Visas américains : les centrafricains sont désormais visés par les restrictions de Donald Trump

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les centrafricains figurent désormais parmi les nationalités soumises à de nouvelles restrictions de visa pour l’entrée aux États-Unis. L’annonce a été rendue publique début janvier 2026 et relayée notamment par France 24, RFI et plusieurs agences de presse internationales. Elle s’inscrit dans un durcissement progressif de la Politique migratoire américaine engagé par l’administration du président Donald Trump.
Selon les autorités américaines, la Centrafrique est intégrée à une liste élargie de pays soumis à des conditions d’accès renforcées au territoire américain. Ces mesures ne constituent pas une interdiction absolue, mais limitent fortement l’octroi de visas, avec des exceptions rares accordées au cas par cas, notamment pour des raisons diplomatiques, humanitaires ou stratégiques.
Ce durcissement s’inscrit dans une politique plus ancienne. Les premières restrictions majeures remontent à janvier 2017, lors du premier mandat de Donald Trump. À l’époque, un décret présidentiel, connu sous le nom de travel ban, interdit l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de plusieurs pays, principalement du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dont la Libye, le Soudan et la Somalie. La mesure est alors justifiée par des impératifs de sécurité nationale.
Après plusieurs ajustements juridiques et politiques, ces restrictions sont partiellement levées sous l’administration suivante. Elles réapparaissent toutefois à partir de 2025, avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. En juin 2025, une nouvelle vague de restrictions est annoncée, visant cette fois plusieurs pays africains subsahariens. Les motifs avancés portent sur le taux élevé de dépassement de séjour, la faiblesse des systèmes d’état civil et le manque de coopération pour le rapatriement des ressortissants en situation irrégulière.
Fin 2025, Washington élargit encore le dispositif. Plusieurs États africains sont ajoutés à la liste, certains faisant face à une interdiction quasi totale d’entrée, d’autres à des restrictions renforcées. Les pays concernés sont classés selon le niveau de limitation appliqué, allant de l’interdiction de visas touristiques et d’affaires à l’imposition de procédures particulièrement contraignantes.
Début 2026, une nouvelle étape est franchie avec l’introduction d’un mécanisme de caution financière pour les visas de court séjour. Les demandeurs issus de certains pays doivent désormais déposer une somme comprise entre 5 000 et 15 000 dollars américains avant l’obtention d’un visa. C’est dans ce cadre que la République centrafricaine, aux côtés du Botswana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau et de la Namibie, est officiellement intégrée au dispositif.
Au total, vingt pays africains sont aujourd’hui visés par les mesures américaines. Parmi eux, douze sont soumis à des restrictions très sévères, équivalentes dans les faits à une interdiction d’accès au sol américain, hors dérogations exceptionnelles. Les autres font face à des conditions d’entrée drastiquement durcies, rendant l’obtention d’un visa particulièrement difficile pour les étudiants, les commerçants ou les familles.
Ces décisions ont provoqué des réactions contrastées sur le continent africain. Certains gouvernements dénoncent des mesures discriminatoires, tandis que d’autres évoquent des discussions diplomatiques en cours avec Washington. À ce stade, aucune annonce officielle n’a été faite par les autorités centrafricaines concernant une éventuelle réponse ou des négociations bilatérales.
Pays africains concernés par les restrictions américaines (début 2026) :
République centrafricaine – Botswana – Guinée – Guinée-Bissau – Namibie – Mali – Burkina Faso – Niger – Soudan du Sud – Somalie – Érythrée – Tchad – Congo – Zimbabwe – Tanzanie – Nigeria – Côte d’Ivoire – Sénégal – Libye – Soudan
La liste reste évolutive et dépend des évaluations périodiques menées par l’administration américaine sur la coopération migratoire et sécuritaire des pays concernés.
Par Alain Nzilo
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