Deux policiers ont été tués en moins de 24 heures dans la commune de Bwambarangwe, province de Kirundo à 200 km de Bujumbura vers le nord du Burundi, a-t-on appris de source médiatique.
Le déclenchement des violences a commencé dans la nuit de dimanche à lundi, lorsqu’un policier, Aron Dushimumukiza, a tiré sur son collègue Nicolas Niyonzima, le tuant sur le coup.
«La nuit dernière vers 21 heures (19 heures GMT), Aron Dushimukiza un agent de la police à Bwambarangwe, a tiré 5 balles sur son collègue Nicolas Niyonzima qui est mort sur le champ», a déclaré sur la radio burundaise l’administrateur communal de Bwambarangwe, Fébronie Niyongabire.
Les mobiles de cet assassinat restent encore inconnus.
Peu après son arrestation, l’auteur du meurtre a été fusillé, à son tour, lundi vers 14 heures (12 heures GMT).
«Des crépitements d’armes ont été entendus à Kabuyenge vers 14h d’après des sources locales. La population a trouvé la dépouille du policier criblé de balles», a rapporté SOS-Médias/Burundi, un collectif de journalistes indépendants.
Selon une source policière, ce policier a été tué alors qu’il tentait «de s’évader du véhicule du commissaire provincial». «Ses agents de transmission l’ont fusillé».
Il a été tué sur la route qui mène vers le chef-lieu de la province de Kirundo où devait se tenir son procès.
La thèse de la tentative d’évasion reste à prouver, car l’assassin s’était rendu à la police de lui-même lundi matin.
Selon la même source, l’ambiance reste tendue au sein de ce corps de sécurité, alors que le Burundi, encore affecté par la crise électorale de 2015, se rapproche progressivement des élections générales prévues en 2020.
Pour rappel, l’actuelle police burundaise est un brassage d’anciens combattants du mouvement rebelle Cndd-Fdd (Conseil national de défense de la démocratie), devenu parti présidentiel depuis 2005, et de membres de l’ancienne gendarmerie, alors dominée par des éléments issus de la minorité ethnique tutsi.
La cohésion encore balbutiante des membres de ce corps a été mise à mal par la crise qui secoue le pays depuis quatre ans, en raison du maintien au pouvoir du président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat, considéré comme «anticonstitutionnel» et contre le gré de l’opposition et de la société civil.
Les violences générées par cette crise ont fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 350.000 personnes à fuir le pays, selon l’ONU et les ONG.
Un bébé de quatre mois a été froidement exécuté par des hommes en uniformes à Muyuka dans la région anglophone du Sud-Ouest, a-t-on appris de sources concordantes.
L’image qui circulait depuis lundi 20 mai sur les réseaux sociaux, montre une fillette dont la tête a été criblée de plusieurs balles.
Dans cette vidéo atroce, la mère du nouveau-né accuse les militaires camerounais d’avoir assassiné son bébé.
« Ils (les militaires) ont forcé la porte et tué mon bébé qui dormait dans son berceau pendant que moi j’étais à la cuisine… je les ai suppliés, mais ils n’ont pas compris, ils parlaient en français », relate-t-elle en larmes dans l’enregistrement.
« C’est l’armée qui a fait ça, je les maudis. Ces larmes que je verse ne seront pas en vain», a confié la mère en détresse dans un témoignage recueilli par une journaliste camerounaise, Mimi Mefo.
Cette vidéo donne de l’émoi et suscite depuis lundi des réactions diverses, surtout au sien de la classe politique camerounaise.
«Tirer sur un bébé de 4 mois a-t-il un sens? Il y a quelques heures, aujourd’hui, le 20 mai Muyuka a vécu ça. Voilà qui nous sommes, un pays où certaines vies n’ont pas d’importance. Un bébé est condamné à la peine capitale pour une vie non encore vécue. Tout simplement BARBARE! », a réagi sur son compte Twitter, le bâtonnier Akere Muna, candidat à la dernière présidentielle d’octobre 2018.
«C’est au-delà de tout entendement. Un bébé? Un bébé? Quelle menace potentielle le bébé pourrait-il représenter? Comment pouvez-vous confondre un bébé à autre chose? Dans quelles circonstances une personne, même atteinte de folie, tire-t-elle sur un bébé? C’est trop», relève Edith Kah Walla, présidente nationale du parti politique Cameroon’s People Party (CPP).
Bâtiments incendiés, enlèvements d’élèves, disparitions, meurtres de civils… C’est un sombre tableau du quotidien des populations des deux régions anglophones en crise depuis fin 2016.
« Il ne faut pas dire que c’est une crise. C’est déjà une guerre parce qu’on a des gens qui brûlent des maisons, des gens qui sont tués, des gens qui sont kidnappés. Il y a certains corps qui ont disparu et que l’on n’arrivera jamais à compter. On ne saura jamais qui est mort, qui n’est pas mort », souligne le révérend Père Tata Humphrey Mbuy, directeur de la communication de la province ecclésiastique de Bamenda.
Le gouvernement et l’armée n’ont pas encore réagi à cette vidéo.
La justice malgache a confirmé mercredi en appel la condamnation à des peines aussi lourdes que rares de six ans de prison ferme de trois personnes reconnues coupables d’avoir participé à un trafic de 10.000 tortues d’une espèce protégée.
Comme en première instance, la Cour d’appel de Tulear (sud-ouest) leur a aussi infligé solidairement une amende de 100 millions d’ariarys (23.800 euros) et le versement de 30 millions d’ariarys supplémentaires (7.100 euros) de dommages et intérêts au ministère malgache de l’Environnement.
Les juges ont ordonné leur maintien en détention dès la fin de l’audience, a ajouté le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Les trois trafiquants, dont une femme, avaient été arrêtés dans une maison de Betsinjaka (sud-ouest) par la police en avril 2018, en possession de 10.072 spécimens de tortues dites radiées.
Le WWF avait alors salué une saisie “record”.
Du bois de rose aux lémuriens, la flore et la faune de Madagascar font l’objet de nombreux trafics, rarement réprimés par la police et la justice de l’île pauvre de l’océan Indien.
La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme a dénoncé mercredi à Lomé la persistance de l’usage de la “torture dans les locaux du Service des Recherches et d’Investigations” relevant de la gendarmerie nationale togolaise.
S’exprimant mercredi en conférence de presse, Me Célestin Agbogan président de la LTDH a veillé à alerter la communauté internationale, appelant le gouvernement à ouvrir une enquête indépendante et à poursuivre les auteurs de “ces actes ignobles” conformément à la loi.
La ligue togolaise des droits de l’homme a rendu public à l’occasion de cette rencontre avec la presse, son rapport 2019 sur la situation des droits de l’homme au Togo pour la période allant du 31 juillet 2018 au 27 avril 2019.
Sans donner de chiffres sur les cas de torture, la LTDH évoque une situation alarmante, rappelant que toutes les personnes arrêtées, surtout dans le cadre des manifestations politiques, passent par les locaux du Service de Recherches et d’Investigations.
“Là, ils subissent des traitements inhumains et dégradants pendants des longues heures avant même de les présenter à un juge”, a affirmé le Président de la LTDH, rappelant que 78 personnes arrêtées an marge des manifestations politiques, croupissent encore en prison.
Le rapport met, en outre, l’accent sur la surpopulation carcérale notamment à la prison civile de Lomé. D’une capacité initiale de 666, cette prison accueille aujourd’hui quelque 1887 personnes.
Centrafrique.com/centrafrique-massacre-dans-louham-pende-les-condamnations-se-multiplient/le-chef-rebelle-peul-du-3r-abbas-siddiki-img_4113-5/” rel=”attachment wp-att-28794 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef rebelle Bi Sidi Souleymane alias Siddiki
Bangui (République centrafricaine) – Même si le procureur général près la Cour d’appel de Bangui le magistrat Éric Didier Tambo ne s’est pas indigné suite au massacre d’au moins 34 civils dans l’Ouham-Péndé le mardi 21 mai dernier, la Minusca, tout comme le gouvernement et quelques partis politiques centrafricains ont condamné tour à tour ces attaques de 3R qu’ils qualifient de barbares et inacceptables.
« La Minusca est particulièrement indignée par le caractère cruel et délibéré de ces attaques, qui ont plus d’être planifié et coordonné, témoigne de l’intention des auteurs à infliger des atrocités entraînant la mort d’une large partie de la population présente », a réagi la mission de l’ONU en République centrafricaine sur son compte Twitter ce mercredi 22 mai 2019.
Alors que quelques heures plus tôt, Monsieur Mankeur Ndiaye , le représentant du secrétaire général de l’ONU en RCA, dans sa déclaration devant les maires de Bangui ce mercredi 22 mai 2019, avait clairement mentionné que la responsabilité première de la protection des civils en RCA revient au gouvernement et que son Institution ne vient qu’en appui:
« Le point le plus important de notre mandat est la protection des civils. Mais la responsabilité première revient à l’État. La Minusca vient en appui avec ses moyens limités, vu l’ampleur de la tâche de protection ».
Entre temps, le gouvernement, de son côté, par la voix de son porte-parole le ministre de la Communication et des Médias Ange Maxime Kazagui, a réagit aussi dans un communiqué qualifiant les attaques de 3R d’inacceptables et barbares :
» Le gouvernement juge inacceptables de tels actes de barbarie au moment où il a fait le choix de la paix suivi en cela par les groupes armés signataires de l’accord de paix ».
Les forces rwandaises de la Minusca, en appui aux FACA basés à Bocaranga et à Paoua, se préparent à mener un assaut dans le fief du chef rebelle Bi Sidi Souleymane alias Siddiki pour démanteler de forces ses barrières illégales dans la région.
Les partis politiques, le MLPC,l’URCA ont fermement condamné les attaques du 3R dans l’Ouham-Péndé faisant au moins 34 morts.
Centrafrique.com/cameroun-la-situation-humanitaire-se-deteriore-serieusement-dans-les-regions-en-conflit/affrontement-entre-gendarme-et-scessioniste/” rel=”attachment wp-att-28790 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Affrontement entre les séparatistes et les gendarmes dans la région anglophone en confli.
Yaoundé (CNC) – Le gouvernement camerounais n’est pas disposé à reconnaître pleinement la crise de la NWSW, qui aggrave le conflit et fait fuir les donateurs humanitaires. Si rien n’est fait, le financement de nombreuses ONG opérant dans ces zones sera épuisé à la fin du mois.
Alors que les organisations humanitaires épuisent toutes leurs ressources, la situation humanitaire se détériore rapidement.
Un rapport d’Alexandra Lamarche et Alanna Fox de Refugees International sur l’état de la réponse humanitaire à la crise actuelle dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NWSW) au Cameroun, qui sera publié dans les prochains jours, s’appuie sur quelque 25 entretiens avec des membres du personnel d’organisations non gouvernementales locales et internationales (ONGI), des fonctionnaires de l’ONU et des représentants d’ambassades internationales pour examiner les racines du conflit dans la SNTC, un combat qui dément la réputation du Cameroun comme un îlot de stabilité relative dans une région en proie à un conflit.
Poussé par les tensions entre la région anglophone et le reste francophone du pays, le conflit au Cameroun, qui a commencé en octobre 2016, a déplacé au moins 530 000 personnes et tué au moins 1 800 d’autres.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (BCAH), quelque 1,3 million de personnes ont besoin d’aide. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a documenté de nombreux problèmes de protection et des violations des droits de l’homme, notamment l’incendie de biens, les enlèvements, le viol et les agressions sexuelles, le travail et les mauvais traitements des enfants, et les arrestations illégales. L’incapacité de l’État camerounais à s’engager efficacement dans la NWSW a créé une lacune dans la réponse humanitaire que les donateurs et les gouvernements étrangers doivent encore combler.
Alors que le gouvernement camerounais n’est pas disposé à reconnaître pleinement la crise dans son pays qui aggrave le conflit et fait fuir les donateurs humanitaires. Si rien n’est fait, le financement de nombreuses ONG opérant dans ces zones sera épuisé à la fin du mois.
Centrafrique.com/centrafrique-laccord-de-paix-entache-par-un-massacre-de-34-personnes-ultimatum-de-lonu/entree-soldats-faca-bocaranga-7-janvier-2019-4/” rel=”attachment wp-att-28786 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Entrée des soldats FACA à Bocaranga dans l’Ouham-Pendé. Credit photo : CNC.
L’accord de paix en Centrafrique signé en février entre les autorités et des groupes armés, dont l’application accumule les retards, a été entaché par le massacre de plus de 30 civils dans l’ouest du pays.
Il s’agit de la tuerie la plus importante depuis la signature, le 6 février dernier, d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés.
Au moins 34 personnes ont été tuées dans une série d’attaques imputées au groupe armé 3R (Retour, réclamation, réconciliation), dans plusieurs villages autour de la ville de Paoua (nord-ouest, près de la frontière avec le Tchad).
“Une réunion se tenait mardi matin à Koundjili et à Lemouna. Des criminels sont arrivés et ont ouvert le feu” sur les habitants, a expliqué le général Pascal Champion, qui dirige la police au sein de mission locale de l’ONU (Minusca), au cours d’une conférence de presse mercredi à Bangui.
Trente-et-une personnes ont été tuées dans ces deux localités. Le groupe armé aurait frappé pour venger l’assassinat d’un éleveur peul, le 10 mai. Le groupe armé 3R prétend protéger les Peuls.
Non loin, à Bohong, au moins 3 personnes ont été tuées mardi après-midi, après le vol, le matin, de près de 400 boeufs.
Et d’autres informations provenant des forces de sécurité locales font état de la mort de 15 personnes à Maikolo, un village qui aurait été occupé pendant trois jours par les combattants 3R, bilan que l’ONU n’était pas en mesure de confirmer à ce stade.
Une enquête a été ouverte par les autorités locales, avec le soutien de l’ONU. Des Casques bleus patrouillent dans la région avec les forces armées centrafricaines.
– “Acte terroriste” –
“La Minusca condamne avec la dernière énergie ces tueries”, a écrit sur Twitter le représentant du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye. “Les auteurs de tels crimes seront recherchés, arrêtés et traduits devant la justice”.
Le colonel Sow, chef des opérations de la Minusca, a évoqué “un acte terroriste”. “Il n’y a pas de base des 3R dans les environs de la tuerie, cela signifie qu’ils sont venus de loin, et ils ont agi presque simultanément sur différents sites, donc on peut parler d’attaques coordonnées”, a-t-il détaillé.
Le groupe 3R a signé l’accord de paix de février. En retour, son chef, Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), a été nommé le 25 mars “conseiller spécial militaire” auprès du Premier ministre, en charge de la mise en place des unités mixtes associant membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et groupes armés.
La mission de l’ONU dans le pays et les autorités centrafricaines ont lancé mercredi un ultimatum au leader du groupe 3R.
“Le gouvernement s’associe à la Minusca pour exiger de M. Sidiki l’arrestation des auteurs présumés de ce massacre sous 72h, sous peine d’être tenu responsable de ces actes”, a déclaré le ministre de la Communication, Ange Maxime Kazagui, lors d’une conférence de presse conjointe du gouvernement et de l’ONU.
Le chef du groupe armé est également sommé de démanteler toutes ses installations et les barrières qu’il a dressées dans la région qu’il occupe, dans le même délai.
“Le gouvernement juge inacceptable de tels actes de barbarie, au moment ou il a fait le choix de la paix”, a insisté Ange Maxime Kazagui, qui “exhorte la population à ne pas céder à la tentation des représailles”.
Des informations font état de la mobilisation dans la région de combattants anti-balaka – des milices d’autodéfense qui affirment vouloir protéger chrétiens et animistes contre les exactions des groupes musulmans -, pour en découdre avec les éléments de 3R.
– Assassinat “barbare” –
Dans le sud-ouest du pays, une religieuse franco-espagnole de 77 ans, Inès Nieves Sancho, a été retrouvée lundi égorgée dans un village où elle enseignait la couture à des jeunes filles.
Le pape François a évoqué mercredi sur la place Saint-Pierre l’assassinat “barbare” d’une religieuse “au service des pauvres”.
Selon le vicaire général du diocèse, rien n’a été volé dans le local où se trouvait la religieuse lorsqu’elle a été attaquée par ses agresseurs.
Des témoignages font état de la possibilité d’un “crime rituel”, lors duquel les agresseurs auraient recueilli le sang de la victime.
La Centrafrique est déchirée par les violences depuis 2013 et le renversement du président François Bozizé.
Préparé depuis 2017 par l’Union africaine, l’accord signé en février à Khartoum est le huitième depuis le début de la crise. Aucun des précédents accords n’a abouti à un retour de la stabilité, dans un pays où les groupes armés contrôlent 80% du territoire et se battent pour la mainmise sur les ressources naturelles.
Près d’un quart des 4,5 millions d’habitants de la RCA ont été contraints de fuir leur domicile.
Minusca-et-les-maires-de-bangui/reunion-du-chef-de-la-minusca-avec-les-maires-en-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-28781 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La réunion du chef de la Minusca et les maires de Bangui le 22 mai 2019. Crediti photo : Minusca.
Ce 22 mai 2019 à la base logistique de la MINUSCA, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies Mankeur Ndiaye a rencontré les Maires d’arrondissements de Bangui et leurs collaborateurs, dans le cadre d’échanges sur l’Accord politique de paix et de réconciliation en République centrafricaine.
Les maires et leurs collaborateurs ont répondu présents à l’appel du Chef de la MINUSCA en cette période cruciale de mise en œuvre de l’Accord dont une présentation a été faite par le Directeur des Affaires politiques de la MINUSCA Ray Torres. Le contenu, les enjeux, les responsabilités, les attentes relatifs à l’Accord ont été exposés aux élus pour une meilleure appropriation de leur part, car l’a souligné le présentateur « l’Accord de paix est un accord centrafricain parti d’une initiative africaine. Il est strictement respectueux de la Constitution, des lois et des institutions de la république »
La protection des civils, axe clé du mandat de la mission, a aussi été à l’ordre du jour à travers l’exposé de Jean Paul Mugabowishema de la Division des droits de l’Homme, qui a souligné le rôle d’appui de la MINUSCA au gouvernement à qui incombe la première responsabilité de la protection des populations.
Soutien apprécié par le Maire de Bangui Emile-Gros-Raymond Nakombo qui précise que « la collaboration entre la MINUSCA et les élus est excellente et un exemple de partenariat soutenu par les plus hautes autorités du pays, car la concertation est permanente », avant de formuler le vœu que ça se poursuive, dans l’intérêt de la paix et de la réconciliation.
Le RSSG Mankeur Diagne, pour sa première avec les élus, les a remerciés pour leurs efforts quotidiens dans la recherche de solutions à la crise qui ont contribué à améliorer la situation sécuritaire du pays. Il s’est en outre félicité de la mise en œuvre de l’Accord de paix qui a abouti à des avancées significatives, notamment la formation d’un gouvernement inclusif, la mise sur pied des comités mixtes de sécurité et du Comité de suivi de l’Accord de paix dont il les exhorte à faire une priorité dans leurs activités quotidiennes.
Le Chef de la MINUSCA a cependant déploré des entraves au bon déroulement du processus marquées par la persistance des barrages, d’attaques contre les populations civiles, et a rassuré que « les enquêtes seront menées, les auteurs arrêtés et remis à la justice ».
Des échanges fructueux ont suivi les différents exposés qui ont permis aux Maires et leurs collaborateurs de mieux comprendre les thématiques du jour, et de présenter leurs inquiétudes relatives au processus de paix en République centrafricaine. Ces préoccupations ont tourné autour de la protection des civils, mais aussi des sanctions prévues par l’Accord contre les auteurs d’entraves à la paix et de violations de droits humains.
A ces questions, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a tenu à préciser que « le point le plus important du mandat de la MINUSCA est la protection des civils, mais la responsabilité première en revient à l’Etat. La MINUSCA vient en appui au gouvernement avec ses moyens limités, au vu de l’ampleur de la tâche de protectionsur toute l’étendue du territoire centrafricain »
Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l’intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo, tout en confirmant dans ses fonctions le chef d’état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila.
Le président Tshisekedi a nommé son oncle, le cardinal Gérard Mulumba, “chef de la maison civile” du chef de l’État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d’Etat.
Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l’actuel président, l’ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.
Sa nomination intervient juste après l’annonce du rapatriement du corps et des Funérailles d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d’accord sur les funérailles avec l’ancien régime du président Kabila.
Placée sous l’autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l’État est chargée de la gestion du service de l’intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l’État et du service médical présidentiel.
Tshisekedi a reconduit le général Célestin Mbala Musense au poste du chef d’état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de “général d’armée”.
Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l’ancien président Joseph Kabila.
Le président a nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l’État.
Centrafrique.com/centrafrique-reprise-du-travail-des-greffiers-des-tribunaux/cour-de-cassassion-et-cour-dappel-de-bangui-corbeaunews-centrafrique-micka-2/” rel=”attachment wp-att-28775 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’immeuble de la cour de cassation à Bangui. CopyrightCNC.
Les greffiers des tribunaux centrafricains, en grève depuis mars, ont repris leur travail ce mardi, a-t-on appris mardi auprès du ministère centrafricain de la Justice.
D’après la source, cette trêve est intervenue après que les grévistes ont été reçus lundi par le ministre de la Justice, qui a reconnu la légitimité de leurs revendications.
Depuis mars dernier, les greffiers, les secrétaires, et les opérateurs de saisie des tribunaux centrafricains étaient en grève périodique pour réclamer des indemnités suspendues depuis octobre 2018 par le ministère des Finances.
La grève a porté des coups durs au fonctionnement de l’administration judiciaire dans le pays, notamment les audiences correctionnelles, commerciales, civiles et sociales.
Centrafrique.com/les-etats-unis-affirment-soutenir-tshisekedi-contre-la-corruption/le-nouveau-premier-ministre-congolais-sylvestre-ilunga-a-kinshasa-20-mai-2019/” rel=”attachment wp-att-28771 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le nouveau premier ministre congolais, Sylvestre Ilunga à Kinshasa 20 mai 2019
Les Etats-Unis ont fait savoir mardi qu’ils soutenaient le nouveau président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi dans sa “lutte contre la corruption”.
“Les Etats-Unis soutiennent l’engagement du président Tshisekedi de lutter contre la corruption et d’améliorer l’état de droit en RDC”, a déclaré la sous-secrétaire d’Etat adjointe des États-Unis chargée du Bureau international des stupéfiants et de l’application de la loi (INL), Heather Merritt, citée dans un communiqué.
Mme Merrit a visité la RDC ces derniers jours pour “approfondir le partenariat entre les États-Unis et la RDC en matière de sécurité civile et d’état de droit”.
Investi le 24 janvier, le président Tshisekedi a été reçu à Washington par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo début avril.
A Kinshasa, l’ambassadeur américain Mike Hammer ne manque jamais de le soutenir. Il a salué lundi “un autre pas en avant dans la démocratie en RDC avec le retour au pays” de l’opposant Moïse Katumbi après trois ans d’exil.
“Je combattrai avec la dernière énergie la corruption, le détournement de deniers publics (…)”, a récemment lancé M. Tshisekedi devant les gouverneurs des provinces, à qui il a demandé un “comportement exemplaire”.
A cette occasion, il s’est déclaré “choqué par les tracasseries administratives, policières et militaires auxquelles fait face à la population”.
Le ministre provincial des Finances de la région de Kinshasa a été suspendu début mai pour avoir contracté des dettes au nom de la collectivité sans passer par l’Assemblée provinciale.
La RDC est l’un des vingt pays perçus comme les plus corrompus au monde, selon l’indice de l’ONG Transparency International.
Centrafrique.com/mozambique-lex-ministre-mozambicain-des-finances-accuse-de-corruption-extrade-vers-son-pays/lancien-ministre-des-finances-du-mozambique-manuel-chang-lors-dune-audience-dextradition-a-johannesburg-en-afrique-du-sud-le-8-janvier-2019/” rel=”attachment wp-att-28765 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien ministre des Finances du Mozambique Manuel Chang lors d’une audience d’extradition à Johannesburg en Afrique du Sud le 8 janvier 2019
L’Afrique du Sud a annoncé mardi sa décision d’extrader vers le Mozambique l’ex-ministre mozambicain des Finances Manuel Chang, arrêté fin 2018 sur son territoire dans le cadre d’un vaste scandale de corruption qui défraie la chronique dans son pays.
“J’ai décidé que l’accusé, M. Manuel Chang, serait extradé au Mozambique pour y être jugé pour les crimes pour lesquels il est poursuivi”, a annoncé dans un communiqué le ministre de la Justice, Michael Masutha.
Chang est poursuivi pour les mêmes faits au Mozambique et aux Etats-Unis, qui avaient aussi réclamé à Pretoria son extradition sur leur territoire.
“J’ai noté que la requête des Etats-Unis d’Amérique avait été soumise quelques semaines avant celle du Mozambique. Toutefois (…) je suis persuadé que les intérêts de la justice seront mieux servis en accédant à la requête de la République du Mozambique”, a déclaré M. Masutha.
L’ex-ministre, 63 ans, a été arrêté à l’aéroport international de Johannesburg en décembre dernier sur requête de la justice américaine pour son implication présumée dans une affaire de prêts frauduleux de 2 milliards de dollars (1,76 milliard d’euros).
Manuel Chang est accusé d’avoir perçu plusieurs millions de dollars de pots-de-vin en marge de cette affaire.
Son pays d’origine et les Etats-Unis se disputaient depuis le droit de le juger pour les mêmes faits.
– “Importante dette” –
La ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Lindiwe Sisulu, avait publiquement fait savoir sa préférence pour le Mozambique. “Nous autoriserons le Mozambique à avoir son ancien ministre (…), nous estimons que c’est la chose la plus simple à faire pour tous”, avait-elle dit plus tôt cette année à un média local.
Les Etats-Unis avaient eux aussi fait savoir qu’ils comptaient bien récupérer l’ancien ministre.
“Les Etats-Unis attendent de l’Afrique du Sud qu’elle extrade M. Chang”, a déclaré le sous-secrétaire d’Etat américain Tibor Nagy à la presse. “Nous avons signé un traité d’extradition avec l’Afrique du Sud, nous comptons bien sur (cette extradition)”, a-t-il insisté.
Dans sa décision, le ministre sud-africain de la Justice a dit avoir pris en compte, entre autres, la citoyenneté de M. Chang, le fait que les crimes pour lesquels il est poursuivi aient été commis pendant qu’il était ministre ainsi que “l’importante dette pour le Mozambique provoquée par les faits qui lui sont reprochés”.
Chang est soupçonné d’avoir autorisé, sans en avertir le Parlement de son pays et les bailleurs de fonds internationaux, pour 2 milliards de dollars d’emprunts à des entreprises publiques de son pays. Un audit indépendant a révélé qu’un quart de ces sommes avaient été détournées.
La justice mozambicaine a arrêté récemment plusieurs suspects liés à ce scandale, dont le fils de l’ex-président Armando Guebuza et des agents des services de renseignement.
Ce scandale dit de la “dette cachée” a plongé le Mozambique dans une grave crise financière. Il embarrasse son actuel président Filipe Nyusi, ministre de la Défense à l’époque des faits et candidat à un nouveau mandat à la tête du pays lors des élections d’octobre.
L’opposition et des ONG refusent que le pays rembourse un centime de cette “dette cachée” aux banques.
Centrafrique.com/attaques-djihadistes-au-sahel-la-plongee-vers-labime/la-chanceliere-allemande-angela-merkel-a-gauche-aux-cotes-du-president-du-burkina-faso-roch-marc-christian-kabore-lors-dune-dceremonie-de-bienvenue-a-ouagadougou-en-mai-2019/” rel=”attachment wp-att-28761 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La chancelière allemande Angela Merkel à gauche aux côtés du président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kabore lors d’une d’cérémonie de bienvenue à Ouagadougou en mai 2019. AFP/VOA
Attaques qui se multiplient, prises d’otages fréquentes, zones d’insécurité qui grandissent… Les groupes jihadistes sont omniprésents au Sahel où leur stratégie porte ses fruits malgré l’action des forces militaires africaines et occidentales.
“La situation en matière de sécurité dans le Sahel a continué de se détériorer, avec des retombées sur les pays voisins non membres du G5, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo”, reconnait le Conseil de sécurité des Nations Unies dans un rapport de mai.
Au Mali, “les attaques contre les forces maliennes et les forces internationales se poursuivent sans relâche (…) Au Burkina Faso, les violences intercommunautaires et la présence de groupes terroristes, de milices et de bandes criminelles ne cessent d’augmenter (…) En Mauritanie, au cours des dernières semaines, la présence de groupes terroristes armés a été signalée à la frontière malienne”, poursuit le rapport.
Au Niger, les djihadistes ont perpétré le 14 mai une attaque qui a coûté la vie à 28 soldats, au lendemain d’une tentative ratée mais osée de prendre la prison Koutoukalé (60 km de la capitale), l’établissement pénitentiaire le mieux gardé du pays, où sont détenus de nombreux djihadistes. Dans le sud-est, les islamistes de Boko Haram sont à nouveau très actifs (88 civils tués rien qu’au mois de mars) après une année 2018 relativement calme.
De source militaire française, les “groupes armés terroristes” comprendraient 1.000 à 1.400 hommes au Mali. Ils seraient plusieurs centaines au Burkina, pour un total d’environ 2.000 sur tout le Sahel.
“Il n’y pas forcément plus d’attaques mais les attaques sont plus violentes. Les groupes ont acquis une certaine technicité”, estime Mahamadou Sawadogo, chercheur au Cerrad (Carrefour d’études et de recherche d’action pour la démocratie et le développement, université Gaston Berger, Sénégal).
“Il y a une montée en puissance au niveau quantitatif mais aussi de leur efficacité”, souligne quant à lui Lassina Diarra, auteur de “La Cédéao face au terrorisme transnational”.
– Combattants venus de Syrie –
Les deux chercheurs pointent la faiblesse des armées, particulièrement celle du Burkina. Les pays sahéliens sont pauvres et ont du mal à trouver des ressources pour la sécurité, ou le font aux dépens d’autres secteurs.
La chancelière allemande Angela Merkel l’avait d’ailleurs fait remarquer lors de son passage au Sahel début mai: “La situation sécuritaire est difficile. 15% du budget est affecté aux questions sécuritaires. Vu qu’on doit augmenter la part de budget allouée à la sécurité, ces fonds manquent autre part”.
La plupart des pays non touchés par le terrorisme consacrent moins de 10% de leur budget à l’armée.
Autre problème, le manque de coordination entre les pays dans les zones frontalières. “Les groupes armés jouent avec ces frontières”, explique M. Sawadogo.
Lassina Diarra voit aussi d’autres pistes concernant l’efficacité des attaques.
“Au Burkina, il semble y avoir une mutualisation des moyens entre les groupes affiliés à Al-Qaïda et ceux affiliés à l’Etat islamique. Il semble maintenant qu’ils se prêtent main forte. Avant, il y avait une dissension” et même une concurrence, selon des sources sécuritaires.
“Il y a sans doute l’arrivée de combattants aguerris en provenance de la Syrie” après la chute de l’organisation de l’Etat islamique, explique Lassina Diarra. “On note en tout cas des changements de mode opératoire avec l’utilisation d’explosifs, de mines, de voitures piégées” ainsi que des embuscades plus ambitieuses.
– “Gouvernance à distance” –
Même si les djihadistes ne sont pas “présents en permanence”, ces attaques font que les zones d’influence sont de plus en plus grandes. “Ils n’ont pas besoin d’être là tout le temps, d’occuper le terrain. Ils créent le sentiment d’insécurité avec des attaques sporadiques”, ajoute Lassina Diarra.
“On harcèle les symboles de l’Etat”, poussant les fonctionnaires à partir, souligne Mahamadou Sawadogo. “Ils n’ont pas la mainmise sur les zones mais ils ne cherchent pas se sédentariser. Il y a une gouvernance à distance. Ils ont créé des zones de confort. Il y a désormais un couloir” qui va du sud-est du Burkina au Mali avec aussi à l’ouest du Niger, souligne-t-il.
De plus, de l’avis général d’hommes politiques comme d’experts, en visant des cibles religieuses ou ethniques les groupes armés ont adopté une stratégie visant à favoriser les affrontements intercommunautaires, source d’instabilité qui les favorise.
Comment renverser la tendance? “Il faut lutter contre l’idéologie des djihadistes”, estime Lassina Diarra, qui suggère notamment la formation d’imams crédibles évitant la radicalisation et “les facteurs de recrutement”.
“Il faut lutter sur le même terrain que les djihadistes, utiliser la même stratégie”, estime Mahamdou Sawadogo. “Pour le moment, les djihadistes ont des complicités. Ils se déplacent, préparent des attaques et des routes de repli. Ils traversent des villages… La population est au courant”, dit-il, soulignant que les forces de l’ordre n’ont pas ou peu de renseignements.
Les deux chercheurs insistent sur l’importance de la présence de l’Etat, avec des fonctionnaires et des investissements locaux. “Il faut regagner la confiance des populations” qui seront donc plus enclines à fournir des renseignements aux forces de sécurité et moins attirées par les discours des djihadistes.
Centrafrique.com/funerailles-detienne-tshisekedi-a-kinshasa-du-30-mai-au-1er-juin/des-personnes-se-reunissent-pour-rendre-hommage-a-etienne-tshisekedi-en-belgique-a-bruxelles-en-2017/” rel=”attachment wp-att-28757 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des personnes se réunissent à Bruxelles en Belgique pour rendre hommage à Étienne Tshisekedi en 2017. AFP/VOA
Le rapatriement de la dépouille et les funérailles de l’ex-opposant Etienne Tshisekedi vont avoir lieu entre le 30 mai et le 1er juin, a annoncé mardi un proche joint par plusieurs médias dont l’AFP, nouveau signe de détente politique en République démocratique du Congo.
Le père du nouveau président Félix Tshisekedi était décédé à Bruxelles le 1er février 2017 en pleine période de tensions politiques, sous l’ancien régime du président Joseph Kabila.
Son corps reposait depuis dans la capitale belge faute d’un accord politique entre l’ancien régime et la famille sur son rapatriement et l’organisation des funérailles.
“Le corps d’Etienne Tshisekedi arrive le 30 mai et les funérailles se passeront au stade des Martyrs”, a déclaré à l’AFP le frère du défunt, Mgr Gérard Mulumba.
Le corps sera exposé dans le plus grand stade de Kinshasa qui peut accueillir 80.000 personnes.
“Le samedi aura lieu l’inhumation après la grande messe solennelle au stade des Martyrs. Tous les évêques seront là”, a poursuivi le parent.
Mgr Mulumba a précisé vouloir “attendre le communiqué de la présidence”.
Consultés par l’AFP, deux proches du président confirment la date du 30 mai pour le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi, décédé à l’âge de 84 ans.
“C’est depuis plus de deux ans que nous avions fait tout ce que nous pouvions. Nous n’avons pas réussi. Alors maintenant que les choses se passent dans un climat meilleur, nous sommes évidemment soulagés”, a ajouté Mgr Mulumba.
L’annonce a été faite au lendemain même de la nomination d’un Premier ministre par le président Tshisekedi, sur proposition de son prédécesseur, Joseph Kabila.
Lundi également, l’opposant Moïse Katumbi a fait un retour triomphal dans son fief de Lubumbashi après trois ans en exil, en promettant d’incarner une opposition “républicaine” et “exigeante”.
Proclamé vainqueur de l’élection du 30 décembre, M. Tshisekedi fils a été investi le 24 janvier en présence de son prédécesseur, Joseph Kabila, première transmission pacifique du pouvoir dans l’histoire du Congo.
En 2011, son père, lui-même candidat-président, avait refusé de reconnaître la réélection de M. Kabila et se proclamait vainqueur des élections.
Etienne Tshisekedi avait fondé en février 1982 le parti d’opposition Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), sous le régime du parti unique, à l’époque du dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997).
Il avait ensuite été Premier ministre dans les années 90 à l’époque de l’ouverture au multipartisme.
Après l’indépendance le 30 juin 1960, M. Tshisekedi avait été un proche de Mobutu. Le 1er juin 1966, il était ministre lors de la pendaison de quatre responsables politiques accusés de trahison.
Connus dans l’histoire du Congo comme les “martyrs de la Pentecôte”, ils donnent leur nom au stade où doit être honoré la mémoire d’Etienne Tshisekedi, un même 1er juin de Pentecôte, 53 ans plus tard.
Centrafrique.com/centrafrique-lettre-ouverte-de-monsieur-orphee-douacle-kette-aux-deputes-centrafricains/les-deputes-centrafricains-au-sein-du-parlement-national-img_12mars2018001311/” rel=”attachment wp-att-28753 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les députés centrafricains dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale à Bangui.
Vous venez d’accorder votre confiance au gouvernement issu de l’Accord de Khartoum. Cela suppose que vous êtes amplement en phase avec cet Accord et sa philosophie. Il suppose également que l’alerte citoyenne pour dénoncer l’anti constitutionnalité de cet accord ne vous pousse pas à comprendre véritablement les ressorts de cette alerte. Permettez que j’expose rapidement quelques éléments que cet accord induit : le commandement militaire que les étrangers y accèdent et par ricochet la chaîne pénale. Non seulement les étrangers ; également cela fait de tous nationaux rebelles, des personnes respectables à responsabiliser car détenteurs illégaux d’armes de guerre.
Mesdames et messieurs les députés, l’histoire nous enseigne que les drames de ce monde ont survenu après une accumulation de faits malheureux que les hommes ont refusé de prendre leur responsabilité par manque de conviction, par couardise, par égoïsme ou encore par cupidité.
Nulle illusion sur votre capacité d’action ou de réaction ; toutefois chez nous, il est dit : « ngou a goué lo oko a ba »… Le parlement a pour rôle principal de contrôler les actions du gouvernement. Voilà le nœud de cette interpellation. Une question à brûle pourpoint, qu’allez-vous laisser comme action salutaire dans la construction d’un État de droit en Centrafrique ? Votre législature est celle de silence complice, avalisant tout ce qui est contraire à l’honorabilité ?
Persuadez-vous de cette réalité tue depuis lors. En 1999, à travers l’affaire dite « Koudoufarra », la RCA a été sevrée de sa première cohabitation démocratique. Cela a ouvert les vannes des drames qui s’enchaînent sans véritable répit. Et cela a été l’acte de l’un de vos illustres collègues ou prédécesseurs. Aujourd’hui encore, les faits qui s’accumulent en RCA poussent inexorablement le pays aux bords du précipice de la dislocation ou de la balkanisation, car la corruption et la vilenie gangrènent davantage le pays RCA.
Pour autant, des missions dévolues par vos fonctions d’Élus de la nation, si elles étaient remplies -même au minimum – pourraient peser fortement pour que ces maux se réduisent concrètement. Mais votre silence et inaction contribuent à la chienlit. Sachez-le, chers députés, que l’Histoire retiendra de vous comme pouvant réorienter la direction du pays sans jamais l’avoir essayé. Cette fois ne comptez sur l’amnésie habituelle ; surtout après ces multiples drames vécus…
Nous nous permettons de vous rappeler des incidents plus ou moins graves dont vous avez manqué de vigilance pour demander des explications au gouvernement dans une moindre mesure ; et voire à notre partenaire la Minusca plus largement. Dans une législature courageuse et patriotique, ces événements devraient occasionner la mise en place des commissions d’enquêtes parlementaires pour mieux repartir les responsabilités dans ces différents drames effroyables connus et vécus lâchement.
– Opération de la Minusca au Km5 (3ème arrondissement de Bangui) ;
– Tuerie à Fatima (6ème arrondissement de Bangui) ;
– Incendie et tuerie à Alindao (Basse-Kotto) ;
– Incendie et tuerie à Batangafo (Ouham) ;
– Incendie et tuerie de Kaga-Bandoro (Nana-Gribizi) ;
– Interpellation d’un membre du contingent Gabonais en train de vendre des munitions de guerre au Km5 (Bangui) ;
– Véhicule d’un sous-traitant de la Minusca transportant de la drogue et des munitions de guerre sans être déclaré ;
– Tuerie de Zangba intervenant après l’Accord « supranational » de Khartoum
– Expulsion sans décision de justice des faussaires Camerounais dans des conditions opaques ;
– Pénurie d’eau potable ;
– Délestage intempestif sans explications et/ou solutions
– Exploitation minière sans respect des cahiers de charge (existent-ils réellement?) à Sosso-Nakombo et Bozoum. Pis, ces contrats ont-ils été débattus à l’Assemblée tel que prévu par la Constitution ?
Ces quelques événements non exhaustifs n’ont fait l’objet d’une attention quelconque de votre. Votre manque de réaction comme Élus de la nation a contribué à la perpétuation de ces différents maux. Et cela, majorité présidentielle et opposition confondues.
Mesdames et messieurs les députés, il est dit : « On ne s’appuie que sur ce qui résiste ». En ces moments troubles, la République doit résister. Le parlement est ce pieu qui résiste et que le peuple devrait s’y appuyer. Votre mollesse et passivité annonce des heures sombres pour le pays. Au nom de B. Boganda, votre illustre prédécesseur, résistez pour le peuple et non de vous courber pour un pouvoir.
Ainsi, prenez l’initiative, même que pour les 4 derniers événements, de mettre en place des commissions d’enquête parlementaires. Aussi que la commission des lois de votre institution se saisisse de la constitutionnalité de l’Accord de Khartoum. Ce, pour mettre le pays dans une dynamique de gouvernance appréciable, véritable rempart à ce dépérissement actuel.
Le sursaut de la République dépend de votre degré de patriotisme. Ne laissez plus seul l’Exécutif décider de tout, parce qu’il ne doit tout décider et parce qu’il est dépassé obéissant seulement aux intérêts immédiats, ou tout au plus, pour faire un second mandat.
Très chers Honorables les députés, sachez-le, on « tripatouille » plus facilement les élections présidentielles que les législatives. Votre second mandat dépend des faits… Et les vôtres ne sont à la hauteur ni des enjeux encore moins de la souffrance et de l’espérance de la population.
Qui s’assemble se ressemble ? Faites-nous mentir en prenant vos responsabilités pour dénoncer les vilenies et bassesses comme nous le faisons en vous interpellant. Interpellez le Premier-ministre, interpellez les ministres. C’est votre droit. Exercez-le pleinement…Il se dit chez nous : « Pembé ti moléngué ayekè fah mais lé ti lo apè ». Mieux vaut tard que jamais.
Centrafrique.com/centrafrique-letrange-dessin-anime-des-russes-a-bangui/deux-mercenaires-russes-en-balade-dans-la-ville-de-sibut-en-republique-centrafricaine-2/” rel=”attachment wp-att-28745 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Deux Mercenaires russes en balade en République centrafricaine. Credit photo : Corbeaunews
Bangui (République centrafricaine) – Les russes organisent à Bangui des séances de cinéma gratuites, comme le 11 mai dernier dans le 2ème arrondissement, destinés surtout aux petits et aux plus jeunes. L’initiative est généreuse et apporte certainement de la joie et le plaisir dans les yeux des enfants.
Mais quels films sont diffusés lors de ces séances propices au délassement ? Que celui qui a des yeux, regarde !
Le public découvre un bien étrange dessin animé inventé pour les grands enfants que semblent être les centrafricains aux yeux des fils de la Volga. Au pays de « Zo kwe zo », les hommes sont représentés par les animaux. Le peuple des éléphants se déchire, sans que le Roi Lion ne puisse maintenir la paix et l’unité. Arrive alors à la rescousse un Ours brun venu de Russie pour aider le lion à restaurer les fonctions régaliennes de l’État centrafricain. Diantre ! Voilà un joli conte fait pour édifier le centrafricain lambda. Le dessin animé ne dit pas que le pays des éléphants ruisselle de succulent miel que l’ours est venu cueilllir à s’en lécher les babines ! Mais l’ours doit prendre garde à finir comme Bouki l’hyène, trahie par sa gloutonnerie, et rossé au pays des aveugles… A bon entendeur !
Bien sûr, tout cela peut prêter à sourire. Mais le même jour s’est ouvert, à l’Alliance Française de Bangui, en présence du Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadéra, du chef de délégation de l’Union européenne , Samuela Isopi et de l’ambassadeur de France, Eric Gérard, le Festival du film européen en Centrafrique. Dix-sept (17) films seront projetés, dont onze (11) films centrafricains. C’est un projet d’éducation cinématographique et culturel mais aussi au civisme, pour l’édification au vivre-ensemble,comme le montre le court métrage « Dieu-Béni rend les armes ». Un groupe de cinéastes centrafricains a reçu des mains du Président de la République le « prix de l’initiative 2019 » et un chèque de 500 000 FCFA.
Ce festival démontre un partenariat respectueux de la culture africaine et vise à soutenir les œuvres que nos jeunes artistes portent au cœur. La renaissance du cinéma centrafricain fera demain la fierté du pays de Boganda, comme le film « Yembi » récemment projeté au Festival international du film panafricain de Cannes, en France.
Les russes préfèrent diffuser des œuvres à la gloire de leurs joueurs de Hockey sur glace, ou bien des dessins-animés très naïfs. Ils sont figés dans une attitude de paternalisme culturel au lieu d’aider le pays à se reconstruire. Ils essaient au contraire de répandre leur culture, par la langue qu’ils veulent enseigner à l’école, ou bien le cinéma, pour mieux tournebouler les jeunes esprits de nos enfants.
C’est en puisant dans ses propres racines culturelles que la Centrafrique fera croître l’arbre de la paix et de la renaissance, avec l’aide de ses partenaires. Alors vive le cinéma centrafricain !
Bouar-campagne-de-sensibilisation-de-laccord-de-khartoum/campagne-sensibilisation-accord-de-khartoum-a-bouar-le-18-et-19-mai-2019-en-presence-des-autorites-locales/” rel=”attachment wp-att-28748 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/campagne-sensibilisation-accord-de-Khartoum-à-Bouar-le-18-et-19-mai-2019-en-présence-des-autorités-locales-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />Campagne de sensibilisation sur l’accord de Khartoum à Bouar le 18 et 19 mai 2019. Credit photo : Gervais Lenga / Corbeaunees
Bouar )République centrafricaine) – la campagne de sensibilisation de la population sur l’accord de paix et la réconciliation s’est tenue le samedi et dimanche 19 mai dernier dans la capitale provinciale de la Nana-Mambéré en présence des autorités locales.
Cette campagne, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la ville de Bouar a permit à la population de faire des recommandations suivantes :
applicabilité des mises en œuvre des accords;
redéploiement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire centrafricain…
Alors que le jeudi 9 mai dernier, un total de cinq cents (500) exemplaires de l’accord de paix de Khartoum avaient été traduits en sango et remis au gouvernement pour une large sensibilisation de la population sur les enjeux dudit accord. Le passage à Bouar de cette équipe de sensibilisation s’inscrit dans ce cadre.
L’accord de Khartoum, négocié au Soudan et signé dans la capitale centrafricaine Bangui le 6 février dernier entr
e le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés contient entre autres les principes pour un règlement durable du conflit et les engagements des parties signataires.
Le même accord a prévu des mécanismes de suivi, de règlement des litiges et les sanctions à appliquer et le financement de la mise en œuvre de l’accord.
Centrafrique.com/alerte-info-centrafrique-plusieurs-morts-dans-une-attaque-des-3r-a-bohong-et-lemouna/village-loura-bocaranga-centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-28735 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Village Loura procche de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Credit photo : Florence Maiguélé / CNC.
Paoua (République centrafricaine) – mardi 21 mai 2019, les habitants de la commune de Koundjili, Djoumjoum, Bohong et de Lemouna, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, surpris par des tirs intenses des rebelles du 3R, sont en débandade générale dans la brousse.
D’après une source sécuritaire locale, l’attaque, qui s’est produite dans les localités de Koundjili, Djoumjoum,Bohong, proche de la sous-préfecture de Koui sur l’axe Bocaranga, et à Lemouna, située à 25 kilomètres de la sous-préfecture de Paoua sur l’axe Bocaranga via Loura, a déjà fait au moins 26 morts dont le député adjoint de Paoua 1, suppléant de l’honorable Mbaïgoto.
Selon la même source, les miliciens Anti-Balaka, soupçonnés d’être à l’origine de ce problème lié au vol des bœufs appartenant aux éleveurs peuls, sont aussi en débandade vers la sous-préfecture de Bocaranga pour les uns, et Bouar etPaoua pour les autres.
Contactés par CNC, les députés de Bocaranga Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé et plusieurs d’autres ont fermement condamné cette attaque odieuse contre la population civile dans l’Ouham-Pendé.
Pour l’heure, l’une de nos équipes est sur le terrain dans la région pour plus de détails dans nos prochaines publications sur CNC.
Centrafrique.com/centrafrique-inquietude-a-nola-apres-lassassinat-de-la-soeur-ines/eglise-catholique-de-baoro-centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-28731 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration de l’église catholique de Baoro. Credit photo : Gisèle Moloma / Corbeaunews.
Berberati (Centrafrique) – depuis l’assassinat de la sœur Inès Nieves Sancho , membre de la communauté catholique des filles de Jésus, dans la nuit du dimanche à lundi 20 mai dernier dans la localité de Nola continue d’inquiéter la population locale
« Il est inconcevable que la sœur Inès nous quitte de cette manière. La justice doit faire tout pour retrouver les auteurs de cet acte extrêmement désagréable», a réagit Philippe, un enseignant à Nola.
Le lundi dernier, le corps mutilé de la sœur Inès a été retrouvé dans la matinée derrière les locaux de son atelier de couture Dans la localité de Nola, une commune de diocèse de Berberati à l’ouest de la République centrafricaine.
Le meurtre odieux de la sœur Inès, égorgée par ses agresseurs, pourrait être lié aux crimes rituels, selon de nombreuses sources locales.
Comme nous l’avions publié récemment sur Corbeaunews Centrafrique, cette pratique rituelle de sacrifice, très répondue dans la préfecture de Sangha Mbaéré et de Mambéré Kadéi, serait à l’origine des nombreux crimes odieux dans la région.
Certains individus mal intentionnés, à la recherche des organes des personnes de race blanche, ont même laissé des consignes aux coiffeurs de la région de récupérer les brins de cheveux des Russes ou toute autre personne de race blanche pour leur pratique rituelle liée à la recherche du diamant.
À Bangui, le gouvernement n’a pas encore réagit à cet assassinat odieux.
Les funérailles de la sœur Inès, âgée de 77 ans, ont été célébrées ce mardi 21 mai 2019.
Centrafrique.com/centrafrique-laccord-de-khartoum-la-justice-nest-pas-sacrifiee-mais-il-y-a-un-temps-pour-tout-assure-martin-ziguele/depute-martin-ziguele-assemblee-nationale/” rel=”attachment wp-att-28722 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Député Martin Ziguélé.
C’est un symbole fort : en Centrafrique, les FACA forces armées centrafricaines se sont réinstallées le 18 mai à Kaga-Bandoro, une ville tenue par deux mouvements rebelles, le MPC de Al-Khatim et le FPRC de Noureddine Adam. Ce retour de l’Etat est salué par l’un des leaders de la classe politique centrafricaine, Martin Ziguélé, député et président du parti MLPC. Selon lui, le processus de Khartoum permettra d’avancer vers la paix sans sacrifier la justice… Dans un contexte où les regards commencent à se tourner vers les prochaines échéances électorales, fin 2020, Martin Ziguélé appelle cependant les autorités à ne pas céder à certaines tentations en matière de pluralisme ou de liberté d’expression. Martin Ziguélé, au téléphone avec Laurent Correau.
RFI: Une centaine de membres des Forces armées centrafricaines, les Faca, sont revenues à Kaga-Bandoro après cinq ans d’absence. C’est un redéploiement symbolique. Et il intervient après d’autres retours de militaires à Paoua, Bouar, Bangassou ou encore d’autres localités de l’intérieur. Est-ce qu’on peut dire que l’État reprend progressivement le contrôle de l’intérieur du pays?
Martin Ziguélé: Oui, on peut dire cela. Et on peut même ajouter que c’est la preuve que l’accord, même s’il a suscité des débats et qu’il continue à susciter des débats, marche parce que l’essentiel comme disait quelqu’un, c’est que le mouvement permette d’aller de l’avant. Aujourd’hui, c’est à Kaga-Bandoro. Nous en sommes très satisfaits, mais demain, il faut que les Faca arrivent à Bria, à Ndélé, à Birao, à Zako, à Obo. Après plusieurs années de guerre, un accord de paix n’est que la traduction politique du rapport de force sur le terrain. L’Etat n’a pas fait le choix politique de faire la guerre, l’Etat n’a pas les moyens de faire la guerre. Les forces internationales qui assistent l’État centrafricain ont dit de manière très claire qu’elles veulent accompagner une dynamique de paix. Et je pense que cet accord indique le chemin pour aller vers la paix. Ça va être difficile, mais c’est le chemin le plus réaliste, en tout cas le chemin le plus économe en matière de vies humaines.
Est-ce que vous avez l’impression comme d’autres que le processus actuel fait le sacrifice de la justice au bénéfice de la réconciliation?
L’impression que j’ai, c’est que la justice n’est pas sacrifiée. Mais il y a un temps pour tout, il faut être réaliste. Il ne faut pas demander de manière concomitante à la fois mettre en prison les personnes avec qui vous signez l’accord de paix, et à la fois obtenir la paix. Donc la justice fera son travail. Mais la justice a une démarche, il y a une démarche d’instruction. Il y a une démarche de mise en œuvre des différentes procédures pour que les uns les autres puissent rendre compte de ce qu’ils ont fait. Parmi ceux qui étaient à Khartoum, personne n’a perdu de vue que la question de la justice est centrale. L’opinion nationale est très vigilante sur cette question parce que la crise centrafricaine, c’est une crise à rebondissements depuis un certain nombre d’années. Et tout le monde a bien compris qu’il faudra qu’on arrive à la case justice. Il y a des victimes, vivantes au sein de la population centrafricaine. Il y a des enfants des victimes, il y a des veuves, il y a des orphelins. Il y a tout ce monde qui a souffert de cette crise. Et donc je ne sais pas par quelle alchimie on peut dire, on ne tient pas compte de tout cela.
Le jeu politique centrafricain s’est enrichi depuis la fin de l’année dernière d’un nouveau venu, le Mouvement cœurs unis (MCU), un mouvement qui soutient le président, Faustin-Archange Touadera. Quel est le regard que vous portez sur la place que prend ce nouveau venu sur la scène politique centrafricaine?
Lorsqu’un parti était au pouvoir ou du pouvoir, il y a des forces à l’intérieur de ce parti politique, ou il y a des personnes à l’intérieur de ce parti politique qui oublient que les partis politiques concourent à l’expression de l’opinion, mais ne peuvent pas se substituer à l’État, et on peut avoir une tendance à l’hégémonie. Il revient aux Centrafricains dans leur ensemble de veiller à ce qu’aucune force politique ne puisse se comporter comme un parti État. Nous veillons, nous MLPC, et je pense que c’est le cas d’autres forces politiques aussi, nous veillons comme à la prunelle de nos yeux, à ce que la diversité d’opinion soit maintenue dans les faits et dans les actes, nonobstant les tendances ou les tentations qui peuvent pousser les uns et les autres vers cette direction.
Est-ce que vous avez le sentiment que de telles tentations existent à l’heure actuelle?
Elles sont possibles, parce qu’elles sont dans la nature des choses.
La mécanique politique se remet progressivement en route dans la perspective des élections de décembre 2020. Serez-vous de nouveau candidat dans 18 mois à l’élection présidentielle?
Je suis président du MLPC [Mouvement de libération du peuple centrafricain]. C’est l’un des rares partis politiques centrafricains qui dit que le président du parti n’est pas automatiquement son candidat aux élections. Il y aura un congrès certainement du parti avant les échéances que vous citez. Et le parti avisera.
Est-ce que vous serez candidat à la candidature?
Je suis militant, donc je suis susceptible d’être candidat comme beaucoup d’autres. Mais aujourd’hui, ce qui me préoccupe, c’est la paix dans mon pays et le reste viendra naturellement.
Dans quel climat politique d’ailleurs cette précampagne s’installe-t-elle par rapport aux libertés, notamment aux libertés d’expression et de réunion?
Ces derniers temps, il y a eu des mouvements de la société civile. Il y a eu même des arrestations d’un certain nombre de personnes, en l’occurrence Beninga Crescent de la société civile [porte-parole du Groupe du travail de la société civile (GTSC])]. Moi, j’ai fait un appel pour demander sa libération parce que j’ai dit, c’est normal que dans un pays qui aspire à être démocratique, il y ait des hommes, des femmes qui jugent des actes posés par l’État, qu’ils soient d’accord ou pas d’accord, et qu’ils l’expriment, mais sans violence. L’État ne doit pas se raidir, l’État ne doit pas faire la même chose que ceux qui luttent contre les libertés, parce que les groupes armés luttent contre les libertés.
Centrafrique.com/rdc-france-le-drian-rectifie-le-tir/ministre-francais-le-drian-en-rdc-le-21-mai-2019-par-anadolu/” rel=”attachment wp-att-28717 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Ministre français des affaires étrangères Le Drian. Photo Anadolu.
Le chef de la diplomatie française a apprécié l’alternance démocratique en RDC, après à peine cinq mois qu’il avait affirmé que la présidentielle du 30 décembre 2018, s’était soldée par un «compromis à l’africaine».
Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian a qualifié le scrutin du 30 décembre en République démocratique du Congo de “vraie élection démocratique validée par la Cour constitutionnelle et par l’Union africaine”.
Le Drian s’exprimait en conférence de presse, tenue lundi soir depuis le palais présidentiel à Kishasa, au terme d’un tête-à-tête avec le président congolais Félix Tshisekedi.
Le ministre français en charge de l’Europe et des Affaires étrangères a évoqué une “alternance qui est effective” et qui “se concrétise aussi par des actes. Ce n’est pas uniquement une alternance du discours”, a-t-il laissé entendre.
En tenant ces propos, Le Drian marque un revirement total par rapport à sa première réaction suite à l’annonce des résultats de la présidentielle en RDC.
Il avait contesté, en effet, la victoire de Félix Tshisekedi, affirmant que l’élection du 30 décembre dernier s’était “achevée, finalement, par une espèce de compromis à l’africaine”, faisant allusionà un deal contesté entre Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila.
Lors de sa conférence de presse, Le Drian a même cité des réalisations de Tshisekedi dans le cadre de la décrispation du climat politique, affirmant que le président français Emmanuel Macron, lui a “demandé de saluer toutes les initiatives prises par le président Tshisekedi dans le domaine de l’Etat de droit”.
Le Drian marque ainsi un certain réchauffement des relations entre Kinshasa et Paris, a indiqué le porte-parole de la présidence, Kasongo Mwema, à cette occasion.
Au cours de sa visite, Le Drian a promis 300 millions d’Euros sur toute la durée du mandat du président Félix Tshisekedi pour les secteurs “prioritaires”, dont la santé, la sécurité, l’éducation, l’agriculture, l’énergie et l’environnement.
Bien que les relations ne soient pas conviviales durant la dernière décennie, la RDC demeure l’un des principaux partenaires de la France sur le continent.
Le communiqué conjoint émis par Paris et Kinshasa à l’issue de la visite du diplomate français en RDC, évoque le prochain accord de désendettement et de développement, que la France et la RDC souhaitent signer prochainement.
Il s’agit d’un montant de 65 millions d’euros sur trois ans et la montée en puissance de l’intervention de l’Agence Française de Développement (AFD).
Ces subventions atteindront 30 millions d’euros en 2019 et passeront à 50 millions d’euros pour 2020 et 2021.
Sans compter sa contribution à la mission de l’ONU en RDC (Monusco), Paris affirme que ses contributions respectives aux différentes organisations internationales atteindront un montant total de 209 millions de dollars.
Le Drian est arrivé lundi à Kinshasa et devrait se rendre, par la suite, à Ndjamena, capitale du Tchad.
“Il évoquera notamment les prochaines élections législatives, la lutte contre le terrorisme dans le Sahel dont le Tchad est un partenaire majeur, la Situation en République centrafricaine et en Libye”, souligne le ministère français des affaires étrangères dans un communiqué publié à l’occasion de cette mini tournée africaine.
Dans la province du Haut-Uele, les ressortissants des chefferies de Gombari et Mariminza, et ceux de la localité de Kibali dénoncent l’afflux massif des éleveurs Mbororo et leurs bêtes dans leurs milieux.
Certains de ces éleveurs viennent de la province de l’Ituri et tandis que d’autres viennent du Soudan et de la République Centrafricaine chercher des pâturages pour leur bétail à Watsa, situé à plus de 700 Km au nord-est de Kisangani.
« Certains de ces gens sont munis d’armes à feu et disent que c’est pour protéger leurs bétails », affirme Jérémie Mupira, un habitant de l’une des chefferies où arrivent ces éleveurs.
Kadoni Kalayingu, ministre provincial de l’Intérieur du gouvernement sortant et président de la commission Mbororo du Haut-Uélé, invite le pouvoir central à prendre ses responsabilités pour rapatrier ces éleveurs dans leurs pays.
En attendant la réaction du pouvoir central, les habitants de Gombari, Mariminza et de Kibali sont obligés de faire face aux dégâts causés par ces éleveurs et leurs bêtes notamment la destruction des champs et la pollution des sources d’eau de boisson.
Le récent assassinat d’un guide touristique dans le nord du Bénin ainsi que l’enlèvement des deux touristes français qu’il accompagnait a semé la peur dans le pays.
“Nous espérons que ce drame n’impactera pas le flux qui a commencé à grimper autour de la route de l’eau. Nous avons l’inquiétude que cet élan à travers le drame de la Pendjari ne connaisse une perte d’attention et d’attractivité”, explique Dieu-donné, guide touristique et porteur d’un projet dans le village Gogotinkpon, dans le sud-ouest du Bénin.
L’assassinat et l’enlèvement perpétrés dans le parc de la Pendjari fait planer le risques d’attaques terroriste sur le Bénin qui était, jusque-là, l’un des rares pays de la sous-région à n’avoir jamais été inquiété.
L’extrêmisme religieux, une cause parmi d’autres
Aziz Mossi est expert des questions d’extrémisme violent et de terrorisme. Il estime que “le Bénin est effectivement menacé par les djihadistes et ce, pour plusieurs raisons.”
“Au Bénin comme dans les pays de la sous-région, il y a des terreaux favorables à l’explosion des menaces djihadistes. Je peux citer par exemple la naissance de plusieurs nouvelles formes de religiosité qui sont de plus en plus radicales, intolérantes et violentes qui existent dans toutes les régions du Bénin, que l’Etat ne contrôle pas nécessairement. Et qui constituent aussi des moyens pour développer des formes de prosélytisme religieux au Bénin.”
En mars 2016, la Côte d’Ivoire est victime d’un attentat terroriste dans la station balnéaire de Grand Bassam. Bilan : 19 morts.
Les zones côtières visées
En plus des zones du nord, les espaces côtiers sont aussi concernés. L’attentat de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, le 13 mars 2016, en dit long sur le sujet. Et même le sud du Bénin n’est pas épargné nous dit Aziz Mossi, puisque tous les corps diplomatiques y sont concentrés.
“Aujourd’hui, l’Etat béninois n’a aucun moyen pour éviter cela d’abord parce que nos Etats agissent toujours après coup. On ne prend des dispositions que lorsque le danger est là. Et quand on regarde le contexte actuel du Bénin où nous avons des frustrations internes, des menaces de représailles, mais aussi ces menaces extérieures qui peuvent s’accumuler et dégénérer à tout moment, on peut craindre qu’il y ait des fortes chances que le Bénin n’ait vraiment pas les moyens de se concentrer sur l’essentiel”
Au Bénin, le sujet est très sensible. Il est difficile de trouver des interlocuteurs quand un journaliste veut aborder la question. L’agence béninoise de gestion des espaces frontaliers s’est abstenue de tous commentaires, indiquant que la situation nécessite une grande concertation.
Selon le RPG, la modification de la constitution vise à moderniser les instituions du pays. Mais l’opposition redoute une porte ouverte à un nouveau mandat du président Alpha Condé.
A en croire le chef de la majorité présidentielle au parlement, Amadou Damaro Camara, il n’y aura que du positif :
“Il y a énormément d’améliorations que nous introduirons dans cette constitution. Ca pourrait changer le fonctionnement actuel de nos institutions. Ca pourrait réduire un certains nombre d’institutions pour les représenter sous forme de chambres, comme ça existe ailleurs. Nous avons plus d’institutions que l’Allemagne, ce qui est très coûteux. Deuxièmement : la constitution actuelle a été écrit dans une période de transition.
L’esprit dans lequel elle a été écrite prouve que cette constitution ne pouvait être qu’évolutive et c’est cette évolution que nous essayons d’apporter en proposant une nouvelle constitution. Elle va qualifier nos institutions républicaines, elle va consacrer certains de la vie sociale. La parité entre hommes et femmes par exemple, l’abolition de la peine capitale, etc.”
Selon le RPG, ‘’la constitution guinéenne actuelle, qui est le fruit de la transition, ait le mérite d’avoir contribué à tirer le pays d’une période d’instabilité politique sans précédent et à mettre en place les institutions républicaines actuellement en vigueur, elle comporterait cependant beaucoup d’insuffisances. D’où l’obligation pour le Président de la République de doter le pays d’une loi fondamentale votée par référendum par le peuple souverain avant la fin de son mandat.’’
La réplique des opposants
Des arguments rejetés par Ibrahima Diallo du Front national de la défense de la constitution lancé contre le projet de modification de la constitution. Pour lui il ne s’agit que d’une manoeuvre pour Alpaha Condé pour tenter de faire un troisième mandat.
“C’est clair et net. On n’y croit pas du tout. Tout ce qui est recherché, c’est de permettre au Président de la République de s’éterniser au pouvoir. Si le RPG estimait que cette constitution avait des insuffisances, Alpha Condé a eu 9 ans au pouvoir. Il aurait pu, après son élection en 2010, engager des réformes dès 2011, pour pouvoir palier aux problèmes rencontrés.
Il n’y a pas lieu de changer la constitution maintenant quand on sait que le président est appelé à partir dans quelques mois. Nous estimons que ce n’est pas à la fin d’un mandat qu’il doit déployer son énergie pour rédiger une constitution. Nous sommes prêts à leur opposer la loi et la résistance sur le terrain pour défendre les acquis démocratiques chèrement conquis par le peuple souverain de Guinée.”
Le front considère l’appel lancé par le RPG arc-en-ciel comme une “déclaration de guerre contre la patrie”. Les leaders du FNDC préviennent qu’il n’y aura pas de débat possible autour d’un “référendum constitutionnel” en Guinée.
Tiken Jah Fakoly met le pied dans le plat
L’artiste panafricaniste dénonce toute manœuvre visant à modifier la constitution guinéenne pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.
“Le peuple guinéen est un peuple réveillé sauf que c’est un peuple divisé et c’est pourquoi chaque dirigeant qui vient, il fait ce qu’il veut. Des histoires de régions parce qu’Alpha Condé vient de ma région donc je dois voter aveuglement pour lui. Même s’il ne fait pas de bonnes choses je dois seulement le suivre et c’est ça qui est en train de nous tuer.”
Le nouveau texte devrait être présenté au vote par référendum selon la majorité présidentielle.
En cas de l’adoption de la nouvelle loi fondamentale, la Guinée sera donc dotée d’une nouvelle république. Ce qui pourrait permettre au président Alpha Condé de briguer au moins un troisième mandat.
“Le principal point de discorde entre l’ALC et le Conseil militaire reste le taux de représentation, et la présidence du conseil souverain, entre civils et militaires”, ont déclaré les deux parties dans un communiqué commun à l’issue de la réunion.
Les négociations se sont achevées lundi soir entre les généraux au pouvoir au Soudan et les chefs de la contestation, sans aboutir à un accord attendu sur la composition du futur Conseil souverain censé assurer la transition, ont annoncé les deux parties.
Le dialogue entre le Conseil militaire, qui a succédé au président Omar el-Béchir renversé par l’armée, et l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, s’est achevé vers minuit (22H00 GMT).
“Le principal point de discorde entre l’ALC et le Conseil militaire reste le taux de représentation, et la présidence du conseil souverain, entre civils et militaires”, ont déclaré les deux parties dans un communiqué commun à l’issue de la réunion.
Dimanche, les négociations avaient déjà achoppé sur ce différend, les deux parties souhaitant chacune prendre la tête et ravir la majorité des sièges du Conseil souverain, une institution clé de la transition qui doit se substituer au Conseil militaire pour une période de trois ans, avant la tenue d’élections.
“Conscients de notre responsabilité historique, nous travaillerons à la conclusion d’un accord urgent et répondant aux aspirations du peuple soudanais”, ont ajouté le Conseil militaire et l’ALC.
– Négociations bloquées –
A la tête du Soudan pendant près de 30 ans, Omar el-Béchir a été destitué et arrêté par l’armée le 11 avril sous la pression d’un mouvement inédit déclenché le 19 décembre par la décision des autorités de tripler le prix du pain dans un pays miné par une grave crise économique.
Le mouvement s’est vite transformé en contestation du pouvoir. Des milliers de manifestants campent depuis le 6 avril devant le QG de l’armée à Khartoum pour réclamer le transfert du pouvoir aux civils, après avoir obtenu la mise à l’écart de M. Béchir.
“Les négociations ne se poursuivront pas demain (mardi) à moins d’une avancée décisive sur les points de discorde”, a déclaré à l’AFP Satea al-Haj, un membre de l’ALC participant aux négociations.
Selon lui, l’ALC exige la présence de huit civils et trois militaires au sein du Conseil souverain. Les généraux souhaitent selon lui avoir sept militaires et quatre civils.
Centrafrique.com/ouganda-8-morts-et-15-disparus-dans-le-chavirage-dun-bateau/figure-des-bateaux-transportant-des-refugies-congolais-traversent-les-eaux-du-lac-albert-a-sebagoro-en-ouganda-le-15-fevrier-2018/” rel=”attachment wp-att-28697 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Figure Des bateaux transportant des réfugiés congolais traversent les eaux du lac Albert à Sebagoro en Ouganda le 15 février 2018
Au moins huit personnes ont été tuées et 15 autres sont portées disparues et présumées mortes après le chavirage dimanche d’un bateau sur le lac Albert, dans l’ouest de l’Ouganda, alors qu’elles se rendaient à un match de football, a-t-on appris lundi de source policière.
Ces 23 personnes étaient membres ou supporteurs d’une équipe locale de football, a expliqué à l’AFP un porte-parole de la police régionale, Julius Allan Hakiza.
“Pour l’instant, nous avons retrouvé huit corps, cinq femmes et trois hommes. Jusqu’à 15 personnes sont portées disparues et une unité de la Marine est sur place mais nous ne pensons pas trouver de survivants”, a-t-il déclaré.
“L’équipe de football et leurs supporteurs allaient de l’embarcadère de Fofo à celui de Runga pour un match de football quand le bateau a chaviré”, a-t-il ajouté.
Selon la police, le mauvais temps et la surcharge du bateau sont à l’origine de l’accident.
Un responsable administratif du village de Fofo, Baker Ogen, a affirmé à l’AFP que “30 personnes sont décédées dans cette tragédie et elles venaient toutes de ma zone”.
“Le bateau était rempli de nos joueurs et supporteurs. Il y avait plus de 60 personnes et 32 ont survécu”, a-t-il ajouté, précisant que six membres de l’équipe dont l’entraîneur avaient été tués.
Les naufrages sont relativement courants sur le lac Albert, que se partagent l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC).
En mars 2014, le naufrage d’un bateau ramenant des réfugiés congolais d’Ouganda en RDC y avait fait 210 morts et disparus.
Pour les députés allemands, l’armée camerounaise est accusée de violations des droits de l’homme dans la crise anglophone. La Bundeswehr ne devrait pas s’engager selon eux dans une telle formation sans leur accord.
Appuyer une armée étrangère à travers la formation, oui mais pas une armée qui viole les droits de l’homme. Ainsi se résume la réaction des députés allemands. La mission au centre des critiques consiste en la formation d’une unité d’infanterie.
Dix officiers allemands sont actuellement déployés au Cameroun. Des groupes de cinquante gendarmes camerounais sont affectés à chacun d’eux pour être formés. Un nouveau module de formation devrait d’ailleurs en principe se tenir bientôt.
Exécutions sommaires
Or, le Cameroun est un pays en guerre contre le groupe armé islamiste Boko Haram d’une part et d’autre part, la crise liée aux revendications séparatistes dans les régions anglophones a connu une escalade avec des affrontements violents ayant déjà fait entre 1.500 et 1.850 morts selon les sources.
L’armée camerounaise est accusée d’être responsable d’un certain nombre d’exécutions sommaires. Au mois de juillet 2018, une vidéo montrant des militaires executer des femmes et leurs enfants avait suscité une vague d’émotions. Les officiels camerounais avaient d’abord parlé de “fake news” avant d’admettre par la suite que les faits étaient avérés.
Les élus allemands soutiennent qu’il aurait fallu un débat à l’Assemblée avant que les instructeurs soient envoyés sur un terrain jugé potentiellement dangereux pour eux. Les députés critiquent également le fait qu’ils aient appris l’existence de cette mission par hasard, par le biais d’un briefing entre un responsable de la Bundeswehr et la commission des Affaires étrangères du parlement.
Pour Stefan Liebich, chargé de la politique étrangère au sein du Groupe parlementaire de Gauche, “il est inconcevable que l’armée allemande aille en mission de formation dans un pays où règne une guerre civile.” Pour se justifier, le député cite des propos tenus par la Secrétaire d’Etat allemande Michelle Müntefering selon lesquels, il y aurait un “usage disproportionné de la force” par les services de sécurité camerounais.
Or, ce n’est pas la première fois qu’une telle mission est déployée. Il y a eu un précédent au Niger par exemple avec la mission dénommée “Gazelle”. Mais chaque fois, le gouvernement allemand balaie les critiques et explique qu’une telle mission n’a pas besoin de l’aval du parlement. Le seul fait que les officiers soient “munis de leur arme pour les cas de légitime défense ne change pas la nature de la mission”, explique-t-on à Berlin au sujet de la mission au Cameroun.
Un argument qui surprend Ulrich Delius. Le président de l’Association pour la défense des peuples menacés, une organisation de la société civile allemande, se demande “si cette mission au Cameroun a réellement été une décision du gouvernement fédéral ou si c’était une décision unilatérale du ministère de la Défense”.
Ulrich Delius soutient en tout cas que les réactions des députés sont légitimes. Une conséquence à tirer de cette affaire devrait être, selon lui, que le gouvernement allemand fasse plus d’efforts en faveur d’une solution politique à la crise au Cameroun.
“Envoyer seulement des soldats pour former d’autres soldats n’est pas une solution”, soutient le président de l’Association pour la défense des peuples menacés.
Après quatre mois d’attente et de tractations,le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé un Premier ministre au profil très singulier: il a été proposé par son prédécesseur, Joseph Kabila, pour former un gouvernement de coalition.
Ce même lundi, un poids lourd de l’opposition, Moïse Katumbi, s’est rappelé au bon souvenir de l’alliance Tshisekedi/Kabila, avec un retour d’exil triomphal devant des dizaines de milliers de partisans dans son fief de Lubumbashi (sud-est).
Le nouveau Premier ministre est un économiste septuagénaire mi-technocrate, mi-politique, Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Il a été nommé en vertu de “l’accord politique” entre les coalitions de MM. Tshisekedi et Kabila, a déclaré le porte-parole du chef de l’Etat.
Un accord politique, qui donne toute sa saveur à l’”alternance” en RDC saluée ce même lundi à Kinshasa par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.
Devant la presse, le nouveau Premier ministre a remercié le chef de l’Etat et son prédécesseur Joseph Kabila, “qui m’a proposé comme candidat Premier ministre en m’assurant de sa confiance”.
Ilunga Ilunkamba était en retrait de la vie politique à la tête de la Société nationale des chemins de fer congolais (SNCC). Une des innombrables entreprise publique dont les salariés ont fait grève pour réclamer le paiement d’arriérés de salaires (jusqu’à 227 avait avancé un média en ligne congolais).
Ce docteur en sciences économiques aurait 72 ans, d’après un CV qui circule sur les réseaux sociaux, alors que son entourage avait avancé un âge plus élevé.
Il a été quatre fois vice-ministre et deux fois ministre au Plan et aux Finances, selon la présidence, qui a dû rafraîchir la mémoire des Congolais: M. Ilunga Ilunkamba aurait été au gouvernement pour la dernière fois en 1991, à l’époque de l’ex-dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997), d’après son CV.
Ce vieux routier doit faire le trait d’union entre le président Tshisekedi, qui dispose des importantes prérogatives que prévoit la Constitution, et M. Kabila, qui conserve tous les autres leviers du pouvoir, à commencer par une large majorité au Parlement.
Il doit maintenant former un gouvernement où les partisans de M. Kabila devraient être majoritaires, puis solliciter la confiance de l’Assemblée nationale.
Le principal opposant à l’attelage Tshisekedi/Kabila s’appellera-t-il Moïse Katumbi? L’ex-gouverneur du Katanga est rentré au pays, trois ans jour pour jour après son départ en pleine tourmente judiciaire sous la pression de l’ancien régime Kabila.
– Retour de rock-star –
Tout vêtu de blanc, le riche homme d’affaires et président du TPMazembe, champion en titre du football congolais, a fait un retour digne d’une rock-star ou d’un joueur-vedette, salué par des dizaines de milliers de fans pendant cinq bonnes heures entre l’aéroport et le centre-ville.
Pendant cette longue caravane, l’AFP n’a relevé aucun incident majeur à Lubumbashi, où les regroupements d’opposants étaient systématiquement dispersés dans les derniers mois du régime Kabila avant les élections du 30 décembre.
“Je reviens pour la paix et pour la reconstruction nationale dans notre pays”, a-t-il ajouté, en promettant de respecter la Constitution.
Katumbi, exilé en Belgique, avait tenté en vain de revenir en août pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle. Sa condamnation à trois ans de prison a depuis été annulée.
Allié puis adversaire de l’ex-président Kabila qui l’a qualifié de “Judas”, M. Katumbi a déclaré qu’il se situait toujours dans l’opposition au président Tshisekedi.
Il devra préciser le rôle qu’il entend jouer avec Martin Fayulu, le candidat qu’il a soutenu à l’élection présidentielle du 30 décembre et qui revendique la victoire.
“Un autre pas en avant dans la démocratie en #RDC avec le retour au pays de @moise_katumbi #Changement”, a twitté l’ambassadeur américain Mike Hammer.
“C’est une belle journée”, a également glissé le ministre français des Affaires étrangères, en visite à Kinshasa.
“Le président (Emmanuel) Macron m’a demandé de saluer toutes les initiatives prises par le président Tshisekedi dans le domaine de l’Etat de droit”, a-t-il déclaré en sortant du bureau du président Tshisekedi, quelques heures avant la nomination du nouveau Premier ministre.
Il a annoncé un programme d’aide de 300 millions d’euros à la RDC pendant les cinq ans du mandat de M. Tshisekedi.
Le résultat de l’élection congolaise est le fruit d’un “compromis à l’africaine”, avait déclaré en février M. Le Drian, après avoir mis en doute la victoire de M. Tshisekedi proclamée par la Commission électorale.
“Il y a eu une vraie élection démocratique, je la constate, validée par la Cour constitutionnelle et validée par l’Union africaine”, a-t-il cette fois déclaré lundi à Kinshasa.
La France contribuera à la construction de l’Académie internationale contre le terrorisme, en Côte d’Ivoire, à hauteur de 18 millions d’euros, a déclaré lundi le ministre français de l’Intérieur Christophe Castaner en visite à Abidjan.
Depuis l’annonce du projet, né lors du sommet UE-Afrique de 2017, le flou était entretenu autour de la part de financement assumée par la France.
Le montant de la participation de la Côte d’Ivoire n’a pas été confirmé, mais le ministre ivoirien de la Défense Hamed Bakayoko, chiffrait en octobre à environ 20 millions d’euros le coût total de l’Académie qui doit être située dans la station balnéaire de Jacqueville, à une cinquantaine de km d’Abidjan.
“Ce projet d’académie est un projet majeur (…) parce que la formation est essentielle pour lutter contre le fléau du terrorisme : formation au renseignement, formation pour les forces d’intervention, d’interpellation, de sanction”, a souligné M. Castaner.
Le chantier, qui devrait durer 12 mois, a pris du retard, mais “la première pierre devrait être posée” au dernier trimestre 2019, a indiqué Christophe Castaner.
L’académie comprendra une école à vocation régionale, un centre d’entraînement pour les unités d’intervention avec notamment un champ de tir ainsi qu’un centre de prospective et d’analyse de la menace terroriste qui s’étend à différents pays d’Afrique de l’Ouest.
La Côte d’Ivoire a été elle-même la cible d’une attaque djihadiste en mars 2016 où 15 personnes ont été tuées dans la station balnéaire de Grand-Bassam, proche d’Abidjan.
Après deux jours à Abidjan où il a notamment travaillé sur l’immigration et la lutte anti-terroriste, Christophe Castaner devait rejoindre Dakar lundi en fin d’après-midi.
La mission onusienne au Mali a été la cible de deux attaques distinctes, faisant un mort et trois blessés parmi les Casques bleus, a rapporté l’Organisation des Nations Unies dans un communiqué.
Selon la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), les deux attaques ont eu lieu samedi à Tombouctou dans le centre et à Tessalit dans le nord-est.
La Minusma a précisé qu’un Casque bleu de nationalité nigériane a succombé à ses blessures « à la suite de l’attaque armée menée par des assaillants non identifiés à Tombouctou ».
Un autre soldat de la paix nigérian qui a été blessé dans la même attaque, précise la Minusma.
La mission onusienne a également fait savoir que « trois soldats de la paix tchadiens ont été blessés lorsque leur véhicule protégé contre les mines a heurté un engin explosif improvisé à Tessalit, dans la région de Kidal.
Aucun autre détail n’a été donné à propos de ces deux attaques.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a condamné les deux attaques et appelé les autorités maliennes « à prendre rapidement des mesures pour identifier leurs auteurs et les traduire rapidement en justice».
« Les attaques visant des soldats de la paix des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international », a-t-il encore affirmé, réitérant la solidarité de l’Onu avec le gouvernement et le peuple maliens.
Pour rappel, la Minusma fut créée en avril 2013 par la résolution 2100 du Conseil de sécurité de l’Onu.
La Minusma a pour mission « d’appuyer le processus politique et de réaliser un certain nombre d’activités de stabilisation concernant la sécurité »
Elle doit «protéger les civils, surveiller les droits de l’homme, mettre en place les conditions indispensables à l’acheminement de l’aide humanitaire et au retour des déplacés, à l’extension de l’autorité de l’État et à la préparation d’élections libres, ouvertes à tous et pacifiques ».
Ses effectifs ont dépassé les 15 mille hommes en 2019, dont 13 mille militaires, 1900 policiers et 1600 civils nationaux et internationaux.
Abidjan, Côte d’Ivoire, le 20 mai 2019 – Les représentants de quatre pays africains ont appelé, vendredi 17 mai, à une approche équilibrée sur la difficulté croissante qu’éprouvent les pays africains à faibles revenus à s’acquitter de leurs dettes lors d’une consultation organisée conjointement, à Abidjan, par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale.
Cet appel commun a été lancé lors d’une réunion de haut niveau portant sur les vulnérabilités de la dette en Afrique, à laquelle participaient les ministres des Finances et de l’Économie de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Sénégal et de la Zambie aux côtés de partenaires du développement.
Le vice-président principal de la Banque africaine de développement, Charles Boamah, a déclaré que le dialogue sur la viabilité de la dette « ne pouvait pas arriver à un meilleur moment. Cette question est au centre de beaucoup de discussions. La Banque africaine de développement est engagée dans des dossiers très importants : une 7ème augmentation générale de capital et une 15ème reconstitution du Fonds africain de développement », a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture. Selon lui, la gestion de la dette doit tenir compte des besoins en matière d’investissement et de développement.
Pour atteindre ses objectifs de développement durable (santé, éducation et infrastructures), le continent « a besoin de 500 milliards de dollars américains », a estimé Charles Boamah.
Pour Akihiko Nishio, vice-président de la Banque mondiale pour le financement du développement, « l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et le Fonds africain de développement (FAD) œuvrent en faveur d’une mission commune visant à mieux s’attaquer aux vulnérabilités de la dette dans les pays de l’IDA et du FAD ».
Le ministre des Finances de la Côte d’Ivoire, Adama Koné, a salué la Banque mondiale et le Fonds monétaire international pour leur assistance, mais il a aussi lancé un appel en faveur d’un relèvement des « sources de financement novatrices et stratégiques ». Il a souhaité que « des obligations libellées en franc CFA soient disponibles sur les marchés. Si nous disposions d’un mécanisme de garantie, cela nous permettrait d’émettre ces obligations à un prix moindre », a-t-il avancé.
Les représentants de la Zambie et du Sénégal ont indiqué prendre des mesures pour s’attaquer à leur endettement, tandis que le ministre des Finances du Cameroun, Richard Evina Obam, a appuyé l’appel en faveur de sources de financement plus larges, dont celles provenant du monde islamique.
En l’espace de sept ans, le profil de la dette publique dans la plupart des pays africains à faibles revenus et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure s’est considérablement dégradé. Le nombre de pays confrontés à de graves défis d’endettement a doublé.
En janvier 2019, 17 pays emprunteurs auprès de l’IDA et du FAD étaient considérés comme présentant un risque élevé d’asphyxie face à leur endettement extérieur ou en état de surendettement. Ils étaient deux fois moins nombreux en 2013.
L’avocat de l’ex-chef de milice centrafricain Patrice-Edouard Ngaïssona, dont l’audience de confirmation des charges et notamment de crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale (CPI) devrait avoir lieu en septembre, estime qu’”il n’y a pas de raison” que son client “soit détenu”.
“Il n’a fait que défendre l’intégrité de la République Centrafricaine (…) il a contribué à l’apaisement des esprits pour un dialogue national entre les différents groupes (…) Il n’y a pas de raison que M. Ngaïssona soit détenu”, a affirmé à l’AFP son avocat belgo-ivoirien Me Simplice Séri Zokou, rencontré à La Haye.
Celui-ci est aussi l’avocat de Charles Ble Goudé, l’ex-chef du mouvement des Jeunes Patriotes en Côte d’Ivoire, jugé par la CPI avant d’être acquitté.
La première apparition de Patrice-Edouard Ngaïssona devant les juges de la CPI a eu lieu en janvier après son extradition depuis la France où il avait été arrêté en décembre.
Ngaïssona, 51 ans, président de la Fédération centrafricaine de football, est soupçonné d’avoir commis ou aidé à commettre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans l’ouest de la République centrafricaine entre septembre 2013 et décembre 2014. Il est notamment accusé de meurtre et tentative de meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population ainsi que de l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans.
Selon Me Zokou, l’audience pour la confirmation des charges qui devait avoir lieu le 18 juin, a été reportée à septembre à la demande du procureur.
Créées en 2013 après la prise du pouvoir à Bangui par les rebelles de la Séléka, les milices d’autodéfense antibalaka ont pris les armes, assurant vouloir défendre les intérêts des chrétiens face aux groupes armés musulmans.
D’après la Cour basée à La Haye, il y a des “motifs raisonnables” de croire qu’une “attaque généralisée et systématique a été perpétrée par les antibalaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Séléka”.
Centrafrique.com/sept-personnes-tuees-par-des-assaillants-dans-le-sud/apres-un-attentat-a-gao-au-mali-le-13-novembre-2018-voa-avec-souleymane-ag-anara/” rel=”attachment wp-att-28663 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Après un attentat à Gao au Mali le 13 novembre 2018. VOA avec Souleymane Ag Anara
Sept personnes, dont deux gendarmes et un douanier maliens, ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi dans le sud du Mali, lors d’une attaque au poste de Kouri, frontalier du Burkina Faso, a appris lundi l’AFP de sources de sécurité et auprès d’élus.
“Dimanche dans la nuit, le poste de Kouri a été attaqué par des hommes armés. Deux gendarmes, un douanier et quatre civils dont deux Ghanéens ont été tués”, a affirmé à l’AFP un responsable de la police locale sous couvert d’anonymat.
Centrafrique.com/le-cameroun-celebre-sa-fete-nationale-dans-la-division/les-membres-de-la-plateforme-brigade-des-patriotes-camerounais-lors-de-la-conference-de-presse-a-yaounde-au-cameroun-le-17-fevrier-2019/” rel=”attachment wp-att-28659 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les membres de la plateforme brigade des patriotes camerounais lors de la conférence de presse à Yaoundé au Cameroun le 17 février 2019
Le Cameroun a célébré lundi sa fête nationale dans la division, avec des cérémonies boycottées par l’opposition et un appel des séparatistes armés à observer une journée “villes mortes” dans les régions anglophones.
Le président camerounais Paul Biya, dont les apparitions publiques sont rares, a présidé un défilé civil et militaire sur le boulevard du 20-Mai, à Yaoundé.
“Le Cameroun uni et indivisible à jamais”, pouvait-on lire sur une banderole montrée par la télévision d’Etat, la CRTV, qui retransmettait la cérémonie en direct.
D’autres cérémonies se déroulaient en parallèle dans les régions. Aucun incident n’avait été signalé à travers le pays, à 12H00 GMT.
Baptisée “fête de l’unité”, ce rendez-vous annuel intervient cette année dans un contexte socio-politique tendu, marqué notamment par le conflit armé qui sévit dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les deux régions anglophones sur les dix que compte le pays.
Les séparatistes, qui se battent pour la création d’un Etat indépendant dans ces deux régions, ont appelé à deux jours de “villes mortes” les 19 et 20 mai, bannissant toute activité publique pour s’opposer à la tenue de la fête nationale.
A Buea, dans le Sud-Ouest, “les gens ne se sentent pas concernés. Ils n’adhèrent pas à l’idée que c’est la fête nationale”, a constaté sous couvert d’anonymat le responsable d’une ONG locale, joint depuis Yaoundé. “Les gens veulent d’abord que le calme revienne, qu’on dialogue”.
– “Temps très difficiles” –
Des habitants d’autres villes ont été mobilisés pour prendre part au défilé à Buea, selon des sources concordantes.
A Santa, dans le Nord-Ouest, un camion transportant du ciment a été incendié dimanche par des séparatistes, d’après des témoins.
Les festivités de la fête nationale ont également été marquées par le boycott des deux principaux partis d’opposition.
Le Social Democratic Front (SDF), qui prenait part à ces célébrations depuis des années a ainsi expliqué qu’il se mettait en marge cette année, par “sympathie avec les Camerounais qui vivent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et ceux qui souffrent de la grave crise d’insécurité dans les autres parties du pays”, notamment dans l’Extrême-Nord où les djihadistes de Boko Haram sont actifs.
De son côté, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) “ne peut pas célébrer lorsque des Camerounais sont tués pendant que le gouvernement fait la sourde oreille”. Le président du MRC, Maurice Kamto, officiellement arrivé deuxième à la présidentielle d’octobre 2018, est notamment accusé d’”insurrection” et détenu, avec plus de 150 de ses soutiens et militants, depuis fin janvier.
“Nous vivons des temps très difficiles. Il y a des revendications qui remettent en cause la structure de l’Etat”, a souligné l’historien camerounais Emmanuel Tchumtchoua, qui s’inquiète de la montée depuis plusieurs mois d’un discours de haine tribale sur les réseaux sociaux et dans certains médias.
Réélu lors d’une présidentielle dont les résultats ont été contestés, Paul Biya multiple depuis plusieurs semaines les appels à la tolérance et à l’unité.
– Francophones et anglophones –
Son compte tweeter affiche ainsi de nombreux messages, en français et en anglais, appelant à l’unité nationale, un registre qui lui est inhabituel et qui pourrait être le signe d’un changement d’attitude.
“Recherchons dans nos différences ce qui peut nous enrichir mutuellement et nous unir davantage”, a ainsi écrit dimanche le président camerounais. “N’opposons pas des Camerounais entre eux. N’opposons pas anglophones et francophones …”, demandait-il la veille.
La fête nationale a été instituée le 20 mai 1972, date à laquelle un référendum avait été organisé pour réunifier le Cameroun francophone et le Cameroun anglophone. La République fédérale du Cameroun avait alors changé de dénomination, devenant République unie du Cameroun.
Mais ce symbole d’unité a pris une nouvelle signification, alors que depuis plus d’un an, les régions anglophones sont le théâtre d’un conflit armé qui n’a cessé de prendre de l’ampleur.
Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé, se battant pour la division du pays. De son côté, le SDF milite pour un retour au fédéralisme.
Des combats opposent régulièrement l’armée, déployée en nombre, à des groupes épars de séparatistes armés qui, cachés dans la forêt équatoriale, attaquent gendarmeries et écoles et multiplient les enlèvements.
Selon l’ONU, la crise a déjà forcé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile. En vingt mois, le conflit en zone anglophone a fait 1.850 morts, selon le centre d’analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG).
Centrafrique.com/lambert-mende-lex-porte-parole-du-regime-kabila-brievement-arrete-puis-relache/lambert-mende-dans-les-studios-de-voa-washington-le-31-janvier-2018/” rel=”attachment wp-att-28655 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Lambert Mende dans les studios de VOA Washington le 31 janvier 2018
Le porte-parole du régime de l’ex-président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, Lambert Mende, a été brièvement arrêté dimanche à Kinshasa, ont indiqué à l’AFP ses proches.
“Il a été relâché après avoir été torturé”, a affirmé un membre de son cabinet, Auguy Kande, qui n’a pas précisé son lieu de détention.
“L’honorable (député) Lambert Mende a été brutalement enlevé à son domicile aujourd’hui par quatre Jeeps de la police et de l’armée”, avait auparavant affirmé à l’AFP son secrétaire particulier, Franck Diefu.
“C’est sur ordre du vice-ministre de l’Intérieur qui assure l’intérim, Basile Olongo”, avait assuré l’ancien patron de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Kalev Mutond, qui avait prévenu des médias.
La porte-parole du gouvernement par intérim Marie-Ange Mushobekwa a renvoyé l’AFP vers la police, laquelle n’était pas joignable pour l’instant.
Lambert Mende, 66 ans, a été l’indéfectible ministre de la Communication et porte-parole des gouvernements de Joseph Kabila pendant plus de dix ans entre 2008 et début 2019.
Il a quitté son ministère après avoir été élu député de sa province d’origine du Sankuru (centre) à l’issue des élections générales du 30 décembre 2019.
Mende a tenté ensuite de se faire élire gouverneur de la province du Sankuru où sa candidature a suscité des remous. Des députés provinciaux ont refusé de voter pour sa candidature unique.
Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre. Son investiture le 24 janvier en présence de son prédécesseur a marqué la première transmission pacifique du pouvoir au Congo.
Tshisekedi est lié par une alliance de coalition avec M. Kabila dont les proches ont gardé tous les leviers du pouvoir, selon le résultat officiel des élections du 30 décembre.
La présidence a promis pour cette semaine la nomination d’un Premier ministre qui doit être compatible avec le président Tshisekedi et le “président honoraire” Kabila.
Le tempo de la vie politique s’est accéléré lundi en République démocratique du Congo, avec le retour après trois ans d’exil de l’opposant Moïse Katumbi et la probable nomination d’un Premier ministre attendue depuis janvier, le tout en présence du ministre français des Affaires étrangères.
Moïse Katumbi est rentré lundi dans son fief de Lubumbashi (sud-est) trois ans jour pour jour après son départ en pleine tourmente judiciaire sous la pression de l’ancien régime du président Joseph Kabila.
“La vérité finit toujours par triompher. Je reviens pour la paix et pour la reconstruction nationale dans notre pays”, a déclaré M. Katumbi, 54 ans, salué à son arrivée par des milliers de partisans.
Katumbi, exilé en Belgique, avait tenté en vain de revenir en août dernier pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle.
L’élection a été officiellement remportée par un autre opposant, Félix Tshisekedi, investi le 24 janvier.
Le retour de M. Katumbi intervient après l’annulation de sa condamnation à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière qu’il a toujours contestée.
Allié puis adversaire de l’ex-président Kabila, qui l’a qualifié de “Judas”, M. Katumbi a déclaré qu’il se situait toujours dans l’opposition au nouveau président Tshisekedi.
Le président du célèbre club de football TP Mazembe devra préciser la place qu’il entend occuper au sein de cette opposition où le candidat qu’il a soutenu, Martin Fayulu, revendique la victoire à la présidentielle du 30 décembre 2018 et la “vérité des urnes” de meeting en meeting.
“Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever. Bon retour au pays à @MoïseKatumbi”, a twitté Martin Fayulu, qui ne figurait pas parmi les nombreux élus locaux présents à Lubumbashi pour le retour de “Moïse”.
A Kinshasa, le président de la République Félix Tshisekedi se préparait également à une journée bien remplie.
En fin de matinée, il a reçu le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, a constaté une journaliste de l’AFP.
Il s’agit de la première visite d’un responsable de l’Union européenne (UE) de ce niveau depuis la présidentielle.
“L’élection s’est achevée finalement par une espèce de compromis à l’africaine”, avait déclaré M. Le Drian après l’investiture de M. Tshisekedi, dont il avait mis en doute la victoire proclamée par la Commission électorale.
– Chassé-croisé-
Dans un curieux chassé-croisé de diplomatie et de politique intérieure, la présidence de la République pourrait annoncer dans la foulée le nom du Premier ministre que la RDC attend depuis près de quatre mois.
L’actuel Premier ministre Bruno Tshibala “a déposé sa démission”, selon la radio Top Congo, qui parle de l’”annonce imminente du nom de son successeur”.
Le prochain chef du gouvernement doit pouvoir travailler avec le chef de l’Etat mais aussi son prédécesseur, Joseph Kabila, proclamé “président de la République honoraire” par ses proches.
Thsisekedi est en effet lié par une alliance de coalition avec l’ex-président dont la famille politique a gardé la haute main sur toutes les autres institutions (Parlement, assemblées provinciales, postes de gouverneur, sans parler de l’appareil sécuritaire).
Tshisekedi et Kabila se sont rencontrés à plusieurs reprises depuis l’investiture du 24 janvier, qui a marqué la première transmission du pouvoir sans effusion de sang dans l’histoire du Congo.
Au terme de leur accord, 80% des postes au gouvernement pourrait revenir au Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila et 20% à Cap pour le changement (Cach) de Félix Tshisekedi, avançait jeudi dernier le journal Le Potentiel. “70%/30%”, a glissé un conseiller du président Tshisekedi à l’AFP.
Centrafrique.com/centrafrique-vive-tension-entre-le-ministre-de-linterieur-et-son-dircab/ministre-wanzet-linguissara-4/” rel=”attachment wp-att-28645 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le ministre Henri Wanzet Linguissara lors de son passage à Bambari. La photo est pour l’illustration de l’article.
Bangui (République centrafricaine) – Les choses ne vont plus au ministère de la Sécurité publique. La tension est visible partout et les activités tournent au ralenti.
Depuis la prise de tête au début du mois entre le directeur général de la police le colonel bienvenu Zokoué et son ministre de tutelle le général Henri Wanzet Linguissara, les choses allaient de mal en pis au ministère de la Sécurité publique. Cette fois, c’est le tour de monsieur Jean Sosthène Degbè, directeur de cabinet de ce dernier de faire son entrée dans la dense avec un bras de fer énorme avec celui-ci.
En effet, depuis la publication de la note de service du ministre Henri Wanzet Linguissara qui dépouille partiellement les prérogatives de son directeur de cabinet Jean-Sosthène Dengbè, le ton semble rompu entre les deux hommes. Désormais, celui-ci ne vient plus au bureau comme avant, et il compte le faire savoir à son ministre Linguissara.
Comme si cela ne suffisait pas, le nouveau directeur de la gendarmerie nationale vient lui aussi de prendre la tête avec son ministre de tutelle le général Henri Wanzet Linguissara. L’affaire devient sérieuse. Le ministère de l’Intérieur est en pleine crise de leadership depuis quelques semaines.
Aux dernières nouvelles, le directeur général de la police nationale serait directement visé comme co-auteur dans l’affaire des présumés faussaires camerounais. Il pourrait être limogé de ses fonctions.
Kaga-Bandoro (Centrafrique) – Une centaine des soldats FACA sont de retour dans la ville de Kaga-Bandoro ce samedi 18 mai 2019 après leur première tentative d’incursion avortée le 5 mai dernier.
Après d’intenses négociations avec le patron du mouvement patriotique centrafricain Mahamat Al Khatim, des dizaines des soldats FACA, sous la bonne escorte des soldats burundais de la Minusca, ont fait leur retour dans la ville de Kaga-Bandoro ce samedi 18 mai 2019.
Le général du MPC Mahamat Al Khatim, commandant militaire de sa région selon sa dernière nomination par le gouvernement, a même rendu visite ce dimanche 19 mai à ces soldats FACA qui l’ont vu en chaire en os.
Alors que le FPRC, qui voit le retour des FACA à Kaga-Bandoro comme une violation de l’accord de Khartoum signé le 6 février dernier, compte saisir l’Union africaine dans les prochains jours.
En tout cas, c’est un nouveau bras de fer qui oppose actuellement le FPRC et le gouvernement sur cette affaire de retour des FACA à Bandoro.
Centrafrique.com/centrafrique-2019-une-annee-noire-pour-les-automobilistes/gare-de-stationnement-des-taxis-au-centre-ville-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-28637 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des taxis stationnés au centre-ville à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.
Bangui (Centrafrique) – Impôt 2019 : « remplissez vos devoirs de bon citoyen dès maintenant ». Tel est le message du ministère des Finances envoyé par texto à tous les automobilistes et motocyclistes centrafricains à s’acquitter de leur nouvelle vignette. Une première en République centrafricaine.
Comme nous l’avions annoncé dans l’un de nos précédents articles que vous pouvez lire ici, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dans son message à la nation, la veille du Nouvel An avait pris le soin de préparer moralement les Centrafricains à une éventuelle hausse brutale des prix du carburant à la pompe.
Or, au ministère des Finances, l’idée d’augmenter une fois de plus le prix du carburant à la pompe pourrait être fatale au pouvoir de Touadera.
Cependant, les experts financiers ont suggéré l’idée de mettre en circulation une vignette pour les automobiles et motocyclettes que les propriétaires doivent s’acquitter auprès du service des impôts.
Deux mois plus tard, l’idée est confirmée au conseil des ministres et aujourd’hui ces vignettes sont prêtes au ministère des Finances.
Mais ce qui est trop dur et très choquant pour les automobilistes et motocyclistes centrafricains, c’est la manière dans laquelle le pouvoir de Bangui tente de faire la pression sur eux ces derniers temps.
Alors que le ministère des Transports vient de valider la mise en circulation des nouveaux titres sécurisés comprenant la plaque d’immatriculation, le permis de conduire et la carte grise, la société libanaise ALMADINA, qui confectionne ces documents, vient de manipuler le ministère de la sécurité publique contre les automobilistes pour qu’ils changent immédiatement leur ancien titre en circulation. Une pratique qui soulève beaucoup d’inquiétude dans le pays envers cette société ALMADINA qui réagit comme si elle va fermer ses ports une fois que le régime en place va changer : « on ramasse très vite, car on ne sait pas ce qui pourrait arriver demain », c’est le bruit du couloire dans cette société ALMADINA.
Comme si cela ne suffisait pas, le ministère des Finances vient d’annoncer la mise en circulation de sa nouvelle vignette pour les automobiles et motocyclettes. Une nouvelle sortie d’argent pour les automobilistes qui pourrait avoir comme répercussions l’impopularité du pouvoir de Bangui. Heureusement, le peuple centrafricain n’est pas habitué à faire la grève dans d’autres pays.
Au moins 10 personnes ont été blessées, dimanche, à la suite de l’explosion d’une bombe au passage d’un bus touristique près du Grand musée dans la zone des pyramides, dans l’ouest de la capitale égyptienne, ont rapporté des médias locaux.
Les sources ont indiqué, citant une source médicale anonyme, que l’explosion a fait au moins 10 blessés.
Le ministère égyptien de l’Intérieur n’a pas commenté l’incident jusqu’à 13h24 GMT.
En décembre dernier, un attentat similaire a visé un bus touristique près de la zone des pyramides dans l’ouest du Caire. Le ministère de l’Intérieur avait alors indiqué qu’une bombe artisanale, cachée au bord de la rue, a explosé au passage du bus, faisant 4 morts, dont 3 touristes.