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Centrale nucléaire dans quinze ans ? Les délires de Fidèle Gouandjika pendant que Bangui reste dans le noir

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Centrale nucléaire dans quinze ans ? Les délires de Fidèle Gouandjika pendant que Bangui reste dans le noir

 

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Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika au centre culturel Missy Momo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre conseiller du président Fidèle Gouandjika promet l’uranium et le nucléaire alors que les Banguissois n’ont ni eau ni électricité aujourd’hui.

 

Fidèle Gouandjika vient d’entendre les témoignages. Des quartiers entiers privés d’électricité. Des hôpitaux qui fonctionnent au ralenti. Des écoles qui ferment. Des gens qui font la queue dès trois heures du matin pour de l’eau. Sa réponse laisse sans voix.

 

Nous avons de l’uranium, déclare-t-il fièrement. La main est maintenant libérée sur notre uranium grâce à la nouvelle constitution. On pourra d’ici dix ans, quinze ans, construire une centrale nucléaire pour que les gens aient de l’électricité à cent pour cent. Il prononce ces mots sans ciller.

 

L’écart entre la réalité et ses propos dépasse l’entendement. Les Banguissois n’arrivent pas à avoir deux heures d’électricité par jour en 2026. Lui leur parle d’une centrale nucléaire en 2040. Les gens cherchent de l’eau potable depuis vingt ans. Lui évoque l’exploitation du pétrole et du gaz.

 

Gouandjika insiste sur ce point. Selon lui, la nouvelle constitution a tout changé. Les ressources minières du sous-sol appartiennent désormais au peuple centrafricain. Les onze accords secrets de la France ne contrôlent plus rien. Avec la paix et le temps nécessaire, le pays pourra exploiter son uranium pour financer les structures de base.

 

Cette logique paraît inversée. Un gouvernement normal commencerait par fournir l’eau et l’électricité maintenant. Ensuite seulement, il parlerait de grands projets futurs. Gouandjika fait l’inverse. Il vend un rêve lointain pour masquer l’échec présent. Une technique bien rodée.

 

Il ajoute que la courbe de production électrique est montante. On a eu combien de mégawatts en 2015 et en fin 2025, demande-t-il. Ça a augmenté énormément, affirme-t-il. Mais il ne donne aucun chiffre précis. Aucune preuve. Juste des affirmations creuses.

 

Raymond Adouma de l’opposition ne peut plus se retenir. Vous aviez promis cinq mille châteaux d’eau, rappelle-t-il. Il y en a un seul à Bimbo et même pas terminé. Vous avez promis de la crypto-monnaie. Qu’est-ce que ça a changé dans la vie des gens. Maintenant vous promettez une centrale nucléaire dans quinze ans.

 

Le schéma se répète depuis dix-sept ans. Grandes annonces. Promesses grandioses. Projets futuristes. Mais rien de concret pour aujourd’hui. Les Centrafricains attendent toujours les réalisations de base pendant que leurs dirigeants leur vendent des châteaux en Espagne.

 

Gouandjika parle d’uranium comme si les mines de Bakouma allaient se mettre en marche demain. Cet uranium dort là depuis des décennies. Plusieurs régimes en ont parlé. Aucun ne l’a exploité sérieusement. Pourquoi cette fois serait différente. Aucune explication.

 

Il évoque aussi le pétrole et le gaz. Encore des ressources hypothétiques. Encore des promesses sans calendrier. Encore des mirages pour faire patienter une population qui souffre aujourd’hui. Pas dans dix ans. Pas dans quinze ans. Maintenant.

 

Quentin Gbouando de la société civile intervient. Si l’État avait développé une politique décente, on ne serait pas là chaque année à en parler. Une centrale nucléaire c’est bien. Mais les gens ont besoin d’eau potable cette semaine. Ils ont besoin d’électricité ce soir.

 

Gouandjika balaie ces urgences d’un revers de main. Pour lui, le problème est saisonnier. Les pannes arrivent dans tous les pays du monde. La situation s’améliore progressivement. Il suffit d’attendre encore un peu. Encore dix ans. Encore quinze ans. Toujours attendre.

 

L’animateur Armando Yanguendji rappelle les faits. Le taux de pauvreté atteint 68 %. L’espérance de vie chute de soixante à cinquante-trois ans. Les hôpitaux manquent d’eau. Mais le ministre conseiller préfère parler de nucléaire et d’uranium libéré par la constitution.

 

Cette dissonance cognitive interpelle. Soit Gouandjika croit vraiment ce qu’il dit et vit dans un autre monde. Soit il ment sciemment en espérant que personne ne vérifiera dans quinze ans. Dans les deux cas, c’est inquiétant pour un conseiller spécial du président.

 

Les Banguissois écoutent ces promesses depuis des années. Ils ont appris à ne plus y croire. Ils savent que demain ressemblera à aujourd’hui. Que dans quinze ans, un autre ministre viendra promettre une centrale nucléaire pour dans vingt ans.

 

Dans les quartiers, les files continuent devant les fontaines. Les coupures d’électricité se succèdent. Les hôpitaux fonctionnent au ralenti. Pendant ce temps, au palais, on dessine des plans de centrales nucléaires qui ne verront jamais le jour. On calcule les revenus de l’uranium qui reste sous terre. On promet l’électricité à cent pour cent​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Braqué par les Russes du groupe Wagner à Ndachima, un artisan minier centrafricain a été kidnappé par ces mêmes voyous de Poutine, puis transféré à l’OCRB à Bangui

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Braqué par les Russes du groupe Wagner à Ndachima, un artisan minier centrafricain a été kidnappé par ces mêmes voyous de Poutine, puis transféré à l’OCRB à Bangui

 

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Image d’illustration

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un exploitant d’or de Ndachima a perdu trente millions de francs CFA lors d’une descente nocturne des mercenaires russes. Kidnappé puis transféré à Bangui, il a passé six semaines derrière les barreaux à l’OCRB avant d’être libéré.

 

Le 18 septembre 2025, aux alentours de minuit, des mercenaires russes débarquent dans son bureau de chantier à Ndachima, soixantaine de kilomètres de Bambari. Ils l’embarquent sans ménagement, fouillent les lieux de fond en comble. Ils repartent avec plus de trente millions de francs CFA, une trentaine de téléphones appartenant à ses ouvriers, et une quantité considérable d’or. L’homme, que nous appellerons Adamou pour protéger son identité, est aussitôt jeté dans un conteneur métallique par les russes durant près d’une semaine.

 

Pendant cinq jours entiers, il reste enfermé dans ce conteneur sans recevoir la moindre nourriture. On ne lui donne que de l’eau. Cette privation l’affaiblit considérablement, mais personne ne semble s’en soucier. Au bout de 5 jours, les mercenaires décident de le transférer vers la capitale.

 

C’est par hélicoptère qu’il est acheminé à Bangui. Dès son arrivée, il est conduit directement à l’Office central pour la répression du banditisme. C’est là, pour la première fois depuis son arrestation, qu’on lui donne enfin à manger. Son calvaire carcéral ne fait pourtant que commencer.

 

Un mois et demi s’écoule dans les cellules de l’OCRB. Les policiers finissent par le relâcher, lui expliquant que son or et son argent ont été déposés au ministère des Mines. Selon eux, quinze millions de francs CFA l’y attendent. Soulagé mais méfiant, il se rend au ministère dès le lendemain de sa libération.

 

À la brigade minière, on lui présente effectivement vingt-huit téléphones. Chacun porte le nom d’un employé, car ces appareils appartenaient à ses ouvriers qui les déposaient dans son bureau pendant les heures de travail. Certains y laissaient également leurs économies pour plus de sécurité. Mais l’argent promis reste introuvable.

 

Des deux cents quelques grammes d’or officiellement restitués au ministère, rien ne correspond à la quantité réellement saisie par ces criminels de Poutine. Les quinze millions évoqués par les policiers demeurent jusqu’à ce jour invisibles. L’écart entre ce qui a été pris et ce qui est censé lui revenir reste béant, sans aucune explication.

 

Rappelons que Adamou exploite ce filon aurifère depuis 2009. Il travaille exclusivement dans l’eau, laissant les collines et la terre ferme aux Russes. Son activité n’empiétait sur personne, ne gênait aucune opération. Il employait des journaliers, leur fournissait des outils, les nourrissait correctement et les payait honnêtement.

 

Pourquoi cette descente nocturne alors ? Aucune explication ne lui a été fournie. Pas d’accusations formelles, pas de motifs invoqués, rien du tout. Juste un braquage criminel en règle.

 

Aujourd’hui, cet homme qui faisait vivre plusieurs familles erre dans Bangui sans un franc en poche. Les mercenaires ont empoché l’essentiel de ses avoirs. Le ministère fait la sourde oreille à ses réclamations. L’argent s’est volatilisé quelque part entre Ndachima et les bureaux administratifs de la capitale.

 

Adamou continue de frapper aux portes des administrations. Les jours passent sans que rien ne bouge. Personne ne répond de ce décalage entre les sommes confisquées et celles officiellement enregistrées. Les quinze millions promis restent une chimère tandis que les trente millions réellement saisis ont disparu dans la nature​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Pourquoi Maxime Balalou se prête-t-il à la propagande de Wagner dans l’affaire Armel Sayo ?

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Pourquoi Maxime Balalou se prête-t-il à la propagande de la milice Wagner dans l’affaire de disparition de l’ancien ministre Armel Sayo ?

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Le colonel Armel Sayo menotté et présenté à un juge d’instruction au palais de justice à Bangui le 28 août 2025

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le cas de l’ancien ministre Armel Sayo n’est plus seulement celui d’un homme disparu, bien au contraire,  c’est celui d’un homme enlevé deux fois, livré aux mercenaires russes, et torturé dans une prison sécrète au vu et su du gouvernement centrafricain.

 

Rappelons les faits dans leur ordre. Armel Sayo, arrêté le 17 janvier 2025 à l’aéroport de Douala et extradé vers Bangui le 5 mai, était détenu à la prison de l’OCRB puis au camp de Roux. Le 7 juillet 2025, il a été extrait de sa cellule sur décision personnelle du président Touadéra, avant de disparaître dans la nuit du 7 au 8 juillet entre les mains des mercenaires de Wagner. C’était le premier enlèvement, et il a déclenché un déluge médiatique avec près d’un millier d’articles publiés à travers le monde.

 

Face à cette pression, et sous les injonctions conjuguées du président camerounais Paul Biya, de l’ambassade de France et du Comité international de la Croix-Rouge, le gouvernement centrafricain a dû faire quelque chose qu’aucun État souverain ne devrait jamais faire : supplier des mercenaires étrangers de lui rendre l’un de ses propres citoyens. Touadéra et ses hommes ont donc négocié avec Wagner, ceux-là mêmes qui avaient enlevé Sayo, pour obtenir son retour. Ce seul fait dit tout sur qui détient le vrai pouvoir à Bangui.

 

Ramené et présenté devant le juge d’instruction à deux reprises — ce que le site Corbeau News a documenté,  Sayo semblait avoir retrouvé un cadre légal minimal. Mais cette façade judiciaire s’est effondrée aussitôt après ces comparutions. Sans explication, sans décision de justice rendue publique, il a de nouveau disparu. Ni sa famille, ni ses avocats, ni aucun journaliste n’ont pu savoir où il avait été conduit. C’était le deuxième enlèvement, plus discret que le premier, mais tout aussi délibéré.

 

Aujourd’hui, des sources concordantes signalent Armel Sayo au camp de Mpoko, dans l’enceinte de l’aéroport international de Bangui, un périmètre entièrement contrôlé par Wagner et hermétiquement fermé à tout visiteur extérieur. Ce lieu n’est pas une prison au sens légal du terme — c’est un territoire russe en plein cœur de la capitale, où les lois centrafricaines n’ont aucune prise. Selon plusieurs témoignages recueillis, les détenus qui y sont conduits subissent des sévices quotidiens, loin de tout regard humain.

 

C’est dans ce contexte précis que Maxime Balalou continue de prendre la parole. Et ce qu’il dit mérite qu’on s’y arrête. Cet homme fait le louange du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera. Il raconte que ce dernier est un défenseur des droits, un homme de Dieu incapable de faire de mal à quelqu’un. Il  parle de Dieu, se drape dans les valeurs de paix et de dignité humaine lors de chacune de ses sorties publiques. Mais pendant que Wagner torture des hommes à quelques kilomètres de son bureau, Balalou répète que la justice suit son cours, que l’État est souverain, que tout est normal.

 

On peut alors poser la question clairement : où est l’homme de Dieu quand des êtres humains crient sous la douleur dans un camp secret ? Où est l’homme de paix quand un ancien ministre est livré à des mercenaires criminels pour y être brisé lentement ? Défendre publiquement un régime qui cautionne de telles pratiques, ce n’est pas un acte de loyauté politique — c’est une complicité morale que ni la rhétorique religieuse ni les belles formules ne peuvent effacer.

 

Rappelons que pour tenter de justifier l’extraction de Sayo, Balalou a brandi des “preuves” découvertes dans sa cellule : des téléphones et un prétendu plan d’attaque contre Bangui. Mais des témoins présents lors de la fouille du 4 juillet affirment que c’est Cédric Gbaka, conseiller en sécurité de Touadéra, qui s’est rendu en personne à la prison accompagné de mercenaires russes pour y déposer lui-même ces objets. La mise en scène était grossière, mais elle a suffi à déclencher la mécanique d’une justice aux ordres.

 

Le gouvernement avait aussi diffusé, le 18 juillet, une vidéo manifestement fabriquée par intelligence artificielle pour accréditer l’idée qu’Armel Sayo était vivant et en bonne santé. Le lendemain, ces mêmes autorités dénonçaient une photo d’un homme ensanglanté en l’attribuant à des manipulations de l’opposition. Ce retournement révèle jusqu’où le régime est prêt à aller pour façonner la vérité à sa convenance, et combien Balalou sert d’écran entre cette vérité et l’opinion publique.

 

Ce qui se construit derrière tout cela ressemble à une mort programmée au ralenti. On n’exécute pas Sayo publiquement — on use son corps jour après jour dans un lieu secret, on le prive de soins, on le soumet à des traitements qui détruisent progressivement sa résistance physique. Et quand il mourra, le communiqué officiel parlera de maladie, de mort naturelle en détention, d’un destin regrettable mais inévitable. C’est un scénario que les familles de disparus centrafricains ont appris à reconnaître.

 

Balalou et ceux qui cautionnent ce traitement ont peut-être calculé que la pression internationale finira par s’essouffler, comme elle s’essouffle toujours. Mais le deuxième enlèvement d’Armel Sayo — intervenu après que le monde entier avait crié lors du premier — montre que le régime ne cherche plus à convaincre. Il cherche à épuiser. À épuiser les familles, les avocats, les journalistes, les diplomates, jusqu’à ce que le silence s’installe de lui-même et que l’ancien ministre disparaisse de la mémoire collective avant même de disparaître physiquement. Et Maxime Balalou, l’homme de Dieu, l’homme de paix, est là pour accompagner cet épuisement avec des mots bien choisis et un sourire de circonstance, pendant que Wagner fait le reste dans le camp de Mpoko.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Le capitaine Demba, régisseur pro-Wagner du Camp de Roux, claque la porte au nez des imams et des abbés venus prier avec les détenus

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Le capitaine Demba, régisseur pro-Wagner du Camp de Roux, claque la porte au nez des imams et des abbés venus prier avec les détenus

 

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Dans une cellule de la prison de Ngaragba. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis sa nomination comme régisseur de la maison carcérale du Camp de Roux, le capitaine de gendarmerie Demba a posé ses marques d’une façon qui a mis le feu aux poudres au sein de l’établissement. Ancien aide de camp du fils de l’ex-président Francis Bozizé, cet homme n’a pas tardé à montrer de quel bois il se chauffe.

 

Pour comprendre les faits, il faut des exemples concrets. Le vendredi dernier, un imam de la mosquée de Bangui s’est présenté pour conduire la prière du vendredi auprès des détenus musulmans, comme cela se faisait auparavant. Il a été reconduit dehors sans ménagement par ce gendarme. Le lendemain, samedi et le dimanche, des abbés catholiques sont venus à leur tour pour accomplir leur mission spirituelle habituelle. Même accueil, même résultat : mis à la porte.

 

Ce qui rend l’affaire encore plus étonnante, c’est qu’une autorisation émanant du ministère de la Justice, visée par la Direction de l’Administration Pénitentiaire, couvrait pourtant ces visites religieuses chaque semaine. Mais quand on lui a brandi ce document, le capitaine Demba a répondu qu’il ne connaissait ni ministre ni DAP, et qu’il ne rendait compte qu’à son état-major de la gendarmerie.

 

Et ce n’est pas tout! Au-delà du religieux, les détenus se retrouvent privés d’autres choses élémentaires. Le charbon pour la cuisson des repas a été interdit, les visites des proches ont été coupées, et plusieurs autres droits usuels ont été supprimés d’un trait de plume. La tension monte dans les cellules, et les prisonniers, excédés, ne cachent plus leur colère.

 

Ce qui alimente les interrogations autour du personnage, c’est son affichage ouvert de sympathie envers le groupe Wagner. Dans son entourage, il ne se gêne pas pour laisser entendre que si Wagner venait à prendre le pouvoir en Centrafrique, ce serait pour le mieux. Des propos qui, dans la bouche d’un homme en charge d’une prison de la capitale, laissent beaucoup de monde sans voix.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Maïngo, un an après : 50 millions de dollars, 4,67% de décaissement, et une proposition faite par Christian Aimé Ndotah jetée à la poubelle

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Maïngo, un an après : 50 millions de dollars, 4,67% de décaissement, et une proposition faite par Christian Aimé Ndotah jetée à la poubelle

 

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Richard Filakota, ministre de l’économie, du plan et de la coopération

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Derrière les beaux discours sur l’autonomisation des femmes centrafricaines, le projet Maïngo cache un rythme d’exécution décevant et le rejet méthodique de ceux qui voulaient faire mieux.

 

Ce projet, approuvé par la Banque mondiale en juin 2021 et officiellement signé en septembre de la même année, repose sur une enveloppe de 50 millions de dollars. Son ambition affichée est d’améliorer l’accès aux soins, à l’éducation et aux opportunités économiques pour les filles et les jeunes femmes dans huit préfectures de la République Centrafricaine. Quatre composantes organisent ce chantier, avec des budgets répartis selon les priorités définies dès le départ.

 

C’est justement dans ce cadre que la composante 3, dotée de 7 millions de dollars, soit environ 3 milliards 759 millions de FCFA, prend toute son importance. Elle couvre le renforcement des capacités nationales, les campagnes de communication en faveur des femmes et des filles, ainsi que la gestion globale du projet. Ce n’est donc pas une composante secondaire, mais un pilier central de toute la stratégie de changement attendue sur le terrain.

 

C’est précisément autour de cette composante que Christian Aimé Ndotah a pris la parole le 19 février 2025, depuis son garage à Bangui. Il a proposé d’associer Radio Centrafrique aux campagnes de communication du projet, en réhabilitant ses studios et en créant des bureaux pour des correspondants dans les six régions concernées. Une idée enracinée dans la réalité du pays, là où la radio reste le seul média qui atteint les populations les plus éloignées.

 

Cette proposition ne venait pas de nulle part. Elle s’alignait directement sur un objectif inscrit dans le Plan National de Développement du gouvernement centrafricain, celui de développer les infrastructures de communication pour accompagner la politique de développement du pays. Ndotah avait même balisé le chemin : organiser des réunions techniques avec les experts du plan, évaluer financièrement le projet, capter la composante 3 de Maïngo, et revoir certaines nominations au cabinet du ministre concerné.

 

Pourtant, au lieu d’examiner ces recommandations, les autorités compétentes ont choisi une autre voie. Ndotah a reçu des avertissements, puis des blâmes, comme si signaler un problème était plus répréhensible que de laisser des milliards mal utilisés. Ce traitement réservé à ceux qui parlent trop juste est l’un des signes les plus inquiétants du dysfonctionnement qui entoure ce projet.

 

Car pendant que ses idées étaient écartées, les chiffres continuaient de raconter leur propre vérité. Au 31 décembre 2022, soit plus d’un an après la signature du contrat, le taux de décaissement du projet Maïngo n’atteignait que 4,67%. Sur 50 millions de dollars disponibles, presque rien n’avait encore été mobilisé pour changer concrètement la vie des filles dans les préfectures ciblées.

 

Ce retard de décaissement n’est pas un simple chiffre technique. Il signifie des filles qui attendent toujours des espaces sûrs, des femmes qui n’ont pas encore accès aux formations professionnelles prévues, et des communautés entières privées des campagnes de sensibilisation qui devaient les atteindre. Chaque pourcentage non décaissé correspond à des vies que le projet n’a pas encore touchées.

 

La date de clôture du projet est fixée au 31 décembre 2026. Le temps restant existe encore, mais un projet qui démarre lentement ne rattrape que rarement son retard, surtout dans un pays où les conditions sécuritaires et logistiques rendent chaque action de terrain deux fois plus difficile à conduire. La marge de manœuvre réelle se rétrécit à mesure que les mois passent.

 

Ce qui demeure en suspens, c’est la question de ce que sont devenus les 3 milliards 759 millions de FCFA de la composante 3, ceux qui auraient pu financer une stratégie médiatique nationale ambitieuse autour de Radio Centrafrique. Les gestionnaires du projet peinent visiblement à absorber un financement de cette ampleur, et les activités conduites jusqu’ici semblent loin de la hauteur des fonds engagés​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Ouanda-Djallé, nord-Est de la Centrafrique, une mère de cinq enfants charcutée au visage par son mari sous l’emprise de la drogue

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Ouanda-Djallé, nord-Est de la Centrafrique, une mère de cinq enfants charcutée au visage par son mari sous l’emprise de la drogue

 

 

La mère des 5 enfants grièvement blessée par son époux à Ouanda-Djallé, dans la Vakaga. Photo CNC
La mère des 5 enfants grièvement blessée par son époux à Ouanda-Djallé, dans la Vakaga. Photo CNC

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Ouanda-Djallé, sous-préfecture perdue à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, à près de 900 kilomètres de Bangui, une mère de famille a été grièvement blessée au visage par son propre mari, ce dimanche 22 février 2026.

 

L’homme en question n’est pas un inconnu dans le voisinage. Consommateur invétéré de Tramadol et autres drogues de synthèse, il est décrit par tous ceux qui le côtoient comme un brigand endurci, quelqu’un à qui aucune parole ne pénètre sa tête, ni conseil ni mise en garde. Son épouse, mère de ses cinq enfants, avait pourtant choisi de rester auprès de lui, attachée à ses enfants qu’elle ne voulait pas abandonner.

 

Mais ce dimanche, dans la matinée, pendant que le mari était sorti consommer sa drogue de synthèse habituelle, les Tramadol, sa femme, de son côté,  s’était rendue au marché pour faire ses courses du foyer. Pendant ce temps, l’homme, à son retour, il ne l’a pas trouvée à la maison, et cette absence a suffi à déclencher en lui une rage aveugle. Il s’est convaincu, sans aucun fondement, que sa femme était allée rejoindre un autre homme.

 

Dès que l’épouse a franchi le seuil de la maison, les bras chargés de ses achats, l’homme s’est jeté sur elle avec un couteau. Il lui a entaillé le visage de plusieurs coups, laissant des plaies profondes et sanglantes qui ont nécessité une prise en charge chirurgicale d’urgence. Les médecins ont dû recoudre les chairs à l’aide de fils, refermer les nombreuses fissures ouvertes sur son visage.

 

À l’heure où ces lignes sont écrites, la femme est encore allongée sur un lit d’hôpital, son visage couturé de points de suture, pendant que les gendarmes ratissent la zone à la recherche de son mari, qui a pris la fuite dès après les faits et demeure introuvable.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Serge Binguimalé

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Bangui : panique générale à Kpata, la population quittent en débandade pendant que les Peuls font régner le chaos

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Bangui : panique générale à Kpata, la population quittent en débandade pendant que les Peuls font régner le chaos

 

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Un troupeau de bœufs en transit dans la ville de Baoro. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Quelque chose de grave se passe derrière les collines du Camp Kassaï. À Kpata, la population a commencé à fuir, chassée par des éleveurs Peuls armés qui font la loi depuis plusieurs semaines.

 

Le village de Kpata n’est pas un endroit que l’on trouve facilement sur une carte de la République centrafricaine. Pour y accéder, il faut passer par le septième arrondissement, en passant par le Camp Kassaï. De là, il faut gravir et redescendre trois collines l’une après l’autre, marcher entre chaque montée, et recommencer jusqu’à atteindre ce coin du 9e arrondissement de Bangui. Ce bout de terre, autrefois recouvert de broussailles, s’est peuplé progressivement au fil des années, jusqu’à former de véritables villages.

 

C’est justement parce que cette zone commençait à prendre vie que ce qui s’y passe aujourd’hui frappe davantage. Des éleveurs Peuls armés ont investi le secteur, et leur présence a suffi à faire basculer la vie quotidienne des habitants. La peur s’est installée si vite que les familles ont commencé à ramasser leurs affaires et à quitter les lieux sans attendre.

 

Dès que la situation a éclaté, les BIR et des éléments russes de la milice Wagner se sont déplacés sur place pour constater ce qui se passait réellement. Leur venue sur le terrain montre que l’affaire a rapidement dépassé le cadre d’un simple incident. Mais pendant que les soldats se déplaçaient, les habitants, eux, continuaient de partir.

 

Ce qui rend cette affaire encore plus lourde à porter, c’est l’identité de ceux qui se trouvent derrière ces troupeaux. Les éleveurs Peuls qui sèment ce chaos ce sont ceux qui gardent les troupeaux du dictateur Faustin-Archange Touadéra. Ce ne sont pas des étrangers qui ont débarqué par hasard dans la zone, ce sont des hommes liés directement à l’entourage du chef de l’État.

 

Ce lien entre les éleveurs et le président ne doit rien au hasard. Le père de Touadéra est Peul, et ces mêmes familles assurent depuis longtemps la garde de son bétail dans plusieurs secteurs autour de Bangui. C’est cette proximité avec le pouvoir qui rend toute tentative d’intervention ferme particulièrement compliquée à mener jusqu’au bout.

 

Par Éric Azoumi

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La justice des Wagner vient de finir sa première Session criminelle du début d’année 2026 à Bouar : 24 dossiers jugés, 8 acquittements et 16 condamnations prononcés

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La justice des Wagner vient de finir sa Session criminelle à Bouar : 24 dossiers jugés, 8 acquittements et 16 condamnations prononcés

 

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La Minusca transporte les détenus vers la cour d’Appel de Bouar. Photo Minusca

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La justice centrafricaine sous l’influence de la milice Wagner vient de boucler une session criminelle dense à Bouar, capitale de la Nana-Mambéré, avec des résultats qui méritent d’être portés à la connaissance du grand public.

 

Du 29 janvier au 13 février 2026, la Cour d’appel de Bouar a tenu sa session criminelle dans des conditions que le Procureur général, Laurent Ouabita, a qualifiées de satisfaisantes. Tous les acteurs attendus étaient au rendez-vous : magistrats, avocats, jurés, forces de sécurité intérieure composées de gendarmes et de policiers, ainsi que le personnel pénitentiaire.

 

La MINUSCA a, de son côté, assuré le transfèrement des accusés depuis la maison d’arrêt jusqu’à la Cour d’appel, ce qui a grandement facilité le bon déroulement des audiences.

 

Sur les 27 dossiers inscrits au rôle, trois ont été reportés à la prochaine session pour des motifs précis. Le premier nécessitait un complément d’information judiciaire, le deuxième exigeait une expertise psychiatrique, car l’accusé ne semblait pas jouir de toutes ses facultés mentales, et le troisième manquait du dossier de personnalité, pièce indispensable en matière criminelle. Les 24 dossiers restants ont tous été examinés et tranchés au fond.

 

Parmi ces 24 affaires jugées, huit accusés ont été acquittés, tandis que six autres ont écopé de peines de travaux forcés allant de dix à vingt ans. Dix condamnés ont, quant à eux, reçu des peines d’emprisonnement ferme comprises entre deux et dix ans. Les faits reprochés couvraient un large spectre d’infractions : assassinat, viol, association de malfaiteurs et vol aggravé.

 

Cependant, la session a mis en évidence deux lacunes récurrentes dans la constitution des dossiers soumis à la Cour. Dans les affaires de viol notamment, les certificats médicaux et les copies d’actes de naissance des victimes faisaient souvent défaut. L’absence de pièces à conviction a, par ailleurs, largement pesé dans les décisions d’acquittement rendues au cours de ces audiences.

 

Pour corriger cette situation, le Procureur général a annoncé l’envoi immédiat d’une circulaire à tous les procureurs de la République du ressort. Ce document imposera désormais qu’aucun dossier de viol ne soit transmis au Parquet général sans les pièces essentielles : certificat médical, copie d’acte de naissance de la victime et dossier de personnalité. Laurent Ouabita a également adressé ses remerciements au gouvernement pour les ressources mobilisées malgré les contraintes budgétaires, ainsi qu’à la MINUSCA et au Programme des Nations Unies pour le développement pour leur​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Justin Mallé

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MCU (vitrine), MINUSCA (moteur), Wagner/Rwanda (baïonnettes) : le triangle du régime de Touadéra est en train de se briser, selon l’analiste politique Shabazz

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MCU (vitrine), MINUSCA (moteur), Wagner/Rwanda (baïonnettes) : le triangle du régime de Touadéra est en train de se briser

 

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Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’architecture du pouvoir de Touadéra décodée par l’analyste politique centrafricain Fari Tahéruka Shabazz vient de livrer une lecture d’une clairvoyance sur la structure réelle du pouvoir à Bangui. Loin des analyses binaires qui opposent mécaniquement « pouvoir » et « opposition », il dévoile un système triangulaire sophistiqué, un édifice à trois piliers dont chacun remplit une fonction précise, irremplaçable, et dont l’effondrement simultané annonce non pas une crise passagère, mais une désintégration programmée.

 

La vitrine : le MCU, façade républicaine d’un régime hors-sol

Au sommet visible de ce triangle, le Mouvement Cœurs Unis (MCU). C’est lui qu’on voit : les ministres qui défilent, l’Assemblée nationale qui vote, le Conseil constitutionnel qui valide, l’administration qui exécute. C’est la machinerie institutionnelle, l’appareil d’État qui produit communiqués, décrets, nominations et cérémonies protocolaires.

 

Mais Fari Tahéruka Shabazz enfonce le clou : le MCU n’est qu’une vitrine. Il ne gouverne pas réellement, il habille le pouvoir. Il donne l’apparence de la légitimité nationale, l’illusion d’une continuité républicaine, le vernis d’un État qui fonctionne. Mais derrière les discours patriotiques et les rassemblements de militants, il n’y a ni autonomie stratégique, ni capacité opérationnelle réelle. Le MCU est un décor institutionnel nécessaire — mais ce n’est qu’un décor.

 

Le moteur invisible : la MINUSCA, carburant stratégique du régime

Voilà le cœur du système, le pilier central que Fari Tahéruka Shabazz identifie avec une précision chirurgicale. La MINUSCA n’est pas un simple partenaire technique : c’est le moteur. Sans elle, rien ne tourne.

 

Depuis 2016, c’est la mission onusienne qui fournit :

 

∙ La légitimité internationale multilatérale sans laquelle Touadéra ne serait qu’un président contesté parmi d’autres dans la région

∙ Le soutien logistique et financier massif qui compense l’effondrement total des capacités budgétaires de l’État centrafricain

∙ La présence militaire dissuasive dans les zones critiques, empêchant l’effondrement total face aux groupes armés

∙ Le parapluie diplomatique qui permet au régime de survivre aux scandales, aux violations des droits humains, aux échecs répétés

 

Fari Tahéruka Shabazz a raison de marteler ce point : sans la MINUSCA, le triangle perd son centre de gravité. Elle n’apporte pas qu’un appui parmi d’autres — elle est le carburant principal, le rouage essentiel, l’élément sans lequel tout l’édifice s’effondre. Le MCU peut faire semblant de gouverner, Wagner peut protéger le palais, mais sans le moteur MINUSCA, il n’y a plus d’État, plus de crédibilité, plus de projet politique tenable.

 

Les baïonnettes : Wagner et le Rwanda, violence déléguée et coercition rapide

Troisième sommet du triangle : les « Alliés ». D’un côté Wagner (rebaptisé Afrika Korps), de l’autre les forces rwandaises déployées bilatéralement. Leur rôle est clair, brutal, non négociable : ils fournissent la force brute.

 

Protection rapprochée du président. Opérations offensives contre les groupes armés. Sécurisation des zones minières stratégiques. Élimination physique des menaces directes. C’est la violence organisée, la capacité de coercition immédiate quand la MINUSCA ne peut ou ne veut pas intervenir.

 

Mais comme le souligne justement Fari Tahéruka Shabazz, les baïonnettes ne donnent ni légitimité internationale, ni carburant financier ou logistique global. Wagner ne finance pas l’État, ne nourrit pas les fonctionnaires, ne paye pas les enseignants. Le Rwanda n’apporte pas de crédibilité onusienne. Leur apport est unilatéral : la violence. Essentielle dans un contexte de guerre civile larvée, mais structurellement insuffisante pour faire tenir un régime à elle seule.

 

Le triangle se brise : une désintégration simultanée

Et c’est là que l’analyse de Fari Tahéruka Shabazz devient implacable. Ce triangle, cette architecture à trois piliers interdépendants, est en train de se disloquer — simultanément, sur ses trois sommets.

 

  1. Le moteur MINUSCA s’effondre sous la crise financière terminale de l’ONU
  2. Les chiffres sont publics, les faits sont têtus :

 

∙ Déficit budgétaire abyssal des opérations de maintien de la paix onusiennes ∙ Menace concrète de faillite technique en juillet 2026 ∙ Retraits déjà constatés de bases stratégiques en Centrafrique ∙ Réduction drastique des moyens logistiques et opérationnels Sans financement, la MINUSCA ne peut plus jouer son rôle de moteur. Et sans moteur, tout le système cale. Ce n’est pas une érosion progressive, c’est un effondrement structurel. Le carburant principal du régime Touadéra est en train de disparaître, non pas pour des raisons politiques conjoncturelles, mais pour des raisons financières systémiques, incontrôlables depuis Bangui.

 

  1. Les baïonnettes (Wagner/Rwanda) perdent leur puissance de feu
  2. Wagner se recentre sur l’exploitation minière, activité lucrative et moins risquée que la défense globale d’un régime en décomposition. Leur engagement militaire devient sélectif, ciblé, utilitariste.

 

Quant aux Rwandais, la situation est encore plus critique : perte des financements historiques américains, britanniques, onusiens. Le Rwanda de Kagame fait face à un assèchement brutal de ses ressources externes. Conséquence directe : les troupes rwandaises risquent un retrait forcé de Centrafrique, non par choix stratégique, mais par impossibilité financière.

 

Les baïonnettes s’émoussent, se replient, se raréfient. Le troisième sommet du triangle vacille.

 

  1. La vitrine MCU se fissure de l’intérieur

Privé de moteur (MINUSCA défaillante) et de baïonnettes (Wagner/Rwanda en retrait), le MCU perd sa cohésion interne. Fari Tahéruka Shabazz identifie trois profils dans l’écosystème du parti-État :

 

∙ Les fanatiques, qui persistent dans le déni et continuent à agiter des drapeaux vides ∙ Les réalistes, qui avouent publiquement l’échec et cherchent des portes de sortie honorables ∙ Les silencieux, qui préparent déjà leur repositionnement post-Touadéra Une vitrine fissurée ne tient pas longtemps. Quand les cadres du régime commencent à parler ouvertement d’échec, quand les ministres cherchent discrètement des contacts avec l’opposition ou l’extérieur, quand les militants de base disparaissent des meetings, ce n’est plus une crise politique — c’est une décomposition organique.

 

Pas de reconfiguration possible : la tectonique des plaques du pouvoir

Fari Tahéruka Shabazz enfonce le dernier clou, le plus brutal : une fois le triangle brisé, il n’y a pas de reconfiguration rapide possible. Aucun des trois sommets ne peut survivre seul, aucun ne peut compenser l’absence des deux autres.

 

∙ Le MCU sans MINUSCA et sans Wagner/Rwanda n’est qu’un parti fantôme dans un État en faillite

∙ La MINUSCA en faillite ne peut plus soutenir personne

∙ Wagner/Rwanda sans financement ni moteur onusien ne peuvent défendre durablement un régime illégitime et isolé

C’est la tectonique des plaques du pouvoir centrafricain : quand le triangle se disloque, le régime ne tombe pas parce qu’il perd un appui parmi d’autres — il tombe parce que l’architecture même qui le soutenait n’existe plus.

 

Il ne s’agit pas d’une simple érosion, d’un affaiblissement progressif qu’on pourrait ralentir ou compenser. C’est une désintégration structurelle, un effondrement systémique où les trois piliers s’effondrent en même temps, chacun entraînant les deux autres dans sa chute.

 

Fari Tahéruka Shabazz a raison, jusqu’au bout

L’analyse de Fari Tahéruka Shabazz n’est pas confortable. Elle ne laisse aucune place à l’optimisme de façade ni aux illusions diplomatiques. Mais elle a le mérite implacable de la lucidité.

 

Le pouvoir de Touadéra ne repose pas sur une base populaire, ni sur une armée nationale, ni sur une légitimité démocratique. Il repose sur un triangle artificiel, asymétrique, fragile : une vitrine institutionnelle (MCU), un moteur onusien (MINUSCA), des baïonnettes mercenaires (Wagner/Rwanda).

 

Ce triangle est en train de se briser. Le moteur tombe en panne. Les baïonnettes se retirent. La vitrine se fissure.

 

Quand les trois piliers s’effondrent simultanément, il ne reste rien. Pas de plan B, pas de reconfiguration miracle, pas de résilience structurelle. Juste un vide politique béant, et l’inéluctable question : qu’est-ce qui vient après ?

 

Fari Tahéruka Shabazz ne donne pas la réponse. Mais il pose les bonnes questions, avec la rigueur et le courage qu’on attend d’un analyste qui refuse de mentir à son peuple.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Tensions et malaise lors des obsèques du magistrat Jean-Louis Gallo à Bangui, le ministre Arnaud Djoubaye Abaazène sème le chaos

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Centrafrique : Tensions et malaise lors des obsèques du magistrat Jean-Louis Gallo à Bangui, le ministre Arnaud Djoubaye Abaazène sème le chaos

 

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Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice en Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 17 février 2026, collègues, proches et autorités se sont réunis sur l’esplanade de la Cour d’appel de Bangui pour rendre un dernier hommage au magistrat Jean-Louis Gallot, membre de l’Inspection des services judiciaires. Selon la tradition, cette cérémonie solennelle devait être un moment de recueillement et d’unité au sein de la grande famille judiciaire.

 

Mais au fil des hommages, un incident est venu troubler la solennité de l’événement, démontrant au passage un malaise plus profond au sein du corps judiciaire.

 

Conformément à l’article 60 de la loi portant statut de l’ordre judiciaire en République centrafricaine, le décès d’un magistrat en fonction donne lieu à des procédures protocolaires strictes destinées à honorer sa mémoire et à assurer la continuité du service public de la justice. La présence des plus hautes autorités, notamment du Chef de l’État, premier magistrat du pays, s’inscrit dans ce cadre.

 

Les juridictions de Bangui comme celles des provinces s’étaient mobilisées pour déposer des gerbes de fleurs en hommage à leur collègue disparu. Après le passage de la juridiction de Zémio, ce fut au tour de celle de Satema, représentée par le magistrat Herman Bindoumi.

 

C’est à ce moment précis que, selon plusieurs témoins, le ministre d’État en charge de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, aurait demandé au protocole d’interrompre le passage des juridictions de province pour privilégier celles de Bangui.

 

Un silence pesant se serait alors installé. Malgré cette intervention, la gerbe de la juridiction de Satema aurait finalement été déposée. En revanche, seize autres juridictions provinciales n’auraient pas pu accomplir le geste symbolique prévu.

 

Incompréhension et indignation

 

Cet arrêt inattendu du protocole a suscité une vive incompréhension parmi les magistrats concernés. Plusieurs d’entre eux s’interrogent sur les raisons de cette décision et déplorent le fait de n’avoir pu honorer leur collègue conformément à la tradition. Certains évoquent même la possibilité de conditionner leur participation future à des cérémonies officielles à des explications claires de la part du ministère.

 

Au-delà du corps judiciaire, des membres de la famille du défunt auraient également exprimé leur désarroi face à ce qu’ils considèrent comme un incident inapproprié dans un moment de deuil.

 

Un climat déjà tendu

 

Pour certains observateurs, cet épisode s’inscrirait dans un climat de tensions persistantes entre le ministre de la Justice et une partie des magistrats. Le nom de Herman Bindoumi est notamment cité dans des différends antérieurs liés à son parcours professionnel.

 

D’après des sources judiciaires, lors de leur formation à l’École de magistrature de Yaoundé, Herman Bindoumi et son frère Judicaël Bindoumi auraient rencontré des difficultés administratives concernant l’évaluation de leur stage à Bangui. L’établissement aurait finalement autorisé un nouveau stage, dont les résultats se seraient révélés satisfaisants.

 

Ces éléments alimentent aujourd’hui les spéculations sur l’origine du malaise observé lors des obsèques.

 

Dans un contexte où la justice centrafricaine fait face à de nombreux défis structurels :  manque d’infrastructures, insuffisance de personnel et contraintes logistiques en province, cet incident vient raviver les interrogations sur la gouvernance du secteur judiciaire. Parmi ces défis, il y a de conflit d’intérêt, règlement de compte et comportement anti professionnel dont le ministre mafieux Arnaud Djoubaye Abazène est mis en cause dans plusieurs dossiers sales.

 

Plusieurs magistrats appellent à l’apaisement et à un dialogue interne afin de préserver l’image et la crédibilité de l’institution. Car au-delà des divergences personnelles ou administratives, c’est la cohésion du corps judiciaire et la confiance des citoyens dans l’État de droit qui sont en jeu.

 

En attendant, l’attitude du ministre incompétent et mafieux laisse l’empreinte d’un malaise profond au sein de la magistrature.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Sikikédé, un état dans un état : bientôt la charia dans cette ville du nord-Est de la RCA

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Sikikédé, un état dans un état : bientôt la charia dans cette ville du nord-Est de la RCA

 

 

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Image d’illustration

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au nord-est de la Centrafrique, dans la préfecture de la Vakaga, une localité appelée Sikikédé  applique ses propres règles en dehors de tout contrôle étatique.

 

La ville de Sikikédé, communément appelé Ndah, fonctionne aujourd’hui comme une enclave autonome où l’autorité centrafricaine n’existe plus. Cette sous-préfecture éloignée de la capitale échappe totalement au regard des institutions nationales. Les forces de sécurité déployées dans la Vakaga arrivent à Birao, la capitale provinciale, refusent de quitter le chef-lieu pour rejoindre les villages et sous-préfectures environnantes.

 

Ce vide administratif a permis l’émergence d’une organisation locale spectaculaire. Les jeunes de Sikikédé ont pris en main la gestion sécuritaire de leur ville. Certains occupent la gendarmerie, d’autres la police, , certains se présentent comme des douaniers, quelques-uns se présentent même comme agents des eaux et forêts.

 

D’ailleurs, la quantité d’armes en circulation dans les quartiers dépasse celle des forces armées nationales. Chaque habitant possède son propre fusil, acheté au Soudan ou au Tchad voisin. Cette situation arme la population bien au-delà des capacités de l’armée régulière.

 

Les auxiliaires autoproclamés rendent une justice à leur manière. Aucun tribunal officiel n’existe dans la localité de Sikikédé. Les jugements se déroulent chez le maire, entièrement en langue locale. Les verdicts tombent en patois, sans recours ni appel possible.

 

Toute infraction se règle par une amende. La prison n’existe pas ici. L’argent collecté circule entre les mains des différents acteurs locaux. Celui qui arrête un contrevenant reçoit sa part, les auxiliaires prennent la leur, le maire obtient la sienne, et le reste remonte vers Birao.

 

Une brigade spéciale chargée de pourchasser les femmes qui osent sortir la nuit est mise en place. Lorsque ces pauvres femmes sont interceptées, elles subissent des châtiments corporels dans des lieux spéciaux. Leur bouche est scotchée avant qu’on ne les frappe violemment. Cette pratique s’applique sans exception ni pitié.

 

Les femmes ne jouissent d’aucune liberté à Sikikédé. Saluer un homme dans la rue peut coûter 500 000 francs d’amende. La personne qui dénonce cette interaction reçoit jusqu’à 150 000 francs comme récompense. Le système encourage ainsi la délation et le contrôle social permanent.

 

Cette ville incarne désormais le foyer principal des violences faites aux femmes en Centrafrique. Les restrictions imposées aux habitantes rappellent des règles inspirées d’une charia adaptée au modèle centrafricain. Les déplacements sont limités, les horaires de sortie strictement encadrés, la présence à domicile obligatoire la nuit.

 

La loi du talion s’applique parfois. Si quelqu’un blesse un membre de votre famille, vous pouvez exiger une compensation équivalente. Cette pratique ancienne refait surface dans ce territoire abandonné par l’État. Les familles règlent leurs comptes selon des codes ancestraux remis au goût du jour.

 

Sikikédé représente aujourd’hui un territoire où les normes républicaines ont cédé la place à un modèle importé et réinterprété. Les habitants vivent sous un régime de contraintes qui n’a rien à envier aux zones les plus rigoristes du continent. La distance avec Bangui ne se mesure plus seulement en kilomètres mais en siècles de droits humains​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Abakar Sabone lance un appel solennel à la communauté internationale et affirme que la MINUSCA joue le même rôle que jouent les groupes Wagner”

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Abakar Sabone lance un appel solennel à la communauté internationale et affirme que la MINUSCA joue le même rôle que jouent les groupes Wagner”

 

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Abakar Sabone

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancien ministre centrafricain Abakar Sabone a pris la parole pour dénoncer ce qu’il considère comme un abandon de son pays par les instances internationales, tout en pointant du doigt la présence de mercenaires étrangers sur le territoire national.

 

La situation que traverse la République centrafricaine inquiète de nombreux observateurs, notamment ceux qui connaissent l’histoire tourmentée de ce pays d’Afrique centrale. Abakar Sabone s’exprime avec une franchise déconcertante : “Aujourd’hui, vous avez abandonné la République centrafricaine.” Ses mots s’adressent directement à la communauté internationale, qu’il accuse d’avoir tourné le dos à un peuple en détresse. Selon lui, le pays “n’existe que de noms” et se trouve “pris en otage par des mercenaires de groupe Wagner”. Ces forces, qu’il décrit comme composées de “anciens militaires, des délinquants, des criminels, des prisonniers de guerre”, auraient été envoyées sous la responsabilité du président Touadéra.

 

L’ancien ministre poursuit en décrivant les exactions dont serait victime la population. “Depuis qu’ils sont en Centrafrique, ils ont terrorisé la population centrafricaine sur l’ensemble du territoire”, affirme-t-il sans détour. Il évoque des massacres quotidiens, des viols répétés et un pillage massif des ressources minières, sans “aucune autorisation, sans aucun contrôle”. Cette exploitation des richesses du sous-sol constitue, à ses yeux, une razzia organisée qui dépouille le pays de son patrimoine.

 

Sabone relève ensuite une contradiction qu’il juge intolérable. “Il est dit quelque part que tout pays qui collabore avec les groupes Wagner sera soumis sous sanction onusienne”, rappelle-t-il. Pourtant, en République centrafricaine, la MINUSCA elle-même “collabore avec ces Wagner dans des opérations, dans des patrouilles”. Plus encore, ces deux entités tiendraient “des réunions ensemble au sein de la MINUSCA”, ce qui constitue à ses yeux une aberration complète. Face à cette réalité, la communauté internationale adopterait selon lui “la politique de l’autruche, de ni vu, ni entendu”.

 

Pour l’ancien ministre, cette passivité équivaut à une complicité. “Le silence devant le crime a sa part de responsabilité dans le crime commis”, lance-t-il avec gravité. Il va plus loin en affirmant que “la MINUSCA joue le même rôle que jouent les groupes Wagner”. Selon ses dires, ils “collaborent, ils pillent le pays ensemble, ils massacrent ensemble”, alors que la mission première de la MINUSCA devrait être “la protection de la population civile”.

 

Abakar Sabone décrit ensuite des scènes qui glacent le sang. Dans le Haut-Mbomou et sur les chantiers miniers dans tout le pays, des Centrafricains seraient enterrés vivants “pour leur faire peur d’abandonner les chantiers au profit des Wagner, de la MINUSCA et des mercenaires rwandais”. Ces méthodes d’intimidation viseraient à vider les zones d’exploitation de leurs occupants légitimes.

 

Face à cette accumulation de griefs, l’ancien ministre annonce que “les compatriotes intègres centrafricains prendront leurs responsabilités pour mettre hors d’état de nuire le président Touadéra avec ses complices Wagner et les mercenaires rwandais”. Il lance alors un avertissement direct à la MINUSCA, faisant référence aux événements survenus “à l’est de la République démocratique du Congo” et affirmant que la Centrafrique “ne sera pas l’exception”.

 

Son message devient encore plus tranchant quand il s’adresse aux forces onusiennes : “Mettez-vous à l’écart. Le problème est centrafricano-centrafricain. La solution aussi est centrafricano-centrafricaine”. Il réitère cet appel à plusieurs reprises, mettant en garde contre toute interférence : “Ne vous mettez pas sur notre trajectoire.” L’avertissement s’accompagne d’une menace à peine voilée : en cas de non-respect de cette consigne, la MINUSCA serait “seule responsable de toutes les conséquences qui en découleront”.

 

Sabone conclut son discours par des propos martials. “Notre objectif, cap sur Bangui”, déclare-t-il avant de défier directement les mercenaires : “Wagner, montez au front, nous serons là.” Il promet que ces derniers découvriront alors “s’il y a des hommes ou il n’y a pas des hommes, s’il y a des guerriers ou il n’y a pas des guerriers” dans le pays. Enfin, il martèle : “Personne n’a le monopole de la violence. Œil pour œil, dent pour dent.” Cette rhétorique guerrière témoigne de la détermination de ceux qui s’opposent au régime actuel et à ses alliés étrangers, dans un contexte où les tensions atteignent un niveau

 

 

Par Alain Nzilo

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À Bangui, quand l’hôpital communautaire, en faillite, renvoie les malades mourir chez eux à la maison

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À Bangui, quand l’hôpital communautaire renvoie les malades mourir chez eux à la maison

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Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 En République Centrafricaine, franchir les portes d’un établissement de santé suffit pour comprendre l’ampleur du naufrage de ce pays dirigé par des criminels en col blanc. Les structures médicales dans la capitale comme dans les villes de provinces tiennent debout uniquement grâce aux organisations humanitaires et à l’acharnement de certains agents de santé qui bricole avec les moyens du bord.

 

Quand vous arrivez dans ce pays, le premier constat est que le pays semble flotter sur l’eau, prêt à couler d’un instant à l’autre. Sans les ONG internationales comme Médecins Sans Frontières, sans l’Alliance Internationale pour l’Aide Médicale, sans le Programme Alimentaire Mondial ou l’Organisation Mondiale de la Santé, tout aurait déjà sombré depuis longtemps dans le chaos total. Ces organisations tentent de maintenir la tête du pays hors de l’eau pendant que ceux qui le dirigent continuent de détourner les ressources et de danser au son du roumba à la congolaise. Ce refrain de victoire, koua ké goué ti lo goué ngo…,  résonne partout où passent le Président Faustin-Archange Touadera et son clan au pouvoir : le travail continue, le régime avance, tout va bien. Le président danse, les ministres dansent, l’épouse du chef de l’État danse également. Les vieux papa, qui ne voient plus leurs âges, dansent partout sur le tombeau des centrafricains.

 

Voilà dans quel contexte dans la danse générale du régime qu’une femme d’une soixantaine d’années, mère de famille résidant dans le septième arrondissement de Bangui, a subi un accident vasculaire cérébral un matin quelconque. Ses enfants l’ont transportée d’urgence vers l’hôpital communautaire, situé à plus de 7 kilomètres de leur lieu de résidence. Les médecins l’ont examinée rapidement, ont pratiqué quelques gestes de premiers secours, puis ont annoncé la nouvelle : aucun lit n’est disponible dans tout l’établissement. Même les couloirs débordent de patients allongés sur des nattes posées à même le sol carrelé. Ces gens attendent depuis des jours parfois, espérant recevoir des soins qui ne viendront peut-être jamais. Impossible donc de trouver le moindre espace pour cette nouvelle patiente. Elle doit rentrer chez elle. Si son état empire à nouveau dans les heures ou les jours à venir, ses enfants pourront tenter de la ramener.

 

Cette scène se répète malheureusement quotidiennement dans tous les hôpitaux de la capitale. Les médecins le savent pourtant : un accident vasculaire cérébral ne prévient jamais de son retour. Cette femme a échappé au pire cette fois-ci, mais personne ne peut garantir qu’elle survivra à la prochaine crise si elle se trouve encore chez elle, loin de toute assistance médicale. L’AVC peut tuer en quelques minutes ou laisser des séquelles paralysantes irréversibles. Renvoyer une telle patiente à domicile équivaut presque à la condamner, et les médecins qui prennent cette décision le font la mort dans l’âme, conscients qu’ils n’ont simplement pas d’autre choix.

 

Les hôpitaux centrafricains manquent absolument de tout. Les lits occupés le restent pendant des semaines car les malades chroniques n’ont nulle part ailleurs où aller. Les équipements de base font défaut : pas assez de tensiomètres, de thermomètres fonctionnels, de gants stériles ou de compresses. Les familles doivent acheter elles-mêmes les médicaments prescrits, quand ceux-ci existent encore dans les rares pharmacies du pays. Certaines interventions chirurgicales nécessitent que les proches du patient fournissent jusqu’aux fils de suture. Dans les salles d’attente, on croise des enfants fiévreux dont les parents n’ont pas de quoi payer une simple perfusion de réhydratation. Des femmes enceintes accouchent parfois dans les couloirs parce que les salles de travail sont bondées depuis le matin.

 

Le personnel médical fait ce qu’il peut avec presque rien. Beaucoup de soignants achètent de leur poche le matériel indispensable pour sauver des vies.

 

Cette décrépitude sanitaire découle directement de décennies de pillage organisé et de négligence assumée. Les budgets destinés aux hôpitaux s’évaporent dans les poches des responsables avant même d’arriver à destination. Les taxes imposées sur les transactions financières électroniques ne sont pas visibles. Elles sont réservées aux financements du groupe Wagner. Les équipements médicaux achetés à prix d’or lors d’appels d’offres truqués n’arrivent jamais dans les établissements censés les recevoir. Les constructions d’infrastructures sanitaires annoncées en grande pompe lors des cérémonies officielles ne dépassent jamais le stade des discours fleuris et des premières pierres posées devant les caméras. Chaque centime normalement alloué à la santé publique nourrit l’appétit insatiable d’une classe dirigeante qui n’utilise de toute façon jamais ces hôpitaux délabrés puisqu’elle se fait soigner en France, en Tunisie ou au Maroc dès qu’apparaît le moindre bobo. Comme la dent de Ngamana financée à 17 millions pour aller se soigner en France.

 

Les citoyens ordinaires n’ont évidemment pas accès à ce luxe. Ils doivent se contenter de structures où manque même l’eau courante la plupart du temps. On y trouve des salles d’opération sans climatisation où la chaleur rend le travail des chirurgiens presque insoutenable, des blocs opératoires où les praticiens travaillent avec des gants rapiécés plusieurs fois, des maternités totalement dépourvues de couveuses pour les bébés prématurés qui meurent donc en quelques heures. Les urgences ressemblent davantage à des mouroirs qu’à des lieux de guérison. Des accidentés de la route attendent parfois des heures avant qu’un médecin ne daigne jeter un œil à leurs blessures. Beaucoup rendent leur dernier souffle sur les bancs en bois des salles d’attente avant d’avoir vu le moindre professionnel de santé.

 

Pendant que cette femme du septième arrondissement rentrait chez elle avec la peur au ventre de ne pas survivre au prochain accident vasculaire, pendant que des dizaines de Centrafricains mouraient faute de soins appropriés dans les hôpitaux de Bangui, de Berbérati ou de Bambari, les dirigeants du pays continuaient leurs célébrations. La dance des sorciers du régime résonne lors de chaque déplacement de Baba Kongoboro, lors de chaque inauguration factice, lors de chaque réunion du parti au pouvoir. Tout le monde danse : les ministres en costume trois-pièces importé, les députés ventrus qui n’ont jamais mis les pieds dans un hôpital public, les conseillers spéciaux dont les épouses accouchent dans des cliniques privées à Paris. Ils dansent comme s’ils piétinaient les tombes de tous ces Centrafricains morts d’un paludisme mal soigné, d’une infection post-partum évitable, d’un diabète non traité ou d’un simple appendice qui aurait pu être retiré à temps.

 

Les organisations internationales colmatent tant bien que mal les brèches béantes du système. Le PAM distribue des vivres pour éviter les famines à répétition, MSF gère des centres de santé dans toutes les zones du pays, l’OMS coordonne les campagnes de vaccination qui protègent encore les enfants contre certaines maladies. Sans cette présence étrangère, le peu qui subsiste s’effondrerait complètement en quelques semaines. Cette dépendance totale vis-à-vis de l’aide extérieure montre l’incapacité absolue des autorités à assumer leurs responsabilités les plus élémentaires envers leur propre population. Chaque jour apporte son lot de drames évitables : des diabétiques privés d’insuline, des cancéreux sans accès à la moindre chimiothérapie, des cardiaques qui ne peuvent se payer un pontage même s’ils vendaient tous leurs biens. Des enfants meurent de diarrhées aiguës qui se soignent avec trois jours de réhydratation. Des tuberculeux contaminent leur entourage parce qu’ils n’ont pas accès aux antibiotiques nécessaires. Des femmes perdent la vie en donnant naissance parce qu’une simple césarienne reste hors de portée dans leur région​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Bangassou : Un jeune taxi-moto tué et dépouillé de sa moto à 17 km de la ville

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Bangassou : Un jeune taxi-moto tué et dépouillé de sa moto à 17 km de la ville

 

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La ville de Bangassou. Photo Minusca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La violence continue de frapper les axes routiers de la région de Bangassou, où un jeune homme a perdu la vie dans des circonstances particulièrement odieuses.

 

C’est sur la route de Rafaï, précisément au lieu dit Pekka, derrière la chapelle catholique de Mongo, à 17 kilomètres de Bangassou, que le corps sans vie d’un jeune conducteur de taxi-moto âgé de 20 ans a été retrouvé. La découverte a été faite par des habitants du coin qui ont aussitôt alerté les proches.

 

Selon un témoin qui s’est rendu sur les lieux, et interrogé par la rédaction du CNC, la victime avait pris le volant pour transporter un passager jusqu’au village  Ndégedouma, situé à 37 kilomètres. C’est au retour de cette course que le jeune homme est tombé entre les mains de personnes aux intentions criminelles, qui l’ont attendu sur ce tronçon peu fréquenté.

 

Ces individus l’ont d’abord roué de coups, avant de mettre fin à ses jours. Une fois leur acte accompli, ils ont emporté la moto, qui constituait pour cette jeune vie l’unique outil de travail et de survie quotidienne.

 

Les auteurs de cet acte n’ont pas encore été identifiés. Ils ont pris la fuite avec l’engin, disparaissant dans la nature. Les populations de cette zone, qui vivent au quotidien avec la peur de circuler sur cet axe, encaissent ce drame avec une profonde inquiétude.

 

Par Marcel Biyo

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Les médiateurs religieux peuvent-ils inverser la tendance des conflits dans le Haut-Mbomou ?

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Les médiateurs religieux peuvent-ils inverser la tendance des conflits dans le Haut-Mbomou ?

 

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Église Catholique de Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, en République centrafricaine. CopyrightDR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plusieurs jours, catholiques, protestants, musulmans et animistes unissent leurs efforts pour négocier la libération de trois captifs et ramener la paix dans le Haut-Mbomou.

 

Cette démarche des religieux centrafricains fait suite à la capture, le 28 décembre dernier, de quatre personnes : la sous-préfet de Bambouti, le commandant de la compagnie de  la gendarmerie de Bambouti et deux agents électoraux. Les ravisseurs réclament l’intervention des religieux pour entamer des pourparlers et obtenir la libération des otages. L’insécurité perdure dans cette préfecture depuis près d’une année, faisant des victimes dans tous les camps, y compris parmi les civils.

 

Conscients de la gravité de la situation, les représentants des différentes confessions ont décidé d’agir ensemble. Leur objectif consiste à établir un premier contact direct avec les miliciens Azandé, à la communauté locale avant de rapporter leurs revendications aux autorités de Bangui. Cette approche progressive vise à recueillir les doléances de chaque partie pour faciliter un éventuel rapprochement.

 

Dans cette logique, une première délégation s’est rendue à Zémio la semaine dernière pour rencontrer les notables locaux. Les chefs de quartier et de village consultés ont toutefois exprimé leur neutralité dans ce conflit. Ils affirment ne détenir aucune autorité sur les combattants et préconisent des discussions directes avec les miliciens azandés.

 

Suite à ces échanges peu concluants, une seconde équipe religieuse s’est déplacée à Obo pour mener des consultations similaires. Là encore, les responsables locaux renvoient les médiateurs vers les groupes armés eux-mêmes. Cette répétition du même schéma complique sérieusement la mission des émissaires de l’Église.

 

Mais au-delà de ces difficultés diplomatiques, l’arrivée de ces médiateurs provoque des réactions hostiles sur le terrain. À Zémio comme à Obo, leur présence crée une agitation palpable auprès des forces Wagner. Il est à rappeler que depuis plusieurs semaines, beaucoup d’habitants ont fui vers les champs pour échapper aux exactions des miliciens russes, et en apprenant la venue des émissaires de l’Église, certains commencent à sortir de leur cachette.

 

Cette apparition soudaine des villageois déclenche aussitôt la méfiance des miliciens Wagner qui installent des barrages. Ils s’installent à plusieurs niveaux ou les habitants sortent de leur champ, intimidant au passages les gens qui sortent pour venir dans la ville. Leur objectif est simple : filtrer le passage pour éventuellement capturer les miliciens Azandé qui vont sortir de la brousse afin de rencontrer les religieux. C’est une mauvaise disposition d’esprit. Ces criminels russes voient tout le monde comme des miliciens et tentent de les intimider.

 

Même devant les bâtiment de l’église où se tient la réunion, les pick-up des mercenaires font des allers-retours incessants pour intimider la population et décourager tout mouvement.

 

Pendant que cette tension monte dans le Haut-Mbomou, à Bangui, le porte-parole gouvernemental, le clepto-mythomane  Maxime Balalou tient un discours sans équivoque. Selon lui, grâce aux miliciens russes  du groupe Wagner, le pouvoir n’engagera aucune négociation avec ces « criminels ». Il promet leur mise en déroute complète et rejette publiquement toute initiative de médiation.

 

Cette fermeté contraste pourtant avec les démarches entreprises par le régime avec d’autres groupes armés à majorité tchadiens, comme UPC et le 3R. Le gouvernement refuse donc de négocier avec des Centrafricains qu’il a lui-même armés et encadrés auparavant, alors qu’il accepte des pourparlers avec des combattants venus de l’étranger. Cette différence de traitement souligne une incohérence qui n’échappe à personne.

 

Pendant ce temps, sur le terrain, la violence continue de s’intensifier sans que personne n’intervienne. Les Wagner procèdent à des égorgements publics et interdisent formellement à quiconque de toucher aux corps des victimes. Les cadavres restent abandonnés à la vue de tous, pourrissant sur place pendant des jours sous le regard terrifié des habitants.

 

Personne n’ose s’approcher de ces dépouilles par crainte de subir le même sort. Cette terreur maintient la population dans un état de peur permanent, privant les familles du droit d’enterrer dignement leurs morts. Les habitants se demandent si la paix reviendra un jour dans le Sud-Est, tant la situation paraît bloquée.

 

Le conflit oppose principalement les mercenaires russes aux miliciens Azandé, sans que les civils puissent faire entendre leur voix. Les médiateurs religieux se retrouvent pris entre deux feux, incapables de progresser dans leur mission malgré leur bonne volonté. D’un côté, les miliciens azandés acceptent en principe de discuter et ont même réclamé cette médiation.

 

De l’autre, le pouvoir central et ses alliés russes rejettent catégoriquement toute forme de dialogue. Cette impasse laisse entrevoir des mois supplémentaires d’affrontements meurtriers dans une région déjà exsangue. Les villageois continuent de fuir vers la brousse tandis que les barrages se multiplient aux abords des villes.

 

Les religieux poursuivent malgré tout leurs démarches, espérant qu’un changement de position finira par intervenir. Ils continuent de recueillir des témoignages et des informations auprès des populations locales, dans l’espoir de constituer un dossier solide à présenter aux autorités. Leur présence maintient au moins une lueur d’espoir dans une zone où la violence semble devenue la seule langue comprise par les belligérants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Kidnappés et ligotés aux arbres par des bandits soudanais, deux hommes frôlent le pire sur la route de Sam-Ouandja

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Kidnappés et ligotés aux arbres par des bandits soudanais, deux hommes frôlent le pire sur la route de Sam-Ouandja

 

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Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La préfecture de la Vakaga n’en finit pas de subir les assauts des hommes armés venus de la frontière. Deux habitants de Ouanda-Djallé en ont fait les frais le 9 février dernier sur la route de Sam-Ouandja.

 

C’est à une vingtaine de kilomètres de Ouanda-Djallé que tout a basculé, le jeudi 19 février 2026, aux alentours de 15 heures. Un mécanicien, appelé en urgence pour une réparation à Sam-Ouandja, avait pris place derrière un conducteur de taxi-moto pour rallier sa destination. Les deux hommes roulaient depuis peu quand trois individus armés les ont stoppés net sur la piste.

 

Ces hommes, que les victimes, interrogées par la rédaction du CNC,  ont eux-mêmes reconnus comme des bandits soudanais, les ont dépouillés de leurs affaires. Ils les ont ensuite ligotés chacun contre un arbre, face à face, au milieu de la brousse. Deux des assaillants se sont alors éloignés pour se poster en retrait afin de tendre piège à d’autres usagers, laissant le troisième monter la garde sur les deux captifs.

 

C’est précisément cette courte distraction qui a ouvert une brèche inattendue. Le mécanicien a réussi à desserrer le câble qui retenait le conducteur, lequel, une fois libre, lui a rendu la pareille. Dès que les deux hommes se sont vus dégagés, ils ont compris qu’il fallait agir vite, sans tergiverser.

 

Le conducteur a alors pris ses jambes à son cou et a foncé en direction de Ouanda-Djallé, pendant que le mécanicien, lui, s’est figé sur place en voyant le gardien revenir vers eux. Les deux hommes ont donc emprunté des chemins différents pour échapper à leurs ravisseurs, chacun avec ses propres moyens.

 

Le conducteur est rentré sain et sauf à Ouanda-Djallé et a rapporté l’événement aux habitants. Quant au mécanicien, il a fini par réapparaître quelques heures plus tard à Sam-Ouandja, sans que l’on sache exactement ce qui s’est passé entre lui et le gardien durant ce laps de temps. La moto et tous les bagages, eux, sont restés entre les mains des bandits.

 

Ce type d’attaque n’est malheureusement pas rare dans cette partie du pays. La Vakaga partage ses frontières avec le Tchad et le Soudan, et depuis le déclenchement du conflit soudanais il y a plus de deux ans, des hommes armés franchissent régulièrement la ligne pour opérer sur le territoire centrafricain. Vols, enlèvements, assassinats, rien ne leur est étranger.

 

Et chaque saison sèche, quand les pistes redeviennent praticables et les mouvements plus aisés, leur présence se fait de nouveau sentir avec force dans les villages et sur les routes de la préfecture. L’attaque du 9 février en est la preuve la plus récente.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par c Serge Binguimalé

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Médard Polisse-Bebe interpelle le dictateur Touadéra sur les morts qui s’accumulent dans son placard

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Médard Polisse-Bebe interpelle le dictateur Touadéra sur les morts qui s’accumulent dans son placard

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Médard Polisse-Bébé : « Monsieur le Président, rompez avec Wagner et respectez la Constitution ! »

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En République centrafricaine, des hommes, des femmes et des enfants meurent chaque jour, et Médard Polisse-Bebe a décidé que le pouvoir en place ne pouvait plus faire comme si ces vies ne valaient pas une réponse.

 

C’est depuis Paris, le 21 février 2026, que ce cadre du Rassemblement Démocratique Centrafricain a adressé une lettre ouverte au président Faustin Archange Touadéra. Polisse-Bebe ne formule ni demande polie ni vœu pieux dans ce texte au ton acéré. Il accuse. Il nomme les faits un par un, comme on dresse un bilan devant un tribunal.

 

Ce qui frappe d’abord dans la lettre de Médard Polisse-Bebe, c’est la manière dont il décrit les hôpitaux centrafricains. Il accuse le régime de Touadéra d’avoir laissé ces établissements se vider de tout moyen, au point de ne plus pouvoir soigner les malades. Pour Polisse-Bebe, ces lieux sont devenus de simples salles d’attente de la mort, pendant que l’État détournait le regard.

 

De là, Polisse-Bebe élargit son accusation aux provinces entières abandonnées aux groupes armés. Il dénonce la présence de mercenaires étrangers qui imposent leur violence aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Des assassinats, des pillages, des viols commis dans une impunité qui s’étire dans le temps, sans que le président Touadéra ne daigne intervenir.

 

Ce silence du pouvoir, Médard Polisse-Bebe le nomme lui-même complicité. Il rappelle que chaque corbillard qui roule dans les rues de Bangui est un acte d’accusation contre le chef de l’État. Chaque famille qui enterre un proche sans que personne ne réponde de rien est, pour Polisse-Bebe, la preuve que l’État de Touadéra a trahi sa raison d’être.

 

À mesure que la lettre avance, Polisse-Bebe martèle le mot “j’accuse” comme on frappe un clou, encore et encore, pour que rien ne bouge. Il dit parler au nom de ceux qui meurent sans voix, au nom des mères, des enfants, des jeunes que cette crise a engloutis dans l’oubli. Pour lui, laisser ces morts devenir de simples chiffres dans un rapport abandonné serait une deuxième mort.

 

Polisse-Bebe s’adresse ensuite au président Touadéra en lui rappelant que l’histoire garde une mémoire longue. Il lui dit qu’il est encore possible d’agir, que rien n’est définitivement perdu, mais que chaque jour d’inaction alourdit davantage le poids de cette responsabilité. Le peuple centrafricain, écrit Polisse-Bebe, n’est pas une statistique.

 

Médard Polisse-Bebe conclut en affirmant que gouverner sur des cimetières, ce n’est pas gouverner. Il interpelle Touadéra publiquement en lui demandant combien de morts il faudra encore avant que des mesures réelles soient prises.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Mbrés, Nana-Gribizi, un accident mortel impliquant un véhicule et une moto fait un mort

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Mbrés, Nana-Gribizi, un accident mortel impliquant un véhicule et une moto fait un mort

 

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Accident de circulation impliquant une moto et un véhicule à Mbrés, dans la Nana-Gribizi

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La sous-préfecture de Mbrés, dans la préfecture de Nana-Gribizi, a enregistré un accident de la route qui a causé la mort d’un conducteur de taxi-moto sur l’axe de Mbrés Ndélé.

 

L’accident s’est produit peu avant le début d’après-midi. Notre équipe s’est rendue sur les lieux peu après les faits. La scène était bouleversante. Le Toyota Land Cruiser immatriculé j193919 avait le capot entièrement arraché, la partie avant complètement déformée par la force du choc. Devant le véhicule, la moto gisait sur le sol, écrasée, avec un sac de marchandises encore attaché au porte-bagage.

Accident de Mbrés
Accident de Mbrés

 

Le conducteur de la moto a perdu la vie sur place. Quand nous sommes arrivés, son corps se trouvait encore près des débris. Les témoins présents sur place étaient sous le choc, incapables de raconter les faits avec calme. L’ambiance était lourde, silencieuse, comme suspendue au-dessus de cette terre.

 

Le choc entre les deux engins a été d’une force grave, peu ordinaire. Les dégâts visibles sur le Toyota Land Cruiser suffisent à comprendre que personne sur la moto n’avait la moindre chance de s’en sortir. Le conducteur du véhicule, lui, très blessé, était encore présent sur les lieux à notre arrivée.

 

L’axe Mbrés-Ndélé est une voie longue et difficile, empruntée chaque jour par des dizaines de personnes qui transportent des marchandises, rejoignent leurs familles ou cherchent simplement à gagner leur vie dans de commerce ou le transport à moto.

 

Par Blaise Wallia

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CENTRAFRIQUE : LA CONTROVERSE AUTOUR DE LA DÉLIVRANCE DU PASSEPORT DU PRÉSIDENT DE L’URCA NE RELÈVE PLUS DU DROIT MAIS DE LA POLITIQUE.

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LA CONTROVERSE AUTOUR DE LA DÉLIVRANCE DU PASSEPORT DU PRÉSIDENT DE L’URCA NE RELÈVE PLUS DU DROIT MAIS DE LA POLITIQUE.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg” alt=”CENTRAFRIQUE : LA CONTROVERSE AUTOUR DE LA DÉLIVRANCE DU PASSEPORT DU PRÉSIDENT DE L’URCA NE RELÈVE PLUS DU DROIT MAIS DE LA POLITIQUE.” width=”300″ height=”209″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-100×70.jpg 100w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La nouvelle constitution promulguée aux forceps où le pouvoir de Bangui s’octroyait un mandat supplémentaire illégal, imposait des normes non démocratiques pour participer aux élections présidentielles du 28 décembre 2025 dont la principale nouveauté concernait l’exclusion systématique des binationaux.

 

Pour se conformer aux injonctions de la nouvelle constitution jugée illégale et discriminatoire, le président de l’URCA qui est une figure influente de l’opposition démocratique centrafricaine a décidé contre toutes attentes de renoncer à sa nationalité française dans les délais prescrits par la nouvelle loi fondamentale et faire acte de candidature.

 

Ainsi commence un long feuilleton hollywoodien avec d’interminables épisodes et rebondissements qui va occuper voire galvaniser la majorité de l’espace politique, médiatique national.

 

Outre les nombreuses manœuvres d’intimidation, le président de l’URCA a reçu une correspondance du procureur de la République lui notifiant son statut “d’apatride” qui cristalisera d’avantage les débats politiques et cela sur fond de tensions où le pouvoir de Bangui et l’opposition démocratique qui auparavant avait décidé de boycotter le processus électoral s’observent en chiens de faïence.

 

Voulant comprendre comment une demande de délivrance de passeport qui n’est qu’une simple démarche administrative peut préoccuper autant et perturber le pouvoir au plus haut sommet, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Pourquoi la délivrance d’un titre de voyage qui n’est qu’un acte administratif classique devient-il un problème politique national ?

 

2- Existe t-il des enjeux politiques importants cachés derrière ce titre de voyage ?

 

3- En dehors du fait que le passeport permet de franchir les frontières internationales, existe t-il encore d’autres usages méconnus du public ?

 

4- Délivrer un titre de voyage au président de l’URCA constitue t-il un danger pour la sécurité nationale ?

 

5- Après la validation de la candidature aux élections présidentielles de l’opposant “apatride” par le conseil constitutionnel, qu’allait-il se passer si ce dernier avait gagné les élections ?

 

En suivant la matrice de la logique cartésienne, la décision du conseil constitutionnel validant la candidature du président de l’URCA aux élections présidentielles du 28 décembre 2025 a naturellement clos la polémique sur le statut “d’apatride” car elle reconnaît de façon implicite sa citoyenneté centrafricaine et sa légitimité nationale.

 

Le président de l’URCA bénéficie ainsi de la présomption de citoyenneté.

 

Il est évident que cette décision du conseil constitutionnel influencée par le pouvoir politique a declassifié le dossier de l’ordre juridique (c’est-à-dire un dossier qui devrait suivre la procédure réglementaire classique) à l’ordre politique car les enjeux sont énormes.

 

En conséquence de ce qui précède, il n’y a exclusivement qu’une solution politique qui peut résoudre un problème politique.

 

Au delà de toute polémique, il apparaît judicieux de souligner que la non délivrance d’un titre de voyage à un citoyen constitue non seulement une atteinte grave à la liberté de circulation qui est un droit fondamental garanti par la constitution mais aussi un moyen de pression du pouvoir de Bangui pour réduire l’opposant au silence ou à la capitulation.

 

Il faut noter que l’utilisation des institutions républicaines pour nuire aux adversaires politiques génère de la méfiance entre les protagonistes politiques rendant ainsi impossible la main tendue du pouvoir de Bangui à l’opposition démocratique.

 

En tout état de cause, cette polémique qui n’avance pas la République et ne change pas le quotidien des centrafricains impactera l’image du pays et influencera inévitablement les relations diplomatiques.

 

En conséquence de ce qui précède, nous attirons l’attention des partenaires au développement de considérer ce paramètre avant de soutenir ce pouvoir despotique et à la derive.

 

Par ailleurs, pour organiser la résistance nous appelons à l’unité de l’ensemble des forces de l’opposition démocratique, de la société civile afin de donner un sens aux dispositions des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2026.

 

En attendant cette septième République des danseurs pour la consécration de l’illusion, de la chimère et de la satisfaction des calculs appetitaires, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous éclabousser.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

N’oubliez jamais à partir de ce jour Monsieur le Président qu’à l’instar des opérations “aux cailloux” de janvier et avril 1979 organisées par les élèves et étudiants, les centrafricains d’aujourd’hui sont classés dans la catégorie d’un peuple latent qui a le sacré devoir de parcourir les quatre étapes de l’allégorie de la caverne développée par le celebre philosophe grec Platon dans son livre “La République” rédigé au quatrième siècle.

 

Ainsi selon Platon, dans la première étape les centrafricains sont d’abord dans la caverne noire avec une représentation symbolique et métaphorique d’inconscience, de l’illusion, de la naïveté, de la souffrance, de la prison où ils se sentent bien…

 

La seconde étape de l’allégorie de la caverne de Platon est réservée au bouleversement des croyances antérieures en créant le doute né de la peur de l’inconnu caché le nouveau monde c’est-à-dire que les centrafricains peuvent concevoir les choses autrement que de rester dans leur état de souffrance d’où la nécessité de s’en sortir.

 

À la troisième étape, les centrafricains vont se rendre compte qu’ils sont enchaînés et qu’il faut développer les stratégies de lutte pacifique pour se libérer.

 

Enfin, viendra le moment de la libération où les souffrances des centrafricains prendront fin et que la justice sociale ainsi que les droits fondamentaux triompheront.

 

La métaphore de l’allégorie de la caverne de Platon montre l’ascension des centrafricains à la liberté sous le joug du pouvoir de Bangui et de ses alliés.

 

Quand les centrafricains vont se lever, aucune armée au monde ni même vos vénérés mercenaires du groupe Wagner ne pourront vous aider…

 

Ce sera l’apocalypse qui tournera une page sombre qualifiée de calamité politique de notre chère patrie.

 

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie dans la poubelle de l’histoire.

 

Au delà de votre insatiable soif de pouvoir, un sage disait que ce dernier n’était pas un patrimoine dynastique où on pouvait négocier par des manœuvres dolosives des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agissait d’une responsabilité limitée dans le temps et qui pouvait être assumée en conformité au principe de continuité du service public par un autre centrafricain…

 

Alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté se révolte pour comprendre que c’est le moment de partir.

 

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 21 Février 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

 

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Bangui : débandade générale à Gobongo, les Wagner fouillent porte par porte

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Bangui : débandade générale à Gobongo, les Wagner fouillent porte par porte

 

 

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À Gobongo ce vendredi 20 février 2020, les mercenaires russes de la milice Wagner arrivent et font opération porte par porte pour les pièces d’identité. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce vendredi 20 février 2026, les quartiers Gobongo et Kaga Maagoulou, dans le quatrième arrondissement de Bangui, ont vécu une journée de pression et d’intimidation aux mains des mercenaires russes de la milice Wagner.

 

Ce n’était pas la première fois. La semaine d’avant, ces mêmes hommes de la milice Wagner avaient déjà mené une opération du même genre au quartier PK5, Mamadou Mbaîki, dans le troisième arrondissement. Forts de cette précédente sortie, ils ont récidivé, cette fois à la sortie nord de la capitale.

Les Wagner dans le qartier Gobongo, débandade générale de la population. Photo CNC
Les Wagner dans le qartier Gobongo, débandade générale de la population. Photo CNC

 

Le mode opératoire était simple et rappelle les pires histoires du pays: fouiller maison par maison, arrêter les passants, exiger des pièces d’identité. Dès qu’une personne ne pouvait pas produire sa carte nationale, la transaction était immédiate, sans quittance, sans reçu, sans trace. On paie, et c’est plié.

 

Les jeunes conducteurs de taxi-moto ont été particulièrement pris en tenaille. Chacun d’eux s’est vu réclamer 15 000 francs cash, sur le champ. Ceux qui n’avaient pas la somme ont été embarqués direction gendarmerie.

 

Mais ce qui s’est passé ce vendredi n’est qu’une mise en bouche. Derrière le prétexte du contrôle d’identité se profile quelque chose de bien plus lourd : le retour de l’impôt de capitation, cet ancien prélèvement forcé que tout le monde croyait enterré depuis des décennies.

 

C’est le président Ange-Félix Patassé qui avait mis fin à cet impôt dans les années 1995-1996, après avoir vu de ses propres yeux comment il écrasait les populations les plus vulnérables. Les gens étaient embarqués de force dans des camions, torse nu, pour n’avoir pas pu payer. La cruauté de la chose avait fini par convaincre le pouvoir d’abolir cette pratique.

 

Or Touadéra, avec sa nouvelle constitution taillée pour un troisième mandat, a remis cet impôt dans les textes. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, une fois le serment prêté d’ici mars ou juillet, les opérations de recouvrement reprendront à grande échelle dans les rues de Bangui.

 

Pour l’instant, les habitants courent pour une simple carte d’identité. Mais quand l’impôt de capitation entrera en vigueur pour de bon, ce sera le marathon : koli a kpè.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Elie Oueifio : L’humanitaire en Centrafrique, machine à crises ou secours authentique ?

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Elie Oueifio : L’humanitaire en Centrafrique, machine à crises ou secours authentique ?

 

Elie Oueifio : La vision ancestrale centrafricaine, clé d’unité et de travail pour surmonter la crise
L’ancien ministre Élie Ouéfio

 

Elie Oueifio : L’humanitaire en Centrafrique, machine à crises ou secours authentique ?
L’ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Elie Oueifio démasque l’humanitaire en Centrafrique : un secours sincère ou une industrie exploitant les crises ?

 

Dans Entre un programme de développement qui procure la paix et assure la stabilité et un projet humanitaire qui favorise l’oisiveté, instaure et entretient les crises, publié en juillet 2025, Elie Oueifio, coordonnateur du Cercle des Écrivains, livre une critique acérée de l’aide humanitaire en République centrafricaine. Il pose une question: l’humanitaire est-il un soutien véritable ou une entreprise prospérant sur le chaos ? Oueifio soutient que, loin de résoudre les crises, les interventions humanitaires les prolongent, transformant la RCA en un laboratoire de dépendance où les populations sont piégées dans l’assistanat.

 

Oueifio dénonce l’institutionnalisation de l’humanitaire, incarnée par un ministère dédié qui, selon lui, parasite les secteurs vitaux comme la santé ou les affaires sociales. Dans son ouvrage, il décrit comment les produits du Programme alimentaire mondial (PAM), distribués massivement, détournent les Centrafricains de l’agriculture, les réduisant à une quête humiliante de rations. Il évoque une rencontre marquante en 2009 à Bossangoa, où des sœurs religieuses rejetaient les denrées importées, préférant cultiver localement pour préserver l’autonomie des communautés. Pour Oueifio, cette dépendance imposée par l’humanitaire engendre une culture de l’oisiveté, éloignant les Centrafricains de leurs traditions de travail et de dignité.

 

L’auteur qualifie l’humanitaire d’« industrie » qui tire profit des crises. Il cite l’exemple de l’ONG OCHA, dont le coordonnateur, en 2025, déplorait la perte de « 1000 emplois humanitaires » après la suspension de l’aide américaine par Donald Trump. Oueifio y voit une hypocrisie : ces emplois, aux salaires démesurés pour les cadres étrangers, enrichissent davantage les ONG que les populations. Dans son texte, il argue que cette industrie a besoin de crises pour exister, maintenant un statu quo où la RCA reste un terrain d’opportunités économiques pour des acteurs extérieurs.

 

Dans son analyse, Oueifio déplore les conséquences sociales de cette industrie. Les produits PAM, disputés parfois violemment, favorisent la circulation d’armes et de drogues, corrompant les mœurs autrefois louées de la RCA. Il décrit un « néo-esclavage » où les Centrafricains, privés de leur souveraineté, deviennent dépendants d’une aide qui profite à une minorité. Les richesses nationales, comme l’or ou le diamant, sont pillées sous couvert de crises, tandis que les ONG opèrent comme des entités quasi souveraines, échappant au contrôle de l’État.

 

Pour briser ce cycle, Oueifio propose de limiter l’humanitaire à des interventions temporaires, en recentrant les efforts sur le développement. Il s’appuie sur les constats du président Touadéra, qui, en mars 2023, dénonçait la corruption alimentant ce système. Oueifio insiste sur le rôle des médias, appelés à sensibiliser les populations, mais souligne qu’ils doivent être soutenus pour éviter de propager des intoxications. Il plaide pour une gouvernance ancrée dans la justice, capable de restaurer la confiance et de redonner aux Centrafricains les moyens de leur autonomie….

 

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Le MLPC se prépare à célébrer son 47ème anniversaire le 22 février prochain à Bangui

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Le MLPC se prépare à célébrer son 47ème anniversaire le 22 février prochain à Bangui

 

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Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain arrive à ses 47 ans d’existence ce dimanche 22 février 2026, malgré des décennies de résistance, de persécutions et de tentatives répétées de le réduire au silence.

 

C’est le 22 février 1979, dans la plus stricte clandestinité, sous l’Empire de Bokassa, qu’un groupe de cinq militants pose les fondations du MLPC à Bangui.   Ce jour-là, Paul Pamadou Pamoto, Jacquesson Mazette, Francis Albert Ouakanga, Denis Kossi Bella et Abdelaziz Balezou décident de porter leur résistance dans une structure politique, au péril de leurs vies. Le pays était alors plongé dans l’obscurité d’un pouvoir impérial qui écrasait toute liberté d’expression et toute aspiration citoyenne.

 

Contraint à l’exil au Togo à partir de 1982, Ange-Félix Patassé, qui avait pris la direction du parti, laisse les rênes à Hughes Dobozendi, lequel conduira le MLPC jusqu’à la victoire électorale historique de septembre 1993.   Cette victoire fut une première dans l’histoire centrafricaine : un parti né hors du pouvoir, structuré dans l’ombre, accédait à la présidence de la République par les urnes. Patassé gouverna jusqu’en 2003, avant d’être renversé par le coup d’État mené par son propre chef d’état-major, François Bozizé.

 

Bozizé remporta les élections de 2005, battant le candidat du MLPC Martin Ziguélé au second tour de la présidentielle.   Depuis ce retournement de situation, le parti accumule les épreuves. Aux élections de décembre 2015, Ziguélé contesta les résultats du premier tour, dénonçant des irrégularités et réclamant un recomptage manuel des voix auprès de la Cour constitutionnelle.   Ses requêtes, comme celles d’autres candidats, furent rejetées sans examen de fond.

 

Plus récemment, les tentatives de déstabilisation du parti ont pris une forme encore plus agressive. En août 2025, Martin Ziguélé alertait ses militants sur les agissements du régime de Touadéra, accusé d’avoir financé une faction dissidente baptisée « MLPC Courant Originel », dont la mission était d’organiser un congrès illégal pour investir le président sortant comme candidat du parti à la prochaine présidentielle.   Un comble pour un parti qui n’a jamais eu Touadéra dans ses rangs.

 

Face à ce contexte, en octobre 2025, le MLPC avait décidé de ne présenter aucun candidat aux élections tant qu’un dialogue politique inclusif n’aurait pas eu lieu, afin d’éviter ce que son président qualifiait de hold-up électoral.   C’est donc dans cette atmosphère de lutte permanente que le mouvement aborde ce 47ème anniversaire, prévu ce dimanche au siège provisoire du parti, en face du Centre de Santé Urbain de Malemaka à Bangui.

 

La journée débutera à 9h00 par la mise en place des dispositifs, suivie de l’arrivée progressive des militants, des responsables fédéraux, des membres du Bureau Politique puis des invités et présidents de partis politiques alliés. À 11h10, Martin Ziguélé prendra la parole pour le discours principal, devant une assemblée qui incarne 47 ans d’histoire politique centrafricaine, de sacrifices et d’une conviction tenace que la démocratie finit toujours par reprendre ses droits.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Affaire Nourd Gregaza : interview de Bernard Pilo, juriste, sur une disparition sous contrôle de Wagner

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Affaire Nourd Gregaza : interview de Bernard Pilo, juriste, sur une disparition sous contrôle de Wagner

 

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Bernard Pilo, juriste, professeur de droit et enseignant centrafricain. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Depuis plusieurs jours, l’annonce de la disparition de Nourd Gregaza, présentée comme une évasion par des sources officielles, provoque une vive inquiétude au sein de l’opinion publique centrafricaine. La famille du détenu rejette cette version et évoque un enlèvement organisé, dans un contexte où l’intervention répétée des mercenaires russes du groupe Wagner est d’autant plus régulière dans les lieux de détention dans le pays.

 

Pour analyser les faits, leurs incohérences et les responsabilités juridiques en jeu, Corbeau News Centrafrique a interrogé Bernard Pilo, juriste, professeur de droit et enseignant centrafricain.

 

Corbeau News Centrafrique : Bonjour Monsieur Bernard Pilo, merci d’avoir accepté notre invitation.

 

Bernard Pilo : Bonjour. Merci à vous.

 

CNC : Avant d’entrer dans le fond, je rappelle brièvement le contexte pour nos lecteurs. Nourd Gregaza a été annoncé comme évadé alors qu’il était détenu à l’OCRB, un office présenté comme hautement sécurisé. Sa famille rejette cette version et parle d’un enlèvement.

Sur le plan strictement juridique, comment analysez-vous cette annonce d’évasion ?

 

Bernard Pilo : Sur le plan juridique, cette version pose un sérieux problème. Lorsqu’un détenu disparaît d’un lieu de détention fermé, la première responsabilité incombe à l’administration pénitentiaire et aux forces de sécurité présentes. Une évasion ne peut être retenue que si des éléments matériels précis sont établis et si des procédures immédiates sont engagées contre les agents en service. Or, à ce stade, rien de tel n’a été constaté publiquement.

 

CNC : dans une autre version pathétique des faits propagés par Wagner, on parle d’un tunnel creusé sous la prison du camp de Roux. En tant que juriste, mais aussi en tant qu’observateur du terrain, ce scénario vous paraît-il crédible ?

 

Bernard Pilo : Non. Ce récit ne résiste pas à une analyse factuelle élémentaire. Le camp de Roux est situé sur une colline rocheuse. Creuser un passage souterrain dans ces conditions, sans moyens lourds, sans traces visibles et sans complicités internes, n’est pas réaliste. Le droit pénal s’appuie sur des faits vérifiables, pas sur des hypothèses invérifiables.

 

CNC : Autre élément important : selon plusieurs sources, Nourd Gregaza ne se trouvait même pas au camp de Roux au moment de sa supposée fuite, mais à l’OCRB, dans une cellule fermée par plusieurs dispositifs de sécurité. Qu’est-ce que cela implique juridiquement ?

 

Bernard Pilo : Cela implique que la responsabilité de l’État est pleinement engagée. Une cellule à double verrouillage, sous surveillance permanente, exclut toute sortie autonome. En droit, lorsque les conditions matérielles rendent un événement impossible, on doit envisager d’autres hypothèses, notamment celle d’une extraction organisée.

 

CNC : Permettez-moi de rappeler un autre fait. Le 7 juillet, Nourd Gregaza et l’ancien ministre Armel Sayo ont été extraits de leurs cellules. Ils étaient détenus ensemble dans une même cellule, après avoir été rapatriés, l’un depuis la France, l’autre depuis le Cameroun. Les autorités les accusaient de préparer une tentative de coup d’État depuis leur lieu de détention au camp de Roux. Quelques heures plus tard, dans la nuit du 7 au 8 juillet, Armel Sayo a été enlevé par des mercenaires russes. Que vous inspire cette chronologie ?

 

Bernard Pilo : Cette chronologie est centrale. Elle montre une répétition des méthodes. Une extraction sans transparence, suivie d’une disparition, puis d’une communication confuse. Dans le cas d’Armel Sayo, la réaction internationale avait été immédiate, ce qui avait contraint les autorités à le présenter devant un juge. Cela démontre que ces opérations ne relèvent pas d’un cadre judiciaire normal.

 

CNC : Selon vous, observe-t-on un changement de méthode dans la gestion de ces détenus sensibles ?

 

Bernard Pilo : Oui. On constate une évolution. Au lieu d’assumer des extractions visibles, on annonce désormais des fuites. Cela permet de diluer les responsabilités, de créer une confusion durable et de laisser le temps jouer contre l’intérêt public. Juridiquement, cela reste une disparition sous contrôle de l’autorité.

 

CNC : Quel rôle attribuez-vous au groupe Wagner dans ce type d’affaires ?

 

Bernard Pilo : Wagner agit en dehors de tout cadre légal reconnu. Ce groupe intervient dans des lieux de détention, participe à des transferts de prisonniers et opère sans mandat judiciaire. Cela n’est possible que parce que le pouvoir politique l’accepte ou le tolère. En droit, cette tolérance engage directement la responsabilité de l’État.

 

CNC : La famille réclame des informations claires et, le cas échéant, la restitution du corps. Cette demande est-elle fondée juridiquement ?

 

Bernard Pilo : Elle est pleinement fondée. Le droit à la vérité et le droit des familles à savoir ce qu’il est advenu d’un proche sont des principes fondamentaux. Le silence des autorités ne peut être une réponse acceptable.

 

CNC : Un dernier mot, Monsieur Pilo.

 

Bernard Pilo : Tant que la lumière n’est pas faite sur ces disparitions, elles resteront une accusation lourde contre le régime en place et contre ceux qui exercent un pouvoir réel sur les lieux de détention. Le droit ne disparaît pas parce qu’on le tait.

 

CNC : Monsieur Bernard Pilo, je vous remercie.

 

Bernard Pilo :

C’est à moi de vous remercier.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo…

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Évasion au commissariat de Ndélé : sept fuient, un rattrapé, un auxiliaire de police s’acharne sur le malheureux

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Évasion au commissariat de Ndélé : sept fuient, un rattrapé, un auxiliaire de police s’acharne sur le malheureux

 

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un taxi moto sur une route boueuse

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Sept détenus se sont évadés du commissariat de Ndélé dans la nuit du 19 février. Un seul a été rattrapé, et ce qu’il a subi ensuite dépasse tout entendement.

C’est dans l’obscurité de cette nuit du jeudi au vendredi 19 février 2026 que sept hommes ont réussi à forcer leur sortie de la cellule du commissariat de police de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Personne ne les attendait dehors, personne ne les guettait, ils ont simplement saisi l’occasion et disparu dans la nuit.

 

Six d’entre eux ont réussi à s’éloigner sans être repris et courent toujours. Mais le septième n’a pas eu cette chance. Il a été rattrapé dans les quartiers alentour par des éléments de la police et ramené de force au commissariat, les mains vides et sans échappatoire.

 

C’est là que les choses ont basculé. Un auxiliaire de police du nom de Ramadan alias Cheko, en raison de son état physique très vilain, s’est emparé du jeune homme et l’a roué de coups à l’aide de gros bâtons, sans retenue et sans que personne n’intervienne pour arrêter ce déchainement. Le détenu a été laissé dans un état physique très grave, toujours retenu dans les locaux du commissariat, sans avoir été conduit à l’hôpital.

 

Ce qui rend cette affaire encore plus lourde, c’est que ces sept hommes faisaient partie d’un groupe de onze détenus placés en garde à vue au commissariat de Ndélé. Ces onze jeunes transporteurs ambulants avaient été arrêtés par les écogardes de WCS aux abords de Gounda, alors qu’ils rentraient de la sous-préfecture de Birao, chargés de viande boucannée achetée dans les villages de Ndiffa, Madao, Tiri Goulou, Boldja et Ouandjia.

 

Les écogardes avaient exigé de chaque conducteur une somme de cent cinquante mille francs. Six des dix-sept avaient pu payer et repartir librement. Les onze autres, faute de moyens, avaient été embarqués et conduits au commissariat, où ils ont été enfermés sans qu’aucune procédure claire ne leur soit expliquée.

 

Des jours ont passé, dans le silence et l’attente, sans jugement, sans information transmise à leurs proches. C’est dans ce vide total que sept d’entre eux ont décidé, cette nuit du 19 février, de ne plus attendre ce qui ne venait pas.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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Naïveté, Bonté, Idiotie ? : Jean-Pierre Mara fracasse les modèles électoraux importés de l’extérieur en Afrique

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Naïveté, Bonté, Idiotie ? : Jean-Pierre Mara fracasse les modèles électoraux importés de l’extérieur en Afrique

 

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Le député de Mala, Jean-Pierre Mara

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Présence des Wagner, bourrage d’urnes, trafic de procès-verbaux : ces fraudes électorales massives du 28 décembre en Centrafrique poussent Jean-Pierre Marat à exiger un nouveau modèle électoral pensé par et pour l’Afrique.

 

Les élections du 28 décembre en République Centrafricaine ont laissé des traces indélébiles. Des miliciens russes et syriens du groupe Wagner sont devenus des responsables de bureaux de vote, des urnes remplies sans pudeur, des résultats manipulés au grand jour. L’ancien député de Mala, Jean-Pierre Marat, a regardé ce cirque avant de rompre son silence.

 

Sa prise de parole va bien au-delà des simples accusations de tricheries. Jean-Pierre Mara attaque directement les fondations du système importé de l’étranger. “Le combat d’avenir pour notre nation doit inclure les notions de choix des Dirigeants”, lance-t-il sans détour. Pour lui, copier les modèles venus d’ailleurs constitue l’erreur principale.

 

L’ancien parlementaire rejette aussi bien les systèmes occidentaux que soviétiques. “Nous devons nous demander si l’organisation des élections sur le format actuel est approprié. Même en France où dans les pays Nantis, ce modèle montre des limites”, affirme-t-il. Ses mots ciblent tous les modèles étrangers sans exception.

 

Marat refuse de continuer sur cette voie sans interroger les bases mêmes du processus. “Nous n’allons pas continuer à accepter des modèles sans remettre en cause leur pertinence”, déclare-t-il avec une détermination notable. Cette remise en question concerne autant Paris que Moscou ou Pékin.

 

L’ancien député formule alors une interrogation cinglante qui résume son analyse. “Comment accepter l’organisation de scrutins Tant que celui qui l’organise aura le monopole de manipuler les résultats. Naïveté, Bonté, Idiotie?”, lance-t-il à ceux qui persistent dans le système actuel. Ces trois mots frappent comme des coups de massue.

 

Son raisonnement prend une tournure encore plus radicale quand il évoque les procédures électorales. “Les campagnes électorales, le vote, les scrutins, les décomptes des résultats, la compilation, etc ne correspondent pas au mental voleur de l’homme Noir”, affirme Marat sans ménagement. Cette expression crue traduit sa conviction que les modèles importés favorisent les manipulations.

 

Les preuves de cet échec s’accumulent sur le continent selon lui. “Les élections au Cameroun et en RCA ont démontré que ce modèle n’est pas adapté à l’Afrique”, constate l’ancien député. Ces deux pays lui offrent des exemples concrets du fiasco des systèmes venus d’ailleurs.

 

Marat anticipe les critiques et précise aussitôt sa pensée pour éviter les malentendus. “Attention, je ne suis pas en train de faire que la démocratie n’est pas adapté au mental africain”, insiste-t-il fermement. Son discours ne rejette pas la démocratie comme principe mais les méthodes copiées de l’extérieur.

 

Sa vision appelle à créer quelque chose de neuf et d’authentique. “Je dis que l’organisation des votes au modèle occidental ou soviétique renforce les dictatures donc il nous faut un autre modèle de choix démocratique”, explique-t-il clairement. Cette phrase résume son refus des importations et son appel à l’innovation.

 

L’ancien député considère les scrutins du 28 décembre 2025 en RCA comme de simples façades trompeuses. Les expériences électorales pluralistes en Afrique deviennent des “procédures trompe-œil” dans sa bouche. Derrière les apparences démocratiques se cachent des systèmes qui maintiennent les autocraties au pouvoir.

 

Marat exige donc une rupture complète avec les modèles venus de France, de Russie ou d’ailleurs. Il réclame “une conception africaine d’organisation électorale, un modèle de choix des dirigeants” qui correspondrait aux réalités du terrain. Cette approche nécessiterait d’inventer plutôt que de copier.

 

Les fraudes constatées le 28 décembre ne représentent qu’une manifestation visible d’un problème plus large. Le bourrage d’urnes, la présence des mercenaires Wagner, les menaces dans les bureaux de vote montrent simplement que les systèmes importés ne peuvent pas fonctionner. Tant que l’Afrique continuera d’emprunter ses modèles à l’étranger, les mêmes dérives se répéteront​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Deux sociétés cohabitent en RCA” : Jean-Pierre Mara décrit la fracture entre Bangui et l’arrière-pays

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Deux sociétés cohabitent en RCA” : Jean-Pierre Mara décrit la fracture entre Bangui et l’arrière-pays

 

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Le député de Mala, Jean-Pierre Mara

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’ancien député Jean-Pierre Mara souligne une division profonde du territoire centrafricain. Il décrit une fracture qui dépasse la simple inégalité économique. Selon lui, deux sociétés évoluent côte à côte sans se rejoindre.

 

À en croire à monsieur Jean-Pierre Mara, dans les centres urbains, on retrouve l’électricité, les téléphones, les voitures, l’eau courante, les panneaux solaires. Dans l’arrière-pays, la vie repose sur des pratiques traditionnelles, sans infrastructures modernes. Ce contraste ne serait pas seulement matériel : il traduirait l’existence de deux cultures, deux manières de percevoir la société, deux systèmes d’organisation.

 

Cette séparation empêche la création d’une identité collective. Les décisions politiques sont conçues depuis des bureaux, avec des normes inspirées d’ailleurs, sans prise en compte des réalités rurales. Les autorités ne disposent pas de lois adaptées aux modes de vie traditionnels : construction des habitations, production agricole locale, organisation communautaire, métiers informels ou rites sociaux.

 

Marat affirme que cette fracture crée une incompréhension mutuelle. Les populations rurales ne se reconnaissent pas dans les institutions. Les dirigeants, quant à eux, ne perçoivent pas les besoins réels de ces populations. Au final, aucune cohésion n’émerge, et la culture nationale ne trouve aucun terrain commun.

 

Il estime qu’une politique culturelle sérieuse doit commencer par la reconnaissance de ces deux réalités, puis par leur rapprochement progressif. Tant que le fossé restera intact, toute tentative de construction culturelle restera incomplète.

 

 

Par Anselme Mbata….

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Kitessa : une pluie ravage une trentaine de maisons et laisse des familles à la merci de la nature

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Kitessa : une pluie ravage une trentaine de maisons et laisse des familles à la merci de la nature

 

 

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l’image d’illustration du village Kitessa ravagé par la pluie destructrice du mois de février 2026

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le village de Kitessa, situé à 50 kilomètres de Zémio sur l’axe de Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République Centrafricaine, vient d’être durement frappé la semaine dernière. Les habitants  ont subit malheureusement des heures particulièrement douloureuses que personne ne souhaitait.

 

En effet, dans la journée du mercredi 18 février 2026, une pluie d’une rare puissance s’est abattue sur ce village, créant un grande désordre sur son passage. En quelques heures, environ vingt-neuf habitations ont été réduites à néant, laissant derrière elles des murs effondrés et des toits arrachés.

 

Les dommages ne se limitent pas aux seules constructions. Plus de huit enfants ont été blessés lors de cet épisode météorologique, et ils reçoivent aujourd’hui des soins, ce qui représente un soulagement partiel pour leurs proches. Mais les familles qui ont tout perdu n’ont plus d’endroit où poser la tête, et c’est chez leurs voisins qu’elles cherchent provisoirement refuge.

 

Ce qui aggrave encore davantage la situation, c’est le contexte dans lequel vit déjà cette préfecture du Haut-Mbomou depuis un certain temps. La région est le théâtre d’affrontements armés entre les forces gouvernementales, appuyées par les mercenaires du groupe Wagner, et les miliciens Azandés, rendant l’accès à ces populations particulièrement périlleux pour les organisations humanitaires.

 

Dans un tel environnement, les secours peinent à atteindre les villages les plus reculés, et Kitessa ne fait pas exception à cette réalité. Les familles sinistrées se retrouvent ainsi prises entre deux feux : celui de l’insécurité qui règne dans la zone, et celui d’une nature qui n’a épargné ni leurs murs, ni leurs toits, ni même leurs enfants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains

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Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains

 

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Taxi de Bangui en circulation. CopyrightCNC

 

Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague dénoncent l’échec total du pouvoirde Faustin Archange Touadera en 10 années.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de l’émission Patara, Dieudonné Ngoumbango, coordinateur de la plateforme des partis du centre, et Karl Blague, sociologue et coordinateur du collectif citoyen G16, ont livré un réquisitoire implacable contre le bilan de Faustin-Archange Touadéra. Alors que le Mouvement Cœurs Unis (MCU) a investi le 26 juillet dernier le président sortant pour un troisième mandat, ces deux figures de l’opposition politique et civile dressent le portrait d’un homme d’État qui a abandonné son peuple aux ténèbres et à la soif.

 

L’électricité demeure un luxe inaccessible pour l’immense majorité des Centrafricains. Dieudonné Ngoumbango  pointe du doigt cette défaillance fondamentale : “Est-ce que vous allez nous dire qu’on a un bon plateau technique en termes de soins ? Est-ce qu’on a des écoles qui reçoivent nos enfants qui s’asseyent normalement pour travailler ?”. Ces questions rhétoriques de Dieudonné Ngoumbango  exposent une réalité cruelle. Comment dispenser des soins de qualité ou offrir un enseignement décent sans énergie électrique ? Même Bangui, la capitale, subit des délestages récurrents. Dans les provinces, l’obscurité règne en maître. Butili, située à 55 kilomètres de la capitale, fait figure d’exception selon les partisans du régime, mais cette réalisation isolée ne saurait masquer l’ampleur du désastre national que dénonce Dieudonné Ngoumbango.

 

L’accès à l’eau potable constitue l’autre grande catastrophe du régime selon Blague. Le sociologue martèle cette évidence : “Regardez comment les Centrafricains vivent… au niveau de l’accès à l’eau et l’électricité“. Avec 71% de la population vivant sous le seuil de pauvreté de 2,15 dollars par jour, l’eau courante relève du privilège. Les familles s’approvisionnent dans des sources douteuses, alimentant les maladies hydriques qui déciment les communautés. Cette pénurie frappe aussi bien Bangui que les villes de l’intérieur comme Bambari, située à 385 kilomètres de la capitale, ou Bossangoa, distante de 305 kilomètres.

 

Le gaspillage des ressources financières internationales indigne les deux personnalités. Dieudonné Ngoumbango s’interroge : “Qu’est-ce qu’on fait de tout ce qu’on nous donne comme aide de la communauté internationale ?” Le Plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) a mobilisé 1 500 milliards de dollars. La Banque africaine de développement a débloqué 365 milliards supplémentaires. Ces sommes colossales n’ont produit aucun changement visible dans la vie quotidienne des citoyens, observe le coordinateur des partis du centre. La République centrafricaine stagne au dernier rang de la CEMAC en termes de PIB, témoignage éloquent de cette mauvaise gestion chronique.

 

Les richesses naturelles du pays auraient dû financer ces infrastructures vitales selon Blague. L’or, les diamants et autres minerais précieux continuent de s’écouler vers l’étranger sans bénéficier aux populations locales. Le sociologue dénonce cette gabegie qui enrichit quelques privilégiés tandis que la masse populaire croupit dans le dénuement. À Bria, à 595 kilomètres de Bangui, ou à Bangassou, située à 750 kilomètres de la capitale, les habitants assistent impuissants à l’exploitation de leurs ressources sans contrepartie.

 

La perspective d’un troisième mandat de Touadéra provoque l’indignation des deux critiques. Blague lance un avertissement solennel : “Il ne faut pas se moquer du peuple centrafricain.” Ngoumbago enfonce le clou : “Le président Touadéra a fait ses deux mandats, il n’a qu’à partir.” Cette candidature annoncée par le MCU comme l’expression d’une “volonté populaire” insulte l’intelligence des Centrafricains qui vivent au quotidien les conséquences de cette gouvernance défaillante, estiment les deux invités.

 

L’échec de Touadéra transcende les clivages politiques traditionnels selon Dieudonné Ngoumbango et Blague. Un président qui, après dix années au pouvoir, laisse son peuple sans électricité ni eau potable a définitivement perdu sa légitimité. L’année 2025 approche avec son cortège d’élections. Les Centrafricains ont désormais les cartes en main pour sanctionner celui qui a transformé leurs besoins essentiels en chimères inaccessibles.

 

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Corbeaunews Centrafrique

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Mohamed Bazoum  au Niger : un collectif international lance un appel pour exiger la fin immédiate de sa détention sans fondement

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Mohamed Bazoum  au Niger : un collectif international lance un appel pour exiger la fin immédiate de sa détention sans fondement

 

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L’ancien Président nigérien Mohamed Bazoum, déchu par un coup d’État violent

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plus de deux ans, le président élu du Niger, Mohamed Bazoum, reste enfermé avec son épouse dans des conditions qui défient les règles les plus élémentaires du droit.

 

À Dakar, le 11 décembre 2025, un collectif international a lancé un appel pressant aux plus hautes instances mondiales : l’ONU, l’Union africaine, la CEDEAO, l’Union européenne. L’objet est clair : exiger la fin immédiate d’une détention sans fondement légal, sans accusation précise, sans procès. Le texte rappelle que cette privation de liberté viole la Constitution nigérienne, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte africaine des droits de l’homme, et même des décisions de justice rendues par la Cour de la CEDEAO en décembre 2023. Un avis du Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, publié en février 2025, a déjà qualifié la situation d’illégale et réclamé la libération sans délai du couple présidentiel.

 

Les signataires,  plus de 2 900 à ce jour,  comprennent d’anciens chefs de gouvernement, des juristes, des universitaires, des médecins, des citoyens ordinaires. Ils dénoncent un isolement prolongé, un accès restreint aux soins, un contact quasi nul avec l’extérieur. Ces conditions, insistent-ils, peuvent aisément basculer dans des traitements dégradants, voire inhumains, au regard des normes internationales.

 

La captivité d’un chef d’État démocratiquement élu ne touche pas seulement un homme : elle ébranle l’idée même que les urnes comptent plus que les armes. Dans une région où les putschs se succèdent et où les promesses de transition se transforment en prolongations indéfinies, l’exemple nigérien devient une référence. Chaque jour supplémentaire de silence diplomatique risque d’encourager d’autres officiers à croire que renverser un gouvernement légitime ne coûte presque rien.

 

Le collectif insiste : aucune reconnaissance d’un quelconque arrangement politique au Niger ne doit intervenir tant que Mohamed Bazoum restera derrière les murs. Il appelle à des démarches fermes, publiques, coordonnées, et, si besoin, à des mesures ciblées contre ceux qui maintiennent cette situation. L’accès humanitaire immédiat au président et à son épouse est également exigé sans détour.

 

Parmi les noms figurant sur la liste, on trouve Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre français, Pascal Affi N’Guessan, ancien Premier ministre ivoirien, Martin Ziguelé, ancien premier ministre centrafricain, ou encore des figures comme Cellou Dalein Diallo, Rhissa Ag Boula, Tieman Coulibaly. Leur diversité géographique, politique et professionnelle souligne l’ampleur du rassemblement.

 

Derrière cette initiative, une conviction simple : défendre Mohamed Bazoum, c’est défendre le droit contre la force, la légitimité contre l’arbitraire, la règle contre le coup de poing. L’histoire retiendra ce que les institutions auront fait — ou omis de faire — face à une telle rupture.

 

Des voix continuent d’exiger que justice soit rendue, non pas en réclamant vengeance, mais en rappelant sans cesse que personne, pas même celui qui tient les clés d’une prison, n’est au-dessus des lois communes.

 

Par Alain Nzilo

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Comment les machines à sous modernes utilisent un langage visuel compréhensible dans les online casino

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Image d’illustration de Casino en ligne

 

Les machines à sous sont populaires. Onlyspins et d’autres online casino sites proposent une large gamme de machines à sous avec une grande variété de thèmes. Une attention particulière est accordée au langage visuel. Il rend le divertissement compréhensible à un niveau intuitif. Grâce aux éléments de l’interface, aux symboles, aux animations et à la palette de couleurs, il est possible de s’orienter rapidement sans avoir à apprendre des règles complexes. L’implication est accrue.

 

Le processus de jeu est aussi confortable que possible. Parmi les principales techniques du langage visuel, on trouve des symboles reconnaissables, des icônes associées à une fonction. L’animation et le rétroéclairage aident à comprendre instantanément le résultat. Le contraste permet de rester concentré sur l’essentiel. Les éléments importants sont mis en évidence. Les éléments secondaires sont atténués.

Les symboles comme vecteurs de sens

Les symboles aident à comprendre les mécanismes du jeu, les bonus actifs et les récompenses potentielles. Ce sont des vecteurs de sens. Grâce à une présentation visuelle adaptée, le gameplay est intuitif et captivant. Dans les online casino, on trouve des machines à sous classiques et modernes. Parmi les principales fonctions clés des symboles, on trouve :

  • Identification des gains. Les fruits classiques et les pierres précieuses indiquent la valeur des combinaisons.
  • Création d’une atmosphère. Les icônes visuelles transmettent le thème de la machine à sous. Il peut s’agir d’une aventure, de la mythologie, du cinéma.
  • Navigation dans le jeu. Les symboles permettent de s’orienter facilement et de comprendre quelles lignes sont actives, où attendre un bonus, quelles actions entreprendre.

Les symboles wild spéciaux peuvent remplacer d’autres icônes pour créer des combinaisons gagnantes. Les symboles dans les machines à sous sont un outil efficace pour transmettre du sens. Le gameplay devient compréhensible et captivant. La structure visuelle bien pensée permet de se plonger rapidement dans le jeu. Vous vous orienterez facilement dans les mécanismes et profiterez au maximum de chaque session.

Un minimum de texte, un maximum de symboles

La vitesse de perception de l’information joue un rôle important. Dans les online casino modernes, les symboles, ces simples signes, peuvent remplacer de longues explications. L’interface est intuitive. Vous pouvez voir les récompenses, les bonus et les fonctions spéciales sans être distrait par de longues instructions. L’implication est accrue. Les divertissements deviennent passionnants et intuitifs. Auto spin, Spin pour lancer le rouleau, multiplicateurs x2, x3.

Polyvalence pour un public international

Les machines à sous modernes sont accessibles aux utilisateurs du monde entier. Dans les online casino populaires, il est facile de comprendre les mécanismes du jeu, indépendamment de la langue et de la culture. Cela est possible grâce à la polyvalence de l’interface et des symboles.

L’implication des joueurs s’en trouve renforcée. L’expérience de jeu devient aussi confortable que possible pour un public international. L’interface minimaliste et la structure logique permettent de comprendre comment parier et activer les bonus. Des images simples et reconnaissables.

Le langage visuel rassemble les joueurs

Le langage visuel aide à s’orienter rapidement et à comprendre les mécanismes du jeu. C’est un facteur fédérateur. Les symboles universels, les animations, les effets lumineux, les codes couleur, la logique de l’interface, le thème, l’intrigue, tout cela rend le divertissement compréhensible, riche en émotions et accessible à un public international.

 

Nine Casino — revue détaillée du casino en ligne

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Nine Casino Avis – Jeux en ligne, bonus et dépôts expliqués

 

 

Nine Casino est une plateforme de jeu en ligne qui se positionne comme un espace moderne, structuré et orienté vers une expérience utilisateur fluide. Le casino cherche à combiner une présentation claire avec des fonctionnalités essentielles, afin de proposer un environnement où les joueurs peuvent se concentrer sur le divertissement sans être distraits par des éléments superflus. L’approche générale repose sur la simplicité, tout en respectant les standards actuels de l’industrie iGaming.

En tant que casino en ligne, Nine Casino offre un format classique repensé pour répondre aux attentes des joueurs d’aujourd’hui. La plateforme regroupe les principales catégories de jeux, des outils de gestion de compte accessibles et une organisation logique des sections. Cette conception permet une prise en main rapide, aussi bien pour les utilisateurs qui découvrent le casino que pour ceux ayant déjà de l’expérience dans le jeu en ligne.

La concept et le format de Nine Casino s’articulent autour d’une idée centrale : proposer une expérience équilibrée et cohérente. Le site met en avant une navigation intuitive, une structure lisible et une continuité dans le parcours joueur. L’objectif n’est pas de multiplier les fonctionnalités complexes, mais de créer un cadre stable où chaque élément a une fonction précise et compréhensible.

Nine Casino s’adresse à une audience variée. Les joueurs débutants apprécieront la clarté de la plateforme et la facilité d’accès aux différentes sections, tandis que les joueurs plus expérimentés trouveront un environnement adapté à des sessions régulières. Grâce à cette polyvalence, Nine Casino se présente comme un casino en ligne capable de répondre à différents profils, en mettant l’accent sur le confort d’utilisation et la compréhension globale de l’expérience de jeu.

Inscription sur Nine Casino

Le processus d’inscription sur Nine Casino est conçu pour être accessible et rapide, afin de permettre aux nouveaux joueurs de créer un compte sans obstacles inutiles. Dès l’ouverture du formulaire d’enregistrement, la plateforme guide l’utilisateur à travers des étapes claires et bien structurées. Chaque champ est présenté de manière compréhensible, ce qui réduit les risques d’erreur et facilite la finalisation de l’inscription.

Lors de la création du compte, Nine Casino demande certaines informations essentielles permettant d’identifier correctement le joueur et de sécuriser son profil. Ces données sont utilisées pour assurer le bon fonctionnement du compte, la protection des transactions et le respect des exigences réglementaires. Le volume d’informations reste raisonnable, ce qui permet de compléter l’inscription sans démarches longues ou complexes.

Le temps nécessaire pour s’inscrire sur Nine Casino est généralement court. En quelques minutes, un nouveau joueur peut créer son compte et accéder à la plateforme. Cette rapidité contribue à une première expérience positive, en évitant les interruptions prolongées entre l’inscription et le début du jeu. Grâce à cette approche simple et efficace, Nine Casino facilite l’entrée des utilisateurs tout en conservant un cadre structuré et sécurisé.

Catalogue de jeux de Nine Casino

L’offre de jeux de Nine Casino est organisée de manière à répondre aux attentes d’un public varié, en regroupant les principaux formats de divertissement en ligne. Les catégories sont clairement définies, ce qui permet aux joueurs de naviguer facilement entre les différents types de jeux et de choisir rapidement ceux qui correspondent à leurs préférences. Cette structuration contribue à une expérience fluide et agréable, sans surcharge d’informations.

Les machines à sous et les jeux automatiques occupent une place centrale dans le catalogue. Nine Casino propose une sélection de slots aux mécaniques variées, allant des formats simples et classiques aux jeux plus élaborés intégrant des fonctionnalités interactives. La diversité des thèmes et des styles permet de renouveler l’expérience de jeu et d’attirer aussi bien les amateurs de simplicité que les joueurs en quête de dynamisme.

Les jeux de table constituent une autre composante essentielle de l’assortiment. Des versions numériques des grands classiques du casino sont disponibles, offrant une expérience plus stratégique et réfléchie. Ces jeux séduisent les joueurs qui apprécient un rythme de jeu plus posé, où les décisions prises influencent directement le déroulement des parties.

Le live-casino avec de véritables croupiers vient compléter l’offre en apportant une dimension immersive. Grâce aux jeux diffusés en direct, les joueurs peuvent participer à des sessions animées par des professionnels, recréant l’atmosphère d’un casino traditionnel. Cette interaction en temps réel renforce le réalisme et fait du catalogue de Nine Casino une offre complète, capable de satisfaire différents styles et habitudes de jeu.

Bonus et promotions chez Nine Casino

Le système de bonus et de promotions de Nine Casino est pensé pour accompagner les joueurs tout au long de leur parcours sur la plateforme. Les offres sont intégrées de manière progressive et structurée, afin d’apporter des avantages concrets sans compliquer l’expérience de jeu. Cette approche permet aux joueurs de comprendre facilement les opportunités disponibles et d’utiliser les bonus de façon réfléchie.

Le bonus de bienvenue constitue le premier contact avec la politique promotionnelle de Nine Casino. Destiné aux nouveaux joueurs, il vise à faciliter les premières sessions et à offrir une marge de jeu plus confortable lors de la découverte du casino. Cette offre initiale permet de se familiariser avec les jeux et les fonctionnalités dans un cadre plus flexible.

Les bonus de dépôt s’adressent aux joueurs qui alimentent régulièrement leur compte. Ils sont proposés à différents moments et peuvent varier selon l’activité ou les périodes promotionnelles. Ces bonus encouragent la continuité de jeu tout en offrant un soutien supplémentaire lors des sessions suivantes, sans modifier brusquement les habitudes des utilisateurs.

Les free spins ajoutent une dimension dynamique aux promotions. Généralement associés à des machines à sous spécifiques, ils permettent d’explorer certains jeux sans utiliser directement le solde principal. Cette forme de bonus favorise la découverte de nouveaux titres et apporte de la variété à l’expérience globale.

En parallèle, Nine Casino propose des promotions permanentes ainsi que des campagnes temporaires. Les offres continues assurent une certaine stabilité, tandis que les actions limitées dans le temps renouvellent l’intérêt des joueurs. Cette combinaison crée un environnement promotionnel équilibré, conçu pour maintenir l’engagement sur le long terme sans surcharge excessive.

Méthodes de dépôt sur Nine Casino

Nine Casino met à disposition plusieurs méthodes de dépôt afin de rendre le processus de financement du compte simple et accessible pour différents profils de joueurs. La plateforme cherche à offrir des solutions pratiques, adaptées aux habitudes modernes, tout en conservant un cadre sécurisé pour chaque transaction. Cette diversité permet aux utilisateurs de choisir le moyen de paiement qui correspond le mieux à leurs préférences personnelles.

Les options de dépôt disponibles couvrent les méthodes les plus courantes du secteur des casinos en ligne. Elles sont intégrées directement dans l’interface du compte joueur, ce qui facilite l’exécution des transactions sans étapes inutiles. Chaque méthode suit un processus clair, permettant aux joueurs de savoir exactement comment procéder pour créditer leur solde.

Nine Casino applique des montants minimums et maximums pour les dépôts afin de structurer les opérations financières. Le dépôt minimum est pensé pour rester accessible, permettant de commencer à jouer sans engagement élevé. Les limites maximales, quant à elles, servent à encadrer les transactions et à encourager une gestion plus responsable du budget de jeu. Ces seuils offrent un équilibre entre flexibilité et contrôle.

La vitesse de crédit des fonds dépend principalement de la méthode de paiement choisie. Dans de nombreux cas, les dépôts sont traités rapidement, ce qui permet aux joueurs de commencer leurs sessions sans attendre. Des délais peuvent toutefois apparaître selon le prestataire ou des vérifications spécifiques. En privilégiant la transparence et la clarté des procédures, Nine Casino propose un système de dépôt conçu pour offrir une expérience fluide et fiable.

Conclusion générale sur Nine Casino

Nine Casino se présente comme une plateforme en ligne cohérente, axée sur la clarté et l’accessibilité. L’organisation du site, la diversité des jeux et la structure des services financiers montrent une volonté de proposer une expérience stable et compréhensible pour les joueurs. Chaque élément est intégré dans une logique globale qui facilite la prise en main et l’utilisation régulière du casino.

Grâce à une approche équilibrée entre simplicité et fonctionnalités essentielles, Nine Casino convient aussi bien aux joueurs débutants qu’aux utilisateurs plus expérimentés. La plateforme met l’accent sur une expérience fluide, sans complexité inutile, ce qui renforce la confiance et le confort de jeu. Dans son ensemble, Nine Casino apparaît comme un casino en ligne fiable, pensé pour une utilisation durable et maîtrisée.

 

Entre le dossier Larochelle et le soutien aux rebelles soudanais, Touadéra sur la route de La Haye

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Entre le dossier Larochelle et le soutien aux rebelles soudanais, Touadéra sur la route de La Haye

 

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DéDéby et Touadera, un tête à tête à Paris

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’affaire tchadienne vient d’ouvrir une brèche que Bangui ne pourra plus ignorer longtemps, car les mécanismes sont désormais en marche.

 

Le 19 janvier 2026, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a entendu Nazhat Shameem Khan, procureure adjointe de la CPI, exposer les preuves accumulées sur les crimes commis au Darfour. Images satellites, vidéos, témoignages : tout indique que les Rapid Support Forces ont reçu un appui logistique régional, et plusieurs États voisins apparaissent dans les documents.

 

Mahamat Idriss Déby, président du Tchad, figure parmi les personnalités citées dans la plainte déposée par l’ONG Priority Peace Sudan. Les accusations portent sur l’acheminement d’équipements militaires depuis les Émirats arabes unis vers les RSF, avec le Tchad comme point de transit.

 

L’aéroport d’Amdjarass, situé à quelques kilomètres de la frontière soudanaise, aurait servi de plateforme pour ces opérations. Plusieurs généraux et conseillers présidentiels tchadiens sont nommés dans le dossier, accusés d’avoir facilité cette chaîne d’approvisionnement.

 

Les Émirats, pour leur part, nient toute livraison d’armes et tentent de prendre leurs distances avec N’Djamena, malgré les promesses d’investissements annoncés dans le cadre du plan “Tchad Connexion 2030”.

 

Cette prudence émiratie intervient alors que la pression judiciaire internationale s’intensifie.

 

Quelques jours après la médiatisation de cette plainte, Mahamat Idriss Déby s’est rendu à Paris pour une visite qualifiée d’officielle. Le calendrier intrigue, car la plainte a été déposée par une ONG enregistrée en France et défendue par un cabinet d’avocats parisien. Rien ne prouve formellement une tentative d’influence, mais le contexte politique alimente les interrogations. La France joue un rôle majeur dans les équilibres diplomatiques régionaux, et cette visite intervient à un moment où chaque geste compte.

 

La condamnation d’Ali Kushayb en octobre 2025 a changé la donne. Pour la première fois, la CPI a jugé un chef janjaouid responsable de crimes au Darfour, et cette décision ouvre la voie à des poursuites plus larges. Les enquêtes ne se limitent plus aux auteurs directs : elles englobent désormais ceux qui ont fourni les moyens matériels, financiers ou logistiques permettant la poursuite des atrocités. La procureure adjointe l’a rappelé devant le Conseil de Sécurité : tous les acteurs, y compris les États voisins, entrent dans le périmètre des investigations.

 

Or, la République centrafricaine partage avec le Tchad une caractéristique commune : celle d’avoir servi de corridor pour les RSF. L’aéroport de Bangui M’Poko a lui aussi fonctionné comme plateforme de réception d’équipements militaires destinés aux mercenaires du groupe Wagner, puis acheminés vers les rebelles soudanais des RSF. Les RSF comptent d’ailleurs dans leurs rangs des éléments issus de la milice russe noire formés par les Wagner, ce qui établit une continuité opérationnelle entre ces deux entités.

 

Maître Philippe Larochelle a déposé une communication juridique concernant des dossiers centrafricains, et les éléments qu’il a rassemblés pointent vers des connexions entre le régime centrafricain et des nombreux groupes rebelles, dont les RSF. Les preuves existent, et elles sont déjà archivées dans les instances internationales.

 

Ce qui se passe à N’Djamena aujourd’hui pourrait bien préfigurer ce qui attend Bangui demain. La plainte contre le Tchad montre que la CPI examine désormais le rôle des États qui ont permis, par leur inaction ou leur complicité active, la perpétuation de crimes de masse. Le président Touadéra, mis en cause pour ses liens avec les mercenaires étrangers et son implication dans le soutien logistique aux rebelles soudanais, se trouve dans une situation comparable à celle de son homologue tchadien. Les circuits d’approvisionnement militaire, les alliances régionales douteuses, les témoignages de victimes : tous ces éléments tissent une trame qui ressemble étrangement à celle qui vient de piéger Mahamat Idriss Déby.

 

Les Émirats arabes unis ont choisi de s’éloigner discrètement du dossier tchadien, conscients que leur exposition juridique pourrait devenir incontrôlable. Cette même prudence pourrait bientôt s’appliquer aux partenaires de la Centrafrique, si les enquêtes internationales commencent à remonter les filières. La dynamique judiciaire a changé de nature : elle ne vise plus seulement les chefs de guerre isolés, mais les réseaux entiers qui les maintiennent en activité. Et dans ces réseaux, les capitales africaines occupent une place centrale.

 

Le dossier tchadien montre que les alliances diplomatiques ne suffisent plus à protéger un chef d’État lorsque les preuves s’accumulent. Mahamat Idriss Déby peut multiplier les voyages à Paris ou ailleurs, cela ne change rien au fait que son nom apparaît dans une procédure formelle devant la CPI. Pour Faustin-Archange Touadéra, la leçon est claire : le temps de l’impunité touche à sa fin, et les dossiers régionaux sont en train de converger vers La Haye. Les documents existent, les témoignages sont recueillis, et les enquêteurs internationaux ne manquent ni de moyens ni de détermination​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Serge Balepou

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Baïpo-Temon, la ‘chef de boutique’ qui menace les diplomates : Les révélations explosives de son allié Koï, docteur en insulte publique !

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Baïpo-Temon, la ‘chef de boutique’ qui menace les diplomates : Les révélations explosives de son allié Koï, docteur en insulte publique !

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Sylvie Baïpo-Temon transforme le ministère des Affaires étrangères en boutique familiale. Son ex-allié Euloge Koï balance tout : menaces, intimidations, placardisation des diplomates. Le griot mord encore la main qui le nourrit !

 

Le live d’Euloge Doctrouvé Koï sur Facebook est une bombe : l’ancien griot servile du régime, celui qui a écrit un livre entier pour encenser Touadéra comme un dieu vivant, se retourne maintenant contre Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères et fidèle du même pouvoir. Koï, qui se présentait hier comme le « sanctuaire de sécurité » du régime, le « représentant valable de son excellence », balance aujourd’hui des révélations qui sentent le règlement de comptes interne.

 

Il accuse Baïpo-Temon d’avoir fait du département des Affaires étrangères sa « boutique personnelle » :

– Menaces permanentes de licenciement et de révocation contre les diplomates et cadres de carrière.

– Chasse à l’homme systématique : « C’est la chasse à l’homme », répète-t-il, comme si le ministère était son entreprise privée et non une institution de l’État.

– Placardisation massive des vrais professionnels : des cadres avec 10, 15 ans d’expérience relégués au placard pendant que des stagiaires ou des agents fraîchement intégrés (4-5 mois de service !) sont propulsés à des postes stratégiques et de direction.

– Violation flagrante des règles statutaires et du principe d’ancienneté : « On ne va pas insulter l’expérience », tonne Koï, qui dénonce un népotisme devenu « règle » au sein du département.

– Climat de terreur : les diplomates en poste à l’extérieur « vivent l’enfer », menacés, intimidés, obligés de se taire ou de partir. Résultat ? Une hémorragie des cerveaux sans précédent, des démissions en cascade parce que « les cadres préfèrent partir plutôt que d’accepter l’inacceptable ».

 

Koï va jusqu’à dire que le ministère n’est plus une institution de la République, mais « une boutique familiale », un « champ de la famille » où la ministre agit comme si elle avait hérité d’un bien privé. Elle menace, elle chasse, elle nomme ses proches ou ses affidés sans aucun égard pour la compétence ou les textes. « Ce n’est pas sa boutique », hurle Koï, oubliant commodément qu’il a passé des années à défendre ce même régime qui permet ces dérives.

 

Le plus savoureux dans cette affaire ? Koï était l’allié zélé de Baïpo-Temon et du clan Touadéra. Il chantait leurs louanges, il insultait leurs adversaires, il se faisait le porte-voix officiel. Et aujourd’hui, il crache sur elle, expose ses turpitudes, appelle les agents à rédiger un memorandum au Premier ministre et au président pour dénoncer cette « gestion caractérisée par l’arbitraire » et les « persécutions administratives ». Il exige même l’arrêt des menaces et le rétablissement de la légalité dans les nominations.

 

C’est la preuve éclatante que le régime se dévore de l’intérieur : un griot opportuniste qui mord la main qui le nourrit, une ministre qui gère la diplomatie comme un commerce familial, et un pouvoir qui laisse faire jusqu’à ce que les rats commencent à se sauter à la gorge. Baïpo-Temon, « chef de boutique » autoproclamée, menace et humilie les diplomates ; Koï, son ancien allié, balance tout pour sauver sa peau ou se repositionner.

 

Corbeau News le dit sans détour : ces deux-là se méritent. L’un a servi le régime en insulteur patenté, l’autre le sabote en incompétente autoritaire. Ensemble, ils illustrent le naufrage : un État où les fidèles d’hier deviennent les traîtres d’aujourd’hui, où les diplomates sont traités comme des ennemis intérieurs.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Dmitri Podolsky, le « général Robot » de Wagner : des massacres en RCA aux propagandes sur la télévision russe

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Dmitri Podolsky, le « général Robot » de Wagner : des massacres en RCA aux propagandes sur la télévision russe

 

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Dmitri Podolsky, conseiller russe du président Touadéra, sur la télévision de propagande russe RT

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un mercenaire russe mutilé en Ukraine, surnommé le général Robot, s’est présenté il y’a quelques jours sur la télévision russe RT comme un conseiller bienveillant venu aider la République Centrafricaine. Mais ce qu’il a dit est un véritable tissu de mensonge

 

Dans les cercles très fermé au tour du dictateur de Bangui qui connaissent Wagner de près, on ne l’appelle pas Dmitri Podolsky. On l’appelle le général Robot. Un homme sans jambes, sans un bras, maintenu debout par des prothèses et par la volonté de Moscou de le garder utile en Centrafrique.

 

C’est cet homme-là qui s’est installé devant les caméras de la télévision russe RT en février 2026 pour raconter sa version des faits. Et cette version ne ressemble en rien à ce que les habitants de la RCA ont vécu depuis l’arrivée de Wagner sur leur sol.

 

Podolsky a présenté son parcours avec minutie. Il a évoqué une école militaire, des postes de commandement, des missions en Syrie et dans le Caucase du Nord. Puis il a glissé discrètement : « j’ai commencé à travailler dans une société militaire privée. » Cette société, c’est Wagner. Il n’a pas prononcé ce nom une seule fois.

 

Il a ensuite admis avoir été blessé en 2023 pendant l’invasion russe de l’Ukraine, qu’il appelle pudiquement « opération militaire spéciale ». Puis il a ajouté, avec une légèreté déconcertante : « je me suis rétabli et je suis revenu en RCA ». Un seul mot pour couvrir une réalité que son corps porte pourtant au grand jour.

 

Car Podolsky n’est pas rétabli au sens ordinaire du terme. Il a perdu ses deux jambes et un bras lors de cette guerre. C’est précisément pour cela qu’on l’appelle le Robot, parce qu’il continue d’avancer mécaniquement, porté par des prothèses et des directives venues de Moscou, comme si rien ne s’était passé.

 

Sur le plateau de RT, ce passé n’existait pas. À la place, Podolsky a décrit ses méthodes avec une franchise qui aurait dû interpeller. « D’abord le combat, ensuite la négociation », a-t-il déclaré, comme si cette philosophie était parfaitement acceptable. Comme si des villages entiers n’avaient pas payé ce principe de leur sang.

 

Les enquêtes menées sur le terrain et confirmées par des rapports des Nations Unies et de Human Rights Watch ont établi ce que Wagner a réellement fait en RCA. À Aïgbado, 65 civils ont été exécutés par des éléments de Wagner et des soldats des FACA. Ces faits sont écrits, archivés, vérifiés par des institutions indépendantes.

 

Podolsky, lui, a parlé d’opérations conduites « sans subir aucune perte ». Il a énuméré des ennemis éliminés avec la froideur d’un rapport administratif. Mais dans ces bilans nets et propres, les civils tués n’apparaissent nulle part. Effacés avant même que la caméra s’allume.

 

Pour parachever le tableau, il a évoqué un « travail humanitaire » conduit en parallèle des opérations militaires. Wagner, humanitaire. Le groupe qui a pillé les mines d’or et de diamants centrafricains, qui a semé la peur dans des dizaines de localités, se présente désormais comme une main tendue sur la télévision d’État russe.

 

Aujourd’hui, Podolsky occupe un bureau de conseiller à la présidence centrafricaine, aux côtés de vingt à trente autres ressortissants russes portant le même titre. Vingt à trente hommes qui orientent les décisions d’un président africain au nom de Moscou, dans un pays dont Wagner capte les richesses minières depuis des années.

 

Le Robot de Wagner s’est donc fabriqué une nouvelle existence en costume de conseiller. Il parle à la télévision. Il trie ses mots. Il enterre ce qu’il faut enterrer. Mais les villages dévastés, eux, n’ont pas accès aux plateaux de RT pour​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

 

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“La MINUSCA doit lever le voile sur l’attaque de Kisangani” :  Fari Tahéruka Shabazz appelle à la transparence dans une interview accordée à CNC

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“La MINUSCA doit lever le voile sur l’attaque de Kisangani” :  Fari Tahéruka Shabazz appelle à la transparence dans une interview accordée à CNC

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Monsieur Fari Tahéruka Shabazz

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Alors que les tensions diplomatiques s’intensifient après l’attaque de drones à Kisangani, République démocratique du Congo, Fari Tahéruka Shabazz, président de l’ICMA, exige une enquête transparente de la MINUSCA. Il redoute une escalade régionale similaire à l’incident Wagner-Tchad de mai 2021.

Voici l’interview intégrale ci-dessous :

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Monsieur Shabazz, pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles l’ICMA a décidé d’écrire à la cheffe de la MINUSCA concernant l’attaque de drones à Kisangani ?

 

Fari Tahéruka Shabazz (FTS) : La situation sécuritaire en République centrafricaine et, plus généralement, dans la sous-région, se caractérise par une extrême tension, susceptible de dégénérer en un conflit global à la moindre étincelle. Il est donc impératif que les dirigeants fassent preuve d’une grande prudence et que les citoyens exercent une vigilance accrue dans le contrôle de l’action gouvernementale. C’est dans cet esprit de tempérance, voire de précaution, que nous avons abordé cette question, au-delà de l’inquiétude que nous partageons.

Par ailleurs, il convient de rappeler que les événements du 30 mai 2021 à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine ont failli plonger ces deux pays frères dans un conflit armé. En effet, une force étrangère, en l’occurrence les mercenaires russes de Wagner, a franchi la frontière pour, comme l’a dénoncé le ministre tchadien des Affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene, dans un communiqué, où il est expliqué que ces mercenaires russes de Wagner avaient “attaqué le poste avancé de Sourou, en territoire tchadien (…) tué un soldat tchadien, en a blessé cinq (…); cinq autres ayant été enlevés pour être ensuite exécutés à Mbang, du côté centrafricain”. Le risque que ce qui s’est produit avec les Wagner puisse également se produire avec des troupes rwandaises stationnées en Centrafrique sous l’égide de la MINUSCA, à la frontière avec la RDC, constitue une réelle source d’inquiétude pour notre organisation.

 

CNC : Selon votre lettre, le contingent rwandais de la MINUSCA serait impliqué dans l’attaque de drones à Kisangani. Quels sont les éléments qui vous ont amenés à cette conclusion ?

 

FTS : Tout d’abord, précisons que nous avons pris connaissance d’informations parues dans la presse congolaise qui suggèrent une possible implication du contingent rwandais de la MINUSCA dans l’attaque de drones à Kisangani. Nous souhaitons obtenir plus d’informations pour comprendre les circonstances exactes de cette attaque et les éventuelles responsabilités. L’ICMA est préoccupée par ces allégations et souhaite que la vérité soit établie sur cette affaire, dans le but de garantir la stabilité et la sécurité dans la région. Nous appelons donc à une enquête approfondie et transparente pour faire toute la lumière sur ces événements et déterminer les responsabilités, le cas échéant. La transparence et la coopération internationale sont essentielles pour prévenir de tels incidents et renforcer la confiance entre les pays de la sous-région.

 

CNC : Quelles sont les conséquences potentielles de cette attaque de drones sur la sécurité et la stabilité dans la sous-région, selon l’ICMA ?

 

FTS : Rappelons que jusqu’à présent, la MINUSCA n’a pas encore apporté de clarifications sur la situation qui exige des certitudes, des données fiables. Mais évidemment, si les accusations proférées contre le contingent rwandais de la MINUSCA et, par ricochet, contre Mme Valentine Rugwabiza, par une partie de la presse congolaise et une forte et significative partie de leur opinion publique, étaient avérées, les conséquences seraient désastreuses pour l’image de la MINUSCA et pourraient amener à la révocation du mandat du contingent rwandais de la MINUSCA.

 

Par ailleurs, Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union Africaine, s’est exprimé sur la question le 6 février dernier en argumentant qu’”au regard des instruments pertinents de l’Union africaine, en particulier la Convention de l’OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme et son Protocole de 2004, il considère que, cette attaque est susceptible de relever de la qualification d’acte terroriste (…) de nature à engager la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs et commanditaires, conformément au droit international applicable”. Le président Mahmoud Ali Youssouf de souligner que “cette attaque, dirigée contre une infrastructure aéroportuaire située dans un centre urbain majeur et exposant gravement les populations civiles, constitue une violation grave du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution”. C’est dire que cette question est diplomatiquement épineuse.

 

CNC : Quelles mesures l’ICMA exige-t-elle de la MINUSCA pour faire toute la lumière sur cette situation et garantir la paix et la stabilité dans la région ?

 

FTS : Nous appelons la MINUSCA à mener une enquête approfondie et transparente pour établir les faits et les responsabilités dans cette affaire. Il est important que la MINUSCA prenne des mesures pour rassurer la communauté nationale et internationale sur l’impartialité des troupes constituant les casques bleus, précisément les contingents rwandais, afin de prévenir tout risque de rupture de confiance et donc de défiance à l’égard de la cheffe de la MINUSCA, Mme Valentine Rugwabiza, des contingents rwandais et des contingents rwandais. L’ICMA souhaite que la MINUSCA travaille en collaboration avec les autorités locales et l’ambassade de la République Démocratique du Congo en Centrafrique pour rétablir la confiance et la stabilité dans la région.

 

CNC : Comment envisagez-vous les retombées de cette affaire sur la crédibilité et la souveraineté de la République Centrafricaine, ainsi que sur les relations entre la MINUSCA et les pays de la sous-région ?

 

FTS : L’ICMA est consciente des risques potentiels que cette affaire pourrait avoir sur la crédibilité et la souveraineté de la République Centrafricaine, ainsi que sur les relations entre la MINUSCA et les populations centrafricaines qui pourraient se sentir trahies. Il est essentiel que les parties prenantes travaillent ensemble pour rétablir la confiance et la stabilité dans la région. Nous sommes convaincus que la transparence et la coopération internationale sont essentielles pour prévenir de tels incidents et renforcer la confiance entre les pays de la sous-région. L’ICMA est profondément préoccupée par les conséquences potentielles de cette attaque de drones sur la sécurité et la stabilité dans la sous-région. Une telle attaque pourrait exacerber les tensions existantes et compromettre les efforts de paix et de réconciliation en cours. Il est essentiel que les parties prenantes prennent des mesures pour prévenir toute escalade et garantir la sécurité des populations civiles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Propos recueillis par Anselme Mbata

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  Ce n’est pas ma volonté, c’est celle du peuple  : la leçon juridique de Professeure  Danielle Darlan à son successeur Jean-Pierre Waboué

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  Ce n’est pas ma volonté, c’est celle du peuple  : la leçon juridique de Professeure  Danielle Darlan à son successeur Jean-Pierre Waboué

 

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Professeur Danielle Darlan, ancien Président de la Cour constitutionnelle

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle explique comment elle a toujours placé la volonté populaire au-dessus de tout, même de ses propres convictions

 

Danielle Darlan a une conception simple de son rôle de juge : respecter la volonté du peuple centrafricain, pas la sienne, pas celle du président, pas celle de qui que ce soit d’autre. Cette ancienne présidente de la Cour constitutionnelle le dit sans détour : à chaque décision rendue par son institution, la question était toujours la même. Quelle est la portée de cette décision pour le peuple ? Est-ce que nous respectons ce qu’il veut vraiment ?

 

« C’est sa volonté que nous devions respecter », insiste-t-elle. Pas celle d’un homme seul qui décide pour tout un pays. Pas celle d’un pouvoir qui confond ses désirs avec l’intérêt national. La volonté du peuple, point final.

 

Cette position peut sembler évidente. Après tout, dans une démocratie, les institutions sont censées servir les citoyens, pas un individu. Mais en Centrafrique, comme Darlan le sait bien, cette évidence s’est transformée en exception. Le régime actuel fonctionne selon un principe inverse : la volonté d’une seule personne tient lieu de volonté populaire. Ce que veut le président devient automatiquement ce que veut le pays, comme si les deux étaient interchangeables.

 

Professeure Danielle Darlan refuse cette confusion. Elle explique qu’elle a essayé de maintenir une ligne claire pendant son mandat : même quand une disposition constitutionnelle ne lui plaisait pas personnellement, elle devait l’appliquer. Parce que son travail n’était pas d’imposer ses préférences, mais de faire respecter ce que le peuple avait décidé à travers la Constitution.

 

« Ce n’est pas ma volonté que je dois appliquer, ni la volonté de quelqu’un d’autre, c’est la volonté du peuple », répète-t-elle. Cette phrase résume toute la différence entre un État de droit et un régime personnel. Dans le premier, les règles s’imposent à tous, y compris aux juges qui doivent parfois appliquer des textes qui ne correspondent pas à leurs opinions. Dans le second, les règles se plient aux caprices d’un seul.

 

Le contraste avec la situation actuelle est frappant. Aujourd’hui en Centrafrique, le peuple est devenu une abstraction. Sa volonté se résume à celle du président. Quand Touadéra veut vendre la nationalité en ligne, c’est présenté comme la volonté du peuple. Quand il modifie la Constitution pour supprimer la limitation des mandats, c’est encore la volonté du peuple. Quand il cède des terres pour un siècle à des investisseurs étrangers via la cryptomonnaie, c’est toujours la volonté du peuple.

 

Mais qui a vraiment demandé tout cela ? Qui a réclamé qu’on vende le pays sur internet ? Qui a supplié qu’on abandonne les terres de Bossangoa pour cent ans ? Personne. C’est la volonté d’un homme qui s’est substituée à celle de millions de Centrafricains.

 

Danielle Darlan a tenté de résister à cette dérive pendant son mandat. Elle a annulé la vente de la nationalité. Elle a rappelé que certaines décisions doivent passer par le Parlement, pas par les envies présidentielles. Elle a essayé de maintenir cette distinction entre la volonté légitime du peuple et les projets personnels du pouvoir.

 

Cette résistance lui a coûté cher. Des pressions, des menaces à peine voilées, des tentatives pour la faire « rentrer dans le rang ». Parce qu’un juge qui rappelle que le président n’est pas le peuple devient vite un problème pour ceux qui confondent les deux.

 

Son message reste d’une actualité brûlante. Tant que la Centrafrique n’aura pas compris que la volonté d’un seul homme n’est pas la volonté d’une nation, le pays continuera à tourner en rond. Les institutions ne retrouveront leur sens que le jour où elles cesseront de servir un individu pour redevenir ce qu’elles doivent être : des outils au service du peuple.

 

En attendant, les mots de Danielle Darlan résonnent comme un reproche et un espoir. Un reproche à ceux qui ont transformé la République en monarchie déguisée. Un espoir que d’autres, un jour, reprendront le flambeau et rappelleront cette vérité simple : dans une démocratie, personne ne peut prétendre incarner à lui seul la volonté de tout un peuple.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Zemio : le village Tabane incendié, des civils tués

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Zemio : le village Tabane incendié, des civils tués

 

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Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Pendant que les membres de la plateforme religieuse cherchent des voies de sortie à la crise en cours, les mercenaires russes du groupe Wagner et les Forces armées centrafricaines (FACA) auraient, ce jeudi, mis le feu à des villages et tué des civils dans la préfecture du Haut-Mbomou.

 

Les faits rapportés concernent notamment les villages de Tabane, situés au pk 20 de l’axe Zemio-Rafaï, ainsi que la localité de Kpabou sur l’axe Mboki.

 

Ces actes, commis sur des populations civiles dans une région déjà meurtrie par des années d’instabilité, alimentent une colère profonde au sein des communautés locales. Des habitants et des observateurs s’interrogent ouvertement sur ce qu’ils décrivent comme un agenda du gouvernement centrafricain contre la préfecture du Haut-Mbomou.

 

Dans un message diffusé publiquement sur les réseaux sociaux, des voix locales ont exprimé leur refus de se laisser tromper ou manipuler : « Nous ne sommes pas des cons, nous observons tout et nous avons le dernier mot. Que personne ne vous trompe. » Une déclaration qui traduit une exaspération croissante face à des violences qui frappent des civils sans défense.

 

Cette situation remet sur la table la question de la responsabilité des forces déployées sur le terrain. Le partenariat entre Bangui et Wagner, régulièrement dénoncé par des organisations de défense des droits humains, continue de faire des victimes parmi les populations civiles en dehors des grands centres urbains.

 

La rédaction a pu confirmer ces informations. Une enquête approfondie reste nécessaire pour établir avec précision le bilan humain et les circonstances exactes de ces événements.

 

Par Éric Nzapa

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À Kaga-Bandoro , une mère empoisonne son fils de treize ans par jalousie

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À Kaga-Bandoro , une mère empoisonne son fils de treize ans par jalousie

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans la préfecture de la Nana-Gribizi, en République centrafricaine, un enfant de treize ans a perdu la vie de la main même de sa propre mère, dans des circonstances qui ont bouleversé toute la communauté.

 

Tout a commencé lundi dernier, quand la femme a reçu une information qui l’a profondément meurtrie : son mari aurait sorti avec une autre femme. Cette nouvelle, vraie ou non, a suffi à faire basculer quelque chose en elle. Ça tête commence à chauffer, et chauffe très grave.

 

Traumatisée par la colère et la douleur suite à cette nouvelle, elle n’a pas cherché à régler la situation avec son époux. Au lieu de cela, elle s’est retournée contre son propre enfant. Elle a récupéré du poison habituellement utilisé pour éliminer les rats dans la maison.

 

Elle a mêlé ce produit à un plat qu’elle a préparé elle-même, puis elle l’a servi à son enfant. Ce dernier a mangé sans se douter de rien. Peu de temps après, il s’est effondré et a rendu l’âme sur place.

 

Les autorités ont agi rapidement. La femme a été interpellée et conduite au commissariat de police de Kaga-Bandoro , où elle est actuellement gardée à vue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

 

Ce qui rend l’affaire encore plus difficile à comprendre, c’est qu’elle porte encore dans ses bras un nourrisson de neuf mois, un bébé qu’elle allaite et dont elle a la charge.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, avant de commettre le crime, cette femme  a déclaré à son entourage qu’elle ne peut pas voir son enfant maltraité par une autre femme que son mari décide d’épouser. En plus, elle explique que pour un seul mari, elle ne peut pas faire de la rivalité avec une autre femme dans une même maison.

 

Par Justin Nganayousou

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Alors que la situation devient très critique à l’université de Bangui, le recteur, lui, prend son temps pour critiquer les universités privées. Quel délire ?

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Alors que la situation devient très critique à l’université de Bangui, le recteur, lui, prend son temps pour critiquer les universités privées. Quel délire ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/gerard-grezengue-recteur-de-l-universite-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/gerard-grezengue-recteur-de-l-universite-de-bangui.jpg” alt=”Université de Bangui : écouter le délire du recteur Gérard Grezéngué qui parle  de stabilité du calendrier académique depuis 4 ans sur la RNL. Mais c’est de la folie pure ce mec” width=”300″ height=”233″ />
Gérard Grezéngué, recteur de l’université de Bangui

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le recteur de l’Université de Bangui, Gérard Grezéngué, admet que son institution ne parvient pas à contrôler les établissements privés d’enseignement supérieur. Cette reconnaissance arrive au moment où l’université publique elle-même traverse une crise de gouvernance avec les mêmes problèmes qu’il dénonce chez les autres.

 

Grezéngué pointe du doigt les instituts privés qui se multiplient sans supervision. Il parle de programmes non vérifiés, d’encadrants non qualifiés, de conditions d’enseignement non contrôlées. Mais ces mêmes situations existent à l’Université de Bangui. Dans tous les départements, le désordre règne. Les mémoires sont soutenus sans véritable encadrement ni contrôle de qualité. Avec le développement de l’intelligence artificielle, des étudiants rendent des travaux entièrement générés par des outils en ligne, sans que personne ne puisse ou ne veuille vérifier quoi que ce soit.

 

Le recteur dénonce les “frais de chambre” de 100 000 francs CFA dans les établissements privés, après quoi des enseignants rédigent eux-mêmes les mémoires pour les étudiants. Cette pratique, qu’il qualifie de scandaleuse chez les autres, existe pourtant dans sa propre université. Des enseignants vendent leurs services d’encadrement, rédigent des chapitres entiers pour des étudiants qui paient, et personne n’intervient. La différence, c’est que dans le privé on appelle cela des “frais de chambre”, et à l’université publique cela se fait de manière plus discrète, mais le résultat reste le même : l’argent remplace le travail académique.

 

Interrogé sur sa capacité à inspecter les établissements privés, le recteur invoque le manque de moyens. Il affirme que la direction académique ne dispose ni de la logistique, ni du personnel pour assurer cette mission. Cette excuse interroge quand on connaît les dépenses de l’université.

 

Chaque mois, des dizaines de millions de francs CFA partent en indemnités pour le rectorat : 800 000 francs pour le recteur, 600 000 pour le vice-recteur, 400 000 pour le secrétaire général, plus de 900 000 pour le contrôleur financier. À cela s’ajoutent les frais de repas, d’entretien des résidences, les salaires des chauffeurs, des domestiques et des gardiens personnels. Sur une année, ces dépenses dépassent plusieurs dizaines de millions de francs CFA, uniquement pour les avantages des dirigeants.

 

Mais pour contrôler une salle de soutenance, vérifier un mémoire, inspecter un établissement, le recteur dit qu’il n’y a pas de moyens. Il dépense des millions pour son propre confort et celui de ses collaborateurs, mais prétend ne pas pouvoir financer une simple mission de contrôle qui relève pourtant de sa responsabilité première.

 

Grezéngué admet qu’il ne dispose d’aucune statistique sur la fréquence des fraudes académiques. Il reconnaît qu’il n’existe pas de base de données sur le fonctionnement des établissements privés, ni même sur ce qui se passe dans son propre campus. Aucun rapport annuel, aucun plan de contrôle, aucun mécanisme de suivi. Cette absence de système ne concerne pas que les universités privées. À l’Université de Bangui, personne ne sait combien de mémoires ont été soutenus l’année dernière, combien ont été réellement encadrés, combien ont été plagiés, combien ont été achetés.

 

Cette situation montre une incompétence administrative profonde. Un recteur qui dirige une université depuis des années et qui ne dispose d’aucun outil pour mesurer, vérifier ou superviser quoi que ce soit. Il critique les dérives du secteur privé alors qu’il est incapable de dire ce qui se passe dans les amphithéâtres qu’il est censé diriger.

 

Le recteur annonce un renforcement des inspections en 2025. Aucun budget n’est précisé, aucun calendrier n’est donné, aucune feuille de route n’est présentée. Juste une promesse de plus dans une institution où les déclarations d’intention tiennent lieu de politique depuis des années.

 

L’Université de Bangui continue de fonctionner dans le désordre, sans contrôle interne, sans transparence, sans capacité de vérification. Avant de donner des leçons aux universités privées, le recteur devrait peut-être commencer par instaurer un minimum d’ordre dans sa propre maison. Mais cela supposerait de renoncer aux millions de francs CFA d’indemnités mensuelles pour financer des inspections réelles, des formations pour les enseignants, et un système de contrôle digne de ce nom.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Anselme Mbata….

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Centrafrique : Bangui refuse de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé malgré une décision de justice, Arsène Elien et la PJLOD crient au scandale

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Bangui refuse de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé malgré une décision de justice, Arsène Elien et la PJLOD crient au scandale

 

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Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans un communiqué publié le 18 février 2026 à Bangui, Arsène Elien, Coordonnateur de la PJLOD, dénonce le refus du gouvernement de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé.

 

Souvent, en Afrique, les rapports entre le pouvoir et l’opposition ont toujours emprunté des chemins difficiles. Mais ce qui vient de se produire en République Centrafricaine dépasse ce que l’on pouvait attendre d’un État qui se réclame de la démocratie et du respect des lois.

 

C’est dans ce contexte tendu qu’Arsène Elien, Coordonnateur de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique, la PJLOD, a pris la plume le 18 février 2026 depuis Bangui. Dans un communiqué sans détour, il dénonce une décision des autorités centrafricaines qui, selon lui, bafoue à la fois la justice et les droits fondamentaux d’Anicet Georges Dologuélé.

 

Le fait reproché au gouvernement est simple dans sa forme, mais lourd dans ses conséquences : les autorités de Bangui ont refusé de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé, et ce, en dépit d’une décision de justice ordonnant le contraire. Pour Arsène Elien, ce refus n’a rien d’un simple retard administratif, c’est un acte politique posé en pleine conscience.

 

Ce qui aggrave la situation aux yeux du Coordonnateur de la PJLOD, c’est que le pouvoir en place a choisi de passer outre une décision rendue par ses propres tribunaux. En agissant ainsi, Bangui envoie un message troublant : la justice centrafricaine ne vaut que lorsqu’elle sert les intérêts du gouvernement, et pas un jour de plus.

 

Arsène Elien rappelle dans son texte que le droit de circuler librement et de disposer de documents de voyage valides n’est pas une faveur accordée par les gouvernants. C’est un droit humain reconnu et protégé, que nul régime ne peut retirer à un citoyen au seul motif qu’il appartient à l’opposition.

 

En privant Anicet Georges Dologuélé de son passeport, le pouvoir centrafricain ne s’attaque pas seulement à un homme, estime le Coordonnateur de la PJLOD. Il s’attaque à un principe : celui selon lequel tous les citoyens sont égaux devant la loi, quelle que soit leur couleur politique ou leur position vis-à-vis du gouvernement en place.

 

Arsène Elien va plus loin en qualifiant cette décision de manœuvre visant à réduire au silence les voix discordantes et à limiter la capacité de l’opposition à s’exprimer et à se mouvoir librement. La PJLOD y voit une tentative de confiner Anicet Georges Dologuélé dans un espace où son influence serait mécaniquement réduite.

 

Face à cette situation, le Coordonnateur de la PJLOD appelle les autorités compétentes à se conformer sans délai aux décisions rendues par la justice centrafricaine. Arsène Elien insiste sur le fait que l’État de droit n’est pas un slogan que l’on sort lors des discours officiels, c’est une obligation quotidienne que le pouvoir doit honorer envers chaque citoyen.

 

Par Anselme Mbata

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