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Centrafrique : La Russie s’installe dans le pré carré français

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Centrafrique : La Russie s’installe dans le pré carré français

 

 

Bangui, 26 juin 2018 (CNC) /

Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est rendu récemment au Congo, au Tchad et en Éthiopie pour évoquer les enjeux de sécurité régionale, en particulier la Situation en République centrafricaine. Une situation « tendue, difficile », comme la définit le chef de la diplomatie française, et compliquée par l’arrivée inattendue d’un nouvel acteur politique : la Russie.

 

Le 9 octobre 2017, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, se rend à Sotchi pour y rencontrer Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères. Un mois plus tard, la Russie obtient, auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, une levée partielle de l’embargo sur les armes imposé à la Centrafrique et s’engage à fournir 900 pistolets Makarov, 5 200 fusils d’assaut, 140 armes de précision, 840 fusils-mitrailleurs Kalachnikov, 270 lanceroquettes et 20 armes anti-aériennes à la République centrafricaine. Le 26 janvier 2018, le premier cargo d’armes russes arrive à Bangui, accompagné de 175 instructeurs destinés à former les soldats centrafricains à leur maniement.

Depuis, la présence russe dans ce pays de 5 millions d’habitants ne cesse d’augmenter. Le président Touadéra a créé la surprise, à la mi-mars, en s’affichant entouré de militaires russes et non des traditionnels Casques bleus rwandais de la Minusca (mission onusienne en Centrafrique) censés assurer sa sécurité. Le même mois, Artem Kozhine, porte-parole adjoint du ministère russe des Affaires étrangères, rappelait qu’« en vertu des accords existants, la Russie explorait les perspectives de développement mutuellement bénéfique des ressources naturelles centrafricaines. Les concessions d’exploitation de
prospection minière ont commencé en 2018. ” plus récemment, […]

 

NDLR : À Bangui, les autorités centrafricaines nient en bloc l’existence d’un accord minier signé entre la Fédération de  Russie et la RCA… Alors, qui dit la vérité ?

 

Un texte de : le courrier de Russie.

Centrafrique : Plus aucun ”obstacle” aux enquêtes de la Cour pénale spéciale.

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Centrafrique : Plus aucun ”obstacle” aux enquêtes de la Cour pénale spéciale.

 

 

Bangui, 26 juin 2018 (CNC) / 

 

Il n’existe ”plus aucun obstacle” aux premières enquêtes de la Cour pénale spéciale (CPS) sur les crimes en Centrafrique qui devraient commencer au second semestre 2018, a annoncé lundi à Bangui le procureur spécial Toussaint Muntazini.

 

Il ne reste plus au président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, qu’à signer le décret portant création du règlement et celui sur l’organisation et le fonctionnement de l’unité spéciale de police judiciaire rattachée à la CPS.

 

Un protocole d’entente entre la Cour pénale internationale (CPI) et la CPS devrait bientôt être signé pour éviter des doublons, selon le procureur spécial. ”Avant d’ouvrir une enquête, nous demanderons à la CPI si elle n’enquête pas déjà sur les mêmes faits”.”Il n’y a plus aucun obstacle pour que la Cour commence ses activités judiciaires”, a déclaré le procureur de la CPS lors d’une conférence de presse. Il a rappelé que le règlement de la CPS avait été adopté par le Parlement fin mai, puis validé par la Cour constitutionnelle.

 

 

Malgré ces avancés, Toussaint Muntazini a rappelé les défis auxquels doit faire face la CPS.
”Le premier défi c’est la sécurité”, a-t-il expliqué, évoquant notamment la détention des suspects qui nécessite des travaux de réhabilitation des prisons, ainsi que ”la précarité des ressources financières allouées à la CPS”. Le financement actuel ne couvre qu’une année de frais de fonctionnement de la CPS.

La CPS a été créée en 2015 mais n’est pas opérationnelle. Son procureur et ses 25 juges (nationaux et internationaux) ont été nommés en 2017, une dizaine d’officiers de police judiciaire (chargés de mener les enquêtes) en mai, mais les enquêtes n’ont pas débuté.

 

Mi-2017, l’ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi ”les plus abominables” commis en Centrafrique entre 2003 et 2015 par des militaires ou des groupes armés, dans le but de ”proposer des axes prioritaires pour les futures enquêtes de la CPS”.

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires,
après le renversement de l’ex-président François Bozizé par les milices de la Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, ce qui avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.

 

 

Aujourd’hui, près de 700.000 personnes sont déplacées, 570.000 réfugiées à l’étranger et 2,5 millions ont besoin d’une aide humanitaire, selon l’ONU.

 

Avec AFP

Centrafrique / Burundi /France : l’arrestation de Laurent Foucher et ses partenaires à Bujumbura, leur avocat dénonce une arrestation plus que fantaisiste.

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Centrafrique / Burundi /France : l’arrestation de Laurent Foucher et ses partenaires  à Bujumbura, leur avocat dénonce une arrestation plus que fantaisiste.

 

 

Bangui, 26 juin 2018 (CNC) /

 

Les quatre Français écroués pour escroquerie à Bujumbura sont des hommes d’affaires qui “n’ont commis aucune infraction sur le sol burundais”, a assuré leur avocat, plusieurs sources évoquant une affaire “sensible” impliquant plusieurs responsables haut placés au Burundi.

Selon leur avocat, Fabien Segawa et plusieurs hauts responsables burundais s’exprimant sous couvert de l’anonymat, les quatre hommes étaient venus au Burundi au nom de la société de télécoms ITS, basée à Hong-Kong, pour prendre le contrôle d’une société burundaise rachetée en avril.

Ces sources affirment que cette société burundaise, dirigée par un proche du président Pierre Nkurunziza, n’a jamais versé de bénéfices à sa maison-mère depuis sa création en 2015. Le but du nouveau propriétaire était donc d’y installer un gérant de confiance.Cette société burundaise avait été créée en 2015 pour contrôler les appels internationaux en vue de prélever une taxe de 0,32 dollar par minute introduite à cette époque par le gouvernement.

 

Les quatre hommes “ont rencontré plusieurs responsables depuis leur arrivée, mais on leur a refusé l’entrée de l’agence que venait d’acquérir la société qu’ils représentent”, a soutenu Me Segatwa. “On les accuse de faux et usage de faux sans dire en quoi, d’escroquerie mais il n’y a personne qui a porté plainte contre eux, et d’avoir ouvert une société fictive, mais on se demande laquelle”.

Les quatre Français sont Laurent Foucher, président de Telecel Centrafrique qui a des intérêts dans plusieurs entreprises de télécoms en Afrique centrale et occidentale, Abdallah El Khabdani, qui a dirigé de 2011 à 2014 la compagnie qui était alors la première compagnie de téléphonie mobile du Burundi, ainsi que Christophe Viguier et de Sébastien Vacher, eux aussi dirigeants d’entreprises de télécoms.Ils sont écroués dans quatre prisons différentes du pays, réputées pour leurs conditions de détention déplorables.

 

Egalement arrêté, leur accompagnateur, Donatien Ndayishimiye, est un haut cadre burundais, ancien conseiller du président Pierre Nkurunziza, directeur de plusieurs sociétés publiques de télécoms et directeur de service au Service national de renseignement.

“Ils n’ont commis aucune infraction depuis leur arrivée, il faut chercher ailleurs si on veut expliquer pourquoi ils sont traités ainsi”, a estimé leur avocat.

“C’est une affaire très sensible car elle implique plusieurs homme forts de ce pays, ainsi que le parti au pouvoir, ce qui explique pourquoi ces quatre Français et leur intermédiaire burundais se retrouvent en prison aujourd’hui”, a expliqué à l’AFP un haut responsable burundais sous couvert de l’anonymat.

Selon Me Segatwa, les quatre Français devaient comparaître lundi devant un juge des libertés et de la détention à Rumonge (sud).

 

 

Avec AFP

Centrafrique : Affaire BEMBA, pourquoi la CPI rate sa cible et compte relancer autrement la procédure ?

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Centrafrique : Affaire BEMBA, pourquoi la CPI rate sa cible et compte relancer autrement la procédure ?

 

Bangui, le 26 juin 2018.

 

Poursuivi par la Cour Pénale Internationale à La Haye pour crimes contre l’humanité et crime de guerre qui auraient été commis par ses combattants MLC venus sauvés le régime de l’ancien président Ange Felix Patassé entre 2002-2003, Jean Pierre Bemba a été arrêté, jugé puis condamné à 18 ans de prison ferme en première instance avant d’être acquitté en appel pour erreur de procédure. Dans le monde judiciaire, cet acquittement apparait comme une surprise. En réalité non. Pourquoi?

À quand remontent les crimes?

L’affaire remonte en mai 2001 quand le feu président Patassé avait à défendre son régime face à un coup d’État manqué de son prédécesseur le feu André Kolingba. À l’époque, Jean Pierre Bemba était le chef de la rébellion MLC qui contrôlait la partie nord-ouest de la RD Congo dont la ville de Zongo et François Bozizé était Chef d’état-major des armées et commissionnaire de Patassé auprès Bemba. Et c’était lui qui aurait signé l’accord d’intervention avec Bemba et avait accueilli les troupes qui appuyaient ses éléments réguliers sur le terrain afin de chasser les putschistes de la capitale.

Pendant que Bozizé entrait en guerre avec Patassé, l’accord qu’il a pu signer au nom de celui-ci avec Bemba était encore en vigueur. Ce dernier y fait recours pour faire revenir à nouveau, les combattants de Bemba en Centrafrique.

Des combats ont alors opposé les forces régulières appuyées par des éléments de MLC, composé en majorité des banyamuléngués aux rebelles du général  François Bozizé composés en majorité des zaghawas et des Djandjawids. Des sources locales faisaient état des viols, pillages et assassinats commis par les éléments de deux cotés.

D’après ces sources, plusieurs crimes ont été aussi commis et par les zaghawas, et par  des Djandjawids recrutés par Bozizé. Elles citent entre autres, les pillages et démantèlements des installations industrielles de la Sococa à Péndé dans l’Ouham-Péndé, et à Bossangoa dans l’Ouham. Les machines et engins de kajima dans l’Ombella-Poko sans oublier ceux du projet allemand DROP. Mais bizarrement, que des crimes commis par les troupes de Bemba ont été documentés et faisaient l’objet de poursuite.

 

Pourquoi?

L’affaire Bemba est bâtie sur un postulat politique depuis Bangui, puis reprise par le président Kabila. Une année après la prise de pouvoir par François Bozizé, le spectre de retour de Patassé planait sans cesse dans les esprits de Bozizé et son entourage et qu’il fallait faire quelque chose pour l’arrêter, diviser sa machine électorale qui n’est autre que son parti politique et endoctriner autrement son électorat.

« Mon général, Radhabinod Pal, un juge indien du Tribunal de Tokyo disait : seule la guerre perdue est un crime international », avait soufflé un conseillé militaire tchadien à l’oreille de François Bozizé. D’où venait à l’esprit, l’idée d’appliquer la « justice des vainqueurs », fondamentalement punitive pour les vaincus notamment Patassé et Bemba qui a une base juste de l’autre côté de la rive Oubangui.

Ainsi, en décembre 2004, François Bozizé décida de poursuivre Jean Pierre Bemba seul devant la justice centrafricaine puis, deux ans plus tard, devant la CPI.

Or, ce n’est pas Bemba qui a le contrôle des troupes sur le terrain. D’après les réalités vécues sur le terrain des opérations, ces troupes étaient placées sous le commandement des deux généraux congolais du MLC, Mustapha Mukiza et Dieudonné Amuli et sous la responsabilité directe et opérationnelle du général centrafricain Antoine Gambi, alors chef d’état-major à l’époque.

Mais le général Antoine Gambi fait partie des ceux qui ont permis à Bozizé de prendre le pouvoir. Son cadeau, le gardé à son poste-chef d’état-major, Bozizé ne peut pas se permettre de l’attaquer.

En Centrafrique comme dans son pays la RDC, Jean Pierre Bemba est considéré comme un chef de guerre redoutable. Il peut aider à nouveau Patassé à reprendre le pouvoir, tout comme il peut prendre le pouvoir par les armes dans son pays.

Au nom alors de la « stabilité » des deux pays, l’ancien procureur, Luis Moreno Ocampo, a décidé de poursuivre Jean-Pierre Bemba et dans l’espoir, du côté centrafricain, de voir le feu Patassé, arrêté. Peine perdue

Incarcéré depuis le 23 mai 2008, Jean-Pierre Bemba restera en prison jusqu’au 8 juin 2018, date à laquelle, trois des cinq juges de la Chambre d’appel ont conclu qu’il avait été « condamné à tort » :

« il ne saurait être tenu pénalement responsable au sens de l’article 28 du Statut de Rome des crimes qui ont été commis par les troupes du MLC pendant l’opération menée en RCA et qu’il doit en être acquitté

 

Pourquoi la CPI blanchit-elle totalement Jean-Pierre Bemba ?

Pour les juges de la CPI, les crimes commis par les troupes de Bemba envoyées en Centrafrique pour défendre le régime de Patassé sont là. Mais « la Chambre de première instance avait commis des erreurs graves en constatant que M. Bemba n’avait pas pris toutes les mesures nécessaires et raisonnables pour empêcher ou réprimer les crimes des troupes du MLC.»

Ainsi, « Les sérieuses erreurs commises par la chambre de première instance font entièrement disparaître sa responsabilité pénale. », rapporte la juge Christine van den Wyngaert. 

Si en partie, cette argumentation est vraie, d’autre part, elle consiste à éviter d’assoir une base jurisprudentielle en matière de « responsabilité hiérarchique »

Pour la communauté des juristes au monde, il y’aura un risque réel que certains Chefs d’État soient poursuivis pour des crimes que leurs soldats envoyés en mission quel que soit la forme en dehors de leurs pays auraient à commettre si Jean-Pierre Bemba est condamné pour des faits  commis par les troupes qu’il a envoyées en Centrafrique pour prêter main-forte à un régime légal et légitime.

Mais d’après nos dernières informations, l’affaire n’est pas close entièrement. Les noms de certains chefs des opérations des rebelles de Bozizé et Bemba circulent à la Haye, notamment ceux du lieutenant-colonel Anicet Parfait Mbaye, des généraux Antoine Gambi, Mustapha Mukiza et Dieudonné Amuli.

La Cour Pénale Spéciale qui est sur ce dossier et dont un probable accord d’amnistie sera obtenu par les groupes armés lors du prochain dialogue sous l’égide de l’Union africaine entend céder le dossier à la CPI. Et pour éviter une justice dualiste, des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par les zaghawas, les Djandjawids et les banyamulenges seront à nouveau devant les barres.

 

Que la vérité triomphe et la justice rendue aux victimes.

 

Une enquête réalisée par Gervais Lenga  et Anselme Mbata

 

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : quand le FPRC s’alarme contre les déclarations radiophoniques du groupe de la société civile et fait appel au Président et Diacre Faustin Archange Touadera.

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Centrafrique : quand le FPRC s’alarme contre les déclarations radiophoniques du groupe de la société civile et fait appel au Président et Diacre Faustin Archange Touadera.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COORDINATION GÉNÉRALE DU FPRC.

 

 

Suite aux agissements et interviews qui se passent

sur les ondes nationales, le FPRC déplore la méconnaissance de l’histoire de ce pays par ses propres fils car l’histoire de ce pays a commencé depuis les années 1800 avec l’existence d’une République autonome de Dar El Kouti, au moment de l’accession de l’Oubangui Chari à l’indépendance.

               L’unification de ces deux Républiques devait être négociée par la voie référendaire ce qui n’avait pas été faite et la région autonome avait été annexée politiquement.

             A cet effet, un groupe d’individu ou une partie ne peut pas se réclamer la paternité ni penser être plus autochtone que l’autre.

             Le FPRC maintient sa position et informe l’opinion nationale et internationale que ses revendications sont politiques et militaires et seul le Chef de l’Etat garant de l’Unité Nationale est capable de trouver une porte de sortie à cette crise et non une tierce personne ou une organisation quelconque qui ne profite que de leurs intérêts personnels. Ces situationnistes sont toujours dans tous les régimes qui se sont succédé et ce sont les conservateurs de la mal-gouvernance et de la crise centrafricaine.

           Le FPRC en rappelle au peuple centrafricain que ces mêmes incitateurs qui sont à l’origine de la crise que nous connaissons aujourd’hui, par conséquent, les agissements et la prise de position de la société civile non représentative ne feront qu’aggraver la crise et nous amènerons très loin du spectre de la paix qui s’est déjà dessiné à l’horizon à travers le dialogue initié par l’Union Africaine.

         Le FPRC pour sa part reste attaché au processus de l’initiative de l’Union Africaine seule issue crédible de sortie de crise.

         Le FPRC prend à témoin toutes les Organisations Internationales, sous régionales et les pays amis de la RCA à savoir la France, les USA et autres qui ont investis à travers l’Union Africaine afin de ramener définitivement la paix en Centrafrique.

          Les agissements dont les incitateurs veulent à tout prix torpiller le processus de l’initiative de l’Union Africaine risquent de nous entrainer dans une situation lointaine d’avant l’indépendance de l’Oubangui Chari.

         Le FPRC rappelle au père de la Nation de faire attention à l’intelligence des Hommes, car La paix n’a pas de prix mais plutôt elle se cultive.

       Le FPRC exhorte le Diacre, son Excellence Professeur Archange TOUADERA, Chef de l’Etat centrafricain de se référer toujours à la Bible sans oubliez Luc Chapitre 6 Verset 29 pour instaurer la « Paix de Shaloom »sans l’utilisation de la force. Tous les croyants ont réussi à instaurer les Livres Sacrés par la « PAROLE ».

 

 

Fait à N’délé, le 20/06/2018.

 

Centrafrique : pays de l’éternel Barthélemy BOGANDA, pays des paradoxes.

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Centrafrique : pays de l’éternel Barthélemy BOGANDA, pays des paradoxes.

 

 

Bangui, le 26 juin 2018 (CNC) /

 

Allons seulement pour vu qu’on arrive, quels que soient les prix.

Saviez-vous pourquoi notre Président de l’Assemblée nationale est en fuite depuis deux mois en France?

 

Officiellement, il était évacué sanitairement en France pour de raison sanitaire. Ses propagandistes ne cessent de répéter à qui veut l’entendre qu’il était empoisonné par le régime actuel et qu’il était en extrême danger de mort!

Or la réalité est toute autre. Il avait quitté Bangui précipitamment par ce que ces marabouts et charlatans lui auraient vivement encourager de partir loin de la RCA, car un danger le guettait. Le temps que ces derniers enterrent les bœufs et moutons aux noms de ces détracteurs afin de les obliger à lui coller la paix. , il avait dépêché son chargé d’affaires mystique Alhadji Issa pour l’occasion. Il a sillonné le Cameroun, Tchad, Guinée, Mauritanie et le Senegale.

Pour votre information, il a la peur de sa vie, il se sait isoler et traquer par le régime actuel. Ceux qu’il avait utilisés et manipuler hier, viennent de se rendre compte et sont déterminés à parler voire aller témoigner devant la justice contre lui. De nos sources, Touadera a pu rencontrer individuellement et  trouver un accord avec tous ceux qu’il avait déçus. Le deal est clair donner moi Meckassoua et je vous donnerai à manger et surtout vous épargnez de la prison.

La légende raconte que Meckassoua raconte à qui veut l’entendre que c’est lui qui avait envoyé Jean Pierre Bemba à la CPI et qu’il serait capable de leur éviter la prison et la CPI.

Il parait qu’il y aurait quelqu’un de fiable qui est près à témoigner  contre lui avec des preuves irréfutables. Il parait qu’il a un complice religieux en France qui l’aidait a faire de blanchiment d’argent en France.

En gros Touadera veut utiliser les Coreligionnaires et complices de Meckassoua d’hier pour le rendre responsable d’intelligence avec les groupes armés pour se débarrasser de lui. Au rythme actuel Touadera vient de trouver une bonne échappatoire pour son rival de toujours. Les mois à venir seront peut-être déterminants pour le futur de la RCA.

 

PS Nous souhaitons beaucoup de courage à ceux qui veulent faire éclater la vérité. Nous espérons qu’ils ne vont pas vivre le même sors que nos frères et amis ZOUNDEKO et NEJAD, qui ont été exécutés par ce qu’ils étaient déterminés de dire la vérité.

 

Un texte de : Idriss Abdoulaye, un lecteur du CNC.

Centrafrique : le FPRC accuse la Minusca d’être juge et partie dans une violence dans le nord.

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Centrafrique : le FPRC accuse la Minusca d’être juge et partie dans une violence dans le nord.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COORDINATION GÉNÉRALE DU FPRC.          

 

Le FPRC regrette l’agissement de AHAMAT ABASSE et condamne la violence perpétrée par les présumés bandits armés qui ont semé la terreur et la désolation, par conséquent ont entravé la libre circulation des personnes et des biens. Pire encore, ils ont tenté de manipuler la population à des fins ethniques.

            Par ailleurs, la Coordination Générale du FPRC déplore l’agissement de la MINUSCA qui a accueilli bizarrement le 20/06/2018 l’auteur et l’instigateur des crimes et grand malfaiteur de Bamingui-Bangoran.                    

             Sieur AMAT ABASS qui, pourchassé par le FPRC pour les exactions et les crimes commis sur la population civile de cette Préfecture réputée paisible.

           En outre, le FPRC regrette l’accueil discriminatoire de la MINUSCA réservé aux déplacés, des civils fuyants des évènements occasionnés par AMAT ABASS dans la soirée du 20/06/2018.

             Le FPRC demande au Gouvernement d’agir le plus vite possible et demander à la MINUSCA le transfert de AMAT ABASS et ses complices à Bangui pour répondre de leurs actes devant la justice centrafricaine.

             Le FPRC reste ferme dans sa lutte contre le banditisme dans toutes ses zones de contrôle et appelle la population à vaquer librement à leurs préoccupations.

             

 

Fait à N’délé, le 22/06/2018.

Centrafrique : panique générale à bord, le navire Touadera cherche un havre.

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Centrafrique : panique générale à bord, le navire Touadera cherche un havre.

 

Bangui,  25 juin 2018 (CNC) /

Depuis le rapprochement du régime de Bangui à la Fédération de Russie et son isolement politico-diplomatique sur le plan régional, certains conseillers et proches parents du président Faustin Archange Touadera pensent désormais au pire. Des langues commencent à se délier les unes des autres et des mouvements suspects sont observés quasiment tous les jours à la Présidence de la République.

 

Même si la France reste la destination favorite de nombreux proches parents du président Touadera, certains conseillers de ce dernier, quant à eux, pensent par contre le contraire. Beaucoup réfléchissent désormais à faire délocaliser très rapidement leurs familles du pays de Macron pour une autre destination.

De sources concordantes et fiables, les pays d’Europe de l’Est et Scandinave vont bientôt commencer à recevoir les familles des proches de la Tortue de Damara dans les mois à venir.

« Le gouvernement français ne nous aime pas, et si d’aventure le Président Faustin Archange Touadera quittait le pouvoir, je ne vois pour quelle raison je vais retourner installer en France », explique un Conseiller du Président Touadera sous couvert stick de son anonymat à CNC.

Une source autorisée affirme à CNC que le président Touadera, très tourmenté à l’écoute du plan de ses proches, tente malgré tout de sauver l’apparence pour ne pas paniquer davantage son équipe.

Une chose est sûre, l’échec du régime actuel trouve déjà son bouc émissaire pour tromper le peuple centrafricain, une fois de plus, mais les choses ne sont pas faciles pour eux.

Pour l’heure, consignes données, affluer les réseaux sociaux difficilement contrôlables avec des faux comptes dans l’espoir de faire croire à l’opinion nationale et internationale que les choses vont bien en ce moment dans le pays.

 

Un texte de : Gisèle Moloma, CNC.

Copyright@CNC2018

 

Centrafrique: Le centrafricain souffre t-il toujours du “Syndrome Barracuda” ?

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Centrafrique: Le centrafricain souffre t-il toujours du “Syndrome Barracuda” ?

 

 

 

 

Bangui, 25 juin 2018 (CNC) /

L’ex-premier ministre centrafricain, professeur de Philosophie et essayiste de renom M. Jean Paul NGOUPANDE est resté jusqu’à sa mort le 04 mai 2014 à l’âge de 65 ans à Paris (France), l’un des hommes politiques africains particulièrement centrafricains a laissé un nombre acceptable d’œuvres littéraires osées, réfléchies pour l’épanouissement politique, social, religieux de la génération future de sa chère nation centrafricaine. Dans l’un de ces ouvrages Chronique de la crise centrafricaine 1996-1997, Paris, L’Harmattan, 1997, 281 pages, il nous a fait découvrir un terme très emblématique rempli de beaucoup d’interrogations “Le Syndrome Barracuda. Ce terme est repris par l’Ancien journaliste au “Monde” en charge de l’Afrique et du Maghreb, le français M. Jean-Pierre TUQUOI auteur de l’Oubangui Chari, un pays qui n’existait pas dans une interview accordée au journal Mondafrique. Le centrafricain nous prouve par ces agissements contre la présence russe, sa jalousie à ne pas se séparer de la France. Alors de quoi est-il question dans “Syndrome Barracuda” de M. Jean Paul NGOUPANDE?

Après le coup d’Etat militaire de 1966 contre le président M. David DACKOqui a permis l’accession au pouvoir de son cousin militaire le Capitaine Jean Bedel BOKASSA, la politique centrafricaine rimait avec l’armée. Ce capitaine de l’armée française devenu président du Centrafrique, a beaucoup investi pour la création, la structuration et la formation des Forces Armées CentrAfricaines(FACA) auxquelles il exigeait extrêmement la loyauté, l’obéissance, le respect et la soumission. Rien ne pouvait se faire, se dire sans l’armée sans sa bénédiction. Et rien ne pouvait lui arriver du fait qu’il avait la main mise totale, le contrôle total étant le chef suprême des armées. Beaucoup de bévues se commettaient tant sur le plan national qu’international. Il ne manquait pas de brouilles permanentes entre la relation franco-centrafricaine de l’époque. Le comble a atteint son plus haut niveau en janvier 1979 avec le massacre dans les rues et dans les prisons des élèves et étudiants qui manifestaient juste contre le port des tenues scolaires exigé par le gouvernement centrafricain tout en sachant que les fonctionnaires de l’Etat avaient des arriérés considérables de salaires pour la dite année. Ne pouvant plus assister sans rien faire face à ces multiples dérapages, le départ de celui qui est devenu un peu plus tôt l’empereur BOKASSA Ier de l’Empire Centrafricain, est demandé par ses paires de la sous-région et cela restait la solution synéquanon à une tranquillité dans le pays, une reprise effective de relation dégradante avec la France. C’est ainsi que la France de Giscard d’Estain a profité de l’un de ses déplacements en Lybie pour faire descendre des militaires parachutistes français dans les rues et points stratégiques de la capitale Bangui pour renverser celui qui est considéré jusqu’à ce jour comme le dernier empereur africain BOKASSA Ier. Cette opération venue à point nommé a permis le retour triomphal de l’ex-président DACKO à la magistrature suprême. Et cette intervention salvatrice de la France au peuple centrafricain a pour nom : Opération BARRACUDA.

Une aide de poids au peuple centrafricain pris en otage et terrorisé par ce régime militaire de BOKASSA Ier. Plusieurs années après, cela semble rester un droit acquis de ce peuple qui à chaque fois confronté à une confiscation du pouvoir, une tyrannie, ne pouvant plus supporter un régime ou une situation dramatique, a les yeux larmoyants tournés vers la France pour espérer être sauvée. Cela se fait de manière si flagrante et honteuse si bien que cette habitude lâche d’un peuple à conscience de colonisés est dénoncée et traitée de “Syndrome Barracuda” par notre intellectuel et homme politique M. Jean Paul NGOUPANDE suivi de M. Jean-Pierre TUQUOI. Il met directement un lien entre cette opération d’aide au peuple de 1979 avec l’attitude présente et perpétuelle affichée par ce peuple qui attend toujours être secouru par la France dans les moments dangereux. Au nom de ce protocole d’assistance militaire signé en cas d’agressions du Centrafrique, nous n’oublions pas de remercier la France de toutes ces assistances capitales menant à la résolution de certaines crises politiques, militaires, sociales comme celles de la période de 1996-2001. Ces dernières années marquées par la naissance poussée des groupes armés qui mettent à feu et à sang des villages tout entier , la population centrafricaine apeurée , traumatisée, meurtrie à les mains sur la tête avec des yeux rouges, mouillés réclamant haut et fort l’intervention militaire de la France pour mettre un terme définitif aux massacres, aux viols, , aux braquages, aux pillages et aux assassinats.

Mais il n’est pas à oublier qu’avec la venue tant souhaitée par le peuple de M. TOUADERA à la présidence accompagné de ses bras droits comme son Chef de Cabinet M. NGREBANDA, son premier ministre M. SARANDJI et son gouvernement ayant Mme KOYARA à la Défense, la France ne restera pas le seul et unique interlocuteur du Centrafrique à travers le monde dans la recherche de la résolution de la crise meurtrière centrafricaine. Des résolutions onusiennes et africaines acceptées par la France ont permis à beaucoup d’autres pays africains, asiatiques et européennes comme la Russie de voler au secours du peuple centrafricain.

Le centrafricain ne veut pas se séparer politiquement et militairement de la France. Dans son esprit, un petit silence de la part de la France est interprété comme un abandon total ou la preuve d’une ingérence directe pendant une crise. Beaucoup d’encres centrafricaines, africaines ont été coulée avec la venue de la Russie en Centrafrique dans le processus d’aide militaire en vue d’une solution pacifique à la crise fratricide et meurtrière centrafricaine.

Lors de son discours du 30 mars 2018 pour la célébration de ses deux ans à la magistrature suprême, le Président de la République centrafricaine M. Archange Faustin TOUADERA a lancé cet appel vibrant :

« ….J’invite donc tous nos concitoyens sans exception à baisser les armes et rentrer dans ce processus, en vue d’un rassemblement de la Nation et de la consolidation de la paix qui demeure notre bien le plus précieux.

En ce qui concerne la reconstruction des Forces Armées Centrafricaines et de défense intérieure,…la priorité dans ce secteur demeure la défense du territoire de manière intégrale et intégrée. L’impératif du Gouvernement est de tout mettre en œuvre conformément à ma vision politique pour défendre l’intégrité du territoire national, protéger la population, participer aux opérations de maintien de la paix, à moyen voire long terme.

Le renforcement de nos liens de coopération militaire avec la France, l’Ouganda, le Soudan et le Nigéria à travers des échanges très fructueux contribueront à l’opérationnalisation des FACA en vue de la défense du territoire.

Malgré les contraintes qui s’imposent à nous, et qui sont essentiellement d’ordre financier, nous avons espoir que notre Armée sera rebâtie conformément à l’attente de la population….»

En attendant la concrétisation effective de tous ces plans engagés, cet ensemble d’hommes et de femmes dits partisans de la non-violence et de la résolution pacifique de la crise militaro-politique centrafricaine, travaille d’arrache pieds avec les institutions internationales en vue de trouver une porte de sortie en commun accord ou non de la France, bénéfique pour tout le monde. Les hommes politiques centrafricains réussiront-ils à trouver un remède pouvant soigner le centrafricain de ce “Syndrome Barracuda” ?  Ce syndrome si dangereux reste le symbole imminent de l’échec de cette famille centrafricaine de par le monde à résoudre elle-même ses propres problèmes chez elle sur ses 623.000km2 de superficie.

 

La souveraineté tant souhaitée et voulue par le centrafricain doit passer par sa capacité à résoudre ses propres problèmes sans passer par la France !!!!

 

 

  1. Un texte de : Urbain TABEMARA

CENTRAFRIQUE : BRADERIE TROQUANTE À GRANDE ÉCHELLE DES CONCESSIONS MINIÈRES CONTRE DES ARMES, À QUI LE PROCHAIN TOUR APRÈS LA RUSSIE ET LA CHINE ?

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CENTRAFRIQUE : BRADERIE TROQUANTE À GRANDE ÉCHELLE DES CONCESSIONS MINIÈRES CONTRE DES ARMES, À QUI LE PROCHAIN TOUR APRÈS LA RUSSIE ET LA CHINE ?                                                                              

 

 

Bangui, 25 juin 2018 (CNC) /

La crise fratricide centrafricaine a engendré la prolifération et la dissémination à grande échelle des armes de tout calibre sur l’ensemble du territoire national. Ce phénomène a été rendu possible par la porosité de nos frontières et l’érosion de l’autorité de l’Etat. Animé par les inquiétudes d’un probable génocide, le conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité la résolution 2127 mettant notre chère nation sous embargo.

L’embargo est une mesure restrictive et coercitive visant à interdire la vente et la libre circulation des armes à un pays, à cela s’ajoutent l’interdiction de voyager et le gel des avoirs des principaux protagonistes de la crise. Le suivi de l’embargo a été confié à un comité de sanction, organe subsidiaire du conseil de sécurité de l’ONU créé le 5 décembre 2013.

Ce dernier a prolongé ou reconduit les sanctions pour deux années consécutives au motif que la situation actuelle du pays n’est pas favorable à la levée totale de la sanction. Comme le miel attire toujours les abeilles, la Chine a aussi emboîté le pas à la Russie en obtenant l’accord du comité de sanction du conseil de sécurité de l’ONU à New York pour équiper nos forces de défense en armes et autres équipements militaires. Pour contourner cette sanction lourde de conséquences, le pouvoir a opté pour une offensive diplomatique en vue de la levée partielle de l’embargo avec des partenaires russes suivi désormais de la Chine mais malheureusement en bradant au passage des concessions minières en violation des dispositions de l’article 60 de la constitution.

La braderie ne se limite pas seulement aux concessions minières mais s’étend aussi à nos valeurs voire nos passeports diplomatiques attributs de notre souveraineté nationale. La braderie s’entend ici par la vente en deçà de la moyenne mondiale c’est à dire en deçà des prix pratiqués sur le marché. Cette marge représente un manque à gagner puisqu’elle ne serve pas les intérêts de l’Etat ni de la population mais alimente des comptes privés. Il n’est pas ainsi difficile de comprendre que le profit de ce pillage organisé engraisse un clan déterminé. Inquiété par le flou, l’ambiguïté et l’incompréhension sur les vrais objectifs de la présence sur l’ensemble du territoire national des soit-disant militaires russes, le citoyen lambda réagit avec de multiples interrogations :

Dans cette braderie galopante des ressources minières, a t-on conscience et le sentiment de violer les dispositions de l’article 60 de la constitution ?

Dans la négative, faille t-il opter pour une révision constitutionnelle axée sur l’article 60 ?

Le pouvoir discrétionnaire consacré par l’article 33 de la constitution donne t-il au président de la république le pouvoir de brader les ressources minières ?

La braderie de nos ressources contre les armes était-il un passage obligé pour la levée partielle de l’embargo ?

Pourquoi la Chine a insisté devant le comité de sanction de bénéficier en vue de la levée partielle de l’embargo de même privilège que la Russie ?

Le pouvoir connaît-il les agendas cachés des différents pays qui se bousculent pour nous livrer des armes ?

Saviez-vous ce qui se cache derrière les différentes aides et missions humanitaires ?

La courbe linéaire de la course aux armes conduira t-il le pouvoir à en réclamer aussi au Vatican ?

Il est vrai que notre armée a un besoin urgent en armes pour sécuriser le pays mais allons-nous faire un catalogue de toutes les armes du monde ?

Si tel est le cas, à qui le prochain tour pour nous livrer des armes en contrepartie de la braderie ?

N’y a t-il pas de risques que ces ces armes de diverses traçabilités puissent se retrouver dans la nature ou sur les marchés aux puces ?

En dépit du concours vain de trois puissances membres du conseil de sécurité de l’ONU, peut-on affirmer que notre pathologie est simplement incurable ? On constate impuissant que trois membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU ont déjà intervenu dans la crise centrafricaine, existe t-il encore de places pour les deux autres membres restant ? Il apparaît après étude que tout mélange est nocif et toxique, l’importation des armes de divers pays ne risque t-il pas de faire tousser le régime ? Dans le cadre de l’exception accordée par le comité de sanction à la Centrafrique, le cumul de levées partielles garantit-il cette fois ci une prochaine levée totale de l’embargo en janvier 2019 ? Devant le comité de sanction, la France, les USA et l’Angleterre ont demandé plus de précision à la Chine sur la livraison d’armes…ce droit de réserve fait-il de ces États des ennemis de la paix en Centrafrique ? En plus de sa présence économique, les chinois ont-ils besoin de ce tremplin pour assoir leur influence dans le pré carré français tant convoité ? La Centrafrique sortira t-elle gagnante dans la mise en concurrence des puissances militaires sur son sol ? En l’absence du ministre des affaires étrangères toujours exclu des déplacements présidentiels, qui est le véritable artisan de la braderie de nos ressources ? Le citoyen lambda pose tellement de questions que le pouvoir a un devoir de communiquer, de clarifier et d’informer l’opinion nationale sur cette superbe supercherie. L’étau se resserre et même des langues se délient dans le camp présidentiel…le juda va bientôt embrasser son maître. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 22 juin 2018.                                                

Bernard SELEMBY DOUDOU.                                      

Juriste, Administrateur des élections.                             Tel : 0666830062.      

L’EUROPE ET LES MIGRANTS NÉGRO-AFRICAINS

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L’EUROPE ET LES MIGRANTS NÉGRO-AFRICAINS

 

Bangui, 25 juin 2018 (CNC) /

 

LE RETOUR DES VIEUX DÉMONS

 

Partout en Europe, monte l’infamie. Le retour des vieux démons. La peste brune. L’axe. Les épurations ethniques. Préserver la blancheur de l’Europe sa culture et sa religion. Barrer la route à un envahissement  exogène supposé. Dans la triste histoire de l’Aquarius qui vient de s’achever, après une longue errance en Méditerranée. Triste errance qui jette une lumière crue sur les peurs indicibles qui étreignent les Européens. Ces peurs irrationnelles  surgies d’un sinistre passé semblent, annoncer le retour des vieux démons xénophobes et racistes. L’Europe semble être au bord de l’implosion. Au bord du précipice. Il y’ a dormais, le camp de ceux qui tiennent aux valeurs humanistes et démocratique du vieux continent et le camp d’une Europe qui perd ses valeurs universelles. Tous les humanistes, les démocrates doivent se dresser devant la lèpre du populisme qui monte. Comme le dénonce à juste titre le Président Macron. Les théoriciens de la xénophobie de l’exclusion et du racisme n’ont pas leur place dans une Europe qui a combattu la peste brune et l’axe de sinistre mémoire.

L’AXE : ITALIE ALLEMAGNE  AUTRICHE

Les Ministres de l’intérieur italien allemand et autrichien, ont constitué récemment ce qu’ils appellent un axe, pour résister disent –ils aux hordes venues d’Afrique. Dans l’une de ses éructations ignominieuses, le Ministre italien de l’intérieur, Ligue du Nord lâche avec un rictus arrogant : « Nous allons procéder à l’épuration de la population  pour  recenser les Rom des rues italiennes, maisons par maisons quartiers  par quartiers… » Indéniablement, nous voilà revenu au temps ou les nazis pourchassaient  les Rom et les Juifs pour les envoyer en camps  de concentration. Mais, la principale peur des Européens concerne les Noirs. Surtout les Négros- africains. Les guerres, la pauvreté et la démographie exponentielle du continent noir effraient  les Européens qui se calfeutrent. Dressent des murs à leurs frontières. L’Europe va-t-elle résister et préserver sa cohésion, ou basculer dans une terrible nuit. ? Ses valeurs fondatrices sont bafouées par l’extrême droite populiste et xénophobe.

 

EN FRANCE AUSSI

En France aussi, le pays des droits de l’homme n’est pas en reste. Le chef du parti « les Républicains » vient d’éditer un tract de propagande au contenu douteux : « POUR QUE LA FRANCE RESTE LA FRANCE ! » La France serait-elle menacée ? Par qui ? Laurent Wauquiez  a oublié de dire par les hordes des migrants venus d’Afrique, et les musulmans  qui forcent nos frontières. C’est un appel à peine déguisé contre les étrangers. C’est une sémantique xénophobe. Benoit Hamon, l’ex-candidat aux élections présidentielles françaises raconte indigné au micro de Jean- Jacques Bourdin RMC, ce qu’il a vu à Dunkerque : «J’étais dernièrement à Dunkerque, sur les grilles d’un camp de rétention de migrants Soudanais il est écrit : ZOO parce qu’ils sont noirs ?… La main infâme qui a écrit ces mots, appartient à ne pas douter à la mouvance populiste excitée par la rhétorique raciste des parties d’extrême droites xénophobes.

Le Président Macron a eu raison de fustiger  la menace brune en ces termes : « La montée de la lèpre populiste partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de la voir réapparaître » Si on n’y prend pas garde elle finira par ronger toute l’Europe. 

 

L’APHONIE DES ETATS AFRICAINS  EST CHOQUANTE

Si leurs concitoyens quittent leurs pays, c’est à cause d’une gouvernance calamiteuse. Faite de pillage, d’incompétences de soumission aux anciennes puissances coloniales. Ils ont cédé les richesses naturelles de leurs pays à la pègre internationale. Au lieu de combattre les impunités, les injustices sociales. Ils ont maintenu leurs concitoyens dans une pauvreté crasse et interminable. Les guerres de pouvoir et la faim ont jeté sur les chemins de l’exile une jeunesse en perdition. Beaucoup sont morts en Méditerrané  en tentant de gagner l’Europe. La méditerrané est devenue le cimetière des milliers d’Africains. Les dirigeants africains vont-ils rester longtemps indifférents  devant les humiliations et les souffrances  que subissent, leurs compatriotes, qui tentent de regagner une Europe devenue inhospitalière et égoïste.

On ne demande pas à l’Europe d’accueillir toute  la misère de l’Afrique.  Elle a le droit de recevoir qui elle veut. Les migrants qui fuient les guerres et la misère doivent, être traités avec humanité et dignité. La priorité pour les dirigeants africains demeure le développement de leurs pays. De rendre l’Afrique attractive pour sa jeunesse. Qu’elle ne soit plus tenté de prendre le chemin de l’exile et de la mort. L’Afrique a tout ce qu’il faut pour se développer. A condition de sortir des griffes des puissances étrangères.

L’Afrique doit exiger de nouvelles règles de coopérations et d’échanges commerciales avec l’Europe. Que les immenses richesses de son sous/sol soient consacré au développement et au bien être des Africains. Il faut veiller à ce que les échanges commerciaux avec l’Europe ne soient plus déséquilibrés au détriment de l’Afrique. Que les matières premières ne soient plus accaparées par la prédation étrangère. Il faut exiger de ceux qui exploitent et pillent les matières premières, de développer des industries manufacturières afin de fournir du travail aux Africains. Ainsi ils ne seront pas tentés de partir pour mourir en Méditerranée.       

                                                                                              

Un texte de : Joseph Akouissonne de Kitiki (24/JUIN/2018)

 

 

 

 

Centrafrique : Discours de SEMme Samuela Isopi, Ambassadrice, Cheffe de Délégation de l’Union européenne   A l’occasion De la célébration de la Journée de l’Europe  

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Le 20 juin 2018, la délégation européenne en RCA a organisé une soirée pour la journée de l’Europe au sein de la résidence de l’ambassadrice, cheffe de délégation, Samuela ISOPI.

 

 

 

Centrafrique : Discours de SEMme Samuela Isopi, Ambassadrice, Cheffe de Délégation de l’Union européenne   A l’occasion De la célébration de la Journée de l’Europe  

 

 

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, 

Honorable, Vice Président de l’Assemblée Nationale, 

Mesdames et messieurs les Ministres, 

Mesdames et messieurs les honorables députés, 

Chers collègues du corps diplomatique,  Chers amis, chers invités, chers européens et chers centrafricains, 

 

C’est un grand plaisir de vous recevoir à la Résidence de l’Union européenne pour la fête de l’Europe. La  première que j’ai l’honneur de célébrer depuis mon arrivée en septembre 2017. Ce jour – qui est normalement  célébré le 9 mai, mais que nous avons préféré différer en signe de respect pour les évènements du mois  dernier – est  la fête de tous les européens, mais aussi la fête de tous les partenaires et les amis de l’Europe. Et  nous savons qu’ils sont très nombreux en Centrafrique!  

Avant d’entrer dans le vif de mes propos, avec votre permission Monsieur le Président, je voudrais solliciter  une minute de silence pour saluer la mémoire de toutes les victimes des violences et des atrocités qui ne  cessent de secouer le pays. Je souhaite également rendre hommage à tous ceux qui ont perdu la vie dans  l’accomplissement de leur mission, notamment les casques bleus et les acteurs humanitaires, qui continuent  de payer un lourd tribut pour leur engagement aux côtés des populations civiles. Leur mémoire doit toujours  rester vivante pour nous rappeler que la meilleure façon de les honorer est de travailler, tous ensemble, pour  la paix et pour la justice.  

Minute de silence  

Permettez-moi, Excellence Monsieur le Président, de vous remercier, pour avoir bien voulu célébrer ce soir  avec nous la fête de l’Europe et le partenariat entre l’Union européenne et la République centrafricaine. Votre  présence constitue une marque forte et visible de confiance et de reconnaissance pour notre engagement et  notre travail commun. Votre leadership et votre soutien sont essentiels pour l’aboutissement de nos efforts.  

Nous célébrons cette année le 68ème anniversaire de la déclaration de Robert Schuman, ministre français des  Affaires étrangères, qui, le 9 mai 1950, après la destruction suivie en Europe à la 2ème guerre mondiale,  proposait à l’Allemagne et à la France que soient mises en commun les productions de charbon et d’acier,  que le charbon et l’acier – qui avaient été si longtemps des outils de guerre – deviennent les outils de la paix.  Cette déclaration est restée dans l’histoire comme le début de la construction européenne. Après des siècles  de guerre, le projet européen nous a assuré 68 ans de paix et prospérité. C’est ce que nous célébrons ensemble  aujourd’hui.  Le projet européen n’a jamais cessé de se développer, sur le plan géographique (22 pays ont rejoint l’UE  depuis sa fondation) et sectoriel (les Etats ont progressivement accepté de transférer ou de partager leur  souveraineté dans un ensemble de domaines à travers les institutions communes européennes, un unicum au  monde). Nous avons, certes, vécu des moments difficiles, et même un cas de ”divorce”, le Brexit. Mais  chaque fois nous avons été capables de nous relever et d’autres pays du continent frappent déjà à nos portes  pour rejoindre notre Union.  

L’Union européenne est un projet réussi de paix. Elle est donc porteuse d’un message et d’un modèle. Un  modèle tangible qui montre comme le dialogue, la recherche de l’intérêt commun, la capacité de regarder ce  qui unit et pas ce qui divise, constituent la meilleure voie vers la paix, le développement et le bien-être  collectif.  

Bien entendu, ce projet commun n’empêche pas le débat interne. On assiste tous les jours à des débats sur des  questions cruciales (les migrations, les réponses à la crise sociale et économique, le terrorisme, le chômage  etc), mais nous trouvons des solutions en nous asseyant autour d’une table, en utilisant la parole et le  dialogue au lieu des armes.  

Dans le inonde d’aujourd’hui, l’Union européenne est plus indispensable que jamais. Elle est indispensable  d’abord en interne, pour les citoyens européens, qui ont besoin de croissance économique, d’emploi, de  sécurité, d’opportunités et de droits. Dans un inonde globalisé, nous savons que nous ne pouvons obtenir des  résultats que si nous sommes ensemble. Mais, à l’extérieur, l’Union européenne est aussi, croyons-nous,  indispensable pour nos amis et nos partenaires — tous ceux qui veulent travailler pour renforcer la paix, le  développement durable, le commerce libre et équitable, les droits de l’homme et la démocratie.  

La Fête de l’Europe est célébrée cette année sous le thème du Patrimoine culturel, dont les 28 Etats membres  sont riches, une union rassemblant dans une communauté 24 langues différentes et autant de cultures, une  communauté fière de sa diversité culturelle basée sur des valeurs communes. C’est à ces mêmes valeurs que  notre action extérieure est inspirée. C’est sur ces mêmes valeurs que notre amitié, entre l’Union européenne et  la Centrafrique, est fondée. La célébration de ce soir est aussi la célébration de cette amitié.  

L’Union européenne s’est tout au long de son histoire engagée dans une coopération étroite et diversifiée avec  la République centrafricaine, respectueuse de sa culture, de ses spécificités et de son appropriation. L’UE est  présente en Centrafrique depuis les années 60: nous avons célébré le ”mariage d’or” et célébrerons bientôt le  ”mariage de platinum” . Parce que notre coopération est destinée à durer encore longtemps! Nos étoiles – qui  ont éclairé le chemin du projet européen – continueront à éclairer aussi le chemin de la RCA, vers la paix et  le développement, un chemin que nous voulons continuer à parcourir ensemble.  

J’ai eu l’occasion de faire quelques déplacements dans l’arrière-pays (Bozoum, Birao, Paoua) et beaucoup de  déplacements à Bangui et dans les alentours. Et partout, parfois à ma surprise, j’ai trouvéles étoiles du  drapeau européen! Il n’y a pas une région où l’UE n’ait pas travaillé, à travers le Fonds Européen de  Développement, à travers les pôles de développement, à travers ECHO, à travers le Fonds Bekôu,  l’Instrument pour la paix et la stabilité ou encore d’autres moyens de mise en œuvre.  

Mais les résultats, les succès et la pérennisation de notre action sont liés aux succès du pays et de son peuple.  Sans vous, sans votre  volonté, sans l’engagement de chaque centrafricain, nous ne pourrons jamais réussir et  pérenniser les acquis. Parce que la reconstruction de la Centrafrique ne pourra que venir des centrafricains.  Nous aussi, en Europe, nous avons reconstruit nos pays et notre continent après les guerres que nous avons  connu. Et nous sommes surs que les centrafricains sont capables de la même détermination.  

Cette célébration intervient, Monsieur le Président, dans un contexte marqué par de nouvelles violences et de  nouvelles tentatives d’arrêter le chemin que les centrafricains ont choisi au Forum de Bangui et aux élections.  Mais la RCA ne doit pas trébucher et sombrer de nouveau, après tant d’efforts pour reconstruire le pays à la  sortie des crises qui l’ont éprouvée.  

Des progrès – certes fragiles – ont été accomplis sur la voie du renouveau. Ces acquis doivent être préservés  pour qu’ils deviennent irréversibles, pour qu’ils deviennent tangibles pour les populations. Deux ans après le  retour à l’ordre constitutionnel, grâce à des élections crédibles et légitimes – que l’UE a largement contribué à  rendre possibles – la RCA se retrouve confrontée, malgré les efforts, à de grands défis.  

Les derniers évènements nous rappellent que le chemin demeure long et difficile, que notre mission  commune reste compliquée, mais qu’on ne peut que la remplir à travers la reprise de l’initiative, le leadership,  les résultats. La meilleure sortie d’une crise vient de la volonté de se relever et poursuivre l’action, pour  apporter des réponses concrètes, pour opérer les réformes nécessaires à réaliser le changement, qui ne pourra  jamais venir seul. Tout chemin est difficile, y compris le chemin européen.  

Grâce à vous, à la ténacité des institutions et à la résilience des populations, avec l’appui des partenaires, des  changements ont été initiés pour la première fois dans l’histoire de votre pays: une constitution républicaine  de 3ème génération, des institutions légitimes, des réformes dans le domaine de la sécurité et de la défense,  de la Justice, de l’Etat de droit et de  la gouvernance. Nous ne devons pas permettre que ces réformes soient  remises en cause. Au contraire, elles doivent se poursuivre pour se traduire en réalité et en résultats tangibles  pour les citoyens.  

Permettez-mois de rappeler certains de ces changements amorcés grâce à votre impulsion, avec l’appui des  partenaires :  

  1. La réforme de la sécurité – Les réformes de la défense, la formation et le redéploiement des Forces armées  centrafricaines et des Forces de sécurité intérieures constituent des priorités et des avancées qui répondent à  un besoin de la population. Ensemble, nous sommes fiers d’accompagner le pays dans l’émergence d’une  nouvelle armée centrafricaine, inclusive, républicaine et professionnelle, à travers l’EUTM, de conseil  stratégique à la réforme de la sécurité, d’éducation et de formation des FACA, qui commencent à faire preuve  sur le terrain de leur nouvelle approche.  

Je tiens à rendre hommage au dévouement et à l’efficacité de la Mission EUTM, dont le Portugal a pris le  commandement depuis janvier. Je remercie personnellement le Général Herminio Maio, Commandant de la  mission, et toute son équipe pour l’engagement exemplaire et la collaboration indéfectible. Cet effort que les  Etats membres de l’Union ont décidé de poursuivre par le renouvellement du mandat de l’EUTM et par les  investissements planifiés dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de défense, débouche sur des  résultats tangibles: au terme de son premier mandat de deux ans, l’EUTM a contribué aux réformes et à la  réorganisation de la défense, au conseil stratégique aux dirigeants du secteur et à l’entrainement de 3000  soldats, hommes et femmes, pour refonder une nouvelle année. Pour accompagner la mise en œuvre du Plan  national de la défense, l’Union européenne soutiendra également le déploiement des FACA, dans une  perspective d’armée de garnison, de manière coordonnée avec le déploiement des Forces de sécurités  intérieures et de l’administration. Des appuis sont prévus à cet effet sur nos différents instruments.  

  1. La justice – Je souhaite féliciter la justice centrafricaine. Les procès organisés par la Cour criminelle de  Bangui à l’encontre de chefs de guerre représentent un signal fort vis-à-vis des populations et un message  clair aux groupes armés et à leurs parrains, qu’il n’y aura pas d’impunité; que les institutions et le système  judiciaire (notamment la Cour pénale Spéciale), sont déterminés à poursuivre la lutte contre l’impunité. C’est  une révolution et nous le devons au peuple qui a autant souffert. Je tiens à rappeler que l’Union européenne  est le premier partenaire du secteur de la justice en RCA, visant en particulier le système judiciaire national,  qui occupe une place centrale dans notre appui, pour pérenniser  les efforts de reconstruction de la justice et  de l’Etat de droit. L’UE participe aussi au processus pour la mise en place d’un mécanisme de justice  transitionnelle, fondé sur la Commission Vérité Justice Réconciliation et Réparation. Et nous invitons les  Autorités à avancer dans ce processus qui est primordial pour la paix et la réconciliation.  
  2. Le Dialogue — il y a exactement un an, la réunion de haut niveau de Bruxelles a permis de reprendre  l’initiative et de fédérer tous les efforts de paix autour de votre leadership, Monsieur le Président, avec un  rôle de facilitation confié à l’Union africaine et au Panel des facilitateurs composé des pays de la sous-région.  La paix – comme vous l’avez dit à plusieurs reprises – se fera par le dialogue et pas par la force. Aujourd’hui  plus que jamais, cette Initiative est nécessaire, des avancées sont fortement attendues. L’Union européenne  reste engagée aux côtes de l’Initiative et à vos côtés à travers un appui politique et technique à la négociation  et à travers un travail, main dans la main, pour renforcer l’autorité de l’Etat et rebâtir ses fondamentaux (dans  la sécurité, la justice, la gouvernante, les services de bases) qui sont nécessaires pour accompagner ce  processus. Mais la mobilisation effective de la sous-région demeure un élément incontournable pour la  réussite du dialogue  et de tout effort de paix.  
  3. Enfin, le plan de relèvement et de consolidation de la paix, le RCPCA, adopté à Bruxelles en novembre  2016. Un Secrétariat permanent a été mis en place depuis 8 mois pour renforcer la coordination et la mise en  œuvre, avec l’appui technique de principaux partenaires. Le deuxième anniversaire du retour à l’ordre  constitutionnel a été l’occasion de constater les avancées enregistrées mais de prendre également conscience  des défis. Suite aux derniers évènements il est devenu impératif de reprendre le chemin, et d’avancer d’une  façon plus rapide et pragmatique pour montrer les fruits concrets du RCPCA. Nous avons, ensemble, une  obligation de résultat, le temps n’est pas avec nous, il faut redoubler d’efforts et réoccuper l’espace et le  terrain. Tous les outils et les ressources nécessaires sont disponibles. Il nous faut un sursaut de volonté. L’UE  pour sa part a augmenté de 20% l’engagement pris à la Conférence de Bruxelles. Notre appui global dépasse  largement les 500 millions d’euros et beaucoup de projets sont prêts à être lancés dans les prochaines  semaines, dans des domaines qui touchent les besoins des populations. Nous nous rapprochons aussi du  deadline de notre appui budgétaire, visant la réforme des finances publiques et l’éducation. Suite à votre  demande et à la visite du COPS, l’UE a décidé aussi de fournir un appui technique au Ministère des Mines,  dans le cadre de la Présidence européenne du Processus de Kimberly. Cela reconfirme la solidité et  l’approche intégrée de notre engagement.  

Toutefois de nombreux défis continuent de s’imposer. Tout d’abord les défis sécuritaires et humanitaires. En  partenariat avec les Nations Unies, l’Union européenne a apporté près de 45 millions d’euros à la RCA  depuis 2017 à travers la mission ECHO et 232 millions d’euros pour le relèvement, à travers le Fonds Bêkou.  Cependant, les acteurs humanitaires se trouvent encore aujourd’hui dans une situation de vulnérabilité  extrême: l’assistance humanitaire, est attaquée de manière  récurrente. Je tiens ici à condamner avec la plus  grande fermeté ces attaques faisant de la RCA le pays le plus dangereux pour les humanitaires. Nous  appelons le gouvernement centrafricain à redoubler d’effort pour condamner et empecher ces attaques qui  constituent une double peine pour la population centrafricaine.  

Nous restons persuadés, Monsieur le Président, que nous avons une fenêtre d’opportunité pour une sortie  durable de la crise. Les difficultés doivent donc nous pousser à l’action, elles doivent tout  d’abord appeler  tous les acteurs centrafricains à une prise de responsabilité collective, à un sursaut d’unité et de solidarité  nationale.  

L’Union européenne, qui depuis les année 60 ne s’est jamais desengagée et qui a au contraire continué à  renforcer son engagement aussi au plus fort de la crise, restera toujours mobilisée à vos côtés pour vous aider  à redonner à vos populations l’espoir dans l’avenir et la confiance dans les institutions. Nous savons pouvoir  compter sur votre vision et sur votre leadership indéfectible, sans lesquels rien ne sera possible.  

Comme le disait Jean Monnet, un autre père fondateur du projet européen, «rien n’est possible sans les  hommes mais rien n’est durable sans les institutions.» Seul un pays politiquement stable et bien géré, où les  principes démocratiques, les libertés et la règle du droit sont garantis, est capable de faire face d’une manière  pérenne aux défis du développement et de la sécurité.  Pour conclure, quelques remerciements :  

A la chorale Foi Et Fraternité qui nous a fait la gentillesse d’interpréter non seulement les deux hymnes, mais  des chants autour de l’amitié et de la fraternité qui ont été appréciés à leur juste valeur. Merci à vous.  

Aux inventeurs centrafricains, qui créent, innovent et développent dans le cadre de l’Initiative FAB-LAB  (contraction de l’anglais «fabrication laboratory », «laboratoire de fabrication ») promu entre autre par  l’UE.  

Sans un tel Fab-Lab, des innovations locales aussi originales que les bonbons au Moringa, la poudre de  mangue ou de légumes séchés ou encore des machines simples comme la décortiqueuse d’arachide ou la  machine coupe-légumes et la brouette arrosoir n’auraient jamais pu émerger.  

Aux jeunes réalisateurs centrafricains des documentaires des Atéliers Varan 2017, co-financés entre autres  par l’UE, qui sont ce soir projétés sur nos écrans. Quelques-uns de ces documentaires a aussi été présenté  dans des festivals internationaux de cinéma.  

Cela a permis de mettre en lumière l’existence d’un potentiel de croissance endogène de la RCA. Bravo  mesdames et messieurs.  

Je voudrais également remercier tous nos partenaires centrafricains, les Etats-membres de l’UE, l’EUTM et  ECHO (membres de la famille européenne en RCA), les partenaires internationaux (la Minusca en premier,  et aussi les agences des NU, la  BM, le FMI, l’Union africaine et la CEEAC), les partenaires bilatéraux, pour  tout ce que nous avons pu faire ensemble pour ce peuple.  

Je tiens à remercier très particulièrement tous mes collègues et collaborateurs de la Délégation. J’en suis très  fière. Une équipe d’hommes et de femmes qui viennent des quatre coins de la Centrafrique et des quatre  coins de l’Europe. 8 nationalités sont représentées à la Délégation. Chacun apporte sa pierre aux multiples  activités menées en faveur de votre pays. La diversité des langues et des cultures au sein de notre équipe est  une richesse, dont nous bénéficions grâce à la contribution, de toutes et tous au sein de la Délégation, au  retour de la paix en RCA.  

Je tiens enfin à féliciter et remercier, à travers vous, Monsieur le Président, vos populations qui ne cessent de  faire preuve de résilience et qui motivent et guident nos actions. Et au nom de 600 millions de citoyens  européens je leur témoigne notre engagement continu et notre amitié.  

Vive l’Union européenne,

 

 

 

vive tous les centrafricains et vive la Centrafrique. Je vous remercie. Singhila  Mingui ./.  

Seul le discours prononcé fait foi.  

Centrafrique : un ministre prévoit sa démission du gouvernement.

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Centrafrique : Un ministre prévoit sa démission du gouvernement

 

Bangui, le 23 juin 2018 (CNC) /

 

En froid avec l’entourage du chef de l’État selon des sources, le ministre des affaires étrangères pourrait démissionner. C’est l’impression qui se dégage du commentaire de Charles Armel Doubane sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement Centrafricain fait face un scandale  portant sur le trafic de passeports diplomatiques. Un internaute a donc voulu savoir pourquoi le ministre des affaires étrangères n’a pas encore démissionné. Cette question est posée parce que des sources évoquent également des relations glaciales entre lui et l’entourage du président Touadéra.

Charles Armel Doubane a débuté son commentaire par deux mots « Dans bientôt ». Ce sont ces mots qui ont retenu l’attention des internautes. Ceux-ci font croire qu’il prévoit lui-même sa démission dans un futur proche. Certains observateurs pensent, en raison de la qualité des frustrations dont il est victime, qu’il pourrait forcer le chef de l’État à le limoger.

Rappelons que Charles Armel Doubane est un ancien candidat à la présidentielle de 2016. Il est sorti 5eavec près de 4% des voix. Mais son soutien immédiat au président Touadéra l’a conduit au gouvernement où il est chef de la diplomatie centrafricaine.

 

NDLR : Un ministre, comme dirait quelqu’un, ça ferme sa gueule ou ça démissionne mais ça ne “prévoie pas démissionner” !

 

Un article de : https://africtelegraph.com  22 juin 2018

Centrafrique : Jean-Pierre Douzima, une équation à plusieurs inconnues.

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CENTRAFRIQUE : JEAN-PIERRE DOUZIMA, UNE EQUATION A PLUSIEURS INCONNUES

 

Bangui, 23 juin 2018 (CNC) /

 

Jean-Pierre DOUZIMA est nommé Directeur Général de l’ACFPE depuis 2004 et est logiquement admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis le 30 décembre 2016.

Force est malheureusement de constater que Jean-Pierre DOUZIMA reste jusqu’à ce jour en poste avec le soutien indéfectible des anciens caciques du KNK notamment le Premier Ministre Mathieu Simplice SARANDJI, du Ministre Contrôleur Général du secteur parapublic, Arthur PIRI, de l’ancien Ministre Noel RAMANDAN, très friand du bakchich,  syndicaliste, et de Madame GROTTE, retraitée elle aussi, mais active dans le syndicat des travailleurs.

Toutes ces personnalités ont volontairement violé la loi sur la retraite des fonctionnaires et agents de l’état et transforme la situation administrative de Jean-Pierre DOUZIMA en une équation à plusieurs inconnues qui dépasse le Professeur des universités en mathématique, Faustin Archange TOUADERA.

Pour résoudre une équation à plusieurs inconnues, il faut procéder par élimination des variables à savoir, la dissolution du Conseil d’Administration, une réprimande sévère à l’endroit du  Contrôleur Général du secteur parapublic, qui signe en lieu et place du Ministre en charge du Secrétariat Général du Gouvernement et des relations avec les institutions de l’Etat, des ordres de mission aux cadres du secteur parapublic. Ces deux variables sont maitrisables.

L’une des variables qui semble très compliquée est le conflit des compétences entre la primature et la présidence de la République où s’interpose le puissant Ministre Arthur PIRI. Les inconnues résident dans la faiblesse du Gouvernement à appliquer les lois fondamentales qui régissent le pays et à prendre des décisions courageuses pour instaurer la rupture tant souhaitée par le Chef de l’Etat.

Le Ministre du Travail, de l’Emploi, de le Formation Professionnelle et de la Protection Sociale, Jean-Christophe NGUINZA est réellement résolu à en découdre avec le feuilleton DOUZIMA qui n’a que trop duré en lui notifiant en avril dernier, d’arrêter de travailler. Mais la primature de PIRI/SARANDJI mettra les bâtons dans les roues du Ministre de tutelle qui a compétence hiérarchique sur la gestion administrative et technique de l’ACFPE

Aux dernières nouvelles qui marquent l’impuissance de Jean – Christophe NGUINZA est que selon des sources dignes de foi, Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA a juré quel que soit la décision du Ministre NGUINZA, de ne pas rater la 107e Conférence de l’OIT organisée chaque année à Genève en Suisse, pour interpeller les gouvernements sur les diverses mutations liées à la situation des travailleurs et des employeurs.

Pour ce faire une liste officielle des participants à cette conférence a été établie et validée en conseil des ministres par le Président de la République en présence du Premier Ministre, puis envoyée  aux organisateurs à Genève pour préparer les accréditations autorisant les participants à accéder aux salles des réunions. Naturellement, le nom de Jean-Pierre DOUZIMA n’y figurait pas, parce qu’il devrait logiquement prendre sa retraite le 30 avril 2018 par notification expresse du Ministre du Travail, en sus de la pitoyable rallonge qui lui a été tacitement accordée.

Jean-Pierre DOUZIMA va contourner le Ministre de tutelle, donc celui du travail, habileté à demander les accréditations pour participer à cette conférence, se fait délivrer un ordre de mission par le Ministre Contrôleur Général du secteur parapublic, Arthur PIRI, et se rend dignement à Genève pour essuyer quatre grosses humiliations.

La première humiliation est que le DG/ACFPE à la retraite fera trois jours de pieds de grue devant le siège de l’OIT en ce début d’été, pour être autorisé à rentrer dans la salle de réunion du CRADAT,

La deuxième humiliation est que le Ministre NGUINZA a refusé de saluer le DG/ACFPE à la retraite, qui sortira de la salle la tête basse, et se rendra immédiatement à Lyon en France pour son shopping.

Revenu à Genève le 06 juin et c’est la troisième humiliation, il va saluer le Chef de l’Etat centrafricain, invité d’honneur de la conférence pour prononcer un discours le 07 juin, qui lui posera la question suivante : toi aussi tu es venu ici ?

L’OIT avait organisé un diner à l’honneur du Chef de l’Etat et des membres de la délégation officielle centrafricaine. Le DG/ACFPE ayant obtenu son accréditation d’une manière officieuse n’avait pas été invité au diner et c’est la quatrième humiliation.

Le ridicule vraisemblablement ne tue pas dans ce pays mais ronge quand même les victimes, car Jean-Pierre DOUZIMA qui a fait le forcing pour aller à Genève en bravant le Gouvernement, n’a malheureusement pas pris part à aucune réunion à Genève. Que va-t-il relater dans son rapport de mission à Monsieur PIRI qui a cautionné son voyage en argumentant qu’il est membre du conseil d’administration de l’AMSEP, Secrétaire Général de l’AASEP, membre du Conseil d’administration du CRADAT ?

Monsieur PIRI a complètement oublié que c’est l’ACFPE au nom de la République Centrafricaine qui est représentée  dans ces institutions et non Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA en tant que citoyen centrafricain.

 

N’importe quel citoyen centrafricain nommé DG/ACFPE pourra valablement défendre les intérêts de l’ACFPE dans ces institutions. Il le fera aussi bien que son prédécesseur ou peut être mieux. C’est bien la continuité de l’administration que le tandem PIRI/DOUZIMA semble ignorer.

Combien de temps va encore durer le feuilleton DOUZIMA/ACFPE/MINISTERE DU TRAVAIL ? C’est un long métrage qui fait des vagues juridiques et statutaires.   

 

Un texte de : Alain Nzilo, Directeur de publication du CNC.

Centrafrique : Bria et Ndélé, villes otages des mercenaires

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Centrafrique : Bria et Ndélé, villes otages des mercenaires

 

 

Bangui, le 23 juin 2018 (CNC) /

 

SANCTUAIRE DES MERCENAIRES TCHADIENS ET SOUDANAIS

Bria  et N’délé sont devenues le symbole de l’accaparement des ressources minières de la République Centrafricaine, par des mercenaires venus du Tchad et du Soudan. Ces chasseurs de primes contrôlent entièrement la ville de Bria devenue un sanctuaire pour des mercenaires violents et sanguinaires. C’est un bras d’honneur au Gouvernement, qui subit de plus en plus les oukases des ex- Sélékas et de leurs hommes de main, envoyés par Déby. Il serait difficile de faire croire que  le despote des bords du Lac Tchad n’est pas l’artisan acharné de la perpétuation  du chaos centrafricain. La France, son grand ami qui le soutient dans ses aventures sanglantes en Centrafrique. Devrait lui conseiller de cesser ses agressions impérialistes au pays des Bantous.  Le soutien de la France à Déby, qui veut annexer la RCA est un geste inamical. Tant que les envies d’annexion de la Centrafrique par Déby le pousseront, à faire de la République Centrafricaine un protectorat, tant que le soutien de la France lui sera acquis. L’aube n’est pas prête de se lever sur la terrible nuit centrafricaine.

DES AFFRONTEMENTS SANGLANTS A BRIA ET A N’DELE
Ces combats acharnés que se livrent les factions armées sont destinées à prendre le contrôle des mines de diamant et d’or. L’or et le diamant sont vitaux pour la potentialité militaire des ex-Sélékas et des Antibalakas.  C’est aussi un manque à gagner pour les caisses de l’Etat centrafricain. Sans les régions minières qu’ils occupent, il y’ a fort longtemps que les groupes armés se seraient rendu. Si à l’époque les forces internationales et les Casques bleus, ne les avaient pas laissé sortir de Bangui avec armes et bagages. Le pays ne serait pas aujourd’hui, plongé dans ce chaos qui n’en fini pas. Avec les revenus de ce commerce illicite et infâme, les terroristes ne pourront pas s’équipent au Tchad, au Soudan et au Cameroun. Ce sont les ex-Sélékas qui contrôlent les villes Bria et de N’Délé. A 18 heures c’est le couvre- feu décrété par les seigneurs de la guerre. Les rues sont désertes. Les commerces fermés. Les habitants terrorisés rackettés  se barricadent chez eux. Des maisons sont pillées et incendiées. Des populations effrayées ont fui en forêt. Des cadavres jonchent encore les rues. L’ordre nouveau des bandes armées règnent sans partage. C’est Noureddine Adam avec son organisation le FPRC qui contrôle les villes de Bria et de N’Délé dont il se dit originaire. Les Antibalakas affrontent les ex-Sélékas pour les empêcher de transformer Bria et N’délé en Califats. La population pâti durement  de ces combats des bandes armées. Un dicton africain dit ceci : « Quand deux éléphants se battent ce sont les herbes qui souffrent »

UN PARTITION EN MARCHE ?
Au lieu des chamailleries entre l’exécutif et le législative (Lutte acharnée du Président Touadera et du Président de l’Assemblée Nationale Meckassoua). Au lieu de passer son temps, barricadé dans les bureaux climatisés de Bangui. Au lieu de laisser le pays se transformer en une terre de malfrats internationaux blancs. Au lieu de sacrifier les nombreuses victimes sur l’Autel de la paix et de la réconciliation nationale comme cela semble se présager. Le Président et le Gouvernement doivent tenir compte de la gravité des menaces et prendre à bras le corps les problèmes qui minent la République Centrafricaine.

A PROPOS DU DÉPLOIEMENT DES FACAs A BANGASSOU
C’est une excellente nouvelle. Enfin ! Les forces nationales entre en action. Il y ’a si longtemps que les Centrafricains attendent l’engagement de leur Armée Nationale. Les Russes y sont pour quelque chose. Le Réseaux de Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) rapporte la liesse qui a étreint les habitants de Bangassou. Notre confrère du RJDH cite un leader de la jeunesse qui exulte : «Tout le monde est joyeux. Les femmes posent leurs pagnes par terre en signe de liesse totale, les conducteurs des moto-taxis ont accompagné le convoi de ces forces. Vraiment les mots me manquent pour vous rapporter  le soulagement des communautés de Bangassou »  Vivement que l’intervention des FACAs s’étende sur tout le territoire. Surtout, à Bria et à N’délé pour mettre fin aux agissements infâmes des bandes armées.

Un texte de : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI (22/JUIN/2018)

Centrafrique : Arrivée des FACA à Bangassou sous l’applaudissement de la population

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Des FACA en formation de l’Ue, EUTM au camp Kassai, CNC.

 

 

Centrafrique : Arrivée des FACA à Bangassou sous l’applaudissement de la population

 

 

Bangui, 23 juin 2018 /

 

Tout autant que les Banguissois qui applaudissaient le départ du convoi des Forces armées centrafricaines (FACA), il y a une semaine dans la capitale, la population de Bangassou a été toute enthousiaste de revoir son armée à ses côtés après pratiquement un quinquennat d’abandon. C’est finalement ce jeudi 21 juin que le convoi des FACA est entré dans la ville de Bangassou.

Cette mission de déploiement des FACA, faut-il le rappeler, a du franchir des obstacles sur obstacles pour atteindre sa destination finale, notamment les villes de Bambari et d’Alindao réputées bastions des groupes armés. Parlant justement d’obstacles, point n’est besoin de rappeler ici que l’essentiel des villes de provinces de la République centrafricaine sont sous contrôle des groupes armés majoritairement des séléka. Sur l’axe Bangui-Bangassou, les rebelles de l’aile séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du criminel nigérien Ali Darass règnent en maître, avec comme leur base principale la ville de Bambari, chef-lieu de la Ouaka.

C’est justement à Bambari que le convoi des FACA s’est buté à la résistance des éléments de l’UPC. Les FACA qu’appuyaient les Instructeurs Russes, ont échappé belle à une attaque, le 10 juin dernier, alors qu’ils traversaient seulement la ville pour Bangassou. La riposte des FACA à cette attaque provocatrice a fait plusieurs morts parmi les assaillants, ainsi que des blessés légers du côté des FACA iper formés par la mission de formation opérationnelle de l’Union européenne (EUTM), puis entraînés par les Instructeurs Russes. Les négociations ouvertes aux uns et aux autres ont permis d’éviter le pire.

D’ailleurs, c’est cet incident qui occasion le retard enregistré par la mission de Bangassou. « Ce n’est pas du temps perdu pour rien, car l’attitude patiente mais ferme du Président Touadera, de la Ministre de la défense et de la Minusca, ainsi que la disponibilité pour le dialogue avec les habitants de Bambari, de Ali Darass et de Hassan Bouba, ont pu résoudre ce problème pour ainsi permettre la poursuite du convoi des FACA à destination de Bangassou », a confié une source proche de la Présidence de la République.

Le convoi de Bangassou est un vrai espoir pour le rétablissement de la paix en RCA. Il y a un an en arrière, il était encore impossible de s’imaginer quelque chose pareille. L’on est en train de voir que lentement, mais sûrement, le chemin vers la paix est en train de se bâtir.

Rappelons qu’il y a un peu plus d’un mois, sous les auspices des leaders religieux dont le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et l’Imam Omar Kobine Layama, musulmans et chrétiens de Bangassou avaient signé un accord de paix en demandant par mémorandum aux autorités de déployer les FACA le plus rapidement possible à Bangassou. La promesse de Touadera de répondre favorablement à cette sollicitude est finalement devenue réalité avec le succès de ce déploiement. Voilà qui rassure quant à la vision du Chef de l’Etat qui avait insisté pour que la République centrafricaine dispose d’une « armée de garnison », après le déploiement de Paoua et de Sibut.

 

Un texte de : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Une vingtaine de morts dans un affrontement FPRC/séléka tchadiens à Ndélé

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Centrafrique : Une vingtaine de morts dans un affrontement FPRC/séléka tchadiens à Ndélé

 

 

Bangui, 22 juin 2018 (CNC)

D’intenses combats ont été enregistrés dans la localité de Ndélé dans le Bamingui-Bangoran plus au nord entre les séléka du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique) et les séléka tchadiens. A en croire les premiers bilans de ces échauffourées, ce sont une vingtaine de combattants qui ont été tués dans les deux camps.

 

Selon différentes sources, les tchadiens en  cause dans cette scène de violence séjournent à Ndélé au soin des leaders du FPRC qui les avaient appelés à combattre dans leur rang. Mais, depuis que le projet de la nouvelle marche sur Bangui ne fait plus rêver à partir de Kaga-Bandoro, les combattants du FPRC autochtones se sont retournés au bercail y compris leurs alliés tchadiens. In situ, réflexe de survie aidant, les tchadiens se sont vus obligés de ratisser les villages environnants  pour vivre. Selon le sultan de Ndélé, ces tchadiens n’en sont pas à leur première scène de pillage des villages sur l’axe Ndélé – Kaga Bandoro.

Pour cette dernière attaque, les séléka du FPRC n’arrivent plus à supporter que des alliés s’en prennent à leurs parents, une opposition qui a déclenché l’affrontement. Les habitants de Ndélé vivent dans la psychose avec à l’esprit l’idée d’un problème renfort des tchadiens, eu égard à la porosité de la frontière entre le Tchad et la RCA toujours au profit des tchadiens. 

A la dernière nouvelle, des sages de la localité ont pris l’initiative d’une médiation entre les belligérants. L’on n’est pas dans les mystères des dieux pour prédire ce qu’adviendra la situation d’un moment à l’autre.

Centrafrique :Le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation des services publics, Vers la nouvelle Administration centrafricaine.

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Centrafrique :Le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation des services publics, Vers la nouvelle Administration centrafricaine.

 

 

Bangui, 22 juin 2018 (CNC) /

 

On peut commencer par ramasser en désordre tout ce que les Experts de la diabolisation disent de notre pays : la RCA est un État qui n’existe pas ; la RCA est un État qui n’est que l’ombre de lui-même ; la RCA est un État coquille vide ; la RCA est un des États le plus pauvre du monde ; etc.

Cela suffit pour confirmer l’accablante réalité de tous les temps, que la faiblesse de l’Etat est réputée être en Centrafrique un facteur capital qui empêche et qui méconnait à la fois les mécanismes nécessaires au développement de ce pays.

 

Construite dans la précipitation à cause de l’indépendance, notre administration n’a pas de prises avec les réalités économiques, politiques et sociales du pays. Elle a été faite pour répondre exclusivement aux besoins de l’État, c’est-à-dire une administration de fiscalité que de société.

L’administration a fonctionné et fonctionne sans aucune relation bi-associative avec la population. Il ne fait aucun doute que le manque de relation de créativité entre l’État et la population soit à l’origine de sa fragilité constante.

La faiblesse de l’État est vécue tous les jours comme étant la faible capacité pour les pouvoirs publics d’assurer l’unité et la stabilité des structures opérationnelles.

La faiblesse de l’Etat constitue une réalité avérée récursive. Elle est favorisée par la distribution asymétrique des institutions étatiques sur l’ensemble du territoire national et renforcée par le manque chronique des compétences (humaines, matérielles et financières) disponibles; la répartition inadaptée des institutions publiques ne permet pas à l’Etat d’assurer une forte mobilisation des forces vives dans la mise en valeur des immenses potentialités du pays en vue de s’inscrire dans la dynamique de développement.

Tous les projets initiés par l’État n’ont jamais été portés à leur réalisation et ni ceux des particuliers qui n’aboutissent pas à cause des agents d’une administration qui considèrent tout projet privé porté à leur connaissance comme une occasion de versement de pot-de-vin.

On en arrive à compter combien de résolutions de dialogues inclusifs, de conférences-débats, des états généraux, des forums, des séminaires et des réunions sur des sujets cruciaux, pourrissent dans les tiroirs sans être traités et combien de projets privés n’ont pas vu jour à cause de manque d’accompagnement de la part l’État ou si non, ont simplement échoué à cause des turpitudes et la médiocrité des agents de l’État.

Ainsi, on est dans une situation telle, la faiblesse de l’Etat et le sous-développement, se nourrissent mutuellement. L’impasse sociale qui en résulte est très déplorable, favorisée par des décennies de crises politiques et militaires répétitives, rendant irréversible l’instabilité des institutions de l’Etat.

Rien ne permet d’envisager une issue favorable de cette impasse en cette période cruciale où la crise mine toutes les actions de l’Etat et aggrave de façon considérable le sous-développement.

L’état de l’administration aujourd’hui suite à la crise des cinq dernières années montre l’ampleur de la désorganisation de celui-ci. Mais aussi l’ampleur des besoins au moment où il est question d’essayer de restaurer l’autorité de l’Etat.

Le gouvernement s’attèle à ramener l’Etat partout sur le territoire pour rassurer les populations. Et plusieurs nominations ont déjà été faites dont notamment celles des Préfets et des Sous-préfets figures représentatives de l’autorité de l’État dans les provinces.

 Mais la situation du pays est encore préoccupante, caractérisée par l’absence de l’autorité de l’Etat et des services publics sur la majorité du territoire national occupée par les groupes armés qui ont saccagé et détruit la plupart des établissements publics.

Bangui, la capitale, est la seule ville qui détient l’essentiel de l’administration, l’ensemble du pays est privé de la présence efficace de l’Etat.

C’est dans ces contextes que le Président de la république a décidé de la création d’un nouveau Département ministériel dédié à la modernisation de l’administration et de l’innovation des services publics, une option politique visant une gestion de participation et d’inclusion sociale pour plus d’accès aux services publics par les citoyens et pour plus d’efficacité de la politique de l’État.

L’organisation dudit ministère est entrain de se mettre en place afin d’entamer le projet de transformation de l’administration publique centrafricaine, un projet au demeurant difficile.

 

Un texte de : Robert ENZA,

organisation & management.

 

 

 

Centrafrique : Les scouts et flambeaux invités par la Minusca à contribuer au retour de la paix

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Centrafrique : Les scouts et flambeaux invités par la Minusca à contribuer au retour de la paix

 

 

Bangui, 22 juin 2018 (CNC) :

Ils sont quelque 2000 jeunes, garçons et filles issus des mouvements du Scoutisme et de la Jeunesse évangélique africaine (JEA) à se mobiliser à l’appel de la Minusca pour consolider les pré-requis de la paix et de la cohésion sociale détectés en eux. C’est à l’Omnisport que s’est déroulé, ce mercredi 21 juin, la cérémonie de clôture de la campagne de quatre mois menée sur la paix et la cohésion sociale.

 

En effet, beaucoup s’accordent à dire que la jeunesse centrafricaine a été de beaucoup dans la dernière crise que le pays a connue, puisqu’Acteur d’un côté et Victime de l’autre. Voilà qui a guidé la Minusca à accorder plus d’attention à cette frange sensible de la population dans sa dynamique de recherche des voies et moyens pour une sortie durable de crise.

« Au niveau de la Minusca, nous avons initié une campagne pour sensibiliser la jeunesse pour leur inculquer des valeurs de la non-violence, de la libre circulation des personnes, de la promotion de la diversité, de la dignité et le respect de la vie humaine. Tout de suite, nous avons remarqué que les Scouts et la JEA partagent déjà ces valeurs d’où notre attirance envers eux pour travailler ensemble dans cette optique. Il s’agit précisément de redynamiseret développer davantage les valeurs qui existent en eux, afin qu’ensemble, nous puissions sensibiliser la population d’une manière générale pour que les jeunes centrafricains dans leur globalité épousent ces valeurs », a déclaré Aliao Biliaminou, Chargé de Communication à la Minusca.

Ce dernier s’est fait compléter par sa collaboratrice, Mme Laure Stella Omissé qui précise par ailleurs que cette campagne de sensibilisation a pris en compte un certain nombre d’activités intenses, depuis quatre mois, dont les ateliers de réflexion et les sensibilisations de masse sur la culture de la paix et la gestion des conflits. « Les thématiques défendues étaient essentiellement basées sur les valeurs de ces mouvements des jeunes, notamment le Scoutisme et la JEA qui sont les valeurs de la paix », a ajouté Mme Laure Stella Omissé.

Rodrgique Yaonéndji, Chargé de communication de l’Association des Scouts catholiques centrafricains (ASCCA) s’est réjoui que le projet de sensibilisation initié par la Minusca à l’endroit des Scouts et de la JEA a permis de « renforcer significativement notre manière d’entrevoir les possibilités d’un retour durable à la paix et au vivre ensemble dans notre pays », a-t-il déclaré.

Notons que la campagne de sensibilisation qui a pris fin ce mercredi a visé les Scouts et la JEA des 3ème, 4ème, 5ème et 6ème arrondissements de Bangui. Mme Laure Omissé a annoncé l’ouverture très prochaine d’une campagne dans les autres arrondissements restants, ainsi que dans les villes de province.

 

Un texte de : Fred Krock, CNC.

 

Centrafrique : déploiement des soldats FACA à Bangassou, des forces spéciales de la MINUSCA au renfort pour sécuriser le convoi.

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Centrafrique : déploiement des soldats FACA à Bangassou, des forces spéciales de la MINUSCA au renfort pour sécuriser le convoi.

 

 

Bangui, le 21 juin 2018 (CNC) – En route pour la ville de Bangassou, au sud-est du pays dans la préfecture de Mbomou, une unité des forces armées centrafricaine (FACA), composée d’une centaine des soldats et escortée par les forces spéciales de la MINUSCA se trouve actuellement à quelques kilomètres de leur point d’arrivée.

 

Alors que la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique), dans un communiqué publié, a mis en garde les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darassa contre toute tentative visant à entraver le mouvement des FACA vers Bangassou, une unité d’élite des forces parachutistes de la MINUSCA, en couverture aérienne, sécurise le convoi depuis la ville de Bambari.

Les rebelles, de leur côté, auraient reçu une instruction formelle de leur hiérarchie de libérer la voie au convoi des FACA, selon une source proche du mouvement rebelle contactée par CNC au téléphone.

Entre temps, l’un de deux chars blindés de la MINUSCA, remis aux FACA à Bambari pour se protéger au cas ou, est tombé en panne dans le village « GBOKOLOGBO », proche de Bambari, où séjourne actuellement le criminel chef de guerre Ali Darassa, le patron du mouvement UPC.

Bizarrement, les rebelles, qui étaient furieux à l’arrivée des soldats FACA à Bambari, semblent coopérer cette fois à l’arrivée des FACA à GBOKOLOGBO. Certains ont même proposé leur service pour aider les FACA à réparer l’un des VAB tombé en panne à seulement quelques mètres d’eux.

Finalement, tout se passe bien et le convoi des soldats FACA se trouve avant-hier mardi 19 juin dans la sous-préfecture d’Alindao, proche de Bangassou.

Déjà à Bangassou, la population civile, y compris les déplacés de l’Église catholique, attend avec espoir l’arrivée des soldats FACA afin de sécuriser définitivement la ville.

 

Un texte de : Gisèle Moloma, CNC.

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Centrafrique : passeports diplomatiques à vendre.

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CENTRAFRIQUE : PASSEPORTS  DIPLOMATIQUES  EN  SOLDE

 

 

Bangui, 21 juin 2018 (CNC) – UN TRAFIC FLORISSANT

         

L’information est à peine croyable ! On en reste abasourdi ! Le site d’investigation Mondafrique vient de révéler une farce des plus sinistres.

          Un pays, la République Centrafricaine, brade ses passeports diplomatiques ! Et ce, à des voyous, des rufians, des trafiquants internationaux – ou encore aux visiteurs du soir des chancelleries. Tous, des malfrats notoires, dont certains sont recherchés par INTERPOL.

          Sous le règne du tandem Bozizé /Touadera (2008-2018), le commerce des passeports diplomatiques aura donc atteint des sommets inimaginables ! Quelle ignominie ! Un pays dont les dirigeants, possédés par l’appât du gain, se livrent à de pareilles infamies, a perdu son honneur. Des gouvernants, capables de telles prévarications, usurpent leurs fonctions et ne méritent pas leur peuple. 

          Ce commerce indécent et déshonorant avec la pègre internationale est, incontestablement, une des causes de la descente aux enfers de la Centrafrique. Les dirigeants qui le pratiquent ne méritent pas les mandats que le peuple leur a confiés. Ce sont de véritables receleurs, passibles d’une comparution devant les tribunaux.

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA MIS EN CAUSE

Boris Becker, l’ex-gloire des courts de tennis, ruiné et en faillite, traqué par les tribunaux en raison de ses dettes, évoque, pour sa défense, une immunité diplomatique centrafricaine ! Elle lui aurait été accordée avec un passeport diplomatique délivré par le président Faustin- Archange Touadera. Si ces accusations s’avèrent, celui-ci devra, immédiatement, s’en expliquer devant son peuple.

          Il est à noter que ces crapules internationaux, ces trafiquants d’armes, à qui le gouvernement centrafricain vend des passeports diplomatiques, sont quasiment tous blancs. Habitués du Palais de la Renaissance, ils manipulent les autorités et s’enrichissent au détriment des Centrafricains. Une nouvelle preuve vient d’en être donnée : les transactions du diamant centrafricain ont été récemment confiées à un certain Peter Meeus, ancien président de la Bourse du diamant de Dubaï ! Comment peut-on confier à un étranger la gestion  d’une des ressources essentielles de la nation ? On peut dire que la République Centrafricaine est véritablement livrée par ses dirigeants à des prédateurs blancs. Le complexe d’infériorité organisé par les colons pour mieux assujettir les Oubanguiens, fait toujours des ravages dans les têtes.

          Heureusement, tous les Centrafricains ne sont pas corrompus. Les jeunes diplômés du pays, qui croupissent dans un chômage endémique, seraient prêts à assumer les responsabilités qu’on serait bien avisé de leur confier pour sortir le pays de la détresse.

         Car il n’y a rien de plus choquant que de constater que, de nos jours encore, les blancs tiennent le haut du pavé en Centrafrique. Les dirigeants centrafricains ne parviennent toujours pas à faire confiance à leurs concitoyens. Ils font partie d’une société minée par les jalousies et les prévarications de toutes sortes. Leurs comportements de prédateurs qui règnent dans les rouages de l’État et la tutelle des puissances étrangères mise en œuvre par des hommes de main, entravent le développement de la Centrafrique.

 

LA FRANCE TENUE  EN PARTIE RESPONSABLE  DE L’INSTABILITÉ

Les Centrafricains, à tort ou à raison, pensent que leurs malheurs sont en partie dus à la gestion coloniale qui a laissé un pays exsangue. Depuis l’indépendance, les forces françaises stationnent dans le pays en permanence, pour protéger ses intérêts et ses ressortissants.

          On est donc en droit de se demander pourquoi la France ne dénonce pas ces trafics de passeports diplomatiques. N’est-ce pas elle qui a la haute main sur les dirigeants et la politique du pays ? Elle qui fait et défait les présidents ? La France doit changer de paradigme en Centrafrique. Si elle ne le fait pas, elle risque de perdre la bataille d’influence de Bangui face aux Russes. N’oublions pas que ce sont eux qui, déjà, assurent la protection du président Touadera.

          Quoi qu’il en soit, il ne faut pas que la République Centrafricaine devienne un pays où les prédateurs feraient la loi, un pays pris en otage par la pègre internationale. Il faut mettre fin à ce détestable commerce de passeports. Que ceux qui sont impliqués dans ce trafic indécent s’expliquent devant les Centrafricains. C’est devenu une honte que le pays ne peut tolérer !

 

Un texte de : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(20 juin 2018)

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Cahiers Economiques de la RCA, Briser le Cycle des Conflits et de L’instabilité.

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Centrafrique : Cahiers Economiques de la RCA, Briser le Cycle des Conflits et de Linstabilité.

 

Rapport : la persistance des conflits et de linstabilité pèse sur le redressement de la Centrafrique.

 

 

Bangui, 21 juin 2018 (CNC) – Selon la première édition des Cahiers économiques de la République Centrafricaine (RCA) publiée aujourd’hui par la Banque mondiale, la détérioration des conditions de sécurité et de la situation humanitaire compromet les espoirs d’une reprise économique vigoureuse en Centrafrique. Après avoir culminé à 4,8% en 2015, la croissance a ralenti à 4,5% en 2016 et à 4,3% en 2017. Malgré le climat d’optimisme qui prévaut depuis l’élection présidentielle de 2016 et la politique d’assainissement budgétaire prometteuse du gouvernement, la RCA reste un État fragile qui pourrait s’inspirer de l’expérience réussie d’autres pays fragiles pour pérenniser ses efforts de pacification et de redressement.

Intitulée « Briser le cycle des conflits et de l’instabilité », la publication annuelle de la Banque mondiale analyse en profondeur les facteurs de fragilités et propose quelques pistes de redressement économique. Elle identifie notamment trois conditions indispensables pour briser la spirale de l’instabilité et du conflit : rétablir la sécurité, lutter contre l’impunité en garantissant la réparation des préjudices subis par les victimes, et promouvoir un développement économique et social équitable et inclusif.

« L’insécurité persistante est sans doute l’obstacle le plus important à la réduction de la pauvreté car chaque nouvel affrontement violent entre groupes armés provoque des déplacements supplémentaires, détruit des biens privés et complique les efforts des organisations humanitaires », explique Jean-Christophe Carret, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Centrafrique. « La crise sécuritaire prolongée en RCA pèse sur la capacité de l’État à fournir des services et des biens publics essentiels dans les domaines de la santé, l’éducation et l’eau ».

Le rapport suggère de tirer les enseignements d’autres pays post-conflits tels que le Ghana, le Libéria et le Rwanda qui sont parvenus à sortir de longues périodes d’instabilité.

« L’expérience de ces pays souligne l’importance de favoriser le développement de la société civile pour consolider les acquis démocratiques, de renforcer la responsabilité publique et d’améliorer la transparence, tout en adoptant un ensemble pragmatique d’initiatives politiques et institutionnelles pour augmenter progressivement mais constamment la qualité de l’administration publique», souligne Souleymane Coulibaly, économiste en chef de la Banque mondiale pour la RCA et coordinateur des édition Cahiers économique.

Cette nouvelle série des Cahiers économiques de la République centrafricaine examinera annuellement les tendances économiques du pays pour aider le gouvernement, et ses partenaires de développement, à identifier de nouvelles opportunités et à relever les défis persistants.

 

Avec Relief Web

Centrafrique/Bossangoa : ‘’Plan international’’ à l’œuvre pour le rétablissement du système éducatif

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Centrafrique/Bossangoa : ‘’Plan international’’ à l’œuvre pour le rétablissement du système éducatif

 

 

 

Bangui, le 20 juin 2018, CNC :Une nouvelle école de plus vient d’être inaugurée, lundi 18 juin 2018, dans le village Kana Oga situé à 25 km de Bossangoa sur l’axe Bangui. Il s’agit d’une œuvre de l’Ong ‘’Plan international’’ qui vient renforcer un dispositif compact d’appui au rétablissement du système éducatif national d’ores et déjà très dynamique.

Deux ministres, à savoir M. Moukadas Noure de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’alphabétisation et Mme Gisèle Pana de la Promotion de la femme ont procédé à la coupure du ruban symbolique de cette nouvelle école, en présence de M. Henri Noël Tatanga, Directeur régional de Plan International en visite de travail en Centrafrique qu’accompagnaient le Directeur-pays, M. Rotimi Djossaya et le Chef de Sous-bureau de Bossangoa, M. Jada Ambe.

«  Nous sommes comblés de joie, parce que nous assistons aujourd’hui à l’œuvre concrète de la coopération internationale à notre côté à travers ce que l’Ong Plan International a réalisé dans notre localité », a déclaré le Sous-préfet de Koro-Mpoko qui s’est compléter par le Préfet de l’Ouham, Commandant Marcel Guella qu’« une école, c’est une grande richesse, car elle garantie pour nous l’avenir du pays et de notre localité par la génération de futures cadres centrafricains qui naitra de cette école ».

Le Directeur-Pays de l’Ong Plan International, M. Henri Noël Tatanga pour sa part, a fait savoir que la remise de l’école de Kana Oga n’est que symbolique de l’immense réalisation de ladite Ong au profit de l’éducation et de la protection de l’enfant en RCA. « C’est un réel plaisir de nous retrouver aujourd’hui ici à Kana Oga à l’occasion de la remise officielle des salles de classes ici présentes. Comme vous pouvez encore le constater, l’école de Kana Oga était juste un petit abri entièrement construit en paille, ce qui était très indécent pour l’éducation de nos enfants », a-t-il rappelé avant de se réjouir qu’ « avec la bonne collaboration de la communauté locale, ce qui est très particulier, parce que la communauté a fait une contribution très significative, nous sommes fiers d’arriver à cette réalisation ».

Occasion pour le Directeur-pays de rappeler qu’actuellement, son Ong est en train de soutenir une cinquantaine d’écoles dans la préfecture de l’Ouham ; une vingtaine d’écoles en plein appui dans la Nana Gribizi ; une vingtaine d’écoles dans la Mambéré Kadéi et ; quelques écoles dans la Lobaye et à Bangui la capitale. Selon M. Henri Noël Tatanga, ces réalisations sont une grande participation aux côtés du Ministère de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’alphabétisation pour que les enfants d’aujourd’hui soient bien préparés à prendre la relève. Voilà qui cadre avec les objectifs que s’est fixés l’Etat centrafricain, notamment le relèvement rapide et durable du système éducatif.

Interrogé à la fin de la cérémonie par L’Hirondelle, M. Rotimi Djossaya, Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de Plan International est revenu sur l’enjeu de son déplacement à Bossangoa : « Je tiens venir personnellement aux côtés des Ministres ici à Bossangoa pour toucher du doigt les réalisations de Plan International dans la zone et de rencontrer les acteurs et voir la situation sur le terrain ». Il a indiqué en plus qu’il a été très émerveillé de voir l’ardeur des populations depuis les enfants jusqu’aux autorités en passant par les acteurs locaux du système éducatif. « Je voudrais les remercier pour ce travail », a-t-il noté.

A en croire M. Rotimi Djossaya, à travers la cérémonie de remise de l’école Kana Oga, Plan International réitère son engagement à poursuivre l’accompagnement au niveau de la République centrafricaine. Il a terminé par la motion spéciale de remerciement dédiée aux autorités centrafricaines pour, dit-il, tous les efforts qu’elles ont consentis et pour tous les efforts de collaboration mis en place pour faciliter le travail avec ladite Ong. Quant à M. Henri Noël Tatanga, dans la perspective d’appui au système éducatif a déclaré : « On espère que notre contribution va aider à relever le système éducatif dans le pays, en plus des activités de protection de l’Enfant que nous menons pouvant permettre de protéger les enfants contre les différentes formes d’abus auxquels ils ont été victimes dans le passé et que certains vivent encore cela aujourd’hui. Nous allons continuer à apporter cet appui », a-t-il rassuré.

Pour sa part, le Ministre de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’alphabétisation, M. Moukadas Noure a témoigné sa gratitude au nom du Gouvernement à l’Ong Plan International pour son énorme contribution au développement du système éducatif national en particulier et plus généralement au développement et à la protection de l’enfance. Le Membre du gouvernement a, par ailleurs sauté sur le problème des Enseignants titulaires affecté dans l’Ouham et qui répondent à l’abonné absent. « Il est inadmissible que tout un établissement scolaire soit tenu que par des Maitres-parents, alors que l’Etat a déjà affecté des Enseignants titulaires ! Une fois à Bangui, je m’occuperai personnellement de ce dossier. », a-t-il martelé sous l’applaudissement des habitants de Kana Oga et autres invités venus d’ailleurs pour la cérémonie.

 

Un texte de Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : RUMEURS INQUIÉTANTES

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CENTRAFRIQUE : RUMEURS INQUIÉTANTES

 

 

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA ISOLÉ ET MENACE ?

         

Bangui, le 20 juin 2018, CNC : La rumeur ne cesse d’enfler. La panique gagnerait les proches du pouvoir et les ministres qui craignent pour leur place. En tout cas, un quotidien de Ouagadougou, Le Ouagalais, publie un éditorial inquiétant et sans détour pour le pouvoir centrafricain. Intox ? Ou information fondée ?

D’après notre confrère, Marcel Kabore, du quotidien précité, le président Faustin-Archange Touadera serait isolé et menacé d’un coup de force. La dernière tournée africaine du ministre français des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est effectuée sans passer par Bangui. Est-ce que cet éloignement sonnerait le glas des relations avec la Centrafrique ? Que se sont dit les autres chefs d’État de l’Afrique centrale et Le Drian ? Auraient-ils cherché les moyens de permettre un changement de pouvoir à Bangui ?

          Quoi qu’il en soit, les pays membres de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale), inquiets de l’instabilité chronique et contagieuse de la RCA, accentuent l’isolement du président Touadera. La délocalisation du siège de la CEMAC de Bangui à Malabo, capitale de la Guinée Équatoriale, est un signe qui ne trompe pas.

          Ajoutez à cela l’animosité profonde du président guinéen, Teodoro  Obiang  Nguéma Mbasogo, à l’égard de Touadera qu’il soupçonne d’avoir soutenu le coup d’état destiné à le renverser. Il a juré depuis d’avoir sa tête.

 

LES MANŒUVRES DE LA FRANCE

Depuis le retour en force des Russes en Centrafrique, le torchon brûle entre Faustin-Archange Touadera et Emmanuel Macron. Pour les autorités françaises, ce retour des Russes dans leur pré carré est ressenti comme une agression. Le déplacement de Jean-Yves Le Drian en Afrique Centrale sans passer par Bangui ne serait-il pas un signe fort chargé de menace ? 

C’est, en fait, par N’Djamena, chez son grand ami Idriss Déby Itno, que le ministre des Affaires étrangères de la France a entamé son voyage.

          N’oublions pas que les changements du personnel politique en Centrafrique ont été, pour la plupart, manigancés à partir de Paris et de N’Djamena. Souvenons-nous de la destitution spectaculaire de l’ex-président Michel Djotodia et de la mise en place du gouvernement de la Transition, sans que les Centrafricains aient été consultés. C’est le duo Hollande-Deby qui en avait pris la décision.

          La France a toujours vu en Idriss Déby Itno un exécuteur de sombres traquenards en RCA. Depuis que l’armée tchadienne intervient au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane, aux côtés des forces françaises, il est devenu incontournable. Les autorités françaises pensent – à tort – que Déby détiendrait les clés de la fin du drame centrafricain. Le sort réservé à l’ancien président Djotodia serait-il envisagé par la France et le Tchad pour Touadera ? Celui-ci va-t-il être la nouvelle victime de la Françafrique ?

Vexée par le retour des Russes à Bangui, la France fera tout pour punir les responsables de ce qu’elle considère comme un affront et une trahison. Touadera et son équipe sont en sursis.

 

LES CENTRAFRICAINS ÉCARTÉS DE LA RECHERCHE DES SOLUTIONS

          De leur côté, les Centrafricains tiennent Déby pour un des responsables, sinon LE responsable, de leurs malheurs. Les victimes de ses soldats ont constitué un dossier afin d’ester auprès de la Cour Pénale Internationale. L’ONU a même dressé la liste des exactions de la soldatesque tchadienne en Centrafrique. Tant qu’Idriss Déby sera au pouvoir aux bords du lac Tchad, les Centrafricains pensent que leur pays ne pourra aller que de Charybde en Scylla.

          Il faudrait que le président Touadera associe ses concitoyens aux débats pour la recherche de la paix et de la réconciliation nationale. Ils  devraient être avant tout l’affaire des Centrafricains. Les forces étrangères n’ont pas à prendre le pays en otage. L’instabilité chronique et l’impossible paix sont dues, en grande partie, aux intrusions intempestives exogènes.

 

DEVANT CES RUMEURS DE DÉSTABILISATIONS, SILENCE DU GOUVERNEMENT

« Attendre et voir » : telle est son habitude. Pas de commentaires, pas de recherche sur l’origines des rumeurs. Aucun démenti. Le lourd silence  de la présidence peut s’avérer, in fine, suicidaire.

          Mais les ennemis se comptent aussi à l’intérieur du pouvoir. L’entourage immédiat du président Touadera est en effervescence. Le vent de la trahison souffle en rafale dans les couloirs des ministères. De hauts responsables, assoiffés de pouvoir, complotent au cours de messes basses, nouent des alliances occultes, pactisent avec le diable, concoctent des revirements et pensent déjà aux présidentielles de 2021 – l’important étant, le moment venu, de sauver sa tête et de rester autour de la marmite. Le président Touadera doit se rendre compte que le danger viendra aussi de tous les aigrefins qui l’entourent.

         Ces rumeurs sont les signes avant-coureurs d’un sauve-qui-peut imminent. Certains ministres, sous le sceau de l’anonymat, avouent craindre qu’une foule de jeunes en colère ne vienne mettre le feu à leurs villas et s’en prennent à leur personne, suite à un changement brutal du pouvoir.

          La situation qui prévaut dans le pays interdit toute dispersion des forces vives capables de tout faire pour parvenir à la paix. Il faut qu’elles se  concentrent sur l’essentiel pour sauver le pays : la paix et la réconciliation nationale. C’est l’affaire de tous les Centrafricains.

 

Un texte de : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI ET LOAWE A BANGUI

(19 juin 2018)

 

 

 

 

Centrafrique : La Journée de l’Enfant Africain (16 juin 2018) et l’enfant centrafricain.

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Centrafrique : La Journée de l’Enfant Africain (16 juin 2018) et l’enfant centrafricain.

 

 

 

Bangui, le 20 juin 2018, CNC : Selon l’article premier de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) adoptée à l’unanimité par les Nations Unies lors de l’Assemblée Générale du 20 novembre 1989 et ratifiée par le Centrafrique le 23 avril 1992, l’enfant se définit comme tout être humain âgé de moins de 18 ans (sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable). Compte tenue de son manque de maturité physique et intellectuelle, tout enfant a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après sa naissance.

Cette convention met en avant l’intérêt supérieur de l’enfant comme considération primordiale pour les Etats signataires et leur ordonne de garantir la protection à tout enfant relevant de sa juridiction sans distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique etc.

Et en souvenir du massacre de centaines d’enfantsplus particulièrement de Hector PIETERSON un écolier de 12 ans tué le 16juin 1976 lors d’une marche pour leurs droits à Soweto (Afrique du Sud) par le pouvoir de l’apartheid de M. Nicolaas Johannes Diederichs, l’Union Africaine a institué le 16 juin de chaque année comme la journée de l’enfant africaincélébréedepuis le 16juin1991.Durant cette journée, des colloques, des manifestations et des débatssont organisés sur tout le continent pour faire les bilans de la situation du respect des droits de l’enfant dont la protection, l’éducation, la santé…sont les priorités élémentaires. Pour ce 16 juin 2018, nous allons nous intéresser au contexte centrafricain où ces dernières années, la crise militaro-politique a hypothéqué la sécurité, la protection, la survie quotidienne, l’éducation, l’instruction de l’enfant centrafricain.

 

Depuis l’éclatement de la crise, l’enfant centrafricain reste une des premières victimes de dommages collatéraux des agissements meurtriers répétitifs des protagonistes. Ces enfants sont devenus des combattants, des travailleurs dans les carrières et les mines, des messagers ou espions, gardiens de bœufs, gestionnaires de barrages routiers, et pire, des esclaves sexuels…voyant tous leurs droits bafoués dans le plus stricte du terme. Au sortir de la célébration de ce 16 juin 2018 par les enfants réfugiés vivant en Centrafrique sponsorisée par Afrique Secours Assistance (ASA) avec Mme Evelyne EDOME en partenariat avec l’UNHCR à Bangui, certains enfants se trouvent encore dans la brousse avec leurs parents afin d’éviter d’être tués ou d’être enrôlés comme enfant soldat dans les groupes armés. L’année scolaire ne se passe pas de la même manière sur toute l’étendue du territoire et beaucoup des établissements scolaires sont brulés ou occupés par les rebelles dans les villes assiégées.

Il n’est pas à oublier que le 21 Septembre 2017 à New York (Etas Unis), le Centrafrique a récidivé positivement en ratifiantle Protocole Facultatif à la Convention relative aux Droits de l’Enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés interdisant le recrutement, l’enrôlement, l’utilisation des enfants dans les combatset de permettre la traduction en justice des auteurs qui défient cette interdiction formelle. Mais les réalités sur le terrain dans les zones occupées nous horrifient et donnent sujet à dénoncer quotidiennement.

Il devrait être primordial que toutes les factions en conflit dans la crise centrafricaine aient cette obligation de prendre toutes les mesures appropriées pour que les enfants ne soient pas concernés dans leurs attaques sur toute l’entendue du territoire, d’assurer leur instruction et de ne pas les utiliser comme bouclier humain. Elles doivent aussi assurer la protection des humanitaires œuvrant dans la protection des enfants dans leurs zones respectives. Une fermeté de la part de la communauté internationale devrait être de rigueur. Voilà pourquoi nous déplorons et condamnons avec force l’attaque du 25 février 2018 perpétrée par des hommes armés non identifiés provoquant la mort de six (06) travailleurs centrafricains dans le domaine de l’éducation dont un responsable éducation de l’Unicef qui partaient assurer une formation de maîtres-parents vers la ville de Markounda située dans le nord-ouest du Centrafrique.

Dans les années 96, 98 et 2000, le gouvernement centrafricain accompagné de l’UNESCO et de l’UNICEF avait instauré les concepts des ambassadeurs pour la paix, le parlement junior ayant pour objectif de rassembler les enfants autour des thématiques de la paix, du vivre ensemble et du leadership…nous engageons notre soutien au gouvernement de penser à réinstaurer ces programmes pour pousser les enfants à se détacher de la culture de la violence et des esprits de vengeance. C’est très dangereux de voir des enfants représentant l’avenir de la nation centrafricaine s’adonner à des maniements d’armes de guerre et de souhaiter la mort de ceux qui ne sont pas de leur camp.

Cela est une nécessité que le gouvernement centrafricain et ses partenaires internationaux accordent aux enfants centrafricains une attention et protection très particulières dans ces moments très difficiles de leurs existences. C’est dans cette logique que nous félicitons les casques bleus de la Minusca qui ont escorté et sécurisé le déroulement des épreuves de plus d’une centaine d’élèves musulmans des lycées Nasradine et Cheikh AntaDiop situés dans le km5 qui ont pu sortir aller passer les examens de brevet et baccalauréat au lycée des Martyrs de Bangui ce 05 juin 2018. Nous demandons humblement à nos acteurs politiques de penser à l’avenir de l’enfant centrafricain dans leurs grandes décisions. Ils doivent savoir que : s’attaquer à l’éducation, à l’instruction des enfants est un génocide de la génération future. Cette crise pourrait avoir comme l’une des conséquences immédiates l’accentuation du phénomène des GODOBÉS (les enfants de la rue ou les enfants en conflit avec la loi) s’ils ne mettent pas fin à cette destruction gratuite du Centrafrique.

L’instruction vaut à la vie de l’enfant centrafricain ce que les gilets pare-balles valent à la vie des casques bleus de la Minusca!!!!

 

 

 

  1. Un texte de : Urbain TABEMARA pour CNC.

Centrafrique : Boris Becker et la filière des faux passeports en Centrafrique

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Centrafrique : Boris Becker et la filière des faux passeports en Centrafrique

 

 

 

Bangui, le 20 juin 2018, CNC : Le ministre des Affaires étrangères, Charles Armel Doubane, nie avoir délivré un passeport diplomatique à Boris Becker. La Présidence centrafricaine reconnait l’existence de cette filière de faux passeport.

 

Les avocats de Boris Becker sont formels : leur client a été nommé ”Attaché à la mobilisation des ressources pour les affaires sportives, culturelles et humanitaire” de la République centrafricaine.

 

C’était en avril 2018 en présence du président Faustin Archange Touadera. Ensuite, Daniel Emery Dede, l’Ambassadeur de la RCA en Belgique lui aurait remis un passeport diplomatique.

 

Le chef de la diplomatie centrafricaine a réitéré son démenti à la DW.

 

”J’ai la copie de ce document. Je sais de quoi je parle. Mais, écoutez, je ne m’amuse pas. Je suis sérieux, moi. Je connais ma signature. Je connais mon passeport. Je connais ce que je fais. Je vous ai dis que c’est un faux”, a déclaré à la DW, Charles Armel Doubane.

 

Filière de faux passeports…

 

Plusieurs sources nous ont effectivement confirmé, l’existence d’une filière de délivrance de faux passeports qui a prospéré pendant le règne de Michel Djotodia, le chef rebelle de la Séléka entre mars 2013 et janvier 2014. Confirmation de Samuel Rangba, le dernier ministre des Affaires étrangères sous la transition de Catherine Samba Panza.
”La période qui nous a précédé, de mars 2013 à janvier 2014, c’était le désordre. Les passeports se retrouvaient dans les quartiers et nous avons réussi à annuler cela avec l’aide d’Interpol, nous avons réussi à annuler plus de 500 passeports. Parfois, on faisait venir des passeports dans les quartiers pour les faire signer Même les ministres qui signaient les passeports n’avaient pas la main libre. Les éléments de la Séléka faisaient venir les carnets de passeports du quartier pour leur faire signer Je pense que c’est cette période qui a été fructueuse dans la délivrance illégale et anormale des passeports”, soutient Samuel Rangba, le dernier ministre des Affaires étrangères sous la transition de Catherine Samba Panza.

 

…sous Michel Djotodia

 

”Tout ce qui est passeport diplomatique portait ma signature. S’il y a des passeports signés dans les quartiers, ça veut dire qu’il y a eu faux quelque part et cela n’a rien à voir avec la chaine légale de commandement. Les résultats sont là, on peut aller vérifier au ministère des Affaires étrangères. Quels sont les passeports qui circulent. On le saura”, réplique pour sa part Léonie BangaBothy, elle fut elle aussi la dernière cheffe de la diplomatie de l’ex chef rebelle Michel Djotodia entre 2013 et 2014.

 

En exil en Ouganda, depuis sa chute en mars 2013, l’ancien président François Bozizé Yangouvonda, attend lui aussi un passeport pour rentrer dans son pays.

 

”Moi, je vais rentrer au pays, mais on ne veut pas que je rentre. Ils ne veulent pas renouveler mon passeport et je suis là, j’attends.”

 

Une enquête ouverte

 

Joint par la DW, le porte-parole de la Présidence centrafricaine a reconnu l’existence de cette filière de délivrance de faux passeport. ”Des mesures seront
prises pour réglementer ce secteur de souveraineté”,
a déclaré Albert Yaloké Mokpème qui annonce l’ouverture d’une enquête chargée d’établir les responsabilités dans cette affaire.

 

Six fois titré en Grand Chelem, ”Boum Boum” Boris Becker a remporté 49 titres et obtenu plus de 20 millions d’euros de gains pendant sa carrière sportive. Mais sa vie a viré au cauchemar et un tribunal londonien l’a même déclaré en faillite en juin 2017. Boris Becker a également été condamné en 2002 par la justice allemande à trois ans de prison avec sursis ainsi qu’a 500.000 euros d’amende pour 1,7 million d’euros d’arriérés d’impôts.

Avec DW.

République démocratique du Congo : Ouverture d’une information judiciaire contre Katumbi

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République démocratique du Congo : Ouverture d’une information judiciaire contre Katumbi

 

 

 

Bangui, le 20 juin 2018, CNC : La justice congolaise a annoncé lundi l’ouverture d’une information judiciaire contre l’opposant en exil Moïse Katumbi récemment interpellé à Bruxelles en possession d’un passeport litigieux, ce dont il se défend en accusant les autorités.

 

 

Dans un communiqué, le parquet général de la République a indiqué ”qu’il ne pouvait rester indifférent face aux accablantes révélations faites par la presse internationale sur l’interpellation de monsieur Moïse Katumbi en possession d’un passeport congolais visiblement falsifié”.

”Aussi vient-il d’ouvrir une information judiciaire” à l’encontre de l’ex-proche du président Joseph Kabila, candidat déclaré à l’élection présidentielle prévue en décembre.

 

Moïse Katumbi a été interpellé à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem avec un passeport falsifié, mais a néanmoins été autorisé à rester en Belgique pour y régulariser sa situation, ont indiqué vendredi à l’AFP deux sources proches du dossier.

  1. Katumbi s’est défendu en accusant le régime du président Joseph Kabila d”instrumentaliser” les services de l’Etat congolais.

Selon lui, l’incident provient du fait que ”les passeports serai-biométriques” tels que le sien ont été ”retirés du système” par les autorités congolaises.

 

Et qu’une demande de passeport biométrique introduite ”en bonne et due forme” lui a été refusée par les autorités ”sans aucune raison valable”.

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Parti à l’étranger pour se faire soigner en mai 2016, M. Katumbi a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de immobilière, une accusation qu’il réfute. Les magistrats chargés du procès ont avoué avoir agi sous pression.

Cette condamnation l’empêche cependant de rentrer en RDC comme il l’a maintes fois annoncé: Moïse Katumbi ”sera entre les mains de la justice comme cela a été prévu s’il rentre au pays”, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu.

 

Avec AFP

La guerre en Centrafrique à l’ombre du Tchad. Une escalade conflictuelle régionale ?

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La guerre en Centrafrique à l’ombre du Tchad. Une escalade conflictuelle régionale ?

 

 

 

Bangui, le 20 juin 2018.

Par : RW, CNC.

 

À travers une étude scientifique sur la guerre en Centrafrique et sa régionalisation avec le Tchad, l’enseignant-chercheur à l’université Toulouse Jean Jaurès Emmanuel Chauvin met en lumière les causes d’une crise régionale. Il interroge sur la nature des outils à déployer en réponse à ces situations.

 

Pourquoi une étude sur la guerre en Centrafrique ?

 

Emmanuel Chauvin : cette étude scientifique « La guerre en Centrafrique à l’ombre du Tchad » a été commandée par la direction de la recherche de l’AFD. Elle a pour objectif de produire une analyse sur un sujet complexe : la guerre en Centrafrique et sa régionalisation avec le Tchad.

L’AFD a choisi de travailler avec l’observatoire Pharos, un organisme qui éclaire la question de la pluralité des religions et des cultures dans le monde. Pour avoir notamment consacré ma thèse aux migrations forcées liées aux insécurités en Afrique centrale, l’observatoire m’a demandé de conduire cette étude.

 

Comment enquête-t-on dans un pays en crise ?

 

L’objectif de cette étude est d’éclairer les liens entre la guerre en Centrafrique et le Tchad : les liens militaires mais aussi économiques et culturels, avec

La guerre en Centrafrique à l’ombre du Tchad. Une escalade conflictu…

l’exigence de s’appuyer sur des données récoltées sur le terrain. Il ne s’agissait pas de faire une étude de cabinet mais de prendre en compte les faits et les points de vue des acteurs locaux.

 

Deux séjours de recherche ont été organisés, l’un à Bangui en Centrafrique et l’autre au Tchad, à Ndjamena et dans la région sud. Des paroles d’acteurs ont ainsi été recueillies, y compris d’acteurs non institutionnels comme des personnes réfugiées ou des commerçants tchadiens implantés en Centrafrique depuis plusieurs générations. L’étude est enrichie de cartes et de témoignages.

 

Quelles conclusions avez-vous tiré ?

 

Cette étude a montré l’étroite complémentarité de plusieurs phénomènes territoriaux : les conflits, les échanges et l’intégration régionale. Premièrement, les acteurs tchadiens ont joué un rôle majeur dans l’escalade régionale du conflit de la Centrafrique à travers des flux militaires transfrontaliers.

 

Deuxièmement, les conflits ont entraîné une désintégration régionale entre les deux pays, par une diminution des circulations économiques et un cloisonnement politique entre les communautés.

 

Troisièmement et plus largement, le cas du couple Centrafrique/Tchad interroge les formes futures à donner aux instruments régionaux de sécurité et de développement en Afrique. Alors même que s’y croisent les intérêts géopolitiques nationaux et que l’écart entre les puissances régionales émergentes et les États les plus fragiles s’accroît.

 

Avec Relief Web

 

Centrafrique : la MINUSCA met en garde contre toute tentative d’entraver le départ des FACA vers Bangassou

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Centrafrique : la MINUSCA met en garde contre toute tentative d’entraver le départ des FACA vers Bangassou

 

 

 

Bangui, le 19 juin 2018.

Par : relief, CNC.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) met en garde les groupes armés, notamment l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), contre toute tentative visant à entraver le mouvement des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) de Bambari vers Bangassou (sud-est de la République centrafricaine). La MINUSCA estime que toute tentative de s’opposer de nouveau au déplacement des FACA sera considérée comme un crime grave et les coupables en seront tenus responsables.

 

Le 10 juin 2018, dans le cadre de ce déploiement, un convoi des FACA, en route vers Bangassou et accompagné des casques bleus, avait essuyé des tirs à Bambari par des présumés éléments de l’UPC. L’attaque avait fait trois blessés au sein de l’armée.

 

La Mission rappelle que dans le cadre de son mandat, ses casques bleus dont la mission est et restera le maintien de la paix vont continuer à appuyer le déploiement progressif des forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif du déploiement des FACA vers Bangassou est de sécuriser cette ville et de contribuer au retour de l’autorité de l’Etat, des humanitaires et de toutes les communautés locales déplacées.

 

La MINUSCA appelle les populations qui résident au long de l’axe BambariBangassou à ne pas céder aux manipulations qui visent à détourner l’objectif du déploiement des FACA à Bangassou. Elle précise que les militaires FACA
travailleront en étroite coordination avec les casques bleus en vue de la sécurisation de la zone, notamment par le biais de missions conjointes. Ce déploiement s’inscrit dans le cadre des efforts conjoints du Gouvernement et de la MINUSCA en vue d’assurer la protection de toutes les populations civiles et oeuvrer au retour d’une paix et d’une stabilité durables.

 

La MINUSCA rappelle que tout acte de sédition engage la responsabilité pénale de ses auteurs et que toute atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considérée comme un crime de guerre et passible de poursuites par la justice nationale ou internationale.

Centrafrique/Mafia au sommet de l’État : un royaume des “Flibustiers des affaires”.

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Centrafrique/Mafia au sommet de l’État : un royaume des ”flibustiers des affaires”

 

 

 

Bangui, le 19 juin 2018.

Par : VOA, AFP, CNC.

 

”Flibustiers des affaires” et autres ”conseillers véreux” sont nombreux à rechercher passeports diplomatiques et bonnes affaires en Centrafrique, pays en conflit depuis 2013 où l’autorité étatique a toujours eu du mal à s’imposer.

 Mi-juin, l’ancienne star du tennis mondial Boris Becker a brandi un passeport diplomatique pour se défaire d’une poursuite pour dette à Londres. A Bangui, c’est la surprise. ”Il n’est jamais venu en Centrafrique”, jure un employé onusien.

Ses liens avec Bangui ne tiendraient qu’a une seule rencontre avec le président Faustin-Archange Touadéra, en avril à Bruxelles, selon une photo publiée sur Twitter par l’ancien joueur, serrant la main du président.

”Compte-tenu de l’extrême faiblesse et corruptibilité des autorités, les escrocs et aigrefins de tous bords trouvent toujours le moyen d’accéder au président et de profiter de la situation”, estime Thierry Vircoulon, spécialiste de la Centrafrique à l’Institut français des relations internationales (IFIRI). Ce pays ’est un terrain parfait pour les flibustiers des affaires”, affirme-t-il.
Les ”blancs de la présidence” ont toujours fait recette en Centrafrique, dans le marché des affaires comme de l’influence diplomatique. Sous le président François Bozizé (2002-2013), un général de l’armée française avait été nommé conseiller militaire du palais.

 

Aujourd’hui, au moment où la Russie déploie des formateurs et livre des armes à Bangui, le fauteuil est occupé par un Russe, Valeri Zakarov, nommé il y a quelques mois conseiller sécurité du président Touadéra.

 

Le ”changement clair des relations de l’Occident à l’Afrique” est ”un bon moment pour de nouveaux entrants étrangers de prendre leurs marques”, notait en mars Ronak Gopaldas, consultant au centre sud-africain d’analyse Institute of Security Studies (ISS).

Selon Thierry Vircoulon, c’est plutôt ”la continuation des pratiques de mauvaise gouvernance du passé”.

Car ces nominations d’étrangers ne datent pas d’hier: dans les années 2000, le trafiquant d’armes russe Viktor Bout, surnommé le ”marchand de mort”, a été directeur général de la compagnie aérienne Centrafrican Airlines.

Il a depuis été arrêté en Thailande en 2008 et extradé aux Etats-Unis où il a été condamné à 25 ans de prison par la justice américaine pour trafic d’armes.

En juin 2002, l’ex-gendarme français Paul Barril, reconverti dans la sécurité privée en Afrique, avait été nommé responsable de la lutte contre le terrorisme intérieur et extérieur par le président Ange-Félix Patassé (1993-2003).

”Courtisans véreux”
Sous François Bozizé, qui l’a renversé en 2003, même schéma par lequel sont nommés de nombreux ”courtisans véreux” et ”conseillers douteux, mais parlant haut et fort”, selon la formule de Jean-Pierre Tuquoi dans ”Oubangui-Chari, le pays qui n’existait pas”.

”Tous ces rapaces n’ont qu’une idée en tête: faire fortune très vite. Les uns siphonnent l’argent de l’aide internationale, d’autres escroquent sans vergogne l’Etat”, écrit le journaliste français dans ce livre paru en 2017.

A l’époque, ”de nombreux conseillers et proches de François Bozizé ont bénéficié de passeports de complaisance” moyennant finances, indique dans une plainte déposée en France en 2015 contre M. Bozizé, William Bourdon, avocat du gouvernement centrafricain.

Parmi eux, selon lui, l’opposant kazakh Moukhtar Abiazov, une ancienne conseillère de l’ex-président libyen Mouammar Kadhafi, ou encore un homme d’affaires israélien.

En 2010, le président Bozizé a élevé commandeur de l’Ordre du mérite centrafricain le maire de Levallois, Patrick Balkany. L’homme politique français controversé est cité dans la plainte de Me Bourdon comme intermédiaire présumé du groupe français Areva avec la présidence centrafricaine.

”Aujourd’hui à Bangui, tout passe encore par le palais”, assurait à l’AFP fin 2017 un haut responsable politique centrafricain, en estimant que ”non, le temps des affaires n’est pas fini”.

Ainsi, en octobre, un homme d’affaires belge a affirmé à l’AFP que la Centrafrique lui avait proposé un poste de consul honoraire en Belgique à la suite d’un gros contrat signé à la présidence.
Il y a quelques jours, un autre Belge, le diamantaire Peter Meeus, a été nommé conseiller du gouvernement, avec pour mission de travailler sur tout ce qui touche au Processus de Kimberley, le système de certification internationale chargé d’éliminer du marché les diamants ”sales”.

 

Avec AFP

Centrafrique : L’ex-tennisman Boris Becker a bien un passeport diplomatique centrafricain

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Centrafrique : L’ex-tennisman Boris Becker a bien  un passeport diplomatique  centrafricain

 

 

Bangui, le 19 juin 2018.

Par : Eric Topona, DW avec CNC.

 

Empêtré dans les affaires, l’ancien champion de tennis allemand met en  avant son immunité diplomatique centrafricaine pour échapper à des  procédures judiciaires anglaises. Ambassadeur en Europe, Daniel Emery  confirme. 

L’ancien champion de tennis allemand, Boris Becker, a des ennuis judiciaires  au Royaume-Uni. Une procédure judiciaire pour dette est engagée contre lui.  Mais l’ancienne gloire allemande se prévaut de l’immunité diplomatique  centrafricaine, en sa qualité d’”attaché à la mobilisation des ressources pour les  affaires sportives, culturelles et humanitaire de la RCA”. Selon les avocats de  Boris Becker, cette immunité suppose que toute action juridique contre leur  client doit être préalablement approuvée par le chef de la diplomatie  britannique Boris Johnson et par son homologue centrafricain.

Des informations que confirme l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire  de la RCA auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas, du  Grand-Duché de Luxembourg et de l’Union Européenne, Daniel Emery Dede.

Confirmation officielle à la DW :

”Je confirme qu’il a un passeport diplomatique. Je confirme aussi qu’il a été recruté à ses frais puisque nous n’avons pas d’argent pour le payer pour être notre mobilisant pour les moyens sportifs, des équipements sociaux et tout ce qui est du domaine humanitaire, rattaché ici à l’ambassade [en Belgique] pour aider à soutenir la RCA dans sa phase de sortie de crise qui prévaut actuellement après la guerre civile chez nous”, explique-t-il au micro de la DW.

Et l’ambassadeur d’expliquer la mission de Boris Becker :

”Vous savez que c’est un sportif de très haut niveau, avec un grande aura, qui est encore très investi dans le monde. Nous comptons sur lui pour rentrer dans le milieu des hommes d’affaires, pour récolter des moyens financiers et atteindre l’objectif que nous lui avons assigné dans son mandat”, explique-t-il, tout en précisant que la RCA ”ne s’occupe pas de ses affaires privées” .  

 

Ami personnel du président

 

Si Boris Becker n’a jamais été en RCA selon l’ambassadeur, il connaîtrait ”très bien le pays”, la crise qu’il traverse. ”Nous sommes un pays en phase humanitaire difficile, avec des zones d’insécurité très avancées, très importantes dans notre pays. Donc il ne peut pas se permettre de prendre un seul cent sur le contribuable centrafricain”, assure Daniel Emery Dede.

 

Une source proche de la présidence centrafricaine a confirmé à la DW que Boris Becker est un ami personnel du président Toudéra. Information non démentie par l’ambassadeur : ”Pour accepter si rapidement d’accompagner notre chef d’État dans sa mission actuelle, je pense qu’il doit avoir effectivement des relations amicales.” Quant à savoir si le gouvernement centrafricain pourrait aider Boris Becker à se sortir de ses affaires, Daniel Emery Dede reste flou : ”du fait de la possession du passeport diplomatique, c’est déjà un soutien important puisqu’en principe, avec ce passeport, il devrait bénéficier d’une immunité diplomatique”, explique-t-il.

 

Retour sur les faits  

Six fois titré en Grand Chelem, Boris Becker a remporté 49 titres et obtenu plus de 20 millions d’euros de gains pendant sa carrière sportive. Mais sa vie a viré au cauchemar et un tribunal londonien l’a même déclaré en faillite en juin 2017. Boris Becker a également été condamné en 2002 par la justice allemande à trois ans de prison avec sursis ainsi qu’à 500.000 euros d’amende pour 1,7 million d’euros d’arriérés d’impôts.

Centrafrique : Un militant du MLPC écrit à MAYTE

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Centrafrique : Un militant du MLPC écrit à MAYTE

 

 

Bangui, le 19 Juin 2018.

Par : Guy Marius MAZI-NZAPAYE, militant du MLPC.

 

Si à Bangui, des compagnes contre la haine et l’intoxication à travers les réseaux sociaux se multiplient, hors de là, certains compatriotes bien connus continuent d’y attiser la haine pour gagner le terrain politique à trois ans de l’élection présidentielle. A travers une live vidéo, Rodrigue Joseph Prudence MAYTE décharge ce qu’un militant du MLPC qualifie de la haine vicérale sur son président Martin ZIGUELE.

Voici la réponse de ce militant à Monsieur Rodrigue Joseph Prudence MAYTE qu’il qualifie, à son tour, de « Journaliste polémiste mouvant » à la recherche d’un toit politique auprès d’un autre leader politique, notamment Anicet George Dologuele après la perte de pouvoir de son ancien parti.

 

 

Monsieur Rodrigue Joseph Prudence MAYTE,

J’ai suivi avec beaucoup d’attention et d’intérêt ta vidéo explicative remplie de haine, de mensonges et de contre-vérités sur le MLPC et son président Monsieur Martin ZIGUELE.

Mayte, toi ancien membre d’honneur de la jeunesse KNK, venu en France en détournant avec tes pairs les 70 millions de F CFA alloués par le président Franois BOZIZE à votre mouvement COCARA armé de balakas. On se souvient que c’est vous qui avez fait entrer la mort en 2003 dans notre pays : libérateur hier, seleka (zakawa) aujourd’hui. Toi ardent défenseur du régime, aux côtés de feu Levy YAKITE es co-responsable de la déchéance de notre nation. Pour un ancien séminariste c’est triste et inquiétant !

Vos propos dans votre live remplissent de contre-vérités et méritent qu’une lumière soit apportée pour éclairer l’opinion qui vous a suivi.

Comment AGD est-il entré à la BDEAC ?

C’est bien de te targuer du passage de AGD à la BDEAC, mais renseignes-toi. Sans rentrer dans les détails, Martin ZIGUELE y est pour beaucoup dans sa nomination. Parler de jalousie ou de haine est un non-sens. Pour preuve, ils s’entendent bien.

Monsieur 10%

Aux élections de 2015, il y avait plus de 30 candidats. Le MLPC, trop occupé à écrire son programme que tu as salué, ne s’est pas adonné à de telles basses. Il faudra chercher la source de cette allégation ailleurs.

Affaire Selekas

Dans cette même période de campagne, le MLPC a essuyé une affabulation jusqu’aujourd’hui non prouvée disant que notre Président aurait amené les Selekas. Je ne te rappelle pas le changement de nom de la même troupe entre 2003 et 2013. Outre ta co-responsabilité dans cela, AGD ne se prive pas jusqu’à récemment à colporter ces affabulations à des populations meurtries. Cela malgré les déclarations de GOUANDJIKA sur les ondes centrafricaines disant clairement que c’est une stratégie ne visant qu’à salir ZIGUELE.

La fonction publique

Travailler à la fonction publique ne veut pas dire qu’on est ignare. Il y a de braves compatriotes qui y ont travaillé toute leur vie. Mépriser ainsi ce corps qu’on aspire à diriger est indigne.

Tolérance zéro

Merci de rappeler à tous que le MLPC, sous le Président PATASSE, luttait contre les détournements. Mais dois-je te rappeler que l’Assemblée Nationale a déposé une motion de censure contre AGD en avril 2000 pour « ne plus servir les intérêts du peuple centrafricain » et « complicité de malversations massives » (c.-à-d. détournements de fonds publics à des fins personnelles). A côté de cela, parler d’une « affaire CEN-SAD » est une aberration et une ignorance du fonctionnement des institutions sous régionales.

Tribalisme

Une fois de plus, vos propos illustrent votre tribalisme inné. Vous avez manqué une occasion de vous taire. Savez-vous le nombre d’habitants ressortissants du Nord ? Connaissez-vous le nombre de cadres, de personnalités politiques issues du Nord ? C’est quoi le Nord ? Bendounga, ressortissant de l’Ouham-Mpendé est Président du MDREC, créé il y a plus de 15 ans. Enoch DERAND-LAKOUE, ressortissant de l’Ouham est Président du PSD. Bozizé ton président d’hier, lui aussi ressortissant de l’Ouham est Président du KNK. Ce Nord ne saurait être le patrimoine de qui que ce soit, et ce ceux malgré ta vision étriquée.

Le MLPC

Le MLPC est une machine de guerre pluraliste. Tout citoyen est libre d’y entrer ou d’en sortir. Un citoyen qui adhère à un parti politique a un minimum d’ambition. Oui, beaucoup de personnes issues du MLPC ou formées par le MLPC en sont sorties grandies et ont fait leur preuve en créant des partis. AGD ne déroge pas à la règle, Premier Ministre sous PATASSE, il a fait son entrée dans la vie politique et la BDEAC sous le mandat MLPC. Bien qu’il ne soit pas MLPC, le MLPC l’a créé. Cela dit, si le MLPC n’empêche pas ses militants tels que BOZIZE de créer un parti, pourquoi ZIGUELE empêcherait AGD un non militant à le faire ? Entre nous, Mayte tu créés des « affaires » de toute pièce parce que tu ne digère pas que le MLPC ait combattu démocratiquement ton parti le KNK. Aujourd’hui URCA, que seras-tu demain ? (l’URCA à vos gardes).

Omar BONGO

Omar BONGO – Paix à son âme- était un homme politique respecté aussi bien en Afrique qu’en Occident. Réduire l’ora, la sagesse de ce Monsieur au fait de partager des billets de banque est une insulte contre sa mémoire, une insulte contre la nation gabonaise, une ingratitude face aux bienfaits de ses multiples médiations en faveur de la Centrafrique. Martin ZIGUELE, alors rejeté par la Bozizemanie s’est rendu au Gabon depuis la France où il était exilé. Vous créez des fictions de toute pièce comme « ZIGUELE à côté du Professeur GOUMBA qui tenait une barre de fer », alors que ZIGUELE n’était pas dans cet avion, et Feu GOUMBA ami de lutte de Barthelemy BOGANDA mérite un minimum de respect !

AGD vs FAT

Le MLPC est un parti structuré. Après les « résultats fabriqués » du premier tour, le MLPC est sorti 4ème. Le candidat TOUADERA a adressé une demande officielle au MLPC via son Bureau politique pour le soutenir. Le Bureau Politique s’est concerté et a répondu favorablement à sa demande par voix élective. Le soutien du MLPC lors du second tour ne relève donc ni d’affinités, ni de ressentiments mais d’une décision collective. Je te concède qu’arithmétiquement l’alliance du 1er et du 3ème devait dépasser celui du 2ème et du 4ème, mais bon on parle d’une élection où pour deux votes effectuées simultanément les législatives étaient frauduleuses et la présidentielle bénie.

La vie politique centrafricaine a besoin de tous ses fils. La diversité constructive ne pourrait que bénéficier à l’élaboration des solutions de sortie de crises.

Merci de votre compréhension.

 

Guy Marius MAZI-NZAPAYE

 

 

Centrafrique : FACA, Il faut des mesures mais aussi des pratiques de politique sociale.

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Centrafrique : FACA, Il faut des mesures mais aussi des pratiques de politique sociale.

 

 

Bangui, le 19 juin 2018.

Par : Robert ENZA, CNC.

 

Les autorités sont entrain de bâtir une nouvelle armée nationale à la hauteur des évènements socio-politiques nés de cette dernière crise et de la fragilité aggravée de l’État. Cette volonté s’explique par les nombreuses réformes à engager dont déjà la réforme du secteur de sécurité (PNS & RSS), la politique de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), le plan national de défense (PND), etc. — une nouvelle vision du futur de notre armée.

C’est tout le sens de la transformation qu’il faut apporter à l’armée, la qualité des hommes ; le travail de sensibilisation, d’éducation, d’instruction, de formation, de style de commandement, de discipline, d’éthique et le sens de la perception de la mission du terrain. Nos militaires commettent souvent des bévues dans leur mission : la négligence et le relâchement.

 

Il consiste également à revoir tous les textes de base qui ont gouverné l’armée jusqu’à ce jour de sa remise en cause. De rédiger les textes d’accompagnement devant canaliser et caractériser la nouvelle armée, pour une meilleure gestion des ressources humaines.

 

Pour permettre à la reconstruction d’aboutir aux résultats escomptés, les autorités doivent penser à élaborer des mesures d’accompagnement et poser des actes concrets et tangibles en vers les militaires, quand ils engagent et exposent leur propre vie pour protéger la vie des citoyens.

La révision de fond en comble du statut général du militaire, resté caduc par rapport à l’évolution sociale, telle que la prise en charge des militaires tombés ou blessés dans des opérations et la prise en charge de leur famille et de leurs ayants droit.

De même, la ré-formalisation claire des critères d’évaluation des hommes de rang, la valorisation des diplômes militaires et extramilitaires et les primes y relatifs, les promotions de fonction et les primes de responsabilités et une procédure brève de radiation dans l’armée des militaires fautifs.

Il faut améliorer substantiellement les conditions de vie et de travail du soldat. Chaque militaire doit avoir, au moins 3 tenues et chaussures tous les 3 ans et être bien équipé pendant les intempéries. En attendant la réalisation des dortoirs dans des casernes et les camps militaires, l’État doit instaurer des primes de logement pour les hommes de troupes, une augmentation pour les primes de risques liés à la vie militaire, et aussi une augmentation sur le salaire, revoir à la hausse la prime générale alimentaire (PGA), et bien nourrir les militaires en opération ou en faction. Le soldat ne doit plus se retrouver sur le terrain d’opération dans un état physique décliné et affalé. La mission est au centre de sa préoccupation et il ne doit plus penser à autre chose d’autre. Mettre le soldat dans de bonnes conditions de travail. Ces mesures sont au tant d’outils qui visent à créer chez le soldat un niveau élevé de motivation.

En effet, la condition militaire recouvre l’ensemble des obligations et des sujétions propres à l’état militaire ainsi que les garanties et les compensations apportées par la Nation aux militaires. Elle inclut les aspects statutaires, économiques, sociaux et cultures susceptibles d’avoir une influence sur l’attractivité de la fonction et les parcours professionnels et le moral des militaires, la situation et l’environnement professionnel, ainsi que les conditions de départ de l’armée et d’emploi après l’exercice du métier de militaire.

Parmi les actions sociales possibles à mettre également en place, celles-ci sans être exhaustives sont de véritables ingrédients d’assaisonnement de la sauce de motivation et de satisfaction morale, cela témoigne aussi de la considération que la Nation leur donne :

 

  1. L’accompagnement budgétaire, en cas difficulté financière dans le budget familial, un accompagnement budgétaire peut être proposé par le Secrétaire général de conditions de vie des militaires. L’accompagnement budgétaire a pour objectif de donner les outils nécessaires pour retrouver une autonomie dans la gestion du budget familial du militaire.
  2. Le prêt personnel plafonné, remboursable sans intérêt, permet de pouvoir bénéficier d’une aide financière ponctuelle sans justifier de son utilisation.
  3. Le prêt social remboursable avec intérêt, lorsque le militaire se trouve dans une situation susceptible d’aggraver son déséquilibre financier, le prêt social peut être attribué seul ou en complément d’un secours, après analyse et évaluation de la situation du militaire. Le prêt social est accordé par le Ministre de la défense.
  4. Le secours ou l’assistance humanitaire, selon les conditions et selon la complainte exprimée par le demandeur, examinée par le Secrétaire général des conditions de vie des militaires et le Ministre de la défense, le militaire peut bénéficier du secours, son montant octroyé par le Ministre est non remboursable.

Ces outils sociaux soutiennent l’abnégation et permettent de travailler dans un élan de résultats.

 

Robert ENZA, association soutien aux FACA.

République démocratique du Congo : l’ancien vice-Président Jean-Pierre Bemba “pourra rentrer au pays” s’il le souhaite, a déclaré un membre du gouvernement congolais.

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République démocratique du Congo : l’ancien vice-Président Jean-Pierre Bemba “pourra rentrer au pays” s’il le souhaite, a déclaré un membre du gouvernement congolais.

 

Bangui, le 18 juin 2018.

 

L’ancien vice-président congolais  Jean-Pierre Bemba « pourra  rentrer » en République  démocratique du Congo s’il le  souhaite, a déclaré dimanche le  ministre congolais des Affaires  étrangères sans préciser s’il était  poursuivi par la justice congolaise.  « Jean-Pierre Bemba est parti de sa  propre volonté. S’il veut rentrer, il  pourra rentrer », a déclaré Léonard  She Okitundu dans l’émission  « Internationales » de RFI/Le  Monde/TV5Monde.

« Je ne suis pas en mesure de vous répondre. Je ne suis pas informé que JeanPierre Bemba ait un dossier judiciaire ici », a ajouté le ministre congolais sur  un éventuel mandat d’arrêt émis par la justice congolaise à l’encontre de M.  Bemba.

M. Bemba se trouve depuis vendredi « en liberté provisoire en Belgique en  attendant une décision finale sur sa peine », a indiqué samedi la Cour pénale

RDC: une session extraordinaire du parlement en vue pour débattre du statut des exprésidents

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RDC: une session  extraordinaire du parlement en vue  pour débattre du statut des exprésidents

 

 

Bangui, le 18 juin 2018.

Par : Lalibre.be avec CNC.

 

Le parlement congolais tiendra une session extraordinaire pour débattre  notamment de la loi sur le statut des anciens chefs d’État en République  démocratique du Congo (RDC), ont rapporté plusieurs médias locaux et  internationaux, citant le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.  Cette session extraordinaire sera organisée à la demande du président Joseph  Kabila, a précisé M. Minaku vendredi, à la clôture de la session ordinaire qui  s’était ouverte le 15 mars. 

Il sera question de l’examen de plusieurs matières dont la loi sur le statut des  anciens chefs d’État, la désignation d’un nouveau membre à la Cour  constitutionnelle, la loi portant sur la taxe de la promotion de l’industrie ou la  loi portant sur les défenseurs des droits humains.

M. Kabila pourrait également faire un discours sur l’État de la nation, selon le  site d’information Actualité.cd.

Le second mandat du président congolais a expiré le 19 décembre 2016 et des  élections, notamment présidentielle – à laquelle M. Kabila n’est plus autorisé à  se représenter -, sont prévues le 23 décembre prochain en RDC. Mais le chef de

CENTRAFRIQUE : PEUT-ON CONTRAINDRE UN CHEF D’ÉTAT STRATÉGIQUEMENT DÉFAILLANT À ASSURER LES DEVOIRS DE SA CHARGE CONFORMÉMENT À LA CONSTITUTION ?

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CENTRAFRIQUE : PEUT-ON CONTRAINDRE UN CHEF D’ÉTAT STRATÉGIQUEMENT DÉFAILLANT À ASSURER LES DEVOIRS DE SA CHARGE CONFORMÉMENT À LA CONSTITUTION ?                                                      

 

 

Bangui, le 18 juin 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Le 30 mars 2016 fut un jour mémorable où tous les centrafricains, en symbiose avec eux même ont décidé de tourner la page sanglante de l’histoire nonobstant des cœurs qui ne cessent de saigner. Les stigmates des conflits armés étaient encore visibles mais l’espoir euphorique d’un peuple meurtri et la liesse populaire qui en résultait donnaient un chèque en blanc à un président inattendu mais démocratiquement élu selon les délibérations de la cour constitutionnelle. Au nom de la paix, des sacrifices ont été consentis par le candidat malheureux qui était pourtant en ballottage favorable au premier tour, les forces vives de la nation ainsi que les groupes armés non conventionnels. Généralement dans ces genres de circonstances, l’élu de la nation n’appartient plus à sa famille politique mais se doit d’être un président rassembleur avec un gouvernement d’union nationale qui sollicite les services et concours de toutes les compétences nationales en vue de la reconstruction durable du pays.

 

La première erreur commise par le président de la république est celle d’ignorer qu’il a hérité d’un État failli, agonisant et perfusé grâce aux différents concours de la communauté internationale. Fort de ce qui précède, un gouvernement de récompense ou de remerciement n’avait pas de droit de cité ainsi que l’option de négocier avec les groupes rebelles, la détérioration alarmante et à grande échelle de la situation humanitaire, l’entrée des groupes armés non conventionnels au gouvernement en violation des dispositions constitutionnelles etc… À ces multiples errements, s’ajoutent l’isolement provoqué dans la sous région d’Afrique centrale, Le bras de fer ou le défi proposé à l’ancienne puissance coloniale, enfin l’incompréhensible partenariat militaire russe qui sonne le glas de l’affront. Au sommet de l’Etat, on ne cesse d’enregistrer des stratégies qui ne prospèrent, de multiples violation de dispositions conventionnelles à l’instar du serment sans oublier le déni de sécuriser le pays. Très vite, le doute s’installe sur la capacité de notre célèbre mathématicien à gérer le pays, à endiguer la crise et surtout la volonté réelle d’assurer les devoirs de sa charge.

S’agissant du manque de volonté de changer d’orientation en cas d’échec, le citoyen lambda estomaqué s’interroge : Peut-on contraindre le président de la république de changer d’orientation politique ou de l’adapter à la réalité du terrain ? Dans l’affirmative, comment contraindre l’élu de la nation en panne d’inspiration de prendre ses responsabilités ? Existe t-il des moyens ou procédures démocratiques pour le contredire ou le contraindre à changer de cap ? A quoi servent l’opposition démocratique, la société civile, les parlementaires ainsi que les syndicats ? Dans le contexte centrafricain, la pression extérieure peut-elle influencer les orientations politiques nationales ?

L’isolement total provoqué par le pouvoir actuel n’aura t-il pas des interférences ou incidences sur notre quasi dépendance budgétaire à l’aide extérieure ? Par ailleurs, la grave pénurie du carburant est-elle encore la dérivée de manœuvres de pression et d’étouffement ou simplement d’une banale défaillance logistique ? Lors de la prestation de serment, le président de la république a promis prioritairement la sécurité. Par projection exponentielle, l’insécurité, la psychose et la caravane de la mort accompagneront-ils le quinquennat ?

Loin d’abdiquer, le président de la république doit se montrer tranchant et décisif en tirant les leçons qui s’imposent et de changer d’orientation politique car la défaillance stratégique se résume aux choix, méthodes non adaptés aux priorités du peuple. En guise propositions et en attendant la colère de la rue, le Président de la république doit mettre en place et de façon urgente un gouvernement d’union nationale dirigé par une charismatique personnalité issue de l’opposition démocratique avec un accent particulier sur le renouvellement de la génération  au sein de la machine administrative. Enfin, le chef de l’Etat doit mener une nouvelle offensive diplomatique pour reconquérir la confiance perdue auprès des partenaires et cela dans le respect des précédents engagements paraphés conformément au principe de continuité de l’Etat.

Pour finir, une curieuse question ne cesse de nous brûler les lèvres…lors de la 21eme coupe du monde en Russie, le cœur du pouvoir centrafricain va battre pour la sélection russe ou pour le coq sportif ? Évidemment que nous ne pouvons répondre en lieu et place du pouvoir…mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 15 juin 2018.                                                 Bernard SELEMBY DOUDOU                                   Juriste, Administrateur des élections.                         Tel : 0666830062

Centrafrique : mort de l’autoproclamé général Ahamat Bahar du MNLRC.

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L’autoproclamé Ahamat Bahar du MNLRC. AFP photo.

 

 

Centrafrique : mort de l’autoproclamé général Ahamat Bahar du MNLRC.

 

 

Bangui, le 16 juin 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Même si la nouvelle n’a pas été  encore officiellement confirmée par son mouvement, des sources indépendantes la confirment à CNC. Le mercredi dernier, le Patron du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC), l’autoproclamé Ahamat Bahar serait mort de sa maladie dans un hôpital de Khartoum, capitale de la République islamique du Soudan.

 

D’après une source sécuritaire bien informée contactée au téléphone, le criminel de guerre Ahamat Bahar aurait laissé sa vie le mercredi 13 juin dernier dans la capitale soudanaise Khartoum où il avait été admis pour des soins médicaux d’urgence dans un hôpital du coin.

Cependant, son mouvement, qui est déjà rattaché depuis plusieurs semaines au mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) d’un autre général criminel autoproclamé Mahamat Al-Khatim, n’a pas encore confirmé la nouvelle de la mort de son chef Bahar.

Rappelons que la mort du criminel Bahar, si elle est confirmée bien sur, est survenue seulement quelques semaines après celle d’un autre chef de guerre et criminel Siddiki du mouvement 3R.

L’autoproclamé Ahamat Bahar, qui est natif de la Vakaga au nord de la RCA, a débuté sa carrière criminelle dans le mouvement patriotique pour le Centrafrique (MPC) dans lequel il fut l’un des généraux plus puissants avant de quitter pour former son propre mouvement dénommé MNLRC basé dans l’Ouham-Péndé,  aux alentours de Paoua.

Le 26 décembre dernier, son mouvement, dans un combat sanglant, affrontai durant plusieurs semaines le mouvement Révolution Justice(RJ) dirigée par l’ex-ministre Armel Sayo, faisant au passage des centaines des morts civils et plusieurs milliers des déplacés internes et externes dans la région de Paoua et de Bétoko, poussant ainsi les forces de la Minusca (Mission de l’ONU en Centrafrique) à intervenir pour les chasser du secteur.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : l’EUTM-RCA et la mise en œuvre de la reforme du secteur de la défense centrafricaine.

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La délégation de l’Union Européenne (EUDEL) en République centrafricaine a organisé le vendredi 15 juin 2018 une conférence de presse pour les journalistes locaux.
Cette conférence a été présidée par Samuela ISOPI, ambassadrice et cheffe de la délégation, en présence du général Herminio MAIO, commandant la mission d’entrainement de l’Union Européenne (EUTM-RCA), de Paolo CURRADI, chef de la section Coopération de l’EUDEL et de Serge, le chef du service en charge de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire.

 

 

Centrafrique : L’EUTM-RCA et la mise en œuvre de la réforme du secteur de la défense centrafricaine

 

EUTM RCA 2018
Mission d’entrainement de l’union européenne

 

Cellule communication                  

 

 

Communiqué de presse
 

 

 

 

La mission de l’EUTM-RCA a été lancée le 16 juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain pour une durée de deux ans et devrait être reconduite jusqu’en 2020. Ce mandat permet de soutenir les autorités centrafricaines dans la préparation et la mise en œuvre de la réforme dans le secteur de la défense (DSR), contribuant ainsi à la réforme du secteur de la sécurité (SSR). L’objectif est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée moderne, efficace, ethniquement équilibrée et démocratiquement responsable.

Pour ce faire, l’EUTM-RCA contribue à la restructuration du secteur de la Défense dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation. Au terme de son premier mandat de deux ans l’EUTM a conseillé, formé et entraîné plus de 3000 soldats, hommes et femmes des forces armées centrafricaines.

  • La mission a dispensé des conseils stratégiques aux autorités politiques et militaires, tant dans le domaine des opérations (participation au centre de conduite des opérations, appui à la planification) que dans celui de l’élaboration de documents majeurs (Plan National de Défense, loi de programmation militaire). Elle conduit également l’étude de projets visant à soutenir le déploiement des FACA (projets d’infrastructures et d’équipements financés par l’Union européenne)
  • D’autre part la mission a procédé à la formation de trois bataillons d’infanterie déployables (BIT 1 et 3 déjà prêts ; BIT 2 en phase finale de formation) et à la validation de trois unités spécialisées (groupement spécial de protection républicaine, forces spéciales et renseignement), tout en prodiguant des instructions spécifiques à 886 officiers et sous-officiers (transmissions, moniteur de tirs de combat, etc).
  • Enfin, EUTM-RCA a permis la réintégration de 232 anciens rebelles au sein de l’armée centrafricaine dans le cadre du programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR). Au regard de l’enjeu majeur de ce processus pour la paix en Centrafrique, la mission envisage de poursuivre sa contribution dans le cadre du plan national de DDRR.

 

Sur le premier semestre 2018, l’EUTM-RCA a formé 900 soldats (un bataillon complet et un contingent du projet DDRR) et appuyé le déploiement opérationnel des FACA (conseil de planification et de conduite des opérations).

Le prochain mandat de l’EUTM-RCA (2018-2020) va poursuivre cette action et l’étendre dans l’esprit du Plan National de Défense signé par le Président de la République, Chef Suprême des Armées. En effet, l’EUTM RCA continue son engagement et pourrait accompagner la réhabilitation du centre de formation et entrainement des FACA à Bouar, en concourant directement à la formation des sous-officiers centrafricains.

L’objectif final d’EUTM-RCA reste inchangé : favoriser la remontée en puissance et l’autonomie des Forces armées centrafricaines pour permettre leur déploiement et donc l’extension de l’autorité de l’État, tout comme l’intégrité du territoire national. Parce que les FACA assurent la présence légitime de l’état de droit et la paix, elles améliorent les conditions de sécurité et de développement pour tous les citoyens centrafricains.

 

 

NA BUGBINGO ÔKÔ, I YEKE NGANGOU AKO

PLUS FORT ENSEMBLE
STRONGER TOGETHER

AFRIQUE-EUROPE : MIGRANTS, LES DAMNES

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AFRIQUE-EUROPE : MIGRANTS, LES DAMNES

 

 

 

Bangui, le 15 juin 2018.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

AUX PORTES DE L’EUROPE CHRÉTIENNE, DES MIGRANTS EN ERRANCE

          L’Aquarius, un bateau affrété par l’ONG SOS Méditerranée soutenue par Médecins sans frontières, vient de recueillir plus de 600 migrants en plein mer alors que, désespérés, ils hurlaient au secours dans leurs embarcations de fortune.

          L’Europe chrétienne se calfeutre, se barricade, craignant « d’être envahie par des hordes d’Africains affamés. » Tandis que des calamités de toutes sortes ébranlent l’humanité, l’Europe semble ne se préoccuper que des migrants. Les partis d’extrême-droite, relayés par une certaine presse complaisante, attisent les peurs de leurs congénères à longueur de journée en brandissant le syndrome du « grand remplacement ». Une peur détestable étreint les Européens. Peur d’être submergés par des groupes de migrants surgissant de toutes parts. Peur de perdre leur culture, leur façon de vivre. Partout dans le vieux continent, les partis extrémistes fleurissent, avec leur sémantique relevant de la pire xénophobie, du racisme, du rejet de l’autre. Insidieusement, l’Europe chrétienne bascule dans le camp des égoïstes, des indifférents, des adeptes de la « non-assistance à personne en danger de mort. » 

          Cette attitude ne devrait-elle pas interpeller le Souverain Pontife ? On attendrait de lui qu’il somme ses ouailles de faire œuvre de charité afin de respecter les enseignements de la Bible.

 

L’UNION EUROPÉENNE ÉBRANLÉE

          Aux dernières nouvelles, on apprend la création d’un « axe » contre l’immigration, initié par trois ministres conservateurs d’extrême-droite : le chancelier autrichien, Sébastian Kurz, le ministre de l’Intérieur allemand, Horst Seehofer, et le tout nouveau ministre de l’Intérieur italien de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, par qui le scandale de l’Aquarius est apparu.

          La coalition des populistes conservateurs et xénophobes européens constitue une menace pour la cohésion de l’Europe. C’est une sorte de collectif fasciste contre les ressortissants d’Afrique et d’ailleurs. La France, « pays des Droits de l’Homme », devrait sortir de la confusion et stigmatiser avec force cette dérive indigne du vieux continent chrétien. L’errance de l’Aquarius en Méditerranée rappelle le souvenir douloureux de l’Exodus, ce bateau qui transportait des juifs indésirables en Europe. Doit-on laisser se répéter cette ignominie dans celle d’aujourd’hui ? Est-ce qu’on ne pourrait  pas attendre de la France qu’elle rejoigne l’Espagne et la Grèce qui proposent d’accueillir les migrants ? Le nouveau gouvernement socialiste espagnol, pour sa part, n’a pas hésité à donner immédiatement son accord pour que l’Aquarius accoste à Valence. Une bougie dans la tempête…

 

 L’INSUPPORTABLE SILENCE DE LUNION AFRICAINE

Comme d’habitude, malheureusement, l’Union Africaine est aux abonnés absents. Après des milliers de morts en Méditerranée, après la vente aux enchères ignominieuse de migrants en Libye, aucune initiative n’a été engagée par les États africains pour venir au secours de leurs ressortissants qui vont se fracasser contre les murs de l’Europe. C’est consternant.

          Au lieu de piller les ressources destinées au développement de l’Afrique, au lieu de s’enrichir outrageusement et de ripailler cyniquement, en laissant leurs populations mourir de faim, confinées dans une pauvreté indicible ou obligées de prendre les chemins incertains de l’exode, les dirigeants africains seraient bien avisés de trouver des solutions pour donner de l’espoir à leurs ressortissants sur leur sol. Car les moyens et les possibilités existent sur le continent. Mais la volonté politique fait défaut aux despotes de l’Afrique.

          Et pourtant, il s’agit bien de l’honneur des peuples africains. De leur dignité. Il faut tout faire pour retenir l’Africain sur son sol. Il en va de la paix dans le monde. Si les États africains ne prennent pas la mesure du cataclysme humanitaire annoncé, ce sont des foyers de guerres civiles que l’humanité se prépare. On ne pourra jamais empêcher des femmes et des hommes, qui fuient la faim et la mort, de partir vers un monde qu’ils espèrent meilleur.

                                                        JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

 (14 juin 2018)

 

 

 

Centrafrique : La faction séléka du Rprc condamne le meurtre de l’une de ses soldats au Km5

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Centrafrique : La faction séléka du Rprc condamne le meurtre de l’une de ses soldats au Km5

 

 

Bangui, le 14 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Aradia Idriss, une des éléments ex-séléka du Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (Rprc) dirigé par l’actuel Ministre en charge du Développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Herbert Gotran Djono Ahaba, a été horriblement assassinée au Km5. Alors que la victime venait juste d’être réincorporée dans les Forces armées centrafricaines (Faca) après une formation dans le cadre du projet pilote de DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants). Le Rprc très affecté par ce crime, condamne cet acte odieux.

Les faits remontent au 2 juin dernier, aux environs de 18 heures, au quartier Bea-Rex où Aradia a été kidnappée par des hommes armés, puis sauvagement violée avant d’être exécutée de deux balles et son corps jeté dans un puits un peu plus loin au quartier Kina.

Dans le communiqué de presse signé du Coordonnateur national du Rprc, Abakar Moustapha, le 6 juin dernier dont CNC vient de recevoir copie, le mouvement a qualifié de « terroriste » cet acte qu’il estime être « une provocation visant à créer d’autres escalades ». Toutefois, le mouvement rebelle de Djono Ahaba se veut serein : « au-delà de la douleur, le Rprc reste lucide et dit que rien ne saurait l’écarter de la voie de la paix qu’il a résolument choisie ».

Par la même voie, le Rprc lance un appel à ses membres de s’abstenir de tout acte de vengeance, mais de laisser à la justice de leur pays le soin de mener ses enquêtes. Le mouvement demande également aux autorités et aux forces internationales de tout faire pour protéger les citoyens engagés pour le retour de la paix et la défense de la patrie.

Notons que lors de sa dernière conférence de presse, la Ministre de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara a elle aussi condamné cet assassinat.