Centrafrique.com/ouganda-8-morts-et-15-disparus-dans-le-chavirage-dun-bateau/figure-des-bateaux-transportant-des-refugies-congolais-traversent-les-eaux-du-lac-albert-a-sebagoro-en-ouganda-le-15-fevrier-2018/” rel=”attachment wp-att-28697 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Figure Des bateaux transportant des réfugiés congolais traversent les eaux du lac Albert à Sebagoro en Ouganda le 15 février 2018
Au moins huit personnes ont été tuées et 15 autres sont portées disparues et présumées mortes après le chavirage dimanche d’un bateau sur le lac Albert, dans l’ouest de l’Ouganda, alors qu’elles se rendaient à un match de football, a-t-on appris lundi de source policière.
Ces 23 personnes étaient membres ou supporteurs d’une équipe locale de football, a expliqué à l’AFP un porte-parole de la police régionale, Julius Allan Hakiza.
“Pour l’instant, nous avons retrouvé huit corps, cinq femmes et trois hommes. Jusqu’à 15 personnes sont portées disparues et une unité de la Marine est sur place mais nous ne pensons pas trouver de survivants”, a-t-il déclaré.
“L’équipe de football et leurs supporteurs allaient de l’embarcadère de Fofo à celui de Runga pour un match de football quand le bateau a chaviré”, a-t-il ajouté.
Selon la police, le mauvais temps et la surcharge du bateau sont à l’origine de l’accident.
Un responsable administratif du village de Fofo, Baker Ogen, a affirmé à l’AFP que “30 personnes sont décédées dans cette tragédie et elles venaient toutes de ma zone”.
“Le bateau était rempli de nos joueurs et supporteurs. Il y avait plus de 60 personnes et 32 ont survécu”, a-t-il ajouté, précisant que six membres de l’équipe dont l’entraîneur avaient été tués.
Les naufrages sont relativement courants sur le lac Albert, que se partagent l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC).
En mars 2014, le naufrage d’un bateau ramenant des réfugiés congolais d’Ouganda en RDC y avait fait 210 morts et disparus.
Pour les députés allemands, l’armée camerounaise est accusée de violations des droits de l’homme dans la crise anglophone. La Bundeswehr ne devrait pas s’engager selon eux dans une telle formation sans leur accord.
Appuyer une armée étrangère à travers la formation, oui mais pas une armée qui viole les droits de l’homme. Ainsi se résume la réaction des députés allemands. La mission au centre des critiques consiste en la formation d’une unité d’infanterie.
Dix officiers allemands sont actuellement déployés au Cameroun. Des groupes de cinquante gendarmes camerounais sont affectés à chacun d’eux pour être formés. Un nouveau module de formation devrait d’ailleurs en principe se tenir bientôt.
Exécutions sommaires
Or, le Cameroun est un pays en guerre contre le groupe armé islamiste Boko Haram d’une part et d’autre part, la crise liée aux revendications séparatistes dans les régions anglophones a connu une escalade avec des affrontements violents ayant déjà fait entre 1.500 et 1.850 morts selon les sources.
L’armée camerounaise est accusée d’être responsable d’un certain nombre d’exécutions sommaires. Au mois de juillet 2018, une vidéo montrant des militaires executer des femmes et leurs enfants avait suscité une vague d’émotions. Les officiels camerounais avaient d’abord parlé de “fake news” avant d’admettre par la suite que les faits étaient avérés.
Les élus allemands soutiennent qu’il aurait fallu un débat à l’Assemblée avant que les instructeurs soient envoyés sur un terrain jugé potentiellement dangereux pour eux. Les députés critiquent également le fait qu’ils aient appris l’existence de cette mission par hasard, par le biais d’un briefing entre un responsable de la Bundeswehr et la commission des Affaires étrangères du parlement.
Pour Stefan Liebich, chargé de la politique étrangère au sein du Groupe parlementaire de Gauche, “il est inconcevable que l’armée allemande aille en mission de formation dans un pays où règne une guerre civile.” Pour se justifier, le député cite des propos tenus par la Secrétaire d’Etat allemande Michelle Müntefering selon lesquels, il y aurait un “usage disproportionné de la force” par les services de sécurité camerounais.
Or, ce n’est pas la première fois qu’une telle mission est déployée. Il y a eu un précédent au Niger par exemple avec la mission dénommée “Gazelle”. Mais chaque fois, le gouvernement allemand balaie les critiques et explique qu’une telle mission n’a pas besoin de l’aval du parlement. Le seul fait que les officiers soient “munis de leur arme pour les cas de légitime défense ne change pas la nature de la mission”, explique-t-on à Berlin au sujet de la mission au Cameroun.
Un argument qui surprend Ulrich Delius. Le président de l’Association pour la défense des peuples menacés, une organisation de la société civile allemande, se demande “si cette mission au Cameroun a réellement été une décision du gouvernement fédéral ou si c’était une décision unilatérale du ministère de la Défense”.
Ulrich Delius soutient en tout cas que les réactions des députés sont légitimes. Une conséquence à tirer de cette affaire devrait être, selon lui, que le gouvernement allemand fasse plus d’efforts en faveur d’une solution politique à la crise au Cameroun.
“Envoyer seulement des soldats pour former d’autres soldats n’est pas une solution”, soutient le président de l’Association pour la défense des peuples menacés.
Après quatre mois d’attente et de tractations,le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé un Premier ministre au profil très singulier: il a été proposé par son prédécesseur, Joseph Kabila, pour former un gouvernement de coalition.
Ce même lundi, un poids lourd de l’opposition, Moïse Katumbi, s’est rappelé au bon souvenir de l’alliance Tshisekedi/Kabila, avec un retour d’exil triomphal devant des dizaines de milliers de partisans dans son fief de Lubumbashi (sud-est).
Le nouveau Premier ministre est un économiste septuagénaire mi-technocrate, mi-politique, Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Il a été nommé en vertu de “l’accord politique” entre les coalitions de MM. Tshisekedi et Kabila, a déclaré le porte-parole du chef de l’Etat.
Un accord politique, qui donne toute sa saveur à l’”alternance” en RDC saluée ce même lundi à Kinshasa par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.
Devant la presse, le nouveau Premier ministre a remercié le chef de l’Etat et son prédécesseur Joseph Kabila, “qui m’a proposé comme candidat Premier ministre en m’assurant de sa confiance”.
Ilunga Ilunkamba était en retrait de la vie politique à la tête de la Société nationale des chemins de fer congolais (SNCC). Une des innombrables entreprise publique dont les salariés ont fait grève pour réclamer le paiement d’arriérés de salaires (jusqu’à 227 avait avancé un média en ligne congolais).
Ce docteur en sciences économiques aurait 72 ans, d’après un CV qui circule sur les réseaux sociaux, alors que son entourage avait avancé un âge plus élevé.
Il a été quatre fois vice-ministre et deux fois ministre au Plan et aux Finances, selon la présidence, qui a dû rafraîchir la mémoire des Congolais: M. Ilunga Ilunkamba aurait été au gouvernement pour la dernière fois en 1991, à l’époque de l’ex-dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997), d’après son CV.
Ce vieux routier doit faire le trait d’union entre le président Tshisekedi, qui dispose des importantes prérogatives que prévoit la Constitution, et M. Kabila, qui conserve tous les autres leviers du pouvoir, à commencer par une large majorité au Parlement.
Il doit maintenant former un gouvernement où les partisans de M. Kabila devraient être majoritaires, puis solliciter la confiance de l’Assemblée nationale.
Le principal opposant à l’attelage Tshisekedi/Kabila s’appellera-t-il Moïse Katumbi? L’ex-gouverneur du Katanga est rentré au pays, trois ans jour pour jour après son départ en pleine tourmente judiciaire sous la pression de l’ancien régime Kabila.
– Retour de rock-star –
Tout vêtu de blanc, le riche homme d’affaires et président du TPMazembe, champion en titre du football congolais, a fait un retour digne d’une rock-star ou d’un joueur-vedette, salué par des dizaines de milliers de fans pendant cinq bonnes heures entre l’aéroport et le centre-ville.
Pendant cette longue caravane, l’AFP n’a relevé aucun incident majeur à Lubumbashi, où les regroupements d’opposants étaient systématiquement dispersés dans les derniers mois du régime Kabila avant les élections du 30 décembre.
“Je reviens pour la paix et pour la reconstruction nationale dans notre pays”, a-t-il ajouté, en promettant de respecter la Constitution.
Katumbi, exilé en Belgique, avait tenté en vain de revenir en août pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle. Sa condamnation à trois ans de prison a depuis été annulée.
Allié puis adversaire de l’ex-président Kabila qui l’a qualifié de “Judas”, M. Katumbi a déclaré qu’il se situait toujours dans l’opposition au président Tshisekedi.
Il devra préciser le rôle qu’il entend jouer avec Martin Fayulu, le candidat qu’il a soutenu à l’élection présidentielle du 30 décembre et qui revendique la victoire.
“Un autre pas en avant dans la démocratie en #RDC avec le retour au pays de @moise_katumbi #Changement”, a twitté l’ambassadeur américain Mike Hammer.
“C’est une belle journée”, a également glissé le ministre français des Affaires étrangères, en visite à Kinshasa.
“Le président (Emmanuel) Macron m’a demandé de saluer toutes les initiatives prises par le président Tshisekedi dans le domaine de l’Etat de droit”, a-t-il déclaré en sortant du bureau du président Tshisekedi, quelques heures avant la nomination du nouveau Premier ministre.
Il a annoncé un programme d’aide de 300 millions d’euros à la RDC pendant les cinq ans du mandat de M. Tshisekedi.
Le résultat de l’élection congolaise est le fruit d’un “compromis à l’africaine”, avait déclaré en février M. Le Drian, après avoir mis en doute la victoire de M. Tshisekedi proclamée par la Commission électorale.
“Il y a eu une vraie élection démocratique, je la constate, validée par la Cour constitutionnelle et validée par l’Union africaine”, a-t-il cette fois déclaré lundi à Kinshasa.
La France contribuera à la construction de l’Académie internationale contre le terrorisme, en Côte d’Ivoire, à hauteur de 18 millions d’euros, a déclaré lundi le ministre français de l’Intérieur Christophe Castaner en visite à Abidjan.
Depuis l’annonce du projet, né lors du sommet UE-Afrique de 2017, le flou était entretenu autour de la part de financement assumée par la France.
Le montant de la participation de la Côte d’Ivoire n’a pas été confirmé, mais le ministre ivoirien de la Défense Hamed Bakayoko, chiffrait en octobre à environ 20 millions d’euros le coût total de l’Académie qui doit être située dans la station balnéaire de Jacqueville, à une cinquantaine de km d’Abidjan.
“Ce projet d’académie est un projet majeur (…) parce que la formation est essentielle pour lutter contre le fléau du terrorisme : formation au renseignement, formation pour les forces d’intervention, d’interpellation, de sanction”, a souligné M. Castaner.
Le chantier, qui devrait durer 12 mois, a pris du retard, mais “la première pierre devrait être posée” au dernier trimestre 2019, a indiqué Christophe Castaner.
L’académie comprendra une école à vocation régionale, un centre d’entraînement pour les unités d’intervention avec notamment un champ de tir ainsi qu’un centre de prospective et d’analyse de la menace terroriste qui s’étend à différents pays d’Afrique de l’Ouest.
La Côte d’Ivoire a été elle-même la cible d’une attaque djihadiste en mars 2016 où 15 personnes ont été tuées dans la station balnéaire de Grand-Bassam, proche d’Abidjan.
Après deux jours à Abidjan où il a notamment travaillé sur l’immigration et la lutte anti-terroriste, Christophe Castaner devait rejoindre Dakar lundi en fin d’après-midi.
La mission onusienne au Mali a été la cible de deux attaques distinctes, faisant un mort et trois blessés parmi les Casques bleus, a rapporté l’Organisation des Nations Unies dans un communiqué.
Selon la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), les deux attaques ont eu lieu samedi à Tombouctou dans le centre et à Tessalit dans le nord-est.
La Minusma a précisé qu’un Casque bleu de nationalité nigériane a succombé à ses blessures « à la suite de l’attaque armée menée par des assaillants non identifiés à Tombouctou ».
Un autre soldat de la paix nigérian qui a été blessé dans la même attaque, précise la Minusma.
La mission onusienne a également fait savoir que « trois soldats de la paix tchadiens ont été blessés lorsque leur véhicule protégé contre les mines a heurté un engin explosif improvisé à Tessalit, dans la région de Kidal.
Aucun autre détail n’a été donné à propos de ces deux attaques.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a condamné les deux attaques et appelé les autorités maliennes « à prendre rapidement des mesures pour identifier leurs auteurs et les traduire rapidement en justice».
« Les attaques visant des soldats de la paix des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international », a-t-il encore affirmé, réitérant la solidarité de l’Onu avec le gouvernement et le peuple maliens.
Pour rappel, la Minusma fut créée en avril 2013 par la résolution 2100 du Conseil de sécurité de l’Onu.
La Minusma a pour mission « d’appuyer le processus politique et de réaliser un certain nombre d’activités de stabilisation concernant la sécurité »
Elle doit «protéger les civils, surveiller les droits de l’homme, mettre en place les conditions indispensables à l’acheminement de l’aide humanitaire et au retour des déplacés, à l’extension de l’autorité de l’État et à la préparation d’élections libres, ouvertes à tous et pacifiques ».
Ses effectifs ont dépassé les 15 mille hommes en 2019, dont 13 mille militaires, 1900 policiers et 1600 civils nationaux et internationaux.
Abidjan, Côte d’Ivoire, le 20 mai 2019 – Les représentants de quatre pays africains ont appelé, vendredi 17 mai, à une approche équilibrée sur la difficulté croissante qu’éprouvent les pays africains à faibles revenus à s’acquitter de leurs dettes lors d’une consultation organisée conjointement, à Abidjan, par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale.
Cet appel commun a été lancé lors d’une réunion de haut niveau portant sur les vulnérabilités de la dette en Afrique, à laquelle participaient les ministres des Finances et de l’Économie de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Sénégal et de la Zambie aux côtés de partenaires du développement.
Le vice-président principal de la Banque africaine de développement, Charles Boamah, a déclaré que le dialogue sur la viabilité de la dette « ne pouvait pas arriver à un meilleur moment. Cette question est au centre de beaucoup de discussions. La Banque africaine de développement est engagée dans des dossiers très importants : une 7ème augmentation générale de capital et une 15ème reconstitution du Fonds africain de développement », a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture. Selon lui, la gestion de la dette doit tenir compte des besoins en matière d’investissement et de développement.
Pour atteindre ses objectifs de développement durable (santé, éducation et infrastructures), le continent « a besoin de 500 milliards de dollars américains », a estimé Charles Boamah.
Pour Akihiko Nishio, vice-président de la Banque mondiale pour le financement du développement, « l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et le Fonds africain de développement (FAD) œuvrent en faveur d’une mission commune visant à mieux s’attaquer aux vulnérabilités de la dette dans les pays de l’IDA et du FAD ».
Le ministre des Finances de la Côte d’Ivoire, Adama Koné, a salué la Banque mondiale et le Fonds monétaire international pour leur assistance, mais il a aussi lancé un appel en faveur d’un relèvement des « sources de financement novatrices et stratégiques ». Il a souhaité que « des obligations libellées en franc CFA soient disponibles sur les marchés. Si nous disposions d’un mécanisme de garantie, cela nous permettrait d’émettre ces obligations à un prix moindre », a-t-il avancé.
Les représentants de la Zambie et du Sénégal ont indiqué prendre des mesures pour s’attaquer à leur endettement, tandis que le ministre des Finances du Cameroun, Richard Evina Obam, a appuyé l’appel en faveur de sources de financement plus larges, dont celles provenant du monde islamique.
En l’espace de sept ans, le profil de la dette publique dans la plupart des pays africains à faibles revenus et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure s’est considérablement dégradé. Le nombre de pays confrontés à de graves défis d’endettement a doublé.
En janvier 2019, 17 pays emprunteurs auprès de l’IDA et du FAD étaient considérés comme présentant un risque élevé d’asphyxie face à leur endettement extérieur ou en état de surendettement. Ils étaient deux fois moins nombreux en 2013.
L’avocat de l’ex-chef de milice centrafricain Patrice-Edouard Ngaïssona, dont l’audience de confirmation des charges et notamment de crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale (CPI) devrait avoir lieu en septembre, estime qu’”il n’y a pas de raison” que son client “soit détenu”.
“Il n’a fait que défendre l’intégrité de la République Centrafricaine (…) il a contribué à l’apaisement des esprits pour un dialogue national entre les différents groupes (…) Il n’y a pas de raison que M. Ngaïssona soit détenu”, a affirmé à l’AFP son avocat belgo-ivoirien Me Simplice Séri Zokou, rencontré à La Haye.
Celui-ci est aussi l’avocat de Charles Ble Goudé, l’ex-chef du mouvement des Jeunes Patriotes en Côte d’Ivoire, jugé par la CPI avant d’être acquitté.
La première apparition de Patrice-Edouard Ngaïssona devant les juges de la CPI a eu lieu en janvier après son extradition depuis la France où il avait été arrêté en décembre.
Ngaïssona, 51 ans, président de la Fédération centrafricaine de football, est soupçonné d’avoir commis ou aidé à commettre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans l’ouest de la République centrafricaine entre septembre 2013 et décembre 2014. Il est notamment accusé de meurtre et tentative de meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population ainsi que de l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans.
Selon Me Zokou, l’audience pour la confirmation des charges qui devait avoir lieu le 18 juin, a été reportée à septembre à la demande du procureur.
Créées en 2013 après la prise du pouvoir à Bangui par les rebelles de la Séléka, les milices d’autodéfense antibalaka ont pris les armes, assurant vouloir défendre les intérêts des chrétiens face aux groupes armés musulmans.
D’après la Cour basée à La Haye, il y a des “motifs raisonnables” de croire qu’une “attaque généralisée et systématique a été perpétrée par les antibalaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Séléka”.
Centrafrique.com/sept-personnes-tuees-par-des-assaillants-dans-le-sud/apres-un-attentat-a-gao-au-mali-le-13-novembre-2018-voa-avec-souleymane-ag-anara/” rel=”attachment wp-att-28663 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Après un attentat à Gao au Mali le 13 novembre 2018. VOA avec Souleymane Ag Anara
Sept personnes, dont deux gendarmes et un douanier maliens, ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi dans le sud du Mali, lors d’une attaque au poste de Kouri, frontalier du Burkina Faso, a appris lundi l’AFP de sources de sécurité et auprès d’élus.
“Dimanche dans la nuit, le poste de Kouri a été attaqué par des hommes armés. Deux gendarmes, un douanier et quatre civils dont deux Ghanéens ont été tués”, a affirmé à l’AFP un responsable de la police locale sous couvert d’anonymat.
Centrafrique.com/le-cameroun-celebre-sa-fete-nationale-dans-la-division/les-membres-de-la-plateforme-brigade-des-patriotes-camerounais-lors-de-la-conference-de-presse-a-yaounde-au-cameroun-le-17-fevrier-2019/” rel=”attachment wp-att-28659 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les membres de la plateforme brigade des patriotes camerounais lors de la conférence de presse à Yaoundé au Cameroun le 17 février 2019
Le Cameroun a célébré lundi sa fête nationale dans la division, avec des cérémonies boycottées par l’opposition et un appel des séparatistes armés à observer une journée “villes mortes” dans les régions anglophones.
Le président camerounais Paul Biya, dont les apparitions publiques sont rares, a présidé un défilé civil et militaire sur le boulevard du 20-Mai, à Yaoundé.
“Le Cameroun uni et indivisible à jamais”, pouvait-on lire sur une banderole montrée par la télévision d’Etat, la CRTV, qui retransmettait la cérémonie en direct.
D’autres cérémonies se déroulaient en parallèle dans les régions. Aucun incident n’avait été signalé à travers le pays, à 12H00 GMT.
Baptisée “fête de l’unité”, ce rendez-vous annuel intervient cette année dans un contexte socio-politique tendu, marqué notamment par le conflit armé qui sévit dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les deux régions anglophones sur les dix que compte le pays.
Les séparatistes, qui se battent pour la création d’un Etat indépendant dans ces deux régions, ont appelé à deux jours de “villes mortes” les 19 et 20 mai, bannissant toute activité publique pour s’opposer à la tenue de la fête nationale.
A Buea, dans le Sud-Ouest, “les gens ne se sentent pas concernés. Ils n’adhèrent pas à l’idée que c’est la fête nationale”, a constaté sous couvert d’anonymat le responsable d’une ONG locale, joint depuis Yaoundé. “Les gens veulent d’abord que le calme revienne, qu’on dialogue”.
– “Temps très difficiles” –
Des habitants d’autres villes ont été mobilisés pour prendre part au défilé à Buea, selon des sources concordantes.
A Santa, dans le Nord-Ouest, un camion transportant du ciment a été incendié dimanche par des séparatistes, d’après des témoins.
Les festivités de la fête nationale ont également été marquées par le boycott des deux principaux partis d’opposition.
Le Social Democratic Front (SDF), qui prenait part à ces célébrations depuis des années a ainsi expliqué qu’il se mettait en marge cette année, par “sympathie avec les Camerounais qui vivent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et ceux qui souffrent de la grave crise d’insécurité dans les autres parties du pays”, notamment dans l’Extrême-Nord où les djihadistes de Boko Haram sont actifs.
De son côté, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) “ne peut pas célébrer lorsque des Camerounais sont tués pendant que le gouvernement fait la sourde oreille”. Le président du MRC, Maurice Kamto, officiellement arrivé deuxième à la présidentielle d’octobre 2018, est notamment accusé d’”insurrection” et détenu, avec plus de 150 de ses soutiens et militants, depuis fin janvier.
“Nous vivons des temps très difficiles. Il y a des revendications qui remettent en cause la structure de l’Etat”, a souligné l’historien camerounais Emmanuel Tchumtchoua, qui s’inquiète de la montée depuis plusieurs mois d’un discours de haine tribale sur les réseaux sociaux et dans certains médias.
Réélu lors d’une présidentielle dont les résultats ont été contestés, Paul Biya multiple depuis plusieurs semaines les appels à la tolérance et à l’unité.
– Francophones et anglophones –
Son compte tweeter affiche ainsi de nombreux messages, en français et en anglais, appelant à l’unité nationale, un registre qui lui est inhabituel et qui pourrait être le signe d’un changement d’attitude.
“Recherchons dans nos différences ce qui peut nous enrichir mutuellement et nous unir davantage”, a ainsi écrit dimanche le président camerounais. “N’opposons pas des Camerounais entre eux. N’opposons pas anglophones et francophones …”, demandait-il la veille.
La fête nationale a été instituée le 20 mai 1972, date à laquelle un référendum avait été organisé pour réunifier le Cameroun francophone et le Cameroun anglophone. La République fédérale du Cameroun avait alors changé de dénomination, devenant République unie du Cameroun.
Mais ce symbole d’unité a pris une nouvelle signification, alors que depuis plus d’un an, les régions anglophones sont le théâtre d’un conflit armé qui n’a cessé de prendre de l’ampleur.
Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé, se battant pour la division du pays. De son côté, le SDF milite pour un retour au fédéralisme.
Des combats opposent régulièrement l’armée, déployée en nombre, à des groupes épars de séparatistes armés qui, cachés dans la forêt équatoriale, attaquent gendarmeries et écoles et multiplient les enlèvements.
Selon l’ONU, la crise a déjà forcé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile. En vingt mois, le conflit en zone anglophone a fait 1.850 morts, selon le centre d’analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG).
Centrafrique.com/lambert-mende-lex-porte-parole-du-regime-kabila-brievement-arrete-puis-relache/lambert-mende-dans-les-studios-de-voa-washington-le-31-janvier-2018/” rel=”attachment wp-att-28655 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Lambert Mende dans les studios de VOA Washington le 31 janvier 2018
Le porte-parole du régime de l’ex-président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, Lambert Mende, a été brièvement arrêté dimanche à Kinshasa, ont indiqué à l’AFP ses proches.
“Il a été relâché après avoir été torturé”, a affirmé un membre de son cabinet, Auguy Kande, qui n’a pas précisé son lieu de détention.
“L’honorable (député) Lambert Mende a été brutalement enlevé à son domicile aujourd’hui par quatre Jeeps de la police et de l’armée”, avait auparavant affirmé à l’AFP son secrétaire particulier, Franck Diefu.
“C’est sur ordre du vice-ministre de l’Intérieur qui assure l’intérim, Basile Olongo”, avait assuré l’ancien patron de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Kalev Mutond, qui avait prévenu des médias.
La porte-parole du gouvernement par intérim Marie-Ange Mushobekwa a renvoyé l’AFP vers la police, laquelle n’était pas joignable pour l’instant.
Lambert Mende, 66 ans, a été l’indéfectible ministre de la Communication et porte-parole des gouvernements de Joseph Kabila pendant plus de dix ans entre 2008 et début 2019.
Il a quitté son ministère après avoir été élu député de sa province d’origine du Sankuru (centre) à l’issue des élections générales du 30 décembre 2019.
Mende a tenté ensuite de se faire élire gouverneur de la province du Sankuru où sa candidature a suscité des remous. Des députés provinciaux ont refusé de voter pour sa candidature unique.
Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre. Son investiture le 24 janvier en présence de son prédécesseur a marqué la première transmission pacifique du pouvoir au Congo.
Tshisekedi est lié par une alliance de coalition avec M. Kabila dont les proches ont gardé tous les leviers du pouvoir, selon le résultat officiel des élections du 30 décembre.
La présidence a promis pour cette semaine la nomination d’un Premier ministre qui doit être compatible avec le président Tshisekedi et le “président honoraire” Kabila.
Le tempo de la vie politique s’est accéléré lundi en République démocratique du Congo, avec le retour après trois ans d’exil de l’opposant Moïse Katumbi et la probable nomination d’un Premier ministre attendue depuis janvier, le tout en présence du ministre français des Affaires étrangères.
Moïse Katumbi est rentré lundi dans son fief de Lubumbashi (sud-est) trois ans jour pour jour après son départ en pleine tourmente judiciaire sous la pression de l’ancien régime du président Joseph Kabila.
“La vérité finit toujours par triompher. Je reviens pour la paix et pour la reconstruction nationale dans notre pays”, a déclaré M. Katumbi, 54 ans, salué à son arrivée par des milliers de partisans.
Katumbi, exilé en Belgique, avait tenté en vain de revenir en août dernier pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle.
L’élection a été officiellement remportée par un autre opposant, Félix Tshisekedi, investi le 24 janvier.
Le retour de M. Katumbi intervient après l’annulation de sa condamnation à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière qu’il a toujours contestée.
Allié puis adversaire de l’ex-président Kabila, qui l’a qualifié de “Judas”, M. Katumbi a déclaré qu’il se situait toujours dans l’opposition au nouveau président Tshisekedi.
Le président du célèbre club de football TP Mazembe devra préciser la place qu’il entend occuper au sein de cette opposition où le candidat qu’il a soutenu, Martin Fayulu, revendique la victoire à la présidentielle du 30 décembre 2018 et la “vérité des urnes” de meeting en meeting.
“Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever. Bon retour au pays à @MoïseKatumbi”, a twitté Martin Fayulu, qui ne figurait pas parmi les nombreux élus locaux présents à Lubumbashi pour le retour de “Moïse”.
A Kinshasa, le président de la République Félix Tshisekedi se préparait également à une journée bien remplie.
En fin de matinée, il a reçu le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, a constaté une journaliste de l’AFP.
Il s’agit de la première visite d’un responsable de l’Union européenne (UE) de ce niveau depuis la présidentielle.
“L’élection s’est achevée finalement par une espèce de compromis à l’africaine”, avait déclaré M. Le Drian après l’investiture de M. Tshisekedi, dont il avait mis en doute la victoire proclamée par la Commission électorale.
– Chassé-croisé-
Dans un curieux chassé-croisé de diplomatie et de politique intérieure, la présidence de la République pourrait annoncer dans la foulée le nom du Premier ministre que la RDC attend depuis près de quatre mois.
L’actuel Premier ministre Bruno Tshibala “a déposé sa démission”, selon la radio Top Congo, qui parle de l’”annonce imminente du nom de son successeur”.
Le prochain chef du gouvernement doit pouvoir travailler avec le chef de l’Etat mais aussi son prédécesseur, Joseph Kabila, proclamé “président de la République honoraire” par ses proches.
Thsisekedi est en effet lié par une alliance de coalition avec l’ex-président dont la famille politique a gardé la haute main sur toutes les autres institutions (Parlement, assemblées provinciales, postes de gouverneur, sans parler de l’appareil sécuritaire).
Tshisekedi et Kabila se sont rencontrés à plusieurs reprises depuis l’investiture du 24 janvier, qui a marqué la première transmission du pouvoir sans effusion de sang dans l’histoire du Congo.
Au terme de leur accord, 80% des postes au gouvernement pourrait revenir au Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila et 20% à Cap pour le changement (Cach) de Félix Tshisekedi, avançait jeudi dernier le journal Le Potentiel. “70%/30%”, a glissé un conseiller du président Tshisekedi à l’AFP.
Centrafrique.com/centrafrique-vive-tension-entre-le-ministre-de-linterieur-et-son-dircab/ministre-wanzet-linguissara-4/” rel=”attachment wp-att-28645 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le ministre Henri Wanzet Linguissara lors de son passage à Bambari. La photo est pour l’illustration de l’article.
Bangui (République centrafricaine) – Les choses ne vont plus au ministère de la Sécurité publique. La tension est visible partout et les activités tournent au ralenti.
Depuis la prise de tête au début du mois entre le directeur général de la police le colonel bienvenu Zokoué et son ministre de tutelle le général Henri Wanzet Linguissara, les choses allaient de mal en pis au ministère de la Sécurité publique. Cette fois, c’est le tour de monsieur Jean Sosthène Degbè, directeur de cabinet de ce dernier de faire son entrée dans la dense avec un bras de fer énorme avec celui-ci.
En effet, depuis la publication de la note de service du ministre Henri Wanzet Linguissara qui dépouille partiellement les prérogatives de son directeur de cabinet Jean-Sosthène Dengbè, le ton semble rompu entre les deux hommes. Désormais, celui-ci ne vient plus au bureau comme avant, et il compte le faire savoir à son ministre Linguissara.
Comme si cela ne suffisait pas, le nouveau directeur de la gendarmerie nationale vient lui aussi de prendre la tête avec son ministre de tutelle le général Henri Wanzet Linguissara. L’affaire devient sérieuse. Le ministère de l’Intérieur est en pleine crise de leadership depuis quelques semaines.
Aux dernières nouvelles, le directeur général de la police nationale serait directement visé comme co-auteur dans l’affaire des présumés faussaires camerounais. Il pourrait être limogé de ses fonctions.
Kaga-Bandoro (Centrafrique) – Une centaine des soldats FACA sont de retour dans la ville de Kaga-Bandoro ce samedi 18 mai 2019 après leur première tentative d’incursion avortée le 5 mai dernier.
Après d’intenses négociations avec le patron du mouvement patriotique centrafricain Mahamat Al Khatim, des dizaines des soldats FACA, sous la bonne escorte des soldats burundais de la Minusca, ont fait leur retour dans la ville de Kaga-Bandoro ce samedi 18 mai 2019.
Le général du MPC Mahamat Al Khatim, commandant militaire de sa région selon sa dernière nomination par le gouvernement, a même rendu visite ce dimanche 19 mai à ces soldats FACA qui l’ont vu en chaire en os.
Alors que le FPRC, qui voit le retour des FACA à Kaga-Bandoro comme une violation de l’accord de Khartoum signé le 6 février dernier, compte saisir l’Union africaine dans les prochains jours.
En tout cas, c’est un nouveau bras de fer qui oppose actuellement le FPRC et le gouvernement sur cette affaire de retour des FACA à Bandoro.
Centrafrique.com/centrafrique-2019-une-annee-noire-pour-les-automobilistes/gare-de-stationnement-des-taxis-au-centre-ville-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-28637 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des taxis stationnés au centre-ville à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.
Bangui (Centrafrique) – Impôt 2019 : « remplissez vos devoirs de bon citoyen dès maintenant ». Tel est le message du ministère des Finances envoyé par texto à tous les automobilistes et motocyclistes centrafricains à s’acquitter de leur nouvelle vignette. Une première en République centrafricaine.
Comme nous l’avions annoncé dans l’un de nos précédents articles que vous pouvez lire ici, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dans son message à la nation, la veille du Nouvel An avait pris le soin de préparer moralement les Centrafricains à une éventuelle hausse brutale des prix du carburant à la pompe.
Or, au ministère des Finances, l’idée d’augmenter une fois de plus le prix du carburant à la pompe pourrait être fatale au pouvoir de Touadera.
Cependant, les experts financiers ont suggéré l’idée de mettre en circulation une vignette pour les automobiles et motocyclettes que les propriétaires doivent s’acquitter auprès du service des impôts.
Deux mois plus tard, l’idée est confirmée au conseil des ministres et aujourd’hui ces vignettes sont prêtes au ministère des Finances.
Mais ce qui est trop dur et très choquant pour les automobilistes et motocyclistes centrafricains, c’est la manière dans laquelle le pouvoir de Bangui tente de faire la pression sur eux ces derniers temps.
Alors que le ministère des Transports vient de valider la mise en circulation des nouveaux titres sécurisés comprenant la plaque d’immatriculation, le permis de conduire et la carte grise, la société libanaise ALMADINA, qui confectionne ces documents, vient de manipuler le ministère de la sécurité publique contre les automobilistes pour qu’ils changent immédiatement leur ancien titre en circulation. Une pratique qui soulève beaucoup d’inquiétude dans le pays envers cette société ALMADINA qui réagit comme si elle va fermer ses ports une fois que le régime en place va changer : « on ramasse très vite, car on ne sait pas ce qui pourrait arriver demain », c’est le bruit du couloire dans cette société ALMADINA.
Comme si cela ne suffisait pas, le ministère des Finances vient d’annoncer la mise en circulation de sa nouvelle vignette pour les automobiles et motocyclettes. Une nouvelle sortie d’argent pour les automobilistes qui pourrait avoir comme répercussions l’impopularité du pouvoir de Bangui. Heureusement, le peuple centrafricain n’est pas habitué à faire la grève dans d’autres pays.
Au moins 10 personnes ont été blessées, dimanche, à la suite de l’explosion d’une bombe au passage d’un bus touristique près du Grand musée dans la zone des pyramides, dans l’ouest de la capitale égyptienne, ont rapporté des médias locaux.
Les sources ont indiqué, citant une source médicale anonyme, que l’explosion a fait au moins 10 blessés.
Le ministère égyptien de l’Intérieur n’a pas commenté l’incident jusqu’à 13h24 GMT.
En décembre dernier, un attentat similaire a visé un bus touristique près de la zone des pyramides dans l’ouest du Caire. Le ministère de l’Intérieur avait alors indiqué qu’une bombe artisanale, cachée au bord de la rue, a explosé au passage du bus, faisant 4 morts, dont 3 touristes.
Au moins cinq civils et un militaire ont été tués vendredi dans une attaque attribuée aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF), accusés du massacre de plusieurs centaines de personnes depuis octobre 2014 dans l’est de la République démocratique du Congo.
L’attaque attribuée aux ADF a eu lieu comme d’habitude dans la province du Nord-Kivu dans le territoire de Beni, cette fois-ci sur la route entre Mbau et Kamanaga, vers la frontière avec l’Ouganda.
“Des civils ont été surpris dans les champs par les ADF, qui ont exécuté cinq civils à la machette et en ont emporté deux autres avec eux. L’armée est arrivée pour intervenir et les combats ont aussitôt éclaté. Pour l’instant on ignore le sort des deux civils emportés”, a déclaré l’administrateur du territoire (responsable politico-administratif) de Beni, Donat Kibwana, à un correspondant de l’AFP.
“Un militaire est tombé et un autre est blessé. La fouille se poursuit dans la zone”, a ajouté le porte-parole de l’armée dans la région, Mak Hazukay.
Des médias congolais évoquent un bilan plus lourd de neuf civils et d’un militaire tués.
“Nous demandons toujours à nos autorités politico-militaires de sauver la population de Beni de cette situation”, a déclaré la représentante des habitants, Noella Muliwavio.
Les ADF sont historiquement des rebelles musulmans ougandais installés depuis les années 90 dans l’est de la RDC.
L’organe de propagande du groupe Etat islamique a pour la première fois en avril revendiqué une attaque attribuée aux ADF près de Kamango, à la frontière avec l’Ouganda.
Plus au sud, la zone de Beni-ville et de Butembo est affectée depuis août dernier par une épidémie d’Ebola.
Les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli ont annoncé samedi avoir reçu des dizaines de blindés en renfort pour repousser les troupes du maréchal Khalifa Haftar qui mènent une offensive contre la capitale libyenne.
“Le GNA fournit à ses forces qui défendent Tripoli des blindés, des munitions et des armes qualitatives, en préparation à une vaste opération pour anéantir les rebelles du criminel de guerre, le rebelle Haftar”, a indiqué sur sa page Facebook le bureau média du “volcan de la colère”, nom donné à la contre-offensive du GNA.
Ce bureau a publié des photos de dizaines de véhicules blindés sur le quai du port de Tripoli.
Interrogé par l’AFP un porte-parole des forces du GNA a confirmé l’arrivée de renforts sans donner de détails sur leur origine.
D’autres photos circulant sur les réseaux sociaux montrent des véhicules déchargés d’un cargo au nom d’Amazon.
Selon le site Vesselfinder, le navire battant pavillon moldave était parti du port de Samsun dans le nord de la Turquie.
La Libye est sous un embargo sur les armes depuis la révolte de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi.
Mais selon l’ONU, cet embargo est régulièrement violé par les différentes forces en présence en Libye plongée dans le chaos sur fond de lutte d’influence entre camps rivaux.
Le maréchal Haftar est accusé par ses détracteurs de recevoir un soutien militaire, notamment des dizaines de blindés, des Emirats arabes unis et de l’Egypte.
Haftar accuse à son tour la Turquie et le Qatar de fournir des armes à ses rivaux.
Dans son dernier rapport en septembre, le groupe d’experts de l’ONU sur la Libye a noté une “constante augmentation” du nombre des véhicules blindés chez les forces du maréchal Haftar, “sans qu’aucune demande de dérogation correspondante n’ait été déposée”.
Selon ce groupe, le transfert de véhicules blindés en Libye nécessite une dérogation, conformément à la résolution de l’ONU interdisant le transfert d’armes vers ce pays.
Le maréchal Haftar, le maître de l’est libyen mène depuis le 4 avril une offensive pour tenter de conquérir la capitale libyenne.
Mais ses forces font face à une opposition farouche de la part des forces du GNA reconnu par la communauté internationale.
Les positions militaires sont figées, mais des combats ont toujours lieu aux portes de Tripoli, notamment dans la banlieue sud.
Centrafrique.com/langola-toujours-accuse-de-reprimer-les-independantistes-du-cabinda/une-vue-panoramique-de-lenclave-de-cabinda-en-angola-11-juin-2016/” rel=”attachment wp-att-28616 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une vue panoramique de l’enclave de Cabinda, en Angola, 11 juin 2016
AFP/VOA
Depuis qu’il dirige l’Angola en 2017, Joao Lourenço s’est bâti une image de président relativement ouvert et modéré. Mais dans la province du Cabinda (nord), les indépendantistes l’accusent de poursuivre la politique de répression de son prédécesseur José Eduardo dos Santos.
Militant de longue date de la cause du Cabinda libre, Jeovanny Ventura ne mâche pas ses mots.
“Ce que l’Etat angolais nous fait subir, c’est de la persécution. Les autorités nous traitent comme des terroristes”, affirme-t-il. “Et ça ne s’est pas amélioré avec Joao Lourenço. Tout ce que l’on organise se termine toujours en détention.”
Comme en janvier dernier. Quelque 70 partisans du Mouvement indépendantiste du Cabinda (MIC) sont arrêtés alors qu’ils préparaient une manifestation pour célébrer un traité de 1885 qui a fait de l’entité cabindaise un protectorat portugais.
Né du partage colonial de l’Afrique, le Cabinda est un confetti coincé entre les deux Congo, tombé sous la souveraineté de l’Angola à son indépendance en 1975.
Depuis plus de quarante ans, le Front de libération de l’enclave du Cabinda (Flec) y mène la guérilla contre le pouvoir central angolais, qui a déployé sur les 7.000 km2 du territoire des milliers de policiers et soldats.
Le dernier coup d’éclat des séparatistes remonte à 2010, quand ils ont mitraillé un bus de l’équipe de football du Togo lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). L’attaque avait fait 2 morts.
L’instabilité politique n’a pas cessé depuis. Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) y dénoncent régulièrement détentions arbitraires et torture.
“Contrairement à d’autres régions d’Angola où on a constaté des progrès en matière de liberté d’expression” depuis l’arrivée au pouvoir de Joao Lourenço, la situation à Cabinda “reste tendue”, constate Zenaida Machado de HRW.
– Pétrole –
“Les militants ne peuvent pas profiter de leurs droits politiques parce que les autorités les voient comme une menace”, ajoute-t-elle, “pas un mois ne s’écoule sans détention arbitraire, le droit de manifester est un mirage”.
La présence au large des côtes du Cabinda d’importants gisements de pétrole explique l’intérêt de l’Angola pour sa province la plus septentrionale. Elle fournit 60% du volume d’or noir de l’Angola, deuxième producteur d’Afrique subsaharienne.
Mais ses quelques 400.000 habitants n’ont pas beaucoup vu la couleur verte des pétrodollars.
“La population du Cabinda n’a jamais bénéficié de son pétrole”, dénonce l’avocat indépendantiste Arao Bula Tempo. “Le taux de chômage atteint 88% et les seules infrastructures qui existent datent de la colonisation. L’Angola ne fait rien ici.”
Dès la sortie de l’aéroport de la capitale Cabinda, l’état des routes en dit plus que beaucoup de discours. Faute d’écoulement, elles sont inondées au moindre orage. En ville, de nombreux quartiers sont privés d’électricité, d’eau courante et d’assainissement.
En novembre, M. Lourenço a présidé à Cabinda une réunion décentralisée du conseil des ministres. “Je vais personnellement suivre tous les projets de Cabinda afin de pouvoir, dans les années à venir, améliorer la situation”, a-t-il promis.
A entendre ses habitants, ce ne furent que de belles paroles.
“Le gouvernement nous promet régulièrement de nouvelles infrastructures mais ce ne sont que des mensonges”, accuse à son tour Carlos Vemba, le secrétaire général du MIC.
“Mais la lutte continue”, poursuit-il, “nous allons tout faire pour défendre notre indépendance”.
Pour M. Vemba et ses militants, la “lutte” est passée par la case prison. Deux semaines pour lui. Jusqu’à trois mois pour une quarantaine d’autres, finalement libérés sans la moindre charge.
– ‘Ouverts au dialogue’ –
“La situation politique est catastrophique parce que le gouvernement angolais ne veut pas nous parler”, regrette Alexandre Kwang N’sito, de l’Association pour le développement de la culture et des droits de l’homme (ADCDH).
“Je dialogue avec tous les partis d’opposition”, lui rétorque le gouverneur de la province, Eugenio Laborinho.
“La situation est calme et sous contrôle”, poursuit-il. “Il y a bien un peu d’agitation sociale autour du chômage mais c’est tout. Tout le monde dit Flec, Flec, Flec, mais moi je ne l’ai jamais vu”.
Le Front affirme régulièrement tuer des soldats lors d’embuscades que les autorités de Luanda s’appliquent à ne jamais confirmer, rendant toute vérification quasi impossible.
Ces dernières années toutefois, les communiqués de victoire du Flec se sont fait plus rares.
“Notre volonté de défendre le Cabinda contre la colonisation angolaise est intacte”, assure le porte-parole du Flec, Jean-Claude Nitza. “Nous sommes ouverts au dialogue mais le gouvernement de Luanda ne veut pas négocier une solution qui l’obligerait à reconnaître les droits du peuple de Cabinda”.
En dernier recours, le Flec vient de demander la médiation du président de la République démocratique du Congo voisine, Félix Tshisekedi. Sa proposition n’a, à ce jour, pas reçu de réponse, ni à Kinshasa ni à Luanda.
Des représentants de la mouvance islamiste au Soudan ont appelé à une manifestation samedi contre un transfert du pouvoir aux civils et l’abandon projeté de la loi islamique, certains estimant que cela ouvrirait les “portes de l’enfer” pour le pays.
Ces islamistes ont invité leurs partisans à se rassembler en début de soirée après l’iftar, le repas de rupture du jeûne musulman du ramadan, près du palais présidentiel dans le centre de Khartoum.
Les islamistes ne font pas partie des forces politiques rassemblées au sein de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) fer de lance de la contestation, qui négocient avec les militaires les contours de la période de transition après la destitution le 11 avril par l’armée du président Omar el-Béchir.
Ces discussions doivent reprendre théoriquement dimanche après une pause de 72 heures décidée par l’armée qui a demandé le démantèlement de barrages routiers à Khartoum par les manifestants, ce qui a été fait dans plusieurs avenues principales.
La manifestation de samedi “sera une mobilisation contre la nouvelle dictature civile parce que l’ALC a volé la révolution en plein jour”, a déclaré à l’AFP Al-Tayeb Moustafa, chef d’un groupe d’environ 20 mouvements islamistes.
Ce groupe comprend notamment le Parti du Congrès populaire qui s’était allié, un temps, à M. Béchir qui était arrivé au pouvoir en 1989 par un coup d’Etat soutenu par les islamistes.
Moustafa a dénoncé l’intention de l’ALC d’abandonner la référence à la Charia comme source de la législation pendant la période de transition de trois ans dont elle négocie les contours avec le Conseil militaire qui a pris le pouvoir après l’éviction de M. Béchir.
“C’est irresponsable et si un accord est conclu avec l’abandon de la charia, il ouvrira les portes de l’enfer pour le Soudan”, a-t-il averti.
Le Conseil militaire lui-même avait reproché à l’ALC de ne pas avoir fait référence à la charia, ou loi islamique, comme source de la législation dans ses propositions sur la période de transition.
L’ALC avait répliqué en qualifiant cette question de secondaire et en estimant qu’elle pourrait être discutée après la période de transition.
Le régime du président déchu appliquait la charia, ce qui avait donné lieu, selon les défenseurs des droits humains, à des abus comme la flagellation de femmes pour “comportement indécent”.
“Le Conseil militaire ne doit pas considérer l’ALC comme le représentant exclusif de la rue soudanaise”, a encore dit M. Moustafa.
Un autre religieux islamiste, le radical Mohamed al-Jazuli, a confirmé à l’AFP l’appel à la manifestation. Selon lui, celle-ci doit donner l’occasion de “rejeter l’accord bilatéral projeté entre l’armée et l’ALC que nous considérons comme un accord visant à éliminer les autres forces” politiques.
Le mois dernier, un chef islamiste Abdel Haï Youssef avait appelé à une manifestation à Khartoum mais l’armée l’avait interdite.
Centrafrique.com/soudan-reprise-prevue-ce-dimanche-des-discussions-sur-la-transition/le-porte-parole-du-conseil-militaire-au-pouvoir-au-soudan-lieutenant-general-shams-el-din-kabbashi-en-conference-de-presse-a-khartoum-le-7-mai-2019/” rel=”attachment wp-att-28606 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le porte-parole du Conseil militaire au pouvoir au Soudan, Lieutenant Général Shams El-Din Kabbashi en conférence de presse à Khartoum, le 7 mai, 2019. AFP/VOA
Les discussions entre le Conseil militaire au pouvoir au Soudan et les leaders de la contestations doivent reprendre dimanche à Khartoum où les islamistes ont appelé à manifester samedi contre un abandon éventuel de la charia.
Les représentants de la mouvance islamiste ne font pas partie des forces politiques rassemblées au sein de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, qui négocient avec les militaires les contours de la période de transition, après la chute du président Omar el-Béchir le 11 avril.
“Le Conseil militaire annonce la reprise dimanche des discussions avec l’ALC au palais présidentiel”, a indiqué l’armée.
Cette dernière avait suspendu mercredi soir le dialogue avec les meneurs de la contestation au sujet de la transition politique en réclamant la levée des barricades installées par les protestataires à Khartoum.
Des manifestants les ont démantelées vendredi mais ont menacé de les rétablir si les généraux ne reprenaient pas les négociations.
Les deux parties doivent désormais s’entendre sur la composition d’un Conseil souverain, institution-clé de la transition. Les militaires veulent qu’il comprenne une majorité des leurs tandis que l’ALC exige qu’elle soit dominée par les civils.
La communauté internationale appelle à une “reprise immédiate des pourparlers” pour parvenir à une transition “vraiment dirigée par les civils”, a déclaré vendredi sur Twitter un haut responsable américain au terme d’une réunion à Washington.
– “Portes de l’enfer” –
Le secrétaire d’Etat américain adjoint chargé de l’Afrique Tibor Nagy a réuni des représentants de l’Union africaine, de l’ONU, de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Norvège “afin de coordonner les efforts pour encourager” les parties “à trouver un accord le plus rapidement possible sur un gouvernement intérimaire” qui soit “le reflet de la volonté des Soudanais”.
Composée de forces de tendance laïque qui vont du Parti communiste aux nationalistes arabes en passant par les courants du Baath arabe, l’ALC ne comprend pas les islamistes qui avaient soutenu le coup d’Etat de 1989 par lequel Omar el-Béchir était arrivé au pouvoir.
Discrets depuis le 11 avril, les islamistes ont appelé à une manifestation samedi à Khartoum pour dire non à un éventuel abandon de la charia, voulu par l’ALC et au processus politique visant à transférer le pouvoir aux civils, proches des laïcs.
Ces deux éventualités ouvriraient les “portes de l’enfer pour le Soudan”, a averti l’un des leaders de cette mouvance qui a soutenu Omar el-Béchir pendant 30 ans et qui se sent aujourd’hui marginalisée.
Les islamistes ont invité leurs partisans à se rassembler en début de soirée après l’iftar, le repas de rupture du jeûne musulman du ramadan, près du palais présidentiel dans le centre de Khartoum.
Cette manifestation “sera une mobilisation contre la nouvelle dictature civile parce que l’ALC a volé la révolution”, a déclaré à l’AFP Al-Tayeb Moustafa, chef d’un groupe d’environ 20 mouvements islamistes.
Le Conseil militaire lui-même avait reproché à l’ALC de ne pas avoir fait référence à la charia comme source de la législation dans ses propositions sur la période de transition.
– Divergences sur la charia –
L’ALC avait répliqué en qualifiant cette question de secondaire et en estimant qu’elle pourrait être discutée après la période de transition.
Le régime du président déchu appliquait la charia, ce qui avait donné lieu, selon les défenseurs des droits humains, à des abus comme la flagellation de femmes pour “comportement indécent”.
“Le Conseil militaire ne doit pas considérer l’ALC comme le représentant (exclusif) de la rue soudanaise”, a encore dit M. Moustafa.
Un autre religieux islamiste, le radical Mohamed al-Jazuli, a confirmé à l’AFP l’appel à la manifestation. Selon lui, celle-ci doit donner l’occasion de “rejeter l’accord bilatéral projeté entre l’armée et l’ALC, que nous considérons comme un accord visant à éliminer les autres forces” politiques.
Le mois dernier, un chef islamiste Abdel Haï Youssef avait appelé à une manifestation à Khartoum mais l’armée l’avait interdite.
L’annonce le 19 décembre du triplement du prix du pain par le gouvernement avait provoqué des manifestations à travers le pays, en proie à une grave crise économique.
La contestation s’est ensuite transformée en un mouvement réclamant le départ du président Béchir, puis le transfert du pouvoir aux civils.
Pour maintenir la pression, de nombreux Soudanais observent depuis le 6 avril un sit-in devant le QG de l’armée.
Selon une association de médecins proche de l’ALC, 90 personnes ont été tuées par les forces de l’ordre depuis le 19 décembre. Les autorités parlent de 65 morts.
Centrafrique.com/rd-congo-45-miliciens-detenus-au-kasai-transferes-apres-des-evasions/des-casques-bleus-patrouillent-pres-de-kananga-dans-le-kasai-central-en-rdc-le-11-mars-2017/” rel=”attachment wp-att-28602 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des Casques bleus patrouillent près de Kananga, dans le Kasaï central, en RDC, le 11 mars 2017. VOA/AFP
Quarante cinq miliciens en détention ont été transférés vendredi de Kananga (centre) vers les prisons de l’ouest de la République démocratique du Congo après une série d’évasions, a-t-on appris samedi de sources concordantes.
Ces hommes appartiennent à la milice Kamuina Nsapu qui s’est violemment affrontée avec les forces de sécurité.
Les 45 prisonniers, dont 28 condamnés et 17 en préventive, ont été sortis de la prison de Kananga vendredi, puis conduits au commissariat provincial de la police avant d’être escortés à l’aéroport de Kananga, a rapporté Édouard Ntumba Buabua, bourgmestre de Kananga dans la province du Kasaï central.
“Les autorités leur ont dit qu’ils allaient suivre la formation militaire”, a-t-il déclaré à l’AFP.
“Ces détenus ont été embarqués tard dans la soirée à bord d’un avion antonov affrété par l’armée”, a précisé une source aéroportuaire à Kananga.
Les détenus ont été scindés en deux groupes : “17 détenus ont été conduits à la prison militaire de Ndolo” à Kinshasa, a affirmé Vincent Kayembe, directeur de cabinet au ministère provincial de la Justice.
“J’ai vu 28 détenus descendre de l’avion à l’aéroport de Mbandaka (Equateur, nord-ouest). Ils ont été conduits dans deux camions à la prison de haute sécurité d’Angenga”, a déclaré à l’AFP un journaliste, joint au téléphone.
Les 28 miliciens ont été condamnés à des peines allant de 3 à 20 ans de prison.
“Pour les 17 prévenus toutes les dispositions sont prises pour qu’ils soient jugés”, a dit, sans autre détail, le procureur militaire de Kananga, le lieutenant colonel Jean Bosco Bwamulundu.
Ce transfèrement des détenus intervient après deux vagues d’évasions de la prison de Kananga la semaine dernière.
Jeudi, le parquet militaire a indiqué que parmi les évadés figurent quatre présumés assassins de deux experts des Nations unies tués en mars 2017.
Les deux experts onusiens, la Suédoise d’origine chilienne Zaida Catalan et l’Américain Michael Sharp, ont été assassinés au Kasaï: ils enquêtaient sur des fosses communes au cours du conflit armé qui opposait les forces de sécurité à la milice Kamuina Nsapu.
Ces violences avaient éclatées après la mort du chef coutumier Kamuina Nsapu? tué par les forces de sécurité le 12 août 2016. En moins d’une année, le conflit avait fait au moins 3.400 morts.
Depuis l’arrivée au pouvoir en janvier 2019 du président Félix TshIsekedi, qui est originaire du Kasai, les violences se sont faites de plus en plus rares, et des centaines de miliciens se sont rendus aux autorités.
« Aux ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne, le Président de la République a lancé : “Nous avons la fumée blanche”. Les diplomates ont compris : “Le Premier ministre est trouvé.” Rdv, la semaine prochaine », a même tweeté Kasongo Mwema, porte-parole du chef de l’Etat.
Le président de la République a rappelé également les principaux axes de son programme. Il a brossé les acquis de sa gouvernance depuis qu’il est aux affaires. Il a particulièrement parlé de la décrispation du climat politique et des chantiers en cours. Félix Tshisekedi a également souhaité que les relations de son pays avec l’UE s’améliorent davantage. Il a également répondu aux questions posées par les ambassadeurs.
Bangui (Centrafrique) – Dans la nuit du vendredi 17 mai 2019, une opération corbeau impliquant des forces de l’ordre visant à faire passer illégalement sur le sol centrafricain une quinzaine des sacs des écailles des pangolins tourne au jeu de la mafia mexicaine au large du fleuve Oubangui. Enquête.
Pendant que certains se battent sur les différents chantiers miniers pour extraire les ors et diamants, les autres, plus ou moins malins, ont trouvé ce dernier temps leur nouveau business beaucoup plus lucratif. Il s’agit de vente illicite des écailles des pangolins pourtant interdits formellement en République centrafricaine.
Dans la nuit du jeudi au vendredi 17 mai 2019, vers 1h du matin au large du fleuve Oubangui derrière le centre Bioko, proche de la radio Centrafrique, des sujets congolais, visiblement très doués dans les trafics illicites des produits interdits, ont tenté d’embarquer sur le sol centrafricain quinze (15) sacs remplis des écailles des pangolins.
Arrivée au port centrafricain contrôlé par des forces mixtes composées des gendarmes, policiers et forces amphibie, les congolais, sur proposition d’une forte somme d’argent, se sont entendus très vite avec un sergent chef de la brigade amphibie qui les a aidés à faire sortir de leur embarquement les quinze sacs des écailles pendant que les autres dormaient.
Constatant qu’il n’a pas assez empoché, le sergent-chef qui est en charge de poste naval contacte directement son lieutenant pour lui faire part de ce gigantesque trafic très lucratif à ses yeux, et il lui suggère de faire un déplacement rapide au port en attendant que les sacs ne quittent les lieux.
Comme par hasard, à son arrivée au port, un véhicule libanais est arrivé en même moment que lui pour embarquer les quinze sacs, mais il s’est opposé catégoriquement.
Demandant aussi sa part du gâteau, les Libanais auraient proposé, à travers leurs négociateurs, au lieutenant 500 mille francs CFA pour pouvoir embarquer leurs produits.
En attendant le retour des superviseurs des libanais qui sont partis chercher des sous chez leurs patrons, le lieutenant a jugé mieux de faire déplacer tous les sacs pour les mettre à l’abri dans la concession de la radio sous la supervision des forces mixtes en poste cette nuit.
Par curiosité, un sergent-chef de la garde présidentielle en poste devant la radio cette nuit aurait constaté des choses louches qui entourent ces nombreux sacs entreposés derrière lui, et tente de le savoir auprès du lieutenant des forces navales qui les a déposés, mais celui-ci n’est pas clair dans ses explications.
Le sergent-chef de la garde présidentielle, de son côté, contacte son lieutenant qui a fait un déplacement rapide à la radio pour s’enquérir du dossier et l’affaire capote à ce niveau.
Arrivé sur place, le lieutenant de la garde présidentielle alerte immédiatement les gendarmes de la section de recherches et d’investigation qui ont fait le déplacement rapide sur les lieux de l’affaire.
Les Libanais, de leur côté, constatant la trajectoire de l’affaire, se retirent tranquillement et abandonnent les quinze sacs des écailles des pangolins aux mains des forces de l’ordre.
Pour l’heure, ces produits de contrebande se trouvent à la section des recherches et d’investigation au centre-ville. Là encore, aux dernières nouvelles, quelques sacs commencent à disparaître dans la tranquillité.
Cette affaire rappelle celle des trois jeunes centrafricains arrêtés il y’a trois semaines par les policiers de l’OCRB au rond-point du centre-ville à Bangui avec des sacs à dos contenant des écailles des pangolins qu’ils auraient tenté de les vendre aux Chinois.
D’après une source de la gendarmerie, ce genre de trafic illicite prend de l’ampleur ce dernier temps à Bangui alors que les Chinois, principaux acheteurs dans le pays, proposent de fortes sommes d’argent pour en avoir.
Une enquête du CNC menée par Gisèle MOLOMA avec l’aide du journaliste Anselme Mbata.
Centrafrique.com/centrafrique-bref-blocage-de-circulation-sur-lavenue-des-martyrs-par-des-ex-seleka/bangui-paralysee-et-incendie-dun-vehicule-3/” rel=”attachment wp-att-28588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Phot d’illustration des affrontement à Bangui en 2015. Credit photo : Corbeaunews.
Bangui (Centrafrique) – Plusieurs dizaines des ex-combattants de la Seleka basée au camp BAAL ont bloqué momentanément les circulations sur l’avenue des martyrs pour protester contre l’arrestation de l’un de leur par la gendarmerie nationale.
La scène s’est produite ce samedi 18 mai 2019 vers la fin de la journée devant l’hôpital Communautaire à Bangui, a-t-on appris d’une source sécuritaire.
D’après la même source,tout a commencé par une tentative d’installation anarchique d’un kiosque aux abords de l’avenue des Martyrs par un jeune commerçant que les ex-combattants rebelles, qui ont aussi leurs cabanes à côté, n’ont pas autorisé.
Profitant de l’absence de leur nouveau voisin, les ex-rebelles auraient cassé la porte de son kiosque pour tout ramasser à l’intérieur.
Constatons les dégâts, le jeune propriétaire fait appel aux forces de l’ordre qui sont arrivées quelques minutes plus tard sur le lieu de l’incident. Mais l’affaire a très mal tourné entre eux et les ex-combattants rebelles qui ont sorti des armes blanches pour repousser les forces de l’ordre.
Les forces de l’ordre ont réussi à interpeller l’un de leur qui est actuellement en garde à vue à la gendarmerie.
Pendant ce temps, les ex-rebelles se sont rassemblés devant la concession de madame Zagui devant l’hôpital Communautaire pour bloquer toutes circulations sur l’avenue des martyrs afin d’exiger sa libération immédiate.
Finalement, la voie a été libérée une heure plus tard après les négociations entamées par le ministre de l’Intérieur Henri Wanzet Linguissara et le directeur général de la police Zokoué.
Ce comportement inadmissible de ces ex-combattants plonge non seulement depuis plusieurs mois tout le secteur de 36 et 200 villas dans le chaos, mais aussi celui du PK11 et PK12 dans lequel ils circulent chaque nuit dans leurs tenues militaires avec des bérets rouges comme des soldats FACA en patrouille.
On se souvient encore de l’attitude de ces mêmes rebelles au PK11 au moment de l’accident du véhicule d’escorte du ministre de l’Intérieur avec un taxi-moto où ils ont créé le désordre total pour demander une compensation financière après le renversement de leur commerce.
En tout cas la question de ces rebelles installés au cœur du centre-ville commence à inquiéter les Banguissois.
Centrafrique.com/centrafrique-panique-au-domicile-du-general-lapo-son-garde-du-corps-abattu/pickup-de-la-gendarmerie-en-patrouille-dans-la-ville-de-bangui-par-corbeaunews-micka-avril-2019-2/” rel=”attachment wp-att-28584 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des gendarmes en patrouille à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews.
Bangui (Centrafrique) – L’affaire ressemble à un film western des années 1800 aux États-Unis, mais c’est une réalité en République centrafricaine. Un caporal-chef abattu, le général en panique et toute la famille en débandade, c’est la scène d’horreur survenue au domicile familial du général des FACA Lapo au quartier Plateau le jeudi dernier.
Selon la brigade d’intervention rapide de la gendarmerie nationale, la scène d’horreur s’est produite le jeudi 16 mai dernier vers 21 heures locales au quartier Plateau–Catin à Bangui.
D’après la même source, l’auteur présumé de cet acte criminel serait le fils adoptif du général Lapo âgé d’environ 34 ans qui est actuellement activement recherché par les forces de sécurité intérieure sur tout le territoire national.
D’après des informations recoupées sur place, le présumé criminel, dénommé Emery et qui a l’habitude de se promener avec le chauffeur et le garde du corps du général Lapo, s’est brusquement piqué une colère contre eux après une banale taquinerie.
En effet, le même jour aux environs de 16 heures, les trois hommes (Emery, le chauffeur et le garde du corps du général) ont fait un cent-pas pour déguster du vin de palm dans le secteur. Malheureusement au cours de leur détente, les deux FACA, sous l’emprise de l’alcool, commencent à taquiner sans fin le jeune Emery qui a très mal apprécié ce genre de blague. Et il leur aurait fait savoir, mais les deux caporaux continuent de se moquer de lui.
Après leur détente, les trois hommes sont revenus à la maison au domicile du général Lapo vers 19 heures.
Pendant que le caporal-chef chauffeur faisait sa détente seule dehors et son collègue caporal garde du corps dormait tranquillement avec son arme sur son lit militaire, le jeune Emery, qui profite de l’absence de tout le monde, aurait récupéré tranquillement l’arme du garde du corps qui se trouve juste à son côté au sol avant de l’arroser avec.
Complètement défiguré par les tirs de l’assaillant,le caporal est mort sur le champ.
Pendant ce temps, le général Lapo, qui se trouvait à l’intérieur chez lui au moment de l’incident, croyait à une attaque imminente contre sa personne. Paniqué, il prend son arme et rampe pour débusquer le tireur. Au même moment, le chauffeur, un caporal-chef de l’armée, est averti à son tour des coups de feu au domicile de son chef et se précipite pour rentrer.
Alors que le jeune Emery prenait la poudre d’escampette, la panique s’empare de la famille Lapo qui vient de découvrir avec étonnement le corps sans vie du caporal garde du corps allongé sur son lit militaire la tête broyée.
Pour l’heure, le général est sous protection de la gendarmerie dans un lieu sûr à Bangui, pendant que le corps de son garde du corps, le caporal, se trouve encore à la morgue à l’hôpital.
Le jeune Emery, dans la nature, est frappé d’un mandat d’amener et activement recherché par la gendarmerie sur tout le territoire national.
Au moins quinze personnes ont trouvé la mort dans des inondations enregistrées jeudi à Bamako, la capitale du Mali, a annoncé le gouvernement malien.
“Des pluies diluviennes se sont abattues jeudi sur plusieurs quartiers de Bamako faisant d’importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines”, indique un communiqué officiel lu jeudi soir sur la télévision d’Etat.
Un bilan provisoire fait état de 15 morts, selon la même source.
Précisant que les équipes de secours et de sauvetage ont été déployées pour assister les populations sinistrées, le gouvernement appelle dans le même communiqué, à la “prudence qui s’impose” durant la saison des pluies(hivernage) qui s’étend généralement de juillet à septembre.
Centrafrique.com/centrafrique-dix-groupes-armes-fournissent-la-liste-de-leurs-membres-pour-le-processus-de-paix/alkhatim-ali-darass-et-abdoulaye-hissene-a-sido-12/” rel=”attachment wp-att-28575 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Al Khatim, Abdoulaye Hissene Ramadan et Ali Darassa à Sido Centrafrique en 2017 lors de la réunion du CNDS
Trois mois après la signature d’un accord de paix entre l’Etat centrafricain et les 14 groupes armés actifs sur le territoire, dix d’entre ces derniers ont remis ce vendredi la liste de leurs membres susceptibles d’être éligibles au processus de la paix en République centrafricaine (RCA), a constaté sur place ce vendredi à Bangui un correspondant de Xinhua.
Cela s’est déroulé lors de la 17e session ordinaire du Comité consultatif et de suivi du Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR).
Désormais, presque un millier d’ex-combattants sont sur la liste des prétendants éligibles au programme du DDRR, soit en intégrant les Forces armées centrafricaines (FACA), soit en optant pour une activité socio-économique pour laquelle ils devront être formés puis fournis en kits d’installation dans le domaine de leur choix.
Dans une réponse à la presse, le ministre délégué au DDRR, Noël-Bienvenu Sélesson, a indiqué que les listes des membres des groupes armés sont indispensables pour la planification des activités du DDRR. Ces dernières ont été officiellement lancées par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra depuis la ville centrafricaine de Paoua (extrême nord-ouest) en décembre dernier.
Sélesson a également ajouté que les listes sont nécessaires pour la constitution des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), préconisées par l’accord de paix et devant regrouper les forces régulières que sont les FACA, les policiers et gendarmes, ainsi que quelques ex-combattants des groupes rebelles.
Centrafrique.com/rdc-le-president-de-la-republique-remet-des-allocations-de-fin-de-carriere-aux-militaires-des-fardc/felix-tshisekedi-president-congolais-debout-a-letat-major-de-la-fardc/” rel=”attachment wp-att-28571 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président congolais Félix Tshisekedi à l’État-magor de l’armée de la RDC. CopyrightDR.
Le chef de l’Etat a remis, via un échantillon d’officiers retraités, les allocations de fin de carrière à 267 militaires. C’était hier, lors de la commémoration de la journée des Forces armées de la RDC au Mémorial du Soldat congolais, à Kinshasa.
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a remis, vendredi des allocations fin carrière à des militaires des FARDC, toutes catégories confondues, à un échantillon de cinq officiers, admis à la retraite honorable en 2003, à la place du « Mémorial du soldat congolais », dans la commune de Gombe, en sa qualité de Commandant suprême des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC),
Le ministre d’Etat et ministre ai de la Défense nationale, anciens combattants et réinsertion, Michel Bongongo Ikoli, a expliqué dans son mot de circonstance que le militaire des FARDC a droit, conformément à son statut réglementé par la loi, à une récompense , à une rémunération et à des avantages sociaux, ajoutant que lors qu’intervient la cessation définitive du service, notamment par la retraite, l’officier ou le sous-officier a droit à l’allocation de fin carrière s’il a accompli au moins 22 ans de service.
Il a affirmé que c’est sur instruction du Président de la République, Commandant suprême des FARDC, que le gouvernement a procédé au paiement des allocations de fin carrière pour 267 militaires, toutes catégories confondues, mis à la retraite honorable en 2003.
Pour le ministre d’Etat Bongongo, l’acte que le gouvernement concrétise en ce jour mémorable est le résultat d’un long processus initié depuis plusieurs années, ajoutant que par ce geste louable et honorable, la nation congolaise vient de confirmer sa volonté d’honorer dignement ceux de ses filles et fils qui ont porté le sacerdoce de la défense de la patrie.
Il a rappelé que depuis l’époque coloniale jusqu’à ce jour, le soldat congolais reste et demeure la colonne vertébrale de cette grande nation congolaise avec plus de 80 millions d’âmes qui peuplent une superficie de 2.345.000 Kilomètres carrés au cœur de l’Afrique. Durant tous les combats et toutes les batailles, partant des victorieuses campagnes d’Abyssinie, lors des deux Guerres mondiales, dans la lutte contre les différentes rebellions, sans oublier les interventions militaires au Tchad, au Togo ou en République centrafricaine, dans le cadre des missions de maintien de la paix, le soldat congolais a toujours fait montre de combativité , de discipline de fer et de la loyauté dans l’accomplissement de son devoir et de sa destinée, n’hésitant pas à verser son sang pour la patrie et pour la paix dans le monde.
Le soldat congolais qui a été tour à tour depuis l’époque coloniale aiguillon de l’identité nationale, ciment de l’unité nationale, s’affirme aujourd’hui comme le garant de l’intégrité du territoire national face aux multiples agressions extérieures et à l’activisme des groupes armés locaux et étrangers, a encore dit le ministre d’Etat Bongongo. Il a, à ce sujet, affirmé que ces groupes armés finiront tous par être éradiqués malgré le fait qu’ils recourent ces derniers temps à la guerre asymétrique pour tenter d’échapper à la puissance de feu des FARDC.
Les cinq officiers qui ont reçu leurs allocations de fin carrière honorable des mains du Chef de l’Etat sont : le lieutenant-général Mosala Mondja Ndongo, ancien commandant de la Force terrestre et de la Maison militaire du Chef de l’Etat, le général louis Mulamba Pena Lowa, ancien commandant de la Force terrestre, le général de brigade Malu Malu Dianda, ancien attaché militaire et ambassadeur au Tchad, le général de brigade Tshikudi Bakajika, ancien commandant de la Force terrestre et de la Gendarmerie nationale, et le colonel Bitodi Sina Kisengele, ancien chef d’état-major adjoint en charge de l’administration et de la logistique (G1) à l’état-major général de l’armée.
Devant la presse à l’issue de la cérémonie, ils ont tous exprimé leur joie et leur reconnaissance au Commandant suprême des FARDC avant d’invité les jeunes qui les ont succédés dans l’armée à la discipline et à se comporter convenablement afin de ne pas être chassé de l’armée mais d’avoir une fin de carrière honorable.
Cette cérémonie qui s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles le Premier ministre Bruno Tshibala, le président du Sénat Léon Mamboléo, la présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda Lioko, du chef d’état-major général des FARDC, le lieutenant général Célestin Mbala et du doyen du corps diplomatique a été introduite par une prière dite par le colonel Tshinyime Kasombo, aumônier en chef kimbanguiste.
Un policier a été arrêté et la population est de nouveau descendue dans la rue vendredi pour marquer sa colère après la mort d’un enfant de douze ans tué la veille par un policier dans une commune de l’est de la République démocratique du Congo, ont annoncé des sources locales à l’AFP.
Les habitants de Kiwanja, dans la province du Nord-Kivu, ont érigé des barricades pour demander que le policier soit jugé, a déclaré un représentant de la société civile, Jonas Pandasi.
“Nous réclamons que justice soit faite à l’endroit de ce policier qui a tué l’élève de 12 ans. Qu’il subisse la rigueur de la loi”, a-t-il ajouté.
La police et l’armée ont tiré en l’air pour disperser les manifestants, a rapporté le site actualité.cd.
L’écolier de douze ans, Gédéon, a été tué jeudi en marge de la répression d’une manifestation de ces mêmes habitants contre les rapts de civils fréquents dans la région.
“Le policier est déjà aux arrêts ici, au commissariat de la police. Demain, il commence son audition pourqu’il soit transféré à l’auditorat militaire”, a assuré un responsable de la police.
Des milliers de civils fuient des combats entre l’armée congolaise et des milices dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi de source locale.
Ces déplacés se trouvent dans le territoire de Fizi, dans la commune rurale de Minembwe. Ils sont “25.000 ici à Minwembe centre”, a estimé le bourgmestre-adjoint Charles Sadiki joint par l’AFP.
“Ils fuient les combats. Leurs maisons ont été incendiées et pillées. Les gens passent la nuit à l’extérieur. Il n’y pas d’abri. Il n’y a pas de vivres. Aucune assistance”, a ajouté M. Sadiki.
“Aux environs de Minembwe, nous entendons des coups de feu. Ce sont des groupes armés appuyés par des groupes armés étrangers”, a-t-il ajouté, en référence sans doute à des rébellions du Burundi voisin.
“Il y a des conflits tribaux. Chaque tribu à son groupe armé. On dirait que cela a été un combat sauvage”, a poursuivi l’élu local.
La force de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a indiqué cette semaine avoir repoussé des attaques sur Minembwe.
Trois miliciens ont été tués dans des combats avec l’armée à Minembwe, rapporte vendredi matin la radio onusienne Okapi.
Des dizaines de groupes armés sont actifs dans les deux provinces du Nord et du Sud-Kivu.
Un espoir est apparu quand certains ont rendu les armes depuis l’investiture du nouveau président de la République Félix Tshisekedi en janvier.
Le territoire de Fizi est le fief d’un ex-officier de l’armée congolaise, William Amuri Yakutumba, qui avait déserté l’armée régulière pour défier l’ancien président Joseph Kabila.
Fizi est aussi l’endroit d’où est partie la rébellion de Laurent-Désiré Kabila, son père, qui a pris le pouvoir en renversant le maréchal Mobutu Sese Seko le 17 mai 1997 à Kinshasa, il y a 22 ans jour pour jour.
Centrafrique.com/centrafrique-travaux-de-route-sibut-bambari-semence-et-sat-empochent-2-milliards-de-francs-cfa/route-sibut-grimari/” rel=”attachment wp-att-28557 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Portion de route Sibut-Grimari réhabilitée par la société libanaise SAT affiliée à 3CG et Karinou Airline…. Credit photo : Corbeaunews
Bangui (Centrafrique) – 2,1 milliards de Frans CFA c’est le montant empoché plus ou moins en toute légalité par deux entreprises des travaux publics pour la réhabilitation mécanisée de l’axe routier Sibut-Bambari depuis 2018.
Si le marché d’entretien de l’axe Sibut-Grimari a été attribué à la société libanaise SAT pour un montant de 1,2 milliard de francs CFA, la semence, quant à elle, récolte quelque 900 millions de francs CFA pour les mêmes travaux sur l’axe Grimari-Bambari.
Alors que dans les cahiers de charges il était question de la remise en état des axes Sibut-Grimari (120 kilomètres) et Grimari-Bambari (80 kilomètres) par des moyens mécaniques avec des reprofilages légers, voir lourds avec le rechargement d’une bonne couche de roulement en matériaux latéritiques, force est de constater que seulement 40 kilomètres sur 120 qui séparent Sibut-Grimari avaient été bourrés légèrement des matériaux latéritiques, tandis que le reste de 80 kilomètres sont encore dans son état initial totalement délabré avant l’exécution du contrat.
Par contre sur l’axe Grimari-Bambari, la société Semence, qui a empoché les 900 millions de ce contrat, sous-traite pour une valeur de 300 millions de francs CFA à l’Office national des matériels (ONM) qui tente malgré tout de faire ces travaux avec des moyens de bord depuis 2018.
Sur ce dossier, le pasteur apostolique, propriétaire de l’entreprise Semence, ne veut pas commenter cette affaire.
Par contre, pour les travaux de route Bouar-Bozoum, une équipe de la société Semence vient d’arriver sur place pour recoller les morceaux.
Entre temps, lors de notre enquête sur la mafia des BTP en République centrafricaine, nous avons remarqué que bon nombre des sociétés privées, ayant souscrit au moins un contrat d’exécution publique avec l’État, versent malheureusement une forte somme d’argent à titre de rétrocommission à certaines personnalités politiques au pouvoir. Ce qui fait que ces sociétés semblent avoir une bonne marge de manœuvre pour faire tout ce qu’elles veulent.
À titre d’exemple, la villa duplexe de l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji au PK11, y compris celle en construction derrière le pont de PK10 sont construites gratuitement par la société Semence dans le cadre des contrats publics qui lui sont attribués par le gouvernement. Et ce n’est qu’une partie visible.
En même temps, ce vendredi 17 mai 2019, le président de la République Faustin Archange TOUADERA, qui a présidé une réunion au palais de la Renaissance avec les cadres du ministère des Finances et des Travaux publics, a instruit le ministre des Finances Henri Mari Dondra et les fonds d’entretien routier à débloquer des fonds pour la réhabilitation des pistes urbaines et rurales.
« C’est clair, le chef de l’État, à l’approche des élections générales, tente de pomper des frics au trésor public pour sa campagne électorale », explique un cadre du ministère des Finances, sous couvert de l’anonymat.
D’autre part, Wizalli, un professeur d’école explique pour sa part que le chef de l’État a besoin des grands projets utopiques pour tromper le peuple à l’approche des élections.
Centrafrique.com/centrafrique-desenclavement-des-regions-lunion-europeenne-finance-de-nouveaux-ponts-en-lobaye/pont-pk9-bimbo-deuxieme-bon/” rel=”attachment wp-att-28555 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Pont PK9 Bimbo pour illustration de l’article. Credit photo : Corbeaunews.
Bangui (Centrafrique) – « Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts », disait le grand astronome anglais Newton. Combien de murs les fils et les filles de Centrafrique ont bâti dans leurs cœurs, pendant les crises politico-militaires de ces dernières années ? Mais ces heures sombres appartiennent au passé et le temps du renouveau et de l’émergence est venue, avec l’appui des partenaires de notre pays.
Un projet de désenclavement des régions est aujourd’hui financé par le truchement du Fonds Bêkou, le fond fiduciaire de l’Union Européenne pour la Centrafrique. Il concerne la réhabilitation des infrastructures de transport. Ce projet a été lancé le 28 novembre 2018, à la mairie de Bimbo, en présence du Directeur Général de la coopération internationale et du Développement de l’Union Européenne et de l’ambassadeur de France. Le plan prévoit un investissement de 8,8 millions d’Euros, soit plus de 5,72 milliards de francs CFA, abondé par les pays de l’Union Européenne. Ce projet a pour dessein de favoriser le développement économique, le renforcement de la sécurité et de la cohésion sociale et le redéploiement de l’Etat en région. La France contribue à ce projet en fournissant des ponts métalliques d’une longueur cumulée de trois-cents (300) mètres.
Les premiers fruits de cette ambitieuse initiative sont désormais visibles aux yeux de tous. Deux ponts de neuf (9) et quinze (15) mètres ont été installer en Lobaye, entre Mongoumba et M’Baïki, avec l’appui technique de l’Expertise France, l’agence publique française d’expertise technique des projets internationaux. Une section de nos soldats spécialistes du génie se sont retroussés les manches au service des compatriotes pour mener les travaux, avec l’aide d’ingénieurs français. Des habitants ont aussi été recrutés pour les travaux de terrassement.
Certains grincheux critiquent déjà ces ponts qui permettront de rejoindre la Route Nationale (RN) 6 vers Bangui en disant que ces ponts sont de conception surannée. Ils ne voient pas qu’il faut poser une première pierre à l’édifice du développement qui est aujourd’hui un bourgeon avant de s’épanouir demain en fleur magnifique. « Patience est mère de sûreté », dit l’adage populaire.
Les projets à venir sont nombreux. Un comité de pilotage, comprenant le Ministère des Travaux publics, doit choisir les prochains sites. Le pont de PK9 , à Bimbo, pourrait être concerné.
Le 2 mai dernier, une délégation de l’Union Européenne, accompagnée de M. Félix Moloua, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, et de M. Honoré Féïzouré, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural, ont pu constater l’avancée des travaux. De source autorisée, il se murmure que le Président de la République, le Professeur Faustin-Archange Touadéra, pourrait inaugurer ces deux (2) nouveaux ponts au milieu du mois de juin.
Les Centrafricains suivront ce projet avec enthousiasme et gratitude pour l’aide apportée par les partenaires européens du pays de Boganda, avec le concours valeureux de leurs soldats du Génie des FACA.
Bangui (Centrafrique) – Il est tombé avec sa moto sous les quatre roues d’un CBH qui l’a écrasé ce jeudi 16 mai 2019 au PK16 sur la route de Boali.
Selon la brigade territoriale de la gendarmerie du PK12, la victime, dénommée Boris Konamna, était tombée accidentellement vers 17 heures sous les quatre roues arrière d’un camion lourd en circulation alors qu’il était en route pour une course vers PK12.
À en croire aux parents du regretté Boris KONAMNA, celui-ci était un Étudiant Pasteur de l’église évangélique des frères vers PK17 au moment où il prenait sa moto personnelle pour effectuer une course rapide vers PK12. Malheureusement, arrivée au PK16, il est bousculé par un jeune conducteur d’un taxi-moto et il est tombé directement sous un gros camion qui l’a écrasé littéralement.
Le corps du regretté Boris KONAMNA se trouve depuis jeudi 16 mai dernier à la morgue de l’hôpital à Bangui.
Ce triste accident rappelle à tout le monde la nécessité de toujours respecter les autres usagers comme vous sur la route afin de préserver les pertes inutiles en vie humaine en République centrafricaine.
Driver (Chauffeur), GS-2, Fixed Term. Bambari, République Centrafricaine
Post#108585 (Req. 522270)
Job no: 522270 Position type: Fixed Term Appointment Location: Central Afr.Rep Division/Equivalent: Dakar (WCAR), Senegal School/Unit: Central African Republic Department/Office: Bambari, Central African Republic Categories: Finance and Administration, Support: Communication, Support: Programme, Support: Operations, G-2, Operations and Business Management
Contexte organisationnel et but du posteLa mission fondamentale de l’UNICEF est de promouvoir les droits de chaque enfant, partout dans le monde, dans tout ce que fait l’organisation – dans ses programmes, ses activités de plaidoyer et ses opérations. La stratégie en faveur de l’équité, qui met l’accent sur les enfants et les familles les plus défavorisés et les plus exclus, traduit cet engagement en faveur des droits des enfants. Pour l’UNICEF, l’équité signifie que tous les enfants ont la possibilité de survivre, de se développer et d’atteindre leur plein potentiel, sans discrimination, sans parti pris ni favoritisme. Dans la mesure où un enfant a des chances inégales dans la vie – dans ses dimensions sociale, politique, économique, civique et culturelle – ses droits sont violés. Il est de plus en plus évident qu’investir dans la santé, l’éducation et la protection des citoyens les plus défavorisés d’une société – en luttant contre les inégalités – non seulement donnera à tous les enfants la possibilité de s’épanouir, mais contribuera également à la croissance et à la stabilité des pays. C’est pourquoi l’accent mis sur l’équité est si vital. Il accélère les progrès en vue de la réalisation des droits fondamentaux de tous les enfants, qui est le mandat universel de l’UNICEF, tel que défini par la Convention relative aux droits de l’enfant, tout en appuyant le développement équitable des nations.
II. Fonctions clés, responsabilités et tâches / tâches connexes
Sous la Supervision directe de l’Associé aux Opérations, il (elle) sera responsable des tâches suivantes :
Transporter le personnel de l’Unicef Bambari dans le cadre des activités officielles aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la ville de Bambari (missions programmatiques, réunions, etc.),
• Assurer le bon fonctionnement du véhicule qui lui est affecté ainsi qu’à sa propreté,
• Collecter et distribuer aux destinataires le courrier, les documents, autres colis, etc.,
• Tenir à jour le carnet de bord quotidien pour tous les déplacements,
• Suivre les dates d’expiration des visites techniques et vidanges périodiques des véhicules,
• Veiller à avoir suffisamment de carburant et alerte qui de droit en cas d’insuffisance,
• Prévenir son responsable hiérarchique des besoins de réparation du véhicule,
• Veiller à ce que les formalités prévues dans les dispositions réglementaires soient remplies en cas d’accidents,
• Effectuer toute autre tâche qui pourrait lui être confiée et qui rentre dans le cadre du travail.
III. Qualifications et compétences
Compétences techniques :
Niveau d’aptitude – Scolaire : capacité à lire et écrire
Permis de conduire en cours de validité (de la catégorie C ou plus)
• Disponibilité pour de fréquents déplacements à l’intérieur du pays
• Pratique de la conduite sur pistes
• Bonne connaissance des régions de la République Centrafricaine
Avoir des connaissances sur les outils informatiques de base (Excel, Word, E-mail)
Expérience professionnelle :
Au moins cinq (05) années d’expérience professionnelle dans une institution, ONG international, Ambassade, Projets/Programme de développement, etc.
• Une expérience dans le système des Nations Unies serait un atout.
Connaissance linguistique:
Bonne expression orale et écrite en français et toutes autres langues nationales souhaitée.
• La connaissance du Sango est désirée ;
Autres compétences :
Capacité de communication
• Capable de travailler en équipe
• Orienté vers la recherche de résultats
• Bonnes capacités relationnelles
• Respect de la diversité
• Capacité à faire face à la pression et aux hostilités.
Les candidat(e)s qualifié(e)s intéressé(e)s sont invité(e)s à déposer leur candidature sur notre portail Internet de recrutement (TMS ou Website) par www.unicef.org au plus tard le 26 mai 2019, délai de rigueur.
Pour un accès rapide en ligne, merci de cliquer sur le lien ci-après :
Les dossiers de candidature devront comprendre un curriculum vitae détaillé ou bien un formulaire P11 dûment complete.
Les candidats présélectionnés seront invités à compléter leur dossier avec tout autre document jugé pertinent et requis pour le poste à pourvoir.
L’UNICEF applique la politique de tolérance zéro à l’égard de l’abus et de l’exploitation sexuels, ainsi que de tout autre type de harcèlement, y compris le harcèlement sexuel et la discrimination. L’UNICEF est engagé à promouvoir la diversité et l’inclusion au sein de son personnel. Tout(e) candidat(e) considéré(e) pour un recrutement fera l’objet d’une vérification rigoureuse des références et des antécédents.
SEUL(E) S LES CANDIDAT(E) S RETENU(E) S SERONT CONVOQUE(E) S
Les candidatures féminines sont particulièrement encouragées
Centrafrique.com/centrafrique-la-legitimite-de-lindignation-du-parti-knk-en-faveur-du-retour-au-pays-de-leur-president/francois-bozize-ancien-president-centrafricain/” rel=”attachment wp-att-28537 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien Président centrafricain François Bozizé.
Bangui (Centrafrique) – Le non respect des accords de Libreville entre le pouvoir et les groupes armés de l’époque a permis la prise de pouvoir par la nébuleuse «Séléka » occasionnant par voie de conséquence l’abandon du pouvoir et la fuite du Président de la république et de ses sbires.
Depuis son exil africain, le Président du parti KNK continuait de revendiquer son fauteuil présidentiel et parallèlement entretenait notoirement par personnes interposées des milices armés en vue de perturber les efforts des autorités de la transition dans la recherche de la paix. C’est dans cette optique qu’à la demande insistante de la France, le conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité la résolution 21-34 qui consiste à sanctionner le président du KNK au même titre que le chef de guerre du FPRC et autres. Aux termes de cette résolution, les avoirs de l’ancien Président de la république sont gelés et une interdiction de voyager dans le but de mener des actions déstabilisatrices lui était imposée.
Dans cette logique, il urge de rappeler que l’interdiction de voyager infligée par le conseil de sécurité de l’ONU ne concerne pas un éventuel retour dans son pays natal pour contribuer à la recherche de la paix. D’ailleurs, un éventuel retour volontaire dans son pays serait une aubaine puisqu’entre temps un mandat d’arrêt international a été émis par les autorités judiciaires centrafricaines en date du 29 mai 2013. Il s’avère d’emblée que les centrafricains ont la mémoire trop courte.
Au demeurant, il est de notre devoir citoyen de leur rappeler que l’actuel Président de la république est et demeure le deuxième vice-président du KNK, il fut premier ministre pendant cinq (5) sous le règne du KNK…(je t’aime, moi non plus).
Ainsi le Président des « pauvres » devenu par la force des choses Président de la « rupture »avait à l’époque parié le retrait de sa candidature aux présidentielles de 2015 à un éventuel retour au pays de son mentor. De nos jours, l’eau a coulé sous le pont et les données ont sensiblement changées sur le terrain mais le KNK demeure un allié important de la majorité présidentielle et ce dernier continue de soutenir les actions politiques du président de la république.
Contre toute attente, le pouvoir a initié et signé sous le haut arbitrage de l’Union Africaine (UA) l’accord de Khartoum qui accorde de façon dissimulée une amnistie aux bourreaux du peuple. Ces derniers sont maintenant des alliés incontournables de la majorité présidentielle voire représentants du parti au pouvoir dans l’arrière pays et occupant même de hautes fonctions civiles et militaires en violation des dispositions de l’article 28 de la constitution du 30 mars 2016.
Il apparaît ainsi logique et justifié que l’organe dirigeant du KNK réclame le retour au pays de son président en brandissant les dispositions de l’alinéa 3 de l’article 5 de la constitution qui dispose que : « nul ne peut être contraint à l’exil ».
Au regard de cette disposition constitutionnelle, la note de service du précédent ministre des transports interdisant aux compagnies aériennes à destination de la Centrafrique d’embarquer le président du KNK est illégale et anti constitutionnelle.
Ainsi, face au refus poli ou déguisé du pouvoir de renouveler le passeport périmé du président du KNK, le citoyen lambda s’interroge :
Pourquoi le pouvoir s’oppose t-il au renouvellement du passeport et par voie de conséquence au retour volontaire au pays du Président du KNK ? Au delà de l’hypothétique « trouble à l’ordre public », ce refus a t-il un fondement juridique ? Pourquoi le pouvoir se réfugie t-il derrière les sanctions de l’ONU pour justifier son hostilité au dossier du président du KNK au lieu de prendre ses responsabilités à travers des débats citoyens et contradictoires ? Notre nation a t-elle perdu sa souveraineté au profit de l’ONU ? Dès lors que les bourreaux du peuple sont devenus des artisans de la paix, pourquoi le président du KNK n’apporterait-il pas sa pierre à l’édifice ? Le pouvoir craint-il que ce dernier soit un potentiel adversaire aux prochaines échéances électorales ?
A vouloir faire porter des cornes au Président du KNK, qu’avez-vous fait de la présomption d’innocence qui est une règle fondamentale du procès pénal ? Le mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires centrafricaines ne contraste t-il pas avec un retour volontaire dans son pays natal ? Contrairement aux autres chefs de guerre, pourquoi le dossier du président du KNK est à géométrie variable ?
Au delà de toutes polémiques politiciennes, il est important de rappeler que dans tout État qui se revendique démocratique, tout refus du gouvernement à une demande citoyenne doit être motivée dans un délai imparti. A défaut, un recours aux autorités judiciaires pour dénoncer l’immobilisme s’avère idoine. Par ailleurs, la charte africaine des droits de l’homme et des peuples ratifiée par la Centrafrique le 26 avril 1986 garantit à tout citoyen les droits fondamentaux. En dépit d’éventuel rôle que le président légitime du KNK peut jouer dans la vie politique centrafricaine, il est d’abord un citoyen qui doit jouir pleinement et sans entrave de ses droits politiques ou civiques c’est à dire les libertés individuelles parmi lesquelles le droit de vote, le droit de circuler librement, les libertés d’opinions, de réunion, d’association etc…S’agissant des libertés fondamentales, nul n’a le droit de priver un citoyen de jouir de ses droits sans porter atteinte aux droits de l’homme. Et si des fautes lui sont imputables, la justice lui demandera des comptes. Logiquement l’assemblée nationale devrait venir en rescousse pour arbitrer mais les parlementaires n’ont jamais été décisifs sur des polémiques de ce genre. Le seul recours possible reste la justice et au delà la cour africaine des droits de l’homme pour rétablir le président du KNK dans ses droits. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande m, ne dites pas que c’est moi.
Bangui (Centrafrique) – Le 54ème Conseil d’administration des gouverneurs de la Banque africaine de développement et la 45ème Assemblée annuelle du Fonds africain de développement se tiendront au centre de conférence de Sipopo du 11 au 14 juin 2019 à Malabo, en Guinée équatoriale.
Les Assemblées, qui réunissent quelque 3 000 délégués et participants, sont l’événement le plus important de l’année pour la Banque.
Elles représentent un forum de dialogue unique sur les questions clés du développement en Afrique pour les gouvernements, les entreprises, la société civile, les think tanks, les universitaires et les médias du monde entier.
Le thème des Assemblées annuelles 2019 est “l’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique”, qui est l’une des cinq priorités stratégiques de la Banque.
Les Assemblées donneront lieu à un dialogue de haut niveau entre présidents sur “le renforcement de l’intégration économique en Afrique”. Au programme également, le rapport de référence de la Banque, “Les perspectives économiques pour l’Afrique 2019”, publié en janvier dernier, fera l’objet d’une présentation.
Alors rendez-vous à Malabo! Nous serons ravis de vous y rencontrer.
Minusca-decedes-on-mission/hommage-aux-trois-soldats-de-la-minusca-le-17-mai-2019/” rel=”attachment wp-att-28518 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/hommage-aux-trois-soldats-de-la-minusca-le-17-mai-2019-450×300.jpg” alt=”” width=”450″ height=”300″ />Cérémonie officielle hommage du 17 mai 2019 aux trois soldats de la Paix décédés en mission en RCA. Credit photo : Minusca
Bangui (Centrafrique) – vendredi 17 mai 2019, trois soldats de la Minusca, décédés en mission en République centrafricaine, ont reçu le dernier hommage de leurs compagnons d’armes au QG de la mission à Bangui.
Il s’agit du caporal M. P. MASAMAKI (Tanzanie), sergent K. E. Simazuku (Zambie) et S. W. RUGOMORA (Tanzanie), décédé en mission en République centrafricaine qui ont reçu ce vendredi dans la matinée ce dernier hommage de la Mission des Nations unies.
Cette cérémonie d’hommage officielle (service et sacrifice), qui s’est déroulée au sein du quartier général de la Minusca sur l’avenue Barthelemy Boganda, a permis à la mission de souligner encore une fois de plus les difficultés de la noble mission du maintien de la paix en République centrafricaine.
Il faut rappeler que ces trois soldats de la paix, tombés sur le sol centrafricain, sont aussi venus des pays africains comme le nôtre pour aider la Centrafrique à sortir de son bourbier sécuritaire.
Même si leurs actes de bravoure sont considérés comme un sacrifice ultimes au service des idéaux des Nations unies, d’une manière ou d’une autre, ceux-ci ont permis d’améliorer les conditions de vie de la population et sauver beaucoup de vie.
Leurs noms sont désormais inscrits dans le registre des soldats, policiers, gendarmes et civils de la paix qui ont fait le sacrifice suprême au nom de
Bruce Abdoulaye a été nommé sélectionneur de l’équipe locale de Centrafrique.
Annoncée au début du mois par l’intéressé, la nomination de Bruce Abdoulaye au poste de sélectionneur de la Centrafrique a été officialisée ce jeudi. Le technicien franco-congolais a paraphe à Bangui un contrat le liant avec la Fédération centrafricaine de football pour diriger les Fauves de Bas Oubangui de football. Dans un premier temps, l’ancien joueur se chargera de l’équipe nationale locale, engagée dans les éliminatoires du CHAN 2020. Si les termes précis de son contrat n’ont pas été dévoilés, une qualification lui ouvrirait les portes de l’équipe A, croient savoir des observateurs locaux. Passé par Lausanne, puis le Clermont Foot, Metz, Bakou (Azerbaïdjan), Orléans, Grenoble et Bourg-Péronnas, l’ex-Diable Rouge avait ces dernières années entamé une carrière d’entraîneur, coachant Louhans-Cuiseaux (National 3), l’équipe réserve du FC Villefranche-Beaujolais (Régional 2) et Bourg Sud (Départemental 3).
Centrafrique.com/sahel-le-burkina-demande-la-creation-dune-coalition-internationale-antiterroriste/alpha-barri-ministre-des-affaires-etrangeres-de-burkina-faso/” rel=”attachment wp-att-28507 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Alpha Barry, Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso
La lutte contre le terrorisme et la criminalité au Sahel “est une responsabilité collective” et “il est temps que la communauté internationale envisage la création d’une coalition internationale”, a affirmé jeudi au Conseil de sécurité le chef de la diplomatie du Burkina Faso.
Ces fléaux doivent “être traités avec la même détermination que celle qui a prévalu en Irak et en Afghanistan”, a estimé Alpha Barry, qui s’exprimait au nom des cinq pays membres de la Force G5-Sahel (Burkina, Niger, Tchad, Mauritanie et Mali) lors d’une réunion consacrée à la situation au Sahel.
“Les Etats membres du G5-Sahel n’y arriveront pas tout seuls”, a ajouté le ministre, en évoquant “une lutte pour (leur) survie” et en rappelant les évènements de ces dernières semaines (prise d’otages de Français, assassinats dans des églises, décès mardi de 28 soldats nigériens …).
Alpha Barry a aussi réclamé à la communauté internationale d’afficher “une position claire quant à la résolution de la crise libyenne”, alors que le pays “reste un sanctuaire d’incubation” pour des “terroristes et criminels de tous ordres”.
Au Sahel, “les groupes terroristes (…) restent toujours forts et (…) partout la menace gagne du terrain”, a estimé le ministre burkinabé.
Secrétaire générale adjointe de l’ONU pour l’Afrique, Bintou Keita a aussi considéré que “la Force conjointe G5-Sahel ne pouvait pas affronter seule la charge du combat contre le terrorisme et pour stabiliser la région”.
Elle a demandé au Conseil de sécurité d’élargir le soutien logistique de l’ONU à cette Force antijihadiste lancée formellement depuis deux ans mais qui souffre toujours d’un manque d’équipement et d’une opérationnalisation complète.
Jusqu’à présent, les Etats-Unis, qui privilégient une approche bilatérale avec chacun des cinq pays formant la Force, refusent toute implication plus forte de l’ONU en soutien de cette unité multinationale de 5.000 militaires.
Centrafrique.com/mali-4-militaires-tues-dans-une-embuscade/des-djihadistes-maliens-en-2018-dans-le-nord/” rel=”attachment wp-att-28503 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les djihadistes au Mali
Quatre militaires maliens ont été tués jeudi par des jihadistes présumés dans une embuscade dans la région de Motpi, dans le centre du Mali, a-t-on appris de sources concordantes.
L’attaque s’est produite vers la mi-journée dans le secteur de Diafarabé, a affirmé l’armée malienne dans un communiqué, la qualifiant d’”embuscade”. “Au cours de cet accrochage les FAMa (forces armées maliennes, NDLR) déplorent quatre morts”, selon le texte.
Selon un élu de Diafarabé, ce sont des militaires en patrouille à 14 km de Diafarabé qui se sont battus contre les jihadistes. “Les assaillants ont emporté des armes lourdes”, a précisé cet élu à l’AFP sous le couvert de l’anonymat.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.
Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.
Depuis 2015, ces violences se sont propagées du nord au centre du pays, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.