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Compte rendu de la conférence de presse à New York du Président TOUADERA pour les FaceBookeurs Franciliens

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Compte rendu de la conférence de presse à New York du Président TOUADERA  pour les FaceBookeurs Franciliens

 

 

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Le President Faustin Archange TOUADÉRA à l’assemblée générale des Nations-Unies

 

 

Paris, le 26/09/2017

 

Faible participation, forte retombée dans les médias

Très peu de journalistes ont assisté à la conférence de presse du Président de la République Faustin Archange TOUADERA à New York.

C’est à cette image que certains « influenceurs » sur le réseau social aptes au sarcasme pour les uns,  à l’acrimonie à l’endroit du chef de l’Etat pour les autres, et parfois donneurs de leçons de choses aux collaborateurs du Président, ont tenté de réduire par leurs commentaires la portée et les retombées de ce lieu pertinent et riche en actualisés importantes pour le pays où le Président de la République a présenté à l’opinion internationale et nationale un certain nombre de dispositifs d’informations sur la situation sécuritaire de notre pays.

Une conférence de presse dont les médias tels que  RFI, France 24, BBC Afrique, Afrique News ont largement relayé les contenus présentés par le Chef d’Etat.

Au fond, cette conférence de presse a donné lieu au Président de la République d’éclairer l’opinion sur les différents volets de la réponse sécuritaire tout en situant  l’état des forces de défense nationale et de la Minusca à  son arrivée à la tête de la nation avant de développer les efforts en cours au niveau politique, par le dialogue dans le cadre du DDRR et le panel de l’Union Africaine, au niveau capacité défense par la formation des FACA et le renforcement de la capacité de la MINUSCA. Il a également informé l’opinion du plan de redéploiement de l’autorité de l’Etat avec Bambari comme ville pilote ainsi que la nomination des préfets comme levier de ce plan de redéploiement de l’Etat. Le président a aussi mis en avant, dans le cadre de la réunion de haut niveau à la marge de l’Assemblée Générale de l’ONU,  le fait de recentrer l’agenda de la communauté internationale sur notre  pays après les promesses de Bruxelles. La question de la levée de l’embargo a aussi fait l’objet de l’intervention du Chef de l’Etat qui compte mettre sur pied très rapidement deux bataillons afin de répondre aux conditions de cette levée de l’embargo sur les armes. Le président a enfin relevé le risque stratégique sous régional de la persistance de la violence dans notre pays.

 

 

Roger  ANDJALANDJI

Coordonnateur Général chargé de la Communication

 

 

Centrafrique : remaniement ministériel, un virage à 180 degré du président Touadéra.

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Centrafrique : remaniement ministériel, un virage à 180 degré du président Touadéra.

 

 

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Les membres du Gouvernement Sarandji 1

 

Bangui, le 26 septembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si en politique l’exactitude à remplir ses promesses est une des vertus les moins pratiquées dans le monde, mais faire des promesses sans avoir la volonté ou le pouvoir de les remplir c’est inévitablement une façon de tromper son peuple dixit David Augustin De Brueys. Le président Faustin Archange TOUADÉRA ignorait, lors de son accession à la magistrature suprême en mars 2016, que les promesses faites au peuple lorsqu’on vient d’accéder au pouvoir sont des engagements à respecter et à faire respecter que celles que l’on fait pendant les campagnes électorales. Pour preuve, il a fait un fait un virage à même vitesse en conservant Simplice Mathieu Sarandji et faire entrer les rebelles dans le gouvernement.

En sus des promesses de la rupture et développement faites au moment de sa compagne électorale que l’on  le sait que pour le réaliser, que Donald Trump lui soit prêté son budget bisannuel, le  président Touadéra miroitait les Centrafricains qu’ils auront un gouvernement exemplaire, sans possibilité pour les groupes armés d’y siéger s’ils ne se sont pas désarmés. « Désarmez-vous d’abord et on verra comment on pourrait s’asseoir ensemble pour discuter pour le pays ». Cette phrase de fermeté avait recueilli l’assentiment de ses compatriotes. Et c’était même l’argument principal avancé par certains proches du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji pour défendre le caractère exclusif du gouvernement Sarandji 1.

Voilà 18 mois passés, les groupes armés font royalement leur retour dans le gouvernement de ce même Sarandji version 2 avec à la clé des postes ministériels non négligeables.

À quoi servent finalement les promesses si on n’est pas capable de les tenir ?

Pour l’entourage du Premier ministre, si le président Touadéra, multiplier des promesses, cela pourrait calmer les esprits. C’est pour cette raison qu’il multiplie des promesses.

« C’est une erreur politique que de faire des promesses » a fait savoir un homme politique centrafricain.  Comme disait Épicharme, « la promesse est fille de l’erreur, et le dommage fils de la promesse ». Le fait pour le président Touadéra de multiplier des promesses, il abuse ainsi du serment qu’il a prêté devant le peuple centrafricain le 30 mars 2016.

Prenez garde !

 

Copyright2017CNC.

 

 

Centrafrique : La nomination des sous-préfets : stratégie pour réinstaurer la sécurité ou parfaite débilité du ministre Bokassa.

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Centrafrique : La nomination des sous-préfets : stratégie pour réinstaurer la sécurité ou parfaite débilité du ministre Bokassa.

 

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Le Ministre de l’administration du territoire jean-Serge Bokassa

 

Bangui, le 26 septembre 17

Par : Gilbert Gazaloguo, contributeur indépendant du  CNC, 

 

On aura tout vu en Centrafrique. C’est le pays de tous les inattendus possibles et impossibles. La nomination récente des sous-préfets a fait péter la gueule à Jean-Serge Bokassa qui s’est vu traiter de tout et de rien par ses collaborateurs du ministère de l’Administration du Territoire en charge de la Décentralisation et la Régionalisation.

Si du moins le Centrafricain devait savoir qu’à situation exceptionnelle, une réponse exceptionnelle aussi ou aux grandes maladies, des grands remèdes également, le tapage des cadres et agents du ministère de l’intérieur ne devait pas avoir lieu.

Loin de remettre en cause le principe combien cardinal de «  l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », il est question, dans la crise qui vient de naître au ministère de l’administration du territoire, question d’allers vers le bon sens. Et le bon sens devrait conduire à une sérieuse réflexion pour trouver les stratégies les plus efficaces pour faire réinstaurer la sécurité dans l’arrière-pays qui vit au rythme des humeurs de ces mercenaires qui violent, assassinent, pillent et pratiquent la politique de la terre brûlée là où ils passent.

La nomination de militaires comme préfets et sous-préfets est ressentie par le certaines personnalités  comme une stratégie de renforcement militaire de nos provinces, une sorte de pied de grue posée pour préparer le redéploiement des Faca ou des Fsi que réclament tant les populations. Faut-il aller jusqu’à dévoiler tout cela pour que nos compatriotes du département de l’administration du territoire comprenne. D’ailleurs, sur le terrain, ils sont combien à garder leurs postes dans la crise qui secoue le pays ? Aller à Bria, Bangassou, Zémio, Kaga-bandoro, Batangafo pourne citer que ceux-là, dites-nous si les sous-préfets et préfets sont restés sur place entre  Février et Août 2017 ?

La situation du pays a fait que nous ne pouvons plus nous arcboutés sur des principes qui, en temps normal, devaient s’appliquer sans aucun détour. Mais ce qu’il faut admettre, lorsqu’on est un véritable Centrafricain soucieux de son pays, c’est faire preuve de compréhension et de patience pour adhérer à toute tentative de solution qui puisse aider à retrouver une situation saine et stable.

En tant que patriote, portons nous tous à l’aide, de quelque nature que ce soit, de nos préfets et sous-préfets  pour un retour véritable et durable de la paix et de la sécurité sur tout l’ensemble du territoire national.

 

 

La réflexion de monsieur Gilbert Gazalogo pour CNC.

Centrafrique : Bocaranga, sous contrôle des rebelles de 3R

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Centrafrique : Bocaranga, sous contrôle des rebelles de 3R

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2268.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.
Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 23 septembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

L’acharnement des rebelles dits antiti-balaka à travers les vols de bétail, l’inaction du gouvernement Sarandji et la complicité des autorités locales notamment le maire de la ville de Bacaranga Roger Kourssou, ont fini par porter fruit. Le fruit, l’incursion et la prise de la ville de Bocaranga par les rebelles de 3R très tôt ce matin.

D’après notre correspondant dans la région, ce sont les détonations d’armes de guerre vers 4 heures 45mn qui ont réveillé la population et annoncé l’entrée des rebelles du 3R du général peul Camerounais Sidiki appuyés par leurs frères d’armes de la séléka version MPC  dans la ville.

Le bilan communiqué par notre correspondant dans la ville, peu avant la mise hors réseau des téléphones et internet, 2 morts et des scènes des pillages. La population civile et certains Anti-Balaka, anciens maitres de lieue, se partagent l’Église catholique, l’hôpital et la broute pour se sauver leurs peaux. D’autres sont en route pour Bozoum.

Contactés depuis Bozoum, certains témoins affirment avoir vu arriver vers 9 heures dans la ville, en moto, une dizaine des anti-balaka fuyant l’attaque. Ils disent venir chercher les munitions et renforts, créant ainsi des psychoses dans la ville.

Rappelant qu’il y’a une semaine, les rebelles de 3R ont pourchassé des anti-balaka voleurs de bœufs jusqu’au village Mann non loin de Bocaranga. Ces derniers, anti-balaka voleurs, ayant fui jusqu’à Bocaranga se sont armés et tentaient de se rapprocher de Mann sans pour autant et rebrousser chemin à Bocaranga. Ce qui a pour conséquence, l’attaque de la population civile des villages proches et la prise de la ville de Bocaranga ce matin.

Plus de détail dans les jours à venir…..

Copyright2017CNC.

 

 

Centrafrique : Le Président Touadéra demande à l’ONU d’envoyer plus de casques bleus et l’allègement de l’embargo sur les armes.

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Centrafrique : le Président Touadéra demande à l’ONU d’augmenter le nombre des casques bleus et l’allégement de l’embargo sur les armes qui pèse sur les FACA.

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Le President Faustin Archange TOUADÉRA à l’assemblée générale des Nations-Unies

 

Bangui, le 23 septembre 2017.

Par : Anselme Mlbata avec NT.

 

le Président Touadéra  a exhorté les Nations Unies vendredi à envoyer plus de soldats de la paix dans lepays déchiré par les conflits et aussi un  assouplissement de l’embargo sur les armes infligé aux forces régulières FACA.

S’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président Faustin- Archange Touadera a déclaré qu’une recrudescence récente de la violence était liée à une bataille pour le contrôle des ressources naturelles du pays, rejetant implicitement l’opinion que les affrontements étaient sectaires.

«la situation humanitaire s’est gravement détériorée dans de nombreuses régions de mon pays à la suite d’une recrudescence de la violence», a déclaré Touadera lors de sa deuxième allocution au rassemblement annuel des dirigeants du monde après son élection de l’année dernière.

 

La «vraie» raison derrière la violence renouvelée est «le pillage et la concurrence féroce pour le contrôle et l’exploitation illégale de la richesse minières de la Centrafrique, dit-il.»

Plus de 600 000 personnes ont fui la violence dans le pays et un autre 500 000 ont franchi les frontières en tant que réfugiés, tandis que 2,4 millions personnes ont besoin d’aide alimentaire d’urgence, at-il dit.

L’Organisation des Nations Unies a prévenu que la flareup dans la violence était le «signe d’alerte précoce du génocide» et envisage de renforcer ses 12 000 force de maintien de la paix dans le pays.

Touadera a décrit le niveau de force actuel comme «insuffisant» pour protéger les civils et a déclaré que le nombre de casques bleus devrait être «révisé à la hausse», compte tenu de la taille du pays.

Il a appelé à l’assouplissement d’un embargo sur les armes du Conseil de sécurité 2013 pour permettre à son gouvernement d’acheter du matériel militaire pour son armée nationale.

L’une des Nations les plus pauvres du monde, la Centrafrique est embourbée dans la guerre en 2013 après le renversement de l’ancien Président  francois Bozize par une coalition de groupes de rebelles à majorité musulmane appelé la séléka.

La France est intervenue pour arrêter le massacre et l’année dernière elle a suspendu sa mission militaire  Sangaris dans le pays.

Les chrétiens, qui représentent environ 80% de la population, ont organisé des unités de vigilance baptisées “anti-Balaka”, une référence aux machettes.

Alors que le gouvernement de Touadera reste en contrôle qu’à Bangui, son autorité est faible en dehors de la capitale où les anciens groupes séléka et les combattants Balaka se sont affrontés.

Au moins 17 Minusca soldats de la paix ont été tués cette année, ce qui soulève l’inquiétude que le pays retombe de plus en plus dans la violence aveugle qui a explosé en 2013.

La Centrafrique est aussi riche en diamants, en bois et en or.

 

 

 

Centrafrique : Guerre fratricide au sein des multitudes de soutiens de Touadera

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Centrafrique : Guerre fratricide au sein des multitudes de soutiens de Touadera

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

 

Bangui,, le 22 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Mercredi 20 septembre, en la salle de conférence du complexe sportif  20 000 Places à Bangui, Ludovic Ledo, Coordonnateur du RJMP (Rassemblement des jeunes de la majorité présidentielle), assisté de ses proches, a animé une conférence de presse. A bâtons rompus avec les professionnels des médias, il a rappelé que depuis quelque tems, certaines désinformations polluantes pour l’opinion national et international font été de brouilles entre son mouvement et les FATistes, avant de rassurer qu’il n’en est absolument rien. Et pourtant…

Visiblement, il n’y a rien qui ne tourne en rond au sein des multitudes d’organisations de soutien au Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera. Des FATistes aux Touadérateurs en passant par les autres Comités de soutien, la tension mêlée de haine et de conflits de compétence mine les Soutiens du Chef de l’Etat. Personne n’aura su si cette crise restait la cuisine interne de ces comités de soutien, puisque le linge sale se lavant en famille ne fait de bruit.

Seulement, ce n’est qu’en essayant de se défendre dans la guéguerre que Ludovic Ledo, Coordonnateur du RJMP a rendu officielle la crise larvée qui couve au sein des Soutiens de Touadéra. D’ailleurs, le point central de la conférence de presse qu’il a animée mercredi dernier, a été la tentative de convaincre les professionnels de médias à comprendre qu’il n’y a jamais eu de brouille entre les différentes entités qui se disent des Soutiens du Président Touadéra et son mouvement.

« Nous avons tenu expressément cette conférence de pesse pour lever définitivement l’équivoque dans la tête de Centrafricains que le RJMP ne vient aucunement remplacer le groupe des FATistes ; nous venons aucunement faire du pugilat avec eux ; nous venons aucunement provoquer de tensions entre nous », a déclaré Ludovic Ledo lors de sa conférence de presse. Un aveu qui cache mal la tension au sein des Soutiens du chef de l’Etat, comme pour faire l’autruche.

A la question de savoir quel rapport entretiennent maintenant ces différentes entités de soutien du Chef de l’Etat avec le RJMP, Ludovic Ledo répond : « Non ! Nous collaborons très bien avec eux ; tout se passe très bien entre nous. Il n’y a que certaines mauvaises langues qui disent n’importe quoi que nos tenons recadrer tout cela ».

Comme preuve de cette solidarité et de la cohésion de visions, le Coordonnateur du RJMP a rappelé que la remise de Certificats à la centaine de jeunes bénéficiaires de la dernière formation politique organisée par son organisation a été rehaussée par la présence du Coordonnateur des FATistes, Daniel Grépayo, l’actuel Dircab du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Notons au passage que cette formation, selon Ledo, vise à sensibiliser, mais aussi à former les jeunes d’être éveillés pour ne pas qu’ils ne soient pas manipulables. Au menu de cette formation quatre (04) grandes thématiques citoyennes, à savoir : (1) Politique et vision politique du Président de la République, chef de l’Etat ; (2) Leadership jeune dans un pays post-crise : cas du Centrafrique ; (3) Droit de l’homme et politique et enfin ; (4) Rôles et attributions respectifs de chaque membre des bureaux du RJMP.

Or, le problème lui, subsiste et peut-être s’aggrave aujourd’hui. Car, l’autre point qui met à nue la crise interne maintenant, c’est lorsque Ledo affirme qu’il n’a rien à voir avec Blaise Didacien Kossimatchi, le tonitruant Porte-parole de la Coordination des Comités de soutien à Touadéra qui lui, est poursuivi en justice par un Collectif des avocats du Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua. Prise de position qui aurait été mal-prise par le Porte-parole qui estime que toutes les organisations de soutien au chef de l’Etat devraient harmoniser leurs points de vue et mutualiser le fruit de leurs actions au profit de la promotion de la vision de leur patron commun. Kossimatchi, qui serait dans tous ses états, aurait souhaité que toutes les entités de soutiens au Président de la République puissent faire front commun devant ce qu’il considère comme des attaques contre le camp présidentiel, à l’exemple de la bataille judiciaire engagée contre la Coordination de soutien par sept avocats qui constituent le conseil du PAN.

Somme toute, le ver est dans le fruit. Quitte aux Touaderateurs, FATistes, Coordination de soutien de se mettre ensemble pour accompagner  efficacement la vision portée par Pr Faustin Archange Touadera. D’ailleurs, c’est une image laide qui se dégage dans cette guerre fratricide. Il va falloir donc pour le Président de la République, outre les nombreux problèmes du pays qu’il doit gérer, de régler ces petits problèmes qui correspondent à s’y méprendre à de l’épine dans ses bottes.

Centrafrique : Réaction musclée de Kossimatchi au collectif des Avocats de Meckassoua

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Centrafrique : Réaction musclée de Kossimatchi au collectif des Avocats de Meckassoua

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Le Touaderateur Didatien Kossimatchi, Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 22 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les choses sérieuses ne semblent que commencer. Le 19 septembre dernier, un collectif de sept (07) Avocats constitué par le Président de l’Assemblée nationale dans son affaire d’accusation comme étant la tête pensante d’un mouvement de déstabilisation du pouvoir en place, a animé une conférence de presse à l’hôtel du centre à Bangui – occasion ayant permis d’annoncer à l’opinion nationale et internationale que Meckassoua a finalement porté plainte contre les Soutiens du Président de la République Faustin Archange Touadera. Ceci auprès du Doyen des juges avec constitution de partie civile. Comme à ses habitudes, Blaise Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Chef de l’Etat, nommément cité par ce Collectif d’Avocats n’a pas tardé à réagir. Ci-dessous, sa déclaration qui a fuité, alors qu’il annonce une méga-conférence pour une prise de position à vive voix.

Centrafricaines, centrafricains, chers compatriotes,
Dans un point de presse organisé le 18 Septembre 2017, le collectif des avocats constitués pour défendre les intérêts de sieur ABDOU KARIM MEKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale comprenant :
Maîtres :
– Edith DOUZIMA
– Jérôme LAVOU
– Bruno GBIEGBA
– Guy DANGAVO
– Albert PANDA GBIANIMBI
– Fernand MANDE NJAPOU,
Ce collectif a jugé utile d’entretenir la presse et par delà l’opinion publique sur la plainte déposée au près du Doyen des Juges avec constitution de partie Civile contre moi-même KOSSIMATCHI, porte parole du Collectif de Soutien au Professeur Faustin Archange TOUADERA pour « injure, diffamation, outrage, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine, à la violence, à la révolte, atteinte à la sureté intérieur de l’Etat, immixtion sans titre dans les fonctions publiques, association de malfaiteurs, j’en passe.
Ce collectif revient sur les faits en s’exprimant au conditionnel notamment s’agissant des mercenaires qui, je le rappelle sont bel et bien aux arrêts au Camp de Roux et sont d’ailleurs passés aux aveux sur leur recrutement par sieur MEKASSOUA ABDOU KARIM par le canal d’un intermédiaire en l’occurrence le sieur Amine Nassour ABDOULAYE lequel les a recrutés et leur a remis une avance de 500000 Fcfa par personne pour faciliter l’exécution de leur sordide et macabre plan de déstabilisation du régime et surtout l’élimination physique du Président de la République.
Je rappelle ici que cette affaire du Coup d’Etat n’est pas une invention de Monsieur KOSSIMATCHI !!! Je n’ai rien inventé et je n’ai aucunement nourri l’idée de nuire à qui que ce soit, sauf que je suis centrafricain, j’ai toujours milité politiquement avec des hauts et des bas dans mon parcours politique, mais jamais je n’ai comploté contre une quelconque autorité.
La plainte est adressée contre moi en ma qualité de porte parole du Comité de soutien au Président TOUADERA, c’est dire que les auteurs de cette plainte sont bien informés de mon engagement politique auprès du Président de la République et donc ils ne sauraient soutenir que le fait pour moi d’être un fonctionnaire de l’Etat m’interdit de m’exprimer sur des affaires qui concernent la vie de la Nation surtout lorsqu’il s’agit de faits aussi graves que celui d’un coup d’Etat.
Ma réaction est celle d’un citoyen engagé qui appelle à l’éveil de la conscience nationale pour conjurer toute tentative de déstabilisation de notre jeune démocratie mais surtout prévenir des velléités de ce genre.
Au demeurant, je ne suis pas le seul à m’être exprimé sur le sujet même si je suis celui-là qui est rentré dans les détails au vu des informations de sources très concordantes en ma possession.
Je vous renvoie à certaines sources :
– Le quotidien « Top Contact »dans sa parution du 8 Aout 2017 portant le N˚1676 qui titre à la une : l’identité des mercenaires qui veulent tuer TOUADERA désormais connue et dont la page 3 est consacrée à un article éloquent sur la question,
– Les réseaux sociaux ont largement abordé le sujet en apportant d’autres éclaircissements notamment le « CNC » Corbeau News Centrafrique.
Bref il s’agit d’un fait qui n’a pas laissé indifférent le centrafricain lambda qui s’interroge justement sur ce que veulent ces autorités assoiffées de pouvoir et qui dans leur folle course au pouvoir sont prêtes à s’allier avec le diable pourvu que l’objectif soit atteint et peu importe les dégâts collatéraux et autres dommages pour le peuple centrafricain.
Je trouve pour ma part indigne d’un responsable d’une institution républicaine de s’adonner à de telles manœuvres pour assouvir ses ambitions politiques. Les protagonistes sont là et j’attends comme tout centrafricain que la procédure qui suit son cours puisse révéler les tenants et les aboutissants de cette sordide affaire.
Je redis, au regard des informations en ma possession, surtout les déclarations des prévenus et les éléments contenus dans leur communication téléphonique, il est indéniable qu’une entreprise de déstabilisation du régime TOUADERA a bel et bien été mise en orchestre. Ce n’est pas KOSSIMATCHI qui accuse le sieur MEKASSOUA ABDOUKARIM d’en être l’instigateur mais ce sont les prévenus eux-mêmes qui le clament.
Sous d’autres cieux, ce haut responsable aurait démissionné de lui-même de ses charges pour permettre à la justice de faire toute la lumière sur la question et le laver de tout soupçon, mais comme le ridicule ne tue pas, ce sont les bourreaux qui font la loi en Centrafrique et le voila qui utilise l’Assemblée Nationale, une institution Républicaine, comme strapontin pour se couvrir.
Comment comprendre que le fameux point de presse ait été coordonné par le Vice Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable ZINGAS alors que le premier concerné refuse depuis de se prononcer sur la question. Est-ce à dire que ce coup d’Etat était orchestré par cette institution contre l’Exécutif ? Le collectif veut certainement jouer le conflit institutionnel pour s’arroger le soutien des parlementaires que j’appelle une fois de plus à lever l’immunité parlementaire de leur Président pour lui permettre de répondre aux graves accusations qui pèsent sur sa personne et de faciliter le rétablissement de la vérité.
Le peuple a le droit de s’informer et notre mission, ma mission en tant que leader est de lui porter cette information.
Entre nous, on m’accuse moi KOSSIMATCHI d’être coupable d’injure, diffamation, outrage, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine, à la violence, à la révolte, atteinte à la sureté l’intérieur de l’Etat, immixtion sans titre dans les fonctions publiques, association de malfaiteurs etc.
C’est juste triste. Triste parce que cela montre bien que nous sommes une société à part. Une société qui marche à l’envers et qui ne veut pas s’adapter aux changements de son époque. Une société où l’on doit applaudir quand le peuple souffre et est exposé à une grave menace. Une société où la justice ne doit sanctionner que les faibles.
Non je ne crois pas à ce schéma et j’ai confiance en la justice de mon pays. Nul n’est au dessus de la Loi comme le dit l’adage. Les pauvres exécutants qui croupissent derrière les barreaux ne sont que des exécutants, ils le disent à qui veut les entendre. Il faut pousser loin, les auteurs intellectuels de ce complot doivent être entendus et jugés.
Alors au lieu de protéger les bourreaux du peuple centrafricain, nos braves avocats qui n’ont évoqué aucun élément matériel pour parer aux accusations formulées contre leur client mais se sont plutôt fondus dans une élucubration et une littérature vide de contenu, feraient mieux de soutenir notre jeune et chancelante démocratie qui a besoin que tous les dirigeants des institutions de la République œuvrent avec engagement et honnêteté pour permettre le retour de la paix et de l’unité nationale, au lieu d’instiguer des complots qui ne vont que nous enfoncer davantage dans la crise que nous connaissons déjà.
L’assemblée Nationale déjà ternie par la méthode peu orthodoxe qui a permis le choix de ses dirigeants ne saurait être un sanctuaire pour des comploteurs qui se cachent derrière leur immunité pour mettre à genou les institutions républicaines au détriment des intérêts du peuple souverain premier.
Les jeunes, les victimes de toutes ces crises sont prêts à prendre leur responsabilité face à ce qui s’apparente à une tentative de les museler et de marcher sur le fragile équilibre chèrement acquis.
On peut mentir devant les hommes mais l’histoire finit toujours par rétablir la vérité et cette vérité nous la saurons tôt ou tard. Les soubassements des randonnées sous-régionales secrètes des députés VAKAT et ZINGAS finiront bien par se savoir.
Comme le dit ce proverbe latin « errare humanum est, sed perseverare diabolicum ». Ils se sont trompés, c’est humain, mais ils veulent persévérer dans l’erreur, c’est diabolique et le peuple ne l’acceptera jamais.
Vive la République,
Je vous remercie.
Fait à Bangui, le 19 Septembre 2017

 

Le Porte Parole du Comité de Soutien

Blaise Didacien KOSSIMATCHI

DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE ALEXANDRE N’GUENDET À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX

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DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE ALEXANDRE N’GUENDET À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2558.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President du parti RPR Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet.
Le President du parti RPR Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet.

 

21 SEPTEMBRE 2017

BANGUI, RCA

 

 

Comme chaque année à la date du 21 septembre ; tous les pays du monde, à l’unisson, célèbre la journée internationale de la paix. Je saisis d’ailleurs l’opportunité qui m’est donnée à cette occasion pour m’incliner pieusement devant la mémoire de nos compatriotes victimes Des massacres qui endeuillent le pays. Dans le même temps, il faut reconnaitre que depuis la prise de pouvoir par les nouvelles autorités, la République centrafricaine est complètement asphyxiée, plongée dans une spirale de haine de violence sans précédent, sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’à aujourd’hui.

La faisant entrer de facto dans le triste club des rares pays au monde, à l’instar de la Libye, du Yémen ou encore de la Somalie, pour lesquels le mot « paix » a perdu tout sens, toute substance et ne représente plus rien, plus aucune réalité tangible, palpable.

 

Ce chef d’œuvre de désastre n’a été possible que par l’incompétence notoire, la faiblesse reconnue, le laxisme assassin, le manque de vision, de courage politique et de consistance d’un pouvoir sourd, aveugle et muet qui en à peine dix-huit petits mois d’exercice du pouvoir est parvenu à créer l’enfer sur Terre, en RCA, un pays qui jadis était vu par tous comme celui où coule le lait et le miel.

 

C’est qu’aujourd’hui la République Centrafricaine sous l’emprise des autorités actuelles est le seul pays au monde dont plus de la moitié de la population ne doit sa survie qu’aux maigres subsides de l’aide humanitaire internationale.Dans toute l’Histoire moderne de la politique jamais aucun régime démocratiquement élu n’a été contraint de faire face au péril d’un génocide de sa population. Et il n’est pas inutile, ici, de rappeler les propos plus que terrifiants car très sérieux des plus hautes autorités des Nations Unies, à l’instar du Secrétaire Général Adjoint aux Affaires Humanitaires, Stephen O’Brien, qui se prononçant sur le cas centrafricain devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies proclamait que « les signes avant-coureurs de génocide son là (…). Nous devons agir MAINTENANT, ne pas réduire l’effort de l’ONU et prier pour ne pas avoir à vivre en le regrettant

».

 

Ce constat est largement partagé par tous les observateurs réguliers de la République Centrafricaine telle que l’universitaire américaine, analyse politique, Nathalia Dukhan, qui rapporte que « depuis dix mois, la situation sécuritaire et humanitaire est DESASTREUSE… Dans la capitale, Bangui, la tension est palpable et le climat politique délétère ». A son tour elle ne manque pas de relever le fait que les « Nations Unies alertent l’opinion internationale sur l’existence de « signes avant-coureurs » d’un génocide te d’un nettoyage ethnique ».

 

Six grandes ONG internationales opérant depuis des années sur le terrain en RCA, et qui ont perdus des dizaines des leurs dans les combats imposés par les groupes armés de mercenaires étrangers, en sont elles aussi venues à la maison conclusion et ont tiré la sonnette d’alarme en exhortant le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guttérès d’agir au plus vite afin d’éviter que le pire ne se produise pour la population centrafricaine.

 

Le responsable de l’Afrique Occidentale et Centrale des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Scott Campbell, dans sa déclaration officielle à la presse internationale supplie le gouvernement centrafricain de se saisir de la situation dans les plus bref délais afin de « garantir une protection physique aux populations menacées ».

 

Nous ne pouvons que nous attrister de constater le Centrafricain est devenu une proie, un gibier pour les pires mercenaires barbares officiant sur les 80% du territoire national qu’ils contrôlent. Ainsi ce paisible Centrafricain est aujourd’hui chassé, pourchassé, traqué, piégé, intimidé, tourmenté, kidnappé, tué, assassiné, violenté, violé, volé, pillé, démembré, dépossédé, brûlé vif, enterré vivant, torturé, etc. Tout cela au vu et au su des dignitaires du nouveau pouvoir qui ne bronchent pas, ne bougent et ne disent aucun mot.

Face à une telle situation aussi apocalyptique tout pouvoir un tant soit peu responsable aurait déjà réagi, à l’image des autorités birmanes mises en cause par la communauté internationale dans leur inadmissible gestion du drame des Rohingyas.

 

Mais ici sous le régime des nouvelles autorités centrafricaines l’autisme, la surdité, la cécité et le mutisme priment. C’était déjà d’une gravité extrême d’un pouvoir démocratiquement élu soit amené à voir plus de 80% de son territoire national occupé par des groupes armés de mercenaires étrangers, 20% de sa population en fuite en tant que réfugiés ou déplacés internes, plus de la moitié de sa population nationale ne survivant maigrement de l’aide humanitaire internationale, 90% de ses structures sanitaires, sociales et éducatives à terre, ses forces de défense et de sécurité réduites à la portion congrue, un enfant sur six qui n’atteint même plus l’âge de cinq ans, etc., et tout cela sans que le gouvernement centrafricain n’ose bouger un pouce. Mais le summum de l’horreur de l’irresponsabilité politique est atteint quand ces mêmes autorités de Bangui préfèrent jouer la carte du refus, du rejet, de la négation de la réalité, des faits observés par tous. Or une telle occultation, ce

monstrueux négationnisme est vain au vu des normes internationales comme le rappelle la Pr Paola Gaéta, professeur de Droit International à l’Institut des Hautes Etudes Internationales et de Développement, qui soutient que « le nombre de victimes n’est pas un facteur déterminant. Si on a une preuve de l’intention génocidaire d’un acteur, cela peut suffire pour parler de génocide ».

 

Qui doute d’une telle intention, sauf les pouvoirs de Bangui ? Mais une telle attitude montre que le pouvoir en place devient une réelle menace pour la sécurité de la population centrafricaine. C’est donc pour nous un devoir, en tant que citoyen centrafricain mais plus encore en tant qu’ancien Chef de l’Etat qui a exercé le pouvoir de l’État aux plus hautes responsabilités, au plus haut sommet de l’Etat, que d’invoquer le Principe de Responsabilité de Protéger (PRP) au vu des carences du pouvoir en place. Ce principe de responsabilité de protéger adoptée par tous les états-membres de l’Organisation des Nations Unies en 2005, RCA y compris, repose sur trois piliers tels que définis par le Document final du Sommet mondial de 2005 (A/RES/60/1, par. 138 à 140) et que le Secrétaire général a formulés dans le rapport présenté en 2009 sur le sujet (A/63/677) et qui se

présentent comme suit :

 

  1.     Il incombe au premier chef à l’État de protéger les populations contre le génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le nettoyage ethnique, ainsi que contre les incitations à les commettre;
  1.     Il incombe à la communauté internationale d’encourager et d’aider les États à s’acquitter de cette responsabilité;
  1.     Il incombe à la communauté internationale de mettre en œuvre les moyens diplomatiques, humanitaires et autres de protéger les populations contre ces crimes. Si un État n’assure manifestement pas la protection de ses populations, la communauté internationale doit être prête à mener une action collective destinée à protéger ces populations, conformément à la Charte des Nations Unies.

 

Les Nations Unies à travers le premier pilier de la responsabilité de responsabilité tel que rappelé par le Document final du Sommet mondial de 2005 (A/RES/60/1, par. 138 à 140) et les récents propos de Scott Campbell, responsable de l’Afrique Occidentale et Centrale des Nations Unies aux Droits de l’Homme, déclare explicitement qu’il est du devoir du Chef de l’Etat de « protéger les populations contre le génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le nettoyage ethnique, ainsi que contre les incitations à les commettre ». Mais comment le Président de la République pourrait résoudre cette équation s’il se refuse d’équiper, de réarmer et de redéployer nos forces de défense et de sécurité (FACA, Gendarmerie, Police) ? Au vu de la situation pro-génocidaire que même l’ONU est la première à constater, le retour des FACA devient une OBLIGATION. Et ce titre nulle entité ; nul personne, nulle personne morale ne saurait

s’opposer à cela.

Malgré ce constat amer d’un manque de vision patent des autorités actuelles sur les brûlantes questions sécuritaires, dans sa déclaration à l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Président de la République, Chef de l’Etat, s’est contenté de demander un n-ième renforcement de la capacité militaire de la Minusca en hommes et en matériels. Sachant que ces troupes onusiennes n’agissent sur le terrain qu’en tant force d’interposition alors que le chapitre sept (07) de la résolution 2301 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies donne plein pouvoir à la MINUSCA d’utiliser la force en cas d’entêtement des groupes armés. Et c’est bien là que le bât blesse

avec cette mission onusienne en Centrafrique.

 

De plus, lors de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC du 30 juillet 2016,  tenue à Malabo (Guinée Equatoriale) « a adopté le principe de l’admission des éléments des forces armées centrafricaines dans les différents centre d’instruction des Etats membres de la CEMAC ». Qu’en est-il de cette proposition en direction des FACA faite aux autorités centrafricaines depuis déjà un an ?

Au vu de la situation périlleuse de la RCA, la seule issue viable, nous semble-t-il, est la mise en œuvre urgente de l’Initiative de l’Union Africaine pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine dite Feuille de Route de Libreville, comme le préconisait le mardi 19 septembre 2019 la réunion de réunion de haut

niveau en marge de l’Assemblée Générale des Nations unies.

 

Aussi exhortons-nous de toutes nos forces, le Président de la République, Chef de l’Etat, garant de la sécurité des Centrafricains, à se ressaisir au plus vite car son peuple se fait de plus en plus impatient.

 

Nos derniers mots pour cette célébration de la Journée Internationale de la Paix seront pour présenter, à nouveau, nos condoléances les plus attristés aux familles centrafricaines endeuillées par les massacres de l’arrière-pays. Nous avons également une pensée émue pour les personnels humanitaires et les forces onusiennes en Centrafrique tombées sur le champ de bataille dans l’exercice de leur haute mission.

 

SON EXCELLENCE FERDINAND-ALEXANDRE N’GUENDET,

ANCIEN CHEF D’ETAT DE TRANSITION PAR INTERIM,

ANCIEN PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION (CNT),

PRÉSIDENT-FONDATEUR DU RASSEMBLEMENT POUR LA REPUBLIQUE (RPR).

Centrafrique : insécurité dans la Nana-Mambéré, la ministre de la Défense actuellement à Bouar.

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Centrafrique : insécurité dans la Nana-Mambéré, la ministre de la Défense actuellement à Bouar.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2809.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC
Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC

 

Bouar, le 21 septembre 2017.

Par : Arsène Feidanganazoui, CNC.

 

Après deux jours de tension entre les miliciens Anti-Balaka et les soldats Faca dans la ville de Bouar, vient le tour de dialogue initié par la ministre de la Défense nationale Marie-Noelle Koyara.

En effet, ce mercredi 20 septembre dans les locaux de la gendarmerie territoriale de Bouar, une réunion de sécurité s’est tenus en présence de la ministre Koyara de la Défense, du Général en chef des Anti-Balaka Sylvain Ndalé, du coordonnateur des Anti-Balaka de Bouar Monsieur Ousmane, du Monsieur le Maire, du Sécrétaire Général de l’Assemblée nationale centrafricaine ainsi que le Commandant des Faca Moussa Kitoko.

L’objectif pour la ministre, obtenir le retrait des miliciens Anti-Balaka de la ville de Bouar, faire baisser substantiellement la tension perceptible entre les Faca et ces miliciens causée par la  tentative d’arrestation de leur chef Sylvain Ndalé par les Faca le lundi dernier à son domicile occasionnant des échanges violents des tirs dans la ville et la panique générale de la population civile.

Pour la ministre Koyara, les Anti-Balaka n’ont pas leur place dans les rues Bouar, encore moins ériger des barrières partout.

Rappelons que suite à l’ultimatum des rebelles du groupe 3R menaçant de prendre totalement la grande-ville de Bouar, les miliciens Anti-Balaka ont pris d’assaut les différentes grandes artères de cette ville dans l’optique, selon eux, de protéger la population civile des 3R si jamais. Entre temps, le bataillon des Faca envoyé le lundi 18 septembre dernier sur place à Bouar aurait tenté d’arrêter le Général en chef des Anti-Balaka chez lui occasionnant au passage des échanges musclés entre les soldats Faca et les Anti-Balaka.

Centrafrique : Pour la restauration de l’autorité de l’Etat dans le Km5

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Centrafrique : Pour la restauration de l’autorité de l’Etat dans le Km5

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2927.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Remise du drapeau aux chefs. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Remise du drapeau aux chefs. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 21 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

À l’initiative du Conseiller économique et social du 3ème arrondissement de Bangui, M. Dibrine Youssouf, 29 drapeaux dont 15 pour la première Circonscription et 14 pour la 2ème Circonscription du 3ème arrondissement de Bangui ont été distribués aux chefs de quartiers dudit arrondissement. Il s’agit d’appuyer le gouvernement dans les efforts de la restauration de l’autorité de l’Etat. C’était, ce mercredi 20 septembre 2017, à la Mairie du 3ème arrondissement où tous les chefs de quartiers du 3ème étaient réunis.

« La crise qu’a connue notre pays a frappé de manière particulière le 3ème arrondissement de Bangui en général et le quartier de Km5 et environs qui sont les plus victimes. On a subi de lourdes pertes tant des pertes en vies humaines qu’en biens matériels », selon Dibrine Youssouf, Conseiller économique du 3ème arrondissement de Bangui et initiateur de ce don. Et, à Mme Marie Josephe Fitta-Kona, Conseillère municipale à la Mairie du 3ème arrondissement d’ajouter que  « notre pays est à l’heure de sa reconstruction nationale, après ces années de crise. Toutes ses filles et tous ses fils doivent y contribuer ».

La genèse de ce don de drapeaux remonte à une réunion en août dernier entre le Conseiller économique et les chefs de quartiers du 3ème lors de laquelle ces derniers ont exprimé le besoin de cet outil de travail qui, planté devant la maison du chef, marque la présence de l’autorité de l’Etat dans les quartiers. « On a fait ce geste parce qu’on sait que le gouvernement a une lourde charge également de son côté, on doit l’aider. Ce n’est qu’en cela qu’on pourra valoriser nos chefs de quartier pour qu’ils soient respectés comme avant la crise », explique Dibrine Youssouf.

  1. Daniel Ndogmango, chef de quartier Sarada et chef du 1er Groupement du 3ème arrondissement a réceptionné les lots des drapeaux pour les distribuer à ses collègues. Avant de remercier le Conseil économique et social pour son geste, le chef du quartier Sarada fait le témoignage suivant : « Dans cette crise, nous les chefs du 3ème arrondissement avions trop souffert, notre dignité d’autorité locale est tombée », avoue-t-il avant d’expliquer que « nous avons été accusés, traqués et torturés par les belligérants de deux côtés [Anti-Balaka et Séléka] pour la simple raison que nous portons l’autorité de l’Etat en nous. Nous avons perdu nos maisons, nos biens, nos parents… Aussi, nous les chefs de quartiers avions perdu tout honneur, puisque nous –mêmes avions été contraints de trouver refuges dans des sites de déplacés ».

Mais, aujourd’hui, les chefs de quartiers du 3ème arrondissement, disent-ils, ont la joie de voir qu’à la faveur du retour à l’ordre constitutionnel et les efforts de restauration de l’autorité de l’Etat, ils reprennent petit à petit leur autorité de veiller sur leurs administrés.

Le même soulagement a été exprimé par Amadou Roufaï, 1er Conseiller à la Mairie du 3ème arrondissement selon qui, « l’acte que vient de poser le Conseil économique et social, à travers son représentant du 3ème arrondissement est très salutaire ». Il a rassuré que maintenant, le chef de quartier est respecté et qu’il peut exercer librement ses fonctions. « Après tout, le drapeau reste le premier symbole de l’autorité de l’Etat dans les quartiers, après la médaille de chef que les chefs portent. Nous remercions infiniment notre Conseiller économique pour ce geste hautement patriotique », conclut-il.

Notons que le Km5 en particulier, poumon économique de la République centrafricaine  a renoué avec ses activités commerciales traditionnelles, permettant à nouveau, des afflux des populations non-musulmanes vers cette contrée de Bangui considérée à un moment récent comme le couloir de la mort.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : une réunion à l’Assemblée générale de l’ONU sur la RCA ce mardi.

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Centrafrique : une réunion à l’assemblée nationale de l’ONU hier mardi sur la RCA.

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Le President Faustin Archange TOUADÉRA.

 

 

Bangui, le 20 septembre 2017.

Par : CNC avec relief.

 

Le 19 Septembre 2017, une réunion ministérielle de haut niveau sur la République centrafricaine a eu lieu en marge de la 72 session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, coprésidée par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, m. Antonio Guterres , le Président de la République centrafricaine, m. Faustin- Archange Touadéra, et le Président de la Commission de l’Union africaine, m. Moussa Faki Mahamat. La réunion a été organisée en partenariat avec la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), l’Union européenne et la Banque mondiale. Les membres du groupe de soutien international (l’ancien groupe de contact international) ainsi que d’autres partenaires clés ont également participé à la réunion.

Le Président Touadéra a présenté la stratégie du gouvernement centrafricain pour le rétablissement de l’autorité de l’État depuis le retour du pays à l’ordre constitutionnel et la création d’institutions nationales, et a exprimé sa volonté de poursuivre la consolidation de la paix et la réconciliation nationale par le dialogue. Il a également renouvelé son engagement à entreprendre des réformes institutionnelles et politiques visant à accroître l’efficacité du gouvernement et des services publics par la gestion transparente des ressources limitées de l’État et en assurant des changements entre les politiques et les fonctionnaires administratifs, en tenant compte de la nécessité d’assurer une meilleure représentation des minorités et des femmes, comme en témoigne la composition du nouveau gouvernement. Ces réformes contribueront aux efforts de consolidation de la paix, ainsi qu’à la réconciliation nationale, et renforceront les efforts déployés pour mettre en œuvre le plan national de relance et de consolidation de la paix en République centrafricaine (RCPCA) et le cadre de la coopération mutuelle Responsabilité (CEM-RCA), qui ont tous deux été signés lors de la Conférence des donateurs sur la République centrafricaine, qui s’est tenue le 17 novembre 2016 à Bruxelles.

Les participants se sont félicités des progrès réalisés dans plusieurs domaines, tels que le dialogue avec les groupes armés; le lancement du projet pilote de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR); l’adoption d’une stratégie nationale pour le rétablissement de l’autorité étatique; l’adoption d’une politique nationale de sécurité et d’une stratégie nationale pour la réforme du secteur de la sécurité (SSR); l’adoption et la promulgation d’un code de justice militaire; la validation d’un plan de réforme pour les forces de sécurité intérieures (ISF); le recrutement de 500 policiers et officiers de Gendarmerie; les efforts de relance économique; l’opérationnalisation progressive de la Cour pénale spéciale; la nomination du Comité directeur pour la mise en œuvre de la Commission vérité et réconciliation; ainsi que les efforts de promotion et de protection des droits de l’homme, en particulier des femmes et des enfants.

Les participants se sont également félicités de l’inclusion, au sein du gouvernement, d’un plus grand nombre de représentants des partis politiques, de personnes proches des groupes armés qui ont accepté d’adhérer au processus de paix et de représentants de la société civile. Malgré ces progrès, un certain nombre de défis subsistent en matière de sécurité, d’assistance humanitaire, de justice, de réconciliation et de développement socio-économique. L’engagement total du gouvernement et de tous les acteurs nationaux, ainsi que les partenaires internationaux, est nécessaire pour empêcher le pays de revenir à une situation de crise similaire à celle de 2013. Ce faisant, les participants se sont également félicités de l’engagement du Président Touadéra de mettre en œuvre, avant la fin du premier trimestre de 2018, les actions prioritaires dans le RCPCA afin de renforcer la sécurité pendant la période de transhumance et d’étendre progressivement L’autorité étatique et la prestation des services sociaux de base. Les participants ont également félicité les efforts du Président Touadéra pour faire face aux retards dans la mise en œuvre des initiatives clés.

Les participants ont fermement condamné la violence contre les civils et les acteurs humanitaires depuis le début du mois de mai 2017 dans le sud-est de la République centrafricaine et, plus récemment, dans le Nord-Ouest, ce qui a entraîné une grave détérioration de la situations humanitaires et de sécurité. Ils se sont dits profondément préoccupés par la gravité de la situation humanitaire ainsi que par le risque d’une escalade du conflit.

Les participants ont rappelé que la responsabilité de répondre à ces situations d’urgence incombait principalement au gouvernement centrafricain. Ils ont invité les partenaires de la République centrafricaine à accorder une attention particulière à cette situation à l’appui des efforts déployés par le gouvernement et ont exprimé leur inquiétude au sujet du sous-financement du plan d’intervention humanitaire révisé, qui continue de entraver sa mise en œuvre. Ils ont également souligné l’importance de renforcer les capacités de la mission, y compris le personnel militaire de la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca), afin de permettre à la mission de remplir son mandat, notamment en ce qui concerne la protection des civils. Les participants ont remercié tous les pays fournissant des contingents et des policiers pour leur soutien au processus de paix et de stabilisation en République centrafricaine. Les participants ont rendu hommage au personnel de MINUSCA qui a sacrifié leur vie au service de la paix.

Convaincus que la présence continue de groupes armés représente l’obstacle le plus immédiat à la stabilité et à la reprise du pays, les participants condamnent énergiquement la violence intercommunale, souvent en ciblant des civils basés sur leur appartenance ethnique ou religieuse affiliation, et a salué à cet égard l’appel à une cessation des hostilités lancée par le panel de facilitation de l’initiative africaine. Ils ont condamné les attaques incessantes contre les MINUSCA de la paix et récemment contre les travailleurs humanitaires et les chefs religieux. Les participants ont appelé de toute urgence le gouvernement à condamner publiquement ces attaques et à identifier et traduire en justice les auteurs et instigateurs de ces attentats. Les participants ont également exigé que toutes les parties cessent immédiatement les hostilités et respectent les principes humanitaires pour permettre la livraison continue de l’aide humanitaire.

Les participants ont appuyé fermement le Président Touadéra’s vision ainsi que ses priorités immédiates pour s’attaquer aux causes profondes du conflit et favoriser le développement à long terme du pays. Ils ont noté les efforts importants du gouvernement qui a permis la fermeture de tous les sites pour les personnes déplacées à Bangui et dans un certain nombre de villes de l’arrière-pays. Ils ont encouragé les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts en vue d’une approche inclusive associant toutes les parties de la société centrafricaine à la reconstruction de la République centrafricaine, afin de renforcer la cohésion sociale et le retour des les personnes déplacées à l’intérieur du pays et les réfugiés.

Les participants ont également renouvelé leur appui ferme à l’initiative africaine, sous la direction du Président Touadéra et cofinancés par l’Union africaine, la CEEAC et la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) avec le soutien de l’Angola, Tchad, Congo et Gabon, et a réitéré la volonté des partenaires du processus de paix, en particulier les Nations Unies, de travailler en étroite collaboration avec l’initiative africaine à la recherche d’un accord durable sur la paix et la réconciliation. Tout en rendant hommage à m. OCHA Lebatt, les participants se sont félicités de la nomination de son successeur Bédializoun Moussa Nébié en tant que représentant spécial de l’Union africaine auprès de la République centrafricaine et du succès de la première réunion du groupe de Animateurs, sous les auspices de l’Union africaine, de l’initiative africaine à Bangui les 11 et 12 septembre 2017. Ils ont recommandé une coopération étroite et efficace entre l’Union africaine, les Nations Unies, la CEEAC, l’Union européenne, la communauté de Sant’Egidio et tous les partenaires régionaux et internationaux. Ils ont encouragé les autorités centrafricaines à prendre des mesures politiques urgentes, dans le cadre des initiatives de dialogue et de médiation en cours, notamment par la mise en œuvre effective de la cessation des hostilités, comme convenu par des représentants des autorités centrafricaines et des quatorze groupes armés à Rome le 19 juin 2017 sous les auspices de la communauté de Sant’Egidio.

Les participants ont souligné que ces efforts devraient aller de pair avec la mise en œuvre de réformes concrètes au sein des secteurs de la sécurité, de la défense, de la justice et de la réconciliation nationale, avec l’appui de l’ensemble de la communauté internationale.

Les participants ont réaffirmé que la feuille de route adoptée par la Conférence ministérielle qui s’est tenue à Libreville le 17 juillet 2017 constitue le cadre principal d’une solution politique en République centrafricaine. Ils se sont félicités de la décision du groupe de facilitateurs d’assurer la cohérence, dans le cadre d’un partenariat stratégique et opérationnel avec l’Organisation des Nations Unies, en regroupant toutes les procédures et initiatives en cours, y compris les efforts du Parlement et de la société civile , et d’inviter tous leurs sponsors à se mobiliser autour de l’initiative africaine, qui est maintenant commune à tous. Les participants ont également souligné la responsabilité des pays voisins de la République centrafricaine de contribuer à la résolution de la crise. Les participants ont également pris note de la décision du groupe de facilitateurs et de l’appel urgent du Président Touadéra sur la nécessité et l’importance d’inclure dans les panels des représentants des pays voisins de la République centrafricaine qui accueillent un certain nombre de Réfugiés d’Afrique centrale.

Les participants ont demandé à la communauté internationale et aux donateurs de maintenir un soutien financier adéquat pour la mise en œuvre du RCPCA et de mieux coordonner leurs activités. Les participants ont encouragé les autorités centrafricaines à renforcer la coordination des contributions des partenaires à la mise en œuvre du RCPCA. Les participants ont félicité l’importante contribution de l’Union africaine et de l’Organisation des Nations Unies aux efforts de stabilisation, notamment par l’intermédiaire de l’MINUSCA, et de celles d’autres partenaires stratégiques de la République centrafricaine, y compris la CEEAC, la Commission européenne L’Union et la Banque mondiale.

Afin de donner suite aux engagements pris par les principaux acteurs au cours de cette réunion, il a été convenu que le groupe de soutien international se réunirait à nouveau dans six mois.

 

 

Centrafrique : Erratum sur l’article ‘’Autopsie du Gouvernement Sarandji 2’’

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Centrafrique : Erratum sur l’article ‘’Autopsie du Gouvernement Sarandji 2’’

 

Par cet erratum, la Rédaction de CNC tient tout abord à présenter ses excuses vis-à-vis de l’Ancien Ministre d’Etat à la Réconciliation nationale, M. Christoph Gazam-Betty dont le nom a été cité, par erreur et la malheureusement, en titre. La Rédaction souligne par  la même occasion le sens élever d’homme d’Etat qui l’a animé et qu’il n’a pas opté réagir par un droit de réponse.

En effet, en date du lundi 18 septembre 2017, CNC publiait un article intitulé ‘’Autopsie du Gouvernement Sarandji 2’’, dans la suite logique du décryptage de cette nouvelle équipe gouvernementale dont la liste des membres est rendue par Décret du chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra.  Seulement, par erreur technique, le nom de l’ancien Ministre Christoph Gazam-Betty a été cité dans le titre.

Une fois de plus, la Rédaction rappelle qu’il s’agit d’une erreur technique et que d’autres personnes ayant fait usage de cet article doivent savoir qu’il comporte cette erreur. D’ailleurs, l’article a été purement et simplement retiré du site.

Merci pour votre aimable compréhension.

 

 

VOICI L’ARTICLE EN QUESTION.

 

Centrafrique : Autopsie du Gouvernement Sarandji 2, par Christoph Gazam-Betty

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2616.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les membres du Gouvernement Sarandji 1
Les membres du Gouvernement Sarandji 1

 

Bangui, le 19 septembre 2017.

Par : Christoph Gazanguinza, contributeur du CNC.

Centrafrique : Une jeune mère décapite son bébé

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Centrafrique : Une jeune mère décapite son bébé

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2904.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une maman décapite son bébé à Bangui

 

Bangui, le 20 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Horrible ! D’une rare violence, une mère dont les forces de sécurité intérieures recommandent la stricte confidentialité de son identité pour nécessité d’enquête, a décapité son bébé de sexe masculin, né probablement dans la nuit de lundi à mardi 19 septembre 2017. Cette mère est présentement entre les mains de la police.

Incroyable, mais vrai ! Le nouveau-né, pesant 3,5 kg de sexe masculin, né certainement dans la nuit de lundi à mardi n’a pas connu de jour de vie. Sa mère l’a assassiné par coup de couteau, précisément en le décapitant par derrière le cou. L’hôpital Communautaire de Bangui a été pris d’assaut par une foule, hier soir, pour regarder la scène.

Rien n’aurait pu filtrer si l’auteur de cette tuerie ne se serait pas présentée à l’hôpital Communautaire pou se soigner elle-même. Selon les faits, la jeune dame qui a caché sa grossesse à son mari jusqu’au moment de l’accouchement a réussi, malgré elle, de mettre au monde son bébé. On ne sait pas encore si elle était seule dans cette entreprise criminelle… Une fois accouché, elle a pris soin de tuer l’enfant. Entre temps, se faisant, elle-même a du souci sanitaire pour se reprendre sa santé, étant donné qu’il y a eu des complications gynécologiques après. Cette mère criminelle s’est vue contrainte d’aller à l’hôpital. C’est là que la vérité va jaillir sur le sort de l’ange qu’elle a assassiné.

Pr Richard Ngbalé, Gynécologue obstétricien, Chef de service a.i. de la maternité de l’hôpital communautaire de Bangui est revenu sur les faits : « Aux environs des 11h (de mardi 19 septembre 2017), nos services ont reçu une dame qui se plaignait de saignement. Au moment de l’examen, ils ont constaté que le cordon ombilical pendait au niveau de la filière génitale. Ils sont montés nous expliquer et immédiatement nous avons su que c’était un accouchement. Elle a tenté de mentir pour dire qu’elle n’avait pas accouché, mais a fini par avoué que l’enfant était dans sa chambre », a-t-il expliqué.

Le Chef de service a confirmé que la mère a effectivement tué son bébé. Selon lui, la lésion au coup de l’enfant est « due certainement à un couteau. Et, nous avons conclu que c’est cette lésion qui est à l’origine du décès de ce nouveau-né », a-t-il conclu.

Dr Paterne Tembeti Directeur de l’hôpital Communautaire en a profité pour attirer l’attention de la population en général et des Banguissois en particulier, surtout les parents de veiller sur les filles enceintes. Il indique par ailleurs que la responsabilité de cette frange de la population ne se limite pas seulement aux couples.

Comme l’affaire est devant la justice, suivons-la…

Centrafrique : le projet Genre 2 lancé conjointement par le gouvernement et les ONGs IRC et COOPI.

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Centrafrique : le projet genre 2 lancé conjointement par le gouvernement et  les ONG IRC et COOPI.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2910.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les réprésentants des Institution impliquées dans ce projet. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC
Les réprésentants des Institution impliquées dans ce projet. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC

 

Bangui 19 septembre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

« Prévention et réponse aux violences basées sur le genre à travers l’autonomisation sociale, économique et la participation des femmes et filles », c’est le thème du projet genre lancé conjointement la semaine dernière par le gouvernement centrafricain et les ONGs IRC et COOPI à Bangui. Financé par l’Union européenne, ce projet va être mis en œuvre par le consortium IRC et COOPI en étroite coopération avec le ministère des affaires sociales.

Ce projet dont le délai d’exécution est de 18 mois, vise à contribuer aux rééquilibrages des inégalités entre les hommes et les femmes en République Centrafricaine. Il sera mis en œuvre dans les villes de Boccaranga, Kagabandoro et Boda.

En effet, les crises militaro-politiques qui ont fragilisé la Centrafrique ont impacté négativement sur les femmes. D’après Marie Josué Godanzi, Directrice Générale du genre et de la réconciliation nationale ayant représenté la ministre des affaires sociale à la cérémonie de lancement, l’analyse des rapports sociaux entre les hommes et les femmes démontre de toute évidence que les femmes sont reléguées au second rang à tous les niveaux.

Pour juguler cette situation, le gouvernement centrafricain à travers le ministère des affaires sociales et de la réconciliation nationale qui fait la promotion du genre son cheval de batail mène avec les appuis multiformes des partenaires des actions afin d’améliorer les conditions de vie des femmes et des filles et de les amener à jouir pleinement de leurs droits aux mêmes titres que les hommes

« Le présent projet vient à point nommé car il a été enregistré qu’en dépit des efforts déployés par le gouvernement avec l’appui des partenaires pour une prise en charge holistique des suivants des VBG, il existe toujours des défis à relever du fait de l’insuffisance de protection et d’assistance nécessaire pour répondre aux besoins exprimés en grand nombre par les personnes vulnérables. », a fait savoir Marie Josué Godanzi, Directrice Générale du genre au ministère des affaires sociales avant d’exhorter IRC et COOPI responsables du projet à œuvrer dans le sens du respect des conventions nationales, des textes en vigueur et de la collaboration avec ledit ministère et d’autres ministères impliqués.

De son côté, l’ONG IRC a estimé que le lancement du projet Genre 2 dans le pays est important car il constitue un pilier de sa stratégie 2015-2020 pour la promotion du genre en particulier dans le cadre de développement durable. Car pour  la Directrice Pays par intérim de l’IRC, les femmes constituent aujourd’hui des actrices fondamentales du développement socioéconomique et il est impératif de renforcer leurs rôles à travers la mise en œuvre d’une approche genre effective.

« Par ce projet, IRC souhaite apporter des solutions innovantes comme les Centre d’Autonomisation Socio-économique pour les Femmes/Filles (CASEF) dont la structure principale portera le nom de Maison de l’Espoir géré par un système d’information développé par IRC dans d’autre contexte qui s’appelle le BILLY. Nous espérons aussi voir concrétiser par ce projet la mise en place d’un projet de coopération agricole féminine afin de consolider les acquis du projet Genre 1», a déclaré Salma Ben Aissa, Directrice Pays par intérim de l’IRC.

Pour sa part, Virginie Lafleurtighe, représentant l’ambassadeur sortant de l’Union européenne à Centrafrique, Jean-Pierre Reymondet Commoy, ce projet témoigne l’intérêt que l’Union européenne accorde à la promotion du genre en générale et au processus de l’autonomisation de la femme au niveau social, économique et politique en République Centrafricaine.

D’après les données chiffrées par le ministère des affaires sociales, la féminisation de la pauvreté est de 80% des femmes contre 69% d’hommes. Le taux d’alphabétisation est très élevé chez les femmes dont 68% contre  46,2% chez les hommes et la proportion des femmes n’ayant pas du tout eu accès à l’instruction est de 80% de femmes de 15-49 ans. Cette situation de manière générale, selon la Directrice Générale du genre, favorise les hommes à recevoir plus de privilèges que les femmes.

 

 

Centrafrique: 60 ex-combattants des 14 groupes rebelles enrôlés dans les FACA

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Centrafrique: 60 ex-combattants des 14 groupes rebelles enrôlés dans les FACA

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2900.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ex-combattants incorporés. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC
Les ex-combattants incorporés. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC

 

Bangui 19 Septembre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Ils sont 60 éléments des groupes armés retenus pour subir la formation militaire afin d’intégrer l’armée nationale. Dans le cadre  du projet pilote du DDRR lancé par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires, les futurs soldats des FACA ont reçu  leur immatriculation ce 19 septembre à Bangui leur permettant de suivre la formation. D’autres ex combattants n’ayant pas répondu au critère de l’incorporation dans l’armée nationale, seront orientés vers les activités communautaires, d’après la ministre de la défense nationale Marie Noëlle Koyara.

Au nom du retour à une paix définitive en République Centrafricaine, le gouvernement centrafricain a tendu la main aux ex-combattants désirant intégrer le rang des FACA. Cette incorporation des ex-combattants s’inscrit dans le cadre du projet pilote du désarment des groupes armés et leur insertion.

« Nous venons de lancer le projet pilote initié par le gouvernement et ses partenaires internationaux pour commencer le processus de recrutement des éléments des groupes armés dont une partie sera dans l’armée centrafricaine et une autre partie dans les activités communautaires. Ils vont tour à tour suivre tout le processus de vérification avec un comité composé des partenaires internationaux et de l’état-major avant d’être déclarés », a indiqué Marie Noëlle Koyara, ministre de la défense nationale qui exhorte les ex-combattants à faire preuve de rigueur dans le métier du soldat et de promouvoir la cohésion sociale en leur sein afin de service loyalement leur pays.

La formation de ces futurs soldats de la République est assurée par la mission européenne de formation militaire, EUTM.

L’effectif des  60 ex-combattants recrutés  va augmenter  jusqu’à 250 éléments  qui seront incorporés au sein des Forces Armées Centrafricaines.

Il faut noter que chacun des 14 groupes armés signataires de l’accord du DDRR et parties prenantes au comité de pilotage doit fournir 40 éléments pour ce processus de recrutement.

 

Centrafrique: « Kémi Seba est un fils d’Afrique. Si d’autres le chassent de chez eux, nous lui offrons la terre et l’hospitalité… » Bida Koyagbelé, président du mouvement Kité

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Centrafrique: « Kémi Seba est un fils d’Afrique. Si d’autres le chassent de chez eux, nous lui offrons la terre et l’hospitalité… » Bida Koyagbelé, président du mouvement Kité 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2907.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bida Koyagbelé. Credit photo Éric Ngaba.
Monsieur Bida Koyagbelé. Credit photo Éric Ngaba.

 

 

Bangui 19 septembre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

L’association des paysans centrafricains propose un exile doré à l’activiste panafricain Kémi Seba, expulsé du Sénégal après un projet pour avoir brulé publiquement un billet de 5.000 Francs CFA. L’offre de l’exil a été donnée au leader du mouvement Anti-Francs CFA, lors d’une conférence avec la population organisée le 16 septembre 2017 à Bangui, par l’ONG Urgence Panafricaniste et l’Association des Paysans Centrafricains.

Décidemment, la survie du Franc de la Colonie Française en Afrique (CFA) est fortement menacée. C’est une question de la détermination des pays de la zone Franc à enterrer cette monnaie controversée. Des manifestations Anti Francs CFA se font connaître sur le continent africain visant à supprimer le Franc CFA.

A l’initiative Urgence Panafricaniste et l’Association des Paysans Centrafricains, adeptes de Kémi Seba en Centrafrique, environs 200 personnes se sont réunies16 septembre dernier dans le 7ème arrondissement de Bangui, au siège l’Association des Paysans Centrafricains.

« Il est de notre devoir d’informer le peuple du danger que représente cette monnaie de servitude et d’en appeler à l’adhésion de tous les africains et amis de l’Afrique à rejoindre le mouvement » a martelé le représentant de l’organisation en Centrafrique, au micro de Prince Eric Ngaibino.

D’après les organisateurs de cette rencontre, le rassemblement du 16 septembre est la première d’une longue liste d’activités de sensibilisation, d’information et de formation adressées à la population dans le but d’éclairer sur la question du très controversé francs CFA. Ils invitent l’activiste Stélio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kémi Séba à venir s’installer en République centrafricaine.

« Kémi Seba est un fils d’Afrique. Si d’autres le chassent de chez eux, nous lui offrons la terre et l’hospitalité dont il a besoin pour mener à bien le combat qui est aussi le vôtre », a indiqué au public venu des quatre coins de Bangui, Bida Koyagbélé, Président du mouvement Kité et de l’Association des Paysans Centrafricains.

 

Bida Koyagbélé est connu dans le milieu anti-oligarchie française. en 2015, il a refusé de serrer la main du précédant Ambassadeur français Charles Malinas en Centrafrique pour dénoncer l’implication de la France dans la crise en République Centrafricaine.

Pour Jéhu Komboko, coordonnateur de l’APC, l’activiste panafricain Kémi Seba devra bénéficier d’un hectare de terre arable et une demeure au bord du fleuve Oubangui dans le village Sao, capitale de la République centrafricaine.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : L’INSUPPORTABLE NAUFRAGE

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CENTRAFRIQUE : L’INSUPPORTABLE NAUFRAGE

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2316.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Faustin archange TOUADÉRA et Simplice Mathieu SARANDJI. Crédits photo RJDH.
Faustin archange TOUADÉRA et Simplice Mathieu Sarandji. Crédits photo RJDH.

 

Bangui, le 20 septembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

DES BARBARES D’UN AUTRE TEMPS AU GOUVERNEMENT

 

          C’est incontestablement le retour de la République Centrafricaine « au cœur des ténèbres », comme l’évoquait Joseph Conrad dans le roman qu’il situait en Oubangui-Chari, à l’époque où l’Europe se partageait l’Afrique au 19e siècle.

          Aujourd’hui, cette plongée dans une dure nuit d’un pays, d’une nation et d’un peuple, ressemble à un vaste complot ourdi de l’extérieur et aggravé par l’incompétence et la cupidité de ses élites.

          Dans ces conditions, comment peut-on imaginer et accepter que des chefs rebelles, les mains pleines du sang des Centrafricains, entrent dans le nouveau gouvernement  au nom d’une réconciliation nationale aléatoire ?

          Les couteaux sont tirés de leurs fourreaux depuis environ trois ans, pour que s’accomplisse le funeste et sanglant supplice d’un peuple par des mercenaires cruels et sanguinaires qui ne poursuivent qu’un but : dépecer la République Centrafricaine.

          Partout, dans le pays, ce ne sont que fureur et abomination. La cruauté des ex-Sélékas est indicible, hallucinante et diabolique. Les femmes, les vieillards et les enfants ne sont pas épargnés. Les égorgements rituels succèdent aux exécutions sommaires à la Kalachnikov. Des villages sont incendiés. Les populations ont pris massivement les chemins de l’exil.

          Dans un entretien accordé au quotidien français Le Monde, Monseigneur Aguirre Munos, évêque de Bangassou, témoigne : «de la gratuité terrible avec laquelle les ex-Sélékas s’en prennent aux villageois, de la cruauté des représailles des Antibalakas qui jettent leurs victimes dans les puits pour qu’elles ne soient pas enterrées sur  la terre centrafricaine, des comportements des casques bleus marocains qui mettent mal à l’aise la population en ne prenant que la défense des musulmans » Pour conclure : « Il y a une rancune, une haine qui se développent entre les deux communautés religieuses.»

          Les Centrafricains ne savent plus quelles divinités implorer pour abréger leurs terribles souffrances. Leurs gouvernants semblent dépassés par les tragiques événements qui assaillent le pays. Les membres du gouvernement ont trouvé refuge dans la capitale. Ils ne se déplacent pas ou peu auprès des populations en souffrance dans les provinces Les ministres se taisent sur les ravages que font subir au pays les ex-Sélékas déterminés à opérer une partition de la République Centrafricaine.

           Si rien n’est fait en urgence, cette instabilité détestable risque de se pérenniser.

 

AUTORITÉS CENTRAFRICAINES VS MINUSCA : QUI MANIPULE QUI ?

          De lourds soupçons d’accointances entre les rebelles et la MINUSCA ne cessent de prendre de l’ampleur. Si ces abominables accusations s’avèrent, les autorités centrafricaines devront, au nom du peuple centrafricain, demander le remplacement du chef de la MINUSCA et de certains contingents en Centrafrique. Ce genre de comportement de la part d’une mission de l’ONU dans un pays membre est incompréhensible et intolérable. C’est une immense dérive car il s’agit d’un peuple et d’une nation qu’elle avait le devoir de protéger.

    Les missions de la MINUSCA étaient clairement établies :  protection des populations, arrestation des chefs de l’ex-Séléka convaincus de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, garantie de la pérennité et de la sécurité des frontières. La MINUSCA était censée mettre en pratique les actions décidées par le gouvernement centrafricain. Elle devait être la solution du drame centrafricain, elle en est devenue le problème.

          De toutes les façons, il faut le répéter : la paix en Centrafrique ne sera jamais le fait des forces étrangères, elle viendra des Centrafricains eux-mêmes.

         Car elle ne sera pas non plus le résultat d’un quelconque arrangement avec des criminels de guerre. A ce propos, le Premier Ministre Sarandji a justifié l’injustifiable en déclarant à l’AFP avoir : « tenu compte de l’équilibre géopolitique » (Quel équilibre géopolitique ?) et d’ajouter : « Les groupes armés sont des compatriotes qui représentent une région » (Laquelle ?) Les ex-Sélékas comportent dans leurs rangs beaucoup de mercenaires, venus du Tchad, du Soudan, du Sud-Soudan, du Darfour, du Niger etc…N’oublions pas qu’à l’époque, Michel Djotodia avait distribué des passeports centrafricains aux mercenaires qui l’avaient aidé à s’emparer du pouvoir à Bangui. Dans le gouvernement Sarandji II, il n’est pas exclu qu’il y ait des étrangers.

          Ce n’est pas non plus en nommant au gouvernement un représentant de chaque région que la paix surgira. Celle-ci ne reviendra que si les Centrafricains, et eux seuls, s’approprient le destin de leur pays.

          Aujourd’hui, c’est un discours solennel du président Touadera qu’ils attendent. Ils ont besoin qu’on leur explique la composition du gouvernement Sarandji II et ce qu’ils peuvent attendre de ce changement.

 

 

PS : encore une fois, la misogynie archaïque du mâle centrafricain a frappé. Où est la parité hommes/femmes promise par le président Touadera ? Elle est loin d’avoir respectée. Quelle faute politique !

          Dans le précédent gouvernement, c’était une femme, Virginie Baikoua, la ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale, qui accomplissait sa mission avec courage en se rendant dans les régions occupées par les ex-Sélékas pour assister les populations.

          Il faut espérer que dans les cabinets ministériels et la haute administration, la femme trouvera la place qui lui est due.

                                                                                                                                                                              

 

JOSEPH AKOUISSONNE

                                                                                                                                                                                           (19 septembre 2017)

 

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

Centrafrique: Karim Meckassoua poursuit les leaders du comité de soutien à Touadera à la justice

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Centrafrique: Karim Meckassoua poursuit les leaders du comité de soutien à Touadera à la justice

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2500.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Credits : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Credits : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

Bangui 19 septembre 2017, CNC.

Par :  Eric NGABA

 

Décidemment, le feuilleton entre exécutif législatif centrafricains continue de faire couler l’encre dans le pays. C’est désormais sur le terrain judiciaire que ce feuilleton se joue. Le collectif de sept (7) Avocats du président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, a annoncé à la presse le 18 septembre dernier, la poursuite judiciaire contre Didatien Kossimatchi, porte-parole du Comité de soutien au président Faustin Archange Touadera et ses alliés qui ont accusé le PAN de tentative de déstabilisation du régime et de tentative d’assassinat du Chef de l’Etat.

 

Le conseil du président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua, composé de sept avocats inscrits au barreau de la République Centrafricaine, a saisi la justice centrafricaine dans l’affaire du prétendu coup d’état en préparation contre le président Faustin Archange Touadéra. Une plainte avec constitution de partie civile au Doyen des juges d’instruction contre Monsieur Didacien Kossimatchi, porte-parole du Comité de soutien au Président Touadéra et ses complices.

 

« Les membres du collectif des avocats, ont au nom et pour le compte de leur client, Monsieur Abdou Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, adressé une plainte avec constitution de partie civile au Doyen des juges d’instruction contre Monsieur Didacien Kossimatchi, porte-parole du Comité de soutien au Président Touadéra et ses complices, pour injure, diffamation, outrage, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine, à la violence et à la révolte, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, immixtion sans titre dans les fonctions publiques, association des malfaiteurs, faits punis par les Articles 131, 132, 133, 134, 135, 138, 140, 145, 292, 289, 290, 295, 408, 411, 413 du code pénal de la République Centrafricaine », a indiqué Maître Albert Panda Gbianimbi au nom du Conseil.

 

D’après  les versions du comité de soutien du Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, rapportées le Conseil du président du parlement, « Abdou Karim Meckassoua, aurait fait venir des mercenaires tchadiens pour assassiner le Chef de l’Etat. Le but visé serait, une fois le président Touadera éliminé physiquement, qu’il puisse accéder automatiquement à la magistrature suprême de l’Etat par le simple jeu de la constitution ».

 

Le Conseil de Meckassoua a souligné que Didatien Kossimatchi est un fonctionnaire de de l’Etat centrafricain, Directeur des examens et concours au ministère de l’éducation, poste supérieure dont il est soumis à l’obligation de neutralité et également de réserve, « même lorsqu’il s’exprime dans sa vie privée, sous peine de sanction disciplinaire ».

 

De ce fait, a réitéré le collectif des avocats, Didatien Kossimatchi et ceux qui avec lui, apporteront les preuves de leurs accusations devant la justice. Pour l’heure, il appartient à la justice de trancher.

 

Le collectif comprend sept (7) avocats notamment Maitres Marie Marie-Edith DouzimaJérôme LavouBruno Hyacinthe GbiégbaGuy DangavoAlbert Panda GbianimbiPierre Morel Sangone et Fernand Mandé Djapou.

 

Copyright2017CNC.

 

 

 

Centrafrique : panique à Bouar, les Faca font des tirs.

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Centrafrique : panique à Bouar, les Faca font des tirs.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2809.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC
Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC

 

Bouar, le 19 septembre 2017.

Par : Arsène Feïnganazoui, CNC.

 

Arrivés dans la ville dans la nuit du 18 et 19 septembre, les soldats de Forces armées Centrafricaines ont procédé à des tirs sans cesse en l’air. Pourquoi ?

 

Pour l’heure personne n’est en mesure d’expliquer cette agitation inédite. La population, terrorisée par les détonations de ces armes, a pris la fuite pour les uns pour se réfugier dans la brousse sans comprendre les vraies raisons de ce crépitement.

D’après quelques habitants de Bouar interrogés par Corbeaunews, ils pensaient plutôt à l’entrée des rebelles des 3R dirigés par le peul camerounais dont le porte-parole aurait été assassiné par les miliciens Anti-Balaka de Bouar. C’est d’ailleurs sous prétexte de ce supposé assassinat que le groupe 3R avait menacé d’occuper la grande ville de Bouar.

La semaine dernière, les miliciens Anti-Balaka, mis au parfum de l’ultimatum des 3R, ont totalement occupé les grandes artères de la ville en y installant des barricades à l’entrée et à la sortie de Bouar.

On ignore tout de même la réaction de ces miliciens Anti-Balaka au moment des tirs des Faca. Mais la question que tout le monde se la pose à Bouar cette nuit est de savoir pourquoi les soldats Faca tirent-ils en entrant dans la ville ? C’est vraiment professionnel ce comportement ? Ont-ils peur ? Pourquoi paniquent-ils la population ? Connaissent-ils le prix unitaire de toutes ces minutions gaspillées ?

Autant d’interrogations cette nuit suite à cette panique crée par les soldats disant réguliers dont la population tout entière souhaite les voir sur le terrain pour les protéger.

Selon une dernière nouvelle de ce matin, il y’aurait des échanges des tires cette nuit entre les Anti-balaka et les soldats Faca qui tentaient de les désarmer.  Leur chef aurait même échappé bel à une tentative de son arrestation par les Faca.

Centrafrique : Un faussaire, Arsène Ngrepayo devenu Dircab, fait reparler de lui

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Centrafrique : Un faussaire, Arsène Ngrepayo devenu Dircab, fait reparler de lui

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 18 septembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Il s’appelle Ngrepayo, C’est un grand faussaire de longue date du quartier Miskine à Bangui. Pour se protéger des ennuis policiers, il avait milité dans le parti KnK de l’ancien président François Bozizé et œuvré pour Faustin Archange Touadéra et dans l’ombre pour Anicet Georges Dologuélé alors tous deuxcandidats au second tour des élections. Le premier élu, il fait de lui Directeur de cabinet au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Mais l’homme n’entend pas abandonner ses mauvaises habitudes comme l’acidulé de l’oseille de guinée « Karakadji » qui ne la quitte jamais. Pour preuve, il a mis en circulation ses faux billets de banque fabriqués de chez lui. Enquêtes exclusives.

 

C’est lors du Forum Sous Régional de la Jeunesse et des Adolescents qui s’est tenu à Bangui du 23 au 25 août dernier que le sulfureux et faussaire Arsène Daniel Ngrepayo, Directeur de cabinet au Ministère de la Jeunesse et des Sports et à ce titre, Président du Comité d’organisation dudit Forum a montré ses œuvres au grand public.

D’après les éléments de l’enquête réalisée par deux de nos équipes au Ministère de la Jeunesse et à l’Inspection Générale d’État, le sieur Nguepayo a installé chez lui une ecobank bis pour domicilier tous les décaissements de fonds reçus par le comité d’organisation du Forum.

Reçus du UNFPA et de l’UNICEF et déposés dans sa banque à domicile 41 000 000 F CFA, le 11 août, Arsène Daniel Ngrepayo a reçu et déchargé des mains de mademoiselle Barbara Peggy TAVOU-YOGA, gestionnaire du ministère, la somme de 8 742 400 F CFA bien comptée et vérifiée, décaisséé par le Trésor public pour l’organisation du Forum. Ces 8 742 400 F CFA ont rejoint le même jour c’est-à-dire le 11 août les autres 41 000 000 des partenaires chez lui. En tout 49 742 400 F CFA sous ses beaux draps chez lui, à la maison. De quoi à réjouir la famille et rend indisponible et invisible le deuxième jeune de la République Arsène Daniel Ngrepayo au Ministère et ce, pour ne réapparaître que le 25 août à 21 heures date et heure de la fin du Forum, avec quatre bottes de 10 000 F CFA déjà triturés avec les faux billets fabriqués par lui-même à l’aide une imprimante familiale.

La fabrication de ses billets était tellement artisanale que de loin, et même à 00 heure, un malvoyant vous dira que c’est un faux billet. C’est ainsi que ces jeunes venus de loin ont vite découvert ces supercheries le même jour rien qu’en touchant les billets imprimés sur une feuille A4 standard.

« Vous croyez que nous sommes des villageois et donc nous ne connaissons pas les billets de banque ? » S’interroge un jeune qui attend le remboursement de ses frais de transport.

Informé de la situation le 26 août, son patron direct, le ministre de la Jeunesse Sylver Ngarsso lui a interpellé pour en savoir davantage. Mais malheureusement, il bégayait et titubait pour fournir des éclaircissements intenables et qui doivent retomber sur sa tête dans un pays normal. « C’est le personnel du Trésor qui a fait ce coup en insérant ces faux billets » Fin de citation.

Deux jours après son interpellation, après moult pensée et ne sachant plus quoi faire, il a décidé de questionner, le 28 août, dans un français ordurier et dans un temps de conjugaison innové « future-passé » la gestionnaire du Ministère mademoiselle Barbara Peggy TAVOU-YOGA. Que « le paiement des frais d’appui logistique octroyé par le Gouvernement pour les activités du Forum Sous-Régional de la Jeunesse et des Adolescents qui devrait se tenir du 23 au 25 août 2017, par le Trésor public vous a coûté des énormités…. ».

Pour les cadres du Ministère et l’entourage d’Arsène Daniel Ngrepayo, il ne fait aucun doute que c’est bel et bien Arsène Daniel Ngrepayo qui a fait ce coup. Sa nomination comme Directeur de cabinet avait suscité d’indignations dans le milieu intellectuel. D’après leurs dires, Arsène Daniel Ngrepayo est un grand faussaire connu de tous et travaille dans le secteur des faux-monnayeurs et des faux-papiers depuis son jeune âge. «  Il ne vit que de ça ». Il croit naïvement aux méconnaissances des billets de banque, par les jeunes venus de l’arrière-pays pour faire écouler ses produits, sans compter sur la vigilance et la diligence des autres membres du comité dont certains le connaissent à fond.

« Il fabriquait et vendait de faux baccalauréats aux Camerounais qu’il les fait venir ». A fait savoir un des participants au Forum.

Saisie de l’affaire, l’Inspection Générale d’État est sur le dossier et refuse tout commentaire avant la fin de l’enquête, attendue d’ici la fin de ce mois.

Rappelant qu’en plus des fonds reçus des partenaires du Ministère et du Gouvernement, le Fetiste et Touaderateur Arsène Daniel Ngrepayo a pu percevoir des opérateurs économiques de la place qu’il a pris le soin de les contacter au nom du comité, plus de 20 000 000 F CFA en monnaie sonnante et trébuchante et des biens en nature pour la tenue dudit Forum.

 

 

Copyright2017CNC.

 

Décharge du sulfureux Directeur de cabinet. CopyrightCNC
Décharge du sulfureux Directeur de cabinet. CopyrightCNC

 

Centrafrique : Impasse entre l’Université ‘’Walombé’’ et l’Université de Bangui

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Centrafrique : Impasse entre l’Université ‘’Walombé’’ et l’Université de Bangui

 

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Université de Bangui

 

Bangui, le 18 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les étudiants en année de Master de l’Université de Droit privée de ‘’Walombé’’ ne s’inscriront plus à l’Université de Bangui (UB) cette année 2017 ! Telle est la décision prise par le Rectorat de ladite institution ; mais les autorités de ‘’Walombé’’ disent ne pas comprendre que l’Université de Bangui – une institution comme toute autre puisse se substituer au Ministère de l’Education nationale pour prendre une si grande décision sur la vie d’une Université privée. A l’occasion de la conférence de presse qu’il animée jeudi 14 septembre dernier au sain de son établissement, le Président fondateur de l’Université ‘’Walombé’’ Robert N’Dekele appelle le Ministre de l’Education à trancher, puisque la rentrée des classes a sonné.

Tout a commencé par le rappel de la Décision n° 527/R/VR/SG/DAAC/SSE.06 du 27 avril 2006 par les autorités de l’UB à celles de l’Université Walombé pour justifier que les diplômes délivrées par ces dernières ne sont pas reconnus par l’Etat. Par conséquent, pour cette année 2017, aucun étudiant en année de Master à Walombé ne peut prétendre s’inscrire à l’UB.

Cette prise de position, outre le blocage qu’elle fait à la dizaine d’étudiants pré-positionnés pour le Master cette année, est très mal prise les autorités administratives de Walombé. D’ailleurs, selon le PF, dans tous les cas et hormis ce fait de détail, « cette décision est entachée de vices de forme et de fond ». Et, d’expliquer qu’en effet, aucune disposition de la Loi de la libéralisation ne donne pouvoir à l’UB de gérer et contrôler les établissements privés supérieurs ; alors que la Décision rectorale de l’UB est conçue d’autorité, et ne peut être opposée à la Faculté privée de Droit Walombé qui n’est pas un Département de l’UB.

Entre temps, pour tenter de désamorcer la crise, une équipe dirigeante de Walombé, avec en sa tête, le Président fondateur, a sollicité et obtenue une audience avec le Recteur de l’UB. Chose faite le 29 juin dernier, au cours de laquelle, « des échanges francs, objectifs et constructifs » ont eu lieu entre les deux parties. En outre, trois jours durant, une équipe du Rectorat de l’UB est allée mener une enquête au sein de l’Université Walombé. Seulement, malgré tout, l’UB campe sur sa Décision de n’accepter aucun étudiant ressortissant de Walombé en Master.

Devant cette intransigeance du Rectorat de l’UB, l’Université Walombé a régulièrement saisi le Ministère en charge de l’Enseignement supérieur depuis le 16 août 2017. « Nous attendons depuis lors, une Décision conforme à la Loi qui mettra un terme définitivement à ce genre de conflit dont notre pays n’a pas besoin en cette période de crise », a rassuré M. Robert N’Dekele. Donc, M. Jean-Jacques SANZE, Ministre de l’Enseignement Supérieur est attendu pour trancher cette affaire.

En attendant, le Président fondateur de Walombé a formulé le vœu de voir la collaboration plus fluide entre les institutions universitaires privées et le Département de tutelle  – un vœu exprimé en cinq points, à savoir :  (1) que le gouvernement apporte un appui et une protection avérés aux établissements privés de l’Education nationale pour une adéquation formation et développement ; (2) que le département de tutelle prenne ses responsabilités pour faire asseoir une bonne collaboration entre tous les établissements publics et privés sur la base des textes de Loi en vigueur ; (3) que des textes d’application de la Loi soient pris pour éviter les incompréhensions et faciliter l’application de la Loi ; (4) que le Corps des Inspecteurs généraux de l’éducation nationale soit valorisé et doté de pouvoirs réels pour leur mission et ; enfin, (5) que le secteur privé de l’éducation soit associé à d’éventuelles modifications des textes régissant le secteur à l’instar des autres secteurs des services.

 

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CENTRAFRIQUE : NOUVEAU GOUVERNEMENT, UN COUP D’ÉPÉE DANS L’EAU

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CENTRAFRIQUE : NOUVEAU GOUVERNEMENT, UN COUP D’ÉPÉE DANS L’EAU  

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2818.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Tous les ministres du Gouvernement Sarandji 2 lors du Premier conseil à la Présidence de la république. Credit photo : Présidence de la république.
Le Président Touadéra avec Tous les ministres du Gouvernement Sarandji 2 lors du Premier conseil à la Présidence de la république. Credit photo : Présidence de la république.

 

 

Bangui, le 17 septembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

SARANDJI  BIS

          Le Président de la République, démocratiquement élu, est libre de nommer un nouveau Premier Ministre ou de reconduire le précédent, selon ce quil souhaite. Cela ninterdit en rien aux citoyens souverains de sinterroger sur les actes majeurs du Président.

          Les Centrafricains sont donc dubitatifs et surpris devant ce qui sapparente à la reconduction pure et simple dun gouvernement qui, malheureusement, a failli. 

          Le Premier Ministre Sarandji n’a ramené ni la paix (SIRIRI), ni la réconciliation nationale. L’insécurité envahissante reste lune des plaies de la République Centrafricaine. Le pays est désormais en état de quasi-partition. 60% du territoire sont occupés par des rebelles et des mercenaires étrangers sanguinaires. Les provinces vivent sous la terreur des ex-Sélékas, des mercenaires étrangers et des Peuls nomades et agressifs qui font brouter leur troupeau dans les champs des sédentaires. Quand ceux-ci protestent et veulent défendre leur parcelle de culture, on les égorge. Même les enfants subissent le supplice. Des lieux de culte chrétiens sont profanés dans la Kotto, la Haute-Kotto, le Mbomou et le Haut-Mbomou. Un prêtre a été égorgé à Bria. Des femmes sont quotidiennement violentées et violées.

          La paix qui semble régner à Bangui, la capitale, est une illusion trompeuse. Certains quartiers, la nuit venue, deviennent de véritables coupe-gorge. La rupture avec le passé, promise par le président Touadera, na pas été mise en pratique par le premier gouvernement Sarandji.

          Les injustices sociales, les prévarications sont toujours présentes. Le pays, loin d’être apaisé et gouverné, est la proie dun chaos indicible. Pourquoi reconduire un gouvernement qui na pas accompli sa mission ? Pourquoi renommer un Premier Ministre dont tout le monde en Centrafrique réclamait le limogeage avec insistance ? Quels sont les critères qui ont orienté les choix du Président ? Des ministres, incompétents notoires, dont les Centrafricains attendaient avec impatience le départ, ont conservé leur maroquin. Certains sont même des prévaricateurs patentés. Quoi de plus choquant ?

          On aurait aimé voir un gouvernement de combat ! Un gouvernement restreint et composé de patriotes convaincus ! Au lieu de quoi, les ministres sont encore plus nombreux ce qui est, non seulement incompréhensible, mais aussi absurde, étant donné l’état de délabrement économique du pays, obligé de vivre grâce à l’aumône internationale.

          En outre, les choix du président Touadera semblent être guidés par le clanisme, le népotisme, le tribalisme et les accointances amicales.  Si tel est le cas, cest un reniement des engagements pris devant les Centrafricains. Quelles actions va engager ce gouvernement, qui nauraient pas déjà été mises en œuvre par le précédent pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique ?

 

DES EX-SELEKAS DANS LE NOUVEAU GOUVERNEMENT

          C’est insupportable ! On peut même parler de trahison.

Le nouveau gouvernement comporterait des éléments proches des ex-Sélékas, ceux-là mêmes qui ne cessent de massacrer les Centrafricains. Nommer à la conduite du pays des criminels de guerre et des responsables de crimes contre lhumanité, quoi de plus méprisant pour les victimes ? Quelle insulte à leur mémoire !

          Les ex-Sélékas continuent à terroriser le pays. Noureddine Adam, lex-bras droit de Michel Djotodia, hausse le ton et menace de faire capoter le DDRR, si ses hommes retenus au Camp de Roux ne sont pas libérés. Ce séparatiste frénétique prévoit même que les autres factions des rebelles suivront son exemple.

          Comment se fait-il que ce criminel se pavane tranquillement en Centrafrique, se livre à des déclarations intempestives sans que le gouvernement ne fasse un commentaire ou demande aux forces internationales de l’arrêter ? Lui et beaucoup dautres rebelles ne sont-ils pas lestés d’un mandat d’arrêt et dune interdiction de voyager lancés par lONU ?  

          Etant donné la tournure que prennent les événements à Bangui, il est fortement à craindre que se prépare une « nuit des longs couteaux » à la centrafricaine. Personne ne songe à consulter le peuple légitime. La reconduction de Sarandji ressemble à la prime d’un maître chanteur. Il ny a pas si longtemps, quand le président Touadera, poussé par la vox populi, a décidé de changer de Premier Ministre, Sarandji a menacé de publier les secrets de trente ans damitié avec le président. Il a peut-être pris Touadera en otage.

          Si on continue dans cette voie, ce quinquennat risque fort d’échouer. La paix et la réconciliation nationale seront, hélas ! Encore loin. Espérons malgré tout, que le Gouvernement Sarandji 2 ramène la paix la sécurité et la réconciliation nationale.

                                                                                                                             JOSEPH AKOUISSONNE 

                                                                                                                                                  (16 septembre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

 

 

Centrafrique : Touadéra, Le Président (tiroir-caisse) des Libanais

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Centrafrique : Touadéra, Le Président (tiroir-caisse) des Libanais

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2815.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra au Liban

 

Bangui, le 17 septembre 2017.

Par : Isidore Dekofio, contributeur indépendant du CNC.

 

Nous avons dénoncé, il y’a peu le phénomène de ces étrangers qui nous gouvernent et l’adhésion des Autorités centrafricaines au parti de l’étranger avec pour conséquences, la constitution de scandaleux monopoles dans les secteurs vitaux de l’économie nationale, l’institution de véritables camorras au cœur de l’état. Cette adhésion pour plus abjecte qu’elle soit, s’est opérer sur le dos des centrafricains, au profit exclusif de sujets étrangers avec leurs complices et obligés que sont les Responsables politiques et administratifs, les Magistrats, les Policiers et Gendarmes, les Chefs militaires… Bref, toutes personnes détenant une parcelle de pouvoir au sein de l’Etat centrafricain.

L’évanescence prononcée de l’Etat centrafricain est proportionnelle à l’hégémonie de cette caste étrangère dans tous les rouages des institutions et de l’économie nationale. Il n’est plus à démontrer, la présence de ces derniers au cœur du pouvoir politique, leur mainmise sur le commerce et la distribution, les transports, l’immobilier etc.… Nombres faits peuvent expliquer et étayer la méthode avec laquelle, a été pensé et exécuté, le dé tricotage et l’affaiblissement de l’Etat et son administration au profit d’intérêts obscurs et patrimoniaux. On a assisté au fil des années, à la disparition de ce que l’on appela jadis, le « Domaine Administratif ». Une disparition programmée et matérialisée par les dignitaires des différents régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat. Des fleurons ont été bradés (SICPAD, SOGESCA), des biens liquidés (PNUD, Bangui 2000), dans une totale opacité, pour partie au profit de dignitaires eux-mêmes et pour l’autre au profit d’étrangers.

Ces relations incestueuses, nouées au fil des années et des forfaits, entre les Autorités centrafricaines et ces étrangers sont le fondement de tous les abus contre la République et l’Etat, contre le peuple et la patrie.

Aujourd’hui, alors que le Pays se meurt, englué qu’il est dans la spirale de la destruction, les images d’un Président-touriste accueilli pompeusement au Liban par la crème de la mafia libanaise en Centrafrique, en dit long sur la race de dirigeants dont la RCA s’est doté depuis les dernières élections.

La rupture clamée haut et fort pendant les élections est devenue, avec cette escapade libanaise, un mirage puisque rien ne justifie une telle allégeance du Président de la République à une communauté qui ne s’est jamais intégrée au sein de la communauté nationale contrairement aux discours lénifiants des politiques et qui s’est toujours présentée sous les jours de la corruption, de la concussion et de cette idée selon elle d’une supposée supériorité par rapport aux autochtones.

Que peut bien faire l’Etat du Liban, pays le plus pauvre du Moyen-Orient, avec tous les problèmes qui le minent, pour la RCA ? Tout laisse à penser que l’offensive diplomatique des princes qui nous gouvernent, semble plus relever d’un hommage du vice au vice avec à la clé, une fusion du « Damara power » avec la Liban company, à coup de blanchiment de pierres et métaux précieux, de trafics en tous genres, d’exonérations sans causes et de renforcement de l’emprise de la camorra sur ce qui reste de l’Etat centrafricain.

Le prince du « Damara Power », le «  Damara Power » étant le seul fait « politique majeur » du début du quinquennat, est-il conscient de l’image dévastatrice de ses ripailles et beuveries libanaises pendant que le sang coule à Batangafo, Bria et Navarre? Peut-il nous dire ce que ses amis mafieux ont apporté à la RCA depuis le début des années 70, qui puisse mériter une telle exaltation solennelle? Comme si les tristes épisodes Abdou Raba, Amigos, El Akhras, Sahely, Hazar etc…ne valaient point le détour.

Au lieu d’un tourisme mafieux sur les bords de la méditerranée, le Président aurait été mieux inspiré de demander justice pour tous ceux qui ont été victimes de la main corrompue libanaise. Tous ces braves gens déboutés par une justice dans la poche des libanais après des maltraitances et licenciements abusifs. Tous ceux des centrafricains qui travaillent chez ces libanais comme des esclaves, enfermés dans des fournils de fortunes pour fabriquer du pain à la qualité inqualifiable, pour des salaires de misère.

Le Président aurait été mieux inspiré de sévir contre les collabos tapis dans les différentes administrations qui ont « vendus » le pays tout entier aux libanais. Ces derniers, fort de leur invulnérabilité politique, peuvent désormais, après avoir reçu l’allégeance du premier des centrafricains, finaliser leur sombre dessein.

Gardons les yeux ouverts…

 

 

 

Centrafrique: l’ONU exige l’arrestation de François Bozizé, Nourredine Adam, Eugene Ngaikoisset, Yekatom Rombo, Abdoulaye Hissen, Haroun gaye, etc…

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Centrafrique: l’ONU exige l’arrestation de François Bozizé, Nourredine Adam, Eugene Ngaikoisset, Yekatom Rombo, Abdoulaye Hissen, Haroun gaye, etc…

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0203.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Général Noureddine Adam de la Séléka.
Le Général Noureddine Adam de la Séléka.

 

 

Bangui 16 Septembre2017,, CNC.

Par : Éric Ngaba.

 

Des personnalités politico-militaires jugées comme les instigateurs des troubles en République Centrafricaine sont dans le collimateur de l’ONU. Il s’agit de l’ex-président François Bozizé, Nourredine Adam du FPRC, Yekatom Rombo d’Antibalaka, Abdouli Hissen de la Seleka, Haroun Gaye de la Seleka, Eugene Ngaikoisset, Joseph Kony, Ali Kony, et de Salim Kony de la LRA. C’est dans une liste établie le 7 septembre 2017 par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies que ces gros poissons de la crise centrafricaine sont ciblés.

Décidément, les grands faudeurs des troubles en République Centrafricaine ne peuvent échapper au radar du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ceux-ci de troubles sont désormais démasqués par l’ONU qui exige leur arrestation sans condition.

Dans une liste établie le week-end dernier par les Nations Unies, des personnalités politiques et militaires de la République Centrafricaine continuent de contribuer à la déstabilisation de ce pays meurtri par des confits militaro-politiques ayant fragilisé les efforts du relèvement et du développement déployés par les autorités centrafricaines et les partenaires stratégiques.

Les 11 (onze) présumés criminels cités sur cette liste, continuent d’impacter négativement sur la crise qui perdure en République Centrafricaine, d’après le rapport du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ils sont accusés de leur rôle dans la déstabilisation du pays.

A cet effet, le Conseil de Sécurité des Nations Unies exige du gouvernement centrafricain et de la Minusca l’arrestation sans condition des personnes citées. Ce n’est pas la première fois que le Conseil de Sécurité exige l’arrestation de certaines personnes ciblées dans cette liste. Bon nombre d’eux ont été cités dans les précédents rapports de l’ONU ayant exigé leur arrestation.

Mais force est de constater que ces fauteurs de troubles continuent de bénéficier de l’impunité, à l’exemple Francis Bozizé libéré sous contrôle judicaire, Abdouli Hissen, Haroun Gaye, Yékatom Rombo entre autres.

Le gouvernement centrafricain dans sa déclaration sur ce dossier a fait savoir que de nombreux mandats d’arrêts sont remis à la Minusca pour leur exécution mais qui sont malheureusement restés lettre mort.

Au regard de ce rapport, va-t-on continuer dans cette posture qui permet aux présumés auteurs de crimes commis en République Centrafricaine de continuer de bénéficier de l’impunité en République Centrafricaine ?

Dossier à suivre…

 

 

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CENTRAFRIQUE : REMANIEMENT, RÉAMÉNAGEMENT OU RÉAJUSTEMENT GOUVERNEMENTAL ?

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CENTRAFRIQUE : REMANIEMENT, RÉAMÉNAGEMENT OU RÉAJUSTEMENT GOUVERNEMENTAL ?          

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2694.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 16 septembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Les innombrables errements et surtout l’incapacité notoire du gouvernement à

relever le défi de l’insécurité ont conduit le President de la République qui après moults hésitations à prendre la décision fatidique qui consiste à remanier le gouvernement.

Il est important de rappeler qu’un remaniement gouvernemental consiste à redonner un souffle nouveau à son action politique en remplaçant certains ministres défaillants et contestés. À l’image d’un match de football, alors que l’équipe est menée en mi-temps, le coach qui se trouve être le President de la République procède à un remaniement et un réajustement technique et tactique pour permettre à son équipe de reprendre le contrôle du jeu à la seconde mi-temps. Dans cette optique, la première déception mélangée avec de la surprise du chef se résume dans le maintien contre toute attente du premier ministre qui s’est caractérisé par sa nonchalance, son laxisme, sa perte de repères et surtout la non maîtrise des beabas de la fonction. Un maître d’école qui laisse bavarder et gambader ses élèves à volonté. Le nouveau gouvernement est ainsi composé de 34 membres dont 18 maintenus à leurs postes, 16 nouveaux, 6 départs, 2 changements de fauteuils ministériels et des ministères émiettés ou subdivisés dans le souci d’inviter ses fidèles à la mangeoire.

Face à ce qui ressemble à une illusion, le citoyen lambda qui n’a pas dormi parce que ses voisins ont fait la fête toute la nuit car un membre de la famille est appelé au gouvernement s’interroge : S’agit-il d’un remaniement, d’un réaménagement ou d’un réajustement gouvernemental ? Quel est l’apport de ce nouveau gouvernement pour apaiser les tensions sociales et politico-militaires ? Les critères d’intégrité et de probité étaient-ils au rendez-vous de ces choix ? Peut-on nous expliquer pourquoi une trentaine de ministres pour un pays en guerre, en pleine reconstruction et surtout avec des caisses de l’Etat qui sont vides ? Que peuvent encore prouver certaines personnalités vieillissantes de ce nouveau gouvernement ? Dans le monde politique centrafricain n’y a-t-il pas de retraite ? Le nouveau gouvernement ne comporte pas de ministres d’Etat ni de secrétaires d’Etat mais un ministre délégué.

Alors quel est l’ordre protocolaire de ce gouvernement ? Un communiqué du Directeur de cabinet de la présidence sur la page de la renaissance précise que le ministre des finances est le numéro 2 du gouvernement alors qu’à la lecture du décret numéro 17.324 du 11 septembre 2017, rien ne mentionne juridiquement cette promotion. N’y a-t-il pas confusion ou incompréhension dans l’ordre protocolaire quand le Directeur du cabinet Présidentiel qui n’est pas membre du gouvernement bénéficie des rangs et prérogatives de ministre d’Etat ? Par ailleurs, qu’en est il de la parité homme-femme ? On enregistre 5 femmes sur 34 dans le nouveau gouvernement soit moins de 15%, ce qui représente une progression car l’ancien gouvernement en comptait 4. Une projection en probabilité ou encore en proportionnalité nous confirme un recul car le ratio de la représentation de la femme dans l’ancien gouvernement est supérieur à celui du nouveau gouvernement. En outre, les ministres seleka et anti Balaka appelés au gouvernement sont ils représentatifs de leurs entités respectives ?Cela reste entrevoir la fin ou l´atténuation des atrocités ? Pourquoi le secteur éducatif compte 3 départements ministériels alors qu’on a qu’une seule et unique université publique ? Dans la perspective électorale de 2021, en reconduisant le premier ministre, le President de la République ne met-il pas des bâtons dans ses propres roues ? Ce réaménagement synonyme d’un non-événement n’est il pas bénéfique à l’opposition ? N’était il pas favorable pour le président de la République de nommer un premier ministre issu de l’opposition pour le mettre à l’épreuve et ainsi se dédouaner des critiques et déconfitures ? Cela ne devrait-il pas être un argument crédible et audible pour 2021 ? La seule ministre de La défense qui caractérise ce réaménagement et qui est le véritable apport de ce nouveau gouvernement changera à elle seule la donne ? Comme il est de tradition dans la politique centrafricaine, les rejetés du gouvernement a l’instar de celui de la défense ne se transformeront-ils pas en opposants ?

Apparemment, les sept lettres qui constituent le concept “rupture” ne sont pas répertoriées dans les 26 lettres de l’alphabet français. Au final, Le President fondateur du KNK ne serait-il pas en séjour à Bangui ? ce nouveau gouvernement laisse planer son ombre et sa marque de fabrique. Ainsi pour conclure et au delà de toutes appréciations ou critiques, la constitution confère au chef de l’Etat le pouvoir discrétionnaire de choisir les membres du gouvernement avec le concours du premier ministre. Notons qu’une œuvre humaine n’est jamais parfaite. Quoiqu’on dise, le gouvernement est déjà formé et nous leur souhaitons une réussite pour relever le défi de la sécurité, la réconciliation, le vivre ensemble et enfin du développement socio-économique. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 15 septembre 2017.

Centrafrique : les Anti-Balaka occupent les rues de Bouar.

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Centrafrique : les Anti-Balaka occupent les rues de Bouar.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2809.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC
Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC

 

 

Bouar, le 15 septembre 2017.

Par : Arsène Feigouto, CNC.

 

Après les menaces du groupe 3R du Camerounais Siddiki d’occuper la ville de Bouar, c’est le tour des miliciens Anti-Balaka de perturber fortement la tranquillité d’esprit des habitants de cette ville.

 

Depuis l’assassinat présumé du porte-parole des 3R par les miliciens Anti-Balaka, toute la région de la Nana-Mambéré semble plonger de nouveau dans une crise sécuritaire inquiétante.

Les rebelles des 3R, dans un souci de vengeance par rapport à la mort de l’un de leurs, menacent à plusieurs reprises d’envahir la grande ville de Bouar avec les communes environnantes. Telqu’,on les connaît, personne ne peut prendre à la légère cet ultimatum du 3R dans la région, y compris les autorités locales. Du coup, la population locale se prépare au pire si jamais les 3R décident réellement d’attaquer leur ville.

De l’autre côté, les miliciens Anti-Balaka, comme à l’accoutumée, se remettent en scène dans les rues de Bouar. Depuis quelques jours, on les voit partout avec leurs armes en mains. Sans le savoir, la présence partout de ces anti-balakas ne fait qu’alimenter la peur de la population civile.

Selon un Habitant de Bouar contacté par CNC, il n’y a pas vraiment de différence entre les Anti-Balaka et les autres groupes armés. Leur présence n’assure guerre personne, bien au contraire conclut cet habitant. Un conducteur du taxi-moto nous a aussi confirmé que ce sont les raquettes de la population civile par ces miliciens anti-balaka qui font remonter la colère des habitants de Bouar. Ils demandent tout le temps la contribution de guerre, selon leur propre terme, aux taxis-motos, a déploré ce conducteur de taxi.

Du côté des autorités préfectorales, c’est un silence complice qui domine.

Alors, on peut dire que les anti-balaka sont-elles devenues une force régulière pour se promener en toute quiétude avec leurs armes dans les rues ? Sont-ils capables de résister à la force de frappe des ennemis ?

Les réponses sont dans le passé de ce mouvement armé dont les éléments sont connus avec les tactiques du combat qui consistent à fuir au Premier coup de canon de l’adversaire.

 

Les Anti-Balaka dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC
Les Anti-Balaka dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC

 

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Centrafrique : gouvernement Sarandji 2, les ressortissants de la Sangha-Mbaéré ne décolérent pas.

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Centrafrique : gouvernement Sarandji 2, les ressortissants de la Sangha-Mbaéré ne décolérent pas.

 

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Les membres du Gouvernement Sarandji 1

 

Communiqué de Presse
LA SCISSION D’UNE REPUBLIQUE

 

Les Centrafricains ne comprennent pas que la Scission de la République Centrafricaine est provoquée par les dirigeants de la République ?!…

  • Le cas palpable de la Sangha Mbaéré

 

Dans sa déclaration après les Élections Faustin Archange TOUADERA, disait qu’il est le Président de tous les Centrafricains.

Les ressortissants de la Sangha Mbaéré ne comprennent pas que dans les Gouvernements Sarandji 1 et 2 ils n’ont pas eu de représentants, voir même à la Primature, à la Présidence ni aux postes des Préfets ou Directeurs Généraux.

La Sangha Mbaéré est connue pour être le poumon économique de la RCA ; elle est la zone dite verte par l’ETIE ; la zone viable par son Diamant, par la pluralité des sociétés Forestières installées, tel que : jadis IFARCA, CAROMBOIS, EFBACA, SLOVENIA BOIS, SALCAPA, SESAM et aujourd’hui nous avons SEFCA, TIBERLAND, STBC et le groupe ROUGIER. Ces Entreprises polluent l’Environnement en barrant les cours d’eaux par des ponts de Chantiers et entrainant ainsi des Maladies et d’autres pertes de la Biodiversité.

Tous se résument par les droits et taxes qui sont versés par ses Sociétés Forestières à l’Etat pour supporter ses charges dont les autres Préfectures en bénéficient.

Fort de son poids économique le Pays se repose aujourd’hui sur cette préfecture, mais le Régime TOUADERA n’a aucune reconnaissance en vers ses ressortissants qui n’aspirent qu’à la Paix.

Aux derniers résultats des Elections présidentielles la Sangha Mbaéré avait renversé la tendance du côté du Président TOUADERA, ces résultats sont encore disponibles.

Pour qu’elle raisons le Président F.A.T, écarte t’il les ressortissants de la Sangha Mbaéré à la gestion de la chose publique ? Et pourtant cette préfecture regorge des Compétences dans plusieurs domaines.

Fort de ce qui précède nous demandons la confirmation de cette scission Fédérale dans la République et à tous les ressortissants de cette Préfecture de se joindre à nous pour aider le régime TOUADERA à bâtir cette Scission confirmée par les dernières Nominations.

 

Fait à LOPO, le 14, Septembre 2017

 

 

Le Coordonnateur

Thierry Cyprien M’PONDO

 

Centrafrique : Les étudiants et les Campusiens de l’Ecole Normale Superieur- ENS-dans la rue

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Centrafrique : Les étudiants et les Campusiens de l’Ecole Normale Superieur- ENS-dans la rue

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/Etudiant-ENS-en-grève-1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Etudiant ENS en grève

 

Bangui, le 14 Septembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

Ils sont une trentaine, tous des étudiantes, étudiants et campusiens de l’École Normale Supérieur-ENS- à barricader l’Avenue des Martyrs et à marcher jusqu’au monument des Martyrs pour montrer leurs ras-le-bol aux autorités du pays. En cause, la non-fourniture d’électricité dans le secteur touchant ainsi leur campus universitaire.

« Trop c’est trop. Nous sommes dans quel pays où les étudiants étudient dans le noir ? » S’exclament les grévistes en marchant sous escorte musclée de la police jusqu’au monument des Martyrs.

« Imaginez-vous, un mois sans électricité, comment voulez-vous qu’on étudie ? Non tout sauf ça. Si vous n’êtes pas conscient de l’avenir de vos enfants, vous démissionnez » a fait savoir au micro de CNC sous couvert de l’anonymat, un campusien gréviste de l’ENS.

Informé de la situation, le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, un enseignant dans cette école est parti à la rencontre de ces grévistes et les intime l’ordre  à reprendre les classes « allez dans vos salles de cours, c’est un ordre » et d’ajouter que « ce n’est pas le désordre qui va avancer le pays et en plus, je ne suis pas informé de la situation malgré que je fais mes cours tous les lundis de 16 heures à 18 heures »

« Un mensonge grossier. Depuis un mois qui fait cours à l’ENS au-delà de 17 heures ? Bande des menteurs » réplique dans la foute un étudiant.

Rappelant que le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, a suspendu ses cours à l’ENS et s’occupait de son maintien à son poste depuis plus d’un mois et compte les reprendre lundi prochain. D’ici là, pensent d’autres étudiants, une solution sera trouvée. « C’est un pays où on ne peut trouver solution à un problème que par la force »

Après la marche des leaders du Mouvement du 9 septembre à Paris exigent la démission du président Touadéra, les étudiants commencent à utiliser ce mot dans leur revendication.

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Centrafrique : Les Sociétés de téléphonie mobile de Centrafrique bouffent sur le dos de l’Etat et du peuple

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Centrafrique : Les Sociétés de téléphonie mobile de Centrafrique bouffent sur le dos de l’Etat et du peuple

 

 

Pylône

 

Bangui, le 14 septembre 17

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Certes, l’importance de leurs services pour le peuple Centrafricain n’est pas à nier. Ils ont accéléré le désenclavement du pays par les moyens de la téléphonie mobile qui permet de nos jours aux centrafricains de joindre rapidement des parents où qu’ils se trouvent sur le territoire national. Mais, leurs agissements vis-à-vis de l’Etat est vraiment déplorable à cause de leurs manquements graves à payer leurs fiscalités.

Ailleurs, c’est une seule société qui tient le monopole de la téléphonie mobile. Mais la Centrafrique a accepté ouvrir son marché à la concurrence, ce qui a permis à Télécel Centrafrique, Azur Centrafrique, Moov Centrafrique et Orange Centrafrique de s’installer un peu partout sur l’ensemble du territoire.

Malgré leur multitude, les affaires marchent parce que la poste Centrafricaine est amorphe depuis belle lurette ce qui a rendu très difficile les communications internes. En plus la dégradation quasi-totale de toutes les routes nationales et pistes rurales ne permettent plus un mouvement fluide de population qui puisse servir de relais de transmission ou d’échange rapide de nouvelles. Tout est accompli pour que les téléphonies mobiles soient le lobby des Centrafricains qui se sont battus pour qu’au moins une personne sur deux ait un téléphone portable.

Sur environ 5, ½ millions d’âmes, environ 3 million possèdent des téléphone mobiles, ce qui représente un très bon marché d’achat d’appareils téléphoniques. Qu’à cela ne tiennent, la communication nécessite le rechargement des crédits qui se fait à longueur de journée pour tous les réseaux existants. Qui dira d’entre ces sociétés ne pas se retrouver dans la vente des crédits de téléphone ? Personne n’osera lever ne fut-ce sont petit- doigt, ce qui veut dire que tout marche sur des roulettes pour toutes ces sociétés.

Mais d’où vient le fait de trainer les pas à satisfaire aux diverses taxes fiscales dues à l’Etat ? Est-ce vraiment par faiblesse de trésorerie que ces sociétés s’abstiennent de régler l’Etat à terme échu de sorte à cumuler des arriérés dont les paiements deviennent en quelque sorte une couleuvre à avaler ? Il y a de quoi à dénoncer de pareilles attitudes qui ne sont autres qu’une mesquine stratégie de couillonner l’Etat.

Tout ceci repose sur la faiblesse ou la sale et avide habitude d’envie d’argent que les cadres et agents des institutions financières centrafricaines cultivent. Au lieu de s’attacher à exécuter correctement les tâches de recouvrements qui leurs sont confiées, ces cadres et agents regardent d’abord leurs poches comme si les salaires qui leurs sont payés ne proviennent pas des recettes qu’eux-mêmes sont censés faire rentrer dans les caisses de l’Etat. Que de copinages, que de tripatouyages et d’égratinages sur tout ce qui doit aller à l’Etat. Résultat, tous les hauts cadres et responsables financiers de l’Etat sont dans les poches des DG de ces sociétés qui écument le pays et son peuple pour envoyer l’argent construire le chez eux au détriment de la Centrafrique pourtant en situation poste crise et dont les besoins de relèvement sont innombrables. L’exemple patent est qu’il a fallu un coup de force avec la fermeture forcée de certains services de ces sociétés pour les voir courir de gauche à droite et payer en partie leurs redevances à l’Etat. Est-ce l’attitude d’un bon opérateur économique que d’être forcé à obtempérer ?

La Centrafrique a besoin de gens sérieux, de sociétés sérieuses pour l’aider à se relever du très bas fond du trou où les récurrentes crises l’ont plongé. Tout cadre ou agent chargé de la question des recettes de l’Etat doit avoir en vue cette impérieuse nécessité pour se mettre résolument au travail et faire rentrer le maximum des recettes dues à l’Etat. Il y va de la vie de la nation et du peuple centrafricain.

Centrafrique : le Président Touadéra était-il sur le point de démissionner ?

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Centrafrique : le Président Touadéra était-il sur le point de démissionner ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

 

Bangui, le 14 septembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux, des nombreuses voix, principalement celles des Centrafricains de la diaspora, appellent ouvertement à la démission immédiate du Président Touadéra de sa fonction du Chef de l’État. S’agit-il d’un véritable cri de détresse ou d’une comédie centrafricaine comme disaient les Touadérateurs ?

Il est vrai que le 9 septembre dernier, à première vue, on pourrait se joindre au comité du soutien du Président Faustin Archange TOUADÉRA pour dire que la manifestation de Paris des Centrafricains de France qui revendiquaient la démission de Touadéra est un échec total pour les organisateurs. Or en y voyant de plus près, on peut dire, avec recul, que cette manifestation est une véritable victoire pour les organisateurs.

Pourquoi ?

À l’origine, une seule personne s’agitait, puis deux et trois pour atteindre une dizaine des Centrafricains sur les réseaux sociaux qui demandent le départ sans condition du Président Touadéra de pouvoir pour incapacité notoire à occuper la fonction du Président de la République, mais aussi de haute trahison en raison de violation de son serment de protéger le peuple centrafricain.

Même si ce mouvement populaire était spontané et très mal organisé, il a sans doute fait trembler le pouvoir de Bangui. Pou preuve, le Président Faustin Archange TOUADÉRA, entouré de ses proches, suivait de près l’évolution et la structuration de ce mouvement sur les réseaux sociaux jusqu’au point où des émissaires ont été envoyés d’urgence sur Paris afin de stopper et paralyser la montée en puissance de ce mouvement dit  ” Mouvement du 9 septembre”.

Sur place à Bangui, des billets de banque ont été distribués aux jeunes désœuvrés dans différents quartiers notamment à Boy-Rabe dans l’objectif de les pousser à sortir dans les rues pour une marche pacifique tendant à soutenir le Président Touadéra.

Alors que sur les réseaux sociaux le mouvement populaire continue de prendre de l’ampleur, chacun cherche à décrypter chaque geste du Président Touadéra et de son ami Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Pour les uns, ce dernier s’apprêtait de démissionner, car selon eux la Tortue se sentait incapable face à l’ampleur des choses, tandis que les autres soupçonnaient des mouvements suspects des transactions bancaires qui laissent croire à une fuite imminente de l’équipe au pouvoir.

Alors, Faustin archange TOUADÉRA peut-il démissionner de sa fonction du Président de la République ?

Loin de décourager les plus optimistes partisans de ce mouvement parisien du 9 septembre. Il est d’emblée très important de souligner que la tortue de Damara surnommé par ses opposants « Baba-lango » en français « Papa dormeur » ne pourra jamais démissionner de sa fonction du Président de la République Centrafricaine.

Pourquoi ?

Comparé à ses prédécesseurs comme Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et David Dacko, le Président Touadéra dit la Tortue alias Baba-Lango présente aucun signe de pression populaire ou militaire sur son pouvoir qui pourrait le pousser à la démission. D’ailleurs, il n’a jamais dit dans son discours comme Djotodia ou Samba-Panza que la gestion du pouvoir public est difficile. Il préfère se murer dans son luxueux bureau et se moquer des pauvres victimes de ses oncles de l’UPC. Sans quelconque compassion envers les victimes, l’homme s’intéresse beaucoup plus à ses Affaires financières qu’à son peuple meurtri.

Horsmis l’assurance totale de finir son mandat de 5 ans, la Tortue de Damara se penche désormais à la prochaine présidentielle de 2021. Convaincue du rôle important de la Minusca lors de cette élection, la Tortue qui dit connaître déjà les pas de danse se livre à des stratagèmes peu orthodoxes avec le Patron de la Minusca.

Selon nos infos, ce Patron gabonais de la MINUSCA est devenu le beau-fils de la tortue depuis quelques mois. Quelle belle stratégie ?

En tout cas, la Tortue n’est pas prête pour une quelconque démission, bien au contraire on a encore du temps à  passer dans la BOUBOUROUZIE. Attendant de voir.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Touadérisme et hollandisme, deux frères siamois ?

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Centrafrique :  hollandisme et touadérisme, deux frères siamois ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_25941.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA
Le President Faustin Archange TOUADÉRA

 

 

 

Bangui, le 13 septembre 2017.

Par : Patrick BALEPOU, CNC.

 

Au-delà des critiques populaires pour ne pas dire populistes, souvent guidées par un fort ressentiment à l’égard de la politique du Président de la République, très peu sont ceux qui froidement ont cherché à analyser en profondeur les linéaments et l’architectonique qui sous-tendent la « doctrine Touadéra ». Pourtant, vu l’urgence du moment et la gravité de la situation, il nous paraît impératif de disposer d’un outil capable de circonscrire la praxis politique du Président de la République afin de pouvoir anticiper ses réactions dans le but de mieux prévenir les crises, les impasses et dérapages souvent meurtriers causés par ses options politiques, comme c’est malheureusement le cas depuis maintenant un an qu’il est à la tête de l’Etat centrafricain.

 

Ce profond travail d’analyse, nous nous proposons de le faire en plusieurs étapes pour donner une image plus proche de la réalité. Pour ce premier jet, nous n’irons pas dans les abysses de la pensée du « touadérisme » mais commencerons par mettre en lumière, en parallèle, en résonnance cette doctrine politique avec une autre avec laquelle, elle présente des similitudes plus que troublantes, en l’occurrence l’ « hollandisme ». Par hollandisme nous entendons, nous seulement la vision politique du Président français, François Hollande, mais également sa façon particulière d’exercer le pouvoir à la tête de l’Etat français durant son unique mandat courant de 2012 à 2017.

L’arrivée du Président Hollande au pouvoir, du point de vue des politologues, relève plus de la victoire par défaut que du triomphe d’une vision, d’un homme ou d’un système. Si les Français l’ont porté au pouvoir c’est plus par rejet de Nicolas Sarkozy que par adhésion à l’hollandisme. C’est ce même type vote de rejet et non d’adhésion, qui a eu cours en RCA lors de l’élection présidentielle de 2016 qui vit s’opposer au second tour Faustin Archange Touadéra, arrivée deuxième, et Anicet Georges Dologuélé, arrivée en tête. Ce dernier étant perçu par l’intelligentsia politique centrafricaine comme un épouvantail, un repoussoir absolu, ayant laissé un très mauvais souvenir dans la mémoire populaire.

 

C’est que « Monsieur 10% » comme on le surnomme jouit d’une très mauvaise réputation auprès de ses pairs qui se méfient tant de lui, le voyant comme le cheval de Troie des milieux affairistes et plus précisément de la clique dite des « métis ». Face à ce golem, les états-majors très vite mis en ébullition, voyant leur fin très proche, préférèrent de loin composer avec le challenger qu’avec lui, sans même se soucie de savoir si ce fameux challenger disposait de l’étoffe, de l’épaisseur, de l’envergure, du sang-froid et des épaules suffisamment larges pour diriger ce pays non pas failli, mais fantôme. Le plus important, pour ces caciques de la politique centrafricaine, étant de se débarrasser à tout prix de cette lèpre politique qu’était Dologuélé. Les populations centrafricaines, quant à elles, tellement déboussolées par la récente guerre civile encore si fraîche dans leurs têtes s’en sont alors complètement remises à ce choix, portant, et ce en accord avec le terrible principe de Peter, Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême avec un score soviétisant de presque 63%.

 

Aussi bien le hollandisme que le touadérisme, ont tous deux circonstanciellement bénéficié d’une confortable majorité présidentielle leur assurant à priori un soutien sans faille du pouvoir législatif pour le bon déroulement de leur feuille de route. D’un côté, pour immortaliser cette fusion des partis de gauche, l’on a ressorti le concept de la « Gauche Plurielle » ; de l’autre pour marquer le caractère exceptionnel de cette majorité, l’on a bricolé rapidement le principe d’ « Union Sacrée ». Mais très vite, le hollandisme par sa brutalité, son dogmatisme et son manque de gestion consensuelle du pouvoir, a précipité la chute de sa propre majorité présidentielle passant ainsi de la « Gauche Plurielle » à la « Gauche Plus Rien ». De même, comme un effet miroir, le touadérisme n’envisageant en aucun l’idée d’infléchir ne serait-ce qu’un peu sa politique et ne supportant par-dessus tout aucune critique, même constructive, contre sa façon de gérer le pouvoir et surtout la question sécuritaire, préoccupation principale des Centrafricains, créa assez rapidement les conditions de l’éclatement de sa propre majorité, passant alors de l’ « Union Sacrée » à l’ « Union Massacrée ». De ce fait, cela poussait naturellement à la fois Dologuélé, alors muet jusque-là, à jouer pleinement son rôle de farouche opposant, et pire encore, les soutiens de la première heure à prendre leur distance en quittant la majorité avec fracas. Alexandre N’guendet, président du RPR, ouvrant le bal des défections suivi de Nicolas Tiangaye, président CRPS, et Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE. Un peu comme le hollandisme contraint de voir les Verts, la Gauche de la Gauche et l’aile gauche du Parti Socialiste quitter le navire hollandien. Et dans les deux cas, les alliés objectifs d’hier qui ont très clairement contribué à la victoire du hollandisme et du touadérisme sont dorénavant vus comme les pire ennemis, non pas à combattre politiquement, mais à traquer voire à abattre.

Cette rupture avec le Législatif, le hollandisme la parfait en aggravant le conflit par une prise de bec avec le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, qui pourtant était l’un des fidèles soutiens de la doctrine hollandienne. La tension est alors à son comble. N’eût-été la très longue tradition républicaine de la France, le Président Touadéra aurait pu être exposé à un véritable coup d’Etat, comme c’est le cas dans ces nombreuses républiques bananières d’Europe de l’Est. Les députés dits « Frondeurs » soutenus par les nouveaux opposants (Verts, Gauche de la Gauche) et l’opposition historique (UMP, FN, etc.) s’engageant résolument à paralyser par tous les moyens la politique du Président Hollande. L’Exécutif intimidant le Législatif avec le passage en force qu’est 49-2 qui traumatise simultanément le Parlement et les Français. Le touadérisme à son tour, avec la maladresse qui lui est si consubstantielle, n’a pu s’éviter un conflit ouvert avec Abdou Karime Meckassoua, le Président de l’Assemblée Nationale, s’aliénant de facto le soutien de cette dernière dans sa politique et créant au passage une atmosphère détestable et délétère. Les présidents de la République et de l’Assemblée Nationale ne se parlant plus, refusant même de se croiser, L’Exécutif privant le Législatif de crédits de fonctionnement, les membres du gouvernement refusant de répondre devant la Représentation Nationale, le Législatif menaçant le gouvernement d’une motion de censure, à son tour l’Exécutif menaçant le Parlement de dissolution pure et simple. L’on en vient même aux invectives et voire au pugilat par personnes interposées entre les membres de l’Exécutif et du Législatif.

Des deux côtés, les têtes de pont du hollandisme et du touadérisme, ressortent affaiblis aux yeux du l’opinion publique. D’autant plus que leurs premiers ministres, pour l’un Emmanuel Valls, et pour l’autre Simplice Mathieu Sarandji, paraissent être les véritables chefs d’orchestres de la partie. La primature sous le hollandisme et le touadérisme à l’air de dicter sa loi à la Présidence de la République qui ne fait que subir les évènements. Le Président est alors vu comme un faible face à un premier ministre fort. Mais, dans le même temps, un tel premier ministre qui tant aime jouer de virilité indifféremment sous régime hollandien ou touadérien n’a aucun avenir politique hors du hollandisme ou du touadérisme. Les Valls et Sarandji sont, malgré eux, condamnés à ne faire les gros durs, à n’exister politiquement qu’à travers l’ombre des deux faibles qui les ont faits, et à qui ils veulent faire de l’ombre et jouer aux (faux ?) teigneux et aux (faux ?) gros bras.

La fracture, dans le hollandisme et le touadérisme, ne s’arrête pas au niveau des institutions étatiques mais s’étend jusqu’à la base, au peuple qui a légitimé leur accession au pouvoir. Ici ce sont la loi du travail dite loi El-Khomri, du nom de la ministre du travail, et la loi Taubira, du nom de la ministre de la justice et garde des sceaux, légalisant le mariage des sodomites et des gouines qui provoquent la rupture définitive entre la population française et le hollandisme. Rupture rendue visible par des contestations chevronnées, des manifestations monstres voire historiques vu l’ampleur de la « Manif’ Pour Tous » qui pousse plus d’un million de Français dans la rue pour dire non au mariage homosexuel, du jamais vu en France depuis le début de la Vème République. Ces contestations et manifestations sont très sévèrement réprimées par le hollandisme. Là en terre touadérienne, c’est misère économique aggravée par la question sécuritaire qui sont les éléments déclencheurs du divorce entre les 63% de Centrafricains ayant porté le touadérisme au pouvoir et le chef de fil de ladite doctrine. Cette scission se manifeste ici entre autres choses par des démonstrations de force de la société civile comme avec la « Journée ville morte » sauvagement réprimée dans le sang. Une horreur qui traumatise durablement les premiers soutiens et même l’épiscopat centrafricain qui s’en mêle pour essayer de faire baisser un peu la température mortifère par l’entrefait de Son Eminence le Cardinal Nzapalinga, alors archevêque de Bangui.

Les forces armées dites la « Grande Muette », se voit également contraintes de réagir face aux graves empiètements des deux doctrines sur leurs prérogatives et les conditions de vie et de travail des troupes. Pour la première fois dans l’Histoire de la Vème République Française, les chefs d’Etat-Major de toutes les armes (terre, air, marine), l’Amiral Denis Mercier (air), le Général Bertrand Ract-Madoux (terre) et l’Amiral Bernard Rogel soutenus, appuyés, excités par le chef d’Etat-Major des armées, le Général d’Armée Pierre de Villiers, menacent de démissionner collectivement. En Centrafrique, la question sensible du réarmement des forces armées centrafricaine (FACA) mine le moral des troupes et crée une défiance envers le touadérisme à qui ils reprochent de les sacrifier sur l’autel des forces onusiennes qui ne maîtrisent pas le pays. L’exaspération des hommes en tenue franchit un cap quand circule une information selon laquelle, le touadérisme ultra-méfiant envers les FACA, aurait envoyé en formation militaire accélérée à l’étranger, notamment en Israël, quelques centaines de civils Ngbaka-Mandja visiblement pour se constituer une garde prétorienne et écarter les FACA jugées touadéro-incomptatibles. Ces civils ngbaka-mandja seront aussitôt renvoyés en RCA après seulement une semaine. C’en est trop pour le Chef d’Etat-Major des armées centrafricaines, Ludovic Ngaïfé, généralement peu disert, qui sort de sa réserve pour monter publiquement au créneau. L’affaire fait grand bruit, le torchon brûle sévèrement entre les forces de défense et de sécurité et le touadérisme.

La sécurité étant le point faible partagé et par le hollandisme et le touadérisme. La France compte, sur son territoire national, une moyenne d’un attentat chaque semestre. Un niveau d’insécurité jamais atteint par les prédécesseurs du président Hollande, et ce même durant la période de la guerre d’Algérie. L’armée française étant déployée sur les cinq continents dans les principaux théâtres de guerre, que ce soit officiellement ou officieusement : Sahel, Libye, Somalie, Afghanistan, Centrafrique, Syrie, Yémen… Les soldats français tombent comme des mouches au Mali, en Centrafrique, en Somalie, en Libye, en Syrie… Une hécatombe. C’est le ras-le-bol. La psychose gagne les masses, le hollandisme décrète aussitôt l’état d’urgence sur l’ensemble du pays, muscle les lois anti-terroristes, lance un débat malsain sur la déchéance de nationalité qui divise définitivement la Nation. Du côté du touadérisme, la question sécuritaire est comme la pierre de Sisyphe, un fardeau dont on ne voit pas la fin. Les policiers centrafricains sont kidnappés par des groupes armés qui reçoivent de la part du touadérisme une récompense en monnaie sonnante. Le pays est à feu et à sang en coupes réglées entre des milices non-conventionnelles qui, profitant la faiblesse à la fois du touadérisme et de la MINUSCA, s’accaparent 80% du territoire en levant impôt, percevant taxe, créant des administrations parallèles et semant la mort partout sur leur passage dans les zones contrôlées. Jamais depuis l’indépendance, le pays n’avait connu une telle désagrégation. 14 préfectures sur 16 étant entre leurs mains, le touadérisme, qui ne veut que le dialogue avec des groupes armés qui, elles, ne veulent pas entendre parler de dialogue, tombe dans une logique de paranoïa permanente du coup d’état. Et ce qui devait arriver, arriva avec deux tentatives avortées de coup d’Etat que le touadérisme impute à Dologuélé et Meckassoua. Le pays est tétanisé.

En pareil cas le lâchage des pairs paraît inévitable. Le hollandisme se voit désavouer par le Président américain Barack Hussein Obama, le Premier Ministre britannique David Cameron et la Chancelière allemande Angela Merkel dans la gestion de la crise syrienne. L’Union Européenne refuse d’appuyer le hollandisme dans ses interventions militaires dans le Sahel et la Centrafrique. De son côté le touadérisme se voit rappeler à l’ordre par ses pairs de la CEEAC et de la CEMAC notamment les présidents Idriss Déby Itno, Denis Sassou Nguesso, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et José-Eduardo Dos Santos. L’Union Africaine à travers son président Alpha Condé et le Conseil de Sécurité des Nations Unies par la voix de Parfait Onyanga Anyanga, patron de la MINUSCA, ne sont pas en reste pour rabrouer copieuse le touadérisme et l’obliger à reprendre la main en terme de gestion de la question sécuritaire. Ici le lâchage est remarquable, pour ne pas dire complet. Là hollandisme et touadérisme riment avec isolement politique.

Le dogmatisme du hollandisme et du touadérisme conduisant obligatoirement à faire de la cécité une nécessité ; l’on voit alors qu’au lieu de faire face à ces difficultés respectives de la France et de la RCA, ce dont ni l’une ni l’autre des deux doctrines n’ignoraient l’existence avant l’accession à la magistrature suprême, hollandisme et touadérisme préfèrent se réfugier dans les excès de table et la boulimie libidinale. Les coups de fourchettes de François Hollande sont devenus légendaires comme ses nombreuses conquêtes féminines. Les vins fins, les jus sirupeux, les mets de chefs étoilés, les idylles amoureuses avec Julie Gayet, par exemple, se présentent comme les meilleures solutions que peut trouver le hollandisme pour oublier les conséquences désastreuses de ses propres choix politiques. En parallèle, les montagnes de gözö accompagnées de grillades de chèvre et d’une demi-bouteille de vinasse ne manquent pas de rythmer les matinées du touadérisme qui, après avoir achevé l’autre moitié de la bouteille du précieux jus de Bacchus et s’être empiffrer à 10h pétantes d’au moins dix mille francs de chouiya, termine la journée par le sport en chambre ou encore appelé ébats priapistes avec des « ma-filles » nichées dans tous les arrondissements de Bangui et qui ont pris l’habitude de l’appeler « Baba 10.000 ». La bombance et la jouissance en somme l’hédonisme voilà la réponse du hollandisme et du touadérisme à leurs déboires politiques. Mais ce n’est pas sans risque : pensons par exemple à l’hystérie du Triewerler brisant tout sur son passage au Palais de l’Elysée même d’uniques vases chinois datant du XVIIème siècle hérités de Louis XVI. Pensons aussi, au troisième mariage en catimini, célébré par le maire de Bégoua, pour le plaisir du touadérisme harcelé depuis des mois par dulcinée ; sans oublier le stress causé par les accès de jalousie des trois Premires Dames face aux multiples liaisons extra-conjugales du touadérisme qui, à en croire certains médias centrafricains, n’auraient pas épargné une certaine femme ministre du gouvernement. En résumé, entre les problèmes de la Nation et les frères siamois (hollandisme et touadérisme) il y a l’activation extrême du ventre et du bas-ventre ; seul moment où hollandisme et touadérisme sont à l’aise, comme des tortues dans l’eau.

C’est qu’hollandisme et touadérisme sont des doctrines politiques morphogènes qui modèlent, sculptent tout en rondeur le corps, le physique peu athlétique de ses thuriféraires. Malgré un régime draconien avant l’accession au pouvoir, le hollandisme ne put se départir de son esthétique rondouillard. L’on parla alors de « Flamby » pour désigner l’auteur du hollandisme, à l’image de cette gelée caramélisée, flasque et visqueuse, cauchemar des anorexiques. Du côté du touadérisme la mollesse, la lenteur propres à son porte-étendard le firent surnommer « kpi ti karako », à l’instar de cette pâte oléagineuse grasse, graisseuse, molle et qui fait tant le bonheur de l’obésité. On l’appelle également « täna », la tortue, qui brille par sa lenteur, tant ses prises de décision, surtout en période d’urgence, sont marquées par le sceau de la lenteur (quand ces décisions existent !). Des deux côtés, le même champ sémantique : viscosité, adiposité, mollesse, lenteur, rondeur.

L’on serait en droit de se demander si cette dernière remarque aurait joué un rôle sur les capacités oratoires du hollandisme et du touadérisme, car malgré le fait que les deux fondateurs de ces deux doctrines aient eu à assurer des cours magistraux à des hauts niveaux d’étude (surtout du côté du touadérisme qui prend naissance et se forme exclusivement dans le corps professoral), leur scansion horriblement saccadée en fait des handicapés communicationnels qui peinent à convaincre les foules. Leur patente difficulté à s’exprimer les place inévitablement loin derrière les tribuns. En un mot comme en dix, hollandisme et touadérisme expriment mal ou difficilement leurs idées. Dans le monde de la communication, ils sont comme des poissons hors de l’eau. Les limitations de leurs spin doctor, Robert Zarader pour l’un, Firmin Ngrébada pour l’autre, avec les concepts ratés de « président normal » pour le hollandisme et de « président humble » pour le touadérisme, y sont pour beaucoup dans cet échec patent.

A ce stade de notre réflexion, l’on pourrait se demander si le touadérisme serait condamné à vivre la même piteuse fin que son frère siamois, le hollandisme. Pour rappel, souvenons-nous que le Président François Hollande a été contraint de se retirer de la course à la présidentielle pour cause d’impopularité maximale. La perspective humiliante de ne réunir sur son nom de moins de 5% des suffrages l’ayant convaincu de renoncer à son projet d’un deuxième mandat. C’est fatalement ce qui attend le touadérisme, qui est déjà à bout de souffle au bout de seulement un an d’exercice du pouvoir. A la seule condition que le touadérisme face de l’anti-touadérisme en ouvrant la voie au dialogue et faisant preuve de fermeté avec les groupes armés. Mais pour faire une telle volte-face, il faudrait exercer en continu une pression extrême sur les fondements du touadérisme afin de le forcer à travailler contre-nature.

 

Guy-Florent BASMA

 

Bien à toi.

Centrafrique : Liste complète des membres du Gouvernement Sarandji 2

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Centrafrique : Liste complète des membres du Gouvernement Sarandji 2

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2616.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les membres du Gouvernement Sarandji 1
Photo de famille des membres du Gouvernement Sarandji 1

 

Bangui, le 12 Septembre 2017.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

DECRET N° l 7 . 324 PORTANT NOMINATION OU CONFIRMATION DES MEMBRES OU GOUVERNEMENT LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT

Vu la Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016 ;

Vu te Décret n’16.0218 du 30 mars 2016, portant promulgation de la Constitution de la République Centrafricaine ;

Vu le Décret n’16.0221 du 02 avril 2016, portant nomination du Premier Ministre. Chef du Gouvernement;

Sur proposition du Premier ministre, Chef du Gouvernement

Le Chef de l’Etat, décrète :

Art.1: Sont nommées ou confirmées Membres du Gouvernement, les Personnalités dont les noms suivent:

  1. Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération: Monsieur Felix MOLOUA
  2. Ministre des Finances cl du Budget: Monsieur Henri Marie DONDRA
  3. Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger ; Monsieur Charles Armel DOUBANE
  4. Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée : Madame Marie Noelle KOYARA
  5. Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme. Garde des Sceaux : Monsieur Flavien MBATA
  6. Ministre du Développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques : Monsieur Gotran Djono Ahaba
  7. Ministre de l’Administration du Territoire. De la Décentralisation et du Devéloppement Local : Monsieur Jean Serge BOKASSA
  8. Ministre des Mines et de la Géologie : Monsieur Léopold MBOLI FATRE
  9. Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : Monsieur Théodore JOUSSO
  10. Ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale: Madame Virginie MBAlKOUA
  11. Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche : Monsieur Lambert MOUKOVE – LISSANE
  12. Ministre de la Communication et des Média : Monsieur Ange Maxime KAZAGUI
  13. Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique : Générale de Brigade Henri WA.NZET LINGUISSARA
  14. Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Honoré FEIZOURE
  15. Ministre de l’Élevage et de la Santé Animale ; Monsieur Yérima Youssoufa MANDJO
  16. Ministre du Commerce et de l’Industrie: Monsieur Côme ASSANE
  17. Ministre des Postes et Télécommunications: Monsieur Justin GOURNA-ZACKO
  18. Ministre de l’Enseignement Primaire. Secondaire, Technique et de l’Alphabétisation : Moniteur Moukadas NOURE
  19. Ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Habitat : Moniteur Gaby Fancky LEFFA
  20. Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale : Monsieur Jean-Christophe NGUINZA
  21. Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artii.anat et du Secteur Informel : Monsieur Bertrand TOUABOY
  22. Ministre de la Promotion de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Sylver Simplice NGARSO
  23. Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant: Madame Aline Gisèle PANA
  24. Ministre de l’Enneigement Supérieur : Moniteur Jean-Jacques SAMZE
  25. Ministre de la Santé et de ta Population : Moniteur Pierre SOMSE
  26. Ministre des Travaux Publics et de l’Entretien Routier : Moniteur Ahamed SENOUSSI
  27. Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique : Madame Ginette AMARA
  28. Ministre de la Fonction Publique : Monsieur Jean-Louis OPALEGNA
  29. Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public : Monsieur Nabla HAROUNE
  30. Ministre de l’Environnement du Développement Durable : Monsieur Thierry KAMACH
  31. Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement : Monsieur Jean – Alexandre DEDET
  32. Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Jacob MOKPEM BIONLI
  33. Ministre Chargé des relations avec les Institutions de la République : Madame Eugénie Lucienne NGBONDO
  34. Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger chargé de la Francophonie et de Protocole d’Etat : Monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI

Art.2: Le présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistré et publié au Journal Officiel

Faustin Archange TOUADERA et Simplice Mathieu SARANGJI

Centrafrique : Batangafo, des civils venant chercher refuge à l’hôpital se sont fait tirer dessus (MSF)

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Centrafrique : Batangafo,  des civils venant chercher refuge à l’hôpital se sont fait tirer dessus (MSF)

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2492.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du msf

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MSF

 

Bangui, le 12 septembre 2017

 

Sous tension depuis les affrontements du 29 juillet 2017, la ville de Batangafo a connu une nouvelle éruption de violences le jeudi 7 septembre, suite au meurtre d’un journalier travaillant pour une organisation humanitaire. La population civile et des ONGs internationales ont été délibérément attaquées pendant les combats, ce qui a poussé ces dernières à se retirer de la ville le samedi 9 septembre. Pour le moment, à Batangafo, seule MSF est présente pour assurer les urgences vitales.

« Des civils venant chercher refuge à l’hôpital se sont fait tirer dessus, parmi eux une adolescente de 15 ans morte sur le coup et une fillette de 5 ans. Ceci est totalement inacceptable, » dénonce Luz Linares, responsable MSF à Batangafo. « Ce weekend, nous avons pris en charge 13 blessés, dont trois sont morts des suites de leurs blessures. Nous avons également reçu le corps de deux personnes déjà décédées. Une maman et son enfant qui se trouvaient dans l’enceinte de l’hôpital au moment des tirs sont parmi les victimes, le petit de deux ans est malheureusement décédé. »

 

MSF condamne fermement ces attaques à l’encontre des populations civiles et des travailleurs humanitaires. Elle appelle toutes les parties au conflit à respecter les non-­‐ combattants et la mission médicale afin de pouvoir apporter des soins vitaux à ceux qui en ont le plus besoin.

CENTRAFRIQUE : FUREUR ET TERREUR

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CENTRAFRIQUE : FUREUR  ET  TERREUR

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2690.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Fuite des musulmans de Bangui

 

 

Bangui, le 12 septembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

COURAGE, FUYONS !

          La communauté internationale semble avoir scellé le sort tragique de la République Centrafricaine.  Ce ne sont pas seulement des bruits de bottes que lon entend, ce sont aussi les craquements dun territoire, dune nation, dune république que lon disloque. Malgré les cris de terreur dune population suppliciée qui montent de ce pays, malgré la cruauté des envahisseurs mercenaires qui semble navoir aucune limite, malgré les massacres continus dune population désarmée, désemparée et en errance, les autorités centrafricaines, leurs tuteurs et la communauté internationale semblent avoir choisi : « courage, fuyons !» ou « laissons faire… »

          Pourquoi la République Centrafricaine, depuis son indépendance, pèse-t-elle si peu aux yeux du monde ? Pourquoi la France, ancienne puissance coloniale, ayant signé des accords de défense avec ce pays, s’est-elle parjurée ? Les rebelles sont-ils vraiment si redoutables militairement ? On dirait que la cinquième puissance du monde et la communauté internationale ont cédé devant des bandits disparates et mal fagotés. Ils sont nombreux, les Centrafricains qui sinterrogent légitimement sur les connivences  secrètes des chancelleries avec les rebelles. Qui les soutient ? Qui les finance ? Qui leur fournit des armes ? La partition leur a-t-elle été promise sur lautel des matières premières ? Il faut cesser de mentir aux Centrafricains qui ne sont pas dupes.

          Quant au gouvernement, chaque jour nous apporte la preuve de son incompétence. Il faut donc le changer. Le président Touadera, en tergiversant sur un remaniement nécessaire, risque une crise politique grave. Comment peut-on  accepter que l’autorité du président et du gouvernement s’arrête aux frontières de la capitale, puisque, pratiquement, le reste du pays lui échappe ? Sommes-nous à l’aube du surgissement de deux Républiques en R.C.A. : au centre et à l’est, la « publique Islamique  du Logone »,  comme en rêve le mercenaire nigérien Ali Darass, au sud et à l’ouest, la République Centrafricaine ? Deux entités risquent-elles de surgir aux yeux et à la barbe des Centrafricains désarmés et tétanisés ?

          Comme toujours, le peuple centrafricain est absent des palabres. Comme toujours, après s’être livrés à des danses du ventre cyniques et indécentes pour séduire les électeurs, les politiciens, incorrigibles, ont investi le Palais de la Renaissance dès la fin des élections. En prédateurs invétérés, ils ont anéanti l’autorité du président Touadera et lont pris en otage, afin dassouvir leur appétence irrépressible à l’argent et les projets, impérialistes et néocoloniaux, de leurs commanditaires et tuteurs étrangers. Depuis laccession du pays à l’indépendance, ses élites et ses politiciens creusent un puits. Ils ont atteint le fond mais continuent inlassablement à creuser. Ils vont sy noyer, en entraînant le peuple avec eux.

 

NOUVEAU GOUVERNEMENT ET NOUVELLE POLITIQUE AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD.

          Tous les jours, les Centrafricains et leur pays se rapprochent dangereusement du précipice. Ce ne sont pas des prédictions doracles et de pythies, cest la réalité. Elle est implacable. Avant quil ne soit trop tard, il faut prendre conscience des périls, initier, avec détermination, une nouvelle politique et former un gouvernement de combat, composé, à parité, d’hommes et de femmes patriotes, choisis sur des critères de compétences, en dehors de toute considération tribale, clanique, oligarchique ou amicale. Ce gouvernement aura un carnet de route précis : protection de la population, défense de l’intégrité du territoire, recherche de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation nationale.

          Il est impératif quil ne subisse plus les diktats de la Minusca et des forces internationales. Il doit, au contraire, rappeler à la France le respect des accords de défense signés à la veille de l’indépendance.

 La République Centrafricaine nayant pas les moyens, ni économiques, ni militaires, de défendre ses populations et ses frontières, la France doit laider à le faire. Tous les jours, le nombre des suppliciés et la cohorte des villages incendiés, des lieux de cultes chrétiens profanés, notamment à Bria, à Bangassou et à Bambari, ne cessent de croître. Les populations fuient leurs villages pour se réfugier dans les pays limitrophes, laissant souvent derrière elle une enfance en perdition.

RUPTURE  AVEC  LE PASSE

          Le président Touadera doit réagir. Il doit, surtout, montrer son autorité, mettre en œuvre une politique de combat, associer les citoyens à la recherche de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation. Le Forum de Bangui, nous disait- on, avait entendu les souhaits du peuple. Depuis, semble t-il, les désirs de la population nont pas eu un début de mise en œuvre. Dans son adresse au pays à la suite de sa confortable élection, le président Touadera avait suscité un immense espoir, celui de voir la rupture avec un passé calamiteux, un passé d’injustices sociales, de prévarications et d’impunités.

          Malheureusement, on est obligé de constater que les mêmes handicaps sévissent toujours. Que les mêmes prévaricateurs manigancent au gouvernement et à la Présidence de la République. Une pléthore de conseillers comporte en son sein des calculateurs, des comploteurs et des assoiffés de biens mal acquis. Il ne faut pas attendre de ces conseillers -là la moindre conscience patriotique. Il nest pas impossible, dailleurs, que certains travaillent au sein du pouvoir pour la Séléka, afin dassurer leurs arrières.   

         Il ne faudrait surtout pas que les liens de trente ans entre le Premier Ministre et le Président de la République freinent un remaniement nécessaire de Gouvernement.  Rappelons-nous quen politique, les amis, cest comme le miel qui attire les abeilles, qui disparaissent dés que le pot est vide. Autrement dit, méfions-nous de nos amis.

 

                                                                                                                        JOSEPH  AKOUISSONNE

                                                                                                                                              (11 septembre 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

Centrafrique : Opérationnalisation de l’Initiative de l’Union africaine pour la paix

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Centrafrique : Opérationnalisation de l’Initiative de l’Union africaine pour la paix

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2790.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion de paix union africaine  en Centrafrique

 

 

Bangui, le 12 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce lundi 11 septembre 2017, la première réunion du panel des facilitateurs de la mise en œuvre de cette Feuille de route s’est ouverte à Bangui. Jean Claude Ngakosso, Ministre des Affaires Etrangères et de la coopération de la République du Congo a présidé l’ouverture en présence Acen El Lebath, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine. C’était à l’initiative de la Commission de l’Union africaine que cette Feuille de route a été signée, le 17 juillet dernier à Libreville au Gabon.

« Cette réunion de Bangui est un rendez-vous de départ. La République centrafricaine est heureuse d’accueillir toutes ces délégations à son chevet. Avant-hier, hier, aujourd’hui et demain, vous avez été à nos côtés et vous serez à nos côtés », ainsi a déclaré Charles Armel Doubane, Ministre centrafricain des Affaires étrangères pour souhaiter la bienvenue aux participants. Et d’ajouter « aujourd’hui, nous devons jeter les bases d’une initiative mutuellement conçue, portée et qui sera appliquée mutuellement pour ramener, je l’espère, définitivement la paix en République centrafricaine. Cette initiative pour les Centrafricains, les Africains et la communauté internationale est la dernière initiative pour créer les conditions d’une accalmie durable devant déboucher forcément sur la paix dont dépendent la relance, le relèvement, puis le développement de la République centrafricaine ».

Pour le Ministre Congolais des Affaires étrangères, Jean Claude Ngakosso, cette première réunion du panel des facilitateurs marque l’opérationnalisation de la Feuille de route sur l’initiative pour la promotion de la paix et la réconciliation en RCA. C’est pour lui, « l’occasion d’identifier les paramètres à retenir pour l’encadrement du processus de dialogue, à travers l’agenda présenté dans la Feuille de route. Elle devait conduire à la recherche des solutions durables pour une réconciliation des cœurs et des esprits de toutes les filles et de tous les fils de ce beau pays ».

Ngakosso a par ailleurs indiqué que « cette initiative que porte l’Afrique au plus profond de ses entrailles est un espoir pour la République centrafricaine que nous chérissons tous dans nos cœur, et l’espoir que ce pays frère retrouvera la paix et la sécurité. Les scènes de violences qui causent de lourdes pertes parmi les populations civiles, qui sont la cause de déplacements massifs aggravant par ricochet, une situation humanitaire déjà alarmante ». Même constat d’amertume fait par le Ministre Armel Doubane : « Que des pleurs, que des larmes, il est maintenant temps de les sécher pour redonner à nos compatriotes et à tous ceux qui ont désiré de vivre en Centrafrique d’avoir la paix et la quiétude ».

Notons au passage que ce panel des facilitateurs qui va suivre les parties prenantes centrafricaines dans leurs efforts de réconciliation est un maillon essentiel du dispositif mis en place par l’Union africaine, la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) et quatre Etats de l’Afrique centrale engagés dans ce processus, à savoir l’Angola, le Congo, le Gabon et le Tchad. A en croire le Ministre congolais des Affaires étrangères, sa mission vise premièrement à convoquer les réunions avec les parties prenantes et à modérer les discussions ; deuxièmement, à faciliter la recherche de consensus et de compromis entre les parties centrafricaines ; à faire observer les principes directeurs édictés dans la feuille de route, en vue de favoriser un climat de paix entre les parties centrafricaines.

Selon Jean Claude Ngakosso, il y a eu trop de théories autour des solutions de sortie de crise durable en RCA et qu’il est désormais temps de passer à l’action, car dit il « les seules bonnes intensions ayant révélé leurs limites, nous devons passer à l’action sans plus attendre, sans tergiverser. La paix n’a pas de prix. Mais la paix est totalement une exigence ».

S’adressant aux participants à cette première réunion, le Ministre congolais leur lance un appel à plus de sérieux pour sortir des bonne pistes et recommandations dont la mise en œuvre permettra le retour durable à la paix et à la sécurité en Centrafrique. « A vous chers collègues membres du panel, je vous demande la cohésion, l’unité, la probité morale, la neutralité, un engagement sans faille et à toute épreuve, car ce n’est pas un engagement facile, et surtout la persévérance, car il n’y a pas d’alternative à la paix ».

Rappelons que cette initiative est qualifiée d’ « intégrée », c’est-à-dire qui prend en compte les recommandations des toutes les autres précédentes initiatives telles que l’Accord de Brazzaville, le Forum national de Bangui, l’Accord de Sant-Egidio.

Centrafrique : 6 jeunes de Bocaranga assassinés par des Séléka.

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Centrafrique : 6 jeunes de Bocaranga assassinés par des Séléka.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Les-elements-de-la-selaka-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les elements de la selaka

 

Bangui, le 10 septembre 2017.

Par : Anselme Mata, CNC.

 

Comme si les milliers des morts causés par les violences aveugles qu’a connus le pays depuis 2013 ne suffisaient pas, les groupes armés ne semblent plus laisser une chance pour un retour au calme dans le pays.

 

Chaque jour qui passe, si ce ne sont pas les séléka qui tuent nos pauvres parents, ce sont les Anti-Balaka qui les remplacent dans ce jeu macabre. Avant-hier c’était la ville de Bangassou, hier c’est le tour de bria et aujourd’hui on vient d’apprendre que la région de Bouar qui serait menacée par les agitations des rebelles des 3R qui voudraient se venger de l’assassinat de leur porte-parole.

Loin de ces agitations, on vient d’apprendre aussi que six jeunes de Bocaranga en partance pour Mbaïboume ont été pris en otage puis décapités par les rebelles sanguinaires de la séléka dans la commune de Bang.

Selon une source locale proche des victimes, ils étaient capturés alors qu’ils se rendaient à la frontière du Cameroun pour leur approvisionnement.

 

Pourquoi un tel acte odieux ?

Difficile de comprendre comment un être humain pourrait agir de la sorte si ce n’est pas de la folie. Si les victimes combattaient dans un groupe armé, on allait imaginer une explication. Mais un groupe des paisibles citoyens dans lequel on y trouve des commerçants et les conducteurs des taxis-motos pour ne pas dire «  des chercher à manger », la nouvelle de leur assassinat ne fait que raviver le foyer de tension déjà perceptible dans la région.

À quelques kilomètres plus à l’ouest de la ville frontalière de Bang où ces six jeunes ont été sauvagement assassinés, un autre groupe rebelle s’apprête à prendre d’assaut la commune de niem Yélewa. Il menace aussi d’attaquer la grande ville de Bouar si les Anti-Balaka n’arrêtaient pas de les harceler militairement.

Un désordre qui s’ajoute à d’autres désordres de Bria et de Bangassou, on peut penser que le pays prêt de s’en sortir. Compter sur la Ninusca revient sûrement à fuir d’affronter en face les vrais problèmes de ce pays.

Le problème c’est nous, la solution viendra que de nous. Si ce n’est pas par dialogue, le recours à la force conventionnelle serait presque inévitable contre ces criminels notoires.

À bon entendeur, salut!

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Depuis Bangui, les soutiens de Touadera font échec à une manifestation à Paris

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Centrafrique : Depuis Bangui, les soutiens de Touadera font échec à une manifestation à Paris

 

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Image des manifestants de Paris demandant la démission du Président Touadéra

 

 

Bangui, le 11 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le samedi 9 septembre dernier a été proclamé comme la date fatidique de la première manifestation grandeur nature à Paris en France pour demander la démission du Professeur mathématicien Faustin Archange Touadera à la tête du pays. Cette annonce de la diaspora s’est butée contre une résistance plutôt au niveau national : Le Comité de soutien au Chef de l’Etat riposte et menace dans une déclaration signée de son Porte-parole Blaise Didacien Kossimatchi – déclaration largement relayée dans les médias. Au finish, la menace des soutiens de Touadera a fini par avoir raison de la manifestation de Paris – véritable échec cuisant. Quatre personnes ont répondu à l’appel à la Place de la République française.

Les mauvaises langues diraient quelle mouche a piqué les initiateurs de cette manifestation qui n’a finalement accouché que d’un souris ? « C’est du jamais vu sur cette célèbre Place de la République française », commentent nos confrères de ‘’Le Défi’’ qui expliquent que quatre (4) manifestants se sont retrouvés à l’appel d’une frange de leaders centrafricains de la diaspora pour demander le départ de Touadera. Ce qui naturellement, n’était pas une mauvaise chose en soi, étant donné que quelques griefs ont sous-tendu cet appel à mobilisation. Il est du rôle de la diaspora de contribuer et de participer à la vie nationale de leur pays, tant sur le plan politique, économique, social, humanitaire…

Seulement, dans le cas d’espèce, c’est un appel à la démission d’un Chef de l’Etat élu qui est sur la table à Paris. Ils étaient quatre manifestants comme l’on pouvait apercevoir sur la toile depuis hier, mais entre leurs mains, des banderoles sur lesquels quelques griefs ont été lisibles : ‘’Y’en a marre, Touadera démissionne’’ ; ‘’Touadera, quand on n’est pas capable, on dégage’’ ; ‘’Touadera, tu as choisi les diamants de sang contre la sécurité de tes compatriotes’’.

Jusque-là, nulle part, l’on note une appréciation des organisateurs de cette manifestation du 9 septembre. Par contre, beaucoup s’accordent à dire que c’est un échec cuisant. Nos confrères de ‘’Le Défis’’ qui se sont intéressés au dossier ont caricaturé en indiquant que même l’actuel Député de Mala, Jean-Pierre Mara, un habitué de cette Place de la République française arrivait à faire un rassemblement de 16 personnes. Notre source ajoute que l’une des organisateurs de la manifestation a été aperçue plutôt, à la même heure du mouvement, à la conférence de presse de Noel K Tshiani Muadiamvita, Haut fonctionnaire à la Banque mondiale et Candidat à l’élection présidentielle de la République démocratique du Congo… dans le quartier du Pont de l’Alma à Paris.

Notons que quelques jours seulement après l’annonce de ladite manifestation de Paris, le Comité de soutien de Touadera dans sa traditionnelle agressivité a fait une fracassante déclaration pour non seulement condamner une telle initiative, mais aussi de mettre en garde ses organisateurs. « Ces compatriotes qui sont d’ailleurs connus pour leur aigreur vis-à-vis du pouvoir en place sont sans nul doute l’instrument d’une machine de déstabilisation bien connue. Le sit-in auquel ils appellent n’est autre qu’une manœuvre orchestrée et bien planifiée après l’échec de la tentative de prise de pouvoir par la force de leurs mentors Dologuélé et Meckassoua », peut-on lire entre les lignes de la déclaration des soutiens du Chef de l’Etat. Et de poursuivre, « Nous avons beaucoup de respect pour la diaspora centrafricaine, la vraie diaspora qui travaille pour la restauration de l’unité nationale et la réconciliation de notre peuple meurtri. Alors nous mettons en garde ces agitateurs qui, du côté de la Seine, ignorent totalement la souffrance de notre peuple et croient pouvoir l’instrumentaliser pour une cause perdue d’avance ».

Même si la raison de l’échec de la manifestation est d’ordre organisationnel, logistique, managérial ou autres, le moins qu’on puisse dire est que la frappe des Soutiens de Touadera est de nature à mettre en péril un quelconque plan qui viserait la déstabilisation de leur patron. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’ils (les Soutiens du Président) ont fait échouer, ce qu’ils aperçoivent comme tentatives de déstabilisation du régime en place.

Beaucoup sont des Centrafricains qui gardent encore en mémoire le rocambolesque feuilleton de putsch manque préparé par le chef de fil de l’opposition en la personne de l’Honorable Anicet Georges Dologuélé dénoncé par le capitaine Joachim Kokaté et récupéré par le Comité de soutien.

Il n’y a pas longtemps, c’est au tour du Président de l’Assemblée nationale d’être dans la ligne de mire du même Comité de soutien, puisque, selon ce comité, des mercenaires tchadiens arrêtés par les services de la Police auraient avoué être à la solde de Meckassoua pour tuer le Président de la République, afin qu’il dévonienne Président en tant que Dauphin constitutionnel.

Se fichant de la crispation de l’atmosphère politique et de la crise institutionnelle qu’il pourrait y avoir comme conséquences de ses actions, le Comité de soutien du Chef de l’Etat va jusqu’à chercher des poux sur le crane nu des leaders politiques de l’opposition, les indexant parfois d’être les têtes pensantes des regains de tensions dans le pays.

De toutes les manières, les initiateurs de la manifestation de Paris n’ont pas su à qui ils ont affaire. D’ailleurs, à la dernière nouvelle, semblerait-il que les meneurs de ladite marche seraient dans la ligne de mire des membres du comité de soutien de Touadera qui sont présentement en France.

Notons qu’à la dernière nouvelle également, une des organisateurs principaux de la manifestation de Paris aurait annoncé plutôt un report du mouvement. On ne sait en quelle date se tiendra-t-il.

Centrafrique : L’annonce d’un remaniement gouvernemental fait un drôle d’effet parmi les membres de l’actuel gouvernement.

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Centrafrique : L’annonce d’un remaniement gouvernemental fait un drôle d’effet parmi les membres de l’actuel gouvernement.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

 

Bangui, le 11 septembre 17

Par : Patrick BALEPOU, contributeur du CNC,

 

On n’aura pas besoin de loupe ou de microscope pour observer la fièvre et la nervosité chez pratiquement tous les ministres du gouvernement SMS en ce moment. Et pour cause, le Chef de l’Etat aurait eu la maladresse d’annoncer un remaniement gouvernement dans les tous prochains jours.

Considérable retard à l’arrivée dans leurs bureaux si ne sont carrément de l’absence notoire. Empilage des parapheurs non traités depuis des jours si ce n’est des semaines. Mauvaise humeur dans les relations avec les Dircab et les autres proches collaborateurs si ce n’est isolement total par le refus catégorique de recevoir qui que ce soit… Voilà le lot des faits qui sont entrés et alimentent le comportement des ministres en ce moment et après l’annonce par le Président de la République d’un éventuel remaniement ministériel. Si ces faits se font moins sentir chez les cadres fonctionnaires qui sont nommés ministres, cela n’est pas le cas surtout chez ceux-là qui se gaussent être de la diaspora et qui n’ont présenté autres choses que leurs beaux visages aux sourires de drague-girls pour séduire et être admis parmi les ministres capables. Ils usent en ce moment de tous les moyens possibles pour se maintenir dans le sphère alors qu’ils ne le méritent aucunement à cause de leurs incapacités à mieux comprendre et exécuter correctement les feuilles de route du gouvernement qui leur sont attribuées.

L’annonce du prochain remaniement a semé une zone de turbulence parmi les ministres qui ne cessent de s’agiter en tous sens. Des messes de minuit aux courses chez les charlatans en passant bien sûr par l’exercice de certains rituels insolites tels que l’enterrement vivant d’animaux sacrés, en particulier le mouton ont resurgi et les routes des différentes régions de la Lobaye, zone réputée très favorables à ces pratiques sont inondées. Ce phénomène qu’on ne peut maîtriser fait ostensiblement le bonheur de certains coursiers qui se disent spécialistes de ce trafic. Ils n’hésitent pas à recommander des charlatans de leur choix qu’ils présentent toujours comme le meilleurs des meilleurs tout en demandant d’importantes sommes qu’ils empochent habituellement la grosse part promettant aux charlatans de leur amener un solde conséquent si l’affaire marche et que leur poulain est retenu ou renommé à la tête d’un important département. Ce faisant, tout le monde se leurre car, désormais, les membres du gouvernement ont une obligation, celle du résultat.

Résultat oblige. Et de surcroit, des journaux en lignes comme Corbeau News Centrafrique ont mis en place un système d’évaluation par le peuple de ses ministres dont les résultats sont trimestriellement publiés en ligne, ce qui a permis au monde entier de savoir, même si la personnalité n’est pas bien connue, qui est qui, qui fait quoi, et qui vaut quoi. Ce système a permis à certains ministre de prendre conscience de leurs lacune de sorte à les perfectionner, mais à d’autres, ceux-là qui pensent qu’ils sont arrivés là parce qu’ils ont leur couverture atomique inébranlables, ont pris comme de la blague, mais, sans se le cacher, c’est une blague qui en vaut la peine car la mise en place du futur gouvernement en tiendra compte.

Alors, chers ministres, cessons ces coups de fièvre inutile. Gardons le calme et la sérénité. Etre ministre n’est pas une propriété bâtie. Même une propriété bâtie peut changer de main par un acte de vente ou de cession. A bon entendeur, salut.

 

 

Centrafrique : Quand les honorables députés se livrent à du commerce illégal : une véritable honte.

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Centrafrique : Quand les honorables députés se livrent à du commerce illégal : une véritable honte.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2787.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Assemblée Nationale Centrafricaine
Assemblée Nationale Centrafricaine

 

 

Bangui, le 11 septembre 17

Par : Bertrand YEKOUA CNC,

 

Il s’appelle Thierry Vackat. Il est député de Mongoumba dans la Lobaye. Il est pris la main dans les sacs, et ce sont des sacs de sucre. 400 sacs de 50 kgs importés frauduleusement de la RD Congo.

Tellement rigolo, personne n’oserait en croire vu la personnalité et le rôle combien important du fraudeur en sa qualité de producteur des lois dont certainement des lois anti-fraude.

Comment la nouvelle est venue à jour ? C’est grâce à la Brigade d’Intervention Mixte (BIM), composée d’éléments de la douane, de la gendarmerie nationale et des Faca instituée pour agir sous la tutelle de la Sucaf, unique société agrée pour la fabrication ou l’importation du sucre en Centrafrique.

Cette brigade a réussi à mettre la main sur in container plein de sucre destiné à l’honorable Thierry vackat pour quel usage, on ne sait. Une fois interpelé, le député de se défendre en ces termes : « c’est un don d’une collègue député de la RD Congo du nom Annie Mabunza » mais il y’a aucun document régulier qui mentionne ce don. Ce qui a de plus en plus intrigué cette brigade qui a décidé de maintenir le stock afin de voir clair dans cette situation.

De source proche du cabinet de transit illicite de ce député implanté à Mongoumba, ce n’est pas la première fois qu’il fait importer frauduleusement du sucre qu’il vend aux musulmans de sa circonscription qui les revendent à leur tour. Il aurait même réquisitionné des boutiques à des musulmans qu’il a transformé de facto comme gérant pour lui évacuer le sucre qu’il fait venir de la RD Congo sans autorisation ni papiers lui autorisant ce commerce. Le ministère du commerce étant saisi s’est mêlé de l’investigation en cours mais qui piétine parce que, le député Vackat se gausse de son immunité de député de la nation ce qui empêcherait qu’il soit ester en justice.

Voilà la Centrafrique et ses députés. Se battre contre tous vents et marrées. Devenir quelqu’un, mais pas au service de la nation, mais asservir la nation à son service. C’est ainsi que le Centrafricain décide contribuer au relèvement du pays qui est la proue de la bataille actuelle. Comment admettre que des faits aussi gravissimes soient acceptés par le collège des députés si ce n’est eux tous qui sont plongés, et moins de temps après leurs élections ? C’est un problème généralisé et délicat puisque les députés se disent intouchables à cause de leur immunité qui les autorise à tout faire même à l’encontre des lois que eux-mêmes votent.

C’est ici qu’il y a lieu de jeter des fleurs à ces braves fils du pays qui bravent les intouchables pour n’exercer que le métier pour lequel ils se sont engagés. Le ministère du commerce devra également penser à une loi qui interdit à des personnalités de premier rang du pays d’exercer le commerce sur le territoire national. C’est eux, pour la plupart des cas, qui ne se soumettent pas aux règlements qui régissent le fonctionnement de certaines institutions du pays au mépris des agents et cadres chargés de les faire respecter.

Le cas de Vackat témoigne à suffisance le manque d’étude de moralité de ceux-là qui deviennent des députés. Beaucoup, comme lui-même d’ailleurs, sont des repris de justice (Vackat est encore recherché par la justice française pour des faits qui lui sont reprochés et devant l’amené en tôle. Il a fui pour revenir en Centrafrique et devenir député. Même en Centrafrique il a été impliqué dans une affaire de vol de diamants entre les mains d’un Coréen qu’il a dupé). La douane doit sérieusement contrôler les activités de Vackat qui est récemment soupçonné d’être l’agent recruteur de mercenaires zaïrois pour le compte d’un groupe en quête d’un coup d’Etat. Il est capable de faire venir des armes cachées dans des poudres de sucre.

La fausseté, surtout au haut niveau du pays tue le pays. Ouvrons l’œil et faisons très attentions aux loups qui se cachent sous la peau de l’agneau. A bon entendeur salut.

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Les mercenaires d’Ali Daras poursuivent allègrement leur carnage dans le Mbomou et le Haut Mbomou.

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Centrafrique : Les mercenaires d’Ali Daras poursuivent allègrement leur carnage dans le Mbomou et le Haut Mbomou.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2255.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image guerre de Bangassou.

 

 

Bangui, le 11 septembre 2017

Par : Herman THEMONA CNC,

 

Le dernier fait en date est l’égorgement et le découpage en mini morceau de Rémy Lengo Koumbobacko, agent pisteur du Compte d’Affectation Spéciale pour le Développement Forestier (CADF), en service dans la sous-préfecture de Djéma.

 

D’après le récit de notre confrère Albert- Stanislas Koumbobacko, journaliste et chroniqueur sportif à Radio Centrafrique à la retraite, frère ainé du défunt, qui a reçu la nouvelle peu de temps après, les faits se sont déroulés le 24 août dernier lorsque Rémy Lengo Koumbobacko a quitté Djéma à bycyclette, parcourir environ 130 Kms pour venir à Zémio chercher son salaire. Il aurait parcouru déjà 80 Km avant de tomber sur des malfrats peulhs avec leurs troupeaux. Ils se sont saisi de cet père de famille qui a eu le malheur d’être habillé en tenu militaire et portant une vielle arme mozaire presque inutilisable. Après l’avoir sauvagement égorgé, ils l’ont charcuté et rendu en mini morceaux qu’ils ont entassés et laissés aux abords de la route. Grâce à des passants le lendemain du drame, des villageois de la contrée que le malheureux Lengo Koumbobacko aura une laconique sépulture.

Loin d’être un fait divers, cet assassinat qui en est un de plus dénote clairement le récurrent et gravissime problème d’insécurité totale sur l’ensemble du territoire centrafricain envahi complètement par des peuls mercenaires importés du Niger, Nigéria, Mali et autres pays du sahel et qui sont réputés très dangereux, sans pitié, sans loi ni foi à l’égard des populations riveraines des régions où ils transhument. Ces faits sont à plusieurs reprises dénoncés auprès des nouvelles autorités centrafricaines qui y sont toujours restées sourds et muets comme si la vie des compatriotes qui subissent ces assassinats sauvages ne les concerne pas.

Il est vrai que le DDRR est la stratégie viable de pacification du territoire national. Mais il vise des groupes armés qui sont identifiés à travers leurs principaux responsables déjà connu et sensibilisés pour la cause. Est-ce cette stratégie suffisante pour enrayer la grave menace pour la sécurité, la libre circulation des populations sur l’ensemble du territoire national que représente la transhumance armée ?

L’incursion massive de mercenaires et peulhs étrangers en Centrafrique est un dangereux phénomène au quel si l’on ne fait pas attention, le pays va être englouti dans un lac de sang que sont décidés à épancher ces brutes et barbares peulhs venus d’ailleurs et qui prend pour cible toute la population centrafricaine ainsi que les autres peulhs originaires de Centrafrique également traités sans aucun égard humain.

Le gouvernement doit faire très attention à ce nouveau phénomène dévastateur qu’est la transhumance armée. Seuls nos FACA peuvent efficacement faire face à de tels phénomènes qui dépassent les efforts des éléments sou-disant  autodéfenses qui, par la force des choses se constituent un peu partout dans l’arrière-pays pour parer à toute éventualité et qui malheureusement, sont obligés d’affronter à la fois les sinistres mercenaires  armés et la Minusca impuissante.