Le Conseil de sécurité de l’ONU envisage un projet de résolution qui renforcerait la mission de maintien de la paix en République centrafricaine avec 900 soldats supplémentaires pour aider à protéger les civils, selon le texte obtenu par l’AFP mardi.
Cette mesure fait suite à une demande du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui a mis en garde contre un risque de nettoyage ethnique dans certaines parties du pays appauvri.
La résolution française prolongerait la mission connue sous le nom de MINUSCA jusqu’en novembre 2018 et augmenterait le nombre de casques bleus en uniforme de 900, à un plafond de 11 650, ainsi que 2 080 policiers et 480 observateurs militaires.
La question est de savoir si les États-Unis appuieront une plus grande mission en République centrafricaine après avoir demandé une réduction de 600 millions de dollars au budget de maintien de la paix de l’ONU cette année.
Guterres, qui, le mois dernier, a effectué une visite dans le pays, a déclaré qu’il s’attendait à une «compréhension positive par tous les membres du Conseil de sécurité, y compris les États-Unis» sur la nécessité d’étayer la mission.
Le Conseil devrait voter sur la résolution le 15 novembre.
La République centrafricaine a lutté pour revenir à la stabilité depuis le pays a explosé dans le bain de sang après le renversement de l’ancien Président françois Bozize en 2013 par la coalition Séléka .
La France est intervenue militairement pour repousser l’Alliance séléka, mais le pays reste tourmenté par des groupes de violence qui rivalisent pour contrôler les ressources et les zones d’influence.
Affrontements en cours
Le projet de résolution exprime la «préoccupation du Conseil à l’encontre de la détérioration de la situation en matière de sécurité dans la partie sud-est et dans les parties nord-ouest de la Centrafrique en raison des affrontements entre groupes armés en cours».
Elle condamne les violations généralisées des droits de l’homme, y compris la violence sexuelle à l’égard des femmes par les groupes rebelles, et exprime sa vive inquiétude au sujet des allégations de viol perpétrées par les MINUSCA de la paix.
Lors d’une réunion du Conseil du lundi, le patron de la MINUSCA Head parfait Onanga-Anyanga a déclaré que les 900 soldats de la paix supplémentaires “devrait inclure des troupes très mobiles qui fournirait à la force une plus grande souplesse pour déployer rapidement dans les zones de menace accrue pour les civils.”
L’Ambassadeur italien Sebastiano Cardi, qui préside la présidence du Conseil en novembre, a déclaré aux journalistes qu’il y avait «une bonne dose de compréhension» que la demande de renforts de troupes «est un bon exemple».
Le MINUSCA a été déployé en 2014 avec un mandat fort pour protéger les civils, mais le projet de résolution inclurait la langue pour assurer que les casques bleus aient une «posture solide».
Le conflit a conduit plus de 600.000 personnes de leurs foyers dans le pays et un 500 000 supplémentaire ont traversé les frontières pour devenir des réfugiés. La moitié de la population, soit 2,4 millions centrafricaines, ont besoin d’aide.
(L’erreur est humaine, persévérer dans son erreur, est diabolique).Execellence Monsieur le president FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA il serait souhaitable de gouverner la Centrafrique autrement evitant les erreurs commises par certains de vos predecesseurs dans le passe.Nous savons que les groupes armes recrutent parmi les groupes vulnérables en proie au chômage et des frustrés de tout genre .Habituellement le Gouvernement centrafricain , ne brille que par le fameux communiqué pour presenter les condoléances aux familles des victimes.Souvenez-vous Monsieur le President de La Republique que, c’est parce que votre gouvernement que dirige votre grand- frere et ami SIMPLICE – SARANDJI n’ a pas réussi a reduire les mots tels que la corruption, le népotisme, le favoritisme, les détournements de deniers publics et autres gangrènes qui minent toujours la Centrafrique.
A mon humble avis, le Gouvernement Centrafricain pourrait resourdre le problème en utilisant: l’Armée, la Gendarmerie, la Police nationale de proximité, car la Minusca n, est credible aujourd ‘hui aux yeux de la population Centrafricaine et elle est la source de ces tueries. Je dis cela quand je pense que le Gouvernement actuel pourrait échouer par manque de volonte politique, de l’amateurisme et d un déficit de management a la primature. Je ne jette pas l’anathème à personne car chacun doit avoir ses raisons, mais je voudrais simplement souligner que le risque d’échouer est bien present,
Toutes options et actions devront être guidées par la question: quel genre de pays voulons-nous léguer aux générations à venir? Même poussés par une certaine peur, nous ne devrions pas faire des options dangereuses pour l’avenir de notre chère Patrie LA CENTRAFRIQUE. L’histoire est un témoin neutre, imperturbable et à la mémoire infaillible. L’histoire n’est ni la Cour Pénale Internationale (CPI), ni l’ONU, mais en temps opportun, elle nous rendra un verdict authentique. Quel bord de l’histoire voudrions-nous être? Quant à moi, c’est le bien du pays dont nous avons tous besoin. Alors un fossé de méfiance entre le citoyen et ses dirigeants, et l’hypocrisie politique se double d’une incrédulité citoyenne aux conséquences parfois brutales, l intimidation des opposants est une faute tres grave a eviter et le contre pouvoir est un exercice democratique dans un pays comme le notre.
Centrafrique : Berberati, les jeunes s’apprêtent à lancer un grand soulèvement populaire contre Roger Bandiba le maire de la ville..
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/C9CA4064-3938-426C-8238-D85EB7EB000B-150×72.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”72″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C9CA4064-3938-426C-8238-D85EB7EB000B-150×72.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C9CA4064-3938-426C-8238-D85EB7EB000B-300×143.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C9CA4064-3938-426C-8238-D85EB7EB000B.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Panorama ville de Berberati
Bangui, le 07 novembre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Accusé de malversation et du détournement des deniers publics par des jeunes de sa ville, Roger Bandiba, président de la délégation de la ville de Berberati, se retrouve aujourd’hui dans une situation inconfortable qui pourrait l’emporter de la ville vers son village natal. Mais en multipliant ses basses manœuvres, Roger Bandiba a encore le vent en poupe, même si la contestation se fait de plus en plus pressante sur lui et sa délégation.
Que s’est-il passé ?
Tout a commencé par la vente d’un terrain réservé depuis de longues années aux jeunes pour leurs activités récréatives et sportives que la tension ne cesse de grimper entre la délégation spéciale de la ville de Berberati et ses administrés.
D’après plusieurs jeunes plaignants contactés par CNC, la vente des terrains sportifs ne vient que s’ajouter sur d’autres sources de la grogne, en l’occurrence, le profil son mafieux du Maire. Natif de la commune de Sosso Nakombo, le sieur Roger Bandiba a élu domicile dans la ville de Berbérati centre pour ses affaires et avait acheté, d’après ses propres expressions, le poste du président de la délégation spéciale de la ville de Berbérati pour bien protéger celles-ci. C’est ce qui le pousse à dire sans cesse à quiconque qui veut l’entendre qu’il a monnayé chèrement sa nomination à ce poste, et donc il lui faut la rentabiliser.
Comment ?
Selon plusieurs sources indépendantes, sur 90 pour cent des bâtiments administratifs de la ville vendus par Monsieur Roger Bandiba, la moitié est acquise par lui-même et l’autre moitié par certaines autorités de la République bien connues. En plus de sa politique navigable à vue, Roger Bandiba n’a pas de pitié de l’avenir de sa ville. Des terrains lotis bradés, des fonds détournés. Des matériaux de construction pour la réhabilitation de la toiture de l’hôtel de ville qu’il ne juge pas nécessaire en dépit de l’état avancé de son délabrement, ont pris la direction de son patrimoine immobilier. Ce qui a suscité d’énormes contestations au sein même de son administration et des jeunes qui n’hésitent plus à sortir dans les rues pour exiger son départ à la tête de la délégation et certaines réalisations avant que la désormais Journée Nationale de l’Alimentation se tienne dans la ville.
Du côté de la mairie, c’est l’omerta totale qui règne. Malgré l’insistance de notre part, le maire n’a pas souhaité répondre à notre question sur ce sujet, peut-être il n’a pas mesuré l’impact de ses malversations.
Selon certains notables de Berberati contactés par CNC,Roger Bandiba n’est pas le seul dans ces affaires. Le préfet sortant de Madame Lydie Marthe Yangba qui travaillait en étroite intelligence avec Roger Bandiba et certains cadres du ministère de l’Habitat affectés dans la région seraient aussi impliqués dans plusieurs cas de braderies des bâtiments administratifs de la ville et surtout ceux réservés au logement des fonctionnaires de l’État affectés dans la région.
En attendant de trouver une solution à leur problème, les jeunes de Berberati souhaitent seulement dans un premier temps, l’annulation pure et simple de l’acte de vente du terrain qu’ils utilisent souvent, et ce, depuis des années pour leurs activités sportives.
Centrafrique : Chronologie de « l’affaire Dig Oil »,, la mafia au coeur du pouvoir de Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/D38C3C85-A5B4-44CB-9B7B-076A10E9AF37-150×86.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”86″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/D38C3C85-A5B4-44CB-9B7B-076A10E9AF37-150×86.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/D38C3C85-A5B4-44CB-9B7B-076A10E9AF37-300×171.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/D38C3C85-A5B4-44CB-9B7B-076A10E9AF37-202×116.jpeg 202w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/D38C3C85-A5B4-44CB-9B7B-076A10E9AF37.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />L’ancien Premier ministre André Nzapayéké. Copyright2014CNC.
Bangui, le 7 novembre 2017.
Par : Thierry SIMBI, CNC.
Le mois de novembre 2011 : signature d’un permis de recherche et d’exploitation avec la société sud-africaine DIG Oil pour l’attribution du bloc C.
L’Etat Centrafricain signe en novembre 2011 dans le plus grand secret un contrat avec la société sud-africaine DIG Oil pour l’attribution du bloc C sur un territoire de RCA frontalier avec le Congo Brazzaville et le Cameroun. La convention est à retrouver en suivant le lien suivant :
Le 12 décembre 2012, une rencontre a eu lieu entre Jean Sylvain Feigoudozoui, Directeur Général des Mines, Madame Andrea Brown accompagnée de Jean Norbert Mwamba, représentants de la société DIG OIL et Fabien Singaye, Conseiller spécial à la Présidence de la République. Andrea BROWN exprime son vœu que sa société est engagée à céder une part de ses actions à la société South Atlantic Petroleum ou un des affiliées qui doit être convenu dans le Contrat de Partage de Production. Profitant de cette occasion, il a fait signifier à la société que le Département en charge des mines est en train de préparer une mise en demeure à l’égard de DIG OIL en ce qui concerne les clauses contractuelles sur le bonus de signature pour le versement de la 2e tranche qui est arrivé à expiration depuis le mois de novembre 2012.
Septembre 2013 : Cession des actions de DigOil à SAPETRO.
DigOil s’allie avec le groupe nigérian South Atlantic Petroleum (Sapetro), qui détient désormais majoritairement 45% des actifs de Carnot, l’État Centrafricain gardant 20% et DigOil 35%. DigOil a ainsi cédé 45% d’actifs du bloc C Carnot alors que la Séléka était aux affaires via Herbert Gontran Djono-Ahaba, Ministre d’État chargé des mines, du pétrole, de l’énergie et des hydrauliques. Active au Nigeria, au Bénin, en France, via l’île de Juan de Nova dans le canal du Mozambique et à Madagascar Sapetro est contrôlée par le général Theophilus Danjuma qui fut Chef d’Etat-Major de l’Armée Nigériane, de juillet 1975 à octobre 1979. Danjuma a également été ministre de la Défense sous Olusegun Obasanjo, avec lequel il a des relations privilégiées. Danjuma a été président d’Agip Africa jusqu’en 1995 et s’est directement impliqué dans la négociation avec DigOil. Les discussions se sont déroulées au début de l’année 2013 à Johannesburg avec Andrea Brown, la directrice générale du groupe sud-africain. Son homologue de Sapetro, Martin Trachsel, est un ancien vice-président de Shell qui a exercé des fonctions à responsabilité au Nigeria. Seul une airmag et une gravimétrie ont pour le moment été réalisées par Dig Oil en 2012 sur son bloc C. Depuis la chute du chef de l’Etat centrafricain Francois Bozizé le 23 mars et l’arrivée de la rébellion de la Séléka dirigée par le président Michel Djotodia, désormais au pouvoir, l’absence de sécurité dans la plus grande partie du pays a empêché toute velléité d’exploration. Dig Oil avait envisagé de mener une campagne sismique 2D début 2013 (AEI nº691) mais elle l’a finalement annulée.
Décembre 2014 : Catherine Samba-Panza reçoit en audience au palais de la renaissance la direction de la société Dig-Oil.
DigOil par la voix de Jean Norbert Mwamba lors d’une audience au palais de la renaissance le 16 Décembre 2014 confirme à Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de la transition que la société reprendra ses travaux d’exploration dès Janvier 2015.
Décembre 2015 : Concertations à Lagos entre Sapetro / Dig Oil / Etat Centrafricain sur la relance de la recherche et l’exploitation du bloc C.
Sapetro réunit à Lagos mi-décembre ses partenaires Dig Oil et les représentants de l’Etat centrafricain. Ces derniers sont venus en nombre pour discuter des travaux à réaliser en 2016. La primature a dépêché Maxime Balalou, conseiller chargé de la sécurisation des recettes publiques. Celui-ci était accompagné par deux représentants du ministère des mines, Charles Koyatro et le directeur du cabinet, Lucien Pamou, ainsi que par Charles Kenguembat, conseiller spécial de la présidente Catherine Samba-Panza. Du fait de la situation politique, aucune sismique n’a pu être menée sur ce permis.
Avril 2017 : En visite de travail à Pretoria, Touadéra reçoit en audience Andrea Brown, DG de DigOil.
La femme d’affaires sud-africaine fait part de son engagement le 6 Avril 2017 à poursuivre les travaux de recherches pétrolières du bloc C situées dans le Sud-Ouest de la RCA. Notons que l’entreprise DigOil a acquis un permis C en 2011, mais La grande crise qui secoue la RCA ces quatre dernières années n’a pas permis à ce groupe sud-africain de faire recherches. Andrea Brown a confirmé au cours de cette audience qu’elle effectuera bientôt un voyage en RCA.
Août 2017 : Touadéra reçoit en audience l’homme d’affaires Turc M. Gülnur Bekir Vézirogu, actionnaire du Groupe Dig Oil.
Actionnaire de la Société Sud-Africaine Dig Oil, le PDG de LBVG (Pétrolum-Air Sea), l’homme d’affaires turc a évoqué avec Touadéra le 9 Août 2017 d’une part pour le lancement des travaux d’exploration du pétrole de Carnot dans la préfecture de la Mambéré Kadéï et d’autre part s’enquérir sur les conditions de la création d’une société d’aviation civile. Selon l’homme d’affaires Dig Oil est propriétaire d’une compagnie d’aviation en Turquie. D’après Berik Veziroglu ce projet d’exploration devrait être rapide en promettant de lancer l’étude sismique en octobre 2017 et démarrer le forage en collaboration avec les sud-africains en juin 2018.
Octobre 2017 : rencontre à l’ambassade de RCA à Pretoria entre l’ambassadeur André Nzapayéké, Andrea Brown, DG de Dig-Oil et une délégation de parlementaires centrafricains.
Les députés Simplice Zingas, Bertin Béa, Claudia Tarazongo Zakaria et Yacouba en déplacement en Afrique du Sud en leur qualité de parlementaires panafricains sont reçus le 6 Octobre à l’ambassade de RCA où il rencontre Andrea Brown qui leur fait un exposé à l’aide d’une carte minière ce la RCA présentant les zones explorées par la société DigOil dans la Mambéré-Kadéï, Sangha Mbaéré et la Lobaye. Le 1er Vice-président félicite les investisseurs qui veulent venir en République Centrafricaine et en exergue l’article 60 de la Constitution du 30 mars 2016 qui demande au Gouvernement d’obtenir préalablement l’autorisation de l’Assemblée Nationale avant de délivrer des permis d’exploitation des ressources naturelles. Au cours de cette rencontre, Andrea Brown invite à diner la délégation dans un restaurant à Johannesburg le 10 octobre 2017, avec la participation aussi du Ministre Maxime Kazagui qui se trouvait en mission en Afrique du Sud. Ce dîner servait à DigOil pour relancer ses activités en Centrafrique et avait pour cela besoin de l’appui parlementaire et gouvernemental de Maxime Kazagui, il n’aura finalement pas lieu et sera à l’origine d’une brouille entre les parlementaires et l’ambassadeur de RCA en Afrique du Sud ;
Centrafrique : la diaspora de France s’organise pour promouvoir la solidarité et favoriser les investissements au pays
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/EF4E4AFD-B4DB-4B65-B032-D6FDA58A8D2C-150×89.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”89″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/EF4E4AFD-B4DB-4B65-B032-D6FDA58A8D2C-150×89.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/EF4E4AFD-B4DB-4B65-B032-D6FDA58A8D2C-300×178.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/EF4E4AFD-B4DB-4B65-B032-D6FDA58A8D2C.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Les membres du bureaude la CCFR. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui 6 novembre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
Le 4 Novembre 2017 à Paris, la Communauté Centrafricaine de France s’est réunie en Assemblée Générale constitutive et élective débouchant sur l’adoption des textes statutaires et le vote de neuf (9) membres du bureau dont un (1) conseiller juridique et de quatre (4) conseillers. L’objectif de cette organisation dénommée Communauté Centrafricaine de France (CCFR) est de promouvoir la solidarité et le dialogue social au sein de notre communauté, de favoriser les investissements et apports de la diaspora centrafricaine pour le relèvement de Centrafrique, entre autres.
Cette Assemblée Générale a réuni de centaines de membres venant de différentes villes de France et a été suivie en direct par plus de 8.000 personnes à travers le monde. Elle a permis aux citoyens Centrafricains de se structurer en adoptant les textes statutaires et en votant les membres du bureau de l’association CCFR.
Bienvenu Marwan Guinon, leader d’opinion, diplômé en Transport et Expert en Sécurité routière est élu Président de la CCFR face à quatre autres candidats pour un mandat de 3 ans renouvelable une seule fois.
Benjamin Beloum, Artiste et Technicien supérieur d’étude de synthèse et Feissal Mandjo, chef d’entreprise ont été élus respectivement 1er et 2ème Vice-Président, pendant que le stratégique poste de Secrétariat Général a été remporté par Freddy Sylvère Ouilidan, leader de jeunesse et son adjoint Guy Aimé Nzawa, Juriste d’entreprise.
Didier Martial Pabandji, Chercheur à Sorbonne-Universités et Spécialiste en Communication a été élu Porte-Parole de cette nouvelle association.
Des femmes dynamiques ont fait leurs entrées dans le bureau. Nancie Yassara à la Trésorerie Générale secondée par Monsieur Kévin Mamoade, Gestionnaire Logistique. Sylviane Bogote, Aide-soignante et Responsable d’Associations a été élue Conseillère.
Des personnalités publiques et hauts cadres comme Georges Ferreira, Serge Bruno Mageot, Clotaire Saulet sont conseillers de la CCFR. Le conseil juridique a été confié au Juriste Patrick Nguerembassa
Apolitique et à but non lucratif, la Communauté Centrafricaine de France (CCFR) n’a pas vocation à être le marchepied ou l’opposant du pouvoir de Bangui, selon son porte-parole qui indique la CCFR regorge de Centrafricains de France dotés d’énormes potentialités dans les domaines économique, scientifique, technologique, socioculturel et agricole.
« Comme le précise notre nouveau statut, notre objectif est de promouvoir la solidarité et le dialogue social au sein de notre communauté, de favoriser les investissements et apports de la diapora centrafricaine pour le relèvement de Centrafrique, d’être le pont et la locomotive des porteurs de projets économiques et d’investissement pour le pays et de constituer un interlocuteur crédible face au autorités politiques et administratives du pays d’origine et du pays d’accueil », précise dans un communiqué Didier Martial Pabandji, Porte-Parole de CCFR.
La Diaspora centrafricaine de France s’est organisée après des décennies de division. Le nouveau bureau ouvre ses portes à toutes les filles et fils du pays, et appelle à la solidarité de tous ses membres pour œuvrer pour la paix et investir en Centrafrique.
À l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance de la République Centrafricaine commémorée le 13 août dernier, le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadera, a appelé les Centrafricains de la diaspora à contribuer positivement aux efforts de relèvement économique du pays.
CENTRAFRIQUE: CARNAGE INTERMINABLE, OÙ SONT PASSÉS LES GOUVERNANTS?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le village de Gambo en Centrafrique
Bangui, le 7 novembre 2017.
Par : Joseph AKOUISSONNE, CNC.
LES REBELLES, MAÎTRES DE L’APOCALYPSE EN RCA
Aucun jour ne se passe désormais sans que l’on apprenne le décompte sinistre des populations massacrées. Aucun jour sans que l’on décèle les signes précurseurs d’une disparition pure et simple de cette nation.
Et ce, dans l’indifférence générale.
Le dernier rapport de l’association HUMAN RIGTHS WATCH est accablant : litanie insupportable de villages rasés par les flammes de la terreur sélékiste, de corps démembrés d’enfants, de vieillards, d’hommes et de femmes suppliciés. On croyait avoir atteint le fond du puits de la souffrance et de l’horreur, avoir atteint des limites.
En réalité, on est en deçà de l’insupportable.
Rien ne semble freiner la barbarie des bandes armées qui agissent en toute impunité, déchaînées dans l’horreur. Il faudrait que chacun puisse prendre connaissance des documents de HUMAN RIGHTS WATCH qui font état d’abus multiples : 249 meurtres de civils dans le centre et le sud-est du pays en un mois – chiffre certainement inférieur au nombre total des civils tués. Les viols sont monnaie courante. Les bandes armées y recourent presque systématiquement.
L’organisation onusienne a semblé, jusqu’à présent, impuissante à protéger les populations. Il faut espérer qu’après la visite du Secrétaire Général, Antonio Guterres, des directives claires pour arrêter la barbarie des groupes armés auront été prodiguées aux Casques Bleus.
Quant au gouvernement centrafricain, barricadé dans les bureaux climatisés de Bangui, on dirait qu’il est devenu aphone. Ni commentaires, ni semonce à l’endroit des séditieux arrogants qui le défient tous les jours. Ceux qui croyaient que la nomination de quelques chefs de factions sélékistes au gouvernement et à la Présidence de la République allait freiner leur ardeur criminelle et belliqueuse se sont lourdement trompés. Le dialogue légitime prôné par le président Touadera n’a pas eu l’effet escompté : les rebelles n’ont accepté ni désarmement, ni négociations.
C’est HUMAN RIGTHS WATCH qui le suggère : « faire en sorte que les personnes responsables d’abus soient traduites en justice, quels que soient leur grade ou leur poste – c’est crucial si l’on veut mettre fin aux cycles de violences en République Centrafricaine… » La scandaleuse impunité dont bénéficient les bandes armées, leur maladroite nomination dans le gouvernement et à la Présidence de la République sont autant de signes de faiblesse qui vont pousser les factions armées à des surenchères inacceptables.
L’avenir risque d’être compliqué pour un pouvoir et une population pris en otage par des bandes armées, qui feront tout pour échapper aux sanctions de la Cour Pénale Internationale.
DÉNONCIATION DES PAYS QUI PERMETTENT AUX BANDES ARMÉES DE PROSPÉRER
Ceux qui permettent aux ex-Sélékas de se renforcer en armes et de continuer le pillage des mines d’or et de diamant, ainsi que l’occupation de certaines provinces, sont ceux-là mêmes qui siègent au Conseil de Sécurité. Ces hypocrites tiennent un double langage, face aux massacres des populations, perpétrés par les rebelles grâce aux ventes d’armes des pays occidentaux.
En outre, l’ignominieux embargo sur les armes à destination de la RCA rend le pouvoir central exsangue, incapable de remplir ses missions régaliennes : protection de la population et défense de l’intégrité du territoire, contre ces bandes armées, qui narguent et défient le président Touadera, en contestant sa légitimité malgré sa confortable élection à la tête de l’État.
Il faut aussi dénoncer le Tchad et le Soudan qui laissent- ou même favorisent- le passage des armes illégales sur leur territoire à destination de la République Centrafricaine.
Rien ne semble pouvoir arrêter les rebelles dans leur folie meurtrière, stimulés par l’indécente impunité dont ils bénéficient, par la liberté qui leur est laissée d’aller et venir dans le pays dont ils ont supplicié les habitants. Les proches des morts, des disparus et ceux qui ont été blessées par les ex-Sélékas vont devoir désormais côtoyer leurs bourreaux dans les rues, à Bangui comme en province.
La République Centrafricaine est plongée dans un état sanglant qui risque de perdurer. Seule, une volonté commune, celle des Centrafricains, de leurs dirigeants et de la communauté internationale, pourra mettre fin au calvaire de ce pays.
JOSEPH AKOUISSONNE
(7 octobre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Le Jeudi 2 novembre 2017, à l’hôtel Azimut à Bangui, un nouveau mouvement issu du mouvement Anti-balaka, aile Ngaïssona, a été présenté à la presse. Il s’agit du LCADR (Leaders combattants autodéfense pour la résistance). Le mouvement est coordonné par Baudoin Yangué assisté de Thierry Lebéné alias 12-Puissances, le Directeur technique et Jean Louis Ngaïdjounou, Conseil juridique.
La République centrafricaine est loin de connaitre l’épilogue en matière de fragmentation de mouvements armés. Le même scénario qui a fait de l’unique Séléka une panoplie de petites branches dudit mouvement s’observe aujourd’hui dans les rangs des Anti-balaka, car après le RDR (Rassemblement des républicains) de Gaëton Boadé à Ippy né de l’aile Mokom des Anti-balaka, voilà que vient de naître le LCADR dans l’aile Ngaïssona.
« Nous sommes un mouvement apolitique constitué essentiellement des anciens leaders du mouvement Anti-balaka. Nous nous sommes constitués pour ramener la paix dans notre pays », a déclaré Baudoin Yangué, le Coordonnateur du LCADR qui explique que « notre coordination dirigée par Ngaïssona [Patrice Edouard] a perdu la vision et l’objectif que s’est fixés les Anti-balaka, à savoir tout mettre en œuvre pour ramener la paix dans le pays. En plus, il n’y a même pas une chaine de commandement pour représenter et/ou mettre de l’ordre au sein des éléments ».
Selon le Conseiller juridique, la République centrafricaine n’est pas le seul pays affecté par le genre de crise que le pays connait actuellement. Mais, il aura fallu qu’un jour, « nous nous réunissons et cherchons ensemble, les voies et moyens pour arrêter les violences et permettre un retour effectif et durable à la paix. C’est notre pays, ce ne sera pas aux étrangers de venir nous le reconstruire. Hier, nous avions fait la guerre. C’est terminé. Aujourd’hui nous avons décidé d’œuvrer pour la paix ».
A en croire Thierry Lebene, le Directeur technique, le LCADR procédera par des conseils auprès des différents mouvements armés en activité sur le territoire, et aux mouvements Anti-balaka en particulier, de cesser les violences, afin d’intégrer la dynamique de la paix, de la réconciliation et du développement. Notons que la semaine dernier, le LCADR a déjà effectué une mission, avec autorisation du Ministère de l’intérieur, à Bouca et Batangafo, afin de discuter avec les leaders des mouvements opérationnels sur-place sur la cessation des hostilités.
La Cour d’Appel de Bangui par le réquisitoire dit de ‘’ réquisitoire de refus d’informer’’ a finalement réagi suite à la plainte avec constitution de partie civile, introduite en date du 22 août 2017, par le Conseil de Abdou Karim Meckassoua, contre Sieur Blaise Didacien Kossimatchi. A en croire le document précité, le Président de l’Assemblée nationale n’a pas que le dossier Kossimatchi à défendre, d’autres dossiers pendants sont en suspens du fait uniquement de l’immunité parlementaire dont joint le Pan.
Le document dont la Rédaction a eu copie, ce 4 novembre, porte le titre de « réquisitoire de refus d’informer ». S’inscrivant en faux contre les accusations portées contre Sieur Kossimatchi, la Cour d’Appel motive sa décision par les faits suivants :
« Vu les articles 28, 32, 56, 57 du code de procédure pénale ;
Vu la plainte avec constitution de partie civile introduite en date du 22 août 2017 par Maitre Marie Edith Douzima et autres pour le compte de leur client commun Monsieur Abdou Karim Meckassoua ;
Vu l’ordonnance de fixation du montant de la consignation sur plainte avec consignation de partie civile ;
Vu le procès-verbal de notification du montant de la consignation ;
Vu le reçu de versement de la somme de deux millions cinq cent mille francs (2 500 000 F.CFA) représentant le montant de la consignation ;
Attendu qu’il résulte de la plainte susvisée que Monsieur Abdou Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale par l’intermédiaire de son conseil, a saisi le Doyen des Juges d’Instruction pour s’entendre déclencher une poursuite judiciaire à l’encontre du nommé Kossimatchi Didacien et autres pour diffamation, injure, outrage, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine et à la révolte, atteinte à la sécurité de l’Etat, immixtion sans titre dans les fonctions publiques, association de malfaiteurs, faits prévus et punis par les articles 131, 132, 133, 135, 138, 140, 145, 192, 289, 290, 295, 408, 411 à 413 du code pénal.
Que le collège des Avocats expose que le nommé Kossimatchi à travers des réunions publiques ou des points de presse a entrepris des diatribes en règle contre leur client Monsieur Abdou Karim Meckassoua qu’il accusait sans fondement comme l’instigateur d’un complot visant à attenter à la vie du Chef de l’Etat pour s’accaparer du pouvoir à l’aide de mercenaires ;
Qu’il soutient que ces déclarations ou prises de positions ont ébranlé l’image de marque de leur client et sont constitutifs d’infractions au regard des textes suscités ; qu’il sollicite que le ou les auteurs soient traduits en justice pour y répondre ;
Attendu qu’en l’espèce, si la procédure entamée obéit aux dispositions de l’article 56 du code de procédure pénale, et que l’article 57 al.2 du même texte stipule que ‘’le Procureur de la République ne peut saisir le Juge d’Instruction de réquisition de non-informer que si les faits ne peuvent légalement comporter une poursuite pénale’’, tous ces principes sont tempérés cependant par une exception globale titrée des lettres même de l’article 28 du même texte qui précise que ‘’Le Procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner’’ ;
Que sans dénier aux faits visés par la plainte de Monsieur Karim Meckassoua leur caractère infractionnel, il se pose cependant certains obstacles juridiques empêchant la mise en œuvre de l’action publique dans les conditions prévues par les textes sus-évoqués ;
Qu’il y’a lieu de préciser que le Cabinet du Doyen des Juges d’Instruction était d’ores et déjà saisi de plusieurs procédures dans lesquelles Monsieur Abdou Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale est impliqué à un titre ou à un autre ;
Que ces procédures piétinent du fait que ce dernier jouit d’une immunité parlementaire, ce qui empêche le Juge à pouvoir avancer utilement dans ses investigations ;
Attendu que sans porter attente au principe de la présomption d’innocence et celui du secret de l’instruction, il est cependant constant que les faits reprochés à certaines personnalités politiques du pays dont le Président de l’Assemblée nationale revêtent un caractère aussi grave que ceux dont ce dernier se prétend victime ;
Que Monsieur Karim Meckassoua n’a pas fait diligence ou ne s’est pas empressé de se mettre à la disposition de Juge d’Instruction afin de répondre des faits qui lui sont reprochés ;
Que ça serait un inversement de la logique judiciaire que de commencer à l’entendre en qualité de partie civile et par le même juge, sur ces faits ».
Centrafrique : Vaste opération de déguerpissement des ex-combattants dans les casernes militaires
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/FA540505-4512-4832-88E6-30465FA5A5B5-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/FA540505-4512-4832-88E6-30465FA5A5B5-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/FA540505-4512-4832-88E6-30465FA5A5B5-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/FA540505-4512-4832-88E6-30465FA5A5B5.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le déguerpissement des combattants Séléka dans le camp BSS à Bangui. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Bangui, le 6 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
C’est au Camp de Bataillon de soutien et de services (BSS) qu’a eu lieu le lancement officiel de cette campagne de déguerpissement de tous les ex-combattants, environ 1000 hommes cantonnés à Bangui depuis la fin du régime Djotodia. Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale a personnellement lancé l’opération, ce jeudi 2 novembre 2017, en présence des membres de son cabinet dont Général Jean-Pierre Dolowaya et les responsables dudit site de cantonnement dont général Abdel Kader Moussa.
S’il y a un temps pour toute chose, le temps du redéploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) tant attendu semble arrivé. La tendance parait irréversible. Au même moment où Antonio Guterres, Secrétaire général de l’Onu annonce ostensiblement l’intention des Nations unies à soutenir le réarmement et le redéploiement des FACA, sur le terrain, la Ministre en charge de la Défense nationale prépare de l’espace pour accueillir ces derniers. Leurs équipements et l’armement de l’armée qui devront bientôt être mobilisés vont devoir être sécurisés dans des lieux indiqués, notamment les casernes.
C’est du moins en cela que se justifie la vase campagne de déguerpissement des ex-combattants cantonnés dans les camps de BSS, Camp-Béal et RDOT à Bangui. Ils sont au moins mille (1000) hommes, les ex-combattants concernés, repartis dans les trois sites.
Au lancement officiel de cette opération, Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale est revenue sur les motivations réelles du gouvernement à cet effet. « Vous savez que les camps BSS et RDOT sont des casernes militaires. A un moment donné, la crise que notre pays a connue a fait que certains enfants du pays n’avaient pas de lieu où habiter. Ils ont occupé ces casernes. Après plusieurs négociations avec les cadres du Ministre de la Défense nationale, ceux de l’équipe DDR et les Cadres du Ministère des Affaires sociales et les responsables de la Minusca, nous avons convenu de ce qu’ils libèrent les lieux », a indiqué le Membre du gouvernement, après une brève séance d’échanges avec les leaders de ces ex-combattants regroupés au camp BSS.
En faisant le déplacement du camp BSS, la Ministre de la Défense nationale n’entend qu’une seule chose, le remerciement du gouvernement et du Président de la République. Puisque, selon elle, c’est un acte patriotique louable que ces ex-combattants aient accepté de quitter tranquillement ces camps militaires et regagner leurs localités respectives.
« Aujourd’hui, c’est le début du déménagement », a martelé Mme Koyara qui explique que « c’est pour cela que je suis venue personnellement pour remercier tous ces ex-combattants, nos enfants, nos filles, nos frères qui sont ici, pour leur sens patriotique d’avoir accepté de libérer ces lieux, afin de permettre à l’armée de retrouver ses installations au moment où nous parlons du redéploiement de l’armée qui va en faire bon usage. Ils ont compris que lorsque tu aimes ton pays et qu’il a besoin de toi, tu dois répondre ». Le membre du gouvernement a ajouté que l’armée est à l’étroit aujourd’hui.
A en croire général Jean-Pierre Dolowaya, un Comité a été mis en place depuis quelques mois avec pour mission de discuter les modalités de ce déguerpissement pour ne pas donner l’impression de « forcer les gens ». Evidemment, l’officier a fait savoir qu’un certain nombre de désidératas ont été présentés par les occupants actuels de ces casernes, notamment des revendications allant de leur sécurité post-déguerpissement aux moyens financiers pour la transition, le temps pour eux de s’intégrer dans leurs nouvelles localités. Malgré une opposition des ex-combattants à une première proposition faite par le gouvernement, un terrain d’entente a finalement été trouvé dans le dialogue.
Le général Abdel Kader Moussa, un des responsables des occupants du camp BSS s’est réjoui de l’heureux aboutissement des négociations qui ont permis le départ en douceur de ces ex-combattants. Toutefois, il a relevé que la grande inquiétude reste que les ex-combattants souhaitent avoir des cartes qui leur permettent d’être identifiés comme des candidats au DDR.
Notons que le premier jour de l’opération a été consacré au déguerpissement des éléments du camp BSS, s’en suivra le Camp Beal, puis le camp RDOT.
Copyright2017CNC.
Image murale du camp BSS à Bangui. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Centrafrique : Des hommes non identifiés tuent un chauffeur du CICR à Kaga Bandoro
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Bangui, le 6 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Youssouf Atteipe, chauffeur travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en rca a été tué samedi 4 novembre dernier alors qu’il acheminait des produits d’assistance humanitaire dont des vivres et non-vivres aux victimes du dernier regain de tensions dans le nord du pays. Dans un communiqué de presse rendu public, ce dimanche 5 novembre, le CICR qui confirme le meurtre s’est dit « choqué et attristé ».
Selon les faits décrits dans le communiqué de presse du CICR, le chauffeur a été tué par balle « quand des assaillants non identifiés ont attaqué un convoi du CICR composé d’un camion et d’un quatre-quatre, semble-t-il pour le piller ». L’incident a eu lieu à l’est de Kaga Bandoro, dans le centre-nord du pays. Youssouf Atteipe circulait dans « un véhicule arborant clairement l’emblème de la croix rouge », précise le communiqué de presse.
Le Chef de la délégation du CICR à Bangui, Jean-François Sangsue est débordé par la consternation : « Nous sommes consternés et bouleversés par le meurtre de notre collègue Youssouf, qui illustre à nouveau un manque flagrant de respect pour la vie humaine », déplore-t-il. Et de poursuivre « le fait que cette attaque ait eu lieu alors que notre collègue convoyait des articles d’assistance destinés aux victimes du conflit en République centrafricaine rend cet acte encore plus tragique et inacceptable. »
Youssouf avait rejoint le CICR en février 2013. Il était marié et père de sept enfants.
Notons que les violences en République centrafricaine s’intensifient depuis un an et font de nombreuses victimes parmi la population civile. Même les agents de la Croix rouge centrafricaine ont été massacrés dans l’attaque de la ville de Gambo dans le Sud-est, le 5 août dernier.
« Le CICR appelle toutes les parties au conflit à respecter les civils et à veiller à ce que les travailleurs humanitaires puissent accomplir leur mission. Le CICR a lancé cette année une campagne publique pour rappeler à chacun que ses collaborateurs sont des travailleurs humanitaires dont le seul but est d’alléger les souffrances des victimes de la guerre », lance le CICR dans son communiqué de presse en concluant sur ce slogan : « Nous répétons aujourd’hui le message de cette campagne : nous ne sommes ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”89″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-300×177.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le Président Touadéra et le Sécrétaire Général de l’ONU. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui, le 4 novembre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
UN PAYS MARTYRE DEPUIS LA COLONISATION
Après le départ du Secrétaire Général de l’ONU, la République Centrafricaine va-t-elle retomber dans l’oubli ? Dans l’indifférence générale ? Dans cet état insupportable de non-existence clamé par ceux qui se disent spécialistes de la RCA ?
Non, Messieurs les experts ! La République Centrafricaine n’est pas morte, elle existe bel et bien et n’est pas près de disparaître. L’uranium de Bakouma, qui a permis de mettre au point la première bombe H française, de même que les bois précieux, les diamants, l’or et toutes les autres matières premières dont regorge le sous-sol, ce ne sont pas des fictions ! Il s’agit bien de réalités, qui justifient les nombreuses interventions françaises, destinées à protéger les intérêts de l’ancienne puissance coloniale.
Il est indéniable que la colonisation, avec les sociétés concessionnaires, a saigné à blanc le pays et ses habitants. Les colons ont méprisé et infantilisé le Noir, en propageant une vision raciste et négative de l’Oubanguien. Le passé colonial de la République Centrafricaine foisonne de récits insupportables : travail forcé, chicotte, Noirs paresseux et fainéants. Mensonges ! Pendant que les Blancs alcooliques passaient leur temps à flemmarder, les Noirs, sous les coups de trique, trimaient dans les champs de coton, de café, de sisal pour en enrichir les propriétaires.
Leur personnalité et l’existence même leur pays étaient niées par les ceux qui étaient venus les coloniser. Pour ceux-ci, l’Oubangui-Chari – la République Centrafricaine d’aujourd’hui – n’existait même pas ! C’était juste une terre vierge au cœur de l’Afrique, peuplée de Noirs abrutis et, selon eux, incapables de réfléchir.
Cette manière ignominieuse de voir a façonné une image négative des Centrafricains, qui sont restés prisonniers d’un complexe d’infériorité par rapport aux Blancs. Nier cette part injurieuse et négative du passé aboutirait à une analyse tronquée. Il faut, bien sûr, faire la part de l’incompétence des dirigeants et de leur absence de patriotisme. Mais le plus important, c’est la destruction de l’honneur des Centrafricains, provoquée par les dérives et les crimes coloniaux.
UNE TERRE QUI RESTE DAMNÉE
C’est une partie des paramètres qui expliquent l’oubli et l’indifférence de la communauté internationale à l’égard de cette ex-colonie française. Il faut rappeler que la France n’a pas fait grand-chose pour cet ex-territoire d’Outre-Mer. L’Oubangui-Chari était, en fait, un comptoir colonial de troc et de tous les excès racistes. A un moment donné d’ailleurs, la France avait même pensé le céder à l’Allemagne (voir le livre de Jean-Pierre Tuquoi : OUBANGUI-CHARI, LE PAYS QUI N’EXISTAIT PAS.)
Au passage, on ne saurait trop recommander la lecture de cet ouvrage, remarquablement documenté, quoique truffé de quelques romances peu vraisemblables. Certains pourront être choqués par la crudité du récit, le caractère inhumain des colons, l’impassibilité ou la soumission des Noirs qui, d’après l’auteur, ne se révoltèrent pratiquement pas.
On sait, pourtant, qu’il y eut beaucoup de révoltes des Oubanguiens. Mais elles furent écrasées dans des bains de sang par l’administration coloniale. Les populations étaient terrorisées.
C’est une terre qui semble condamnée à rester pauvre, dépendant encore lourdement de l’ex-puissance coloniale, alors que son sous-sol regorge de matières premières qui feraient pâlir de jalousie certains pays émergents.
ANTONIO GUETERRES…ET APRÈS ?
Tous les espoirs de paix (SIRIRI) et de réconciliation nationale étaient permis avec le voyage du Secrétaire Général des Nations-Unies. Il est, cependant, regrettable que le peuple ait été tenu à l’écart. En fait, on n’a assisté à aucune vraie rencontre entre Antonio Guterres et les populations – hormis un malingre bain de foule à Bangassou.
L’absence de communication du gouvernement à propos de ce voyage est affligeante. Il faudra absolument que les citoyens soient informés des résultats que le pays peut attendre du voyage d’Antonio Guterres.
A-t-il rencontré les rebelles séditieux ? Si oui, les a-t-il convaincus d’abandonner leurs outils de morts et de s’assoir à la table des négociations ? Leur a-t-il rappelé leurs responsabilités dans le chaos et les crimes contre l’humanité perpétrés en Centrafrique ? Leur a-t-il confirmé qu’il n’y aura pas d’amnistie ou d’impunité zéro pour les chefs rebelles convaincus d’assassinats ? A-t-il donné des instructions claires à la MINUSCA pour qu’elle utilise au mieux son arsenal de combat contre les rebelles ? A-t-il établi une feuille de route pour parvenir à la paix et à la réconciliation nationale ?
Après ce voyage, qui a suscité tant d’espoir, une sortie des ténèbres et la fin des souffrances des Centrafricains sont-elles possibles ? On l’espère, et avec force. Mais, compte tenu du fait que le voyage du Pape en personne n’a pas entraîné, en son temps, une diminution des hostilités, il est permis d’en douter.
Il faut remarquer, toutefois, que les choses bougent : le gouvernement s’est, enfin, rendu sur le terrain, auprès des populations en souffrance. Après la visite de Marie-Noëlle Koyara, la ministre de la Défense, à Gamboula près de Berberati, c’est au tour du président de la République, Faustin-Archange Touadera, de se rendre à Birao, à plus de 1.500 kms de Bangui. En effet, c’est dans cette région délaissée qu’avait surgi la Séléka, avec son chef, Michel Djotodia.
En temps de guerre, un gouvernement doit être présent sur tout le territoire pour assurer la continuité de celui-ci et la présence physique de l’Administration. Nous l’avons souvent suggéré ici : se calfeutrer à Bangui, c’est, en quelque sorte, acter que le pouvoir central n’a pas autorité sur tout le pays. C’est conforter les séparatistes dans leur folle et sinistre ambition de créer des califats.
Pessimiste, le tableau ? Certes, mais, quoi qu’il en soit, rien ne pourra, à terme, entraver le surgissement de la paix et de la réconciliation nationale en République Centrafricaine.
JOSEPH AKOUISSONNE
(4 novembre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
CENTRAFRIQUE : À DÉFAUT DE DOMPTER L’ASSEMBLÉE NATIONALE, LE POUVOIR DE BANGUI EST À L’ASSAUT DE LA DIASPORA DE FRANCE.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”89″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-300×177.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le Président Touadéra et le Sécrétaire Général de l’ONU. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui, le 4 novembre 2017.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
Tout le monde se souvient qu’à la sortie d’une audience avec le President de la République française, le President tchadien a proclamé sur le perron de l’Elysée “qu’il vaut mieux une élection bâclée qu’une transition chancelante”.Avec la pression de la communauté internationale, cette célèbre maxime fut exécutée par le gouvernement de transition en dépit d’absence de conditions sécuritaires et de transparence.. Surpris par les résultats électoraux, les nouvelles autorités rassemblèrent les outils à la hâte pour tenter un rafistolage. Les institutions républicaines prévues par la constitution furent précipitamment mises en place nonobstant l’absence des locaux et moyens matériels. Leur souci majeur fut d’éviter d’enfreindre les termes de la constitution relatives aux délais.
Après plus de trois semestres, le gouvernement de remerciements n’arrive toujours pas à relever le défi sécuritaire en dépit de la longue période de grâce accordée par le peuple. D’ailleurs, la situation s’est empirée au point de perdre le contrôle des 3/4 du territoire national. Au lieu de se remettre en cause en toute humilité, de revoir les différentes approches et méthodes, dans ce contexte sécuritaire tendu au lieu de tendre la main à toutes les compétences au nom de l’intérêt général pour tenter d’apporter des éléments de solution à la crise, le pouvoir s’évertue à vilipender la société civile, accuser de coup d’Etat les leaders de l’opposition, d’indexer son ombre comme la cause de leur incapacité. Après une prise de conscience tardive de l’inactivité du gouvernement, le président de la République s’est entêté à reconduire son premier ministre qui confond tout et qui est en perte totale de repères. Au passage, nous vous rappelons que transmettre le savoir est un art mais le mettre en pratique est un métier. À force de tâtonner et de se mordre la queue, le pouvoir de Bangui a décidé de jeter son dévolu sur les associations qui relèvent de la société civile encadrée par la célèbre loi de 1901 donc apolitique. Ainsi, nous vous rappelons le récent désordre organisé par le pouvoir lors du renouvellement du bureau de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) avec l’ingérence du ministre des affaires sociales qui contrevient à la loi de 1901 sur la liberté d’association. S’en suit les manœuvres lors de la mise en place du bureau de l’Association Nationale des Étudiants Centrafricains (ANECA). La présidence de la République a réussi à s’immiscer dans le processus électoral de l’ANECA par le biais de la Commission Nationale de la Non Violence Active (CNNVA) représentée par Madame Koyara alors Conseillere à la présidence de la République. Enfin, vint le tour de la diaspora centrafricaine de France de connaître un désordre organisé par le pouvoir avec un repris de justice à la manette. Le pouvoir de Bangui crée volontairement le désordre pour renforcer son assise, avoir beaucoup de pouvoir et de contrôler la plateforme de la diaspora par drones. Ainsi, le citoyen lambda qui a compris dans le discours du secrétaire général de l’ONU que l’urgence était ailleurs cherche à comprendre la stratégie du pouvoir qui consiste à lancer des assauts sur les associations. Pourquoi cette envie brutale de contrôler systématiquement toutes les associations ? Quelle obstination à vouloir contrôler les associations qui relèvent de la société civile ? Pourquoi cette obsession à museler les institutions républicaines qui contribuent à l’équilibre démocratique ? Les clés de la réussite de leur mandat résident dans le contrôle des institutions et associations ? Pourquoi les malheurs et les déboires de ce régime résident toujours ailleurs ? Au nom de quel principe, la présidence de la République utilise l’argent du contribuable via un repris de justice pour manipuler la diaspora ? Vous n’avez pas encore fini ce mandat, alors pourquoi se projeter déjà en 2021 ? Nous vous rappelons que tous les centrafricains sont conscients des circonstances dans lesquelles vous avez hérité le pouvoir, alors pourquoi ne pas se mettre résolument au travail avec le concours de toutes les compétences ? Nous vous affirmons que le peuple appréciera en tenant compte de la pénibilité de votre mission. Par ailleurs, le haut conseil des ngbakamandjas qui a été mis en place par les vieux dinosaures veulent que toutes les institutions de la République se mettent aux ordres. Désormais, ils iront voir le pape pour que le cardinal soit un proche du pouvoir. Ils feront de même pour les autres confessions religieuses. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris, le 3 novembre 2017
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.
Le mercredi 1er novembre, 21 nouveaux blessés par balle ont réussi à atteindre le centre de santé de Kabo pour chercher secours auprès des équipes de Médecins Sans Frontières, suite aux violents combats qui continuent de ravager la zone entre Batangafo, Kambakota et Ouogo quelques 60 kilomètres plus au sud. Il s’agissait d’hommes en armes qui ont pu se déplacer en moto. Rare sont les rescapés civils qui sont arrivés.
« Nous craignons le pire pour les habitants de cette région, qui ne peuvent même pas accéder à des soins d’urgence » explique Luz Linares, responsable MSF à Batangafo. « Nos collègues qui travaillaient d’habitude sur ces axes et avec qui nous sommes en contact, nous dépeignent des villages désertés, brûlés, des cadavres abandonnés, des postes de santé fermés, parfois pillés, des populations terrorisées en brousse… L’insécurité rend extrêmement difficile tout mouvement rentrant ou sortant de Batangafo, ce qui empêchent la population civile de venir chercher des soins à l’hôpital, et nos équipes d’organiser des cliniques mobiles en brousse. Certains ont d’ailleurs pris le parti d’aller jusqu’à Kabo pensant le trajet moins dangereux. »
La situation des populations de l’Ouham, dans le nord de la République Centrafricaine, est extrêmement préoccupante. En effet, l’accroissement des violences et les attaques ciblées contre les ONGs avaient contraint la majorité des acteurs humanitaires à quitter Batangafo début septembre. A l’exception de MSF restée sur place, de l’ONG Mentor qui est récemment revenue, et d’une distribution du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) en octobre, la population civile ne reçoit plus aucune aide humanitaire.
« Petit à petit, la violence gagne du terrain, des régions entières sont enclavées et leurs populations prises au piège. Malgré tous nos efforts, nous n’arrivons plus à les atteindre, » continue Luz Linares. « Nous demandons instamment à tous les forces armées présentes dans la région, et tout particulièrement à leurs chefs ou responsables hiérarchiques, de faciliter le passage des personnes civiles, malades ou blessées, qui tentent de rejoindre nos structures et de laisser nos ambulances circuler librement dans ces zones en conflit – ceci afin de préserver un minimum d’assistance médicale et humanitaire. A l’heure actuelle, la majorité de la population de cette zone est abandonnée à son propre sort. »
Depuis le 16 octobre 2017, les équipes MSF ont pris en charge quatre victimes des combats à l’hôpital de Batangafo et 27 dans le centre de santé de Kabo.
MSF est organisation humanitaire qui travaille en République centrafricaine depuis 1997. Ses équipes offrent des soins médicaux d’urgence à ceux qui en ont le plus besoin dans les régions de Bria, Bangassou, Bangui, Kabo, Batangafo, Alindao, Bossangoa, Bambari, Paoua et Carnot. L’organisation est neutre, indépendante et impartiale. Elle ne pourrait travailler en
République centrafricaine sans le respect des structures médicales, du personnel, des patients, ainsi que des ambulances et des systèmes de référence, et ce de la part de toutes les parties au conflit.
Si à Bangui et dans d’autres villes du pays les gens s’apprêtent à descendre à Berbérati, la deuxième ville du pays, pour célébrer la désormais journée nationale de l’alimentation prévue cette année dans cette ville, sur le terrain, rares sont ceux qui pouvaient croire encore que la date du 14 novembre 2017 retenue pour cette cérémonie, selon les agendas du chef de l’État, serait tenable. En cause, le grand retard observé dans les préparatifs. Tout le monde se demande s’il y a un comité d’organisation pour cette journée ? Si oui, qui en est le responsable ?
Prévue pour célébrer chaque année, le 16 octobre, par la FAO en vue de commémorer la création de cette organisation, plus de 150 pays de par le monde organisent le même jour, la journée mondiale de l’alimentation en abrégé JMA à travers des évènements en vue de sensibiliser et de promouvoir des actions en faveur des populations qui souffrent de la faim.
En Centrafrique, pays des fêtards, cette Journée Mondiale de l’Alimentation – JMA – est transformée en des Journées Nationales de l’Alimentation – JNA- puisqu’elles s’étalent désormais sur deux ou trois jours si on a l’argent. Elles devraient être organisées cette année à Berbérati pour des raisons politiques, d’après l’entourage du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra et du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandjiqui souhaitent encourager le vivre ensemble dans cette région. Mais comme le pays et son peuple sont toujours à la queue du peloton, cette journée sera organisée en différé.
D’après nos informations, elle a été déjà reportée pour la première fois au 5 novembre et depuis lundi dernier c’est la date du 14 novembre qui a été maintenue « provisoirement » pour la deuxième fois.
Provisoirement par ce qu’elle risque d’être à nouveau reportée pour la troisième fois. « Nous creusons dans l’agenda du Chef de l’État un jour pour la tenue de ces journées » affirme un cadre du ministère de l’Agriculture.
Contacté par CNC, un des députés de la région regrette le peu de communication qu’entoure l’organisation de cette journée. « J’ai l’impression que le gouvernement ignore délibérément l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture – FAO – la créatrice de cette journée ».
Sur le terrain, à Berbérati, la population et certaines sociétés de la place tentent de s’organiser tant bien que mal pour prêter main-forte aux organisateurs qui n’intéressent, d’après leurs propres expressions « qu’à leurs business ». Les organisateurs les plus indexés, le personnel de l’ONM ; Office National du Matériel, déployé pour les travaux d’entretien routiers de l’axe Carnot – Berbérati. D’après ces habitants, les conducteurs des engins lourds affectés sur ce chantier vident les carburants des réservoirs de leurs engins et les revendent aux particuliers. Selon eux, ils volent et vendent ces carburants pour leur permettre de survivre, car ils n’ont pas été payés depuis près de 4 mois. Ce qui a poussé d’ailleurs une société forestière des bois basée dans la région de déployer ses propres tracteurs pour faire avancer les choses.
Autres groupes des organisateurs les plus critiqués, nommément connus et venus de Bangui préfèrent se livrer dans leur java et ’autres pour les uns. Et pour les autres, c’est l’achat des terrains des personnes déplacées ou réfugiées que de s’occuper des tâches qui leur avaient été confiées. Du coup, les choses prennent du retard et les habitants de Berbérati commencent sérieusement à douter de la réussite de cette cérémonie exceptionnellement bénéfique pour la ville.
D’après quelques habitants de la ville contactés par CNC, la réussite de la JMA Berbérati 2017 baptisé « Changeons l’avenir des migrants, investissons dans la sécurité alimentaire et le développement durable » dépend tout à coup sûr de la volonté du chef de l’État et de son gouvernement dirigé par son ami Simplice Mathieu Sarandji. Mais la volonté est loin d’eux, et le slogan de la rupture chantée reste un slogan. C’est de la rupture dans une continuité sans rupture.
CENTRAFRIQUE : ENTRE LA FEUILLE DE ROUTE DE LIBREVILLE ET LA VENUE DE GUTERRES, DES SCÉNARIOS RISQUENT DE S’INVITER. FAUT-IL SAUVER LE PEUPLE OU LE SOLDAT TOUADERA ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2694-150×136.jpg” alt=”” width=”150″ height=”136″ />Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.
Bangui, le 3 novembre 2017.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
La crise centrafricaine qui semblait résolvable avec le retour de l’ordre constitutionnel perdure malheureusement suite à l’intensification de la violence et l’embrasement tous azimuts du territoire et surtout avec la transhumance des seigneurs de guerre suivi de conflits dans des zones non encore touchées.
En dépit de la volonté affichée des nouvelles autorités, les erreurs d’approches, de stratagèmes et de stratégies ont conduit inévitablement le pays sur une voie sans issue.. Les pays de la sous région, la communauté internationale ainsi que les communautés religieuses ont initié des accords de paix mais ces derniers peinent à produire les effets escomptés. Les réalités de terrain finissent par démentir les initiateurs et acteurs de ces différents accords. Lassée, l’Union Africaine s’est invitée dans l’arène à travers la feuille de route de Libreville pour imposer un mécanisme de sortie de crise soutenu par le jeune President français. Face à la recrudescence de violences sanglantes et suite au constat d’un expert de l’ONU qui qualifiait la situation centrafricaine de pré-génocide, le secrétaire général et patron de la structure onusienne a pris la résolution pour sa première sortie depuis son élection en janvier de sonder le terrain lui même, en se rendant personnellement en Centrafrique. Un chronogramme orienté pour les besoins de la cause a été établi par les autorités centrafricaines car le choix de visite de la ville de Bangassou au lieu de Kembé ou Pombolo ( récent théâtre de combats ) a été fait à desseins. Le citoyen lambda, toujours animé par le souci de connaître et de comprendre l’après Gutteres s’imagine de probables scénarios en s’interrogeant : Qu’est-ce qui va réellement se passer ou changer après le départ du secrétaire général de l’ONU ? À qui profitera cette longue visite de travail de quatre jours ? Dans le chapitre des scénarios, si le patron de l’ONU en complicité avec notre traditionnel partenaire privilégié décide de sauver ou de protéger le peuple centrafricain au détriment du President de la République en se posant ces épineuses questions : comment avez-vous fait pour ne contrôler que 20% du territoire depuis votre élection ? L’avez-vous hérité dans cet état calamiteux ? À qui incombe juridiquement la faute ou la responsabilité ? Ainsi fort de ces interrogations, on assistera probablement à la mise à l’écart du pouvoir actuel qui se matérialisera par une transition militaire ou civile, ce qui explique toutes les gesticulations qui ont motivé la manifestation du 9 septembre, place de la République à Paris avortée ou annulée contre des billets de banque. Ainsi, suivra la remise en scelle des deux précédents locataires du palais de la renaissance pour prendre part au processus de démobilisation, désarmement, réinsertion et rapatriement ( DDRR ). Ce processus transitionnel serait sanctionné par des échéances électorales anticipées en 2019. Les bourreaux du peuple centrafricain seront vraisemblablement amnistiés et leurs avoirs ne seront pas gelés confirmant ainsi les termes de la feuille de route de l’Union Africaine signée à Libreville. Ainsi, pourquoi gaspiller des efforts pour instituer la Cour pénale spéciale ? Les différents déplacements du President de la République au Liban, Israël etc dérangent ou inquiètent-ils les intérêts occidentaux ? La présence de l’ancienne Présidente de la transition lors de la venue du secrétaire général de l’ONU est-elle un début d’explication à ces éventuels scénarios ? Par contre si l’ONU décide le contraire c’est à dire opte pour sauver le soldat en perdition, l’ONU serait contraint d’appliquer désormais la résolution 2149 du 10 avril 2014 dans son intégralité et plus précisément l’article 30 relatif au désarmement, cantonnement, réinsertion…le dispositif militaire serait ainsi renforcé en effectifs et en matériels, la Minusca deviendrait en conséquence une force d’imposition de la paix comme a été le cas à Bocaranga. Par ailleurs, on assistera inévitablement à la levée de l’embargo par le conseil de sécurité de l’ONU et la réhabilitation effective, progressive des forces armées centrafricaines formées et outillées. Le territoire national connaîtra enfin une pacification progressive et l’autorité de l’Etat de déploiera en conséquence. Ainsi, le President de la République pourra in fine appliquer sainement son programme de société sur la base duquel il a été élu. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas c’est moi.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Melun le 27 octobre 2017. Tel : 0666830062.
Déclaration de Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui, relative à la mise en place du futur bureau de la Diaspora Centrafricaine.
Suite à l’initiative salutaire de la mise en place d’une structure fédératrice de la diaspora des Centrafricains, je tiens d’abord féliciter les initiateurs de cette vision prometteuse.
Cependant, constatant depuis un certain temps des agitations machiavéliques de tout bord qui risqueront une fois plus de porter un coup fatal à la démocratie, je me permets de briser le silence afin lever le doute qui plane sur la mise en place de cette structure et les manœuvres dilatoires lourdement orchestrées.
Rappelant que les différentes crises militaro-politiques qui ont endeuillées plusieurs familles, l’exclusion, les injustices, les décisions non consensus sont les causes factuelles de la descende aux enfers de notre pays.
Afin d’acquérir la légitimité pour parler à la place des nos compatriotes qui vivent hormis le territoire national, il s’avère important de respecter non seulement la souffrance cruelle de nos compatriotes, mais aussi de faire montre de la capacité de pouvoir rassembler, de mettre en pratique la transparence et d’avoir la crainte de la loi pour ne pas bafouer et prendre particulièrement la démocratie en otage.
Fort de tout ce qui précède, je dénonce la procédure non consensuelle des travaux préparatoires de la mise en place de cette plate forme, j’attire l’attention des Autorités Centrafricaines sur l’irrégularité de la procédure concernant la tenue de cette première assemblée générale constitutive, à cet effet, j’invite les autorités de bien vouloir prendre immédiatement leur responsabilité.
Dans le cadre d’intérêt pour agir, en cas de non consensus préalable, le tribunal sera saisi automatiquement pour demander l’invalidation de l’ensemble des travaux qui se tiendront le 04 novembre 2017.
Fait à Toulouse 02 Novembre 2017
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG
Ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui
Fait à Toulouse 2 novembre 2017
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG- ancien représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui
Ampliations :
-Le président de la République centrafricaine, chef de l’Etat
-Le premier ministre de la République centrafricaine, chef du gouvernement
-Le Ministre des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger de la République centrafricaine
-Le Ministre de l’intérieur de la République française
-Le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères République française
Centrafrique : le bureau politique de la Séléka condamne le massacre des sujets musulmans à Bangassou…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/A6C5729D-654F-4A99-A0F9-A05B00CE1561-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/A6C5729D-654F-4A99-A0F9-A05B00CE1561-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/A6C5729D-654F-4A99-A0F9-A05B00CE1561-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/A6C5729D-654F-4A99-A0F9-A05B00CE1561.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Un commandant de la gendarmerie du FPRC dans son bureau à Ndélé au nord de la République centrafricaine. Copyrightaljazeera.
COMMUNIQUÉ No.0001/2017/BP/SÉLÉKA/RCA
La SÉLÉKA CONDAMNE LES ESCADRONS DE LA MORT ET DEMANDE UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Nul n’a le droit d’effacer Une page
de l’histoire d’un peuple……
Alain Foka.
Le 26 Octobre 2017 – À l’instar de tout le peuple centrafricain, SÉLÉKA, large coalition des citoyens, constate avec stupéfaction l’intensification dramatique de l’insécurité généralisée dans le pays, comme en témoignent les massacres successifs menés par ce qu’il est convenu d’appeler les escadrons de la mort.
En effet, voici la suite des évènements macabres survenus ces dernières semaines en République Centrafricaine (RCA):
À Bangassou (RCA) – le samedi 13 mai 2017, vers une heure du matin, un escadron d’assaillants s’est livré à un carnage de 115 paisibles citoyens civils et non armés au motif, de leur appartenance à la confession musulmane.
À la Mosquée de Kembé (RCA) – en date du 10 octobre 2017, vers 5:00 du matin, 25 personnes ont été sauvagement massacrées pendant qu’elles priaient dans la Mosquée de Kembé (RCA).
À Pombolo (RCA) le mercredi, 18 octobre 2017, vers 5 :00 heures du matin, une horde d’assaillants lourdement armés s’est livrée encore une fois, comme si cela ne suffisait pas, à l’exécution sommaire de 146 citoyens essentiellement musulmans qui dormaient paisiblement dans leurs domiciles respectifs et causant plusieurs dizaines de blessés graves et des milliers de déplacés sans abris.
SÉLÉKA dénonce et condamne avec la plus grande fermeté ces exécutions sommaires répétitives, l’inaction et l’incapacité du Gouvernement et la communauté internationale à assurer la sécurité des Citoyens et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national.
En guise de solidarité avec les victimes de ce drame et pour l’unité de la grande famille SÉLÉKA, le Bureau Politique de SÉLÉKA demande aux membres des différentes fractions faisant partie du gouvernement Sarandji, sous l’étiquette de SÉLÉKA, de suspendre leur participation, le temps de mettre au point un modus operandi pour arrêter cette tragédie humaine afin de trouver un modus vivendi acceptable pour toutes les communautés établies en République Centrafricaine.
SÉLÉKA dans son ensemble demande la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante et neutre, préférablement coiffée par les experts de l’ONU ou de l’Union africaine (UA), de ces événements malheureux, non pas parce que les officiels centrafricains ne sont pas à la hauteur de la tâche, loin de là, mais parce que SÉLÉKA soupçonne que leur travail soit téléguidé par le Gouvernement en place.
Pour nous, l’instauration de la Sécurité en République Centrafricaine et la recherche d’une coexistence pacifique entre différentes communautés demeurent les fondements de l’établissement d’un État de droit, d’une république laïque et ouverte à tous. C’est le sens du combat du mouvement SÉLÉKA.
La ministre de la Défense nationale Madame Marie-Noëlle Koyara, de son passage le samedi dernier dans la commune de Gamboula, rassure la population de ladite commune qui semble être terrorisée par la présence inquiétante des hommes en armes.
Très appréciée par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), la ministre de la Défense Madame Marie-Noëlle Koyara, depuis son entrée dans le gouvernement du docteur Simplice Mathieu Sarandji version 2, ne cesse de surprendre les Centrafricains par son pragmatisme sur le terrain contrairement à son prédécesseur qui préfère se murer dans son luxueux bureau à Bangui. Que ça soit à Bocaranga, Bouar, Berberati ou ailleurs, la ministre n’hésite pas à descendre personnellement sur le terrain afin de tenter d’éteindre certains foyers de tension qui pourraient dégénérer à tout moment avec les Faca.
La dernière en date, c’est dans la commune de Gamboula à environ 100 kilomètres de Berberati au nord-est de la RCA que la ministre Koyara s’était rendue le samedi 28 octobre dernier pour rencontrer personnellement un groupe des hommes armés et non identifiés qui font régner la peur au sein de la population locale.
Cet acte pragmatique de la ministre, loin de passer inaperçu, est beaucoup plus apprécié par les habitants de Gamboula et de Berberati qui voient en elle un sens de responsabilité et du courage.
Malgré sa popularité, au sein de la population centrafricaine, surtout parmi les Faca, la dame de fer Marie-Noëlle Koyara n’a jamais fait de grosse tête, encore moins se prêter au jeu médiatique.
À Berberati où elle a passé une journée entière avant de rentrer à Bangui le dimanche 29 octobre, c’est à dire le lendemain, les habitants se disent très soulagés de la présence de la ministre de la Défense Koyara à Gamboula, car, selon eux, les transporteurs et même certains commerçants locaux ont peur d’emprunter la route menant à Gamboula, un poumon économique de la région en raison de sa position géographique et de son grand marché transfrontalier.
Rappelons que la ministre Marie-Noëlle Koyara, première femme ministre de la Défense, a déjà occupé ce poste en 2014 au temps de la transition dirigée par la Présidente Catherine Samba-Panza. À cette époque, l’armée nationale n’existait que sur le papier, grâce à elle, les choses commençaient à s’améliorer pour les FACA.
Une trentaine d’étudiants centrafricains viennent de décrocher leurs bourses octroyées par l’Institut universitaire des métiers d’avenir (IUMA). La remise officielle a eu lieu jeudi 26 octobre 2017, à l’hôtel Azimut à Bangui, par le Président dudit institut, M. Jaques, en présence de la Représentante de la Première dame de Centrafrique.
Enfin, une opportunité à portée de mains pour les étudiants centrafricains. L’Institut universitaire des métiers d’avenir (IUMA) du Bénin qui est déjà présent au Congo Démocratique, puis au Gabon, vient de lancer sa filiale centrafricaine dans le domaine de l’éducation, plus précisément en ce qui concerne l’octroi de bourses d’études au Bénin.
La motivation de cette ouverture de bourses de l’IUMA en la RCA se justifie par le postulat selon lequel « nulle ne peut être heureux tout seul », comme l’a indiqué M. Jacques au lancement de ces bourses, jeudi dernier. Selon le Président de IUMA, son institut a « souvent offert des bourses aux étudiants béninois qui sont dans notre université. Mais depuis quatre ans, nous avons senti une présence de plus en plus importante des jeunes centrafricains qui ont obtenu leurs diplômes chez nous et qui nous ont incités à venir ici. Et, pour accompagner cette jeunesse centrafricaine à étudier dans notre université dans les meilleures conditions, nous avons décidé de les accompagner avec des bourses qui sont des facilités que nous leur accordons », explique-t-il.
Il est à noter que dans le groupe de la trentaine d’étudiants qui ont bénéficié de ces bourses il y a eu beaucoup de nouveaux bacheliers, des fonctionnaires de l’Etat centrafricain, des étudiants qui ont déjà une Licence et qui veulent faire un Master. La majorité, ce sont les nouveaux bacheliers.
Selon le Président de IUMA l’ambition de son institut est d’atteindre d’ici un an, le paquet de 2000 bourses par année en entrafrique, car précise-t-il, « ils sont au nombre de trente aujourd’hui qui ont reçu ces bourses, mais nous tablons sur deux mille personnes d’ici à l’année prochaine. Parce que nous sommes prêts à accompagner l’Etat centrafricain dans le processus de renforcement des capacités et de création d’une jeunesse un peu plus motivée et compétente ».
Indiquons également que ces bourses s’adressent aux jeunes et à toute personne sans condition de race, de condition politique ni de religion, sans aucune discrimination possible. « Tous ceux qui le désirent et qui sont prêts à venir étudier dans notre institut, sont les bienvenus », invite-t-il.
A propos de IUMA
L’Institut universitaire des métiers d’avenir est une institution de formation et d’examen pour les diplômes reconnus par l’Etat béninois et par le CAMES et s’illustre par le système Licence-Master-Doctorat (LMD). La meilleure référence après le Baccalauréat ou le BTS. IUMA prépare les étudiants aux diplômes d’Etat français et européen, canadien, américain et chinois.
Les filières dispensées sont, entre autres, la Comptabilité-gestion, l’Informatique de gestion, gestion des ressources humaines, Assurance, Communication d’entreprise, Gestion commerciale, Gestion de transports et logistiques, Design multimédia et gestion web, Management de la qualité, Banque et finance, Documentation, Marketing et action commerciale, Secrétariat de Direction, Télécommunications, Installation réseaux informatiques, etc. Gestion des exploitations agricoles et, Travail social.
Du 30 octobre au 11 novembre 2017, un atelier de formation a réuni une cinquantaine de médecins et autres acteurs d secteur de la santé à Boali, sur les mécanismes du Financement basé sur la performance (PBF), ceci, dans le cadre de la mise en œuvre au Projet d’appui au système de santé (PASS), financé par la Banque mondiale à hauteur de 21 millions de dollars. Lundi 30 octobre dernier, M. Marius Dandy, Directeur de cabinet au Ministère de la santé publique a personnellement ouvert les travaux, en présence de Adolphe Kossi-Mazouka, Coordonnateur technique national de PBF, Robert Soeters Consultant de la Banque mondiale, Dr Cédric Ndizeye, Expert Santé publique du projet PBF de la Banque mondiale.
Ils sont une cinquantaine, venus de tous les quatre coins de la République centrafricaine, médecins, Administrateurs de santé, Responsables d’Ongs, Membres de la société civile, pour prendre part à cet atelier de dix jours. Il s’agit de la 66ème édition du Cours international sur le Financement basé sur la performance dans le monde et la 2ème du genre en République centrafricaine. En termes simple, il est question de l’« économie de la santé » comme l’a si bien souligné M. Robert Soeters, Consultant de la Banque mondiale.
Alors beaucoup sont ceux qui s’interrogent, pourquoi une économie de la santé ? La réponse se justifie par ces mots du Consultant de la Banque mondiale qui note : « On a constaté que dans de nombreux pays, les besoins de la population ne sont pas satisfaits parce que les services de santé restent inaccessibles et de mauvaise qualité ». Et, le Financement basé sur la performance s’est finalement trouvé être l’alternative adaptée qui s’inscrit bien évidemment et harmonieusement dans la suite logique des grandes initiatives mondiales de la santé, à savoir les « Soins de santé primaire » de Alma Ata de 1978 et l’ « Initiative de Bamako » de 1987. En d’autres termes, une bonne gestion des ressources allouées à la santé participe de l’amélioration de la qualité des soins dispensés dans les formations sanitaires, d’où toute l’importance de ce cours international sur le financement basé sur la performance.
Cette session de formation, la deuxième du genre en République centrafricaine, vise à renforcer les capacités des Cadres du Ministère de la santé à différents niveaux de la pyramide sanitaire au plan national, mais plus particulièrement pour les Cadres au niveau Central. Elle permet également de former les Cadres nouvellement intégrés qui sont en activité dans les zones du Projet PASS.
En République centrafricaine, le Projet PASS reste le cadre de référence de la mise en œuvre du PBF. Ce projet, financé à hauteur de 21 millions de dollars par la Banque mondiale, est mis en œuvre dans cinq Régions sanitaires, notamment les Régions n°2, n°3, n°4, n°5 et n°6, afin de bénéficier à environ 1.850.000 personnes, soit 30% de la population centrafricaine. Son objectif est d’accroitre l’utilisation et d’améliorer la qualité de services de santé en milieu rural avec un accent particulier sur la santé maternelle et infantile, ainsi que le renforcement du Système national d’information sanitaire.
Quant à la formation qui se déroule actuellement à Boali, du 30 octobre au 11 novembre 2017, elle vise globalement à contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population en renforçant des connaissances des acteurs sur le PBF, afin d’offrir des services accessibles et équitables et de bonne qualité. De façon spécifique, il est question de : (1) comprendre ce que les marchés de santé font bien, mais aussi leurs défaillances, et comment les corriger en appliquant des instruments sur la loi du marché ; (2) atteindre une masse critique d’acteurs qui adhèrent au PBF ; (3) maîtriser les théories PBF, les meilleures pratiques et les outils pertinents pour sa mise e œuvre et ; (4) enfin, développer les aptitudes et les attitudes pour pouvoir créer le changement dans les structures.
A l’ouverture, le Directeur de cabinet du Ministère de la santé publique, M. Maris Dandy, tout en remerciant les partenaires de la Banque mondiale et les Cadres du PASS pour leur appui, a fait savoir que la problématique de l’amélioration des services de santé reste une préoccupation première pour le gouvernement, surtout que tout développement d’un pays passe inéluctablement par de ressources humaines aptes et en bonne santé. Le Dircab a commencé par citer le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji qui, dans le programme général du Gouvernement, engageait déjà le Ministre de la Santé à « procéder à l’extension aux seize préfectures de la stratégie de Financement basé sur la performance (PBF) qui complète harmonieusement celle de ‘’Soins de santé primaire’’ avec recouvrement des coûts. Car, elles favorisent le développement plus rapide des formations sanitaires aussi bien centrales que périphériques ».
Selon M. Marius Dandy, le deuxième Cours international sur le PBF qui se déroule encore à Boali, « marque la volonté du gouvernement à appliquer le PBF pour relancer et renforcer le système de santé qui a été détruit pendant les événements malheureux qui ont affecté notre pays. Cette approche nous permet non seulement d’améliorer les mécanismes d’allocation de ressources qui sont toujours rares, mais aussi et surtout de faire des réformes nécessaires pour le développement du secteur de santé ».
Du côté des participants, les attentes vis-à-vis de cette formation sont claires. Patrice Robembé, Spécialiste de communication pour le développement à la Direction de la santé communautaire. Pour lui, « traditionnellement, les structures de santé, avec les événements que le pays a connus, ont connu une désorganisation, ce qui fait qu’il n’y a pas, de la part de la population, un accès aux soins de qualité. Alors que la nouvelle approche qui est le PBF vient renforcer les structures de santé en mettant les moyens pour ceux qui vont beaucoup travailler, c’est-à-dire que ceux qui travaillent plus auront plus de financements. Donc, il parait important pour nous acteurs du secteur de la santé, d’être bien formés et de nous familiariser avec cette nouvelle approche. Je suis persuadé que ces dix jours nous seront très bénéfiques ».
En moins d’un an d’application de l’approche PBF dans le secteur de la santé, le résultat est sans doute encourageant. A en croire le Dircab du Ministère de la Santé, à travers le projet PASS, cette approche a permis d’octroyer des subventions d’environ 160 millions de Francs Cfa pour le fonctionnement et la mise en œuvre des activités des structures de régulation à tous les niveaux du système de santé en utilisant les critères de performance. Des Cadres ont été formés. Environ 1.203.000.000 Francs Cfa ont été payés aux Centres et Postes de santé comme bonus d’amélioration de qualité sur une période de d’exercice de sept mois.
« Cette subvention a permis à nos formations sanitaires et hôpitaux la remise en état de fonctionnalité acceptable avec le recrutement du personnel qualifié de plus d’une centaine dans toute la zone du projet ; la dotation en équipements et matériels biomédicaux selon les besoins de chaque structure, à travers le plan de business ; la réhabilitation des infrastructures ; l’approvisionnement en médicaments permettant les soins de qualité », a précisé M. Dandy.
Centrafrique : Désastre humanitaire et cri de détresse dans le Sud-est
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/1FB86D1E-4ED6-44BD-87F0-EE8324F28064-150×112.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”112″ />Le site des déplacés de Bria. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Bangui, le 2 novembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Depuis le déclenchement des hostilités à Bangassou, dans le Sud- est de la RCA, les conditions sécuritaires et humanitaires continuent de se dégrader et les populations sont privées des produits de première nécessité. Un véritable désastre !
Selon des sources concordantes, la situation sécuritaire dans la ville de Bangassou et ses environs demeure précaire et inquiétante. La persistance de cette crise a eu un impact néfaste à tous les niveaux, particulièrement au niveau social et humanitaire. La hausse des prix des produits de première nécessité dans la ville et ses environs. Et pour cause, aujourd’hui, la route nationale n° 2 qui relie Bambari à Bangassou est impraticable pour le moment, les groupes armés ont érigé les barrières illégales tout au long de la route nationale n°2. Ce qui a fait que des véhicules de transport des marchandises ne peuvent desservir cet axe, de peur de tomber dans les embuscades des groupes armés qui règnent en maître.
Il faut noter, à ce jour qu’aucun véhicule de transports des marchandises ne peut plus emprunter cette route nationale n° 2, pour ravitailler la population avec des produits de première nécessité. Il faut aussi ajouter l’état de dégradation de la route. Et il n’y a que les véhicules des casques bleus de la Minusca qui y circulent librement sur l’axe. Conséquence immédiate, il y a une hausse excessive des prix des produits de première nécessité à savoir, du sucre, du sel, du savon de linge etc. D’ où le cri de détresse des populations du Sud-est lancés au gouvernement et à la Minusca de tout mettre en œuvre pour leur venir en aide.
Il est question pour le gouvernement et la Minusca de sécuriser effectivement l’axe qui relie Bambari à Bangassou pour la libre circulation des gros véhicules de transport des marchandises, afin de les ravitailler en produits de première nécessité et autres manufacturés à des prix abordables. Ces populations ses disent abandonnées à leur triste sort.
Il faut signaler que, le regain de violences inter communautaires et autres exactions de tout genre à Bangassou et ses environs ont accentué la vulnérabilité des populations, au point que la situation humanitaire n’a cessé de se dégrader. Est – ce que ce cri de détresse de la population de Bangassou sera entendu par le Gouvernement et la Minusca après la visite du Secrétaire Général de l’Onu ?
L’armée ougandaise, lundi, a déclaré qu’elle poursuivait certaines de ses troupes sur des crimes sexuels commis en République centrafricaine (RCA).
Brig. Richard Karemire, le porte-parole militaire a déclaré à Xinhua dans une interview que le procès des soldats errants qui ont servi sous une force de l’Union africaine pour éliminer les rebelles de l’armée de résistance du Seigneur (LRA) commence après l’achèvement des enquêtes de l’armée dans le allégations.
“nous avons reçu le rapport sur l’exploitation sexuelle et les abus en Centrafrique.” Notre direction a dirigé une enquête qui a été menée. Par conséquent, nous avons pris des mesures punitives. «Nous avons un certain nombre de nos soldats qui sont jugés», a déclaré Karemire, notant que deux officiers sont parmi ceux qui sont poursuivis.
«Nous continuons à éduquer nos officiers et soldats dans ce domaine [les abus sexuels] afin qu’ils ne tombent pas victimes de tels problèmes à l’avenir quand ils sont déployés à l’étranger ou même à l’intérieur de l’Ouganda», at-il ajouté.
Les groupes de défense des droits de l’homme en mai ont accusé des troupes ougandaises déployées en RCA d’être impliquées dans l’exploitation et les abus sexuels contre les filles et les femmes.
Les organisations ont déclaré qu’au moins 13 femmes et trois filles avaient été violées et maltraitées depuis 2015.
Des troupes ougandaises ont été déployées en RCA depuis 2009 dans le cadre d’une force régionale de lutte contre les rebelles de la LRA qui se cachent en République démocratique du Congo et dans les jungles de voitures.
En août de cette année, les troupes totalisant 2 500 ont été retirées de la RCA après la fin de la mission.
Centrafrique : Centre de lecture et de documentation, une ONG pour la culture, le Civisme et pour la Paix de Laurent Gomina Pampali
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/F5D9B998-7AD9-47CD-A224-9303D227BC86-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/F5D9B998-7AD9-47CD-A224-9303D227BC86-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/F5D9B998-7AD9-47CD-A224-9303D227BC86-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/F5D9B998-7AD9-47CD-A224-9303D227BC86.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Image d’illustration du centre de lecture. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui 1 novembre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
« Culture Civisme Paix », c’est la vision de du Centre de Lecture et de Documentation (CELDOC), une ONG nouvellement créée par le Philosophe et écrivain centrafricain, Laurent Gomina Pampali. Ce centre installé dans le jardin de cinquantenaire face au lycée Barthélémy Boganda, permet aux élèves, étudiants, et chercher de se ressourcer pour préparer les examens, les conférences et approfondir leurs connaissances.
« La démocratie passe par la culture générale », préconise Laurent Gomina Pampali qui veut à travers son ONG promouvoir la culture de la démocratie, de civisme et de la paix en République Centrafricaine. Il entend faire des Centrafricains des citoyens responsables. Car le Centre constitue un vecteur de la culture, le civisme et de la paix pour le public.
« Je veux à travers ce centre de lecture et de documentation promouvoir la culture de la démocratie, de civisme et de la paix. Ma conviction est que cette culture de la démocratie, de civisme et de la paix passe par la culture générale. C’est ce savoir général qui permet aux Centrafricains d’appréhender la vie en communauté, la vie politique, la vie socio-économique et les règles de la vie afin qu’ils parviennent à trouver la solution à leur problème », a indiqué Laurent Gomina Pampali, Coordonnateur de l’ONG Centre de lecture et de documentation (CELDOC).
Le CELDOC ouvre la voie à un sursaut patriotique intellectuel. C’est un nouveau départ que l’écrivain centrafricain veut donner comme contribution au système éducatif centrafricain. Dans ce Centre culturel, il s’y trouve des livres de différents domaines d’études, notamment des documents et autres supports pour préparer les examens et concours, thèses.
« Nous nous disons que parmi les solutions à la crise que les Centrafricains doivent appliquer il faut la promotion de la culture démocratique. Car l’objectif de ce centre est de fournir aux Centrafricains un certain nombre de livres, de quoi lire dans tous les domaines d’études depuis la fondamentale jusqu’à l’Université. C’est de faire des Centrafricains des citoyens éclairés », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le CELDOC permet au public de découvrir et d’approfondir leurs connaissances sur l’histoire de Barthélémy Boganda, Président fondateur de la République Centrafricaine, l’histoire centrafricaine, et les textes et projets de loi du parlement centrafricain.
A l’ouverture de ce centre dans la semaine en cours, des responsables des établissements scolaires et responsables des organisations de la Jeunesse y seront conviés. Pour accéder au Centre et acheter les livres et autres documents, il suffit d’abonner par une contribution annuelle de 1000 FCFA pour les élèves et étudiants et 5000 pour les chercheurs.
D’après le Coordonnateur de l’ONG CELDOC, il est prévu l’implantation de plusieurs kiosques de CELDOC dans les arrondissements de Bangui, de surcroît, la création d’un grand centre dans le futur si les partenaires manifestent la volonté de financer son projet.
Le CELDOC vient combler le vide des cadres de lecteur et de documentation qui manquent à la République Centrafricaine du fait des conflits qui ont dévasté quasiment toutes les infrastructures culturelles et pédagogiques du pays.
Depuis mardi 24 octobre, de violents combats opposent des groupes armés dans les localités périphériques de Batangafo. Depuis, les équipes de Médecins Sans Frontières ont pris en charge sept blessés à l’hôpital de Batangafo et trois au centre de santé de Kabo. L’organisation médicale craint que d’autres blessés ne parviennent pas à avoir accès à l’hôpital pour se faire soigner à cause de la violence.
« La situation à Batangafo et aux alentours est très tendue et la violence peut augmenter à tout moment. Les populations locales vivent dans la psychose. On nous parle de blessés qui n’osent pas venir à l’hôpital par peur de se faire attaquer en route. Pour cela, nous demandons une fois de plus que la sécurité de nos patients, nos équipes et l’impartialité de notre mission humanitaire soient respectée à Batangafo. » déclare Caroline Ducarme, Chef de Mission MSF actuellement à Batangafo.
« La situation humanitaire dans cette région devient de plus en plus préoccupante après des mois d’insécurité permanente. Cette dernière flambée de violence risque de l’aggraver davantage. » ajoute-t-elle.
Si de plus en plus des Centrafricains croient à une manipulation politique derrière la crise qui secoue leur pays, il est aussi important de voir de près le rôle plus ou moins important que jouent certains compatriotes qui préfèrent s’aligner derrière le Diable, juste dans l’espoir de s’enrichir rapidement sur le sang de leurs compatriotes. Avec les embargos décrétés par la communauté internationale sur les armes, et sur certains diamants du pays, on croyait naïvement que ceux-ci vont réduire suffisamment les capacités militaires des groupes armés. C’est tout à fait le contraire. À en croire aux approvisionnements en armes de guerre et exportations des diamants qui ne cessent de défrayer la chronique à l’étranger. Pour preuve, des carats de diamants centrafricains sont bloqués à l’aéroport de Dubaï depuis la semaine dernière. Le pays est loin de sortir de cette ornière.
Comme l’eau d’uu rochet, petit à petit, la vérité jadis cachée commence à jaillir et cracher les intentions, les unes après les autres, de certains hommes d’affaires qui se croient tout-puissants dans ce pays. Même si la communauté internationale pense que cette guerre aveugle et inutile qui a coûté tant de vie aux Centrafricains serait l’œuvre souterraine de certaines puissances nocturnes pour le contrôle total des richesses minières de la RCA, le gouvernement de Sarandji, de son côté, ne fait rien par contre pour contrôler, sécuriser, encore moins normaliser les choses. Ils s’y impliquent pour s’enrichir le plus vite que possible.
Le lundi 23 octobre dernier à l’aéroport international de Dubaï, un certain Oumarou Mahamat, Directeur général de la société Sud-Sud et ancien Directeur général de BADICA, a été appréhendé en possession de plusieurs dizaines de kilos de diamants. Bien que le sieur Oumarou Mahamat présente aux autorités aéroportuaires de Dubaï tous les documents officiels délivrés par le gouvernement centrafricain lui autorisant l’exportation et la vente de ces diamants, il n’a pas fait mieux pour tromper la vigilance des policiers de ce pays.
Habitués à ce genre de trafic, les policiers et douaniers dubaïotes n’ont pas été impressionnés par la gesticulation de monsieur Mahamat qui prétend être dans la normalité. Techniquement outillés, ils ont procédé à la pesée de ces diamants comparativement au poids mentionné sur le bordereau officiel délivré par le gouvernement centrafricain. Très vite, monsieur Mahamat se rend compte de la limite de sa stratégie.
À la pesée, les policiers et douaniers dubaïotes se rendent compte que le poids mentionné sur le bordereau officiel représente seulement 20% du poids total des diamants transportés par le Directeur général mafieux Oumarou Mahamat. Épinglé dans son jeu, celui-ci se plonge à nouveau dans une stratégie pour sortir de ce pétrin.
D’après nos informations recueillies au ministère des Mines, Oumarou Mahamat a dû appeler au secours tous ses contacts mafieux du ministère à Bangui en urgence, dont le ministre des Mines, pour les activer obtenir un nouveau bordereau avec le poids correctement indiqué. Pour avoir ce nouveau document en urgence, d’après nos sources, des centaines des milliers des billets de banque en F CFA ont été distribués, à tour de bras, aux dirigeants centrafricains par des émissaires de Mahamat Oumarou de la société Sud-Sud.
Aux dernières nouvelles, les autorités aéroportuaires de Dubaï n’ont pas encore remis au sieur Mahamat les diamants saisis.
Selon notre enquête, monsieur Mahamat n’est pas le seul à employer cette stratégie pour vendre à l’étranger les diamants souillés de Centrafrique. Selon ces trafiquants, il suffit de présenter une petite quantité de diamants de la « zone verte » pour avoir le document officiel du pays, le reste c’est la mafia qui s’en occupe.
Pour un cadre du ministère des Mines, la difficile régulation des trafics illicites des ressources minières de la Centrafrique, réside dans la difficile complexité de déceler quelles mains sont apposées sur les faits et les actes. « Il y’a des autorités qui travaillent avec les mains cachées. Leur main droite cache le trésor et leur main gauche doigte un coupable »
Centrafrique: 4 malfrats appréhendés par la compagnie nationale de sécurité (CNS)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/94A34957-3EE3-4FAE-ADD5-B45ED674C860-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/94A34957-3EE3-4FAE-ADD5-B45ED674C860-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/94A34957-3EE3-4FAE-ADD5-B45ED674C860-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/94A34957-3EE3-4FAE-ADD5-B45ED674C860.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Les 4 malfrats dans les locaux de la CNS à Bangui. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui 31 octobre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
La Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) a appréhendé le week-end dernier quatre (4) malfrats. Ces derniers ont été arrêtés au cours d’une opération de la police de CNS dans le 5ème et 7ème arrondissements de Bangui après des enquêtes menées sur leurs activités de braquages à mains armées et de vol de motos dans la capitale. Ils ont été présentés ce lundi 30 octobre à la presse, par le Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, Sim Joakim Danigoumandji.
Avec la prolifération du banditisme à grande échelle, la ville de Bangui connaît des cas de braquages et de vols à mains armées sur des motos et d’autres biens. Faisant face à de nombreux défis à surmonter dans le contexte de l’insécurité dans le pays, les forces de sécurité intérieures déploient de gros efforts pour lutter contre ces phénomènes afin d’assurer la libre circulation aux populations avec leurs biens.
Ce matin, le Directeur de la CNS, Sim Joakim Danigoumandji, a présenté à la presse les 4 jeunes détenus à la CNS. D’après le Commandant de police, ces jeunes âgés de 18 à 30 ans, sont accusés de vol à mains armées et braquage d’une moto.
Il s’agit nommément de Junior Nganaré, Alberto Touanguedé, Dieu-beni Gossambia et de Gauthier Pauvre. Les deux premiers malfrats ont été appréhendés dans le 5ème arrondissement de Bangui pour vol à mains armées pendant que les deux autres ont été appréhendés en flagrant délit de vol d’une moto dans le 7ème arrondissement.
« La liberté d’aller et de venir est menacée et nous qui sommes de la sécurité, nous travaillons pour assurer la quiétude à la population dans ses mouvements sur le territoire national. Ces derniers temps, nous avons constaté des cas de vols et braquages à mains armées sur les engins à deux roues. C’est ainsi qu’avec la collaboration de la population, nous avons pu mettre la main sur les quatre malfrats en pleine opération de vol de moto. C’est grâce aux informations que nous avons reçues que nous sommes parvenus à leur mettre la main dessus», a expliqué le Commandant de police, Sim Joakim Danigoumandji qui plaide pour le renforcement en ressources matérielles de la CNS qui abat un travail remarquable ces derniers temps.
A en croire ce commandant de police, certains de ces malfrats font usages d’armes à feu, de couteaux, ciseaux, des poignards tandis que d’autres utilisent du piment en poudre, l’histoire de verser dans les yeux du conducteur de moto en circulation.
Reconnus coupables de leurs actes, ces bandits interpellent ceux qui continuent d’œuvrer dans le grand banditisme de se repentir.
C’est le cas de Junior Nganaré, conducteur de pousse-pousse converti en cambrioleur de motos, qui a regretté son acte, mais dommage trop tard : « Je demande à mes frères qui posent ces actes contraires à la loi de les abandonner car c’est un mauvais chemin. Prendre par la force la moto d’autrui est très mauvais. C’est une mauvaise idée d’aller braquer. Je regrette amèrement l’acte que j’ai commis ».
Afin d’endiguer ce phénomène de grand banditisme et de garantir la libre circulation de la population, la police sollicite la collaboration de toute la population qui doit dénoncer les personnes suspectes sans hésitation aucune. La vigilance doit être de mise, selon le Directeur de la CNS.
« Je lance un appel à la population de travailler en étroite collaboration avec la police, sa police. C’est pourquoi nous nous passons pour une police de proximité. Car, sans la collaboration et l’information, nous ne pouvons pas réussir à lutter efficacement contre le banditisme. Si la population veut que sa liberté d’aller et venir soit garantie, il faut qu’elle nous informe de manière confidentielle sur tout ce qu’elle constate dans les quartiers et sur les voies de la capitaleafin de permettre à la police d’intervenir à temps», a indiqué le Directeur de la CNS.
Plusieurs complices et instigateurs sont derrières ces actes de banditisme qui s’opèrent jour et nuit dans la capitale. Le Directeur de la CNS a rassuré qu’ils seront traqués et remis à la justice comme le cas des quatre malfrats en détentions à la CNS.
En visite de trois jours en Centrafrique, du 24 au 27 octobre 2017, le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, était vendredi dernier devant les parlementaires centrafricains. Dans sa déclaration au Secrétaire Général, le député de Bocaranga, Anicet Georges Dologuelé a percé l’abcès. Il a demandé au numéro un de l’ONU de veiller scrupuleusement au choix des hauts responsables de la Mission onusienne en RCA (Minusca), à tous les niveaux de la hiérarchie, de surcroit, diligenter des enquêtes sur les fonctionnaires onusiens sur qui pèseraient des soupçons de collusion d’intérêts avec des chefs de guerre.
La visite d’Antonio Guterres en République Centrafricaine a permis d’évoquer certaines vérités sur les comportements qu’adoptent certains fonctionnaires onusiens qui transgressent les principes et les valeurs de l’ONU. Dans leurs adresses au Secrétaire Général de l’ONU, les parlementaires centrafricains ne sont pas passés par quatre chemins pour dénoncer les dérapages qui minent la mission onusienne dans leur pays.
Les parlementaires centrafricains n’ont pas hésité à utiliser le langage de fermeté pour exprimer le ras-le-bol de la population qu’ils représentent. Ils ont estimé que de pareils errements pourraient fausser leur jugement et favoriser l’instrumentalisation du conflit, tout en paralysant toute initiative de dialogue politique.
En perçant l’abcès, le député de Bocaranga, Anicet Georges Dologuelé, a appelé le Secrétaire Général de l’ONU à la vigilance. Il a attiré son attention sur la mauvaise conduite des travailleurs de l’ONU en Centrafrique dont beaucoup se mouillent dans les magouilles avec les chefs des groupes armés.
« Les populations que nous représentons vous demandent de veiller, dans le choix des responsables de la Minusca à tous les niveaux de la hiérarchie, à ce que ceux-ci conservent une neutralité absolue, tant au niveau politique que dans la gestion du conflit. Car nous avons tous relevé que certains d’entre eux entretenaient avec quelques chefs de guerre des sympathies liées soit à la culture, soit à la religion, soit à des intérêts économiques obscurs », a relevé Anicet Georges Dologuelé, député de la nation.
Dans le même ordre d’idées, les députés ont demandé des enquêtes sur le personnel de la Minusca afin de déterminer leur implication dans les violences dans le pays.
« Nos compatriotes vous demandent de diligenter des enquêtes sur les fonctionnaires onusiens sur qui pèseraient des soupçons de collusion d’intérêts avec des chefs de guerre, sur fonds d’exploitation frauduleuse des matières premières, et qui profiteraient de la situation de chaos que vit le pays pour se lancer dans des trafics de tous genres », a ajouté le député de Bocaranga.
Après ces propos, on ne peut plus clairs et fermes, Anicet Georges Dologué a justifié qu’il ne jette pas l’anathème sur tous les fonctionnaires et personnels militaires de la Minusca. Il a demandé au Secrétaire Général de l’ONU de prendre en compte ce qui représente aujourd’hui, du point de vue des populations centrafricaines, l’un des obstacles les plus importants à l’efficacité des forces onusiennes.
Le Samedi 28 octobre, en fin de soirée, les populations environnantes de l’église catholique de Notre dame de Fatima, située à l’intersection entre le Km5 et le 6ème arrondissement de Bangui, ont été secouées par une déflagration. Deux jeunes curieux sont tombés sur deux grenades abandonnées dans les hautes herbes en face de l’église, et l’imprudente tentative de récupération ces explosifs a tourné au drame. Une scène de panique a suivi l’explosion avec la fuite des populations qui croyaient à une attaque des musulmans du Km5, puisque deux jours avant, il y avait des rumeurs faisant été d’une probable attaque dans le secteur.
« Ce n’est pas une attaque », indiqué un habitant proche des événements qui a requis l’anonymat au micro de nos confrères de Rnl. « Ce sont deux jeunes qui allaient débroussailler les poubelles envahies par les hautes herbes qui ont trouvé deux grenades abandonnées. Ils s’interrogeaient sur ce que pourraient être ces engins. L’un d’eux a pris une des grenades et l’a dégoupillée. Tout de suite, ils ont compris que c’est une grenade. Au moment de s’en débarrasser, c’est l’explosion. Dieu merci personne n’est morte, mais il y a eu quatre blessés graves », témoigne-t-il. Les deux compagnons en premier, puis deux autres passants ont été touchés par les projectiles.
Notre source a ajouté que dans la zone tampon séparant le Km5 et l’église catholique dominée par les hautes herbes, « il y a beaucoup de jeunes chanvreurs qui rôdent là. Et, c’est eux qui ont abandonné ces grenades. C’est un danger pour nos populations », martèle-t-il avant d’interpeler le gouvernement de veiller à cela.
C’est finalement ce dimanche qu’un service de déminage s’est rendu sur place pour enlever le reste de grenade.
Notons que les populations environnantes du sinistre événement qui ont fui dans la nuit de samedi à dimanche sont en train de retourner chez eux et la vie reprend progressivement.
LE SURSAUT DES JEUNES, PORTEURS DU FLAMBEAU DE L’ESPOIR
Il est réconfortant d’entendre la jeunesse centrafricaine donner fortement de la voix. Ne vient-elle pas de signifier à l’opinion nationale et internationale qu’elle ne baissera pas les bras devant l’incompétence incurable et l’apathie des gouvernants, devant la gabegie et la mauvaise gestion qui tiennent lieu de gouvernance, devant l’abandon du peuple à la barbarie des groupes armés ? Cette jeunesse, dont le silence ressemblait à une muselière, vient de briser l’insupportable bâillon.
En effet, dans un communiqué daté du 21 octobre 2017, le Conseil National de la Jeunesse a mis en garde : « le CNJ et toutes les organisations de la jeunesse condamnent, avec la dernière fermeté, toutes les agressions et les massacres à l’endroit de la population civile et innocente. » Et son président, Francis Mongombé, de poursuivre : « engagé dans le processus de la paix et de la reconstruction nationale, le CNJ prendra toutes ses responsabilités en alertant l’opinion nationale et internationale pour le salut de la nation et la survie de la jeunesse. »
Cet avertissement rejoint le ras-le-bol des Centrafricains, de plus en plus tentés par l’auto-défense. Le salut de leur pays ne pourra surgir que par la pugnacité et la résistance de tous, à commencer par celles des jeunes. Depuis trois ans environ, moult réunions pour rechercher la paix et la réconciliation nationale se sont tenues sans que la situation désespérée du pays ne change d’un iota.
Il y a eu le voyage du Souverain Pontife, qui souleva tant d’espoirs étant donné la piété du peuple centrafricain. Il vient d’y avoir le déplacement du Secrétaire Général de l’ONU, dont on attendait beaucoup, mais qui risque de se perdre dans les méandres du bourbier centrafricain. Il y a eu, enfin, depuis trois ans, les multiples interventions militaires étrangères et surtout françaises, qui n’ont pas réussi à couper les ardeurs séparatistes de rebelles.
Ceux-ci occupent, désormais, 80% du territoire. Le gouvernement légal dispose, pour sa part, des 20% restants dans le périmètre de Bangui. Une partition de fait semble avoir été décrétée par les séditieux dans certaines provinces. Le gouvernement, désarmé, ne peut que s’en remettre entièrement au bon vouloir des puissances étrangères, qui brouillent les cartes et sont incapables de protéger les populations et de ramener la paix. Face à cette situation désespérée, on ne voit pas comment un pouvoir sans armes et sous protectorat pourrait pacifier le pays et assurer la réconciliation de tous.
C’est pourquoi l’engagement de la jeunesse est extrêmement important. C’est sur elle que repose l’avenir du pays.
« TOUS ENSEMBLE » POUR BRISER LE CYCLE DES MASSACRES
On a tout essayé pour briser le cycle infernal du carnage. Les médias ont organisé des débats avec des spécialistes auto-proclamés de la République Centrafricaine pour tenter de démêler et de comprendre le pourquoi du chaos. Rien n’y a fait. D’analyses hasardeuses en à-peu-près, les soi-disant connaisseurs de la RCA n’ont pas cessé d’embrouiller les pistes et de complexifier une situation, déjà terriblement compliquée.
Il faut cesser de regarder les Centrafricains et leur pays avec des lunettes néocolonialistes.
Il s’agit, en fait, d’une mosaïque d’ethnies et de confessions, qui a su, au fil du temps, faire son unité à travers une langue commune : le Sango. Pourchassés par les razzias esclavagistes arabes descendues du Soudan pour le compte des marchands d’esclaves occidentaux, les Centrafricains ont trouvé refuge dans l’épaisseur de l’impénétrable forêt équatoriale. Ils ont dû affronter un milieu particulièrement hostile et résister aux multiples invasions colonialistes. Rarement une colonie aura été traitée de la sorte : partage sommaire des territoires, en parcelles cédées à des sociétés concessionnaires racistes et brutales, ayant le droit de vie et de mort sur les indigènes, soumis aux travaux forcés et déresponsabilisés.
Fondateur de la République centrafricaine, Barthélémy Boganda aura su contribuer à l’unification de ce pays, si morcelé et martyrisé par la colonisation. Il envisagea de créer « Les Etats Unis de l’Afrique Latine » Ce qui aurait fait de la sous-région une puissance économique indéniable, gage d’un développement et d’une stabilité.
L’ESPOIR AUJOURD’HUI ?
Aujourd’hui, « tous ensemble », comme aimait à le répéter Boganda, les jeunes citoyens vont résister aux bandes armées et, n’en doutons pas, les vaincront. Ils sauront empêcher la dislocation de leur pays. La Centrafrique est peut-être entrée dans « une guerrede cent ans », mais, in fine, elle en sortira victorieuse.
Ne l’oublions pas : c’est la jeunesse centrafricaine, cette courageuse jeunesse, qui, jadis, a détrôné Bokassa le tyran par une insurrection dans les rues de Bangui. Si le pouvoir actuel ne fait rien, les jeunes centrafricains prendront la relève et demanderont des comptes.
Les efforts du président Touadera pour susciter un dialogue avec les bandes armées sont justifiés. Cependant, il est tout aussi légitime de penser que les rebelles ne prendront pas cette main tendue. Comment dialoguer avec une multitude de factions rebelles qui s’affrontent entre elles et ne sont d’accord sur rien ? Les appels constants à un cessez-le-feu et à un désarmement n’ont jamais trouvé d’écho chez les séditieux, déterminés à s’emparer du pouvoir par la force.
Le pays est à l’image du fleuve Oubangui, tumultueux et indomptable. C’est lui qui prendra son destin en main. Son peuple – sa jeunesse surtout – courageux et même téméraire, saura garantir l’intégrité de son territoire. La paix et la réconciliation nationale surgiront par sa volonté et son unité.
« Vive la République Centrafricaine, Démocratique, Une et Indivisible ! »
JOSEPH AKOUISSONNE
(2 9 octobre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Centrafrique : Boda, la paix grâce aux efforts des femmes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2721-150×99.jpg” alt=”” width=”150″ height=”99″ />Ville de Boda en Republique Centrafricaine.
Bangui, le 30 octobre 2017.
Par : Rebecca Roth, CNC.
Des maisons, englouties par l’herbe et les arbres, se tiennent vides le long de la route près du centre de boda. Il ya des travaux de réhabilitation nécessaires à faire quand le secteur sera nettoyé. Lorsque des conflits mortels se sont propagés à la ville de la préfecture de la Lobaye méridionale de la République centrafricaine en 2014, les maisons ont été incendiées et les résidents ont fui. La route, connue sous le nom de «zone rouge», une ligne qui séparait les musulmans et les chrétiens. Des milliers de personnes ont été piégées sans accès à la nourriture ou aux soins de santé. Ceux qui ont traversé une zone rivale ont risqué leur vie: des meurtres, des décapitations, des viols et des pillages ont été perpétrés impunément.
Mais au fur et à mesure que les combats se répandent, les femmes de boda refusent d’obéir aux lignes de bataille de la ville.
«les femmes ne sont pas des combattants, les femmes veulent juste la paix, les femmes sont celles qui font face à la crise», dit EIWA Djabou, un musulman, qui a rassemblé les femmes des deux religions pour convaincre les milices de poser leurs armes. Ensemble, ils entraient dans des zones assaillies par le conflit.
Les femmes ont été insultées, menacées et agressées, dit Zanetta Zoumara, une femme chrétienne qui a accompagné Djabou. «Nous demandons à [ceux qui se battent], «qu’est-ce que vous voyez autour de vous?»» Voyez-vous de bonnes choses dans cette crise? Qu’est-ce qui vous rend si fâché?
«certaines personnes diraient: «laissez-nous tranquilles, nous ne voulons pas entendre ce que vous avez à dire.»» Certaines personnes ont dit: «nous allons vous tuer, nous allons vous couper».
Zoumara a été laissé avec des lacérations sur son dos après qu’elle a été bombardé de roches tout en accompagnant les femmes musulmanes dans une zone chrétienne. «Je voulais juste protéger mes soeurs musulmanes, dit-elle.»
Les femmes ont même été menacées par un chef local, dit Alzina Darasa, une femme musulmane qui a aidé Djabou. «[il] dit: «vous, femme musulmane, vous êtes dans notre région maintenant, nous sommes libres de lancer une grenade sur vous et vous tuer.»» Nous lui avons dit: «vous savez que vous êtes un chef, vous êtes comme le père de la région, et même vous allez nous faire du mal aujourd’hui?»
Le conflit éclata en République centrafricaine à la fin du 2012, lorsque les rebelles – majoritairement musulmans, et beaucoup du Tchad et du Soudan – commencèrent à prendre le contrôle des villes. Connus sous le nom de séléka, ils ont finalement renversé le Président, François Bozizé. Principalement des combattants chrétiens, connus sous le nom d’Anti-Balaka, ont riposté. Des milliers de personnes sont mortes dans les combats depuis et l’ONU a averti que la situation humanitaire se détériore, avec des attaques contre les communautés à la hausse. Plus de 1,1 million personnes ont été déplacées – le nombre le plus élevé depuis le début du conflit – et les deux tiers du pays sont désormais contrôlés par des groupes armés, qui se sont multipliés en nombre.
Boda, à l’ouest de la capitale, Bangui, est l’un des rares domaines qui a une relative stabilité. En août 2014, presque tout le monde dans la ville a fui leurs foyers, avec 60% de regroupement dans les camps et le reste-plus de 10 000 personnes-fuyant vers la brousse. Aujourd’hui, les musulmans et les chrétiens se mêlent au marché et, bien que les maisons sur la zone rouge restent vides, certains résidents passent le long de la route. Mais convaincre les anciens combattants de désarmer, et la guérison se divise entre deux communautés qui ont vécu par la violence brutale, est un processus minutieux.
Les musulmans et les chrétiens ont vécu les uns aux autres en RCA pendant des générations, mais pas sans tensions. À travers le pays, l’héritage des commerçants d’esclaves musulmans, avec une tendance pour la minorité à être légèrement plus riche, signifie que les musulmans sont souvent considérés avec suspicion. “si vous êtes musulman, vous avez ce sentiment que même si vous êtes centrafricain, personne ne vous prend au sérieux en tant que centrafricain.” «vous êtes toujours appelé un étranger et chaque institution du gouvernement est biaisé contre vous», dit Louisa Lombard, professeur adjoint d’anthropologie, qui a écrit abondamment sur le conflit.
Lors d’une visite au pays la semaine dernière, le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a prévenu de la croissance des clivages religieux.
La mission de maintien de la paix des Nations Unies, Minusca, qui est gravement insuffisante, est elle-même ciblée sur des lignes sectaires. «dans certaines parties du pays à l’est-parce que la majorité des troupes [des Nations Unies] sont musulmanes-les gens sont convaincus que Minusca est un complot pour une prise de contrôle musulmane du pays», explique Sara Sywulka, directrice de pays par intérim pour Tearfund.
«beaucoup de gens se sentent très lésés, ils se sentent menacés et ils ont l’impression d’être dépossédés», dit Lombard.
Pendant la crise de boda, les combats se sont intensifiés alors que les gens cherchaient à se venger, dit Zoumara, citant le cas d’un homme conduit à se battre par le meurtre de sa propre famille. Elle comprend le besoin de justice. Lorsque le conflit a éclaté à boda, elle était seule sur le marché, tandis que ses cinq enfants étaient en route pour rencontrer leur grand-mère. Au milieu de la violence et du chaos, elle s’est séparée de sa famille pendant deux semaines. Quand elle les a trouvés, elle a découvert que sa fille, 11 ans, avait été violée- un crime qui a été utilisé comme une arme de guerre à travers le pays, selon la recherche par Human Rights Watch.
“elle est solitaire maintenant, elle n’aime pas vraiment rester avec les autres enfants.” «même quand vous la regardez, vous pouvez voir qu’elle est une petite fille avec des problèmes», dit Zoumara, qui a également perdu sa maison dans le conflit. En tant que survivant du viol, sa fille fait face à la moquerie et à la stigmatisation. Zoumara veut l’homme responsable d’être puni, mais n’a aucune idée de qui il est. Même si elle l’a fait, le système de justice du pays est presque entièrement dysfonctionnel.
Non seulement il y a l’impunité pour ceux qui ont commis la violence, mais les armes restent dans les mains des anciens combattants et sont largement disponibles. Une grenade peut être achetée pour le prix d’un Cola.
Simona, un chrétien qui a vécu dans un camp de réfugiés avec ses neuf enfants pendant deux ans pendant la crise, dit qu’elle a été menacée par les musulmans dans les rues. «certains musulmans prennent de la drogue et disent: «nous avons encore du carburant et nous avons encore des allumettes aussi, nous allons brûler votre maison à nouveau.»» Nous avons brûlé votre maison avant et vous avez couru dans la brousse. Certaines personnes, ajoute-t-elle, ne sont pas prêtes à pardonner.
Malgré de telles tensions, et malgré le retrait des troupes de l’ONU de boda en juin, la ville est restée relativement paisible depuis l’été de 2014. Il ya encore des incidents-il ya deux mois un jeune homme a jeté une grenade dans une zone musulmane, menaçant de commencer une nouvelle guerre-mais aucun n’a escaladé.
Le maire de la ville, Boniface Kondo, dont le frère a été décapité pendant les combats il y a trois ans, a travaillé en étroite collaboration avec les dirigeants musulmans et chrétiens, les exhortant à transmettre un message de paix à leurs communautés. Bien que les combattants n’aient pas renoncé à leurs armes, les attitudes ont changé selon le Kondo. «Notre objectif principal était de s’assurer que les gens sont moralement désarmés parce que, même si vous avez une arme, sauf si vous l’utilisez, il ne peut tuer personne», dit-il.
Il y a des événements réguliers pour améliorer les relations de la Communauté, y compris les matchs de football chrétiens
/musulmans, les ateliers de théâtre, et les jours ouverts d’église et de mosquée. Djabou et d’autres femmes cultivent également ensemble par le biais d’un projet coopératif soutenu par Tearfund et le Royaume-Uni, qui à partir de novembre sera assorti de dons à l’ appel de charité pour la Centrafrique.
«dans certaines villes, les projets visant à atténuer les relations communautaires sont superficiels», explique yassir baradine, vice-président du Conseil préfectoral de boda, mais à boda, les gens veulent la paix. «les deux communautés ont vu les conséquences de la guerre», dit baradine. «tant les communautés musulmanes que les communautés non musulmanes ont perdu des familles, nous avons perdu nos maisons … c’est comme une décision personnelle que les deux communautés ont décidé d’arrêter le conflit et de vivre ensemble dans la paix.» «les femmes ont tout perdu», ajoute Djabou. «ceux qui faisaient du petit commerce maintenant ne peuvent pas obtenir assez d’argent [pour relancer leurs entreprises].» Certains ont perdu des maris et des enfants aussi.
Certaines familles vivent encore dans la brousse parce que leurs maisons ont été détruites.
Darasa est l’un des nombreux qui ont perdu son gagne-pain quand elle a été forcée de fuir sa maison. «Je n’avais rien, pas de possession, je me suis enfuie», dit-elle. “même les certificats de naissance de mes enfants sont perdus.” Grâce à la mutualisation des femmes de boda, Darasa a accès à des prêts abordables, ainsi que des semences et des outils pour l’agriculture.
Quand Djabou a d’abord appelé les femmes à aider à stopper la violence, un groupe de 50 s’est rassemblé avec elle. Il y a maintenant plus de 200,. Et tandis que les maris ne voulaient pas d’abord que leurs épouses participent, affirmant que Djabou rendait leurs épouses têtues, les hommes encouragent maintenant les femmes à rejoindre le groupe.
«Nous avons fait en sorte que la paix revienne à boda», dit Djabou, «il y a eu un très grand changement.»
Beaucoup à boda disent qu’ils croient qu’ils peuvent empêcher une autre crise majeure dans la ville. «[nous] voulons être un exemple pour d’autres villages et villes où les deux communautés se battent encore», dit baradine. “[nous] voulons montrer au monde qu’avant à boda les deux communautés se battaient, mais maintenant elles sont ensemble pour rétablir la paix.”
Centrafrique : Antonio Guterres, devant l’Assemblée nationale, exhorte les centrafricains à faire la paix.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-150×85.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”85″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-150×85.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-202×116.jpeg 202w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />António Guterres dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale centrafricaine. Photo AFP.
Bangui, le 30 octobre 2017.
Par : Félix Ndoumba, CNC.
S’adressant aux honorables députés en République centrafricaine, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, m. Antonio Guterres, a souligné vendredi l’engagement de la communauté internationale à aider à relever les innombrables défis qui affligent le pays déchiré par le conflit, et a fortement défendu le rôle de la force de maintien de la paix des Nations Unies.
«Je tiens à rendre hommage au courage, à la résilience et à la détermination du peuple à surmonter une grande adversité», a déclaré m. Guterres devant l’Assemblée nationale dans la capitale, Bangui, au dernier jour de sa visite dans le pays.
“la tâche de résoudre cette crise se trouve d’abord et avant tout entre les mains du peuple de la République centrafricaine.” «personne n’est mieux placé pour aider le pays que ses propres citoyens», a-t-il ajouté.
Le chef des Nations Unies a noté que les énormes difficultés du pays comprennent l’insécurité, une crise humanitaire et des progrès lents vers le développement.
Les groupes armés se fragmentent et se multiplient. Une personne sur quatre en Centrafrique est déplacée. Des programmes de développement sont nécessaires pour les zones rurales négligées. La religion et l’origine ethnique ont été manipulées pour créer une division entre les communautés, ce qui a gravement polarisé un pays fragile.
«la République centrafricaine risque de se retrouver dans une violence intercommunale ouverte», a déclaré m. Guterres.
La mission intégrée de maintien de la paix de l’ONU, connue sous son acronyme français, Minusca, utilisera la force lorsque la stabilité de l’État sera menacée, et chaque fois que les civils ont besoin de protection, mais ne favorise aucun groupe religieux ou ethnique, dit-il, ajoutant que leur les actions peuvent aider à créer un espace pour construire la paix par le dialogue.
Cependant, il a dit: «nulle part dans le monde n’a l’utilisation de la force seul résolu un conflit.» Nous avons donc besoin non seulement de plus de casques bleus, mais encore d’initiatives politiques pour la paix.
Parrainé
Dans le style de: Brie Larson
Appelant les donateurs à s’acquitter de leurs engagements de fournir une aide humanitaire, il a souligné l’importance de soutenir le plan de relance et de consolidation de la paix du pays.
L’Assemblée nationale a un rôle vital à jouer pour assurer la prestation efficace des services gouvernementaux, non seulement dans la capitale, mais au niveau local, a-t-il déclaré.
«Nous sommes tous engagés dans le retour à la paix», a-t-il dit, notant qu’une cessation des hostilités est sans aucun doute importante, mais qu’il faut aussi apporter la paix au cœur des gens.
“la République centrafricaine a souffert pendant beaucoup trop longtemps.” En tant que représentants du peuple, vous avez un rôle central à jouer en tournant la situation autour, at-il dit aux législateurs.
Notant la générosité historique des africains centraux qui, au fil des ans, ont ouvert leurs frontières aux réfugiés des pays voisins, le Secrétaire général s’est engagé à ce que l’ONU continue d’accompagner et de soutenir les centrafricains.
Après, m. Guterres s’est ensuite rendu dans la région de KM5, une partie traditionnellement musulmane de Bangui qui a été le lieu de la violence contre la communauté.
Il a écouté les préoccupations des dirigeants communautaires, y compris les questions relatives à la sécurité et à la discrimination, ainsi que le manque de possibilités économiques pour les jeunes. Il a également entendu des dirigeants chrétiens locaux qui ont parlé de la réconciliation.
Le Secrétaire général a souligné sa profonde conviction que les conflits religieux sont souvent le résultat de manipulations politiques et non de différences religieuses, notant que, pendant des années, les chrétiens et les musulmans ont coexisté pacifiquement dans le pays.
Le Secrétaire général a ensuite tenu une table ronde avec les dirigeants des jeunes et une séance séparée avec les femmes chefs de file.
En route vers Paris, lors d’une escale à Yaoundé, le Secrétaire général devrait rencontrer le Président du Cameroun, Paul Biya, pour discuter d’un certain nombre de questions régionales et nationales, a déclaré le porte-parole.
L’avis du Parti de l’Unité et de la Reconstruction, (PUR) a la venue du secrétaire General des Nations Unis Mr Antonio Guterres le 24 Octobre 2017 en RCA.
—————————————–
Notre impression sur l’arrivée du Secrétaire General des Nations Unis, Mr Antonio Guterres, la RCA est membre des Nations Unis depuis 1960, Mr Guterres a choisie célébrer la journée des Nations Unis dans l’un des pays membre des Nation Unis et c’est normale, pour nous c’est une répétition de l’histoire de notre pays, qui ne va pas apporter plus quelque choses ou moin, d’ailleurs lui-même qualifie cette visite de visite morale, par contre la crise Centrafricaine est purement politique inter-centrafricains, ne peut avoir que des solutions politique à la centrafricaine, la stratégie du sortie doit être initier par les centrafricains au tour d’une table sans interférence extérieur, ici une prise de conscience collective est souhaitable, le président élus doit s’approprier des bases, des ressources du pouvoir national, afin de rassembler le peuple centrafricain autour d’une table, par ailleurs les victimes de la crise centrafricaine ont envie de voir la justice fait son travail.
Oui, nous disons que c’est une répétition l’histoire, le 5 Avril 2014 nous avons accueilli l’Ancient Secrétaire des Nations Unis Ban ki Moon, qui a promis d’apporter son soutien à une crise oubliée, mai après son départ il y a eu des exactions et des violences, qui sont finis par l’organisation d’une mauvaise élection en 2016, nous devrons tous comprendre que la présence des nations Unis chez nous c’est juste pour nous accompagner et non pour jouer nos rôles régaliens. Nous avons déjà plus de 12500 Hommes et le Président a demandé l’augmentation de 9000 hommes supplémentaires, on s’interroge déjà sur le bilan de ces 12500 hommes et l’utilité de ces 9000 casques bleus ?
Pourquoi pas aider la RCA a réarmées sa force nationale ? si vraiment les gens ont la volonté de nous aides encore à sécuriser notre pays ;
Nous avons également accueilli le président Français, Mr François Hollande, le 13 Mai 2016, ainsi que plusieurs fois son ministre de la Défense pour autant que notre crise persiste et continue d’endeuiller le peuple Centrafricain.
Nous avons aussi vu venir la visite du Pape François, le 29 Novembre 2016 a Bangui pour donner une chance a la paix, c’est pour vous dire que la solution a la crise que travers la République Centrafricaine ne peut être dictée de l’extérieur , c’est d’abord nous les Centrafricains , nous devons s’assoir a la table de dialogue , justice, et réconciliation, sans ingérence extérieur , ni parti prise, c’est en ce sens que les aides et les accompagnements de la communauté internationale puissent porter ses fruits pour la recherche de la paix et la cohésion nationale .
MEMORANDUM A LA TRES HAUTE ATTENTION DE SON EXCELLENCE M.ANTONIO GUTERRES SECRETAIRE GENERAL DE LORGANISATION DES NATIONS UNIES
Relatif à notre contribution à la recherche dune solution durable à la crise centrafricaine
Nous, Citoyens Centrafricains, réunis au sein du mouvement « Solidarité Intercommunautaire pour la Restauration de la Paix et la Cohésion Sociale SICREPACS) ;
Profitant de loccasion de la visite de travail de Son Excellence, Antonio GUTERRES, Secrétaire Général de lOrganisation des Nations Unies, en République Centrafricaine, du 24 au 27 octobre 2017 ;
Sachant que la crise qui sévit actuellement en République Centrafricaine, ayant débuté en 2012, na pas laissé le pays indemne, tant les conséquences humaines, économiques et politiques sont alarmantes ;
Constatant quavec près de 10 000 morts, plus dun million de déplacés internes et de réfugiés, et plus ou moins 2 millions de personnes dans le besoin humanitaire, le Centrafrique est forcement devenu un Etat fantôme, réduit à sa seule capitale Bangui ;
Reconnaissant que cette guerre qui touche directement les populations civiles innocentes a des répercussions sur tous les aspects de la vie de celles-ci en termes de santé, de logement, de nourriture, de leau potable et de scolarité ;
Notant que la recrudescence et la persistance des violences évoluant depuis quelques mois ont touché les villes et localités de Bambari, Ndélé, Bria, Koui, Bouar, Bangassou, Kabo, Kaga-Bandoro, Batangafo, Dékoua, Mala, Alindao, Paoua, Markounda, Niem Yelewa, Bang, Bocaranga, Satéma, Mobaye, Kembé, Pombolo, ont augmenté la vulnérabilité et le nombre des victimes ;
Considérant quà cela sajoutent, les tensions et rivalités politiques malsaines entre les institutions étatiques qui entravent la paix et le retour à la vie normale des populations éprises de paix et de sécurité pour vaquer librement et paisiblement à leurs occupations habituelles de travaux champêtres, délevage, de chasse et de pêche ;
Considérant que le manque de volonté des parties de saccorder sur les conditions et les principes du DDRR et les difficultés pour les pouvoirs publics de faire de la prévention un axe prioritaire de leurs actions pour empêcher de nouvelles atrocités de masse ;
Conscients que lintervention militaire seule ne saurait se substituer au dialogue politique inclusif global et à la médiation ;
Considérant labsence de force dissuasive de la Minusca, ce qui favorise lenracinement des groupes armés ;
Considérant le risque accru de génocide ;
Estimant quil est temps que cette guérilla territoriale, nourrie par lenvie de contrôler les ressources naturelles et certains axes commerciaux, cesse ;
Agissant au nom de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale ;
Faisons les propositions ci-après :
Inscrire dans votre agenda, en votre qualité de Secrétaire Général de lOrganisation des Nations Unies, dépositaire de lautorité confiée par larticle 99 de la Charte des Nations Unies, lengagement dattirer, lattention du Conseil de Sécurité sur les situations très préoccupantes des populations civiles, afin que le Conseil puisse non seulement accroitre des moyens militaires, matériels et financiers, mais faire usage de nombreux atouts à disposition pour préserver des vies humaines ;
Attirer lAttention du Conseil sur limpératif pour les Nations Unies de sinvestir dans un dialogue inclusif avec toutes les parties pour trouver des solutions politiques durables afin de restaurer la paix et la sécurité tant souhaitées par tous;
Reconnaitre quaccorder la priorité à lorganisation dun véritable dialogue politique inclusif global auquel participeraient les anciens Chefs dEtat François BOZIZE, Michel DJODODIA et Catherine Samba-Panza, nest pas une option, mais une urgente nécessité absolue quil convient dy faire droit.
Fait à Bangui, le 23 octobre 2017P/Le Coordonateur Général Chargée des Relations Extérieures
Centrafrique : Trois mesures pour ‘’Renforcer la Minusca, déployer les Faca, accroitre l’aide humanitaire’’, selon Guterres pour sauver le Centrafrique
Le Président Touadéra et le Sécrétaire Général de l’ONU. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui, le 27 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres vient de boucler sa mission en RCA. Lors de la conférence de presse qui a sanctionné cette visite, le patron de l’Onu a retenu trois thérapies pour sauver la RCA.
« Premièrement, nous demandons à la communauté internationale d’appuyer la Minusca de manière à renforcer sa capacité sur le terrain et garantir la sécurité des civils.
Deuxièmement, il faut tout faire pour le renforcement et de déploiement des Forces armées centrafricaines en étroite collaboration avec la Minusca. Je suis clairement confiant, qu’il faut créer une Minusca plus robuste, mais qu’il faut également une force nationale centrafricaine.
Troisièmement, il ressort le besoin de faire le plaidoyer vis-à-vis de la communauté internationale pour augmenter l’aide humanitaire qui malheureusement reste très déficitaire de façon tragique, et pour appuyer le nouveau Plan de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique [le RCPCA] approuvé par le gouvernement et qui est le levier de développement de tous les aspects que j’ai mentionnés, à savoir la croissance économique, le développement sociale, la justice, la paix et la réconciliation. Je ferai de mon mieux de dire à la communauté internationale que le peuple centrafricain a le droit à la vie, et une vie meilleure », ainsi a résumé Antonio Guterres.
L’autre point sur lequel le Secrétaire général a insisté, c’est le risque de génocide, quand bien même, la RCA n’est pas encore en situation de génocide. « Je crois qu’aujourd’hui, nous ne sommes pas dans la situation de génocide », confirme Guterres avant de mettre en garde contre les manipulations politique : « Mais, c’est vrai que la manipulation politique que je dois clairement condamner peut quelque fois conduire à un esprit de division religieuse et ethnique qui n’a jamais été le cas en Centrafrique. Il faut, à mon avis, que tous les responsables politiques, communautaires et religieux, responsables de médias puissent contribuer pour que chrétien et musulman comprennent qu’ils sont dans un même pays. Qu’ils doivent se respecter et travailler ensemble pour que le pays puisse se redresser ».
Centrafrique : les enfants réfugiés assistés par l’ONG ASA en kits scolaires.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/B657784B-2196-4639-807B-3B51599F237F-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B657784B-2196-4639-807B-3B51599F237F-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B657784B-2196-4639-807B-3B51599F237F-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B657784B-2196-4639-807B-3B51599F237F.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Photo de famille avec les réfugiés au siège de l’ONG. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui 26 octobre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
L’ONG internationale Afrique Secours et Assistance en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), a assisté les enfants des réfugiés des pays limitrophes de la République Centrafricaine, en kits scolaires. Ils sont 654 enfants à bénéficier de ces kits.
La République Centrafricaine reçoit des réfugiés des pays limitrophes. Il s’agit des ressortissants de la République démocratique du Congo, du Sud-Soudan entre autres. Ces réfugiés bénéficient des cadres et des assistances par les autorités centrafricaines et les ONGs œuvrant auprès des refugiés.
En prélude à la rentrée scolaire, l’ONG ASA s’engage à voler au secours des enfants réfugiés dans le pays à travers un projet en partenariat avec le HCR.
« C’est un projet que nous conduisons avec le HCR en faveur des réfugiés et demandeurs d’asile. Nous nous occupons de l’éducation des enfants. C’est dans ce cadre suite à la rentrée scolaire que nous faisons une remise de kits aux enfants réfugiés qui sont inscrits à l’école. Nous déployons des équipes qui vont faire le suivi de l’évolution de ces enfants dans leurs établissements », a indiqué Eveline Adom, Coordonnatrice Pays de l’ONG ASA.
En dehors de la distribution des fournitures scolaires, ASA prend charge les inscriptions de ces enfants en âge scolaire. Cette année, à en croire Eveline Adom, l’ONG renforce les capacités des écoles avec le don des tables bancs.
Assistance aux réfugiés en République Centrafricaine est un projet à travers lequel HCR compte pour assurer l’éducation des enfants en exile afin de lutter contre la déperdition scolaire. C’est qu’explique Pierre Atchom, Représentant adjoint de HRC EN Centrafrique.
« Il s’agit d’encourager ces enfants et de leur permettre de comprendre que lorsqu’on est en exile, on n’a pas tout perdu. Etant en exile, on peut profiter de la situation de calme pour pouvoir faire des études dans de très bonnes conditions. La République Centrafricaine leur offre le cadre pour pouvoir faire des études et grâce aux projets que nous avons avec le ASA, nous poussons les appuyer en leur donnant les fournitures scolaires », a-t-il expliqué.
La distribution de ces fournitures scolaires aux enfants réfugiés dans la capitale centrafricaine se fait du 26 au 31 octobre 2017.
entouré de milices Anti-Balaka hostiles, des civils musulmans de la ville de Bangassou, en République centrafricaine, ont versé de petites fortunes aux agents des Nations Unies pour les cacher dans des véhicules et les amener à la sécurité après que Les soldats de la paix de l’ONU refusent à maintes reprises de le faire, selon plusieurs personnes qui ont fait le voyage.
Certains ont payé $100 chacun pour se coucher sous la bâche d’un camion escorté par les soldats de la paix armés des Nations Unies pour le voyage de 700 kilomètres (435 milles) sur les routes non pavées par la campagne dangereuse tenue par les groupes armés. D’autres ont payé des pilotes contractuels pour être transportés à bord des avions qui avaient apporté de la nourriture et du matériel aux troupes de l’ONU, selon un résidant de Bangassou qui a parlé sous couvert de l’anonymat parce qu’il était préoccupé par sa sécurité.
La ville de Bangassou a été un point d’éclair depuis le conflit en République centrafricaine, et déjà neuf soldats de la paix des Nations Unies ont été tués dans cette ville du sud-est. Le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a visité mercredi dans le cadre des efforts visant à mettre en évidence ce qu’il a appelé une crise oubliée.
Déjà quelque 2 000 civils musulmans ont cherché refuge sur le terrain de l’église catholique dans la ville, formant un camp de fortune pour échapper à la mort aux mains de milices qui sont nominalement chrétiennes. Pour l’évêque protégeant les musulmans à Bangassou, la peur de la mort est réelle
Ashanta ngaye, 35 ans, a déclaré que la menace de la mort surgit juste au-delà de notre porte si on prend le risque de sortir.
«la vie à la cathédrale est désespérée», dit-elle. “il n’y a aucun moyen de sortir.”
Ainsi, en septembre, elle a décidé d’essayer d’atteindre la capitale, Bangui, avec ses quatre enfants et deux autres jeunes parents. Ils ont fait le voyage d’une journée avec environ 30 autres qui avaient aussi soudoyé les chauffeurs. Elle grappillé près de $200-une somme massive dans un pays où la plupart des gens font environ un dollar par jour-pour payer les pilotes avec la société basée à Dubaï ECOLOG international.
Il semble que l’ONU était au courant de la pratique dès la mi-août, selon un document interne obtenu par la presse associée. Le document reconnaissait que, lors d’un voyage, les rebelles «ciblaient le camion ECOLOG transportant des civils musulmans qui circulaient dans le convoi».
La mission de maintien de la paix des Nations Unies connue sous le nom de MINUSCA a envoyé une lettre aux agents exigeant qu’ils prennent des mesures concrètes pour empêcher le futur transport non autorisé de civils.
“les sanctions les plus sévères seront appliquées une fois toutes les enquêtes sont terminées,” MINUSCA porte-parole Vladimir Monteiro a déclaré à l’ AP.
Un fonctionnaire de l’ONU, qui a parlé de la condition de l’anonymat par crainte de représailles, a reconnu que les milices sont plus susceptibles d’attaquer les convois s’ils croient que les musulmans sont à bord.
«le problèmei, tout le long des routes d’approvisionnement déjà tendues et se nourrit de la perception du public que nous sommes inclinés en faveur de la population musulmane», a déclaré le fonctionnaire.
Les fonctionnaires de l’ECOLOG n’ont pas répondu aux demandes répétées sur le sujet. La société, qui se décrit comme un «fournisseur leader de la chaîne d’approvisionnement, la construction, la technologie, la gestion des installations et des services environnementaux», a un contrat de $53 millions logistique avec la mission de maintien de la paix des Nations Unies.
La violence récente a ses racines en 2013, lorsque les milices musulmanes appelées le séléka violemment pris le pouvoir en République centrafricaine. En grande partie les combattants chrétiens connus sous le nom d’anti-Balaka ont pris les armes pour riposter.
Le conflit a laissé des milliers de morts et plus d’un million de personnes déplacées à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
Les combats entre groupes armés chrétiens et musulmans se sont poursuivis dans la campagne appauvrie, les niveaux de déplacement atteignant récemment leur point culminant depuis le sommet du conflit.
Les communautés de musulmans dans des endroits comme Bangassou ont effectivement été encerclés par ceux qui leur feraient du mal.
À Bangassou, les musulmans ont pris refuge sur les terres de l’église catholique depuis la mi-mai, a déclaré Mgr Juan Jose Aguirre. Bien que surveillé par un contingent de soldats de la paix de l’ONU, Aguirre a déclaré que le camp est encore «extrêmement exposé de tous les côtés.» «chaque jour, ils risquent la mort», a déclaré Aguirre.
La route vers des parties plus sûres du pays a ses propres périls. Les groupes rebelles contrôlent environ 70% de la République centrafricaine, selon les organisations internationales de défense des droits de l’homme.
Les autorités des Nations Unies, cependant, ont décidé de ne pas évacuer les musulmans de Bangassou après «opposition claire» des hauts dirigeants du gouvernement, y compris le Président Faustin Touadera, selon une personne familière avec les discussions qui ont parlé de la condition de l’anonymat en raison de la sensibilité de la question.
«MINUSCA doit recentrer et prioriser l’élément essentiel de son mandat: la protection des civils», a déclaré Natalia Dukhan, analyste de la République centrafricaine pour le projet à but non lucratif de Washington. «Malheureusement, il y a trop d’exemples de MINUSCA qui ne s’acquitteraient pas de ce mandat, ce qui aboutit tragiquement à l’emprise des conflits et de la corruption sur les gens de la voiture.»
Les civils qui ont fait le voyage sur les camions ECOLOG et ceux qui sont encore à Bangassou ont raconté des voyages datant de la mi-août. Le 12 août, environ 40 civils ont payé environ $100 chacun pour se cacher sous des bâches sur des camions ECOLOG qui retournaient à Bangui.
Le lendemain, un convoi de maintien de la paix des Nations Unies a escorté un autre groupe de civils musulmans cachés dans des camions ECOLOG. Cette fois-ci, les milices Balaka chrétiennes attendaient. Le convoi a été attaqué trois fois, selon le document interne de l’ONU fourni à l’ AP.
En Bangassou, l’évêque catholique dit que la vie reste ardue pour les musulmans encore coincés dans son église. Ils ne peuvent pas partir pour aller au marché, pour obtenir de l’eau potable ou pour acheter du bois de chauffage.
Alors que l’ONU promet de sévir contre des civils fuyant à bord de ses convois, l’évêque dit que le désespoir se développe et il s’attend à ce que les conducteurs de ECOLOG continuent à transporter des gens hors de la ville.
«ce n’est pas la première fois, ni la dernière, dit-il.»
Associated presse Writer Jon Gambrell à Dubaï a contribué.
Centrafrique : Berberati, quand les habitants s’inquiètent du comportement délirant des soldats Faca.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580-150×100.jpg” alt=”” width=”150″ height=”100″ />Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
Bangui, le 25 octobre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Viol, tabassage, menace, racket et intimidation, c’est le quotidien d’une partie des habitants de Berberati qui tentent de survivre malgré tout face au comportement plus ou moins anti-social des soldats de l’armée régulière (Faca) déployés dans la région. Mais pourquoi Berberati, une ville de rêve et tranquille épargnée pour l’instant des conflits communautaires, est devenue aujourd’hui une zone où la loi tente de ne plus exister ?
Si aujourd’hui la ville de Berberati est relativement calme, c’est grâce aux efforts des uns et des autres qui souhaitent voir cette deuxième ville du pays préserver son état cosmopoliteet accueillant. Mais depuis le redéploiement des soldats Faca dans cette ville, certains habitants se plaignent sans cesse, des actes des traitement inhumains et dégradants qu’ils subissent de la part des Faca.
Selon les différents témoignages recueillis par CNC, après le départ des soldats congolais de la Minuscade leur base de Lacemo, les soldats Faca ont repris celle-ci et ont installé leur quartier général (QG). D’après les témoins, à l’intérieur de ladite base il y’a un point d’eau de source arrangé par les anciens occupants congolais de la Minusca qui ont l’habitude de laisser les habitants du secteur s’approvisionner comme une fontaine publique. Mais après le départ des soldats congolais de la base Lacemo, les choses ont radicalement changé non seulement concernant l’accès du public à la source, mais aussi le mode de passage piéton devant la base.
De l’avis des victimes, contrairement aux soldats congolais de la Minusca, les Faca quant à eux interdisent totalement au public d’avoir accès à la source d’eau installée dans la base Lacemo. Dans le cas contraire, le contrevenant risquerait de payer par sa peau. Entre temps, des nombreux usagers de cette fontaine n’ont pas été informés de cette interdiction et ils sont pris au piège des Facas, certains ont subi même des actes du mauvais traitement de la part de ces soldats Faca.
Comme si cela ne suffisait pas, le passage devant la base est aussi interdit alors que leurs frères d’armes congolais de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies en centrafrique(MINUSCA), le piétons pouvaient marcher dans les deux sens sans s’inquiéter. Avec les Faca, toute personne qui ne fait pas attention au respect de cette disposition arbitraire, elle serait corrigée comme des nombreux élèves qui ont déjà subi des coups de fouets par ce qu’ils n’ont pas fait attention.
Autres faits aussi inquiétants pour la population, plusieurs témoins contactés par CNC affirment avoir signalé la présence de plusieurs dizaines d’hommes armés dans la ville de Gamboula à seulement 100 kilomètres de Berberati, alors que les Faca, informés de cette mystérieuse présence des hommes armés, ils n’ont pas pris leur courage de mourir pour la patrie afin de se rendre dans cette commune de Gamboula.
Peut-on parler vraiment des Faca réformées ?
En tout cas pour les Centrafricains , aucun changement n’est observé dans le comportement des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/06E32A0D-AA17-4A88-8241-EDEED7E8C496-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/06E32A0D-AA17-4A88-8241-EDEED7E8C496-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/06E32A0D-AA17-4A88-8241-EDEED7E8C496-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/06E32A0D-AA17-4A88-8241-EDEED7E8C496.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Les combattants du FPRC à Ndélé en République centrafricaine. CopyrightAljazeera.
LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST- ELLE VOUÉE A UNE INSTABILITÉ CHRONIQUE ET A UNE PARTITION ?
David Dacko, Jean-Bedel Bokassa, André Kolingba, Ange-Félix Patassé Bozizé : les présidents de la République Centrafricaine se sont succédé sans que le pays ne puisse connaître le mot « stabilité ». De coups d’état en coups d’état, en passant par les interventions militaires françaises pour faire et défaire les rois, il n’a vécu que dans le chaos.
De nos jours, le pays des Bantous est soumis à des massacres de population, qui succèdent au martyre de villages brûlés. Les hurlements de colère d’une population désespérée et aux abois ne semblent pas atteindre les oreilles des gouvernants, barricadés à Bangui dans des frontières illusoires de paix.
Le pays ne donne pas l’impression d’être gouverné. On dirait qu’il a été livré aux bandes armées qui occupent les deux tiers du territoire. Le gouvernement n’a pas su anticiper. Or, gouverner, c’est précisément d’abord savoir anticiper. Il fallait prévoir que des massacres auraient lieu et les empêcher de s’abattre sur un pays déjà lourdement endeuillé. Il fallait prévenir les actions criminelles des rebelles et s’y opposer, les armes à la main.
Devant l’aggravation sanglante de la situation politico-militaire, l’absence de réaction du gouvernement étonne et interpelle. Ce pays est-il gouverné ? L’immobilisme semble tétaniser un exécutif qui ne sait pas comment s’y prendre pour affronter des rebelles vindicatifs qui le défient.
Or, les ex-Sélékas viennent de franchir un nouveau pas dans l’inacceptable.
Défiant un peuple tout entier, niant l’existence même de la République Centrafricaine et, partant, refusant de reconnaître un gouvernement légitime, la première République séparatiste vient de surgir !
Sous la houlette de trois factions d’ex-Sélékas dirigées par Abdoulaye Hissène, Nourredine Adam et Ali Darass, « La République (Islamique ?) de Dar-El- Kouti » a été proclamée.
Ce que nous craignions ici depuis longtemps semble se réaliser dans l’insupportable indifférence des puissance internationales, de l’ONU et, surtout, de la France, principal ordonnateur de longue date de la République Centrafricaine. La messe est dite. La dislocation du pays des Bantous est en marche. Les dieux l’ont-ils abandonné ?
ASSISTE-T-ON A UN NETTOYAGE CONFESSIONNEL ?
Les musulmans sont les cibles des adeptes du nettoyage ethnique et religieux. L’attaque meurtrière contre les Peuls de confession musulmane à Palombo semble justifier le risque de « génocide » évoqué par un responsable de L’ONU. Ceux qui, dans l’ombre, veulent transformer des revendications politico-sociales en affrontements confessionnaux sont en train de voir leur souhait se réaliser. Les derniers massacres ont encore visé des communautés identifiées au préalable. Chrétienne ou musulmane. Les deux communautés qui, jadis, cohabitaient en parfaite harmonie, se regardent aujourd’hui en chiens de faïence et se haïssent. La cohabitation fraternelle est devenue mission impossible.
LA SOCIETE CIVILE VA-T-ELLE AGIR?
Devant la gravité de la situation, le Gouvernement doit sortir de sa léthargie et jouer son rôle régalien. Il faut que le gouvernement adopte rapidement une autre posture qui redonne de l’espoir aux Centrafricains. La situation n’est plus tenable. Les Centrafricains ne savent plus à quels saints se vouer. L’impression d’abandon par les pouvoirs publics se répand dangereusement dans tout le tissu social centrafricain.
Mais des voix dans la société civile commencent à se faire entendre. L’accusation d’incompétence visant le gouvernement, responsable de la mauvaise gestion de la crise, ne cesse d’aller crescendo. Des citoyens, à l’instar de ceux du Conseil National des Jeunes, veulent réagir : « Le CNJ, fortement engagé dans le processus de la paix et de la reconstruction nationale, prendra ses responsabilités en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale pour le salut de la nation et la survie de la jeunesse… »
C’est clair. C’est un cri de désespoir. Puisque le gouvernement ne fait pas ce qu’il faut pour protéger la population, les citoyens s’en chargeront. C’est une idée d’auto-défense qui commence à prendre corps. On ne peut pas indéfiniment recevoir des coups sans réagir.
Si l’occupation du pays et la défense des populations ne trouvent pas de solution, la tentation de s’auto-défendre se justifie.
PS : Si monsieur Antonio Gutteres Secrétaire Général de l’ONU, lors de son voyage en Centrafrique ne lève pas l’injuste embargo décrété par les Nations Unis. S’il ne parle pas un langage de fermeté aux séditieux et leur affirme qu’ils ne resteront pas impunis. S’il n’obtient pas leur désarmement sans condition pour se rendre aux négociations de paix et de la réconciliation. S’il ne dit pas aux mercenaires de libérer les provinces et les mines vde matières premières qu’ils occupent illégalement. Alors son voyage à Bangui serait inutile.
AKOUISSONNE
(25 octobre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Centrafrique : le SG de l’ONU Antonio Guterres plaide pour le réarmement des FACA
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”89″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-300×177.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le Président Touadéra et le Sécrétaire Général de l’ONU. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui 25 octobre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
En visite de 72 heures en République Centrafricaine, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres a plaidé pour l’opérationnalisation des Forces Armées Centrafricaines (FACA), fortement recommandée par la population. Pour lui, il faut créer des conditions pour le retour des FACA sur les théâtres des opérations afin de restaurer la sécurité du pays.
Le numéro un de l’ONU séjourne à Bangui, capitale de Centrafrique, depuis mardi soir, ceci jusqu’au vendredi. A travers les échanges avec les autorités centrafricaines notamment le Chef de l’Etat et la population de Bangassou au sud-est du pays, Antonio Guterres constate de visu la réalité de la situation préoccupante dans le pays.
Il en appelle à la solidarité de l a communauté internationale en faveur de ce pays en proie à des violences armées. Car, d’après lui, la Centrafrique est quelque fois loin de la préoccupation de la Communauté internationale troublée par le terrorisme et le nucléaire. Ainsi il plaide pour le retour des Forces armées centrafricaines sur le théâtre des opérations.
« Il faut créer les conditions pour que les forces armées centrafricaines puissent commencer à jouer un rôle effectif aussi dans la protection et dans la sécurité du pays. Et, il faut tout faire pour aider le pays à se lancer dans une perspective de développement pour que le peuple puisse sentir que la paix rapporte des éléments positifs dans la vie du pays et ses différentes régions », a martelé le patron de l’ONU au sortir de l’audience avec le président centrafricain Faustin Archange Touadera.
Depuis la prise de pouvoir par la force de la coalition rebelle de la seleka, l’armée nationale (FACA) est en totale décomposition. Elle fait face aujourd’hui à de nombreuses difficultés notamment le manque de moyens adéquats pour jouer son rôle dans la sécurisation du pays et de la question de l’embargo imposé sur les armes par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Antonio Guterres qui va quitter vendredi le sol centrafricain après des rencontres avec toutes les forces vives de la nation de Centrafrique, est le troisième Secrétaire Général de l’ONU à visiter la République Centrafricaine. Il est à sa deuxième visite, la première comme Haute Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/D0F108E3-84D6-4CE2-9E09-5F8A3EADA2F3-150×99.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”99″ />Le Sécrétaire Général de l’ONU monsieur Antonio Guterres
Bangui, le 25 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Une forme de liesse populaire concoctée par la Minusca et le gouvernement a marqué l’arrivée du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique – la toute première visite du genre pour Guterres. Des élèves et un groupe de femmes drapées dans leur Tee-shirt de ‘’touaderateurs’’ se sont amassés aux abords de l’avenue des Martyrs pour accueillir le patron de l’Onu.
Jusque-là aucune déclaration n’a été faite, ni par Guterres ni par les autorités centrafricaines quant à cette visite.
Selon le site officiel de la Présidence de la République, le Secrétaire général et le Président de la République se retrouveront le mercredi 25 octobre, au Palais de la Renaissance, pour un tête-à-tête suivi d’une déclaration à la presse. Le Secrétaire général se rendra ensuite à Bangassou où il rencontrera les responsables locaux, des déplacés internes ainsi que les membres de la Coordination des acteurs de la cohésion sociale. Il s’entretiendra également avec le personnel civil et en uniforme de la Minusca à Bangassou .
Entre temps jeudi, 26 octobre, Antonio Guterres prendra part aux côtés du Chef de l’Etat, à la Présidence, à une réunion sur le processus de Désarmement-Démobilisation-Réintégration (DDR), avant de se rendre ensemble au Monument des Martyrs pour rendre hommage aux victimes centrafricaines. Ensuite, le Secrétaire général recevra, à la Minusca, les Représentants de partis politiques, de la société civile, des responsables religieux et des défenseurs des droits de l’homme ainsi que l’Union africaine (UA) et la Mission technique de l’Union européenne (Eutm).
Le 27 octobre, le Secrétaire général prononcera un discours à l’Assemblée nationale, avant de visiter PK5 et de s’entretenir avec des représentants d’associations de femmes et de jeunes. Dans l’après-midi, le Secrétaire général répondra aux questions de la presse à l’aéroport de Bangui-Mpoko avant de quitter la RCA.
Dans un message diffusé la semaine dernière, le Secrétaire général a exprimé sa « solidarité personnelle et l’engagement sans faille des Nations Unies” aux côtés des Centrafricains, à qui il demande de choisir la paix et de privilégier le dialogue.
Il a souligné que la visite lui permettra d’échanger avec le Gouvernement centrafricain “sur les stratégies concrètes pour relancer un dialogue afin de sortir une fois pour toutes de la crise” mais également “d’évaluer les besoins de notre Mission sur le terrain afin qu’elle puisse mieux protéger la population civile.”