Cinq ans après sa fermeture en République centrafricaine, la compagnie camerounaise Camair-co est en voie de relancer ses vols à destination de ce pays. L’annonce a été faite, lundi 23 octobre, au cours d’un échange entre les opérateurs économiques centrafricains et une délégation de Camair-co conduite par son Directeur général, Ernest Dikoum, à l’hôtel Ledger Plazza, en présence du Ministre Théodore Jousso de l’Aviation civile.
Du slogan ‘’Cameroun d’abord’’ Camair-Co passe à ‘’Cap sur le Régional’’. A en croire le Directeur général de la compagnie camerounaise, une véritable révolution est mise en chantier pour impulser de nouvelles visions et une poussée accélérée à la compagnie.
En République centrafricaine, Camair-Co avait déjà posé les premiers pas en 2012. Sauf que l’aventure n’aurait duré que le temps de feu de paille. Le DG a même rappelé cette période sombre : « Je pense qu’il faut assumer ce qui a été fait de manière boiteuse par le passé. Il fallait reconnaitre que ce qui a été fait en 2012 n’a pas réussi et essayer de discuter avec les gens pour voir avec la nouvelle équipe de ce que nous pouvons mieux faire demain », affirme-t-il avant d’ajouter qu’aujourd’hui, l’engagement est pris, « nous sommes en train de voir les possibilités pour revenir sur Bangui et on voudrait le faire dans les meilleures conditions », a rassuré le DG Dikoum.
Pour justifier cette reprise, le DG a fait savoir qu’« il y a des frères centrafricains qui ont des attentes vis-à-vis de notre compagnie. C’est pourquoi nous sommes là. D’ailleurs, nous avons été bien accueillis ».
Le ministre Théodore Jousso qui a rehaussé de sa présence les échanges avec les opérateurs économiques centrafricains a noté que le retour de Camair-Co en Centrafrique devrait être pris comme « une pierre supplémentaire aux efforts constants du gouvernement centrafricain pour l’amélioration du désenclavement de notre pays ».
C’est dans le même sens qu’intervient Robert Ngoki, Président de la Chambre de commerce qui fait savoir qu’étant un pays enclavé, la RCA va devoir mettre tout en œuvre « pour permettre aux Centrafricains de mieux circuler. Pour cela, la réouverture de la compagnie de Camair-Co est une bonne nouvelle. En plus, l’arrivée de nouvelles compagnies dans notre pays est un signe positif qui peut rassurer le monde entier que la paix est en train de revenir en Centrafrique. J’encourage Camair-Co pour cette reprise ».
Sur les traces de beaucoup de participants aux échanges qui s’intéressent aux coûts exorbitants des billets d’avions à destination de la RCA, Robert Ngoki lance un plaidoyer au DG de Camair-Co : « vous savez, les Centrafricains aimeraient bien voyager, surtout au Cameroun voisin, mais c’est le coût qui pose problème. Nous plaidons pour que le tarif soit revu en baisse. Car, au niveau de la Sous-région, les visa sont supprimés ce qu’il faut saluer, mais il ne reste que le coût du billet d’avion ».
Notons que Camair-Co est effectivement rentrée dans une phase de restructure profonde avec des courageuses et ambitieuses réformes mises en chantier par sa Direction générale. De deux destinations sous-régionales aujourd’hui, notamment Ndjamena et Cotonou, de nouvelles destinations sont prévues à court termes dont la destination Bangui. Alors qu’au plan de la desserte interne au Cameroun, le DG a fait savoir qu’elle est rendue totalement fluide par sa compagnie. Ces réformes ont également visé la restructuration au niveau institutionnel avec une réduction drastique des Directions (5 aujourd’hui au lieu de 11) et les employés dont l’effectif est ramené à 595. Camair-Co dispose à ce jour de 5 flottes opérationnelles.
« Nous allons faire un travail selon les normes de l’industrie, notamment de régularité et de ponctualité et essayer de voir les tarifs qui son à la portée de la bourse locale » promet le DG Dikoum qui rappelle à leur clientèle que cette reprise doit se faire « dans de bonnes conditions et qu’elle soit aussi patient parce que le projet n’est pas encore stable, sachant qu’il y a toujours des aléas et des complications qui peuvent survenir », conclut le DG avant d’annoncer que la destination Centrafrique sera opérationnelle d’ici fin novembre 2017.
Accusé régulièrement d’être l’auteur de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre 2012-2017, le patron de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) le sieur Ali Darass, de son vrai nom Ali Mahamat Darassa, est aujourd’hui sous le radar des États-Unis qui demandent depuis 2015 son arrestation. Mais qui est cet Ali Darass ? Reportage du CNC.
Peul de nationalité guinéenne, le sieur Ali Mahamat Darassa est un jeune bouvier qui traversait plusieurs fois les frontières centrafricano tchadiennes de son jeune âge pour pâturer le bétail de ses patrons. En terre centrafricaine, il est connu et appelé Ali Darass et s’est vu approché par le chef rebelle Baba Laddé qui lui confia ses troupeaux et est devenu son aide de camp rapproché dans la marche pour la prise du pouvoir par le général François Bozizé en mars 2003.
De Libérateur à la Séléka.
Recruté par le général François Bozizé en 2002 pour appuyer sa rébellion, le général tchadien Baba Laddé faisait appel à son garde du corps Ali Mahamat Darassa alias Ali Darass pour le rejoindre aux côtés du général Bozizé. Avec la prise du pouvoir du général François Bozizé en mars 2003, Ali Darass est devenu très vite l’un des gardes rapprochés du président Bozizé. Il fut naturalisé Centrafricain avec plusieurs autres rebelles tchadiens par un décret présidentiel de leur maître François Bozizé fin 2003.
Tombé en disgrâce, Baba Laddé a été rapatrié au Tchad avec tous ses éléments, y compris monsieur Ali Darass, par le Président François Bozizé. Baba Laddé fut arrêté et emprisonné au Tchad tandisque Ali Darass a pris la fuite pour s’installer dans le Nord.
De nouveau recruté par la Séléka, Ali Darass mené le combat pour chasser Bozizé du pouvoir. Ali Darass a été promu commandant de la région militaire Ouaka-Basse-Kotto sous le régime Séléka du Président Djotodia en 2013 jusqu’à nos jours.
De la chute du pouvoir de la séléka aux crimes de guerre.
Après la chute du pouvoir de la Séléka en 2014, le sulfureux Ali Darass arrive à maintenir toute la région de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de Mbomou et Haute-Mbomou sous sa domination militaire, car le décret présidentiel le nommant à ce poste n’a pas été abrogé. Grâce à l’exploitation illégale des mines d’or, des prélèvements illégaux des taxes douanières au large du fleuve de l’Oubangui notamment à Mobaye et autres, le chef rebelle Ali Darass arrive à constituer son propre groupe armé sous la cendre de la Séléka disloquée et de sa propre ethnie peule. Baptisée l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), la nouvelle faction rebelle de la Séléka dirigée désormais par le sulfureux Ali Darass n’a pas cessé de s’équiper en armes et hommes depuis le Tchad grâce au réseau du tchadien Baba Laddé, son ex-patron.
Désormais plus fort militairement, Ali Darass et son groupe UPC comptent défendre son territoire exploité plus grand comme la Côte d’Ivoire et Ghana réunis contre toutes les menaces venues des groupes rivaux quitte à commettre des crimes de guerre.
De son fief de Bambari puis Alindao, Ali Darass multipliait de vastes opérations militaires sanglantes au Centre et à l’Est du pays, faisant au passage des centaines des morts innocentes dans des communes suspectées d’abriter des miliciens Anti-Balaka ou les éléments des autres factions rivales de la Séléka comme le FPRC ou le MPC.
Ali Darass et son réseau au sommet de l’État.
Si aujourd’hui Ali Darass se comporte comme un poisson dans l’eau dans le pays, c’est exactement par ce qu’il sait conjuguer le verbe manger au présent.
Selon les estimations des spécialistes, les exploitations des différents gisements miniers exploités illégalement par le sulfureux Ali Darass pourraient lui apporter mensuellement près de 3 milliards de franc CFA sans compter les recettes générées par son service personnel des douanes et celui des taxes de transhumance qui s’élevaient à 25 000 francs CFA par tête du bétail.
Dans la tradition, les Peuls sont trop gentils. Ali Darass, n’en a pas échappé, non plus. Loin d’être égoïste, Ali Darass reversait une partie de ses recettes au Trésor public au temps de la transition et des pourboires aux autorités du pays.
D’après nos informations, Ali Darass donne de temps en temps de l’argent et des bœufs au Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui les partage avec le président Touadéra.
Plusieurs sources affirment d’ailleurs que ce sont les émissaires du Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji qui se rendaient à Bambari rencontrer Ali Darass qui écoulaient ses kilogrammes d’or et carats de diamant.
Si les nouvelles autorités du pays sont soupçonnées de connivence avec l’UPC d’Ali Darass, le cas de la MINUSCA est beaucoup plus surprenant pour le peuple centrafricain. D’après les faits observés directement sur le terrain, les soldats de la MINUSCA n’ont jamais osé désarmer les rebelles de l’UPC, bien au contraire, ils les protègent contre leurs adversaires.
Contacté par CNC, un cadre de la mission affirme qu’ils ont reçu l’ordre de protéger la population minoritaire dont Ali Darass fait partie. Mais pour certains observateurs politiques nationaux, monsieur Ali Darass bénéficie sans doute du soutien tactique de son beau-fils mauritanien qui est le représentant spécial de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA) dans la Ouaka, plus précisément à Bambari.
Et la justice ?
Auteur des nombreux crimes, dont les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, le chef rebelle Ali Darass pourrait se retrouver très vite devant la Cour Pénale International d’après un document confidentiel émis par le bureau de la procureure de la Cour, Fatou Bensouda. En attendant, l’homme est toujours libre en dépit de l’appel de l’ambassadeur des États-Unis en Centrafrique qui avait demandé publiquement son arrestation.
Rappelons que monsieur Ali Darass a mis toute sa famille à Obo à l’extrême Est de la RCA et pourrait la rejoindre bientôt.
Centrafrique : Valse d’appels à mobilisation pour l’accueil de Antonio Guterres
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/D0F108E3-84D6-4CE2-9E09-5F8A3EADA2F3-150×99.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”99″ />Le Sécrétaire Général de l’ONU monsieur Antonio Guterres
Bangui, le 24 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
L’on assiste ces derniers temps à une valse d’appels à mobilisation de tous les centrafricains, les Banguissois en particulier pour accueillir le patron de l’Onu, Antonio Guterres, qui arrive ce mardi 24 octobre 2017, dans la capitale centrafricaine. Partis politiques, Présidence de la République, Organisations gouvernementales et non-gouvernementales souhaitent bien accueillir Guterres en Centrafrique dans la traditionnelle hospitalité légendaire reconnue aux Centrafricains. Ces appels à mobilisation se justifieraient sans nul doute par la préoccupation toujours profonde et pressante quant à l’insécurité qui tend à devenir chronique dans plusieurs localités de Centrafrique.
D’ailleurs Guterres lui-même, dans un dernier message à l’intention du peuple centrafricain lancé avant son arrivée à Bangui, a reconnu qu’« il est tragique que la détérioration de la situation sécuritaire au cours des derniers mois, notamment dans le sud-est, mette le pays à nouveau dans un cycle de violences en dépit des efforts multiples pour éviter une aggravation du conflit », souligne le patron de l’Onu qui fait savoir que face à cette situation, « je recommande une augmentation de 900 personnels militaires à la Minusca », qui compte aujourd’hui un peu plus de 10.000 Casques bleus.
Il est vrai dans un premier temps, la Société civile, à travers le Groupe de travail de la société civile (GTSC) a lancé un mot d’ordre au peuple centrafricain d’observation de trois jours de deuil national, en la mémoire des victimes de la crise en RCA, notamment du 24 au 27 octobre – date de séjour de Guterres en Centrafrique. « Par rapport à l’opération menée par la Minusca pour libérer la ville Bocaranga assiégée par la rébellion des 3R, nous comprenons qu’elle a les moyens et la capacité de mettre de l’ordre dans ce pays […] Malheureusement, elle (Minusca) ne le fait pas. Nous demandons à la Minusca d’en faire autant pour toutes les villes du pays », indique Cressent Béninga, Porte-parole du GTSC qui annonce en même temps : « Pour cela, du 24 au 27 octobre prochain, nous demandons à tous les Centrafricains d’observer trois jours de deuil national à la mémoire des Centrafricains massacrés et qui continuent d’être massacrés ».
Le Conseil national de la jeunesse (CNJ) qui rame dans le même sens que le GTSC n’a pas demandé de journées de deuil, mais a exprimé des exigences très fermes vis-à-vis des Nations unies, en particulier de la Minusca et le gouvernement. Dans une déclaration faite ce samedi 21 octobre, Francis Mongombet, Président du CNJ a fait savoir que les jeunes « exigent à la Minusca d’appliquer strictement les résolutions, 2127/2149 en prenant toutes les mesures possibles pour protéger la population et ramener à la raison les groupes armés ; exigent au gouvernement de garantir la sécurité des populations et d’accélérer le redéploiement sans condition des FACA ; exigent aux groupes armés le respect des différents accords de cessation des hostilités et le respect du processus du DDRR ».
Les appels à mobilisation
Le parti politique ‘’Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc)’’ de Martin Ziguélé a été le premier à ouvrir le bal, le 17 octobre dernier à travers une déclaration signée de son Porte-parole Christophe Ndouba. « Le Bureau politique du Mlpc appelle tous les militants du parti, ainsi que tous nos compatriotes épris de paix et de l’unité nationale à se mobiliser massivement pour réserver un accueil digne de la tradition hospitalière centrafricaine au nouveau Secrétaire général des Nations unies, qui honore notre pays en lui réservant sa première visite, à la suite de son prédécesseurs Ban Ki Moon et Sa Sainteté le Pape François », peut-on lire dans la déclaration du Mlpc dont Anadolu a eu copie.
La Coordination des comités de soutien au Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera n’a pas tardé à emboiter les pas. Mais, elle a commencé par mettre en garde tous ceux qui tenteraient de boycotter la visite du Secrétaire général, notamment le GTCS qui entend organiser les journées de deuil ponctuées par des concerts de casseroles à partir de 18 heures. « La Coordination des comités de soutien au Pr Faustin Touadera s’étonne de la prise de position du GTSC qui vise à fragiliser davantage le faible équilibre sociopolitique et économique que le pays connait, et s’insurge avec la dernière énergie contre de telles agitations », ainsi a affirmé M. Blaise Didacien Kossimatchi Porte-parole de la Coordination des comités de soutien du chef de l’Etat, ce samedi 22 octobre dans une déclaration faite à la presse. « Nous en appelons une fois de plus à la vigilance de chaque centrafricaine et chaque centrafricain pour barrer la route à ces apprentis sorciers en mal du pouvoir », prévient Didacien Kossimatchi qui met en garde ceux qu’il appelle les « instigateurs de ces agissements » qui devront de toute manière endosser toute la responsabilité des dérapages et autres dommages que leurs actions pourront occasionner.
Kossimatchi appelle également la jeunesse, les femmes et ceux qu’il appelle « la vraie société civile » de ne pas laisser « ces tontons macoutes », mais de « sortir massivement aux abords des Avenues des Martyrs, Conjugo et Boganda pour accueillir leur hôte de marque Antonio –Guterres, Secrétaire général des Nations unies », a-t-il conclu.
Le malheureux candidat à la présidentielle de 2016, Désiré Nzanga Kolingba Bilal, et président du Parti ‘’Rassemblement démocratique centrafricain (Rdc)’’ vient juste de faire sa déclaration relative à cette visite de Guterres. Lui-aussi appelle à une mobilisation pour accueillir Guterres, mais et surtout pour lui poser des questions visant « l’action de certains contingents de la Minusca qui pose le problème de leur impartialité ; leur réaction inadaptée au terrain qui pose le problème de leur efficacité ; l’absence de réaction appropriée des forces spéciales de la Minusca l’égard des tueries de masse perpétrées depuis six mois dans le Centre-est e le Sud-est du territoire national, notamment à Ippy, Bria, Alindao, Zangba, Mobaye, Bangassou, Gambo, Zémio, Kembé, Pombolo…, ayant entrainé la disparition des villes et villages par suite d’exode des populations ».
C’est le même son de cloche du côté des Organisations de défense des droits de l’homme. Me Mathias Barthelemy Morouba, Porte-parole de cinq Organisations de défense des droits de l’homme a fait une déclaration sur cette visite de Guterres ce lundi 23 octobre à Bangui. « Comme tout Africain, nous appelons les Centrafricains à accorder un accueil hospitalier au Secrétaire général des Nations unies dans notre pays. C’est l’ultime occasion pour nous de lui poser nos problèmes réels, mais aussi c’est une possibilité pour attirer l’attention du monde entier sur les problèmes en Centrafrique ».
Cependant, le centrafricain lambda garde un scepticisme quant à la visite du patron de l’Onu. Bienvenu Paya est étudiant en Journalisme : « Nous avons reçu beaucoup de visites de hautes personnalités, à savoir Ban Ki Moon, le Pape François, etc. mais on est toujours dans la crise. Ce ne serait pas Antonio Guterres qui nous sortira de cette situation ».
Centrafrique: le Conseil National de la Jeunesse condamne les velléités politiques et confessionnelles qui alimentent les tensions
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Bangui 22 octobre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) se dit profondément préoccuper par les massacres civils perpétrés par des groupes armés en Centrafrique. Dans une déclaration faite le 21 octobre 2017 à son siège à Bangui, le Bureau exécutif du CNJ condamne toutes ces agressions faites à la population civile tout en dénonçant les selon son président Hugues Francis Mongombé, toutes les velléités politiques et confessionnelles qui continuent d’alimenter ces tensions.
De nombreuses régions de la République Centrafricaine font face à l’insécurité chronique créée par des groupes armés qui continuent les hostilités. Nombreux sont les populations civiles qui en font frais.
Cette escalade de massacre des civils ne laissent indifférent le Conseil National de la Jeunesse qui s’indignent contre les tueries commises par des groupes armés précisément à Pombolo, Zémio, Bangassou, Bocaranga, Bria, Alindao, Niem entre autres.
«Le CNJ et toutes les organisation de jeunesse réunies condamnent avec la dernière fermeté toutes les agressions et massacres à l’endroit de la population civile et innocente, dénoncent toutes les velléités politiques et confessionnelles qui continuent d’alimenter ces tension, condamnent les assassinats lâches et odieux des jeunes et adolescents lors de cette récente crise dans les villes et provinces ainsi que celui de président du Conseil Sous-préfectoral de Zémio », déclare le président du CNJ, Hugues Francis Mongombé.
De par cette dénonciation et condamnation, le CNJ exige à la Minusca d’appliquer strictement les résolutions 2127/2149 en prenant toutes les mesures possibles pour protéger la population et ramener à la raison les groupes armés.
Aussi, il exige du gouvernement centrafricain de garantir la sécurité des populations et d’accélérer le redéploiement sans condition des FACA. Aux groupes armés, le CNJ exige le respect des diff2rents accords de cessation des hostilit2s et le respect du processus DDRR tout en suppliant les jeunes combattants armés d’arrêter immédiatement les hostilités.
« Le CNJ, fortement engagé dans le processus de la paix et de la reconstruction nationale, prendra sa responsabilité, en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale pour le salut de la nation et la survie de la jeunesse », martelé Francis Mongombé.
La déclaration du Bureau exécutif du CNJ fait suite à celle des leaders des organisations de la jeunesse dénonçant le laxisme du gouvernement et la passivité de la Minusca face aux violences faites aux civils.
CENTRAFRIQUE : LA RÉSILIENCE DES CENTRAFRICAINS A RUDE ÉPREUVE
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/1FB86D1E-4ED6-44BD-87F0-EE8324F28064-150×112.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”112″ />Le site des déplacés de Bria. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Bangui, le 23 octobre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
L’INTERMINABLE ATTENTE DE LA PAIX
La République Centrafricaine est-elle définitivement prisonnière de son passé chaotique ? Un passé d’incertitude, un passé de terreur. Les jours se succèdent, le statu quo s’installe, la paix devient improbable. Depuis la formation du gouvernement Sarandji II, la liste des massacres s’allonge, interminablement. Rien ne semble pouvoir arrêter le long et sinistre cheminement vers le désastre.
Des factions issues de l’ex-Séléka signent des accords de paix pour mettre fin à leurs affrontements fratricides. Mais c’est pour mieux se partager les richesses du sous-sol, afin de continuer à se fournir en armes sans être inquiétées. Les jours terrifiants s’égrènent, comme un sinistre glas. Voilà longtemps maintenant que les Centrafricains, meurtris et aux abois, ne sont plus qu’un peuple pris à la gorge par un destin tragique qui semble s’éterniser. L’ardeur criminelle des séditieux va crescendo, plongeant les populations dans la désespérance.
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU A BANGUI : UN REPLACEMENT PÉRILLEUX ?
Antonio Guterres, Secrétaire Général des Nations-Unies, se rendra à Bangui du 24 au 27 octobre prochain. Il entreprend là un déplacement à haut risque, qui risque d’être mouvementé.
Car le bilan de la mission Minusca est loin d’être satisfaisant aux yeux des Centrafricains : accusations de crimes sexuels lancées à l’endroit de Casques Bleus ; gravissime accointance de certains soldats musulmans de la MINUSCA avec des rebelles de la même confession ; incapacité criante de la mission onusienne à protéger les populations et à rétablir la paix.
Le Secrétaire de l’ONU aura fort à faire pour redonner confiance aux Centrafricains désespérés. Que va-t-il pouvoir dire aux autorités d’une nation exsangue, qui ont montré leur incapacité à apaiser leur propre pays ?
Il appartiendra au président Touadera d’expliquer la nature de ses engagements et de ses actions. Il faudra qu’il affirme avec force qu’il veut impérativement barrer la route aux tentatives de divisions ethniques et religieuses, en montrant qu’il s’agit de spectres mensongers brandis par les ennemis de son pays pour le déstabiliser.
Le Secrétaire Général devra faire preuve de fermeté face aux rebelles. Les exhorter à déposer les armes et à rejoindre la table des négociations pour la paix et la réconciliation. Les avertir solennellement qu’ils devront répondre de leurs forfaits criminels devant la Cour Pénale Internationale. Et qu’aucun responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ne pourra échapper aux foudres de la justice.
Pour éviter la partition, ramener la paix et arrêter le martyre du peuple centrafricain, il faudrait que la MINUSCA change son fusil d’épaule et opte pour une offensive militaire. Il faudrait qu’elle réussisse à tarir les sources de financements des rebelles et qu’elle dénonce les pays qui les arment.
La résilience des Centrafricains est à bout. Il est temps que cessent les atrocités. Il est largement temps de forcer la porte de la paix et de la réconciliation. Il est largement temps de changer de tactique.
L’ONU va envoyer en Centrafrique 900 Casques Bleus supplémentaires. L’effort est à saluer. Toutefois, nous pensons que l’efficacité de la MINUSCA sur le terrain dépendra d’un engagement militaire plus offensif. Il faudrait qu’elle adopte une tactique qui puisse forcer les bandes armées à renoncer à leurs projets de partition et de prise de pouvoir par la force et à abandonner leur construction idéologique du refus de la paix.
Une augmentation du nombre des Casques Bleus ne pourra porter ses fruits que si la MINUSCA reçoit des missions offensives clairement définies.
DES REBELLES AU POUVOIR!
Faire entrer ces bandes armées au pouvoir, c’est reconnaître leurs revendications, alors qu’elles sont inacceptables. C’est leur céder, alors que leurs ambitions sont démesurées. C’est, en quelque sorte, leur promettre l’indécente impunité qu’ils souhaitent, alors qu’ils se sont rendus coupables de crimes monstrueux.
Les côtoyer dans les rues, les croiser sur les routes : quelle épreuve pour les Centrafricains ! Le fond du puits de la détresse est atteint depuis longtemps, mais on continue de creuser. Comment peut-on croire à l’envie de paix des ex-Sélékas, alors que, depuis trois ans, ils refusent avec arrogance de déposer les armes ? La seule issue est de les affronter et de les contraindre par la force à le faire.
A MONSIEUR LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU
Nous souhaitons que votre visite en République Centrafricaine, République Une et Indivisible, porte ses fruits de paix. Nous espérons que vous tiendrez aux séditieux un langage de fermeté, pour que les rebelles déposent leurs outils de mort et s’emparent de ceux qui construisent la paix. Et qu’ainsi, une nouvelle ère de stabilité s’ouvre pour les Centrafricains.
Nous ne pouvons que nous souvenir du voyage du Pape François qui avait suscité de grands espoirs – vite engloutis, hélas ! dans le fracas des armes et les flots de sang.
Puisse le vôtre être annonciateur de la paix et de la réconciliation si longtemps attendues !
JOSEPH AKOUISSONNE
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Il est une évidence : l’histoire de l’Afrique constitue le plus gros mensonge civilisationnel des plus criminogènes qui ait existé. Elle avait été sciemment falsifiée pour des raisons économiques et culturelles, philosophiques et religieuses, dès l’exploration européenne du continent africain commencée avec les Grecs anciens et les Romains.
Certes, l’histoire de l’Afrique est faite de personnalités fortes mais sanguinaires et souvent au service des puissances extracontinentales dont les actes, meurtriers et inhumains, doivent inciter à refuser de sombrer dans l’obscurantisme et dans l’asservissement. Ils doivent plutôt pousser les futures générations à souhaiter davantage une Afrique meilleure et plus éclairée sur les plans matériel, économique, social, spirituel, politique…
Mais l’histoire de l’Afrique est avant tout l’œuvre des personnalités exceptionnelles dont les actions, les convictions et les principes, ainsi que les rêves, ont respectivement façonné les différentes époques dans le but de baliser le chemin qu’emprunteraient les futures générations. Gens d’armes, guerriers, conquérants et résistants à la colonisation, messianistes, prophètes et hommes d’église, panafricanistes et acteurs politiques en vue des indépendances, intellectuels et militants révolutionnaires…, ils ont souvent connu une mort tragique. Mais, passés à la postérité, ils représentent des modèles auxquels doivent se référer les Africains – l’objectif consistant à renouer avec les gloires étatiques de jadis afin de faire triompher un autre modèle de société.
Titre : Les figures marquantes de l’Afrique subsaharienne
Auteur : Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Éditeur : L’Atelier de l’Égrégore
Genre : Essai
Collection : Démocratie & Histoire
Formats :
Papier : ISBN : 979-10-91580-23-6 – EAN : 9791091580236 ;
Numérique : ISBN : 979-10-91580-24-3 – EAN : 9791091580243.
L’édition 2017/18 du Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO (GEM) met l’accent sur la responsabilité des gouvernements pour garantir une éducation universelle de qualité et souligne qu’il est indispensable de rendre des comptes pour atteindre cet objectif. Lancéaujourd’hui, le Rapport met en garde contre les accusations visant à imputer des problèmes éducatifs systémiques à certains acteurs. Cela peut avoir des effets négatifs graves comme une accentuation des inégalités ou une détérioration des apprentissages.
« L’éducation est une responsabilité partagée entre tous : gouvernements, écoles, enseignants, parents et acteurs privés », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. « Rendre des comptes renvoie à la manière dont les professeurs enseignent, les étudiants apprennent et les gouvernements agissent. Cette responsabilité doit être définie avec soin et reposer sur les principes d’équité, d’inclusion et de qualité ».
Rendre des comptes en matière d’éducation : tenir nos engagements, le deuxième volume de la série de rapports GEM, effectue un suivi des progrès effectués dans la réalisation des Objectifs de développement durable en matière d’éducation (ODD4) adoptés par la communauté internationale. Il s’intéresse aux différentes manières dont les personnes et les institutions peuvent rendre des comptes dans la réalisation de cet objectif, qu’il s’agisse des règlements, des procédures de contrôle, du suivi, des audits, de l’intérêt des médias ou de mouvements de la société civile.
Pointer du doigt les enseignants pour leurs faibles résultats et pour leur absentéisme est à la fois injuste et contre-productif insiste le Rapport. Il montre par exemple que la moitié des absences d’enseignants en Indonésie en 2013/14 correspondait à des dispenses liées à la poursuite d’études et que ces absences auraient dû être remplacées. De la même manière, au Sénégal en 2014, seuls 12 jours d’absence sur 80 étaient imputables à une défaillance de responsabilité des enseignants. Les personnes ne peuvent être tenues responsables pour des résultats qui dépendent de l’action d’autres acteurs.
« S’appuyer sur les résultats scolaires des élèves pour sanctionner les enseignants et les écoles risque de les inciter à adapter leur comportement pour se protéger, ce qui peut avoir pour effet de marginaliser encore les plus faibles », explique Manos Antoninis, Directeur du Rapport GEM. « Les gouvernements sont les premiers à devoir rendre des comptes. Si un gouvernement a tendance à rejeter la faute sur d’autres, cela détourne l’attention de sa propre responsabilité qui est de mettre en place un système éducatif solide et solidaire ».
Alors que la transparence aiderait à identifier les problèmes, seul un gouvernement sur six publie des rapports annuels de suivi sur l’éducation. Des organismes indépendants tels que les ombudsmen, les parlements et les institutions de contrôle sont nécessaires pour inciter les gouvernements à rendre des comptes dans le domaine de l’éducation.
Le fait de ne pas rendre des comptes peut favoriser la corruption. Dans l’Union européenne, sur la période 2009-2014, 38% des appels d’offre dans le domaine de l’éducation ne comptaient qu’un seul postulant, contre 16% des appels d’offre dans le secteur de la construction, ce qui montre que le risque de corruption est plus élevé dans le domaine de l’éducation que dans celui de la construction.
Mettre en place et appliquer les règlements relatifs aux procédures d’appel d’offre ou aux qualifications des enseignants est crucial, insiste le Rapport. Moins de la moitié des pays à faible et moyen revenu disposent de normes concernant l’éducation à la petite enfance et seuls quelques-uns d’entre eux sont dotés de mécanismes de contrôle. Dans près de la moitié des pays, il n’existe pas de dispositions sur la taille des classes.
Les règlements gouvernementaux ont souvent un temps de retard par rapport à la croissance rapide des écoles et des universités privées. A Lagos, au Nigéria, seules 26% des écoles privées en 2010/11 ont reçu l’agrément du ministère de l’éducation. Dans les pays où les procédures d’accréditation sont défaillantes, des milliers d’étudiants terminent leur cursus avec des diplômes qui ne sont pas reconnus. Au Kenya ou en Ouganda, des écoles privées fonctionnaient avec des enseignants non qualifiés et des infrastructures inadaptées avant que des règlements soient adoptés et que des procédures judiciaires ne les contraignent à fermer.
Là où les mécanismes officiels sont défaillants, les citoyens jouent un rôle essentiel pour faire en sorte que les gouvernements respectent leur droit à l’éducation. En Colombie, une campagne citoyenne qui a traduit le gouvernement en justice a débouché sur la mise en place d’une éducation gratuite. Aux États-Unis, les parents et les médias ont réussi à supprimer des manuels scolaires les chapitres niant l’existence des changements climatiques. Enfin en Afrique du Sud, les étudiants sont parvenus à mettre un terme aux hausses des frais de scolarité à l’université.
Le Rapport souligne l’importance de la responsabilité pour remédier aux inégalités. À l’échelle mondiale, moins de 20% des pays garantissent juridiquement 12 années d’enseignement gratuit et obligatoire. Or, aujourd’hui encore on compte 264 millions d’enfants et de jeunes non scolarisés et 100 millions de jeunes ne savent pas lire.
Le Rapport pointe également le déficit de responsabilité des donateurs qui ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis de ceux qui en ont besoin. La part de l’aide allouée à l’éducation diminue depuis six ans. Parallèlement, les donateurs exigent de plus en plus qu’en échange de l’aide, les pays obtiennent des résultats qui les éloignent parfois des améliorations globales du système éducatif.
Rendre des comptes ne peut se faire que dans un environnement favorable qui offre aux acteurs les ressources, la capacité, la motivation et l’information nécessaires pour s’acquitter de leurs responsabilités. Le rapport appelle les gouvernements à :
Définir les mécanismes de responsabilité des écoles et des enseignants et éviter les mécanismes punitifs, en particulier ceux basés sur des mesures de performance à courte vue.
Permettre la participation démocratique, respecter la liberté des médias dans leur traitement de l’éducation et mettre en place des institutions indépendantes pour traiter les plaintes.
Élaborer des règles réalistes et efficaces assorties de sanctions pour tous les établissements d’enseignement, publics et privés, afin de garantir la non-discrimination et la qualité de l’éducation.
Rendre le droit à l’éducation juridiquement contraignant, ce qui n’est pas le cas dans 45% des pays.
Suivez les débats sur les réseaux sociaux: @GEMReport / #CountOnMe #GEM2017
Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (Rapport GEM) est un produit par une équipe indépendante et publié par l’UNESCO. Il a pour mission de rendre compte des progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) pour l’éducation.
CENTRAFRIQUE : LES LEÇONS D’UN MINISTRE QUI DOIT APPRENDRE À SES DÉPENS QU’ON NE FAIT PAS LA RÉVOLUTION À MOITIÉ…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2694-150×136.jpg” alt=”” width=”150″ height=”136″ />Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.
Bangui, le 23 octobre 2017.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
Suite à la prise de conscience tardive de l’échec du gouvernement par le President de la République, un nouveau gouvernement budgétivore et comprenant les bourreaux du peuple a été mis en place le 12 septembre 2017. Des calculs politiciens se sont invités et dans l’optique de rempiler en 2021, l’ancien ministre de l’intérieur s’est vu brusquement et brutalement dépouiller du précieux département de la sécurité publique au profit d’un cacique du cercle réduit de Damara. Le désormais ministre de l’administration du territoire…territoire occupé et administré à 80% par les groupes armés a ressenti une frustration car humilié, diminué, miniaturisé et tout cela au mépris du rang d’arbitre occupé aux dernières élections présidentielles. Cet affront ou camouflet vient s’ajouter à l’imposition de ses collaborateurs directs ( Directeur et membres de cabinet ) par le premier ministre est devenu par la même occasion la goutte d’eau qui a débordé le vase. Pour montrer son mécontentement ou son désaccord, le co-héritier de la Cour impériale de Berengo s’est terré à son domicile dans un mutisme assourdissant laissant la place aux spéculations, supputations et interprétations. Le scénario inédit au sommet de l’Etat n’est ni un droit de grève, inscrit dans le préambule de la constitution et qui doit respecter une règle de procédure, ni un droit de retrait qui est une possibilité donnée par la loi à un salarié de se retirer du travail lorsque ce dernier présente pour sa vie ou sa santé un danger grave et imminent. Le fatidique vendredi 13 octobre, le célèbre ministre a rompu le silence en organisant un point presse pour annoncer avec méfiance et prudence pour son avenir politique le grand retour au sein du gouvernement.. Hébété, le citoyen lambda qui n’a que ses yeux pour regarder s’interroge : l’ancien ministre de l’intérieur n’était-il pas content parce que son ministère a été morcelé avec la perte du département de la sécurité publique ? Ce mécontentement est-il lié à sa relégation dans le rang protocolaire du gouvernement ? Rester chez soi est-il synonyme de démission ? Avait-il le droit ou le devoir de se mettre en grève dans un climat sécuritaire aussi tendu ? Si le ministre se permet de faire une capricieuse grève, pourquoi est-il le premier à envoyer les forces de l’ordre pour mater les marches ou manifestations des syndicats de travailleurs ? En étant le premier gréviste du département, va t-il soutenir ou comprendre les cadres de son département qui sont en grève suite au décret portant nomination des préfets et sous préfets ? Les jours non travaillés seront-ils payés ? Quand on voit de l’autre côté un premier ministre qui manque du respect aux cadres de son ministère brandissant de menaces pour couper les salaires des grévistes. S’il s’agissait d’un salarié ordinaire, ses jours d’absence devraient être payés ? À son retour au gouvernement et en siégeant au conseil des ministres, n’avait-il pas honte d’affronter le regard des autres collègues ? À t-il conscience de son poids dans le gouvernement ? Quelles images ou leçons a t-il projeté à l’égard des ambassadeurs accrédités en centrafrique ? Et si chaque ministre se mettait en grève pour une raison quelconque, qu’ adviendrait le gouvernement ? À l’état actuel des choses, le ministre allait-il revenir au gouvernement si on était en 2020 c’est à dire la veille des Présidentielles ? Est-il revenu au gouvernement pour attendre la veille des échéances électorales pour se démarquer ? Craignait-il de pointer au chômage non rémunéré en attendant 2021 ? Les avoirs ou réserves bancaires n’étaient-ils pas suffisants pour atteindre 2021 ? Qu’est-ce que le President de la République lui a promis comme gage de son retour ? Et si éventuellement il est encore contrarié dans les jours à venir sur certains dossiers, que va t-il faire ? Le désormais ministre de l’administration du territoire doit redescendre sur terre et surtout comprendre qu’à l’instar du Che Guevara, Sankara, Lumumba et Mandela, ” on ne fait pas la révolution à moitié “.. Une révolution digne de ce nom doit se distinguer de relation familiale où le fils peut bouder son père, se réfugier dans sa chambre en attendant la compassion de son père. En outre, il doit comprendre qu’une révolution ne se décrète pas même si notoirement la démission est absente de la culture politique centrafricaine. La révolution s’engage sur la base de conviction et d’idéologie. Dans ce contexte, un ministre de la République légitimement nommé par décret n’a que deux options en cas de désaccord : soit on démissionne, soit on reste et on subit. En conséquence, on devient complice du désordre et de la mauvaise gouvernance. Il s’agit aussi d’une complicité frontalière de la prostitution politique qui elle même est la dérivée des alliances contre nature. Lorsqu’on ne croit plus à un groupe, on en sort pour honorer sa carrière, son éducation, sa famille, ceux qui ont cru en vous et surtout la jeunesse de Lakouanga dont vous êtes issus. Ainsi, dès lors qu’on est pas apte à faire une révolution, mieux vaut s’abstenir au lieu de faire des tapages médiatiques. Pour finir, le President de la République et son premier ministre doivent prendre leur responsabilité devant l’histoire en engageant une procédure disciplinaire contre le ministre récalcitrant pour servir de jurisprudence de référence. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.
Paris le 20 octobre 2017
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062
Centrafrique : Touadéra et Sarandji, chronique d’une liaison dangereuse.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-150×112.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”112″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-150×112.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-300×224.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-485×360.jpeg 485w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le Président Faustin Archange TOUADÉRA et Son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji
Bangui, le 19 octobre 2017.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Peu après son investiture en mars 2016, le président Faustin Archange Touadéra renoue avec son ex-directeur de cabinet le géographe Simplice Mathieu Sarandji en le nommant comme son Premier ministre. Depuis cette date, le peuple centrafricain, victime de la barbarie des groupes armés depuis 2012, ne croit plus à leur capacité d’abréger leur souffrance. Ils cultivent la haine à travers leurs proches et dorlotent les groupent armés qui tuent, pillent, volent et partagent les butins, à la clé. Une enquête exclusive CNC au sein de l’alliance Touadéra-Sarandji, tenue par une ficelle de pêche, révèle une liaison dangereuse pour la stabilité du pays si l’un ou l’autre lâche le bout sous les dents. Dossier.
Dès le lendemain de la victoire proclamée du Faustin Archange Touadéra, par défaut des moyens d’organiser une nouvelle élection présidentielle digne de ce nom, trois Centrafricains sur quatre avaient deviné à juste titre que celui-ci ne pourrait tenir et qu’il constituerait, sans doute, l’unique président le plus indécis et le plus affairiste dans l’histoire du pays. Cette pensée s’est accrue quand il a nommé son ami Simplice Mathieu Sarandji au poste du Premier ministre et prend corps aujourd’hui, un an et demi écoulé, dans les cœurs de tous les Centrafricains et partenaires au développement du pays.
Un an et demi à ce jour seulement, peu à peu, les langues se délient pour montrer l’incapacité du président Touadéra à éradiquer, ne seraient-ce que les actes de criminalité qui atteignent une proportion inégalée, d’après les experts onusiens qui chiffrent à 90% et qui empêchent ainsi la reconstruction du pays détruit par cette guerre.
De l’ancienne présidente de la transition Catherine Samba-Panza, faiseuse de Touadéra qui estime que, :
« Le président Touadéra n’avait obtenu que -5% au premier tour de la dernière présidentielle et c’est grâce à ma pression que l’ANE a pu arranger les choses pour lui”;
« La Centrafrique n’a qu’un problème : le fauteuil présidentiel est vide .»
Même certains diplomates et d’autres spécialistes de la Centrafrique qui ne cessent aussi de mentionner que :
« l’inertie et l’incompétence notoire des autorités du pays favorisent la montée en puissance des groupes armés sur le territoire national ».
En sus, les raisons du maintien contre les souhaits du peuple centrafricain et la volonté de la Communauté internationale de Mathieu Simplce Sarandji au poste du Premier ministre se précisent.
Lesquelles ?
Si l’on croit à certains conseillers du président Touadéra, il y’a quelque chose de louche entre ce dernier et son ami Sarandji qu’ils tentent de le cacher à leur entourage respectif si bien que le premier ne peut prétendre à une quelconque prise de tête avec le second au risque de briser ce silence complice scellé depuis plusieurs années.
Pour plusieurs sources proches de la Présidence de la République et de la Primature contactées par CNC, une multitude des raisons ont été révélées et pourraient donner un début d’explication à ce lien douteux qui lie Touadéra et Sarandji alias Tramadol.
Pour certaines sources, l’histoire de leur alliance a débuté lors de la dernière élection présidentielle dans laquelle Simplice Sarandji occupait le poste du directeur de campagne de son ami Touadéra, candidat indépendant. D’après ces sources, le sieur Simplice Mathieu Sarandji, considéré comme le maître penseur de son candidat Touadéra, avait représenté celui-ci dans plusieurs réunions nocturnes et hautement confidentielles en vue de le passer en force démocratiquement comme Président de la République. Chose faite. En ce sens, « l’homme connaît tous les en dessous sur son admission au second tour et sur sa victoire au détriment de Dologuélé ». Affirment ces sources. Pour un rien, ses salives peuvent déborder et renverser le vase sur Toadéra comme l’a fait maman Cathé la fois dernière en révélant les conditions mystérieuses entourant l’élection de Touadéra. C’est pourquoi, Simplice Sarandji s’accapare une audace tenace et se frappe la poitrine devant tout son entourage depuis plusieurs mois comme quoi, personne, pas même le Président de la République qui est son ami, ne peut décider de son départ de la Primature.Et cela ne se fera que par sa propre volonté s’il le souhaite. Plus grave, il lui arrive de gronder sur le Chef de l’Etat et traite les fonctionnaires de son régime défunt des cafards, des rats, des serpents.
Pour d’autres sources hautement confidentielles, leur alliance trouve leurs origines à l’Université de Bangui et surtout scellée durant le passage de Touadéra à la Primature sous Bozizé et lui, à la direction de son cabinet. À cette époque, d’après ces sources, Sarandji fut l’homme à tout faire de son patron Touadéra et il est son porte-mallette des francs C FA. C’est lui qui aurait acheminé, de fois, par personne interposée, tous les fonds détournés par son patron pour des placements à l’extérieur. Il jouait en sus l’intermédiaire entre les corrupteurs, le plus souvent des hommes d’affaires, et le corrompu, son patron. Pour preuve, « Ils sont tous les deux cités dans l’affaire des biens mal acquis en Centrafrique » affirment ces sources qui pensent à juste titre que Sarandji pourrait se dessaisir de toutes les preuves tangibles qu’il garde par-devers lui un jour au parquet financier de Paris si son maître veut lui écraser les petites bêtes dans ses cheveux. D’où est née l’inquiétude du président Touadéra vis-à-vis de son ex-Dircab et actuel PM et surtout que l’enrichissement se poursuit dans cette voie.
Cette thèse est confirmée par plusieurs d’autres sources indépendantes et certains membres du gouvernement Sarandji 1 reconduits dans le sarandji 2. Pour ces derniers, certains ministres témoins ou co-auteurs de détournement avec les chefs depuis leur nomination comme ministres, ont usé de ces chantages pour se voir maintenir au gouvernement.
« Une alliance en politique tout comme les secrets d’État, le chantage est un obus non explosé. Pour l’effacer, il faut un expert, en l’occurrence, un sanguinaire », pense un avocat contacté par CNC.
En tout cas, Touadéra et Sarandji deviennent contre toute attente des hommes à éviter à tout prix. Sinon, seul l’avenir nous le dira.
Après son séjour du 9 au 17 octobre 2017au Congo-Brazzaville où il a pris part à la Conférence Épiscopale, Dieudonné Cardinal Nzapalainga Archevêque de Bangui a fait part de son inquiétude sur les violences inouïes qui continuent de faire des victimes en Centrafrique. Face à l’escalade de violences dans ce pays meurtris de conflits armés, le prélat a appelé le mardi dernier ses pairs leaders religieux à dénoncer les violences et continuer les plaidoyers en faveur de la sortie de crise.
Sous le thème « l’œcuménisme et le dialogue religieux », dans le cadre de l’Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (ACERAC), la conférence épiscopale Congolaise a invité le Cardinal centrafricain à inaugurer la 46ème Assemblée Plénière de cette conférence regroupant les évêques de l’Afrique centrale.
Face à la presse à sa descente d’avion le mardi dernier, le cardinal Nzapalainga a appelé les leaders religieux à ne pas garder le silence face aux violences qui déchirent les communautés en République Centrafricaine. Car pour le prélat, il faut continuer à faire des plaidoyers auprès de la communauté internationale pour que la crise centrafricaine ne soit pas oubliée.
Par la même occasion, l’homme de Dieu a exhorté les groupes armés à déposer les armes pour donner une chance au processus de la paix, de la cohésion sociale et du dialogue déjà enclenché.
« La guerre ne résout pas les problèmes.Les groupes armés doivent mettre fin aux violences contre la population innocente, et œuvrer pour une solution négociée. Car il y a un temps pour tout. Un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix », a martelé le Cardinal.
Par ailleurs, Nzapalaïnga plaide pour le redéploiement rapide des Forces Armées Centrafricaines sur le terrain afin de mieux assurer la sécurité des populations.
« On ne peut pas imaginer un pays sans ses forces armées nationales qui peuvent mettre un terme à l’anarchie sur le territoire. Il n’y a pas de pays souverain au monde sans ses forces armées», a-t-il déploré.
Le Cardinal suggère, à l’instar des autres pays, la création d’une force d’intervention rapide pour sécuriser la population civile et de surcroît prévenir les éventuelles menaces sur le territoire national. D’après lui, seules les FACA peuvent redonner la souveraineté à l’Etat centrafricain.
Créé le 07 Octobre 2017 à l’issue d’une Assemblée Générale constitutive, le Consortium des Médias Privés de Centrafrique en abrégé COMECA s’engage à fédérer tous les médias privés du pays (journaux, médias en ligne et médias audiovisuels) en vue de réorganiser et redynamiser le secteur.
Après avoir adopté les Statuts et le Règlement Intérieur du COMECA, l’Assemblée a procédé à l’élection, pour une durée de trois (03) ans renouvelables une seule fois, des professionnels des médias aux différents postes ci-après :
Coordonateur, M. Jules YANGANDA
Vice- Coordonateur, M. Gérard BOLLO-GAMBO
Secrétaire Général, M. Marcel MBOULA
Secrétaire Général Adjoint, Mme Marie-Solange DENGOU
Chargé de Communication, M. Africain MACKPAYEN
Chargé de Communication Adjoint, M. Eric NGABA
Trésorière Générale, Mme Nicole DAYO
Trésorier Général adjoint, M. Costner BONDO OMOGBA
Commissaire aux Comptes, Fred-Igor KALANDA
Membres Conseillers
Mathurin Constant Nestor MOMET
Ferdinand SAMBA.
Le nouveau bureau a reçu mandat de présenter la mission du COMECA aux Autorités du pays, aux partenaires ainsi qu’au grand public et d’organiser, dans un délai raisonnable, une Assemblée Générale extraordinaire pour mettre en place le Conseil d’Administration de l’Association.
FAO Bambari. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Nairobi, le 19 octobre 2017.
Par : un contributeur centrafricain du CNC depuis Nairobi.
Aperçu
La République Centrafricaine fait aujourd’hui partie des pays les plus pauvres du monde. Car depuis mars 2013, le pays traverse l’une des pires crises socio politiques de son histoire entrainant des conflits armés et exactions intercommunautaires sans précédent. Cette crise socio politique constitue jusque-là une grande barrière pour le développement du pays et a des conséquences humanitaires considérables. Car il faut reconnaitre que l’insécurité permanente sur presque toute l’étendue du territoire, l’instabilité politique, les contraintes logistiques et la baisse des financements freinent l’accès humanitaire et explique les difficultés à répondre aux besoins des innocents et plus vulnérables citoyens centrafricains. Il faut donc rappeler que l’insécurité alimentaire est devenue un problème majeur touchant la plupart de la population, en raison de la production insuffisante des denrées agricoles, de l’impact négatif du changement climatique sur la production alimentaire et des prix élevés des denrées alimentaires à Bangui et ses environs. Pour la majorité des ménages centrafricains, l’insécurité alimentaire est très sévère, limitant leur capacité d’assurer les besoins alimentaires et de garantir une alimentation équilibrée pour les membres les plus vulnérables. De ce fait, dans le souci de promouvoir le développement et le bien-être du peuple centrafricain, j’ai jugé utile voire nécessaire de porter un regard critique sur le sujet de l’insécurité alimentaire qui constitue jusque-là un défi majeur pour le peuple centrafricain en général. Ceci étant, quelles sont aujourd’hui les causes fondamentales de L’insécurité alimentaire en Centrafrique ? Pourquoi le peuple Centrafricain manque d’une alimentation équilibrée alors que le pays est doté de beaucoup de richesses naturelles ? A la lumière de ces questions, je m’intéresserais plus particulièrement à la cause de cette insécurité alimentaire que vivent les centrafricains aujourd’hui, avant de donner quelques pistes de solutions pour la sortie de cette crise alimentaire.
Causes de l’insécurité alimentaire en Centrafrique
Portant un regard critique sur les défis de l’insécurité alimentaire que rencontrent les centrafricains aujourd’hui, et selon mes analyses, il faut sans doute avouer que les causes sont tout d’abord politique due aux chocs sécuritaires qui ont des impacts économiques et environnementaux. Nous pouvons à cet effet citer le faible accès aux intrants agricoles, le risque de déplacement, le pillage des récoltes par les bandes armées, la faible capacité d’écoulement des débouchées du fait de la dégradation des routes. Notons aussi que la crise politique cause ainsi les tensions intercommunautaires entre agriculteurs et éleveurs dans les zones de concentration du bétail. S’ajoute à cela, l’insécurité qui amène les éleveurs et agriculteurs à délaisser leurs activités. Ceci conduit inévitablement aux manques de denrées alimentaires sur le marché. Ainsi, la production agricole reste extrêmement fragile et ne suffit toujours pas à la consommation nationale. On assiste alors à une dégradation d’insécurité alimentaire généralisée ; et coïncide avec un nombre important de déplacés et d’incidents sécuritaires qui se trouvent dans des sites des déplacés communément appelés « Ledger ». Voilà pourquoi, la population la plus affectée par la crise politique a sans doute des déficits alimentaires extrêmes et subit une perte extrême des avoirs relatifs aux moyens d’existence entraînant des déficits de consommation alimentaire à court terme, et/ou connait des taux de malnutrition aiguë très élevés ou une mortalité excessive. Précisons aussi que l’instabilité socio politique et les déplacements de la population continuent de perturber l’agriculture et limitent considérablement l’accès des populations à la nourriture au moment où les habitants sont confrontés à la fois aux conséquences de plusieurs mauvaises récoltes, à des perturbations sur les marchés et à une flambée des prix des aliments de base. Et selon une analyse de FAO, les meurtres et les pillages ont réduit de près de moitié le nombre de bovins par rapport aux niveaux d’avant la crise alors que le nombre de chèvres et de moutons a reculé de près de 57%. Et l’insécurité et les dégâts causés aux infrastructures ont limité les activités de pêche, ce qui a entraîné une baisse des captures de 40% en 2015 par rapport à 2012.
Par ailleurs, dans plusieurs régions aujourd’hui en Centrafrique, la majorité de la population est confrontée à des défis humanitaires et alimentaires extrêmes. Cette population à moins de ressources humaines, matérielles et financières pour surmonter les obstacles structurels créés par une pauvreté de longue durée et par le chômage qui ont été exacerbés par la crise politique depuis 2013. Notons aussi que l’insécurité sur toute l’étendue du territoire fait en telle sorte que la population à peur de vaquer à ses occupations agricoles et commerciales afin de garantir une sécurité alimentaire équilibrée. Cette insécurité liée à la crise socio politique freine inévitablement l’accès de la population aux ressources naturelles, aux systèmes et moyens de production et d’acheminement des denrées agricoles sur le marché. L’impact des groupes armés sur le territoire notamment dans les provinces se fait sans doute ressentir sur le développement économique du fait du ralentissement des échanges commerciaux. Ceci provoque de véritables séquelles sur les moyens d’existence et par voie de conséquences sur la sécurité alimentaire. Ainsi, la persistance de l’insécurité alimentaire est devenue un mécanisme récurrent dans plusieurs régions et voir même sur la quasi-totalité du territoire.
Suite à cette analyse, il ressort donc clairement que la République Centrafricaine traverse une crise profonde et complexe aux conséquences humanitaires et alimentaires considérables. Ainsi, la quasi-totalité du territoire présente une situation de crise ou d’urgence alimentaire. A cet effet, quelles sont les voies de solutions qui pourront éventuellement rassurer une sécurité alimentaire équilibrée en Centrafrique ?
Quelques voies de solutions
Nous devons d’abord reconnaitre que la raison fondamentale de l’insécurité alimentaire aujourd’hui en Centrafrique est sans aucun doute la crise socio politique qui le pays a connu et continue de connaitre. Cette crise a des impacts sur le plan économique, social et environnemental. A ce point de vue, l’insécurité devient un problème majeur pour une bonne transaction des produits alimentaires pour garantir la survie de la population. Ainsi, je pense que la première chose à faire est d’interpeller le gouvernement à prendre ses responsabilités afin d’assurer la sécurité du territoire en décrivant les contraintes sécuritaires. L’Etat doit user de ses pouvoirs pour arrêter les exactions causées par les groupes armés sur la paisible population qui a peur d’exercer ses activités agricoles. Car nous savons que l’agriculture constitue un grand atout pour le développement de la Centrafrique. Donc je pense que si les groupes armés ne sont pas disponible pour établir le dialogue avec l’Etat, ce dernier n’a pas un autre choix que d’utiliser ses pouvoirs pour ramener les rebelles à la raison. Car nombreux sont des gens qui meurent à cause de la rébellion. L’Etat ou du moins le gouvernement ne peut que collaborer avec ceux qui aiment le dialogue. A ce stade je salue l’effort que le président de la République est entrain de consentir pour promouvoir le dialogue avec les groupe armés. Cependant, je pense que si ces groupes armés ne manifestent pas le désire de collaboration, il faut finalement les ramener sur le droit chemin car ils constituent déjà un danger pour la sécurité sociale. La preuve en est que nombreux sont les éleveurs et agriculteurs qui délaissent aujourd’hui leurs activités tout simplement par peur des exactions des groupes armés.
Une autre voie de sortie de cette crise alimentaire serait le renforcement de la production, du stockage et de la commercialisation qui pourra corriger durablement les indicateurs de la sécurité alimentaire, renforcer leur résilience et favoriser un relèvement rapide.
Le gouvernement doit aussi adopter une bonne stratégie pour relancer le secteur agricole et de l’élevage afin de faciliter la réintégration des personnes vulnérables par la crise socio politique en aidant les jeunes et les exploitations familiales à améliorer leur capacité à produire. Et fournir une aide alimentaire aux personnes dans les situations d’urgence et travaillant aux côtés des communautés locales pour améliorer la nutrition et renforcer la résilience.
Le gouvernement doit sans doute s’engager pour atténuer les effets négatifs de la crise sur la production agricole et la sécurité alimentaire.
Pour mettre un terme à notre analyse, rappelant qu’en Centrafrique aujourd’hui la moitié de la population est en insécurité alimentaire. La crise politique a poussé les paysans loin des champs et les éleveurs loin de leurs bétails. Les récoltes sont mauvaises, les prix flambent et la situation s’aggrave. Ceci exige une réaction d’urgence du gouvernement centrafricain et de certaines organisations internationales qui sont habilité à intervenir sur le plan alimentaire.
CENTRAFRIQUE : DÉCLARATION DES LEADERS DES ORGANISATIONS DE LA JEUNESSE
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/B66561A1-892F-4DEC-B093-E8B538D48323-150×101.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”101″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B66561A1-892F-4DEC-B093-E8B538D48323-150×101.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B66561A1-892F-4DEC-B093-E8B538D48323-300×201.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B66561A1-892F-4DEC-B093-E8B538D48323.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Les organisations de la jeunesse en Centrafrique. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
DÉCLARATION
Nous, leaders des organisations de jeunesses légalement constituées,
Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’Homme soient protégés par un régime de droit ;
Considérant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948 ;
Constatant l’incapacité de la Minusca à garantir la sécurité des paisibles populations de : KAGA BANDORO, BANGASSOU, KEMBE, BOCARANGA , Zemio …
Constatant le laxisme du gouvernement centrafricain face aux groupes armés ;
Soucieux du retour des adolescents et jeunes sur le chemin de l’école et sur toute l’étendue du territoire ;
Considérant le taux élevé de chômage des jeunes ;
Soucieux de l’emploi des jeunes ;
Vu l’occupation des groupes armés sur les ¾ du territoire centrafricain ;
Exigeant à la MINUSCA d’appliquer strictement les résolutions : 2127/2149 ;
Exigeant au gouvernement le redéploiement sans condition des FACA ;
Demandant le retrait pur et simple des criminels de guerre aux différents postes de responsabilité conformément à la constitution centrafricaine;
Demandant au gouvernement de favoriser l’entrepreneuriat des jeunes ;
Demandant au gouvernement d’asseoir son autorité afin de garantir la sécurité des adolescents et jeunes pour leur permettre d’étudier dans la quiétude ;
Cependant, les leaders des organisations de la jeunesse prendront leurs responsabilités au cas échéant à compter du 20 Octobre 2017 ;
En outre, le 24 Octobre 2017 une action citoyenne sera organisée en commun accord avec les différentes organisations de la société civile.
Centrafrique : Violences meurtrières dans la Commune d’élevage de Pombolo
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718-150×86.jpg” alt=”” width=”150″ height=”86″ />Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Bangui, le 19 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
C’est dans un communiqué laconique que la Minusca a rendu publique, ce mercredi 18 octobre 2017, l’information sur l’affrontement de Pombolo – commune d’élevage située à 35 kilomètres de Gambo dans le Sud-est du pays. C’est plutôt pour condamner ces violences.
La MINUSCA (Mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine) « a été informée des violences qui auraient touché Pombolo, dans la préfecture de la Basse Kotto (sud de la RCA). La MINUSCA condamne ces violences dans cette localité où elle ne dispose d’aucun casque bleu », eut-on lire dans le communiqué.
Selon cette source, les premières indications laissent supposer que ces violences d’une grande ampleur auraient coûté la vie à de nombreux innocents civils.
« La MINUSCA fera tout ce qui est en ses capacités pour mettre fin à ces violences et faciliter l’accès aux soins aux blessés. A cet effet, la MINUSCA a décidé d’envoyer immédiatement un hélicoptère pour une reconnaissance aérienne et des troupes au sol », poursuit le communiqué.
D’autres sources indiquent déjà qu’il y aura 150 morts et quelques quarante blessés.
Le Mercredi 18 octobre, l’Ambassadeur de Chine en Centrafrique, Ma Fullin et M. Michel Loudégué, représentant le Ministre de l’Enseignement primaire, ont procédé à la remise officielle de ladite école dont l’essentiel des salles de classe a été réhabilité par l’Ambassade de Chine avec l’appui de la force européenne Eutm et le génie des Forces armés armées centrafricaines (FACA). La sécurité de l’Ecole est assurée par le Service de gardiennage de l’ancien Ministre d’Etat, Christophe Gazam-Betty, porteur premier de cette initiative.
Six (06) salles de classe réhabilitées, la clôture de l’école également réfectionnée, le tout doté de 300 nouveaux tables-bancs, tel est le nouveau visage que présente l’Ecole de l’amitié sino-centrafricaine réhabilitée par l’Ambassade de Chine en Centrafrique pour un coût total de 30 millions de Francs Cfa.
Au fait, cet établissement a été totalement abîmé lors des derniers événements malheureux survenus dans le pays. M. François Sellé, Président de l’Association des parents d’élèves de ladite école l’a rappelé en soulignant en petits mots que « la crise qui a secoué notre pays n’a pas épargné notre école. Aujourd’hui, votre assistance est une opportunité de guérison qui stimule notre résilience. Nous vous en sommes très reconnaissants ».
En ce qui concerne la capacité d’accueil, le Président de l’Association des parents d’élèves a indiqué que le défi est énorme à la rentrée actuelle des classes. Le Fondamental 1 compte 3500 élèves pour seulement 7 salles de classe ; tandis qu’on dénombre 3025 élèves pour le Fondamental 2 pour 5 salles de classe. « Nous souhaitons qu’à l’avenir, d’autres infrastructures d’accueil nous soient réalisées », a plaidé M. François Sellé.
Rappelons au passage pour la petite histoire que l’Ecole d’amitié Gbaloko, fruit de la coopération sino-centrafricaine a été construite en 2009 dans le cadre de la mise en œuvre du plan de construction de 100 Ecoles en Afrique à l’issue du 1er sommet du Forum sur la coopération sino-africaine. Ce n’est que cinq années plus tard que ce joyau va se voir vandalisé lors des malheureux événements intervenus en 2013.
Il aura fallu l’initiative de l’ancien Ministre d’Etat, Christophe Gazam-Betty auprès de l’Ambassade de Chine en Centrafrique pour que l’engagement de la Chine puisse se mettre en œuvre au profit des élèves de Gbaloko. L’Ambassadeur de Chine en Centrafrique Ma Fullin, en procédant à la remise officielle des bâtiments réhabilités, s’est réjoui de voir la synergie entre l’Ambassade de Chine, la force Eutm et les Forces armées centrafricaines (FACA), ainsi que l’action patriotique de l’Ancien Ministre d’Etat Gazam-Betty. Le diplomate a salué la réussite des travaux réalisés, mais rassure que l’action de l’Ambassade vise une réhabilitation totale de l’établissement : « Il nous reste beaucoup à faire dans cette école. Ce qu’on a réalisé, n’est que le début de l’engagement. Nous reviendrons l’année prochaine pour le reste des travaux », précise Ma Fullin.
A l’occasion, le Représentant du Ministre de l’Enseignement primaire, Michel Loudégué a remercié, au nom du gouvernement centrafricain, la Chine qui, après avoir construit cette école, est revenue après la crise pour la réhabiliter. « Je voudrais m’arrêter un instant pour exalter cet exemple de coopération originale et en féliciter les acteurs concernés », a-t-il indiqué avant tirer sur la sonnette en ce qui concerne la sauvegarde des bâtiments réhabilités. « J’ose croire que ce joyau ne fera plus l’objet de destruction, mais plutôt d’attentions plus particulières de la communauté bénéficiaire ».
Sur cet aspect de sauvegarde de ces acquis, le Président de l’Association des parents d’élèves a promis que les bénéficiaires, à commencer par le corps enseignant et administratif seront très regardants : « Nous vous rassurons que nous allons non seulement en faire bon usage, mais aussi nous veillerons jalousement à la sauvegarde de ces bâtiments réhabilités », a-t-il rassuré.
L’ancien Ministre d’Etat Christophe Gazam-Betty est resté calme pour savourer l’œuvre de l’initiative qu’il a portée et qui fort heureusement a abouti par cette réhabilitation qui améliore significativement les conditions d’apprentissage des élèves.
A l’occasion, la Congrégation des Chinois de Centrafrique a offert des fournitures scolaires aux élèves.
L’association dénommée Génération consciente met en garde le Groupement Syndicale des travailleurs de Centrafrique (GSTC) pour toute tentative de trouble dans la capitale Bangui. Cette mise en garde fait suite à l’annonce samedi dernier d’une marche pacifique qui sera organisée jeudi 19 octobre 2017, par le GSTC.
Le Groupement Syndicale des travailleurs de Centrafrique s’est réuni samedi dernier en Assemblée Générale à la bourse de travail. Cette AG projette la tenue d’une marche pacifique ce jeudi 19 octobre pour exiger du gouvernement le versement de deux mois d’arriérés de salaires de l’ancien régime de Michel Djotodia.
Dans ce communiqué, l’association Génération Consciente dénonce cette initiative de GSTC jugée de mauvais augure et de trouble à l’ordre public. L’association juge illégitimité la revendication du GSTC, car pour elle, la démarche de la centrale syndicale « cache mal des intentions d’autant que le gouvernement reste ouvert et a remarqué sa volonté de décanter cette situation en janvier 2018 lors des dernières discussions qui ont réuni gouvernement, FMI et les centrales syndicales à ce sujet ».
Dans le communiqué, Firmin Nzoh Ponguelé est pointé du doigt par l’association. « Firmin Nzoh Pounguelé est connu pour son accointance avérée avec l’opposant autoproclamé Dologuelé à qui il a juré fidélité et avec lequel il a d’ailleurs conclu un protocole d’accord politique le 6 février 2016. C’est dire que Nzoh Ponguelé fait de la politique en lieu et place de l’action syndicale en décidant de ramer seul contre tous ses paires qui se sont désolidarisés de son action solitaire et vouée à l’échec », lit-on dans le communiqué signé Jacques Wilikpan, Coordonnateur Adjoint de la Génération Consciente.
Par ailleurs, la Génération consciente a fait savoir que la marche de GSTC a dore et déjà reçue le refus des autorités compétentes. « Nous appelons les Centrafricains à ne pas céder à ces chantres de mauvais augure et à ne pas prendre part à de telles manifestations qui ne visent qu’à enfoncer le pays dans le désordre organisé que ses auteurs veulent instaurer ».
La Génération dite consciente précise dans le communiqué que toutes les mesures seront prises pour barrer la route à ce qu’elle qualifie des agitations.
« La Génération Consciente met en garde l’apprenti Syndicaliste Nzoh Ponguelé et ses acolytes contre tout acte de nature à perturber l’ordre public », conclue le communiqué.
Constatons la gravité des actes anticonstitutionnels qui sont pris par le Président de la République, ayant entrainé la violation de la Constitution Centrafricaine du 30 mars 2016, notamment les dispositions de l’article 28, le Collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société civile et défenseur des valeurs constitutionnelles communique ce qui suit : Il ressort dans les dispositions de l’article 28 de la Loi fondamentale que « L’usurpation de la souveraineté par coup d’État, rébellion ou mutinerie constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’État, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur. Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 4, 5 et 6, sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institutions de l’État».
Vu le présent décret N°17.336 portant nomination des présumés coupables et chefs des guerres à des hautes fonctions au sein des Institutions de État.
Au regard de la volonté manifeste du Chef de l’État qui continue d’entretenir cette philosophie belliqueuse de mauvaise gouvernance, de l’impunité ayant occasionné des conséquences désastreuses sur la Constitution, le Collectif « Touche pas à ma Constitution »,informe et prend à témoin, l’Opinion Nationale et Internationale sur la gravité du Coup d’État Constitutionnel qui a été orchestré par le Président de la République et exige à cet effet, des Institutions de la République de pouvoir déclencher dans le plus bref délai, comme le prévoit la Constitution du 30 mars 2016, la procédure de sa destitution pour motif de haute trahison.
D’autre part, le Collectif, condamne fermement les massacres perpétrés par les groupes rebelles sur la population civile dans les localités de Kembé, Mobaye, Alindoa et d’autres localités. Enfin, le Collectif dénonce l’inefficacité de la mission de la Minusca qui refuse délibérément et stratégiquement de rétablir, la paix, la sécurité sur l’ensemble du territoire conformément à leur mandat et accuse le gouvernement de complicité face à la barbarie.
Il y a bientôt soixante(60) ans que la République Centrafricaine, notre cher pays, a accédé à la souveraineté internationale et qu’elle est devenue, de ce fait, membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies (ONU).
C’est en cette qualité qu’au plus fort de la crise postélectorale de 2011 et ses graves répercussions sur la sécurité, la paix et l’unité nationale, sur la demande du Gouvernement centrafricain, elle a déployé une mission de maintien de la paix dans notre pays.
Cette mission n’a sans doute pas encore réussi aujourd’hui à éradiquer toutes les causes de cette insécurité pour rétablir la paix – objet principal de sa mission- sur toute l’étendue du territoire national mais elle a sûrement permis d’éviter un embrasement généralisé aux conséquences dramatiques, à la fois pour les Populations, la Nation et l’Etat.
C’est dans le spectre de cette probable catastrophe dont les risques sont réels, que les uns et les autres, gouvernants et gouvernés, partis politiques, organisations de la société civile et des confessions religieuses ont trouvé le vecteur de leur prise de conscience et de la sensibilisation de la communauté internationale pour une intervention multiforme et durable dans notre pays, le temps de remettre en ordre les structures de l’Etat et de rétablir son autorité.
C’est également l’occasion de reconnaitre que la recherche de la paix reste pour nous l’objectif principal et que le chemin pour y parvenir est parsemé d’embûches, dans un contexte aussi grave et complexe que celui dans lequel notre pays se débat encore aujourd’hui.
Au demeurant, l’angoisse de Nous autres Centrafricains aurait dû être de voir notre pays replonger dans les atteintes massives aux vies humaines d’une part et de quitter l’agenda de la communauté internationale d’autre part.
Les succès des opérations militaires, obtenus ici et là par les forces internationales nous permettent de croire à terme à la victoire totale de celles-ci sur les forces hostiles à la Paix.
C’est le lieu de leur réitérer toutes les félicitations du Bureau Politique du MLPC pour les opérations menées par la Minusca à Bria, Bambari, Bocaranga, Koui, Ban, Bohong, Ngaoundaye, etc. et de leur dire tous nos encouragements pour celles futures dans d’autres régions du pays.
Le Bureau Politique du MLPC souhaite vivement que l’opportunité de la visite du Secrétaire Général des Nations Unies permette de donner une impulsion vigoureuse à l’action de la MINUSCA afin de libérer toute l’étendue du territoire des forces négatives.
A cet effet, tout doit être mis en œuvre de façon obsessionnelle mais responsable, et toute opportunité saisie positivement pour que les plaidoyers pour le sauvetage de notre Pays, l’allègement de la souffrance de ses Populations et la survie de notre Nation reçoivent un écho favorable auprès de tous ceux qui, hier et aujourd’hui, ont accouru et accourent encore à notre chevet.
Pour toutes ces importantes raisons, le Bureau Politique du MLPC appelle tous les militants du Parti ainsi que tous nos compatriotes épris de Paix et de l’Unité nationale à se mobiliser massivement pour réserver un accueil digne de la tradition hospitalière centrafricaine, au tout nouveau Secrétaire Général des Nations Unies, qui honore notre pays en lui réservant sa première visite, à la suite de son prédécesseur Ban Ki Moon et de Sa Sainteté, le Pape François.
De nouvelles possibilités de financement dans le domaine des droits de l’Homme
L’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’Homme (IEDDH), a lancé un nouvel appel à propositions destiné à la société civile et aux défenseurs des droits de l’Homme travaillant dans des pays tiers.
L’appel est composé de cinq lots correspondant à cinq domaines clés des droits de l’Homme.
Le premier lot concerne les défenseurs des droits de l’Homme et les organisations des droits de l’Homme qui travaillent sur les terres et autres droits liés aux ressources naturelles, y compris l’accaparement des terres, le changement climatique et les droits des peuples autochtones.
Le deuxième lot est consacré à la promotion de projets visant à prévenir les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires. Le travail forcé et l’esclavage moderne est le quatrième domaine abordé par cet appel dans le but d’assurer l’accès aux voies de recours pour les victimes, la responsabilisation et la poursuite des auteurs.
L’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’Homme vise également à promouvoir et à soutenir les droits des personnes handicapées. À cette fin, les propositions visant à promouvoir et à soutenir la ratification, la mise en œuvre effective et le suivi de la Convention desNations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CRDPH) sont encouragées.
Le cinquième et dernier domaine de cet appel est de protéger la liberté de religion ou de conviction en mettant l’accent sur les pays ou les situations où les individus sont pénalisés pour avoir choisi librement leur religion ou leurs convictions.
La date limite de soumission des notes conceptuelles est le 9 novembre 2017 à 16h00 (heure de Bruxelles).
Pour plus d’informations sur l’appel à propositions et pour télécharger les lignes directrices, cliquez sur : http://www.eidhr.eu/
Le mouvement de l’unité pour la paix en Centrafrique par le biais de son coordinateur militaire le Général de corps d’armée ALI DARRASSA MAHMAT condamne avec énergie les crimes et tueries de masse perpétrés contre les civils musulmans a KEMBE dans la BASSE KOTTO.
En effet face a l’irresponsabilité de la Minusca qui ménage aucun effort a protéger la population civile contre les ANTIBALAKA déguisés en «groupes d’auto défense» alors qu’ a BOCARANGA sous pression du gouvernement et de certains députés cette mission a utilisé des gros moyens, sous prétexte de proteger la population civile a combattre les 3R parcequ’ils sont tous simplement de confession musulmane.
Ainsi la question de savoir pourquoi ne pas agir de la sorte a BANGASSOU a KEMBE ou l’on compte des centaines de civils musulmans tués ? et que Amnesty International n’a jamais mentionné dans ces derniers rapports?
Nous pensons que ce haut responsable des Nations Unies n’a pas tort de dire que «le pays est au bord du génocide».Car ceci est e plan du gouvernement a exterminer tous les centrafricains de confessions musulmanes.
L’UPC par la voie de son coordinateur demande a la MINUSCA de prendre ses responsabilités face a cette situation qui ne fait que s’empirer chaque jours
Le mois dernier, le Chef d’État-major le Général Ludovic Ngaïfei, sur l’instruction du Président Faustin Archange Touadéra, procède au recrutement, dans une parfaite clandestinité réussie, des élèves officiers et sous-officiers des Faca qui devraient rejoindre bientôt un centre de formation militaire au Burkina Faso. Sur décision de la présidence de la République, un quota des anti-Balaka a été fixé, mais il n’a pas été respecté. Du coup, l’affaire refait surface et la colère ne cesse de monter au sein des Faca. Comment ?
Décidément, les Centrafricains ont raison de dire que le Président Touadéra fait plus que tous ses prédécesseurs, y compris son parrain politique le général François Bozizé, dans l’accompagnement de l’armée nationale appelée sous sa forme abrégée FACA vers son pourrissement total voire sa dégradation vertigineuse.
D’après un document confidentiel que la rédaction du CNC a pu consulter, une instruction a été donnée au Chef d’État-major le général Ludovic Ngaïfei de procéder à un recrutement des élèves officiers et sous-officier qui doivent rejoindre bientôt deux centres de formation au Burkina-Fasso. Dans cette instruction, un quota est réservé aux « Patriotes » anti-balaka d’après ses propres termes, dont ceux de l’aile Maxime Mocom. Et c’est le commandant en chef des anti-balaka, le Chef de bataillon Charles Gremangou devenu Dircab qui doit veiller sur le quota anti-balaka. Mais dans la pratique, les deux principaux organisateurs à savoir LudovicNgaïfei le Chef d’Etat-major et Charles Gremangou son directeur de cabinet n’ont recruté que leurs propres parents. Ce qui a irrité ceux du Président de la République.
Contacté par CNC, un sergent-chef figurant du concours dénonce vigoureusement le comportement des organisateurs qui cherchent à attiser la haine dans l’armée et pousser les hommes du rang à une quatrième mutinerie dans cette institution.
Certains de ces heureux recrûs sont des mineurs. A l’image de celui rencontré par l’une de nos équipes dans son quartier Galabadja 3 proche de Gobongo. Un mineur de 16 ans environ, un des neveux du chef d’Etat-Major le général Ludovic Ngaïfei et fils de l’ambassadeur de Centrafrique en République démocratique du Congo monsieur Elie Wefio. Ce qui témoigne à suffisance la thèse de la pratique clanique au sommet de l’État.
De l’avis d’un Officier des FACA contacté par CNC, l’attitude du général Ludovic Ngaïfei, lui fait penser qu’il prépare quelque chose à l’image de son aîné François Bozizé, chef d’Etat-major du président Patassé. Et de conclure « Pour chaque recrutement, si ce ne sont pas ses parents qui sont favorisés, ce sont ceux du chef de l’État ».
À l’image des formations d’Israël, de Rwanda, une chose est sûre, ce recrutement reparlera de lui dans les centres de formation au Burkina Faso. Des mineurs, des inaptes et des ineptes seront à nouveau refoulés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/3831291B-B69C-48AB-BFB8-D8ADEF25B7F0.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et Leur ministre des finances Henri-Marie DONDRA
Bangui, le 17 octobre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
UN PRÉSIDENT AU PIED DU MUR
Selon l’adage : « c’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon.» Le président Touadera est au pied du mur de la maison Centrafrique, qu’il tente de rebâtir. Mais la règle à niveau indique une tendance à l’irrégularité. Le mur penche et menace de s’écrouler. Le doute sur la solidité de la construction s’installe. Les Centrafricains sont inquiets.
L’intrusion spectaculaire des séditieux dans le nouveau gouvernement Sarandji et à la présidence de la République relève d’un calcul politique dangereux, susceptible de mener le pays dans une impasse. C’est un reniement de la parole donnée. Pourtant, Il n’y a pas si longtemps, le président Touadera promettait aux rebelles convaincus de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, qu’ils comparaîtraient devant la Cour Spéciale de Bangui pour répondre de leurs forfaits. Qu’aucune impunité ne saurait être accordée aux criminels de guerre.
Mais voilà qu’à la surprise générale, après les avoir nommés ministres du gouvernement Sarandji, Touadera fait entrer d’autres responsables ex-Sélékas à la Présidence comme conseillers ! Les Centrafricains ne sont-ils pas en droit de s’interroger sur ces nominations intempestives et choquantes ? Qu’en pensent l’ONU et la France ? Ont-elles obligé Touadera à appliquer les résultats de leurs palabres secrètes avec les séditieux ? Pourquoi, dans la cohorte de conseillers à la présidence de la République, ne s’en est-il pas trouvé un pour dire au Président Touadera qu’il faisait fausse route et risquait de perdre la confiance des Centrafricains ?
L’immense espoir soulevé par son élection a laissé place à une grande déception, empreinte de colère. L’impunité des assassins qui se profile à l’horizon est révoltante et inacceptable. La préoccupation des chefs rebelles est, justement, en premier lieu, de se soustraire aux sanctions de l’ONU et à une comparution devant la Cour Spéciale de Bangui. Leurs ruses redoutables fonctionnent grâce à la « naïveté » supposée des autorités de Bangui, qui commencent à leur remettre les clés du Palais de la Renaissance. Qui peut croire à la sincérité de bandes armées aux abois, qui refusent, depuis trois ans, de se désarmer et de se rendre à la table de négociation pour la paix (SIRIRI) et la réconciliation nationale ? Qui peut croire à l’accord de cessez-le-feu signé par Ali Darass et Nourredine Adam ? Ce n’est qu’une mascarade pour se partager les provinces minières et poursuivre leurs violences sanglantes sur les populations. Ce n’est rien d’autre qu’un somnifère destiné à endormir l’opinion internationale et centrafricaine, un leurre pour tenter d’échapper aux accusations de crimes contre l’humanité lancée par l’ONU.
Depuis l’entrée spectaculaire des chefs rebelles au gouvernement et à la Présidence de la République, la violence n’a fait que redoubler dans les provinces sous leur férule. Autant dire que les errements du gouvernement, les accords négociés dans le secret avec ces bandits de grands chemins risquent, malheureusement, de prolonger le calvaire des Centrafricains. Il n’est pas supportable de savoir qu’au sommet de l’état, siègent désormais les bourreaux du peuple.
LE SURPRENANT SILENCE DE L’OPPOSITION ET DES DEPUTES
Devant la gravissime décision de nommer des responsables sélékistes ministres et conseillers à la présidence de la République, l’aphonie des leaders de l’opposition et des députés, d’habitude si prompts à critiquer les actions du gouvernement, est stupéfiante : on dirait qu’ils se murent dans un silence assourdissant. Pas un commentaire. Pas une prise de position devant ce qui ressemble à un coup d’état à froid des Sélékas, bourreaux du peuple centrafricain. On aurait espéré entendre les politiciens de ce pays émettre leur opinion. Mais rien n’est venu, alors que la situation de la Centrafrique exige la participation de tous.
LES HANDICAPS DE LA COLONISATION
Le risque est grand pour que le pays soit démembré. Il est désormais avéré que la République Centrafricaine est victime des forces obscures qui agissent dans l’ombre. Qui tirent les ficelles de ce théâtre machiavélique. Les metteurs en scène de cette tragédie sont certaines puissances internationales ayant de puissants relais à Bangui. Tout se passe comme si nous étions encore sous la colonisation, avec des agents de sociétés concessionnaires brutaux, inhumains et cupides. Les révoltes des populations contre la répression des colons étaient alors nombreuses, mais, à chaque fois, réprimées dans un bain de sang. Aucun média français de l’époque ne rapportait cette tragédie. Après tout ce n’était que des Nègres et c’était loin, extrêmement loin, perdu au centre de l’immense continent… La décolonisation a laissé un pays exsangue, dépourvu de structure administrative et de fonctionnaires formés. Les colons blancs, convaincus de leur supériorité raciale, infantilisaient les Oubanguiens, qui devenaient alors des assistés.
Les conséquences de cette infantilisation handicapent encore les mentalités en R.CA. Comment comprendre qu’à la moindre difficulté les autorités centrafricaines appellent la France au secours ? Comment comprendre que c’est l’ancienne puissance coloniale qui assure les fins de mois des fonctionnaires d’un pays devenu indépendant et souverain ? Les élites du pays sont prisonnières d’un complexe d’infériorité, qui abîme leur patriotisme. On ne le répétera jamais assez : un état sans une armée bien équipée ne peut pas défendre ses populations ni garantir l’intégrité de son territoire. Les rebelles peuvent défier tous les jours les autorités légitimes. Car ils connaissent la faiblesse d’un pays désarmé et sous tutorat.
Aussi longtemps que ces situations perdureront, il est à craindre que la République Centrafricaine demeure dans une cruelle incertitude.
JOSEPH AKOUISSONN
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Centrafrique : Jean-Serge Bokassa, sous la pression, lance un message d’apaisement.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/5C1FE1EE-4181-4ABD-A7AA-D8C3F7725572.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre de l’administration du territoire jean-Serge Bokassa
Bangui, le 16 octobre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Le ministre de l’Administration du territoire monsieur Jean-Serge Bokassa, dans sa déclaration sur les antennes de la radio Nd’kè-Luka le samedi dernier, demande aux fonctionnaires grévistes de son ministère de reprendre respectivement leur poste, tout en démentant les rumeurs sur sa possible démission du gouvernement. Or selon d’autres sources, la réalité est toute autre chose. Le détail.
Depuis la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale dite gouvernement Sarandji 2, suivie de la nomination des préfets et sous-préfets par le Président Faustin Archange Touadéra, rien ne marche plus entre la Tortue de Damara et son ministre de l’administration du territoire monsieur Jean-Serge Bokassa. D’après des sources gouvernementales, le ministre aurait menacé de démissionner de son poste au sein du gouvernement pour plusieurs raisons. Entre autres la publication des décrets signés par le Président de la République portant nomination des préfets et sous-préfets sans avoir le consulter au préalable, ajouté à ceci, sa rétrogradation en terme protocolaire au sein de cette nouvelle équipe gouvernementale.
Pour le ministre Bokassa, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase après une série des gestes insupportables de la part du Président Touadéra à son égard. Selon lui, il est temps de passer à autre chose.
Sentant toujours être humilié, le ministre Jean-Serge Bokassa, surnommé par ses collègues du gouvernement « Jack Bauer », préfère soutenir les cadres de son ministère en grève depuis près d’un mois contre la dernière nomination des sous-préfets qu’ils qualifient de mascarade. Du jamais vu dans notre administration depuis plus de 50 ans où les gens qui n’ont pas franchi la case du premier cycle secondaire sont nommés sous-préfets avec un grade de l’administrateur civil, concluent-ils.
Chose étonnante, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji alias Tramadol a tout de même accordé une audience la semaine dernière à ces fonctionnaires grévistes. Mais selon les représentants de ces derniers, le Premier ministre les a copieusement insultés en les qualifiant des jaloux lors de l’audience qu’il les a accordées. Comme si cela ne suffisait pas, le PM les a aussi menacés de suspendre le paiement de leur salaire si jamais s’ils ne reprennent pas de service. Incroyable ! Tramadol a encore frappé.
Comment le ministre Jean-Serge Bokassa peut-il demander aux grévistes de reprendre du travail du moment où ils sont suffisamment ridiculisés et insultés par le Premier ministre ?
Ici c’est la Centrafrique pays de paradoxe et d’anomalie où le Premier ministre peut, sans conséquence possible, se permettre d’insulter les fonctionnaires qui sont dans leur droit. Alors que le ministre Bokassa est en discussion avec le Président Touadéra qui le suppliait de se calmer, le Premier ministre préfère foutre la merde, selon un fonctionnaire gréviste contacté par CNC.
Lors du dernier conseil du cabinet la semaine dernière, le Premier ministre n’a pas osé croiser le regard de son ministre Jean-Serge Bokassa qui préfère se murer dans un silence tout en mâchant son chewing-gum dans un air débonnaire. Visiblement, la tension reste intacte au sein de l’Exécutif d’après plusieurs sources gouvernementales.
En attendant de répondre au Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, les grévistes préfèrent se réunir dans les jours à venir pour décider de ce qu’ils vont faire.
CENTRAFRIQUE : TOUADERA le Bon élève du FMI ou le miracle centrafricain !!!!
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2421.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Bangui, le 16 octobre 2017.
Par : Cyrille Yapendé, CNC.
Le communiqué final du FMI, du 3 octobre 2017 ouvre les portes de l’espoir aux fonctionnaires et agents de l’état dans le règlement des arriérés de salaires. En effet le FMI a salué les efforts du gouvernement du président Faustin Archange Touadera dans l’assainissement des finances publiques.
La Centrafrique serait citée comme un exemple dans la mise en œuvre du programme macroéconomique signé avec le Fonds, puisqu elle est à sa 3 eme revue comparativement aux autres pays de la sous région.
Au moment où nous écrivons ces lignes, nous apprenons que séjourne actuellement à Washington une délégation centrafricaine conduite par les ministres des finances et du budget Henri Marie Dondra et Félix Moloua du plan et de l’économie.
Ce voyage aurait pour objet de boucler le mémorandum de la 3 eme revue entamée à bangui depuis le 22 septembre 2017 par la mission du FMI avec le ministère des finances. Le mémorandum contiendrait de nouveaux engagements plus contraignants pour le gouvernement. En effet si ces nouvelles obligations dont nous n’avons pas encore connaissance, sont actées le dossier de la centrafrique qui devra passer devant le conseil d’administration du FMI au mois de décembre prochain permettra à l’état de bénéficier d’un concours additionnel de près 80 milliards FCFA destinés au paiement des arriérés sociaux et commerciaux comme l’annonçait la mission du FMI à bangui. Donc rien est encore joué. Vu l’importance de l’enjeu on comprend toute la pression sur les ministres et particulièrement sur celui des finances Henri Marie DONDRA. Comme il faut s’accrocher vaille que vaille ce dernier aurait fait plusieurs exposés notamment sur le rapport d’audit du cabinet international recruté afin d’auditer les arriérés et valider les montants retenus mais également sur les engagements du gouvernement de Sarandji 2 …… Signe encourageant à relever tout de même, une croissance économique positive de 4% en 2017 contre 5% en 2016. Croissance aussi en repli due à la recrudescence de l’insécurité nous dit on !!! Ce qui est sur, le commun de chaque centrafricain voudrait voir cette croissance que le ministre Dondra et le FMI clament haut et fort se traduire dans son assiette. Selon le FMI grace aux réformes le Président TOUADERA serait sur la bonne voie. Si le miracle devrait se réaliser par le paiement des arriérés de ses prédécesseurs Kolingba, patassé, bozizé et Djotodja le patron de Damara va relancer l’économie de son pays et faire démentir les sceptiques sur sa capacité à résoudre les problèmes qui minent la RCA.
D’ici là, la route est encore longue mais le rêve est permis….. attendons de voir !!!!
Mais quid de la sécurité ou l’impatience fait place à la grogne !!!!
Centrafrique : Emigration-immigration, 749 Centrafricains de la diaspora enregistrés pour le passeport
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/3C658DD6-1168-4A17-9F65-F431787303D0.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bienvenu Nguimalé, DGA de l’immigration. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Bangui, le 16 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Mi-septembre dernier, le Directeur général adjoint de l’Emigration-immigration, Bienvenu Nguimalé a fait le déplacement de l’Hexagone pour mettre fin au sulfureux dossier de délivrance des passeports aux Centrafricains de la diaspora. Opération soigneusement accomplie par le DGA à la satisfaction totale des bénéficiaires qui ont marqué un fort engouement au processus passant d’une prévision initiale de 400 à 749 Centrafricains dont 16 passeports diplomatiques.
Les Centrafricains de l’étranger se sont mobilisés des quatre coins du monde pour répondre à l’appel de la Direction générale de l’Emigration-immigration en France pour se faire enregistrés dans le cadre de l’opération de délivrance de leurs passeports. A en croire le DGA Nguimalé, ils sont venus de Luxambourg, de Bruxelles, des Etats unis d’Amérique, du Canada, de l’Afrique du Sud, de la Suisse, ainsi que toute la banlieue de Paris y compris Paris lui-même.
L’engouement a été sans précédent. « Nous avons été surpris par le nombre de demandeurs que nous avons reçus sur-place. Nous étions partis avec une prévision de quatre cent (400) Centrafricains de l’étranger à enregistrer, notre surprise va être de celle-là de voir que nous avons terminé avec le double de notre prévision, notamment à 749 demandes », a indiqué Nguimalé.
En effet, il y a peu, des brouilles ont émaillé les relations entre les Centrafricains vivant à l’étranger et l’administration centrale de Bangui, ceci au sujet de la délivrance peu orthodoxe des passeports pour cette frange de Centrafricains. En juillet 2017, l’ancien Ministre en charge de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa, aujourd’hui ramené à l’Administration du territoire, a pris une décision interdisant la délivrance de ce papier. Une décision qui a fait des mécontents en milieu diaspora. « C’est une pantalonnade ! Il (le Ministre Jean Serge Bokassa) sait parfaitement que toute délivrance de document de ce type, passe d’abord par l’aval de Bangui. C’est là bas qu’il faut mettre de l’ordre et non ailleurs », criait au ras-le-bol, un diplomate sous l’anonymat à nos confrères de Lnc. Evidemment, la décision a fait grincer des dents.
A en croire le Ministre, cette décision est la conséquence directe d’un constat de fraudes massives aux papiers, délivrés sans contrôle à de nombreux étrangers n’ayant même pas la nationalité centrafricaine. Les ambassades centrafricaines sont ainsi indirectement pointées du doigt. Dans la Note de service prise par Bokassa, exception a été faite à « tout détenteur de passeport biométrique dont le délai de validité arrive à expiration, ou ayant été victime de vol ou de perte, et dont le nom figure dans la base de données du centre d’émission. D’étudiant non connu du ficher central, mais en fin de formation à l’étranger, et justifiant d’un document qui atteste qu’il a été régulièrement envoyé par le gouvernement. De l’évacuation sanitaire de compatriotes résidents à l’étranger et dûment constatée par un certificat médical délivré par un médecin ».
Aujourd’hui, le Président de la République, avec les sages conseils techniques qu’il a reçus des Techniciens de l’Emigration – immigration, il a dépêché un homme de terrain, en la personne de Bienvenu Nguimalé, Directeur général adjoint de l’Emigration – immigration, en Europe pour traiter ce problème.
A dire vrai, le Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra ne s’était pas trompé de personne en choisissant l’officier de la police Bienvenu Paterne Nguimalé comme responsable de la direction adjointe de la police en charge de l’Emigration-Immigration, car ce dernier, dès le premier jour de sa nomination n’a cessé de se démarquer.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/78F14DB2-FB6E-488A-A1CC-E97EC0E95BE0.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Bangui, le 14 octobre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
LE NOUVEAU GOUVERNEMENT SARANDJI PEUT- IL RAMENER LA PAIX (SIRIRI) ET LA RÉCONCILIATION ?
Il est bien entendu qu’il faut laisser à l’équipe du gouvernement Sarandji II le temps de prendre ses repères, voire de bénéficier d’une sorte d’état de grâce avant toute évaluation.
Mais voilà ! La situation désespérée de la République Centrafricaine n’autorise aucune tergiversation ou transgression des normes sociales de la part du nouveau gouvernement. Elle exige, au contraire, le traitement rapide des urgences. Et Dieu sait qu’il n’en manque pas!
Il y a environ trois ans, maintenant, que les Centrafricains souffrent. La rupture promise par le président Touadera tarde à surgir. Ce qu’il faudrait aujourd’hui, c’est rompre avec les errements du précédent gouvernement Sarandji et adopter une autre gouvernance, patriotique et courageuse. Pour vaincre le chaos et ramener la paix, le pouvoir doit s’exercer dans sa plénitude et avec autorité.
Or, la composition du nouveau gouvernement Sarandji en a stupéfié plus d’un. Comment admettre la nomination d’ex-Sélékas au sein même du gouvernement de la République Centrafricaine ? C’est incompréhensible. Il s’agit, incontestablement, d’une faute politique. Ceux qui pensaient qu’avec ce geste, qui ressemble à une trahison, des rebelles arrogants et vindicatifs allaient rejoindre la table des négociations se sont lourdement trompés. Des séditieux siégeant au sein du gouvernement de la République ne peuvent que se livrer à des manœuvres de déstabilisation de l’intérieur. Il faut être naïf pour penser que leur présence pourrait faciliter la paix.
C’est plutôt le contraire qui se produit : aggravation de la situation, avec sa cohorte de massacres des populations, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, d’occupations des provinces par les séditieux et les mercenaires. Ces bandits de grands chemins continuent de faire main basse sur les mines de matières premières, d’incendier les villages, alimentant ainsi l’exode des habitants vers les pays voisins et d’utiliser les violences sexuelles comme armes de guerre.
Autant dire que la partition s’installe, avec la fragmentation insupportable du territoire. Bangui est devenue la capitale d’un pays fantôme, où s’est réfugié un gouvernement qui donne l’impression de rester impuissant face aux périls. Quant aux provinces, les rebelles y appliquent leurs lois implacables, défiant ainsi le gouvernement légitime.
IL EXISTE POURTANT UNE FENÊTRE QUI LAISSE ENTREVOIR UN ESPOIR
En partant de l’axiome que tout conflit a inéluctablement une fin, on peut envisager que le pays des Bantous finira par trouver les chemins de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation.
Cela suppose, d’abord, une politique courageuse, une gouvernance sans faille et une rupture avec un passé calamiteux, mais aussi et surtout, une association sans cesse renouvelée de la population au processus du DDRR. Car rien ne se fera sans elle.
Or, depuis le gouvernement Sarandji, le peuple semble être mis de côté, ce qui accroît exponentiellement son sentiment d’abandon. Après le Forum de Bangui, qui suscita tant d’espoir, on claironnait partout que la population avait été bien entendue et que ses doléances allaient être prises en compte. Depuis, mis à part les élections, elle n’a rien obtenu. Ses souhaits ont été oubliés par les dirigeants et ses souffrances se sont aggravées.
Tous les Centrafricains attendent la réhabilitation des forces centrafricaines, la levée de l’injuste embargo sur les armes et la fin de ce qui ressemble de plus en plus à des manipulations et des pressions insupportables de la part des puissances étrangères.
Mais, surtout – on n’insistera jamais assez sur ce point- maintenir le peuple à l’écart ou plus grave encore l’ignorer, c’est retarder les échéances de la paix et de la réconciliation. Car c’est le peuple qui a porté Touadera au pouvoir en votant massivement pour lui. C’est lui qui a les clés des échéances politiques – et non des politiciens frustrés qui n’acceptent pas le jugement des urnes. C’est de lui que peut venir l’espoir.
LES REBELLESPORTES DU POUVOIR
Si on ne donne pas au peuple la place qui lui revient, alors, on pourra parler d’un gouvernement au crépuscule de son existence.
Car la nomination de rebelles bourreaux de Centrafricains au gouvernement, c’est un formidable coup de massue, une capitulation, un naufrage. Des initiateurs de la sanglante rébellion ne sont plus aux portes mais à l’intérieur même du pouvoir ! Les Centrafricains devraient immédiatement descendre dans les rues de Bangui pour vociférer leur colère et leur indignation devant cet état de fait insupportable.
Quelle sera la prochaine étape ? Touadera ne risque-t-il pas le même sort que celui qui a été infligé au président Bozizé ? Les palabres occultes, les formidables pressions des puissances qui interviennent en Centrafrique ont eu raison de la résistance d’un président et de son gouvernement.
Les rebelles criminels ont sûrement et d’une manière indécente négocié leur impunité, alors qu’il faut leur signifier que ceux d’entre eux qui sont convaincus de violation des droits de l’homme, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité devront répondre de leurs forfaits criminels devant la Cour Spéciale de Bangui. Sinon, d’autres chefs rebelles risquent de se livrer à des surenchères inadmissibles et de s’arcbouter sur des positions inacceptables.
Du côté de l’ONU et de la France, principal ordonnateur en Centrafrique, c’est l’omerta. Un silence qui vaut acquiescement. Devant un conflit inextricable et les menaces qui planent sur leurs soldats, ces puissances n’ont visiblement qu’un souhait : s’extirper au plus vite du marigot centrafricain et de ses pièges redoutables.
Et ce, à n’importe quel prix.
Comme obliger les Centrafricains à côtoyer chaque jour leurs bourreaux dans les rues de Bangui.
Le 27 septembre dernier, le Groupe de travail de la société civile (GTSC) lançait un ultimatum de trois semaines à la Minusca et au gouvernement de restaurer la sécurité, sur l’ensemble du territoire national. Ce sera du 24 au 27 octobre 2017. Le GTSC vient d’annoncer la date de la manifestation au cours d’un échange avec les Médias, ce vendredi 13 octobre.
Selon Paul Crescent Beninga, Porte-parole du GTSC, la manifestation aura lieu du 24 au 27 octobre à Bangui. Il précise qu’il ne s’agit pas d’une journée ville-morte, mais d’une manifestation pacifique et symbolique.
« Par rapport à l’opération menée pour libérer la ville Bocaranga occupée assiégée par la rébellion des 3R, nous comprenons qu’elle a les moyens et la capacité de mettre de l’ordre dans ce pays. Malheureusement, elle ne le fait pas. Bocaranga n’est pas la seule ville de la RCA. Nous demandons à la Minusca d’en faire autant pour toutes les villes du pays. Pour cela, du 24 au 27 octobre prochain, nous demandons à tous les Centrafricains d’observer trois jours de deuil national à la mémoire des Centrafricains massacrés et qui continuent d’être massacrés. Au gouvernement, nous demandons le retrait de tous les rebelles nommés au gouvernement », a-t-il déclaré.
Ensuite, M. Beninga précise la forme et le déroulement pratique de la manifestation : « nous ne demandons pas aux Centrafricains de faire du désordre. Ils doivent vaquer à leurs activités comme d’habitude, mais dans de tenues de couleur noire ou des banderoles à la tête, au coud ou au poignet en signe de deuil. Le soir, ils ne doivent pas sortir dans la rue. Mais, à leur domicile, procéder au concert de casserole », a-t-il ajouté.
Par rapport à cette annonce, la Présidence de la République promet de réagir dans les prochains jours
Centrafrique : « les mariages précoces compromettent le leadership féminin » dénonce Plan International
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/BFCCF0CD-D428-4A40-A7C0-E5DC78EBDBEE.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les je ne fille bénéficiaires de l’action du plan international. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui 14 octobre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
L’ONG Plan International plaide pour l’implication des filles au centre des décisions. Un plaidoyer lancé mercredi dernier relativement à la journée internationale de la jeune fille célébrée chaque 11 octobre, à l’initiative du Plan international.
« Les filles ont le pouvoir de changer le monde », c’est l’un des messages à travers lesquels l’ONG Plan International bat tambour battant la campagne au tour de l’éducation des filles. En prélude à la journée internationale de la jeune fille, l’ONG a mené une série d’activités y relatives en République Centrafricaine. Des jeux concours, des sketchs, des poèmes et match de football ont été organisés à cet effet.
L’occasion pour l’ONG Plan International de passer le message en faveur des filles. Le message est axé sur l’éducation, la protection et des filles, auxquelles celles-ci ont droits et qu’elles ne sont pas exclues des services et des processus de prise de décision.
A l’école fondamentale 1 de Lakouanga, Plan International a mobilisé les élèves notamment les filles, les parents et les autorités centrafricaines dont la ministre centrafricaine de la promotion de la femme, de la famille et de la protection, Aline Gisèle Pana, afin de donner un sens à cette journée en faveur des jeunes filles.
L’Unicef a estimé à plus de 2 millions d’enfants qui sont affectés par la crise, dans un pays où les services sociaux de base se sont fortement détériorés durant la crise qui a fragilisé la République Centrafricaine. Plus particulièrement, les jeunes filles sont les plus touchées, d’après le Plan International.
Le Directeur de Plan International Centrafrique, Henri-Noel Tatangang, a rappelé dans un communiqué que l’objectif de l’organisation est que les enfants et les jeunes touchés par le conflit en dans le pays aient accès à une éducation de qualité, à des possibilités de réinsertion socioéconomique et soient protégés contre la violence, l’exploitation, les abus et la négligence afin d’assurer leur bien-être grâce à la fourniture de services intégrés au niveau familial et communautaire.
A l’initiative de l’ONG Plan International, le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté une résolution en 2011 instaurant la journée internationale de la jeune fille dont on célèbre aujourd’hui la sixième édition.
Plan International a commencé ses opérations en République Centrafricaine, depuis 2014, dans les secteurs de l’éducation et la protection des enfants en situation d’urgence.
Ses opérations en Centrafrique sont gérées à partir du bureau de Bangui et des sous-bureaux de Berberati, Bossangoa, Boda et Kaga-Bandoro et couvrent les préfectures d’Ombela M’poko / Bangui, Mamberi Kadei, Ouham, Lobaye et Nana-Grebizi.
Communiqué de Presse N°005/2017 relatif aux actions des Troupes Onusiennes pour la libération des deux villes sous contrôle des bandes armées.
C’est avec un soulagement que le Collectif «Touche pas à ma Constitution »,ayant appris la libération des villes de Bang et Bocaranga. Le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Organisation de la Société Civile, interpelle le Conseil de Sécurité des Nations Unies à travers la Munisca ayant reçu mandat robuste et impératif d’utiliser tous les moyens de restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire et garantir la circulation des biens et des personnes. Le Collectif salue les actions vigoureuses pour la libération des villes de Bocaranga et Bang.
En outre, il n’en demeure pas moins ; que d’autres villes bien avant ses actions précitées, 85% du territoire reste toujours sous contrôle des bandes armées.
Le Collectif s’est toujours interrogé sur les profondes motivations de la mission des Troupes Onusiennes en RCA. De telles questions légitimes sont aussi la préoccupation du peuple centrafricain et celle de la Communauté Internationale.
Aussi, depuis le retour à la légalité Constitutionnelle, le Collectif constate et ne cesse de dénoncer l’impunité, l’insécurité, l’amateurisme, le clientélisme, l’exclusion qui caractérisent le fonctionnement des institutions de la République.
Fort de tout ce qui précède, le Collectif attire l’attention du Président de la République qui nomme par complaisance des sujets étrangers et des représentants des bandes armées au sein des Institutions étatiques comme monnaie d’échange, stratégie d’une vision politique révolue. Le Collectif se reverse le droit de saisir le parlement comme le prévoit la Constitution du 30 mars 2016 aux fins d’engager, la procédure de destitution du Chef de l’État pour motif de haute trahison.
Fait à Paris, le 11/ 10 / 2017
Le Coordonnateur Général
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG
Ampliations
Le Secrétaire Général des Nations Unies,
Le Président en exercice de l’Union Africaine,
Le Président en exercice de la CEAAC,
L’Elysée,
Le Président des USA,
Le Président de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme,
Centrafrique : détournement d’un demi-milliard au BARC, qui seraient-ils derrière ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/09F9D6E6-42B9-4E59-9F42-D3BB76208AEC.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille des policiers de l’OCRB à Bangui
Bangui, le 12 octobre 2017.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Il y’a quelques mois, deux jeunes centrafricains travaillant pour le syndicat des transporteurs routiers ont été arrêtés et détenus durant près d’un mois dans les locaux de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB) à Bangui pour détournement en bande organisée. Selon l’accusation, les deux suspects auraient détourné près de 500 millions de francs CFA appartenant d’une part au Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) et au trésor public d’autre part. Déférés devant le tribunal correctionnel de Bangui, les deux suspects ont été libérés par le Procureur de la République sans aucune explication valable qui pourrait éclaircir et les plaignants et les accusés, encore moins le peuple Centrafricain. Dans un souci de répondre à ce vide, l’une de nos équipes s’est penchée sur ce dossier. Enquête du CNC.
Peu après le déclenchement de la guerre civile entraînant les attaques à répétition des groupes armés contre les transporteurs dans le pays, les syndicats des transporteurs camerounais ont initié et instauré avec les forces onusiennes de la Minusca un système des convois sécurisés. Mais les mannes issues de ce système ne profitent qu’à un groupuscule des Centrafricains. Payer pour être sécurisé, mais où va l’argent ?
Payer pour être sécurisé ?
Selon le nouveau dispositif mis en place par le syndicat des transporteurs camerounais de concert avec le gouvernement de transition et la MINUSCA, chaque camion qui souhaite être dans un convoi escorté par une patrouille militaire de la Minusca doit verser un montant forfaitaire obligatoire à leur syndicat. Selon le montant fixé, pour un camion qui veut être dans le escortes entre Bangui – Garaou Boulai ou Garoua Boulai – Bangui, une somme de 50 000 francs CFA est obligatoire, et ce, sans aucune discussion quelconque. Depuis l’instauration de ce système, les choses allaient bien, dans l’apparence pour les usagers et les camionneurs, mais très compliquée pour les syndicats camerounais et le gouvernement centrafricain comme en témoigne la plainte du premier dont CNC a pu avoir une copie.
Versement et détournement.
D’après la comptabilité réalisée par les syndicats des transporteurs camerounais, un convoi peut faire jusqu’à 8 millions de franc CFA de recette minimale. Sachant qu’il y’a 2 convois hebdomadaires (mardi et samedi), les recettes hebdomadaires représentent un véritable magot pour les syndicats. Hélas ! Ce magot ne profite qu’aux sieurs NGUISSIMALE Dimanche Wilfried et SEYE ABDOULAYE respectivement président et trésorier général de l’Union Syndicale des Conducteurs de Centrafrique (USCC). Un compte est ouvert à la banque BSIC pour heberger une partie du fonds collectés, on ne sait jamais,- BSIC N° Compte : 37140007500– et deux autres au bureau et à domicile.
Et les autres syndicats ?
Voyant le train de vie du président et TG de USCC grimpe, les autres syndicats centrafricains des transporteurs Groupement des Transporteurs Centrafricains – GTC, le Patronat et BARC et les syndicats camerounais ont activé en vain leurs réseaux de prendre en charge les recettes. L’argent pèse plus lourd que les hommes, les magistrats ont succombé sous ses poids de l’argent remis par le sieur NGUISSIMALE Dimanche Wilfried. Le GTC, le Patronat et BARC sont renvoyé à l’étude par les magistrats.
Grâce à l’arrivée du sieur Sani Yalo comme Président du Conseil d’Administration du BARC, cette étude a été réalisée avec succès. Vu la ficelle des pouvoirs qu’il tienne de certains barrons du régime. Sani Yalo exige à ce que cette somme prélevée hebdomadairement chez les transporteurs soit reversée au Trésor public et tout le monde semble d’accord sur le principe. Pour Sani Yalo c’est un écosystème financier, donc un terroir pour son enrichissement personnel et en douceur. Mais, ce terroir perd de valeur semaine après semaine. De l’ordre estimé à 5 millions par semaine, il ne touche que la moitié en descendance semaine par semaine.
Afin d’avoir le cœur net, Sani Yalo fait appel aux Touaderateurs sympathisants qu’il recrute comme ses propres contrôleurs et sont placés tout au long de la route, stylo et cahier à la main, pour compter comme les éleveurs qui comptent leurs troupeaux, chaque camion dans le convoi en partance et en provenance. Très vite, le sieur Sani Yalo comprend que les sommes versées ne correspondent pas au nombre des camions dans chaque convoi. Choqué, il convoque le Président du syndicat USCC et son équipe pour explications.
Même si la délégation syndicale n’a pas d’argument face à la démonstration technique du PCA Sani Yalo, elle n’a pas tardé à trouver des coupables pour présenter au PCA. Selon Sani Yalo, tout calcul fait, les sommes manquantes s’élèvent à environ 365 millions de francs CFA. Ainsi, deux jeunes centrafricains travaillant pour le syndicat ont été arrêtés par l’OCRB. Il s’agit du Secrétaire général adjoint du syndicat et un informaticien d’appui.
Arrêtés le 6 mai 2017, les deux faux suspects ont dû passer près de 21 jours dans les locaux de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB) au centre-ville de Bangui. Déférés devant le tribunal, les deux-suspects ont été purement et simplement libérés par le Procureur de la République qui, en ne regardant rien que les visages « sans expression » des deux suspects, empoche son code pénal et devine avec fiabilité que les vrais commanditaires sont ailleurs.
Mais qui sont ces vrais commanditaires ?
Selon notre enquête, l’ombre du président du syndicat USCC plane toujours sur cette affaire. D’après les constats faits par CNC rien que dans la composition de son bureau syndical. Une petite équipe composée des membres de sa famille qui gère toutes les transactions financières dudit syndicat. À aucun moment, les deux faux suspects sont impliqués dans la gestion financière de cette organisation. Or, ceux qui gèrent ces fonds ne sont jamais inquiétés.
De même, les fonds versés au PCA Sani Yalo ne sont jamais parvenus à la caisse de l’État. À ce jour, ces fonds s’élèvent à plus de 700 millions de FCFA gardés par le sieur Sani Yalo en sa qualité du Président du Conseil d’Administration du BARC. Il fait des achats comme bon lui semble. Même le DG du BARC récemment nommé se perd encore financièrement et politiquement.
« Le DG, c’est pas un Fatiste. Donc il n’est pas des nôtres » a fait savoir un compteur des camions recruté par Sani Yalo.
Si dans le langage ferroviaire, un train peut en cacher un autre, dans d’autres langages, un détournement peut en cacher un autre ou un coup d’État peut en cacher un autre.
Selon plusieurs sources, c’est grâce, en partie, à ces fonds que monsieur Sani Yalo finance les activités des Touadérateurs et Fatistes et mène un train de vie de sénateur dans l’unique hôtel 5 étoiles de la place.
Pour les faux suspects libérés rencontrés dans le cadre dudit reportage, la justice doit continuer ses enquêtes pour faire éclater la vérité en public afin qu’ils puissent être dédommagés pour les 18 jours de souffrance endurés dans la prison de l’OCRB.
Le 6 octobre dernier, le Gouvernement représenté par deux Ministres, Youssoufa Yérima Madjo et Bertrand Touaboy, respectivement de l’Elevage et Santé animale et de l’Entreprenariat, ainsi que le Représentant résident de la FAO, Jean Alexandre Scaglia ont lancé les premiers pas de POSIB.
Le Plan de stabilisation opérationnel de stabilisation immédiate de Bambari (POSIB) a été une initiative du gouvernement avec l’appui des partenaires. Comme l’indique son nom, ce plan dont la vision est insufflée par le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera, lancé le 12 mars 2017, vise, dans le cadre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA), de faire de Bambari une « ville émergente ». C’est une expérience pilote pour être dupliquée dans les autres villes de provinces en cette période cruciale de reconstruction post-crise en RCA.
L’ambition du Gouvernement et des partenaires à travers le POSIB est importante et vise à relever d’énormes défis dans cette ville totalement détruite pendant la crise. C’est pour cela qu’à en croire le Ministre Bertrand Touaboy, « ce plan opérationnel met en œuvre de manière intégrée les priorités du RCPCA qui sont particulièrement pertinentes dans le contexte spécifique de Bambari et de la Ouaka afin (i) de stabiliser la situation suite au départ de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique – aile Séléka dirigée par Ali Darass à Bambari) et au déploiement des Forces de sécurité intérieure en mars 2017; (ii) d’apporter des dividendes concrets de relèvement à la population ; et, (iii) de servir de modèle à répliquer dans d’autres régions ».
Faut il le rappeler que le POSIB comprend deux parties principales, à savoir (i) les projets prioritaires de relèvement immédiat à mettre en œuvre en 2017 ; (ii) les projets identifiés par les Départements ministériels qui sont des projets plus structurants à mettre en œuvre en 2018-2019.
Entre temps, une première mission gouvernementale musclée conduite par la Ministre de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara s’est déployée à Bambari du 25 au 27 septembre 2017 dans le cadre du POSIB. Il s’agit pour cette mission d’« évaluer l’état d’avancement de la mise en œuvre du Plan Opérationnel de Stabilisation Immédiate de Bambari ; identifier les dispositions idoines que les Départements ministériels sont amenés à prendre aux fins d’accélérer et de faciliter la mise en œuvre des projets prioritaires identifiés pour 2017 ; identifier les projets prioritaires dont les dossiers techniques doivent être finalisés pour permettre la mobilisation des ressources additionnelles et leur mise en œuvre en 2018 -2019 », comme l’a souligné la chef de mission, Mme Marie Noëlle Koyara.
Les premiers pas de POSIB avec l’insertion professionnelle des ex-combattants
C’est à travers le projet ‘’Assistance d’urgence pour la relance d’activités agricoles en faveur des jeunes ex-combattants démobilisés’’, que démarrent les premiers pas de POSIB. Ce projet a été lancé le 06 octobre 2017 à Bambari avec l’appui de la FAO.
Au lancement du projet, des kits agricoles et pastoraux ont été remis symboliquement aux jeunes et aux femmes de différentes communautés qui se sont exprimés en faveur de l’entrepreneuriat agricole et d’autres activités génératrices de revenus dans la préfecture de la Ouaka. Ainsi, trois sites d’activités agropastorales ont été visités, notamment le site d’élevage de porcs de Pladama-Ouaka, le site de Camp et le site des Activités génératrices de revenus qui regroupe des femmes musulmanes et chrétiennes.
Selon Jean Alexandre Scaglia, Représentant résident de la FAO, à travers ce projet, il est question d’« améliorer dans l’immédiat les conditions d’existence des jeunes ex-combattants démobilisés vulnérables par la distribution de kits d’intrants agricoles, qui puissent leur permettre de lancer des activités de production, de transformation de produits agricoles et améliorer leur sécurité alimentaire et leurs moyens d’existence ». Scaglia a souligné par ailleurs que « ce projet représente la contribution immédiate de la FAO au Plan de démobilisation et à l’opérationnalisation de la Feuille de route de la relance agricole 2016-2018. L’action de la FAO grâce à ce projet sera directement et fortement impliquée dans l’Axe 2 : ‘’Agriculture, facteur de réconciliation nationale’’, tout en soutenant la réalisation de l’Axe 3 consacré à l’ ‘’Insertion professionnelle et entrepreneuriat des jeunes pour la modernisation de l’agriculture’’ ».
Lancement du POSIB et les attentes de la population de Bambari
La satisfaction se lisait sur le visage de tous les bénéficiaires. Richard Nguerengou est Président du Groupement agropastoral ‘’Toumba yéré’’ qui tient l’élevage de porcs, moutons et cabris, depuis deux ans dans le quartier Kidjigra. « Depuis que nous avons initié notre groupement, nous n’avons bénéficié de l’aide de personne. Ce qui a fait qu’il était difficile pour nous de développer notre activité. Le nombre de nos animaux est insignifiant jusque-là. C’est pourquoi, nous nous réjouissons de voir que le gouvernement et la FAO venir pour renforcer nos activités et nous aider à augmenter notre production », s’est-il réjoui.
Oumar Ndjaye lui-aussi éleveur de bovins de quartier Wangaye et ex-combattant a des attentes claires : « Nous avons un sérieux problème de produits vétérinaires, afin de vacciner ou de traiter nos bêtes. Il n’y a pas une seule pharmacie vétérinaire à Bambari là où nous pouvons acheter ces produits », a-t-il indiqué. Et à Moutapha Faki d’ajouter que « nous, les éleveurs, on a des problèmes de sécurité pour nous et pour nos animaux s’il faut aller au-delà de 5 kilomètres pour paitre les bêtes ».
Quant Philippe Médé cultivateur, les attentes portent sur l’amélioration des conditions de culture. « Nous souhaitons qu’à travers ce projet, le gouvernement nous aide en nous fournissant des bonnes semences, des intrants, mais surtout de nous aider à aller vers la culture attelée », a-t-il indiqué.
Au quartier Adji, Mme Aurélie Ndoyé préside l’Association des femmes musulmanes et chrétiennes spécialisée dans les petits commerces. Pour elle, « La ville de Bambari a été durement touchée par la crise, et surtout nous les femmes qui ont tout perdu. Dans notre Association, nous aidons les femmes de toutes les communautés à se mettre ensemble et à développer les activités génératrices de revenus pour leur permettre de se faire une petite économie familiale. »
Notons que le Maire de la ville de Bambari, Abel Matchipata et l’honorable Kabirou Député de Bambari 1 ont souligné que la ville regorge d’énormes potentialités agropastorales et que la relance des activités dans la localité ne pourra être possible que par le développement du secteur agropastoral.
L’Audit Gestion Management (AGM Conseil) s’active pour le forum de l’optimisation fiscale et sociale en République Centrafricaine. Du 16 au 17 Octobre 2017 à l’hôtel Ledger Plazza de Bangui, le séminaire qui va regrouper le secteur public et privé vise à renforcer les capacités en gestion des contribuables dans le sens de l’optimisation fiscale et sociales.
« Payer l’impôt ? Oui, pas plus, pas moins », c’est le principe que veut établir l’AGM qui est un cabinet d’études d’experts pluridisciplinaires au service des organisations en République Centrafricaine.
Dans l’optique de la reprise des activités économiques fragilisées par la crise en République Centrafricaine, l’AGM et ses partenaires ont jugé de renforcer les capacités en gestion des entreprises publiques et privées ainsi que des Organisations Non Gouvernementales (ONGs) pour leur permettre d’avoir une meilleure vision sur le paiement des impôts et taxes selon la règlementation en vigueur.
Ce renforcement des capacités passe par la mise à leur disposition des techniques et outils de l’optimisation fiscale.
De ce point de vue, les Opérateurs Economiques et les ONGs vont librement et sans contrainte, s’acquitter de leurs obligations fiscales et sociales sans pour autant que les administrations concernées ne leur infligent des amendes fiscales et sociales ainsi que des redressements qui portent souvent sur des montants très élevés.
Pour atteindre les résultats, le séminaire se déroulera sous forme d’ateliers autour de cinq thèmes. Il s’agit du cadre juridique, comptable, fiscal, économique et social ; les obligations comptables; les obligations fiscales – volet de la Douane ; les obligations fiscales – volet Impôts ; et les obligations sociales.
Chaque thème comportera une partie théorique consacrée au développement des différents thèmes par présentation au Power Point ; et une documentation constituée de supports de cours en version papier et électronique.
Ce séminaire cible les responsables d’entreprises et ONGs, les Directeurs financiers et administratifs, les Directeurs au sein des banques, chefs comptables, les contrôleurs de gestion et les auditeurs internes et les particuliers.
D’après Laurent Nombissou, Directeur Gérant de l’AGM Conseil, « Il serait hautement souhaitable que chaque entreprise, ONGs fasse participer au minimum deux (02) représentants pour de meilleurs partages au sein de leur entreprise, vecteur d’une appropriation certaine de la formation ».
Depuis quelques semaines, l’on se demande si la République Centrafricaine, à travers sa jeunesse, participera au moins pour la 1ère fois au 19ème Festival Mondial des Jeunes et des Etudiants (WFYS2017) à Sotchi en République Fédérale de la Russie ?
Cette interrogation parait toujours sans suite et l’incertitude gagne le terrain à quelques jours de la cérémonie d’ouverture du Festival, cependant que le chrono se décompte lentement mais surement.
Le festival Mondiale de la Jeunesse :
Du 14 au 22 Octobre 2017, la ville de Sotchi (RUSSIE) hébergera le XIX Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants #WFYS2017, évènement qui se tient chaque quatre (04) ans.
La décision avait été prise le 7 février 2016 par la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD) et les organisations d’étudiants internationaux à la réunion consultative internationale sur la question de l’organisation du XIX ème Festival.
Il faut noter que le Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants a déjà eu lieu en Russie, en 1957 puis en 1985. Les jeunes reconnus comme très actifs dans leur pays, au sein de la Diaspora et dans le du monde entier viendront partager à Sotchi leur point de vue en tant que leaders dans leurs domaines.
Les objectifs du Festival :
Le festival est appelé à réunir les jeunes les plus progressistes et activistes de la planète pour
l’élaboration conjointe de l’image du futur jusqu’en 2030 dans les domaines clés du développement. Enjeux de notre présence :
Chaque jour des précédents festivals était consacré à l’une des macro régions de la planète (Amérique, Moyen–Orient, Asie – Océanie, Europe, et la Fédération de la Russie).
Pour cela, les jeunes africains en général et centrafricains en particulier, constatant la non prise en compte de l’Afrique dans les différentes thématiques débattues aux festivals antérieurs ont décidé de représenter valablement leur continent et leur pays respectifs à cette édition 2017.
Quel sera donc leur contribution lors de ce festival ? Pour y répondre, il faudrait s’y rendre.
Et parmi les sujets du programme de discussion figurent:
Les projets d’avenir :
l’architecture et le design;
la politique mondiale et la sécurité internationale;
les Technologies de l’Information et la Communication
l’économie et l’entrepreneuriat;
Les défis du futur:
le leadership;
l’écologie et la santé;
l’avenir de la science et de l’éducation mondiale;
les industries 2035:
la plate– forme de développement civil;
la culture du monde 2030 et beaucoup d’autres.
Le résultat des travaux du Festival :
Le résultat du travail au festival sera une certaine image de l’avenir, crée par des jeunes de tous les continents habités de la planète, parce que c’est de leurs décisions que le destin des pays, des régions, des continents et du monde entier sera dépendante.
Les participants au Festival :
Les participants du festival seront des étudiants et des jeunes professionnels de différents profils provenant de plus de 150 pays. L’âge des participants est de 18 à 35 ans. Le nombre total estimé de participants au festival est de 20 000, dont 10 000 jeunes russes et de 10 000 jeunes étrangers qui ont déjà passé avec succès toutes les étapes du recrutement. Chaque pays dispose d’un quota spécifique relatif au nombre de postulant.
L’agenda du WFYS 2017 comprend des discussions et des formats éducatifs sur les problèmes mondiaux et continentaux les plus pertinents, élaborés en tenant compte des 17 Objectifs de développement durable formulés par l’Organisation des Nations Unies.
Notons que la République Centrafricaine n’a jamais pris part à ce festival. Nous estimons que la participation de nos jeunes à ce festival est une opportunité pour notre pays et la Russie en terme de coopération au-delà des bourses d’études offertes à certains jeunes Centrafricains.
La délégation Centrafricaine :
La délégation Centrafricaine devrait normalement être constituée d’un (01) membre du Conseil National de la Jeunesse et de trois (03) autres Jeunes de la Diaspora, dont (02) en Afrique de l’Ouest au BENIN et (01) en Turquie, qui ont répondu aux critères de sélection et officiellement invité par le Comité d’Organisation du Festival.
<<Nous sollicitons vivement l’intervention et l’appui du Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ainsi que le soutien de certains partenaires financiers de la RCA pour rendre effective cette participation>> a martelé Thomas NGBONGA un de ses jeunes participants qui auraient déjà leurs VISA pour se rendre en RUSSIE mais manque cruellement de moyens pour se procurer les billets d’avion.
Espérons que le drapeau de la Centrafrique sera hissé très haut à SOCHI cette année car si nous voulons le changement et l’émergence en Centrafrique, évoluons avec les autres à travers la JEUNESSE.
Centrafrique : mort suspecte d’un gendarme de 1re classe sur la route de Boali.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/71CA775A-5E15-4E1D-969C-51A2DD80C5C8.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d’illustration des gendarmes
Bangui, le 11 octobre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
À défaut d’avoir une police scientifique qui pourrait élucider certains mobiles du meurtre dans le pays, certains compatriotes mal intentionnés continuent d’agir en toute impunité en ôtant la vie de certains de leur concitoyen. Le mardi dernier 10 octobre, le corps d’un gendarme de 1re classe affecté à Boali a été retrouvé sans vie gisant au sol. Ce qui soulève d’ailleurs beaucoup d’émotion parmi ses collègues de la Gendarmerie nationale (GN). Pourquoi un tel acte ignoble contre les agents de l’ordre ?
Selon la source sécuritaire, le gendarme Hervé Galisseme, de la 25e promotion de la Gendarmerie nationale (GN), affecté à la brigade de Boaliaurait décidé après l’accord de son commandant de rejoindre la capitale dans le but de toucher sa solde à la Banque et préparer aussi les effets scolaires de ses 8 enfants. L’objectif était pour lui est de finir toutes ses courses dans les 24h afin de lui permettre de regagner son poste le lendemain.
Ainsi, il a quitté Boalile lundi 9 octobre à bord d’un véhicule de transport en commun pour un voyage de 95km vers Bangui.
Selon la même source sécuritaire, le gendarme Hervé Ngalisseme aurait changé son véhicule tombé en panne à Pk26 pour prendre un taxi-moto. Malheureusement pour lui, c’est seulement son corps inanimé qui est retrouvé hier matin dans état choquant. D’après ce qu’on a vu sur place, le gendarme a été suffisamment torturéavant de laisser sa vie. Sa tête est totalement fracassée avec des traces des coups, ce qui soulève beaucoup des questions sur le mobile de ce meurtre.
A-t-il été victime d’un braquage qui a mal tourné ? D’un règlement de compte ? Ou simplement d’une barbarie des gangs ?
Aux dernières nouvelles, le conducteur de ce taxi-moto est introuvable ainsi que sa moto. Ce qui pourrait orienter les enquêteurs sur la piste du braquage, mais pas seulement.
Du côté des autorités, c’est toujours le silence. Seul le DGde la gendarmeriequi a fait du déplacement pour se rendre à la morgue hier matin pour saluer le corps.
Centrafrique : Situation sécuritaire et politique à bâtons rompus avec Elvis Dengossin de la diaspora
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/AB5135AD-108F-4C00-BBFF-835941D79685.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Elvis Dengossin.
Bangui, le 11 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
La République centrafricaine est véritablement rentrée dans la phase post-crise quand bien même certaines localités souffrent encore des soubresauts sécuritaires. A bâton rompus avec CNC, Elvis Dengossin, ancien cadre politique de la diaspora revient à la charge sur tous les plans, surtout politique et sécuritaire.
Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : Elvis Dengossin, Bonjour ! L’actualité qu’on voudrait aborder avec vous en République centrafricaine est marquée par la persistance de scènes ignobles de violences et de manière générale sur le territoire. Le Sud-est avec les violences de Bangassou, Obo et maintenant Zémio, et le Nord-ouest avec la terrorisassions des populations par les 3R du chef rebelle camerounais Abass Sidiki. Quelle lecture en faites-vous en tant que Centrafricain de la diaspora ?
Elvis Dengossin (ED) : Bonjour ! Je donne mon point de vue a tant que citoyen et cadre politique même si je suis de la diaspora. La situation qui prévaut en ce moment sur une grande partie de notre pays est inadmissible, je suis de ceux qui pointent du doigt des imposteurs internationaux dite communauté internationale forte de 12000 soldats voire plus avec les équipements de guerres, sans parvenir, ne serait ce que mettre fin au massacre de la population commis par les bandes armées dont la plupart sont étrangère.
Comment expliquent-ils aux Centrafricains leurs attitudes passive et complice face à ce génocide qui se profile à l’horizon. La Minusca joue un jeu dangereux qui met à mal, l’existence de la RCA a tant que Etat-nation qui se contente de dénonciation en dénonciation et des rapports qui n’inquiètes guère les bandes armées, la résolution 2149 ne leur donnait pas mandat pour dénoncer et faire de rapport. Elle mène une politique de deux poids, deux mesures et pour preuve la Minusca avait tué Zoundeiko certes qui est criminel mais un Centrafricain, par contre elle protège Ali Darass, Sidiki… qui sont des étrangers responsables de crimes de guerre et crime contre l’humanité.
Les responsables civils, militaires et soldats de la Minusca brillent par le tourisme sexuel et commerce de tout genre au su et au vu de nos gouvernants. A cet effet, il ne fait aucun doute que l’agenda des puissances nuisibles de l’Onu à travers la Minusca n’est pas celui du peuple Centrafricain d’ où la complicité avérée de certains contingents aux bandes armées, cette crise imposée a pour objet la conquête géostratégique des grandes puissances capitalistes et certains pays de la sous régions pour des intérêts inavoués.
CNC : L’actualité, c’est aussi le Gouvernement Sarandji II qui a fait couler tant d’ancre et de salive, de part son pléthore de portefeuilles, de l’entrée des groupes armés, ainsi que de la représentativité… Quelle perception avez-vous de cette nouvelle équipe gouvernementale ?
ED : Vous savez , cela relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l ‘ Etat, lui qui sera seul responsable de son bilan quinquennal car il rendra compte au peuple qui s’ était résolument décidé de barrer la route aux apôtres de l’injustice , de l’impunité , de détournement de deniers publics , du népotisme, le clanisme , le régionalisme et l’ oligarchie en lui plaçant sa confiance et si cette confiance venait à être trahie, les conséquences seront à la hauteur du déception , car il a des outils a sa disposition pour éviter les erreurs du passé qui sont bien évidemment les erreurs et réussites de ses illustres prédécesseurs.
Par ailleurs, j ‘ utiliserai pas le mot ” Bras Cassés ” mais je n’ en pense pas moins . En revanche , je déplore l’ absence des femmes et des jeunes au seins de ce gouvernement Sarandji Bis , et je pense que la présence de représentants de bandes armées n’ est pas une stratégie payante et qui ne servira à rien un coup d’ épée dans l’ eau ; nous avons connus ça dans un passé récent , c’est juste un geste de bonne foi du gouvernement que je vois plus l’effet de communication sans contenu politique, la preuve est que ces groupes continuent de massacrer nos concitoyens tous les jours en présence des touristes bleus . En effet, la présence de représentants des bandes armées dans le gouvernement est un appel d’air et créait ce que j’appelle le phénomène d’inspiration.
CNC : Comme pour parer de manière durable à la crise sécuritaire, le Gouvernement a mis en place un programme Désarmement- démobilisation-réinsertion et rapatriement des ex-combattants (DDRR). Un Programme pilote est même déjà enclenché et se poursuive dans les villes de provinces. Pensez-vous que le processus engagé pourra réellement sortir le pays de l’ornière ?
ED : Vous savez ce programme est voué à l’échec. C’est un mort né. Si on se tient à la déclaration d’un responsable de bandes armées et l’expérience, nous interpelle que ce n’était pas efficace et ce n’est pas propre à la RCA la Côte d’Ivoire… aussi ont échoué. Le DDRR est une prime à l’impunité aux groupes armés, ces criminels rendront ce qu’ils ne jugent pas utile ou important et garderont ce qui est important dans l’optique d’un autre scénario.
Pourquoi le DDRR et non DRDR= Désarmement- Rapatriement -Démobilisation et Réinsertion ? La sortie réelle et définitive de cette crise imposée, est de rendre les FACA (Force armées centrafricaines) opérationnelles. Moi président, je consacrerais toute mon énergie pour la levée de cet embargo injuste et criminel contre le peuple Centrafricain qui profite aux bandes armées et les puissances capitalistes à l’ origine de cette crise. Il est inconcevable de voir des pays tels que : La Libye, Afghanistan, Somalie, Syrie… ne soient pas sous embargo ; le gouvernement et l’Onu (Minusca) jouent au ping-pong puis laissent le champ à tout un chacun l’interprétation de la résolution 2149.
Et le peuple ne sait plus a quel saint se vouer le choix légitime qui nous reste en l’absence de notre armée est de s’auto-défendre et je pense qu’on a touché le point de non retour face a la gravité des menaces, une mobilisation générale des Centrafricains s’impose car la patrie est en danger soit il faudra violer cette injuste embargo capitalistes. Les touristes bleus n’ont pas une raison réelle de restés chez nous , il est aussi important de relever cette grossièreté du RSS avec le programme de l’ EUTM qui consiste a former un bataillon tous les 18 mois est inadmissible car nous avons une des meilleure formation militaire du continent , nos FACA sont des professionnels qui ont juste besoin d’un mois ou deux de recyclage vu l’ urgence et le risque qu’ encoure la patrie mais ce programme contribue à la déconfiture de notre pays , l’ armée est une des marque de souveraineté , ils nous privent de notre armée , ne protègent pas la population , ni nos frontières terrestres et aériens . Les bandes armées écument le pays continuent à s’approvisionner en armes et occupent les mines d’Or et Diamant.
CNC : Sur la même lancée de panacées de sortie de crise, l’Union africaine s’est lancée dans une médiation internationale au profit de la RCA. D’aucuns y voient une voie pour les groupes armés d’obtenir l’amnistie. Qu’en pensez-vous ?
ED : Panafricain que je suis, je me réjouis de cette initiative africaine, mais cette résolution africano-centrafricaine ne se fera pas au détriment de la justice. A cet effet, il est envisageable pour la paix que l’amnistie reste un joker, et ça se fera au cas par cas. Les auteurs de crimes de guerre et crimes contre l’humanité ne sont pas concernés. Ce blocus (embargo) de la part de l’Onu ou ceux qui se servent de l’Onu est un cancer aux efforts déployés par le président Touadera, ils sont là pour nous accompagner et non nous imposer de choses et la résolution de l’instabilité de la RCA avec le syndrome décennal de crise n’est pas uniquement du ressort des politiques et leurs maîtres étrangers, il est impérieux que les Centrafricains soient associés aux efforts de reconstitution .
CNC : Pour terminer, il y a comme une sorte de guéguerre entre la majorité et un front de l’opposition qui tente de se mettre en place autour de son chef de fil autoproclamé, Anicet Georges Dologuélé. A cette crise politique vient s’ajouter la crise institutionnelle entre la Présidence de la République et le Parlement, notamment la relation tendue entre Touadera et Meckassoua adoubée d’accusation de putsch. Pensez-vous qu’une telle ambiance politique est de nature à conduire le pays vers la restauration d’un Etat de droit et donc de sortie définitive de crise ?
ED : Rire… Dans un Etat de droit, il est normal que l’opposition politique joue son rôle, avec sa contribution objective par des critiques constructives et propositions concrètes. Ces opposants égoïstes, assoiffés du pouvoir sont préoccupés par leurs propres intérêts frustrés d’avoir perdu les élections, ils se livrent à des postures éhontées tandis que le peuple meurt tous les jours ce sont des imposteurs, qui se cachent derrière l’éphémère légitimité que leurs confère la loi de la République et tous sans exceptions prient pour l’échec de Touadera, dans l’optique de 2021 mais le peuple n’est pas dupe. Quant à ce soi-disant crise institutionnelle, je n’ai pas d’élément factuels mais si il s’avère vrai je dirai c’est du gâchis.
Au lendemain des élections générales, j’étais heureux de voir deux hommes d’Etat au parcours bien huilés de gestion de la chose publique à la tête de notre pays me donnait raison de croire au retour rapide de sécurité, la fin des hostilités entre les bandes armées, le relèvement économique réel et la reconstruction, hélas ! Par ailleurs, si ces deux têtes bien remplies mutualisent leurs intelligences politiques… au service du peuple, ça se saurait et l’histoire retiendra. Ils ont intérêt à mettre leurs égos surdimensionnés dans leurs chambres respectives et regardent le peuple car ce qui nous unis est supérieur de ce qui divise.
Le peuple leur pardonnera pas s’ils échouent, et je m’inscrirais en faux avec l’histoire de putsch mais la justice est saisie je m’abstiens de tout commentaire. Il faut un sursaut des dirigeants exécutif, et législatif si possible ceux de l’opposition constructible s’il en existe de quittés cet immobilisme, laxisme, petit calcul de considération, qu’ils tapent du poing sur la table et signifient aux puissants nuisibles de l’Onu… qu’ils sont de dirigeants d’un état souverain. Sinon, ils iront tous à la poubelle de l’histoire. Pour finir je demande au Président Touadera de parlé à son peuple qu’ ‘ il n’attende pas la dernière minute, je paraphrase le père fondateur de notre nation B. Boganda face à Charles De Gaule : Parlé Monsieur le Président, Parlé sans équivoque. J’ose croire l’entendre avec un discours officiel en Sango dans les jours prochains. Merci à vous de m’avoir donné la parole, car mon silence me rend complice et je ne veux être la honte de ma génération !
UN DÉCOUPAGE TERRITORIAL ABERRANT, UNE MONNAIE DE DOMINATION
L’instabilité règne dans toute l’Afrique Centrale. Les pièges du désordre laissé par les colons pour contrôler les territoires, même souverains, n’ont pas fini de fonctionner. Ils poursuivent leur funeste œuvre de destruction. Et on ne voit pas comment on pourrait les empêcher de continuer à faire plonger le sous-continent dans le chaos. CENTRAFRIQUE, TCHAD, CAMEROUN, pour ne citer que ces pays-là, sont déstabilisés par des rébellions sanglantes et récurrentes sur leur territoire. C’est là le résultat d’un découpage géographique et sociologique qui devait permettre de continuer à diriger ces pays après les Indépendances et à faire main basse sur leurs richesses.
Contrôle politique et économique : l’emblématique franc CFA est la figure de proue du contrôle de la France sur l’économie de ses ex-colonies. Est-ce qu’il n’est pas suffocant de constater que les réserves en or des pays africains francophones sont stockées dans les sous-sols de la banque de France à Paris ? Qu’un pays comme la République Centrafricaine ne peut engager des transactions stratégiques ni battre monnaie sans demander l’autorisation de la France ? La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) est surveillée depuis Paris par les autorités financières françaises. Les billets de francs CFA et les pièces de monnaie qui circulent en Centrafrique et dans les ex-colonies françaises sont toujours fabriqués en France.
Dans ces conditions, comment les autorités centrafricaines pourraient-elles avoir prise sur la conduite de leur économie et le devenir de leur pays ? Elles ne peuvent prendre aucune décision sans en référer au grand Manitou blanc ! Les voilà devenues gardiennes du temple des intérêts français en Centrafrique.
DES INDÉPENDANCES CANADA-DRY
Le rappel qui précède suffit à prouver, pour ceux qui en douteraient encore, que les indépendances de certains pays africains sont des fictions. Écrites par les puissances coloniales pour leur seul profit.
La République Centrafricaine en est un exemple emblématique. Jamais pays indépendant et souverain n’a eu des rapports aussi compliqués avec l’ancienne puissance coloniale. Rapports de domination et de soumission à la fois. Depuis la disparition tragique – et toujours non élucidée – de Barthélémy Boganda, le père de la Nation des Bantous, tous les Présidents de la République Centrafricaine, à l’exception d’un seul, se sont emparés du pouvoir sans passer par les urnes. Et ce, avec l’aide de la France et par la force. Perpétuant une domination néocoloniale, la France est la véritable patronne, celle qui assure les fins de mois des fonctionnaires et qui change de personnel politique quand bon lui semble. Quant aux aides internationales, celles qui sont destinées au développement et au bon fonctionnement des administrations, elles sont systématiquement détournées par des ministres et des hauts fonctionnaires prédateurs. La population, elle, croupit dans une pauvreté abyssale, subissant comme un martyre et de plein fouet les impunités et les injustices qui la laissent exsangue. Excepté pendant la période Bokassa, la République Centrafricaine a dansé sur une corde tendue au-dessus d’un volcan en éruption. Il faut tout faire pour qu’elle ne tombe pas dans la profondeur infernale de l’abîme.
UN APPÂT DE CHOIX POUR DES AVENTURIERS EN QUÊTE DE BUSINESS
Pendant la colonisation, la France ne s’est pas préoccupée de l’industrialisation du pays. C’était son dernier souci. En Centrafrique, il n’existe d’ailleurs aucune manufacture digne de ce nom. Toutes les matières premières étaient exportées vers l’Hexagone pour faire tourner les industries françaises au détriment des Oubanguiens. Les colons, à qui on avait cédé l’Oubangui-Chari à la découpe, n’étaient préoccupés que par l’exploitation des mines – diamant, or – et la culture de matières premières agricoles – coton, sisal, café – au détriment de l’agriculture vivrière.
C’était le temps de la chicotte. Les paysans qui n’atteignaient pas le quota fixé étaient punis à coups de fouet par les intendants brutaux et cruels des sociétés concessionnaires. C’était le temps du travail forcé. Ces intendants, des petits blancs, rebuts de la société française, adeptes de la suprématie blanche, se comportaient en despotes cruels. Aventuriers sans foi ni loi, ils régnaient en maîtres absolus sur les paysans, forcés de travailler au profit des sociétés concessionnaires.
L’uranium, celui de Bakouma, a servi à mettre au point la première bombe H française. Les bois précieux de la forêt centrafricaine ont été utilisés pour construire les voilures des avions de combat français. Les Oubanguiens ont été forcés de participer massivement à la construction du chemin de fer Congo-Océan, destiné essentiellement à acheminer les matières premières vers l’Europe. Beaucoup d’entre eux y perdirent la vie. Ne parle-t-on pas de deux morts par traverse ?
L’Oubangui-Chari existait bel et bien, mais d’abord comme source de matières premières pour la France. Ses habitants étaient dépossédés de leurs biens. Les écoles étaient rares. A l’époque, les Oubanguiens lettrés étaient affublés du sobriquet de Monzou Vouko (Blanc Noir), comme disait Franz Fanon : « Peau noire, masque blanc ». Ils se comptaient sur les doigts d’une main.
Dès lors, les pièges étaient en place pour qu’une indépendance fiction soit accordée à une population infantilisée et démotivée.
UN CHAOS COROLLAIRE DU PASSE COLONIAL
Le doute existe. Étant donné les pièges laissés par la colonisation, la République Centrafricaine est-elle prête à retrouver la sérénité ? Paix (SIRIRI) et réconciliation nationale ne surgiront qui si le gouvernement et les politiciens changent radicalement de comportement. Il faut qu’ils retrouvent leur patriotisme et s’arrachent des griffes des prédateurs étrangers. Qu’ils deviennent les protecteurs de leur pays et de leur peuple. Où sont passés les députés de ce pays ? Pendant que leur patrie brûle, on ne les entend pas. Ils sont portés disparus. Pas de commentaires. Pas de questions au gouvernement sur l’insécurité chronique qui sévit en Centrafrique.
Pas davantage de missions dans les provinces, occupées par les séditieux, pour rassurer et secourir les populations. Les massacres se succèdent à un rythme effréné sans émouvoir les représentants du peuple. On se demande à quoi sert cette Assemblée Nationale de pantouflards, qui ne sont là que pour se rapprocher des deniers de l’Etat.
Quant au gouvernement Sarandji II, avec le boulet des ministres issus de l’ex-Séléka dont la présence est insupportable, il affronte une situation qui ne cesse de s’aggraver. Le piège grossier, tendu par les rebelles depuis Rome et Libreville, fonctionne à merveille. Les Centrafricains ne croient plus au pseudo-dialogue de paix. Il est regrettable d’envisager cette configuration, mais on peut légitimement penser que, désormais, seule la force fera plier les rebelles. On voit mal les chefs de bandes déposer les armes sans avoir obtenu une amnistie générale.
Une action vigoureuse vient d’être menée par l’organisation onusienne pour libérer la ville de Bocaranga. Voilà l’exemple à suivre pour déloger les rebelles des provinces, des mines d’or et de diamants qu’ils ont envahies avec l’aide des mercenaires. Si la MINUSCA avait agi de la sorte dès le début du conflit, nous n’en serions pas là.
La force qui a libéré Bocaranga était composée de soldats d’élite, portugais et rwandais, appuyés par des hélicoptères sénégalais. Pour une fois, semble-t-il, que la MINUSCA engage le combat pour remplir sa mission de protection de la population, il faut l’encourager à poursuivre dans la même direction. Peut-être est-ce l’effet de la feuille de route que lui a confiée l’Union Africaine ? Si l’UA s’engage vraiment aux côtés des Forces Centrafricaines et de la MINUSCA, tout espoir sera permis. Une aube nouvelle, imprégnée de paix (SIRIRI) et de réconciliation, se lèvera, enfin, à l’horizon.
Centrafrique : le mouvement des Touaderateurs, qui sont-ils derrière ? D’où proviennent leurs financements ?? ? Enquête du CNC..
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/DD54987A-5994-49F2-9A0B-2482F67F1AFD.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les fondateurs du mouvement fatiste « Touadérateurs » à Bangui.
Bangui, le 10 octobre 2017.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Quelques mois après l’accession au pouvoir de Faustin Archange Touadéra, des organisations à caractère politique composées avec la racine de son nom « Touadé » ou son acronyme « FAT » ne cessent de voir le jour et polluer l’atmosphère politique et sécuritaire du pays. Fatiste, Touadérarteurs, mouvement des Touadérarteurs, telles sont les différentes dénominations de ces mouvements. Leurs leaders, tous des mafieux, ont été tous déjà nommés et ils s’abattent désormais les ailles comme un hibou les jours, pour sauver l’image noircie, d’après leurs propres expressions, du président Faustin Archange TOUADÉRA alias la Tortue. Or en réalité, ils se regroupent pour usurper des titres et siphonner l’économie du pays. À seulement quelques mois, ils ont réussi à se faire parler d’eux à chaque événement politique qu’ils jugent nécessaire. Avec des déclarations tonitruantes proches du ridicule, les Centrafricains se demandent pour qui et quel objectif ce mouvement dit des « Touaderateur « roule-t-il concrètement ? Comment est-il financé ? Dossier spécial C NC !
Si l’opinion publique est fortement divisée sur le rôle joué par le mouvement des Touaderateurs depuis sa création en avril 2017, leur manière de faire soulève d’énormes inquiétudes au sein de la population centrafricaine. Pour bon nombre des Centrafricains, ces Touadérateurs ne sont que des affamés près pour toutes les sauces et surnommés les « cherchés à manger ». Ce sont les mêmes qui changent des vestes pour chaque régime, vu le passé chaotique des membres fondateurs. Tandis que pour les autres, ces Touadérateurs ne sont que des perturbateurs de la vie politique nationale et des trafiquants de tout genre réunis dans une organisation pour des escroqueries.
Pour qui, roulent-ils réellement ?
D’après les faits et gestes, agissements de ces Touadérateurs, l’objectif principal recherché n’est pas réellement de défendre la politique du Président Touadéra comme certains le pensent, mais plutôt de s’enrichir en usant le brin des pouvoirs qu’ils tiennent et/ou de régler les comptes politiques des sérieux adversaires de leur facilitateur Touadera en 2012.
Vu de l’extérieur, des paroles et déclarations radiophoniques controversées sous les formules de la déclaration du Chef de l’État, tendant à faire croire à l’opinion publique qu’ils seraient derrière la Tortue de Damara. Et vu de l’intérieur des actes d’escroquerie en bande organisée, de corruption et vol en série.
En tête du groupe et en maître penseur, le sieur Sani Yalo, président du Conseil d’Administration du BARC, connu des Centrafricains grâce à l’affaire dite « zongo oil » dans laquelle il a été mis en examen et écroué pour détournement aggravé dans les années 1999-2002. Il a conduit la famille Bozizé jusqu’à la disette. Il est entouré de Frédéric Inamo, DG des Douanes et Arthur Bertrand Piri, contrôleur général du secteur para public à la Primature, connus pour être les frères du Chef de l’État. En bas du tableau avec différents rôles, Kossimatchi, le juge d’instruction du groupe, Joachim Kokaté, l’officier militaire de police judiciaire. Il fait le FPI de Bangui avec Vondo et les agents de services, Arsène Ngrépayo, Ludovic Ledo, Héritier Doneng, Emmanuel Mbrenga. Tous viennent du KNK le parti de Bertin BEA. De quoi à qualifier le régime de Touadéra, par certains diplomates en poste à Bangui, comme le régime bozizé suite et fin en pire.
D’après notre enquête auprès de ces différents mouvements, aucune décision n’est prise sans le consentement du trio Yalo-Piri-Inamo et ce sont ces trois qui alimentent les divers réseaux des Kossimatchi, Arsène Ngrépayo, Ludovic Ledo, Héritier Doneng, Emmanuel Mbrenga et consorts.
« Le président Touadéra est sous la domination psychologique des Touadérarteurs et Fatistes et le service de renseignement, sous leur humeur» rapporte un leader d’opinion sous couvert de l’anonymat.
Comment financent-ils leurs activités ?
« Touadéra c’est un duracel (expression communément utilisée dans le pays pour designer quel qu’un de plus dur à donner de l’argent aux autres), et il faut qu’on s’organise et en s’organisant nous gagnerons plus » avait déclaré un participant à la réunion constitutive du groupe tenue dans le motel de Piri au PK 22 route de Damara.
D’après les documents comptables parvenus à notre Rédaction, c’est toujours le trio Yalo-Piri-Inamo qui alimente financièrement le réseau des touadérarteurs et fatistes. Grâce à l’ethnie des deux, proche de celle du président Touadéra, le trio arnaque à ciel ouvert et sans conséquences pénales les opérateurs économiques du pays. Même si leurs cibles principales sont des opérateurs étrangers, il n’y a pas longtemps, ils ont trouvé une seconde cible facile qui sont les commerçantes et commerçants centrafricains communément appelés « Ouali gara ou Koli gara » qu’ils tentent d’escroquer récemment lors d’une réunion organisée au sein du stade 20 000 places et ans leurs locaux aménagés à cet effet et baptisée « Faustin Archange Touadéra » à Bangui (photo ci-dessous).
Selon la méthode utilisée par ces escrocs Touaderateurs pour soutirer de l’argent à ces pauvres commerçantes et commerçants centrafricains, chacun doit verser au mouvement fatiste une somme forfaitaire de 4 500 FCFA et en contrepartie, ils ou elles toucheront, en groupe de 3, une grosse somme de 1 000 000 (million) de franc CFA.
« Nous réalisons les promesses du Président Faustin ArchangeTouadéra à ces pauvres femmes et hommes », nous a fait savoir un agent d’exécution du service le bon Samaritain contacté par CNC au siège de l’entreprise à Miskine.
Plusieurs mois après leurs inscriptions, les millions de F CFA promis tardent à changer de caisses. Les nerfs commencent à prendre de température et la tampe pour les refroidir ne viendront que de ciel. Lors d’une des réunions le mois passé dans le stade 20 000 places, les femmes ont failli mettre le feu au bâtiment du stade pour manifester leur colère.
« Fauteuil présidentiel vide » dixit Anicet George Doléguélé, « Touadéra, un décevant » affirme sur France24 Jean Pierre Tuquoi auteur du livre la Centrafrique, un pays qui n’existe pas, « Touadéra un duracel » qualificatif de ses propres parents, « Touadéra, sous domination psychologique des touadérarteurs » déclarent ses propres collaborateurs ; « Touadéra, la Tortue de Damara » ; telle est l’ombre de l’image de la personnalité de l’homme qui gouverne la Centrafrique où se cachent les mafieux.
En tout cas pour le bien du pays, ces différents mouvements des Touaderateurs doivent être dissous aussi rapidement que possible par celui-là même que son nom sert de la racine des mots aux dénominations.
Copyright2017CNC.
Le nouveau bâtiment des Touaderateurs. Crédits photo : À. Mbata, CopyrightCNC
Après avoir fait à plusieurs reprises un bras d’honneur au juge dans l’affaire l’opposant avec KPAWIYANA Pierre, le sulfureux Gilles Gilbert Grénzéngué alias 3G vient de franchir une nouvelle étape dans sa série d’humiliation de la justice centrafricaine. Programmé pour le 5 octobre dernier pour la nième fois, le procès du 3G a été une fois de plus reporté. En cause, l’absence de l’accusé qui ne veut surtout pas se présenter devant son juge. Alors, pourquoi refuse-t-il catégoriquement de se présenter à son procès pour violences aggravées ?
Si juridiquement on dit que la loi est faite pour tout le monde et que personne n’est au-dessus de la loi, en Centrafrique pays de paradoxe et d’anomalie, certains compatriotes se croient intouchables grâce aux fonctions qu’ils occupent et/ou à leurs relations au niveau de la justice.
Souvenez-vous, le lundi 2 octobre dernier, nous avions publié un article intitulé « Gilles Gilbert Grénzéngué, un gangster protégé à la tête du Comité olympique centrafricain » dans lequel nous avons expliqué comment le sulfureux Gilles Grénzéngué manipule et tient en otage la justice à sa manière dans l’affaire qui l’oppose à son ex-gardien KPAWIYANA Pierre, qu’il a tenté de l’enterrer via son asphyxie dans son bureau à Bangui.
Programmé puis reporté à plusieurs reprises pour non-présentation de l’accusé, le procès du roublard Grénzéngué doit s’ouvrir pour la nième fois le 5 octobre dernier. Comble de l’ironie, le sulfureux Grénzéngué refuse de se présenter devant les juges comme dans les précédentes citations. Afin d’humilier son juge qu’il qualifie souvent de « petit juge », l’homme envoie son avocat le jour du procès pour signaler au juge que son client est en mission de travail à l’extérieur du pays. Incroyable! Alors que notre équipe qui devrait assister au procès l’a vu sillonner dans les rues de Bangui.
Quelle roublardise ? Le 6 octobre, c’est à dire le lendemain de son absence au tribunal, nous avons vu le sulfureux Gilles Gilbert Grénzéngué quitter Bangui à bord de l’avion de la compagnie Air France.
pourquoi monsieur Grénzéngué veut-il à tout prix éviter ce procès ?
Pour un membre du comité contacté par CNC, si le sulfureux Gilles Gilbert Grénzéngué est condamné, il perd de plein droit son mandat et donc sa qualité du Secrétaire Général du Comité National olympique et Sportif centrafricain (CNOSCA) en application des dispositions de l’article 14 alinéa « C » des statuts du Comité National Olympique et Sport Centrafricain qui régissent l’organisation: « la qualité du membre du comité national olympique centrafricain se perd lorsque l’un des membres du bureau exécutif est auteur d’une faute grave portant atteinte à l’honorabilité du Comité ».
C’est en ce sens que l’homme multiplie des basses manœuvres et stratagèmes ridicules pour endormir les magistrats et laisser courir les nuits jusqu’à la fin de son mandat. Après il avisera a conclu ce membre sous couvert de l’anonymat.
Pour un justicier contacté par CNC, c’est le dernier renvoi afin d’éviter la prescription. Et si l’accusé Gilles Gilbert Grénzéngué poursuit sa politique de chaises vides, les juges en charge du dossier procéderont à un procès par contumace si son avocat veut jouer le même jeu que son client. S’il est reconnu coupable, par défaut, des faits qui lui sont reprochés, un mandat d’arrêt et de dépôt sera décerné. Ce qui permettre aux forces de l’ordre de se mettre à sa trousse et l’arrêter pour le vrai procès en sa présence.
Nul n’est au-dessus de la loi, pourquoi monsieur Grénzéngué à lui seul arrive à malmener l’ensemble de la justice composée des dignes fils du pays ?
Selon les dernières nouvelles, le procès est reporté pour le mois de novembre 2017 prochain. Va-t-il se soustraire à nouveau ?
Même s’il a un mois pour s’organiser, va-t-il encore dire brandir une autre fallacieuse raison ?
En tout cas il y’a un temps pour s’amuser, et aussi un autre pour faire du sérieux. Il en va de l’image de la justice de notre pays. Même l’empereur Bokassa a été jugé par les soi-disant « petits juges ».
Centrafrique : Tension à Sibut suite à la sanction abusive du Greffier en chef du tribunal local
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Bangui, le 10 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Sieur Mathurin Gonidane promu récemment Président du Tribunal de grande instance de Sibut, serait en train de foutre la pagaille dans le chef-lieu de la Kémo. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est la sanction abusive et illégale du Greffier en chef, Jules Firmin Lembé – sanction qui secoue la ville, puisque tension monte parmi la population qui a connu M. Lembé depuis six années de service dans la localité.
Incroyable mais vrai ! Le motif de cette sanction abusive qui correspond à s’y méprendre à une expression de haine mêlée d’orgueil mal placé, cache mal l’intension de nuire du Président du Tribunal. Car, à ce moment crucial où toutes les bonnes intentions sont orientées vers la montée en puissance de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, à travers le retour de l’administration décentralisée, le Président du Tribunal de grande instance de Sibut ramerait lui, à contre courant. Les faits relatés par une source proche du dossier sont tout simplement inadmissibles et inacceptables !
Selon la source, le Palais de justice de Sibut récemment réhabilité avec l’appui de la Minusca à travers l’Ong ‘’PASSA’’ et remis officiellement aux autorités centrafricaines depuis un certain temps n’a jamais été occupé, parce que le Président du TGI ne serait qu’à Bangui. Alors que des bruits se lèvent de toute part pour la non-utilisation de ce joyau gracieusement offert pour qu’il soit occupé par d’autres institutions fonctionnelles et qui seraient dans le besoin.
Tellement que les rumeurs étaient persistantes, le Greffier en chef, Jules Firmin Lembé a jugé mieux occuper son bureau, ne fut-ce que pour marquer une occupation du nouveau bâtiment. Histoire de dissiper le doute qui planait et la mauvaise idée de loger une autre institution dans les locaux. Chose faite. Précisions au passage que le Président du Tribunal, « quand il va à Bangui, ce n’est pas pour moins de deux mois », indique notre source. Alors qu’à ces moments, Mathurin Gonidane serait à l’un de ses longs séjours à Bangui. Informé au téléphone de ce que son Greffier en chef a déjà regagné son nouveau bureau flambant neuf, Gonidane pique une de ses rares colères, débarque en fracas à Sibut. Après avoir sévèrement sermonné son Greffier en chef, il adresse à ce dernier un questionnaire, lors d’une Assemblée générale qu’il a concoctée, avec injonction de répondre dans 48 heures.
Ce n’est pas tout ! Le 27 septembre dernier, alors que le fonctionnaire, enfermé dans son cabinet, achevait son corvée en remplissant le questionnaire, Gonidane surgit, son aide de camp avec lui et va lâcher ceci : « Monsieur le Greffier en chef, ‘’Bangui’’ vient de m’appeler et m’a chargé de faire cesser tes fonctions pour une durée de trois mois ». Là encore, on ne sait de quel ‘’Bangui’’ le Président du TGI fait allusion, est-ce au Ministre de la Justice ? Et si c’est effectivement le Garde des seaux, peut-il ordonner une telle sanction ? Et verbalement ? Alors qu’il revient au Ministère de la fonction publique d’examiner des aspects liés aux sanctions des fonctionnaires et Agents de l’Etat.
Et notre source conclut sur le traitement déshumanisant que le novice Président du TGI a fait subir au Greffier en chef routier de plus de six ans de service à Sibut. « Le Président du Tribunal et son aide de camp l’ont fait déguerpir (le Greffier en chef) de son bureau, réclamant de force les clés du bureau », confie la source.
En agissant ainsi, l’on s’interroge sur le genre de garant des droits humains que peut représenter une personne sans scrupule vers l’homme et l’administration tel le Président du TGI de Sibut ?
Sans commentaire de cette barbarie transposée dans l’administration publique, le Ministre de la Justice, voire le Chef de l’Etat sont interpelés pour sauver la situation après ce climat anti-productif instauré par Gonidane au TGI de Sibut. Surtout que suite à la cabale médiatique menée par récemment par ce dernier sur la radio locale en dénigrement contre la personne de Jules Firmin Lembé, la tension ne cesse de monter au sein de la population qui a eu à collaborer harmonieusement, voire familièrement, six années durant avec ce dernier.