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Alerte info Centrafrique : la ville de Bang vient de tomber entre les mains des rebelles

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Image d’illustration de la Commune de Bang en 2017. CopyrightDR.

 

 

Alerte info Centrafrique : la ville de Bang vient de tomber entre les mains  des rebelles

 

 

Située dans la Préfecture de l’Ouham-Pendé dans le nord-ouest de la RCA, la ville frontalière de Bang vient de tomber entre les mains des rebelles du 3R très tôt ce matin du vendredi 28 décembre 2018.

 

Réveillés par des projectiles d’armes des rebelles du 3R, les habitants de la commune frontalière de Bang viennent une fois de plus de quitter précipitamment leur domicile pour se mettre à l’abri.

Selon une source sécuritaire locale contactée par CNC, environ une cinquantaine de rebelles du 3R lourdement armés, appuyés par ceux du mouvement Siriri, ont pris d’assaut la brigade de la gendarmerie de Bang et tous les points stratégiques de la ville ce matin.

D’après la même source, la ville est entièrement contrôlée par les rebelles qui récupèrent désormais tous les checkpoints de la police et de la douane locales.

Rappelons que la  commune de Bang, située à seulement quelques kilomètres de la sous-préfecture de Koui dans l’Ouham-Pendé, a été la cible à plusieurs reprises des rebelles des 3R depuis 2016.

En octobre 2017, grâce aux forces de la Minusca, la ville avait été libérée des mains des rebelles après plusieurs heures de combat.

Pour l’heure, nos équipes sont sur le terrain pour plus des détails sur cette crise.

Entre temps, une source indépendante vient aussi de nous confirmer l’agression du commandant de brigade de la gendarmerie de Bang par des Rebelles. Il est pour l’instant évacué sur une moto à Bocaranga pour des soins d’urgence.

 

 

CopyrightCNC.

 

Centrafrique : Denis Sassou Nguesso très remonté contre Faustin Touadera.

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De gauche à droite, Faustin Archange Touadera de Centrafrique et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso. CopyrightDR

 

 

Centrafrique : Denis Sassou Nguesso très remonté contre Faustin Touadera.

 

 

Deux ans et demi après son intronisation au palais de la Renaissance, le président Faustin Archange Touadera commence peu à peu se séparer de ses anciens soutiens. En marge du conflit franco-russe et sur instruction de son conseiller en matière de sécurité, le russe Valery Zakharov, le président Touadera marche sans grande difficulté vers un régime de parti unique.

Deux anciens candidats malheureux à la dernière présidentielle de 2016 et francs-maçons proche du président Denis Sassou Nguesso, ont été proposés au président Touadera au lendemain de sa victoire en 2016 pour nomination, viennent d’être définitivement mis à l’écart par ce dernier.

 

Abdoul Karim Meckassoua placé au perchoir de l’Assemblée nationale par le Président congolais Denis Sassou Nguesso puis Charles Armel Doubane à la tête de la diplomatie centrafricaine.

D’après nos informations, le président Congolais Denis Sassou Nguesso est devenu très furieux après le limogeage de son deuxième homme de main, l’ex-ministre des Affaires étrangères Charles Armel Doubane.  Par cet acte, il perd ainsi définitivement le contrôle du pouvoir de Bangui à travers son réseau maçonnique de la grande loge nationale de France GLNF, obédience classée à droite qu’il dirige.

Pour les proches du Président Faustin Archange TOUADERA, très soulagés, le limogeage de Charles Armel Doubane n’est pas lié à sa proximité avec Denis Sassou Nguesso, mais plutôt à celle de son neveu et patron de son service de renseignement Jean-Dominique Okemba qui continue de travailler pour l’ex-président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua et surtout son arrogance à suivre son parent le Cardinal Nzapalainga qui s’est permis de s’ingérer dans la politique du gouvernement.

Soulagement à Bangui, mais colère et consternation à Brazzaville. Ce qui rend exécrables les relations entre Faustin Archange TOUADERA et Denis Sassou Nguesso obligeant ce dernier à fermer ses portes au premier.

En effet, tout le monde ou presque à Bangui sait pertinemment que la grande loge maçonnique de France GLNF conduit par le  président congolais Denis Sassou Nguesso pour la branche Afrique centrale, a grandement pesé dans le choix du candidat Faustin Archange Touadera à la dernière présidentielle de 2016, il n’est pas aussi étonnant de voir le chef de l’État congolais s’énerver très fortement lorsque son homologue centrafricain Faustin Archange TOUADERA qu’il a lui-même placé au sommet de l’État tente de torpiller volontairement, à l’aide des réseaux maçonniques russes, ses réseaux dans le pays.

Après la mort subite de Sandra Paule Ndongami-Zézé, la secrétaire particulière du chef de l’État Touadera le mercredi 24 octobre dernier, suivi de la destitution d’Abdoul Karim Meckassoua du perchoir de l’Assemblée nationale 48 heures plus tard et tout dernièrement avec le limogeage du ministre Charles Armel Doubane de son poste le 14 décembre 2018, le président congolais semble définitivement perdre le contrôle du pouvoir de Bangui à travers ses hommes et femmes de main qu’il a imposé à son homologue centrafricain au lendemain de son accession à la magistrature suprême de l’État en 2016. Ce qui l’a poussé d’ailleurs à fermer toutes ses portes au pouvoir de Bangui depuis début décembre.

Alors, peut-on parler d’un véritable isolement diplomatique du Président Faustin Archange TOUADERA qui commence ?

Affaire à suivre….

 

CopyrightCNC.

BANGUI-RCA: INCENDIE DE LA PAROISSE SAINTE TRINITÉ DES CASTORS: LE PRÉSIDENT TOUADÉRA ENCORE HUÉ PAR LA POPULATION

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Centrafrique.com/bangui-rca-incendie-de-la-paroisse-sainte-trinite-des-castors-le-president-touadera-encore-hue-par-la-population/president-touadera-au-milieu-de-foule-au-cote-de-son-vehicule-avec-des-casques-bleus-6/” rel=”attachment wp-att-25422 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d'illustration du Président Faustin Archange Touadera. CopyrightDR
Image d’illustration du Président Faustin Archange Touadera. CopyrightDR

 

 

BANGUI-RCA: INCENDIE DE LA PAROISSE SAINTE TRINITÉ DES CASTORS: LE PRÉSIDENT TOUADÉRA ENCORE HUÉ PAR LA POPULATION

 

 

En visite à la paroisse sainte Trinité des Castors située dans le 3è arrondissement où un incendie a été déclaré dans la nuit de la Noël 2018, le président Faustin-Archange Touadéra a dû certainement se faire une idée nette de son impopularité lorsqu’il a circulait les artères menant au lieu du sinistre et à son arrivée à l’édifice religieux sinistré. Récit.

 

Un incendie d’origine inconnue a fait pleurer encore une fois la chrétienté catholique qui espérait être  dans la joie de la Noël qui est la traditionnelle fête dite de la naissance de Jésus le Sauveur, occasion pour les parents de gâter leurs enfants en cadeaux divers: jouets, vêtements et chaussures, alimentation de qualité (poulets, langue de bœuf, cabri, côtelettes de porc, poisson frais…), sorties touristiques ou de découvertes, etc.

En effet et selon plusieurs témoins, dans la nuit du lundi 24 décembre 2018, après 22 heures, juste après la clôture de la messe dite d’annonce de la naissance du Christ qui avait commencé à 18h pour terminer dans les environs de 21h, le derrière du bâtiment de la basilique Sainte Trinité sise au camp des Castors non loin de l’école primaire et de la Maison des Jeunes des Castors a pris feu, lequel feu qui s’est propagé rapidement à l’intérieur. Une fumée épaisse s’est déclarée sur les chevrons au dessus de l’ambon (petite tribune symétrique où les chrétiens et/ou les célébrants se placent pour lire les passages bibliques de la messe) et s’est propagée sur tout ce qui est bois, en haut comme en bas, allant jusqu’à atteindre le dehors où se trouve la clochette (carillon). On croyait rêver.

L’incendie s’est heureusement déclaré au moment où il y avait encore quelques chrétiens et responsables des mouvements, groupes et fraternités qui arrangeaient la salle pour la messe du jour de Noël, le lendemain mardi 25. Ceux-là ont bravé la peur, la flamme et la fumée pour faire sortir les tables-bancs et tous les matériels d’usage liturgique, y compris aussi les décorations dont certaines coûtent chères en pareille période.

Une équipe de la police centrafricaine a été la première à se déployer sur les lieux. C’est après 23h que les sapeurs pompiers sont arrivés pour combattre le feu qu’ils n’ont pu maîtriser qu’après plus de quatre heures de jet d’eau.

Il n’y a pas eu explosion pour qu’on puisse parler d’attaques terroristes auxquelles sont habitués ces lieux de culte, mais les spéculations vont bon train depuis lors.

Des personnes disent avoir aperçu des gens habitant le km5 terroriste non loin du bâtiment par où le sinistre s’est déclaré, mais leur identité réelle n’est pas connue. Surtout que le sinistre a eu lieu non loin du Km5 et que des extrémistes musulmans ont déjà par le passé attaqué lesdits lieu et secteur, le lien peut être vite fait.

D’autres, par contre, avancent la thèse d’une panne technique ayant provoqué un court-circuit, avec ces files de l’ENERCA qui tuent, ces brusques délestages. Il est donc difficile de conclure à un incendie criminel surtout que les forces de la Minusca, de la police et de la gendarmerie nationales, y compris les FACA, sont positionnées non loin de là pour protéger surtout ce lieu de culte 24h/24, comme la paroisse Notre Dame de Fatima, objet de plusieurs attaques terroristes mortelles à répétition.

Mais qu’est-ce qui ne nous dit pas que le pouvoir ou les hommes du pouvoir peuvent orchestrer un tel sinistre pour « punir » ces catholiques qui avaient boycotté le défilé du 1er décembre dernier?

Qu’est-ce qui ne nous dit pas que les étrangers qui cherchent à faire tomber Touadéra sont à l’origine de ce drame pour rendre Touadéra davantage impopulaire en vue de justifier et/ou d’accélérer le coup d’Etat dont les indices sont prégnants?

Et voilà pendant que les habitants des Castors en général et les fidèles de la paroisse sainte Trinité en particulier sont en pleurs et se consolent par les multiples présences et paroles de réconfort que le président de la délégation spéciale de la Ville de Bangui, Emile Gros Nakombo, fait son apparition sur les lieux du sinistre, dans un état d’ébriété digne des Polonais, ce qui avait mécontenté plus d’un an. Il a fallu l’intervention de certaines personnalités habitant et ses environs Castors pour dissuader ceux qui voulaient s’en prendre physiquement à celui qu’un jeune du quartier a appelé ironiquement « le maire de la merde » (sic).

Informé à son tour, c’est hier mardi 25 matin que le président Touadéra s’est rendu au lieu du sinistre. Mais comme à Fatima en mai 2018, l’accueil n’a pas été bon pour le premier citoyen centrafricain. C’est un déluge d’injures qui s’est abattu sur lui tout le long de son passage, à l’aller comme au retour. Des mains avec des gestes brandis contre lui en guise de protestation, des paroles indécentes et insolentes lancées contre Touadéra, le film n’était pas bon à voir aux Castors.

Seuls les responsables religieux de ladite paroisse l’avaient reçu avec respect et dignité due à son rang, alors que la population manifestait ouvertement sa haine (le mot n’est pas fort) à l’endroit du président Touadéra.

«Tu n’as que ça à faire? Tu les laisse venir nous tuer tous les jours et tu te contente seulement de venir voir nos cimetières pour décréter des jours de deuil, ça c’est quel président?», a lâché un jeune castorin très en colère et manifestement décidé à faire cracher au chef de l’Etat sa colère et ses quatre vérités.

«Tu n’es pas à la hauteur de la fonction. Laisse le pouvoir et retourne enseigner tes mathématiques ou consacre-toi à des travaux champêtres chez toi à Damara», lance un autre castorin, bien âgé.

Malgré les médisances, le président Touadéra est allé voir de ses propres yeux les dégâts causés par cet incendie. C’est tout triste mais avec une certaine confusion qu’il a quitté les lieux avec des propos malveillants et outrageants de la population tout le long de son trajet de sortie du camp des Castors.

Le divorce semble définitivement consommé de ce côté.

Affaire à suivre.

 

Mesmin Madidé-Aladila et Grégoire Sapito, MEDIAS+

ONU/CENTRAFRIQUE: FAUT-IL PROLONGER LE MANDAT DE LA MINUSCA ?

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Une patrouille des soldats du contingent tanzanien à gamboula le 7 juillet 2018. CopyrightAFP..

 

 

ONU/CENTRAFRIQUE: FAUT-IL PROLONGER LE MANDAT DE LA MINUSCA ?

 

 

UN PREMIER MANDAT SANS EFFET

        

Il est bien difficile de dire que le premier mandat accordé à la MINUSCA par les Nations-Unies a produit le résultat attendu et espéré au pays de Barthélémy Boganda : la paix n’est toujours pas revenue.

         Du fait de leurs comportements hautement condamnables, certains de ses éléments ont leurs responsabilités dans l’aggravation et le prolongement du chaos qui ensanglante le pays. Malgré la présence de Casques bleus déployés dans toutes les régions, des lieux de culte chrétien ont été profanés et incendiés, des paroissiens suppliciés et martyrisés, des populations razziées et massacrées par des ex-Sélékas et des Antibalakas à la dérive, souvent sous les yeux des soldats de l’ONU qui se sont gardés d’intervenir.

         Une scène particulièrement sinistre a eu lieu lors des derniers massacres perpétrés par les hommes de l’ U PC à Alindao devant des membres du contingent mauritanien. Ceux-ci se sont contentés de regarder ce qui se passait, hilares, au lieu d’intervenir pour arrêter le supplice d’innocentes victimes désarmées, comme les y obligent leurs missions de protection de la population. Il a fallu que des militaires rwandais qui passaient par là s’interposent pour arrêter le massacre.

         Les soldats du contingent mauritanien ont un passé lourd en Centrafrique. Musulmans, ils ont souvent dérogé à leur mission qui est de protéger les populations de toutes confessions. Un troc sinistre s’est même établi entre les ex-Sélékas et eux, sans doute par solidarité confessionnelle. Des rumeurs alarmantes en accusent certains de se livrer à des trafics d’armes avec les rebelles. Ce qui fait que tous les chrétiens pâtissent cruellement de ces connivences.

         On cite même le nom d’un officier qui aurait passé son temps à opérer des transactions illicites de diamants avec des ex-Sélékas. Devenu immensément riche, il se serait fait construire une somptueuse villa, en troquant des diamants du sang venus du Sénégal, son pays d’origine.

         Des soupçons planent également sur des soldats de la force française Sangaris, accusés d’avoir pillé des mines diamantifères. Des militaires congolais auraient même transformé la Maison de la Presse, la nuit venue, en bordel militaire de campagne.

         Pour ces Casques bleus, la Centrafrique est un pays de cocagne et une terre de prédation. Ils en oublient les missions qu’on leur a confiées. Des accusations de viols d’adolescentes et de femmes par des soldats de la MINUSCA et de SANGARIS sont avérées. Or, jusqu’à aujourd’hui, aucun de ces criminels n’a été jugé. L’ONU et la France font obstruction, pour blanchir leurs soldats et les soustraire aux griffes de la justice.

         Il est à noter que les envoyés des Nations-Unies sont largement rémunérés par la communauté internationale. Ce qui les devrait, normalement, les mettre à l’abri de toute tentation prévaricatrice…

UN GOUVERNEMENT IMPUISSANT ?

         On se demande ce que font les autorités centrafricaines devant ces crimes. Les dérives et les errements de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) l’ont totalement décrédibilisée aux yeux des Centrafricains. Les responsables du pays l’ont pourtant rarement recadrée, la laissant prendre des initiatives sans tenir compte des exigences de paix et de protection des populations qui devraient être les préoccupations essentielles du gouvernement.

         Or, le statut des Casques bleus les oblige à exécuter les ordres donnés par les autorités du pays. Autrement dit, le gouvernement centrafricain a autorité sur le commandement des Casques bleus. Ce qui, jusqu’à présent, n’a pas été le cas.

         La résolution 2448, prolongeant pour un an la mission de la MINUSCA en Centrafrique, qualifiée de « vigoureuse », va-t-elle être réellement offensive sur le terrain ? Les autorités centrafricaines auront-elles les mains libres pour décider des priorités ? Ou seront-elles sous influence des prédateurs étrangers ? Les initiatives d’actions destinées aux Casques bleus ne doivent pas provenir uniquement du Conseil de Sécurité : elles doivent surtout émaner des autorités centrafricaines. Ce sont elles qui sont au fait de ce qu’il faut pour leur pays.

QUELLES PISTES POUR SORTIR DU CHAOS ?

         Il aurait d’abord fallu ne pas reconduire la MINUSCA en l’état. Les différents contingents auraient eu besoin d’un toilettage sévère. L’ensemble des contingents, du fait de la durée de leur présence dans le pays, a pris de mauvaises habitudes. Certains soldats ont été bien loin de leur mission de paix et de protection des populations. Beaucoup se sont vautrés dans le stupre ou les trafics de diamants et autres pierres précieuses.

         Toutefois, il faut reconnaître qu’en matière d’actions humanitaires, des choses ont été accomplies. Certains contingents, comme celui du Rwanda, ont rempli leur mission avec honneur et détermination. Il serait donc souhaitable qu’elle continue.

         Loin de nous, en effet, la volonté de jeter l’opprobre sur la MINUSCA tout entière. Mais cette résolution 2448 prolongeant sa mission pour un an sans changer les paramètres de son action risque de compliquer une situation déjà largement inextricable. Remplacer le Gabonais Parfait Onanga Anyanga par le Sénégalais Mankeur Ndiaye ne suffira certainement pas à rassurer les Centrafricains.

         Il y a fort longtemps, hélas ! qu’ils désespèrent de voir arriver la paix.

         Pour que le pays sorte du chaos, des mesures plus fortes s’imposent. Si on veut y parvenir, il faudra procéder à des changements plus radicaux.

                                                                                                                                                              

Centrafrique : arrestation de Didier Wangaye à Bambari, une marche du soutien en préparation.

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Minusca-le-25-decembre-2018-Centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-25408 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les habitants du quartier Bornou observent les dispositifs militaires de la Minusca le 24 décembre 2018 à Bambari. CopyrightCNC.
Les habitants du quartier Bornou observent les dispositifs militaires de la Minusca le 24 décembre 2018 à Bambari. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : arrestation de Didier Wangaye à Bambari, une marche du soutien en préparation.

 

 

À Bambari, un appel à l’organisation d’une marche pacifique a été lancé la semaine dernière par des  Hommes proches de l’UPC du chef de guerre Ali Darassa. Cette mobilisation vient en soutien à l’ex-maire par intérim de Bambari Didier Wangaye arrêté puis transféré à Bangui le 8 décembre 2018 dans une affaire de vente illégale d’un véhicule volé  à un douanier centrafricain.

 

Dans la nuit du dimanche 23 décembre dernier à Bambari, certains jeunes du quartier Bornou, à majorité musulmane, se sont mobilisés pour imprimer en grande quantité des banderoles avec des slogans à brandir lors de la marche prévue initialement pour le 24 décembre 2018.

Pendant que les choses s’accélèrent en coulisse, le Patron de la Minusca de la Ouaka, informé de la situation, dépêche très rapidement 5 chars et 7 pick-up BJ80 lourdement armés vers 6h du matin pour se positionner à l’entrée principale du quartier Bornou ainsi que sur les différentes grandes artères de la ville, empêchant du coup la tenue de la marche prévue dans la matinée du 24 décembre.

Cependant, les organisateurs de la marche, qui sont toujours sur leur garde, accusent la Minusca d’avoir empêché volontairement leur marche et réitèrent leur volonté de sortir dans les rues dans les jours à venir.

Le 8 décembre 2018, le Conseiller municipal de la ville de Bambari Didier Wangaye, qui assure par ailleurs l’intérim du maire de la ville, a été arrêté par la police nationale avec un commerçant local pour vente illégale d’un véhicule volé à un douanier. Il a été transféré avec son complice dans la capitale Bangui pour nécessité d’enquête.

Entre temps, un autre soupçon pèse sur le conseiller municipal Wangaye concernant ses relations très serrées avec le chef de guerre Ali Darassa. Beaucoup pensent que c’est lui qui informe à temps réel le chef de guerre sur tout ce qui se passe à Bambari.

Rappelons que Didier Wangaye, chrétien de père et mère, s’est fait islamiser en 2018, n’a pas changé son nom d’origine.

Il n’est pas par contre la deuxième personnalité de l’UPC comme l’ont annoncé les proches du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Par :Moïse BANAFIO, correspondant régional grand nord de la RCA

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : LA DÉCLARATION DE MONSIEUR JACQUES SIOLO AU SUJET DU MEURTRE DE SON FILS DÉFUNT JAMES JACKSON SIOLO

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Monsieur Jacques SIOLO. CopyrightCNC.

 

 

CENTRAFRIQUE : LA DÉCLARATION DE MONSIEUR JACQUES SIOLO AU SUJET DU MEURTRE  DE SON FILS DÉFUNT JAMES JACKSON SIOLO

 

DÉCLARATION

 

Comment un procès juste et équitable peut-il se dérouler sans la présence de toutes les parties en présence ? Plus précisément, pourquoi ni les avocats, ni les plaignants n’ont été notifiés ?

 

Si Édouard AYEBIYENA et Wilfried BALANGA sont condamnés par contumace à 20 ans de prison à travaux forcés alors qu’ils sont sur le territoire national, en service et continuent de percevoir leur solde, cela revient à dire que ces deux policiers, qui ont tué mon fils James Jackson SIOLO le 17 janvier 2016, continuent de jouir d’une protection qui leur a garanti l’impunité jusqu’à ce jour ; pour preuves :

1- Après leur évasion du centre de détention où ils étaient placés sous mandat de dépôt, j’ai adressé une lettre au Président de la République le 31 mai 2016 ; suite à quoi le Chef de l’État a ordonné au Ministre de la Justice de tout faire pour que les inculpés soient appréhendés et reconduits en prison. Rien n’a été fait. Non seulement le Ministre n’a pas fait exécuter les instructions du Chef de l’État, mais encore, lors de son interpellation par l’Assemblée Nationale en date du 11 octobre 2016, répondant à la question d ‘un Groupe Parlementaire qui s’étonnait que les meurtriers de mon fils soient remis en liberté et vaquent librement à leurs occupations professionnelles, le Ministre a déclaré que ces deux policiers avaient été extraits de la Maison d’arrêt de Ngaragba sur ses propres instructions, et placés dans un commissariat de police où ils sont toujours en détention. Or, suite aux instructions du Président de la République, le Ministre m’avait reçu en son cabinet le 03 juin 2016 et m’avait confirmé que les deux policiers s’étaient effectivement évadés du commissariat avec la complicité de leurs collègues. Il m’avait rassuré qu’il ferait tout pour qu’ils soient appréhendés. Alors, pourquoi le Ministre de la Justice, Monsieur Flavien MBATA, un proche du Chef de l’État en qui celui-ci a placé toute sa confiance s’est abstenu d’exécuter ses instructions ? Pourquoi Monsieur Flavien MBATA, Ministre de la Justice et Magistrat de son état a-t-il menti aux députés de la Nation de manière aussi éhontée ?

2-Bien que sous mandat de dépôt et en évasion, les deux policiers ont été affectés officiellement par Notes de Service prises par le Directeur Général de la Police :
– le sous-brigadier AHEMBINA Édouard, au Poste de police de Bayanga par Note de Service n° 062 du 11 janvier 2017.

– le sous-brigadier BALANGA Wilfried Judicaël, à la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) par Note de Service n° 004 du 10 janvier 2018.

3-La procédure de poursuite lancée contre les deux policiers a purement et simplement occulté le délit d’évasion dont ces derniers se sont rendus coupables. Pourquoi ? Si ce n’est pour voiler la complicité de la police et de sa haute hiérarchie ?

4-Pourquoi la Parquet Général a-t-il manœuvré pour que cette audience du 18 décembre 2018 se tienne sans la présence des plaignants et des avocats ?

5- Le procureur Général, Monsieur Éric TAMBO a déclaré sur les antennes de Ndéké-Lucka que ce n’est pas à lui d’arrêter ces deux policiers. Comment expliquer que la plus haute autorité de poursuite judiciaire, qui dispose de la police et de la gendarmerie sous ses ordres puisse se déclarer incompétente en matière d’arrestation des criminels ?! Un tel aveu de carence est assurément à mettre sur le compte personnel et exclusif de Monsieur Éric TAMBO, et non de notre système judiciaire qui en d’autres circonstances a fait preuve de compétence, d’indépendance et d’autorité en tant que Troisième Pouvoir. C’est en cela que réside toute ma confiance en la justice de mon pays.

Forts de l’appui moral de tous ceux qui malgré tout, croient en la Justice, ma famille et moi gardons l’espoir que les meurtriers de James Jackson seront tôt ou tard châtiés.

Jacques SIOLO

Le defunt Jams-Jackson SIOLO. Photo d'archives.
Le defunt Jams-Jackson SIOLO. Photo d’archives.

Centrafrique : Un peu, beaucoup, à la folie, Khartoum….

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Marche à Bangui du soutien au pourparler de Khartoum initié par les russes le 19 décembre. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : Un peu, beaucoup, à la folie, Khartoum….

 

Bangui (RCA) – CNC – Une manifestation s’est tenue le 19 décembre dans la capitale afin d’inciter le président Faustin Archange Touadéra à poursuivre le travail ébauché des accords de Khartoum. Ces accords mettant en avant le processus de paix avec les groupes armés où le rôle de médiateur est octroyé par la Fédération de Russie. Une première partie s’est déroulée en août  en se cloturant par une signature plutôt symbolique.

 

Cette manifestation a réuni semble-t-il qu’une vingtaine de personnes, montrant à quel point la population est désireuse de poursuivre ces accords, n’est-ce pas ?? Ces jeunes personnes sur la photo son présent, et attendent dans la tranquillité que ce moment se termine. Ils ne montrent aucun signe particulier de conviction, donnant l’impression qu’ils se demandent ce qu’ils sont en train de faire. Alors que font-ils ici ? Ont-ils été payés pour manifester ? leurs as-t-on offert les t-shirt qu’ils arborent ? si tel est le cas, qui aurait intérêt à les payer ?

 

Par simple déduction ceux qui ont des intérêts dans la poursuite de ces accords pouvant lui profiter en RCA n’est autre que la Russie, qui d’autres sinon ?

 

La banderole aux pieds de ces manifestants ou travailleurs, selon son choix, est imprécise. Qui sont les états complices ? La chienlit, est-ce vraiment la France qui est visée ici ?

 

Sur les t-shirts rouge est inscrit « Khartoum ultime voie de paix », et le processus DDRR qui vient d’être lancé dans tout ça ? L’objectif du DDRR est de restaurer la paix et la sécurité en passant notamment par le désarmement des groupes armés pour une réinsertion dans la société centrafricaine. Alors quel serait l’avantage à pousser toujours plus en avant un nouvel accord qui complexifie encore plus la situation ? Qu’aurait Khartoum de plus comparé aux autres ?

 

Il faut savoir laisser du temps au temps pour que la paix revienne et que nous vivions ensemble harmonieusement. La graine que l’on plante ne deviendra pas un magnifique arbre du jour au lendemain.   

 

               

Slogan tee-shirt lors de la marche du 19 décembre 2018 pour le soutien au pourparler de Khartoum. CopyrightCNC.
Slogan tee-shirt lors de la marche du 19 décembre 2018 pour le soutien au pourparler de Khartoum. CopyrightCNC.

Conseil de sécurité: l’entrée en piste de grandes puissances en 2019

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Le Conseil de sécurité de l’ONU le 22 octobre 2018.

 

 

Conseil de sécurité: l’entrée en piste de grandes puissances en 2019

 

 

A compter du 1er janvier, cinq nouveaux pays entrent au Conseil de sécurité de l’ONU pour deux ans. Parmi eux, l’Allemagne, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, trois puissances régionales. Reste à savoir si les consensus seront plus faciles avec des Etats-Unis de plus en plus imprévisibles.

La “star” du Conseil de sécurité (Nikki Haley) partie, la Maison Blanche entend la remplacer par une ex-journaliste, Heather Nauert, porte- parole du Département d’Etat.

“Un grand nombre de diplomates sont focalisés sur le changement d’ambassadrice américaine”, indique à l’AFP Richard Gowan de l’Université de l’ONU. Plusieurs craignent que Heather Nauert “n’adopte une ligne +America First+ plus dure que celle de Nikki Haley”.

“Unilatéraliste” et “isolationniste”,

“l’Amérique a largué les amarres”, note un diplomate. Ce “durcissement américain” va faire “de l’ONU une cible privilégiée”, craint- il.

En échec récurrent sur la Syrie, le Conseil de sécurité avait fait preuve d’unité en 2017 avec une triple série de sanctions contre la Corée du Nord. En 2018, la désunion a prédominé.

“Les échanges ont souvent été brutaux, on ne cherche même plus des consensus, plus personne ne s’écoute, les votes de procédure se multiplient, les positions sont polarisées”, résume un autre diplomate. Fin 2018, à propos du Yémen, le Conseil a vu les Etats-Unis menacer d’un veto un texte de son plus proche allié en principe, le Royaume Uni, un évènement inouï, traumatisant pour Londres, rapporte un ambassadeur du Conseil sous anonymat.

En public, le ton est parfois acerbe. “Il n’y a pas de recherche de compromis”, “ce n’est pas la première fois qu’on nous dit +c’est à prendre ou à laisser+”, a ainsi dénoncé le Russe Vassily Nebenzia lors d’une session sur la Centrafrique.

Le 21 décembre, la Bolivie, membre non- permanent sortant, a aussi laissé éclater sa colère. “Nous exigeons d’être pris en considération”, a lancé ce pays, critiquant un “manque de transparence et de respect” lors de négociations chaotiques sur l’envoi d’observateurs sur le sol yéménite.

Pour Moscou, les maux du Conseil sont à imputer “aux plumes, monopolisées par la troïka”, autrement dit les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France à qui revient par tradition et intérêt nombre de résolutions à rédiger sur les conflits dans le monde.

Qu’en sera-t-il de l’harmonie avec l’Allemagne, l’Afrique du Sud – deux candidats à très long terme à un siège de membre permanent – ou l’Indonésie, accompagnées de la Belgique et de la République dominicaine? Ces pays succéderont à la Suède, au Kazakhstan, à l’Ethiopie, aux Pays-Bas et à la Bolivie.

  • “Membres élus” –

Avec quelque 100.000 Casques bleus sur le terrain, l’ONU reste confrontée à des défis majeurs. Comment pousser à la paix avec un Conseil que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, trouve “plus divisé que jamais”?

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le 13 décembre 2018 à Rimbo, en Suède (AFP/Archives – Jonathan NACKSTRAND)

Réunions publiques ou à huis clos, c’est du pareil au même pour les divisions, déplore, dépité, un diplomate suédois sur le départ.

Pour la première fois, les cinq nouveaux arrivants se sont entendus avec les cinq autres membres non-permanents du Conseil (Pologne, Pérou, Koweït, Guinée équatoriale et Côte d’Ivoire) pour se partager des présidences de comités et en présenter la liste au “P5”, le groupe des cinq permanents (Etats- Unis, Russie, Chine, France et Royaume Uni).

“Accepté sans problème”, se réjouit un diplomate d’un petit pays, en rappelant que la pratique jusqu’alors consistait à batailler en coulisses de manière bilatérale. Les dix non- permanents “ne vont pas contrebalancer le P5 mais peuvent jouer un rôle”, veut croire cette source.

Illustration symbolique du rejet d’une structure héritée de l’après-guerre et qui ne correspond plus au monde d’aujourd’hui, les cinq nouveaux ne veulent pas être appelés “membres non permanents” mais “membres élus”.

Le moteur franco-allemand pourrait aider à gommer l’impression d’un Conseil à deux vitesses. “Les Allemands et les Français vont travailler en étroite coopération pour montrer que l’Europe pèse toujours en multilatéral en dépit du retrait du Royaume-Uni” de l’Union européenne, prédit Richard Gowan.

De son côté, l’Indonésie pourrait gêner la Chine. “Les Indonésiens ont une équipe solide et pourraient organiser des débats du Conseil sur la persécution des musulmans en Birmanie”, note cet expert de l’ONU.

Un décès mystique de la fille du Premier Ministre de la RCA : la fuite du protégé de la France à précéder la tragédie.

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Centrafrique.com/un-deces-mystique-de-la-fille-du-premier-ministre-de-la-rca-la-fuite-du-protege-de-la-france-a-preceder-la-tragedie/le-premier-ministre-simplice-mathieu-sarandji-corbeaunews-yapende-img_28fvr2018230353-10/” rel=”attachment wp-att-25390 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. CopyrightCNC
Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. CopyrightCNC

 

 

 

 

Un décès mystique de la fille du Premier Ministre de la RCA : la fuite du protégé de la France à précéder la tragédie.

 

 

Les habitants de la RCA ont pu découvrir une triste nouvelle. L’héritière de la famille Sarandji âgé de 38 ans est décédé le 13 décembre. Les obsèques se sont déroulé le 23 décembre. Nous présentons nos condoléances à la famille et aux proches de la décédée.

La mort de la fille du Premier Ministre cause beaucoup d’inquiétude. Cela est, possiblement, pas un accident. Nous nous souvenons de la mort de M. Nadia Béa, député de Bimbo 4. La soudaine mort de la politicienne plein d’énergie reste un mystère. Selon une version la députée est décédé suite à une maladie au moment où elle se trouvait en France. Les analystes politiques et les experts les plus méfiant ont pris en compte le fait que la découverte de la mort de M. Béa est venu quelques semaines après la destitution du Président de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim Meckassoua. Nadia Béa et Abdoul Karim Meckassoua étaient des rivaux depuis un certain temps. Avant la destitution de la tête du parlement, M. Béa a fait un appel officiel pour envoyer le fonctionnaire de haut poste a la retraite. Lors de sa conférence de presse avec les journalistes M. Béa avait déclarée que c’est une humiliation que le poste du chef de l’Assemblée Nationale est criminellement occupée par une telle personne comme Meckassoua. Quand la décision sur sa destitution devait être prise par le parlement en entier, certains hommes de la politique ont été adressé par des représentants des Etats étrangers avec une proposition de laisser Abdoul Karim Meckassoua au perchoir. Mais les parlementaires étaient déterminés de régler cette question eux même.

Quand la destitution a eu place elle été accompagné par une tentative d’assassinat du vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien Mapenzi. Ensuite des messages contradictoires sur la mort de M. Béa ont commencé à apparaitre. La confirmation qu’elle est officiellement décédé n’est pas apparu tout de suite. Après cela l’ex Président de L’Assemblée Nationale Abdoul Karim Meckassoua quitte la RCA le 28 novembre. Des représentants locaux des forces spéciales françaises avec des 4×4 étaient impliqué dans cette opération. Le politique déchu a fui avec l’aide de ses parrains français

L’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua n’était pas inquiet pour rien. Il y a quelques jours les autorités ont officiellement déclaré l’interdiction pour lui, ainsi que 2 autres Ministres qui sont eux aussi des liens avec la France de quitter la RCA. L’ancien Ministre des affaires étrangères de la RCA Charles Armel Doubane et Abdoul Karim Meckassoua ce dernier temps faisaient beaucoup de voyages en France en disant que qu’ils ont une nécessité de se soignés. Mais apparemment en France ils n’étaient pas occupés par leurs santés, plutôt ils renforcés leurs liens avec Paris possédée par leur néocolonialisme. Et maintenant les 2 fonctionnaires de haut poste sont démissionnés.

Mais quel est le lien avec le Premier Ministre Simplice Sarandji et sa fille, la vie de la qu’elle est, possiblement devenu une « monnaie d’échange » dans le monde des intrigues politiques. Charles Armel Doubane a perdu les élections présidentielles en 2016. Faustin-Archange Touadéra est devenu le frais et nouveau pondu leadeur du pays. Il a nommé en tant que premier Ministre son ancien homologue et amis Simplice Mathieu Sarandji. Le dernier a proposé au perdant des élections Doubane le poste de Ministre des Affaires étrangères.

Sur le fonds des destitutions, des fuites en France, des soupçons des raisons des voyages en France des fonctionnaires, nous découvrons la soudaine mort l’assez jeune fille du Premier Ministre. Il est peu probable que cela peut-être une simple coïncidence –il est possible que cela peut être une abominable et cynique façon de se venger venant d’une personne qui a été démissionné de la « crèche » du pouvoir. La vengeance d’une personne qui pensait que son irresponsabilité et son apathie envers le pays ne serait jamais remarqué. Et il est possible que les amis-colonisateurs, qui ont donné la possibilité de fuir au fonctionnaire qui a perdu la confiance des compatriotes, ont pu aider à réaliser cette intention.

Rappelons, que Simplice Sarandji est devenu le Premier Ministre parce que-il été en fonction pour une longue période de temps entant que chef de l’administrations quand Faustin-Archange Touadéra n’était pas encore Président, et non parce que il est amis avec le dernier. Quand Touadéra est devenu Chef de l’Etat, il a nommé en tant que Premier Ministre une personne dont il est sûr, avec lequel il a travaillé main dans la main. Simplice Mathieu Sarandji n’a pas seulement étudié ensemble avec Touadéra, mais a aussi des résultats dans le domaine de la science. Il obtient une maîtrise de géographie à l’université Michel de Montaigne Bordeaux 3 en 1983. Il est aussi professeur de lettres modernes à l’université de Bangui où il est chef de département d’histoire-géographie, avant de devenir doyen de la faculté des lettres et sciences humaines. Alors il n’est pas étonnant qu’une famille comme celle-ci peut donner de l’ombrage au adversaires politiques.

 

NDLR : l’opinion exprimée dans cet article n’engage que son auteur.

Centrafrique : vœux du nouvel an du parti CNCA-PDD

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Logo officiel du parti CNCA-PDD

 

 

 

Centrafrique : vœux du nouvel an du parti CNCA-PDD

 

 

CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA

   PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT

                                       (CNCA-PDD)

                                                                                                                                                                                                  VOEUX  DE NOUVEL AN DU PRESIDENT NATIONAL

     DU CNCA-PDD AU PEUPLE DE CENTRAFRIQUE

Très chers frères et sœurs,

Alors que l’année s’achève, le Conseil National, le Comité Exécutif ainsi que tous les membres et sympathisants du CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT (CNCA-PDD) sont heureux et se joignent à moi pour présenter à tous les vaillants fils et filles de la Centrafrique nos  meilleurs souhaits de Joyeux Noël ainsi que Bonne et Heureuse Année. Que l’esprit de Noël soit avec vous aujourd’hui et tout au cours de la Nouvelle Année et que 2019 soit  pour toutes les familles de Centrafrique, une année de paix intérieure et extérieure, de santé, de longévité, de douceur, de sérénité, de prospérité, de plein succès dans leurs activités respectives ainsi que des réalisations des projets les plus chers à notre pays.

Nous savons que le Peuple dans tout son ensemble a souffert et continu de souffrir à cause de l’égoïsme de ses  leaders. Nous savons aussi que bon nombre de familles sont endeuillées, déplacées de force et non pas de quoi se nourrir ou se soigner.

Oui, au cours de ces dernières années la quasi-totalité des familles Centrafricaines ont subi des malheurs indescriptibles. Nous prions l’Eternel DIEU le Tout Puissant de leurs couvrir de sa grâce divine.
A ce stade de mon propos, je me joins à tous ceux qui ont été frappés par d’irréparables destins dû à la furie criminelle de certains compatriotes aventuriers et des mercenaires venus d’ailleurs; pour remercier, féliciter et encourager son Excellence le Président de la République, tous les membres du Gouvernement, les Parlementaires de notre pays, les Responsables religieux, les Responsables politiques, les Responsables  de sécurité, les Chefs traditionnels, la Société Civile, les Professionnels des médias en République Centrafricaine ainsi que la Communauté Internationale pour la mobilisation et la compassion dans l’élan de solidarité dont le Peuple avait été l’objet.

Je félicite également l’exceptionnel Peuple de Centrafrique de sa force, de sa résistance à l’ennemi visible et invisible, de son courage et pour sa détermination à rester unis dans notre seul et indivisible Patrie la CENTRAFRIQUE. Rien ne peut donc arrêter la marche lente mais sûre de notre pays vers une totale libération du joug de l’impérialisme et une transformation positive de son destin. Car la Centrafrique est une  Nation forte, déterminée à aller de l’avant et à surmonter tous obstacles qui se présentent à elle.

Je sais aussi que plusieurs d’entre vous sont seuls, souffrent ou sont malades. Et je sais que dans ces moments de fêtes et de retrouvailles, cette solitude et cette souffrance sont plus dures encore à supporter.

A nos concitoyens qui sont dans cette situation, je leur déclare du fond du cœur que le CNCA-PDD est très proche d’eux dans leur solitude et leur adresse une pensée fraternelle.

Nous avons vécu des moments sombres lors des attaques criminels à Alindao, Bambari, Batangafo et dans d’autres localités de notre pays. Nous exprimons, une fois de plus, notre compassion aux victimes de ces barbares, incultes, sauvages, hors la loi et criminels venus d’une autre planète qui ont voulu, avec des multiples soutiens obscures et démoniaques, chercher à prendre notre pays en otage.

Dans une grande unanimité, il y a des exigences pour que toute la lumière soit faite rapidement sur ces évènements, que la vérité soit établie et que les auteurs visibles et cachés soient  traqués et traduit devant les tribunaux.
Afin de relever les défis qui attendent notre pays, il faut donc un climat apaisé et serein. Notre Parti le CNCA-PDD encourage le Gouvernement et tous les responsables politiques à plus de cohésion pour que notre pays aille de l’avant. Car la paix, nous le savons tous, est un préalable pour affronter les problèmes de la pauvreté et du sous-développement. C’est aussi le socle sans lequel il ne saurait y avoir ni développement économique, ni cohésion sociale.

Le CNCA-PDD est convaincu que les vrais patriotes Centrafricaines et Centrafricains sont capables de surmonter leurs divergences. L’intensification de la communication, une stratégie de sensibilisation et d’explication, le dialogue direct et la patience permettront de trouver des solutions satisfaisantes et consensuelles pour tous.

Les faits majeurs de 2018 qui retiennent positivement notre attention sont d’une part la mise en œuvre du programme de DDRR qui va permettre à la RCA d’asseoir son ancrage institutionnel et de renforcer son autonomie sécuritaire qui patine et d’autre part le dynamisme de la politique extérieure de notre pays beaucoup plus visible aujourd’hui par la diversification de nos liens diplomatiques avec d’autres pays développés pour le bien des Centrafricains.

Par ailleurs, j’invite chacun de nous à aimer de tout cœur notre Mère Patrie Commune la Centrafrique. J’exhorte aussi les élites et leaders de notre pays à unir tous les compétences qu’ils possèdent pour la transformation positive de notre pays.

A vous Monsieur le Président de la République Centrafricaine, nonobstant les difficultés et obstacles qui ont émaillé l’année qui vient de s’écouler, vous avez réussi avec courage et clairvoyance à conduire notre pays. Vos efforts et déterminations ne doivent jamais se relâcher. Soyez en remercié.

Sur ce, je voudrais au nom du Conseil National, du Comité Exécutif et de  tous les membres et sympathisants du CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT (CNCA-PDD)  formuler pour le Président de la République Centrafricaine, pour tous les membres du Gouvernement, les Parlementaires de notre pays, les Autorités religieuses, les Responsables politiques, les Responsables de sécurité, les Chefs traditionnels, la Société Civile, les Professionnels des médias en République Centrafricaine et le vaillant Peuple Centrafricain; mes vœux sincères de santé, de bonheur à tous égards et de succès dans vos grandes, nobles et exaltantes missions respectives.
A tous les partenaires et soutiens multiformes, qui ont bien voulu renouveler leur confiance à notre pays, le CNCA-PDD leurs souhaite une année de prospérité, de réussite et de succès dans toutes leurs entreprises.

Que l’Eternel comble de bénédictions les filles et les fils de Centrafrique.

 

Président National du CNCA-PDD

                                                        Ferdinand MBOKOTO-MADJI

 

                                                                                        

Centrafrique : disparition d’un FACA à Nola, son corps vient d’être retrouvé et évacué à Bangui.

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Rotation des soldats FACA à Obo. CopyrightDR.

 

 

Centrafrique : disparition d’un FACA à Nola, son corps vient d’être retrouvé et évacué à Bangui.

 

 

Disparu depuis le week-end dernier dans une circonstance encore non illucidée, le corps du soldat de première classe de l’armée nationale  Octave Bamnéi vient d’être repêché dans la rivière Sangha dans un état de décomposition avancée ce lundi 24 décembre vers 13h  .

 

Selon des informations recueillies auprès de ses collègues FACA dans la Sangha-Baéré, le soldat de première classe Octave Bamnéi avait été détaché à Lopo, un petit village minier à 10 kilomètres de la ville de Nola où une société chinoise exploite pour son propre compte depuis plusieurs années de l’or et du diamant.

Alors que celui-ci, après l’autorisation expresse de son commandant en chef, tente de quitter le lieu de son affectation à bord d’une embarcation légère communément appelée « pirogue » lorsqu’il a fait une chute dans la rivière Sangha le samedi dernier.

Après plusieurs heures de recherche, son corps a été finalement retrouvé ce lundi 24 décembre dans la rivière Sangha dans un état de décomposition avancée.

Le corps du « premier », qui présente aussi des traces de tortures, est rapatrié immédiatement sur Bangui le même jour avant d’être transféré ce mardi dans son village à Bossangoa dans l’Ouham pour enterrement.

Contacté par CNC, un habitant du village Lopo parle quant à lui d’une noyade provoquée par une main invisible et non naturelle, parce  que c’est vraiment courant dans le secteur.

Entre temps, la mort du soldat Octave a permis non seulement à certains travailleurs locaux de la société minière chinoise, mais aussi  aux habitants du village Lopo de voir en chair et en os le patron de ladite société qui ne sort jamais de sa maison depuis plusieurs années.

 

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Centrafrique : « Le lancement du DDRR en désaccord avec les groupes armés à Paoua est un fiasco » selon Joseph Bendounga

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L’opposant Joseph BENDOUNGA. CopyrightDR.

 

 

Centrafrique : « Le lancement du DDRR en désaccord avec les groupes armés à Paoua est un fiasco » selon Joseph Bendounga

 

 

Le Président du Mouvement démocratique pour le Renouveau et l’Évolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga qualifie de « fiasco », le lancement du grand programme du Désarmement Démobilisation Réinsertion et Rapatriement à Paoua au nord-ouest de la République centrafricaine par le Chef de l’État Faustin Archange Touadera.

 

Le lancement du programme de DDRR à Paoua est controversé par des groupes armés notamment le MLCJ, la RJ aile Belanga qui a dénoncé le processus lancé par le gouvernement.

Joseph Bendounga, Président du Parti MDREC n’est pas resté en marge de ces réactions et qualifie de plaisanterie de mauvais goût le lancement de ce grand DDRR à Paoua : « le lancement du DDRR par le Président Faustin Archange Touadera à Paoua est un fiasco et une plaisanterie de mauvais goût. Il vous souviendra  que le Président de la République dont le point 1 de sa profession de foi avait  proposé pourtant aux Centrafricains entre les deux tours, la réhabilitation et le redéploiement des forces de défense et de sécurité intérieure pour sécuriser les Centrafricains », a rappelé le Président du Parti MDREC qui profite de cette occasion pour suggérer  au Président de la République de mieux s’entourer que de bons conseils qui pourraient l’aider dans l’exercice de son mandat. Il n’est pas aussi exclu pour lui de consulter ses homologues de la sous-région qui ont de bonnes expériences dans la gestion de telle crise.

« Ce n’est pas dans deux ans et 8 mois que le Président de la République ira distraire les Centrafricains et prendre 3 armes pour dire qu’il a lancé le programme du désarmement. La Centrafrique n’est pas encore entrée dans le lancement du DDRR »,  conclut-il.

Contacté par CNC, un  proche du Chef de l’Etat balaie du revers de la main la réaction du Président Joseph Bendounga qu’il qualifie d’un non-évènement : « Je ne comprends pas le Président Bendounga qui regarde tous en noir. Ce lancement du programme DDRR par le Chef de l’Etat Touadera est un succès vu l’engouement des rebelles à cette cérémonie. Donc pour moi, sa réaction est un non-évènement et on en a assez de ce même refrain », a-t-il  réagi sous couvert de l’anonymat.

Plusieurs  réactions ont été enregistrées lors du lancement du DDRR à Paoua. Certains groupes armés ont exprimé leurs désaccords vis-à-vis du premier lancement de programme national du DDRR le lundi 17 décembre 2018 à Paoua par le Chef de l’État. D’autres ont souhaité le lancement après le dialogue de l’Union africaine.

 

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Présidentielle en RDC : un sommet extraordinaire de SADC-CIRGL à Brazzaville à 4 jours des élections

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Machine électorale en RDC.

 

 

Présidentielle en RDC : un sommet extraordinaire de SADC-CIRGL à Brazzaville à 4 jours des élections

 

 

Les chefs d’Etat de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) se retrouvent ce mercredi 26 décembre 2018, à Brazzaville, pour évoquer la situation en RDC. Les deux organisations craignent que les tensions électorales affectent les pays de la sous-région.

 

Jean Claude Gakosso, ministre congolais des Affaires étrangères et envoyé spécial du Président Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo et président de la CIRGL, est allé, le 23 décembre, remettre personnellement l’invitation du président namibien, Hage G. Geingob.

Avant cette réunion, Hage Geingob, également président en exercice de la SADC, avait reçu Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi. Pour sa part, Denis Sassou-Nguesso a rencontré Adolphe Muzito.

La CIRGL comprend douze Etats membres, à savoir l’Angola, le Burundi, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la République du Soudan du Sud, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie.

Centrafrique : incendie criminel de l’église catholique Sainte-Trinité à Bangui.

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Incendie criminel de l’église Sainte-Trinité des Castors-Bangui le 24 décembre 2018. Credit photo : Anselme Mbata, pour CNC. CopyrightCNC.

 

Centrafrique : incendie criminel de l’église catholique Sainte-Trinité à Bangui.

 

 

L’église catholique Sainte-Trinité dans le 3e arrondissement de Bangui a été la cible  d’un incendie probablement criminel cette nuit du 24 décembre . Personne n’a été blessé, mais le bâtiment a été complètement

 

Selon le chef de la police criminelle de Bangui, l’incendie aurait pris naissance derrière le bâtiment de l’église suite à un acte probablement criminel d’au moins une personne encore non identifiée par les forces de l’ordre.

À l’arrivée des pompiers sur place, peu après 23 heures, le brasier s’était propagé partout à l’intérieur de l’église.

Ils ont combattu la flamme pendant des heures jusqu’aux environs de 3h du matin, mais elle n’a pas été maitrisée.

La cause du sinistre n’a pas encore été déterminée, tout comme la valeur des dommages.

Or, à en croire à certains témoins de la scène contactés par CNC, peu après le premier culte de 18h, trois hommes sur trois motos en provenance du quartier Pk5 auraient été aperçus autour de l’église quelques minutes avant la naissance de l’incendie derrière le bâtiment.

Sur place, certaines personnalités politiques dont le Maire de Bangui Émile Gros Nakombo,  sont intervenues pour réconforter quelques dizaines des voisins de l’église Sainte-Trinité encore sous le choc. Malheureusement, le Maire de Bangui, comme dans son habitude, était dans un état d’ébriété avancée, ce qui a rendu encore plus furieux les jeunes du secteur.

 

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Incendie criminel de l'église Sainte-Trinité des Castors-Bangui le 24 décembre 2018. Credit photo : Anselme Mbata, pour CNC. CopyrightCNC.
Incendie criminel de l’église Sainte-Trinité des Castors-Bangui le 24 décembre 2018. Credit photo : Anselme Mbata, pour CNC. CopyrightCNC.

Centrafrique : braquage spectaculaire d’un véhicule dans le 7e arrondissement de Bangui par des soldats FACA.

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Les soldats FACA au camp Kassaï dans le 7e arrondissement de Bangui. CopyrightDR.

 

 

Centrafrique : braquage spectaculaire d’un véhicule dans le 7e arrondissement de Bangui par des soldats FACA.

 

Dans la nuit du vendredi à samedi 22 décembre dernier, 4 éléments des forces armées centrafricaines (FACA) ont braqué un véhicule 4×4 dans le 7e arrondissement de Bangui aux environs de 22 heures. Dans leur poursuite, 2 des 4 assaillants ont été abattus et un autre arrêté et écroué à la SRI.

 

Selon les premiers éléments de l’enquête, le véhicule, un pickup de marque BJ80 familial  de couleur grise militaire,  appartenant au ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra quand il a été pris d’assaut par 4 éléments des forces armées centrafricaines lourdement armées et en tenue militaire au quartier Ouango-Bangui dans le 7e arrondissement.

Au moment de l’attaque, seul le chauffeur qui était à bord, mais il a été très vite neutralisé par les assaillants qui ont récupéré le véhicule.

Entre temps, les soldats FACA en faction devant la résidence du ministre Dondra  ont été très vite alertés par le conducteur du véhicule. Une course poursuite a été engagée pour retrouver les assaillants sur le trajet Kassaï-centre-ville, mais ils étaient déjà loin.

Contre toute attente, le véhicule a été repéré dans le 4e arrondissement avec les 4 braqueurs FACA à bord. Ils tentent de progresser vers la cité Jean XXIII, mais ils ont été rattrapés à quelques mètres de l’hôpital de l’Amitié.

Après une première tentative   de la neutralisation du véhicule, un échange des tirs a été  engagé entre les occupants du véhicule et le Soldat FACA qui les a poursuivissur la moto.

2 des 4 braqueurs ont été abattus, tandis que le troisième s’est rendu sans résistance. Le quatrième braqueur a pu s’échapper dans la nature.

Finalement, le corps du caporal-braqueur, surnommé au quartier Malimaka « DÉFAO » en raison de sa forte corpulence, a été enterré ce samedi 22 décembre dernier.

Cependant, les familles des victimes, très en colère après la mort de leurs fils, tentent de dénoncer aux autorités le vrai commanditaire en chef de ces  réseaux du banditisme dans lesquels leurs enfants ont été embarqués.

Pour eux, le capitaine de la gendarmerie Olivier Koudoumon alias Gbangouma serait le commanditaire en chef de ce braquage du véhicule du ministre Dondra ce vendredi.

Il y’a lieu de rappeler que le capitaine Olivier Koudoumon alias Gbangouma, en dépit de sa réintégration par le ministre de la Sécurité publique comme le chef des opérations de la légion mobile de la gendarmerie, continue de piloter à visage découvert des nombreux cas de braquages des véhicules dans la capitale Bangui.

Tout le monde se souvient encore de la mort il y’a trois mois de son adjoint surnommé « le colonel ALKATO » tué dans un quartier proche de Fatima lors d’un acte de braquage.

Ce même capitaine Koudoumon, soupçonné par la justice de commettre ou de participer à des nombreux actes criminels entre 2003 et 2018, continue bizarrement de circuler librement dans la capitale Bangui.

Alors, tout le monde se demande à quand le démantèlement définitif des réseaux mafieux dirigés par le capitaine Olivier Koudoumon alias Gbangouma ?

 

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Centrafrique : quand le Président Touadera sollicite la médiation du général Djéngbo dans l’affaire des 800 soldats retraités.

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Réunion du collectif des 800 FACA retraités le 20 décembre 2018 au domicile du général Djengbo au quartier Kolongo à Bangui. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : quand le Président Touadera sollicite la médiation du général Djéngbo dans l’affaire des 800 soldats retraités.

 

Réunis le jeudi 20 décembre 2018 à la demande du chef de l’État Faustin Archange Touadera au domicile du général Djengbo dans le 6e arrondissement de Bangui, plusieurs dizaines des soldats retraités de la dernière vague 2018 se sont longuement discutés sur les conditions de leur admission à la retraite avec le médiateur officiel désigné par la Présidence de la République.

 

Suite au bras de fer qui oppose depuis début d’année le collectif des 800 soldats FACA admis à la retraite et les autorités centrafricaines concernant le non versement des leurs mesures d’accompagnement promises par les États-Unis, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, à travers son émissaire le général Djengbo, mène des démarches pour une médiation, et ce,  afin de dénouer l’impasse dans laquelle les négociations se trouvent.

Au terme d’un grand rassemblement organisé ce jeudi 20 décembre 2018 au domicile du médiateur à Kolongo dans le 6e arrondissement de Bangui, quelques dizaines des membres du collectif ont en effet longuement discuté avec le médiateur Djengbo sur les conditions de leur admission à la retraite.

Pour eux, le chef de l’État ne peut en aucun cas signer le décret portant leur admission à la retraite s’il n’était pas certains du versement de leurs  mesures d’accompagnement promises par les États-Unis :

« … mon général, je suis désagréablement surpris par les informations que vous venez de nous annoncer. Parce que gouverner c’est prévoir. Et le Président de la République ne peut signer un décret pour faire partir un grand nombre des soldats à la retraite tant qu’il n’a pas vu les fonds promis. … Je suis vraiment surpris mon général… Parce qu’il s’agit des vies humaines qui sont en jeu. Depuis 6 mois on ‘n’a pas de salaire et on souffre énormément », a déploré un leader du collectif lors de la discussion.

S’agissant de la promesse qui leur avait été faite par le Chef d’État major d’alors le général Ludovic Ngaïféi et la ministre de la Défense Marie-Noëlle Koyara concernant leurs mesures d’accompagnement, l’un des participants à la réunion a pris la parole pour rappeler à tout le monde ces belles paroles qu’il qualifie désormais de scroquérie.

Pour le médiateur de la crise, le chef de l’État est conscient de la situation et demande à tout le monde de se calmer dans la patience en attendant le versement des fonds promis par les partenaires internationaux.

En tout cas pour le collectif, il y’a une panne quelque part. Et dont le chef de l’État sait qu’il avait été induit en erreur par son entourage. Et donc il a l’obligation de réparer la situation avant qu’elle ne devienne grave.

Rappelons qu’en février 2018, environ 800 éléments des forces de défenses et de sécurité avaient été admis à la retraite avec une promesse de versement des mesures d’accompagnement exceptionnelles. Or, depuis 6 mois, aucun versement n’a été fait aux ayants droit comme prévu. Ce qui a provoqué la colère de ces derniers qui tentent par tous les moyens de faire réclamer leur droit.

 

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Réunion du collectif des 800 FACA retraités le 20 décembre 2018 au domicile du général Djengbo au quartier Kolongo à Bangui. CopyrightCNC.
Réunion du collectif des 800 FACA retraités le 20 décembre 2018 au domicile du général Djengbo au quartier Kolongo à Bangui. CopyrightCNC.

RCA – Assemblée nationale : Etat de la maison laissée par Karim Meckassoua

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L'ex-Président de l'Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua. CopyrightDR.
L’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua. CopyrightDR.

 

 

RCA – Assemblée nationale : Etat de la maison laissée par Karim Meckassoua

 

 

Bangui (rca) – CNC- Après deux années durant de gestion à la tête de l’assemblée nationale, Karim Abdou Meckassoua a laissé cette institution de la République dans un état d’insalubrité et de dégradation indescriptible.

Il ne doit pas être très fier ! Plus préoccupé à faire du clientélisme politique et du favoritisme vis-à-vis des députés de sa mouvance, il s’est contenté dès son entrée en fonction de faire arranger luxueusement et à grands frais au rez de chaussée par l’entreprise de son frère cadet, le salon d’honneur, sa salle d’attente et son bureau (44 millions de F CFA). Il s’est totalement désintéressé des autres parties de cette bâtisse. C’est un véritable défi que l’actuel bureau du PAN Laurent Ngon-Baba doit se dépêcher de relever.

Dans l’hémicycle, les microphones individuels sur les pupitres de nos chers honorables ont tout simplement disparu. C’est un micro « balladeur » qui permet aux députés de prendre la parole et s’exprimer. Seuls les microphones de la tribune et celui du perchoir semble encore fonctionner. Ceux de la tribune réservés aux autres membres du bureau ont soit disparu ou ne marchent plus. De nos jours, dans l’hémicycle de plusieurs parlements dans le monde pas seulement des pays nantis  mais même dans certains pays africains qui sont aussi voire plus pauvres que le nôtre, on a maintenant recours à un matériel de vote électronique pour les députés. Les nôtres en sont encore à continuer de glisser des bouts de papier faisant office de bulletin de vote dans une corbeille qu’on leur tend et au décompte manuel et verbal des bulletins !

Aussi incroyable que cela puisse être, depuis des lustres, il n’y a plus d’eau courante à l’assemblée nationale tant et si bien que plus aucun WC ni pissotières ne sont utilisables et cela ne paraît préoccuper aucun responsable des lieux. Tous les endroits réservés aux toilettes tout autour de l’hémicycle, de la salle dite des banquets au rez de chaussée et à l’étage dégagent d’insupportables odeurs pestilentielles. La fameuse salle des banquets dont la location à des tiers pour des événements, soirées festives de mariage et autres anniversaires devrait rapporter énormément  d’argent qui pourrait au moins servir à son entretien est dans un état épouvantable. Plusieurs carreaux du sol sont cassés et non remplacés. Les lustres au plafond sont dans un état d’insalubrité avancé. Il y a des grandes tables rondes mais aucune chaise ! La climatisation laisse à désirer.

Depuis des années, où sont allées les recettes de location de cette grande salle ? La question mérite d’être posée à tous ceux qui ont eu à gérer cette institution surtout depuis le CNT de Ferdinand Alexandre Nguendet jusqu’aux deux ans de gestion de  Karim Meckassoua. Laurent Ngon-Baba est donc attendu au tournant. D’importantes sommes d’argent sont sorties du trésor national pour soit disant la réhabilitation de ces lieux mais leur état actuel est une véritable honte pour notre pays. Alors que les principaux dirigeants de cette maison ont un grand penchant pour les coûteux  véhicules Toyota 4X4 V8 VX et autres Mercedes grand luxe, qu’ils se dépêchent de mettre à la réforme pour se les procurer, ils devraient se préoccuper tout autant sinon davantage de l’état de la branche sur laquelle ils s’asseyent.

 

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Centrafrique : une embarrassante affaire qui divise la police nationale.

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Centrafrique.com/centrafrique-une-embarrassante-affaire-qui-divise-la-police-nationale/manifestation-a-bangui-avec-une-foule-devant-la-police-3/” rel=”attachment wp-att-25329 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d'illustration d'une foule en colère face à la police lors de la manifestation de la société civile contre l'inaction des forces de la Minusca vis-à-vis des rebelles. CopyrightCNC.
Image d’illustration d’une foule en colère face à la police lors de la manifestation de la société civile contre l’inaction des forces de la Minusca vis-à-vis des rebelles. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : une embarrassante affaire qui divise la police nationale.

 

 

Si depuis quelques jours une affaire de vol d’une moto en présence des éléments de la Ficu a profondément ébranlé tous les corps de la police nationale, c’est désormais le département de la sécurité publique qui est touché.

 

En effet, d’après notre enquête sur le dossier, tout a commencé par un incident survenu le 14 décembre dernier entre un agent auxiliaire de la police nationale et un mototaximan sur l’avenue de l’indépendance au niveau du centre artisanal de Bangui dans lequel ce dernier avait été gravement blessé et transporté à la clinique du Médecin sans frontière pour des soins d’urgence.

D’après les premiers éléments de l’enquête de la gendarmerie dont CNC a pu consulter la copie, c’est à la suite d’un contrôle de l’unité de police FICU à l’entrée du centre-ville de Bangui qu’un auxiliaire de police aurait frappé un mototaximan dénommé Francis, âgé d’environ 23 ans,  avec son ceinturon de combat alors que celui-ci est en pleine vitesse sur sa moto.

Tombé à la renverse lors de la frappe, le mototaximan, gravement blessé partout sur son corps, a été transporté d’urgence à l’hôpital en présence d’une foule compacte des badauds qui étaient en colère contre le policier incriminé.

Entre temps, devant la menace pressante de cette foule qui voudrait frapper tous les policiers présents lors de ce contrôle,le chef de poste, un sous-brigadier de la Police, a tenté d’appeler en vain son chef le Commandant Antonio Tembo pour demander de renfort.

Après avoir repris conscience à l’hôpital, la victime, le jeune mototaximan, demande à ce qu’on lui ramène sa moto, mais les policiers ne l’ont pas trouvée.

Ils ont compris à la fin que celle-ci a été volée par l’un des badauds présents lors de l’incident le 14 décembre dernier.

Sans surprise, la victime saisit la justice pour que la police lui ramène sa moto. Mais le commandant de la police Antonio Tembo, chef de l’unité FICU, a facilement trouvé le coupable idéal qui est le sous-brigadier, chef du checkpoint dans lequel l’agent auxiliaire a été mis en cause.

Contre toute attente, il ordonne à son coupable de rembourser très rapidement la moto de la victime, sans quoi il va être lourdement sanctionné  .

Pour les nombreux agents de la police contactés par CNC, la décision du commandant Tembo relève tout simplement d’une fuite en avant d’autant plus qu’il avait été appelé en vain par ses éléments en danger alors qu’il est dans son délire personnel dans les quartiers de Bangui avec le seul véhicule de patrouille de la FICU.

Dans les commissariats de Bangui, y compris dans d’autres unités opérationnelles de la police, on ne manque pas de critiquer le comportement inadmissible du commandant Tembo qui ne cesse de presser ses agents auxiliaires de lui ramener par jour au bureau un nombre fixé des taximotos à racketter.

Au ministère de la Sécurité publique, on se demande si c’est à ce sous-brigadier de rembourser la victime ou c’est à la police nationale, autrement dit à l’État de prendre saresponsabilité, car, cet agent auxiliaire agit dans le cadre de son travaille de policier et non personnel.

Il y’a lieu de rappeler que suite à la décision du ministre de la Sécurité publique qui interdit par un arrêté l’accès des motos-taxis au centre-ville de Bangui, toutes les unités de la police ont été mobilisées d’appliquer rigoureusement cette décision. En conséquence, la FICU a installé un checkpoint juste à quelques mètres du centre artisanal devant la cathédrale afin de filtrer l’entrée et la sortie du centre-ville par les forces de l’ordre.

Mais dans le cas de Francis, le mototaximan blessé, il n’a pas transporté un client au moment de son retour à la maison située  au quartier Ouango dans le 7e arrondissement de  Bangui.

Le commandant Antonio Tembo que CNC a déjà publié un article sur lui en février 2018 constitue toujours une épine sous les pieds du ministre de la Sécurité publique, tout comme pour le nouveau Directeur général de la police, le redoutable Bienvenu Zokoué.

 

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Centrafrique : violent clash entre Moussa Faki Mahamat et Faustin Touadera.

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Centrafrique.com/centrafrique-violent-clash-entre-moussa-faki-et-faustin-touadera/president-commission-union-africaine-moussa-fakir-et-faustin-archange-touadera-a-droite-le-18-septembre-2018-a-bangui-rfi-2/” rel=”attachment wp-att-25340 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de la commission de l'Union africaine Moussa Faki Mahamat  à gauche et le Président Faustin Archange Touadera à droite sur la photo prise à Bangui le 18 septembre 2018. CopyrightAFP.
Le Président de la commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat à gauche et le Président Faustin Archange Touadera à droite sur la photo prise à Bangui le 18 septembre 2018. CopyrightAFP.

 

Centrafrique : violent clash entre Moussa Faki Mahamat et Faustin Touadera.

 

 

Si l’initiative de paix portée par l’Union africaine peine à se concrétiser depuis plusieurs mois, c’est à cause des relations diplomatiques très exécrables entre la présidence de la République centrafricaine et la présidence de la Commission de cette Institution. À en croire au dernier développement qui s’est soldé par un clash téléphonique très violent entre le président Touadera et Moussa Faki Mahamat.

 

D’après nos enquêtes, c’est la désapprobation par le Président Faustin Archange TOUADERA du choix du Mauritanien Mohamed Hacen Ould Lebatt, conseiller stratégique principal de Moussa Faki Mahamat comme facilitateur des pourparlers de Paix qui a sorti les relations amicales et professionnelles entre les deux hommes de ses rails.

Selon nos informations, Monsieur Moussa Faki Mahamat, qui n’a surtout pas apprécié le fait que le président Touadera qualifie un haut cadre de son Institution et de surcroit son conseiller stratégique principal, d’un homme à moralité douteuse et trop partial, a pris son courage à deux mains pour prendre son téléphone et appeler le président Faustin Archange TOUADERA afin de comprendre les raisons qui le poussent à tenir des tels propos qualifiés « insultants et non courtois » dans le langage diplomatique.

Contre toute attente, Monsieur Moussa Faki Mahamat, c’est dans la gueule du loup que sa demande est rentrée. Il s’est retrouvé dans le viseur du président Touadera qui l’a chargé copieusement et avec tous les noms d’oiseaux.

Depuis lors, les deux hommes se campent chacun dans son coin. Ils ne se parlent plus. Et c’est ce qui oblige Moussa Faki Mahamat de ne pas répondre aux exigences « à la centrafricaine », du gouvernement de donner trois noms au Chef de l’État qui doit décider seul coutumièrement le prochain facilitateur.

Selon un diplomate africain contacté par CNC, il est quasi-impossible pour l’Union africaine d’aboutir dans cet état à une solution pacifique qui pourrait mettre fin à cette crise politico-militaire en République centrafricaine.

Peut-être la solution viendra du côté de l’ONU ? s’interroge ce diplomate.

Du côté des autorités de Bangui, d’après une source gouvernementale, les pourparlers de Paix de l’Union africaine sont, malheureusement, « mort-nés ». Elles misent désormais sur ceux de Khartoum initié par les Russes et les Soudanais pour ramener la paix dans le pays.

Affaire à suivre…

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Centrafrique : Lancement des activités de la plaidoirie pour l’adoption sur la loi de la protection de l’enfant

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Centrafrique.com/centrafrique-lancement-des-activites-de-la-plaidoirie-pour-ladoption-sur-la-loi-de-la-protection-de-lenfant/lancement-des-activites-de-la-plaidoirie-pour-ladoption-sur-la-loi-de-la-protection-de-lenfant/” rel=”attachment wp-att-25336 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Lancement des activités de la plaidoirie pour l’adoption sur la loi de la protection de l’enfant
Travaux du Lancement des activités de la plaidoirie pour l’adoption sur la loi de la protection de l’enfant. Credit photo : CNC.

 

 

Centrafrique : Lancement des activités de la plaidoirie pour l’adoption sur la loi de la protection de l’enfant

 

 

Bangui (RCA) /CNC – L’Organisation non gouvernementale dans Church Aid (DCA-RCA) en partenariat avec le Réseau des journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH-RCA) a organisé ce vendredi 21 décembre 2018, une conférence de presse dans la salle de conférence du Centre Monseigneur Cucherousset pour lancer des activités de plaidoyer pour l’adoption du code de la protection de l’enfance en République centrafricaine.

 

C’est dans le cadre de la protection de l’enfant que l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, le 20 novembre 1989, une convention relative aux droits de l’enfant alors que les États africains ont adopté, en juillet 1990, la Charte africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant. Le gouvernement centrafricain, a intégré dans sa législation nationale, certains textes et dispositions de ces deux instruments internationaux.

Cependant, au-delà de toutes les lois et de tous les mécanismes mis en place, le code de protection de l’enfant restera, sans doute, la marque la plus édifiante de l’attention réservée à l’enfance. L’avant-projet de ce code est disponible depuis près de 8 ans, mais toujours en attente d’être transmis au parlement pour son adoption.

C’est dans cette perspective que l’ONG Danch Church Aid en collaboration avec  trois organisations de la société civile notamment le Centre pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant (CPDE), le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) et Women Acting for Living Together (WALT), et avec les enfants filles et garçons des différents horizons de la société centrafricaine, sur le financement de l’Unicef, veulent mettre en place un cadre de plaidoyer pour pousser à l’adoption et à la promulgation du code de la protection de l’enfant en Centrafrique.

Dans son allocution de la circonstance, Aliou Maîga, Chef section protection enfant à l’Unicef-Centrafrique, confirme que la situation de protection de l’enfant reste préoccupante :

« Malgré ces avancées, la situation de protection de l’enfant en Centrafrique reste encore  préoccupante, 92% selon la statistique de 2010, des enfants sont victimes de violence en RCA donc pratiquement la quasi-totalité de ces enfants sont victime de violence notamment la violence sexuelle, certains sont encore présents dans les groupes et les filles sont mariées très jeunes ce qui réduisent leur chance et leur capacité à appartenir à des structures ou à poursuivre leur scolarité pour les bonheurs de leurs familles », a-t-il précisé.

 « Avec les crises récurrentes, de moins en moins d’enfants sont enregistrés dans l’état civil comme vous savez que ceci est le premier droit de l’enfant. Pour renforcer le bien-être des enfants, des efforts mentionnés plus haut doivent être traduits et domestiqués aujourd’hui dans les instruments juridiques nationaux et l’initiative des organisations de la société civile de ce jour rentre dans la dynamique de domestication des instruments juridiques. L’Unicef appui cette initiative et reste disponible à appuyer la partie nationale pour l’adoption de cet outil qui est le projet de loi de la protection de l’enfant », conclut monsieur Aliou Maîga

 

Quant à monsieur Gilbert Masumbuko, Chef de Mission de l’ONG internationale DCA, les enfants continuent de vivre dans des conditions inhumaines :

« Des enfants sont détenus dans les lieux et des conditions inhumaines. Les filles comme les garçons sont utilisées comme combattants, porteurs, cuisiniers, espions, blanchisseurs, entretien des armes et ainsi subissent des violences, des privations au point d’en sortir très négativement marquées à cause des atrocités. Les filles exercent en plus une charge supplémentaire les assujettissant aux sévices sexuels de la part des commandants et autres combattants », a-t-il martelé.

Aux mois d’août et de septembre 2018, plus de 80 cas ont été rapportés (22 nouveaux cas de viol, 13 nouveaux cas d’agression physique et 44 nouveaux cas de mutilation géniale féminine). De nombreux enfants sont accusés de différentes sortes de crimes, délits, de sorcellerie.

Pour contribuer à l’adoption du projet de cette loi portant protection de l’enfant en RCA à l’horizon 2019, trois organisations de la société civile notamment CPDE, RJDH et WALT vont travailler dans des différents volets pour la mise en œuvre de ce projet de loi.

Il est à préciser que si cette loi est adoptée et promulguée, la RCA connaîtra beaucoup d’innovations concernant le projet de loi de la protection de l’enfant entre autres la prise en compte du délai de la déclaration des naissances et ses frais, la gratuité de l’éducation sur toute l’étendue du territoire, l’interdiction formelle de mariages des enfants avant l’âge de 18 ans et bien d’autres dispositions qui garantissent la protection des enfants en RCA.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : COUP DE PROJECTEUR POUR COMPRENDRE LES ENJEUX DE LA RÉSOLUTION 2448 (2018) DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

CENTRAFRIQUE : COUP DE PROJECTEUR POUR COMPRENDRE LES ENJEUX DE LA RÉSOLUTION 2448 (2018) DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU.

 

 

 

Sur initiative de la France, le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni le 13 décembre 2018 à New-york. La situation de la République centrafricaine était inscrite à l’ordre du jour de la 8422 eme séance du conseil de sécurité. Il s’agissait en effet de renouveler le mandat de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la République centrafricaine (Minusca) pour une année supplémentaire c’est à dire jusqu’au 15 novembre 2019 et cela après un report technique d’un mois. Suite à de houleuses et âpres discussions en commission, la résolution 2448 (2018) a été votée par treize (13) voix favorables, zéro (0) voix contre et les nouveaux prédateurs d’Afrique c’est à dire la fédération de Russie et la Chine se sont abstenus. La résolution par définition est une décision prise par une assemblée et revêt une valeur juridique contraignante. Cette résolution s’inscrit dans la suite logique de l’article 25 de la charte des Nations Unies qui dispose :  « les membres de l’organisation conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du conseil de sécurité conformément à la présente charte ». En plus de la traditionnelle et robuste mission de la Minusca c’est à dire la résolution 2448 (2018) parrainée par la France renforce de façon considérable la mission de la Minusca en adjoignant dans l’intérêt du peuple trois (3) missions principales. D’abord, la résolution fait la priorité à la protection de la population civile sous menaces physiques « sans préjudice de la responsabilité principale des autorités centrafricaines » en prenant des mesures actives pour participer, écarter et répondre efficacement à toutes menaces graves ou crédibles à l’encontre de la population civile. Ensuite, la Minusca doit élargir son appui au processus de paix y compris la réconciliation, la cohésion nationale, la justice transitionnelle en renforçant son rôle dans le processus de paix initié par l’Union Africaine (UA). Enfin, la Minusca doit assurer la mise en place de « conditions de sûreté favorables à l’acheminement immédiat et sécurisé de l’aide humanitaire ». Il est également important de rappeler qu’à cela s’ajoute la protection du personnel et de biens des nations unies. Par ailleurs, la résolution autorise l’extension rapide de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national à travers le déploiement des forces de sécurité intérieure via un appui logistique. La résolution 2448 ainsi présentée provoque et réveille la curiosité du citoyen lambda qui s’interroge : Le renforcement du mandat de la Minusca tel que défini mettra t-il fin à la longue et éternelle crise centrafricaine ? Ce nouveau mandat qualifié par les observateurs de « robuste » constituera t-il un gage d’espoir pour le renouveau centrafricain ? Le manque de consensus lors du vote de la résolution que regrettent bons nombres de participants fragilisera t-il la Minusca et sa légitimité ? Pourquoi le report technique d’un mois pour le renouvellement du mandat n’a pas permis d’aplanir les divergences ? La guerre des égos devenue visible entre les grandes puissances affectera t-elle le processus de paix ? Par ailleurs, lors des travaux en commission, pourquoi aucun volet sensé préparer le lit de la levée de l’embargo n’a été évoqué alors que les autorités centrafricaines s’égosillaient à réclamer la levée de l’embargo ? Pensez-vous que la résolution 2448 répondra t-elle favorablement aux attentes des centrafricains sans la levée de l’embargo ? Un simple appui logistique de la Minusca aux autorités centrafricaines suffira t-il pour atténuer la douleur d’un peuple meurtri ? S’agit-il d’une volonté expresse de la communauté internationale de laisser pourrir la situation en Centrafrique ? Si tel est le cas, à qui profite le crime ? Face à l’entêtement des groupes armés non conventionnels qui ne parlent que le langage de la violence, pourquoi le conseil de sécurité de l’ONU n’a pas modifié le mandat de la Minusca en « imposant la paix » au lieu du « maintien de la paix » qui a montré toutes ses limites ? Logiquement, seuls les intérêts centrafricains devraient guider les décisions du conseil de sécurité de l’ONU mais on constate dans les faits que les conflits entre les puissances étrangères accompagnés des actions ambiguës de quelques unes relèguent les intérêts centrafricains au second plan et influencent le fonctionnement du conseil de sécurité de l’ONU. En outre, il est important de rappeler à qui veut entendre que la Centrafrique est devenue un terreau fertile pour les réseaux extrémistes avec des trafics d’armes et de ressources naturelles de tout genre. Ainsi, l’heure n’est plus à la compétition ou à la jalousie des puissances étrangères car tous sont venus pour aider un peuple aux abois. En conséquence de ce qui précède, la résolution 2448 doit être claire, limpide et exempt de toute équivoque. Ceci étant, comment peut-on venir à bout des groupes armés quand le préambule de la résolution 2448 rappelle l’impartialité de la Minusca qui ne peut se battre qu’en cas de légitime défense ou de défense de mandat ? Ce même préambule réaffirme en contraste qu’il appartient aux autorités centrafricaines de protéger la population de toute attaque et de créer les conditions nécessaires d’un retour de la paix, de la réconciliation et de la cohésion nationale. Pour finir, le but ou l’enjeu pédagogique de cet exercice est de clarifier, de rendre non équivoque la compréhension du citoyen lambda sur la résolution 2448 (2018) du conseil de sécurité de l’ONU afin de juger au mieux les missions de la Minusca et parallèlement les responsabilités qui reviennent de droit aux autorités centrafricaines. Il est évident que le scénario de sortie de crise tel que présenté, matérialisé par le vote de la résolution 2448 ne semble ni convaincre ni inquiéter les groupes armés non conventionnels en vue d’une franche coopération en faveur d’une paix et d’un développement durable. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 21 décembre 2018

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique : Meckassoua, Bokassa et Doubane sont-ils interdits de sortie du territoire ?

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Centrafrique.com/centrafrique-meckassoua-bokassa-et-doubane-sont-ils-interdits-de-sortie-du-territoire/abdoul-karim-meckassoua-4/” rel=”attachment wp-att-25323 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L'ex-Président de l'Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua.
L’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua.

 

 

Centrafrique : Meckassoua, Bokassa et Doubane sont-ils interdits de sortie du territoire ?

 

 

Accusés par les proches du président Faustin Archange Touadera de complot contre l’autorité de l’État, l’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua et les ex-ministres Charles Armel Doubane et Jean-Serge Bokassa seraient interdits de sortie du territoire centrafricain par la justice, selon une source sécuritaire à Bangui contactée par CNC.

Si le président Faustin Archange Touadera, lors de son investiture le 30 mars 2016, a appelé toutes les filles et tous les fils du pays à l’unité nationale pour bâtir une nouvelle République prospère et indivisible, ses actions en inaction au lendemain de sa prise de fonction laissent croire au peuple centrafricain qu’il ne faut jamais considérer sincère les promesses faites par les hommes politiques.

En 2017 après les secousses médiatico-politiques provoquées par les critiques  acerbes de la population centrafricaine foncièrement contre la célébration fastueuse du premier  anniversaire  de l’accession au pouvoir du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à coût des dizaines de millions de francs CFA, certains leaders politiques de la majorité, notamment le Président du RPR Alexandre Ferdinand Nguéndé, le Président du parti CPRS maître Nicolas Tiangaye et Crepin Mboli Goumba du Patrie ont décidé de se retirer du groupe parlementaire qui soutient l’action du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Malheureusement, ces trois leaders politiques centrafricains, contre toute attente,  ont été copieusement insultés et traités de tout par les proches de Touadera. Ils ont été même trainés devant la justice pour atteintes à la sureté de l’État et à la tranquillité du chef de l’État.

 

À qui le prochain tour?

 

Voilà une année passée. C’est le tour d’Abdoul Karim Meckassoua, de Jean-Serge Bokassa et tout récemment de Charles Armel Doubane de quitter la majorité présidentielle après leur limogeage du gouvernement pour les deux derniers et sa destitution du perchoir de l’Assemblée nationale pour le premier.

Comme si cela ne suffisait pas, ces derniers seraient déjà interdits de sortie du territoire national. Raison évoquée, risque réel qu’ils portent atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’État une fois hors du pays, selon une source sécuritaire à Bangui.

Or, sachant pertinemment que l’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua est l’ex-ministre des affaires étrangères Charles Armel Doubane devraient régulièrement revoir leur médecin à l’extérieur du pays pour bilan de santé. La décision de Faustin Archange TOUADERA de les enfermer chez eux, en résidence surveillée, et les interdire par la suite de quitter le territoire national revient tout simplement à les tuer à polonium ou les condamner à mort par petit feu.

 

Tel maître, tel valet

 

En décidant « d’enfermer» ses compatriotes dans l’état de nécessité médicale absolue à Bangui, Faustin Archange TOUADERA met en pratique les endoctrinements de son maître François Bozizé.

François Bozizé, alors l’homme fort de Bangui, avait user de son droit pour interdire purement et simplement l’évacuation sanitaire vers Malabo, de l’ancien président Ange Félix PATASSÉ. Puis, sous pression, d’admettre enfin tout en retardant au maximum et sur plusieurs jours, celle sur Yaoundé jusqu’à ce qu’il soit cliniquement mort avant de l’évacuer.

Vraisemblablement, en pactisant avec les mercenaires russes pour les protéger, Faustin Archange TOUADERA et son ami Simplice Mathieu Sarandji ne croient pas du tout aux messages de fermeté des Nations unies affirmant que « tant que la MINUSCA est dans ce pays, il n’y aura pas de coup d’État  en Centrafrique ». Sinon à quoi sert une interdiction de sortie du territoire dans ce pays où la présence militaire des Nations unies constitue déjà, à elle seule, une couverture métallique blindée contre toute tentative de déstabilisation de leur régime ?

Est-il vraiment nécessaire pour que ces leaders politiques soient à l’extérieur du pays pour qu’un coup d’État réussisse ?

Affaire à suivre…

 

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Présidentielle en RDC : “les élections auront lieu le 30 décembre 2018” (Officiel).

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Centrafrique.com/presidentielle-en-rdc-les-elections-auront-lieu-le-30-decembre-2018-officiel/fayulu_martin_-3/” rel=”attachment wp-att-25319 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le candidat Martin Fayulu à la prochaine présidentielle en RDC.
Le candidat Martin Fayulu à la prochaine présidentielle en RDC.

 

Présidentielle en RDC : “les élections auront lieu le 30 décembre 2018” (Officiel).

 

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Corneille Naanga s’est adressé à la presse aujourd’hui pour annoncer le report au 30 décembre 2018 du scrutin initialement prévu pour le 23 décembre 2018.

Selon Naanga, l’incendie ayant consumé les matériels électoraux dans son entrepôt de Kinshasa le 13 décembre 2018 a été à la base de ce report. En effet, le chef de la centrale électorale a indiqué que les machines à voter ramenées d’autres provinces pour suppléer à celles incendiées nécessitaient de nouveaux bulletins de vote compatibles avec la province de Kinshasa.

C’est l’impression de ces bulletins en urgence en Afrique du Sud et leur acheminement en RDC qui rendent impossible la tenue de ces élections à la date du 23 décembre. Le dernier lot de bulletins arrive à Kinshasa le soir du 22 décembre d’après Naanga. Leur configuration pour compatibilité avec les machines à voter de Kinshasa et déploiement nécessitera au moins trois jours.

La CENI se trouvait ainsi face au dilemme d’organiser les élections le 23 décembre sans la province de Kinshasa ou de les différer de sept jours pour intégrer la capitale. La deuxième option l’a emporté.

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RDC: soudaine vague de réfugiés vers le Congo-Brazzaville

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RDC: soudaine vague de réfugiés vers le Congo-Brazzaville

 

 

Ces réfugiés fuiraient un conflit intercommunautaire dans une province au nord de Kinshasa.

 

Au total, 4358 réfugiés sont arrivés dans une région à plus de 300 km au nord de Brazzavile, a indiqué à l’AFP François Ntsuini, sous-préfet de Makotimpoko dans cette région des Plateaux.

« Aujourd’hui [mardi], nous avons enregistré trois morts : deux enfants de un et trois ans des suites de leurs blessures, puis une femme », a ajouté le sous- préfet.

« Nous avons également reçu 53 blessés, essentiellement par balle de fusil de chasse. Ils sont actuellement pris en charge dans un Centre de santé intégré (CSI) », a-t-il affirmé.

Au moins deux blessés graves ont été évacués par voie navigable, selon la même source.

« Il s’agit d’un conflit inter-ethnique ouvert », a expliqué M. Ntsuini.

Des membres de l’ethnie banunu du Mai-Ndombe seraient pourchassés par les Batendé, selon le sous- préfet.

Les autorités de la province du Maï-Ndombe en RDC n’étaient pas immédiatement joignables.

Les ministres congolais de l’Intérieur Raymond Mboulou et sa collègue Antoinette Dinga Nzondo de l’action humanitaire se sont rendus mardi à Makotimpoko, mais n’ont pas fait de déclarations.

Des élections sont prévues dimanche en RDC. Au moins six personnes ont été tuées dans des violences pré-électorales. Kinshasa nie tout mort en lien avec la campagne.

Entre 2009 et 2010 au moins 110 000 personnes fuyant un conflit inter-ethnique dans la province de l’Équateur avaient trouvé refuge dans le Département de la Likouala, dans l’extrême nord du Congo-Brazzaville.

Centrafrique : annulation du recrutement des 1300 jeunes dans le rang des FACA.

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Centrafrique.com/centrafrique-annulation-du-recrutement-des-1300-jeunes-dans-le-rang-des-faca/candidat-recrutement-faca-en-position-de-pompe-bouar-2/” rel=”attachment wp-att-25311 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un candidat au recrutement le 10 novembre 2018 à Bouar lors d'un test. Photo Gervais Lenga. CopyrightCNC.
Un candidat au recrutement le 10 novembre 2018 à Bouar lors d’un test. Photo Gervais Lenga. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : annulation du recrutement des 1300 jeunes dans le rang des FACA.

 

 

La campagne du recrutement d’environ 1300 jeunes, âgés de 18 à 23 ans dans le rang des forces armées centrafricaines, vient de prendre un coup fatal porté par le Président de l’Assemblée nationale Laurent Gon Baba qui demande simplement et purement son annulation pour fraude massive.

 

Une première en République centrafricaine  qu’un préside de l’Assemblée nationale, à la demande de l’ensemble des députés de la nation, annule la procédure du recrutement d’environ 1300 jeunes dans le rang des forces armées centrafricaines (FACA).

En effet, le lundi 17 décembre  dernier, au cours d’un débat parlementaire avec les membres du gouvernement, les députés  centrafricains ont interpellé la ministre de la Défense nationale Marie-Noëlle Koyara sur la dernière campagne de  recrutement dans le rang des FACA.

Selon les députés présents ce jour dans l’hémicycle, plus de la moitié des jeunes retenus dans la liste présentée par le gouvernement ne sont pas des vrais candidats retenus dans les villes de province comme annoncées.

Il s’agit bien des fils, cousins et parents de certains officiers de l’armée nationale qui ont été retenus frauduleusement comme ils ont l’habitude de le faire dans le passé.

Contre toute attente, la quasi-totalité des députés s’est soulevée tout d’un coup pour crier à l’annulation de cette  procédure de recrutement qu’ils qualifient de mesquine en dépit de la promesse faite par la ministre de la Défense de revoir la liste en procédant à un nouveau recrutement dans des zones entachées par la fraude.

Comme dans une salle d’audience, le Président de l’Assemblée nationale, en présence de la ministre Marie-Noëlle Koyara et de ses collègues députés, déclare avec autorité l’annulation pure et simple de la procédure du recrutement des 1300 jeunes centrafricains dans le rang des forces armées nationales en vertu des pouvoirs qui  lui sont conférés par la Constitution.

Pour la prochaine fois, selon le PAN Laurent Gon Baba, c’est la Minusca qui sera chargée de recruter ces 1300 jeunes et non les officiers FACA qui ne font que retenir leurs enfants à la place des autres.

 

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Centrafrique : fin de formation spécialisée de 290 policiers par la MINUSCA à l’école nationale de police à Bangui.

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Minusca-a-lecole-nationale-de-police-a-bangui/remise-diplome-policers-centrafricains-formes-par-les-minusca-bantui-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-25305 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les Policiers stagiaires formés par la Minusca à Bangui du 19 novembre au  19 décembre 2018. Photo : Anselme Mbata. CopyrightCNC.
Les Policiers stagiaires formés par la Minusca à Bangui du 19 novembre au 19 décembre 2018. Photo : Anselme Mbata. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : fin de formation spécialisée de 290 policiers par la MINUSCA à l’école nationale de police à Bangui.

 

 

Du 19 novembre au 19 décembre 2018 , 290 policiers centrafricains, jeunes comme anciens, ont participé à une formation de techniques d’intervention et de renforcement de capacité sur le MROP, financée par la MINUSCA à Bangui.

 

En présence du représentant du ministre de la Sécurité publique et du chef de la MINUSCA, les 290 stagiaires policiers ont reçu chacun une attestation de fin de formation assurée à la fois par les instructeurs de l’ONU et de la police nationale représentés par le directeur de la CNS SIM DANIGOUMANDJI et le Commandant de la police Mardochée Sangho.

Dans son discours, le directeur de cabinet du ministre de la Sécurité publique qui représente le gouvernement à cette cérémonie remercie la MINUSCA de son appui constant et  multidimensionnel pour la montée en puissance des forces de sécurité intérieure (FSI).

De son côté,  le chef des composantes de la police de la MINUSCA, dans sa déclaration, remercie le gouvernement centrafricain de sa collaboration et de sa disponibilité à travailler étroitement avec son Institution. Il a également encouragé les jeunes policiers formés à relever le défi par leur professionnalisme.

À la fin de la cérémonie, une démonstration a été faite par les stagiaires devant les autorités présentes.

Par ailleurs, selon nos informations, au cours de cette formation,  au moins 40 policiers stagiaires ont été sélectionnés par les formateurs en vue de les envoyer en formation de l’unité spéciale en Chine suite à l’accord signé par le Président Faustin Archange Touadera lors de sa visite dans ce pays.

 

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Cérémonie de fin de formation des policiers centrafricains par la Minusca à Bangui
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France / Afrique : Qui est Kémi Seba ?

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Centrafrique.com/france-afrique-qui-est-kemi-seba/kemi-seba/” rel=”attachment wp-att-25300 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Kémi Séba
Kémi Seba. Photo : Wikipédia.

 

 

France / Afrique : Qui est Kémi Seba ?

 

 

Personnage inconnu du grand public ou presque en Centrafrique, voilà que ce nom a retenti dans la presse toute la semaine pour se clore sur un débat.

 

Kémi Seba ou de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi est né en France en 1981, à Strasbourg pour être plus précis. Franco-béninois il grandit en France, y faisant toute sa scolarité. Il rentre dans différents groupes et associations qui sont parfois même dissous pour incitation à la haine raciale, antisémitisme entre autre. Ce qui l’ammène à avoir quelques démélés avec la juridiction française et des séjours en prison. Oui des.

Ce n’est qu’en 2008 qu’il quitte la France pour venir s’installer au Sénégal d’où il sera explusé quelques années plus tard après avoir brulé un billet de 10 000 FCFA sur la place publique. Il est renvoyé à l’envoyeur : la France! Retour à la case départ pour cet homme qui semble ne pas respecter grand monde…Il part alors au Bénin où il réside toujours.

 

En 2017, débute sa croisade donc le franc CFA dans différents pays d’Afrique. Venu en Centrafrique pour « le procès du peuple contre la Françafrique » ce dimanche, il ne semble pas qu’il ait récolté les résultats escomptés, malgré sa propagande. Organisé au stade Omnisport, ce procès a réuni entre 300 et 500 personnes mais tous ne sont pas restés. Au contraire, environ 100 personnes ont quitté les lieux avant la fin de ce procès.

Récemment, la Guinée lui a refusé son entrée sur le territoire alors qu’il voulait poursuivre sa campagne sur le procès contre la Françafrique.

 

Au lendemain de son arrivée sur Bangui, il en a profité pour présenter son ONG «  Ugences panafricanistes » devant toute une assemblée de journaliste à l’hôtel Ledger Plaza.  Cette ONG a pour objectif de promouvoir l’unité africaine et désire faire du continent africain un espace autonome.

 

Personnage inconnu du paysage, la curiosté a fait son œuvre réunissant du monde. Mais son verbiage n’a pas séduit malgré sa présence quasie théâtrale..  En tant que Franco-béninois, il se permet de taper du sucre du la France. Lors de son discours il a dit : « Il était nécessaire que nous venions dans un pays meurtri par le néocolonialisme français, asphyxié par la barbarie à l’ologarchie française ». Pays ami, qui l’a vu naitre, l’a éduqué, lui a donné la possibilité de choisir sa vie. Mais non, il se considère comme un africain opprimé par la colonisation qu’il ne connait d’à travers des cours d’histoire.

 

Au regard de la tournée des pays pour disséminer son discours panafricaniste. Qui le soutien financièrement ? Des joueurs de football d’une part, il a lui-même cité deux (2) noms : Nicolas Anelke et Demba Ba. Serait-ce deux noms pour noyer le poisson ? Il est possible en tout cas d’avoir des doutes sur ces financements. En effet, en 2017 il est invité en Russie par un nationaliste russe Alexandre Douguine. L’objectif de cette rencontre aurait été de s’unir contre l’occident et favoriser un monde multipolaire. Certes, mais la russie ne serait-elle pas en train de le financer également ?

Or actuellement la russie ne serait-elle pas en RCA ? Elle l’est et de plus en plus, mais bien qu’elle fasse de la formation militaire pour les FACA il y a l’autre versant. Celui-ci s’apparente à la colonisation ou  de la néocolonisation. Avec ses entreprises, les minerais sont extraits et le profit ne revient pas dans la poche des centrafricains. Des actions pour la population, ils en font mais offrir des trampolines dans des écoles alors qu’ils n’ont même pas de quoi étudier était-ce une bonne idée ? Soutenir le concours Miss Centrafrique le plus important ? Mais comme le dit si bien le grand manitou Kémi Séba « Vladimir Poutine essaie d’établir des contrats avec les différents pays africains, on est peut-être à l’aube de quelque chose de très grand dans la diplomatie russo-africaine ».  On peut avoir des doutes… mais comme on dit qui vivra verra.

 

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La Centrafrique s’annonce au capital d’Afreximbank

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Centrafrique.com/la-centrafrique-sannonce-au-capital-dafreximbank/centrafrique-capital-banque-egypte/” rel=”attachment wp-att-25294 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La Centrafrique s’annonce au capital d’Afreximbank

 

La Centrafrique s’annonce au capital d’Afreximbank

 

 

En attendant qu’elle devienne pleinement actionnaire de la Banque africaine d’import- export (Afreximbank), la Centrafrique a officialisé le 5 décembre 2018 son adhésion à l’institution financière panafricaine.

 

Dans un communiqué publié par l’organisation basée au Caire (Egypte), l’on indique qu’une délégation gouvernementale dirigée par Claude Rameaux Bireau, ministre d’Etat et conseiller économique du président Touadera a procédé au dépôt de l’instrument de ratification de l’accord y afférent, en présence de l’ambassadeur de la République centrafricaine en Egypte, Clément Bilege.

Selon M. Bireau, la Centrafrique se prépare déjà à devenir actionnaire de la Banque, et devra rejoindre les 50 autres pays africains membres et actionnaires. Mais déjà, «la ratification nous accorde les privilèges et immunités spéciaux qui nous permettent de prendre des risques que les autres banques commerciales ne peuvent pas», a déclaré Dr Bénédict Oramah, président d’Afreximbank.

En rappel, l’institution basée au Caire avait approuvé fin 2017, un financement 71 milliards de FCFA destinés à cinq projets de développement. Des projets qui portent sur la création d’une université catholique agricole à Bangui, la réhabilitation de l’hôtel du centre, la construction d’un Lodge (résidence pour touristes), le financement d’une coopérative minière dénommée CAPRN et la reprise de la scierie SCAD.

Spécialisée dans l’octroi de crédit, la couverture des risques, le conseil, la collecte et la dissémination d’informations sur le commerce, Afreximbank est une banque panafricaine dont l’objectif est de promouvoir le commerce intra-africain, de faciliter l’industrialisation et le développement des exportations en Afrique et de renforcer le leadership dans le domaine de financement du commerce africain.

 

Article du journal Financial Afrik

Afrique centrale : quand le Cameroun se prépare à envahir le marché centrafricain du manioc.

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Afrique centrale : quand le Cameroun se prépare à envahir le marché centrafricain du manioc.

 

 

Après avoir exporté tout ou presque sur les marchés de la  République centrafricaine, les entrepreneurs agroalimentaires camerounais se préparent, depuis quelques semaines, à envahir le dernier marché du manioc qui leur échappe non seulement en Centrafrique, mais aussi au Congo Brazzaville voisin.

 

En effet, selon le journal local en ligne « Investir au Cameroun », dans un système de cofinancement, le Projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (PIDMA) et la COOP CA APMAB ont convenu de la mise en place d’un projet de transformation et de la commercialisation du manioc en tubercules en farine fermentée et en water fufu.

À ce titre, le PIDMA a octroyé 91 millions de FCFA et la société coopérative qui exécute le projet met sur la table 39 millions de FCFA, pour un total de 130 millions de FCFA.

Alors que cette Société, qui se situe à Batouri dans l’est du Cameroun proche de la frontière de la Centrafrique et du Congo Brazzaville , compte produire à court terme sur 126 ha, 20 tonnes par hectare et par an de variétés de manioc à haut rendement, a indiqué Amidou Mbouombouo, l’un des responsables de la société.

Sachant qu’en République centrafricaine le manioc est consommé en seconde position après l’eau, il constitue en outre un segment de marché potentiel pour les agroalimentaires camerounais qui souhaitent y pénétrer.

Déjà sur l’industrie du bétail, le Cameroun qui était à la traine par rapport au Tchad et à la République centrafricaine il y’a quelques années, arrive contre toute attente, grâce au conflit en RCA, à combler son retard.

En Centrafrique, pays en proie aux violences communautaires, les autorités préfèrent dilapider des fonds publics aux mains des mercenaires dans l’objectif d’avoir leur faveur. Dans un pays normal, ces fonds devraient être investis dans des projets de développement rural que de souder les pattes des mercenaires.

 

 

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Centrafrique : le ministre anti-balaka Mokpem rejoint l’aile de 12 puissances

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Coordination Anti-Balaka Aile 12 Puissances, neveu du Président Touadera. CopyrightDR.

 

Centrafrique : le ministre anti-balaka Mokpem rejoint l’aile de 12 puissances

 

Si la pluie des condamnations des petits poids des Anti-balaka par la Cour d’appel de Bangui laisse indifférente les coordinations de ce mouvement, la double arrestation des deux poids lourds Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekhatom alias Rombhot par la Cour Pénal Internationale faite couler beaucoup de salives et leur donne l’occasion de chanter.

 

Longtemps divisées pour des intérêts liés aux postes ministériels et autres intérêts qui leur sont propres, la double arrestation de Patrice Edouard Ngaïssona et Alfred Yekhatom et la menace désormais qui pèse sur les autres, poussent les deux coordinations des Anti-balaka, l’aile Mokom et l’aile Ngaîssona, à parler d’une seule voix. À en croire à leurs communiqués publiés le 13 décembre dernier.

D’après les termes de ces communiqués, les deux coordinations demandent le retrait de leurs représentants du processus du DDRR, RSS, RN, de l’Initiative pour la paix sous l’égide de l’union africaine et la démission dans les 48 heures du ministre du Tourisme issu de leur mouvement Jacob Mokpem.

Cette démarche n’a pas du tout plu au président Touadera et surtout à leur représentant au sein du gouvernement Jacob Mokpem qui clame à qui veut l’entendre là où ils sont libres, malades ou incarcérés : « qu’il y a un temps pour tout. Un temps pour la guerre et un temps pour la paix et la justice ».

D’après nos informations, Jacob Mokpem refuse de démissionner du gouvernement. Il a plutôt démissionné de la coordination qu’il est issu pour rejoint le groupe dissident de l’aile Ngaîssona et proche du Président Touadera, dénommé “le Leader combattants autodéfense pour la résistance (LCADR)” coordonnée par Baudoin Yangué assisté de Thierry Lebéné alias 12-Puissances,  neveu du Président Touadera.

Sur son financement et avec l’appui financier du Mouvement Cœurs uni, Jacob Mokpem a organisé, par trois de ses nouveaux leaders interposés, une conférence de presse dimanche 16 décembre pour réaffirmer le soutien de tous les Anti-balaka au chef de l’État Faustin Archange Touadera et pour leur demander de ne pas fléchir devant des manœuvres déstabilisatrices des Naîrobiste, ennemis de la paix.

Thierry Lebéné alias 12-Puissances, directeur technique du LCADR :

« Devant cette manipulation passive des puissances nuisibles au développement de la Centrafrique tendant à susciter la réaction des patriotes Anti-balaka contre le pouvoir en place, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale pour la pratique de cette justice de deux poids deux mesures visant à pousser les Anti-balaka à procéder à la destitution du Président Touadera qui est l’émanation du peuple centrafricain.

Les patriotes Anti-balaka, déterminés à œuvrer pour la paix en Centrafrique, réaffirment leur soutien au Président Touadera, à l’initiative africaine de paix parrainée par l’Union africaine, au processus du DDRR/RSS/RS, aux pourparlers de Khartoum et ne peuvent fléchir devant cette œuvre de manipulation ».

Pour les analystes de la crise centrafricaine, le mouvement Anti-balaka n’est qu’une milice constituée des jeunes désœuvrés et des militaires indisciplinés qui pèchent dans le chao sécuritaire. Mais avec le retour progressif de l’autorité de l’état et l’effectivité du contrôle des militaires, ces anti-balatas n’ont plus les mêmes ressources qu’avant. Plusieurs fois, ils utilisent et multiplient les rumeurs pour se mesurer, mais en vain.

Thierry Vircoulon, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), estime quant à lui que le retrait de la coalition des anti-balatas de l’opération DDR (Démobilisation, désarmement, réinsertion) n’est qu’une tentative de faire pression sur le gouvernement centrafricain.

Il ajoute que « Les anti-barakas faisaient aussi circuler la rumeur à Bangui qu’ils voudraient kidnapper un Français pour mettre la pression sur le gouvernement français pour faire libérer Patrice-Édouard Ngaïssona donc tout cela est en réaction à cette arrestation »

Chantage, pressions, complots, une chose est sûre, le président Touadera et son mouvement Cœurs-Unis travaillent avec les enveloppes pour tempérer e climat.

 

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CENTRAFRIQUE : LE CRÉPUSCULE DES TUEURS, LE POUVOIR ET LES RUSSES PRATIQUENT-ILS

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Centrafrique.com/centrafrique-le-crepuscule-des-tueurs-le-pouvoir-et-les-russes-pratiquent-ils/les-seleka-dans-un-pick-up-au-nord-de-bangui-mars-2014-img_11mars2018233532-5/” rel=”attachment wp-att-25270 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille des Séléka au nord de Bangui en mars 2014. CopyrightAFP
Patrouille des Séléka au nord de Bangui en mars 2014. CopyrightAFP

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE CRÉPUSCULE DES TUEURS, LE POUVOIR ET LES RUSSES PRATIQUENT-ILS

 

 

 

Bangui (RCA) /CNC – UNE JUSTICE SÉLECTIVE ?

 

LES EX-SELEKAS, VRAIS RESPONSABLES DU CHAOS

          Tout se passe comme si les autorités centrafricaines et les Russes avaient passé des accords secrets avec les chefs de guerre de l’ex- Séléka, auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Ce serait une convention inadmissible, insoutenable pour les Centrafricains.

          Une de nos sources à Bangui nous rapporte, en effet, cette incroyable rumeur de corruption des chefs sélékistes et leur exfiltration vers le Soudan ou la Russie, avec une forte somme d’argent pour couler un exil doré.

          C’est ainsi que, toujours d’après nos sources, un conciliabule s’est tenu entre le conseiller russe du président Touadera à la Sécurité intérieure, Valéry Zakharov, et les ex-Sélékas. L’envoyé de Vladimir Poutine aurait rencontré en catimini le sanguinaire chef de guerre, tueur de Centrafricains, Ali Darassa. Il aurait été porteur d’un message personnel du chef de l’État centrafricain, ainsi que d’une forte somme d’argent pour l’entretien des mercenaires du Nigérien.

          Toutes ces courbettes indécentes devant le chef terroriste le plus cruel ont pour but la cessation des violences dans la région qu’il contrôle. On n’achète pas la paix .On l’impose ! Les Russes préfèrent une tranquillité passagère dans les provinces occupées par les séditieux à une paix durable, difficile à négocier. Elle leur permet de se livrer aux pillages des matières premières sans danger. Ils auraient même promis à Ali Darassa une protection militaire en Centrafrique. En clair, ils voudraient le soustraire aux griffes des tribunaux.

          Si ces rumeurs s’avéraient, sans démenti de la part du président Touadera, on aurait affaire à de la haute trahison, qui constituerait une injure à la mémoire des victimes innombrables tombées sous les coups de ex-Sélékas.

L’EMPRISE RUSSE

          Sous le ciel de la Centrafrique, tout semble figé dans une posture macabre. Les assassins de l’ex-  Séléka ont pignon sur rue. Certains ont même un marocain ministériel ou sont devenus conseillers au Palais de Renaissance !

          Pour mettre la main sur les immenses richesses des régions minières contrôlées par les ex-Sélékas, les Russes promettent impunité et amnistie générale. Tout semble indiquer que l’ordre voulu par Poutine règne à Bangui. Il est à craindre que l’initiative de paix proposée par l’Union Africaine ne soit mort-née, alors que celle initiée à Khartoum par les Russes avec les chefs rebelles a le vent en poupe. L’impunité que les Russes ont promise aux criminels commence ainsi à se concrétiser.

          La chasse exclusive aux Antibalakas qui, au départ, rappelons-le,  sont des patriotes résistants, fait partie de leur sinistre plan. Le plus insupportable, c’est qu’on a l’impression que les autorités ont accordé, au mieux, un feu vert aux Russes, au pire, une carte blanche sur tout le territoire. Touadera les avait sollicités, certes, mais pourquoi au juste ? Nous croyions qu’ils étaient là pour mettre fin à la barbarie des groupes armées, en combattant, armes à la main, aux côtés des FACAS, afin d’aboutir à la libération du territoire. On a l’impression, au contraire, que la Fédération de Russie instrumentalise et manipule des dirigeants centrafricains affaiblis et désespérés.

LA RÉSISTANCE DES ANTI-BALAKAS

          Souvenons-nous ! C’est après que François Hollande, alors président de la République Française, eut parjuré les accords de défense liant la Centrafrique et la France, que les ex-Sélékas ont envahi Bangui. Malgré ses appels au secours désespérés, François Bozizé, chassé du pouvoir par les Sélékas, dut prendre la fuite, laissant la RCA dans les griffes des rebelles islamistes.

          Sans être inquiétés par une armée centrafricaine en débandade, les ex-Sélékas avaient alors entrepris d’islamiser de force les Centrafricains à majorité animiste ou chrétienne. On vit apparaître, dans la capitale, des jeunes filles forcées de porter le tchador. Des lieux de cultes chrétiens furent profanés et incendiés. Des Centrafricains de confession chrétienne furent martyrisés. Leurs cadavres calcinés jonchaient le sol des paroisses.

          C’est alors qu’un groupe de patriotes centrafricains, chrétiens pour la plupart, se leva pour résister : ils prirent le nom d’Antibalakas. Leur combat patriotique permit de libérer partiellement la Centrafrique assujettie à la dure loi de la charia.  Les ex-Sélékas furent chassés de Bangui.

          Mais on connaît la suite : la Minusca, le gouvernement de la Transition, la force française Sangaris et les autres forces internationales, laissèrent fuir ces criminels sans les désarmer. Ils purent ainsi se réfugier dans des provinces, qu’ils occupent et contrôle encore aujourd’hui.   

          Qu’en est-il aujourd’hui des chefs antibalakas ?

Après avoir tiré un coup de feu dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale pour intimider un de ses collègues sans le blesser, Alfred Yekatom, alias Rambo, a été extradé et va comparaître devant la Cour Pénale Internationale. C’est le premier chef de milice appelé à répondre devant cette juridiction de crimes de guerre commis en Centrafrique.

La Cour Pénale Spéciale de Bangui vient, quant à elle, de condamner un ex-commandant de zone antibalakas à vingt ans de travaux forcés. Nous apprenons  encore qu’un autre chef, Patrice Édouard Ngaissonna, a été appréhendé par la justice française à l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle pour être transféré à la Cour Pénale Internationale.

           Aucun des chefs sélékistes n’a encore été inquiété, alors que ce sont eux les responsables du drame que vivent aujourd’hui les Centrafricains.

DEUX POIDS, DEUX MESURES ?

          Assistons-nous à une injustice insupportable initiée par les Russes ?  Pourquoi cette politique du silence et du secret        ? Pourquoi le chef de l’État Touadera ne fait-il pas une déclaration solennelle pour dénoncer les initiatives russes face aux séditieux ou, au moins, pour s’en démarquer ?

          La démarche des conseillers de Poutine n’apportera qu’une illusion de paix, une tranquillité éphémère et non une paix durable.

          La République Centrafricaine n’est ni à vendre, ni sous tutelle. C’est une République souveraine, démocratique, laïque et indivisible. On sait bien que, si les Français, les Russes et d’autres puissances étrangères s’y précipitent, c’est avant tout pour leurs propres intérêts et profiter des immenses richesses du pays.

          Il appartient donc aux dirigeants d’être vigilants, de fixer eux-mêmes les règles du jeu et de veiller à la souveraineté de leur Nation. Les Centrafricains ne sont ni dupes, ni naïfs. Même si on ne les consulte pas, ils ont leurs dirigeants à l’œil. Ils sont prêts à les rappeler vigoureusement à l’ordre, pour leur éviter de se laisser corrompre et de brader leur pays pour quelques roubles.

                                                                                                                         

Centrafrique : incendie dans un Camp des déplacés à Bria.

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Camp des déplacés du PK3 de Bria dans la Haute-Kotto. CopyrightCNC

 

 

Centrafrique : incendie dans un Camp des déplacés à Bria.

 

 

Une cinquantaine des tentes incendiées et quelques ustensiles de cuisine partis en fumée, le camp des déplacés du PK3 à la sortie sud de Bria, au centre-est du pays dans la Préfecture de la Haute-Kotto, a été ravagé ce mardi 18 décembre par un incendie plus ou moins accidentel selon les premiers éléments de l’enquête établis par les autorités locales.

 

Selon un chef du bloc contacté par CNC, toute a commencé quand une petite fille de 8ans dénommée Julie aurait voulu préparer de la bouillie en absence de sa mère. Pendant que la marmite est sur le feu, elle est partie jouer et quand le vent commence à souffler, s’a déclenché le feu partout.

En commençant par leur propre tente avant de propager aux autres, le feu, en quelques minutes, prend de l’ampleur considérable dans le camp.

Cependant, un groupe des jeunes du camp, qui se trouvaient non loin de la scène, est intervenu très rapidement au secours afin de stopper tant bien que mal l’avancée de cet incendie dans tout le site.

En attendant, le mal est déjà fait avec au moins 58 tentes brûlées, selon un bilan provisoire établi localement.

Contacté par la rédaction, un chef de bloc de ce site des déplacés nous affirme que :

“L’année dernière, nous avons été butés à ce même genre de problèmes d’incendie ou près de 12 incendies ont été enregistrés et plus de 1000 tentes ont été détruites ».

Rappelant que depuis quelques jours, certains déplacer du camp de PK3 commence à regagner petit à petit leurs maisons en ville ou dans certains quartiers, notamment à Bornou et à Gobolo.

 

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Centrafrique : Ayandho Bernard Christian « ABC » (15 Décembre 1930 -18 Décembre 1993) – 25 ans déjà…

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Monsieur Bernard-Christian Ayandho. CopyrightSimbi

 

 

Centrafrique : Ayandho Bernard Christian « ABC » (15 Décembre 1930 -18 Décembre 1993) – 25 ans déjà…

 

 

Bernard Christian Ayandho est né le 15 Décembre 1930 à Bangassou d’un père boutiquier et d’une mère ménagère.

 

Il a fréquenté le collège moderne de Bambari et l’Ecole Normale puis l’Ecole des Cadres supérieurs de Brazzaville. Il a ensuite rejoint les forces françaises le 24 Septembre 1951 comme secrétaire général assigné aux services de paiement à Bangui jusqu’en 1954 puis est devenu secrétaire, agent des finances adjoint au chef à Fort Crampel en 1955 et en charge du district de Bimbo de 1957 à 1958. À l’instar d’autres oubanguiens tels que Michel Gallin-Douathé, Jean Arthur Bandio ou encore Clément Hassen, Ayandho est entré à l’ENFOM (École Nationale de la France d’Outre-Mer – promotion 1958), pour en sortir Administrateur Civil.

 

Il retourne ensuite en République Centrafricaine où Dacko l’a nommé Secrétaire général du gouvernement le 17 Août 1960. Conformément à la loi de finances de 1962, le Ministères des Finances, de l’Economie et du Commerce est scindé en deux départements Ministériels. Ayandho est ainsi nommé ministre de l’économie et nationale et de l’action rurale le 1er Janvier 1962 alors qu’Albert Payao conserve le Ministère des Finances. Il devient ensuite Ministre de l’économie nationale lors d’un remaniement ministériel le 1er Mai 1964, Charles Bornou étant Ministre des Finances et Albert Payao passant au Ministère de l’Agriculture, Elevage, Eaux et Forêts et Chasse.

 

Le soir de la Saint Sylvestre, Ayandho est en mission en Chine. Il arrêta sa mission pour rentrer. En transit à Paris, il lui est conseillé de ne pas poursuivre son voyage, le temps de voir venir les choses. Mais ne supportant pas l’idée de se mettre à l’abri en laissant femme et enfants dans l’insécurité, il rentra et fut arrêté à sa descente d’avion à Bangui. Il fut conduit au Camp de Roux, où il a été présenté à Bokassa qui ordonna qu’il soit escorté et ramené chez lui, auprès de sa famille.

 

Avec Jean Arthur Bandio, ils seront les deux seuls de l’ancienne équipe de David Dacko à être appelé au Gouvernement. Bokassa l’a nommé haut-commissaire au plan et à l’assistance technique le 20 Janvier 1966, puis secrétaire d’Etat aux finances, chargé du plan et de l’assistance technique le 28 février 1969, puis Ministre du Plan et de la coopération le 17 septembre 1969 jusque février 1970. Il œuvrera pour les libérations successives de David Dacko en juillet 1969, puis de Clément Hassen en juin 1971. Bernard Christian Ayandho devient Ministre de l’industrie, des mines et de la géologie le 4 Février 1970 puis Ministre des mines et de la géologie le 19 Août  1970 puis Ministre des Mines et de l’Energie depuis le 13 Septembre 1971. Il quittera le gouvernement lors du remaniement du 19 Octobre 1971 pour des raisons de graves incompatibilités avec Bokassa.

 

Il sera ensuite représentant régional d’AIR Afrique pour l’Afrique Centrale à Libreville, avalisé par le gouvernement centrafricain et conseiller économique à l’ambassade de Centrafrique au Gabon le 27 Septembre 1975. L’avènement de la création d’AIR Gabon entraînera la sortie du Gabon de AIR Afrique et le transfert du nouveau siège à Ndjamena où il restera en fonction de Représentation, jusqu’à la chute de Bokassa.

 

Après avoir supporté le projet de retour au pouvoir de David Dacko, il est nommé Premier Ministre dans le gouvernement du 26 Septembre 1979 dit « de salut public » composé au lendemain de l’opération Barracuda. Dans ce gouvernement, Henri Maïdou est vice-président de la République, Alphonse Koyamba, Premier vice-premier ministre, charge de l’économie et des finances et Sylvestre Bangui second vice-premier ministre, chargé des affaires étrangères. Ce gouvernement évolue dans un contexte de manifestations estudiantine et syndicaliste portant différentes revendications et protestant surtout contre l’occupation étrangère et la complicité des anciens collaborateurs de Bokassa. Durant cette période, Ayandho interviendra pour obtenir le retour Kolingba en Centrafrique alors que ce dernier était ambassadeur à Bonn, pour que celui-ci reçoive une étoile supplémentaire et qu’il soit nommé chef d’état-major de l’armée centrafricaine. Le 16 Juillet 1980, Ayandho forme un gouvernement censé sortir de cette situation de salut public dans lequel on note l’éviction de Koyamba et la nomination au poste de vice Premier Ministre Sylvestre Bangui, toujours chargé des Affaires Etrangères.

 

Le mois de juillet 1980 voit Bangui s’animer de folles rumeurs. Le 22 juillet, Maïdou déclare à la radio nationale que la République Centrafricaine est prête pour l’instauration d’un régime multipartiste limité « à deux ou trois partis  et ne pas être fondé sur la région ou l’ethnie ». Cette déclaration fait craindre au pouvoir possibilité d’un coup d’Etat d’Henri Maïdou manœuvrant l’opposition pour parvenir à ses fins via cette déclaration à propos du « multipartisme contrôlé ». David Dacko semble dépassé par la surenchère, provoquée par le parti qu’il a fondé. L’U.D.C. réclame, dans un premier temps, le départ du gouvernement de Bernard-Christian Ayandho, et, dans un second temps, celui d’Henri Maïdou. C’est dans ce contexte qu’Henri Maïdou et Bernard-Christian Ayandho sont démis de leurs fonctions le 23 Août 1980. Dacko souligne « leur impopularité » pour justifier son choix et indique que ceux-ci cristallisent les rancœurs des manifestants. Ceux-ci sont alors mis en résidence surveillée « sous la protection de la gendarmerie et de l’armée centrafricaine ».

 

David Dacko qui entend céder le pouvoir à l’armée expose en détail son plan de cession du pouvoir jusqu’à obtenir un « oui de principe » de Kolingba le 23 Août à Mokinda. Les deux hommes y débattent du processus à adopter pour mener leur plan à bonne fin jusqu’au lundi 31 Août 1981, Dacko demandant à Kolingba d’organiser des élections dans un délai de six mois ou deux ans au plus tard si les circonstances l’exigent. Cette « solution Kolingba » a été soutenue en coulisses par Bernard Christian Ayandho. Le 1er septembre 1981, la radio centrafricaine annonce ainsi le « renversement » du président Dacko et la mise en place un Comité militaire de redressement national (CMRN).

 

Fin 1981, David Dacko, Christian Ayandho, Michel Gallin-Douathé, Alphonse Konzi, François Pehoua, Jacob Gbéti, Christophe Grélombé, Francois Diallo ont une forte influence sur Kolingba et la tension monte avec d’autres officiers proches de Mbaïkoua comme les commandants Alam (Intérieur), Marboua (Economie et Finances) et encore Bozizé (Information) à cause de leur proximité avec Ange-Félix Patassé.

 

Après la reprise en main de la situation par le nouveau régime post mars 1982, Bernard Christian Ayandho vaquera à ses affaires. Il déclinera plusieurs propositions de postes à l’international pour finalement se résoudre à accepter sa nomination comme Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat en Mai 1985.

 

Bernard Christian Ayandho mourra finalement le 18 Décembre 1993 à Paris à l’âge de soixante trois ans.

Afrique : Les aptitudes et les qualifications des immigrants et des réfugiés resteront inexploitées jusqu’à ce que quatre autres pays africains adhèrent à la Convention d’Addis

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Les immigrés africains de France. CopyrightDR.

 

 

Afrique : Les aptitudes et les qualifications des immigrants et des réfugiés resteront inexploitées jusqu’à ce que quatre autres pays africains adhèrent à la Convention d’Addis

 

 

 

Publié à l’occasion de la Journée internationale des migrants, un nouveau document d’orientation produit par l’équipe du Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO et intitulé « Quel gâchis : assurer la reconnaissance des qualifications et des acquis antérieurs des réfugiés et des migrants », montre que plus d’un tiers des immigrants ayant un haut niveau d’instruction sont surqualifiés pour l’emploi qu’ils occupent, contre un quart parmi le reste de la population.

La majorité des Africains subsahariens émigrent dans la région, mais peinent à faire reconnaître leurs qualifications. La Convention d’Addis de 2014 établirait des moyens de reconnaître les études, les certificats, les diplômes et les autres titres universitaires des migrants, mais pour entrer en vigueur, elle a besoin de dix pays signataires. En décembre 2018, seuls six pays l’avaient ratifiée : le Congo, Djibouti, la Gambie, Maurice, le Sénégal et le Togo. Lors de la réunion ministérielle régionale tenue ce mois-ci à Addis-Abeba par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), un appel a été lancé aux pays pour qu’ils s’engagent envers « la reconnaissance des qualifications des réfugiés et des rapatriés ».

 

De tels systèmes de reconnaissance des qualifications et des acquis sont importants pour les migrants. Plus de 4 millions de migrants d’Afrique subsaharienne vivent en Europe. Parmi ces derniers, un immigrant sur huit cite l’impossibilité de faire reconnaître ses qualifications comme la principale difficulté rencontrée, bien avant la méconnaissance de la langue, les discriminations, ou les restrictions en matière de visas.

 

« Les cas d’immigrants docteurs ou enseignants qui sont chauffeur de taxi révèlent tout le potentiel ainsi gâché dans le monde entier. Certains migrants et réfugiés trouvent que les procédures pour faire reconnaître leurs qualifications sont si complexes qu’il leur est impossible de trouver le moindre emploi », déclare Ita Sheehy, Conseiller principal pour l’éducation au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). « Imaginez les bienfaits pour la société si ces personnes exerçaient un métier correspondant à leurs compétences. »

Selon les estimations publiées dans le document, dans les pays de l’OCDE, seules 30 % des titulaires d’un diplôme d’enseignement supérieur délivré en dehors de l’Europe ou de l’Amérique du Nord occupent un emploi hautement qualifié. Moins de 15 % d’entre eux estiment que leur emploi est en adéquation avec leur niveau d’instruction.

Le document cite en particulier le cas des États-Unis, où il y aurait environ 1,22 million de migrants subsahariens. Dans ce pays, près d’un immigrant sur quatre possédant un diplôme d’études post-secondaires se retrouve avec un emploi peu qualifié ou sans emploi. Cela représente chaque année un manque de 39 milliards de dollars en termes de rémunérations et une perte de 10,2 milliards de dollars de recettes fiscales.

Au même titre que la convention d’Addis, il existe plusieurs conventions et textes de loi dans d’autres régions pour aborder cette question ; toutefois la plupart de ces accords se heurtent à des difficultés. L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) compte de nombreux accords de reconnaissance des qualifications couvrant sept branches professionnelles, mais seuls sept ingénieurs en avaient bénéficié en 2017. La Convention de reconnaissance de Lisbonne appelle ses signataires à prendre des mesures pour la reconnaissance des qualifications des réfugiés même lorsque ces qualifications ne peuvent être prouvées par des documents les attestant. Or, en 2016, plus de deux tiers des signataires n’avaient pris que très peu de mesures en ce sens, voire aucune, ce qui a conduit à une nouvelle Recommandation en novembre 2017.

Les systèmes nationaux sont également souvent trop fragmentés, ou insuffisamment portés à la connaissance des personnes concernées, ce qui en réduit l’intérêt. Le Canada, par exemple, ne compte pas moins de 400 organismes de réglementation rattachés à son système. La Pologne a mis en place un processus d’évaluation des qualifications des migrants, mais n’a eu aucun cas à traiter au cours de la première année.

« Les réfugiés ont encore moins de chances d’avoir avec eux des documents attestant leurs qualifications » déclare Manos Antoninis, Directeur du Rapport mondial de suivi sur l’éducation. « Lorsque vous fuyez un conflit, emporter vos diplômes n’est pas la première chose qui vous vient à l’esprit. Les systèmes de reconnaissance doivent donc être plus simples et réduire le nombre de démarches administratives demandées aux réfugiés. »

Certains pays prennent des mesures allant dans le bon sens. L’Allemagne a ainsi mis en place un site Web consacré à la reconnaissance des qualifications, disponible en neuf langues, qui enregistre 1 million de visites chaque année. En Flandre (Belgique), les personnes déplacées sont exonérées des frais liés aux procédures de reconnaissance et une procédure adaptée est proposée pour celles qui ne sont plus en possession des documents attestant leurs qualifications. L’Italie a mis en place un réseau informel d’experts pour aider à évaluer les qualifications des réfugiés. Plusieurs pays, dont la Norvège, ont œuvré avec le Conseil de l’Europe à l’élaboration d’un Passeport européen des qualifications des réfugiés, actuellement mis en place en Grèce, en Italie, en Norvège et au Royaume-Uni et qui pourrait être appliqué à plus grande échelle dans le monde.

Les acquis non certifiés par un bout de papier sont encore plus difficiles à évaluer. Même si quelques pays ont adopté des pratiques positives visant tout particulièrement à évaluer les acquis antérieurs des migrants et des réfugiés, notamment en Norvège où l’on recense électroniquement les compétences des adultes dans les centres d’accueil, la plupart d’entre eux ne le font pas. Seul un tiers des pays européens compte des projets de validation des acquis à l’intention des immigrants. La France, par exemple, ne prend pas en considération les immigrants dans son système de reconnaissance des acquis lancé en 2002.

Les enfants et les étudiants sont eux aussi confrontés à des difficultés pour être placés à un niveau scolaire adéquat sans documents officiels. À cet égard, de bonnes initiatives sont observées en Afrique du Sud, au Costa Rica, en Iraq, au Liban, en Suède et en Turquie, notamment avec des tests de placement ou de culture générale, des entretiens ou des programmes relais. Une loi suédoise sur l’éducation permet aux mineurs non accompagnés d’être évalués et placés au niveau adéquat dans les deux mois qui suivent leur arrivée.

Mary Joy Pigozzi, Directrice exécutive du programme Educate A Child de la fondation Education Above All déclare : « Une nouvelle convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur, établie par l’UNESCO, devrait être adoptée l’année prochaine. Si l’accent est essentiellement mis sur le perfectionnement de nos instruments relatifs à l’enseignement supérieur, nous ne devons pas pour autant négliger les défis qui se posent en matière de reconnaissance au niveau du primaire et du secondaire, comme le souligne notre récente publication intitulée « Quel gâchis : assurer la reconnaissance des qualifications et des acquis antérieurs des réfugiés et des migrants ».

Les mécanismes de reconnaissance des qualifications doivent :

  1. comporter des dispositions ciblant les migrants et les réfugiés ;
  2. être plus simples, plus souples et moins onéreux ;
  3. établir des cadres clairs, transparents et cohérents pour la reconnaissance des acquis antérieurs ;
  4. mieux faire connaître les procédures de reconnaissance en vigueur ;
  5. être associés à des services d’aide à la transition vers le monde du travail ;
  6. évaluer les connaissances et compétences des enfants et placer ces derniers à des niveaux d’enseignement adéquats quelques semaines, tout au plus, après leur arrivée ;
  7. recourir aux technologies, s’il y a lieu.

 

N’hésitez pas à me contacter pour obtenir plus d’informations, pour planifier un entretien, pour demander une copie du document complet ou pour recevoir des études de cas d’immigrants et de réfugiés qui peinent à faire reconnaître leurs qualifications.

 

 

Kate Redman

Communications and Advocacy Specialist

Global Education Monitoring Report (GEM Report), UNESCO

(: +33 (0) 1 45 68 05 75 (: Port/Mob +33 (0) 671786234 @rougewoman

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Download the 2019 GEM Report, Migration, displacement and education

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : le sexe et le pouvoir, le pays peut-il s’en sortir ?

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Centrafrique.com/centrafrique-le-sexe-et-le-pouvoir-le-pays-peut-il-sen-sortir/sylvie-balepou-teleton-ministre-des-affaires-etrangeres-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-25264 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Mademoiselle Sylvie Balepou, la nouvelle ministre des affaires étrangères centrafricaines. Photo d'archives
Mademoiselle Sylvie Balepou, la nouvelle ministre des affaires étrangères centrafricaines. Photo d’archives

 

 

Centrafrique : le sexe et le pouvoir, le pays peut-il s’en sortir ?

 

 

Démissionnaire par son absence depuis plusieurs jours, le diplomate Charles Armel Doubane, ancien Ambassadeur de la République centrafricaine auprès des Nations unies a été enfin viré de son poste du ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger par le chef de l’État Faustin Archange Touadera vendredi 14 décembre 2018. Il est remplacé, non pas par une diplomate, mais plutôt par une employée de banque en France, Sylvie Baïpo Temon. Sa nomination a tiqué plus d’un. Sur les réseaux sociaux, à la Primature et dans les ministères, des critiques et interrogations fusent partout. En cause, son profil évasif et son sexe firent avec Firmin Ngrebada directeur du cabinet du président Touadera.

 

Au risque d’entrainer ou d’enfoncer davantage son pays dans une crise mondiale, un chef de la diplomatie doit être capable de produire des analyses transdisciplinaires et prospectives des évolutions de l’environnement international et doit être aussi capable de proposer à son Premier ministre, ainsi qu’au chef de l’État des recommandations politiques ou des options stratégiques de la politique extérieure de son pays face aux enjeux internationaux.

En Centrafrique, pays déjà en conflit sur lui-même et avec d’autres États et puissances, cette logique n’est pas du tout connue par Faustin Archange Touadera qui vient de confier sa diplomatie, non pas à une habituée de la politique et de la diplomatie, mais à une employée de la banque ayant un plan de couette ou plan de canapé comme disent les internautes, avec son directeur de cabinet.

D’après notre enquête, plusieurs fois promises par son ami Firmin Ngrebada de la faire ministre des Affaires sociales dans le gouvernement remanié 2 de Sarandji, Mademoiselle Sylvie Baïpo Temon, mère d’un enfant et célibataire,  a séjourné plusieurs fois à Bangui et à l’hôtel ledger aux frais de Firmin Ngrebada.  Sa nomination comme ministre des Affaires étrangères est faite, d’après nos informations, sur proposition précipitée de Firmin Ngrebada plutôt que du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, endeuillé au moment de fait et qui ne peut contresigner le décret.

Contacté par CNC, un haut cadre de la Primature parle d’un « coup tordu » de la présidence. Pour lui, il n’y a pas urgence. « Deux ministres manquent aux conseils depuis un moment et le ministère des Affaires étrangères vient de s’ajouter. Le Premier ministre est conscient du phénomène et entend mettre fin à cela une fois son deuil fait ».

Bien qu’elle sera déléguée par son ami Firmin Ngrebada qui détrônait depuis toujours Doubane auprès de Touadera, Sylvie Baïpo Temon qui a un carnet d’adresses vide à faire valoir, aura du pain sur la planche à se faire connaitre au lendemain de son arrivée à Bangui annoncée pour ce mardi soir.

Rappelant que l’incompétence, la corruption, le népotisme, les détournements et les ébats sexuels ont miné le gouvernement de Touadera que dirige son ami Simplice Mathieu Sarandji. Mais de nature indécise, Faustin Archange Touadera ne peut rien décider.

À quand le Président Touadera prendra conscience des conséquences de toutes ces nominations axées sur le clanisme et le copinage dans le pays ?

 

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Centrafrique : quand le Président Touadera pourrait être accusé de complicité de crimes contre l’humanité.

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Centrafrique.com/centrafrique-quand-le-president-touadera-pourrait-etre-accuse-de-complicite-de-crimes-contre-lhumanite/rencontre-conseiller-touadera-ali-darassa-2/” rel=”attachment wp-att-25260 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Rencontre du conseiller du Président Touadera Valery Zhakarov avec le patron de l'UPC Ali Darassa dans la Ouaka.
Rencontre du conseiller du Président Touadera Valery Zhakarov avec le patron de l’UPC Ali Darassa dans la Ouaka.

: quand le Président Touadera pourrait être accusé de complicité de crimes contre l’humanité.

 

 

Bangui (RCA) / Cnc – Si devant la justice le complice est accusé de mêmes crimes que celui qui l’a commit réellement, le Président Faustin Archange Touadera pourrait être lui aussi accusé de complicité de crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par les groupes armés sur le territoire centrafricain. Analyse.

 

 

Le 28 août dernier, les principaux leaders des groupes armés en République centrafricaine  se sont réunis dans la capitale soudanaise Khartoum afin de négocier un accord de sortie de crise dans le pays.

Sous l’initiative du Conseiller russe du Président Faustin Archange Touadera, les différentes parties réunies ont signé ensemble une déclaration d’entente  assortie de 8 engagements, dont la création d’un cadre de commun de concertation et d’engagement d’action pour une paix réelle en Centrafrique  dénommé RCA (Rassemblement centrafricain).

Sauf que cette initiative du conseiller russe du Président Touadera pourrait faire contraindre ce dernier à répondre devant la justice nationale ou internationale pour financement de l’entreprise  terroriste, de la mise en danger d’autrui et complicité de crime contre l’humanité…

En effet, selon une source digne de foi contactée par CNC, durant la rencontre de Khartoum, chaque participant, autrement dit chaque chef de groupes armés reçoit une enveloppe contenant une somme de 40 millions de francs CFA en espèce pour son déplacement à cette rencontre. Ce qui constitue, devant la loi, comme un financement de l’entreprise  terroriste et complicité de crimes commis par les leaders de ce groupe armé, car, avec cette somme d’argent, les bénéficiaires, qui sont d’ailleurs des rebelles, pourront se réarmer et entretenir leurs hommes afin de massacrer le peuple centrafricain.

Or, ce financement de l’entreprise terroriste par le Chef de l’État Faustin Archange Touadera n’est pas le premier du genre dans le pays.

Au début du mois de décembre 2018, le chef de gang du quartier KM5 Nimery Matar et le Patron du FPRC Noureddine Adam ont eux aussi bénéficié chacun d’une enveloppe du chef de l’État Faustin Archange Touadera à travers Ali Gonessa et Valery Zakarov, respectivement Conseiller diplomatique et sécuritaire du Chef de l’État Touadera. Certaines sources parlent d’une prime de’environ 100 millions de francs CFA pour les crimes qu’ils auraient commis dans leurs zones de juridictions respectives.

Pour le clan Touadera, la distribution des enveloppes financières aux chefs des groupes armés pourrait les aider à faire baisser les violences dans le pays afin qu’ils puissent se justifier lors de la prochaine campagne électorale qui s’approche à grands pas. Sans mesurer les conséquences de son geste financier, le Président Touadera pourrait se retrouver face à la justice internationale.

Même son appel téléphonique avec un chef rebelle de l’UPC dans lequel il a précisé que l’objectif du redéploiement des soldats FACA en province ne serait pas dans l’optique d’attaquer les positions des groupes armés pourrait, à court terme, être considéré comme une haute trahison vis-à-vis du peuple centrafricain. Une déclaration publique de faiblesse, une honte pour la nation mise en lumière par le service de communication de la Présidence même s’ils veulent faire croire au monde que Faustin Archange Touadera parle à tout le monde, tous les fils du pays, alors que ces vrais fils du pays dont ils parlent continuent de souffrir dans des camps des déplacés sans aucun moyen de se nourrir, à fortiori de l’appeler au téléphone.

À bon entendeur, salut…

 

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Centrafrique : lancement du programme controversé du DDRR à Paoua.

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Centrafrique.com/centrafrique-lancement-du-programme-controverse-du-ddrr-a-paoua/antibalaka-en-ronde-corbeaunews-10/” rel=”attachment wp-att-25256 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les milicien Anti-balaka en position de combat. CopyrightDR
Les milicien Anti-balaka en position de combat. CopyrightDR

 

 

Centrafrique : lancement du programme controversé du DDRR à Paoua.

 

 

Ce lundi 17 décembre à Paoua, dans l’Ouham-Péndé, le chef de l’État Faustin Archange Touadera a officiellement lancé le programme du DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement) des groupes armés dans le pays après plusieurs mois de report.

 

Selon la prévision établie par le gouvernement, ce programme du DDRR lancé ce lundi à Paoua va toucher environ 450 ex-combattants issus de deux factions du mouvement Révolution Justice (Branche  de l’ex-ministre des Sports Armel Sayo, branche du général rebelle  Belanga) et la milice Anti-balaka locale.

Cependant, avec l’arrestation de l’ex-coordinateur de la milice Anti-balaka Patrice Édouard Ngaïssona à Paris suite au mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale,toutes les factions Anti-balaka déclarent se retirer du programme DDRR initié par le gouvernement.

Outre la milice Anti-balaka, certains groupes armés issus de l’ex-coalition Séléka comme le FPRC, le MPC et l’UPC…  se disent hostiles à ce programme du désarmement.

Alors que le gouvernement prévoit la prochaine étape de ce fameux  DDRR dans d’autres villes du pays comme Bouar, Bambari et Bangassou, il n’est pas exclut qu’un autre groupe armé comme 3R et le FDPC  puissent emboiter les pas du FPRC et des Anti-balaka en se retirant de ce  programme.

Rappelons que ce fameux programme du DDRR, financé à hauteur de 18 milliards de francs CFA par la Communauté internationale, risquerait d’être une prime de guerre pour les auteurs des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre en République centrafricaine.

 

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RDC: Des adieux en trompe-l’oeil pour Kabila avant la présidentielle

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Le Président Congolais Joseph Kabila.

 

 

RDC: Des adieux en trompe-l’oeil pour Kabila avant la présidentielle

 

 

KINSHASA (RDC) – Un mois avant la fin programmée de son mandat présidentiel, le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila a reçu une foule de correspondants de la presse étrangère pour de rares interviews.

Si tout laissait alors penser que celui qui a dirigé la RDC près de 18 ans se livrerait à l’exercice des adieux, la teneur de son discours fut différente et il a rapidement laissé entendre qu’il n’excluait pas de se présenter à nouveau devant les électeurs en 2023, lorsque sa candidature ne sera plus entravée par les règles constitutionnelles qui interdisent de cumuler plus de deux mandats consécutifs.

Joseph Kabila, qui a 47 ans, aurait dû normalement quitter ses fonctions en 2016, mais le scrutin a été différé à plusieurs reprises et jusqu’à récemment, on ignorait si le chef de l’Etat sortant chercherait à briguer un troisième mandat consécutif.

“Mon rôle sera de faire en sorte que nous ne retournions pas au point de départ, le point de départ, c’est l’état dans lequel nous avons trouvé le Congo il y a 22 ans”, a-t-il déclaré à Reuters, référence à la prise du pouvoir par son père Laurent-Désiré.

“Dans la vie comme en politique, je n’exclus rien”, a-t-il répondu lorsqu’il a été interrogé sur un éventuel retour. “Il y a encore beaucoup à faire et d’autres pages seront écrites avant que nous puissions rédiger les manuels d’histoire.”

Près de dix-huit ans après avoir succédé au pouvoir à son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné dans des circonstances encore floues, Joseph Kabila n’est plus le novice en politique qu’il était en 2001.

Nul ne sait si l’élection présidentielle de dimanche refermera définitivement la page Kabila ou si elle n’ouvrira qu’une brève parenthèse.

QUELQUES SUCCÈS

 

Joseph Kabila a choisi comme dauphin un fidèle, Emmanuel Ramazani Shadary, placé sous sanctions par l’Union européenne pour son rôle dans des violations des droits de l’homme. Le gouvernement de RDC estiment que ces sanctions, qui comportent une interdiction de voyager et un gel des avoirs, sont illégales.

Son éventuel retour à la présidence dépendra avant tout de l’image que garderont les électeurs de ses 18 années de présidence.

Ses débuts furent marqués par quelques succès. Il est notamment parvenu à mettre fin à une guerre régionale meurtrière et à organiser le premier scrutin présidentiel libre.

Mais ses mandats furent également ternis par une instabilité chronique, particulièrement dans l’Est, par la répression visant les mouvements pro-démocratiques et par une culture de la corruption qui a, de l’aveu même du gouvernement, coûté des milliards de dollars à un pays dont les sous-sols sont parmi les plus riches de la planète.

Des investissements étrangers ont permis à la RDC de se hisser au premier rang des producteurs africains de cuivre et numéro un mondial de l’extraction de cobalt, un minerai essentiel à la production de batteries pour voitures électriques.

Denis Mukwege, le médecin congolais colauréat cette année du prix Nobel de la paix pour ses efforts en faveur de la lutte contre les violences sexuelles comme arme de guerre, soulignait récemment que si Joseph Kabila avait le droit de rester en politique, les électeurs ne devaient pas oublier les promesses non tenues.

“Rien de ce qui aurait dû être fait pour fonder une véritable démocratie n’a été fait lors de son passage au pouvoir”, a-t-il déclaré à Reuters.

LE PRÉCÉDENT ANGOLAIS

Adversaires et certains observateurs de la scène politique congolaise se rejoignent pour penser que les craintes que nourrit Joseph Kabila pour sa sécurité personnelle et les fortunes colossales que l’on soupçonne sa famille d’avoir amassées ont peut-être contribué à sa volonté de se maintenir au pouvoir.

Un rapport publié l’année dernière par un groupe de chercheurs new-yorkais affirmait que les différentes entreprises dirigées par la famille Kabila représentaient des dizaines de milliers de dollars, ce que le président a réfuté.

Si son candidat Emmanuel Ramazani Shadary parvient à battre ses deux principaux adversaires, Joseph Kabila ne serait pas pour autant assuré de pouvoir conserver son influence.

Il lui suffit pour s’en rappeler de se tourner vers le voisin angolais où Joao Lourenco a rapidement mis de côté son puissant prédécesseur Jose Eduardo dos Santos, resté 38 ans au pouvoir, en accusant des membres de sa famille de corruption.

“Kabila a vu ce qui s’est passé en Angola.

C’est la raison pour laquelle il a choisi un fidèle d’entre les fidèles et surtout celui dont il craint le moins qu’il menace son propre pouvoir”, explique Manya Riche, qui conseilla Joseph Kabila de 2008 à 2011.

Evoquant l’arrangement trouvé entre Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, lorsque le premier a conservé sa prééminence politique tout en ayant momentanément cédé les rênes de la présidence au second, elle a commenté: “Nous ne sommes pas en Russie. Dans une certaine mesure, ici, le chef c’est celui qui est assis à la place du chef.”

FLAIR

Joseph Kabila est né en 1971 dans l’est du Congo alors que son père Laurent-Désiré combattait dans les rangs de l’insurrection qui combattait le régime de Mobutu Sese Seko mais il a passé l’essentiel de ses jeunes années en Tanzanie voisine.

Son retour au Congo coïncide avec l’arrivée au pouvoir de son père avec le soutien du Rwanda et de l’Ouganda et c’est alors qu’il recevait en Chine une instruction militaire que son père a été abattu par l’un de ses gardes du corps, en 2001.

Il n’avait que 29 ans quand il a repris la direction d’un pays morcelé et déchiré par des conflits territoriaux qui ont contribué à tuer des dizaines de milliers de personnes chaque mois.

S’exprimant dans un français hésitant et presque pas en lingala, la langue parlée dans la capitale et dans l’armée, Joseph Kabila a eu du mal à se connecter à la population, un handicap qu’il compensé par un flair politique qui a surpris.

Il a su regagner la confiance de puissances occidentales, Etats-Unis et France notamment, allant à rebours de la distance prônée par son père, attirant les investisseurs étrangers en libéralisant la législation encadrant les extractions minières.

Il a également su relancer un processus de paix qui a abouti en 2003 à un accord de partage du pouvoir qui lui a permis de se maintenir au pouvoir malgré la poursuite de l’insurrection dans l’Est.

“Il a su gérer le pays, plus ou moins”, concède Azarias Ruberwa, un ancien chef rebelle qui siège désormais au gouvernement.

Joseph Kabila a remporté les deux tours des élections de 2006, dont les observateurs s’accordent à juger qu’elles se sont librement déroulées et avant d’apaiser dans la foulée les mouvements de protestations qui ont suivi la proclamation des résultats.

Ces succès, suivis par une nouvelle victoire en 2011, cette fois marquée par des accusations d’irrégularités, l’ont conduit a transformer son approche du pouvoir, expliquent certains de ses Proches.

“Le président a commencé à être mois tolérant vis-à-vis des Occidentaux”, dit un ancien conseiller s’exprimant sous le sceau de l’anonymat. “Il a considéré qu’ils lui imposaient leurs idées.”

A la mort, en 2012, d’Augustin Katumba Mwanke, son plus proche conseiller et confident, son exercice du pouvoir a pris un tour plus personnel.

Joseph Kabila s’exprime rarement en public et il n’accorde sa confiance qu’à un petit cercle de proches, sa soeur jumelle Jaynet et son plus jeune frère, Zoe.

Dans la population, on reproche à Joseph Kabila de ne pas avoir su profiter des ressources du pays pour en faire une plateforme économique régionale. Et le président lui même admet auprès des proches qu’il regrette de ne pas avoir su transformer la RDC en une nation qui pourrait ressembler aux autres pays africains qu’il a pu visiter.

(

Avec David Lewis à Nairobi, Gwladys Fouche à Oslo; Nicolas Delame

Centrafrique : cérémonie d’un an de signature des accords de paix entre les 3R et Anti-balaka dans la Nana-Mambéré.

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Centrafrique.com/centrafrique-ceremonie-dun-an-de-signature-des-accords-de-paix-entre-les-3r-et-anti-balaka-dans-la-nana-mambere/anniversaire-un-an-accord-paix-antibalaka-3r-bouar-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-25246 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Cérémonie d'anniversaire d'un an des accords de paix entre la milice Anti-balaka et le mouvement 3R dans la Nana-Nambéré le 15 décembre 2018. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.
Cérémonie d’anniversaire d’un an des accords de paix entre la milice Anti-balaka et le mouvement 3R dans la Nana-Nambéré le 15 décembre 2018. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Centrafrique : cérémonie d’un an de signature des accords de paix entre les 3R et Anti-balaka dans la Nana-Mambéré.

 

 

Bouar(RCA) / CNC – Le 15 décembre dernier, une cérémonie d’anniversaire d’un an des accords de paix signé le 15 décembre 2017 entre les Anti-balaka et 3R a eu lieu à Bouar dans la Nana-Mambéré en présence des autorités locales.

 

Si les deux parties réaffirment leur détermination à respecter toujours scrupuleusement les clauses de ces accords de paix signés l’année dernière sous la supervision de la Minusca (Mission de paix de l’ONU en Centrafrique), la milice Anti-balaka, par la voie de son chef local le général Ngaté, regrette l’arrestation le 12 décembre dernier de l’ex-coordinateur de la milice Patrice Édouard Ngaïssona à Paris à la demande de la Cour Pénale internationale (CPI).

« … le 15 décembre 2017, nous avons signé un accord de paix avec les 3R et nous avons respecté scrupuleusement les clauses de ces accords… Mais tous les miliciens Anti-balaka de la Nana-Mambéré en particulier et de la Centrafrique en général sont en colère depuis 3 jours suite à l’arrestation de notre Chef Patrice Édouard Ngaïssona alors qu’aucun mercenaire n’a été arrêté par la Justice jusqu’à ce jour. Seulement que des fils du pays (autrement dit les chefs Anti-balaka) qui sont arrêtés par la Cour pénale internationale … », a déploré le général des Anti-balaka de la Nana-Mambéré Ngaté devant les participants.

Sans trop rentrer dans des détails, le Patron des Anti-balaka le général Ngaté confirme officiellement qu’ils ne participent plus au programme du DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement) initié par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

« … On nous a ordonné de ne plus participer aux différentes réunions de paix organisées… mais nous allons toujours respecter ces accords qu’on a signés. Pour le DDRR, c’est fini. On nous retire déjà de ce projet, je préfère vous le dire. C’est une décision de notre Coordination nationale depuis Bangui… Nous allons garder toujours nos armes à la maison », conclut le général Ngaté qui semble être en colère lors de la cérémonie.

Quant au représentant du mouvement 3R d’Abbas Siddiki, l’enjeu pour eux c’est de respecter l’engagement qu’ils ont donné lors de la signature de ces accords de paix avec la milice Anti-balaka de la Nana-Mambéré.

 

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Bandorole du premier anniversaire des accords de paix entre les Anti-balaka et les rebelles du 3R dans la Nana-Mambéré.
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Centrafrique : les en dessous du blocage de l’initiative de Paix de l’Union africaine.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-en-dessous-du-blocage-de-linitiative-de-paix-de-lunion-africaine/president-commission-union-africaine-moussa-fakir-et-faustin-archange-touadera-a-droite-le-18-septembre-2018-a-bangui-rfi/” rel=”attachment wp-att-25242 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, le Président de la Commission de l'Union africaine et le Président Faustin Archange Touadera en septembre 2018 à Bangui. Photo AFP
De gauche à droite, le Président de la Commission de l’Union africaine et le Président Faustin Archange Touadera en septembre 2018 à Bangui. Photo AFP

 

 

Centrafrique : les en dessous du blocage de l’initiative de Paix de l’Union africaine.

 

 

 

Bangui (RCA) / CNC – Dans un contexte géopolitique assombri sur fond de tension entre le gouvernement centrafricain et les partenaires internationaux, le Premier ministre a été interpellé par les élus de la nation où un débat contradictoire a eu lieu ce mercredi 12 décembre dans l’hémicycle de  l’Assemblée nationale autour du  blocage de l’initiative de paix de l’Union africaine. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, dans sa déclaration devant les députés de la nation, rejette la responsabilité de ce blocage sur l’Union africaine qui semble ne pas jouer le jeu franc avec le pouvoir de Bangui. Or, d’après notre enquête sur le dossier, les choses ont l’aire de dire le contraire. Décryptage…

 

Alors que le Président de la Commission de l’Union africaine, le diplomate tchadien Moussa Fakir, lors de sa dernière rencontre avec le Président Faustin Archange Touadera le mardi 18 septembre 2018, se disait satisfait de son entretien d’une heure, qui a porté sur  la sécurité et la paix dans le pays, a-t-il précisé sans pour autant soulever devant la presse les divergences de points de vue avec le chef de l’État autour du blocage de l’initiative de paix portée par son Institution.

Alors que devant les députés de la nation, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji  a déclaré pour sa part que  seulement sur deux-points, à savoir le lieu et la date du pourparler,  que l’Union africaine peine à lui répondre. Et c’est évidemment sur ces deux points que  les choses sont bloquées autour de fameuse initiative de l’Union africaine.

Une bande explication qui a irrité certains députés, dont Martin Ziguélé, du parti MLPC à s’interroger :

«….. Ce sont les questions de lieu, de l’envoyé spécial et du budget. Est-ce que, c’est pour ces questions de nomination d’un envoyé spécial et du lieu que les Centrafricains méritent de continuer à mourir par dizaines ou par centaines ? ». 

 

L’Union africaine, une organisation boudée par le Président Touadera

 

Fin septembre à New York, le Président Touadera avait affirmé devant le Conseil de sécurité que la médiation pour une paix en Centrafrique relevait de l’Union africaine.

Sachant pertinemment que lui et son entourage ne veulent pas entendre parler de la Commission de l’Union africaine qu’ils considèrent à la solde du Président tchadien Idriss Deby. le Président Touadera tente par ce jeu diplomatique de faire endormir debout ses collègues-chefs d’État qui l’ont pressé à s’impliquer davantage pour la paix dans son pays, notamment avec l’initiative de paix de l’Union africaine.

Pour le Président Touadera, le Président de la Commission de l’Union africaine, Monsieur Moussa Fakir, ancien chef de la diplomatie tchadienne au moment du renversement du pouvoir de Bozizé dont il fut Premier ministre  en 2012 par la Séléka, est tout aussi coupable comme le Président Deby du crime grave qui a touché le pays.

À cet effet, son implication dans la résolution de la crise qu’il a lui-même participé à son déclenchement est une insulte vis-à-vis de sa personne en particulier et en général au peuple centrafricain.

 

Difficile choix du facilitateur

 

Devant les députés de la nation ce mercredi 12 décembre, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a déclaré que le récent facilitateur nommé par l’Union africaine ne correspond pas aux critères de moralité  définis par le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera. Du coup, son choix n’a pas été retenu par Bangui.

Entre temps, ce fameux facilitateur n’est autre qu’un diplomate africain avec un nom à connotation musulmane que Bangui qualifie de trop partial.

D’après nos informations, dernièrement, celui-ci a violemment échangé des mots avec le Président Touadera au téléphone. Des mots peu courtois et des noms d’oiseaux  sont sortis dans la bouche de l’un comme de l’autre. Ce qui a d’ailleurs poussé le chef de l’État à bouder son choix comme facilitateur, c’est-à-dire celui qui va diriger le débat.

En outre, le Président Touadera souhaite qu’on lui propose au moins 3 noms qu’il va lui-même choisir un comme le prochain Facilitateur.

 

Difficile choix d’un pays organisateur

 

Si la capitale centrafricaine Bangui avait été proposée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour accueillir le pourparler de paix avec les groupes armés sous l’initiative de l’Union africaine, le FPRC, tout comme le MPC ont catégoriquement boudé ce choix. Ils préfèrent un autre pays africain que la Centrafrique.

Entre temps, selon le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, 3 pays ont été proposés à l’Union africaine : Soudan, Gabon et la Guinée Équatoriale.

En attendant la réponse de l’Union africaine, certains groupes armés commencent à réfléchir s’il était mieux pour eux de se déplacer au Gabon, en Guinée Équatoriale ou au Soudan à cause du repassage surpris de la Cour Pénale Internationale.

Ainsi, le choix de Soudan parait mieux pour eux, sachant que le Président Deby lui aussi préfère le Soudan comme pays organisateur de ces pourparlers de paix.

 

Amnistie ou pas des seigneurs de guerre…

 

Si tout le monde sait que la question de l’amnistie ou pas des seigneurs de guerre serait le premier point de blocage durant les débats de l’initiative de paix de l’Union africaine, elle divise aussi la Communauté internationale et certains chefs d’État de la CEEAC.

Le Président Idriss Deby, tout comme Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, considère que l’amnistie des seigneurs de guerre serait la meilleure voie pour un retour définitif de la paix dans le pays. Tandis que Bangui et d’autres partenaires internationaux comme la France, États-Unis, y compris les Nations Unies préfèrent par contre que la question de l’amnistie ne doive pas être à l’ordre du jour lors des pourparlers de l’Union africaine.

Pour  certains observateurs nationaux par contre, amnistie ou pas, les crimes contre l’humanité et crime de guerre ne sont pas amnistiables, autrement dit ils ne peuvent pas être amnistiés sur le plan international.  « L’imprescriptibilité des crimes de guerre et crimes contre l’humanité est affirmée dans des traités internationaux et à aucun moment, dans aucun traité, on parle de leur amnistie. En d’autres termes, c’est une loi nationale qui confère une amnistie et non un traité. Et les lois ne sont pas supérieures aux traités. Un pays peut amnistier son criminel de guerre qui circulera librement sur son territoire, mais la justice d’un autre pays peut le cueillir bonnement en vertu de l’imprescriptibilité, ou de inoubliabilité pour être plus littéraire, de ces crimes conférés dans un traité qu’il a ratifié ». Affirme à CNC un diplomate africain.

Certes, certains criminels vont bénéficier de cette mesure si elle est approuvée et votée au parlement, mais beaucoup vont aussi se retrouver devant la justice internationale pour les crimes  de guerre qu’ils auraient commis. C’est le cas de Ngaïssona et Yekatombe déjà dans les mailles de la justice internationale et bien d’autres qui vont les rejoindre, quels que soient les casques et botes portées.

 

« … Si tu participes, tu reviendras bec dans l’eau… »

 

Pour beaucoup des Centrafricains, l’initiative de paix de l’Union africaine  n’est plus à l’ordre du jour, d’autant plus que le pouvoir de Bangui, en tête le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui voit derrière une menace pour son poste, tente par tous les moyens de freiner l’avancée des choses.

Alors que le conseiller politique occulte du Président Touadera, le pédagogue Jean Serge Ouafio alias waramontè, dans une de ses déclarations faites sur les ondes, a déconseillé formellement au Président Faustin Archange Touadera de participer aux pourparlers de l’Union africaine qu’il considère comme « Gabon bi », allusion faite à l’accord de Libreville en 2012 avec les Séléka qui avait contraint le Président d’alors François Bozizé à céder une bonne partie de ses prérogatives à un Premier ministre choisi par l’opposition démocratique. Sarandji s’attendait également à la suite logique.

« …si tu participes à ces pourparlers de l’initiative de l’Union africaine, tu reviendras bec dans l’eau comme Bozizé en 2012 », a-t-il déclaré à la radio.

Dialogue ou pas dialogue, à chacun son destin. Les affaires pour les uns et le cauchemar pour les autres.  À suivre…

 

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