Valentine Rugwabiza sommée de s’expliquer : Dologuélé l’accuse d’avoir permis la fraude électorale

Rédigé le 07 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le candidat Anicet-Georges Dologuélé vient d’envoyer une lettre incendiaire à la cheffe de la MINUSCA. Il réclame des explications sur le naufrage du scrutin du 28 décembre dernier.
La rédaction de CNC l’avait prédit depuis longtemps.
La MINUSCA joue un rôle trouble en République centrafricaine et soutient un régime autoritaire. Les événements actuels donnent raison à ces alertes répétées. Valentine Rugwabiza doit maintenant répondre des accusations portées contre sa mission.
Le scrutin devait renouveler les institutions du pays.
Les Centrafricains sont allés voter pour élire leur président, leurs députés, leurs maires et leurs conseillers régionaux. Le Conseil de Sécurité avait prolongé le mandat de la mission onusienne par sa résolution 2759 du 13 novembre 2025. L’objectif principal consistait à accompagner ce processus électoral.
Anicet-Georges Dologuélé, candidat de l’URCA, a pris sa plume le 5 janvier 2026.
Dans sa correspondance adressée à la représentante spéciale du Secrétaire général, il décrit un cafouillage du jamais vu en RCA. Les urnes arrivent à l’Autorité nationale électorale dans de vulgaires cartons ou des sachets plastiques ouverts. Aucun scellé ne protège ces matériels sensibles.
Les procès-verbaux et les bulletins ont subi plusieurs manipulations illégales.
Entre leur sortie des bureaux de vote et leur arrivée à Bangui, ces documents ont changé de mains à plusieurs reprises. Le Code électoral a été bafoué à chaque étape du processus. La MINUSCA devait transporter ces matériaux dans des conditions de sécurité maximales.
Des vidéos circulent massivement sur les réseaux sociaux.
On y voit des urnes éventrées, des documents éparpillés dans tous les sens. La population centrafricaine découvre, médusée et indignée, l’ampleur du désordre. Ces images montrent une réalité que personne ne peut plus nier.
Les représentants des candidats dans les bureaux de vote n’ont servi à rien.
Le président de l’ANE leur a interdit de recevoir la moindre copie des résultats ou des procès-verbaux. Cette instruction viole l’article 87 du Code électoral. Elle émanerait directement du gouvernement, sur ordre du pouvoir en place.
Le lien avec Paul Kagame reste dans tous les esprits.
Le président rwandais et le régime centrafricain entretiennent des relations étroites. Tout semble avoir été préparé d’avance pour garantir la victoire du camp présidentiel. La MINUSCA apparaît comme un rouage de cette mécanique bien organisé.
Dologuélé reconnaît pourtant avoir bénéficié de soins dans l’unité médicale de Bouar.
Le 24 décembre 2025, la MINUSCA l’a pris en charge avant de l’évacuer par hélicoptère vers la capitale. Il remercie d’ailleurs Valentine Rugwabiza pour cette attention dans sa lettre. Cette sollicitude contraste avec l’incurie générale dont il fait maintenant état.
La cheffe de la MINUSCA doit maintenant s’expliquer.
Comment sa mission a-t-elle pu laisser un tel chaos s’installer ? L’organisation chargée d’accompagner ces élections apparaît dépassée, voire complice du désordre ambiant. Les Centrafricains attendaient un scrutin transparent et se retrouvent avec un gâchis monumental.
Les candidats de l’opposition n’ont aucun moyen de vérifier les résultats annoncés.
Sans copie des procès-verbaux ni des feuilles de résultats, impossible de contester les chiffres de l’ANE. Le processus électoral s’achève dans l’opacité la plus totale. Valentine Rugwabiza porte une part de responsabilité dans cette débâcle
Par Brahim Sallé
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