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Bangui: Déjà 42 575 nouveaux déplacés à Bangui qui manquent de tout

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(Corbeau News Centrafrique)

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Déjà 42 575 nouveaux déplacés à Bangui qui manquent de tout

Bangui, (C.N.C), 02-10-2015

 

L’autre facette du dernier regain de tensions dans la capitale centrafricaine intervenu les 26, 27 et 28 septembre a été le flux des déplacés orientés à nouveau vers les ‘’ledger’’ (sites des déplacés internes). A ce jour, la coordination des organisations humanitaires en Centrafrique (OCHA) table sur le chiffre de 42 575 nouveaux déplacés à Bangui, portant ainsi à 69 890 le nombre total des Banguissois fuyant leur domicile à cause de l’insécurité. Ils viennent essentiellement des 3ème, 5ème et 8ème arrondissements.
Selon une revue de la situation faite par OCHA, « les estimations sont continuellement en hausse. Nous sommes aujourd’hui à 42.575 personnes nouvellement déplacées sur les sites, avec cependant, des mouvements pendulaires important qui pourraient présager d’un retour de nombreuses personnes dans leur quartier si la situation devait se calmer. L’augmentation du nombre des déplacés est continue à Mpoko ainsi que sur d’autres sites (voir tableau). Avec la création de deux nouveaux sites, le nombre total s’élève aujourd’hui à 32, avec une population totale de 69.890 déplacés sur les sites à Bangui. »
Alors que la plupart des mouvements de population était orientée vers les sites comme Mpoko, Benzvi, Saint Sauveur et de la Fateb. Aussi, des mouvements pendulaires entre les 5ème et 8ème arrondissements ont également été observés tandis que des nombreux déplacés auraient trouvé refuge dans des familles d’accueil, notamment dans les 2ème, 4ème, 8ème arrondissements ainsi au PK12.
Ces déplacements passifs étant intervenus à un moment où des organisations humanitaires aient été sauvagement pillées lors de la dernière flambée de violences et que la circulation urbaine reste paralysée, le problème d’assistance humanitaire n’a pas tardé à frapper les déplacés. Parmi les urgences des urgences l’eau, l’assainissement et la faim tapent déjà fort. « Depuis cinq jours que nous sommes-là, personne nous est venus en aide. Nous sommes abandonnés. On manque de tout, les enfants pleurent, nous-mêmes nous ne savons plus quoi faire, on dort à même le sol… Nous demandons aux autorités et à PAM de nous amener de l’eau à boire et de quoi à manger. Sinon, nous allons tous crever de faim. » a crié Helléna Ndorema, mère de quatre enfants rencontrée sur le site de Mpoko.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

RCA: Les membres de l’ ONU réaffirment leur soutien à la République centrafricaine

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Les membres de l’ ONU réaffirment leur soutien à la République centrafricaine

 

Bangui, (C.N.C), 02-10-2015

Lors d’une réunion de haut niveau tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ ONU, les Etats membres des Nations Unies se sont aujourd’hui engagés à continuer de soutenir la paix et la stabilité en République centrafricaine. Le but de cette réunion était de maintenir l’élan politique en République centrafricaine au-delà de la transition, et de rechercher un soutien global pour la mise en œuvre des résultats immédiats et les plus urgents du Forum de Bangui.

Les tâches les plus pressantes comprennent le désarmement et la démobilisation des anciens combattants, la justice et la réconciliation,la gouvernance et le développement économique, dont la restauration de l’autorité de l’Etat et le financement des prochaines élections.

Le week-end dernier, des incidents ont soudainement éclaté à Bangui, faisant plus de 100 morts et plus de 100 blessés, et provoquant le déplacement de milliers de femmes, hommes et enfants.

Bien que la situation se soit stabilisée ces derniers mois, ces affrontements rappellent que la stabilité de la RCA demeure précaire.

« Nous ne pouvons laisser quiconque remettre en question les résultats obtenus au cours de l’année écoulée et faire fi des aspirations de la vaste majorité des Centrafricains à la paix et à une vie meilleure. » a déclaré Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies dans son allocution d’ouverture du sommet de l’ONU.

« Nous devons agir maintenant pour briser le cycle de la violence en République centrafricaine et remettre le pays sur la voie du développement durable», a par ailleurs déclaré l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement, Helen Clark avant d’ajouter : « Cela nécessitera la promotion de forces militaires et de police professionnelles, ainsi que la démobilisation des ex-combattants. Il faudra aussi assurer la justice et la réconciliation, la création d’emplois et l’amélioration des infrastructures dans tout le pays, ».

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux les opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a quant à lui souligné : « Il est donc essentiel que la transition se poursuive et qu’elle soit parachevée avec des élections démocratiques d’ici la fin de l’année. »

Le Secrétaire général adjoint a également rappelé que tous ceux qui agissent contre le processus politique ou qui commettent ou encouragent des crimes – qu’ils se trouvent à l’intérieur ou à l’extérieur du pays – seront tenus responsables de leurs actes.

Le gouvernement estime que le coût des trois priorités que sont le désarmement et la démobilisation des anciens combattants, la justice et la réconciliation, et la gouvernance et le développement économique, s’élèvera à 202 millions de dollars au cours des 18 prochains mois. Environ 85 millions de dollars restent à financer.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: A la tribune des Nations unies, les autorités de la transition plaident pour

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(Corbeau News Centrafrique)

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A la tribune des Nations unies, les autorités de la transition plaident pour

le renforcement du mandat de la Minusca et le déploiement des FACA

 

Bangui, (C.N.C), 20-10-2015

 

Rentrée précipitamment à Bangui le 30 septembre du fait de la flambée subite de violences dans son pays, Catherine Samba Panza a dû abandonner la délégation centrafricaine à New York pour poursuivre le déroulé de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations unies. Malgré ce retour prématuré de la présidente de la transition, le message des autorités de la transition pour le rétablissement de la paix et de la sécurité a été bien passé à la tribune des Nations unies.
Selon le communiqué de presse de la Cellule de communication de la présidence de la République envoyé par Henri Pascal Bolanga, Ministre Conseiller spécial de la présidente de la transition, le drame des 26, 27 et 28 septembre dernier n’a pas empêché la détermination des autorités de la transition à plaider auprès des Nations unies pour demander l’appui nécessaire, en vue de la réussite de la transition et donc, d’un retour à l’ordre constitutionnel. « … en lieu et place de la Présidente de Transition, le Ministre des Affaires Etrangères de la République centrafricaine, Samuel Rangba, est intervenu à la tribune des Nations Unies: ‘’Je demande au Conseil de sécurité des Nations Unies de renforcer le mandat de MINUSCA afin de mieux combattre ces ennemis de la paix et redonner espoir au peuple centrafricain meurtri’’ » peut-on lire dans le communiqué.
Un autre plaidoyer fort du Ministre des Affaires étrangères a été le déploiement des Forces armées centrafricaines réclamé à cor et à cri par le peuple centrafricain, en vue d’apporter son expertise du terrain aux côtés des actions des forces internationales opérationnelles en RCA. Il s’agit « d’envisager l’allègement du régime de sanction à l’égard de l’Etat centrafricain notamment en ce qui concerne la formation et l’équipement de nos forces de défense et de sécurité dans le cadre de la coopération bilatérale » a précisé Samuel Rangba.
Notons que la recrudescence des violences du fin septembre à Bangui sur fond de tensions intercommunautaires a occasionné près d’une quarantaine de morts et des centaines de blessés et vient ainsi porter un coup d’arrêt au processus électoral et transitionnel qui devait pourtant sortir renforcé de la participation de la Centrafrique à la présente Assemblée Générale. Ce qui a fait dire à la présidente de transition lors de son adresse à la Nation que «La nature politique de ces évènements est évidente. Il s’agissait ni plus ni moins d’une tentative de prise de pouvoir par la force. Une manipulation savamment orchestrée d’une partie de la population à se soulever et à faire resurgir les conflits interconfessionnels est manifeste, avec en toile de fond, le soulèvement de la population contre les forces internationales et contre la France.»
A en croire une note des Nations unies aux correspondants sur le République centrafricaine en date du 1er octobre, les fruits des plaidoyers des autorités de la transition n’ont pas tardé à tomber. « Les Etats membres des Nations Unies se sont aujourd’hui engagés à continuer de soutenir la paix et la stabilité en République centrafricaine (RCA) lors d’une réunion de haut niveau tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Le but de cet événement de haut niveau était de maintenir l’élan politique en République centrafricaine au-delà de la transition, et de rechercher un soutien global pour la mise en œuvre des résultats immédiats et les plus urgents du Forum de Bangui.

Les tâches les plus pressantes comprennent le désarmement et la démobilisation des anciens combattants ; la justice et la réconciliation ; la gouvernance et le développement économique, dont la restauration de l’autorité de l’Etat et le financement des prochaines élections. » peut-on lire dans cette note.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: L’IMPOPULARITE DE LA FRANCE EN CENTRAFRIQUE

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14 juillet

 

L’IMPOPULARITE DE LA FRANCE EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, (C.N.C) , 02-10-2015

 

En sillonnant les rues de Bangui la capitale centrafricaine, on se rend compte que les centrafricains ont appris de cette sempiternelle crise. Jamais de mémoire d’homme, les réactions ont été contre la France.

Les centrafricains de différents milieux, dans leur grande majorité ont pointé un doigt accusateur l’ancienne puissance colonisatrice et les organisations humanitaires. Le sentiment anti-français va croissant dans les rues de Bangui.
« Nous sommes entrain de tout perdre en Centrafrique, nous n’allons pas nous laisser faire ». Parole du colonel R.RENE de la force française Sangaris. C’est le nom flanqué sur sa pointure coté gauche du treillis. Il a l’a dit dans un entretien avec l’un de nos reporters.

Ce haut gradé de l’armée française a aussi déclaré sans vergogne que la France fera tout pour mettre la main sur les principales richesses du pays. Il ne savait pas qu’il avait en face de lui un journaliste.

De tout état de fait, les chinois ne sont pas prêts à lâcher le gisement pétrolier de BOUROUMATA dans la ville de Birao à l’extrême Nord-est du Centrafrique. La France, selon les investigations est en mauvaise posture pour l’acquisition du gisement pétrolier de Carnot dans la Nana Mambéré. L’exploitation du ciment est confiée aux indiens par l’ancien président François BOZIZE.

Cette course aux richesses centrafricaines se ne fait plus désormais à visage masqué. Sur le terrain le mépris de la France et des ONG internationales se justifie. Les habitants de Bangui, sont passés à la vitesse supérieure en vandalisant la grande majorité de ces Organisations Non Gouvernementales qui œuvrent dans l’humanitaire.
Le déclic : D’importantes quantités d’armes découvertes dans les locaux de l’Organisation Internationale pour la Migration, OIM au quartier 1 dans le 1er arrondissement. C’était pendant le pillage de ses locaux le dimanche 28 septembre 2015. Que font les armes de guerre AK47 en état neuf dans les locaux d’une organisation humanitaire ? On se souvient que c’est OIM qui a déporté les populations peules du P13 sortie nord de Bangui en 2014, sans l’aval du gouvernement, pour les relocaliser à Bambari.

Ce qui a déclenché une déferlante de pillages de ces Organisations longtemps supposées entretenir la crise en République Centrafricaine. Les découvertes bizarres ne s’arrêtent pas là. Beaucoup de livres en Arabe ramassés dans les locaux du CICR au quartier Benz-Vi .Le CICR Une grande quantité de brassards des forces de la MINUSCA emportés par les pillards dans les locaux de l’ONG Action Contre la Faim à sica1. Grand est notre étonnement de voir qu’aucune radio de la place en a parlé. Ce qui devrait susciter de sérieux débats ailleurs, passe sous silence en Centrafrique.

Les populations de Bangui, durant cette crise, quand nous nous promenions pour prendre des impressions, disent ne pas hésiter à s’en prendre aux véhicules de ces Organisations Humanitaires.
Durant les cinq jours d’échanges de tirs, on a constaté une absence totale de la Croix Rouge sur le terrain pour ramasser les blessés et les cadavres. Etaient-ils avertis ? Les banguissois les accusent d’être les principaux acteurs de cette belligérance. Les témoignages recueillis font état de plusieurs éléments qui attestent des signes précurseurs de cette escalade de violences. « Ils ont augmenté les primes de risques octroyées aux expatriés depuis trois semaines, et nous n’avons pas l’accès à certains niveau d’informations ».

Déclare Christian, 45ans, il travaille dans une Ambassade à BANGUI. Il a encore poursuivi qu’ « habituellement quand ils font des choses comme ça, ce qu’ils préparent quelque chose ».
Un témoignage encore frappant qui a attiré notre curiosité est celui d’un jeune volontaire de la Croix Rouge Française. Celui-ci a refusé de montrer son prénom. Il nous a confié ceci : « J’ai vu plusieurs sacs blancs, gants et cache-nez pour le ramassage des cadavres qu’ils ont venir de l’extérieur du pays, une semaine avant le déclenchement de cette crise ». C’est dire que la spirale de massacres au pays de Barthélémy BOGANDA est une machination savamment ourdie par ceux-là qui ont l’expérience en la matière.

Le grand site des déplacés de l’aéroport de Bangui Mpoko qui a vu une grande partie de sa population rentrée chez elle, a connu une augmentation de ses latrines, comme pour accueillir à nouveau, une nouvelle vague de déplacés. Sur ce site, nous avons rencontré beaucoup de personnes qui nous ont ce même témoignage. C’est encore une preuve que la France se comporte en ennemie de la paix en Centrafrique. Toute une série de préparatifs qui ont abouti à ce que nous vivons.

En revenant dans la rue, les interventions sont une avalanche de haine envers le pays de Molière.

« Je suis chrétien pratiquant, je crois fermement que ce font ces français, ils le payeront chèrement. Un jour, ce qui est arrivé aux américains le 11 septembre 2001, arrivera en France, j’y crois, ils récolteront les fruits de leur méchanceté, j’ai perdu mon frère, ils payeront ces français ». Propos de Jean, le frère d’une des victimes du quartier Bazanga dans le 5e arrondissement de Bangui.

Pour la précision, ce quartier est l’un des proches du PK5 où les musulmans ont décimé la population et brulé toutes les maisons le samedi 27 septembre devant la passivité des forces burundaises de la MINUSCA accusées d’être de mèche avec les mercenaires musulmans et peuls du KM5. Aux passages des troupes burundaises et françaises, c’est une pluie d’injures en langue Sango, des cris de mépris, de bras d’honneur et des bruits de casseroles.

La majeure partie des réactions est faite d’injures et de malédictions à l’encontre de la France. Certains étudiants demandent la sortie de la RCA de l’Organisation Internationale de la Francophonie pour rejoindre le Commonwealth comme l’a fait le Rwanda. Une autre tranche des réactions sont hostiles aux burundais, très contestés par la population qui les compare aux troupes tchadiennes exclues des troupes internationales en RCA. Une autre encore accuse la chef de l’Etat de transition Catherine Samba-Panza de passivité pour le désarmement du Km5 et le réarmement des Forces Armées

Centrafricaines, FACA. Dans l’ensemble, la cohésion sociale a encore du chemin devant elle.
La réconciliation entre les chrétiens et les musulmans est presque mission impossible. Pour notre part, nous trouvons curieux de voir les Anti-Balaka, dont plus de ¾ ne connaissent pas la langue de

Molière d’écrire correctement, dans un bon Français : « Sacrifice, bonne fête de Tabaski » sur le corps sans vie d’un supposé taximoto musulman découvert au quartier Combattant dans le 8e, élément déclencheur de ces soulèvements le 26 septembre. L’industrie de guerre se porte bien en Centrafrique, ancienne « Suisse africaine » sous l’ère impériale. Comme le disait un écrivain africain : « J’ai ma vérité, tu as ta vérité, mais la vérité appartient à DIEU ».

Juvénal KOHEREPEDE

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Nguendet et Samba Panza ont réussi leurs coups de forces

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Centrafrique : Nguendet et Samba Panza ont réussi  leurs coups de forces

 

Bangui, (C.N.C), 02-10-2015

 

Bravo monsieur Alexandre Nguendet, Bravo madame Samba Panza, bravo messieurs les balakas, bravo les selekas, bravo les mercenaires.

Vous avez réussi votre coup en massacrant votre peuple pour des raisons politiques. Comment peut-on imaginer Nguendet peut-il être derrière ce coups de folies meurtrière? Comment peut-on imaginer que Samba Panza et quelques hommes politiques véreux peuvent-ils  participer directement ou indirectement à ce massacre? Et pourquoi?

Après quelques réflexions et analyses des preuves tangibles, nous avons conclu que des personnalités précitées sont belle et bien impliquées pour des raisons plus ou moins claires, car depuis le début de cette fameuse transition chacune d’entre elles n’a cessé d’afficher son opposition à l’organisation des élections  sensés mettre fin à leurs pouvoirs et busniess.

Monsieur Alexandre Nguendet, dans sa dernière interview au magazine  Jeune- Afrique, a dit clairement que pensé àorganiser des élections avant la fin de l’année 2015 est une mauvaise disposition d’esprit car, pour lui les électionsdoivent se dérouler après le désarmement des milicesprobablement pas avant janvier 2017.Entretenir l’insecurité,crée des conflits font partie des stratégies bien réfléchies que Monsieur Nguendet a mise en place il y a de cela plusieurs mois. Les dernièrs faits remontent a avant-hier dans lesquels plusieurs personnes ont vues le fameux président du CNT Monsieur Alexandre Nguendet remettre une caissette de munitions aux anti-balakas pour aller attaquer  manœuvrer avec. Cela montre clairement que Nguendet a intérêt a entretenir l’insécurité pour pouvoir continuer à bouffer aux dos de victimes jusqu’à 2017 ou 2018 comme il n’a cessé de le dire en privée qu’il ne va pas quitter la tête du CNT avant 2017.

Pour madame Samba Panza, tout est claire depuis son alliance avec le chef rebelle Monsieur Demfouth a la présidence de la république. La famille Samba Panza, classé parmi les familles les plus riches d’Afrique en moins de deux ans de pouvoir, n’a pensé à aucun moment de quitter le pouvoir avant 2017.Madame Samba Panza ,chef de groupe mafieux de la république a pu s’enrichir sur le dos des victimes innocentes en achetant déjà au moins 15 pourcents des immeubles de la ville de Bangui grâce aux différentes poches d’insécurités créées par-ci par-là par son ami et proche-parent Monsieur Demafouth afin de prolonger indéfiniment cette transition.

Pour les anti-balakas, c’est aussi une occasion de demanderle retour de leur parrain Monsieur Bozizé mais égalementde voler, pillier.Quant aux selekas, prolonger la transition c’est également  prolonger l’exploitation illégale de nos ressources naturelles sans inquiétude voir en toutes impunités.

Tous les malfaiteurs profitent quand  il y a le trouble, lesmafieux s’enregisse lors que le sang des centrafricainscoulent. Malheur à eux Dieu les jugera.

 

Bangui, Nicole Beina Pour CNC

Centrafrique : vol de bœufs spectaculaire à Bangui

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Centrafrique : vol de bœufs spectaculaire à Bangui

 

Bangui (C.N.C),  01-10-2015

On a l’impression que certains de nos compatriotes ne mesurent pas les conséquences de leurs actes. On a toujours dit et redit que certains centrafricains ne veulent pas le bien de son prochain. Avant-hier  dans  le quatrième arrondissement de Bangui vers Gobongo, un camion transportant plusieurs dizaines des bœufs  et en provenance des villes du nord de la Centrafrique a été attaqué à son arrivée à Gobongo malgré qu’il ait traversé plusieurs villes dangereuses de province y compris le PK12 réputé très dangereux.

 Appartenant à un centrafricain et conduit par ce dernier, le camion malheureux s’était retrouvé nez-à-nez à quelques mètres du croisement du lycée de Gobongo avec un groupe de dix malfaiteurs assimilés à des Anti-balakas qui l’a pointe en tirant en l’air tout de même. Vu les menaces de ces malfaiteurs, le conducteur a dû s’arrêter  puis en moins de cinq minutes, tout le contenu du camion a été vide y compris plusieurs vingtaines des bœufs transportés mais selon nos informations il ne restait que deux bœufs dans le camion saints te saufs.

Alors on se demande pourquoi un centrafricain digne de ce nom peut accomplir un tel acte a un autre centrafricain? Et de sur quoi, selon des informations que nous avons recueillies sur place, ce camion appartenant à la famille BAMELEC.

Bangui,Blaise SEREMA pour CNC

Centrafrique: Bangui Trois braqueurs tués à Galabadja dans le huitième arrondissement

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Bangui : Trois braqueurs tués à Galabadja dans le huitième arrondissement

Bangui (C.N. C), 01-10-2015

Comme d’habitude à Bangui pour de rien tout peut basculer en un rien de temps. Depuis le début du trouble qu’a connu notre pays la Centrafrique, les fauteurs de troubles ont trouvé des belles occasions pour voler et piller les bien des paisibles citoyens voir détruire les biens publics appartenant à l’État.

Hier dans le huitième arrondissement de Bangui, les habitants de ce secteur ont fait l’expérience encore une fois de plus d’un braquage spectaculaire et de l’assassinat  des hauteurs de ce braquage en public.

Les faits se sont déroulés hier vers 11 heures du matin juste au croisement des sinistres à Galabadja  lorsqu’un soldat de la FACA détaché à Bouar et revenu à Bangui pour des soins médicaux s’était retrouvé face-à-face avec un groupe de quatre anti-balakas convertis aux braqueurs. Ces derniers, très gonflés, ont voulu récupérer sa moto malgré qu’il s’était présentés à eux comme un soldat de la FACA. Après quelque minute de disputes, l’un des quatre braqueurs a tiré directement avec son arme de point sur ce paisible père de famille, soldat de notre armée, qui était suffisamment blessé à l’œil mais en vie toujours à l’hôpital. Informés de la nouvelle, certains FACA –Balakas du secteur ont pris la chasse de ces malfaiteurs qu’ils ont retrouvé à 1km plu tare. Exposés en public, trois des quatre malfaiteurs ont était fusillés et le dernier blessé a échappé grâce à ces amis.

Voilà comment les Centrafricains vivent à Bangui tous les jours.

 

 

 

 

Bangui, Jisèle MOLOMA pour CNC.

Centrafrique: Communiqué: De l’Association « Egalité Pour Tous, EPT »

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Communiqué: De l’Association « Egalité Pour Tous, EPT »

Bangui, (A.E.T.E), 02-10-2015

Pour prendre parole et demander à la population Centrafricaine d’avoir des comportements matures et responsables, condamne avec fermeté les violences qui ont ressurgi ces derniers jours à Bangui. Elle en appelle en particulier à toute la population civile, quel qu’en soit leur croyance, de faire très attention et de ne pas se laisser manipuler par les ennemis de la paix qui ont des ambitions et  intentions égoïstes, morbides et diaboliques. Elle demande aux différentes communautés d’être intelligentes et de se rendre compte qu’elles s’entretuent et vivent dans des conditions misérables pendant que les manipulateurs sont à l’abri ainsi que leurs familles proches. EPT demande également à la « radio Ndeke-Luka » de prendre ses responsabilités par rapport à l’appel à la haine qu’elle ne cesse de lancer indirectement sur son antenne ; EPT lui demande donc d’être professionnelle et impartiale vis-à-vis des différentes communautés et ethnies constituant la République Centrafricaine. Enfin, l’EPT demande aux a
utorités de transition, à toutes les organisations internationales basées en RCA et en particulier à Bangui, de protéger, dans le cadre de leurs missions, toutes les personnes en danger, vulnérables et cibles des exactions de ce moment.
Par ailleurs, nos sincères condoléances à toutes les familles endeuillées, et nous exprimons  notre sincère compassion à toutes les organisations victimes d’actes de vandalisme, barbarie et de pillage.

Fait le, 01 Octobre 2015

Le Président

Djibrine Djallé

Bangui: Le Premier ministre Mahamat Kamoun annonce des mesures fortes pour la reprise du travail

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Le Premier ministre Mahamat Kamoun annonce des mesures fortes pour la reprise du travail

Bangui, ( C.N.C), 02-10-2015

Le mot d’ordre de désobéissance civile lancé dans le cadre de la campagne « Le temps de Centrafrique » par le Groupe de travail de la société civile, le 27 septembre dernier emble être bien suivi, doublé en cela par la présence des barricades, les hommes armés visibles dans les artères et l’absence de transport urbain. Malgré un premier appel du Premier ministre Mahamat Kamoun suivi de celui du Ministre de la sécurité publique Porte-parole du gouvernement Dominique Saïd Panguindji, celui de la présidente de la transition Catherine Samba Panza ; malgré la levée de la plupart des barricades les grandes avenues, les activités n’ont toujours pas repris ce jeudi 1er octobre.
Le Premier ministre Mahamat Kamoun est obligé, une fois de plus, de réitérer son appel. Cette fois-ci avec des séries de mesures visant à mettre en confiance la population, à travers l’intensification des patrouilles militaires et autres mesures pratiques. « La première des choses à laquelle le gouvernement doit s’atteler, c’est de rassurer la population quant à la sécurité. Il faut que les gens sentent que la sécurité est revenue et que la situation est totalement sous contrôle pour leur permettre de se déplacer librement. Cette mise en confiance passe inévitablement par le démantèlement des barricades érigées partout dans la ville, ce que nous avons déjà fait, grâce aux actions conjointes de nos forces de sécurité intérieures et les forces internationales. Très rapidement, il faudrait mettre hors d’état de nuire tous les éléments des bandes armées qui se promènent sur les différentes artères de la capitale et les quartiers. A cet effet, nous avons demandé aux forces intérieures et aux forces internationales d’intensifier les patrouilles de jour comme de nuit pour rassurer la population. Ensuite, les gens ne peuvent pas quitter leurs quartiers respectifs afin de parcourir à pied trois à cinq kilomètres pour rejoindre leurs lieux de travail ; c’est pourquoi nous avons lancé un appel pressant aux conducteurs de taxis et bus, ainsi que les moto-taxis à commencer à desservir la ville, en vue d’assurer le transport de nos concitoyens. De même, nous avons mis à la disposition des différentes stations-services, les agents de sécurité. » a déclaré Mahamat Kamoun lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce jeudi 1er octobre, à la primature.
L’appel du Premier ministre s’adresse à tous les centrafricains sans exclusive comme il l’a si bien noté : « Cet appel que je lance aujourd’hui fait suite à celui que j’ai déjà lancé il y a deux jours et celui que la présidente de la République, chef de l’Etat de la transition, Mme Catherine Samba Panza a lancé hier, dans son adresse à la Nation. Je demande à tous les travailleurs tant du secteur public que privé de reprendre le travail. Aux autres compatriotes, notamment les commerçants, artisans, débrouillards, conducteurs de taxi et bus, etc. eux-aussi doivent reprendre massivement le travail. »
D’un revers de la main, le Coordonnateur du Groupe de travail de la société civile, Gervais Lakosso a balayé les appels à la reprise du travail de la Présidente de la transition et du Premier ministre. « Si c’est une concertation libre dont les conclusions ne sont pas préalablement connues d’avance, nous en sommes favorables. Mais, quant à notre mot d’ordre (de désobéissance civile), il reste en vigueur jusqu’à la satisfaction totale de nos onze points de revendications. » a déclaré Gervais Lakosso en réaction au discours de Catherine Samba Panza.
Jeudi matin, la société civile a publié un communiqué de presse demandant à tout citoyen de rester chez soi et d’observer le mot d’ordre en maintenant les trois temps indiqués pour le concert des casseroles (6h : 00, 12h :00, 18h : 00).
La nuit de mercredi et la journée de jeudi ont néanmoins été caractérisées par une accalmie. Cependant, les attaques ciblées contre les organisations humanitaires ont doublé d’intensité. Deux stations-services des sociétés TOTAL et Tradex y compris le commissariat de police du 4ème arrondissement ont été vandalisé mercredi à un moment où les autorités de la transition appellent à la reprise des activités.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Catherine Samba Panza appelle le peuple à la concertation

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Catherine Samba Panza appelle le peuple à la concertation

Bangui, (C.N.C ), 01-10-2015

La présidente de la transition, Catherine Samba Panza, appelle toutes les forces vives de la nation au chemin de la concertation pour chercher, selon elle,- les voies et moyens de sortie de crise. Un appel lancé dès sa rentrée à Bangui le 30 septembre 2015 après son déplacement à New York au sommet des Nations unies où elle a dû abandonner au vu de la situation à Bangui.
Catherine Samba Panza, la Cheffe de l’Etat de transition centrafricaine est rentrée ce mercredi à Bangui dans des conditions de troubles et de violence intercommunautaire qui ravagent la capitale depuis le weekend dernier. Dès son retour ce jour à Bangui, la présidente a prononcé un discourt d’appel au calme et au retour à la normale dans le pays. Elle en appelle le peuple centrafricain à faire bloc au tour de la transition afin de faire échec au coup de force contre les institutions de l’Etat.
« J’appelle en particulier toutes les forces vives de la nation, à savoir : groupes armés, les partis politiques, l’organisation de la société civile, le syndicat et confession religieuse à reprendre le chemin du dialogue, de la concertation et de la recherche du consensus » a martelé Catherine Samba Panza.
Selon la présidente, le chemin de sortie de crise en Centrafrique est tout indiqué dans la chartre constitutionnelle de la transition. Cette chartre recommande aux autorités de la transition de recourir à la concertation comme moyen de la cherche de consensus. Elle souligne qu’une réunion de large concertation avec toutes les entités sans exception aura lieu dans un très bref délai.
En attendant, elle appelle les détenteurs légaux d’armes à les déposer sans condition pendant que la justice, dit-elle, fera toute la lumière sur les tenants et aboutissants de ce qu’elle qualifie de nouveau complot contre la paix, l’unité et la démocratie. Des journées de deuil national avec le drapeau en berne, martèle la présidente, sera exceptionnellement décrété sur toute l’étendue de territoire centrafricain en mémoire des victimes de massacre du weekend dernier à Bangui.
En fin, la présidente de la transition appelle tous les fonctionnaires et agents de l’Etat à la reprise de travail toute en demandant aux forces nationales de sécurité (gendarmerie et police) et à la Minusca (Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine) d’assurer la sécurité effective de cette reprise de travail sur toute l’étendue du territoire national.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: Adresse à la Nation de Son Excellence Catherine SAMBA-PANZA, Chef de l’Etat de la Transition

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Adresse à la Nation de Son Excellence Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de la Transition

 

 

Bangui, (C.N.C ), 01-010-2015

Mes chers compatriotes, Centrafricains, Centrafricaines,

Il y a quelques jours, je me suis adressée à vous depuis New York.

Au regard de la gravité de la situation, j’ai décidé de revenir au pays. Car En tant que Chef de l’Etat, je suis garante la paix et de la sécurité de notre pays. Je me devais d’être parmi vous pour vous rassurer et apporter l’appui nécessaire à tous ceux qui sont en train de défendre les populations civiles, l’Etat et les Institutions de la transition.

Je me devais d’être aux côtés du Gouvernement de Transition dirigé par le Premier Ministre Mahamat KAMOUN, qui n’a ménagé aucun effort pour faire face à l’état d’insurrection qu’on voulait installer dans le pays.
Je suis également revenue pour partager ma compassion avec les familles endeuillées, ainsi que les blessés et les déplacés internes.

Je voudrais par dessus tout exprimer ma profonde reconnaissance à la population qui, en sa vaste majorité, est restée sereine. Je voudrais dire toute ma satisfaction à la population qui n’aspire à la paix et qui a entendu les nombreux appels aux calmes lancés par nos compatriotes épris de paix.

Ces remerciements vont également à l’endroit de la police, de la Gendarmerie et des éléments des Forces Armées Centrafricaines qui ont su protéger les populations et défendre les institutions du pays, avec courage, malgré leurs faibles moyens.

Je voudrais exprimer toute mon admiration et la reconnaissance des autorités de la transition aux forces internationales (MINUSCA et Sangaris) qui ont su s’interposer, au prix de leur vie, pour éviter que les Centrafricains ne s’entretuent.

Je voudrais exprimer toute ma sympathie aux ONG humanitaires dont les biens ont été pillés mais qui demeurent au chevet des populations centrafricaines en détresse.

Mes chers compatriotes,
Ceux qui poussent les Centrafricains à s’entretuer n’auront jamais la conscience tranquille ni la légitimité d’entre entendus. Car les événements douloureux de ces derniers jours n’ont pas leurs raisons d’être.

En effet, j’ai toujours été ouverte à la concertation et au dialogue. La transition en cours a réussi beaucoup de réalisations là ou certains s’attendaient à des échecs.

Le processus électoral avançait positivement, avec un engouement certain des populations sur les listes électorales. Les populations centrafricaines se préparaient à aller aux élections qui vont déterminer la légitimité des prochains dirigeants du pays.

Mais, avec la dernière tentative de coup de force, que nous venons de vivre, les élections risquent bien de s’éloigner.

La nature politique de ces évènements est évidente. Il s’agissait ni plus ni moins d’une tentative de prise de pouvoir par la force. Une manipulation savamment orchestrée d’une partie de la population à se soulever et à faire resurgir les conflits interconfessionnels est manifeste, avec en toile de fond, le soulèvement de la population contre les forces internationales et contre la France.

Les conséquences politiques majeures de ce coup de force sont évidentes:
– Rupture du dialogue politique et du pacte républicain par une partie de la classe politique et de la société civile
– Mise à dure épreuve des efforts de cohésion sociale et de l’autorité de l’Etat
-Tentative de rupture si non de coup d’arrêt au processus électoral
Avec cette tentative de coup d’état, nous devons tous prendre conscience qu’il existe des menaces certaines sur le processus de transition en cours.
Mais quoi qu’il arrive, force doit rester l’Autorité de l’Etat soutenue par la population éprise de Paix et la Communauté Internationale. Il faut aller au désarmement sans discrimination des milices armées, à la protection des populations civiles et à l’usage de la force en cas de résistance.

J’appelle une fois encore vous tous mes compatriotes à faire bloc autour de la Transition, afin de faire échec à ces tentatives de coup de force reprouvée par l’opinion nationale et internationale.

J’appelle en particulier toutes les forces vives de la Nation (groupes armés, partis politiques, organisation de la société civile, syndicats, confessions religieuses, etc.) à reprendre le chemin du dialogue, de la concertation et de la recherche du consensus. Le chemin est d’ailleurs tout indiqué par la Charte Constitutionnelle de Transition.
D’ailleurs, dans un délai très bref, j’inviterai toutes les entités sans exclusives à une large concertation afin d’examiner les voies et moyens de sortie de crise. Car rien ne saurait remplacer le Dialogue en pareille circonstance.

En attendant, ceux qui ont pris les armes contre leurs frères et soeurs doivent les déposer sans condition pendant que la justice fera toute la lumière sur les tenants et les aboutissants de ce nouveau complot contre la paix, l’unité et la démocratie.

Je décréterais exceptionnellement des journées de deuil national avec drapeau en bernes sur toute l’étendue du territoire nationale en mémoire de toutes les victimes innocentes de ce massacre.

Enfin, j’appelle tous le monde à reprendre le chemin du travail. Je demande aux Forces Nationales de Sécurité et à la MINUSCA d’assurer la sécurité effective de cette reprise du travail, sur toute l’étendue du territoire.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine.

Vive la République.

Bangui, le 30 Septembre 2015

 

Centrafrique: MRPMC Mouvement Révolutionnaire des Patriotes Musulmans Centrafricains

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(Corbeau News Centrafrique), 01-09-2015

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MRPMC

Mouvement Révolutionnaire des Patriotes Musulmans Centrafricains

 

Communiquer de Presse Relative au Situation de Bangui

Réf. 08 /15/CN/MRPMC

Mouvement Révolutionnaire de Patriote Musulmans Centrafricains porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale sur notre prise de position. La ville de Bangui a été secouée par des milices anti batlaka, occasionnant des tueries, pillage et des souffrances supplémentaire envers nos compatriotes. Depuis le début du processus de négociation de la paix, les violences des anti balaka sont flagrantes et récurrentes sans que cela ne soit dénoncé ou condamner par la communauté internationale et la Minusca de faire la pression sur les milices. La gravité de l’agression,d’hostilité est d’autant plus inacceptable. Nous lançons appelle aux milices anti balaka d’arrêté les hostilités, tuerie,pillage et de se retiré sans délai à leur position initiales ceux de la province. MRPMC rend responsable les milices et la partie politique pour cet acte à Bangui. Nous lançons appelle au anti balaka aux respects strict des engagements envers le peuple centrafricains, afin de donner une chance pour la dernière fois au processus de retour à la paix. Nous lançons appelle au Gouvernement de transition et la MUNISCA et les différents groupes armés, les parties politiques au sens de leurs responsabilités de se traduire par une détermination ferme. MRPMCprécises que ces insuffisances, ne font que fragiliser la confiance dans l’application de la paix, malgrétous ces efforts réticents envers nos compatriotes. MRPMC s’accorderadésormais le droit et le devoir du patriotisme de leur défendre en cas d’agression et répliquera à toutes les provocations engagées par les autres parties. MRPMC souhaite conforter ces patriotes qu’elle demeure au service d’une paix, égalité, liberté et la justice, prenant en compte ses aspirations fondamentales. MRPMCa mis à voix, son cœur et sa lutte pour défendre ces compatriotes. Parce que la liberté, la solidarité ne sont pas des délits. La Coordination demande à tous les patriotes de puisse jouir leur droit, leur liberté d’expression et de manifestations. Nous manifestons notre solidarité et notre soutien à nos compatriotes.

                                            La solidarité est notre arme de Bataille.

 

Vive la République, Vive MRPMC et Vive nos Compatriotes.

Ampliations :

– Présidence de Transition.

– A Mr le Président de CNT.

– A Mr le Premier Ministre du Gouvernement de Transition.

– Ambassades ; de (France, USA, Congo Brazzaville, Guinée E, Soudan, Maroc).

– Nations Unies.

– CEEAC. Fait le, 30 Septembre 2015

– CEMAC.

– Union Européens. Le Coordonnateur de MRPMC                                                 Fait le, 30 Septembre 2015 – CEMAC.

 – Union Africaines.                                                                                                          Le Coordonnateur de MRPMC 

– Presse nationale et internationale

– Presse nationale et internationale                                                                               DJAZIM MAHAMAT

 

 

Centrafrique: Biens mal acquis: des propriétés du clan Sassou saisies près de Paris

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(Corbeau News Centrafrique)

Denis Sassou Nguesso
Denis Sassou Nguesso. ©Rue89

Biens mal acquis: des propriétés du clan Sassou saisies près de Paris

 

Bangui, (C.N.C. ) 30-09-2015

 

C’est un nouveau pas dans l’affaire dite des « biens mal acquis ». Ce mardi 29 septembre, les juges français en charge de l’enquête ont saisi plusieurs propriétés soupçonnées d’appartenir à un neveu du président congolais Denis Sassou-Nguesso. Toute la difficulté de l’enquête consiste à établir des liens financiers entre la famille Sassou-Nguesso et les biens saisis. L’offensive de la justice est de plus en plus poussée dans les biens du clan présidentiel congolais.

Il s’agit des premières saisies immobilières visant la famille Sassou-Nguesso dans l’affaire des biens mal acquis. Parmi les biens saisis par la justice française, une luxueuse villa de 500 mètres carrés au Vésinet, banlieue cossue de la capitale.

Des hypothèques judiciaires très lourdes qui, selon l’avocat de Transparency International France – à l’origine de la plainte en 2008 -, n’ont été possibles que parce qu’un lien financier direct a pu être établi avec des membres de la famille Sassou.

Les enquêteurs sont persuadés que, dissimulé derrière des sociétés-écrans, le véritable propriétaire serait le neveu du président, Wilfrid Nguesso. C’est notamment sur des signalements de la cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, que s’appuient les juges d’instruction. Comme en février dernier lorsqu’ils avaient saisi une quinzaine de voitures de luxe à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, chez des membres de la famille Sassou-Nguesso.

L’association Transparency International soupçonne le président congolais d’avoir détourné à son profit et à celui de ses proches une partie substantielle de la rente pétrolière du pays. Déjà en 2012 , la justice française avait saisi plus de 600 millions d’euros de biens à la famille de Teodorin Obiang Nguema, président de la Guinée équatoriale.

 

Bangui, RFI

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE PUR

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE PUR

Bangui, ( P.U.R ), 30-09-2015

L’actualité centrafricaine, ces derniers jours est marquée par un regain de violence dans la capitale qui avait pourtant retrouvée un semblant de calme. C’est en effet, avec regret et consternation que nous avons suivi les manifestations des 23 et 24 septembre 2015, manifestations qui se sont déroulées dans les quartiers nord de Bangui.

Notre regret et consternation sont d’autant plus forts, dès lors que ces lâches et malheureux incidents qui ont terriblement secoué les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui, jusqu’à paralyser l’ensemble de la ville. Le bilan provisoire de ces évènements fait déjà état d’une vingtaine de morts, plusieurs dizaines de blessés et de nombreux dégâts matériels.
Ces évènements démontrent une fois de plus que les ennemis de la paix en République Centrafricaine, disposent d’une capacité de nuisance toujours prompte à accentuer la souffrance de ce peuple, déjà bien meurtri et désabusé.
Ces incidents sont la preuve de l’incapacité flagrante des autorités de la transition, d’assumer la mission fondamentale pour laquelle elles ont été instituées. Faut-il le rappeler, tous les textes fondateurs de la transition en Centrafrique, exigent des autorités de la transition la protection des civils comme mission prioritaire.
Les résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies contenues dans le chapitre 7, exigent de la Minusca la protection des populations civiles. Force est de constater que c’est le contraire qui se produit sur le terrain.

Le PUR présente ses condoléances les plus attristées, aux familles des victimes innocentes qui ont perdu la vie lors de ces tristes et regrettables évènements. En outre, nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.
Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), devant une telle situation ne peut que regretter l’inefficacité palpable des actions menées sur le terrain face à ces événements, par les autorités et la Minusca.

La nonchalance des autorités et des forces internationales viennent une fois de plus faire perdre à la République de dignes filles et fils.
Le PUR appelle les autorités de la transition à reconnaitre leur incompétence criarde à gérer la transition. Si il reste à la présidente de la transition un soupçon de patriotisme et de dignité, dans l’intérêt de la nation elle doit impérativement démissionner.

Les deux années écoulées n’ont nullement ramène la paix aux Centrafricains. Nous sommes aujourd’hui dans une impasse totale.

Le PUR appelle au retour sans condition des FACA. L’expérience a montré que seuls les fils du pays peuvent en assurer la sécurité. C’est pourquoi, nous appelons urgemment les FACA à plus de responsabilité, afin de stopper cette descente aux enfers vers laquelle les ténors de la transition veulent nous cantonner.

La solution aux différents problèmes sécuritaires créés de tout coté, est le désarmement systématique des groupes armés, parmi lesquels sont enfouis les ennemis de la paix en Centrafrique. C’est pourquoi, le PUR appelle la communauté internationale et les autorités nationales, à imposer le désarmement effectif de l’ensemble des groupes armés. Telle est la voix de sortie de crise exigée par le forum national de Bangui.

Le PUR appelle par ailleurs, le peuple Centrafricain au calme et à plus de vigilance, car aujourd’hui la Centrafrique fait face à de nombreux manipulateurs tant internes qu’externes, voulant ainsi semer par leurs actes la zizanie, afin de sauvegarder ce qu’ils ont comme intérêt dans notre Pays.

Le PUR exhorte les Centrafricains à l’unité pour que la cause nationale soit sauvegardée en ces moments de grande inquiétude.
Le peuple doit rester debout, digne et vigilant, car la période que nous traversons est sensible et l’atmosphère délétère.

Tous pour l’Unité et la Reconstruction de Nation.

Le 28 septembre 2015

Le président,

Eddy-Symphorien Kparékouti

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: DEMOCRATIQUE DU PEUBLE CENTRAFRICAIN ( FDPC )

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(Corbeau News Centrafrique)

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DEMOCRATIQUE DU PEUBLE CENTRAFRICAIN ( FDPC )

 

Bangui, ( F.D.P.C) 30-09-2015

 

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Centrafrique: pas de manifestation, mais encore des violences à Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

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RCA: pas de manifestation, mais encore des violences à Bangui

Bangui, (R.F.I ) 29-092015

 

Depuis quatre jours, la capitale centrafricaine est en proie à une nouvelle série de violences. Tout est parti, samedi, de l’assassinat d’un chauffeur de moto-taxi. Malgré un couvre-feu décrété à Bangui, les esprits continuent de s’échauffer. Et si ce mardi matin, la situation était sous contrôle, ce calme reste extrêmement précaire.

Il n’y a pas eu de manifestation ce mardi matin, mais la situation est précaire, puisqu’il y a encore quelques affrontements. Dans le quartier Combattant par exemple, deux personnes ont été tuées ce matin. La présence des barricades sur plusieurs axes de la ville contribue à ce climat de tension.

« Le calme est vraiment précaire, il n’y a même pas de circulation et la population circule à pied, témoigne un homme habitant du quartier Combattant. Il y a toujours des barricades, même devant ma porte, il y a des jeunes du quartier qui ont mis des barricades. On ne peut donc pas accéder au centre-ville, on ne peut pas aller au bureau et on ne voit pas les forces centrafricaines sur la voie ».

Plus de 27 000 déplacés

Dans la nuit de lundi à mardi, le couvre-feu n’a pas été respecté. Les bureaux de plusieurs ONG ont été pillés, vandalisés. Des tirs étaient par moment perceptibles. Dans un tel contexte, il est bien difficile soigner les blessés.

Médecins sans Frontières a accueilli une centaine de blessés, par balle ou par machette, qui sont obligés de se déplacer par leurs propres moyens, à pied ou à moto, comme l’explique Axelle de la Motte, responsable de projet pour MSF : « On a reçu près de 100 blessés en trois jours. Nos équipes ne se déplacent pas, car il y a des barricades, des mouvements de population, des manifestations qui ne permettent pas des déplacements en toute sécurité. Lundi, on a reçu une quinzaine de personnes qui avaient vraisemblablement été blessées la veille, mais qui n’ont pu accéder qu’à ce moment-là à l’hôpital ».

Autre conséquence de cette insécurité : les populations fuient en masse se réfugier dans le camp de Mpoko, près de l’aéroport. En deux jours, selon les Nations unies, près de 27 000 personnes auraient convergé vers ce camp de réfugiés.

Face à la gravité de la situation, la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a décidé de quitter New York où elle participait à l’Assemblée générale des Nations unies. Ce matin, elle a fait diffuser un message, un appel au calme sur les ondes de la radio nationale centrafricaine.

Bangui, RFI

Centrafrique: Violences en Centrafrique : la présidente Samba-Panza rentre précipitamment à Bangui

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( Corbeau News Centrafrique )

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Violences en Centrafrique : la présidente Samba-Panza rentre précipitamment à Bangui

Bangui, (F24) 29-09-2015

La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza a quitté précipitamment l’Assemblée générale de l’ONU lundi pour rentrer à Bangui sous haute tension. Les violences intercommunautaires ont fait une vingtaine de morts depuis ce week-end.

La présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a quitté New York prématurément lundi 28 septembre alors qu’elle participait à l’Assemblée générale de l’ONU, pour rentrer précipitamment à Bangui en proie à de violents affrontements intercommunautaires.

Depuis trois jours, les barricades sont de retour, les pillages et les affrontements se multiplient. Lundi, plusieurs centaines de manifestants ont tenté de prendre d’assaut le palais présidentiel avant d’être repoussés par les forces de la Minusca (mission de l’ONU en Centrafrique). Ils réclament le départ du gouvernement de transition ainsi que le retrait des forces françaises Sangaris et des casques bleus de l’ONU, accusés de tirer sur les manifestants.

“Les habitants sont désespérés et les plus jeunes ne décolèrent pas. Selon une députée jointe par téléphone et qui vit près du centre, les barricades sont partout et les habitants ne peuvent même pas rejoindre les hôpitaux. Elle explique aussi que les anti-balaka se pavanent en armes, estimant que la Centrafrique a fait un bond en arrière”, explique Anthony Fouchard, correspondant de France 24 à Bangui.

Un bilan qui s’alourdit, les ONG évacués

Malgré l’instauration d’un couvre-feu, la nuit de lundi à mardi a été agitée. Des tirs ont été entendus et les pillages ont repris dans le centre ville de Bangui. Les locaux des ONG, désertés depuis lundi par les personnels, ont été assaillis. “Médecins du Monde aurait fait les frais des pillards et de la population qui vient se servir”, assure Anthony Fouchard.

Des humanitaires ont encore été évacués dans la nuit vers la République démocratique du Congo par la Minusca. Une mesure de sécurité nécessaire face à l’insécurité croissante. Selon une source de la gendarmerie, plusieurs centaines de détenus se sont évadés lundi de la prison de Ngaragba, la principale prison de Bangui.

Les violences ont fait entre 20 et 30 morts depuis ce week-end, selon des sources hospitalières et humanitaires. Lundi, trois manifestants ont été tués et sept blessés à la mi-journée. Les manifestants accusent les casques bleus de la Minusca, qui a démenti avoir ouvert le feu.

Pour Samba Panza, l’ombre de Bozizé plane sur les manifestations

Violences en Centrafrique : la présidente Samba-Panza rentre précipitamment à Bangui

Interrogée par France 24, la présidente du gouvernement de transition Catherine Samba-Panza estime que ces manifestations sont orchestrées par les partisans de l’ex-président François Bozizé, renversé par la rébellion de la Séléka en 2013.

“Nous savons que les anciens dignitaires du pouvoir en République centrafricaine ont la volonté de revenir aux affaires, ce n’est un secret pour personne. (…) Et sur le terrain, nous savons quels sont les éléments qui agitent, qui instrumentalisent et qui alimentent cette insécurité”, accuse Catherine Samba-Panza. Quand notre journaliste, Gallagher Fenwick, lui demande si l’ancien président fait partie des agitateurs, elle répond sans hésiter : “Très certainement !”

L’ex-président Bozizé, exilé en Ouganda depuis son renversement, accuse de son côté le gouvernement en place de vouloir l’exclure de la prochaine élection présidentielle. “La démocratie a été assassinée à ciel ouvert en Centrafrique. La seule solution possible c’est le dialogue politique inclusif qu’on n’a jamais voulu faire réaliser jusqu’à présent”, a-t-il déclaré à la presse.

L’ONU préoccupé

Violences en Centrafrique : la présidente Samba-Panza rentre précipitamment à Bangui

Le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé lundi soir sa “profonde préoccupation” concernant la situation en Centrafrique et a appelé à l’”arrêt immédiat des violences”. Il a réitéré son “soutien aux autorités de transition, dirigées par Catherine Samba-Panza”, et appelé à la tenue d’élections libres et transparentes “d’ici la fin 2015”.

Ravagée pendant deux ans par un chaos indescriptible et des violences intercommunautaires sanglantes ayant suivi un coup d’État, la République centrafricaine reste en déliquescence, malgré la présence des forces onusiennes et françaises, et en dépit d’une aide internationale massive.
Même si le niveau des violences a considérablement baissé en Centrafrique, le pays connaît une insécurité persistante. Le processus de transition engagé en janvier 2014 devait en effet aboutir à la tenue d’élections présidentielle et législatives le 18 octobre prochain, mais tout le monde s’attend désormais à ce qu’elles soient reportées.
Bangui, France24

 

Centrafrique: Les détenus de la maison d’arrêt de Ngaragba se sont évadés

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les détenus de la maison d’arrêt de Ngaragba se sont évadés

Bangui, (CNC) 28-09-2015

Au bénéfice de la situation sécuritaire chaotique dans laquelle est plongée la capitale centrafricaine depuis samedi dernier, les quelques 600 prisonniers de la maison d’arrêt de Ngaragba se sont évadés. La prison centrale de Ngabara s’est totalement vidée de ses locataires, ce lundi 28 septembre. Jusque-là, aucune information ne circule sur les circonstances cette évasion massive, ni une déclaration officielle n’est pas encore enregistrée à ce sujet.

L’information est confirmée par un journaliste habitant le quartier de Boye-Rabe dans le 4ème arrondissement qui affirme avoir vu des détenus « envahir » son quartier aux environs de 14 heures (heure locale). Ce soir, une haute personnalité religieuse habitant le quartier Kassaï dans le 7ème arrondissement et donc voisin direct de la maison d’arrêt de Ngabagba a lui aussi, confirmé l’évasion des prisonniers. « Un des détenus, dans sa fuite, est même venu ici chez moi pour me dire que depuis le matin, la porte de la prison état déjà ouverte. » a confié le religieux.

Notons que la prison centrale de Ngaragba qui est remplie des délinquants majoritairement des Séléka et des Anti-Balaka compte quelque 600 détenus selon un récent chiffre avancé par le Procureur de la République.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Message de compassion de Martin Ziguélé aux familles éprouvées par le regain de tension à Bangui

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( Corbeau News Centrafrique )

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Message de compassion de Martin Ziguélé aux familles éprouvées par le regain de tension à Bangui

Bangui ( CNC ) 28-09-2015

Devant le carnage opéré par les ‘’donner-la-mort’’ du Km5 ayant entraîné une vingtaine de morts et une centaine de blessés selon les chiffres officiels, entre samedi et dimanche suite à la découverte mystérieuse d’un corps dans vie d’un jeune musulman, le Président du MLPC a tapé du poing sur la table. Exprimant ses profondes compassions aux familles éprouvées, Martin Ziguélé appelle le gouvernement et la communauté internationale à faire en sorte que « force reste à la loi » et que les centrafricains eux, s’emploient véritablement dans l’œuvre de la paix et de la cohésion sociale.

Hier, samedi 26 septembre 2015, la ville de Bangui, notamment tous les quartiers situés dans les 3ème et 5ème arrondissements ont connu une irruption de violences que nous n’avons plus vu depuis plus d’une année. Nous avons revécu des scènes d’Apocalypse qu’aucun centrafricain ne voulait plus revoir, des personnes pourchassées et abattues ; des femmes, des enfants et des vieillards livrés à eux-mêmes. Nous avons revécu encore cet exode de la population civile vers les lieux de refuge, pourtant grâce à l’action des centrafricains eux-mêmes, des femmes et hommes de bonne volonté, des leaders associatifs et religieux, la communauté internationale, ainsi que le gouvernement, la paix semblait revenir progressivement. La preuve c’est que dans la ville, les camps de déplacés se vidaient de manière significative.

Tout cela nous interpelle profondément. D’abord, nous voudrions nous incliner devant les dépouilles de nos compatriotes qui sont tombés. Malheureusement, une vie ne se renouvelle pas, ils sont tombés définitivement.

Nos enfants, qu’ils soient Balaka ou Séléka ou d’autres groupes qui n’osent pas dire leur nom, il faut qu’ils comprennent que cela ne peut pas continuer indéfiniment. Il faut qu’ils comprennent également qu’on peut tout faire avec une baïonnette sauf s’asseoir dessus. Il faut qu’ils comprennent que même la guerre de cent ans qu’il y a eu entre la France et l’Angleterre s’est terminée autour d’une table et par la paix. Il faut qu’ils comprennent que la seconde guerre mondiale qui a entraîné de milliers de victimes s’est terminée autour d’une table de négociation par la paix. Il faut que les centrafricains arrêtent d’enseigner et nourrir la haine ; d’arrêter d’arroser les fleurs de la mort parce qu’aujourd’hui, personne ne peut se dire être fier de ce qui s’est passé hier. Personne ne peut souhaiter revivre ce qui s’est passé.

Il faut que les autorités de ce pays diligentent une enquête pour savoir dans quelle circonstance exactement cette affaire a commencé pour prévenir de celles ou de ceux qui ne veulent manifestement pas le retour à la paix dans ce pays. Il y a des extrémistes partout, malgré qu’ils ne sont pas nombreux et ils prennent en otage le peuple. Il faut que force reste à la loi.

Il y a lieu d’appeler à nouveau nos compatriotes, hommes femmes, d’interpeler leur conscience, est-ce que la chose que nous devons offrir à notre peuple, c’est la mort ? J’interpelle donc toutes les bonnes volontés à ne pas se décourager parce que la paix comme la vérité finira par triompher. Nous en payons le prix aujourd’hui, mis il ne faut pas qu’ils se découragent ; bien au contraire, ils doivent reprendre les actions de sensibilisation, d’explication et surtout de vigilance et que la justice fasse son travail et que le dernier mot revienne à la loi.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Une attaque des Anti-balaka contre la poudrière de la Gendarmerie fait trois morts dont Caporal-Chef Mazimbélé

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(Corbeau News Centrafrique )

Guy Mazimbélé

 

Une attaque des Anti-Balaka contre la poudrière de la Gendarmerie fait

trois morts dont Caporal-Chef Mazimbélé

Bangui, ( CNC ) 28-09-2015
Le regain de tensions de ces dernières heures à Bangui est en passe de prendre une nouvelle tournure. D’un affrontement à connotation inter-communautaire, les événements prennent la forme d’une récupération politique, à en croire un communiqué rendu publique ce lundi après-midi par Dominique Panguindji, Ministre de la sécurité publique et Porte-parole du gouvernement de transition. « Hier aux environs de 23 heures,  des  hommes armés ont   attaqué le camp de la Gendarmerie, un haut lieu de symbole de l’Etat. Les éléments des forces de Sécurité Intérieure ont vigoureusement riposté, mettant en déroute les assaillants. Dans les affrontements, il y’a eu trois morts du côté des assaillants dont le caporal-chef MAZIMBELE et son garde du corps, d’où les tirs qui sont entendus. Mais actuellement la situation est sous contrôle. » a-t-il déclaré.
Selon le porte-parole du gouvernement, les en-dessous de ces attaques sont connus par les autorités compétentes en matière de sécurité qui sont désormais sur des bonnes pistes. « Le Gouvernement n’est pas surpris par cette nouvelle escalade de violence car depuis quelques temps les renseignements reçus  signalaient l’arrivée massive à Bangui  des Anti-balaka de l’arrière du pays  ainsi que le recrutement des jeunes gens à Boy-rabe et Boeing pour en faire des chaires à canon. Tous les  officiers de l’armée et les gens qui sont derrière ce coup de force sont bien  identifiés et suivis. Le moment venu, le Gouvernement prendra ses responsabilités car toutes ces agitations sont contraires aux engagements pris publiquement lors du Forum de Bangui, à savoir que  les FACA  sont et resteront apolitiques et  souveraines. »
Dans le même communiqué, le gouvernement appelle toutes les forces de défense et de sécurité à regagner les casernes en quartier consigné jusqu’à nouvel ordre. Dans le sillage du Premier ministre, le Porte-parole invite les commerçants et l’ensemble des Banguissois à reprendre leurs activités dès mardi matin, car dit-il « toutes les dispositions sont prises pour garantir votre libre circulation et  votre sécurité, notamment par le déploiement des patrouilles   dans la ville, la levée des barricades sur certaines artères de la ville de Bangui, l’ouverture de quatre stations-services Total et Tradex à Pétévo, Bamag et marché Central et Oubangui, et l’ouverture d’un numéro vert  à partir duquel toutes les  personnes en besoin de protection   peuvent joindre les forces de sécurité intérieure. »
Bangui,  Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION DES CENTRAFRICAINS RESIDENT EN TANZANIE ET EN AFRIQUE

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( Corbeau News Centrafrique )

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COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION DES CENTRAFRICAINS RESIDENT EN TANZANIE ET EN AFRIQUE

DE L’EST (ACARCT) POUR SOUTENIR LA DESOBEISSANCE CIVIQUE NATIOANLE

Bangui, (A.C.A.R.C.T ) 28-09-2015

 

« Nous sommes CENTRAFRICAIN: Défendons les valeurs de la République ! »

L’Association des Centrafricains Résidants en Tanzanie et en Afrique de l’Est ACARCT soutient dans son ensemble le mouvement de désobéissance civique nationale qui a été initiée par l’organisation de la société civile et fait sienne toutes les revendications qu’elle a formulées avant la levée du mot d’ordre de cette désobéissance civique.

En outre, l’ACARCT demande au conseil de sécurité des Nations Unies, comme l’a exigée l’organisation de la société civile, la levée pure et simple dans 72 heures de l’embargo sur les armes destinées aux FACA et le redéploiement immédiat et sans conditions des Forces Armées Centrafricaines sur toute l’étendue du territoire pour procéder au désarmement des forces illégales et le rétablissement de la sécurité.
L’ACARCT dénonce la manipulation de certains politiques qui veulent se cacher derrière ce mouvement de salut national pour exiger une troisième transition.
L’ACARCT encourage la population des autres villes de la République Centrafricaine à déclencher le même type de mouvement pacifique pour exiger le retour en service de nos forces armées.

Fait à Dar es Salaam le 28-09-2015

Le President de l’ACARCT

Judicael Modeste POUKANDJA

Centrafrique: FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC) DEPECHE N°003

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(Corbeau News Centrafrique)

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FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC)
DEPECHE N°003

 

 

Bangui, ( F.D.P.C ) 28-09-2015

 

Face aux massacres perpétrés par des mercenaires et djihadistes soudanais et tchadiens, le peuple centrafricain mu par l’instinct de survie a décidé de faire ce jour 28 Septembre 2015 une marche pacifique pour dire non aux massacres dont il a été depuis toujours victime et protester contre le laxisme, la fourberie des forces internationales basées dans notre pays ainsi que de l’hypocrisie des autorités de la Transition.
Mais les « soldats » de la MUNISCA(Burundaise) ont ouvert le feu à balles réelles sur ce peuple à main nue qui ne faisait que montrer leur lassitude.
Ces soldats de la MUNISCA ont dans notre pays deux « nobles missions » :
1-Sodomiser ou violer nos fils, nos filles, nos sœurs et nos femmes.
2-Piller et trafiquer le diamant et l’or du pays.
Soldat centrafricain, je ne saurai rester inactif face aux crimes à répétition que mon peuple subit. Que la MUNISCA cesse rapidement son hypocrisie et sa funeste manière d’agir envers mon peuple. Et n’eut été le respect et crédit que le FDPC accorde au Médiateur dont la seule volonté est d’amener la Centrafrique sur le chemin de la PAIX véritable ; nous devrions déjà réagir efficacement pour véritablement protéger notre peuple contre les massacres de ces criminels ou les viols et fourberies de la MUNISCA qui ne font que perdurés.
Mais qu’à cela ne tienne ; je mets très sincèrement en garde les soldats de la MUNISCA contre tous tirs nourris sur mon peuple. Auquel cas, une réponse adéquate et efficace se ferait sentir.

Le Général de Division

Martin KOUMTA MADJI

Alias Abdoulaye Miskine
 

 

CENTRAFRIQUE: 6 PERSONNES TUEES PAR LA MINUSCA DANS L’INSURRECTION A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique )

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6 PERSONNES TUEES PAR LA Minusca DANS L’INSURRECTION A BANGUI

Bangui, (C.N.C ) 28-09-2015

« Nous ne lâcherons pas » ont déclaré les manifestants en colère contre le contingent burundais de la MINUSCA qui n‘hésitent pas de tirer à balle réelle sur la foule. Les choses se dégradent au moment où les manifestants arrivent à environ 100m de l’embrassure de palais présidentiel au Centre de ville de Bangui. A l’avancée de la foule devant le palais de la renaissance, le contingent burundais de la MINUSCA, en charge de la protection, ont ouvert le feu sur les manifestants. Cette heurte fait état de six (6) personnes tuées et d’une dizaine de blessés selon le bilan provisoire.

Des milliers de personnes sont descendus ce matin du 28 septembre 2015 dans la rue de Bangui, la capitale centrafricaine. A l’appel de la société civile centrafricaine, la population de Bangui s’est mobilisée en masse pour faire entendre sa voix face au drame du week-end passé où les mercenaires armés du km5 ont lancé des attaques ciblées sur les populations non musulmanes de 3ème et 5ème arrondissement de la capitale tuant des dizaines de personnes et plus de cent blessés.

La manifestation a pris de l’ampleur dans la capitale paralysant toutes les activités et la circulation. Des manifestants venus de 8ème, 6ème 4ème, 5ème, 2ème et 1er arrondissements de Bangui, ont pris d’assaut le Point zéro dont le centre de la ville. L’objet est, selon les manifestants brandissant les pancartes et banderoles, d’obtenir la démission de la présidente de transition Catherine Samba Panza : « Dégage Samba-Panza. Démission Samba-Panza « », lit-on sur les pancartes.

Malgré les tirs nourrit d’armes sur les manifestant, l’insurrection n’a pas l’air ce cesser d’atteindre son apogée. Après être dispersés par des coups de feu, les manifestants reviennent sur leur décision de continuer à exiger la démission de Catherine Samba Panza se trouvant actuellement au sommet des Nations unies à New York. Les rues du centre de la capitale sont occupées par les manifestants en dépit de dispositif des casques bleus qui prennent position aux alentours du palais présidentiel.

En outre, la société civile avec son « mouvement citoyen pour l’appropriation de la destinée du pays » pose ses points de revendications à satisfaire avant la levée du mot d’ordre de désobéissance civique nationale. Les points phares de ces revendications sont entre autres le respect de la volonté du peuple souverain de Centrafrique par tous les organismes et organisations internationales dans leur relation avec le pays et leur implication dans la résolution de la crise, le redéploiement sans conditions et immédiat des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur toute l’étendue du territoire pour procéder au désarment des forces illégales et le rétablissement de la sécurité ; Le retrait des militaires français de l’opération sangaris du territoire centrafricain ; L’application du mandat des casques bleus présents en Centrafrique. A défaut leur retrait du territoire centrafricain ; Le désarment volontaire ou forcé dans le 3ème, le 4ème, le 5ème et le 8ème arrondissement de Bangui ; et le désarment volontaire ou forcé de tous les groupes armés dans le Centre-est ainsi que dans le centre nord du pays.
Pour rappel, la ville de Bangui a connu, une fois de plus, ce regain de violence après la découverte macabre du corps sans vie d’un jeune musulman au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui. Un assassinat que les habitants du quartier Combattant disent n’avoir pas connu l’origine ni s’être impliqués.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: les autorités tentent d’endiguer la flambée de violence à Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

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RCA: les autorités tentent d’endiguer la flambée de violence à Bangui

 

Bangui, (R.F.I) 28-09-2015

 

es violences qui paralysent Bangui depuis samedi ont fait une centaine de blessés et au moins une trentaine de morts, selon des sources hospitalières. Ce lundi s’annonce décisif pour déterminer si cette crise sécuritaire va s’éterniser ou si les forces de sécurité vont pouvoir l’endiguer.

La journée d’aujourd’hui risque d’être cruciale dans le dénouement rapide ou non de la crise que traverse Bangui depuis deux jours. Médecins sans frontières (MSF) qui gère l’hôpital général indique n’avoir reçu que très peu de blessés, alors que les combats très violents continuaient dans les quartiers. Ce qui laisse présager une arrivée massive de patients ce lundi, si la circulation se rétablit.

Dimanche, les multiples barricades ont rendu tout déplacement impossible et fortement compliqué le travail des humanitaires. La Croix-Rouge centrafricaine a eu du mal a récupérer les corps des victimes, tandis que des blessés bloqués dans le quartier du kilomètre 5 (PK5) s’entassaient à la mosquée.

Du point de vue militaire, les casques bleus de la Minusca patrouillent dans Bangui fortement appuyés par Sangaris qui n’avait plus été aussi visible dans la capitale depuis des mois. Après l’entrée en vigueur du couvre-feu et des mesures restrictives liées aux rassemblements, tout le monde attend de voir si les forces de sécurité locales et internationales vont faire preuve de fermeté.

Les manifestants demandent le départ de Catherine Samba-Panza

Dimanche, des miliciens armés de fusils d’assaut et de machettes sont descendus dans les rues de la capitale où des barricades avaient été érigées. Aux premières heures de dimanche, des jeunes gens en colère avaient abattu des troncs d’arbres pour bloquer les grandes artères de la ville.

Des soldats de la force des Nations unies (Minusca) ont tiré des gaz lacrymogènes avenue Boganda et tenté, en vain, de les faire partir. L’accès à l’aéroport est bloqué. La veille, des violences avaient été commises par des musulmans en représailles au meurtre d’un des leurs au quartier PK5.

Les manifestants ont demandé le départ des Français de la Minusca et le retour des forces armées centrafricaines. Ils demandent aussi le départ de Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition.

Sur le plan politique, en l’absence de Catherine Samba-Panza, qui doit parler de New York où elle se trouve pour assister à l’Assemblée générale des Nations unies, c’est le Premier ministre qui s’est exprimé et qui crie au complot généralisé pour déstabiliser le gouvernement de transition. Mahamat Kamoun a donc annoncé plusieurs mesures dont un couvre-feu de 18 h à 6 h du matin et un renforcement des patrouilles des forces de l’ordre. Il appelle les Centrafricains à ne pas se laisser manipuler et à reprendre le travail ce lundi. Mais des milliers d’habitants ont dû fuir Bangui pour rejoindre des camps de déplacés.

 

Bangui, RFI

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION DES CENTRAFRICAINS RESIDENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION DES CENTRAFRICAINS RESIDENT

EN TANZANIE ET EN AFRIQUE DE L’EST (ACARCT)

Bangui, ( A.C.A.R.C.T) 28-09-2015

 

L’Association des Centrafricains Resident en Tanzanie et en Afrique de l’Est (ACARCT) est choquée par l’acte lâche et barbare perpetré par les ennemis de la paix en Centrafrique le samedi 26 Septembre 2015 et qui a causé plusieurs pertes en vie humaine, ainsi que l’ incendie des maisons, commerces et véhicules des particuliers dans le troisième (3e)Arrandissemment de la ville de Bangui.

Nous condamnons avec la dernière énergie cet acte qui constitue des crimes d’une barbarie qui dépasse même l’entendement.

L’ACARCT présente ses condoléances aux familles des personnes décédées et souhaitent prompt rétablissement aux blessés.

L’ACARCT recommande aux autorités Centrafricaines à diligenter des recherches et enquêtes afin d’arrêter et de poursuivre devant la justice les auteurs de cet acte odieux qui n’honore pas notre pays.

L’ACARCT appel les autorités Centrafricaines avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (Minusca) à doubler de vigilance afin de mieux assurer la sécurité des Centrafricains et celle des ressortissants des pays amis vivant en Centrafrique.

Fait à Dar es Salaam le 26-09-2015

Le President de l’ACARCT

Judicael Modeste POUKANDJA

Centrafrique: URGENT: L’insurrection à Bangui, la Société civile appelle la population à la révolte

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(Corbeau News Centrafrique)

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URGENT: L’insurrection à Bangui, la Société civile appelle la population à la révolte

Bangui, (CNC) 28-09-2015

“Nous voulons le réarmement immédiat et sans conditions des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Nous exigeons le départ immédiat des soldats français de la Sangaris du territoire centrafricain. Nous exigeons l’application de mandat des casques bleus présents en Centrafrique, à défaut leur retrait du territoire centrafricain » telle est la déclaration publique de Gervais Lakosso, coordonnateur de la société civile centrafricaine au rond-point des Martyrs à Bangui. Une déclaration faite ce matin du 28 septembre 2015 devant une foule de manifestants venus à l’appel de la société civile à une désobéissance civile.
Des milliers de personnes sont descendus dans la rue tôt ce matin à Bangui, suite à l’appel de la coordination de la société civile centrafricaine à une désobéissance civile. Avec les onze points de revendications brandis, le coordonnateur de la société civile Gervais Lakosso a appelé le peuple centrafricain à sortir dans la rue pour décider lui-même de son avenir face au silence des autorités de transition qui, selon lui, prouvent leur incapacité à gérer le peuple. Des voies barricadées, des pancartes avec des messages claires de revendication à l’endroit du gouvernement de la transition et des forces internationales présentes en République centrafricaine.
Au-dessus tout, la position de la société civile est claire. Onze (11) points retracent les revendications faisant l’objet de l’insurrection. Il convient ici de souligner les onze points de revendications à satisfaire, d’après Gervais Lakosso, avant la levée du mot d’ordre de désobéissance civile nationale :
1- Le respect de la volonté du peuple souverain de Centrafrique par tous les organismes et organisations internationales dans leur relation avec le pays et leur implication dans la résolution de la crise
2- Le redéploiement sans conditions et immédiat des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur toute l’étendue du territoire pour procéder au désarment des forces illégales et le rétablissement de la sécurité ;
3- Le retrait des militaires français de l’opération sangaris du territoire centrafricain ;
4- L’application du mandat des casques bleus présents en Centrafrique. A defaut leur retrait du territoire centrafricain ;
5- Le désarment volontaire ou forcé dans le 3ème, le 4ème, le 5ème et le 8ème arrondissement de Bangui ;
6- Le désarment volontaire ou forcé de tous les groupes armés dans le Centre-est ainsi que dans le centre nord du pays ;
7- L’arrestation de Ali Darassa et la dissolution du mouvement UPC ;
8- L’arrestation de Haroun GAYE et ses acolytes ;
9- La mise en route sans délai de la Cour pénale spéciale pour juger les auteurs des crimes durant cette crise et les autres ;
10- La redéfinition d’un nouveau calendrier électoral réaliste par l’ANE et l’engagement des tous les acteurs politiques à respecter ce calendrier ;
11- L’organisation dans un meilleur délai par la Cheffe d’Etat de transition d’un dialogue citoyen pour la validation d’un nouveau calendrier électoral et pour faire consensus national autour du processus électoral.
Outre les revendications de la société civile, les manifestants brondissent comme revendication la démission de Catherine Samba Panza, Cheffe de l’Etat de transition qui se trouve actuellement à New York au sommet des Nations unies.
Au moment où nous mettons en ligne cette information, la situation se dégrade sur le terrain. Des milliers de manifestants occupent une bonne partie de la capitale centrafricaine. Une marée humaine prend la direction de centre-ville afin d’atteindre le palais présidentiel.
Par ailleurs, l’on remarque l’absence totale des forces internationales sur les voies. Pas de véhicules en circulation pendant que les services et le commerce reste fermés. A l’apparition de quelques éléments des FACA à bord d’un véhicule en patrouille au rond-point des Martyrs, des cris de youyou et des applaudissements sont retentis par la foule en signe joie. Il faut dire que les hommes en armes se sont infiltrés parmi la foule dans la rue. Ce qui pourrait entrainer le débordement durant cette manifestation.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: Collectif «Touche pas à ma Constitution », Défenseur des valeurs Constitutionnelles

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( Corbeau News Centrafrique )

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Collectif «Touche pas à ma Constitution », Défenseur des valeurs Constitutionnelles et des Droits de l’Homme

Enregistré par la Préfecture de Police sous le Numéro W313017876.

 

Communiqué de Presse N°0044/2015

Bangui, ( C.T.A) 28-09-2015

Le Collectif «Touche pas à ma Constitution » condamne les massacres du 3ème et 5èmeet exige la démission des Autorités de la Transition.
La République Centrafricaine vient de subir des massacres de toute nature dans la journée 26. 09.2015 dont les auteurs et co-auteurs ne sont pas encore tombés sous le coup de la loi.

Les localités de 3ème et de 5ème de la ville de BANGUI sont plongés dans un cycle de violence qui dépasse le seuil de la gravité, le bilan provisoire de ces actes barbares sont en parfaite violation des règles des Droits de l’homme et atteste bel bien que le peuple centrafricain est encore sous le choc de cette journée inoubliable de samedi noir.

Le cortège des morts et le lourd bilan des blessés sont les résultats de ce drame. Le silence gardé et la non réactivité immédiate des Autorités de la Transition face à cette tragédie invite le collectif «Touche pas à ma Constitution», Organisation de la Société Civile défenseur des Droits de l’homme de dénoncer et condamner avec force ces actes odieux.
Il en résulte qu’au regard de l’immobilisme, du clientélisme et le refus délibéré de mettre en pratique la feuille de route cette de cette transition, le collectif exige immédiatement la démission des Autorités de la Transition qui ne répondent plus aux attentes du peuple centrafricain.

Ce pendant, le collectif dénonce également l’inefficacité de la Minusca et s’interroge sur l’utilité de cette mission en République Centrafricaine.
Vu le climat de l’insécurité qui règne pour empêcher le retour à la légalité constitutionnelle, l’œuvre d’une manipulation de toute pièce pour solliciter encore une prolongation de la durée de la Transition, le collectif, en appelle les compatriotes à la mobilisation générale en vue de prendre notre responsabilité historique pour défendre la patrie.

Enfin, le collectif demande que les auteurs de ces crimes puissent être punis à la hauteur de leur acte et adresse sa compassion et ses sincères condoléances aux différentes familles des victimes.

Fait à Paris le 26. 09. 2015

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

Ampliations :

-A Son Excellence, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
-A Son Excellence, Monsieur le Président en Exercice de la CEEAC,
-A Monsieur le Président de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme,
-La presse pour large diffusion.

Bangui, Le Collectif Touche pas à ma Constitution 

Centrafrique: Situation très confuse à Bangui, le calvaire de la population civile

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(Corbeau News Centrafrique )

 

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Situation très confuse à Bangui, le calvaire de la population civile

Bangui, (C.N.C ) 27-09-2015

La situation à Bangui se dégrade de plus en plus depuis le déclenchement de la violence le samedi 26 septembre 2015 dans la capitale centrafricaine. Ce regain de violence intercommunautaire a impacté directement sur la situation humanitaire dans la ville conduisant au déplacement massif de la population vers les camps de refuge.
Les sites des déplacés internes de Bangui ne cessent d’accueillir les foyers fuyant les violences dans leurs arrondissements. Les représailles de l’assassinat d’un jeune musulman de Taxi-moto dans le 8ème arrondissement ont fait vivre le calvaire à la population du 5ème arrondissement et d’une bonne partie du 3ème arrondissement de la ville de Bangui.
Des femmes transportant des enfants sur le dos avec des bagages sur la tête prennent d’assaut les camps de refuge dont le site de l’Eglise Saint Sauveur, dans le 2ème arrondissement, et le site de l’aéroport international de Bangui Mpoko, dans le 8ème arrondissement. Il est pour le moment difficile de connaitre le nombre des déplacés sur ces sites où sont massées les foules.
Situation sécuritaire confuse
Sur le terrain, la tension demeure vive et confuse. Les hommes en armes occupent une très bonne partie de la capitale. Si bien que le pouvoir transitionnel de Bangui se retrouve dans la rue. Des barricades sont érigées sur les voies de la ville de Bangui empêchant la circulation de véhicules pendant que le commerce reste fermé. Des Antibalaka en fusion avec les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) circulent de partout dans les rues de Bangui en absence totale des forces internationales sur les voies.
Par ailleurs, le premier ministre Mahamat Kamoune a pris certaines mesures préventives. Dans une déclaration faite cet après-midi, le chef du gouvernement de transition instaure un couvre-feu de 18h à 06h du matin, avant d’ordonner l’intensification de patrouilles des forces de défense et de sécurité intérieure dans la capitale. Il demande également la reprise des activités dès ce lundi 28 septembre alors que la Société civile appelle la population à la désobéissance civile et l’interdiction de la circulation des Forces internationales dont la Minusca et Sangaris dans la ville de Bangui.
Ces malheureux éléments sont survenus dans la capitale centrafricaine en absence de la présidente de la transition, Catherine Samba Panza en voyage depuis le mercredi dernier à New York pour prendre part au sommet de l’ONU.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Violences à Bangui: le couvre-feu rétabli

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(Corbeau News Centrafrique

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Violences à Bangui: le couvre-feu rétabli

Bangui, (.R.F.I) 27-09-2015

 

Le climat demeure tendu ce dimanche à Bangui, la capitale centrafricaine, au lendemain d’une nouvelle flambée de violences à proximité du PK5, un quartier à majorité musulmane.  On déplore au moins 20 tués et une centaine de blessés, selon des sources hospitalières. Le Premier ministre a annoncé une série de mesures.

Le couvre-feu est rétabli à Bangui de 18h à 6h du matin. Le Premier ministre a également demandé le renforcement des patrouilles des forces de défense et de sécurité centrafricaines, et à la mission française Sangaris et à la Minusca de leur prêter main-forte. Il a aussi interdit tout rassemblement près des barricades qui pourraient être érigées. Dans son allocution, Mahamat Kamoun a enfin lancé un appel aux travailleurs du secteur public et privé pour qu’ils reprennent leur travail dès ce lundi.

Situation toujours tendue

Dans la capitale centrafricaine, la situation reste tendue après les événements meurtriers de samedi, déclenchés après le meurtre d’un moto-taxi. Difficile de démêler le vrai du faux, tant la rumeur circule vite et alimente la paranoïa. Ce qui est sûr, c’est que des échanges de tirs ont repris progressivement à proximité du quartier majoritairement musulman du PK5. Ils n’ont toujours pas cessé, provoquant de nombreux blessés supplémentaires.

Partout dans le centre-ville, la population a érigé des barricades pour protester contre la lenteur de l’intervention des casques bleus samedi, et contre la présence française dans le pays. Samedi, l’ONU a fait le choix de se positionner autour de la zone de tension pour éviter que la situation ne se propage à d’autres quartiers. Cette décision est fortement critiquée par la population qui accuse les casques bleus d’avoir laissé faire. Sur les banderoles tenues par les manifestants, on peut notamment lire des appels à la démission de la présidente Catherine Samba-Panza, à la démission de son gouvernement et au retour, dans leur pays, des casques bleus.

Selon des sources proches du Conseil national de transition, le Parlement de la transition, la maison du président du CNT a été assaillie ce dimanche par des milliers d’habitants. Venus avec des corps, ils lui demandaient de prendre ses responsabilités.

Cette situation inquiète les autorités religieuses. Joint par RFI, l’imam de la mosquée Ali-Babolo, Loisir Iyaya, appelle ainsi la population au calme. « Nous demandons aux jeunes de rester calmes et de ne pas commettre des exactions. A la population de Bangui et celle de la République centrafricaine en général, nous leur demandons de tenir compte de la cohésion sociale et de faire des réunions entre nous et nos frères chrétiens. Nous demandons à tous de rester calmes et de ne pas se venger », a déclaré Loisir Iyaya.

Des milliers d’habitants se réfugient dans les camps de déplacés

Plusieurs milliers de personnes ont déjà fui leurs habitations pour se réfugier dans les camps de déplacés. Ces derniers avaient tendance à se vider ces derniers mois. Pour l’instant, le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) ne donne pas d’estimations précises, car les camps de déplacés sont situés dans des zones encore inaccessibles. Cependant, les affrontements pourraient occasionner, selon le HCR, encore de nombreux mouvements de populations.

Le bilan toujours provisoire fait état d’au moins 24 morts et plus d’une centaine de blessés. La situation extrêmement tendue complique le travail des humanitaires, comme ceux de Médecins sans frontières. « Nous avons l’habitude malheureusement de travailler dans ce type de contexte et de conditions. Bien sûr, compte tenu du contexte, les expatriés restent à leur base ; on limite les mouvements, voire on s’en interdit complètement en fonction des informations que nous recevons de nos confrères qui sont basés dans différents quartiers de Bangui. L’essentiel des mouvements se déroulent entre notre base et l’hôpital », indique Linda Gaouaou, responsable de MSF en Centrafrique, ajoutant cependant que les équipes restent en alerte et sont prêtes à recevoir des blessés si la situation se dégrade.

 

Bangui, RFI

Centrafrique: Bangui à nouveau paralysée, le gouvernement voit un complot

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(Corbeau News Centrafrique )

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Bangui à nouveau paralysée, le gouvernement voit un complot

 

Bangui, (R.D.N) 27-09-2015

 

La tension est encore aussi vive dans la Capitale centrafricaine au lendemain de violentes manifestations d’un groupe de jeunes armés du Km5 dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui. Le gouvernement centrafricain pointe du doigt les acteurs de Nairobi d’être derrière cette brusque montée de violences.

« La position du gouvernement est claire. Tout cela relève de ce que nous avons qualifié de complot ourdi contre les institutions de la transition. Ce sont les tenants des accords de Nairobi 1 et 2 qui reviennent par des chemins détournés pour demander une troisième transition et exiger la démission des institutions », a déclaré Dominique Saïd Panguindji, ministre en charge de la sécurité publique et porte parole du gouvernement centrafricain. Il explique par ailleurs que « Ce schéma est irréaliste. Aujourd’hui, toutes les dispositions sont prises pour que le peuple puisse aller voter dans les délais fixés par l’Autorité nationale des élections. Le prétexte agité n’est pas du tout fondé et les élections se tiendront avant la fin de l’année ».

Paralysie 

Sur le terrain, les activités sont paralysées dans tous les arrondissements de la Capitale et circuler devient un véritable parcours de combattant. Des barricades sont  érigées sur certaines avenues de Bangui par des habitants qui expriment ainsi leurs mécontentements contre les événements douloureux de la veille qui ont déjà fait plus d’une vingtaine de tués et une centaine de blessés.

De l’avenue des  Martyrs en passant par le rond point des Nations-Unies sur l’avenue Koudoukou ou encore l’avenue de l’indépendance jusqu’au PK 12, il est difficile voire impossible de circuler librement puisque des barricades sont érigées un peu partout. Une marche pacifique improvisée depuis le PK12 vers Gobongo a même été initiée par des jeunes qui tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « nous voulons la paix, au secours nos FACA ». 

De l’avis de Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) « Il faut que les Centrafricains arrêtent d’enseigner et de nourrir la haine, qu’ils arrêtent d’arroser les fleurs de la mort parce que personne aujourd’hui ne peut prétendre être fiers de ce qui s’est passé dans le pays ».

« Qu’ils soient balaka, Seleka ou membres d’autres groupes qui n’osent pas dire leurs noms, il faut qu’ils comprennent que cela ne peut pas continuer indéfiniment. Qu’ils comprennent qu’on peut tout faire avec une baïonnette sans s’asseoir dessus. Qu’ils comprennent que même la guerre de 100 ans qu’il y a eu entre la France et l’Angleterre s’est terminée autour d’une table et par la paix », a ajouté Martin Ziguélé qui interpelle le gouvernement centrafricain « à diligenter une enquête pour savoir exactement les circonstances exactes qui ont présidé à ce regain de tension afin de prévenir les actions de ceux qui ne veulent pas du retour de la paix dans le pays » puisque « force doit rester à la loi ».

Appel à mobilisation

De son côté le groupe de la société civile centrafricaine par le biais de Gervais Lakosso appelle les centrafricains à s’approprier l’avenir de leur pays. « J’invite mes compatriotes au calme. Je les rassure que la société civile va prendre ses responsabilités. Nous allons lancer le mouvement le temps de Béafrica qui veut dire que tout le monde a déjà fait ce qu’il veut de ce pays. C’est maintenant le moment pour que nous les centrafricains, nous fassions de notre pays ce que nous voulons, que nous nous approprions la destinée de notre pays. Nous allons lancer des mots d’ordre et nous appelons les centrafricains à se mobiliser ».De manière concrète, il s’agit pour le groupe de la société civile d’appeler les centrafricains à la désobéissance civile.

Pour le général Xavier Sylvestre Yangongo « Chaque fois qu’un musulman est tué, il faut s’attendre à une avalanche de représailles. Des innocents ont été tués, massacrés et quelle est la réaction du gouvernement et des Nations-Unies ? », s’est-il interrogé.

« Si cela continue, nous allons prendre nos responsabilités parce que nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Nous avons aussi du sang dans nos veines, on ne peut pas continuer à subir ce qui se passe dans notre pays », a conclu le général Xavier Sylvestre Yangongo.

Bangui, Radiondekeluka 

 

 

Centrafrique: Plus de 20 morts dans les violences samedi a Bangui ( Nouveau Bilan )

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(Corbeau News Centrafrique)

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Plus de 20 morts dans les violences samedi a Bangui    ( Nouveau Bilan )

Bangui, (F24)

 

Plus de vingt personnes ont été tuées et une centaine blessées dans les violences qui ont frappé samedi Bangui, où le calme était revenu dimanche matin, selon un nouveau bilan de source médicale.

Des habitants et une source hospitalière avaient fait état samedi de 10 morts et 38 blessés dans ces violences qui ont touché le quartier majoritairement musulman du PK-5, dans le centre de la capitale centrafricaine.

“Selon un bilan établi à partir des principales formations sanitaires et qui reste encore provisoire, il y a plus de 20 morts et une centaine de blessés”, a indiqué dimanche un médecin militaire à l’AFP sous couvert d’anonymat. “Profitant de l’accalmie, les secouristes vont poursuivre le ramassage (d’éventuelles autres victimes) et le bilan pourrait s’alourdir”, a-t-il ajouté.

Un hélicoptère des forces internationales déployées en Centrafrique survolait la ville dimanche matin. Seuls quelques tirs sporadiques ont été entendus dans la nuit de samedi à dimanche et les habitants qui avaient fui leurs maisons par crainte de nouveaux affrontements commençaient à rentrer chez eux, a constaté un correspondant de l’AFP.

Cette flambée de violences a été provoquée par l’assassinat d’un conducteur de moto-taxi au PK-5.

Selon des habitants, le conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin, pour une raison encore indéterminée, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman qui fut l’épicentre des massacres inter-communautaires à Bangui de fin 2013 à début 2014.

Dans un communiqué, le gouvernement de transition a fermement condamné ces “violences inutiles qui interviennent à un moment où la Centrafrique en général et la ville de Bangui en particulier aspirent à la paix et à la sécurité”.

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l’ex-colonie française, déjà très instable et l’un des pays les plus miséreux au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014, dont elle peine toujours à se relever.

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé. Mais des groupes armés sévissent toujours dans certaines parties du territoire et de très nombreuses armes de guerre circulent dans le pays et sont régulièrement utilisées pour des actes de banditisme. Des élections présidentielle et législatives sont officiellement prévues avant la fin 2015 pour clore le cycle de violences. Mais l’organisation des scrutins a pris beaucoup de retard, rendant plus que vraisemblable un nouveau report des élections.

Centrafrique- Insécurité    Bilan provisoire du regain de violences à Bangui : 21 morts et une centaine de blessés         

APA- Bangui(Centrafrique) 2015-09-27 12:27:11 Le bilan provisoire du regain de violences noté à Bangui est de 21 morts et une centaine de blessés, selon des données fournies ce dimanche par l’hôpital communautaire de Bangui qui a lancé également un appel à l’aide pour faire face à l’afflux de patients.

Les déplacés internes se multiplient à travers la ville donnant l’aspect du début de conflit en Centrafrique de 2013 et 2014

Cependant ce dimanche matin, des tirs continuent d’être entendus dans les quartiers du 3ème et 5ème arrondissement de Bangui lieux où ont démarré la veille les représailles organisées par de jeunes musulmans suite au décès d’un des leurs, conducteur de taxi moto dans le 8ème arrondissement de Bangui.

Au micro de Ndeke Luka, une radio privée de Bangui, le 2ème Conseiller de la Mairie du 3ème arrondissement, M. Roufaï a condamné les violences et demandé aux esprits surchauffés de laisser la justice faire son travail.
“Je demande à mes administrés du 3e arrondissement de se ressaisir et de laisser la justice mener les enquêtes pour savoir de quoi il s’agit parce qu’on peut être manipulé des deux côtés. 

Soulignant que “cette situation est vraiment désastreuse”, il a expliqué : ‘’Nous sommes presque au bout de tunnel pour la paix et la cohésion sociale. Mais le fait qu’on a amené un corps d’un musulman au niveau de la mosquée Ali Baboro a suscité un autre problème”.
Par ailleurs, les Antibalaka ont rejeté toute leur responsabilité dans ces violences communautaires. Sébastien Wenezoui leur ancien porte-parole a déclaré à la presse : « Nous condamnons fermement cette bavure et ce désordre avec la dernière énergie et demandons aux auteurs de cesser immédiatement ces actes de violence inutile et de revenir sur la voix de la paix. Dans le cas contraire, nous contribuerons à aller les chercher, à les rendre à la justice pour décliner nos responsabilités, car nous ne tolérerons pas qu’on salisse le nom des ex Anti-Balaka qui sont des véritables patriotes. » 
Certaines rues de Bangui restent barricadées par les jeunes qui lancent des propos injurieux aux casques bleus qu’ils accusent d’être incapables de contrôler les violences dans la capitale centrafricaine.

 

Bangui, Info 24/24

 

Centrafrique-Sénégal: 3è Assemblée Générale de l’UECAS

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Corbeau News Centrafrique

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                                                        Sénégal : 3è Assemblée Générale de l’UECAS

Dakar, le 20 septembre 2015 – La salle de réunion de l’institut HECM de Dakar que dirige monsieur KOYATE a servi de cadre pour abriter la 3ème Assemblée générale de l’Union des Etudiants Centrafricains du Sénégal dénommée UECAS que préside avec dextérité son président Euphrem MASSEO. Le patriotisme et l’amour de la patrie étaient de prime à bord. Traditionnellement, ladite assemblée a fait son ouverture par l’exécution de l’hymne national « la Renaissance » chanté par les participants qui ont répondu à l’appel du bureau exécutif ce jour.

Dans son allocution, le président de l’Union des étudiants a déclaré qu’il relève du devoir des membres du bureau exécutif de présenter le fruit de son travail pour ce troisième trimestre en incluant les suggestions et critiques faites par les membres lors de la deuxième assemblée générale et les réalisations sont en bonne gestation. L’UECAS reste toujours dans la même course d’accomplissement de son plan calendaire scindé en six grandes parties, a-t-il dit, à savoir : volet éducatif et formation, volet culturel, sportif et loisir, volet sécurité et cohésion sociale, volet finance et trésorerie, volet administratif et volet médiatique.

Au titre de l’année académique 2015 – 2016, il a été revu à la hausse les bourses d’exonérations par le partenaire historique UECM Dakar qui a conclu avec l’UECAS le 18 septembre 2015. A cela s’ajoute le nouveau partenariat conclu avec le centre culturel de Derklé de Dakar pour la formation en outils informatiques des étudiants centrafricains. Une priorité est mise sur le projet d’excursion pédagogique qui urge dans la région de Thies du Sénégal du 09 au 11 octobre 2015, où plusieurs étudiants centrafricains sont inscrits à l’Université et dans des instituts de la localité.

En effet, relativement, un accent particulier a été mis sur tous les volets. Et selon le président des étudiants centrafricains du Sénégal, je cite : « la pierre n’a point d’espoir d’être autre chose qu’une pierre. Mais, de collaborer, elle s’assemble et devient temple ».

Dans son rapport, le secrétaire général de l’UECAS, Jean De la Croix VOYEMADE a évoqué le problème d’organisation des élections prochaines de l’Union des étudiants qui se tiendront à la fin de l’année en cours, selon les dispositions des articles 5, 17 et 18 des statuts qui régissent le bon fonctionnement de l’UECAS et mis en exergue le renforcement des capacités des étudiants par la mise en œuvre de la réforme LMD à laquelle les membres du bureau exécutif ont pris part à la cérémonie de clôture du projet à travers les Ties (PADTICE). Par ailleurs, l’UECAS a eu l’honneur de participer à la journée culturelle de l’amicale des étudiants et stagiaires béninois du Sénégal. Selon le bilan, une vingtaine d’étudiants centrafricains de Dakar ont été inscrits au séminaire de formation avec certification organisé par la société financière internationale (IFC), groupe de la banque mondiale en collaboration avec le CACSUP, sur le thème « le crédit-bail, un instrument innovant pour le financement des PME. L’UECAS a également assisté aux journées portes ouvertes sur le thème : une université d’excellence et de paix, le pôle du secteur privé » développé par le sénégalais, Pr Bouba Diop.

Selon le secrétaire général de l’UECAS, l’excursion de Thies prévue a pour objectif d’aborder des thèmes suivants dans un débat de réflexion : « le leadership communautaire » qui sera animé par le directeur du CREDA (Centre de Recherche et d’Etudes pour le Développement en Afrique) et « le renforcement de la cohésion sociale et du dialogue inter-religieux pour un avenir meilleur de la République centrafricaine », par M. Yvon BOUBA. Il a rappelé aux participants la participation de la communauté centrafricaine à la campagne médicale au centre culturel Derklé de Dakar ainsi qu’à la faculté d’odontostomatologie de l’Université Anta Cheikh Diop (UCAD) de Dakar.

Le chargé culturel, sportif et loisir, M. Nelson a, quant à lui, rappelé aux uns et aux autres le moment fort de la passation de service avec les membres du bureau exécutif sortant. Toutefois, il a mis un accent particulier sur les grands événements sportifs et culturels organisés par l’Union des étudiants centrafricains de Dakar qui terminaient en beauté malgré quelques imperfections et comportement indésirable de certains joueurs.

Concernant le nerf de la guerre qui entrave souvent le bon fonctionnement des associations si les caisses sont mal gérées, la trésorière générale Chelsea NGBANDI et son adjointe n’ont pas failli à leur mission pour le moins qu’on puisse dire. Elles ont tenu en main de maître-comptable la gestion financière de l’UECAS malgré les débats plus ou moins houleux sur la question. Les membres de droit ont reconnu la compétence des deux trésorières de l’UECAS et les ont encouragées à continuer dans ce sens en respectant les règles du professionnalisme.

L’élection des membres du bureau du congrès chargé d’organiser les prochaines élections des membres du nouveau bureau exécutif s’est déroulée suite aux débats et a mis en place le bureau dudit congrès composé comme suit :

Présidente : Theodora Romuald OUANDO

1er Rapporteur : Ligbia Ziazo YAVOUCKO

2è Rapporteur : Ariane TAMBO

Démarré un peu tard vers 16 heures, c’est à 20 H que les rideaux sont tombés sur la 3ème assemblée générale de l’Union des Etudiants Centrafricains du Sénégal dans une ambiance chaleureuse et solidaire. Toutefois, beaucoup reste à faire pour sensibiliser efficacement les 1895 étudiants centrafricains de Dakar à devenir membres de droit de l’UECAS et ceux qui étudient dans plusieurs universités et instituts des provinces du Sénégal. L’on peut dire que servir l’UECAS c’est servir la Centrafrique et préparer un avenir meilleur du pays de « zo kwè zo » sans distinction de race ni de religion.

Pierre INZA

Centrafrique – Elections: le candidat favori et réformateur Martin ZIGUELE à bâton rompu

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Corbeau News Centrafrique

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      Le présidentiable et Député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé à bâton rompu avec La Nation des 21 et 22 septembre 2015

C’est dans la soirée du vendredi 18 septembre 2015, en sa résidence située derrière le Complexe sportif vingt-mille places dans le 2e arrondissement de Bangui, que le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et candidat à la prochaine élection présidentielle, sieur Martin Ziguélé a accordé une interview au Journal La Nation. Il a été question au cours de cette interview de faire non seulement table rase sur les enjeux sociopolitiques du récent coup d’Etat perpétré par la junte militaire au Burkina-Faso mais aussi, d’aborder certains points touchant l’état de santé du parti depuis qu’il a été investi par les militants, ses points de vue et pistes de solutions par rapport aux prises de positions hostiles ou favorables à une troisième transition politique en Centrafrique, et les alibis qu’il dispose pour s’innocenter face aux accusations de ses détracteurs. Pour mémoire et afin que nul n’en ignore, l’intégralité de l’interview en dit plus.

LR : Bonjour M. Martin Ziguélé

Martin Ziguélé (MZ): Bonjour.

LR: le président, un coup d’Etat vient de réussir au Burkina-Faso. Mais vous en tant qu’homme d’Etat, en tant que président d’un parti politique, quelle est votre lecture par rapport aux faits qui venaient de s’accomplir?

MZ: Je voudrais vous remercier encore une fois de plus pour l’occasion que vous donnée en vue de réagir très rapidement par rapport au coup d’Etat qui vient d’avoir lieu au Burkina, à trois jours de l’ouverture de la campagne électorale qui devrait mettre fin à la transition. Je voudrais à mon nom, au nom du Bureau politique du MLPC et au nom du parti condamner très fermement ce coup d’Etat. La prise du pouvoir par les armes, quel qu’en soit les causes est une violation de la légitimité populaire et doit être fermement condamnée par tous les républicains et tous les démocrates. Dans le cas du Burkina-Faso, j’allais dire que le cas est plus grave. Parce qu’il s’agit d’un régiment c’est-à-dire, d’une partie de l’armée qui, bénéficiant d’une position privilégiée, a cru devoir interrompre le processus de transition politique devant mener à des élections de manière brutale. Et la résistance du peuple burkinabé aujourd’hui face à la violation de sa souveraineté, nous la soutenons entièrement. Nous prions à ce que l’Union africaine, la CDEAO, les Organisations régionales et plus largement, toutes les démocraties du monde fassent en sorte que ce coup d’Etat soit un échec, et que la transition soit remise en scène. Lorsqu’il y’a une situation de ce genre, on se pose aussi des questions: qu’est-ce qui a pu amener à cela? Est-ce que c’est le fait que des responsables politiques aient été exclus des élections? Cela est possible. Est-ce parce que les auteurs de ce putsch aient été convaincus ou soupçonnés de crimes graves au Burkina depuis des décennies? On peut aussi prendre cela en considération. Mais l’un dans l’autre, rien ne peut justifier ce qui s’est passé au Burkina. C’est un mauvais signal pour l’Afrique. Parce que, vous avez vu le traumatisme qui s’est emparé de tous les pays africains après ce coup d’Etat, c’est un cauchemar qu’on croyait passer au Burkina et qui est revenu. Donc, je voudrais exprimer la solidarité du MLPC. Nous avons des partis frères au Burkina. Les Burkinabés sont nos frères et nos sœurs. Ils se sont battus pour qu’il y’ait un changement dans leur pays. Il peut y avoir des insuffisances dans un processus politique. Mais on ne peut pas s’emparer de la liberté du peuple parce qu’on est en position de force, parce qu’on a les armes pour prendre tout un peuple en otage. Mon vœu le plus ardent, c’est que la lutte du peuple burkinabé pour la démocratie aboutisse. Parce que l’Afrique doit se libérer des forces rétrogrades, de ceux qui pensent que par les armes, ils vont s’imposer au peuple pendant des décennies. Je pense que trop c’est trop!

LR: Le président, vous avez passé la majeure partie de votre jeunesse en tant que cadre en Afrique de l’Ouest. Mais quel est le souvenir que gardez de ce pays frère et ami qu’est le Burkina-Faso?

MZ: Non seulement j’ai passé la majeure partie de ma carrière professionnelle en Afrique de l’Ouest que j’ai sillonnée de bout en bout, j’allais au Burkina au moins trois fois par an, mais je continue à fréquenter le Burkina. Puisque je suis jusqu’à une période récente Administrateur dans un Groupe d’Assurance au Burkina. Et je connais ce pays, je connais ce peuple, je connais son dynamisme. Parce que, c’est l’un des rares pays africains qui est arrivé dans les premiers étages de l’émergence par le travail de ses enfants. Parce que ce pays malheureusement, c’est un pays sahélien dans lequel il ne pleut pas beaucoup, et que les terres cultivables ne sont pas comme chez nous. Mais ce qui est reconnu par tous, c’est que le Burkina a été transformé par les labeurs de ses enfants. Et les Burkinabés s’appellent entre eux «des hommes intègres», et ont fait la preuve de leur intégrité dans la manière de développer leur environnement, leur pays pour accéder à une situation de bien-être. Mais naturellement, chaque pays a son histoire et je crois que cette histoire ressemble aussi à l’histoire d’un certain nombre de pays où un certain nombre du fils du pays, de par leur positionnement et de par leur accès à des armes pensent qu’ils ont droit de vie ou de mort sur tout un peuple. Et ces retours en arrière violents malheureusement continuent à se faire en Afrique décrédibilisent tout le travail qui peut être fait ici et là. On ne peut jamais faire avancer un pays sur la voie du bien-être, lorsque des élites civiles ou militaires sont capables de porter la mort à leurs compatriotes, juste pour s’emparer du pouvoir. Ce n’est pas pour le bien-être collectif, mais pour se protéger contre la justice, ou pour favoriser un certain nombre de recommandations. C’est quelque chose qui interpelle la conscience humaine tout simplement.

LR: Mais M. le président, si on rentre en profondeur dans l’histoire de ce pays, on se rend compte que c’est un pays ayant pour tradition des coups d’Etat. Et pour les partisans de l’afro pessimisme, ils disent que ce coup d’Etat ne les surprend pas.

MZ: Ce qu’on dit de Burkina, on peut également le dire pour la Républicaine centrafricaine. Nous aussi avions connu beaucoup de coup d’Etat. Mais je pense que le Burkina est un pays de lutte politique, de lutte syndicale et de lutte de la Société civile. Cela est reconnu par tous. On ne peut pas justifier, je le dis encore de manière très ferme, ce qui s’est passé il y’a deux ou trois jours au Burkina. On peut expliquer cela, mais on ne peut pas excuser cela. Parce que, lorsqu’une catégorie de la population estime qu’elle a des revendications, elle ne devrait pas le faire en prenant le pouvoir et en tuant des innocents, en tuant des citoyens, en détruisant leur propre pays. De quels droits et de quelle légitimité une fraction du peuple peut se permettre de porter la mort à d’autres pour se protéger, pour s’auto protéger ou mettre en avant leurs revendications? Et puis je vais poser une question très simple: si la junte qui tente de prendre le pouvoir au Burkina dit qu’elle le fait pour défendre les principes démocratiques. Parce que des personnes ont été exclues des élections. Mais pourquoi elle n’a pas pris le pouvoir lorsqu’il y’a eu de tentative de modification de la Constitution en violation de cette même Constitution? C’est une démarche qui ne s’explique pas, qui n’est pas cohérente. Cela veut dire que les raisons avancées sont fausses et qu’il faut les chercher ailleurs.

LR: le président, quel est présentement l’état de santé de votre parti au moment où les militants vous ont investi en vue de le hisser au perchoir de l’exécutif?

MZ: Je vous remercie. Le MLPC se porte bien. Le MLPC continue de faire son travail de parti politique c’est-à-dire, d’animer la vie politique du pays. Le MLPC se prépare comme tous les autres partis politiques pour les prochaines échéances. Nous n’avons pas de problèmes ni de différends avec ceux du pays. Le problème du pays c’est l’insécurité. L’insécurité dans le pays fait que la mobilité du parti dans le pays est problématique. Nous sommes obligés de fréquenter un certain nombre de zones, d’attendre à ce qu’il y’ait accalmie dans d’autres zones. Donc, lorsque nos équipes sont sur le terrain, nous sommes très inquiets de ce qui peut leur arriver. Mais nous avançons sur le terrain. Nous faisons notre travail de parti politique. Nous avons envoyé des équipes sur le terrain pour mobiliser la population afin de s’inscrire sur la liste électorale et d’aller aux élections. Nous essayons de travailler également au sein de notre Direction nationale de campagne pour faire en sorte que nos compatriotes connaissent de mieux en mieux le parti, pour que le moment venu, ils fassent leur choix comme ils l’entendent.

LR: Au niveau de votre Direction nationale de campagne ces derniers temps M. le président, vous avez inventé le concept dénommé « Vaka na vaka». Vous avez sillonné les huit arrondissements de Bangui et même la commune de Bimbo. Mais est-ce que le concept a profité aux populations du 4e arrondissement et plus particulièrement celles de Boy-Rabe?

MZ: Pas plus tard qu’avant-hier, la Direction nationale de campagne du MLPC était à Boy-Rabe voire même Kagamangoulou. Je pense que c’est la troisième fois que mon équipe va là bas. Ecoutez, Boy-Rabe est un quartier de Bangui, Boy-Rabe est un quartier de Centrafrique, Boy-Rabe est en République et nous sommes des Centrafricains. Il y’a beaucoup de personnes qui ont cherché à instrumentaliser les uns contre les autres. Mais nous sommes conscients que tous les pays du monde, il y’a toujours la majorité de personnes qui sont de bonne volonté. Nous continuons d’aller à Boy-Rabe et nous n’avons aucun problème particulier avec Boy-Rabe. Je vous le dis, pour la troisième fois consécutive, notre Direction nationale de campagne est allée à Boy-Rabe et a fait une grande réunion avec les chefs de quartiers, les jeunes, les femmes, les adultes…, pour échanger sur l’avenir de notre pays. Parce que notre concept aujourd’hui, notre leitmotiv aujourd’hui c’est la réconciliation, le rassemblement et la reconstruction. Mais on ne peut se réconcilier qu’avec un frère avec qui on avait eu des différends. Donc, c’est pour ça que nous allons à Boy-Rabe, nous allons au Km5, nous allons dans tous les quartiers de Bangui, et bientôt à l’intérieur du pays pour promouvoir ce concept de réconciliation. Vous ne pouvez pas développer un pays lorsque vous n’êtes pas rassemblés. Donc, on ne peut pas développer un pays en mettant de côté tel parti de Bangui ou du pays sous prétexte que des hommes et des femmes qui ne sont pas forcement bien intentionnés instrumentalisent les différends qu’on a vécus dans le passé pour continuer à garder distants des Centrafricains. Notre travail de parti politique est de constituer un ciment, de lier les Centrafricains. Donc, nous sommes pour le rassemblement. Naturellement, pour reconstruire le pays, nous n’allons pas le faire tout seul. Nous le ferons avec l’ensemble des Centrafricains. Pour nous, il n’y a pas de quartiers tabous, il n’y a pas de zones interdites, il n’y a pas d’extra territorialité. Nous sommes chez nous, nous sommes dans notre pays. Quelque soit ce que nous avons eu avec nos frères ou nos sœurs comme différend, de n’importe quelle ville, de n’importe quelle quartier ou de n’importe quelle région, notre travailler consiste à aller vers eux. Je vous prie de me croire puisque l’accueil a toujours été fraternel, chaleureux, et les débats ont été francs.

LR: L’accueil a toujours été fraternel comme vous le dites. Mais dans certaines colonnes des journaux de la place, des informations font état de ce que dans certains quartiers de Boeing, vous avez été chassé. Est-ce que vous pouvez nous confirmer ces informations ou ce ne sont que des histoires à dormir debout que vos détracteurs ont pu fabriquer?

MZ: Mais j’étais en France et c’est mon épouse qui a été à Boeing à l’invitation de la population de Boeing. Ils ont fait une très grande fête à Boeing. Et lorsque j’ai lu dans la presse ce que vous avez dit, cela a fait rire tout le monde à Boeing. Et la jeunesse de Boeing a réinvité ma Direction nationale de campagne et elle est encore allée deux fois, et au frais de la population. C’est cette population qui lui a préparé à manger, du riz, du ngoundia, et lui a donné du légume. Vous voyez, il y’a des gens dans ce pays qui manifestement, prennent leurs rancœurs pour des réalités, ou qui tiennent absolument à montrer une image fausse du pays. Pourquoi ils le font? Nous ne le savons pas. Mais ce qui nous intéresse, ce sont les faits. Nous avons fait tous les quartiers de Bangui et de Bimbo sans exception. Et au moment où je vous parle, la Direction est en train de repasser encore dans ces quartiers. Bientôt, l’équipe le fera à l’intérieur du pays.

LR: Il y’a un concept qui se développe aujourd’hui sur le face book « tout sauf Martin Ziguélé». Qu’en pensez-vous?

MZ: vous savez, il y’a un problème africain qui dit que: « On ne jette des pierres que sur un arbre fruitier». Vous ne verrez jamais quelqu’un jeter de pierre sur un acacia. Lorsque quelqu’un jette de pierre, c’est surement sur un manguier, sur un goyavier. Parce qu’il veut cueillir les fruits. Donc si des gens nous considèrent comme leur adversaire n°1, il faut leur poser la question si quelque part, ils considèrent que le MLPC a la confiance de nos compatriotes. Malgré toutes les propagandes, toutes les calomnies, toutes les insinuations, tous les mensonges qui ont été déversés sur nous, ces personnes constatent que nous continuent à bénéficier de la confiance de la population. C’est pour ça qu’on dit tantôt que je ne suis pas Centrafricain. Parce que je suis de mère tchadienne. Je ne sais pas si eux ont choisi leurs mères avant leur naissance. Mais moi je n’ai pas pu le faire. Et malgré cela, je suis très fier de ma mère que j’adore. Parce qu’elle m’a donné tout simplement la vie, et nous devrons tous adorer nos mères qui nous ont donné la vie. Je ne voudrais pas faire de la comparaison, mais je voudrais vous dire que je suis l’un des rares politiques centrafricains à n’avoir que la nationalité centrafricaine. Je n’ai pas d’autres nationalités que la nationalité centrafricaine. Vous pouvez le vérifier auprès de tous les états civils du monde entier, je n’ai que la nationalité centrafricaine. Ceci dit, je ne reproche pas à mes compatriotes qui ont deux ou trois nationalités afghane, américaine, française, britannique. Je ne leur reproche rien, et je ne mets même pas en doute leur loyauté. Parce que je ne sais pas les motivations pour lesquelles ils ont été amenés à un moment donné de leur vie à prendre une seconde nationalité. Je ne peux pas les leur reprocher, je suis un républicain. Mais je ne peux pas comprendre le fait qu’on me reproche d’avoir épousé une femme de tel ou telle origine, alors que cela tombe sur le bon sens que personne ne choisit jamais sa mère. Ceci dit, comme je vous le disais tantôt, je suis très fier de ma mère que j’adore, et je pense que cela est vrai pour tout le monde qui adore aussi sa mère. Donc, d’autres disent que je suis le candidat de la France alors que ce sont des gens qui font des allées et des retours incessants en France justement pour demander le soutien de la France. Il y’en a qui disent que j’ai amené les Sélékas alors que tout le monde a été ministre, ministre d’Etat dans ce pays sous Séléka, ou à demander des postes. Dans ce pays, je n’en ai demandé aucun, je n’avais besoin d’aucun. Donc, pourquoi j’avais amené la Séléka alors que je n’en ai pas bénéficié à titre personnel. Tout cela montre simplement que je suis identifié comme quelqu’un à qui le peuple est susceptible de lui faire confiance. Donc, il faut le démolir. J’aurais aimé que mes compatriotes me disent: écoutez, voilà telle position politique du MLPC et nous sommes contre cette position politique pour que nous ramenions le débat sur le plan politique. J’aurais aimé que mes compatriotes me demandent de ce que représente la vision de mon parti. Il se trouve que cette vision n’est pas cohérence et on en discute, qu’on fasse de la politique, qu’on ne s’attaque pas à des individus. Parce que c’est en s’attaquant à des individus, en nous attaquant à la religion, en nous attaquant à des origines que nous en sommes arrivés dans la crise que nous vivons aujourd’hui. Donc, il faut que nous élevons le débat au-delà de nos visions, croisons nos visions, pour pouvoir apporter ce que nous prétendons apporter à ce peuple. C’est là que devrait se situer le débat politique. Je ne peux pas reprocher à un Centrafricain le fait d’être né dans une région donnée, de tel père ou de telle mère. Je ne vois pas ce que je peux le lui reprocher, parce que c’est ce qu’il est. Mais par contre, on peut discuter avec un autre compatriote de ce qu’il croit, de ce qu’il pense, de ses opinions. Et là, nous sommes dans le débat démocratique. Donc, j’invite mes compatriotes à évoluer vers un débat démocratique et à ne pas s’acharner sur des débats qui ne nous avanceront pas.

LR: Vous me permettez M. le président même si c’est de la redondance mais cela permettrait aux lecteurs de La Nation de comprendre certaines vérités sur ce que disent vos détracteurs. Puisqu’ils profitent de la naïveté de cette population pour nuire à l’avenir politique du MLPC dont vous avez la charge, en vous associant aux acteurs clés de la nébuleuse qu’est la Séléka. Mais, lesquels des alibis disposez-vous pour vous innocenter et redonner confiance à la base?

MZ: Vous savez, mon mentor en politique, feu Ange Félix Patassé disait que: «Le mensonge coure vite et la vérité marche lentement». Mais il arrive toujours un moment où, comme la tortue, la vérité vient dépasser le mensonge et le terrasse. Il y’a déjà de cela deux ans, que certains des médias, certains compatriotes et toujours les mêmes, prétendent que je suis complice de la Séléka, et que j’ai amené la Séléka, que j’ai fabriqué même la Séléka. Mais vous savez en droit, lorsque vous accusez quelqu’un de quelque chose, vous en apporter les preuves. J’ai demandé, et je ne fais que demander qu’on m’apporte les preuves de ces accusations. On me dit qu’il n’ya pas de preuve. Mais c’est à moi de prouver que je suis innocent. Ce qui est contraire à tous les principes de droit. Soutenir une rébellion c’est quoi, c’est donner de l’argent à cette rébellion pour qu’elle fonctionne. Si quelqu’un a la moindre preuve, que j’étais associé à la création de la Séléka, qu’il en fournisse les preuves publiquement. Si j’ai donné de l’argent, ou des armes, ou des hommes, mais c’est encore plus facile. Il suffit de retrouver une personne qui témoigne, qui dit que voilà, vous étiez à telle réunion à tel endroit avec la Séléka, vous avez donné tel argent, voilà ce que vous avez dit. Mais c’est moi qui réclame finalement ces preuves là depuis deux ans. Et je vais même plus loin: «Il y’a présentement une Cour Pénale Spéciale qui a été créée dans notre pays pour connaitre des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes de sang depuis 2002 jusqu’à ce jour». Cette Cour existe. Il suffit juste d’apporter les preuves de mon implication. De même que la Cour Pénale Spéciale enquête sur notre pays depuis 2003 jusqu’aujourd’hui est avide de ces genres d’information. Si ces preuves là existent, que mes détracteurs apportent les preuves, ou les publient. Chaque jour que Dieu fait, je ne cesse de réclamer ces preuves. Et chaque jour que Dieu fait, c’est par des lettres anonymes, des articles anonymes, des déclarations anonymes que les uns et les autres avancent ces accusations. Si j’étais concepteur, associé ou co-auteur, ou co-fondateur de la Séléka. Une fois que la Séléka au pouvoir, si vous êtes co-fondateur d’un mouvement, mais vous assumez les responsabilités du résultat du travail que vous avez conçu. N’est-ce pas? Et pourquoi j’ai amené la Séléka au pouvoir et que je n’ai pas été l’un des gestionnaires publics de ces affaires. Donc, je crois que nos compatriotes une fois encore, doivent savoir que ce n’est pas la première fois que des accusations de ce type ont été portées contre moi. Déjà en 2005, j’ai été accusé d’avoir amené les Banyamoulengués par ceux là même qui les ont amenés. J’ai demandé un débat public qui m’a été refusé. Non seulement on m’a refusé le débat publique mais en plus, on m’a menacé de mort quand j’ai insisté en allant à Ndèkè-Luka pour demander ce débat. Alors qu’eux-mêmes, ils avaient saisi les tribunaux centrafricains contre moi et que j’ai été blanchi par le Tribunal de Grande instance ou la Cour d’Appel par rapport à ces accusations. En dehors des accusations de Séléka, des accusations fantaisistes tes sur la Séléka ou les Banyamoulengués, vous ne savez pas que c’est depuis 2006, chaque fois que j’étais en France et que je venais en Centrafrique, j’étais régulièrement convoqué soit par le Doyen des Juges d’Instruction, soit par le Tribunal, soit par le Premier ministre. Parce que, j’étais régulièrement accusé de fomenter une rébellion, d’acheter des armes, d’armer des chefs de quartiers à Bangui…, et naturellement sans preuve. Donc, ce n’est pas aujourd’hui que je suis victime des cauchemars de ces personnes qui manifestement, me voient partout alors que je ne suis pas là où ils le disent.

LR: le président, il y’a aujourd’hui un jeu de ping-pong à travers les prises de positions favorables ou hostiles au projet d’une troisième transition politique en Centrafrique. En tant que démocrate, quelle lecture faites vous des conséquences de l’incompréhension entre certains partis, association politiques et personnalités indépendantes réunis au sein d’une plateforme et les autorités actuelles de la transition? Et quelles sont les pistes de solutions préconisez-vous pour une transition réussie en Centrafrique?

MZ: Je vous remercie. Je crois que, faire de la politique, c’est avoir de la conviction. Nous étions au Forum de Bangui dans la Commission Gouvernance où il n’y avait que des chefs des partis politiques. Cette Commission a voté une recommandation qui a préconisé la stabilité des institutions jusqu’aux élections. Cette solution a été reprise dans les recommandations générales en plénière. Le MLPC s’en tient à la parole donnée. Pour nous, nous nous préparons en tant que parti politique pour aller aux élections lorsque l’A.N.E aura publié le chronogramme qui nous permet d’aller à des élections auxquelles la majorité des Centrafricains peuvent participer. Nous ne sommes pas dans d’autres schémas. Nous n’avons pas un plan B à part les élections. Et je dois le dire clairement: «Nous ne nous associons pas à toutes positions tendant à sortir de notre engagement au Forum, de respecter les principes de la stabilité des institutions jusqu’aux élections». Je pense avoir été suffisamment clair. Je pense que ce qui vient de se passer au Burkina doit rappeler aux Centrafricains encore leurs responsabilités. Gardons notre sérénité. Que des critiques soient portés sur le processus électoral, c’est tout à fait normal

En démocratie, que des insuffisances existent dans le processus électoral, je suis tout à fait d’accord. Parce que c’est un processus qui se fait dans une situation d’insécurité, dans une situation de difficulté budgétaire, dans une situation de difficulté économique, dans une situation de difficulté de réseau de communication. Notre processus est très critiquable et d’ailleurs, cela fait partie de la démocratie. Mais nous ne pouvons pas, en tant que parti politique, en tant que parti républicain, nous ne pouvons pas appeler un jour à la stabilité des institutions et le lendemain à un chamboulement des institutions. Ce n’est pas franchement nos démarches. Que d’autres aient ces démarches, nous sommes en politique, nous sommes en démocratie, cela les engage et cela n’engage pas le MLPC. C’est pour ça, nous demandons à ce que le processus électoral, la question de sécurité, la question de survie quotidienne des Centrafricains soient menées de la manière la plus efficace pour que le peuple puisse s’exprimer lorsque l’ensemble des conditions serait réuni. C’est quoi les conditions? C’est que, le recensement de la population atteigne un niveau critique c’est à dire, la quasi-totalité ou la totalité des objectifs en matière de recensement doivent être atteints, que nos compatriotes puissent se déplacer pour aller s’inscrire, pour aller demain participer à des meetings électoraux, après demain aller au référendum voter leur constitution, et choisir dans la foulée leurs députés, choisir leur présidente ou leur président. Je crois que cette affaire est suffisamment sérieuse pour qu’elle soit menée dans la sérénité et en toute responsabilité.

LR: Mais M. le président, le Conseil national de transition vient d’adopter la nouvelle Constitution et il y’aura bientôt une Assemblée bi-camera avec le Sénat. Est-ce que vous pensez qu’avec les moyens que nous avons aujourd’hui, on peut encore supporter des charges qu’on veut apporter sur celles que la Centrafrique en avait déjà?

MZ: Oui, j’entends des déclarations, je lis dans la presse que le Sénat est budgétivore etc. Je trouve que les uns et les autres mettent la charrue avant les bœufs. On ne connait même pas le nombre des sénateurs, donc on ne connait pas le budget alors qu’on dit que ce Sénat est déjà budgétivore. Non! Je pense qu’il faut amener les choses à leur juste proportion. D’abord le bon sens. Lorsqu’il y’a eu la crise politique chez nous, et que l’Administration civile s’est effondrée, que l’Administration sécuritaire s’est effondrée, qu’il n’y avait plus de ressort entre la population et l’Etat, qu’est-ce qu’on a vu? On a vu Mgr Dieudonné Nzapalainga, chef religieux catholique, on a vu l’Imam Kobin Layama, chef religieux musulman, on a vu le Pasteur Nicolas Guérékoyamé, chef religieux protestant porter à bout de bras ce qui restait de la République centrafricaine pour le ressouder. Ils ont été des héros. Il n’y avait plus rien. L’Etat était vacillant, sinon virtuel et la population s’entretue. Il a fallu que ces fils du pays de par la confiance que la population leur fait sur le religieux arrivent à renouer le fil du dialogue. Ailleurs au Burkina, quand il y’a eu la première crise entre les militaires qui ont fini par prendre le pouvoir et le Premier ministre qui est issu de leur rang, qu’est-ce qui s’est passé? Le Premier ministre s’est réfugier chez le Moro Naba le chef traditionnel des Mossis, nous ici, nous n’avons pas de chefs traditionnels. Nous n’avons même pas des maires élus. Quand on a un pays où il n’y a pas de relais de ce type entre le peuple et l’Etat, on doit conceptualiser des institutions qui permettent le lien entre le peuple et l’Etat. Et ce lien, on peut le trouver à travers la remise en marche des collectivités territoriales avec des élus locaux. Ces élus locaux se retrouveraient dans une chambre haute de l’Assemblée nationale pour servir d’amortisseur et le tampon entre le peuple et l’Etat. Ce même rôle peut aussi être joué par les chefs traditionnels qui doivent être réhabilités et se soumis au processus électoral pour venir également au Sénat. Nous sommes un pays de 4.200.000 habitants. Nous n’avons pas besoin d’avoir un Sénat à la dimension de l’Assemblée nationale. L’avantage c’est que, nous serons obligés d’évoluer vers la décentralisation. Parce que, nous serons obligés d’avoir des maires élus et donc d’achever le processus des élus locaux que nous n’avons jamais mené à son terme depuis l’indépendance en 1960. Donc d’avoir des maires élus, des représentants élus de la population à la base dans les collectivités locales, lesquels représentants élus seront éligibles à ce Sénat. C’est le schéma à tracer pour ce Sénat. Lorsque vous sortez d’une crise comme celle que notre pays a vécue, il ne faut pas s’interdire la réflexion et l’action sur ce qu’il faut faire. Ain qu’il n’y ait pas de rechute.

LR: Dans une déclaration faite le lundi 28 août dernier à la nation, le ministre en charge de la Sécurité publique, M. Dominique Saïd Paguendji est revenu sur les accords de Nairobi pour décrier les propositions de démission des autorités de la transition, la mise en place d’un nouveau parlement de transition en lieu et place de l’actuel CNT, d’un nouveau gouvernement de transition avec un nouveau Premier ministre et l’amnistie générale pour tous les anciens combattants.

MZ: Oui, moi je pense que la position du MLPC est une fois de plus claire. Nous faisons partie des forces démocratiques de la transition. Il vous souviendra qu’il y’a moins de cinq mois, nous avons organisé une marche à Bangui pour nous opposer à ces prises de positions depuis Nairobi, et notre position n’a pas changé. Nous pensons que tout cela relève au mieux de la diversion. Je pense qu’aujourd’hui, nous devons tous nous atteler sur deux fronts: le retour à la sécurité. Parce que, ce qui préoccupe les Centrafricains aujourd’hui, c’est leur survie physique, leur sécurité physique. Si à Bangui vous prenez dix Centrafricains, et que vous leur demandez ce qui les préoccupe, ils vont parler de la sécurité; si vous allez à l’intérieur du pays, et que vous leur demandez ce qui les préoccupe, les dix vous diront que c’est la sécurité. Cela veut dire que le problème n°1 est la sécurité. Il faut travailler sur la sécurité en Centrafrique. Deuxièmement, la transition a vocation (…). Il faut que les conditions soient réunies par les autorités de la transition, par l’Autorité nationale des élections et par la Communauté internationale qui nous accompagne pour que nous ayons des élections qui permettent aux Centrafricains de s’exprimer réellement. Parce qu’il faut que les autorités qui sortiront de ces élections, il faut que l’Assemblée nationale qui sortira de ces élections aient la légitimité nécessaire pour s’attaquer au cœur des problèmes qui conditionnent de notre pays en tant que nation c’est-à-dire, la poursuite du chapitre sécurité, de réforme du secteur de sécurité, DDRR, et la remontée en puissance de nos forces de défense et de sécurité. Et puis, c’est lorsqu’on aura progressé sur le chemin de la paix que nous pouvons dire que nous avons les atouts en main pour reconstruire notre pays. On ne reconstruit pas un pays dans une situation de chaos sécuritaire et de désordre sécuritaire. Donc, il faut que les choses soient claires. Plus, nous perdons de temps dans le schéma de ce type, plus nous faisons du mal à notre peuple. Plus, nous perdons de temps dans les atermoiements, plus nous prolongeons la souffrance de notre peuple. Il faut bien organiser les élections pour ne pas qu’il y’ait des contestations qui vont remettre en cause la sécurité collective. Il ne faut pas donner de prétexte aux extrémistes. Il faut que le processus soit inclusif, clair, solide et qui puisse permettre également à la majorité de la population de se reconnaitre dans les résultats des élections. Et c’est le préalable pour sortir le pays de ces crises là, et demain de ramener le pays sur les rails du développement.

LR: Des rumeurs font état de ce que d’ici décembre prochain, plus de 1300 Faca y compris les Officiers vont partir à la retraite. Comment faire pour que les Faca soient un produit national?

MZ: Je ne suis pas au courant de cette information, vous me la donnez maintenant. Je pense que la conception et la perception du MLPC, c’est que la question de sécurité qui déterminera notre pays en tant que nation, la question sécuritaire est une question centrale. Vous aurez remarq

CENTRAFRIQUE: DEBOUTE ET RENVOYE DEVANT LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION, NICOLAS TIANGAYE S’ABSTIENT DE FAIRE PUBLIER LA CINGLANTE REPONSE DE L’UNION EUROPEENNE

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(Corbeau News Centrafrique)
Maitre-Nicolas-Tiangaye

Bangui, le 12 Août 2015

Grâce à un contact bien introduit dans le milieu diplomatique à Bruxelles, nous publions ci-après la réponse que l’Union Européenne a réservée en date du 31 juillet 2015 à la demande de Nicolas Tiangaye ; cet ancien Premier Ministre de Transition, par une correspondance datée du 23 juin 2015 et adressée à l’Union Européenne, à l’Organisation des Nations-Unies et l’Organisation Internationale de la Francophonie, demandait qu’un collège de constitutionnalistes étrangers puisse rendre un arbitrage relatif à l’article 106 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013.

Le moins qu’on puisse dire est que cette réponse de l’UE sonne comme un cinglant désaveu personnel pour Nicolas Tiangaye, Président du parti Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS). L’homme de droit qui pensait pouvoir contourner et narguer sans raison les juges de la Cour Constitutionnelle de Transition, est en quelque sorte sèchement rappelé à l’ordre et renvoyé devant eux ! En essayant d’obtenir un arbitrage international, le Président de la CRPS, a implicitement exprimé son doute sur l’indépendance ou l’impartialité des membres actuels de la Cour Constitutionnelle de Transition, ce qui est extrêmement grave et inadmissible au nom du respect des institutions.

A titre de rappel, lorsque Nicolas Tiangaye avait saisi la communauté internationale le 23 juin 2015, il avait fait publier abondamment le texte de son interprétation de l’article 106 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013. Ainsi, tous les centrafricains qui avaient lu le texte de Nicolas Tiangaye devaient s’attendre à connaître la suite réservée à cette démarche par l’UE, l’ONU, et l’OIF. La lettre de l’UE a été notifiée personnellement à Nicolas Tiangaye depuis le 31 juillet 2015, et contre toute attente, Nicolas Tiangaye, Président de la CRPS n’a pas joué la transparence jusqu’au bout, en tentant de garder secrète la teneur de la réponse de Mme Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission.

N’eût été l’efficacité de notre source à Bruxelles que Nicolas Tiangaye cacherait son petit jeu aux centrafricains pendant bien longtemps.

Les centrafricains ont le droit de savoir la vérité. Les juges de la Cour Constitutionnelle de Transition méritent le respect.

AHMAT Fatou,  pour Alwihda et CNC

Ci-après la lettre de l’UE :

LETTRE UE

 

CENTRAFRIQUE: OBSERVATION RELATIVE AU VOTE DES REFUGIES

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(Corbeau News Centrafrique)

ANDRE

OBSERVATION RELATIVE AU VOTE DES REFUGIES

 

Bangui,  ( M.B) 07-08-2015

 

La Coordination de l’Observatoire National des Elections (ONE) suit avec une attention particulière la crise institutionnelle née entre la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) d’une part, et le Conseil National de Transition (CNT) d’autre part, sur la question relative à la participation des réfugiés Centrafricains aux scrutins référendaires et présidentielle de 2015.
En l’espèce, il est vrai que la Cour Constitutionnelle de Transition saisit d’une requête par le Conseil National de Transition visant à vérifier de la constitutionnalité des modifications apportées à certaines dispositions du Code Électoral, en a profiter pour statuer ultra petita, en se prononçant en faveur du vote des réfugiés. La Cour Constitutionnelle de Transition (CNT) est selon l’article76 al.1 de la Charte Constitutionnelle de Transition : « juge de la constitutionnalité des lois organiques et ordinaires, déjà promulguées ou simplement votées, des règlements, ainsi que du règlement intérieur du Conseil National de Transition ». De plus, l’article 76 al.8 de cette Charte Constitutionnelle de Transition lui confère une mission supplémentaire. Celle d’ : « interpréter la charte constitutionnelle de transition », c’est-à-dire aussi les Conventions internationales légalement ratifiées qui y font corpus d’ailleurs, notamment, la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés, le protocole de 1967 sur le Statut des réfugiés et la Résolution n°2199 (XXI) adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies. C’est en effet, dans l’exercice de cette seconde mission que se justifie sa décision « ultra petita ». Ce qui revient à dire que : limité prima fascié et exclusivement la compétence d’une Cour Constitutionnelle à juger de la ‘Constitutionnalité’ des lois, c’est aussi méconnaitre ses autres fonctions que sont l’interprétation du droit positif qui d’ailleurs, donne

à la Cour la possibilité de créer du droit ou simplement de l’enrichir autant que fort se peu.
L’Observatoire National des Élections reconnait que la Résolution 2149 des Nations Unies qui donne mandat à la Minusca d’intervenir en République Centrafricaine, et qui autorise aussi les réfugiés Centrafricains à participer aux scrutins de 2015, est un acte d’une organisation internationale. Elle n’a pas force juridique contraignante qu’une convention internationale. Par conséquent, elle ne peut que la compléter et la préciser.
La Convention de 1951 sur le Statut des réfugiés leur interdit de participer aux activités politiques dans leur pays d’origine.
Mais, il ya une différence fondamentale entre le vote expression d’un droit civil, et faire acte de candidature expression du droit politique. La Résolution 2149 ne fait que préciser la Convention de 1951 sur le Statut des réfugiés, en distinguant droit civil d’une part, et droit politique d’autre part. Le vote des réfugiés Centrafricains n’est que l’expression d’un droit civil bien qu’elle a une

finalité politique. Au-delà, le vote des réfugiés favorise l’inclusivité du processus électoral de sortie de crise. Il permet la reconstruction de la cohésion sociale et la réconciliation des Centrafricaines et des Centrafricains entre eux-mêmes et avec leur pays.
L’Observatoire National des Élections (ONE) reconnait aussi la pertinence des inquiétudes de certains partis politiques et des conseillers Nationaux de Transition qui se sont d’ailleurs prononcés en défaveur de la question de la participation des réfugiés à ces scrutins.
L’Observatoire National des Élections estime qu’une méthodologie s’impose pour encadrer le vote des réfugiés, afin qu’il

ne soit pas l’arène d’une fraude électorale massive. Cela est possible même après l’arrêt de la Cour Constitutionnelle de Transition. C’est pourquoi l’Observatoire National des Élections (ONE) propose au CNT les pistes suivantes :

 Demander à l’UNHCR de fournir la statistique réfugiés Centrafricains par tranche d’âge et de sexe ;
 Demander à l’UNHCR de fournir la statistique par tranche d’âge et de sexe des étrangers recensés dans les sites de réfugiés Centrafricains ;
 Demander au Bureau de la division intégrée assistance électorale des Nations Unies de fournir la méthodologie qui est adoptée pour favoriser la faisabilité, la mise en œuvre du vote des réfugiés ;
 Demander à la Division intégrée assistance électorale des Nations Unies de présenter les mécanismes par lesquels les partis politiques pourront accéder à ces camps des réfugiés afin de battre compagne ;
 Demander au Gouvernement ou à l’Autorité Nationale des Élections si un accord est il conclu avec le Gouvernement des États hôtes de ces sites de réfugiés pour que les partis politiques battent campagne librement, et que le vote des réfugies se tiennent effectivement

Lu pour vous par André MORNADJI BOBAL

1er Vice-Coordonnateur de l’Observatoire National

des Élections (ONE)

Tél 0032675501490

Centrafrique: Haroun GAYE, l’homme qui ne ferait pas de mal à un poulet,

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Haroun GAYE, l’homme qui ne ferait pas de mal à un poulet,

sème la désolation dans les rangs de la Minusca !

Bangui (B.G) 07-08-2015

Rappelez-vous, dans un article écrit par l’un de mes confrères (publié le 28 août 2014 sur le site www.lesplumesderca.com), intitulé « Conspirateurs et criminels politico-mafieux au cœur du pouvoir en centrafrique », Haroun GAYE et Hamid TIDJANI étaient considérés comme des proches lieutenants de FADOUL qui « abattent froidement, tout récalcitrant aux règles qu’ils imposent. »
Cet article a été repris par un internaute sur le réseau Facebook le 15 juillet 2015 et… Haroun GAYE, en personne, a été le premier à le commenter : « Je met au défi celui qui peut prouvé que j’ai tuer même un poulet un jour votre article ne me fait pas peur je défendrais ma communauté jusque le jour de ma mort je ne céderais pas au decouragement découragé n’est Haroun. » 

Haroun GAYE, ancien membre influent du CEDAD (Comité Extraordinaire de Défense des Acquis Démocratiques), véritable police politique personnelle de Nourredine ADAM qui était tristement célébré pour ses détentions arbitraires, ses tortures et ses supplices, n’a pas hésité à donner l’ordre d’attaquer et de tuer froidement des Casques bleus de la Minusca. Ces hommes, nos frères africains, sont venus dans notre pays non pas pour l’envahir mais bien pour nous aider à nous sortir du chaos. Ils agissaient dans le cadre d’un mandat judiciaire rédigé par le Procureur de la République de Bangui donc en conformité avec les lois centrafricaines.

Tout s’est déroulé comme ci Haroun GAYE avait préparé un guet-apen, un véritable « plan de violence » pour détruire, sous un déluge de feu d’armes lourdes, ces hommes de l’ONU. En plein cœur du 3ème arrondissement de Bangui, les meurtriers, à la solde d’Haroun GAYE, ont agi avec une extrême violence, ne laissant aucune chance aux hommes de la Minusca. Ce faisant, ils ont plongé une dizaine de familles africaines dans la peine ou le désarroi.

Si Haroun GAYE n’a rien à se reprocher, comme il veut le faire croire dans son commentaire sur Facebook, pourquoi n’a-t-il pas accepté d’être appréhendé pour être présenté devant un juge et pour pouvoir se défendre comme un homme civilisé ? S’il avait eu le courage de se présenter devant le juge, il aurait épargné de nombreuses vies humaines… Mais cet homme qui se considère comme étant au-dessus de tout soupçon, a préféré agir comme un lâche en semant la destruction et le chaos autour de lui !

La Minusca est opérationnelle depuis plusieurs mois et les détracteurs qui considéraient qu’elle ne faisait pas grand chose dans notre pays peuvent maintenant revoir leur copie. Pour la première fois, la Minusca est intervenue pour appréhender deux (2) criminels recherchés activement par la justice. Ces courageux soldats de la Minusca paient un lourd tribu pour installer et préserver une paix durable dans notre pays.

Après les innombrables atrocités perpétrées au sein du CEDAD, après l’attaque de l’église Notre Dame de Fatima qui a couté la vie à plusieurs personnes dont le prêtre Paul NAZE, après les innombrables meurtres encore inconnus des médias et après la tuerie de KM5, Haroun GAYE prouve qu’il est un barbare sanguinaire, un ennemi incontestable de notre pays puisqu’il cherche à empêcher la réconciliation tant attendue. Il est également l’ennemi de ses propres frères musulmans qu’il entraîne avec lui dans sa folie destructrice.

Aujourd’hui, on imagine facilement le meurtrier « Haroun la terreur » ou plutôt « Haroun le découragé », fuir comme une poule mouillée car il sait que ses heures sont comptées… Tôt ou tard il sera traduit en justice et il paiera pour ses crimes abominables !

Blanche Kéré

Centrafrique: Présidentielle 2015 : L’ancien ministre puissant de la sécurité,

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(Corbeau News Centrafrique)

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Présidentielle 2015 : L’ancien ministre puissant de la sécurité,

CLAUDE RICHARD GOUANDJIA, n’a pas encore dit son mot

Bangui,  (I.P), 07-08-2015
Naturellement calme et discret, le tout puissant ministre de la sécurité publique de l’ancien président François Bozizé qui lui a donné le pouvoir en 2011 grâce à un travail de fournies abattu sur toute l’étendue du territoire national à travers son mouvement de mobilisation baptisé BDR qui veut dire « Bozizé Doit Rester », n’étonnera pas les observateurs de la vie politique centrafricaine si ce dernier déclare sa candidature aux présidentielles de 2015 qui se feront traditionnellement à deux tours prévus, puisqu’en Centrafrique, terre de zo kwè zo de Barthélemy Boganda, c’est difficile de gagner les élections présidentielles dès le premier tour.                                                                                                                   
D’emblée, je dirai que Claude Richard Gouandjia est un héritier politique aguerri puisque son père fut un ancien ministre puissant du gouvernement Dacko I, et de sa formation politique auprès de son mentor le Pr Abel Goumba qui avait une admiration pour lui dès son jeune âge quand il militait auprès du président fondateur du Front Patriotique Oubangui (FPO) devenu Front Patriotique pour le Progrès (FPP). Partout où il met le pied, ce spécialiste en matière des renseignements est craint par ses adversaires politiques. Il fut collaborateur direct du Pr Abel Goumba, grand leader de l’opposition de l’époque. Dans la famille politique du régime KNK de François Bozizé qu’il voyait tous les jours au palais présidentiel sur des dossiers accablants en matière de sécurité, il s’est fait beaucoup d’ennemis politiques dans le milieu du parti politique KNK. L’homme est resté incontournable. Les caciques du parti kwa na kwa voyaient en lui un challenger de taille qui pourrait éventuellement leur barrer le passage si François Bozizé décide de se retirer de la scène politique. Le parti travailliste kwa na kwa de François Bozizé en exil est constitué de deux blocs dont celui de Claude Richard Gouandjia très puissant, le BDR qui a misé de tout son poids pour que François Bozizé Yangouvonda gagnait les dernières élections de 2011.
Ancien Directeur Général du Bureau National de Documentation (BND) chargé des renseignements généraux avant d’être nommé ministre de la sécurité publique, d’Emigration-Immigration, Claude Richard Gouandjia a officié en matière de renseignements généraux auprès de plusieurs chefs d’Etat en Afrique tels que le congolais Dénis Sassou Nguesso, le gabonais, feu Omar Mbongo qui l’avait confié au président François Bozizé, ainsi que le président Théodoro Obiang Nguema Bassogo de la Guinée Equatoriale. L’ancien ministre de la sécurité publique projetait déjà la transformation de BDR en Boussole pour le Développement et la Reconstruction (l’autre BDR). Visionnaire qu’il est, Claude Richard Gouandjia voyait venir de loin la chute du régime Bozizé. Surtout quand il est informé que la rébellion de Michel Djotodia est à majorité musulmane et que la secte Boko Haram du Nigéria négligée par les autorités pourrait appuyer la rébellion composée de milliers des rebelles ressortissants du Tchad et du Soudan, ainsi que d’autres pays de l’Afrique de l’ouest. Il tirait sur la sonnette d’alarme mais dommage qu’il n’était pas compris.
En effet, Claude Richard Gouandjia reste un candidat dangereux qui inquiète, lequel pourra amoindrir la chance des autres candidats favoris s’il fait une déclaration de candidature. Pour le moins qu’on puisse dire, ce dinosaure qui n’est pas né de la dernière pluie n’a pas encore dit son dernier mot…
Pierre INZA

CENTRAFRIQUE: 314.743 ELECTEURS A BANGUI SE SONT DEJA INSCRITS, ANNONCE LA MINUSCA

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  (Corbeau News Centrafrique)

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314.743 ELECTEURS A BANGUI SE SONT DEJA INSCRITS, ANNONCE LA Minusca

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 06-08-2015

« Je me réjouis de la réussite de l’opération d’enregistrement des électeurs à Bangui », s’est félicité la MINUSC, relatif à la statique provisoire des opérations d’enregistrement des électeurs de Bangui. 314.743 électeurs inscrits à Bangui la capitale centrafricaine, une statistique provisoire annoncée, ce 05 août 2015, par Aurélien Agbononci, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies pour la RCA, qui a personnellement animé la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA. Une annonce faite à l’issue de cet échange avec les Journalistes pour faire le point sur le processus électoral en RCA.

Les opérations d’enregistrement des électeurs dans la capitale centrafricaine qui vient de boucler est un franc succès pour la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) à Bangui). Un succès constaté par la MINUSCA en dépit de la théâtralisation que joue l’Autorité nationale des Election sur ces opérations. L’enregistrement des électeurs de Bangui qui s’est achevé le 30 juillet passé, a connu deux reports successifs dans son délai, d’abord du 12 au 18 juillet puis du 19 au 30 juillet 2015. Néanmoins, un chiffre de 314.743 électeurs de Bangui est enregistré témoignant l’engouement de la population de Bangui d’aller aux urnes. Sur ce chiffre, on note 178.361 hommes et 136.382 femmes, soit respectivement 57% et 43%. Car l’enjeu pour le pays et de taille. Il est important, selon Aurélien, d’aller vers élections incontestablement qui, selon lui, reflètent le choix et la volonté des Centrafricains.

« C’est le vrai point de départ si ensemble, nous souhaitons tourner la page de la crise. Un processus démocratique n’est pas un évènement. Il est important que toutes les chances soient réunies pour un processus aussi réussi que possible », a-t-il martelé.

Les opérations d’enregistrement ont maintenant commencé dans certaines préfectures du pays à des degrés différents. Sur 16 préfectures que constitue la République centrafricaine, neuf (9) préfectures ont déjà entamé ces opérations. Il s’agit précisément de la Lobaye, de Kemo, de la Mambéré-Kadei, de la Nana-Mambéré, de l’Ombella-Mpoko, de l’Ouham, de l’Ouham-Pendé, de la Sangha-Mbaeré et de Mbomou.

« J’espère que ce type de record qui a été enregistré dans la capitale se répètera dans les régions. S’il est encore besoin de le faire, j’encourage les Centrafricains, notamment les femmes, en âge de voter à se rendre massivement dans les centres d’enregistrement », a estimé monsieur Agbononci.

Dans la Lobaye, l’opération a commencé depuis le 20 juillet dernier. Dans cette préfecture au sud du pays, un total partiel de 17.188 électeurs a été enregistré dans la commune de Mbaiki-Lessé et Balé-Loko, au 30 juillet 2015 dont 9.334 hommes et 7.854 femmes. Dans la préfecture de la Sangha-Mbaeré, les statistiques partielles de l’enregistrement des électeurs en date du 30 juillet 2015 font état de 8.788 électeurs dont 5.255 hommes et 3.533 femmes. Tandis que dans la préfecture de l’Ombella Mpoko, les statistiques donnent un total de 55819 électeurs inscrits dont 30.334 hommes et 25.485 femmes en date de 31 juillet 2015.

En tout, ces opérations qui ont commencé dans certaines préfectures de la RCA ont déjà accouché quelques résultats. On compte déjà environ 135.300 électeurs inscrits dans la zone opérationnelle 2, d’après les statistiques annoncées par la MINUSCA. Cette zone opérationnelle 2 regroupe les provinces de la Lobaye, Kemo, Mamberé-Kadei, Nana-Mamberé, Ombella-Mpoko, Ouham, Ouham-Pendé, et Sangha-Mbaeré. Or, les statistiques dans les autres préfectures sont toujours attendues.

Pour réussir les opérations d’enregistrement des électeurs en cours, le Représentant adjoint a affirmé que la MINUSCA réitère son

soutien aux autorités de la transition. La Mission onusienne a apporté et continue, d’après lui, d’apporter un appui logistique dans l’acheminement et le déploiement du matériel d’enregistrement. Elle apporte également son soutien à l’opérationnalisation des centres d’enregistrement.

Sécurisation du processus électoral

Par ailleurs, le Premier ministre Mahamat Kamoun a signé le décret instituant les Centres conjoints des opérations électorales (CCOE). Cela dit, dans chaque préfecture du pays et au niveau central de Bangui la capitale, il y aura au moins un CCOE. Ils devraient être opérationnels dès que possible, à en croire le Représentant spécial adjoint des Nations unies pour la RCA. Chaque CCOE sera composé d’un Représentant de l’Autorité nationale des élections (ANE), d’un Représentant de la Force et de la Police de la MINUSCA ainsi qu’un Représentant de la Police ou Gendarmerie nationale.

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

Bangui: RDC : rapatriement en cours de plus de 600 Congolais réfugiés en Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique)

Réfugiés centrafricains à Zongo

RDC : rapatriement en cours de plus de 600 Congolais réfugiés en Centrafrique

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-08-2015

Les Nations unies ont annoncé lundi avoir commencé le rapatriement de plus de 600 réfugiés Congolais en Centrafrique, qui avaient fui il y a six ans les exactions de la LRA en RDC.

« Au cours des trois prochaines semaines, l’UNHCR entend rapatrier 628 réfugiés au total dans 12 vols affrétés », a affirmé l’agence dans un communiqué. Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a également indiqué avoir déjà évacué lundi 3 août par voie aérienne un premier groupe de 39 réfugiés de Zemio, dans le sud-est de la Centrafrique, vers la zone d’Ango, dans la Province Orientale, au nord de la RDC.

Ces réfugiés appartenaient à un groupe de 5 000 personnes qui a fui la RDC en 2008 et en 2009 pour échapper aux attaques du groupe rebelle ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui gagnait alors en puissance, pillant des villages et multipliant les enlèvements, les viols et l’enrôlement d’enfants comme soldats et esclaves sexuels.

Bien que la LRA, affaiblie, demeure présente dans la région d’Ango, le HCR a précisé que les réfugiés avaient affirmé préférer quitter le camp de Zemio, effrayés par la situation explosive en Centrafrique. Quelque 2 800 Congolais qui s’étaient réfugiés en Centrafrique en 2008 et 2009 ont fui les violences dans ce pays depuis le début de la crise en 2013 et sont déjà rentrés en RDC, selon le HCR.

Bangui, Jeune Afrique

CENTRAFRIQUE: Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif« Touche pas à ma Constitution »

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(Corbeau News Centrafrique),05-08-2015

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Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif« Touche pas à ma Constitution »

A

Monsieur le Président de L’ AUTORITE NATIONALE DES ELECTIONS( A.N.E)

Siège : 207 rue de Lakouanga Centre Ville Bangui (RCA)

Téléphone : 0023672300478, Courriel : info@a-n-e rca.org

 

Objet : Le Collectif «Touche pas à ma Constitution» Interpelle l’ANE sur l’absence des opérations de recensement des Centrafricains vivant à l’Étranger sur la liste Électorale.

 

Monsieur le Président,
Vu le chronogramme du calendrier électoral, le Collectif «Touche pas à ma Constitution », une Organisation qui milite pour la promotion de la Démocratie, des Droits de l’Homme et des valeurs Constitutionnelles constate et déplore à ce jour qu’aucune opération de recensement n’as encore eu lieu au delà de nos frontières respectives.
Fort de ce constat, le Collectif, s’inquiète surtout sur la gravité de l’absence des opérations de recensement des Citoyens Centrafricains vivant à l’Étranger sur la liste électorale. Étant l’une des Organisations de la Société Civile, consciente des enjeux qui découleront de ses scrutins, nous ne pouvons pas rester indifférent aux inquiétudes de nos Compatriotes raison pour la quelle, nous venons par la présente requête, interpeller directement votre Institution, dans le but de réunir les conditions nécessaires en vue de trouver des solutions au problème mentionné ci- haut.
Compte tenu de la sensibilité que présente une telle requête, nous sommes convaincus que vous allez reverser dans un proche futur, une suite favorable aux attentes des Citoyens Centrafricains vivant à l’Étranger.
Saurais- je grée de bien vouloir recevoir Monsieur le Président, l’expression de nos salutations patriotiques.

Fait à Paris le 05. 08. 2015

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

– A Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU,
– A Son Excellence Monsieur le Président en Exercice de la CEEAC,
– A Son Excellence Monsieur le Médiateur International de la Crise Centrafricaine,
– A Son Excellence Madame la Présidente Cheffe de l’Etat de la Transition en RCA,
– A Son Excellence Monsieur le Président Conseil National de la Transition en RCA,
– A Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement en RCA,
– A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de la République Française en Centrafricaine,
– A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur USA en Centrafrique,
– La presse pour large diffusion.