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Centrafrique : quel avenir pour l’hôpital régional et universitaire de Bria ?

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Centrafrique : quel avenir pour l’hôpital régional et universitaire de Bria ?

 

Bria, 5 juillet 2018 (CNC) –

 

C’est la question que la population de Bria se la pose depuis le lundi 2 juillet dernier suite au mouvement organisationnel au sein de cette Institition publique.

 

En effet, l’ONG internationale IMC (International médical corps), qui soutient depuis plusieurs années les activités médicales de cet hôpital, vient de céder une partie de ses activités au sein de cette Institution publique à   L’ONG internationale Médecin sans Frontière (MSF) le 2 juillet 2018.

Selon les responsables locaux du Médecin sans frontière , celui-ci va désormais s’occuper du bloc opératoire et de l’urgence surirgicale alors que 5 ans auparavant il prenait en charge exclusivement le pavillon pédiatrique dans cet hôpital.

Désormais, l’ONG IMC (International médical corps) se retire des autres unités pour s’occuper de la maternité, toujours au CHRUB (Centre hospitalier universitaire régional de Bria ).

Rappelons qu’avant, les malades qui ont besoin d’une grosse intervention chirurgicale sont évacués sur Bangui la capitale par la voie aérienne pour se faire soigner au sein de l’unité de soins d’urgence du MSF.

Alors, quel avenir pour cet hôpital si demain toutes les ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES (ONG) décident de plier leurs bagages ? Quel rôle joue exactement l’État centrafricain au côté de ces nombreuses ONG ?

Pour l’heure, le médecin  Jean Mathias AMADOU, directeur régional de cet hôpital n’est que l’ombre de lui-même, car, presque tout est géré par des ONG internationales.

D’ailleurs, l’entrée et sortie de l’hôpital est protégée par des gardiens du MSF, tandis que 90% de l’électricité fournie sont financées toujours par le MSF. Les points d’eau potable installés au sein du CHRUB sont également à 100% financés par le MSF.

Si le cas de l’hôpital de Bria pousse la population locale à se poser des nombreuses questions quant à l’avenir du CHRUB, il est aussi important de signaler que dans presque 90% des centres hospitaliers des provinces, ce ne sont que des ONG internationales qui s’occupent des patients en lieu et place de l’État centrafricain.

 

Par : Moise BANAFIO

Correspondant du CNC à Bria.

Copyright2018CNC.

Centrafrique : un versement d’une tranche de prêt de 32,1 millions de dollars au titre d’une facilité élargie de crédit (FEC) prévu par le FMI.

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Centrafrique : un versement d’une tranche de prêt de 32,1 millions de dollars au titre d’une facilité élargie de crédit (FEC) prévu par le FMI.

 

 

Bangui, 4 juillet 2018 (CNC) –

 

La République centrafricaine bénéficiera d’une tranche de prêt de 32,1 millions $ au titre d’une facilité élargie de crédit (FEC), a indiqué ce mardi, le Fonds monétaire international (FMI), dans un communiqué.

 

Selon les informations relayées par l’institution, le résultat du programme des réformes engagées par Bangui, dans le cadre de l’accord FEC signé en 2016 pour un montant global de près de 189 millions $, est « satisfaisant » malgré un contexte économique et sécuritaire difficile.

« Les autorités ont continué de mettre en œuvre des réformes budgétaires structurelles, qui ont contribué à renforcer le compte unique du Trésor et ont amélioré la transparence budgétaire et la traçabilité des recettes intérieures », a indiqué Tao Zhang (photo), le directeur général adjoint de l’institution, qui a également souligné le bon état d’avancement de la politique budgétaire du gouvernement.

Cependant, le responsable a également souligné le risque élevé de surendettement que court le pays, couplé à un faible niveau des recettes intérieures, incapables de soutenir une augmentation prévue des dépenses.

 

Avec Agence Ecofin

RDC : Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a exprimé mardi 3 juillet sa vive préoccupation sur la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC).

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RDC : Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a exprimé mardi 3 juillet sa vive préoccupation sur la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC).

 

 

Kinshasa, 4 juillet 2018 (CNC) –

 

Intervenant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, Zeid Ra’ad Al Hussein a rappelé que le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de

l’homme en RDC (UNJHRO-DRC) a répertorié un nombre croissant de violations : 2.858 entre janvier et mai derniers contre 2.332 pour la même période en 2017.

…La situation dans les régions des Kasaï est tout aussi inquiétante, avec de graves abus à l’encontre des civils perpétrés par des groupes armés, et de multiples violations commises par les forces de sécurité et de défense congolaises dans leur réponse aux activités des milices.

Les enquêteurs internationaux du HCDH se sont dit choqués par l’ampleur et la brutalité des crimes commis par tous les acteurs de la crise au Kasaï.

« Sur la base des informations collectées, vérifiées et corroborées, l’Équipe a des motifs raisonnables de croire que pendant la vague de violence qui touche le Kasaï depuis 2016, les forces de défense et sécurité congolaise (FARDC), la milice Kamunia Nsapu et les milices Bana Mura ont commis de nombreuses atrocités, y compris des meurtres, mutilations, viols, et d’autres formes de violences sexuelles », a déclaré Bacre Waly Ndiaye, le président de l’équipe d’experts internationaux sur la situation au Kasaï.

…Devant le Conseil des droits de l’homme, Bacre Waly Ndiaye a réaffirmé que

certaines des exactions commises par les FARDC et ces milices constituent des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre, tels que définis par le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, ainsi que des graves atteintes aux droits de l’homme.

Lors de l’examen de la situation des droits humains en RDC, il a été également question des nombreuses violations des normes du droit international relatives au processus électoral et des élections prévues maintenant le 23 décembre 2018.

Le Haut-Commissaire regrette le peu de progrès notés dans l’application de mesures de confiance stipulées dans l’accord politique du 31 décembre 2016, notamment les droits à la liberté d’opinion, d’expression et de réunion pacifique, la remise en liberté des prisonniers et la redevabilité pour les violations commises.

L’impunité est monnaie courante, ce qui sape la confiance de l’opinion publique en les engagements du Gouvernement, a insisté Zeid Ra’ad Al Hussein tout en plaidant pour le respect des engagements au titre de l’accord politique du 31 décembre 2016, notamment la libération de tous les prisonniers politiques.

De son côté, le chef du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme en République démocratique du Congo, Abdoul Aziz Thioye, qui s’est exprimé au nom de la cheffe de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), Leila Zerrougui, qui n’a pu se rendre au Conseil, a déclaré que l’Accord du 31 décembre 2016 reste la seule voie viable pour sortir de la crise politique et sécuritaire actuelle.

 

Si M. Aziz Thioye a salué les avancées dans la préparation des élections du 23 décembre 2018, il a invité les autorités congolaises à ouvrir l’espace

démocratique et créer les conditions nécessaires pour un processus électoral apaisé, inclusif, indépendant et crédible.

…Face à ces interpellations sur le processus électoral, Marie-Ange Mushobekwa, Ministre des droits humains de la République démocratique du Congo a confirmé une fois de plus que les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales auront bien lieu le 23 décembre 2018.

 

Avec la radio Okapi

Lybie : Dénis Sassou Nguesso plaide pour une réconciliation des libyens avant les élections

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Lybie : Dénis Sassou Nguesso plaide pour une réconciliation des libyens avant les élections

 

 

Brazzaville, 4 juillet 2018 (CNC) –

 

Le chef de l’Etat congolais s’est prononcé entend que dirigeant du Comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye.

C’était le 2 juillet à Nouakchott lors du 31e sommet des chefs d’Etat.

Les élections législatives et présidentielles en Lybie sont prévues le 10 décembre prochain conformément à la déclaration signée en mai à Paris.

Seulement le pays est encore divisé et le président congolais qui pilote le comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye pense qu’il faut d’abord réconcilier les libyens.

A cet effet, Dénis Sassou Nguesso propose d’instaurer un forum forum inter libyen inclusif de dialogue et réconciliation.

Ce forum devra permettre selon le chef de l’Etat congolais de jeter les bases solides d’un consensus. Ainsi, les libyens devraient s’unir, dialoguer et s’entendre avant la tenue de tout scrutin.

……………

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

Copyright2018CNC.

 

Cameroun : Tentative d’émeute dans la prison centrale de Kondengui

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Cameroun : Tentative d’émeute dans la prison centrale de Kondengui

 

 

Yaoundé, 4 juillet 2018 (CNC) –

 

Une émeute a failli dégénérer ce matin du mardi 3 juillet  à la prison centrale de Kondengui. Pour cause, cette nuit sont arrivés dans la prison 18 éléments sécessionnistes de la branche armée.

Pour les besoins de sécurité, certains des 18 sécessionnistes anglophones ont été enchaînés aux pieds et d’autres aux mains.

Leurs camarades qui sont dans ce pénitencier depuis plus d’un an aujourd’hui avec en tête Mancho BBC et Général Ngalim vont décider de ne plus se nourrir.

Puis ont envahi la grande cours de la prison en faisant des grands bruits avec des marmites qui servent à la cuisson de leur nourriture.

Entre temps, certains d’entre se sont livrés à un affrontement avec leurs voisins détenus francophones. Ceux-ci vont sortir gourdins et autres matériels pour semer la violence et créer une émeute.

Mis au courant, le régisseur Pierre Landry Etoundi ira à la rencontre des détenus sécessionnistes anglophones pour les calmer. Après sa communication, le calme est revenu dans la prison.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Copyright2018CNC…………

CENTRAFRIQUE : DECLARATION DU GROUPE PARLEMENTAIRE DE L’URCA SUR LA LOI DES FINANCES RECTIFICATIVE 2018

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CENTRAFRIQUE : DECLARATION DU GROUPE PARLEMENTAIRE DE L’URCA SUR LA LOI DES FINANCES RECTIFICATIVE 2018

 

Lue par l’Honorable André Nalke Dorogo

Député de la quatrième circonscription de Berberati

 

 

Monsieur le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Ministre,

Chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

 

Il a fallu convoquer une session extraordinaire pour examiner ce Collectif budgétaire qui était pourtant annoncé depuis la fin du mois de Mars et aurait pu être examiné en session ordinaire. De plus, les chiffres des réalisations du Budget 2018 communiqués par le Gouvernement datent de fin Mars, alors qu’il était techniquement possible d’avoir ceux de fin Mai. Ceci est un dysfonctionnement important que nous tenons à relever avant de nous prononcer sur cette Loi des Finances rectificative.

 

Comme vous le constatez, chers collègues, nous sommes réunis aujourd’hui pour consacrer une autre baisse des recettes de l’Etat, six mois après avoir adopté un budget primitif dans lequel le recul de ces recettes était déjà assez préoccupant.

 

Monsieur le Ministre,

Les raisons que vous évoquez pour expliquer cette baisse des recettes résument le fonctionnement par tâtonnement de ce Gouvernement.

En effet, vous ne pouvez pas nous dire que c’est maintenant que vous découvrez que le déficit primaire autorisé par le programme avec le FMI est de 1,4% du PIB. Comme vous le savez, ces repères sont fixés à la fois pour inciter l’Etat à fournir plus d’efforts dans le recouvrement des recettes, tout en maintenant le niveau dépenses dans une fourchette raisonnable. Or, si j’interprète ce que vous êtes en train de nous faire constater, nous aurions eu les yeux plus gros que le ventre dans la fixation du niveau des recettes en décembre dernier…

Pourtant ce ventre nous paraissait déjà bien creux !

Vous ne pouvez pas nous expliquer aujourd’hui que c’est la situation sécuritaire du pays qui aurait engendré une contreperformance en termes de mobilisation des ressources. Cette situation sécuritaire était pourtant bien connue et c’était la responsabilité du Gouvernement de l’améliorer. Il vous souvient que notre groupe parlementaire avait décidé d’un vote négatif lors de l’adoption du budget primitif, précisément parce qu’aucune somme rien n’y était prévue pour la projection des FACAs dans les zones d’insécurité.

C’est exactement comme si vous faisiez décoller un avion depuis Bangui à destination de Birao et qu’en plein vol vous constatiez une panne de carburant. En toute logique, c’est avant le décollage qu’il aurait fallu penser à faire le plein de carburant !

Au demeurant, nous constatons que ce collectif budgétaire ne prévoit toujours aucune somme pour la projection des FACAs dans les zones d’insécurité, pas même en termes de financements extérieurs. Pire, l’enveloppe prévue pour les dépenses de fonctionnement, d’intervention et d’investissement du Ministère de la Défense Nationale et de la Restructuration des Armées a baissé. Comment alors comptez-vous financer l’action des FACAs sur le terrain ? Nous avons certes noté que le Ministère de la Sécurité publique recevra un don de près de 1,9 milliards, mais cet argent est destiné à la prise en main des policiers et gendarmes en cours de formation. L’impact sur la situation sécuritaire sera très peu perceptible dans l’immédiat.

 

En définitive, ce collectif budgétaire n’est, une fois de plus, que la traduction de l’extrême cynisme qui caractérise nos dirigeants. En effet, presque tous les ministères ont été mis à la diète dans le seul but d’augmenter les dépenses somptuaires de la Présidence et de la Primature. Ainsi, vous noterez que les Fonds spéciaux du Président de la République ont encore augmenté de 25%, passant de 800 millions à 1 milliard CFA. Si l’on y ajoute les fonds spéciaux prétendument consacrés aux actions de sécurité qui passent de 250 à 450 millions, c’est un total de 1,450 milliards vous prévoyez en Fonds spéciaux du Président de la République, soit une augmentation de 400 millions en 6 mois. Souvenez-vous que ces fonds n’étaient que de 150 millions sous le Gouvernement de Transition.

Toujours à la Présidence, les indemnités de mission à l’Etranger sont passées de 200 millions à 300 millions tandis que les frais de transport des agents en mission à l’Etranger, qui étaient de 150 millions en 2017, sont maintenant à 500 millions, après avoir été portés à 250 millions dans le budget primitif 2018.

Au total, les nombreux déplacements à l’Etranger, dont les centrafricains s’interrogent sur l’utilité, coûteront au contribuable 350 millions de plus que prévus, soit une augmentation de 133,33%.

 

La Primature ne s’est pas privée, elle non plus, puisque les fonds Spéciaux du Premier Ministre sont passés de 330 millions à 450 millions, soit une augmentation de 36,36%. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, le Premier Ministre prévoit d’acheter pour 500 millions de voitures- excusez du peu- d’ici la fin de l’Année, montant non prévu dans le budget adopté en décembre dernier !

 

En définitive, avec des recettes squelettiques qui sont en train de devenir rachitiques, le fonctionnement de l’Etat sera paralysé pour permettre une augmentation, dans ce collectif budgétaire des dépenses somptuaires de la Présidence et de la Primature de 1,370 milliards. Imaginez à quoi cette somme aurait pu servir dans le cadre de l’opérationnalisation de nos FACAs …

En matière de cynisme, tous les records auront été battus. Monsieur le Ministre, vous n’y êtes absolument pour rien. Nous vous plaignons, parce que nous savons que vous ne faites qu’exécuter les ordres.

 

Monsieur le Ministre,

En examinant les nouvelles recettes créées dans ce collectif, nous notons que vous avez doublé le taux du droit de sortie relatif à l’exportation des diamants. Il serait intéressant de nous indiquer les mesures prévues pour que l’exportation de nos pierres précieuses suivent un circuit formel et contrôlé, ce qui permettrait à cette augmentation de produire des effets bénéfiques sur les recettes de l’Etat.

Dans le même ordre d’idées, nous recommandons de la transparence dans la gestion des ressources qui seront générées par le « Fonds de service universel sur les communications numériques » nouvellement créé. Car vous avez omis de lister ce nouveau fonds dans le tableau consacré aux différents Fonds, alors que vous y prévoyez des recettes de 600 millions d’ici la fin de l’année.

 

 

Cette transparence est d’autant plus nécessaire et urgente que nous notons des omissions volontaires de certaines ressources dans ce collectif budgétaire. Il s’agit notamment des Taxes aéroportuaires d’une valeur de 2,34 milliards de FCFA que certaines Hautes Autorités de l’Etat auraient indument perçues. Il en est de même des Taxes perçues pour le convoyage des véhicules sur le corridor Bangui – Garoua-BoulaÏ par le Président du Conseil d’Administration du BARC, d’une valeur de 3,12 milliards de FCFA, et qui ne sont enregistrées dans aucune recette de l’Etat.

Le total cumulé de ces recettes est de 5,46 milliards de FCFA, jamais reversées dans les caisses du Trésor Public, mais qui ont certainement été détournées par certaines Autorités et pas des moindres.

C’est pourquoi le Groupe Parlementaire URCA interpelle la Commission de l’Economie, des Finances et du Plan sur ces incongruités qui, paradoxalement, lui ont échappé.

 

Monsieur le Ministre,

 

Le léger frémissement dans la signature des conventions relatives au RCPCA est à encourager. Il faut faire plus, beaucoup plus, car nous avons déjà perdu un an et demi et espérons que le travail du Secrétariat permanent du RCPCA permettra une accélération de la mobilisation des ressources annoncées. C’est du reste la seule bonne nouvelle de ce collectif.

Nous n’avons pas besoin de vous rappeler que cet exercice n’est pas seulement un simple ajustement comptable. Et même si ‘était le cas, la politique du Gouvernement devrait y être lisible, notamment en matière de sécurisation du pays, de démobilisation des combattants et de formation de notre jeunesse.

 

Appartenant à un Groupe parlementaire d’Opposition, les députés de l’URCA ne peuvent pas dépouiller leur pays de ses maigres ressources pour alimenter la boulimie et le seul confort des plus hauts responsables de l’Etat. Vis-à-vis de nos populations et de leur extrême souffrance, ils se rendraient complices de l’indifférence et du cynisme qui sont la marque déposée du pouvoir en place.

 

C’est pourquoi le Groupe parlementaire URCA choisit de s’abstenir pour le vote de ce collectif budgétaire et appelle tous les collègues à l’abstention.

 

 

Je vous remercie

Centrafrique : braquage du bureau de l’ONG Oxfam à Bria.

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Centrafrique : braquage du bureau de l’ONG Oxfam à Bria.

 

 

Bria, 3 juillet 2018 (CNC)

Décidément, les choses deviennent très difficiles pour les travailleurs humanitaires en République centrafricaine. Si ce n’est pas de l’assassinat du personnel, c’est le braquage à main armée qui dévalise les bureaux des ONG dans le pays.

 

Dans la nuit du samedi 30 juin au dimanche 1er juillet dernier, un commando, suffisamment armé, pénètre dans les locaux de l’ONG Oxfam installée à Bria, dans la préfecture de la haute-Kotto.
Au cours de leur passage, les braqueurs ont emporté des équipements divers ainsi que de la liquidité nécessaire pour le fonctionnement de l’activité de la semaine.
Selon une source sécuritaire contactée par CNC, les assaillants se sont introduits par la porte arrière vers une heure et deux heures du matin, alors que les Casques bleus de la Minusca qui protégeaient le local, sont appelés en urgence sur d’autres sites.
Rappelons que le bureau local de l’ONG Oxfam se trouve dans un quartier reculé de la ville de Bria,plus précisément sur la route menant à l’aérodrome où on y trouve que des expatriés.

Par : Moise Banafio, Cnc.
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Centrafrique : Deux postes de police avancés pour mieux protéger les civils à Kaga-Bandoro

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Centrafrique : Deux  postes de police avancés pour mieux protéger les civils à Kaga-Bandoro

 

 

 

Bangui, 3 juillet 2018 (CNC) –

 

Après Bambari et Bangassou, c’était au tour des déplacés du site ‘’Lazaret’’ de Kaga-Bandoro de voir s’installer au sein de leur camp un « poste de police avancé », au cours d’une cérémonie officielle organisée le 21 Juin 2018, en présence des autorités de la ville, notamment le sous-Préfet, des gestionnaires des différents camps de déplacés ainsi que des responsables du bureau régional de la Minusca.

Lancé le 16 janvier 2018, les postes de police avancés sont, à la base, le fruit d’une initiative conjointe alliant la composante police de la MINUSCA et les Forces de sécurité intérieure (FSI). Celle-ci consiste à rapprocher les services de police des populations déplacées internes, avec pour objectif de favoriser des échanges étroits avec les populations déplacées pour mieux connaitre leurs problèmes et proposer des solutions adaptées.

« Nous avons choisi un camp de déplacés comme premier site pour accueillir le poste mobile parce que le quart de la population de Kaga-Bandoro vit dans les camps et ces déplacés se plaignent des infiltrations de bandits sur le site. Ce poste avancé va nous permettre de collecter plus d’information sécuritaire pour mener des actions préventives et d’intervenir rapidement en cas de besoin », a expliqué le chef de poste UNPOL à Kaga-Bandoro, Grabote Yaya, aux autorités locales, représentants de la société civile, leaders religieux et des déplacés qui assistaient à la cérémonie.

Les autorités administratives locales et les déplacés du site de Lazaret ont tous salué cette initiative qui vient redonner de l’espoir à la population. « Cette nouvelle approche de l’UNPOL nous rassure en attendant le redéploiement des forces de sécurité intérieure. Nous allons collaborer comme d’habitude avec la police des Nations Unies pour qu’elle puisse mieux nous sécuriser. Et pourquoi pas, baisser le taux de banditisme ! », a déclaré le représentant des déplacés de la préfecture, Nago Enock.

Après le site des déplacés de Lazaret, ce dispositif de proximité sera déployé dans le quartier Mambea, avant de s’etendre dans les autres arrondissements de la ville de Kaga-Bandoro.

 

Avec : Relief Web (RW)

CENTRAFRIQUE : PANEL DES FACILITATEURS DE L’UNION AFRICAINE

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CENTRAFRIQUE : PANEL DES FACILITATEURS DE L’UNION AFRICAINE

 

 

Bangui, 3 juillet 2018 (CNC) –

 

INQUIÉTUDES

Va-t-on vers une amnistie et une impunité générale de ceux qui ont apporté la terreur et la mort en Centrafrique ? Tout laisse présager que l’injustice risque de se produire. Oubliés les mandats lancés par l’ONU contre certains responsables centrafricains dont Bozizé et Djotodia et des chefs rebelles de l’ex- Séléka  pour crimes de guerre et contre l’humanité. Le DDR (Démobilisation Désarmement et Réinsertion) des rebelles, afin de faciliter la paix et la réconciliation nationale, est porté  disparu. Les autorités centrafricaines n’en parlent même plus.

Il est légitime de rechercher les outils de la paix, de recourir à un dialogue national pour apaiser les tensions, afin d’amener les Centrafricains à se parler, pour que cessent les affrontements fratricides sanglants. Mais pas au prix de l’oubli des crimes de guerre abominables. Des martyres et des crimes contre l’humanité. Tous ceux qui ont participé à la déstabilisation du pays doivent répondre de leurs forfaits devant les tribunaux. Pour démontrer leur bonne volonté de dialogue, les séditieux doivent rendre les armes et libérer les provinces qu’ils occupent. Ce serait là des signes forts d’une volonté de dialogue. Ensuite, ils se présenteront devant la Cour Pénale Spéciale de Bangui, seule juridiction à caractère international, habilitée à juger les crimes de guerre et contre l’humanité en   Centrafrique. S’ils ne le font pas, il faudra les y contraindre. Mais Il est à craindre que la Cour ne soit instrumentalisée dans le but  d’absoudre les criminels de guerre des abominables crimes qu’ils ont perpétrés de sang froid. Ce serait une haute trahison de la part des autorités et une insulte à la mémoire des victimes.

 

L’UNION AFRICAINE DOIT PROCÉDER AUTREMENT

La faiblesse et l’incompétence du Gouvernement ne faciliteront pas le dialogue. Bozizé et Djotodia tenteront de demander la levée des sanctions de l’ONU qui les frappent. La multitude des factions ex-Sélékas imposeront leurs désidératas. On ne voit pas comment elles accepteront d’arrêter les hostilités sans partage du pouvoir. Les puissances étrangères négocient directement avec les rebelles et demandent la protection de leurs concessions. C’est normalement aux forces centrafricaines responsables de l’ordre régalien sur tout le pays, que revient la responsabilité de protéger le territoire. On n’a pas entendu les autorités protester contre ce qui ressemble à une reconnaissance du pouvoir des rebelles. Le panel de l’Union Africaine risque de se retrouver dans une voie sans issue.  Les ex-Sélékas ont des intérêts tellement divergents qu’il sera quasiment impossible de les mettre d’accord sur un calendrier. Ceux qui tiennent le nord et le nord-est du pays, donc les mines d’or et de diamant, ne céderont rien. Il est à craindre que NDélé et Bria ne deviennent les capitales de la « République de Logone ». Deby, leur mentor, attend avec impatience le rattachement de celle-ci à la République du Tchad.

 

LE GOUVERNEMENT LÉGITIME DE BANGUI DONNE DES SIGNES DE FAIBLESSE

Devant cette menace maximale de l’éclatement du pays, Touadera et son équipe subissent le calendrier des événements sans réagir. Ne voient-ils pas que la France et les autres puissances internationales ont acté le surgissement d’une partition ? En tout cas, on constate qu’elles négocient directement et ouvertement avec les rebelles. Ces mêmes puissances sont membres du Conseil de Sécurité de l’ONU qui a décrété un embargo criminel sur les armes à destination de la République Centrafricaine, privant ainsi de tous leurs moyens les Forces Centrafricaines. Ce sont les mêmes qui fabriquent les armes qui permettent aux séditieux d’humilier le pouvoir, de se préparer à déclarer leur « Sultanat de la Logone », après avoir massacré et supplicié les populations centrafricaines.

La situation de chaos qui prévaut en Centrafrique exige autre chose que les éternelles condamnations des violences par L’ONU et l’inquiétude des  puissances internationales devant la montée des périls. Pour les ex-Sélékas, leur attitude les conforte dans le doute d’une intervention de l’armada internationale.  Ce qui les convainc qu’ils ont gagné la bataille de Centrafrique. En tout cas, leur arrogance et leur défi envers le Gouvernement le confirment. Les silences et l’incapacité à réagir du pouvoir font craindre le pire. La France, les autres pays occidentaux et l’ONU donnent l’impression de négocier dans l’ombre pour un changement de personnel politique à Bangui.

Devant cette situation gravissime, les leaders politiques centrafricains sont portés disparus. On ne les entend plus, eux qui étaient  pléthoriques aux dernières élections présidentielles. Sont-ils, eux aussi, en train de négocier avec les ex- Sélékas, convaincus de leur victoire prochaine ? Ont-ils déjà soldé la présidence Touadera ? L’heure de la paix et de la réconciliation nationale n’est pas près de sonner en Centrafrique.

Le redoublement  des massacres et des crimes contre l’humanité semble le confirmer, renforcé par l’impuissance et l’incompétence d’un gouvernement aux abois et de la Minusca qui a failli à sa mission de protection de la population et de recherche de la paix.

Pourtant, l’espoir de la paix existe. Après le chaos, il est dans la reconstruction. Pour retrouver la paix et la sérénité,  le « Tous ensemble » de Barthélémy Boganda est plus que jamais à l’ordre du jour. La réconciliation ne surgira que par la détermination des Centrafricains à lutter tous ensemble et à résister aux envahisseurs. Ils ne laisseront pas les prédateurs dépecer leur pays. La paix et la réconciliation ne viendront pas de l’étranger

 

 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(02 juillet 2018)

 

 

 

 

 

 

Tchad : 5 ans de prison pour L’ex-gouverneur du Logone Oriental

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Tchad : 5 ans de prison pour L’ex-gouverneur du Logone Oriental

 

 

Ndjaména, 3 juillet 2018 (CNC) –

 

Le Tribunal correctionnel de N’Djamena a rendu le verdict le 28 juin.Adam Nouki Charfadine et ses co-accusés ont écopé d’une même peine.
Ils devront chacun payé également 5 millions de fcfa d’amende.
Le verdict tant attendus est enfin tombé jeudi dernier à N’Djamena.
L’ancien gouverneur du Logone Oriental a écopé de 5 ans de prison
ferme. Le tribunal correctionnel de N’Djamena a également requis la
même sentence pour le commandant de légion de la gendarmerie de Doba,Mahamat Djamal Nimir. Les deux responsables doivent également payerchacun une amende de 5 millions de Fcfa.
Par ailleurs, trois éléments de gendarmerie de Doba écopent de 6 ans
de prison. Ils sont également condamnés à payer une amende de 200
mille francs. Ces trois éléments ainsi que le commandant seront
également radiés du corps de la gendarmerie.
Ces sentences sont tombées après la requalification des faits par le
tribunal correctionnelle. Ils ont tous été reconnus coupables
d’atteinte à la liberté, d’empiètement sur les décisions judiciaires
et de complicité d’enlèvement. Les juristes qui réclamaient la tête de
ces personnalités n’ont pas été satisfaits. La partie civile annoncée
qu’elle ferait appel afin de renvoyer l’affaire à la cour criminelle.
Pour les avocats du gouverneur le verdict est injustice. Ces derniers
à cet effet comptent faire appel.

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

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Centrafrique : une dizaine des prévenus s’évadent de la gendarmérie de Paoua.

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Centrafrique : une dizaine des prévenus s’évadent des cellules de la gendarmerie de paoua

 

 

 

Bangui, 3 juillet 2018 (CNC) –

 

Les faits ce sont déroulés aujourd’hui dans la matinée. Les évadés auraient profité de l’absence des gendarmes au poste pour prendre le large.

La chasse à l’homme est actuellement en cour à Paoua et dans les localités environnantes. Il est question de retrouver les personnes évadées des cellules de gendarmerie de Paoua.

Bien que les circonstances de leur évasion soient encore troubles, certaines sources évoquent l’absence des gendarmes à leur poste. L’évasion aurait eu lieu au moment où les gendarmes étaient partis prendre leur petit déjeuné.

Ainsi, le poste de gendarmerie serait resté vide et les détenues en ont profité pour s’évader. Néanmoins, une autre source indique que lors de leur évasion, les gendarmes ont blessés certains détenus par des tirs. On parle précisément de 5 personnes blessés mais qui ont tout de même réussit à s’en fuir.

Ces criminels en cavale devaient passer devant un juge cette semaine pour répondre de leurs exactions. Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois qu’une évasion se déroule dans la localité de Paoua. Il y a quelques mois seulement, 18 prisonniers du mouvement national de libération de la Centrafrique (MNLC) s’évadaient toujours dans cette même gendarmerie de Paoua.

Ainsi, la gendarmerie de Paoua a enregistré en mois de six mois plusieurs évasions. Au moins 50 criminels se sont évadés sous le nez et la barbe des gendarmes.

………………

 

Par : N. Mballa, CNC.

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Cameroun : Un gendarme décédé dans une attaque sécessionniste

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Cameroun : Un gendarme décédé dans une attaque sécessionniste

 

 

 

Yaoundé, 3 juillet 2018 (CNC) –

 

L’accrochage a eu lieu le 29 juin au niveau du village Tudig au Nord-Ouest.

 

A bord d’un véhicule de type Pick-up, les forces de défense et de sécurité ont été attaqués par des tirs des combattants embusqués des sécessionnistes. C’était au niveau du village Tudig situé à 20km de Mbengwi chef lieu du département de la Momo, au Nord-Ouest.

Le bilan de cet affrontement armé, a coûté la vie à un gendarme. Cinq autres ont été grièvement blessés.

Côté ennemi, on enregistre six corps sans vie des combattants sécessionnistes.

Au cours de ces combats, le pick-up opérationnel des forces de défense et de sécurité a été calciné par la violence des tirs nourris de l’ennemi. Par ailleurs, deux armes de types Ak 47 et deux boîtes de chargeurs ont été emportées par les sécessionnistes ambazoniens.

 

Par : N. Mballa, CNC.

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Centrafrique : Un nouveau bâtiment pour le lycée moderne de Sibut

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Centrafrique : Un nouveau bâtiment pour le lycée moderne de Sibut

 

 

Bangui, 3 juin 2018 (CNC) –

Construit entièrement au frais de la Banque africaine de développement, le nouvel édifice a été inauguré le 30 juin par le ministre de l’ l’économie et du plan et de la coopération a inauguré le nouvel édifice.

Le lycée moderne de Sibut a une nouvelle infrastructure. Il s’agit d’un bâtiment flambant neuf de deux niveaux. Ce bâtiment est constitué de 7 salles de classes, deux bureaux, des toilettes internes, un bloc de latrine à six cabines. A cela s’ajoute un château d’eau de sept mètres-cubes et doté de tous les cabines, mais aussi d’une salle d’informatique. Cette infrastructure est évaluée à 400 millions de fcfa. Sa construction a été entièrement financée par la Banque africaine de développement (BAD). Il offre un cadre d’étude agréable aux élèves, et un environnement de travail viable aux enseignants. Au cours de son inauguration, le ministre de l’éducation nationale n’a pas tari d’éloge à l’endroit de la BAD. D’après lui, le nouveau bâtiment va réduire considérable les problèmes d’infrastructures scolaires au lycée moderne de Sibut. Il a remercie la BAD pour son soutien à l’éducation. Rappelons que la BAD n’est pas à sa première œuvre dans le secteur éducatif. L’institution bancaire a déjà financé les infrastructures de plusieurs établissements scolaires en Centrafrique. On a sur la longue liste le Lycée Professionnel Féminin, le Lycée de Gobongo, et l’Ecole des Métiers d’Art et au Jardin d’Enfants de Foûh.

…………….

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique/Interview politique : Aimé Douda, porte-parole du MLPC, ” l’insécurité est une maladie endémique”.

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Centrafrique/Interview politique : Aimé Douda, porte-parole du MLPC, ” l’insécurité est une maladie endémique”.

 

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Aimé Douda, bonjour !

 

Aimé Douda (AD) : Bonjour  monsieur le journaliste !

 

CNC :  Quelle lecture faites-vous de la situation sécuritaire actuelle de la RCA ?

 

A.D : La situation sécuritaire de la RCA s’améliore pour l’instant par rapport aux multiples efforts consentit par le gouvernement et son allier. Il est important de rappeler que cette insécurité est une maladie endémique qu’il faut d’abord faire un diagnostic pour détruire ses microbes afin de donner une santé à notre pays. Cela se traduit par le processus de DDR Désarmement, Démobilisation et Réinsertion qui représente déjà le diagnostic et le retour de l’autorité de l’état qui reste le traitement approprié à cette maladie endémique qui est l’insécurité.

Le redéploiement des forces de sécurité et de la défense est le vaccin approprié pour la protection de nos institutions. A titre d’exemple, la présence des FACA Forces Armées Centrafricaine à Bangassou et d’autres ville de province a été applaudit par les populations locales. Le plus important est la réelle volonté politique affichée du gouvernement et son allie le MLPC qui travaillent pour un retour à la paix et la cohésion nationale.

Je profite de l’occasion pour saluer la Russie qui avait décidé de doter nos FACA en armes et minutions. Nous Centrafricains, nous ne parlons pas assez de notre pays, nous devrons s’il faut aller à un nouveau dialogue sur nos sols. Le centrafricain n’est pas fier d’écouter encore que l’insécurité soit la grande menace dans son pays et qui fait fuir les investisseurs.

 

CNC. Votre parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) resterait ’il dans la mouvance présidentielle ?

 

A.D : Merci de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer sur ce point. Le président du parti l’honorable camarade Martin ZIGUELE est longuement exprimé en ce sujet dans plusieurs médias nationaux et internationaux. Le MLPC est un parti politique organisé donc, cette question relève de la décision de notre congrès qui est l’instance suprême et décisionnelle. Pour l’instant, notre parti travaille pour le peuple centrafricain c’est ce qui est important, ça sera prématuré pour moi de dire si le MLPC restera ou pas dans la majorité présidentielle ou pas.

 

CNC : Avez-vous une expérience politique pour être porte-parole d’un grand parti comme le MLPC ?

 

A.D : A ma connaissance il n’existe pas une Université d’expérience dans les sociétés humaines. L’expérience s’acquiert aux pieds du mur en travaillant on gagne en expérience. “Aux âmes bien nées la valeur d’âge n’attend plus le nombre des années. Fin de citation.

 

CNC :  Qu’en pensez-vous du livre de Crépin MBOLI GOUMBA qui, dans un chapitre,  égratigne le MLPC et son président ?

 

A.D : Une spéculation éhontée visant à détourner l’opinion publique sur les réels problèmes du pays. Qui ne connaît pas l’auteur de ce torchon que vous appelez livre. L’ancien président du MLPC le camarade Ange- Félix Patassé paix à son âme disait que je cite : ” le mensonge va très vite à une vitesse exponentielle mais quand la vérité viendra après, le mensonge ne sera plus d’actualité”. Vous avez raison de dire que c’est une provocation contre le MLPC, et à ce niveau de provocation le MLPC à son droit de réponse à apporter contre les âneries pondues par Crépin MBOLI GOUMBA. Il faut d’abord poser cette problématique qui est légitime pourquoi ce torchon n’a pas été publié sous le régime de Michel DJOTODIA ? Pourquoi ce torchon n’a pas été publié sous le régime de Catherine Samba-Panza ? Et c’est aujourd’hui vu que le MLPC membre de la majorité présidentielle allié de poids du régime que ce torchon vient d’être publié ? Je vous laisse libre de comprendre que ce genre de personne imbu de médiocrité et de la fausseté vise seulement un seul but qui est le dénigrement.

Je vous laisse libre de lire une portion du livre du ministre conseiller Fidèle NGOUANDJIKA intitulé : bonnes annonces au sujet des mensonges fabriqués contre le président Martin ZIGUELE. Fidèle NGOUANDJIKA n’est ni militant ni cadre du MLPC mais il a reconnu officiellement dans ses bonnes annonces publiées dans la presse et sur la toile que ce que certains disaient déjà contre le président du MLPC c’est du mensonge inventé pour dénigrer.

Et voilà maintenant que Crépin MBOLIGOUMBA Séléka de la première heure, ministre d’État du régime Séléka est en train de s’aventurer dans ce mensonge de bas étage. Entre Crépin MBOLIGOUMBA et Martin ZIGUELE qui a été au gouvernement de Michel DJOTODIA ? C’est bien Crépin MBOLIGOUMBA connu par le centrafricain lambda comme ministre d’État n°3 du régime Séléka.

 

 

Gabon : Palais du bord de mer, Les personnels réduit de 40%

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Gabon : Palais du bord de mer, Les personnels réduit de 40%

 

 

Libreville, 2 juiller 2018 (CNC) –

 

C’est la décision prise par le président Ali Bongo lors du conseil des ministres du 29 juin à Libreville. Ces agents et fonctionnaires sont renvoyés à leurs administrations d’origine.

 

Le président Ali Bongo Ondimba a présidé vendredi dernier à Libreville le conseil des ministres. Au terme de cette réunion, le chef de l’Etat

a décidé de réduire l’effectif des personnels de la présidence de 40%.

Ainsi, sur 1 543 employés, 239 agents qui vont quitter la présidence. Ils vont regagner leur administration d’origine. Cette décision vise a réduire le train de vie de l’Etat.

La première institution a bien voulu montrer le bon exemple.

Rappelons que sur 1 543 fonctionnaires, figurent 486 qui sont nommés par décret présidentielle. Ceux-ci prenaient part au Conseil des ministres et étaient directement rattachés au Cabinet du président de la

République. La masse salariale des employés du palais du Bord de mer tournait autour de 12 152 067 341 Fcfa.

Après cette réduction, le cabinet du président Bongo ne compte qu’un seul représentant au lieu de deux : le directeur. Le nombre de

conseillers politique également est passé de 13 à 6. Tandis que les conseillers spéciaux sont désormais au nombre de 24 au

lieu de 44. Le président compte désormais 49 conseillers. Son cabinet n’a plus que 67 attachés au lieu de 94. Le nombre de

chargé de mission est désormais de 57. Le cabinet du président n’a plus de chargé de mission politique.

 

Par : N. Mballa, CNC.

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Centrafrique : FACA, dénonciation par “l’association du soutien aux FACA”.

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Centrafrique :FACA, Dénonciation Par L’association De Soutiens Aux FACA

 

Par la présente, nous déplorons l’existence de certains faits pouvant constituer des faits banals mais qui touchent à l’image de l’armée. Ces faits existent depuis des années et que sont victimes muettes les hommes de rang.

En effet, des éléments de nos Forces de défense FACA, sont parfois réquisitionnés pour assurer la sécurité de certaines personnalités.

On constate avec adynamie que certains de ces soldats sont employés à des fins personnelles aux domiciles de ces personnalités se considérant comme employeurs de ces derniers qui émargent sur le budget de l’État ; une charge que les personnalités font porter à l’État n’est pas acceptable.

Nous réservons sous discrétion les détails de ces faits qui sont révoltants et saumâtres et de l’identification des personnalités impliquées ; des faits qui se produisent et se sont produits. Ces soldats qui sont au foyer perdent les acquis guerriers nécessaires à leur métier et à leur mission.

L’armée est créée pour assurer la protection de la population et la défense du territoire, et donc la sécurité des intérêts vitaux de la nation. Il n’est pas acceptable que ces fils qui ont fait le choix de l’armée et qui assurent la mission noble de souveraineté de l’État se retrouvent à faire des travaux domestiques.

Pendant que la sécurité civile est assurée par la police et la gendarmerie. L’utilisation des FACA aux fins domestiques et comme gardiens, ne fusse que ça, est tout simplement inacceptable.

Et qu’on n’oublie pas qu’à Kaga-bandoro, N’délé, Bria, Birao, Bangassou, Bambari, les populations sont meurtries et vivent dans la brousse.

 

L’association de soutiens aux FACA en appelle au Chef d’État-Major de l’armée nationale, Responsable de l’emploi des éléments des FACA et Autorité sur tous les corps de l’armée, à agir contre ces pratiques qui touchent à l’image de l’armée et à la personne des soldats quel que soit le rang. L’armée est l’outil de notre souveraineté et mérite respect.

 

Président De L’association

De Soutiens Aux FACA

Robert ENZA

 

Centrafrique : L’Assemblée nationale est-elle complice des détournements de fonds opérés par son Président depuis Paris?

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Centrafrique : L’Assemblée nationale  est-elle complice des  détournements de fonds opérés par son Président depuis Paris?

 

 

Bangui, le 2 juin 2018 (CNC) /

 

Suite à la publication le 26 juin dernier par CNC de l’article de monsieur Idriss Abdoulaye   intitulé “Centrafrique : pays de l’éternel Barthélémy Boganda, pays des paradoxes”, un autre lecteur du CNC vient de nous envoyer cet article en réaction à celui d’Idriss Abdoulaye.

Voici l’intégralité de son article :

 

  • Au moins 3/4 du territoire est entre les mains des groupes armés Plus 1 000.000 des centrafricains sont encore en situation de réfugiés dans les autres pays; abandonnés à leur triste sort.
  • environ  5000 centrafricains sont des réfugiés internes entre autres dans les Églises catholiques les mosquées et les camps de fortunes abandonnés à eux mêmes  sans une aide humanitaire.
  • La population civile est terrorisée tous les jours et elle meurt de faim.
  • Les hôpitaux sont devenus des mouroirs par manque de moyens humains et financiers.
  • L’ État Centrafricain est incapable de fournir à ses enfants un acte de naissance et encore moins de l’eau potable.
  • Les  plus vulnérables d’entre nous à savoir nos parents réfugiés qui sont à Cotonou au Bénin, qui pour se faire entendre et faire rétablir leurs droits sont obligés de se mettre en grève de faim, hélas puis qu’ils sont des parents pauvres personne ne les calcule.Il ne cesse pas de demander qu’on lui envoie de l’argent chaque semaine sachant qu’il n’est pas un pauvre. Est il normal que l’Assemblée nationale dépense plus de 100 000 000 FCFA pour la santé d’un individu qui passe la majeure partie de son temps à voyager ?Nous exigeons à l’Assemblée nationale d’enquêter sur son Président afin de savoir de quoi souffre t-il ?Il est soigné dans quel hôpital ?N’est ce pas lui qui avait promis à tous les députés un véhicule pick-up 4×4 neuf ?Ainsi va la RCA de Touadera
  • La vérité est que depuis les campagnes de 2016 il n’a rien et est très endetté. Il y a rien à circuler c’est la fin des haricots .
  • Est-ce c’est à l’Assemblée nationale de prendre en charge le séjour de son neveu Chamsou?
  • Pourquoi il ne rentre pas au pays depuis onze semaines ?
  • Où sont les autres députes ? Où sont passés les Présidents Ziguélé et Dologuélé ? Le peuple Centrafricain veut savoir, étant donné qu’il n’est pas pauvre et au regard de son salaire qui est de 7 000 000 FCFA / Mois.
  • Au vu de la situation précitée, il est inadmissible d’apprendre avec beaucoup de regret que le Président de l’Assemblée nationale est en France depuis onze semaines, officiellement pour des raisons de santé et, il est pris en charge avec son neveu Chamsou par l’Assemblée nationale.

Un texte de Rodrigue Feimonazoui.

 

NDLR : la Rédaction du CNC informe les lecteurs que cet article constitue la dernière réaction du public sur ce sujet pour éviter tout débordement. Merci de votre compréhension.

Congo : Extra-Musica en fête

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Congo : Extra-Musica en fête

 

 

Brazaville, 30 juin 2018 (CNC) –

 

Le groupe congolais célèbre aujourdhui au Palais des Congrès de Brazzaville ses 25 ans de carrière. Le leader Roga Roga invite les melomanes à partager ces moments de joies avec le groupe.

Le groupe de musique congolais Extra-Musica à 25 ans d’existance. A cette occasion, Extra-Musica a décidé de marquer un temps d’arrêt. Le groupe va ainsi passer en révue son repertoire de musical.

L’événement qui se déroule aujourd’hui au Palais des Congrès va ainsi mobiliser de milliers fans. A en croire certaines sources les billets d’entrée se vendent comme des petits pains. Il est certain, le Palais des Congrès de Brazzaville  sera plein à craquer.

D’après le chef du groupe Roga Roga, la fête sera belle, longue et finira demain au petit matin.  Ces festivités selon le leader du groupe ont débuté en Afrique de l’Ouest. En suite en France où Extra-Musica mobiliser le maximum de fans.

Ses chansons replongent les mélomanes dans un passé lointain. elles rappelent aux adultes surtout leurs moments de jeunesse. Même les jeunes accrocs à la music urbaine ne restent pas indifférent en écoutant les belles melodies de ce groupe. En rappel Extra-Musica est composé de Roga-Roga, Guy Guy Fall, Espé Bass, Ramatoulaye, Regis Touba, Durel Louemba, Quentin Moyascko.

 

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Centrafrique / France / : Les 4 Français accusés d'”escroquerie”, libérés, ont quitté le Burundi

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Centrafrique / France / : Les 4 Français accusés d’”escroquerie”, libérés, ont quitté le Burundi

 

 

 

Bangui, 30 juin 2018 (CNC) /

 

  • “Les quatre hommes d’affaires français sont libres, ils ont été totalement disculpés des accusations qui étaient portées contre eux et ils viennent de prendre l’avion pour la France”, a annoncé samedi après-midi à l’AFP une source diplomatique.

    Officiellement, l’enquête continue mais les quatre Français sont libres, leurs passeports leur ont été remis samedi matin, ils peuvent quitter le pays et revenir quand ils veulent”, a confirmé à l’AFP un haut responsable burundais sous couvert de l’anonymat.

     Ils avaient été arrêtés en compagnie de leur accompagnateur burundais et accusés de “faux et usage de faux, escroquerie et de constitution de société fictive” par le ministère de la Sécurité publique dirigé par le numéro 2 du régime, le général Alain-Guillaume Bunyoni, qui n’avait alors donné aucune précision.

     “On les a arrêtés et jetés dans une prison pour leur faire peur, les terroriser pour qu’ils renoncent à leur société et à leurs dividendes (…) mais cette affaire a eu le mérite de mettre à nu un racket généralisé au profit du parti au pouvoir et des plus hautes autorités du pays”, a dénoncé à l’AFP Gabriel Rufyiri, l’une des principales figures de la société civile burundaise.

Avec AFP

Centrafrique : scène insolite, un pasteur évangéliste prit en flagrant délit d’adultère à Berberati.

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Centrafrique : scène insolite, un pasteur évangéliste prit en flagrant délit d’adultère à Berberati.

 

Bangui, 29 juin 2018 (CNC) /

 

Si Dieu autorise la création des Églises permettant aux croyants de trouver instructions, exhortations, réconforts, communions et soutiens afin de mener une vie chrétienne normale et équilibrée, pour certains croyants, c’est une occasion de trouver leur âme sœur et pour certains pasteurs, un moyen de domination de leurs adeptes. Si ce n’est pas pour les dépouiller de leurs biens, c’est pour pratiquer pleinement l’adultère au sens profond du terme. C’est le cas du pasteur de l’Église locale de GIMAD de Berberati qui a été pris, corps sur corps, en flagrant délit d’adultère avec la femme du meilleur fidèle et haut bienfaiteur de son Église. Reportage écrit de la scène avec des prénoms prêtés aux acteurs.

 

Les faits.

 

Xavier, pasteur de l’Eglise GIMAD de Berberati qui vit avec sa femme Prisca. Joseph, un employé de la banque centrale (BEAC) à Berberati vit aussi avec sa femme Patricia.

Joseph, un grand fidèle pratiquant et grand bienfaiteur de l’Eglise GIMAD que dirige Xavier. Pour preuve, il contribue financièrement de façon mensuelle et régulière aux fonctionnements de l’Église. Toutes les dépenses, quasiment toutes, du dernier mariage de Xavier avec sa femme Prisca était à la charge de Joseph.

En plus des gestes de Joseph, sa femme Patricia a, elle aussi, gratifié la motodame que son mari Joseph lui a payée. « J’ai fait le don de ma moto au pasteur pour ses courses », disait  Patricia à son mari Joseph.

Pas plus tard que ce Jeudi 21 juin dernier,Patricia décide d’aller à une veillée de leur église organisée au sein  de l’Eglise GIMAD. Elle informe à l’occasion son mari Joseph qui ne peut y opposer, car c’est une habitude , parait-il chez eux.

Entre temps,Patricia fait sa trousse contenant des draps, savon, dentifrice et demande la route à son mari Joseph tout en lui souhaitant, bonne nuit.

Quelques heures plus tard, Joseph, ennuyeux à la maison, décide de faire les cent pas. Il arrive à l’Église, tout est sombre. Aucune lumière, aucun fidèle. En voulant rebrousser chemin, il entend une voix derrière le bâtiment. Il s’y approche, le bruit se focalise dans le coin arrangé pour les cures d’âme du pasteur. Devant la porte, il entend un gémissement. Et la voix qui pousse ce déchaînement lyrique n’est autre que celle de sa femme Patricia .

En reconnaissant la voix de sa femme, sa tension monte. Il fait cinq pas croisés en arrière, défense la porte qui souvre. Il apparait comme un cochon dans une mosquée. Chacun pour soi, Dieu pour tous.

Tout nu Xavier s’évapore sans rien prendre et toute nue aussi,Patricia quitte le matelas tout en prenant soin de prendre son téléphone. Joseph, devenu par la grâce de Dieu, maitre de la chambre de la cure d’âme du pasteur, ramasse tout : vêtements , chaussures des deux ainsi que le téléphone du pasteur Xavier.

Et la suite… ?

Dans son rallye dans le quartier par quartier,Patricias’arrête et appelle son amant Xavier, le pasteur, pour savoir sa position : « papa, tu es où ? Tu as pris ta fuite dans quelle direction chérie ? »

« Ce n’est pas ton chéri, c’est moi Joseph ». Réponds calmement Joseph son mari  qui a en ses mains le téléphone de son rival.

Le lendemain, sans froid aux yeux, le pasteur Xavier accompagné dePatricia se pointe devant la gendarmerie de Berberarti. Plainte contre Joseph le vrai mari de  Patricia pour « Profanation de l’Église »

Les arguments avancés par le pasteur Xavier pour étayer sa plainte avec Prisca contre Joseph poussent les gendarmes à aller chercher Joseph, manu militari, sur le lieu de son travail à la BEAC.

Devant les enquêteurs, Joseph donne sa version de fait qui détruit, comme un château de cartes, les arguments de Xavier et Prisca et demande aux gendarmes de l’accompagner à son domicile pour rapporter les preuves. Motion accordée, Joseph ramène à la brigade téléphone de Xavier, habits, chausseur de Xavier et son désormais ex,Patricia .

Face aux preuves matérielles de Joseph, plus rien ne teint debout les arguments du pasteur Xavier. Il fait son amende honorable et rentre dans la geôle.

Cette scène est connue des habitants de Berberati. Tous les enfants en âge scolaire sont au courant. Pour preuve, deux garçons d’environ 4 à 5 ans ont apostrophé notre correspondant dans la région pour lui demander ; « Pasteur, vous êtes déjà libéré ? C’est vous le pasteur non ? »

En Centrafrique, cette histoire, loin d’être isolée, est malheureusement les choses qui se passent régulièrement dans le pays avec le phénomène des faux-pasteurs qui inonde le pays. Ces vrais-faux pasteurs sont souvent comblés des cadeaux et organise des tournées chez leurs adeptes quotidiennement en dehors des veillées nocturnes tous organisées tous les 15 jours.

 

À quand la fin du règne anarchique et de paupérisation des croyants dans le pays ?

 

Un texte de : Anselme Mbata, Cnc.

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CENTRAFRIQUE : L’AVANT-PROJET DE LOI PORTANT CODE ÉLECTORAL, S’AGIT-IL D’UNE RELECTURE, D’UNE RÉVISION OU SIMPLEMENT D’UN NOUVEAU CODE ÉLECTORAL ?

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CENTRAFRIQUE : L’AVANT-PROJET DE LOI PORTANT CODE ÉLECTORAL, S’AGIT-IL D’UNE RELECTURE, DUNE RÉVISION OU SIMPLEMENT DUN NOUVEAU CODE ÉLECTORAL ?                                                              

 

 

Bangui, 19 juin 2018 (CNC) –

 

Le code électoral fait partie intégrante du droit positif centrafricain et vise à réglementer le processus, l’organisation et les contentieux lors des échéances électorales. Il est important de rappeler qu’il ne faut pas confondre les élections politiques nationales ( présidentielles et législatives) des élections politico-administratives (municipales, régionales etc). Le code électoral actuellement en vigueur a été élaboré et promulgué hâtivement sous le régime de la transition et ce dernier avait montré des limites, lacunes et irrégularités lors des dernières échéances électorales couplées. D’ailleurs, des ajustements séquentiels ont été apportés par les lois n• 15-004 du 28 novembre 2015 et n• 15-005 du 8 décembre 2015 pour adapter le code électoral à la réalité du moment. Dans le souci de combler les failles, manquements et éventuellement animé par l’envie d’organiser à l’avenir des élections libres, crédibles, transparentes et acceptées de tous, une actualisation du code électoral s’impose. Ainsi 294 articles qui constituent le corpus ou l’ossature de l’avant-projet a été soumis pour étude ou appréciation au comité d’organisation de l’atelier de validation du nouveau code électoral. Ces textes électoraux travaillés en commissions comportent des innovations dont les principales sont relatives à l’augmentation exorbitante des frais de caution des candidats, l’âge, le niveau d’études requis pour être candidat, le mode de scrutin et également la prise en compte du concept genre. Ainsi, pour les présidentielles les cautions sont triplées soit une augmentation de 200% et pour les législatives, les cautions sont doublées soit une augmentation de 100%. Le baccalauréat a été retenu comme le seuil d’études pour les législatives, la licence pour les sénateurs et le brevet des collèges pour les municipales. Étonné par l’absence de sagesse et de logique dans ces dispositions qualifiées abusivement d’innovantes, le citoyen lambda s’interroge : S’agit-il d’une relecture, d’une révision ou d’un nouveau code électoral ? Peut-on parler de révision quand l’ancien code électoral est vidé de sa substance ? Cet avant-projet portant révision du code électoral résout-il tous les problèmes d’organisation rencontrés lors des dernières échéances électorales ? A t-il prévu des garde-fous contre l’instrumentalisation de la justice en vue de délivrer des casiers judiciaires non barrés synonymes de disqualification de potentiels candidats ? Ne vise t-il pas l’affaiblissement de l’opposition démocratique ? Les ténors de l’opposition démocratique, la société civile et les syndicats ont-ils été associés à ces travaux ? Cet avant-projet n’est-il pas fait au profit d’un seul camp ? N’a t-il pas été conçu sous le dictat du pouvoir ? Dans l’affirmative, qu’est-ce que l’Agence Nationale des Élections (ÂNE) a fait de son indépendance et de son autonomie de gestion ? Appartient-il à l’Etat de sélectionner les bons candidats des mauvais ou fantaisistes en fixant des cautions aussi élevées et discriminatoires ? Comment expliquer le manque de logique dans la disproportion de pourcentages d’augmentation des cautions ? S’agissant de la condition de séjourner sur le territoire national pendant un certain temps, quel sera le sort des candidats que le pouvoir a poussé en exil ? Par analogie, qu’en est-il des candidats que leurs activités privées les obligent de s’absenter durablement du pays ? Cet avant-projet a t-il prévu des sanctions politiques contre les transhumances politiques des parlementaires ? A t-il mis en place un dispositif de financement des campagnes électorales au bénéfice des partis politiques pour les mettre en concurrence avec le pouvoir qui utilise généralement les moyens de l’Etat ? Enfin, s’agissant du niveau d’études, savez-vous simplement que beaucoup d’intellectuels manquent de sagesse et d’intelligence ? Visiblement, cet avant-projet portant révision du code électoral capitalise plus de polémiques que d’avancées car il vise sensiblement à éliminer les potentiels candidats qui dérangent. S’agissant de l’âge minimum des candidats, la tendance est d’éliminer, d’écarter les jeunes au profit des vieux. Si un jeune 20 à 25 ans est immature pour gérer la chose publique, les vieux de plus de 70 ans sont-ils encore lucides pour diriger une nation ? Il est de notoriété publique qu’il n’appartient pas à l’Etat de distinguer les bons candidats des fantaisistes, ce pouvoir revient aux électeurs c’est à dire au peuple. Fort de ce qui précède, il est ainsi interdit de créer des critères et conditions fantaisistes pour éliminer. Tout le monde a le droit de solliciter le suffrage du peuple et le dernier mot revient aux électeurs de trancher. N’oublions pas qu’en plus de la caution, s’ajoutent les factures de campagne. Il est évident que ces cautions aussi élevées encouragent les potentiels candidats à la corruption, le vol ainsi que le détournement des deniers publics en vue de satisfaire ses obligations électorales. A défaut seule les personnes riches pourront se présenter aux échéances électorales en violation du principe d’égalité des candidats. Étant donné que ce projet doit s’inscrire dans la logique de la construction d’un État de droit, les parlementaires qui ont le dernier mot doivent donner un sens existentiel à cet avant-projet de loi portant code électoral à travers des amendements approfondis et réfléchis. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 29 juin 2018.                                                 Bernard SELEMBY DOUDOU.                                       Juriste, Administrateur des élections.                         Tel : 0666830062.

CENTRAFRIQUE : EBAUCHE DE DEFINITION DE LA CENTRAFRICANITE

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CENTRAFRIQUE : EBAUCHE DE DEFINITION DE LA CENTRAFRICANITE

 

 

Bangui, le 29 juin 2018 (CNC) –

 

Les premiers débats publics sur le concept « centrafricanité » ont eu lieu lors des Assises de la Communauté centrafricaine de France et d’Europe du 23 juin 2018. Cette rencontre citoyenne qui a regroupé les Représentants des Partis et Mouvements politiques, les représentants des Associations de la Société civile ainsi que les Leaders d’opinion autour des thématiques Unité et Sécurité, témoigne, à travers la qualité des échanges, la profondeur des analyses et des conclusions, d’une prise de conscience sur la nécessité d’un sursaut national et patriotique pour sauver la République Centrafricaine qui se meurt…Et quoi de plus normal qu’une question portant sur la spécificité centrafricaine puisse être posée tout en se gardant de bien la poser et ce, afin de garantir l’unité nationale en cette période sensible de notre histoire.

Le terme « centrafricanité » est apparu dans le langage de nombre de centrafricains depuis très longtemps. Pour ma part, je l’ai utilisé à maintes reprises dans mes écrits dans les années 80. Parler de « centrafricanité » est donc antérieur au tsunami qui ravagé la République Centrafricaine en mars 2013…Et je voudrais ici, exprimer ce que signifie pour moi, ce vocable.

Il convient de rappeler que « centrafricanité » n’aurait jamais existé si Pierre Kalck et Barthelemy Boganda n’avaient pas choisi, au lendemain du référendum de 1958, l’expression République Centrafricaine pour désigner, dans un premier temps, cette entité coloniale qui vit le jour en janvier 1910, à savoir, l’Afrique Equatoriale Française (A.E.F). Ce néologisme désignera par la suite, le seul territoire de l’Oubangui-Chari.

L’engagement politique de Barthelemy Boganda l’avait conduit à siéger dès 1946 au Collège des autochtones, circonscription de l’Oubangui-Chari. Mandataire du peuple Oubanguien opprimé par les colonialistes et les négrophobes, il avait axé son programme politique sur la réalisation de l’égalité des droits, à l’époque coloniale du travail forcé, dans les domaines politique, social et économique. Le 28 septembre 1949, il mit en place le Mouvement d’Evolution Sociale de l’Afrique Noire (MESAN) pour soutenir son action politique.

L’action de ce mouvement devrait s’étendre au-delà des frontières du territoire. Sur le plan politique, il entendait « défendre la liberté du peuple africain, l’égalité entre tous les hommes, le respect de la personne humaine dans chaque Africain ». Sur le plan économique, il demandait « la mise en valeur du sol et du sous-sol africain, en vue de l’amélioration de la condition d’existence du peuple africain ». Sur le plan social, il réclamait « la création de nombreux centres d’action sociale » intégrés dans des coopératives de production et de consommation.

Comme nous pouvons le voir, aucune revendication nationalise ne figure dans le programme du mouvement politique de Barthelemy Boganda. Il y transparaît plutôt, une « africanité » dont la « centrafricanité » en est aujourd’hui la composante oubanguienne…

Je ne pense pas me tromper en affirmant que les véritables peuples autochtones de cet espace géographique que les historiens ont nommé « Anzika », devenu « Oubangui-Chari » puis, proclamé République Centrafricaine, sont les Pygmées et les N’dri. Grâce aux migrations, cet espace a été occupé par des groupes venus du Tchad, du Cameroun, des deux Congo, des deux Soudan voire même des régions du Nil en ce qui concerne les N’gbandi…Ainsi donc, les nombreux groupes claniques ont des origines transfrontalières. Serait-il erroné de dire que nous, Centrafricains, sommes tous venus d’ailleurs ?

Ces multiples ethnies centrafricaines ont en commun, en dehors de leur propre dialecte, l’usage de la langue Sangö. Au point où l’on peut dire que la spécificité centrafricaine est que toutes les tribus sont naturellement réduites au même dénominateur. Ce dénominateur commun qui est cette langue du Centrafricain, constitue un ciment intégrateur qui doit garantir l’unité du Pays. La « centrafricanité » est donc, grâce au Sangö, ce sentiment profond qu’à chaque citoyen d’appartenir à un pays riche par sa diversité culturelle et fier de son unité. C’est aussi et surtout un instrument de lutte qui doit permettre de libérer la République Centrafricaine politiquement, économiquement et socialement.

Avant la pénétration du Christianisme et de l’Islam, nous avons nos traditions, cet ensemble de pratiques, de mœurs, de connaissances, de techniques, de doctrines, d’habitudes et de doctrines qui a été transmis de génération en génération. Nous avons nos valeurs traditionnelles telles que la solidarité, le respect dû aux aînés et aux personnes âgées, la suprématie de la collectivité sur l’individu, la polygamie, l’importance capitale de la parenté ainsi que les qualités morales comme l’honnêteté, l’obéissance, la politesse, le sens de responsabilité, l’intégrité, le courage etc…

Lors des razzias esclavagistes et la traite négrière menées par les européens et les arabo-berbères, des peuplades noires ont fui à l’intérieur des terres. Dans les années 60, la République Centrafricaine a été un havre de paix, une terre d’asile pour les populations de tous les pays voisins en guerre. Elle a abrité des refugiés en provenance du Congo, du Soudan, du Cameroun, du Tchad et même de pays lointain tel que l’Ethiopie…Pays refuge et qui a ouvert grandement ses portes, la République Centrafricaine est caractérisée par une hospitalité légendaire, traduisant ainsi en acte la politique du « Zo kwè Zo » de son Fondateur.

Assumer sa centrafricanité, c’est s’inscrire dans un mouvement qui permet de se rattacher à son histoire, à ses traditions, à ses racines et garantir, au-delà des convictions religieuses, une véritable cohésion sociale. C’est enfin, s’approprier la philosophie politique de Barthelemy Boganda dans le cadre de la lutte pour le développement multiforme de la République Centrafricaine.

Je voudrais terminer cette réflexion par ce poème que j’ai intitulé « Centrafricanité ».

Centrafricanité

 

Je suis Yakomandja,

Tu es Yakomandjakaré,

Il est Yakomandjatali,

Comme certains.

 

Nous sommes Gbanziribandarounga,

Ou Sarakabalangbasi,

Vous êtes Nzakaraligbanou,

Ou Sangodagbayakpa,

Ils sont Ngbakagbayagoulambati,

 

Noirs, blancs, jaunes, rouges,

Sont des hommes et femmes,

Comme nous.

La main dans la main,

Assumons notre centrafricanité,

Ici, demain et pour toujours !

 

Un texte de :Clotaire SAULET SURUNGBA

 

Bibliographie :

 

  • Barthélemy Boganda- Elu de Dieu et des Centrafricains-de Pierre Kalck-Editions Sépia-mars 1995
  • Barthélemy Boganda-Premier Prêtre Oubanguien, Fondateur de la République Centrafricaine-de Benoît Basile Siango-Les Presses Littéraires-Bajag-Meri-Janvier 2004

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : ÊTRE CENTRAFRICAIN SANS PROFIT OU REDEVENIR FRANÇAIS COMME LE SOUS-ENTENDENT LES ACCORDS 1958 DANS LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE MANIFESTE

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Centrafrique : ÊTRE CENTRAFRICAIN SANS PROFIT OU REDEVENIR FRANÇAIS COMME LE SOUS-ENTENDENT LES ACCORDS 1958 DANS LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE MANIFESTE

 

 

 

Bangui, 29 juin 2018 (CNC) –

L’Oubangui Chari, aujourd’hui République centrafricaine était un territoire d’outre-mer, colonie française, faisant partie des quatre membres constituant l’« Afrique-Équatoriale Française », AEF.

 

Pour l’accession à l’Indépendance du Pays, le Général de Gaulle avait proposé deux mesures qu’il avait soumises au référendum en 1958, à savoir : indépendance dans la Communauté française. Était à voter « OUI » au Général de Gaulle;

indépendance totale, sortir de la Communauté française. Était à voter « NON » au Général de Gaulle.

Ainsi, le 28 septembre 1958, le peuple oubanguien avait voté « OUI » par plébiscite (98,01%) au Général de Gaulle.

C’est ainsi que l’Oubangui Chari a accédé à l’indépendance au nom de la République centrafricaine, telle qu’avait préconisé le Président Barthélemy BOGANDA.

L’indépendance de la République centrafricaine dans la Communauté française qui est simplement le prolongement de l’administration française avait suscité grandement l’espoir et l’engouement du peuple centrafricain d’une manière indescriptive; des chansons populaires de toutes sortes faisaient étalage de cette émancipation.

13 Août 1960, la République centrafricaine est indépendante

L’indépendance de la République centrafricaine a été solennellement proclamée par Monsieur DAVID DACKO, Président du gouvernement, le 13 août 1960, en présence de la Délégation française dirigée par Messieurs MALRAUX et FOYER, et des représentants des autres États de la Communauté et des puissances étrangères.

Quelques heures auparavant s’était déroulée la cérémonie de l’échange des instruments de ratification des accords d’indépendance, cérémonie au cours de laquelle Monsieur MALRAUX rappela les relations fraternelles qui ont toujours existé entre les peuples de France et la République centrafricaine, avant de lire le message du Général DE GAULE assurant la jeune République de la franche et amicale coopération de la France. Puis le Président DACKO souligna l’attachement de son pays à la Communauté et à la France, qu’il remercia pour tout ce qu’elle a fait pour la République centrafricaine.

Après la proclamation de l’indépendance, Monsieur ADAMA TAMBOUX, Président de l’Assemblée législative, après avoir rendu hommage au Général DE GAULE et à BARTHÉLEMY BOGANDA, déclara : «Nous disons à la France que nous acceptons chez nous sa présence, que nous faisons du français notre langue, que nous mettons à la disposition de ses armées cette remarquable plate-forme stratégique qu’est le Centre du Continent africain, que notre voix qui se fera entendre dans le concert des Nations se joindra toujours à la sienne pour défendre la liberté, la justice et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

« Nous voici enfin égaux en droit, disait de son côté Monsieur DACKO, répondant aux vœux de Monsieur MALRAUX, aujourd’hui, l’histoire donne raison à BOGANDA. Grâce à l’honnêteté de la France, nous accédons à cette heure historique à l’indépendance sans effusion de sang, mais dans la paix, le calme et l’amitié avec les Français ».

L’Assemblée législative de la République centrafricaine a voté à l’unanimité, le 14 août 1959, le projet de loi conférant au Président du Gouvernement, Monsieur. DAVID DACKO, les titres et prérogatives de Chef de l’État.

Les accords de coopération entre la France et la République centrafricaine ont été signés le 13 août par Messieurs DACKO et FOYER. Ces accords concernent : la participation du Nouvel État à la Communauté, la Défense, la Culture, l’Enseignement, la Monnaie et les Affaires étrangères.

Eu égard à tout ce qui précède, très rapidement la République centrafricaine a pris une déviation et rentre dans une crise, convulsion sans pareille. L’espoir et l’engouement nourris par la population qui venait de sortir de la colonisation pour une nouvelle ère politique s’estompent et volent en éclat. L’instabilité s’instaure avec ses différentes crises et crée la valse de succession des dirigeants, en guise d’alternance pour tenter de stabiliser le pays, mais hélas ! En 58 ans d’indépendance, le pays a connu successivement 10 Présidents de la République : de Barthélemy BOGANDA à David DACKO à Jean-Bedel BOKASSA à David DACKO 2 à André KOLIMGBA à Ange Félix PATASSÉ et à François BOZIZÉ, Djotodia, SAMBAPAMZA, TOUADERA …

Face à l’indécision des Centrafricains à prendre la destinée de leur pays en mains de concert avec la France telles que les accords de 1958 le prévoient, ils la délaissent sous prétexte de souveraineté qui ne profite qu’aux politiciens abandonnant le peuple. Cependant la France, garante des Institutions centrafricaines n’en déchante pas, elle se résigne à rallonger l’aide budgétaire, matérielle et la défense du territoire. Alors que nos accords ne limitent pas la France seulement à ces missions. À vrai dire, ces missions relèvent du cadre humanitaire de la politique étrangère de la France; en ce qui nous concerne, elles devraient être plus étoffées si nous avions appliqué pleinement les accords de 1958.

La chute de l’Empereur BOKASSA, les rébellions qui ont attiré des hommes en armes du Tchad, du Congo-RDC et du SOUDAN en Centrafrique, pour piller et tout emporter, des mutineries à répétions, des mouvements des Braconniers, coupeurs de route, des contrôles intempestifs des militaires ou des hommes en treillis aux barrages pour oboles, des grèves perlées, et surtout la politique affairiste des dignitaires et ses maffieux, ont plongés la RCA dans un bourbier et l’amène à se comporter en un État voyou. En ne voyant pas clairement l’ampleur de la manifestation négative des Centrafricains et de la Communauté internationale par rapport à leur attitude désinvolte, des malfaiteurs se préparent activement pour des mandats d’actions maffieuses.

La Centrafrique n’est pas une société concessionnaire des Maffieux, la France doit s’engager pleinement aux côtés de la République centrafricaine en vue de l’aider à contrôler son destin.

Attendu que cet appel n’est pas politique, mais plutôt une réaction pour alterner l’entente traditionnelle (relations bilatérales) entre la France et la République centrafricaine;

Considérant la déviation politique de la RCA est la souffrance du peuple centrafricain;

Attendu que la République centrafricaine est une ancienne colonie française;

Attendu que le peuple centrafricain a voté massivement ‘’oui’’ au général DE GAULLE au referendum de 1958 pour l’accession à l’indépendance;

Attendu que la République centrafricaine a accédé à l’indépendance dans La Communauté

Française sans effusion de sang;

Attendu que les dispositions du referendum de 1958 lient étroitement la République centrafricaine à la France en vue d’œuvrer ensemble;

Considérant la souveraineté du peuple centrafricain, qu’en cas de crise grave de l’État, il dispose du droit de faire recours à la France;

Persuadés que la France est sensible à la précarité et à la dérive de la République

Centrafricaine et qu’elle peut l’aider à retrouver la paix, la stabilité et la concorde nationale;

Convaincue que cet appel pressant des Centrafricains fait à la France est la seule voie honorable de sortie de crise de la RCA et doit être mené jusqu’à terme pour une solution pacifique et durable;

Nous Centrafricains, guidés par un patriotisme effréné de sauvegarde de notre patrie en dérive, décidons d’activer la « relance des accords de 1958 » en fin de juguler la crise actuelle en République centrafricaine.

 

Thierry Cyprien M’PONDO

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Centrafrique : Des actions efficaces pour la protection, la paix et la réconciliation demandées par une experte de l’ONU

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Centrafrique : Des actions efficaces pour la protection, la paix et la réconciliation demandées par une experte de l’ONU

 

 

GENÈVE / BANGUI, 29 juin 2018 (CNC) –

Une experte de l’ONU a appelé à une meilleure coordination et complémentarité des initiatives de paix, de justice transitionnelle et de réconciliation en République centrafricaine, après son constat d’une détérioration alarmante de la situation des droits de l’homme dans le pays.

 

”J’ai trouvé une population qui souffre de plus en plus, en proie à un sentiment d’insécurité grandissant, qui avait beaucoup d’attentes et qui commence à perdre confiance dans les acteurs de la protection”, a déclaré Mme Keita Bocoum à l’issue d’une visite de 10 jours dans le pays.

l’autorité sur le territoire centrafricain reste encore très affaiblie par les exactions violentes des groupes armés et par sa présence effective limitée”, a déclaré Marie-Thérèse Keita Bocoum, Experte indépendante des Nations Unies pour les droits de l’homme en République centrafricaine. Elle est aussi particulièrement préoccupée par l’insuffisance de cohésion, de communication et de transparence entre les acteurs oeuvrant en République centrafricaine.

”Je déplore la détérioration de la situation humanitaire et l’insécurité croissante, suite à l’opération militaire d’avril et aux événements de Bangui début mai, au cours desquels de nombreux civils ont perdu la vie et des lieux de culte ont été attaqués”.
”Je suis également choquée par le nombre croissant d’attaques contre les humanitaires et leurs équipements, et j’exhorte les autorités locales à. renforcer leur autorité légitime et à. condamner ces actes odieux”.

 

Mme Keita Bocoum a également déploré le fait que de nombreuses populations déplacées soient toujours privées de liberté de mouvement à. l’extérieur des camps, comme à. Bangassou, et souffrent particulièrement du manque d’accès aux services de santé, à. l’éducation et aux opportunités économiques.

 

”Il est crucial de renforcer la coordination des initiatives de paix et de développement et de redéployer efficacement l’autorité de l’Etat, tout en assurant l’aide humanitaire”, a souligné l’experte indépendante.

Mme Keita Bocoum encourage le Panel des facilitateurs à. considérer les appels de la population à. plus de transparence et d’inclusion dans les négociations de paix. ”Il est également important que la société civile reste dans son rôle d’observateur impartial et indépendant de l’impact des décisions politiques sur les droits de l’homme, et que les besoins des populations rurales et des femmes soient mieux entendus”.

 

Elle a appelé à. une action urgente pour coordonner et soutenir les services de justice pénale, garantir le droit à. la vérité, les réformes institutionnelles et les réparations collectives et individuelles visant à. assurer la non-récurrence des conflits.

Mme Keita Bocoum a insisté sur la nécessité d’organiser toutes ces actions dans une stratégie de justice transitionnelle centrée sur les victimes et adressant les disparités régionales. ”Il y a lieu de réfléchir sans plus tarder aux questions de réparations pour les victimes, indépendamment de l’issue des procédures judiciaires, afin de gérer les attentes et faciliter la réconciliation”. Elle encourage aussi l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi sur l’aide
légale et la préparation de dossiers solides devant les tribunaux.

Lors d’une réunion avec les représentants de la Commission nationale des droits de l’homme, Mme Keita Bocoum a regretté l’absence de budget pour ”cette institution importante”. Elle a déclaré que l’indépendance de la Commission et sa capacité à observer la situation des droits de l’homme en RCA et à en rendre compte ne peuvent être garantis sans un financement approprié. Elle a appelé les bailleurs de fonds à soutenir l’Etat dans ce sens.

Au cours de sa visite, l’Experte indépendante a rencontré des membres du Gouvernement, du Parlement, du corps diplomatique, de la société civile, des organisations non gouvernementales, des représentants des Nations Unies ainsi que des représentants des victimes et des déplacés à Bangui et Bangassou.

 

Mme Keita Bocoum soumettra ses conclusions au Conseil des droits de l’homme à Genève le 4 juillet 2018.

 

Le mandat de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme   en République centrafricaine a été créé par le Conseil des droits de l’homme le 27 septembre 2013. Mme Marie-Thérèse Keita Bocoum, ancienne professeure à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université d’Abidjan en Côte d’Ivoire, a occupé différents postes tant dans son pays qu’au sein de l’ONU. Elle a été Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme au Burundi, Représentante de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme auprès de l’UNOWA, mais également Directrice de la division droits de l’homme et Représentante de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme au Darfour._

Les Experts indépendants font partie de ce qui est désigné sous le nom des ”procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, l’organe le plus important d’experts indépendants du Système des
droits de l’homme de l’ONU, est le terme général appliqué aux mécanismes d’enquête et de suivi indépendants du Conseil qui s’adressent aux situations spécifiques des pays ou aux questions thématiques partout dans le monde. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole; ils ne font pas partie du personnel de l’ONU et ils ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants des gouvernements et des organisations et ils exercent leurs fonctions à titre indépendant._

 

 

 

Pour des informations additionnelles et des demandes des médias, prière de contacter Rosalie Billault (+41 22 9179577 / rbffiault@ohchr.org) ou d’écrire à 1e=car@ohchr.org

 

Pour des demandes de renseignement des médias concernant d’autres experts indépendants, prière de contacter Jeremy Laurence, ONU Droits de l’homme— Unité Média (+41 22 917 9383 jlaurence@ohchr.org)

 

Cette année 2018 est la consécration du 70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée par l’ONU le 10 décembre 1948. La Déclaration universelle, traduite en un record mondial de 500 langues, part du principe que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Ce message reste aujourd’hui essentiel pour chaque individu, chaque jour. En l’honneur du 70ème anniversaire de ce document au caractère extraordinairement précieux, et afin d’empêcher l’érosion de ses principes vitaux, nous exhortons tous les êtres humains, partout dans le monde, à se lever pour les droits de l’homme :_www.standup4hurnanri.:htsoorg

 

 

Avec Relief Web (RW)

République démocratique du Congo : les États-Unis et l’église maintiennent la pression sur le Président Kabila.

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République démocratique du Congo : Les Etats-Unis et l’Eglise maintiennent la pression sur le Président Kabila

 

 

 

Kinshasa, 29 juin 2018 (CNC) /

Les Etats-Unis et la puissante Eglise congolaise, tout comme l’ONG Human Rights Watch, ont invité le président Joseph Kabila à quitter le pouvoir comme prévu à l’issue des élections prévues en décembre en République démocratique du Congo, où le chef de l’Etat devrait s’exprimer ce vendredi soir.

 

”Le Président Kabila peut devenir un héros dans l’histoire congolaise, s’il façonne, en décembre de cette année, le premier transfert pacifique, crédible et démocratique du pouvoir de son pays”, a déclaré mercredi la chargée d’affaires américaine Jennifer Haskell, lors d’une réception à l’occasion des fêtes d’indépendance du Congo (30 juin) et des Etats-Unis (4 juillet).

 

”Sauvons le processus électoral”, a lancé vendredi la conférence épiscopale (Cenco). Elle a rappelé que la Constitution actuelle interdit à l’actuel président de la République de briguer un troisième mandat.

 

 ”A son excellence monsieur le président de la République, nous demandons d’assumer ses responsabilités devant la Nation”, a poursuivi le porte-parole de la Cenco, l’abbé Donation Nshole à l’issue d’une assemblée plénière des évêques.L’épiscopat a demandé à la commission électorale ”de publier au plus tôt les
listes provisoires qui pourront rassurer que les 6,7 millions d’inscrits sans empreintes digitales ne sont pas des personnes fictives”.

Parmi les autres écueils qui menacent le processus électoral, l’épiscopat s’est inquiété de ”l’absence de consensus” autour de la machine à voter, rebaptisée ”machiner à tricher” par l’opposition 

Muet depuis sa conférence de presse du 26 janvier, le président Kabila doit s’exprimer vendredi soir à la veille du 58e anniversaire de l’indépendance de l’ex-Congo belge, dans un message pré-enregistré à la télévision publique, a indiqué son cabinet.

 

Le président doit aussi s’exprimer d’ici au 20 juillet devant le Congrès du Parlement. Puis viendra la période cruciale du dépôt des candidatures (24 juillet-8 août).

”Le président Kabila devrait assurer un vote crédible en respectant la Constitution”, a déclaré dans un communiqué l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW). ”La répression persiste à l’approche des échéances électorales”, s’inquiète l’ONG.

 

 

 

Avec AFP

Centrafrique : soldats FACA admis à la retraite, la bourde de l’État-major qui pourrait coûter cher à l’État.

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Des civils applaudissent un soldats FACA à Obo. AFP photo.

 

 

Centrafrique :   soldats FACA admis à la retraite, la bourde de l’État-major qui pourrait coûter cher à l’État.

 

 

Bangui, 29 juin 2018 (CNC) /

Admis à la retraite depuis le début d’année 2018, certains soldats et officiers de l’armée nationale, actuellement déployés sur le terrain, pourraient, juridiquement parlant, facturer par jour leur service à l’État s’ils se trouvent encore en mission au-delà du délai prévu par la loi.

 

En effet, selon nos informations, une dizaine des soldats FACA déployés en province, notamment à Amdafoc, Obo et ailleurs, sont depuis mars 2018 admis à la retraite et se trouvent jusqu’à ce jour sur le lieu de leur mission alors que le delai libérable prévu par la loi expire depuis le mois de main dernier.

Contacté par CNC, un avocat du barreau centrafricain pointe du doigt le gouvernement et l’État-major dans ce qu’il qualifie de « bourde monumentale ». Pour lui, l’État centrafricain pourrait payer à chaque soldat retraité encore en mission   une importante somme d’argent à titre de frais de consultation si la justice est saisie par les intéressés.

Joint au téléphone, l’un des FACA mis à la retraite en début d’année et qui se trouve actuellement au nord du pays se dit vraiment outré par l’attitude de leurs chefs qui ne se soucient guerre de leur situation, d’autant plus que leur famille se trouve à Bangui sans aucun moyen financier pour leur subsistance.

Selon lui, ils sont actuellement largement en retard dans le suivi de leur dossier de retraite au ministère alors que leurs collègues sur la même liste qu’eux avancent déjà.

Au ministère de la Défense, comme à l’État-major, nous avons tenté en vain de les joindre et  nos nombreux appels sont restés sans suite au moment où nous rédigeons cet article.

En attendant la suite, nous reviendrons sur cette affaire la semaine prochaine avec plus de détails.

 

Un texte de : Anselme Mbata, Cnc.

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : UNE PARTITION QUI NE DIT PAS SON NOM

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CENTRAFRIQUE : UNE PARTITION QUI NE DIT PAS SON NOM

  

 

Bangui, le 29 juin 2018 (CNC) /

 

EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, DES CALIFATS EN GESTATION ?

 

          Le nord et le nord-est du pays sont sous administration rebelle. Les ex-Sélékas à majorité musulmane tiennent le haut du pavé à Bria et NDélé. Les Antibalakas chrétiens leur résistent et les affrontent dans des combats sanglants.

          Mais ils règnent presque sans partage, quasiment en maîtres absolus. Gendarmerie, sous-préfecture, douanes et services annexes sont occupés et administrés par le sulfureux Noureddine Adam et ses mercenaires, tchadiens et soudanais. Les Chinois et les Russes, pour avoir l’autorisation de prospecter le pétrole et d’exploiter les mines d’or et de diamants, s’adressent aux rebelles, à qui ils demandent une protection. Les droits d’exploitation sont fixés par les Sélékas, qui encaissent les sommes dues. S’adresser aux rebelles, en ignorant le pouvoir légal, c’est donner, en fait, une indécente légitimité aux insurrectionnels.

 

          Devant toutes ces incongruités et ces bras d’honneur faits au gouvernement, on attendrait une réaction de sa part. Mais il ne se fait pas entendre et se barricade dans Bangui. On a la détestable impression que le gouvernement Sarandji 2 se prépare, en secret, à céder aux revendications des rebelles, c’est-à-dire l’impunité et le partage du pouvoir. C’est inacceptable.

          Il est à craindre que les puissances étrangères impliquées en Centrafrique, pour préserver leurs intérêts et s’extirper du guêpier, n’aient déjà reconnu le pouvoir des ex-Sélékas sur les provinces qu’ils occupent. Partant, on semble donner une légitimité à des dissidents hors-la loi.

          Le pouvoir centrafricain, en tout cas, donne des signes d’inquiétude. Devant le rideau, on fait croire que tout va bien, pour éviter d’alarmer des populations profondément déroutées. Mais les proches du pouvoir préparent déjà leurs arrières. Voici venu le temps des reniements, des lâchetés, des trahisons et des changements de camps. Les Judas, prêts à tous les reniements, se préparent à donner « le baiser de la mort » au président Touadera. Le nettoyage des écuries d’Augias que sont devenus le gouvernement et la présidence, avec leur pléthore de conseillers inutiles mais prédateurs, est inévitable. Le président Touadera doit savoir que les trahisons viendront de ses amis, parce que l’amitié en politique, c’est comme un pot de miel qui attire les abeilles : quand le miel vient à manquer, elles disparaissent !

  

LE MAGOT DES SÉPARATISTES

 

          Des commerçants illégaux, venus du Tchad et du Soudan, s’enrichissent en organisant des circuits commerciaux. Bria et N’Délé  sont alimentées par des marchandises de contrebande en provenance de Ndjamena et de Khartoum – sans oublier les armes qui affluent de ces mêmes capitales et alimentent de gigantesques marchés à ciel ouvert.

          Les principales ressources des rebelles sont l’or et le diamant qu’ils vendent aux pétromonarchies du Golfe qui dépêchent des acheteurs sur place. De lourds soupçons pèsent aussi sur certains éléments de la Minusca et des forces internationales qui se livreraient au trafic des pierres précieuses. C’est ainsi que les chefs de l’ex-Séléka se bâtissent des fortunes insolentes.

          Le glas semble avoir sonné la fin d’une République Centrafricaine Démocratique, Une et Indivisible. Et cet état de fait intolérable ne semble pas émouvoir les autres nations. La RCA n’est-elle pas, pourtant, un pays souverain, membre de l’ONU ?

         Le magot des rebelles s’est constitué à cause de l’incompétence et de l’impuissance du gouvernement. A cause aussi des turpitudes de la MINUSCA, qui a échoué dans sa mission de recherche de la paix et de la protection des populations. La République Centrafricaine vit dans un statu quo ourdi par les puissances étrangères et l’ONU. Le Conseil de Sécurité, en décrétant un embargo injuste sur les armes à destination de la RCA, a livré le pays des Bantous aux rebelles et aux mercenaires.

          Quant au gouvernement, il donne l’impression de chercher uniquement à sauver sa tête. La dimension du chaos dans lequel est plongé le pays semble échapper à ses dirigeants.

          Pour que la RCA survive, il faut qu’elle cesse de danser au-dessus de l’abîme. Sans l’engagement de tous les Centrafricains, sans leur détermination à affronter les séditieux, le pouvoir risque de disparaître avec le pays. Le gouvernement doit consulter le peuple et l’associer au combat contre les rebelles. Le temps presse. Il faut que le gouvernement prenne des initiatives urgentes et fortes.

          Non à la partition ! Non à l’impunité pour les criminels de guerre et les auteurs de crimes contre l’humanité ! La réconciliation oui, mais pas à n’importe quel prix ! Les bandes armées devront d’abord répondre de leurs crimes, qui ont fait tant de victimes.

 

                                                             

Un texte de : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

Copyright2018CNC.

 

 

 

Centrafrique : Table Ronde Consacrée à la restauration de l’autorité de l’État par le redimensionnement et le déploiement des Forces de Défense et de Sécurité

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Centrafrique : Table Ronde Consacrée à la restauration de l’autorité de l’État par le redimensionnement et le déploiement des Forces de Défense et de Sécurité

 

Bangui, 29 juin 2018

 

MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE
SERVICE DE COMMUNICATION
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Une Table Ronde consacrée à la restauration de l’autorité de l’État par le redimensionnement et le déploiement des Forces de Défense et de Sécurité est organisée les 4 et 5 juillet 2018 dans la salle de conférence de la CEMAC. Cette Table Ronde constitue une étape nécessaire pour mettre en œuvre le Plan National de Défense et le Plan Global de Redimensionnement et de Redéploiement des Forces de sécurité intérieure qui sont indispensables au rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire et à la mise en place d’outils de défense et de sécurité intérieure républicains et inclusifs.

La réforme du secteur de la sécurité, de l’institution judiciaire, de la lutte contre l’impunité, et la réconciliation nationale sont au centre du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) approuvé par le Gouvernement centrafricain pour la période 2017 – 2021. Malgré les efforts consentis par l’État avec l’appui de la communauté internationale, force est de constater les déficits en financements permettant d’adresser cette urgence nationale.

C’est pourquoi, la Table Ronde permettra aux autorités centrafricaines de présenter à la Communauté Internationale les progrès réalisés dans les secteurs de la sécurité, de dresser un bilan des actions menées jusqu’à présent, de susciter la participation et le soutien des Partenaires Techniques et Financiers, et de déterminer les ressources financières nécessaires en appui à l’action de l’État.

L’évènement est organisé conjointement par le Ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée et le Ministère de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique et regroupera quelques 200 représentants des Partenaires Techniques et Financiers et des autorités nationales. Il devra aboutir sur un engagement ferme du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre des Plans de déploiement des FACA et de redimensionnement et de redéploiement des FSI.

 

Centrafrique : Kétté-Gala, une plateforme électronique de commande et de livraison express.

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Centrafrique :KéTé-GALA : Une plateforme électronique   de commande  et de livraison express

Bangui, 29 juin 2018 (CNC) /

 

Elle a été conçue pour faciliter l’échange entre acheteurs et vendeurs à travers un espace numérique intéractif  et intégré.

 

Le terme “Kété Gala”, en langue centrafricaine signifie “Petit marché” ou “Small Market” en anglais.

Elle offre les possibilités suivantes:

Possibilité de commander des produits en ligne et de se faire livrer à domicile ou à une destination indiquée pour les compatriotes de la diaspora.

  • Possibilité de commander des produits par appel téléphonique et se faire livrer à dommicile ou à une destinatination indiquée.
    • Possibilité de paiement à partir de notre Wallet M-Paiement; téléchargeable sur Google Play Store. Le “Wallet” est réchargeable au niveau de toutes les boutiques affiliées à la plaforme Kété Gala.
    • Possibilité de paiement par Cash.
    • Possibilité de paiement par Carte bancaire.

 

Concepteur

 

JMoustapha, Informaticien Analyste Programmeur et intégrateur de solutions & systémes embarqués.

 

Motivation

 

Nous avons créé cette plateforme pour apporter une solution au problematique sur les échanges des biens et services en Centrafrique. J’ai personnellement contribué au developpement de la plateforme W@ri qui est une solution de   transfert d’argent et paiement électronique et qui est connu mondiallement avec 600 points de vente donc je me suis dis pourquoi pas reproduire le même concepte en République centrafricaine . Par contre , la priorité est autre dans le cas en RCA, a cause de l’insécurité et de son enclavement.La venue de la fibre optique est considéré pour nous comme une aubaine qu’il faut saisir pour créer de l’emploi pour les jeunes en dématérialisant certaines activités.Kété Gala est pour nous une gateway ou des petits besoins de dématerialisation identifés y seront plugues   pour constituer au fur et a mesur un ecosysteme  numérique ou tous peuvent se faire a travers elle.

 

Centrafrique : communiqué de presse du MLPC sur son passage au statut de membre de plein droit de l’internationale socialiste.

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Centrafrique : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MLPC sur son passage au statut de membre de plein droit de l’internationale socialiste.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) porte à la connaissance de l’opinion Nationale et Internationale que lors de la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste (IS), tenue les 26 et 27 Juin 2018 à Genève en Suisse, notre Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a été élevé au rang de membre de plein droit de cette organisation mondiale.

Cette admission au statut de membre de plein droit de la grande famille progressiste internationale est une reconnaissance de l’engagement sans faille du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) aux côtés des forces progressistes et socialistes du monde entier.

Aujourd’hui plus que jamais engagé aux côtés des populations centrafricaines, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) invite ses militantes et militants à plus de détermination et d’abnégation dans la lutte pour une nation centrafricaine unie et prospère.

Le Bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) saisit également cette occasion pour remercier tous les Partis et organisations de la grande famille progressiste et socialiste qui ont soutenu notre parti dans sa démarche d’accession au statut de membre de plein droit de l’Internationale Socialiste.

 

Tous Unis, nous vaincrons.

Bangui, le 28 Juin 2018

Le Secrétaire Général

 

 

 

Maître Etienne MALEKOUDOU

DECLARATION N°002/18 DU KNK RELATIVE A LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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DECLARATION N°002/18 DU KNK RELATIVE A LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Depuis quelques mois, notre pays connaît un regain de violences sans précédent. De l’Est au Nord-Ouest en passant par le Centre du pays, les groupes armés ainsi que des mercenaires ont réussi à imposer leur “impérium” et se livrent à des massacres de populations civiles, des violations inadmissibles des droits de l’homme et à la prédation des ressources naturelles.

C’est dans ce contexte infernal que des extrémistes, retranchés dans l’enclave du PK5, se sont livrés à une barbarie terroriste contre des fidèles réunis lors de la célébration de la fête de Saint Joseph, le 1er Mai dernier à la Paroisse Notre Dame de Fatima.

Le bilan de cette folie meurtrière s’est élevé à plus d’une centaine de blessés et plusieurs dizaines de victimes dont le Prêtre Albert TOUNGOUMALE BABA, froidement abattu.

Dans la foulée des évènements de Fatima, des actes de “Vendetta” ont été commis dans le 2e Arrondissement de Bangui suivis de la destruction de la Mosquée de Lakouanga.

Cette préoccupante recrudescence de l’insécurité met à nu l’incapacité aussi bien des Forces de Sécurité Intérieures (FSI) que de la Minusca, munie d’un mandat onusien, à travers notamment la résolution 2149 sous chapitre 7 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et dotée de plus de 10.000 casques bleus ainsi que des moyens logistiques conséquents avec pour missions principales : la protection des civils, la restauration de l’autorité de l’Etat ainsi que les tâches de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des éléments étrangers.

La MINUSCA n’a plus de crédibilité aux yeux de la population” avait asséné Roland MARCHAL, Chercheur au Centre de Recherches Internationales des Sciences Politiques de Paris.

De son côté, la Journaliste Maria MALAGARDIS du quotidien français Libération avait publié un article sous le titre : “La Mission de l’ONU n’est plus crédible aux yeux de la population centrafricaine“.

Présenté comme la panacée, le DDR-R n’a pas apporté les résultats escomptés au regard du niveau de dégradation de la situation sécuritaire. Ce qui démontre, à suffisance, les limites du schéma gouvernemental de sortie de crise qui a consisté, jusqu’à présent, à ne prioriser seulement le dialogue qu’avec les groupes armés à travers la mise en œuvre du processus DDR-R.

En outre, quelques indicateurs socio-économiques révèlent la grave et dramatique situation humanitaire à laquelle fait face une partie de la population centrafricaine. Selon les chiffres, on note :

  • Plus de 577.000 réfugiés centrafricains dans les pays voisins ;
  • Plus de 669.997 déplacés internes dont près de 50.000 à Bangui ;
  • Près de 2.500.000 personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence ;
  • Près de 63% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté.

A cela s’ajoute, un inquiétant isolement diplomatique de notre pays comme l’attestent des faits tels que :

  • Le refroidissement des relations entre la RCA et la GUINEE EQUATORIALE suite à l’implication de certains ressortissants centrafricains dans l’affaire du Coup d’Etat manqué contre les Autorités de Malabo ;
  • L’évasion de la prison du Camp de ROUX d’Officiers rebelles congolais qui a provoqué l’ire des Autorités de la République démocratique du Congo ;
  • La délocalisation du siège de la CEMAC à Malabo ;
  • L’annonce du retrait prochain du contingent Gabonais de la MINUSCA ;
  • L’assassinat d’un Diplomate soudanais à Bangui, etc.

Après un moment de silence et craignant sans doute un effet de contagion de la crise centrafricaine dans la Sous-Région, la FRANCE vient de se réapproprier la gestion du dossier centrafricain à travers deux (2) initiatives majeures :

  1. La déclaration faite par le Porte-parole du Quai d’Orsay (Ministère des Affaires Etrangères) en date du 23 Mai 2018 dans laquelle, il a affirmé : La France encourage l’ensemble des acteurs centrafricains à agir dans un esprit d’unité et de réconciliation nationale. Elle soutient les efforts entrepris pour y rétablir la sécurité et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et appelle à la mise en œuvre rapide du processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement.
  2. La tournée diplomatique que vient d’effectuer Mr Jean Yves Le DRIAN Ministre français des Affaires Etrangères dans certaines capitales africaines dont le choix ne doit rien au hasard. Il s’agit de Brazzaville, N’Djamena et de la capitale éthiopienne qui abrite le siège de l’Union Africaine, désormais placée en avant-garde dans la gestion de la crise centrafricaine.

Car, il n’est un secret pour personne que le règlement de la crise centrafricaine dépend en grande partie de l’implication des Présidents congolais et tchadien.

Sur le plan financier, les recettes intérieures sont globalement insuffisantes en raison de l’insécurité et ne peuvent suffire à couvrir les charges régaliennes : paiements des salaires, pensions, bourses et autres dépenses prioritaires. Cette situation place le Gouvernement dans un besoin pressant de faire recours aux Facilités de Crédit Rapide (FCR) du FMI. Une telle dépendance financière renferme de potentiels risques de conflits sociaux en cas de refus de la part des Institutions financières de Bretton Woods ou de l’Union Européenne d’accéder à des demandes de décaissements. A propos de risques de conflits sociaux, la récente grève observée dans les régies financières est une alerte à prendre très au sérieux.

Dans ces moments difficiles que la République Centrafricaine traverse, notre formation politique et son Leader François BOZIZE YANGOUVONDA, tout en réaffirmant notre soutien au Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA et au Gouvernement :

  1. Invitons l’Exécutif à faire preuve d’inventivité voire d’agressivité diplomatiques pour sortir notre pays de son isolement ;
  2. Apportons notre soutien sans réserves à l’Initiative Africaine de Paix et de Réconciliation en RCA sous l’égide de l’Union Africaine ;
  3. Exhortons le Médiateur International dans la crise centrafricaine S.E Denis SASSOU N’GUESSO, au nom de la solidarité africaine en général et des valeurs bantoues en particulier, à se ré-investir dans la gestion de la crise centrafricaine comme il avait su le faire, à l’époque, dans la partie australe de notre continent avec succès ;
  4. Exhortons également S.E Idriss DEBY ITNO, Président du TCHAD, fin connaisseur de la crise centrafricaine et des différents acteurs, Président en exercice de la CEMAC à œuvrer à la stabilisation de la situation en RCA ;
  5. Apprécions, à sa juste valeur, la volonté clairement affichée d’une reprise en main du dossier centrafricain par notre partenaire privilégié, la FRANCE, qui avait su agir, en son temps, au MALI. Ce qui avait permis d’éviter la propagation de la peste djihadiste dans ce pays et dans la Sous-Région d’Afrique de l’Ouest.

Aux termes de cette analyse sur la situation de la République Centrafricaine, il apparait clairement que toutes les initiatives extérieures de règlement de la crise centrafricaine ne sauraient se substituer ni à la volonté ni à la responsabilité des acteurs centrafricains eux-mêmes pour faire sortir notre pays de l’actuel engrenage mortifère.

Evoquant le rôle qui incombe aux acteurs nationaux dans le règlement des crises sur le continent africain, l’Ancien Secrétaire Général des Nations Unies S.E Kofi ANNAN affirmait : “La paix et la sécurité ne peuvent être imposées de l’extérieur. La responsabilité première en revient aux dirigeants des pays concernés“.

 

 

Fait à Bangui, le 28 Juin 2018

 

 

Pour le Bureau Politique

 

Honorable Bertin BEA,

Secrétaire Général,

Ancien Ministre

Cameroun : 10 milliards de francs CFA pour plus de 300 PME.

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Cameroun : 10 milliards de Fcfa pour plus 300 PME

 

 

Yaoundé, 29 juin 2018 (CNC) /

Le ministre des finances, Louis Paul Motaze a expliqué dans un communiqué publié hier à Yaoundé que cet argent rentre dans le cadre de lapuration de la dette intérieure.

Sur instruction du président Paul Biya, le ministère des finances a débloqué 10 milliards de Fcfa au bénéfice des Petites et Moyennes entreprises (PME). Ces PME avaient effectués des prestations de services auprès de l’Etat.

Mais depuis plusieurs mois l’Etat n’avait pas réglé leurs factures. Le communiqué du ministre Louis Paul Motaze précise que les 10 milliards de F seront imputé dans le budget  de l’exercice 2018.

Selon Louis Paul Motaze, ce paiement intervient après l’inventaire du Minfi sur les prestations réalisées par les PME entre les exercices budgetaires de 2013 et 2017. Cet inventaire a été fait conjointement par le ministère des finances et la direction générale du Budget.

Elle a permis de repérer un grand nombre de PME ayant réalisée des prestations auprès des pouvoirs publics. On parle ici précisément de 303 PME. C’est donc pour satisfaire le maximum de prestataires que le gouvernement a revu à la hausse l’enveloppe allouée à cette rubrique.

Rappelons que le montant ici est passé de deux milliards à 10 milliards de F. le paiement de ces prestations constitue donc une véritable bouffée d’oxygiène pour la plupart de ces entreprises étaient au bord de l’asphyxie.

 

Un texte de N. Mballa pour CNC.

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Centrafrique : extradition sur Bangui du chef criminel Anti-balaka Pino-Pino et ses hommes arrêtés en République démocratique du Congo (RDC).

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Centrafrique : extradition sur Bangui du chef criminel Anti-balaka Pino-Pino et ses hommes arrêtés en République démocratique du Congo (RDC).

 

 

Bangui, 28 juin 2018 (CNC) /

 

Arrêtés le mois dernier dans une petite commune de la République démocratique du Congo (RDC) proche de la frontière centrafricaine vers Bangassou, le Chef de gang et général de la milice Anti-balaka Pino-Pino et 37 de ses hommes viennent d’être extradés sur Bangui.

 

Selon nos informations, c’est depuis avant-hier mardi 26 juin  qu’une équipe mixte des forces de sécurité intérieures séjourne au Congo démocratique pour ficeler les derniers points nécessaires à l’extradition du général Anti-balaka Pino-Pino et une dizaine de ses hommes arrêtés également par des forces de sécurité congolaise à la frontière.

Finalement ce mercredi vers midi, le général Anti-balaka Pino-Pino et 37 de ses éléments sont arrivés sur le sol centrafricain et  immédiatement transférés à la SECTION DES RECHERCHES ET D’INVESTIGATION (SRI) pour nécéssité d’enquête  avant leur probable incarcération prochaine à la prison militaire de camp de Roux.

Rappelons que Pino-Pino a débuté sa carrière criminelle dans la milice Anti-balaka de Damala, une localité au nord de Bangui avant de rejoindre celle de Boali puis Bakouma et Bangassou.

À Bangassou, chef lieu deMbomou, au sud-est de la RCA.  l’homme devient intouchable et sans pitié par ses actes. Il a d’ailleurs fait assassiner ses propres amis chefs Anti-balaka en 2017 avant d’être lui-même pourchassé par une autre faction de la milice dans la commune de Bema. Dans sa fuite, l’homme saute sur une pirogue et traverse le fleuve Oubangui pour rejoindre l’autre côté de la rive avant d’être arrêté par la police congolaise avec 37 de ses hommes qui ont eux aussi pris la poudre d’escampette.

Cité dans de nombreux cas de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, Pino-Pino va désormais faire face à la justice de son pays pour des actes qui lui ont été reprochés.

 

Par : Anselme Mbata, CNC.

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Centrafrique : Herve Herhoosel annonce son départ de la Minusca.

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Photo profil twitter de monsieur Herve Herhoosel

 

Centrafrique : Herve Herhoosel annonce son départ de la Minusca

 

 

Bangui, 28 juin 2018 (CNC) /

 

Le directeur de la communication de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique a fait cette annonce aujourd’hui à partir de son compte Tweeter.

 

Après de nombreuses années de bons et loyaux services, le directeur de la communication de la Minusca pense à son retrait. Absent de la Centrafrique pour des raisons de santé, c’est à partir de son compte Tweeter qu’Herve Herhoosel a annoncé son départ de la Minusca.

Néanmoins, le patron de la communication de la Minusca promet qu’il reviendra en Centrafrique dans un futur proche. Cette fois-ci, Herve Herhoosel promet qu’il sera de retour avec des projets personnels. Dans son tweet, il ne manque pas de gratifier les populations pour leur hospitalité. Et indique que ce pays qui lui a beaucoup appris va même lui manquer.

Rappelons que depuis la mise sur pieds de la Minusca, c’est Hervé Herhoosel qui était aux commandes de la com’. Les journalistes centrafricains, retiennent de lui l’image d’un professionnel aguerri. Mais aussi d’un homme sympathique, accessible, capable d’apporter son aide où besoin se fait ressentir.

L’annonce de son départ ne laisse pas les professionnels de la presse centrafricaine indifférente. Car ceux-ci ont également beaucoup appris de lui.  Herve Herhoosel s’est toujours bien comporté envers eux. Mais comme lui-même il l’a dit implicitement, son départ n’est que temporaire. Certainement qu’il s’agit d’un repli stratégique.

 

Par : N. Mballa pour CNC.

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Rwanda : Volkswagen s’installe.

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Rwanda : Volkswagen s’installe

 

 

 

Bangui, 28 juin 2018 (CNC) /

 

D’après le site rwandais New Times, le constructeur allemand d’automobile démarre ses activités dans les prochain mois.

Le constructeur allemand d’automobile Volkswagen est déjà implanté au Rwanda. D’après le site rwandais New Times, cela n’est plus qu’une question de temps pour que démarre l’assemblage des voitures.

A en croire le journal, le constructeur a déjà déboursé 20 millions de dollars pour son usine. Il prévoit assembler au moins 5000 voitures par an. De plus en s’implantant au Rwanda, le constructeur entend faire de ce pays un point de vente en Afrique.

A cet effet Volkswagen a déjà prévu un centre de formation. Il faut ici l’unité d’assemblage des véhicules Volkwagen va générer de milliers d’emplois directs et indirects.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Afrique : les investissements étrangers sont-ils un instrument de domination ?

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Afrique : les investissements étrangers sont-ils un instrument de domination ?

 

 

Bangui, 26 juin 2018 (CNC) /

Dans cette perspective, les Africains doivent-il continuer à voir dans les investissements directs étrangers (IDE) un outil de domination occidentale ?

 

Dans l’actualité africaine, on assiste à la montée du nationalisme qui se nourrit quelques fois des idées reçues sur la présence étrangère. Certains s’offusquent du fait que des puissances étrangères disposent des intérêts en Afrique. Or, quoi de plus normal ! Sur le plan géopolitique et/ou géostratégique, tout pays émancipé dispose des intérêts à l’étranger.

On ne s’imagine plus une vie en autarcie ; une société dans laquelle aucun intérêt étranger ne serait admis. La confusion inquiète lorsque la présence d’un intérêt étranger est considérée comme étant la manifestation de l’impérialisme. Dans cette perspective, les Africains doivent-il continuer à voir dans les investissements directs étrangers (IDE) un outil de domination occidentale ?

Des idées reçues et des amalgames

 Les IDE sont des flux de capitaux étrangers réalisés dans un pays pour développer une activité économique. Cela intègre la multinationalisation des entreprises qui passe soit par la création de filiales, la fusion des entreprises,
l’acquisition des parts, les prêts et emprunts intra-groupes ou toute autre relation financière.

En réalité, chaque pays a besoin de capitaux pour financer son développement et les IDE en sont une source par excellence, sans oublier le transfert de technologie et de bonnes pratiques. C’est ainsi que les pays bien gouvernés investissent continuellement dans l’amélioration de l’attractivité de leurs territoires. Le problème est que lorsqu’on parle de multinationales en Afrique, les gens pensent automatiquement au pillage et rappellent le passé sulfureux de certains grands groupes comme Elf ou Bolloré actuellement mis en examen en France.

A cause de cette mauvaise image, les IDE sont considérés comme un moyen qu’utilisent les puissances étrangères pour maintenir leur hégémonie en Afrique. La méthode serait de contrôler la politique pour mieux contrôler l’économie et le commerce. Quand ces multinationales s’intéressent à des secteurs sensibles comme le fichier électoral, le fichier des citoyens, l’eau, l’électricité, le transport aérien, la téléphonie, plusieurs africains n’en veulent pas car y voyant du néocolonialisme, source du malheur du continent. Pourtant, il faut faire la part des choses. Ce n’est pas parce que tout était bon pour le colon auparavant qu’il faut rejeter tout ce qui vient de l’étranger.

Ce qu’il faut comprendre

 Certes, les IDE sont entachés par des problèmes qu’il convient de résoudre, mais ne constituent pas pour autant une menace pour la souveraineté nationale. Le premier de ces problèmes se trouve au niveau de la qualité des investissements attirés. Les pays bien gouvernés attirent des « investissements rares » en référence à ce que l’on ne retrouve pas sur leurs territoires et à ce qu’ils visent pour leur émergence.
En Afrique, les pays mal gouvernés comme ceux du pré-carré français attirent des investissements dans des secteurs à plus-value faible et très peu créateurs de richesses comme ceux de la distribution ou de l’exportation des produits bruts. Cette mauvaise orientation des investissements est le reflet du manque structurel de diversification des économies d’accueil qui crée ce biais dans l’allocation sectorielle des IDE. Ce faisant, la concentration des IDE dans les industries extractives limite leur impact en matière de création d’emplois car ce type d’industries est intensif en capital et souvent enclavé par rapport au reste de l’économie avec peu d’effet d’entraînement.

Un autre problème que l’on doit relever est l’absence de transparence. Les conditions d’entrée et d’exercice sur le marché de plusieurs multinationales restent opaques et non-transparentes. En l’absence ou en manque de communication, les spéculations vont bon train sur la présence des investisseurs étrangers en Afrique. Ainsi, l’on soupçonne le montant des investissements annoncés, la contrepartie politique, les privilèges accordés, etc.

De nos jours, il est inadéquat de ne pas communiquer largement sur la présence étrangère en Afrique. Sur le chemin de la démocratie, le citoyen est souverain et dispose d’un droit de regard sur la gestion de la chose publique. Il est donc légitime qu’il cherche à savoir ce que l’investisseur apporte et ce que le gouvernement de son pays offre en retour ; il est légitime de vouloir savoir si son pays gagne ou perd dans le cadre de ses échanges avec l’étranger. C’est une question de droit à ne plus violer : le droit à l’information.

Enfin, le manque de libre compétition de certaines entreprises étrangères sur le marché est nuisible à l’image des IDE. Beaucoup d’entreprises arrivent dans des avions présidentiels lors des visites d’Etat et s’installent dans le cadre des accords de coopération qui ne respectent toujours pas la liberté économique des Etats africains. Or de nos jours, des pays d’Afrique ne peuvent plus continuer à être la chasse gardée de certaines puissances étrangères.
Le continent doit ouvrir ses économies à la concurrence et user de son droit de choisir pour accueillir la meilleure offre de partenariat pour le développement. L’absence de libre compétition donne l’illusion que les entreprises étrangères n’ont aucun apport à l’économie locale. L’illusion est qu’elle vient essentiellement tirer profit du continent en pillant ses ressources.

Or, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) indique que l’Afrique a attiré plus de 49 milliards de dollars d’investissements étrangers directs (IDE) en 2017. Selon le cabinet Amadeus, l’Afrique devrait brasser au total jusqu’à 144 milliards d’IDE à horizon 2020. Sur le principe, un tel montant représente une manne ou mieux, un capital important pour l’économie locale. Toutefois, il reste à réussir son orientation dans des secteurs créateurs de richesses.

Somme toute, les citoyens africains ne devraient pas contester l’afflux des IDE, mais leur qualité. L’enjeu de qualité des IDE est la responsabilité partagée entre les investisseurs étrangers et les gouvernements locaux qui doivent améliorer leur gouvernance, offrir un climat des affaires favorable et alléger la pression réglementaire et fiscale sur les secteurs créateurs de richesses.

 

 

Un texte de :  Louis-Marie Kakdeu.

de Libre Afrique

Centrafrique : discours en visioconférence du général de brigade MAIO, commandant de l’EUTM RCA et Moussa NÉBIÉ, représentant spécial de l’Union Africaine devant le conseil de sécurité de l’ONU.

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Visioconférence du général MAIO, commandant de l’EUTM et Moussa NÉBIÉ, représentant spécial de l’Union Africaine avec le conseil de sécurité de l’ONU le 21 juin 2018.

 

 

Centrafrique : discours en visioconférence du général de brigade MAIO, commandant de l’EUTM RCA et Moussa NÉBIÉ, représentant spécial de l’Union Africaine devant  le conseil de sécurité de l’ONU.

 

 

Discours du général de brigade MAIO, Commandant la mission EUTM RCA.

 

Bonjour. Je suis le général de brigade MAIO, commandant de la Mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA). Je vous suis reconnaissant d’avoir l’opportunité d’évoquer le redéploiement des Forces Armées centrafricaines (FACA) et le soutien opérationnel et logistique requis par la Minusca.

EUTM1 contribue à la réforme du secteur de la Défense, dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité coordonnée par la MINUSCA. Notre mandat en République centrafricaine comprend: •   une offre de conseil stratégique, d’éducation et de formation au ministère de la Défense et aux Forces

Armées centrafricaines ; •   l’assistance aux autorités centrafricaines en vue de la modernisation des FACA, en tant que Forces

Armées autonomes, crédibles, responsables, ethniquement équilibrées et sous contrôle démocratique.

EUTM RCA achève actuellement son premier mandat de deux ans. Lors de celui-ci, nous avons formé ou validé près de 3 000 soldats, dont 3 bataillons d’infanterie. Les États-membres de l’UE vont bientôt décider de la reconduction de notre mandat, pour deux ans. Ce renouvellement nous permettra d’une part de poursuivre notre mission de formation en élargissant notre zone de mission à un nouveau centre de formation à BOUAR, d’autre part de soutenir les Forces de sécurité intérieure (FSI).

Le mandat de l’EUTM RCA établit la nécessité d’une coordination étroite avec la MINUSCA2 et fixe notre rôle en tant qu’organe consultatif sur les questions de Défense pour le redéploiement des FACA dans tout le pays.

Tous les acteurs politiques et les partenaires internationaux s’accordent à dire que le rétablissement rapide de l’autorité de l’État dans tout le pays est le facteur-clé de la résolution de la crise. Ainsi, le redéploiement

 

1 Lancé en juillet 2016 en tant que troisième engagement de l’UE dans le pays en réponse à la crise violente apparue en 2013 (les précédents engagements étant EU FOR RCA et EUMAM RCA). 2 Le « plan d’action conjoint MINUSCA – Délégation de l’UE — EUTM RCA d’appui à la réforme du secteur de la sécurité et de l’État de droit en République centrafricaine» signé en juillet de l’année dernière vise à définir les bases de notre coordination et de la complémentarité de toutes les activités.  

progressif des Forces Armées, de concert avec celui des Forces de sécurité intérieure, est un élément essentiel pour permettre non seulement le retour des institutions et des services publics sur l’ensemble du territoire, mais aussi pour dissuader les groupes armés, en permettant les conditions de la réconciliation et de la paix.

Les Forces Armées centrafricaines entraînées par l’EUTM ont déjà commencé à se déployer à OBO, PAOUA, SIBUT et, récemment, à BANGASSOU, avec le soutien de la MINUSCA3 malgré des contraintes logistiques et tactiques considérables. La semaine dernière, les FACA ont atteint le nombre de 638 soldats déployées hors de BANGUI. Les rapports sur leurs comportements et leur efficacité dans ces déploiements conjoints ont été positifs, tant du point de vue opérationnel que des ONG et de l’opinion publique.

Maintenant que les FACA formées ou validées par l’EUTM sont armées et équipées par des États-tiers, nous ne devons pas perdre de vue leur redéploiement et leur opérationnalisation. Pour cela, la MINUSCA reste un partenaire incontournable. Le soutien continuo aux FACA lors des déploiements opérationnels conjoints est essentiel. Comme indiqué dans la lettre du Secrétaire général des Nations Unies (paragraphe 38), « Il est important de noter que, si l’appui opérationnel et logistique décrit cidessus n’était pas fourni par la MINUSCA ou au moyen d’accords bilatéraux, la capacité des Forces armées centrafricaines et des forces de police et de gendarmerie qui les accompagnent d’accomplir les tâches essentielles de sécurité qui leur sont confiées pourrait être considérablement amoindrie et la progression du processus politique et de la stabilisation du pays, fortement ralentie». L’EUTM soutient ces recommandations d’appuis opérationnel et logistique.

 

 

 

Il est néanmoins important de garder à l’esprit les limites auxquelles sont confrontées les FACA lors de ces déploiements immédiats. Les contraintes logistiques, de commandement et de contrôle sont nombreuses lors de tant d’opérations à travers le vaste territoire de la RCA. Les déploiements immédiats doivent donc être considérés comme une phase de transition. Ils doivent être complétés par le déploiement en garnison, qui est le cadre d’emploi des FACA tel qu’établi dans le Plan de Défense Nationale.

 

Ce déploiement en garnison doit permettre aux FACA de soutenir les opérations, si nécessaire dans des zones désignées, rassurant ainsi la population et contribuant à un environnement sûr et sécurisé. Le

 

3 Conformément au Plan d’action opérationnel commun conjoint FACA / MINUSCA, signé le 5 mai 2018. 4 Notamment dans les domaines du transport, du soutien médical, et classe III (POL), mais aussi de l’escorte sur les routes sensibles; du soutien aérien si nécessaire; et enfin du soutien mutuel pendant les opérations conjointes au niveau tactique est nécessaire.  

 

déploiement en garnison représentera cependant un effort considérable, notamment dans le développement des infrastructures comme dans celui des capacités de soutien.

 

 

La première étape devrait être franchie à BOUAR. Tête de pont pour des opérations ultérieures dans l’ouest du pays, cette garnison permettra de contrôler une région essentielle pour l’économie de la RCA. BOUAR sera établi conformément au modèle de garnison : les autorités centrafricaines prévoient d’y déployer un bataillon, de créer une école de sous-officiers ainsi qu’un centre de formation, en étroite coordination avec l’EUTM. L’Union européenne s’est engagée résolument dans ce plan en assumant des projets d’infrastructure essentiels. D’autres pays ou organisations internationales pourraient soutenir des projets similaires dans d’autres régions de la RCA, conformément au Plan de Défense Nationale, signé par le président TOUADERA.

Enfin et surtout, je voudrais attirer votre attention sur l’importance de l’Initiative de l’Union africaine. Malgré les progrès réalisés dans la reconstruction des FACA, la crise en RCA ne serait être résolue que par le seul recours à la force militaire. L’augmentation des capacités des FACA et leur emploi opérationnel doivent contribuer à la création de conditions propices au processus de négociation politique, préalable à la réconciliation nationale. Dans ce contexte, l’engagement des pays de la région et la mise en oeuvre du processus DDRR5 sont absolument indispensables pour rendre la paix possible en RCA.

 

En résumé, il est de la plus haute importance que la MINUSCA apporte son soutien au redéploiement des FACA. En effet, le déploiement en garnison des Forces Armées formées ou validées par l’EUTM doit permettre l’extension et l’exercice de l’autorité de l’Etat par le gouvernement. Cela favorisera ensuite la réconciliation nationale, créant alors les conditions d’une stratégie de sortie de la RCA.

 

Général de brigade MAIO

 

Commandant la mission EUTM RCA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

’ Démobilisation, désarmement, réintégration et rapatriement  

 

EUTM RCA CampMoana/UCATEX, Avenue des Martyrs BP 729 BANGUI

 

 

 

 

Tchad : A Adam Noucky Charfadine voulait éviter un lynchage

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Tchad :  A Adam Noucky Charfadine voulait éviter un lynchage

 

Bangui, 26 juin 2018 (CNC)

 

L’ex-gouverneur du Logone Oriental a donné sa version des faits dans un entretien accordé hier à N’Djamena aux confrères de Tchadinfos.com

 

L’ex-gouverneur du logone Oriental comparait aujourd’hui au tribunal de grande instance de N’Djamena. A la veille de sa comparution, il s’est confié aux confrères de Tchadinfos.com. Il a donné sa version des faits sur les événements du 22 mai dernier survenu à Doba.

Il explique qu’il a voulu empêcher le lynchage d’un justiciable nommé Oumarou Magadji, ses complices et son avocat que la justice venait de relaxé. D’après lui, Oumarou Magadji est un chef de gang qui avait causé beaucoup de tords aux populations.

Celles-ci espéraient à sa condamnation par la justice, mais malheureusement ont plutôt assisté à son acquittement. Selon l’ex-gouverneur, la décision de justice a provoqué la colère des populations victimes des crimes Oumarou Magadji.

Il poursuivi en disant que les populations ce sont mobilisées immédiatement dans les entrées et sorties de la ville de Doba. Machettes, gourdins, poignards, en mains, elles étaient prêtes à en découdre avec les justiciables et leur avocat.

C’est à cet effet que l’ex-chef de terre dit avoir ordonné l’enlèvement de la bande à Oumarou Magadji pour les mettre à lieux sûr. S’agissant de l’avocat des prévenus, l’ex-gouverneur affirme que les gendarmes ont tiré en l’air pour sommer ce dernier d’arrêter son véhicule.

Adam Noucki Charfadine affirme qu’aucun gendarme n’a tiré sur le palais de justice comme cela était indiqué. Il conclut que son acte n’allait pas à l’encontre de la décision de justice mais c’était pour empêcher un lynchage.En rappel, cette affaire remonte le 22 mai lorsqu’un avocat empêche la condamnation des personnes à Doba dans la région du Logone Oriental. A la sortie du palais de justice, les gendarmes arrêtent immédiatement les justiciables. Selon des témoignanges, ils tirent sur le véhicule de l’avocat des présumés.

 

Dans les jours qui suivent les juristes (avocats, huissiers et notaires) entament une grève illimitée. Ce mouvement d’humeur a pour but de faire tomber le gouverneur et le commandant de légion de gendarmerie de Doba. Le président Idriss Déby relève alors Adam Noucki Charfadine de ses fonctions. Mais ceci ne va pas apaiser les tensions. L’ex-gouverneur passera une garde-à-vue à la section nationale de recherche judiciaire (SNRJ). Libéré par proche parent,  un général de l’armée, Adam Noucki Charfadine va finalement atterir sous-mandat de dépôt à la maison d’arrêt d’Amsinéné.

 

………….

 

Cameroun

 

Les entreprises réclament 750 milliards de fcfa à l’Etat

C’est ce qui ressort de la 126e assemblée générale du Gicam le 21 juin à Douala. Le patronat camerounais indique que l’Etat que 42 milliards de fcfa seulement ont été remboursés aux entreprises.

L’Etat du Cameroun doit précisément 750 milliards de fcfa aux entreprises locales notamment les PME (petite et moyennes entreprises). D’après le  Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), seuls 42 milliards de fcfa ont été payés aux entreprises.

A cet effet, le président du Gicam Celestin Tawamba  a exhorté l’Etat à fixer un budget minimum mensuel qui sera payé aux entreprises. Pour le président du patronat Camerounais, ceci permettra d’apurer progressivement et sans interruption la dette intérieure. Par ailleurs, le patronat que l’Etat fasse des compensions fiscales.

 

Rappelons que l’apurement de la dette intérieure fait partie des objectifs fixés par le président Paul Biya en 2018. Le retard ou le blocage de paiement est due aux tensions de trésoreries auxquelles l’Etat fait face. Des tensions de trésoreries liées à l’organisation de la Can 2019. Mais aussi à la lutte contre Boko Haram et au mouvement sécessionniste dans les régions anglophones.

 

Un texte de : Destin Mballa, CNC.

Centrafrique : la coordonnatrice humanitaire salue l’amelioration de la situation humanitaire a Paoua, dans l’Ouham-Péndé.

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Centrafrique : la coordonnatrice humanitaire salue l’amelioration de la situation humanitaire a Paoua, dans l’Ouham-Péndé. 

 

Bangui, le 26 juin 2018 (CNC)

— La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, salue l’amélioration progressive de la situation humanitaire à Paoua, ville du Nord du pays qui avait accueilli plus de 65 000 personnes déplacées en décembre 2017. Des combats entre groupes armés avaient vidé les villages au nord et à l’est de la ville de la quasi-totalité de leurs populations. Paoua qui compte 40 000 habitants avait vu sa population plus que doubler en quelques semaines.

A la faveur d’une nette amélioration de la situation sécuritaire, la majorité des déplacés ont aujourd’hui rejoint leurs villages et repris leurs activités. « Je me réjouis de ces retours. C’est ce que les déplacés appelaient de tous leurs voeux depuis les tous premiers jours de la crise » a indiqué Najat Rochdi. En effet, la région de l’Ouham Pendé et notamment les villages autour de Paoua ont été longtemps considérés comme le grenier de la Centrafrique. Les déplacés étaient essentiellement constitués d’agriculteurs qui souhaitaient retourner rapidement dans leurs localités afin de surveiller leurs champs et s’apprêter pour la prochaine saison agricole. Les violences avaient éclaté à quelques semaines de la saison des récoltes.

La communauté humanitaire maintient son appui auprès des 9 330 déplacées internes qui sont toujours à Paoua mais aussi envers la communauté hôte, notamment au travers de rations et de coupons alimentaires. Certaines familles hôtes accueillent des déplacés et partagent leurs maigres ressources depuis décembre 2017. L’assistance humanitaire se réoriente aussi vers les familles qui ont décidé de regagner leurs domiciles afin de faciliter leur réinstallation et de
les aider à restaurer leurs moyens de subsistance.

Najat Rochdi salue la mobilisation de l’ensemble des autorités et acteurs engagés dans la zone et la réponse rapide et continue que les acteurs humanitaires ont apporté à cette crise, un des principaux foyers de crise humanitaire au début de l’année 2018. La Coordonnatrice humanitaire appelle à nouveau « les groupes à se conformer à leurs engagements en vertu du droit international et à prendre conscience de l’impact des violences sur la vie des populations meurtries et affaiblies par plusieurs années de conflits ».

Najat Rochdi saisit cette occasion pour remercier les bailleurs de fonds dont les contributions ont permis à la communauté humanitaire de répondre notamment à l’afflux massif de déplacés aux premières heures de la crise, de soutenir des familles hôtes et d’apporter de la nourriture, de l’eau potable et des soins de santé gratuits aux plus vulnérables. Elle les invite « à maintenir leurs engagements auprès de la Centrafrique, un des pays au monde où près de la moitié de la population dépend encore de l’assistance humanitaire ».

 

 

Avec Relief Web.

RDC : L’Équipe d’experts conclut que des crimes contre l’humanité ont été commis au Kasaï

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RDC : L’Équipe d’experts conclut que des crimes contre l’humanité ont été commis au Kasaï

 

 

 

GENEVE (SUISSE), 26 juin 2018 (CNC)  —

Au terme de son enquête dans la région du Kasaï de la République démocratique du Congo, l’Équipe d’experts internationaux mandatée par le Conseil des droits de l’homme estime que nombre des exactions commises par les forces de défense et de sécurité, la milice Kamuina Nsapu et les milices Bana Mura depuis 2016 constituent des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

Les forces de défense et de sécurité congolaises, ainsi que la milice Kamuina Nsapu et les milices Bana Mura ont délibérément tué des civils, dont nombre d’enfants, et commis des atrocités à l’encontre de la population civile — notamment des mutilations, viols et autres formes de violences sexuelles, tortures, et exterminations. La milice Kamuina Nsapu a également procédé à l’enrôlement d’enfants, filles et garçons.

L’Équipe d’experts est d’avis que ces attaques ont été menées contre des civils de divers groupes ethniques avec un caractère généralisé ou systématique, constituant ainsi des crimes contre l’humanité. Certaines exactions peuvent être qualifiées de persécution pour des motifs ethniques. Les crimes et destructions continuent de se produire deux années après que le début du conflit, continuant de provoquer le déplacement des populations, et des femmes continuent d’être réduites en l’esclavage.
« Nous sommes choqués par la situation désastreuse qui a coûté la vie à plusieurs milliers de personnes et qui perdure dans la région sans attirer ni l’attention ni au plan national ni international, » a déclaré M. Bacre Waly Ndiaye, Président de l’Équipe d’experts. « Il est grand temps que la justice mette fin à l’impunité de ces crimes si l’on ne veut pas que la dimension ethnique de ce conflit ne s’aggrave encore. »

De ces violences découle également une situation humanitaire alarmante qui affecte tout particulièrement les enfants du Kasaï, a averti l’Équipe d’experts internationaux. La crise du Kasaï a conduit au déplacement interne d’environ 1,4 millions de personnes qui demeurent dans une situation très précaire et d’environ 35 000 réfugiés en Angola. Selon les chiffres du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), environ 3,2 millions de personnes continuent de souffrir d’insécurité alimentaire sévère et les taux de malnutrition sont élevés, surtout parmi les enfants.

Recommandations

 Parmi ses multiples recommandations, l’Équipe d’experts internationaux demande que soit urgemment mis en place une politique de désarmement des milices ainsi qu’un processus de réconciliation afin d’éviter une nouvelle vague de violences et de permettre le retour des déplacés et réfugiés. Elle rappelle qu’il incombe en premier lieu aux autorités congolaises de juger les auteurs de crimes internationaux pour lutter contre l’impunité qui persiste malgré l’ampleur et la gravité de ces crimes. Elle recommande notamment de renforcer les capacités des organes d’enquête militaire pour qu’ils puissent enquêter et poursuivre et juger les auteurs — y compris les plus hauts responsables — des crimes internationaux commis au Kasaï depuis 2016. Elle demande aussi que des soins adaptés soient donnés aux survivants et survivantes des viols et de violences sexuelles.
Le Procureur de la Cour pénale internationale, qui enquête déjà sur la situation en République Démocratique du Congo (RDC), a exprimé sa préoccupation quant aux actes de violence commis au Kasaï et indiqué qu’elle continuait à suivre la situation de près.

Le rapport de L’Équipe d’experts internationaux

 Suite à la vague de violence qui a déferlé au Kasaï depuis 2016, le Conseil des droits de l’homme a décidé à l’unanimité, le 23 juin 2017, de dépêcher, par la résolution 35/33, l’Équipe d’experts internationaux sur la situation au Kasaï pour une période d’un an.

La résolution demande de présenter son rapport détaillé avec les conclusions de l’Équipe au Conseil des droits de l’homme lors du dialogue interactif renforcé sur la situation du Kasaï le 3 juillet 2018. Celui-ci sera disponible ici le même jour.

Les experts internationaux, M. Bacre Waly Ndiaye, Mme. Fatimata M’Baye et M. Luc Côté, ont mené leur enquête de manière indépendante, dans le respect des normes internationales.

Dans le cadre de son enquête, l’Équipe a récolté des informations auprès de nombreuses sources sur la vague de violence, se concentrant sur les incidents les plus graves et emblématiques — les atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique, notamment les violences sexuelles et basées sur le genre, ou encore les violences faites aux enfants.

L’Équipe s’est entretenue avec 524 victimes, témoins, auteurs présumés et d’autres sources. Des documents, photographies et vidéos appuyant les témoignages ont été collectés.

Les enfants, principales victimes
Les violences ont particulièrement affecté les enfants du Kasaï. Ces derniers ont en effet été à la fois les principales victimes et acteurs des violences. Alors que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a dénombré 1220 garçons et 658 filles recrutés et utilisés par la milice Kamuina Nsapu au 30 août 2017, l’Équipe d’experts estime que leur nombre est beaucoup plus élevé et que le recrutement continue. Beaucoup d’enfants ont été enlevés, blessés, mutilés, détenus ou exécutés. Certains ont vu leurs parents battus, décapités ou leurs mères violées.

« Beaucoup d’enfants ont été forcés à combattre, placés en première ligne sans armes ou avec des armes factices, ou traditionnels, alors que d’autres ont été forcés à tuer et décapiter, » explique l’experte Mme. M’Baye. « Vous n’imaginez pas l’ampleur des traumatismes physiques et psychologiques que cela engendre, sans parler de leur stigmatisation nécessitant une prise en charge à long terme. »

Violences sexuelles

 Nombre de femmes ont été violées, parfois par de multiples assaillants simultanément ou de manière répétée, devant leur mari, leurs enfants ou d’autres membres de leur famille.

Un grand nombre de femmes victimes de violences sexuelles et principalement de viols ont témoigné des difficultés auxquelles elles doivent faire face. Outre les difficultés médicales et psychologiques endurées, les survivantes subissent également l’ostracisme de leur famille et de leur communauté en raison du poids des traditions et des difficultés économiques et sociales qui en découlent.

C’est donc tout le tissu social kasaïen qui subit les conséquences de ces violences sexuelles. La plupart des survivantes hésitent à porter plainte de peur d’être stigmatisées et à cause du sentiment général de méfiance envers la
justice, de l’absence de réparation effective et de l’ostracisme dont elles sont victimes.

Le Kasaï

 Le Kasaï, constitué depuis juillet 2015 de cinq provinces (Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami, et Sankuru), est l’une des régions les moins développées de la RDC malgré l’existence de riches ressources naturelles.. Une situation d’extrême pauvreté et de sous-développement chronique perdure en raison du très faible investissement de l’État dans les services de base de la région.

La crise au Kasaï ne peut être isolée de conflits locaux préexistants de chefferies coutumières et de partage des ressources foncières et minières, ainsi que de divisions ethniques du territoire entre populations Luba, Tshokwe et Pende.

Le Kasaï, majoritairement peuplé de Luba, est traditionnellement un fief du principal parti d’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), expliquant en partie la marginalisation de la région au plan national. La vague de violence au Kasaï depuis 2016 s’inscrit dans un contexte national de tensions autour des élections présidentielles, et de pouvoir coutumier, lié étroitement à l’identité ethnique.

 

Résolution du Conseil des droits de l’homme  

 Pour toute demande de la part des médias, prière de contacter _Lori Brumat (+41 78 823 0669) ou Nicholas Vysny (nvysnychr.org).