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Centrafrique / Cameroun: L’armée camerounaise occupe une partie du territoire centrafricain

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Corbeau News Centrafrique: 1 janvier 2015

Armée camerounaise
Armée camerounaise

Béloko/ Garoua-Boulai : le gouvernement centrafricain se rend compte de la zone tampon récupérée par les forces camerounaises ?

La République Centrafricaine des présidents Boganda, Bokassa et de Kolingba risque d’être rétrécis sur le plan géographique par rapport à sa superficie. Si les présidents cités ci-haut pouvaient sortir de leurs tombes pour voir ce qui se passe depuis deux décennies dans le pays, ils ne tarderont à agir pour sauver la terre de leurs ancêtres qui, petit à petit, soit occupée par les compatriotes voisins qui ont profité de l’absence des FACA sur le terrain pour perpétrer comme bon leur semble.

Au cours d’une mission effectuée par les membres du gouvernement tels que : la ministre d’Etat  en charge des Travaux Publics Marie-Noëlle Koyara, le ministre de la Communication Victor Waké et la ministre des Eaux et Forets Isabelle Gaudeuille à Beloko à plus de 600 kilomètres à l’Ouest de Bangui pour toucher du doigt le fonctionnement du pesage des véhicules mis en activité il y’a quelques mois, ces derniers ont eu l’écho de ce qui s’est passé sur cette frontière où des accrochages ont été survenus entre un groupe armé et les forces camerounaises qui, profitant de l’occasion, pour occuper une portion de la terre centrafricaine. Autrement dit, les forces camerounaises, après avoir repoussé et tuer d’autres assaillants, ont automatiquement occupé la zone tampon, la partie qui limite la RCA et le Cameroun.

Aux dires de certains centrafricains interviewés sur place, les autorités camerounaises ont chassé et enfermé certains de leurs compatriotes, bien qu’ils soient sur leur territoire. Les images publiées ici démontrent ce que font les forces camerounaises, qui est comme une agression. Autrement dit, c’est une affaire d’Etat où les autorités centrafricaines doivent réagir vite sur ces questions afin qu’il ne soit trop tard pour les autres frontières (Tchad, Congo et Sud-Soudan) où des sources indiquent qu’il y’a également des scènes d’occupation du territoire qui se produisent petit à petit.

Au niveau de Béloko où les membres du gouvernement se sont entretenus avec les autorités locales, l’accent a été beaucoup plus mis sur ces questions et également celui de l’entretien des routes, notamment le fonctionnement du pesage qui permet d’indiquer le poids de véhicules en provenance du Cameroun. Au regard des constats faits par la ministre d’Etat en charge des Travaux publics Marie-Noëlle Koyara, on apprendra que de véhicules surchargés rentrent à Bangui sans qu’il y’ait de mesures appropriées pour mettre fin à ce désordre qui remettent non seulement l’état des routes dégradable, mais jouent également sur les recettes fiscalo-douanières.

L’autre problème dont la ministre d’Etat en  charge des TP en a débattu avec les autorités centrafricaines de Béloko (responsable du pesage, contrôleurs douaniers, gendarmes, police frontière…), touche l’attitude des caques bleues (contingent camerounais) qui font le convoyage de véhicules Bangui-Garoua Boulai.
Il parait selon les dires, du responsable du pesage, que ces derniers sont complices des marchands qui esquivent les formalités douanières. « …parfois, les casques bleues s’entendent avec les responsables des véhicules voire les commerçants qui transportent leurs marchandises en moto, et attendent derrière la barrière de Béloko. Une fois que les camions quittent le pesage avec un poids raisonnable, ils les embarquent après la barrière avec des surcharges. Nos gendarmes et les casques bleues se sont disputés à plusieurs reprises sur cette affaire qui, au finish, ils (casques bleues) disent que les forces nationales ne sont habilitées à contrôler les convois. Donc, nous demandons que le gouvernement saisi les autorités de la Minusca sur cette affaire qui joue sur l’économie de notre pays », a-t-il martelé.

« La communauté internationale est là pour nous accompagner et les casques bleues sont là également pour appuyer les efforts du gouvernement dans la sécurisation du pays dans tous les domaines d’activités. Les casques bleus ne peuvent nullement donner des ordres aux forces nationales qui sont habilitées à exercer comme il le faut. Avec ces genres de comportements, comment voulez-vous que l’économie soit assainie ? Non seulement qu’ils évitent le pesage, mais ils dégradent  les routes avec des surcharges de marchandises ? Cela ne peut continuer comme cela. La communauté internationale est là pour nous accompagner et non d’exercer en lieu et place des autorités nationales », a clamé la ministre d’Etat Marie-Noëlle Koyara qui, en arrivant à Beloko, a rendu une visite éclaire dans la base des casques bleues du contingent camerounais, transformée à un bistro.
Le moins que l’on puisse dire, est une question de savoir à quand le gouvernement va réagir sur l’affaire de la zone tampon de Garoua-Boulai et une partie de la ville de Béloko, occupées désormais par les camerounais ?

lionel ZOUMIRY

RCA: « Je souhaite une année 2015 faite de paix, de pardon et d’amour » : dixit Catherine Samba Panza

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba Panza
Catherine Samba Panza, Présidente de transition. Photo: Fred Krock / CNC

« Je souhaite une année 2015 faite de paix, de pardon et d’amour » : dixit Catherine Samba Panza

Corbeau News Centrafrique: 01-01-2015.  A l’occasion de la fête de nouvel an en République centrafricaine, la présidente de transition Catherine Samba Panza a fait une déclaration dans laquelle elle a établi un bilan mitigé de la crise, partant du bilan de l’année écoulée. Occasion par excellence pour Samba Panza d’appeler les centrafricains à l’optimiste pour que 2015 soit l’année de paix, de pardon et de réconciliation véritable, afin de favoriser la relance socioéconomique du pays.

ADRESSE DE LA PRESIDENTE DE TRANSITION A L’OCCASION DE LA FETE DE NOUVEL AN 2015

Centrafricains,

Chers compatriotes,

A l’instar des autres pays du monde, demain nous passerons de l’année 2014 à l’année 2015. Le passage d’une année à une autre est toujours un grand moment dans une vie puisqu’il permet de mesurer le chemin parcouru et de formuler des vœux et des projets d’avenir. C’est souvent aussi le moment des bilans pour ceux qui ont choisi d’agir pour la cause commune de leurs peuples afin d’évaluer les points forts et les points faibles de leurs actions.

Dans la situation exceptionnelle où notre pays se trouve depuis près de 18 mois et où des missions exceptionnelles ont été confiées aux dirigeants de la Transition pour relever le pays, un tel bilan s’impose dans la mesure où le peuple attend en toute légitimité d’être fixé sur les actions menées, sur les difficultés rencontrées, sur ce qui reste à faire mais surtout sur les raisons d’espérer dans un avenir meilleur. L’approche de la fin de la Transition prévue initialement au 15 février 2015 accentue cette attente puisque les élections sensées sanctionner le retour à la légalité constitutionnelle ne pourront pas être organisées avant cette date.

Mes chers compatriotes,

Un bilan complet vous sera bientôt fait, à l’occasion du jour anniversaire de mon accession à la tête de l’Etat, en janvier 2015. Cependant, à la veille de ce passage à l’année 2015, vous avez non seulement le droit de savoir mais il est important de vous rassurer et de vous donner des raisons de croire que 2015 sera différent de 2014. Après une année 2013 catastrophique où vous n’avez même pas eu droit à une réjouissance familiale le 31 décembre, 2014 s’est présenté comme l’année de tous les espoirs avec mon élection à la magistrature suprême de l’Etat le 20 janvier 2014. Dès ma prise de fonction, j’ai pris conscience des espoirs placés en moi et en l’année 2014 pour un changement significatif de la situation désastreuse du pays et pour une amélioration dans la vie de chacun d’entre vous.

Sur la base de ma vision de sortie de crise, j’ai immédiatement impulsé une dynamique de rassemblement de tous les Centrafricains sans exclusif autour du projet de reconstruction de notre pays, meurtri par plusieurs décennies de crise. La formation d’un gouvernement de technocrates, au-dessus des clivages politiques et des intérêts qui divisent, a correspondu à ma lecture des voies et moyens de la sortie de crise.

N’appartenant pas un parti politique, j’ai fait appel à des Centrafricains de toutes les sensibilités, de toutes les régions mais reconnus compétents et intègres pour m’accompagner dans la lourde responsabilité de conduire les destinées de notre pays. Malgré les critiques formulées à l’endroit de ‘’ma technocratie ‘’, le premier gouvernement de la Transition dans ce format n’a pas démérité puisque les compatriotes qui le composaient ont donné le meilleur d’eux pour servir leur pays. Souvenez-vous qu’en janvier 2014, la République Centrafricaine était au bord de l’implosion avec une insécurité généralisée, des actes de violences sans précédents, sur fond de considérations inter religieuses et des milliers de déplacés internes et externes. Les défis auxquels nous devions faire face étaient énormes: défis sécuritaire, humanitaire, sociopolitique et économique. Il fallait par ailleurs recoller la cohésion sociale mise à mal, restaurer l’autorité de l’Etat et relancer le processus électoral.

Sous mon impulsion, ce gouvernement s’est attaqué à tous ces défis. C’est avec ce gouvernement que j’ai obtenu les premiers résultats de mes actions. Mon engagement à conduire la Transition à son terme en février 2015 était ferme et tout était mis en œuvre pour aller dans ce sens si nous n’avons pas été confrontés à toutes les difficultés dressées à dessein sur notre chemin.

Chers compatriotes,

Contrairement à certaines idées véhiculées pour ternir mon image et décrier mes actions, beaucoup d’initiatives ont été prises pour affirmer mon leadership et prendre en mains la destinée du peuple Centrafricain. Il s’est trouvé malheureusement que toutes les initiatives prises se sont butées à des obstacles de tout genre. C’est ainsi que le chronogramme que nous avons arrêté pour la Transition a suivi les contrecoups des évènements de Fatima en mai, de Malabo en juin, et surtout des tractations de la nomination d’un nouveau Premier Ministre et de la formation du nouveau gouvernement en août, après le Forum de Brazzaville tenu fin juillet. En outre, les graves événements du mois d’octobre à Bangui ont failli marquer un coup d’arrêt à ce chronogramme.

Je rappelle ces moments difficiles de l’année 2014 pour bien montrer que si on nous avait laissé travailler dans un minimum de conditions de sérénité, la perspective d’un vide constitutionnel à la fin de la période actuelle de Transition ne se serait jamais présentée, encore moins le besoin de demander une prolongation de celle-ci.

Malgré tous ces obstacles, notre détermination d’aller de l’avant ne s’est pas émoussée. Grâce à cette détermination, après onze mois d’exercice du pouvoir de l’Etat, des avancées notables peuvent être enregistrées dans la gouvernance du pays avec des effets significatifs sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Il en est ainsi du paiement régulier des salaires, pensions et bourses avec l’appui de la communauté internationale et de la sécurité qui revient progressivement grâce à l’appui des forces internationales. Avec ce retour graduel de la sécurité à Bangui et dans l’arrière-pays, les enfants ont repris peu à peu le chemin de l’école, les hôpitaux et centres de santé ont recommencé à nouveau de fonctionner, les agents de l’Etat et les employés du secteur privé sont de retour à leur lieu de travail, notamment à Bangui et l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité se normalise, avec un impact positif sur les recettes de l’Etat.

L’on peut également noter une amélioration significative de la situation des déplacés internes des différents sites dont les effectifs ont progressivement baissé, apprécier le déploiement progressif de l’administration dans l’arrière-pays et la reprise progressive des activités économiques.

Mes chers compatriotes,

Mes propos ont tendu à mettre en exergue les efforts déployés au quotidien pour réduire la souffrance du peuple centrafricain, pour ramener la paix et la sécurité. Comme vous le voyez, la vie reprend petit à petit et l’espoir renaît tout doucement dans notre pays. Il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire. Les besoins sont énormes et les moyens pour y répondre demeurent encore très limités. Le contrôle d’une partie du pays par les groupes armés non conventionnels reste une préoccupation majeure et constitue un frein à la libre circulation sur tout le territoire. C’est pourquoi, il est urgent de mettre en œuvre les programmes de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement(DDRR) et d’aboutir à un engagement réel des groupes armés à s’impliquer sur le terrain pour le retour effectif de la paix et de la sécurité.

Cela créera les conditions favorables au retour rapide des personnes encore déplacées internes et refugiées, au renforcement de la protection des populations civiles et au rapprochement de l’administration des administrés.

Mes chers compatriotes,

Je peux rassurer toute la population Centrafricaine de notre détermination à conduire le pays au retour à la légalité constitutionnelle à travers des élections libres, démocratiques et incontestables. C’est pour créer les conditions d’une fin apaisée de la Transition que le gouvernement et moi-même travaillions étroitement avec toutes les forces vives de la Nation pour réaliser les actions prioritaires qui ont été définies pour les prochaines étapes de la Transition, à savoir les consultations populaires à la base, le forum national de Bangui dont le décret mettant en place la commission de préparation a été signé depuis le 2 décembre, la révision de la constitution et in fine les élections selon le chronogramme proposé par l’Autorité Nationale des élections et validé par la Communauté Internationale.

Il n’en demeure pas moins que nous ne sommes pas à l’abri des périls qui s’organisent à notre insu. Il en est ainsi des nombreux projets de déstabilisation de la transition fomentés çà et là et notamment de la réunion organisée à Nairobi dans des conditions qui restent encore à clarifier.

Je reste cependant sereine parce que j’ai noté avec une grande satisfaction la maturité de la classe politique, de la société civile et du citoyen lambda qui ne sont plus disposés à accepter des manipulations et autres intrigues orchestrées sur leur dos, pour les diviser davantage et hypothéquer l’avenir du pays. J’en appelle à la vigilance et à la mobilisation du peuple centrafricain pour transcender les divergences et divisions qui ont causé notre malheur dans le passé pour nous unir et mener de front la bataille pour la sortie définitive de crise et la reconstruction du pays. 5

Cette vigilance, je la recommande aussi dans l’organisation des festivités de fin d’année dans un contexte sécuritaire encore difficile, dominé par les actes isolés de violence et de banditisme. Ce moment devrait davantage être celui du partage en famille et je souhaite que vous le saisissez pour rester en famille. Au seuil de cette nouvelle année, tout en saluant encore la capacité de résilience du peuple Centrafricain qui a affronté avec courage la crise, j’ai une pensée profonde pour tous ceux qui ont souffert ou disparu au cours de cette année 2014 et compatie avec toutes les familles endeuillées ou séparées.

Mes chers compatriotes,

Je souhaite une année 2015 faite de paix, de pardon et d’amour à tous les Centrafricains sans distinction de confessions religieuses, à tous les centrafricains des partis politiques, de la société civile, des organisations des femmes et de la jeunesse, des syndicats, du secteur public et du secteur privé, des villes et du monde rural. J’associe à ces vœux tous les Centrafricains de la diaspora et tous ceux qui sont encore sur les sites de déplacés ainsi que ceux qui sont réfugiés dans les pays voisins comme le Tchad, le Cameroun et les deux Congo.

Je n’oublie pas tous les frères d’Afrique et d’ailleurs qui ont choisi de vivre en République Centrafricaine et qui doivent se sentir comme chez eux. Que la nouvelle année leur apporte la paix et le bonheur qu’ils sont en droit d’attendre de la terre Centrafricaine. J’ai une pensée toute particulière pour les soldats et officiers des forces internationales de maintien de la paix déployées dans notre pays qui ne feront pas la fête avec leurs familles proches parce qu’ils ont choisi de défendre la cause de la paix en Centrafrique. Je formule le vœu que l’année 2015 leur procure toute la réussite et l’épanouissement personnel dont ils ont besoin pour l’accomplissement de leur noble mission.

C’est aussi l’occasion de renouveler à tous les pays de la communauté internationale qui ont permis que le pire soit évité dans notre pays en 2014 l’expression de ma profonde reconnaissance pour tout ce qui a été fait en notre faveur. Je formule le vœu que 2015 soit l’année du renforcement de notre coopération en vue de sortir définitivement la R.CA de la spirale des crises.

Que le Bon Dieu bénisse la République Centrafricaine et en fasse en 2015 une terre de paix, de cohésion sociale et de prospérité.

Je vous remercie.

Catherine Samba-Panza

Présidente de la transition

(Suivi par Fred Krock pour CNC): 01-01-2015

RCA 2015 : NOTRE JEUNESSE ET NOTRE TERRE SONT NOS RESSOURCES DE DEVELOPPEMENT

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Corbeau News Centrafrique: 01-01-2015.

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

RCA 2015 : NOTRE JEUNESSE ET NOTRE TERRE SONT NOS RESSOURCES DE DEVELOPPEMENT

Non, la réinsertion des jeunes dans l’armée nationale n’est pas une solution, y compris la prime DDR, cette prime de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) que tous les combattants séléka et Anti-Balaka attendent ici comme une récompense.

Nos jeunes, ils forment 80% de la population active. Ceux qui vivent dans un état d’extrême précarité, sont ceux dont les parents ne sont pas instruits ; ils sont les plus nombreux et sont les plus exposées à toutes les aventures périlleuses. Ils sont pour la plupart illettrés. Ces jeunes gens manquent d’orientation et ont perdu tout espoir. Ils trinquent, ils se droguent. Il faut les prendre par la main et leur montrer une nouvelle voie, la voie de la réussite. Les tâches à leur offrir doivent être exaltantes et pleines d’épanouissement.

Ce sont les jeunes qu’ils ont utilisés hier dans les coup-d’ états, dans les mutineries, dans les rebellions. Ils les ont utilisés comme des ressources. En contrepartie de tout le travail que les jeunes ont abattu pour eux, ils les ont abandonnés. Ils sont des sans emplois, des délinquants, des laissés-pour-compte.

Depuis 30 ans, les jeunes n’ont appris que la violence et vivre du fruit des forfaits de leurs actes. On les a détourné du travail nécessaire à la vie d’homme. Les jeunes ne font que répondre aux ordres de ceux qui les tiennent et qui commanditent leurs actes. Ceux qui ont échappé ou qui ont refusé de prendre des armes, les uns vivent de petites activités de débrouillardise et d’autres vivent d’escroquerie et de contrefaçon de tout document administratif.

Les jeunes, tellement qu’on les a habitués à la violence, ils ne pensent qu’à entrer dans l’armée ; ils ne visent que l’armée. Il suffit de lancer un avis de recrutement dans l’armée, c’est des milliers et des milliers de jeunes, même des diplômés, qui se bousculeront devant le portail du ministère de la défense.

L’armée n’est pas une solution et ne sera pas la solution pour ces jeunes. Il faut les orienter vers la production ; seul le travail leur permettra de retrouver l’espoir et le plaisir de vivre.

Quand nous parlons de production, c’est toute activité liée à la terre que nous entendons valoriser. C’est d’abord une agriculture techniquement élaborée, structurée, variée et diversifiée sur tout le territoire. C’est également l’élevage.

Notre terre est riche pour abriter par région des cultures adaptées et variées. Notre pays n’a pas encore mis en exploitation sa riche terre. Le jour où notre pays arrivera à cette mise en exploitation, nous rentrerons dans l’ère de la production massive, nous pourrions nourrir d’autres hommes sous d’autres cieux et faire appel à la main d’œuvre étrangère.

Il est bon de le dire, mais il faut les moyens de le faire. Une chose est certaine, si un tel programme comporte un dossier bien ficelé comme un programme de développement dont l’Etat lui-même est porteur, il trouvera des financements.

Mais avant cela, il faut penser à l’éducation de la jeunesse. Il nous faut faire un investissement en capital humain et c’est la jeunesse qu’il faut former éduquée.

Le besoin en éducation de la jeunesse sera énorme et multiforme à la fois pour qu’enfin elle arrive à se redresser et devenir une force motrice. Elle ne connaît pas le travail, il faut lui le faire apprendre, à aimer le travail, le travail qui rend l’homme libre.

Il nous faut créer un dynamisme entre l’Etat, la jeunesse et la population. L’Etat doit se rapprocher et être dépendant de la société. La société est sa source d’énergie qu’il transforme en énergie de développement. L’Etat doit travailler sur l’esprit, la pensée de la jeunesse et la pousser vers l’effort et la responsabilité.

Ce drame que nous avons vécu, il causera à notre pays d’énormes déficits dans tous les domaines : la démographie, l’éducation, l’économie, la santé, etc.

La jeunesse est notre richesse, elle est comme notre riche terre que nous n’avions pas encore mise en exploitation, il faut la mettre en valeur.

Entrepreneur leader politique, Robert ENZA

Centrafrique: triste fin d’année pour une famille du quartier Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui

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Radio Ndeke Luka / Corbeau News Centrafrique: 30 -12-2014.

Drame à Boy-rabe dans le quatrieme arrondissement de Bangui

Deux frères tués à Boy-Rabe dans le 4e arrondissement

Deux frères d’une même famille sont tués par balle ce mardi au quartier Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui. L’un est mort sur le champ et l’autre quelques heures plus tard à l’hôpital. L’acte est posé par un homme en arme, présenté comme un milicien Antibalaka.

Selon les parents des victimes, l’auteur du drame qui a refusé de régler une facture de carburant pris la veille auprès de l’une des victimes. Il a opté pour ce raccourci en donnant la mort à son créancier.

« Mes neveux vendent du carburant au bord de la route. Un jeune homme à moto est allé s’en approvisionner. Celui-ci leur a promis de faire un tour avant de venir régler la situation. A son retour, il est venu avec deux hommes armés qui s’en sont pris à mes neveux. Peu de temps après Mazimbélé a envoyé 1000 francs CFA pour payer la facture. Ce matin, Mazimbélé est revenu avec ses éléments armés commettre le forfait. L’un a été atteint par balle au bas ventre, l’autre dans les jambes », a expliqué Georgine Kpémko, parent des victimes.

« Que les autorités de la transition mettent un terme à l’insécurité qui bat son plein en ce moment. Les armes circulent partout dans les quartiers », a-t-elle sollicité.

RNL a vainement tenté de joindre le chef de file Mazimbélé, mis en cause dans ce meurtre, pour sa version des faits. Aux dernières nouvelles, Mazimbélé accusé à tort dans ce forfait, a réussi à mettre la main sur le véritable auteur de la tuerie. Mais déjà, des témoignages de Boy-Rabe rapportent que la tension a monté d’un cran au sein de la population civile qui ne digère pas ce énième forfait.

Un autre complice, auteur du double drame de ce mardi, serait recherché en ce moment.

Par ailleurs à Bambari, situé à 485 Kilomètres de Bangui dans le centre est de la Centrafrique, la présence massive de la communauté peuhle depuis une semaine inquiète la population.

Plus de 300 Peuhls se sont infiltrés dans la ville. D’après des sources jointes depuis Bambari, la présence massive des Peulhs a été enregistrée au lendemain des violents affrontements qui ont opposé Antibalaka et Peulhs du 22 au 23 décembre dernier. Sont-ils venus en refuge ? S’agit-il des éleveurs ? La question reste et de meure posée.

Leurs traits physiques laissent dire à la population que ce sont des visages inhabituels. Du coup, c’est l’inquiétude.

« On a constaté la présence massive des archers, des Peuhls et des musulmans dont on ne connaît pas. Certains ont des tatouages, d’autres se sont tressés les cheveux. Les braquages deviennnt monnaie courante », s’inquiète un habitant de Bambari joint au téléphone ce mardi.

Selon des sources concordantes, les nouveaux venus sont sur les sites sous contrôle du général Ali Darass, un des chefs de l’ex-Séléka à Bambari. Ce que confirme le porte-parole de l’ancienne coalition, le capitaine Ibrahim Ahmat Nedjad qui parle de la branche armée du Parti union pour la paix en Centrafrique (UPC) appelée à la protection de la population civile.

« Ils ont là pour la sécurité de la population civile. Ce sont des militaires qui appartiennent au mouvement de l’Unité pour la paix en Centrafrique. Ces derniers temps, les Antibalaka débordent avec les exactions vis-à-vis de la population civile », a indiqué Ahmat Nedjad.

Bambari, situé au centre de la République Centrafrique, est une ville où les scènes de violence sont quasi permanentes. Dimanche, des heurts avaient opposé les soldats français de l’opération Sangaris et un groupe de jeunes, attaque qui s’est soldée par la mort d’un jeune.

Radio Ndeke Luka

CENTRAFRIQUE: VŒUX POUR 2015 DU MLPC, FÉDÉRATION EAAMOO.

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Corbeau News Centrafrique: 31-12-2014.

 

Bureau Politique du MLPC Centrafrique
©pigeonvert.com

Membre de l’Internationale Socialiste

COMMUNIQUE DE PRESSE : NOS VŒUX POUR 2015.

Chers Compatriotes, Centrafricaines et Centrafricains,

Chers Amis,

Nous terminons cette année 2014 qui a été une terrible année pour toute la population civile centrafricaine. Les douloureux évènements qui ont eu lieu depuis le déclenchement des atrocités le 5 décembre 2013, ont non seulement détruit le socle de l’unité nationale, mais aussi abimé l’image du Centrafrique dans le monde.  Pourtant la République Centrafricaine est reconnue pour sa légendaire hospitalité.

Aujourd’hui il est encore à regretter que malgré le déploiement de la Minusca qui a succédé à la MISCA, et soutenue par les forces françaises « Sangaris » et européennes « EUFOR-RCA », des crimes, des viols et exactions en tout genre, puissent continuer de se perpétrer alors qu’un forum pour la paix et la réconciliation nationale est en gestation.

Tout en saluant le travail remarquable effectué par les forces internationales dont les actions ont été appuyées par la communauté internationale à qui nous rendons un vibrant hommage, nous insistons sur l’application intégrale de la résolution 2147 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour un désarment complet de toutes les bandes armées, auteurs de toutes les souffrances actuelles de la population. La réussite du prochain dialogue inter-centrafricain en dépend.

L’année 2015 qui va commencer sera une année cruciale pour la RCA car cette année devra être celle de la Paix, de la Justice et de la Réconciliation nationale. Elle sera aussi l’année où le processus électoral permettra le retour à l’ordre constitutionnel pour que notre pays retrouve sa place dans la communauté internationale.

Ainsi pour cette nouvelle année 2015 nous formulons le vœu que :

·         Toutes les violences et exactions contre la population centrafricaine cessent ;

·         Toutes les bandes armées, ex-Seleka et milices « anti-Balaka » soient effectivement désarmées sur toute l’étendue du territoire national ;

·         Le prochain forum dit « Forum de Bangui » soit un succès et permette de ramener effectivement la Paix, la Sécurité, la Justice et la Réconciliation nationale;

·         Les auteurs de tous les crimes et graves atteintes aux droits humains, commis depuis le début de cette crise, soit arrêtés et remis à la justice nationale ou internationale afin qu’ils soient punis pour toutes les atrocités qu’ils ont fait subir à la population centrafricaine ;

·         Les Autorités de la Transition mettent tout en œuvre pour la réussite du processus électoral afin de sortir définitivement notre pays de la crise actuelle.

Quant à nous, militantes, militants et sympathisants du MLPC, Parti de masse, nous allons nous mobiliser plus que jamais durant toute cette année 2015 afin de porter le Camarade Martin ZIGUELE, que nous avons investi candidat à l’élection présidentielle lors de notre Congrès Extraordinaire du 22 novembre 2014, à la Magistrature Suprême de l’Etat. Sa candidature à cette échéance électorale n’est pas seulement celle d’un homme, mais celle de l’espérance, de la Paix, de la Réconciliation nationale et celle de redonner espoir à la jeunesse centrafricaine. Enfin ce ne sera pas un combat d’un seul homme mais celui de tous les Centrafricains, hommes, femmes et enfants pour retrouver l’espérance d’une vie meilleure par la reconstruction de notre cher et beau Centrafrique afin qu’il devienne un pays où il fait bon vivre, le mieux vivre ensemble.

Que Dieu vous bénisse et bénisse la République Centrafricaine en cette nouvelle année 2015 !

Très Bonne Année 2015 !

Fait à Paris, le 30 décembre 2014

Antoine Jérémie NAM-OUARA

Membre du Bureau Politique, Chargé de communication extérieure

Centrafrique: quel sort pour les 500 musulmans bloqués à Yaloké ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/les-Peuls-musulmans-de-Yaloké-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les Peuls musulmans de Yaloké en Centrafrique
les Peuls musulmans de Yaloké en Centrafrique. Photo: Fred Krock / CNC

Quel sort pour les 500 musulmans bloqués à Yaloké ?

Yaloké (Corbeau News Centrafrique): 31-12-2014.  Il y a neuf mois, quelques six cent peuls Mbororo ont fui le pic de violences inter-communautaires dans la préfecture de la Lobaye, précisément à Mbaïki, à Boda et autres pour se réfugier à Yaloké par les soins des Anti-Balaka de cette ville. Aujourd’hui, ces peuls broient le noir à la résidence du Sous-préfet de Yaloké où ils sont regroupés. Tout leur maque et la vie est devenue invivable. « Nous sommes des centrafricains, nous n’avons nulle part ailleurs où aller à part notre pays la RCA. Mais nous souffrons sérieusement ici sur ce site. » Tel a été la quintessence du désarroi que vit la communauté peul regroupée à Yaloké, exprimée par El Hadji Ousman leur Porte-parole dans un entretien accordé mardi 30 décembre 2014 à Corbeaunews.

Les difficultés rencontrées par cette communauté sont résumés en cinq points par le Porte-parole : « Premièrement, nous dormons mal. Nous avons deux salles et dans l’une, toutes les femmes regroupées dorment à même le sol sur des nattes étalées ; et l’autre salle est occupée par les hommes qui dorment dans des mêmes conditions. C’est invivable ;

Deuxièmement, nous avons un problème d’alimentation. Nous sommes des peuls et sommes habitués au lait de vache, au manioc comme tout centrafricain et à la viande de bœuf ; tout cela nous manque. Les Ong nous apportent que du riz, de et du sucre, etc. Mais, nos enfants sont meurent de la malnutrition ;

Les trois Ministres de retour de Nana Mambéré en scale à Yaloké
Les trois Ministres de retour de Nana Mambéré en escale à Yaloké

Troisièmement, nous avons le problème de soins. Au fait, nous avons droit ici à un approvisionnement en médicaments chaque mois, avec le concours des ONGs et organismes onusiens ; or il s’est avéré que le stock de ces médicaments s’épuise avant la fin du mois et avant un nouvel approvisionnement, nous mourrons de maladies ;

Quatrièmement, il y a parmi nous, des gens qui ont leurs parents ailleurs et qui veulent aller les rejoindre. Ceux-là demandent que le gouvernement leur laisse partir à la rencontre de leurs parents ;

Enfin cinquièmement, Nous qui avons opté de rester là, nous demandons au gouvernement d’assurer notre sécurité et garantir notre libre-circulation. Aussi, étant donné que nous sommes des peuls avec seule activité de l’élevage, nous demandons au gouvernement de nous fournir des bœufs, car nous sommes tous dépouillés de nos cheptels. Et en attendons, nous demandons également que notre repas soit diversifié pour prendre en compte nos vrais besoins alimentaires que nous avons ici. »

Ces mêmes revendications sont exprimées par les femmes. Pour Maïmouna Bouba mère de trois enfants dont un est avec elle à Yaloké et les deux autres à Boda avec la belle famille : « ici, nous n’avons pas de problème avec les gens. Mais, nous n’avons rien à faire, nous n’avons pas d’endroit où aller. Notre vœu c’est que les autorités nous fournissent des bœufs pour reconstruire notre économie. »

Étant de retour d’une mission dans la préfecture de Nana Mambéré, trois membres du gouvernement ont fait escale pour s’enquérir des difficultés de ces peuls. Marie Noëlle Koyara, Ministre d’État aux Travaux publics et à l’aménagement du territoire est la cheffe de mission de Nana Mambéré : « Nous avons compris vos souffrances, nous les avons bien notées. Nous allons remonter l’information à notre hiérarchie pour voir dans quelles mesures des actions concrètes rapides pourront être menées pour répondre à vos préoccupations. »

Peuls de Yaloké en RCA
Peuls de Yaloké en RCA

In situ, la ministre d’État a évoqué la question de la réhabilitation de la localité de « Lambi » (localité jadis habitée par des peulhs à Yaloké), afin d’y déployer ces peuhls pour résoudre le problème de l’espace tant décrié sur le site de la Sous-préfecture de Yaloké. Elle a également déploré la disparité des actions humanitaires en leur direction qui ne résolvent pas les vrais problèmes des peuls. Mme Koyara suggère l’idée de la création des activités génératrices de revenus et autres appuis souhaités par les peuhls.

Seulement, l’on s’interroge l’efficacité de l’aide des ONGs et des Organisations internationales qui font quotidiennement des vas-et-viens entre Yaloké et Bangui au nom de l’assistance humanitaires à ces déplacés. Pourquoi ne créent-elles pas les conditions d’auto-prise en charge à ces déplacés ? Pourquoi, les aides qu’elles apportent ne tiennent pas compte des besoins réellement exprimés ? Veulent-elles uniquement manger sur le dos de ces pauvres ?

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Centrafrique: Le Général Babacar Gaye, Chef de la Minusca très satisfait des résultats obtenus par ses hommes

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Gl. Babacar Gaye, Chef de la Minusca. Photo: Éric Ngaba / CNC

“NOUS NE SOMMES PAR ENCORE AU COMPLET MAIS PERSONNELLEMENT JE SUIS SATISFAIT DE L’ALTITUDE ET DES RÉSULTATS OBTENUS PAR NOS FORCES” DIXIT BABACAR GAYE

Bangui (Corbeau News Centrafrique): Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et chef de la MINUSCA, le Général Babacar Gaye dresse un bilan à mi parcourt de la mission onusienne pour la stabilisation en Centrafrique. Un bilan qu’il qualifie de positif de la MINUSCA en Centrafrique. Il l’a fait lors de la dernière conférence hebdomadaire de l’année 2014 qu’il a personnellement animée, ce 30 décembre 2014 au siège de la MINUSCA à Bangui.

C’était devant une vingtaine de Journalistes de la presse nationale que le Représentant spécial général des Nations unies a répondu aux questions posées concernant les activités de la MINUSCA en Centrafrique.

Un bilan jugé satisfait d’après le Général Babacar Gaye, le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique, MINUSCA.

Si je devais résumer en un mot ce que m’inspire la situation en ce 30 décembre 2014, ce mot serait ‘Espoir“, a affirmé le Général Babacar Gaye avant de citer le Président du Conseil de Sécurité: “Je voudrais quand même citer quelques propos de cette déclaration du Président du Conseil de Sécurité, en date du 18 décembre 2014, «Le Conseil de sécurité réitère l’appel à toutes les parties et à tous les protagonistes, en particulier les dirigeants de l’ex-Séléka et des groupes anti-balaka, de déposer immédiatement et définitivement les armes et d’emprunter la voie du dialogue, seuls moyens viables d’arriver à une réconciliation et une paix durable et condition essentielle de la mise en œuvre effective du mandat de la MINUSCA ».

Les directives de la mission onusienne en Centrafrique sont déjà indiquées par le président du Conseil. Ceci étant dit, la MINUSCA, comme l’a dit dit le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, encourage la voie du dialogue que le recours à la force afin d’amener les groupes armés non conventionnels à déposer volontairement les armes. Ce qui incitera les autorités de la transition centrafricaine à multiplier les concertations à la base en prélude au forum de Bangui qui serait tenu ce moi de janvier.

“Si j’ai cité cette déclaration, c’est parce que nous avançons dans cette direction indiquée par le Conseil de sécurité. La récente concertation des forces vives de la nation, la perspective des consultations à la base et la perspective de la tenue du forum de Bangui sont, en somme, la colonne vertébrale de cet espoir que j’évoquais tantôt. Je vais peut-être devancer certaines de vos questions en affirmant que pour chacune de ces phases que je viens d’évoquer -consultation à la base et forum de Bangui-, il nous faut considérer deux choses à savoir des délais raisonnables et la nécessite de tenir convenablement ces différentes phases pour aller vers une paix durable“a indiqué le Chef de la MINUSCA.

Le mandat de la MINUSCA est maintenant un triptyque : Protection des populations, soutien au processus politique et appui à la restauration de l’autorité de l’État. Dans le domaine de la protection des populations, le Chef de la MINUSCA reconnaît qu’il reste sans doute beaucoup à faire. Mais toutefois, il souligne qu’il y a des progrès qui sont palpables ne serait-ce que dans la ville de Bangui. Les multiples arrestations des bandits armés, des interpellations et de l’avancée dans le processus des pourparlers, les menées par la MINUSCA en soutien aux autorités centrafricaines de restaurer l’autorité de l’État constituent en mangeur partie les actions s’inscrivant dans ce progrès.

Il a par ailleurs fait savoir qu’en dépit de l’effectif insuffisant des soldats de la MINUSCA, le satisfecit peut être déjà exprimé à partir ce qu’ont fourni comme résultat les différents contingents sur le théâtre d’opérations en Centrafrique.

Vous savez qu’il nous reste encore des troupes, nous ne sommes pas encore au complet mais personnellement je suis satisfait de l’attitude et des résultats déjà obtenus par nos forces. Ici à Bangui, nos forces de Police ont effectué pas moins de 764 interventions de diverses natures. La dernière s’est passée à 2h00 du matin à l’hôpital communautaire pour éviter le vol d’un véhicule 4X4. Les voleurs ont fui à l’arrivée de la force de l’Unité de Police constituée (UPC) dépêchée sur les lieux. Plus de 244 interpellations ont eu lieu, dont 50 pour détention illégale d’armes. Des secours ont été apportés à 105 personnes“, a-t-il souligné..

A l’Ouest de Centrafrique, le développement sur l’axe vers Carnot-Berberati-Nola, mais également les forces, notamment le contingent congolais et le contingent camerounais, sont intervenus de manière très robuste pour mettre de l’ordre dans la région. Cette intervention a permis, selon Babacar Gaye, les criminels notoires ont été arrêtés. Ils ont déjà été transférés ou sont en cours de transfèrement sur Bangui. Cette attitude, dit-il, est positive et elle va se poursuivre.

A l’Est et au Centre, il a souligné les efforts, d’abord des efforts de conciliation, comme à Ngakobo. Aujourd’hui à Bambari, dit-il, il y a un accord que le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Joseph Zoundeko, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass et les anti-balaka sont prêts à signer pour dire “nous allons faire la paix dans la ville“.

S’agissant de la restauration de l’autorité de l’État, la MINUSCA a apporté en appui au déplacement des ministres résidents mais aussi sur un scope beaucoup plus large. Sur tout ce qui peut contribuer à cette restauration de l’autorité de l’État. Elle a également mobilisé 200 millions FCFA pour faire dans Boy-Rabe un projet que le Chef de la MINUSCA se dit content de la contribution de son institution qui est intervenue avec les projets à impacts rapides dans beaucoup d’endroits du pays notamment les unités de gestion génie qui sont en train de travailler au profit de la force mais également au profit des populations.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, réitère l’engagement de la MINUSCA aux côtés du peuple centrafricain, avant de conclure :” les populations aspirent à la paix et à la stabilité. Le chemin qui y mène semble difficile. Pour que je me fasse comprendre de tout le monde, mon sentiment est le suivant : Je crois qu’il y a un espoir “!

En rappel, le président du Conseil de sécurité a rappellé que la stabilisation de la situation sécuritaire incombe au premier chef aux parties prenantes en République centrafricaine.

CNC / Bangui /Éric Ngaba

Centrafrique: Confusion totale autour des discussions de Nairobi au Kenya

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Radio Ndeke-Luka / Corbeau News Centrafrique: 30-12-2014.

Bozizé, Nouredine Adam et Michel Djotodia

Confusion totale autour des discussions de Nairobi au Kenya entre Bozizé et Djotodia

Qui organise la réunion de Naïrobi ? Dans quel but ? Pour quel objectif ?

Des questions qui demeurent sans réponses pour l’instant, car la nouvelle défraie la chronique depuis quelques jours.

Des discussions auraient été ouvertes à Nairobi au Kenya sur la Centrafrique. Plusieurs personnalités du pays, particulièrement les anciens chefs d’Etat, Michel Djotodia Am Nondroko et François Bozizé-Yangouvonda seraient conviés à ce rendez-vous. Nourredine Adam, le numéro 2 de l’ex-coalition Séléka serait lui-aussi à Naïrobi avec Joachim Kokaté, conseiller en charge du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) à la Primature.

La rencontre de Naïrobi a fait l’objet de débat samedi dernier au palais de la Renaissance à Bangui,  lors de la concertation des forces vives de la nation, mais pas de manière approfondie. C’est à la fois un sujet d’interrogation et de préoccupation majeure.

Les autorités de la transition déclarent tout ignorer des tenants et des aboutissants de la rencontre. Lors des débats de samedi avec la présidente de la transition, Martin Ziguélé, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) soulève la question et redoute une chose.

« Ce que nous craignons, c’est qu’il y ait un télescopage entre les deux initiatives, l’initiative pour le dialogue politique qui est mené en Centrafrique et cette initiative dont nous ne connaissons ni les tenants ni les aboutissants et qui se passe à Naïrobi au Kénya », a alerté Martin Ziguélé.

« Nous ne pouvons pas accepter que le sort de la République Centrafricaine soit traité en catimini », a fait savoir le président du MLPC.

Une préoccupation que partage le Premier ministre de la transition Mahamat Kamoun.

« Par rapport à ce qui se passe à Naïrobi, le gouvernement n’est pas au courant. Les autorités de la transition à savoir la présidente de la République, le président du parlement provisoire, nous ne sommes pas au courant », a indiqué le Premier ministre Kamoun.

« Je ne peux donc pas me fourrer le nez dans quelque chose que je ne maîtrise pas », a souligné Patrice Edouard Ngaïssona, le coordonnateur général de l’ancienne milice Antibalaka. Patrice Edouard Ngaïssona reconnaît avoir reçu aussi l’invitation de Nairobi, mais a décliné l’offre car ne maîtrisant pas  les contours de la réunion.

« J’ai aussi été invité à aller à Naïrobi, mais pas d’une manière formelle. J’ai désisté parce que je ne connais pas les termes de référence de ce qui se passe à Naïrobi », a-t-il annoncé à la sortie de la rencontre avec Samba Panza.

Radio Ndéké-Luka

Centrafrique: de bien étranges pourparlers à Nairobi (RFI)

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RFI / Corbeau News Centrafrique: 30-12-2014, 24h33

Michel Am-Nondokro Djotodia (gauche) et Francois Bozizé (droite) lors des pourparlers de Libreville
Michel Am-Nondokro Djotodia (gauche) et Francois Bozizé (droite) lors des pourparlers de Libreville. Photo: Reuters

De bien étranges pourparlers à Nairobi (RFI)

Différents responsables de l’ex-coalition Seleka ainsi que des chefs Anti-Balaka ont été invités à Nairobi, la capitale kenyane. Des participants assurent avoir croisé dans les couloirs de l’hôtel où ils se trouvent l’ancien président Djotodia, ou son adversaire de 2013, François Bozizé. Une démarche à laquelle les autorités centrafricaines de transition elles-mêmes disent ne pas avoir été associées.

C’est une étrange initiative qui se met en place à Nairobi. De manière discrète, des responsables des groupes armés centrafricains ont été transportés de Bangui à Brazzaville, puis conduits à Nairobi dans un hôtel de la capitale kényane. Là, ils ont vu se former au fil des jours une délégation des ex-Seleka et une délégation anti-balaka. « Nous avons même découvert le président Bozizé lors d’une rencontre œcuménique où on nous a parlé de l’ouverture de négociations », explique un membre de la délégation Seleka qui poursuit « je ne sais cependant pas si l’ancien président est encore là. »

Ces derniers jours, les choses se sont accélérées. Les autorités kényanes ont annoncé avoir nommé un médiateur, l’ancien président de l’Assemblée, Kenneth Marende, assisté par le lieutenant général Njuki Mwaniki. Joint par RFI, le porte-parole de la présidence kényane a décrit en quelques mots un processus se déroulant sous l’égide de l’Union africaine. Hier, les délégués ont rempli des formulaires d’inscription et on a pris leur photo. Sans doute, estime l’un d’eux, pour confectionner des badges.

Problème, le gouvernement centrafricain affirme ne pas avoir été associé au processus. Il ne cache pas son indignation face à cette démarche. Les membres des forces vives centrafricaines critiquent déjà un processus qui veut, selon certains, décider de l’avenir de la Centrafrique « en catimini ».

RFI

Centrafrique: à Bouar, le gouvernement remet la Station piscicole principale de Paya à l’ONG ARAN

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Signature de convention sur le site de la Station piscicole de Bouar. Photo: Fred Krock / CNC

A Bouar, le gouvernement remet la Station piscicole principale de Paya à l’Ong ARAN

Bouar (Corbeau News Centrafrique): 30-12-2014.  Le site de la Station piscicole principale de Paya (Bouar) a abrité, dimanche 28 décembre 2014, la cérémonie de remise officielle de ladite station à une Ong locale, ARAN (Association des ressortissants et amis de la Nana Mambéré). Une remise ponctuée par la signature d’une convention y relative entre Yarisson Doyari Président de ARAN et Isabelle Gaudeuille Ministre centrafricain des Eaux et forêts, en présence de Marie Noëlle Koyara et Victor Waké respectivement Ministre d’Etat aux Travaux publics et Ministre de communication, ainsi que des autorités administratives locales de Nana Mambéré avec à leur tête le préfet Frédéric Ouagonda.

« Je me réjouis de la concrétisation du partenariat entre l’Ong ARAN et le gouvernement dans la collectivité locale de la Nana Mambéré et je suis heureuse de participer à la remise officielle d’une partie de la grande Station piscicole de Paya à cette Ong, afin de lui permettre de démarrer ses activités dans des meilleurs délais. » s’est enthousiasmée Isabelle Gaudeuille à l’occasion de cette remise avant d’expliquer que l’Ong ARAN- cette association locale qui a pour mission de soutenir les jeunes sur le plan psychosocial « a sollicité du Département des Eaux et forêts, chasse et pêche l’autorisation de l’exploitation de la station piscicole principale de Paya au bénéfice de la population de Nana Mambéré. Cette sollicitation nous a parue pertinente. En effet, la finalité de la démarche consiste à former les jeunes et leur fournir du travail, afin de lutter contre la pauvreté, l’oisiveté et destruction de l’environnement. Le Département des Eaux et forêts a donc donné son accord pour une concession de 5 ans renouvelables à la société ARAN. »

Yarissem Doyari
Yarissem Doyari

Le Président de l’Ong ARAN, de son côté s’est réjoui de ce que la mie en service de la Station piscicole principale de Paya revêt d’enjeux importants pour le développement de la préfecture de Nana Mambéré en général et de la ville de Bouar en particulier. « La pêche et l’aquaculture jouent un rôle socioéconomique très important dans l’économie nationale et sont très perceptibles en matière de la sécurité alimentaire, de la malnutrition et de lutte contre la pauvreté. » a fait savoir M. Yarisson Doyari qui relève que « La production de poissons de capture est en majorité artisanale, l’aquaculture est pratiquée par des petits exploitants utilisant des systèmes très extensifs. Malgré les potentialités en matière de pêche, le pays importe des poissons de plus en plus de l’extérieur, c’est le cas de la Région Nana Mambéré, plus précisément de la ville de Bouar qui s’approvisionne avec des poisons des pays voisins. »

visite des bassins
visite des bassins. Photo: Fred Krock / CNC

Face à ce défi, l’Ong ARAN s’est voulu le sauveteur de la situation. En effet, reconnue au Ministère du Plan et de la coopération internationale avec installation du bureau local le 25 avril 2014, puis le lancement des activités en juillet 2014, c’est finalement le 28 décembre 2014 que la convention de partenariat a été signée entre l’Ong ARAN et l’Etat centrafricain.

Pour mémoire, la station piscicole principale de Paya a été créée par le Gouvernement en 1954, grâce à l’appui des partenaires, notamment la FAO et le PNUD dans le but de promouvoir la pisciculture et de vulgariser les techniques aquacoles en milieu rural. Cette station a fait ses preuves avec la production des alevins, la formation de pisciculteurs et de vulgarisation des techniques aquacoles, ceci jusqu’à 1976 – date de l’arrêt de financement de ses activités.

Le temps est venu pour voir cette structure économique réhabilitée au profit de l’épanouissement des populations de la préfecture de Nana Mambéré.

Pour le préfet Frédéric Ouagonda, cette réhabilitation de la Station piscicole de Paya est arrivée à point nommé pendant que beaucoup de jeunes sont en chômage. L’autorité invite les membres du gouvernement présents à œuvrer ou à faire le plaidoyer à la présidente de transition pour trouver du travail aux jeunes de Nan Mambéré, à travers des initiatives comme celle de la Station piscicole de Paya.

CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique : la France passe le relais à l’ONU

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France Info / Corbeau News Centrafrique: 29-12-2014. 

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A Bangui les soldats français de Sangaris collaborent avec la Minusca, la force des Nations Unies © RF / Mathilde Lemaire

 

Centrafrique : la France passe le relais à l’ONU

 

Pour les militaires français en opérations extérieures, les fêtes de fin d’année c’est à minima : un repas amélioré et quelques colis. Ils sont 8500 mobilisés en ce moment sur différents théâtres d’opération. 2000 en Centrafrique. Une mission baptisée Sangaris et entamée il y a un an et qui évolue. La France veut la transférer ces prochains mois à la force des Nations Unies sur place.

Le quartier Fatima de Bangui, un quartier musulman mais à la lisière d’un secteur chrétien. Il y a un an, les affrontements ont été, ici, très meurtriers. La patrouille ce matin-là se fait conjointement avec des soldats de la MINUSCA, la force des Nations Unies. Avant le départ à pied, les deux chefs s’accordent autour de la carte du quartier dépliée sur le capot d’un de leurs véhicules. “Je vous propose qu’on débute en prenant cette artère que vous voyez “, dit l’un. “D’accord, mais ensuite on tournera là“, répond l’autre.

Pour la force française, c’est le lieutenant Paul qui dirige cette patrouille, posté derrière les hommes aux casques bleus.
C’est le chef de ce groupe de la Minusca qui dirige. Nous restons toujours derrière accessibles visuellement. Lui décide quand il veut que l’on fasse un arrêt pour prendre des renseignements avec des habitants, ou un chef du quartier. Nous sommes là pour lui en appui, en soutien“, explique le lieutenant. Il y a un an quand les soldats français sont entrés dans ce quartier pour tenter de désarmer, ils n’ont pas reçu le meilleur des accueils. Aujourd’hui, selon le lieutenant Paul, les choses se normalisent. “On vient si souvent ici que les habitants ont fini par nous connaître. Certains petits garçons nous appellent en disant notre grade et notre nom. C’est assez sympathique. Malgré tout, nous restons vigilants“, dit le lieutenant Paul.

Le développement du banditisme

Au fil des mois, les taxis reviennent dans le quartier. Les habitants ressortent. De nouvelles échoppes ont ouvert. Tout le monde espère pour bientôt le rétablissement de l’électricité et la réouverture de l’école. Mais pour autant la peur n’a pas disparu. Car si les affrontements confessionnels se sont apaisés, le banditisme s’est développé : racket,  braquage. “J’ai peur des bandits de grand chemin qui possèdent des grenades, des kalachnikovs et même des obus. A 20 heures, tout le monde rentre chez soi et plus personne ne sort. Tout le monde craint que ces voyous ne viennent nous attaquer et nous prendre tout ce que nous avons“, raconte Ludovic 34 ans. Eric, 27 ans non plus n’a pas retrouvé complètement sa sérénité mais il veut croire que son pays est sur le bon chemin : “Moi je pense que le désarmement complet serait la bonne solution. Car nous sommes une très grande majorité à vouloir la paix ici. Beaucoup de monde à Bangui a vécu l’horreur il y a un an, a vu ses parents ou ses enfants tués sous ses yeux. Et pourtant nous pensons que l’heure est à la réconciliation. Il faut une grande réconciliation nationale pour nous pardonner les uns les autres et redonner une chance à notre peuple qui a su être uni pendant des années avant cette guerre“.

Plus de police ni de justice

L’un des gros problèmes c’est que la police et la gendarmerie centrafricaines ont été dépouillées au cours des affrontements l’an passé. Elles n’ont plus d’arme, plus d’uniforme, parfois  plus de bâtiment. Il faut tout reprendre. Certains policiers ou gendarmes ont un temps infiltré des milices. Il serait problématique de les réarmer. Les autorités judiciaires aussi sont à genoux. Il y a une prison, mais les conditions de vie y sont déplorables et les évasions régulières.
Autre gros chantier : la reconstruction des infrastructures. C’est l’une des missions que se sont donnés les soldats européens de la force EUFOR. Ils sont environ 500. Nous montons dans l’un de leurs véhicules. Ce sont des soldats italiens. Ils reconstruisent en ce moment un pont détruit depuis des mois. C’est un pont métallique entre deux des quartiers : l’un musulman l’autre chrétien. “Ce projet est 100 % européen : c’est le génie italien qui le monte. Il a été fabriqué par la Pologne, fourni par  République tchèque et transporté par l’Allemagne“, explique le lieutenant colonel Mario Renna, chef de ce contingent.

En brousse, toujours des exactions

Les habitants des environs, en découvrant la banderole qui annonce la reconstruction de ce pont, se disent ravis. “J’ai des amis et de la famille dans ce quartier. Mais aujourd’hui c’est un casse-tête pour venir les voir. Je prends un premier taxi. Je l’arrête, je traverse la passerelle piétonne, puis je dois reprendre un deuxième taxi. Quand le pont sera construit, là ce sera beaucoup plus simple. Il y aura moins de détours, moins de kilomètres à faire. Ce sera comme un pont de la réconciliation en plus“, se félicite Célestine, une jeune maman.
Les soldats de la force européenne EUFOR reconstruisent un pont entre un quartier musulman et un quartier chrétien de Bangui © RF / Mathilde Lemaire
Les soldats de la force européenne EUFOR reconstruisent un pont entre un quartier musulman et un quartier chrétien de Bangui © RF / Mathilde Lemaire
La reconstruction de ce pont est un symbole fort, mais il faudrait tellement plus dans ce pays où il n’y a quasiment aucune route goudronnée. Dans le nord et l’est du pays : pas une seule ! C’est dans ces zones de brousses reculées que se produisent encore le plus d’exactions.
Des élections avant l’été
Direction Bambari à 400 kilomètres au nord-est. Il y a 10 jours, une vingtaine de personnes ont été tuées ici.
Les civils passent leur temps à se déplacer pour fuir les explosions de violences.  “C’est un secteur tellement grand et tellement broussailleux qu’il y a toujours des crimes qui nous échappent. De toute façon, le but de notre présence n’est pas de mettre un homme derrière chaque habitant“, explique le colonel Hervé Pierre qui commande le détachement de soldats français dans ce secteur. Selon lui, la priorité est d’aider à restaurer l’autorité des préfets et des maires. Le gros challenge de 2015 pour la Centrafrique sera  la tenue d’élections législatives et présidentielles sous l’égide de l’ONU. Un scrutin compliqué à organiser dans ce pays qui compte toujours des dizaines de milliers de déplacés, et où les registres d’état civil ont été détruits, brûlés au cours des violences de ces deux dernières années.
Reportage de Mathilde Lemaire pour:

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA SE FÉLICITE DE LA CONCERTATION DES FORCES VIVES DE LA NATION SUR LE PROCESSUS POLITIQUE

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La Minusca se félicite de la concertation des forces vives de la nation sur le processus politique

LA MINUSCA SE FÉLICITE DE LA CONCERTATION DES FORCES VIVES DE LA NATION SUR LE PROCESSUS POLITIQUE

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine, en abrégé MINUSCA, se félicite de la concertation des Forces vives de la Nation sur le processus politique en République centrafricaine.

Dans un communiqué rendu public ce lundi 29 décembre 2014, La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) se félicite de la Concertation des Forces vives de la Nation sur le processus politique, organisée à Bangui, le samedi 27 décembre 2014, sous l’autorité de la Cheffe de l’État de la Transition, Madame Catherine Samba-Panza.

Elle salue cette initiative des Autorités de la Transition qui, selon elle, renforce leur appropriation du processus politique lancé le 23 juillet 2014 à Brazzaville. De surcroît, elle accueille favorablement la proposition de la Cheffe de l’État de la Transition d’un programme de désarmement volontaire et de l’organisation, début janvier 2015, d’une marche des femmes pour marquer leur engagement pour la paix.

Selon ce même communiqué, la MINUSCA prend acte des décisions consensuelles relatives aux modalités d’organisation des consultations à la base et de la mise sur pied prochaine de la Commission préparatoire du Forum de Bangui.

Par ailleurs, la MINUSCA réitère son appui aux Autorités de la Transition qu’elle encourage à poursuivre cette démarche inclusive vers une solution durable à la crise et la tenue des élections dans les délais impartis.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

MESSAGE DU GÉNÉRAL XAVIER SYLVESTRE YANGONGO A L’OCCASION DU NOUVEL AN

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Corbeau News Centrafrique: 29-12-2014. 

Général Sylvestre Yangongo
Général Sylvestre Yangongo

MESSAGE DU GÉNÉRAL XAVIER SYLVESTRE YANGONGO A L’OCCASION DU NOUVEL AN

Mes très chers Compatriotes,

A l’occasion de la fête de noël et du nouvel an, j’ai décidé de m’adresser à vous. Je vous souhaite une très belle année 2015 durant laquelle la joie et la santé vous accompagnent chaque jour.

Que vos souhaits les plus chers puissent se réaliser.

Dans peu de temps, notre pays connaîtra un grand moment de son histoire contemporaine. S’il plaît à Dieu, chacun d’entre vous sera amené à choisir celles et ceux qui présideront à la direction de cette grande Nation.

Comme vous le savez, j’ai décidé de me porter candidat à l’élection Présidentielle; non pas pour accomplir une quelconque ambition personnelle, mais parce que j’estime que l’avenir de cette nation ne peut être indéfiniment laissé entre les mains de ceux qui, de façon notoire et répétée, se distinguent par la duplicité de leur langage politique, leur goût effréné pour le gain facile, leur mépris total de la vie humaine et de la souffrance de leurs semblables.

Comme vous le savez, l’option de la non-violence qui m’a toujours inspiré, se justifie par le fait que le raccourci de la guerre reproduit toujours des germes d’autodestruction et d’arbitraire. Vous avez tous vécu, hier et aujourd’hui encore, la rapidité avec laquelle, nos politiciens ont trouvé en la rébellion un modèle d’accession facile au pouvoir et à l’enrichissement  personne l illicite.

Si nous avons pu surmonter le poids de l’histoire en faisant des anciennes puissances colonisatrices nos principaux alliés d’aujourd’hui, pourquoi ne mettrions-nous pas notre énergie à forger cette alliance entre nous, filles et fils d’une même nation, pour que triomphent la liberté et la dignité, et que nos faiblesses ne conduisent plus à notre asservissement.

Aujourd’hui arrive un temps nouveau pour le Centrafrique, un temps de grâce et de rafraîchissement. L’heure du pardon a sonné. La réconciliation nationale et la reconstruction que nous souhaitons exigent de tous les acteurs politiques et de l’ensemble de la nation un véritable dépassement de soi.

Le pardon que nous nous devons ne doit pas se priver de justice, notamment pour les crimes les plus graves qui ont été commis au cours de ces dernières années, car bien que pardonné, le coupable ne peut être tenu pour innocent.

Si vous m’accordez votre confiance, je me consacrerai à concrétiser ce besoin de réconciliation en mettant ensemble toutes les parties prenantes, y compris les pays étrangers qui sont notoirement impliqués dans nos déboires et nos succès, afin qu’ensemble, dans un esprit constructif, nous mettions en place un code de conduite susceptible de permettre la préservation de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la dignité de la RCA, tout en assurant à tous la pleine participation à la vie de la nation sur des bases nouvelles.

Notre pays est assez grand et riche pour permettre à chaque Centrafricains d’y trouver le bonheur, dans le respect du droit et de la dignité humaine. De même, s’agissant du développement économique, depuis sa création il y a plus d’un siècle, notre pays a toujours offert des possibilités de commerce aux nations. C’est à nous Centrafricains d’imposer aux nations notre dignité, et de leur offrir en retour toutes les possibilités d’échange économique dans nos intérêts réciproques.

Aujourd’hui, au regard de l’élan de soutien que vous avez manifesté à l’endroit de ma candidature, je mesure que le vaillant peuple Centrafricain, plus que jamais déterminé à mettre un terme au mensonge, à la tricherie et aux falsifications de plus en plus élaborées, qui ont élu domicile au sommet de notre pays.

Je mesure également la portée du sacrifice consenti par les pays partenaires et l’ONU qui, depuis la mise en place de la Mission des Nations Unies en Centrafrique, veulent contribuer à l’édification d’un pays plus stable et plus prospère. Au-delà de l’intérêt économique et
politique pour l’Afrique et le monde de voir la RCA rompre avec une gestion prédatrice et liberticide, nous voulons que l’effort de nos partenaires constitue un réel acte d’humanisme et de solidarité auxquels je crois, et que la crédibilité du scrutin à venir honore les sacrifices des contribuables occidentaux et la mémoire des martyrs Centrafricains.

Cependant, bien que vous ayez été nombreux à manifester votre soutien à ma candidature, beaucoup de doutes ont été exprimés ici et là sur la transparence, la crédibilité et surtout l’équité du processus électoral. Comment ne pas douter lorsque l’on assiste à l’utilisation éhontée des deniers du peuple Centrafricain. Les Centrafricains ont encore en mémoire le traumatisme des élections, tronquées par la corruption et l’intimidation, et face auxquelles les contestations populaires légitimes ont été réprimées dans une sanglante barbarie. N’ayant pas d’autre objectif que de se maintenir à tout prix au pouvoir, ils ont unilatéralement décidé de changer les règles du jeu démocratique qu’ils avaient eux-mêmes fixées, et ce à quelques mois de l’échéance électorale.

Enfin, je lance un appel pressant à toutes les forces démocratiques, de changement et de progrès social, nationales et internationales, au-delà des clivages politiques ou idéologiques, à unir leurs énergies et leurs moyens autour de ma candidature, pour barrer la route à l’imposture, par une grande mobilisation populaire et une vigilance tous azimuts sur le déroulement des prochains scrutins. C’est ici le lieu de renouveler mon appel à chaque Centrafricain, de se sentir personnellement concerné, en s’assurant que son vote sera réellement comptabilisé, et de faire échec à toute tentative de tricherie, d’où qu’elle vienne, le jour du scrutin.

Je vous ai demandé de m’accorder votre confiance. Je mesure l’ampleur des défis et de la tâche qui nous attendent sur les plans politique, sécuritaire, économique et social. Avec l’aide de Dieu qui m’a toujours fermement soutenu et préservé, je me consacrerai à restaurer l’espoir et la confiance entre nous et avec l’extérieur.

J’ouvrirai un espace à toutes les forces politiques actuelles qui
renonceront à la ruse, à l’opportunisme et au crime, et adhéreront à notre projet de paix, de réconciliation, de consolidation de la démocratie et de lutte contre la corruption et l’impunité.

Je créerai un environnement où seules les personnes consacrées et réellement engagées trouveront plaisir à s’adonner à la gestion de la chose publique, où l’espace politique cessera d’être un repère d’opportunistes, de criminels et de vagabonds politiques en tout genre.

En matière économique et sociale, je favoriserai la création d’un climat nouveau, propice à la créativité et l’émulation, susceptible d’attirer et de retenir massivement de nouveaux investisseurs, et de remettre les Centrafricains au travail, grâce à un climat des affaires
nettement amélioré et une confiance durablement rétablie.

J’ouvrirai des perspectives nouvelles de coopération et d’échanges avec nos principaux partenaires bilatéraux et multilatéraux, afin de permettre une croissance économique porteuse d’emplois et un développement humain accéléré en faveur de nos populations. J’approfondirai nos relations fraternelles et complémentaires avec nos pays voisins, avec lesquels nous sommes condamnés, par la géographie, l’histoire et la sociologie, à avoir des rapports réellement fraternels, pacifiques, responsables et constructifs. Ma vision en ce qui concerne nos relations avec ces pays est de substituer des rapports de méfiance et de conflits par des intérêts économiques partagés, profonds et durables, grâce notamment aux cadres d’intégration existants. Pour la paix et le développement humain de nos populations, l’Afrique a le devoir de se montrer à la hauteur des enjeux de l’histoire, comme ont su le faire avant nous l’Europe et d’autres parties du monde.

Le Centrafrique sera ce que les Centrafricains veulent qu’il soit. J’en appelle à la conscience et au sens des responsabilités de tous. Nous avons une communauté de destin. Le moment est venu de porter notre bien commun, la RCA, vers de nouveaux horizons ; des horizons de justice et de paix, de liberté et de prospérité. Nous le devons à la Providence, à nos enfants et aux générations futures.

Que chaque Centrafricains donne le maximum et le meilleur à la RCA; devenu grand et fort, il nous le rendra plusieurs fois !

Mes chers amis,

Partagez mon message autour de vous, dans vos familles, vos cellules, vos quartiers ou villages’ Soyez toujours en paix et ne cédez pas à la provocation. Je m’organise pour venir à la rencontre du plus grand nombre d’entre vous à travers tout le pays. Comme vous le savez, nos moyens sont limités. Mais grâce à chacun d’entre vous et à votre participation volontaire, notre force est la plus grande. Et je sais pouvoir compter sur votre volonté de changement et votre détermination à vaincre, pour faire la différence.

A tous je souhaite un joyeux noël et une bonne fête de nouvel an

Que Dieu bénisse notre nation !

Le Général Xavier Sylvestre YANGONGO

Centrafrique: Une mission gouvernementale conjointe d’évaluation dans la Nana Mambéré

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Les trois Ministres : Marie Noëlle Koyara, Isabelle Gaudeuille et Victor Waké à Bouar. Photo: Fred Krock / CNC

Une mission gouvernementale conjointe d’évaluation dans la Nana Mambéré

Bouar (Corbeau News Centrafrique): 29-12-2014.  Trois membres du gouvernement, à savoir Marie Noëlle Koyara des Travaux publics, de l’équipement et de l’aménagement du territoire, Isabelle Gaudeuille des Eaux et forêts et Victor Waké de la Communication séjournent dans la préfecture de Nana Mambéré dans le Nord-ouest de la République centrafricaine. Et ce, du 27 au 30 décembre. Il s’agit d’une mission multisectorielle visant à évaluer l’après 1er Décembre initié par Catherine Samba Panza où chaque ministre résident des seize préfectures du pays était renvoyé dans sa zone de juridiction pour la célébrer avec la population de l’arrière-pays.

Accueil mission à BouarLa dimension de cette mission étant multidimensionnelle, il y aura fallu attendre la première réunion de la délégation de Bangui avec les autorités administratives locales de Nana Mambéré, le soir même du 27 décembre à la résidence du préfet, pour que Mme Noëlle Koyara ministre d’Etat aux Travaux publics puisse clarifier l’objectif de la mission. « Le deuxième gouvernement de Catherine Samba Panza, comme elle l’a dit, est celui d’action. C’est d’ailleurs ce qui justifie le renvoi de tous les ministres résidents dans leurs zones de juridiction pour aller fêter 1er Décembre avec la population à la base. » a-t-elle indiqué avant de préciser « l’objectif premier de cette mission, c’est de consolider la dynamique de proximité à la base que la présidente a inauguré d’où la présence du Ministre résident de Nana Mambéré parmi nous. Deuxièmement, nous sommes là pour constater l’état des routes dont celle de Béloko-Bangui dans l’optique de la politique de désenclavement de la RCA. Et enfin, quatrièmement, il s’agit de relancer officiellement les activités de la station piscicole de Paya et sa remise à l’Ong ARAN (Association des ressortissants et amis de la Nana Mambéré) » a-t-elle précisé.

La mission qui se poursuit jusqu’à mardi 30 prévoit des rencontres avec les autorités administratives et locales la Nana Mambéré. A cet effet, des réunions de travail sont prévues à Bouar, à Béloko et à Baboua. Des visites guidées doivent être effectuées sur des chantiers de réfection de routes régionales et sur la route réfectionnée de Garoua-Boulaye.

Rappelons que la mission a été initialement accueillie par M. Stanislas Yama, Sous-préfet de Bouar et Franck Elysée Goffi, Maire de Bouar.

De Bouar, Fred Krock pour CNC

CENTRAFRIQUE : LA PAIX DOIT ÊTRE CENTRAFRICANO-CENTRAFRICAINE

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Bsp Bruno-Serge PIOZZA

LA PAIX DOIT ÊTRE CENTRAFRICANO-CENTRAFRICAINE

Il est de coutume en République Centrafricaine que toutes crises politico-militaires ou sociales doivent trouver leur solution à l’extérieur du pays. La solution au problème Centrafricain ne vient pas souvent des centrafricains et on n’associe jamais ces derniers à des décisions importantes qui les concernent ou leur pays et aussi à la recherche d’une paix durable et efficace. L’exemple le plus touchant vient en fait d’une rencontre organisée entre les bourreaux des Centrafricains à Addis-Abeba (Nourredine Adams, François Bozizé et Michel Djotodjia) les 3 personnes qui ont mis le pays à terre et les Centrafricains dans le désarroi total. Le Médiateur de la crise Centrafricaine Monsieur Denis Sassou NGUESSO n’a pas tiré les leçons et les conséquences de la crise Centrafricaine de 1996, 1997, 2003. Il persiste et signe toujours sur le mauvais chemin qui conduira de nouveaux les peuples Centrafricains dans une autre crise dans les jours à venir car les vraies victimes n’ont pas encore eu la chance de commencer à faire la paix entre eux du fait que l’insécurité reste exponentielle et le pays est divisé en deux. Les anti balaka et les seleka n’ont pas été désarmés, il y a toujours des attaques entre les différentes fractions à Mbrés, Bambari, Nola ou Batangafo. La découverte ce dernier d’un charnier à Ippy ( 250 paysans exécutés froidement et lâchement par les rebelles de la seleka basée à Bambari) au vu et au des éléments de la Minusca et des militaires français de la Sangaris donc la plaie de cette crise est encore ouverte et saignante.

La recherche d’une paix durable et efficace en République Centrafricaine doit tenir compte d’une variable essentielle Monsieur le Médiateur Dénis Sassou NGuessou : Les victimes Centrafricains de cette crise, les vrais hommes politiques Centrafricains et les clergés. Cette recherche de paix doit dérouler sur le sol centrafricain et dans différentes provinces Centrafricaines entre les protagonistes. Les villageois Centrafricains, Les Musulmans Centrafricains et les opérateurs économiques Centrafricains qui ont perdus leurs biens et parfois l’un des membres de leur famille doivent faire la paix entre eux d’abord et leurs bourreaux par la suite afin de trouver une paix durable et efficace. Laisser les victimes sur le banc des touches et donner une importance capitale à ceux qui sont la cause de la crise centrafricaine ne pourront qu’empêcher le retour d’une paix durable et sincère. Cette démarche anti démocratique et inhumaine pourrait développer encore chez les victimes un sentiment de haine et de vengeance qui a atteint déjà un niveau record parmi les différentes communautés Centrafricaines. Il est question de sortir les Centrafricains dans cette spirale de crise qui dure depuis l’indépendance jusqu’à présent et non de bidouiller ou bricoler une paix qui mettra encore en péril les centrafricains dans les années à venir.

La question qui se pose en ce moment en Centrafrique est celle de la sécurité, la paix viendra en second et l’élection présidentielle au dernier. On ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs. Les Centrafricains veulent en ce moment finir avec cette crise qui ne trouve pas son nom et qui perdure donc laisser le choix et le temps au Centrafricain pour trouver une solution efficace à l’amiable, durable et sincère à cette crise afin de bannir définitivement une nouvelle tentative de force après une élection présidentielle organisée à 500km/ h et fabriquée de toutes pièces au mois de Juin 2015 et que les mécontents qui n’auront pas le suffrage universelle vont encore fabriquer une rébellion de toutes pièces pour créer une autre crise dans ce pays meurtri. Les représentants des différentes confessions religieuses, les hommes politiques et la société civile doivent sillonner toutes les provinces, s’asseoir avec les victimes et si possible avec leurs bourreaux dans le dessein de débattre, demander pardon aux victimes et instaurer une paix dans toutes les provinces et entre les différentes communautés musulmanes, chrétiennes, minorité peuls martyrisés, les anti Balaka et les Seleka. Cette paix doit venir du fond de cœur de ces Centrafricains. On ne monnaye jamais une paix et il importe de ne pas négliger une partie. On doit associer toutes les parties à cette démarche importante y compris les Seleka et les anti Balaka.

Les Centrafricains ne veulent qu’une chose, retrouver la sécurité et la paix entre centrafricains. Donnez-nous cette occasion pour retrouver une paix durable, sincère et efficace afin que le peuple centrafricain retrouve la quiétude et une vie meilleure que celle que nous connaissons en ce moment quel que soit nos différences confessionnelles car l’heure est grave dans mon pays la République Centrafricaine. Nous les centrafricains instruits (hommes politiques, Diaspora, Étudiants, Opérateurs économiques….n’ont pas le droit de faire fi des intérêts de la population civile déjà sévèrement affligée par cette crise la plus grave que connait notre pays. Il faut impérativement laisser de côté les intérêts partisans, les calculs politiciens, le problème de groupe ethnique, de la région et rechercher résolument les solutions de sortie de crise par le pardon, la réconciliation, la sécurité et la paix le plus rapidement possible. Il ne faut pas se faire d’illusions car la crise centrafricaine ne peut être résolue que par les centrafricains et ceci dans l’intérêt de la population civile centrafricaine.

Les intellectuels centrafricains ne doivent pas donc se laisser piéger pour la nième fois. Saisissant cette opportunité pour remettre à plat tous les maux que gangrènes notre pays afin qu’on puisse trouver un nouveau élan comme les autres pays voisins. Toutes ces démarches doivent mener d’une manière démocratique sans faire l’usage de la force ni des armes. Certes, la sécurité, la paix et la stabilité politique sont les bases même d’un redémarrage économique d’un pays car sans le respect de ces bases ; notre pays va de nouveau plonger dans une nouvelle crise. Tournons la page de cette période meurtrière qu’a connu notre pays.

Par Bsp Bruno-Serge PIOZZA

Dernière Minute Centrafrique: Arrestation de Hervé Serefio Diaspora à Bangui

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Corbeau News Centrafrique: 28-12-2014.
 
 
Hervé Séréfio Diaspora
Hervé Séréfio Diaspora
 

Centrafrique: Arrestation de Hervé Serefio Diaspora: Les raisons:

Selon le message posté par le Conseiller en Communication du Ministre de Communication Monsieur Didier Martial Pabandji, Hervé Séréfio Diaspora, Photojournaliste Indépendant se présente à l’aéroport de Bangui M’poko et demande à voir la Commissaire Principale de l’aéroport. Ce qui a été fait et Hervé lui a demandé l’autorisation d’aller sur le tarmac de l’aéroport pour filmer un couple venu à Bangui pour un mariage à leur descente de l’avion. La commissaire de l’aéroport lui répond qu’elle n’a pas le pouvoir de donner cette autorisation et ne comprend pas l’importance d’aller filmer un couple à la descente de l’avion. Choqué et “énervé, Hervé a traité la Commissaire d’impolie”. Traduction en sango: “Commissaire ti ala ni là? Lo ké impolie hein” a insisté la Commissaire dans sa version des faits. Outragée et se sentant rabaissée, la Commissaire a appelé le Procureur de la République dans le respect des procédures. C’est ainsi que le PR envoya des forces de l’ordre qui ont placé en garde-à-vue Hervé Diaspora pour “outrage à personne dépositaire de l’autorité publique” (peine punie en France jusqu’à 6 mois de prison et 7500€ d’amende). La version de l’intéressé dans notre prochain post. L’affaire sera traitée demain selon le Procureur de la République.

Par suite:  selon le même auteur, l’audition du photojournaliste Herve Diaspora a pris fin il y a 1h au Commissariat de l’OCRB de Bangui. Le Procureur nous a confirmé au téléphone qu’il a demandé la fin de sa garde-à-vue, le temps de la procédure….

Didier Martial Pabandji

CENTRAFRIQUE: DÉBAT GÉNÉRAL SUR LA FEUILLE DE ROUTE DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Premier-Ministre-Centrafricain-Mahamat-kamoun-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat Kamoun à la Primature Centrafricaine

DÉBAT GÉNÉRAL SUR LA FEUILLE DE ROUTE DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 28-12-2014. “Je ne permettrai jamais qu’un pouce du territoire de mon pays soit cédé”. C’était le propos du Premier ministre, Chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun lors de son interpellation au Palais du Conseil national de transition(CNT). Le premier ministre était, ce 26 décembre 2014, devant les Conseillers nationaux pour présenter la Feuille de Route de son gouvernement.

A l’ouverture du débat, Monsieur Mahamat Kamoun, Premier Ministre, Chef du gouvernement a largement pris la parole pour non seulement présenter sa nouvelle feuille de route mais aussi défendre l’action du gouvernement de transition qu’il s’est engagé à diriger. Cette feuille de route est axée sur des différents points comme actions que le 3è  gouvernement dirigé par Mahamat Kamoun compte appliquer pour les prochains mois à venir. Il s’agit de quatre piliers résumant les grandes priorités principales du gouvernement que les Conseillers nationaux doivent à leur avis valider ou apporter de suggestions.

” Les impératifs du moment et les attentes aussi bien de la communauté nationale qu’internationale ont conduit mon gouvernement, à proposer un recadrage de la Feuille de Route en mettant un accent particulier sur l’organisation des élections comme solution de sortie de crise “, a précisé Mahamat Kamoun, premier ministre Chef du gouvernement de transition.

Les  priorités de la nouvelle version de cette Feuille de route sont constituées en quatre milliers à savoir : la politique et gouvernance, la Restauration de la Sécurité et la Consolidation de la paix, en suite la Relance économique et en fin l’Assistance humanitaire.

Ces piliers sont soumis aux critiques des Conseillers nationaux. Ces derniers ont largement critiqué la manière dont le gouvernement de Mahamt Kamoun va procéder au déploiement de ces différents piliers précités. Selon eux, le deuxième pilier concernant la Restauration de la Sécurité et la Consolidation de la paix doit être la toute première priorité du gouvernement. Or, dans sa réponse aux questions posées, le Premier Ministre a fait savoir aux Conseillers que l’objectif est de garantir un retour à l’ordre constitutionnel et d’assoir la bonne gouvernance des institutions. C’est le souhait même de la Communauté Internationale.

Pour la mise en place d’un cadre constitutionnel et juridique, de la transition et la nouvelle République centrafricaine, certaines actions ont été menées d’après le Chef du gouvernement. Il s’agit de la mise en place des Organes de la transition qui sont en pied d’œuvre. Il s’agit également d’élaboration et adoption des textes juridiques fondateurs de la transition.

Concernant le cas de la mise en œuvre du processus électoral, l’on peut noter, selon Mahamat Kamoun, l’adoption et la promulgation du code électoral; la mise en place de l’Autorité nationale des Élections (ANE), la poursuite de la reconstitution des fiches d’état civil; l’établissement de chronogramme d’action relatif au processus électoral qui couvre la période d’octobre 2014 à août 2015.

Au niveau de la Gouvernance et de l’État de droit, les actions ont porté entre autres sur la création d’une Cellule spéciale d’enquête et d’investigation composée des magistrats et d’officiers de police judiciaire et la coopération avec la Cour pénale internationale, matérialisée par la saisine de cette Cour le 30 mai 2014 aux fins d’ouverture d’enquête sur les crimes de droit international commis en République centrafricaine depuis août 2012.

Sur le pilier 2 qui concerne la restauration de la sécurité et la consolidation de la paix, le gouvernement Kamoun l’a défini comme objectif principal le rétablissement de la sécurité et l’instauration de la paix sur l’ensemble sur territoire centrafricain.

Dans le domaine de la reconstruction d’une nouvelle armée républicaine, le premier ministre a déclaré que l’un des chantiers phares de son gouvernement sera donc la reconstruction d’une armée véritablement forte, une armée au service du peuple et non, selon lui, une armée au service d’une personne.

Le contexte actuel nous oblige à demander à l’Union africaine, à l’Organisation des nations unies, et au Conseil de Sécurité des Nations unies, l’allègement de l’embargo afin de permettre la mise en place d’une Force nationale d’intervention rapide composé d’un millier d’éléments de Forces armées centrafricaines FACA. ” a-t ‘-il ajouté.

Le rôle de cette force qui vient en soutien avec les forces internationales, sera de combattre sans relâche toutes les formes négatives afin d’assurer la sécurité des populations et de bien Benz-Vi. Conformément à la déclaration de son excellence madame le Chef de l’État de transition, Catherine Samba-Panza, le premier ministre précise que les FACA vont bientôt commencer leurs activités dans la capitale. Une brigade d’intervention rapide sera mise mobilisée 24 heures sur 24, selon le Chef du gouvernement, pour intervenir rapidement en faveur de la population en détresse.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

RCA / FRANCE: 12% des militaires de l’opération Sangaris ont présenté des « déséquilibres psychologiques »

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Corbeau News Centrafrique: 27-12-2014.

Les soldats de la force Sangaris en Centrafrique

Sangaris – Les blessures « invisibles » de nos militaires

Par :Laurent Lagneau

12% des militaires du premier mandat de l’opération Sangaris ont présenté des « déséquilibres psychologiques » 

Les militaires engagés dans l’opération Sangaris, en Centrafrique, vivent souvent des moments difficiles en raison des violences qui y sont commises. Et cela n’est évidemment pas sans conséquences sur le plan psychologique, avec de probables cas de troubles de stress post-traumatiques (TSPT), ces blessures « invisibles » sont causées par une tension nerveuse continue au cours de la mission ou bien encore par la vision de scènes insupportables.

Ainsi, les députés Émilienne Poumirol et Olivier Audibert-Troin, auteurs d’un copieux rapport d’information sur la prise en charge des soldats blessés expliquent que « le contexte opérationnel » en Centrafrique réunit « tous les ingrédients pour que l’impact psychologique soit douloureux : horreur de la guerre civile, impuissance relative de la force, volatilité et dangerosité du milieu, conditions matérielles très rudimentaires, ennemi mal identifié et perte de contrôle de la violence ».

Pour autant, et alors que ce dispositif avait été mis en place à Chypre pour les militaires revenant d’Afghanistan ou du Mali, aucun « sas de décompression », qui vise à faciliter le retour à une vie normale et à détecter d’éventuels troubles psychiques, n’avait été prévu au moment du lancement de l’opération Sangaris.

Seule la Cellule d’intervention et de soutien psychologique de l’armée de Terre (CISPAT) fut sollicitée en envoyant une équipe de 6 psychologues sur ce théâtre extérieur.

Et « quand cette cellule n’a plus été pas suffisante, expliquent les deux députés, la CISPAT a envoyé deux psychologues sur place pour délivrer l’aspect psychologique du sas sur le théâtre à 500 militaires rentrant en février et mars 2014″. Et d’ajouter : « Cependant, il s’agit d’un projet moins ambitieux que le sas, sur une journée seulement et dans un cadre, ‘sous l’aile de l’avion’, ne se prêtant ni à la normalisation ni à l’apaisement. Beaucoup de personnels, au moins un tiers, n’ont donc pas pu être suivis pour leurs problèmes psychiques ».

Aussi, le « bilan est très négatif pour le premier mandat de Sangaris » [ndlr, GTIA Amarante et Panthère] ont avancé les rapporteurs. Selon eux, « 12% des militaires de retour de République centrafricaine présentaient des déséquilibres psychologiques se traduisant par un contact altéré avec la réalité contre 8% pour l’opération Pamir » [ndlr, en Afghanistan].

Depuis, un nouveau sas de décompression a été mis en place à Dakar pour les militaires engagés dans les opérations Barkhane et Sangaris.

Pendant trois jours, ces derniers participent à des activités obligatoires et facultatives, ainsi qu’à des groupes de paroles.

Dans leur rapport, les deux députés préconisent de pérenniser ce dispositif en garantissant son financement, actuellement prélevé sur l’enveloppe des opérations extérieures, ce qui le rend « trop fragile en période de contrainte budgétaire », sachant que le coût de celui de Chypre était de 800.000 euros par relève.

Pour les rapporteurs, « l’apport du sas est indéniable en matière de détection et de prévention des conduites à risque et des troubles psychiques. Sa fonction d’apaisement est un accélérateur du retour à la normale ».

Selon une étude l’armée de Terre réalisée en 2012, « sur les 88 % des militaires qui ont bénéficié du sas de fin de mission à Chypre en 2011, 92 % se disaient satisfaits de l’aide apportée », 78% ont pu se « réadapter plus facilement à la ‘vie normale’ » et 49 % ont été en mesure de parler « plus facilement avec un médecin des troubles psychologiques ».

Enfin, ajoutent les deux députés, « des bénéfices psycho-sociaux pas toujours chiffrables en termes d’impacts immédiats ont également été remarqués avec une influence sur certains facteurs sensibles comme l’absentéisme, l’attrition, la motivation au travail et l’adaptation sociale ».

 

Union Républicaine

Des centaines de réfugiés rd-congolais retournent de la Centrafrique

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Corbeau News Centrafrique: 27-12-2014.

Photo: HCR
Photo: HCR

Des centaines de réfugiés rd-congolais retournent de la Centrafrique

 

Plusieurs centaines de réfugies rd-congolais vivant en République Centrafricaine depuis deux ans rentrent en RDC depuis mercredi, a déclaré vendredi l’ administrateur du territoire d’Ango, en province Orientale, Jean- Pierre Mulengu.

“Ces réfugiés congolais commencent à regagner la République démocratique du Congo par le territoire d’Ango à plus de 600 kilomètres au nord de Kisangani. Une centaine d’entre eux est cantonnée dans le village de Kpokpo. D’autres sont dans les autres localités”, a-t-il affirmé.

L’insécurité en Centrafrique est à l’origine de ce retour spontané, a expliqué M. Mulengu, promettant de mobiliser les humanitaires en faveur de ces nécessiteux.

M. Mulengu a indiqué qu’il est pour l’instant difficile de les dénombrer et de connaître leur situation humanitaire.

“Les obstacles géographiques ainsi que la présence permanente des groupes résiduels de rebelles LRA dans cette partie du territoire d’Ango limitent l’accès”, a-t-il soutenu.

M. Mulengu a déclaré avoir planifié des rencontres avec le HCR et d’autres organisations humanitaires afin de venir au secours de ces retournés congolais.

Selon un responsable de la société civile du territoire d’Ango, beaucoup d’autres réfugiés sont encore en route. Il faudra s’ attendre à un nombre encore plus important de personnes qui vont arriver de Centrafrique.

 

SENEGAL : CROISADE CONTRE EBOLA, les médecins sénégalais bien arrivés en Guinée, Sierra-Leone et Libéria

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Corbeau News Centrafrique: 27-12-2014.

Lutte contre le virus Ebola en Afrique

SENEGAL : CROISADE CONTRE EBOLA

Les médecins sénégalais bien arrivés en Guinée, Sierra-Leone et Libéria

 

Deux semaines après leur départ de Dakar, une vingtaine de médecins et infirmiers volontaires sénégalais en partance pour la Guinée, le Libéria et la Sierra-Leone sont bien arrivés dans ces pays. Ils sont volontaires d’une mission internationale dans le cadre de la lutte contre le virus hémorragique Ebola. Les professionnels sénégalais de la santé sont ont été déjà déployés vers ces zones les plus touchées.

Recrutés par plusieurs agences onusiennes implantées au Sénégal, plus de 20 médecins et infirmiers sénégalais ont quitté Dakar pour le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée. D’autres ont été enrôlés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). C’est ce qui justifie leur départ en ordre dispersé. Car si les uns ont pu rallier Paris avant d’aller à la Sierra Leone et la Guinée, d’autres sont partis directement vers leurs lieux d’affectation. Toujours est-il qu’ils s’activent tous pour une seule et unique mission : lutter contre Ebola !

Formation à Paris

Le docteur Nd. D joint depuis Freetown, explique que l’équipe des volontaires sénégalais de l’Onu et de la Cedeao est bel et bien arrivée en Sierra-Leone. « Contrairement aux autres, les médecins sénégalais volontaires de l’Onu ont fait trois jours à Paris pour une petite formation visant à prévenir l’infection dans un environnement hautement contagieux. Et surtout d’apprendre les stratégies d’isolement et de prise en charge des personnes malades », a-t-il expliqué tout en révélant qu’ils sont au nombre de cinq sénégalais dans une zone située à une centaine de kilomètres de Freetown « Depuis notre arrivée, aucun cas d’Ebola n’a été signalé dans notre centre d’isolement. Nous n’avons que des cas de panique, car après test, l’on a constaté qu’il s’agissait de simples fièvres ou diarrhées dues à des maladies tropicales », a-t-il indiqué avant de nous orienter vers ses autres compatriotes déployés en Guinée et au Libéria. Pour le médecin sénégalais M. Th. opérant sous la bannière de la Cedeao, lui et ses collègues ont quitté l’aéroport de Dakar-Yoff pour rallier directement la Guinée. A en croire ce cadre de la santé, c’est sur place que les organismes médicaux de la Cedeao leur ont appris la façon dont ils utilisent les équipements de protection individuelle pour dépister les cas d’Ebola chez les patients. « Nous avons appris également les méthodes d’isolement pour les cas suspects », a souligné notre médecin volontaire déployé en Guinée tout en précisant que le taux de contamination a considérablement baissé.

Rappelons-le, c’est dans le cadre de la lutte contre Ebola que ces médecins et infirmiers sont partis volontairement à l’appel des organismes internationaux de la santé.

Tout médecin ou infirmier postulant et recruté recevra une indemnité mensuelle de subsistance censée couvrir les frais de logements, les besoins de base ainsi que d’autres charges comme l’indemnité d’installation, l’assurance médicale, l’assurance vie, etc. Les frais de voyage sont entièrement pris en charge par le programme “Volontaires des Nations-unies (Vnu) pour les uns et la Cedeao pour les autres.

Pape NDIAYE

Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Décembre 2014)

Sénégal/Affaire Hissène Habré : L’avocat Me El Hadj Diouf reçu en audience par le président Déby !

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Corbeau News Centrafrique: 27-12-2014.

Maitre El Hadj Diouf
Maitre El Hadj Diouf

Sénégal/Affaire Hissène Habré :

L’avocat Me El Hadj Diouf reçu en audience par le président Déby !

 

Une exclusivité du « Le Témoin » : La nouvelle ne va sans doute pas manquer de produire l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel sans nuage. Voire, dans le cas d’espèce, celui d’une bombe dont la déflagration risque d’être entendue jusque sur les rives de l’Oubangui-Chari. De quoi s’agit-il ? Eh bien, de l’audience que le chef de l’Etat tchadien, M. Idriss Déby Itno, a accordée la semaine dernière à son plus virulent pourfendeur et contempteur sénégalais, l’homme qui, près de 14 ans durant, n’a cessé de le vitrifier sur toutes les tribunes, dans tous les prétoires et à travers tous les médias. Cet homme c’est, bien sûr, l’avocat Me El Hadj Diouf, le plus coriace, le plus teigneux et le plus pugnace des défenseurs de l’ancien président tchadien Hissène Habré. Lequel est détenu depuis près de deux ans pour « crimes de guerre », « crimes contre l’humanité » et « actes de torture » dans le cadre de procédures ouvertes par les Chambres africaines extraordinaires créées au sein des juridictions sénégalaises. Des CAE qui constituent justement la bête noire et les ennemis jurés du célèbre avocat. Certes, seules les montagnes ne se rencontrent jamais mais cette audience, tenue jusque-là dans le plus grand secret par les deux parties — pourtant avides de communiquer en d’autres circonstances — a de quoi surprendre. Pour dire le moins.

L’audience a eu lieu le mercredi 17 décembre dernier à 9h30 à l’hôtel King Fahd Palace où résidait le dictateur tchadien, venu prendre part au Forum sur la Paix et la Sécurité en Afrique organisé dans notre pays. De bonne source, elle s’est tenue en deux temps puisque la veille, mardi 16 décembre, l’avocat avait d’abord été reçu assez longuement par le directeur de cabinet de Déby. Lequel, paraît-il, était en train de dormir. Et ce n’est que le lendemain, avant de quitter l’hôtel pour se rendre à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, qu’il a reçu Me El Hadj Diouf. Sur ce que se sont dit les deux hommes, nos sources sont incapables de dire la moindre chose. On apprend par contre que le président de la République, M. Macky Sall, se serait impliqué pour que l’entrevue puisse avoir lieu.

Me El Hadj Diouf, plus virulent adversaire de Déby, aurait-il cédé aux pétrodollars de l’homme fort de Ndjamena ? Ou l’a-t-il rencontré seulement pour examiner avec lui les voies et moyens de faciliter la libération de son illustre client ? On ne saurait le dire. Si l’avocat, que nous avons joint au téléphone, s’est montré peu disert, des sources qui lui sont proches confirment la tenue de cette audience et expliquent que Me Diouf, contacté effectivement par le président Déby qui souhaitait le rencontrer, a accepté l’invitation et s’est rendu à son hôtel. « Toutes les guerres finissent autour d’une table de négociations et si la France et l’Allemagne elles-mêmes, après s’être fait la guerre, ont signé un armistice jusqu’à devenir aujourd’hui les meilleures alliées en Europe, pourquoi donc Me El Hadj Diouf n’accepterait-il pas de rencontrer le président Déby ? En effet, il considère que tous les moyens sont bons pour obtenir la libération de son client et Déby, qui a une influence non négligeable sur les Chambres africaines extraordinaires — et pour cause, il est leur principal bailleur de fonds — peut grandement contribuer à cet élargissement » nous confie le proche de l’avocat selon qui son ami s’est dit prêt à jurer sur le Coran qu’il n’abandonnera jamais le président Hissène Habré. Selon cette même source, Me El Hadj Diouf considère qu’il était d’autant plus fondé à rencontrer celui qu’il a toujours traité de « dictateur » et de « criminel » que ce dernier a donné récemment des gages de s’émanciper des Chambres africaines extraordinaires. En refusant d’extrader les suspects tchadiens dont elles réclamaient l’extradition, en réclamant que lui soit remboursés ses quatre milliards ayant permis jusqu’ici à ces chambres de fonctionner, en organisant un procès au Tchad pour juger les complices présumés de M. Habré, Déby montre qu’il a rompu tout lien avec les CAE. Aux yeux de Me El Hadj Diouf, il devient donc fréquentable. L’avocat est aussi en paix avec sa conscience puisqu’il aurait avisé l’une des épouses du président Habré avant de se rendre à l’audience avec son ex ( ?) ennemi juré et lui aurait rendu compte après.

L’ennui, c’est que le son de cloche est légèrement — pour ne pas dire très ! — différent du côté du président Hissène Habré où l’on s’étrangle en évoquant cette « trahison » (le gros mot !) du plus fougueux des avocats du prédécesseur du président Déby. Là, on soutient que l’avocat n’a reçu aucun mandat de son client pour rencontrer l’ennemi. Pis, dit-on, jusqu’à hier (Ndlr, mardi), il n’avait pas encore rendu compte au président Habré du contenu de cette audience. Il s’y ajoute qu’un des membres du collectif des avocats du président Habré que nous avons joints au téléphone nous a dit être dans l’ignorance totale de cette audience. Laquelle a en tout cas eu un effet coup de massue dans le camp Habré. De manière générale, on savait que les Chambres africaines — particulièrement le Procureur spécial, M. Mbacké Fall — roulent ouvertement pour le président tchadien et que les autorités sénégalaises, notamment l’ancien Premier ministre, Mme Aminata Touré, et l’actuel Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, sont très bien disposées à l’endroit de Déby, mais de là à ce que l’avocat qui portait l’essentiel, du moins une bonne part, de la défense du président Habré soit retourné par le président tchadien ainsi que le prétendent les proches de ce dernier, cela montre que Déby est vraiment fortiche !

Pauvre président Hissène Habré : entre un ancien Premier ministre accusé d’avoir commis un faux pour signer une convention avec l’Union Africaine afin d’organiser son procès, son principal adversaire qui non seulement finance l’organisation de ce même procès mais aussi refuse de livrer ses complices présumés à lui Habré avant d’organiser un procès parallèle à Ndjamena, et la Cour suprême du Sénégal qui refuse de se prononcer sur les requêtes de ses propres avocats, il doit se dire — à juste raison ! — que le fléau de la balance des chambres africaines extraordinaires penche outrageusement du côté de l’Accusation. Et si maintenant Déby réussit à retourner son principal avocat avec l’aide des autorités sénégalaises, alors c’est à désespérer de la justice des hommes !

Mamadou Oumar NDIAYE

Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Décembre 2014)

Centrafrique: Mgr Nzapalainga célèbre noël avec les enfants malades à la pédiatrie de Bangui

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Jouets d’Action pour la Centrafrique”

A la pédiatrie, Mgr Nzapalainga et ‘’Action pour la Centrafrique’’ célèbrent noël avec les enfants malades

La fête de Noël continue à Bangui. Un jour après le 25 décembre, date marquant la naissance de Jésus Christ où les enfants sont à l’honneur, le Complexe pédiatrique de Bangui a accueilli une messe spéciale dite par l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, pendant que l’Ong de la diaspora centrafricaine de France ‘’Action pour la Centrafrique’’ de Guy Maurice Limbio s’est chargée d’offrir des jouets et autres cadeaux à ces enfants.

Ce sont des centaines d’enfants malades que leurs parents ont portés à l’occasion de cette grande prière de Noël qui leur est spécialement dédiée, sachant que les enfants malades des différents sites des déplacés de Bangui et ceux de toutes la RCA en général sont accueillis au Complexe pédiatrique de Bangui. Ayant un quorum atteint d’auditoire, Nzapalainga passe trois messages importants inspirés de l’Evangile tirée du livre de Mathieu au chapitre 10, les versets 17 à 22. « Le premier message s’adresse à vous chers parents des malades. Les enfants qui souffrent ont besoin de votre présence à leur côté, tout comme Marie et Joseph ont été aux côtés de Jésus. Le second message va à l’endroit du personnel soignant de la pédiatrie. Vous devez administrer les soins dans la joie, car l’amour que vous témoigné envers vos patients a un grand impact positif sur leur état de santé. Enfin, mon dernier message c’est pour vous dire à vous tous ici présents que Jésus est venu parmi nous le jour de Noël, il nous a amené la joie. C’est cette joie qu’on est venu vous partager aujourd’hui. » a indiqué Mgr Nzapalainga dans son homélie.

Mgr Nzapalainga à la Pédiatrie
Mgr Nzapalainga à la Pédiatrie

Une compilation de message qui n’a pas laissé indifférent Dr Gody, Directeur du Complexe pédiatrique de Bangui : « Je suis particulièrement touché par l’appel de Monseigneur à l’endroit du personnel de santé que nous sommes pour traiter les patients toujours avec le sourire aux lèvres. C’est d’ailleurs cela notre mission de guérir les malades qui viennent à l’hôpital afin de rendre la joie dans leurs familles respectives. » a-t-il dit avant de poser une série de questions au gouvernement représenté à cette occasion par Mme Eugénie Yarafa, ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire : « Madame le ministre, comment allons-nous soigner les malades avec le sourire aux lèvres comme nous le demande l’Archevêque, alors que les conditions de travail ne sont pas réunies ? Où allons-nous trouver ce sourire-là lorsqu’à la maison, l’infirmier n’arrive même pas à s’occuper de son foyer parce qu’il n’a pas perçu son salaire et que ses enfants et sa femme manquent de joie ? » Histoire pour Dr Gody d’interpeler les autorités à prendre à bras le corps les problèmes des hôpitaux, afin de garantir un environnement global favorable pour la santé des personnes.

Indiquons que ce n’était pas que de la prière et de la bénédiction que les enfants malades de la pédiatrie ont bénéficié ce 26 décembre. L’Ong de la diaspora centrafricaine de France ‘’Action pour la Centrafrique’’ fondée par un compatriote Guy Maurice Limbio a mobilisé un pactole de biens constitué de jouets et autres cadeaux qui ont été offerts à ces enfants. Pour Limbio, « Ce n’est pas pour la première fois qu’Action pour la Centrafrique intervient depuis l’éclatement de cette crise. Nous avons été parmi les premiers à envoyer des équipes médicales dès le début pour soutenir les personnes en détresse. Pour cette fête de Noël, nous entendons redonner sourire aux enfants qui ont, quelque peu, perdu espoir. A travers ce geste, nous pensons que les parents de ces enfants seront soulagés, et qu’ils ne développent pas un sentiment d’être seuls et abandonnés au chevet de leurs enfants. Aussi, lorsqu’on parle de Noël, on fait allusion aux enfants, mais on a tendance à oublier les enfants malades, c’est pour cela que nous avons ciblé le Complexe pédiatrique qui est le centre de référence pour les enfants malades de tout le pays. Ce n’est qu’un début, mais l’oparétion est prévue pour couvrir tout le pays.»

AssistanceLa double visite spirituelle d’un côté et humanitaire de l’autre n’a pas laissé insensible Alain Douadé, portant sa fille Bienheureuse Douadé hospitalisée depuis trois semaines à la pédiatrie qui a vu son enfant bénéficier d’une poupée : « Si je dois dire un mot, c’est de remercier Mgr Nzapalainga et l’Ong qui est venue avec lui pour remonter notre moral, à travers cette prière et de donner des cadeaux de Noël à nos enfants. Depuis que nous sommes là, personne n’est venu nous faire un geste pareil. Je suis très satisfait et j’en appelle à d’autres personnes de bonne volonté, ainsi qu’à nos autorités de penser à notre sort ici. »

Notons que le don d’ ‘’Action pour la Centrafrique’’ est constitué de trousses de pansement, des jouets pour filles et garçons, et d’autres articles pour les parents – le tout pour une valeur de 12 000 Euros.

CNC / Bangui  / Fred Krock

CENTAFRIQUE: UN JOUR DE NOËL SANGLANT À BANGUI

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Corps d’un homme abattu à Bangui le jour de Noël 2014

UN HOMME FROIDEMENT ASSASSINÉ ET PLUSIEURS CAS DE BRAQUAGE SONT ENREGISTRES LE JOUR DE NOËL À BANGUI

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 27-12-2014.  La journée de 25 décembre 2014, journée mouvementée par la célébration de la fête de Noël à Bangui, a été marquée non seulement par l’assassinat d’un jeune homme mais aussi par des opérations de braquages à main armée sur l’Avenue des Martyrs dans la capitale.

L’assassinat s’est produit dans les circonstances non encore connues devant le Lycée d’Application normale supérieure en abrégé LANS. La victime est âgée de 24 ans, un habitant de quartier Combattant situé dans le 8è arrondissement de Bangui. C’était ce matin que l’on apprend la nouvelle par des passants ayant fait la découverte de cadavre dans le canal longeant la grande Avenue des Martyrs.

A en croire certains habitants près des lieux où s’est produit l’assassinat, la victime était sur une moto en circulation sur cette Avenue aux environs de 22h. Elle a été abattue par des hommes armés non encore identifiés. Selon leurs explications, les coups de feu étaient entendus dans le secteur où l’on n’a constaté ni la circulation des véhicules et motos ni la patrouille irrégulière des forces internationales en charge de la sécurité dans la capitale. Alors que c’était en ce moment là, disent-ils, que la scène de l’assassinat était entrain de se produite sans que l’on se rendait compte.

Selon un membre de famille de la victime que nous avons rencontré à la morgue de l’Hôpital communautaire de Bangui, le jeune homme sortait de sa maison pour aller se détendre à la Kermesse organisée au rond-point Ali Bongo. C’était là qu’un petit groupe d’hommes armés l’a suivi et l’a abattu avant de getter son cadavre dans le canal qui longe l’Avenue des Martyrs.

Bien avant le forfait, un habitant de Campus universitaire de l’Ecole normale supérieure a nous témoigné sous couvert de l’anonymat qu’il a été braqué par un groupe de 5 personnes toutes d’armes d’assaut qui l’ont dépouillé de tout, juste à l’entrée de ladite école non loin des lieux de crime , aux environs de 21 heures. Une femme que nous avons rencontrée sur place nous a fait savoir qu’elle était elle aussi victime de braquage à main armée dans le secteur à la tombée de la nuit de ce 25 décembre 2014.

Tout laisse croire que l’Avenue des Martyrs est devenue ses derniers temps un théâtre d’opérations de braquage coordonnées par des bandits armés non identifiés. Pendant la nuit, l’Avenue est transformée en toute une jungle par des bandits armés qui s’enrichissent.

Par ailleurs, un taxi-man moto a été braqué devant le bâtiment de la télévision nationale, dans la même journée de 25 décembre, par les gens qui l’ont pris en course depuis l’Avenue Barthélémy Boganda. Ils l’ont poignardé avant de tenter de prendre l’escapade avec sa moto. Mais chemin faisant, ces braqueurs étaient appréhendés par la gendarmerie centrafricaine.

En outre, un autre braquage a eu lieu, le 23 du même mois aux environs de 20h , sur un taxi en circulation sur l’Avenue de la CEMAC au quartier Benz-vi. Informée de la situation, la Force de l’Union européenne en République centrafricaine, Eufor-RCA a tenté de mener les patrouilles afin de traquer ces fauteurs de troubles dans le secteur mais en vain.

Cette situation doit interpeller les autorités de transition ainsi que les forces internationales en charge de la sécurité du pays à se mettre en oeuvre afin garantir la libre circulation de la population.

 Bangui / CNC / Éric Ngaba

CENTRAFRIQUE: LES ÉLECTIONS 2015, CE QUI RISQUE DE SE PRODUIRE : UNE DIVISION DE FAIT.

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Corbeau News Centrafrique: 27-12-2014.

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

LES ÉLECTIONS 2015, CE QUI RISQUE DE SE PRODUIRE : UNE DIVISION DE FAIT.

Il s’est déjà produit au Mali. Le pouvoir central du Président IBK ne contrôle pas le nord malien. Les islamistes sont au nord et le reste de la population au sud.

Les élections n’ont pas couvert tout le Mali, le Président IBK a été précipité et plébiscité, voilà que le Nord du Mali est toujours aux mains des djihadistes et le pays se trouve divisé de fait. Le problème de Mali est resté tout en entier. Le Président IBK n’arrive cependant pas à reprendre le nord et la FRANCE a entièrement retiré l’opération SERVAL dont des pays comme le TCHAD ont contribué. Le Mali ne retrouvera pas son unité territoriale. Le grand nord malien restera un autre territoire.

Aujourd’hui tout le Nord-Est de la RCA est entièrement occupé par des séléka très armés, ils y fourmillent. Le Nord-Est de la RCA est sans administration. Aucune autorité de l’Etat n’est représentée dans cette partie du pays, même s’il y a entre guillemets, des maires, sous-préfets ou autres, ils n’exercent pas leur rôle, ils sont devenus de simples habitants.

Le risque que les élections ne se déroulent pas dans cette zone, il faut le dire, existe. Et si les élections ne sont pas organisées sur tout le territoire de la RCA, ce qui s’est produit au Mali se produira. Le Nord-Est sera considéré de fait, un territoire sans loi aux mains des séléka qui ont pu empêcher les élections sur le territoire qu’ils contrôlent et défier la Minusca. Le territoire sera désormais le leur ; voilà qui pourra être le scénario et tout le carnaval des sévices à vivre.

Par contre, le centre du pays jusqu’aux périphériques de Bangui, est tenu et contrôlé par les anti-balaka et autres groupes armés qui vivent de racket, braquage et vol. ils sont tout aussi imprévisibles et non identifiables. Ils peuvent également perturber ou empêcher les élections de se dérouler, c’est leur territoire.

Il nous faut organiser les élections sur tout le territoire. Pour cela la cessation des hostilités inutiles est une condition, il faut le retour obligé de l’Etat dans ces zones occupées par ces groupes armés : à savoir, l’administration générale, la gendarmerie, la police, les écoles, l’hôpital, les postes de secours sanitaires, etc.

Il faut également accélérer la reprise des FACA, c’est une institution de l’Etat à ne pas négliger. Un corps de métier, discipliné et ordonné. L’armée est un des éléments de la fondation de l’Etat. Pas d’armée pas de nation. La remobilisation et le déploiement des FACA seront le début de la restauration de l’Etat.

Le retour des FACA permettra avec l’aide de la Minusca et la Sangaris l’identification de toutes les forces en face en vue d’envisager toutes solutions.

Nous disons, les FACA qui ne se sont pas illustrés dans les violences et les cruautés inutiles de cette crise ; ceux qui ont su garder les principes de ce métier. Les FACA de la défense du territoire et de la protection du peuple.

Les FACA qui savent que l’arme à feu n’est pas un objet de jeu de mort, on ne fait pas usage d’une arme à feu sans autorisation du chef et au pire des cas si on n’est pas en situation de danger. Les FACA doivent savoir que le corps humain est sacré, le civil est une cible de protection ; la mort d’un homme pour un militaire doit être considéré par lui comme une atrocité à ne pas accepter et donc quitte à lui de ne pas la commettre. Le militaire doit protéger toute personne vivant sur le territoire dont il a la mission de la défense, quelque soit sa peau, sa nationalité, sa croyance. Le métier de militaire n’est pas de tuer, ni de déposséder les gens, c’est défendre et protéger la vie des personnes, les propriétés et l’Etat.

Nous avons déjà dit, que de toute façon, les séléka et les anti-balaka ne disparaitront pas, ni aujourd’hui, ni demain, mais ce sera un long processus politique d’intégration, d’insertion et de réorientation.

Les séléka et les anti-balaka doivent reprendre une vie normale. Ceux qui les ont enrôlés les ont abandonnés; ce sont des humains et des centrafricains de surcroît; l’Etat a l’obligation de trouver pour eux une issue d’un retour à la vie normale. Ils ont droit à la vie et droit à une vie de famille. Ils doivent vivre comme tout le monde. Les séléka et les anti-balaka doivent comprendre que la situation dans laquelle ils se trouvent ne leur procurera jamais une vie satisfaisante. Pour avoir une vie satisfaisante, il faut avoir une vie de famille et travailler avec rigueur et passion. Il faut le retour à la vie normale pour tous. C’est la paix, et ça chacun de nous doit en apporter.

Robert ENZA

Entrepreneur leader politique

RCA: LA MINUSCA CONDAMNE L’ATTAQUE D’UN CONVOI DE COMMERÇANTS AYANT FAIT UN MORT ET UN BLESSE

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Les Soldats de la Minusca à Bangui. Photo: Éric Ngaba / CNC

LA MINUSCA CONDAMNE L’ATTAQUE D’UN CONVOI DE COMMERÇANTS AYANT FAIT UN MORT ET UN BLESSE

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 27-12-2014.  La Mission intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en République centrafricaine, en abrégé MINUSCA, a condamné l’attaque d’un convoi de commerçants à proximité de la ville de Sibut. Elle l’a fait savoir dans un communiqué de presse rendu publique, ce 26 décembre 2014.

Selon ce communiqué, un convoi de commerçants à destination de Bangui, escorté par la force de la MINUSCA, a fait l’objet d’une attaque armée, le 24 décembre 2014, dans l’après-midi au niveau de Féré, village situé à une centaine de kilomètres de la ville de Sibut. Le bilan de cette attaque délibérée, et perpétrée par des hommes en armes disséminés au milieu des populations, fait état d’un mort et d’une personne grièvement blessée.

La MINUSCA, à travers ce communiqué, condamne fermement ces actes qu’elle qualifient des actes criminels qui, selon elle, contribuent à creuser le fossé entre les communautés, et dont les auteurs seront recherchés, arrêtés et présentés devant la justice.

Par ailleurs, la MINUSCA réitère l’appel du Président du Conseil de sécurité des Nations Unies, contenu dans sa Déclaration en date du 18 décembre 2014, à toutes les parties à “déposer immédiatement et définitivement les armes et à emprunter la voie du dialogue, seul moyen viable d’arriver à une réconciliation et à une paix durables”.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

GRANDE MARCHE PANAFRICAINE SAMEDI 27 DECEMBRE 2014 A 13H00 PARIS – METRO CHÂTEAUX ROUGE

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Corbeau News Centrafrique: 26-12-2014.

Grande marche de paris en france en faveur de la Paix en Centrafrique

GRANDE MARCHE PANAFRICAINE

SAMEDI 27 DECEMBRE 2014 A 13H00

PARIS – METRO CHÂTEAUX ROUGE

Participation des Centrafricains à la Grande Marche Panafricaine en compagnie de toute l’Afrique :

–      Pour la reconstitution des Forces Armées Centrafricaines(FACA) ;

–       Pour le désarmement total des assassins et criminels qui continuent de sévir sur l’ensemble du territoire centrafricain malgré la présence des forces internationales, sous mandat des Nations unies, sensées faire exécuter la résolution 2149 du Conseil de Sécurité;

–       Pour la traduction devant la justice, avant tout dialogue, des assassins et criminels qui ont fait subir au peuple centrafricain les pires abominations des ces derniers temps et dont les éléments poursuivent les mêmes crimes ;

–      Pour la fin de l’extermination des populations centrafricaines et des incendies de villages centrafricains (Carnot – Nola – Bambari – Mbrés – Gamboula – Kaga Bandoro- Rafaï) ;

–      Pour le rétablissement de l’administration centrafricaine sur l’ensemble du territoire national;

–      Pour un recensement transparent de la population centrafricaine avant des élections générales crédibles, honnêtes et incontestables.

–      Pour briser le mur du silence médiatique autour du chaos injustement imposé au peuple centrafricain et faire connaître à l’opinion publique le sort et l’avenir du peuple centrafricain.

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Les Pays : République démocratique du Congo – République Centrafricaine – Sénégal – Mauritanie – Djibouti – Madagascar – Guinée Equatoriale – Congo – Mali – Tchad – Côte d’Ivoire – Gabon – Cameroun – Burkina Faso – Soudan – Somalie – Togo – Benin – Comores – Ethiopie – Angola – Ghana – Guinée – Niger – Tunisie – Gambie – Sierra Léone – Maroc – Kenya –

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Les Organisations africaines : RCK – CACDCA – LIGUE PANAFRICAINE UMOJA – Y EN A MARRE – UDC – CRI PANAFRICAIN – USN PARIS – COLLECTIF A.U.S.A.R – CROGE – MRD – CODESSICI – CODICORD – F.A.R.E – ADDHD – MIRTI – APCDE AFRIQUE – La Jeunesse Africaine – JCK – DIASPORA CONGOLAISE (BRZZA) –

CONTACTS :

+(33)6 85 65 61 19 –

+(33)7 58 09 00 72 –

+(33)6 11 77 64 08 –

+(33)7 86 49 88 79 –

+(33)6 51 57 34 39 –

+(33)6 75 69 92 06 –

+(33)6 41 67 25 15 –

+(33)6 11 77 64 08 –

+(33)6 40 30 16 51 –

+(33)6 35 51 57 39 –

RCA: ” À Bangui j’ai vu un peuple debout, un peuple qui se bat tous les jours que Dieu fait”. Dixit Christian Touaboy

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Christian-Touaboy-du-MLPC.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Christian Touaboy, Porte Parole du Président du MLPC Martin Ziguelé
Christian Touaboy, Porte Parole du Président du MLPC Martin Ziguelé

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur Christian TOUABOY;

Christian Touaboy (CT) : Bonjour Madame;

 

CNC : Inutile de vous présenter car vous êtes énormément connu dans votre Pays la République Centrafricaine comme Grand militant de votre parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafrique (MLPC). Porte-Parole du Président de votre Parti Monsieur Martin Ziguelé qui est récemment investi candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015. Monsieur Touaboy, quel est l’état de votre parti le MLPC actuellement après tout ce que le pays a connu depuis 2012.

CT : Vous savez Madame, je peux vous le dire humblement que par rapport à ce que j’ai vu à Bangui, nos militants sont les plus motivés du pays et cela de très loin. L’atmosphère au sein de notre Parti le MLPC est presque surréelle, incroyable et palpable. Un constat pour vous décrire l’état d’esprit de nos militants ; Des camarades militants ont quitté les extrémités de la RCA en bicyclette et passés plus de cinq (5) jours en route bravant tous les dangers ainsi que l’insécurité pour participer à ce congrès. D’autres sont venus de l’étranger, des 4 coins de la planète pour y participer. Ce fut simplement magique, beaucoup ont éclatés en sanglots ! Martin Ziguelé a donc subséquemment été plébiscité pour nous représenter lors des élections de Juin/juillet 2015. Nous sommes prêts et motivés pour rendre le pouvoir de l’État à celui auquel il appartient en réalité ; le peuple Centrafricain.

CNC : Votre parti le MLPC compte présenter aussi des candidats pour la législative de 2015? Et Sont-ils déjà investis?

CT : Bien naturellement que nous aurons des candidats aux législatives, c’est d’ailleurs là que se situe le cœur de notre organisation. Le MLPC est le seul parti de Centrafrique qui présentera des candidats dans pratiquement toutes les circonscriptions. Le processus pour la rétention des candidats est interne, en marche et vous saurez le moment venu le nom de nos candidats.

CNC : Serez-vous candidat aux législatives?

CT : Je suis d’abord et avant tout le porte-parole du Président du parti, Martin Ziguelé, qui sans aucun doute est l’Homme politique le plus populaire de Centrafrique. J’aimerai m’atteler à cette tache de la manière la plus efficace possible. Mais en toute honnêteté, je n’ai pas encore pris de décision définitive à ce sujet, la perspective il est vrai est excitante.

CNC : Il y’ a deux semaines vous étiez à Bangui pour participer au Congrès de votre parti le MLPC après plusieurs années passées aux États-Unis. Quelle est votre impression en foulant le sol centrafricain surtout sur le plan sécuritaire?

CT : J’ai vu un peuple debout, un peuple qui se bat tous les jours que Dieu fait pour repousser les démons de la haine et de la division. Un peuple qui a de l’amour à revendre.  Sur le plan sécuritaire, nous sommes passés d’une violence essentiellement politique dont l’objectif était principalement  le retour au pouvoir d’une famille à une violence que je qualifierai « d’économico – opportuniste ». Dans ce genre de climat l’individu qui a une arme  s’en sert, non pas pour un quelconque dividende politique ou idéologique mais plutôt pour un gain personnel immédiat. À l’intérieur du pays, la situation reste extrêmement volatile ou des soubresauts sont  constatés avec des violents et meurtriers combats pratiquement toutes les semaines. Les évènements dans les régions de M’brès, de Bambari et de la Mambréré Kadéï en sont un exemple. Par contre à Bangui je peux vous dire que la situation s’améliore un petit peu grâce à un excellent travail des forces internationales présentes en Centrafrique épaulées par les gendarmes et policiers centrafricains. Nous espérons donc qu’avec le déroulement progressif et la montée en puissance des forces des Nations-Unies sur place (Minusca) la situation ira lentement mais irréversible dans la direction que nous souhaitons tous. Nos frères, nos sœurs ainsi que nos parents ou en un mot le peuple Centrafricain mérite la paix !

CNC : Certaines personnes sur les réseaux sociaux disaient que vous avez été reçu par la Présidente de transition Catherine Samba-Panza le 24 novembre dernier à Bangui. Quel est l’objet de votre rencontre?

CT : Non, il n’en a jamais été question. Ce n’était pas l’objectif visé par le MPLC, même si il raisonnable d’aider et de fortifier la transition afin d’arriver à des élections crédibles en Juin 2015, car seule ces élections pourront permettre à notre pays d’entrer dans une phase nouvelle : celle de la convalescence socio-économique qui naturellement débouchera sur une stabilisation du pays. Des erreurs ont été commises de part et d’autres, mais comme le dit l’adage : « Celui qui ne fait rien ne fait pas d’erreur… » Nous nous devons donc en tant que Nation continuer à aller de l’avant en privilégiant le dialogue et la tolérance.

CNC : Il y’a quelques jours en lisant le journal Centrafrique presse, j’ai lu l’interview exclusive de Maître Nicolas Tiangaye, Président du parti CRPS dans laquelle il a longuement répondu à ses détracteurs qui l’ont accusé avec votre Président Monsieur Martin Ziguelé d’être derrière la milice Séléka. Qu’en pensez-vous?

CT : Les révélations et démonstrations de Me Tiangaye sont d’une clarté incontestable. Mais voyez-vous le véritable problème se trouve ailleurs, sa résolution aussi. Nous sommes aujourd’hui arrivés à un point où l’argument de nos adversaires est devenu dubitativement circulaire. Il serait donc intelligent de régler ce problème en faisant comme beaucoup de démocraties dans le monde : Organisons un débat radio diffusé sur le sujet entre nous les jeunes et apportons les preuves définitives dont nous disposons afin de faire la lumière une fois pour toute sur le sujet et permettre au Centrafricains de se baser sur le programme et la vision des candidats pour choisir leur président au lieu de leur polluer l’air avec des arguments fallacieux et redondants. Je suis prêt pour ma part à participer à un tel débat.

CNC : La Centrafrique est actuellement dans une situation d’insécurité chronique et Monsieur Martin Ziguelé, Président de votre parti le MLP a été invité par les Chefs d’État Africains à prendre part au forum sur la paix et la sécurité en Afrique tenu à Dakar au Sénégal le 15 décembre dernier. Pour vous au MLPC, quelle est l’importance de cette invitation?

CT : Vous le dites si bien que nous sommes dans une situation d’insécurité chronique. Il est donc important à ce sujet de recevoir, d’entendre et d’écouter celui qui est aujourd’hui la voix la plus autorisée pour s’exprimer à ce sujet ; Martin Ziguelé. Il a d’ailleurs été longuement et chaleureusement reçu par le Président Macky Sall avec lequel ils ont fait le tour de la situation en Centrafrique. Soulignons au passage que Martin Ziguelé n’était pas à Dakar pour parler qu’au nom du MLPC, il y était pour s’exprimer au nom de tous les Centrafricains, car la paix n’est pas que l’affaire du MLPC, elle nous concerne tous, sans la paix rien dans le pays ne pourra se faire. Le temps est donc venu pour nous d’avoir une vision globale, une attitude unificatrice afin de laisser derrière nous les démons de la haine et de la division qui déchirent notre pays et nos âmes. C’est à ce prix-là que nous serons capables de relever l’immense défi qui nous attend ; celui de la restauration de notre dignité devant les autres nations. Je ne doute pas un seul instant que nous en soyons incapables.

CNC : Merci de répondre à nos questions Monsieur Christian Touaboy

 

CT : Merci à vous d’être venus à nous.

 Propos recueillis par Gisèle MOLOMA pour CNC

Sport et Noël pour la paix et la réconciliation en Centrafrique

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Tahiri Zeinou Zed et E. Koyambonou à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Sport et Noël pour la paix et la réconciliation en Centrafrique

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 26-12-2014.   Le stade de handball de l’Université de Bangui a accueilli, dans le cadre des manifestations de Noël, deux finales de Handball initiées par les vétérans de cette discipline, jeudi 25 décembre 2014. Initiative portée par M. Tahiri Zeinou, à ses côtés M. Jean Edouard Koyambonou. Ces coupes ont été remportées respectivement par les équipes ASOPT (Association sportive des Postes et télécommunications) version féminine de Me Edith Douzima et Black-Star version masculine du capitaine Brice Bomayaké.

Elles ont été nombreuses les personnalités venues à cette manifestation sportive pour la paix, dont des anciennes gloires du handball pour rehausser de leur présence ces deux finales de handball. Les spectateurs et amoureux et de handball centrafricains ont été également nombreux au rendez-vous. M. Tahiri Zeinou Zed est initiateur de ces coupes qui exprime le profond de son cœur à travers cette action : « Cette initiative trouve son sens dans le contexte actuel d’un moment difficile au niveau du pays. J’ai compté organiser ce tournoi qu’on a dénommé expressément ‘’HANDUPOP’’ (Handball unit les populations) premièrement pour essayer d’amener les gens à vivre ensemble de de faire la paix entre eux, afin qu’on aille véritablement vers la réconciliation. Et deuxièmement, c’est une manière d’exprimé notre reconnaissance et notre encouragement vis-à-vis des jeunes avec qui nous nous entraînons à chaque fois pour nous maintenir physiquement. Et enfin, s’il s’agit d’un cadeau de Noël que nous avons bien voulu offrir à ces enfants qui ont joué aujourd’hui. » C’est la même chose qui a été relevée par M. Jean Edouard Koyambonou qui a terminé sur un appel au sens du fairplay en ce temps critique où tout centrafricain doit chercher la paix où qu’il se trouve à plus forte raison dans le sport qui unit le peuple. « A vous handballeurs, je me réjouis de votre prestation aujourd’hui qui a fait que la fête était belle, je dirai très belle. Cependant, nous avons déploré avec nos yeux d’anciens Fauves quelque petit manque d’esprit de fairplay. Pour cela, nous vous demandons d’apprendre à accepter la défaite puisqu’il n’y a qu’un seul vainqueur dans un match. » a-t-il déclaré.

ASOPT Hand Ball fille
ASOPT Hand Ball fille

Les deux coupes mises en jeu par les Vétérans de handball ont été respectivement remportés pour la version féminine par l’équipe ASOPT de Capitaine Reine Bénédicte Faki sous l’œil très regardant de leur coach Jean-Baptiste Gredouali-Penda. C’était face à l’équipe Académia sur un score final de 18 à 17. Me Edite Douzima, fondatrice de l’ASOPT n’a pas caché sa satisfaction : « C’est un grand cadeau de Noël que mes filles m’ont offert ce jour. Je suis très contente de leur victoire. Bien que je ne sois pas présente physiquement au pays à leurs côtés, je leur donne les consignes par téléphone, par mail et je suis prompte à répondre à leurs besoins financiers. Je profite de votre micro pour vraiment féliciter ces filles pour la qualité exceptionnelle du travail qu’elles ont fournis aujourd’hui. »

Côté masculin, c’est l’équipe Black-Star du capitaine Brice Bomayaké qui a remporté devant Dauphin avec une légère différence d’un point (28 à 27). Cela a été également une véritable satisfaction pour le capitaine Brice : « Ma satisfaction dépasse le simple cadre de notre victoire aujourd’hui, puisque la coupe initiée par les Vétérans de handball nous inspire l’idée de la paix qui doit régner dans notre pays en lieu et place des violences et des crimes qui sont monnaies courantes de nos jours. Je profite de cette occasion pour dire que nos frères belligérants doivent comprendre que nous avons dépassé l’étape de la guerre et que nous devons nous tourner vers la réconciliation, la paix et le développement de notre cher et beau pays la RCA. »

A en croire certains observateurs avisés de la crise centrafricaine les solutions à la crise ne viendra nulle part ailleurs que des centrafricains eux-mêmes d’où tout le mérite de l’initiative portée par les vétérans de handball de Bangui.

CNC / Bangui / Fred Krock.

LA DIVISION DES DROITS DE L’HOMME DE LA MINUSCA S’ENGAGE A LA MISE EN PLACE DE LA JUSTICE TRANSITIONNELLE EN CENTRAFRIQUE

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LA DIVISION DES DROITS DE L’HOMME DE LA MINUSCA S’ENGAGE A LA MISE EN PLACE DE LA JUSTICE TRANSITIONNELLE EN CENTRAFRIQUE

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) s’engage pleinement au projet de la mise en place de la justice transitionnelle en République centrafricaine. Un engagement exprimé au cours d’une conférence hebdomadaire animée en présence des Journalistes de la presse nationale, le 24 décembre 2014 au siège de la MINUSCA à Bangui, par les responsables de cette institution onusienne. Une conférence au cours de laquelle, la MINUSCA a présenté ses activités menées en faveur de la population centrafricaine.

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 26-12-2014.  Du 12 au 13 décembre 2014, la MINUSCA a co-organisé avec le Ministère de la Réconciliation Nationale, du Dialogue et de la promotion de la Culture Civique et le Réseau des ONG de Défense des Droits de l’Homme, un atelier de renforcement des capacités au bénéfice des leaders d’opinion, des membres de la société civile et responsables communautaires. 50 personnes ont y pris part, parmi lesquelles 11 femmes. Cette activité a permis aux participants de s’imprégner du contexte historique et sociologique de la crise en RCA, des principes de justice transitionnelle; du type de mécanisme: l’option d’une Commission Vérité et Réconciliation; de la question des victimes ; de l’amnistie et de réparation aux victimes. L’atelier s’inscrit dans les perspectives de la tenue des consultations nationales et du FORUM de Bangui.

Par ailleurs, dans le cadre de l’organisation des consultations locales en vue de recueillir les vues des populations sur les mécanismes de justice transitionnelle prévus pour la République Centrafricaine, et dont la MINUSCA assure le Leader du groupe thématique Dialogue, Vérité, justice et Réconciliation nationale, la Mission a élaboré une série d’outils méthodologiques et des questionnaires, qui seront administrés au cours de ces consultations.

Nous ne sont pas là pour nous substituer aux autorités centrafricaines. La MINUSCA est en Centrafrique pour appuyer les autorités centrafricaines à remettre sur pied les institutions de l’État. Nous sommes là pour aussi donner la confiance aux populations”, a affirmé Franck Gnapé, Responsable de service de communication de la MINUSCA.

Durant la période du 3 au 10 décembre 2014, la MINUSCA a organisé, une série d’activités pour commémorer les 66 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Il s’agit notamment de: la journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre 2014; la réalisation du 4 au 8 décembre 2014; une vidéo sur le thème : « Droits de l’homme 365 jours » pourquoi ? Cette vidéo a été réalisée au sein de trois groupes cibles basés à Bangui: des femmes, des enfants, des personnes handicapées; de l’organisation le 9 décembre 2014, d’une conférence-débat sur le Thème : « Droits de l’homme 365 jours » Pourquoi ?; la clôture de la Journée internationale des droits de l’homme le 10 décembre 2014, avec à la clef, la marche sportive et la cérémonie de clôture au Complexe sportif 20 000 places de Bangui.

Le 14 décembre 2014, une demi-journée de formation a été organisée pour 28 officiers de la police nationale sur les problèmes liés à la protection des civils. Cette formation s’inscrit dans le cadre du programme de soutien de la MINUSCA au secteur de la sécurité nationale, pour une meilleure mise en œuvre des stratégies de la protection des civils de la MINUSCA en République Centrafricaine.

A la même date du 14 décembre 2014, l’Unité de Protection des Civils de la MINUSCA a initié une session de travail entre la Division des Droits de l’Homme et 23 représentants des principales Organisations de la société civile travaillant dans le domaine des droits de l’homme, de la résolution des conflits, de la justice transitionnelle, et de la protection des civils. Cette séance de travail, qui était coordonnée par le Directeur de la Division des droits de l’homme de la MINUSCA avait pour objectif, de renforcer la collaboration entre la MINUSCA et la société civile dans le domaine de la protection des civils, afin de les préparer à s’engager dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme en République Centrafricaine.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Nous attendrons notre pleine capacité d’ici début 2015 » dixit Frédéric Hingray de la MINUSCA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Le-Général-Frédéric-Hingray.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Général Frédéric Hingray
Le Général Frédéric Hingray. Photo: Fred Krock / CNC2014

 Nous attendrons notre pleine capacité d’ici début 2015 » dixit Frédéric Hingray de la Minusca

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 25-12-2014.  Le Général Frédéric Hingray chef d’état-major de la MINUSCA assisté de Mme Pierrette Ikavi et Lc Franck Gnapié responsable communication de la police de MINUSCA a animé, mercredi 24 décembre 2014, une conférence de presse au siège de la MINUSCA à Bangui. Occasion par laquelle, le Chef d’état-major de la MINUSCA a annoncé l’attente d’ici début janvier prochain sa pleine capacité de la force

Initialement lancée avec 7 200 hommes le 15 septembre 2014, la MINUSCA est progressivement montée en puissance pour atteindre 7 805 hommes aujourd’hui, alors que sa pleine capacité est de 10 000 hommes. Ce serait pour bientôt à en croire le chef d’état-major de cette force le général français Frédéric Hingray : « Nous atteindrons notre pleine capacité d’ici début 2015. A l’horizon février – mars, la totalité de nos forces, à quelque dix milles (10 000 ) hommes de capacité près. Cette pleine capacité nous permettra d’assurer pleinement la sécurité et surtout de suivre les conclusions qui seront prises lors du Forum de Bangui afin de permettre à chacun d’aller résolument vers la paix et la réconciliation. Ceci nous permettra également de créer des espaces de sécurité les plus robustes possibles. » a-t-il annoncé.

Selon le général, la RCA est sur la bonne voie vers la sortie de crise, mais il manque cependant la volonté des responsables hiérarchiques des groupes armés à qui, il demande de prendre leurs responsabilités vis-à-vis de leurs troupes respectives : « Je crois que c’est vraiment important que nous ayons tous conscience de l’obligation morale, la communauté internationale est déjà là avec des moyens importants. Il faut nous aider à réussir, car nous ne réussirons pas contre les Centrafricains, mais nous allons réussir ensemble. Par-là, je veux interpeller les responsables des groupes armés à donner un mot d’ordre à leurs troupes respectives. Car, si on prend par exemple le cas de Kaga Bandoro, il y a des gens qui ne comprennent pas que la marche vers la paix suit son cours. Donc, il faut que ces gens-là aient un mot d’ordre de leur hiérarchie, sinon nous prendrons les mesures qui s’imposent. » a indiqué le chef d’état-major.

Cette remarque qui correspond à s’y méprendre à une mise en garde fait suite à une série de violences dans l’arrière-pays ces derniers temps perpétrés par les Anti-balaka et les Séléka faisant de nombreuses victimes.

Quant au Lieutenant-colonel Franck Gniapé, responsable de communication de la Police de MINUSCA s’est voulu rassurant, il a fait un bref rappel des actions menées par la police avant de rassurer la population, en particulier les Banguissois que tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité pendant les fêtes de fin d’année. Ceci, pour couper court aux rumeurs d’attentats éventuels des Séléka. « Dans la période des fêtes de fin d’année, je veux citer Noël et le Nouvel an, nous avons pris toutes les dispositions pour que ce moment soit sécurisé. Le 23 décembre dernier, une importante réunion s’est tenue à l’état-major de la Minusca du Secteur de Bangui, afin de coordonner avec les différents partenaires des forces internationales (Sangaris et Eufor-Rca), la mise en place d’un plan conjoint de sécurisation de la ville pour permettre aux gens de passer les fêtes dans des meilleures conditions. » a-t-il dit.

Pour conclure, Mme Pierrette Ikavi a souhaité les vœux de sécurité et de paix pour la nouvelle année au nom de la MINUSCA à tous les centrafricains.

CNC / Bangui / Corbeau News Centrafrique

RCA: CÉLÉBRATION DE L’ARBRE DE NOËL DE LA PAIX ET DU VIVRE ENSEMBLE EN PRÉSENCE DE LA PRÉSIDENTE SAMBA-PANZA

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Fête de Noël à Bangui / Photo: Éric Ngaba pour CNC

CÉLÉBRATION DE L’ARBRE DE NOËL DE LA PAIX ET DU VIVRE ENSEMBLE EN PRÉSENCE DE LA PRÉSIDENTE  SAMBA-PANZA

Placée sous le haut patronage de son excellence Catherine Samba-Panza présidente de transition, la fête de noël est célébrée en grande pompe, ce 24 décembre 2014, au Palais présidentiel la Renaissance à Bangui. Elle est célébrée sous le thème” Redonnons le sourire et l’avenir aux enfants de Centrafrique”.

Bangui (Corbeau News Centrafrique: 24-12-2014.  L’ambiance était vive ce matin au Palais présidentiel. La célébration de l’arbre de noël de la paix et du vivre ensemble a mobilisé plus de 1090 enfants venus des 34 sites des déplacés internes de la capitale, des Centres d’accueil des orphelins, de quelques établissements primaires publics et privés.

Samba-Panza au palais
Arrivée de la Présidente Catherine Samba-Panza pour la célébration de Noël à Bangui

Cette célébration a vu la présence de nombreux officiels dont entre autres la Vice présidente du CNT, l’Ambassadeur de France à Bangui, les maires de différents arrondissements de Bangui, les épouses des Chefs de mission diplomatique et des Représentantes des Organisations internationales, les anciennes premières Dames de Centrafrique, les épouses des membres du gouvernement, et les épouses des Conseillers du Cabinet présidentiel. Ils sont venus partager la joie des enfants de Centrafrique autour de l’arbre de Noël. C’est sous un signe particulier que la fête de Noël en Centrafrique est célébrée.

“Aujourd’hui c’est votre journée, le jour de joie. Vous avez ce jour l’opportunité de venir visiter mon bureau, le Palais présidentiel où je travaille. J’ai écouté tous vos messages. Ensemble avec vous, nous célébrons la fête de Noël. Là où nous sommes, il n’y a ni Chrétiens ni Musulmans car nous ne sommes qu’un dans l’unité. Soyons tous unis mes enfants avec l’esprit patriotique de notre père fondateur Barthélémy Boganda“, a déclaré Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de transition.

Un lot de jouets a été distribué entre plus d’un millier d’enfants invités a la célébration de l’Arbre de Noël à la Présidence de la République. Le lot est composé entre autres de poupées, de ballons, de voitures, et d’avions. Les donateurs de ces cadeaux de Noël sont l’ambassade de France à Bangui, FAO, FNUAP, quelques Sociétés de la place, le gouvernement, et la Présidence de transition. Ce geste vise, selon le thème choisi, à redonner le sourire eaux enfants centrafricains à l’instar des autres enfants à travers le monde.

“Je suis très satisfaite de la célébration de la fête de Noël que la présidente maman Catherine Samba-Panza nous a rassemblée aujourd’hui autour d’elle afin de nous offrir des cadeaux de noël. J’aimerais par cette occasion dire à mes frères et soeurs de nous unir pour la paix dans notre pays la RCA. Je dis aux Anti-balaka et aux Seleka de déposer les armes et serons les mains pour la paix et le développement de notre pays“, s’est exclamée Ornela Dimanche, une élève ayant prit part à cette célébration.

Pusieurs manifestations culturelles en faveur des enfants ont marqué la célébration. Des chorégraphies, des sketches, des danses folkloriques, jeux concours, et des Récitals ont été présentés par petits groupes d’enfants.

Durant la crise ayant plongé la République centrafricaine dans un cycle de violence inter-communautaire, les enfants de ce pays n’ont pas eu l’occasion de se rassembler pour célébrer les grandes fêtes les concernant. Ayant constaté l’amélioration de situation sécuritaire dans la capitale, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza a voulu exprimer son regard particulier envers les enfants victimes des évènements malheureux en Centrafrique à travers l’organisation, à son Palais , la fête de Noël placée sous le signe de paix et du vivre ensemble dans le pays.

CNC / Éric Ngaba / Bangui

L’ONU, inquiète pour les Peuls musulmans en RCA

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Voix de l’Amérique / Corbeau News Centrafrique: 24-12-2014.

Une maison appartenant à des musulmans, détruite à Bangui, capitale de la Centrafrique (Katarina Hoije/VOA)
Une maison appartenant à des musulmans, détruite à Bangui, capitale de la Centrafrique (Katarina Hoije/VOA)

L’ONU, inquiète pour les Peuls musulmans en RCA

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), inquiet de la situation précaire des Peuls musulmans en République centrafricaine (RCA).

Lors d’une conférence de presse à Genève, un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, a déclaré que 474 membres issus de l’ethnie peule se trouvent actuellement pris au piège dans la ville de Yaloke, à 200 km au nord-ouest de Bangui, la capitale, signale le service de presse des Nations Unies (ONU).

Ils sont confrontés depuis plusieurs mois à des conditions humanitaires désastreuses, a ajouté le responsable, les adultes comme les enfants souffrant entre autre de malnutrition, du paludisme et de la tuberculose.

Par ailleurs, ajoute le HCR, depuis l’arrivée des Peuls musulmans à Yaloke en avril dernier, 42 d’entre eux ont trouvé la mort et de nombreux autres s’affaiblissent de jour en jour, les milices Anti-Balaka continuant de sévir.

Le 18 décembre, une équipe du HCR a visité les Peuls afin d’évaluer la situation, et à cette occasion, « 90% des membres du groupe ont exprimé le désir de chercher refuge dans les pays voisins, tels que le Cameroun », poursuit le service de presse de l’ONU.

Le HCR chiffre à près de 440.000 le nombre de personnes toujours déplacées par la guerre civile à l’intérieur de la Centrafrique, et à 190.000 celui des personnes ayant demandé l’asile au-delà des frontières du pays.

« Dans le même temps, plus de 36.000 personnes, dont les Peuls musulmans, restent piégés dans des enclaves à travers le pays, nourrissant l’espoir de trouver asile dans les Etats voisins », rappelle l’ONU, qui préconise une « action immédiate » afin de mettre les Peuls de Yaloke en sécurité.

Voix de l’Amérique

RCA: DON DE L’AMBASSADE DE FRANCE AU MINISTÈRE DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE

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DON DE L’AMBASSADE DE FRANCE AU MINISTÈRE DE L’ADMINISTRATION DU TERITOIRE

L’AMBASSADE DE FRANCE FAIT UN DON DE MATERIELS ET SIGNE UNE CONVENTION AVEC LE MINISTERE DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE, DE LA DÉCENTRALISATION ET DE LA REGIONALISATION

L’ambassade de la République française en République centrafricaine a fait un don lot de matériels informatiques et téléphoniques au Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation (MATDR). Elle a également signé une convention avec ledit ministère pour le renforcement des capacités dans pocessus électoral.

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 24-12-2014.  C’était en présence du Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation, de l’Ambassadeur de France accrédité en Centrafrique, du président de l’autorité nationale des Elections (ANE), des préfets et sous-préfets que la cérémonie de la remise officielle de ces matériels informatiques et téléphoniques a eu lieu, ce 23 décembre 2014, audit ministère. Ce lot de matériels est constitué de 115 téléphones mobiles et 13 ordinateurs portables.

Dans le cadre du soutien apporté par la France à l’Etat centrafricain, une convention de 66.458.500 de FCFA a été signée entre l’Ambassadeur de France Charles Malinas, et le Ministre Modibo Bachir Walidou lors de la cérémonie. Cette convention permettra, selon l’Ambassadeur, l’appui institutionnel et programme de renforcement de capacité de l’administration centrale et du corps préfectoral du ministère de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation dans le cadre de la préparation du processus électoral.

Les préfets et sous-préfets, les agents du ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation ont ont besoin de soutiens matériels et financiers pour bien travailler. Ces matériels vont leur permettre de mieux satisfaire les besoins et de répondre aux attentes avec cette exigence de collaboration fluide. Nous contuinons de soutenir ce ministère comme nous soutenons le gouvernement et la présidente de la transition. Et donc nous considérons que ce travail est absolument essentiel pour permettre à la République centrafricaine de se remettre sur pied “, a exprimé Charles Malinas, l’Ambassadeur de France à Bangui.

De manière directe, la convention concerne 34 Préfets et Secrétaires Généraux de Préfectures, 25 Cadres centraux, et 41 Agents centraux du ministère de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation . De manière indirecte elle bénéficiera à : 71 Sous-Préfets, 176 Présidents de Délégations spéciales, l’Autorité nationale des Élections, les acteurs du processus électoral centrafricain, et Les Citoyens.

“Comme vous savez, notre pays est dans une crise qui a mis en mal l’administration centrafricaine en générale et mon département en particulier. A l’approche des échéances électorales à venir, le département de l’administration que je dirige a fait l’inventaire de ses moyens pour que l’administration soit performante, et il lui faut certaines choses. C’est ainsi que nous avons sollicité et obtenu de la France, à travers son ambassade ici, la signature de cette convention pour le renforcement des capacités de notre administration dans le processus électoral “, a déclaré, Modibo Bachir Walidou, Ministre de l’Administration du territoire.

L’accord signé permettra à organiser un séminaire des cadres du MATDR pour l’élaboration du document stratégique du MATDR et la connaissance des Partenaires Techniques et Financiers intervenants dans le champ de la gouvernance démocratique en RCA. Il permettra d’élaborer et de produire un kit « Élections et fonctionnement de l’administration déconcentrée » pour les Préfets comprenant les textes juridiques de références, des fiches d’activités, des synthèses pédagogiques thématiques.

Par ailleurs, les matériels informatiques, serveur, réseaux et salle de réunion offerts permettent audit ministère d’améliorer le fonctionnement quotidien dans le cadre de la préparation du processus électoral et du redéploiement de l’administration territoriale. Le Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation est désormais doté d’une flotte téléphonique pour l’ensemble des Préfets, Sous-Préfets et cadres du MATDR ainsi que d’une connexion internet d’un an pour faciliter la communication au sein du MATDR et avec les services déconcentrés dans le cadre du redéploiement de l’administration territoriale.

Il s’agit, en outre, de réfigurer la création d’un centre d’archivage et de cartographie pour la gestion des circonscriptions administratives, le suivi du processus électoral, et capitaliser l’expérience du redéploiement du l’administration territoriale ; mener des séminaires de formation des cadres du MATDR sur le processus électoral. Ces dispositifs servent à renforcer les connaissances des agents du Ministère dans les domaines de l’animation de réunion, de prise de parole en public, de maitrise de l’outil informatique et de rédaction de note administrative. Ils serviront au MATDR d’organiser un séminaire de formation des Préfets sur le processus électoral et le fonctionnement de l’administration déconcentrée.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

CENTRAFRIQUE: FORUM POLITIQUE DE DERNIERE CHANCE ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/AMCA-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza ouvre la conférence des Maires de Centrafrique

FORUM POLITIQUE DE DERNIERE CHANCE ?

Corbeau News Centrafrique: 24-12-2014.  Les futures assises politiques annoncées par le chef d’Etat de la transition, Catherine Samba-Panza, laquelle se tiendra au mois de janvier 2015 est un forum politique qui, certes, doit marquer un tournant décisif de la vie politique centrafricaine. Il est évident que la situation chaotique à laquelle l’opinion nationale et internationale en a pris conscience a changé progressivement la mentalité et le comportement des acteurs politiques tous azimuts qui affûtent leurs armes politiques polynucléaires pour aborder avec détermination et efficience les débats afin de trouver des solutions idoines aux problèmes de la crise centrafricaine qui perdure depuis presque trois décennies.

2003, une date qu’il faut bien aussi retenir était l’année du Dialogue National sous le régime du président feu Ange-Félix Patassé. Les caciques dudit régime avaient mis sur le banc de touche leurs « ennemis politiques » puisqu’ils estiment qu’il est hors de question qu’ils dialoguent avec les adversaires politiques qui sont autres que le général François Bozizé et son clan qui, finit par destituer le président élu démocratiquement Ange-Félix Patassé le 15 mars 2003. L’année a marqué deux grands événements, à savoir la tenue du Dialogue National qui a vu la réconciliation de deux grands hommes politiques du pays, il s’agit de David Dacko et Abel Goumba (paix à leurs âmes) en présence de Catherine Samba-Panza. Il en est suivi peu de temps après le putsch de François Bozizé qui n’a pas obtempéré aux injonctions de la communauté internationale pour ne pas se présenter à la présidentielle de 2005 après la période de transition

. Ce dernier qui serait l’un des allumeurs du feu qui brûle la maison a organisé le Dialogue Politique Inclusif (DPI) qui a vu la participation de presque tous les leaders politiques et politico-militaires sauf l’ancien président de la transition Michel Djotodia exilé au Bénin, lequel avait juré dans un communiqué de presse qu’il mettra fin à la carrière politique du général François Bozizé.

Le Dialogue Politique Inclusif était un véritable échec puisque le comité de suivi présidé par Catherine Samba-Panza a fourni un bilan négatif, parallèlement à ça, plusieurs accords de cessez-le-feu ont été signés entre le gouvernement de Bozizé et les chefs militaro-politiques qui n’ont pas été respectés par les protagonistes. Le peuple centrafricain qui aspire à une paix durable et de meilleurs conditions de vie étaient réduit à un esclavagisme qui ne dit pas son nom.il y a eu la détérioration de la qualité de vie. Les hôpitaux en Centrafrique étaient devenus des mouroirs puisqu’il y a eu carence des services sanitaires. L’enseignement en général était confronté à de sérieux problèmes. Les professeurs de l’université de Bangui entraient souvent en grève pour revendiquer des arriérés des salaires. Quant au secteur de l’enseignement primaire, les cours dispensés aux enfants n’étaient pas de qualité pour rehausser le niveau d’étude à cause de manque d’enseignants bien formés et des parents d’élèves non instruits qui interviennent en appui dans les établissements scolaires. Les guerres fratricides que le pays a connues ont été alimentées par un trafic d’armes sans scrupule dans le nord du pays à nos frontières communes avec le Tchad et le Soudan. Les deux régimes Bozizé et Djotodia ont été émaillés des violences sans merci et de la corruption qui engendrent des traumatismes psychiques et de profonds problèmes moraux.

Reconnue par la communauté internationale par la voix du Représentant du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, la crise centrafricaine est bien profonde. Avec quels acteurs tenir le forum politique de janvier 2015 pour donner de l’espoir au peuple centrafricain qui ne sait plus à quel saint se vouer ? Refonder un Etat de droit, laïc, il faut nécessairement transcender les limites sentimentales culturelles, politiques, ethniques, communautaires et religieuses. Selon un auteur que je me permets de paraphraser, « l’on cherche à promouvoir l’unité pour fonder et caractériser les comportements sociaux positifs qui ont une saveur de trinité comme la solidarité, la participation, l’altérité, le pluralisme, la liberté, la justice, le don-de-soi aux autres, le pardon, la réconciliation, l’amour, la paix, etc. » C’est un défi, et pas de moindre, dans notre monde de violence et de contre-violence, d’oppression politique, économique et culturelle. Les conflits armés à répétition ont empêché le pays de se mettre sur les rails du développement, d’emprunter la voie d’émergence qu’on a évoquée. Nous avons raté le coche des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en faisant de la République centrafricaine un pays de guerre et de la barbarie alors qu’autrefois, havre de la paix qui faisait la fierté de terre de « zo kwè zo » et de l’Afrique.
La République centrafricaine qui, si riche en ressources minières serait déjà comptée parmi les pays émergents d’Afrique et du Monde si ceux qui nous avaient gouvernés mettaient en application la bonne gouvernance. Pendant plusieurs années de règne et de régime différent, c’est plutôt l’instauration d’un système autocratique et clanique qui pénalisait le grand nombre sur le territoire national. Par conséquent, les mêmes causes produisent les mêmes effets et le pays s’éternise dans un bourbier. La RCA pays producteur de diamant, de l’or de meilleure qualité au monde et de l’uranium devrait être au même stade que le Botswana en donnant la bourse d’étude à tous ses étudiants, que les enfants aient des soins gratuitement dans les hôpitaux et mangeaient, comme disait un ancien ministre, trois fois par jour et à satiété. Un pays à vocation agro-pastorale et naturellement béni d’une terre fertile, il serait le grenier de l’Afrique centrale voire au-delàs.
Etant alors sur le chemin d’une véritable réconciliation, « la réconciliation de nos jours est devenue un vrai défi pour l’humanité toute entière, parce qu’au fond elle est un passage obligé pour construire la communauté des peuples, au-delàs de toutes les différences humaines et sociales qui risquent de se transformer en discriminations entre personnes et entre groupes. Son enjeu est si important, pour ne pas permettre au processus de globalisation mondiale de phagocyter toutes les richesses spécifiques des peuples et de ses minorités, que la missiologie d’aujourd’hui est en train d’en prendre conscience en l’incorporant dans sa réflexion systématique », a dit Bevans, un écrivain américain.
En effet, il faut être conséquent envers soi-même en renonçant à toute la face négative de la réconciliation puisque verser le sang de son semblable est un geste qui crée évidemment une rupture au sein de la société. Vous qui êtes le tueur ou l’égorgeur de l’autre, vous devenez une persona non grata dans la société, un paria. Vous niez l’amour des uns et des autres, le partage du bien commun. Il va sans dire que beaucoup d’hommes politiques en Afrique en général et en Centrafrique en particulier se déclarent des croyants chrétiens ou musulmans dans leur profession de foi mais une fois élu à la tête de l’Etat ou pour briguer un mandat au siège de l’Assemblée nationale en qualité de représentant du peuple, le comportement change vis-à-vis de ses électeurs qui sont les créatures de Dieu. On est plus l’agneau d’hier qui sollicitait les voix de la population.

La profondeur de la crise demeure un grand danger à l’avenir. Le pouvoir qui est l’organisateur de ses assises politiques prochaines doit doubler d’effort pour appliquer le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) qui est une condition sine qua none de la réussite des élections futures. Si des milices de groupe antibalaka et les rebelles de séléka détiennent encore des armes et se livrent à des exactions sans être punis, l’opération électorale sera vouée à l’échec puisque les hommes en arme manipulés vont s’imposer certes le moment venu de voter deux ou trois fois dans les bureaux de vote pour bourrer les urnes au profit de leur candidat. Et les meetings des autres candidats haïs par leurs détracteurs se tiendront-ils à Bangui ou en provinces comme prévus dans les textes du code électoral, Dieu seul le sait. De surcroît la présence qui perdure des rebelles du seigneur de guerre ougandais, Joseph Kony, est un handicap grave pour la tenue des élections dans l’est du pays.
Les forces onusiennes doivent accélérer la cadence, prendre  leurs responsabilités pour observer scrupuleusement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations en faveur de la paix en Centrafrique. Appuyées par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) réhabilitées, une solution sera vite trouvée afin que les élections puissent déroulées dans le calme et la quiétude selon le calendrier électoral prévu. Faut-il encore que le forum politique se termine en beauté et que ses résolutions et recommandations soient respectées et appliquées.

Je termine mon dernier article de l’année 2014 pour les visiteurs de Corbeaunews en leur souhaitant bon réveillon de Noël et bonne et heureuse année 2015. Que le forum politique centrafricain soit une réussite pour faciliter les opérations électorales de 2015.

Pierre-INZA
Journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Centrafrique: Huit morts à Amadagaza dans la Mambéré Kadéï

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Radio Ndeke Luka / Corbeau News Centrafrique: 23-12-2014.

Tombeau des victimes en Centrafrique

Huit morts à Amadagaza dans la Mambéré Kadéï

 

Huit personnes sont mortes le 21 décembre 2014 dans des affrontements au village Gbombo, sous préfecture d’Amadagaza dans la Mambéré Kadéï à l’ouest de la République Centrafricaine. Plus de cinquantaine maisons sont également incendiées.

« Les assaillants ont tué six personnes à Gbombo et deux autres au village Katanga à un kilomètre du premier. Deux femmes et six hommes ont fait les frais. Ils ont incendié toutes les maisons », a témoigné le maire de Gamboula, Daouda Daous.

Selon des sources locales, l’attaque est attribuée à une bande armée assimilée à des peuhls d’origine Mbororo. « 54 peuhls Bororo ont investi le village Gbombo dans la sous-préfecture d’Amadagaza à 5 heures du matin », a ajouté le maire.

La commune d’Amadagaza s’est aussitôt vidée de la majorité des habitants pour fuir vers Gamboula.

A Nola dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré plus au sud-ouest de la Mambéré Kadéï, la situation reste toujours tendue après les affrontements de dimanche qui ont opposé les miliciens Antibalaka à un groupe armé. Le bilan des heurts a fait état d’une dizaine de personnes tuées et de nombreux dégâts matériels.

Ce mardi, des tirs à l’arme lourde et légère ont encore été entendus dans la ville. Une partie de la population est terrée chez elle depuis 48 heures. D’autres habitants ont fui en brousse. D’après certains témoignages, les activités sont paralysées au centre commercial.

La sécurité de la ville est assurée par les éléments du contingent Congolais de la mission onusienne, Minusca.

Dimanche, un affrontement a opposé les Antibalaka à un groupe armé dans la localité.

Dans la Ouaka, c’est le démantèlement des barrières illégales

Les soldats français de l’opération Sangaris, ceux de la Mission intégré multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique (Minusca), appuyés par les éléments de la gendarmerie, ont démantelé ce mardi les barrières illégales érigées par les ex-combattants Séléka dans la ville de Grimari à 80 Km de Bambari sur l’axe Bangui. L’opération vise à assurer la libre circulation des biens et des personnes dans cette partie de la préfecture.

Selon une autorité, une réunion en prélude à cette opération s’est tenue le mardi dernier, regroupant le sous préfet de Grimari, le maire de la ville, le  commandant de la brigade de gendarmerie, les officiers supérieurs de Sangaris, de la Minusca et deux chefs des ex-rebelles Séléka. La même source indique que la ville est calme. Seulement, les ex-éléments Séléka demandent à être transférés à Bambari où se trouve leur état-major, un transfert qui pourrait se faire probablement le weekend prochain.

Radio Ndeke Luka

Le HCR cherche à transférer d’urgence la minorité peuhle confinée à Yaloke, en Centrafrique

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Anti-Balaka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les musulmans victimes de la barbarie des Anti-balaka en Centrafrique

Un communiqué du HCR sur le sort des déplacés de Yaloké

Le HCR cherche à transférer d’urgence la minorité peuhle confinée à Yaloke, en République centrafricaine

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014.  En République centrafricaine, le HCR s’inquiète de la détérioration de la situation de 474 musulmans appartenant à la minorité ethnique peuhle, piégés depuis plusieurs mois dans la ville de Yaloke, à environ 200 kms au nord-ouest de la capitale Bangui. Les adultes et les enfants souffrent de malnutrition sévère. Plus de 30% d’entre eux ont la malaria. En outre, six cas connus de tuberculose ont été signalés. Depuis leur arrivée à Yaloke en avril dernier, 42 personnes du groupe sont décédées, tandis que les autres s’affaiblissent de jour en jour.

Malgré la présence des forces internationales, le groupe de Yaloke continue de subir, de façon récurrente, menaces, agressions verbales et physiques et pillages de la part des milices anti-balaka. Une assistance humanitaire d’urgence est nécessaire ainsi qu’une aide pour les transférer vers des lieux plus sûrs, en République centrafricaine ou dans les pays voisins.

Début février 2014, les minorités peuhles ont été attaquées dans plusieurs villes (Bouaca, Boboua, Bolemba, Boda) situées dans la préfecture de Lobaye, à l’ouest de Bangui. Environ 700 personnes se sont acheminées vers la route principale qui traverse la préfecture pour prendre des camions à destination du Cameroun ou du Tchad. Elles ont passé deux mois en route, se cachant dans la brousse la nuit. Beaucoup ont perdu des membres de leur famille et des amis après avoir été attrapés ou abattus par des groupes anti-balaka. En avril, plus de 50 hommes ont été tués dans des attaques perpétrées par les anti-balaka, qui se sont également emparés de 7 000 têtes de bétail – une source importante de revenus et de nutrition. De nombreuses personnes ont trouvé refuge plus au nord à Yaloke, dans l’espoir de quitter le pays. Yaloke était auparavant une ville prospère où vivaient près de 10 000 musulmans.

Aujourd’hui, les Peuhls déplacés sont les seuls musulmans qui restent à Yaloke, et ils sont confinés dans un site pour déplacés internes surpeuplé. Ils ne peuvent pas dépasser un périmètre de 500 mètres à cause des dangers. En conséquence, ils ne peuvent pas chercher la sécurité ailleurs ni obtenir des moyens de subsistance ou autres aides.

Une équipe du HCR a rendu visite au groupe le 18 décembre pour évaluer leur situation. Il en résulte que plus de 90% d’entre eux souhaitent partir pour trouver refuge au Cameroun ou au Tchad. Ils implorent une assistance en véhicules pour pouvoir quitter le pays en toute sécurité. D’autres souhaitent être transférés loin de Yaloke qui n’est plus considéré comme viable.

Plus de deux ans de guerre civile et de violences interreligieuses ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes en République centrafricaine. Près de 440 000 personnes restent déplacées à l’intérieur de la RCA et quelque 190 000 ont cherché asile dans les pays voisins, au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et en République du Congo.

Aujourd’hui, plus de 36 000 personnes restent coincées dans 7 enclaves dispersées à travers la République centrafricaine (PK5 à Bangui, Boda, Yaloke, Carnot, Berberati, Bouar et Dekoa). Le HCR a accès à ces populations et a effectué plusieurs missions pour connaitre leurs intentions. Certains nous ont indiqué vouloir demander l’asile dans les pays voisins, d’autres aimeraient être transféré dans des zones plus sûres en République centrafricaine, d’autres encore aimeraient rester. Nous avons coordonné et facilité l’évacuation de plusieurs communautés dans le passé, notamment à partir de Bossembele en janvier, de Bossangoa et du PK12 à Bangui en avril. Nous nous efforçons également de promouvoir la cohésion sociale entre les communautés qui souhaitent rester.

CNC / Bangui / Fred Krock.

Centrafrique: Le désarroi du Comité technique de suivi de l’Accord d cessation des hostilités

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Signature des Accords de Brazzaville

Le désarroi du Comité technique de suivi de l’Accord d cessation des hostilités

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014.  Les membres du Comité technique de la mise œuvre de l’Accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet à Brazzaville au Congo broient le noir. Ils se plaignent du manque de moyens nécessaires prévus pour accomplir leur mission. Par la voix de leur président, Rostand Vivien N’Gbha Beïna, ils ont saisi le président de la commission de suivi de cet Accord pour réclamer la régularisation de leur situation.

C’est dans une lettre signé lundi 22 décembre 2014, à l’endroit du président de la Commission de suivi de l’Accord de cessation des hostilités que les membres du Comité technique ont exprimé leur ras-bol tout en sollicitant une entrevue sans délai avec elle, en vue de la régularisation de leur situation. En effet, depuis sa création par Décision N° 001 du 07 novembre 2014, conformément à l’organigramme de fonctionnement adopté par la commission de suivi, le « Comité technique permanent n’a bénéficié d’aucune indemnité ; à part les 50 000 F Cfa versés par deux fois comme frais de transport par la Minusca. Alors que dans l’Article 5 de l’Arrêté N° 010 du 28 août 2014 et de la Décision N° 001 du 07 novembre 2014, il avait été prévu une indemnité en qualité des Experts nationaux »,comme l’on pouvait lire dans cette lettre. Malheureusement, toujours selon le texte, « jusqu’aujourd’hui, aucune indemnité n’a été versée aux membres du Comité technique, également les moyens de travail ne sont pas mis à leur disposition afin d’accomplir leur mission selon le règlement intérieur. »

Notons que le Comité technique de suivi de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville est composé de sept groupes armés, notamment la Séléka, les Anti-balaka, le FDPC, l’UFR et l’UFR-fondamentale, le MLCJ et le RJ. A ces entités s’ajoutent des représentants du CNT (01), de la Primature (01) et de la Présidence (01). Ce comité est chargé d’aller sur le terrain à la rencontre des éléments sur le terrain pour les amener à observer cet important accord. Rappelons aussi que cet Accord n’a jamais été respecté, tout comme les nombreuses conclusions des fora en RCA toujours violées par leurs propres signataires.

CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: Mgr Dieudonné Nzapalainga en visite humanitaire aux Séléka du camp RDOT

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Mgr Nzapalainga sur le site de la seleka deRDOT à Bangui. photo: Fred krock / CNC

Mgr Dieudonné Nzapalainga en visite humanitaire aux Séléka du camp RDOT

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014.  L’Archvêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzaplainga a visité, mardi 23 décembre 2014, les 591 Séléka cantonnés depuis janvier dernier au Camp du Régiment de défense opérationnelle du territoire (RDOT). Cette visite s’inscrit dans la suite logique d’une première en direction des Séléka de Camp Beal, puis les Anti-Balaka de Boy-Rabe

Si le sens donné aux précédentes visites de Nzapalainga est celui de donner espoir à ces jeunes (Anti-balaka ou Séléka) ayant perdu de chemin, histoire d’écouter leurs doléances afin de faciliter leur réinsertion dans la société, la visite du Camp RDOT revêt d’un double enjeu parce qu’elle est intervenue à la veille de la fête de Noël. Occasion par excellence pour Nzapalainga de fêter avec les occupants actuels de ce site de cantonnement. « Nous sommes à quelques heures d’une grande fête, la fête de Noël – la naissance de l’enfant Jésus dans notre monde. Pour ceux qui croient en Dieu, il est proche de nous. C’est par cette occasion que nous avons décidé de venir témoigner notre solidarité à nos enfants qui sont ici au Camp Beal. C’est pour leur apporter la joie de Noël. » a déclaré Mgr Nzapalainga qui ajoute, « nous sommes venus ici exprimer notre désir d’aller vers la paix, mais aussi d’écouter les autres, afin que nous convergions notre cœur et s’acheminer ensemble vers la paix. »

Tout comme chez les Séléka du Camp Beal et les Anti-balaka de Boy-Rabe (site de Monastère Marie mère des verbes), Mgr Nzapalainga s’est fait accompagner par une équipe des religieux catholiques, notamment l’équipe médicale mobilisée par CODIS (Coordination diocésaine de la santé) conduite par le Frère Elkana, l’Ong CARITAS-Bangui, la Société Saint Vincent de Paul et biend’autres fraternités de l’église catholique. De la nourriture préparée sur place avec des stocks de réserve ont été distribuée ; des habits également ont pu être distribués et ; des soins ont été administrés aux Séléka malades…

La présence de Nzapalainga au Camp RDOT, un véritable soulagement

la famille de Séléka RDOT
la famille de Séléka RDOT

Le sentiment d’abandon qui brûle en ces Séléka a été dissipé d’un seul coup, faisant place à la joie et la réjouissance. « La joie que je ressens et ce que j’avoue ici ne sont pas seulement les miens, mais ceux de tous les éléments cantonnés au Camp RDOT. Cela a été une grande joie de voir Monseigneur et toutes les personnes qui l’ont suivi venir nous assister. » a affirmé Colonel Benoît Bamara, Commandant en chef dudit site. Il poursuit en disant « Nous, Séléka de Camp RDOT, nous ne voulons plus continuer avec cette guerre. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons accepté volontiers d’être cantonnés ici. Nous ne voulons que la paix désormais, car nous peinons de voir nos parents souffrir de froid, de la faim, de maladies … dans les ‘’ledgers’’. » Même satisfaction pour Mlle Ella Pounoué qui a remercié la délégation de l’église catholique qui leur est venu en aide : « Ici, nous sommes dépourvus de tout. On s’inquiétait de ce qu’on allait donner à nos enfants comme cadeaux de Noël. Dieu-merci, Monseigneur nous a fait un geste qui peut apaiser nos enfants. » Pour Hubert Mbéï, cette assistance arrive à point nommé car, « avant, c’est l’OIM (Organisation internationale pour la migration) qui nous alimentait avec des vivres ; alors que maintenant, c’est le gouvernement qui s’est chargé de nous donner 3 000 F Cfa tous les trois jours. Mais le versement n’est même pas régulier. C’est difficile ! Pire encore, en cas de maladie, il est difficile pour nous de nous soigner. C’est pourquoi, je suis très fier aujourd’hui de la visite du Monseigneur et j’en appelle à d’autres personnes de bonne foi de ne pas nous considérer comme des ennemies, mais plutôt leurs filles et fils et de nous venir en aide. » a-t-il dit.

Cependant, cette satisfaction est nuancée par l’attente des réponses aux revendications exprimées par les Séléka vis-à-vis des autorités et leurs partenaires. A cet effet, Benoît Bamara a déploré que le gouvernement n’a pas honoré de ses engagements vis-à-vis des Séléka cantonnés à Bangui. « Depuis le 11 novembre où nous étions sortis pour barricader la route jusqu’aujourd’hui, le gouvernement nous roule dans la farine sur nos revendications, à savoir l’incorporation des jeunes qui sont avec nous dans l’armée  et de remettre en fonction les officiers qui sont parmi nous ; le payement de nos 11 mois de frais de cantonnement ; et la prise en compte de nos grades. » a-t-il expliqué. Mais, le commandant du site n’est pas resté là, car il a donné un ultimatum d’une demi-journée au gouvernement de payer les frais de cantonnement promis, sinon la fête de Noël sera gâtée.

CNC / Bangui / Fred Krock

L’ONG SAVE THE CHILDREN DRESSE UN BILAN SOMBRE DE NOMBRE DES ENFANTS SOLDATS EN CENTRAFRIQUE

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Manifestation des éléments de l’Ex-seleka en Centrafrique. Photo: Diaspora

L’ONG SAVE THE CHILDREN DRESSE UN BILAN SOMBRE DE NOMBRE DES ENFANTS SOLDATS EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014. L’ONG international Save the Children déplore que le nombre d’enfants soldats en République centrafricaine soit en hausse. Dans un rapport rendu public, ce 18 décembre 2104, Save the Children a affirmé que le nombre d’enfants recrutés comme des milices est multiplié par quatre (4) au cours de ces dernières années marquées par le conflit armé.

Ce rapport intitulé “Piégé dans une zone de combat” fait état de 10 milles enfants enrôlés dans les groupes armés actifs dans le pays. L’enrôlement de ces enfants dans le rang de ces groupes armés se justifie par la guerre civile sévissant dans le pays depuis le mois de décembre 2012.

Les enfants enrôlés sont utilisés dans plusieurs domaines aux profits des adultes dont ils exécutent les ordres, selon le rapport dit « Piéger dans une zone de combat ». Toujours dans ce même rapport, Save the Children expliquent que ces enfants subissent régulièrement des violences physiques et mentales de la part des chefs des groupes armés auxquels ils appartiennent. Emmenés à être en première ligne de combat lors des affrontements entre les Antibalaka et les éléments de l’ex seleka, ils sont quotidiennement victimes de la part des adultes. Ces enfants sont utilisés à transporter des armes et des prévisions des combattants lors des combats. Certains d’entre eux sont même emmenés, selon l’ONG, à faire usage des armes de guerre pour protéger leur communauté ou à venger les leurs.

Dans un rapport de 19 pages, l’ONG Save the Children recommande entre autres, d’accorder la priorité à la mise en oeuvre d’une stratégie globale en faveur des enfants et d’accroître le financement afin de prévenir le recrutement des enfants par les groupes armés. L’ONG exige, en outre, la libération de ces enfants soldats dans le rang des groupes armés, leur réinsertion et de surcroît mettre fin à l’impunité à l’égard des enfants en Centrafrique.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Travailleurs humanitaires devenus des cibles en Centrafrique

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Euronews / Corbeau News Centrafrique: 23-12-2014.

les travailleurs humanitaires sont devenus des cibles dechoix en centrafrique
les travailleurs humanitaires sont devenus des cibles dechoix en centrafrique

Travailleurs humanitaires devenus des cibles en Centrafrique

“Le taux de mortalité infantile est scandaleux, ce sont des taux absolument anormaux. Trop de gens meurent de la malaria aussi. La malaria est le premier tueur de la planète, tout le monde le sait. Mais si les patients ont la chance de pouvoir arriver à une structure de santé, d‘être pris en charge correctement, ils ne vont pas mourir. Mais il faut au moins leur laisser cette chance. Et il y a beaucoup d’endroits en RCA actuellement où ils n’ont même pas cette chance. Quand début octobre nous avons eu des incidents assez sérieux sur Bangui, notre action a été mise en danger. Nous même avons été mis en danger. Nous avons été instrumentalisés. Nous n’avons pas pu travailler.
Les patients n’ont pas pu atteindre les structures de santé. Et donc des gens sont morts de ne pas avoir pu parfois faire 500 mètres pour aller dans une structure de santé. Ca c’est un point. L’autre point c’est que depuis une année à peu près, on s’aperçoit que l’espace humanitaire, qui est normalement une espèce de bulle qui entoure les travailleurs humanitaires, cet espace s’est réduit.

On avait la chance de bénéficier d’une espèce d’immunité liée à notre action humanitaire, et cette immunité s’est rétrécie comme une peau de chagrin. Parce que la situation est très difficile pour beaucoup de gens. Que beaucoup d’anciens combattants se retrouvent aujourd’hui ni démobilisés, ni désarmés , ni réintégrés. Je peux dire par là que le système dit de DDR n’a jamais commencé. Donc tous ces gens sont dans la nature. Beaucoup d’entre eux avaient rejoint les rangs des Anti Balaka ou des Seleka, peut-être pour l’adrénaline, peut-être un peu pour des convictions, et puis aussi pour une occasion de gagner un peu d’argent. Il y en a pas mal qui ont vu leurs espoirs déçus. Aujourd’hui ils essaient toujours de gagner leur vie.
Alors il y a des cibles qui sont toutes trouvées.
Les humanitaires sont des gens qui ont des voitures, qui ont de largent, qui ont des téléphones, qui ont des ordinateurs, qui ont des vétements, des médicaments, qui transportent du carburant… Cela fait de nous clairement des cibles.
Que ce soit Médecins sans Frontières, que ce soit le Programme Alimentaire mondial,, que ce soit toute autre organisation, il y a beaucoup, beaucoup d’incidents.
Et le plus récent est arrivé hier. Hier vers 12h45 il y a une voiture d’une ong qui a disparu sur un axe. Et on a retrouvé cette voiture aujourd’hui dans la fôret. Et le chauffeur poignardé, et le patient qui était un enfant poignardé aussi. Heureusement ils sont toujours en vie. Ils sont sur un bloc d’opérations à Bangui, ils ont été rapatriés à Bangui. Et on ne sait pas pourquoi c’est arrivé. La voiture c’était ces fameux land cruiser blancs que nous utilisons, il y avait les marques de l’ong dessus. Pourquoi ont-ils été attaqués ? On leur a volé les téléphones, des choses comme cela. Mais souvent les actions sont sans commune mesure avec l’espérance de gain ou de butin. L’exemple le plus ridicule c’est un camion de MSF qui se fait stopper à une barrière, les types ouvrent les portes arrière du camion, dans lequel il y avait beaucoup de choses. Et finalement ce qu’ils ont pris ce sont 5 barres de savon. Cinq barres de savon ! Je veux dire, comparé au risque d’un dérapage, de tuer un chauffeur… 5 barres de savon, c’est pathétique.”

 

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