CENTRAFRIQUE: SAMBA-PANZA EN VISITE A BAMBARI POUR REDONNER L’ESPOIR A LA POPULATION

Publié le 30 juillet 2015 , 5:19
Mis à jour le: 30 juillet 2015 5:22

(Corbeau News Centrafrique)

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SAMBA-PANZA EN VISITE A BAMBARI POUR REDONNER L’ESPOIR A LA POPULATION

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 31-07-2015

La Cheffe de l’Etat de la transition, Catherine Samba-Panza était, ce 30 juillet 2015, en visite à Bambari, une ville située au Centre-est du pays. Cette visite de quelques heures a permis à la présidente de redonner l’espoir à la population de Bambari meurtrie par le conflit. Elle a restauré l’autorité de l’État dans la ville de Bambari, inauguré les deux bâtiments administratifs réhabilités par la MINUSCA, et favorisé la cohésion sociale.

« Les élections sont possibles avant la fin 2015 », a martelé la présidente Catherine Samba-Panza dans son discours à population à Bambari. Elle était accueillie à l’aéroport de la ville par les autorités locales. Son déplacement dans cette région était axé sur trois points essentiels. La Cheffe de l’État de la transition a d’abord procédé à une double inauguration des bâtiments administratifs dont celui de la Cour d’Appel et celui de la Mairie de la ville de Bambari. Ces bâtiments ont été réhabilités par la Mission intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

Ensuite, Catherine Samba-Panza s’est félicitée, lors d’un meeting avec la population de Bamabari, des efforts consentis par les acteurs de la paix. Des travaux sont menés en faveur de la cohésion sociale au sein de la population de cette ville où le climat de méfiance règne sous l’effet de violence. En évoquant le pré DDRR (Désarment Démobilisation Rapatriement et Réinsertion), la présidente de transition a exhorté les milices armées actives dans cette région de restituer les armes gardées illégalement à leur possession.

« La ville de Bambari reprend son cours normal malgré quelques poches de résistances ». Nonobstant cette situation. Plus de 40 milles personnes déplacées internes n’attendent que le désarmement annoncé lors du forum de Bangui pour regagner leurs domiciles », a déclaré Abel Madipada, le président de la délégation spéciale de la ville de Bambari.

Il faut dire que la visite de la présidente de transition était dans un climat de méfiance dans la ville. Car selon les informations recueillies dans la journée, la ville de Bambari a été secouée à quelques heures de l’arrivée du Chef d’État de la transition par des tirs à l’arme lourde. Des tirs d’armes dont l’origine reste encore floue. Malgré les mesures de sécurité dans la ville, les peuhls armés sont sortis se promener avec leurs armes, à la veille de cette visite de la présidente, à en croire les certains habitants de Bambari. Or 16 juillet dernier lors d’une rencontre avec le ministre résident de la Ouaka, Joseph Agbo, les groupes rebelles actifs dans la ville se sont engagés à ne pas perturber la visite du Chef de l’État de la transition à Bambari.

« Il y a eu ce matin des coups de feu un peu partout et on ne sait pas ce qui les justifie malgré l’arrivée du Chef d’État de la transition. La population terrorisée est obligée de rester à la maison», a déclaré sous couvert de l’anonymat, un habitant de la ville sur la Station Radio Ndeke Luka.

Dans cette situation d’incertitude, les combattants de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), du chef rebelle Ali Daras, sont pointés du doigt par d’autres sources qui ont affirmé que ces tirs d’armes ont retenti du côté de ce groupe rebelle aux environs. Une accusation balayé de revers de la main par le Porte-parole de l’UPC, le capitaine Ibrahim Ahamat Nidjad. Ce dernier parle lui de l’ironie, du mensonge. Car, selon lui, c’était des tirs de sommation qui ne provenaient pas de leur camp. Mais toutefois, a-t-il souligné, des investigations pour identifier les auteurs qui voulaient mettre en péril la visite de la présidente sont en train d’être menées.

C’est le troisième déplacement de Catherine Samba-Panza à l’intérieur du pays depuis son arrivée au pouvoir le janvier 2014. Elle était successivement deux dans la Lobaye, , à Mbaiki d’abord et en suite à Boda, au Sud de Centrafrique.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

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