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Centrafrique : à Bangassou, le pire côtoie le meilleur de l’humanité – La Croix (Excellent reportage).

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Centrafrique : à Bangassou, le pire côtoie le meilleur de l’humanité – La Croix (Excellent réportage).

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0243.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Bangassou

 

 

Bangui, le 28 juin 2017.

Par : Lacroix.

 

Ces groupes sont soupçonnés d’être téléguidés, financés et armés par des proches de l’ancien président François Bozizé. Sur les sept gangs qui se partagent la ville, les trois plus féroces sont commandés par un ancien « Faca », larmée du temps de Bozizé. Jour et nuit, les musulmans sont exposés aux attaques dde ces hommes sanguinaires. S’ils franchissent l’enceinte du petit séminaire, les « AB » les assassinent. Mi-juin, quelques déplacés ont tenté de rejoindre Bangui à bord de camions convoyés par le contingent mauritanien de la Minusca. Las, l’un des véhicules est tombé en panne à la sortie de la ville. Las, les casques bleus mauritaniens ont poursuivi leur route sans lui. Las, les anti-balaka sont arrivés, ont reconnu l’un d’eux, l’ont aussitôt tué, découpé, avant d’exhiber dans la ville les membres du malheureux. Deux autres ont su se faufiler dans les herbes pour frapper à la porte des sœurs de Montpellier. Sœur Juliette s’est débrouillée pour les reconduire, sains et saufs, à l’évêché.

 

 

Toutes les nuits, des rôdeurs ouvrent le feu, et les armes se répondent d’un quartier à l’autre. Sous les bâches du HCR, les déplacés comptent les coups et attendent, fatalistes, la fin des tirs. Mieux vaut pour eux ne pas avoir besoin d’être hospitalisés. Les AB s’y opposent. Impossible de traverser la ville en déjouant leur surveillance. Même les humanitaires ne prennent pas ce risque depuis que deux rescapées de l’attaque de la mosquée, deux musulmanes, ont été exécutées à l’hôpital central. Aujourd’hui, les seuls blessés par balles opérés et soignés dans ce dispensaire sont des AB et des non-musulmans.

 

« Le feu grondait depuis des mois »

 

Il est révolu le temps où chrétiens, musulmans et animistes vivaient en bonne intelligence à Bangassou. Pourtant, depuis la crise centrafricaine de 2013, ils avaient su résister à la passion identitaire. Mais la belle vitrine du vivre ensemble centrafricain a volé en éclats. « Le feu grondait depuis des mois », explique Mgr Aguirre, l’évêque – de nationalité espagnole – de Bangassou, sous la protection duquel ces musulmans se sont rangés. 65 ans et trois infarctus, déjà.

 

« L’arrivée des Peulhs d’Ali Darras en février 2016 à Nzako, à 190 km de là, a déstabilisé la province de Mbomou, poursuit-il. Ils ont pillé et racketté la population. Le contingent marocain n’a pas su la défendre, ni le gouvernement centrafricain. Les jeunes se sont soulevés, les choses se sont envenimées.

 

“Un autre groupe de rebelles, composé de musulmans tchadiens, a profité du désordre pour prendre pied dans cette région riche en mines d’or et de diamants, le Front patriotique de la République centrafricaine (FPRC) du tchado-centrafricain Noureddine Adam. « On s’attend à les voir tomber sur Bangassou pour secourir leurs frères de l’évêché. Au début de la semaine, ils ont ravagé Nzako et Bakouma, ont pillé les quartiers chrétiens, brûlé des dizaines de maisons, tué des jeunes, dévalisé les biens de l’Église dont un nouveau bloc opératoire. Le précédent avait été démonté par les mêmes, en 2013 », ajoute l’évêque. En réponse, les AB ont détruit la mosquée de Bangassou.

Un abbé dépêché comme médiateur auprès des anti-balaka.

 

La rumeur annonce le déclenchement imminent d’une offensive FPRC.

Des SMS alarmistes circulent plusieurs fois par jour, déclenchant, parfois, un vent de panique. Le directeur diocésain de la Caritas, l’abbé Guy-Florentin N’Zingazo, en reçoit justement un qui l’avertit que les anti-balaka de Pino(PépinWekanam, de son vrai nom), l’un des plus cruels de la ville, se préparent à attaquer le Petit séminaire en représailles à l’incident de la matinée. Ils seraient à 200 mètres. Connu pour ses talents de médiateur, l’abbé Alain Blaise Bissialo, curé de la paroisse du Christ Roi de Tokoyo, face à la mosquée centrale, est dépêché pour calmer les esprits. Lui aussi a accueilli des familles musulmanes dans sa paroisse.:

 

Le site du petit séminaire n’est pas sécurisé. Les Marocains ne semblent pas disposés à se battre efficacement. À la mosquée centrale, le 13 mai, ils avaient abandonné les musulmans aux snipers anti-balaka. Bilan, une quarantaine de morts dont l’imam, des femmes et des enfants. Les Marocains ont aussi la réputation d’ouvrir le feu sans distinguer les cibles. À Bangassou, on ne compte plus les habitants blessés par leurs tirs.

 

Autre crainte : si les AB attaquent, les extrémistes musulmans du site peuvent se retourner contre la dizaine de prêtres vivant à l’évêché. Finalement, l’abbé Bissialo persuade Pino Pino de tenir ses troupes. C’est la troisième fois cette semaine.

 

« S’il y a des criminels parmi la population, il y a aussi des justes »

 

Kaltouma a perdu ses enfants et sa petite sœur en tentant de rejoindre la République démocratique du Congo. / Laurent Larcher

 

Dans l’après-midi, l’évêque reçoit un message d’une religieuse réfugiée en RDC, de l’autre côté du fleuve Mbomou, frontière naturelle entre les deux pays. Elle lui annonce son retour. Rendez-vous à 16 heures à l’embarcadère. Avant de s’y rendre, Mgr Aguirre s’arrête au Petit séminaire pour rassurer les déplacés. Il y croise Kaltouma, 27 ans, assise, seule, sur une natte. Le 28 mai, la jeune femme a demandé à l’abbé Guy-Florentin de la déposer à l’embarcadère pour qu’elle puisse traverser le fleuve avec ses quatre enfants de 12, 10, 8 et 2 ans et sa sœur de 14 ans. L’abbé devait s’y rendre pour célébrer une messe. Mais sur la rive, ils sont tombés sur les AB de Ngade, un ancien Faca. Les miliciens se sont emparés de Kaltouma, de ses enfants et de sa petite sœur, les ont entraînés à l’écart et les ont tués.

Donnée pour morte, jetée dans le fleuve, la jeune maman a pu rejoindre Bangassou. Une catéchiste l’a trouvée, cachée, soignée et fait raccompagner au camp.

« S’il y a des criminels parmi la population, il y a aussi des justes. Ils sont majoritaires », assure le prêtre médiateur. Le pire côtoie le meilleur de l’humanité : les chrétiens de Bangassou n’échappent pas à la règle générale. Responsable du site, la Caritas coordonne le travail des agences humanitaires de l’ONU. Si les déplacés sont pourchassés par des chrétiens, ils sont aussi secourus par des chrétiens.

 

 

« Après ce qu’ils nous ont fait, il faut tous les tuer. Et ceux qui les aident »

 

Une heure plus tard, Mgr Aguirre prend sa voiture, enclenche une cassette audio : une musique espagnole, et prend la direction du fleuve. Il est arrêté, à son tour, par les mêmes AB de Ngade. Sa voiture est encerclée par ces criminels au regard insensé, armés de fusils d’assaut AK 47, de fusils de chasse, de lances, de grands couteaux. Leur chef l’insulte, l’accuse d’être un mauvais chrétien, d’être vendu aux musulmans, le menace avec son arme, doigt sur la gâchette. « Après ce qu’ils nous ont fait, il faut tous les tuer. Et ceux qui les aident. Moi, je suis catholique, un véritable catholique », hurle-t-il. L’évêque garde son calme. Il l’écoute. D’une voix suave tandis que la mélodie espagnole s’échappe de la voiture, il lui souffle : « Le jour où tu seras blessé, où tu seras menacé, je viendrai aussi te chercher pour te mettre à l’abri ». La parole fait mouche, le chef lui demande un billet de 10 000 FCFA  (6,5 €).

La religieuse n’étant toujours pas arrivée, l’évêque ne s’attarde pas.  48 h eures plus tard, Pino Pino a attaqué le site de l’évêché. Les Marocains ont ouvert le feu et repoussé les assaillants. Un enfant est né, aussi, cette nuit-là, dans le réfectoire du Petit séminaire.

 

 

Un pays en proie aux violences

 

Mars 2013 : la Centrafrique bascule dans la violence après le renversement du président Bozizé par la rébellion musulmane Séléka, entraînant des représailles de groupes anti-balaka, défenseurs des chrétiens.

 

Décembre 2013 – octobre 2016 : opération Sangaris menée par la France.

 

Septembre 2014 : déploiement de la Minusca (12 500 hommes actuellement).

 

Novembre 2015 : à Bangui, le pape François appelle les Centrafricains à « résister à la peur de l’autre ».

 

Mi-mai 2017 : reprise des violences à Briat, Bangassou et Alindao.

 

19 juin : accord de paix signé à Rome par 13 groupes rebelles ou milices sous le patronage de Sant’Egidio, pour tenter d’éviter l’« embrasement généralisé» que redoute l’ONU.

Le 22, la Conférence épiscopale centrafricaine et le cardinal Nzapalainga démentent y avoir mandaté un représentant « tout en saluant

tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale ».

 

 

 

Laurent Larcher (à Bangassou)

Du nouveau sur le rôle de la France au Rwanda – La Croix

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Du nouveau sur le rôle de la France au Rwanda – La Croix

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0238.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Génocide au rwanda

 

 

Bangui, le 28 juin 2017.

Par : Lacroix.

Dans un article publié mercredi 28 juin dans la revue XXI, dont il est le co-fondateur, Patrick de Saint-Exupéry révèle ce qu’a découvert un haut fonctionnaire

en lisant les archives françaises sur le conflit au Rwanda.

 

Qu’y a-t-il de nouveau dans ces archives ?

 

Le génocide au Rwanda a commencé le 7 avril 1994 après la mort dans un attentat du président Habyarimana. En près de trois mois, des extrémistes hutus

massacrent plus de 800 000 Tutsis et hutus modérés. Du 22 juin au 21 août 1994, la France, qui avait armé et entraîné l’armée rwandaise, lance l’opération

Turquoise dont l’objectif est, plaide-t-elle, de sauver des Tutsis. Mais la France est accusée de vouloir protéger le régime génocidaire.

 

« En 2015, explique le journaliste Patrick de Saint Exupéry, le président Hollande annonce l’ouverture des archives sur le Rwanda. Mais au préalable, deux

hauts fonctionnaires sont chargés de vérifier la nature de celles-ci afin de vérifier ce qu’il y avait dedans. Plusieurs mois plus tard, l’un des deux

fonctionnaires révèle devant un comité restreint que pendant l’opération Turquoise, l’ordre a été donné aux militaires français de réarmer ceux qui viennent

de commettre le génocide » et qui se trouvent au Zaïre.

 

Le haut fonctionnaire décrit le document avec la note en marge émanant d’Hubert Védrine, alors secrétaire général de l’Élysée. Or, le 17 mai 1994 l’ONU

a décrété un embargo sur les armes au Rwanda, que la France a donc violé.

 

Pourquoi les politiques, à gauche comme à droite font-ils corps ?

 

En 1994, la France vit la cohabitation avec un président socialiste et un gouvernement dirigé par Édouard Balladur. Il y a des débats internes entre l’Élysée

et Matignon, « des discussions très rudes », poursuit le journaliste. L’ordre est aussi discuté par certains militaires qui y sont opposés et demandent

à exercer leur droit de retrait.

 

« Une situation rare mais qui peut se produire, atteste Jean-Paul Perruche, général à la retraite, membre d’Euro-défense France. Le militaire ne fait pas

la politique mais il veut la comprendre. » « Dans cette affaire, les politiques ont placé l’armée en première ligne or, la responsabilité est politique,

les soldats n’y étaient pour rien », ajoute Patrick de Saint Exupéry.

 D’autant que la direction des affaires stratégiques de la DGSE avait alerté sur la situation politico-militaire au Rwanda, dans une première note datée

du 4 mai 1994, et dans une seconde note, le 24 février 1995, elle atteste que les politiques en France ne pouvaient pas ignorer ce qui était en cours au

Rwanda.

 

Ces révélations peuvent-elles relancer ce dossier ?

 Patrick de Saint-Exupéry rappelle cette phrase de l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop : « La mémoire d’un génocide est une mémoire paradoxale, plus

le temps passe moins on oublie.

 

 

Le Rwanda accueillera le premier Forum africain de la santé de /l’OMS.

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Le Rwanda accueillera le premier Forum africain de la santé de l’OMS.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0235.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Siège de l'OMS à Genève en Suisse.
Siège de l’OMS à Genève en Suisse.

 

Bangui, le 28 juin 2017. 

Par : china radio international.

 

Le premier Forum africain de la santé de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) devrait débuter dans la capitale rwandaise Kigali mardi, qui est largement

considéré comme une plate-forme importante pour discuter de stratégies novatrices sur les défis persistants en matière de santé publique en Afrique.

 

Le forum de deux jours, organisé sous le thème “Mettre les gens en premier: la voie de la couverture universelle de la santé en Afrique”, vise à promouvoir

le renforcement de la gouvernance de la santé publique et à explorer des moyens concrets pour que les partenaires contribuent à la réforme du travail de

l’OMS dans la région africaine.

 

Les participants devraient délibérer sur l’amélioration de la sécurité sanitaire, les progrès vers l’équité et la couverture universelle de santé et l’agenda

inachevé sur des maladies transmissibles, tout en explorant les nouveaux objectifs de développement durable et en s’attaquant aux facteurs sociaux et économiques

de la santé sur le continent, selon un communiqué publié par le ministère rwandais de la Santé avant la réunion.

 “Ce forum, d’abord en son genre, est une nouvelle opportunité pour les Africains de s’entendre et d’assurer une meilleure santé de nos populations. Nous

comprenons l’importance des problèmes qui seront discutés lors de la conférence et des décisions qui seront adoptées à partir de sa conclusion “, a déclaré

Diane Gashumba, ministre rwandaise de la Santé.

 “Le Rwanda a encore des problèmes à aborder dans le domaine de la santé et ce sera une bonne occasion pour nous d’interagir et d’apprendre de l’expérience

d’autres pays dans l’amélioration de notre système de santé”, a-t-elle déclaré.

 Les participants au forum comprendront des ministres de la santé et des finances, des représentants des agences des Nations Unies, des agences intergouvernementales,

des fondations caritatives, des académiciens, des acteurs de la société civile, des acteurs clés du secteur privé et de la santé des jeunes.

 

 

Congo : l’affaire des biens mal acquis rattrape les proches du Président Denis Sassou-Nguesso.

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Congo : l’affaire des biens mal acquis rattrape les proches du Président Denis Sassou-Nguesso.

 

 

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Le President congolais Denis Sessou-Nguésso.

Bangui, le 28 juin 2017.

Par : Courrier international.

La fille et le gendre du président congolais, Denis Sassou-Nguesso, viennent d’être mis en examen dans l’affaire dite des “biens mal acquis” : la justice

française soupçonne plusieurs familles de dirigeants africains d’avoir bâti leur fortune sur des détournements de fonds publics. Un procès est en cours

à Paris.

 

Alors qu’a lieu à Paris le procès des “biens mal acquis”, dans lequel Teodorin Obiang, vice-président de Guinée équatoriale et fils du président, est jugé

pour blanchiment de détournement de fonds publics, la fille et le gendre du président congolais, Denis Sassou-Nguesso, ont à leur tour été mis en examen

dimanche 25 juin, pour les mêmes motifs.

Saisie par des associations anticorruption, la justice française enquête sur les fortunes de trois familles de dirigeants africains, celles de Denis Sassou-Nguesso

au Congo, de Teodoro Obiang Nguema en Guinée équatoriale et d’Omar Bongo, le président gabonais décédé en 2009. Les magistrats financiers tentent de déterminer

si leurs fortunes ont pu être bâties grâce à des affaires de corruption et à des détournements de fonds publics. Dans le cas de la famille Sassou-Nguesso, la justice française s’interroge sur la provenance des 3 millions d’euros qui ont permis à la fille du président

congolais, Julienne Sassou-Nguesso, et à son mari d’acheter en 2006 un triplex de plus de 600 mètres carrés près de Paris et de financer des travaux de

plus de 5 millions d’euros. D’après les enquêteurs, qui s’appuient sur des signalements de la cellule de lutte contre le blanchiment du ministère de l’Économie

français (Tracfin), plusieurs dizaines de millions d’euros auraient transité entre le Congo, des banques de Saint-Marin et des comptes de sociétés offshore

aux Seychelles. L’argent pourrait provenir d’une vaste opération de corruption sur le marché de la téléphonie au Congo. Plusieurs propriétés de la famille

Sassou-Nguesso ont déjà été saisies par la justice, ainsi qu’une dizaine de voitures de luxe. Le neveu de Denis Sassou-Nguesso a déjà été mis en examen

en mars 2017.

 

Train de vie luxueux

 Jugé en son absence depuis le 19 juin, l’Équato-Guinéen Teodorin Obiang fait l’objet d’un intérêt particulier de la part des magistrats financiers français

qui examinent la valeur de son patrimoine mobilier et immobilier, saisi en 2016. Évalué à 100 millions d’euros, il est composé entre autres d’un hôtel

particulier de 3 000 mètres carrés (dans lequel des travaux ont été effectués à hauteur de 12 millions d’euros), d’œuvres d’art acquises pour 15 millions

d’euros, de bijoux d’une valeur de 10 millions d’euros et d’une quinzaine de véhicules d’environ 15 millions d’euros.

 

Centrafrique : Bokassa, la nostalgie d’un leader qui aurait nourri ses critiques contre les crocodiles.

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Centrafrique : Bokassa,  la nostalgie d’un leader qui aurait nourri ses critiques contre les crocodiles.

 

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Statue de l’Empereur Jean-Bedel Bokassa. Photo Reuters.

 

Bangui, le 27 juin 2017.

Par : Inna Lazareva, journaliste et analyste couvrant l’Afrique centrale.

New York Times

Pendant un certain temps, Jean-Bédel Bokassa , connu sous le nom de «Boucher de Bangui», était l’incarnation même du tyran africain extravagant. En 1977, son pays soufflait dans la pauvreté, l’ancien officier de l’armée, devenu président pour la vie, put passer des dizaines de millions de dollars à une cérémonie de couronnement inspirée de celle de Napoléon, complétée par des voitures dorées, les plus beaux délices européens et un énorme Trône en forme d’aigle en or massif. Deux ans plus tard, l’empereur a ordonné l’arrestation de 100 écoliers, dont 50 ont été exécutés par la suite. Leur crime? Ils avaient protesté publiquement en train de porter des uniformes scolaires trop chers fabriqués dans

Après l’éviction de Bokassa en 1979, les troupes françaises qui ont évacué l’étang de crocodile de l’empereur à sa résidence ont découvert des fragments d’os appartenant à une trentaine de victimes, écrit l’historien Martin Meredith. Les parties du corps ont été trouvées dans un réfrigérateur. Les sections locales ont témoigné que d’autres étaient régulièrement nourris aux lions. Au procès en 1987, l’ex-empereur a été accusé de cannibalisme, de torture, de tuer des officiers de l’armée, même d’empoisonner son propre petit-fils.

Pourtant, aujourd’hui, étonnamment, l’empereur a été entièrement réhabilité. Bien que Bokassa ait été jugé et condamné à mort deux fois (une fois par an, une fois en personne), il a réussi à échapper à l’exécution. En 1993, il a été libéré sous une amnistie générale par le président André Kolingba, après avoir purgé seulement sept ans de prison. Ensuite, en 2010, un autre président, François Bozize, a officiellement réhabilité l’ancien chef, décédé en 1996. Bozize a déclaré que Bokassa avait «donné beaucoup d’argent à l’humanité».

Depuis lors, les tentatives de réhabilitation de l’héritage de Bokassa se sont poursuivies. Ses enfants ont essayé de transformer son palais en une attraction touristique au début des années 2000, mais au lieu de touristes, le palais finit par accueillir des militants armés et des enfants soldats. L’une des plusieurs dizaines d’ex-épouses de l’empereur a tenté, sans succès, de créer une fondation au nom de son défunt mari. L’année dernière, les militants de la société civile ont montré les restes du trône du leader – longtemps dépouillé de ses ailes d’aigle en or – au centre de la capitale. Les autorités l’ont rapidement supprimé. L’un des fils de Bokassa, Jean-Serge Bokassa, est maintenant le ministre de la sécurité intérieure de la République centrafricaine et demeure fier de défendre l’héritage de son père.

La nostalgie des dictateurs passés n’est pas entièrement nouvelle. Beaucoup de Russes vénèrent encore Staline. Il y a des Brésiliens qui désirent les jours de la dictature militaire violente de leur pays dans les années 1970. Mais pourquoi cette adulation pour le Boucher de Bangui?

En RCA, une grande partie de la popularité de Bokassa a trait à sa réputation en tant que créateur de nation. Son héritage est particulièrement visible dans la capitale, où il était responsable de la construction de l’université, de l’aéroport, de nombreuses écoles et de grands boulevards. C’est sous lui que la ville a gagné le surnom de “Bangui la Coquette” (Bangui la belle ville), une fois fièrement affichée dans des lettres géantes de Hollywood sur une des sommets verdoyants.

Depuis lors, disent les militants, les dirigeants successifs ont fait peu, mais détruisent ce que l’empereur a laissé derrière. Son décès a été suivi de décennies de sous-investissement, de corruption, d’exploitation, de guerres civiles et pas moins de quatre coups d’État. La dernière crise a renversé le gouvernement en 2013. À l’époque, les Nations Unies ont mis en garde contre un éventuel génocide, citant des massacres, des viols et des pillages par des bandes armées rivales.

Une vue rose-teinte du passé offre un soulagement bienvenu du présent brutal. Le fait que pas moins de trois fils des dirigeants du pays (y compris celui qui sert maintenant de ministre de la sécurité) a couru dans les dernières élections présidentielles.

Un peu paradoxalement, la réputation de Bokassa a été marquée par le fait qu’il est le seul ancien chef à faire face à une forme de responsabilité. Défaite du pouvoir lors d’un voyage en Libye, il a trouvé l’exil en Côte d’Ivoire, mais a finalement choisi de rentrer chez lui en 1986 pour faire face à une série de charges. Il a subi un procès judiciaire humiliant et a passé sept ans derrière les barreaux. Aujourd’hui, le système de justice du pays est en désordre complet, avec peu de tribunaux fonctionnels en dehors de Bangui. Un nouveau tribunal pénal spécial, mis en place en 2015, a le potentiel de briser les cycles d’impunité mais doit encore être opérationnel.

Bien que maintenant gouverné par un président démocratiquement élu, le pays est encore ravagé par la violence. À Bangui, les signes de la splendeur passée abondent encore, tandis que dans les campagnes, des villages entiers ont été abandonnés ou brûlés au sol. Le PIB par habitant est de seulement 306 $. Le signe “La Coquette” à Bangui a disparu depuis longtemps. “Maintenant, c’est” Bangui La Roquette “(Bangui the Rocket)”, a déclaré un chauffeur de taxi. Le spectre de l’empereur Bokassa s’annonce encore grand. Mais ses crimes semblent s’égarer dans une mémoire lointain, dépassée par la violence actuelle, le chaos et le sang.

Centrafrique : plus de 1 500 musulmans de Bangassou réfugiés dans une église sont de plus en plus agités et désespérés, dit le prêtre Catholique.

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Centrafrique : Plus de 1 500 musulmans qui se sont réfugiés dans une église il y a plus d’un mois sont de plus en plus agités et désespérés, dit le prêtre Catholique.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2255.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image guerre de Bangassou.

 

Bangui, le 27 juin 2017.

Par : Al Jazeera, édition anglophone.

Au moins 1 500 personnes, principalement des civils musulmans, actuellement bloqués dans une église catholique dans le sud-est du pays, sont de plus en plus désespérés, a déclaré un prêtre à Al Jazeera.

Les personnes déplacées se sont réfugiées dans la cathédrale dans la ville de Bangassou après avoir fui la violence mortelle à la mi-mai.

La situation n’est pas assez sûre pour partir, et donc ils ne peuvent pas passer d’ici”, a déclaré le père Alain Blaise Bissialo, le prêtre de l’église .

“Il y a des hommes qui marchent dans la ville avec des fusils”.

La crise de Bangassou a commencé entre le 13 et le 17 mai, lorsque Anti-Balaka, une milice vigilante composée principalement de chrétiens, a lancé une série d’attaques contre les musulmans à Tokoyo, un quartier largement musulman de Bangassou.

Des milliers de personnes se sont rassemblées dans une mosquée voisine pour chercher refuge.

Pourtant, la mosquée a ensuite été attaquée aussi, culminant avec le meurtre de l’imam local.

Dans le but de sauver des civils à la mosquée, l’évêque catholique a envoyé des camions à Tokoyo pour transporter autant de civils que possible à l’église pour leur sécurité.

“Au dernier compte, 150 personnes ont été tuées pendant la violence depuis la mi-mai, mais ce nombre pourrait augmenter”, a déclaré vendredi Antoinne Mbao Bogo, président de la branche locale de la Croix-Rouge.

Alidou Djibril, une personne déplacée à l’église, a déclaré qu’il y avait une pénurie de nourriture et de vêtements.

“C’est difficile pour nous, nous devons rester au même endroit, nous ne pouvons pas bouger, et nous jeûnons”, a-t-il déclaré.

Djibril a déclaré qu’ils n’avaient reçu de nourriture qu’une semaine après leur arrivée à l’église, ajoutant que les Anti-Balaka n’autorisaient pas les commerçants à leur apporter de la nourriture.

Selon les Nations Unies , la plupart des 35 000 résidents de Bangassou ont fui, certains sur des sites destinés aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et d’autres à travers la République démocratique du Congo .

OPINION: Le conflit le plus négligé du monde se manifeste en RCA

MINUSCA, la mission de l’ONU en République centrafricaine (RCA), a déclaré que la situation de sécurité à Bangassou s’est calmée de manière significative, ajoutant toutefois qu’il n’était toujours pas sécurisé pour les personnes déplacées de rentrer chez elles.

“Malgré les patrouilles de la MINUSCA, la zone n’est pas assez sûre et ses maisons et entreprises ont été détruites, et beaucoup d’autres n’ont nulle part où aller” , a déclaré Vladimir Montiero, porte – parole de la MINUSCA à Al Jazeera de Bangui.

“Il n’est pas sûr qu’ils quittent l’église”.

Bob Libenge, président par intérim de la branche locale de la Croix-Rouge, a déclaré à Al Jazeera que certaines personnes dormaient dans l’église et que les autres étaient à l’extérieur, sur des tapis, dans le complexe.

Alimentation et assainissement

Pendant ce temps, un certain nombre d’ organisations non gouvernementales se sont présentées pour aider à la nourriture et à l’assainissement.

Il y a eu une escalade de la violence dans les parties centrales et du sud-est de la RCA au cours des deux derniers mois, les groupes armés ayant frappé en particulier Bria, Alindou et Bakouma.

Plus tôt dans la semaine, MINUSCA a mis en garde le Front populaire pour la Renaissance d’Afrique centrale (FPRC), un groupe associé à la Seleka, pour ne pas attaquer Bangassou .

Les sources de l’ONU disent que la MINUSCA craint qu’il y ait des attaques de vengeance contre la population civile chrétienne si le groupe est entré dans la ville.

La RCA a subi des violences depuis que les combattants Seleka musulmans ont détruit le président du pays lors d’un coup d’état en 2013.

À la suite d’une série d’abus commis par la Seleka, une milice vigilante appelée Anti-balaka, constituée de chrétiens et d’animistes, a entrepris une série d’attaques de vengeance contre la communauté musulmane.

Bien que la RCA n’ait pas d’antécédents de conflit sectaire, les groupes armés ont de plus en plus manipulé des lignes de faute religieuses pour élargir leur influence.

En 2016, la RCA a eu des élections générales réussies. Mais un an plus tard, le gouvernement du président Faustin-Archange Touadera exerce peu d’influence à l’extérieur de sa capitale.

Au moins 14 groupes, y compris différentes incarnations de la Seleka, dominent la campagne, surveillent les routes, collectent les taxes et surveillent la population.

L’ONU affirme que le pays est confronté à une grave crise humanitaire . Plus de 50% de la population de la RCA nécessite une aide humanitaire.

Au moins un des cinq centrafricains actuellement déplacés, la proportion la plus élevée depuis la crise de la crise en 2014.

Centrafrique : des corps abandonnés dans les rues de Bria après des violents combats.

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Centrafrique : des corps abandonnés dans les rues de Bria après des violents combats.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2258.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille des soldats gabonaise à Bria. Reuters.
Patrouille des soldats gabonaise à Bria. Reuters.

 

Bangui, le 27 juin 2017.

Par : Fleury Koursany, Boolberg. 

 

Un affrontement entre les milices rivales en République centrafricaine empêche les travailleurs humanitaires dans la ville du sud-est de Bria de collecter des corps qui se sont installés dans les rues depuis mardi.

 

“Les deux parties en guerre n’ont reçu que des renforts au cours des 72 dernières heures et les résidents sont très inquiets”, a déclaré Gildas Gbeni, qui dirige l’église catholique de Bria, par téléphone samedi. “La Croix-Rouge locale a recueilli des corps de combattants et de civils, mais il existe encore des domaines où l’accès est difficile”.

 

Les combats ont éclaté mardi entre les «milices Anti-Balaka» et une faction du FPRC, une organisation appartenant à l’alliance rebelle principalement musulmane qui a évincé l’ex-président Francois Bozize en 2013. La violence a commencé un jour après le gouvernement et 14 groupes armés , Y compris le FPRC, a signé un accord de paix à Rome qui appelait à un cessez-le-feu immédiat dans le pays. Le gouvernement de la capitale, Bangui n’a pas commenté la question.

La ville était déjà le théâtre de violence plus tôt ce mois-ci, avec des soldats de la paix des Nations Unies qui essayaient d’empêcher les combattants d’attaquer un camp pour les personnes déplacées. Les affrontements de mardi qui, selon le maire de Bria, ont laissé au moins 100 morts, ont été déclenchés par des disputes sur le contrôle des zones productrices de diamants, selon Arsene Kongbo, adjoint au maire de Bria, à 585 kilomètres (364 milles) au Nord-Estst de Bangui.

 

“Les groupes armés utilisent le chaos pour obtenir illégalement des diamants et de l’or, ce qui leur permet d’acheter des armes et d’étendre leur influence à d’autres sites de production minière dans la région”, a déclaré Kongbo par téléphone.

 

Extrait traduit de l’article de Boolberg.

 

 

Centrafrique : course à la Primature, Djono-Aba et Maliko, les deux favoris du President MECKASSOUA.

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Centrafrique : course à la Primature, Djono-Aba et Maliko, les deux favoris du Président MECKASSOUA.

 

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Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA

 

Bangui, le 26 juin 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si toutes les activités gouvernementales tournent à son faible régime depuis plus de 6 mois, c’est en partie à cause des nouvelles qui se répandent dans le public sur un possible remaniement du Gouvernement du Docteur Simplice Mathieu Sarandji. Formé il y’a un peu plus d’un an, le premier Gouvernement de l’ère Touadéra, dirigé par son proche ami Simplice Mathieu SARANDJI, peine à trouver son repère d’activités retracées par le Président Touadéra lors de son investiture le 31 mars 2016.

Fragilisé et largement impopulaire suite aux multiples exactions commises sur la population par des groupes armés en provinces, le gouvernement du Docteur SMS semble inévitablement vivre ses derniers moi. En ce sens, plusieurs voix s’élèvent pour demander le départ pur et simple du Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI de son poste pour incompétence notoire. Parmi celles-ci, celle du President de l’Assemblée nationale l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA qui est en désaccord profond avec le locataire actuel de l’immeuble Petroca.

Parmi les prétendants à la succession du Premier ministre Sarandji, le choix du PAN est déjà fait. Soit c’est l’ancien ministre des Mines et multimillionnaires Djono-Aba, soit c’est Monsieur Sylvain Maliko, un autre ancien ministre de Bozizé. Le problème, ces deux favoris du President MECKASSOUA ne sont pas du goût des entourages du President de la République Faustin Archange Touadéra.

Le Premier est accusé depuis quelques semaines par les Touadérateurs de vouloir entretenir les caprices de la séléka pour en tirer le bénéfice. Le second (Maliko), bête noire de la famille Bozizé qui garde encore une certaine influence non seulement sur le pays, mais aussi sur le President Touadéra, sa nomination pourrait se voir fortement contrecarrer.

Entre temps à la présidence de la République, certains conseillers du President Touadéra qui ont milité pour le départ du Simplice Mathieu SARANDJI se disent déçus de l’attitude de leur chef Touadéra qui voudrait coûte que coûte maintenir à son poste son ami Sarandji. D’autres par contre qui sont derrière le Premier ministre nous informent, en privée, que ce dernier ne quittera pas la tête de son gouvernement qui sera techniquement remanié pour dégager les maillons faibles. En tout cas, la saga continue pour ce gouvernement et les choses semblent tourner au jeu des francs-maçons. Affaire à suivre…

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CENTRAFRIQUE : POURPARLERS DE ROME, UN ACCORD DE PAIX QUI FAIT LA PART BELLE AUX REBELLES

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CENTRAFRIQUE : POURPARLERS DE ROME, UN ACCORD DE PAIX QUI FAIT LA PART BELLE AUX REBELLES

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l'auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

Bangui, le 26 juin 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LES CENTRAFRICAINS DUPES

C’était prévisible, nous lavions écrit ici.  La réunion de Rome initiée par SantAdigio, dont tout le monde souhaitait la réussite  s’est conclue par une stupéfiante mascarade. Les rebelles tueurs de Centrafricains et auteurs de crimes contre lhumanité ont dicté leur loi du plus fort à la communauté internationale et  aux autorités centrafricaines. Le contenu de ce prétendu  « Accord de Paix » est proprement inacceptable pour les Centrafricains qui semblent être oubliés. Cest un tapis rouge du renoncement qu’on a déroulé aux fossoyeurs de la Nation Centrafricaine.  On suffoque en se demandant comment en ait on arrivé là. Comment est ce possible d’aboutir à un tel niveau de trahison et de démission. Le tintamarre qui à accompagné l’organisation de ces pourparlers et les hourras qui ont salués  son accord de paix bancal, témoignent dune cécité politique. Voila la Centrafrique offerte  sur un plateau à tous les pêcheurs en eau trouble, les aventuriers prédateurs, qui veulent la disparition de la nation Bantoue.  La paix nest vraiment pas à l’ordre du jour dans ce pays damné. Idriss Deby  peut tranquillement continuer à entretenir le chaos. Puisque ses mercenaires sont aux portes du pouvoir. Ceux qui ont concocté dans lombre cet accord de paix inique sur le dos des Centrafricains, devront un jour rendre des comptes. Cet accord  va aggraver les affrontements, aiguisé les appétits de pouvoir des ex-Sélékas et des mercenaires.  Et exacerber le chaos.

 QUE DIT CET ACCORD DE PAIX INACCEPTABLE ?

 La reconnaissance des groupes terroristes devenus groupes politico-militaires comme acteurs de la reconstruction du pays quils ont détruits et suppliciés les populations.

La reconnaissance des rebelles et leur reconversion en partie politique. En outre ils réclament que lun de leur soit nommé Premier Ministre. Cest  de larrogance, du mépris de la souffrance des Centrafricains. Cest une immense injure à la mémoire des victimes de la barbarie des bandes armées. Ces séditieux armés, sont convaincus d’être déjà à la porte du pouvoir à Bangui. On peut penser que les ex-Présidents Bozizé et Djotodia, de leur exile doré doivent être  satisfait de ce accord de paix. Leurs séides   Pourquoi, le Président Touadera ne parle pas pour dénoncer ce cynisme indécent. Ce piège grossier qui lui est tendu ? Son pouvoir est gravement menacé. Ce rapport de paix signé par les autorités centrafricaines et la communauté internationale ont délivré un permis de tuer  aux groupes armés. L’armée centrafricaine va  t-elle incorporer dans ses rangs des mercenaires étrangers et des criminels de guerre ?

Il faudra durgence organiser à Bangui avec tous les Centrafricains, une autre réunion pour gommer les aspects inacceptables de laccord de Rome. Les victimes de la barbarie ne comprendront pas que lon accorde l’impunité aux auteurs de crimes de guerre et contre lhumanité..

                                                                                                                                JOSEPH AKOUISSONNE (24 JUIN 2017)

 

 

Centrafrique : quand les anti-Balaka déclarent vouloir exterminer tous les sujets musulmans de Bangassou.

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Centrafrique : quand les anti-Balaka déclarent vouloir exterminer tous les sujets musulmans de Bangassou.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2009.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka
Les miliciens anti-Balaka

Bangui, le 24 juin 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Depuis l’attaque des anti-balaka sur les quartiers musulmans de Bangassou, la paix et la cohésion sociale s’éloignent peu à peu et bientôt définitivement entre les chrétiens et les musulmans à Bangassou. Pour preuve, depuis trois jours durant, le chef des anti-balaka de la ville déclare à qui veut l’entendre qu’il n’en veut plus que ses compatriotes musulmans habitent dans la ville. Il ordonne leur extermination s’ils ne quittent Bangassou. A quel jeu jouent ces anti-Balaka et leurs parrains ?

Le génocide. C’est ce qui sort de la bouche de ces combattants sous le commandement d’un caporal chef porté déserteur. Cette déclaration s’apparente à une mauvaise blague, mais les faits se concrétisent. Depuis deux jours, les anti-Balaka de Bangassou ont tenté en vain et à plusieurs reprises, d’attaquer l’évêché de Bangassou où sont réfugiées les personnes déplacées de confession musulmane et sous la protection des Forces Royales Marocaines de la Minusca qui n’hésitent pas à ouvrir les feux sur les assaillants.

Selon nos informations, c’est l’un des commandants en chef des assaillants anti-Balaka qui a récemment ordonné à ses éléments de s’en prendre physiquement à tous les sujets musulmans qui se trouvent encore dans cette localité ainsi qu’à leurs biens. « Nous ne voulons ni voir aucun musulman ni aucun de leurs biens à Bangassou. Soit on les tue tous, soit ils partent d’eux-mêmes » renchérit ce chef d’anti-balaka à l’un de nos correspondants dans la région.

D’après notre correspondant, toutes les habitations des sujets musulmans ont été saccagées et d’autres détruites. Et plusieurs réunions de paix et de la réconciliation tenues avec les anti-balaka et les autorités locales, actrices invisibles n’ont rien changé leur détermination.

« Comment voulez-vous que les négociations de paix aboutissent du moment ce sont les mêmes et uniques acteurs en position de force, armes à la main, qui discutent entre eux ? Les anti-balaka, le maire, le sous-préfet; ce sont les mêmes avec les mêmes idées qui se parlent » nous a fait savoir un membre de l’Église catholique.

Pour le gouvernement de Bangui, c’est le cadenas aux lèvres et ce sont les proches du président Touadéra qui poursuivent leur va-t’en guerre contre l’opposition démocratique afin de restaurer une dictature.

Cette déclaration à caractère génocidaire des anti-balaka et soutenus par les autorités locales, selon nos informations, a fait remonter les combattants de FPRC de Nourredine Adam qui s’apprêtent à lancer un autre assaut aussi génocidaire sur la ville de Bangassou. Ainsi, l’Accord de Rome, comme les autres accords de paix, prendra l’eau. Ce qui démontre une fois de plus que la voie des négociations n’est pas la bonne pour y marcher vers la paix. Reste celles d’élimination physique et de la justice.

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Centrafrique : violence politique, le risque du dérapage est réel lors du procès des Touaderateurs…

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Centrafrique : violence politique, le risque du dérapage est réel lors du procès des Touaderateurs…

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/Touadéra-et-Doléguélé-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Touadéra et Doléguélé

Bangui, le 25 juin 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si l’art de la manipulation de l’opinion publique est souvent réservé aux hommes et femmes politiques, celle pratiquée par les proches du Président Touadéra en République centrafricaine rapproche dangereusement de plus en plus de l’incitation à la haine et au génocide. Depuis le début de l’affaire dite du « coup d’État » manqué dans lequel le chef de file de l’opposition Anicet Georges Dologuélé a été indexé comme le principal meneur, la quasi-totalité des griots du Président Touadéra et leurs managers se lancent inlassablement et dangereusement dans un jeu forcé de communication qui risquerait de replonger tout le pays dans une zone de turbulence politique grave. Décryptage…

Tout était parti depuis l’Assemblée nationale lors de la déclaration en plénière le mercredi 24 mai dernier de l’opposant et Président de l’URCA l’honorable Anicet Georges Dologuélé dans laquelle, ce dernier avait publiquemen critiquét la méthode stalinienne de la politique du président Touadéra qui consiste à espionner ses adversaires politiques afin de les discréditer. L’homme n’avait pas hésité de révéler devant ses paires qu’il avait été espionné et enregistré à son insu par un conseiller du Premier ministre,  en l’occurrence  le capitaine Joachim Kokaté, envoyé exclusivement pour le piéger. Cette déclaration, loin d’apaiser la tension politique qui était déjà perceptible entre l’opposition et les proches du Président de la République, celle-ci avait créé des véritables remous au sein du collectif du soutien au President Touadéra.

Probablement échappé à l’attention de ce dernier, des ripostes médiatiques violentes de tout genre ont été organisées par les Touadérateurs allant jusqu’à malheureusement accuser toutes les classes politiques de l’opposition d’être derrière les attaques de la Séléka et des anti-barak afin de renverser le régime du President Touadéra. Ce qui, d’ailleurs, n’a pas plus au President du parti politique « PATRIE » monsieur Crépin Mboli-Goumba qui n’a pas hésité a déposé une plainte au Tribunal de grande Instance de Bangui contre le collectif du soutien au Président Touadéra. Sensiblement inquiétés par cette plainte qui sera jugée le 29 juin prochain, les leaders du collectif des Touaderateurs ont multiplié leur basse manœuvre afin de manipuler la population contre les leaders de l’opposition.

Ce qui est choquant, des appels médiatiques incessants sont diffusés partout au pays pour appeler leurs partisans à prendre part massivement à leur procès le 29 juin prochain pour huer leurs adversaires. Selon des informations provenant du milieu de ce collectif des Touaderateurs, des jeunes assimilés aux Anti-Balaka sont actuellement recrutés dans les quartiers défavorisés de Bangui afin de prendre part aussi à ce procès dans l’optique de perturber et menacer le plaignant qui n’est rien d’autre que l’opposant Maitre Crépin Mboli-Goumba. Un jeu dangereux déjà vu dans le passé avec ces mêmes personnes qui se disent des soutiens du Président Touadéra.

Si le Président Touadéra se laisse faire aujourd’hui, c’est pa ce qu’il croyait naïvement qu’il est actuellement en train d’être aidé par ce groupe. Le mieux qu’il doit se ressaisir et demander à ses soutiens égarés de se calmer. Sinon, ça sera lui que le peuple jugera en cas de dérapage regrettable.

À bon entendeur, salut…

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CENTRAFRIQUE : ACCORD DE PAIX DE ROME, PROLONGATION OU FIN DE LA TRAVERSÉE DU DÉSERT ?

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CENTRAFRIQUE : ACCORD DE PAIX DE ROME, PROLONGATION OU FIN DE LA TRAVERSÉE DU DÉSERT ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2172.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

Bangui, le 24 juin 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

L’interminable traversée du désert avec des épisodes tragiques préoccupe toutes les bonnes intentions au point de pousser la communauté catholique Sant’Egidio dans l’arène de la médiation. Après de multiples manœuvres en coulisse, cette dernière a réussi à réunir les acteurs de la crise centrafricaine à Rome en Italie pour une énième discussion en vue d’un accord de pacification de notre chère patrie.

Sur la quarantaine de personnalités composant la délégation centrafricaine, 80% soit treize groupes armés ( en dehors du groupe de Sidiki ) se sont taillé la part du lion. Pensez-vous que les intérêts des centrafricains étaient au rendez-vous ? Et pourquoi le groupe de Sidiki n’a pas effectué le déplacement alors qu’il était convié ? Peut-on avoir une idée sur les critères de sélection des personnalités qui ont effectué le déplacement de Rome ? A propos, peut-on être sous sanctions du conseil de sécurité de l’ONU et voyager librement même dans l’espace Schengen sans être inquiété ? Ces différents interlocuteurs sont-ils crédibles et représentatifs des groupes armés ?

Suite aux âpres échanges, un accord “muet” obtenu à l’arraché a été paraphé le 19 juin 2017. Il faut noter que cet accord n’a pas de calendrier, ni de chronogramme, aucune donnée chiffrée sur le coût et encore moins sans la mise en place d’un organe de suivi. Il en ressort de ce fameux accord de Rome un cessez-le-feu immédiat, l’adhésion des groupes armés au programme DDRR, la transformation des groupes armés en partis politiques assortie de condition d’implantation sur l’ensemble du territoire national, la participation des seigneurs de guerre à la vie politique, la libération des territoires occupés ainsi que la levée des barrières illégales, enfin la libre circulation des personnes et des biens…presque un marchandage ou un fond de commerce au prix du sang des centrafricains. Il faut noter que cette énième accord s’inscrit dans la logique des précédents accords de Libreville, Brazzaville et le forum de Bangui. Différemment apprécié, les observateurs de la vie politique ont une appréciation mitigée. Dubitatif, le citoyen lambda veut croire mais hésite, il émet des réserves car beaucoup d’interrogations méritent de clarifications pour dissiper les doutes, le flou, les non-dits…bref les incompréhensions qui gravitent autour de cet accord : quel est l’apport ou la particularité de l’accord de Rome par rapport aux précédents accords ? Qu’est-ce qui nous garantit que celui-ci sera l’ultime ou le dernier ? Compte tenu de la versatilité, le double langage et le volt-face des groupes armés, ne vont-ils pas dénoncer cet accord ultérieurement ? Cet accord est-il la clé de voûte pour débloquer le processus de pacification du pays ? Qui du gouvernement et des groupes armés est sorti gagnant de cet accord ? Ces multiples groupes armés réussiront-ils à harmoniser et rendre cohérents leurs différents objectifs en vue d’une synergie en faveur de la paix ? Parallèlement, pourquoi le représentant de l’ONU n’a pas paraphé l’accord de Rome ? Le signer ne donnerait-il pas de crédit supplémentaire au document ? Alors pourquoi a t-il effectué le déplacement de Rome si ce n’est seulement pour observer ? S’agissant de la participation des groupes armés à la vie politique, comment se fera le partage du pouvoir ? Qu’ adviendrait la chaîne de commandement militaire des groupes armés bardée de grades et galons fantaisistes ? Ne tenteront-ils pas de réclamer un jour la primature ? Face aux différentes tueries barbares causées sur de paisibles citoyens, qu’en est-il de leurs droits civiques ? Les chefs de guerre veulent devenir des leaders de parti politique, où est la morale ? Cela n’est-il pas un manque de respect envers le peuple centrafricain ? Remplissent-ils les conditions requises par la loi pour devenir brusquement des leaders politiques ? N’avez-vous pas remarqué que l’accord de Rome n’a pas réservé une rubrique aux victimes ? Cela n’est pas évidemment un oubli mais confirme un des non-dits relatif à une éventuelle loi d’amnistie. L’union africaine, absente de tout processus et initiatrice de l’idée d’amnistie dans la crise centrafricaine était présente à Rome. Cette réapparition de l’union africaine ne vous inquiète t-elle pas ? Et si la loi d’amnistie venait à être voté, la budgétivore Cour pénale spéciale servirait à quoi ? Que fait-on du principe de “l’impunité zéro”prôné par le President de la République ? La reprise des hostilités à Bria au lendemain de l’accord nous démontre que beaucoup reste à faire et nous craignons le bis repetita et surtout le retour à la case départ. Il est important de remarquer que ce sont les mêmes chefs de guerre qui ont signé les précédents accords qui ont paraphé celui de Rome. L’histoire semble se répéter et met à nu la sincérité des seigneurs de guerre. L’absence de l’Etat ou du moins la perte d’une bonne partie de sa souveraineté confirme que l’Etat s’est effondré. Impuissant, ce gouvernement est loin de restaurer l’espoir et encore moins la paix. Le constat est hélas amer, la situation du pays est plus chaotique qu’à l’arrivée des nouvelles autorités. La stérilité, la sécheresse idéologique et stratégique des nouvelles autorités sont notoires. On ne recherche pas la paix sans en connaître la définition et les concepts connexes. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 23 juin 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ecobank-Centrafrique : entre l’escroquerie et la négligence, les clients se plaignent.

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Ecobank-Centrafrique : entre l’escroquerie et la négligence, les clients se plaignent.

 ecobank centrafrique

Bangui, le 23 juin 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si ailleurs les clients sont rois dans une république des employés, en Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie, ce sont plutôt les employés qui sont des rois dans leur république et les clients leurs sujets. Une république d’exemple  des pratiques commerciales uniques sur la planète. Écobank Centrafrique, l’une des pionnières en la matière, n’hésite pas à sortir toutes ses griffes sur ses propres clients. . A cela s’ajoutent les caprices ou les dysfonctionnements non maîtrisés des machines. Reportage !

 

« Que vous soyez clients ou pas de l’Ecobank, une fois arrivé dans l’une de leurs agences à Bangui, vous serez immédiatement frappé de colère ». Avance un jeune étudiant de l’Université de Bangui. En cause, les longues files d’attente pour arriver à la caisse et ressortir bredouille ou sans solution.

C’est le quotidien des clients Ecobank Centrafrique. Tous les matins, des gens s’entassent à l’entrée comme à l’intérieur dans une bousculade permanente pour se frayer un chemin menant au guichet ou aux comptoirs. D’autres clients plus âgés comme certains retraités ou les femmes qui n’ont pas de force pour mener ce combat quotidien, préfèrent aisément se coucher sous la terrasse de l’agence sur des pagnes ou autres qu’ils mettent à même le sol en attendant une hypothétique baisse d’affluence de la journée.

Cette souffrance palpable des clients de cette banque panafricaine Ecobank démontre clairement, sans même se pencher sur une analyse poussée, qu’il y a un manque cruel d’organisation et de la prise en compte de la valeur que représente un client pour une banque.

« Nous pensons que ce ne sont pas tous les clients qui sont rois » nous a confié un cadre de l’Ecobank de passage à Bangui.

Même son de cloche du côté d’un  agent commercial de l’Ecobank Centrafrique qui nous disait que  les employés des banques en Centrafrique gèrent au quotidien tous les problèmes du gouvernement avec ses fonctionnaires. « Cette façon de faire du gouvernement d’imposer aux banques de son choix les noms des fonctionnaires pour leur paye remet en cause la politique commerciale de certaines banques qui ne veulent pas de “petits clients” et génère des conflits qu’il faut quotidiennement résoudre».

Et les machines qui endommagent les clients ?

Si les souffrances physiques des clients sont visibles à l’œil nu, celles-ci cachent par contre  une autre beaucoup plus choquante liée   directement    aux portefeuilles des clients.

Selon une enquête CNC, c’est cette souffrance qui est intenable pour les clients et les pousse à quitter l’Ecobank.  D’après eux,   l’Ecobank pratique deux systèmes mafieux : les disparitions subites des fonds sur les comptes et le non-virement des chèques remis.

Un sondage CNC réalisé auprès des clients  d’Ecobank montre que 2 clients sur 3 n’arrivent pas à se faire servir au guichet pour différentes raisons évoquées dont  les signatures non conformes,  les disfonctionnements et les  problèmes chroniques du réseau; Par contre 3  clients sur 4 ont évoqué le problème  des distributeurs automatiques de billets (DAB) appelés en Centrafrique Guichets Automatiques de Banque en initial GAB  qui débitent automatiquement et frauduleusement  les comptes des clients et confisquent leurs argents en plus.

Des situations très difficiles pour les clients les moins fortunés, reconnaît un commercial sans autre commentaire.

« Les problèmes viennent de loin, car nous sommes aussi gérés de loin » avance un technicien.

En attendant, les clients continuent leur difficile chemin de croix avec Ecobank dans l’espoir d’un changement dans le futur. Et dans tous les cas, faut-il le rappeler, le client est comme le Soleil et l’entreprise comme Ecobanck la Terre. “Si demain le Soleil disparaît, c’est au tour de quoi que gravitera la Terre ?”

Rappelant que dans d’autres banques de la place, les clients ne sont pas tout aussi traités mieux qu’à l’Ecobank. C’est leur influence sur ce marché, qui rend inaudibles leurs dégâts.

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Centrafrique balai diplomatique à la Présidence

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Centrafrique  balai diplomatique à la Présidence

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2249.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Palais de la Renaissance à Bangui.
Palais de la Renaissance à Bangui.

 

 

Bangui, le 22 juin 2017

Par : Bertrand YEKOUA CNC,

Si seulement si l’affluence des ambassadeurs en République Centrafricaine telle que notée exceptionnellement ce jour, mardi le 20 juin 2017 où 10 ambassadeurs de 10 pays amis de la République Centrafricaine étaient allés présenter leurs lettres de créance à Faustin-Archange Touadera, devaient gagner au pays autant d’appui multiforme, qui oserait douter du démarrage effectif et énergique du relèvement de ce pays qui peine à trouver voies et moyens pour le rendre opérationnel ?

Baptisée « Journée Diplomatique », cette occasion a permis au Chef de l’Etat centrafricain Faustin-Archange TOUADERA de recevoir les lettres de créance de dix Ambassadeurs nouvellement nommés dans son pays.

C’est le nouvel et tout premier Ambassadeur d’Afrique du Sud en RCA avec résidence à Bangui, Son Excellence M. Boniswa Piet Ramalebana qui a ouvert le bal de ces présentations des lettres de créance.

Ensuite c’est Monsieur Bard HOPLAND, qui a remis les lettres de créances l’accréditant Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège avec résidence à Khartoum au Président de la République.

La Côte d’ivoire était à l’honneur en troisième position à travers la présentation des lettres de créance de Son Excellence Narcisse Malan Ahounou comme Ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès de la RCA avec résidence à Yaoundé au Cameroun.

Le Brésilien Raul de Taunay a présenté ses lettres de créance l’accréditant comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Fédérale du Brésil avec résidence à Brazzaville au Président Touadera .

Le diplomate autrichien Stefan Scholz a quant à lui été accrédité auprès de la RCA comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Autriche en Centrafrique avec résidence à Yaoundé.

Le Nord-coréen Ri Myong Chol était le 6è diplomate à présenter ses lettres de créance au chef de l’Etat centrafricain. Il est désormais accrédité comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Populaire Démocratique de la Corée du Nord en Centrafrique avec résidence à Kinshasa.

Monsieur Per Lindgarde a présenté ses lettres de créance l’accréditant comme Ambassadeur extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de la Suède auprès de la RCA avec résidence à Khartoum.

Monsieur Jahanbakhsh HASSANZADEH, a été accrédité comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Islamique d’Iran auprès de la RCA avec résidence à Kinshasa ;

Le diplomate belge Stéphane DOPPAGNE est accrédité Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de la Belgique auprès de la RCA avec résidence à Kinshasa

Le Dr Klaus-Ludwig KEFERSTEIN a clôturé cette journée diplomatique en remettant les lettres de créance l’accréditant comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Allemagne auprès de la République centrafricaine avec résidence à Yaoundé au Président centrafricain.  Beaucoup de pays s’intéressent à la RCA depuis son retour dans le concert des nations.

Ce qui est fort étonnant est qu’un seul des 10 ambassadeurs, notamment son excellence M. Boniswa Piet Ramalebana, de l’Afrique du Sud va résider à Bangui alors que les 9 autres résideront ailleurs que la Capitale Centrafricaine. Ce qui pourrait justifier, d’après un cadre du Ministère des Affaires Etrangères, son passage en premier lieu.

C’est ici que le Centrafricain Lambda se pose la question de savoir si tout ce monde craint-il ainsi l’insécurité régnante dans le pays avec les fréquentes hostilités entre les groupes armés ?

Le professeur Faustin-Archange TOUADERA n’a pas manqué de relever cette situation à travers son adresse à tous ces hauts représentants des pays amis de la République qu’il a rassuré des efforts du gouvernement allant dans le sens du retour définitif de la paix et la sécurité sur tout l’ensemble du pays Nous vous convions à parcourir l’intégralité de ce discours qui suit.

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ; • Monsieur le1er Vice – Président de l’Assemblée Nationale ; • Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies ; • Madame la Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire de l’Organisation des Nations Unies, Coordonnatrice Humanitaire ; • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; • Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires, Représentants des Organisations Internationales ; • Distingués invités ; • Chers amis de la République Centrafricaine ; • Mesdames et Messieurs.

Je me réjouis de la tenue ce jour ici à Bangui de cette importante assise qui m’offre l’opportunité de vous adresser au nom du peuple centrafricain, du Gouvernement et en mon nom propre, nos vifs remerciements à l’endroit des autorités de vos pays respectifs, ainsi qu’à tous les partenaires qui nous ont soutenu lors de la table ronde de Bruxelles.

Je souhaite vous indiquer qu’au retour de Bruxelles, le Gouvernement, sous mon impulsion, a pris des initiatives pour l’opérationnalisation de notre Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), massivement approuvé au cours de la Conférence des Donateurs et des Investisseurs des 16 et 17 novembre 2016. Ainsi, du point de vue de :

La mobilisation des ressources

  • Elle s’est poursuivie et l’unité de Suivi des engagements des Partenaires techniques et financiers (PTF) a enregistré des annonces de ressources supplémentaires ;
  • Plus de 75% des engagements de Bruxelles ont été confirmés ainsi que ceux enregistrés au retour de la Conférence des Donateurs et des Investisseurs ;

  • Des prévisions de décaissement et quelques décaissements sont faits pour la première année (2017) de mise en œuvre du RCPCA ;

  • La contribution de l’Etat est assurée à hauteur de 1.000.000.000 de francs CFA, engagée dans la réalisation de projets dans le cadre du RCPCA en 2017.

L’opérationnalisation du Secrétariat Permanent du RCPCA

  • Les principaux organes du dispositif de mise en œuvre et de suivi – évaluation ont été institués et rendus fonctionnels : le Conseil d’Orientation, le Comité Directeur Conjoint et un Secrétariat Transitoire qui s’appuie sur trois groupes thématiques ;
  • Le processus de recrutement du personnel du Secrétariat Permanent est en cours : celui du Secrétaire Général sera terminé ce mois-ci ainsi que celui des autres Experts nationaux ;

  • Le pilier I relatif à la Sécurité et à la restauration de la Paix est fonctionnel et les deux autres (pilier II : Renouveler le Contrat social entre l’Etat et la population ; pilier III : Relancer l’Économie et les secteurs productifs) viennent d’être lancés ;

  • Réalisations en cours et perspectives

    • Le point est fait de façon régulière sur le niveau des ressources mobilisées en termes de prévision, d’engagement et de décaissement, ainsi que leur répartition selon les piliers et les domaines du RCPCA ;
  • Des projets bancables ont été identifiés et répertoriés au niveau du Secrétariat Transitoire ; ces projets émanent des entités impliquées dans la mise en œuvre du RCPCA ;

  • Des projets d’infrastructures sont en cours : la réhabilitation de routes pour désenclaver les villes du nord et faciliter la communication entre elles ; la réalisation et l’équipement d’infrastructures de base pour les services sociaux essentiels dans les préfectures les plus touchées par la crise ;

  • Un Plan pilote : Plan opérationnel de stabilisation immédiate de Bambari en phase de mise en œuvre et dénote la volonté commune du Gouvernement et des Partenaires de développement de contribuer à une action ciblée pour des résultats tangibles et susceptibles d’être répliquée dans d’autres zones ;

  • Distingués invités, • Mesdames et Messieurs,

    Beaucoup de progrès sont réalisés à ce jour dans le domaine sécuritaire grâce à l’appui de la communauté internationale, la MINUSCA, les humanitaires pour pacifier le territoire national et créer l’environnement aux paisibles populations pour vaquer à leurs activités. Cependant, les derniers événements survenus à Bangassou, Mobaye, Alindao, Zangba, Zémio et Bria, caractérisés par des violences inouïes et des graves violations des Droits de l’Homme, ayant occasionné des meurtres et des déplacements massifs de populations, démontrent à suffisance la situation de fragilité de la République Centrafricaine.

    La Communauté internationale, devant cette situation, doit plus que jamais affirmer sa détermination à accompagner les efforts du Gouvernement de sortir définitivement la République Centrafricaine de cette zone de turbulence en vue de donner de l’espoir et le sourire à ces populations vulnérables du fait de ces évènements à répétition.

    C’est pourquoi, je sais compter sur le soutien de tous en vue de nous aider fermement à ramener la stabilité dans notre cher et beau pays.

    Pour ce qui concerne la mise en œuvre du RCPCA, il convient que :

    • Le portefeuille global des partenaires en matière de projets apparait diversifié car il touche les principaux secteurs prioritaires, notamment l’agriculture, les transports, l’hydraulique, l’énergie, les finances, l’économie et le social ; les besoins de financement du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA) pour la période 2017-2019 ont été estimés à 1704 millions de Dollars américains, soit environ 850 milliards de FCFA auxquels viennent s’ajouter les coûts des urgences diverses. Les annonces de Bruxelles ont atteint 2283 millions de Dollars américains, soit environ 1200 milliards de FCFA que nous devons mobiliser grâce au plaidoyer de la Communauté internationale.
  • La République Centrafricaine a besoin d’appuis multiformes à ces projets comme celui de Bambari en phase de mise en œuvre et d’autres en recherche de financement ; l’appui de tous, partenaires au développement, bailleurs de fonds, donateurs et investisseurs est requis pour contribuer à la relance de notre cher et beau pays ;

  • Avec l’appui soutenu et approprié des partenaires de notre pays, le Gouvernement peut encore mieux faire en cette phase de reconstruction des bases d’un Etat de droit, un Etat débarrassé des démons de la division et de la destruction et fournir aux populations les services essentiels de base.

  • La République Centrafricaine est un Etat fragile et de ce fait, il doit relever des défis importants, notamment (i) parvenir à tirer le meilleur profit de ses ressources internes et de celles mobilisées auprès de ses partenaires, (ii) mobiliser le maximum de partenaires autour de son Plan de relèvement, et (iii) gérer la relation complexe entre les objectifs de rétablissement de la sécurité et de consolidation de la paix, et, ceux de la relance économique.

  • Je tiens tout particulièrement à remercier tous les pays ainsi que toutes les institutions et organisations que vous représentez pour leurs appuis multiformes au développement socio-économique de mon pays et les assurer que les efforts consentis ne resteront pas vains. Vive la coopération internationale. Vive la République Centrafricaine.

    Je vous remercie

     

     

    Centrafrique : infiltration des rebelles du FPRC à Bangui, deux éléments du groupe, arrêtés à Sibut

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    Centrafrique : infiltration des rebelles du FPRC à Bangui, deux éléments du groupe, arrêtés à Sibut.

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Les-elements-de-la-selaka-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les elements de la selaka

    Bangui, le 22 juin 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

    Deux personnes assimilées aux éléments du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam en provenance d’Alindao au Sud-Est de la Centrafrique, ont été arrêtées à Sibut par les gendarmes qui, sur instruction ferme de leur Directeur général, les ont conduits le mardi dernier à Bangui et sont détenus à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI).

    Écrouées depuis 2 jours dans la geôle de la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale à Bangui, les deux personnes supposées et assimilées aux éléments de la Séléka faction FPRC du Général Noureddine Adam que leurs identités n’ont pas été dévoilées, devront être présentées au Juge dans les jours qui viennent.

    Selon nos informations, les deux hommes ont été arrêtés à Sibut le lundi 19 juin dernier dans des circonstances encore floues, mais certains témoins de leur arrestation nous ont indiqué qu’ils étaient en provenance de la ville d’Alindao.

    Sur les faits, les gendarmes les ont assimilés tout de suite après leur arrestation à Sibut comme étant les présumés auteurs de l’assassinat d’un Pasteur évangéliste à Alindao. Quelques heures après leurs interrogatoires dans les locaux de la compagnie de la gendarmerie de Sibut, le Directeur général de la gendarmerie nationale en personne avait ordonné leur transfèrement à Bangui pour des raisons de sécurité, apprend-on d’une source proche du DG. Les deux présumés sont depuis mardi soir à Bangui à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI), mais plusieurs zones d’ombre demeurent sur leur identité et les mobiles de leur arrestation.

    D’après les premiers procès-verbaux de leur audition, les deux hommes nient en bloc d’être des rebelles, encore moins ceux du FPRC. Toutefois, ils avouent d’être des musulmans qui souhaitent rejoindre leur famille à Bangui.

    Pour certains gendarmes proches de l’enquête contactés par CNC, ce sont les éléments du FPRC de Nouredine Adam et ses alliés qui cherchent à infiltrer Bangui et les villes environnantes en vue de ceinturer la capitale le moment venu. Pour d’autres, par contre, plus sceptiques, parlent seulement de la fuite de ces éléments vers la capitale que de souffrir dans la brousse.

    Le problème, c’est l’identification réelle de ces personnes. Sont-elles vraiment des rebelles ?

    Dans ce pays où la haine demeure et les musulmans sont considérés systématiquement comme des séléka, tout comme les chrétiens et animistes comme des Anti-Balaka, il est vraiment légitime de se poser des questions sur les vraies raisons de certaines arrestations.

    Rappelons que depuis quelques mois, des rumeurs circulent dans le pays sur une attaque imminente des rebelles sur la capitale Bangui. Les ordres ont été donnés aux Forces de Défense et de Sécurité d’être vigilantes, ce qui pourrait pousser certains à commettre de la bavure.

    Copyright@CNC2017.

    CENTRAFRIQUE : LA CONFÉRENCE DE ROME, LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE S’ÉMEUT ENFIND DE LA SITUATION SANGLANTE ET INTERMINABLE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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    CENTRAFRIQUE : LA  CONFÉRENCE DE ROME,  LA COMMUNAUTÉ  INTERNATIONALE S’ÉMEUT  ENFIND DE LA SITUATION SANGLANTE ET INTERMINABLE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l'auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

     

    Bangui, le 22 juin 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    UNE  PAIX  INTROUVABLE ?

    On ne peut que saluer l’initiative de SANT’EDIGIO de réunir à Rome les représentants des responsables politiques de la Centrafrique et des rebelles qui ont mis le pays à feu et à sang.

    Malheureusement, dans le même temps, les bruits de bottes des insurgés sont devenus assourdissants. La course infernale à la mort a accéléré son galop, telle une chevauchée apocalyptique. Les affrontements sanglants ethnico-religieux sont, maintenant, de plus en plus meurtriers. La Kotto, la Haute Kotto et le Mbomou se sont embrasées. Bangassou, Bambari et Bria sont aujourd’hui des villes martyres. Des cohortes misérables d’habitants affamés fuient les combats entre les Antibalakas et les ex-Sélékas. Avec à peine un baluchon sur la tête, ils prennent les chemins de l’exil, pour se réfugier dans les savanes ou les forêts hostiles. Ou fuir jusqu’en République démocratique du Congo. Les groupes armés ne font pas de quartier. Ils s’en prennent à des civils, qu’ils violentent, avant de les assassiner.

    Les chefs rebelles sont recherchés par l’ONU et le Centrafrique pour « crimes contre l’humanité ». Certains sont visés par un mandat d’arrêt et interdits de voyage à l’étranger. Pour tenter de sauver leur tête de criminel, ils ont engagé une course qui dénote une cruauté sans égale. Ce qu’ils veulent à tout prix, c’est une amnistie générale, c’est l’impunité totale.

    Comment les Centrafricains pourraient-ils l’accepter ?

    UN REMAKE DE LIBREVILLE ?

    Conscients de leur puissance de feu, les chefs rebelles vont vouloir imposer leurs desideratas. Puisque la Minusca et les forces internationales sont impuissantes, puisque l’État centrafricain ne dispose pas d’une armée opérationnelle à cause de l’ignoble embargo sur les armes décrété par l’ONU, puisqu’ils occupent déjà 60% du territoire, ils risquent de se comporter en conquérants inflexibles.  Jamais, on aurait du les inviter sans un désarmement préalable de leurs troupes.

    La tentation pour un pays amoindri comme la République Centrafricaine, face à des rebelles puissamment armés, c’est de rechercher la paix (SIRIRI) à tout prix. On peut la comprendre, mais ce serait une erreur d’y succomber et de renouveler le fiasco de la Conférence de Libreville. Ce serait une trahison ou une capitulation devant l’innommable. Car la majorité des Centrafricains sont farouchement hostiles à l’élargissement des criminels de guerre et veulent qu’ils rendent des comptes à leur nation.

    L’initiative légitime de SANT’ EGIDIO risque fort d’aboutir à un échec, ce qui serait regrettable. D’ailleurs, malgré l’accord de paix à peine signé, les massacres continus. Depuis ce matin 20 juin : Les villes de Bangassou, Bambari Bria et d’Alindao sont sous les feux incessants des factions rebelles. Plusieurs centaines de morts. Dans ces conditions on voit mal l’application d’un accord de paix.

    UN RAPPORT POLITIQUE INQUIÉTANT

    Le fait de dérouler le tapis rouge sans préalable aux rebelles armés est une aberration. C’est une reconnaissance de facto. Par décence et par respect envers les victimes, le désarmement immédiat des séditieux aurait dû être imposé.

    Par ailleurs, ne pas avoir convié les représentants des victimes et du peuple centrafricain à cette réunion de Rome constitue une véritable faute politique. A la lecture du rapport de SANT’EGIDIO sur la paix en République Centrafricaine, on constate avec surprise que c’est presque l’impunité des bourreaux qui est envisagée !

    Comment peut-on prétendre incorporer dans l’Armée Nationale Centrafricaine des séparatistes aux mains pleines de sang ? Sans leur demander des comptes ? Comment peut-on envisager le retour des Préfets dans leurs régions sous le feu des rebelles ? Dans ce rapport, on ne parle plus d’ailleurs de rebelles armés mais de « mouvements politico-militaires ». Est-ce que l’on n’est pas en droit de craindre une amnistie rampante insupportable ?

    Que pensent les autorités centrafricaines des conclusions de ce rapport ? Est-ce qu’il ne constitue pas une menace pour le pouvoir du président Touadera et la survenue des rebelles au pouvoir ?

    En outre, le fait que cette réunion se tienne à Rome au lieu de Bangui, égratigne quelque peu la souveraineté de la République Centrafricaine.

    Espérons quand même que la réunion de Rome ne sera pas celle de la dernière chance ! Espérons qu’elle contribuera à ramener la Paix (SIRIRI) et la réconciliation en République Centrafricaine !

     

    JOSEPH AKOUISSONNE

     

    Centrafrique : « Initiative pour la Paix » de MECKASSOUA jugée bonne, mais sans faire l’unanimité

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    Centrafrique : « Initiative pour la Paix » de MECKASSOUA jugée bonne, mais sans faire l’unanimité

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0207.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les cadres de la Séléka.

     

    Bangui, le 21/06/2017

    Par : Bertrand YEKOUA CNC,

    Une partie de la société civile a désavoué son plan de paix et a fait des observations sur le fait que cela est un plagiat du Forum Nationale de Bangui. Le président de la République est entrain de débouter cela. Rien de nouveau. Sinon, il a donné des invitations à certains groupes, entre autres, l’OFCA qu’OA justice a désavouée. Car, la rencontre s’est terminée à queue de poisson.

    Que recherche le président du Parlement centrafricain ? Il vous souviendra que la semaine passée, il a convoqué et reçu la société civile, après les leaders des partis politique qu’il a consultés, au lieu d’une consultation à la base, à cet effet.

    Alors que les populations des provinces qui, pour la plupart, sont victimes des exactions de groupes armés souhaitent que justice soit rendue, par rapport à l’idée de l’impunité zéro, Abdou Karim Meckassoua, le président de l’Assemblée Nationale dont le rôle primordiale était de voter des lois au profit du peuple va, de son propre chef, parler « d’initiative pour la paix ». Force est de constater qu’une bonne partie des députés que nous avons rencontrés s’indignent de sa démarche, parce qu’unilatérale et où le quorum n’est pas atteint.

    Il en est de même pour le centrafricain lambda qui s’interroge : « Combien de fora il y a eu dans ce pays sans en arriver à des dénouements pacifiques et paisibles ? Autant mieux laisser le pouvoir judiciaire agir ». A un autre d’ajouter « qu’à peine sortie de la rencontre organisée par l’ONG catholique Saint’Egidio, Bria est de nouveau à feu et à sang, Plus de cent (100) morts et on va insinuer un cadre espace qui risque de servir d’abri à des violeurs des droits humains ».    

    Certes, l’idée semble bonne, mais ce que les gens redoutent n’est autre que l’idée d’amnistie dont le spectre plane derrière ce plan soit disant de paix, comme un agenda caché, avec le seul but de blanchir les chefs de guerre qui, en fait, doivent être des clients de la CPI et de la CPS.

    Le président Meckassoua, en tant que partisan de paix, relativement à son plan de paix, a vraiment intérêt à revoir son initiative, en impliquant toutes les sensibilités concernées, pour que de commun accord, on parvienne à une issue pacifique.

     

    Copyright2017CNC.

     

    Centrafrique : Une initiative parlementaire pour la paix en RCA, passée sous scanner par la société civile

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    Centrafrique : Une initiative parlementaire pour la paix en RCA, passée sous scanner par la société civile

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0147.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA

     

    Bangui, le 21 juin 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

    Après la rencontre du Parlement centrafricaine avec les Centrales syndicats, le 16 juin 2017, à l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour la présentation du Plan de paix initié par le Parlement, c’est au tour des forces vives de la nation, ce lundi 19 juin 2017, d’apporter leurs contributions.

    Le Président de l’Assemblée nationale, Karim Abdoul Meckassoua assisté des Membres du bureau du parlement ont rencontré les forces vives de la nation pour en vue de recueillir leurs contributions dans la perspective d’enrichissement du document. Le document est intitulé «  initiative parlementaire pour un plan de paix en République centrafricaine ».

    D’ores et déjà, il faut souligner que ce document contient une feuille de route et plusieurs points et stratégies pouvant ramener la paix en République centrafricaine. La proposition originale de l’initiative, le principe est de proposer aux membres des groupes armés de se porter volontaire à condition de déposer les armes. « Pas d’amnistie possible pour les crimes de guerre », selon le document.

    Les derniers événements violents intervenus au mois de mai dernier sont les catalyseurs de l’initiative parlementaire en question.

    D’emblée, en réponse à l’initiative, la société civile a bien apprécié et positivement l’initiative de l’Assemblée nationale de faire adopter ce plan de paix. Entre autres recommandations fortes, la société civile a demandé la mise en œuvre effective de ce document, pour le tour de la paix en RCA.

    Une contribution citoyenne : « observation générale »

    Le Plan de paix en République centrafricaine en cours d’adoption à l’initiative de l’Assemblée nationale suscite autant de réactions, même au-delà des cadres formels institués par le Parlement, en vue de recenser les aspirations des forces vives de la Nation. Ce lundi 19 janvier, alors que la société civile passait à l’Assemblée pour sa contribution, une autre contribution citoyenne circulait en même temps. Dans ce document dit « observation générale », quelques incohérences ont été relevées dans le Plan de paix initié par le Parlement.

    « Tout d’abord, l’intitulé du document (proposé par l’Assemblée nationale) pose problème. Le terme ‘’initiative’’ est inapproprié et malvenu d’un double point de vue politique et constitutionnel », peut-on lire dans la contribution en question.

    Dans le développement, l’on retient que du point de vue politique « parler d’initiative peut donner à penser que c’est l’Assemblée nationale qui est la première institution dans ce pays à prendre des initiatives en ce qui concerne les chantiers de la réconciliation nationale et de la paix, la première à proposer un plan ou des pistes de solution, ce qui n’est absolument pas vrai ». Toujours entre les lignes, deux raisons fondamentales sous-tendent cette assertion.

    La première raison évoquée est que c’est le Président de la République qui a été le tout premier à ouvrir le chantier de la réconciliation et de la paix avant même de prêter serment le 30 mars 2016. Cela a été perceptible à travers les multiples déplacements et des rencontres avec les chefs des groupes armés tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, en vue de négocier l’adhésion au processus DDRR. De son côté, le gouvernement n’a ménagé aucun effort pour traduire en acte la vision du chef de l’Etat. De même, la communauté internationale qui a œuvré pour le retour à la paix durable, continue d’appuyer l’Etat. A titre d’illustration, des pourparlers d’Angola, l’action de l’Union africaine, de la CEEAC et de la Communauté Sant’ Egidio encours… « sont intervenus avant l’initiative parlementaire de paix ».

    La conclusion sur cet aspect est que « finalement, on constate que, dans le domaine de la réconciliation nationale et de la paix, c’est plutôt le Président de la République qui a eu l’initiative. C’est donc dire que le leadership politique de l’exécutif en ces deux matières est initial, avéré et prouvé ».

    La deuxième raison est du point de vue constitutionnel. « Le terme ‘’initiative» est inapproprié et va à l’encontre de deux dispositions constitutionnelles : – l’Article 33 alinéa 5 de la Constitution du 30 mars 2016 qui dispose que le Chef de l’Etat « fixe les grandes orientations de la politique de la nation » et l’Article 52 « le Premier ministre, chef du gouvernement détermine et conduit la politique de la nation dans les grandes orientations sont fixées par le Président de la République, Chef de l’Etat ».

    Dans la suite, l’on peut lire que fort de ce qui précède, le document soumis à adoption par le Parlement « aurait dû être intitulé ‘’contribution parlementaire’’ et non ‘’initiative parlementaire’’. Dans le domaine de la réconciliation et de la paix, l’initiative doit rester au Chef de l’Etat et les autres institutions ou organisations nationales et internationales viennent en appui, sous forme contributive ».

    Copyright@2017CNC.

    Centrafrique : communiqué de presse de la société de téléphonie mobile AZUR

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    Centrafrique : communiqué de presse de la société de téléphonie mobile  AZUR  

       

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2242.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo Azur RCA.

    Bangui, le 21/06/2017

    La Société de téléphonie mobile AZUR-RCA , S A opérant légalement en Centrafrique, suite à un concours de Miss Centrafrique 2017, pourtant parrainé par la 1ère Dame Brigitte Touadéra et sponsorisé par ladite société, à l’hôtel Ledger Plaza, à Bangui, le 18 juin dernier, fait l’objet d’une polémique entretenue sur les réseaux sociaux et diffusée le 19 juin, l’accusant du non-respect de son engagement sur l’annonce de nuitées offertes aux trio gagnant de cette élection. La Direction commerciale et Marketing d’AzurWifly saisit l’opinion nationale et internationale pour rétablir la vérité, à travers un communiqué de presse dont la teneur suit.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    La Direction Commerciale & Marketing d’AzurWifly saisit l’opinion nationale et internationale, pour rétablir la vérité à la suite de la polémique qui a suivi la diffusion parue sur les réseaux sociaux le lundi 19 Juin 2017.

    Tout d’abord, la Direction Commerciale & Marketing tient à remercier l’ensemble des autorités administrative et politique qui ont rehaussé de leur présence effective à la grande et belle soirée de l’élection Miss Centrafrique 2017 à l’hôtel Ledger, en tête desquelles je cite Mme Brigitte TOUADERA, première dame de la République centrafricaine.

    S’agissant de la polémique sur les réseaux sociaux faisant allusion au non-respect de l’engagement d’AzurWifly sur l’annonce de nuitées offertes au trio gagnant de l’élection Miss Centrafrique à l’hôtel Ledger, nous rétablissons les faits suivants:

    1. AzurWifly   a respecté l’ensemble de ces engagements de sponsor ;
    2. L’annonce de nuitées à l’hôtel Ledger fait suite à une faveur supplémentaire que la Présidente du comité a soumise au sponsor après délibération du trio gagnant vers 1 h du matin. Ces nuitées n’étaient donc pas convenu dans le package du sponsoring d’Azur Wifly. Néanmoins, nous avons tenu à marquer notre accompagnement au-delà de nos engagements ;
    3. Pour ce nouvel engagement, le Directeur Commercial et la Présidente du comité se sont rendus à la réservation de l’hôtel Ledger pour l’effectivité de cette annonce, mais la réservation a fait savoir que l’hôtel était booké, et qu’il fallait attendre le lendemain ;
    4. Le dimanche 18 Juin vers 20h, la Présidente du comité appelle le Directeur Commercial & Marketing d’AzurWifly pour l’informer du refus du Ledger à donner une chambre à la miss du fait d’une absence de réservation en bonne et due forme, à savoir Bon de commande ou caution. Le Directeur Commercial prend alors attache avec le service réservation, puis avec le Directeur Général Adjoint du Ledger, M. CHOKRI, qui rassure qu le nécessaire sera fait pour donner une chambre à Miss Centrafrique, tout en insistant sur le bon de commande à apporter le lendemain, c’est-à-dire la journée du lundi 19 juin. Au regard de cette entente entre le OGA du Ledger et le DCM d’AzurWifly, il n’y avait plus de raison de s’inquiéter de ce que la Miss n’ait pas de chambre ;
    5. A la grande surprise d’AzurWifly, ce lundi 19 Juin sur les réseaux sociaux, il est fait allusion au non-respect de cette promesse de nuitées offertes au trio gagnant de l’élection Miss Centrafrique

    Centrafricaines, centrafricains, aucune œuvre sur terre· n’est parfaite et cette partie de l’élection Miss Centrafrique n’a pas failli à la règle.

    Toutefois, au moment où la polémique enflait sur les réseaux sociaux, AzurWifly faisait le nécessaire pour l’établissement du bon de commande à l’endroit du Ledger, avec une valorisation de la demande de la Présidente du comité d’organisation, offrant ainsi deux (02) chambres au lieu d’une (01) comme sollicité par la Présidente du Comité.

    AzurWifly s’étonne de la récupération de ce malheureux incident au profit de la diffamation et du discrédit de son image.

    Nous voulons ici· réitéré notre engagement, qu’ AzurWifly ne changera pas sa ligne directrice d’entreprise citoyenne au service des Arts, de la Culture, du Sport et de la Paix en République centrafricaine.

    La Direction Commerciale & Marketing réitère ses sincères excuses au trio de miss, et leur assure leur plus grand soutien.

    Centrafrique : Un taximan assassiné, grève spontanée des conducteurs de taxi à Bangui hier.

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    Centrafrique : Un taximan assassiné, grève spontanée des conducteurs de taxi à Bangui hier. 

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2240.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Taxi de Bangui.

    Bangui, le 21 juin 2017

    Par : Herman THEMONA CNC,

     

    Dans la nuit du 19 au 20 juin, entre 19 H et 20, au niveau du PK 11, à la sortie Nord de Bangui les habitants du milieu étaient surpris de constater que les taximen ont observé une grève brutalement, à cause de l’un des leurs qui a été assassiné par des personnes non identifiées qui l’ont égorgé et n’ont rien retiré sur lui, avant de prendre fuite à destination inconnue. On ignore leur intention et ce n’est pas la première fois que de tels actes se produisent dans cette partie urbaine.

    Seules les forces de l’ordre (Gendarmerie et Police) peuvent mener des investigations y relatives, quitte à retrouver et traduire en justice les coupables de cet acte odieux qui n’honore personne.

    Du coup, les usagers de route à Bangui et ses environs ont eu de la peine à se déplacer, à se rendre à leur lieu de travail, sinon, à vaquer à leurs occupations quotidiennes. N’importe qui peut imaginer l’impact sur l’économie nationale qui est déjà sous perfusion.

    Faille-t-il évoluer indéfiniment dans un contexte d’insécurité récurrente ? Tout ce désordre signifie que l’on est loin de sortir de l’auberge.

     

    Centrafrique : le procès opposant Crépin Mboli-Goumba à Didacien Kossimatchi le 29 juin prochain s’annonce houleux.

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    Centrafrique : le procès opposant Crépin Mboli-Goumba à Didacien Kossimatchi le 29 juin prochain s’annonce houleux. 

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0130.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Touadérateur Didatien

    Bangui 21 juin 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

    Le 29 juin 2017 va se tenir un procès historique au tribunal de grande instance de Bangui entre les opposants politiques et le porte-parole du Comité de soutien au Professeur Faustin Archange Touadéra, M. Didacien Kossimatchi. Une plainte a été déposée à la justice centrafricaine contre ce dernier. A ce procès de vérité, les victimes de conflits dans le pays prendront part afin de découvrir l’implication de certains hommes politiques dans les malheurs qui les frappent depuis plusieurs années.

    Depuis la révélation d’un supposé coup d’Etat échoué le mois dernier, rien ne va plus au sein de la sphère politique de la République Centrafricaine. Dans une sortie médiatique des leaders politiques sont pointés du doigt par le Comité de soutien au Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra. Ils sont accusés d’être derrières les évènements douloureux qui fragilisent les villes Sud-est de la République Centrafricaine.

    Ainsi, l’opposant politique et président du PATRIE, Crépin Mboli-Goumba a lancé une poursuite judiciaire contre les cadres du Comité de soutien au Faustin Archange Touadéra, par le truchement de son Avocat Innocent Mpoko. Un procès sera tenu le 29 juin prochain au parquet de Bangui.

    A cet effet, les victimes de la crise ont annoncé leur présence à ce procès qu’elles jugent opportun afin de savoir qui sont ceux qui manipulent le conflit dans le pays.

    Le 18 mai dernier, Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Président de la République, Faustin Archange Touadéra, a ouvertement accusé Crépin Mboli-Goumba comme étant l’un des pensantes de l’ex coalition rebelle de la seleka.

    A l’annonce de ce procès, l’association des victimes de la crise tient prendre part à ce procès pour établir la responsabilité des uns et des autres. Contacté sur cette affaire, le porte-parole du Comité de soutien au Président Touadéra se dit qu’il attend impatiemment ce jour historique pour démontrer solennellement au peuple centrafricain, l’implication directe ou indirecte de certaines personnalités dans la crise centrafricaine.

    Le procès aura lieu au palais de la justice en audience publique. Ce procès fait suite à une déclaration à la presse dans laquelle le porte-parole a pointé un doigt accusateur sur Me Nicolas Tiangaye, Me Crepin Mboli-Goumba et Alexandre Ferdinand Nguendet, d’être derrière les troubles dans le pays. Affaire à suivre…

    Copyright2017CNC.

    NDLR : voilà une véritable manipulation de l’opinion publique centrafricaine. Cette association dite des victimes semblle être honteusement manipulée pour tenir de tels propos. Nous reviendrons prochainement sur cette histoire pour analyser de bout en bout comment ce jeu a été conçu pour discréditer les opposants politiques centrafricains 

    CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU M.L.P.C relatif à l’accord de Paix de Rome

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    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/LOGO-MLPC-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LOGO MLPC

     

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU M.L.P.C relatif à l’accord de Paix de Rome

     

    Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C) se réjouit de l’accord du 19 juin 2017 signé entre le Gouvernement Centrafricain et l’ensemble des groupes politico-militaires en vue d’un cessez-le-feu immédiat sur toute l’étendue du territoire national, sous le contrôle de la communauté internationale.

    Cet accord, qui permet la réconciliation inter-centrafricaine en prévoyant également un plan de sortie de crise incluant toutes les forces vives de la nation, les groupes politico-militaires, les autorités traditionnelles et religieuses ainsi que les partenaires internationaux sur lesquels est fondée la dynamique de la réconciliation nationale, est donc non seulement une victoire pour toutes les forces vives de la nation mais aussi pour la nouvelle Centrafrique.

    L’unité des Centrafricains est indispensable à la relance du processus de paix. Mais, elle n’est pas suffisante. D’autres partenaires de la paix, l’ Union Africaine, l’Union européenne et les Pays de la Sous-région en particulier doivent également assurer pleinement leur responsabilité. La relance du processus de paix débouchant rapidement sur la mise en place d’une DDRR effective est la meilleure réponse que le monde, notamment les Centrafricains pourront apporter à la résolution de ces crises militaro-politiques qui n’ont que trop duré dans le pays.

     

    Par ailleurs, le M.L.P.C remercie tous ceux qui ont mené des efforts pour la réconciliation en République Centrafricaine et notamment la Communauté de Saint’ Egidio sans laquelle cet accord de paix n’aura pas été possible.

     

    Ce mouvement vers la stabilité définitive doit s’ amplifier et le gouvernement Centrafricain s’honorerait à prendre en compte cette nouvelle donne décisive pour le relèvement du pays.

                                                                                 Fait à Paris, le 19 Juin 2017

     

                                                                                  Le Porte-Parole du M.L.P.C

     

                                                                               Chancel SEKODE-NDEUGBAYI

    Centrafrique : Plan International célèbre la journée de l’enfant africain avec les enfants soldats

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    Centrafrique : Plan International célèbre la journée de l’enfant africain avec les enfants soldats

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0216.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Photos de la célébration

     

    Bangui 19 juin 2017, CNC.

     Par Eric NGABA

     

    L’ONG Plan International a célébré le 16 juin 2017, la journée internationale de l’enfant africain avec des enfants issus de différents groupes armés en République Centrafricaine. La cérémonie a eu lieu dans les locaux de l’ONG nationale UTEFAGEDE située dans le 6ème arrondissement de Bangui, en présence des autorités locales, des responsables de différentes associations et organisations dudit arrondissement, ainsi que les parents des enfants présents à cette manifestation.

     

    A l’instar des autres enfants africains, de nombreux enfants venus de différents horizons ont célébré cette journée à l’initiative de l’ONG Plan International. La protection des enfants face aux violations des droits de l’enfant pendant les périodes de crise, en passant par l’appui à la sortie des enfants dans les rangs des groupes armés, tel sont la mission délicate de l’ONG Plan International qui œuvre aux près des enfants enrôlés dans les rangs des groupes armés en République Centrafricaine.

     

    Selon les organisateurs, cette journée symbolise la protection des droits de l’enfant pendant les crises afin qu’ils ne soient pas enrôlés par les groupes armés d’une part. Elle vise également à retirer ces enfants soldats dans les rangs des groupes armés d’autre part. Car selon les organisateurs, ces enfants doivent aller à l’école pour l’avenir du pays.

     

    La journée du 16 juin que nous célébrons est le symbole de la calorisation et la protection des droits de l’enfant africain en général, et Centrafricain en particulier. Nous sommes en train de travailler conjointement avec l’appui de l’UNICEF et de l’Union Européenne sur un projet qui vise à sortir les enfants associés aux groupes armés en Centrafrique. Je puis vous rassurer que sur ce projet, il y’a des avancées significatives car à travers la signature d’un engagement collectif par les leaders des groupes armés suite au forum de Bangui, nous avons déjà libéré plus de 7000 enfants. Après leur libération, ils sont aussitôt soumis à diverses formations socioprofessionnelles, pour qu’ils soient ensuite insérés afin d’oublier l’esprit des armes” a expliqué Placide Kombélé, animateur à l’ONG Plan International.

     

    Blaise Félixe Opanzoyen, un ex enfant soldat libéré du rang des groupes armés et bénéficiaire de ces formations, s’est réjouit de l’appui du Plan International. “Grâce à l’ONG Plan nous sommes enfin libre après plusieurs moments sombres que nous avons connus en tant qu’enfants soldats. Aujourd’hui, je peux vous dire que j’ai regagné ma famille, mes anciens amis même si certains se méfient de moi. Et cette formation organisée par l’ONG Plan va permettre à ce que je trouve quelque chose à faire afin d’être autonome même si je ne peux encore pas reprendre le chemin de l’école”, a-t-il témoigné.

     

    Par ailleurs, il a lancé un appel aux enfants qui sont encore dans les rangs des groupes armés “J’appelle ceux qui sont encore dans les rangs des groupes armés à sortir de ces milieux, et penser à refaire leur vie autrement car je pense humblement qu’ils n’ont pas leur place là-bas. Et aux parents, de veiller sur leurs enfants de peur qu’ils ne puissent pas être enrôlés par ces groupes armés”, a-t-il ajouté.

     

    Il est à noter que ce projet d’appui à la sortie des enfants associés aux groupes armés et leur formation socioprofessionnelle piloté par l’ONG Plan International, est financé conjointement par l’UNICEF et l’Union européenne.

    Centrafrique: Handicap Action Solidaire sur un projet en faveur des handicapés

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    Centrafrique: Handicap Action Solidaire sur un projet en faveur des handicapés

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0222.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les responsables de l'ONG handicap Action

     

    Bangui 25 avril 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    L’association dénommée Handicap Action Solidaire de Centrafrique (HASC) a présenté son projet pilote pour un meilleur accès des handicapés à l’éducation et aux activités sportives et culturelles. Lors d’une conférence de presse tenue le 24 avril 2017, le président de ladite association, Bienvenu Moussa Sanzé, qui vit en Espagne, a expliqué que ce projet découle sur la construction d’immeuble exclusivement accessible aux personnes en situation d’handicap pour mieux continuer les études primaires, secondaires et universitaires. A cet effet, il est sur la mobilisation de fonds dont un concert artistique sera organisé, le 29 avril 2017 au Stade 20.000 places à Bangui, avec les deux artistes de grandes marques centrafricaines notamment Ozaguin de Nouvelle écriture et Losseba de Sapeké Maison Mère.

    Dans le cadre de ces activités en faveur des personnes en situation d’handicap en République centrafricaine, l’Handicap Action Solidaire de Centrafrique s’engage à initier des projets en faveur des personnes invalides. Depuis quelques semaines de séjour dans son pays natal, Bienvenu Moussa Sanzé s’emploie pour mobilisation de fonds pour la mise en œuvre de son projet. Il s’agit là de construire un immeuble à trois étages pour faire habiter les personnes en situation d’handicape afin de les encadrer à poursuivre leurs études.

    Cet immeuble qui abritera en même temps le siège de l’association au sein de l’Université de Bangui, comprendra la salle de bibliothèque, la salle à manger, la salle de l’informatique qui seront accessibles à toutes les personnes en situation d’handicap.

    « ce projet mobilisera beaucoup de moyens financiers. C’est pourquoi, nous au niveau de notre organisation, nous sommes dit qu’avant d’aller mobiliser les fonds à l’étranger, il faudrait qu’on pose un acte d’engagement. C’est dans ce cadre que nous organisons une semaine des actions de charité et de solidarité en faveur des personnes handicapées qui a commencé le lundi 24 pour finir le dimanche 30 avril par un grand concert de solidarité avec nos artistes Ozaguin et Losseba », a fait savoir Bienvenu Moussa Sanzé, président d’Handicap Action Solidaire de Centrafrique.

    D’après Bienvenu Moussa Sanzé, tout était parti d’un constat partant de l’université de Bangui où nombreux des étudiants qui ont des béquilles ou des fauteuils roulants éprouvent des difficultés pour accéder aux campus universitaires pour mieux poursuivre leurs études. Certains handicapés sont considérés chez les parents comme des personnes à charge car n’étant. Ce qui fait qu’ils sont souvent obligés de chercher un logement au sein de l’université pour poursuivre leur étude. Malheureusement, a-t-il constaté, l’Université ne leur est pas accessible car les chambres sont souvent aux 2ème 3ème ou 4ème étages sans ascenseur ni une rampe.

    « Sans une rampe où un encenseur, donc vous imaginez un peu l’accessibilité des étudiants en situation d’handicap. Nous sommes tous passés par là et j’ai réfléchi sur un projet spécial pour faciliter l’accès de nos compatriotes qui se déplacement en fauteuil roulant ou avec les béquilles. C’est pourquoi j’ai eu l’idée de construction d’un immeuble de trois étages accessibles pour que depuis la raille des chaussées jusqu’au troisième étage, il y ait un ascenseur et un accès alternatif pour que s’il y a un problème qui se pose, un étudiant handicapé peut seulement avec son fauteuil roulant avoir accès librement à sa chambre. Ce qui veut dire que avec ou sans l’électricité, l’étudiant handicapé résidant à l’université de Bangui peut avoir accès dans tous les services sans aucun problème. », a expliqué le président de Handicap Action Solidaire de Centrafrique.

    L’association Handicap Action Solidaire de Centrafrique défend les causes des personnes en situation d’handicape dans tous les secteurs et domaines de la vie à savoir l’éducation, la formation, l’emploi, la santé, l’art et culture sans oublier le sport. Durant la semaine en cours, elle sensibilisera l’opinion nationale et internationale sur la situation difficile et les droits des handicapés, à travers les conférences débats.

    En outre, deux grands concerts auront lieu, le 29 et le 30 avril 2017 aux complexes sportifs 20000 places à Bangui, dont l’argent mobilisé sera versé à l’association Handicap Action Solidaire de Centrafrique comme les bases du financement de ce projet que d’autres partenaires internationaux seront co-financeurs.

    Centrafrique : l’ANJFAS plaide pour une meilleure prise en charge des patients souffrant du Sida, du paludisme et de tuberculose

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    Centrafrique : l’ANJFAS plaide pour une meilleure prise en charge des patients souffrant du Sida, du paludisme et de tuberculose

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0219.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les responsables de l'eau NG  ANGFAS.
    Les responsables de l’eau NG ANGFAS.

     

    Bangui 25 avril 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    L’Association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité(ANJFAS) poursuit sa mission de la lutte contre les fléaux du VIH/Sida, du paludisme et de la tuberculose en Centrafrique. Le 20 avril 2017 à son siège au Centre Protestant pour la Jeunesse(CPJ), l’association a présenté à la presse les résultats d’observation faite sur les pathologies du vih/sida, le paludisme et la tuberculose dans 14 centres de formations sanitaires de Bangui. Au terme de son observation, l’ANJFAS a plaidé pour une meilleure prise en charge des personnes souffrant du Sida, du paludisme et de tuberculose.

    Le café de presse organisé par l’ANJFAS a permis d’échange et de partage sur le résultat de l’observatoire communautaire indépendant de veille sur le suivi de l’accès et traitement liés aux pathologies du VIH/Sida, du paludisme et de la tuberculose subventionnés par le Fonds Mondial du Projet dénommé TWA-RCA. Ce projet est développé dans 14 Centres de formations sanitaires pour observer la disponibilité des services par rapport à la prise en charge. Selon M Cyriaque Ngombe Coordonateur dudit projet, la prise en charge de ces trois pathologies reste une problématique du fait qu’aucune formation sanitaire n’a pu maintenir une observation satisfaisante durant les 6 mois écoulés. Ce qui implique qu’il y a encore un problème en termes de la qualité de prise en charge au niveau de différentes formations sanitaires.

    Face à cette situation, l’ANJFAS fait un plaidoyer pour une meilleure prise en charge. A cet effet, elle met en place un dispositif communautaire visant à faire un plaidoyer et lobbying auprès des partenaires dans le cadre dudit projet aux fins d’influencer le changement au niveau des formations sanitaires en termes de prise en charge efficace. Il est à noter que l’Ong ANFJFAS est à sa première phase d’expérimentation qui nécessite nécessitant un renforcement en vue d’atteindre l’objectif fixé par le projet.

    Centrafrique : les centrafricains dans leur majorité doutent sérieusement Les conclusions de saint ‘Egidio pour la paix en RCA

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    Centrafrique : les centrafricains dans leur majorité doutent sérieusement   Les conclusions de saint ‘Egidio pour la paix en RCA

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2234.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Vue d'ensemble de la négociation avec le groupe armé à Rome

     

    Bangui, le 19 juin 2017

     Par : Herman THEMONA CNC,

     

    La paix en Centrafrique, pourquoi ne pas choisir Bangassou, Bria, Mobaye, Zangba et bien d’autres régions de la Centrafrique qu’Alindao pour tenir leur réunion à l’endroit des mercenaires étrangers qui écument le pays ? Rome, nous respectons bien cette ville sainte à cause du Vatican, ce saint siège. Mais à mieux voire, pourquoi les victimes des conflits ne sont -il pas associée à cette négociation ? Qui est, on le suppose, dans  l’intérêt du peuple Centrafricain.

    Les conclusions négociées et arrangées de la réunion de Rome convoquée par Saint ‘Egidio, on ne sait pourquoi, n’est pas de tout du goût d’une partie importante des  Centrafricains. Selon eux,  On voudrait leur  imposer  de reconnaitre leurs bourreaux, qui sont d’ailleurs en majorité des mercenaires étrangers criminels redoutables. Voilà où nous traine cette Communauté qui ne pas se déplacer sur les sites des violences, regarder comment ces énergumènes de groupes armés malmène la population civile de Centrafrique qui n’a jamais été guerrière et ne le sera jamais.

    Comment interpréter les mesures adoptées à Rome qui sont purement et simplement des mesures qui ignorent la volonté exprimée des victimes de cette guerre civile? Allons-y pas à pas. Ceux qui sont mis en exergue ce sont les représentants des mercenaires « Nous représentants de tous les groupes politico-militaires du pays », qu’est- ce que cela veut-il dire ? Le problème, ces rebelles   qui disent vouloir la paix en Centrafrique  continuent de tuer à Alindao, Zangba, Mobaye, Bangassou, Bria…

    Ils disent être attachés aux valeurs de la démocratie pluraliste, aux droits de l’homme et à la liberté des croyances religieuses. Mais que s’est-il passé à Bangassou où la communauté musulmane a été prise pour cible aux fins de voir tous ses biens détruits ? Et en représailles Bria a été incendiée par des mercenaires du FPRC, d’obédience musulmane, faisant plus de 43 milles déplacés internes. Est-ce cela la démocratie pluraliste ? Tuer avec les armes et pratiquer la politique de la terre brulée, est-cela respecter les droits de l’homme ?

    Ils disent connaitre la constitution du pays et s’engagent à la respecter. Mais que dit cette constitution vis-à-vis d’une personne ? D’après cette constitution et particulièrement son article 1, que nous tenons à rappeler à ceux-là qui se disent meilleurs connaisseurs, « la personne humaine est sacrée » et l’article 3 de stipuler : « aucune personne ne doit être soumise à la torture, viol, traitement inhumain, dégradant et humiliant… ». Ceux-là qui continuent à violer les femmes qui leur ont donner naissance, qui assassinent, pillent, détruisent tout par des incendies, pensent-ils qu’ils agissent pour le respect et l’application de la constitution de la République Centrafricaine ?

    C’est une honte de savoir que des marionnettes et sbires qui prétendent être avec Touadéra disent pactiser avec des mercenaires qui ont pour objectif de détruire la politique de du président de la république et de le renverser pour prendre le pouvoir avec les armes alors que Touad en est arrivé que par des élections jugées libres, démocratiques et transparentes. Ce qui est grave, c’est qu’ils demandent au peuple qui souffre dans sa chaire et continue de souffrir, de reconnaitre les mercenaires soit disant groupes armés. Ont-ils souci de leur armée dite Forces Armées Centrafricaines (FACA) ? Pourquoi dans ces instances ne négocient-ils pas pour la levée de l’embargo sur les armes à destination du pays, le réarmement des FACA et leur redéploiement ? Ce sera ce que le peuple attend de ces vantards qui bouffent sur le dos du peuple.

    Souhaiter le retour de tous les préfets dans leurs zones de juridiction, c’est les acculer vers la mort. L’autorité de l’Etat est mis à prix par les groupes dits armés qui se font maîtres de leurs zones de juridiction. Que fera le préfet qui n’a pas d’arme en face à des comzones armés et qui n’agissent que par instaint d’animal ?

    On veut l’alimentation de ces mercenaires pour qu’ils aient l’énergie nécessaire de conduire à bon termes leurs forfaitures. Mais on ne demande pas l’alimentation de leurs victimes à l’évêché de Bangassou, aux abords de la base de la Minusca à Bria et partout ailleurs à Zangba, Mobaye et Alindao. Mais cela ne se passera pas ainsi sur le dos du peuple Centrafricain qui se voue à Dieu son protecteure.

    Nous vous proposons de lire l’entièreté de ses conclusions.

    D’autres analyses suivront.

     

     

    Accord politique de saint Egidio pour la paix en Rca

     

    Nous, représentants de SE M. Faustin A. Touadéra, Président de la République, et du Gouvernement de la RCA

    Représentants de tous les groupes politico-militaires du pays, provenant de toutes les parties du pays, représentants toutes ses composantes dans leur diversité,

    Réunis à Rome sous l’égide de la Communauté de Saint’Egidio, qui s’engage sans relâche depuis des années pour la paix en Centrafrique,

    En présence du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique Parfait Onanga-Anyanga

    En présence des délégations centrafricaines représentant l’Assemblée Nationale et la classe politique,

    En présence des représentants de la Communauté internationale, et du gouvernement italien que nous remercions pour son appui et son soutien sur le chemin de la paix.

    Préambule

    Conscients de la situation de crise que traverse notre pays, et de la nécessité de le mener définitivement vers sa renaissance et sa reconstruction ;

    Conscients des efforts déployés par la communauté internationale (Nations Unies, Union Africaine, CEEAC, Union européenne) pour instaurer la stabilité en République centrafricaine ;

    Remerciant tous ceux qui ont menés des efforts pour le réconciliation en République centrafricaine durant la période d’instabilité notamment : le Tchad, la République du Congo, le Cameroun, a République Gabonaise, la CEEAC et l’Union Africaine ;

    Considérant que les souffrance du peuple centrafricain sont grandes et que tous doivent agir pour bâtir le bien commun au-delà des divergences politiques légitimes ;

    Considérant que l’une des premières grandes ressources du pays est représentée par son peuple tolérant, pacifique et laborieux ;

    Décidés à contribuer à la consolidation d’une société unie, fraternelle, et solidaire,

    Ensemble Nous réaffirmons

    notre attachement à l’histoire, à l’intégrité territoriale, aux valeurs et principes constitutionnels de la République, à la démocratie pluraliste, aux droits de l’homme, à la liberté de croyance et de culte;

    le droit et le devoir de toutes les forces vives de la Nation, à participer à l’édification d’un pays prospère et indépendant et de garantir la participation politique et citoyenne de tous dans tous les secteurs sociaux et politiques sans distinction de religion et appartenance ;

    que les droits des personnes à la vie à la liberté et à la sécurité sont sacrés et inviolables pour tout citoyen et qu’ils doivent être défendus par la loi ;

    Nous, les représentants de SE le PR, du gouvernement de la République centrafricaine et des mouvements politico-militaires, nous nous engageons dans cet accord politique :

    A la mise en place immédiate d’un cessez-le-feu sur tout le territoire national comme étape fondamentale sur le chemin de la paix définitive, par la cessation de tout type d’hostilité ;

    Au respect des autorités légitimes, fruit des élections parlementaires et présidentielles tenues en 2016 ;

    À la reconnaissance des groupes politico-militaires comme acteurs de la reconstruction, engagés dans un processus de reconversion en partis et mouvements politiques ;

    A travailler pour bâtir une dynamique de réconciliation dans tout le pays en collaboration avec les institutions politiques légitimes, les autorités traditionnelles et religieuses ;

    À constituer une coordination entre le gouvernement et les mouvements politico-militaires pour contribuer à la mise en œuvre du DDRR et des programmes de reconstruction du Pays ;

    A’ cet effet les signataires et les témoins de cet accord s’engagent à élaborer une feuille de route et de travail portant sur les suivantes mesures :

    Réouverture du territoire national à la libre circulation des personnes et de l’aide humanitaire ; Le retour des Préfets dans toutes les régions ;  le retour de tous les réfugiés et personnes déplacées internes dans leurs villages ou villes d’origine ;  le début de travaux public urgents pour la réhabilitation des infrastructures prioritaires (écoles, hôpitaux).  Le soutien alimentaire pour les membres des groupes politico-militaires et leurs familles durant la période de la DDRR ; L’insertion après sélection, de membres des mouvements politico-militaires dans l’armée et les corps habillés et dans la fonction publique ;  l’enregistrement de nouvelles formations politiques dans le cadre légal de l’État ; la distribution , après identification, de kits (outils agricoles, semences, bétail, matériel de construction ou autre) pour ceux qui choisissent de retourner à la vie civile ;  l’organisation de cours de formation technique (électriciens, mécaniciens, charpentiers, etc.) et de bourses d’études pour ceux qui désirent initier une activité économique ;  Pour ceux qui étaient déjà employés de l’État sera établie une commission mixte gouvernement – mouvements politico-militaires pour l’évaluation de chaque cas.

    La feuille de route du présent accord sera établi par un comité de suivi pour la mise en œuvre.

     

    Copyright2017CNC.

     

     

     

     

     

    CENTRAFRIQUE/TCHAD : DEBY ITNO, PRÉSIDENT DU TCHAD, EN GRANDE PARTIE RESPONSABLE DE L’INSTABILITÉ EN CENTRAFRIQUE

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    CENTRAFRIQUE/TCHAD :  DEBY ITNO, PRÉSIDENT DU TCHAD, EN GRANDE PARTIE RESPONSABLE DE L’INSTABILITÉ EN Centrafrique

     

     

    Monsieur Joseph Akouissonne, l'auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

     

    Bangui, le 19 juin 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    CELUI QUI VOULAIT ÊTRE LE PARRAIN DE BANGUI

    Idriss Deby Itno, l’indéboulonnable empereur de N’Djamena !

    C’est lui qu’Ange-Félix Patassé, François Bozizé et Michel Djotodia ont eu comme parrain pour leurs coups d’état. Encouragé et soutenu par les autorités françaises, soucieuses de changer à leur guise le personnel politique à Bangui, Deby a su mettre à disposition de ces chefs d’État les mercenaires tchadiens, équipés et armés, dont ils avaient besoin. C’est ainsi qu’il a contribué à hisser, à la tête de la Centrafrique, des serviteurs zélés et soumis. De fait, le pays des Bantous est passé sous son contrôle.

    Pourquoi cette politique ? Le président tchadien est obsédé par la menace que font peser sur lui les rebelles qui contestent son pouvoir : il redoute qu’ils ne transforment une partie du pays en sanctuaire. Repliés dans le sud du Tchad à la frontière avec le Centrafrique, ils sont farouchement déterminés à mettre fin au pouvoir tyrannique de Deby.  Pour ces Tchadiens révoltés, il n’est qu’un despote aux mains couvertes de sang.

    Arrestations arbitraires, disparitions ou assassinats d’opposants, concentration du pouvoir entre les seuls membres de son clan : tout rappelle étrangement ce qui se passait lors qu’étaitDXMX au pouvoir Hissène Habré.

    Celui-là même qui vient d’être condamné au Sénégal à la prison à perpétuité pour «crimes contre l’humanité».

    DEBY EN CENTRAFRIQUE

    Tout le monde le dit à Bangui : « Deby a toujours rêvé de devenir le gouverneur de Centrafrique. »

    Il ne l’est pas, mais il ne peut nier le rôle majeur qu’il a joué dans la déstabilisation de la République Centrafricaine. Les comportements brutaux de ses soldats casques bleus en RCA en témoignent. Ils n’ont pas hésité à tirer sur les populations qu’ils étaient censés protéger. Ils sont soupçonnés de s’être livrés à des violences sexuelles sur les femmes et les adolescentes. Ils ont soutenu la plupart du temps les musulmans contre les chrétiens. A la différence des autres Casques bleus, ils se sont comportés comme en terrain conquis.

    N’Djamena est quasiment devenue la capitale où se décide l’avenir de la République Centrafricaine. C’est là que Déby a convoqué Djotodia pour le déclarer persona non gratta et le destituer. On aimerait savoir, au passage, le montant de la rançon qu’a exigée Djotodia pour partir dans un exil doré au Bénin, le pays de son épouse.

    Il est fort à parier que l’aggravation de la situation chaotique en RCA est, en partie, entretenue par Deby. Si la fourniture d’armes et d’équipements aux ex-Sélékas et aux mercenaires se poursuit, si les massacres continuent et que 60% du territoire centrafricain sont occupés par les bandes armées, c’est bien parce qu’il est à la manœuvre. Il veut absolument empêcher que la République Centrafricaine ne devienne une base arrière d’où partiraient les rebelles tchadiens pour déstabiliser son pouvoir.  Il veut aussi s’assurer l’exclusivité dont la plus grande partis nde la nappe se trouve en Centrafrique.

    Ce comportement arrogant envers un pays souverain est inacceptable. C’est une agression caractérisée.  Malheureusement, les autorités françaises ont toujours soutenu Déby. La participation des soldats tchadiens aux côtés des Français au Mali a fait de la France l’obligée et la complice d’un dictateur.

     

    PÉTITION DE VICTIMES CENTRAFRICAINES

    Une pétition des victimes de la soldatesque tchadienne en Centrafrique est en préparation. Elle va exiger que Deby soit visé par une sanction internationale et jugé pour crimes contre l’humanité en RCA concernant la période 2003-2013.

    Cette initiative courageuse doit être soutenue par les autorités centrafricaines. Les pressions et les protestations indignées de Deby auprès de l’ONU pour empêcher la publication du rapport Mapping ne doivent pas aboutir. Le document évoque, en effet, toutes les violations commises sur le territoire centrafricain du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2015. Les faits sont avérés. Les charges sont incontestables.

    Certains chefs d’Etat de l’Afrique centrale s’inquiètent à juste titre des visées expansionnistes de Deby sur le sous-continent. Tant qu’il sera au pouvoir à N’Djamena, il est fort à craindre que la stabilité, la paix(SIRIRI) et la réconciliation ne seront pas près de voir le jour en République Centrafricaine.

    JOSEPH AKOUISSONNE

    (16 mai 2017)

     

    Centrafrique : tentative supposée du coup d’État, droit de réponse de Sylvain Patassé.

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    Centrafrique : tentative supposée du coup d’État, droit de réponse de Sylvain Patassé.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2228.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sylvain Patassé

    Bangui, le 18 Juin 2017

     

    Sylvain NGAKOUTOU PATASSE

    Président de Centrafrique Nouvel Élan (CA-NE)

    Ancien Candidat à l’élection Présidentielle

    Bangui (République Centrafricaine)

    À

    Monsieur Thierry Serge VICKOS

    Directeur de Publication de l’Expansion

    Objet : Droit de réponse

    Monsieur le Directeur de Publication,

    Alors que notre pays est en proie à une crise sécuritaire sans pareille, vous avez cru devoir reprendre à votre compte dans les colonnes de votre quotidien, sans avoir pris la peine, comme l’exige la déontologie du métier, de vérifier les informations avant toute publication, les graves accusations notamment d’atteinte à la sureté de l’État qu’aurait porté à mon encontre un certain Didatien KOSSIMATCHI au cours, selon vos propos, d’un point de presse tenu à Bangui

    Usant de mon droit de réponse et en attendant les actions en justice, pour lesquelles j’ai instruit mes conseils, contre votre quotidien, vous même et le sieur KOSSIMATCHI, je tiens à porter à l’attention du public :

    1. Qu’il n’y a jamais eu, sauf dans l’imagination fertile des auteurs de cette information, une quelconque rencontre entre le sieur Djory mis en cause et moi même dans le but d’une entreprise de déstabilisation des institutions de la république ;
    2. Que profondément attaché à la démocratie comme le fut mon défunt père Ange Félix Patassé, je n’envisage l’accession à la magistrature suprême par aucun autre moyen que la voie des urnes ;
    3. Que votre quotidien, dans sa quête frénétique du sensationnel, a sciemment manqué de rigueur et de professionnalisme, s’inscrivant ainsi dans le registre de la désinformation, de la manipulation et de la diffamation.

    Dans l’espoir que vous publierez dans votre quotidien, dans les mêmes conditions que l’article m’incriminant, mon présent droit de réponse, recevez, monsieur le Directeur de Publication mes salutations patriotiques.

     

     

     

     Sylvain NGAKOUTOU PATASSÉ

     

    CENTRAFRIQUE : SEXTAPE ET POUVOIR

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    CENTRAFRIQUE : SEXTAPE  ET POUVOIR

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l'auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

     

    Bangui, le 17 juin 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    SCANDALEUX

     

    Un sextape attribué au ministre centrafricain  des mines circule sur la toile. On y voit le Ministre, devant ce qui semble être son ordinateur se livrer au plaisir solitaire du sexe : La masturbation.  C’est pervers et accablant. Si les faits sont avérés, c’est incontestablement un grand scandale d’État. C’est une insulte et une salissure du drapeau centrafricain.  C’est une violation des us et coutumes du peuple centrafricain. C’est un outrage fait aux bonnes mœurs et un exemple détestable pour l’enfance et la jeunesse.  A un moment de la vidéo, il brandit son sexe telle une matraque toujours face à la camera.

     

    LE SILENCE  INCOMPRÉHENSIBLE  DU CHEF DE L’ÉTAT

    Incroyable ! Depuis six mois que cette vidéo exhibitionniste est apparue sur les erseaux sociaux. Aucune réaction du pouvoir.  Aucun commentaire du Président de la République. Ou une sanction. Le revoie par exemple de ce Ministre du Gouvernement. Souvenez-vous de Bill Clinton l’ex- Président des Etats Unis d’Amérique qui a faillit démissionner a cause d’une histoire de fellation prodiguée par une jeune stagiaire à la Maison Blanche.  Le Président et le Gouvernement n’ont-ils pas vue ce sextape qui circule sur les journaux en ligne ? Comment peut-on rester silencieux devant un tel comportement scabreux d’un Ministre en fonction ? Si cette exhibition sexuelle n’est pas avéré, Le Président doit s’indigner, le Ministre porter plainte pour diffamation. Si cette vidéo est réelle et non un montage grossier pour nuire. Ce Ministre ne mérite pas  sa place dans un gouvernement qui est censé représenter la République Centrafricaine. On attend une prise d

    e position des autorités.

    Ce silence s’apparente à une indécente protection. Qui peut se transformer en complicité d’un scandale d’État. Le Centrafrique qui est confronté à une guerre ne peut pas se payer le luxe d’avoir un Ministre pervers.

    AKOUISSONNE  JOSEPH (1 5 Juin 2017)

     

     

    CENTRAFRIQUE : QU’EST-CE QUE LA NATION PEUT ATTENDRE DE LA RENCONTRE DE ROME ?

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    CENTRAFRIQUE : QU’EST-CE QUE LA NATION PEUT ATTENDRE DE LA RENCONTRE DE ROME ?                                                                                                     

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2172.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
    Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

     

     

    Bangui, le 17 juin 2017.

    Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

     

    Après le retour à l’ordre constitutionnel, le défi majeur des nouvelles autorités centrafricaines reste et demeure la sécurité. Ce volet est le levier du développement tout azimut, du vivre ensemble, de la justice et surtout du respect des droits de l’homme.

    Au lendemain de l’investiture, les nouvelles autorités ont confondu vitesse et précipitation et ont piétiné les priorités du peuple centrafricain. Les actions, approches et méthodes mesurées du pouvoir n’aimantent pas grand monde, cultivent le rejet de leur politique et nuisent même à leur famille politique au point de museler le collectif de soutien qui n’ose plus s’afficher. En quinze mois de gouvernance, la Centrafrique a presque tout connu sauf le rétablissement de la sécurité. Un premier ministre qui refuse son limogeage et résiste à la démission, un gouvernement qui institue un bras de fer artificiel avec le parlement, un gouvernement qui s’évertue à malmener, traquer et espionner les opposants politiques et dérouler le tapis rouge aux groupes armés non conventionnels…bref, au final douze des seize préfectures sont contrôlés par des groupes armés non conventionnels.

    La dernière vague de violence a montré les limites, l’échec du processus de paix mené par le gouvernement. Ainsi, une rencontre s’est tenue à Rome sur l’initiative de la communauté catholique Saint Egidio, spécialisée et réputée dans la médiation et la prévention des conflits. Cette rencontre de la dernière chance regroupe la quasi totalité des groupes armés non conventionnels disséminés sur l’ensemble du territoire national et une quarantaine de personnalités politiques. Ainsi, le citoyen lambda qui n’a pas effectué le déplacement de Rome se pose mille et une question : qu’est-ce que le pouvoir de Bangui peut attendre de cette énième rencontre ? La délégation centrafricaine est-elle représentative de leur structure respective ? Quel est l’ordre du jour des débats ? Pensez-vous que la solution à la crise centrafricaine se trouve à l’étranger et de surcroît à Rome siège de l’église catholique ? N’a t’on pas affirmé que la crise centrafricaine est confessionnelle ? La diplomatie du Vatican réussira t-elle là où le gouvernement a échoué ? Le voyage de sa sainteté en Centrafrique a aplani les sentiers et favorisé l’organisation des élections, réussira t-il à siffler la fin de la récréation ? Ce déplacement ne sera t-il pas un voyage touristique infructueux pour la cause centrafricaine ? Une telle rencontre initiée par l’église catholique au Congo démocratique ne s’est-elle pas enlisée ? Pour finir, une chance de sortie de crise est-elle encore possible ?

    Tout compte fait, il est évident qu’une telle démarche abouti généralement à un accord politique assorti de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale avec probablement la participation des groupes armés. Ainsi, se posèrent les questions de l’application, de la mise en œuvre ou du respect de l’accord et surtout la gestion des effets collatéraux de l’éventuel accord.

    Un accord suppose une âpre négociation, un consensus, un compromis avec ou sans préalable. Sachant que les groupes armés non conventionnels ont commis des atrocités, des meurtres, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité…qu’adviendrait la question de l’amnistie rejetée par population et la classe politique centrafricaine ? À propos de la loi d’amnistie, à quoi servirait la budgétivore cour pénale spéciale ? Rappelons que l’amnistie par définition est un acte législatif qui arrête les poursuites et annule les condamnations. Les bourreaux ne seront plus inquiétés et les victimes abandonnées à leur propre sort. Il faut noter que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont des crimes imprescriptibles qui résistent même à une loi d’amnistie à l’instar du chef de guerre libérien Charles Taylor qui avait été poursuivi et condamné alors qu’entre temps il avait bénéficié d’une loi d’amnistie. Nos seigneurs de guerre ne sont pas bêtes et savent pertinemment que les crimes de guerre sont imprescriptibles, ce qui confirmera la complexité des débats. En guise de contribution, nous osons espérer que l’avenir de la Centrafrique se trouve en Centrafrique, entre Centrafricains et nulle part ailleurs. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

     

    Paris le 16 juin 2017

     

    Bernard SELEMBY DOUDOU

    Juriste, Administrateur des Élections

    Tel : 0666830062

     

    Centrafrique : Questions à Karim MECKASSOUA par Ibrahima Boulata.

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    Centrafrique : Questions à Karim MECKASSOUA

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0147.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA
    Le Président de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA

     

    Bangui, le 16 juin 2017.

    Propos recueillis pour CNC par : Ibrahima Boulata.

    La RCA, pays de Barthélemy BOGANDA. Pays de tous les paradoxes. Le seul pays au monde où, l’injustice est la règle et la justice l’exception. Où va-t-on? Je me demande si vraiment, les gens se rendent compte de ce qui se passe. J’ai appris comme tous les Centrafricains lors de discours de clôture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale que le PAN, Karim Abdou Meckassoua se targue de nous parler d’une initiative de paix conçue par le parlement. Ponce-pilatisme ! (…)

    Monsieur le PAN. Etes-vous vraiment sérieux ?

    De qui se moque-t-on ?

    C’est l’hôpital qui se moque de la charité ou quoi ?. Où étiez-vous ? Cela fait un an que vous êtes PAN. Pourquoi n’avez-vous pas proposé cela depuis longtemps ?

    L’arrivée de Mr le Procureur général de la CPS doit sans doute vous empêcher de dormir.

    Cher PAN, j’ai deux questions à vous poser.

    Qui a créé le MPC de général Alkhatime ?

    Qui a créé l’UPC de Mr ALI DARASSA ?

    Pourquoi vous êtes-vous battu comme un beau diable à coup de billets de banque pour convaincre les députés de ne pas ouvrir une enquête parlementaire concernant les accusations de Mr Zoundeko à votre encontre ?

    On peut tromper un peuple ou une partie de peuple mais jamais on ne saurait tromper un peuple indéfiniment. Tout finira par se savoir. Tôt ou tard la vérité finira par se savoir.

     

     

    Centrafrique : des mercenaires congolais démocrates sur le territoire national.

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    Centrafrique : des mercenaires congolais démocrates sur le territoire national. 

     

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    Les soldats tchadiens

     

    Bangui, le 16/06/2017

    Par : Herman THEMONA CNC,

     

    L’attaque des éléments pakistanais de la Minusca à l’entrée de Bangassou sur la route de Rafaï a surpris tout le monde et particulièrement les Centrafricains, du fait du professionnalisme de l’opération. Seuls des professionnels, que ce soient des soldats ou des mercenaires qui   peuvent opérer une telle attaque avec capture de sujets. Cela était bel bien les prémices que des mercenaires étrangers étaient sur le territoire Centrafricains.

    Ce n’est pas de ce jour qu’on peut affirmer l’existence de mercenaires en Centrafrique. Le passage du redoutable Bob Denard était entretemps signalé en Centrafrique. C’en est suivi des tentatives de coup d’état, des mutineries et autres barbaries de ce genre qui ont, pendant plus de trois décennies, bouleversé la vie des Centrafricains.   Puis il y a eu d’autres aventuriers de ce genre qui veulent à tout prix voir la Centrafrique plonger dans la boue.

    Aujourd’hui, les centrafricains savent qui est, ou qui sont à l’origine de ce qui brise leur vie et les guette toujours. Il s’agit de tous les pays voisins de la RCA, qui pourtant, appartiennent comme elle, à des organisations sous régionales qu’on appelle CEMAC et CEEAC.

    Des congolais démocrates et des Tchadiens en conquête du pays de Jean-Bedel Bokassa ! Du jamais vu du vivant de ce maréchal-empereur qui a su donner de l’honneur à la Centrafrique, longtemps respectée par ceux-là, qui aujourd’hui veulent trainer leurs bosses non pas sur le coup mais sur le dos de ce pays que la communauté internationale a désarmé pour s’implanter et l’écumer à volonté.

    Seule chose que le peuple Centrafricain peut retenir est que des étrangers, pas de bonne augure, veulent s’accaparer des richesses de la RCA. C’est pourquoi tout est mis en œuvre pour déposséder les Centrafricains de leurs richesses. En témoigne cet article de Radio France Internationale (RFI) que nous voulons partager avec vous, chers internautes, si vous n’avez pas eu l’occasion de suivre RFI.

    RCA: des rebelles congolais soupçonnés de lien avec l’ex-Seleka

    En Centrafrique, les autorités recherchent activement les membres présumés d’un mouvement politico-militaire congolais, le FCCPD de John Tshibangu. Ce proche de l’ex-rébellion du M23 est soupçonné d’avoir tissé des liens avec des groupes armés centrafricains issus de l’ex-Seleka. Depuis vendredi, trois personnes ont été arrêtées. Des enquêtes manifestement déclenchées après la venue il y a trois semaines, du ministre congolais des Affaires étrangères Léonard She Okitundu.

    C’est le ministre de l’Intérieur, Jean-Serge Bokassa, en personne, qui a dirigé vendredi l’arrestation à Bangui de Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu, respectivement, chargé des opérations et directeur du renseignement du FCCPD. Lundi, un troisième homme a été arrêté. « Il s’est présenté comme leur comzone à Bambari, ce qui démontre une organisation présente dans des endroits sensibles », indique le ministre qui confirme que les enquêteurs soupçonnent des liens entre ce groupe et « des mouvements issus de l’ex-Seleka ».

    Freddy Libeba apparaît dans le rapport d’experts de l’ONU de décembre 2016. Il serait arrivé à Bangui en juillet de l’année dernière. Selon une source proche de l’enquête, il vivait en RCA sous une fausse identité et aurait été chargé par le leader du FCCPD, le colonel John Tshibangu, de recruter des hommes parmi la diaspora congolaise, et de conclure un accord avec un ancien leader de l’ex-Seleka Joseph Zoundeko en vue d’éventuelles opérations en RDC comme en Centrafrique. Depuis Zoundeko a été tué, mais les autorités soupçonnent le FCCPD de participer aussi aux opérations de la Coalition dans l’est de la RCA.

    John Tshibangu dément les accusations

    Selon cette source, plusieurs ex-officiers congolais appartenant du FCCPD seraient présents sur le sol centrafricain. John Tshibangu balaye ces accusations : « L’effectif que nous avons, est un effectif plus nombreux que cela de la Seleka. Pourquoi je vais aller solliciter le groupe Seleka pour venir me soutenir ? Nous, on n’a pas de lien avec les rebelles centrafricains, même Zoundeko qui est mort, que son âme repose en paix ; même Noureddine, je ne les ai jamais rencontrés. Ce sont des fausses accusations ».

    Pourtant, John Tshibangu disposerait d’un passeport centrafricain au nom de Samuel Nguerefara dont RFI a pu consulter une copie. Passeport émis à Bangui le 21 août 2013 et signé en personne par le ministre de la Sécurité et de l’Immigration de l’époque, un certain Noureddine Adam, la veille de son départ du gouvernement.

    Pour John Tshibangu, ses deux hommes étaient à Bangui parce qu’ils ont de la famille sur place. Il accuse Joseph Kabila d’organiser la traque des opposants à l’intérieur comme à l’extérieur de la RDC et dit craindre pour leur vie s’ils venaient à être extradés. Aucune demande d’extradition n’a été formellement envoyée par Kinshasa pour l’instant, mais la volonté en a été exprimée, indique-t-on à Bangui.

     

    CENTRAFRIQUE : COUP DE RETROVISEUR SUR L’ATTAQUE DE BANGASSOU DU 13 AU 15 MAI DERNIER

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    CENTRAFRIQUE : COUP DE RETROVISEUR SUR L’ATTAQUE DE BANGASSOU DU 13 AU 15 MAI DERNIER

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2119.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les victimes du conflit armé . Crédits : Éric Ngaba. CopyrightCNC
    Les victimes du conflit armé . Crédits : Éric Ngaba. CopyrightCNC

     

    Bangui, 15 juin 2017

    Par : Bienvenu ANDALA CNC,

    Du 13 au 15 mai 2017, la ville de Bangassou avait été assiégée par des groupes armés se disant des groupes d’autodéfense. Il y a eu des morts et de nombreux déplacés internes. Du coup, les situations sécuritaire et surtout humanitaire ont été sérieusement affectées. Ceci a nécessité le déplacement de Virginie Baïkoua, ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale dans la localité le 23 mai 2017. Qu’est-ce qu’elle a vu et écouté sur place ? Cet extrait du rapport de mission nous donne des précisions sur la réalité de ce qui s’était passé.

    Les caches face de Marylin Ngun-Fu-Hoo, Chef de bureau de la Minusca de Bangassou

    Selon elle des alertes sur une imminente attaque de Bangassou leur parvenaient depuis le mois de mars 2017. Finalement c’est dans la nuit du 12 au 13 mai 2017 que l’attaque a effectivement eu lieu en deux endroits précis : la base de la Minusca qui a essuyé des tirs nourris des assaillants faisant 1 mort parmi les soldats du contingent marocain de la Minusca basé à Bangassou. Le 2ème endroit ciblé est le quartier Tokoyo où selon la Croix rouge locale il y aurait eu 111 tués et 76 blessés. Elle s’est toutefois réservée de confirmer fermement ces chiffres car, a-t-elle dit, des recherches étaient en cours pour établir des statistiques fiables. Par contre elle s’est appesantie sur la situation humanitaire qui s’est beaucoup dégradée car il y aurait plus de 3 800 déplacés sur le site de l’évêché de Bangassou.

    L’honteuse défense d’Omer-Hervé FEYOMONA, préfet du Mbomou

    Il a confirmé la réception des alertes qui ont nécessité une tournée de sensibilisation qu’il effectué en compagnie de ses proches collaborateurs dans toutes les sous-préfectures du Mbomou. Au cours de ces déplacements il a tenu des réunions avec les autorités administratives et municipales de sa zone de juridiction, voire même avec certains responsables des groupes armés pour les dissuader de s’attaquer à la quiétude et la cohésion sociale qui règnent dans le Mbomou et particulièrement à Bangassou. Puis le préfet du Mbomou a ajouté que suite aux alertes reçues et ses tournées il fait remonter les informations à son hiérarchie à Bangui tout en recommandant l’envoie des forces de défense en complément des quelques gendarmes et policiers qui sont sur place sans véritables moyens d’intervention si nécessaire. Il aurait également demandé le renforcement en nombre des éléments de la Minusca. Malheureusement, rien n’a été fait et devant l’attaque de Bangassou, il était quasiment impossible d’opposer une résistance efficace. Il a toutefois déploré l’inefficacité de la Minusca à protéger les populations civiles lors de l’attaque de Bangassou, soulignant en passant que la situation est grave car la menace reste permanente.

    Les autorités militaires et municipales de Bangassou exigent le retrait du contingent marocain de la Minusca

    Il convient de noter qu’après le préfet, le sous-préfet de Bangassou, le maire de la ville, le commandant de compagnie de la gendarmerie ont respectivement pris la parole pour se plaindre du fait que le gouvernement ne fait pas assez pour leur région et la conséquence est la situation dans laquelle les populations de Bangassou se trouvent. Leur commun souhait est que le gouvernement dépêche sur place des éléments des FACA car les populations n’ont plus confiance en la force de la Minusca et particulièrement le contingent marocain.

    Mgr Juan-José Aguiré, évêque de Bangassou pointe du doigt le Tchad dans l’attaque de Bangassou

    Il a résumé la situation de Bangassou en 6 points.

    • les raisons de l’attaque qui sont liées aux multiples exactions des éléments séléka de l’UPC d’Ali Daras qui ont mécontenté les jeunes de Bakouma et environs qui se sont organisés en groupe d’autodéfense pour la protection de leurs parents et de leurs biens. Toutefois il a précisé que la majorité des jeunes constitués en groupe d’autodéfense serait composée d’anti balaka qui proviendraient de Bambari, Bria et zako ;
    • L’inexistence des responsables devant instaurer l’autorité de l’Etat à Bangassou qui a permis à des bandes de bandits de prendre possession de Bangassou et ses environs ;
    • L’inefficacité de la Minusca à défendre réellement les populations civiles ce qui ne leur donne pas la possibilité de se fier aux forces de la Minusca ;
    • L’occupation entière des zones de chasse et de pêche, principale activité génératrice de revenus pour les populations qui se voient maltraitées par les agents du projet Chinco au point de les réduire à rien d’où l’énervement des jeunes ;
    • L’impatience des populations devant le refus du gouvernement à envoyer les éléments des FACA capables de les défendre comme il se doit.

    Pour finir, il a formellement ponté du doigt le Tchad qui tente de déstabiliser la Centrafrique par son soutien à Noureddine Adam et le FPRC dont les éléments sont des mercenaires tchadiens avant d’émettre le le vœu que le contingent marocain de la Minusca soit retiré et remplacé car il ne bénéficie plus de la confiance des populations pour son efficacité totale à pouvoir les protéger.

    Gatien-Nazaire GBAGO, porte-parole des autodéfenses se veut garant de la sécurité à Bangassou

    Tout comme le prélat, il est longuement revenu sur les raisons qui les ont poussés à prendre des armes pour se défendre. Il a précisé entre autres, les exactions des éléments de la séléka qui les ont réduits à la servitude en les rançonnant sous toutes les formes tout en abusant de leurs épouses et sœurs dont ils ont tué certaines.

    Il a par ailleurs dénoncé l’attitude du préfet du Mbomou visant à prendre part des envahisseurs que sont les éléments de la séléka, les espionnant sous forme de réunion qu’il tient pour rendre compte de leurs activités et surtout trahir leur plan de bataille tout juste parce qu’il est soudoyé par le responsable local des séléka. Il a émis le vœu que le gouvernement envoie des éléments des FACA pour protéger la population, condition à laquelle ils sont prêts à déposer les armes.

    Les farouches frustrations d’Ali Idris, représentant des musulmans

    Il a déploré l’éclatement de la cohésion sociale et du vivre ensemble qui régnaient pourtant entre musulmans et chrétiens de Bangassou. Il a ajouté que l’attaque du quartier Tokoyo est un vaste complot ourdi pour anéantir la communauté musulmane de Bangassou qui a tout perdu dans l’attaque : maisons, biens divers, magasins et marchandises, ce qui les a réduits vraiment à néant après tant d’années de peine et de souffrance. En conclusion il a déclaré que devant une telle catastrophe, l’unique souhait de la communauté musulmane de Bangassou est d’aller s’exiler au Congo-Démocratique

    Voilà chers internautes la triste réalité de l’attaque de la ville de Bangassou du 13 au 15 mai dernier qui a laissé beaucoup de stigmates. La communauté musulmane est la principale victime car ayant perdu des vies humaines, des maisons et des biens. Les populations dans son entièreté ont bouleversées car vivant sur des sites que leur a affectés l’évêché de Bangassou. Les conditions sécuritaires et humanitaires nécessitent une intervention d’urgence tant du gouvernement que des ONG humanitaires.

    Copyright@2017CNC

     

     

    CENTRAFRIQUE : COUR PENALE SPECIALE, LES DIGNITAIRES DE LA SÉLÉKA ET ANTI-BALAKA SONT EN TRAIN DE PRENDRE LA POUDRE D’ESCAMPETE

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    CENTRAFRIQUE : COUR PENALE SPECIALE,,  LES DIGNITAIRES DE LA SÉLÉKA ET Anti-Balaka SONT EN TRAIN DE PRENDRE LA POUDRE D’ESCAMPETE

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0114.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le général Ali Darrassa à Bambari

     

    Bangui, le 15/06/2017

    Par : HERMAN THEMONA CNC,

     

    Qui aurait pensé qu’ils allaient être sérieusement inquiétés par la Cour Pénale Spéciale qui se met doucement mais surement en place à Bangui ? Les seigneurs de guerre chercheraient à quitter le pays pour fuir la justice et se mettre à l’abri ailleurs.

    Depuis la publication du rapport du projet Mapping, documentant les violations graves du droit international, des droits de l’homme et du droit international humanitaire, commises sur le territoire de la République Centrafricaine, de janvier 2003 à décembre 2015, les gros calibres concernés par dite période qui se sentent morveux commencent déjà à s’agiter.

    De sources concordantes, les gros poissons qui avaient brillé par leur muscle d’Hercule et qui avaient foncé sur tout ce qui bougeait en Centrafrique comme Obélix pour tuer, détruire, violer, piller à satiété, ont déjà peur que le ciel de la Cour Pénale Spéciale leur tombe sur la tête. Après avoir vainement négocié avec le gouvernement actuel pour une loi d’amnistie, Ils ont opté pour la violence. Leurs éléments divisés en de nombreuses factions qu’ils n’arrivent même pas à contrôler ont occupé presque les 3/4 du pays qu’ils écument sans foi mais selon leur loi. Cette stratégie visait seulement à amener les nouvelles autorités et particulièrement l’assemblée nationale à voter une loi d’amnistie en leur faveur.

    Ayant compris que le peuple centrafricain dans son entièreté ne peut tolérer une telle et si grave bévue, les nouvelles autorités ont opposé une résistance pacifique qui signifie un boulevard les conduisant directement devant la CPS. Leur dernière chance, chercher par tout moyen à quitter le pays.

    Quand on dit eux, eux, c’est comme si on se taisait de façon complice sur les noms de ces bourreaux. Selon nos informations, vérifiées d’ailleurs  ses caciques et tête pensantes de la seleka et Anti-Balaka dont nous taisons les noms sont en pleine négociation, une négociation qui d’ailleurs, est en train de s’acheminer vers une satisfaction, avec leurs complices pour les aider à quitter le pays.

     

    Copyright2017CNC.

     

     

    Centrafrique : affaire des faux soldats partis en Israël, la moitié refoulée serait sur le sol camerounais.

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    Centrafrique : affaire des faux soldats partis en Israël, la moitié refoulée serait sur le sol camerounais.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2208.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldats Centrafricains

     

    Bangui, le 15 juin 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

    Si nos amis français ont l’habitude de dire que la discrimination est une honte, dans les coutumes centrafricaines, c’est une réalité absolue si l’on peut lire dans le comportement de nos soldats de Damara envoyés en Israël en formation dont certains sont refoulés. La honte, aussi difficile à vivre qu’à l’affronter, se vit le plus souvent dans le silence et la clandestinité. On s’en cache autant qu’on la cache. Pour preuve, nos soldats de Damara envoyés en formation militaire et de renseignement en catimini en Israël et refoulés, pris de honte, vivent cachés soit au Cameroun soit en Israël et refusent de revenir au bercail. Que s’est-il passé exactement ?

    Selon des informations des sources crédibles provenant des autorités camerounaises, plusieurs dizaines des jeunes et vieux Centrafricains qui sont arrivés il y’a quelques jours au Cameroun en provenance de Tel Avive pour la Centrafrique se sont évaporés dans la nature.

    Pour les autorités camerounaises qui pensent avoir affaires à une infiltration, sur le sol camerounais, des terroristes possédant des passeports centrafricains, instructions ont été données à la   Police de l’Air et des Frontières de rechercher activement et d’attraper tous ces fugitifs. Chose faite. Certains de ces jeunes ont été arrêtés et ont confirmé qu’ils sont bel et bien des Centrafricains envoyés par les nouvelles autorités en Israël pour une formation militaire, mais c’est l’école qui les a refusés.

    A la question de savoir pourquoi fuir au lieu de rentrer dans leur pays, ces jeunes affirment qu’ils ont non seulement honte de retrouver leurs vieux amis avec qui ils leur ont dit qu’ils sont parti pour deux ans, mais surtout ce sont les autorités civiles et militaires centrafricaines qui leur disent de rester au Cameroun. Que des démarches sont en cours pour leurs inscriptions dans différentes écoles militaires du Cameroun.

    Contacté par CNC, un membre du gouvernement avance les propos tenus par le Premier ministre devant les élus de la nation lors de son interpellation et refuse tout commentaire : « Devant les élus de la nation, le Premier ministre a clairement donné la position du gouvernement comme quoi, en tant que Chef du gouvernement, il n’est au courant de rien de cette affaire ». Adressez-vous plutôt à la Présidence. Conseille ce ministre sous stricte couverture de l’anonymat.

    Selon nos informations, ces faux soldats de Damara ont été rejetés en majorité par l’École militaire israélienne pour inaptitude physique chronique dont l’infirmité due à la poliomyélite. Hormis leurs âges qui dépassent l’âge des soldats israéliens déjà à la retraite, certains refoulés ont des pertes électrolytes dues aux carences de minéraux, d’hypoxie, du paludisme mortel dit malaria cérébrale ou des Maladies Mortelles Transmissibles Sexuellement ou par le Sang dites MMTSS, nouveau jargon de la médecine militaire désignant le VIH et le SIDA.

    « Les autorités israéliennes les considèrent comme des vecteurs de maladies ou des personnes très âgées qui ne peuvent supporter des conditions physiques dures du genre formation militaire » affirme un IDE contacté par CNC.

    Le refus de ces soldats de Damara de rentrer au pays ne doit pas être condamné à la va vite. Car, d’après le psychiatre Serge Tisseron, « lorsque le sentiment de honte est expérimenté, ce sont les trois piliers de l’identité, que sont l’estime de soi, l’affectivité et l’intégration dans le groupe, qui se retrouvent menacés ». Ils sont partis en concédant tout et en promettant tout. Ils se sentent désormais humiliés et trahis. Leurs estimes, leurs réintégrations sont sur la sellette. Qu’ils se cachent et se battent autrement. La rupture promise est en marche tout comme en France où c’est la République est en marche, les choses changeront pour eux.

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    Centrafrique : Me Mboli-Goumba engage des poursuites judiciaires contre les soutiens de Touadéra

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    Centrafrique : Me Mboli-Goumba engage des poursuites judiciaires contre les soutiens de Touadéra

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0130.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Touadérateur Didatien

     

    Bangui, le 15 juin 2017.

    Par :  De Jasmin

     

    Mardi 13 juin dernier, Me Innocent Mpoko, Avocat de Me Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE a annoncé, lors d’un point de presse, le lancement d’une procédure judiciaire contre la coordination générale du Comité de soutien au Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra.

    Daniel Nguérépayo, Coordonnateur général du comité de soutien au Président Touadéra figure en tête de liste des personnes que l’Avocat de Me Mboli-Goumba a citées et qui, selon lui, devront répondre devant la justice. « Vous êtes sans ignorer que depuis mi-mai, une partie de notre territoire a été attaquée et il y a eu beaucoup d’exactions et de tueries. Pendant que nous sommes en train de chercher les voies et moyens pour mettre fin à ces évènements, voilà que certains compatriotes centrafricains ont choisi de vilipender, particulièrement Me Crépin Mboli-Goumba et beaucoup d’autres hommes politiques », a relevé l’Avocat de Me Mboli-Goumba qui indique que « depuis le 18 mai dernier, il y a eu un point de presse qui est animé par certaines personnalités, et au cours duquel, M. Arsène Daniel Guerepayo qui est le Coordonnateur général du Comité de soutien au Président Touadéra ; M. Didacien Kossimatchi qui est le Porte-parole du Comité de soutien au Président de la République, Faustin Archange Touadéra ; ainsi que M. Rigobert Vondo qui est le Président du parti PUP, ont expressément et publiquement accusé Me Crépin Mboli-Goumba comme étant l’un des auteurs intellectuels des exactions qui sont passées à Bangassou, à Alindao et dans les villes environnantes ».

    Me Innocent Mpoko soutient même que certaines personnalités de la communauté internationale avaient choisi en ce moment-là et ont dit ouvertement qu’elles ont ouvert une enquête à cet effet.

    Fort de ce qui précède, le conseil de Me Mboli-Goumba s’est résolu à contrattaquer, et la décision n’a pas tardé à tomber, selon Me Innocent Mopko qui déclare : « Nous avons patienté et attendu. Aujourd’hui, nous avons décidé de saisir la justice pour que ceux qui ont porté publiquement ces accusations contre Me Mboli-Goumba puissent répondre devant la justice », a-t-il martelé. Et de préciser « d’ailleurs, ils avaient exprimé haut et fort qu’ils avaient des preuves qu’ils pouvaient produire au moment opportun; et voilà, l’opportunité leur est ouverte maintenant pour que devant la justice, ils puissent apporter ces preuves et que la justice puisse être dite par rapport à ces accusations, parce que trop c’est trop ».

    A suivre…

     

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    Centrafrique : Nourredine Adam et son FPRC dans la ligne de mire de la Minusca

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    Centrafrique : Nourredine Adam et son FPRC dans la ligne de mire de la Minusca

     

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    Le Général Noureddine Adam de la Séléka.

     

     

    Bangui, le 14 juin 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    Depuis 48 heures, la population de Bangassou et environs vit dans la psychose suite aux persistantes rumeurs d’attaque imminente de la ville par peulhs armés en provenance de la ville minière de Bakouma. Pendant que l’inquiétude plane encore sur l’identité des prédateurs de Bangassou, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), met formellement en garde l’aile Séléka dirigée par Nourredine Adam, notammen le Fprc (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique).

    Comme pour rassurer la population de Bangassou en panique, la Minusca s’est dite « déterminée à empêcher toute tentative de descente du Fprc sur Bangassou – ville de la préfecture de Mbomou, située dans le sud-est de la RCA », dans un communiqué de presse rendu publique ce mardi après midi. Les troupes du Fprc proviendraient la ville minière de Bakouma.

    Selon le même communiqué, la Minusca affirme être « en train de prendre les mesures nécessaires et a transmis des messages dans ce sens aux responsables de ce groupe armé pour renoncer à ce projet. La Mission appelle également le FPRC et tous les éléments armés à cesser immédiatement les violences contre les populations civiles, notamment à Bakouma, et à quitter la localité. La justice enquêtera sur les crimes qui ont été commis récemment à Bangassou, Bakouma, Alindao, Nzako et ailleurs ».

    De l’autre côté, dans le cadre de ses mesures de sécurisation de la ville de Bangassou, la Mnusca « met en garde les anti-Balaka contre toute violence contre la population civile et contre les casques bleus. La Mission rappelle aux responsables de ces attaques qu’ils porteront l’entière responsabilité de ces violences ».

     

    « La Minusca rassure l’opinion publique centrafricaine sur les efforts qu’elle entreprend pour mettre fin aux violences et pour protéger les populations, y compris des milliers de déplacés à Bangassou, Mobaye et Bria, notamment par la présence des casques bleus et par des initiatives de paix avec les partenaires centrafricains. A cet effet, la Mission salue le professionnalisme, l’engagement et l’impartialité des contingents déployés dans cette région de la RCA pour protéger les populations. La Mission regrette que des rapports erronés sur les événements dans le sud-est de la RCA aient circulé ces derniers jours mettant en cause les soldats de la paix », poursuit le communiqué de presse.

    Notons que pour terminer, la Minusca a noté que la crise actuelle a déjà causé plusieurs morts et des milliers de déplacés et que l’implication des Centrafricains pour retrouver la paix est  essentielle pour mettre fin à la souffrance des populations civiles. La Mission réitère sa disponibilité à appuyer tous les efforts dans ce sens, pour la paix et la stabilité dans la préfecture du Mbomou et dans toute la RCA.

     

     

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    Centrafrique : quand certains parents du président Touadéra excellent dans le népotisme ambiant.

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    Centrafrique : quand certains parents du président Touadéra excellent dans le népotisme ambiant.

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    Bangui, le 14 juin 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

    “Crois, si tu veux, que des montagnes ont changé de place ; mais ne crois pas que des hommes puissent changer des caractères “. Ce proverbe persan, loin de faire rire, est une réalité incontestable chez nous en République centrafricaine. Chaque jour qui passe, le monde change, le fleuve Oubangui, les collines de Gbazoubangui aussi, mais les Centrafricains, quant à eux, ne changent pas. Les cas d’échec ou de faillite des différents régimes successifs depuis plus de 40 ans en Centrafrique, semblent ne donner aucune leçon au régime actuel. En cause, le népotisme et le clanisme érigé en règle de gouvernance politique par les proches parents des Chefs de l’État.

    Si les Centrafricains ont porté massivement leurs voix sur le Professeur Faustin archange TOUADÉRA lors de la dernière présidentielle de 2015, ils étaient tous convaincus que seul, le Professeur Faustin archange TOUADÉRA parmi les 29 autres candidats pourrait changer au moins le visage du pays. Malheureusement pour le Chef de l’État, tout comme ses prédécesseurs, certains de ses proches ne sont pas prêts à lui faciliter les choses. Croyant arriver au royaume des intouchables, ils n’hésitent désormais devant rien pour clouer leur parent Président. C’est le cas le plus récent et le plus choquant que se livre le capitaine Séléssoui détaché à la Sûreté aéroportuaire.

    Selon nos informations, depuis l’accession du président Touadéra à la magistrature suprême, le capitaine Séléssoui balaye systématique d’un revers de main toutes décisions venues de sa hiérarchie militaire et met en exécution ce qu’il pense et ce qu’il veut. La dernière en date, c’est ce qu’il a fait de la demande de l’ASECNA souhaitant avoir une quarantaine des éléments en complément d’effectif des éléments détachés à la Sûreté aéroportuaire.

    Selon nos sources, ayant saisi par une demande  de l’ASECNA qui exprime un besoin supplémentaire en homme, le Chef d’État-major général des Armés le général Ludovic Ngaïfé a instruit les différents chefs de corps qui lui ont proposé des noms des soldats non officiers pour ladite mission. Une note de service, sous sa signature avec ampliation au Ministre de la Défense pour compte rendu, a été prise pour entériner ces différentes propositions. Mais l’homme qui est censé la mettre en exécution, en l’occurrence, le capitaine Séléssoui a craché sur la note et a dressé sa propre liste en format note de service qu’il a pu faire signer par le Ministre de la Défense. Ni le premier Bureau, ni les services des Ressources de l’État-major ont pu apercevoir le passage du document, ni les différents chefs de corps se tenir au jus. « C’est une sorte de désertion en temps de paix normalisée par le ministre qui empiète de ce fait sur la compétence du Chef d’Eta-major» a fait savoir un lieutenant du Premier Bureau.

    En sus, selon certains officiers, il clame, haut et fort, à qui veut l’entendre que c’est lui le patron de la Sûreté aéroportuaire même si sa désignation n’est pas encore entérinée, c’est une question de temps et qu’il n’a des instructions à recevoir de personne si ce ne sont pas celles sorties directement de la bouche du président vers ses oreilles. Une manière de dire qu’il ne pas d’intermédiaires.

    Ce qui choquent et démoralisent les mémoires de ces hommes en tenue, c’est que tous les quarante éléments coptés par le capitaine Séléssoui ne sont que des soldats de son ethnie qui n’est autre que l’ethnie du Chef de l’État. En sus, sur les 75.000 F CFA que le ministère reverse à chaque élément sur les 150.000 F CFA facturés et encaissés, notre capitaine Séléssoui soutire 25.000 F CFA et le soldat ne perçoit que 50.000 F CFA en espèce sonnante et trébuchante sur le tarmac de l’aéroport.

    Cette pratique identitaire, d’après certains sous-officiers contactés par CNC, a fait remonter les nerfs du Chef d’État-major général des armées qui assure avoir essuyé un affront et ne cache plus son intention de démissionner de son poste.

    « C’est une véritable avanie pour nos chefs de corps et pour le chef d’État-major », affirme un adjudant-chef et ancien élément de la Sûreté aéroportuaire. « Notre armée n’a plus de discipline. Comment imaginez-vous qu’un capitaine marche sur des colonels et torpille l’ordre d’un général qui est son chef hiérarchique ? » S’interroge notre adjudant-chef.

    Rappelant que l’emplacement de l’unique aéroport international de Bangui M’poko au milieu des quartiers de la Capitale ouvre la voie aux riverains d’imposer des servitudes de passages et d’utiliser certains espaces non utilisés aux activités champêtres et maraîchères. Cette pratique a concouru plus à l’insécurité des atterrissages et décollages des avions et a poussé l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) à mettre sur pied une unité de sûreté aéroportuaire de 30 éléments composés des gendarmes, de la police, de l’armée de terre, de l’armée de l’aire.  Ce mixage avait fonctionné tant bien que mal sous le régime défunt de François Bozizé et voilà maintenant qu’il s’appuie sur un repli identitaire.

    Le Chef de l’Êta doit faire attention et contenir surtout la velléité tribaliste de certains de ceux qui l’entourent afin d’éviter qu’il soit vu d’un œil méchant par ses compatriotes.

    Copyright@CNC2017

     

    Centrafrique : le camp militaire Leclerc de bouar renait de ses cendres

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    Centrafrique : le camp militaire leclerck de bouar renait de ses cendres.

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2194.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le camp Leclerc de Bouar.

     

    Bangui, le 14/06/2017

    Par : Bienvenu ANDALA CNC,

     

    Le plus grand désir des centrafricains est que leurs autorités assurent leur sécurité. S’il y a un leader qui travaille en cela, fusse-t-il qui, il gagnerait aisément la confiance de tout le peuple. Est-ce ce que Touadéra, l’ayant ainsi compris, se trémousse comme une vielle vache pour rattraper la confiance des centrafricains qu’il a perdu ?

    Sans autre forme de procès, tout ce qui a trait à la réforme du secteur de sécurité en Centrafrique ne peut qu’être applaudi des Centrafricains. Ce sera à juste titre que la réhabilitation partielle et la remise en fonctionnement du camp militaire Leclerck de Bouar que le Chef de l’Etat Faustin-Archange Touadera était ce lundi, 12 juin 2017 dans la localité pour officialiser la cérémonie d’inauguration soit une chose que tout centrafricain apprécie favorablement.

    En Centrafrique, il ne se passe pas des trucs qui ne sont des caches d’anguilles qu’on appelle roche. Il parait que c’est la Minusca qui a financé cette réhabilitation. Ok, ce n’est que dans la droite ligne de ses appuis multisectoriels au gouvernement centrafricain dans cette période de relèvement post crise. De ce côté, il n’y a pas de problème. Sauf que cela n’est encore pas suffisant comme le peuple meurtri s’attend de voir.

    Toutefois, une garnison réhabilitée suscite la joie des Centrafricains car ce sont des dispositions favorable à la formation et le redéploiement de son armée, les FACA que tout le monde attend de ferme pied pour bouter hors de Centrafrique ces énergumènes d’étrangers qui continuent d’envahir, de piller et de détruire le pays.

    Le Camp Leclerck réhabilité, cela suppose le renforcement ou l’accélération immédiate de nos force de défense afin qu’elles soient opérationnelle et couvrir tout le pays pour sa défense. C’est aussi un point de départ pour que d’autres garnisons soient construites dans d’autres villes stratégiques du pays. De toutes les manières, c’est un objectif cher au Centrafricains qu’il faut absolument réaliser à court, moyen ou long terme.

    Bangui ne doit plus être l’endroit de cantonnement des militaires comme hier. C’est cette situation qui rend poreuse nos frontières au point que n’importe qui s’introduit trop facilement dans le pays. Les conséquences sont ce que nous vivons depuis plus de trois décennies avec l’envahissement du pays par toute cohorte d’étrangers qui sont le plus souvent des bandits de grands chemins si ce ne sont des mercenaires.

    Regardons autour de nous. Les militaires ne vivent jamais en ville et plus particulièrement dans la capitale. C’est la place des gendarmes et des policiers si non, des forces spéciales de protection du chef suprême des armées qui est le Chef de l’Etat.

    Avec la réhabilitation du Camp Leclerck, nous estimons que les choses sont en train de remettre doucement mais très surement en route. Qu’il en soit ainsi.

     

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    Centrafrique : pourquoi la réhabilitation de l’immeuble de la socatel de bangui sica devient une épine dorsale ?

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    Centrafrique : pourquoi la réhabilitation de l’immeuble de la socatel de bangui sica devient une épine dorsale ?

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0140.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica. Crédits HT, CopyrightCNC.
    Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica. Crédits HT, CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 14 juin 2017

    Par : Herman THEMONA CNC,

     

    C’est vraiment la question qui est sur les lèvres des Centrafricains qui continuent de prendre ce joyau d’entretemps comme leur bébé doré face aux multiples sociétés de téléphonie mobile qui ne cessent de rançonner les Centrafricains.

    Tous ceux qui ont l’habitude d’aller à la Socatel Bangui-sica savent à quel point ce beau bâtiment est en train de tomber en ruine. Or c’était l’un des rares bâtiments qui faisaient la beauté et l’embellissement de la ville de Bangui.

    Tout Centrafricain vraiment soucieux du développement de son pays et qui y travaille, devrait penser à la réhabilitation de ce bâtiment. Et pourtant combien de cadres sont passé ministre, Dg ou autres responsables au département des Postes et Télécommunication, chargé de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et qui se sont souciés de la réhabilitation de ce bâtiment ? Tous aveuglés par la recherche de leurs intérêts égoïstes n’ont pu voire l’état de détritus de ce bâtiment.

    Il a fallu que Bruno GRELA-MPOKO soit là pour réfléchir et prendre des initiatives salvatrices pour ce bâtiment. En bon et digne fils du pays, il a lancé un appel à soumission de service pour la réhabilitation dudit bâtiment. De source sûre, 5 entreprises ont soumission. Le dépouillement a retenu la Société de Développement Commerce et Industrie qui lui a fait une évaluation à la hauteur des ressources de la Socatel qui, disons-le traverse une période de turbulence au point financier avec tous ces corolaires.

    Respect de la hiérarchie étant, le DG a écrit au ministre GOURNA ZAKO pour l’en informer. Est-ce de l’idiotie ? Ayant attendu en vain la réaction du ministre, le DG a pris sur soi de lancer les activités qui pourtant avançaient bien par l’embellissement de la façade principale avec de la peinture. Curieusement et contre toute attente, le ministre GOURNA-ZAKO, son Directeur de Cabinet et le Président du conseil d’Administration, un certain PANZET-SEBAS et Raymond Adouma le DAF décident de stopper les activités. Quelles en sont les raisons valables même si le torchon brulait entre ces traitres de la nation et le DG ?

    Toujours selon nos sources, il s’agirait de tripoter sur le fonds alloués à ces activités en terme de commission qu’en versant l’argent à l’entreprise commise, le DG devrait leur remettre. Le refus de celui-ci qui tient absolument à la bonne réussite des activités de réhabilitation a tout de suite réveillé les cendres de leur envi volcanique d’argent. Résultat, il faut arrêter les activités qui demeurent inachevées jusqu’ici.

    Qui profite d’une pareille décision ? Le pays à travers la Socatel ? Va-t-on avancer avec ces pareils agissements de nature propre à détruire ? Ceux-là qui ont décidé de la suspension des travaux, en quoi sont-ils vraiment différent des séléka qui ont mis à sac ce pays et qui continuent de le faire dans les régions qu’ils occupent ?

    Le pays a tant souffert. Il est grand temps de rompre avec les vieilles habitudes destructrices et regarder droit sur le chemin du développement avec des attitudes responsables de digne fils de la Centrafrique.

     

     

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