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Centrafrique: MRPMC boycott l’accord de Forum de Bangui.

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( Corbeau News Centrafrique )

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MRPMC  boycott l’accord de Forum de Bangui.

Bangui, (MRPMC) , 16-05-2015

Gouvernement et les groupes armés se déroulent dans la capitale centrafricaine (Bangui) depuis le 4 au 11 Mai sous l’égide de la communauté internationale, Minusca, UA, UE, CEEAC, CEMAC.
L’objectif de cette rencontre est d’aboutir à des recommandations pouvant accélérer le retour effectif de la paix  et non prolongement de transition en cours.
Quand tenue de prolongement de transition avec la voix officielle nous  soulevons pour dénoncer qu’il est hors de question pour la troisième transition d’équipe actuelle en place. Ce fait Idem pour la classe politique, société civil, différents parties .que la majorité prononce que sur l’accord de DDR et rarement sur la détérioration de situation d’élection et les vrai fond du problème centrafricains .pour laquelle MRPMC dénonce la mutisme de certaine classe politique et du gouvernement ,pour nous cette forum n’est pas une forum de paix et réconciliation l’objectif c’est pour prolongé la troisième transition en cours ,que la présidente de transition cherche à obtenir le pouvoir au lieu de mobiliser et sensibiliser l’opinion sur les faits qui se déroulent dans les régions du pays .il est inadmissible que la présidente et le 1er ministre  fait leur troisième transition ,et que nous demandons à tout les patriotes ,classe politique, société
civil, groupes armés et différents autres frère et sœur   de prenne une position claire à cet affaire c’est notre avenir pour nous et nos enfants .
Par ailleurs, MRPMC dénonce le peu de soutien aux peuples centrafricains, qui se battent pour l’intérêt personnel et non l’avenir du pays  pour retrouvé son intégrité, Dans le même ordre d’idée. MRPMC justifie de ce rendre à Bangui sans délai si la troisième transition se faire face et si gouvernement ne respectent pas ce qu’ils à signé pour toute l’accord de paix .MRPMC prend l’opinion nationale et internationale à témoin que si la troisième transition d’équipes actuels ce faire face, ces derniers nous n’hésiteront pas à les pourchasser jusqu’à leurs derniers, il semble que le gouvernement ne veux pas la paix est lion d’être gagnée. Gouvernements fais croire aux centrafricains que l’accord de forum de paix, réconciliations inter centrafricains, alors comme ou tous fatigué de cette guerre et qu’on veut la paix ,on sera pour l’accord centrafricains, mais ce n’est pas vrai l’accord de forum ne garantit en rien  la paix .au c
ontraire il y a de  fortes possibilités que cet accord nous conduits à des situation dramatique ,cet accord n’est pas bon pour notre pays que chacun prend son égoïsme, il ne va pas nous apporté la paix temps que le vrai fond problème centrafricains n’est résolue, il n’y a une question de raciste qu’on ne dit pas .
MRPMC promet de tout mètre en œuvre pour assurer  la protection des ces patriotes sans défense ainsi que les localités ou leurs fréquentent. MRPMC réitère sa volonté de s’inscrire dans la logique de la paix telle que voulue l’accord de Nairobi, Brazzaville et N’djamena.
MRPMC se déclare également  ouverte à toute personne ou groupe etc… qui partagent les mêmes convictions.
Vive la République, Vive MRPMC, Vive nos Compatriotes.

Ampliation :

–  A la Présidence de Transition
–  A Mr le Président  de CNT
–  Gouvernement
–  Nations Unies
–  Union Africain
–  Union Européen
–  CEEAC
–  CEMAC
–  Médiateur Internationale de la crise centrafricains
–  Presse  Nationale et Internationale

 Fait à Kinshasa le, 15 Mai 2015                                             

Le Coordonateur de MRP

   DJAZIM MAHAMAT

Bangui: LA SANGARIS SE DESENGAGE AU PROFIT DE LA MINUSCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA SANGARIS SE DESENGAGE AU PROFIT DE LA Minusca

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-05-2015

La force française de l’Opération Sangaris déployée en Centrafrique se désengage progressivement de certaines zones du pays au profit de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) désormais en pleine capacité opérationnelle. Une annonce faite par le Lieutenant-Colonel, Olivier Delplace de force Sangaris, dans une conférence tenue, ce 14 mai 2015 à sa base militaire M’poko à Bangui. L’occasion pour la Sanga DESENGAGEris de faire le point sur la situation en Centrafrique ainsi que sur l’affaire de viol sur mineur où des soldats français sont impliqués.

Lors de cette conférence de presse, Lieutenant-Colonel Olivier Delplace a tenue informer les Journalistes sur la position de Sangaris sur la situation sécuritaire et humaine en République centrafricaine où la Force française de l’Opération sangaris a déjà passé 18 mois depuis son déploiement le 05 décembre 2013. Ayant constaté l’amélioration nette de la situation sécuritaire en République centrafricaine, la Sangaris se désengage de ses bases avancées dans certaines villes du pays au profit de la Mission onusienne, MINUSCA, qui atteint sa pleine capacité opérationnelle. Mais toutefois, la Sangaris reste, d’après Oliver Delplace, demeure une force de réserve mobile de troisième rideau à intervenir 24h/24h en soutien à la MINUSCA et la Force de sécurité intérieure.

Dans la ville de Dékoa, la Sangaris a transféré sa base opérationnelle avancée aux troupes de la MINUSCA qui sécurisent désormais la zone. Pour mener des patrouilles en appui dans la région de Dékoa, la

Sangaris intervient à partir de ses bases militaires de Sibut au le Centre du pays. D’ici fin mai, les bases militaires de force Sangaris dans les villes de Bria et Ndélé, à l’Est de Centrafrique, seront également transférées aux forces de la MINUSCA, à en croire Lieutenant-colonel Olivier.

Sur l’axe Kaga Bandoro-Mbré dans le Couloir central de la République centrafricaine où la présence des bandits armés est fréquente, la force Sangaris a mené, le 29 avril dernier, une opération de reconnaissance conjointe avec les forces Pakistanaises de la MINUSCA. Cette opération consistait, selon la Sangaris, à montré à la population de cette région que les forces de la MINUSCA présentes à Kaga-Bandoro sont pleinement opérationnelles et impliquées dans leur mission de sécurisation de la région. Au cours de cette mission de reconnaissance, les forces pakistanaises de la MINUSCA ont organisé deux réunions avec la population. Les rencontres avec la population a permis de recueillir leurs préoccupations et de les rassurer sur l’action des forces internationales.

“Le 28 avril 2015, la pleine capacité opérationnelle de la MINUSCA a été officiellement déclarée. Le dispositif de la force Sangaris s’articule désormais autour du principe d’une force de réaction au profit de la MINUSCA, avec un GTIA déployé dans Bangui, le Couloir central et l’Est du pays, et un second déployé selon les besoins, en appui des forces internationales”, a fait savoir Oliver Delplace, Lieutenant-Colonel de force Sangaris.

Affaire de viols sur mineurs

Concernant affaire scandaleuse des viols sur des mineurs où les

soldats français déployés en Centrafrique sont impliqués, monsieur Olivier s’est réservé de tout commentaire vis-à-vis d’une dizaine de Journalistes centrafricains présents à cette conférence de presse. Car, dit-t-il, c’est une affaire judiciaire, bien que scandaleuse, la Sangaris n’est pas en mesure de détailler le dossier.

“L’affaire des viols, pour l’instant est sous le coup de la justice, donc je ne peux pas m’exprimer. Je préfère aucun commentaire. C’est la justice qui traite. En tout état de cause, nous ici, ça été la surprise générale. Parce que personne n’était au courant de cette affaire. Comment elle a été perçue? A la fois comme une injustice et une incompréhension. Si cette affaire est avérée, s’était bien une affaire scandaleuse, ça ne concernerait que quelques 14 soldats sur près de 10.000 soldats français qui se sont succédés depuis le déclenchement de l’opération Sangaris en Centrafrique. Mais on souhaite que, bien évidemment, les responsables de cette affaire soient punis. Et je dis que seule la justice qui fait son travail sur de cette affaire “, a indiqué Olivier Delplace qui, a ajouté que : “les soldats français de Sangaris font leur travail avec dévouement et avec le respect de la population centrafricaine. Donc, je dis encore, c’est la justice qui sortira la vérité”.

Des militaires français sont accusés d’avoir violé des jeunes garçons “affamés” et “sans abri” dans le centre de réfugiés de l’aeroport Bangui, la capitale centrafricaine, en 2014, selon des révélations du quotidien britannique The Guardian. Le journal britannique “The Guardian” a révélé, mercredi 29 avril 2015, qu’un rapport confidentiel de l’ONU fait état de viols sur des enfants mineurs en Centrafrique par des militaires français déployés dans le pays, dans le cadre de l’Opération sangaris.

Une affaire qui a défrayé la chronique en Centrafrique. En juillet 2014, le parquet de Paris a ouvert, une enquête préliminaire sur cette affaire d’agressions sexuelles sur des mineurs imputées à des militaires français. Or le parquet de Bangui dénonce cette procédure menée par la justice française dont la justice centrafricaine n’est associée.

Environ 1 700 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 9 500 hommes de la MINUSCA. Lancée depuis le 05 décembre 2013 par le président français François Holland, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et appuyer la MINUSCA désormais en pleine capacité opérationnelle.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Les chefs traditionnels peulhs appellent les peulhs musulmans armés à déposer les armes

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les chefs traditionnels peuhls appellent les peuhls musulmans armés à déposer les armes

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-05-2015

« Les chefs traditionnels peuhls lancent un appel patriotique à tous les peuhls Mbororo de Centrafrique qui ont pris les armes pour défendre leurs droits ou pour combattre au côté des groupes armés, de déposer immédiatement les armes conformément aux dispositions de l’accord qu’ils ont eux-mêmes signé et de s’intégrer dans un cadre républicain et loyal. » ont demandé les chefs traditionnels peuhls dans une déclaration rendue publique ce jeudi 14 mai 2015, au siège du Conseil national de transition à Bangui. Le conseiller national Issa Bi Amadou, Chef traditionnel Peuhl du Commune de Niem-Yelwa.
Par cette déclaration intervenue quatre jours après la fin du forum de Bangui, les chefs traditionnels peuhls entendent ainsi marquer leur pleine adhésion aux conclusions des travaux de ces assises. Plus spécifiquement, ils sont satisfaits de la prise en compte de leurs problèmes par le forum, notamment la prise en compte des droits des minorités et peuples autochtones de Centrafrique dans la future constitution de la RCA, conformément à la convention 166 de l’oit de Nations Unies ; la reconnaissance et la valorisation des chefferies traditionnelles ; de la prise en compte des deux fêtes musulmanes parmi les journées fériées ; la signature du pacte républicain ; la signature de l’accord DDRR, entre le Gouvernement et les groupes armés et ; la sécurisation des couloirs des transhumances et les espaces agro-pastoraux.
Par conséquent, les chefs traditionnels peuhls demandent au gouvernement et à la communauté internationale d’assurer la sécurité des peuhls anciens combattants qui acceptent de déposer les armes et les intégrer dans le processus DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex combattants).
Les chefs traditionnels demandent également la protection des familles nomades ainsi que de leurs bétails contre les agressions des voleurs de bétails

par la création, au sein des Forces armées centrafricaines, d’une Force d’intervention rapide essentiellement dédiée à cette cause.
Enfin, les chefs traditionnelles peuhls demandent la mise en œuvre, dans les meilleurs délais par le gouvernement, des recommandations relatives à la valorisation et à la modernisation des chefferies traditionnelles ; à la sécurisation des zones d’élevage ; et au rapatriement des éleveurs peuhls réfugies dans les pays voisins ceci accompagné de projet des activités génératrices de revenus et de reconstruction de leurs bétails. La relocalisation des peuhls de l’enclave de Yaloké compte également parmi les attentes des chefs traditionnels peuhls.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Le sentiment d’échec du forum de Bangui exprimé par Gl Xavier Sylvestre Yangongo

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le sentiment d’échec du forum de Bangui exprimé par Gl Xavier Sylvestre Yangongo

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-05-2015

Alors que le forum national de Bangui a pris fin le 11 mai dernier comme initialement prévu, les Centrafricains sont aujourd’hui dans la phase des critiques et dévaluation. Corbeaunews.Centrafrique a donné la parole à un des participants et non des moindres, le Général Xavier Sylvestre Yangongo, lui-même candidat à la prochaine présidentielle en République centrafricaine qui a n’a pas caché son regret de voir que le forum de Bangui a été un rendez-vous manqué pour les Centrafricains, mais que lui, en sa qualité de général et candidat à la prochaine présidentielle invite les Centrafricaine à continuer à s’investir résolument pour se tourner vers l’avenir pour reconstruire leur pays.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : La République centrafricaine vient de sortir d’un forum national qui a réuni plus de 600 centrafricains venues des seize préfectures du pays, de Bangui et de la diaspora dont vous avez été l’un des participants. Dites-nous Général, avec quel sentiment vous êtes sorti de la cérémonie de clôture de ces assises nationales ?
Xavier Sylvestre Yangongo (XSY) : Merci Monsieur le journaliste pour m’avoir accordé cette opportunité pour m’exprimer sur l’actualité brûlante de l’heure dans notre pays. J’étais à l’extérieur quand on a annoncé la tenue du Forum de Bangui. C’est pourquoi, je suis rentré précipitamment et j’ai non seulement, de bout en bout, suivi le déroulement de ce forum, mais j’ai aussi participé et pris la parole pendant deux (2) minutes comme tous les participants. Ce qui m’a permis de me rendre compte que le peuple centrafricain attendait beaucoup de ce forum. Personnellement, je ne vous cache pas, je suis sorti déçu par ce forum, notamment par son organisation qui parait beaucoup plus à un Festival. On n’a pas laissé les gens parler.

Dans ce forum, c’est vrai qu’il y avait des hommes politiques, mais il y avait de grands acteurs qui sont les politico-militaires et les victimes, beaucoup de victimes surtout de la dernière crise. Combien y a –t-il eu de morts, dix mille, quinze mille ? Je ne sais pas. Moi-même j’étais victime, le Président fondateur Barthelemy Boganda a été victime, parce que son mausolée à Bobangui a été sauvagement mitraillé et pillé. Mais, on n’a pas parlé. Des gens sont venus de très loin, de Birao, d’Obo, de Berberati, de Nola pour participer à ce forum, on ne leur a pas donné l’opportunité de parler. Pire encore, on n’a pas expliqué l’origine du problème que notre pays vient de connaitre. Pourquoi les Séléka ont pris les armes ? Pourquoi parmi les Séléka, il y a des mercenaires ? Lorsqu’ils sont arrivés à Bangui, ils ont tout pillé, non seulement ils ont détruit l’administration, ils ont pillé la population à maintes reprises. Mais, on n’a pas parlé de cela. Aujourd’hui, il y a des milliers de de personnes qui sont dans les sites des déplacés et d’autres refugiées à l’extérieur du territoire. A quand ces personnes doivent retourner chez eux ? Ce sont des interrogations qui devront toutes avoir de réponses concrètes.

Malheureusement une fois de plus, certaines recommandations qui ont été faites dans les groupes thématiques n’ont pas été reprises dans les rapports présentés à la plénière, ce qui fait que les présidents de certains groupes thématiques ne sont pas retrouvés dans les travaux de la plénière.
Je pense que le gouvernement a fait son forum selon ce qu’il entend. Moi qui ai l’habitude des fora, je n’ai rien compris, et je crois que beaucoup de gens qui sont honnêtes diront la même chose.

CNC : Cela veut dire que le forum national de Bangui n’a accouché que d’une souris ?

XSY : A mon avis, les seuls acquis de ce forum se résument à la signature de l’Accord de désarmement signé entre les Seleka, les Anti-balaka et autres groupes politico-militaires avec le gouvernement et la communauté internationale. Là encore, je ne peux pas comprendre que des groupes politico-militaires qui ont été désarmés à l’époque et qui n’ont plus de troupes – je les connais très bien, sont revenus signer l’accord au CNT. Je crois que c’est simplement parce que les gens étaient contraints à signer cet accord. Ce pays est un pays des accords qui ne sont jamais suivis, je le regrette.
Au fait, aujourd’hui, il y a beaucoup des armes dans le pays, il faut encore que ces groupes armés acceptent véritablement de déposer les armes. Si on s’en tient aux chiffres déclarés, vingt-cinq mille (25 000) hommes pour la Seleka, et cinquante-trois mille (50 000) pour les Anti-balaka, sans compter les autres milices dont celles de Abdoulaye Miskine, celles de Armel Sayo et que sais-je encore, d’autres milices en gestation… ces combattants sont au nombre de combien ? Il faut avoir le nombre total de ces combattants pour pouvoir discuter avec les partenaires sur le financement de leur désarmement. D’ailleurs, il faut savoir qu’il n’est pas facile de financer le désarmement et je le dis en connaissance de cause pour avoir désarmé, moi-même des groupes armés dont l’APRD et autres. Bref, il y a eu beaucoup de flou autour de cet accord.

CNC : Toujours en ce qui concerne le forum de Bangui, deux anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia ont été les grands absents de ce rendez-vous. Est-ce un manque à gagner pour ce grand rendez-vous ?

XSY : On n’a pas besoin de le dire haut, parce que les conséquences n’ont pas tardé. Pendant qu’on était à la séance de clôture du forum, les gens ont commencé par lapider et jeter des pierres dans l’enceinte du CNT. C’est parce que tout au long de ces débats, certains ont réclamé la présence de Michel, d’autres la présence de François. C’est justement ce que je disais au début, car au Dialogue national en 2003, le Président David Dacko était présent, le Pr Abel Goumba était là, le Président André Kolingba qui était revenu de son exil de Kampala était également dans la salle, la présence de ces grandes figures rassuraient les gens et les ont poussés à faire des grands déballages dans les débats. Mais, lors de ce forum de Bangui, les gens n’ont pas parlé. L’origine même de cette crise n’a pas été touchée comme je l’ai dit tantôt. Je vous dis par exemple que lorsque la Séléka venait, elle a pris certaines régions, notamment le centre-nord, à Bambari etc. Mais, il y a eu une troupe étrangère qui est partie de Bossangoa pour venir prendre Bangui, on n’a pas parlé de cela. Une fois de plus, je suis déçu.

CNC : Mon général, que pensez-vous de l’incidence de ces assises en termes d’atteintes de ces grands objectifs, à savoir la paix, la réconciliation et la relance économique ?

XSY : A mon avis, il n’y a rien de clair. Parce que je pense qu’à la fin de ce forum, il devrait y avoir un geste symbolique fort, du genre qu’à la fin, les gens se lèvent pour se saluer, se faire des accolades, pour se laver les mains, bref, un geste fort. Rien ! On a vu seulement la flamme qu’on a remise à la Présidente, mais est-ce que la paix, c’est le feu ? Rien n’a été fait de sérieux. C’est pourquoi, je dis que la paix est encore très loin, moins encore l’amorce des questions sérieuses de relance de l’économie nationale.

CNC : Et si vous aviez un message à lancer aux centrafricains à l’issue de ce forum, ce serait lequel ?

XSY : Ce sont plutôt des vœux que je formule pour que les prochaines élections puissent permettre au peuple centrafricain d’avoir un bon président, capable de bien gérer le pays et qu’il y ait la paix et que nous sortons définitivement de ces crises éternelles parce que cela fait déjà trois décennies que nous connaissons ces mêmes situations. Surtout qu’il n’y ait pas de trucages sur ces élections, parce que c’est de là que proviennent le plus souvent nos problèmes.
Nous devons profiter de cette situation pour tourner définitivement cette page sombre de notre histoire et de construire l’avenir. Construire l’avenir tout en misant et en investissant davantage dans la jeunesse – cette grande jeunesse majoritaire de notre population. Je crois que c’est cela l’essentiel.

CNC : En ce qui concerne les élections, le forum de Bangui en a décidé du prolongement de la date et donc de la transition. La présidente Catherine Samba Panza, dans son discours de clôture a officiellement annoncé les élections d’ici avant la fin de l’année. Trouvez-vous cela raisonnable ?

XSY : Je vous amène à l’essentiel. Je pense que premièrement, il faut qu’il y ait les moyens pour préparer ces élections. Deuxièmement, on n’a jamais organisé les élections dans ce pays pendant la saison de pluie. Enfin troisièmement, il fautque les conditions soient réunies en ce qui concerne en particulier les conditions matérielles. Parce qu’il ne faut pas qu’on soit en face d’une situation où on nous dira qu’il manque des cartes d’électeurs, des bulletins de votes, les lampes, des urnes, etc. pour ne pas que les gens commencent à fabriquer dans des petites imprimeries des équipements, en vue de favoriser les fraudes. Car, si les élections sont mal organisées, cela provoque inévitablement des frustrations qui sont souvent à l’origine des problèmes que nous connaissons.
Moi, en tant que général d’armée, me voulant un modèle, je n’ai pas préféré les armes pour conquérir le pouvoir, je vais affronter les élections par les urnes. J’irai devant le peuple centrafricain avec mon programme, mais je veux seulement que les élections soient transparentes, crédibles.

CNC : En terminant cette interview, la Rédaction voudrait votre position par rapport aux réclamations des Séléka et des Anti-balaka qui exigeaient la libération de leurs pairs détenus à la prison centrale de Ngaragba…

XSY : Je crois que la réclamation de ces gens est fondée. Si on veut qu’il y ait la paix, il faut pardonner. Je pense qu’il faut que ces détenus soient mis en liberté, car ce sont eux qui sont les responsables de ces combattants que le gouvernement et la communauté internationale veulent désarmer. Ainsi, une fois leurs hommes désarmés, les enquêtes qui sont ouvertes pourront nous amener à l’impunité zéro, c’est-à-dire que les gens visés vont être poursuivis, arrêtés et jugés. D’ailleurs moi-même, dans mon programme de société, j’ai insisté sur l’impunité zéro. De toute façon, beaucoup de gens iront en prison et beaucoup de gens vont également fuir le pays. C’est le moment où je dois dire ici que les gens qui sont venus d’ailleurs – ces mercenaires ne doivent pas partir comme s’ils n’ont rien fait ici ; ils doivent répondre de leurs actes, étant donné que partout ailleurs, notamment les résolutions des Nations unies, celles de l’Union africaine ont condamné le mercenariat. Les véhicules qui passaient et qui mitraillaient les innocents ne doivent pas rester impunis.
Entre temps, nous n’en sommes pas encore là, car notre armée, notre gendarmerie, notre police ne sont pas sur pied. Ces criminels doivent être arrêtés par nos forces intérieures, leurs procès doivent être sécurisés par nos forces, il faut des bonnes prisons où ils doivent purger leurs peines. Même si possible, on peut transférer ces grands criminels devant la Cour pénale internationale pour qu’ils soient emprisonner ailleurs, car à Ngaragba ils vont fuir.

CNC : Général Yangongo, merci.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE N°02/ MRDP /05/15/KB

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE N°02/MRDP/05/15/KB

Bangui, (M.K.A), 14-05-2015

Après avoir constaté avec indignation le déroulement des travaux du Forum de Bangui (tenu du 04- 11 Mai 2015), nous, membre du MOUVEMENT POUR LA REFONDATION DEMOCRATIQUE ET LE PROGRES (MRDP), venons par cette présente marquer notre désapprobation des résultats dudit Forum, tenons à témoin tant la communauté nationale et internationale des conséquences qui peuvent y d’écoulées et considérons Catherine Samba-Panza (Présidente de la Transition) et son gouvernement comme seuls responsables de ces probables conséquences.
En effet, depuis le début de la crise en République Centrafricaine (décembre 2013), le MRDP a toujours milité pour un retour rapide de la paix et de la concorde nationale sur toute l’étendue du territoire. Mais, hélas la Présidente de la Transition et son gouvernement n’ont rien fait pour restaurer l’autorité de l`État, ramener la paix sur toute l’étendue du territoire, travailler pour le retour des exilés et déplacés etc. (missions telles quelles  définies par la feuille de route).
Enfin de compte celle-ci s’est révélée comme une transition dénuée de vision politique, animée par une ambition effrénée de détournements des deniers publics et d’enrichissement personnel, de corruption à grande échelle, d’arrogance et le clanisme. Celle-ci a failli à tous les niveaux et à, par la même occasion, révélée à la Communauté Internationale (qui nous porte à bout de bras depuis plusieurs années) notre incapacité à se ressembler et s’entendre pour la refondation de notre État-nation.
Par ailleurs, nous avons pensés à tort que le Forum de Bangui sera une occasion où les centrafricains se rencontrent, se parlent et se pardonnent (c’est-à dire de faire le diagnostique de la crise actuelle), font des recommandations pour l’établissement d’un nouveau contrat social capable de ramener la sécurité, le concorde civile et la paix sur toute l’étendue du territoire, adoptent un mode d’administration efficient et viable, adoptent un mode de relance économique, de stratégies de retour des déplacés et de rapatriement des exilés, de stratégies d’assistance aux victimes de la crise etc.. Mais, dommage Catherine SAMBA-PANZA et son gouvernement nous ont présenté un Forum taillé sur mesure où plutôt un Forum de rencontres et d’alliances politiques (des partis politiques et des politico-militaires) où les profiteurs et les éternels fossoyeurs de la démocratie et de la république s’allient afin de parvenir au maintien dune personne incompétente (CSP) à la tête
te dune Transition sans fin.
Pour atteindre cet objectif, celle-ci, en tant experte en manipulations et d’adoptions des mesures dilatoires, avait placés les hommes/femmes qui peuvent servir sa besogne et les collabos (dont elle avait achetée la conscience à coups de billets de banques) à tous les niveaux d’organisation et d’encadrement du Forum. Ce qui n’est rien d’autre qu`un véritable coup de force (hold-up) contre la volonté du peuple centrafricain afin de réaliser un positionnement politique des uns à la solde du système CSP dont une partie des non-membres du système sont totalement mis hors-circuit. Ce jeu de positionnement, sil fait les affaires de certaines personnes bien moulées dans l’environnement de la Présidente de Transition, est loin de ramener la paix et concorde nationale aux Centrafricains.
Ainsi, nous, membres du MRDP, réunis ce jour, estimons que :
Face aux scandales de détournement des deniers publics et aux records d’enrichissement ahurissant de la Cheffe de Transition et de son gouvernement et de leurs proches parents
Face à la volonté effrénée de CSP s’éterniser au pouvoir qui est axé sur une gestion opaque, clanique et familiale,
Face à l’absence de consensus dans les prises de décision (alors que la Charte de transition consacre ce principe de gestion consensuelle) et l’exclusion politique,
Face à l’impossibilité d’organiser des élections dans les délais initialement fixé,
Face au fait que les déplacés/exilés vivent dans le dénie d’humanisme, souffrent de faims et de misères pendant que le gouvernement brille par l’arrogance et l’indifférence totale,
Face au fait que nos enfants / nos cadets sont abusés sexuellement sans que le gouvernement n’en condamne dune manière la plus ferme.

Considérons que tous ces ingrédients risquent de mettre à mal destin de la République Centrafricaine toute entière, pour ce faire nous avons décidés souverainement de prendre nos responsabilités. Par conséquent, nous demandons à toutes forces combattantes ou non-combattantes, à toutes les forces vives de la nation (Partis politiques, Organisations/ Associations Politiques et/ou Sociales ) et à toutes les Organisations Religieuses ou Caritatives de se joindre à nous afin de déterminer une forme de gouvernance inclusive pouvant permettre d’exiger le départ pur et simple de Catherine SAMBA-PANZA et d’exercer le pouvoir qui permettra d’apaiser le pays et de conduire sereinement aux élections.

Pour ce faire, nous mettons en garde les actuelles autorités Centrafricaines de la Transition des les risques sécuritaires que peuvent découler de la politique discriminatoire et des jeux d’intérêts égoïstes entachés derrière ce forum de Bangui. Le peuple Centrafricain avili et manipulé sera le seul juge le moment venu prendra ses responsabilités.

Fait a Kabo, le 13 mai 2015

        Le Coordonnateur General du MRDP

                     M. Karel Alwadabi  MALAM

 

 

 

Bangui: Les quatre vérités de Martin Ziguélé au sujet du prétendu ‘’financement de la Séléka’’

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(Corbeau News Centrafrique)

Martin Ziguelé, président du MLPC
Martin Ziguelé, président du MLPC

 

Les quatre vérités de Martin Ziguélé au sujet du prétendu ‘’financement de la Séléka’’

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 13-05-2015

 

Alors que le forum de Bangui était dans le vif de ses débats, l’épineuse question des financeurs de l’ex rébellion Séléka a été mise sur la table. Martin Ziguélé, président du parti Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et candidat élu et investi de son parti à la prochaine présidentielle et Me Nicolas Tiangaye président du parti Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) ont été nommément cités, alors qu’ils étaient dans la salle de la plénière. Martin Ziguélé a estimé que ‘’qui ne dit mot consent’’ et a livré quelques éléments de réponse à cette accusation qu’il qualifie de « gros mensonges ».
L’hécatombe provoqué par l’ex-rébellion Séléka a eu des répercussions très graves sur la population centrafricaine que lorsque le chapeau de ses bavures devraient être porté par quelqu’un, c’est enterrer carrément cette personne, non seulement politiquement, mais aussi socialement, pour ne pas dire physiquement. C’est pourquoi, Martin Ziguélé n’entend pas laisser les accusations portées contre lui comme étant l’un des financeurs de la Séléka, sans éclairage.
Pour la presse, certainement le président du MLPC s’est déjà expliqué sur la question. « La République centrafricaine, notre pays est un État de droit où la présomption d’innocence est un principe cardinal du droit constitutionnel. On ne peut accuser une personne et demander à cette même personne de prouver son innocence ; il est question d’en apporter la preuve. Je voudrais dire ici que depuis mars 2003 où nous étions réfugiés en France jusqu’au moment où je vous parle, je ne me suis jamais assis avec un individu soit-il centrafricain, africain ou étranger de nous entendre afin de venir déstabiliser notre pays. Je ne l’ai jamais fait, ni ici ni ailleurs. » a juré Martin Ziguélé à cette occasion de la rencontre avec la presse qui met quiconque au défi d’apporter la preuve du financement de la Seleka dont on parle.
Faut-il rappeler que dès la chute du régime du MLPC par le coup d’État de Bozizé en 2003, Martin Ziguélé a répondu devant la justice de son pays à une quinzaine de chefs d’accusation autour de la même question. Le doyen des juges d’instruction a déclaré le dossier sans suite et encore rejugé en Cour d’appel qui a confirmé la décision. Encore en 2007, il a été convoqué et entendu par le doyen des juges d’instruction sur cette même question d’un certain financement des groupes armés dans le nord-est ; mais toujours sans suite, faute d’absence de preuve.
En somme, il s’agit une fois de plus, pour le président du MLPC de chercher à rétablir la vérité sur ce qu’il appelle les rumeurs de financement de l’ex-rébellion de la Séléka.
Jusque-là le Président du MLPC se dit serein et s’active sérieusement dans les préparatifs du grand combat qui l’attend, à savoir la prochaine présidentielle qui s’annonce.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: ” UN PAS IMPORTANT FRANCHI SUR LE CHEMIN DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE ” DIXIT BABACAR GAYE

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(Corbeau News Centrafrique)

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Gl. Babacar Gaye, Chef de la Minusca. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

 

” UN PAS IMPORTANT FRANCHI SUR LE CHEMIN DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE ” DIXIT BABACAR GAYE

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 13-05-2015

 

«Je veux croire qu’une page est vraiment tournée en Centrafrique”, a déclaré dimanche à Bangui le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, après la signature de l’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) entre le Gouvernement de transition et les groupes armés ». Une déclaration faite lors de signature de cet Accord signé, ce 10 mai 2015, en marge du Forum national de Bangui.

En marge du Forum national de Bangui ouvert le 4 mai 2015 et une série d’engagements pris en faveur de la paix et notamment les recommandations du groupe thématique «Paix et sécurité », dix groupes armés signataires se sont engagés à déposer les armes et à renoncer à la lutte armée comme moyen de revendication politique.

«Sur ce chemin de la paix, le pas qui a été franchi aujourd’hui est un pas très important » a indiqué Babacar Gaye.

Le Représentant spécial a salué cette démarche historique, intervenue après d’intenses négociations, tout en souhaitant que la signature de l’Accord soit suivie d’effets sur le terrain.

«Ce n’est pas sans hésitation que les groupes armés abandonnent la lutte pour entrer dans le seul chemin qui vaille, celui de la paix », a-t-il ajouté.

Le Chef de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a réitéré la disponibilité de la Communauté internationale à appuyer le programme national DDRR. La signature de cet accord montre, selon lui, «le spectre du soutien que l’on peut apporter à un pays. Il constitue une possibilité de remobiliser tous les partenaires autour de la Centrafrique ».

Dans le cadre de l’Article 4 de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014, la MINUSCA et le PNUD avaient déjà lancé un programme de Travaux à Haute intensité de Main d’Oeuvre (THIMO) pour les ex-combattants et les jeunes à risque.

Les signataires ont tous salué la signature de cet Accord qui mettra un terme aux souffrances des populations.

En plus des dix groupes armés, le Président du Présidium du Forum de Bangui, le Professeur Abdoulaye Bathily, le Ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara et le Représentant des forces vives de la Nation, Gervais Lakosso, ont signé l’Accord, respectivement au nom du Présidium, du gouvernement et au nom de la Société civile.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC)

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(Corbeau News Centrafrique)

Abdoulaye Miskine et ses elements en Centrafrique

 

FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC)

COMMUNIQUE DE PRESSE N°03/FDPC/11/05/2015

 

Bangui, (M.K.A.M), 12-05-2015

 

Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) vient par la présente marquer son indignation et sa désapprobation face au déroulement des travaux du Forum de Bangui tenu courant Mai 2015. Toute attitude qui ne milite guère pour un retour rapide, calme et favorable à la quiétude à la concorde et à l’unité nationale car dénué de tout caractère inclusif.
En effet, depuis le début du chaos en République Centrafricaine (Mars 2013), le FDPC a toujours pratiqué la politique de la « main tendue » pour le retour sans condition de la PAIX sur toute l’étendue du territoire. Malgré notre bonne volonté manifeste et notre ambition de voir le pays pacifié dans son entièreté, les dirigeants actuels de la transition nous ont toujours servi une fin de non-recevoir. Nous en voulons pour preuve, la multitude des correspondances envoyées auMédiateur International pour la crise centrafricaine le Président de la République du Congo son Excellence Denis SASSOU N’GUESSO ainsi qu’à la Présidente de Transition et dont les objets ont toujours indiqué notre position qui est celle de la promotion de la PAIX et le retour à l’ordre constitutionnel. Hélas, ces correspondances sont quasiment et toujours restées sans réponse de leur part.
Ce silence complice de la Très Haute Institution du pays, de nature à mettre en hibernation tout projet et concept sur la PAIX, nous pousse à croire qu’il s’agit là d’une attitude consciente et souhaitée ; et dont le principal but inavoué est basé sur les calculs électoraux à venir. Bien plus, la désinvolture avec laquelle certains ministres et hauts dignitaires gèrent les questions publiques est criarde.
Car comment comprendre que pour la tenue et l’organisation d’un tel Forum, hautement stratégique pour la Centrafrique et les Centrafricains, que le Conseil National de Transition, les acteurs emblématiques, les mouvements politico – militaires combattantes et non combattantes en soient à la fois ignorés et minorés par la Présidente de Transition ? Ceci témoigne comme nous l’avons relevé précédemment, qu’il s’agit à la fois d’un jeu de positionnement politique des uns à la solde du système ou des soient disant « potentiels candidats » et d’une épuration systémique des autres artisans de la démocratie.
Ce jeu, s’il fait les affaires de certaines personnes tapies dans l’environnement de Madame la Présidente de Transition, est loin de ramener une PAIX future aux Centrafricains. Car il s’agit là d’une POLITIQUE DISCRIMINATOIRE pratiquée par le système politique actuel. Or la crise politico-sociale qui traverse le pays actuellement ne nous permet pas de construire notre avenir politique sur la discrimination. Ceci est une autre porte ouverte à l’impasse.
Toute attitude et lassitude d’une classe politique que le FDPC déplore pour la simple raison qu’il s’agit là des germes prémonitoires d’une future crise qui peut s’avérer plus cruelles que les précédentes. Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que c’est exclusivement un tel qui a le monopole de la gestion de sortie de crise ?
Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que pour une pacifique et réussie transition, il faut exclure voire écarter certaines tendances ?
Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que vous les prenez en considération alors que jour après jour, leur quotidien est fait de pleurs, de viols, de famine, de discrimination, de deuils, de rapts, d’emprisonnements illégitimes, d’appauvrissement croissant et de tribalisassions exaspérées ?
Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que la transition a réussis alors que rien n’a évolué, surtout dans le domaine politico-économique- social du pays à cause de l’hypocrisie manifeste et de la mauvaise gestion des fonds alloués au pays ?
Convaincu que la République Centrafricaine a besoin, pour le redécollage de tous ses secteurs d’activités d’une révolution idéologique, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain réaffirme son engagement de

voir éclore une nouvelle classe politique dont le leitmotiv sera basé uniquement et exclusivement sur la modernisation inconditionnelle et la promotion irréversible de la PAIX en RCA.
A ce titre ; le FDPC décide :
1- Ne pas reconnaitre les résolutions du dernier Forum de Bangui car présentant des caractères de non inclusion ;
2- Ne plus reconnaitre la légitimité de la Présidente de Transition et de son gouvernement transitoire dans l’état actuel de sa gestion ;
3- Soutenir la reconfiguration du Conseil National de Transition pour le rendre plus représentatif à l’échelle nationale ;

Toutefois, nous mettons en garde les autorités actuelles Centrafricaines sur les risques sécuritaires que peuvent entrainer leurs calculs électoraux et leurs jeux d’intérêts égoïstes après ce forum de Bangui de Mai 2015. Le peuple sera seul juge au temps convenable.

Fait à Brazzaville, le 12-05-2015

 

Le Président du FDPC

Le Général de Division

Martin KOUMTA MADJI (Abdoulaye MISKINE)

Bangui: Le capitaine de la garde républicaine de la famille Bizizé Eugene Ngaïkosset

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(Corbeau News Centrafrique)
Eugène Ngaikosset et Stève Yambeté proches de François Bozizé
CNC

 

 

Le capitaine de la garde républicaine de la famille Bizizé Eugene Ngaïkosset

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 12-05-2015

 

Selon les informations parvenues à notre rédaction, le célèbre et intouchable, le capitaine de la garde républicaine de la famille Bizizé Eugene Ngaïkosset vient d’être arrêté à l’aeroport international de Bangui M’poko lors de sa descente d’avion en provenance de Brazzaville, ville de son refuge après leur fuite en mars 2013.
Cet ex-libérateur bombardé capitaine dans l’armée centrafricaine, rappelant le, a été surnommé « le boucher de Paoua (ville du Nord-Ouest) ». Il était l’homme de main et de coup bas de son général président cousin François Bozizé au pouvoir de mars 2003 à mars 2013.
Cet ancien officier subalterne était l’agent d’exécution d’une partie de crime qui a poussé par précipitation Alain Tolmo, alors Procureur général de la république a lancé un simulacre de mandat d’arrêt international en mai 2013 contre François Bozizé, notamment la partie de l’exécution sommaire de plus de 130 personnes et l’incendie de plusieurs villages à Paoua et ses environs.
Il a été arrêté pui remis en liberté au Congo, en janvier 2014 peu après le coup d’État raté qu’il a organisé avec sa famille le 05 décembre 2013, coup d’État qui a mis le pays à feu et à sang et qui profite à certains profiteurs.
Cette tête stratégique et militaire des antibalakas Eugene Ngaïkosset sera posée cette nuit sur un oreiller de fortune à la SRI.
Rappelant que c’est sur conseil et moyens de Sassou qu’il est rentré au bercail. Mais curieusement il a été stoppé au nom de la fin de l’impunité unanimement décidés par les participants au Forum de Bangui qui vient de finir.
Affaires à suivre

Bangui, Gisèle Moloma, Pour CNC

 

Bangui: CLOTURE DU FORUM DE BANGUI, UNE NOUVELLE PAGE DE L’HISTOIRE S’OUVRE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CLOTURE DU FORUM DE BANGUI, UNE NOUVELLE PAGE DE L’HISTOIRE S’OUVRE

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 12-05-2015

 

« Construire la paix dans l’esprit des Hommes et des femmes ». Les Centrafricains viennent d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire de leur pays. Ils viennent de l’ouvrir à l’issue de la grande messe de réconciliation et de pardon qu’ils se sont fortement mobilisés pendant les assises pour chercher à ramener la paix définitive dans leur pays meurtri par tant d’années de crises accumulées. Ouverts depuis le 04 mai 2015, les pourparlers inter-centrafricains sont clôturés, ce 11 mai de l’année en cours, avec plein d’espoir et de recommandations issues des travaux sur des thématiques.

Le Forum national de Bangui a été évidement une rencontre de l’histoire avec le peuple centrafricain. Les Centrafricains se sont beaucoup exprimés sur des questions encageant la vie de la nation centrafricaine. C’est un évènement historique de la République centrafricaine où les Centrafricains venus de tous les horizons se sont retrouvés pour créer un nouveau pacte social, une nouvelle base de développement économique et social.

Les grands travaux des attentes du Forum ont été axés sur quatre Thématiques faisant l’objet d’échange entre les participants par entité. La Gouvernance, la Paix et Sécurité, la Justice et Réconciliation, le Développement économique et social sont donc les thématiques retenues pour chaque entité dans des différentes commissions. Les choses se sont passées dans un esprit d’apaisement. Même si l’on a

enregistré quelques agitations et incidents, beaucoup des Centrafricains pensent que le Forum nation de est positif car il donne leur a donné l’occasion de diagnostiquer les vrais causes profondes de multiples crises qui déchirent le pays afin d’en chercher le remède.

La cérémonie a été marquée par la lecture de rapport des travaux du Forum, des motions de remerciement, ainsi que la lecture d’une série de messages clôturée par l’allocution de Catherine Samba-Panza, Présidente de la transition. Cette cérémonie de clôture, qui s’est déroulée en présence la Cheffe de l’État de transition, a vu la présence de nombreuses personnalités. Il s’agit entre autres des corps diplomatiques, de la délégation des Nations unies, de l’Union africaine, qui ont honoré de leur présence à ce rendez-vous inter-centrafricain de la paix et de la réconciliation.

Face à l’évolution de la situation sécuritaire et humanitaire dans la capitale Bangui et dans les arrières pays, les autorités de la transition avaient décidé de recadrer la feuille de route de la transition afin d’organiser les élections, une solution de sortie de durable de la crise. Le gouvernement s’est fixé deux objectifs à savoir réconcilier les Centrafricains et organiser les élections.

Ainsi, après une concertation avec les forces vivent de la Nation, les autorités de transition ont initié la première étape du processus qui devra mener le pays au dialogue de réconciliation et de reconstruction du pays. C’est dans

cette perspective qu’avec l’appui de la Communauté internationale, notamment l’implication du Médiateur international dans la crise centrafricaine, le Forum de réconciliation nationale. Ce qui reste au-dessus tout, c’est la mise en œuvre des recommandations issues de ce Forum pour la reconstruction effective de la République centrafricaine. Car dans ce pays, des recommandations et accords issus des différents dialogues n’ont jamais été mis en application d’où la nécessité de la mise en place d’un comité de suivi, comme déjà souligné aux assises du Forum, des engagements pris lors de ce Forum national de Bangui.

Pour mémoire, il faut souligner qu’il y a eu beaucoup, par le passé, de foras et accords de paix pour République centrafricaine. Le Séminaire national de réflexion en 1981 ; le Débat national en 1991 ; le Protocole d’accord politique en 1996 ; le Programme Minimum commun de Gouvernement en 1997 ; la Mission de suivi des Accords de Bangui en 1997 ; la Conférence de Réconciliation nationale et le Pacte politique en 1998 ; la Mission des Nations unies en RCA en 1998 ; le Dialogue national en 2003 ; le Dialogue politique inclusif en 2008 ; les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 ; la Déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013 ; et les Accords de Cessation des Hostilités de Brazzaville du 23 juillet 2014.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

BANGUI: Clôture du Forum national de Bangui sous haute tension

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Clôture du Forum national de Bangui sous haute tension

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique,  12-05-2015

Les travaux du Forum ont pris fin ce lundi 11 mai 2015, comme initialement prévu. Cependant, la peur s’est mêlée à la fête, puisqu’au moment où la cérémonie se déroule dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, Anti-balaka et Séléka mécontents ont bloqué la circulation sur l’avenue de l’indépendance et l’avenue des Martyrs. Il a fallu des tirs de sommation pour extirper la voiture de Samba Panza et les hôtes de marque invités. D’un côté comme de l’autre, Anti-balaka et Séléka ne se reconnaissent pas dans les signatures de leurs leaders en ce qui concerne le DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex combattants). Général Joseph Zoundeiko, est Chef d’état-major des Séléka du RPRC. Pour lui, « Nous ne sommes pas du tout d’accord sur l’accord qui a été signé. Car, au lieu de désarmer et réintégrer dans les corps en tenus, on nous dit qu’il faut passer par un recrutement individuel et progressif. Tout cela n’est pas de bon augure vis-à-vis de nous. Mais, comme le document est déjà signé, on fera tout pour nous adapter. »
Maxim Mokom, Coordonnateur des opérations des Anti-balaka partage les mêmes inquiétudes. « A mon avis, rien n’est rassurant sur les promesses qui nous ont été faites. Les Anti-balaka n’ont pas reçu de réponse satisfaisante par rapport à l’une de leur importante recommandation qui est celle de la libération de leurs pairs détenus à la maison d’arrêt de Ngaragba. Il fallait voir clair dans tout cela, avant de signer un quelconque document. Ce qui n’a pas été fait. Ceux qui sont détenus à la maison d’arrêt à Ngaragba ont des éléments sous leur commandement. Comment va-t-on faire le désarmement sans eux ? » a-t-il déclaré.
Néanmoins, la cérémonie de clôture s’est bien déroulée sous la présidence de Catherine Samba Panza en présence des Représentants spéciaux des présidents Congolais, Angolais, Equato-guinéen.
Pour le Représentant du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la Minusca, Gl Babacar Gaye, le forum de Bangui est un « pari réussi ». « Ses résultats ont dépassé les attentes des Nations unies » a-t-il ajouté. Par conséquent, le responsable onusien a réaffirmé la disponibilité de son institution à remobiliser davantage la communauté internationale en vue du financement des grandes actions définies par le forum.
S’agissant justement des recommandations issues de ce forum, Samba Panza a annoncé la mise en place incessante d’un comité de suivi : « Plusieurs recommandations ne nécessitent pas des moyens financiers ou n’ont pas d’impacts financiers importants. Elles seront mises en œuvre en priorité. La réalisation des recommandations qui nécessitent des moyens financiers sera essentiellement fonction de nos moyens. Le comité de suivi des actes du forum de national de Bangui qui sera mis en place contrôlera les exécutions et m’en rendra régulièrement compte. » Elle promet par ailleurs de mettre sa volonté politique et ses expériences personnelles dans la mise en œuvre de ces recommandations. « Je m’emploierai à ce que les recommandations issues du forum national de Bangui puissent être traduites dans les faits. Ayant été moi-même à la tête d’une structure de suivi au plan national pendant quatre ans, je m’emploierai à éviter aux mécanismes de suivi de notre forum, les écueils des précédents comités de suivi. Cependant, il va donc de soi que la traduction de ces actes dans les faits se fera sous les formes appropriées prévues par les lois de la République. » a-t-elle conclu.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Centrafrique: Sénégal : Jambaars et opération « Restaurer l’Espoir » Les véritables raisons d’un déploiement !

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Sénégal : Jambaars et opération « Restaurer l’Espoir »

Les véritables raisons d’un déploiement !

 

Bangui, (N.P), 11-05-2015

Quand nous avions révélé en exclusivité l’envoi de 2.000 « jambaars » en Arabie Saoudite, certains observateurs s’étaient embourbés dans le scepticisme. Ils ne doutaient pas de l’information, encore moins du principe d’un envoi programmé, mais plutôt de l’importance de l’effectif qui devait être déployé, presque l’équivalent d’un régiment. Donc si, aujourd’hui, nous revenons à la charge pour dire les véritables raisons de cet envoi de soldats en Arabie Saoudite, il y a de quoi nous croire. Et mieux, comprendre la situation géopolitique qui a poussé l’Arabie saoudite à intervenir militairement au Yémen voisin jusqu’à enrôler dans sa cause l’Armée sénégalaise…
Au lendemain du jour où l’Arabie saoudite a porté le combat des sunnites pour tenter de rétablir l’ordre constitutionnel au Yémen, nombreux sont les observateurs qui n’en revenaient pas ! Surtout s’agissant de deux pays, à savoir l’Arabie Saoudite et le Yémen qui, jusqu’à la dernière crise en date, étaient des frères ennemis jurés. L’adversité étant dans cette région la pratique la mieux partagée. Et surtout lorsque les enjeux sont d’ordres financier et « spirituel ». Pour comprendre la haine que se vouent traditionnellement les dirigeants du Yémen, on peut citer l’exemple du Sénégal et de la Gambie, deux pays frères ayant en partage un sentiment d’animosité réciproque même si Dakar prend toujours de la hauteur diplomatique pour anéantir toute velléité militaire de nature à saper les relations de bon voisinage entre deux pays que tout devrait unir même si le colonisateur les a séparés. Une proximité géopolitique qui fait que, malgré cette animosité, le Sénégal ne saurait jamais tolérer, par exemple, qu’un chef rebelle comme Salif Sadio renverse le régime de Yaya Jammeh pour prendre le pouvoir en Gambie. Car un régime Mdfc à la tête de ce pays encastré à l’intérieur du territoire national serait une menace pour les intérêts vitaux de notre pays. C’est aussi simple que cela. Des rebelles à Banjul pourraient menacer Karang et Kaolack au même titre que les combattants houtis du Yémen le seraient pour La Mecque ou « Taif » en Arabie Saoudite. Nous sommes persuadés que si une telle occurrence survenait, le président Macky Sall n’hésiterait pas à envoyer ses « Jambaars » pour sauver le régime de Yaya Jammeh comme le fit jadis son lointain prédécesseur, le président Abdou Diouf, qui déclencha en 1981 l’opération « Fodé Kaba » qui vit l’armée sénégalaise intervenir pour chasser les rebelles de Kukoï Samba Sanyang du pouvoir et rétablir l’autorité du président Daouda Diawara, légitimement élu, qu’ils avaient renversé. Justement, c’est à peu près le même cas qui se pose pour l’Arabie Saoudite au Yémen où des rebelles chiites, soutenus et armés par l’Iran, souhaitent obtenir une plus grande autonomie au sein de la province du Saada. Or, l’Arabie Saoudite voit d’un très mauvais œil l’avancée des milices chiites tout en redoutant l’installation d’un pouvoir pro-iranien à sa frontière sud. Un cadre sénégalais de l’ONU qui vient de rentrer de Sanaa, au Yémen, a d’ailleurs nous a confié ceci « Je fais partie des derniers cadres onusiens évacués de Yémen où les chiites contrôlent presque la totalité du pays. Et si la communauté internationale ne réagit pas, je suis convaincu que les islamistes chiites vont marcher sur Taif, pourquoi pas La Mecque dont ils ont toujours revendiqué la propriété. Car la majorité des populations et commerçants qui s’activent à La Mecque est d’origine yéménite » nous explique cet ancien officier de l’armée sénégalaise en service dans le système des Nations-Unies. De tout temps, l’Arabie saoudite et le Yémen ont entretenu des relations heurtées. Mais aujourd’hui, une « alliance contre nature » unit les régimes de ces deux ex-frères ennemis pour lutter contre la menace de Téhéran. Face au renversement du président Mansour Abd Rabbo par les rebelles houtis, l’Arabie saoudite ne pouvait donc pas rester sans réagir, surtout face à des milices chiites puissamment armées et déterminées à faire le gendarme de cette sous-région. Pour la petite histoire, l’intervention des soldats américains lors de la guerre du Golfe a provoqué la naissance d’Al-Qaïda du fait que Ben Laden n’a jamais digéré que des chrétiens foulent le sol des Lieux SaintsEt pour éviter la naissance d’autres groupes terroristes, les Etats-Unis, en concertation avec l’Arabie Saoudite ont préféré, cette fois-ci, s’abstenir de s’engager militairement. Le président Barack Obama se contente donc d’appuyer la coalition arabe et soutenir l’opération « Tempête décisive » rebaptisée « Restaurer l’Espoir » à la fin de sa première phase. Et comme les armées japonaises, françaises et américaines ne soutiennent la coalition contre le Yémen que de manière souterraine, l’Arabie Saoudite a fait appel aux armées des pays musulmans ou sunnites dont le Sénégal, le Tchad, le Maroc, l’Egypte, la Mauritanie etc. pour soutenir l’effort de la coalition qu’elle a constituée pour intervenir au Yémen. Dirigeant un pays à majorité musulmane doté d’une armée à caractère « sunnite », bien quelle soit officiellement laïque, le président Macky Sall ne pouvait nullement rester sourd au cri de détresse du royaume saoudien. Surtout lorsqu’il s’agit de déployer les « Jambaars » le long de la frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen mais aussi de protéger les Lieux saints de La Mecque.

Sénégal : Allez les « Jambaars », partez !

En 55 ans d’existence, l’Armée nationale est une exception glorieuse en Afrique, c’est-à-dire dans un continent où les forces armées se distinguent beaucoup plus par des coups d’Etat militaires et des rebellions que par leur héroïsme dans la défense de l’intégrité des territoires dont ils ont la charge. Car si l’Afrique ne manque pas d’armes et de bandes armées, elle regorge surtout d’armées indisciplinées et martyrisant les populations qu’elles sont censées protéger. Quant à se mettre au service de la communauté internationale, il ne faut surtout pas y penser. De ce point de vue, l’Armée sénégalaise, qui regorge d’officiers brillants et vaillants ainsi que de soldats bien formés, constitue en quelque sorte l’exception qui confirme la règle de la politisation ou de la dérive maffieuse des autres forces de défense du continent. De valeureux et brillants officiers qui ne rêvent pas de s’emparer du pouvoir exécutif, à fortiori s’y maintenir.
Au contraire, notre Armée nationale est née dans le berceau de la loyauté avant de grandir dans la caserne de la discipline républicaine et de la fidélité constitutionnelle. Le courage a fait le reste comme l’indique bien le nom que la population lui a donné : Armée des Jambaars ! Ce qui fait que, sur tous les théâtres d’opérations du monde, le beau drapeau à l’effigie « Jambaars » flotte au vent de l’honneur pour défendre la paix partout où elle est menacée, bafouée. Mais notre armée n’est pas brave seulement sur les champs de bataille puisque le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, avait fait en même temps de notre Armée une institution de développement. D’où la faste époque du Génie militaire qui construisait des routes, des écoles, des ponts et des aérodromes dans les localités les plus reculées et les plus enclavées du Sénégal. Ensuite, il y a eu les années Abdou Diouf avec le concept « Armée Nation », autre variante de l’Armée du développement, où les militaires ont continué à œuvrer dans le social et la santé. Quant au président Abdoulaye Wade, dès son accession à la souveraineté internationale, il avait remis en cause la neutralité et l’impartialité des forces armées dans la vie démocratique nationale. Estimant que si les militaires ne s’exprimaient pas par la voie des urnes, ils pourraient se faire entendre par le langage des armes, il leur a octroyé le droit de vote. Ainsi est né sous la première alternance, un concept tout spécial dénommé « Armée et démocratie ». Un concept qui s’adapte bien aux réalités du monde même si le président Abdoulaye Wade avait semblé avoir oublié que l’Armée sénégalaise n’était pas issue du même moule que les forces armées soeurs du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Gambie ou de la Mauritanie. Quant à son successeur, le président Macky Sall, chef suprême des Armées, alors qu’il n’a pas encore bouclé son premier mandat, il a déjà réussi à moderniser notre Armée de manière fulgurante. En effet, aussi bien sur le plan social qu’au niveau logistique ou opérationnel, les investissements sont tellement lourds que les militaires ont inventé un néologisme pour désigner notre Grande muette qu’ils appellent désormais « Armée émergente ».

Quatre chefs d’Etat, quatre concepts différents et un dénominateur commun pour ne pas dire une constante : « Jambaar » (courage). « Jambaar », une appellation qui ne procède pas du hasard puisque le Sénégal n’a jamais eu une armée placée sous une politique de cantonnement. Depuis 1960, l’armée sénégalaise connue pour son professionnalisme et sa compétence, s’est déployée dans plus de 50 théâtres d’opération sous la bannière des Nations Unies, de l’Ecomog, ou de l’es-OUA (aujourd’hui, Union africaine). De la République démocratique du Congo ex-Zaïre au Liban en passant par le Rwanda, le Libéria, la Centrafrique, le Tchad, le Koweït, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Mali, le Soudan etc., partout nos « Jambaars » ont répondu présent. Une armée de métier qui a toujours fait valoir son savoir-vaincre en répondant aux menaces des temps modernes : rébellions, coups d’Etat et terrorisme. Et de quelle belle manière !

Armée de cantonnement ou Armée de guerre ?

L’exemple de la périlleuse intervention à Kolwezi illustre parfaitement cette aptitude opérationnelle de notre Armée. Projeté en 1978 à plus de 5.000 km de sa base, précisément en République démocratique du Congo, le bataillon des parachutistes a été remarqué et admiré dans tous les domaines pour avoir accompli sa mission avec succès dans un environnement extrêmement difficile et hostile. Preuve, s’il en était besoin, que l’Armée sénégalaise est toujours prête à intervenir partout et dans n’importe quelles circonstances. A cet effet, le Yémen ou Arabie Saoudite ne doit pas faire peur à nos forces, surtout qu’elles ont déjà eu à intervenir dans la même région et le même environnement, face à des forces autrement plus redoutables que les rebelles houtis du Yémen, c’est-à-dire en Arabie Saoudite menacée par les troupes de Saddam Hussein occupant le Koweït ! Mieux, le Sénégal a une vraie armée de guerre, et non une armée repoussoir, de cantonnement où les soldats sont confinés et domestiqués dans les casernes. Et n’opèrent que pour repousser des…braconniers. Et le fait d’être la seule armée (noire) au sud du Sahara appelée à rejoindre la coalition arabe « Restaurer l’Espoir », atteste tout le respect que la communauté internationale militaire porte aux « Jambaars ». Que ça soit une « Tempête décisive », « Tempête sanguinaire » ou « Tempête pécuniaire », l’essentiel c’est qu’en dehors de leur vocation première de défense de l’intégrité du territoire national, nos « Jambaars » se font toujours une santé financière à travers les opérations extérieures (Opex). Imaginez seulement si chaque soldat rentre de Riyad avec une indemnité de 5 millions fcfa ce que ça ferait comme rentrée de devises dans notre pays. Si nous savons bien calculer, cela ferait plus de 10 milliards fcfa, ce qui n’est pas rien dans le contexte économique de notre pays.
Par conséquent, il n’y a pas à hésiter. Au contraire même, il faut sonner l’alerte : Allez les « Jambaars », partez !

Pape ndiaye
« Le Témoin » quotidien sénégalais

 

 

Centrafrique: Enfin, un accord sur le désarmement des groupes armés

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(Corbeau News Centrafrique)

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Enfin, un accord sur le désarmement des groupes armés

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 11-05-2015

Après moult tractations, un « accord » a fini par être signé ce dimanche 10 mai 2015, en marge des travaux du forum de Bangui. En terme de cet accord, les groupes politico-militaires s’engagent à : « mettre fin définitivement aux conflits armés en République centrafricaine. Les combattants desdits groupes armés s’engagent fortement à déposer les armes, renoncer à la lutte armée comme moyens de revendication politique et à entrer dans un processus de DDRR (Désarmement, démobilisation réinsertion et rapatriement), et d’entrer dans la lutte politique telle que défini dans le présent accord. » selon l’accord.
L’accord couvre le Désarmement, la Démobilisation, la Réintégration et le Rapatriement des combattants, membres de tous les groupes armés à l’échelle du territoire centrafricain. Les critères d’éligibilité pour l’accession au présent programme de DDRR sont ainsi définis : « Les combattants doivent être membres des Groupes Armés signataires du présent accord ; Chaque combattant doit déposer toutes les armes de guerre en état de fonctionnement ou non, explosif, mines et l’intégralité des effets militaires en leur possession ; Les enfants associés aux forces et groupes armés sont éligibles au DDRR qu’ils soient porteurs d’arme ou pas. »
En contrepartie, le gouvernement et les partenaires au développement ont l’obligation de regrouper tous les ex combattants et ex éléments armés signataires de l’accord dans un délai raisonnable sous réserve de mobilisation de ressources nécessaires sur les sites à convenir d’un commun accord avec le Gouvernement de la transition et la communauté internationale. Pendant cette période, les ex combattants et les éléments armés seront pris en charge par le Gouvernement avec l’appui de ses partenaires.
Sur la base de ces engagements, un certain nombre d’opérations seront conduites à savoir :
L’identification des enfants associés aux groupes politico-militaires, qu’ils soient ou pas en possession d’une arme de guerre en état de fonctionnement, en vue de les rediriger immédiatement vers des programmes spécifiques du Gouvernement avec l’appui des partenaires, sera la première opération à conduire ; La vérification des critères d’éligibilité ; Enregistrement dans une base de données des candidats éligibles en vue d’être sensibilisés et informés au contenu du Plan national du DDRR, en prélude à une intégration communautaire.
A cet effet, des programmes de réintégration communautaire et de réduction de la violence seront mis en œuvre par la Minusca en partenariat avec le gouvernement et es leaders des groupes armés en faveur des candidats non éligibles.
S’agissant de l’incorporation des candidats éligibles dans les corps de l’arme nationale, le point 7 de l’accord de désarmement précise : « Certains ex combattants, passés au DDRR, vont être intégrés dans les corps en uniforme de l’Etat. La capacité de recrutement de ces corps sera fixée dans le cadre de la nouvelle loi de programmation militaire et de la Réforme du secteur de la sécurité. L’intégration dans les corps en uniforme sera individuelle et progressive.

Elle sera régie par des critères de professionnalisme et d’équité, visant à la reconstruction d’institutions sécuritaires républicaines. L’intégration ne sera possible qu’après un processus – transparent et appuyé par la communauté internationale – de vérification. Les ex combattants qui se porteront volontaires pour l’intégration dans les corps en uniforme, mais qui ne satisferont pas aux tests de recrutement nationaux, seront redirigés vers la réintégration communautaire. »Enfin, il est également question de rapatriement des combattants étrangers. « Les combattants qui seront identifiés comme étrangers et qui n’auront pas commis de crime de guerre en RCA, seront rapatriés dans leur pays d’origine. Le gouvernement, avec le soutien de la Minusca et d’autres partenaires, établira les contrats internationaux en vue de leur rapatriement. » a fait mention le point 8 de l’accord.
Notons qu’un délai de grâce d’un mois est accordé aux combattants en vue de la restitution volontaire des armes, minutions de guerre en leur possession. Au-delà de ce délai, il sera engagé le désarmement forcé des récalcitrants par la Minusca.
Cela a été un véritable soulagement pour les autorités de la transition, à commencer par Mme Marie Noëlle Koyara Ministre d’Etat à la défense nationale qui a lâché : « Je me réjouis du fait que l’esprit du patriotisme a prévalu chez nos frères des groupes armés qui ont accepté de signer ce document, afin de s’engager véritablement à se désarmer pour favoriser le retour effectif de la paix dans notre pays. » malgré que « cela n’a pas été facile de convaincre les uns et les autres à s’engager » comme l’a reconnu Colonel Noël Selesson, le Haut-commissaire au DDR.
Après tout, les inquiétudes et incertitudes persistent comme l’a souligné Joseph Zoundeiko, Chef d’état-major du RPRC : « C’est bien que les politiques acceptent de signer ici [à Bangui] ; mais la réalité sur le terrain, c’est tout autre. Je souhaite, pour que cet acte qui est posé aujourd’hui puisse donne les fruits escomptés, que le gouvernement et la communauté internationale assistent et suivent régulièrement ce processus. Si jamais le processus doit traîner encore, je vous assure que les enfants vont prendre leurs armes pour aller commettre des forfaits dans la forêt. »
Les signataires de cet accord sont : Abel Balenguélé, Coordonnateur adjoint du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) ; Herbert Gotran Djono Ahaba, Président du Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC) ; Nzengue Landa, Président de l’Union des forces républicaines fondamentales (UFRF) ; Mohamed Dhaffane, Président de la Séléka renouvée ; Larry Nordine Mahalba, Porte-parole du Mouvement des libérateurs centrafricains (MLCJ) ; Marcel Bagaza, Représentant du Front démocratique pour le progrès de la Centrafrique (FDPC) ; Patrice Edouard Ngaïssona, Président coordonnateur général Ex-combattants Anti-balaka ; Souleymane Daouda, Conseiller politique de l’Union du peuple centrafricain (UPC) ; Armel Ningatoloum Sayo, Président de la Révolution-justice (RJ) ; Philippe Wagramalé Ndoto, Président de l’Union des forces républicaines (UFR).
Le gouvernement est représenté par la Ministre d’Etat à la défense nationale, Marie Noëlle Koyara. Les représentants de la communauté internationale, à leur tête Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies ont également signé le document.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: FORUM DE BANGUI : LA BONNE GOUVERNANCE

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(Corbeau News Centrafrique)

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FORUM DE BANGUI : LA BONNE GOUVERNANCE

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 11-05-2015

L’atelier de la thématique “Gouvernance” du Forum national de Bangui qui a effectué ses travaux, du 6 au 8 mai 2015 dans la salle de conférence du Stade 20.000 places, a débattu de la question de la Gouvernance en République centrafricaine. Il a examiné les forces et faiblesses des systèmes qui se sont succédés depuis l’indépendance du pays, s’est employé à identifier les causes des crises successives et, a convenu d’un ensemble de mesures pour lutter contre la mal-gouvernance et, pour amorcer une nouvelle dynamique de bonne gouvernance.

La Commission Gouvernance, après trois des travaux en atelier, a présenté ce samedi 9 mai, son rapport soumis à la validation de la plénière du Forum . La perspective choisie par l’Atelier est résolument tournée vers des actions concrètes débouchant sur des progrès mesurables. La Commission a proposé par conséquent à la plénière du Forum d’adopter les délibérations. Il s’agit d’abord de la Portée des décisions du Forum, Promouvoir la bonne gouvernance par la Constitution, Promouvoir la bonne gouvernance par la loi et les règlements. Il s’agit ensuite de Promouvoir la bonne gouvernance par l’engagement, et en fin la mise en oeuvre et suivi consistant la mise en place de structures chargées de suivre la mise en oeuvre effective des recommandations contraignantes du Forum national de Bangui.

Promouvoir de la bonne gouvernance par la constitution

Il est ressorti que sur ce point que dans le plein respect des engagements internationaux de la République centrafricaine, établir la Constitution à venir comme expression du génie du peuple centrafricain dans son élaboration, incarnation de l’identité du peuple centrafricain dans ses principes et réponses aux problématiques centrafricaines par ses institutions et engagements. Lors de l’atelier de cette commission Gouvernance, une recommandation spéciale sur le report des élections et la prolongement de la période de transition à été mentionnée. Réaffirmant sa ferme volonté d’aller aux élections dans les meilleurs délais et dans des conditions acceptables, l’Atelier Gouvernance a invité le Forum à adopter la délibération sur l’organisation des élections. Le Forum, constatant sur la base des indications précises de l’Autorité nationale des élections (ANE), l’impossibilité matérielle d’organiser le référendum constitutionnel, les élections présidentielles et législatives avant le terme prolongé de la période de transition, soit août 2015.

Promouvoir la bonne gouvernance par la loi et les règlements

Sur cette thématique, l’action a été mise sur l’exécution des lois. Il faut ainsi identifier les lois dépourvues de textes d’applications, arrêter un programme d’adoption de ces textes et les suivre. Mettre en place une Haute Autorité de la Bonne gouvernance en tant qu’instance indépendante de contrôle et proposition, disposant de larges pouvoir lui permettant de diligenter des contrôles des finances de l’Etat, des Administrations, des finances personnelles des personnalités assumant de hautes fonctions de l’Etat, du financement des partis politiques et des comptes de compagne. Cette instance est dotée par ailleurs des pouvoirs nécessaires pour l’engagement de poursuites en cas de soupçon de malversation, et de saisine de la Cour constitutionnelle en ce qui concerne les comptes de compagne. Mais c’est aussi une institution bénéficiant des garanties nécessaires d’indépendance, d’impartialité, ainsi que des moyens matériels de sa mission.

Promouvoir la bonne gouvernance par l’engagement

Organiser sur la base du document final du Forum de Bangui un engagement des autorités d’État, des groupes armés, des partis politiques et des syndicats, la signature d’un engagement à respecter les conclusions du Forum de Bangui et à la réussite du processus, ainsi que, s’agissant des groupes armés, un engagement à déposer les armes et à ne plus recourir à la force. Sur la base du document final du Forum de Bangui, élaborer des formules de Pacte national centrafricain, constitutifs d’engagement sur les valeurs, à signer lors de la création d’un parti politique, lors des cérémonies d’investiture dans un mandat élu, et à l’occasion de l’acquisition de la nationalité centrafricaine.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LE KNK BOYCOTTE LE FORUM DE BANGUI ET DECLINE LA RESPONSABILITE SUR LES AUTORITES DE TRANSITION

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE KNK BOYCOTTE LE FORUM DE BANGUI ET DECLINE LA RESPONSABILITE SUR LES AUTORITES DE TRANSITION

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 10-05-2015

 

Pendant que les Centrafricains de toutes les sensibilités et de tous les horizons prennent part au Forum national de Bangui, le parti politique dénommé Kwa Na Kwa, KNK en sigle, de l’ex président centrafricain François Bozizé boycotte ce grand rendez-vous inter-centrafricain. Un boycott simplement exprimé par sa non participation aux assises des pourparlers inter-centrafricains déroulées depuis 04 mai 2015, à l’hémicycle du Parlement provisoire à Bangui. Mais toutefois dans une conférence de presse qu’il a tenue ce 09 mais à son siège à Bangui, le Bureau politique du KNK justifie le refus de sa participation aux assises dudit Forum et met la responsabilité sur les autorités actuelles de la transition.

Lors de sa dernière Conférence de Presse tenue à Bangui, le 29 Avril dernier au Siège du Parti, le Bureau politique du KNK a clairement conditionné sa participation au Forum de Bangui à la présence des Anciens Chefs d’État François BOZIZE et Michel Djotodia. Il justifie la présence de ces anciens présidents centrafricains comme l’occasion en vue de la manifestation de la vérité sur la crise centrafricaine.

” Outre l’absence de ces deux personnalités aussi incontournables pour la résolution de cette crise, le Bureau politique du KNK a constaté, entre autres, ce qui suit : la mise en place du Bureau du Présidium avant même l’adoption du règlement intérieur ; De nombreux dysfonctionnements, conséquence de l’impréparation de ces assises. Au regard de ce qui précède, le Bureau Politique du KNK a décidé de ne pas prendre part audit Forum “, a intimé Bertrand Béa, Secrétaire général de KNK.

Cherchant un peu loin sa justification, le KNK s’appuie sur le message de l’ouverture du Forum National de Réconciliation de Bangui que Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du CONGO et Médiateur international dans la crise centrafricaine avait préconisé sur la participation de tous les Centrafricains pour qu’il y

ait un consensus inclusif au Forum. Car selon ce dernier, la recherche du consensus inclusif à laquelle l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile, nest pas incompatible avec la justice. Ce n’est pas, d’après Sassou, un appel à limpunité.

Pour le KNK, le Forum de Bangui qui devrait être « le rendez-vous de la dernière chance » comme l’ont souhaité le Peuple Centrafricain et la Communauté internationale, va être une rencontre, dont les résultats, programmés à lavance, n’apporteront aucune solution crédible à la crise profonde que traverse la République centrafricaine depuis plus de deux ans.

L’échec de ce Forum confirmera et consacrera, d’après le Bureau politique de KNK, l’incapacité des Autorités de la

Transition à formuler et à mettre en oeuvre les programmes de sortie de crise, à savoir la réforme des services de défense et de sécurité ; le programme Désarmement, Démobilisation et Reinsertion (DDR); la restauration de lautorité de l’État par le redéploiement de ladministration sur l’ensemble du territoire national; l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle constitution; et le démarrage du processus électoral.

“En conséquence de ce qui précède, le Bureau politique du KNK demande à la Communauté nationale et internationale de constater, sans attendre non seulement l’échec du Forum National de Réconciliation, mais aussi et surtout, celui de la Transition ; exige une grande concertation, sans exclusion aucune, de toutes les forces vives de la nation dans le but de trouver des solutions idoines de sortie de crise en République Centrafricaine ; réclame la refonte de toutes les Institutions de la Transition”, a martelé le Secrétaire du parti KNK.

Le KNK reste convaincu, d’après monsieur Béa, que la mise en oeuvre de ces recommandations constitue la seule issue dune sortie de crise durable, de retour à la paix, à la réconciliation et à la cohésion sociale en République Centrafricaine.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Forum : La Commission « Gouvernance » exige l’adoption rapide d’une loi sur les pouvoirs traditionnels

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Forum : La Commission « Gouvernance » exige l’adoption rapide d’une loi sur les pouvoirs traditionnels

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 10-05-2015

 

La sixième journée des travaux du Forum de Bangui est marquée ce samedi 9 mai 2015, par le démarrage de la restitution des travaux en commission. La Commission « Gouvernance » présidée par l’ancien Ministre d’État Jean Wilibiro Sacko a été la toute première à passer en plénière. Les échanges sur la restitution ont été tout autant houleux mais intéressants les uns les autres. En seize (16) points, la Commission Gouvernance a épluché l’essentiel des problèmes de gouvernance en RCA auxquels elle a formulé des recommandations entre autres, l’insistance sur la mise en valeur de la gouvernance locale et le renforcement des pouvoirs traditionnels.
En ce qui concerne la décentralisation, l’autonomie locale et la valorisation des pouvoirs locaux par exemple, la Délibération n°13 est plus éloquente : « Adopter à brève échéance une loi de décentralisation et de régionalisation du pays, laquelle doit être assortie d’un dispositif de péréquation des finances publiques au profit de l’ensemble des collectivités territoriales, mais aussi d’un dispositif établissant une fiscalité locale. Intégrer pleinement les pouvoirs traditionnels dans le tissu de l’autorité de l’État. Valoriser les territoires en mettant en place, notamment un Conseil des territoires à compétence consultative sur les questions de gouvernance locale. »
Sur la question de l’Égalité, c’est la Déclaration n° 6 qui demande l’« Adopter une loi transversale sur l’égalité. Cette loi doit comprendre des dispositions particulières relatives aux personnes handicapées, aux minorités, aux peuples autochtones et à l’égalité hommes-femmes, en ce qui concerne notamment l’accès à l’éducation, à l’emploi et aux services sociaux de base. L’État doit garantir à tous les citoyens, quel que soit le lieu de leur résidence dans le pays, un accès égal à la radio nationale. »
Quant à la neutralité religieuse de l’État et la laïcité, cet aspect est évoqué dans la Délibération n° 7 : « Adopter une loi sur la liberté religieuse, la liberté de culte, et sur les relations entre l’État et les religions ; ces relations doivent être axées essentiellement sur une problématique de la laïcité. Toutefois, dans un esprit d’équité, le forum propose qu’à l’instar des fêtes de religieuses chrétiennes, les deux principales fêtes religieuses musulmanes soient reconnues dans le calendrier officiel comme jours fériés. »
Hervé Feyiomona est Préfet du Mbomou et participant au forum : « Je me réjouis de la qualité du document qui nous a été présenté par la Commission gouvernance. Les résultats de leurs travaux ont mis l’accent sur les vrais problèmes de gouvernance dans notre pays qui doit passer par la base, c’est-à-dire en mettant l’accent sur les pouvoirs élémentaires de l’État que sont les autorités locales et les autorités traditionnelles. »
Quant à Mme Regina Konzi Mongot, Ministre Conseillère à la Primature en charge des questions des urgences humanitaires, elle a salué l’esprit de convivialité qui a prévalu lors de la plénière. « L’ensemble des préoccupations qui ont été exprimées sur la présentation du rapport de cette Commission cadrent bien avec l’esprit du travail qui a été initialement fait par les commissaires. Ils ont évoqué les problèmes de revalorisation de nos régions et de l’arrière-pays au même titre que les efforts de développement qui se font au niveau de la capitale, notamment la construction des écoles, des hôpitaux et la promotion de l’accès aux services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national. Je suis très satisfaite de l’esprit de convivialité qui a prévalue lors de la plénière. »
Notons que la Commission « Développement économique et social » a suivi dans la soirée.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: BUREAU SOUS FEDERAL DU PARTI MLPC AU SENEGAL

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(Corbeau News Centrafrique)

LOGO MLPC

 

 

BUREAU SOUS FEDERAL DU PARTI MLPC AU SENEGAL

COMMUNIQUE N° 008/BR/SF_PR/SN/15

Bangui (M.P.L.C ), 10-05-2015

Le Bureau Sous Fédéral du Parti MLPC au Sénégal, appelle la classe politique et les représentants des différentes entités au Forum de Bangui à plus de clarté et d’honnêteté dans les débats.
Le peuple centrafricain a tant souffert de ces multiples crises socio-militaro-politiques, et souhaite que cette sombre page de l’histoire de notre pays soit définitivement tournée à l’issu de cette grande rencontre. Force est de constater que nos différents intervenants ne tiennent que discours politiques et partisanes. Or, le but de ce Forum de Bangui est de faire un diagnostic profond des différentes crises récurrentes qu’a vécu notre pays, la RCA et de proposer des pistes de solutions ainsi que des résolutions fortes pour y remédier.
Le Bureau Sous Fédéral du Parti MLPC interpelle toutes les entités civiles, politiques et militaires, à comprendre les enjeux de ce Forum.
Par ailleurs, le Bureau Sous Fédéral du Parti MLPC montre son indignation vis-à-vis des comportements qu’affichent certains compatriotes, accusant publiquement le Président Martin ZIGUELE et certains hommes politiques centrafricains d’être à l’origine des différents conflits qu’a connue la République Centrafricaine, sans n’en apporter aucune preuve. Ces allégations sont de nature à compromettre la bonne marche et à alimenter les conflits dans ce pays que nous aimons tous.
Pour cela, le Bureau Sous Fédéral du Parti MLPC au Sénégal prend l’opinion nationale et internationale à témoin des conséquences qui pourront entraver l’issu de ce Forum. Car le Peuple Centrafricain souhaite à travers ce Forum, trouver une solution définitive à ces crises pour une paix durable qui est gage d’un avenir meilleur et prospère.

Fait à Dakar, le 07 Mai 2015

Pour le Bureau Sous-Fédéral
Charles MASSI

CENTRAFRIQUE: COORDINATION NATIONALE DES ANTI-BALAKA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

Maxim Mokom

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité-Dignité-Travail

******************

COORDINATION NATIONALE DES ANTI-BALAKA
1
COORDINATION NATIONALE DES OPERATIONS

DES ANTI-BALAKA
******************

SECRETARIAT NATIONAL
*********************

N*__0010___/ CG / CNO/ SG/.

 

DECLARATION DE LA COORDINATION NATIONALE DU GROUPE ANTI-BALAKA COMBATTANT,
GROUPE D’AUTO-DEFENSE
A
L’ATTENTION DES PARTICIPANTS AU FORUM DE BANGUI

Messieurs et Mesdames les Participants,

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 08-05-2015

Les Anti-Balaka, groupe d’Auto-défense existe aujourd’hui en Centrafrique, parce qu’il y a eu, non seulement violation massive de la charte des Nations-Unies, mais aussi du droit constitutionnel des Etats ainsi que, des massacres perpétrées sur la population civile innocente.

Au niveau de la charte des Nations-Unies, les principes suivants, contenus dans les articles 1 et 2 ont été violés, il s’agit notamment :
– Des droits de peuple à disposer d’eux-mêmes ;
– Le principe d’égalité des droits des peuples ;
– Le respect de la souveraineté de l’État ainsi que de son indépendance politique ;- Le principe de l’auto-détermination des peuples ;
– La convention internationale contre le recrutement et l’utilisation des mercenaires du décembre 1989 ;
– La convention de l’OUA de 1977, sur l’élimination du mercenariat en Afrique ;
– La résolution 523 du 12 janvier 1952, reconnaissant le pays en voie de développement le droit de disposer librement de leurs richesses naturelles ;
– La résolution 626 du 21 décembre 1952 qui donne droit à ces pays d’utiliser et exploiter leurs ressources nationales.
Au plan du droit constitutionnel des États, il y a eu, non-respect de la volonté du peuple souverain c’est-à-dire du suffrage universel par :
– Violation du principe de l’autonomie constitutionnelle des États ;
– Violation des droits de l’homme de la première génération c’est-à-dire les droits civils et politique de 1966 y compris ceux de la deuxième génération à savoir le droit social et économique du même pacte de 1966.
De tout ce qui précède, il convient de relever que les initiatives précédentes prises par la communauté internationale en vue d’instaurer un règlement négocié du conflit en République centrafricaine et notamment l’accord de cessation des hostilités en République centrafricaine, signé le 23 juillet 2014 à Brazzaville n’a pas été mise en œuvre. Les dispositions combinées d’articles 3 alinéas 3 ainsi que celles de l’article 4 ont été violées par le gouvernement de transition. D’où l’accord de Nairobi du 08 Avril 2015, impulsé par le Médiateur international de la crise centrafricaine, Son Excellence monsieur Denis Sassou N’GUESSO, Président de la République du Congo, et sous la médiation de l’honorable Kenneth Otiato Marende sous facilitation du président de la République du Kenya, Son Excellence Monsieur UHURU Kenyata et ce, conforme aux dispositions du chapitre 6 de l’article 33 de la chartre des Nations-Unies qui autorisent les parties à un conflit dont la prolongation est susceptible de menacer la paix et la sécurité internationale de « recourir aux moyens pacifiques de leur choix ».
Mesdames et Messieurs les participants, outre ces droits respectés en Asie, en Amérique, en Europe, en Océanie dont nous réclamons l’application et le respect en République centrafricaine, nous exigeons la mise en œuvre intégrale de l’accord de Nairobi du 08 avril 2015.
Telle est la substance de notre déclaration.

Nous vous remercions

Ampliation :

– Médiation nationale ;
– Présidence de Transition ;
– CNT ;
– Chef du Gouvernement ; –Minusca
– G8 ;
– UA ; Plateforme Religieuse ; -Presse Nationale et Internationale ; -Les Partis Politiques.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

Centrafriqe: Maxim Mokom, un leader Anti-balaka échappe à une arrestation de Sangaris

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(Corbeau News Centrafrique)

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Maxim Mokom, un leader Anti-balaka échappe à une arrestation de Sangaris

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 08-05-2015

L’événement s’est produit très tôt dans la matinée jeudi 7 mai 2015 au quartier Kaga Mongoulou au fin fond de Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui, au domicile de Maxim Mokom. Une mission de Sangaris qui a tenté de capturé le Coordonnateur national des opérations des Anti-balaka, Maxim Mokom a échoué. Et pourtant, ce dernier est participant au Forum national de Bangui qui se poursuit encore…
« Ce matin, très tôt, on m’a réveillé pour me dire que Sangaris a encerclé ma maison. Mais, Dieu-merci, j’ai pu m’échapper de ce coup de filet. Ce qui m’intrigue est que je ne sais pas jusqu’alors pourquoi ces français ont voulu m’arrêter. Surtout qu’on est en forum ? » a indiqué Maxim Mokom dans une déclaration faite juste après cette tentative d’arrestation à la presse.
Mokom condamne par la même occasion cet acte de la force française qui, selon lui n’est pas la bienvenue au moment où tous les centrafricains sans exclusif sont invités à débattre de leurs problèmes profonds. Lui-même Mokom est participant au forum national de Bangui.
Pour ce leader, les vérités qui sortent dans les débats du forum de Bangui sont à l’origine de sa poursuite. « La France n’a pas gobé que nous disons les réalités de notre pays, et comme cela commence à apparaître, elle fait tout pour étouffer la vérité. Mais, nous centrafricains, nous avons compris et nous n’allons pas baisser les bras. Notre priorité aujourd’hui, c’est qu’à l’issue de ce forum, la paix puisse revenir définitivement dans notre pays. » a-t-il martelé.
Mais, il y a une chose très claire : selon le schéma de dialogue initié par Catherine Samba Panza, il n’y a plus de place pour l’impunité, à savoir « Dialogue politique au sommet, Consultations populaires à la base et, Justice au milieu ». Donc, être participant au Forum de Bangui n’a rien à voir avec le travail de la Justice. Si Samba Panza a cautionné cette tentative d’arrestation, ce serait probablement pour dire qu’elle n’a pas tergiversé. Et si jamais la tentative d’arrestation de Mokom devrait se justifier par cette vision de Samba Panza, le leader Anti-balaka rappelle que la responsabilité de la sécurité de tous les participants au forum de Bangui revient en premier chef aux autorités de la transition et non à Sangaris.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Forum/Scandale : Pugilat au sein du groupe thématique « Gouvernance »

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Forum/Scandale : Pugilat au sein du groupe thématique « Gouvernance »

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 08-05-2015

 

Jeudi 7 mai 2015, en plein débat du Forum de Bangui, précisément dans le groupe thématique « Gouvernance » qui s’est réuni au Complexe sportif 20000 Places, à Bangui deux leaders des groupes armés, à savoir Abel Balénguélé et Patrice Edouard Ngaïssona, respectivement Représentant de la faction Séléka du Front populaire pour la reconstruction de Centrafrique (FPRC) et Coordonnateur général des Anti-Balaka se sont physiquement entrés dedans. Alors que le Forum de Bangui était à sa quatrième journée marquée par le 2ème jour des travaux en commission.
Visiblement, l’appel à l’apaisement et la sérénité lancé, mercredi soir, par le Présidium du Forum national de Bangui lors de sa conférence de presse animée par Mgr Dieudonné Nzapalainga, n’a pas accusé bonne réception auprès des participants. Le Coordonnateur général des Anti-balaka, Patrice Edouard Ngaïssona n’a pu se contenir lorsque Abel Balenguele, Représentant du FPRC a demandé la prise en compte des résolutions de Nairobi dans les conclusions du Forum national de Bangui. C’est vrai que lorsque la question été mise sur la table, tel un cheveu dans la soupe, la quasi-totalité des participants s’y sont farouchement opposés déjà, mais Ngaïssona ne pouvait plus se limiter à une simple contestation : c’est au poing que le leader Anti-balaka a rappelé à son frère Seleka que toute la crise actuelle en RCA est le fruit des mauvaises semences du FPRC (Séléka).
Faut-il signaler que le Groupe thématique « Gouvernance » a dû suspendre brièvement à cause de cet incident avant de reprendre grâce à l’appel au calme des uns et des autres sous la houlette de Jean Wilibiro Sacko, président du présidium de ladite commission.
Après tout, un pugilat dans une séance de dialogue et d’un processus de réconciliation est un comportement déplorable qui n’honore pas la RCA, déjà humiliée jusqu’au dernier degré par l’actuelle crise aux yeux du monde entier. Il est vrai que les centrafricains devraient accorder leurs violons à cette occasion historique du Forum de Bangui ; mais pas physiquement.

Bangui Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Soupçons de corruption au CNT : NGUENDET en difficulté.

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(Corbeau News Centrafrique)

Ferdinand Alexandre Nguendet
Ferdinand Alexandre Nguendet

 

Soupçons de corruption au CNT : NGUENDET en difficulté.

Bangui, ( B.K ) 07-05-2015

 

Le Forum de Bangui a commencé, et, n’en déplaise à certains, il s’annonce comme la grande table de réconciliation inter-centrafricaine qu’il doit être. Pourtant les écueils ont été nombreux pour parvenir à mettre sur pieds l’évènement qui mènera à la réconciliation nationale après des années de guerre fratricide. Des hommes politiques sans scrupules cherchent en effet à briser cet élan pour assurer leur avenir personnel.  En tête de ceux-ci, j’ai nommé le président du Conseil National de Transition, la CNT, le fameux Alexandre-Ferdinand Nguendet.

L’homme est pourtant chargé d’un mandat national incontournable, celui de soutenir la transition du pays vers la paix et la réconciliation en tant que chef du CNT. Mais loin d’être guidé par l’altruisme que les centrafricains seraient en droit d’attendre de leurs représentants politiques, monsieur Nguendet cherche en effet à saborder les efforts de paix. Ses violents désaccords avec madame Catherine Samba-Panza ne sont un secret pour personne. Mettant sans cesse son intérêt propre devant le reste, il l’a toujours accusé de tous les maux.

Souvenons-nous de l’affaire du don angolais qui a défrayé la chronique en octobre 2014. Alexandre-Ferdinand Nguendet intervenait alors à tors et à travers pour accuser ses ennemis des pires compromissions. Mais dénoncer ses camarades quand on n’a pas soit même les mains propres est un jeu dangereux. Il a en effet lui-même reçu la somme astronomique de 200 millions de francs des mains de son mentor, Michel Djotodia. Cet argent provient directement des réseaux obscurs du criminel Nourredine Adam dont les relations avec Boko Haram ne sont plus à démontrer. Les accords de Nairobi révèlent en effet de sinistres réseaux d’influence, où les jeux d’argent et de pouvoir priment sur l’intérêt du peuple. Dans les couloirs de Nairobi ont eu lieu des tractations sordides où de l’argent du terrorisme est venu alimenter les caisses d’un homme en mal de pouvoir. Dans un contexte où la population centrafricaine se relève courageusement après des années de conflit, on ne peut qu’être choqué par cette indécence. Les hommes qui sont sensés porter l’avenir d’un pays en pleine reconstruction sont ceux qui manigancent afin de préserver leur sort.

Monsieur Nguendet est le premier partisan d’une troisième transition, ce qu’il ne cesse de proclamer à tous ceux qui veulent l’entendre. La raison en est simple, il cherche à faire du forum de Bangui un échec. Il n’a aucun intérêt à ce que des élections claires et démocratiques aient lieu  puisqu’il n’est pas éligible en tant que membre de la transition d’après les accords de Libreville. Cet homme a trop goûté au pouvoir, tant et si bien qu’il ne veut pas prendre le risque de le perdre. Mais les centrafricains doivent s’interroger : peut-on réellement défendre les intérêts de la nation dans ces conditions ? Que peut-on attendre d’un homme qui met constamment de l’huile sur le feu alors que son pays s’engage dans un processus de paix et d’espérance ?

Son implication dans les réseaux de criminalité et ses silences surprenants voire complices sont autant d’indices qui invitent à la méfiance. Faut-il rappeler son attitude lors des violences qui ont eu lieu en octobre dernier avenue des Martyrs et qui avaient fait 12 morts dont une vielle femme et plusieurs enfants. Elle a en effet révélé ses connivences avec certains groupes armés qui ne font grincer des dents. Ce n’est pas pour rien qu’il est l’objet de nombreuses menaces de mort. Son garde du corps, feu le Sergent Chef Simplice Nzango, en a fait les frais en étant assassiné à Bambari en décembre dernier. Mais il est loin d’être la seule victime de ce sinistre calculateur.

L’on sait que la corruption est dans le paysage politique ce que le sel est à la viande. Mais Alexandre-Ferdinand Nguendet fait montre d’un appétit insatiable pour le pouvoir qui pourrait bien lui jouer des tours. La population centrafricaine n’est pas aveugle face au jeu d’un tel personnage prêt à toutes les compromissions.

 

Douala, Blanche KERE 06-05-2015

BANGUI: FORUM DE BANGUI, UNE FLAMME DE L’ESPOIR POUR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

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(Corbeau News Centrafrique)

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FORUM DE BANGUI, UNE FLAMME DE L’ESPOIR POUR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 07-05-2015

 

A sa deuxième et troisième journée de l’ouverture, le Forum national de Bangui suit son résolument son chemin pour allumer la flamme de l’espoir au peuple centrafricain épris de paix et de justice. La deuxième journée des travaux de ce grand rendez-vous historique inter-centrafricain est consacrée principalement aux recommandations, témoignages et échanges sur les attentes dudit forum. Alors que la troisième journée est consacrée aux travaux par ateliers pour aborder les quatre thématiques du forum.

Co-présidée par Abdoulaye Bassolé et l’archévêque de Bangui monseigneur Dieudonné Nzapalayinga, la deuxième journée du forum de réconciliation s’est ouverte mardi 05 mai. Des échanges interactifs allaient prendre l’allure de débats houleux souvent organisés au parlement. Pas comme un cadre dédié aux polémiques et joutes verbales de toute sorte mais une tribune ouverte à la réflexion sereine et aux propositions constructives destinées à sortir définitivement la RCA des à répétition, les échanges, les témoignages et recommandations ont enrichi la séance plénière que dirige les membres du Présidium.

Le temps était émotionnel mais surtout édifiant avec les témoignages et expériences des rescapés du génocide rwanda de 1994 délivrés en plénière pour édifier les Centrafricains afin d’éviter le pire. La délégation venue

du Rwanda pour participer à ce forum a démontré devant environ 600 participants les processus de réconciliation et développement économique et social que les Rwandais ont entamés pour emprunter le chemin du développement après le génocide.

Durant la troisième journée, 6 mai 2015, le Présidium du Forum a décentralisé les travaux du forum dans des différents centres permettant aux entités de travailler en atelier sur les quatre thématiques du forum. Le palais de la CEMAC, l’amphithéâtre du ministère des affaires étrangères, l’hôtel Azumit et le Complexe sportif 20.000 ont servi de centres pour ces travaux en atelier. Il y a en tout quatre thématiques que les participants aux forum se sont départagés pour discuter.

Thématique Paix et Sécurité

Il est ressorti de cette thématique que les violences intercommunautaires des deux dernières années en Centrafrique ont ébranlé les quelques relents de paix et de sécurité dans le pays, provoquant ainsi une détérioration du tissu social ainsi qu’une méfiance entre communauté. Le rétablissement d’un environnement global de paix et de sécurité est par conséquent important en vue de permettre à l’Etat de retrouver la plénitude de ses fonctions régaliennes de protection de citoyen afin de poser les bases d’un développement économique et social.

Plusieurs causes et facteurs internes et externes ont contribué à la dégradation de la paix et sécurité en Centrafrique. Ces facteurs s’articulent autour de la mauvaise gouvernance et du non-respect des principes démocratiques, l’absence de la liberté d’expression et la prolifération des armes légères, en passant par la non application des décisions prises et la faiblesse du pouvoir central. Ces causes et facteurs sont également liés à l’enclavement géographique de la République centrafricaine obligée de relever des défis dus à la multiplicité et la porosité de ses frontières avec pour conséquences des infiltrations incontrôlées, l’affluence des réfugiés et bien d’autres conséquences.

Alors six (6) axes stratégique ont été proposés par la

commission comme facteurs potentiels susceptibles de ramener la paix en Centrafrique. Il s’agit de la nécessité d’une paix globale et définitive dans le pays ; la nécessité d’un désarmement global des groupes armés (DDR) et de la population civile y compris avant les élections ; la nécessité d’une réforme de garantir à la population centrafricaine une sécurité physique et humaine; la nécessité d’une réconciliation et d’un apaisement des cœurs et des esprits et de résouder le tissu social ; et il s’agit alors de la nécessité de mettre les femmes au centre du combat pour la paix et la réconciliation.

Thématique Justice et Réconciliation

Sur la question de la Justice et Reconciliation en République centrafricaine, les centrafricains ont exprimé un engouement durant les échanges pour que cette thématique soit résolument traitée comme il se doit. Car cela constitue des instruments privilégiés de sortie de crise. La justice et réconciliation ont été au coeur des préoccupations du peuple centrafricain lors des consultations populaires à la base.

Concernant la justice, les conclusions des consultations populaires à la base ont insisté sur la restructuration de la justice et la réparation des préjudices subis par les victimes. La lecture plus attentive des recommandations populaires va dans le sens des attentes que le peuple appelé à se prononcer au forum national de Bangui pourra retenir des choix éclairés en fonction des options stratégiques. Sur ce point rentes (30) recommandations ont été mentionnées.

Thématique gouvernance

En 2008-2010, la question de la gouvernance en Centrafrique a été inscrite dans le document de stratégie de réduction de la pauvreté. L’application de ce programme constituait un tournant pour le pays afin de faire le saut qualitatif tant attendu caractérisé pour l’essentiel par un Etat de droit respectueux de la légalité; une séparation des pouvoirs; et une transparence dans la gestion des affaires publiques. Mais malheureusement, cette étape a connu de grandes difficultés à cause des multiples conflits militaro-politiques que le pays a vécus. L’analyse du programme met en exergue des forces et des

faiblesses.

Sur cette thématique, il y des recommandations ressorties. Faciliter la tenue des consultations référendaires et électorales inclusives, consensuelles de sortie de crise dans les meilleurs délais et assoir une culture de gouvernance électorale durable en République centrafricaine. Engager la restauration de l’autorité de l’Etat en vue de l’émergence d’une République centrafricaine forte, digne, crédible et respectable. Assurer la protection de la citoyenneté centrafricaine, garantir le libre et l’équitable exercice des droits y relatifs ainsi que la promotion des devoirs citoyens. Affirmer les principes de laïcité et de séparation entre les ordres séculiers et religieux, renforcer la séparation et l’équilibre des pouvoirs institutionnels.

Thématique développement économique et social

Cette thématique du développement économique et social est le quatrième axe de réflexion et de discussion ciblé pour alimenter les travaux du forum. Car le développement expose les fondements d’une dynamique de refondation qui définit la nouvelle configuration architecturale dans laquelle s’intègre la nouvelle vision du développement national de RCA sortie du conflit. Et l’analyse de la crise dans le pays montre que la RCA demeure dans une extrême fragilité.

Les dernières crises politico-militaires déclenchés depuis décembre 2012 jusqu’en 2013 ont détruit les infrastructures économiques et sociales de la République centrafricaine. Les pillages des unités économiques, la précarité alimentaire, naturelles et le gel de financement des projets de développement ont contribué à fragiliser le pays. l’exploitation anarchique des ressources

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 Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: RCA: le Renouvellement de la classe politique Centrafricaine une priorité ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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RCA: le Renouvellement de la classe politique Centrafricaine une priorité ?

Bangui, (I.K) 06-05-2015

 

En effet, on a plus besoin d’une loupe pour voir clairement et qu’effectivement notre pays la Centrafrique, politiquement, économiquement, militairement etc. Le pays est géré par les amateurs, les profiteurs et, la preuve en est on nomme que les personnalités douteuses aux postes de Régaliennes mais a quand la fin de cette moquerie envers le peuple Centrafricain ? Ils seraient souhaitable le renouvellement de la classe politique Centrafricaine par des hommes et femmes qui luttent pour l’intérêt général car certains hommes politiques ont atteint la
cécité politique cela est visible. Au regard de cette triste réalité qui est malgré tout la notre, que peut-on donc retenir ? Devons-nous résigner et accepter de vivre dans cette république communautaire ou devons-nous pas faire de choses à la rendre citoyenne ?

Bangui, Simon koitoua 05-06-2015

 

 

Centrafrique: Son Excellence Monsieur Robert MUGABE Président en exercice de l’Union Africaine

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(Corbeau News Centrafrique)

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Son Excellence Monsieur Robert MUGABE Président en exercice de l’Union Africaine

Bangui, ( C.T.C) 06-05-2015

 

Objet: Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » interpelle le Président en exercice de l’Union Africaine concernant l’affaire de viols commis sur les enfants mineurs en République Centrafricaine par certaines forces de maintien de la paix des Nations Unies.

Excellence Monsieur le Président,

Nous, membre du collectif « Touche pas à ma constitution » attaché aux valeurs constitutionnelles et à la défense des droits de l’Homme, présentons à travers cette lettre nos remerciements les plus sincère pour la grande commisération dont votre institution a eu lors de la crise que traverse notre pays.
Toute fois dans le souci d’éviter toute entrave à vos efforts plus que précieux de maintien de paix et de rétablissement de l’ordre constitutionnel, le collectif tient à souligner les accusations de pédophilie qui sont portées contre les Troupes du Maintien de la Paix en RCA particulièrement la troupe Française Conformément à l’article. 6 de la charte constitutionnelle : Nul ne sera soumis à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Toute personne, tout agent de l’État, toute organisation qui se rend coupable de tels actes sera puni conformément aux textes en vigueur.
Vu la nature sensible de la mission de maintien de la paix, qui est conférée à ses troupes il est impérieux d’identifier et de sanctionner avec la dernière rigueur les auteurs de ces actes immoraux.
Considérant l’appareil de renseignement que dispose la France, nous considérons les déclarations du ministre Français de la Défense comme un manque de respect aux victimes particulièrement et aux Centrafricains en général.
Le Collectif vous invite ainsi que l’ensemble de la Communauté Internationale de tout mettre en œuvre afin de mener des enquêtes dans le but de la manifestation de la vérité sur cette affaire qui n’honore pas la dignité humaine et demande le départ pur et simple des troupes Françaises de la Centrafrique si Paris ne manifeste pas une volonté d’identifier et sanctionner les coupables.
En vous assurant Excellence, de l’importance de votre contribution et celle de votre institution, veuillez recevoir, l’expression de notre très haute sincère considération.

Fait à Dakar le 6/05/2015

Le Secrétaire Général
Mandela YAPENDE

 

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition Bangui-RCA

Objet: N/Requête en date du 18 mars 2015

Monsieur le Président,

Par requête citée en objet, le Collectif “Touche pas à ma Constitution” vous saisissait en vue de solliciter votre avis officiel et juridique sur les dispositions de l’article 101 de la Charte Constitutionnelle de transition. Cette saisine a été faite dans le but d’éviter aux malintentionnés ou guerriers de destructions de notre cher et beau pays, le Centrafrique d’ériger le Forum de Bangui en une éloquente
Plate- forme pour négocier parfaitement la consolidation de l’impunité.

Car pour permettre au centrafricain de vivre en paix et en sécurité, les valeurs de la République doivent être respectées et la Justice doit avoir une main lourde.

Pourquoi, craignant que trahison et mensonge ne deviennent durablement le quotidien du peuple centrafricain, le Collectif vous prie respectueusement de bien vouloir donner suite utilement à ladite requête.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, avec nos remerciements anticipés, l’assurance de notre très haute considération.

Fait à Paris 05. 05. 2015
Pour le Bureau Exécutif

 

Juridique   Le Conseiller 

Bâtonnier Symphorien BALEMBY

 

Centrafrique: Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition Bangui-RCA le Collectif Touche pas à ma

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(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

 

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition Bangui-RCA le Collectif  “Touche pas à ma Constitution”

 

Objet: N/Requête en date du 18 mars 2015

Monsieur le Président,

Par requête citée en objet, le Collectif “Touche pas à ma Constitution” vous saisissait en vue de solliciter votre avis officiel et juridique sur les dispositions de l’article 101 de la Charte Constitutionnelle de transition. Cette saisine a été faite dans le but d’éviter aux malintentionnés ou guerriers de destructions de notre cher et beau pays, le Centrafrique d’ériger le Forum de Bangui en une éloquente
Plate- forme pour négocier parfaitement la consolidation de l’impunité.

Car pour permettre au centrafricain de vivre en paix et en sécurité, les valeurs de la République doivent être respectées et la Justice doit avoir une main lourde.

Pourquoi, craignant que trahison et mensonge ne deviennent durablement le quotidien du peuple centrafricain, le Collectif vous prie respectueusement de bien vouloir donner suite utilement à ladite requête.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, avec nos remerciements anticipés, l’assurance de notre très haute considération.

Fait à Paris 05. 05. 2015
Pour le Bureau Exécutif

Le Conseiller Juridique

Bâtonnier Symphorien BALEMBY

Centrafrique: Les preneurs d’otage et les néo-négriers, le forum politique centrafricain tant attendu par l’opinion nationale

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les preneurs d’otage et les néo-négriers, le forum politique centrafricain tant attendu par l’opinion nationale

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 07-05-2015
Le forum politique centrafricain tant attendu par l’opinion nationale et internationale a ouvert ses portes le 04 mai 2015 comme prévu. Cette ouverture officielle a été marquée par le discours solennel de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza qui interpelle tous les représentants des forces vives participantes à ne pas retomber dans l’abîme. Bien entendu, l’ensemble de la population centrafricaine sans distinction d’appartenance politique ni de religion et la communauté internationale qui est le principal financier de ses assises inter centrafricaines espèrent de pieds fermes avoir de bons résultats pour que les pays amis et les bailleurs de fonds du pays interviennent efficacement en matière des finances pour une bonne relance de l’économie de la république centrafricaine qui frôle une disparition de l’État qui ne dit pas son nom.
A notre grande surprise de la prise de position du parti politique qui a perdu le pouvoir le 24 mars 2013, je voudrai citer le parti KNK du président François Bozizé en asile et vu la progression des débats à la deuxième journée du forum illustré par une politique de chaise vide adoptée par certains caciques pouvoiristes, la suspension également d’une partie des ex-séléka pour leur participation, il y a lieu de ne pas s’étonner à l’accouchement de souris. Il serait bien regrettable et malheureux pour des engagements pris par les différents leaders de la classe politico-militaire qui, au regard de l’ouverture des débats manquent cruellement d’une vision d’avenir de la génération contemporaine qu’ils sont appelés à gouverner et de la génération future de la République centrafricaine dont ils sont les véritables moteurs de sa crise qui l’a fait plonger dans un chaos sans précédent depuis l’indépendance.
En effet, depuis le début du commencement de l’univers dont l’être suprême qui est Dieu l’initiateur, on ne peut dire que le mensonge prendra le dessus de la vérité et ne pourra contester un jour que la vérité triomphera. C’est pourquoi l’être humain créé par Dieu lui-même, avec son intelligence et sa sagesse humaine a pu créer des institutions judiciaires pour pouvoir trancher tous contentieux en toute indépendance. La vérité a toujours eu la raison du mensonge. Donc, tout ce qui est sous-terrain ou se trame dans les ténèbres arrivera par sortir à la lumière grâce aux forces positives qui sont incontournables et qu’on ne pourra ébranler.
Je suis tenu de vous répéter à vous les participants à ce forum ce qui a été dit par un leader politico-militaire et non de moindre, de rappeler l’opinion nationale et internationale sur cette déclaration solennelle édifiante : « ce n’est pas la crise confessionnelle, c’est une crise politique, ce sont les politiques qui l’ont rendu confessionnelle », fin de citation. Donc, ceux qui avaient géré la transition et leurs complices sont proprement les auteurs du drame humain que la République centrafricaine a vécu depuis le 10 décembre 2012 jusqu’à ce jour. Il va sans dire aussi que les gérants de la transition Samba-Panza ont bel et bien, une tranche de responsabilité dans cette crise centrafricaine, à n’en pointer douter.
Par contre, le refus catégorique du parti KNK de ne pas participer au dialogue politique révèle de la mauvaise foi qui s’implante dans notre intérieur, c’est-à-dire à ceux qui se sont engagés de jouer ce rôle de militantisme dans la démocratie pour conquérir ou reconquérir le pouvoir par les urnes en ce qui concerne la situation actuelle de cette formation politique qui n’est pas de moindre parmi tant d’autres. On peut noter qu’il y a manqué de leaders illuminés dans cette formation politique qui pourraient prendre la destinée du parti à l’absence de son fondateur. A moins que dans leur tête ils croient encore au système rétrograde de monopartisme. S’agissant de l’ex-rébellion séléka qui suspend sa participation, c’est un signe de faiblesse qui montre que ce groupe armé n’est pas encore prêt à enterrer la hache de guerre. Alors que la représentation à ce forum de dernière chance comme beaucoup le disent, méritait d’abord une préparation individuelle et collective sur les plans psychique, moral, d’éthique et spirituel, à la décision des uns et des autres, tel n’est pas le cas. Car, certains se permettent déjà d’avancer des propos blessants qui font perdre l’espoir à une population meurtrie, ce n’est plus qu’une injure. Elle n’est pas différente du fait que vous amenez un corps au cimetière pour l’enterrement et vous le jeter dans sa tombe sans une inhumation digne de ce nom. Ayez pitié de votre peuple qui a déjà trop souffert à cause de vos bêtises humaines.
Les néo-négriers

En outre, c’est abominable et inhumain, que des soldats d’une armée régulière de la France pays colonisateur de la République centrafricaine aient le courage du diable de violer des mineurs alors qu’ils sont en mission recommandée par l’Elysée et l’Organisation des Nations Unies pour le désarmement et la paix. Ce qui démontre à suffisance que ces militaires auteurs de ces viols sont incontestablement de moralité douteuse. Ils se sont versés dans l’animosité qui dépasse l’entendement de l’humanité en ce 21è siècle. Selon certaines informations y relatives, l’on s’interroge du rôle que joue cet ancien officier de l’armée française qui fut commandant de la MONUSCO au cœur du scandale de la région des Grands Lacs en 2010, en même temps bien indexé dans le génocide rwandais, un certain Philippe Beny à côté de la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, qui serait bien au parfum des viols des enfants centrafricains. Pourquoi la présidence de la République qui est la première institution la plus informée du pays est restée dans un silence absolu jusqu’à la dénonciation faite par l’ONG allemande alors que les faits sont bel et bien indiqués dans le rapport de l’ONU? Après plus d’un demi-siècle, quand est-ce que les leaders centrafricains grandiront pour faire face aux défis socio-politiques, socio-économiques et culturels à travers les idéaux du président fondateur de la République, Barthélemy BOGANDA ?…
(Affaire à suivre)
Bangui, Pierre INZA Pour CNC

Centrafrique: Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition Bangui-RCA

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Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition Bangui-RCA

 

Bangui, Requête en date du 18 mars 2015

Monsieur le Président,

Par requête citée en objet, le Collectif “Touche pas à ma Constitution” vous saisissait en vue de solliciter votre avis officiel et juridique sur les dispositions de l’article 101 de la Charte Constitutionnelle de transition. Cette saisine a été faite dans le but d’éviter aux malintentionnés ou guerriers de destructions de notre cher et beau pays, le Centrafrique d’ériger le Forum de Bangui en une éloquente
Plate- forme pour négocier parfaitement la consolidation de l’impunité.

Car pour permettre au centrafricain de vivre en paix et en sécurité, les valeurs de la République doivent être respectées et la Justice doit avoir une main lourde.

Pourquoi, craignant que trahison et mensonge ne deviennent durablement le quotidien du peuple centrafricain, le Collectif vous prie respectueusement de bien vouloir donner suite utilement à ladite requête.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, avec nos remerciements anticipés, l’assurance de notre très haute considération.

Fait à Paris 05. 05. 2015
Pour le Bureau Exécutif

        Juridique                             Le Conseiller 

Bâtonnier Symphorien     BALEMBY

BANGUI: EX-MOUVEMENT A N T I B A LA K A MONSIEUR PATRICE EDOUARD NGAÏSSONA

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(Corbeau News Centrafrique)

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EX-MOUVEMENT A N T I B A LA K A

COORDINATION NATIONALE
****************
BUREAU EXECUTIF

DECLARATION DE MONSIEUR
PATRICE EDOUARD NGAÏSSONA

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 06-05-2015

COORDONNATEUR GENERAL DE L’EX-MOUVEMENT DES PATRIOTES ANTIBALAKA

• Excellence Monsieur le Président de la République du Congo, Médiateur International de la crise centrafricaine ;

• Excellences Madame et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ;

• Excellence Madame le Chef de l’Etat de Transition ;

• Honorable Président du Conseil National de Transition ;

• Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition ;

• Excellence Monsieur l’Ambassadeur Haut Représentant de la France près la République Centrafricaine, Doyen des Ambassadeurs ;

• Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et Organisations Internationales ;

• Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC ;

• Chers compatriotes, participants au Forum National de Réconciliation et de Reconstruction;

• Distingués invités, en vos rangs, grades et qualités ;

• Mesdames et Messieurs ;
Permettez-moi tout d’abord de m’acquitter d’un devoir, celui de rendre un hommage bien mérité à Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République sœur du Congo, Médiateur International de la crise centrafricaine, dont l’engagement et l’abnégation ont permis aujourd’hui d’arriver à cette troisième étape du processus politique en cours. Je ne saurai faire l’économie de très vifs remerciements pour la présence constante de la Communauté Internationale au chevet de la République Centrafricaine, confrontée à des crises récurrentes.

Nous venons certes de différents horizons, de tous les coins de la République Centrafricaine avec nos préférences, nos particularités, nos différences, mais nous appartenons au même pays, la République Centrafricaine, avec ses valeurs, et nous aspirons donc au même avenir. L’enjeu de ce Forum ne se trouve pas dans un affrontement partisan. L’enjeu de ce Forum va bien au-delà des considérations égoïstes, régionales ou confessionnelles. L’enjeu de ce Forum, à quelques mois des élections générales, c’est le destin de la République Centrafricaine.

Nous sommes ici, pour écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays.

Toutefois nous devons frotter certaines tâches qui semblent indécrottables afin de reprendre la clarté de nos linges sales que nous voulons laver en famille.

La résolution durable de la crise nécessite de creuser en profondeur les mobiles qui l’ont déclenchée.

Il n’est pas absurde de souligner que pendant que certains se mettaient plein les poches avec leurs parents de manière cupide et arrogante en narguant les autres centrafricains, la précarité s’est étendue au

tour d’eux et dans les préfectures du Nord-Est, créant déjà ainsi ce qu’il convient d’appeler la sécession sociale. C’est ce qui a été à la base de la révolte légitime de nos compatriotes.

Ce que nous déplorons et condamnons avec fermeté, c’est le recrutement massif des mercenaires étrangers qui ont envahi notre pays le 10 décembre 2012 pour s’emparer du pouvoir de l’Etat.

Ceux qui ont signé le pacte avec le diable contre la République Centrafricaine sont clairement connus des centrafricains : il s’agit de ZIGUELE, TIANGAYE, MBOLIGOUMBA et consorts. Les centrafricains n’ont nullement besoin de ces hommes politiques, je dirai ces vampires politiques, pêcheurs en eau trouble qui s’attablent devant vin, whisky, cuisses de poulets et filets de capitaine avec les adeptes de Lucifer et les démons de la guerre pour tromper le peuple qu’il considère comme le dindon de la farce bon à rouler dans la farine indéfiniment.

Les centrafricains ont encore en mémoire le mauvais souvenir de ces trois mousquetaires du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE), dont les prises de position sur les ondes des stations de radios étrangères, ont constitué la

caution morale du coup de force perpétré le 24 mars 2013, ayant déversé dans le pays des tueurs sans commune mesure, des croque-morts.
S’il y a un conseil à donner à ces vendeurs d’illusion, c’est d’économiser ce qu’ils ont suffisamment engrangé sur le dos du peuple centrafricain en s’abstenant de s’aventurer aux élections à venir, car ils ne récolteront pas plus de 1% des voix des centrafricains. Quant au tristement célèbre renard de surface Jean jacques DEMAFOUTH et les autres apprentis sorciers qui pullulent le palais de la renaissance, je leur dis de cesser de se comporter en ennemis de la République.

C’est au prix du sang de milliers des centrafricains, qu’une période de transition a été mise en place. Dès lors, la République Centrafricaine espérait retrouver le chemin d’une solution durable porteuse de paix, de stabilité et de réconciliation nationale.

Hélas, les nouvelles autorités portées au pouvoir grâce au don de soi et au sacrifice des jeunes patriotes ANTIBALAKA, n’ont eu comme seules préoccupations que la nomination de leurs parents, amis et le détournement des deniers publics.

Depuis la date du 10 décembre 2012 que j’évoquais ci-haut, le pays de BOGANDA traverse la période la plus sombre de son histoire dont nous avons ici l’occasion de comprendre les en dessous.

Les exactions impunément commises sur la population, au mépris de toutes règles juridiques et des grands principes généraux du droit, ont exaspéré les jeunes centrafricains des villages et villes centrafricains, lesquels ont décidé de prendre leur responsabilité pour défendre la patrie.

Jamais, le peuple centrafricain n’avait vécu depuis son histoire, des épisodes macabres de ce genre.
Jamais, le peuple centrafricain n’avait été humilié jusqu’au tréfonds.

Dès lors, les jeunes patriotes se sont mobilisés au début du mois de septembre 2013 en Groupes d’auto-défense pour organiser la résistance face à une oppression indescriptible qui sévissait contre le peuple centrafricain, abandonné à son triste sort sur la terre de ses ancêtres.

Les atrocités ont ainsi conduit à la création du Mouvement ANTIBALAKA, une émanation incontestablement populaire.

Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler les évènements du 05 décembre 2013 où des milliers de jeunes venant de l’arrière pays et de Bangui, armés de bâtons et de machettes, sont descendus dans la capitale pour affronter les mercenaires armés jusqu’aux dents.

Il vous souviendra ainsi que la plupart des tués ce jour-là se trouvaient devant le siège de l’Assemblée Nationale, ici, où nous nous trouvons actuellement.

Les patriotes ANTIBALAKA ont consenti d’énormes sacrifices pour arriver à chasser les mercenaires, voyous, barbares et incultes qui, littéralement, confondaient les télécommandes aux téléphones, les ordinateurs aux téléviseurs et les climatiseurs aux réfrigérateurs au point de passer à tabac les agents de transfert de crédits de communication qui, pourtant, leur expliquaient la vraie utilité de ces matériels.

Malheureusement, le sacrifice de ces résistants n’a pas suscité le respect ni la reconnaissance des nouvelles autorités. Les jeunes patriotes et moi-même qui me suis engagé personnellement pour sensibiliser, conscientiser et contenir les patriotes révoltés contre la barbarie,

n’avons récolté que de l’ingratitude au lieu de la reconnaissance.

Après l’Accord de Brazzaville, comme pour joindre l’acte à la parole, la Coordination Générale de l’Ex-Mouvement ANTIBALAKA a instruit certains leaders pour effectuer une mission de démantèlement des barrières illégales sur l’axe de Sibut. Sur le chemin de retour, ils ont été arrêtés et conduits, sans aucune forme de procédure, à la maison carcérale de NGARAGBA, où ils croupissent jusqu’à ce jour. Il s’agit de NAMSIO Brice Emotion, ancien Porte-parole, FEISSONA Olivier, YADJOUNGOU Gustave et plusieurs autres. Ces patriotes ne méritent pas ce traitement orchestré. C’est pourquoi, nous demandons avec insistance, leur libération sans condition.

L’appel à la résistance lancé par les patriotes a été suivi par certains éléments des forces de défense et de sécurité qui se trouvaient dispersés dans la nature. Ces derniers sont aujourd’hui l’objet de stigmatisation de leurs frères d’armes. Alors, je me pose la question de savoir où étaient-ils quand les mercenaires les pourchassaient comme des lapins ?

La vérité, c’est qu’ils doivent leur existence aujourd’hui à ces patriotes. D’où la

nécessité de les respecter, les inscrire dans le tableau d’avancement et les faire bénéficier au même titre que les autres, voire plus.

Pour réussir véritablement la transition en cours, les autorités doivent associer à la gestion du pouvoir, toutes les forces vives de la Nation, mobiliser les compétences, réunir le meilleur de ce qu’il y a dans chacun des citoyens et faire entendre la voix du rassemblement, de la réconciliation et de l’apaisement.

Les leaders qui se servent du peuple en général et de la jeunesse en particulier dans un élan d’instrumentalisation de cette crise politique en une crise religieuse, pour réaliser leur dessein malsain, doivent cesser cette pratique.

Cette jeunesse sacrifiée sur l’autel des intérêts égoïstes, abandonnée, reléguée et condamnée au chômage, à la précarité et à la désespérance, doit prendre conscience de sa situation et se lever pour barrer la route aux fossoyeurs de la République.

Aujourd’hui, passer d’une Centrafrique d’inégalité, du chômage, de la précarité, à une Centrafrique d’égalité, du travail, de justice, de solidarité, du civisme, de confiance et de diversité, devient une nécessité irréductible.

Chacun a une partie du destin de notre pays entre les creux de ses mains.

L’Etat doit réaffirmer sa pleine autorité, assumer ses missions régaliennes et protéger ses citoyens. Nous voulons d’un Gouvernement plus soucieux d’agir, que d’une oligarchie rentière incapable de mobiliser les forces vives, pour donner un coup d’arrêt à l’insécurité.

Il est important de rétablir la sécurité des centrafricains, car rien n’est possible dans l’insécurité. La sécurité est un droit. C’est le socle sur lequel il est possible de construire.

Je suis persuadé que notre force reste et demeure dans l’unité et le rassemblement. Seule notre unité contre les forces de division permettra aux centrafricains d’avoir les mêmes droits et obligations partout dans les seize préfectures de la République Centrafricaine.

Combattons la politique qui consiste à dresser les centrafricains les uns contre les autres sur le critère des intérêts ou des appartenances politiques, ethniques, régionales et confessionnelles.

N’acceptons pas que l’on mette en cause notre unité nationale et que l’on segmente notre pays.

Refusons ce qui divise et cultivons les valeurs qui rassemblent.

Il n’y a pas d’autre voie pour nous que celle de l’unité. Elle nous invite au dialogue, à la réconciliation et à la mobilisation des énergies.

• Excellences Mesdames et Messieurs,

• Distingués invités,

Les patriotes ANTIBALAKA, sont viscéralement attachés au principe de laïcité qui caractérise la société centrafricaine, car c’est une valeur qui libère et qui protège. C’est ainsi qu’ils ont pris leur courage à bras-le-corps pour rejeter énergiquement le fondamentalisme islamiste et le projet de partition qui ont fait irruption dans notre pays.

C’est ici le lieu de rendre une fois de plus hommage au Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui, en prenant la mesure de la situation de cette crise, a dû voter, sous l’impulsion de la République française, une série de résolutions qui ont finalement permis le déploiement des Forces Internationales, lesquelles ont contribué significativement au

rétablissement de l’ordre et de la sécurité dans notre pays.

Ce Forum nous offre l’occasion de prendre le taureau par les cornes, briser tous les talons et, sans complaisance, nous faire violence pour percer l’abcès.

C’est le temps pour nous, vrais centrafricains, de nous parler et de nous pardonner, étant donné que la réconciliation s’impose à nous de manière irréversible.

Pour ma part, je voudrais saisir l’opportunité qui m’est offerte devant toute la Nation, ainsi que la Communauté internationale, pour demander au nom des patriotes ANTIBALAKA, pardon à toutes les victimes, qu’elles soient, musulmanes ou chrétiennes, lesquelles ont subi d’une manière ou d’une autre, dans leur chair et dans leur âme, les affres de ce conflit.

Pour nous patriotes, s’il nous reste une chose à faire, c’est de regarder l’avenir en face. La plateforme que nous offrent les assises du Forum de Bangui constitue le tremplin qui puisse nous permettre d’apporter notre contribution à la réflexion nécessaire pour dégager les axes stratégiques pouvant nous permettre de

reconstruire notre pays sur les cendres de cette dernière crise politico-militaire.

J’ose espérer que le Programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) qui sera mis en place, permettra une véritable réinsertion socio-économique des patriotes ANTIBALAKA et les autres groupes armés afin de créer les conditions d’un véritable retour à la paix et à la sécurité.

• Excellences Mesdames et Messieurs,
• Distingués invités,

La transition a du plomb dans l’aile et le moment est venu pour en tirer les conclusions qui s’imposent. Il s’agit en vérité de créer les conditions politiques propices pour mettre un terme aux souffrances du peuple centrafricain, à travers un Gouvernement d’action, plus représentatif et crédible, capable d’œuvrer dans l’intérêt supérieur de la Nation et pouvoir conduire à des élections libres, transparentes, démocratiques et acceptables par tous dans un meilleur délai.

Au sortir du Forum de Brazzaville, les principes forts qui devaient assurer le succès de la suite de la Transition étaient le

consensus et l’inclusion. Pourtant, notre mouvement a toujours été méprisé. Je me réserve de citer des exemples qui ne manquent pas.

Je formule le vœu que le mépris sans cesse manifesté par les Autorités de Transition à l’égard du Mouvement prenne fin au sortir de ce Forum.

M’adressant aux membres des différents groupes armés, je leur demande d’avoir de la compassion pour nos concitoyens, qui continuent de souffrir innocemment des effets de cette crise. J’ose espérer qu’ils vont abandonner leur élan égoïste et se consacrer à la défense de la patrie.

• Excellences, Mesdames et Messieurs,
• Distingués invités,

Je ne saurais terminer mon propos sans renouveler mes remerciements pour l’élan de solidarité internationale qui a été impulsé en faveur de notre pays et témoigner à cet effet toute ma gratitude.

Pour participer et enrichir le débat, un document contenant tous les points de recommandations des patriotes

ANTIBALAKA vous sera déposé pour examen et adoption.

Puisse le Seigneur Dieu Tout Puissant bénir les Travaux de ce Forum national de Bangui, afin que la paix et la sécurité reviennent une fois pour toute en République Centrafricaine.

Je vous remercie.

 

 Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Bientôt, plus de 1 000 enfants soldats seront relâchés par huit groupes armés

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(Corbeau News Centrafrique)

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Bientôt, plus de 1 000 enfants soldats seront relâchés par huit groupes armés

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 06-05-2015

 

Mardi 5 mai 2015, alors que se poursuivaient les travaux du Forum national de Bangui à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, cette même enceinte a accueilli la signature d’un important document par huit groupes politico-militaires. Ce document paraphé en présence de Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre d’Etat à la Défense assistée de Mme Eugénie Yarafa ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire et Monsieur. Mohamed Malick Fall qui a représenté l’UNICEF, consacre l’engagement desdits groupes armés à relâcher les milliers d’enfants enrôlés dans leurs rangs.
Ce sont huit représentants des groupes armés en RCA qui se sont engagés ce mardi pour la libération des enfants soldats manœuvrant dans leurs rangs. Il s’agit de Herbert Gotron Djono Aba du Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de Centrafrique (RPRC), Armel Ningatoloum Sayo, de Révolution Justice (R-J), Larry du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), Patrice Edouard Ngaissona des Anti-Balaka, Mouhamed Daffhane de la Séléka Rénovée, le représentant de l’Union des forces républicaines (UFR), Philippes de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), Abel Balenguélé du Front populaire pour la reconstruction de Centrafrique (FPRC).
Selon Abel Balenguélé qui a signé au nom du FPRC ? « Nous avons pris l’initiative de garantir aux enfants que nous avons recueillis un avenir meilleur, de les sortir du système des combats d’atrocité. Nous nous engageons fermement à appliquer cet accord, à continuer à solliciter l’appui de la communauté internationale pour faire en sorte que les enfants centrafricains puissent être comme les autres enfants d’Afrique où il n’y a plus de guerre ».
Quant à Mohamed Malick Fall, Représentant de l’Unicef en Centrafrique, « Il nous faut aller vite. Je crois que dès que le Forum va se terminer, nous allons poursuivre les dialogues et les discussions avec les groupes armés pour arriver à la signature formelle des plans d’action. Immédiatement après les plans d’action, nous allons commencer le processus de vérification de retour vers les familles, de faire leur réunification familiale et communautaire. On travaille déjà avec le ministère de l’éducation nationale pour développer un modèle alternatif de l’éducation de base qui pourrait prendre en compte ces enfants, sachant que quelque fois, ils sont sur-âgés et il faut des processus d’apprentissage qui sont différents du processus classique ». Madame Marie Noëlle Koyara, ministre d’État à la défense, sous la houlette de qui a été signé ce document, s’est réjouie de l’initiative qui corrobore bien à la dynamique de restauration des FACA et bientôt de la Réforme du secteur de la sécurité de manière globale qu’elle mène. En ce qui concerne les enfants soldats, en particulier ceux qui sont identifiés dans le cadre de cette première opération de libération, la Ministre d’État salue la portée du geste des groupes armés engagés : « Les enfants ont besoin de l’épanouissement sur tous les plans pour un avenir meilleur. Des actions initiées par l’Unicef doivent être pérennisées et ceci par le concours de tout le monde, pour aider ces enfants à avoir un avenir meilleur. »
Cette signature est la suite logique des recommandations formulées par les enfants de Centrafrique lors du pré-forum pour enfant qui s’est déroulé à Bangui du 12 au 13 mars dernier, à Bangui.

Bangui,  Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COORDINATION NATIONALE BUREAU EXECUTIF RECOMMANDATIONS ANTIBALAKA

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(Corbeau News Centrafrique)

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COORDINATION NATIONALE
****************
BUREAU EXECUTIF

RECOMMANDATIONS DE MOUVEMENT
DES PATRIOTES ANTIBALAKA
****************

Bangui, (B. L I ), 06-05-2015

 

•       Considérant la crise politico-militaire la plus dévastatrice et la plus meurtrière de son histoire, qui a ébranlé les bases de la société centrafricaine ;

•       Considérant l’esprit patriotique ayant motivé la résistance des patriotes Antibalaka pour sauver le peuple centrafricain de l’oppression menée sur toute l’étendue du territoire par les envahisseurs ;

•       Considérant les affres de ces conflits politico-militaires vécues par les populations centrafricaines, notamment les enfants, femmes, jeunes et personnes âgées ;

•       Considérant que le Forum national de Réconciliation et de Reconstruction constitue la plate-forme pour le pardon, la réconciliation et la recherche d’une paix durable, condition sine qua none pour une reconstruction et un développement national durable ;

•       Considérant le caractère laïc et républicain de l’Etat centrafricain ;

•       Considérant que la gestion de la transition par les Gouvernements successifs qui ont été mis en place depuis la chute de l’ancien régime ne permettent pas de sortir la République Centrafricaine de l’ornière, à cause du népotisme, du clientélisme, du tribalisme, de la gabegie et de l’amateurisme qui ont caractérisé cette gestion du pouvoir ;
NOUS, PATRIOTES MEMBRES DE L’EX-MOUVEMENT DES
ANTIBALAKA, RECOMMANDONS CE QUI SUIT :

Le territoire national de la République Centrafricaine reste un et indivisible, et que toute idée de partition de la RCA devra être rejetée en bloc ;

2.      Demandons la formation d’un nouveau Gouvernement inclusif ;

3.      Demandons la recomposition ou le renforcement du Conseil National de Transition en impliquant toutes les entités impliquées dans le processus de transition et notamment le Mouvement des Patriotes Antibalaka ;

4.      Demandons la refondation d’une nouvelle Armée Centrafricaine suivant des critères républicains;

5.      Exigeons la réhabilitation immédiate, le réarmement et l’équipement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et leur redéploiement sur toute l’étendue du territoire national en vue de la sécurisation des frontières ;

6.      Demandons la reconnaissance nationale des actes de bravouredes patriotes Antibalaka qui se sont avérés salvateurs pour la délivrance du peuple centrafricain, alors que beaucoup d’entre eux ont perdu leur vie en voulant combattre les hordes des envahisseurs mercenaires les mains nues ;

7.      Demandons la libération immédiate des patriotes Antibalaka arrêtés et mis en prison sans aucune forme de procédure en vue de créer les conditions d’une véritable réconciliation nationale ;

8.      Exigeons que les patriotes Antibalaka soient pris en charge par le Programme du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) en vue de leur réintégration sociale ;

9.      Exigeons le rapatriement immédiat et sans condition des mercenaires étrangers, et autres et que les débats politiques se fassent exclusivement entre les centrafricains ;

10.     Exigeons que les membres ayant appartenu aux Groupes armés puissent au même titre que d’autres centrafricains avoir la liberté de postuler aux prochaines élections législatives et  présidentielles ;

11.     Demandons le vote d’une loi d’amnistie générale pour tous les hommes impliquésdans la crise politico-militaire intervenue depuis décembre 2012 ;

12.     Exigeons l’annulation de tous les Passeports, Cartes de séjour et Cartes Nationales d’Identité délivrés durant cette périodesombre de crise politico-militaire qui a sévi dans notre pays, la République Centrafricaine ;

13.     Exigeons également la mise en œuvre d’une nouvelle règlementation inhérente à l’attribution des terrains aux étrangers sur le territoire national ;

14.     Demandons l’indemnisation de toutes les victimes (invalides) et des personnes physiquement, moralement, matériellement, et économiquement affectées par cette crise politico-militaire ;

15.     Demandons l’organisation dans un meilleur délai des élections législatives et présidentielles afin de tourner la page sombre de l’histoire sombre de notre pays ;

16.      Exigeons que la désignation des Maires et des Conseillers municipaux se fasse par la seule voie de l’élection municipale et non la nomination de ces derniers par Décret ;    Demandons la décentralisation de l’enseignement supérieur, technique et professionnel, et du système desanté avec la construction de trois (3) grandes universités ettrois (3) grands Centres hospitaliers de référence dans les régions de l’Est, de l’Ouest et du Nord-Est ;

18.      Exigeons que l’utilisation des bonus issus à la signature des conventions d’exploration ou d’exploitation de nos ressources minières servent au financement des programmes sociaux ainsi qu’à la construction des infrastructures routières, des écoles, des hôpitaux ainsi que des palais des chefs de terre longtemps négligés ;

19.      La mise en œuvre d’une banque de données sur les jeunes cadres issus des universités et des formations supérieures, dans la perspective de leur utilisation optimale en temps convenable ;

20.      La mise en œuvre d’un Programme d’entreprenariat et d’insertion socio-professionnelle des jeunes en vue de leur pleine participation au processus du développement national.

Bangui, Bérenger Ludovic Igor LAMAKA 

BANGUI: L’OUVERTURE DU FORUM NATIONAL DE BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’OUVERTURE DU FORUM NATIONAL DE BANGUI

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-05-2015

 

Le grand-rendez inter-centrafricain dit le Forum national de la réconciliation s’est finalement concrétisé. Après plusieurs mois de report, le forum tant attendu s’ouvre comme prévu ce 04 mai 2015 à Bangui, à l’hémicycle du parlement provisoire centrafricain pour prendre fin le 11 mai 2015.

L’ouverture du forum est marquée par des importantes allocutions faites par des personnalités afin de passer le message d’apaisement de déroulement du forum. Cet évènement historique a vu la présence de nombreuses délégations venues de l’intérieur et extérieur de la République centrafricaine plus particulièrement des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Il s’agit entre autres de la délégation onusienne, européenne, et africaine.
A l’ouverture de ces assises, les déclarations sont quasiment unanimes. Elles sont axées sur la paix et sécurité, la tolérance, le pardon, le désarmement des milices et le développement économique et social. Mais au-dessus tout, la question de l’amnistie est exclue de toutes ces déclarations. La cérémonie s’est déroulée en présence de Catherine Samba-Panza, Présidente de la transition centrafricaine, et du président congolais Dénis Sassou Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine qui, dans sa déclaration, a rappelé aux autorités de la transition centrafricaine le non prolongement de la durée de la transition avec la tenue effective des élections prévues en mois de juillet-aout 2015.
Les points inscrits pour ce forum résument 4 thèmes essentiels qui seront abordés durant les discutions entre les différentes entités qui y participent. Ainsi, chaque entité apportera des propositions à chacun des thèmes retenus. La Paix et Sécurité, Justice et Réconciliation, Gouvernance, ainsi que le Développement économique et social sont ces quatre thèmes.

Le Forum national de Bangui est le résultat des consultations populaires à la base entamées dans les 16 préfectures de la République centrafricaine et hors des frontières centrafricaines où les Centrafricains fuyant les conflits dans leurs pays se sont réfugiés. C’est aussi une suite logique de processus définit lors de la signature des hostilités à Brazzaville entre les groupes armés actifs en Centrafrique. Car la phase 2 du processus qui a voulu que les Centrafricains se retrouvent sur leur propre sol pour dialoguer et décider de l’avenir de leur pays après plusieurs années de crises accumulées. Ce forum est aujourd’hui considéré comme un élément clé pour la sortie définitive de la crise en République centrafricaine que ceux qui participent au débat n’ont pas droit à l’erreur. Car après tout, ceux-ci doivent privilégier l’intérêt commun pour l’avancement de Centrafrique.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Regina Konzi Mongot initie les populations du 5ème arrondissement de Bangui à la citoyenneté

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Regina Konzi Mongot initie les populations du 5ème arrondissement de Bangui à la citoyenneté

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-05-2014

 

La ministre Conseillère à la Primature en matière humanitaire a lancé, samedi 2 avril dernier, à la maison des jeunes du quartier Malimaka, une dynamique de regroupement d’associations dans le 5ème arrondissement de Bangui. Au fond, il s’agit de pousser les populations du 5ème à l’éveil politique, afin d’être en mesure de se prononcer sur le discours politiques.
Ils ont été quelques centaines, les populations venues des trois groupements et les 27 quartiers du 5ème arrondissement de Bangui, à l’invitation de Mme Regina Konzi Mongot, ministre conseiller en matière d’urgence humanitaire à la primature. La conseillère a délivré un message fort à ses invités – message qu’elle résume à notre micro : « D’abord, je tiens à justifier ma satisfaction de l’initiative que je pousse positivement dans le 5ème arrondissement, parce que ce n’est pas tout le monde qui entre dans cet arrondissement, ce n’est pas tout le monde qui vient ici à Malimaka. Moi, j’y suis entrée la plus aisément possible, afin d’apporter le message de reconstruction du pays à mes compatriotes. En effet, nous ne pouvons pas continuer à parler de la crise, c’est peut-être une occasion pour la RCA de décoller. Et dans cet effort de reconstruction, on doit s’organiser. Alors qu’il y a beaucoup d’associations dans notre pays qui n’ont pas assez d’impact, c’est pourquoi, j’ai estimé qu’il faut les coordonner dans une plateforme, en vue de plus d’efficacité. » Mme Konzi Mongot ajoute qu’« Il s’agit de sensibiliser les populations à faire face à certaines éventualités telles que la sécurité, le développement économique, le social et pourquoi pas le politique. Car, à partir du moment où les gens seront regroupés, ils seront à même de donner leur point de vue et de s’impliquer dans le processus de prise de décisions politiques. »
Les participants à cette première réunion semblent trouvés, chacun leur compte à l’image de Hortense Dobiro « Je suis très émerveillée par les conseils que nous avons reçus ce soir par Mme Régina. Elle nous a fait savoir qu’en groupement, nous pouvons faire mieux. Moi par exemple, on a tué deux de mes garçons qui ont été accusés comme faisant partie des Séléka. Mais, j’ai mesuré aujourd’hui le sens du message qui nous a été délivré, car je sens parmi mes sœurs, on s’amuse, et cela me permet d’oublier la blessure que j’ai au cœur par rapport à la mort de mes enfants. »
Quant à Aimé Ndemayo, c’est l’aspect de l’éveil citoyen qui a été le point le plus marquant : « Nous avons toujours compris qu’il faut se mettre ensemble pour mieux avancer. Alors que beaucoup d’initiatives ont été prises pour nous mettre en association ici. La différence est, cependant nette avec ce que nous avons appris ce soir : nous sommes des citoyens de notre pays, et nous avons aussi nos mots à dire dans les questions qui engagent notre sort. Et je suis très fier d’apprendre cela. »
Notons, que cette réunion par arrondissement qui devait se poursuivre aux autres arrondissements de Bangui, puis les villes de provinces, répond aux recommandations d’une réunion tenue le 21 avril dernier par la Conseillère, au stade 20 000 places sur les mêmes thématiques.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Il faut un « nouveau contrat social » à l’issue du Forum de Bangui selon Catherine Samba Panza

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(Corbeau News Centrafrique)

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Il faut un « nouveau contrat social » à l’issue du Forum de Bangui selon Catherine Samba Panza

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-05-2015

 

Le Palais de l’Assemblée nationale est prêt à craquer ce lundi 4 mai 2015. Les 585 délégués au Forum de Bangui ont répondu présents au rendez-vous. La cérémonie d’ouverture est placée sous l’autorité de Madame la Présidente de la transition, Catherine Samba Panza en présence des plusieurs autorités africaines et internationales dont le Président Denis Sassou Nguesso du Congo Médiateur international dans la crise, Kalzeubé Payimi Deubet Premier ministre du Tchad, Babaca Gaye Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la Minusca.
La Présidente centrafricaine de la transition a commencé par repréciser sa vision en matière du dialogue inter-centrafricain : « Au regard du contexte et des conditions dans lesquels j’ai accédé à la présidence de la transition en janvier 2014, il n’y avait pas d’autre solution que celle de rassembler tous les centrafricains autour de la reconstruction de leur pays à travers une stratégie vigoureuse de lutte contre la violence et de promotion du dialogue et de la cohésion sociale à tous les niveaux. C’est dans ce cadre que j’ai formulé la vision d’une réconciliation à la base, le dialogue au sommet et de la justice au milieu […] Il ne restait plus que ce forum puisse sceller définitivement la volonté de cessation effective et durable des violences, tueries et destruction, afin de permettre un vivre ensemble harmonieux et la refondation profonde de la nation centrafricaine et la reconstruction du pays sur des bases plus solides et plus durables. »
D’emblée, les attentes de Catherine Samba Panza sont à la hauteur de la refondation de son pays. « Je nous invite par ailleurs, à élaborer ensemble un nouveau contrat social afin de garantir l’égalité de chance pour tous à l’accès à l’éducation, à la santé, à la formation, à l’emploi. Ainsi, nous pouvons construire, renforcer et développer la cohésion sociale au sein d’un État nation en acceptant nos différences. Je nous invite également à proposer des bases de reconstruction de nos institutions pour en faire des institutions solides, compétentes et capables de moderniser l’État centrafricain et de faire de lui un État développeur dans un contexte de mondialisation. Je nous invite aussi à proposer des bases de la gouvernance de proximité qui, au-delà du processus traditionnel de décentralisation, recommande au gouvernement de rester plus près des préoccupations de la population, afin de ses vrais problèmes et d’y apporter des solutions appropriées. Je nous invite à proposer des mécanismes qui vont permettre à un État centrafricain moderne de bâtir une base économique solide, afin de promouvoir le secteur privé national moderne et compétitif et de dépasser les simples incantations fondées sur les ressources naturelles que notre pays regorge pour construire un nouveau modèle économique capable de créer de la richesse et de l’emploi à nos jeunes, les femmes et tous les citoyens centrafricains en quête légitime de l’amélioration de leurs conditions de vie. Je nous invite enfin de proposer des mécanismes de concertation et de dialogue permanent qui permettront aux centrafricains de devenir des parties prenantes dans ce processus pour gagner ensemble. » a-t-elle exprimé dans son discours d’ouverture.
Les mêmes sollicitudes sont celles du Président Denis Sassou Nguesso. Pour lui, au sortir de ce forum, la RCA devra réécrire les lettres de noblesse qui feront d’elle un État à part entière. « La priorité est que la République centrafricaine renaisse à la vie. Que le peuple centrafricain réconciliée avec lui-même retrouve son unité. Que l’État soit au plus vite restauré dans sa responsabilité impartiale, dans son incontestable autorité, dans son entière souveraineté. Qu’enfin le pays retrouve dans la sécurité de chacun et de tous, la voie de la stabilité et de développement. » Par conséquent, Sassou Nguesso en a appelé au patriotisme des participants, car dit-il, en dépit des défis, le succès est à la portée des centrafricains : « Pour le peuple centrafricain qui nous regarde, la solution est dans cette salle. La solution, c’est vous qui l’avez, puisqu’il nous a investi de son espoir et de sa confiance. Il attend et espère que vous ne trahirez ni l’un ni l’autre. Le chemin est certainement long et ardu, mais le succès est à votre portée parce que vous tous, avez la même volonté en commençant par Madame la Présidente de la transition dans sa détermination et sa conduite de la transition sont unanimement reconnues. Je la félicite. »
Le forum de Bangui, dans la configuration actuelle parait un correctif au regard des échecs répétés des fora antérieurs organisés dans ce pays. C’est ce qu’a bien voulu faire ressortir le Premier ministre du Tchad Kalzeubé Payimi Deubet, Représentant personnel du Président Idriss Deby en sa qualité de Président en exercice de la CEEAC : « La CEEAC se réjoui de la tenue du Forum national de Bangui parce qu’il constitue une occasion importante pour renforcer le processus de réconciliation nationale centrafricaine tel que recommandé par les deux sommets précédents de la CEEAC. La Sous-région d’Afrique centrale accompagne la République centrafricaine depuis deux décennies par l’intermédiaire de la FOMUC, puis la MICOPAX – FOMAC qui a passé le témoin en décembre 2013 à la MISCA. Au cours de cette période, la Sous-région a suivi la tenue de plusieurs fora et de dialogues à Bangui qui, malheureusement n’ont pas eu la plus-value escomptée sur la paix et la stabilité en République centrafricaine. Ces échecs ont été le résultat du caractère partiel des partenaires aux différents dialogues inter-centrafricains. En demandant aux autorités centrafricaines d’organiser un véritable processus de réconciliation nationale, la Conférence des Chefs d’État et des gouvernements de la CEEAC voulaient inciter ces autorités à faire la différence par rapport aux dialogues antérieurs. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: Dominique Désiré ERENON, Docteur en Droit Public, Constitutionnaliste et Internationaliste

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(Corbeau News Centrafrique)

PDG BIEN

Dominique Désiré ERENON, Docteur en Droit Public, Constitutionnaliste et Internationaliste

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-05-2015

 

FONCTION DE CABINET OU FONCTION MINISTERIELLE ? ECLAIRAGE CONSTITUTIONNEL SUR LA TRANSFORMATION DU CABINET PRESIDENTIEL EN « GOUVERNEMENT PARALLELE » EN CENTRAFRIQUE
PROLEGOMENES
Sous réserve de vouloir perpétuer les erreurs du passé, ou de se complaire, avec une dose de masochisme, dans une sorte de damnation éternelle comme dans le mythe de Sisyphe, lequel est condamné à pousser, de recommencer encore et toujours à pousser son rocher aux enfers, l’heureuse volonté aujourd’hui clairement exprimée et affichée ça et là tant par les politiques, citoyens centrafricains que par la communauté internationale de reconstruire le Centrafrique ne saurait s’affranchir de l’obligation de répondre clairement et précisément à un ensemble de questions et sous-questions. Les principales sont de savoir pourquoi et comment le Centrafrique a été détruit, pourquoi et comment l’État Centrafricain est tombé en faillite, à l’inverse des autres États d’Afrique Francophone et des pays limitrophes ayant eu leurs indépendances au même moment que nous, ou même après nous, et qui sont non seulement debout, mais aussi avancent, quand bien même à pas de tortue, vers un relèvement du niveau de vie de leurs populations.
Actuellement et une fois de plus, le Centrafrique vit une transition politique instaurée par les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, régénérée suite au coup d’état du 24 mars 2013, et renforcée par la Charte Constitutionnelle du 18 juillet 2013. Sous ce régime politique d’exception, régime anormal, le consensus est clamé ça et là, recherché, revendiqué, et souvent rappelé avec force comme la règle d’or devant s’imposer dans la gestion de la transition. En clair, tout le monde réclame une gestion consensuelle de la transition.

Cependant, sans remettre en cause le caractère contextuellement justifié du principe du consensus par temps de transition, il y a lieu de pousser la réflexion jusqu’à faire observer utilement que dans notre pays, la République Centrafricaine, nous donnons souvent l’impression, à la lumière de la pratique institutionnelle et politique, de considérer le consensus comme quelque chose qui ne serait que circonstanciel, occasionnel, exceptionnel, transitionnel, c’est-à-dire quelque chose dont la naissance et l’existence seraient strictement consubstantielles à un évènement conflictuel. A rebours de cela, le consensus, en ce qu’il est intra-institutionnel c’est-à-dire fondement éminent et élément consistant de toute institution, doit être plutôt quelque chose de permanent et perpétuel, l’institutionnel s’inscrivant toujours dans la durée sous réserve qu’il soit respecté dans ses règles tant d’organisation que de fonctionnement.

Justement, le fait que la République Centrafricaine soit en période de transition politique depuis le 11 janvier 2013 est tout autant le résultat et la traduction matérielle d’une longue tradition du non respect de l’institutionnel comme le révèle l’étude de l’évolution du Centrafrique sur toute la période post disparition le 29 mars 1959 de Barthélémy Boganda, Président Fondateur et Père de la Nation Centrafricaine. Dans une très large mesure, originellement et fonctionnellement, l’État c’est le consensus ; pour que naisse et fonctionne l’État, il faut un large accord, lequel ne s’obtient qu’après dépassement des volontés particulières. Or, si l’on adhère à la thèse selon laquelle l’État se résume au consensus, rien ne fait désormais plus obstacle à ce qu’on puisse en conclure que le non respect souvent constaté et répété des règles constitutionnelles et des institutions étatiques centrafricaines n’est rien d’autre qu’un rejet matériel du consensus. Véritable paradoxe, nous passons notre temps à rejeter le consensus en ne respectant pas nos institutions, mais à le vouloir par temps de crise. A quand l’inverse ? En nous sommeille la solution.
Si l’absence d’État en République Centrafricaine en 2015 est unanimement constatée à l’échelle tant nationale qu’internationale, il reste que les opinions divergent quant aux explications à en donner.
D’un côté, certains considèrent que l’effondrement de l’État Centrafricain serait exclusivement lié à la réalisation du coup d’État du 24 mars 2013 de Michel Djotodia, chef de l’ex-coalition rebelle Séléka. Cette explication parait loin d’être satisfaisante, et ne peut être entendue et reçue que dans une infime mesure, parce que l’élément factuel et/ou fait politique et historique déterminant dans ce point de vue n’est

FONCTION DE CABINET OU FONCTION MINISTERIELLE ? ECLAIRAGE CONSTITUTIONNEL SUR LA TRANSFORMATION DU CABINET PRESIDENTIEL EN « GOUVERNEMENT PARALLELE » EN CENTRAFRIQUE

PROLEGOMENES

Sous réserve de vouloir perpétuer les erreurs du passé, ou de se complaire, avec une dose de masochisme, dans une sorte de damnation éternelle comme dans le mythe de Sisyphe, lequel est condamné à pousser, de recommencer encore et toujours à pousser son rocher aux enfers, l’heureuse volonté aujourd’hui clairement exprimée et affichée ça et là tant par les politiques, citoyens centrafricains que par la communauté internationale de reconstruire le Centrafrique ne saurait s’affranchir de l’obligation de répondre clairement et précisément à un ensemble de questions et sous-questions. Les principales sont de savoir pourquoi et comment le Centrafrique a été détruit, pourquoi et comment l’Etat Centrafricain est tombé en faillite, à l’inverse des autres États d’Afrique Francophone et des pays limitrophes ayant eu leurs indépendances au même moment que nous, ou même après nous, et qui sont non seulement debout, mais aussi avancent, quand bien même à pas de tortue, vers un relèvement du niveau de vie de leurs populations.
Actuellement et une fois de plus, le Centrafrique vit une transition politique instaurée par les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, régénérée suite au coup d’État du 24 mars 2013, et renforcée par la Charte Constitutionnelle du 18 juillet 2013. Sous ce régime politique d’exception, régime anormal, le consensus est clamé ça et là, recherché, revendiqué, et souvent rappelé avec force comme la règle d’or devant s’imposer dans la gestion de la transition. En clair, tout le monde réclame une gestion consensuelle de la transition.
Cependant, sans remettre en cause le caractère contextuellement justifié du principe du consensus par temps de transition, il y a lieu de pousser la réflexion jusqu’à faire observer utilement que dans notre pays, la République Centrafricaine, nous donnons souvent l’impression, à la lumière de la pratique institutionnelle et politique, de considérer le consensus comme quelque chose qui ne serait que circonstanciel, occasionnel, exceptionnel, transitionnel, c’est-à-dire quelque chose dont la naissance et l’existence seraient strictement consubstantielles à un évènement conflictuel. A rebours de cela, le consensus, en ce qu’il est intra-institutionnel c’est-à-dire fondement éminent et élément consistant de toute institution, doit être plutôt quelque chose de permanent et perpétuel, l’institutionnel s’inscrivant toujours dans la durée sous réserve qu’il soit respecté dans ses règles tant d’organisation que de fonctionnement. Justement, le fait que la République Centrafricaine soit en-période de transition politique depuis le 11 janvier 2013 est tout autant le résultat et la traduction matérielle d’une longue tradition du non respect de l’institutionnel comme le révèle l’étude de l’évolution du Centrafrique sur toute la période post disparition le 29 mars 1959 de Barthélémy Boganda, Président Fondateur et Père de la Nation Centrafricaine. Dans une très large mesure, originellement et fonctionnellement, l’État c’est le consensus ; pour que naisse et fonctionne l’État, il faut un large accord, lequel ne s’obtient qu’après dépassement des volontés particulières. Or, si l’on adhère à la thèse selon laquelle l’Etat se résume au consensus, rien ne fait désormais plus obstacle à ce qu’on puisse en conclure que le non respect souvent constaté et répété des règles constitutionnelles et des institutions étatiques centrafricaines n’est rien d’autre qu’un rejet matériel du consensus. Véritable paradoxe, nous passons notre temps à rejeter le consensus en ne respectant pas nos institutions, mais à le vouloir par temps de crise. A quand l’inverse ? En nous sommeille la solution.
Si l’absence d’État en République Centrafricaine en 2015 est unanimement constatée à l’échelle tant nationale qu’internationale, il reste que les opinions divergent quant aux explications à en donner.
D’un côté, certains considèrent que l’effondrement de l’État Centrafricain serait exclusivement lié à la réalisation du coup d’État du 24 mars 2013 de Michel Djotodia, chef de l’ex-coalition rebelle Séléka. Cette explication parait loin d’être satisfaisante, et ne peut être entendue et reçue que dans une infime mesure, parce que l’élément factuel et/ou fait politique et historique déterminant dans ce point de vue n’est ni nouveau en soi, ni singulier à la République Centrafricaine ; dans beaucoup d’États d’Afrique Francophone où ce fait politique s’est produit, il n’a pas à lui tout seul provoqué l’effondrement complet de ces États.
D’un autre côté, d’autres, sans doute partisans de la doctrine de l’holisme ontologique, estiment plutôt que la faillite de l’État Centrafricain serait le résultat de la longue mésaventure constitutionnelle, institutionnelle et politique dont le point de départ se situe au 29 mars 1959, date de la disparition tragique de Barthélémy Boganda, Président Fondateur, Père de la Nation Centrafricaine.
Des deux explications susmentionnées, la seconde est, dans une très large mesure, la plus satisfaisante. Tandis que la première thèse exclut beaucoup d’éléments pris en compte par la seconde thèse, cette dernière, en plus d’englober le seul élément déterminant de la première réponse (coup d’État du 24 mars 2013), va jusqu’à le combiner à plusieurs autres éléments d’ordre constitutionnel, institutionnel, social, politique, militaire, économique, et historique ; différents éléments qui considérés, combinés les uns aux autres et analysés sur la longue période allant de l’indépendance à nos jours, nous suggèrent de façon insistante de conclure à une mésaventure.
Par mésaventure constitutionnelle, institutionnelle et politique, j’entends ici l’évolution chaotique de la République Centrafricaine sur les trois plans visés. L’une des facettes de ce parcours si souvent tourmenté et anarchique est à n’en pas douter le gouffre permanent entre les institutions Centrafricaines telles que définies par les instruments juridiques et les

institutions Centrafricaines telles qu’elles fonctionnent en réalité. Ce qui est ici en cause, c’est une pratique institutionnelle et politique déviante depuis l’indépendance, pratique susceptible de déboucher sur la déformation institutionnelle ou perversion institutionnelle . Cette pratique institutionnelle et politique incorrecte présente plusieurs facettes.
Une des grosses erreurs d’ordre institutionnel qu’il faut absolument corriger en République Centrafricaine, c’est la pratique récurrente et inconstitutionnelle de la transformation de facto du Cabinet Présidentiel en ce qu’on peut désigner sous le vocable de « gouvernement parallèle à la présidence ».

I. LA DENATURATION DU CABINET PRESIDENTIEL

De façon générale, la déformation institutionnelle que j’ai conceptualisée dans ma Thèse de Doctorat signifie que toute institution n’est pas à l’abri d’une malformation, d’une dénaturation, d’une transformation ou perversion. On a une illustration magistrale de cette théorie en Centrafrique avec la dénaturation du Cabinet Présidentiel. In concreto, la dénaturation consiste à transformer de facto le Cabinet La déformation institutionnelle, notion conçue et systématisée par nous dans notre Thèse de Doctorat de Droit Public : voir ERENON Dominique Désiré, Le pouvoir exécutif en République Centrafricaine depuis l’indépendance, Thèse de Doctorat en Droit Public, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, soutenue publiquement le 26 janvier 2015, 711 p.

Présidentiel, institution indissociable du Président de la République, en un « gouvernement parallèle »

(B). Avant l’étude des conditions d’existence du gouvernement parallèle, il importe de faire une mise au point théorique (A).

A. BREF ESSAI DE CONCEPTUALISATION DE LA NOTION DE GOUVERNEMENT PARALLELLE

Le « gouvernement parallèle » renvoie d’abord au concept de « gouvernement » qui, pour les constitutionnalistes, se définit comme le « second élément du pouvoir exécutif…, le collège dirigé par le premier ministre et formé par les ministres, à l’exclusion du Chef de l’État » . Ceci précisé, l’on peut étudier plus sereinement la notion de « gouvernement parallèle ». Pour ce faire, une démarche binaire paraît nécessaire. Dans un premier temps, les réflexions consisteront en une brève systématisation de la notion évoquée. Dans un second temps, et c’est là l’intérêt certain, cette notion fera l’objet d’une analyse constitutionnelle approfondie. GICQUEL Jean et GICQUEL Jean-Eric, Droit Constitutionnel et institutions politiques, 25ème éd., Paris, Montchrestien, 2011, p. 609. Quand bien même employée ça et là, avec une connotation tantôt positive mais abusive , tantôt négative , l’expression « gouvernement parallèle » n’a pas encore de définition précise établie et admise par la doctrine. En droit, ce qui est parallèle renvoie à ce qui est négatif.
L’expression « gouvernement parallèle » renvoie principalement à une réalité. Très couramment, l’expression « gouvernement parallèle » s’emploie pour évoquer une situation institutionnelle dans laquelle, à côté d’un gouvernement constitué et fonctionnant conformément aux règles constitutionnelles d’un État, on assiste, dans ce même État, à l’existence d’un second « gouvernement » plutôt établi dans une logique de contestation ou de rejet du premier gouvernement. Outre l’exemple Libyen  Selon AZZAOUI Ibtissame, le Gouvernement Parallèle des Jeunes au Maroc « a pour mission de participer à l’évaluation et au suivi des politiques publiques et d’être force de proposition vis à vis des différentes parties prenantes et instances concernées », http://www.lemag.ma/Gouvernement-Parallele-des-Jeunes-au-Maroc-en-7-questions_a79566.html, 11 janvier 2014.

DALE SCOTT Peter, Le gouvernement parallèle secret ou l’État profond derrière la démocratie étasunienne : http://fr.sott.net/article/20809-Le-gouvernement-parallele-secret-ou-l-Etat-profond-derriere-la-democratie-etasunienne ; http://www.agenceecofin.com/politique/0209-22505-libye-un-pro-islamiste-presente-un-gouvernement-parallele-a-l-assemblee-sortante : ici, le pro-islamiste libyen Omar al-Hassi (photo) a présenté, le 2 septembre 2014, la liste d’un gouvernement de 19 ministres, parallèle à celui reconnu par la communauté internationale à l’Assemblée sortante, le Conseil général national (CGN). antérieurement cité , il existe plusieurs exemples de gouvernement parallèle.
Comme premier exemple, on a observé le gouvernement parallèle en Côte d’Ivoire à la suite du second tour du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, lequel a débouché sur une impasse politique. En effet, le 2 décembre 2010, la commission indépendante électorale a annoncé la victoire d’Alassane Ouattara (54 % des voix) contre Laurent Gbagbo (47 %). Par la suite, ces résultats proclamés par la commission électorale indépendante ont été infirmés le 03 décembre par Paul Yao N’dré, Président du Conseil Constitutionnel, faisant ainsi du Président sortant Laurent Gbagbo le vainqueur dudit scrutin, avec 51 % des voix. Laurent Gbagbo forme le gouvernement. De son côté, Alassane Ouattara forme un gouvernement. Dans cette conjoncture, on est en présence d’un « gouvernement parallèle » .
Comme second exemple, un gouvernement parallèle fut constitué sous la Présidence de Mobutu Sese Seko en République démocratique du Congo. Etienne Tshisekedi Wa Mulumba qui avait été désigné Premier Ministre par la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en 1992 est finalement révoqué en 1993 par le Président Mobutu qui nomme Faustin Birindwa à la tête de son gouvernement. Contestant son limogeage, Etienne http://www.agenceecofin.com/politique/0209-22505-libye-un-pro-islamiste-presente-un-gouvernement-parallele-a-l-assemblee-sortante
http://www.universalis.fr/encyclopedie/alassane-ouattara/3-l-accession-au-pouvoir/, http://news.abidjan.net/h/382529.html

Tshisekedi Wa Mulumba compose son propre gouvernement qu’il considère comme seul légitime .
Mais, on peut aussi voir dans l’expression « gouvernement parallèle » la situation institutionnelle caractérisée par la nomination, à côté du gouvernement officiel, de plusieurs ministres dans le Cabinet Présidentiel. C’est cette seconde hypothèse qui fera ici l’objet d’une analyse constitutionnelle approfondie. Comme on le verra, la nomination des ministres à la Présidence qui était à l’origine insignifiante, s’amplifie au fil des années au point de dénaturer aujourd’hui le Cabinet Présidentiel, créant ainsi une confusion institutionnelle au sommet de l’Etat. Les membres du Cabinet Présidentiel et du Cabinet du Premier Ministre sont perçus plus comme des ministres que comme des membres d’un Cabinet, or c’est inconstitutionnel.

B. NAISSANCE ET RECURRENCE DE LA PRATIQUE DU « GOUVERNEMENT PARALLELE A LA PRESIDENCE » EN CENTRAFRIQUE DUGRAND

Camille, « Combattants de la parole : parlementaires-debout et mobilisation partisane à Kinshasa », in (dir.) BANEGAS Richard, BRISSET-FOUCAUL Florence et CUTOLO Armando, « Espaces publics de la parole et pratiques de la citoyenneté en Afrique », in Politique Africaine, Karthala, N° 127, octobre 2012, p. 57. Après la disparition du Président Fondateur Barthélémy Boganda le 29 mars 1959, tous les Présidents de la République, au lieu de se limiter constitutionnellement à la constitution d’un Cabinet Présidentiel classique, se sont depuis octroyé le pouvoir de nommer plutôt un Ministre Directeur de Cabinet, un Ministre Secrétaire Général, des Ministres Conseillers et des Secrétaires d’État à la Présidence de la République. Du point de vue matériel, cette réalité institutionnelle représente une des caractéristiques de la dilatation, somme toute inconstitutionnelle, du pouvoir présidentiel de nomination aux fonctions gouvernementales.
La pratique du « gouvernement parallèle à la Présidence » nait en République Centrafricaine par un Décret du Président David Dacko qui, le 11 janvier 1964, nomme Marcel Douzima, Ministre d’Etat à la Présidence de la République chargé de la Justice , avant de l’étendre à d’autres personnalités. Depuis, cette pratique est désormais bien établie dans le système institutionnel centrafricain. On l’observe sous tous les régimes. L’Empereur Jean-Bedel Bokassa s’était lui aussi régulièrement adonné cette pratique ; l’Empereur avait par exemple nommé, le 15 février 1979, Joachim Da Silva Ministre délégué à la Présidence chargé du  Décret N°64/011 du 11 janvier 1964 portant nomination des membres du gouvernement, in JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, 1er février 1964, p. 129.Développement Rural et des Eaux et Forêts . Le Président André Kolingba s’entourait au palais présidentiel des ministres nommés par lui. Le Président Ange Félix Patassé ne s’était point distingué puisqu’il avait nommé, entre autres, Michel Gbézéra-Bria, Ministre d’État chargé des affaires présidentielles.
Le Président François Bozizé nommait de façon récurrente des ministres à la présidence, à l’image de Côme Zoumara, Ministre Conseiller et Porte Parole de la Présidence de la République. Le 19 avril 2011 étaient nommés plusieurs « ministres délégués à la présidence », c’est-à-dire rattachés et placés directement sous l’autorité du Président de la République : Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la restructuration de l’Armée: Colonel Jean Francis Bozizé, Ministre délégué à la Présidence de la république, chargé des Mines : Obed Namsio , Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé des Pôles de Développement : David Banzoukou, Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de l’Aviation Civile et du Transport Aérien : Théodore Jousso, Ministre délégué à la Présidence de la république, chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion des Ex- Décret N°73/222 du 15 mai 1973 signé du Président Jean-Bedel Bokassa, in

JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE du 15 février 1973, p. 889.
http://www.izf.net/pages/gouvernement-centrafrique 

combattant et de la jeunesse Pionnière Nationale : Général de Brigade Sylvestre Yangongo.
Cependant et incontestablement, c’est sous le régime de la transition politique instituée par les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 et confortée par la Charte Constitutionnelle du 18 janvier 2013 que la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » a nettement pris de l’ampleur, ce qui ne contribue point à sortir l’État centrafricain de son malheur déjà majeur.
Dans un premier temps, le Président Michel Djotodia, arrivé au pouvoir le 24 mars 2013, nomme le 27 mai plusieurs ministres à la Présidence : Mahamat Kamoun, Ministre d’Etat Directeur de Cabinet, Dieudonné Salamatou, Ministre Conseiller Diplomatique et aux organisations Internationales, Josué Binoua, Ministre Conseiller chargé des affaires religieuses et des minorités ethniques , Jean Jacques Démafouth, nommé Ministre conseiller à la présidence de la République chargé des programmes du Désarmement, Démobilisation et réinsertion (DDR), de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), et de relation avec la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique(MISCA), par Décret n°13.298 du 22 août 2013 .

Dans un second temps, Catherine Samba-Panza qui succède à Michel Djotodia ne rompt pas avec la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence ». Dans le Cabinet Présidentiel qu’elle constitue par le Décret N° 14/016 du 03 février 2014, la Cheffe de l’État de Transition, nomme deux Ministres d’État, et neuf Ministres Conseillers :

Ministre d’Etat, Conseiller Spécial : Kamoun Mahamat ;
Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet : Joseph Mabingui ;
Ministre Conseiller Diplomatique : Léonie Bangha-Bothy, née Mbazoa ;
Ministre Conseiller en matière de sécurité, chargé des relations avec la Misca et Sangaris : Jean-Jacques Démafouth ;
Ministre Conseiller en matière d’administration du territoire : Léon Diberet ;
Ministre Conseiller en matière de Développement rural : Mathieu Ngoubou ;

http://centrafrique-presse.over-blog.com/centrafrique-un-ancien-ministre-de-boziz%C3%A9-nomm%C3%A9-conseiller-%C3%A0-la-pr%C3%A9sidence

Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA), par Décret n°13.298 du 22 août 2013 .
Dans un second temps, Catherine Samba-Panza qui succède à Michel Djotodia ne rompt pas avec la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence ». Dans le Cabinet Présidentiel qu’elle constitue par le Décret N° 14/016 du 03 février 2014, la Cheffe de l’Etat de Transition, nomme deux Ministres d’Etat, et neuf Ministres Conseillers :

Ministre d’Etat, Conseiller Spécial : Kamoun Mahamat ;
Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet : Joseph Mabingui ;
Ministre Conseiller Diplomatique : Léonie Bangha-Bothy, née Mbazoa ;
Ministre Conseiller en matière de sécurité, chargé des relations avec la Misca et Sangaris : Jean-Jacques Démafouth ;
Ministre Conseiller en matière d’administration du territoire : Léon Diberet ;
Ministre Conseiller en matière de Développement rural : Mathieu Ngoubou ;
Ministre Conseiller en matière de l’Environnement, de l’Ecologie et du Développement durable : Paul Doko ; http://www.acap-cf.info/Le-President-Michel-Djotodia-Am-Nondroko-nomme-Jean-Jacques-Demafouth-ministre-conseiller-a-la-presidence-de-la_a5525.html
Voir http://afriquenewsinfo.net/2014/02/06/centrafrique-des-anciens-du-gouvernement-djotodia-au-cabinet-presidentiel/

Ministre Conseiller en matière des Organisations socioculturelles Internationales : Bruno Yapandé ;
Ministre Conseiller chargée du Genre, du développement social et de l’action humanitaire : Lucille Mazangué Blay-Euréka ;
Ministre Conseiller en matière de Jeunesse et Sports : Abdoulaye Hissène ;
Ministre Conseiller en matière des Travaux Publics et du Transport : Ousman Mahamat.

Le 26 juillet 2014, Catherine Samba-Panza remanie son Cabinet, lequel comprend un Ministre d’Etat Directeur de Cabinet et neuf Ministres Conseillers :

Ministre d’État, Directeur de Cabinet : Professeur Joseph Mabingui
Ministre, Secrétaire Général : Jean Ndemokouma
Ministre, Conseiller en matière de Sécurité, chargé des relations avec MINUSCA, SANGARIS, et EUFOR : Jean-Jacques Démafouth
Ministre, Conseiller en matière de Défense, chargé du suivi du DDR et de la RSS : Général de Brigade Théophile Tchimangoa
Ministre, Conseiller Diplomatique : Léonie Banga-Bothy née Mbazoua Décret N°14.292 du 26 juillet 2014 portant nomination ou confirmation des personnalités à la Présidence de la République : http://www.corbeaunews-centrafrique.com/centrafrique-decret-portant-nomination-confirmation-personnalites-presidence-republique/

Ministre, Conseiller en matière en matière d’Administration du Territoire, chargé du Suivi du Processus Electoral : Léon Diberet
Ministre, Conseiller, chargé des Affaires Institutionnelles et des Organisations Internationales : Bruno Yapandé
Ministre, Conseiller aux Affaires Sociales, à l’Action Humanitaire et aux ONG : Lucile Mazangue Blay-Euréka
Ministre, Conseiller chargé du Suivi de la mise en œuvre de la Feuille de Route et du Programme d’Urgence : Bendert Bokia
Ministre, Conseiller en Communication, chargé du Suivi de la Réconciliation Nationale, Porte Parole de la Présidence : Antoinette Montaigne, née Moussa
Ministre, Conseiller Politique, chargé du Dialogue Politique et Social : Anicet Guiyama-Massogo.

II. ANALYSE DE LA PRATIQUE DU « GOUVERNEMENT PARALLELLE A LA PRESIDENCE »

La pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » doit être étudiée à l’aune des dispositions constitutionnelles (A), cette approche normative n’excluant pas le recours à la méthode politiste. In fine, on comprendra que le Président de la République a beau nommer des Ministres à la Présidence, mais des points de vue constitutionnel et fonctionnel, ces personnalités ne sont absolument rien d’autre que des membres du Cabinet Présidentiel, des collaborateurs personnels du Président de la République, des personnalités naissant et disparaissant avec le Président de la République, dépourvues de pouvoir de décision et n’ayant que des missions d’assistance et de conseil auprès du Chef de l’État

(B).

A/ UNE PRATIQUE ABSOLUMENT INCONSTITUTIONNELLE

Sur le plan juridique, est absolument inconstitutionnelle la pratique consistant à nommer des membres du cabinet présidentiel tout en leur attribuant une fonction supplémentaire, la fonction ministérielle. L’inconstitutionnalité de cette pratique tient à plusieurs raisons.
En premier lieu, et depuis la naissance de cette pratique, le Chef de l’Etat qui nomme des Ministres à la Présidence par ailleurs dotés d’une fonction de cabinet, a toujours agi en s’affranchissant du pouvoir de proposition constitutionnellement reconnu au Premier Ministre. Si, d’un point de vue constitutionnel, le Président de la République est le seul compétent pour nommer les ministres, la quasi-totalité des textes constitutionnels Centrafricains depuis l’indépendance assortissent cette prérogative présidentielle d’une condition, le pouvoir de proposition du Premier Ministre. Sous le régime de la première Loi Fondamentale Centrafricaine, la Constitution du 16 février 1959 notamment l’article 12 , le Président de la République disposait, l’exécutif de l’époque étant Article 12 de la Constitution du 16 février 1959 : « Le président du gouvernement assume la totalité du pouvoir exécutif. Il nomme le ministre d’État et les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions », http://mjp.univ-perp.fr/constit/cf1959.htm#3 monocéphale, d’une liberté absolue dans le choix des ministres. Cette situation institutionnelle change quelques années plus tard.
La constitution du 26 novembre 1964, en son article 15 al. 2 , met un terme à l’imperium présidentiel en matière de nomination des ministres. Cependant, l’institution primo-ministérielle n’existant pas encore, c’est au Comité Directeur du MESAN, parti unique, que la disposition constitutionnelle précitée (article 15 al. 2) attribue une compétence consultative conditionnant la prérogative présidentielle du choix des membres du gouvernement. Cette pratique institutionnelle s’estompe avec l’abolition de la Constitution du 26 novembre 1964, remplacée par l’Acte Constitutionnel N° 2 du 8 janvier 1966, lequel texte restaure la liberté absolue du Chef de l’État dans la formation du gouvernement, comme sous le régime de la Constitution du 16 février 1959 susmentionnée. Lorsque le Président Jean Bedel Bokassa nomme les membres du gouvernement le 1er janvier 1975, il le fait donc en totale liberté , surtout que, c’est le même  Article 15 al. 2 de la Constitution du 26 novembre 1964 « Sur avis du Comité Directeur du MESAN, il (le Président de la République) nomme les ministres et les secrétaires d’Etat qui sont responsables devant lui et met fin à leurs fonctions », DECHEIX Pierre, « La nouvelle Constitution de la République Centrafricaine », in RJPIC, janvier-mars 1965, N°1, p. 151, voir également JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, 1er janvier 1965, p. 25.
Article 2 de l’Acte Constitutionnel N° 2 du 8 janvier 1966 « Le Président de la République nomme les ministres et les secrétaires d’État.. », in JOURNAL Décret présidentiel qui institutionnalise incidemment la fonction de Premier Ministre en République Centrafricaine.
Le pouvoir de proposition du Premier Ministre apparait plus nettement avec la Constitution impériale du 4 décembre 1976 en son article 39 : « L’Empereur, sur proposition du Premier Ministre, nomme les autres membres du Gouvernement, détermine leurs attributions et met fin à leurs fonctions » . Cette disposition constitutionnelle est vite mise en œuvre, dans le cadre de la formation du premier gouvernement du Premier Ministre Ange Félix Patassé nommé le 07 décembre 1976, gouvernement dont la composition est rendue publique le 14 décembre. Depuis, et hormis l’Acte Constitutionnel N° 2 du 15 mars 2003 pris par le Président François Bozizé, tous les différents textes constitu

Centrafrique: Concernant Michel Djotodia, à partir de quand a-t-il été un sujet d’intérêt pour les services centrafricains ? Quelles sont les informations que vous receviez à l’époque ?

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(Corbeau News Centrafrique)

BOZ
Concernant Michel Djotodia, à partir de quand a-t-il été un sujet d’intérêt pour les services centrafricains ? Quelles sont les informations que vous receviez à l’époque ?

Bangui, (R.F.I)

Michel Djotodia est devenu un vrai sujet de préoccupation pour les Renseignements Généraux Centrafricains (Bureau National de la Documentation) après le 02 février 2008. Cette date marque le renversement manqué du Président tchadien Idriss Déby par deux grands groupes rebelles tchadiens : la coalition rebelle Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD) du Général Mahamat Allatchi Nouri ; et le mouvement rebelle Rassemblement des Forces pour le Changement (RFC) de Timan Erdimi. Les deux groupes rebelles avaient auparavant signé une alliance militaire et politique en 2007.

La force de frappe de ces deux groupes armés était telle qu’ils avaient remporté plusieurs batailles contre l’armée tchadienne, avant d’attaquer et d’assiéger le 02 février 2008 la capitale Ndjamena notamment le Palais présidentiel où se trouvait d’ailleurs le Président Idriss Déby. Celui-ci n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention de l’aviation militaire Française qui a pu repousser et disperser les rebelles.

Peu après cet évènement militaro-politique du 02 février 2008, les agents de terrain du Bureau National de la Documentation dont j’étais le Directeur Général me fournissaient régulièrement et depuis les frontières soudanaise et tchadienne, des informations faisant état d’un rapprochement très inquiétant entre l’UFDD du général Mahamat Allatchi Nouri, certains chefs militaires djandjawids du Darfour (Soudan) et l’Union des Forces Démocratiques du Rassemblement (UFDR) créée à Kigali le 14 avril 2006 et composée de trois mouvements rebelles Centrafricains dont le Groupe d’Action Patriotique de Libération de Centrafrique (GAPLC) de Michel Djotodia.

Deux choses doivent être soulignées :

Tout d’abord, ce rapprochement entre l’UFDR et les rebelles tchadiens et soudanais est une idée de Michel Djotodia. Il faut préciser ici qu’après le coup d’Etat du 15 mars 2003, c’est le Président François Bozizé en personne qui nomma Michel Djotodia comme Consul de la République Centrafricaine à Nyala au Sud Soudan. Or, le Président Bozizé savait pertinemment que Michel Djotodia avait des ambitions politiques et avait notamment échoué à se faire élire député en 1998. Cette nomination de Michel Djotodia se révélera très vite comme une grosse erreur, puisque c’est une fois installé comme Consul à Nyala, près de sa région natale que Michel Djotodia, au contact des rebelles tchadiens et des braconniers d’une part, et grâce à la circulation d’armes de guerre provenant du conflit du Darfour d’autre part, créa en 2005 son mouvement rebelle (GAPLC), lequel devient par la suite membre de l’UFDR, composé aussi du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) du capitaine Abakar Sabone, et du Front Démocratique Centrafricain du Commandant Justin Hassan.

Enfin, selon les informations recueillies, ce rapprochement entre l’UFDR et les rebelles tchadiens et soudanais initié par Michel Djotodia visait deux objectifs politiques : dans un premier temps, l’UFDR devait bénéficier d’un renfort en armes et combattants de la part de l’UFDD et des guerriers soudanais djandjawids pour marcher sur la capitale Bangui et renverser le Président François Bozizé ; dans un second temps, et en guise de retour d’ascenseur, le futur Président Centrafricain issu de l’UFDR devait offrir aux rebelles de l’UFDD du Général Mahamat Allatchi Nouri une base arrière en Centrafrique, et même l’appuyer jusqu’au renversement du Président tchadien Idriss Déby.

Par une note en date du 09 février 2008, c’est-à-dire une semaine après le coup d’Etat manqué contre le Président Idriss Déby, j’avais saisi le Président François Bozizé d’une note confidentielle pour attirer son attention sur les informations alarmantes en ma possession concernant les dangereuses connexions entre l’UFDR (Centrafrique) et l’UFDD (Tchad) ; je m’exprimai alors en de termes suivants : « Ces renseignements constituent une alerte rouge, et nécessitent par conséquent une vigilance accrue de nos forces de défense et de sécurité, surtout à nos frontières avec le Soudan et le Tchad.

Il faut y installer des bases militaires FACA en les dotant d’un équipement adéquat, pour surveiller et éventuellement enrayer les éventuelles attaques rebelles, et loin de Bangui. Si rien n’est sérieusement fait, il est à craindre que les rebelles Centrafricains soient appuyés par des mercenaires et islamistes pour venir prendre le pouvoir par coup d’Etat à Bangui ». Mais je n’ai pas été suivi par . La suite, le monde entier la connaît, c’est l’arrivée de Séléka le 24 mars 2013.

Michel Djotodia a d’abord dirigé un mouvement nommé GAPLC (Groupe d’action patriotique de libération de Centrafrique) qui sera l’un des groupes fondateurs de l’UFDR. Avez-vous des informations sur l’histoire de ce mouvement, ses autres cadres, son implantation ?

Comme je l’ai déjà indiqué, Michel Djotodia a toujours eu des ambitions politiques. Faute d’avoir été élu Député en 1998, il profite de son poste de Consul de Centrafrique à Nyala (Sud-Soudan) pour créer une rébellion dénommée Groupe d’Action Patriotique de Libération de Centrafrique (GALPC). Michel Djotodia n’avait fait que rejoindre Abakar Sabone qui avait combattu dans le maquis parmi les « Libérateurs », et donc militairement contribué à l’arrivée du général François Bozizé au pouvoir le 15 mars 2003, s’était déjà très vite brouillé avec le Président François Bozizé dès 2004 (Voir AFP, 17 avril 2004, « Echange de tirs entre armée Centrafricaine et « ex-libérateurs » à Bangui »).

Abakar Sabone renoua avec la lutte armée avec beaucoup « d’ex-libérateurs » au sein d’un mouvement dénommé Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ). Parmi les « Libérateurs » du 15 mars 2003, il y avait beaucoup d’éléments Tchadiens. N’ayant pas reçu ce qui leur avait été promis dans le maquis, ils se sont retourné d’abord contre la population qu’ils violentaient à Bangui, avant de se replier dans le nord.

Quelles informations avez-vous obtenues quand vous étiez à la tête des services centrafricains sur la création de l’UFDR le 14 avril 2006 à Kigali ?

L’Union des Forces Démocratiques du Redressement (UFDR) est créée le 14 avril 2006 à Kigali (Rwanda). Elle est composée du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) du capitaine Abakar Sabone, du Groupe d’Action Patriotique de Libération de Centrafrique (GAPLC) de Michel Djotodia, et du Front Démocratique Centrafricain (FDC) du commandant Justin Hassan.

Quand j’ai été nommé Patron des renseignements Généraux Centrafricains (BND), les informations dont je disposais prêtaient à Michel Djotodia l’ambition présidentielle. A travers l’UFDR, le GAPLC, le MLCJ et le FDC ont voulu unir leurs forces et leurs stratégies pour pouvoir mieux affronter et renverser le régime du Président François Bozizé.

Il faut rappeler que face aux mouvements rebelles dans le nord et l’est du pays, les FACA n’étaient pas suffisamment équipés et entraînés ; le régime du Président François Bozizé a toujours été en sursis à partir de 2005, et ce grâce aux interventions étrangères notamment de l’aviation militaire Française en 2006 dans l’est, et des interventions récurrentes de l’armée Tchadienne jusqu’à 2008.

Quelle avait été la réaction du gouvernement après la création de cette UFDR ?

Avant mon entrée en fonction, les seules informations étaient celles fournies ponctuellement par des FACA qui allaient occasionnellement en détachement dans les zones rebelles. Il n y avait pas un vrai service de renseignements.

Après ma nomination suivie de la création du Bureau National de la Documentation, j’ai rapidement démasqué deux individus qui faisaient office d’informateurs ou d’indics au profit du gouvernement centrafricain. Il s’agit d’Ali et Al Bachar, lesquels fréquentaient souvent le Camp militaire Béal, et le Palais de la Renaissance où ils s’entretenaient régulièrement avec le cabinet du Président François Bozizé ainsi que le mien.

Assez rapidement, je me suis rendu compte que les deux individus travaillaient plutôt pour les ennemis

de la nation. En réalité, ils étaient des taupes et filaient plutôt des informations à l’UFDR. Le 12 septembre 2008, j’avais reçu une des maîtresses de Michel Djotodia, militante KNK, et qui sera nommée Préfet d’Ippy. C’est cette dame qui donnera les premières informations sur le rôle double des sieurs Ali et Al Bachar, rôle que mes agents et moi allons plus tard formellement établir et dénoncer.

Le gouvernement centrafricain se fiait donc aux informations de ces deux individus jusqu’à ce que j’entre en fonction comme Directeur Général du Bureau National de la Documentation (BND). Or, les informations sur les rebelles souvent données par Ali et Al Bachar au gouvernement n’étaient jamais inquiétantes, comme s’ils étaient dans une logique d’endormir le gouvernement, et aider ainsi les rebelles dans leur marche vers la capitale Bangui.

Que savez-vous des circonstances de la création de la CPJP ?

Charles Massi, je le connaissais en tant qu’Etudiant, depuis bien longtemps à Bordeaux avec Nalke Dorogo, lequel dirigeait l’Association des Centrafricains de Bordeaux (ACB). Charles Massi pilotait une plateforme politique dénommée Comité d’Information pour la Défense de la Démocraie (CIDD) dont à 19 ans j’étais le plus jeune membre. Charles Massi entendait promouvoir les valeurs démocratiques en Centrafrique. Ainsi, Charles Massi qui avait par ailleurs une bonne situation professionnelle et sociale faisait rêver la jeunesse centrafricaine de Bordeaux.

Nommé Ministre par le Président Ange Félix Patassé, Charles Massi change progressivement jusqu’à prendre la tête d’une rébellion, contrairement à l’idéal démocratique qu’il partageait avec nous à Bordeaux.

C’est en tant que Ministre des Mines que Charles Massi entre en contact avec le monde des diamants et croise Mohamed Moussa Dhaffane qui le convaincra plus tard à accepter de devenir le Chef d’une rébellion, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP). Charles Massi n’a pas créé la CPJP. Dhaffane a créé le mouvement mais c’est Charles Massi qui a donné le nom CPJP.

Mohamed Moussa Dhaffane est de père soudanais et de mère centrafricaine. Il était surnommé le saoudien par sa famille et ses proches, en référence à son séjour étudiant en Arabie Saoudite. Rentré au pays, il est battu par le Pasteur Antoine Bobo, au poste de Président de la Croix Rouge centrafricaine. Mohamed Moussa Dhaffane en garde un souvenir amer et estime qu’il a perdu ce poste parce qu’il était musulman. Depuis, il s’est découvert un rôle de fervent défenseur des intérêts musulmans. C’est lui qui en réalité crée la CPJP.

Dhaffane menait une campagne de sensibilisation pro CPJP en faisant miroiter un financement massif des pays arabes dont l’Arabie Saoudite. Dhaffane a travaillé pour une fondation Libyenne qui a financé en partie la construction de Ledger Plaza.

Charles Massi a accepté de devenir leader de la CPJP juste pour essayer de se venger de Bozizé qui l’avait limogé du gouvernement. Un jour, à bord d’un avion vers Paris, Massi me dit que « ton Président Bozizé ne connait que le langage de la force ; je vais créer une rébellion et le faire tomber ».

Que savez-vous des arrestations au Tchad de Mohamed Moustapha Dhaffane et de Nourredine Adam ? Le pouvoir de Bangui a-t-il été lié à ces arrestations ?

Le pouvoir du Président François Bozizé était lié à celui du Président Idriss Déby. Le Tchad soutenait ouvertement le Président François Bozizé. Le Président Idriss Déby envoyait régulièrement ses forces armées sur le territoire centrafricain pour soutenir militairement le régime de Bangui contre les rebelles notamment l’UFDR et la CPJP. A l’origine, Nourredine Adam était membre du mouvement rebelle tchadien, le Rassemblement des Forces pour le Changement (RFC) de Timan Erdimi.

Il est très proche du colonel Job, ancien Patron des renseignements de Déby, qui avait rejoint Timan Erdimi. Nourredine Adam a été arrêté pour atteinte à la sûreté de l’Etat tchadien, et Mohamed Moussa Dhaffane l’a été pour atteinte à la sûreté de l’Etat centrafricain. Les deux individus ont trois choses en commun. D’abord, Nourredine Adam et Mohamed Moussa Dhaffane sont tous deux de mère centrafricaine, mais ont des pères étrangers, tchadien pour le premier, et soudanais pour le second. Ensuite, Nourredine Adam et Mohamed Moussa Dhaffane s’étaient connus en Arabie Saoudite. Enfin, ils sont devenus membres influents du mouvement rebelle CPJP. Lorsque l’UFDD attaque Ndjamena le 02 février 2008, il y avait aussi des éléments centrafricains de la CPJP.

Pourquoi et comment les autorités ont-elles fait le choix de jouer la carte Abdoulaye Hissène, notamment en juin-juillet 2012 ?  

Abdoulaye Hissène a grandi dans le commerce de diamant à Nzacko, avant d’arriver à Bangui en 2000, et a vendu 121 carats de diamant au prix de 135.000.000 F CFA. Petit frère d’Alladji Ramadan qui était un grand collecteur de diamants, riche et influent. Abdoulaye Hissène avait donc une bonne situation financière. A la mort de Ramadan courant 2012, Francis Bozizé s’est rendu sur la place mortuaire à Bangui pour demander au Sultan de Ndélé d’intervenir auprès d’Abdoulaye Hissène, successeur de Massi et proche de Neris Massi, afin qu’il regagne la dynamique de paix voulue par le Président François Bozizé. Abdoulaye Hissène accepte la proposition, ce qui a fâche Neris Massi et Mohamed Moussa Dhaffane. Après la défection d’Abdoulaye Hissène, c’est Nourredine Adam qui a repris la tête de la CPJP. Avec Dhaffane, Nourredine Adam active leurs multiples réseaux au Tchad et dans le monde arabe. Il réussit à ramener des éléments, mercenaires, matériels, de l’argent, renforçant ainsi la CPJP qui deviendra le maillon fort de a coalition rebelle Séléka. C’est ce qui explique beaucoup l’influence de

Nourredine Adam sur Michel Djotodia dans la gestion du pouvoir à partir du 24 mars 2013.

D’ailleurs, le colonel Job l’ancien Patron des renseignements militaires de Déby a accompagné Nourredine Adam avec la Coalition Séléka jusqu’au renversement de François Bozizé. A l’investiture de Michel Djotodia, Idriss Deby très énervé a dû demander l’arrestation de Job.

Que savez-vous des circonstances de la création de la Séléka ? Quel rôle jouaient les chefs en résidence surveillée au Tchad ? Quel rôle jouaient les militaires sur le terrain ?

Il faut comprendre que les groupes Goula et Rounga ont toujours entretenu depuis très longtemps des groupes paramilitaires pour se protéger contre les braconniers, et dans l’exploitation du diamant. Ces groupes étaient régulièrement alimentés hommes et en armes, des armes qui circulent dans la région à cause des multiples conflits.

Le nouveau Code Minier instauré par le Président François Bozizé pour le bien du peuple centrafricain a mécontenté les Goula et Rounga, lesquels ont subitement perdu le monopole de l’exploitation du diamant dans le nord et l’est du pays. Dans l’application de ce nouveau Code Minier, les Goula et les Rounga ont estimé avoir subi nombre d’exactions, et été victimes d’extorsions de fonds commises de la part de l’Etat. Plus de 20 mille carats de diamants leur auraient été pris par l’Etat centrafricain. Donc Goula, Rounga et Youlou ont décidé d’unir leurs forces pour défendre leurs intérêts.

Après la fermeture des bureaux de diamant, les collecteurs de diamant Oumar Sodiam et Alkali se sont repliés au soudan. Ils reviennent plus tard avec des mercenaires soudanais tels que le général Moussa Assimeh qui s’est particulièrement illustré à Bangui par la commission de beaucoup de crimes à Bangui après le 24 mars 2013. Nourredine Adam et Mohamed Moussa Dhaffane, quant à eux, ont contacté et ramené des combattants rebelles tchadiens et Djandjawids pour gonfler les rangs de la Séléka. Michel Djotodia n’avait quant à lui que des Goula et Youlou.

Savez-vous à partir de quand l’UFDR de Djotodia s’est jointe à la Séléka, comment s’est faite la connexion ?

D’abord, Séléka en langue nationale Sango veut dire mariage ou alliance. A vrai dire, le début de Séléka qui est parvenu au pouvoir avec Michel Djotodia le 24 mars 2013, c’est la naissance le 24 avril 2006 à Kigali de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) comme je l’ai bien expliqué précédemment, sous l’instigation de Michel Djotodia. L’UFDR, cette première Séléka était composée de trois mouvements : Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) du capitaine Abakar Sabone, du Groupe d’Action Patriotique de Libération de Centrafrique (GAPLC) de Michel Djotodia, et du Front Démocratique Centrafricain (FDC) du commandant Justin Hassan.

La Séléka qui a déclenché les hostilités en septembre 2012 jusqu’à renverser le Président François

Bozizé, c’est rien d’autre que l’UFDR recomposée, rénovée et solidement renforcée. C’est rien d’autre que l’UFDR du 14 avril 2006 avec laquelle collaboraient les très influents proches du Président François Bozizé que j’avais démasqués et dénoncés au Président François Bozizé, lequel ne m’a pas cru.

Quel est le rôle de Firmin Findiro et Sylvain Ndoutingaye dans la Séléka ?

Avant tout, il faut savoir que Firmin Findiro et Sylvain Ndoutingaye ont toujours été très proches l’un de l’autre, ce qui n’est pas en soi interdit. Mais d’apres les rumeurs de plus en plus persistante,ils auraient participé a fédéré les soldats pour constituer la Séléka.

Cependant si la participation de Ndoutingai n’aparaissait de facon aviser, celle de Findiro etait vrai, par ce qu’il y’a beaucoups de faisseaux d’indice et des preuvent l’impliquant,pour être plus précis, il faut savoir qu’avant mon entrée en fonction à la tête des Renseignements Généraux Centrafricains, les sieurs Al Bachar et Ali avaient déjà été recrutés par les sevice secret centraficain par intermediaire de Firmin Findiro gouvernement Centrafricain comme principaux informateurs ou indics pour des renseignements sur les mouvements rebelles notamment l’UFDR et leurs principaux chefs tels qu’Abakar Sabone, Michel Djotodia, Zakaria Damane, Abdoulaye Miskine…Mais ce que les responsables des Renseignements Généraux Centrafricains ignoraient, c’est que les sieurs Albachar et Ali étaient en réalité des taupes au profit des rebelles ; ces individus donnaient plutôt des informations aux rebelles sur les actions projetées par le gouvernement, sur les positions des FACA qui devaient se rendre en détachement militaires dans les provinces pour combattre les rebelles.

C’est ce qui expliquait justement le fait que les FACA qui étaient envoyés au front tombaient toujours dans des embuscades tendues par les rebelles entre 2005 et 2008. C’est une fois Directeur Général du Bureau National de la Documentation (BND) que je fais cette découverte sur les deux individus précités. Je découvre en plus que non seulement les sieurs Albachar et Ali avaient des liens personnels avec Firmin Findiro , mais ils avaient aussi réussi à établir des contacts entre Firmin Findiro, et Michel Djotodia qui était dans le maquis.

Le premier élément, c’est la corruption de Firmin Findiro qui a reçu de grosses sommes d’argent et la promesse de nomination comme premier ministre, Ministre d’Etat directeur de cabinet provenant de Michel Djotodia

Le second élément, c’est que le sieur Ali était devenu même chauffeur de Firmin Findiro, et plus tard chauffeur de Michel Djotodia, Chef d’Etat de transition, ce qui n’est pas anodin.

Quand j’avais eu tous ces renseignements, j’avais alerté le Président François Bozizé par deux fiches. Mais comme le Président François Bozizé avait une très grande confiance Firmin Findiro , il ne m’avait pas du tout suivi. Pire, pour permettre la réalisation de leur projet subversif, le collaborateurs de Michel Djotodia avaient très vite retourné la situation en leur faveur en me neutralisant. Alors que je rentrais d’une mission d’Alger, Firmin Findiro, Procureur de la République me fit arrêter après concertation avec Sylvain Ndoutingaye et m’accusa d’un projet de coup d’Etat que je préparais avec la complicité du Président Nicolas Sarkozy, lequel m’aurait reçu à l’Elysée.

e fus ainsi injustement détenu puis jugé à Bangui. Lors de ce procès, j’avais déclaré clairement que Ndoutingaye et Findiro collaboraient avec Michel Djotodia. Le Procureur Findiro avait saisi et emporté tout le matériel de mon service, le Bureau National de la Documentation (BND). Findiro a notamment saisi et fait acheminer à Michel Djotodia deux ordinateurs contenant un nombre incalculable de données et renseignements hypersensibles, des renseignements très compromettants sur sa collaboration et avec le chef rebelle Michel Djotodia .

Justement, l’opinion se souviendra ici que le 11 mars 2014, un certain Ali Ousman, membre de la Séléka, et aide de camp du Chef d’Etat de Transition Michel Djotodia a affirmé détenir l’un des ordinateurs, et s’est même permis de publier une Note que j’avais adressée au Président François Bozizé le 09 février 2008 pour attirer son attention sur les connexions rebelles tripartites :

La justice ne m’avait pas cru lors de mon procès, puisque le Procureur corrompu Firmin Findiro, juge et partie, était à la manœuvre. J’avais dit lors mon procès que Firmin Feindiro, etait une branche juridique d’un conglomera dengereux qui travail dans la logique de succession du President francois BOZIZE qui etaient de connivence avec les chefs rebelles dont Michel Djotodia (voir procès verbal de mon procès). Ils avaient un plan de malheur pour la RCA, et que tôt ou tard on me donnera raison. Finalement, c’est faute de m’avoir suivi que le Président François Bozizé a perdu le pouvoir. C’est faute de m’avoir suivi que la Séléka de Michel Djotodia est parvenue au pouvoir, avec tous ces milliers de morts Centrafricains et autres exactions et crimes économiques. Séléka ne serait jamais arrivé au pouvoir si les renseignements n’étaient pas négligés et si je n’avais pas été écarté du Service des Renseignements Généraux Centrafricains (BND).

Quel historique des mouvements Antibalaka feriez-vous ? 

Les Antibalaka, c’est d’abord une multitude de groupes d’autodéfense. Ces groupes d’autodéfense ont été créés ça et là après la naissance du phénomène des coupeurs de route appelés communément « Zaraguina ». Les Antibalaka ne datent pas de l’arrivée de Séléka au pouvoir le 24 mars 2013.

C’est à la suite des exactions diverses et multiples commises par Séléka que les Antibalaka vont décider de protéger la population à Bangui, dans les provinces et les villages. L’entrée en action des Antibalaka a été quelque peu favorisée par l’absence des FACA sur le terrain, après l’arrivée de la coalition rebelle Séléka. Il faut se rappeler en effet que le Chef de l’Etat de Transition Michel Djotodia avait dissous les FACA. Mécontents, beaucoup d’éléments des FACA ont décidé fondu dans les rangs des milices Antibalaka.

Les rangs des milices Antibalaka ont été aussi gonflés par des jeunes désœuvrés, des jeunes chômeurs, et même les anciens prisonniers libérés partout dans le pays au fur et mesure que la coalition rebelle Séléka avançait. Après ils ont été politiquement instrumentalisés pour permettre à certains hommes politiques ou non d’exister et de poser des revendications politiques.

Qui sont les leaders que vous leur connaissez ?

A l’origine, il n’y avait pas de leader général en tant que tel puisque chaque groupe Antibalaka était autonome à l’échelle d’une localité, plus précisément d’un village. Il y avait donc une multitude de chefs. C’est après l’arrivée au pouvoir de la coalition rebelle Séléka de Michel Djotodia que certains opportunistes ont récupéré et instrumentalisé politiquement ces groupes d’autodéfense, et en sont ont revendiqué le commandement politique et militaire. Je pense ici à Patrick Edouard Ngaissona qui lui a déjà abandonné la lutte armée en transformant ses groupes en parti politique, Joachim Kokaté, Konaté, Wenezoui, Andjilo, sans oublier le célèbre et emblématique Romaric Vomitiandé reconnu coupable de viole grâce aux éléments des preuves constituer par le brillant procureur de Bangui, M. GREZENGUE. D’ailleurs, il n y a pas de commandement unique. Il y a plusieurs chefs Antibalaka qui s’affrontent pour le leadership.

Quel a été selon vous le rôle du pouvoir de Bangui et notamment du président Bozizé dans leur réactivation à l’été 2013 ?

Comme tout le monde, je n’ai appris le rôle de l’ancien Président Bozizé dans l’instrumentalisation des Antibalaka que suite à la publication le 26 février 2014 sur plusieurs sites internet d’un enregistrement sonore encore non autentifier,faisant état d’une conversation téléphonique en langue Sango de l’ancien Président François Bozizé avec un chef Antibalaka

Quelles solutions préconisez-vous à la crise centrafricaine ?

La crise Centrafricaine n’a rien de confessionnel. Ce n’est pas un affrontement entre les musulmans d’un côté et les chrétiens de l’autre côté. En réalité, c’est une crise politique car Séléka est venue pour renverser le Président François Bozizé. C’est ce qui est arrivé. Après, il y a eu beaucoup de crimes graves commis partout dans le pays, avec une incapacité de Michel Djotodia de contrôler la situation. Ce qui a occasionné un chaos dans le pays. Donc, les solutions à la crise centrafricaine doivent être politiques.

Il faut que les acteurs politiques qui se connaissent depuis des décennies puissent se parler sans détour et à Bangui ; il faut engager des enquêtes et des poursuites contre les auteurs de tous les crimes ; il faut aussi aller rapidement aux élections générales pour un retour à l’ordre constitutionnel. La Réforme du Secteur de Sécurité doit être relancée pour que les FACA soient enfin opérationnels, en s’inspirant du modèle ivoirien. La lutte contre le terrorisme ne doit pas être un vain mot, car les terroristes qui opèrent dans le sahel au Mali, au Niger et au Nigéria peuvent aussi se retrouver en Centrafrique. D’ailleurs, les terroristes de la LRA sont déjà là, ceux de Boko Haram ne sont pas loin.

Alors fort de mes sens objectifs de recherche, exceptionnellement pour mettre fin a la souffrance du peuple centrafricain je publierai en toute objectivité l’extrait de mon livre dès lundi 4 sur la vraie nature de la crise centrafricaine et les douze solutions capable d’y mettre fin à cet état failli qu’est la RCA .

 

Bangui, Madison KOSSI Pour CNC

BANGUI: COMMUNIQUE DE PRESSE DU M.L.P.C.

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(Corbeau News Centrafrique)

LOGO MLPC

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU M.L.P.C.

Bangui, (M.L.P.C)04-05-2015

RELATIF AUX ACCUSATIONS D’ABUS SEXUELS SUR MINEURS COMMIS PAR CERTAINS ELEMENTS DES FORCES ETRANGERES AU CAMP M’POKO.
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.) a appris par la voie des ondes que certains éléments des forces internationales venues au chevet du peuple centrafricain, notamment de la Force française SANGARIS, ainsi que des contingents tchadiens et équato-guinéens de la MISCA, auraient commis des abus sexuels sur des mineurs au camp des déplacés de l’Aéroport International Bangui–M’Poko en décembre 2013.
Une enquête judiciaire a été ouverte en France suite à un rapport interne de la Mission des Nations Unies en Soutien à la République Centrafricaine, et une autre au niveau de la hiérarchie militaire française.
Le M.L.P.C. salue ces initiatives et se félicite que les autorités judiciaires centrafricaines y soient pleinement associées. Il souhaite que ces enquêtes aillent jusqu’à leur terme, pour que les coupables soient sanctionnés de manière exemplaire d’une part, et que d’autre part justice soit rendue aux victimes de ces actes ignobles.
Toutefois, le M.L.P.C. précise qu’aucun amalgame ne doit être fait entre le comportement répréhensible de ces éléments indélicats, et l’exemplarité de la grande majorité des soldats étrangers en République Centrafricaine, dont le sacrifice quotidien aux côtés du peuple centrafricain, parfois au prix de leur vie, doit être apprécié à sa juste valeur.
Ces faits graves ne doivent pas occulter ni décourager la mobilisation toujours croissante de la communauté internationale en faveur de la République Centrafricaine.
Enfin, le M.L.P.C. en appelle à la vigilance de tous, pour qu’à l’avenir de tels actes ne puissent se reproduire.

Fait à Bangui, le 2 mai 2015

LA CELLULE DE COMMUNICATION

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA APPELLE LES CENTRAFRICAINS A PRIVILEGIER L’INTERET SUPERIEUR DE LA NATION

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(Corbeau News Centrafrique)

munisca b

 

LA Minusca APPELLE LES CENTRAFRICAINS A PRIVILEGIER L’INTERET SUPERIEUR DE LA NATION

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-05-2015

 

La Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) salue la tenue du Forum national de Bangui. Cet acte majeur posé par le peuple centrafricain en faveur d’une paix durable est une avancée importante dans le processus de sortie de crise, a estimé la mission.

La MINUSCA se félicite de la contribution à ces assises historiques des consultations populaires à la base organisées dans toutes les préfectures du pays.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Babacar GAYE, salue le rôle crucial joué par tous ceux qui ont consacré leur énergie, leurs compétences et leur temps à l’organisation de cet évènement inédit.

Le Chef de la MINUSCA appelle toutes les parties prenantes à faire preuve de dépassement en plaçant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de toute autre considération afin d’assurer un bon déroulement de la rencontre et d’aboutir à des recommandations qui permettront d’écrire un nouveau contrat social.

Le Représentant spécial reste convaincu que le Forum esquissera la configuration future d’un pays dont les habitants aspirent à plus de sécurité, de paix, de justice, de réconciliation, de bonne gouvernance ainsi que de développement économique et social, thématiques de ces assises qui constituent un rendez-vous avec l’histoire. Il réaffirme le soutien des Nations Unies aux autorités et aux populations de la République centrafricaine qui sont à la croisée des chemins.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC 

CENTRAFRIQUE: ADRESSE DE EDDY-SYMPHORIEN KPAREKOUTI, DELEGUE AU FORUM DE BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

PDG

 

 

ADRESSE DE EDDY-SYMPHORIEN KPAREKOUTI, DELEGUE AU FORUM DE BANGUI

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-05-2015

 

La République Centrafricaine, notre pays est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire, une nouvelle page de l’histoire souhaitée, voulue, réclamée aujourd’hui obtenue par le peuple centrafricain épris de paix et de justice. Cette nouvelle page commence par « le forum de Bangui » que nous appelons à juste titre « forum du peuple pour le peuple ».
Après les consultations populaires à la base tenues du 21 janvier au 15 février 2015, nous voilà réunis entre Centrafricains au forum de Bangui qui est le point de départ d’une nouvelle ère pour un Centrafrique uni, indivisible, laïc et prospère.
Au cours des consultations populaires, le peuple centrafricain s’est exprimé, a présenté ses attentes qui se résument en la volonté de retrouver la paix, la sécurité, la dignité d’un homme complet et la liberté en général et singulièrement celle d’aller et de venir.
Ses attentes sont légitimes et soutenables. Nous les soutenons dans leur entièreté. Le forum de Bangui est le lieu indiqué pour parapher ce que nous avons commencé à travers les consultations populaires à la base.
L’objectif essentiel du forum de Bangui est d’arriver à laver les linges sales en famille et permettre au peuple de retrouver les valeurs républicaines que la crise a ébranlées mais qui sont restées dans le cœur de tous. Les délégués qui sont arrivés pour le forum de Bangui sont appelés à représenter le peuple de ce pays, ce peuple meurtris mais qui aujourd’hui appelle la paix et la sécurité, à l’unité de la nation et à sa laïcité parce que la crise n’a jamais été religieuse. La responsabilité incombe aux délégués au forum.
La réussite de ce forum, c’est-à-dire le retour de la République Centrafricaine à la normale dépend de l’abnégation dont doivent faire preuve les délégués ainsi que de la sincérité des débats lors des assises.
C’est pourquoi au moment où nous commençons les activités de ce rendez vous de la réconciliation et du retour à la normale, nous appelons les uns et les autres à se départir des intérêts clanique, sectoriel, éthique, régionaliste, politique et personnel…pour voir l’intérêt du peuple centrafricain.
Nous, délégués à ce forum, ne devons pas oublier que nous sommes suivis par plus de 4 millions de Centrafricains qui attendent une seule chose « LA PAIX ». C’est pour ce peuple que nous sommes là alors nous devons le satisfaire en discutant, en lavant les lignes sales dans le seul but d’arriver à créer les conditions d’une véritable paix, cette paix dont l’absence a causé de dommage et surtout a ébranlé l’élan de notre pays et brisé nos repères.
Nous ne devons pas être là comme des gens qui viennent réclamer des choses ni des gens qui viennent condamner les autres. Nous venons pour certains avec des actes posés contre le peuple et pour lesquels nous voulons demander pardon devant l’histoire. Nous venons comme des gens épris de paix pour laquelle, nous pouvons

tout surmonter pour garantir cette paix, seul résultat attendu par le peuple qui nous a fait confiance en nous désignant pour le représenter lors de ces assises.
Il n’y a au fait pas de délégués des groupes armés, ceux des politiques des gouvernants et des gouvernés mais il y a des Centrafricains réunis sous l’arbre à palabre, symbole de l’unité, pour discuter et prouver aux yeux du monde qu’ils sont aussi capables de faire des miracles malgré leurs différends pour la cause de notre pays, un patrimoine que nous avons en commun et pour lequel nous pouvons tout pour conserver et protéger.
Il y a de l’espoir, cet espoir est permis et il repose sur les épaules de nous délégués. Profitons de cette occasion pour restaurer à notre Centrafrique, sa dignité et au peuple la fierté d’être centrafricain et l’espoir en l’avenir.

VIVE LE FORUM DE BANGUI, VIVE LE REVIVRE ESSEMBLE. QUE DIEU BENISSE LA RCA

Eddy-Symphorien Kparékouti, délégué au forum de Bangui

Bangui, Eric NGABA  Pour CNC

 

Bangui: DECLARATION DE L ’ UNDP DE MICHEL AMINE POUR LE FORUM DE BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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DECLARATION DE L ’ UNDP DE MICHEL AMINE POUR LE FORUM DE BANGUI

Corbeau News Centrafrique, 04-04-2015

 

A la veille du Forum national de Bangui, l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès, UNDP en sigle, brise le silence par une déclaration officielle liée à son attachement à ce Forum comme un tournant décisif de la sortie définitive de la crise que traverse le peuple centrafricain. Toutefois dans cette déclaration, le Parti UNDP n’est pas passé par le dos de cuillère pour fustiger le ministre de la sécurité publique qu’il qualifie d’excès de zèle sur l’affaire Amine qui défraie la chronique dans le pays. A cet effet, Corbeau News se propose de laisser à votre portée l’intégralité de cette Déclaration officielle de l ’ UNDP de Michel Amine, candidat à l’élection présidentielle de 2015.

En voici l’intégralité :

UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES
www.undprca.org

DECLARATION OFFICIELLE DE L’UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES (UNDP), DANS LE CADRE DU FORUM DE LA RECONCILIATION DE BANGUI DU 04 AU 11 MAI 2015
Dans le cadre du Forum de la réconciliation de Bangui qui constitue un tournant décisif vers l’éradication del’instabilité sociopolitique et de la crise humanitaire sans précédent qui sévissent en Centrafrique, puis traduit l’espoir d’un imminent retour à l’ordre constitutionnel, l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) qui réitère son indéfectible attachement aux idéaux d’Unité Nationale, Paix, Etat de droit, Démocratie, laïcité, respect des Droits de l’Homme, puis des libertés individuelles et collectives, bonne gouvernance, justice sociale, est infiniment reconnaissante à tous ceux qui, au prix d’énormes sacrifices, ont tenu à participer à ces assises tant attendues.
Se réjouit de la ferme volonté collective de tourner les pages noires de l’histoire de la Centrafrique, puis ouvrir d’autres pages, à savoir celles d’un avenir radieux marqué par la sublimation des idéaux ci-dessus évoqués, puis l’amour du prochain, le vouloir vivre ensemble sans aucune distinction, la relance d’une économie sous perfusion, une gestion efficiente des multiples ressources naturelles dans l’intérêt supérieur de la Nation, gage du développement humain durable.
Cela est d’autant plus nécessaire que la réconciliation envisagée ne sera bâtie sur une architecture solide que si l’on s’engage à s’attaquer irréversiblement aux causes et non aux conséquences de la crise humanitaire sans précédent qui secoue violemment notre pays, à savoir le déficit d’hygiène morale, la mal gouvernance, les dangereux replis identitaires, l’instrumentalisation des communautés religieuses, les inégalités et l’injustice sociales, le tribalisme, la haines, de basses manœuvres politiciennes sur fond de règlement de compte.

En effet, comment s’imaginer qu’au moment ou l’on parle de la réconciliation, le Ministre de la Sécurité Publique animé d’un excès de zèle désobligeant qui serait le bras séculier d’un rouleau compresseur vraisemblablement mis sur pied pour évincer le candidat à la présidentielle investi par l’UNDP, en réveillant les démons de la centrafricanité, alors que nous savons tous les conséquences désastreuses suscitées par l’ivoirité, ait pu faire arrêter et séquestrer arbitrairement le Président AMINE Michel, sous le fallacieux prétexte qu’il détiendrait de faux passeports afghan imaginaire, camerounais, voire centrafricain, alors qu’il est un centrafricain à part entière ? Comme s’il est le seul centrafricain à détenir plus d’un passeport authentiques.

Pourquoi ne s’offusquerait-on pas de ce qu’après une garde à vue manifestement illégale, une justice injuste apparemment instrumentalisée, l’ait illégalement mis sous contrôle judiciaire, l’empêchant de sortir de Bangui pour aller recevoir des soins médicaux urgents en France ou son médecin traitant l’attend depuis le jour même de son arrestation, à savoir le 07 avril 2015, confisquant abusivement toutes ses pièces officielles authentiques jusqu’à ce jour, notamment ses passeports et carte de séjour en France?

Comment analyser le silence éloquent de son Excellence Madame la Présidente de Transition, Présidente du Conseil Supérieur de la Magistrature, des toutes les hautes autorités de la République, officiellement informées des basses manœuvres politiciennes transposées à dessein sur le terrain judiciaire à l’égard du Président AMINE Michel, à l’effet de lui restituer ses libertés d’expression, d’aller et venir confisquées pour des raisons politiciennes, puis ses authentiques passeports centrafricain, camerounais et carte de séjour en France ?
Comment comprendre le mutisme des hommes politiques centrafricains dont certains en panne d’inspiration, qui n’ont pu offrir aux centrafricains mieux que ce qu’ils vivent en ce moment, ont plutôt cru devoir faire des représailles politiciennes dont est victime le Président Fondateur de l’UNDP, l’un des points saillants de leurs programmes politiques à proposer aux centrafricains lors des prochaines échéances électorales, sans pour autant se poser la banale question de savoir à qui le tour après AMINE Michel qui, accordant une place capitale à la paix et la réconciliation, a difficilement appelé au calme les militants de son parti, soucieux de savoir le pourquoi et le comment de ce lynchage politique de leur leader ?

Ces manœuvres politiciennes discriminatoires en violation de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ne pourraient-elles pas susciter la nécessité d’examiner les pièces officielles détenues par tous et chacun en Centrafrique ? Si oui, cela n’apportera t-il pas plus de problèmes que de solutions ?

Les questions sont plus importantes que les réponses et chaque réponse peut engendrer de nouvelles questions.

Puisque l’UNDP éprouve plus de plaisir à initier des débats d’idées constructifs, voilà une gravissime situation parmi tant d’autres, révélatrice de vieilles habitudes à la peau dure inhérentes à la politique à la centrafricaine ayant conduit notre pays dans le chaos, qui pourrait hypothéquer sérieusement le fragile processus de réconciliation en cours si rien n’est fait.

Tels sont les véritables ennemis à la peau dure de notre pays que nous devrions combattre avec la dernière énergie, à l’aide d’armes conventionnelles, comme un seul centrafricain.
Il est temps que nous nous posions la pertinente question de savoir à qui profite cette inutile guerre fratricide à visage inhumain, tant il est vrai que nous sommes des enfants d’une même mère, la Centrafrique, que nous avons le devoir de laisser mieux qu’on l’aura trouvée.

La réconciliation à laquelle l’UNDP a adhéré irrévocablement, objet de ce Forum de l’espoir du peuple centrafricain, devrait consister en un dialogue interactif, inclusif et constructif, dans la perspective de la reconnaissance des faits à eux reprochés par les commanditaires, auteurs et complices de la crise sociopolitique que nous déplorons tous, la repentance, le pardon, mais aussi et surtout, l’engagement collectif de jeter les armes et s’impliquer irrévocablement dans le processus de paix, d’unité nationale, de cohésion et justice sociales, dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Cependant, la réconciliation n’est pas synonyme d’impunité absolue, car non seulement qui aime bien pardonne ou châtie bien, mais aussi, les éventuelles véritables poursuites judiciaires par le Tribunal pénal spécial dont l’UNDP salue à sa juste valeur la mise en place, et non à têtes chercheuses pour régler des comptes et assouvir des ambitions politiciennes démesurées, devraient être conformes à l’inéluctable idée de réconciliation, surtout à l’égard de ceux qui y auront adhéré inconditionnellement..
C’est le lieu ici d’émettre le vœu d’une véritable indépendance des Juges, dans le cadre de procès équitables, dans le respect des Droits de l’Homme, des droits de la défense, puis de la légalité.
Ce forum offre à l’UNDP l’opportunité de témoigner solennellement sa gratitude :
Aux institutions et Autorités de Transition qui, dans des conditions parfois très difficiles, s’évertuent sans désemparer à exécuter la feuille de route, dans la perspective d’un imminent retour à l’ordre constitutionnel ;
A la communauté internationale en général, puis tous les Etats et Chefs d’Etats frères et amis, pour leur déterminante mobilisation et leur soutien multiforme sans lesquels ce forum relèverait de l’illusion, car la sécurité, la paix, la stabilité sociopolitique, le retour à l’ordre constitutionnel ne seraient pas pour demain ;
A l’illustre médiateur attentionné, Son Excellence le Président Dénis SASSOU NGUESSO dont les efforts inlassables ont suscité une prise de conscience des protagonistes, puis du peuple centrafricain tout entier, sur la nécessité d’exorciser les vieux démons à la peau dure de la haine et enterrer la hache de guerre ;

Aux Organismes Internationaux parmi lesquels les Nations Unies et l’Union Africaine, dont la bienveillante omniprésence est remarquable ;
A la mission SANGARIS et la Mission Multidimensionnelle Intégrée en Centrafrique (MISCA) qui ont soufflé le chaud et le froid sans désemparer, avant de passer le témoin à la Minusca ;
A la MINUSCA grâce à laquelle la sécurité des biens et des personnes en Centrafrique, puis l’imminent retour à l’ordre constitutionnel ne sont plus un rêve parce que devenus possibles ;
Aux autorités religieuses et traditionnelles qui éduquent et encadrent leurs communautés dont la coexistence est de plus en plus pacifique ;
Aux Organisations Non Gouvernementales qui veillent au respect des Droits de l’Homme, de l’Etat de droit, des valeurs démocratiques, puis des libertés individuelles et collectives;
Aux hommes politiques et formations politiques qui, comme l’UNDP, ont adhéré irrévocablement au processus de réconciliation, dans l’intérêt supérieur de la Nation ;
Au peuple centrafricain souverain et maître de son destin, pour le sursaut patriotique entre autres matérialisé par la récente marche organisée conjointement par les communautés musulmane et chrétienne, signe de maturité ;

Aux militantes et militants de l’UNDP, dont la forte mobilisation dans le cadre du Forum, est révélatrice du désir ardent de réconciliation, paix, retour à l’ordre constitutionnel, car la Transition ne pouvant perdurer, il est question d’organiser d’imminentes élections démocratiques, libres et transparentes, dans le stricte respect de la Charte Constitutionnelle de Transition telle qu’initialement conçue et insusceptible de modifications qui pourraient être taillées sur mesure.

Par contre,

Aux victimes des conflits, centrafricains et étrangers, la profonde compassion de l’UNDP ;
A ceux qui n’ont pas pu ou cru devoir participer à ce Forum, les portes de la réconciliation qui constitue la voie de la raison et du salut restent grandement ouvertes ;
A ceux qui, bien qu’ayant des contributions significatives à apporter, ne pourront prendre la parole, non seulement les débats se poursuivront au-delà du Forum, mais aussi, se taire ne signifie pas être muet, mais refuser ou ne pas pouvoir parler, donc parler encore ;
A tous ceux qui avons choisi la réconciliation et la paix car nous sommes tous frères et sœurs, indépendamment de notre volonté, un seul mot « continuons », nous serons tous et chacun responsables devant l’histoire de notre pays ;
A tous ceux qui sombrent dans le désespoir, surtout les enfants et femmes particulièrement vulnérables, demain est un autre jour plein d’espoir, ce Forum en est la parfaite illustration, d’ailleurs la souffrance et la misère ne sont pas une fatalité ;
D’autres peuples qui ont connu pire que ce que nous vivons en ce moment, se sont relevés courageusement et avancent fièrement, tête haute. Pourquoi pas nous ?
Surtout qu’après une réconciliation franche et sincère sous un ciel orageux, viendra le beau temps.Que Dieu bénisse le peuple centrafricain;
Vive la République.
Vive la Centrafrique dans l’Unité, la Dignité et le Travail.

Fait à Bangui, le 04 avril 2015

Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP)

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE: LE PRESIDIUM DU FORUM NATIONAL DE BANGUI AU PIED D’OEUVRE POUR ASSURER L’OUVERTURE DES ASSISES

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(Corbeau News Centrafrique)

fFM

 

 

LE PRESIDIUM DU FORUM NATIONAL DE BANGUI AU PIED D’OEUVRE POUR ASSURER L’OUVERTURE DES ASSISES

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-04-2015

A la veille de l’ouverture du forum de Bangui, le Présidium de ce grand rendez-vous inter-centrafricain a décidé d’organiser un point de presse. Co-présidée par le président du Présidium, Abdoulaye Batimé et de l’évêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalayinga, la rencontre s’est tenue ce dimanche 03 mai à l’hôtel ledger Plazza de Bangui. L’objet est d’échanger avec les professionnels des médias sur l’était d’avancement de l’organisation du forum et aussi s’éclairer le public sur les enjeux de celui-ci.

Au lendemain de la mise en place de manière consensuelle d’un nouveau comité technique d’organisation, le 16 avril 2015, celui-ci s’est mis immédiatement au travail. Après un réaménagement des commissions techniques de ce comité technique d’organisation, chacune des commissions s’est installée à l’exécution des tâches pratiques qui lui étaient dévolues. Dès le 25 avril dernier, le Présidium lui-même était déjà à pied d’œuvre et a pu superviser avec le comité technique d’organisation l’ensemble des travaux des commissions techniques, à en croire Abdoulaye Batimé.

Il convient de rappeler qu’il y avait au total 7 commissions coiffées par un bureau. D’après son président, le Présidium a reçu successivement toutes les commissions pour

connaître l’état d’avancement de leurs travaux. Une séance spéciale a aussi été consacrée au comité technique d’organisation pour faire l’état global d’avancement des travaux d’organisation. Le Présidium a également effectué une visite des sites d’accueil du forum dont principalement les installations du Conseil National de Transition afin de s’assurer de la fonctionnalité des outils de gestion du forum comme l’état des lieux, la sonorisation, l’électricité et la climatisation.

“Il ressort de toutes ces rencontres régulières et visites que la mobilisation est générale et tous les Centrafricains impliqués dans l’organisation de cet événement ont travaillé sans relâche à en faire une réussite. A l’heure où nous sommes, les dernières touches sont encore entrain d’être mises pour finaliser certaines tâches mais je puis affirmer que l’ouverture du forum aura bel et bien lieu demain comme prévu” a déclaré Abdoulaye Batimé, le président du Présidium de Forum national de Bangui.

De nombreux délégués sont déjà arrivés aussi bien de l’arrière pays que de l’extérieur. Il convient d’annoncer que le Médiateur international dans la crise centrafricaine, le Président congolais Denis Sassou Nguesso est arrivé ce jour 03 mai à Bangui pour prendre part personnellement à la cérémonie d’ouverture du forum.

Dans le cadre des participatifs de ce forum, il faut reconnaître les efforts qui ont été consentis pour tenir le pari de l’organisation de ce forum en un temps record qui

devait se tenir du 27 avril au 04 mai 2015. et surtout qu’il faut savoir gré à la volonté des autorités de la Transition ainsi que de tout le peuple centrafricain d’aller résolument vers la recherche de solutions négociées aux problèmes auxquels le pays a été confronté.

” Il me semble que c’est ce qu’il y a de plus important dans l’organisation de ce forum à l’occasion de laquelle les armes vont se taire et que la parole sera libérée pour poser des diagnostics mais surtout tracer les pistes de solutions durables. Tel est l’enjeu de l’organisation de ce forum que tous les Centrafricains attendaient avec impatience” a-t’il ajouté.

Après les consultations populaires à la base, les Centrafricains sont aujourd’hui véritablement à la croisée des chemins de leur histoire où le monde entier attend de les avoir faire montrer de leur capacité propre à sortir définitivement des crises à répétition qui ont plongé le pays dans le chaos. Car l’a souligné le président du Présidium, one le dira jamais assez, ce forum est d’abord celui des Centrafricains et c’est à eux d’en faire quelque chose de décisif dans la démarche de leur pays vers le développement et le progrès.

La République centrafricaine, s’il faut le rappeler, n’est pas à son premier forum mais la particularité de celui qui s’ouvre ce 04 mai 2015 résidera sans doute dans la volonté de tous les Centrafricains de sortir des sentiers battus pour aller aux questions de fond et corrélativement

aux solutions les plus appropriées pour une sortie définitive de la crise. Pour la bonne raison que le peuple centrafricain a déjà trop souffert et il était temps de décider d’abréger ses souffrances.

Au regard des enjeux de ce forum pour la Centrafrique et pour la majorité de sa population meurtrie par des décennies de conflit et de déchirement, l’engouement pour la participation à celui-ci qui s’est manifesté sous la forme de revendications diverses que les membres du Présidium avaient dû contribuer à gérer en appui aux efforts du gouvernement et notamment de la Cheffe de l’Etat de Transition qui a suivi de bout en bout le processus de l’organisation de ce forum.

“Je veux profiter de cette tribune des médias pour saluer les efforts des autorités de la Transition et en particulier du Chef de l’Etat en vue de la réussite de ce forum. Je veux aussi saluer la clairvoyance et la détermination du peuple centrafricain, des groupes armés, de la classe politique et des différentes composantes de la société à privilégier le dialogue comme seul mode de règlement des difficultés du vivre ensemble et qui va faire en sorte que les Centrafricains regardent tous dans la même direction, celle de la reconstruction de leur pays sur de nouvelles bases plus solides” a affirmé Abdoulaye Batimé.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC