthorique d’ONG intervenants en Centrafrique; les centaines de milliers de déplacés attendent désespérément des initiatives politiques favorables à leur retour ; l’état transitoire doit tout mettre en œuvre pour qu’il y’ait reprise des activités agricoles, économiques et culturelles dans les zones déclarées vertes.

4- la classe politique centrafricaine se prépare pour un énième forum inter centrafricain. Croyez-vous sincèrement à une issue favorable de ce grand rendez-vous ?

Le vocable « sincérité » n’est pas vérifiable dans les démarches des politiques nationaux, bien avant et pendant la transition en cours. Toutefois, ce dialogue national inclusif est crucial pour une sortie de crise, il est capital pour la refondation d’une nouvelle démocratie en Centrafrique. Les centrafricains veulent comprendre pourquoi ils se sont retrouvés dans cette situation cauchemardesque. Ils veulent entendre les vérités des bouches de victimes et de leurs bourreaux. Ce dialogue est le labyrinthe du repentir du peuple centrafricain, les autorités transitoires se doivent d’indiquer la bonne direction à emprunter pour éviter de revivre l’effusion de sang. Pour vous répondre, j’optimise en faveur de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale sur fond d’un travail bien effectué au préalable afin que chaque centrafricain se retrouve dans ce grand rendez-vous national.

5-On vous taxe d’être très proche du KNK, d’autres disent que vous êtes un militant du MLPC, que leur répondrez-vous ?

Ces rumeurs me sont parvenues, elles sont tellement ridicules qu’elles me font rire par moments. Je côtoie des hommes politiques qui tiennent des partis avec qui j’ai de très bonnes relations, mais cela n’explique en rien mon engagement, car il n’a pas de prix. Ma plus grande satisfaction, c’est d’être du côté du peuple, car c’est de ce côté que la vie a plus de sens. Il m’arrive pour de diverses raisons de prendre position en défendant une pensée que je juge soutenable, mais là aussi ne signifie pas mon appartenance à une association politique. Je me souviens encore d’un lecteur du site Kangbi-ndara qui me taxait d’un journaliste proche de l’ex-rébellion de la Séléka tandis que bien d’autres sur Facebook ont pu, sur la base des inférences, faire des rapprochements entre les anti-balaka et moi, que des boniments ! Je ne suis pas du MLPC ni du KNK ni membre d’un parti politique quelconque. Je suis un habile militant de de la liberté d’expression, de la non-violence, du respect de la vie humaine, de l’unité du peuple centrafricain et de la sauvegarde de notre identité culturelle. Comme de nombreux africains, je prêche aussi l’unité africaine, je ne pense pas que le panafricanisme soit un parti politique (rire).

6- dites, que pensez-vous du forum de Nairobi qui vient de finir avec une signature d’un accord entre Bozizé et Djotodia ?

Voyez-vous par la pensée les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia main dans la main devant les Centrafricains aux côtés des représentants de l’ex-Séléka et ceux des anti-balaka implorant tous le pardon du peuple ? Je pense que c’est cela les Accords de Nairobi, c’est cette lourde culpabilité qui pousse vers toutes sortes d’action visant à se disculper. Je dis toujours que si la paix et la réconciliation en Centrafrique doivent passer par les présumés auteurs de la division et du chaos, qu’ils soient les bienvenus mais, que la justice nationale fasse aussi son travail.

7-A l’approche des futures élections en RCA, on assiste à une pléthore de candidats à la présidentielle. Qui selon vous pourrait conduire la destinée de votre pays ?

Il est encore tôt. Vous êtes sans ignorer que l’Organe National des Élections (ANE) est loin de clore la liste des personnes qui veulent supplanter la présidente Catherine Samba-Panza et que c’est presque tout le monde qui convoite cette chaise fugace en Centrafrique. Je ne saurai faire le prix d’un poisson en liberté dans l’eau. Laissons le temps faire son temps afin que vous et moi puissions-nous prononcer sur chacun des candidats en fonction de leur histoire et de leurs programmes. 8- Avez-vous le sentiment que ces élections peuvent se tenir cette année alors que le pays est toujours en quête de sécurité ?

Qui va voter pour qui et dans quelles conditions sécuritaires ? À mon avis, c’est pratiquement impossible dans le contexte actuel à moins que la baguette magique n’existe. Même au Burkina Faso où la transition est apaisée, le facteur temps s’impose pour créer de meilleures conditions des élections à l’issu desquelles le pouvoir sera remis à un régime élu démocratiquement. Les aiguilles de la pendule électorale semblent tourner en faveur de ceux qui soutiennent la prolongation de durée de la transition pour une meilleure sortie de crise. De très bonnes sources au Palais de la Renaissance à Bangui, les élections couplées auront lieu en fin 2016, attendons de voir !

9- A quand rentrerez-vous dans votre pays ?

Dans très peu de temps car le temps est orageux de ce côté (rire).

10- Votre dernier message à vos compatriotes centrafricains ?

Que le peuple centrafricain cesse de vivre au présent, que toutes ses entreprises soient motivées par le souci des générations à venir, qu’il lègue des nuits de repos à ses progénitures, qu’il accepte la critique, l’opinion contraire n’est pas de l’adversité ni de l’inimitié. Qu’il s’abstienne de trahir son pays pour amasser des richesses éphémères

ou l’estime des mortels. Qu’il travaille dur pour subvenir à ses besoins, qu’il aime son Dieu, son pays et son prochain, qu’il vive heureux et en sécurité sur son sol.

Propos recueillis par Saint Régis Zoumiri

Bangui, qui est Johnny Yannick Nalimo? 03-28-2015

 

Centrafrique: Quand le candidat Joseph Bendounga remonte les bretelles à l’ambassadeur Charles Malinas

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Quand le candidat Joseph Bendounga remonte les bretelles à l’ambassadeur Charles Malinas

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), -03-27-2015.

 

En date du 25 mars, le président du parti Mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga a écrit une sévère lettre à l’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas. La lettre de Bendounga qui correspond à s’y méprendre à une mise en garde formelle concerne ce qu’il a appelé « les manœuvres dilatoires » en vue d’exclure sa candidature à l’élection présidentielle de 2015. Se basant sur une vieille concertation privée qu’il a eue avec l’ambassadeur de France à l’Ambassade où la position de ce dernier sur la candidature de Catherine Samba Panza a porté cette dame à la tête de la transition, Joseph Bendounga estime que si Malinas se positionne en RCA, les faits suivent immédiatement. Autrement, c’est l’ambassadeur de France à Bangui ‘’le faiseur de présidents centrafricains’’, d’où la mise en garde de Joseph Bendounga. « Monsieur l’Ambassadeur, ce qui choque et qui m’amène à vous interpeler aujourd’hui, c’est que vos allégations en janvier 2014 ne corroborent pas avec ce que vos suppôts de la transition à la Présidence, la Primature, au Conseil national de transition et dernièrement le Point 10 des Conclusions de la septième réunion du Groupe international de contacts sur la RCA trament pour empêcher les anciens acteurs de la transition, hormis ceux dont la Cour pénal internationale a indexé de briguer la présidence de RCA en2015. » a fait constater le politique dans cette déclaration dont Corbeaunews s’est procuré une copie.

Fort de ce constat, Joseph Bendounga revient sur son cas personnel, en ce qui concerne sa candidature pour la prochaine présidentielle qui s’annonce en RCA. L’inquiétude du président du MDREC s’est fondée sur le passage de sa candidature au crible des critères d’éligibilité au regard des dispositions de la Charte constitutionnelle de transition qui excluent d’office les personnalités de la transition. « L’inéligibilité à la Présidentielle et aux Législatives de 2015 concerne les acteurs de la transition actuellement en fonction et non les anciens qui sont devenus de simples citoyens depuis qu’ils sont libérés de leurs charges à l’égard de la Charte constitutionnelle de transition, suite à la démission du tandem Djotodia/Tiangaye,le 10 janvier 2014 relève : des manœuvres mafieuses des francs-maçons, de l’ interprétation erronée, frauduleuse et idiote de la Charte constitutionnelle de transition, ne relevant ni de la logique voire du bon sens et du droit. Ces inéligibilités imaginées par vous et reprises par les racailles du CNT frapperaient également ceux des candidats n’ayant pas séjourné ou ne disposant pas d’une propriété bâtie sur le territoire national depuis plus de trois ans. » a-t-il expliqué.

Devant cette situation, la position de Bendounga qui n’a pas gobé le fait que l’ambassadeur de France à Bangui – ce ‘’faiseur de présidents centrafricains’’ soit positionné sur ces critères est sans ambages. A en croire Bendounga, c’est une manière de l’exclure de la course de 2015 au nom de sa nomination au Gouvernement Tiangaye sous le régime Djotodia. Mais, en ce qui concerne la position de Malinas sur le sujet, Bendounga réagit ainsi : « … monsieur l’Ambassadeur, il n’appartient pas à un diplomate fusse-t-il de la France de se substituer aux Centrafricains pour gérer le pays et pousser le ridicule à son comble pour imposer des critères d’éligibilité à des élections. Malgré que vous soyez au champ, au moulin, au four et à l’épicerie : rien a bougé, la RCA poursuit inexorablement sa descente aux enfers avec le vide constitutionnel comme la cerise sur le gâteau. »

En somme, la terre de Bendounga lève un coin de voile sur la légèreté des politiques centrafricains devant la France, puisque toutes les consultations pour être élu président de la République passent inéluctablement par l’Ambassade de France.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC.

CENTRAFRIQUE: UN GESTE DE NGOMBE-KETTE AUX FEMMES DE CENTRAFRIQUE POUR LA JOURNEE DE 8 MARS

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UN GESTE DE NGOMBE-KETTE AUX FEMMES DE CENTRAFRIQUE POUR LA JOURNEE DE 8MARS

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-27-2015

 

La Fondation pour la Reconstruction en Centrafrique, en abrégé FRC, a organisée, le 8 mars 2015, une cérémonie d’hommage à la femme centrafricaine. La cérémonie d’hommage a eu lieu au centre ville de Bangui, à la résidence de Jean-Barkès Ngombé-Kette, le président fondateur de cette association.

Cette journée a été une occasion pour l’ex-Maire de la capitale centrafricaine d’apporter son soutien à la femme centrafricaine dans ces moments de grandes difficultés que traverse la République centrafricaine. C’était dans sa résidence située au centre-ville de Bangui qu’a eu, en mi-journée du 8 mars dernier, une cérémonie regroupant une cinquantaine de femmes venues de tous les 8 arrondissements de Bangui et de la sous préfecture de Bégoua qui ont honoré de leur présence à l’évènement marquant la journée internationale des femmes.

Organisée par son association dénommée ‘‘Fondation pour la Reconstruction en Centrafrique (FRC)” , la journée a été son comble. Pendant la cérémonie, toutes les femmes s’étaient habillées en pagne offert par Monsieur Jean-Barkès Ngombé-Kette, ce qui a rendu cette fête bien plus agréable pour ces dernières qui, visiblement, ont exprimé leur gratitude à l’ancien Maire de la ville de Bangui pour son initiative plus particulière envers les femmes de Centrafrique durant cette journée que toutes les femmes du monde étaient à l’honneur.

Dans son allocution, le maître des lieux a exprimé son attachement à l’autonomisation de la femme, thème de ladite journée qui, selon lui est un aspect essentiel dans le développement de la femme centrafricaine et par richochet dans celui du pays tout entier. La cérémonie, soulignons-le, a été ponctuée par des chants et danses mais aussi par le discours de la 2ème Vice-présidente de l’association Madame Clotaire Mbaimani.

C’était en fin de journée que s’était achevée la cérémonie dite d’hommage aux femmes de Centrafrique. L’on pouvait lire sur les visages radieux de ces dames toutes leur satisfaction et reconnaissance envers la Fondation FRC et son Président.

Bangui, Eric NGABA Pour  CNC

Centrafrique: Les trois priorités de Flora Habiba, Miss-Centrafrique 2015

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Les trois priorités de Flora Habiba, Miss-Centrafrique 2015

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-25-2015. 

Flora Habiba Nghahally, élue Miss-Centrafrique pour la paix, le 21 mars dernier a animé sa toute première conférence de presse, ce mercredi 25 mars à la pâtisserie Grand Café à Bangui. A cette occasion, l’ambassadrice de la beauté centrafricaine a décliné sa vision et ses projets pour la paix en République centrafricaine. Elle a été entourée à cette occasion par Tatiana Thoka, Présidente du Comité de Miss-Centrafrique, de Alain Diab, le Patron du Grand Café qui aime soutenir les initiatives artistiques et culturelles pour la paix en RCA.

Quatre jours après son élection à l’hôtel du Centre à Bangui, la Miss-Centrafrique pour la paix, Flora Habiba Nghahally annonce ses couleurs. Habiba a commencé par rappeler à demi-mot la motivation qui a été la sienne, lorsqu’elle devait s’engager pour le concours de Miss-Centrafrique : « Ma motivation est toute simple. C’est que je me sentais malheureuse de voir mon pays, la RCA, plonger dans une crise sans précédente. Et je me sentais en même temps vulnérable et impuissante de pouvoir apporter une solution réelle à cette situation. C’est pour cela que j’ai décidé de postuler, afin qu’une fois élue, je puisse peser de tout mon poids dans la recherche de solutions de sortie de crise. » a-t-elle déclaré.

Quant à la vision que la Miss a pour sa nouvelle responsabilité, Habiba répond : « Mon plan de travail pour apporter efficacement ma modeste contribution au retour et l’édification de la paix dans notre pays s’articulera autour de notre Devise qui est ‘’Unité-Dignité-Travail’’. Parce sans l’unité entre les filles et fils de Centrafrique aujourd’hui déchirés par la haine, nous ne pouvons pas aller de l’avant puisque la paix ne se construit pas avec la division. Mais, tout cela doit se faire dans le strict respect de la dignité humaine. Et j’ai pensé que la paix dont je suis la Miss aujourd’hui, ne peut être retrouvée que par le travail. J’exhorte donc, tous les centrafricains à se mettre au travail, puisqu’il n’est pas compréhensible que la République centrafricaine, notre pays, soit connue pour ses immenses richesses naturelles, et que le peuple centrafricain puisse rester toujours pauvre. »

Cette vision de Habiba n’est pas seulement axée sur sa seule volonté, mais à en croire l’ambassadrice, cela passe par des actions concrètes avec le soutien de tous les centrafricains, particulier les personnes de bonne foi qui entendent accompagner la Miss dans ses œuvres. « J’aime mon pays la RCA, c’est pour cela que j’ai postulé pour être élue Miss-Centrafrique aujourd’hui. Je vais, de par ma beauté extérieure et intérieure, présenter un autre visage de la République centrafricaine, pas celui que l’on connait avec les guerres, de la haine, de la division ; mais plutôt, une République centrafricaine forte en espérance vers la paix durable et le développement. » a-t-elle martelé avant d’annoncé « Pour cela, dès la semaine prochaine, j’irai défendre les couleurs de notre pays à Ndjamena au Tchad lors d’un concours de Miss qui aura lieu bientôt dans cette ville, et reste confiante de remporter un prix. »

Alain Diab le Patron de la pâtisserie Grand Café, ce sponsor de premier rang des activités culturelles en RCA s’est réjoui de l’engagement de la Miss-Centrafrique en ces termes : « je dis d’abord toutes mes félicitations à Flora pour son élection, ainsi qu’à toutes les personnes qui lui ont apporté leur soutien multiforme. Je suis touché par le fait qu’elle est élue ‘’Miss-Centrafrique pour la paix’’. Je souhaite qu’elle donne à la Centrafrique une autre image, celle de la beauté centrafricaine et de la paix. »

Rappelons que Flora Habiba Ngahally est une charmante demoiselle de 25 ans, élancée de 1,75m. Elle a fait ses études au Bénin, titulaire d’un Bac D +4, avec une Licence en Communication-Marketing et travaillant actuellement dans une société de Commerce général.

Bangui, Fred KROCK, Pour CNC.

Centrafrique: Mahamat Kamoun réceptionne le premier paquet du désarmement volontaire des FACA

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Mahamat Kamoun réceptionne le premier paquet du désarmement volontaire des FACA

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-2015.
Le Premier ministre Mahamat Kamoun a officiellement lancé, mercredi 25 mars 2015, l’opération de désarmement volontaire des Forces de défense et de sécurité à Bangui. La cérémonie s’est déroulée ce mercredi 25 mars 2015 au Ministère de la défense en présence de Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre d’Etat à la défense assistée de son Directeur de cabinet Zéphirin Mamadou, ainsi que des généraux de l’armée nationale à leur tête Gl François Mobébou.
Des armes de tout calibre, grenades, munitions, ont constitué du moins les armements restitués par les forces armes centrafricaines.  En effet, il s’agit d’une opération lancée lundi 21 mars dernier pars Marie Noëlle Koyara, Ministre d’État à la défense dans le cadre de la célébration du 54ème anniversaire de la création de l’armée centrafricaine qui aura lieu le 18 avril prochain. Cette opération est à distinguer du DDR, comme l’a relevé le Commissaire Narcisse Foukpio, Président du comité : « Cette opération est tout à fait distincte du DDR (Désarmement démobilisation et réinsertion). Elle consiste en une remise volontaire des armements et équipements militaires par les forces de défense et de sécurité dans le cadre de la consolidation de la paix. »
A juste titre, Colonel René Démo, l’un des officiers ayant restitué ses armes, donne les motivations de son geste. « J’ai juste fait mon devoir de militaire, c’est-à-dire d’obéir et de répondre à l’appel de la hiérarchie qui nous a demandés de ramener les armes en notre possession. J’ai ramené aujourd’hui mon arme AK 47 que j’avais enfouie dans le sol depuis un an, plus deux grenades. Je l’ai fait, parce que j’ai estimé que la paix ne se reconstruit pas dans le désordre. »
Le Premier ministre, Mahamat Kamoun, salue l’initiative du Ministère de la défense et exhorte même les civils à suivre l’exemple des militaires « Vous savez que notre pays a traversé ces différentes crises, donc il est normal que le gouvernement, à travers le Ministère de la Défense puisse mener ces genres d’opérations, afin de ramasser les armes de guerre et autres, disséminées dans le tout pays. Je crois que ce qui vient de passer aujourd’hui est un bel exemple qui devait être suivi par tous. J’encourage ceux qui se sont présentés pour restituer leurs armes. Donc, nous réitérons l’appel du gouvernement à l’endroit, non seulement des militaires, mais aussi des civils qui détiendraient des armes par devers eux ou d’autres effets militaires de les remettre au Ministre de la défense. »
Rappelons qu’il s’agit d’une mesure de grâce voilée que la Ministre d’État à la défense a faite aux hommes de tenus ayant dissimilé expressément ou non des armements en leur possession. Car, une fois cette phase de désarmement volontaire épuisée, Mme Marie Noëlle Koyara pourra éventuellement hausser le ton.
Désarmement volontaire Faca'' 2
Bangui, Fred KROCK Pour CNC.

Centrafrique: Monsieur Dieudonné Nzapalainga au chevet de la communauté peule de Babou accueillie dans des familles non-musulmane de Mbaïki

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Monsieur Dieudonné Nzapalainga au chevet de la communauté peule de Babou accueillie dans des familles non-musulmane de Mbaïki

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-25-2015

 

Une centaine de peulhs musulmans ayant abandonné leur village de Baboua à 50 km de Mbaïki pour fuir en brousse ont été recherchés, regroupés et acheminés à Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de laLobaye, où ils sont intégrés dans des familles d’accueil non-musulmanes et soutenus par la Caritas de Mbaïki. Caritas est une Ong caritative et humanitaire de l’église catholique. A Mbaïki, elle aide les familles à prendre en charge les peulhs musulmans. Débordée, la Caritas Mbaïki a sollicité le soutien de Caritas-Bangui, d’où la mission conduite mardi 24 mars 2015 à Mbaïki, localité situation située à 105 km à l’ouest de Bangui, par l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga qu’accompagnaient son homologue de la plateforme religieuse, l’Imam Omar Kobine Layama, Président de la Communauté islamique centrafricaine (CICA).

In situ, Corbeau-news a interrogé le Prélat sur le but de sa mission. « Nous sommes venus à Mbaïki parce que le Diocèse de Mbaïki avec l’appui des chrétiens de cette ville est allée à la rencontre de leurs frères musulmans perdus, abandonnés dans la brousse pour les ramener dans la ville. Plus encore, au lieu de les installer dans les sites des déplacés comme cela se passe ailleurs, ils ont choisi plutôt de les installer dans des familles. Cela me dépasse, et j’ai décidé de venir personnellement applaudir, mais aussi encourager ces familles pour leur sens élevé de solidarité et d’hospitalité envers leurs frères.‘’J’étais un étranger, vous m’avez accueilli’’ dit l’Évangile du Mathieu comme Abraham avait accueilli des étrangers et à travers eux, le message d’espérance d’avoir un enfant, Isaac. En accueillant cette communauté musulmane de Baboua, la population non-musulmane de Mbaïki a traduit la théorie en action. » a déclaré Mgr Nzapalainga.

Aussi, Corbeau-news a-t-il recueilli le témoignage vivant de l’Imam du village Baboua, Mamadou Adama sur la solidarité dont cette communauté musulmane a pu bénéficier à Mbaïki. « Ma joie est grande de voir la Caritas voler à notre secours aujourd’hui. C’est l’occasion pour moi de saluer le bon accueil qui nous est réservé par la population de Mbaïki depuis notre arrivée dans cette ville. Contrairement aux plaintes des communautés musulmanes dans certaines localités de notre pays durant cette crise, la population de Mbaïki nous a bien accueillis et nous soutient jour le jour. Je pense que ce qui est arrivé de notre pays est un plan de Dieu. Et quand Dieu fait quelque chose, il sait pourquoi. » a témoigné l’Imam Mamadou Adama. Cependant, seule la bonne foi des populations non-musulmanes de Mbaïki ne suffit pas. Il va falloir qu’ils aient de quoi nourrir leurs hôtes de fortune. Le gros problème des peuhls demeure celui de nourriture, à en croire Mamadou Adama qui apprécie à sa juste valeur, l’intervention de l’Archevêché de Bangui. « Aujourd’hui, notre seule préoccupation, c’est la famine. Nous sommes dépourvus de tout. Tout notre bétail est détruit, en plus notre marge de mouvement est limitée. Mais sur place à Baboua, nous sommes régulièrement menacés par des hommes armés, et nous avons pensé qu’il est mieux de partir du village pour venir nous installer ici à Mbaïki. C’est pour cela que nous sommes là, et vous voyez que les faits nous donnent raison, puis-qu’ici au moins, nous ne sommes pas inquiétés avant même que Monseigneur Nzapalainga et la CARITAS nous viennent en aide. »

C’est un objet de Monsieur Raymond Mongbandji, Maire de Mbaïki qui exalte l’hospitalité séculaire de sa ville. « La ville de Mbaïki a toujours été une ville hospitalière. C’est pourquoi, quand nos frères peuhls du village Boboua qui avaient choisi Mbaïki comme leur ville d’accueil, nous n’avons pas hésité un seul instant pour les prendre à bras le corps comme nos propres frères et sœurs. Nous avons par ailleurs pris toutes les dispositions nécessaires pour qu’ils puissent se sentir, pas comme des personnes déplacées, mais comme des personnes qui sont chez elles. En ma qualité de maire, je veillerai personnellement à cela pour que nos frères soient bien traités durant tout leur séjour ici, jusqu’à leur retour à Baboua. »
Mais dans tous les cas, le retour de la communauté peuhl de Baboua dans leur localité n’est pas pour demain. L’Archevêque de Bangui en est conscient. Nzapalainga pense que les conditions de ce retour doivent être au préalable être créées : « Le retour des déplacés est le souhait légitime que nous formulons. Mais, il n’est un secret pour personne que nous ne pouvons envoyer nos frères dans la gueule du loup. Il va falloir créer les conditions de leur retour, c’est-à-dire sensibiliser, informer, former, préparer les cœurs. Nous avons eu des moments difficiles, marqués par des rancœurs, des haines, etc. Donc, il faut du temps pour réunir un certain nombre de conditions pour le retour apaisé de la communauté peuhl de Baboua. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC.

Centrafrique: 24-03-2013: une date inoubliable

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-24-2015.

 

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Centrafrique: 2403-2013: une date inoubliable

La République Centrafricaine est plongée dans une crise sans précédent depuis le 24 mars 2013 avec l’arrivée des hommes armés de l’anciennne coalition Séléka avec à leur tête, Michel Djotodia Am Nondroko, installé au pouvoir à l’issu du coup de force. Deux ans après le renversement du général François Bozizé Yangouvonda, les Centrafricains subissent encore aujourd’hui les conséquences de ce coup de force, surtout que la situation a poussé des miliciens dits « Antibalaka », d’entrer dans la danse. Même si aujourd’hui le pouvoir n’est plus entre les mains de cette coalition rebelle, la Centrafrique a connu les moments les plus sombres de son histoire.

La traversée de ”la ligne rouge” le 24 mars 2013 a ouvert la voie à de graves violations de droits humains. Le peuple centrafricain a commencé à compter ses morts par millier, à vivre des atrocités inimaginables, des actes inhumains. La personne humaine a été chosifiée : décapitation, mutilation, torture, viol, bref. Des biens matériels ont été détruits, pillés et volés. Le Centrafricain lambda se souvient encore négativement de cette date fatidique.

Les rebelles, dont une présence d’étrangers notamment les Tchadiens et les Soudanais,  s’étaient installés au pouvoir.

Après neuf mois de pouvoir, Michel Djotodia, chef de file de la coalition Séléka, a été contraint à la démission par ses pairs le 10 janvier 2014 à Ndjamena au Tchad. C’était au cours d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). Une nouvelle histoire s’est ouverte avec l’élection de Catherine Samba Panza par les Conseillers nationaux de Transition (parlementaires provisoires) au mois de janvier 2014.
La mauvaise gestion et l’insécurité, perpétrées contre les populations civiles à Bangui notamment dans les quartiers nord considérés comme le fief de l’ancien chef d’État Bozizé, avaient entraîné l’invasion des miliciens Antibalaka, le 5 décembre 2013, conduisant ainsi le pays dans un chaos profond.

Ces miliciens, considérés comme des sauveurs à leur entrée, se sont transformés  en bourreaux des populations. Armes au poing, gâchette facile, les Antibalaka ont également tué, torturé, pillé, violé et volé. Ils se sont spécialisés dans le braquage des véhicules appartenant à des organismes nationaux et internationaux, des organisations non gouvernementales et plus ceux des particuliers. La population a été totalement prise en otage : implantation des barrières illégales, perception des taxes de tous ordres, blocage de l’appareil étatique par l’organisation de journées « villes mortes ». Enfin, ces miliciens ont excellé dans les opérations de kidnapping. Deux humanitaires de l’ONG Codis, dont une française Claudia Priest et un frère de l’église catholique ont été kidnappés et relâchés quelques jours après. Le sommet de ces enlèvements est celui du ministre de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatouloum Sayo, relâché  après des pourparlers avec les bourreaux.

La situation humanitaire et sécuritaire dégradante de la Centrafrique a interpellé la communauté internationale. Selon Amnesty International, en deux jours, environ 1.000 chrétiens et 60 musulmans sont tués dans les combats et les massacres. Le 5 décembre 2013, alors que des violents combats éclatent à Bangui et Bossangoa, une résolution de l’ONU autorise le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), appuyée par la France, afin d’intervenir pour stabiliser la situation. Le 15 septembre 2014, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la République Centrafricaine (Minusca) a pris le relais de la Misca.

Or du 5 au 8 décembre 2013, alors que l’armée française a commencé son déploiement, Bangui, la capitale de la Centrafrique, était le théâtre de violents combats entre les Séléka et les Antibalaka.
Plus tard, le 30 avril 2014, les premiers soldats de l’Union européenne (Eufor-RCA) prennent la relève des forces de l’opération Sangaris à l’aéroport Bangui M’Poko qu’ils sont chargés de sécuriser ainsi que les troisième et cinquième arrondissements de Bangui.
La troisième guerre civile centrafricaine est un conflit inter-communautaire apparu au cours de l’année 2013 République Centrafricaine.

Le conflit se caractérise par de nombreuses exactions contre les civils, musulmans ou chrétiens. Un grand nombre d’entre-eux ont fui les villages pour se réfugier dans la brousse. La situation débouche sur une crise humanitaire importante, aggravée par le chaos sécuritaire.

Le 23 juillet 2014, les belligérants ont signé un accord de cessation des hostilités à Brazzaville.

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 24 mars 2015

Centrafrique: les militaires invités a déposer volontairement les armes

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Bangui,(Corbeau News Centrafrique), 03-24-2015

 

 

Central African Republic French President

Centrafrique: les militaires invités a déposer volontairement les armes

 

Les autorités invitent les militaires et les anciens soldats à restituer toute arme en leur possession. Ce, dans le cadre de la lutte contre la profération des armes.

Les forces de défense et de sécurité sont appelées à déposer leurs armes et munitions de guerre. Dans un communiqué publié le 18 mars, la ministre d’État à la Défense Nationale invite tous les membres et éléments des forces de défense et de Sécurité à signaler, déclarer et réintégrer les armes et munitions de guerre en leurs possessions.

« J’invite en premier lieu, les officiers généraux à faire preuve d’exemple en déclarant les armes et munitions en leur possessios ainsi que celles de leurs aides de camp et éléments de sécurité respectifs », précise le communiqué signé de Marie Noëlle Koyara, ministre d’État en charge de la Défense Nationale.
Il s’agit d’une opération de 30 jours qui a démarré ce lundi 23 mars.

« A l’expiration de cet appel, toutes personnes qui seront appréhendées en possession d’armes et munitions de guerre non déclarées et identifiées se verront appliquer les textes conformément à la loi et la réglementation en vigueur », poursuit le communiqué.

Le document précise par ailleurs que toute action de bonne volonté envers la Nation et contribuant à la protection de la population, à la réduction de la violence armée et à la lutte contre la prolifération des armes, ne se périt jamais et sera reconnue et appréciée avec les valeurs de la République.

Un certificat patriotique de déclaration et remise sous contrôle d’armement et munitions de guerre sera délivré pour reconnaissance et suivi en vue des décisions à venir.

Embargo

Trois sites sont retenus pour la facilitation de l’opération. Il s’agit du ministère de la Défense, le ministère de la Sécurité publique et la direction de la Gendarmerie nationale.

L’opération s’inscrit dans le cadre de la célébration du 54e anniversaire des Forces Armées Centrafricaines prévue pour le 4 avril prochain. Une célébration placée sous le sceau de « l’unité Dignité Travail, l’amour de la patrie, la protection de la population, la défense du territoire ».

5.500 hommes contre les 8000 qui composent l’armée centrafricaine, sont dans la nature. Pour les autorités de Transition, ils constituent un véritable danger public car, aujourd’hui, un hors-la-loi sur trois est un ex-militaire.
Les Forces Armées Centrafricaines ne sont plus opérationnelles depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka le 24 mars 2013. La communauté internationale a imposé un embargo pour le réarmement des FACA sous prétexte que c’est une force mono ethnique. Les conflits de 2012 et 2013-2014, ont mis fin à l’arme régulière centrafricaine.

Le nouveau commandement militaire mis en place par la Présidente de Transition Catherine Samba Panza mène plusieurs opérations de contrôle d’effectifs pour débusquer les soldats indélicats.
En attendant, ce sont les forces internationales déployées en RCA qui assurent la sécurité du territoire.

 

http://afriqueactualite.com /23 mars 2015 22:16 par Jeff Murphy Barès à Bangui

Centrafrique: Le FMI Juge adaptée, la réponse budgétaire du gouvernement de transition Centrafricain en 2014

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-23-2015.

Fonds Monétaire International (FMI)

 

 

Le FMI Juge adaptée, la réponse budgétaire du gouvernement de transition Centrafricain en 2014

23/03/15 (Agence Ecofin)

(Agence Ecofin) – Dans un communiqué publié vendredi 20 mars 2014, le Fonds Monétaire International a estimé que la gestion budgétaire des autorités centrafricaines en 2014 a été globalement adaptée. Dans un contexte de recettes inférieures aux objectifs, l’institution constate que le gouvernement de transition est parvenu à maitriser les dépenses non prioritaires pour éviter de perturber davantage la stabilité macroéconomique.

« La République centrafricaine reste confrontée à une crise qui nuit à la reprise économique et perturbe les fonctions élémentaires de l’État. Face à cette situation, le gouvernement de transition en place depuis août 2014 redouble d’efforts pour promouvoir la réconciliation sociale, améliorer la sécurité et mettre en œuvre son programme d’urgence », a fait savoir Mitsuhiro Furusawa, Président par intérim et Directeur général adjoint du FMI, selon des propos rapportés par le communiqué

Sur la base de ces constats d’améliorations et de maitrise, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé une assistance financière dans le cadre de ce qu’on appelle la facilité de crédit rapide, d’un montant équivalant à 5,57 millions de Droits de Tirage Spéciaux (environ 7,63 millions de dollars) à l’appui du programme d’urgence de redressement économique proposé et mis en œuvre par les autorités de transition.

« Ce nouveau concours financier aidera la RCA à poursuivre la mise en œuvre d’un ensemble de mesures et de politiques économiques et structurelles destinées à rétablir la stabilité macroéconomique, à assurer le rééquilibrage des finances publiques et à renforcer les capacités des pouvoirs publics », explique le FMI.

Rappelons que la Facilité de crédit rapide, permet à l’institution d’apporter rapidement une aide financière concessionnaire assortie d’une constitutionnalité limitée aux pays à faible revenu qui se heurtent à un problème urgent de balance de paiement. Un financement au titre de la FCR est généralement assorti d’un taux d’intérêt nul, d’un différé d’amortissement de cinq ans et demi et d’une échéance finale de 10 ans. Mais, le FMI revoit tous les deux ans les taux d’intérêt de toutes les facilités concessionnelles.

 

23/03/15 (Agence Ecofin)

 

Idriss Linge

 

 

RCA : des mosquées rouvrent leurs portes après 2 ans de fermeture

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Bangui, ( Corbeau News Centrafrique), 03-23-2015

 

 

La mosquée centrale de km5 à Bangui en Centrafrique

RCA : des mosquées rouvrent leurs portes après 2 ans de fermeture

 

Crise politique à l’origine, la crise centrafricaine a basculé progressivement dans un conflit inter communautaire. La religion a été durement secouée et particulièrement la religion musulmane. Ainsi, « sur 436 mosquées que compte le pays, 417 ont été littéralement détruites en deux ans de crise », a confié Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU au terme d’une mission du conseil de sécurité en RCA.

Dans ces conditions, nombreux sont les fidèles qui changent de lieux de culte ou prient à la maison par crainte de se faire agresser.

A Bangui, on estime aujourd’hui à dix le nombre de mosquées qui ont rouvert leurs portes après près de deux années d’inactivité. Même si l’amélioration de la situation sécuritaire a facilité le retour de certains musulmans déplacés à leur domicile, les fréquentations des mosquées sont loin de retrouver leur rythme normal.

« Ma mosquée a été vandalisée. Elle est à plat de même que mon domicile. Je suis aujourd’hui déplacé dans un autre quartier jugé sécurisant. Mais pour prier, je suis souvent obligé de me rendre au PK5 où les mosquées ont échappé à la destruction, » expliqué Youssouf Fabdelmadjid Nam-Inguina, Imam de la mosquée Wananga de Gobongo dans le 4earrondissement, un des fiefs des miliciens Antibalaka.

L’imam Youssouf regrette cependant cette confusion qui rend impossible tout effort de cohésion aujourd’hui.

« Les gens confondent l’islam à une ethnie. On ne peut pas dire qu’on est chrétien ou Centrafricain, ou encore musulman ou Centrafricain. C’est un amalgame absurde. Toutes les religions implantées en Centrafricain sont importées d’ailleurs. Cette situation rend difficile tous les efforts de cohésion sociale dans ce pays. »

Condamnés

Tout comme l’imam, certains musulmans dont la proximité avec des quartiers non musulmans empêchait tout culte dans leurs mosquées respectives, étaient obligés d’aller prier ailleurs. C’est le cas d’Ousmane, aujourd’hui déplacé au PK5.

« Nous sommes à proximité d’un quartier où des miliciens armés hostiles à la communauté musulmane multiplient des scènes de violence contre nous. Nous ne pouvons y rester pour prier par peur de nous faire agresser. Et donc on se rend soit à la mosquée centrale ou dans une mosquée quelconque de PK5 pour prier », regrette-t-il.

Au cœur de la crise centrafricaine, le quartier PK5 est devenu la dernière enclave musulmane de Bangui. Cette situation a permis de sauver les mosquées se trouvant dans le secteur. « Toutes les mosquées de PK5 n’ont pas été détruites parce que nous étions là et nous les avions protégées. Par contre en dehors de ce quartier, plus de 400 mosquées sont vandalisées à Bangui et dans les villes de provinces », témoigne Aliou Ousseini, imam de la mosquée Atick, la première mosquée du pays construite en 1945.

Depuis des générations, les communautés centrafricaines – musulmans et non musulmans – ont toujours vécu ensemble. Cette cohésion sociale, l’imam Aliou Ousseini espère la revoir un jour… « Une maison de culte qui ferme ses portes n’est pas une bonne chose en soi. Nous sommes un pays laïc. Centrafricains et musulmans sont condamnés à vivre ensemble. Nous les imams, ce que nous voulons c’est la paix. Nous n’avons pas un autre pays que la République Centrafricaine. »

23/03/15 (Afrique Actualité)

 

Centrafrique: Une vingtaine de villageois tués a Kaga-Bandoro

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Bangui, ( Corbeau News Centrafrique) 23-03-2015.

 

Andjilo avec ses elements à Bangui

 

Une vingtaine de villageois tués a Kaga-Bandoro

 

Au moins une vingtaine de personnes ont péri samedi et dimanche dans des attaques attribuées à un groupe armé dans la région de Kaga-Bandoro à environ 340 kms dans le nord-centre du pays. Plusieurs villages sur l’axe Kaga- Bandoro – Mbrès ont été la cible d’attaques.

Selon des sources locales, plusieurs dizaines de combattants ex Séléka associés aux Peuls armés s’en sont pris à des civils en représailles au vol de bétails des éleveurs par des miliciens Antibalaka présumés.

« Tout a débuté vendredi lors que ces Peuls ont constaté la disparition de leurs bœufs. Pour ces Peuls ce sont des Antibalaka qui ont volé leurs bétails », explique Auguste Magoussou, un habitant du village Ndenga dans la commune de Mbrés qui a fui les attaques pour se réfugier à Kaga-Bandoro centre.

« En représailles, ces Peuls se sont armés grâce à l’appui des ex-Séléka basés à Kaga-Bandoro, et ont ratissé 9 villages dans un rayon de 35 km dans la localité de Kaga-Bandoro (principale ville du centre-nord sous contrôle de l’ex-rébellion Séléka) » précise-t-il.

« Les assaillants, divisés en deux groupes, étaient lourdement armés. Ils ont d’abord fait incursion au village Kassaï, puis Ndenga avant de progresser sur Mbrés, Ndomete et Bagaza-Kako. Ils tuaient systématiquement tous ceux qu’ils croisaient sur leur chemin. Sur cet axe, ils ont tué 11 villageois, » explique la même source.

« L’autre groupe d’assaillants qui a emprunté l’axe inverse menant vers Dékoa en passant par le village Ngomango, a occasionné la mort d’au moins 9 personnes. »

Les ex-Séléka de Kaga-Bandoro qui déclinent toute implication dans cette attaque, pointent du doigt les éleveurs Mbororo (Peuls) armés qui ont agi eux-mêmes en représailles au vol de leurs troupeaux.

« Les Antibalaka sont partis emporter 6 troupeaux de bœufs appartenant à des éleveurs Mbororos après avoir tué 4 éleveurs. Ayant été alertés, ces Peuls se sont organisés pour attaquer les voleurs. Nous (Séléka), nous ne sommes pas associés à cette affaire », explique Mahouloud Moussa-Moctar, porte-parole de l’état-major de Séléka basé à Kaga-Bandoro.

Au moins 9 villages sont vidés de leurs habitants qui se sont massés pour l’instant à Kaga-Bandoro centre, précisément au site de l’évêché. Dimanche matin, des villageois continuaient d’affluer vers ce site fuyant les attaques des hommes armés qui continuent de patrouiller les villages.

 

23/03/15 (Afrique Actualité)

 

Centrafrique: « L’ UNDP est prête d’aller aux élections et de remporter la victoire ! » dixit Roger Kenguela S.G.

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« L’ UNDP est prête d’aller aux élections et de remporter la victoire ! » dixit Roger Kenguela S.G.

Bangui, ( corbeau News Centrafrique) 03-23-2015

 

La récente déclaration de Mahamat Kamoun, Premier ministre de transition qui confirmait, à l’occasion des travaux de la 7ème réunion du Groupe international de contacts sur la Centrafrique (GIC), la tenue au mois août 2015, des élections générales en République centrafricaine, le parti Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDP) de Michel Amine affute ses armes. Ce parti se dit prêt pour affronter les élections prévues en cette date. Position affirmée par Roger Kenguela, Secrétaire général de l’ UNDP lors d’une conférence de presse animée ce vendredi 20 mars par le bureau politique du parti, à l’hôtel Legder, à Bangui. « En moins d’un an d’existence, les structures du parti sont installées sur l’ensemble du territoire national et compte aujourd’hui plusieurs milliers d’adhérents engagés et sympathisants sans distinction de sexe, de religion et d’ethnie. C’est dire qu’à l’heure actuelle, l’ UNDP est prête pour aller aux élections avec une ferme conviction de remporter la victoire » a indiqué le SG.

En effet, la situation sécuritaire en RCA semble encore hostile pour l’organisation des élections, étant donné qu’il y a encore des endroits visiblement non accessibles par certaine catégorie de candidats tant à la Présidentielle qu’aux législatives prochaines. Ceci au point même que lors de la dernière marche pacifique des partis et plateformes politiques à Bangui, ces derniers ont marqué, noir sur blanc, « pas de désarmement, pas d’élections ». Dans d’autres instances comme les conférences de presse et les communiqués de presse ou déclarations, certains leaders politiques estiment que les élections prochaines en RCA ne pourront véritablement se tenir qu’en 2016. Mais, la position de l’ UNDP est contradictoire à ce courant de reporter la date des élections. Car, selon Clément Ndombé, 1er Vice-président de l’ UNDP, « Le peuple centrafricain qui a tant souffert n’aspire qu’à une seule chose : l’organisation à temps des élections libres transparentes, crédibles et apaisées. Lesquelles élections déboucheront sur le choix, par le peuple lui-même de ses nouveaux dirigeants à qui il pourra demander des comptes. Dans la paix retrouvée, nous pourrons nous asseoir pour réfléchir ensemble et jeter les bases du développement de notre pays et c’est cela la priorité à laquelle devraient s’atteler les autorités de la transition qui, malheureusement aujourd’hui donnent l’impression de trainer en longueur la durée de la transition qui avait pour une mission bien déterminée, à savoir ramener la paix et organiser des élections démocratiques pour sortir le pays de l’inquiétude. »

Faut-il souligner qu’il y a deux ans environs que la République centrafricaine traverse l’ère la plus sombre de son histoire. « La barbarie des hommes sans foi ni loi a précipité le peuple dans l’ombre de vallée de la mort. L’intervention de la communauté internationale a permis d’éviter le pire et nous l’apprécions à sa juste valeur. » comme l’a relevé Patrick Akibata, le 3ème Vice-Président de l’ UNDP. Entre temps, le 12 mars dernier, le Président Michel Amine a adressé personnellement un message à la Cheffe de l’Etat, l’interpellant sur la nécessité d’organiser le plus rapidement possible les élections comme défini par la feuille de route de la transition.

Rappelons que l’ UNDP est née en pleine crise et s’inscrit dans la ligne politique de la sociale démocratie et se présente aujourd’hui comme une solution face au lourd héritage des politiciens. Ce courant politique qui place l’homme au centre de ses priorités. « Notre approche politique prend en compte les aspirations réelles du peuple pour lui apporter des réponses satisfaisantes, à travers sa politique de la ‘’Révolution verte’’ » a déclaré Barthelemy Boua le 2ème Vice-Président qui ajoute « Avec ses 623 000 km2 pour une population estimée à environ 4 millions d’habitants, les potentialités agricoles de la RCA sont énormes mais inexploitées. Cette politique consistera à la mise en valeur de notre sol si riche par la production et la diversification, ainsi qu’à l’introduction des nouvelles cultures qui, non seulement vont contribuer à atteindre l’autosuffisance alimentaire, mais aussi et surtout à la création d’emploi en faveur de la jeunesse, grâce aux industries de transformation et générer des revenus. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Ursula Habiba, élue Miss Centrafrique 2015

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Ursula Habiba, élue Miss Centrafrique 2015

Bangui, (Corbeau News Centrafrique) 03-23-2015.

 

La troisième édition de l’élection ‘’Miss Centrafrique’’ a eu lieu, en fin de soirée de samedi 21 mars 2015 à l’Hôtel du Centre à Bangui. Mademoiselle Ursula Habiba Nghahally, fille du 2ème arrondissement de Bangui, de père musulman et de mère chrétienne, âgée de 25 ans, élancée de 1,75 m, a défié ses quatorze concurrentes pour décrocher le titre 2015 de ‘’Miss Centrafrique’’. Le Ministre du Tourisme et de l’artisanat Romaric Vomitiadé a porté l’écharpe au cou de la Miss qui est couronnée par Madame Tatiana Thoka, la présidente du comité d’organisation.

L’initiative de l’organisation de la troisième édition ‘’Miss Centrafrique’’ est portée par Mme Tatiana Thoka, très connue pour son titre de la ‘’Coiffeuse de la Cheffe de l’État de transition’’ Catherine Samba Panza. Elle revient ici, sur les raisons l’ayant motivée à organiser cette troisième édition : « Suite aux différents épisodes des conflits récents en Centrafrique, depuis mars 2013, beaucoup de centrafricains sont pris dans le filet de l’insécurité, de l’injustice et de la misère. Ils sont durement frappés et affectés par cette crise qui a enclenché le processus de la dégradation totale de notre pays et qui a mis à mal notre vivre ensemble. Il est de notre devoir de transmettre aux jeunes générations, afin qu’elles sachent que la paix et fragile et que l’avenir de la Centrafrique dépend de la volonté de tout un chacun. » a déclaré Tatiana Thoka, elle-même Présidente d’organisation de l’élection Miss Centrafrique 2015. Elle a par ailleurs ajouté que cette transmission de responsabilité à la jeunesse doit passer par la clairvoyance de la génération adulte.

Le Ministre du Tourisme et de l’artisanat, Monsieur Romaric Vomitiadé qui s’est réjoui de l’initiative, a souligné avec insistance l’enjeu très capital de cette troisième édition de Miss Centrafrique. « L’organisation de cette troisième édition telle que présentée dans le programme revêt un caractère particulier, en ce sens qu’elle intègre non seulement la dimension esthétique de la jeune fille, mais également elle met l’accent sur les initiatives que celles-ci doivent prendre pour ramener la paix et la cohésion sociale entre tous les centrafricains. » a affirmé le membre du gouvernement avant d’ajouter, « Personne ne peut douter aujourd’hui de l’importance et de la place qu’occupent la culture et les arts dans le programme du développement socioéconomique d’un pays. C’est pour cela que chaque composante de l’activité à l’instar de ce concours des Miss est l’une des activités phare du Département dont j’ai la charge est indéniablement de mobilisation de ressources et d’affirmation d’une identité culturelle nationale. »

Ursula Habiba Nghahally, l’heureuse élue de l’édition 2015 de Miss Centrafrique a laissé exprimer son cœur adoubé d’émotion dès la proclamation finale des résultats par les membres du jury. Elle n’a pas seulement exprimé sa joie, mais en même temps pris la juste mesure du chantier qui l’attend. « Je n’ai pas les mots pour exprimer ma joie. Je suis très heureuse et émue d’être élue Miss Centrafrique 2015. Mais, je ressens beaucoup plus le poids de la responsabilité qui va avec cette désignation, parce que je suis élue pour la paix. Je dois, à cet effet, faite de mon mieux pour apporter ma modeste contribution à l’ensemble des efforts qui sont déjà faits ou qui sont en train d’être faits, afin que la paix et la sécurité puisse revenir dans notre cher et beau pays la RCA. » a déclaré Ursula.

Quant à Monsieur Frédéric, responsable marketing et communication d’Ecobank-Centrafrique – le sponsor officiel de cette édition et membre du jury, « il y a plusieurs critères qui nous ont conduit à ce résultat. Entre autres, la beauté de la fille et son niveau de langue, car celle qui est élue doit se préparer à affronter des échéances internationales et doit représenter son pays au-delà des frontières. C’est pour cela que nous sommes stricts sur les critères et cette fille qui a été élue mérite bien, car elle a rassemblé pratiquement toutes les qualités requises. »
Notons que quinze filles ont concouru dans cette épreuve marquée par trois passages de défilé dont le premier en tenue de ville, le second en tenue traditionnelle et le troisième en tenue de soirée. Une épreuve de question-réponse a départagé les cinq finalistes. Et ainsi sont classées respectivement, 1ère et 2ème Dauphines après la Miss, la candidate n° 7 Sekony Danwili et la candidate n° 1 Fanny B gelima.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Témoignage du président de la Communauté des Etudiants Peuhls Centrafricains

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Corbeau News Centrafrique: 03-23-2015.

Témoignage du président de la Communauté des Etudiants Peuhls

Témoignage du président de la Communauté des Etudiants Peuhls Centrafricains

 

Aujourd’hui notre Communauté traverse une tragédie hors du commun. Le pire est que la vérité sur
la situation que nous vivons est toujours masquée à l’opinion internationale. C’est très dur de vivre
une telle situation dans l’indifférence de tous.

Personnellement je trouve incohérent qu’on se dit vouloir lutter contre l’impunité et on ignore les
victimes civiles pour ne pas a gâcher leurs bourreaux. Depuis que la Communauté musulmane
Centrafricaine est expulsée de la Centrafrique, la jeunesse musulmane est devenue désorientée sans
aucun avenir.

– Les parents ont perdu leurs biens par conséquence ils ne sont pas capables à subvenir aux
besoins de base de leurs enfants ;
– Les enfants sont restés sans éducations, et sans activités,
– Les jeunes chôment dans les pays de leurs asiles avec un traumatisme avancé à cause des
évènements qu’ils ont vécu.

– Les étudiants qui étaient à l’étranger sous le financement de leurs parents avant la crise se
sont retrouvé leur source de financement gelée après l’expulsion de leurs parents ;
– Aujourd’hui pour un étudiant musulman Centrafricain la chance d’obtenir un document
administratif à Bangui est très faible cela est dû au manque d’accès de la dite communauté
aux institutions administratives nationales.

Au sein de notre communauté des étudiants peuhles crée depuis 2013, tous les jours sur nos
réseaux sociaux nous recevons les messages des jeunes qui racontent leurs situations et nous
affichent clairement leurs désespoirs. Au fond de ces messages le traumatisme et la perte du repère
se lisent clairement. Nous n’avons pas l’accès à l’administration de Bangui pour les examens de
baccalauréat, ni pour la bourse d’études.

Nous avons reçu des nombreux cas des étudiants qui sont
admis au baccalauréat depuis 2013 et n’ont pas pu retirer leurs attestations de succès pour leurs
permettre de s’inscrire dans les universités.

D’autres sont bloqués à l’étranger à cause de leurs
passeports expirés et ne peuvent pas aller à Bangui pour se procurer du nouveau passeport
biométrique. Imaginez le sentiment de ces étudiants qui ont été envoyé à l’étranger par une bourse
de coopération et après la crise ils voient leurs collègues avec qui ils étaient venus dans la même
promotion obtenir des bourses nationales et pour eux tous simplement leurs noms ont été effacé de
la liste ou bien leurs dossiers ont été mises à l’écart.

A ce jour on compte plusieurs étudiants à
l’étranger sans aucune possibilité de continuer leurs études. D’autres ont terminé leurs contrats de
bourses de coopération avec le Maroc, l’Algérie, ou la Turquie, mais n’ont nulle part où aller car ils ne
peuvent pas retourner en Centrafrique, ni rejoindre leurs parents dans les camps de réfugiés au
Cameroun ou au Tchad et moins encore envisagé de progresser continuer leurs études à l’étranger
par le manque de moyens.

Vu tous ces problèmes qu’affronte cette jeunesse victime, nous estimons
que le gouvernement de Transition Centrafricaine ne se soucie pas de notre situation. Et vu le
contexte de la crise, il est extrêmement dangereux d’ignorer ces genres de situations si on veut
chercher a paix. Ne rien faire alimentera la théorie de la replie identitaire dans la tête de nos jeunes.
Le gouvernement doit intervenir et rassembler tous les fils de ce pays en rassurant à chacun sa place
dans notre mère patrie.

Imaginez ces adolescents expulsés sous une telle violence dans les contextes de la guerre
interconfessionnelle, laissés à l’abandon dans une région où pullulent toutes sortes des groupesarmés.

Que sera leur avenir? Les laisser sans rien faire ne serait-il pas synonyme de les exposer à la
merci des bandes armés ? Qu’attend le gouvernement de transition pour afficher clairement son
soutien à cette partie de la population Centrafricaine qui aujourd’hui se sent totalement abandonnée
par son pays ? Ces sont tous ces constats qui nous ont poussé à créé notre communauté des
étudiants peuhls Centrafricains (CEPCA) dans un but socio-éducatif non lucratif afin d’encadrer ces
jeunesses par des ambitieux programmes d’éducation qui nous permettront de : · Montrer à ces jeunes que notre pays reste toujours le notre, le drame que nous venons de
vivre est un cas regrettable causé par l’irresponsabilité de quelques uns.

· Leurs prouver que cette situation n’a rien à avoir les vœux des Centrafricains qui souhaitent
toujours une Centrafrique unie, laïque, et multiculturelle et prospère;
· Et leurs afficher le soutien de la république en vers leurs souffrances.
· Leurs redonner une confiance à eux même pour leurs permettre de surmonter cette
tragédie.
Cela limitera les dérives et la délinquance après la crise qui a laissé plusieurs orphelins et enfants
sans soutiens, sans accès à l’éducation. Malheureusement notre communauté peine à mettre sur
pied ses projets par le manque de soutien de notre gouvernement pour nous donner la crédibilité
nécessaire à notre activité. Malgré les encouragements reçus de la part de nombreuses personnalités
politiques Centrafricaines, nous sommes toujours handicapés par le manque d’accès sur Bangui pour
lancer nos projets.

Nous prions le gouvernement de transition d’utiliser le peu de moyens mis à sa disposition au
service de tous. Nous les appelons au plus d’ouverture envers les victimes civiles musulmanes qui
vivent une vie indescriptible cachée loin de toutes les caméras. Et nous interpellons ceux qui sont
ingérés dans le gouvernement de transition pour représenter les communautés de réagir
convenablement à leurs missions.

Ce rejet que vivent nos concitoyens expulsés montre clairement
que s’il existe des représentants de toutes les communautés dans ce gouvernement de Transition,
alors, ces derniers ont failli à leur mission. Ils sont restés très loin de leurs missions pendant cette
période clé pour l’avenir de notre pays. Donc nous leurs invitons à se réactiver pour être proche des
victimes civiles. Cette communauté est exposée à tous les maux et dangers : La situation des femmes
et jeunes filles est devenues désastreuse. Les jeunes abandonnés au merci de la nature ; Les parents
exaspérés, ont perdu tous leurs biens. Les rares des éleveurs qui ont pu sauver quelques uns des
leurs bêtes, assistent à leurs mort dans leurs lieux d’exilé par le manque de pâturage ou par la
propagation des maladies contagieuses. Les étudiants et les expatriés reçoivent en chaine les
nouvelles des morts de leurs proches par les assassinats et après par la malnutrition ou le manque de
soin de santé (ils surmontent les mauvaises nouvelles les une après les autres).
Je crois que le minimum que le Gouvernement de transition doit faire pour assister cette population
est avant tous de :

– Démasquer sans tabou tous les crimes commis sur la population civile sans distinction et
démasquer les auteurs de ces crimes. La Gouvernement de transition doit arrêter d’ignorer
ces victimes qu’ils soient musulmanes, peuhles, pygmées, comme toutes les autres
centrafricains dont l’état centrafricain porte la responsabilité de leurs sécurité.

– Il donne le droit à vivre en sécurité aux musulmans peuhls retenus dans les enclaves dans
l’arrière pays à Yaloké, Gain, Berbérati etc.Tendre la main aux associations des jeunes musulmans qui veulent œuvrer pour la
réconciliation et la reconstruction de la Centrafrique.
– Utiliser cette jeunesse hyperactive au service de la réconciliation nationale (Il faut noter que
sur les réseaux sociaux la jeunesse centrafricaine se communique et partage les mêmes
préoccupations sans distinction de la religion). Donc les autorités doivent concrétiser cette
collaboration sur le terrain.

– Donner la parole aux peuhls dans les discussions de la reconstruction nationale afin de nous
donner l’opportunité de proposer les solutions pour une protection durable de cette
communauté minoritaire qui est vulnérable à toutes sortes des violences (contre les milices
armés et les voleurs des bétails ‘’zarguina’’) ;
– Intégrer toutes les communautés dans les programmes de relogement des victimes civiles.
Pour nous les efforts du gouvernement de Transition doivent affichés un soutien et une intégration
de ces communautés dans le programme du dialogue et de la réconciliation, car on ne peut pas
ignorer la population victime et parler du dialogue et la réconciliation. Nous lançons un appel
solennel à tous les Centrafricains d’œuvrer dans la justice et l’égalité pour tous afin de mettre un
terme à ces différences qui causent nos malheurs. Nous encourageons les échanges et les discussions
fraternelles que nous observons ces derniers moments sur les réseaux sociaux entre les jeunes
Centrafricains qui tentent à oublier leurs étiquettes religieuses. Nous devons se lever faire face aux
dangers qui guettent nos cadets. Nous devons être capable à sentir la souffrance des autres avant de
plaindre les notre au près des autres. Chers centrafricains, affichons notre opposition à toutes formes
des politiques d’exclusion. Sachons que celui qui n’est pas capable à protéger les minorités ne sera
jamais à mesure de satisfaire la majorité. Donc ensemble interpellons nos décideurs à nous guider
vers une société plus intégrée et plus juste.

Pour tous ceux qui souhaite avoir notre plan d’action ou des informations sur la CEPCA, notre
communauté est joignable sur Twitter : @cepca1102 et Facebook : Kawtalfulbé zangobe
Centrafrique ou cepca2014@yahoo.fr.

Oran, 21/03/2015

 

 

DAHINOU Amadou

 

 

 

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE: OMMUNIQUER DE PRESSE DE MRPMC

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Bangui, ( CorbeauNews Centrafrique), 03-21-2015

Catherine Samba-Panza à Bangui

 

 

COMMUNIQUER DE PRESSE DE MRPMC

 

Coordination de Mouvement Révolutionnaire de Patriote Musulmans(e) Centrafricains(e) (MRPMC) Tout ce qui s’est passé durant toutes les médiations sur la Centrafrique et ce qui se passe actuellement manque de confiance notamment dans toute l’étendue territoire du pays ; à travers ses agissements inexpliqués face aux aspirations de notre peuple meurtris dans sa chaire depuis plus de 50 ans ,nous voulons un changement de notre avenir et pour nos enfants ; Conscient de toutes les souffrances passées et actuelle dont a fait l’objet de c’est patriote à travers les agissements d’un État qui nous montre sa manque de capacité de nuisance, de persécution, de discrimination sur tous les plans sans exceptions ; Remontés et indignés face aux conditions de vie de nos mères, de nos frères qui croupissent maintes fois encore dans des différents camps de discrimination sur tous les plans sans exceptions ; Remontés et indignés face aux conditions de vie de nos mères, de nos frères qui croupissent maintes fois encore dans des différents camps de réfugiés au Cameroun, Congo, Tchad, Senegal, Mali, Zaîre, pour la simple raison d’être ce qu’ils sont et cela au vue de tout le monde entier qui reste muet face à tout cela ; Nous gardons toujours le gout amer d’une perte d’un ou plusieurs de nos frères tombés en martyres pour défendre l’honneur et la dignité pour leur patriote.

Vu tous les efforts, voir le sacrifice que nos compatriote ont offert en plus nécessaire pour nos compatriote qui survie (Boda, Bouar, Berberatie, Yaloké, Carnot, et Bangui etc..) à savoir leur droit, liberté dans le simple soucis de conserver des bonnes relations avec nos frères centrafricains et de faciliter la résolution rapide et définitive de ce problème historique présent depuis le temps colonial, mais le Centrafrique n’a pas pue saisir l’opportunité et continue de jouer à la politique de deux poids .

Nous somme Conscient de multiples méthodes qu’il utilise pour nous réduire et réduire nos compatriote jusqu’au dernier, notamment la création de milices ethniques pour nous inciter toujours plus en une guerre civile qui fera le nettoyage à sec à sa place ; Fatigués de voir toujours ce que nous est plus chers malmenés et à la merci de certaine de nos compatriote qui veule que veule leur intérêt personnel divers loups enragés de cannibalisme, et facile à se procurer ; MRPMC, gardien de la révolution et qui a pour mission principale (droit de musulman centrafricains, la liberté, l’égalité pour tous ainsi que dans administration, armé etc…) le rappel à l’ordre de tout un chacun qui tentera directement ou indirectement de déroger aux aspirations de nos patriote sur la ligne de la bonne conduite afin de rassurer et de mettre en confiance ce dernier ; Rappelons que nous ne hasarderons jamais à permettre à qui conque de déranger ou de jouer avec les sentiments de nos frère et sœur qui nous en toujours notifiés leur grande confiance et patience interminable pour aboutir à leur souhait le plus noble de tout ce qui pourra être noble à savoir la liberté, le sentiment d’être définitivement chez soi et sans aucune crainte de discrimination . Et dans les soucis de remplir et répondre à notre devoir moral qui est celui de venir toujours en aide à nos sœurs qui ne peuvent faire appel qu’à nous ; Demandons et exigeons ce qui suit ;

– Nous demandons le retour immédiat et sans conditions de la commission de négociations avant toute signature ou parafât d’un quelconque accord ;

– Nous Demandons aux mouvements le retour à la revendication de l’indépendance de ; seule chose qui permettra de satisfaire notre peuple sans lequel nous ne sommes rien ; – Demandons à la communauté internationale de faire preuve d’indulgence et du respect face à notre peuple qui se sent pleinement insulté suite à leur retour au pays.

– Exigeons une reprise rapide de notre dossier par un autre pays qui saura se faire impartiale pour toutes les parties concernées ; Et enfin nous demandons à notre vaillante armée de se préparer pour défendre s’il le faut notre peuple qui n’a que nous.

Depuis la signature de l’accord de Libreville signé depuis un an ns avons entièrement respecté nos engagements sans qu’aucune volonté manifeste ne soit réelle de la part du gouvernement centrafricains pour la mise en œuvre des mesures de confiances, des garanties du cessez le feu et de son respect. MRPMC pose réellement des interrogations ou nous mettions tout en œuvre pour obtenir un calme relatif.

Au même, nous lançons un appel à la communauté international, et à la MUNISCA au médiateur Centrafricain(e s) pour que la situation n’explose et qu’ils demandent au gouvernement de transition de trouvé une solution au musulman qui sont enclavé, enfermé a Boda, Bouar, Yaloké, Carnot, Berberati et a Bangui pour assuré leur libre circulation dans tout l’étendue territoire centrafricains MRPMC condamne les mensonges des autorités de la gendarmerie de dire que les assaillants qui sont venue du Tchad et nous disons non c’est sont des centrafricains qui veule protégé leur population puisque ni gouvernement et force international peuvent pas assumer la sécurité des musulmans centrafricains nous en a assume la responsabilité pour nous défendre qui cherchent à nous assimiler aux étranger.

Au peuple centrafricain (s), nous demandons de choisir la déclaration de paix et non celle de la guerre prônée par le gouvernement centrafricain.

Nous sommes disponibles à tout pour défendre nos frères et sœur.

Fait le, 20 Mars 2015-03-2015

 

 

Coordination Général de MRPMC.

 

 

 

CENTRAFRIQUE: LA RÉOUVERTURE DU COMMISSARIAT DU 3è ARRONDISSEMENT AU COEUR DU PK5

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LA RÉOUVERTURE DU COMMISSARIAT DU 3è ARRONDISSEMENT AU COEUR DU PK5

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-21-2015.

 

Le commissariat du 3è arrondissement de la ville de Bangui est désormais opérationnel après plu d’un (1) an d’inactivité due aux évènements malheureux qu’a connus la République centrafricaine. Sa réouverture devient effective suite à un travail de fond mené par le ministre de la sécurité public avec le concours des forces internationales présentes en Centrafrique. C’est un signe qui marque le retour effectif de l’autorité de l’État dans ledit arrondissement la capitale longtemps sous l’emprise des bandes armées.

Placée sous la haute autorité du premier ministre Mahamat Kamoun, la cérémonie de la réouverture de ce commissariat a eu lieu, ce 20 mars 2015. Plusieurs membres du gouvernement de transition, les délégations des institutions internationales, ainsi que ont honoré de leur présence à cette cérémonie marquant la prise effective de fonction des policiers dans cet arrondissement le retour de l’autorité de l’État dans le 3è arrondissement de la capitale. Dans son discours de circonstance, le ministre de la sécurité publique interpelle la population du 3è arrondissement sur la nécessité de la présence de l’autorité de l’État dans une localité.

” Lors de mes nombreuses relations avec vous, populations du 3è arrondissement, nous avons tous jugé de la nécessité et la raison d’être d’un commissariat avec bien sûr des éléments, réside dans le maintien de l’ordre et la prévention des risques ou des potentiels conflits. C’est aussi l’occasion de marquer la présence de l’État dans le 3è arrondissement. C’est pour cette raison que le commissariat fonctionnera sous le prisme d’une mixité appelée la Colocation “, a déclaré Nicaise Samedi Karnou, ministre de la sécurité

publique.

Pour rassurer la population et les partenaires au travers de cette réouverture, le ministre a, par ailleurs, indiqué qu’il est créé un Comité d’arrondissement chargé de la prévention de la délinquance composé du Maire, le Commissaire, les responsables des organisations de la jeunesse, des Commerçants ainsi que des leaders des femmes et les responsables des ONG du 3è arrondissement. Ce comité d’arrondissement pour la prévention de la délinquance, a-dit-souligné, ne de substituera pas au commissariat. Il n’y a pas, selon lui, d’empiètement mais plutôt coopération et collaboration avec le commissariat et le Comité. C’est pour lui l’idée de la police de proximité.

En tout, un effectif de 32 policiers, après une formation de remise à nouveau, vont assumer les missions relatives à la police administrative et de la police judiciaire dans ce commissariat rénové, notamment le maintien de l’ordre et l’établissement des procès verbaux en cas de possibles infractions. Ces élément de la police, désormais opérationnels, travaillerons en collaboration avec les éléments des forces internationales notamment la Minusca.

Comme beaucoup d’autres bâtiments administratifs, le bâtiment du commissariat du 3è arrondissement de Bangui a été aussi victime des actes de vandalisme et de pillage durant la crise qui a secoué la République centrafricaine. D’où la nécessité de la réhabilitation des locaux dudit commissariat permettant la prise de fonction officielle des policiers dans cet arrondissement au cœur du PK5, autrement KM5, souvent considéré comme fief des bandes armées qui menacent la quiétude de la population.

Aujourd’hui, la réouverture de commissariat du 3è arrondissement avec l’opérationalisation de police marque le retour effectif de l’autorité de l’État dans cette localité longtemps considérée après les évènements du 5 décembre 2013, comme une enclave, une zone à risque, une république dans une autre. C’est un ouf de soulagement de la population de cette localité longtemps prise en otage par une groupuscule de bandits armés qui dictent leurs lois sur cette population éprise de paix et de justice.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC.

CENTRAFRIQUE: APRES LE DEPART DE L’ EUFOR-RCA, LA MINUSCA S’OCCUPE DE 3è ET 5è ARRONDISSEMENTS DE BANGUI

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APRES LE DEPART DE L’EUFOR-RCA, LA Minusca S’OCCUPE DE 3è ET 5è ARRONDISSEMENTS DE BANGUI

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-21-2015

 

« Les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui ne seront pas délaissés après le départ de l’ Eufor-RCA. La protection des personnes et de leurs biens y sera assurée par la MINUSCA », a déclaré le 18 mars le Commissaire de Police de la MINUSCA, Luis Carrilho, lors du point de presse hebdomadaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

Rassurant les populations des arrondissements concernés qui étaient sous le contrôle de l’ EUFOR-RCA, le commissaire de Police de la MINUSCA a indiqué que des équipes y sont déjà déployées et les patrouilles des Unités de Police Constituée (UPC) effectuées 7jours sur 7 et 24h sur 24. Parlant du rapport avec les autorités locales, Luis Carrilho a fait savoir qu’un contact étroit est maintenu avec les autorités locales du 3ème et du 5ème Arrondissement. Autre élément, la montée en puissance des forces de sécurité intérieures dans ces arrondissements. En effet, informe-t-il, il est prévu l’ouverture, le 20 mars 2015, du commissariat de Police du 3ème arrondissement, suivie, très prochainement, de celui du 5ème arrondissement avec l’appui des officiers de la Police de la MINUSCA à travers la colocation.

“En plus de l’appui au niveau opérationnel par l’État-major conjoint(JTF), dont l’objectif est d’agir de façon coordonnée et efficace pour aider les autorités centrafricaines à faire cesser les violences inter-communautaires et lutter contre la criminalité, la Police de la MINUSCA offre son expertise aux forces de sécurité intérieures. 5 projets à Impacts Rapides (QIPs) sont en cours de réalisation, entre autres, la réhabilitation de la brigade fluviale et du commissariat spécial du port, la réhabilitation de la Direction générale de la Police nationale et la réhabilitation du commissariat de police de la ville de Bria », a fait savoir Luis Carrilho.

La cheffe du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la MINUSCA, Madame Myriam Dessables, a, pour sa part, informé les journalistes de la participation du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, à la 7e réunion du Groupe International de contact (GIC) qui s’est tenue le lundi 16 Mars à Brazzaville. Selon Madame Dessables, l’accent a été mis sur la nécessité de mobiliser la volonté politique, judiciaire et populaire en RCA dans le but d’aller de l’avant ». Aussi, fait-t-elle valoir, que « l’importance du Forum de Bangui comme point de départ pour la réconciliation nationale a de nouveau été réaffirmée.

Projet d’Appui au Cycle Électoral«».

Concernant les élections et leur financement, Madame Myriam Dessables a signifié que les participants de la 7è réunion du GIC se sont félicités de la mise en place du Projet d’Appui au Cycle Électoral en République Centrafricaine (PACEC). Elle a aussi salué la signature de la Convention entre le PNUD et l’Union Européenne pour 19 millions d’euros et l’annonce par l’Union Africaine d’une première contribution de 500.000 USD en faveur des prochaines élections. La chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la MINUSCA a tenu à indiquer qu’« il reste un déficit de 18 millions de dollars à combler pour financer le PACEC ». Elle a ajouté que la MINUSCA a apporté son assistance technique à l’Autorité Natiinale des Elections (ANE) dans le cadre de la planification de l’opération de cartographie électorale, nécessaire à l’enregistrement des électeurs.

Droits de l’Homme

Conformément à son mandat de surveillance et de documentation de la situation générale des Droits de l`Homme, la MINUSCA a enregistré cette semaine trois cas d’atteinte au droit à la vie ayant entrainé la mort de 3 victimes à Bangui. Les auteurs présumés étant des éléments affiliés aux anti-balaka et à l’ex-Séléka.

En sa qualité de Représentant du Haut-Commissaire de l’ONU aux Droits de l’Homme en RCA, le Directeur de la Division des Droits de l’Homme (DDH) de la MINUSCA, Musa Gassama, a initié deux réunions de haut niveau de plaidoyer avec les autorités de la transition et les leaders de la société civile. Le but étant, dit Mme Dessables, de faire le suivi de la dernière visite de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en RCA, la lutte contre l’impunité et les efforts en cours pour la mise en place de la justice transitionnelle.

26 agents de la Police nationale formés.

Abordant la formation organisée par la MINUSCA au bénéfice de 26 agents de la Police nationale, Mme Dessables a fait savoir que cette formation porte sur les critères d’identification des grandes menaces qui affectent la population civile en RCA, les acteurs et les lieux où ces menaces se produisent. Elle a poursuivi, indiquant qu’une série de formations sur le respect des droits des détenus et la prévention des incidents en prison a eu lieu à l’intention des éléments du Bataillon d’Infanterie Territorial (BIT). Lesquels éléments du BIT assurent, depuis le 07 mars 2015, la sécurité de la maison d’arrêt de Ngaragba en remplacement de la Garde Républicaine.

Autre volet abordé, le projet d’appui à la réinsertion des groupes armés, des jeunes à risque et des autres personnes affectées par le conflit armé en RCA, tiré de l’article 04 de l’Accord de cessation des hostilités en République centrafricaine signé le 23 juillet 2014 à Brazzaville, Mme Dessables a présenté les différentes réalisations. Sur initiative conjointe de la MINUSCA et du PNUD, il a été lancé le 17 février à Bria les Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO) qui permettent, à ce jour, à plus de 1645 personnes 25% de femmes et 46% de jeunes issus des mouvements armés (ex-Séléka) de travailler, injectant ainsi plus de 3.916.250 FCFA dans la communauté avec plus de 8.215 bénéficiaires indirects au quotidien.

« ce projet vise à renforcer la cohésion sociale et à contribuer au retour de la paix et de la sécurité par la création d’une source d’emploi et de revenus temporaires afin de prévenir le recrutement des jeunes à risques par les groupes armés et surtout à améliorer les conditions de vie des populations affectées par le conflit » a intimé Mme Myriam Dessables.

8 personnes tuées à Ngaoundaye

Intervenant sur les activités de la Force de la MINUSCA, le Porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza, a d’abord déploré la mort de 08 personnes tuées à Ngaoundaye le matin du 14 mars par des bandits armés qui oscillent entre les frontières camerounaise, tchadienne et centrafricaine. Il a profité de l’occasion pour démentir l’information selon laquelle la population de Ngaoundaye aurait informé les forces de la MINUSCA de cette localité de l’arrivée de ce groupe de criminels le soir du 13 mars et que la MINUSCA n’a rien fait pour la protéger.

Il a aussi a souligné que les forces de la MINUSCA appuient la restauration de l’autorité de l’État dans la ville de Bambari. « Après la réhabilitation de la Cour d’appel de Bambari, la force est en train de finaliser un projet d’équipement de ce bâtiment », a-t-il conclu.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC.

L’ONG JUPEDEC PASSE DE L’ONG NATIONALE AU STANDARD INTERNATIONAL

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L’ONG JUPEDEC PASSE DE L’ONG NATIONALE AU STANDARD INTERNATIONAL

Bangui, ( CorbeauNewsCentrafrique): 03-19-2015

 

“Assurer le lien entre l’urgence, la réhabilitation et développement”, telle est la vision de l’ONG dénomée Jeunesse unie pour la Protection de l’environnement et le développement communautaire (JUPEDEC). Une ONG nationale qui s’est battue pour atteindre le standard international a tenue, ce 06 février 2015, son Assemblée générale extraordinaire à Bangui pour adopter définitivement les textes fondamentaux qui la régissent.

Dans l’ambition de poursuivre ses activités à l’échelle internationale, l’ONG JUPEDEC a organisé une Assemblée générale extraordinaire à Bangui. L’occasion pour ses membres de faire la révision des documents juridiques, institutionnels et organiques. Ils étaient une cinquantaine de membres à honorer de leur présences à

cette AG. A l’issue de cette Assemblée générale, une équipe de 20 membres représentants dont 4 expatriés a été mise en place. Ces 20 membres ont la tâche de représenter l’ONG dans ses champs d’activités.

“Nous nous sommes dit que JUPEDEC a vu le jour depuis 14 ans. Comme une association, ça été érigée en ONG par le gouvernement centrafricain. Et depuis 3 ans, nous avons traversé les frontières de notre pays pour voler au secours des populations centrafricaines ainsi que les populations des pays qui les ont accueillies. Donc il va falloir que nous aménagions nos textes de base pour atteindre le standard des autres ONG internationales”, a justifié Alexis Lewis Mbolinani, Directeur technique de l’ONG JUPEDEC.

La République centrafricaine est un pays riche en ressources naturelle mais la gestion rationnelle de cette variété de richesse naturelle reste à déplorer. Ainsi, la JUPEDEC se propose de mobiliser les

populations de chaque localité à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles. Pour parvenir à cette vision, elle intervient dans plusieurs domaines. Il s’agit entre autres de la protection des échos systèmes naturels, la protection en sens juridique des Droits de l’Homme, domaine de la santé, de l’éducation, de la sécurité alimentaire, de la construction et la consolidation de la paix.

Une Organisation Non Gouvernementale née en 2000 à Zémio a l’Est de la République centrafricaine, JUPEDEC est la toute première ONG nationale à devenir internationale. Sur le plan national, elle intervient dans les 16 préfectures de la RCA à travers les équipes locales. Hors des frontières centrafricaines, elle s’enracine au Tchad, Cameroun, Sud Soudan au Mali. En Europe, JUPEDEC a sa représentation en France, en Belgique, en Italie et en Suède. En Amérique, elle s’installe à Washington et au Canada.

JUPEDEC travaille en collaboration avec de nombreux partenaires dont OCHA, PNUD, PAM, UNHCR, FAO, BINUCA, Wold Vision, OIM, War Child, Invisible Children, Coopi, Conciliation Ressource, Tearfund, et Colombia University.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

Centrafrique: L`ulétimatum du DG de L` OCRB le Cl Robert Yékoua-Kette, aux braquers

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« Les braqueurs seront mis hors d’état de nuire », dixit Cl Robert Yékoua-Kette, DG de l’ OCRB

Bangui, (Corbeau News Centrafrique): 03-19-2015

Nommé il y a quelques semaines, le Directeur général de l’Office central de la répression du banditisme ( OCRB) Robert Yekoua-Kette a déclaré la guerre aux bandts de grand chemin et aux fauteurs de troubles qui sapent les efforts de sécurisation du pays, tant à Bangui que dans les provinces. Dans cette interview exclusive qu’il a accordée à Corbeaunews, Yekoua-Kette a poussé un cri d’alarme aux autorités du pays ainsi qu’aux partenaires à doter son institution des moyens conséquents pour accomplir sa mission. L’appel de Yékoua-Kette est lancé également à l’endroit du peuple centrafricain, en vue d’une collaboration sincère avec les éléments de l’ OCRB, à travers la fourniture des renseignements fiables sur les fauteurs de troubles. Toutefois, le nouveau n° 1 de l’ OCRB a dénoncé le comportement de certains de ces collaborateurs qui brillent par les fiches mensongères en son nom, en vue de ternir son image.

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Colonel Robert Yekoua-Kette, bonjour ! Vous venez d’être nommé à la tête de l’ OCRB. Qu’avez-vous ressenti suite à cet appel ?

Robert Yekoua-Ketté (RYK) : Ma toute première impression se résumait dans l’émotion que j’avais eue. C’est d’ailleurs pour cela que jette, de prime abord, des fleurs sur la Présidente de la Transition, notre maman, notre sœur, qui est tout pour notre Nation pour la confiance qu’elle a placée en moi, en cette période difficile de notre pays, de me mettre à la tête de l’ OCRB (Office central de la Répression du banditisme). Je me suis dit, une fois appelé, que le pays a maintenant besoin de moi, et j’ai répondu présent à l’appel de mon pays pour le servir.

CNC : En acceptant ce poste, avez-vous pris la mesure de l’immensité de la tâche qui vous attend, notamment de lutter contre le grand banditisme qui s’installe dans notre pays. Surtout que le conflit proprement armé a cédé place à la montée fulgurante de grand banditisme et la grande criminalité ?

RYK : Je vous assure, Monsieur le journaliste, que le défi est énorme. J’en suis parfaitement conscient. L’enjeu est grandiose. Moins d’être alarmiste, je pense qu’on ait les moyens seulement pour relever ce défi que je me promets de mener jusqu’à bon port. Aujourd’hui, il y a une prolifération d’armes à grande échelle, y compris leur utilisation non-conventionnelle dans tout le pays. Certes, il est difficile à régler ce problème le plus facilement possible, c’est-à-dire à étouffer ces ‘’gogobé’’ (bandits assimilés aux enfants de la rue), ces braqueurs, et autres qui sont d’ailleurs nombreux sur notre territoire. Donc, il nous faut des hommes, il nous faut des moyens pour arriver à mettre un terme à tout cela.Je précise que l’OCRB n’a pas seulement compétence sur Bangui, il a une compétence nationale. L’OCRB doit être sur l’ensemble du territoire centrafricain, dans toutes les préfectures, dans toutes les sous-préfectures de notre pays. D’ailleurs, je crois qu’avec le travail que nous faisons en ce moment dans capitale, les bandits vont, de plus en plus, fuir vers l’arrière-pays afin de maltraiter et tuer la population. C’est ce que nous sommes en train de constater avec regret, comme en a été le cas sur l’AxeDamara où trois de nos vaillants Gendarmes ont été tués. Et pourtant, les Gendarmes sont des hommes de paix, mais cela n’a pas empêché ces gens-là d’aller les tuer froidement.
C’est pour cela que je demanderais à nos autorités et à la Minusca de nous donner les moyens de mettre hors d’état de nuire ces bandits qui sont partout sur le territoire centrafricain.

CNC : En si peu de temps, vos actions à l’intérieur de Bangui sont ressenties avec satisfaction, notamment la libération en un laps de temps du Centre-ville pris d’assaut par les bandits de grand chemin dissimilés parmi les enfants de la rue. Comment évaluez-vous ces premières heures de travail à la tête de l’ OCRB ?

RYK : Ce n’est que le début du commencement. D’ici deux ou trois mois, nous allons tous évaluer. Mais je dis aussi quelque part que c’est au peuple centrafricain, aux autorités du pays et à la Communauté qui nous accompagne d’apprécier, au regard de l’État de droit, si le travail que je fais est satisfaisant ou pas. Moi-même, je n’ai pas à me vanter, non ! Par contre, je rassure la population de notre dévouement à accomplir parfaitement le travail qui nous a été confié.

CNC : De telles entreprises ne manquent pas de difficultés, à l’exemple d’une fiche qui a été écrite contre vous ; alors que vous avez libéré la population du 6ème arrondissement, en mettant hors d’état de nuire le célèbre braqueur de cette localité…

RYK : Naturellement, tout ce que l’homme fait enregistre des difficultés. Mais, je voudrais dire que nous avons deux difficultés majeures pour le moment. Premièrement, comme je le disais tantôt, il y a un manque de moyens pour bien faire le travail. Il nous faut des Pick-up, pourquoi pas des voitures badigeonnés, car si le bandit aperçoit qu’il y a un véhicule de police dans sa direction, naturellement il va prendre la poudre d’escampette. Alors si la police a des voitures et des véhicules badigeonnés, cela aurait facilité de surprendre et mettre hors d’état de nuire ces bandits.

Deuxièmement, je vous avoue ici qu’il y a certains de nos compatriotes qui n’aiment pas la paix et combattent ceux qui veulent à ce que notre pays retrouve sa quiétude et sa sécurité d’antan. Malgré tout ce que nous avons connu, il subsiste des problèmes de haine, de rivalité qui gangrènent notre société. Malheureusement en ce qui concerne les actions de l’ OCRB, il y a des personnalités qui sont de connivence avec les bandits et les braqueurs, et qu’on ne pourra pas vite dénicher. Mais, je rassure en même temps, qu’avec le temps et nos investigations, nous finirons par les connaitre. Aujourd’hui, il y a déjà des gens qui sont contre nous. Les autorités nationales doivent savoir qu’il y a des Anti-paix.
En ce qui me concerne, je crois que nos services finiront par dénicher ceux-là qui soutiennent les braqueurs, et à partir de ce moment, ils seront considérés comme des braqueurs et seront traités comme tel.

CNC : Que peut-on retenir des perspectives de vos actions ?

RYK : Comme je vous le disais tantôt, l’ OCRB a une compétence territoriale. C’est-à-dire notre champ d’actions ne se limite pas seulement Bangui. Mais cela se fait progressivement et surement. Nous continuons à demander à nos autorités de nous donner les moyens conséquents, pour remettre sur pieds des brigades dans tout le pays, en commençant par les grandes villes comme Berberati, Bouar, Birao, Bambari, etc. en des lieux stratégiques de notre pays. Il faut que l’ OCRB soit là pour inquiéter les bandits, afin de permettre aux opérateurs économiques de venir librement investir dans notre pays

CNC : Etant une force de proximité, avez-vous un appel à l’endroit de la population pour faciliter votre travail ?

RYK : J’exhorte tous les centrafricains sans exception et sans distinction aucune, de m’aider dans cette entreprise. Parce que tout développement passe inéluctablement par la paix, la sécurité et donc la stabilité. Cela veut dire que si nous voulons sortir de la pauvreté et de voir notre pays, la RCA se développer comme les autres pays que nous admirons, chaque centrafricain doit contribuer à la restauration de la paix en premier lieu. Ce n’est que par ce geste que nous allons stimuler les opérateurs économiques à venir chez nous et nous permettre d’assurer la relance économique de notre pays, surtout que nous sommes un pays enclavé.

Propos recueillis par Fred CROCK Pour CNC.

Centrafrique: Un infirmier tué par les Anti-balaka à Bambari

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Un infirmier tué à Bambari, le personnel soignant suspend les activités

Bangui (CorbeauNewsCentrafrique): 03-19-2015

 

La suspension des activités de soin sanitaire à Bambari a pris fin le jeudi 19 mars. La confirmation a été faite par Joseph Bama, Médecin-chef de l’hôpital régional de Bambari qui en avait décidé ainsi suite à l’assassinat de Mnonsieur Benoît Kété Ouabolo, infirmier diplômé d’État (IDE) et chef de centre de santé au village de Gbokolobo par des Anti-balaka.

Le médecin-chef et responsable de l’hôpital de Bambari revient sur le contexte de cette suspension de travail. « C’était vers 23 heures dans la nuit du lundi que les Anti-balaka se sont rendus chez lui pour le solliciter aux fins d’aller soigner un des leurs qui serait malade. Ce n’est donc qu’après qu’on se rendra compte que la mort de cet agent a été préméditée et planifiée. On a retrouvé le corps et je me suis dit que si ce collaborateur a perdu la vie dans ces conditions, l’ensemble du personnel soignant dont moi-même, sommes autant en danger de mort. D’où la décision de suspendre les activités pour manifester notre colère et interpeler davantage le monde entier quant à cette menace qui pèse sur à Bambari. » a déclaré Joseph Bama.

Faut-il noter que, malgré l’amélioration de la situation globale de sécurité sur l’ensemble du territoire national, la ville de Bambari est comptée parmi les régions qui contiennent encore des poches de résistance.

 

Bangui, Fred CROCK Pour CNC.

Centrafrique: le Collectif Touche pas à ma Constitution Interpellée le President de la cour Constitutionnelle de Transition

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CorbeaunewsCentrafrique: 03-19-2015.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Collectif-Touche-pas-à-ma-constitution-LOGO-MODIFIÉ.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

 

A

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de la Transition à Bangui République Centrafricaine.

 

Objet : L’avis officiel et juridique de la Cour Constitutionnelle de Transition sur les dispositions de l’article 101 de la Charte Constitutionnelle.

Monsieur le Président,

Afin d’éviter toute mauvaise interprétation de la loi qui va servir étant comme un prétexte politique aux ennemis de la paix de déstabiliser encore notre pays la République Centrafricaine, le Collectif « Touche pas à ma Constitution »militant engagé et défenseur des valeurs constitutionnelles introduit une requête auprès de votre institution en vue de solliciter votre avis officiel et juridique sur les dispositions de l’article 101 de la Charte Constitutionnelle qui dispose ce qui suit :

Article 101: Sont expressément exclus de la révision la forme républicaine et laïque de l’État; l’inéligibilité du Chef de l’État de la Transition, du Premier Ministre de Transition, des membres du Gouvernement de Transition et des membres du Bureau du Conseil National de Transition aux élections présidentielles et législatives organisées durant la Transition ; l’inéligibilité des Juges Constitutionnels de Transition et des membres du Haut Conseil de l’Information et de la Communication de Transition aux élections présidentielle et législatives ; l’irrévocabilité et la diminution des attributions du Premier Ministre ; les incompatibilités aux fonctions de Chef de l’État de la Transition, de Premier Ministre de Transition, de Président du Conseil National de Transition, de Juge Constitutionnel de Transition et de membre du Haut Conseil de l’Information et de la Communication de Transition ; les droits et libertés fondamentaux du citoyen ; le présent article.

Compte tenu de la sensibilité qui représente cette requête, votre institution va dire certainement dire le droit avec une grande impartialité, Monsieur le Président, permettrez nous de vous dire que le peuple repose actuellement son espoir sur votre institution.
Dans l’assurance que vous allez porter un regard particulier sur cette requête, nous vous invitons de bien vouloir recevoir Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.

Fait à Paris et Dakar 18. 03. 2015

Le Coordonnateur Général du Bureau Exécutif.

-Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG.

Le Secrétaire Général du Bureau Exécutif
-Mandela YAPENDE.
Ampliations :

Le CICR s’efforce d’aider les membres des familles dispersées en Centrafrique à rétablir le contact

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www.french.cri.cn / www.corbeaunews-Centrafrique.com 19-03-2015

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Le CICR s’efforce d’aider les membres des familles dispersées en Centrafrique à rétablir le contact

 

Le Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR), en collaboration avec les volontaires de la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, poursuit ses efforts pour aider les membres des familles dispersées à rétablir le contact, selon un communiqué publié mercredi par cette organisation humanitaire.

En quête d’un lieu sûr, forcées de se déplacer à l’intérieur du pays ou de chercher refuge dans un des pays voisins, de nombreuses familles sont dispersées. Des enfants et des adultes ainsi séparés des membres de leurs familles sont souvent sans nouvelle de leurs proches. Cette incertitude provoque de la souffrance, rendant la vie quotidienne plus difficile.

“Cette problématique risque de perdurer en République centrafricaine à cause de la persistance du conflit et des violences armées”, a souligné Ahmed Berrad, responsable des activités protection du CICR en Centrafrique, cité par le communiqué.

“Dans la plupart des cas, le fait d’avoir des nouvelles de leurs proches procure un grand soulagement psychologique aux familles et redonne espoir aux personnes séparées. Nous nous efforçons, avec leur accord, à ce que les enfants soient réunis avec des membres adultes de leurs familles”, a-t-il ajouté.

En 2014, le CICR et la Société de la Croix-Rouge centrafricaine ont enregistré plus de 561 personnes séparées.

www.french.cri.cn

Centrafrique: Le PM Mahamat KAMOUN confirme les date d` élections pour Été 2015 (RNL)

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Radiondeke-Luka / Corbeaunewscentrafrique: 18-03-2015

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Bureau-Autorité-Nationale-des-Élections.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC
Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

Le PM Mahamat Kamoun confirme les date d`élections pour Été 2015 (RNL)

 

Les élections groupées en République Centrafricaine se tiendront aux mois de juin-juillet 2015 comme fixé par la communauté internationale. La déclaration est faite par le chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun, lors de l’interview exclusive accordée ce mercredi à RNL. L’annonce de Mahamat Kamoun intervient deux jours après sa participation à la 7e rencontre du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine (GIC-RCA) qui s’est tenue lundi 16 mars 2015 à Brazzaville au Congo.

« Nous autorités de la transition, travaillons dans l’optique que les choses se passeront à la date fixée. Maintenant que nous sortons de Brazzaville avec cette ferme volonté de la communauté internationale de nous accompagner, il n’y a pas de raison. L’Union européenne vient de mettre à la disposition de l’Autorité nationale des élections (ANE) 8 millions d’Euros [Ndlr : 5.247.660.000 F CFA] pour permettre à cette institution de rattraper ce qui est à rattraper et de mettre le cap sur l’essentiel toutes les options sont permises », a expliqué le Premier ministre Kamoun.

Ce premier décaissement va servir à l’enregistrement des électeurs, la mise en place des démembrements de l’ANE dans les préfectures restant, l’établissement des listes électorales et le lancement de la procédure d’appel d’offre pour le choix de l’opérateur technique qui aura à organiser les élections.
L’Union européenne, qui a été dans une sorte d’attentisme jusqu’à ce que le budget global des élections soit bouclé, a mis un peu d’eau dans son vin pour accepter de décaisser 20 millions d’Euros [Ndlr : 13.119.100.000 F CFA] par tranche.

Le Premier ministre de la transition rassure que le consensus sera la règle d’or autour des différentes étapes pouvant aboutir à ces élections générales dans les délais. « Là où il y a des ajustements d’ordre juridique ou autre, nous appellerons toute la classe politique centrafricaine et forces vives de la nation pour leur faire comprendre la nécessité d’aller plus vite et prendre des dispositions qui s’imposent », a-t-il précisé.

Mahamat Kamoun se réserve de se prononcer sur la probable question d’un vide constitutionnel dans le pays. Il estime que le gouvernement va tout mettre en œuvre  pour éviter un troisième report en ce qui concerne la date de l’organisation des échéances électorales. « Au jour d’aujourd’hui, je ne peux pas vous parler de vide constitutionnel. Nous avons déjà obtenu un report et nous savons aussi qu’un deuxième report de la date de la transition n’est pas possible », a insisté Mahamat Kamoun.

 

www.radiondekeluka.org

 

Centrafrique: Selon Samantha POWER, il existe presque plus le mosquée en RCA

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www.h24info.ma / www.corbeaunews-Centrafrique.com 18-03-2015

 

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L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU a affirmé qu’il ne restait quasiment plus de mosquées en Centrafrique. Le pays est ravagé par des guerres religieuses depuis 2013.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a effectué, la semaine dernière, une visite en Centrafrique. L’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Samantha Power, en a fait le compte-rendu au cours d’une conférence de presse le 17 mars.
Lors de son intervention, rapportée par le quotidien The Times Of India, la diplomate a déclaré que 5.000 personnes ont perdu la vie dans les affrontements religieux qui sévissent dans le pays depuis décembre 2013. Elle a également ajouté que les affrontements ont fait 1 million de déplacés de guerre sur les 4,5 millions d’habitants que compte le pays.

Une partie importante du discours de Samantha Power a porté sur la situation des musulmans dans le pays. La diplomate affirme que 417 des 436 mosquées du pays ont été détruites et que les populations du dernier quartier musulman de Bangui, la capitale, sont “terrifiées”. Les femmes enceintes de confession musulmane, effrayées, choisissent de donner naissance dans leur maison plutôt que de se rendre à l’hôpital.

Par ailleurs, l’ambassadrice américaine a fait part de ses inquiétudes à propos du “vide sécuritaire” que connaît le pays. En effet, les 750 soldats restants des forces européennes ont récemment quitté le pays, et la France a annoncé une réduction notable de ses troupes avant la fin de l’année. Les forces de l’ONU, quant à elle, ne sont plus qu’à 80% des 10.000 soldats initiaux.

Le quotidien indien rapporte que le Conseil de Sécurité était “favorable” à la demande du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, d’envoyer 1.000 soldats supplémentaires en Centrafrique.

Pour finir, Samantha Power a souligné la “nécessité absolue” de désarmer les groupes en conflit, même si les forces de maintien de la paix ont permis d’éviter, jusque-là, un scénario catastrophique.

Samantha Power avec le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon ©DR www.h24info.ma

CENTRAFRIQUE: 450 ELEMENTS DES FACA SONT DESORMAIS OPERATIONNELLES

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique): 18-03-2015

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450 ELEMENTS DES FACA SONT DESORMAIS OPERATIONNELLES

 

 

Les autorités de la transition, malgré l’embargo sur les armes en RCA, ont pu finalement mettre sur pied le premier Bataillon d’Intervention territoriale (BIT) constituée de 450 éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) sélectionnés parmi tant d’autres sur des critères de mérite. Après quelques mois de la remise à nouveau, ces soldats vont être déployés sur les points stratégiques de Bangui pour sécuriser la capitale. La mise en œuvre de cette brigade d’intervention rapide, tant souhaitée par la population, est la suite logique du vœux émis par présidente de transition, Catherine Samba-Panza dès son accession au sommet de l’État.

Depuis la mise en déroute des FACA par l’ex coalition Seleka ayant conduit à l’éviction de François Bozizé du pouvoir en mars 2013, la RCA a subi un séisme sans précédent de son histoire. Son armée jugée de partisane et d’amateurisme par la communauté internationale ne croyant pas à son attitude républicaine et disciplinée, a connu une période difficile jamais enregistrée dans l’histoire de la nation. Avec l’avènement des Anti-balaka, l’armée reste sous le verrou d’une série de sanctions infligées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ces sanctions empêchant les FACA d’être sur le théâtre d’opérations laissent le terrain libre aux groupes armés qui ne connaissent que le language des armes comme mode de règlement à tout différent. Et cela a eu de répercussions

fâcheuses sur les populations soumises aux lois des Hors la loi qui écument tout le territoire national.

Dans son discours devant le Conseil national de Transition (CNT) en janvier 2014, la Cheffe d’État de la transition a émis le vœux de la création du premier Bataillon d’Intervention Territoriale (BIT) chargé de se déployer sur les points stratégiques de la capitale afin d’assurer la protection des institutions de transition et de populations. La mise en place de ce BIT n°1 a été le fruit d’un travail de fond de la ministre d’Etat à la Défense nationale avec le cours des experts militaires européens déployés à Bangui en vue de la reconstruction de l’armée centrafricaine profondément désorganisée.

“Dès ma prise de fonction, j’avais fait de l’opérationnalisation de nos forces de défense et sécurité notamment des FACA ma première priorité. La prise de service effectif des éléments du premier bataillon d’intervention territoriale répond parfaitement à ma volonté de constituer un bataillon d’intervention rapide pour la sécurisation de Bangui. J’en suis persuadée au retour opérationnel en toute transparence des FACA comme l’exigent depuis plusieurs mois nos compatriotes de Bangui et de l’arrière pays et plusieurs partenaires”, a souligné Catherine Samba-Panza, Cheffe d’État de transition.

Il s’agit de la première unité des Forces armées centrafricaines préparées pour participer aux opérations

de sécurisation de la ville de Bangui et ses environs aux côtés des forces de sécurité intérieure qui patrouillent depuis plusieurs mois avec les forces internationales. La création de ce premier BIT constitue dans ce contexte la première étape d’un long processus de la réforme totale de l’armée nationale qu’exige la communauté internationale. Les 450 éléments FACA officiellement présentés, le 25 février 2015, devant les autorités de transition et des différentes délégations des institutions internationales au Palais présidentiel à Bangui, ont été soumis à une formation. Il s’agit de la remise à nouveau opérationnelle avec un rappel des notions de base du règlement de discipline générale au sein des armés. Une formation sur le droit humanitaire international leur ont été dispensée.

“La journée de la présentation officielle de premier BIT est la mise en route d’une première tranche de nos FACA rénovées qui vont prendre immédiatement leur fonction. Cela fait suite à un atelier de réflexion sur la vision des FACA pour une sortie de crise durable. Le diagnostic de notre armée a été fait par nos Officiers Généraux et les Sous-officiers en présence de la communauté internationale, la Sangaris, l’EUFOR, et la MINUSCA en vue de reformer une armée républicaine”, a fait savoir Marie-Noëlle Koyara ministre d’État à la Défense nationale, dans un point de presse.

Lors de ce point de presse tenu, le 25 février 2015 à son ministère, Marie-Noëlle Koyara a souligné que le premier est déjà franchi. Le grand reste à faire avec les partenaires européens. D’ici peu des actions vigoureuses seront menées en vue de reconstruire, selon elle, une armée véritablement républicaine, professionnelle et disciplinée. Selon elle, ceux qui auront rempli le critère, vont intégrer l’armée nationale. Après les 450 soldats rénovés, 300 autres seront sélectionnés pour le renforcement de capacité afin de servir de gardes rapprochés des autorités de transition.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Un soldat français de la Sangaris a été « légèrement blessé »

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http://www.ouest-france.fr  17/03/2015  19h58/ Corbeau News Centrafrique: 18-03-2015.

 

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Un soldat français a été « légèrement blessé » lors d’échanges de tirs entre la force Sangaris et des hommes armés dans un quartier nord de Bangui.

 

« Le (lundi) 16 mars vers 16h une section de la force Sangaris en patrouille dans le 4e arrondissement de Bangui a été prise à partie par un petit nombre d’individus dotés d’armes légères et de grenades », rapporte l’état-major.

« Les soldats français ont riposté avant d’être rejoints par des éléments de la (force onusienne) Minusca et des forces de sécurité intérieures centrafricaines », indique le communiqué.

Les forces internationales ont alors effectué des patrouilles mixtes « pour sécuriser la zone », au cours desquelles ils ont « essuyé de manière intermittente des coups de feu ainsi que des jets de grenades auxquels ils ont riposté jusqu’à ce que la zone soit complètement sécurisée, vers 20h30 ».

« Au cours des affrontements, un soldat français a été légèrement blessé », selon l’armée française, qui dénombre également deux civils blessés « par les auteurs (individus armés) et évacués par la population. Un des agresseurs a été tué et un autre blessé ».

Deux lycéens également blessés

Plusieurs témoignages ont confirmé ces échanges de tirs, affirmant que « plusieurs centaines d’habitants » avaient alors fui le secteur pour se réfugier des quartiers voisins du centre-ville.

Selon une source hospitalière jointe mardi au téléphone, « deux lycéens ont été blessés » lors de ces échanges, dont un grièvement.

D’après l’état-major français, « les auteurs de cette attaque semblent avoir été surpris par les soldats français alors qu’ils se livraient à des trafics ».

« La violence de leur réaction est symptomatique de l’attitude des malfrats qui s’opposent au retour de l’Etat de droit dans la capitale centrafricaine, particulièrement dans le 4ème arrondissement », ajoute-t-il.

Le 4e arrondissement, et notamment le quartier Boy-rabe, fief des milices anti-balaka, a été secoué par des affrontements particulièrement sanglants lors des violences intercommunautaires de 2013-2014. La criminalité armée y reste très présente.

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir sous la pression internationale, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent opposant milices principalement chrétiennes anti-balaka, aux rebelles Séléka, essentiellement musulmans.

La présence de trois forces internationales – française européenne et onusienne – a permis de stabiliser la situation, sans réussir à pacifier l’ensemble du territoire.

http://www.ouest-france.fr  17/03/2015  19h58

LA MINUSCA SOUTIENT L’ENGAGEMENT DES FEMMES CENTRAFRICAINES DANS LA RÉSOLUTION DE CRISE EN RCA

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LA MINUSCA SOUTIENT L’ENGAGEMENT DES FEMMES CENTRAFRICAINES DANS LA RÉSOLUTION DE CRISE EN RCA

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique).

 

L’engagement ferme des femmes centrafricaines dans la résolution de conflits en République centrafricaine est fortement encouragé par le MINUSCA, a déclaré Gladys Teni atinga Responsable à la Cellule genre à la MINUSCA, lors de la conférence de presse hebdomadaire tenue, le 10 mars 2015 au siège de l’institution. Ceci conformément à la résolution 1325 sur la femme, Paix et Sécurité et le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique.

Les conflits armés ont eu non seulement un impact négatif sur la situation des femmes à tous les niveaux, mais les conséquences de ces conflits sur les femmes ont contribué à un éveil de conscience chez les femmes centrafricaines par rapport à leur rôle dans la résolution de ces conflits.

“Nous avons doté le pays d’un plan d’action national pour traduire dans les faits, les engagements par rapport à la protection des femmes contre la violence, la participation et la représentation des femmes dans le processus de restauration de la paix et de la sécurité en RCA”, a intimé Gladys Teni atinga, Responsable à la cellule genre à la MINUSCA.

Selon la Responsable à la cellule genre à la MINUSCA, cet éveil de conscience se traduit, entre autres, par la mobilisation des organisations des femmes pour des initiatives en faveur de la restauration de la paix et de la sécurité dans le pays. L’élection en janvier 2014 d’une femme à la tête de la transition en RCA est par ailleurs un exemple patent de cet éveil de conscience et de la renaissance à la femme des qualités indéniables de médiatrice et de rassemblement liées à son rôle social de mère de famille. En outre, la nomination d’une femme à la tête d’un ministère aussi stratégique que celui de la défense nationale. Ce qui est une première dans l’histoire de la République centrafricaine.

Conformément à cette résolution 1325, la MINUSCA a eu à mener des différentes actions pour promouvoir l’implication des femmes centrafricaines dans le processus de résolution de la crise en Centrafrique. La mission a initié en collaboration avec les agences des Nations unies un projet de construction d’un Complexe culturel et Sportif au 4è arrondissement de Bangui. Ce projet a une double finalité. Sur le plan économique, les travaux de construction offre l’opportunité aux jeunes et au femmes de travailler et d’avoir une source de revenu pour la satisfaction de leur besoin essentiel de base. Sur le plan social, le projet permet de mobiliser les femmes et les jeunes autour des actions de promouvoir de la paix et de la cohésion sociale au sein des communautés.

Par ailleurs, deux projets en faveur des communautés affectées par les conflits armés ont été initiés et appuyés par la mission et les agences, notamment la FAO. Un projet d’appui aux activités génératrices de revenus des femmes affectées par les conflits à Bria dans la Haute Kotto et au KM5 dans le 3è arrondissement de Bangui.

Appui politique

Dans le cadre de la participation du forum de Bangui, la MINUSCA a appuyé l’organisation d’un symposium des femmes du 2 au 6 mars 2015 qui s’est terminé par la grande marche des femmes pour la paix le 7 mars dernier.

“La MINUSCA va poursuivre son travail de plaidoyer pour que les recommandations du symposium soient prises en compte et que les femmes soient mieux représentées dans le forum de Bangui afin de faire valoir leurs points de vue sur la crise”, a ajouté Gladys Teni atinga.

En vue d’encourager la participation politique des femmes, la MINUSCA a appuyé l’organisation d’un colloque sur “la place de la Femme dans le paysage politique centrafricain: enjeux, défis et perspectives” prévu du 11 au 12 mars 2015 par l’Association des femmes enseignantes dans la République centrafricaine (AFEDEC).

Appui aux élections

Dans le domaine des élections, la mission onusienne a mise en place un comité ad-hoc qui a élaboré un plan du travail pour accompagner la participation des femmes au processus élections. Au niveau du renforcement des capacités, la MINUSCA a organisé des formations à l’endroit des femmes leaders en matière de leadership, de gestion du conflit, méditation, et sur la culture de la paix et la cohésion sociale.

Malgré ces avancées notables, le défi de la restauration de la paix et de la sécurité en RCA avec la participation des femmes reste grand.

Bangui, Eric NGABA, Pour CNC