Accrochage sanglant entre les éléments du MPC et ceux de l’UPC à Fiesse : un combattant tué et un autre blessé

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des tirs d’armes lourdes ont retenti mardi après-midi sur le chantier aurifère de Fiesse où MPC et UPC se sont affrontés violemment pour une question de priorité dans une fonderie d’or.
Les rivalités entre factions armées en Centrafrique trouvent souvent leur origine dans le contrôle des ressources minières. Le Mouvement patriotique pour la Centrafrique, dirigé par Mahamat Al-Khatim avec le général Dido comme chef d’état-major, et l’Unité pour la paix en Centrafrique d’Ali Darassa, actuellement commandée par intérim par le général Garga, se disputent régulièrement l’accès aux zones d’exploitation aurifère du nord-ouest. Ces tensions dégénèrent fréquemment en affrontements armés sur les sites miniers où les deux groupes cherchent à imposer leur autorité.
C’est dans ce contexte que l’incident du mardi 6 janvier 2025 s’est produit aux alentours de 15 heures sur le chantier de Fiesse, non loin de Markounda. Des combattants du MPC de Mahamat Al-Khatim étaient venus en premier et avaient déposé leur production d’or dans une fonderie sur ce chantier pour la transformer en lingots. L’artisan avait commencé le travail de fonte quand, quelques heures plus tard, des éléments de l’UPC sont arrivés avec leur propre chargement aurifère. Ces derniers ont immédiatement réclamé un traitement prioritaire, invoquant l’autorité du général Garga pour justifier leur demande d’être servis rapidement afin de repartir sans délai.
L’artisan qui fait le travail de fonderie a tenté d’expliquer aux éléments de l’UPC qu’il devait d’abord achever le travail de fonderie en cours avant de s’occuper d’eux. Mais les combattants du l’UPC du général Garga n’ont pas accepté. Ils ont insisté avec gravité, pressant l’homme de s’occuper immédiatement de leur commande malgré la file d’attente. Face à cette pression croissante, l’artisan s’apprêtait à céder à leur requête. Mais la surprise vient du côté des hommes du MPC. Ces derniers ont catégoriquement refusé de leur côté contre cette pression. Ils ont fait valoir leur présence avant même l’arrivée des éléments de l’UPC, refusant catégoriquement de laisser les combattants d’Ali Darassa de bénéficier d’un traitement prioritaire. Aussitôt, la dispute s’éclate entre les deux groupes. L’un veut passer rapidement devant l’autre, tandis que le second veut rester prioritaire.

La dispute verbale qui a éclaté entre les deux groupes s’est rapidement envenimée. Les échanges de paroles se sont transformés en menaces puis en gestes hostiles. En quelques instants, la situation a basculé dans la violence armée avec des coups de feu qui ont retenti dans l’air pendant de longues minutes. Les armes lourdes ont été déployées des deux côtés, transformant le site minier paisible en champ de bataille. Dans cet accrochage, le frère du général Dido, partageant avec lui les mêmes parents, a été mortellement touché et s’est écroulé sous les balles. Un autre combattant du MPC a reçu une blessure terrible aux jambes, ses membres étant broyés par les tirs et nécessitant des soins médicaux urgents.
Il y’a lieu de rappeler que la victime décédée venait tout juste de se fiancer au Tchad dans la région de Moundou et programme de célébrer son mariage le 20 janvier prochain. Son retour en Centrafrique avait précisément pour objectif de collecter de l’or sur les chantiers miniers afin de financer cette cérémonie qui lui tenait à cœur. Il comptait vendre sa récolte aurifère pour rassembler les moyens nécessaires à l’organisation de son union.
Par Arsène Féimonazoui
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