mardi, mai 5, 2026
Accueil Blog Page 485

Centrafrique : texte intégral du projet de résolution des Nations-Unis prorogeant le mandat de la Minusca dans le pays.

0

Centrafrique : texte intégral du projet de résolution des Nations-Unis prorogeant le mandat de la Minusca dans le pays.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/BC3FF224-9316-4A35-B21B-EF0F9D5581AD-150×101.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”101″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/BC3FF224-9316-4A35-B21B-EF0F9D5581AD-150×101.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/BC3FF224-9316-4A35-B21B-EF0F9D5581AD-300×201.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/BC3FF224-9316-4A35-B21B-EF0F9D5581AD.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
Le conseil de sécurité des Nations unis

 

Bangui, le 22 novembre 2017.

Par : le Conseil de sécurité des Nations-Unis.

 

Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses précédentes résolutions et déclarations sur la République centrafricaine, en particulier ses résolutions 2121 (2013), 2127 (2013), 2134 (2014), 2149 (2014), 2181 (2014), 2196 (2015), 2212(2015), 2217 (2015), 2262 (2016), 2264 (2016), 2281 (2016), 2301 (2016) et 2339 (2017) ainsi que sa résolution 2272 (2016) et les déclarations de son président en date des 18 décembre 2014 (S/PRST/2014/28), 20 octobre 2015 (S/PRST/2015/1 7), 16 novembre 2016 (S/PRST/2016/17), 4 avril 20 17 (S/PRST/2017/5) et 13 juillet 2017 (S/PRST/2017/9),                                                          ’

Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à 1 ’intégrité territoriale de la République centrafricaine, et rappelant l’importance des principes de non-ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale,

Réaffirmant les principes fondamentaux du maintien de la paix, y compris ceux du consentement des parties, de l’impartialité et du non-recours à la force sauf en cas de légitime défense ou de défense du mandat, considérant que le mandat de chaque mission de maintien de la paix doit être adapté aux besoins et à la situation du pays concerné, et rappelant la déclaration de son président en date du 25 novembre 2015 (S/PRST/2015/22),

Rappelant qu’il incombe au premier chef aux autorités centrafricaines de protéger toutes les populations du pays contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité, et rappelant, à cet égard, qu’il importe de rétablir l’autorité de l’État dans tout le pays,

Insistant sur le fait que tout règlement durable de la crise en République centrafricaine, y compris le processus politique, doit être aux mains de la République centrafricaine et accorder la priorité à la réconciliation du peuple centrafricain, dans le cadre d’un processus sans exclusive associant les hommes et les femmes, y compris les personnes qui ont été déplacées du fait de la crise, quelle que soit leur origine sociale, économique, politique, religieuse et ethnique,

Se déclarant préoccupé par la détérioration de la situation sécuritaire, en particulier dans le sud-est et le nord-ouest de la République centrafricaine, en raison de la poursuite des affrontements entre groupes armés dans leurs tentatives de prendre par la force le contrôle de territoires et de ressources et de déstabiliser le pays, ainsi que du manque de moyens des forces de sécurité nationales et de la persistance des causes profondes du conflit,

Condamnant avec la plus grande fermeté les incitations à la haine ethnique et religieuse et à la violence et les multiples violations du droit international humanitaire

ainsi que les violations généralisées des droits de l’homme et les atteintes à ces droits, y compris les violences sexuelles et les violences à l’égard des femmes, commises notamment par des éléments de Pex-Séléka, des éléments antibalaka et d’autres milices, ainsi que le ciblage de civils de certaines communautés,

Rappelant le rapport présenté par la Commission d’enquête internationale créée en application de la résolution 2127 (2013) (S/2014/928), notant avec préoccupation son constat selon lequel les principales parties au conflit, notamment les ex-Séléka, les antibalaka et des éléments des forces armées centrafricaines qui ont collaboré avec des groupes armés, ont commis depuis le Ier janvier 2013 des violations du droit international humanitaire et des atteintes aux droits de l’homme pouvant constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, en particulier le nettoyage ethnique auquel se sont livrés des éléments des milices antibalaka,

Condamnant dans les termes les plus vifs toutes les attaques, provocations et incitations à la violence visant les contingents de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et d’autres forces internationales, commises notamment par des groupes armés, rendant hommage aux membres du personnel de la MINUSCA qui ont sacrifié leur vie au service de la paix, soulignant que les attaques visant les forces de maintien de la paix peuvent constituer des crimes de guerre, rappelant à toutes les parties leurs obligations au regard du droit international humanitaire et demandant instamment aux autorités centrafricaines de prendre toutes les mesures possibles pour garantir que les auteurs de ces actes seront arrêtés et traduits en justice,

Se félicitant à cet égard de l’action menée par la MINUSCA pour protéger les civils et lutter contre les groupes armés, notamment du succès de l’opération « Bekpa » à Bambari en février et mars 2017, de l’opération « Maraze » à Bangassou en août 2017 et de l’opération « Damakongo » à Bocaranga en octobre 2017,

Soulignant qu’il est urgent et impératif de mettre fin à l’impunité en République centrafricaine et de traduire en justice les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, se félicitant à cet égard de l’opérationnalisation progressive de la Cour pénale spéciale et insistant sur la nécessité de renforcer les autres mécanismes nationaux d’établissement des responsabilités, et d’apporter un appui accru aux travaux de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine,

Réaffirmant qu’il incombe au premier chef aux autorités nationales de créer les conditions nécessaires pour procéder à des enquêtes, engager des poursuites et rendre des jugements avec efficacité et en toute indépendance, et soulignant que le Gouvernement de la République centrafricaine doit renforcer l’état de préparation de ses institutions à cette fin,

Se félicitant des mesures prises par le Gouvernement de la République centrafricaine pour mettre en place des mécanismes de justice transitionnelle afin d’amener les auteurs de crimes passés à répondre de leurs actes et d’accorder des réparations aux victimes tout en favorisant la réconciliation nationale,

Accueillant avec satisfaction l’engagement pris par le Secrétaire général d’appliquer rigoureusement sa politique de tolérance zéro à l’égard de l’exploitation et des agressions sexuelles, prenant note des différentes mesures prises par la MINUSCA et les pays fournisseurs de contingents et de personnel de police pour combattre l’exploitation et les agressions sexuelles, grâce auxquelles le nombre de cas signalés a diminué, se déclarant toutefois toujours gravement préoccupé par les nombreuses allégations d’exploitation et d’agressions sexuelles imputées à des soldats de la paix en République centrafricaine ainsi qu’à des forces non onusiennes, soulignant qu’il importe au plus haut point que les pays qui fournissent des

contingents ou du personnel de police ainsi que la MINUSCA, selon le cas, ouvrent sans tarder des enquêtes sur ces allégations de façon crédible et transparente et fassent en sorte que les auteurs de telles infractions pénales ou de fautes répondent de leurs actes, et soulignant également qu’il faut prévenir l’exploitation et les agressions sexuelles et améliorer les mesures prises pour donner suite aux allégations, conformément à la résolution 2272 (2016),                                 ‘

‘Soulignant le fait que les conditions de sécurité actuelles en République centrafricaine créent un climat favorable à la criminalité transnationale, notamment au trafic d’armes et à l’emploi de mercenaires, et risquent de constituer un terreau fertile pour les réseaux extrémistes,

Se déclarant vivement préoccupé par la menace que constituent, pour la paix et la sécurité en République centrafricaine, le transfert illicite, l’accumulation déstabilisatrice et l’utilisation abusive d’armes légères et de petit calibre ainsi que l’emploi de ces armes contre des civils.

Saluant, à cet égard, la contribution importante à la paix, à la stabilité et à la sécurité en République centrafricaine qu’apporte le régime de sanctions décidé par le Conseil et reconduit dans la résolution 2339 (2017), y compris ses dispositions relatives à l’embargo sur les armes et ses dispositions relatives à des personnes et entités que le Comité aura désignées au motif qu’elles se livrent à des actes qui’ compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité de la République centrafricaine ou concourent à des tels actes,

Rappelant que le trafic et l’exploitation illégale de ressources naturelles, dont l’ôr et les diamants, ainsi que le braconnage et le trafic d’espèces sauvages continuent de mettre en péril la paix et la stabilité en République centrafricaine.

Se disant préoccupé par les .informations faisant état de voyages effectués par des individus désignés en application de sa résolution 2127 (2013), et notant l’importance déterminante de l’application effective du régime des sanctions, notamment le rôle clef que les États voisins, ainsi que les organisations régionales et sous-régionales, peuvent jouer à cet égard, et encourageant les efforts visant’à continuer d’améliorer la coopération,

Se déclarant de nouveau gravement préoccupé par la situation humanitaire catastrophique en République centrafricaine, par les conséquences de la détérioration de 1a. situation sécuritaire sur l’accès humanitaire, et par les violences perpétrées contre les travailleurs humanitaires, mettant tout particulièrement l’accent sur les besoins humanitaires actuels de plus de 600 000 personnes déplacées et de près de 500 000 réfugiés dans les pays voisins, et s’inquiétant des répercussions que les flux de réfugiés ont sur la situation au Tchad, au Cameroun et en République démocratique du Congo ainsi que dans d’autres pays de la région,

Rappelant qu’il inpombe au premier chef aux autorités centrafricaines de protéger et promouvoir le droit de tous, y compris des personnes déplacées, sans distinction, de se déplacer librement dans le pays, de choisir leur lieu de résidence et de respecter leur droit de revenir dans leur pays ou de le quitter pour demander asile ailleurs, et se déclarant préoccupé par le sort des civils pris au piège dans des enclaves où l’accès aux secours humanitaires est très limité;                                                            .

Rappelant la tenue, entre le 21 janvier et le 8 mars’2015, de consultations populaires dans tout le pays qui ont permis à des milliers d’habitants de la République centrafricaine de faire part de leurs vues sur l’avenir de leur pays, et la tenue, en mai 2015, du Forum de Bangui, au cours duquel ont été adoptés le Pacte républicain pour la paix, la réconciliation nationale et la reconstruction en République centrafricaine ainsi que les accords sur les principes de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, la justice et la réconciliation, et la réforme du secteur de la sécurité,

et sur l’engagement des groupes armés de mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants et de libérer tous les enfants qui se trouvent dans leurs rangs,

Rappelant le référendum constitutionnel organisé pacifiquement le 13 décembre 2015 et les élections législatives et présidentielle tenues en décembre 2015 et février et mars 2016, ainsi que l’investiture du Président Faustin-Archange Totiadéra le 30 mars 2016,

Rappelant qu’il faut mettre en place des programmes de désarmement, démobilisation, réintégration ouverts à tous, tenant compte des disparités entre les sexes, et efficaces, assortis d’un volet rapatriement en ce qui concerne les combattants étrangers, y compris les enfants précédemment associés à des forces et groupes armés, sans méconnaître l’impératif de lutter contre l’impunité,

Rappelant le bon déroulement des activités préalables au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration et des programmes de réduction de la violence communautaire, qui ont contribué à réduire la présence des membres de groupes armés,

Soulignant la nécessité de soutenir au niveau national et de coordonner au niveau international les efforts visant à transformer le secteur de la sécurité en République centrafricaine et insistant sur le rôle crucial que jouent les forces de sécurité intérieure (police et gendarmerie) dans le rétablissement de la sécurité des populations locales, de la sécurité publique et de l’état de droit en République centrafricaine,

Saluant à cet égard le travail accompli par la mission de formation de l’Union européenne (EUTM-RCA) pour soutenir la réforme des forces armées centrafricaines afin qu’elles soient multiethniques, professionnelles et représentatives, comme indiqué dans la lettre de la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, en date du 30 mai 2016,

Rappelant ses résolutions sur la protection des civils en période de conflit armé, y compris les résolutions 2286 (2016) et 1894 (2009), ses résolutions sur le sort des enfants en temps de conflit armé, y compris la. résolution 2225 (2015), et ses résolutions sur les femmes et la paix et la sécurité, y compris les résolutions 2106 (2013) et 2242 (2015), et demandant à toutes les parties en République centrafricaine de coopérer avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé et la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de confl it,

Se déclarant préoccupé par le fait que des enfants ont continué d’être victimes de violences commises par des éléments armés de l’ex-Séléka, de groupes antibalaka et d’autres groupes armés, dont l’Armée de résistance du Seigneur, et que des femmes et des filles continuent d’être victimes de sévices et de violences sexuelles et sexistes en République centrafricaine,

Se félicitant de la ratification par les autorités de la République centrafricaine, le 21 septembre 2017, du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés, et soulignant qu’il importe que le Protocole soit appliqué intégralement,

Soulignant que le rôle et la contribution continus des pays voisins, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs ainsi que de l’Union africaine, demeurent déterminants pour la promotion d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine, et réitérant sa gratitude pour les efforts que ces acteurs continuent de déployer à cet égard,

Se félicitant du ferme engagement pris par l’Union européenne et de la participation active de la Communauté de Sant’Egidio à travers l’accord sigtié à Rome le 19 juin 2017, qui constitue un pas important en faveur de la paix et de la stabilité en République centrafricaine, ainsi que de l’engagement pris d’autres organisations internationales telles que l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Organisation de la Conférence islamique, et saluant les contributions bilatérales des Etats Membres à la stabilisation du pays,

Demandant aux partenaires internationaux d’aider les autorités centrafricaines à renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles de la police nationale, de la gendarmerie et des autorités douanières pour leur permettre de surveiller efficacement les frontières et les points d’entrée, notamment afin de soutenir l’application des mesures renouvelées et modifiées par le paragraphe 1 de la résolution 2339 (2017) et le désarmement et le rapatriement des éléments armés étrangers,

Soulignant qu’il faut exécuter le mandat de la MINUSCA sur la base d’une priorisation des tâches et, le cas échéant, par étapes,

Prenant acte avec satisfaction du rapport du Secrétaire général, en date du 16 octobre 2017 (S/2011/865);                                                                         ”

Constatant que la Situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la région,

Agissant en vertu du Chapitre VU de la Charte des Nations Unies,

Processus politique

  1. Réaffirme son soutien au Président Faustin-Archange Touadéra et à son gouvernement et salue ses efforts pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés et étendre l’autorité de l’État à tout le pays ainsi que les engagements qu’il a pris lors de la réunion de haut niveau sur la République centrafricaine, tenu en marge de l’Assemblée générale en septembre 2017;
  2. Se félicite des mesures qui ont été prises à cet égard, telles que l’adoption et la mise en œuvre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix, l’adoption d’une stratégie nationale pour le rétablissement de l’autorité de l’État, l’adoption d’une politique nationale de sécurité et d’une stratégie nationale pour la réforme du secteur de la sécurité, la validation d’un plan de réforme des forces de sécurité intérieure, le lancement du projet pilote de désarmement, démobilisation et réintégration et, le cas échéant, de rapatriement, ainsi que les efforts récemment déployés pour assurer une plus large représentation de toutes les composantes de la société au sein du Gouvernement centrafricain, et encourage les autorités de la République centrafricaine à poursuivre leurs efforts visant à mettre en place des mécanismes de gouvernance plus inclusifs en vue de créer un environnement favorable à l’établissement d’un consensus national et aux progrès du processus politique;
  3. Se félicite de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, qui a conduit à l’adoption de la feuille de route, lors de la Conférence ministérielle tenue à Libreville le 17 juillet 2017, par les autorités centrafricaines, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs avec l’appui de F Angola, du Congo, du Gabon et du Tchad, et réaffirme que cette initiative et cette feuille de route constituent le principal cadre pour une solution politique en République centrafricaine, comme les autorités centrafricaines en sont convenues et sous leur direction;
  4. Réaffirme qu’il convient de coordonner toutes les initiatives en faveur de la paix et de la réconciliation en République centrafricaine, encourage l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation à collaborer étroitement avec l’ONU, et se félicite à cet égard de la décision prise par le Panel de facilitateurs d’assurer la cohérence de ses activités dans le cadre d’un partenariat stratégique et opérationnel avec la M1NUSCA, ainsi que de l’assistance fournie par la Mission au Panel, et invite les partenaires internationaux à apporter un appui politique et financier aux travaux de ce Panel;
  5. Engage vivement les autorités centrafricaines et les groupes armés à participer dans un esprit constructif et de bonne foi à un processus de paix inclusif pour parvenir à un accord politique global, comme l’ont réaffirmé les Ministres des affaires étrangères des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale lors de la réunion extraordinaire qu’ils ont tenue le 21 octobre 2017;
  6. Exige de toutes les milices et de tous les groupes armés qu’ils déposent les armes, mettent fin aux violences et activités déstabilisatrices sous toutes leurs formes, y compris les attaques contre les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires ainsi que les incitations à la haine et à la violence, et libèrent immédiatement et sans condition les enfants qui se trouvent dans leurs rangs, et exhorte tous les acteurs politiques et institutionnels en République centrafricaine à condamner fermement de tels actes et à empêcher qu’ils soient commis;
  7. Exige également de toutes les milices et de tous les groupes armés qu’ils cessent leurs attaques contre les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires;
  8. Exhorte les autorités centrafricaines à parvenir d’urgence à une véritable réconciliation de toutes les parties dans le pays, notamment en luttant contre la marginalisation et en répondant aux revendications locales de toutes les composantes de la société sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine, y compris au moyen de politiques nationales de développement économique et de recrutement dans la fonction publique, pour promouvoir les initiatives de réconciliation aux niveaux régional, national, préfectoral et local, notamment dans le cadre d’élections locales; .
  9. Invite les autorités centrafricaines à faire en sorte que les politiques et les cadres législatifs nationaux protègent dûment les droits de l’homme des personnes déplacées, y compris la liberté de mouvement, et appuie l’adoption de solutions durables en faveur des personnes déplacées et des populations réfugiées, y compris le retour chez elles, librement consenti et durable, en toute sécurité et dans la dignité, et l’intégration locale ou la réinstallation;
  10. Rappelle le rôle crucial que joue la société civile dans le processus de paix et de réconciliation pour faire en sorte que l’accord politique global s’attaque aux causes profondes du conflit et encourage la participation entière et effective des femmes à ce processus;
  11. Souligne qu’il importe de respecter la Constitution pour garantir la stabilisation et le développement à long terme de la République centrafricaine;
  12. Encourage les États Membres à présenter au Comité créé par le paragraphe 57 de la résolution 2127 (2013) des demandes d’inscription sur la liste des sanctions, contenant des éléments de preuve détaillés à l’appui de chaque demande, concernant des personnes et entités participant ou fournissant un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité de la République centrafricaine, notamment des actes qui menacent ou entravent le processus politique ou celui de stabilisation et réconciliation, ou qui alimentent la violence;
  13. Prie instamment les autorités centrafricaines de lutter contre la présence et l’activité des groupes armés en République centrafricaine en ayant recours à une stratégie globale qui privilégie le dialogue et l’application rapide d’un programme inclusif de désarmement, démobilisation et réintégration et, le cas échéant, de rapatriement, qui sera mis en œuvre parallèlement à la réforme du secteur de la sécurité et garantit l’encadrement civil des forces de défense et de sécurité nationales, avec l’aide de la communauté internationale;
  14. Demande aux autorités centrafricaines d’appliquer la politique de nationale de sécurité et la stratégie nationale pour la réforme du secteur de la sécurité afin de se doter de forces de défense nationale et de sécurité intérieure professionnelles, ethniquement représentatives et régionalement équilibrées, notamment grâce à l’adoption et l’application de ‘procédures appropriées de vérification préalable, notamment du respect des droits de l’homme, pour tout le personnel de défense et de sécurité, ainsi que de mesures permettant d’intégrer des éléments des groupes armés qui répondent à des critères rigoureux de sélection et de vérification préalable, et prie le Secrétaire général de lui rendre compte des progrès enregistrés à cet égard dans ses rapports périodiques;
  15. Se félicite de la finalisation, en coordination avec la MINUSCA et la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM- RCA), du Document d’orientation 2017-2019 pour le redéploiement des forces armées centrafricaines, comme il est demandé dans la résolution 2301 (2016), qui fixe les conditions du redéploiement progressif des unités des forces armées centrafricaines formées par EUTM-RCA, en coordination avec la MINUSCA, EUTM-RCA et d’autres partenaires internationaux compétents, afin de contribuer à l’extension de l’autorité de l’État et à la sécurité, et demande aux autorités centrafricaines d’élaborer et d’arrêter définitivement, dans un délai raisonnable, les autres procédures nécessaires à la pleine réopérationalisation des forces armées centrafricaines;
  16. Demande aux autorités centrafricaines de prendre, sans délai et à titre prioritaire, des mesures concrètes visant à renforcer les institutions judiciaires et à lutter contre l’impunité, afin de contribuer à la stabilisation et la réconciliation, notamment en rétablissant l’administration de l’appareil judiciaire, du système de justice pénale et du système pénitentiaire dans tout le pays, en démilitarisant les prisons, en remplaçant progressivement les forces armées centrafricaines grâce au recrutement de personnel pénitentiaire civil et en veillant à permettre à tous d’accéder à une justice impartiale et équitable;
  17. Se félicite à cet égard que la Cour pénale spéciale ait commencé à

s’acquitter progressivement de ses fonctions et que le Comité de pilotage chargé de la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation ait été établi;                               .

  1. Demande aux autorités centrafricaines de continuer à s’employer à rétablir l’autorité effective de l’État sur l’ensemble du territoire, notamment en redéployant l’administration de l’État dans les provinces et en garantissant le versement sans retard des traitements des fonctionnaires et des forces de sécurité, l’objectif étant d’assurer une gouvernance stable, responsable, inclusive et transparente;
  2. Encourage les autorités centrafricaines, agissant avec le concours de la communauté internationale, en particulier avec les institutions financières internationales qui pilotent l’action internationale, et compte tenu des objectifs cruciaux de consolidation de la paix et d’édification de l’État, à continuer de .renforcer les mécanismes de gestion des finances publiques et de responsabilité financière, englobant le recouvrement des recettes fiscales, ie contrôle des dépenses et les pratiques en matière de passation de marchés publics et d’attribution de concessions, en s’appuyant sur les données d’expérience internationales en la matière, d’une façon qui leur permette de faire face aux dépenses de fonctionnement de l’État, de mettre en œuvre des plans de relèvement rapide et de relancer l’économie, dans le sens de l’appropriation nationale et du respect de la souveraineté de la République centrafricaine;
  3. Engageles États Membres et les organisations internationales et régionales à verser les contributions annoncées à la Conférence internationale, tenue à Bruxelles le 17 novembre 2016, et à la Conférence sur la solidarité africaine, tenue à Addis-Abeba le 1er février 2017, pour faciliter la mise en œuvre des objectifs prioritaires du pays en matière de consolidation de la paix, énoncés dans la stratégie nationale pour le relèvement et la consolidation de là paix visant à fournir aux autorités centrafricaines un appui pour la conduite des réformes et le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, y compris des contributions pour le versement des salaires et autres dépenses nécessaires, en plus de 1 ’appui fourni à la réforme du secteur de la sécurité et des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration et, le cas échéant, de rapatriement et à la remise en état de l’appareil judiciaire et du système de justice pénale, y compris la Cour pénale spéciale et, à cet égard, encourage les autorités centrafricaines à accélérer la mise en œuvre effective du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix;
  4. Se féliciteque l’Organisation des Nations Unies, notamment le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, les États voisins, l’Union européenne, le Groupe de contact international, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et d’autres partenaires et donateurs internationaux demeurent résolus à appuyer la stabilisation de la République centrafricaine;
  5. Prend note de l’élaboration d’un cadre de responsabilité mutuelle entre les autorités centrafricaines et les partenaires internationaux, sous la direction du Gouvernement centrafricain, dans le but de renforcer la transparence et la responsabilité ainsi que la cohérence et l’appui durable des partenaires internationaux de la République centrafricaine en faveur des priorités nationales convenues;
  6. Souligne,à cet égard, que la Commission de consolidation de la paix joue un rôle précieux en apportant des conseils stratégiques et en favorisant une concertation, une coordination et une intégration accrues des efforts déployés à l’échelle internationale en matière de consolidation de la paix, prend acte du rôle actif joué par le Royaume du Maroc et encourage la poursuite de la coopération avec la Commission de consolidation de la paix et les autres organisations et institutions internationales compétentes en vue de répondre aux besoins de consolidation de la paix de la République centrafricaine à long terme;

Droits de l’homme, y compris la protection de l’enfance et les violences sexuelles commises en période de conflit

  1. Réaffirme qu’il faut d’urgence traduire en justice tous les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, quel que soit leur statut ou leur appartenance politique, et que certains de ces actes peuvent être constitutifs de crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, dont la République centrafricaine est un État partie;
  2. Rappelle que le Procureur de la Cour pénale internationale a pris, le 24 septembre 2014, la décision d’ouvrir, comme suite à une demande des autorités nationales, une enquête sur les allégations de crimes commis depuis 2012, et se félicite de la poursuite de la coopération des autorités centrafricaines à cet égard;

 

‘ 26, Prend note à cet égard du rapport sur le projet répertoriant les violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire et les atteintes à ces droits commises sur le territoire de la République centrafricaine entre janvier 2003 et décembre 2015, et encourage les autorités centrafricaines à donner suite aux recommandations formulées à ce sujet;

  1. Prie instamment toutes les parties au conflit armé en République, centrafricaine, y compris les éléments de l’ex-Séléka et les éléments antibalaka, de mettre fin à toutes les violations et à tous les sévices commis contre des enfants en violation du droit international applicable, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants, les viols et violences sexuelles, les meurtres et les mutilations, les enlèvements et les attaques contre des écoles et des hôpitaux, et demande aux autorités centrafricaines d’ouvrir sans tarder des enquêtes sur les violations et sévices présumés afin d’amener les auteurs de ces actes à en répondre, et’de veiller à ce que les respon

Centrafrique : Bangassou, guère fratricide entre les Anti-Balaka, des dizaines des morts signalés.

0

Centrafrique : Bangassou, guère fratricide entre les Anti-Balaka, des dizaines des morts déplorés.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/C46BB17B-DDAC-42F0-BF19-1B9799723FAD-300×179.jpeg” alt=”” width=”300″ height=”179″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C46BB17B-DDAC-42F0-BF19-1B9799723FAD-300×179.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C46BB17B-DDAC-42F0-BF19-1B9799723FAD-150×90.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C46BB17B-DDAC-42F0-BF19-1B9799723FAD.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Les malfrats appréhendés par les Forces de Sécurité Intérieure de Bangassou. Copyright2017CNC.

 

Bangui, le 22 novembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

Bangassou, ville de paix, ville de rêve, est devenue aujourd’hui ville morte, ville de guerre où les morts et les braquages se comptent par dizaines quotidiennement. Hors mis la guerre fratricide en les Anti-Balaka qui a coûté la vie à une dizaine d’entre eux, la ville connaît aussi une série de braquages meurtriers qui paralyse actuellement les activités administratives et économiques de la région.

Braquages incessants…

Si la ville de Bangassou est vidée des trois quarts de sa population qui se réfugie en République Démocratique du Congo (RDC), les braquages quant à eux ne cessent de faire des victimes parmi le peu des habitants qui ont pris leur courage à deux mains pour rester dans cet océan de violence.

Pas plu tard qu’avant-hier, l’ONG internationale Médecin sans frontière (MSF), basée aussi dans cette ville de Bangassou, a été victime, elle aussi, d’un braquage rocambolesque de son bureau local dans lequel une somme de 60 millions de francs CFA est emportée par les assaillants biens identifiés comme des Anti-Balaka de la ville. En conséquence, le MSF a déjà fermé provisoirement son antenne de Bangassou.

Pendant ce temps dans la ville la semaine dernière, un gardien d’une boutique dans le marché central a été décapité à son tour par les braqueurs Anti-Balaka suite à un acte de braquage d’un magasin qui se trouve juste à côté.

Pour l’heure, grâce à quelques éléments de la Force de Sécurité intérieure déployés dans la ville il y’a quelques semaines, les choses semblent être stabilisées un peu, mais difficiles à contenir faute des moyens logistiques qui manquent cruellement à ces policiers et gendarmes de Bangassou.

Guerre fratricide entre les Anti-Balaka…

En même temps que les braquages continuent de ravager la ville, les braqueurs entre eux s’entretuent dans une bataille sans pitié.

Depuis près de 2 semaines, le combat entre les Anti-Balaka a déjà fait plus de 10 morts, tous des miliciens Anti-Balaka de Bangassou.

Selon nos informations, c’est à la suite du partage non équitable selon l’une des deux parties que la guerre s’est éclatée entre les assaillants qui ont du mal à se faire la paix.

Alors que le Président Touadéra, lors de sa visite dans la ville il y’a quelques semaines, a promis le renforcement en moyens matériels roulants et létaux aux Forces de Sécurité intérieure de Bangassou afin de mieux garantir la sécurité de la population vulnérable, rien n’a été fait depuis ce jour dans le sens de la promesse du chef de l’État.

En attendant, Bangassou souffre et le gouvernement bouche totalement ses oreilles malgré les cris répétés de détresses.

Rapppelant que les soldats de la Minusca sont basés à plus de 7km du centre-ville de Bangassou laissant le terrain aux Anti-balaka de braquer aisément la population.

Copyright2017CNC.

Le corps sans vie du gardien de Boutiq égorgé par les Anti-Balaka. Copyright2017CNC.
Les éléments des Forces de Sécurité Intérieure en patrouille à Bangassou. Copyright2017CNC.

Centrafrique : table ronde de Bruxelles, comment Touadéra a pu rater son pari ?

0

Centrafrique : table ronde de Bruxelles, comment Touadéra a pu rater son pari ?

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/E88E6E8C-D421-48FD-B1A1-4AA268E724D8-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E88E6E8C-D421-48FD-B1A1-4AA268E724D8-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E88E6E8C-D421-48FD-B1A1-4AA268E724D8-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E88E6E8C-D421-48FD-B1A1-4AA268E724D8.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
Table-ronde de Bruxelles novembre 2016.

 

Bangui, le 22 novembre 2017.

Par: Gisele MOLOMA.

 

17 novembre 2016 – 17 novembre 2017, cela fait déjà exactement un an que la rencontre de Bruxelles entre les autorités centrafricaines et les donateurs, connue sous le nom de « table ronde de Bruxelles, a été organisée dans la capitale belge afin de mobiliser des ressources en vue de financer le plan de relèvement et de consolidation de la paix du pays. 1 600 milliards de francs CFA, c’est le montant en chiffre des promesses d’aide à donner. 12 mois après cette rencontre, seulement moins de 50% des fonds promis ont été décaissés. Pourquoi ? Comment le président Touadéra et le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji ont-ils fait pour ne pas répondre aux exigences de ces donateurs ? Une enquête exclusive CNC.

Rien qu’en écoutant le montant, 2,268 milliards de dollars américains, le président Touadéra criait victoire et les Banguissois, qui accueillaient la délégation de leur retour de Bruxelles, chants et danses populaires, croyaient à un début de développement sans précédent de son pays. Or, ce n’est qu’une promesse et surtout une assortie de certaines conditions plus simples, mais strictes dont les réformes du secteur public et la nomination d’un Premier ministre au profil politique et financier solide.

Jour après jour, voilà 370 jours écoulés sans possibilité désormais pour les Centrafricains de voir la manne atterrit. Demain, marche sans espoir aucun vers sa deuxième année et année de sa déchéance. Seulement 900 millions de F CFA sur environ 1 700 milliards  de F CFA promis, décaissés selon le ministre de l’Économie le sieur Félix Moloua.

Mais pourquoi les choses en sont arrivées là ?

D’après un économiste contacté par CNC, les donateurs ne sont pas des enfants de chœur. Ce sont avant tout des financiers qui connaissent les risques potentiels qui camouflent toutes demandes d’argent. Ceci dit, il est aisé pour eux de faire des promesses, mais difficile par contre de les tenir si et seulement si leurs conditions ne sont pas respectées.

Le président Faustin Archange Touadéra et son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, croyant endormir déjà les bailleurs des fonds de Bruxelles, ne pensent plus aux exigences de ces derniers qui ne tarderont pas à décrédibiliser les projets présentés par la partie centrafricaine à Bruxelles. Ils se croisent les bras, dans l’espoir de devenir milliardaires lorsque les fruits de Bruxelles tomberont comme de l’eau de robinet. L’homme prudent voit le mal venir de loin, un adage que les bailleurs se rappellent pour garder les yeux ouverts, même dans la nuit, pour voir le mal gesticulé. Au finish, ils expliquent, sans détour, qu’ils ne pourront plus financer totalement le plan de consolidation proposé par la rca. Le bon dol de  Faustin Archange Touadéra et Félix Moloua, décelé. Dit-on dans les milieux diplomatiques et consulaires à Bangui.

Que faire ?

Se retourner directement vers les investisseurs et les faire venir à Bangui pour une opération de charme. , et les pousser à jeter leur argent dans la gueule des lions qui décapitent le pays, a résolu le président Touadéra.  Ainsi, Faustin Archange Touadéra et son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI ont réussi à convaincre la Banque mondiale qui a organisé le fameux « Forum des investisseurs ».  Une  sorte de Bruxelles bis. Un pari audacieux pour Touadéra et son équipe et risqué pour les investisseurs. Conséquence, seulement une dizaine des investisseurs a répondu à l’appel sur les centaines invités.

D’après nos informations, l’idée d’organiser  ce fameux Forum des investisseurs vient du fait que les investisseurs se désintéressent de plus en plus, le pays. Malgré les multiples opérations de charmes du président Touadéra à travers le monde depuis son investiture, seulement 5 investisseurs internationaux sont venus installer en Centrafrique. Si l’on en croit aux dossiers validés par le bureau de l’Assemblée nationale. Le refus des investisseurs de venir investir en Centrafrique n’est pas dû uniquement à l’insécurité, mais plutôt de la découverte par ceux-ci d’un système mafieux mis en œuvre par le gouvernement pour leur soutirer de l’argent.

D’après une source renseignée, tous les ministres qui reçoivent le dossier d’un investisseur potentiel veulent « manger ». Et pour ce faire, ils demandent aux investisseurs de « mouiller la gorge de Haute Autorité » pour que le dossier avance sans ambacte une fois sur la table des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Et le montant exigé varie selon que l’investisseur est minier ou forestier. Le minimum, entre 10 à 20 millions de F CFA.

Informé de la pratique d’enrichissement sans cause du gouvernement et de la Présidence, le bureau de l’Assemblée nationale, à son tour, instaure son propre système de jeu mafieux. Un membre du bureau contacté par CNC affirme, sous couvert de l’anonymat, que le Premier vice-président de l’Assemblée nationale en charge d’Administration parlementaire, décrit en des termes un peu amusants leur manière d’avoir les rétros commissions des investisseurs : « Pour que le dossier pèse et passe, il faut y mettre un caillou qui pèse aussi».

Cette pratique de gouvernance avec des rétros commissions mises en place par le gouvernement et le bureau de l’Assemblée nationale, décourage les investisseurs. D’après certains investisseurs contactés par CNC, cette pratique ne fait qu’alourdir les coûts d’investissement dans l’Etat déjà inexistant par manque des infrastructures et en proie à l’insécurité chronique. Et donc, il faut dorénavant verser des pots-de-vin non seulement à la Présidence et à la Primature, mais aussi au bureau de l’Assemblée nationale pour pouvoir avoir une convention d’établissement.

Pour un diplomate en poste à Bangui, « la Centrafrique n’a qu’une seule équation à résoudre : trouver un leader qu’il faut et non des apprentis qui ne savent quoi faire et qui, pour un rien, sautent du coq-à-l’âne ou mettent les charrues devant les bœufs pour cultiver ».

Pour ce diplomate, les nouvelles autorités doivent d’abord assainir le milieu d’affaires pourri et les investisseurs viendront d’eux-mêmes et non les inviter pour des beaux discours que le pays se dotera de tel ou tel arsenal juridique, qu’ils ne voient pas d’ailleurs, avantageux pour eux et cela est pendant devant les députés. Il fait allusion au code d’investissement sur le bureau de l’Assemblée nationale en attente de lecture,  Un cas palpable de charrues devant les bœufs.

Aujourd’hui déçu du résultat escompté du Forum des investisseurs, le président Touadéra se trouve, à nouveau, à Bruxelles. Pourquoi faire ? Une gouvernance du coq à l’âne, dossier dans une prochaine enquête à ne pas rater.

.

 

Copyright2017CNC. 

Centrafrique : Le regain de tension à Rafaï fait deux morts

0

Centrafrique : Le regain de tension à Rafaï fait deux morts

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
Le village de Gambo en Centrafrique

 

Bangui, le 22 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Des  hommes armés assimilés aux éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique  (UPC) du seigneur de guerre nigérien Ali Darass ont fait irruption au village Dembia à 75 km de la ville de RafaÏ à environ 900 km de Bangui dans le sud-est de la rca. Le bilan de cette attaque est de deux morts parmi les villageois, à en croire Benjamin Zanga Béro, Député de Rafaï, ce mardi à Bangui.

« C’est le lundi à 5 h du matin qu’on m’a appelé pour me faire état de ce que le village Dembia a été attaqué par  les éléments de Ali Darass. Dans cette attaque, deux personnes ont été tuées et de nombreux biens emportés par les assaillants. Ils sont venus de Zémio. Je demande au gouvernement et à la Minusca de  doubler d’efforts pour protéger les civils » a-t-il déclaré aux médias.

« C’est faux ! », rétorque Daouda Selemane, le  Porte-parole de l’UPC qui, contacté, réfute l’accusation. « Nous n’avons pas des éléments dans cette localité. C’est faux. A propos, je ferai une déclaration dans les prochaines heures ».

Jusque-là, aucune déclaration officielle ni du gouvernement ni de la Minusca n’a été enregistré.

Centrafrique : révélation rocambolesque escroquerie à l’héritage, les juges, complices du malfaiteur.

0

Centrafrique : révélation rocambolesque escroquerie à l’héritage, les juges, complices du malfaiteur.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D-150×79.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”79″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D-150×79.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D-300×158.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
Tribunal de grande instance de Bangui

 

Bangui, le 21 novembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Certaines pensées continuent de penser que dans l’Administration centrafricaine, se sont seuls les douaniers qui vivent l’opulence. La fonction de magistrat, bien qu’ayant un statut participer n’est pas enviable. En raison, les syndromes de la pauvreté qui collent sur la peau de certains membres de la famille des magistrats. Mais les actes et les comportements de certains d’entre eux laissent planer de doute quant aux problèmes financiers qu’ils endurent. De la corruption sévère à la malversation, les noms des magistrats ne cessent d’être cités. La dernière en date, c’est dans l’affaire dite de l’escroquerie à l’héritage dans laquelle certains magistrats sont impliqués directement d’après une enquête menée par CNC dans les locaux du tribunal à Bangui. Exclusivité CNC, reportage.

 

Tout a commencé par un appel à l’aide d’une veuve que nous avons rencontrée dans les locaux du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Après une brève attention particulière portée à ses explications, nous avons décidé d’enquêter son affaire que nous définition désormais de l’escroquerie à l’héritage, impliquant toute une chaîne de décision au sommet de la justice du pays.

 

Du deuil à l’héritage…

 

Il y’a deux ans environ, la famille Vickoula est décimée par trois disparitions regrettables. Le père du foyer et deux de ses enfants, tous deux officiers dans l’armée centrafricaine. Alors que le clan Vickoula est encore sous le choc de cette triple disparition en une seule année et poursuit leur deuil avec les orphelins et veuves laissés, l’un des membres de la famille surnommé Sylvain réfléchit quant à lui à la façon dont il pourrait retirer frauduleusement tout l’argent laissé sur le compte de ses frères décédés. Et la seule manière d’y parvenir, selon ses propes  expressions, « il faut composer avec certains cadres de la banque de son frère défunt ». Il décolle ainsi sur le dossier de son frère Félix, désormais, ex-lieutenant des FACAs et le plus jeune des deux frères disparus. A la banque pour un premier retrait, il casse sa figure sur un imprévu acte d’héritage. On lui demande de produire la décision de justice le désignant héritier de son frère défunt, Félix. De là, il décide de « composer aussi avec les juges », autorités habilitées à délivrer ces types de documents.

 

Du tribunal à la banque pour un retrait bancaire de 25 millions de FCFA.

 

Réagissant aux obstacles rencontrés à la banque, notre escroc, le compositeur Sylvain, se pointe le lendemain au tribunal de grande instance de Bangui pour un tête-à-tête avec des juges. Deux magistrats sautent sur le projet et s’accaparent le dossier.

Comme la loi le prévoit en République centrafricaine, la décision pour le choix d’un ou plusieurs héritiers revient à la famille du défunt qui, le plus souvent, décide après un conseil ou réunion de famille. Le juge quant à lui, n’intervient que pour matérialiser juridiquement la décision prise en famille et l’audition des témoins qui y ont assisté à cette réunion. Dieu merci, en Centrafrique, si on a l’argent, on s’achète tout. Même la conscience du Pasteur.

Notre escroc Sylvain, après paiement, a pu avoir de ces deux juges en trois jours sa décision le désignant l’héritier du son frère ainé le défunt Félix  Il a promis, au sortir des locaux du tribunal, de passer pour les deux autres jugements, celui de son père et de l’autre frère.

Avec un jugement authentique dans une chemise cartonnée  jaune en main, il s’arroge juridiquement du droit à l’héritage sur les biens financiers et matériels de son frère aîné au détriment de ses enfants biologiques et de la veuve, qui ne sont d’ailleurs au courant de rien.

Direction, la banque à nouveau. Muni de son faux vrai document de l’héritage, notre Sylvain a pu retirer 25 millions de francs CFA sur le compte de son frère défunt Sylvain. Phase une de l’affaire accomplie. Dit-il.

Le nouveau train de vie de Sylvain dans le quartier fait peur à la famille qui s’interroge et décide de comprendre. Plusieurs pistes sont tracées dont celle d’un retrait frauduleux sur des comptes bancaires de la famille. Une semaine après, l’affaire s’éclatée c’est la dernière piste qui est vraie. Il est arrêté par les policiers de l’office centrafricain de répression de banditisme OCRB à Bangui. Là encore, son argent  vole à son secours et il est libéré de la prison.

Avant de quitter Centrafrique pour Nigeria, son pays de transit, le sieur Sylvain nous a raconté sa démarche telle qu’elle écrite dans le reportage et compte au passage les dépenses qui y vont avec : 600 000 F CFA pour chacun des trois juges qui lui ont délivré le document de la succession et 2 millions de francs CFA pour les policiers de l’OCRB pour obtenir sa libération avant son déferrement.

Actuellement, la veuve et les enfants orphelins de Félix encore mineurs ne savent plus quoi dire et faire. Tribunal, banque, maison, c’est désormais le plan triangulaire de la marche quotidienne de la veuve. Elle se dit « perdue ».

Pour un cadre du ministère de la Justice, il est très difficile dans ces cas de dénicher le fautif entre le greffier et le magistrat.

Quant aux juges signataires du vrai-faux document, c’est un non-évènement. Ils bouchent leurs oreilles quand ils passent devant la veuve en quête de solution.  Il y’a besoin pressant d’une reforme déontologue du métier des juges afin de pallier à certains manquements observés chez certains magistrats.

 

 

Copyright2017CNC.  

LIBYE : MARCHÉ AUX NÉGRO-AFRICAINS

0

LIBYE : MARCHÉ AUX NÉGRO-AFRICAINS

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/2E71270C-5676-40EA-BDE6-5D398D8283C5-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/2E71270C-5676-40EA-BDE6-5D398D8283C5-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/2E71270C-5676-40EA-BDE6-5D398D8283C5-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/2E71270C-5676-40EA-BDE6-5D398D8283C5.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />

 

 

Bangui, le 21 novembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LE SCEAU INFAMANT DE L’ESCLAVAGE

         

Un Négro-africain, aux yeux de certains héritiers des razzias esclavagistes arabes, sera-t-il toujours frappé du sceau de l’infamie ?

          En plein 21e siècle, le Code noir de Colbert, publié en 1665, semble toujours en vigueur, comme le montre ce qui vient de se passer en Libye, pays membre de lUnion Africaine.

          Scène choquante, insupportable pour tous, mais surtout pour ceux dont la peau est noire. Dans une sorte de salle lugubre, mal éclairée, quelque part en Libye, des Négro-africains ont été exhibés et vendus à la criée, comme du bétail. Derrière l’un d’eux, qui portait son prix collé sur sa chemise, un des vendeurs éructait en arabe : « 500…700… 1000 ! »

          La sinistre époque des marchés aux esclaves d’Amérique serait-elle revenue ?  C’est lhorreur absolue. Cest la décadence infâme de lhumanité. Tous les gouvernements du monde doivent s’étrangler, sindigner et stigmatiser cette infamie.

          A cause de leur intervention néocoloniale en 2011, Nicolas Sarkozy, David Cameron et Bernard-Henri Lévy ont transformé la Libye en un sanctuaire de trafiquants de tout poil. Ce pays est devenu un « no mans land » incontrôlable et ingouvernable.

          D’ignobles marchands desclaves ont alors pu faire fortune. Mais on connaît leurs repaires, les lieux où ils se livrent à leur sinistre commerce d’êtres humains. Les Nations-Unies auraient dû, depuis longtemps, intervenir pour mettre fin à cette humiliation dégradante faite aux Noirs. LUnion Africaine aurait même dû être la première à s’indigner. Elle se mure, au contraire, dans un silence honteux. Il est indécent quelle nait pas rappelé la communauté internationale à ses devoirs dhumanité et entrepris une action vigoureuse pour condamner la Libye. Une procédure de suspension devrait être immédiatement engagée contre ce pays, qui doit être mis au ban de lorganisation africaine.

          On se serait livré à cette ignominie, à cette action intolérable, sur des personnes dune autre couleur, un tollé d’indignation aurait enflammé le monde entier. Devant ces inqualifiables horreurs dun autre temps, la communauté internationale doit réagir avec vigueur, la Ligue arabe doit sortir de sa torpeur, la Ligue des Droits de lhomme doit élever une protestation forte, le Pape aussi doit condamner ces dérives inhumaines.

          La Libye a été stabilisée par lintervention hasardeuse et intempestive de la France et de lAngleterre. Ces deux pays ne devraient-ils pas intervenir militairement pour mettre fin à ce commerce abominable ? A ce crime contre lhumanité ?

          Comment continuer à tolérer l’intolérable ?

 

QUEL AVENIR POUR LA NOUVELLE GENERATION NÉGRO-AFRICAINE ?

          La colère qui va étreindre les jeunes Négro-Africains à la vue de ces actions criminelles sera, à coup sûr, lourde de conséquences. Comment pourront-ils rester les bras croisés, sans réagir, devant linjure faite à leurs semblables transformés en esclaves ? Il ne faudra pas s’étonner que, demain, partout dans le monde, les jeunes Noirs haïssent tous ceux qui seront tentés de se livrer à des sévices sur lun des leurs.

 

                                                                                                                        JOSEPH AKOUISSONNE

(20 novembre 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

Centrafrique : Minusca, une aide médicale des soldats pakistanais aux déplacés d’un camp à Kaga-Bandoro.

0

Centrafrique : Minusca, une aide médicale des soldats pakistanais aux déplacés d’un camp à Kaga-Bandoro.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/146142E8-7CC5-4D94-9067-8A907037B106-150×75.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”75″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/146142E8-7CC5-4D94-9067-8A907037B106-150×75.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/146142E8-7CC5-4D94-9067-8A907037B106-300×150.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/146142E8-7CC5-4D94-9067-8A907037B106-324×160.jpeg 324w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/146142E8-7CC5-4D94-9067-8A907037B106.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />

 

Bangui, le 21 novembre 2017.

Par : Félix Ndoumba, CNC.

 

une clinique médicale mobile d’une journée menée par des bataillons pakistanais et bangladais déployés avec la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a récemment fourni des assistance médicale à plusieurs centaines de personnes vulnérables dans un site très peuplé pour les

personnes déplacées à l’intérieur de la région de Bandoro. Près de 7 000 ménages se sont réfugiés au camp de déplacés de “Saint Lazare” après une série d’incidents de sécurité entre groupes armés, ainsi qu’à la suite de catastrophes naturelles.

 

C’est la quinzième fois que les unités médicales des bataillons pakistanais et bangladais ont fourni une assistance médicale mobile dans la région, ce qui a permis à plus de 8 500 personnes locales de recevoir ces soins bien nécessaires, a indiqué la source pakistanaise.

Le major Hamid Hassan, officier du 3ème bataillon pakistanais chargé des relations avec la communauté civile locale, a déclaré: «cette initiative vise à renforcer les actions humanitaires dans le secteur de la santé et à renforcer les relations entre la force MINUSCA et les population. Nous prévoyons de le faire deux fois par mois, en fonction de nos possibilités.

Le geste de l’aide médicale de la force militaire de MINUSCA favorise son acceptation parmi la population civile et contribue aux efforts de rétablissement ou de maintien de la paix, a déclaré la même source. Ces activités de coopération civilo-militaire font partie intégrante de la planification opérationnelle MINUSCA pour aider la mission à atteindre ses objectifs, surtout lorsque les autorités nationales ne sont pas pleinement en mesure d’exercer leurs fonctions.

Le Pakistan fournit actuellement 1 138 militaires et personnel de police à MINUSCA, dont la priorité absolue est la protection des civils.

 

CENTRAFRIQUE : LE PIRE ET LE MEILLEUR

0

CENTRAFRIQUE : LE PIRE ET LE MEILLEUR

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
Les rebelles de la séléka en patrouille

 

Bangui, le 21 novembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LE PIRE CONTINUE  MAIS  LA TERREUR CHANGE DE FORME

         

Les ennemis de la paix en République Centrafricaine ne désarment pas. Le pire est déjà là et il continue. Le dernier acte de barbarie s’est déroulé dans un cabaret, au KM5 à Bangui, faisant redouter une escalade aveugle.

          Samedi 11 novembre, entre 19h et 20h, une sourde déflagration a déchiré la nuit : deux grenades offensives lancées par des individus adeptes d’une violence aveugle et déterminés à empêcher toute paix et réconciliation en République Centrafricaine.

          C’était une fête d’unité, une fête pour la paix, la réconciliation et le vivre ensemble, organisée par des jeunes, musulmans et chrétiens. C’est elle qui a été prise pour cible par ces barbares d’un autre temps. Elle était animée par le célèbre chanteur centrafricain, Ozaguin, à la frontière du Km5, quartier musulman, et de Miskine, quartier chrétien.

         C’est dans ces deux quartiers que les affrontements confessionnels à l’arme blanche ont été les plus brutaux. La foule était compacte. L’espoir d’un vivre ensemble était revenu. Mais, comme le dit justement le Premier Ministre Sarandji pour stigmatiser les assassins : « ceux qui prétendent défendre le peuple, les fauteurs de troubles, qui sont prêts à bondir sur des situations pareilles pour entretenir le chaos… » ont fait parler leur haine de la liberté, de la laïcité et de la démocratie.

          Il faudra les pourchasser, sans répit ni faiblesse, et les châtier de manière exemplaire. On pourrait même envisager la peine de mort pour certains de ces criminels particulièrement barbares. Vont-ils, portés par une folie indicible, transformer Bangui en Mogadiscio, la capitale de la Somalie jonchée de cadavres ?

          Les autorités centrafricaines doivent, en urgence, prendre des mesures drastiques pour protéger la population et sauver la nation. Ce dernier acte terroriste à la grenade contre une foule sans discernement rappelle furieusement les méthodes aveugles des djihadistes. Il est à craindre qu’en RCA, la terreur n’ait changé de forme et ne soit devenue djihadiste. Il n’est pas impossible que des Centrafricains de confession musulmane aient rejoint les rangs de Daech. Il faudrait pouvoir les repérer, afin de les empêcher d’accomplir d’autres massacres à leur retour.

 

LE MEILLEUR : LE RETOUR A LA TERRE. UNE SOLUTION ?

          On apprend que, dans le cadre du DDDR, d’anciens miliciens antibalakas déposent les armes pour devenir agriculteurs, éleveurs, maçons, menuisiers ou artisans dans d’autres spécialités. A juste titre, le début de ce désarmement volontaire fait naître l’espoir d’une paix si longtemps attendue. Il faut à tout prix occuper ces jeunes, désœuvrés et égarés, qui ont rejoint les bandes armées.

          S’ils ont succombé aux chants des sirènes sélékas, c’est bien parce qu’ils étaient de pauvres hères sans emploi. Orphelins d’un pays mal gouverné. Victimes de la cupidité de ses élites. Au chômage malgré leur diplôme en poche. Tous ceux qui se sont perdus dans les bras des bandes armées sont les laissés-pour-compte, les parias (godobés), vivant de rapines et autres crimes.

          Quand ton pays ne te permet pas de rêver à un avenir plein de promesses, tu tombes immanquablement dans le puits des oubliés et tu ne songes plus qu’à te révolter. Le bras qui se tendra pour te sortir de là pourra être un mamba noir, tu le saisiras sans hésiter. Autrement dit, n’importe quel bonimenteur pourra t’embrigader si on ne t’offre pas un espace et un horizon d’espérance.

          Saluons donc l’initiative d’un ex-milicien, Richard Nueringu, qui a mis sur pied, dans sa ville de Bambari, la coopérative « kékéréké ti yé » (notre avenir, en sango). Elle réunit d’anciens miliciens et miliciennes pour cultiver la terre. Des semences pour l’agriculture sont distribuées. Des chèvres, des boucs, des porcs et autres animaux d’élevage sont remis aux membres de la coopérative. La FAO, l’organisation onusienne pour l’alimentation, apporte son aide dans le cadre du DDDR.

          C’est, peut-être, espérons-le, le début d’un réel désarmement, condition sine qua non du cheminement vers la paix et la réconciliation nationale. C’est surtout le défrichage du chemin tortueux qui mène au dialogue inter-centrafricains. Car ce qui se passe à Bambari se passe aussi ailleurs sur le territoire. D’ex-miliciens répondent présents au DDDR, qui leur remet des kits, tels que brouettes, pelles et autres outils des champs pour démarrer.

          On sent que les gens en ont plus qu’assez des violences qui s’éternisent. Les miliciens, petit à petit, déposent leurs outils de mort pour se saisir de la houe, instrument de vie. Rappelons que plus de 70% des Centrafricains vivaient de la terre. On peut donc mesurer l’importance de ce retour aux champs.

          L’espoir est là, il faut poursuivre.

 

                                                                                  JOSEPH AKOUISSONNE

(20 novembre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

 

 

 

 

Centrafrique : un leader de parti politique porte plainte contre le chef de l’Etat

0

Centrafrique : un leader de parti politique porte plainte contre le chef de l’Etat

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-150×113.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”113″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-150×113.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-300×225.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0A5DB3EE-D72D-458E-92ED-5EA1ACE8BB9C.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
Monsieur Joseph Béndounga, President du parti MDREC

 

 

Bangui, le 20 novembre 2017.

Par : Centre d’information internet de chine.

 

Le président d’un parti politique centrafricain, le Mouvement démocratique pour le renouveau et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga, a dit avoir porté plainte contre le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra au Conseil d’Etat pour “violation de la Constitution du 30 mars 2016”, a appris samedi un correspondant de Xinhua.

L’alibi de M. Bendounga est la nomination, par le chef de l’Etat, des chefs rebelles au cabinet de la présidence de la République, au cabinet de la Primature, au gouvernement, aux postes de préfets et de sous-préfets. Il a exigé l’annulation de ces nominations, en violation selon lui de la Constitution centrafricaine.

  1. Bendounga a aussi argué que parmi les préfets et les sous-préfets, il existe des militaires “aptes à être au front plutôt que d’aller garnir les bureaux”.

Une première audience concernant cette affaire s’était tenue mardi dernier et le délibéré est prévu mardi prochain. Mais M. Bendounga propose de repousser la date du délibéré, pour solliciter une jonction de procédure entre la sienne et celle des fonctionnaires et agents du ministère centrafricain de l’Administration du territoire, où une grève larvée se poursuit encore.

Les manifestants dudit ministère prétextent que les plus hautes autorités de l’Etat ont remercié les personnes qui les avaient aidés à gagner les élections, au grand dam des cadres de ce département.

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2017-11/19/content_50063913.htm

Se prononçant sur les différentes nominations, le Premier ministre Simplice- Mathieu Sarandji faisait savoir que “la paix n’a pas de prix”, une manière de reconnaître autrement, selon certains analystes, que pour faire la paix dans le pays, il ne coûte rien de faire place large à quelques leaders rebelles à des postes de responsabilités. F

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2017-11/19/content_50063913.htm

Centrafrique/Berberati : JMA célébrée sous le signe de l’avenir des migrations et développement rural

0

Centrafrique/Berberati : JMA célébrée sous le signe de l’avenir des migrations et développement rural

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/85CA8981-2C2C-44A3-BA65-95485948328F-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/85CA8981-2C2C-44A3-BA65-95485948328F-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/85CA8981-2C2C-44A3-BA65-95485948328F-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/85CA8981-2C2C-44A3-BA65-95485948328F.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
Exposition JMA 2017 Berberati. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 20 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

C’est en différé que la République centrafricaine a célébré, mercredi 15 novembre 2017, la 72ème édition de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA-2017), à Berberati – ‘’La Flamboyante’’, chef-lieu de la Mambéré Kadéi. Le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a présidé la célébration en présence du Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, du 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, Aurélien Simplice Zingas, de plusieurs ministres dont Henri Marie Dondra le Ministre résident, de Madame le Préfet de la Mambéré Kadéi, et les partenaires au développement dont la FAO dont la présence est rehaussée par le Représentant résident Jean Alexandre Scaglia et Alassane Cissé de l’Ong allemande Welt hunger hilfe (WHH).

C’est autour du thème, « Changeons l’avenir des migrations, investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural » que la JMA-2017 a été célébrée.

L’événement a été de taille. La mobilisation des acteurs du monde rural, notamment les paysans dont agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, aquaculteurs, forestiers… venus de plusieurs localités du pays, a été maximale. La tribune officielle de Berberati qui abrite la célébration a été inondée de la marée humaine qui l’a occupée toute enthousiaste. Les artistes locaux dont l’orchestre Zoupkana et le célèbre musicien Losseba Ngou ti wa, ainsi que le groupe Perroquet… ont tenu en haleine la foule bouillante sous le soleil ardent de la Mambéré Kadéi. C’est l’ambiance et la fête.

En toile de fond, Berberati était le rendez-vous historique du donner et du recevoir. Dès l’ouverture de la cérémonie, et après les bienvenues souhaités par M. … Président de la Délégation spéciale de la ville de Berberati, le Ministre  Henri Marie Dondra, en sa qualité du Ministre – résident de la Mambéré Kadéi a pris la parole pour plonger les invités et les braves paysans dans le bain de la fête. « Les deux manifestations, notamment la Journée internationale de la femme rurale et la Journée mondiale de l’alimentation jettent la lumière sur Berberati, faisant d’elle, pendant ces quelques jours, le centre d’attraction de la République centrafricaine », s’est réjoui le membre du gouvernement qui a ajouté que les actions menées par le gouvernement pour redorer à Bangui son blason, Berberati en a également bénéficié grâce à la JMA. Il fait ainsi allusion à la reconstruction des routes, au redéploiement des services sociaux de base dont l’eau et l’électricité à travers la SODECA et l’ENERCA, sans oublier le rétablissement des services de télécommunications et les stations services pour la desserte en hydrocarbures.

La question des migrations vers l’Europe retenue comme un aspect crucial du thème de la célébration de JMA de cette année a marqué le Représentant résident de la FAO, Jean Alexandre Scaglia qui s’est appesanti à travers le message du Directeur général de la FAO, José Graciano Dasylva basé en Italie, pour attirer l’attention des Centrafricains sur le phénomène. « Lorsque les gens migrent par nécessité, par détresse et désespoir, c’est une toute autre affaire », peut-on lire entre les lignes de la déclaration du DG de la FAO qui énumère quelques causes à éviter pour les migrations forcées dont « les conflits, l’instabilité politique, la pauvreté extrême, la faim, la dégradation de l’environnement et les impacts du changement climatique […], la sécheresse et les inondations ». Le tableau synoptique des personnes en situation d’insécurité alimentaire dans le monde aujourd’hui, présenté par le Représentant de la FAO est bien inquiétante et interpelle : « selon le dernier rapport [de la FAO] l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition en 2017, plus de 815 millions de personnes souffraient de la faim en 2016, soit 38 millions de plus qu’en 2015 », précise Jean Alexandre Scaglia.

Parlant de la République centrafricaine qui connait également ce phénomène de mouvement des populations, surtout les jeunes qui quittent massivement les compagnes pour les villes, le Représentant de la FAO a estimé que seul « le développement rural inclusif peut contribuer sur tous les fonts, notamment d’atténuer les conflits, renforcer la durabilité du développement en faisant en effet que les migrations et l’exode rural soient une question de choix et non de désespoir ».

Le Ministre Honoré Féizouré, de l’Agriculture et du développement rural a rappelé que l’objectif même de la JMA, c’est « d’attirer l’attention des décideurs sur des sujets d’actualité qui ont un impact sur la situation de l’alimentation et de la nutrition dans le monde ». Car, selon lui, si la problématique  de migrations défraie la chronique aujourd’hui à travers le retour de l’esclavagisme en Libye et adoubé par les naufrages en mer des milliers d’Africains en quête de meilleure vie en Europe, le Ministre Féizouré voit plutôt le même problème en RCA. « Nous, Centrafricains pouvons être tentés de croire que ce phénomène [des migrations] se déroule loin de nos frontières et que nous ne sommes pas directement concernés… mais l’implication de nombreux jeunes centrafricains dans des groupes armés résulte d’un sentiment de désespoir », et donc similaire à la situation des migrations vers l’Europe.

Le membre du gouvernement a fait savoir que les nouvelles autorités centrafricaines en ont parfaitement conscience d’où la priorisation de la sécurité alimentaire et du développement rural dans le cadre du RCPCA (Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique soumis aux bailleurs de fonds le 17 novembre 2016 à Bruxelles). Et de préciser qu’au niveau de son Département, le chantier est déjà en marche pour relever le défi. Le Ministre a cité pêle-mêle des initiatives et réformes, entre autres l’adoption en novembre 2016, par le gouvernement, de la ‘’Politique nationale de l’emploi et de formation professionnelle’’ accordant plus d’importance à l’agriculture et l’élevage ; le projet de loi portant Code foncier en RCA ; le projet de loi régissant les Organisations professionnelles agricoles et rurales ; la réforme de la Chambre d’agriculture, d’élevage, des eaux, forêts chasse, pêche et tourisme (CAEEFCP)…

Dans la suite logique des actions politiques à mener pour créer les conditions au développement agro-pastoral, le Président de la République, Faustin Archange Touadera dans son discours magistral de circonstance va rappeler les engagements qu’il a pris lors de son investiture : « Lors de mon investiture, j’ai pris l’engagement de ne pas vous décevoir et je voudrais vous le réaffirmer aujourd’hui », affirme le Chef de l’Etat avant d’indiquer en ce qui concerne les solutions au problème de l’exode rural et l’insécurité alimentaire que le développement de l’agriculture constitue le principal levier. « Concernant notre agriculture qui fait vivre la majorité du peuple centrafricain, je tiens clairement à exprimer ma volonté de la relancer en stimulant toutes les productions afin d’assurer notre sécurité alimentaire, réduire les importations et accroitre nos exportations », déclare-t-il. Et de préciser qu’afin de traduire en réalité cette vision, « il nous faudra sortir des sentiers battus, changer de méthodes et mettre en œuvre des moyens modernes. C’est la modernisation de notre agriculture qui ouvrira de nouvelles perspectives à la jeunesse centrafricaine en les incitant à rester au pays ».

A travers ces mots forts, le Président Touadera a semblé répondre aux désidératas exprimés par les pays mobilisés à cette célébration de JMA de Berberati. Car sur le site d’exposition des stands de multiples entraves au développement de l’agriculture ont été soulevées par les paysans. « Les outils modernes de travaille nous manquent. Avec la main, nous ne produisons pas en grande quantité, et on vieillit très tôt. Nous voulons une mécanisation de l’agriculture, que des machines soient distribuées dans les communes pour faciliter les travaux champêtres et d’augmenter nos surfaces et nos productions. En cela, nous allons efficacement lutter contre l’insécurité alimentaire. En outre, le gouvernement doit pouvoir nous aider à travers les crédits agricoles », a déclaré Mme Catherine Gobotali, Présidente de l’Organisation des femmes rurales (ONFR) de Yaloké, rencontrée sur son stand d’exposition.

Quant à Mme Valérie Yamani, Présidente préfectorale de l’OFCA Sangha-Mbaéré « le grand problème des femmes rurales de Sangha-Mbaéré, c’est celui de la dégradation des routes. Les femmes se débrouillent bien pour faire des productions, mais l’impraticabilité des routes pose problème pour l’écoulement de leurs produits agricoles et permettre aux commerçantes d’exercer librement. A cela s’ajoute le problème de suivi et d’appui technique aux femmes qui s’organisent en groupements ou coopératives. Le gouvernement doit nous aider à travers un appui technique pour un bon développement des femmes rurales ».

Notons qu’à l’occasion de cette JMA, une trentaine de paysans dont des éleveurs et agriculteurs ont reçu des distinctions honorifiques de la main du Chef de l’Etat. Et que le Conseil de Ministres extraordinaire qui s’est tenu à Berberati a décidé de la tenue des JMA 2018 et 2019 respectivement à Bambari et Biroa.

 

Exposition JMA 2017 Berberati. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

Centrafrique : Le gouvernement et l’ONM se rejettent la responsabilité de mauvaise qualité de route Baoro-Berberati

0

Centrafrique : Le gouvernement et l’ONM se rejettent la responsabilité de mauvaise qualité de route Baoro-Berberati

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/A47C48ED-DDE0-4B8C-AEE3-F9D5524EFFF8-150×113.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”113″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A47C48ED-DDE0-4B8C-AEE3-F9D5524EFFF8-150×113.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A47C48ED-DDE0-4B8C-AEE3-F9D5524EFFF8-300×225.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A47C48ED-DDE0-4B8C-AEE3-F9D5524EFFF8-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A47C48ED-DDE0-4B8C-AEE3-F9D5524EFFF8-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A47C48ED-DDE0-4B8C-AEE3-F9D5524EFFF8-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A47C48ED-DDE0-4B8C-AEE3-F9D5524EFFF8.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
L’axe Carnot-Berberati filmé le 16 novembre 2017.. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

Bangui, le 20 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le sentiment d’un travail bâclé et négligé a été perceptible à tous les niveaux sur les travaux menés par la société ONM sur le tronçon Baoro-Berberati, afin de faciliter le voyage des invités à la JMA-2017. Déjà à la dernière réunion du Comité d’organisation de la JMA regroupant tous les Ministres impliqués et les autorités locales, le Ministre des Fiances et du Budget Henri Marie Dondra a parlé des travaux « catastrophiques ». In situ, le Député de Berberati 1, Andiba Daguerre enfonce le clou en déclarant que la délégation venue de Bangui allait être séquestrée à Berberati jusqu’à ce que solution soit trouvée au problème de ce tronçon de route « mal fait » par l’ONM. La tension est bien vive ! Il aura fallu l’intervention du Maire de Berberati pour mettre de l’eau dans le vin en demandant, comme alternative, que l’ONM puisse rester à Berberati après la JMA pour parfaire son travail.

Dans son discours, le Président de la République, Faustin Archange Touadera est revenu sur la question, comme pour apaiser les cœurs sur ces travaux. « Si nous avons reporté cette édition 2017 de la JMA du 16 octobre au 15 novembre, c’est parce que le gouvernement voulait effectivement que Berberati soit désenclavée. Les travaux n’ont pas pu se poursuivre jusqu’au bout avec la qualité souhaitée », a relevé le Chef de l’Etat avant d’annoncer sous une pluie d’ovations  que « le gouvernement a pris des mesures pour que cette réfection de route se poursuive, même après la JMA ». Toutefois, l’opprobre a été ainsi jeté sur la Direction générale l’ONM.

Et a DG de l’ONM de décliner sa part de responsabilité. « Malgré tout ce que les gens disent, je suis plutôt comblé pour dire qu’aujourd’hui, les gens peuvent passer par l’Axe Carnot pour arriver à Berberati », ainsi concluait avec sérénité, le Directeur général de l’ONM, Mathias Malo. En effet, le recoupement de l’information auprès du DG de l’ONM a permis de relativiser les choses, puisqu’en 2010, le même ONM avait réalisé avec brio et à la satisfaction de tous, les travaux de reconstruction  de la route Sibut – Obo pour la JMA à l’époque. Au fait, entre avril et mai 2017, une étude a été faite sur les travaux à réaliser entre Baoro et Berberati, mais selon le DG, en bon ingénieur, il était quasiment impossible d’évaluer le terrain. Surtout  que la route était « trop dégradée » depuis une vingtaine d’années. Alors que l’on est dans l’urgence et la situation exige une certaine mesure d’où la décision de laisser l’Axe Carnot-Baoro jugé « carrossable » pour concentre les énergies sur le tronçon Carnot-Berberati, ainsi que les différents artères de Berberati.

En plus, le délai d’exécution des travaux a été trop court, à savoir quatre mois, alors qu’en 2010, l’ONM disposait d’un an de travaux. Pour cela, il fallait bien solliciter d’autres entreprises dont ‘’La Semence’’, le GER, SMBA qui ont tous décliné l’offre vu la dégradation avancée des routes. Il ne restait que le CPC de Jean Félix Ouafio qui a finalement accepté de réfectionner uniquement Carnot-Nandobo. En outre, il y a le problème de l’abondance de pluie en cette période où il pleuvait régulièrement et parfois quatre à cinq fois par jour, cette difficulté a été reconnue par les autorités locales de Berberati. « Nous nous sommes dit que l’essentiel est de faire en sorte que les gens passent par Carnot pour arriver à Berberati pour la JMA, et après on pourrait refaire les travaux, puisqu’il y a le travail de rechargement qui est resté entier », a noté Mathias Malo.

Ce n’est peut-être que le bout de l’iceberg, puisqu’il faut parler également argent. Le Ministre des Finances, Henri Marie Dondra lors de la dernière réunion préparatoire de la JMA tenue à la veille des festivités,  a confirmé que l’ONM a déjà reçu les fonds nécessaires et qu’il n’a pas fait les travaux correctement. Là encore, le DG de l’ONM fait le point suivant : « Lorsqu’on annonce les fonds, tout de suite, les gens pensent qu’on les a en possession. C’est du mensonge ! », s’indigne-t-il. Et d’expliquer que le budget total arrêté pour ces travaux s’élève à un milliard sept cent millions de Francs Cfa (1. 700 000 000 F.CFA), alors qu’une première évaluation tablait sur quatre milliards de Francs Cfa. Les 1,7 milliard sont repartis entre le Fonds d’entretien routier (FER) et le budget de l’Etat, à raison de 600 millions pour le premier, et 1,1 milliard pour le second. « A la date d’aujourd’hui [15 octobre 2017], nous avons reçu du gouvernement que 330 millions, et du côté du FER 120 millions », précise le DG de l’ONM. De quoi comprendre que les accusations portées contre l’ONM ne se justifiaient pas totalement.

 

Route Carnot-Berberati, travaux réalisés par l’Office National des Matériels (ONM). Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

CENTRAFRIQUE : LE TERRORISME, NOUVELLE ARTILLERIE CONTRE LA LEVÉE DE L’EMBARGO.

0

CENTRAFRIQUE : LE TERRORISME, NOUVELLE ARTILLERIE CONTRE LA LEVÉE DE L’EMBARGO.                                                        

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/9828CC23-008C-4519-A63F-808927ECFDA3-113×150.jpeg” alt=”” width=”113″ height=”150″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9828CC23-008C-4519-A63F-808927ECFDA3-113×150.jpeg 113w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9828CC23-008C-4519-A63F-808927ECFDA3-315×420.jpeg 315w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9828CC23-008C-4519-A63F-808927ECFDA3-225×300.jpeg 225w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9828CC23-008C-4519-A63F-808927ECFDA3.jpeg 400w” sizes=”auto, (max-width: 113px) 100vw, 113px” />
Bernard Selemby Doudou. L’auteur de l’article.

 

 

 

Bangui, le 20 novembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

L’euphorie, la liesse et l’espoir nés du fameux discours d’investiture consacrant la notion de rupture s’amenuisent et cèdent progressivement la place à la notion de doute. Le doute qui est une composante de la philosophie de Réné Descartes représente un état d’incertitude, une indétermination concernant une situation et ce doute crée indiscutablement un climat de méfiance, d’indécision et d’hésitation. Tel est le cas de nos autorités démocratiquement élues et par voie de conséquence de notre chère patrie léguée par le feu President fondateur Barthélemy Boganda. Suite aux jets de grenades dans un bar bondé de personnes occasionnant des morts que nous déplorons, la crise centrafricaine a intégré une nouvelle dimension et un nouveau mode opératoire. Ce nouveau mode opératoire propre aux salafistes et djihadistes est la forme la plus dangereuse et la plus mortelle des attaques urbaines car on ne connaît ni l’ennemi, ni le lieu et le moment. Même si tout porte à y croire, nous craignons que la nouvelle donne soit animée par des intentions salafistes ou djihadiste. Le laxisme, le manque de fermeté des autorités et la porosité des frontières ont préparé le lit de ces actes odieux. Nous vous rappelons que depuis le début de la crise, aucun état d’urgence, ni un état de siège n’a été décrété par nos autorités alors que l’article 44 de la constitution leur donne le plein pouvoir. Ces régimes restrictifs de libertés publiques pouvaient accroître et étendre les pouvoirs des forces de l’ordre pour désarmer et pacifier progressivement certains quartiers de la seule région restée sous contrôle. L’entrée en jeu de ce nouveau mode opératoire et la montée en puissance des groupes armés dans les territoires occupés risquent de nuire gravement l’ultime chance de levée de l’embargo par le conseil de sécurité de l’ONU. Le gouvernement doit conjuguer des efforts pour créer les conditions nécessaires à la levée de cet embargo car son prolongement serait synonyme de l’échec de tout le système. Hébété et incompris face à la sortie sporadique, médiatique et surtout vide de contenu du premier ministre, le citoyen lambda s’inquiète et s’interroge : Nos autorités ne s’indignent et ne condamnent les crimes que lorsqu’il y a quatre morts au de plusieurs constatés dans les arrières pays ? Ou alors ils ne s’offusquent que lorsque les crimes sont commis dans leur juridiction c’est à dire des territoires sous contrôle ? Les centaines de morts des autres territoires sous contrôle rebelle ne les intéressaient pas puisque hors juridiction ? En guise de prévention, n’était-il pas nécessaire et louable d’annuler la célébration de la fête du premier décembre ? Auriez-vous les moyens militaires nécessaires pour sécuriser des milliers de personnes qui vont effectuer le déplacement ? Percevez-vous votre entêtement à célébrer cette journée comme une réponse à vos détracteurs qui vous taxeront de résigner devant le terrorisme ? Au chevet des victimes de grenades, le chef du gouvernement et son ministre de la sécurité publique ont évoqué l’ouverture d’une enquête. Ainsi, depuis le début de la crise à nos jours, combien d’enquêtes ont été ouvertes ? Quelles ont été les suites ? Combien de criminels identifiés et arrêtés ? L’aboutissement de ces différentes enquêtes est-il conditionné au retour définitif de la paix ? À la lecture de ce qui se passe dans le pays, pensez-vous que ce chef du gouvernement est à la hauteur de sa fonction ? Essoufflé et lessivé, ce premier ministre a t-il encore des choses à prouver ? Faut-il combien de morts pour que sa conscience de diacre d’église le pousse à la démission ? En outre, nous ne partageons pas l’avis de certains de nos concitoyens qui appellent à la démission du président de la république car cela remettrait en cause et compromettrait nos acquis et avancées démocratiques. Par contre, nous appelons publiquement à la démission ou au limogeage du premier ministre qui est en perte totale de repères car sa boussole n’a plus d’aiguille. Sachant que la dernière année du mandat est une année électorale, nous invitons humblement le président de la république de limoger le chef du gouvernement et de se rattraper en sauvant ce qui peut être sauvé sur les deux années de mandature restantes. Si le président de la république ne peut démettre son mentor, nous appelons l’assemblée nationale d’abréger la souffrance de leurs électeurs en faisant usage de l’alinéa 3 de l’article 88 de la constitution du 30 mars 2016 qui fait référence à la motion de censure. Cette redoutable arme constitutionnelle ne peut être signée que par au moins 1/3 des députés et adoptée à la majorité des 2/3. Ce qui est faisable s’il y’a le courage et la volonté politique. En conséquence de ce qui précède les parlementaires conserveront leur mandat jusqu’à échéance. À défaut et si par malheur le peuple se réveille et prend ses responsabilités occasionnant la chute du régime, vous allez perdre votre mandat car la constitution sera suspendu, l’assemblée nationale nationale dissoute…alors prenez vos responsabilités devant l’histoire. Pour finir et en guise de contribution, nous demandons au chef de l’Etat de reloger tous les habitants du quartier kilomètres 5 ailleurs et d’utiliser le site pour des travaux d’extension du marché pour en faire un grand centre d’affaire moderne. À défaut, en abriter une base militaire pour que cessent les velléités guerrières de ce secteur. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 17 novembre 2017.                                     Bernard SELEMBY DOUDOU.                           Juriste, Administrateur des élections.             Tel : 0666830062.

APRÈS LE PILLAGE DES MINERAIS, BIENTÔT LE PILLAGE DE L’EAU DOUCE DE LA R.D. CONGO,

0

APRÈS LE PILLAGE DES MINERAIS, BIENTÔT LE PILLAGE DE L’EAU DOUCE DE LA R.D. CONGO,

OR BLEU DE CE SIÈCLE

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/2FB04318-D5BE-49D4-9411-354A932BA044-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/2FB04318-D5BE-49D4-9411-354A932BA044-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/2FB04318-D5BE-49D4-9411-354A932BA044-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/2FB04318-D5BE-49D4-9411-354A932BA044.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
Fleuve Congo

 

 

 

Bangui, le 20 novembre 2017.

Par : Sinaseli TSHIBWABWA

 

La «disparition» supposée du lac (Tchad) sous l’effet des prélèvements anthropiques pour l’irrigation et du changement climatique est un mythe qui perdure car il sert un ensemble d’intérêts hétérogènes, dont ceux favorables à un projet de transfert d’eau inter-bassins.

Prof. Géraud Magrin, 2016[1] Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne,

France

 

PROBLÉMATIQUE

Depuis 1997 jusqu’à ces jours (soit deux décennies), le peuple congolais assiste, ahuri, désabusé, à sa propre extermination par les pays voisins avec le soutien des puissances occidentales et la complicité de ses propres fils pour piller, sans état d’âme, les minerais de la R .D. Congo. Des ethnies entières sont déjà en voie de disparition de la carte à l’Est du pays, certaines ont été poussées à l’exil, d’autres enfin ont été déplacées de la terre de leurs ancêtres et relocalisées dans des forêts inhospitalières pour faciliter l’accès paisible à l’or, au coltan, au diamant, etc. (Onana[2], Kankwenda[3], Musavuli[4],[5]). À l’intérieur même de leur pays, le Président qui leur a été imposé par les mêmes puissances étrangères mène une guerre féroce contre sa propre population (Musavuli[6], Mwamba Tshibangu[7]) en violation flagrante de la Constitution du pays. C’est le cas des massacres qui sont encore en cours dans le Grand Kasaï comme le confirme un rapport de l’ONU du 4 août 2017[8]. Tous les Traités et Lois internationaux sur l’intégrité du territoire, les droits humains, les

droits des femmes et enfants, la non-assistance des personnes en danger d’extermination ont été violés sans que l’ONU sanctionne les auteurs de ces crimes de génocide. «Silence, on pille et on revend les minerais du sang à vil prix» semble être le mot d’ordre de la communauté internationale ! Après l’appropriation des minerais, des groupes occidentaux, avec la complicité de certains pays africains, réactivent maintenant deux projets de pillage de l’eau du Bassin du Fleuve Congo pour soi-disant lutter contre la famine, la désertification et l’assèchement du Lac Tchad[9].

Pour rappel, le premier projet (Transaqua), élaboré par la firme italienne Bonifica SPA en 1972, propose de construire des barrages de régulation sur plusieurs rivières affluentes du fleuve Congo à l’Est et Nord-Est de la R.D. Congo notamment les rivières Lowa, Lindi, Aruwimi, Maïko, Tshopo, Itimbiri, Mongala, et les tributaires de la rivière Oubangui, Giri, Lua et Kotto. Par un gigantesque canal qui franchirait la barrière naturelle interbassin de 600 m d’altitude, les eaux ainsi soustraites du bassin du Fleuve Congo[10] [11] seront amenées au Lac Tchad via le fleuve Chari (Voir Fig. 1)

droite du Fleuve Congo au Sud de la R.D. Congo. Plus le canal sera long, plus grand sera le volume d’eau à déverser dans le lac ! ».

Le deuxième projet (Projet Oubangui), élaboré par les pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT)[12], propose de construire un barrage multifonctionnel sur la rivière Oubangui dans la région de Palambo en République Centrafricaine. Un gigantesque canal franchirait la même barrière naturelle pour transférer au Lac Tchad un important volume d’eau par pompage via le barrage de Palambo sur le fleuve Oubangui puis par gravité via la rivière Kotto et le fleuve Chari (Fig. 2)[13] [14].

Le Projet Transaqua et le Projet Oubangui procèdent, comme pour le pillage des minerais, de cette triste logique de «partage-spoliation» du patrimoine congolais décidé en Occident, dans le mépris et sans aucune consultation des peuples africains souverains concernés (les peuples de la République du Congo, les peuples de la République démocratique du Congo, les peuples de la République Centrafricaine). Tout se passe comme si ces pays étaient encore sous le régime colonial : l’Occident élabore dans ses officines des projets et les impose aux Africains quand bien même ces projets ne présenteraient aucun intérêt pour eux, ou ne répondraient à aucun de leurs besoins ou seraient tout simplement suicidaires pour eux comme dans le cas d’espèce.

CIMA+, un bureau d’études canadien, a effectué de 2009 à 2011 les études de faisabilité du Projet Oubangui pour le compte de la CBLT[15]. Le 13 décembre 2016, Powerchina, une compagnie chinoise, a signé avec la CBLT et les autorités nigérianes, un protocole d’accord pour faire des études de faisabilité du Projet Transaqua. Après la signature de cet accord, M. Marcello Vichi (Cfr Fig. 3) déclarait avec grande satisfaction : «Transaqua : D’un rêve à une réalité !» En d’autres termes, le canal de transfert d’eau du Congo au Lac Tchad sera creusé même si le peuple congolais s’y oppose.

Selon la déclaration de la CBLT, Powerchina étudiera la faisabilité des étapes initiales «d’un projet d’infrastructures créant un corridor de développement reliant l’Afrique de l’ouest à l’Afrique centrale, avec :

  1. Le transfert potentiel de 50 milliards de m3 d’eau annuels vers le lac Tchad, via une série de barrages construits en République démocratique du Congo (RDC), en République du Congo et en République centre-africaine.
  2. La possibilité de générer de 15 à 25 000 millions de kWh d’électricité hydraulique grâce au déplacement de la masse d’eau par la gravité.
  3. Le développement de zones irriguées pour la culture et l’élevage sur une région de 50 000 à 70 000 km2, dans la zone sahélienne du Tchad, au nord-est du Nigéria, au nord du Cameroun et du Niger.
  4. La création d’une vaste zone économique, pouvant bénéficier à près de 12 nations différentes, grâce à la construction d’une plateforme d’infrastructures pour développer l’agriculture, l’industrie, le transport et la production d’électricité.»[16]

 

 

Nous avons jadis démontré dans notre première analyse sur le Projet Transaqua que ces quatre points ne sont que des mirages[17] [18] ASPECTS GÉOSTRATÉGIQUES

  • Notez que ces cogitations, quasi occultes, se déroulent en l’absence de la R.D. Congo et des Congolais. Tout se passe comme si cette eau douce tant convoitée n’est plus l a propriété du Congo et des Congolais, elle serait déclarée «objet sans maître» ou un «patrimoine universel» par les pays membres de la CBLT (riverains ou non), l’Institut Schiller, la Fondation LaRouche et certains pays occidentaux. Le silence de l’ONU face à ce détournement (au propre comme au figuré) de l’or bleu congolais qui pointe à l’horizon trahirait-il un complot au niveau international pour le pillage des ressources naturelles de la R.D. Congo ? Les Congolais considèrent l’absence de leurs autorités actuelles aux différentes rencontres sur cette question comme une haute trahison. Nous pouvons juste affirmer sans crainte d’être contredit, si aujourd’hui on n’invite pas ce pays aux différentes discussions sur ces projets, il est évident que dans le futur, il ne sera pas associé à la gestion du canal, il n’aura aucun contrôle ni sur la quantité d’eau prélevée ni sur les usages ni encore moins sur les destinataires de premier, deuxième ou troisième niveau. Que cache cette mise à l’écart de la R.D. Congo ?
Fig. 4. Mme Helga ZEPP-Larouche, présidente de l’Institut Schiller, entourée de M. Claudio CELANI, rédacteur à l’EIR19 et à droite, M. Marcello VICHI, concepteur du projet Transaqua. Ici, au séminaire EIR du 23 mars

2016, Francfort/Allemagne.

(Source : http://www.solidariteetprogres.org/seminaire-eir-solution-crise-migratoire-par-nouvelle-route-soie.html)

 

 

  • L’analyse des deux commandes d’études de faisabilité soulève une grande inquiétude et confirme nos craintes exprimées dans nos précédentes analyses. Le Projet Oubangui et le Projet Transaqua quoique différents, ont les mêmes lobbyistes (la richissime Helga Zepp-LaRouche[19] [20], Jacques Cheminade[21], les pays agresseurs du Congo[22] et leurs soutiens anglo-saxons, les pays africains non-riverains du Lac Tchad mais ayant statut de membres de la CBLT, les mêmes complices au Congo (Vital Kamhere[23], Prof. Kashemukunda Kasongo Numbi[24], Prof. LeBela Kitoko[25], certains cadres de la CICOS[26]), ils poursuivent le même objectif : «piller l’eau du bassin du Fleuve Congo pour renflouer le Lac Tchad».
  • En plus, ce pillage va se faire en deux endroits différents, la zone de capture du barrage de Palambo en RCA dans le Nord-Ouest de la R.D.C. et dans la région Est-Nord-Est de la R.D.C. (Cfr Fig. 1 et 2). Cela veut dire qu’à la quantité d’eau prélevée par le Projet Transaqua, il faudra ajouter celle pompée de l’affluent Oubangui via le barrage de Palambo. En termes de géostratégie, cela veut dire que la navigation sur une grande partie du fleuve Congo et son affluent l’Oubangui ne se fera plus, le projet de mise en valeur du «Trigone de la Puissance énergétique du Congo» c-à-d. le site d’Inga devra être abandonné et, enfin, la R.D. Congo ne sera jamais cette puissance énergétique grâce au Barrage Grand Inga ni la locomotive pour le développement économique de l’Afrique !

 

ÉVOLUTION FAVORABLE DE LA SITUATION DU LAC TCHAD

Selon plusieurs témoignages, y compris celui des membres de la CBLT, la situation des pluies s’est beaucoup améliorée dans la région du Lac Tchad[27] [28],[29]. Donc, le transfert d’eau du bassin du Congo vers le Lac Tchad n’est plus justifié. En outre, si les Occidentaux tiennent absolument à renflouer le Lac Tchad, d’autres solutions ont été proposées par les experts africains[30]. Pourquoi n’en parlent-ils jamais ? Pourquoi les promoteurs et les lobbyistes de ces deux projets ne peuvent-ils pas envisager plutôt le dessalement des eaux de l’Océan Atlantique au large de Douala ou le prélèvement d’une partie des eaux des fleuves des pays riverains du Lac Tchad pour renflouer ce dernier et régler ce problème (si problème persiste encore) ?

CONSÉQUENCES ENVIRONNEMENTALES DE CES PROJETS

Nous avons déjà dénoncé le silence sur ces deux projets néfastes pour l’environnement de tous les organismes (à l’exception du WWF) et les institutions scientifiques occidentaux qui avancent des arguments de nature environnementale, principalement non fondés ou non justifiés, voire carrément faux, pour s’opposer au financement du Projet de Barrage Grand Inga[31]. Nous pouvons simplement relever que, d’un côté, ces organismes et institutions scientifiques regardent l’impact environnemental du Projet de Barrage Grand Inga avec des loupes grossissantes, floues, et d’un autre côté, ils développent une cécité volontaire devant deux autres projets aux conséquences environnementales et humaines désastreuses !

Voici en résumé les conséquences environnementales prévisibles de ces deux projets dont l’objectif principal n’est plus de renflouer en eau le Lac Tchad mais d’accéder, sans contrepartie, à l’eau douce du Congo et de priver de notre pays ce qui fait de lui une puissance écologique à l’instar du Brésil en Amazonie. L’Afrique est subdivisée en onze provinces (régions) ichtyogéographiques. Le Lac Tchad appartient à la province ichtyogéographique nilo-soudanaise alors que les zones de capture des eaux destinées à le renflouer appartiennent à la province ichtyogéographique du Congo (Fig. 6). Tous les scientifiques s’accordent pour dire que ces deux provinces sont très distinctes l’une de l’autre en fonction de leur géologie, leurs conditions climatiques, leur relief, leurs sols, leur biogéographie, leur végétation, leur faune terrestre et aquatique, leurs facteurs anthropogènes, etc. Nous même, nous l’avons vérifié en étudiant les espèces du genre Labeo (Teleostei, Cyprinidae).

Procéder à la connexion de ces deux provinces en rompant la barrière géographique naturelle est une grave atteinte à la biodiversité et à l’environnement dont les conséquences seront incalculables. Nous en résumons ci-dessous quelques-unes afin que chaque Congolais puisse mesurer la gravité de ces deux projets du point de vue scientifique :

  • ruptures de continuité dans les différents biotopes traversés par chaque canal ;
  • déplacement des populations et ruptures des zones actuellement habitées ;
  • assèchement des habitats et perte de la biodiversité dans les zones en aval des cours d’eau interceptés par chaque canal ;

04- atteinte aux aires protégées (à statut de Patrimoine Mondial pour la Biodiversité) dans les zones de capture des eaux aussi bien dans le bassin du Congo que dans le bassin du Lac Tchad[32],[33],[34],[35] [36].

e canal en R.D. Congo et en R.C.A., tous classés Patrimoine Mondial de l’Humanité (Parc des Virunga, Parc de Kahuzi-Biega, Parc de la Garamba, Parc de la Maïko en R.D.C. ; Mare de Gata (mare à hippopotames) et Parc National Manovo-Gounda-St-Floris en R.C.A.), etc. ;

  • atteinte à la stabilité légendaire du débit du fleuve Congo suite au détournement de près de 3 200 m3/sec. (soit l’équivalent du double du débit du fleuve Nil au Sud du barrage d’Assouan en Égypte !), volume à multiplier par deux à cause de la prise d’eau en deux endroits du bassin du Fleuve Congo ;
  • diminution du débit du fleuve Congo suite au transfert d’une très grande quantité d’eau, ajoutée à la diminution parfois drastique des précipitations observées dans l’ensemble du bassin, va provoquer l’ensablement du lit du fleuve Congo et endommager le fonctionnement de certains barrages hydroélect riques (ex. Mobayi, Inga, etc.). Et plus grave, avec une telle diminution de débit, le Projet de Barrage Grand Inga sera à jamais compromis ;
  • perturbations des écosystèmes aquatiques de deux provinces ichtyogéographiques très différentes (Lévêque, 1997) :
  1. hybridation des espèces animales aquatiques ;
  2. compétition entre espèces avec toutes ses conséquences ;
  3. disparition de certains maillons des chaînes alimentaires non adaptés aux nouvelles conditions de vie créées par la connexion des eaux des deux provinces ;
  4. perte de nombreux habitats ;
  5. apparition, de part et d’autre de nouvelles pathologies jadis limitées à l’une ou l’autre province ;
  6. importation, via le canal, des espèces envahissantes jadis limitées à l’une ou l’autre province, etc. ;
  7. ouverture d’un accès aux nombreux pays africains, européens et du Moyen-Orient, sans aucune compensation, aux ressources en eaux douces du bassin du Fleuve Congo (or bleu de ce siècle), en violation flagrante des conventions internationales en la matière, etc.

A ce désastre environnemental, il faut ajouter les coûts exorbitants pour creuser les deux canaux auxquels il faut associer les coûts des infrastructures connexes (agriculture par irrigation, nouvelles cités, barrages hydroélectriques, navigation, ports, etc.). Ici, malheureusement, aucun ONG (y compris les activistes- opposants au Projet de Barrage Grand Inga) ne se pose la question de savoir à quel peuple (africain ou européen initiateur du projet) sera-t-il refilé la dette de ces infrastructures sans intérêt pour l’Afrique ? Cependant, si les Africains sont encore distraits, ils seront «obligés» d’endosser cette nouvelle dette inique.

PEUT-ON EXPORTER L’EAU DU BASSIN DU CONGO ?

Les experts congolais ont déjà étudié cette question et proposé une solution de loin meilleure que les canaux. En outre, la mise en valeur de tout le site d’Inga permettrait de résoudre avec le moins d’impact environnemental et à moindres coûts tous les prétendus avantages des deux projets de détournement des eaux du Congo par deux canaux, systèmes archaïques dignes des siècles passés. Oui, la R.D. Congo peut exporter l’eau du bassin du Congo en concertation avec la Rép. du Congo et la Rép. Centrafricaine, et ce, à leurs conditions :

  • après que ces pays (particulièrement la R.D.C.) aient satisfait à leurs propres besoins en eaux douces ;
  • l’exportation de cette eau devra se faire par pipeline avec un système de pompage installé dans la région de Boma, peu avant que les eaux douces ne se mélangent aux eaux salées de l’Océan Atlantique ; ce système permettant d’évaluer le volume d’eau réellement soustrait à notre bassin[37].

  • CONCLUSION

    Compte tenu de tout ce qui précède et des conséquences prévisibles, une seule conclusion patriotique s’impose pour la R.D. Congo et toute l’Afrique : «Ensemble, faisons barrage au Projet Transaqua et au Projet Oubangui !» Nous ne sommes plus à l’époque de l’Afrique des «projets clé-sur-porte» des années 65 à 90 ou encore moins à l’époque où les Européens, tels des vautours, avaient dépecé l’Afrique à la Conférence de Berlin en 1885 et s’étaient partagé les morceaux du continent noir au mépris et à l’insu des Africains[38].

    [1] Magrin, Gérard, 2016. The disappearance of Lake Chad: history of a myth. Journal of Political Ecology, Vol. 23 : 204-222.

    [2] Onana, C., 2009. Ces tueurs tutsis. Au cœur de la tragédie congolaise. Éd. Duboiris, Paris.

    [3] Kankwenda Mbaya et Mukoka Nsenda (eds), 2013. La République Démocratique du Congo face au complot de balkanisation et d’implosion, Kinshasa- Montréal-Washington : Ed. ICREDES.

    [4] Musavuli, B., 2016. Les Génocides des Congolais.- De Léopold II à Paul Kagame. Appel pour la création d’un Tribunal pénal international pour la RDC Éd. Monde Nouveau/Afrique Nouvelle. 327 p.

    [5] Musavuli, B., 2017. Les massacres de Beni. Kabila, le Rwanda et les faux islamistes. Imprimé en Grande-Bretagne par Amazon. 214 p.

    [6] Musavuli, B., 2015. Joseph Kabila : un président au mépris du peuple congolais. In Fweley Diangitukwa (eds). Les Congolais rejettent le régime Kabila. Éd. Monde Nouveau/Afrique Nouvelle. pp. 83-103.

    [7] Mwamba Tshibangu, 2010. Joseph Kabila. «La Congolité en question». Éd. Muhoka, Ottawa. 256 p.

    [8] .RDC : Un rapport de l’ONU compile des témoignages douloureux de victimes, dénotant de la complicité du gouvernement dans le contexte des massacres ethniques au Kasaï.

    In http : //www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=21937&LangID=F

    [9] Tshibwabwa, S., 2014. Transfert d’eau du bassin du fleuve Congo au Lac Tchad : éléments pour une prise de décision éclairée. In http:// www.desc-wondo.org et http:// www.assomar.org.

    [10] Volume estimé à 100 milliards de m3 d’eau douce par an, soit environ 3 200 m3/sec., l’équivalent du double du débit du fleuve Nil au Sud du barrage d’Assouan en Égypte !

    [11]         Cheminade, Jacques, 2016. Remise en eau du lac Tchad : le rêve devient réalité. In http://www.solidariteetprogres.org/actualites- 001/Lac-Tchad-transaqua.html du mercredi, 28 décembre 2016.

    [12] Membres de la CBLT : Tchad, Cameroun, Nigeria et Niger (pays riverains) plus Rép. Centrafricaine, Libye, Soudan, Égypte, Algérie (pays non riverains) ; Rép. du Congo et R.D. Congo (pays observateurs).

    [13]         Tshibwabwa, S., 2014 ; op. cit.

    [14] – Ladel, J.; P. Nguinda, A. Pandi, C. Tanania Kabobo, B.-L., Tondo, G. Sambo, N., Tellro-Wai, A. Buluku-Ekwakwa and M. Hoepffner, 2008.-Integrated Water Resources Management in the Congo basin based on the development of Earth Observation monitoring systems in the framework of the AMESD Program in Central Africa. 13th World Congress. September 1 – 4, 2008, Montpellier, France, 20 p.

    [15]         CIMA+, 2009 – 2011. Étude de faisabilité d’un projet de transfert d’eau.

    In http://www.cima.ca/cgi-cs/cs.waframe.content?click=161647&lang=1&singlepagepopup=1

    [16]         « Transaqua, A Dream Is Becoming Reality». In https://larouchepac.com/20161227/transaqua-dream-becoming-reality. Tuesday, December 27, 2016.

    [17]   Cheminade, Jacques, 2016. Remise en eau du lac Tchad : le rêve devient réalité. In http : //www.solidariteetprogres.org/actualites-001/Lac-Tchad-transaqua.html du mercredi, 28 décembre 2016.

    [18]         Tshibwabwa, Sinaseli, 2014. Transfert d’eau du bassin du fleuve Congo au Lac Tchad : éléments pour une prise de décision éclairée. In http : //www.desc-wondo.org et http : //www.assomar.org

    [19]         EIR : Exécutive Intelligence Review, un journal de la Fondation Lyndon LaRouche.

    [20]         Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller&Fondation LaRouche

    [21]         Jacques Cheminade : président du Parti Solidarité & Progrès, bon dernier pour la troisième fois avec 0,18 % de voix à l’élection présidentielle française de 2017. Consultez ses écrits en ligne sur Solidarité&Progrès. Affilié au mouvement de Lyndon LaRouche, lobbyiste du Projet Transaqua.

    [22]         Pays agresseurs de la R.D.C. : Rwanda, Ouganda et Burundi, etc.

    [23]         Vital Kamhere : président de l’UNC, un parti politique congolais. Lire sa déclaration dans «Le Projet Transaqua : Antidote au terrorisme de Boko Haram ou Projet du Moyen-Âge ?» In http:// www.desc-wondo.org.

    [24] Kashemukunda Kasongo Numbi, Hydro-Géologue, Député national, Prof. au Département d’Hydrobiologie de l’Unikin. Lire l’analyse critique de son article publié dans Le Phare du 03 juin 2014 dans « Transfert de l’eau au Lac Tchad : Au sujet de l’article de NKK dans Le Phare du 03 Juin 2014» In http://www.desc-wondo.org.

    [25] LeBela Kitoko, Dr Igr, Prof à l’Université de Mbuji-Mayi, Unikin et Gbadolite. Lire son article intitulé «De la fusion des atomes d’hydrogène au noyau du soleil. De la fusion du fleuve Mbangi des Makoko et du fleuve Kasaï des Matamba au fleuve Kongo des Makongo. Comment mettre en valeur les potentialités solaires et hydrologiques du Congo-Zaïre pour en faire un instrument d’intégration africaine ? In Malaba Mpoyi, R. et Kalamba Nsapo (eds), 2014. Unité et Pluralité de la vérité. Mélanges en l’honneur du Prof. Alphonse Ngindu Mushete. Vol. 1. Éd. Imhotep, 319 p.

    [26] CICOS : Commission Internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha, organisme chargé de la promotion de la navigation intérieure et la gestion intégrée des ressources en eau. Six pays membres : Rép. Congo, R.D. Congo, R.C.A., Cameroun, Gabon et Angola.

    [27]       Cfr (13).

    [28] Djerassem Mbaiorem, ed. Leo Dobbs, 2007. Dans l’est du Tchad, de fortes pluies et des inondations perturbent l’aide humanitaire. In http://www.unhcr.org/fr/news/stories/2007/9/4acf013813/lest-tchad-fortes-pluies-inondations-perturbent-laide- humanitaire.html

    [29]         Magrin G., 2010. Il n’y a pas d’assèchement du lac Tchad depuis trente ans. In http://www.jeuneafrique.com/183909/societe/ du

    [30]       octobre 2010.

    30 Lire 1).Tshibwabwa, Sinaseli, 2014. Transfert d’eau du bassin du fleuve Congo au Lac Tchad : éléments pour une prise de décision éclairée. In www.desc-wondo.org et www.assomar.org; 2). Tshibwabwa, Sinaseli, 2015. Le projet Transaqua : antidote au terrorisme de Boko Haram ou projet du moyen-âge. In www.desc-wondo.org.

    [31] Idem

    [32]         Thieme, M., Shapiro, A., Colom, A., Schliewen, U., Sindorf, N., Kamdem Toham, A. (eds), 2008.- Inventaire Rapide des Zones humides Représentatives en République Démocratique du Congo. 60 p.

    [33] WWF, 2001-2010 : aires protégées pour les oiseaux migrateurs dans les zones humides du Lac Tchad.(Lire plusieurs publications sur les aires protégées sur le Net).

    [34] Lire 1) Boute-Mbamba, C., 2007. L’Oubangui, Le Lac Tchad et Nous – «Lettre ouverte à tous les Oubanguiens». In http://www.sangonet.com/ActuDo/trib/LTD1_CBM.pdf) et 2) Boute-Mbamba, C., 2014. Oui, la rivière Oubangui peut disparaître. In http://afrique.kongotimes.info/afrique/afrique_centrale/8738-oui-riviere-oubangui-peut-disparaitre-problematique.html.

    [35]         Lire 1).Tshibwabwa, S., 2015a. Afrique centrale : Pour plus de vision dans le dossier de Transfert des eaux du Bassin du fleuve Congo au Lac Tchad. In http://www.desc-wondo.org ; http://www.assomar.org et dans Le Papyrus, Mensuel d’information sur la science et la technologie, no 13, Sept. 2015 : pp. 4-12 ; 2) Tshibwabwa, S., 2015b. Le projet Transaqua : antidote au terrorisme de Boko Haram ou projet du moyen-âge ? In http://www.desc-wondo.org et http ://www.assomar.org et 3) Tshibwabwa, S., 2014. Transfert d’eau du bassin du fleuve Congo au Lac Tchad : éléments pour une prise de décision éclairée. In http:// www.desc- wondo.org et http://www.assomar.org.

    [36]         Lévêque, C., 1997. Biodiversity and Conservation: The Freshwater Fish of Tropical Africa. Cambridge University Press, 432 p.

    [37]Tshibwabwa, S., 2015b. Le projet Transaqua : Antidote au terrorisme de Boko Haram ou projet du moyen-âge ? In http://www.desc-wondo.org et http : //www.assomar.org.

    [38] Diangitukwa, Fweley, 2015. Le roi des Belges Léopold II et l’origine du mal congolais. In Fweley Diangitukwa (eds), 2015. Les Congolais rejettent le régime Kabila. Éd. Monde Nouvau/Afrique Nouvelle ; pp. 19-66.

    Centrafrique : affaire des faux Faca partis au Rwanda, 3 d’entre eux, à nouveau, rapatriés.

    0

    Centrafrique : affaire des faux Faca partis au Rwanda, 3 d’entre eux, à nouveau, rapatriés.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/94AD03D7-2B8A-4E50-BA54-BB6224395EDD-150×75.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”75″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/94AD03D7-2B8A-4E50-BA54-BB6224395EDD-150×75.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/94AD03D7-2B8A-4E50-BA54-BB6224395EDD-300×150.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/94AD03D7-2B8A-4E50-BA54-BB6224395EDD-324×160.jpeg 324w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/94AD03D7-2B8A-4E50-BA54-BB6224395EDD.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Les soldats de Forces armées centrafricaines (FACA)

     

    Bangui, le 18 novembre 2017.

    Par : Anselme Mbata, CNC.

     

    Quand les choses commencent mal, il y’a un risque élevé qu’elles finissent en queue de poisson. Voilà que certains soldats de l’armée centrafricaine, sélectionnés dans des conditions encore floues et envoyés pour un stage commando au Rwanda il y’a quelques mois, viennent à nouveau de faire parler d’eux depuis le lieu de leur stage au Rwanda dans une autre affaire de vol à la sauvette dans un magasin. Conséquence, trois d’entre eux viennent d’être rapatriés ce lundi 13 novembre après une cinquantaine rapatriée au mois d’août dernier. Les faits.

    Selon les informations recueillies par CNC, les faits se sont déroulés dans une boutique d’approvisionnement réservée, en partie, aux soldats stagiaires centrafricains pour leur approvisionnement en divers produits. Quelques jours après leur arrivée au centre d’instruction militaire de Rwanda, l’administration militaire locale autorise à tous les stagiaires centrafricains présents dans ce centre d’instruction de s’approvisionner gratuitement pour un montant fixe hebdomadairement dans la boutique d’alimentation réservée à eux à cet effet. Seulement que  les choses ne se sont pas déroulées comme prévu pour tous les stagiaires.

    Comment les choses se sont-elles passées ?

    D’après une source locale, certains soldats stagiaires centrafricains, habitués déjà à s’approvisionner dans la boutique, préfèrent s’abuser de la bienveillance des autorités rwandaises pour voler et voler encore certains produits dans cette boutique, en plus de ce qu’on leur donne sans frais.

    Pensant qu’ils faisaient leur pickpocket à l’insu de tout le monde et après un avertissement verbal du surveillant de l’épicerie, trois d’entre eux, qui persistent dans leurs larcins, ont été pris la main dans le sac. Lassés du comportement des 3 présumés voleurs à la tire, les instructeurs en chefs rwandais les ont convoqués pour des explications, mais les choses ont été mal tournées pour eux et ils ont été purement et simplement remis à leurs parents via expulsion le lundi dernier.

    À leur arrivée à Bangui, les 3 expulsés ont été embarqués dans le véhicule militaire pour le Camp de Roux. Libérés le lendemain, les 3 expulsés contestent la version rwandaise des faits et disent être innocents de toutes ces accusations. Versions contestées vigoureusement par l’administration militaire rwandaise.

    Pour les frères d’armes, promos d’un des trois stagiaires expulsés, en l’occurrence, le caporal Kando-Diégo de la promotion 2011-2, contactés par CNC, il ne fait aucun doute que sa responsabilité dans ces vols soit établie dans ces vols. « Le caporal-chef Diégo est un soldat indiscipliné et qui aime voler. Il a en outre séjourné  plusieurs fois dans les prisons militaires pour vols et indisciplines  » affirment-ils tout en regrettant la manière à laquelle il a été désigné pour partir à cette formation.

    Après l’expulsion d’une cinquantaine des invalides en août dernier devant le président Touadéra à Kigali, il reste seulement une centaine qui poursuit, tant bien que mal, leur formation au Rwanda  et ce jusqu’en janvier 2018, date prévue pour la fin de cette formation.

     

     

    Alors que les choses se compliquent du jour en jour pour les soldats de Damara envoyés pour des formations en Israël et au Rwanda, les autorités du pays, avec la complicité du Chef d’État-major des armées (CEMA) le Général Ludovic Ngaïfei, se préparent à envoyer encore d’autres soldats stagiaires sélectionnés sur des critères familiaux et politiques au pays des Hommes intègres, Burkina Faso.

    Chose sûre, le président Faustin Archange Touadéra, à travers sa politique basée sur le népotisme et axée sur l’incompétence, a repris la politique d’enterrement de la rca entreprise avec son maître François Bozizé

     

    CopyrightCNC2017.

     

    PLAIDOYER POUR UNE DEMARCHE COHERENTE D’ORGANISATION DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE MONDIALE

    0

    PLAIDOYER POUR UNE DEMARCHE COHERENTE D’ORGANISATION DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE MONDIALE

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/09E552CA-A212-488F-B66E-EF6D9135825F-150×130.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”130″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/09E552CA-A212-488F-B66E-EF6D9135825F-150×130.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/09E552CA-A212-488F-B66E-EF6D9135825F-300×260.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/09E552CA-A212-488F-B66E-EF6D9135825F-484×420.jpeg 484w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/09E552CA-A212-488F-B66E-EF6D9135825F.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Monsieur C. S. Souroungba.

     

    Bangui, le 18 novembre 2017.

    Par : Clotaire Saulet SURUNGBA, CNC.

     

    La récente création de la «Communauté Centrafricaine de France-CCFR » le 04 novembre 2017, au-delà des débats suscités ainsi que les réactions, tant des autorités politiques et administratives que des citoyen(ne)s, a induit une dynamique qu’il convient d’exploiter positivement afin d’initier, si besoin est, une Politique Cohérente pour la gestion des Centrafricain(e)s de l’Extérieur et une organisation générale de la Société Civile centrafricaine.

    Cependant, il faut noter que c’est depuis fort longtemps que la problématique de l’organisation de la Diaspora Centrafricaine Mondiale est posée. Nous en voulons pour preuve, la Commission organisation de la diaspora évoquée par Bertrand KEMBA, le 13 juillet 2014 dans le journal en ligne www.centrafrique-presse.com dans le cadre de la préparation  du  « Forum diaspora centrafricaine ». Et, en prélude au Forum National de Bangui de 2015, il a été produit des documents qui font état de la création et de la mise en place d’un bureau de la Diaspora à Bangui. Le principe étant déjà accepté par le gouvernement lors du Forum de la Diaspora en 2010 et il ne resterait qu’à mettre en place le statut juridique et les textes d’application devant gérer les intérêts de la Diaspora. A l’issue du Forum National de Bangui, des réunions de concertation entre les diverses diasporas centrafricaines d’Europe, d’Amérique et d’Afrique ont eu lieu à Bangui. Ces réunions ont porté sur l’organisation d’une Plateforme Mondiale de la Diaspora Centrafricaine et un Congrès devrait se tenir à une date et dans un lieu qui seront déterminés par consensus…

    Que s’est-il passé depuis ?

    En tout cas, il ne s’est rien passé depuis, jusqu’à l’appel de février et octobre 2017 qui a conduit au 04 novembre 2017…

    A l’occasion de la célébration du 57ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine, le Chef de l’Etat, dans son message à la Nation du 12 août 2017, avait lancé un appel aux Centrafricain(e)s établi(e)s à l’Extérieur en ces termes :

    « J’exhorte les Compatriotes de la Diaspora à contribuer positivement aux efforts de relèvement économique de notre Pays. Nous avons plus besoin d’unité et de contributions des uns et des autres pour avancer ensemble ».

    C’est un truisme de dire que la Diaspora Centrafricaine est un atout pour le développement. Elle doit être, en cette période critique de notre histoire, une force de propositions concrètes et un outil de travail.

    Pour permettre à cette Diaspora d’agir positivement en direction du Pays, un certain nombre de préalables apparaissent tout naturellement. Les conclusions du Forum de la Diaspora en 2010 doivent être revisitées, premièrement. Ensuite, un aperçu du Rapport de la Table Ronde du 06 octobre 2006, organisée par le Bureau du financement du développement du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, sur le thème « Favoriser la création d’entreprises dans les pays en développement : le rôle des diasporas », nous fournit des clés pour que la Diaspora centrafricaine, au même titre que celles des autres Pays, joue véritablement son rôle. Nous retiendrons de ce Rapport quelques points, notamment :

    1. Le membre de la Diaspora qui veut investir ou se réinstaller dans son pays d’origine ne doit pas être perçu comme une menace,
    2. Les interventions des membres des diasporas dans les domaines de l’investissement et du développement doivent se faire de manière libre et volontaire,
    3. La diaspora ne doit pas être considérée comme une « vache à lait »,
    4. Les ressortissants d’une diaspora ne peuvent rien faire de productif dans leur pays d’origine s’ils n’y trouvent pas des relais et des réseaux de soutien,
    5. Les membres d’une diaspora ont besoin d’avoir des gens et des structures auxquels ils peuvent faire confiance quand ils veulent investir leurs économies ou d’autres ressources dans leur Pays,
    6. Il faudrait un cadre qui permette aux membres de la diaspora de se rencontrer et d’identifier ensemble les secteurs dans lesquels ils pourraient se lancer avec succès, car la dispersion et l’isolement des initiatives ne peuvent porter de fruits.

    Il apparaît clairement que les Autorités politiques et administratives, sans s’ingérer de manière ostentatoire  dans la vie des associations des Centrafricain(e)s de la Diaspora, ont l’impérieux devoir d’accompagner les membres de la Diaspora Centrafricaine, organisés en associations ou non.

    Dans la mesure où la plupart des associations de la Diaspora ou membres de la Diaspora  ont pour ambition d’intervenir dans les domaines économiques, socio-éducatives, culturelles, sportives et du développement durable, elles se classent tout naturellement dans la Société Civile Centrafricaine. Et leur organisation ne peut et ne doit alors se faire que dans le cadre d’une Société Civile Centrafricaine  aussi organisée dans toute sa globalité.

    Ainsi, par patriotisme et avec réalisme, je propose ce qui suit.

    1°/- Susciter la création du « Conseil National de la Société Civile Centrafricaine-CNSCCA »

    • Société Civile de l’Intérieur :

    CIONG-CA, CNOSCA (toutes les Fédérations sportives), Centrales Syndicales, Association des Poètes et Ecrivains Centrafricains, Défenseurs des Droits de l’Homme, Professions libérales (Ordre des Avocats, Ordre des Médecins, Pharmaciens et Dentistes etc) , Fédérations de Théâtre, de Danse Traditionnelle, Artistes Plasticiens, BUCADA  etc

     

    • Société Civile de l’Extérieur :

    Associations de la Diaspora Centrafricaine (Centrafricain(e)s de l’Etranger) en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie, en Océanie, à l’exception des associations à caractère politique.

    2°/- Le Bureau ou la Direction du CNSCCA, dont la composition sera à définir, aura en son sein, une Délégation des Centrafricain(e)s de l’Etranger et dont la mission principale sera d’être l’interface entre les Autorités politiques et administratives et les Associations qui interviennent au Pays. Cette structure, par sa connaissance du terrain, pourra éclairer sur le monde associatif des Centrafricain(e)s établi(e)s en dehors du territoire national.

    3°/- Le CNSCCA, dans un avenir proche, pourra convoquer à Bangui, les Associations de la Diaspora (Afrique, France-Europe, Etats-Unis-Amérique, Asie, Océanie) pour mettre en place la structure faîtière des Centrafricain(e)s de l’Etranger. Ce pourrait être un Haut Conseil des Centrafricain(e)s de l’Etranger, Conseil Supérieur des Centrafricain(e)s de l’Etranger…

    Centrafricainement

    N.B. : Par définition, le vocable Diaspora est la dispersion hors de Palestine des juifs exilés ou l’ensemble des communautés juives dispersées à travers le monde. On utilise également ce mot « diaspora » en minuscule pour parler de la dispersion d’un peuple, d’une ethnie à travers le monde. Par un abus de langage, nous disons Diaspora ou diaspora centrafricaine, étant entendu que l’expression appropriée serait « Centrafricain(e)s de l’Etranger » ou « Centrafricain(e)s de l’Extérieur ».   

     

    SAULET SURUNGBA Clotaire                                                     

    Ancien Conseiller National

    Représentant de la Diaspora-Zone Europe au CNT

    Conseiller «Communauté Centrafricaine de France- CCFR »

     « clotairesaulet3@gmail.com »

    17/11/2017

     

    CENTRAFRIQUE : VIOLS ET ABUS SEXUELS PAR LES CASQUES BLEUS ET LES SANGARIS : OUBLIES ?

    0

    CENTRAFRIQUE :  VIOLS ET ABUS SEXUELS PAR LES CASQUES BLEUS ET LES SANGARIS : OUBLIES ?

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/0ACDD92F-2413-4CF6-BE3A-A70106F03902-150×97.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”97″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0ACDD92F-2413-4CF6-BE3A-A70106F03902-150×97.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0ACDD92F-2413-4CF6-BE3A-A70106F03902-300×194.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/0ACDD92F-2413-4CF6-BE3A-A70106F03902.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Sangaris à Berberati en juillet 2014 lors du désarmement des miliciens Anti-Balaka

     

    Bangui, le 16 novembre 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    CRIMES SEXUELS IMPUNIS

    Est-ce parce que c’est la République Centrafricaine, le pays de tous les possibles et de tous les impossibles ? Où les bourreaux côtoient sans être inquiété leurs victimes ? La RCA ressemble à un pays paillasson où tout le monde vient s’essuyer les pieds. Où des chefs rebelles criminels de guerre, lestés d’un mandat d’arrêt de l’ONU sont nommés au gouvernement et à la Présidence de la République. Le pays où après avoir,  commis des actes de pédophilies, des violences sexuelles sur des adolescentes et des femmes, on échappe à la justice. Monsieur Guterres a t-il promis, lors de son voyage à Bangui, aux autorités centrafricaines des comparutions à l’encontre des Casques Bleus auteurs de violences sexuelles ? Après des annonces fracassantes d’ouverture d’enquête, pour endormir les populations. Après avoir extra filtrer leurs soldats violeurs et les avoir mis à l’abri sans aucune forme de procès. Sans une réaction vigoureuse des autorités centrafricaines qui depuis se murent dans un silence complice à ce sujet. La honte a-t-elle quitté ce pays surprenant ? Les victimes innocentes de ces militaires dépravés sexuels sont abandonnées à leur triste sort par leurs gouvernants. Ni à l’ONU, ni en France ni en Centrafrique personne n’évoque plus ces ignominieuses violences sexuelles. C’est profondément injuste et choquant. On aimerait que les autorités centrafricaines saisissent la Cour Pénale Internationale (CPI) afin de demander des comptes aux pays dont  les soldats sont convaincus de violences sexuelles en République Centrafricaine. Les Centrafricaines violées sont désormais mères d’enfants de pères inconnus. Vue la précarité abyssale qui règne en Centrafrique. Comment ces femmes victimes vont-elles faire pour élever leurs progénitures issues d’inacceptables accouplements forcés ? Ajouter à cela qu’elles seront considérées par leurs familles comme des êtres frappés par l’infamie. Le regard cruel des autres se posera sur ces femmes avec réprobation et cruauté. Peut-on  décemment accepter ce silence indigne et insupportable ? Les familles réclament justice. En France et ailleurs, les auteurs de violences sexuelles et de pédophilies comparaissent devant les tribunaux. En Centrafrique, ces criminels jouissent d’une liberté insupportable.

     

    LA RESPONSABILITÉ DU GOUVERNEMENT centrafricain

    Au même titre que la recherche légitime de la paix et de la réconciliation. Rendre justice aux victimes de violences sexuelles et de pédophilies revêt la même importance. La protection de la population incombe aux gouvernants. On constate malheureusement que le gouvernement Sarandji est quelque peu distant de la population. Gouverner c’est être proche des citoyens. C’est de faire en sorte que les populations ne se sentent pas ignorées. Face aux viols et aux massacres interminables. Face à l’impunité insupportable des bandes armées. Le gouvernement doit inventer une gouvernance de résistance et de combat. Ne pas attendre et espérer une paix (SIRIRI) et une réconciliation nationale improbables dont les séditieux détiennent la clé. Ne pas montrer aux auteurs de crimes contre l’humanité qu’ils seront amnistiés. Il faut rapidement réhabiliter l’Armée Nationale et l’équiper en armes, en levant cet injuste embargo. A ce propos on aimerait savoir, si le Secrétaire Général de l’ONU, a annoncé la fin de cet embargo qui handicape fortement les capacités du gouvernement à défendre la Nation. Pourra t- on savoir avec toutes les précautions d’usages liées au Secret défense, l’essentiel des conclusions du voyage de monsieur Guterres en République Centrafricaine ?  Le déficit en communication du Gouvernement commence à être pesant et incompréhensible. En temps de guerre, les actions d’un gouvernement sont renforcées par le soutien total de la population. Si la situation qui prévaut aujourd’hui perdure comme c’est le cas, il faut se tourner vers le peuple détenteur de la légitimité nationale, afin de sortir le pays et sa population de la détresse.

    JOSEPH  AKOUISSONNE  (15 OCTOBRE 2017)

    Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

    Centrafrique : le conseil de sécurité approuve l’envoi de 900 casques bleus supplémentaires hier mercredi 15 novembre.

    0

    Le Conseil de sécurité des Nations Unies approuve des troupes supplémentaires pour C. République africaine

    Centrafrique : le conseil de sécurité approuve l’envoi de 900 casques bleus supplémentaires hier mercredi 15 novembre.

     

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/D0F108E3-84D6-4CE2-9E09-5F8A3EADA2F3-150×99.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”99″ />
    Le Sécrétaire Général de l’ONU monsieur Antonio Guterres

     

    Bangui, le 16 novembre 2017.

    Par : Félix Ndoumba, CNC.

     

    le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé à l’unanimité mercredi le déploiement d’un 900 casques bleus supplémentaires pour protéger les civils en République centrafricaine à la demande du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

     

    Les États-Unis, qui ont un droit de veto sur le Conseil, ont poussé à réduire les coûts de maintien de la paix, mais il a accepté de renforcer la force de contingent autorisée à 11 650 en République centrafricaine, où la mission est connue sous le nom de Minusca.

    L’ambassadeur américain adjoint Michele Sison a déclaré que les États-Unis veulent s’assurer que chaque mission de l’ONU a «les forces les plus efficaces et efficaces possibles». Washington verse plus de 28% du budget annuel de maintien de la paix de l’ONU en total de $7,3 milliards.

    «Nous croyons que la capacité additionnelle fournira à MINUSCA la souplesse nécessaire pour faire face aux menaces émergentes et s’acquitter de son mandat de protection des civils», a-t-elle déclaré. “mais simplement l’ajout de troupes ne sera jamais suffisant pour garantir le succès.”

    «Nous devons nous concentrer sur la qualité des troupes déployées, et pas seulement sur le nombre de soldats», a déclaré Sison au Conseil.

    Des milliers de personnes sont mortes et un cinquième des centrafricaines ont fui un conflit qui a éclaté après que principalement les rebelles séléka ont évincé le Président François Bozize en 2013, provoquant un contrecoup des milices Anti-Balaka proches de celui-ci.

    Bien que les troubles se soient dépassés depuis, les combats ont grimpé cette année et les Nations Unies ont prévenu que les combats ethniques pouvaient redescendre dans un conflit beaucoup plus important.

    «le Conseil de sécurité doit mettre tout son poids dans l’arrêt de la spirale de la violence», a déclaré l’ambassadeur français des Nations Unies, François Delattre, au Conseil.

    Les soldats de la paix de l’ONU en République centrafricaine ont également été obstinés par des allégations d’abus sexuels que l’organe mondial a travaillé pour résoudre.

    Le Conseil de sécurité a demandé à Guterres “de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la pleine conformité de la MINUSCA avec la politique de tolérance zéro des Nations Unies sur l’exploitation et les abus sexuels et de veiller à ce que tous les membres du personnel de la mission soient contrôlés

     

     

    Centrafrique : l’heure de la rupture?

    0

    Centrafrique : l’heure de la rupture?

    La rupture  ou

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”89″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-300×177.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Le Président Touadéra et le Sécrétaire Général de l’ONU. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.

    Bangui, le 16 novembre 2017.

    Par : Simon Koitoua, CNC.

    la continuité .

    Est ce  peut -on s´inspirer et de s’interroger devant les premières déclarations faite lors de votre  prestation de serment Excellence président TOUADERA,basant sur la RUPTURE. En tout cas, le président centrafricain  qui avait pris  les rênes de la Centrafrique  a commis une erreur politique en confiant la primature a son grand frere et ami  Simplice Mathieu SARADJI .

    Il était temps ! Que le president TOUADERA  PUISSE  APPLIQUER LA RUPTURE proprement dite , lors de son discours à la nation.

     La Centrafrique reste au stade de belles intentions et de vœux pieux or la theorie et la pratique riment ensemble . Pour moi  , le regime actuel  doit, maintenant, être au service des populations Centrafricaines or la realite est une  autre chose les pratiques mafieuses,le regionalisme et le clientelisme battent son plein au sein de notre administration .

    L’unité de notre pays passe par  une veritable rupture dans toutes les administrations Centrafriques en un mot la transparence.

    La grande majorité de la population Centrafricaine  continue de souffrir de la pauvreté, du chômage, des crises de natures diverses, insecurités   y compris , les maladies, privant notre pays  de bras et de cerveaux.

    Il est de votre responsabilité etant President de la Republique au travers votre politique  d’améliorer les conditions de vie de ces jeunes en quête de lendemains meilleurs .

    La Centrafrique  ne serait justifier son existence si elle n’arrive pas à améliorer la vie des populations, mis en demeure au travers votre politique .

     

    SIMON- KOITOUA

     

    Simon Koïtoua. L’auteur de l’article.

    Centrafrique : le PUR interdit à ses militants de participer au défilé du 1er décembre et à toutes les manifestations festives

    0

    Centrafrique : le PUR interdit à ses militants de participer au défilé du 1er décembre et à toutes les manifestations festives

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/95DA031B-E768-4668-A951-60430D0B3B5F-150×113.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”113″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/95DA031B-E768-4668-A951-60430D0B3B5F-150×113.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/95DA031B-E768-4668-A951-60430D0B3B5F-300×225.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/95DA031B-E768-4668-A951-60430D0B3B5F-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/95DA031B-E768-4668-A951-60430D0B3B5F-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/95DA031B-E768-4668-A951-60430D0B3B5F-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/95DA031B-E768-4668-A951-60430D0B3B5F.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Monsieur Eddy Symphorien Kparekouti. Credits photo : Éric Ngaba. Copyright.

     

    Bangui 16 novembre 2017, CNC.

    Par : Eric NGABA

     

    A la veille des fêtes de fin de l’année 2017, le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) appelle ses militants, sympathisants, la diaspora, ainsi que tous les Centrafricains à ne pas prendre part  au défilé du 1er décembre, et autres manifestations festives. Ce jeune parti dirigé par Eddy Symphorien KPAREKOUTI, a estimé que participer à ces manifestations festives c’est de célébrer l’occupation du territoire, la destruction et l’exploitation illégale des richesses par des bandes armées.

    L’insécurité chronique en République Centrafricaine inquiète de plus en plus les Centrafricains. Malgré l’arrivée au pouvoir des autorités issues des urnes et la présence des casques bleus de la Mission onusienne,  le pays continue de faire face à l’instabilité sécuritaire et humanitaire qui endeuille les civils.

    Face à cette situation, le PUR appelle les Centrafricains à boycotter le défilé du 1er décembre qui marque la fête de la proclamation de la République Centrafricaine et toutes les festivités de fin d’année organisés dans un contexte douteux.

    « En réaction à l’inaction de l’Etat d’assurer la protection des civils, d’asseoir l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire et d’imposer la ligne de la paix aux faiseurs de la mort en Centrafrique : le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) fidèle à sa philosophie et son idéologie, décide de ne pas participer au défilé et à toutes les manifestations festives qui n’ont aucune signification. Le PUR appelle ses militantes, militants, sympathisantes et sympathisants, la diaspora, ainsi que tous les Centrafricains à refuser de célébrer l’occupation de nos territoires, la destruction et l’exploitation illégales de nos richesses et surtout à se réjouir sous un quelconque prétexte, de la mort de nos frères et sœurs livrés aux bandes armées sur les ¾ du territoire », déclare Eddy Symphorien Kparekouti, président du PUR.

     

    Le 1er Décembre de chaque année, le peuple centrafricain commémore la fête de la proclamation de la République Centrafricaine, alors l’Oubangui Chari au temps colonial. Cette année, les Centrafricains célèbrent le 59ème anniversaire de la République.

     

    Pour le PUR, cette date est un déclic dans l’évolution politique de ce pays indépendant depuis le 13 aout 1960. Le parti dénonce la célébration des festivités organisées par les autorités dans un contexte sécuritaire critique.

     

    « Autant ces deux dates sont une occasion de réjouissance populaire, autant elles doivent interpeller les consciences de tous les Centrafricains et nous pousser à la réflexion et à la projection. Au moment où nous nous rapprochons de la date du 1er décembre, les autorités mettent tout en œuvre pour favoriser la plénitude de la Réjouissance populaire sans pour autant créer les conditions pour engager le peuple dans la réflexion tant l’heure est grave », ajoute le président du PUR.

     

    Au lieu de faire face à ce problème crucial de la sécurité, le PUR remarque que les autorités du pays mettent l’accent sur la réjouissance dans la ville de Bangui afin de masquer, selon lui, le tissu de malheur qui couvre plus de 70% du territoire où des Centrafricains vivent comme des animaux.

     

    « Le PUR propose que les Centrafricains profitent de cette journée pour engager des analyses autour des cinq verbes du Président Fondateur B. Boganda, Nourrir, Vêtir, Loger, Soigner, et Instruire pour mesurer l’échec de notre pays et engager une véritable prise de conscience nationale, condition sine qua none de la relance effective de ce pays. Une telle démarche permettra non seulement de penser à ce qu’il faut faire d’urgence mais aussi à tous nos frères et sœurs dont les conditions de vie sont au-delà de celles des animaux », renchérit Eddy Symphorien Kparekouti.

     

    Par ailleurs, le Parti de l’Unité et de la Reconstruction engage les députés centrafricains à prendre la mesure du danger actuel qui est manifesté, d’après le PUR, par le rassemblement des groupes armés, leur perpétuelle mobilité, leur durcissement de position et le renforcement de leur capacité militaire à un moment où le plaidoyer en faveur du désarmement s’amplifie et le processus prend forme.

     

    « Aujourd’hui il faut sauver le peu d’acquis qui existe avant de penser à faire autre chose car un embrasement sonnerait inéluctablement à notre descente à l’état d’animal », conclue le président du PUR.

     

    Centrafrique : Cour Pénale spéciale, les partenaires menacent de suspendre leur aide.

    0

    Centrafrique : Cour Pénale spéciale, les partenaires menacent de suspendre leur aide.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2741-150×87.jpg” alt=”” width=”150″ height=”87″ />

     

    Bangui, le 15 novembre 2017.

    Par : Thierry SIMBI, CNC.

     

    En politique, la franchise vaut mieux que le mensonge. Mais le régime touadérateur aux affaires depuis mars 2016, opte pour le mensonge et la tricherie, comme mode de son fonctionnement.  Conséquence, les partenaires œuvrant pour asseoir l’impunité en centrafrique tout en misant sur une juridiction appelée Cour Pénale spéciale que le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji tente plus ou moins de la politiser, menacent aujourd’hui de       suspendre leurs aides et appui après avoir buté à un mur des tricheurs et menteurs qui ne veulent pas la vérité.

    Alors que les choses tendent de s’avancer au rythme d’un chameau bien chargé, l’instinct premier du gouvernement Sarandji est de prendre le dessus par tous les moyens légaux ou illégaux. Le but, d’après les sources bien renseignées, c’est de politiser la Cour pour régler, disent-ils, les comptes de certains leaders. Constatant le double jeu répété du gouvernement sous la manivelle du président Touadéra, les partenaires menacent de cesser tout financement à la CPS.

    L’histoire de mécontentement remonte dans la manière de recrutement des Officiers de police judiciaire connus sous l’acronyme des OPJ.

    D’après nos informations, la liste des OPJ  retenue par le comité mis en place pour faire concourir et  retenir ces futurs OPJ A été retouchée selon la volonté du président  Faustin Archange Touadéra et de son Premier ministre simplice Mathieu Sarandji . D’après ces sources, les raisons évoquées pour truquer le résultat sont entre autres la présence sur la liste de plusieurs policiers et gendarmes issus de la seule ethnie Yakoma.

    Une source proche de la CPS affirme qu’en remontant la compétence de la Cour en 2002, le couple Touadéra-sarandji craint leur mise en examen dans des affaires criminelles qu’ils ont dû prendre part activement avec François Bozizé en leur qualité du Premier ministre et Directeur de cabinet.

    « Même le Président de l’Assemblée nationale Karim Méckassoua craint d’être mis en cause pour sa participation aux crimes commis par les lieutenants de François Bozizé et de son fils Francis Bozizé dans le mouvement de leur rébellion de 2002 2003 » conclut cette source sous couvert de l’anonymat.

    Pendant que les partenaires sont en train de demander des explications au gouvernement, celui-ci fait sortir rapidement un décret pour entériner leur choix et organise dans une précipitation à la croisière, la cérémonie de prestation de leur serment. Ce qui irrite les partenaires qui ont annoncé de ne plus financer la Cour si le gouvernement ne revient pas sur sa décision.

    Les Nations Unies estiment pour sa part  que tant que le gouvernement n’est pas revenu sur la précédente liste, la communauté internationale risquerait de suspendre sa Coopération avec la CPS.

    Voilà la réalité des choses qui entourent le dossier CPS qui traîne encore et encore.

     

    Copyright2017CNC

     

     

    Centrafrique : Simplice SARANDJI, à nouveau, sur la sellette.

    0

    Centrafrique : Simplice SARANDJI, à nouveau, sur la sellette.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2818-150×99.jpg” alt=”” width=”150″ height=”99″ />
    Le Président Touadéra avec Tous les ministres du Gouvernement Sarandji 2 lors du Premier conseil à la Présidence de la république. Credit photo : Présidence de la république.

     

    Bangui, le 15 novembre 2017.

    Par : Gisele MOLOMA, CNC.

     

    Sa nomination à la tête du gouvernement, quelques jours après l’investiture de son patron Faustin Archange Touadera, a été très mal aperçue par la communauté des bailleurs de fonds qui viennent en aide au pays depuis le limogeage de son patron à son poste de Premier ministre en 2015. Face à son incapacité de ramener un début de paix dans le pays, et pour occulter cela, il a pu, avec l’accord de son maître, remanier son gouvernement en septembre dernier. Mais, un mois seulement, il est, à nouveau, revenu sur le devant de l’actualité. Son autorité est bafouée par 3/4 des ministres de son gouvernement et ses nerfs, visiblement plein à péter, veulent sortir de sa peau. En cause, son limogeage qui est redevenu une exigence, voire l’unique conditionnalité pour un appui financier au pays. Enquête exclusive CNC au sein d’un tandem en perdition.  

    Il était une fois l’histoire de deux universitaires qui se connaissaient à peine dans les années 1990. Devenus amis inséparables à force de boire et cheminer ensemble, quelques années plus tard, l’un des deux, propulsé Premier ministre, tire l’autre pour gérer son cabinet. Aujourd’hui, par leurs propres faits et actes, contre toute attente, ils ont la destinée d’une nation sous leurs pieds. Le Premier occupe le poste du Président de la République, tandis que le second est bombardé au poste stratégique du Premier ministre. Politiquement mal formés, ils piétinent sans état d’âme l’avenir de cette nation mise sous pieds. Ce qui poussent certains experts et spécialistes de la Centrafrique à affirmer que, le pays manque de leader et jouit d’un pilotage à vue des amateurs.

    Comme disait René Daumal, « on ne va si loin si on ne sait où l’on va ». Élu Président de la République sans programme politique et de société et nommé Premier ministre sans être l’homme détenant le profil nécessaire, le président Faustin Archange Touadéra alias la Tortue et son ami Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji dit Tramadol, ne savent pas exactement vers quelle destination ils mènent la République centrafricaine géographiquement en phase de disparition.

    Même si Faustin Archange Touadéra fut le Premier ministre de son parrain politique le Général François Bozizé durant 5 ans, beaucoup affirmaient qu’il ne dirigeait rien en réalité. C’est Sylvain Ndoutingaï qui dirigeait son gouvernement.

    C’est un homme qui ne dit jamais NON à un ordre ou à une instruction qu’on lui donne. Avait résumé un des membres de sa famille, le bloggeur Wilfrid Maurice Sébiro, Rédacteur en chef du site d’information en ligne http://www.centrafriquelibre.info/, devenu son Chargé de mission en communication, quand il glorifiait en janvier 2013, Maître Nicolas Tiangaye nommé pour la première fois Premier ministre par François Bozizé en ces termes : « Le nouveau premier ministre centrafricain est tout sauf un homme docile comme son prédécesseur Archange Touadera le fut, devant le président Bozizé ». http://www.centrafriquelibre.info/?p=706

    En maintenant, contre toute attente, Simplice Mathieu SARANDJI au poste du Premier ministre, la Tortue de Damara Faustin archange Touadéra veut montrer à la Communauté internationale et aux Centrafricains qu’il n’est pas un homme à céder à la pression d’une manière ou d’une autre. Pourtant, il succombe sous pressions familiales et des « Touadérataux », le nom du nouveau groupe réunissant les Touadérateurs, Fatistes et groupe de soutien au président Touadéra.

    Mais depuis quelques jours, le climat change et les nerfs de SARANDJI, remplis du sang et visibles sur sa peau, veulent péter. D’après une source hautement confidentielle, plusieurs Chefs d’Etat et Chefs de gouvernement ayant fournis des troupes en Centrafrique réclament ouvertement son limogeage. Ils emboîtent ainsi le pas à la Communauté des bailleurs de fonds qui ont demandé cela, sans succès, depuis mars 2017. Après les bailleurs de fonds, des diplomates en poste à Bangui et les élus de la nation, c’est autour des pays contributeurs des troupes d’entrer dans le gymnase.

    Selon une source proche de la présidence, le départ SARANDJI  à la tête du gouvernement est acté. « Sarandji exige de passer deux ans au poste du Premier ministre. Il peut partir avant ou après. Sa durée de pouvoir dépend de l’Accord de Paix avec les groupes armés ». Affirme cette source et de conclure « s’il part avant, il sera payé pour les restes du mois sous forme d’indemnisation politique ».

    Dans les guerres de 2013, 2014 et 2015, la Centrafrique n’était pas le dernier pays au monde. Mais après l’arrivée de Touadéra au pouvoir, la Centrafrique boucle la marche du développement humain des nations civilisées ou demi-civilisées.

    Comment peut-on expliquer cela ?

    Les chiffres ont parlé. Le tandem Touadéra-Sarandji fait face désormais au résultat de leur politique. Près de 2 ans au pouvoir, rien n’a marché avec eux dans tous les domaines. Vont-ils vraiment tenir jusqu’au bout de leur mandat ? Le doute persiste dans la tête des Centrafricains.

     

    Copyright2017CNC.

     

     

    Centrafrique : la population civile a besoin d’une protection globale.

    0

    Centrafrique : la population civile a besoin d’une protection globale.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/6FF02BA5-9F05-4334-B435-DF204F1E34DE.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Le village de Gambo en Centrafrique

     

    Bangui, le 15 novembre 2017.

    Par : Félix Ndoumba, CNC.

     

    la République centrafricaine est actuellement à un pas d’une flambée généralisée du conflit intercommunautaire.” «Si nous voulons éviter que le pays tout entier ne revienne à la guerre civile, il est urgent de mieux protéger la population civile contre les attaques», a déclaré le directeur régional du Conseil norvégien des réfugiés, Marianne Irion.

    Demain, le 15 novembre, le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunit pour discuter d’un renouvellement du mandat de la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine. Le Secrétaire général des Nations Unies a recommandé la poursuite du mandat et l’augmentation du plafond des contingents par un effectif supplémentaire de 900 militaires.

    «la mission de maintien de la paix des Nations Unies devrait être renforcée pour permettre aux soldats de la paix de mieux protéger les civils contre une flambée d’attaques brutales et d’abus», a déclaré Irion. «les dirigeants politiques, les groupes armés et la communauté internationale doivent tous faire leur part pour mettre fin au cycle négatif de la violence qui paralyse actuellement plusieurs parties du pays», a-t-elle ajouté.

    Une recrudescence de la violence et des attaques brutales contre des civils dans le Nord et l’est du pays au cours de la dernière année a contraint un nombre croissant de personnes à fuir leurs foyers. Actuellement, un record de 1,1 million personnes sont déplacées par le conflit.

    Jusqu’ici cette année, la capitale Bangui a été peu affectée par l’augmentation du niveau de violence. Mais ce week-end, un concert a été attaqué avec une grenade, tuant au moins quatre personnes et blessant une vingtaine d’autres. Plusieurs personnes ont été tuées dans des attaques de représailles qui ont suivi.

    «l’attentat de Bangui est un autre rappel de la fragilité de la situation dans le pays, et de l’urgence d’éviter la propagation de la violence», a déclaré Irion.

    Elle a également demandé que les organisations humanitaires aient un accès sûr à l’aide aux personnes touchées par la crise. Certains des personnes nouvellement déplacées se cachent dans la brousse, et l’insécurité a laissé beaucoup sans aucun soutien humanitaire pour couvrir leurs besoins fondamentaux.

    Zara Mamat s’est enfuie Batangafo il y a quelques mois, après que son mari ait été tué dans le conflit: “cinq de mes enfants sont encore à Batangafo.” J’ai peur de ce qui peut leur arriver. Tout le monde fuit Batangafo maintenant. «tout ce que je veux, c’est la paix et savoir que mes enfants sont en sécurité», a déclaré Mamat au Conseil norvégien des réfugiés.

     

    Faits:

    • 600 000 personnes sont déplacées au sein de la République centrafricaine et 520 000 personnes vivent en tant que réfugiés dans les pays voisins.
    • Plus de 2,4 millions personnes ont besoin d’aide humanitaire, près de la moitié de la population du pays.
    • La République centrafricaine se classe au numéro 188 sur 188 pays à l’indice de développement humain de l’ONU.
    • Le pays est également le sommet de la liste des crises de déplacement négligées du CNRC

    Centrafrique : le collectif touche pas à ma constitution condamne l’attaque à la grenade du bar carrefour de la paix.

    0

    Centrafrique : le collectif touche pas à ma constitution condamne l’attaque à la grenade du bar carrefour de la paix.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2738-150×84.jpg” alt=”” width=”150″ height=”84″ />

     

    Communiqué n°007/ 2017 relatif à​ ​la​ ​recrudescence de la​ ​​violence​ ​à ​​Bangui République ​Centrafricaine.

     

    le Collectif « Touche pas à ma constitution »condamne cette nouvelle flambée de violences.

    Suite à un ​​concert​ ​de​ ​musique ​populaire qui était animé par notre compatriote ​l’artiste OZAGUIN ​qui devait​ se​ ​tenir à​ Bangui ​en​ ​toute​ ​quiétude,​ ​et​ s’inscrivant​ dans​ ​la ​​dynamique ​​du​ ​processus​ ​d’un​ ​retour​ ​à ​​la paix​ ​et​ ​à​ ​la​ ​réconciliation​ ​nationale.

     

    Les ​ennemis du​ ​ peuple​ centrafricain​ ​ont​ ​encore​ malheureusement​ choisis pour commettre ​ ​ ​ ​des actes​ ​ignobles​ ​faisant ​ ​des ​ blessés​ et​ des​ morts.​ ​

    Depuis ce samedi​​ 11 ​novembre​ ​2017,​ ​des​ ​corps​ ​sans​ ​vie​ se ​comptent​ dans ​plusieurs​ quartiers​ ​ faisant​ ​replonger​ la​ ​ ​capitale​ ​Bangui​ ​dans​ une​ ​​flambée ​ ​de​ ​violences

    Face​ ​à​ ​cette​ ​nouvelle​ ​tragédie​ ​humaine​ l’Association « Touche pas à ma Constitution » ​condamne​ ​avec​ ​la​ ​plus​ ​ferme​ ​énergie​ ​ces​ ​actes​ ​odieux ​qui​ ne ​cessent​ d’endeuiller​ ​les​ ​familles​ ​centrafricaines​ ​et​ ​maintenir​ ​le​ ​pays​ ​dans​ ​le ​chaos.

    Manifestement il est important​ ​d’interpeller​ ​le​ ​gouvernement​ ​centrafricain​ ​pour que ​des actions​ robustes soient menées afin​ de sécuriser la population et​ ​d’arrêter les ​présumés​ auteurs de ces actes odieux. ​ ​

    La​ ​Minusca​ ​doit​  de ​toute ​urgence ​déployer ​tous​​ les​ moyens​ ​​à​ ​sa ​disposition afin de rétablir la paix de manière​ inconditionnelle. Faute de quoi, le Collectif compte saisir le Conseil de Sécurité en vue de faire un plaidoyer pour dénoncer le laxisme des Forces Internationales.​

    Le Collectif ​appelle​ ​la​ ​population​ ​au​ ​calme et présente toute sa compassion aux familles des victimes et souhaite un bon rétablissement aux blessés.

    Fait à Paris, 13 novembre  2017

    Le Coordonnateur Général

    Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG

    Le Secrétaire Général des Nations Unies,

    La Fédération internationale des Droits de l’Homme,

    La Presse.

    Centrafrique : Sébastien Wenezoui dénonce l’attaque au carrefour de la paix et attribue d’une attaque djihadiste

    0

    Centrafrique : Sébastien Wenezoui dénonce l’attaque au carrefour de la paix et attribue d’une attaque djihadiste

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/EE6CE2A8-44E5-44D9-BB7A-6AF94D50ECEF-150×113.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”113″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/EE6CE2A8-44E5-44D9-BB7A-6AF94D50ECEF-150×113.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/EE6CE2A8-44E5-44D9-BB7A-6AF94D50ECEF-300×225.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/EE6CE2A8-44E5-44D9-BB7A-6AF94D50ECEF-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/EE6CE2A8-44E5-44D9-BB7A-6AF94D50ECEF-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/EE6CE2A8-44E5-44D9-BB7A-6AF94D50ECEF-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/EE6CE2A8-44E5-44D9-BB7A-6AF94D50ECEF.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Monsieur Sebastien Wenezoui, Coordonateur de CCR. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.

     

     

    Bangui 14 novembre 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    L’attaque à la grenade de samedi dernier au cabaret le carrefour de la paix dans le 5ème arrondissement de Bangui, continue de susciter la réaction des Centrafricains aspirant à la paix et à la cohésion sociale. Le Coordonnateur du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR), Sébastien Wenezoui, dénonce lors d’une déclaration à la presse, cette attaque dont il a attribué le mode opératoire aux djihadistes.

    Samedi 11 novembre dernier à 19 heures, des individus non encore identifiés ont largué une grenade dans un bar appelé Carrefour de la paix alors que l’artiste centrafricain Ozaguin Oz avec son groupe Nouvelle écriture livrait un concert. Cette attaque à la grenade a fait une dizaine de morts et une vingtaine de blessés dont des civils et des membres du groupe musical.

    Dans sa déclaration à la presse, l’ex ministre de l’environnement, Sébastien Wenezoui à la tête du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation, dénonce cet incident entrainant une spirale de violence dans les quartiers de 3ème et 5ème arrondissements de Bangui. Pour lui, les commanditaires de l’attaque sont venus de KM5 pour commettre le forfait.

    « Samedi 11 novembre 2017, des ennemis farouches à la paix venus du PK5 ont jeté une grenade dans un bar faisant des blessés et des morts. Le dimanche à partir de 9 heure, certains habitants du Km5 hostiles à la cohésion sociale, ont profité de cette situation regrettable pour commanditer des représailles sanglantes et aveugles causant des morts d’hommes, femmes et enfants par couteaux et haches, un mode opératoire des djihadistes, qui ont versé à flot le sang des centrafricains pour que tous les efforts de paix et réconciliation échouent et que la population revive un nouveau climat de violence », a fait savoir le coordonnateur du CCR.

    Face à cette situation, Sébastien Wenezoui demande aux forces internationales et aux forces de sécurité intérieure centrafricaines d’agir immédiatement contre les actions des forces négatives qui sèment la terreur et versent quotidiennement le sang des centrafricains pour, dit-il, leur pratique de magie et de secte.

    En commettant ces actes odieux, Sébastien Wenezoui regrette qu’ils contrarient les efforts de paix ayant abouti au calme dans la capitale.

    « Depuis 3 ans, j’ai créé une plateforme mixte, le CCR, qui avait réussi à rassembler les chrétiens et musulmans dans la cohésion sociale et réconciliation, pour essayer de sortir notre pays de la crise. Mais, hélas, les barbares, les seigneurs de guerres=, les farouches opposants à la    paix, les vampires et les pratiquants de la magie qui achètent les parties des corps humains sont ce Km55, parce que leur façon de tuer, montre exactement qu’il y a des patrons des sectes qui se sont retranchés en Km5 et financent en manipulation certains jeunes musulmans assoiffés d’argent, à mutiler les corps humains et vendre à ces magiciens pour alimenter leur réseaux de secte et de magie », a-t-il ajouté.

    Par ailleurs, l’ex ministre et coordonnateur du CCR demande au gouvernement d’exercer sa mission primordiale qui est celle de protéger le peuple. Il en appelle également aux musulmans de Km5 partisans de la paix de dénoncer ces malfaiteurs en leur sein.

    CENTRAFRIQUE : MISSION IMPOSSIBLE POUR LA MINUSCA ?

    0

    CENTRAFRIQUE : MISSION IMPOSSIBLE POUR  LA Minusca ?

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/FB77F464-4148-481E-9992-6759F953AE27-150×95.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”95″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/FB77F464-4148-481E-9992-6759F953AE27-150×95.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/FB77F464-4148-481E-9992-6759F953AE27-300×190.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/FB77F464-4148-481E-9992-6759F953AE27-285×180.jpeg 285w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/FB77F464-4148-481E-9992-6759F953AE27.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Le Sécrétaire Général de l’ONU en visite à Bangassou en République centrafricaine

     

    Bangui, le 14 novembre 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    L’INSONDABLE  MARIGOT  centrafricain

              C’est parti pour perdurer. Le statu quo sinstalle, pernicieusement. Les groupes armés sont, désormais, les vrais maîtres du pays. Ils dictent leurs lois, celles du plus fort, à la population quun gouvernement, démuni et désemparé, n’arrive plus à protéger.

              Voilà plus de trois ans maintenant que la MINUSCA patauge dans le marigot centrafricain. Les eaux menaçantes montent à toute vitesse. Des noyades sont à craindre. LONU avait envoyé 12.000 Casques Bleus. Ils nont pu ramener ni la paix, ni la réconciliation nationale. Cest un échec cuisant. Au lieu d’être la solution au terrible chaos qui sest abattu sur le Centrafrique, elle en est devenue le problème.

              Violences sexuelles, actes de pédophilie, trafics de pierres précieuses, commerces illicites et – plus grave encore – soupçons daccointances avec les rebelles criminels. Aujourdhui, certaines langues se délient et parlent ouvertement de trafics darmes entre les ex-Sélékas et certains éléments de la MINUSCA.

              Des mesures drastiques de mise au pas des Casques Bleus s’imposent. Pour les Centrafricains, les limites du supportable sont largement dépassées. LONU doit impérativement changer de stratégie en Centrafrique : il faut quelle passe de la neutralité offensive à un désarmement forcé des rebelles.

     

    900  SOLDATS  SUPPLÉMENTAIRES : EST-CE LA BONNE SOLUTION ?

              Ce ne sont pas les annonces tapageuses et les mises en garde – que les rebelles foulent au pied – qui feront renaître lespoir en Centrafrique. Ce nest pas non plus laugmentation du nombre des Casques Bleus qui rendra efficace le combat contre les groupes armés. Cest la manière de faire. Ce sont les engagements et les tactiques à adopter à l’encontre de séditieux arrogants qui croient détenir la réalité du pouvoir en Centrafrique, en défiant constamment un gouvernement démocratiquement élu. 

              On a l’impression que lONU met sur le même pied d’égalité les rebelles armés et le gouvernement légitime de la République Centrafricaine. Le partage du pouvoir est déjà en marche. La scandaleuse nomination de chefs de lex-Séléka au gouvernement et à la Présidence de la République est le résultat des pressions inacceptables des puissances qui interviennent en Centrafrique et qui sont pressées de sextirper du marigot centrafricain.

              Le peuple, principale victime du chaos, subit les coups sanglants des rebelles sans être consulté, tandis que le gouvernement, barricadé dans la capitale, désarmé, manquant dobjectifs clairs et de moyens dans la lutte contre les séparatistes, ne fixe pas à la MINUSCA des contours précis pour ses missions. La réalité du pouvoir ne semble plus lui appartenir. Les violences, en veux-tu en voilà, augmentent tous les jours. Une effrayante litanie de cadavres rythme la descente aux enfers de ce pays damné.

     

    UN BILAN ALARMANT

              L’augmentation du nombre des Casques Bleus ne suffira pas pour éradiquer les rebelles armés et mettre fin aux massacres des civils. Les 12000 soldats déjà sur place suffiraient largement sils avaient des missions claires pour arriver à protéger les gens et sécuriser les frontières.

              Aujourdhui, le bilan de la MINUSCA en Centrafrique est dramatiquement négatif. Les violences des groupes armés ne sestompent pas. La démocratie recule inexorablement. Les libertés sont bafouées, les groupes armés massacrent sans discernement. On ne peut pas accepter une situation aussi désespérée. Si lon veut que la situation évolue dans le bon sens, il faut remplacer durgence les chefs de la MINUSCA à Bangui, qui ont failli à leur mission, et renouveler les contingents.

                                                                                                                                                               JOSEPH AKOUISSONNE 

    (13 novembre 2017)

     

    Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

     

     

     

     

     

     

    CENTRAFRIQUE : ANNULATION DES FESTIVITÉS DU 1ER DÉCEMBRE

    0

    CENTRAFRIQUE : ANNULATION DES FESTIVITÉS  DU 1ER DÉCEMBRE

     

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/5319B1F2-BF32-4DC0-ABC5-CA9FD5330CF2-150×131.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”131″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/5319B1F2-BF32-4DC0-ABC5-CA9FD5330CF2-150×131.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/5319B1F2-BF32-4DC0-ABC5-CA9FD5330CF2-300×262.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/5319B1F2-BF32-4DC0-ABC5-CA9FD5330CF2-481×420.jpeg 481w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/5319B1F2-BF32-4DC0-ABC5-CA9FD5330CF2.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Simon Koïtoua. L’auteur de l’article.

     

    Bangui, le 14 novembre 2017.

    Par : Simon Koitoua, CNC.

     

    Dans une telle situation, comment peut-on comprendre que les autorites de Bangui   celebrent  les festivites du 1er decembre alors que la Centrafrique  traverse des periodes  tres diffíciles . Le budget de ces festivites pourrait servir et ou  aider nos compatriotes qui souffrent dans l’ arriere pays sur le plan educatif , sanitaire et humainitaire .  Depuis l’ accession  au pouvoir des autorites  de Bangui notre pays la Centrafrique se trouve  dans une impasse politique en dépit de nombreuses tueries perpetrées par les criminels connus de tous a Bangui et ces tueries sont bien planifiées par centains responsables de la Munusca .

    Triste face à cette tragédie du 11/11/17 du Carrefour de paix et continuons à enterrer nos morts et condamnons cette barabrie. Encore une fois les barbares continues de tuer sans distinction, ils  tuent des milliers d’innocents dans les villes et villages . La Centrafrique est en Deuil chaque jour ! Quelle douleur pour les familles de disparus et des blessés que de voir autant d’innocents mourir ,Courage au peuple centrafricain .Ces  Terroristes  , ces monstres doivent etre juger un jour.La vie pour ces familles, ces frères, ces sœurs, ces parents, n’aura plus jamais le même goût. Il n’y aura plus de fêtes pour eux.C’est malheureux que les autorites  cherchent toujours à  organiser le 1 decembre alors il y a un besoin  humanitaire IMPORTANT dans le pays.

    La démarche envisagée par les autorites d’organiser ces festivites  ne serait-elle pas une erreur politique et ou une decision impopulaire  de depenser l’argent du contribuable  Centrafricain pour des fins inutiles.

    SIMON- KOITOUA

    Centrafrique : Bienvenu Guinon, un célèbre escroc à la tête d’une association pro-Touadera.

    0

    Centrafrique : Bienvenu Guinon, un célèbre escroc à la tête d’une association pro-Touadera.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/76DA2A5D-577D-4121-B174-7A2C64A7092F-150×139.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”139″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/76DA2A5D-577D-4121-B174-7A2C64A7092F-150×139.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/76DA2A5D-577D-4121-B174-7A2C64A7092F-300×278.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/76DA2A5D-577D-4121-B174-7A2C64A7092F.jpeg 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/76DA2A5D-577D-4121-B174-7A2C64A7092F-454×420.jpeg 454w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/76DA2A5D-577D-4121-B174-7A2C64A7092F-173×160.jpeg 173w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Monsieur Bienvenu Marwan Guinon, President de la CCFR.

     

    Bangui, le 13 novembre 2017.

    Par : Anselme Mbata, CNC.

     

    La CCFR ( communauté des Centrafricains de France ), une association de la diaspora Centrafricaine vient de mettre en place le week-end dernier les membres de son bureau exécutif. Au poste du President Exécutif, c’est Monsieur Bienvenu Marwan Guinon qui a été élu haut la main face à ses adversaires. Le problème, le nouveau President de la CCFR est l’un des célèbres escrocs et cambrioleurs africains vivant en France. Avec un President sorti fraîchement de la prison, quelle image représente cette association centrafricaine aux yeux du monde ?

    Il est vrai que l’association des Centrafricains de France dénommée CCFR a été créée par le sulfureux bienvenu Guinon, un proche parent du Président Faustin Archange Touadéra et ancien President de la fédération Europe du parti Kwa na Kwa (KNK) de l’ancien President François Bozizé. Loin d’être la seule association de la diaspora centrafricaine de France, la CCFR, selon ses statuts, a pour objectif de promouvoir le dialogue social entre les Centrafricains et aussi favoriser les investissements de la diaspora centrafricaine au pays. Certes, l’initiative est bonne, c’est d’ailleurs ce qu’on demande aux Centrafricains de l’étranger. Mais le seul problème décrié par les détracteurs de ce mouvement, c’est la moralité douteuse de certains membres du bureau exécutif, dont le Président lui-même.

    Comme chacun d’entre nous le connaît, Monsieur Bienvenu Guinon qui se dit aujourd’hui expert en sécurité routière n’est rien d’autre qu’un expert en escroquerie bancaires reconnu officiellement par la justice française. Comme si cela ne suffisait pas, son vice-président Benjamin Beloum, connu comme producteur musical, est lui aussi un client régulier de la justice française.

    À ce titre, la CCFR a encore une légitimité aux yeux des Centrafricains ? Si aujourd’hui la CCFR a pour objectif de promouvoir le dialogue social entre les Centrafricains, mais son President Marwan Bienvenu Guinon qui a plus de 100 comptes fictifs sur Facebook dont il se servait publiquement pour insulter et dénigrer ses compatriotes sur les réseaux sociaux, pourrait-il vraiment être bien placé pour promouvoir une culture du dialogue entre ses compatriotes ?

    Selon plusieurs sources concordantes proches de la Présidence de la république, le President Faustin Archange TOUADÉRA ne prendra pas de risque pour nommer Monsieur Guinon à un poste de responsabilité quelque part suite à des nombreux services qu’il a rendus au Président Touadéra sur les réseaux sociaux. La seule chose, c’est de le caser loin du pouvoir de Bangui. Comme la CCFR est entièrement financée par le Président Touadéra, peut-être c’est ça la récompense de Guinon ?

    Au temps du President François Bozizé, le sulfureux Bienvenu Guinon fut President fédéral du Kwa na Kwa (KNK) Europe. Mais il a été suspendu et exclu de ce parti (KNK) après son arrestation par la police française pour vol et escroqueries.

    Les oiseaux de même plumage volent ensemble, le Président Touadéra, lui aussi poursuivi par la justice française dans l’affaire dite des biens mal acquis, pourrait aussi voir à Guinon un compagnon de lutte, en lui délivrant même un passeport diplomatique pour s’échapper de la justice. Peine perdue, pas avec la justice française.

    Heureusement dans cette affaire, la CCFR n’est pas la coordination des autres associations de la diaspora de France, encore moins de tous les Centrafricains de l’étranger. Un seul bémol, les Centrafricains n’ont pas la culture de la pensée contradictoire. Et cela a commencé depuis l’Université où la seule ANECA qui représente tous les étudiants de Centrafrique alors qu’ils pouvaient bien créer d’autres syndicats des étudiants en fonction de leur idéologie ? En France, la CCFR n’est pas tenue d’être l’unique association des Centrafricains de. Au lieu de la critiquer, créez la vôtre et c’est tout.

    En attendant 2021, Touadéra se prépare. À bon entendeur, salut.

     

     

    Copyright2017CNC.

    CENTRAFRIQUE : LAÏCITÉ, TOUADERA VIOLE-T-IL LA CONSTITUTION ?

    0

    CENTRAFRIQUE : LAÏCITÉ, TOUADERA VIOLE-T-IL LA CONSTITUTION ?

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/93EEC64D-2D1B-4BA0-9896-CE292E8AA30E-150×86.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”86″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/93EEC64D-2D1B-4BA0-9896-CE292E8AA30E-150×86.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/93EEC64D-2D1B-4BA0-9896-CE292E8AA30E-300×171.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/93EEC64D-2D1B-4BA0-9896-CE292E8AA30E-202×116.jpeg 202w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/93EEC64D-2D1B-4BA0-9896-CE292E8AA30E.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Le Président Touadéra devant une mosquée à Bangui

     

     

    Bangui, le 13 novembre 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    DES SIGNES METTENT EN CAUSE LE PRINCIPE DE LAÏCITÉ

              Le 7 novembre, s’est tenue à Bangui une conférence internationale d’une journée. Son but, formulé dans son intitulé : rechercher la paix et la réconciliation nationale.

              Tous les Centrafricains de bonne volonté n’ont pu qu’applaudir à cette initiative. Enfin ! La communauté internationale allait se préoccuper, avec sérieux, du sort d’un pays meurtri, d’une Centrafrique en voie de dislocation au milieu de l’indifférence générale.

              Mais quelle appellation a-t-on choisie pour cette rencontre ?

               « Petit déjeuner de prière…»

              Est-ce que tout républicain, soucieux de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, n’a pas été forcé de réagir ? Ne serions-nous plus dans une « République, Laïque et Démocratique » comme il est écrit dans la Constitution ?

              Dans le chaos sanglant et la menace grave de dislocation qui sévit en RCA, organiser une rencontre de recherche de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation sous la dénomination : «  Petit Déjeuner de Prière », n’a pas de sens pour une République Laïque.

              Bien entendu, la laïcité garantit la liberté confessionnelle à tous. Mais les lieux où on doit parler de Dieu et de prière sont bien identifiés. Ce sont des églises, des mosquées ou autres lieux de cultes. Pour éviter les confusions et autres violations de la Constitution, le caractère privé et personnel de la religion doit être observé à tout instant. Mélanger République laïque et religion ne peut que se révéler néfaste pour la cohésion sociale du pays. La religion, répétons-le, est une affaire strictement privée, pratiquée dans un cadre privé.

              Il va de soi que toutes les confessions, dans une République laïque, sont protégées par la Constitution, dont le président de la République est le gardien. A ce titre, il doit veiller, avec rigueur, à la séparation des sphères confessionnelle et publique. La piété du président Faustin-Archange Touadera est connue. Rien ne s’oppose à ce qu’il vive pleinement sa foi. Mais uniquement dans le cadre privé de son temple. Sa fonction doit être dénuée de toute allusion à la religion.

     

    LE  DANGER  D’UNE RELIGION  INSTRUMENTALISÉE

              Beaucoup de responsables centrafricains – le président en tête – terminent souvent leur adresse à la population par : « Que Dieu bénisse et protège la République Centrafricaine ! » Oublient-ils que nous sommes dans une République laïque ?

              D’habiles manipulateurs sont allés plus loin, n’hésitant pas à instrumentaliser la religion. On sait que les origines du chaos centrafricain sont les mauvaises gouvernances successives, qui ont plongé le pays dans une injustice sociale et des inégalités chroniques : régions abandonnées, impunités dont ont bénéficié les prédateurs qui venaient piller les deniers publics, prévarications de toutes sortes qui ont miné l’essor du pays…

              Or, ces manipulateurs ont cherché, par tous les moyens, à transformer des revendications politico-sociales en affrontements confessionnels. Jusqu’alors, les Centrafricains vivaient en harmonie et dans la fraternité. Depuis, on ne parle que de catholiques et de musulmans, qui ne veulent plus vivre ensemble et s’affrontent dans de terribles guerres, dites « guerres de religion ».

              C’est le moment ou jamais d’affirmer et de respecter le caractère laïque de la République Centrafricaine. Ce ne sont pas les « petits déjeuners de prière » qui arrêteront les viols et les massacres. Il faut se garder de mêler Dieu à toutes les sauces et de vouloir faire croire aux Centrafricains qu’il va les sauver.  

              Les solutions à leurs problèmes viendront, en premier lieu, de leurs dirigeants et d’eux-mêmes.  Seules, la justice sociale et la fraternité leur permettront de stabiliser leur pays et de le développer, dans la paix et la sérénité.

              Les politiciens doivent prendre garde à ne pas instrumentaliser la religion pour manipuler les gens. Quand le peuple centrafricain va à la messe le dimanche c’est pour prier, pour rechercher une certaine spiritualité dans un cadre privé. Ce n’est pas pour faire de la politique.

              Barthélemy Boganda, père fondateur de la RCA, qui était homme d’Église, a pourtant rarement utilisé la formule : « Que Dieu bénisse la République Centrafricaine ! » Il était prêtre, mais croyait que l’évolution sociale du Centrafricain dépendait avant tout de son propre combat.

              Les Centrafricains souhaitent, bien sûr, que la communauté internationale se préoccupe de leur pays en déroute et accueilleraient avec soulagement une « Conférence internationale pour la paix en République Centrafricaine ». Mais ils doivent aussi compter sur eux-mêmes, cherchant, inlassablement, quelles que soient leurs croyances, l’unité et la fraternité.

                                                                                                                                                                                                          JOSEPH AKOUISSONNE 

    (11 novembre 2017)

     

    Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

     

     

    Centrafrique : plus de 20 personnes blessées lors d’un concert musical à Bangui.

    0

    Centrafrique : plus de 20 personnes blessées lors d’un concert musical à Bangui.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/E9595E4A-2D2C-4226-AEF9-84161E045D7B-150×112.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”112″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E9595E4A-2D2C-4226-AEF9-84161E045D7B-150×112.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E9595E4A-2D2C-4226-AEF9-84161E045D7B-300×224.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E9595E4A-2D2C-4226-AEF9-84161E045D7B-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E9595E4A-2D2C-4226-AEF9-84161E045D7B-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E9595E4A-2D2C-4226-AEF9-84161E045D7B-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E9595E4A-2D2C-4226-AEF9-84161E045D7B-485×360.jpeg 485w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E9595E4A-2D2C-4226-AEF9-84161E045D7B.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Image d’illustration des taxi moto de Bangui

     

    Bangui, le 13 novembre 2017.

    Par : Francis NDOUMBA, CNC.

     

    Des douzaines de personnes ont été blessées après qu’une grenade ait été jetée dans une foule lors d’un concert musical du celèbre chanteur centrafricain OZAGUIN dans le cinquième arrondissement de Bangui.

     

    La violence est revenue dans le secteur après l’attaque du bar-restaurant denommé Carrefour de la paix par deux hommes conduisant une motocyclette, qui aurait jeté des dispositifs dans le bâtiment, selon les témoins de l’attaque.

    L’incident, qui s’est produit à Bangui, en République centrafricaine, a fait au moins 20 personnes blessées le samedi soir. Un célèbre chanteur local appelé Ozaguin a été sur la scène quand l’incident s’était produit.

     

    Selon Albert, un témoin de la scène, a expliqué qu’environ  Trois musiciens du groupe de la scène ont été blessés par le jet de ces

    grenades.” Les premiers ont été conduits à l’hôpital communautaire de Bangui, tandis que les autres blessés ont été évacués

    par des taxis-moto.      selon les sources privées.

    L’hôpital traite actuellement 21 patients, a dit un médecin.

    La force de maintien de la paix des Nations Unies Minusca porte-parole Hervé Verhoosel a déclaré pour sa part que «deux personnes sur une moto a jeté une grenade dans le café samedi soir.»

     

    Reconnaissant

    Ozaguin a pris la parole sur  Facebook pour remercier ses fans pour le soutien après l’attaque horrifiante.

    Les témoins disent que les gens ont subi des blessures à leurs jambes.

    Selon d’autres témoins de la scène: «ils ont jeté quatre grenades.» Les premiers blessés ont été évacués par des taxis moto.

    Ozaguin dit dans un post Facebook, il aussi surpris qu’il n’avait pas été blessé et a remercié ses fans pour le soutien.

     

    Centrafrique : près de 700 personnes de plus ont trouvé refuge au camp des déplacés près de la Minusca de Kagabandoro.

    0

    Centrafrique :  près de 700 personnes de plus ont trouvé refuge au camp des déplacés près de la Minusca de Kagabandoro.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/D3AE9BD9-3040-4C1D-B957-B3FDF6E27CD3-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/D3AE9BD9-3040-4C1D-B957-B3FDF6E27CD3-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/D3AE9BD9-3040-4C1D-B957-B3FDF6E27CD3-300×168.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/D3AE9BD9-3040-4C1D-B957-B3FDF6E27CD3.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />

     

    Bangui, le 13 novembre 2017.

    Par : Francis Ndoumba, CNC.

     

    cette semaine, l’Agence des Nations Unies pour la migration a achevé la réinstallation de 698 familles déplacées à l’intérieur d’un camp improvisé qui s’est formé autour de la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine (rca) suite aux attaques de Bandoro le 12 octobre 2016.

     

    Plus de 20 000 personnes se sont installées autour de la base  de la mission multidimensionnelle integrée des Nations-Unis en Centrafrique (MINUSCA)  à Kagabandoro après que des combattants Séléka du MPC ont attaqué un camp des personnes déplacées de l’église catholique à l’intérieur du pays (PDI).

    «les séances de consultation avec les ménages nous ont permis de faire en sorte que leurs besoins soient satisfaits et qu’ils soient pleinement informés et consultés tout au long du processus», a déclaré le chef de mission de l’ OIM car Jean-François Aguilera, se référant à de nombreuses sessions qui ont eu lieu avec les résidents du camp en partenariat avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

    Après la visite d’août du coordonnateur humanitaire et du ministère des actions humanitaires de la Bandoro, il a été recommandé que tous les déplacés soient relogés de toute urgence dans des endroits sûrs à proximité.

    La délocalisation du premier bloc du camp provisoire s’est déroulée du 17 au 25 octobre et impliquait 312 ménages, dont 15 retournaient dans leur ancien quartier.

    Le déménagement du «bloc neuf», qui se trouvait près d’un dépôt de carburant – exposant les résidents aux risques pour la santé – a débuté le 26 octobre et a pris fin le 3 novembre. Il comprenait un total de 319 familles, dont une retournait dans son ancien quartier.

    Du 4 au 7 novembre, 67 foyers proches de’bloc 1ont également été relogés. Le bloc un avait compliqué le débarquement et le décollage des avions, forçant les opérateurs de l’aviation humanitaire à suspendre les vols – affectant gravement les efforts humanitaires en empêchant les exécutions de programmes et les évacuations médicales.

    «la position dangereuse des blocs un et neuf a clairement fait comprendre à l’OIM et à l’équipe humanitaire de la RCA que tout le monde doit être transféré de toute urgence à un endroit plus sûr», a dit m. Aguilera.

    L’OIM a aidé les 682 ménages déplacés à transporter tous leurs biens, y compris les huttes et les hangars, à de nouveaux endroits sûrs. Ils ont également reçu des kits d’articles non alimentaires et environ 25 000 FCFA par ménage, ce qui totalisait approcimativement 20 millions de FCFA. Les 16 foyers rentrants ont reçu des trousses de retour et ont aidé à réhabiliter leurs foyers et à transporter leurs biens.

    La RCA subit une résurgence de la violence et fait face au risque de répéter la crise dévastatrice qui a assailli le pays il y a quatre ans. Le nombre des personnes déplacées et des réfugiés dans les pays voisins a considérablement augmenté au cours des derniers mois.

    Centrafrique : Le renouvellement imminent du mandat de la Minusca interpelle les compatriotes centrafricains

    0

    Centrafrique : Le renouvellement imminent du mandat de la Minusca interpelle les compatriotes centrafricains

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/338938DC-1ACD-4453-BB97-5A2AD8598D5F-150×133.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”133″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/338938DC-1ACD-4453-BB97-5A2AD8598D5F-150×133.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/338938DC-1ACD-4453-BB97-5A2AD8598D5F-300×265.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/338938DC-1ACD-4453-BB97-5A2AD8598D5F.jpeg 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/338938DC-1ACD-4453-BB97-5A2AD8598D5F-475×420.jpeg 475w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Connivence de la Minusca et les rebelles. Copyright2017CNC.

     

    Bangui, le 11 novembre 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    Au premier chef, le mandat clairement défini de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) – cette force multinationale, ne correspond nullement aux impératifs et attentes du peuple centrafricain. Sur 12 000 hommes, on constate qu’il y a plus de policiers que de militaires. On constate également que les éléments de la Minusca pré-positionnés sur le terrain n’anticipent jamais sur les événements.

    La Minusca vient d’annoncer et réaffirmer son sacro-saint principe de protection des civils. Alors que la réalité est nulle. Les violences sont commises sur les civils sous la barbe des casques bleus de la Minusca qui n’interviennent qu’en pompier après que des maisons aient été déjà détruites ou incendiées ou que les dégâts aient été déjà commis.

    Le Monsieur communication de la Minusca, Monteiro Vladimir, n’a pas pris le dos de la cuillère pour dire que la protection des civils revient au gouvernement. Alors, que font les 12 000 casques bleus qu’on veut bientôt augmenter l’effectif ? Si l’Etat centrafricain veut engager des discussions pour le renforcement de la Minusca qui n’a pu rien faire avec des policiers qui ne sont pas prêts à faire la guerre, il faut d’abord faire le bilan des précédentes discussions. A première vue, 80% du territoire national sont occupés par les groupes armés, le nombre de rébellions ne fait qu’accroitre, elles sont de plus en plus lourdement armées, alors que l’Etat est paradoxalement affaibli.

    IL FAUT CHANGER DE PARADYGME ! Les rébellions et l’Etat ne peuvent pas être sur les mêmes pieds d’égalité.

    Nous publions ainsi le dernier né des mouvements rebelles dirigé par Doug-Saga dans l’Ouest du pays. Ce sont des gens qui font la loi et l’Etat subit. Si on dit que la complicité n’est pas patente, c’est de l’euphémisme. Les photos ici d’un officier de la Minusca avec les criminels choquent les Centrafricains et les amis de la RCA.

    Un pays doit savoir dire non, si son intérêt n’est pas pris en compte, puisque la Minusca ne veut pas le départ des mercenaires.

     

    Connivence de la Minusca avec les rebelles.

    CENTRAFRIQUE : HEUREUSEMENT QU’ON EST PAS DERNIER, ON EST CLASSÉ 188 ème SUR 188 ÉTATS…

    0

    CENTRAFRIQUE : HEUREUSEMENT QU’ON EST PAS DERNIER, ON EST CLASSÉ 188 ème SUR 188 ÉTATS…                                                                                   

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2359-150×94.jpg” alt=”” width=”150″ height=”94″ />

     

    Bangui, le 11 novembre 2017.

    Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

     

    Après la prise du pouvoir par la coalition des groupes armés, les éléments incontrôlés (selon les propos du President autoproclamé) ont enchaîné ou multiplié des exactions, assassinats, meurtres, viols, pillages avec un relent intercommunautaire ou religieux sur de paisibles citoyens. Des mouvements de résistance sanglante se sont organisés précipitant l’intervention de l’armée française sous la bannière d’une solide résolution de l’ONU. Ne pouvant collaborer avec un President putschiste autoproclamé, une solution politique a été initiée par les chefs d’Etat de la sous région avec la bénédiction de la communauté internationale. En conséquence de ce qui précède, une transition politique a été mise en place sanctionnée par l’organisation des élections couplées c’est à dire les présidentielles et les législatives.

     

    Du moins, cette transition qui a aussi connu des soubresauts financiers et politiques occupait contre toute attente un classement non pas appréciable mais passable dans le concert des nations. À titre de rappel, les États Unis publient une fois par an un classement des États en fonction de leur prospérité pour ne pas dire en fonction de leur pauvreté. Nonobstant la levée des 30% de promesse de dons par la communauté internationale suite à la table ronde de Bruxelles, de la prise en charge des salaires et autres fardeaux de l’Etat par la communauté internationale, notre chère nation est la lanterne rouge de ce classement. Au passage, il faut noter que le budget de l’Etat centrafricain est le dernier budget de la sous région. Ce budget est comparable ou même en deçà du budget d’une entreprise et non d’un État. L’espérance moyenne de vie est limitée à 51 ans et le produit intérieur brut ( PIB ) par habitant et par an est de 581 dollars. Les routes sont en état de délabrement avancé, on assiste au quotidien à un saupoudrage d’électricité au rythme de tontine, l’absence ou le délabrement des écoles et structures médicales dans les zones rurales, la perte de contrôle sur les 2/3 du territoire national qui comporte 16 préfectures et 179 communes. À cela s’ajoutent le fait que la vieillissante classe politique est majoritairement corrompue avec de blanchiment d’argent et de pierres précieuses, la société civile muselée et inexistante. En résumé, il n’y a pas un domaine où on est au pénultième rang en dehors du classement FIFA relatif au football. La nation de Boganda est l’unique pays au monde sans armée…bref, un État failli. La notion de l’Etat est devenue une fiction car il est présent là où on l’attend le moins mais très absent là où on le réclame. Logiquement, l’avènement de nouvelles autorités démocratiquement élues devrait verdir tous les indicateurs y compris celui de la croissance. Mais à la lecture honteuse du dernier classement de l’ONU, la chère patrie de Bokassa occupe malheureusement la dernière place. Surpris, le citoyen lambda qui ne dissimule plus ses inquiétudes, s’interroge publiquement : quel était le classement de notre pays avant l’avènement des autorités démocratiquement élues ? Comment expliquer un classement aussi médiocre nonobstant les innombrables offensives diplomatiques des autorités démocratiquement élues ? Le President des pauvres a t-il interêt à entretenir le désordre et de maintenir le pays sous le seuil de pauvreté ? Quelles sont les actions entreprises par le pouvoir de Bangui pour inverser la courbe de ce classement ? Dans le souci d’appâter les éventuels investisseurs, comment pacifier le pays quand le pouvoir ménage les groupes armés dans le sens du poil ? Dès lors que la justice nationale et internationale ne s’intéresse aux bourreaux connus du peuple, comment va faire le pouvoir pour les inquiéter, ne fusse que de leur interdire de souffler sur la braise ? En l’absence d’initiative gouvernementale, faut-il mettre d’office notre pays sous tutelle selon les prescriptions du chapitre 13 de la charte de l’ONU ? Ce dernier classement de l’ONU n’est autre que la résultante de mauvais choix de méthodes, d’approches et de stratégies des nouvelles autorités. S’entêter sur cette voie s’avérerait suicidaire. En conséquence, nous invitons humblement le President de la République qu’il n’est pas tard de changer de cap en vue de verdir tous les indicateurs. Pour finir, nous appelons à méditer la morale de ce classement : “accepter les résultats ambigus d’une présidentielle dans l’optique de sauver sa patrie, et quelques mois plus tard la retrouver lanterne rouge au prix du sang dans le concert des nations…un cauchemar qui nous hantera à jamais”. Avons-nous des regrets ? Et si c’était à refaire ? Mais attention, ne le dite à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

     

    Paris le 10 novembre 2017

     

    Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

    Centrafrique : Retour sur la libération de Bocaranga, énorme perte en hommes pour les 3R.

    0

    Centrafrique : Retour sur la libération de Bocaranga, énorme perte en hommes pour les 3R.

     

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/Le-général-Abbas-Sidiki–150×84.jpg” alt=”” width=”150″ height=”84″ />

     

    Bangui, le 10 novembre 2017

    Par : Anselme Mbata, CNC.

     

    Prise de force par les combattants du groupe rebelle du 3R, la ville de Bocaranga a été libérée le mois dernier par les soldats portugais et rwandais de la Minusca après quelques heures de combat. D’après le bilan officiel, deux combattants du 3R ont été neutralisés, et une dizaine d’autres aurait été blessée au cours de ce combat. Un bilan officiel communiqué par l’un des belligérants est loin de la réalité. Sur la trace des éléments du 3R à Bocaranga, un reportage CNC découvre un dizaine des corps sans vie des éléments du 3R.

    Des troupes héliportées, des snipers placés aux quatre coins de la ville, des soldats d’élite rwandais et portugais au sol face aux rebelles, des miliciens Anti-Balaka au guet-apens et les rebelles du 3R tiraient sut tout obstacle, telles étaient les images de la guerre de libération de la ville de Bocaranga. La bataille de Bocaranga était trop dure par le groupe 3R face aux troupes de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA) lourdement armées dans la ville.

    Aux alentours de la ville et dans les quartiers, les miliciens anti-balaka. Informés de l’assaut militaire de la MINUSCA, ces miliciens se sont massés tout autour de la ville et dans certains quartiers pour, disent-ils, cueillir les feuillards.

    D’après nos informations recueillies sur le terrain, les soldats portugais et rwandais de la MINUSCA  n’ont livré un combat en ville que d’une trentaine de minutes. Pour cause, absence des ennemis due à leur fuite, armes aux pieds, dans tous les sens.

    Et comme si le jeu était bien pensé avec la complicité de la Minusca, d’après les dires, sans complexes, de certains anti-Balaka ayant prêté main forte aux éléments de la MINUSCA, des dizaines des rebelles peuls du 3R, dans leur fuite, sont tombés dans les filets des anti-balaka. Certains, sans minutions, ont été capturés comme un tricheur au bac et décapités. A en croire aux témoignages de certains habitants qui ont pu découvrir des corps des Peuls  décimés à coup de machette et de hache et enterrer à la sauvette.

    D’après ces habitants,  le vrai bilan non communiqué effilement est de 32 morts dont 5 tués par les éléments de la MINUSCA.

    Entre temps parmi les éléments du sulfureux général Siddiki, la colère ne cesse de monter contre la Minusca qu’ils accusent de complicité avec les miliciens anti-Balaka. Avec la perte du point stratégique de Bang qu’ils ont conquis, il y’a quelques mois, les 3R n’apprécient guère leur descente financière aux enfers. Ainsi, ils se sont réorganisés à niveau pour reprendre deux communes importantes proches de Bocaranga, à savoir Mann et Ngaoundaye.

    Pour l’heure, aucune violence n’est signalée ni du côté des anti-Balaka, ni des 3R dans ces deux villes reconquises.

     

     

     

    Copyright2017CNC.

     

     

    Centrafrique : Deux humanitaires kidnappés par les éléments de l’UPC de Ali Darass

    0

    Centrafrique : Deux humanitaires kidnappés par les éléments de l’UPC de Ali Darass

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859-150×100.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”100″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859-150×100.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859-300×200.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/66760644-8FF3-4392-B3A9-B70A4FE97859.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />

     

    Bangui, le 10 novembre 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    Le Responsable de l’Ong centrafricaine, Atedec, M. Blanchard Mangrao et un jeune Pisteur recruté localement à Alindao située dans le Sud-est du pays, ont été kidnappés, le 30 octobre dernier par les éléments de la branche Séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le mercenaire nigérian Ali Darass. C’était lors d’une mission d’assistance aux victimes de la localité que ces humanitaires ont été pris en otage. Il aura fallu la réaction, ce jeudi du député de Mingala, Gabriel Tchima, pour que cette situation soit connue.

    L’Ong  Atedec travaille aux côtés de l’Ong internationale Rescue depuis le déclenchement des événements dans le Sud-est en mai dernier, pour soutenir les populations affectées. Ces deux Ong, après avoir mené leur mission humanitaire à Migala, retournaient sur Alindao lorsque leur convoi de trois véhicules est tombé entre les mains des assaillants à mi-chemin.

    Kouchou Tchebong est le chef de mission de l’Ong Rescue : « Une fois qu’ils [les éléments de l’UPC] nous ont arrêtés, notre collègue Léon Charles (de nationalité camerounaise) a mené des discussions avec les hommes armés en langue ‘’Foulbé’’ qu’ils semblent bien maitriser. Après un bref moment d’échanges, les hommes armés ont cédé deux véhicules dans lesquels se trouvaient le responsable et le personnel de l’Ong Rescue, et se sont dirigés vers le troisième véhicule qui a à son bord, M. Blanchard Mangrao et le jeune Pisteur », a-t-il expliqué. Et de poursuivre que les hommes armés ont intimé l’ordre aux deux occupants du véhicule de « descendre de leur véhicule, et au chauffeur de s’en aller avec le véhicule ».

    Ainsi, les deux humanitaires centrafricains ont été kidnappés. Jusque-là aucune nouvelle d’eux.

    Contacté ce jeudi 9 novembre, l’honorable Député de Mingala Gabriel Tchima qui a salué l’inlassable intervention de ces deux Ong auprès de ses administrés (populations de commune de Mingala), depuis le début des violences de mai dernier, a crié son ras-le-bol et s’interroge ainsi : « Je n’arrive pas à comprendre. Est-ce que les deux centrafricains ont été enlevés parce qu’ils seraient soupçonnés d’être des Anti-Balaka ? Que se sont dits le Chef de mission de Rescue et la bande des ravisseurs de sorte qu’il soit épargné, puisqu’en toute responsabilité, c’est lui qui devait être pris en otage pour une quelconque revendication, soit-elle une rançon ? ».

    Le député dénonce aussi le fait qu’aucune condamnation ou une simple déclaration n’a pas été enregistrée sur ce kidnapping jusque-là, alors que le meurtre d’un expatrié du Cicr dans le Nord a fait le tour du monde.

    Centrafrique : Le clou du Forum des investisseurs

    0

    Centrafrique : Le clou du Forum des investisseurs

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414-150×113.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”113″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414-150×113.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414-300×225.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414-768×576.jpeg 768w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414.jpeg 1024w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414-530×396.jpeg 530w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414-696×522.jpeg 696w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/C6C19A37-3409-4D37-AE27-C676A837D414-560×420.jpeg 560w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Les participants au forum des investisseurs. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

     

    Bangui, le 10 novembre 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    Le 9 novembre s’achèvent les travaux de 48 heures du Forum des investisseurs en Centrafrique. Le Président Touadera a déclaré closes ces assises qui ont réuni de potentiels investisseurs venus de l’Asie, de l’Occident et de l’Afrique et de la rca.

    « Nous nous réjouissons de la qualité des interventions et des échanges qui ont eu lieu au cours de ces deux journées du Forum des investisseurs de Bangui… », ainsi s’exalte le Ministre Come Assane du Commerce et de l’Industrie, Président du comité d’organisation de ces assises pour marquer sa satisfaction quant à ce qu’il estime être le succès du forum. Et d’expliquer que « ce forum a mis en lumière qu’il existe aujourd’hui, une convergence d’intérêts remarquable entre le secteur public et le secteur privé. Pour le gouvernement, le relèvement économique de la RCA ne pourra réussir qu’avec la participation active du secteur privé, et nous sommes rassurés à l’issue de ce forum ».

    En effet, deux jours de travaux ont permis de déboucher sur les résultats probants, à en croire le rapport final. Les travaux ont été structurés en cinq panels. Le panel 1 vise les réformes dont les sujets abordés sont articulés autour du RCPCA (Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique), puis de la Charte des investissements, de la réforme du Code minier, et du climat des affaires. Il est question de souligner « l’importance de l’harmonisation des textes incitatifs aux investissements et la loi des finances ».

    Le panel 2 qui concerne les infrastructures a soulevé toute la problématique liée aux transports et débouche sur des recommandations dont la nécessité de la mise à niveau du réseau routier, la promotion des investisseurs nationaux pour accéder compétitivement aux marchés d’infrastructures et la création des conditions favorables à la réduction du coût de transports et l’encouragement au partenariat public/privé.

    Le panel 3 sur les industries extractives s’est focalisé sur les aspects environnementaux et sociaux qui doivent être pris en compte par le gouvernement pour le développement du secteur.

    Quant au panel 4 consacré à l’industrie et services, il est ressorti des opportunités dans le secteur de l’industrie, des télécommunications et du tourisme. Les difficultés liées à l’accès au financement comme contraintes pour les opérateurs économiques ont été relevées.

    Enfin, le panel 5 sur le développement rural a mis en exergue toute l’immensité des possibilités d’investissements dans ce secteur surtout en ce qui concerne la relance des filières agricoles.

    « Je ne saurais retenir un sentiment de réelle satisfaction qui m’anime à la clôture de ces travaux. L’engouement marqué par les partenaires du secteur privé étrangers et nationaux et la qualité des échanges enregistrés sont illustratifs de la réussite de cet événement majeur », s’est réjoui le Président Touadera.

    Même sentiment de réussite chez beaucoup de partenaires privés qui sont invités à ce forum.

    Centrafrique: « Nous avons un président qui n’a jamais manifesté une volonté politique pour mettre un terme à ce désordre généralisé » Axime Césaire Oronindji

    0

    Centrafrique: « Nous avons un  président  qui n’a jamais manifesté une volonté politique pour mettre un terme à ce désordre généralisé » Axime Césaire Oronindji

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/A9A14892-4907-4CAE-B4D1-32F95997ACD5-150×150.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”150″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A9A14892-4907-4CAE-B4D1-32F95997ACD5-150×150.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A9A14892-4907-4CAE-B4D1-32F95997ACD5-300×297.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A9A14892-4907-4CAE-B4D1-32F95997ACD5-424×420.jpeg 424w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A9A14892-4907-4CAE-B4D1-32F95997ACD5-100×100.jpeg 100w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A9A14892-4907-4CAE-B4D1-32F95997ACD5-80×80.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A9A14892-4907-4CAE-B4D1-32F95997ACD5-90×90.jpeg 90w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A9A14892-4907-4CAE-B4D1-32F95997ACD5.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Axime Césaire Oronondji

     

     

    Bangui 9 novembre 2017, CNC.

    Interview exclusive :

     

    La détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique attire l’attention des leaders d’opinions, de la société civile dans le pays et à travers le monde. Dans une interview exclusive à notre rédaction (Corbeau News Centrafrique), le leader d’opinion politique centrafricain, Axime Césaire Oronindji, n’est pas passé par quatre chemin pour fustiger le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadera, et son premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, pour leur gestion inadaptable à la situation réelle du pays. La question de l’opérationnalisation des FACA avec l’embargo, l’inefficacité de la Minusca, et de la mise en place d’une structure de la communauté centrafricaine de France entre autres sont les sujets abordés sans langue de bois avec le leader d’opinion politique.

    Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour, Axime Césaire Oronindji

    Axime Césaire Oronindji (ACO) : Bonjour 

    CNC : la Centrafrique continue de faire face à la détérioration de la situation sécuritaire avec des conséquences humanitaires.  Comment analyser cette situation ?

    ACO : La situation dans notre pays est alarmante et dramatique  nous assistons clairement à une somalisation, plus d’un million de nos familles se sont  réfugiées à l’extérieur comme à l’intérieur . Tout ceci se résulte par des fractions des différentes groupes armés qui contrôlent 97% de notre territoire se livrant à des exactions  sans précèdent de nos paisibles concitoyens sans défense abandonnés par un pouvoir de Bangui qui n’existe que de nom.

    Aujourd’hui nous avons en face de nous un  président  le Professeur Faustin Archange Touadera qui a  reçu mandat d’un  peuple a la quête assoiffé de la stabilité et de vivre ensemble, investi depuis 19 mois mais qui n’a jamais manifesté une volonté politique pour mettre un terme à ce désordre généralisé en  faisant preuve d’un manque cruel d’autorité.

    il s’est doté d’un  pouvoir exécutif qui n’a aucune feuille de route capable d’apporter des réponses claires à cette crise qui n’a que trop duré , nous avons sur notre territoire une présence  des forces ONUSIENNES  pour le maintien de  la Paix la MINUSCA composé de 12500 hommes qui n’a visiblement pas su réduire les violences pour la simple raison d’une absence de pouvoir Central pour un gouvernement qui n’incarne en rien le sens de management et de coopération et qui préfère plutôt  des voyages entre 4 avions au lieu d’assumer ses  responsabilités ….
    CNC : Vous avez été invité de l’émission « Polititia » de la télévision panafricaine Africa24 où vous vous êtes montré très dur avec le pouvoir de Bangui. Vous avez déclaré je cite « Nous avons un premier ministre qui est incompatible ». Qu’est-ce qui vous faire dire cela ?

    Écoutez, n’importe qui a Bangui vous le dira. Ce n’est un secret pour personne que nous avons un  premier ministre qui est incompatible , la preuve , lui et la plupart des membres de son gouvernement ne regardent plus dans la même direction ,  trop de croc en jambes entre eux , nonobstant  certains ministres  ne sont  pas aguerris et d’autres manque  de personnalité, sa structure ne réponde pas aux attentes du peuple , la corruption , détournement de denier public , l’inertie  , le refus à des convocations parlementaires , sont le sport favori de ce gouvernement , toujours opposé à la société civile en les privilégiant de remplir son devoir .

    Voici un adage : ” On dit que la mangue qui tombe sur le toit la nuit fait peur aux enfants. C’est vrai ! Je m’explique, lorsque le central syndical veut organiser une marche Pacifique et quand des leaders politiques font des observations objectives pour les aider à faire mieux, Eux, ne voient que coup d’État partout. En ce moment, Ils obligent la population à ne pas juger leurs actions, sic ! Une  dictature ! Lorsqu’on a un premier ministre chef du gouvernement d’un pays en déliquescence  qui n’a pas n’a pas  de lisibilité, ça sera du pilotage à vue ! La Centrafrique a besoin d’un nouveau  premier ministre un souhait tant attendu de l’opinion national et international mais  notre professeur de mathématique refuse délibérément d’accepter cette réalité.

    CNC : Comment appréciez-vous le travail de la Minusca sur le terrain 

    La force de la minusca est très vite arrivée. La crise Centrafricaine devrait être gérée par des forces relevant d’une relation bilatérale et après peut venir la force onusienne pour assurer la pérennisation de la paix. Vous conviendrez avec moi que c’est une force de maintien de la paix et non une force de combat ni d’attaque selon sa vocation conformément à la configuration de ce conflit chez nous. La plus ressente et heureuse histoire est que quand la Centrafrique avait gérée  la crise au départ avec la France dans un cadre bilatérale, nous avions tous vu les résultats en quelques semaines.

    Aujourd’hui il est question de recadrer les actions de la Minusca car cette force a fait un grand fisco connu de tout le monde, aujourd’hui elle fait l’objet de critique et de défiance, plusieurs fois accusés passivité et de partialité. Et si  recadrage y est, cela ne peut que se faire sur la demande du Président Faustin Archange Touadera et son équipe gouvernementale  malheureusement que leurs têtes ne sont pas bien disposées pour des bonnes œuvres. C’est plutôt ailleurs, dans l’affairisme avec comme slogan ” C’est notre tour, taisez-vous et souffrez  “. Pathétique !

    CNC : La République Centrafricaine est sous embargo du Conseil de Sécurité de l’ONU. Ce qui a fait que les FACA sont dépourvues de moyens de fonctionnements. Mais lors de votre débat sur Africa24, vous avez soutenu que le président Touadera n’a pas la volonté de réarmer les forces nationales. Alors, sur quoi, vous fondez vos arguments ?

    Ce qu’il faut relever c’est que quand un pays est en crise militaire, on met ce pays sous l’embargo. Ce sont des dispositifs sécuritaires pour empécher les belligérants de mauvaises fois  à se procurer illicitement des armes. Et non interdit à une armée légale  de fonctionner. Cela explique que ce  fameux embargo ne concerne pas l’armée nationale mais plutôt les actes d’achat et autre trafics relatifs aux matériels de guèrre dont en procure l’État. J’entends dire souvent que la Centrafrique n’a pas d’armée mais pourquoi  payé les soldes des militaires chaque mois ? Sachant que ce corps ne travaille pas et que ce corps est déclaré opérationnellement non grata ?

    Ceci est devenue une supercherie conjointement  entretenue depuis  entre MINUSCA et Mme Catherine Samba Panza et aujourd’hui avec Faustin Archange Touadera  pour dire aux centrafricains que l’embargo concerne aussi les Forces Armées Centrafricaines en abrégé F.A.C A, ce qui est archi faux ! Pour eux armer nos F.A.C.A c’est donné l’occasion à certains officier  favorables aux anciens régimes bien connus pour des  raisons ethnique et pourtant ce sont des Centrafricains, il y’a urgence et que certaines limites doivent être dépassé en faisant preuve d’une ferme volonté politique et de courage.

    CNC : Le week-end dernier, la diaspora centrafricaine de France a mis en place une organisation pour s’engager au relèvement du pays. Quelle lecture faites-vous sur l’engagement des Centrafricains de France ?

    Rectificatif, cette réunion du 04 Novembre  n’est pas l’émanation de toute la communauté Centrafricaine résidente en France dite DIASPORA en d’autre terme. Il faut se le dire que ce jour à été la naissance d’une nouvelle association comme tout autre puisque la loi 1901 l’autorise. Pour ma part je ne peux que  saluer cette initiative en leur demandant du sérieux. Et comme c’est un engagement  pour participer au relèvement du pays, il est important de définir dans quels cadres sont ces engagements ? Financiers ? Soutiens politiques ? Force de proposition? Aides de matériel médical ou éducatif…?

    Ensuite il faudra mettre en place un organe composé des personnes intègres, honnêtes et dévouées pour la cause afin de prendre en charge la gestion de tout cela, de faire le suivi, les comptes rendu…
    Car pour que tout fonctionne bien il faut absolument une bonne organisation et c’est ce que nous Centrafricains faisons très mal. En attendant, je vais les  observer  pour voir ce dont ils seront capables de produire. J’en ajoute qu’ils ont encore du chemin à suivre, des démarches auprès de la préfecture pour l’obtention d’un récépissé qui dépend de quelques mois d’une enquête de moralité pour tous les membres de ladite nouvelle association.

    CNC : Quel est votre vision aujourd’hui pour le meilleur de la RCA 

    Ma vision est celle d’interpeller  tous les Centrafricains quel que soit son milieu social, sa religion , son ethnie, son âge son sexe de s’entendre  en mettant de côté leurs  différents sur toutes les formes en disant non aux violences , aux massacres tous azimuts , à la destruction gratuite de nos biens, nos infrastructures nos valeurs. Car les valeurs et compétences  nous en avons assez  capable pour relever ce beau pays qui est le nôtre. La Centrafrique pays de l’hospitalité et des gentlemens.
    CNC : Avez-vous quelle que choses à ajouter sur tout ce que vous avons abordé ?

    Je suis optimiste car avec cette crise lancinante qu’a subi cette nation, une nouvelle génération clairvoyante et courageuse  a pris conscience de l’ampleur de la gravité que compose son débordement, cette génération  est en train de se mobiliser dans un esprit de rassemblement avec perspicacité  afin de prendre le destin de la République Centrafricaine dans un avenir proche. Oui, j’en suis convaincu.

    Interview réalisée par Eric NGABA

     

    Centrafrique : Une « rencontre internationale » pour la paix

    0

    Centrafrique : Une « rencontre internationale » pour la paix

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/A5B47DF4-B78D-4941-B882-758EF759D8D4-150×113.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”113″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A5B47DF4-B78D-4941-B882-758EF759D8D4-150×113.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A5B47DF4-B78D-4941-B882-758EF759D8D4-300×225.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A5B47DF4-B78D-4941-B882-758EF759D8D4-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A5B47DF4-B78D-4941-B882-758EF759D8D4-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A5B47DF4-B78D-4941-B882-758EF759D8D4-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/A5B47DF4-B78D-4941-B882-758EF759D8D4.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Journée de prière. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

     

     

    Bangui, le 9 novembre 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    Ce mardi 7 novembre 2017, une rencontre internationale dite ‘’Petit déjeuner de prière’’ a rassemblé les hautes personnalités de la rca à Bangui. Il s’agit d’une première rencontre du genre au profit de la paix en RCA. Le Président de la République, Faustin Archange Touadera a personnellement présidé les travaux qui prennent toute la journée, à l’hôtel Ledger Plazza.

    Ils étaient une centaine, les participants à cette importante rencontre dont des hauts cadres politiques, des leaders religieux et des leaders communautaires, ainsi que d’imminentes personnalités venus de part le monde entier, afin de réfléchir et prier pour la paix en Centrafrique.

    A l’occasion, le président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a affirmé que cette rencontre doit être comprise comme un temps spirituel pour les Centrafricains qui doivent mettre de côté leurs différends pour se mettre ensemble et reconstruire leur pays. « Aujourd’hui, le temps de Dieu est arrivé où tous les hauts cadres de la République centrafricaine vont s’asseoir ensemble, dans l’humilité, rechercher ce qui est bon et agréable pour notre pays », ainsi a déclaré Tauadera à l’ouverture de la journée de prière.

    Saisissant l’opportunité qui lui est offerte, le Chef de l’Etat a dit sa prière au Père Céleste : « Je prie Dieu Tout puissant de garder notre pays, de donner à chacun de mes compatriotes l’esprit d’amour et de pardon, afin qu’ensemble dans la crainte de Dieu, nous nous tenons la main pour reconstruire notre pays ».

    C’est quasiment la même prière qu’a dite avec optimisme l’honorable Adolph Becker, venu d’Allemagne : « Si aujourd’hui la RCA manque de paix, de sécurité et connait des problèmes de cohésion sociale et de réconciliation nationale, ce sont effectivement des manquements à relever au niveau du peuple de ce pays. Mais si les dirigeants centrafricains décident de se mettre ensemble devant Dieu, ces problèmes trouveront des solutions ».

    Le président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua et représentant de la communauté musulmane quant à lui, a insisté sur le changement de comportement des Centrafricains à tous les niveaux et l’adoption d’attitudes responsables afin de sortir le pays du gouffre. C’est en trois points que Meckassoua a formulé sa vision : « Premièrement, je voudrais dire que la question de l’humilité que le président de la République a soulevée, nous concerne tous. Deuxièmement, je souhaite vivement que nous abordions nos problèmes sur la base de la citoyenneté au respect de la loi, et non sur des considérations religieuses ou ethniques entre musulman et chrétien. Car, nous devons tirer les leçons que c’était nous [les Centrafricains] qui hébergions les tchadiens, les soudanais et autres sur notre territoire, aujourd’hui, c’est encre nous qui sommes nombreux dans ces pays, en tant que réfugiés ».

    L’honorable député, Béatrice Emilie Epaye, au nom des femmes, lance l’appel suivant : « Soyons des homes et des femmes courageux pour conduire notre pays vers la paix et la réconciliation, afin de répondre aux défis sécuritaire et économiques auxquels notre pays est confronté aujourd’hui et de contribuer efficacement à l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes ».

    Centrafrique : Forum des investisseurs, « notre ambition, c’est de développer une économie compétitive », selon Touadera

    0

    Centrafrique : Forum des investisseurs, « notre ambition, c’est de développer une économie compétitive », selon Touadera

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/81C15658-E301-4F78-9E80-EF0FB23D291B-150×113.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”113″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/81C15658-E301-4F78-9E80-EF0FB23D291B-150×113.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/81C15658-E301-4F78-9E80-EF0FB23D291B-300×225.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/81C15658-E301-4F78-9E80-EF0FB23D291B-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/81C15658-E301-4F78-9E80-EF0FB23D291B-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/81C15658-E301-4F78-9E80-EF0FB23D291B-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/81C15658-E301-4F78-9E80-EF0FB23D291B.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Forum d’investissement du 8 novembre 2017. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

     

     

    Bangui, le 9 novembre 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    Du 8 au 9 novembre courant, la République centrafricaine organise le Forum des investisseurs, afin de mobiliser ces derniers à venir investir dans le pays. Une centaine de participants venus de part le monde sont conviés. Le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a personnellement présidé l’ouverture des travaux, aux côtés de qui on note la présence du Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, la Représentante Afrique de la Société financière internationale (SFI), Mme Mehita Fanny Sylla et Mme Samuella Izopo, Chef de la délégation de l’Union européenne en Centrafrique.

    L’initiative de ce forum des investisseurs est née depuis novembre 2016 à Bruxelles, en marge de la Table ronde des donateurs et bailleurs de fonds. Il s’agit de faire venir à Bangui, des investisseurs pour leur présenter les potentialités et opportunités d’investissements dans ce pays en plein effort de reconstruction post-crise. « La République centrafricaine que vous visitez aujourd’hui est un Etat de droit qui se reconstruit après quelques années de difficultés », ainsi a déclaré le Président Touadera à l’ouverture des travaux.

    Le chef de l’Etat note au passage que dans les premières missions qu’il a assignées au gouvernement, figure celle d’« assurer la sécurité juridique des acteurs de la vie politique et économique. J’ai exigé cela au gouvernement parce que je crois fermement que le rôle a à jouer dans le relèvement de la République centrafricaine ».

    Entre temps, la problématique d’une bonne implication des investisseurs privés n’a pas échappé à Touadera qui semble bien prendre la mesure de l’enjeu : « On ne saurait parler de la contribution du secteur privé à l’économie sans se préoccuper de l’amélioration du climat des affaires et de la sécurité juridique des investisseurs. La bonne gouvernance, la transparence et l’efficacité doivent devenir des réalités tangibles dans les affaires publiques et privées », a déclaré le Président qui a ajouté que « notre ambition c’est le développement d’une économie compétitive, seule en mesure d’assurer l’éclosion et le développement d’entreprises viables, créatrices d’emplois durables et de richesses. A cet effet, le gouvernement est en train de prendre plusieurs mesures pour rendre le climat des affaires attrayant ».

    Selon le Ministre du Commerce et de l’industrie, Président du comité d’organisateur de ce Forum, ces assises de 48 heures devront, au finish, permettre de « contribuer à la consolidation de notre performance économique déjà appréciée, par les institutions financières internationales… A titre d’illustration, le taux de croissance du PIB qui est passé de -36,7% en 2013 à 4,5% en 2017 ».

    L’Ambassadeur de France, Christian Bader et la Chef de délégation de l’Union européenne ont plaidé pour Ambassadeur France ont plaidé la cause centrafricaine vis-à-vis des investisseurs invités. « Pourquoi demander à des investisseurs potentiels à venir dans un pays en proie à une crise économique et sécuritaire et où l’environnement des affaires demeure sur tous les indicateurs internationaux extrêmement dégradés ? », s’est interrogé Christian Bader qui note que « Si ce Forum se tient aujourd’hui, c’est précisément pour tenter de répondre à cette question cruciale ».

    Le diplomate français a expliqué qu’ « on a parlé de chaos, de pays à feu et à sang, on a parlé de nettoyage ethnique, même de génocide. Je voudrais inviter tous nos invités à accueillir ces déclarations avec prudence et lucidité. Certes l’instabilité demeure, certes l’absence de l’Etat a créé à travers tout le pays un vide désastreux qui a été remplis par des mouvements des groupes armés qui prennent les populations en otage et qui organisent en toute illégalité la prédation des ressources locales, mais il ne faut pas oublier les progrès qui ont été réalisés en si peu de temps ».

    Quant à Mme Samuella Izopo, Chef de la délégation de l’Union européenne, « La République centrafricaine est un pays fragile, mais riche en ressources et en un potentiel de développement et la croissance économique. Son décollage dépendra de la capacité de transformer ce potentiel en réalité »

    Evidemment, la rca est un pays riche en ressources naturelles, ce qui fait dire à Touadera que « de véritables opportunités d’investissements existent en République centrafricaine ». Entre autres, et sur les traces de Touadera, l’on retiendra (1) dans le domaine des mines, la RCA dispose de 470 indices miniers, de nombreuses ressources du sous-sol qui malheureusement ne sont exploitées jusque-là que par des moyens rudimentaires ; (2) dans le domaine de l’énergie, la volonté d’augmenter la capacité de production d’électricité et la diversification des sources en combinant les énergies classiques et renouvelables, la promotion de l’hydroélectricité, des centrales solaires sont autant d’atouts à explorer ; (3) dans le domaine de l’agriculture, l’objectif est d’atteindre l’auto-suffisante alimentaire après cette longue période de crise, mais surtout un grand besoin de modernisation de l’agriculture par une mécanisation progressive et une consommation des produits locaux ; (4) dans le domaine du tourisme et de l’hôtellerie, la République centrafricaine est un carrefour au cœur de l’Afrique centrale qui dispose d’un important circuit touristique allant du bord du fleuve Oubangui aux innombrables parties vertes et tropicales du pays organisées en parc tels que ‘’Saint Floris’’ et autres ; (5) dans le domaine financier, la création des banques commerciales et établissements d’assurance en tout genre pour faciliter les transactions avec les investisseurs ; (6) dans le domaine de la téléphonie mobile, une couverture nationale l’ambition de rendre plus fiable le GSM et de l’étendre sur l’ensemble du territoire.

    Centrafrique : MSF offre des traitements médicaux d’urgence aux victimes de violences sexuelles.

    0

    Centrafrique : MSF offre des traitements médicaux d’urgence aux victimes de violences sexuelles.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/D3AE9BD9-3040-4C1D-B957-B3FDF6E27CD3-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/D3AE9BD9-3040-4C1D-B957-B3FDF6E27CD3-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/D3AE9BD9-3040-4C1D-B957-B3FDF6E27CD3-300×168.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/D3AE9BD9-3040-4C1D-B957-B3FDF6E27CD3.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />

     

    Bangui le 09 Novembre 2017.

    Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.

     

    Plus d’une dizaine des professionnels des médias centrafricains ont échangé avec le staff des différents sites de Médecins Sans Frontières (MSF) au sein de la coordination, ce mardi le 07 novembre 2017 sur la thématique retenue entre autres : les violences sexuelles, urgence médicale et psychologique en Centrafrique.

    Lors de ces échanges, la coordination de MSF a fait savoir que pour réparer les dégâts de la violence sexuelle en République centrafricaine, MSF offre une prise en charge gratuite aux victimes des violences sexuelles sur les sites de MSF à l’hôpital MSF Sica, aux maternités des Castors et de Gbaya Dombia. Ces services de prise en charge sont ouverts 24/24, 7jours/7 aux victimes de violence sexuelle qui pourraient être des femmes, hommes, enfants, vieux, petits. Certes, 90% de ces victimes énumérées sont des femmes et les agressions sexuelles peuvent être commises en situation de conflits ou en temps normal.

    MSF fournisse aussi des soins médicaux aux survivants pour prévenir la transmission des IST dont le VIH SIDA, l’hépatite B, le tétanos, la grossesse non désirée à travers la contraception d’urgence, le traitement des blessures au niveau de la partie génitale.

    MSF annonce également lors de ces échanges que pour permettre aux survivants des agressions sexuelles, quelle que soit leur forme, de mener une vie sans tabou et sans stigmatisation, il leur offre des soutiens psychologiques. Cette assistance, d’après la coordination, se fait à travers une rencontre régulière de la survivante avec un conseil psychosocial de MSF, ceci sur la base de la confidentialité absolue, un des principes directeurs du counseling. Elle vise à favoriser la réintégration sociale et l’orientation de la survivante aux autres services sociaux de base à Bangui et ses environs.

    Pour un meilleur traitement, d’apes John JOHNSON, coordonnateur Terrain MSF hôpital SICA, les personnes agressées sexuellement doivent aussi tôt se diriger vers un centre MSF le plus proche, et ce,  dans les 72 heures (3jours) qui suivent l’agression. De même que la contraception d’urgence : « le message plus important est que les patients puissent venir pendant les 72 heures suivant les victimisations, je pense que pendant les 72 heures on peut faire plus dont la prise en charge médicale pour la prévention des maladies qu’après. Mais on peut prendre en charge les patients à n’importe moment voire une semaine, un mois, un an et même trois ans après la victimisation ».

    MSF donne quelques chiffres sur les violences des mois de janvier à septembre 2017. A l’hôpital MSF Sica : 1013 victimes prises en charge, ensuite la maternité Castors : 218 victimes prises en charge et enfin la maternité Gbaya Dombia : 22 victimes prises en charge.

    Il a noté qu’en 2016, MSF a offert des traitements médicaux suite à des violences sexuelles à plus 13.800 patients dans le monde.

     

    CopyrightCNC2017

     

     

     

      

    Déclaration de Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG, ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui, suite à la

    0

    Centrafrique : Déclaration de Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG,

    ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui,

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/E99E601A-0F6C-4EFA-9D62-EDC27331DD12-150×123.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”123″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E99E601A-0F6C-4EFA-9D62-EDC27331DD12-150×123.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E99E601A-0F6C-4EFA-9D62-EDC27331DD12-300×246.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E99E601A-0F6C-4EFA-9D62-EDC27331DD12-196×160.jpeg 196w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/E99E601A-0F6C-4EFA-9D62-EDC27331DD12.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />
    Monsieur Luther Gondjé.

     

     

    suite à la première Assemblée Générale constitutive de l’Association dénommée Communauté Centrafricaine de France (CCFR).

    Constatant qu’une centaine de centrafricain(e)s vivant en France se sont réunis volontairement en date du 04 Novembre 2017 à Paris dans le but de donner naissance à leur structure Associative dénommée Communauté Centrafricaine de France et abrégée (CCFR).

    Vu la portée de cette démarche encourageante qui engage exclusivement que les initiateurs et les participants à cette rencontre portant création de cette organisation non fédératrice, nous communiquons ce qui suit : Conformément à la Loi du 1901 que la Liberté des Associations n’est reconnue lorsque, ladite Association respecte les critères institutionnels.

    En revanche, depuis la mise en place de cette Association qui ne dispose d’aucune primauté sur les autres Associations en France, une pluie battante à la fois contestataire et encourageante ne cesse s’abattre au sein de la Communauté Centrafricaine.

    Dans l’intérêt manifeste de lever le doute qui plane dans la compréhension de nos compatriotes, nous voulons les rassurer« qu’à ce jour aucune Association des Centrafricains en France n’as reçu mandat collectif et en unanimité de parler au nom de la Communauté toute entière », c’est pour quoi, nous veillerons qu’en cas de toute tentative d’usurpation, nous saisirons automatiquement le tribunal en procédure de référé d’heure à heure afin que la justice soit rendue.

    Toutefois, nous encourageons toutes les Associations légalistes en France de pouvoir travailler d’arrache-pied pour relever notre beau pays la République Centrafricaine.

    Fait à Toulouse 08 novembre 2017

    Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG, ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui.

    Ampliations :

    -Le président de la République centrafricaine, chef de l’Etat

    -Le premier ministre de la République centrafricaine, chef du gouvernement

    -Le Ministre des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger de la République centrafricaine

    • Monsieur l’Ambassadeur de la République Centrafricaine en France

    -Le Ministre de l’intérieur de la République française

    -Le  Ministre de l’Europe et des affaires étrangères République française

    -La Presse.