Centrafrique : braquage chronique au quartier PK11 de Bangui, les ex-sélékas du RDOT sèment la panique.
Centrafrique.com/19123-2/camp-rdot-cantonnement-seleka-img_25fvr2018161748/” rel=”attachment wp-att-19126 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>cantonnement de la Séléka.
Bangui, le 26 février 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Pendant que le gouvernement se borne à trouver une solution au problème sécuritaire qui mine le quartier PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui, au quartier PK11 dans le Bégoua, les ex-Séléka regroupés dans la base militaire du RDOT sèment la panique sur la population locale qui n’a que leurs yeux pour pleurer.
Comme disait un proverbe français, « la nuit tous les chats sont gris ».Au quartier PK11, il serait mieux de ne pas s’aventurer au-delà de 20 heures locales pour ne pas se faire agresser par des bandits armés.
Ce constat de réalité, bien que critiqué par les habitants du secteur, n’a pas permis au gouvernement du docteur Sarandjid’y faire face.
Chaque jour qui passe, on ne cesse de compter le nombre impréssionnant des victimes des différents actes d’agressions ou de braquages armés opérés par les ex-combattants de la Sélékacantonnés provisoirement au camp RDOT à la sortie nord de Bangui.
Le vendredi 23 février dernier aux envierons de 20 heures locales, l’une de nos équipes, de passage dans le Bégoua, a pu assister impuissamment à l’agression aux couteaux d’un monsieur devant sa voiture stationnée à seulement quelques mètres d’une buvette qui juxtapose le camp RDOTdans le quartier PK11. Grâce à l’intervention des gardes rapprochées du ministre de la Sécurité publique qui réside dans le secteur, la victime a pu être sauvée.
Cependant, sur la rue golf qui mène à la résidence du Chef d’État-major des armées, on dénombre quotidiennement au moins 2 cas d’agression sur les passants. De plus, les habitants du PK11 et PK12 se plaignent des actes de braquages incessants perpetrés contre la résidence des particuliers dans leur quartier respectif.
Pour beaucoup, la présence de ces ex-rebellesdans leur secteur ne fait qu’amplifier les choses. On ne peut, en aucun cas, prendre le risque de se promener avec des téléphones ou des objets de valeur au dela de 19 heures locales, explique une habitante du PK11 contactée par CNC.
Quelque temps après le déploiement des forces françaises Sangaris dans la capitale centrafricaine Bangui, certains éléments de l’ex-coalition Séléka avaient accepté d’être cantonnés dans deux bases militaires désaffectées à Bangui. Ainsi, le Camp Béal et celui du régiment opérationnel pour la défense du territoire (RDOT) ont été choisis par ce cantonnement en attendant la misent en œuvre du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) pour les groupes armés.
En réalité, la base RDOT est un vaste espace ouvert rempli des tentes situé dans un quartier résidentiel de Bégoua. En 2014 et 2015, les ex-sélékas regroupés à Bangui ont manifesté leur colère contre le gouvernement d’alors pour réclamer de la nourriture pour pouvoir survivre.
Centrafrique : assassinat d’un conducteur de taxi-moto au Km5, ces derniers manifestent pour le désarmement immédiat des autodéfenses.
Centrafrique.com/1912111-2/greve-taximoto-km5-yapende-corbeau-news-img_25fvr2018063915/” rel=”attachment wp-att-19120 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Grève des mototaxis le dimanche 25 février 2018. Copyright2018CNC.
Bangui, le 25 février 2018.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Depuis ce matin au quartier Km5, les conducteurs des taxis-motos ont littéralement manifesté leur colère en barricadant les voies publiques pour demander au gouvernement le désarmement immédiat et forcé de tous les miliciens d’autodéfense dans leur quartier.
Comme si le vent du malheursouffle ce dernier temps sur le quartier Pk5dans le 3e arrondissement de Bangui. Après les affrontements de ce jeudi entre deux factions rivales de la milice d’autodéfense dudit quartier qui ont occasionné environ six morts innocentes, un conducteur de taxi-moto vient à son tour d’être abattu ce dimanche 25 février par les miliciens d’autodéfense dirigés par « Force ».
D’après nos informations, la victime serait l’un des conducteurs des taxis-motos appartenant à « You le géant », le chef d’une des factions d’autodéfense rivales du Km5 en conflit avec « Force ». En plus, la moto dans laquelle la victime devrait travailler avec est encore neuve. Elle vient d’être montée chez un mécanicien seulement hier et les éléments de « Force » voudraient la récupérer, ce que la victime n’aurait pas accepté et il a été abattu.
En conséquence, le syndicat des taxis-motos de Pk5 appelle à une grève immédiate pour demander le désarmement forcé de tous les autodéfenses dans le troisième arrondissement de Bangui.
Répondant à l’appel de leur syndicat, les taxi-motards ont cessé de travailler pour se regrouper devant le commissariat du 3ème arrondissement de Bangui sur l’avenueB. Boganda . En barricadant le rond-point du marché Km5 depuis ce matin, les manifestants voudraient probablement paralyser au passage les activités commerciales dans ce quartier à majorité musulmane.
Pour l’heure, le ministre de l’Intérieur qui se trouve sur place au commissariat du 3ème arrondissement en ce moment tente de calmer les manifestants qui ne souhaitent que la fin du règne de toutes les milices d’autodéfense dans le troisième arrondissement.
En attendant la suite de l’enquête sur cette affaire, suivez-nous de près pour en savoir davantage.
Copyright2018CNC.
Grève des mototaxis au quartier Km5 le dimanche 25 février 2018. Copyright2018CNC.
Depuis deux jours à Bangassou, des rumeurs d’une attaque imminente des éléments armés de l’UPC font trembler la ville tout entière. Le Préfet de Mbomou le commandant Auguste Syllo, mis au parfum de cette rumeur, prend la fuite. Les Anti-Balaka, de leur côté, se préparent activement au pire.
Le Préfet de Mbomou, le chef des bataillons des Faca Auguste Syllon’a-t-il pas le droit de se protéger en cas d’agression ?
La population de Mbomou, en particulier celle de Bangassou, n’a pas du tout apprécié la manière dont leur Préfet a pris la fuite cette semaine pour se réfugier dans le camp de la Minusca, laissant seul la population à la merci d’une possible attaque des groupes armés.
Selon nos informations, à l’origine, une information discrète circule à haut niveau indiquant une présence inquiétante d’un groupe armé à quelque 25 kilomètres de Bangassou sur l’axe de Bakouma. Selon cette information, ce groupe se prépare à mener une grande offensive sur la ville de Bangassou dans les jours à venir.
Le Préfet de Mbomou Auguste Syllo, informé de la situation, prend la fuite immédiatement pour se réfugier dans la base militaire de la Minuscasans prévenir sa population en amont.
Informés de la fuite du Préfet, les Anti-Balakase sont mis en colère contre ce dernier qu’ils exigent son retour à la maison immédiatement.
Cependant, des tirs à l’arme lourde et légère sont entendus dans la ville, probablement provoqués par les miliciens Anti-Balaka qui veulent marquer leur présence.
Entre temps, le Préfet Syllo, sommé par les Anti-Balaka, quitte la base de la Minusca le jeudi dernier devant une foule de la population qui tente en vain malgré tout de bloquer son retour dans la ville pour haute trahison.
Actuellement protégé par deux chars blindés à son domicile, le Préfet Auguste Syllo tente en vain de rassurer la population qui demande désormais sa démission.
Contacté par CNC, un proche collaborateur du Préfet nous a indiqué que recemment, plusieurs éléments des forces de la sécurité intérieure (FSI) déployés à Bangassou ont quitté la ville après la nommination de l’un de leur chefs au poste du directeur de sécurité du ministre de l’intérieur , ce qui a fragilisé la sécurité du Préfet Syllo qui compte énormement sur les FSI pour assurer sa sécurité dans la région.
Par ailleurs, la Minusca vient de lancer depuis le début de la semaine dans le coin sa politique de la réduction des violences communautaires (RVC) qui vise principalement les milices armées à ramener leurs armes contre une formation professionnelle souhaitée.
Pour l’heure, la tension reste vive dans la ville. Le gouvernement de son côté n’a pas réagi sur la tentative de disparition volontaire du Préfet Auguste Syllo.
Il y’a lieu de rappeler que lors de la fuite du Préfet, le sous-préfet de Bangassou, celui de Rafai-Ouango, son chauffeur caporal-chef des Faca ainsi que son garde du corps le sergent-chef ont également pris la fuite pour suivre leur chef Auguste Syllo dans la base de la Minusca. Une fuite collective devant une rumeur. Une catastrophe morale vis-à-vis de la population.
Une rencontre bipartite Cameroun-Centrafrique est attendue à Bangui du lundi 26 au mardi 27 février prochains. Il s’agit d’une rencontre initiée par le Conseil centrafricain des transporteurs (CCAT) que dirige M. Bertrand Ngougnon, en vue de trouver une solution aux nombreux problèmes qui enterrent progressivement les transporteurs centrafricains au profit des transporteurs camerounais. En prélude à cette rencontre internationale, le Directeur général du CCAT et le Directeur général du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), M. Floris Endjito ont animé un point de presse, vendredi 23 février dernier à l’Hôtel du Centre à Bangui.
Mettre fin aux souffrances inacceptables des transporteurs centrafricains, et ce, au profit de l’économie centrafricaine, tel est l’enjeu central des assises internationales des transporteurs, du 26 au 27 février prochain à Bangui. « Face à un certain nombre de problèmes que nous rencontrons au niveau du Port autonome de Douala, il y avait des mesures qui ont été prises pour juguler ces problèmes. Seulement, jusqu’aujourd’hui, la mise en application de ces mesures pose problème. Cette problématique sera au cœur de la rencontre qui va se tenir ici à Bangui », c’est en ces termes que Bertrand Ngougnon, DG du CCAT a précisé l’enjeu de ladite rencontre.
Le DG de CCAT s’est fait complété par son collègue DG du BARC, M. Floris Endjito qui a ajouté que « l’enjeu de cette rencontre dépasse largement le BARC et le Conseil centrafricain des chargeurs. Il sera question de l’économie centrafricaine en général, de son dynamisme, voire de sa renaissance. Il suffit de regarder dans les statistiques, dans le circuit maritime ou par voie aérienne, c’est pratiquement 80% du transport qui se fait par la route, et en particulier, sur le corridor Bangui-Douala ».
Faut-il souligner que les transporteurs centrafricains traversent d’énormes difficultés partant de leurs activités sur le corridor Bangui-Douala. « Nous avons de sérieux problèmes d’abord au port de Douala », précise M. Bertrand Ngougnon qui a expliqué que « normalement, depuis le Port de Douala jusqu’à Bangui, il ne devrait y avoir que deux check-points ; alors que dans les faits, nous en enregistrons plus de cinquante (50). Du coup, ces postes de contrôle supplémentaires engendrent des coûts et cet état des choses répercute sur les coûts de vente au niveau de la RCA, surtout lorsqu’il s’agit des produits à l’exportation. Tout cela va réduire la marge de l’exportateur et jouer sur le pouvoir d’achat du consommateur ».
Au Port autonome de Douala, il suffit de dépasser 11 jours de retard pour payer 800 F. Cfa, voire 2500 F.Cfa aujourd’hui. « C’est excessif ! » s’est indigné le DG du CCAT. En plus, faut-il noter que pour les marchandises à destination de la RCA, 65% des frets sont à porter par le transporteur centrafricain et 35% pour la partie camerounaise. Or, il y a aujourd’hui vraisemblablement une inversion, car le Cameroun achemine pratiquement 90% de marchandises.
C’est fort de ces enjeux cruciaux que sous l’impulsion du Ministre centrafricain des Transports e de l’aviation civile, M. Théodore Jousso, le CCAT a tenu inviter les partenaires du Cameroun à Bangui, pour qu’ensemble, ces opérateurs puissent discuter du problème et chercher d’en trouver une solution durable.
Rappelons que la mission du CCAT consiste à faciliter le transport des marchandises entre la RCA et les pays frontaliers ; réguler le taux de frais aérien, maritime et fluvial ; créer des entrepôts sous douane et l’aménagement des espaces portuaires.
Sur la liste de présence de ces assises, les entités camerounaises conviées sont entre autres, le Président et le Secrétaire général du Port-synthèse, les Responsables du Port autonome de Douala ; du Port autonome de Kribi ; de la Direction générale des douanes centrafricaines, du Conseil national des chargeurs du Cameroun ; de la Communauté urbaine de Douala ; du Guichet unique des opérations du commerce extérieur ; du Carmail, Société d’exploitation de part à bois du Cameroun ; de Douala international terminal ; du Bureau de gestion du fret terrestre ; du Groupement professionnel des acconiers ; du Syndicats des commissaires agréés en douanes et des transitaires du Cameroun ; de l’Union des consignataires et armateurs du Cameroun ; de l’Association africaine de développement portuaire et ; du Syndicat national des auxiliaires de transport et de transit.
“Comme vous le savez, nous concentrons actuellement notre effort sur le prestigieux bataillon amphibie en formation et en équipement », apprend-on de source diplomatique près de l’Ambassade de France à Bangui en ce qui concerne l’appui de l’ancienne métropole à l’élan irréversible actuel de l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (FACA).
Au moment où le cœur des Centrafricains bat que pour l’opérationnalisation rapide des FACA, et en cela boosté par la présence Russe dans le pays parallèlement à la formation des FACA par la mission européenne EUTM, la coopération militaire avec la France se donne du muscle. C’est ainsi qu’à l’occasion de la visite en Centrafrique du général de brigade de Kersabiec, Commandant des éléments français au Gabon, mardi 20 février 2018, une cérémonie de cession de matériel a eu lieu sur le site du bataillon amphibie. Il s’agit entre autres des matériels suivants : deux (2) containers, 151 casques et 353 gilets pare-éclats. La remise a eu lieu en présence du Chef d’état-major des armées, du chargé d’affaire et de l’attaché de défense de l’ambassade de France.
Cette cérémonie, faut-il le souligner, a été l’occasion de faire le point avec le Chef de corps de l’effort entrepris depuis un an par la coopération militaire du poste de défense de Bangui au profit du bataillon amphibie, unité emblématique des Forces Armées Centrafricaines. A en croire notre source, cet effort va se poursuivre en 2018.
Des formations ont déjà été assurées tout au long de l’année 2017 pour recycler plus de 250 personnels du bataillon, soit l’équivalent de 2 compagnies. Elles concernant les missions tactiques élémentaires d’infanterie, l’instruction du tir aux armes légères, le secourisme au combat et les techniques de combat corps à corps. Ce cycle vertueux de formation a déjà recommencé en 2018 et devrait permettre d’ici la fin de l’année de toucher la totalité des effectifs du bataillon. Cette nouvelle cession de matériel complète un premier projet de réhabilitation des embarcations existantes et de fabrications d’un ponton, de 4 pirogues et d’une baleinière réalisé en 2017.
Une prochaine cession gratuite de plusieurs embarcations semi-rigides et moteurs hors-bord et tout un lot d’accastillage (pour un montant de 300 000 €) est prévue au début du 2e semestre 2018 et permettra de concrétiser l’objectif de rendre de nouveau opérationnel ce bataillon chargé, entre autres, d’assurer la surveillance du fleuve Oubangui en appui des forces de sécurité intérieures (gendarmerie, police et douanes) et de l’assistance aux populations ».
En somme, l’armée centrafricaine qui se met progressivement sur pied aura besoin de toutes les contributions des partenaires et pays. C’est pourquoi, le renforcement de la coopération militaire avec la France ne pourrait qu’être salué. D’aucuns aimeraient bien que cet appui puisse se faire au niveau du Conseil de sécurité où la France pouvait mettre son poids pour obtenir la levée de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine.
la crise centrafricaine a atteint son apogée, la communauté internationale et les partenaires au développement qui se sont précipités au chevet d’un État agonisant, sous perfusion ont conjugué leurs efforts en vue de l’organisation d’une élection couplée quand bien même bâclée mais acceptée par la classe politique centrafricaine. La trentaine de candidatures à la magistrature suprême démontre et justifie à suffisance l’intérêt des centrafricains à recouvrir la paix à n’importe quel prix. Nous supposons avec une certaine conviction que chacun des candidats avait un programme de société qui converge ou diverge sur certains points. Au lendemain du premier tour du scrutin, des alliances massives ont été nouées, parfois contre nature en faveur du candidat en ballotage favorable. D’emblée, cette union sacrée a suscité l’espoir et la liesse de tout un peuple…même les groupes armés non conventionnels ont joué le jeu en autorisant malgré eux la tenue des élections sur les territoires occupés. Nous imaginons avec sérénité que la somme de ces différents projets de société, déduction faite des convergences et divergences, aboutirait à des idées innovantes, émergentes capables d’apporter des éléments de réponse à cette crise qui émiette et ébranle notre chère nation. À l’orée de la deuxième année de gouvernance, le citoyen lambda fait une auto-évaluation amère de la situation socio-politique de la crise et constate géométriquement que cette dernière a dépassé le seuil de la tolérance avec un risque de soulèvement populaire, de désobéissance civile et enfin se projette en s’interrogeant : Que s’est-il passé entre temps pour qu’on puisse en arriver à ce stade ? Les multiples alliances sans échéance n’ont-ils pas produit les résultats escomptés ? Nos autorités n’ont-elles pas su tirer les leçons des évènements du passé ? Celui qui jadis s’auto-proclamait President des pauvres est-il devenu par la force des choses President des riches et imbibé dans des affaires multiformes ? L’hypocrisie, la malhonnêteté politique et la trahison se sont-elles invitées dans les clauses de la célèbre alliance ? Le président de la république n’a t-il pas respecté les termes de référence de l’alliance ? Les choix de personnes et les méthodes de travail du président de la république n’étaient-ils pas adaptés ? Pourquoi certains alliés de première heure et de calibre se sont mués ultérieurement en opposants ? Pensez-vous que l’immobilisme politique et sécuritaire actuel est-il exclusivement imputable au President de la République ? Au lieu de s’éterniser dans l’opposition radicale infructueuse et en dehors de tous calculs politiciens, quels sont les apports des soit-disants hommes politiques ou opposants à la reconstruction nationale ? La société civile avait jadis osé avec l’organisation réussie des journées « villes mortes » puis muselée par des menaces de représailles…pourquoi cette puissante et redoutable société civile a t-elle démissionné devant l’histoire ? Les élus de la nation qui sont appelés à protéger les intérêts de leurs électeurs ont-ils aidé le président de la république dans la recherche de solutions à la crise ? Généralement dans un pays qui peine à se relever de ses cendres, la paix et la cohésion sociale sont étroitement liées à la justice…mais pourquoi la justice nationale a t-elle démissionné au profit de la Cour pénale spéciale qui a un mécanisme trop lourd ? Il est avéré que la posture de critiquer négativement est excitante, mais quelle est la valeur ajoutée de tous ceux ou celles qui se réclament centrafricains pour contribuer à la reconstruction de l’édifice nationale ? En dehors de querelles intestines et reconventionnelles, quelle est l’appréciation du pouvoir sur la désignation d’un compatriote comme chef de mission d’observation électorale de l’Union Africaine à Djibouti ? S’agissant de notre parlement monocaméral, les élus de la nation ont érigé la maison du peuple en un gouvernement parallèle assorti des nominations claniques, fantaisistes avec un relent de moqueries sarcastiques au détriment des intérêts de leurs électeurs. Tout ce méli-mélo n’est-il pas de nature à fragiliser le pouvoir central au plan national et international ? Le peuple souverain sera témoin et arbitre en 2021. En outre, il est notoire que pour la grande majorité de parlementaires, le trébuchement, le tâtonnement et l’enlisement du pouvoir constituent leurs fonds de commerce au mépris des intérêts du peuple. Pour finir, nous sommes unanimes que le pouvoir est caractérisé par une médiocrité due à une lecture biaisée des réalités socio-politiques mais cela ne justifie, ni ne légitime une indifférence de ceux ou celles qui se réclament démocrates. Les priorités du peuple sont claires et limpides : la sécurité et la paix…chut, aux dernières nouvelles, un nouveau gouvernement piloté par l’opposition s’impose avec le slogan de la dernière chance : sauver le soldat Touadera. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 24 février 2018.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062
Centrafrique : Le Ministre Wanzet Linguissara déploie des forces de défense et de sécurité pour sécuriser le Km5
Centrafrique.com/19084-2/le-ministre-de-linterieur-wanzet-au-quartier-km5-cnc-img_23fvr2018152050/” rel=”attachment wp-att-19085 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le ministre de l’intérieur au quartier Km5 le vendredi 23 février 2018. Credit photo : Fred Krock. Copyright2018CNC.
Bangui, le 23 février 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
L’enclave musulmane du Km5 vit depuis la soirée de jeudi 22 février au rythme d’affrontements entre deux factions rivales des milices locales. Les échanges de tirs à l’arme lourde et légère se sont poursuivis jusqu’à ce vendredi matin et ont paralysé toutes les activités commerciales du Km5.
Le Ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara s’y est rendu ce vendredi en fin de matinée. Il a rencontré Youssouf, chef de l’une des factions pour appeler au calme. Et pendant que le membre du gouvernement est en pourparler avec Elmery le chef de l’autre faction, les détonations d’armes ont repris dans la zone commerciale. Déconcerté face à l’échec de la recherche d’une solution négociée, le Ministre a opté pour la fermeté.
« Tout d’abord, ce sont des forces non conventionnelles détenant illégalement des armes qui dictent leur volonté. Le gouvernement est obligé de prendre ses responsabilités. Nous allons maintenir sur place la présence des Forces armées centrafricaines (Faca) y compris des forces de sécurité intérieure, notamment la Police et la Gendarmerie, bien entendu sous la coupe de la Minusca, afin de mettre fin à cette situation », a déclaré le Ministre Henri Wanzet à l’issue de la réunion de crise tenue avec les autorités administratives et religieuses locales du 3ème arrondissement.
« Le bilan est bien lourd et cela ne doit pas continuer comme-ça ! », s’exclame le Ministre qui avance le chiffre de 4 morts et plusieurs blessés.
Il appelle par ailleurs, le Conseil islamique, le Comité des sages et le Maire du 3ème arrondissement de Bangui à se tenir debout pour soutenir les actions des forces de défense et de sécurité, en vue du rétablissement de l’ordre « dès aujourd’hui » dans le 3ème arrondissement.
Le Ministre implique également les commerçants du Km5, car à l’origine, les commerçants organisaient des quêtes pour soutenir les milices au motif que celles-ci devraient assurer la sécurité de leurs biens. Cette aubaine estimée à environ 6 millions de Francs Cfa par mois par le Collectif des opérateurs économiques aurait été la cause de la dissidence de Youssouf jadis élément dans le groupe de Elmery.
Finalement, les deux groupes rivaux se battent autour de la pomme de discorde qui se trouve être cette aubaine alléchante que constituent les quêtes organisées par les commerçants.
Centrafrique / Afrique du sud : la démission de ZUMA et la prophétie de BBY
Centrafrique.com/19077-2/jacob-zuma-img_23fvr2018101952/” rel=”attachment wp-att-19078 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ex-Président sud-africain Jacob Zuma
Bangui, le 23 février 2018.
Par : Bertin Béa, CNC.
Tel un fruit mûr, le désormais Ex-Président Sud-africain est tombé. Cerné de tous côtés, aussi bien par l’opposition que par sa propre formation politique, “African National Congress” (ANC), Jacob ZUMA n’a pu résister face à la puissante machine politico-médiatico-judiciaire déployée contre lui.
Cette sorte de “Tsunami politique” avait été annoncée depuis l’an dernier par l’un des grands journalistes de notre continent en la personne de M. Béchir Ben YAHMED, le “Boss” de l’hebdomadaire Jeune Afrique dans un éditorial daté du 18 novembre 2017 sous le titre : “Au bord de l’explosion“.
Dans cet article que je viens de re-lire, Béchir Ben YAHMED ou BBY, tel un visionnaire prophétisait l’évènement avec une certitude déconcertante.
En lisant l’article à cette époque, je dois avouer que malgré le respect et l’admiration que je voue à cet homme, j’étais tenté de croire qu’il était, lui aussi, atteint par ce fléau qui sévit sur notre continent : “l’Afro-pessimisme“.
“Je crois devoir attirer l’attention sur la situation de deux pays africains : l’un au nord du Sahara, l’autre au sud ; tous les deux sont des démocraties et des nations relativement évoluées. Mais, leurs économies vont très mal, et leurs gouvernements actuels sont, à mon avis, dans l’incapacité de les sortir de la nasse où ils se trouvent. Tous deux entreront bientôt dans une année préélectorale, puisqu’ils seront appelés, en 2019 à élire ou réélire l’homme ou la femme qui présidera à leurs destinées. Je crains pour eux, avant cette échéance, de graves turbulences sociales et peut-être politiques. Leur éventuelle déconfiture, si elle pouvait être évitée, aurait un retentissement continental et susciterait des réactions au-delà de l’Afrique. Il s’agit de la Tunisie, pays de 11 millions d’habitants, et de l’Afrique du Sud, qui en compte 56 millions d’habitants. Les chiffres que j’ai sous les yeux et que je vais vous soumettre sont affolants. Ils sont annonciateurs d’une crise grave pour l’un ou l’autre, voire pour les deux dès 2018” écrivait-il à l’époque.
Ce que je croyais, ainsi que d’autres, relever d’un charlatanisme intellectuel ou d’une hérésie, se révèle d’une éclatante véracité.
Je suis convaincu que très peu d’africains, comme moi et non africains, avaient pris au sérieux l’avertissement de BBY lorsqu’il écrivait encore “Nul n’en doute plus : Jacob Zuma est un Président corrompu qui sert davantage ses intérêts et ceux de son clan que ceux de son pays. C’est l’exact opposé de Nelson Mandela. Ce dernier a libéré le pays de l’apartheid et l’a mis sur la voie. Son successeur immédiat Thabo MBEKI, a géré l’héritage tandis que Jacob Zuma est en train de le détruire. Prévu du 16 au 20 décembre, le prochain congrès de l’ANC désignera le nouveau président du parti lequel succèdera à Zuma à la tête du pays. Si Jacob Zuma parvient à se donner un successeur de son choix qui le protège des poursuites judiciaires qu’il a largement méritées, l’Afrique du Sud perdra son âme, l’œuvre de Mandela sera détruite, et le pays explosera”
Fort heureusement, l’Afrique du Sud n’a pas explosé mais Zuma est tombé comme BBY l’avait annoncé.
Quant à la Tunisie, pays d’origine de BBY, nul ne sait jusqu’où conduira la crise sociale et politique dans laquelle est empêtré ce pays.
BBY est loin d’être un prophète de malheur, c’est plutôt un “éveilleur de conscience” dont le rôle fondamental est de donner l’alerte. C’est un homme expérimenté, doté d’une verticalité et d’une probité morale et intellectuelle qui continue d’honorer notre continent à travers ses réflexions et analyses à l’exemple d’éminents journalistes ou penseurs de l’Hexagone tels que Raymond ARON, Hubert Beuve-Mery, Jean DANIEL, etc.
Cette race d’hommes, en voie d’extinction, sans lesquels toute société court le risque d’être manipulée par des charlatans comme l’écrivait naguère l’un des Encyclopédistes, Denis DIDEROT.
Oui, c’est ici le lieu de reconnaitre la justesse et la pertinence de l’analyse faite par BBY au sujet de l’Afrique du Sud.
Oui, il faut lire sérieusement, analyser lucidement et méditer profondément les éditoriaux de BBY, l’un des derniers mohicans de notre continent.
Qu’il me soit permis de rappeler cette sentence formulée par BBY, à la manière du Cardinal De RICHELIEU, véritable enseignement à l’endroit des Princes qui nous gouvernent : “… Le mal le plus grand dont sont atteints beaucoup trop de pouvoirs africains, qu’ils infligent à leurs peuples, qui est facteur de fragilité et source de violence, est le « sectarisme » : mal ou bien élu, le Président ne parvient pas à se hisser au niveau de la fonction. Au lieu de se mettre au service de la Nation tout entière, d’être le Président de tous ses concitoyens, il ne se préoccupe que des siens : sa famille, son ethnie, sa région et lorsqu’il en a un, son parti” (source : Jeune Afrique Intelligent n°2236 du 16 au 22 novembre 2003)
voilà 39 ans que le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a vu le jour.
39 ans de lutte politique…
Parti d’avant-garde, le MLPC a combattu pour l’abolition de l’Empire et l’Avènement de la Démocratie en République Centrafricaine.
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) résolument engagé contre l’Oppression des Hommes et la domination des Peuples a toujours œuvré aux côté des Forces Vives de la Nation poursuivant les mêmes objectifs.
A l’occasion de ce 39ème Anniversaires de la création du MLPC, le Bureau Politique exhorte les responsables Fédéraux et Sous Fédéraux de Bangui et des provinces à poursuivre la restructuration et la redynamisation des organes de base du Parti conformément à la résolution du conclave tenu les 16 et 17 Décembre 2016 à Bangui.
A cet effet, le Bureau Politique informe les Fédérations et les Sous Fédérations, que des missions sillonneront le pays pour s’enquérir de l’efficacité du présent mot d’ordre du Parti.
A toutes les militantes et tous les militants, le Président du Parti, adresse ses souhaits de Bon Anniversaire.
Centrafrique : près de 10 morts au quartier Km5 ce vendredi après un échange des tirs entre les miliciens d’autodéfense.
Centrafrique.com/18907-2/un-homme-monte-la-garde-au-km5-le-17-novembre-2017-corbeaunews-img_28janv2018233749/” rel=”attachment wp-att-18908 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un homme monte la garde au quartier Km5 le 17 novembre 2017. Photo BBC.
Bangui, le 23 février 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Depuis quelques années, vivre au quartier Km5, c’est vivre presque à l’enfer. Ce matin vers 8 heures du matin à Bangui, les différentes factions de la milice d’autodéfense de ce quartier se sont affrontés violemment. Plusieurs personnes innocentes ont trouvé la mort.
En effet, selon nos informations, c’est à la suite d’un affrontement entre deux factions rivales de la milice d’autodéfense du Km5 que les choses se sont envenimées dans ce quartier.
Alors que hier après-midi, la tension était perceptible entre les deux factions de la milice d’autodéfense contrôlées par « Force » et l’autre par « Younn », ce matin vers 8 heures locales, les deux groupes se sont accrochés pour le contrôle de ce quartier commercial de Bangui à majorité musulmane. Les éléments de « Force »ont réussi a assassiné deux miliciens de la faction contrôlée par Younn, ce que ce dernier n’a pas apprécié et il compte le faire savoir à son rival « Force ».
Entre temps, six autres personnes ont trouvé la mort dans cet affrontement ce matin (l’une dans la mosquée Babolo en train de prier, deux autres par balles perdues chez elles, tandis que les restes se sont pris entre les deux feux ).
Le ministre de l’Intérieur, qui s’est déplacé ce matin en personne au Km5, a pu s’échapper de justesse aux attaques des éléments de Younn contre le quartier général de Force.
Choqué de cette perturbation à répétition dans ce quartier, le ministre de l’Intérieur décide , après une réunion avec les forces de l’ordre au commissariat du 3e arrondissement, d’ouvrir un poste de police de l’OCRB dans le quartier Km5 ainsi que le renforcement d’une équipe des forces spéciales de la police et de la gendarmerie dans le coin. Des soldats Faca seront aussi déployés en nombre pour appuyer leurs compagnons d’armes du Km5.
L’objectif pour le ministre, selon nos informations, c’est d’empêcher la circulation massive des armes dans les rues du 3e arrondissement de Bangui.
Rappelons que les miliciens d’autodéfense, pour des raisons d’enrochement personnel, imposent des taxes aux commerçants locaux. Une manne financière qu’ils se battent quotidiennement pour son contrôle.
Arrêtés fin décembre 2017 en République démocratique du Congo, deux chefs de la milice Anti-Balaka opérant dans le Mbomou viennent d’être extradés sur Bangui ce jeudi 22 février 2018.
Selon les informations du CNC, les deux ex-chefs Anti-Balaka, à savoir Romaric et Afandé, sont transférés aujourd’hui à Bangui et incarcérés dans les locaux de la Section de recherche et d’investigation (SRI)de la gendarmerie nationale.
Ces deux ex-chefs Anti-Balaka, qui ont fui le combat opposant leur faction avec celle dirigée par Pino-Pino à Bangassou en décembre dernier, ont été arrêtés par les forces congolaises dans la commune de Buta, province de Bas-Uéléau nord de la République démocratique du Congo vers la fin d’année 2017.
À la demande d’extradition formulée par le gouvernement centrafricain, Romaric et Afandé sont extradés ce jeudi sur Bangui par les autorités de la République démocratique du Congo.
En attendant leur transfert dans la prison du camp de Roux, les deux hommes sont actuellement auditionnés par les enquêteur à la SRI.
Il y’a lieu de rappeler que presque tous les chefs Anti-Balaka de Bangassou qui auraient participé aux attaques répétées contre la Minusca à Mbomou sont déjà sous les verrous à Bangui. Pour l’heure, le seigneur de guerre Pino-Pino, qui se trouve à Bemaà quelques kilomètres de Bangassou, échappe encore à la justice centrafricaine.
En attendant, ceux qui sont arrêtés et détenus à Banguipourraient répondre de leurs actes, surtout pour la mort de plusieurs soldats marocains dans laquelle, leurs noms sont cités.
Le jeudi 22 février 2018 à Bangui, une grève géante des conducteurs de taxis a été évitée de justesse grâce à l’action de certains compatriotes qui ont su calmer le jeu. Les taximans, en colère contre les différentes tracasseries quotidiennes sur les routes, ont failli paralyser totalement la capitale centrafricaine.
Selon les informations recueillies ce matin auprès du syndicat national des chauffeurs des taxis et des bus, tout a commencé ce jeudi 22 février par un simple contrôle de routine d’une unité de police appelée FICU sur l’avenue B. Boganda proche de la pâtisserie Phénicia au centre-ville à Bangui. Selon les témoins qui ont pu assister à la scène, pour des raisons de stationnement, les auxiliaires de la police de la FICU en patrouille ont mis la main sur cinq taxis qu’ils jugent mal garés aux abord de la route. En conséquence, ils ont confisqué tous les papiers des 5 véhicules incriminés, ce qui n’a pas été du goût des conducteurs de ces engins roulants.
Cependant, les taximans, qui ont du mal à digérer toutes ces tracasseries, se sont communiqués très rapidement avec les autres afin de contester les faits qui leur sont reprochés. En quelques minutes, une dizaine des taxis se sont regroupés devant la pâtisserie Phénicia et ont bloqué momentanément toute la circulation sur l’avenue Barthélemy Boganda. Grâce à l’intervention rapide de certaines personnalités du pays, les choses se sont rentrées dans l’ordre.
Toute fois, notre équipe, pour des raisons journalistiques, s’est rendue au bureau de l’unité de police situé dans l’enceinte de la Direction générale de la police afin de recueillir leur version des faits, mais aucun agent n’est disponible pour nous recevoir.
Entre temps, à la direction générale de la police, on ne comprend rien du comportement du commandant en chef Antonio Temboalias Tembo sécuritéqui dirige cette unité. Beaucoup pensent que la circulation routière n’est pas dans le rôle de l’unité de la FICU. Par contre elle est créée pour appuyer les commissariats dans leurs interventions, concluent certains commissaires contactés par CNC.
Or avec Tembo, ce rôle est oublié pour laisser la place à la recherche des gains faciles. Pour certains agents de la police qui ont déjà travaillé auparavant avec le commandant Tembo Antonio, ce dernier considère les policiers auxiliaires, qui sont majoritaires dans son unité, comme ses propres agents privés. Chaque jour, il fait descendre sur les voies publiques ses agents auxiliaires pour aller racketter les conducteurs, ce qui est contraire à la déontologie policière.
Le ministre de la Sécurité publique, qui est le chef de la police, devrait veiller à ce genre de comportement qui menace la paix et la sécurité de la population. Un policier, c’est pour protéger et non racketter.
Ouganda : 26 morts de diarrhée dans un camp des réfugiés congolais.
Centrafrique.com/19060-2/congolese-family-who-migrated-from-democratic-republic-of-congo-by-fleeing-on-a-boat-across-lake-albert-arrive-in-ntoroko/” rel=”attachment wp-att-19061 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Congolese family, who migrated from Democratic Republic of Congo by fleeing on a boat across Lake Albert, arrive in Ntoroko, Uganda February 17, 2018. REUTERS/James Akena
Bangui, le 23 février 2018.
CNC.
Des violences intercommunautaires dans la province de l’Ituri, en RDC, ont provoqué le déplacement d’environ 200 000 personnes depuis la mi-décembre.
En Ouganda, vingt-six réfugiés venus de la République
démocratique du Congo (RDC), après avoir fui les violences dans l’est de leur pays, sont mortes de diarrhée aiguë, entre le 15 et le 18 février, a annoncé le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).
« Nous n’avons pas reçu la confirmation de cas de choléra par le ministère de la santé [ougandais]. Cependant dans les environs [du camp] de Kyangwali [Ouest], nos partenaires de santé ont identifié et traité 424 cas de diarrhée aiguë », a fait savoir Duniya Aslam Khan, une porte-parole du HCR en Ouganda. Tous les cas rapportés et toutes les victimes sont des réfugiés congolais nouvellement arrivés. »
Petites embarcations
Depuis le 1er janvier, 27 300 Congolais ont traversé le lac Albert pour se réfugier en Ouganda, selon le HCR. Ces nouveaux arrivants fuient la reprise en décembre des violences intercommunautaires dans la province de l’Ituri, en RDC.
Les exilés font le voyage à bord de petites embarcations ou barques de pêcheur et arrivent après dix heures de traversée à Sebagoro, un village situé à 270 kilomètres au nord-ouest de Kampala, la capitale ougandaise.
Les violences en Ituri ont provoqué le déplacement d’environ 200 000 personnes depuis la mi-décembre, selon des sources humanitaires.
Il s’agit de l’un des nombreux conflits qui déchirent l’est de la RDC. Depuis le début de l’année, 15 400 personnes du Nord-Kivu ont également fui vers l’Ouganda, par voie terrestre, pour arriver à Kisoro.
Alerte info Centrafrique : grave accident de la route ce jeudi à Boali, des dizaines des morts.
Pancarte de Bienvenue à Boali. CopyrightCNC.
Bangui, le 22 février 2018.
Par : Gisèle Moloma, CNC.
Ce jeudi 22 février, un accident grave s’est produit à Boali, à quelque 95 kilomètres de Bangui, faisant état de plusieurs morts et des blessés.
C’est sur la descente de Kassangovers Boalique l’accident a eu lieu. D’après une source proche de la gendarmerie, un camion de transport des marchandises rempli des sacs du ciment en provenance de Garouaboulaye, à la frontière avec le Cameroun, qui s’est renversé sur la descente de Kassango proche de Boali.
D’après certains témoins de l’accident, c’est vers 15 heures de ce jeudi que le véhicule s’est renversé avec des passagers à bord, étalés sur la carrosserie avec des matériaux de construction . Au moment de l’accident, on trouve des corps sans vie sous les sacs de ciment.
Les gendarmes de la brigade de Boali sont sur place pour évacuer les blessés qui sont très nombreux. On compte déjà sur place 10 morts, alors que d’autres corps sont encore coincés dans des trous du sol.
Cet accident, qui est le énième du genre, pourrait faire pousser le gouvernement à réfléchir sur une mesure qui pourrait faire interdire le transport des passagers sur des camions qui sont normalement conçus pour le transport des marchandises.
En attendant la suite de l’enquête de la gendarmerie, des dizaines des blessés sont actuellement transportés d’urgence à Banguidans les hôpitaux pour des soins appropriés.
Centrafrique : quand le ministère du Commerce lâche le trésor public.
Centrafrique.com/19035-2/come-hassan-ministre-centrafricain-du-commerce/” rel=”attachment wp-att-19036 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le ministre centrafricain du commerce Come Hassan
Bangui, le 22 février 2018.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Si le rôle du trésor public est essentiellement basé sur le recouvrement des recettes au profit du budget de l’État et des collectivités territoriales, en République centrafricaine, certains départements ministériels contestent vigoureusement ce rôle, du moins en pratique, qui ne leur profite pas. Pourquoi y’a-t-il un tel dysfonctionnement ?
Depuis la mise en place d’une panoplie des mesures imposées par le fonds monétaire international(FMI) pour accroître les recettes de l’État il y’a quelques années, plusieurs départements ministériels ne cessent de se plaindre du trésor public qui ne semble pas être prêt pour soutenir les différents projets qui’ils présentent.
Avec la bancarisation des recettes de l’État, les choses deviennent plus compliquées pour certains départements, malgré le côté positif de ce dispositif pour le budget prévisionnel du gouvernement.
Récemment à Bangui, certains ministères, comme celui du commerce, tentent par tous les moyens de se soustraire de cette Institution de l’État afin de gérer à seul ses propres recettes et faire face rapidement à certaines dépenses de fonctionnement nécessaires selon leur propre terme utilisé.
S’agit-il vraiment d’une autorisation express du Premier ministre Sarandji ?
Difficile de le savoir pour le moment, mais au ministère du Commercepar exemple, on se défend vigoureusement d’avoir lâché le trésor publicqui ne pense qu’à ses propres intérêts.
Dorénavant dans ce ministère, certains paiements se font en espèce ou par chèque libellé au nom de certains particuliers. Pas question de verser quelques choses sur le compte du trésor publiccomme avant.
D’ailleurs, dpuis quelques mois pour s’acquitter des frais d’une demande d’importation commerciale (DIC), il faut payer en espèce et non par chèque libellé au nom du trésor public. C’est une pratique réglementée par une note de service dans ce ministère.
Malheureusement, on y voit de plus en plus cette méthode mafieuse pratiquée dans d’autres ministères à Bangui.
Au trésor public, on a tenté en vain de recueillir leur version des choses sur cette affaire.
En attendant que la lumière soit faite sur ce dossier, la méfiance continue de planer entre le trésor public et certains départements ministériels dans le pays.
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a averti mardi 20 février qu’une catastrophe humanitaire d’une ampleur exceptionnelle se développe actuellement dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que la province de Tanganyika s’enfonce dans la violence, générant des déplacements forcés et des atteintes aux droits humains.
Lors d’un point de presse ce mardi à Genève, le porte-parole du HCR, Andrej Mahecic a souligné que plusieurs régions de la province ont été le théâtre d’atrocités et de déplacements massifs en raison de conflits intercommunautaires entre les Twa, les Luba et d’autres groupes ethniques. De plus, de violents affrontements entre les forces armées congolaises et les milices se poursuivent depuis la fin janvier, tandis que de nouveaux groupes armés menacent de semer la terreur dans la province.
Des personnes qui ont fui pour sauver leur vie près de la capitale provinciale, Kalemie, font des récits d’effroyables violences lors d’attaques menées contre leurs villages, y compris des meurtres, des enlèvements et des viols. Les partenaires du HCR ont enregistré les signalements d’environ 800 incidents au cours des deux premières semaines de février à Tanganyika, et la tendance est à la hausse.
En 2017, les partenaires du HCR ont enregistré plus de 12 000 signalements de violations des droits humains à Tanganyika et dans la région voisine de Pweto, dans la province du Haut Katanga, où le conflit s’est propagé. Cependant, le HCR craint que le nombre de personnes touchées ne soit beaucoup plus élevé, car de nombreuses zones sont trop dangereuses pour y accéder.
La majorité des incidents sont liés à des violations des droits de propriété, notamment des extorsions de fonds, des pillages et des destructions. Toutefois, environ 4.700 de ces signalements concernent des violences physiques, des tortures, des meurtres, des assassinats, des arrestations arbitraires, le travail forcé, des mariages forcés et des viols.
523 signalements de violence sexuelle à Tanganyika et à Pweto
La violence sexuelle est d’ailleurs une source de vive préoccupation pour l’Agence onusienne. Malgré les difficultés d’accès et la stigmatisation des personnes affectées, les partenaires du HCR ont réussi à enregistrer 523 signalements de violence sexuelle et sexiste à Tanganyika et à Pweto. Ils ont orienté les survivants vers des services médicaux, une aide judiciaire et un soutien psychosocial. Environ la moitié d’entre eux étaient des enfants.
Dans l’ensemble, ce sont des populations déplacées déjà vulnérables qui sont le plus souvent victimes de ces atrocités – commises non seulement dans le contexte du conflit ethnique, mais aussi par les soldats déployés pour combattre les milices rebelles. En attendant, la violence qui s’est répandue à travers la province de Tanganyika – dont la superficie est de trois fois la superficie de la Suisse avec une population d’environ trois millions d’habitants – a généré plus de 630.000 déplacés internes, soit presque deux fois plus que les 370.000 personnes contraintes de quitter leur foyer en 2016.
Dans ces conditions, le HCR appelle les autorités congolaises à assurer la protection de la population civile, à donner effectivement suite à tout signalement de crimes commis par les forces armées et à mettre un terme à la perception d’impunité liée aux violations des droits humains.
Or le HCR rappelle qu’elle a reçu l’année dernière moins d’un dollar par personne en contributions de donateurs pour ses programmes d’aide aux personnes déplacées à l’intérieur de la RDC. De ce fait, de nombreux déplacés internes dans la province de Tanganyika n’ont reçu pratiquement aucune aide humanitaire. Donc pour 2018, le HCR lance à nouveau un appel aux donateurs pour un montant de 368,7 millions de dollars pour l’aide aux déplacés et aux réfugiés congolais. Au total, 80 millions de dollars sont nécessaires pour venir en aide aux populations déplacées internes en RDC.
Le secrétaire général du parti présidentiel en République démocratique du Congo, Henri Mova Sakany, a été nommé vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur par le président Joseph Kabila, a annoncé mardi soir la télévision d’Etat.Le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratique (PPRD) remplace l’actuel ministre, Emmanuel Shadary Ramazani, en poste depuis mai 2017. “Ce n’est pas une surprise pour ceux qui sont au fait de la gestion des affaires de l’Etat”, a déclaré à l’AFP une source de la présidence, se refusant à d’autres précisions. “Ce n’est pas un désaveu de M.
Ramazani”, avance une autre source, qui fait un lien avec une récente réforme des statuts du PPRD.
Cette réforme a été présentée en janvier. Elle prévoit la disparition du poste de secrétaire général pour laisser place à un président du parti, selon les statuts révisés publiés le 26 janvier par le quotidien AfricaNews. Le poste de président du PPRD devrait revenir au président Kabila, selon plusieurs observateurs. Agé de 55 ans, M. Mova a été plusieurs fois ministre et diplomate, ancien ambassadeur de RDC en Russie et en Belgique. M. Ramazani Shadary fait partie de la quinzaine de personnalités congolaises visées par des sanctions de l’Union européenne pour entrave au processus électoral.
Le second mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections sont prévues le 23 décembre 2018, après le report de celles prévues au plus tard en décembre 2017. Organisée à l’appel d’un collectif catholique, une troisième marche pacifique est prévue dimanche pour demander au président Kabila de déclarer publiquement qu’il va bien quitter le pouvoir et demander le respect d’un accord politique conclu fin 2016.
Centrafrique : exhumation du corps du commandant de la Rj assassiné par le MNLRC vers Paoua.
Centrafrique.com/19007-2/exhumation-corps-km5/” rel=”attachment wp-att-19032 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration d’une exhumation au quartier Km5 en janvier 2015.
Paoua, le 21 février 2018.
Par : Fortuné Bobérang, CNC.
À la demande de la famille du défunt, le corps du chef rebelle, commandant du mouvement Révolution Justice dirigée par l’ex-gendarme Armel Sayo, assassiné au mois de décembre 2017 par les rebelles du MNLRC proche de la Sous-Préfecture de Paoua, vient d’être exhumé par la Minusca.
Selon la famille du défunt Delfin Belonga,commandant du mouvement rebelle Révolution et Justice assassinée à Bétokoà 45 kilomètres de Paoua en décembre 2017 par les combattants rebelles du Mouvement national pour la libération de la République centrafricaine, le corps de la victime vient d’être exhumé par une équipe de la Minusca au village Bebanguet à quelques dizaines de kilomètres de Paoua.
D’après la famille, le corps déterré présente des traces de torture grave, ce qui soulève d’énormes inquiétudes quant à la méthode utilisée par les MNLRC pour assassiner leurs victimes. D’après certains témoins contactés par CNC, le corps de la victime a été attaché par des cordes jusqu’au coude avant d’être jeté dans un puits d’eau.
Finalement, dans ce trou que le corps du chef rebelle a été déterrer ce lundi par la Minusca en présence de la famille.
Les auteurs de cette tuerie, quant à eux, sont chassés de leur quartier général de Bétoko et se massent actuellement à quelques kilomètres de la frontière avec le Tchad.
Rappelons que c’est après l’assassinat de commandant de la RJ Delfin Belanga que les deux groupes rebelles, alliés quelques heures plutôt, se sont mis à s’entretuer avec comme victimes collatérales les femmes et les enfants. Plus de 300 personnes ont été tuées et près de 200 000 déplacés internes et externes dont quelques 70 000 à Paoua.
Suite à l’ultimatum lancé par le Préfet de Mbomou aux anti-balaka de Bangassou après le braquage de la moto de Sous-préfet de Rafaï la semaine dernière, le jeu semble être joué favorablement du côté du Préfet qui vient d’avoir une réponse satisfaisante à seulement 48 heures de son cri du cœur.
Comme si la ville de Bangassou, capitale de la province de Mbomou, semble être livrée à elle-même et n’intéresse moins les autorités du pays malgré les promesses, faites par le Président de la République Faustin Archange Touadera pour ramener la paix dans cette ville avant la fin d’année 2017.
Avec la nomination d’un Préfet militaire dans cette région, le gouvernement pensait trouver une solution miracle pour ramener la paix dans le secteur. Or, d’après les faits et gestes du nouveau Préfet et ceux des miliciens Anti-balaka, les choses semblent être hors du contrôle, ni la Minusca ni des autorités du pays pourraient faire quelques choses. Les miliciens Anti-balaka, maîtres de la région, continuent de régner comme des Narcotrafiquants mexicains.
La preuve en est que la semaine dernière en plein jour, la moto du sous-préfet de Rafaï a été prise de force par les éléments du chef milicien Anti-balaka dénommé Pino-Pino après avoir fait la même chose à la Minusca quelques jours plutôt. Grâce à l’ultimatum du Préfet Auguste Syllo, natif de la région, qui menace de démissionner de son poste de Préfet si les Anti-balaka ne ramènent pas la moto braquée avant quelques jours, que celle-ci a finalement été ramenée à son propriétaire !
Le Préfet Syllo, dépassé par les événements de la région de Mbomou, vient à nouveau de subir une autre pression de la part de l’ambassadeur de la République démocratique du Congo.
D’après nos informations, deux sujets congolais ont été capturés et ligotés par les miliciens Anti-balaka dans la commune de Bema à quelques kilomètres de Bangassou. Les deux Congolais qui sont des commerçants étaient venus à Bema pour vendre leurs produits, mais ils n’ont pas respecté les consignes et ordres du Chef Pino-Pino concernant la formalité douanière mise en place par ce dernier. Afin d’obtenir leur libération, l’Ambassadeur congolais démocrate mise sur le Préfet de Mbomoupour mettre la pression sur les ravisseurs. Ce qui pourrait être une pression de trop pour le Préfet qui ne peut plus avec les actes de ces Anti-Balaka.
Par ailleurs, le marché de Bema, qui fait une recette douanière hebdomadaire au chef anti-balakaPino-Pino de 2 à 3 millions de francs CFA , constitue une manne non négligeable pour la milice Anti-balaka de la région.
Une personne a trouvé la mort et plus de 100 maisons incendiées lors de nouveaux heurts entre deux communautés rivales, à Mutanda dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Recrudescence de la violence en République démocratique du Congo (RDC) où une personne a été tuée et plus de 100 maisons incendiées, lors de nouveaux affrontements, ce mardi 20 février 2018, entre deux communautés rivales. Les incidents, a appris Anadolu de sources administratives locales, ont eu lieu à Mutanda, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon Francis Bakundakabo fonctionnaire délégué du gouverneur de la province du Nord-Kivu à Mutanda dans le territoire de Rutshuru, frontalier avec le Rwanda, « une personne a été tuée lors de heurts entre les éléments des deux communautés rivales ce matin et plus de 100 maisons ont été incendiées (…). Des jeunes en colère ont attaqué les familles hutu qu’ils accusent de collaborer avec ces combattants ».
Soulignant que les violences ont éclaté au lendemain de l’assassinat par de présumés éléments Hutu Nyatura d’un membre de la communauté Nande qui se rendait au champ, Francis Bakundakabo a précisé que la situation a été maîtrisée grâce à l’intervention de l’armée et de la police.
Pour sa part, Hope Sabini, délégué du gouverneur du Nord-Kivu à Nyanzale, a indiqué que ces violences ont poussé plusieurs dizaines de hutus à fuir vers la localité de Nyanzale, ajoutant que certains déplacés avaient des blessures.
Constater de visu la situation sécuritaire et humanitaire à Paoua et ses environs. Rencontrer tous les acteurs locaux y compris les groupes armés, afin de les faire parler d’une même voix pour la paix.
Sensibiliser toute la population à un désarmement général et volontaire, dans le cadre d’une vision de “l’Ouest sans armes”, sont les objectifs d’une mission parlementaire du 15 au 19 février 2018 conduite par le Président Martin ZIGUELE, député de Bocaranga 3 dans la sous-préfecture de Paoua et la quasi-totalité de ses communes.
En présence de ses collègues députés Lucien MBAIGOTO (Paoua 1), Fidèle KABRAL YANGASSENGUE (Paoua 3), Percus KETTE (Paoua 4), Emmanuel MAMIA (Paoua 5), Bernard DILLA (Ngaoundaye 1), Antoine KOIROKPI (Ngouandaye 2), Eusèbe NGAISSE (Koui), la mission a tout d’abord commencé par une réunion avec la Minusca et les différents acteurs de la ville. S’en est suivie la visite de six sites des déplacés de Paoua à qui le Président Martin ZIGUELE a exprimé sa compassion.
Ensuite, le vendredi 16 février la mission a parcouru l’axe Paoua-Poumbaindi Gouzé, puis le samedi 17 février l’axe Paoua-Betoko- Bemal- Bemberé frontière Tchad, et à nouveau Bémal-Béboura 3 et Paoua par Bodoli et Gadoulou. La mission par la voix du Président Martin ZIGUELE a salué l’action des forces internationales de la MINUSCA qui a permis de ramener le calme, avec désormais la participation de nos FACAs saluées par toute la population.de la région de Paoua.
Par ailleurs, il est à noter que malgré les efforts remarquables des forces de la MINUSCA et de nos FACAs, la situation sécuritaire reste sujette à des incidents meurtriers à l’instigation des rebelles de Ahmat Bahar, réfugiés le long de la frontière tchadienne et qui procèdent par des attaques surprises contre les populations démunies.
Cette situation préoccupante retarde le retour effectif des déplacés dans leurs villages qui sont en grande partie incendiés et leurs récoltes pillées. Ce retour des déplacés ne se fera de manière effective et massive que si, en plus des actions résolues de la MINUSCA, des dispositions sécuritaires sont prises au niveau des frontières par nos FACAs, notamment à Bembéré sur la RN1, à Bétin, à Nzakoundou et Kouwone, et enfin à Bang.
Enfin, cette mission de sensibilisation pour le désarmement conduite par le Président Martin ZIGUELE a connu des résultats immédiats concrétisés par un début de remise des armes de guerre par des jeunes combattants locaux. Cette remise d’armes de guerre pourrait s’amplifier si une vision pragmatique du programme DDRR permet l’accélération des procédures dans les cas spécifiques.
Le MLPC manifeste son soutien au Président Martin ZIGUELE pour les multiples efforts qu’il ne cesse de consentir afin que la paix revienne dans notre pays.
Selon le ministre des Affaires étrangères Léonard She Okitundu, la liste de susspects transmise par les USA a bien été remise à la justice. L’ambassadrice américaine a dénoncé l’inaction du président Kabila.
“Si Madame Haley n’est pas informée, qu’elle demande au chargé d’affaires” – Léonard She Okitundu
Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a conclu, ce dimanche 18 février 2018, une visite de deux jours en Zambie. Une visite de travail dédiée à des “questions d’intérêts communs” entre les deux pays qui partagent une frontière commune.
Il a été notamment question d’exploitation minière, d’énergie, de transport ou encore de sécurité.
Le président congolais était accompagné du ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu. Au micro de la DW, celui-ci a répondu à l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley.
Une réponse très franche après les récentes déclarations de la diplomate américaine. Cette dernière a publiquement affirmé avoir remis une liste contenant les noms des principaux suspects de l’assassinat des experts onusiens en RDC en mars 2017.
Nikki Haley a dénoncé le fait que le président congolais Joseph Kabila aurait ignoré cette liste et s’est inquiété du fait que personne n’ait été interpellé.
Experts de l’ONU tués en #RDC : Nikki Haley demande à Joseph #Kabi1a de livrer les suspects dont les noms figurent sur la liste qu’elle lui a personnellement remise
Enquête en cours
“Les deux noms ont été donné par courrier au chef de l’Etat. Une enquête est menée par les services judiciaires de République démocratique du Congo et dans le même temps une réponse a été donnée à travers le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis à Kinsahsa”. explique Léonard She Okitundu.
“Si Madame Haley n’est pas informée qu’elle demande des comptes au chargé d’affaires”. estime-t-il avant d’assurer qu’une réponse sera aussi envoyée ”par voie diplomatique”.
L’assassinat des deux experts de l’ONU. un Américain et une Suédoise. a eu lieu le 12 mars 2017. Le gouvernement congolais avait alors accusé des miliciens.
Après le braquage du véhicule tout terrain de la Minusca, vient le tour de la moto du Sous-Préfet de la ville de Rafaï d’être braquée en plein jour à Bangassou par des éléments de la milice dite d’autodéfense pour les uns, et Anti-balaka pour les autres. En conséquence, le Préfet de Mbomou, le commandant Auguste Syllo, menace de démissionner de son poste si aucune solution n’est pas trouvée dans quelques semaines pour ramener la moto.
Selon nos informations, tout a commencé le samedi 17 février dernier vers 10 heures locales quand le Sous-Préfet (de conféssion musulmane ) de Rafaï, qui séjourne depuis plus de deux mois à la résidence officielle du Préfet de Mbomou à Bangassou, sort de chez lui pour une course en ville avec sa moto, est tombé dans une embuscade tendue par les éléments Anti-Balaka appelés parfois autodéfense.
Au cours de cette embuscade, la moto du Sous-Préfet, qui est une dotation de l’Union européenne, a été embarquée de force par les assaillants devant le propriétaire, ce qui n’a pas été du goût du Préfet Syllo qui menace du coup de démissionner si les auteurs de ce braquage ne ramènent pas la moto à son Propriétaire dans deux mois.
Une menace, qui pourrait bien faire sourire ces Anti-Balaka, est prise au sérieux par la population locale de tout bord qui apprécie énormément leur Préfet, .
Rappelons que c’est dans ce même quartier de Bangui-ville de Bangassou que le Pick-Up des forces de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation enCentrafrique) a été enlevé par les Anti-balaka avant d’être vendu en République démocratique du Congo il y’a quelques jours.
Cependant, la seule solution est de négociée et négociée avec les assaillants, car, aucune force n’est disponible pour procéder aux arrestations des auteurs de ce malheureux braquage. Même la Minusca ne pourrait rien faire pour le moment.
Le président congolais Joseph Kabila est sorti indemne d’un accident de la circulation qui a impliqué son convoi dimanche lors d’une visite officielle en Zambie, le deuxième du genre en une semaine, a rapporté la presse locale.
Un camion léger a percuté la voiture dans laquelle se trouvaient le président Kabila et le ministre zambien des Affaires étrangères, Joe Malinji, alors qu’elle circulait sur une route près de la capitale, Lusaka.
Les deux hommes politiques sont sortis indemnes de l’accrochage, ont précisé les journaux ‘Zambian Oberver’ et ‘Lusaka Times’, qui ont publié des photos de plusieurs véhicules endommagés tout en indiquant que personne n’avait perdu la vie dans l’accident.
Kabila effectue depuis samedi une visite de 48 heures en Zambie pour rencontrer son homologue Edgar Lungu.
Selon la presse congolaise, M. Kabila a salué cette rencontre qui, a-t-il dit, vient renforcer les liens de fraternité entre Kinshasa et Lusaka. Les deux pays partagent une frontière commune longue de 2.100 km.
Mardi, cinq personnes avaient trouvé la mort et onze autres avaient été blessées lors d’un accident impliquant le cortège du président Kabila sur une route du sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) alors qu’il revenait de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo central.
Centrafrique : L’Union africaine à pied d’œuvre pour un énième dialogue
Centrafrique.com/centrafrique-lunion-africaine-a-pied-doeuvre-enieme-dialogue/moussa-bedializoun-president-panel-ua-corbeaunews-fk/” rel=”attachment wp-att-18991 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président du panel union africaine Moussa Bédializoun. Photo : Fred Krock, CNC.
Bangui, le 18 février 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Cela fera sans doute un dialogue de trop. La 3ème Session du Panel des Facilitateurs de mise en œuvre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine s’est ouverte ce vendredi 16 février 2018 dans la capitale centrafricaine. M. Moussa Bedializoun Nebie, Président du Panel des Facilitateurs de l’Union africaine qui préside les travaux, a annoncé à l’ouverture, la tenue prochaine d’un dialogue franc et sincère entre les Centrafricains sur l’initiative de l’Union africaine.
Dans les messages adressés aux différentes entités parties prenantes de la crise centrafricaine que le Président du Panel des Facilitateurs de l’Union africaine va lever le voile sur l’aboutissement de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA : « Je lance un appel vibrant aux groupes armés en particulier afin que les acquis engrangés auprès d’eux par le Panel soient consolidés avant d’entamer véritablement la préparation d’un dialogue franc et sincère avec le gouvernement pour une résolution de la crise centrafricaine par des voies pacifiques et seulement par des voies pacifiques ». Cette annonce qui correspond à s’y méprendre à un engagement de l’Union africaine répond à la préoccupation exprimée par le Président de la Commission de l’Union africaine M. Moussa Facky Mahamat, lors de la 30ème Session de l’Assemblée générale de l’Union africaine tenue le 29 janvier 2018 à Addis-Abeba : « Nous devons tout faire pour sortir la Centrafrique de cette crise ».
L’annonce de ce futur pourparler inter-centrafricain, faut-il le rappeler, fait suite à une première tournée effectuée par le Panel des Facilitateurs auprès des différents acteurs de la crise, a savoir les groupes armés, les autorités locales… en vue de recueillir leurs attentes pour un retour durable à la paix et la réconciliation. Même si rien n’a encore fuité sur le bilan de la première tournée du Panel de l’Union africaine, Moussa Bedializoun s’en résume en quelques mots : « Notre première tournée auprès des groupes armés et les acteurs locaux de la vie civile et politique dans les préfectures a suscité un grand espoir que nous n’avons pas le devoir de décevoir. La communauté internationale a le regard tourné vers la Centrafrique. Le peuple centrafricain est à notre écoute. Tout le monde entier suit de près le processus politique de paix que nous avons engagé depuis quelques mois ».
« A la veille de la deuxième sortie du Panel sur le terrain, je voudrais vous engager pleinement à cette mission qui nous a été confiée par l’Union africaine et la communauté internationale toute entière », a souligné Moussa Bedializoun qui poursuit : « Je voudrais également renouveler ma gratitude à la Minusca et son Chef, Parfait Onanga Anyanga, l’ensemble du système des Nations unies et les autres partenaires pour tous les efforts qu’ils consentent pour l’Initiative africaine ».
Profitant de l’ouverture de cette 3ème Session du Panel des Facilitateurs, Moussa Bedializoun lance un appel aux différents acteurs du processus de la paix et de la réconciliation en RCA : « Au pays hôte, la Centrafrique, au Président de la République, au Gouvernement et au peuple centrafricain, j’adresse tout mon remerciement pour tout l’appui et le soutien qu’ils apportent à l’Initiative africaine […] Je lance également un appel à la classe politique, aux forces vives, ainsi qu’aux acteurs de la société civile en vue d’un sursaut patriotique pour un vivre ensemble fraternel et pour le relèvement de la Centrafrique, pays frère cher à l’Afrique et à l’Union africaine ».
Avant de déclarer ouverte la Session, le Président du Panel réitère que « les défis que nous devons relever sont importants certes ; mais l’espoir est permis ».
RDC : Joseph Kabila vient de nommer un nouveau conseiller à la sécurité
Centrafrique.com/18981-2/president-kabila-afp-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18982 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président congolais démocrate Joseph Kabila
Bangui, le 18 février 2018.
CNC.
Le président de la République Joseph Kabila vient de nommer son nouveau conseiller spécial en matière de sécurité. L’avocat Jean Mbuyu Luyongola occupe désormais ce poste stratégique et remplace définitivement Pierre Lumbi Okongo qui a rejoint l’opposition.
Joseph Kabila tourne définitivement la page Lumbi Okongo
En République démocratique du Congo (RDC), le poste de Conseiller spécial en matière de sécurité est longtemps resté vacant. Depuis septembre 2015, le président Joseph Kabila a en effet limogé Pierre Lumbi Okongo, l’homme qui occupait ce poste.
Cette éviction est intervenue quelques jours après une lettre du « G7 », la coalition de l’opposition, s’inquiétant du risque que le mandat du Chef de l’État se prolonge au-delà de 2016. Cette sortie de l’opposition semble être mal appréciée du côté de la Présidence. Par conséquent, Pierre Lumbi et Olivier Kamitatu, des personnalités de l’opposition, ont aussitôt été limogés de leurs postes.
Deux ans après ce limogeage, le Chef de l’État congolais a décidé de nommer un nouveau conseiller spécial en matière de sécurité en RDC. Jean Mbuyu Luyongola, avocat et spécialiste des questions juridiques et de sécurité, est nommé à ce poste stratégique. L’ordonnance présidentielle annonçant cette nomination a été lue ce jeudi soir sur les antennes de la télévision nationale.
Jean Mbuyu Luyongola n’est toutefois pas nouveau dans l’arène du pouvoir. Originaire du nord de l’ex-province du Katanga, il avait préalablement occupé de hautes responsabilités en matière sécuritaire. Ce cadre du Parti du peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), parti au pouvoir, a également travaillé comme directeur de cabinet adjoint de Laurent Désiré Kabila, le défunt père du président Joseph Kabila.
Les mardi 13 et mercredi 14 février 2018, l’auditorium de l’Alliance française de Bangui a servi de cadre à l’atelier de clôture et de capitalisation du Projet d’Appui au Renforcement des Capacités des Organismes de la Société civile et des Autorités locales dans les Pôles De Développement de Sibut, Bouar, Bozoum et Paoua (ARCOSCAL/PDD). M. Jean Louis Pouninguiza, Chargé de mission au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, représentant son Ministre a présidé les travaux, alors qu’il a été assisté de Mme Virginie Le Couster et Mme Virginie Lafleur Tighe respectivement Responsable du Projet ARCOSCAL/PDD et Chef d’équipe Gouvernance, Secteurs sociaux et société civile à la Délégation de l’Union européenne en Centrafrique. Le Secrétaire Exécutif de l’ONg Echelle (Superviseur technique du projet), Alain Serge Magbé a été lui-aussi présent pour animer les débats
C’est sur une note positive et de satisfaction totale que le projet d’Appui au Renforcement des Capacités des Organismes de la Société Civile et des Autorités Locales dans les Pôles de Développement de Sibut, Bouar, Bozoum et Paoua (ARCOSCAL/PDD) a été clôturé. La densité des réalisations et la satisfaction des bénéficiaires témoignent à suffisance les résultats positifs de ce projet. Il s’agit d’un projet expérimental de développement local en République Centrafricaine qui est piloté par le Consortium des Ongs IRAM (internationale) et Echelle (nationale) depuis début 2015.
D’entrée de jeu, la Chef d’équipe Gouvernance de l’Union européenne, Mme Virginie Lafleur Tighe a rappelé que ARCOSCAL/PDD s’inscrit dans le cadre de la Stratégie gouvernementale des Pôles de développement piloté par le Ministère de l’Economie, du plan et de la coopération – Ordonnateur national du Fonds européen de développement (FED).Pour mémoire, il est question, à travers cette stratégie de promouvoir le développement durable de la République centrafricaine par l’amélioration des conditions de vie de la population, à travers sa participation active. De manière spécifique, cette vision gouvernementale devait permettre aux Organismes de la société civile et aux autorités locales de s’investir de manière concertée dans le développement économique et social de leurs localités. Mme La Fleur conclut en annonçant que l’enveloppe allouée par l’Union européenne pour ce projet s’élève à plus de trois millions d’Euros (3 000 000 Euros), soit plus d’un milliard neuf cent soixante-sept million huit cent soixante-onze mille francs CFA (1 967 871 000 FCFA).
Précisons au passage que les objectifs poursuivis par le projet ARCOSCAL/PDD sont bien clairs : (1) Renforcer les capacités des acteurs du territoire, à savoir les Communes, les Services déconcentrés de l’Etat et les Organisations de la société civile ; (2) Assurer la planification territoriale participative, à travers la mise en place ou la redynamisation de cadres de concertation à différents échelons, notamment préfectoral, communal et villageois, capables d’identifier et de planifier des priorités de développement et ; (3) enfin, mettre en œuvre des microréalisations par les autorités locales ou les organismes de la société civile, permettant de remettre les institutions en état de fonctionnement, restaurer les services sociaux de base aux populations dans les domaines de la santé et de l’éducation, et de contribuer à la relance des activités économiques telles que dans les secteurs de l’agriculture et l’élevage.
De nombreuses réalisations
Le sentiment de satisfaction qui se dégage tous azimuts à la clôture du projet ARCOSCAL/PDD se justifierait aisément par la densité et l’efficacité de ses réalisations. Sans occulter les difficultés rencontrées et les limites du projet, la Responsable dudit projet, Mme Virginie Le Couster a été la première à se réjouir des réalisations validées par un Comité Régional de Développement (Présidé par le Préfet de chaque Pôle de développement) : « Je mesure l’impact de ce projet par ce que les gens ont pu dire, pour reconnaître qu’il y a eu une amélioration de leurs conditions de vie post-crise et qu’ils ont pu être acteur du développement de leur territoire à travers ce projet. », a-t-elle déclaré. Et de poursuivre pour expliquer que le choix des Pôles de développement de Sibut, Bouar, Bozoum et Paoua résulte de la politique du gouvernement qui était en 2010, de travailler dans les huit (08) Pôles de développement que compte le pays. Mais, du fait de la crise, le projet s’est recentré sur les quatre (04) Pôles où il y a eu une stabilité. « Une fois de plus, ce n’est qu’une phase pilote du projet. Ses résultats doivent être consolidés puis répliqués sur plusieurs autres zones », a-t-elle précisé.
En outre, les chiffres enregistrés par ce projet parlent d’eux-mêmes. En trois ans de réalisation, trois axes d’intervention ont été privilégiés :
Appui aux autorités locales : 4 Comités Régionaux de Développement ont été institués ; 4 bâtiments administratifs ont été restaurés et équipés ; 4 Mairies ont été restaurées et équipées ; 4 plans de développement local ont été élaborés, etc.
Restauration des services sociaux de base : 32 écoles ont été dotées en mobiliers (2938 Tables Bancs…) le CREF de Guiffa construit et équipé ; 19 Formations Sanitaires appuyées (dotation en médicaments et matériels biomédicaux, 2 constructions et 3 extensions, etc.)
Relance économique : 21 groupements accompagnés pour la relance de la culture attelée, 4 groupements d’éleveurs appuyées, 3 associations de taxis motos accompagnées et 6 organisations accompagnées.Un vrai satisfécit qui va sans direPour sa part, le Secrétaire Exécutif de l’Ong Echelle, Alain Serge Magbe motive sa satisfaction par le fait que dans le cadre de ce projet, « il y a eu des microréalisations très positives dans les domaines de la santé, de l’éducation, dans le secteurs productifs, notamment d’appui à l’agriculture et aussi de renforcement des capacités des autorités locales. Au niveau des écoles, on a pu réhabiliter et rééquiper des établissements scolaires avec des tables-bancs. Au niveau de la santé, il y a eu des bâtiments réhabilités également et dotés en matériels biomédicaux ».Au 31 mars 2018, le projet ARCOSCAL/PDD arrive à termes après trois ans de mise en œuvre. Aujourd’hui, l’on peut conclure que les résultats obtenus sont satisfaisants au vu des paramètres d’insécurité dans lesquels il a pu être exécuté et aussi des paramètres temps. Sachant qu’à travers ce projet, au niveau de chaque Pôle de développement des appuis ont pu être apportés aux autorités locales à relancer les services de l’administration, travailler avec la population en impulsant une concertation à la base depuis le niveau villageois jusqu’au niveau communal et préfectoral par la présence des Comités Régionaux de Développement (CRD). Aussi, le Consortium IRAM & Echelle a pu appuyer la relance des services sociaux de base avec des priorités en termes de renforcement des capacités dans certaines Formations sanitaires de chaque commune concernée par les Pôles de développement et aussi au niveau des écoles. A cela il faut ajouter l’appui aux Organisations de la société civile à renforcer leurs capacités et à constituer de microprojets pour aller vers un développement économique. Au même sujet de la pérennisation des acquis, le Représentant du Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Jean Louis Pouninguiza a lancé d’ores et déjà un début de plaidoyer pour voir ce projet « dupliqué » sur les autres localités du pays.
Autant d’acquis indéniables ! Cependant, il se pose un véritable problème de pérennisation. « Pour ce qui est de la pérennisation et de la durabilité des activités qui ont été réalisées, l’idée est que les bénéficiaires et porteurs de ces microprojets, les autorités locales y compris les Communes, les services déconcentrés de l’Etat et les Organisations de la société civile puissent s’appropriés les investissements réalisées et mettre en pratique les formations dont ils ont bénéficié grâce à ce projet. Il revient à ces entités d’avoir un sens de responsabilité pour la bonne gestion transparente », a conseillé Mme Virginie Le Couster.
Le défi de la pérennisation des acquis
Mme Virginie Lafleur Tighe est la toute première qui n’a pu cacher sa satisfaction eu égard à l’immensité des résultats obtenus, en soulignant particulièrement l’aspect du bon partenariat entre les acteurs au service de la population. « Je pense que ce qui est plus important à retenir, c’est le partenariat entre la Société civile et l’Etat », s’exclame-t-elle avant d’expliquer que les services étatiques ont une grande importance au niveau de la population, à travers la présence de l’autorité de l’Etat dans les provinces. De même les organisations de la Société civile ont aussi une capacité indéniable de transmettre les préoccupations de la population. Et, les Organisations non gouvernementales, qu’elles soient nationales ou internationales, ont un savoir-faire qui est utile à la population et au pouvoir local. En conclusion, la synergie entre tous ces acteurs ayant permis le succès de ce projet est singulièrement saluée par la Chef d’équipe Gouvernance, Secteurs sociaux et société civile à la Délégation de l’Union européenne en RCA. « Nous espérons que ce projet a pu mettre en valeur, comment ce partenariat est bénéfique pour la population », ainsi conclut Mme Virginie Lafleur.
Tous ces investissements ont été adossés par 61 formations et 5 voyages d’échange d’expériences.
Ça y est ! Désormais disponible, la Feuille de route de l’élevage en Centrafrique. Mardi 13 février, le Ministre de l’Elevage et de la santé animale, Youssoufa Yérima Mandjo a réceptionné officiellement la Feuille de route de l’élevage en République centrafricaine 2017 – 2021, œuvre de l’agissant partenariat entre le Gouvernement et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). C’était en présence de Jean Alexandre Scaglia, Représentant résident de la FAO et des Cadres du Ministère de l’Elevage à leur tête, Dr Emmanuel Nakoessé le Directeur de cabinet.
Véritable tableau de bord, selon les termes du Ministre de l’Elevage, Youssoufa Yérima Mandjo, la Feuille de route de l’élevage en République centrafricaine revêt d’importances capitales pour le développement dudit secteur. Volumineux de 45 pages, cet important document retrace en cinq chapitres corsés, le contexte ; les enjeux et défis ; les orientations stratégiques et ; la mise en œuvre de cette Feuille de route quinquennale. Le Ministre Yérima qui a réceptionné le document avec grand enthousiasme fait même savoir que dans la Feuille de route de l’élevage, sont consignées et planifiées les activités prioritaires regroupées dans quatre axes stratégiques à exécuter entre 2017 et 2021.
Pour le patron de l’Elevage, « cet important document qui est une première depuis la sortie de la dernière crise qui a désorganisé le secteur agropastoral servira de base au gouvernement pour le plaidoyer et la recherche de financements nécessaires à la réalisation des activités pastorales en République centrafricaine ». Et de poursuivre que le document aidera le secteur de l’élevage, afin de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population.
Sur la même lancée, le Représentant résident de la FAO, Jean Alexandre Scaglia rebondit en soulignant qu’il est important aujourd’hui en République centrafricaine de fixer des objectifs concrets pour le relèvement du pays. « L’idée derrière cette Feuille de route réalisée par le Ministère de l’Elevage avec l’appui de la FAO, c’est en fait de définir des objectifs concrets pour nous permettre de savoir, pour les années qui viennent, qu’est-ce qu’on veut atteindre, où veut-on aller pour le redressement de l’ensemble de ce secteur de l’élevage », a précisé le Représentant résident de la FAO.
Pour Scaglia, l’importance de cette Feuille de route est multiple parce que quelques années en arrière, plus de 17% du Produit intérieur brut (PIB) du pays provenaient du secteur de l’élevage. Donc, cela fait partie des priorités à remettre sur pied pour l’ensemble de la population centrafricaine en termes d’emploi, en termes d’amélioration globale des conditions de vie et des perspectives économiques pour le pays, sans compter la remise sur pied d’un secteur de l’élevage performant qui inclut l’élevage des bœufs, des vaches, des cochons, des chèvres, mais aussi des poules, des œufs… Surtout tant on sait la problématique nutritionnelle, notamment l’accès à la protéine animale, qu’il peut y avoir dans certains endroits du pays.
Au-delà de l’aspect d’une politique nationale, le Représentant de la FAO voit un document de plaidoyer. « C’est un document essentiel réclamé par la communauté internationale comme plaidoyer, de manière à assurer des appuis financiers clairs sur des objectifs clairs avec l’ensemble des partenaires potentiels de la RCA », a-t-il indiqué.
Centrafrique : la Communauté Centrafricaine de France (CCFR) ébranlée par le scandale d’escroquerie et tromperie aggravée du Président GUINON
Centrafrique.com/18968-2/marwan-guinon-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18970 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Marwan Guinon, Président de la CCFR
Bangui 18 février 2018, CNC.
Par : Melvin Otto, CNC.
Le Président élu de la communauté centrafricaine de France CCFR a été démasqué, le lundi 12 février dernier, par certains membres du bureau de l’association qui ont mis à nu son casier judiciaire dans une vidéo en ligne du chargé et Porte-Parole, Didier Martial PABANDJI. Une vidéo dans laquelle il a demandé simplement sa démission pour tromperie et escroquerie aggravée.
Il s’appelle Bienvenu Aimard Guinon, 36 ans et connu des services de police français et les prisons parisiennes et lyonnaises pour vol, escroquerie, imitation de signatures, faux et usages de faux ! Mais le 4 novembre, avec la bénédiction et le soutien financier d’un proche de Faustin Archange TOUADERA, cet escroc hors pair a réussi à embobiner une centaine de centrafricains et s’est fait soutenir par des intellectuels très respectés et respectables pour mettre en œuvre ses sales intentions. Il a réussi à se faire élire comme Président de la CCFR en présentant un casier judiciaire vierge, mais falsifié, datant d’octobre 2017.
Dès mi janvier, au sein du bureau exécutif, les contestations sur sa probité morale et intellectuelle, ses nombreuses vidéos sur ses multiples comptes Facebbook dans lesquels il passe la plupart de son temps à insulter, injurier, calomnier les membres de sa communauté ainsi que les personnalités politiques du pouvoir de Bangui et de l’opposition démocratique, ont poussé certains membres à demander sa destitution. Chose que ce semi-lettré n’entend point de ses oreilles.
Il a multiplié les campagnes de dénigrement contre les membres de CCFR sur internet en s’attaquant même aux enfants et familles de certains dignes compatriotes. En interne, l’association déclenche une enquête silencieuse pour tout savoir sur ce récidiviste et escroc. Et la découverte est sans appel : un casier judiciaire de deux pages rempli (cf.doc joint).
Mis à nu, il ne reste plus qu’à procéder à la destitution du plus gros escrocs et voleurs de France Marwan GUINON ou simplement à la dissolution de cette association qui a fait couler beaucoup d’encres dans la communauté. Il est temps que des dignes fils et filles du pays reprennent les choses en main dans le bon sens.
Au Gouvernement centrafricain, et particulièrement le Ministre des Affaires Etrangères et des centrafricains de l’étranger d’aider à l’organisation de cette diaspora longtemps malmenée et représentée par des corrompus, des faux, voleurs et escrocs connus de tous, mais acceptés pour les services rendus aux régimes successifs controversés de Centrafrique.
Affaire à suivre.
copie du casier judiciaire de Marwan Guinon. Copyrightjusticefrançaise.
Centrafrique : évasion des combattants du MNLRC de la gendarmerie de Paoua, les gendarmes en parlent.
Centrafrique.com/18940-2/les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-18941 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les gendarmes dans une rue de Bangui.
Bangui, le 17 février 2018.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Le 7 février dernier, une dizaine des éléments rebelles du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC) arrêtée le 25 janvier dernier dans la région de Paoua par la Minusca et Rémis aux autorités du pays, par l’entremise de la gendarmerie nationale, ont pris la fuite de leur lieu de détention en plein jour pour ne laisser qu’un petit mot de salutation à leurs ex-geôliers. Ce manquement de la part de nos forces de l’ordre a surpris plus d’un, surtout parmi les gendarmes qui mettent en cause sans détour l’efficacité de leur Directeur général. Le détail.
Même si le gouvernementn’a pas été sensiblement touché par l’affaire de l’évasion des 18 rebelles du MNLRCde la gendarmerie de Paoua, les gendarmes quant à eux, n’apprécient guerre la manière dont cette affaire a été traitée par le gouvernement d’une manière générale, et par leur nouveau DG en particulier.
Pour beaucoup des gendarmescontactés par CNC, il ne fait aucun doute, les structures du poste de la gendarmerie de Paoua ne peuvent accueillir un tel nombre des détenus, à fortiori ceux qu’on les juge très dangereux pour la sécurité nationale. En aucun cas, ces personnes ne peuvent pas passer plus de 24 heures sur place à Paoua. Hélas, c’est ce qui s’est passé et les prisonniers en ont profité, par des moyens ridumentaires pour s’évader.
À Bangui, l’affaire a fait énormément du bruit parmi les gendarmes qui, ne passant pas par 4 chemins, pointent du doigt leur nouveau Directeur général. Selon eux, ce dernier aurait été informé quelques jours plutôt de la dangereusité de ces criminels arrêtés et détenus dans leurs locaux de Paoua. Il était impératif de les extrader sur Bangui plus rapidement afin de garantir la sécurité de la population locale.
Cependant, le Directeur général, informé de la situation, laisse traîner les choses volontairement, ce qui ne peut jamais arriver au temps de l’ancien DG le général Marie-Noel Metinkoe, expliquent certains officiers gendarmes sous l’anonymat.
Par ailleurs, la nomination du colonel Aimé Bangaalias Coq-Billà ce poste du Directeur général de la gendarmeriea surpris plus d’un. Considéré comme peu stable et moins efficace par ses propres éléments, le colonel Coq-Bill aurait accumulé en ce moment sur son bureau un tas de dossiers à traiter, faute du professionnalisme.
Ainsi, des nombreux gendarmes regrettent sérieusement l’ancien Directeur général Metinkoe jugé très efficace et intelligent. Le problème, ce dernier, profitant de son lien familial avec le Président Touadera, ne collabore avec son ministre de tutelle, même avec l’actuel ministre de l’Intérieur. Mais tout le monde s’accorde à dire que le général Marie-Noel Metinkoe est efficace et pragmatique.
Sur ce, les gendarmesdemandent simplement au gouvernement le renforcement de leur capacité opérationnelle et matérielle afin d’être efficaces dans leur mission.
Le processus de retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique a été lent et parsemé d’embûches. La témérité de la communauté internationale et la volonté d’un peuple meurtri de recouvrir la paix ont permis la tenue d’une élection couplée sur l’ensemble du territoire national. Entre les deux tours des présidentielles, des alliances contre nature ou diaboliques ont été scellées nonobstant la diversité des idéologies contradictoires. Ces alliances n’ont pas été formalisées pour partager la vision politique de l’éminent élu de la nation mais pour se faire une place au soleil au détriment des attentes du peuple. L’un des candidats malheureux aux dernières présidentielles et l’un des premiers soutiens au désormais élu de la nation, le ministre de l’administration du territoire, du haut de ses six pour cent (6%) récoltés aux présidentielles a été récompensé au poste stratégique et régalien de ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique et de l’administration du territoire. À ce stade, tout est rose mais les négociations qui ont abouti à la conclusion de ces différentes alliances n’ont pas défini la durée et /ou la déchéance de ces accords. Est-ce un fait délibéré ?
Faire de la politique, c’est avoir la capacité de donner des coups mais aussi d’en recevoir…Progressivement, certains membres du gouvernement commencent à se démarquer au point de voler la vedette ou de faire de l’ombre au président de la république. Inquiet et préoccupé prioritairement par le renouvellement de leur mandat en 2021 au détriment des priorités nationales, le pouvoir instaure un dispositif comparable à un rouleau compresseur pour étouffer les appétits des potentiels candidats à la prochaine présidentielle. Ainsi des membres de l’opposition radicale, le président de l’assemblée nationale ainsi que quelques membres du gouvernement qui se reconnaîtront sont dans les viseurs de cette unité spéciale. Mais peut-on être dans le viseur du pouvoir et exercer efficacement comme ministre ? Cette cohabitation venimeuse et suicidaire est de nature à détruire sa marque de fabrique et par voie de conséquence hypothéquer ses chances d’avenir. L’ultime option politique crédible et plausible demeure la démission en vue de sauvegarder son capital confiance. Honte au pouvoir qui contredit et viole sans gêne la célèbre maxime de Gandhi qui disait je cite: « Il n’est pas nécessaire d’éteindre la lumière de l’autre pour que la nôtre brille ». Ce pouvoir de rupture est caractérisé par une obsession maladive d’anéantir ses adversaires (accusations de coup d’état par exemple). Fort de ce qui précède, le citoyen lambda qui ne cesse de constater l’absence de démission dans la culture politique centrafricaine s’interroge : Comment peut-on travailler efficacement dans un environnement pollué et malsain ? Le ministre de l’administration du territoire est-il victime de son propre succès ? A-t-il volé la vedette à l’illustre élu de la nation ? Être un brillant ministre dans un gouvernement est-il une faute politique ou professionnelle ? Le pouvoir craint-il sa probable capacité de nuisance en 2021 ? Les autorités de Bangui peuvent-elles renouveler leur mandat en 2021 si elles s’évertuent à fabriquer artificiellement des opposants ? L’organisation d’une réunion publique du pouvoir avec les autorités locales ( sous-prefets, maires, chefs de quartier etc…) a l’insu du ministre de tutelle est-elle synonyme de reniement ou de récusation ? Si tel est le cas, qu’ont-ils fait de la logique administrative et de la solidarité gouvernementale ? Le ministre de l’administration du territoire préfère-il en dehors de la démission jouer la prolongation en attendant 2021 histoire d’amasser de l’argent et/ou de racketter un peu ? Craint-il des poursuites judiciaires légales ou fabriquées artificiellement après sa démission ? Pourquoi les présidents centrafricains rêvent-ils toujours d’un deuxième mandat avant l’évaluation et surtout la fin du premier ? Ailleurs ces genres de déboires conduisent naturellement à la démission pour divergence idéologique mais pourquoi pas en Centrafrique ? A titre de rappel, la démission est par définition un acte par lequel on renonce à une fonction ou à un mandat. Pour qu’elle soit valable, la volonté de mettre fin à la fonction doit être manifestement claire et sans équivoque. Nous insistons sur le fait qu’une absence injustifiée même de façon prolongée ni un abandon de poste comme l’actuel ministre de l’administration du territoire avait fait par le passé ne peuvent constituer une démission. De toute les façons, les carottes sont cuites et l’issue devient inévitable: démissionner d’un gouvernement qui lui est hostile le grandira. De toute évidence et même si l’intéressé n’ose démissionner, il ne fera certainement pas parti de la prochaine aventure gouvernementale qui se profile en filigrane. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 16 février 2018
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.
La démocratie clochardisée du président Touadéra, activée depuis vingt-trois mois après sa prise de pouvoir tendant à recourir aux mercenaires étrangers pour former une armée propre à son régime et aux sociétés-écrans afin de bien s’enrichir commence à donner de l’insomnie à ses auteurs. Pour preuve, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Ange Maxime KAZAGUI, instruit lors du dernier conseil des ministres par le président Touadéra, rassure ceux qu’il qualifie des partenaires traditionnels de la Centrafrique notamment la France, de ne pas songer à une quelconque mésentente entre elle et la Centrafrique.
Pour le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Ange Maxime KAZAGUI, il est hors de question que le président Touadéra abandonne la France.
Rappelant qu’à la faveur d’un accord signé entre le président Touadéra et un marchand d’armes russes, plus de 200 mercenaires russes travaillant pour la société Sewa Société Services séjournent depuis plus d’un mois à Bangui et une centaine d’autres dans le désert soudanais frontalier avec l’Égypte en vue de former des soldats Faca .
Voici l’intégralité du communiqué du gouvernement signé, au nom de Touadéra et Simplice Mathieu Sarandji, Ange Maxime KAZAGUI.
COMMUNIQUÉ GOUVERNEMENTAL
Nous observons depuis quelque temps, la floraison d’articles dans la presse qui ont tendance à mettre à mal les bonnes relations de notre Gouvernement avec les pays amis.
Ces articles évoquent, une prétendue attitude adverse de certains pays dont particulièrement la France, qui est indexée avec insistance comme s’opposant au réarmement des Forces Armées Centrafricaines, et plus particulièrement à la fourniture des équipements militaires aux FACA par la Russie.
Il est utile de faire connaître à tous, que nos partenaires traditionnels, dont la France ont appuyé et accompagné notre pays pour la formation de nos forces années, directement ou à travers l’EUTM, et mieux encore, pour la fourniture des équipements par la Russie pour laquelle la France comme les autres partenaires ont donné leur plein accord lors de la discussion sur la question au Conseil de sécurité des Nations-Unies.
Le Gouvernement attire l’attention des journalistes et organes de presse sur les effets négatifs de tels articles sur les relations avec les pays amis. Il saisit cette opportunité pour réaffirmer la qualité de ces relations bilatérales avec nos partenaires traditionnels et particulièrement la France, ainsi que sa volonté de maintenir celles-ci et de les promouvoir.
La jeunesse doit prendre à cœur les études qui sont le socle et la clé du succès sachant qu’elle (la jeunesse) est le fer de lance du développement lequel se traduit par un engagement effectif dans tous les domaines de la vie socio-professionnelle. En un mot, la jeunesse doit comprendre que l’avenir et le devenir du pays est entre ses mains à partir du moment où la génération vieillissante lui a passé le relais. Une mission d’autant plus importante qu’elle doit s’acquitter avec enthousiasme et patriotisme.
Qu’est-ce qu’un bon journaliste ?
Le journalisme est un métier noble qui requiert beaucoup de qualités : diligence, abnégation, conscience professionnelle doublées d’un esprit de sacrifice à toute épreuve. Un bon journaliste doit être animé par un seul souci : informer selon les règles de la déontologie avec un souci d’objectivité sans faille, un grain d’honnêteté et de savoir-faire tous azimuts. Le journaliste doit faire abstraction de toute considération partisane, égoïste, matérialiste, ethnique, religieuse ou tout autre aspect qui concourt à la dévalorisation du métier. Le journaliste incarne le témoin, susceptible de restituer fidèlement à l’opinion et aussi à la postérité, l’actualité dans toute sa dimension intrinsèque sur les différents aspects de la vie publique.
Les travers du journalisme centrafricain…
Il est regrettable que de nos jours, certains journalistes véreux foulent aux pieds les règles élémentaires de la déontologie ceci par des comportements rétrogrades qui jettent du discrédit sur l’ensemble de la corporation. certains confrères n’hésitant pas, par cupidité ou amour de gain, à afficher une partialité manifeste quant à la sélection et au traitement de l’information. Des pratiques éhontées qui n’honorent aucunement le métier. D’autres, par manque d’expérience et de formation ou de remise à niveau professionnelle , se livrent à de l’amateurisme tous azimuts au détriment des vrais professionnels des medias, à tel point que tout le monde est mis dans le même sac. En clair, un bon journaliste digne de ce nom, doit faire sans cesse montre de savoir-faire et de professionnalisme aigu dans l’exercice de son métier.
Le message que je souhaite faire passer pour l’avenir de la RCA.
La RCA, depuis son accession à la souveraineté nationale et à l’autodétermination, peine à se frayer une place dans le concert des pays émergents, à l’instar des autres pays du continent qui ont connu le même parcours, la même histoire, la même destinée. Ceci, non seulement en raison d’un manque de leadership mais aussi d’une volonté politique et d’une vision réelle du développement. Certes, des idées de développement louables sont émises çà et là pendant les campagnes électorales, mais celles-ci tombent en désuétude des lors que l’objectif électoral est atteint. Le nouveau dirigeant reléguant sans gêne à l’arrière-plan, le programme de société pour lequel le peuple l’a élu. Par ailleurs, aujourd’hui, plus d’un demi-siècle après son accession à la souveraineté nationale, la RCA demeure un pays assisté (toute l’aide financière vient de l’extérieur) malgré ses énormes potentialités minières, agricoles, forestières, etc. Certes, la prolifération des groupes armés qui contrôlent quasiment le tiers du territoire national, et l’embargo des Nations-Unies sur le réarmement des FACA n’arrangent pas les choses. Cependant, il convient de mettre en exergue la volonté (commune) d’œuvrer à l’unisson pour le redressement ou la reconstruction d’un Centrafrique nouveau, grand et prospère avec la conjugaison de toutes les forces vives de la nation. Je demeure convaincu que la RCA se relèvera avec l’apport d’une jeunesse dynamique, déterminée et soucieuse de son avenir. Pour cela, il faudra un bon leader au service de la nation.
Félix Yépassis-Zembrou
Le dernier livre de Félix-Yépassis-Zembrou « Il était une fois ma vie » est une œuvre magistrale. Ce livre offre un nombre incalculable d’anecdotes et de souvenirs qui permettent au lecteur de remonter le temps et de mieux comprendre la République Centrafricaine. Le grand journaliste Félix Yépassis-Zembrou a été amené au cours de sa carrière à s’intéresser à l’ensemble de la société centrafricaine, des membres de la classe politique, aux artistes, aux paysans, aux artisans etc. Il remonte le temps dans son livre passant en revue les régimes et retraçant l’histoire de son pays. Observateur attentif et perspicace, son expérience de l’intérieur donne à son témoignage plein de sagesse, d’espoir et de sincérité une valeur inestimable.
Ce livre à lire absolument est à commander en suivant le lien ici:
RDC: une pétition à la CPI pour le Kasaï et les marches de chrétiens
Centrafrique.com/18943-2/entree-marche-de-binua-capitale-de-lituri-en-republique-democratique-du-congo-rdc/” rel=”attachment wp-att-18944 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’une des entrées du marché central de Binua, capitale de l’Ituri. Photo la Libre.
Bangui, le 17 février 2018.
Par : Marie-France Cros.
Deux bus de 50 personnes devraient quitter la Porte de Namur, à Bruxelles, ce vendredi matin. Direction: La Haye, où ces voyageurs veulent remettre une lettre à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) pour « l’interpeller » sur les crimes commis au Kasaï et lors de la répression de marches pacifiques de chrétiens en République démocratique du Congo (RDC).
L’initiative émane de Jeannot Kabuya, président d’Alternance 243-Les Congolais organisés, qui a indiqué à La Libre Afrique.be avoir reçu l’appui d’ONG de défense des droits de l’hommes (Asadho, ACAJ, Licof) et d’organisations de la société civile (Lucha, Filimbi, Congolais Debout).
Les voyageurs – dont la plus grande partie attendra à l’extérieur, tandis que leurs représentants seront reçus par la procureure Fatou Bensouda – veulent « interpeller » cette dernière sur « les actes criminels en train de se perpétrer en RDC » et, plus précisément, au Kasaï, où les violences nées de la rébellion Kamwina Nsapu, depuis la mi-2016, et de sa sanglante répression ne sont pas terminées. Ils veulent aussi dénoncer la violence de la répression des marches pacifiques de chrétiens qui réclamaient l’application de l’Accord de la Saint- Sylvestre 2016, balisant le chemin vers des élections consensuelles.
Notant que le 31 mars dernier Mme Bensouda avait exprimé sa préoccupation au sujet des désordres au Congo, les pétitionnaires espèrent lui voir donner suite, alors que la violence déployée depuis des mois en RDC est, selon eux,
« une stratégie pour maintenir au pouvoir » le président hors mandat Joseph
Centrafrique : barrière anarchique dans le pays, des gardes présidentiels rançonnent la population au Pk26.
Centrafrique.com/18920-2/barriere-pk12-bangui-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18923 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La barrière du Pk12 le 13 août 2016. Photo : CNC.
Bangui, le 16 février 2018.
Par : Gervais Djingatoloum, CNC.
Après les séléka, les Anti-balaka puis les RJ , c’est le tour des éléments des forces de défense et de sécurité nationales d’ériger à nouveau sur les différents axes routiers du pays des barrières anarchiques afin de bien rançonner et maltraiter la population centrafricaine. À ce titre, l’une des barrières installée et contrôlée par les gardes présidentiels sur la route de Boali au niveau du Pk26, illustre bien à merveille qu’il suffit de quitter le périmètre de la capitale pour se rendre compte que la vie est dure pour tous ceux qui tentent de voyager hors de Bangui.
À l’origine, l’ordre a été donné aux forces de défense et de sécurité de contrôler à travers des checkpoints les allées et venues de certains véhicules de transport en commun dans chaque grande ville du pays afin de filtrer certains contrevenants qui pourraient bien pourrir la vie à la population. Les gendarmes étaient les seuls à être autorisés à faire ce genre de contrôle dans le pays, puis les douaniers et les agents des Eaux et forêts.
Mais depuis le début des multiples crises politico-militaires dans le pays, les choses ont bien changé. Les soldats FACA, les gardes présidentielles et les policiers sont dorénavant tous invités à se joindre à ces nombreux contrôles sur les routes du pays, ce qui provoque l’éclatement plus ou moins rapide des nombres des barrières contrôlées par des éléments des forces de défense et de sécurité partout dans le pays.
Entre temps les forces de défense, communément appelées soldats Faca, détachés à la garde présidentielle ou non, trouvent un moyen plus simple et rapide de racketter la population, parfois la maltraiter impunément.
Pour tous ceux qui ont déjà voyagé hors de la capitale Bangui, ils comprennent aisément à quel point passer un contrôle des soldats Faca ou des gardes présidentielles sont un véritable risque de se faire dépouiller ou même maltraiter publiquement.
Au Pk26 sur la route de Boali ou de Damara, juste à l’entrée de la capitale, il y’a plusieurs contrôles à ce niveau, mais celui des gardes présidentiels s’avère très dangereux.
À titre d’exemple, pas plus tard que le dimanche dernier, une dizaine des passagers en provenance de Garaboulaye ont été dépouillés à ce niveau publiquement par ces gardes présidentiellesqui tiennent la barrière.
D’après les victimes de de l’acte contactées par CNC, les gardes présidentiels ont exigé à chacun de verser une somme de 50 000 de francs CFA pour les étrangers, 5 000 FCFA pour les nationaux sans carte d’identité nationale et 2500 pour tous les nationaux qui sont en règle avant de franchir la barrière. Un moment d’incompréhension générale et de colère s’empare les pauvres citoyens qui ont le malheur de tomber sur ce genre des choses.
Selon notre enquête, le coupable a été bien identifié ce jour. Il s’agit d’un sergent-chef de la garde présidentiel qui a d’ailleurs répondu à un Nigérian qui est de passage aussi le dimanche dernier dans le secteur qu’il ne connaît pas la carte de séjour lorsque celui-ci lui a montré sa carte de séjour centrafricain. Il lui a demandé au passage de payer comme les autres la somme de 50 000 FCFA.
Par ailleurs, nous avons rencontré ce sergent-chef qui a avoué les faits, mais fourni sa propre raison des choses qui n’honore pas notre pays.
Au ministère de la Défense, nous avons tenté en vain d’en savoir plus sur ce genre de contrôle, mais personne n’est disponible pour nous répondre.
Le gouvernement est-il au courant de cette pratique mafieuse qui fragilise davantage le pays ?
Même les sacs d’arachides produits dans le pays et transportés dans la capitale sont désormais taxables par la douane nationale. Pourquoi tout ça ?
Les Centrafricains sont-ils le dernier peuple au monde comme l’affirme Michel Djotodia?
Tchad : « Idriss Déby n’a aucune solution pour le Tchad » dixit Saleh Kebzabo
Centrafrique.com/18931-2/chad-politics-vote/” rel=”attachment wp-att-18932 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Saleh Kebzaboh, le chef de file de l’opposition tchadienne.
Bangui, le 16 février 2018.
Par : Laurence Caramel.
Grève générale largement suivie depuis fin janvier dans la fonction publique pour protester contre de nouvelles coupes de salaires, appels à des marches pacifiques sévèrement réprimées pour cause de « trouble à l’ordre public », suspension de l’aide budgétaire du Fonds monétaire international (FMI), statu quo des discussions engagées avec le géant du commerce des matières Glencore pour renégocier une dette de plus de 1 milliard de dollars (plus de 800 millions d’euros) devenue insoutenable depuis la chute des cours du pétrole en 2014. Idriss Déby, au pouvoir au Tchad depuis 1990, affronte une nouvelle vague de contestation.
Chef de file de l’opposition, le député de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) Saleh Kebzabo dénonce son refus d’ouvrir un dialogue national et conteste l’analyse des Occidentaux qui voient dans le maître de N’Djamena un rempart contre le terrorisme.
Cette nouvelle crise est-elle différente des précédentes ?
Saleh Kebzabo La crise touche tous les secteurs et toutes les grandes villes du pays. Et elle est durable. Cela fait trois ans que les Tchadiens souffrent des difficultés économiques provoquées par la chute des prix du pétrole et on ne voit toujours pas de solution. Mais ils souffrent plus encore de la mauvaise gouvernance.
L’argent du pétrole a été dilapidé. S’il avait été géré autrement, le choc serait moins dur aujourd’hui et il y aurait eu de l’argent pour le développement. Mais personne n’a été arrêté pour avoir détourné l’argent du pétrole, et au moment où il faut trouver de nouvelles économies, c’est vers ceux qui n’ont rien reçu que le gouvernement se tourne. Cela témoigne d’un grand mépris pour la population.
Idriss Déby n’a aucune solution pour ce pays. Il attend la remontée des prix du pétrole alors que les problèmes du Tchad sont beaucoup plus profonds. Ce pays est bloqué et son président est coupé de la réalité. Sa seule réponse est la répression. Il ne veut pas entendre un autre son de cloche que le sien, comme en témoigne la démission du ministre de la culture. Mahamat Saleh Haroun.
Les appels à des marches pacifiques sont peu suivis. Cela ne montre-t-il pas les limites de la contestation ?
Lorsque les Tchadiens ne sortent pas pour manifester, ce n’est pas parce qu’ils sont plus peureux que les autres. mais parce qu’ils sont face à un homme qui ne souffre aucune contestation et envoie sa garde républicaine pour réprimer les manifestants. Cette garde de plusieurs milliers d’hommes a été recrutée parmi les membres de sa tribu. de son clan.
Ces hommes qui agissent aujourd’hui en revêtant des tenues de police dans les rues de N’Djamena n’ont aucune formation pour gérer des manifestations. Ils tirent. Ils ne savent même pas utiliser les bombes lacrymogènes qu’ils dirigent vers les individus. Un de mes camarades a perdu son œil. La culture politique d’Idriss Déby est le rapport de forces. Il pense aujourd’hui qu’il est en sa faveur. mais il se trompe. La rébellion s’amplifie.
Comment cela ?
La réélection illégitime d’Idriss Déby en 2016 pour un cinquième mandat a poussé beaucoup de militants à rejoindre les mouvements de rébellion installés dans le sud de la Libye et au Darfour. Il s’agit de milliers d’hommes. Ils guettent le bon moment pour intervenir et je peux vous l’assurer. il y aura du grabuge.
Nous avons proposé l’ouverture d’un dialogue national pour sortir de l’impasse dans laquelle est entraîné le pays. Mais. jusqu’à présent. le pouvoir nous a opposé une fin de non-recevoir.
Idriss Déby est considéré comme le plus solide allié des Occidentaux dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. En septembre 2017 à Paris, il lui a été promis une aide importante pour financer son programme de développement. Que pensez-vous de ce soutien ?
Les Occidentaux soutiennent leurs intérêts. Idriss Déby leur a vendu qu’il était le seul à pouvoir lutter contre le terrorisme au Sahel et, pour cela, ils sont prêts à payer cash. Mais ce qu’ils laissent faire aujourd’hui aura un coût. Si le pays s’effondre, ils devront intervenir. Qui peut penser un seul instant que cet homme qui n’a jamais fait aucune réforme pour développer son pays, va changer au bout de vingt-huit ans de pouvoir. Les donateurs connaissent Déby et ils le savent parfaitement. Ils s’en accommodent car ils ont décidé que c’était pour eux la carte à jouer.
Dans le discours des Occidentaux, l’effondrement de la Libye qui a suivi la chute de Mouammar Kadhafi sert souvent de repoussoir pour envisager de retirer le soutien à ce régime.
Cette façon de penser trahit le prisme de l’analyse occidentale qui personnalise le pouvoir à travers un seul homme comme si aucun autre n’était capable de diriger le Tchad. Pourquoi serait-ce le chaos après Déby ? Vous n’avez pas ce genre de raisonnement lorsqu’il s’agit de vos pays. Personne n’a pensé que ce serait le chaos après le départ de De Gaulle. Et vous venez d’élire un jeune homme de 39 ans qui était inconnu il y a peu. Pourquoi cela n’arriverait pas au Tchad ? Il y a des hommes jeunes capables de diriger ce pays alors qu’Idriss Déby est le moins qualifié des Tchadiens pour cela. Nous n’attendons pas notre libération des Européens ou des Français et notre lutte va donc continuer.
Ayant pris connaissance de la réaction de Mme SIOTENE Juda sur le profil facebook de Chris Can, faisant suite vraisemblablement à l’article de corbeaunews-centrafrique.com, incriminant le ministre des communications Maxime KAZAGUI.
Quelle pantalonnade ?
Ne connaissant ni de près et ni de loin cette dame, pas plus que le ministre des communications Maxime KAZAGUI que je découvre au fil des actualités Centrafricaines, je trouve inadmissible et insupportable de laisser passer de telles insanités à l’égard du personnel du cabinet ministériel et par-delà, l’insulte au bas peuple dont je fais partie. Un post à la hauteur de la compromission dont Le ministre des communications Maxime KAZAGUI aurait été l’auteur.
Centrafricains, soyons au moins conséquents un jour au lieu de toujours nous verser dans l’inutilité, faisons de nous des attardés aux yeux des autres nations. C’est quoi cette mentalité que nous avons, celle de toujours accuser les autres lorsque nous fautons. Arrêterions-nous un jour d’être des bambins ?
Qu’est-ce que certains ne feraient pas, afin d’avoir accès aux miettes que l’oligarchie Banguissoise fait tomber à dessein ?
Heureusement que cette race, appelée à disparaître du paysage politique ne saurait représenter la masse silencieuse. Cette masse qui n’en peut plus des griots des temps modernes ainsi que des chiens garde prompts à trouver des raisons à des situations invraisemblables.
Madame la porte-parole, en pareilles circonstances, le silence aurait été mieux que de l’ouvrir pour avorter des monstruosités incitant les mouches à voltiger de tous côtés.
Une soupe fade et nauséabonde servie sur le modèle de Mohamed Saïd al-Sahhaf, ex minstre de l’information de feu Saddam Hussein pendant l’invasion de l’Irak par l’armée Américaine.
Une danse du ventre digne des « danseuses de révo » du temps de la période sombre qu’a connu ce pays.
Et puis quoi encore ?
« Attention : À part ses fonctions de Ministre.
Maxime Kazagui appartient à une Grande Famille Centrafricaine. »
Dites-nous, qu’est-ce que les « grandes familles » si elles existent, qu’ont-elles apportées de positif au Centrafrique ? Si ce n’est de se servir encore et toujours tout en écrasant la masse.
Des grandes familles, pour ne pas aller plus loin, le Cameroun en regorge et en est fier. Ces grandes familles constituent le tendon d’achille de l’économie de leur pays. Chez nous, que nenni. Prédation sur prédation.
Au passage, c’est une grande une grande dans ce pays, dernier en tout ? Pourrai-je avoir le nom d’une de ces grandes familles centrafricaines ?
« Qui ne connaît pas son Père Claude Kazagui. »
Qu’est-ce que voulez dire par là ?
Soyez un peu plus loquace pour nous, les enfants des autres. Pour nous, les enfants des ouvriers qui ne portent pas de noms, qui ne sont pas issus de « grandes familles » mais qui ont su se battre pour être là où on ne les attend pas, grâce à leurs savoirs. Nombreux des nôtres sont quotidiennement au charbon, pour que ce semblant d’Etat qui nous reste ne puisse pas se noyer. Certains des nôtres tentent de porter la nation Centrafricaine où qu’ils se trouvent à travers le monde dans leurs domaines de compétences.
Claude KAZAGUI a fait son temps avec ses bons et mauvais côtés, et la nation lui a toujours témoigné sa reconnaissance. Aussi loin dans ma mémoire, ce commis de l’Etat n’a jamais été accusé ou cité dans une affaire d’orgies dans son bureau ou autres. Je trouve indécent de citer M. Claude KAZAGUI dans une affaire qui ne le concerne pas, mais son fils qui est un grand garçon.
Tout porte à croire qu’après avoir connu son père, toute la nation devrait courber l’échine, ne rien dire malgré les incartades de M. Maxime KAZAGUI, ministre de la république parce qu’il est le fils de son père ? Mais, où allons-nous ?
Qu’il ne vous en déplaise, M. Maxime KAZAGUI est ministre de la république, payé avec l’argent du contribuable centrafricain et du monde. A ce titre, souffrez madame la porte-parole, que ses moindres faits et gestes soient scrutés, disséqués, commentés et que le peuple lui demande des comptes. La cinquantaine passée, vous n’allez pas continuer à nous servir cette vieille rengaine du « fils de… » pour un adulte qui n’est sous-tutelle. Il est assez grand pour être ministre donc, aussi assez grand pour répondre des actes qu’il aurait posés en toute connaissance de cause.
Claude KAZAGUI n’est pas M. Maxime KAZAGUI fussent-ils père et fils et les actes qu’auraient commis le fils dans le cadre de ses fonctions et/ou activités
« Maxime Kazagui est consul de l’Afrique du sud. »
Quoi de plus normal que Maxime KAZAGUI soit consul de la république d’Afrique du sud ? Le personnel de son département, aussi bien le peuple centrafricain n’est pas contre ce fait et surtout n’en a cure. Il n’y a pas lieu d’avoir cette réaction de la cours de récréation Madame la porte-parole.
Parle-t-on du consulat de la république d’Afrique du sud ou du cabinet du ministère des communications de la république centrafricaine ? Il est question d’une histoire de mœurs dans les bureaux du ministre centrafricain des communications et non dans celui du consul de la république d’Afrique du sud.
Si acte sexuel il y’avait, c’était bien dans son bureau au ministère des communications et nulle-part ailleurs. Madame la porte-parole, vous n’intimiderez personne en brandissant le fait qu’il soit consul.
« Il fut candidat aux élections Présidentielles. »
Etre candidat aux élections présidentielles est synonyme de quoi ? Et pour quel pourcentage ? Dites-nous dans quelle université prépare-t-on le diplôme de candidat aux élections présidentielles pour que certains de nos compatriotes pensant avoir un destin, puissent s’y inscrire. Le fait d’être un ancien candidat aux élections présidentielles devrait absoudre les dérives de ceux-ci ? Ancien ministre par-là, ancien député par-ci, ancien candidat aux élections présidentielles ! Bah ! Enfin, qu’ils trouvent un métier.
Le pays finit par devenir un pays des anciens des ex, des fils de…après, nous nous étonnons que rien n’avance et surtout, que rien ne change.
A force, nous finirons par devenir des ex centrafricains.
« Il est chef d’entreprise. »
Nous n’allons pas nous y attarder mais Dieu seul le sait.
Maxime KAZAGUI est incriminé par le personnel de son cabinet en qualité de ministre de tutelle et non celle de consul, de fils de, d’ancien candidat aux présidentielles et encore moins pour ses talents de chef d’entreprise. Alors, de grâce, épargnez-nous de ces petites considérations ainsi que de ces réactions des chiens de garde.
Tout ce qui touche au fonctionnement de l’Etat se sait dans ce pays.
Le Centrafrique se porterait bien et mieux si, ceux qui sont nommés assument correctement les responsabilités qui sont les leurs et les conséquences qui en découlent.
RDC: cinq morts dans un accident du cortège présidentiel.
Centrafrique.com/18913-2/un-camion-accidente-sur-la-route-du-congo-republique-democratique-du-congo-rdc/” rel=”attachment wp-att-18914 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un camion accidenté sur une route de la RDC. Photo AFP.
Bangui, le 15 février 2018.
Par : CNC avec TV5
Cinq personnes sont mortes et 11 blessées mardi lors d’un accident du cortège du président Joseph Kabila sur une route du sud-ouest de la République démocratique du Congo, a-t-on appris auprès de la présidence congolaise.
“Hier soir, sur la route de Matadi à la hauteur de Kimpese, un véhicule de l’escorte présidentielle a été heurté par un poids lourd qui transportait du ciment”, a déclaré à l’AFP Yvon Ramazani, expert en communication à la présidence de la RDC.
“Trois militaires de la garde républicaine ont été tués dans cet accident mais aussi deux riverains qui se trouvaient sur le lieu”, a-t-il ajouté.
Sept militaires et quatre civils ont été blessés, selon M. Ramazani qui a expliqué que la pluie était à l’origine de l’accident.
Le président Kabila “est resté sur place jusqu’à l’arrivée des secours et a supervisé personnellement l’évacuation des blessés et des morts par ambulance”, a ajouté cette source.
La garde républicaine est l’unité chargée de la protection de M. Kabila, qui revenait de Matadi, chef-lieu de la province du Congo central (sud-ouest) où il séjournait depuis le week-end.
Mercredi, M. Kabila devait recevoir à Kinshasa les présidents du Congo- Brazzaville Denis Sassou Nguesso et d’Angola Joao Lourenço pour une réunion tripartite.
Les accidents sur les routes congolaises sont souvent meurtriers. L’excès de vitesse, le mauvais état des routes ou encore la surcharge des véhicules en sont souvent les causes. Kimpese est située à 220 km dans le sud de Kinshasa, le long d’une de meilleure route de la RDC.
Centrafrique : échange de tirs musclé au quartier Km5, deux personnes à l’hôpital.
Centrafrique.com/18907-2/un-homme-monte-la-garde-au-km5-le-17-novembre-2017-corbeaunews-img_28janv2018233749/” rel=”attachment wp-att-18908 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un homme mont la garde au quartier Km5 le 17 novembre 2017. Photo BBC.
Bangui, le 15 février 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Plusieurs heures de combats avec des mitraillettes et deux personnes grièvement blessées, le quartier Km5 ressemble étrangement la nuit dernière à un ghetto colombien contrôlé par des narcos trafiquants. Que s’est-il passé ?
Selon des informations recueillies sur place, tout a commencé hier mercredi 14 février dans la matinée par une opération violente des éléments d’autodéfense du quartier Km5 dirigé par un criminel en chef denommé Force au domicile d’un soldat de l’armée nationale (Faca) habitant le même quartier. Au cours de l’opération, les éléments de Force ont pu récupéré des armes et des munitions qu’ils gardent toujours par devers eux.
Mécontents de l’acte, les soldats Faca de la zone se sont rassemblés pour lancer un ultimatum de quelques heures aux autodéfenses de leur remettre sans condition, et ce, dans l’immédiat leurs armes et munitions. Alors que cet ultimatum expire le même jour vers 18 heures, les miliciens d’autodéfense refusent toujours de leur remettre les armes confisquées.
Ainsi, les soldats Faca, en colère, ont pris d’assaut le quartier général de la milice d’autodéfense qui a pu résister efficacement à celui-ci.
Entre temps, un camion de six roues loué par l’Organisation internationale de migration (OIM)pour transporter des matériaux de construction vers Kaga-Bandoro, au passage sur l’avenue Koudoukou, est tombé par malheur nez à nez devant les éléments d’autodéfense dirigés par Forceprès du commissariat de police du 5e arrondissement de Bangui.
D’après les explications du conducteur aux assaillants, il est en route pour le chargement de son camion demain matin au BARC (Bureau d’affrètement routier centrafricain) qui fait office de la gare routière dans la capitale, car il devrait quitter Bangui ce jeudi 15 février. Ce qui n’a pas permis aux éléments de Force de le relaxer, ils demandent au contraire une rançon de 250 000 FCFA avant sa libération.
Dommage pour le conducteur dénommé Ousmane, les assaillants ont tiré sur lui à plusieurs reprises sans aucune explication apparente.
Transporté urgemment par la Croix rouge à l’hôpital, l’homme a pu être sauvé pour le moment, mais son état est toujours préoccupant.
Entre temps, une autre personne, touchée elle aussi, est transportée d’urgence à l’hôpital pour des soins d’urgence.
En tout cas, c’est le bilan provisoire établi par la Croix-Rouge hier nuit.
Finalement, peut-on parler encore des autodéfenses ou des braqueurs en liberté ?
Toute chose à une fin. S’ils veulent protéger leur quartier, ils n’ont qu’à laisser de côté le banditisme, nous a expliqué un habitant de Km5 contacté par CNC.
Par ailleurs, le syndicat des transporteurs menace de rentrer en grève si le gouvernement n’apporte pas un début de solution à ce genre de violence gratuite sur les automobilistes.
Centrafrique : la destitution du Président Touadéra, un processus inévitable en 2018.
Centrafrique.com/18897-2/president-touadera-salue-catherine-samba-panza-lors-de-son-investiture-stade-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18899 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Touadera à droite salue madame Catherine Samba-Panza lors de son investiture dans le stade 20 000 places le 30 mars 2016 à Bangui.
Bangui, le 14 février 2018.
Par: Gisèle MOLOMA, CNC.
« Par son attitude, par sa façon de penser ou d’agir, l’homme attire le bien ou le mal », dixit Aivanhov. Le Président Faustin archange Touadéra, exilé au moment où la politique, le pouvoir public, la communauté internationale et la société civile se penchaient pour élaborer la Constitution du 30 mars 2016, n’a pas pris son temps, une fois jurée la main sur le document, de lire, ne fût-ce que, quelques dispositions importantes. Conséquence, par son attitude et par sa façon de faire, il viole depuis une année, par omission et par action, la Constitution sans que les Constituants le sachent. Constitutionnellement, va-t-il sauver pour la seconde fois son pouvoir ?
Décorticage.
Une lecture sélective de la Constitution par un étudiant de deuxième année de droit peut vous affirmer avec certitude que désormais, il ne fait aucun doute que le mathématicien de Boye-rabe Faustin Archange Touadéra qui veut s’en passer des conseils des juristes, foule à pied la Constitution.
Le texte incriminatoire
Tout est parti des dispositions transitoires et finales de la Constitution du 30 mars 2016. De son article 154 à 159, certaines Institutions issues de la Charte nationale de transition qui faisait office de la Constitution, ont été expressément maintenues et cela, pour des raisons juridiques, ne doit pas dépasser 12 mois à compter de la date de prestation de serment du nouveau Président élu au suffrage universel, en l’occurrence le président Touadéra.
Article 155 : « Les Institutions prévues par la présente Constitution seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent la date de l’investiture du Président de la République élu à l’exception du Sénat qui sera mis en place après les élections municipales et régionales ». Voilà les douze (12) mois passés, certaines Institutions ne sont pas mises en place.
Quelles sont ces Institutions à mettre en place dans les douze (12) mois ?
D’après la Constitution, l’Assemblée nationale (chapitre 1er), le Sénat (Chapitre 2), la Cour Constitutionnelle (Titre VI) ; la Haute Cour de Justice institution non permanente (Titre VII), les Régions qui forment les Collectivités territoriales (Titre IX) le Conseil économique et social (titre X) le Conseil National de la Médiation (Titre XI) le Haut Conseil de la Communication (Titre XII) ; l’Autorité nationale des Élections (Titre XIII) la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance (Titre XIV). Mais les Institutions qui entrent dans notre analyse : les Régions et l’Autorité nationale des Élections.
Si le Sénat prévu au chapitre 2 est temporairement mis en quarantaine, toutes les autres Institutions doivent être mises en place dans les douze mois qui suivent la prestation de son serment.
Alors, force est de constater que depuis le 29 mars 2017, date butoir constitutionnellement imposée pour mettre en place ces Institutions, les Régions prévues en Titre IX et l’Autorité nationale des Elections, une Institution permanente prévue au Titre XIII n’a pas encore mis en place.
L’Autorité nationale des Élections issues de la Constitution défunte survit. Or, les rédacteurs de cette Constitution n’ont pas prévu son maintien comme ils l’ont fait pour le Conseil National de Transition qui joue le rôle de l’Assemblée nationale, le Haut Conseil de Communication bien qu’expressément et écrit noir sur blanc dans l’article 155 les autorise toutes à rester durant douze (12) mois.
La mise en place des Régions dans les douze (12) mois qui suivent son investiture afin de permettre l’organisation des élections municipales et régionales est tombée dans l’oubliette.
Cette omission volontaire constitue un crime de haute trahison aux regards de la Constitution du 30 mars.
Article 124 : Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison.
Sont notamment considérées comme crime de hautes trahisons :
La violation du serment ;
Les homicides politiques ;
La constitution ou entretien de milice ;
Le refus de doter les forces de défense et de sécurité de moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission ;
La violation de l’article 23 ci-dessous ;
La on mise en place des institutions de la République dans le temps constitutionnel
Toute action contraire aux intérêts supérieurs de la Nation.
Que doit-il se passer maintenant ?
La balle est désormais dans le camp des élus de la Nation. Seulement la moitié de ces élus peut demander la mise en accusation du président Touadéra ; et lors d’un débat parlementaire à cet effet, seulement 2/3 de voix recueillies lors d’un scrutin secret suffit à le voir devant la Haute Cour de Justice. Article 125 de la Constitution.
Mais pour un expert centrafricain contacté par CNC sur cette question, il n’y aura rien de positif à attendre de la plupart de ces députés actuels. D’après lui, les députés ont plusieurs fois prouvé de quel côté ils se penchent chaque fois qu’il s’est agi de choisir entre l’intérêt supérieur de la Nation et leurs tubes digestifs. Grâce aux moyens financiers et alimentaires remis à certains députés le Premier ministre et ami personnel du président Touadéra Simplice Mathieu Sarandji avait échappé belle à une procédure de destitution. Si réellement ils aiment le pays, ajoute-t-il, c’est le moment d’agir, sinon, ils violent eux aussi la Constitution par omission et la démocratie, enterrée.
Et même certains hommes politiques, enivrés par le lait offert par Touadéra, ferment sciemment les yeux sur la violation de la Constitution. Sauf, s’ils ne sont pas entourés des juristes comme Touadéra, dans leurs instances de décisions. Conclut notre expert.
Pour un défenseur des Droits de l’Homme contacté par CNC, le fait de conditionner la mise en place du Sénat par l’organisation des élections municipales et régionales, elle-même non délimitée dans le temps, fait perdre à la présente Constitution toute sa valeur.
Pour ce défenseur des Droits de l’Homme, la raison d’être des dispositions transitoires ou finales est d’assurer la continuité de l’État afin d’éviter de création des zones de non-droit et sont appelées, en réalité, à disparaître. Il accuse l’ancienne présidente de la transition Madame Catherine Samba-Panza et son gouvernement de sauter la durée de deux ans retenue par les rédacteurs de la Constitution de 30 mars.
Les signes ne mentent pas.
Une source bien informée poche du groupe parlementaire « Cœur-uni » affirme que plusieurs élus de la Nation chuchotent depuis un moment sur la capacité morale du président Touadéra à diriger encore ce pays. Ce qui justifie le statu quo de relation conflictuelle entre le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua et le président Touadéra d’une part et d’autre part, entre la majorité présidentielle virtuelle et l’opposition dirigée par l’ancien chalenger de Touadéra.
En attendant de voir les Touaderateurs et les fatistes à l’œuvre, le deuxième trimestre 2018 ouvrent déjà ses portes.