Centrafrique.com/les-soldats-de-larmee-centrafricaine-le-8-janvier-2013-pour-reuters-img_4088-4/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.
Bangui ( République centrafricaine ) – Un officier général de l’armée centrafricaine et ancien chef d’état major s’était illustré à travers une sortie médiatique très polémique en critiquant la gouvernance trouble des autorités établies. L’attitude dissidente du général frondeur s’est inspirée de la célèbre maxime du capitaine Jerry Rawlings, ancien président de la république du Ghana qui déclare : « lorsque le peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’armée de rendre au peuple sa liberté ».
Devant le mutisme incompréhensible et assourdissant du gouvernement, l’intéressé a formulé une demande formelle au ministre de la defense nationale pour son admission à la retraite anticipée conformément à la réglementation de la fonction publique militaire en vigueur.
Le président de la république, chef suprême des armées a enfin pris dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles une série de décrets qui alimente les polémiques et aboutit à des interprétations créant le flou dans la compréhension du citoyen lambda.
Ainsi, le premier décret n*20.068 portant admission en deuxième section d’un officier général sur demande expresse de l’intéressé, le second décret n*20.069 plaçant un officier général de l’armée en position hors cadre et le met à la disposition du ministère de la fonction publique qui assurera l’entière prise en charge.
De cette série de décrets, il faut comprendre que dans la fonction publique militaire, le corps des officiers généraux est reparti en deux (2) sections. D’abord les officiers généraux titulaires c’est à dire ceux qui sont encore en activité font partie d’office de la première section tandis que ceux qui sont inactifs c’est à dire de « réserve » ou placé hors cadre appartiennent à la deuxième section. C’est le cas de notre général frondeur qui, dorénavant jouit de la totale liberté de parole et même de s’investir librement dans le domaine politique.
Ce statut de deuxième section est généralement réservé aux officiers généraux atteints par la limite d’âge ou qui partent par anticipation soit sur leur demande expresse assortie de préavis, soit pour des raisons de santé dûment constatées par des experts soit enfin pour des sanctions disciplinaires. La position « hors cadre » est une mise en attente d’une affectation dans une Administration, une entreprise publique ou un organisme international et le tout encadré par des conditions, des droits et devoirs limités dans le temps.
Cette situation est justifiée au regard de la règlementation vu que l’intéressé n’a pas encore atteint l’âge de départ à la retraite civile prévue 62 ans pour les cadres de la catégorie A de la fonction publique centrafricaine. S’agissant des traitements, son nouveau salaire sera ainsi recalculé au prorata des 80% de son salaire de l’armée. Au delà de ces clarifications, le citoyen lambda traumatisé par la psychose née de la déclaration fracassante du général frondeur s’interroge :
Que se passera t-il après l’admission du général frondeur à la retraite anticipée ? S’agit-il d’un bras de fer ouvert entre le général dissident et le pouvoir de Bangui ? Le peuple est-il prêt de confier encore sa destinée à un quatrième officier général de l’armée ? Cette admission à la retraite anticipée du général frondeur a t-elle respecté les conditions de forme et de fonds édictées par la réglementation en vigueur ? Pourquoi le président de la république a t-il peur de prendre des sanctions disciplinaires pourtant prévues par les textes contre le général frondeur pour violation du droit de réserve ? S’agit-il d’une crise d’autorité au sommet de l’Etat ? Il faut rappeler que dans sa lettre adressée au ministre de La Défense, l’intéressé reconnaît avoir violé les règles non écrites du devoir de réserve et s’attendait sans détour à une sanction disciplinaire.
Pourquoi dans la série de décrets portant admission du général à la retraite, la sécurité du palais présidentiel a t-elle été renforcée par la désignation d’un nouveau directeur ? Au delà de toutes ces polémiques, nous saluons avec respect la détermination d’un véritable chef militaire qui est allé au bout de ses convictions mais ce qu’a vécu le peuple depuis 2013 marqué par la démission des missions régaliennes des officiers généraux a jeté un discrédit insipide sur la bravoure de notre général qui s’est réveillé tardivement…
peut être animé par un agenda caché. Pour finir, il est important de rappeler que le seul inconnu de ce débat demeure le manque de sanctions disciplinaires pour servir de jurisprudence de référence car le général De Villiers, chef d’état major des forces armées françaises avait osé critiquer la réduction du budget alloué à l’armée et en conséquence a reçu la foudre de l’Élysée après un recadrage médiatique du nouveau locataire.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Coalition de l’Opposition Démocratique – 2020 Conférence des Présidents Secrétariat Exécutif Permanent N°001 COD-2020/CPISEP.20
Bangui, le 11 mars 2020
A Madame la Présidente de l’Autorité Nationale des Elections (ANE)
BANGUI
Objet : Mise en place des démembrements de l’ANE
Madame la Présidente
La COD 2020 vient de prendre connaissance du plan de déploiement pour la mise en place des démembrements de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), dont les activités ont débuté depuis le 02 Mars 2020 et prendront fin le 08 Avril 2020.
Les Partis Politiques membres de la COD-2020 n’avaient pas été préalablement informés, afin de prendre les dispositions idoines pour faire participer leurs représentants aux opérations de mise en place des démembrements de l’ANE.
Au stade actuel, les représentants des démembrements de l’ANE ne sont exclusivement constitués que des membres du Parti au pouvoir le « Mouvement des Cœurs-Unis » (MCU), avec la complicité des Préfets, Sous-préfets et Maires nouvellement nommés.
La COD-2020 note que l’ANE et le pouvoir se placent dans une logique d’exclusion des Partis Politiques de l’Opposition.
Manifestement, leur objectif visé est d’organiser de manière systmatique des fraudes massives aux prochaines élections Présidentielle et Législatives. Une telle situation est de nature à engendrer une nouvelle crise socio-politique.
En conséquence, la COD-2020 exige : 1°) L’annulation des démembrements de l’ANE déjà mis en place ; 2°) La suspension de la mise ne place des démembrements non encore installés ; 3°) La participation de tous les partis politiques sans exclusive à la mise en place desdits démembrements.
Veuillez agréer, Madame la Présidente, l’expression de notre parfaite considération.
Le Président de la Conférence des Présidents Anicet Georges DOLEGUELE
Copie:
Président de la République;
Président de l’Assemblée Nationale;
Premier Ministre, Chef du Gouvernement;
Cour Constitutionnelle
Cadre de Concertation Minusca;
Union Européenne;
Union Africaine;
CEEAC
PNUD
Ambassade de France;
Ambassade des USA.
CECA
GTSC
Centrafrique.com/rca-lancien-chef-detat-major-le-redoutable-general-ludovic-ngaifei-dresse-un-bilan-sombre-de-la-politique-securitaire-de-touadera/bd6e035f-7d8b-4bbc-87de-8db5d14f3e00/” rel=”attachment wp-att-36588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le général de division Ludovic Ngaïféi, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) à Bangui.
Bangui, le 14 mars 2020. Dans deux décrets signés le jeudi 12 mars à midi par le président Faustin Archange Touadera, le général de division Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON est placé en 2e section, puis placé en position hors cadre et remis à la Fonction publique de la République centrafricaine pour emploi. Un véritable règlement de compte selon un haut cadre de l’armée admis à la retraite, suite à ses quatre vérités sur la façon dont gère le pouvoir le chef de l’État Faustin Archange Touadera et sa bande. Décryptage CNC.
Tout remonte en janvier 2018 après une dispute entre le général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON à l’époque, chef d’état-major des armées et le président Faustin Archange Touadera ayant finalement abouti à son limogeage en juillet 2018.
D’après nos informations, Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON n’avait pas apprécié la façon dont gère le pouvoir Faustin Archange Touadera et ses équipes. Ce qui l’a poussé à prendre sa plume pour donner sa position et la reprendre à nouveau, deux ans après son limogeage à la tête de l’armée, pour montrer qui est Touadera.
Mises papier et remis à la presse afin de mettre à la disposition du public, ces quatre vérités sont résumées en ces termes : « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre ». Une goutte d’eau qui fait déborder le vase à la résidence du mathématicien de boy-rave.
Faustin Archange Touadera : un président mal élu
Pour dire que le président Touadera estun président mal élu pour ne pas dire, investi par la communauté internationale dans une situation de ni paix, ni guerre, le désormais fonctionnaire de la Fonction publique Ludovic NGAÏFÉI demande aux Centrafricains « à lire le regret de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour avoir organisé les élections sous pression de la communauté internationale sans le désarmement promis des rebelles et, pour les avoir intégrés dans le Gouvernement ». Cela résume que le président Touadera est un président issu d’une très mauvaise élection comme avait demandé le président Déby du Tchad : « mieux vaut avoir une mauvaise élection qu’une transition chancelante »
Faustin Archange Touadera : un homme qui a plu défaut.
Ludovic NGAÏFÉI rappelle aux Centrafricains la petite histoire de son exercice démocratique : « il y a quatre (4) ans, nous étions appelés à l’exercice démocratique, en choisissant un fils du pays pour défendre nos intérêts, l’intérêt de la République centrafricaine. Ce dernier est un homme comme tous les autres dotés de qualités et de défauts, de forces et faiblesses… » et demande aux centrafricains de se joindre avec lui pour : «… mais il est temps que nous puissions sans passion lui demander, où allons-nous avec ce tableau peu reluisant avec ses cohortes de scandales financiers, de corruption au niveau de notre auguste Assemblée nationale pour ne citer que ces cas ou plus d’un se demande : faisons-nous vraiment du sérieux pour notre pays ? Qui doit prendre une décision pour arrêter tout cela. »
Ludovic NGAÏFÉI prédit une année difficile pour Touadera
Pour l’homme qui donne l’insomnie pour toute l’année 2020 au président Touadera, Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON, l’auteur de « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre », la situation actuelle que traverse son pays est due à l’inaction de son ancien chef suprême, le président Touadera. « Que devons- nous faire face à la situation actuelle de ni paix ni guerre qui perdure dans notre pays » ? s’est interrogé le désormais cadre de la Fonction publique avant de dire « …. en ce début d’année 2020 pleine d’espoir et d’incertitudes, vous souhaiter à vous, ainsi qu’à vos familles et, à travers vous, à l’ensemble de la population Centrafricaine, mes vœux de courage, de persévérance, d’endurance et de foi en l’avenir ». Pourquoi une année d’incertitude et pourquoi souhaiter des vœux d’endurance ? s’est interrogé un enseignant-chercheur à l’Université de Bangui.
Que Faustin Archange Touadera autocensure sa propre candidature
Pour Ludovic NGAÏFÉI, si le président Touadera n’a pas encore désappris ses cours de matrices algébriques, il ne lui reste pas assez de temps à poser lui-même son équation et trouver la réponse à l’état actuel de sa politique. Une sorte de lui rappeler ce que son ami et cadre de son parti, Mapenzi disait.
Ludovic NGAÏFÉI : « De mon humble avis ce serait indécent d’aller battre campagne et faire des promesses non tenues déjà faites il y bientôt cinq ans devant une population qui n’a que ses yeux pour pleurer et le ventre vide depuis longtemps : pitié, un peu de sens de l’humanisme ».
Une prise de position qui lui a attisé les foudres des partisans du chef de l’État qui le qualifie d’un général incompétent, voir inapte intellectuellement.
Ludovic NGAÏFÉI, radié de l’armée
Dans ses deux décrets, le président fondateur du Mouvement Cœur-Unis que dirige son ancien directeur de compagne et ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, Faustin Archange Touadera applique les vœux de ses griots. Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON est en vrai purement et simplement radié de l’armée nationale et remis à la Fonction publique pour l’emploi.
Pour un général à la retraite contacté par CNC, le fait de remettre son ancien compagnon d’armes à la Fonction publique signifie qu’il est radié de l’armée tout simplement.
Pourquoi ?
D’après ce général de division, notre interlocuteur, les officiers généraux sont répartis en deux sections. La première section comprend les officiers généraux en activité, en position de détachement, en non-activité et hors cadre. Tandis que la deuxième section se définit par opposition à la première. Elle comprend les officiers généraux qui, n’appartenant pas à la première section, mais sont maintenus à la disposition du ministre de la défense que celui-ci peut les employer en fonction des nécessités de l’encadrement et dans ce cas, l’officier général est replacé en première section pour une durée déterminée. Et les officiers généraux placés à la 2e section demeurent théoriquement à la disposition du ministre de la Défense et sont susceptibles d’être radiés des cadres. Voilà pourquoi, Touadera lui a placé là, lui soustrait du contrôle de ministère de la Défense et le radier.
Bouar-de-francois-bozize-le-13-mars-2020-par-cnc-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/arrivée-à-bouar-de-françois-bozizé-le-13-mars-2020-par-cnc-cyrille-yapendé-450×253.jpg” alt=”Arrivée à Bouar, dans la préfecture de Nana-Mambéré, le 13 mars 2020 de l’ancien Président de la République François Bozizé. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.” width=”450″ height=”253″ />Arrivée à Bouar, dans la préfecture de Nana-Mambéré, le 13 mars 2020 de l’ancien Président de la République François Bozizé. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bouar (République Centrafricaine) -4 mois après son retour d’exil, l’ancien Président de la République, François Bozize, a été accueilli triomphalement ce matin du vendredi 13 mars 2020 à Bouar, capitale de la Nana-Mambéré au Sud-Ouest du pays, ville où il tiendra demain son premier meeting hors de la capitale Centrafricaine.
En clair, le leader du parti KNK apparait aujourd’hui comme un candidat qui s’élance vers la reconquête du pouvoir, en ligne de mire la présidentielle de 2020. Telle une démonstration de force, l’homme providentiel du parti travailliste veut par-là montrer sa cote de popularité demeure intacte à travers le pays, il a été accueilli ce jour par une foule innombrable à Bouar et dans toutes les villes dans lesquelles son cortège est passé.
C’est sa première sortie hors de la capitale depuis son retour d’exil à Kampala, il tiendra son premier meeting samedi 14 mars au stade Zari Hermann de Bouar. Le véritable enjeu pour le parti en filigrane de cette sortie est de redynamiser les différentes structures de base dudit parti dans la Nana-Mambéré.
Pour un cadre du parti interrogé par CNC, le véritable défi est celui de réussir les étapes importantes du processus électoral. D’ajouter, ce cadre a indiqué que le message qui sera livré demain par le Président Fondateur du KNK sera celui de la paix et du vivre ensemble.
Ce qui est sûr, le KNK est dans l’ordre de bataille pour la reconquête de la magistrature suprême face à un ancien allié au pouvoir qui a brillé par la roublardise dont l’impopularité amenuise sérieusement sa chance d’être réélu.
Minusca-a-ndele-le-13-mars-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/camp-des-déplacés-proche-de-la-base-de-la-Minusca-à-Ndélé-le-13-mars-2020-par-cnc-450×337.jpg” alt=”Le camp des personnes déplacées proche de la base de la Minusca à Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”337″ />Le camp des personnes déplacées proche de la base de la Minusca à Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Ndélé (République centrafricaine ) – avec ses 14 000 habitants, la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran est devenue depuis quelques jours une ville fantôme après les derniers affrontements entre deux groupes armés rivaux issus de l’ex-coalition Seleka. Des centaines des habitations ont été incendiées, des ONG internationales quittent la ville, et les populations civiles ont également quitté leur domicile pour les camps des déplacés. Pendant ce temps, des rumeurs circulent faisant échos de la mort du préfet de Bamingui-Bangoran, tandis que le sous-préfet de Ndélé, disparu il y’a quelques jours, est revenu dans la ville sain et-sauve.
Depuis le déclenchement des hostilités la semaine dernière entre les groupes armés à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, la ville est vidée d’une partie de ses populations qui se sont retranchées dans les camps des déplacés repartis dans la ville.
Mais avec les derniers combats qui ont eu lieu mercredi, la sous-préfecture de Ndélé ressemble parfaitement à une ville fantôme. La totalité des habitants est désormais regroupée dans un seul camp des déplacés situé devant la base militaire de la Minusca ( Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique ). Aucun civil n’est visible dans la ville. Même certains combattants rebelles du RPRC , ou encore du FPRC ont du jeter leur arme pour se retrancher dans ce camp des déplacés proche de la Minusca, désormais unique à Ndélé après le dernier massacre.
Ce qui est exceptionnel dans cette histoire, c’est que tous les commerçants tchadiens et soudanais du marché central ont dû déménager avec tout leur commerce dans le camp. Certains ont même transformé une partie du camp à une sorte du parking pour leurs camions CBH et autres. Les sites des déplacés de Ndah et de l’OIM (Organisation internationale de migration ) sont définitivement fermés en raison du dernier massacre des civils perpétré par les rebelles du RPRC et leur allié du MLCJ.
Alors qu’une mission des enquêteurs des Nations unies est arrivée à Ndélé jeudi vers 11 heures pour des éventuelles investigations sur le dernier événement ayant occasionné la mort de plusieurs dizaines des civils, on vient d’apprendre, d’une source proche du RPRC que le préfet de Bamingui-Bangoran, blessé dans les derniers événements de Ndélé, est finalement décédée de ses blessures. Une information difficilement vérifiable en raison de la complexité actuelle de la situation sur le terrain.
Entre temps, le sous-préfet de Ndélé, disparu la semaine dernière, est retrouvé sain et sauf. Selon ses proches, il serait actuellement en sécurité dans la ville.
Au même moment, le RPRC et ses alliés Janjawid du MLCJ ont tenu, ce jeudi 12 mars, une réunion au village Mianmani, situé à une dizaine de kilomètres de Ndélé. Tandis qu’au centre Ndélé, un renfort des rebelles du MPC est arrivé pour prêter main-forte à leurs alliés du FPRC en difficulté après le dernier massacre.
Du côté de la Minusca, aucun dispositif militaire n’a été pris dans la ville comme à Birao la dernière fois. Comme si tout a été fait pour protéger le MLCJ et ses alliés, et exposer le FPRC afin de l’affaiblir comme souhaite le gouvernement.
Centrafrique.com/99170b94-4092-4526-a8cd-0bc9b23ad212/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d’illustration d’un accident de circulation au PK11 sur la route de Damara le 12 mars 2018. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui ( République centrafricaine ) – Dimanche 8 mars, aux alentours de 20h00, alors que les festivités de la journée internationale de la femme touchaient à leur fin, un dramatique accident de la circulation s’est produit à hauteur du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement sur l’avenue de l’indépendance à Bangui.
Un véhicule a percuté de plein fouet un taxi-moto qui se déplaçait tranquillement le long de l’avenue. Rapidement aidée par la population qui s’est rassemblée immédiatement autour de l’accident, la victime a été transférée à l’hôpital afin d’y recevoir les soins appropriés sans que l’on puisse savoir à l’heure où nous écrivons ces lignes si ses jours sont en danger. Pendant ce temps-là, le véhicule a pris la fuite pour tenter d’échapper à son méfait. La solidarité des taxis-motos a permis à nombre d’entre eux de le rattraper et de le bloquer en faisant un barrage.
La foule nombreuse a cherché à savoir pourquoi le véhicule conduit par deux personnes de la mission russe roulait si vite alors que de nombreux piétons circulaient à cet endroit et pourquoi ils avaient voulu s’échapper. La tension est alors montée d’un cran. Perdant rapidement leur sang-froid, une des deux personnes, un Russe, a alors sorti son arme en se montrant menaçant envers la population et a fait feu en tirant en l’air apparemment pour essayer de disperser les gens qui voulaient simplement obtenir des explications !
C’est alors que les forces de sécurité intérieures sont intervenues pour extraire non sans mal les deux Russes de la situation désastreuse qu’ils avaient pourtant provoquée. Cela n’a pas calmé la foule pour autant, cette dernière ayant violemment manifesté son mécontentement à l’encontre des FSI.
Au bilan, un conducteur de taxi-moto, un membre des forces de sécurité intérieure ainsi qu’un Russe ont été blessés.
Interrogés sur cet accident, de nombreux témoins rapportent que les Russes conduisaient trop vite au vu du nombre de motos-taxis et de piétons présents le long de l’avenue. Les jeunes semblaient surtout excédés par le fait que les Russes cherchaient avant tout à s’échapper plutôt que de porter secours au blessé ! D’autres évoquaient le manque d’éclairage public. Gageons que la police saura faire toute la lumière sur cet accident dramatique.
Centrafrique.com/6955094c-6f9e-4813-bf02-4a1106f9916d/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Lancement du projet Londo dans la sous-préfecture de Rafaï par le Gouvernement
Le gouvernement et la Banque mondiale, principal bailleur du projet LÖNDO PLUS, posent ici l’acte très symbolique au profit de l’école primaire publique d’Agoumar..
Rafaï (République centrafricaine ) – Des actions de reconstruction reviennent progressivement au profit de tout le pays. Le dimanche 08 mars 2020, c’est à RAFAI dans le MBOMOU que le gouvernement a officiellement lancé la phase additionnelle du projet LÖNDO (LÖNDO PLUS) financé à hauteur de 100 millions de dollars USD par la Banque mondiale.
C’est le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Félix MOLOUA, maître d’ouvrage du projet, qui en a donné le coup d’envoi, en présence de trois autres ministres, du Représentant résidant de la Banque mondiale en RCA et d’une population locale fortement mobilisée.
Coup de pelle pour les travaux HIMO, pose de la première pierre pour la construction de 03 salles de classe et des latrines à l’école primaire publique de la commune d’Agoumar, et aussi des adresses allant dans le sens de la paix, la reconstruction et le développement durable à la base, ont été les temps forts ayant marqué le lancement de LÖNDO PLUS au profit de 80 sous-préfectures en Centrafrique.
RAFAI est hautement honorée par cette activité gouvernementale. Son choix pour le lancement officiel de cette phase additionnelle de LÖNDO n’est motivé d’aucun critère spécial. Elle fait tout simplement partie des 14 premières sous-préfectures désignées pour bénéficier des dividendes de LÖNDO PLUS à savoir : les travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre dans l’entretien routier manuel et la construction et/ou réhabilitation des infrastructures communautaires prioritaires.
Cette sous-préfecture, à l’instar d’autres, a connu une période très difficile en 2018. Sur 63 villages qu’elle compte avec environ 30.000 habitants, 07 ont été décimés par de tristes faits répétés de destruction de la LRA, des Séléka et de certains nomades Peuhls. Aujourd’hui, la sous-préfecture traîne encore les séquelles : plus de 6000 déplacés internes, une population à forte majorité jeune mais en manque d’emploi, des dizaines de milliers d’élèves dans un environnement scolaire exsangue, qualitativement et quantitativement pauvre : insuffisance de bâtiments scolaires, manque criard d’enseignants qualifiés etc …..
Le projet LÖNDO PLUS va y créer 1500 emplois temporaires dans l’entretien routier manuel et déjà il vient d’en pourvoir les 375 premiers, ce qui d’après le maire de la ville de Rafai, ‘’ est très salutaire pour la réduction de la pauvreté et participe à la paix et à la reconstruction de cette sous-préfecture’’.
Aussi, une très bonne nouvelle pour la localité, LÖNDO PLUS va entamer à court terme la construction de 03 salles de classe plus des latrines à l’école primaire publique d’Agoumar (une commune de Rafai) , avant deux autres bâtiments scolaires : 03 salles de classe à l’école primaire publique de la commune de SELIM et le collègue d’enseignement secondaire de Rafai Centre. Tout ceci étant des besoins prioritaires exprimés à l’unanimité par les leaders locaux dans le cadre de la mise en œuvre de LÖNDO PLUS dans cette sous-préfecture. L’école primaire d’Agoumar avec ses 287 élèves cette année scolaire, a dans son enceinte, certaines salles de classes en paille, vétustes dans lesquelles un nombre pléthorique d’enfants suivent les cours dans des conditions difficiles.
Pour le Représentant résident de la Banque mondiale en RCA, Han FRAETERS, dans son adresse à la population, le choix de ces leaders locaux est très bénéfique par son impact sur le système éducatif. Han FRAETERS est celui-là qui ne cesse de qualifier le projet LÖNDO de ‘’ lumière dans un tunnel noir’’ au regard de l’aide très positive qu’il apporte dans la vie des ménages en Centrafrique, surtout aux femmes qui représentent 40% des personnes vulnérables-cibles, bénéficiaires directs du projet. Les récents résultats d’une étude d’impact de ce projet faite par la Banque mondiale, ont donné des preuves inattaquables que ‘’LÖNDO améliore durablement la productivité des bénéficiaires avec une hausse d’environ 10% des revenus mensuels’’. La même étude a montré que ‘’ l’impact sur la productivité et le volume d’actifs des femmes membres des ménages les plus démunis est nettement plus faible’’. C’est pourquoi Han FRAETERS a annoncé à Rafai un nouveau cycle de financement de la Banque mondiale pour les cinq années à venir, avec comme groupe cible et objectif : la femme centrafricaine vulnérable et son autonomisation. Ceci, pour aider le gouvernement dans son programme de promotion de la femme.
Pour le ministre Félix MOLOUA qui a lancé cette phase additionnelle, ‘’ le projet LÖNDO a fait son chemin avec beaucoup de succès, ce qui a permis de passer à LÖNDO PLUS qui va aujourd’hui au-delà des THIMO’’. Il a saisi cette occasion pour remercier une fois de plus la Banque mondiale, la Minusca ainsi que l’équipe de mise en œuvre du projet, pour tous les efforts en continu qui concourent au bien-être de la population centrafricaine : vivre-ensemble, cohésion sociale, reconstruction socio-économique, ciment d’une paix durable.
LONDO PLUS se poursuivra jusqu’en 2024 avec des travaux d’entretien routier manuel et la construction et/ou réhabilitation des infrastructures communautaires prioritaires dans toutes les sous-préfectures du pays, de même que dans les 08 arrondissements de Bangui, la capitale. Il vise 120.000 bénéficiaires directs à recruter pour les travaux d’entretien routier manuel avec un ratio de 1500 bénéficiaires par sous-préfecture, payé chacun à 60.000 Fcfa en plus d’un vélo neuf pour 40 jours ouvrés. Si la paix est là, tout est possible.
Source : Cellule de Suivi-Evaluation –Communication Projet LÖNDO
Centrafrique.com/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-14/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.
Bangui (République centrafricaine ) – Après l’annexion de la Crimée, la guerre en Syrie et la volonté d’expansion en Afrique, la Russie donne l’impression d’avoir passé un cap en matière de manipulation de l’information. L’art de la désinformation ne date pas d’hier, il existe une véritable tradition de la propagande en Russie liée à une conception traditionnelle d’un état dit « policier » contrôlé au plus haut niveau par les services secrets. Jugez plutôt !
Sans remonter à Pierre le Grand, au début du XVIIIe siècle, la Russie a une longue tradition des services secrets. C’est d’ailleurs Sergueï Zoubatov, chef de la section spéciale de l’Okhrana entre 1902 et 1904, qui lance la création de toutes pièces de syndicats infiltrés par sa police secrète lui permettant d’inciter les ouvriers, alors préoccupés par les revendications sociales, à mettre en œuvre les premiers mouvements révolutionnaires.
Plus tard, la révolution permet aux Bolcheviks d’édifier un système totalitaire avec la mise en place d’une police politique hors d’atteinte du pouvoir judiciaire. En l’absence d’indépendance de la justice ou de liberté de la presse, les services secrets, qui ne font pas non plus l’objet de contrôle parlementaire, ont toute latitude pour manipuler les forces sociales et organiser les manipulations nécessaires pour assurer la réussite des objectifs du Kremlin.
La période soviétique fournit des précédents d’une ressemblance troublante avec des événements récents comme l’invasion de la Crimée par les forces spéciales sous les traits de mercenaires ukrainiens, reproduisant à l’identique la technique utilisée en 1924 à Stotpce, ville alors polonaise que des agents russes infiltrés avaient attaquée, déguisés en paysans biélorusses. Plus récemment encore, sous couvert d’une assistance militaire en Syrie, les soi-disant mercenaires privés russes mettent la main sur une partie de l’extraction pétrolière syrienne.
À l’heure de la télévision et de l’internet, la manipulation se révèle encore plus spectaculaire, en particulier dans le domaine politique. Le trucage des élections par manipulation deviendra la spécialité de la propagande russe.
Ainsi, la Russie instaure une surveillance accrue sur les médias traditionnels comme sur les acteurs d’Internet par la création de journaux, de radios, de sites Internet, tous acquis à la cause. Les contenus jugés hostiles au pouvoir sont bloqués. Saint-Pétersbourg devient la nouvelle capitale de la propagande russe avec ses désormais célèbres « usines à trolls », et ses plus de six-cents (600) spécialistes chargés de mettre en œuvre la manipulation des masses sur Internet. Ce sont ces usines à trolls qui sont accusées d’avoir cherché à fausser le résultat des élections présidentielles américaines de 2016.
Ces exemples concrets montrent le processus et la logistique des organes de la propagande russe pour manipuler les médias et les opinions publiques étrangères dans un sens qui lui est favorable. Il confirme que toute information mettant en avant la Russie doit être prise avec beaucoup de précaution et que tout article maladroitement traduit dans nos journaux a toutes les chances de provenir d’une fabrique russe de fausses informations. La précarité est le terrain favori des manipulateurs de la Volga. Ils n’hésitent pas à payer de pseudos journalistes pour diffuser des articles incitant à la haine de leurs concurrents ou à financer les médias qui diffusent sans déontologie leur propagande.
La stratégie de manipulation de la fédération de Russie en République centrafricaine a été évoquée dernièrement par le sous-secrétaire d’État américain aux affaires africaines lors de sa visite à Bangui comme étant une menace pour la stabilité du pays ou encore par son homologue du conseil de sécurité des Nations Unis à l’issue du vote concernant l’assouplissement de l’embargo sur les armes. La Russie joue un jeu dangereux au pays de la rumeur car en entretenant un climat de suspicions, de complots occidentaux et autres manigances incitant à la violence pour camoufler leurs véritables intentions expansionnistes, le risque est grand en cette période pré-électorale d’enflammer le Centrafrique et de faire fuir les véritables partenaires qui soutiennent la démocratie et le retour définitif de la paix.
Comment lutter alors contre la manipulation experte de la Russie ? Il faut que les acteurs consciencieux de nos médias se mobilisent contre ces procédés de manipulation des masses et former la population à détecter ce genre de supercheries propagandistes !
Le schéma est bien rôdé : il s’agit d’appliquer un discours simpliste compréhensible du plus grand nombre désignant des « groupes rebelles » soutenus par des nations étrangères principalement occidentales en lutte pour déstabiliser le pays contre le gouvernement central. On fait briller tout ce qui est russe, on ternit tout ce qui ne l’est pas et s’il le faut on élimine les lanceurs d’alerte et les journalistes gênants même si ces derniers sont russes.
L’infiltration des mercenaires de Wagner sous les traits d’instructeurs FACA rappelle bizarrement l’invasion de la Crimée et la stratégie en Syrie pour soutirer les richesses en toute discrétion pendant que l’on montre du doigt les méchants occidentaux. Écoutez bien la rumeur de la voix de Moscou, lisez avec attention les messages de Saint-Pétersbourg et demandez-vous pourquoi la République centrafricaine fait l’objet de toutes les attentions de cette longue tradition de manipulation russe.
Il est temps d’ouvrir les yeux car nous sommes déjà au pied du mur !
Centrafrique.com/achgar-nouradine-ramat-secretaire-aux-relations-exterieures-du-parti-cnca-pdda-bon-pour-tout/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Achgar Nouradine RAMAT sécrétaire aux relations extérieures du parti CNCA PPDD.
CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX,
LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT
(CNCA-PDD)
………………………………………………………………….
APPEL DU SECRETAIRE NATIONAL AUX RELATIONS
INTERNATIONALES DU CNCA-PDD
A l’approche des élections couplées de fin d’année dans notre pays, des rumeurs de nature à manipuler négativement la population fusent de partout.
Le peuple est traumatisé par les propos des uns et des autres. Tous les jours, l’actualité de la RCA nous amène à réfléchir que l’urgence serait que les Centrafricains doivent développer la culture de Paix et d’apprendre à mieux vivre et agir positivement ensemble. Mais qu’est-ce que le vivre ensemble ?
Vivre ensemble, c’est être à l’écoute des autres et faire preuve d’estime, de respect et de reconnaissance envers autrui. C’est vivre avec les autres dans un esprit de paix et d’harmonie continuelle. C’est accepter les autres malgré leurs différences. C’est enfin être uni dans la diversité en vue de bâtir ensemble une Centrafrique viable et prospère reposant sur la Paix, la Solidarité et la Vérité.
Et pour que le vivre ensemble ne soit pas un vain mot et que les
Centrafricains du nord au sud et de l’est à l’ouest puissent vivre effectivement en paix ; le CNCA-PDD invite tout un chacun à agir en faveur de la réconciliation véritable.
Tous nous savons que la solution à la guerre est la Paix et celle de la haine c’est l’amour. Il est donc temps que nous mettions un point d’honneur sur la nécessité de renforcer la cohésion nationale en fédérant toutes les forces autour de l’idéal qui est la reconstruction et le développement de notre pays.
Aussi, nous invitons les acteurs politiques à promouvoir les valeurs de la pondération, du respect de l’autre en aiguillant leurs sens de responsabilité.
Concernant ces élections qui s’annoncent, le CNCA-PDD ose croire au Chef de l’Etat et à son gouvernement de leur volonté manifeste à ne jamais déroger à ce rituel qui fait partie du jeu démocratique.
Mais pas d’auto invitation des autorités non centrafricains dans le débat national en rapport à ces scrutins. Et le CNCA-PDD s’insurge contre la tendance de certains fils et filles du pays à se référer à l’étranger pour régler les différends à caractère national déniant du coup aux Centrafricains la capacité, la sagesse et la maturité de solutionner par eux-mêmes leurs problèmes. La Centrafrique est prête par contre à recevoir des partenaires extérieurs ; des avis, conseils et suggestions mais pas de l’ingérence.
Le CNCA-PDD insiste sur l’importance d’assurer la cohésion nationale afin des résister aux agressions extérieures et profite par la même occasion pour appeler les compatriotes qui, pour préserver leurs vies, ont dû fuir le pays ; d’adhérer massivement dans ce Parti qui est l’image véritable de la Centrafrique. Car dans le CNCA-PDD, chrétiens et musulmans sont avant des Centrafricains.
Centrafrique.com/les-3-membres-de-la-pijca/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les 3 membres de la PIJCA à Bangui.
Bangui (République centrafricaine) – La Plateforme interconfessionnelle de la Jeunesse centrafricaine (PIJCA), lors de leur échange avec les professionnels des médias ce samedi dernier, a présenté le bilan de l’année 2019 et les perspectives d’avenir de 2020, dont le remontage de leurs champs d’action, vers le centre est de la République centrafricaine, une zone de plusieurs théâtres de combat des groupes armés depuis le déclenchement de la crise en 2012.
Dans le cadre de leur mission de consolidation de la paix dans les zones touchées par la crise militaropolitique qu’a connue la RCA, la PIJCA compte étendre ces champs d’action dans les autres régions du pays, dans l’espoir de renforcer le lien de vivre ensemble entre les communautés dans l’arrière-pays.
L’objectif de ce projet, c’est de créer un cadre de partage d’information avec d’autres organisations de la société civile sur les différentes actions qui seront réalisées par la PIJCA pour l’insertion socio-économique des jeunes, des femmes et des ex combattants.
Belfort Gbangope, Président de la PIJCA, se réjouit de leur bilan de l’année 2019 avant de donner les grandes lignes de leurs actions de cette année, « le plan d’action de discussions de l’année 2020 est orienté vers le centre est de la République centrafricaine, je vais parler de Bambari, Bria, Alindao, Kouango, Yppi et Grimari… Vous conviendriez avec moi que c’est des zones ou il y a beaucoup de difficultés avec la présence des groupes armés et le moment est déjà venu pour que la PIJCA puisse aller sur le terrain pour travailler et parler avec ces jeunes, aux femmes et la population pour qu’ensemble la main dans la main, nous puissions ramener la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble dans cette localité », a-t-il annoncé.
Avec l’élargissement de leur vision touchant l’autonomisation économique des femmes et l’insertion sociale des ex-combattants, qui ont permis à plusieurs jeunes formés par la PIJCA de développer les outils sur la gestion pratique des AGR, les droits de la femme et la sécurité communautaire.
Une occasion pour le Président de la PIJCA de présenter leurs principales cibles, « la PIJCA travaille beaucoup avec les jeunes désœuvrés, les jeunes femmes et aussi les ex-combattants qui ont décidé volontairement de déposer les armes. La PIJCA vient à leur rescousse pour pouvoir échanger avec eux afin de leur redonner le sens de la vie, leur donner aussi le sens de la responsabilité dans plusieurs thématiques de formation et dans différents appuis », a rappelé Belfort Gbangope.
La Plateforme interconfessionnelle de la Jeunesse centrafricaine exerce depuis sa création dans la coexistence pacifique et la cohésion sociale communautaire. Et les membres actifs et affiliés de cette plateforme proviennent de toutes les obédiences religieuses, culturelles et identitaires. Elle intervient avec une nouvelle dynamique de transformation sociale dans les différentes zones d’intervention.
Centrafrique.com/bornou-brigitte-hortense-presidente-du-parti-pour-le-progres-du-peuple-ppp/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bornou Brigitte Hortense, Présidente du Parti pour le Progrès du Peuple (PPP), le 8 mars 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui (République centrafricaine) – À 10 mois des élections couplées de 2020-2021, les potentiels candidats commencent à manifester leur désir de postuler. C’est le tour de la Présidente du Parti pour le progrès du Peuple (PPP), Bornou Brigitte Hortense, qui a attendu le jour de la célébration de la journée internationale des droits de femmes, le 8 mars, pour annoncer sa candidature pour la présidentielle.
« C’est avec un cœur serré que j’ai saisie cette opportunité offerte aux femmes pour braver le silence et annoncer la déclaration officielle de ma candidature pour la prochaine élection présidentielle de décembre 2020, en qualité de présidente du Parti le Progrès du Peuple pour la lutte contre la mauvaise gouvernance ».
C’est sur ces termes que la Présidente du PPP a amorcé sa déclaration avant de donner les grands axes de sa vision politique sur la Centrafrique.
Pour la garantie de l’emploi pour tous, la Présidente du PPP compte faciliter la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que le respect des droits humains sur toute l’étendue du territoire national.
« Je vais réglementer la transhumance et rassurer le développement du secteur agricole et pastoral. Promouvoir et soutenir le secteur informel notamment, les activités des motos-taxis, pousse-pousse, boumba-nguere et colis et wali gara. Réglementer le secteur de l’éducation et de la santé, lutter contre la corruption et le favoritisme, combattre le régionalisme, tribalisme, racisme et les violences intercommunautaires de tout genre. Accompagner la promotion de la jeunesse, des femmes et des personnes de troisième âge», a annoncé Bornou Brigitte Hortense.
Elle profite de cette même occasion, pour solliciter ses compatriotes de joindre leur force à la sienne, afin qu’à partir d’aujourd’hui , nous nous battions pour bénéficier des atouts de notre très cher beau pays la RCA.
Pour terminer son discours de circonstance, madame la présidente a rappelé l’histoire des femmes engagées, qui ont marqué le passé de la RCA comme mesdames Donizi, Ruth Rolland, Domicien, Gbagalama avant d’annoncer, « Je vous rassure de ma candidature », a-t-elle dit sur un ton serein.
Cette annonce de candidature à la présidentielle de la Présidente du PPP intervient après celles de Aristide Briand Reboas du Parti Chrétien démocratie (PCD) et de Martin Ziguele, du Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC), qui ont été investis pour représenter les couleurs de leur formation politique respective.
Bornou Brigitte Hortense est la première femme, qui a annoncé officiellement sa candidature pour la présidentielle du mois de décembre 2020.
Centrafrique.com/vehicule-militaire-des-rebelles-du-rprc-a-ndele-le-11-mars-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.
Bamingui (République centrafricaine ) – À Ndélé, on ne parle plus des combats, mais de massacre de la population civile par les rebelles du RPRC et ses alliés mercenaires soudanais du MLCJ appuyés par le gouvernement. Ce matin, les affrontements entre les deux groupes rebelles rivaux ont duré un peu plus de deux heures, mais le bilan est lourd, très lourd en terme humain, principalement des civils de l’ethnie Rounga. La colère s’empare de la ville, et des centaines des personnes quittent leur domicile pour les camps des déplacés.
Du jamais vu, selon plusieurs observateurs, même au moment crucial des conflits entre le MLCJ et le FPRC à Birao, un tel bilan n’a jamais été atteint en termes de massacre des civils.
Selon les observateurs militaires, l’attaque de la ville de Ndélé ce mercredi matin par les rebelles du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), appuyés par ses alliés rebelles du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) a été minutieusement préparé et coordonnée pour faire plus des dégâts matériels et humains.
En moins de deux heures, le marché central de Ndélé a été pillé et incendié. Tout comme la résidence du chef d’État major du FPRC et celle d’Abdoulaye Hissen, sans épargner le Sultan de Ndélé dont le véhicule et la résidence ont été criblés des balles.
En dehors des dégâts matériels qui sont difficilement quantifiables, le bilan humain est aussi lourd, voire très lourd. Au lieu de 35 morts initialement annoncés ce mercredi midi, on parle désormais d’une quarantaine ce soir.
Ce mercredi, vers 13 heures, une dizaine des corps ont été enterrés dans une fosse commune à l’aide du tracteur de la Minusca sollicité par l’État major du FPRC.
Parmi les victimes de cette attaque, la quasi-totalité sont des civils, littéralement massacrés chez eux par les rebelles du RPRC appuyés par leurs alliés janjawid du MLCJ. Une sorte de vengeance aveugle qui pourrait conduire la cour pénale internationale à ouvrir une information judiciaire sur cette affaire. Leurs chefs, déjà bien identifiés dans le gouvernement à Bangui, pourraient répondre de ce crime de guerre et crime contre l’humanité devant la justice internationale.
Pour l’heure, la ville est toujours divisée en deux entre le RPRC et le FPRC. Aucune patrouille de la Minusca est visible.
Centrafrique.com/de-gauche-a-droite-bruce-lorenz-biber-le-nouveau-chef-de-la-delegation-du-cicr/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite, Bruce Lorenz Biber, le nouveau Chef de la délégation du CICR. Photo CICR / CopyrightCICR
Bangui (République centrafricaine ) – Le vendredi 6 mars dernier, la Délégation du Comité International de la Croix Rouge (CICR) en Centrafrique a organisé une cérémonie d’adieu à l’honneur de Mme Valérie PETITPIERRE, Cheffe de la Délégation sortante du CICR en Centrafrique à l’hôtel Rock Club. La Représentante sortante passe la main à son compatriote M. Bruce Lorenz BIBER qui est originaire de la Suisse.
Après un an et deux mois passés en République Centrafricaine, Mme Valérie PETITPIERRE, Cheffe de la Délégation sortante du Comité International de la Croix Rouge en Centrafrique cède la place à son compatriote M. Bruce Lorenz BIBER. Elle est nommée Directrice de Cabinet au Siège du CICR en Suisse son pays d’origine.
« Je quitte la RCA avec un pincement au cœur pour mon nouveau poste en Genève comme Directrice de Cabinet au Siège du CICR. Mais, avec ce nouveau poste, connaissant les réalités humanitaires en Centrafrique où je l’ai palpées pendant un bout de temps, je vais m’investir pour renforcer les besoins humanitaires dans ce pays », a promis au Centrafricain la Cheffe de la Délégation sortante du CICR en Centrafrique, Mme Valérie PETITPIERRE.
Le remplaçant de Mme Valérie PETITPIERRE, M. Bruce Lorenz BIBER rassure le peuple Centrafricain qu’il va rester sur la ligne droite laissée par son prédécesseur : « Beaucoup de défis restent à relever. Mais, je vais sur les lignes que Mme Valérie PETITPIERRE avait tracées ».
Le Comité International de la Croix Rouge en Centrafrique, intervient dans le domaine humanitaire. Les évènements douloureux qu’a connus la République Centrafrique depuis décembre 2012 ont amoché la situation humanitaire en Centrafrique. Mais, le CICR est resté très actif dans ses actions humanitaires aux côtés de la population civile pour leur apporter du soutien multiforme.
Mme Valérie PETITPIERRE s’en va, mais elle promet d’apporter son soutien au peuple Centrafricain et son successeur assure, qu’il restera sur les lignes tracées par la Cheffe de la Délégation sortante.
Centrafrique.com/le-president-du-chemin-de-lesperance-abdou-karim-meckassoua-entoures-des-militantes-et-militants-de-son-parti-au-siege-dudit-parti/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président du Chemin de l’espérance Abdou Karim Meckassoua, entourés des militantes et militants de son parti au siège du mouvement.
Bangui (République centrafricaine) – L’arrestation de l’activiste politique et porte-parole du mouvement Chemin de l’espérance, Fari Tahéruka Shabazz, qui a été transféré à la maison carcérale de Ngaragba la semaine dernière continue de susciter des réactions. Après la condamnation de ces amis, c’est le tour de son mouvement politique par la voix de son président, Abdou Karim Meckassoua de condamner cette arrestation qu’il qualifie de l’ « arbitraire et politique », et plaide pour une vraie justice et non celle de la politique.
« Cette arrestation est une affaire politique ». C’est sur ces termes d’entrée de jeu qu’Abdou Karim Meckassoua entouré par plusieurs militantes et militants de son parti, le Chemin de l’espérance, au siège dudit parti pour réfléchir sur le combat mené afin d’aboutir à la libération de leur porte-parole.
Pour l’ancien Président de l’Assemblée nationale, tout découle de l’affaire appelée « mapenzigate », où le 1er Vice-président de l‘Assemblée nationale, Jean Symphorien Mapenzi avait menacé de mort Fari Taheruka Shabazz.
« Il a menacé Fari Taheruka Shabbazz de mort. Gervais Lakossso est prêt à témoigner, mais suite cela, ce dernier n’a pas répondu à Jean Symphorien Mapenzi, il a décidé de porter plainte contre lui. En plus, l’activiste était à la tête de certains intellectuels centrafricains qui ont signé une pétition pour dénoncer les manquements, les dysfonctionnements et les dérives qui entassent cette deuxième institution républicaine », a fait croire Abdou Karim Meckassoua sur le motif de l’arrestation du porte-parole de son parti qui selon lui devrait être puni ou assassiné pour les dénonciations des maux sociaux.
Pour le chemin de l’espérance, parti d’opposition, depuis la prise du pouvoir de Faustin Archange Touadera, leur mouvement politique est dans la ligne de mire des caciques du régime de Bangui. Pour le leader du chemin de l’espérance, Touadera est entouré de personnes qui ont induit l’ancien chef d’Etat, François Bozizé en erreur, et toujours selon lui, ce sont ces mêmes personnes qui sont en train d’orienter l’actuel homme fort de Bangui contre le mur.
Ce dernier a jugé anormal que l’activiste politique, a été agressé et en plus son téléphoné emporté de force par Aroufaye Azize, un jeune leader du mouvement Cœurs-Unis, et l’un des proches de Mapenzi.
Malgré ces « bavures », « il a décidé encore une fois de respecter la justice au lieu de répondre à une agression par agression, il a décidé de porter plainte. Il avait confiance à la justice pour une seconde fois. Le 5 mars dernier, il a été convoqué à la Compagnie Nationale de la Sécurité pour répondre à cette plainte, mais hélas, du plainant, il est devenu l’accusé et le coupable est reparti tranquillement à la maison », a déploré Abdou Karim Meckassoua.
Suite aux multiples interrogations sur le silence du patron de chemin de l’espérance après l’arrestation et la détention de l’un des cadres de son parti. Premièrement, Abdou Karim Meckassoua dénonce et condamne cette arrestation qu’il qualifie de « arbitraire et politique ».
Ensuite, le numéro 1 du Chemin de l’espérance tourne vers la justice pour espérer, mais pas une justice politique. Pour lui, Shabazz est totalement innocent dans tout ce qu’on lui reproche aujourd’hui, « il n’a commis aucun délit et aucun crime, mais il se retrouve détenu et ceux qui ont diffamé, agressés, et le menacé de mort sont en liberté. Mais l’histoire de ce pays est jalonnée de ces types d’exemples, où les bourreaux finissent par payer, la justice va les rattraper un jour », a-t-il conclu.
L’Afrique et l’Union européenne: un partenariat pour l’avenir
Par Josep Borrell et Jutta Urpilainen
Le regard de l’Europe est de plus en plus tourné vers l’Afrique – mais c’est un regard nouveau, empli de l’ambition de hisser notre partenariat à un niveau supérieur. Nous voulons collaborer avec la jeunesse africaine, qui est déterminée à se construire son propre avenir, idéalement en partenariat avec d’autres.
L’Union européenne veut s’assurer que les deux parties le feront ensemble: non pour, mais avec l’Afrique. C’est également l’approche que nous préconisons dans notre proposition de nouvelle stratégie globale avec l’Afrique. Cette stratégie se veut le point de départ d’un dialogue approfondi sur les priorités que nous partageons, dialogue dont la conclusion est fixée au sommet Union européenne-Union africaine qui se tiendra en octobre prochain. Lors de ce sommet, nous devrions nous accorder sur des résultats concrets à obtenir susceptibles d’améliorer l’existence des citoyens des deux continents. Le sommet devrait servir de catalyseur.
Les nouveaux dirigeants de l’UE ont placé l’Afrique parmi leurs toutes premières priorités. Mme Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et M. Charles Michel, président du Conseil européen, sont allés en Afrique dans les semaines qui ont suivi leur entrée en fonction. La semaine dernière, nous nous sommes rendus en Mauritanie, au Burkina Faso, en Éthiopie et au Soudan.
De son côté, l’Afrique change elle aussi, portée par son dynamisme économique et par la population la plus jeune au monde. L’intégration régionale progresse également: avec la zone de libre-échange continentale africaine, le continent ambitionne de créer la plus vaste zone d’échanges commerciaux depuis la fondation de l’Organisation mondiale du commerce. Notre continent cousin est en effet, à bien des égards, le continent de l’avenir: qu’il s’agisse de changement climatique, de révolution numérique, de croissance durable, d’économie équitable ou de sécurité, c’est en Afrique que seront prises les décisions importantes pour le monde.
Hélas, le multilatéralisme se trouve mis à mal à l’heure même où nous en avons le plus besoin. Les deux plus grandes évolutions qui façonnent aujourd’hui notre monde – le changement climatique et la révolution numérique – sont en train de transformer les deux continents. C’est pourquoi l’Afrique et l’Europe devraient défendre un modèle de coopération internationale basé sur un multilatéralisme fondé sur des règles, sur la liberté politique, sur la solidarité et sur la dignité humaine. L’inclusivité nous permettra d’exploiter tout le potentiel de nos citoyens, y compris les jeunes et les femmes.
D’autres acteurs renforcent actuellement leur présence sur le continent africain. Ce qui distingue l’UE, toutefois, c’est sa volonté de placer le développement humain et la durabilité au cœur de sa vision, en défendant le droit de chacun de façonner librement sa propre existence et de voir ses droits protégés.
Les progrès en Afrique sont réels, mais de nombreux problèmes demeurent, qu’il s’agisse de la persistance de la pauvreté, de conflits ou du fait que les droits démocratiques sont menacés. Le doublement attendu de la population africaine offre de réelles perspectives, mais impose aussi d’agir. Nous devons faire preuve d’ambition, mais également de réalisme, en nous concentrant sur ce qui fonctionne.
Le facteur clé qui nous incite à remodeler notre partenariat n’est pas notre proximité géographique, notre passé commun ou les liens personnels que nous avons tissés. Les véritables moteurs de notre partenariat, ce sont notre avenir commun et les intérêts que nous partageons.
Quelle est l’essence d’un partenariat UE-Afrique tourné vers l’avenir? Cette semaine, la Commission européenne présente sa proposition de stratégie de partenariat avec l’Afrique. Celle-ci se fonde sur les éléments constitutifs suivants:
La transition verte et l’accès à l’énergie. La crise climatique rend impérative une action ambitieuse en faveur du climat. Mais la transition verte est aussi une nouvelle stratégie de croissance. Œuvrons ensemble à la création d’emplois verts dans les énergies renouvelables et l’urbanisation durable.
La transformation numérique. L’Afrique adhère déjà pleinement à la révolution numérique. Il suffit de voir les changements générés par les systèmes de paiement en ligne. Donnons à l’Afrique la possibilité de brûler les étapes et d’utiliser l’économie numérique comme un vecteur de croissance économique.
Croissance durable et emplois. Le dynamisme économique africain est une réalité. En travaillant main dans la main, nous pouvons libérer le potentiel humain, en particulier des jeunes et des femmes. La zone de libre-échange continentale africaine peut changer la donne.
La paix et la gouvernance. Le dernier sommet de l’UA avait pour objectif de faire taire les armes. Sensible aux efforts déployés par l’UA, l’UE est disposée à en faire davantage. La nouvelle facilité européenne pour la paix nous permettra de progresser encore ensemble. Pour qu’une paix soit durable, elle doit être ancrée dans les dynamiques politiques locales.
Migration et mobilité. Nul ne saurait contester que la migration a pris des proportions inédites, surtout au sein du continent africain. Les évolutions démographiques et économiques donnent à penser qu’elle continuera d’occuper une place considérable dans les relations entre l’Europe et l’Afrique. Nous avons besoin d’une approche globale et équilibrée, fondée sur le partenariat et la responsabilité conjointe.
Il y a lieu, avant tout, que l’Afrique et l’UE soient des partenaires pour le multilatéralisme, défendant une vision durable de la manière d’organiser les sociétés et l’ordre international, sur la base des droits de l’homme et des objectifs de développement durable, et mobilisant la jeunesse. Et ce d’autant plus que ces principes sont aujourd’hui ouvertement remis en question.
Nous sommes prêts à faire un bond en avant dans les relations entre l’Europe et l’Afrique. Les deux parties devront investir en ce sens. Du côté européen, nous sommes ambitieux et très désireux d’examiner avec nos partenaires africains la manière dont nous pouvons façonner ensemble notre avenir commun.
Josep Borrell est haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne.
Jutta Urpilainen est commissaire européenne aux partenariats internationaux.
FPRC-se-trouvent-a-seulement-2km/renfort-rebelles-seleka-bria-pour-ippy-24fevrier2019-7/” rel=”attachment wp-att-36294 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/renfort-rebelles-seleka-bria-pour-ippy-24fevrier2019-450×244.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016″ width=”450″ height=”244″ />Un renfort du FPRC à Bria. CopyrightCNC
Ndélé (République centrafricaine ) – après l’attaque foudroyante des rebelles du RPRC appuyés par des mercenaires soudanais du MLCJ contre les positions du FPRC ce matin, la ville de Ndélé est divisée en deux. Le RPRC et ses alliés occupent une partie, tandis que les FPRC occupent l’autre. La maison du chef d’État major du FPRC ainsi que celle du chef rebelle Abdoulaye Hissen sont incendiées, tandis que le véhicule du sultan de Ndélé est criblé des balles.
Décidément, la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran est loin de retrouver son calme d’avant. Avec l’attaque violente du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ) et ses alliés ce mercredi matin, tout porte à croire que les violences vont certainement se poursuivre dans les jours à venir.
Selon nos investigations, parmi les rebelles du MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE (MLCJ) qui sont arrivés lundi dernier à Ndélé au renfort du RPRC, de nombreux mercenaires soudanais y font partie. L’attaque de ce matin le prouve. L’objectif de cette attaque, de toute vraisemblance, n’est pas d’occuper la ville de Ndélé, mais de frapper durement des cibles bien identifiées dans la ville.
Ainsi, la maison du chef d’État major du FPRC a été incendiée, ainsi que celle du chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan. La police et la gendarmerie du FPRC ont également été incendiées. La maison du sultan de Ndélé a été ciblée, tandis que son véhicule est la cible des assaillants qui l’ont criblé des balles.
Pour l’heure, après une heure de combat, les rebelles Goula du RPRC et ses alliés Janjawid du MLCJ se sont repliés à l’ouest de la ville.
La tension est toujours palpable.
Aucun bilan humain n’est disponible pour le moment, mais des sources locales parlent des morts et des blessés dans les deux camps.
Grimari (République centrafricaine ) – Le village Pounangola, situé à une vingtaine de kilomètres de Wawa sur l’axe Grimari est sous tension intercommunautaire depuis ce mardi 10 mars suite à l’assassinat de deux femmes éleveurs peules la veille. Des rumeurs d’une attaque imminente des éleveurs peuls se font sentir, et le village se vide de ses habitants.
Le village Pounangola, situé sur l’axe Wawa et Grimari est sous tension intercommunautaire depuis hier mardi 10 mars à cause des rumeurs d’une attaque imminente des éleveurs suite à l’assassinat des deux femmes peules par un groupe des jeunes.
Selon des sources locales interrogées par CNC, la semaine dernière, deux jeunes chasseurs, habitants du village Pounangola, ont été assassinés par des éleveurs peuls alors qu’ils faisaient une partie de chasse à une dizaine de kilomètres de leur village.
En représailles, le lundi 9 mars dernier, deux femmes peules, venues faire leur approvisionnement dans le village Pounangola, ont également été assassinées par un groupe des jeunes.
Informés de la nouvelle, une dizaine des éleveurs peuls sont sortis dans le village pour récupérer les dépouilles des deux victimes afin de les enterrer dignement. Mais à leur arrivée hier, les populations, craignant des représailles, ont pris la fuite dans la brousse, laissant leurs habitations à la merci des éleveurs qui sont finalement rentrés sans faire des dégâts, selon des sources sécuritaires locales contactées par CNC.
Rappelons que dans cette région de la préfecture de Kémo, des conflits intercommunautaires sont quasiment réguliers entre les éleveurs peuls et les riverains à cause de vol de bétail ou du pâturage dans les zones agricoles.
Minusca-le-10-mars-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/les-déplacés-de-ndélé-dans-le-camp-situé-proche-de-la-minusca-le-10-mars-2020-par-cnc-450×338.jpg” alt=”Les personnes déplacées de Ndélé dans le camp situé proche de la base de la Minusca le 10 mars 2020. Photo CNC / CopyrightCNC.” width=”450″ height=”338″ />Les personnes déplacées de Ndélé dans le camp situé proche de la base de la Minusca le 10 mars 2020. Photo CNC / CopyrightCNC.
Ndélé (République centrafricaine ) – après l’arrivée massive du renfort des rebelles Goula du RPRC en provenance de la préfecture de la Vakaga le lundi dernier dont la présence a été signalée à 10 kilomètres de la ville de Ndélé, des combats ont repris ce mercredi matin entre le FPRC et le RPRC, poussant les populations civiles à nouveau vers les camps des déplacés.
Près d’une centaine des combattants rebelles Kara du MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE (MLCJ) , en provenance de la Vakaga sont arrivés dans les localités de Ndélé, préfecture de Bamingui-Bangoran, le lundi dernier au renfort de leurs alliés Goula du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ) . Ce mardi 10 mars, ils ont été accusés d’avoir assassiné trois personnes de l’ethnie arabe soupçonnées de connivence avec le FPRC.
Ce mercredi 11 mars, vers 6 heures du matin, les Goula du RPRC, appuyés par leurs alliés Kara du MLCJ, ont pris d’assaut les positions des rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC). Des combats sont en cours, plus violents qu’avant, avec d’épaisses fumées visibles partout dans la ville.
Pour l’heure, la maison du chef rebelles Abdoulaye Hissen et celle du chef d’État major du FPRC sont brûlées par les rebelles du RPRC et leurs alliés du MLCJ.
Hier, une forte délégation des personnalités des Nations unies et du gouvernement est arrivée dans la ville. Des pourparlers ont été organisés au domicile du sultan de Ndélé entre les belligérants. À la suite des négociations, le représentant du gouvernement demande aux déplacés de regagner leur domicile sans oublier que la majorité de ces déplacés n’ont plus d’habitation. Elles ont été incendiées lors des derniers affrontements dans la ville.
La Minusca, dans son communiqué de la semaine dernière, avait annoncé que des mesures sont prises pour protéger les populations civiles et empêcher l’arrivée à Ndélé des combattants rebelles en provenance d’autres villes de la région. Malheureusement sur le terrain, c’est tout le contraire. Des rebelles continuent d’arriver à Ndélé sur des motos, que ça soit du côté du FPRC que du RPRC.
Bangui (République Centrafricaine) – La gendarmerie vient d’arrêter deux autres membres du syndicat du ministère des affaires étrangères alors qu’ils se concertaient pour adopter une position commune face à l’arrestation de leurs trois responsables arrêtés et écroué, ce lundi 9 mars 2020, à la section des recherches et d’investigation (SRI) sur l’ordre du parquet de Bangui.
Le personnel du Ministère des Affaires étrangères en grève depuis plus d’une semaine à Bangui demande la libération de leurs collègues arrêtés à la Section de Recherche et d’Investigation. Les manifestants ont tenu une réunion pour décider de la prolongation ou non de leur mouvement de grève ce matin. C’est en ce moment que les éléments de la gendarmerie nationale sont intervenus pour une fois de plus arrêter deux autres dont une femme handicapée et un jeune. La femme handicapée sera libérée par la suite et son collègue maintenu aux côtés des autres arrêtés précédemment.
Cette réunion convoquée d’urgence devrait permettre d’adopter une position commune en raison d’arrestation des trois responsables syndicaux, à savoir :Messieurs Elie KONGBO, conseiller des Affaires Etrangères, KOYANGBO Jean Roger, conseiller des affaires étrangères et YAKOTA Léon, administrateur civil Adjoint, conseiller des Affaires Étrangères, sur l’ordre du parquet de Bangui a été confirmée, ce lundi 9 mars, par monsieur Assan Kassai ll, fonctionnaire au ministère des affaires étrangères.
Au total, 4 personnes sont déjà mises aux arrêts à la section des recherches et d’investigation (SRI). Pour rappel, le syndicat des travailleurs du ministère des affaires étrangères exige depuis quelques mois la reconnaissance de leur statut, le mouvement général du personnel en fonction des textes régissant le ministère etc.
Centrafrique.com/72668f3a-a7fe-4628-867f-6d2e5703eb12/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Départ du staff de l’ONG CNR de Ndélé le 9 mars 2020. CopyrightCNC.
Ndélé (République centrafricaine ) – Appelés au renfort par leurs alliés du RPRC, plusieurs dizaines des rebelles du MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE (MLCJ) sont signalés à 10 kilomètres à l’entrée de la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. La peur des nouveaux combats s’empare de la ville, des déplacés affluent dans les camps, tandis qu’une partie importante des humanitaires quittent la ville.
Décidément, la ville de Ndélé, située dans la préfecture de Bamingui-Bangoran et secouée depuis plus de 72 heures par des affrontements sanglants entre deux groupes armés rivaux, en l’occurrence le FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) et le RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ) n’est pas près de retrouver son calme d’avant. Des rumeurs de reprise des combats paralysent la ville, et le reste des populations commence à quitter leur domicile pour les camps des déplacés.
De sources concordantes, une soixantaine des motos, remplies des combattants rebelles du MLCJ, en provenance de la préfecture de Vakaga, sont arrivées à 10 kilomètres à l’entrée nord de la ville de Ndélé.
D’après les mêmes sources, ces rebelles sont arrivés à la demande de leurs alliés du RPRC, en débandade face à l’assaut de leurs rivaux du FPRC la semaine dernière.
Pendant ce temps, toute l’équipe de l’ONG internationale AMI et du PNUD ont quitté Ndélé 24 heures après celle du CNR (Conseil norvégien pour les réfugiés ) et de l’OIM.
Ce mardi matin, une délégation conjointe composée d’une cinquantaine des personnalités de l’Organisation des Nations Unies est arrivée à Ndélé pour évaluer, semble-t-il, le besoin humanitaire sur place.
Pour l’heure, aucun combat n’est signalé dans la ville, mais de nombreuses interrogations se posent dans la ville concernant la décision de la Minusca qui a annoncé qu’une mesure avait été déjà prise pour protéger les populations civiles et empêcher l’arrivée des autres combattants à Ndélé.
Alors, pour les observateurs, comment les rebelles du MLCJ ont pu quitter Vakaga pour arriver à 10 kilomètres de Ndélé alors que la Minusca se disait ferme sur sa décision ?
Minusca-et-des-ong-en-cours/sur-la-piste-de-laeroport-de-ndele-le-16-fevrier-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36318 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/sur-la-piste-de-laéroport-de-Ndélé-le-16-février-2020-par-CNC-450×337.jpg” alt=”Des casques bleus sur la piste de l’aérodrome de Ndélé le 16 février 2020. Crédit photo : CNC.” width=”450″ height=”337″ />Des casques bleus sur la piste de l’aérodrome de Ndélé le 16 février 2020. Crédit photo : CNC.
Ndélé (République centrafricaine)—
Alors que des milliers des déplacés fuyant les affrontements opposant deux groupes armés rivaux dans la ville de Ndélé sont abandonnés à leur triste sort depuis le déclenchement de la crise, l’arrivée de monsieur Bruce lorenz biber., chef de la délégation du CICR (Comité international de Croix-Rouge) en Centrafrique est considérée par certains comme une bonne nouvelle pour les trois mille (3000) déplacés qui se sont massésdepuis cinq jours devant la base de la Minusca à Ndélé.
Alors que la ville de Ndélé est relativement calme après 48 heures d’affrontements opposants les rebelles du RPRC, à majorité Goula, à leurs frères rivaux du FPRC à majorité Rounga, la situation humanitaire, de son côté, s’aggrave du jour en jour.
Selon une estimation faite par CNC sur le terrain, le nombre des déplacés pourrait atteindre trois mille (3000) dans le camp proche de la base de la Minusca.
Cependant, plusieurs déplacés ont indiqué à CNC qu’ils n’ont rien reçu depuis plusieurs jours, et leur condition de vie est de plus en plus dégradée.
Ce lundi9 mars, dans la matinée, l’arrivée de monsieur Bruce lorenz biber. suscite beaucoup d’espoir parmi les déplacés qui voient en luiun premier signe de l’arrivée prochaine de l’aide humanitaire dans la ville.
Sur le terrain, des sources sécuritaires ont indiqué à CNC que six personnes, soupçonnées d’appartenir au FPRC, ont été assassinées dimanche 8 mars à 5 kilomètres de Ndélé par les rebelles du RPRC.
Selon une source sécuritaire locale, les six personnes assassinées seraient de l’ethnie arabe et Sara. Pendant ce temps, au centre Ndélé, plusieurs corps sans vie des combattants jonchent encore le sol. Ce qui pourrait créer, à l’avenir, une grave crise sanitairepour les populations locales.
Aux dernières nouvelles, des rebelles du MLCJ, en provenance de Vakaga, sont arrivés ce lundi vers midi au renfort des combattants rebelles du RPRC à 10 kilomètres de Ndélé sur 60 motos, et la peur s’empare de la ville.
Au même moment,le staff humanitaire du Conseil danois pour les réfugiés (NRC) quitte la ville de Ndélé il y’a quelques minutes, tandis qu’une partie du personnel de l’OIM (organisation mondiale de l’immigration) plie aussi leur bagage et quitte la ville.
La tension monte brusquement de plusieurs crans dans la ville.
Centrafrique.com/flash-info-combats-de-ndele-le-prefet-en-fuite-sa-residence-occupee-par-les-rebelles/des-rebelles-du-fprc-saluent-leur-chef-militairement/” rel=”attachment wp-att-36611 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 11 aout 2017. Photo CNC. CopyrightCNC.
Bangui (République centrafricaine ) – Dans un communiqué publié ce dimanche 8 mars, le gouvernement de Firmin NGRÉBADA condamne fermement les affrontements entre deux groupes armés la semaine dernière à Ndélé, faisant plusieurs morts et des blessés, dont un employé de la Minusca.
Loin de calmer les esprits, le communiqué du gouvernement ne fait que soulever de nombreuses interrogations quant à l’impartialité du pouvoir de Bangui dans les conflits qui opposent les différents groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka à Birao, Bria et dernièrement à Ndélé.
Même si le gouvernement a repris textuellement une partie du communiqué de la Minusca pour condamner les agissements du FPRC dans les localités de Ndélé, il est aussi important de souligner que les combats avaient opposé deux groupes armés, notamment le FPRC ( Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ), à majorité Rounga, et le RPRC (Mouvement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), à majorité Goula.
Pour être clair, ce ne sont pas des factions Goula et Rounga du FPRC qui se sont affrontées à Ndélé comme indique le gouvernement dans son communiqué. Plus étonnant encore, le gouvernement mentionne que les affrontements ont eu lieu vendredi 6 mars alors que les combats avaient débuté depuis mercredi 4 mars suite à la mort d’un colonel du RPRC grièvement blessé par des éléments du FPRC à 10 kilomètres de la ville de Bamingui le lundi 2 mars.
Il y’a lieu de rappeler que le RPRC, composé exclusivement des Goula, est dirigé par Zacharia Damane, natif de Vakaga. Tandis que le FPRC, composé à majorité des Sara, des Arabes, des Tchadiennes et les Rounga, est dirigé par Noureddine Adan. Lors des derniers affrontements de Ndélé, toutes les autres ethnies vivant à Ndélé ont soutenu le FPRC en accusant les Goula du RPRC de vouloir détruire leur ville alors qu’ils sont natifs de Vakaga.
Les deux groupes rebelles, lors de ces affrontements, ont aussi commis des dégâts humains et matériels à Ndélé.
Ci-dessous, le communiqué intégral du gouvernement condamnant les affrontements qui ont eu lieu dans la ville de Ndélé la semaine dernière :
COMMUNIQUÉ DU GOUVERNEMENT SUR LA SITUATION DE NDÉLÉ
Le Gouvernement condamne fermement les affrontements meurtriers qui ont éclaté le vendredi 06 février 2020, entre des factions Goula et Rounga du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et ayant occasionné plusieurs victimes et la mort d’un des employés de la MINUSCA dans la ville de Ndélé, préfecture de la Bamingui-Bangoran.
Le Gouvernement présente sa compassion aux victimes et ses condoléances les plus attristées à la famille de la victime et à la MINUSCA, et rassure de tout son engagement à aider à la détermination des circonstances de cet assassinat odieux, dont les responsables seront recherchés et poursuivis devant les juridictions compétentes nationales et internationales.
Le Gouvernement demande expressément à la direction du FPRC, signataire de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en Centrafrique (APPRRCA), de mettre immédiatement fin aux hostilités et de cesser d’entraver par l’usage des civils comme des boucliers humains, les actions de la MINUSCA et l’achèvement de l’aide humanitaire.
Le Gouvernement tient à rassurer la population qu’il est en étroite concertation avec les garants et facilitateurs de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en Centrafricaine (APPR-RCA), afin de trouver une solution globale à la crise actuelle aussi bien à Ndélé qu’à Birao. Enfin, le Gouvernement salue les efforts de la MINUSCA et lui renouvelle par la même occasion, sa confiance, son soutien et réaffirme sa ferme volonté à poursuivre le partenariat avec elle, pour la mise œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, ainsi que l’exécution effective de tous les aspects de son mandat multidimensionnel.
Fait à Bangui ce jour dimanche 08 mars 2020.
Ange Maxime Kazagui Ministre de la communication Porte-parole du Gouvernement
Centrafrique.com/martin-ziguele-750×500/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.
Bangui (République centrafricaine ) – À peine investi candidat de son parti le MLPC à la prochaine élection présidentielle annoncée pour décembre 2020, l’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguélé et ses proches font l’objet des âpres compagnes de dénigrements sur les réseaux sociaux depuis la fin du congrès ordinaire de son parti.
Menée par une cellule restreinte de propagande anti-occidentale et anti-Minusca installée au cœur du pouvoir de Bangui au palais de la Renaissance en 2017, cette cellule, fondée et dirigée par le sulfureux burkinabé devenu ivoirien Harouna Doamba et animée par une dizaine des jeunes en quête de moyens de survie. Une fois réinstallée au stade 20 000 place, cette cellule pro-russe s’est permise d’attaquer les opposants démocratiques au régime de Touadera.
Dans une des réunions de cette cellule présidée par son fondateur Harouna Doamba dont un enquêteur de CNC a pu participer, celui-ci ordonne à ses employés de créer plusieurs avatars Facebook, des blogs fictifs, mais aussi et surtout des associations imaginaires dans les quartiers de Bangui à l’instar de : « La nouvelle du continent », « le monde en vrai », « le quotidien d’Afrique », « Association des sans voix centrafricaines pour la paix», et bien d’autres créées par le trafiquant des faux documents administratifs Arouna DOUAMBA.
C’est ainsi que le « Mouvement des Patriotes Centrafricains » ou encore « Le Cercle de réflexion pour l’essor de la Centrafrique », « Polélé infos », etc. ont pu voir le jour.
Après les compagnes de dénigrement menées par Harouna Doamba et son équipe contre les opposants démocratiques au régime de Touadera, la France et la MINUSCA, c’est au tour des proches de Martin ZIGUÉLÉ et de Martin ZIGUÉLÉ lui-même de recevoir de plein fouet ces attaques en règle contre leurs personnes.
« En se déclarant candidat contre son allié Faustin Archange Touadera, Martin ZIGUÉLÉ déclare déjà la guerre contre son allié Touadera et nous. À ce titre, il ne doit plus être considéré comme notre allié. Par conséquent, lui et ses proches doivent être traités et tractés comme les ennemis de la République» a déclaré ouvertement Harouna Doamba.
Pour un cadre du parti de Martin ZIGUÉLÉ contacté par CNC, « c’est une stratégie de communication politique développée par nos adversaires depuis 1993. À l’aube de chaque élection, pendant que nous dormons les yeux fermés, nos adversaires, eux, dorment les yeux ouverts pour jeter des discrédits sur nos candidats. Mais cette fois-ci, nous allons tout mettre en œuvre pour, non seulement démasquer ces bandes de sociétés médiatiques, mais pour leur répondre aussi coup par coup ».
Rappelons que le sieur Harouna Douamba est né au Burkina Faso et avait abandonné ses études dès l’âge de 10 ans avant de quitter son village natal au Burkina Faso pour rejoindre les villes en Côte d’Ivoire.
Devenu « Brouteur », c’est-à-dire un pro d’escroquerie sur Internet à l’âge de 17 ans, Arouna Douamba Atterri mystérieusement en Centrafrique, il est nommé miraculeusement à la présidence de la République, et devient par la suite un bras destructeur incontournable du régime.
À ce titre, avec les appuis multiformes que lui donnent le chef de l’État et certains membres du gouvernement, notamment le ministre de la Sécurité publique Henri WANZET LINGUISSARA, le ministre de la Justice Flavien M’Batta et la ministre des Affaires étrangères Sylvie Baïpo Temon, il est logé dans une suite à l’hôtel « la Couronne » à Bangui, nourri aux frais des contribuables centrafricains et mène des actions d’enlèvement de certains leaders d’opinion à Bangui et de subversion qui ne dit pas son nom.
Pour de nombreux Centrafricains, le chef de l’État tire lui-même les balles sur ses jambes avec ce genre d’individus peu scrupuleux.
Centrafrique.com/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Bamingui (République centrafricaine ) – À Ndélé, capitale provinciale de Bamingui-Bangoron, est toujours secouée par les dégâts de combats entre deux groupes armés rivaux, le FPRC et le RPRC. un employé de la Minusca a été assassiné, des véhicules et commerces des particuliers ont également été incendiés et pillés. La ville est toujours contrôlée par les rebelles du FPRC.
Même si les circonstances de l’assassinat de cet employé onusien n’ont pas été dévoilées par la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique), cette dernière n’a pas tardé de réagir dans un communiqué publié ce samedi 7 mars : « la #MINUSCA condamne énergiquement le meurtre d’un de ses employés dans la ville de @Ndélé, préfecture de la Bamingui-Bangoran (centre nord #RCA) « . Et de préciser que « Le corps sans vie du fonctionnaire , criblé de balles, a été retrouvé tôt samedi dans la brousse par la population ».
Pour la Minusca, cet acte criminel ne restera pas impuni. Le ou les auteurs présumés de cet assassinat seront arrêtés et traduits devant la justice tôt ou tard : « assassinat révoltant ne restera pas impuni. Le ou les responsables seront recherchés et poursuivis devant les juridictions compétentes. S’attaquer aux personnels des Nations Unies en fonction est un acte inacceptable ».
Par ailleurs, le représentant spécial du
Secrétaire général des nations unies a aussi réagi pour condamner cet assassinat et indique en outre qu’une enquête a aussitôt été ouverte pour déterminer les circonstances de ce meurtre odieux.
Alors que la ville de Ndélé est relativement calme ces dernières heures, les incendies et pillages de commerces des particuliers quant à eux se poursuivent malheureusement dans la ville. L’église catholique, de son côté, a annoncé dans la foulée le braquage de l’un de ses véhicules à Ndélé par les groupes armés.
Pendant ce temps, la Minusca annonce la reprise de patrouille de se Casques bleus dans la ville avec l’arrivée de renforts au soutien au contingent congolais qui sont depuis sur place.
Selon une source locale contactée par CNC, des pourparlers entre les belligérants vont se poursuivre avec le concours des notables locaux afin de trouver une solution durable et définitive à cette crise à Ndélé, poursuit-il.
Centrafrique.com/des-rebelles-du-fprc-saluent-leur-chef-militairement/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 11 aout 2017. Photo CNC. CopyrightCNC.
Ndélé (République centrafricaine) – les combats entre le FPRC et le RPRC sont devenus de plus en plus violents. Le préfet de Bamingui-Bangoran, de l’ethnie Goula, est aussi en fuite, sa résidence est assiégée par des rebelles du FPRC.
Éparpillés dans les localités périphériques de la ville de Ndélé, les combattants rebelles du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique), dirigé par Zacharia Damane, sont contraints de battre en retraite face à leurs adversaires du FPRC lourdement armés et bien organisés.
Le préfet de Bamingui-Bangoran, qui s’est brièvement présenté devant la base de la Minusca dans la matinée de ce vendredi, est aussi en fuite avec tous les éléments de sa sécurité. Sa résidence officielle est pour le moment occupée par des rebelles de l’unité spéciale du FPRC dirigée par Aroune Gaye. Son véhicule de service, abandonné aux rebelles lors de sa fuite, est récupéré par le FPRC.
Notons que le préfet de Bamingui-Bangoran est de l’ethnie Goula, et tous les éléments de sa sécurité sont aussi des rebelles Goula du RPRC.
Dans la journée du lundi 2 mars, un colonel Goula du RPRC a été agressé par des rebelles Rounga du FPRC. Il a succombé de ses blessures dans la nuit du lundi à mardi 3 mars de ses blessures, et ses proches exigent du FPRC l’exécution du présumé auteur de cet assassinat. Ce que le FPRC refuse catégoriquement, provoquant ainsi la tension intercommunautaire entre les deux groupes rebelles rivaux, en l’occurrence le RPRC, à majorité Goula, et le FPRC à majorité Rounga.
Rappelons que lors des derniers pourparlers avec les belligérants au domicile du sultan de Ndélé, un projet d’accord du soutien financier à la famille du défunt colonel du RPRC a été trouvé. Mais quelques minutes après l’arrivée des renforts des rebelles du RPRC dans la ville ce mercredi, ces derniers ont catégoriquement refusé l’offre et exigent du FPRC la tête du présumé auteur du crime.
C’est ainsi que des affrontements ont éclaté dans la journée du mercredi 4 mars faisant plusieurs morts et blessés dans les deux camps.
Entre temps à Bangui, le président Faustin archange TOUADERA et son gouvernement s’occupent tranquillement de leur affaire, laissant la tâche des négociations à la Minusca et aux notables locaux.
Centrafrique.com/3cb477e7-3525-40b3-a069-66b3908c8a24/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’Ambassadrice de l’UE en Centrafrique, Samuela Isopi et le ministre de l’économie et du plan, Félix Moloua lors de la signature de la convention de financement..
Bangui (République centrafricaine ) – Dans le cadre du soutien à l’organisation des élections couplées prévues pour le mois de décembre 2020, le gouvernement et l’Union européenne ont signé une convention de financement du processus électoral avec un montant de 15.5 millions d’euros dont 14.75 millions d’euros au Fonds Commun multi-bailleurs géré par le PNUD, et une autre partie au expertises techniques de l’ÂNE, qui est également prévue dans le cadre de cet appui pour un montant de 500.000 d’euros.
La cérémonie de signature de ladite convention a eu lieu à la présidence de la République, en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera et l’ambassadrice de l’UE en Centrafrique Samuela Isopi, ce vendredi 6 mars 2020
À travers le financement du 11e fonds européen de développement (FED), l’Union européenne poursuit son soutien à la consolidation du processus démocratique en République centrafricaine à travers la signature de cette convention de financement à hauteur de 15.5 millions d’euros pour le soutien à l’organisation des élections présidentielles, législatives et locales, en 2020 et 2021.
En effet, l’Union européenne devient ainsi le premier bailleur et partenaire engagé avec des fonds concrets, mis à la disposition de la RCA à hauteur d’environ 50% des besoins financiers et prévus pour l’organisation de ce processus électoral déjà enclenché.
Ce financement supplémentaire, témoigne à suffisance la volonté et l’engagement des 27 États-membres de l’UE à l’endroit de la République centrafricaine, « l’évènement d’aujourd’hui marque la réalisation matérielle de l’engagement pris par l’Union européenne à contribuer au financement et donc à la tenue effective des élections de 2020-2021 », a déclaré Samuela Isopi, ambassadrice de l’UE en RCA qui ajoute que cette cérémonie permet un nouveau jalon sur le chemin de la RCA vers une sortie définitive de son histoire de crises politiques et sécuritaires, « l’apport d’une contribution financière déterminante pour le déroulement et la réussite des prochaines élections, les premières après le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-elle réitéré.
Malgré que plusieurs observateurs politiques doutent de la tenue de ce processus électoral par rapport à l’occupation d’une grande portion du territoire par les groupes armés qui continuent de dicter leur loi, la cheffe de la délégation de l’UE quant à elle, a dissipé le doute qui plane dans la tête de ces derniers.
« Mais nous sommes convaincus que l’ÂNE au su capitaliser les leçons apprises et saura bâtir sur cette expérience. Quels que soient les défis politiques, logistiques et sécuritaires, déjà relevés en 2015-2016 dans une situation plus compliquée que celle d’aujourd’hui, l’Union européenne est convaincue que la tenue des élections 2020 n’est pas seulement possible, mais elle est indisponible », a-t-elle indiqué sans passer par quatre chemins.
Du côté gouvernement, représenté par Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, a reconnu, que la signature de cette convention de financement entre le gouvernement et l’UE, constitue une étape cruciale et décisive dans la marche vers la consolidation de la paix et de la gouvernance démocratique en République centrafricaine à travers le démarrage d’un certain nombre d’activités prévues dans les différentes étapes du processus électoral.
La signature de cette convention de financement entre le gouvernement et l’UE vient compléter le premier programme d’appui au processus électoral.
Il s’agit du programme de consolidation de la démocratie (UE-PCD), mis en œuvre par l’agence belge de développement ENABEL, par lequel l’UE a déjà engagé 2 millions d’euros destinés au financement des opérations logistiques préélectorales, entre autres le déploiement de l’opération de cartographie, la contribution à la mise à niveau du centre de traitement des données par l’achat d’équipements informatiques complémentaires et la contribution à l’autonomisation des démembrements de l’ÂNE au niveau des préfectures et des sous-préfectures.
Centrafrique.com/femmes-de-bria-marche-de-la-journee-internationale-des-femmes-du-8mars2019-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marche des femmes de Bria lors de la journée internationale de la femme le 8 mars 2019. Photo CNC / Moïse Banafio
Bangui (République centrafricaine ) – La journée internationale de la femme est une tradition héritée de 90 ans de lutte pour l’égalité des sexes et la justice des genres, elle est célébrée dans le monde entier chaque année le 8 mars.
En Centrafrique, cette journée a pris depuis quelques années une nouvelle dimension. Le mouvement féministe centrafricain est en plein essor, il a été renforcé par plusieurs campagnes soutenues par la section genre de la Minusca portant sur la promotion du droit des femmes, la lutte contre les abus sexuels ou encore la participation au processus politique et économique du pays.
De plus en plus, le 8 mars est le moment idéal pour réfléchir sur la condition des femmes en Centrafrique avec la mesure des progrès réalisés et la célébration des actes de courage et de détermination de celles qui jouent au quotidien un rôle essentiel au pays de Boganda.
En dépit de certains progrès, tout le monde s’accorde à reconnaître que la situation de la plupart des femmes et des filles du pays évolue extrêmement lentement. Les nombreux obstacles rencontrés tant sur le plan juridique que sur le plan culturel semblent immuables. Les femmes et les filles sont les premières victimes de la crise centrafricaine subissant des formes diverses de violence et d’agression chez elles comme dans les lieux publics.
On se souvient du 25 novembre dernier où l’ONU Femmes, le PNUD, l’Unicef et la MINUSCA se sont mobilisés avec le Gouvernement centrafricain autour du thème « tolérance zéro aux viols et protection des survivantes/victimes dans notre société pour le relèvement socioéconomique et la consolidation de la paix » pour attirer l’attention des uns et des autres et susciter l’engagement populaire.
2020 sera une année charnière dans la promotion de l’égalité des sexes dans le monde, puisque la communauté internationale évaluera le 8 mars prochain les progrès réalisés en faveur des droits des femmes depuis l’adoption il y a 20 ans de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité, et ce sera aussi l’occasion de fêter le 10ème anniversaire de la création d’ONU Femmes.
A Bangui, les initiatives sont nombreuses pour défendre cette cause, l’une des dernières en date est la mise en place d’une plateforme de femmes issue de la société civile qui vise à s’impliquer davantage au sein de la Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation (CVJRR) pour qu’une parité soit effective afin que la voix des femmes soit entendue comme il se doit.
Une tradition centrafricaine fait aussi de cette journée un moment privilégié pour offrir un pagne voire une nouvelle tenue en témoignage de sa reconnaissance pour une mère ou belle-mère, de son amour pour une épouse.
Au-delà des gestes symboliques, le 8 mars constitue l’opportunité de susciter une prise de conscience pour parvenir à l’égalité des sexes et au respect des droits fondamentaux pour toutes les femmes et les filles de Centrafrique.
Centrafrique.com/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (République centrafricaine ) – La notion de la liberté d’expression qui parait très abstraite et ambiguë dans la pratique est une notion fondamentale définie par les déclarations universelles des droits de l’homme de 1948 ( article 19 ), la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, et reprise dans le préambule des constitutions à travers le monde. Cette liberté d’expression est un corollaire de la liberté de la presse, d’opinion, de réunion, de manifestations etc…Ce droit fondamental et constitutionnel est reconnu à tous les citoyens à l’exception de certaines catégories professionnelles y compris l’armée.
C’est dans le contexte socio-politique tendu que traverse notre chère nation qu’un officier général de l’armée centrafricaine, ancien chef d’état major s’est illustré par une déclaration citoyenne digne d’un réquisitoire qui met en péril le bilan du pouvoir. Cette prise de conscience tardive de cet officier général a mis en exergue la célèbre maxime du capitaine Jerry Rawlings ancien président de la république du Ghana qui déclare : « lorsque le peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’armée de rendre au peuple sa liberté ». Cette maxime qui s’apparente à un appel à l’armée nationale de sortir des casernes est applaudie par les uns considérés comme détracteurs du pouvoir et critiquée par les autres. Ne maîtrisant pas les limites de la liberté d’expression surtout quand il s’agit d’un militaire, le citoyen lambda s’interroge :
À qui profitent les agitations et la sortie médiatique de cet officier supérieur de l’armée centrafricaine ? Peut-on évoquer la filiation légitime de l’officier général au président du parti politique KNK pour justifier cette énième sortie médiatique ? Pourquoi cette sortie médiatique fracassante à la veille des prochaines échéances électorales ? Ce réquisitoire accusateur est-il un tremplin pour l’officier général de se lancer en politique ?
Sentant la fin du règne actuel, s’agit- d’un positionnement politique ou d’un repli tactique ? Soucieux de la sécurité du pays, n’était-il pas à l’état major ou dans la sphère de décision quand un grand nombre de militaires sont admis à la retraite alors que le pays en avait encore besoin ?
N’étant pas un citoyen ordinaire, qu’à t-il fait de son devoir ou obligation de réserve ? A l’époque glorieuse où l’officier supérieur était chef d’état-major de l’armée centrafricaine, pourquoi n’avait-il pas cette lecture politique pour défendre les intérêts vitaux du peuple ? Que compte faire ultérieurement notre supra officier général après cette déclaration incendiaire ? Si cet officier général compte des adeptes dans les rangs de l’armée nationale, quel sera l’avenir de cette armée encore fragilisée ?
Au delà de ces innombrables questionnements du citoyen lambda, cette déclaration qui fait l’objet de notre analyse peut être assimilée à un acte de rébellion contre les autorités établies sachant qu’un officier général de l’armée centrafricaine même à la retraite est toujours soumis à l’obligation de réserve. Il est évident que la notion du droit de réserve n’est pas circonscrit par les textes législatifs et règlementaires en vigueur mais la tendance doctrinale punit de sanctions disciplinaires en tenant compte de la fonction occupée par le général, l’objet et la finalité de ses déclarations ainsi que le mode de diffusion de la déclaration.
En outre, après un tel discours inspiré de la maxime du capitaine Jerry Rawlings qui met en exergue la libération par l’armée d’un peuple opprimé par les autorités, nous tenons à mettre en garde contre toute prise de pouvoir par la force en violation des dispositions constitutionnelles car cette pratique remettra en cause nos fragiles acquis démocratiques et par voie de conséquence les efforts de la communauté internationale.
Pour finir, nous tenons à rappeler l’opinion nationale que le discours de notre officier général est salutaire même si la prise de conscience est tardive par rapport à la souffrance du peuple mais un chef militaire doit protéger le peuple quand il détient encore les leviers de sa politique à l’instar du défunt général ivoirien Robert Gueï alors chef d’état major des armées qui avait désobéit au pouvoir de faire sortir l’armée pour contenir une violente manifestation de la population.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/bd6e035f-7d8b-4bbc-87de-8db5d14f3e00/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le général de division Ludovic Ngaïféi, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) à Bangui.
Bangui (République centrafricaine ) – L’ancien Chef d’Etat-Major des armées, le Général de Division Ludovic Ngaifeï, sort de son silence et dresse un tableau assombri de la politique sécuritaire hasardeuse de Touadera au pouvoir aujourd’hui près de 5 ans. Dans un document intitulé « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre », en date du 03 février, ce haut gradé de l’armée nationale a su trouver avec des mots adéquats pour décrire la situation parfaite dans laquelle le mathématicien a plongé le pays.
Voici l’intégralité du document : ‘‘ Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre’’, par le Général Ludovic Ngaifei
PREAMBULE
Il vous souviendra qu’il y a exactement deux ans je prenais ma plume pour vous entretenir sur un prétendu limogeage du Chef d’Etat- Major que j’étais.
Aujourd’hui, je reprends ma plume pour m’exprimer cette fois ci sur les sujets brulants de l’heure car comme je disais, il y a deux ans, se taire pour laisser faire les choses, c’est laissé notre cher et beau pays aller dans une direction qui ne dit son nom.
C’est donc en prélude à un point de presse dont je me propose d’animer prochainement que je me permets de mettre en ligne mais aussi à la lecture du public à travers certaines presses écrites de la place ces quelques questionnements et réflexions en guise de propos liminaires.
Deux questions me viennent à l’idée et mérite d’être posées :
Que devons- nous faire face à la situation actuelle de ni paix ni guerre qui perdure dans notre pays.
Faut-il allé cout que cout aux élections prochaines juste pour satisfaire les désidératas de la communauté internationale.
Enfin, étant soldat, j’ai cette ultime réflexion qui me vient de ce que disait l’ancien Président du Ghana Jerry RAWLINGS je cite : lorsque le peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’Armée de rendre aux peuples sa liberté. Sommes-nous dans ce cas de figure ?
Vous témoignant de la reconnaissance pour votre disponibilité et, pour l’heureuse occasion que vous (les médias) allez m’offrir très prochainement pour m’entretenir avec vous de ce triste sort qui s’abat sur le pays et son peuple,
Je voudrais, en ce début d’année 2020 pleine d’espoir et d’incertitudes, vous souhaiter à vous, ainsi qu’à vos familles et, à travers vous, à l’ensemble de la population Centrafricaine, mes vœux de courage, de persévérance, d’endurance et de foi en l’avenir.
En effet, mes biens chers Compatriotes, il y a exactement plus de deux ans, que j’ai eu à conférer avec vous, en tant que Chef d’Etat-major Général des Armées, de l’Armée de notre pays, de notre Armée, pour lever le voile sur certaines confusions que les ennemis de la paix et de la Sécurité, les manipulateurs patentés, ont tenté de jeter sur cette noble Institution.
Au-delà de cette mise au point, je n’avais pas manqué, dans le cadre de l’exercice de la mission que le pays, à travers l’Etat, m’a confiée, d’attirer l’attention de mes supérieurs, entendez le Chef Suprême des Armées, Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et, le Ministre de la Défense sans oublier mes collaborateurs, sur ce qui devrait être fait, dans le cadre de la réglementation et de l’orthodoxie militaires pour garantir au pays et au peuple, paix et Sécurité nécessaires à toutes initiatives de développement.
Dans la discrétion la plus totale, dans la subordination, une des vertus de l’Armée, j’ai essayé de faire de mon mieux en espérant que d’un jour au lendemain, la raison allait guider les actions de notre Armée vers son objectif ultime et sublime à savoir, la défense de l’intégrité territoriale et la protection des citoyens et de leurs biens. Hélas ! J’avoue que j’ai été incompris jusqu’à mon départ de la tête de notre Armée.
Et, même débarqué de l’Etat-Major, je n’avais pas manqué, par devoir national et de conscience, d’apporter à qui de droit, ce que je croyais être mes contributions, pour une sortie définitive de ce cycle infernal de misère imposée au peuple mais, j’ai été déçu.
Aujourd’hui, en observant et en suivant les cris des mamans qui pleurent leurs maris et enfants, les cris des pères qui pleurent leurs épouses et enfants, les gémissements des agriculteurs qui voient leurs plantations dévastées par les troupeaux des bergers étrangers en armes sans cœurs, les supplications des bergers peulhs Centrafricains spoliés de leurs bétails, les courses folles des vieillards, handicapés et aveugles dans la brousse et, tous ces artisans miniers chassés de leurs chantiers,
J’ai tenu, en âme et conscience, vouloir échanger très prochainement avec vous, Professionnels des Médias, vous qui avez le pouvoir de porter haut et à toutes les extrémités du pays et pourquoi pas du monde, ma vision de cette crise entretenue et qui dure déjà trop longtemps, en dépit des armées du monde mobilisées à cet effet.
Que cherche le Général Ludovic NGAÏFEI ? Le Général Ludovic NGAÏFEI veut-il faire un coup d’Etat ? Ludovic NGAÏFEI est-il candidat aux élections ou fait-il la politique ? Me diront les laquais, les agents de la manipulation, les défenseurs patentés du mensonge entretenu comme mode de gouvernance sans se soucier de ce que, chaque jour, leurs comportements font que la vie des dizaines de Centrafricains est emportée dans l’au-delà.
Se taire pour échapper à ce genre de critiques, c’est se rendre aussi coupable des complots planifiés pour décimer le peuple et en même temps, piller les richesses et les ressources du pays car, coopérer avec le mal est un acte plus criminel que le mal lui-même.
Ainsi, loin des penchants ou aspirations politiques, ce qui d’ailleurs ne m’est pas interdit en tant que citoyen car l’avenir seul nous le dira, ma démarche et ma logique s’inscrivent dans l’idéal militaire motivé par :
La Mission de l’Armée
Sans vouloir donner l’impression de théoriser cette noble Institution qui est avant tout, une création divine et Dieu lui-même en est le Chef Suprême, Cf. Josué 25 : 13-15 avant d’être une œuvre humaine au service d’un pays et dont les chefs d’Etat en sont les Chefs Suprêmes, l’Armée joue toujours un double rôle à savoir :
Le rôle de protection des personnes et des biens,
Le rôle de défense et de sauvegarde de l’intégrité du territoire.
Ainsi compris, admis, respectés et mis en œuvre comme tels avec les plus grands soins, l’Armée de tous les temps, sous tous les régimes a eu, dans les pays des hommes sérieux et, dans des circonstances graves et extrêmes, à jouer le rôle et le devoir de participer au maintien de l’ordre.
C’est dans cet esprit et à juste cause que :
L’Armée Américaine a tout mis en œuvre pour venir à bout de Ben Ladden après les frappes de Word Street Center ;
L’Armée Française renforcée par les anciens militaires à la retraite rappelés a réussi à neutraliser les terroristes ayant envahi la Côte d’Azur ;
L’Armée Tchadienne a toujours repoussé les fréquents assauts des rebelles ;
L’Armée Camerounaise veille sur l’intégrité de son territoire en même temps qu’elle repousse les rebelles ;
L’Armée des deux (02) Congo assurent la protection de leurs peuples tout en sauvegardant l’intégrité de leur territoire respectif ;
L’Armée de la Guinée Bissau vient de mettre de l’ordre au désordre électoral…
Tous ces exemples non exhaustifs qui précèdent, montrent à suffisance, le rôle important qu’une Armée joue au sein d’une nation ou pays. Qu’il s’agisse du point de vue de Dieu que du point de vue des hommes, la mission de l’Armée se rapporte toujours à la protection des personnes sacrées et créées à l’image de Dieu ainsi que de leurs biens et, à la Défense de l’intégrité du territoire car, à un peuple, un territoire.
L’Inertie de l’Armée Centrafricaine face au péril du peuple et à l’occupation du territoire par des mercenaires et rebelles étrangers.
Mon deuxième point de motivation découle du fait que l’Armée de notre pays, donne l’impression d’avoir dérogé volontairement ou non, à sa double mission, celle de protéger d’un côté, le peuple et ses biens et, de l’autre, d’assurer la défense du territoire national.
Aussi, importe-t-il de souligner, que l’Armée est une Institution qui fonctionne sur la base des règles rigides de discipline et d’éthique. De ce point de vue, son opérationnalité en temps réels, relève du seul commandement de son chef Suprême qui instruit son chef d’Etat-major qui à son tour, lui rend compte de la mission exécutée.
Or, il se trouve malheureusement qu’en Centrafrique, pays meurtri par les mouvements rebelles, et, en dépit des promesses faites par les forces en présence, les insurgés ou les Anti-Balaka et les agresseurs ou la coalition des rébellions Séléka, de déposer les armes une fois un régime démocratiquement élu, est installé, l’on constate paradoxalement, que le nombre de mouvements rebelles a augmenté avec de réarmements inquiétants depuis quatre (04) années et, cette Armée est restée aujourd’hui sans moyens de commandement, d’organisation logistique en vue d’y répondre.
Au mieux, devant l’inertie observée, le tout doublé de l’hésitation d’une option militaire, le Chef Suprême de l’Armée ayant choisi l’option de la négociation, les Forces Onusiennes, qui avaient la mission de procéder au désarmement forcé des belligérants depuis le 05 Décembre 2013, avec l’interposition de la Sangaris, se sont réinvesties dans d’autres domaines d’activités dont la préparation et la tenue des assises ayant accouché les Accords de Paix de Khartoum signés le 06 Février 2019 et bientôt à l’accompagnement des opérations électorales.
Et, nonobstant lesdits accords auxquels l’on fait abusement références et qui servent de fonds d’activités de sensibilisations et de formations, la paix, la sécurité et la stabilité restent encore au niveau du rêve à cause des tueries chaque jour perpétrées sur les paisibles populations sans défense d’une part, et d’autres part, les pillages des richesses, destruction des champs, spoliation des bétails des éleveurs nationaux.
L’on relève aussi par ailleurs, que les quelques détachements militaires envoyés dans les arrières pays sans un minimum requis et dans un dénuement total, sont tenus à une forme de forces en présence sans une mission du type opérationnelle comme si, tout est mis en œuvre pour assurer la pérennité des crises en Centrafrique. Dieu merci, il a fallu le jour anniversaire de l’an ‘‘Un’’ des Accords de Paix, pour que le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées, prenne conscience de la gravité de la situation pour déclarer, qu’il usera désormais de la fermeté, (sic !).
Après ce développement sommaire, je ne doute pas un seul instant, que la question future qui me sera posé en premier lieu car, elle préoccupe et hante les hommes politiques en quête du Pouvoir et, qui s’organisent déjà à travers des alliances et coalitions diverses, est celle des élections de 2021.
A cette question, je répondrai qu’elle est très loin des attentes et préoccupations de la multitude des Centrafricains réduits à l’esclavage sur leur propre territoire et, qui subissent les atrocités de ces mercenaires sans cœurs se comportant en territoire conquis. De mon humble avis ce serait indécent d’aller battre campagne et faire des promesses non tenues déjà faites il y bientôt cinq ans devant une population qui n’a que ses yeux pour pleurer et le ventre vide depuis longtemps : pitié, un peu de sens de l’humanisme.
Là encore, je vous invite à lire les regrets du Président Laurent GBAGBO, pour avoir organisé les élections sous pression de la communauté internationale sans le désarmement promis des rebelles et, pour les avoir intégrer dans le Gouvernement*. Et, vous comprendrez aisément, combien nos hommes politiques qui hier, ont négocié, encouragé, soutenu et applaudi l’avènement des Séléka déchantent aujourd’hui.
Les attentes et préoccupations du peuple Centrafricain pour parler franchement et dans la vérité, se résument aux questions de Sécurité, de Paix et de Pain, en un mot, le droit à la vie qui reste et demeure, le droit le plus essentiel de tous les droits de l’Homme.*[1].
C’est pourquoi, en écoutant les cris et les pleurs des Centrafricains délaissés et abandonnés, en contemplant les décombres et les marres formées de mélange de larmes et du sang des Centrafricains chaque jour, tués de la manière la plus abominable et, en réalisant que rien n’est perdu d’avance et que l’espoir reste encore à la portée du peuple souverain, je voudrais m’adresser à la conscience et à la sensualité de mes frères Centrafricains à commencer par :
Mes frères d’Armes
A mes frères d’Armes, qu’ils soient en activité ou à la retraite, qu’ils soient sous l’effet des frustrations dans le camp des Séléka ou Anti-Balaka, je leur dis simplement, que le devoir national interpelle notre conscience de soldats engagés pour écouter et répondre à la voix de la Patrie qui nous appelle maintenant. Vaincre ou mourir, devons-nous tourner le dos au peuple qui agonise sous les atrocités des mercenaires étrangers et qui appelle son Armée au secours ?
Les Dirigeants et les Hommes Politiques
A ceux-là, je leur demande de transcender leurs particularités, leurs égoïsmes et leurs contradictions internes, pour affronter les ennemis, en vue de sauver notre pays et d’accélérer à son processus de développement afin d’aboutir directement à la paix et au bonheur.
Aux uns, je rappelle que depuis que le monde est monde et sous ces cieux, il n’y a jamais eu un régime éternel. Par conséquent, le peuple pour le compte de qui ils gouvernent, devrait constituer la pièce maîtresse de préoccupations de leurs actions politiques et non l’enrichissement personnel.
Aux autres, je les exhorte à fonder leurs alliances autour de ce qui unit et donc l’intérêt général afin que dans une dynamique illuminée par les attentes du peuple, ils puissent bâtir la nation et non la détruire pour des intérêts partisans.
L’Eglise
A ce niveau précis, je voudrais prendre l’Eglise à témoins, de toutes les malédictions qui s’abattent sur nous. Qu’elle soit Catholique, Protestante, Baptiste, Islamique, Bahaïe et autres, le Seigneur n’a-t-il pas déclaré qu’un royaume ou pays divisé contre lui-même est dévasté ? Et qu’une maison ou ville divisée contre elle-même ne peut subsister ?
Alors ! L’heure est venue pour que l’Eglise joue pleinement son rôle de sel et de lumière dans cette nation plongée dans l’obscurité de la haine et de la méchanceté afin de permettre, au peuple Centrafricain dans son ensemble, de revenir vers Dieu le Créateur, avec un cœur de repentance individuelle et collective, seule condition pour jouir de la plénitude du bonheur promis.
Le Peuple
Frères et Sœurs Centrafricains, vous qui voyez couler dans vos veines, le sang de ZO KWE ZO, le sang de l’unité ; vaillante et laborieuse population Centrafricaine replongée dans la servitude et l’esclavage,
Il y a quatre (04) ans, nous étions appelés à l’exercice démocratique, en choisissant un fils du pays pour défendre nos intérêts, l’intérêt de la République Centrafricaine. Ce dernier est un homme comme tous les autres dotés de qualités et de défauts, de forces et faiblesses mais Il est temps que nous puissions sans passion lui demander, où allons-nous avec ce tableau peu reluisant avec ses cohortes de scandales financiers, de corruption au niveau de notre auguste Assemblée Nationale pour ne citer que ces cas ou plus d’un se demande : faisons-nous vraiment du sérieux pour notre pays ? Qui doit prendre une décision pour arrêter tout cela.
Elu pour être au service du peuple, nous pensons qu’il nous doit, non seulement des explications mais aussi trouver les solutions idoines car ceci est un devoir de sacerdoce vis-à-vis du peuple et non de dire que ce sont les juges ; cela revient à ce que le Président du Ghana a dit et que j’ai cité plus haut.
Aujourd’hui et plus que jamais, je veux que notre droit et notre sécurité pondent comme l’aurore, pour que nous rebâtissions et relevions les fondations de notre pays.
Aujourd’hui et plus que jamais, nous devons être des réparateurs des brèches, des restaurateurs des ruelles et des sentiers que nous y habitons.
A l’unissons, vaincre ou mourir, nous devons combattre sans relâche, avec la force de nos âmes et de nos esprits, ceux qui nous ont spoliés ; ceux qui ont arraché nos champs et nos prairies ; ceux qui ne connaissent pas le chemin de la paix ; ceux qui s’habituent au crime aux détournements, à la gabegie et à la corruption ; ceux dont on retrouve le sang des Centrafricains sur les pans de leurs vêtements.
Mettons-nous debout. Redevenons une force. Ne nous laissons pas couvrir par les ténèbres.
Aujourd’hui et plus que jamais, nous devons accéder au renouveau total, pour défricher dans la paix et la sécurité nos champs ; pour paître notre bétail dans la paix et la sécurité, pour éduquer et instruire nos enfants dans la paix et la sécurité, pour disposer de nos forêts, de nos sites miniers dans la paix et la sécurité.
Mettons-nous debout. En plein jour, montons à l’offensive contre ceux qui mangent notre moisson et notre pain ; ceux qui tuent et violent nos filles et fils ; ceux qui mangent nos troupeaux et bétails et qui s’abreuvent à nos cours d’eau ; ceux qui démantèlent nos frontières et nos places fortes ; ceux qui font la ruse en prétextant défendre notre cause et assurer notre sécurité alors qu’ils viennent en armes pour nous détruire et nous déstabiliser.
Mettons-nous debout. Reprenons notre avenir en mains. N’acceptons plus d’être la proie de ces prédateurs.
Soyons unis et combattifs pour reprendre notre pays ; soyons unis et combattifs pour être des vrais hommes de la restauration de la nation Centrafricains ; Soyons unis et combattifs pour porter nos rêves ; Soyons unis et combatifs pour reprendre notre droit ; Soyons unis et combattifs pour changer l’humeur nationale ; Soyons unis et combattifs pour combler les fossés de la paix, de la sécurité, du vivre ensemble, de la liberté, du droit d’accès à une justice saine et équitable qui nous séparent ; Soyons unis et combattifs pour permettre à la liberté de retentir.
Les Professionnels des Médias
Enfin à vous, mes bien chers compatriotes, professionnels des Médias, vous qui disposez du quatrième Pouvoir dans le pays ; le Pouvoir d’informer, le Pouvoir de conscientiser, le Pouvoir de mettre à la lumière toute vérité cachée ou tronquée. Je n’ignore pas que la force de vos plumes peut blesser, meurtrir des familles et conduire parfois aux suicides.
Je ne peux que compter sur votre sens élevé de patriotisme et de nationalisme, pour enquêter objectivement sur les questions d’Etat. C’est le seul et le puissant moyen, de vous rendre compte dans le cas d’espèce, qui, des hésitations des Forces Onusiennes et l’Inertie du Gouvernement devant les souffrances extrêmes des Centrafricains, est responsable, alors, vous saurez réorienter vos critiques sur les vraies cibles qui pourront édifiées tout le monde.
Pour conclure, je reprécise, que je ne suis ni tenté par le Pouvoir moins encore, je n’ai aucune intention de nuire à qui que ce soit. En tant que soldat loyal, fruit des entrailles de cette nation et de son peuple en pleine destruction, ma conviction et mes vœux les plus ardents, c’est que,
Devant cette agression qui nous replonge dans un néocolonialisme sauvage et que personne ne veut la déclarer ni la qualifier comme telle, nous devons par devoir d’hommes libres, nous lever comme un seul homme, pour débarrasser notre pays et notre peuple de ces bandes de criminels, ensuite, libérer notre territoire des tonnes d’armes dissimulées dans le pays avant de ménager dans la paix et la quiétude, la gestion sûre et saine de notre cher et beau pays.
Je vous remercie.
[1] Cf. Laurent GBAGBO selon François MATTEI. Pour la vérité et la justice. Côte d’Ivoire : Révélation sur un scandale Français. Edition du Moment 2014.
Centrafrique.com/la-ville-de-birao-sous-tension-suite-aux-rumeurs-dune-contre-offensive-imminente-du-fprc/des-dizaines-des-combattants-de-lex-coalition-seleka-dans-un-pick-up-lourdement-armes-en-patrouille/” rel=”attachment wp-att-35110 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration des rebelles de la Seleka. CopyrightDR
Ndélé (République centrafricaine ) – Les combats ont repris ce vendredi matin dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, entre les combattants rebelles du RPRC, à majorité Goula, et leurs frères rivaux du FPRC à majorité Rounga. Plusieurs habitations sont incendiées, et des milliers des déplacés se sont massés devant la base de la Minusca proche de l’aéroport.
Après l’échec des négociations entamées par les notables locaux et soutenues par la Minusca, les deux groupes rebelles rivaux ont reçu chacun, dans la journée du jeudi 5 mars, des renforts venus de la ville de Birao et d’autres localités environnantes.
Vers 5 heures du matin, ce vendredi, des détonations d’armes des rebelles se font entendre, et les affrontements ont repris entre les deux groupes.
Pour l’heure, les combats sont signalés à plus de cinq kilomètres de la ville de Ndélé où les rebelles Goula se sont retranchés après l’offensive du FPRC contre leur position.
Pendant ce temps, au centre Ndélé, plusieurs habitations appartenant aux Goula sont incendiées et leurs biens sont pillés par des groupes d’individus identifiés comme des proches du FPRC.
Cependant, des milliers des déplacés, à majorité Goula se sont rassemblés devant le bas opérationnel des forces de la Minusca proche de l’aéroport.
Le préfet de Bamingui-Bangoran, de l’ethnie Goula, est présentement dans le camp des déplacés.
Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible, mais des sources hospitalières parlent déjà des morts et de blessés dans les deux camps.
Centrafrique.com/ministre-sylvie-baipou-temon-et-livoirien-arouna-douamba-par-cnc-le-6-mars-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpou TEMON à gauche et son bras droite le Burkinabé grandi en Côte d’Ivoire Arouna Douamba. Photo CNC le 6 mars 2020.
Bangui (République centrafricaine ) – L’actualité en République Centrafricaine est polluée depuis quelque temps par le feuilleton de délivrance des faux passeports diplomatiques impliquant plusieurs personnalités politiques nationales et un réseau de mafieux bien identifié dans la capitale. La dernière affaire en date, c’est la délivrance d’un autre passeport diplomatique à un ressortissant iranien dont l’actuel ministre des Affaires étrangères est directement cité. Enquête spéciale du CNC.
Depuis l’accession du professeur Faustin Archange TOUADERA au pouvoir en mars 2016, le ministère centrafricain des Affaires étrangères est devenu un gigantesque marché public de vente des passeports diplomatiques aux étrangers.
Après le scandale des faux passeports diplomatiques centrafricains délivrés au célèbre tennisman allemand Boris Becker, puis celui de la domestique de la ministre des Affaires étrangères Sylvie Baïpo Temon et bien d’autres, c’est le tour d’un ressortissant iranien, M. Dantism Sharam de se voir délivré un vrai-faux passeport diplomatique centrafricain, signé par la ministre des Affaires étrangères Sylvie Baïpo Temon en date de 27 février 2020. L’affaire tourne au vinaigre, et de hauts cadres du ministère des Affaires étrangères sont arrêtés. Une information judiciaire a été ouverte. Mais que s’est-il réellement passé ?
Monsieur Dantism Sharam, un investisseur au profil douteux.
Dans le cadre de son mémorandum d’entente signé avec le ministère de la Santé en février 2018 pour la construction des centres hospitaliers à Bangui, monsieur Dantism Sharam a fait de nouveau un déplacement dans la capitale centrafricaine le 18 février dernier. Selon lui, sa visite à Bangui serait de solliciter l’appui des autorités nationales en prélude à une conférence des bailleurs de fonds prévue le 29 février à Bruxelles, capitale du Royaume de Belgique.
Pour monsieur Sharam, l’appui des autorités qu’il sollicite est sa nomination en tant qu’ambassadeur avec résidence à Zurich, Bruxelles, ou encore dans une autre ville européenne. C’est dans cette disposition d’esprit qu’il a sollicité et reçu par le ministre délégué aux affaires étrangères Sekodé le 20 février dernier. Comme lui-même ne savait pas qui détient réellement le pouvoir en Centrafrique, l’homme sollicite au ministre délégué non seulement sa nomination comme ambassadeur, mais aussi l’élaboration d’une lettre de mission ainsi que la délivrance d’un passeport diplomatique centrafricain. Malheureusement pour lui, toutes ces demandes ont été rejetées par le ministre délégué pour la simple raison que la nomination des ambassadeurs est du domaine réservé du chef de l’État. Par ailleurs, il est aussi impossible de lui donner une lettre puisque M. Sharam n’est pas encore nommé ambassadeur.
Mystérieuse délivrance d’un passeport diplomatique à Monsieur Dantism Sharam
Face à la résistance du ministre délégué qui a aussi refusé d’instruire le dossier du passeport diplomatique de monsieur Sharam, l’émissaire de l’iranien va envoyer sous pli fermé au ministre délégué un passeport diplomatique portant cachet et signature de madame Sylvie Baïpo Temon en lui demandant tout simplement d’éditer une note verbale en vue de valider le passeport devant ses partenaires.
C’est en ce sens que le ministre délégué a instruit le vendredi 28 février 2020 son chef de cabinet d’investiguer sur ce passeport qui ressemble à un vrai-faux. Malheureusement, la vérification n’a pas eu lieu vendredi 28 février, car le chef de service passeport n’était pas au bureau et le passeport n’a pas été remis à l’intéressé sur instruction du ministre délégué.
Mise en scène d’arrestation du chef de cabinet du ministre délégué.
Alors que le lundi 2 mars le personnel du ministère des Affaires étrangères est en grève, une mise en scène spectaculaire a été mise en place le soir du lundi 2 mars par le sulfureux Arouna Douamba, appuyé par les forces de l’ordre. C’est ainsi que le chef de cabinet du ministre délégué a été arrêté en possession du vrai-faux passeport dans sa poche.
Immédiatement, la machine Arouna Douamba est déclenchée dans les médias sous son contrôle ainsi que sur les réseaux sociaux pour véhiculer des mensonges et des insultes à l’endroit du ministre délégué considéré comme l’auteur présumé de la délivrance de ce faux vrai passeport diplomatique à ce ressortissant iranien.
Or, selon nos investigations, ce passeport a été bel et bien délivré par la ministre des Affaires étrangères après un versement d’un pot-de-vin de 7 millions lors de sa rencontre avec l’iranien en Côte d’Ivoire. Et comme ils savaient que le passeport a été confisqué par le ministre délégué et son chef de cabinet, ils jugent mieux de devancer la scène en manipulant les forces de l’ordre dans l’affaire.
Rappelons que Arouna Douamba, ressortissant burkinabé ivoirien et ami direct de la ministre des Affaires étrangères Sylvie Baïpo Temon, est aussi titulaire d’un passeport diplomatique centrafricain délivré par madame Sylvie Baïpo Temon. C’est lui qui a signé une convention avec ce fameux Iranien en le nommant Chargé de Mission diplomatique pour aller lever des fonds en faveur de son ONG ANA.
Alors que l’enquête judiciaire est en cours, le fameux iranien Sharam a pu quitter le pays pour l’Europe grâce à l’appui du sulfureux Arouna Douamba et de son amie la ministre des affaires étrangères, Sylvie Baïpo Temon.
Pour mémoire, au mois de juillet 2019, Sylvie Baïpo Temon avait révoqué la reconnaissance de Kosovo après avoir encaissé une somme de 200 millions de la Serbie en contrepartie de la rupture diplomatique avec ce pays.
Notre enquête est en cours, des détails dans nos prochains articles…
Gisèle MOLOMA
Copyright2020CNC.
La demande de passeport diplomatique par l’iranien.Copie du vrai-d’Aix passeport
Centrafrique.com/cour-de-cassassion-et-cour-dappel-de-bangui-corbeaunews-centrafrique-micka-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Immeuble de la cour d’appel de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Bangui (République centrafricaine ) – De source autorisée ayant requis l’anonymat, l’activiste politique Fari Taheruka Shabazz vient d’être déféré devant le parquet de Bangui ce jeudi 5 mars après 48 heures de garde à vue dans les locaux de la compagnie nationale de sécurité (CNS).
Selon la même source, Fari Taheruka Shabazz sera présenté dans quelques minutes devant le procureur de la République qui décidera s’il sera placé sous mandat de dépôt, c’est-à-dire incarcéré en attendant l’enquête, ou libéré provisoirement. Autrement dit, il pourrait être tout simplement relaxé.
À titre de rappel, le porte-parole du mouvement politique chemin de l’espérance d’Abdou Karim Meckassoua a été arrêtée le mardi 3 mars par la Compagnie Nationale de la Sécurité (CNS) suite à une affaire de cyberharcèlement datant de 2018, l’opposant à monsieur Arouza , un jeune leader du mouvement Coeurs-Unis de Touadera.
Ce qui est étonnant dans cette affaire, c’est le côté politique de cette histoire. Alors que l’activiste politique Fari Taheruka Shabazz s’était présenté devant les forces de l’ordre pour déposer plainte pour son agression par un groupe des jeunes du parti présidentiel, contre toute attente, c’est lui qui devient miraculeusement le suspect et placé en garde à vue dans une affaire datant de plus d’un an dont la victime n’avait pas déposé plainte à cette époque. Celle-ci a été déposée seulement le lendemain de son arrestation par la police.
Dans un communiqué, ses amis dénoncent une arrestation politique.
Bangui (République centrafricaine ) – L’impact de choc a été très violent. La victime, un sergent-chef de la garde présidentielle, a été complètement broyé dans un accident survenu dans la soirée de ce mercredi 4 mars 2020 sur l’avenue de l’indépendance.
Selon les premiers éléments d’informations recoupées par CNC, la victime serait un sergent-chef de la garde présidentielle, percuté mortellement sur sa moto sur l’avenue de l’indépendance, en face de l’ACFPE, ce mercredi 4 mars, aux environs de 20h15 par un corbillard, véhicule de transport après la mise en bière appartenant à l’entreprise de pompe funèbre MOGANDO.
Le chauffeur du corbillard, après l’accident, s’est échappé pour se présenter à la brigade territoriale de la gendarmerie, située non loin du lieu de son accident.
Pendant ce temps, la victime, le sergent-chef de la garde présidentielle, n’a aucune chance de s’en sortir indemne. Il est projeté à plus de 10 mètres du lieu de l’impact, ses deux jambes et ses deux bras sont complètement tordus, tandis que sa tête s’écrase au sol.
Broyé complètement, le sergent-chef succombe sur le champ à la suite de ses graves blessures.
D’après les rares témoins de la scène interrogés par CNC, le sergent-chef, sur sa moto, ainsi que le corbillard roulaient au même sens en direction du centre-ville au moment de l’accident. On ignore comment les faits se sont produits, mais les quelques éléments d’enquête de la gendarmerie indiquent que l’excès de vitesse du corbillard serait à l’origine de l’accident. Le sergent-chef aurait été percuté derrière par le corbillard.
L’enquête est en cours, la justice déterminera avec exactitude comment les faits se sont produits à cette heure-ciii.
Pendant ce temps, les Banguissois se posent la question de savoir comment un corbillard peut-il rouler la nuit alors que les activités funèbres se font habituellement pendant le jour
Centrafrique.com/la-cheffe-de-la-delegation-de-lue-en-rca-samuela-isopi-la-ministre-de-la-promotion-des-femmes-aline-gisele-pana-et-les-autres-personnes-au-centre-decoute/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Cheffe de la délégation de l’UE en RCA, Samuela Isopi, la ministre de la promotion des femmes, Aline Gisèle Pana et les autres personnes au centre d’écoute. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
Bangui (République centrafricaine) – En prélude à la journée internationale des femmes qui sera célébrée le 8 mars prochain, l’Union européenne (UE) et le gouvernement à travers le Fonds Bakou s’activent pour la relance économique et l’autonomisation des femmes et des filles, touchées par la crise militaropolitique À aller de l’avant et en augmentant leurs capacités de résilience à travers les activités génératrices de revenus.
C’est dans ce cadre que la cheffe de la délégation de l’UE en Centrafrique, Samuela Isopi, la ministre de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant, Aline Gisèle Pana et quelques personnalités ont décidé de visiter les différents centres d’écoute du 3e, 5e et 7e arrondissement de Bangui, abritant les activités implantées par les femmes dans le cadre de l’appui de Fonds Bakou.
L’objectif de cette visite à quelques jours de la journée mondiale des femmes est de redonner de l’espoir à ces dernières, principales victimes de la crise qui a secoué la République Centrafricaine, mais aussi de mettre en valeur les actions qu’elles mènent.
Pour apaiser la souffrance de ces femmes, le Réseau des psychologues en Centrafrique (RECPA), implanté au sein du centre d’écoute de 3e arrondissement avec l’appui de l’ONG internationale DRC, Conseil Danois pour les réfugiés avec le financement de l’UE a pu développer les ressources individuelles des femmes à travers l’activité génératrice de revenus, et aussi apporter une assistance alimentaire à plus de mille personnes.
L’une des bénéficiaires de ce projet, Awa Djakite, habitant le 3e arrondissement se réjouit de l’orientation et les conseils donnés par le RECPA qui lui a permis de surmonter les troubles mentaux après le décès tragique de son mari au début de la crise qui a été enclenchée en 2013, « après la crise, nous sommes devenues des femmes démunies qui perdent l’espoir, mais grâce à l’accompagnement et le conseil du RECPA qui ne cesse de nous distribuer des kits comme les savons et autres. Et récemment, l’Ong DRC nous a encore fourni des moyens financiers qui nous ont permis de faire le commerce, et grâce à cela que je m’occupe correctement de mes enfants et de moi-même » a-t-elle témoigné ?
Damaka Emelie, est aussi une des victimes de la crise, soutenue par l’Ong nationale le Flamboyant dans le 5e arrondissement de Bangui, qui a bénéficié également de l’appui financier du Fonds Bakou, en témoigne sa gratitude, « j’ai quitté le village en 2018 avec mes 14 petits-fils tous des orphelins de père et depuis notre arrivée, l’Ong le Flamboyant de la députée Goumba Anne Marie, nous a acheté une parcelle que nous cultivons afin de nous nourrir et subvenir à notre besoin quotidien. Notre reconnaissance va également à l’endroit de l’UE pour ce financement », a-t-elle confirmé.
Pour permettre à ces femmes de mieux fêter le 8 mars, la délégation de l’Union européenne en a profité lors de ces différentes visites pour distribuer les pagnes de 8 mars, « cette semaine s’achèvera avec la journée internationale de la femme. Nous avons pensé que c’est une opportunité pour mettre en valeur les actions qui ont été réalisées avec le gouvernement et l’UE et c’est aussi une occasion pour mettre en valeur les femmes elles-mêmes, parce que dans toutes les initiatives des projets que nous avons visités, on a vu le rôle important de ces dernières dans tous ces projets. Nous profitons de ce moment, pour les encourager avec des messages forts pour leur leadership », a encouragé Samuela Isopi, Ambassadrice de l’UE en Centrafrique.
Ce programme financé par le Fonds Bakou contribue efficacement à la relance économique de la RCA par l’autonomisation des acteurs économiques affectés par la crise et l’augmentation de leurs capacités de résilience à Bangui et à Bouar. Et son processus de mise en œuvre est une approche hautement participative avec l’implication des autorités administratives et locales, de la communauté et des partenaires de mise en œuvre.
Centrafrique.com/les-quatre-amis-de-shabaz-le-3-mars-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les 4 amis de Fari Taheruka Shabazz
Bangui (République centrafricaine ) – Dans un communiqué de presse signée le 4 mars, à Bangui, les trois (3) amis de Fari Taheruka Shabazz, Adrien Koundou-Zalia, Gildas de Carême Benam, Kevin Yabada et Roland Sylvestre Dawa tous, jeunes leaders issus des différentes formations politiques ont dénoncé et condamné avec « véhémences la séquestration et l’arrestation arbitraire » de leur confrère Fari Taheruka Shabazz, porte-parole du mouvement politique Chemin de l’espérance dirigé par l’ancien Président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua.
Les trois jeunes leaders n’ont pas attendu longtemps pour se prononcer dans un communiqué conjoint intitulé « dénonciation du caractère arbitraire de l’arrestation » de leur frère, Fari Taheruka Shabazz qui jusqu’alors continue de passer les jours dans les locaux de la CNS suite à l’affaire le concernant avec Aroufaye, un jeune du parti Mouvement Cœurs-Unis du Président Touadera.
Pour eux, leur ami a été arrêté par la Compagnie Nationale de la Sécurité sur instruction du 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Jean Symphorien Mapenzi suite à l’affaire de bande sonore qui continue de défrayer les chroniques ces derniers temps dans le pays.
Ces jeunes issus des différentes formations politiques dénoncent et condamnent avec véhémence la « séquestration et l’arrestation arbitraire de notre frère Fari Taheruka Shabazz ». Ces derniers poursuivent en exigeant sa, « libération sans condition dans l’immédiat. Dépassé un délai de trois (3) jours, des sanctions seront engagées pour valoir la démocratie et la liberté d’expression dans ce pays. Cet acte indigne d’un État de droit et contraire à l’élan démocratique traduit la volonté manifeste des ravisseurs de la Constitution du 30 mars 2016 à asseoir une dictature », ont-ils communiqué.
Ils disent aussi que la libération de leur camarade est une urgence et une exigence démocratique pour absence de chefs d’accusation.
« Pour la survie de l’État de droit dans un système en pleine déconfiture, nous réitérons notre pleine et entière détermination à préserver la liberté d’expression et l’engagement politique de la jeunesse en République centrafricaine », a indiqué Roland Sylvestre Dawa.
Préoccupés et déterminer pour la libération de leur acolyte, ils saisissent cette même opportunité pour solliciter le concours de tous les leaders d’opinion et autres activistes des droits de l’homme pour faire à un système monstrueux et inapproprié selon leurs propres termes pour la suivie de la démocratie et de l’État de droit en Centrafrique.
« L’arrestation de notre cher frère et messager de la démocratie, Fari Taheruka Shabazz, est intervenue dans un contexte dominé par le mapenzigate, une affaire mettant en cause le 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, le badboy Symphorien Mapenzi qui menace d’attenter à la vie d’un digne fils du pays qui entend libérer la République centrafricaine par la force des idées », a publié sur son compte Facebook, Gildas de Carême Benam, l’un des proches de Fari Taheruka Shabazz, qui ajoute aussi que le plaignant, légaliste et républicain, a pensé faire entendre la justice et croit de tout son cœur aux institutions de son pays comme garant des libertés et des droits fondamentaux, mais, les faits toujours selon lui, étant têtus leur cher frère et ami a été rapidement désillusionné se retrouvant sur le banc de l’accusé puis finalement , « arrêté arbitrairement et séquestré dans les locaux de la CNS », t-il-conclu.
Centrafrique.com/centrafrique-combat-en-cours-entre-fprc-et-mlcj-dans-la-ville-dam-dafock/une-dizaine-des-combattants-de-la-seleka-en-civil-et-tenue-en-arme-dans-une-foret-moins-desense-bien-mais-cest-leur-dos-qui-sont-visibles/” rel=”attachment wp-att-34922 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR
Ndélé (République Centrafricaine) – Des violents affrontements ont opposé dans la soirée du mercredi 4 mars deux groupes armés rivaux, en l’occurrence le FPRC et le RPRC, le tout sur un fond de tension interethnique entre Goula et Rounga.
Des détonations d’armes lourdes et automatiques sont entendues depuis le début de la soirée dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. La ville se vide de ses habitants.
Le FPRC et le RPRC se sont engagés dans cette violence au lendemain de l’assassinat d’un colonel de l’ethnie Goula dans la localité de Bamingui.
Des pourparlers ont eu lieu entre les belligérants au domicile du sultan de Ndélé, mais aucun progrès n’a été signalé. Même la Minusca avait tenté une médiation entre les deux parties mais en vain.
Pour l’heure, personne ne sait ce qui se passe à Ndélé car le réseau téléphonique dans la ville est coupé.
A Bangui, c’est le silence du côté du Gouvernement qui ne contrôle plus rien. Ces violences à Ndele étaient prévisibles depuis que les Goula et Rounga s’affrontent à Birao.
Il est difficile en ce moment précis d’établir un bilan, mais selon de sources proche du RPRC, de renforts des Goula sont arrivés à Ndélé vers 16h quelques heures avant le début des combats.
Centrafrique.com/32f462e5-e803-45df-9cd8-971c62de5fae/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestations des élèves le 2 mars 2020 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui (République Centrafricaine) -Les activités scolaires sont à nouveau paralysées dans la capitale centrafricaine ce mercredi 4 mars. Le collectif des diplômés sans emploi et celui des professeur vacataires, ressortissants de l’ENS ont passé à la vitesse supérieure. Les élèves des écoles primaires et secondaires sont chassés dans les classes, tandis que le chef de l‘État vient de quitter Bangui pour une destination inconnue à l’étranger.
Décidément, l’ambiance qui règne depuis plus de six mois dans le pays ressemble bizarrement à une fin de règne du gouvernement mis en place après l’accord de Khartoum.Rien ne va plus dans le pays, et les grèves se multiplient dans la grande indifférence de ce Gouvernement occupé à se faire réélire son Président mais de quelle manière?
Après la manifestation des jeunes patriotes centrafricains du MCU soutenue par le Gouvernement pour exiger l’expulsion des quatre fonctionnaires des nations-unies en poste en République Centrafricaine, c’est le tour des fonctionnaires des Affaires Etrangères et des professeurs vacataires ressortissants de l’ENS et de leurs élèves, de descendre dans les rues de la capitale afin de manifester leur colère contre la politique du régime.
Lundi 2 mars, des milliers des élèves des lycées de Bangui sont descendus dans les rues pour exiger du gouvernement la fin des vacations dans les écoles et lycées, mais également de l’intégration de tous les professeurs vacataires.
Ce mercredi 4 mars, c’est le tour du collectif des professeurs vacataires, ressortissants de l’école normale supérieure (ENS), en grève depuis deux mois, de passer à la vitesse supérieure. De l’école Mandaba au quartier Boy-Rabe en passant par l’école 36 villas jusqu’à l’école Notre-Dame, tous les élèves sont chassés des classes de force par les professeurs vacataires qui réclament leur intégration dans la fonction publique. Tandis qu’au ministère des Affaires Etrangères, les fonctionnaires dudit ministère sont aussi en grève pour réclamer l’amélioration des conditions de leur travail éclaboussées par l’affaire de délivrance de passeport diplomatique aux iraniens.
Au même moment, devant l’a Primature sur l’avenue des martyrs, le collectif des diplômés sans emploi mène une action contre la politique du Gouvernement. À l’heure actuelle, 11 enseignants sont arrêtés déjà par la police.
Pendant ce temps, le chef de l’État Faustin archange TOUADÉRA quitte Bangui sous bonne escorte pour un pays étranger, laissant son Premier Ministre seul devant cette multitude de grève dans les rues de la capitale.
FPRC-a-ndele-dans-le-vehicule-2/” rel=”attachment wp-att-35867 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/des-combattants-du-fprc-à-Ndélé-dans-le-véhicule-450×244.jpg” alt=”Les combattants rebelles du FPRC en patrouille à Ndélé. CopyrightDR.” width=”450″ height=”244″ />Les combattants rebelles du FPRC en patrouille à Ndélé. CopyrightDR.
Bangui (République Centrafricaine) – La tension est extrêmement vive ce mercredi 4 mars dans la ville de Ndélé suite à l’assassinat d’un colonel rebelle de l’ethnie Goula, proche du MPRC, ce mardi, dans la localité de Bamingui. Ses proches lancent un ultimatum, le FPRC les ont mis en garde, et la ville est totalement paralysée.
Ce mercredi 4 mars 2020, dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, vers 9 h55 mn, les premières détonations d’armes des rebelles se font entendre après plusieurs heures de tension intercommunautaire entre les Goula, favorables au mouvement rebelle MPRC dirigé par le général Zacharia Damane, et les Rounga, favorables au FPRC, dirigé par Noureddine ADAM.
Selon les informations du CNC, dans la journée du lundi 2 mars, dans la localité de Bamingui, un combattant rebelle du FPRC, sur sa moto, a été arrêté et désarmé à une barrière des rebelles du MPRC.
Mécontent de l’acte posé par ces derniers, celui-ci faisait un demi-tour pour alerter ses compagnons d’armes du FPRC qui sont arrivés sur une dizaine des motos. Lourdement armés, ces derniers ont littéralement mis en déroute tous les rebelles Goula présents sur cette barrière.
Le bilan faisait état de plusieurs blessés auxquels un colonel du MPRC. Décédé dans la nuit du lundi à mardi 3 mars suite à ses blessures, la dépouille du colonel a été enterrée dans la journée du mardi, et ses proches parents lancent un ultimatum au FPRC de leur livrer l’auteur de cet assassinat. Ce que le FPRC n’a pas voulu entendre, et la tension entre les deux communautés est extrêmement vive depuis mardi dans la ville.
Cependant, dans la journée du mercredi, aux environs de 9 h 55 mn, des détonations commencent à être entendues dans la ville sans qu’on soit en mesure de déterminer les provenances.
Birao-le-15-juin-2007-par-wikipedia/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/le-général-damane-zacharia-dans-son-village-natale-de-Boromata-dans-la-vakaga-à-100-kilomètres-de-birao-le-15-juin-2007-par-wikipédia-450×300.jpg” alt=”Le général Damane Zakaria, chef et fondateur de l’Union des forces démocratiques pour l’unité (UFDR) dans son village natal de Boromata, au nord-est de la République centrafricaine, à environ 100 km de Birao, près du Soudan” width=”450″ height=”300″ />Le général Damane Zakaria, chef d’État major du RPRC dans son village natal de Boromata, au nord-est de la République centrafricaine, à environ 100 km de Birao, près du Soudan le 15 juin 2007. CopyrightWikipédia
Birao (République centrafricaine) – Après la controverse entourant les nominations des morts et des illettrés à des postes de responsabilités au sein des différentes collectivités territoriales par le chef d’État Faustin Archange TOUADERA, c’est le tour du chef rebelle Zacharia Damane, chef d’état-major du RPRC de réagir vigoureusement. Il conteste non seulement le décret signé par le chef de l’État, mais procède à des nomminations de ses propres maires.
Surnommé l’homme fort de Tiringoulou, une commune minière située dans la préfecture de Vakaga, le chef rebelle Zacharia Damane, chef d’État major du RPRC (Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique) n’a pas attendu longtemps pour réagir au décret très controversé du chef de l’État portant nominations des membres des différentes délégations des collectivités territoriales.
Selon lui, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ne l’avait pas contacté avant de procéder à des nominations des maires dans les différentes communes du Nord-Est qu’il occupe militairement depuis 2015. En conséquence, le décret signé par le chef de l’État est nul et sans effet dans les communes de Tiringoulou, Boromata, Sam-Ouandja et bien d’autres occupées par le RPRC, représenté par monsieur Djono Abba au sein du gouvernement de Firmin NGRÉBADA.
Comme si cela ne suffisait pas, le dimanche dernier, l’homme fort de Tiringoulou Zacharia Damane s’est présenté en personne à la mairie de Sam-Ouandja afin de procéder à l’installation du nouveau maire de la ville qu’il venait de nommer. En même temps, l’homme en profite pour afficher au mur la liste des maires de différentes communes environnantes qu’il a nommés dans son propre décret signé la veille.
Rappelons que le RPRC, à majorité Goula, est l’un des quatorze groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine du 6 février 2019.
Représenté au sein du gouvernement de Firmin NGRÉBADA par le ministre de l’Énergie Djono ABBA, le RPRC occupe une dizaine des localités dans les préfectures de la Vakaga et de la Haute-Kotto.
Sa réaction négative au décret signé par le chef de l’État est une fois de plus un coup dur pour l’accord de paix de Khartoum.
Centrafrique.com/les-leaders-de-lopposition-democratique-le-2-mars-2020-au-siege-de-lurca/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des leaders de l’opposition démocratique réunis au siège de l’URCA à Bangui le 2 mars 2020. CopyrightDR
Bangui (République centrafricaine ) – Réunis au sein de la coalition d’opposition démocratique en abrégé (COD-2020), les leaders des partis politiques de l’opposition, dans leur première déclaration commune, ont exigé ce lundi 2 mars la destitution du Président de l’Assemblée nationale Moussa Laurent Gon BABA, qui selon eux, n’a aucune emprise sur la gestion de cette institution de la République et qui s’est résolument mis à la solde du pouvoir exécutif.
Au moment où l’Assemblée nationale entre à la première session ordinaire le 2 mars dernier, les opposants dans leur plateforme COD-2020 ont fait une déclaration commune dans laquelle ces derniers ont appelé à la destitution du Président de l’Assemblée nationale Laurent Moussa Gon-BABA.
La coalition COD-2020 en appelle également à la vigilance des élus de la nation pour le renouvellement imminent du bureau de l’Assemblée nationale, ainsi qu’à celle du peuple centrafricain, de la presse et de la communauté internationale pour les prochaines échéances électorales qui approchent aux pas de géant.
À ce titre, les opposants sollicitent les députés à un éveil de conscience et à un sens patriotique élevé lors de la prochaine session ordinaire pour exiger la destitution du Président de l’Assemblée nationale qui, d’après leur terme, n’a aucune emprise sur la gestion de son institution et qui s’est résolument mis à la solde de l’exécutif.
Les leaders ont également demandé la publication des résultats des différentes enquêtes parlementaires effectuées récemment .
Sur l’affaire Mapenzi qui continue de couler tant de salives ces derniers temps dans le pays, ces derniers n’ont pas besoin de passer par le dos de cuillère pour dresser un réquisitoire accablant contre l’actuel 1er vice-président de l’Assemblée nationale Jean Symphorien Mapenzi de sa responsabilité dans le « trucage » du vote de projet de loi des finances 2020.
« La même personnalité avoue avoir déjà usé de la même pratique pour permettre au Premier ministre actuel de bénéficier du vote de confiance des députés à l’issue de la présentation de son programme de gouvernement. Ces pratiques donnent les indications sur le comportement des personnalités élues à la tête de l’Assemblée nationale, dont la moralité est sujette à caution », a dénoncé Raymond Adouma, porte-parole de la COD-2020.
Pour ces faits précités, la COD-2020 exige des sanctions disciplinaires contre Jean Symphorien Mapenzi, et la levée de son immunité parlementaire avant d’être poursuivie en justice.
Cette nouvelle coalition de l’opposition dite « COD-2020), qui a été créée le 11 février 2020, s’est fixé comme objectifs de lutter pour le retour de la paix sur l’ensemble du territoire national, de contrecarrer toutes manœuvres visant à confisquer le pouvoir et de veiller à la tenue de l’élection libre et transparente.