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Communiqué de Presse de La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine.

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Communiqué de Presse de   La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2319.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo de l'évêque

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine a l’honneur de vous annoncer que le Saint-Père François a nommé le Révérend Père Jesús RUIZ MOLINA, M.C.C.J., (Missionnaire Combonien du Coeur de Jésus) Evêque Auxiliaire du Diocèse de Bangassou.

La Nonciature souhaite à l’Evêque élu les bénédictions du Seigneur pour son service pastoral auprès du Peuple de Dieu, aux cotés de l’Evêque de cette Eglise locale, S.E. Monseigneur Juan José AGUIRRE MUÑOZ.

La nouvelle de cette nomination a été publiée à Rome en ce jour, le 11 juillet 2017, en la mémoire de Saint Benoît à 12h.

Le nouvel évêque a passé de nombreuses années en RCA et au Tchad et jusqu’à sa récente nomination exerçait son ministère sacerdotal dans le Diocèse de M’Baïki, comme curé à la paroisse Saint Georges de MONGOUMBA

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Drôle de guéguerre à la Socatel ce matin

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Centrafrique : Drôle de guéguerre à la Socatel ce matin

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0140.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica. Crédits HT, CopyrightCNC.
Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica. Crédits HT, CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 12 juillet 17

Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

 

Tôt ce matin du mardi 11 juillet 2017, une scène insolite a rassemblé les passants et les babaux devant l’immeuble Socatel de Bangui Sica. Et pour cause, quelques membres manipulateurs du personnel peu représentatifs de l’effectif de cette institution sont en grève pour réclamer la démission du Directeur général, du Directeur commercial et de marketing, du directeur technique et autres responsables pour détournement.

Nous avons l’habitude d’assister à de vraies grèves qu’organise le personnel de cette institution en totale déconfiture pour réclamer des dizaines de mois d’arriérés (plus de 40 à 50 mois). Mais ce que nous avons remarqué est loin d’être une grève réellement motivée par un intérêt général. Nul n’ignore que la Socatel doit colossalement à ses agents qui ont si souffert des difficultés que traverse cette boite. Beaucoup sont mêmes décédés sont pouvoir entrer en possession de leurs droits.
Ce qui est fort surprenant, c’est que depuis que Bruno Gréla-Mpoko, l’actuel Directeur général est arrivé à la tête de cette institution, et selon les témoignages des agents, il a déployé des efforts pour redresser, ne fus-ce légèrement, la situation financière de la Socatel, ce qui lui a permis de régler une infime partie des dettes du personnel. Il a même entamé des travaux d’embellissement de ce joyau de bâtiment qui faisait dans un récent passé, la beauté de la ville et qui malheureusement tombait déjà en ruine.

Voilà en réalité le fondement des malheurs de ce cadre qui a voulu insufflé du nouveau à la socatel et qui se bute au mur de Berlin que lui opposent le ministre Gourna-Zacko et ses acolytes Panzet Sebas le PCA et Raymond Adouma le DAF, ceux-là qui ont contribué à mettre à plat la Socatel après les grands forfaits de Ngouandjika lorsqu’il fut ministre des PTT en 2008.

De source proche des grévistes, ces messieurs auraient soudoyé les sbires de personnel qui sont allés crayère pour faire comprendre que l’Actuel DG aurait détourné de l’argent feignait mettre de la peinture pour embellir le bâtiment. Après vérification, les travaux sont en train d’être effectué à titre de compensation par l’entreprise SDCI doit de l’argent à la Socatel. Cet arrangement ne serait pas du goût de Gourna-Zako, Panzet et Adouma qui réclamaient le versement en espèce de la somme due pour y plonger la main comme d’habitude.

Les problèmes de la Socatel ne datent pas d’aujourd’hui, ni de 2014 où Bruno Gréla-Mpoko été recruté depuis les Etats Unis pour revenir redresser la situation de la Socatel. En su de renever sensiblement la situation financière de la Socatel, il faut ajouter aux acqui de l’actuel DG, le fait qu’il a tout fait pour verser les pensions du personnel à la retraite à la caisse de sécurité sociale, ce que les concernés touchent déjà. Qui aurait pu le faire ainsi si ce n’est qu’un fils soucieux de ses parents ? En tous cas, les manigances doivent cesser pour que la Socatel revive.

 

 

CENTRAFRIQUE : SARANDJI VS TOUADERA, MANŒUVRES AU SOMMET DE L’ÉTAT ?

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CENTRAFRIQUE : SARANDJI VS TOUADERA,  MANŒUVRES AU SOMMET DE L’ÉTAT ?

         

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2316.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Faustin archange TOUADÉRA et Simplice Mathieu SARANDJI. Crédits photo RJDH.
Faustin archange TOUADÉRA et Simplice Mathieu SARANDJI. Crédits photo RJDH.

 

Bangui, le 12 juillet 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

Les luttes souterraines au Palais de la Renaissance nous interpellent et nous inquiètent. Des rumeurs persistantes circulent sur un changement de gouvernement. Le président Faustin-Archange Touadera fait face à un dilemme : d’une part, il souhaite remanier le gouvernement et nommer une nouvelle équipe avec un nouveau Premier Ministre ; d’autre part, il doit composer avec Simplice Sarandji qui s’accroche à son fauteuil et ne veut pas démissionner.

 L’ami de plus de trente ans refuse obstinément de partir et brandit l’arme du chantage. Il serait en possession de « révélations » pouvant nuire à son ami, le président Touadera. Décidément, on n’est jamais trahi que par les siens ! Ces joutes de palais sèment la confusion et décrédibilisent la République Centrafricaine aux yeux de la communauté internationale.

On apprend ainsi que les bailleurs de fonds de Bruxelles ne sont pas pressés de délier le cordon de leurs bourses. Les querelles intestines au sein même de l’Etat, les problèmes majeurs d’insécurité dans tout le pays constituent un cocktail détonant – qui ferait fuir un lion dans la savane ! Quand les bailleurs de fonds de Bruxelles avaient promis deux milliards de dollars à leur pays, les Centrafricains avaient salué cette manne providentielle pour le développement de leur pays. Mais ils devaient, en contrepartie, respecter un plan de financement précis et rigoureux selon les exigences de Bruxelles.

Comment pourraient-ils y parvenir avec un gouvernement dont les membres passent leur temps à se disputer le bout de gras, à se livrer à des manœuvres à peine dissimulées pour déstabiliser l’actuel président Touadera et faciliter ainsi le retour des anciens, François Bozizé et Michel Djotodia ? La presse centrafricaine ne manque pas de pointer la cacophonie qui règne au sein du gouvernement, compromettant ainsi le surgissement de la paix(SIRIRI) et de la réconciliation, facteurs primordiaux de développement du pays.

UNE DESCENSION A PRENDRE SANS ÉTAT D’ÂME

Permettez-moi, Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, d’insister sur l’urgence des décisions à prendre : le Centrafrique est un pays profondément meurtri, il faut le sortir du chaos. Les affrontements récurrents au sein des institutions ne font que donner du grain à moudre aux rebelles et ruiner la confiance des investisseurs.

Le Premier ministre, Simplice Sarandji, et son équipe ont malheureusement fait la preuve de leur incapacité à sortir le pays du bourbier. Les tergiversations du gouvernement, son repliement sur Bangui où règne une paix illusoire, alors qu’il aurait fallu apporter soutien et réconfort aux populations éplorées des villages, poussent désormais une majorité des Centrafricains à réclamer un changement de Premier ministre. Ils veulent un gouvernement resserré et déterminé, composé de ministres nommés pour leurs compétences et leur intégrité non pas sur des critères tribaux, ethniques ou d’amitié. Il faut sortir rapidement de l’imbroglio Sarandji. Les hésitations à remanier le gouvernement risqueraient d’être interprétées comme des signes de faiblesse. Les intérêts du pays doivent être placés au-dessus de tout.

Car c’est d’un pays souverain mais déstabilisé qu’il s’agit. Un pays qui a besoin de gouvernants patriotes. Un pays qui réclame de l’attention et de l’espoir, pour pouvoir, enfin, se redresser.

 « LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS ! » (THOMAS  SANKARA)

 

Centrafrique : A propos de la dissolution du Conseil d’administration de la CBCA

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Centrafrique : A propos de la dissolution du Conseil d’administration de la CBCA 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2312.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI
Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji

 

 

Bangui, le 12 juillet 2017.

Par : De Jasmin, CNC.

 

Alors que les bailleurs de fonds ayant participé à la table ronde de Bruxelles ont annoncé avoir renoncé, jusqu’à nouvel ordre,  à honorer leurs promesses d’aide en faveur de la République centrafricaine et que l’économie est exsangue, conséquence de l’occupation d’une bonne partie du territoire national par divers groupes armés qui perçoivent indument les taxes et autres imports indispensables au fonctionnement de l’État, le gouvernement du docteur Simplice Mathieu Sarandji qui devrait en principe s’en préoccuper, s’est découvert une nouvelle occupation : gérer des comptes à la banque  CBCA.

C’est ainsi que dans l’affaire du crédit sollicité et obtenu par l’avocat Crépin Mboli-Goumba auprès de ladite banque dont l’État détient la majorité des parts, le gouvernement s’oppose désormais à la mise à disposition des fonds. Pourtant, un accord de prêt en bonne et due forme a été signé devant notaire entre la CBCA et Crépin Mboli-Goumba qui a apporté toutes les garanties nécessaires à l’octroie du crédit. Mais c’est sans compter les intrigues et la méchanceté du Premier Ministre Sarandji qui   a donc trouvé moyen d’inciter les dirigeants de CBCA à se désavouer, compromettant ainsi la trésorerie de leur institution. Pis, dans le cadre de ce dossier, l’intervention du Premier Ministre  n’aura pour seul effet que de ternir l’image de la CBCA, remettant ainsi en question le professionnalisme de ses dirigeants dont le métier est en principe de faire gagner de l’argent à la banque. Et l’octroie dudit crédit à Crépin Mboli-Goumba devait rapporter près de 50 millions de francs CFA à l’institution.

Chose grave, alors qu’on croyait que l’argent avait été débloqué et qu’il a servi à financer la rébellion, selon un article suscité par le gouvernement  en place et qui avait fait grand bruit, on se rend compte qu’il n’en est rien. La banque détient l’original du titre foncier de Mboli-Goumba et refuse contre le bon sens de mettre le crédit en place. Pourtant, un centrafricain qui travaille à la CÉMAC, Jeannot Gouga II, pour ne pas le nommer a obtenu un crédit de la CBCA, malgré le refus de l’assurance.

La violation du secret bancaire est un aspect du problème qui touché à la crédibilité de la CBCA. Nous apprenons que le premier ministre  a fait dissoudre Le Conseil d’Administration de la CBCA pour octroi de crédit à MBOLI-GOUMBA. Il a déjà donné Le nom de son parent direct qu’il a fait venir de France et nommé aux finances pour être désigné président du Conseil d’Administration. Désormais, c’est toutes les demandes de crédit, les relevés  bancaires des clients qui sont imprimés et remis à la Présidence. C’est un chargé de mission qui est chargé de les collecter chaque semaine. La COBAC doit être saisie et il ne fait aucun doute que cette Banque va faire faillite comme la BNCD. Les partenaires doivent se saisir de cette question immédiatement.

Au-delà du cas de maître Mboli-Goumba, se pose la question du mélange des genres dans l’administration centrafricaine mais aussi de la faiblesse de caractère de la plupart des hauts cadres de notre pays. Rien n’est plus désespérant de constater que dans la République de Touadera même les relations commerciales entre une banque et son client peuvent-être politisées. En effet, tant que le PATRIE, la formation politique de Crépin Mboli-Goumba appartenait à la l’hypothétique majorité présidentielle, il n’y aurait pas eu de complication dans ce dossier. Mais depuis que son parti a décidé de mettre un coup d’arrêt à cette blague qui n’avait que trop duré, les tenants du pouvoir lui trouvent tous les maux du monde. Et pour leur faire plaisir, les dirigeants de CBCA, moins sûrs de leurs réelles compétences, dans le but de satisfaire les désirs du prince détenteur du pouvoir de signer les décrets de nomination, mettent en danger l’avenir même de la banque. Car, s’il venait à intenter une action judiciaire contre la banque, Mboli-Goumba n’aura aucun mal à convaincre le juge de l’illégalité de la décision de CBCA qui, d’ailleurs, selon nos sources, a déjà perçu les frais liés à la mise en place du crédit. Où est donc la cohérence ?

 

 

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Centrafrique : Vers une nouvelle implosion ?

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 Centrafrique : Vers une nouvelle implosion ?

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

 

Paris, Lundi, 10 Juillet 2017.

Par : Tanguy Berthemet Le Figaro.

CHRONIQUE

Il y a près d’un an, en mars, le pays semblait sur la voie de la pacification. Depuis, les luttes ont repris et une crise politique se dessine. Près de quatre ans après le début de la guerre civile et de l’intervention des militaires français, le pays est de nouveau dans les plus grandes difficultés.

Pourquoi la Centrafrique renoue-t-elle avec la violence ?

Il s’agit avant tout de l’échec du processus de paix. Signé trop vite et avec des acteurs de mauvaise foi, l’accord de paix n’a jamais été respecté. Le désarmement des différents groupes n’a jamais été que théorique. Les forces internationales, en particulier depuis le départ des troupes françaises de l’opération « Sangaris » en octobre 2016, ne représentent pas une contrainte réelle. La faiblesse du pouvoir politique installé à Bangui a fait le reste.

Équipées et libres de toutes pressions politiques ou militaires, les milices ont repris le terrain. Elles dominent désormais 14 provinces sur les 16 du pays. « À partir de la fin 2016, les groupes se sont lancés dans une offensive pour prendre des zones et le contrôle de prébendes : mines d’or ou de diamants, barrages routiers, bétail… », raconte un homme d’affaires local. Dans l’est du pays, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), de Noureddine Adam, s’est retaillé des fiefs autour de Bria et de Birao, tandis que le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), de Mahamat Alkatim, étendait son influence depuis sa base de Kaga-Bandoro. Officiellement alliées au sein de la Séléka, ces deux puissantes organisations à dominante musulmane sont en fait très divisées. Elles s’unissent au besoin pour lutter contre les groupes Anti-Balaka, majoritairement chrétiens, qui s’infiltrent, ou contre l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), du Peul Ali Darassa. Ce dernier, chassé à l’hiver de sa « capitale », Bambari, se replie vers l’extrême Est, en direction d’Obo, une zone jusqu’à présent épargnée par la guerre. C’est dans le cadre de cette fuite en avant que les tueries de Bria et de Bangassou ont éclaté en mai, visant dans un cas les civils chrétiens et dans l’autre les musulmans. Elles ont fait plus de 150 morts. Un bilan sans doute très sous-estimé, selon MSF, qui souligne que la situation dans de très nombreux villages est totalement inconnue. L’Ouest du pays, dominé pour l’essentiel par une nuée de groupes Anti-Balaka, paraît plus calme. «Mais c’est un leurre, souligne un officier français. Les tensions y sont extrêmes et la violence peut renaître à n’importe quel moment. » Il n’y a plus que Bangui, la capitale, qui semble vivre dans une vague normalité, une « bulle » à l’écart du pays. Reste que sous des allures de chaos complet, la situation en Centrafrique obéit tout de même à des logiques et des intérêts.

Les groupes rebelles reçoivent-ils un soutien extérieur ?

«Il est inimaginable que ces rébellions, que ce soient les Anti-Balaka ou les groupes musulmans, fonctionnent seules. Ils ont des soutiens», tranche un haut responsable de l’ONU. Le premier de ces soutiens, le plus évident, est politique. Derrière une partie des Anti-Balaka, on devine l’influence de l’ancien président, François Bozizé, chassé du pouvoir en 2013. Si ce dernier et son entourage nient toute implication, certains chefs Anti-Balaka avouent sans mal se battre pour l’ex-chef d’État. Côté Séléka, les soupçons se concentrent sur Michel Djotodia, « tombeur » de Bozizé et éphémère président putschiste, et sur ses proches, à commencer par le principal responsable militaire de la rébellion, Noureddine Adam.

Ces anciens caciques chercheraient par cette déstabilisation à réintégrer le jeu politique et à échapper aux poursuites judiciaires qui les menacent.

Ils sont tous sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la justice centrafricaine et l’objet d’enquêtes d’une Cour spéciale et de la Cour pénale internationale (CPI). À la fin de 2014, Bozizé et Djotodia s’étaient d’ailleurs retrouvés à Nairobi pour sceller un accord sous l’égide de plusieurs présidents de la région. Ce texte n’a jamais été reconnu par la communauté internationale. Mais le nerf de cette guerre, comme de toutes les guerres, demeure l’argent. « Suivre les responsabilités politiques est assez simple, les responsabilités financières sont plus obscures », détaille le haut fonctionnaire.

Officiellement, les pays de la région se sont tous engagés derrière le plan de paix de l’ONU. Dans les faits, plusieurs joueraient un double jeu, appuyant, au coup par coup, un groupe ou un autre. Ces interventions ne sont pas toujours cyniques. « Il est difficile pour le Tchad ou pour le Soudan d’ignorer totalement le sort de leurs communautés, qui sont parfois réellement menacées » , souligne un diplomate de la région. L’Ouganda est, de son côté, un fervent défenseur de François Bozizé et l’accueille régulièrement. Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, s’impliquerait lui aussi. Ces rôles complexes perturbent encore un peu plus les efforts de pacification de l’ONU.

Pourquoi l’Onu est-elle débordée ?

La Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) ne paraît pas capable de s’opposer aux forces qui dévorent le pays. Et c’est un euphémisme. Les massacres de Bria et de Bangassou se sont déroulés sous les yeux des Casques bleus, achevant de les discréditer. Les soldats de la paix sont maintenant la cible d’attaques directes, comme à Alindao en mai, où quatre d’entre eux ont été tués dans une embuscade. Pour leur défense, les responsables onusiens avancent le manque réel de matériel, le faible nombre d’hommes pour sécuriser un tel pays (12 000 pour plus de 620 000 km²).

Plus discrètement, ils remettent aussi en cause la qualité des contingents et des militaires souvent peu formés et mal commandés. Ainsi, les Casques bleus de République démocratique du Congo (RDC), accusés d’agressions sexuelles, ont été « invités » à partir, tout comme ceux du Congo. Les troupes marocaines, du fait de leur foi musulmane, sont en difficulté, car taxées de partialité par une part de la population.

Certes, les Rwandais, les Burundais ou les Portugais sauvent la mise. Mais « il n’y a pas assez de soldats valables. La lance à incendie est beaucoup trop courte », résume un officier français. Ces carences militaires sont aggravées par l’absence d’un plan politique général pour cette mission. « Il n’y a pas de vision. On ne se sait pas où ils veulent aller », critique Roland Marchal, chercheur à Sciences Po.

Le processus politique peut-il dérailler ?

L’élection présidentielle de décembre 2015 devait marquer la fin de la crise ouverte en 2013, en dotant le pays d’un gouvernement légitime. Comme au Mali, ce scrutin, vite organisé sous la pression française, était pensé comme la clef de voûte du plan de paix. Mais le vote, en débouchant sur la victoire surprise de Faustin-Archange Touadéra, un universitaire peu connu, a tout de suite compliqué la donne. Le nouvel élu manque de réseaux politiques, tant nationaux qu’internationaux, et d’autorité. Il a donc peiné à réunir le gouvernement « d’union sacrée » promis et à s’imposer. Le premier ministre, comme les principaux ministres, appartient à son cercle rapproché. En quelques mois, ses rares alliés l’ont quitté, et la population se fait de plus en plus critique envers un pouvoir perçu comme faible.

Selon le FMI, la situation économique n’est pas meilleure. En raison de l’instabilité, la croissance est inférieure aux espoirs, déjà modestes. Au printemps dernier, le président a échappé de peu à une motion de censure qui aurait précipité la chute du chef de l’État et ouvert une crise politique. Pour l’heure, le principal opposant, Anicet-Georges Dologuélé, assure qu’il n’est « pas dans son intention » de déclencher une crise. Karim Meckassoua, le président de l’Assemblée nationale, affirme pareillement travailler « à des solutions constructives ». Mais en Centrafrique, où les alliances sont mouvantes et les retournements fréquents, ces promesses peuvent être vite oubliées. « Un effondrement des instances politiques est loin d’être un fantasme. C’est une véritable possibilité et ce serait une catastrophe », redoute un observateur français.

La France est-elle condamnée à se réengager ?

« Nous vivons avec le fantôme d’un Sangaris II », concède un responsable français. Les troupes françaises, arrivées en décembre 2013, ont quitté le pays en octobre 2016. Ce départ a-t-il été précipité, comme l’affirme notamment le président Touadéra ?

Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait assuré, au contraire, « que la mission était remplie ». Dans les faits, ce repli obéissait sans doute aussi à d’autres considérations. François Hollande, qui avait promis « une intervention courte » en 2013, n’entendait pas se dédire. L’armée française, engagée au Mali, au Moyen-Orient et en France, poussait aussi au désengagement, et à céder la place à l’ONU. Mais la fin de « Sangaris » correspond à une reprise des violences. « Il n’y a que «les Sangaris» qui fassent peur », analyse Karim Meckassoua.

En parallèle, la diplomatie française s’est aussi faite plus discrète, afin que l’ancienne puissance coloniale n’apparaisse plus comme décisionnaire. Dans le contexte actuel, cette position est-elle encore tenable ?

Un naufrage de la Centrafrique signifierait une forme d’échec de « Sangaris », présenté jusqu’à aujourd’hui comme une réussite.

Au-delà, c’est le savoir-faire de la France en Afrique qui serait remis en cause. Prudemment, Paris a conservé à Bangui une soixantaine de militaires, un nombre suffisant « pour remonter en puissance en cas de besoin », explique un officier. Pour l’instant, les nouvelles autorités françaises, à commencer par Emmanuel Macron, n’ont pas encore évoqué ce sujet. Mais, à l’Élysée, on s’avoue « inquiet » de la situation.

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Centrafrique : Bangui dans la psychose d’un coup d’Etat programmé pour ce mardi

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Centrafrique : Bangui dans la psychose d’un coup d’Etat programmé pour ce mardi

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2306.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca en position de combat.

 

Bangui, le 11 juillet 2017.

Par :  Anselme Mbata, CNC.

Le gouvernement Sarandji et plus loin le pouvoir Touadéra n’en peuvent plus d’être sous la menace perpétuelle d’une probable destitution par la force. Après que le chef de file de l’opposition centrafricaine, Anicet Georges Dologuélé ait mijoté un projet de déstabilisation du pouvoir de Bangui et en passant par la disparition massive d’armes au Camp de Roux, ce sont des messages anonymes qui sont balancés sur des téléphones, dénonçant un projet machiavélique de déstabilisation du pouvoir de Touadéra.

En fin d’après-midi de ce lundi 10 juillet 2017, un texto lancé à partir d’un numéro anonyme sur des téléphones à Bangui fait état d’un imminent coup d’Etat militaire ce mardi 11 juillet 2017. L’ancienne garde présidentielle de la transition et certains officiers des Forces armés centrafricaines (FACA) fidèles à l’ancien président François Bozizé Yangouvonda sont pointés du doigt.

« Alerte info : Coup d’Etat en vue, programmé pour le 11 juillet par Kogbia [ancien Directeur général de la garde présidentielle du temps de la transition avec Mme Catherine Samba-Panza (ndlr)] soutenus par certains FACA pro-Bozizé et des mercenaires congolais du FPCCD de John Tsishangou. La population demande dénonce des bruits de bottes dans l’Ombella M’poko, et organise des veillées d’armes dans les quartiers de Bangui, de Bimbo. Mêmes une mouche ne va pas échapper au contrôle », telle est la quintessence des messages balancés via SMS sur les téléphones à Bangui.

Un deuxième message fait été d’un « alerte rouge ! Veillés d’armes à partir de 23 heures, aucune mouche ne doit passer inaperçue, depuis les axes dans ces lieux stratégiques : axe Rapide de la rivière Oubangui, la montée du colline Oubangui ; le Camp de roux ; la SODECA ; Ndeke-Luka ; autour de la résidence Chef de l’Etat ; le Camp Fidèle Obrou, l’Assemblée nationale ; le lycée Boganda ; 500 Saluts ; axe Kaga-mangoulou ; axes cartings cimetière Gbangouma ; route Mbaïki »

A suivre…

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Centrafrique : Bertrand Touaboy : le véritable délinquant et traitre du gouvernement SMS

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Centrafrique : Bertrand Touaboy : le véritable délinquant et traitre du gouvernement SMS

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2302.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre Touaboy

 

Bangui, le 10 juillet 2017

Par : Bertrand YEKOUA CNC,

 

Le vagabondage politique a des conséquences irréversibles. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Artisanat et de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises est en train de faire les comptes.

Touaboy, ne le cachons pas de prime abord, était membre de l’URCA de Anicet Georges DOLOGUELE

C’est à ce titre qu’il a été proposé et admis au gouvernement SMS. Juste après, se sentant big boss, il a trahi ses chefs hiérarchique de l’URCA et s’assigne comme ligne de conduite, faire cavalier seul, non plutôt avec Simplice Mathieu Sarandji, Chef du gouvernement, donc son chef immédiat.

Les yeux ont aussi des oreilles. Juste pour dire que les vieux loups de la politique ont leur messe de minuit, même si, aux yeux du public ils feignent être des farouches opposants qui ne s’entendent jamais.

Que personne ne se trompe. Sauf des étourdis comme Touaboy pour ne pas comprendre et aller se jeter bêtement dans la gueule du félin qui le chef de l’URCA.

Au fait, de quoi il s’agit. Il s’agit tout simplement de l’ignorance, de l’immaturité politique de Bertrand Touaboy qui, hier, chef des antis balaka, et qui se voit subitement propulsé comme une pression nucléaire à un poste qu’il n’osait jamais espérer et qui lui a été donné comme par miracle grâce à son appartenance à l’URCA dont il a négligé les principes et qui l’a sanctionné pour haute trahison.

Non content, il cherche bec et angles à s’accrocher quelque part. Mais ce quelque part est devenu une couleuvre à avaler et lui fait des effets de leurre. Ces leurres ne proviennent pas de maintenant. C’était ses habitudes sous son tuteur Ndoutingaye au temps du régime Bozizé. Il n’était pas l’unique à être protégés par Ndoutingaye. Ses acolytes étaient Ningawong et Féïgoudozoui, tous des partisans de Bazizé, casés au ministère des mines où ils ne sont plus rentables à cause de leur rancœur et qui n’arrivent pas à admettre la réalité du pouvoir d’aujourd’hui qui est l’émanation de la volonté du peuple à travers ses voix massivement portées à Touad lors des dernières élections centrafricaines. Ils utilisent les réseaux sociaux sous des pseudonymes pour détruire l’action gouvernementale et assombrir le régime actuel.

Aujourd’hui, repêché comme fils du pays dans le gouvernement SMS, ils deviennent des dangereuses vipères avec des venins très mortels pour l’actuel régime qu’au lieu de servir, ils déploient toute leur énergie à clandestinement combattre juste pour favoriser le retour au pouvoir de leur bienfaiteur François Bozizé Yangounvonda.

Touad, une fois de plus, ton peuple te supplie de vanner autour de toi. Ton cinquenat qui est celui du peuple doit être renouvelé en 2021. Prend soin de toi car chaque jour est une vie a dit le défunt journaliste de RIF Laurent Sadou.

Bertrand Touaboy, Ministre l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la

Promotion des petites et moyennes entreprises :

 

00 /20.Exclu sur décision du Conseil car, élève clando jamais reconnu

 

Ministre invisible, incompétent, incontrôlable et incontrôlé. Ce ministre, sincèrement est l’exemple patent qui fait la honte de la jeunesse centrafricaine. Il est lui-même la justification totale de certains ténors d’une idéologie selon laquelle la jeunesse centrafricaine ne vaut rien.

 

 

 

 

 

Centrafrique : « Former aux métiers d’arts et donner du travail aux jeunes de Centrafrique »

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Centrafrique : « Former aux métiers d’arts et donner du travail aux jeunes de Centrafrique »

 

 

Directrice générale de PEDEGRAV
Directrice générale de PEDEGRAV

 

Bangui, le 10 juillet 17

Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

 

Les 5èmes et 8ème arrondissements de Bangui viennent d’être dotés d’un centre de formation par apprentissage en infographie, sérigraphie, impression numérique et imprimerie signalétique.

PEDEGRAV qui veut dire Peintre, Décorateur, Graveur est une institution dont l’objectif principal est de former te donner du travail aux jeunes de Centrafrique déscolarisés et désœuvrés.

C’est en ce sens que PEDEVRAV a pris l’initiative avec les partenaires socioéconomique tels que l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et de l’Emploi (ACFPE), l’Ecole des Métiers d’Arts et le Lycée Technique de Bangui et d’autres partenaires au développement de créer un Centre de formation par apprentissage destiné à rassembles tous les jeunes désireux de devenir un artisan pour leur garantir une réussite dans l’avenir.

Ce Centre, qui est l’annexe d’Atlas Décor dont le siège est en face d’Air France Bangui et le Président Directeur Général (PDG) et Benjamin Bernyce MASSIGUE, a officiellement lancer ses activités le samedi, 08 juillet 2017 à Galabadja 1, en face de l’ex Ucatex devenu base de EUTM.

A cette occasion Madame YORA directrice gérante de PEDAGRAV a prononcé le discours de circonstance que nous vous livrons l’intégralité du contenu.

Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis ce jour pour l’inauguration du nouveau centre d’impression « PEDEGRAV » qui s’intitule « Peintre Décorateur Graveur », il fournira des services de peintres, de décorations, de gravures et également de formation par apprentissage sur tous travaux de dessins, de sérigraphies, de panneaux publicitaires, de banderoles, de soudures, d’informatique/bureautiques et commerce général.

Laissez-moi vous faire une brève aperçue sur la création de ce centre, dont nous venions aujourd’hui inauguré. Créer en décembre 2016, par Monsieur MASSIGUE Benjamin Bernys, président Directeur Général de l’Entreprise ATLAS DECOR, avec l’appui de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et de l’Emploi ‘ ACFPE) et de son Directeur Général monsieur DOUZIMA Jean-Pierre Qui ne ménage aucun effort pour la réussite et la survie de ce centre.

PEDEGRAV travaille en partenariat avec, le Ministère de la Jeunesse, le Ministère de Tourisme, l’Agence Centrafricaine pour la formation et de l’Emploi (ACFPE), les partenaires au développement, l’Entreprise ATLAS DECOR, et les organismes internationaux dans le processus de la relance économique de notre pays.

Mesdames et Messieurs, distingués invités, chers collaborateurs et étudiants ;

Le but de la création de ce centre est de réduire le taux de chômage et de pauvreté au milieu jeune, de fournir une qualification professionnelle à nos jeunes déscolarisés et désœuvrés qui demandent et cherchent souvent du travail mais n’en trouvent pas.

Je veux interpeller nos jeunes étudiants ici présents et tous ceux qui veulent entreprendre un chemin de réussite dans leur vie, c’est-à-dire ceux qui veulent apprendre un métier afin de devenir quelqu’un dans leurs familles respectives, que le centre PEDEGRAV reste toujours aux cotés et à l’écoute de vos différentes préoccupations. Il mettra à votre disposition des formations de bonnes qualités, et fera de vous un ouvrier de qualité professionnelle avec une prestation recherchée digne de ce nom.

Au paisible population du 5e, du 8e arrondissement en particulier et celle de Bangui en général, ce joyau est pour vous, c’est-à-dire il vous appartient aujourd’hui d’en prendre soin, c’est comme la prunelle de vos yeux, ne pas laisser à la merci des malfaiteurs, des brigands et des ennemis du développement de la RCA.

Mesdames et Messieurs ;

Pour en finir mes propos, je voudrais par l’occasion qui mon offerte de remercier les efforts fournis par le proviseur du lycée technique de Bangui, Monsieur YANDIA Sébastien et le Directeur de l’école des Métiers d’arts, Monsieur NGAISSONA6LAPRANG Charlemagne, de dire que tous vos soutiens morale, physique nous ont permis d’atteindre les objectifs fixés.

Nous remercions aussi tous ceux qui de près ou de loin on contribué à la réussite de ce centre tant attendu par la population centrafricaine.

Distingués invités et partenaires au développement, venez nombreux, goutez et voyez que PEDEGRAV « c’est la qualité et la sûreté ».

Je vous remercie !

 

 

 

Centrafrique : Plus de 1000 armes et munitions du Camp de Roux en l’air, Comment ça ?

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Centrafrique : Plus de 1000 armes et munitions du Camp de Roux en l’air, Comment ça ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0276.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.
Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.

 

Bangui, le 10 juillet 07

Par Herman THEMONA CNC,

 

Bien que la vérité blesse, a-t-on l’habitude de dire, mais la disparition de plus de 1000 armes de guerre du Camp de Roux, si cela s’avérait une réalité, est le véritable calvaire de Touadéra et la honteuse tragédie des Centrafricains.

Tous les journaux de la place n’en font que parler. Curieusement le gouvernement, à travers son ministre porte-parole, Théodore Jousso va encore semer la totale confusion et la cacophonie dans la tête des populations déjà trop meurtries en proclamant sans vergogne qu’il ne s’agit pas d’armes, mais plutôt de machettes « gbalaka » qui ont été emportées.

Qu’est-ce qu’une base militaire, de très haut renommé dans le temps que le Camp de Roux, havre de la sécurité du pays et de la paix des populations de Centrafrique a à voir avec des histoires de gbalaka à endormir debout ?

Pour tous ces ministres du gouvernement SMS, les Centrafricains, puisqu’eux-mêmes ne le sont pas, sont tous des abrutis, des aveugle-sourds muets. Une chose qu’ils doivent comprendre est que leur politique du ventre qui a affamé le peuple, est devenue un instrument d’écoute, de scrutation et d’analyse de leurs agissements incongrus à la tête du pays.

Au moins eux, bouffent à satiété chaque jour, au point de faire semblant d’ignorer que le bas peuple souffre énormément sur tous les plans. Eux, ont des gardes corps, mais le peuple totalement démuni est à la merci de mercenaires étrangers envoyés par Deby et Béchir pour conquérir la République Centrafricaine, pays de Boganda, de Dacko, de Bokassa, de Kolingba, de Patassé pour ne citer que ceux-là qui ont eu un regain de pensée sur ce qui est une nation et qui ont su la défendre jusqu’à leur mort orchestrée…

Si l’on admet que la solution de la crise Centrafricaine n’est pas militaire, est-ce une raison pour que plus d’un millier d’armes sortent curieusement de l’armurerie d’un pays ? Où cela s’est-il déjà passé et qu’on n’en a pas entendu parler ?

Touadéra doit se méfier de tous ses proches. Puisque l’histoire n’enseigne pas les centrafricains, mais que Touad est là parce que tous les centrafricains, même si les statistiques disent qu’il l’a remporter à plus de 62%, c’est quand même un score qui est significatif de la volonté du peuple de voir venir à la magistrature suprême de l’Etat, un novice qui n’a jamais milité dans un parti, ni crée un parti avec comme objectif de conquérir le pouvoir de l’Etat.

En RD Congo, Laurent Désiré Kabila est remplacé par son fils Joseph Kabila. On dira que c’est tout à fait normal. Mais quelle normalité ? C’est le grade corps rapproché de cet imminent guerrier qui a tout fait pour libérer son pays de la dictature de Mombutu qui l’a envoyé à la mort. Tout de suite après, son fils se proclame l’héritier du pouvoir pour lequel il s’accroche, défiant toutes les règles de la démocratie et même les dispositions de la Constitutions du pays. Il n’est nul besoin de rappeler que la Centrafrique est un pays modèle de la démocratie en Afrique. Kolingba, général d’armée a librement quitté le pouvoir au profit de Patassé, alors qu’il avait toute l’armée nationale à sa solde.

Loin de faire des baratins, revenons à des observations objectives que des observateurs étrangers de la vie politique du pays font. Nous citons l’ambassadeur, haut représentant de la France en Centrafrique qui interpelle le peuple et les gouvernants centrafricains en ces termes :

« La solution à la crise centrafricaine n’est pas militaire mais plutôt judiciaire. Le diplomate français a tenu ce propos alors que le Tchad a élevé la protestation contre le rapport Mapping des Nations Unies et dans un contexte où des voix s’élèvent au sein des groupes armés pour demander un dialogue politique inclusif avant la justice. Pour qu’il y ait la paix et la stabilité dans le pays, la solution n’est autre que la justice selon Christian bader, « j’attends depuis mon arrivée, il y a un an en rca, qu’il n y a pas de solution militaire à la crise. Je suis d’accord avec cela mais je dirais qu’il y a une solution judiciaire à la crise » a-t-il lâché aux journalistes. Selon lui, la justice commence avec les opérations de maintien de la paix par la gendarmerie et  la police pour rompre avec le cycle d’impunité dans ce pays.

L’ambassadeur a en outre ajouté que tout le monde est sujet de droit, « les gens doivent être arrêtés. Les criminelles dans la brousse et à Bangui doivent être déférés devant la justice et être condamnés» poursuit-il. Christian bader pointe du doigt les volontés rétrogrades à la justice de certaines personnalités en ces termes :« je vous répète qu’il y a des gens que vous les connaissez aussi bien que moi à l’extérieur qu’à l’intérieur y compris certains chefs d’etat voisins qui, tout simplement n’ont pas envie que cette justice ait lieu. Mais je dirais la victime principale c’est la stabilité de ce pays et la justice que demande tous les centrafricains »a-t-il regretté.

De ces lignes qui ne sont pas de nous, vous comprendrez, chers internautes que la disparition de plus d’un millier d’armes de guerre du Camp de Roux qu’une manipulation pour mettre à genoux Touad et l’amener à signer son arrêt de mort subite qui est la mesure de grâce à tous ces sanguinaires de de bougres de papou à la sauce tare-tare (Capitaine Hadock, voir la bande dessinée de Tintin) qui continuent de mettre à feu et à sang le pays.

Touad ne doit nullement être effrayé et ne doit céder à aucune pression. Disparition d’armes ou pas, le peuple qui l’a élu est là à ses côtés. En avant, c’est devant.

 

Centrafrique : Interview exclusive CNC du ministre de la Jeunesse Sylvère NGARSO

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Centrafrique : Interview exclusive CNC du ministre de la Jeunesse Sylvère NGARSO

  Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/Sylver-Nagrsso-Minsitre-de-la-Jeunesse-et-des-Sports-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sylver Nagrsso Minsitre de la Jeunesse et des Sports

 

Bangui, le 09 Juillet 2017

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE , CNC

De l’organisation du Forum Panafricain de la Jeunesse en passant par la gestion administrative et technique des infrastructures sportive centrafricaine notamment le stable dit de 20 00 place, le ministre Sylvère NGARSO a profité de notre micro pour, non seulement, dresser son bilan à la tête de ce département mais annoncer des perspectives. Il déplore au passage : « Faire abstraction de dialogue pour utiliser des méthodes sordides ne fait pas avancer les choses ». Très intéressant.

 CNC : Bonjour monsieur le Ministre ;

Sylvère NGARSO : Bonjour monsieur le journaliste.

CNC : Vous – êtes le Ministre en Charge de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique. La Centrafrique accueille le Forum panafricain de la Jeunesse prévu du 28 au 30 Juin 2017 à Bangui. Dites-nous l’objectif de ce forum ?

Sylvère NGARSO : L’organisation du Forum Panafricain de la Jeunesse dont le thème est : « La Jeunesse face aux défis de l’insécurité transfrontalières, de l’intégration régionale et du développement socioéconomique » s’inscrit dans le cadre du projet conjoint UNICEF/UNFPA d’appui à la réduction de la vulnérabilité des adolescents et jeunes en RCA. L’organisation de ce forum panafricain est aussi en harmonie avec la résolution 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ce forum panafricain de la jeunesse permet de promouvoir un cadre d’échanges et de concertations sur les résultats de l’analyse des besoins et les aspirations des adolescents et jeunes aux fins d’identifier les solutions qui permettent de sortir durablement, non seulement l’Afrique des récurrentes crises mais aussi et surtout la RCA.

Il se justifie par le fait que la jeunesse, qui représente la majorité de la population africaine en générale et centrafricaine en particulier, constitue la principale force à même d’impulser le changement et un nouveau départ pour une Afrique et un Centrafrique émergent.

En clair ce forum vise à contribuer à la restauration d’une paix durable en Centrafrique en prenant le problème dans un angle régional et transfrontalier via la conceptualisation de stratégies visant une coopération et une participation de la jeunesse.

CNC : Quels sont les critères de sélection et l’effectif total des pays africains attendus à Bangui ?

Sylvère NGARSO : Ce forum verra la participation des jeunes venus de dix (10) pays africains, tels que : le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Burundi, le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Mali, le burkina Faso, le Tchad, le Libéria et la Sierra Léone dont la majorité a vécu et connu des situations de crises comme le notre.

L’organisation du forum mobilisera environ 200 personnes dont 20 invités de marques comme la Présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, Le Directeur Régional du Centre et de l’Ouest UNFPA, Directeur Régional de l’UNICEF, etc et 18 jeunes délégués Africains.

Il réunira les leaders des organisations de jeunesse de la RCA, les représentants du gouvernement, les partenaires techniques et financiers et les ONGs pour rechercher des réponses aux préoccupations de la jeunesse centrafricaine

CNC : Dites-nous, Monsieur le Ministre, dans quel cadre s’inscrit le forum panafricain de la jeunesse de Bangui ?

Sylvère NGARSO : Ce forum qui devrait se tenir à Bangui du 28 au 30 juin 2017 et sera placé sous le très haut Parrainage de son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, président de la République Chef de l’Etat, mais reporté en raison du Forum de Ndjamena,  devait offrir l’opportunité aux jeunes venus de ces différents pays d’échanger avec leurs pairs centrafricains sur leur vécu expérientiel et les bonnes pratiques mises en œuvre quant à la mobilisation, l’implication et la participation de la jeunesse dans le processus de recherche de la paix, de la cohésion sociale et le vivre ensemble en Afrique en général et en Centrafrique en particulier.

CNC : J’aimerais, si vous le permettez M. le Ministre, que nous revenions sur le dernier match qui a opposé notre pays au Rwanda. Les fauves ont boycotté leur dernier entraînement pour réclamer leurs primes avant ce match. Du coup, les supporters vous ont pointé du doigt, proférant ainsi des propos malveillants allant même jusqu’à vous agresser physiquement. Dites-nous qu’est- ce qui a été à l’origine d’une telle tension ?

Sylvère NGARSO : Cette question nécessite pour ma part quelques éclaircissements de fond.

Ce que je regrette amèrement c’est que cette histoire montée de toutes pièces a failli perturber la bonne préparation des fauves pour ce match aussi important.

J’ai personnellement joué ma partition en tant que Ministre des Sports en défendant le budget de ce match devant le Conseil des Ministres.

Entre temps et au mois de Mars 2017, bien qu’envoyé tardivement au Département, j’ai eu à défendre devant ce même conseil et obtenu 23 672 000 FCFA pour soutenir les fauves qui partaient en stage de préparation à Rabat au Maroc.

Il est important de préciser que la Présidence de la FCF venait de signer une convention avec la Fédération Royale du Maroc et que ce stage suite à une invitation dont l’hébergement, la restauration, le transport local, l’infrastructure sportive d’entrainement sont mis à disposition gratuitement.

Il semblerait que la gestion de ces fonds remis directement à la FCF n’a pas respecté l’orthodoxie et que des montants insignifiants ont été remis aux stagiaires pendant ce stage, ce qui a crée un précédent sans pareil car certains n’ont rien reçu, d’autres oui.

Certes, pour le match contre le Rwanda, les techniciens du Département ont retouché légèrement le montant du budget mais cela ne constituait pas une raison de pousser ces valeureux sportifs à choisir l’option d’une grève. Faire abstraction de dialogue pour utiliser des méthodes sordides ne fait pas avancer les choses. La preuve c’est que j’ai pu, sans effort obtenir 15 000 000 supplémentaires avec l’appui du président de la République, Chef de l’Etat, pour résoudre un problème qui devant satisfaire les fauves. Ce qui donne un montant total de 109 672 000 F CFA.

CNC : Que pensez-vous de la dégradation avancée du complexe sportif 20.000 places, par ailleurs que préconisez-vous ?

Sylvère NGARSO : Pour être direct avec vous, la situation de dégradation du complexe sportif 20000 places est dû à un manque de moyens financiers.

Le complexe sportif 20000 places est géré par l’Office National de la Promotion et de Gestion des Infrastructures Publiques Sportives (ONASPORTS).

Pour la petite histoire, il convient de préciser que l’ONASPORTS a été crée par la LOI n°08.023 du 16 Décembre 2008. Il est régi par la loi n°08.011 du 13 février 2008, portant Organisation du cadre Institutionnel et juridique applicable aux Entreprises et offices Publics et son Décret d’application n°08.296 du 20 Aout 2008, fixant les Modalités d’Application de la Loi n°08.011.

Il a pour mission entres autres : De créer les infrastructures sportives publiques ; D’assurer l’entretien, la MAINTENANCE et la réhabilitation des infrastructures sportives publiques

L’article 2 de la dite loi prévoit que les ressources de l’ONASPORTS sont constituées entre autres : Des recettes des activités sportives ; Des produits de l’exploitation des infrastructures sportives publiques et des activités propres de l’Office ; Des dotations et subventions de l’Etat et des collectivités territoriales ; Etc.…

Au regard de ces dispositions, vous comprendrez aisément que sur le papier, l’ONASPORTS dispose des ressources pour son fonctionnement, malheureusement les réalités sont autres.

Par exemple, lors d’un match international, c’est la FCF qui confectionne les billets et les met en vente, récupère entièrement les recettes sans verser une quote-part à l’ONSPORTS pour assurer sa mission. Aussi, l’ONASPORTS ne bénéficie pas de subvention extérieure, même pas de l’Etat.

La maintenance d’une structure comme le complexe sportif 20000 places nécessite d’énormes moyens financiers.

Cependant, la bonne nouvelle c’est que nos partenaires Chinois ont accepté de nous aider à remettre le stade dans son état initial.

Je voudrais saisir cette opportunité que vous m’offrez pour exprimer très chaleureusement au nom du Gouvernement que dirige son Excellence Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre Chef du Gouvernement sous la très haute conduite du Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, nos sentiments de gratitude et de reconnaissance à la République Populaire de Chine pour son engagement à promouvoir le développement Sud-Sud et son appui constant à soutenir la politique du gouvernement dans le domaine du relèvement de la jeunesse centrafricaine mérite d’être hautement saluée.

Le Département qui assure la tutelle de l’ONASPORTS entend tout mettre en œuvre pour assurer à l’ONASPORTS une gestion orthodoxe de ce patrimoine national. Ces mesures visent à instaurer la bonne gouvernance, améliorer le niveau de recette et diversifier les  partenariats dans l’objectif de mobiliser des ressources financières additionnelles

CNC : La fédération Centrafricaine de Football a prévu 25 millions de billets pour ce match mais à la fin elle s’est retrouvée avec 15 millions de F CFA. Comment expliquer un tel déficit ?

Sylvère NGARSO : Je vous proposerais plutôt de poser cette question directement à la Fédération Centrafricaine de Football afin qu’elle puisse mettre à la disposition du peuple centrafricain en général et du public sportif en particulier les éléments de réponses appropriées pour une meilleure compréhension.

CNC : Pour en finir, Monsieur le Ministre, jour pour jour vous venez de passer un peu plus d’un an à la tête du Département de la Jeunesse. Pourriez-vous nous dresser un bilan à mi-parcours ?

Sylvère NGARSO : C’est avec des vrais motifs de satisfaction que je ne permets de vous livrer le bilan des actions et activités réalisées par le Ministère de la Promotion de la Jeunesse du développement des Sports et du service Civique depuis ma nomination à la tête de ce Département.

En effet, le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique est chargé de promouvoir et de développer les trois secteurs phares suivants : Le secteur de la Jeunesse ; Le secteur des sports et de l’Education Physique ; Le secteur du Service Civique.

Je tiens tout d’abord à exprimer mes sincères remerciements à nos partenaires notamment l’UNFPA, l’UNICEF et l’OIM pour leurs appuis multiformes Nous avons élaboré et mis en œuvre plusieurs activités conjointes avec nos partenaires au développement UNICEF et FUNAP.

Ce projet a permis au département d’initier une dynamique participative par laquelle le jeune connait ses droits et ses devoirs et mesure bien sa participation au développement de notre nation des jeunes

1 – Réalisations

  • Organisation d’une grande campagne de sensibilisation des jeunes sur les valeurs traditionnelles positives qui fondent l’âme du peuple centrafricain ;
  • Organisation d’une campagne de communication Talents d’Adolescents et des Jeunes sur la paix, la santé et la cohésion sociale ;
  • Réalisation d’une analyse nationale participative sur les besoins et aspirations des jeunes en matière de paix, de cohésion sociale, de formation professionnelle et de l’emploi dont les résultats serviront à élaborer des nouveaux programmes de promotion de la jeunesse ;
  • Installation de 8 kiosques informatiques dans les Maisons de Jeunes et Centres de jeunesse de Bangui pour l’initiation des enfants, des adolescents et des jeunes à l’outil informatiques
  • Développement des activités U report (application mobile qui utilise le téléphone portable) pour faciliter la participation de plus de 25 000 adolescents et jeunes dans les processus de dialogue et de développement à Bangui, Bouar, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Bambari, Berbérati, Grimari, Batangafo ;
  • Organisation d’une réunion de plaidoyer sur la jeunesse en marge de la table ronde de Bruxelles le 16 novembre 2016 à l’Hôtel Léopold ;
  • Organisation à Bangui de la session internationale de formation des coordonnateurs et formateurs de l’Afrique Centrale sur le Guide Francophone pour la création d’une micro entreprise du Programme de Promotion de l’Entreprenariat des jeunes (PPEJ) de la CONJEFES ;
  • Elaboration du premier draft du Fonds National d’Appui aux Initiatives des Jeunes ;
  • Enrôlement d’environ 5 000 jeunes volontaires centrafricains dans les travaux d’assainissement et d’hygiène à Bangui « opération ToumbaNzéndé » ;
  • Mise œuvre globale du projet conjoint d’Appui à la vulnérabilité des adolescents et jeunes financé conjointement par l’UNFPA et l’UNICEF ;
  • Construction et réhabilitation de dix (10) maisons des jeunes à Bangui, Boda, Kaga-Bandoro, Mbaiki, Bimbo avec l’appui du gouvernement et des partenaires (OIM, projet conjoint UNFPA/UNICEF) ;
  • Lancement du programme Jeune, Santé, Sexualité, Sécurité (JS3) financé par CORDAID ;
  • La signature du programme conjoint des Nations Unies pour le renforcement de la résilience des adolescents et jeune en Centrafrique dont le montant du budget s’élève à 72, 551,778 U$$

2 – Perspectives

  • La mise en œuvre du Programme Conjoint d’Urgence Jeunes envisagés à l’horizon 2017 ;
  • La participation de la jeunesse centrafricaine au Forum Mondial de la Jeunesse ;
  • La création d’une base des données des organisations de la jeunesse centrafricaine ;
  • L’extension du processus de mise en place des organes déconcentrés sur toutes l’étendus du territoire national ;
  • L’élaboration de l’initiative d’inclusion des jeunes dans le circuit du marché ;
  • L’élaboration d’un programme de formation et de réinsertion sociale des jeunes en collaboration avec les partenaires institutionnels publics et privés tels que le HCJPN, l’ACFPE, le Projet THIMO et les Opérateurs économiques ;
  • La mise en place d’un dispositif de création d’un fonds d’appui aux jeunes débrouillards reconnus victimes des pillages et vol de leurs sources de production suite aux évènements intervenus dans le pays etc. ;
  • Le renforcement des capacités institutionnelles et juridiques des plateformes thématiques de la jeunesse centrafricaine à tous les niveaux ;
  • La réalisation de l’analyse participative sur la perception des jeunes par rapport au conflit et sa résolution ;
  • L’accompagnement des jeunes à se mobiliser dans le cadre du processus de la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble et le DDRR ;
  • L’élaboration et la dissémination du document de programme national d’éducation à la citoyenneté des jeunes en milieu extra-scolaire ;
  • L’organisation d’une étude sur la situation du désœuvrement et du chômage des jeunes ;
  • La Promotion du leadership en milieu jeune ;
  • La Construction et/ou la réhabilitation des espaces conviviaux dans les villes de province et à Bangui ;
  • Le développement et la promotion du sport de proximité et de masse pour la détection des jeunes talents ;
  • La Formation de cinq cent mille (500.000) jeunes femmes et jeunes déscolarisés, désœuvrés et démobilisés sur la gestion destinée aux micros projets et activités génératrices revenus ;
  • Le soutien à l’auto prise en charge des initiatives des groupements des femmes et jeunes, appuyés en matériels pour le développement d’activités génératrices de revenus (artisanales, de transformation des productions agricoles et de commercialisation) ;
  • L’intensification des activités de prévention et de réduction de la vulnérabilité des jeunes liée aux IST/VIH et SIDA ;
  • La création et le développement des espaces d’écoute et d’échanges des jeunes en matière de santé sexuelle de reproduction ;
  • L’encouragement des organisations de jeunes, en partenariat avec les organisations nationales et internationales à produire, échanger et diffuser l’information sur la préservation de l’environnement et les meilleures pratiques pour la protection de l’environnement ;
  • Le soutien aux organisations des jeunes en mettant en place des programmes d’incitation à la préservation de l’environnement tels que les programmes de réduction des déchets, de recyclage et de reboisement ;
  • La réalisation des actions intensives dans la lutte contre la désertification ;
  • L’élimination de toutes les pratiques traditionnelles qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la dignité de la femme ;
  • La reconnaissance et valorisation des croyances et des pratiques qui contribuent au développement ;
  • La promotion de la prise de conscience interculturelle à travers des programmes d’échanges entre les jeunes et les organisations de jeunes ;
  • L’organisation des missions en province pour faire l’état des lieux des services déconcentrés.

DANS LE DOMAINE DU DEVELOPPEMENT DES SPORTS

1 – Réalisations

  • La participation de l’équipe nationale de football aux éliminatoires de la CAN de football 2017 au Gabon prise en charge par le budget de l’Etat ;
  • La participation de l’équipe nationale de hand Ball au « challenge TROPHY » à Kinshasa en RDC prise en charge partiellement par le budget de l’Etat ;
  • L’organisation du tournoi international de boxe de la zone 3 à Bangui, pendant lequel la RCA a été sacrée championne d’Afrique centrale avec 4 médailles d’or prise en charge par le budget de l’Etat ;
  • La participation de la RCA aux jeux africains de Brazzaville prise en charge par le budget de l’Etat ;
  • La participation de la RCA aux jeux olympiques et paralympiques de Rio au Brésil prise en charge par le budget de l’Etat ;
  • Le processus de la mise en place du fonds National du développement des sports est en cours ;
  • La réhabilitation des locaux et infrastructures de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) ;Lla participation de l’équipe nationale de football aux éliminatoires de la CAN de football 2019 au Cameroun  prise en charge par le budget de l’Etat ;
  • la participation de l’équipe nationale de Basketball aux éliminatoires de l’Afrobasket en Angola 2017 prise en charge par le budget de l’Etat ;
  • La participation de l’équipe nationale de Karaté aux jeux de Yaoundé prise en charge par le budget de l’Etat ;
  • La formation des entraineurs “young coach” de basket-ball, module 2 par la FIBA en collaboration avec la FCBA ;
  • La réhabilitation des stades municipaux de Boda, Ndélé, Bouar par l’OIM ;
  • La formation des encadreurs techniques de badminton par la CONFEJES ;
  • La formation des encadreurs techniques de tennis de table par la Solidarité Olympique ;
  • La clôture de la formation et la remise de diplômes à 103 étudiants de l’INJS dans le domaine de l’Education Physique, du Sport et de la Jeunesse de la première promotion.

2 – Perspectives

  • Relance du sport scolaire et universitaire ;
  • Le lancement du concours d’entrée à l’INJS pour la deuxième promotion ;
  • La validation du document de politique national de développement des sports ;
  • La reprise de la coopération avec les pays amis pour la formation et la spécialisation des encadreurs sportifs

CNC : Je vous remercie M. le ministre de votre bienveillante disponibilité.

Sylvère NGARSO : C’est plutôt à moi de vous remercier, M. le journaliste

Propos recueillis par Jefferson Cyrille YAPENDE

Copyright@CNC2017

CENTRAFRIQUE : UNE SITUATION DRAMATIQUE ET INEXTRICABLE ?

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CENTRAFRIQUE :  UNE SITUATION  DRAMATIQUE  ET  INEXTRICABLE ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l'auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

Bangui, le 8 juillet 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

CONFUSION

 

C’est une meute d’envahisseurs violents. C’est une horde de prédateurs, assoiffés de sang qui cernent la République Centrafricaine.  C’est une terre aride nourrie du sang  de ses citoyens suppliciés. Nombreux ont pris le chemin d’un exile qui semble sans retour.  Le moment venu, les prédateurs envahisseurs et les mercenaires  invétérés  se précipiteront pour finir de disloquer les restes d’une République légitime. La morceler afin de créer des Califats. Quatorze groupes armés au moins se disputent, à-coups de Kalachnikov, et d’armes lourdes le leader ship sur la RCA. Orpheline de Barthélémy Boganda son père fondateur. Une orpheline que ses propres enfants ont précipitée dans les abysses et dans un avenir incertain contre quelques poignées de FCFA. Un suicide ! Un Etat affaiblie par l’incompétence de ses dirigeants et de ses élus. Un État mis sous tutelle. À la merci de nimporte quel prédateur. Un Etan dépourvu de structure militaire fiable pour protéger ses populations et d’assurer l’intégrité territoriale. Tant que la Centrafrique ne disposera pas d’une armée nationale forte et disciplinée, il est à craindre que le pays soit interminablement menacé dans sa souveraineté et son intégrité. On se demande s’il n’est pas trop tard eu égard aux calamiteuses  nouvelles qui nous parviennent chaque jour de Bangui : Massacres de populations par des groupes armés. Viole de femmes, villages incendiés. Un peuple martyr.  Des groupes armés qui se disputent une proie déjà à terre. Aveuglés par leur égocentrisme démesuré Ils n’obéissent qu’à leur instinct barbare. Ils refusent la réconciliation et la paix. Les mains pleines de sang, ils exigent et c’est un comble, une insoutenable amnistie. Pendant ce temps, la  population abandonnée par un gouvernement  impuissant, qui s’est replié sur Bangui assiste à la dérive du pays sans pouvoir rien faire. En laissant la Minusca, elle aussi impuissante face aux rebelles.  L’histoire nous dira si la MINUSCA et les forces internationales ont joué franc-jeu. Les soupçons d’attente et de conciliabules avec les rebelles armés. Les négociations occultes avec les chefs de bande sur le dos des Centrafricains, en espérant une improbable paix(SIRIRI).  Les groupes terroristes se raidissent et refusent toute négociation de paix. Les Centrafricains ne se laisseront pas bernés par la mascarade indécente de Rome qui est une véritable humiliation. Comment peut-on apposer sa signature au bas d’un prétendu « accord de paix » édulcoré rédigé par des rebelles assassins qui exigent une insupportable impunité. Au lieu de critiquer le rapport accablant de l’ONU sur les violences en Centrafrique par les soldats Tchadiens afin de soutenir Deby. Le Président Centrafricain Ferdinand Archange Touadera aurait plutôt du  exiger une autre négociation de paix au lieu de laisser publier ce parchemin. Le Président Touadera dans son soutien à Deby a déclaré nous citons : «  S’il ya un Président qui, depuis l’éclatement de la crise centrafricaine a, mis tout son génie et son énergie, pour régler le différent entre les frères ennemis centrafricains  c’est bel et bien IDRISS DEBY ITNO. Malheureusement, en dépit de la bonne foi du Chef de l’Etat et de l’armée tchadienne pour ramener la paix en RCA, le 30 mai 2017, l’ONU, publie un rapport de 400 pages accusant l’armée tchadienne d’avoir commis 620 cas d’exactions en RCA entre  203 et 2013… Le rapport n’engage que ses auteurs, le gouvernement centrafricain an été informé 48h avant sa publication. Le Tchad a aidé mon pays  dans des moments difficiles et nous n’oublions pas cette inestimable contribution. »  Non ! Monsieur le Président, permettez moi, avec le respect dû à votre rang et aux  honneurs  attachés à votre fonction,  permettez moi en tant que citoyen centrafricain, de ne pas être d’accord avec votre déclaration pour féliciter l’armée tchadienne et soutenir  Deby. Les Centrafricains seront certainement du même avis. Eux qui ont eu à souffrirent de la soldatesques tchadienne. Que Deby aux abois, les mains pleines du sang des Centrafricains, fasse appel à vous Président de la République Centrafricaine pour se disculpé est,  incompréhensible.  Souvenez de la partialité des soldats tchadiens, qui soutenaient les musulmans contre les chrétiens et qui ont tiré dans la foule au Kilométre5.  Souvenez-vous après avoir porté Patassé Bozizé et Djotodia au pouvoir, il les a expulsés du pouvoir avec l’aide de ces mercenaires. Ce sont les mêmes chasseurs de prime qui sont entrain de détruire la République Centrafricaine.

CHANTAGE

Les rebelles se sentant plus forts que jamais font monter les surenchères. Ils exigent une impunité totale pour eux et leurs complices. Convaincus de crimes de guerre  contre l’humanité et massacres de civiles. Poursuivis par l’ONU et la justice centrafricaine .En outre, ils exigent que l’un de l’ soit nommé Premier Ministre. L’indécence de ces  provocations le dispute à l’inanité du discours gouvernemental. Humiliation.  C’est une offense faite à la mémoire des milliers de Centrafricains assassinés ou disparus. Ce qui est regrettable, c’est l’absence de commentaire du gouvernement et du Chef de l’État. Il faut être clair : L’accord de Romme n’est pas acceptable en l’état par les Centrafricains. Il faut d’urgence organisé une réunion PAIX et RÉCONCILIATION, réunissant tous les Centrafricains à Bangui.  Le chaos centrafricain ne se réglera jamais de l’extérieur. Le temps presse il faut cesser de faire des ronds dans l’eau.

 LES  INSTITUTIONS

Alors qu’ils devraient être auprès de leurs électeurs dans les provinces. Les Députés  quittent rarement leurs bureaux climatisés de Bangui. On ne les a pas élus pour ça, mais d’être auprès des populations en DANGER DE MORT. Au lieu d’être attentifs et vigilants face aux menaces, ils passent leur temps à se chamailler avec l’exécutif. On aurait aimé que les Députés débattent sur le calamiteux accord de paix initié par SANT’EGIDIO et fassent des propositions de sortie de crise. Rarement, on a entend les Députés questionner le Gouvernement sur son  incapacité à ramener la paix et la réconciliation. Messieurs les Députés, permettez moi cette interpellation : « Vous êtes les Elus d’un pays en guerre envahie par des mercenaires. IL faut monter au front pour apporter soutien et réconfort à votre peuple. Quant au gouvernement on se demande à quoi il sert. Il temps pour le Chef de l’État de procéder à un, remaniement.  Faces aux dangers qui menacent le pays, le redressement sera difficile mais inéluctable.

                        ALA  GBOU NI NGANGOU.  ALA ZIA NI A TI APE (Tenez bon ne laissez pas tomber)

                                                                                                                                                    JOSEPH AKOUISSONNE (6 UILLET 2017)

 

CENTRAFRIQUE : VISITE INOPINÉE DU PRESIDENT AU TCHAD, EN VÉRITÉ JE VOUS LE DIT, TU RENIERAS LE RAPPORT DE L’ONU AVANT QUE LE COQ CHANTE…

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CENTRAFRIQUE : VISITE INOPINÉE DU PRESIDENT AU TCHAD, EN VÉRITÉ JE VOUS LE DIT, TU RENIERAS LE RAPPORT DE L’ONU AVANT QUE LE COQ CHANTE…

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0280.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Touadéra à N'Djamena.
Le President Touadéra à N’Djamena.

 

 

Bangui, le 8 juillet 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Dans le cadre de la recherche des solutions durables à la crise centrafricaine, le President de la République a effectué une visite éclair pour ne pas dire une visite surprise au souverain tchadien. Un aller retour qui démontre de la violence faite à l’agenda du President de la République a permis un entretien de quatre vingt dix minutes au palais Présidentiel tchadien. Le tyran tchadien et sa redoutable armée, en quête permanente de reconnaissance au niveau africain avait retiré sa machine de guerre de la Minusca suite aux différentes exactions commises sur la paisible et accueillante population centrafricaine. L’entrevue de ces deux chefs d’Etat coïncide avec la publication le 30 mai 2017 d’un rapport accablant de la commission des droits de l’homme de l’ONU qui accuse l’armée tchadienne d’avoir commis 620 cas d’exactions en Centrafrique entre 2003 et 2013.

À la sortie de l’audience, la presse tchadienne comme à l’accoutumée lui posa une question basique du journalisme : que pensez-vous du rapport de l’ONU qui accuse l’armée tchadienne ? Après de grosses sueurs, le President de la République tendu, énervé devant le micro et visiblement gêné par le rapport qui coïncide à sa visite s’est prêté à un jeu humiliant la nation en niant comme un petit enfant qui vient de commettre l’irréparable en ces termes :“…le rapport de l’ONU n’engage que ses auteurs…la Centrafrique n’est informée que quarante huit heures avant sa publication…” le Président Deby gonflé et méprisant le suivait attentivement. En d’autres termes, que veut dire cette complexe phrase ?

Les professeurs de français ressortissants de l’école normale supérieure ne sont-ils pas disponibles pour nous clarifier ce que cette phrase veut dire ? En l’absence de clarification, le citoyen lambda qui n’était pas convoqué par le dictateur tchadien cherche à comprendre et s’interroge : l’initiative de la visite provenait de qui ? S’agissait-il d’une invitation ou d’une convocation ? Et si le pouvoir centrafricain était informé de la publication du rapport de l’ONU, qu’allait-il faire ? L’étouffer ? S’opposer à la publication ? Pourquoi le President Deby n’a t-il pas accueilli le President centrafricain à l’aéroport ? Il en est de même pour le retour alors qu’il venait de raccompagné le President Guinéen Alpha Condé quelques minutes plus tôt à l’aéroport. Le President centrafricain peut-il faire autant en cas de visite officielle du President tchadien en Centrafrique ? S’agissait-il d’une allégeance au guide tchadien ? S’agissait-il de la confirmation de l’hégémonie du Tchad sur la Centrafrique ? Ce genre de pratique existe encore ou aussi dans les relations sud-sud ? Par ce geste, le President tchadien est-il incontournablement le faiseur de roi dans le pays de Boganda ? Une honte nationale…citoyenne voire une humiliation d’Etat. Le recours au pouvoir tchadien malgré les exactions commises en Centrafrique démontre t-il de notre incapacité à endiguer la crise ? En dehors de la version officielle présentée à la presse, quel est le véritable objectif de cette visite éclair ? S’agissait-il  d’une injonction de l’Union Africaine ? En terme clair, Deby n’était-il qu’un émissaire du président en exercice de l’Union  Africaine parti quelques minutes plus tôt ? La question d’imposition de l’amnistie était-elle au rendez-vous ? N’oublions pas que l’amnistie tant décriée par le peuple ne sera effective que si elle est approuvée par les valables représentants du peuple à moins que le pouvoir décidé d’utiliser le 49.3 à la française.

Si les parlementaires centrafricains se sont opposés au départ du contingent congolais de la Minusca, que diront-ils du retour du contingent tchadien qui force le respect à travers son leader ? Lorsqu’une force étrangère malmène votre peuple, vous appelez cela de l’«aide» ? Cet acte s’apparente t-il à une haute trahison ou une faute politique ? Nous sollicitons le service des chevronnés juristes de nous définir les deux concepts. Dans les deux cas, quelles seront les sanctions ? À travers ce geste honteux qui amnistie publiquement le démon tchadien et qui le réhabilite dans la sous-région, les centrafricains se sont sentis humiliés, diminués, rabaissés, traînés, giflés, insultés, offensés… Au passage quel serait la réaction de l’ONU sur le volt-face du President de la République ? Nous vous rappelons quelques chiffres qui démontrent de la crédibilité des rapports des commissions des droits de l’homme de l’ONU. Cette dernière est l’organe principal chargé de la promotion des droits de l’homme dans le monde. Créée en 1946, cette commission compte 53 États-membres, plus de 500 représentants d’États-membres (organisations non gouvernementales, institutions spécialisées…) un réseau d’expert sans compter des représentants et des rapporteurs chargés de questions spécifiques. Visiblement le président de la République doit prendre des cours accélérés de posture et stratégie communicative pour limiter les dégâts et désagréments synonymes d’armes de destructions massives. Face à l’ampleur et aux effets de la bourde, le ministre conseiller chargé de la communication de la présidence, limité dans ses propos, en manque de stratégies de communication à tenté en vain de jouer au pompier. Il a essayé une explication qui rejoint au final ce qu’a dit son mentor. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 07 juillet 2017

Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

Centrafrique : Human Rights Watch enquête sur les crimes impunis de 2014 à 2017

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Centrafrique : Human Rights Watch enquête sur les crimes impunis de 2014 à 2017

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

 

Nairobi, le 5 juillet 2017

Par : Human Rights Watch

 

Des groupes armés en République centrafricaine ont tué des civils en toute impunité, aggravant les violences dans ce pays déchiré par un conflit armé, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

Le rapport de 101 pages, intitulé « Meurtres impunis : Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et la Cour pénale spéciale en République centrafricaine », présente un compte-rendu exhaustif des crimes de guerre commis dans trois provinces centrales du pays depuis la fin de 2014, notamment plus de 560 décès de civils et la destruction de plus de 4 200 maisons. Les crimes relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) et de la Cour pénale spéciale (CPS), un nouvel organe judiciaire qui, lorsqu’il sera opérationnel, mènera des enquêtes et des poursuites sur les graves violations des droits humains et les crimes de guerre commis dans le pays depuis 2003.

« Au cours des deux dernières années, des centaines de témoins nous ont décrit des crimes de guerre flagrants commis par les forces de la Séléka et par les combattants anti-balaka dans les régions de l’est et du centre de la République centrafricaine », a déclaré Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. « Le manque de justice pour ces crimes a laissé les combattants libres de terroriser les civils à volonté et a alimenté un cycle d’attaques de représailles persistantes. »

Le rapport examine le rôle de la CPS, un tribunal hybride unique intégré au sein du système national, et composé de juges et de procureurs nationaux et internationaux, qui est en train de devenir opérationnel. La CPS offre une occasion sans précédent de promouvoir la justice, mais elle nécessite un soutien financier et politique continu de la part du gouvernement et de ses partenaires internationaux, en particulier les Nations Unies, selon Human Rights Watch. Human Rights Watch a interrogé des centaines de personnes pour le rapport, notamment des victimes, des proches des victimes, des témoins des attaques, ainsi que des membres du gouvernement, des Nations Unies et des organisations humanitaires, et d’autres personnes. Les annexes du rapport détaillent près de 120 attaques commises dans les provinces de Nana-Grébizi, Ouham et Ouaka depuis fin 2014. Le nombre total des attaques est vraisemblablement plus élevé. Le 30 mai 2017, la mission de maintien de la paix de l’ONU dans le pays, la Minusca/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MINUSCA, et le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ont publié un rapport détaillé sur les graves violations des droits humains et du droit humanitaire international perpétrées en République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, mais ce rapport ne couvre que les crimes commis jusqu’en 2015. Le meurtre de civils et la destruction de villages ont été au cœur des tactiques de combat des forces essentiellement musulmanes de la Séléka et de leurs adversaires, les groupes anti-balaka chrétiens et animistes, a constaté Human Rights Watch.

 

 

 

Centrafrique : Le peuple tout entier doit s’insurger contre sa prise en otage par des mercenaires étrangers

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Centrafrique : Le peuple tout entier doit s’insurger contre sa prise en otage par des mercenaires étrangers

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0270.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Modeste Mbaye, secrétaire général du parti RPR. CopyrightCNC
Monsieur Modeste Mbaye, secrétaire général du parti RPR. CopyrightCNC

 

Bangui, le 07 juillet 2017

 Par : Herman THEMONA CNC,

 

« L’heure est grave, le peuple est pris en otage et la patrie est en danger. Se mots sont de Modeste Mbaye, le Secrétaire général du Rassemblement Pour la République, le parti d’Alexandre Ferdinand Nguédet. C’était lors d’une conférence de presse animée le mardi 4 juillet dernier par Modeste Mbaye au siège du RPR à Benz-vie.

Loin de retentir ses propos comme un prêche en plein milieu du désert, ce cri de cœur d’un des valeureux fils du pays qui milite dans un parti est la voix haut portée de tous les centrafricains qui en ont marre de la quasi occupation du territoire national par des mercenaires étrangers qui ne cessent de mettre le pays à sang et à feu.

Il ne se passe plus aucun jour sans que des échos des cris de détresse de tout un peuple meurtri ne parviennent à Bangui, le seul endroit de la République qui vit une fragile tranquillité alors que l’arrière-pays est curieusement devenu un abri d’assassinats et d’incendies meurtriers qui s’opère au su et au vu des hautes autorités du pays dont le complice silence devient trop assourdissant.

Où est alors passé le Pr. Faustin-Archange Touadéra qui chantait à s’égosiller la paix et la sécurité au peuple centrafricain s’il lui donnait sa voie pour le porter à la magistrature suprême de l’Etat. Le fait est là. Ce peuple au nom de qui on tue, on assassine, on pratique en tout lieu la politique de la terre brûlée et qui ne sait plus à quel saint se vouer, a fait quoi pour mériter ce lamentable et triste sort ?

La situation politico sécuritaire s’enlise chaque davantage, les violations des droits humains s’accentuent et personne n’en parle comme si une féroce bête faisait un effet d’hypnose sur ceux-là qui ont ce noble devoir de protection de la population au point qu’ils ont la patte d’escampette pour ne laisser que le peuple dans sa sinistre situation.

Le peuple ne réclame pas autre chose au Chef de l’Etat et qui est la paix et la sécurité. Va-t-il au moins comprendre l’importance de ce désir du peuple et prendre ses responsabilités pour raisonner en tant que chef légitime d’un Etat et élu démocratiquement. Cette politique de peur inouïe commence à faire également peur à la population. Si Toaudéra doit tout observer sans rien dire ni rien faire, qui le fera à sa place ?

Pourquoi avoir proclamé la recherche de la paix à tous les prix au peuple si ce n’est que pour l’acculer dans l’insécurité causée par des énergumènes de tous bords tels Ali Daras, Nourédine Adam, Sidiki Abas, Abdoulaye Issène et autres rapces de ce genre dont nous déplorons les exactions sur des populations civiles sans défense ?

Le pays est débordé de ces sadiques qui disposent d’importants stocks d’armes et munitions de guerre de tous calibres et qui en font allègrement usage pour faire des victimes qu’on ne peut plus compter. Pourquoi ces multiples voyages à l’extérieur de Touadéra et ses ministre si ce n’est pour chercher des voies et moyens de mettre hors d’état de nuire ses lascars qui écument le pays ? Manque-t-il réellement des soutiens pour ce faire ou simplement ‘est l’absence chronique de volonté politique des autorités du pays qui se manifeste ?

Les djihadistes ont occupé une partie de l’Irak, de la Syrie et autres régions du moyen orient. Les autorités de ces pays ont appelé à l’aide. N’est-ce pas qu’aujourd’hui leurs persistants appels sont en train d’aboutir à des résultats que souhaitaient leurs peuples. A quand pour la République Centrafricaine ?

Ceux-là qui, aujourd’hui, font pression sur les nouvelles autorités de Bangui et qui se disent appartenir à la communauté internationale, est ce qu’ils sont à l’écoute de ce que les radios étrangers et particulièrement d’Europe disent sur le traitement des mercenaires djihadistes. On les traque, on les tue sans aucune autre forme de procès ? Les Ali Daras, Nourédine Adam, Sidiki Abas, Abdoulaye Issène qui ont plus que du sang sur les mains, ne méritent-ils pas le même sort ? Qu’est que leurs vies valent plus que la vie de ceux-là qu’ils assassinent sans pitié ?

Devant la gravité de la situation sécuritaire, tous les centrafricains, à commencer d’abord par les autorités politico administratives doivent se sentir interpellés par ces menaces et doivent se mobiliser comme un seul homme pour y faire face Aucune frustration aussi justifié soit elle, aucun déni de droit aussi condamnable qu’il puisse l’être ne peuvent, en cette circonstance si grave, expliquer l’inaction ou l’indifférence des autorités centrafricaine et particulièrement de Touadéra devant les souffrances des populations. Tout le sens de son accession à la magistrature suprême de l’Etat est là : tout faire pour libérer le peuple centrafricain asservi.

Centrafrique : Des démoniaques députés qui renient leurs électeurs.

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Centrafrique : Des démoniaques députés qui renient leurs électeurs.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2258.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouilles des soldats gabonais de la Minusca à Bria. Reuters.

 

Bangui, le 07 juillet 2017

Par : Bertrand YEKOUA CNC.

 

On ne dira jamais assez de ces avides d’argent qui mettent tout en oeuvre pour aller à l’Assemblée Nationale, juste pour se faire les poches même au prix du sang de leurs électeurs. L’irréfutable preuve, la conférence de presse du bureau de l’Assemblée Nationale pour réclamer le non retrait du contingent Congolais de la Minusca alors qu’ils se sont, à plusieurs reprises, rendus coupables d’exactions, de meurtres et de complicité dans l’infiltration de Bangui par des mercenaire congolais Ce sont qui sont réclamés par le peuple centrafricain. Nos députés doivent le comprendre ainsi et non autrement.

Le 03 juillet dernier, une petite crapule de Bernard Dillah animait une conférence de presse au nom du bureau de notre noble institution pour se remettre en cause. Pourquoi il s’est remis en cause, juste parce qu’il avouait dans ses propos liminaires, nous citons : «Malgré le déploiement, depuis 2013 de 12 000 casques bleus en Centrafrique, la majeure partie des populations ont dû fuir les attaques meurtrières des groupes armés » S’il faut faire une simple analyse des propos de Dillah, voici cette série d’interrogations du Centrafricain lambda.

Première chose, pourquoi les casques bleus sont-ils déployés en Centrafrique ? N’est-ce pas pour protéger et défendre les populations civiles sans défense ? Si la majeure partie de ses populations, ont dû, selon l’honorable Dillah, fuir le chez eux, est-ce que la présence des casques bleus vaut-elle la peine ? Seule Dillah peut nous le dire.

Deuxième chose, les casques bleus Congolais de Brazza et de la RD Congo, faisaient tous partis des soldats que ces pays amis ont accepté d’envoyer en Centrafrique pour aider ce pays en difficulté. Nos frères de la RD Congo étaient à Bambari alors que ceux de Brazza étaient à Boali. Que s’était-il passé alors ? Les casques bleus de la RD Congo avaient été accusé de viols sur mineurs alors que s’étaient bel et bien des femmes qui couchaient déjà des hommes qui, consentantes, sont allées vers ses soldats. Tellement que le problème a été malheureusement instrumentalisé, ces soldats ont été retirés pour la simple raison qu’ils ont couché avec des femmes à Bambari.

Cependant, les soldats du Congo Brazza qui étaient à Boali, sous prétexte de quoi, on ne sait, avaient fusillé plus d’une vingtaine de jeunes qu’ils avaient accusé d’avoir agressé un des leurs. Ce problème d’une extrême gravité a fait mouche car passé sous silence et a valu une simple délocalisation de ces soldats sur Nola où se sentant immunisés contre des sanctions ils ont continué à malmener allègrement la population.

Maintenant qu’il s’agit de les sanctionner en les retirant du pays, des députés à la solde de Denis Sassou-Nguessou que sont Abdou-Karim Meckassoua ses sbires de Dillah ont montré leur vrai visage de véritables acteurs et complices de la crise Centrafricaine à travers cette fameuse défense des soldats du Congo Brazza qu’ils soutiennent car réclamant qu’ils ne partent pas. Ce faisant, Meckassoua tente de cacher son influence sournoise sur certains responsables de la Minusca qu’il est entrain de manipuler dans leur prise de position. Le cas de Bocaranga où Meckassoua, de connivence avec ce boko-aram de Sidiki, négocie pour que les interventions des casques bleus dans la zone n’aboutissent pas à leurs objectifs, sachant que les produits du vol et vente des bœufs opérés par le chef rebelle en question sont systématiquement convergés dans les caisses du Président de l’Assemblée Nationale. Un cas très parlant de ce qu’est réellement Abdou-Karim Meckassoua dont la position actuelle est vraiment propice pour cacher ses sales boulots.

Il n’y a pas que cela car le peuple centrafricain tout entier sait très bien que Mékassoua est de connivence avec Denis Sassou-Nguessou qui assassine son peuple dans le Poole sous prétexte de qu’ils sont des partisans du Pasteur Toumi. D’ailleurs cette marque de confiance, Sassou-Nguessou, l’avait manifesté lors des campagnes électorales quand il a mis mains sur les effets de Désiré Nzanga-Kolingba destinés à sa campagne pour les présidentielles jusqu’à ce que les élections soient terminées pour les libérer. Tout ceci était pour avantager son poulain de Meckassoua. Dieu ne voulant pas de l’hypocrisie a fait échouer Meckassoua qui tient absolument arracher la magistrature suprême du pays, chose qu’il n’arrivera jamais à faire car la Centrafrique n’est pas un pays islamique.

Et au lieu que Zingas, qui se dit fervent chrétien ouvre l’œil sur ces manigances en tant que 1er vice-président, il a peur de se dévoiler puisque dans leur bureau dit de l’assemblée national, tout le monde connait tout le monde pour ne pas dire que chacun connait chacun. Tous des profito-situationnistes qui se gardent mutuellement de dire ce que l’autre est en réalité. Seulement, le cas de Zingas n’est plus un arbre que cache la forêt. Il est imbibé dans une situation aussi grave que même son immunité de député de la nation ne saurait empêcher pour qu’il aille devant la CPS. Il faut rappeler que les nations unies enquêtent déjà sur son cas de trafiquant de diamant avec des chinois qui sont venus frauduleusement dans le pays sous son couvert. Il y a aussi la situation de l’ONG sport mondial où il s’est fait fortuné au détriment des valeureux sportifs centrafricains. Il vient de fêter en cachette ses milliards, où est qu’il les a eu si ce n’est à travers le commerce illicite de diamant avec les chinois.

Juste ces lignes pour relever que tous ceux-là qui sont à la tête des institutions de la république ne sont des sains. Chacun à quelque chose à se reprocher c’est pourquoi ils rament à contre-courant juste pour se voiler le visage.

Sans vouloir nous écarter de l’objet de notre analyse, nous vous laissons les soins, chers internautes de découvrir les propos barbares et dilatoires du bureau de l’assemblée nationale lors de la conférence de presse animée par Bernard Dillah.

Voici l’intégralité

Point de presse du Bureau de l’Assemblée Nationale relatif au renvoi et retrait du contingent congolais de la Minusca.

Malgré le d déploiement, depuis 2013, de 12 000 casques bleus, la majeure partie des populations ont dû fuir devant les attaques meurtrières des groupes armés.

Le 20 juin 2016, la Minusca a annoncé le retrait imminent du contingent congolais composé de 629 soldats. Sans une alternative de remplacement.

Le renvoi et le retrait du contingent congolais interviennent dans un contexte de graves crises sécuritaires avec leur corollaire de violences et de violations massives des droits humains sur les populations civiles dans les 13 préfectures sur les 16 que compte le pays.

Fort préoccupé par les manquements graves reprochés au contingent congolais notamment de problèmes sérieux de commandement un manque d’opérationnalité et de discipline ainsi et surtout d’intolérables abus sur des populations civiles, le bureau de l’Assemblée Nationale en appelle à la Minusca pour que des enquêtes soient diligentées pour établir, au plus vite, les responsabilités et sanctionner avec la plus grande rigueur les auteurs de ces agissements.

Par ailleurs, le bureau de l’Assemblée Nationale considère qu’en appliquant des sanctions générales et indifférenciées touchant 629 soldats, priverait les populations d’une force qui a su jusqu’à présent assurer sa sécurité face aux groupes armés, mais aussi en ce qu’elle jetterait l’opprobre sur la contribution appréciable du pays ami qu’est le Congo, dont le rôle de médiation dans la résolution de la crise centrafricaine demeure indispensable.

Il convient cependant de préciser que ces enquêtes ne doivent pas épargner les autres contingent et ni même la chaine de commandement de la Minusca en effet de Bangassou, Mobaye, Alindao, Bocararanga, Koui… Les populations n’ont cessé de relever décrier et condamner les comportements graves, intolérables voire nuisibles des autres contingents qui opèrent dans ces localités.

Le Bureau de l’Assemblée Nationale demande au conseil de sécurité et à la Minusca d’envisager des solutions idoines, pour prévenir les violences qui ne manqueront pas de de toucher les zones épargnées jusqu’ici.

Fait à Bangui le 03 juillet 17

 

Pour le Bureau de l’Assemblée Nationale,

Le Premier Secrétaire Parlementaire,

Porte-parole du Bureau

Honorable Député Bernard DILLAH

Centrafrique : Communiqué de presse du parti PARC relatif à la tragédie routière de Bambari.

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Centrafrique : Communiqué de presse du parti PARC relatif à la tragédie routière de Bambari.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_16182.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le logo du parti politique  PARC

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE (PARC)

 

C’est avec une très grande consternation que le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) a appris la nouvelle de l’accident routier survenu le Mardi 4 Juillet 2017 sur le pont du marigot “NGOURO” à 13 km de Bambari, axe Ippy.

Selon des sources hospitalières locales, le bilan provisoire de cette tragédie est de 81 morts et 76 blessés dont des cas graves.

Cette catastrophe est due à la surcharge et à une défaillance mécanique d’un véhicule à 10 roues transportant plus de 50 tonnes de bagages sur lesquels étaient perchées plus de 200 personnes.

La disparition brutale de ces compatriotes a endeuillé toute la population de la Ouaka déjà meurtrie par les effets collatéraux des attaques récurrentes des groupes armés,

Face à cette catastrophe, le PARC ne saurait rester insensible. Il réitère toute sa compassion et adresse ses condoléances les plus émues aux familles éprouvées.

A cette occasion, le PARC invite le Gouvernement et particulièrement le Ministère des Transports et de l’Aviation Civile, à prendre les mesures qui s’imposent pour faire respecter les textes législatifs et réglementaires en matière de transport en commun des personnes et des marchandises. Cette mesure permettra de prévenir ces accidents récurrents qui sèment la désolation dans les familles et qui déciment le capital humain indispensable au relèvement de l’économie centrafricaine.

Que Dieu Tout Puissant daigne accueillir l’âme des victimes dans son Royaume.

 

Fait à Bangui, le 06 Juillet 2017

Pour le Professeur Gaston Mandata NGUERÉKATA

Le  VICE PRÉSIDENT DU PARC

Roger KOULI 

 

Centrafrique : table ronde de Bruxelles, les bailleurs de fonds refusent de débourser

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Centrafrique : table ronde de Bruxelles, les bailleurs de fonds refusent de débourser.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/Félix-Moloua-ministre-de-lEconomie-du-Plan-et-de-la-Copperation-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Félix Moloua, ministre de l'Economie, du Plan et de la Copperation

 

Bangui, le 6 juillet 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Qui pourrait imaginer un seul instant que le rêve suscité après la table ronde de Bruxelles peut se transformer aujourd’hui à un cauchemar pour le peuple centrafricain ?  À dire vrai et sans passer par quatre chemins, ce cauchemar s’est logé depuis la fin de cette table ronde dans les oreillers de certains Centrafricains avertis. Mais d’autres croient autrement et attendent impatiemment les fruits de cette table ronde des bailleurs. Ils sont aujourd’hui stoppés dans leurs croyances. Que s’est-il passé exactement ? Explications

Après plusieurs années de conflit militaro-politique et l’organisation des mauvaises élections législatives et présidentielles pour mettre fin à une transition chancelante, il était question de penser à la reconstruction de ce grand pays d’Afrique centrale détruit.

Après son investiture le 31 mars 2016, le candidat Faustin Archange TOUADÉRA élu président avait formé son premier gouvernement de son premier quinquennat, composé de 23 membres et dirigé par son proche ami, son Directeur de campagne, Simplice Mathieu Sarandji. Entre temps, la Communauté internationale préparait déjà la table ronde de Bruxelles pour se désengager financièrement de la RCA qu’elle tenait depuis près de 4 ans.

Chose réalisée en novembre 2017, sur l’initiative de l’Union européenne. Un sommet des bailleurs a été organisé avec les bailleurs de fonds dans la capitale politique du Royaume de Belgique, Bruxelles. D’où son appellation de table ronde de Bruxelles. Deux jours durant, des discussions avec la délégation centrafricaine ont accouché,,sous certaines conditions, à un catalogue des promesses d’aides d’une enveloppe de plus 2 milliards de dollars pour le relèvement et la consolidation de la paix pour les trois prochaines années.

À l’annonce de cette nouvelle, le peuple centrafricain, meurtri dans sa chair, se sentait soulagé et se préparait à affronter un lendemain prometteur. De son retour à Bangui quatre jours plus tard, le président Faustin Archange TOUADÉRA avait été accueilli par les Banguissois comme les Nazaréens ont accueilli Jesus.

Mais l’apparence est trompeuse, à ce jour, les conditions pour transformer ce catalogue de promesses en une réalité, notamment celle de formation d’un nouveau gouvernement d’unité nationale avec un Premier ministre qui connaît les circuits financiers et issu d’un parti politique implanté sur toute l’étendue du territoire, est pointé d’un doigt accusateur par le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji quelque jours âpres le retour du Chef de l’Etat et de sa délégation à Bangui. Sur son instruction, le président Faustin Archange TOUADÉRA a mis dans la corbeille cette condition et s’apprête, d’après nos sources, à la vider totalement de cette corbeille. Il prendra ainsi sa responsabilité, au nom de son alliance avec Sarandji, de perdre ces milliards de dollars.

Cette politique de l’autriche appliquée et ce jeu de ping-pong présidentiel découragent certains bailleurs à concrétiser leurs engagements.

Du jeu de ping-pong du présidentiel à la réticence voir au refus des bailleurs de fonds

Quelques semaines après le retour de la délégation centrafricaine partie à Bruxelles sur Bangui, les choses ne semblent pas bouger. Le président Faustin Archange TOUADÉRA et son Premier Simplice Mathieu SARANDJI sont restés dans leurs émotions amicales et de plaisirs d’avoir plus de 1000 milliards de FCFA à bouffer ensemble. Le dernier refuse alors de céder son fauteuil du Premier ministre : « Il est hors de question que je quitte la Primature et laisser un instruit venir bouffer mes efforts » l’a fait savoir à ses proches collaborateurs.

Le président Faustin Archange TOUADÉRA s’est laissé faire. Et face aux multiples pressions et aux dégradations de la situation sécuritaire et économique, il supplie sans cesse, depuis deux semaines, son ami et Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI d’accepter de partir.  Mais celui-ci, non seulement résiste, mais exige à ce que s’il part, certains de ses ministres doivent rester au gouvernement notamment Felix Moloua de l’Economie, du Plan de la Coopération et Charles Paul Lemasset Mandya de la Communication.

Or d’après une source diplomatique jointe par CNC, le ministre Felix Moloua est le premier responsable gouvernemental à vouloir faire enterrer, par son inexpérience et ses pratiques claniques, toutes les promesses de Bruxelles. Selon cette source, le ministre Felix Moloua non seulement ne sait pas par où commencer pour peaufiner les dossiers de Bruxelles, mais confie, à travers des nominations claniques et ethniques, ces tâches qu’à ses propres parents et maîtresses.  L’exemple type brandit par cette source, est celui d’une de ses maîtresses nommée au Secrétariat permanent du Dispositif Institutionnel, d’Orientation, de Supervision, de Mise en œuvre, du Suivi-Evaluation du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique.

D’après nos informations, cette Secrétaire permanente n’est pas à la hauteur des tâches consignées dans les termes de référence du poste. ” Elle n’est pas les qualifications pour fournir des expertises techniques nécessaires comme l’exigent les Termes de référence du poste, aux membres du Conseil d’Orientation et/ou à plusieurs ministres bras cassés des membres du gouvernement qui composent le Comité de Direction Adjoint du Dispositif Institutionnel “ nous ont répondu trois diplomates en poste à Bangui. Mais cela n’empêche que son copain, le ministre Moloua Félix, la draine dans toutes ses missions très couteuses à l’extérieur du pays. Histoires d’une vie en amoureux.com à passer ensemble dans  les hôtels Palaces 5 étoiles.

Rien n’avance depuis novembre 2016. Lassés par le comportement inadmissible de ces autorités centrafricaines, les bailleurs des fonds ont décidé de surseoir à leur promesse vis-à-vis de la République centrafricaine. Toutefois, selon nos informations, ils ont décidé unanimement et sans avis du gouvernement centrafricain, de ne financer que deux secteurs jugés prioritaires à leurs yeux notamment l’agriculture et les pistes rurales du pays, et ce directement avec les institutions appelées à les réaliser.

Sentant que les choses seront difficiles pour le pays dans les mois à venir, les touaderaticites multiplient les coups bas, le ministre Honoré Feizouré et certains Directeurs de cabinet financent et manipulent l’opinion publique nationale contre certains ministres comme quoi, ce sont eux qui seraient à l’origine du blocage des fonds promis lors de la table ronde du 17 novembre à Bruxelles.

Une chose est sûre, les bruits qui entouraient ces promesses de Bruxelles ne sont que des bruits des flatulences de leurs prometteurs dont les odeurs s’évaporeront dans la nature ou prendre feu s’ils mettent le briquet en flamme. Que chacun bouche son nez et garde son souffle jusqu’à ce que leurs renifleurs de prouts nous disent de l’ouvrir et souffler autrement jusqu’au retour de Jesus.

Copyright@2017CNC.

 

 

Centrafrique : Touadera vs Deby, Nommer Djono Ahaba PM contre l’envoi des soldats tchadiens pour libérer la RCA.

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Centrafrique : Touadera vs Deby,  Nommer Djono Ahaba PM contre l’envoi des soldats tchadiens pour libérer la RCA.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0280.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Touadéra à N'Djamena.
Le President Touadéra à N’Djamena.

 

Bangui, le 6 juillet 2017.

Par: Anselme Mbata, CNC.

 

C’est un drôle de contrat que le super-président Idriss Deby a proposé à son homologue centrafricain. Depuis la visite éclaire du Président Touadéra au Tchad, jeudi 29 juin dernier, beaucoup sont des Centrafricains et observateurs qui s’interrogent sur le but de ce déplacement présidentiel. Si toute l’attention est focalisée sur la menace de Deby quant à une probable caution de Touadera dans le dernier rapport des Nations unies incriminant les soldats tchadiens, un autre aspect de cette visite n’a pas fuité. Il s’agit de la sécurisation du territoire centrafricain totalement occupé par des mercenaires tchadiens et soudanais.

Sur la question, et de source digne de foi, lorsque le Président centrafricain a exposé le ‘’casse-tête centrafricain’’ à son homologue, Deby aurait proposé un de ses hommes de main, en la personne de Herbert Djono Ahaba, ancien ministre d’Etat de Djotodia et Bozizé pour être nommé à la Primature à la place de Simplice Mathieu Sarandji. Et, en contrepartie, des escadrons de ‘’donner-la-mort’’ de la force tchadienne seront déployés en RCA nettoyer tout le pays bourré aujourd’hui de mercenaires étrangers, surtout tchadiens et soudanais. Ce seront évidemment les mêmes soldats tchadiens qui ont été expulsés de la MISCA pour partialité et autres bévues sur les populations civiles de confession non-musulmane.

Selon une autre source, cette offre de Deby a fait grincer énormément des dents au sein du pouvoir de Touadera. Mais ce dernier, telqu’on le connaît et surtout qu’il est allé déjà se mettre à genou pour obtenir cette maudite offre,  aura-t-il la force et le courage des fauves de refuser ?

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique/Scandale : 1000 armes disparues au Camp de Roux

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Centrafrique/Scandale : 1000 armes disparues au Camp de Roux

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0276.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.
Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.

 

Bangui, le 6 juillet 2017.

Par: Bertrand Yékoua, CNC.

 

Les ministères de la Défense national et de la Sécurité publique sont en alerte maximale depuis ce mercredi 5 juillet 2017, matin. Le Camp de roux est resté boucler aux quatre coins par les unités des FACA, de la Gendarmerie et de la Police. A l’origine, mille (1000) armes auraient disparu de la poudrière de Camp de Roux, a fait savoir une source digne de foi. Le correspondant de Corbeaunews a lui, constaté de visu, l’insolite dispositif musclé des pick-up positionnés aux entrées de cette caserne.

C’est du moins la pate chaude qui a été servie au Président de la République, Faustin Archange Touadera, dès sa descente d’avion, alors qu’il rentrait de Addis-Abeba – siège de l’Union africaine où il participait aux côtés de ses pairs à la 29è Session de ladite organisation.

Du coup, l’on s’interroge. Est-ce qu’il y a, en vue, une imminente opération de déstabilisation par la force du pays et que les auteurs se sont emparés de ces armes ? Est-ce la Minusca qui a joué un sale coup à Touadera qui voudrait tenter de réarmer les FACA, puisque beaucoup de centrafricains ont souhaité que le Président de la République puisse contourner l’embargo pour acheter des armes pour ses forces de défense et de sécurité ?

Dans tous les cas, le pouvoir de Touadéra s’est enveloppé dans un sale drap avec cette situation. Le gouvernement serait inéluctablement taxé d’importation ou d’achat clandestin d’armes de guerre, ce qui serait très mal vu par les teneurs de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies et à travers cette institution, toute la communauté internationale.

Notons que lui, Touadera et son gouvernement ont toujours chanté qu’ils n’ont pas d’armes pour être en mesure de défendre les populations civiles en proie aux criminels étrangers qui sèment quotidiennement la mort dans le pays ; ce feuilleton de disparition de mille armes remet en cause cette fausse idée. De même, ce feuilleton rappelle le container d’armes saisi il y a quelques deux mois par la Police ; ainsi que la quantité de minutions saisies par la douane.

A suivre…

 

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Centrafrique : Les fallacieux groupes de soutien qui vont noyer Touadéra

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Centrafrique : Les fallacieux groupes de soutien qui vont noyer Touadéra

    

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 06 juillet 17

Par : Bienvenu ANDALA

 

Le confiteor des personnalités est le jeu préféré des hiérarques politiques qui ronronnent comme des abeilles à la recherche d’une ruche. La création et multiplication des structures ou groupes de soutien à Touadéra est désormais à la mode. Mais pour qu’elle objectif si ce n’est que pour tourner autour de la mangeoire ?

Que ce soit des hommes politiques, ou bien dans le milieu des jeunes tel qu’animent Didacien Kossimatchi, Rigobert Vondo et Arsène NGREPAYO, Ludovic LEDO et consorts…. tous veulent mettre en place des groupes de soutien à Touadéra. Quel soutien pensent-ils réellement apporter au Président de la République qui peine à assurer la sécurité des Centrafricains ? Si soutien il y a vraiment besoin, c’est plutôt un combat acharné qu’il fallait livrer et soutenir de sorte que les nombreux groupes armés qui pullulent dans le pays et qui ne cessent de mettre à sang et à feu l’arrière-pays soient anéantis et que la sécurité revienne dans le pays de sorte que les vaillantes populations qui se font massacrer au quotidien vaquent librement à leurs occupations.

Seulement, personne ne voit droit dans cette optique que de faire le petit malin et se hisser à la hauteur de la mangeoire qui est, au fait, le principal objet de la création des groupes de soutien. Le pays n’est plus en période de campagne électorale. Les élections se déjà déroulées et de la manière la plus satisfaisante car, libres, démocratiques et transparentes. Le vrai problème est de voir comment remettre le pays sur la voie de son développement. Et parler de développement c’est parler de sécurité et pour cela, envisager des voies et moyens de mettre hors d’état de nuire ces énergumènes qui ensanglantent le pays.

Soutenir Touadéra, c’est aller porter main forte aux populations de Zémio, de Bria, de Bangassou et autres régions du pays où continuent de souffrir les populations. Soutenir Touadéra, c’est faire un véritable plaidoyer pour que les Nations Unies ne puissent pas se cramponner sur l’embargo infligé injustement à la Centrafrique pour que son armée ne soit pas dotée en armes et munitions, seuls moyens de les voir être redéployés et mener des actions d’envergure pour la libération du peuple qui est asservi. Or c’est seulement à Bangui que le trio Kossimatchi, Vondo et Ngrépayo trouvent le malin plaisir de boycotter les travaux d’importantes institutions tels que le Tribunal de Grande Instance de Bangui qui devait statuer sur leur cas. C’est vraiment gravement grave, de tels comportements qui ne vont pas dans la ligne de mire du Président Touadéra. C’est la paix, la sécurité pour tout le peuple où qu’il se trouve et le développement du pays que prône le Président Touadéra. Il n’a de cesse retrousse ses manches et aller partout où il peut solliciter quelque chose pour mettre en branle son projet de société pour son peuple. Pourquoi vouloir à tout prix l’accaparer avec des inutilités que l’on collecte des immondices ?

En réalité, ceux-là qui se disent supers ministres ou supers conseillers ne doivent pas seulement regarder dans leur culotte. Ils ont cet impérieux devoir de regarder en face la réelle situation du pays qui se meurt à petit feu. L’argent du peuple qu’ils utilisent pour soutenir, non pas Touadéra, mais plutôt les groupes armés qui leurs sont si chers, va leur devenir une couleuvre dans la gorge. Le peuple les a tous identifier et les reconnait nommément. D’ailleurs ce sont toujours les mêmes qui vont de régime en régime, montrant leur canines toutes rougies de sang. Ils sont là toujours à l’affut et guettant les occasions de pouvoir bondir comme un félin sur sa proie.

La proie est bien entendu le peuple qu’ils brandissement malignement le nom pour mener leurs sales besognes dont est la victime le peuple. Touadéra doit mieux voir autour de lui. Il est mis comme dans une cage où certains grappins de ministres, à l’exemple de ses hiboux et félin Charles-Paul Lemassé-Mandja, Honoré Féïzouré un piont de Ndoutingaî, Charles Armel Doubane, Leopold MBOLI FRATANE Bertrand TOUABOY pour ne citer que ceux-là. D’avides de politiques tels que Rigobert Vondo ou des charognards comme Ngrepayo et Didatien Kossimatchi, Ludovic LEDO tiennent en otage juste pour assouvir leur grosse soiffe d’argent.

Il est grand temps que Touadéra vanne autour de lui s’il tient à continuer de gagner la confiance du peuple qui l’a porté à la magistrature suprême. C’est non seulement important, mais une nécessité urgente.

Affaire à suivre…

 

Copyright2017CNC. !!!

 

 

 

 

 

Afrique du Sud: FirstRand Limited has been named the winner of a Duty of Care Award in the Return on Investment in Travel Risk Mitigation category.

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Afrique du Sud:  FirstRand Limited has been named the winner of a Duty of Care Award in the Return on Investment in Travel Risk Mitigation category.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/Leaders-de-Duty-of-CARE-s.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Leaders de Duty of CARE s Duty CARE 2017

 

Johannesburg, 05 July, 2017

By: FirstRand

FirstRand wins International SOS Foundation global award for its leadership, foresight and innovation in protecting its mobile workforce FirstRand Limited has been named the winner of a Duty of Care Award in the Return on Investment in Travel Risk Mitigation category.

The winners of the 2017 Duty of Care Awards were announced at a gala event in Berlin on Thursday, 29 June. Hosted by the International SOS Foundation, the awards took place following the Duty of Care Summit, honouring organisations and individuals making a significant contribution to protecting their workforce while travelling, working remotely or on international assignments.

FirstRand’s Chief Risk Officer, Jaco Grobler, says, “FirstRand is committed to safeguarding all staff working and travelling abroad on our behalf against medical, security and other travel-related risks. In line with this commitment and given the group’s expansion into Africa and other territories, an independent assessment was undertaken in 2014 to identify how best to approach international security.”

Grobler further explained “In response to the findings of this assessment we instituted the International Travel Security function.”

The team embarked on a formal project to improve and standardise the Group’s duty of care obligations to staff and in-country expatriates. The company’s programme creates a positive risk management culture by encouraging requests for travel advice, resulting in improved safety awareness and practice, and improving operational efficiencies.

Speaking soon after receiving the award at the gala event in Berlin, FirstRand’s Head of International Security, Gert Kriel said, “We are extremely proud to be recognised by the International SOS Foundation. Implementing innovative International SOS solutions such as Travel Tracker, an online traveller tracking and risk mitigation solution that tracks travellers, expats and assets using itineraries, mobile check-ins and GPS tracking has allowed us to build a robust risk mitigation programme which is key to our travel risk strategy.”

Judges reviewed entries representing 17 industries and organisations in 32 countries in the following categories: innovation, thought leadership, resilient care, communication, partnership, remote healthcare, return on investment in travel risk mitigation, ambassador of duty of care (individual) and the German Mittelstand: duty of care programme.

Philippe Couturier, International SOS Regional General Manager – Africa, says, “We are honoured to be a trusted provider of travel risk mitigation solutions to FirstRand. Their ongoing commitment to the wellbeing of their workforce and their understanding of duty of care has placed them as a leader in their industry. I would like to take this opportunity to congratulate the other winners, runners-up and all the participants for their leadership, foresight, creativity and implementation of their health, safety, security and wellbeing programmes.”

These organisations are:

Communications Award –  Winner: Marks and Spencer plc Runner-up: PTT Exploration and Production, Public Company Limited Honourable mention: Kongsberg Gruppen ASA Special mention: Ausenco

Innovation Award Winner: ABB Runner-up: Citibank Honourable mention: Shell Special mention: Reliance Industries Limited

Partnership Award Winner: WINDEA Offshore GmbH & Co. KG Runner-up: English Schools Foundation (ESF) Honourable mention: Allstate Corporation

Remote Healthcare Award Winner: Nestlé Australia Ltd Runner-up: Broadspectrum (Australia) Pty Limited Honourable mention: Kinross Gold Corporation Special mention: Forbes Bumi Armada Offshore Limited

Resilient Care Award Winner: Toyota Boshoku Runner-up: Mondi Group Honourable mention: Jacobs Special mention: Petronas Carigali Nile Limited

Return on Investment in Travel Risk Mitigation Winner: FirstRand Group Runner-up: CLAAS Honourable mention: Experian plc

Thought Leadership Award Winner: Johnson & Johnson Runner-up: Gentera Honourable mention: Samsung Engineering Co. Ltd.

Ambassador of Duty of Care Award Winner: Zebra Technologies – Gian-Rico Luzzi Runner-up: CMI Group, Gaetan Lefevre Honourable mentions: pladis Global, Stuart Eustace, Genpact Limited – Vineet Sehgal Special mention: Huawei Technologies Co. Ltd., Limin Bai

German Mittelstand, Duty of Care Programme Award Winner: KHS GmBH Runner-up: Welthungerhilfe e.V. Germany Ngo Honourable mention: Alfred Kärcher GmBH & Ko. KG., Germany Manufacturing

The Duty of Care and Travel Risk Management Global Benchmarking Study, conducted by the International SOS Foundation, revealed that organisations who take measures to mitigate health and travel security risks are not only meeting their moral and legal obligations, but are also making a wise commercial investment. The International SOS Foundation continues to be committed to helping organisations to come together and learn from the best, this year expanding to run a summit alongside the awards.

As more people travel and work internationally, more widespread support is needed. Global mobility levels are predicted to double by 2020 – 90% of mobile employees are now non-executive, up from 50% and only 30% of organisations have a system in place for tracking business travellers. The employer is being held increasingly accountable for a whole plethora of situations that can happen to their mobile workforce.

International SOS makes it easier for organisations to work and grow on an international scale. We help you to take control of your total health and travel security agenda. From pre-travel to return-to-work. We can help reduce your total medical and travel security costs, and identify and manage medical and security needs throughout your organisation and employees’ working life.

To learn more, visit : www.dutyofcareawards.org/

 

 ~~Ends~~

About FirstRand Limited

www.firstrand.co.za

About International SOS Foundation

Established in 2011, the International SOS Foundation ― Ambassadors for Duty of Care has the goal of improving the safety, security, health and welfare of people working abroad or on remote assignments through the study, understanding and mitigation of potential risks. The escalation of globalisation has enabled more individuals to work across borders and in unfamiliar environments; exposure to risks which can impact personal health, security and safety increases along with travel.The Foundation is a registered charity and was started with a grant from International SOS. It is a fully independent, non-profit organisation.

For more information on Duty of Care and the International SOS Foundation, please visit http://www.internationalsosfoundation.org/

About International SOS

International SOS is the world’s leading medical and travel security risk services company. We care for clients across the globe, from more than 1000 locations in 90 countries.

Our expertise is unique: More than 11 000 employees are led by 1 400 doctors and 200 security specialists. Teams work night and day to protect our members.

We pioneer a range of preventive programmes strengthened by our in-country expertise. We deliver unrivalled emergency assistance during critical illness, accident or civil unrest. We are passionate about helping clients put Duty of Care into practice. With us, multinational corporate clients, governments and NGOs can mitigate risks for their people working remotely or overseas.

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Centrafrique : le CPDE s’emploie aux protections et défense des droits de l’enfant en Centrafrique

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Centrafrique : le CPDE s’emploie aux protections et défense des droits de l’enfant en Centrafrique

 

 

Les enfants formés par l'ONG CPDE. Crédit Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les enfants formés par l’ONG CPDE. Crédit Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui 4 juillet 2017, CNC.

 Par Eric NGABA

 

L’ONG nationale dénommée Centre pour la Protection et les Droits de l’Enfant (CPDE) se dit préoccupée par la situation des enfants en République Centrafricaine. Le 16 juin dernier, journée internationale de l’enfant africain, elle a organisé une manifestation culturelle et éducative en faveur d’une centaine d’enfants issus des huit arrondissements de la ville de Bangui.

 

La situation des enfants en République Centrafricaine demeure une préoccupation pour les organisations de la défense des droits de l’enfant. Le CPDE qui fait de la protection et de droit de l’enfant son cheval de bataille dans le pays, se préoccupe de plus en plus de cette situation. A l’occasion de la journée de l’enfant africain, l’ONG a organisé des différentes activités en faveur des enfants. L’objectif était d’attirer l’attention des autorités centrafricaines et des parents sur la protection et la défense de l’enfant.

 

« La mission de notre ONG CPDE est de vulgariser les textes nationaux et internationaux qui protègent les enfants, et aussi, de sensibiliser l’opinion publique sur cette question. C’est pourquoi à l’occasion de la journée de l’enfant africain, nous organisons les activités pour expliquer aux enfants de Centrafrique l’histoire de Soweto qui a conduit l’instauration de cette journée dédiée à l’enfant africain », a expliqué le président de l’ONG CPDE, Rémy Djamouss.

 

Plusieurs manifestations ont été organisées par les enfants pour la circonstance. Il s’agit notamment des sketchs, poèmes, danse chorégraphique, et de conte. Selon le président de CPDE, ces manifestations ont permis de sensibiliser d’une part la population centrafricaine et d’autre part le gouvernement d’appliquer et de faire appliquer les textes qui protègent les droits de l’enfant en République Centrafricaine.

 

Par la même occasion, Rémy Djamouss a dénoncé l’enrôlement des enfants dans les groupes armés et le non accès des enfants à l’école. Pour lui, la première responsabilité de la protection des enfants incombe aux parents qui doivent veiller sur leurs enfants dans les foyers.

A travers ses œuvres durant la crise qu’a traversée la République Centrafricaine, l’ONG nationale CPDE est devenue une section nationale du mouvement international appelé « Défense des enfants internationale » basée à Genève.

 

 

 

Centrafrique : Réquisitoire du procureur général de la cour de cassation lors de la prestation des juges de la cour pénale spéciale

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Centrafrique : Réquisitoire du procureur général de la cour de cassation lors de la prestation des juges de la cour pénale spéciale 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2291.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Léon DINCPI, ProcureurGénéral près la Cour de Cassation.
Monsieur Léon DINCPI, ProcureurGénéral près la Cour de Cassation.

 

Bangui, le 05 juillet 2017

 

Le Vendredi, 30 juin 2017, Faustin Archange Touadera a présidé au Tribunal de Grande instance de Bangui, la cérémonie de prestation de serment des magistrats de la Cour Pénale Spéciale de Bangui.

La mise en œuvre de la politique de l’impunité zero vient d’etre franchit.

Nous vous invitons à suivre l’intégralité de cette requisitoire

Réquisitoire aux fins de prestation de serment de 06 juges de la Cour Pénale Spéciale à l’audience solennelle du 30 Juin 2017 de Cour de Cassation. Par Léon DINCPI, Procureur Général près la Cour de Cassation.

Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l’État, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature;

Honorable Président de l’Assemblée Nationale;

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement;

Madame et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines;

Monsieur le Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, vice-président du Conseil Supérieur de la Magistrature;

Madame et Messieurs les membres du gouvernement;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de mission diplomatique;

Mesdames et Messieurs les représentants des Organismes Internationaux;

Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la ville Bangui;

Messieurs les Chefs des Cours;

Mesdames et Messieurs les Magistrats;

Monsieur le Bâtonnier de l’ordre des Avocats;

Madame la Présidente de la Chambre des Notoires ;

Mesdames et Messieurs les Avocats, Notoires et Huissiers de Justice ;

Mesdames et Messieurs les Greffiers et Chef, Secrétaires ;

Distingués invités;

Mesdames et Messieurs.

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat;

Les Membres de la Cour de Cassation par ma voix vous souhaitent une chaleureuse bienvenue au Palais de Justice. Vous êtes venu pour présider personnellement, malgré votre agenda chargé, l’audience solennelle de prestation de serment de 06 magistrats nommés à la Cour Pénale Spéciale ; cela dénote de votre part votre volonté de rendre opérationnelle le plus tôt possible celle-ci.

Les mêmes vœux de bienvenue s’adressent également à toutes les éminentes personnalités qui ont bien voulu rehausser de leur présence ladite audience.

La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui en ce haut-lieu est prévue par les dispositions des articles 23 et 25 de la Loi Organique de la Cour Pénale Spéciale qui imposent respectivement aux Juges nationaux et aux Juges internationaux de ladite Cour, avant leur entrée en fonction, la prestation de serment devant la Cour de Cassation. Ils vont le prêter dans les termes cités ci-après prescrits par l’article 4 de la Loi Organique de celle-ci : «  Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité, dans le respect de la constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat ».

Qui sont les 6 récipiendaires du serment?

1-Toussaint Muntazini Mukimapa est né le 24 Janvier 1955 à Djuma dans la République démocratique du Congo. Il est intégré dans la Magistrature le 1er Janvier 1978. Son dernier poste fut celui du 1er Avocat Général près de la Haute Cour Militaire de la République démocratique du Congo avant d’être maintenant nommé Procureur Spécial près la Cour Pénale Spéciale.

Il est Magistrat militaire avec le grade de colonel.

2- Alain Ouaby-Bekaï est né le 6 Septembre 1964 à Bossangoa.

Il est intégré dans la Magistrature de l’ordre judiciaire le 1er Août 1990. Son dernier poste fut celui du 1er Conseiller à la Chambre civile et commerciale de la Cour de Cassation avant d’être maintenant nommé Procureur Spécial Adjoint près la Cour Pénale Spéciale.

Il est magistrat Hors Hiérarchie.

3-Alain Tolmo est né le 04 Septembre 1970 à Bossangoa. Il est intégré dans la magistrature de l’ordre judiciaire le 21 Décembre 2000. Son dernier poste fut celui d’Avocat Général près la Cour d’Appel de Bouar avant d’être maintenant nommé Substitut du Procureur Spécial près la Cour Pénale Spéciale.

Il est Magistrat du 1er Grade, 2ème échelon.

4- Jacob Sanny Damily est né vers 1957 à Ippy. Il est intégré le 20 Août 1993 dans la Magistrature de l’ordre judiciaire. Son dernier poste fut celui du 3ème Conseiller à la Chambre Sociale de la Cour de Cassation avant d’être maintenant nommé juge à la Chambre d’accusation Spéciale de la Cour Pénale Spéciale.

Il est Magistrat Hors Hiérarchie.

5- Patience Guerengbo est né le 28 Avril 1971 à Bangui. Il est intégré le 1er Août 2003 dans la Magistrature de l’ordre judiciaire. Son dernier poste fut celui du deuxième Avocat Général près la Cour d’Appel de Bangui avant d’être maintenant nommé Juge d’instruction à la Cour Pénale Spéciale. Il est Magistrat du 1er grade, 1er échelon.

6- Ngokpou Michel est né vers 1958 à Ngangui dans la sous-préfecture de Ouango.

Il est intégré le 24 Juillet 1997 dans la Magistrature de l’ordre judiciaire. Son dernier poste fut celui du 1er conseiller à la Chambre correctionnelle de la Cour D’Appel de Bangui avant d’être maintenant nommé Juge d’instruction à la Cour Pénale Spéciale.

Il est Magistrat du 2ème grade, 5ème échelon.

Chers collègues, récipiendaires du serment, je vous présente toutes mes félicitations pour votre brillante nomination à la cour Pénale Spéciale et particulièrement à Monsieur le Procureur Spécial, je lui souhaite la bienvenue sur territoire centrafricain.

Vous avez un grand défi à relever c’est celui de permettre au peuple centrafricain de tourner cette page sombre de son histoire pour qu’il retrouve enfin la paix et la sécurité. Ce peuple meurtri vous regarde avec des larmes aux yeux, espérant que vous puissiez mettre fin à ces souffrances, à ces hécatombes qui ont commencé et continuent de s’abattre sur lui. Qui de nous centrafricains n’a pas été touché dans sa chair de près sinon de loin par ce phénomène qui ne dit pas son nom.

Aux termes de l’article 3 de la loi Organisation de la Cour Pénale Spéciale, ladite Cour est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire perpétrées sur le territoire centrafricain depuis 1er Janvier 2003 et ces violations sont notamment les crimes de génocide , les crimes contre l’humanité et les crimes guerre.

Chers collègues, vous connaissez les définitions de ces 3 différents graves crimes et il m’est donc inutile de vous les rabâcher.

Vous allez bientôt prêter serment pour exercer vos fonctions conformément à la loi notamment en les exerçant en toute impartialité. Je veux souligner le mot impartialité. Qu’est ce que cela veut dire ? Cela voudrait dire que vous ne ferez aucune distinction entre les auteurs de ces graves crimes selon certains critères que je me permets d’en citer ici quelques-uns:

1) Vous ne favorisez aucun d’eux en raison de certains liens que vous avez eux par exemple des liens de parenté, d’alliance, de partis politiques, de religion.

2) Et non plus, vous ne pouvez examiner les affaires par inimité en prenant des décisions outre mesure sévères pour vous venger. Si vous vous retrouvez dans les cas qui viennent d’être cités, vous devez vous récusez pour laisser un autre magistrat neutre examiner les affaires à votre place.

3) Vous ne favorisez la personne ni pauvre, ni du riche, non plus la personne ni du petit ni du grand en ce sens que vous serez sans pitié pour tous ceux qui sont impliqués dans la commission de ces graves crimes, qu’il s’agisse des chefs des groupes armés ou de leurs éléments ou de tous autres.

4) Vous ne recevrez d’aucune personne impliquée dans la commission de ces crimes, un quelconque don ou tout avantage indu directement ou indirectement, c’est ce qu’on appelle en termes clairs la corruption prévue et punie par les articles 368, et 370 du code pénal. Vous savez, vous et moi, que le corrupteur comme le corrompu sont tous les deux punissables.

Cela étant, j’espère que la loi sera impliquée dans toute sa rigueur pour que tous les auteurs, co-auteurs et complices de ces graves crimes, sans exception aucune, soient arrêtés et traduits devant la Justice, étant entendu que ces graves crimes sont imprescriptibles selon les termes de l’article 3 de la Loi Organique de la Cour Pénale Spéciale et qu’ils sont en outre insusceptibles de grâce ou d’amnistie termes de l’article 162 de du code pénal centrafricain.

Je voudrais m’adresser à vous, chers collègues Juges nationaux de la Cour Pénale Spéciale, pour attirer votre attention sur le fait que s’il arrive que vous manquiez aux obligations évoquées ci-dessus découlant du serment que vous allez prêter, vous aurez la surprise que les dispositions de l’article 74 de la Loi portant statut de la magistrature de l’ordre judiciaire et celles de l’article 37 de la Loi du 8 Août 2009 modifiant la Loi Organique du 10 Mars 1997 du Conseil Supérieur de la Magistrature vous soient appliquées. En vertu de ces dispositions en cas de ce manquement, le Ministre de la Justice pourra vous traduire devant le Conseil Supérieur de la Magistrature et vous pourrez encourir, entre autres sanctions, la rétrogradation ou la révocation.

Et quant à vous, Monsieur le Procureur Spéciale, Magistrat international, s’il arrive qu’un tel manquement vous soit reproché, les dispositions de l’article 27 de la Loi Organique de la Cour Pénale Spéciale vous seront appliquées, ce qui permettra à Monsieur le Ministre de la Justice de vous dénoncer à la Minusca pour une procèdure disciplinaire.

Mais en tout cas, qu’il s’agisse des Juges nationaux comme des juges internationaux, il a été tenu rigoureusement compte de tous les paramètres notamment ceux de leur moralité lors de leur sélection pour leur nomination à la Cour Pénale Spéciale en sorte que, chers collègues récipiendaires du serment, vous étiez au-dessus de tout soupçon, et j’ose croire que vous ne tomberiez pas dans les pièges d’une poursuite disciplinaire.

Sur ce, le Ministre Public prend acte de ce que la lecture par Madame le Greffier en Chef a été déjà donnée des Décrets portant nomination des récipiendaires du serment.

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat;

Je requiers qu’il plaise à la Cour de les recevoir en leur serment, de les renvoyer à l’exercice de leurs fonctions, de me donner acte de mon réquisitoire, et de dire que de tout il en sera dressé un procès-verbal qui sera transcrit dans un registre spécial tenu au greffe de la Cour de Cassation pour y recourir en cas de besoin.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Fait à Bangui, le 30 Juin 2017

LE PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR DE CASSATION.

Léon DINCPI

Centrafrique : le peuple est pris en otage et la patrie est en danger a déclaré le SG du RPR lors d’une conférence de presse

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Centrafrique : le peuple est pris en otage et la patrie est en danger a déclaré le SG du RPR rpr lors d’une conférence de presse

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0270.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Modeste Mbaye, secrétaire général du parti RPR. CopyrightCNC
Monsieur Modeste Mbaye, secrétaire général du parti RPR. CopyrightCNC

 

Bangui, le 05 juillet 2017

 

Le secrétaire générale du rpr Modeste Mbaye a animé une conférence de presse ce matin au siège de la dite partie devant un parterre des journalistes sur la situation actuel du pays.

Le conférencier a déclaré dans ses propos que le peuple est pris en otage et la patrie est en danger sont le lot au quotidien des centrafricains ; pour lui la minusca ne tient plus face à ses obligation.

« Et si on continue dans cette logique on risquerai d’avoir un jour des rebelles à la porte de Bangui »

Voici l’intégralité de ses propos Liminaire

 

Mesdames et Messieurs de la presse,

Distingués Invités,

Bien avant de prononcer mes propos liminaires, je voudrais vous prier de bien vouloir vous lever pour observer une (1) minute de silence en la mémoire de nos compatriotes morts dans nos provinces.

Mesdames et Messieurs de la presse,

Distingués Invités,

C’est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de saisir cette heureuse occasion pour vous adresser mes vives et chaleureuses salutations et mes remerciements d’usage pour avoir massivement répondu à notre invitation en dépit de vos multiples charges, rehaussant ainsi de votre présence l’éclat de cette conférence de presse intervenue en raison des crimes de sang et multiples violations de droits humains que continuent de vivre les populations centrafricaines à l’heure actuelle.

Mes remerciements aussi pour les incessantes actions que vous menées pour tenir éveillé les consciences, tantôt pour informer et tantôt pour instruire, tantôt pour donner l’espoir ou de résister dans les rudes périodes de difficiles épreuves que nous endurons.

Lors des assises du 1er Conseil Politique Ordinaire de notre parti le Rassemblement Pour la République (RPR) le 28 Janvier dernier, le Président avait fructueusement échangé avec vous sur la vision de société et partagé des réflexions sur les crises que continue de traverser notre pays.

Mesdames et Messieurs de la presse,

A l’issu du second tour des élections couplées de 2015-2016 qui a porté à la magistrature suprême, le Pr Faustin Archange TOUADERA, sans condition tout l’appareil politique du Rassemblement Pour la République (RPR) et d’autres alliés ont remarquablement contribué à la victoire finale du candidat indépendant Pr Faustin Archange TOUADERA alors qu’il était arrivé en seconde position lors du premier tour.

Après une année de gestion du pouvoir de l’Etat de ce dernier, le RPR a estimé nécessaire de tirer sa révérence de la majorité présidentielle sur un certain nombre d’approches divergentes pour s’exprimer dorénavant dans une opposition démocratique constructive.

A cet effet, le RPR au cours d’une conférence de presse tenue le 15 Mai 2017 animé par le Président Alexandre Ferdinand N’GUENDET avait formulé des propositions de sortie de crise au Président de la République qu’il y a lieu ici de rappeler la quintessence, notamment :

  • La mise en place sans délai d’un dialogue politique inclusif sans sujet tabou y compris la question des anciens Chefs d’Etat ;
  • La mise en place d’une structure de mobilisation des ressources promises lors de la conférence de Bruxelles ;
  • L’arrestation du mercenaire terroriste nigérien Ali DARASS qui sème la mort dans les préfectures de la OUAKA, la BASSE-KOTTO, la HAUTE-KOTTO et maintenant dans le M’BOMOU et le HAUT-M’BOMOU. Les autres groupes armés dont les leaders sont des centrafricains, devant s’inscrire dans le processus du DDR.
  • La coopération militaire sous-régionale avec la formation accélérée en trois mois de 10 bataillons de FACA et leur redéploiement effectif sur l’étendue du territoire centrafricain ;
  • L’application sans complaisance des résolutions musclées du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Par la suite et aux côtés des autres forces de l’opposition, le RPR avait dans un mémorandum formulé davantage des pistes engageantes vers la recherche de la paix durable. Puis il a activement pris part à l’accord de paix signé à Rome le 19 Juin 2017 sous l’égide de la communauté Sant’Egidio.

Cependant, suite à une requête introduite par Maitre Crépin MBOLIGOUMBA Président du Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE) contre les sieurs Didacien KOSSIMATCHI, Arsène NGREPAYO et Rigobert VONDO pour dénonciation calomnieuse, les pouvoir publics ont laissé libre court à ces derniers de vilipender à souhait et inciter à la haine l’opinion publique à l’encontre non seulement de Maitre Crépin MBOLIGOUMBA, mais aussi du Président du RPR, Monsieur Ferdinand Alexandre N’GUENDET sans oublier Maitre Nicolas Tiangaye, Président de la convention Républicaine pour le progrès Social (CRPS).

Dans cette procédure, le procès initialement inscrit au rôle de l’audience publique de ce jour 29 Juin 2017 a été reporté à une date ultérieure.

Malheureusement les pouvoirs publics ont fait usage des moyens de l’Etat pour instrumentaliser une frange de la population, notamment issue des groupes d’animations et des comités de soutien électoralistes du Pr Faustin Archange TOUADERA afin de stigmatiser et couvrir de diatribes les leaders de l’opposition en prenant en otage ce jour le palais de la Justice, haut symbole institutionnel du rayonnement du Droit transformé en un lieu de meeting contre les leaders de l’opposition.

Face à ce dérapage, le RPR condamne fermement cet acte d’incivisme allant dans le sens d’exercer des pressions sur le pouvoir judiciaire.

Mesdames et Messieurs de la presse,

Distingués Invités,

La situation politico sécuritaire s’enlise davantage et les violations des droits humains s’accentuent. Nous déplorons qu’aujourd’hui encore des mercenaires et criminels de guerre étrangers notamment Ali DARASS, SIDIKI ABASS et tant d’autres disposent d’importantes quantités d’armes de tous calibres et continuent de perturber la quiétude des populations centrafricaines en commettant des atrocités et en occupant certaines parties du territoire national.

Ainsi, je voudrais avec vous faire le point de ces problèmes cruciaux qui doivent interpeller tous les centrafricains sans ambages vu que les peines des populations perdurent et que l’espoir de prétendre à la paix, la concorde nationale et la cohésion sociale est hypothétique.

Nous avons tous conscience que notre pays est confronté à une sérieuse menace qu’est l’insécurité récurrente qui pèse sur tous les efforts de redressement et de réconciliation.

Les récents évènements à Bria, à Kaga Bangoro, à Paoua, à Ippy, à Bangassou, à Alindao, à Zangba, à Niem Yelewa, à Nzako, à Zémio et dans la Ouaka occupée par Ali Darass et son mouvement criminel ne peuvent laisser indifférent tout patriote épris de paix et de sécurité.

Outre les multiples cas de pillages, de meurtres, de vols, de viols et d’incendies de villages perpétrés par ce sujet nigérien sanguinaire et sa horde à Bambari et ses villes environnantes, l’on peut inscrire à son actif des crimes économiques notamment, la perception illégale des taxes fiscalo-douanières sur toutes les denrées en provenance de la Ouaka au détriment de l’Etat et l’exploitation anarchique de l’or et le diamant à ciel ouvert, nonobstant l’usurpation de l’armoirie de l’Etat.

Le Gouvernement et la MINUSCA n’ont pas besoin de continuer à amadouer les groupes armés récalcitrants aux intentions pouvoiristes et mercantiles obscures.

Ali DARASS et tant d’autres seigneurs de guerre ont tous commis des crimes et des violences massives des droits humains sur le territoire centrafricain. Ceux-ci doivent intéresser la justice tant nationale qu’internationale et être inquiétés au lieu de les laisser quitter une partie du territoire national pour une autre.

Mesdames et Messieurs de la presse,

L’heure est grave, le peuple est en otage et la patrie est en danger.

Comment ne pas nous fixer sur les préoccupations sécuritaires lorsque le peuple tout entier vit dans la frayeur, la peur et l’affolement du fait des violations répétées de ses droits ?

Comment rester indifférent au souci du bien-être collectif lorsque les citoyens vivent chaque jour des actes de violences de tout genre et se sentent réellement en insécurité dans leur propre pays ?

Comme nous taire devant des menaces qui pèsent sur l’existence même de notre pays, comme nation voulue une et indivisible et comme Etat souverain dans des frontières intangibles héritées de la colonisation ?

Tous les centrafricains doivent se sentir interpellés par ces menaces et doivent se mobiliser comme un seul homme pour y faire face.

Aucune frustration aussi justifiée soit elle, aucun déni de droit aussi condamnable qu’il ne puisse l’être ne peuvent, en cette circonstance, expliquer l’inaction, l’apathie ou l’indifférence devant les souffrances que vivent nos populations. Voilà tout le sens de ma démarche.

Mesdames et Messieurs de la presse,

Le Gouvernement et la MINUSCA doivent réaliser que la mort et la désolation sont le lot quotidien des centrafricains et que la guerre est déclarée à notre mère patrie et ceux qui la portent n’ont d’autres desseins que de détruire notre nation, notre République, notre société et les acquis qu’elle s’est donnés à la sueur des durs labeurs de ses filles et de ses fils.

Le Gouvernement et la MINUSCA qui ont la première responsabilité d’assurer la sécurité et garantir les droits du peuple doivent chercher les voies et moyens susceptibles de parvenir à une paix durable sur des bandes armées, plus particulièrement celle des mercenaires étrangers.

Notre ligne politique est d’engager sans cesse et de manière résolue à rechercher des solutions qui permettront d’éviter l’enlisement de la situation.

Ainsi, je tiens à partager avec vous la question de nos Forces Armées Centrafricaines (F.A.C.A).

Aucun Etat ne peut être viable s’il ne se donne pas les moyens d’assurer sa sécurité, de garantir à tout moment l’intégrité de son territoire et de protéger ses citoyens ainsi que leurs biens.

C’est pourquoi le gouvernement devra accélérer le processus d’opérationnalisation de nos forces de défense et de sécurité tout en prenant soin d’assainir leurs rangs.

Si l’Etat veut obtenir des résultats positifs au plan de rétablissement de l’ordre et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, il doit de manière régalienne se donner les moyens et avoir des dirigeants qui ont la volonté politique.

Nos militaires qui sont restés fidèles à la nation et aux valeurs républicaines n’attendent plus que cela.

Encore aujourd’hui, l’occasion nous est permise de rendre un vibrant hommage à l’engagement de nos militaires patriotiques, à leur sens de l’honneur et de sacrifice.

Enfin, je le dis aujourd’hui, l’insécurité, les crimes de guerre, de sang, les violations diverses des droits humains et l’impunité ne sont pas de nos choix mais c’est la paix et toujours la paix.

Nous devons réorganiser notre système de défense et de sécurité pour nous opposer aux forces du mal qui pillent, tuent et massacrent notre peuple.

Aux populations centrafricaines en général et ceux qui vivent des moments difficiles du fait de l’insécurité, je voudrais leur renouveler mon engagement et ma détermination sans faille à contribuer à abréger leurs souffrances que je partage.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Notre histoire en tant que communauté de destin commun est menacée dans sa profondeur. Nous avons le choix, soit de continuer à subir ces actes de violences et crimes répétés, soit de les maitriser.

La République centrafricaine éternelle, une et indivisible, est un leg que chaque génération a le devoir de transmettre à la génération suivante en lui ayant imprimée sa part d’enrichissement. Nous ne serions nous détourner de ce devoir.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple.

Je vous remercie

CENTRAFRIQUE :LES PRESSIONS INSUPPORTABLES DE DEBY ITNO, TOUADERA A N’DJAMENA… DES INTERROGATIONS

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CENTRAFRIQUE  :LES PRESSIONS  INSUPPORTABLES DE DEBY ITNO, TOUADERA A NDJAMENA… DES INTERROGATIONS

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0266.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Présidents Déby et Touadéra à N'Djamena au Tchad le 24 février 2016. AFP.
Les Présidents Déby et Touadéra à N’Djamena au Tchad le 24 février 2016. AFP.

 

Bangui, le 4 juillet 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

Les Centrafricains sont surpris du déplacement à N’Djamena du Président de la République Centrafricaine Faustin Archange Touadera.  A t’il demandé à être reçu par Idriss Deby Itno, responsable en partie du chaos et des massacres  dans son pays ? Ou à t’il été convoqué par le maitre de N’Djamena pour faire pression?

Ce sont des questions que se posent les Centrafricains angoissés. On connait la détestation, à juste titre de Deby par la population centrafricaine. Elle n’a pas oublié les brutalités des soldats Tchadiens à Bangui dans le cadre de la MINUSCA: Viols abus sexuels sur adolescentes et autres dérives violentes; Soutiens matériels  aux ex-Sélékas musulmans.

Des soldats Tchadiens n’hésitant  pas à tirer sur la foule.  Rejetés par les Centrafricains à cause de leur comportement criminel et sans retenue. Deby a été contraint de retirer ses soldats de la MINUSCA. Le Rapport de l’ONU est là pour en témoigner. Ce rapport contient des accusations à l’endroit des soldats tchadiens, que ce dernier s’est empressé de dénoncer pour couvrir les crimes de sa soldatesque en Centrafrique depuis 2002 quand il chassé Ange Felix Patassé pour installer François Bozizé au pouvoir.  Après de multiples pressions pour que l’ONU ne publie pas ce rapport, Deby aux abois cherche des soutiens. Il se tourne vers le pays que ses soldats ont martyrisé son peuple.

C’est insupportable !. Comment, le Président Touadera va t-il expliquer à son peuple les raisons de ce déplacement surprenant ? Dés son retour à Bangui, le Président centrafricain a fait la  déclaration suivante : «  Le Tchad a aidé mon pays dans des moments difficiles ». Critiquant et remettant ainsi en cause, le rapport claire et détaillé de l’ONU sur les crimes commis en Centrafrique entre 2003-2015.

Quels sont les services rendus par le Tchad, à la Centrafrique ? Les Centrafricains gardent un souvenir tragique du passage des soldats de Deby à Bangui. Une association des victimes centrafricaines  de la barbarie de la soldatesque de Deby préparent une pétition pour que celui-ci comparaisse devant la Cour Pénale Internationale (CPI)  pour crimes de guerre et contre l’humanité.

Voila une situation singulière, qui oblige le Président centrafricain à s’expliquer devant le peuple. Le discours du Président, à son retour de N’Djamena a certainement surpris et stupéfié les Centrafricains. Qui vont certainement le faire savoir.  Si le but de ce voyage est de faire allégeances au tyran du bord du Lac Tchad, c’est une énorme faute politique.

Implicitement, le Président centrafricain ouvre la voix  à l’impunité des auteurs de crimes de guerre et contre l’humanité en RCA. C’est suicidaire pour sa part. Car Deby est en partie responsable du chaos centrafricain. On perçoit mal les raisons de ce voyage et le soutien qu’apporte le Président centrafricain aux bourreaux de son peuple. Rechercher des rapports de bon voisinage avec la Tchad est légitime. Mais à quel prix? Les peuples tchadien et centrafricain entretiennent des relations fraternelles et séculaires qu’il faut sauvegarder. Il faut dénoncer les manœuvres et les caprices d’un dictateur ombrageux et impérialiste.

DEBY ET LE CENTRAFRIQUE

L’obsession du Président tchadien c’est d’arriver à  transformer le Centrafrique en protectorat.  De mettre sous sa coupe les Présidents du pays des Bantous.  Les trois anciens Président centrafricains : François Bozizé, un rebelle et chef des libérateurs, un autre  chef rebelle de la Séléka Michel Djotodia et Catherine Samaba-panza ont été les produits made in Deby qui a mis à leur disposition armes et mercenaires soudano-tchadiens.

Menacé par des rebellés tchadiens qui veulent le chasser du pouvoir. Car pour eux, Deby est un autocratique despote qui ne gouverne le Tchad  qu’avec son clan. De nombreux assassinats d’opposants lui sont attribués. Il y a aussi le pétrole principal revenu du Tchad, que Deby veut garder l’exclusivité de l’exploitation. Or, il se trouve que la plus grande partie du gisement de pétrole se trouve en Centrafrique, qui ne manquera pas d’exploiter aussi la nappe pétrolière.  Ce qui diminuera le volume du pétrole tchadien. C’est un  véritable cauchemar pour le despote tchadien, qui plombera encore plus son économie vacillante.

Le Président centrafricain qui vient de le soutenir ouvertement a entrepris là, une démarche qui met son propre pouvoir en grand danger au moment où le pays est à feu et à sang. Alors que Zémio est entièrement contrôlé par une faction de la Séléka qui s’apprêterait peut- être, à transformer en Califat cette région de l’extrême Est  de la République Centrafricaine.

Monsieur le Président Touadera votre mission suprême et primordiale c’est la protection des populations, la garantie de l’intégrité du territoire. Allez à N’Djamena pour soutenir celui que les centrafricains considèrent comme le principale responsable de l’instabilité de leur pays est incompréhensible.

JOSEPH  AKOUISSONNE   (3 JUILLET 2017)

 

Centrafrique: vers la naissance d’un mouvement de soutien des jeunes à Touadera, le RJMP.

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Centrafrique: vers la naissance d’un mouvement de soutien des jeunes à Touadera, le RJMP.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0130.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Touadérateur Didatien

 

Bangui 4 juillet 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Les associations et organisations de la jeunesse en Centrafrique continuent de naître, surtout celles qui prétendent défendre la vision politique du Chef de l’Etat Faustin Touadera. Après la création de la mouvance des Touaderateurs, des Fatistes, voilà venir le Rassemblement des Jeunes de la Majorité Présidentielle (RJMP). Le lancement officiel de RJMP, en tant que association sociopolitique, aura lieu

ce samedi 8 juillet 2017 au Stade 20.000 places à Bangui.

Dans le cadre du lancement officiel de ses activités sociopolitiques sur l’ensemble du territoire national ce samedi, le Rassemblement des Jeunes de la Majorité Présidentielle sera en face des professionnels des médias pour expliquer aux Centrafricains ses motivations. Cette association sociopolitique est composée des jeunes issus des différents partis politiques de la majorité présidentielle.

« L’objectif principal de ce mouvement est de sensibiliser les jeunes centrafricains aux enjeux nationaux, d’appuyer la politique de rupture du gouvernement prônée par le président de la République, de conseiller ces jeunes, et de les accompagner dans l’exécution idéal du programme politique mis en place pour le relèvement de Centrafrique », précise un communiqué de RJMP.

Le Rassemblement des Jeunes de la Majorité Présidentielle dispose pour le moment d’un Bureau Ad-hoc avec des textes statutaire et réglementaire pour son fonctionnement en attendant une Assemblée générale élective pour la mise en place d’un Bureau exécutif.

 

Centrafrique : Tueries ici, tueries là-bas, tueries partout. Où va la Rca ?

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Centrafrique : Tueries ici, tueries là-bas, tueries partout. Où va la Rca ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

 

Bangui, le 04 juillet 2017

Par : Herman THEMONA CNC,

Alindao, Bangassou, Bria, Zangba, Mobay, et Zacko et Kaga-bandoro. Que des morts et des incendies de maisons. Que se passe-t-il ? Que fait Touadéra et ses sbires ?

Le Centrafricain n’a plus de larmes pour pleurer ses morts. Il ne sait plus à quel saint se vouer. Le pays est englouti sous des étrangers qui n’ont qu’une vision, détruire la RCA, c’est-à-dire anéantir sa population et posséder ses richesses.

Et pourtant, et pourtant, des hommes politiques tels que Touadéra et Sarandji sont là et observent ce qui se passe dans le pays. Plus de 95% du territoire national est occupé par des énergumènes sans foi ni loi qui mettent à sang et à feu le pays. Aucune réaction, fusse-telle de légitime défense n’est opposée jusqu’alors. Pourquoi cette inertie ? Pourquoi ce silence coupable ? Le sang des centrafricain doit-il être versé pour que le pouvoir du régime actuel puisse subsister ?

Il n’est nullement question. Le peuple reste le peuple. Et un peuple est appelé peuple parce qu’il a une nation qui lui est reconnu. La République Centrafricaine est reconnu à un peuple qui s’appelle le peuple centrafricain.

Plus de 62% de voix accordés à Touadéra ne sont pas pour rien. C’est la marque de la confiance des fils du pays à leur préféré qui est Touad. Alors pourquoi une fois au pouvoir il abandonne les siens qui se font massacrer au point d’être exterminés par des étrangers ? Est-ce que Touadéra arrive à fermer les yeux et dormir ne fusse que quelques seconde en écoutant que chaque jour qui passe est dramatique pour son peuple ?

Tout pays a son problème et chaque problème trouve une solution. Pourquoi la RCA, depuis plus de trois décennies ne trouve-t-elle pas de solution à ses problèmes ? Sans détour aucun, il s’agit de la mise en œuvre des volontés maléfiques de certaines personnes qui tiennent absolument rallier la RCA à leur domaine. C’est Idris Déby et le Tchad qui ont vu leur pétrole tarir et veulent asfixer la Centrafrique de ses ressources minières. L’occupation de pratiquement toutes les zones minières du centre, centre est du pays est la preuve palpable.

Cette laide et destructrice volonté est accompagnée de l’intérieur du pays par ceux-là qui ne veulent pas de l’élu du peuple, on parle de réligionalisation du problème centrafricain. C’en est finalement un. Pourquoi les musulmans se mêlent de ce qui ne les concerne pas s’ils ne sont pas à la base de ce qui se passe ?  Le Président Touadéra doit faire attention à son entourage. Certains ont même pactisé avec le diable pour mettre à mal le pays.

 

 

Centrafrique : « Je suis de ceux qui sont sceptiques à l’accord de Rome », dixit Christophe Gazam-Betty

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Centrafrique : « Je suis de ceux qui sont sceptiques à l’accord de Rome », dixit Christophe Gazam-Betty

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0263.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Christophe Gaza-Mbeti.

 

 

Bangui, le 3 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Alors que l’actualité sécuritaire vient juste d’être ravie par l’usurpation, à Rome, de titre du Cardinal Dieudonné Nzapalainga par Godefroy Mokamanedé, ces mêmes Accords de Sant’Egidio ont fait l’objet de décryptage avec l’ancien Ministre d’Etat à la Réconciliation nationale, Christophe Gazam-Betty. A bâtons rompus avec Corbeaunews.Centrafrique (CNC), ce dernier aborde l’actualité sécuritaire et présente son scepticisme par rapport aux Accords qui viennent d’être signés à Rome par des Centrafricains sous l’égide de la Communauté catholique de Sant’Egidio.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : Excellence Christophe Gazam-Betty, bonjour ! Avant d’aborder avec vous votre point de vue sur l’Accord de Sant’Egidio, faisons le tour de l’actualité. Actualité qui reste dominée par les séries de violences meurtrières de Alindao, Bangassou et Bria et pas plus tard Zémio… Quelle en est votre lecture ?

Christoph Gazam-Betty (CG) : Bonjour Monsieur le Journaliste. Avant toute chose, je voudrais ici m’incliner devant la mémoire de nos concitoyens qui ont trouvé la mort dans ces violences, et aussi exprimer ma compassion envers les familles endeuillées.

Parlant de cette triste situation sécuritaire, je constate comme tout le monde qu’on n’est pas sorti de l’auberge. De plus en plus, l’insécurité gagne ; mais paradoxalement, on annonce chaque jour, des signatures d’accords, d’adhésions… On assiste à une évolution géographique de la rébellion. Si vous remarquez bien, c’est l’appropriation et une captation des richesses minières qui sont derrière. C’est pour cela que lorsque je fais mon analyse en tant qu’ancien ministre de la Réconciliation nationale, je m’inscris en faux contre ceux qui disent que ce conflit est confessionnel entre musulmans et chrétiens. Non ! La guerre-là contre la population civile, c’est pour l’appropriation du sous-sol.

Il faudrait que ceux qui sont en charge de régler les problèmes changent de paradigme et d’essayer d’analyser sociologiquement, quelle est la nature même de cette insécurité avant de proposer une piste de solution. Personne ne détient une piste de solutions ; mais il y a des pistes qu’il faut explorer tout en allant au fond des choses.

La première des choses, à mon avis, aujourd’hui, l’heure est venue d’arrêter avec les signatures de gauche à droite de dérouler les tapis rouges à des gens qui ne respectent rien.

CNC : Il se trouve que le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam très actif à Bria ne s’est pas seulement limité à l’aspect de ressources minières, mais également à l’aspect confessionnel ? Qu’en dites-vous ?

CG : Je répète que je ne suis pas pour les étiquettes de RP ceci, RP cela. Mais ce qui retient mon attention en tant que responsable politique qui a eu à gérer l’Etat, c’est qu’il y a eu des morts, et qu’il y a des gens qui sèment la mort. Par exemple, il y a des morts à Bria, à Bangassou, à Alindao, etc., c’est là, mon souci. Il faut qu’à un moment donné, on puisse dire non ! C’est ce non qui manque aux Centrafricains.

Je note en passant que ‘’dire non !’’ C’est imposer la force  et que beaucoup pensent que sans les Faca, la République centrafricaine est faible. Je dis jamais un Etat a la capacité de dire non ! Il suffit que ceux qui conseillent de l’extérieur ou de l’intérieur le gouvernement à continuer de dérouler le tapis rouge aux assassins et aux criminels de donner les bons conseils. D’ailleurs, les Président de l’Assemblée nationale [Très honorable Abdou Karim Meckassoua] vient de le dire en se demandant quel est le bilan des discussions qu’on mène de manière interminable depuis quatre ans avec les chefs rebelles ? Ils nous envoient des leurs représentants signer des papiers, le soi-même, ils dénoncent et le lendemain, ils recommencent. Là ce sont des faits.

Il y a nécessité de changer de langage, parce qu’on ne peut pas continuer à dire que la communauté internationale a dit qu’il faut discuter à tous les acteurs. A un moment donné, il n’y a que les lois de la République qui doivent vous départager. Il est question de faire respecter ce que la loi a dit. Il y a glaive, l’épée et la carotte. On ne peut pas continuer à accepter qu’on tue nos familles comme-ça.

CNC : Revenons à notre sujet principal, Excellence, comment réagissez-vous à l’Accord politique de Rome qui vient d’être signé par les leaders des groupes armés et certains leaders politiques et de la société civile ?

CG : Mon analyse depuis la signature de l’Accord de Sant’Egidio – institution qui est largement avancée sur la question centrafricaine, étant entendu qu’il y avait plusieurs volets, le Cessez-le-feu, l’Accord politique… j’ai réfléchi en tant qu’ancien Ministre de la Réconciliation nationale que ce qui manquait à ces Accords, c’est la sécurisation desdits Accords. Par sécurisation de ces Accords, j’entends que les uns et les autres ont pris des engagements et qu’il manque quelque chose de fondamental : si une partie viole ces Accords, qu’est-ce qu’on fait de lui ?

Monsieur le Journaliste, si vous retrouvez ces dispositions dans les Accords de Libreville, de Brazzaville ou de Sant’Egidio, on aurait fait un pas vers l’avant. Si vous ne retrouvez pas, c’est-à-dire ce que sont des redites. Cela veut dire que sur les dix milles Accords que ce soit de Tripoli, de Libreville, de Brazzaville, de Ndjamena, de Bangui ou de Sant’Egidio, c’est la même rhétorique. Les événements de Bria intervenus à la veille de la signature de l’Accord de Rome attestent bien de cela.

Donc, je pense que Sant’Egidio – institution que j’ai eu à travailler avec, et que c’est moi qui ai signé l’Accord pour qu’elle vienne à Bangui, a été de bonne foi pour intervenir en République centrafricaine. Malheureusement, les gens qui sont allés là-bas n’ont pas donné la juste information sur la nature même de la crise en République centrafricaine. Ils pensent que si on signe un Cessez-le-feu et qu’on a la bénédiction du Pape, tout va rendre dans l’ordre. Non ! C’est un Accord sans lendemain.

Je dis que les faits sont là, et que je suis de ceux qui sont sceptiques. Parce que lorsque vous voyez les signataires, ils ont déjà signé combien d’Accords ? Ils n’ont jamais respecté. Et je crains fort que ce serait cet Accord qu’ils vont respecter. Une fois de plus, je répète que si on avait inclus dans cet Accord la sécurisation dudit Accord pour dire que l’Etat soit en mesure de s’assumer, je commencerais à comprendre qu’on a franchi un pas de bouger les lignes. Mais tant qu’on continue à reprendre les mêmes termes, cet Accord de Sant’Egidio, avec tout le respect que j’ai pour l’institution, et pour un certain nombre d’amis qui ont travaillé à cela, je dis qu’on pas avancé du tout.

Je profite pour vous dire ceci, pourquoi la Coordination nationale du DDR qui est à la Présidence de la République, ainsi que le Ministère de la Défense nationale et le Ministère de la Réconciliation nationale ne sont pas soient pas associés à cela ? Même si le Ministère des Affaires étrangères est impliqué, mais techniquement, les Départements que j’ai cités doivent pleinement impliqués.

Alors tout ceci m’mène à me poser la question de savoir si ces Accords de Sant’Edigio ont pris en compte la politique du gouvernement en matière de la réconciliation nationale et du DRR ? D’ailleurs, il me semble qu’il y a une disposition qui est assez subtile qui consiste à dire qu’il faudrait que le gouvernement centrafricain voie avec la CPI et les organisations internationales pour que les chefs de rebellions envoient des représentants à tous les stades du processus de DDR. Cela veut dire qu’il faut laisser ces gens rentrer à la Présidence de la République. Alors que le DDR n’est pas négociable sur le fond.

CNC : Excellence, entre les lignes de l’Accord de Sant’Egidio, il y a une disposition qui demande à la Communauté internationale de lever les sanctions qui pèsent sur certains chefs rebelles. Qu’en dites-vous ?

CG : Je dis tout simplement qu’on cherche là, à piéger le gouvernement centrafricain pour que le peuple se soulève. Il n’appartient pas au gouvernement centrafricain de demander à la communauté internationale qui aurait sorti une liste de personnes à elle, de ne pas tenir compte de cette liste. Je me résume que Sant’Edigio qui a la bonne foi et le bonne réputation de nous aider n’a pas eu les informations justes pour faire des propositions justes.

 

CNC : Excellence, Monsieur le Ministre, je jour remercie

Propos recueillis par Fred KROCK

Centrafrique : Bac 2017 : La silencieuse fraude du ministre Aboubacar Moukadas Nour.

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Centrafrique : Bac 2017 : La silencieuse fraude du ministre Aboubacar Moukadas Nour

 

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Lycée B. Boganda de Bangui.

 

Bangui, le 03 juillet 2017

 Par : Bertrand YEKOUA CNC,

 

On a l’habitude de dire que le chien aboie, la caravane passe. Cet adage, le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en a fait sien et est entrain de l’appliquer maintenant sur le Bac 2017.

Des choses honteuses, dégradantes voire même ridicules se passent en ce moment autour de la correction du baccalauréat 2017. Malgré les mises en garde de Premier ministre Mathieu-Simplice Sarandji pour que les enseignants cooptés pour la correction du bac puissent faire un travail qui respecte la déontologie de leur profession, afin que le bac de cette année-ci reflète réellement le niveau des candidats, la mauvaise manie de ceux-là qui sont toujours avides d’argent a vite fait de surgir.

Ce qu’on arrivera jamais à comprendre et que la raison ignorera à jamais, c’est qu’un ministre en charge de l’éducation nationale , celui-là qui est sensé tout faire pour qu’il n’y ait point de fraude dans le processus de déroulement des examens scolaires et universitaires, s’emploie personnellement à animer des circuits de fraude.

Le Mercredi 28 juin, à la Direction des Examens et Concours où se déroule la correction du Bac, un doungourou d’Aboubacar Moukadas Nour, chargé de récolter pour le compte du ministre les produits de fraude s’est fait prendre la main dans le sac. Bien installé dans un petit discret bureau, feignant suivre pour le compte du ministre le déroulement de la correction, la véritable opération de ce monsieur que nous taisons le nom par respect à sa personnalité, est d’attendre et recevoir en toute discrétion, les envoyés de Moukadas Nour qui lui versent des sommes d’argent allant de 150 000 à 300 000 F cfa par enfant et ceci, selon la capacité des parents, les quels enfants sont inscrits sur une liste noire avec leur n° de composition pour être rassurés de leur réussite au Bac 2017.

Dieu, n’oubliant pas son peuple meurtri dans sa chair suite à la grave crise qui a secoué le pays, et grâce à la merveilleuse vigilance des agents des forces de sécurité intérieur (FSI), ce monsieur a été démasqué juste parce que les multiples visites qu’il reçoit de personnalités non enseignantes et donc pas concernées par la correction du Bac, a vite fait d’attirer l’attention et le soupçon des agents de la force de sécurité présents qui ont fait irruption dans ledit bureau où s’est déroulée une rapide fouille dont le résultat est, non seulement étonnant, mais très grave : d’importante somme d’argent saisie, une liste noire assez fournie dont la manière d’établir n’est autre qu’une liste de candidats corrupteurs. Aussitôt, le monsieur est trimbalé à la SRI où, finalement, il a avoué œuvrer pour le compte du ministre Aboubacar Moukadas Nour.

Que dire de pareilles déclarations ? Le Bac 2017 va-t-il à nouveau être un fiasco comme celui de l’année dernière où des listes de candidats de 2012 et 2016 ont été lues proclamant des admis qui n’ont pas concouru ? Où va le système éducatif centrafricain ?

Ces interrogations resteront à jamais sans aucune réponse valable si des énergumènes de Moukadas Nour, pourtant enseignant lui-même, et leurs sbires ne prennent pas au sérieux le problème de baisse de niveau des élèves et étudiants tant décrié en Centrafrique et qui n’honore pas le pays. Il y a de quoi à vanner la corporation pour arriver un jour à éliminer non seulement la fraude, mais aussi, et de façon général le phénomène de la corruption qui gangrène le pays.

Aboubacar-Moukadas Noure, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : 3,5/20 : Exclue pour

       Incompétence gravissime et non maitrise du ministère ;

 

Pourtant Enseignant de son état, ce Ministre est un véritable agoraphobe de tout le gouvernement Sarandji. Donnant l’impression d’être toujours occupé et invisible dans la ville, il est toujours enfermé dans son tour d’ivoire. Il est en train de donner le dernier coup de grâce pour enterrer définitivement un système éducatif centrafricain qui était encore agonisant avant son arrivée.

 

Il n’a aucun regard, aucune vue sur ce qui se passe dans son département. A titre d’exemple, il a nommé des gens décédés à des postes de responsabilités et dédoubler des responsables à la tête de certains établissements.

Véritable out sider ! Il n’a pas vraiment une vision pour le département de l’éducation nationale. Pilotage à vue ! MOUKADAS ne sait pas vraiment ce qu’il voudrait que le ministère de l’éducation soit, quand bien même le Chef du gouvernement aurait remis une lettre de mission à chaque ministre.

 

A bon entendeur, salut.

 

 

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Centrafrique : les comités locaux de paix et de réconciliation, le 4ème arrondissement vient d’être doté.

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Centrafrique : les comités locaux de paix et de réconciliation, le 4ème arrondissement vient d’être doté.

 

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Les membres du bureau du 4e arrondissement de Bangui.

 

Bangui, le 03 juillet 2017

Par : Bertrand YEKOUA CNC,

 

Il a fallu de peu pour que le 4ème arrondissement ne soit pas doté de son bureau de coordination des CLPR. Son traditionnel qualificatif d’enfant prodigue de Bangui a fortement joué au point que tous les autres arrondissements de Bangui et les communes de Bimbo et Bégoua soient investis.

C’est après moult tractations que, finalement, le bureau de coordination pour la mise en place des Comités Locaux de Paix et de Réconciliation du 4ème arrondissement vient d’être mis en place.

L’habitude ou l’adage dit que qui sera 1er sera le dernier et qui sera le dernier, sera le 1er. Voilà comment nous pouvant traiter le déroulement du vote démocratique et transparent qui a porté à la tête de ce comité de coordination des CLPR du 4ème arrondissement, monsieur Emmanuel Djada , cadre du ministère des affaires sociales admis à la retraite et résident du quartier Boy-Rabe où il a passé toute sa vie.

Djada, après son élection s’est voulu convaincant en déclarant que son travail, depuis son enfance et surtout quand il était devenu sociologue, et de surcroît cadre des affaires sociales, il s’est occupé de tout ce qui concerne la paix et le développement. C’est son abnégation au travail, son amour de la patrie qui lui a valu le gravissement de tous les échelons hiérarchiques du ministère des affaires sociales où il fut successivement nommé, chef de service, directeur, directeur général, Secrétaire général, Chargé de mission, Directeur de Cabinet puis ministre. Voilà pourquoi il a été plébiscité par ses pairs. Il prend acte, a-t-il déclaré, de la lourde charge que lui ont confiée les habitants du 4ème arrondissement et demande à Dieu de l’aider à réussir sa mission.

Rappelons que ce bureau comprend neuf personnes parmi lesquelles le représentant ou l la représentante des sages et des autorités locales. C’est Lucie AGBO qui, de nouveau, a été plébiscitée à ce poste. Elle se dit très ravie de la marque de confiance que les populations du 4ème arrondissement lui ont témoignée. Cette confiance, a-t-elle ajouté, est le résultat du fait qu’elle-même est fille du 4ème arrondissement tout comme ses parents.  C’est aussi, a-t-elle précisé, la continuité de son action humanitaire depuis son séjour en France, lorsqu’elle s’occupait des enfants de la rue qui étaient des enfants aisé mais désobéissants à leurs parents qu’elle a réussi à réintégrer dans leurs famille. « Je m’emploierai à tout faire pour que le 4ème arrondissement redevienne un havre de paix comme d’en temps »

En tout cas, l’unique cérémonie d’élection des membres du bureau de coordination pour la mise en place des Comités Locaux de Paix et de Réconciliation réussie, est celle du 4ème arrondissement par rapport aux 7 autres arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua.

 

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Centrafrique : Cour Pénale Spéciale : Les choses sérieuses commencent, la vérité bientôt

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Centrafrique : Cour Pénale Spéciale : Les choses sérieuses commencent, la vérité bientôt

 

 

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Les membres de la cour spéciale

 

Bangui, le 03 juillet 17

Par : Herman THEMONA CNC,

 

Vendredi, 30 juin 2017, Faustin Archange Touadera a présidé au Tribunal de Grande instance de Bangui, la cérémonie de prestation de serment des magistrats de la Cour Pénale Spéciale de Bangui. Une journée mémorable pour tous les centrafricains avides de justice et qui réclament la cessation de l’impunité institutionnalisée.

Le gouvernement centrafricain dirigé par Simplice Mathieu Sarandji franchit une étape importante dans la mise en œuvre de la politique de l’impunité zéro prônée par Son Excellence, le Professeur Faustin Archange Touadera.  Six magistrats dont un congolais ont prêté serment pour juger les crimes de guerre commis en RCA depuis des décennies.

Le forum de Bangui qui a réuni tous les antagonistes de la crise centrafricaine et la communauté internationale avait abouti à des recommandations fortes dont l’une réclamait la mise en place d’une cour de justice qui puisse investiguer et traduire en justice tous ceux-là qui ont conspiré pour mettre à feu et à sang le pays.

Cette recommandation parmi tant d’autres, trouve sa justification aujourd’hui car, malgré les multiples accords de paix et de cessation des hostilités, les choses vont de pire en pire au point que le Centrafricain lambda s’interroge pour savoir où sont passés les accords de Libreville, de Brazzaville, de Bangui (forum) et récemment de Rome (Sant’Egédio). Pourquoi ces violences inouïes à Alindao, Bangassou, Bria, Zangba, Mobaye pour ne citer que celles-ci qui ont entrainé des pertes énormes et irrécupérables en termes de vie humaine, incendies de maisons, destructions de biens tant publics que privés et d’autres séquelles tels que le déplacement massifs de populations qui dorment à la merci de la nature ?

Juste ce bref rappel pour dire que le démarrage des activités de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique est la meilleure chose tant attendue par le peuple centrafricain. Bien en entendu, et compte tenu de l’expérience centrafricaine qui a démontré que le pays est en mesure de juger ses criminels sans avoir besoin de main tendue, le cas Bokassa l’illustre à merveille. Mais mondialisation oblige. C’est pourquoi, la communauté internationale s’accapare de ce que des centrafricains pourraient bien résoudre.

Ce qui fait foi, et à la fois, la faiblesse du pays, c’est qu’il est dépossédé de ses forces : pas d’armée nationale à cause de cet imbroglio d’embargo que personne ne peut justifier véritablement si ce n’est que les Nations Unies qui, au nom de quoi, installent un peu des énergumènes de casques bleus qui excellent dans leur insuffisance notoire à défendre la population civile sans défense et qu’ils étaient censés défendre.

De toutes les manières, le mal est introduit dans le pays fort longtemps. Même les Nations-Unies le savent. Elles ont sorti un rapport d’enquête pour orienter les travaux du juge d’instruction de la CPS. C’est vrai que des vérités ont été révélées dans ce rapport, mais aux 30% de ce véritable cauchemar centrafricain, d’où nécessité que les juges de l’instruction fassent à nouveau un travail fouillé de fond.

Le peuple se réjouit qu’au tour du Procureur général, Toussaint MUNTAZINI, on notera la présence de 5 magistrats centrafricains il s’agit de : Alain Ouaby Bekaï OUABY BEKAÏ Alain Tolmon TOLMON Jacob SANNY DAMILY  Patience GUERENGBO Michel NGOKPOU A noter que la Cour Pénale spéciale a été créée par décret lors du Forum de Brazzaville. Elle a une durée de 5 ans renouvelable et son siège se trouve à Bangui.  La CPS est instituée pour juger les crimes de guerre, perpétrés en RCA depuis le 1er janvier 2003, ces crimes sont imprescriptibles et insusceptibles d’être amnistiés. Cette cour est une aubaine pour les victimes des crises répétitives qui continuent de frapper la RCA. Ces dernières pourraient désormais porter plainte pour obtenir des réparations pour les préjudices subies.

Faille-t-il rappeler que l’aboutissement à mi-parcours de ce processus de mise en place de la CPS est l’œuvre du garde des sceaux, Flavien Mbata, ministre de la justice et des droits de l’homme ?

Nul n’est prêt à ignorer le dévouement de certains membres du gouvernement SMS qui s’emploient à relever le pays alors que d’autres, soit disant diaspora, ayant fui le pays en temps de crise, et qui reviennent rançonner les pauvres contribuables centrafricains, qui se saigne pour les payer afin qu’ils fassent survivre leurs batards d’enfants laissés en Europe. On écoute ce qui se passe en Afrique de l’ouest et un peu partout dans le monde où les diaspo sont le levier du développement d’abord de leur région d’origine et de leurs pays. Le Mali, la Côte d’Ivoire, Le Burkina-Faso, le Sénégal pour ne citer que ceux-là sont de bels exemples.

 

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Centrafrique : échec du procès opposant les 3 opposants politiques aux 3 leaders du comité de soutien a Touadera.

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Centrafrique : échec du procès opposant les 3 opposants politiques aux 3 leaders du comité de soutien a Touadera.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 30 juin 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Le procès qui devrait avoir lieu hier 29 juin 2017, opposant les trois leaders politiques à savoir Nicolas Tiangaye, Crépin Mboli-Goumba et Ferdinand Alexandre Nguendet aux leaders du comité de soutien au Président Faustin Archange Touadéra, notamment Didacien KOSSIMATCHI, Arsène GREPAYO et Rigobert VONDO a connu un échec. Le Parquet de Bangui a informé l’opinion publique de n’avoir pas enregistré la tenue d’un procès contre les leaders du comité de soutien au Président Faustin Archange Touadéra. Ce qui ne donne pas lieu à la tenue de ce procès tant attendu, vu que les plaignants ne se soient pas présenter au Tribunal de grande instance de Bangui le jour indiqué. Surplace au Tribunal en présence d’une marrée humaine mobilisée, les trois leaders dudit Comité ont fait une déclaration à la presse dont l’intégralité ci-dessous.

« DECLARATION DES TROIS (3) TEMOINS DE LA VERITE

Centrafricaines ? Centrafricains ;

Chers sœurs et frères ;

Chers veuves, veufs et orphelins ;

Chers victimes. La date du 29 juin 2017 doit être considérée dorénavant pour nous comme étant une date historique. Historique, car les ennemis de la démocratie qui sont à l’origine de nos malheurs, nos souffrances et des freins au développement de notre pays, à savoir Mboli-Goumba, Nguendet, Tiangaye et autres sont à votre portée. Ne dit-on pas que le criminel revient toujours sur les lieux de son crime ?

 

En effet, cette association le tribunal de notre pays, mais aussi de tromper le tribunal de l’Histoire.

Diantre ! Comment comprendre cette démarche criminelle ? Des personnes qui continuent à tuer, à massacrer notre peuple par des personnes interposées, notamment les mercenaires décident d’amener ce même peuple au Tribunal. Voilà des voleurs qui crient au voleur, voilà des criminels qui crient au criminel.

 

Par l’acte de ce jour, le peuple centrafricain doit comprendre que ces criminels à col blanc se moquent non seulement de la mémoire encore vivace de nos morts, mais ils veulent se faire bonne conscience afin de continuer à exercer leurs basses besognes avec in fine, la conquête du pouvoir coûte que coûte.

Par l’acte de ce jour, ceux-là veulent prendre “dame justice” en vitesse, alors qu’elle compte sévir en temps opportun.

 

Qui trompe qui ? C’est pourquoi, les trois témoins de la vérité ; à savoir M. Rigobert Vondo, Didacien Kossimatchi, Arsène Ngrepayo persistent et signent que tant que les filles et fils de Centrafrique continueront à être égorgés, tués, violés dans une quelconque portion de notre territoire, ces personnes-là, Mboli-Goumba, Nguendet, Tiangaye et autres ne connaîtront jamais la paix.

Et, qu’ils sachent que la dame justice agira en son temps propre.

 

Que Dieu des veuves et veufs, le Dieu des orphelins, le Dieu des Armées protège notre cher et beau pays, la République Centrafricaine.

Je vous remercie. Rigobert VONDO».

 

 

NDLR : selon nos informations, c’est finalement sur instruction du Président de la République Faustin Archange TOUADÉRA qui ne voudrait pas enregistrer d’autres problèmes sur le tas qu’il en a déjà, aurait demandé au Juge du TGI de sursoir à ce procès de honte pour son régime. Attendons de voir la suite.

RCA: LA PAIX EN RCA PASSE PAR LE DIALO​GUE ET L’IMPLICATION DE CHAQUE CENTRAFRICAIN, SELON LE REPRESENTANT SPECIAL

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RCA: LA PAIX EN RCA PASSE PAR LE DIALOGUE ET L’IMPLICATION DE CHAQUE CENTRAFRICAIN, SELON LE REPRESENTANT SPECIAL

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2279.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Parfait Onyanga-Anyanga de la Minusca. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Monsieur Parfait Onyanga-Anyanga de la Minusca. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, 1er juillet  2017.

–Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a réitéré mercredi que la paix dans le pays passe par le dialogue, et que chaque Centrafricain a une part de responsabilité dans ce processus « qui est en cours ». « Il y a des Centrafricains qui veulent faire la paix. L’espoir renaît, la dynamique de paix est laborieuse mais elle est en cours. Des structures nationales sont en train de la mettre en œuvre », a affirmé le Représentant spécial lors de la conférence de presse de la MINUSCA à Bangui, précisant toutefois que « ce ne sera pas un exercice facile ».

 

Le Représentant spécial a qualifié de « mirage » l’idée selon laquelle, la paix ne peut être obtenue qu’à travers l’usage de la force par la Mission. « Nous ne sommes pas ici pour faire la guerre, nous sommes ici pour créer les conditions qui permettront aux Centrafricains de parler entre eux », a dit Onanga-Anyanga.

 

Interrogé sur le mandat de la MINUSCA selon lequel l’objectif est de réduire la présence et la menace des groupes armés, le Représentant spécial a précisé que cela signifie qu’il faut plusieurs éléments, à savoir « l’élément politique, en cours avec le dialogue dans le cadre du DDR; le renforcement des capacités des forces de sécurité intérieures et des Forces armées centrafricaines (FACA) ; et la mise en place du dispositif de justice. Tous ces efforts concourent à cet objectif », a expliqué Onanga-Anyanga.

 

Le Représentant spécial a toutefois précisé que « toutes les fois que ce serait nécessaire », la MINUSCA pourra recourir à la force, comme ce fut le cas à Bambari, pour protéger les populations civiles. « La force a été utilisée constamment. Il y a eu plus de 20 engagements avec les groupes armés », a-t-il précisé. Onanga-Anyanga a ainsi rappelé l’impact de l’intervention des soldats de la paix de la MINUSCA, notamment à Bangassou et Bria, récemment frappées par des violences. « A Bria, nous contrôlons les camps de déplacés et nous faisons tout pour contrôler la situation. A Bangassou, la peur a changé de camp ».

 

Lors de la conférence de presse, le Représentant spécial a rappelé l’appui de la communauté internationale aux FACA. « Nous travaillons sur le déploiement des FACA », a-t-il dit, en soulignant l’importance des forces armées nationales dans la stratégie de  paix dans le pays. Quant aux groupes armés, Onanga-Anyanga a appelé à la cessation des attaques et à leur engagement sur la voie de la paix, en affirmant que « personne n’a aujourd’hui des justifications pour garder les armes dans l’espoir d’obtenir la satisfaction de ses revendications politiques ». Il s’est par ailleurs réjoui de la décision des autorités centrafricaines qui ont réaffirmé qu’il n’y aura pas d’amnistie pour les auteurs de crimes, en rappelant que « la justice fera son travail ».

 

Le Représentant spécial a conclu la conférence de presse en rappelant l’impact de la présence de la MINUSCA sur le plan sécuritaire et sur d’autres secteurs. « La MINUSCA n’est pas qu’une Force. Elle fait beaucoup de choses dans le pays. Il faut profiter de cet engagement de la communauté internationale », a lancé Onanga-Anyanga, reconnaissant toutefois quelques limites auxquelles la Mission fait face.

 

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Centrafrique : Charles Armel DOUBANE : un félin à l’affût pour la destruction du régime

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Centrafrique : Charles Armel DOUBANE : un félin à l’affût pour la destruction du régime

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2285.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Charles Armel Doubane.

 

Bangui, le 1er juiller 2017.

 Par : Herman THEMONA CNC,

 

On n’arrivera jamais à comprendre le comportement venimeux de certains fils du pays comme Charles Armel Doubane, le ministre des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, qui ne voient que leurs intérêts aux fins de mettre en œuvre des malines stratégie de destruction et d’anéantissement total de tout ce qui pourrait concourir au bien-être du peuple centrafricain.

 

Parti pour devenir Président de la République, Doubane a échoué lamentablement devant Touadéra qui a recueilli la confiance d’une large majorité du peuple centrafricain. Cela devait lui servir de leçon.

 

Mais, comme le ridicule ne tue pas le Centrafricain, il s’est tout de suite métamorphosé en agneau pour gagner la confiance du président Toaudéra et être nommé à un poste ministériel clef que celui des affaires étrangères. Touadéra a-t-il bien réfléchi pour accepter mettre dans son gouvernement des félins qui sont toujours à l’affut pour ne faire que du mal ?

 

Le succès des Centrafricains lors de la conférence des bailleurs de fonds pour la Centrafrique du 16 au 17 novembre dernier à Bruxelles n’est pas du goût des conspirateurs du mal. L’exemple patent est le comportement anti progressiste de Charles Armel Doubane qui, profitant de sa position de chef de la diplomatie centrafricaine, s’emploie à mener un contre plaidoyer dans certaines ambassades qui veulent bien l’entendre pour ériger un mur de Berlin quant au décaissement des fonds promis à Bruxelles.

 

L’embargo imposé sur les armes à destination de la Centrafrique dont il est le principal artisan, lorsqu’il représentait le pays aux nations unies ne lui suffit pas, malgré les graves conséquences causées par la totale insécurité qui règne partout dans le pays, une situation qui continue de mettre à feu et à sang le pays qui n’a pas de moyens de défense.

 

Pourquoi de telles manœuvres ? Ce comportement justifie à merveille la mesure de l’évaluation de Charles Armel Doubane parus dans ce que le journal en ligne Corbeau News a appelé « le grand baromètre des ministres de SMS » Voici ce qui est dit de ce carnassier qui ne veut que détruire ce beau pays qui est la RCA. Suivons ce petit commentaire sur de son évaluation.

 

Charles Armel Doubane, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Centrafricains de l’étranger:

 

04,5/20 : Exclu également pour comportement louche et félonie.

Certes Compétent et quelque peu intègre, ce Ministre est entré au gouvernement au nom de la géopolitique (il est Zandé, une minorité de l’extrême Est de la RCA, toujours et souvent marginalisée par les différents régimes qui se sont succédés en RCA depuis les indépendances du pays).C’est un prétentieux, orgueilleux qui voit les autres comme de nul que rien ….

 

Passant – à tort – pour le porte flambeau de l’ethnie Zandé sur l’échiquier politique centrafricain et jouissant de bonnes grâces auprès de tous les grands hommes politiques du pays pour avoir dès le banc de l’Université dans les années 90 opté pour l’activisme politique, il a toujours servi les régimes qui se sont succédés en RCA depuis l’ère de la Démocratie. Ses accointances avec l’actuel Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA (dont il est un beau-frère) auraient beaucoup pesé dans la balance de sa nomination.

 

L’extérieur, notamment des mains françaises auraient aussi plaidé son sort auprès du boss du palais de la Renaissance pour le remercier de ses « loyaux services» quand il fut Ambassadeur de la RCA aux Nations-Unies dans la fièvre de la crise centrafricaine avec le règne de la SELEKA. Imprévisible, sournois, cacophonique, ce fils d’ancien combattant se prend pour le super ministre, super intelligent du gouvernement Sarandji. Il accumule des erreurs sur erreurs dans la gestion de la diplomatie centrafricaine. Prétextant être toujours malade, il touche rarement ses parapheurs. Personnage hibou et chauve-souris, il serait dans beaucoup de choses louches tant pour sa région d’origine, le Haut-Mbomou que pour le pays. On lui reproche surtout son orgueil et son arrogance et son absentéisme chronique à son cabinet sous prétexte qu’il est malade!…

 

En tout cas ces genres d’énergumènes n’ont plus droit de cité. Que Touadéra tire la leçon qui s’impose. A bon entendeur, salut.

 

 

 

FRANCE : UNE DÉPUTÉE NOIRE D’ORIGINE AFRICAINE SOMMÉE PAR UN JOURNALISTE DE DIRE « VIVE LA FRANCE !» A L’ANTENNE, UN DÉRAPAGE ?

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FRANCE  : UNE DÉPUTÉE NOIRE DORIGINE  AFRICAINE SOMMÉE PAR UN JOURNALISTE DE DIRE « VIVE LA FRANCE !» A L’ANTENNE, UN DÉRAPAGE ?

         

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l'auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 1er juillet 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

La « fachosphère » s’étrangle.  La France frileuse, celle des Frontistes, des racistes invétérés et de tous ceux qui croient à tort au « grand remplacement » des Français de souche blanche par des allogènes multicolores venus d’ailleurs, s’indigne sur les réseaux sociaux. Les journalistes en perdent leur latin.

          Ce charivari haineux vise une élue de la « France Insoumise », Danièle Obono, députée française à la peau noire, tout comme Christiane Taubira, la première venant d’Afrique, la seconde de Guyane.

          Danièle Obono a, dans le passé, signé une pétition au nom de la liberté d’expression, en même temps que de nombreux autres élus, pour soutenir un groupe de rap lillois, ZEP (Zone d’Expression Populaire), menacé de poursuites judiciaires. Dans l’une de leurs chansons, ils avaient introduit l’expression « Nique la France. » C’est excessif et injurieux, certes. Mais on peut juste la considérer comme un clin d’œil à la colonisation et ne pas l’interpréter sans son contexte.

          La liberté d’expression, revendiquée à juste titre par les communicants, ne doit pas être sélective. Souvent, on entend des journalistes s’époumoner quand on leur reproche d’employer des qualitatifs à connotation raciste à l’endroit des Noirs et des Arabes. Ils crient en chœur à une atteinte à la liberté de s’exprimer ! Mais faudra-t-il laisser injurier les Arabes et les Noirs sans émettre de réprobation, sous prétexte que chacun est libre de ses propos ? 

          Demander à la députée, sur le plateau de BFMTV, à une heure de grande écoute, de dire : « Vive la France !» est une véritable stigmatisation. Pourquoi n’a-t-on pas demandé la même chose à tous les élus qui ont signé la pétition en même temps qu’elle ?

          On ne peut pas accuser le journaliste Alain Marchal, qui a posé la question, d’être un raciste. Il a peut-être voulu faire le buzz aux dépens de la députée. C’est plus maladroit qu’autre chose, sans doute. Mais, ce qui est affligeant, c’est que les autres « Grandes Gueules » présentes ce jour-là sur le plateau ne lui ont pas fait remarquer que la question pouvait être mal interprétée et donner du grain à moudre à la « fachosphère ».

          Cette attitude dénote un corporatisme aveugle et un opportunisme patent qui ne disent pas leur nom.

 

NOIRS FRANÇAIS DE FRANCE

          Même aux États-Unis d’Amérique, au lourd passé esclavagiste, on ne demande pas continuellement aux personnes de couleur d’où elles viennent. On n’est pas toujours en train de soupçonner l’authenticité de leur appartenance à la communauté nationale.

          En France, on ne pose jamais la question aux Français originaires d’autre pays européens : « D’où venez-vous ? ». En revanche, le Noir, malgré sa nationalité française, est constamment interpellé. Son appartenance à la communauté nationale est, en permanence, mise en doute. Quand on leur fait remarquer qu’il s’agit là d’un comportement raciste, les gens s’indignent, invariablement : « Moi, raciste ? »

          Il est vrai que la majorité des Français ne l’est pas. On ne peut pas en dire autant des électeurs du Front National et de la « fachosphère ». Pour eux, un Noir ne peut pas être français. Christiane Taubira en sait quelque chose : pendant des années, elle a été victime de la bronca d’une partie des élus de droite et du Font National à la Chambre des Députés. Certains électeurs attardés l’avaient même grimée en guenon sur les réseaux sociaux. Durant tout son mandat, elle a dû subir des tombereaux d’injures.

          Courageusement, elle a tenu bon, face à un racisme conscient chez les uns, plus ou moins inconscient chez d’autres. « Raciste, moi ? » s’indignaient-ils tous, invariablement.

          Quand sortira-t-on enfin de cette peste brune qui gangrène le tissu social et menace « le vivre ensemble » dont la France a tant besoin ?

 

JOSEPH AKOUISSONNE 

(26 juin 2017)

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE CARDINAL DÉMENT AVOIR MANDATÉ UN ÉMISSAIRE POUR LE REPRÉSENTER À ROME…QUI DIT MIEUX ?

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CENTRAFRIQUE : LE CARDINAL DÉMENT AVOIR MANDATÉ UN ÉMISSAIRE POUR LE REPRÉSENTER À ROME…QUI DIT MIEUX ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2172.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

Bangui, le 1er juillet 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou, CNC.

                                                 

Les causes de la crise centrafricaine remontent à plusieurs décennies. Elles sont l’émanation ou alors la conséquence de la mauvaise gouvernance des régimes successifs. Les centrafricains vivent depuis toujours au rythme des accords mal ficelés, mal négociés et surtout au non respect des engagements signés. C’est dans le souci et l’optique de perpétrer cette tradition que la communauté ecclésiastique Sant’Egidio, spécialisée dans la médiation et la prévention des conflits s’est portée volontaire pour tenter une médiation entre les différents protagonistes de la crise centrafricaine. C’est ainsi que des personnalités politiques, civiles et les différents acteurs ont été triés sur des critères que nous ignorons pour assister à la rencontre de Rome.

Cette dernière s’est tenue sous le haut patronage du représentant de l’ONU en Centrafrique, du représentant de l’Union Africaine monsieur Mohamed El Hacen Ould Lebatt et enfin du représentant du cardinal qui est la seule personnalité religieuse à parapher le document. Après un simulacre d’échanges et de discussions, un soit disant accord de paix sans lendemain, préparé d’avance aux soins de la communauté internationale et de l’Union Africaine a été imposé au peuple centrafricain.

Cet accord devrait normalement s’inscrire dans la logique de renforcer les négociations déjà ouvertes par le President de la République. En substance, cet accord prône un cessez-le-feu qui sera violé le lendemain et en toile de fond, l’impunité pour les seigneurs de guerre à travers une loi d’amnistie. Il est important de noter au passage que la question de l’amnistie est un domaine réservé de façon souveraine aux autorités centrafricaines et ne doit souffrir d’aucune entorse, ni imposé par un quelconque accord. Un coup de tonnerre assourdissant se fit entendre quelques jours après la conclusion de l’accord, le cardinal dément à travers un communiqué rendu public le 22 juin 2017 n’avoir mandaté personne pour le représenter à Rome et s’exprime sur ces termes : “je n’ai mandaté personne pour me représenter et prendre des engagements en mon nom, ni à titre personnel, ni comme President de la conférence épiscopale centrafricaine, ni comme membre fondateur de la plateforme des confessions religieuses”. En outre, le jeune prélat salue et encourage l’initiative mais fustige, châtie et blâme le volet qui privilégie en filigrane l’amnistie, l’abandon des poursuites et par voie de conséquence l’oubli des victimes.

Devant le flou et l’ambiguïté qui s’installent, le citoyen lambda qui apparement perdu, ne cesse de s’interroger : croyez vous que l’archevêque peut ne pas être au courant de la rencontre de Rome ? En d’autres termes, croyez vous vraiment que le prélat soit pas au courant d’une manière ou d’une autre d’un événement aussi vital qui se déroule sur la terre qui l’a élevé cardinal ? La pression liée au désaveu de cet accord a t-il poussé le cardinal à porter ce démenti ? Il est important de noter que ce n’est pas la première fois que cette personnalité représente l’archevêque dans des échanges à Rome. Par ailleurs, quels sont les effets ou les conséquences de la représentation ou non du cardinal sur le contenu de l’accord ? Pourquoi le cardinal n’a pas porté son démenti dès l’officialisation du communiqué annonçant l’accord ? Le démenti a été fait trois jours après soit le 22 juin 2017. Le jeune cardinal précipité précocement dans la Cour des grands après ses œuvres dans la crise et novice en politique s’est-il fait abuser par le juriste, fin diplomate représentant l’Union Africaine ? Le cardinal est-il victime de son succès ? L’intrus de la rencontre de Rome s’est-il auto proclamé représentant du prélat ou a t-il usurpé le titre ? Quels sont les effets de cette usurpation de titre ou d’intrusion sur l’accord de Rome ? L’accord sera t-il entaché de nullité ? Si ce n’est le cas, alors le démenti n’a aucun sens juridique. En dehors du démenti, connaissez-vous la personnalité du représentant de l’Union Africaine qui a assuré la police des débats à Rome ? Est ce que les centrafricains ont compris le rôle qu’a joué ce mauritanien dans l’accord ? Monsieur Mohamed El Hacen Ould Lebatt est un juriste, ancien ministre des affaires étrangères de la Mauritanie et représentant spécial de l’Union Africaine en Centrafrique. Nous vous rappelons que le mauritanien est un activiste de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) qui est financée par l’Arabie saoudite et à pour mission principale d’aider les musulmans en difficulté et en détresse. Nous vous laissons l’opportunité d’apprécier et de deviner la suite. Pour revenir à la question de l’amnistie, l’église catholique est visiblement sortie affaibli de cette rencontre de Rome car les grands gagnants de cet accord ne sont autres que les groupes armés. Pour finir, quelques jours après le démenti du cardinal, vint le tour des antibalaka de nier leur représentant. Ainsi, comme un effet domino, l’accord de Rome se vida de son contenu et devint obsolète, caduque et non représentatif des intérêts de leurs signataires. En déduction, il faut encore un round complémentaire de négociation pour un nouvel accord. Visiblement la patrie qui m’a vu naître est encore loin de sortir de l’ornière. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 30 juin 2017

Centrafrique : Ville de Zémio à feu et à sang

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Centrafrique : Ville de Zemio à feu et à sang

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Les miliciens Anti-Balaka en Centrafrique

Bangui, le 30 Juin 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Encerclée par les anti-balaka depuis plus d’un mois après l’attaque meurtrière sur les quartiers musulmans de Bangassou, la ville de Zémio, située aussi dans la région, vient d’être attaquée ce matin.

Selon notre correspondant dans la région joint par la Rédaction, cette attaque fait suite aux disputes intercommunautaires du début de la semaine entre les musulmans et chrétiens de la ville autour d’une moto que les renforts des anti-balaka basés non loin de Zémio, sont arrivés pour secourir, d’après leurs dires, leurs frères en difficulté dans les disputes.

Pour l’heure, des tirs à l’arme lourde et automatique se poursuivent et aucun bilan n’est encore disponible.

Rappelant que la ville de Zémio fait partie des villes où la paix et la cohésion sociale entre les communautés étaient au beau fixe. Et face à la menace d’attaque de cette ville, une dizaine des soldats FACA y sont déployés. Mais l’objectif poursuivi par les anti-balaka n’est autre que la paix. D’où ces manipulation et instrumentalisation des uns contre les autres et la poursuite de cette guerre fratricide.

Il est grand temps que la Communauté internationale et le gouvernement de Bangui passent des paroles aux actes pour sauver ce qui reste. Aujourd’hui c’est Zémio, demain ça sera une autre ville comme Paoua où vivent en harmonie les deux communautés.

Plus de détail dans nos prochaines publications.

Copyright@2017CNC.

 

Centrafrique : réunion de paix organisée à Bouar et à Bocaranga, chronique d’un échec annoncé.

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Centrafrique : réunion de paix organisée à Bouar et à Bocaranga, chronique d’un échec annoncé.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2268.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.
Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.

 

Bocaranga, le 30 juin 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Le Gouvernement à travers les préfets et sous-préfets organise des réunions de sécurité dans les différentes villes des provinces, notamment à Bouar et Bocaranga. Le problème, seul le groupe anti-balaka a été convié au côté des maires et des représentants de la Minusca. Pourquoi ce geste envers les Anti-Balaka ?

 

Il est vrai que le gouvernement tente depuis plusieurs mois de réorganiser la milice Anti-Balaka comme une force supplétive aux Faca afin de contenir, du moins provisoirement, les avancées des autres groupes comme le FPRC de Noureddine Adam, le 3R de Siddiki ou le MPC d’Al Khatim, mais cette stratégie s’avère très difficile et compliquée. Par peur de voir les choses s’amplifier, le Gouvernement tente de changer sa méthode pour privilégier le langage de paix au détriment de celle de la guerre.

Ainsi, ce mercredi 28 juin à Bocaranga, une réunion de paix, organisée par le sous-préfet, a réuni et les maires des communes, et le représentant local des forces de la Minusca, avec bien sûr celui des Anti-Balaka. Les autres groupes armés de la région comme le 3R et la RJ (Révolution Justice de l’ancien ministre Sayo) n’ont pas été conviés à cette réunion. S’agit-il vraiment d’une réunion de paix ou de sécurité ? Demande à l’un des participants un enseignant local.

Paradoxalement au même moment, une dizaine d’éléments peuls du 3R ont envahi le village Mgoutoré à 40 km de Bocaranga avant de disparaître sans faire des dégâts. Plusieurs habitants de ce village de Ngoutoré ont pris la fuite pour se réfugier dans la brousse pour les uns, et à Bocaranga pour les autres.

Tandis que le vendredi dernier à Bouar, une autre réunion du même type avait été organisée par les députés de la Nana-Mambéré. Là aussi, seuls les Anti-Balaka qui ont été conviés comme une force d’autodéfenses de la ville.

Va-t-on vers la légalisation du groupe Anti-Balaka ?

Pour certains observateurs politiques du pays, cette question ne mérite pas d’etre posée car, selon eux, le Gouvernement privilégie ce dernier temps dans tous les recrutements dans les Forces de Défense et de Sécurité que les Anti-Balaka. Même ceux qui sont partis récemment à l’étranger sont à moitié Anti-Balaka.

Du côté de la préfecture, ni à Bouar ni à Bocaranga, on ne veut commenter ces réunions de paix ou de sécurité qu’elles organisent.

 

 

À Bocaranga, Anselme Mbata pour CNC.

Centrafrique: droit de réponse du parti MLPC au quotidien Média Plus.

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  Centrafrique: droit de réponse du parti MLPC au quotidien Média Plus.

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Bureau Politique                                                                                        

Secrétariat Général

N°_______/MLPC/BP/SG.017                                                                       Bangui, le 27 juin 2017                                                                             

                                                                                                                    A Monsieur le Directeur de publication

                                                                                                                                de Médias+

                                                                                                                                  BANGUI

 

Objet : Droit de réponse à votre publication du 22 juin 2017.

Monsieur le Directeur,

Suite à la publication dans les colonnes du n°1707 du 22 Juin 2017 de votre journal du fac simile de l’Accord Politique signé entre les deux tours de l’élection présidentielle avec le candidat Faustin Archange TOUADERA, assorti de commentaires libres de votre part, je vous adresse pour publication le présent droit de réponse conformément aux dispositions légales.

« Présenté comme un scoop et à la Une de Médias+, vous insinuez que l’Accord Politique liant le MLPC au candidat au second tour de l’élection présidentielle 2016 M. Faustin Archange TOUADERA, aurait été signé par M. Martin ZIGUELE, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) à l’insu des membres du Bureau politique dudit Parti.

Pourtant, voté par 15 membres sur 16 du Bureau Politique du MLPC en réunion statuaire, cet Accord a été rendu public lors d’un point de presse organisé à la résidence du Président Martin ZIGUELE puis en Assemblée Générale du MLPC au siège de notre Parti à Ben-Zvi. Ces deux points de presse ont connu la participation de plusieurs médias nationaux et internationaux (journaux, radios et télévision confondus), à l’exception de Médias+ et de vous-même. Grâce à la large médiatisation de cet Accord, nos militants ici et ailleurs se sont fortement mobilisés conformément aux consignes de vote du Parti.

Dès lors que vous vous auto excluiez des activités du MLPC et de ses dirigeants, la moindre honnêteté et le bon sens auraient requis de votre part le silence absolu autour de tout ce qui touche à ce parti et à ses dirigeants.

Au demeurant, la règle basique de la profession que vous vous efforcez à grand peine d’exercer est l’approche contradictoire, l’enquête et l’objectivité. Votre organe ne se retrouve nulle part sur ces trois points.

De quoi parlez-vous ? Pourquoi le faites-vous ? Pour qui le faites-vous ?

Les réponses à ces trois interrogations ont un seul et même dénominateur commun : votre passé de militant du MLPC que le Président Martin ZIGUELE a géré soit comme Premier Ministre, soit comme Président du Parti, soit encore comme citoyen centrafricain devant la détresse et la précarité qui étaient la vôtre à un moment donné de votre tumultueux et sinueux parcours.

Sujet que le MLPC maîtrise à la perfection, le courage intellectuel et politique vous manque au point de vous déguiser derrière un pseudonyme pour parler de ce Parti qui vous a fabriqué, nourri et protégé jusqu’au jour où le mors a lâché.

Notre sens élevé de responsabilité ne nous autorise pas, à l’état actuel des choses, à aller dans les détails de votre personnage. Mais sachez que tout a des limites.

La première sortie du même genre vous a trainé devant la Justice où le dossier reste pendant. Est-il besoin de vous rappeler que c’est sous la pression de ce dossier que vous vous êtes empressé de faire parvenir au siège du Parti une lettre présentée comme votre démission ? Les faits et les actes sont têtus et suivent leurs auteurs aussi loin et le plus longtemps possible. Le caractère sulfureux de certains personnages est inscrit dans leur patrimoine génétique et caractérise leur pedigree.

Après avoir affirmé tout ce qui précède, il est superflu de dire que toute sortie de Médias+ n’est qu’un tissu de mensonges et de contre vérités que leur auteur publie à ses risques et périls.

Si vous avez une ambition politique pour votre pays et vos compatriotes et si vous sentez une âme à faire de la politique, engagez-vous et vendez votre projet au Peuple centrafricain. Il n’y a pas meilleur et honnête moyen que celui-là pour faire parler de vous.

Le MLPC et son Président Martin ZIGUELE sont suffisamment âgés et responsables pour savoir parler d’eux-mêmes, de leurs compatriotes et de leur pays.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain est et reste le représentant légitime du Centrafricain dont l’action vise le bien-être. La conclusion de l’Accord Politique du 6 février 2016 s’inscrit dans cette logique.

Le Président Martin ZIGUELE est le Président du MLPC. Aussi longtemps qu’il le sera, il posera des actes tel l’Accord Politique du 6 février 2016, n’en déplaise à Begon Ndolmbaye, à Médias+ et à son Directeur qui n’est désormais ni militant du MLPC, ni membre du Bureau Politique.

Jamais deux sans trois. La lenteur judiciaire n’est pas synonyme de faiblesse et d’omission.

A bientôt ».

 

                                                                                                          Pour le Bureau Politique

                                                                                                        Jaquesson MAZETTE

                                                                                                         2ème Vice Président

 

Centrafrique : évaluation des ministres sur instruction du chef de l’état, gaby-francky leffa, cobaye d’expérience.

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Centrafrique : évaluation des ministres sur instruction du chef de l’état,  gaby-francky leffa, cobaye d’expérience.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2264.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Simplice Mathieu SARANDJI  

 

Bangui, le 29 juin 2017.

 Par : Herman THEMONA, CNC,

 

Désormais, chaque ministre du gouvernement du Docteur Simplice Mathieu Sarandji, devra être évalué sur résultat de la mise en œuvre de sa feuille de route. La somnolence de bon nombre des membres du gouvernement pour ne pas dire de tous a incité le Chef de l’Etat à instruire son premier ministre à surveiller et évaluer chaque ministre et lui rendre compte. le ministre Gaby-Franky LEFFA et pas un autre ministre pour servir de cobaye à la mise en œuvre de cette stricte instruction destinée à faire trémousser les ministres qui dorment depuis un certain temps.

C’est une action gouvernementale et on n’a pas à choisir le ministre qui passe avant ou après, diront certainement beaucoup de gens à commencer par les ministres eux-mêmes par souci de solidarité.

Nous en sommes bien conscient mais notre questionnement reste de garde parce que, l’œil du Centrafricain qui, pourtant, ne s’intéressait jamais à la politique est grandement ouvert au jour d’aujourd’hui pour scruter le travail de ces femmes et hommes qui roulent grosse cylindrée d’une marque déposée par toyota et qui ne font absolument rien pour la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble qu’attend le peuple.

Gaby-Francky LEFFA est aujourd’hui cobaye parce qu’il est l’un des meilleurs qu’on voie réellement au pied du mur comme un véritable maçon. Ses œuvres s’observent directement à l’œil nu et non au microscope ni à la loupe.

Faille-t-il rappeler que le premier ministre avec tous les membres du gouvernement, pour cette première sortie d’évaluation, a préféré mettre en exergue LEFFA ? C’est à juste cause car il a le devoir de faire un compte rendu (CR) qui soit illustratif au Chef de l’Etat. C’est pourquoi, sachant que le Chef du Département de l’habitat, des logements sociaux et de l’urbanisme se défend pas mal, l’a mis au premier rang du peloton. Ses réalisations, d’abord au building administratif dont le chantier est confié à des entrepreneurs chinois sur financement de l’Etat Centrafricain comme si le pays n’a pas de main d’œuvre qualifiée au point d’offrir des chantiers à des étrangers,   puis dans le site de constructions des 100 logements sociaux à Sakaï, sur financement du Royaume du Maroc sont, aux yeux du PM et de beaucoup de centrafricains, une réelle concrétisation de sa feuille de route. C’est normal que le PM commence son évaluation par là puisqu’il veut présenter un CR concret mais flatteur au Chef de l’Etat pour lui dire que tout va bien alors qu’il n’en est pas.

Attention, le peuple n’est pas dupe. Il aurait aimé que cette évaluation commence par les ministres en charge de ce qui les concerne directement et immédiatement : la sécurité qui est compromise par la présence récurrente des mercenaires qui ne cessent de mettre à feu et à sang l’arrière-pays. Dans ce contexte précis, ce sont les ministres Joseph Yakété, de la défense nationale, commandant en chef des armées (FACA) et Jean-Serge Bokassa de la sécurité publique et de l’administration du territoire, commandant en chef des forces de sécurité intérieure (FSI) qui devraient être mis au premier rang. Mais quel résultat leur évaluation devrait-elle donné lorsqu’on sait que Bria est sous feu des Anti-balaka et Séléka , Bangassou reste encore sous la psychose de son drame, faisant ainsi de nombreux déplacés internes, sans véritables abris car leurs maisons étant toutes incendiées ?

C’est un acte de bravoure, cette instruction du Chef de l’Etat d’évaluer tous les ministres. Mais il devrait mettre en place une instance sacrée, avec un pouvoir supra gouvernemental sensé lui dire toutes les vérités sur le fonctionnement de l’exécutif. On nous dira que c’est l’Assemblée Nationale. Mais de quelle AN allez-vous nous parler quand tous les députés cherchent à attraper la meilleur place auprès du mangeoire oubliant ou alors délaissant tous leurs électeurs aux mains d’assassins sans foi ni loi ?

L’évaluation des ministres est une bonne chose c’est pourquoi, grande a été la surprise du Premier Ministre qui a d’abord féliciter les fils du pays qui cherchent à se positionner sur le marché des entrepreneurs. Ceux chargés de la construction des 100 logements sociaux à Sakaï ont montré la réelle capacité des Centrafricains à prendre en main leur destinée.

Ensuite, à travers les prestations du ministre de l’habitat, des logements sociaux et de l’urbanisme, le PM a largement sensibilisé les autres membres du gouvernement et à travers eux, tous les Centrafricains à se mettre au travail pour le relèvement durable de la Centrafrique.

Revenons néanmoins, en notre qualité de miroir de la société Centrafricaine pour renouveler notre adhésion à l’initiative du Président de la République tendant à évaluer les membres du gouvernement. Mais nous disons qu’ il n’y a pas de véritables évaluateurs que ceux qui travaillent dans ces ministères et qui peuvent mieux aider à avoir de véritables informations sur le comportement professionnel de chaque ministre. Il y a alors lieu de regarder dans ce sens et instituer un système de sondage secret, anonyme qui sera une bonne source d’information et de renseignement sur nos ministres. Toujours est-il qu’il faut un instrument inébranlable de dépouillement et d’analyses des données, ce qui n’est pas prêt de s’opérer en Centrafrique.

 

 

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