La plate-forme des Associations musulmanes de Centrafrique rejette la nomination des Membres de l’ANE du 3è arrondissement de Bangui
Bangui (CNC): 23-11-2014. La mise en place des bureaux locaux de l’Autorité nationale des Elections en abrégé “ANE.” est en cours de matérialisation à Bangui, la capitale centrafricaine.Dans le 3è arrondissemen, la nomination des membres du dénombrement de l’Autorité Nationale des Élections de 2015 fait l’objet de vive critique. Pour illustration, la plate forme des organisations et des associations musulmanes de Centrafrique constituées d’environ 5 structures rejettent en bloc cette nomination.
Les membres de cette plate forme dénonce la composition du comité de l’ANE du 3èarrondissement. Ils estiment qu’aucun musulman ne figure parmi les personnalités nouvellement nommées. Alors que le 3è arrondissement, estiment-ils, est composé des deux communautés. Pour eux, l’ANE devrait s’entourer de tout garanti avant la mise en place du bureau de l’ANE dans leur arrondissement.
“Déjà en regardant la composition des membres de l’ANE, vous remarquerez qu’il n’y a aucun musulman. C’est un caractère exclusif qu’ils ont fait. Alors qu’il y a beaucoup de critères qu’il faut tenir compte pour assoir les membres de ce comité. La moindre chose c’est qu’ils devraient constituer une équipe homogène qui tient compte de caractéristique de la population du 3è arrondissement, ainsi que de considération d’ordre religieux, ethnic. Au moment où le gouvernement de notre pays appuyé par la communauté internationale fait d’effort pour ramener la paix dans le 3è, voilà que l’ANE pose un acte qui risque encore de perturber cette situation de confiance qui est entrain de gagner du terrain. Donc la plate forme par mon nom, regrette en bloc la nomination des membres de l’ANE du 3è arrondissement”, a dénoncé Docteur Nour Moukada, responsable de la plate forme musulmane de Centrafrique.
Selon Godfroy Mokamayadé, vice président de l’Autorité nationale des Élections ANE a fait savoir que l’ANE travaille ensemble avec la Mairie du 3è arrondissement de Bangui en collaboration avec les observateurs internationaux pour la nomination des membres de ce comité à de l’élection des gens qui sont retenus. Ce n’est pas, dit-il, l’ANE qui a désigné les membres du dénombrement dudit arrondissement mais les confirme seulement par arrêté.
D’après Abakar Ousmane porte parole de la communauté musulmane contacté par Corbeau News, le Maire du 3è arrondissement de Bangui en la personne de Mbala Dodo est de mèche avec ceux qui, selon lui, ont mal organisé la nomination de ces membres de l’ANE de leur arrondissement. Or dit-il, on devrait avant tout consulter les personnalités religieuses et notables dudit arrondissement avant cette nomination.
Ce samedi 22 novembre, nous venons d’être alertés par la population civile de bonne volonté de Bambari que moyennant distribution d’argent venant de Bangui et sur instigation du ministre de la défense, Aristide Sokambi et du conseiller à la Présidence, Jean Jacques Demafouth, des jeunes désoeuvrés de la ville ont été enrôlés pour se livrer à des actes de provocation contre les éléments de l’UPC pour faire croire à un soulèvement de la population contre lesdits éléments.
Celui qui a été mandaté pour organiser ce désordre n’est autre que le préfet actuel de la ville de Bambari. Nous exigeons son départ afin que cesse ce désordre et éviter le pire. Il est de notre responsabilité de garantir la sécurité de tout le monde.
Tout porte à croire qu’il y a un complot ourdi contre les éléments de l’UPC par ministre de la défense, Aristide Sokambi, Jean Jacques Demafouth et l’ancien ministre des mines, Herbert Gontran Djono Ahaba et le Préfet de Bambari. Nous les mettons en garde car nous sommes déterminés à faire régner l’ordre là où nous sommes. Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences fâcheuses pouvant résulter de telles manipulations.
Depuis le mois de décembre dernier, nous n’avons fait que travailler la main dans la main avec la population civile, les chefs religieux et les responsables des ONGs dans le seul but de connaître leurs besoins en termes de sécurité et de rendre possible le vivre ensemble dans la cohésion sociale avant de prendre part au Forum de Bangui qu’on nous annonce.
Samba-Panza et Manuel Valls attendus au Sommet de la CEEAC à N’ N’Djamena ce dimanche
Une fois de plus, la crise centrafricaine sera l’un des dossiers majeurs au menu d’un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) prévu lundi à N’Djamena, avec la participation de la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza, et en présence du Premier ministre français Manuel Valls, annonce-t-on à Bangui.
Les discussions au sujet de cette crise seront à l’évidence consacrées à une évaluation des récentes évolutions de la transition politique conduite depuis son élection fin janvier par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) par Catherine Samba-Panza, concernant surtout la mise en oeuvre de l’ accord de cessez-le-feu conclu avec les groupes armés le 23 juillet à Brazzaville (Congo).
Un organe de supervision de ce processus mis sur pied par la communauté internationale, le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA) s’est prononcé lors de sa récente réunion tenue le 11 novembre à Bangui pour la fin de cette transition en août 2015, après l’organisation d’une élection présidentielle et des législatives au cours des deux mois précédents.
Le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur international de la crise, a été chargé de déclencher l’ application de cette décision, que les autres dirigeants de la CEEAC sont sous doute appelés à entériner lors de leur rendez-vous de N’Djamena, marqué par la présence de Catherine Samba-Panza, annoncée en visite dans la capitale tchadienne dès dimanche.
Cette participation qui n’est pas la première tient à une invitation spéciale adressée par le chef de l’Etat tchadien Idriss Deby Itno, dans la mesure où la RCA demeure sous le coup d’une suspension au sein des organisations internationales depuis la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui de Michel Djotodia, leader de l’ex-coalition rebelle de la Séléka poussé à la démission le 9 janvier de cette année après une présidence par intérim désastreuse, marquée par la poursuite des violences dans le pays.
Le Premier ministre français Manuel Valls est aussi annoncé à ce sommet, en compagnie du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui ne cesse de multiplier les visites à Bangui et les capitales voisines depuis le déploiement de la force Sangaris en appui des opérations de stabilisation de la RCA, à en croire des sources diplomatiques françaises à Bangui. F
Elections 2015 : L’Autorité nationale des élections se met au pas
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 22-11-2014. Les scenarii pour l’obtention du prolongement de la transition, et donc du report des élections futures, montée par la présidente de transition Catherine Samba Panza ont été coupés court par la communauté internationale, lors de la dernière mission de Basile Ikouebe, Ministre congolais des Affaires étrangères en sa qualité d’Envoyé Spécial du Médiateur international dans la crise centrafricaine. L’émissaire de Denis Sassou Nguesso n’avait pas bégayé au sujet de la durée de la transition en cours en RCA. « Nous apercevons que malgré toutes les bonnes volontés, le délai de février 2015 pour la tenue des élections, donc de la fin de la transition parait intenable. Il faut donc, réfléchir avec les autorités de la transition pour voir comment appliquer l’article 102 de la Charte constitutionnelle pour permettre à toutes les instances de préparer les élections dans de meilleures conditions. » a-t-il dit, le 11 novembre 2014, lors de la conférence de presse qui avait sanctionné la 6ème réunion du GIC (Grupe international de contact sur la Centrafrique) tenue à Bangui. Alors que l’article 102 de la Charte constitutionnelle dont Ikouebe a fait allusion prévoit un prolongement de six mois seulement.
Ce message aurait été le catalyseur qui a boosté tout un système au niveau de Bangui et le Président de l’ANE (Autorité nationale des élections), Dieudonné Kombo-Yaya s’est vu obligé de s’exécuter. Ce dernier vient de mettre le turbo dans le cadre des préparatifs des élections de juin-juillet 2014, en finalisant très rapidement la mise en place des bureaux des circonscriptions électorales au niveau de Bangui. Le premier pas vient ainsi d’être franchi : les membres du bureau des circonscriptions électorales de Bangui sont déjà désignés par l’ANE. Le tableau se présente de la manière suivante :
1er arrondissement : Mesdames Ngbakongo, Née Yassimago Odile Bernadette, Vondo Née Wobis Véronique ; Messieurs Kolaba Bruno, Sirimbo Thomas Guy Vincent, Koidemba Didier Emile, Maka Tobeko Hubert, Bemolenda Gatien Aristide.
Indiquons toutefois que cette liste publiée sous l’arrêté 003/14/ANE/P du 12 novembre 2014 suscite déjà des réactions de contestation de par la composition des bureaux confiée aux maires d’arrondissements. Un groupe de jeunes du 4ème arrondissement par exemple ont fait savoir que Madame le maire de leur arrondissement a uniquement coopté des personnes membres de sa familles ou de son église Ngoubagara pour constituer le bureau de la circonscription du 4ème arrondissement. De toutes les façons, c’est un pas décisif vers les élections prochaines qui a été franchi avec la mise en place de ces bureaux de circonscription.
Une fois de plus, la crise centrafricaine sera l’un des dossiers majeurs au menu d’un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) prévu lundi à N’Djamena, avec la participation de la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza et en présence du Premier ministre français Manuel Valls, a-t-on appris samedi de source proche de la présidence à Bangui. Les discussions au sujet de cette crise seront à l’évidence consacrées à une évaluation des récentes évolutions de la transition politique conduite par Mme Samba-Panza, depuis son élection fin janvier par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire), concernant surtout la mise en oeuvre de l’ accord de cessez-le-feu conclu avec les groupes armés le 23 juillet à Brazzaville (Congo).
le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA), organe de supervision de ce processus mis sur pied par la communauté internationale, s’est prononcé lors de sa récente réunion, tenue le 11 novembre à Bangui, pour la fin de cette transition en août 2015, après l’organisation d’une élection présidentielle et des législatives au cours des deux mois précédents.
Lors du rendez-vous à N’Djamena, les dirigeants seront sans doute appelés à entériner cette décision.
Mme Samba-Panza sera présente à cette rencontre sur invitation, alors que la RCA demeure sous le coup d’une suspension au sein des organisations internationales depuis la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui par l’ex-coalition rebelle de la Séléka, conduite par Michel Djotodia.
Djotodia a été poussé à la démission le 9 janvier dernier après une présidence par intérim désastreuse, marquée par la poursuite des violences dans le pays. Le Premier ministre français Manuel Valls est aussi annoncé à ce sommet, en compagnie du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui ne cesse de multiplier les visites à Bangui et les capitales voisines depuis le déploiement de la force Sangaris en appui des opérations de stabilisation de la RCA, à en croire des sources diplomatiques françaises à Bangui. F
DISCOURS DU PRESIDENT DU PARTI POUR LA CLOTURE DU CONGRES EXTRAORDINAIRE DU MOUVEMENT
DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN
(MLPC)
– Bangui, le 22 novembre 2014 –
Messieurs les Représentants des Partis politiques des pays frères du Congo Brazzaville (Convergence Citoyenne) et du Tchad (Parti pour les Libertés et la Démocratie –PLD-), Membres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste Mondiale) de l’Afrique centrale ;
Monsieur le Président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
Messieurs les Présidents des Partis politiques, Membres de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme et de la Société civile ;
Distingués Invités ;
Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
Chers Congressistes.
Nous voici au terme des travaux de notre Congrès extraordinaire. Pendant toute une journée, les Congressistes du MLPC ont abordé, dans la sérénité, des questions touchant à la vie interne de leur Parti politique, mais aussi à la situation préoccupante de la Nation centrafricaine. Au sortir de ces assises, je ne peux que me réjouir parce que, une fois de plus, le débat démocratique a pris le dessus dans cette rencontre qui s’est déroulée en toute fraternité et en toute camaraderie.
En adressant mes vives félicitations à mes Camarades Congressistes, permettez-moi, Mesdames et Messieurs, de dire aussi ma grande satisfaction car l’objectif principal de nos assises, qui était de désigner le candidat du parti à la future élection présidentielle centrafricaine, a été atteint. Les camarades ont fait preuve de sagesse militante.
Par cet exercice des primaires internes transparentes, nous venons une fois de plus de démontrer aux yeux de tous, si besoin en était, que le MLPC est un vrai parti démocratique.
Mes Chers Camarades Militantes et Militantes du MLPC,
Comme vous l’avez constaté à l’ouverture de nos assises, nombreux ont été les messages d’amitié et de soutien venus de tous horizons, de l’Internationale socialiste, de l’Alliance Progressiste Mondiale, du Parti Socialiste français, du Parti Socialiste béninois, du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) de Mauritanie et de la Fondation Jean JAURES, qui vous ont été lus ce matin par notre Secrétaire Général, sans oublier ceux de la Convergence citoyenne du Congo Brazzaville, du Parti pour les Libertés et la Démocraties (PLD) du Tchad, ainsi que celui du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) qui ont été délivrés par leur représentant respectif parmi nous ce matin. Cela témoigne à suffisance que le MLPC n’est pas seul dans sa lutte démocratique. Qu’il me soit permis, en votre nom à tous, d’adresser en retour à ces Partis et Associations politiques amis et frères, les sincères remerciements de notre Grand Parti, le MLPC.
Camarades Militantes et Militants du MLPC.
Une fois de plus, vous venez de renouveler votre confiance en votre humble serviteur que je suis, en me désignant pour porter les valeurs du MLPC lors de la prochaine élection présidentielle. En retour, je voudrais, du fond du cœur, vous remercier sincèrement pour cette nouvelle marque de confiance qui tout à la fois m’honore et me conforte dans mon engagement militant. C’est pour moi, comme le disait il y a quelques jours le tout récent Président de la transition du Burkina Faso Michel KAFANDO, ‘’un immense plaisir et un redoutable devoir’’.
En ouvrant ce matin les travaux de notre Congrès extraordinaire, je plaçais ces assises sous le signe de l’espoir. Maintenant que mon Parti a réussi le pari de ce premier exercice démocratique à travers des primaires en interne, je peux affirmer haut et fort que tous les espoirs sont permis. Car maintenant, c’est tous unis et comme un seul homme que le MLPC se prépare à s’engager dans les futurs enjeux démocratiques de l’élection présidentielle.
Messieurs les Représentants des Partis politiques des pays frères du Congo Brazzaville (Convergence Citoyenne) et du Tchad (Parti pour les Libertés et la Démocratie –PLD-), Membres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste Mondiale) ;
Monsieur le Président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
Messieurs les Présidents des Partis politiques, Membres de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme et de la Société civile ;
Distingués Invités ;
Militantes et Militants du MLPC ;
Chers Congressistes.
Au cours de nos assises, compte a été rendu de la situation générale de notre société et de notre pays à travers les différents rapports présentés par les congressistes. J’ai été particulièrement attentif, et tout aussi réceptif, à ces rapports. Je me réjouis de ce que, globalement, le constat est le même : le centrafricain à mal a son pays.
Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
Chers Congressistes ;
Camarades Délégués venus de nos provinces et de l’extérieur.
C’est à l’aune du mal de notre pays que nous devons repenser la stratégie du combat que nous allons mener dans les mois à venir pour aller à la victoire finale. Je ne le répéterais assez : le train de l’histoire est en train de passer, et nous n’aurons aucune excuse devant les générations futures si nous le ratons une énième fois.
En acceptant de porter les couleurs de mon Parti pour la future élection du Président de la République, je mesure l’immensité de la tâche qui est la mienne, et le poids des responsabilités. Mais heureusement pour moi, et contrairement à beaucoup, je ne suis pas un homme seul.
J’ai avec moi tout un Parti politique mobilisé, qui a mesuré l’ampleur des défis, et qui est prêt à les relever.
J’ai avec moi l’ensemble des forces démocratiques de notre pays avec lesquelles nous avons toujours travaillé en symbiose, et avec lesquelles nous allons mener les futurs combats électoraux, non pas comme des ennemis qui se regardent en face, mais comme des adversaires qui sauront se respecter.
J’ai avec moi un réseau de Partis et Associations politiques amis et frères, avec lesquels le MLPC partage l’essentiel de son idéologie.
Nous avons avec nous, Camarades, je vous le dis, tout un peuple fatigué, extenué, dont les derniers espoirs reposent désormais sur nos fragiles épaules.
A partir de là, aucune erreur ne sera tolérée, aucune faute ne sera pardonnée, puisque désormais les yeux de toute l’humanité se tournent vers nous.
Messieurs les Représentants des Partis politiques des pays frères du Congo Brazzaville (Convergence Citoyenne) et du Tchad (Parti pour les Libertés et la Démocratie –PLD-), Membres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste Mondiale) ;
Monsieur le Président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
Messieurs les Présidents des Partis politiques, Membres de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme et de la Société civile ;
Distingués Invités.
J’ai le plaisir de vous informer solennellement que mon Grand Parti, le MLPC, vient de réussir ses primaires internes, et m’a désigné comme son candidat à la future élection présidentielle dans notre pays.
Ce pari, ce devoir, cette responsabilité, je ne pourrais les porter seul, sans votre accompagnement comme vous l’avez toujours fait envers mon pays, en aidant les autorités de la transition à tout mettre en œuvre pour préparer, organiser et réussir des élections libres et transparentes, inclusives avec la participation de tous les centrafricains dont nombreux sont aujourd’hui réfugiés et déplacés, et sur l’ensemble du territoire centrafricain. S’il en était autrement, c’est alors ensemble que nous aurions failli. Car si vous n’accompagnez pas suffisamment mon pays dans le processus de transition, vous vous retrouverez avec une situation similaire à celle de la Lybie ou, pire, celle de la Somalie.
Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
Chers Congressistes.
L’heure de la mobilisation a sonné. L’heure du combat pour la victoire finale a sonné.
Maintenant plus que jamais, nous devons rester unis et soudés. Nous devons aller partout, auprès de nos frères et sœurs, parler du même langage de l’unité, parler de la réconciliation, parler du dialogue et de la paix, pour qu’ensemble nous convergions vers l’étoile du berger, celle qui nous indique le gîte où est né le rédempteur. Je ne suis pas BALTHAZAR. Mais je vais ensemble avec vous, comme les Rois Mages, saluer notre résurrection.
La main sur le cœur, je lance un appel à tous mes anciens camarades qui, pour des raisons diverses, ont quitté le MLPC, à regagner leur maison ; c’est à bras ouverts qu’ils seront accueillis.
J’invite aussi tous ceux qui hésitent encore, à franchir le pas pour venir rejoindre leurs sœurs et leurs frères, en intégrant le MLPC, pour qu’ensemble nous allions sur le chemin de la victoire. La victoire, c’est maintenant, ou jamais.
J’exhorte d’ores et déjà mes sœurs et frères centrafricains d’autres bords politiques, qui seront engagés comme moi dans cette élection avec un autre parti politique ou en soutien à un parti politique, à de la retenue et au sens patriotique, car c’est un combat démocratique que nous allons mener, et non pas une guerre fratricide. Autrement, le peuple centrafricain retirera définitivement le peu de confiance qu’il place encore en ses hommes politiques.
Messieurs les Représentants des Partis politiques des pays frères du Congo Brazzaville (Convergence Citoyenne) et du Tchad (Parti pour les Libertés et la Démocratie –PLD-), Membres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste Mondiale) ;
Monsieur le Président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
Messieurs les Présidents des Partis politiques, Membres de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme et de la Société civile ;
Distingués Invités ;
Militantes et Militants du MLPC ;
Chers Congressistes.
Nous sommes tous en train d’écrire une page de l’histoire de la République centrafricaine. Car, je vous en conjure, en plusieurs années de lutte politique et autant de combat démocratique, jamais je n’ai senti un aussi grand besoin pour le peuple centrafricain de tourner la page de ses errements, de se prendre lui – même en charge, et de travailler résolument à la construction de son pays. Ceci me conforte, et me rend fier de mes compatriotes.
L’œuvre de reconstruction nationale, c’est ici et maintenant que nous devrions nous y engager.
Mon Parti politique et moi – même, avec nos alliés de la plate – forme politique de l’Alliance des Forces Démocratiques de la Transition (AFDT), allons travailler à l’unité du peuple centrafricain, dans la dignité.
Ces deux (02) dernières années, on a beaucoup entendu dans notre pays dire que tel est musulman, que tel autre est chrétien, alors que nous avions toujours vécu sur cette terre de nos ancêtres en toute symbiose, et riches de notre diversité. Notre vivre ensemble est fortement ébranlé, mais la césure n’est pas encore totale, et grâce au legs de nos aïeux, notre patrimoine incommensurable qu’est le sango, notre langue nationale, nous allons recoller ensemble les morceaux du pot cassé.
En réalité, ce sont des manipulateurs aigris qui ont tenté d’instrumentaliser le spectre du communautarisme pour s’accrocher désespérément aux vestiges d’un pouvoir qu’ils ont eux – mêmes laissé tombé en lambeaux, au détriment de l’intérêt général et au détriment de la société centrafricaine. Mais la page est tournée.
A partir de ce jour, je lance un vibrant appel à tous mes frères et sœurs. Il n’y a pas de musulman ; il n’y a pas non plus de chrétien ; il y a des centrafricains, tout court. Laissez – tomber vos rancœurs qui, je sais, sont grandes. Ne vous laissez pas entrainer par la haine.
Vous avez été victimes d’injustice, et vous en gardez le ressentiment, parce que l’Etat, qui était censé vous protéger, n’était pas là pour le faire. Vous avez cru devoir recourir à la justice privée pour réparer les torts que vous avez subis. Mais sachez que la communauté internationale est mobilisée à nos côtés, et sachez que je prends formellement l’engagement de tout faire pour que la justice passe avant la réconciliation et le pardon. Quand bien même la justice des hommes ne vous aura pas été rendue, celle, plus redoutable, de Dieu, qui voit tout et qui sait tout, vous sera rendue. C’est pourquoi je vous invite tous, frères et sœurs centrafricains, à l’apaisement et au désarmement de vos cœurs.
Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
Chers Congressistes.
Les jours qui vont suivre seront déterminants pour les luttes à venir. Nous allons œuvrer ensemble à la mise en place d’une direction nationale de campagne, selon les critères que vous aurez retenus. Je poursuivrai le travail engagé avec le cercle de certains camarades, sympathisants et amis, pour vous soumettre ce qui sera notre Programme politique, selon les axes de notre Projet de société. Rien ne sera fait sans vous ; tout sera fait avec vous, et par vous. Personne ne sera mis à l’écart. Il y a tant à faire, et chacun doit y apporter sa contribution.
Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
Chers Congressistes.
Au cours de vos travaux, vous avez mis en exergue les difficultés que nous aurons à surmonter dans notre lutte pour la conquête du pouvoir. Je me réjouis que les années passées dans l’opposition politique, au lieu de nous affaiblir, nous a confortés. Et je sais que la même farouche détermination nous amènera à les surmonter.
C’est le moment de nous séparer. Je prends l’engagement devant vous, et devant l’éternel, de m’inspirer des résultats de vos travaux et des quatre (04) piliers du Projet de société de notre Parti politique pour préparer le Projet de société pour la campagne électorale. Je prends l’engagement de désigner une Direction Nationale de Campagne consensuelle et dynamique, fortement représentative de notre Parti, selon les profils que vous aurez vous mêmes définis. Je prends l’engagement de mener cette lutte non pas pour perdre, mais pour la victoire finale.
Je lance est un vibrant appel au rassemblement et à la mobilisation.
Au moment de nous séparer, je demande à Dieu le Père de raccompagner les Camarades Congressistes qui sont venus de nos provinces, de la Lobaye, de la Mambéré Kadéi, de la Sangha Mbaéré, de la Haute Kotto, du Bamingui Bangoran, de la Nana Mambéré, de l’Ouham, de l’Ouham Pendé, de la Kémo, de la Vakaga, de l’Ombella M’Poko, etc. et ceux qui sont venus de l’extérieur, notamment des fédérations d’Europe-Amérique-Asie et Moyen Orient et du Cameroun, dans le chemin du retour dans leur foyer respectif. Qu’ils aillent dire à tous nos camarades qui n’ont pas pu faire le déplacement que l’heure de la victoire a sonné. Qu’ils aillent dire à ceux qui croyaient que le MLPC est mort et enterré, que nous sommes là.
J’aurais tant voulu que nous restions ensemble, pour partager, en toute communion, la même ferveur.
Mais, hélas ! Il faut nous séparer. Et, une fois encore, avant de nous séparer, je demande au même Dieu sa protection pour que nos frères venus du Congo Brazzaville et du Tchad puissent rentrer chez eux, retrouver leur famille respective et transmettre à leur plus grande famille, leur famille politique, nos remerciements et nos salutations. Les remerciements et les salutations du MLPC qui est honoré par leur marque de soutien.
Partez donc tous en paix, et puisse Dieu vous protéger !
Sur ce, je déclare clos les travaux de notre Congrès extraordinaire.
MARTIN ZIGUELE OFFICIELLEMENT INVESTI CANDIDAT AUX ÉLECTIONS PAR SON PAR SON PARTI MLPC
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 22-11-2014. C’est désormais officiel pour sa désignation quant à la représentativité de son parti, le Mouvement de Libération du Peuple centrafricain en abrégé MLPC. Ceci en vue des élections présidentielles prévues pour le mois de juin 2015 en République centrafricaine. Martin ZIGUELE est officiellement investi, ce 22 novembre 2014, candidat par les militants et sympathisants du MLPC, lors de la session ordinaire du conseil politique national et congrès extraordinaire d’investiture du parti.
L’investiture s’est déroulée ce matin dans la salle de conférence du complexe sportif 20000 places, à Bangui. L’ambiance était festive entre les militants et le président nouvellement investi du MLPC sur le fond de conviction croyant à une probable victoire aux élections à venir. L’espace restreint de la salle ne pouvait pas contenir tous les militants et sympathisants présents à l’investiture, obligeant certains à occuper l’environnement de la salle qui était pleine à craquer. Environ 500 militants et sympathisants du MLPC regroupés en fédération sont venus de différentes préfecture de la République centrafricaine pour prendre part à cette investiture avec ceux de la capitale ainsi que ceux venus de l’Europe, de l’Afrique de l’ouest et centrale.
Dans son discours devants ses militants, le président du MLPC a d’abord balayé du revers de la main les accusations infondées, selon lui, portant sur sa personne avant de tracer sa vision politique. Disant qu’on l’accuse souvent d’avoir soutenu la rébellion de l’ex coalition seleka pour renverser le pouvoir de François Bozizé alors que celui-ci, dit-il, est responsable de son malheur. Car c’est lui-même qui a mal géré les ex combattants seleka qui l’ont porté au pouvoir en mars 2013. ” Qui tue par l’épée périra par l’épée”, a dit Martin Ziguélé.
Pour la ligne droite vers les élections qui s’annoncent, le président investi du MLPC a toute fois précisé sa vision politique axée sur trois volets.
“Le plan du travail du MLPC c’est d’abord la Paix, la Réconciliation et le Redressement de l’économie centrafricaine comme gage du développement”, a-t-il précisé.
Selon la commission d’organisation de l’élection préliminaire du MLPC, Martin Ziguélé est le seul candidat du parti à avoir déposé sa candidature dans le délais du 05 au 15 novembre dernier. Ce qui lui a valu d’être élu par l’acclamation étant mode du scrutin. C’est la troisième fois aujourd’hui qu’il est investi président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) depuis son adhésion à ce parti en 1979.
Martin Ziguélé est la deuxième personnalité politique centrafricaine investie candidat aux futures élections présidentielles après Michel Amine, président de l’Union nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP).
Un accord trouvé entre la RCA et la mission du Fmi au niveau des experts sur l’aide sous la facilité du crédit rapide
La crise politique et sécuritaire prolongée en République centrafricaine (Rca) et l’effondrement résultant de l’activité économique continue de présenter des défis majeurs pour les autorités de transition, selon une mission du Fonds monétaire international (Fmi) qui vient de conclure une visite d’une semaine dans la capitale du pays, Bangui.
La rareté des biens de consommation de base s’est traduite par une hausse continue des prix, avec une inflation qui devrait atteindre 11,6 pour cent en moyenne en 2014, bien au-dessus du critère de convergence de 3 pour cent de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac, a observé la mission des experts du Fonds.
“Le déficit du compte courant extérieur devrait se réduire à 6,4 pour cent du Pib en 2014, reflétant l’important soutien financier de la communauté des bailleurs de fonds ainsi que la Communauté économique des Etats des pays de l’Afrique centrale (Ceeac)”, a déclaré le chef de la mission, Ekué Kpodar.
“Cependant, la forte dépendance aux importations de produits alimentaires et pétroliers et la performance à la traîne des industries exportatrices font du soutien de la balance des paiements plus que nécessaire”.
Dans un communiqué transmis jeudi à la PANA, Kpodar a annoncé que les autorités de transition et la mission du Fmi sont ” parvenues à un accord au niveau des experts sur un cadre macro-budgétaire et un ensemble de politiques économiques et structurelles afin de renforcer les progrès accomplis depuis la précédente Facilité de crédit rapide (Fcr), approuvée par le Conseil d’administration du Fmi en mai 2014 “.
Il a déclaré que les politiques visaient à rétablir davantage la stabilité macro-économique, assainir les finances publiques, renforcer la capacité du gouvernement de la Rca, coordonner l’assistance technique et maintenir l’engagement des bailleurs de fonds internationaux.
Selon Kpodar, sous cette compréhension, la Rca pourrait recevoir le soutien sur ces politiques à travers un suivi Fcr pour un montant de 5,57 millions de Dts (équivalent à 4 milliards de francs CFA).
L’aide financière totale du Fmi à la Rca pour 2014 atteindra ainsi 13,925 millions Dts (équivalant à environ 10 milliards FCFA). Des contributions supplémentaires des partenaires au développement à l’aide du Fmi apportera le soutien budgétaire extérieure totale de la Rca à environ 80 milliards de francs CFA en 2014.
Pour 2014, alors que l’activité économique reprend peu à peu et certaines des personnes déplacées ont pu rentrer, la situation sécuritaire volatile a amené la mission et les autorités de la Rca à réviser les prévisions de croissance du Pib à la baisse de 1 pour cent.
Le déficit du compte courant extérieur devrait se réduire à 6,4 pour cent du Pib en 2014, reflétant l’important soutien financier de la communauté des bailleurs de fonds ainsi que les pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac).
Kpodar a observé que la forte dépendance du pays sur les denrées alimentaires et les importations de pétrole et la performance en retard des industries exportatrices font que le soutien à la balance des paiements est plus que nécessaire.
“Dans le domaine budgétaire, a-t-il déclaré, la priorité reste d’améliorer encore la mobilisation des recettes intérieures et d’améliorer la qualité des dépenses en vue de limiter le solde primaire intérieur à 5 pour cent du Pib en 2014 et 4,1 pour cent en 2015 “.
De l’avis de la mission du Fmi, les autorités de transition de la Rca devront continuer à mettre des mesures en œuvre pour renforcer la gestion des finances publiques par l’amélioration de la surveillance de la gestion des flux de trésorerie, le plus de nettoyage de la liste des fonctionnaires et de la paie, la révision de la convention avec les banques commerciales pour gérer la collecte des impôts et le renforcement de la transparence dans la fiscalité pétrolière.
Après les discussions en profondeur de la mission avec le gouvernement sur un projet de budget et de politiques pour 2015, Kpodar a déclaré: «Pour l’année prochaine, nous nous attendons à ce que le retour de la sécurité et la réussite de la transition politique marqueront le début d’une reprise économique durable avec une estimation du taux de croissance réel du Pib de 5,7 pour cent avec une inflation contenue à 5,7 pour cent.
“Cependant, les finances publiques continueront d’être sous pression et nécessiteront un soutien continu de la communauté internationale”.
À Bangui, la mission a rencontré la présidente de la Rca, Catherine Samba-Panza, et a eu des entretiens avec le Premier ministre, Mahamat Kamoun, le ministre des Finances et du Budget, Bounandele Koumba et des représentants des partenaires au développement, de la communauté diplomatique et du secteur privé.
LA FOIRE POUR LA PAIX ET LA COHESION SOCIALE EN RCA ORGANISEE À BANGUI
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 21-11-2014. Dans le souci de contribuer au processus de la paix et la cohésion sociale en République centrafricaine, Bienvenu Paradis Gbadora organise, du 21 novembre 2014 au 05 janvier 2015, une Foire dénommée ” Kermesse pour la paix et la cohésion sociale en RCA“. Ceci en prélude aux différentes fêtes de la fin d’année et de nouvel an habituellement organisées dans le pays. C’est dans l’optique de créer un espace de divertissement, de distraction, d’échange et de la culture que vient l’ambition.
“Je suis tout d’abord un opérateur socio-culturel. Et ce qui m’a motivé à organiser cette manifestation socio-culturelle, c’est parce que notre pays est entrain de traverser un moment de crise très déplorable. De surcroît, la population centrafricaine en générale et la jeunesse en particulier n’ont pas un espace de divertissement. Il va falloir organiser des manifestations culturelles de ce genre pour permettre aux gens d’oublier la psychose dans leur esprit durant la crise. C’est dans cette optique que j’ai organisé cette foire permettant à la jeunesse d’avoir une plateforme de manifestation socio-culturelle, et d’échange d’idée“, a fait savoir Bienvenu Paradis Gbadora.
Dans quelles conditions sécuritaires les Banguissois peuvent-ils aller se distraire dans cet espace culturel? Étant un ex agent de sécurité et avec 10 ans d’expérience dans l’organisation des manifestations socio-culturelles, Bienvenu estime que les diapositives sont déjà prises pour la réussite de cette organisation socio-culturelle.
” La question de sécurité c’est l’affaire de tout le monde. La sécurité de la population, c’est d’abord la responsabilité du gouvernement. Ceci étant dit, j’ai pris le soins d’adresser une note au premier ministre, Mahmat KAMOUN, si à son niveau de notifier aux forces internationales qui sont à la charge de la sécurité de notre pays afin de sécuriser l’environnement du site kermesse Bonga-Bonga permettant aux gens qui y viennent se distraire avec quiétude. Par ailleurs, j’ai signé un contrat avec un monsieur qui est un expert en matière de sécurité étant aussi un officier des Forces armées centrafricaines (FACA) et avec certains jeunes pratricants pour veiller sur la sécurité à l’intérieure et à l’entrée de kermesse. Donc je pense qu’à mon niveau les dispositions sont déjà prises. J’invite le public banguissois à venir dans cette foire sans s’inquiéter pour se distraire. Je leur dis n’avoir pas peur. C’est grâce aux manifestations de ce genre que le pays puisse retrouver la paix. , a-t-il estimé.
A cet, le doute est permis quant au problème de l’électricité que subit la capitale centrafricaine en dépit des efforts de l’énergie centrafricaine, ENERCA. Mais l’organisateur de cette kermesse, Bienvenu Gbadora se dit qu’il s’est préparé à tout pour que la lumière ne soit pas un défaut au succès du kermesse Bonga-Bonga. Selon lui, un compromis a été trouvé avec les responsables de l’énergie centrafricaine afin d’installer une ligne d’électricité valable pour le site de cette foire, une stratégie d’éviter le délestage dans le secteur.
L’on compte en tout trois Foires qui sont organisées à Bangui, celle de Bonga-Bonga, de Marabena et celle de la Place de Cinquantenaire.
Séléka : Vient de naître, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC)
L’assemblée générale de la 3ème aile de la coalition Séléka vient de s’achever ce vendredi 21 novembre 2014 à Bria après deux jours de travaux. Ces assises initiées par certains baobabs de l’ex-rébellion, à savoir Zacharia Damane, Joseph Zoundeiko et Djono Ahaba ont accouché d’un nouveau-né : Le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC). Il s’agit d’une troisième faction de la Séléka après que Ali Darassa ait créé l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) le 25 octobre dernier, suivi de la création le 2 novembre de l’aile dirigée par Nourredine Adam.
Deux jours durant, les hauts cadres de la Séléka regroupés dans cette troisième tendance ont pu muer l’ancienne Force républicaine nouvelle en Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC). Ensuite, Une coordination politique a été ainsi mise en place et chapeautée l’ancien ministre d’Etat à l’Equipement et aux travaux publics, Herbert Gotran Djono Ahaba. Pour sa part, l’ancien état-major militaire de la Séléka issu des assises de Ndélé et installé depuis lors à Bambari a été transformé en ce que les congressistes de Bria ont appelé une Chaine de commandement militaire qui va être dirigée par le général Joseph Zoundeiko.
Jusque-là, l’on ne parle que de conviction des uns et des autres pour justifier ces scissions de trop au sein de la Séléka, mais l’on ignore véritablement, l’intérêt qui oppose ces rébellions coalisées dans la Séléka. Avec cette allure, l’on s’interroge déjà, si une quatrième dissidence va naître dans la même Séléka, étant donné que cette rébellion était en son temps, riche en généraux et colonels qui pourront encore faire défection pour s’organiser eux-mêmes, à partir d’une assemblée générale taillée sur mesure.
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 21-11-2014. Après moult reports, la rentrée scolaire 2014-2015 en République centrafricaine a été finalement effective ce 20 novembre 2014. La ministre de l’Education nationale, Gisèle Bedan a lancé solennellement cette rentrée qu’elle a placée sous le signe de « l’école pour tous », d’abord à l’école SICA, puis à l’école Lakouanga. D’ores et déjà, il s’agit d’une rentrée scolaire pas comme les autres. Ce qui explique en partie, l’embarras de la ministre de l’éducation qui a lassé exprimer son cœur par ces termes secs : « Mes sentiments sont déjà ceux de tristesse d’abord parce que cette année scolaire ne va pas voir certains enfants et certains enseignants revenir à cause de cette crise sauvage qui nous les a arrachés. » a reconnu Bedan qui s’est, par la suite consolé en voyant les quelques centaines d’élèves et enseignats rassemblées pour la cérémonie du lancement officiel de cette année. « Aussi, c’est un sentiment de joie après de voir la mobilisation comme en a été le cas à l’école SICA de ces enfants qui manifestent par cette présence leur désir, leur souhait de revenir à la normale. La joie également d’avoir vu présent le personnel administratif et tous ces maitres qui étaient présents à l’école SICA comme à l’école Lakouanga, ce qui manifeste que malgré les difficultés, il y a l’espoir à travers ces gens braves que nous pouvons, nous devons revenir à la normalité. » s’est-elle réjoui après avoir versé des larmes de crocodile.
En effet, rentrée de cette année va connaitre de sérieux problèmes, les quels problèmes devront engager le gouvernement à plus de chantiers à la fois. Africain Kazangba est le Président de la Fédération des associations des parents d’élève de Centrafrique (FNAPEC). Il a hiérarchisé les problèmes principaux qui, au niveau des parents d’élèves seront comme des grands obstacles à franchir : « Le problème le plus fondamental est la sécurité. C’est un problème qui conditionne la reprise effective des activités pédagogiques et de la rentrée scolaire. Cela veut dire que s’il y a le doute plane, de même les parents d’élèves sont réticents, ils veulent absolument avoir du gouvernement la certitude de garantir la sécurité sur toute l’étendue du territoire. Aussi, nous revendiquons l’apurement total des arriérés des salaires, je fais allusion aux quatre mois brandis par nos amis du syndicat. Et cela relève de la responsabilité du ministre des finances et de la présidente de la République. Nous, du côté des Associations des parents d’élèves, nous demandons qu’il y ait concertation et dialogue entre l’employeur qui est l’Etat et le syndicat. Nous reconnaissons que le syndicat défend l’intérêt des travailleurs. »
A tout cela, il ne faut pas oublier que les épreuves du second tour de Baccalauréat 2014 ne sont pas encore composées. Alors qu’également, les six points de revendication des syndicats imposés comme préalables ne sont pas encore résolus.
Cependant, si le gouvernement arrive à contourner ces préoccupations toutes légitimes pour les uns et les autres, il n’arrivera certainement pas à s’échapper de l’épineuse question de la reprise du chemin de l’école pour les élèves et étudiants musulmans, surtout ceux de Km5 à Bangui, de Boda et d’autres localités où le choc de la cohésion sociale est encore vivace dans les esprits. Gisèle Benda en est parfaitement conscience, mais elle ne décolère pas : « Nous avons mis cette rentrée scolaire sous le signe de ‘’tous à l’école’’, c’est-à-dire tous dans la mesure de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Que partout, il faut qu’il y ait la sécurité. Nous nous battrons pour que les choses reviennent à la normale. » a-t-elle engagé avant de spécifier pour les élèves et étudiants musulmans : « Pour ceux de ces écoles, nous sommes en train d’étudier des solutions. Nous n’allons pas tout dévoiler ici. Nous sommes effectivement à l’étude des solutions pour permettre à ceux qui ont été déplacés de pouvoir fréquenter. Toutefois, si l’insécurité persiste dans ces écoles, il y aura des abris temporaires sous lesquels les cours pourront se tenir normalement. »
En lançant officiellement cette rentrée scolaire, Gisèle Bedan a appuyé sur le chrono et le temps presse. Heureusement, le membre du gouvernement a été très subtile pour parler d’une rentrée progressive, c’est-à-dire selon que les conditions dans une localité le permettent.
Accord portant création des chambres africaines extraordinaires
Les avocats du président Habré envisagent de porter plainte contre Me Robert Dossou
A l’évidence, Mme Aminata Touré, deuxième Premier ministre du président Macky Sall, aura beaucoup de mal à prouver l’authenticité de l’acte par lequel son ancien collègue Me Alioune Badara Cissé, ministre des Affaires étrangères au moment des faits, lui aurait délégué ses pouvoirs pour qu’elle signe avec l’Union africaine, au nom de notre pays, l’accord portant création de chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises. Des chambres ayant pour but de juger, principalement, l’ancien président de la République du Tchad, M. Hissène Habré. Ce pour « crimes de guerre », « crimes contre l’humanité » et « actes de torture ». Elle va peiner à prouver l’authenticité de la délégation de pouvoirs puisque, constitutionnellement, seul le président de la République a le pouvoir de signer des accords internationaux engageant notre pays. Il peut cependant, pour une durée et un objet précis, déléguer ce pouvoir au ministre des Affaires étrangères. Or, dans le cas d’espèce, c’est ce dernier — qui n’est pourtant que délégataire de pouvoirs — qui a délégué à son tour les mêmes pouvoirs à sa collègue Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Mieux (pire, devrait-on dire !), au moment où Mme Aminata Touré apposait sa signature au bas de l’accord créant les chambres africaines extraordinaires, Me Alioune Badara Cissé se trouvait au Sénégal, plus précisément dans son bureau situé à quelques mètres de la salle de conférences où se tenait la cérémonie… Vous avez dit bizarre ? Plus grave pour la bonne dame, le ministre, interpelé par les avocats du président Habré, a démenti avoir signé un tel document. Certes, la cellule de communication de Mme Touré a produit dès le lendemain de la sortie de Me Cissé une copie de l’accord avec, en dessous et bien en évidence, la signature scannée de l’ancien chef de la diplomatie. Le dossier étant pendant devant la justice, il convient d’attendre sereinement que cette dernière se prononce afin que la vérité éclate. Du moins, si Mme Touré condescend à se présenter à la barre du tribunal correctionnel de Dakar…
Une autre éminente personnalité qui risque d’avoir à répondre de son implication dans cette affaire, c’est l’honorable Maître Robert Dossou qui n’est autre que le représentant spécial de l’Union Africaine qui a co-signé l’accord portant création des chambres africaines extraordinaires. Ce encore une fois au nom de l’organisation continentale. En attendant le jour improbable où il aura à s’expliquer à la barre d’un tribunal — les avocats du président Habré étudient actuellement la faisabilité d’une plainte contre lui —, il est quand même permis de se poser des questions sur l’acte que le grand avocat béninois a posé. Car le brave homme que l’UA a envoyé dans notre pays pour signer l’accord devant les caméras et sous les flashes des photographes est également, dans la vie de tous les jours, le président du Conseil constitutionnel de la République du Bénin. Ce qui ne l’empêche pas de faire des piges pour le compte de l’Union Africaine. Que voulez-vous, les temps sont durs et le salaire de président du Conseil constitutionnel au Bénin ne nourrit sans doute pas suffisamment son homme. En tout cas, voilà un bienheureux cumulard qui, plutôt que de se consacrer à temps plein à son job — des charges dont on imagine qu’elles ne sont pas particulièrement harassantes au Bénin mis quand même— trouve le temps d’aller effectuer des missions pour le compte de l’Union africaine. Ce même si, dans tous les pays du monde qui se respectent, les fonctions de président du Conseil constitutionnel sont incompatibles avec toute autre activité professionnelle, toute fonction gouvernementale, tout emploi public civil et militaire etc. La seule autre activité tolérée est l’enseignement, encore que son exercice est strictement encadré. Mais bon, l’honorable Me Robert Dossou n’en a cure, apparemment. Toujours est-il qu’après avoir fait partie de la commission des « éminents juristes » chargée d’étudier les moyens d’organiser le procès des auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité au Tchad au cours de la période s’étendant de 1980 à 1990, il a sans doute voulu contribuer à mettre en application les idées qu’il a préconisées dans le rapport des « éminents juristes ». Cet homme met assurément du cœur à l’ouvrage !
Il convient également de s’interroger sur la valeur juridique des pouvoirs qui lui ont été donnés par le président de la Commission de l’Union africaine pour signer au nom de cette organisation les accords portant création des chambres africaines extraordinaires. En effet, au moment où il signait le document, les organes de l’UA étaient, sinon suspendus, du moins en train d’expédition des affaires courantes vu que le président sortant, le Gabonais Jean Ping, venait d’être battu par la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini Zuma. Laquelle était donc la présidente élue mais n’avait pas encore pris fonction. M. Ping avait-il, durant cette période de flottement, la prérogative de déléguer un quelconque pouvoir surtout pour la signature d’un document engageant à ce point l’organisation continentale ? Il est permis d’en douter même si rien ne dit que cette délégation de pouvoirs faite au profit de Me Robert Dossou n’existe pas effectivement, le tout étant, encore une fois, de connaître la valeur juridique d’une telle délégation de pouvoirs. Mais enfin, on peut se demander si l’UA manque à ce point de compétences et de personnel pour déléguer un fonctionnaire étranger pour aller signer un accord à son nom. Surtout un accord ayant non seulement des implications constitutionnelles, mais aussi des conséquences financières pour un pays souverain.
Dernière curiosité, enfin, dans la signature de ce document qui ne manque pas d’incongruités, le pouvoir de signer allégué a été remis (delivered, dans le document) à Me Robert Dossou par M. Jean Ping le 22 août 2012, c’est à dire le jour même où l’accord a été signé à Dakar. Or, ce jour-là, Me Dossou était déjà à Dakar tandis que M. Ping se trouvait à Addis Abeba ! Sauf si le document était envoyé par mail ou par fax, ce qui altérerait son authenticité, on voit donc mal comment cette délégation de pouvoirs a pu être signée et remise à Me Dossou le jour même où devait être signé l’accord portant création des chambres africaines extraordinaires ! L’Afrique profonde est pleine de mystères et de surnaturel tandis que les Béninois sont forts en vaudou, mais quand même…
Mais bon, peut-être bien que l’honorable Me Dossou pourrait avoir un jour l’obligeance de s’expliquer par rapport à tout cela à la barre d’un tribunal correctionnel. Mais faut pas rêver !
Mamadou Oumar NDIAYE
« Le Témoin » quotidien sénégalais ( Novembre 2014)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Des-anti-balaka-à-Boda-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des anti-balaka à Boda en Centrafrique le 28/08/2104 (Sylvain Cherkaoui/AP/SIPA)
Au moins 7 morts dans un violent affrontement entre les Anti-Balaka et les forces de la Minusca
Bangui (CNC): 21-11-2014. De violent affrontement a opposé les éléments armés d’anti-balaka aux forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), le 19 novembre dernier à Cantonnier, une ville frontalière avec le Cameroun. Un affrontement au cours dequel au moins sept (7) personnes ont perdu la vie et une dizaine autres blessées, d’après les sources locales.
Selon les informations dont nous disposons, tout serrait parti d’une tentative de désarmement des miliciens anti-balaka. A en croire certains habitants de la ville de Cantonnier, ces antibalaka sont à l’origine de trouble fréquent dans la région. Certains derniers circulent avec leurs armes en toute liberté dans la localité. Alertée par la population, les troupes de la MINUSCA basées dans la localité ont tenté de les appréhender mais cela a tourné au vinaigre créant la panique dans la ville.
Paniquée par la situation, la majorité des habitants de ladite ville sont contraintes de se déporter à Béloko à environ 7 kilomètres de Cantonnier. Après plusieurs heures d’affrontements, la ville est sous le contrôle des forces de la MINUSCA déterminées à rétablir la sécurité dans la région.
La Seleka est divisée en trois. C’est ce qui ressort notamment du Congrès de la faction du général Zacharia Damane qui se déroule depuis jeudi dans la localité de Bria à l’est de la RCA. Cette faction composée de membres de la communauté Goula cherche à se doter d’un nouveau leader et d’un chef d’état-major. Les deux autres factions, celle de Nourredine Adam et celle de Ali Darras ont elles aussi tenu leurs congrès ces dernières semaines.
Latentes depuis l’éviction de la Seleka du pouvoir, les divisions qui minent la coalition sont arrivées à un point de non-retour. La Seleka est désormais fragmentée en trois factions. Chacune dotée d’une direction et d’un état-major distinct.
A Bria, la faction de Zacharia Damane issue de l’UFDR est en train de se choisir ses nouveaux leaders. Le général Zundeko, un temps chef d’état-major de la nouvelle Seleka, pourrait devenir son chef militaire. A Bambari, la faction d’Ali Darrass soutenue par la communauté des Peuls s’est « autonomisée » depuis plusieurs mois avant de se rebaptiser UPC fin octobre au cours d’un congrès. Quant à la faction de Nourredine Adam, elle a tenu son congrès il y a une semaine et s’est installée dans la ville de Kaga Bandoro.
Trois groupes, trois villes, trois états-majors, et autant d’ambitions différentes. Selon le Groupe d’experts pour la Centrafrique, c’est le contrôle des zones diamantifères et aurifères qui explique les affrontements du mois d’août entre l’UFDR et le groupe d’Ali Darrass dans la région de Bambari.
Par ailleurs, ces factions ont aussi des ambitions politiques en vue du Forum de Bangui prévu en janvier prochain. Une sorte de course aux postes ministériels et administratifs s’est enclenchée et les chefs de l’ex-rébellion veulent jouer leur carte. La Seleka est peut-être enterrée, mais ses composantes sont toujours présentes et entendent peser dans le débat national.
Bangui (CNC): 21-11-2014, 01h05. Dans un courrier envoyé au Secrétaire Général des nations Unies Monsieur Ban Kim-Moon au début du mois d’Août 2014, , le Président Angolais José Eduardo dos Santos avait exprimé sa volonté de voir ses troupes participer à la Mission de la Paix en République Centrafricaine. Depuis lors, rien n’a avancé dans ce dossier et silence total du côté des Nations Unies.
Face à cette inquiétude, les députés angolais ont interrogé le Ministre de la défense Monsieur Joao Lourenco de leur pays sur l’avancée réelle concernant le dispositif à prendre pour le déploiement des forces angolaises en RCA. Dans sa réponse à la question posée par les députés, le Monsieur Ministre a annoncé que les troupes de son pays seront déployées en Centrafrique dans le cadre de la Mission de stabilisation intégrée et multidimensionnelle des Nations unies (Minusca) d’ici au premier trimestre 2015.
Selon le Monsieur Joao Lourenco, Ministre Angolais de la Défense, les troupes qui seront envoyées en Centrafrique composeront un bataillon complet (un bataillon armé d’infanterie motorisé , une brigade des forces spéciales) de plusieurs centaines d’hommes sans toute fois préciser combien exactement. Le dispositif prévoit également la mise en place d’un hôpital de campagne.
Rappelons que Le Conseil de sécurité a créé la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) par sa résolution 2149 ( 2104 ) du 10 avril 2014. Elle devrait compter à terme quelques 12.000 casques bleus mais pour l’heure, la Minusca compte dans ses rangs moins de 7.000 troupes sur place à Bangui.
Et après EUFOR RCA ? Il faut réfléchir sérieusement à une mission RSS
Les 28 ministres de la Défense ont donné, aujourd’hui (18 novembre), leur « feu vert » à la planification d’une nouvelle mission européenne de la PSDC en Centrafrique, destinée à prendre le relais de l’opération européenne de stabilisation de la paix à Bangui, EUFOR RCA.
Une mission plus modeste
Cette mission sera centrée sur un tout autre focus, sans mandat exécutif (sans usage de la force) et de taille beaucoup plus modeste. Il s’agit de réformer les services de sécurité (RSS), en gros, remettre sur pied l’armée centrafricaine (les FACA), avec tout d’abord une mission de conseil stratégique, puis quelques formations. La Haute représentante, Federica Mogherini, a finalement été mandatée par le Conseil pour préparer un Concept de gestion de crises (CMC) en vue de cette « possible » opération de la PSDC en Centrafrique. Le projet de conclusions du Conseil, qui ne mentionnait pas, cet élément a été modifié, après débat entre ministres, et sur la demande de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense.
Un certain succès politique pour EUFOR
Ce projet tient à coeur des Français. Mais pas seulement. En six mois, le retournement est incontestable dans les couloirs européens. Autant le lancement de EUFOR, RCA a été considérée avec méfiance par plusieurs ministres Européens, doutant sur son principe comme de son efficacité, considérant avec suspicion cette action dans un ancien territoire français, autant aujourd’hui nombre de ministres et d’officiers européens reconnaissent son utilité. Ce que confirme à B2 un diplomate bien impliqué dans ces négociations. EUFOR RCA a été « extrêmement contestée au départ, elle a été difficile à mettre en place. Mais aujourd’hui tout le monde dit qu’elle a été très utile sur le terrain, et a permis de faciliter le transfert à l’ONU », de la MISCA vers la Minusca.
Ne pas perdre le résultat acquis
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a donc plaidé auprès de ses collègues pour ne pas perdre ce résultat en chemin. « Il ne faut pas que nous regrettions les conditions dans lesquelles l’opération EUFOR Rca se terminera. Il s’agit de savoir ce qu’on va faire des FACA. (et) une mission RSS parait un outil approprié pour cela » a-t-il plaidé en substance, selon les éléments recueillis par B2 auprès de diplomates présents dans la salle. Un propos approuvé par les ministres qui ont accepté ainsi de modifier les conclusions qui ne mentionnaient pas, au départ, de donner aussi précisément un « mandat » à la Haute représentante.
Remettre sur pied les FACA : un vrai défi
Ce qui n’est pas une mince affaire. Les forces armées centrafricaines sont aujourd’hui cantonnées dans leurs casernes. « Elles restent un peu inoccupées, et n’ont pas de boulot. Il ne faut pas se cacher. C’est une question très épineuse » indiquait récemment un officier présent sur le terrain à B2. « Il faut les réorganiser, diminuer le nombre, mettre à la retraite, sanctionner ceux que doivent l’être, reconstituer des unités. » Point de vue largement partagé, côté européen. « Prendre en compte le sort des FACA est définitivement urgent » a indiqué, à plusieurs reprises, le général Pontiès, chef de l’opération EUFOR RCA, à ses différents interlocuteurs (ministres, diplomates, Chefs d’Etat-major des armées).
Le président centrafricain déchu François Bozizé s’estime toujours indispensable à la résolution de la crise dans son pays.
En exil à Kampala (Ouganda), où il se morfond depuis son départ du Cameroun, François Bozizé, l’ancien président centrafricain renversé en mars 2013, ne décolère pas. “On veut m’enterrer vivant à ciel ouvert ! a-t-il confié à J.A. lors d’un entretien téléphonique, le 13 novembre, mais je ne me laisserai pas faire ; il faudra bien en passer par un dialogue avec moi, en présence de tous ceux qui sont responsables de cette situation, à commencer par Michel Djotodia. Sinon, je ne vois pas comment ils vont s’en sortir.”
Le général Bozizé, qui affirme être en bonne santé et avoir bon moral, ne comprend pas pourquoi il figure sur la liste des personnalités visées par le comité des sanctions de l’ONU (gel des avoirs et interdiction de voyager depuis six mois, ce qui ne l’empêche d’ailleurs pas de se déplacer de temps à autre : il était ainsi à Kinshasa début novembre). “Je n’ai fait de mal ni à mon peuple, ni à mes voisins, ni à la communauté internationale. C’est de la méchanceté gratuite. Quand on voit ce qu’est devenue la Centrafrique depuis mon départ, le mieux serait pourtant d’en revenir à celui qui était au pouvoir avant et qu’on a chassé comme un pestiféré”, conclut-il.
DISCOURS D’OUVERTURE DES TRAVAUX DU CONSEIL POLITIQUE NATIONAL
(CPN)
Bangui, les 20 et 21 Novembre 2014
Camarades Conseillers Politiques Nationaux,
Camarades vice – Présidents du Parti,
Camarades membres du Bureau Politique,
Camarades militantes et militants,
Chers invités,
Mesdames et messieurs,
Au nom du Bureau Politique, je vous salue et vous souhaite à toutes et à tous, la bienvenue à ce Conseil Politique National du MLPC.
C’est pour moi un réel plaisir et un insigne honneur de vous revoir après tant d’années où il ne nous a pas été permis de réunir une session ordinaire du Conseil Politique National, la dernière ayant eu lieu en Février 2009.
Camarades CPN,
Conformément aux dispositions de l’article 25 de nos statuts, le Conseil Politique National qui est l’organe de décisions le plus élevé du Parti dans l’intervalle des congrès. Il se réunit une fois par semestre en session ordinaire sur convocation du Président du Parti. Il se réunit également en session extraordinaire à la demande du Président du Parti ou des 2/3 de ses membres.
Il importe donc de rappeler que depuis Février 2009, le Conseil Politique National n’a pu être convoqué en raison de certaines contingences politiques, sécuritaires et structurelles, inhérentes à plusieurs événements survenus dans notre pays depuis le hold-up électoral du Président François BOZIZE.
L’essentiel est qu’aujourd’hui, nous soyons tous enfin réunis pour cette présente session du CPN au cours de laquelle, nous aurons à débattre de l’ordre du jour suivant :
– Examen et adoption du rapport moral, politique et financier du bureau politique.
– Examen des propositions d’amendements des textes de base du Parti (statuts et règlement intérieur) en vue d’y insérer ultérieurement :
Examen des procédures et modalités de candidatures aux élections présidentielles et législatives.
– Le profil du candidat du MLPC à l’élection présidentielle et aux élections législatives,
– La procédure d’élection primaire du candidat du MLPC à l’élection présidentielle et aux élections législatives,
– la composition du dossier de candidature à l’élection présidentielle et aux élections législative,
La création de l’école du parti,
La création de l’organe de presse Kongo wara,
La création de la télévision en ligne du MLPC,
La création de la radio diffusion du MLPC.
Divers
Camarades CPN,
Distingués invités.
Depuis notre dernière session en février 2009, plusieurs événements ont marqué l’évolution de notre pays que je m’en vais rappeler brièvement pour servir de fil conducteur à nos réflexions au cours de ces travaux.
1°) – La désastreuse parodie électorale du 27 janvier 2011 caractérisée par une fraude massive sans précédent dans l’histoire de notre pays, a consacré la scandaleuse entrée dans une Assemblée nationale monocolore de plusieurs membres de la famille du président François BOZIZE et des alliés de son parti alors au pouvoir. Malgré le refus des partis de l’opposition démocratique de l’époque de reconnaître les résultats de ce hold-up électoral, le KNK et son leader ont verrouillé la vie politique nationale à leur seul profit tout en instrumentalisant la Cour constitutionnelle qui a rejeté en bloc quasiment toutes les requêtes pourtant fondées, des candidats et formations politiques de l’opposition démocratique.
2°) – Malgré l’insistance de la communauté internationale et de certains chefs d’état des pays voisins et frères qui n’ont eu de cesse de lui prodiguer des conseils d’ouverture politique à l’opposition et de lui préconiser la nécessité du dialogue et la concertation, le président François BOZIZE s’est hermétiquement enfermé dans sa surdité et croyait avoir raison contre tout le monde. C’est ici que se trouve la vraie explication de la naissance de la coalition Séléka et de la chute du régime KNK et non dans la stratégie de recherche de bouc-émissaire que François BOZIZE et ses partisans ont déployée pour accuser le MLPC et son Président d’avoir pactisé avec la rébellion de Séléka pour les renverser du pouvoir.
3°) – C’est dans ce contexte que la rébellion armée de Séléka est née et s’est retrouvée en un temps record aux portes de Bangui. C’est aussi dans ce décor que se sont déroulées les négociations politiques sous les auspices des chefs d’état de la CEEAC ayant abouti aux fameux Accords de Libreville qui, s’ils avaient été un tant soit peu respectés par les parties signataires, auraient pu éviter à notre pays de basculer dans la situation cauchemardesque qui a suivi la fuite précipitée de François BOZIZE et le calamiteux pouvoir Séléka. Cette situation a entraîné l’apparition de la milice anti-balakas mêlée aux diverses manœuvres et velléités de retour au pouvoir de François BOZIZE et son clan pour plonger la République Centrafricaine dans les fâcheuses conséquences qui empoisonnent jusqu’à présent quotidiennement l’existence de nos compatriotes.
4°) – Aujourd’hui, notre pays est objectivement placé sous une tutelle internationale qui ne dit pas son nom. Le degré d’effondrement de l’état centrafricain a atteint un niveau tel que c’est la communauté internationale qui est hélas obligée d’assurer les obligations régaliennes habituelles d’un état. Les Accords de Libreville avaient prescrit la mise en place d’un régime de transition qui en est malheureusement déjà à son troisième Chef d’état ainsi qu’à trois Premier Ministre. Prévue initialement pour durer dix-huit (18) mois au moins et vingt et quatre (24) au plus tard, l’actuelle transition qui a connu plusieurs fois des échecs, doit cependant déboucher sur des élections législatives et présidentielles dont le calendrier vient d’être reporté de cinq mois supplémentaires par la dernière session qui a eu lieu ici à Bangui, du Groupe International de Contact sur proposition de l’Autorité Nationale des Elections.
Camarades CPN,
Distingués invités.
En effet, il y a aujourd’hui 5 ans que le Conseil Politique National s’est réuni pour débattre des questions de la refondation du Parti et des préparatifs des élections Présidentielles et Législatives qui ne se sont tenues qu’en janvier 2011.
A l’issue des travaux de 2009, le CPN a adopté (20) résolutions et (13) recommandations nécessaires à la relance des activités du Parti et les préparatifs des prochaines échéances de 2010 puis 2011.
Au sortir des assises du CPN, le Bureau Politique s’est engagé à concrétiser ces directives par la mise en place de plusieurs commissions de réflexion dont les rapports ont été remis au Bureau Politique.
Ainsi, un chronogramme des activités a été élaboré et suivait son cour d’exécution.
Les premières actions d’urgence réalisées étaient la mise en place de la Direction Nationale de Campagne (DNC) et l’élaboration du programme global de la restructuration des organes de base du Parti.
Le Bureau Politique a exécuté la plupart des résolutions et recommandations qui ont permis de conduire le Parti aux élections.
Camarades CPN
Distingués invités.
Aujourd’hui, il n’est plus question de revenir sur le passé, mais de jeter les bases d’une réflexion devant nous conduire à aller de l’avant. Il nous faut :
Ouvrir le Parti aux anciens camarades qui nous ont quittés et qui veulent revenir ;
Consolider nos organes de base à travers un programme global de restructuration
Consolider nos organes de base à travers un programme global de restructuration ;
Mettre en place la Direction Nationale de Campagne ;
Elaborer notre plan d’actions et nos stratégies pour la reconquête du pouvoir de l’Etat en 2015.
Face à ces exigences de l’heure, il est impérieux de taire nos querelles intestines, nos rancœurs et nos tendances divisionnistes pour conforter l’unité du Parti.
C’est pourquoi, l’objectif stratégique doit primer surtout : l’esprit de tolérance, de pardon réciproque, de partage de responsabilités afin que nous donnions à notre parti les meilleurs chances pour 2015.
Par ailleurs notre vision politique nous impose de coopérer avec les autres Partis et Associations politiques de notre pays et du monde entier qui partagent avec nous les valeurs de la Social – démocratie.
C’est ici le lien de remercier tous les partis frères membre de l’Internationale Socialiste qui nous ont apporté des aides multiformes pour la tenue de ces assises.
Aussi est-il est impérieux de nous engager aux côtés de nos alliés de l’Alliance des Forces Démocratique pour la Transition (AFDT) aux fins de préparer sereinement le Dialogue Politique à venir, appelé Forum de Bangui qui peut jeter les bases d’un règlement pacifique de ces crises politico – militaires et récurrentes que connait notre pays.
Camarades CPN,
Distingués invités.
L’heure est à l’action et aux sacrifices sans lesquels aucune victoire ne pourrait être garantie. C’est pourquoi, j’invite solennellement le Conseil Politique National (CPN) à resserrer les rangs du Parti et faire échec à toutes les tentations de division et de récupération politique à des fins ethno – tribalistes.
Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la session ordinaire de notre Conseil Politique National.
Près d’un million de personnes auront besoin d’aide humanitaire en RCA d’ici l’année prochaine
Des agences humanitaires ont prévenu que près d’un million de personnes en République centrafricaine (RCA) auront possiblement besoin d’aide lors de la prochaine période creuse — soit du mois de mai au mois de septembre l’année prochaine — alors que la nourriture des ménages et sources de revenus restent fortement perturbées par le conflit, a déclaré mercredi un porte-parole de l’ONU aux journalistes.
“Le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que, même si les récoltes actuelles soulagent les besoins en aide pour le moment, il y a des niveaux élevés de lacunes en matière de consommation alimentaire, en particulier chez les personnes déplacées”, a indiqué le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric lors d’un point de presse quotidien tenu à New York. “Il existe aussi des niveaux très élevés de malnutrition aiguë et de mortalité dans les camps au Cameroun qui hébergent des réfugiés de la République centrafricaine”.
Quelques 833.000 personnes sont déplacées de leurs foyers à travers le pays, dont plus de 400.000 seulement dans la capitale nationale de Bangui, a rapporté l’OCHA plus tôt cette année.
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué que 268.779 personnes supplémentaires cherchent un refuge au Cameroun, au Tchad, au Congo et en République démocratique du Congo (RDC).
Tourmenté par des décennies d’instabilité et de combats, la RCA a connu une recrudescence de la violence quand les rebelles Séléka ont lancé une série d’attaques, qui ont atteint leur apogée en mars 2013 lorsque le président François Bozizé a été contraint de fuir Bangui comme les rebelles ont pris le contrôle de la capitale nationale.
Une faction des ex-Séléka annonce prendre ses distances avec Djotodia
Plus de dix mois après leur départ forcé en janvier après un éphémère pouvoir désastreux incarné par leur chef Michel Djotodia, les ex-rebelles de la Séléka n’en finissent pas de se déchirer, la principale faction de l’ex-rébellion basée à Bambari (centre) annonçant la mise sur pied d’une nouvelle direction distincte de celle créée en juillet avec à sa tête leur leader en exil.
“On va se démarquer du front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Nous n’avons aucune intention belliqueuse. On va choisir une appellation pour montrer notre bonne volonté d’ aller vers la paix”, a déclaré dans un entretien téléphonique mercredi à Xinhua le lieutenant Younouss Ngabdjia, membre de l’ équipe dirigeante de la faction installée à Bambari, à la veille d’ une réunion cruciale à Bria, à environ 600 km au Nord de Bangui.
Pour ces assises aux allures d’Assemblée générale programmées dès jeudi, le général Joseph Zoundéko, chef d’état-major du mouvement dit des Forces républicaines des ex-Séléka, rassemble autour de lui des groupes de partisans venus de Bangui, Birao, Bambari, Kaga-Bandoro, Mobaye jusqu’à Samoandja à la frontière soudanaise, à en croire Ngabdjia, son directeur de cabinet.
Evaluées à environ 170 hommes provenant principalement de Bambari et de Kaga-Bandoro, ces troupes mèneront des discussions visant à “la mise en place du nouveau bureau des Forces républicaines qui mettra un terme à l’appellation d’état-major, puis du bureau politique”, a précisé le lieutenant Younouss Ngabdjia.
La rencontre se tient en l’absence du général Nourredine Adam, élu 1er vice-président du FPRC lors de la création en juillet à Birao de cette organisation placée sous la direction de Michel Djotodia, pourtant en exil à Cotonou (Bénin).
C’est un “boycott”, admet Ngabdjia, en réponse à la tenue d’une réunion similaire convoquée par cet autre dirigeant rebelle en octobre dans son fief de Kaga-Bandoro.
“Ils sont restés dans leur fief de Kaga-Bandoro. Ils sont considérés comme des dissidents. Une centaine d’hommes ont néanmoins fait défection. Certains d’entre eux sont venus à l’AG dans trois pick-up, d’autres à pied à qui on a demandé d’attendre à M’Bré pour qu’on puisse aller les transporter par un camion”, rapporte le directeur de cabinet du chef d’état-major des Forces républicaines des ex-Séléka.
Avec ses troupes de Bambari, le général Zoundéko n’avait pas non plus pris part aux assises de Kaga-Bandoro. Mais il annonce la présence d’un groupe d’une dizaine d’émissaires dépêchés par son rival à Bria, comprenant le sous-chef d’état-major chargé des opérations.
Le général Ali Djarass, un autre rival meneur d’un groupe de combattants peuls ayant été opposé il y a des mois par des combats sanglants avec la faction de Zoundéko, s’est lui aussi contenté de se faire représenter par une délégation emmenée par ses deux vice- présidents.
“Le général Ali Djarass est prêt à reprendre le chemin avec nous”, fait tout de même savoir le lieutenant Younouss Ngabdjia.
Chaque camp affirme vouloir prendre part au processus de normalisation et de réconciliation nationale en cours dans le pays, avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine ( MINUSCA) déployée depuis mi-septembre en remplacement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).
L’AMBASSADEUR DE FRANCE FACE AUX ASSOCIATIONS DU 5è ARRONDISSEMENT DE BANGUI
L’Ambassadeur de France accrédité en Centrafrique, Charles Malinas a rencontré, ce mercredi 19 novembre 2014, les différentes associations du 5è arrondissement de la ville de Bangui. Ces ces associations sont principalement des groupements des jeunes et des femmes issus de la plate forme du 5è arrondissement œuvrant dans le processus de la paix et la cohésion sociale. L’objectif de cette rencontre est d’échanger avec le représentant de la République française au près de la République centrafricaine dans l’optique de financer les différents projets initiés par ces associations leur permettant de concrétiser leur vision.
C’était en présence de plusieurs responsables des plate-formes et des notables du 5è arrondissement de la capitale, que la rencontre a eu lieu ce matin au sein au Centre de formation des jeunes filles à Benz-vi. Plusieurs sujets y ont été au centre des échanges entre l’Ambassadeur de France et les differents groupes des jeunes notamment les femmes ainsi que les hommes membres de ces organisations. Ils ont échangé sur la question de sécurité, du chômage des jeunes, de projets de développement, d’éducation et de la culture de vivre ensemble entre les communautés. Il s’agit, pour Charles Malinas, d’écouter les préoccupations de la population du 5è arrondissement de Bangui afin d’apporter sont aide.
“L’ambassade de France a beaucoup financé les ONG mais parfois il n’y a pas de résultat. Alors faites le projet et ensemble on va le faire. C’est en développant un pays qu’on peut ramener la paix. Et il faut créer un climat de confiance pour la libre circulation de biens et de personnes“, a affirmé Charles Malinas. En abordant la question du désarmement, il a estimé que la paix ne peut faire que dans l’esprit des Centrafricains. Car, selon lui, le vrai désarment c’est d’abord le désarment de l’esprit. Tout laisse croire que les Centrafricains doivent s’atteler à ramener la paix dans leur pays.
“C’est le moment pour nous centrafricains de dénoncer ceux qui continuent de verser le sang des innocents. Nous devons aider la communauté internationale à nous aider à retrouver la paix en dans notre pays”, a martelé Sébastien WENEZOUI, un ex combattant du mouvement Antibalaka ayant renoncé aux armes pour s’engager dans le processus de la paix et cohésion sociale.
La semaine dernière, Monsieur Malinas était dans le 3è et et 6è arrondissements de Bangui pour échanger avec les différentes organisations de la jeunesse centrafricaine afin de recueillir leurs préoccupations en vue de travailler en collaboration pour le rétablissement de la paix dans la capitale.
Les éléments de la gendarmerie centrafricaine démantèlent un grand réseau de trafiquants de cannabis
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 19-11-2014. C’est un important réseau qui a été bousillé par les forces de sécurité intérieures centrafricaines, avec le concours d’une unité de la gendarmerie d’Eufor-Rca. Mardi 18 novembre 2014, sur l’Avenue Koudoukou dans le 5ème arrondissement de Bangui, une opération d’envergure menée par une unité de la gendarmerie nationale centrafricaine appuyée par une unité d’Eufor-Rca a visé un groupement de près d’une vingtaine de jeunes producteurs et commerçants de la drogue (cannabis). Au totale, 600 grammes de cannabis prêt à la vente ainsi que 100 grammes de graines de dangereux produit ont été saisis dans l’opération. Selon un communiqué rendu publique ce mercredi 19 novembre 2014 par la force européenne, « les forces de l’ordre centrafricaines ont également arraché plus de 50 plantes de cannabis, prêtes à être récoltées. L’ensemble des stupéfiants saisis a été confié à la section de recherches et d’investigations locale. »
Entretemps, cette importante saisie laisse entrevoir la cause intrinsèque de la persistance des actes de violences perpétuels et récurrents dans cette localité du 5ème arrondissement où il ne se passe pas un seul jour que des gens soient braqués, violentés ou tout simplement assassinés par des brigands. Aussi, le volume des produits fait penser à un vaste réseau d’alimentation à travers la ville de Bangui, pour ne pas dire à travers tout le pays, ce qui justifierait également la résurgence et le regain de tensions parfois non justifie qui paralysent souvent la capitale. Si pour bien résoudre un problème, il parait inévitablement de déceler ses causes, au moins avec le démantèlement de ce groupe de bandits, l’on espère que la crise au niveau de Bangui a trouvé un de ses remèdes. Seulement, l’on s’interroge et reste dubitatif quant aux l’existence des autres groupements de production et de trafic de ces stupéfiants, soit dans la capitale, soit à travers le pays ou même des produits importés.
Toutefois, l’opération laisse un grand manque à gagner pour la stabilité du pays en ce sens que ces jeunes producteurs de cannabis n’ont pu être interpellés lors de l’opération, car ils ont tous réussi à s’enfuir.
Signalons que selon le communiqué d’Eufor-Rca « l’opération a été déclenchée par l’exploitation d’un renseignement fourni par le
bataillon multinational de l’EUFOR, partagé avec les policiers centrafricains. De telles opérations seront reconduites afin de lutter contre l’installation de délinquants en bandes qui constituent un obstacle au retour d’un climat serein dans la ville de Bangui. »
L’opération est salutaire certes, mais beaucoup reste à faire pour démanteler l’ensemble de ces réseaux si jamais il en existait encore.
Retour au pays du trio Nzapalainga-Kobine-Grékoyamé après avoir
reçu aux Etats unis le prix « Search for common ground » pour la paix
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafique: 18-11-2014. La plateforme des leaders religieux centrafricains qui regroupe Mgr Dieudonné Nzapalainga Archevêque de Bangui, Imam Omar Kobine Layama Président de la communauté islamique centrafricaine (CICA) et Pasteur Nicolas Grékoyamé Gbangou Président de l’Alliance des églises protestantes de Centrafrique (AEC) vient de rentrer au pays après avoir reçu, aux Etats unis d’Amérique, le prix « Search for common ground » pour la paix. Après que Grékoyamé et Kobine aient foulé la terre centrafricaine le lundi dernier, c’est autour de Nzapalainga d’atterrir à l’aéroport international de Bangui M’Poko, ce soir du mardi 18 novembre 2014.
Nzapalainga, un des leaders religieux du trio dédie entièrement cette distinction internationale aux victimes centrafricaines ayant perdu la vie ou ayant perdu une partie de leur corps dans les violences survenues en RCA : « Je dédie ce prix au peuple centrafricain, à nos frères et sœurs qui nous ont quittés. C’est le fruit de leur sacrifice et de leur sang. » a déclaré Mgr Dieudonné Nzapalainga qui explique : « la lutte que nous avons menée, c’est pour qu’il y ait la cohésion sociale, le dialogue, la fraternité ; qu’il y ait aussi la paix en République centrafricaine. Nous avons commencé, dès la première heure de cette crise à dire haut et fort que les chrétiens et les musulmans devraient se mettre ensemble pour construire ce pays. Certains ne nous ont pas compris ; par contre, il y a des hommes de par le monde qui nous ont compris et qui ont perçu notre message qui est un message universel parce que dans l’histoire de l’humanité, il n’y a pas encore eu cet effort manifeste pour que musulmans et chrétiens se mettent ensemble pour travailler inlassablement comme nous l’avons fait en Centrafrique. » C’est tout ce sacrifice et ce travail collectif du trio des leaders religieux qui a grandi la République centrafricaine aujourd’hui, à travers la distinction qu’ils ont reçu aux Etats unis.
Cependant, c’est avec un cœur serré que Nzapalainga a réceptionné son prix : « Le sentiment que je ressens est mélangé. C’est à la fois la tristesse en ce sens que lorsque je regarde dans le rétroviseur, mes frères et sœurs dont j’ai vu de mes propres yeux les corps au bord du fleuve Oubangui, le long des routes… je me dis qu’on aurait pu faire économie de toutes ces vies. Alors, ils sont partis et nous pensons que leur sang versé pourrait permettre à ce qu’il y ait unité en République centrafricaine. En même temps, c’est un sentiment de joie que je ressens en ce sens que le travail que nous faisons, il y a des hommes et des femmes qui regardent attentivement et qui régissent par rapport à cela, ils voient ainsi, ce qui est au-dessus de la passion, des sentiments et de l’émotion et ils estiment que ce travail est rationnel et pourrait être dupliqué ailleurs. »
Quant à l’Imam Omar Kobine Layama, ce prix est un encouragement certes, mais il est également « un chemin qui est ouvert à la plateforme (des religieux) pour pouvoir étendre ses expériences aux autres leaders, à travers le monde qui sont souvent indifférents lorsqu’il y a des crises dans leur pays. » Par ailleurs, Kobine a profité du créneau pour lancer ce message : « A tous ceux qui portent les armes aujourd’hui dans notre pays, qu’ils soient des Séléka ou des Anti-Balaka, je leur demande de revenir sur leur foi, s’ils sont vraiment des croyants, parce qu’on dit que les Séléka sont des milices musulmanes et que les Anti-balaka sont des milices chrétiennes. C’est le moment pour eux de prouver qu’ils sont des croyants qui ne réagissent pas par la violence, mais plutôt par la tolérance et la paix. »
Rappelons que le trio Nzapalainga-Kobine-Grékoyamé a été déjà primé parmi les « cent personnalités les plus influentes au monde » par le journal américain The Times. Et la lutte doit se poursuivre puisque la RCA n’a pas encore connu de véritable paix et de cohésion sociale.
CENTRAFRIQUE: L’UNION EUROPEENNE AU CHEVET DE LA RCA POUR LA REHABILITATION DES ROUTES
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 18-11-2014. La population centrafricaine pourrait désormais espérer une amélioration des routes dans sa capitale. Plusieurs travaux de reconstruction des rues et avenues vont bientôt être mis en exécution. L’Union européenne s’engage à financer les travaux de réhabilitation de ces rues et avenues de la capitale centrafricaine, construites depuis plus de cinquante ans voir même avant l’indépendance de la RCA. Ces rues et avenues sont aujourd’hui en état de dégradation et qui devraient être réhabilitées.
l’Union européenne a affirmé sa détermination en faveur de ce pays en proie en crise depuis 2012 dont beaucoup de projets à réaliser souffrent par manque de financements. Une rencontre a été organisée le 15 novembre 2014 à Bangui, regroupant les Bailleurs de l’Union européenne et les responsables et techniciens du ministère des travaux publics à cet effet. A l’issue de cette réunion, des projets initiés par le ministère des travaux publics ont été présentés aux Bailleurs de l’Union européenne. Il s’agit d’un partenariat entre le gouvernement de transition centrafricaine et l’Union européenne, fondé sur un domaine de financement dénommé “Bë-kou”, en langue nationale Sangö, autrement dit “Promesse” en français.
” Il s’agit d’un font qu’on appelle fond Bë-kou. C’est avec plusieurs bailleurs. Et là on a reçu de l’Union européenne sur ce fond Bë-kou. On a d’abord commencé avec la ville de Bangui et on a recensé quelques avenues pour au moins 35 km d’avenues et les rues de la capitale. C’est ça qu’on leur a présenté comme projets et qu’ils vont nous aider à réaliser ces travaux. On a tenu compte des arrondissements qui sont très touchés, notamment le 3è 5è, et le 6è arrondissements de Bangui. Donc il faut faire un travail de toilettage.” a expliqué Félicien KONINGUE, Directeur général des travaux publics au département des travaux publics.
Les Bailleurs de cette institution européenne sont depuis à Bangui au début de ce mois de novembre pour faire état des lieux. De ministère au ministère, ils ont sillonné afin de recenser les projets qui y demeurent sans financement.
La Centrafrique célèbre la « Journée Africaine de la Statistique »
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC), 18-11-2014. La République centrafricaine, à l’instar des autres pays du continent noir a célébré, ce 18 novembre 2014, la Journée africaine de la Statistique. Philippe Zemingui, Directeur de cabinet au ministère du Plan et de la coopération internationale assisté du Directeur général de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES), Moustapha Hissen a ouvert les manifestations, à la Direction générale de cet institut à Bangui.
Ils sont quelques 120 professionnels des statistiques dont des producteurs et des utilisateurs des données statistiques, les invités à la célébration de la Journée africaine de la statistique. « Le thème de cette journée ‘’Des données d’accès libre pour la participation inclusive et la responsabilisation’’ trouve son existence dans ce que nous vivons aujourd’hui dans notre pays, en ce qui concerne la production des informations statistiques. C’est pour cela que je vous encourage à faire de votre mieux pour que les quelques rares des données que vous avez soient traitées avec beaucoup d’attention, étant donné que notre pays est un pays à vocation statistique récente, c’est-à-dire nous utilisons des techniques beaucoup plus indirectes, afin de fournir des informations proches de la réalité pour des décisions aussi proches de la réalité. » a déclaré le Dircab, Philippe Zemingui pour replacer l’importance de la statistique pour le développement de la RCA. Entretemps, le n°2 du ministère du Plan a fait remarquer que « le Système national de statistique en République centrafricaine n’est pas encore performant. Les relations entre le système central et ne sont pas encore au beau fixe, j’entends par là, ceux qui animent les directions sectorielles n’ont pas de relations très étroites avec les études – seul garant en matière des normes de l’unité des statistiques. La synergie entre les différentes directions devrait être étendue au niveau de la périphérie avec des réunions techniques périodiques sur les données et les documents qui sont produits. »
Toutefois, Zemingui a reconnu que les conditions de travail ne sont pas réunies pour faciliter la tâche aux producteurs des données statistiques en RCA. « Il vous manque même les moyens de collecte et les moyens d’analyse fine et approfondie pour mettre à la disposition des décideurs, notamment le gouvernement et les utilisateurs que sont les opérateurs économiques des données fiables. » a-t-il dit.
De son côté, le Directeur général de l’ ICASEES, Moustapha Hissen a précisé que la célébration de cette journée africaine de la statistique 2014 « vise à sensibiliser tous les producteurs et les consommateurs de l’information statistique du SSN autour de la Journée Africaine de la Statistique afin que ceux-ci s’approprient la nouvelle vision du SSN qui est celle de ‘’faire du Système Statistique National, un cadre de référence, capable de mettre dans les délais et de façon régulière, à la disposition des décideurs et de tout autre utilisateur, des données statistiques complètes, fiables, harmonisées et cohérentes’’ »
Se voulant plus spécifique sur ces objectifs, Hissen a fait savoir qu’il s’agit de « sensibiliser tous les participants par rapport aux activités du SSN, l’importance de la fonction statistique, les problèmes que rencontrent les producteurs de l’information statistique et la qualité des données dans la production statistique ; présenter aux participants, les documents élaborés par le SSN au cours de l’année 2014 ; créer un cadre de convivialité réunissant les cadres de l’ICASEES, ceux des départements sectoriels et les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et jeter les bases de la redynamisation de la coordination statistique, du respect des normes et méthodes statistiques et de l’alignement derrière le Programme Annuel des Activités Statistiques (PAAS). »
Des séries d’activités sont prévues dans le cadre de cette célébration, à savoir des activités statistiques et culturelles, notamment des animations, présentations, causeries-débats, expositions des publications, témoignages des anciens de la statistique etc.
Sécurité de l’aéroport Bangui-Mpoko : Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC). Lundi 17 novembre 2014, la force européenne en Centrafrique (Eufor-Rca) qui, depuis son déploiement en avril dernier s’occupait de la sécurisation de l’aéroport et des 3ème et 5ème arrondissements de Bangui, a officiellement passé le témoin à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (Minusca), en ce qui concerne exclusivement la zone de l’aéroport internationale Bangui Mpoko.
Des hautes personnalités centrafricaines, à leur tête Aristide Sokambi Ministre centrafricain d’Etat à la défense, celles de la Minusca conduites par Aurélien Agbenonci Adjoint du Représentant Spécial des Nations Unies pour la RCA et le général Thierry Lion Commandant d’Eufor-Rca ont rehaussé de leur présence cette cérémonie qui a lieu à la base militaire de M’Poko. Les responsables des compagnies aériennes opérant en RCA et les représentants de la communauté internationale étaient également de la partie.
Selon un communiqué du service de la communication d’Eufor-Rca, « le transfert de responsabilité entre l’Unité d’Infanterie de l’Eufor et les casques bleus de la Minusca s’est étalé sur plusieurs semaines durant lesquelles les deux forces ont mené des opérations conjointes dans le but de maintenir un engagement sécuritaire identique au bénéfice des opérations aériennes et de la population. Pour la mission européenne – qui continuera à fournir son soutien aux Casques bleus déployés sur M’Poko, la cérémonie de passage de consignes constitue l’une des réalisations de sa fonction de ‘’pont’’ vers la Minusca, dans le cadre de la transition progressive entre les deux forces qui devra s’achever en mars 2015. »
Désormais maître de la sécurité de toute la zone de l’aéroport et ses environs, la Minusca s’est engagée, « à garantir le même niveau de sécurité dans la zone aéroportuaire, et à soutenir le développement économique du pays, dont l’aéroport constitue une pièce charnière, et le seul point d’accès international du pays. Elle a réitéré également sa détermination à assurer la protection des civils, conforment à son mandat, en collaboration avec les forces sécuritaires nationales et internationales. » comme l’on pouvait lire dans le même texte.
Rappelons qu’avant de passer le flambeau à la force du maintien de la paix de l’Onu, Eufor-Rca a abattu d’importants chantiers sur cette zone de l’aéroport, en plus des actions de réhabilitation des voies et des canaux bouchés tant à l’intérieur qu’autour de l’aéroport, grâce aux engins du Génie italien. En effet, ce sont quelques plus de 200 patrouilles en six mois qui ont été effectuées par les soldats d’Eufor-Rca dans leur zone de juridiction ; 3.500 opérations de sécurisation des pistes lors du décollage et de l’atterrissage d’aéronefs ; une moyenne de 800 contrôles de véhicules par jour ; une moyenne de 400 contrôles d’identité par jour.
Ce passage de témoin partiel ne signifie nullement qu’Eufor-Rca dont les interventions sont hautement et positivement appréciées par les Banguissois et à travers toutes les communautés à Bangui, va abandonner le peuple centrafricain. Seulement à partir de maintenant, Eufor-Rca va se concentrer sur les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui avec son même mandat qui a été prolongé jusqu’en mars 2015.
l’Aéroport international de Bangui M’Poko passe aux mains de la Minusca
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 17-11-2014. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a officiellement pris, ce lundi, la relève de la sécurisation de l’aéroport international de Bangui M’poko. C’était lors d’une cérémonie solennelle en présence de nombreux officiels parmi lesquels des représentants du Gouvernement centrafricain dont le ministre d’État à la présidence chargé de la défense, Jean Jacques Demafouth, des compagnies aériennes opérant en RCA et de la communauté des forces internationales y compris la MINUSCA, EUFOR-RCA, et Sangaris que ce passage de témoin a eu lieu.
Le transfert de responsabilité entre l’Unité d’Infanterie de l’EUFOR et les casques bleus de la MINUSCA s’est étalé sur plusieurs semaine durant lesquelles les deux forces ont mené des opérations conjointes dans le but de maintenir un engagement sécuritaire identique au bénéfice des opérations aériennes et de la population. Pour la mission européenne qui continuera à fournir son soutien aux Casques bleus déployés sur l’aéroport M’poko, la cérémonie de passage de consignes constitue l’une des réalisations de sa fonction de “pont” vers la MINUSCA, dans le cadre de la transition progressive entre les deux forces qui devra s’achever en mars 2015.
La sécurisation de l’aéroport et ses environs demeure la ppriorité des deux forces internationales, Eufor-RCA et la MINUSCA. C’est dans cette optique que l’Unité de génie de l’EUFOR a procédé récemment à la restauration de la voie d’accès à l’escale, ainsi que les structures de contrôle de l’aéroport de Bangui.
La MINUSCA s’engage, pour sa part, à garantir le même niveau de sécurité dans la zone aéroportuaire, et à soutenir le développement économique du pays, dont l’aéroport constitue une pièce charnière, et le seul point d’accès international du pays. Elle réitère également sa détermination à assurer la protection des civils, conformément à son mandat, en collaboration avec les forces sécuritaires nationales et internationales.
Un bilan statistique de l’EUFOR-RCA
Les militaires de l’EUFOR déployés sur l’aéroport M’poko ont effectué, en six mois, plus de 200 patrouilles dans la zone de l’aéroport, 3.500 Opérations de sécurisation des pistes lors du décollage et de l’atterrissage d’aéronefs. Ils ont également effectué une moyenne de 800 contrôles de véhicules par jour et une moyenne de 400 contrôles d’identité par jour.
L’Organisation « Puissance spirituelle du verbe » réclame l’indépendance spirituelle de l’Afrique
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 17-11-2014. La filiale centrafricaine de l’organisation « Puissance spirituelle du verbe » a célébré, le 16 novembre 2014, son 5ème anniversaire à son siège social sis au quartier Gobongo. La célébration de ce 5ème anniversaire est placée sous le signe de la lutte pour l’ « indépendance spirituelle » du continent noir. Les centrafricains sont également invités à prendre place dans cette révolution qui correspond à s’y méprendre à une philosophie, pour que prospère un jour, l’homme noir.
Qu’est-ce qui explique le fait que la race noire n’a connu de plein épanouissement sur cette terre au même titre que les autres races de la planète ? Pourquoi l’Afrique n’a pu jouir véritablement de ses potentialités ? Ces genres de question justifient le fondement de l’organisation Puissance spirituelle du verbe (PSV) qui a été « révélée par Dieu » à Bavua Ntinu, un fils du Congo Démocratique, depuis février 1980. « Nous sommes partis du constat que sur les cinq continents que compte la planète terre, les quatre ont évolué, tant spirituellement que sur tout autre plan, mais le continent africain lui, reste arriéré sans développement spirituel puisque nous ne pratiquons que les religions des autres qu’ils nous ont importées. Fort de cela, les Instances supérieures ont entendu positivement la lamentation de l’homme noir qui s’interrogeait sur les causes de son arriération. Ainsi, Elles sont envoyé un Messager qui s’appelle Bavua Ntinu, un fils du Congo Démocratique qui a reçu le pouvoir de mettre en place l’organisation ‘’Puissance spirituelle du verbe’’ – une organisation qui est née pour le réveil de l’homme noir. » a déclaré André Bernard Gnola, Vice-président du PSV Centrafrique à l’occasion de cette célébration de leur 5ème anniversaire.
Fort de ce postulat, PSV entend lutter pour que l’homme noir puisse prendre conscience de ce que les religions qu’il pratique ne l’appartiennent guère et qu’il va falloir se replonger dans ses racines pour retrouver la voie du salut. Entretemps, il se pose la difficile équation de l’anticipation des religions que PSV qualifie d’ « étrangères » qui se sont profondément enracinées dans la culture des africains, notamment le catholicisme, le protestantisme, etc. Face à cela, André Bernard Gnola fait part de son ressentiment : « C’est là où le bât blesse, c’est là où se trouve le gros problème. Maintenant que la PSV arrive, alors que ces églises se sont déjà implantées profondément, même les enseignements que nous sommes en train de donner ici, beaucoup de gens, y compris nos imminents intellectuels noirs, n’arrivent pas à écouter, moins encore à entendre. Or, cette organisation est uniquement venue pour la race noire, et que nous sommes les seuls à faire en sorte que nous accédons à notre émancipation, et de notre libération de l’esclavage spirituel. » a-t-il martelé avant d’ajouter, « il s’agit d’un retour vers nos ancêtres divinisés – pas ceux-là qualifient de ‘’démons’’ et autres. Car, nos ancêtres aussi, dans notre canal spirituel ont atteint un niveau de spiritualité très élevé qu’on peut les appeler aussi des dieux. Et ça, c’est la vérité. Autrement dit, c’est à eux que nous devons nous adresser pour répondre à toutes nos préoccupations, à tous nos problèmes. »
Dans la conférence-débat animée par Askin Bamako Chef spirituel de la PSV Centrafrique, dans la cadre de la célébration de ce 5ème anniversaire, l’homme de Dieu a spécifié que la mission que s’est donnée PSV se résume en la purification, la résolution des problèmes, la guérison, sauver les âmes visibles et les âmes invisibles par la transmission de la lumière divine, la formation des purificateurs et les guérisseurs, le réveil spirituel des peuples de la race noire de la planète terre.
Pour la République centrafricaine, Bernard Gnola révèle que l’enjeu de la PSV dans le pays est très capital. Puisque, dit-il, il s’agit de sauver les centrafricains, malgré que cette organisation n’ait pas véritablement développé ses potentialités en RCA. « Nous ne pouvons pas nous voiler la face. Depuis 2005 que la PSV est arrivée en Centrafrique sur la forme officielle, c’est-à-dire reconnue officiellement, nous existons en minorité. Mais, la PSV attend les Centrafricains pour venir développer leur organisation spirituelle qui est arrivée. Notre vœu, c’est de voir les Centrafricains jadis dénaturés, qui appartiennent aux religions des étrangers de revenir vers leur source spirituelle, leurs ancêtres divinisés, afin de se libérer de l’asservissement spirituel et de redorer leur blason au même titre que les autres races du monde que nous admirons sans cesse. » a fait savoir le Vice-président.
A la fin, Joseph Yamedo, Président de la PSV-Centrafrique a souligné qu’un grand travail de « purification » devra être fait dans tout le pays, notamment sur tous les objets matériels et les institutions et sociétés du pays.
Ras-le-bol des étudiants de l’Ecole nationale des arts
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 17-11-2017. Les étudiants de l’ENA (Ecole nationale des arts) sont en colère. Ce lundi 17 novembre 2014 matin, quelques trois cent étudiants ont manifesté devant leur établissement sur l’avenue de France où ils ont barricadé la voie et brûlé des pneus pour prouver leur mécontentement. A l’origine, le non –paiement des neuf mois d’arriérés, soit trois trimestres de bourses d’étude.
Fleury Guiama Massogo est étudiant en 3ème année de Licence en Management de développement culturel, option Entreprenariat et Management culturel. Joint pendant la manifestation, il explique les raisons de cette manifestation : « Aujourd’hui, nous sommes presqu’à la fin de notre formation, les examens sont en train d’être finalisés. Nous allons bientôt soutenir nos mémoires, pendant que nos bourses ne sont pas payées. Depuis la rentrée jusque-là, nous n’avons même pas perçu un centime de Franc. Mais comment nous allons faire ? Nous ne revendiquons rien d’autre que le versement de nos trois trimestres de bourses pour nous permettre de préparer et soutenir nos mémoires. »
Il faut savoir que cette grève est l’aboutissement de veines démarches menées par ces étudiants auprès des autorités compétentes pour obtenir gain de cause. C’est simplement que les autorités centrafricaines ne marchent qu’avec la bousculade, car à en croire Fleury Guiama, « étant une école sous tutelle du ministère des Arts et de la culture et donc directement rattachée au ministère du tourisme, notre dossier devrait être traité par le ministère de tutelle. Seulement, la Direction de notre école a constitué tout le dossier qu’elle a fait remontée jusqu’au département. Et de là, on nous dit que le dossier est bloqué au niveau de la Direction générale du trésor. »
Indiquons néanmoins qu’in situ, Romaric Vomitiadé ministre du tourisme est descendu sur les lieux de la manifestation pour s’enquérir de la situation. En compagnie de quelques délégués des étudiants, le ministre est monté à la Présidence de la République où les manifestants ont reçu la promesse de mercredi prochain pour voir leur situation décomptée.
Cela n’est que partie-remise, puisque selon Fleury Guiama, « Si mercredi on vient et qu’il n’y a pas de solution, nous allons passer à une vitesse supérieure. » a-t-il promis.
Un jeune médecin d’une trentaine d’années qui fuyait un accrochage entre Anti-Balaka et Seleka a été abattu par la milice chrétienne.
La situation est toujours vive, lundi matin, à Bangui, la capitale centrafricaine, notamment dans les camps militaires Beal et BSS, où sont cantonnés près de 850 ex-combattants Seleka, ancienne milice au pouvoir,au lendemain d’un accrochage entre Seleka et anti-Balaka qui a fait un mort, selon des témoignages recueillis par Anadolu.
Les activités sont restées paralysé, lundi, au niveau du Bureau d’Affrètement Routier (BARC) où deux Séléka ont été enlevés, dimanche, par la milice chrétienne anti-Balaka, alors qu’ils tentaient d’y monnayer de l’argent, a indiqué à Anadolu le Lieutenant Dieu Béni Nguétémalé, Comzone, un ex-Séléka du Camp Beal.
« Après ce kidnapping la base s’est soulevée », a-t-il affirmé, justifiant le fait que les Seleka ont ouvert le feu à l’arme légère et l’arme lourde provoquant la panique et un déplacement massif des populations du quartier Benz-vi vers le quartier Miskin, dans la capitale centrafricaine, selon des témoins oculaires.
Un jeune médecin d’une trentaine d’années qui fuyait les violences en moto a été abattu par des Anti-Balaka qui contrôlent le quartier Benz-vi et qui s’illustrent fréquemment par des braquages et des vols de motos, selon une source hospitalière jointe dimanche par Anadolu.
La Mission internationale des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), s’est alors déployée pour contenir les assauts des Séléka en colère.
A la tombée de la nuit, des mouvements des Anti-balaka ont été observés dans les quartiers du 5ème arrondissement vers l’avenue des Martyrs mais aucun mort ni blessé n’a alors été déploré, selon des sources sécuritaires.
Alors que des anti-Balaka accusent les Séléka d’avoir ouvert les violences, la milice à majorité musulmane assure pour sa part s’être simplement défendu après avoir été victime d’agression.
Dans les camps de cantonnement de la capitale, la tension est monnaie courante, ces dernières semaines que ce soit entre les milices ou au sein même de la Seleka forcée de rester dans la capitale.
La semaine passée, des dizaines d’ex-Seleka, cantonnés au camp BEAL, avaient d’ailleurs manifesté, en réclamant leurs “droits de démobilisation” sous peine de mettre le feu au camp.
Depuis le départ de l’ex- président Michel Djotodia en janvier 2014, 2 000 ex-combattants Séléka ont été cantonnés sur trois sites à Bangui, (Beal, BSS et RDOT), en prévision d’un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). La mise en place de ce programme a été retardée par le chaos politique et sécuritaire dans lequel a sombré le pays.
Les 200 millions de Francs CFA (400 milles Usd) affectés par les présidents de la CEEAC (Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale) pour la prise en charge de ces combattants volontairement cantonnés sont, ainsi, épuisés depuis le 5 juin dernier.
La coordination générale des Anti-balaka annonce la fin de la lutte armée
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 16-11-2017. Samedi 15 novembre 2014, la coordination générale des Anti-balaka, par la voie de son porte-parole, Igor Lamaka a rendu publique un communiqué, dans lequel le mouvement a déclaré qu’il ne continuera plus la lutte armée. Par contre, le mouvement va bientôt se transformer en un parti politique pour pouvoir apporter des contributions politiques pour solutionner la crise en République centrafricaine. D’ailleurs, le premier congrès ordinaire de cette formation politique, à en croire le porte-parole, sera convoqué très prochainement. « Nous avions pris les armes pour sauver le peuple centrafricain. Maintenant, il est temps de nous orienter vers la paix, l’unité et le développement de notre pays. Dorénavant, notre lutte sera politique. Très prochainement, une assemblée générale sera convoquée pour ériger la mouvance Anti-Balaka en parti politique. La balle est désormais dans le camp du gouvernement qui doit prendre ses responsabilités pour créer les conditions du cantonnement de nos 75 000 combattants en attendant le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). » a déclaré Igor Lamaka.
Notons que le 29 août dernier, le Coordonnateur adjoint des Anti-balaka, Sébastien Wénézoui, visé entretemps par une sanction de sa hiérarchie, avait déjà créé un parti politique, la « Mouvance patriotique pour l’avenir » (MPA). Selon Wébézoui, « Cette plateforme qui regroupera en son sein, musulmans et chrétiens a pour objectif principal la cohésion sociale et la réconciliation nationale mises à mal par la crise actuelle en Centrafrique et ceci, à travers des grands projets de développement pour la jeunesse. » Mais jusqu’alors, cette formation politique n’a plus parlé de lui. Ce qui présage déjà du sérieux du deuxième parti politique des Anti-balaka en projection. D’aucuns se demandent si les 4,5 millions de F. Cfa octroyés par Samba Panza aux éléments Séléka cantonnés à Bangui, suite à leur mécontentement qui font réagir les Anti-balaka, histoire de se faire cantonner eux-aussi pour bénéficier des frais de cantonnement et de la prise en charge.
En tout cas, la tâche pour les autorités de la transition s’annonce très délicate avec ce défi lancé par les Anti-balaka.
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 16-11-2014, 19h03. Les ex combattants de la coalition seleka cantonnés au Camp BEAL, à Bangui, sortent de leur Camp de cantonnement et sèment la panique dans le parage en fin de cet après midi. Ils ont bloqué la grande avenue des Martyrs et les ruelles menant aux quartiers des 200 Villas et 36 Villas.
A en croire les habitants du secteur 200 Villas, les ex seleka armés de différents calibres de guerre ont fait irruption dans les locaux du Bureau d’Affrètement routier centrafricain (BARC) ainsi que du ministère de transport pour commettre les actes de pillage. Une importante quantité de matériels emportés par ces ex rebelles a été enregistrée lors de cette opération de pillage, selon ces mêmes habitants. Une personne la moto en circulation sur l’avenue de la CEMAC a été froidement abattue dans la mêmeoccasion, selon les témoins oculaires.
Une situation qui a créé une panique générale au sein de la population dans le parage. L’on constate, par ailleurs, une paralysie de la circulation sur les axes occoupées par les ex seleka. Pour l’heure, les forces internationales, Eufor-RCA et Minusca, tentent de patrouiller la zone. Mais on ignore pour l’instant de savoir avec exactitude ce qui a poussé ces éléments armés de l’ex seleka à semer le trouble dans cette partie de la capitale.
Rappelons que le jeudi dernier, les combattants d’ex seleka cantonnés dans les trois sites à Bangui, ont manifesté pour revendiquer du gouvernement centrafricain le paiement des frais de leur cantonnement depuis 5 decembre dernier. Une revendication ayant pousser le gouvernement à leur vercer une somme d’environ 4 000 000 de franc CFA.
La République centrafricaine soupçonne le député-maire de Levallois d’avoir empoché plusieurs millions de commissions occultes dans l’affaire Uramin. Révélations sur celui qui fut l’émissaire officieux de Sarkozy sur le continent
Patrick Balkany, le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop à Dakar, Sénégal, où Nicolas Sarkozy prononça une célèbre allocution. (LUDOVIC/REA)
C’est le dernier mystère des Balkany. On croit presque tout savoir du maire de Levallois, cigare au bec et sourire en coin, et de sa première adjointe, coiffure masculine et manières de soudard. Ils habitent un domaine de 4 hectares dans le village normand de Giverny. Ils passent leurs vacances d’été dans leur merveilleuse villa Pamplemousse des Terres-Basses de l’île de Saint-Martin. Pour les courts séjours, ils lui préfèrent le riad Dar Gyucy, un palais de 1.600 mètres carrés blotti dans la Palmeraie de Marrakech.
D’où vient l’argent ?
Tous leurs amis louent la générosité d’un couple qui offre billets d’avion et séjours exotiques. Reste une question : d’où vient l’argent ? Comment le modeste député-maire des Hauts-de-Seine, qui a déclaré 143.000 euros de revenus en 2012 avec son épouse et n’est pas assujetti à l’ISF, peut-il s’offrir ce train de vie de millionnaires ?
Deux ans que la justice enquête. Déjà condamnés en 1996 pour l’utilisation d’employés municipaux comme domestiques, Patrick et Isabelle Balkany sont soupçonnés par la justice de posséder des comptes cachés dans des paradis fiscaux. Ils ont été mis en examen cette année pour “blanchiment de fraude fiscale”, avec une caution hors norme de 1 million d’euros fixée pour Isabelle qui est interdite de sortie du territoire.
Les juges Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon cherchent maintenant à identifier l’origine de leur fortune. Le 21 octobre, ils ont mis en examen Patrick pour “corruption”, le suspectant d’avoir touché une commission de 3 millions d’euros du cheikh saoudien Mohamed Bin Issa Al-Jaber, pour un fumeux projet de tours jumelles à Levallois. Les immeubles, qui devaient culminer à 164 mètres de haut en bordure de Seine, n’ont jamais vu le jour. Mais le maire de Levallois aurait gardé sa petite gratification.
Mercredi 12 novembre, l’enquête a connu un nouveau rebondissement. Selon nos informations, le parquet national financier a été saisi d’une demande d’information judiciaire visant Patrick Balkany – ce serait la quatrième si elle est ouverte ! – et émanant de… La République de centrafrique.
Ses représentants en France sont en effet persuadés que le règlement du litige entre le groupe Areva et le précédent gouvernement de Bangui, suite au rachat en 2007 de la société Uramin et de ses mines d’uranium de Bakouma, a entraîné le versement de 40 millions de dollars de commissions. Patrick Balkany en aurait été l’un des bénéficiaires, avec l’ancien président François Bozizé, dont les avoirs viennent d’être gelés par l’ONU.
J’ai de bonnes raisons de penser qu’une information judiciaire sera ouverte, estime l’avocat de la Centrafrique, William Bourdon, compte tenu des engagements forts pris par la France envers la Centrafrique et des enquêtes connexes à caractère international déjà ouvertes sur Uramin et Balkany.”
L’Afrique des bonnes affaires
Et si le gros du pactole du maître de Levallois venait d’Afrique ? Disciple de Charles Pasqua dans les Hauts-de-Seine, l’édile avait déjà noué des liens avec les puissants de Centrafrique et du Tchad avant sa traversée du désert à la fin des années 1990. C’est à partir de son retour triomphal, en 2001, qu’il a confié à son “conseiller au commerce extérieur”, Renaud Guillot-Corail, aujourd’hui à la retraite, le soin de le représenter sur le continent africain.
“Je suis allé en Centrafrique, au Congo, en Côte d’Ivoire, et au Gabon notamment, car Libreville est jumelée avec Levallois”, explique ce dernier, dont le bureau est alors mitoyen de celui de Balkany, au rez-de-chaussée de la mairie. Les allers-retours incessants de Guillot-Corail vers l’Afrique, qui lui valent le surnom de “marquis de Bangui” dans la capitale centrafricaine, ne sont pas passés inaperçus à Levallois.
Renaud me disait souvent : ‘Tiens, on revient d’Afrique avec Patrick, on n’arrête pas, on a vu tel président…’”, se souvient Loïc Leprince-Ringuet, un opposant divers droite.
Pour en savoir plus sur ces intrigants voyages, Renaud Van Ruymbeke a auditionné en début d’année, dans le plus grand secret, un homme qui a beaucoup fréquenté Guillot-Corail entre 2006 et 2008, Jean-Paul Chirouze. Baroudeur aujourd’hui installé à Genève, ancien proche de feu le général Jeannou Lacaze, chef d’état-major des armées françaises entre 1981 et 1985, ce personnage haut en couleur a raconté au juge comment il a joué les intermédiaires pour Guillot-Corail.
Il voulait que je lui présente des Africains, a confié Chirouze. Il me demandait sans cesse : ‘Quelles sont les bonnes affaires à faire en Afrique en ce moment ?’ J’étais là le jour où il a téléphoné à l’ambassadeur du Tchad pour lui proposer de venir s’installer à la mairie le temps des travaux dans son ambassade.”
C’est une filiale immobilière de la mairie qui se chargera plus tard de réaliser lesdits travaux. Un chantier “sans lien avec le champ de compétence de la ville”, dénoncé par la suite par la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France. Jean-Paul Chirouze a précisé :
Tous les Africains se précipitaient à Levallois, pensant que Balkany serait le Monsieur Afrique de Sarkozy.”
Acette époque, on peut croiser à la mairie le Rwandais Fabien Singaye, conseiller du président Bozizé, et le Tchadien Abakar Manany proche des services secrets français.
Diplomatie parallèle
L’accession à la présidence de l’ami de trente ans n’offre pas à Patrick Balkany, trop sulfureux, le maroquin espéré. Qu’à cela ne tienne, le député-maire, que Nicolas Sarkozy emmène quand même dans ses bagages pour son premier voyage officiel en Afrique, en Libye, au Sénégal et au Gabon, en juillet 2007, décide de tirer parti de la situation.
(Patrick Balkany, lors du premier voyage officiel du président Sarkozy au Gabon en juillet 2007. Crédit : Ludovic / REA)
La scène n’a jamais été racontée. Trois mois après cette virée africaine, Balkany organise un fastueux cocktail au restaurant gastronomique Apicius, à quelques encablures de l’Elysée, pour une vingtaine de représentants de l’Afrique francophone.
Là, entre deux bouffées de cigare et une gorgée d’armagnac, il a fait comprendre qu’il était désormais l’envoyé spécial du président et que l’Afrique, c’était lui !”, rapporte un fin connaisseur du continent africain.
Ces déclarations intempestives créent un fort malaise au sein de la cellule diplomatique de l’Elysée. Ancien conseiller du Palais, Dominique Paillé se souvient bien de la gêne de la cellule Afrique et de son chef, André Parant.
Il était atterré. Il avait le sentiment que Patrick Balkany menait une diplomatie parallèle, quand il n’entretenait pas des réseaux personnels.”
De fait, “Patrick faisait passer des messages de Nicolas Sarkozy aux présidents africains qu’il connaissait bien”, témoigne Guillot-Corail.
Pour voyager plus facilement en Afrique, le nouveau Foccart demande, dès les premières semaines du quinquennat, une faveur au nouveau chef de l’Etat, la délivrance d’un passeport diplomatique, destiné, selon les spécifications officielles, “à des ressortissants qui doivent se rendre à l’étranger pour l’accomplissement d’une mission ou pour y exercer des fonctions pour le compte du gouvernement français”.
Quelle est cette mission ? Quelles sont ces fonctions ? L’appartenance de Patrick Balkany à la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, où il ne se montre guère, ne justifie pas l’octroi de ce sauf-conduit. Durant tout le quinquennat, son existence reste un secret bien gardé.
On a découvert qu’il avait un passeport diplomatique quand il en a réclamé le renouvellement, raconte un conseiller d’Alain Juppé, nommé ministre des Affaires étrangères en 2011. On a demandé des instructions à l’Elysée qui nous a dit de le reconduire.”
Au Palais, le dossier semble être suivi personnellement par Sarkozy. Même Claude Guéant, le secrétaire général par qui tout passait, affirme aujourd’hui avec force qu’il n’était au courant de rien !
George Forrest et les 5 millions de dollars
Le juge Renaud Van Ryumbeke se demande aujourd’hui si le député français n’a pas profité de ses nombreux déplacements en Afrique pour endosser un costume d’affairiste. Il s’intéresse de près aux relations entre Patrick Balkany et le Belge George Forrest, à la tête d’un empire minier au Congo-Kinshasa. Les deux hommes se sont rencontrés au milieu des années 2000 et ont aussitôt sympathisé.
Forrest était tout le temps fourré dans la salle à manger de la mairie de Levallois en train de faire des courbettes à Balkany”, se souvient un proche de l’élu.
En 2007 et en 2008, c’est dans le Falcon 900 du roi belge des mines que Balkany se rend à Bangui pour négocier au nom d’Areva le déblocage du délicat dossier des mines d’uranium. George Forrest est aussi désigné comme l’un des bénéficiaires des millions de dollars de pots-de-vin de l’affaire Uramin par la République de Centrafrique, dans la plainte déposée par maître Bourdon.
Entendu par le juge Renaud Van Ruymbecke le 18 septembre dernier, Forrest a reconnu avoir versé 5 millions de dollars en 2009 à Balkany qui lui a donné les coordonnées d’un compte à la Commerzbank de Singapour. Il s’agirait d’une commission reçue en tant qu’”apporteur d’affaires” dans le rachat, finalement avorté, d’une société minière présente en Namibie, Forsys. Mais cette explication ne convainc pas la Centrafrique, qui estime que les millions de Singapour viendraient plutôt d’Uramin.
Dans tous les cas, l’accusation est grave. Patrick Balkany n’est pas avocat d’affaires ni consultant. Aucune société à son nom n’est enregistrée aux greffes des tribunaux français. En juillet 2014, il n’a déclaré à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique aucune activité professionnelle pour les cinq dernières années, en dehors de ses mandats électifs. Alors, qui ment, Balkany ou Forrest ?
Paterfamilias
Selon nos informations, Patrick Balkany n’aurait pas seulement joué les go-between pour George Forrest, mais aussi pour son jeune demi-frère, Julien Balkany. Trente-trois ans séparent les deux hommes qui n’ont pas la même mère. Ils sont restés longtemps sans se voir jusqu’au mariage de Vanessa Balkany, la fille de Patrick, en avril 2008. A partir de ce jour, le grand frère a joué le paterfamilias protecteur et s’est employé à aider son cadet, qui a fait ses premières armes avec le controversé Pierre Falcone et s’est ensuite spécialisé dans les fusions-acquisitions pour le secteur pétrolier.
Patrick était fier de ma réussite professionnelle et a pu me présenter des gens”, concède par téléphone Julien Balkany qui vit à New York.
Le jeune Balkany collabore depuis plusieurs années avec le troisième trader mondial en produits pétroliers, Trafigura. Cette société a mauvaise réputation en Afrique depuis qu’elle a été accusée d’avoir déversé des déchets toxiques en Côte d’Ivoire, ce qui a valu à son fondateur, Claude Dauphin, cinq mois d’emprisonnement dans les geôles ivoiriennes. Elle est aussi réputée faire travailler l’intermédiaire Alexandre Djouhri. Tout cela n’a pas empêché Patrick Balkany de recommander le tandem au président mauritanien, le général Abdel Aziz, à qui il a rendu une visite politique en juin 2009.
Ce rôle d’intermédiaire nous a été confirmé par la société Trafigura, installée à Singapour. “Patrick Balkany nous a été présenté par Julien Balkany et a facilité certains contacts en Afrique. Il est notamment intervenu auprès du gouvernement mauritanien et une délégation s’est rendue sur place [en octobre 2010, NDLR] pour évoquer d’éventuels investissements. Mais nous n’avons jamais fait de business avec lui ou grâce à lui”, nous a-t-il été répondu par mail.
(Julien Balkany, à droite, membre de la délégation reçue par le ministre mauritanien de l’Energie et du Pétrole en octobre 2010, à Nouakchott. Crédit : collection privée)
Le scénario s’est reproduit au Tchad entre 2009 et 2011, mais sans Trafigura. Julien Balkany a été reçu par l’entourage du président tchadien Idriss Déby que son frère connaît depuis vingt ans.
J’ai prospecté des investissements dans le secteur pétrolier mais cela n’a pas marché. Au final, je pense que mon nom de famille m’a plus desservi qu’autre chose”, assure Julien Balkany.
Dans les allées du pouvoir au Congo-Brazzaville, on prête aussi aux Balkany d’avoir aidé le consortium de télécommunications Agilis à s’implanter dans le pays, ainsi que la société pétrolière Lynx Energy, détenue par les frères Cyrille et Cédric Costes, des “amis” de Julien. Sollicité par nos soins sur tous ces points, par mail et par texto, Patrick Balkany n’a pas donné suite.
Isabelle est “lasse de tout ce bazar”
A 66 ans, le vétéran de la Sarkozie est aujourd’hui bien seul. Au meeting de son ami Nicolas, le 7 novembre à la porte de Versailles à Paris, il n’était pas au premier rang mais relégué derrière, à côté de Claude Guéant, l’autre paria de l’UMP.
L’ancien aspirant acteur, qui joua en 1967 dans “J’ai tué Raspoutine” réalisé par Robert Hossein, continue de donner le change, avec toujours la même verve provocatrice.
Quand on a rien à se reprocher, on se sent bien”, répond-il quand on l’interroge sur son moral.
En vrai, “c’est dur à vivre”, confesse une amie proche. “Patrick est solide, il veut continuer à s’occuper de sa mairie. Mais Isabelle n’a pas bien vécu sa garde à vue. Elle est lasse de tout ce bazar.”
Retranché dans son fief de Levallois, Patrick Balkany reçoit toujours les intermédiaires qui demandent à le voir. A l’un d’eux, il a lancé récemment : “Alors, y’a des affaires en ce moment en Afrique ?”
Centrafrique: Mort de Lévy Yakité, le KNK parle d’un “assassinat politique”
Communiqué de Presse
Placée encore sous le choc suite à la brutale disparition du Général de Division Jules-Bernard OUANDE, Membre du Bureau Politique du KNK, la grande famille politique du KNK vient de perdre l’un de ses valeureux Militants en la personne de l’Ouvrier Levi YAKETE suite à un accident de circulation qui s’est produit sur l’Autoroute Saint-Malo – Rennes en FRANCE dans la nuit du 15 Novembre 2014.
L’Ouvrier Levi YAKETE, qui poussait la voiture conduite par son épouse avec à son bord leurs enfants de bas âges et un autre passager, a été percuté à l’arrière par une voiture.
Replié dans la ville de Nantes depuis le renversement du régime BOZIZE par la Coalition SELEKA, l’Ouvrier Levi YAKETE avait vu son nom être inscrit sur la liste établie par le Comité de Sanctions des Nations Unies avec gel des avoirs et interdiction de voyager.
Cette tragique disparition de l’Ouvrier YAKETE prend toutes les allures d’un assassinat politique eu égard à ses récurrente et courageuse prises de position sur la crise centrafricaine.
C’est pourquoi, le Bureau Politique du KNK exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet accident qui a coûté la vie à ce patriote engagé.
La mort de Monsieur Lévy Yakité interprétée différemment à Bangui.
Corbeau News Centrafrique: 16-11-2014, 06h60. Bangui se réveille ce dimanche 16 novembre 2014 à la nouvelle de la mort du bras droit de l’ancien Président François Bozizé Monsieur Lévy Yakité en France. Chaque Banguisois essaie d’interpréter à sa manière l’annonce de la nouvelle dès la publication tôt ce matin par Corbeau News Centrafrique (CNC) grâce à nos antennes partout au monde. Pour comprendre, nous avons décidé de nous rendre dans différents quartiers de Bangui afin de recueillir les témoignages de certains compatriotes.
Quartier Km5 ce matin, tout est calme et les commerçants, musulman comme chrétiens, commencent petit à petit à ouvrir leurs magasins au public. Nous avons retrouvé sur l’avenue Koudoukou Monsieur Ahmat, un jeune de 25 ans que nous l’avons demandé s’il a appris la nouvelle de la mort de Monsieur Yakité, celui-ci nous a répondu non. Sans attendre, le Monsieur nous a dit qu’il s’attendait à ça car tous ceux qui ont tué les pauvres civils sauvagement vont tous partir et immédiatement. Pour lui, c’est l’acte de Dieu. Cinq cent (500) mettre plus loin toujours au Km5, une Dame nous a exactement rejetés la même chose. Elle va même loin en disant que Yakité et Ngaissona sont des enfants du diable.
Nous voilà à Galabadja, le temps est calme car beaucoup se préparent à aller à l’église. Nous avons retrouvé beaucoup des gens que tentons de recueillir leurs témoignages. À Galabadja, les versions divergent. Certains parlent de l’assassinat pur et simple par le service de renseignement français. D’autres par contre nous laissent entendre que c’est un banal accident. Une troisième voix parle des musulmans qui l’ont assassiné.
À Boy-Rabe, à notre arrivée, tout le monde est au courant de la mort de Monsieur Yakité. Un compatriote que nous avons rencontré juste derrière le Commissariat du 4è arrondissement nous a dit qu’il a été informé de ça cette nuit par téléphone de France. Pour lui, sans doute on l’a assassiné. Il ne peut pas mourir simplement comme ça. Dans ce secteur, 95% des gens qu’on a interviewés nous confirment que c’est un assassinat.
À Lakouanga, le quartier est déjà en mouvement comme si les gens n’ont pas dormi cette nuit ici. Nous avons retrouvé un Monsieur âgé de plus de cinquante (50) ans appelé Lego. En lui annonçant la nouvelle, il nous a dit qu’il est au courant de cet accident. Pour lui, c’est un accident, rien d’autres. Il nous a même confié qu’il a failli mourir sur une voie rapide en France comme ça. Donc ce n’est pas étonnant pour lui. Il a même appelé ses compatriotes à ne pas tomber dans des histoires qui risquent de fatiguer leurs cerveaux pour rien. Ici, la nouvelle de la mort de Monsieur Yakité ne les intere pas vraiment. Tout le monde ou presque croit à un accident naturel.
Rappelons au passage que Monsieur Lévy Yakité a trouvé la mort dans un accident de circulation près de Nantes en France à la première minute du passage de samedi à dimanche cette nuit. Dans le véhicule se trouve sa femme et l’un de ses enfants qui sont actuellement hospitalisé mais leur état de santé se stabilise selon nos correspondants sur place.
Bangui, Gisèle MOLOMA pour Corbeau News Centrafrique (CNC)
Alerte Corbeau News Centrafrique: 16-11-2014, 04h04. Nous venons d’apprendre d’une source qui a requis l’anonymat près de Nantes en France que Monsieur Lévy Yaketé serait mort dans un accident de circulation en France il y’a quelques heures. Nous attendons de connaitre un peu plus sur les circonstances de sa mort. Notons aussi que Monsieur Lévy Yaketé faisait partie des dix personnalités centrafricaines interdites de voyager par les Nations Unies il y’a un an. Les Nations Unies l’accusent avec l’ancien Président François Bozizé de distribuer des armes aux miliciens Anti-Balaka qui ont massacré les musulmans centrafricains.
Les circonstance de la mort de Monsieur Lévy Yeketé ne sont pas encore connues mais nous reviendrons d’ici quelques heures pour un détail.
Visite inopinée du général français Eric Bellot de Minière chez “Les Frères Centrafricains”
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 15-11-2014. Vendredi 14 novembre 2014, le commandant de la force française de l’opération Sangaris, général Eric Bellot De Minière a effectué une visite inopinée au sein de l’association « Les Frères Centrafricains » de l’honorable Anatole Koue. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’approche holistique de l’opération Sangaris auprès de tous les acteurs mobilisés autour de la crise centrafricaine. Les Frères centrafricains n’étant pas des moindres des acteurs ayant facilité l’apaisement aujourd’hui constaté au niveau de Bangui surtout dans les 3ème et 5ème arrondissements.
Certes, il y a des acteurs résolument impliqués dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale en République centrafricaine qui ne font pas du bruit. Véritable levier de réconciliation et de cohésion sociale, le mouvement « Les Frères Centrafricains » (LFC) fort de ses 1 000 adhérents actifs et immatriculés à travers les communautés musulmanes et chrétiennes de Bangui a contribué silencieusement, mais sérieusement à la stabilisation de la situation de cohésion sociale en RCA, particulièrement au niveau de Bangui.
La puissance de ce mouvement a suscité l’admiration des forces françaises de l’opération Sangaris depuis les premières heures du déploiement de cette force en décembre dernier, car Sangaris s’appuyait parfois et souvent sur le réseau multiconfessionnel du LFC, afin de pénétrer les milieux résistants comme le Km 5, jugé à tort ou à raison, comme les « couloirs de la mort ». « C’est une association crédible sur le plan de capacité été de l’influence en matière de réconciliation et de cohésion sociale » a reconnu général français Eric Bellot De Minière lors de sa visite au sein de cette association. C’est cette « crédibilité » qui justifie en quelque sorte la visite du commandant de Sangaris qui a indiqué qu’il est venu « encourager Les Frères Centrafricains et leur témoigner un soutien moral pour le travail qu’ils ont fait pour la paix et la cohésion sociale auprès des communautés à Bangui. Nous leur demandons de poursuivre sur ce même élan. »
Se réjouissant de la confiance faite par la force française de Sangaris à son mouvement, l’honorable Anatole Koue a affirmé : « c’est le résultat et le fruit d’un travail sincère et sérieux. Nous avons, avec toute notre force, œuvré pour démontrer à tout le monde que la crise en République centrafricaine n’est pas une guerre entre musulmans et chrétiens. Et les gens nous regardent avec ce qu’on fait, d’où la reconnaissance de Sangaris qui est venue nous féliciter aujourd’hui. Ce sont des bons témoignages qui nous réconfortent et nous galvanisent encore plus, pour continuer à œuvrer pour la paix dans notre pays. »
Rappelons que les LFC est une organisation à but non lucratif et apolitique qui s’est fixée comme objectifs de : préparer la jeunesse centrafricaine à assurer progressivement ses responsabilités pour le développement national en accordant une haute priorité à sa formation intellectuelle, civique, technique et en l’associant à des actions d’entreprenariat et de travail d’utilité collective ; développer l’esprit d’initiative communautaire afin d’améliorer le bien-être social ; mener des actions de consolidation de la paix dans les différentes communautés ; assister des personnes vulnérables sur le plan social et humanitaire ; lutter contre la pauvreté par l’autopromotion des initiatives ; lutter contre les agressions, braquages, assassinats et le banditisme envers les populations. La poursuite de ces objectifs s’inscrit en droite ligne dans la promotion des actions de la paix et de la sécurité ; la promotion de l’éducation et le civisme, de la laïcité et le respect de la diversité socioculturelle ; et la promotion des activités socioéconomiques et de la formation des jeunes en métiers spécialisés.
Selon Anatole Kouet, « notre association a déjà franchi la première étape : celle de réussir à fédérer tous les centrafricains non violents et épris de paix. Le nombre d’adhésion des compatriotes démontre bien que la majorité des centrafricains est contre cette logique de violence, c’est-à-dire rendre la justice par la vengeance. Nous continuons notre campagne de sensibilisation et d’adhésion avec succès. Mille (1000) Ambassadeurs de la paix, en l’occurrence, ‘’Les Frères Centrafricains’’ d’obédience musulmane et chrétienne travaillent tous les jours, auprès des personnes déplacées, des Antibalaka et des musulmans pour les convaincre et les faire adhérer au bien-fondé et aux valeurs de paix. »
Notons également que la stratégie de sensibilisation des Frères Centrafricains est marquée par 1000 banderoles déployées dans les huit arrondissements de Bangui, Begoua et Bimbo, avec des messages de paix. Des dépliants et prospectus sont distribués pour sensibiliser la population sur la nécessité de vivre ensemble dans la cohésion sociale. Des ateliers et des réunions de réflexions sur la crise en Centrafrique sont organisés dans tous les arrondissements de Bangui et en province.
Bangui : les Étudiants en colère contre les travaux sur l’avenue des martyrs.
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 15-11-2014.Depuis déjà plusieurs mois, la Mairie de Bangui et le Gouvernement centrafricain de la transition ont lancé des grands travaux de pavages et de bitumage des avenues et rues de la Capitale centrafricaine, Bangui, autrefois appelée « BANGUI LA COQUETE » en son temps. Ainsi, les rues de centre-ville et la plus grande avenue de la capitale appelée avenue des Martyrs n’échappent pas à ces travaux. Pour le bien de leur pays, les Banguisois ont accepté de subir les conséquences qu’engendrent ces travaux dans leur Capitale : les déviations, l’inondation, la poussière, maladie et bien d’autres.
Or, depuis une semaine, les choses commencent à changer. La population Banguisoise commence de plus en plus à s’inquiéter pour leur santé. La grogne monte de plus en plus au niveau de l’Université de Bangui. Pour les Étudiants de cette Université, c’est insupportable d’accepter quelques mois de plus pour la poursuite des travaux sur l’avenue des Martyrs. Ces derniers nous font comprendre que la poussière sur l’avenue des martyrs est devenue insupportable. Même dans l’enceinte des amphithéâtres, ils sont obligés de couvrir leurs nez afin de ne pas attraper la grippe. Toutes les tables bancs sont couvertes des poussières. Plusieurs Étudiants tombent malades à cause des poussières des travaux sur l’avenue des martyrs. Ils demandent à la Mairie et au Gouvernement de terminer dans un délai de moins d’un mois les travaux sur cette avenue. Sinon ils vont sortir sur la route pour faire entendre leur voix.
Du côté du Ministère de transport, personne ne veut s’aventurer à fixer un délai pour la fin de tous les travaux dans Bangui. Par contre, pour l’avenue des martyrs, la Ministre d’État des Transports se veut rassurante et nous confirme même que bientôt ceux-ci vont terminer. De ce fait, elle engage le service comptent de son Ministère à arroser et nettoyer de temps en temps le secteur pour éviter qu’il y’ait trop de poussières qui menacent la vie des usagers qui y passent.
AFP / Jeune Afrique / Corbeau News Centrafrique: 15-11-2014.
Biens mal acquis: la Centrafrique porte plainte à Paris contre Bozizé
La Centrafrique a porté plainte cette semaine à Paris contre François Bozizé, pour obtenir une enquête sur les biens qui auraient été acquis par l’ex-président et son entourage, ont indiqué vendredi à l’AFP des sources concordantes qui confirmaient une information de L’Obs.
Une source judiciaire a indiqué que cette plainte était à l’étude au parquet national financier (PNF), qui peut décider d’ouvrir une éventuelle enquête préliminaire ou de classer.
Elle vise des propriétés immobilières appartenant à François Bozizé, à son entourage ou à d’anciens alliés politiques, ainsi que des véhicules de luxe et des avoirs bancaires, a précisé une source proche du dossier.
“Cette plainte est inédite car elle vise à la fois des faits de corruption et de biens mal acquis, les deux principaux outils d’appauvrissement d’un pays quand il est sous la coupe d’un clan”, a commenté l’avocat de la Centrafrique, Me William Bourdon.
François Bozizé avait été renversé en mars 2013 par l’ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays très majoritairement chrétien. Elle avait été chassée à son tour du pouvoir en janvier 2014. François Bozizé avait pris le pouvoir en 2003 après avoir renversé Ange-Félix Patassé.
Selon la source proche du dossier, les autorités centrafricaines jugent, dans leur plainte, “fort probable (. . . ) que ce patrimoine a été financé par des moyens illicites” et que les comptes bancaires “aient été alimentés par des revenus frauduleux” tout comme les véhicules.
Selon cette source, la plainte évoque notamment des pots de vin qui auraient pu être versés dans le cadre de contrats miniers et de cession de droits d’exploitation. L’un d’eux, qui concerne la société Areva, est notamment en cause.
La plainte de la Centrafrique évoque une commission qui aurait été versée sur un compte de Singapour dont l’ayant-droit serait le député-maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany. Un paiement intervenu en rétribution d’une médiation pour trouver une issue à un conflit entre Areva et les autorités centrafricaines, explique la source. Sollicités par l’AFP, Patrick Balkany et son avocat, Me Grégoire Lafarge, n’ont pas donné suite.
Autres faits dénoncés dans la plainte, la délivrance de passeports de complaisance contre rémunération, ainsi que des commissions sur des contrats commerciaux.
La plainte vise notamment des faits présumés de recel de détournement de fonds publics, d’abus de bien sociaux, d’abus de confiance, de corruption.
La coordination politique de la Séléka réagit au soulèvement de leurs éléments de camp Beal
Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique. C’est à son domicile, sis aux 200 Villas à Bangui que Moustapha Saboun, nouveau Coordonnateur du bureau politique de la Séléka a animé une conférence de presse, ce vendredi 14 novembre 2014 pour clarifier la position de la coordination suite au soulèvement de leurs éléments cantonnés dans les trois sites de Bangui, depuis mardi dernier. Cette conférence de presse a été conjointement animée par le Vice-président du Front populaire de Centrafrique (FPRC), Mahamat Ousman et le Secrétaire général, Aroun Gaye.
Se prononçant directement sur le soulèvement des éléments de l’ex-coalition Séléka cantonnés au camp Beal ayant brandi la menace d’exploser leur camp si jamais leurs revendications n’arrivaient pas à être solutionnées par le gouvernement, le Secrétaire général de la Coordination politique du FPRC, Aroun Gaye a déclaré : « Le gouvernement actuel est un gouvernement de transition, avec une marge de manœuvre très limitée, nous comprenons cela. Et nous saluons qu’il ait pris la juste mesure des préoccupations toutes légitimes de nos éléments qui sont cantonnés à Bangui dans les sites du Camp Beal, du camp BSS et du camp RDOT. Aussi, nous nous réjouissons de ce que ce gouvernement de transition ait accepté de discuter sincèrement avec ces enfants. En commun accord avec le gouvernement, un comité a été mis en place et est à pied d’œuvre pour trouver des solutions durables à l’ensemble des préoccupations formulées par ces éléments pour que la paix revienne dans notre pays. »
Le Coordonnateur politique, Moustapha Saboun de son côté, est revenu sur la division qui ternit l’image de la Coalition Séléka aujourd’hui, notamment les trois Assemblées générales tenues au nom de la même Séléka, à savoir l’AG du 25 octobre 2014 tenue à Bambari sur initiative du général Ali Darassa, celle du 2 novembre 2014 à Kaga Bandoro organisée par Nourredine et celle projetée par général Joseph Zoundeiko à Bria. Selon Moustapha Saboun, la Séléka n’est que victime d’une politique de « mieux diviser pour régner » concoctée par les autorités certaines personnes mal intentionnée : « Toutes ces agitations, sont l’œuvre des opportunistes et c’est de la bonne guerre qui existe en démocratie. Ces simulacres de division que les gens ont essayé de coller sur le dos de la coalition Séléka est un faux débat. Ces opportunistes veulent seulement nous amener à perdre de vue nos objectifs de départ. Le vrai congrès de la Séléka, c’est celui qui a eu lieu à Kaga Bandoro, puisque la communauté internationale était représentée au plus haut niveau où prenaient part l’ambassadeur de la France, le chargé de mission des Etats unis, l’Ambassadeur de l’Union européenne, le Représentant de la CEEAC, bref tous les représentants des acteurs impliqués dans la crise centrafricaine avaient pris part à ce congrès. »
Moustapha Saboun a mis à profit cette occasion pour renouveler la confiance et le soutien de la coordination de l’ex-Coalition Séléka aux autorités actuelles de la transition ainsi que son attachement à la vision de la communauté internationale pour la sortie de crise en Centrafrique. Il a indiqué par ailleurs que le congrès de Ndélé qui l’a promu coordonnateur politique respecte l’esprit de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville. « Il faut savoir que le congrès de Ndélé, s’inscrit pleinement dans le cadre de la rencontre de Brazzaville, donc de la recherche et de la consolidation de la paix et de l’unité nationale. L’objectif, et le plus important, c’est que nous voulons restructurer et renforcer notre parti politique le FPRC, afin que nous puissions véritablement apporter du soutien au processus de la transition. » a-t-il affirmé.
Quant à Mamahat Ouamsan, Vice-président du FPRC, tout est en train d’être mis en œuvre, afin que la Séléka retrouve le chemin de lutte pour le retour à la paix en RCA : « Après que nous ayons rencontré les autorités de la transition et qu’elles aient cru en notre vision de travail, il reste le chantier d’aller sensibiliser nos éléments sur le terrain, afin qu’ils laissent circuler librement les personnes dans les zones sous notre contrôle. » a déclaré le général avant d’annoncer qu’une mission de la coordination sillonnera tout l’arrière-pays en vue de cette campagne de sensibilisation des éléments dur le terrains.