jeudi, juin 25, 2026
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RCA : Obo, une nouvelle attaque de l’UPC repoussée par les FACA.

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Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

Obo (Corbeaunews-Centrafrique) – appuyés par les forces de la Minusca, les soldats Faca ont repoussé à nouveau ce lundi 25 mai une nouvelle attaque des combattants rebelles de l’UPC à Obo, située à environ 1320 kilomètres de Bangui à l’extrême sud-est de la République centrafricaine.

 

Vendredi 22 mai, vers 14 heures, certains habitants de la localité d’Obo ont informé les autorités locales et les soldats de l’armée nationale de supposée présence des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC)  à 15 kilomètres sur l’axe Mboki. Ces rebelles, selon eux, étaient lourdement armés sur des motos, et se préparaient à attaquer de nouveau la ville.

Pris de panique, certains habitants d’Obo et des villages environnants sont sortis chez eux  pour se diriger vers les camps des déplacés, pendant que  les soldats Faca, alertés, ont dû rehausser la vigilance sécuritaire autour et dans la ville.

Finalement, 24 heures plus tard, après vérification, tout porte à croire que ce n’est qu’une rumeur de plus qui affole  les populations locales. Or, ce samedi 2 mai, pendant que la ville retrouve son calme habituel, les rebelles de l’UPC ont lancé un nouvel assaut dans la ville. Après plusieurs heures d’affrontement, les forces de la Minusca ont dû intervenir pour appuyer les Faca, repoussant les rebelles hors de la ville.

Pour l’heure, on ignore si certains rebelles ont été capturés, mais une source a indiqué à CNC que des armes abandonnées par les rebelles ont été récupérées par les Faca au moment de leur fuite.

 

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RCA : Ndélé, arrestation du célèbre général Amar, un important stratège de la coalition RPRC-MLCJ-PRNC.

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Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.

 

Ndélé (Corbeaunews-Centrafrique) – Le célèbre général Amar, l’homme clé de multiples attaques des rebelles de la coalition RPRC-MLCJ-PRNC contre les positions du FPRC dans la ville de Ndélé a été arrêté ce mardi 26 mai au village Aliou, situé dans la préfecture de Bamingui-Bangoran.

 

L’opération a été menée conjointement ce mardi 26 mai par les soldats Faca et les forces de la Minusca au village Aliou, situé à 16 kilomètres de la ville de Ndélé sur l’axe Birao, au nord de la République centrafricaine.

Selon des sources sécuritaires locales, l’homme a été arrêté en compagnie de son garde du corps et transféré dans la base militaire de la Minusca à Ndélé où ils sont actuellement incarcérés. Et ce n’est pas tout. 24 heures plutôt, toujours dans la localité de Ndélé, deux combattants du RPRC ont également été interceptés par une patrouille de la Minusca. Ce qui fait en tout 4 combattants rebelles de la coalition RPRC-MLCJ-PRNC qui sont actuellement en garde à vue dans la geôle de la Minusca  à Ndélé en attendant leur transfèrement à Bangui où ils seront probablement déférés devant le parquet général dans les prochains jours.

Rappelons que la semaine dernière, le général Azore Kalité, une importante figure des Goula, et ancien général du FPRC, avait été arrêté avec ses 8 éléments et transférés à Bangui dans le cadre de l’enquête sur le massacre de Ndélé où plusieurs dizaines des civils avaient été tués.

 

Moïse Banafio

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Bangui, présence massive des forces de l’ordre autour des hôpitaux.

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Une patrouille de la police centrafricaine dans une rue de Bangui. CopyrightDR

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – mercredi 27 mai, depuis 4h du matin, des centaines des policiers d’unité d’intervention (FICU, CNS, etc. sont déployés autour de l’hôpital communautaire, sur l’avenue des martyrs,  et de l’Amitié, sur l’avenue de l’indépendance dans le quatrième arrondissement. On ignore pour l’heure les raisons de cette opération, mais d’ores et déjà, la tension est visible au sein de ces deux grands hôpitaux de la capitale.

 

« C’est depuis 5 heures du matin que je les ai vus nombreux à l’entrée principale de l’hôpital communautaire, ainsi qu’à celle de la morgue dudit hôpital », témoigne à CNC un habitant du quartier Ben-Zvi qui a assisté à la scène. Au même moment, au quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement, des passants ont également signalé la présence massive des forces de l’ordre autour de l’hôpital Amitié.

Cependant, notre équipe, qui est arrivée rapidement sur place, constate effectivement les faits. Mais après quelque vérification rapide, il semblerait que cette opération a été menée à la diligence du ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, et planifiée par le directeur général de la police, le général bienvenu Yékoua dans le cadre de lutte contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus en République centrafricaine.

Selon des informations du CNC, ces policiers, qui sont  déployés ce mercredi autour de ces deux grands hôpitaux de la capitale, sont chargés de faire respecter des mesures drastiques de lutte contre le coronavirus. Par exemple, les sorties des corps dans les morgues sont désormais autorisées à partir de 12h chaque jour. C’est une nouvelle mesure pour tenter de dissuader les familles d’organiser des cérémonies funéraires dans les quartiers alors que celles-ci sont interdites par les autorités durant la période de la pandémie. Même à l’intérieur des hôpitaux, certaines mesures barrières préconisées par les autorités sanitaires pour lutter contre le nouveau coronavirus (Covid-19) ne sont pas aussi respectées. Et donc il faut y mettre de l’ordre, selon le ministère de la Santé.

 

Anselme Mbata

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RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 19  nouveaux cas du covid-19

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Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, (Corbeaunews-centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 19 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 15  à 50 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  six cent soixante-onze (671) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce mardi 26 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 26  mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de dix-neuf (19) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (18) et féminin (1). Leur tranche d’âge varie de 15 à 50 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 25  mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les dix-neuf (19) nouveaux sujets infectés, deux (2) sont issus de transmission locale , et dix-sept (17) sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces dix-neuf (19) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour six cent soixante-onze (671) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les six cent soixante et onze (671) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 22 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré  depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

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RCA : la Cour pénale spéciale passe à la vitesse supérieure avec 21 suspects sous les verrous

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Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

Longtemps critiquée pour la lenteur de sa mise en place, la juridiction créée en 2015 est à l’origine de 18 arrestations au sein de groupes armés.

 

C’est une annonce qui marquera ses cinq ans d’existence. La Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine a indiqué, lundi 25 mai, avoir effectué neuf arrestations dans des dossiers portant sur des crimes commis dans le sud-est du pays, à Obo, Zémio et Bambouti. Ces personnes, toutes membres du groupe armé Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), ont été capturées par les forces de la Mission des Nations unies en RCA (Minusca) et les forces armées centrafricaines. Officiellement, seuls ces cas sont cités par la Cour, mais selon le porte-parole de la Minusca, neuf autres personnes ont été arrêtées la semaine dernière dans la région de Ndélé (nord), toujours « à la demande de la CPS ».

 

Ce sont les premières arrestations auxquelles se livre cette juridiction mixte – composée de magistrats nationaux et internationaux – depuis sa création par l’adoption d’une loi organique le 3 juin 2015. Outre ses organes judiciaires, elle dispose d’une unité spéciale de police judiciaire, chargée de mener les enquêtes sur le terrain. La CPS avait été mise en place dans la foulée du forum de Bangui, une vaste consultation populaire qui avait insisté sur la nécessité du règlement judiciaire des crimes les plus graves commis depuis janvier 2003, alors même que des événements tragiques secouaient encore – et secouent toujours – le pays.

Depuis la crise politico-militaire de 2013, la Centrafrique peine en effet à se sortir d’une situation d’insécurité qui mine les efforts de reprise économique et de développement. L’accord de paix du 6 février 2019 a certes permis une légère amélioration, mais les troubles se poursuivent sur fond de prévarication et de pillage des ressources du pays.

« Actes de Barbarie »

La Cour, dont les travaux ont réellement débuté en octobre 2018, mène des instructions très discrètes sur huit affaires depuis janvier 2019, et huit autres dossiers sont à l’étude au parquet. Depuis un an, dans le nord du pays, des affrontements sporadiques voient s’opposer des groupes armés autrefois alliés au sein de la Séléka (l’ex-coalition qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013), avec un fort soupçon de manipulation ethnique. D’abord concentrés autour et dans les villes de Birao et Bria, ces affrontements se sont étendus à Ndélé, faisant des dizaines de victimes civiles et des milliers de déplacés internes.

La CPS avait déjà indiqué dans un communiqué datant du 10 mars, que les auteurs de ces « actes de barbarie » étaient dans le viseur de la juridiction, mais le seul dossier dont elle s’est officiellement saisie, le 8 mai 2020, est celui de Ndélé. Une commission d’enquête gouvernementale avait été dépêchée dans la ville le 1er mai et, au vu des conclusions, le parquet général avait annoncé son dessaisissement au profit de la CPS.

Alors que ces troubles focalisent l’attention dans le nord du pays, un autre groupe armé, l’UPC du général Ali Darassa, étend son influence dans le sud-est, en s’emparant notamment du village frontière avec le Soudan du Sud, Bambouti, situé à une centaine de kilomètres d’Obo, la préfecture du Haut-Mbomou. En dépit des avertissements et des interventions parfois musclées de la Minusca, le groupe a continué ses activités, et a toujours refusé de quitter Bambouti. Les 18 et 19 mai, des affrontements ont eu lieu à Obo même entre les forces armées centrafricaines, soutenues par la Minusca, et des membres présumés de l’UPC. C’est à l’issue de cette attaque que les 9 membres de l’UPC ont été arrêtés. Dans un communiqué, Ali Darassa a depuis annoncé que ce n’était pas ses hommes qui étaient impliqués dans ces affrontements.

Au total, cela fait donc 21 personnes qui sont désormais sous les verrous dans le cadre d’enquêtes instruites par la CPS. Trois autres personnes arrêtées pour une autre affaire avaient en effet déjà été transmises à la juridiction mixte à la suite d’un dessaisissement de la justice nationale au profit de la CPS.

Répercussions politiques

Les répercussions politiques de ces arrestations peuvent être importantes. Dans le cadre de l’accord de paix, le gouvernement inclusif comprend des dirigeants issus des groupes armés. Le leader de l’UPC, Ali Darassa, est ainsi officiellement toujours conseiller militaire auprès de la primature, avec rang de ministre, tout comme Sidiki Abass, le patron des 3R, dont les troupes sévissent dans le nord-ouest du pays. En mai 2019, les membres de son groupe armé avaient été tenus responsables de massacres dans la région de Paoua. Une enquête dont s’était également saisie la CPS.

La cour a longtemps été critiquée pour la lenteur de sa mise en place. De fait, jusqu’ici, son bilan était plutôt maigre. Fin 2018, deux importants chefs anti-balaka, Alfred Yekatom Rhombot et Patrice-Edouard Ngaïssona, avaient certes été arrêtés mais envoyés devant la Cour pénale internationale (CPI). Inversement, les tribunaux ordinaires ont traité des affaires concernant les crimes les plus graves, comme ceux des groupes d’autodéfense de Bangassou.

Autant de niveaux de juridictions, théoriquement complémentaires, qui montrent la complexité de traitement de ces dossiers en RCA. Cette fois, la CPS semble avoir décidé de passer à la vitesse supérieure. Les premières audiences – qui avaient été annoncées pour la fin de l’année 2020 – ne devraient cependant pas avoir lieu avant le premier trimestre 2021, en raison notamment des difficultés engendrées par la crise sanitaire due au coronavirus.

 

Article rédigé par la rédaction du Monde Afrique.

RCA : violent braquage au quartier Malimaka, deux personnes grièvement blessées.

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Hôpital communautaire de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Les faits se sont produits dans la nuit du dimanche à lundi au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Les deux victimes, grièvement blessées par balles, sont actuellement aux urgences de l’hôpital communautaire.

 

Selon les témoins de la scène interrogés par CNC, les deux victimes sont des frères et vivaient sous le même toit au moment des faits.

En effet, dans la nuit du dimanche à lundi 25 mai, vers 1h du matin, un groupe de 5 individus, armés de fusils automatiques et des grenades, se sont introduits par effraction au domicile de leur victime avant d’exiger qu’on leur remette de l’argent et des appareils informatiques. Ce que l’une des deux victimes, le frère aîné, n’avait pas accepté. Il bouscule l’un des braqueurs et le désarme de force. Par malheur, l’arme que possédait ce braqueur était un factice. Un jouet qu’il ne pouvait utiliser. Immédiatement, le deuxième braqueur, armé des grenades, faisait exploser la première, puis la deuxième. Le frère cadet, touché grièvement aux jambes, tombait au sol au moment où son grand frère, visiblement en forme,  tentait de désarmer un autre braqueur. Malheureusement celui-ci retourne son arme contre lui et tire sur sa poitrine. Touché au poumon, il s’effondre. Ce qui a permis aux assaillants d’emporter rapidement de l’argent et des appareils informatiques que vendait le frère cadet.

Transportés à l’hôpital communautaire de Bangui, les deux frères victimes attendent toujours leur passage au bloc opératoire.

Pour l’heure, les assaillants sont toujours dans la nature, et l’enquête est en cours pour tenter de les retrouver.

Rappelons que depuis quelques mois, il est pratiquement impossible de circuler la nuit au quartier Malimaka sans être agressé par des bandits armés. Pour ce genre de criminalité, selon un officier de la gendarmerie joint au téléphone, l’appui des populations locales dudit quartier est plus que nécessaire afin de débusquer les malfaiteurs.

 

Anselme Mbata

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RCA : Ndélé, un soldat Faca poignardé par un rebelle du FPRC.

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Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Ndélé (Corbeaunews-Centrafrique) – La victime, un soldat des forces armées centrafricaines (FACA), a été transférée d’urgence ce lundi 25 mai dans un état stable aux urgences de l’hôpital préfectoral de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, située au nord de la République centrafricaine.

 

Selon des informations recueillies par CNC sur le lieu de la scène, l’acte criminel a eu lieu ce lundi 25 mai vers 13 heures alors que le Soldat FACA, tout comme son agresseur, se trouvait dans un lieu de vente d’alcool traditionnel communément appelé « Ngouli ». On ignore comment les choses se sont passées, mais une violente altercation s’est éclatée entre les deux hommes en présence des nombreux clients.

Cependant, le rebelle, identifié comme un combattant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), sortait son couteau commando, puis poignardait grièvement le soldat FACA avant de s’éclipser.

Transféré d’urgence à l’hôpital préfectoral de Ndélé, le soldat se trouve actuellement dans un état stable, selon des sources médicales. Son agresseur, quant à lui, est en ce moment arrêté avec ses deux amis rebelles qui étaient eux aussi présents sur le lieu de l’incident. Ils sont  présentement incarcérés dans les locaux de la mission des Nations unies (Minusca) à Ndélé en attendant leur transfèrement sur Bangui dans les prochains jours.

Joint au téléphone, le chef du détachement des FACA, le lieutenant-colonel  Moussa Kitoko n’a pas voulu commenter l’affaire.

 

Moïse Banafio

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RCA : Bouar, torturé par les rebelles de 3R, un homme vient de succomber de ses blessures.

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Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Transporté d’urgence à l’hôpital régional de Bouar, son état s’est très rapidement détérioré dans la nuit du jeudi à vendredi 22 mai. Il a finalement succombé de ses blessures quelques heures plus tard.

 

Selon des informations obtenues auprès de sa famille, le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été grièvement agressé, puis torturé durant des heures par les combattants rebelles de 3R dans la commune d’élevage de Niem, située à environ 70 kilomètres de Bouar sur l’axe Ngawi, au nord-ouest de la République centrafricaine. On ignore les raisons exactes de cet acte criminel, mais le jeune homme, transporté à l’hôpital de Bouar après avoir été libéré, n’a pas eu la chance de survivre de ses graves blessures. Il est mort quelques heures après son arrivée aux urgences dudit hôpital.

Par ailleurs, le jeune commerçant de Yaloké, kidnappé avec sa moto par les 3R dans la matinée du vendredi 15 mai dans la localité de Diba, située à 15 kilomètres de Baboua sur l’axe Gallo, a été libéré par ses ravisseurs. Sa moto, quant à elle, n’a pas eu cette chance. Elle a été récupérée par les assaillants.

Cependant, à Bouar, tout comme à Bozoum, des rumeurs se multiplient dans les deux villes, faisant échos d’une attaque imminente et simultanée des deux localités par les rebelles de 3R, bien que cela est presque impossible  . Mais avec les rebelles, « tout est possible », disaient les populations locales.

Il y a lieu de rappeler que depuis le retour au maquis du chef d’État major et coordonnateur de 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation)  le 13 mai dernier, ses éléments ont multiplié des exactions dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé.

 

Gervais Lenga

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RCA : Réplique aux grossiers mensonges et aux insanités de Fidèle Gouandjika. Par Adrien Poussou

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Monsieur Fidèle Gouandjika. Photo profil Tweeter.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Pour le dire exclusivement avec les mots du Professeur Achille Mbembe, nous traversons une époque tout à fait hallucinante. Il y eut un temps, c’était peut-être avant l’apparition des technologies digitales. On ne disait pas n’importe quoi en public. On pouvait être con, mais on faisait un effort pour le cacher, dans l’espoir d’échapper à l’embarras. Il y avait un minimum de retenue. Ou, en tous cas, l’espace public n’était pas colonisé par des crétins.

 

Illusion, peut-être. Toujours est-il que de nos jours, la démocratisation de la bêtise est la norme. Beaucoup trop d’idiots et d’imposteurs polluent notre environnement, nous obligeant plus que jamais à redoubler de vigilance critique.

 

Fidèle Gouandjika est de cette espèce. Si les pitreries sont ses points forts, la cohérence et l’honnêteté le sont moins. C’est dans sa nature, me diriez-vous.

 

Ce samedi soir, un ami parisien m’a fait parvenir le lien de la nouvelle pitrerie de ce bouffon dont les grimaces n’amusent que son parent Faustin Archange Touadera qui l’a chargé de le présenter comme étant le « sauveur » de la RCA tandis que les autres, tous les autres, seraient des « mauvais ». Pauvres incompétents habités par l’instinct grégaire.

 

À l’instar d’Achille Mbembe, j’ai pour règle de ne pas lire ou de ne jamais répondre aux attaques puériles de mes adversaires. Pour deux raisons. Premièrement, ça vole toujours bas. Et pour une deuxième raison, il s’agit d’opinions très souvent sans aucun intérêt.

 

Pour le paraphraser, puisque j’ai prévenu que j’allais, dans la mesure du possible lui emprunter ses mots, la vidéo de Fidèle Gouandjika que m’a envoyé mon ami parisien appartient à cette catégorie et elle aurait terminé sa course dans la poubelle si elle n’était pas susceptible de tomber entre les mains de mon fils ainé qui a désormais accès aux réseaux sociaux. En répondant à ce pitre de Fidèle Gouandjika, c’est à mon fils que je veux m’adresser, lui qui porte mon nom et qui voudrait être fier de ce patronyme que nous avons hérité de son honnête grand-père.

 

I – Des fameux 20 millions. 

 

Avec l’assurance d’un parvenu et les manières d’un individu dont l’équilibre mental semble avoir pris un sacré coup, Fidèle Gouadjika a déclaré qu’il aurait joué les intermédiaires entre l’ancien président François Bozize et moi-même. Tout à sa légende, Gouandjika raconte que ce dernier lui aurait un jour remis 20 millions de nos francs qu’il m’aurait fait parvenir et qu’il disposerait des preuves de ses allégations, non sans m’avoir mis au défi de le démentir.

 

Rien n’est moins faux. Le parent de Touadera croit vraiment qu’on a, comme eux, l’habitude de se retrouver sous l’arbre de Bagaza à Fouh, pour raconter des histoires à dormir debout afin d’agrémenter une morne existence. Mais les faits sont têtus, comme dirait le président Paul Kagame en français dans un discours écrit en anglais.

 

La vérité, c’est qu’en 2012, après avoir été viré d’Africa 24 à la demande entre autres de Fidèle Gouandjika qui appelait la Direction à chaque fois qu’un sujet sur la RCA ne plait pas aux autorités (je dispose de preuves matérielles de cette affirmation), j’avais créé le magazine Afrique Nouvelle que je dirigeais. En marge du sommet de la CÉMAC de juillet 2012 à Brazzaville, le président François Bozize nous avait sollicité pour un reportage. À cette occasion, il m’avait reçu en compagnie du ministre des Finances de l’époque, feu Albert Besse (paix à son âme) ainsi que de son fils Socrate Bozize qui avait organisé la rencontre. Le principe d’un numéro spécial comportant une interview exclusive du chef de l’État sur les questions d’actualité, une interview du ministre des Finances et du Budget sur la bonne tenue des finances publiques, d’une interview du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (c’est-à-dire Gouadjika) au sujet des mutations à opérer dans le secteur de l’agriculture ainsi qu’un reportage sur la célébration le 13 août 2012 à Paris du 52e anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance avait été retenu. MONTANT DE LA FACTURE : 25 MILLIONS DE FRANCS CFA. 

 

Le dossier spécial en question a été publié dans le numéro du magazine du mois de septembre 2012. Une facture en bonne et due forme a été adressée à la République centrafricaine qui a trouvé moyen de renégocier les termes du contrat, décidant de régler 20 millions à Afrique Nouvelle. Le Trésor publique avait fait le nécessaire. Malheureusement, à cause d’un acte de malveillance sur le compte bancaire du magazine, le virement effectué par le Trésor public à partir d’un de ses comptes à la CBCA n’a pas pu être encaissé. S’en était suivi de nombreuses tracasseries. Plusieurs courriers avaient été échangées entre les Directions d’Afrique Nouvelle et de la CBCA. Le Directeur Général de la CBCA de l’époque, était le ministre Daniel Nditifei. Au final, Afrique Nouvelle a été payé par l’État centrafricain et non par un individu.

 

Seulement, lorsque survinrent les difficultés avec notre banque et que l’argent n’a pu être encaissé, Fidèle Gouandja a appris la nouvelle et m’avait téléphoné pour proposer ses services contre le paiement de 15% du montant global de la facture. Il disait qu’il avait la possibilité de mettre la pression sur le Directeur Général du Trésor public en vue de faire diligence. J’avais promis de lui envoyer un mail, après réflexion, afin de lui faire savoir ma décision sur les «15% » qu’il me réclamait. Finalement, j’avais poliment décliné son offre, préférant traiter directement avec la CBCA. Tous les documents relatifs à cette transaction commerciale sont joints à cette réplique.

 

Il convient de noter que les 20 millions de FCFA n’avait pas été remis gratuitement à l’individu Adrien Poussou mais ils avaient été payés au magazine Afrique Nouvelle à la suite d’une prestation de service. C’est comme si la République centrafricaine réglait la facture d’un publi-reportage dans Jeune Afrique par exemple.

 

JE METS AUX DÉFIS LE MENTEUR FORCÉNÉ GOUANDJIKA D’APPORTER LES PREUVES DU CONTRAIRE. Le mensonge prend toujours l’ascenseur et la vérité prend les escaliers. Durant les 10 ans du régime de François Bozizé, je n’ai pas mis les pieds à Bangui. À moins de disposer d’un don d’ubiquité, je ne pourrais pas me rendre à la Présidence. Pauvre menteur de Boy Rabe.

 

Le plus amusant dans cette affaire, c’est que Fidèle Gouandjika évoque des faits vieux de presque 10 ans. Là où on s’attendait à ce qu’il dresse le bilan du mandat désastreux de son parent. Je me suis fait un malin plaisir de dresser ce bilan à leur place dans mon prochain ouvrage à paraitre très bientôt chez L’Harmattan et dont le sous-titre est intitulé « Radioscopie d’un mandat présidentiel désastreux » Gouandjika aurait été plus crédible en mettant sur la place publique une demande ou un CV que j’aurais fait parvenir à son parent de président de la République dont la médiocrité n’a d’égale que son incompétence notoire. J’attends encore. Pour la gouverne de Gouandjika, je me suis toujours méfié de lui et de son parent que je considère comme dangereux. À preuve, entre les deux tours de la présidentielle de 2015/2016, j’avais dissuadé mes amis comme le président du PATRIE de ne pas apporter leur soutien à Touadera, leur expliquant que ce dernier s’était montré incapable d’être un Premier ministre. Donc il ne pourrait faire un bon président. Malheureusement, l’avenir semble me donner raison. Hélas.

 

II – Au sujet de la SÉLÉKA 

 

C’était en tant que journaliste et patron du mensuel Afrique Nouvelle que m’étais rendu à Bangui dans le premier vol d’Air France après le coup d’État du 24 mars 2013. Je voulais être parmi les tout premiers journalistes à témoigner de ce qui se passait sur le terrain. Le hasard a voulu que des proches parents du président Michel Djotodia se trouvaient également dans le même avion. Une fois à Bangui, le bus de l’hôtel Ledger qui était du reste le seul moyen de transport à cette époque, nous avait conduit dans cet hôtel. J’ai fait mon travail de journaliste et je suis reparti sur le prochain vol. Afrique Nouvelle a été le premier magazine international a publié les photos des atrocités de la SÉLÉKA.

 

C’est toujours en tant que journaliste que je suis retourné en République centrafricaine en novembre 2013, cette fois à l’invitation des autorités de la transition, notamment de mon ami et frère Crépin Mboli-Goumba qui était à l’époque ministre d’État aux travaux publics et qui avait engagé les travaux de réhabilitation de l’avenue de l’indépendance.

 

Quand nous nous rendîmes au camp de Roux pour rencontrer le chef de l’État de la transition, c’était pour une interview qui devrait être publié dans le dossier que nous préparions. J’étais à mille lieux d’imaginer qu’il allait me proposer de me nommer au Ministère de la Communication et de la Réconciliation nationale. « C’est bien de rester à l’étranger et de critiquer son pays mais c’est encore mieux de se mettre à son service. Le ministère de la communication est vacant depuis le limogeage de Gazam-Betty. On m’a proposé trois noms dont voici les CV mais je crois qu’il faut nommer un jeune dans ce département afin de nous aider. Si tu dis oui tout de suite, je te nomme ministre d’État en remplacement de Gazam-Betty », avait lancé le président Djotodia à brûle-pourpoint après les salutations d’usage. Mon ami et frère Crépin Mboli-Goumba qui était visiblement dans le secret des dieux n’avait pas jugé utile de me prévenir préalablement. Il est encore vivant et peut le témoigner. J’apprendrai plus tard qu’il avait âprement défendu l’idée de me confier cette mission auprès des barons SÉLÉKA qui ne voulaient pas de ma nomination. La preuve, nous avons failli, le ministre Gaston Mackounzangba et moi-même être pris en otage devant la résidence présidentielle du camp de Roux par les soldats SÉLÉKA parce que quelqu’un que je préfère taire le nom leur avait dit que nous étions contre leur régime et que nous travaillons avec la France pour les faire partir.

 

Je reviens longuement sur cet épisode dans mes avant-mémoires. La vérité, c’est que je n’ai jamais demandé à être nommé au gouvernement. Et je n’ai jamais envoyé un CV à qui que ce soit en RCA pour solliciter un poste. D’ailleurs, il n’y a rien d’illégal à solliciter du travail dans son pays.

 

Encore un mot. Au moment de la passation de service entre madame la Ministre Antoinette Montaigne et moi-même après la formation du Gouvernement Nzapayeke, elle me fit cette remarque qui semblait anodine à première vue mais qui, avec le recul, a pris un autre sens : « Toi et Crépin là, vous avez eu tort de ne pas vous défendre vigoureusement des accusations de SÉLÉKA. Cela va vous poursuivre si vous croyez que ces fausses accusations vont s’estomper d’elles-mêmes », m’avait-elle dit après m’avoir appris que mon paternel était son oncle maternel et qu’il l’avait enseigné de CE1 à CM2 à Bangassou. Et qu’il était très rigoureux avec elle et l’une de mes tantes paternelles. Aujourd’hui, cette remarque est d’une pertinence aveuglante, lorsque des porcs se permettent de me faire la leçon.

 

Pourquoi je raconte tout cela ? Eh bien, parce que beaucoup de choses invraisemblables ont été racontées à mon sujet sans que je ne daigne répondre. J’y ai toujours opposé un mépris souverain. J’ai eu tort. Désormais, je répondrai du tic au tac. Je ne laisserai plus personne ternir mon image ni salir impunément mon nom.

 

Fait le 23 mai 2020

 

Adrien POUSSOU

 

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 48  nouveaux cas du covid-19.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 48 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 6 à 65 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  six cent cinquante-deux (652) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce lundi 25 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 25  mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quarante-huit (48) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (32) et féminin (16). Leur tranche d’âge varie de 6 à 65 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 24  mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les quarante-huit (48) nouveaux sujets infectés, trente-sept (37) sont issus de transmission locale , et onze (11) sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces quarante-huit (48) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour six cent cinquante-deux (652) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les six cent cinquante-deux (652) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 22 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré  depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

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En RCA, le processus électoral face à l’incurie du pouvoir

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.

 

Bangui (République centrafricaine) – Touadera a finalement décidé d’amender les dispositions constitutionnelles relatives aux échéances électorales. Une mauvaise façon faite au processus démocratique officiellement annoncé.

 

Avec le concours de la Cour constitutionnelle, un projet de loi a été élaboré afin de prendre en compte le cas de force majeure, susceptible de rendre impossible le respect des échéances constitutionnelles. Même sans les conséquences potentielles de l’épidémie du Covid-19, la situation sécuritaire dans le pays associée à la saison des pluies, rend illusoire la tenue des élections présidentielles et législatives avant la fin de cette année 2020, d’autant que l’impréparation de ces élections a été totale.

Dans ce domaine, comme dans tant d’autres, seules les préoccupations financières ont mobilisé le chef de l’Etat et le Premier ministre.

Une révision constitutionnelle non consensuelle

Il existe un principe général qui préconise de ne pas toucher à la constitution pour l’adapter à une situation conjoncturelle et de respecter un délai minimal avant des échéances électorales. Le débat ne porte pas sur cette opportunité mais sur l’adoption de la loi de révision constitutionnelle.
Si l’initiative de l’exécutif ne soulève pas de question juridique particulière, en revanche l’adoption du projet de loi par la seule Assemblée nationale pose problème. Une telle révision de la constitution est strictement encadrée. Elle ne peut être adoptée que par referendum ou par le Parlement, composé de l’Assemblee nationale et du Sénat.

Le président Touadera et son gouvernement avaient quatre années, depuis son investiture, le 30 mars 2016, pour mettre en place la Haute assemblée. Cela n’a pas été fait. Une révision constitutionnelle dans de telles conditions ne pourra qu’exacerber la crise politique. Un futur « glissement » du processus électoral, de plus en plus  probable, pourrait bien mettre le feu aux poudres.

L’ANE attend sa loi organique

Autre problème juridique, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) doit faire l’objet d’une loi organique fixant sa composition, son organisation et son fonctionnement. La Constitution de 2016 l’exige (article 145) et le nouveau code électoral, issu de la loi du 20 août 2019, le confirme (article 7). Cette loi organique n’est toujours pas votée. Ce ne sont évidemment pas des décrets antérieurs à la Constitution de 2016 qui peuvent encore servir de base légale à cette institution essentiellle pour le processus électoral. Les fondements juridiques de l’ANE n’ont pas été posés, quatre ans après 2016. La valeur juridique de ses décisions est donc actuellement contestable.

Un recours pour excès de pouvoir devant une juridiction administrative d’un État de droit aboutirait à une annulation pour vice de compétence. Nouvel embrouillamini !

Etant donné la situation politique du pays, très aggravée par le « dialogue exclusif » entre le camp présidentiel et les chefs des rébellions qui cogèrent l’Accord du 6 février 2019 et le refus obstiné de rechercher un consensus national, qui seul peut remédier à la situation, on peut nourrir les plus vives inquiétudes sur les effets toxiques de ce processus électoral que Mondafrique avait déjà exprimées dans l’article ci-joint.

 

 

Article rédigé par le Monde Afrique

RCA : massacre de Paoua, quand le MCU fête le premier anniversaire par la distribution des vêtements usagers aux parents des victimes.

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Déplacement officiel à Lemouna et Koundili le 25 mai 2019. Photo Minusca.

 

Paoua (à) – Le 21 mai 2019 restera à jamais marqué dans la mémoire des habitants de Koundjili, Lemouna et Bohong. Ce jour-là, les combattants rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) ont littéralement exécuté plus de 50 civils  après avoir été ligotés et regroupés sous les manguiers des villages. Une année plus tard, c’est le premier anniversaire de ce gros massacre commis depuis la signature de l’APPR-RCA le 6 février 2019. Mais pour le parti au pouvoir (le MCU) et ses alliés, c’est une belle occasion pour eux de se lancer dans la précampagne dans l’Ouham-Péndé, alors que les familles des victimes peinent à s’en remettre.

 

Jeudi, lors de la célébration de commémoration du premier anniversaire de massacre de Paoua, aucun membre du gouvernement n’était présent à Koundili, à Bohong, encore moins à Lemouna. Seuls les deux frères Mbaïkoua (Edgar et Timoléon), candidats du MCU aux prochaines législatives dans la circonscription étaient présents, selon leur propre terme, pour représenter le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et le parti au pouvoir. Et ils ne sont pas venus les mains vides. Dans leur valise, les deux frères Mbaïkoua ont apporté, pour chaque village, une balle de friperie, une balle des chaussures usagées, mais également de l’argent. Pour chaque entité (jeunesse, femme), les deux frères Mbaïkoua donnent 45 000 francs CFA. Mais cela ne fait pas que des heureux. Selon certains habitants de Koundili et de Lemouna interrogés par CNC, « si ce n’est pas de la sorcellerie, cela y ressemble parfaitement ». « Comment un être humain peut-il penser à ce genre de chose au moment où près d’une centaine des familles commémorent le massacre de leurs frères, femmes, enfants et maris par des combattants rebelles de 3R devenus collaborateurs et partenaires du gouvernement et du parti au pouvoir ? », s’alarme Jean-Philippe, un commerçant au marché de Lemouna.

« Ce que nous demandons, c’est la justice, rien que la justice. Arrêté Abass Sidiki, il va nous dire pourquoi nos frères ont été massacrés sur son ordre? », ajoute-t-il.

Quelques kilomètres plus loin, à Koundili, un jeune du village, interrogé par CNC,  se pose de questions : « le gouvernement a-t-il vraiment souci de nous ? Si c’est le cas, envoyez-nous les forces de l’ordre pour nous protéger et non des vêtements usagers. Les 3R ne sont pas loin ».

Rappelons que l’honorable Timoléon Mbaïkoua, Président du Parti centrafricain pour un développement intégré (PCDI), a signé, le 27 mars dernier, un accord de partenariat avec le mouvement Cœurs-Unis du Président Faustin Archange TOUADERA en vue de mettre en place une stratégie commune pour les prochaines élections présidentielles et législatives. Sauf que ce micro parti, créé par l’honorable Timoléon Mbaïkoua il y’a quelques années, ne dispose que de moins de 10 adhérents.

« Qu’à cela ne tienne, le MCU en a besoin pour se faire gros », explique un observateur.

Pour le MCU, chacun est libre individuellement ou collectivement d’activer ou organiser  sa base en vue de la prochaine échéance électorale.

 

Alexis Mobéang

Depuis Paoua

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RCA : Bouar, le chef rebelle Abass Sidiki bientôt de retour, selon le Premier ministre.

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Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Abass Sidiki, chef d’État major et coordonnateur du mouvement rebelle 3R, depuis sa fuite le mercredi 13 mai est introuvable, et l’homme n’a fait aucun signe de vie. Mais le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, lors de son interpellation à l’Assemblée nationale jeudi  dernier, a indiqué que le chef rebelle reprendrait ses fonctions du ministre conseiller à la Primature dans les prochains jours.

 

Même si la nouvelle de son retour au maquis n’a pas été confirmée officiellement par le gouvernement centrafricain, celle-ci n’a pas échappé pour autant aux députés de la nation d’interpeller le Premier ministre  Firmin NGRÉBADA sur le sujet.

Répondant aux préoccupations des députés, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA a clairement indiqué que selon lui, il n’y a « aucun problème avec le chef rebelle Abass Sidiki ». Avant d’ajouter que celui-ci reprendrait ses fonctions dans les prochains jours. Ceci dit, le chef rebelle Abass Sidiki retournerait à Bouar comme si de rien n’était alors qu’il y’a quelques jours, lors de sa fuite, ses éléments  qui l’avaient accompagné ont désarmé de force les gendarmes basés à Besson et à Koundé, puis semer de trouble dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’ouham-Péndé.

Cependant, la nouvelle de son retour annoncée par le Premier ministre divise l’opinion publique de la Nana-Mambéré. Même au sein du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), certains généraux qu’il avait placés dans des zones aurifères contrôlées par son mouvement seraient aujourd’hui en total désaccord avec lui depuis son retour au maquis.

Affaire à suivre.

 

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MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : UNE HERESIE JURIDIQUE

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Crépin Mboli-Goumba

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – J’ai lu avec un amusement mêlé de tristesse, les appels au sursaut national et au rassemblement suscités par la formalisation du projet de loi constitutionnelle modifiant certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016. Ces réactions m’ont ramené vingt-sept ans en arrière. Manifestement, nous n’apprenons jamais de nos erreurs, en tant qu’acteurs politiques. Et depuis vingt-sept ans, les occasions ratées se succèdent, à intervalle régulier.

    • En 1993, le nationaliste intransigeant Prof. Abel GOUMBA, candidat d’une opposition presque touchée par la grâce était au second tour de l’élection présidentielle, face au très charismatique Patassé, lequel n’avait pas accepté de s’incliner devant le choix démocratique de Goumba comme candidat unique de l’opposition. Il suffisait que le Président Dacko, arrivé en troisième position, apporte son soutien au Prof. Goumba pour qu’enfin l’histoire bascule. Ce soutien ne viendra jamais.
  • Lors du Dialogue Politique Inclusif, arraché grâce à la détermination de l’UFVN, deux leaders de cette plateforme se contredisent publiquement à l’hémicycle de l’assemblée nationale, au moment le plus crucial. Alors que le Coordonnateur Maître Henri Pouzère exige la démission du Président François Bozizé, le Président Ziguélé monte aussitôt à la tribune pour dire que personne ne demande la démission de Bozizé. Et le DPI consacra le statu quo, alors que le régime du Président Bozizé sétait déjà préparé à une cohabitation.
  • Lorsque le mandat du Président Bozizé tirait à sa fin, sans possibilité d’organiser les élections à bonne date, une peur panique s’empara des tenants du pouvoir. Pourtant, sans concertation aucune, un leader de l’opposition déclara dans la salle de cinéma (cela ne s’invente pas) que personne ne demandait le départ de Bozizé.
  • Lorsque j’ai proposé, par anticipation, une solution politique et une concertation, face aux périls pouvant impacter le calendrier électoral, un marginal quasi septuagénaire avait écrit sans rire que je voulais sauver le régime de Touadéra, et accessoirement être Premier Ministre. Et qu’ayant piteusement échoué, j’avais inventé une imaginaire interdiction de réunion pour cacher cet échec. Oh, bien-sûr, il était le porte-voix de certains acteurs politiques tapis dans l’ombre, étouffés par leur égo alors qu’il était question de trouver une solution nationale. Comme nous pouvons le voir, c’est toujours nos querelles picrocholines qui nous font passer à côté de l’essentiel.

Maintenant que nous disons tous ou presque la même chose, le problème, c’était que l’initiative ne venait pas d’eux.

Cette remarque d’ordre général et historique faite, venons-en à ce projet de loi constitutionnelle.

I- La justification du projet de loi constitutionnelle selon ses initiateurs.

Selon les initiateurs du projet de loi constitutionnelle, il est impérieux d’introduire dans la loi fondamentale la notion de cas de force majeure parce que les constituants Centrafricains n’y auraient pas pensé. J’éprouve de la honte à rappeler cette motivation, car pareil argumentaire trahit une ignorance crasse des notions élémentaires du droit constitutionnel. Il prouve en outre que les profanes se sont imposés comme les spécialistes des questions qu’ils ignorent. Comment ne pas penser ici à mon défunt Confrère Nymi, Congolais de Kinshasa, répliquant à une journaliste Belge « Madame, il y a trois sortes de journalistes : ceux qui savent rien sur tout, ceux qui savent tout sur rien et enfin ceux qui savent un peu plus que presque rien sur un certain nombre de choses ». Car s’attendre à ce que la Constitution fasse référence aux cas de force majeure comme dans les contrats privés est tout de même assez incroyable. L’Etat s’urgence est un cas de force majeure, au sens constitutionnel du mot.

Or, l’article 43 de la Constitution du 30 mars 2016 stipule que « lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire, l’exécution des engagements internationaux ou le fonctionnement normal des pouvoirs publics sont menacés de manière grave et immédiate, le Président de la République, après avis du Conseil des Ministres, du Président de l’Assemblée Nationale, du Président du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, prend les mesures exigées par les circonstances en vue de rétablir l’Ordre public, l’intégrité du territoire et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics.

L’article 44 précise même que le Président peut déclarer l’état d’urgence ou l’état de siège. Affirmer donc que notre Constitution est silencieuse sur les cas de force majeure est tout simplement une contrevérité.

Je rappelle que la motivation première des initiateurs du projet de loi constitutionnelle était la survenance de la pandémie à COVID-19. Or, il s’agit-là d’un événement malheureux devant être traité dans le cadre de l’urgence sanitaire, comme la loi du 23 mars 2020 en France qui permet de déclarer l’Etat d’urgence sanitaire.

II L’impossible cohabitation entre l’article 35 et l’article 36 nouveau proposé

L’article 35 dernier paragraphe stipule : « en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit »

Quant à l’article 36 nouveau tel que proposé, il stipule essentiellement que « si pour cause de force majeure, le processus électoral déclenché dans les délais constitutionnels et légaux, ne va manifestement pas aboutir dans les délais prescrits, le Premier Ministre, sur rapport motivé de l’autorité nationale des élections, saisit la Cour Constitutionnelle. La Cour Constitutionnelle se prononce sur la force majeure invoquée. Si celle-ci est établie, la Cour Constitutionnelle se prononce sur le report et fixe la durée du glissement ».

La formulation de l’article 36 bute sur deux écueils insurmontables : d’une part, l’article 35 interdit la prorogation du mandat présidentiel pour quelque motif que ce soit, c’est-à-dire y compris les cas de force majeure, mais surtout cette disposition de notre constitution est exclue de la révision ; d’autre part s’il était adopté, l’article 36 nouveau serait en contradiction avec l’article 35. Or, nous savons ce qui adviendrait alors de cette loi, en cas de conflit. De plus, dans les prérogatives organiques de la Cour Constitutionnelle, il faudrait préalablement introduire l’aspect technique et électoral, avant toute observation, et modifier de même les prérogatives exclusives de l’autorité nationale des élections en tant qu’autorité technique des élections.

Il y a fort à parier que les initiateurs de ce projet de loi ainsi que ceux qui sont payés pour « le mettre en musique » ignorent l’état de la jurisprudence en matière de cas de force majeure. En effet, la Cour d’Appel de Versailles a jugé qu’une grève générale d’ampleur nationale, née d’une réaction à des mesures gouvernementales revêtait tous les caractères de la force majeure (BICC N°553 du 1er avril 2002). Alors imaginons les fâcheuses conséquences d’une pareille conception et remontons le temps jusqu’à l’époque du Président Kolingba. Il aurait donc pu profiter de cette grève des fonctionnaires qui avait duré plus d’un an pour déclarer la force majeure et rester au pouvoir !

II- Une modification inutile et anticonstitutionnelle à la lecture des articles 35 et 47

La fébrilité qui s’est emparée des tenants du pouvoir s’explique certainement par la volonté exprimée par certains acteurs politiques de réclamer la transition en cas de non-tenue des élections générales à bonne date. Je voudrais réaffirmer ici que je suis résolument opposé à une quelconque transition, de même que je suis opposé à tout passage en force du pouvoir. Il y a cependant des leviers et même des garde-fous dans notre Constitution qui ouvrnt la voie à une solution politique. Il est certes vrai que l’article 35 de la Constitution stipule « qu’en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats pour quelque motif que ce soit ». Cependant, l’article 47 stipule que « la vacance de la Présidence de la République n’est ouverte que par le décès, la démission, la destitution, la condamnation du Président ou par son empêchement définitif d’exercer ses fonctions conformément aux devoirs de sa charge ». Les cas de vacance étant limitativement énumérés, l’impossibilité d’organiser les élections ne peut être considérée comme une vacance du pouvoir. Ce qui veut dire que le Président reste en place. Elle ne peut non plus être considérée comme une prorogation du mandat au sens de l’article 35. Cependant, il perd toute légitimité et toute légalité sans l’onction d’un accord politique auprès des forces vives de la nation, à travers une concertation.

Maître Crépin MBOLI-GOUMBA Président du PATRIE

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 52  nouveaux cas du covid-19.

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Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.

 

Bangui, Corbeaunews-centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 52 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 12 à 72 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  six cent quatre (604) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce dimanche 24 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 24  mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de cinquante-deux (52) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (36) et féminin (16). Leur tranche d’âge varie de 12 à 72 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 23  mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les cinquante-deux (52) nouveaux sujets infectés, quarante-neuf (49) sont issus de transmission locale , et trois (3) sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces cinquante-deux (52) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour six cent quatre (604) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les six cent quatre (604) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 22 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré  depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

LES USMS : CHRONIQUE D’UN ECHEC ANNONCÉ.

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Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – L’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine dit Accord de Khartoum du 6 Février 2019 entre le gouvernement de la RCA et quatorze groupes armés  est voué à l’échec dès l’origine. Il est porté à bout de bras par le gouvernement centrafricain et les groupes armés, la France et l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique,  l’Union Africaine (UA). Il suscite scepticisme, incompréhension doute ou rejet de la part de l’opinion publique nationale, et internationale.

 

« Si ça ne tenait qu’à moi, Mahamat Zacharie, un constituant, je dois purement et simplement déchirer cet accord » (7/10/2019 RNL).

 

Les raisons de cet échec.

 

Les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) sont nées de l’accord de Khartoum lui-même mourant, maintenu sous perfusion par ceux cités plus haut. Cet acharnement coûte beaucoup d’argent aux contribuables européens, africains et des centaines des morts innocents en RCA.

Ce quatorzième accord est censé mettre un terme à un processus de “paix” entamé en 2012. Mais c’est en novembre 2016 que MM Idriss Déby Itno, alors président du Tchad et président en exercice de l’UA et Faustin Archange Touadéra décident d’organiser une réunion de l’UA sur un processus de pacification de la RCA “dans un bref délai”. « Idriss Déby Itno souligne que, des instructions sont données en ce sens au Commissaire de l’Union Africaine en charge des questions de paix et de sécurité, l’Ambassadeur Smaïl CHERGUI ainsi qu’à l’envoyé spécial de l’UA en République centrafricaine pour la tenue de cette rencontre » Tchadinfo.com du 10/11/2016.

 

L’accord de Khartoum porte des germes d’échec. Il est signé par le gouvernement et quatorze groupes armés. Les forces vives de la Nation sont écartées. L’Accord politique de Libreville sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République Centrafricaine (1/01/2013) et la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine de l’UA (17/07/2017) écartent eux aussi les Centrafricains des décisions qui concernent leur pays. Il est écrit sur la Feuille de route qu’elle « entre en vigueur dès sa signature par les Parties prenantes au dialogue, et constitue l’initiative africaine et qui met fin à toute autre initiative ».

 

« Il n’y a aucune alternative, ni souhaitable, ni susceptible de réussir », a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Des déclarations qui interviennent alors que la Russie est de plus en plus présente diplomatiquement et militairement – ainsi que par mercenaires interposés – dans ce pays (Jeune Afrique 25/09/2018).

 

Le Général d’Armée centrafricain, Ludovic NGAÏFET se porte en faux vis-à-vis des USMS. “Maintenant s’est greffée à la loi de programmation militaire une autre mission. Je ne sais pas si elle va se réaliser dans le cadre de l’accord de Khartoum, les USMS.

Là, je le dis très clairement en tant qu’officier général, je me porte en faux vis-à-vis des USMS avec des rebelles. Ça ne rentre pas dans les missions militaires qui sont définies par la loi. Nous avons ce qu’on appelle le cadre d’emploi de nos forces.

N’allons pas ramener notre armée à un tel niveau d’assujettissement” (RNL 3/6/2020).

 

Abakar SABONE sur Youtube le 22/05/2020 s’adressant à Fidèle GOUANDJIKA ironise sur les USMS : ” Nous sommes dans quel Etat ? Vous prenez l’armée nationale et vous prenez l’armée non conventionnelle vous mélangez pour former une brigade mixte. Tu dis que tu fais partie du Conseil Supérieur de Défense (CSD). Viens nous expliquer les missions de l’USMS”

 

 

Les missions des USMS.

 

La crise politique aigue que traverse la RCA combinée à d’autres facteurs ont fragilisé l’économie centrafricaine et notamment le secteur de l’élevage. De type extensif, l’élevage bovin fut introduit en RCA dans les années 1920 par des éleveurs peuls en provenance du nord Cameroun (Boutrais et Crouail, 1986). Les conditions favorables (faible occupation humaine, abondance de points d’eau et de pâturages) ont rendu possible la pratique de l’élevage dans les zones de savanes centrafricaines où les éleveurs peuls sédentaires vivaient en relative harmonie avec les populations locales agricoles. Cependant, la dégradation climatique et la détérioration de la sécurité sur le plan sous régional ont drainé vers la RCA, une vague d’éleveurs en provenance des pays voisins en particulier le Tchad et le Soudan. L’afflux massif d’éleveurs transhumants disposant d’importants troupeaux et la violence qui caractériserait leurs modes opératoires ont exacerbé les tensions liées à la gestion des ressources pastorales dans les zones rurales. Dans un contexte sécuritaire confus, les éleveurs transhumants sont associés aux coupeurs de routes, aux bandits armés et aux rebelles opérant en RCA 1. En 2012, avec l’avènement de la Séléka, les éleveurs ont été impliqués dans les cycles de violences intercommunautaires et pris au piège des groupes armés. Ainsi depuis 2013, la crise a dessiné une nouvelle géographie de la RCA (Rapport conjoint de mission FAO DRC CRS 2015).

 

Le gouvernement et les groupes armés conviennent de mettre en place un système de gestion efficace et équitable de la transhumance pour en faire une activité sécurisée et pacifiée, essentielle au développement harmonieux éleveurs agriculteurs (Accord de Khartoum Art. 14).

Ils s’engagés à mettre en place des USMS, placées sous la supervision de CEMA et peuvent solliciter l’appui de la Minusca. Elles sont constituée des FSD et des groupes armés majoritaires adhérents à l’accord Art.16.

Enfin, les USMS contribuent à la protection et à la sécurité des populations civiles, renforcent l’ordre public sécurisent les couloirs de transhumance et rempliront toutes missions assignées par le comité technique de sécurité Art.17.

 

Pour le Général d’Armée Ludovic NGAÏFET, il n’est pas tard. On peut réunir les officiers dans le cadre du Conseil Supérieur de Défense (CSD). Voir dans quelles mesures renforcer les Eaux et Forêts, ça c’est leur mission, la protection de la flore et de la faune.  Les Eco gardes sont des gens qui sont formés militairement. Ils sont très compétents.

“Si ce n’est que des patrouilles  pour protéger les couloirs de transhumance, nos politiques doivent revoir leur copie. Çà ce n’est que la position d’un officier qui respecte les fondamentaux de l’Armée. Ce n’est pas faire de la politique”.

 

Article écrit par Les Amis de Siloë Centrafrique

23 Mai 2020

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LES COURS MAGISTRAUX RELÈVENT-ILS DE LA MANIPULATION POUR DÉTOURNER L’OPINION NATIONALE DU TRIPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION ? 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – La crise sanitaire qui a secoué le monde en imposant un nouvel ordre na pas épargné la République centrafricaine. Les autorités établies en ont trouvé un prétexte parfait pour organiser les opérations électorales en cours au delà du délai constitutionnel. Pour ce faire, il urge de modifier les dispositions constitutionnelles pourtant rigides pour légitimer la manœuvre satanique. Cette rigidité constitutionnelle impose un délai pour réviser, exige une majorité qualifiée et surtout la réunion effective des deux chambres du parlement en congrès.

 

Un groupe de parlementaires véreux à la solde du pouvoir ont initié une procédure pour modifier les dispositions des articles 35 et 68 de la constitution en vue de proroger le mandat du président de la république ainsi que des députés.

Cette initiative non consensuelle consiste substantiellement à intégrer la notion de « force majeure » ou de « circonstances exceptionnelles » pour justifier les cas de pandémie comme le coronavirus. Beaucoup de mouvements, agitations, dinterrogations ainsi que de voix se font entendre dans lopposition et la classe politique pour dénoncer cette initiative qui constitue une entorse grave à la loi fondamentale.

Conscient de lillégalité, de lillégitimité de la manœuvre et surtout de la mise en garde du groupe des 5, le pouvoir a changé de stratégies en proposant un second round émanant cette fois-ci dune initiative présidentielle conformément aux dispositions constitutionnelles. En effet, larticle 151 de la constitution dispose que : « linitiative de la révision de la constitution appartient concurremment au président de la république et au parlement statuant à la majorité des 2/3 des membres qui composent chaque chambre ».

Cest dans ce contexte quun projet de loi de révision constitutionnelle a été discuté et délibéré en conseil des ministres puis transmis à lassemblée nationale pour examen. En attendant l’étude, lamendement et l’éventuel vote du projet de loi, le citoyen lambda sinterroge :

Les cours magistraux du ministre conseiller spécial du président de la république sont-ils programmés à desseins pour distraire lopinion publique du tripatouillage de la constitution ? Ce projet de loi portant modification de la constitution est-il opportun au regard des prévisions constitutionnelles ? Pour sinscrire dans la logique de la pensée du législateur qui a délibérément sacralisé le caractère rigide de la constitution, pourquoi le président de la république nopte t-il pas pour une consultation référendaire pour légitimer la modification de la constitution ? Pour quelles raisons le pouvoir impose t-il au parlement dexaminer et de voter le projet de loi avant le 30 mai 2020 en violation flagrante du principe de séparation de pouvoirs si précieux à Montesquieu ? Existe-t-il un agenda caché qui justifie cette injonction calendaire ? Le pouvoir est-il conscient que la modification de la constitution à la veille des échéances électorales est toujours source de polémiques ? Le pouvoir est-il disponible pour assumer les conséquences politiques et juridiques de la modification de la constitution ?

Fort de ce qui précède, nous tenons à rappeler quune demie douzaine des états africains à linstar de la Côte dIvoire et du Niger sont dans les mêmes conditions que nous et la modification de la constitution pour cause de coronavirus nest pas à lordre du jour. La constitution étant une œuvre humaine est toujours perfectible en vue de son adaptation aux réalités du moment mais le législateur nous oppose la rigidité de la constitution à travers les articles 152 alinéa 2 et 153. En effet, ces clauses constitutionnelles interdisent lextensibilité du nombre, de la durée du mandat et la modification de la constitution en cas datteinte à lunité et lintégrité du territoire national…

suivez mon regard. Lhistoire nous a dérenseigné sur les passages en force créant une entorse à la loi fondamentale. Le débat multiforme des juristes tendancieux ne suffiront pas à résoudre cet imbroglio car dans le combat de la protection de lintérêt supérieur de la nation, seul le respect de la lettre de la loi fondamentale demeure lunique référence. Pour finir, nous invitons humblement la noble Cour constitutionnelle qui est à la fois un organe consultatif et juridictionnel, de remplir pleinement sa mission tout en étant neutre afin dassurer la sécurité juridique et de garantir notre démocratie saine et prospère.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que cest moi.

 

Paris le 22 mai 2020.

Coronavirus en prison : les deux détenus testés positifs à Ngaragba sont morts

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Sortie du véhicule de Croix-rouge de la prison de Ngaragba le 22 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Les deux détenus testés positifs début mai 2020 au nouveau coronavirus (Covid-19) à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, sont morts de leur maladie en prison, a-t-on appris des sources pénitentiaires.

 

L’information a été confirmée partiellement par le ministre de la Santé de la population, ce samedi 23 mai, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Bangui. Selon le ministre Pierre Somsé, la cause du décès du premier détenu est probablement liée à ce virus, tandis que le second, les causes de sa mort ne sont pas déterminés à ce jour. Or, selon nos informations, les deux détenus, testés positifs au nouveau coronavirus au début du mois de mai,  sont morts probablement de leur maladie du Covid-19.

En effet,  dans la journée du jeudi 21 mai, le parquet général de Bangui a été saisi du dossier d’un détenu infecté du Covid-19 et qui se trouvait dans un état inquiétant. Après l’autorisation du parquet, le détenu a été extrait de sa cellule d’isolement et transporté d’urgence à l’hôpital. Il est mort quelques heures plus tard de sa maladie.

Entre temps, l’état de santé du second prisonnier, infecté lui aussi du Covid-19 et placé en isolement à Ngaragba s’aggrave. Il est décédé seul dans sa cellule dans la nuit du jeudi à vendredi. Son corps a été extrait de sa cellule par la Croix-Rouge dans la journée du vendredi 22 mai. Aussitôt, la nouvelle du décès des deux détenus du Covid-19 faisait monter la tension au sein de la population carcérale. Une trentaine des détenus, qui partageaient la cellule avec les deux ex-détenus décédés, réclament leur libération pour un meilleur suivi médical. Ce que le parquet général n’a pas encore répondu, et le ministère de la Santé, de son côté,  confirme seulement un seul cas de décès lié au Covid-19.

Depuis l’apparition de la pandémie du nouveau coronavirus en République centrafricaine le 14 mars dernier, c’est la première fois que le ministère de la Santé annonce officiellement la mort d’un patient atteint du Covid-19 dans le pays. À ce jour, la rca franchit le cap de 500 cas du nouveau coronavirus sur son territoire avec 18 cas de guérison et un décès, selon le ministre de la Santé de la population.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 43  nouveaux cas du covid-19.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 43 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 18 à 70 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  quatre cent soixante-dix neuf (479) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce vendredi 22 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 22  mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quarante-trois (43) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (40) et féminin (3). Leur tranche d’âge varie de 18 à 70 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 21  mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les quarante-trois (43) nouveaux sujets infectés, quatre (4) sont issus de transmission locale , et trente-neuf (39) autres sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces quarante-trois (43) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour quatre cent soixante-dix-neuf (479) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 45 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les quatre cent soixante-dix-neuf (479) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 18 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, aucun cas de décès n’est enregistré  depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : arrivée à Bangui du général Azor Kalité et ses 8 éléments arrêtés par la Minusca à Ndélé.

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Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Ndélé, (Corbeaunews-Centrafrique) – Placés en garde à vue dans la geôle de la Minusca à Ndélé depuis leur arrestation le mardi 19 mai, le général du RPRC Azor Kalité et ses 8 éléments ont été transférés à Bangui, ce jeudi 21 mai, à bord d’un aéronef affrété spécialement par la Minusca, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Le transfèrement à eu lieu en présence des gendarmes centrafricains et des policiers des Nations unies (UNPOL) déployés à Ndélé, préfecture de Bamingui-Bangoran,  pour assurer la sécurité des 9 prévenus, soupçonnés d’avoir commis de crime de guerre et de crime contre l’humanité sur la population à Ndélé.

En effet, dans la journée du mardi 19 mai 2020, vers 11 heures, dans la localité  de Ndélé, une patrouille des forces spéciales de la Minusca a intercepté 9 éléments rebelles du RPRC à bord de 8 motos en partance pour Manovo. Parmi ces 9 rebelles arrêtés se trouvait le général Azor Kalité,  ex-commandant du FPRC qui s’est rallié aux miliciens Anti-Balaka  en 2016 pour combattre ses ex-amis du FPRC dirigé par Nourredine Adam. Puis en 2018, l’homme réitère son action et s’est rallié au RPRC, un groupe politico-militaire dirigé par le général Zacharia Damane, et basé à Tirigoulou, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la Centrafrique. Selon des sources sécuritaires locales, les 9 suspects ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de fuir vers Tirigoulou à bord de 8 motos, et lourdement armés au moment de leur arrestation.

Transférés à Bangui depuis jeudi 21 mai, ils ont été incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

On ignore s’ils vont être déférés au parquet général pour être entendus cette semaine.

Pour l’heure, à Ndélé, le calme est revenu dans la ville après le déploiement des soldats FACA et des forces de la Minusca. Ce qui a permis à la coordonnatrice  humanitaire en République centrafricaine, Madame Denise Brown de relancer les activités humanitaires dans la région.

Justement, ce vendredi, le PAM (programme alimentaire mondial)  prévoit de distribuer aux déplacés des vivres et produits de première nécessité.

L’UNION EUROPÉENNE ORGANISE UNE CARAVANE  POUR LA RIPOSTE CONTRE LE CORONAVIRUS  

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Centrafrique.com/les-artistes-en-caravane-de-sensibilisation-sur-le-covid-19-et-finance-par-lunion-europeenne/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>CARAvane des artistes de l'union européenne sur le Covid-19 en Centrafrique.
CARAvane des artistes de l’union européenne sur le Covid-19 en Centrafrique.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Parmi les nombreuses activités que mène la Délégation de l’Union européenne en République Centrafricaine en riposte contre le Coronavirus, une nouvelle initiative voit le jour par l’organisation d’une caravane qui circulera 4 jours à compter du 18/05/2020 à Bangui, Bimbo et Begoua.

 

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de celle menée en appui au Collectif 236, constitué de jeunes artistes centrafricains, qui a composé la chanson COVID19 TIRI-TI-I-LA, «C’est notre combat », accompagnée d’un clip musical, pour sensibiliser les populations centrafricaines et particulièrement les jeunes (70% de la population), avec l’appui  de l’Union européenne et la direction artistique de l’Alliance  Française de Bangui (AFB).

 

Sous la supervision directe du Directeur de l’AFB, Olivier Colin, cette caravane sera menée par 5 artistes du Collectif 236 qui seront positionnés sur un car podium customisé avec le message de la campagne Covid-19 TIRI TI I LA sur des banderoles.

 

Les artistes délivreront des messages de prévention (le car podium sera équipé d’un système d’amplification, d’une console DJ et de 5 micros HF) et distribueront plus de 20 000 flyers de 9h à 15h sur les communes de Bimbo et Bangui.

 

La Chanson TIRI TI I LA tournera en boucle. Les artistes seront vigilants à ne pas provoquer d’attroupements, et c’est la raison pour laquelle le véhicule ne stationnera pas durant la tournée, qui se déroulera comme suit :

 

1er jour : Lundi 18 mai

Point de départ : AFB —axe Ouango Mboko—Kassaï—Point zéro Centre-ville—Bimbo PK9.

Retour axe Kolongo—Petevo — retour AFB

 

2eme Jour : Mardi 19 mai

Point de départ : AFB—Boyrabe Monastère—axe Gobongo—PK12 Begoua.

Retour par axe Croissement 8ème —Rond-point Marabena — retour AFB

 

3e Jour : Mercredi 20 mai

Point de départ AFB—Avenue Touadera—axe Primature Benz VI—rond-point Miskine—Marabena axe Combattant—Aéroport Avenue Poussière—rond-point 5ème (unité)—KM5—Avenue Boganda—Lakouanga —retour AFB

 

4e Jour : Jeudi 21 mai

Point de départ AFB—axe Bonga Bonga—Martyrs—Croissement Benzvi—castors—rond point Nations Unies—rond-point PK5—Fatima—Axe Petevo—Avenue David Dacko—- retour AFB par point zéro centre-ville.

 

Les membres du Collectif 236 peuvent être fiers d’être autant impliqués dans cette campagne de communication sur les gestes barrières et la solidarité pour faire face à cette pandémie.

 

La Délégation de l’Union européenne les en félicite et les encourage vivement à poursuivre toute action dans cet esprit de fraternité !

 

 

Une trentaine cas de Covid-19 détectés dans une usine marocaine de Renault

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Une trentaine cas de Covid-19 détectés dans une usine marocaine de Renault

Bangui ( République centrafricaine ) – Une campagne de dépistage menée par le groupe Renault a conduit à la détection de 32 cas de Covid-19 dans son usine de Casablanca (ouest), a annoncé jeudi un communiqué du groupe.

La première vague de tests, menée sur 300 collaborateurs, a permis de détecter 32 cas “asymptomatiques, écartant l’hypothèse d’une contamination du virus à l’intérieur de l’usine” Somaca, selon ce communiqué.

Des dépistages sont également en cours sur le site de Tanger (nord), l’objectif étant de tester tous les effectifs présents, a indiqué à l’AFP une porte-parole du groupe.

Le constructeur automobile qui emploie près de 12.000 personnes au Maroc, dont environ 1.500 à Casablanca, a partiellement relancé ses activités industrielles début mai, après environ six semaines d’arrêt lié à la pandémie et à l’instauration d’un état d’urgence sanitaire au Maroc.

Le groupe a vu ses ventes baisser de 25,9 % à 672 962 véhicules au premier trimestre sur un marché mondial en baisse de 24,6 %, selon les premiers résultats du groupe pour 2020.

Le plan d’économie de deux milliards d’euros que Renault doit dévoiler fin mai en réponse à l’effondrement de ses ventes a suscité des interrogations sur l’avenir des sites délocalisés dans la presse marocaine, alors que le gouvernement français souhaite avant tout préserver la production hexagonale.

Pour conquérir de nouveaux marchés et réduire ses coûts, la marque au losange s’est étendue progressivement à l’international, en particulier en Espagne, en Amérique du Sud, en Turquie, en Slovénie, puis au Maroc et en Algérie.

En 2019, quelques 400.000 véhicules sont sortis des usines Renault de Tanger et Casablanca, pour près de 90% destinés à l’exportation, selon les derniers chiffres publiés par le groupe.

Le développement de l’industrie automobile en zones franches est un des grands axes stratégiques adoptés par le royaume pour diversifier son économie.

Les autorités marocaines ont décidé cette semaine de prolonger le confinement obligatoire jusqu’au 10 juin, invoquant une “situation sanitaire stable mais pas rassurante”, du fait notamment des foyers de contamination qui “continuent d’apparaître” dans les familles et les sites industriels.

Le pays de 35 millions d’habitants décompte officiellement 7185 cas de contamination, dont 196 décès, pour environ 110.000 tests menés.

Avec AFP/VOA

RCA : Obo, une dizaine des rebelles de l’UPC tués, et la ville est sous contrôle des Faca et de la Minusca.

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Centrafrique.com/rca-arrestation-dun-proche-de-lopposant-jean-serge-bokassa/des-faca-a-berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018/” rel=”attachment wp-att-37591 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – L’armée centrafricaine et les forces de la Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) ont repoussé mercredi l’offensive de l’UPC sur la ville d’Obo, dans l’extrême sud-est du pays, et tué au moins “une dizaine” de miliciens, a annoncé le porte-parole du gouvernement.

 

Depuis plusieurs jours, la ville d’Obo est encerclée par des éléments de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des principaux groupes armés du pays. Après des accrochages sporadiques ces derniers jours, de violents combats ont éclaté aux abords de la ville mercredi matin.

“Le bilan provisoire fait état d’une dizaine de morts et des prisonniers dans les rangs de l’UPC. Un élément des Faca (Forces armées centrafricaines) a également été blessé”, a précisé le porte-parole, Ange-Maxime Kazagui, à l’AFP.

“Les Faca et la Minusca ont répondu aux tirs et repoussé les éléments de l’UPC”, a indiqué Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

Dirigée par Ali Darassa, l’UPC cherche depuis plusieurs mois à étendre son emprise vers le Sud-Est, aux carrefours de la Centrafrique, de la République démocratique du Congo et du Soudan du sud.

“La Minusca met en garde Ali Darassa et lui demande de mettre fin à l’expansionnisme de l’UPC, et exige le départ immédiat de l’UPC de la région”, a déclaré M. Monteiro.

A quelques mois d’une élection présidentielle à haut risque, prévue pour décembre 2020, la Centrafrique est toujours en proie aux exactions des milices, malgré la signature d’un accord de paix entre le pouvoir central et 14 groupes armés le 6 février 2019.

Réduites à néant pendant la crise et soumises à l’embargo sur les armes imposé au pays en 2013, les Faca ont entamé une difficile reconstruction depuis quelques années, sous la houlette des formateurs militaires de l’Union européenne et de la Russie.

Les militaires de l’armée régulière ont ainsi été déployés dans plusieurs localités du pays, jusqu’alors abandonnées aux groupes armés.

“Nous voulons féliciter les Faca qui se sont défendues contre des agresseurs avec des armes lourdes, et ont su montrer leur capacité” a souligné M. Kazagui.

 

Avec AFP

RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 18  nouveaux cas du covid-19.

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Centrafrique.com/coronavirus-la-panique-sempare-des-pays-africains-et-le-seul-cas-centrafricain-en-phase-de-guerison/institut-pasteur-de-bangui-en-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-36782 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>institut Pasteur de-bangui-en-centrafrique
Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 18  nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 18 à 53 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  quatre cent trente-six (436 cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce jeudi 21 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 21  mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de dix-huit (18) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (9) et féminin (9). Leur tranche d’âge varie de 18 à 53 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 20  mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les dix-huit (18) nouveaux sujets infectés, seize (16) sont issus de transmission locale , et deux (2) autres sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces dix-huit (18) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour quatre cent trente-six (436) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 45 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les quatre cent trente-six cas annoncés, le ministère de la Santé publique confirme que 18 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, aucun cas de décès n’est enregistré  depuis la confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Élection et coronavirus: la Chine fait un don à la République centrafricaine.

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Centrafrique.com/remise-de-don-chinois-au-palais-le-20-mai-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite l'ambassadeur chinois en Centrafrique, Président de la République et le ministre de l'économie, du plan et de la Coopération lors de la cérémonie de la remise de ce don. Photo tirée sur la page de la Renaissance.
De gauche à droite l’ambassadeur chinois en Centrafrique, Président de la République et le ministre de l’économie, du plan et de la Coopération lors de la cérémonie de la remise de ce don. Photo tirée sur la page de la Renaissance.

 

Bangui | Corbeaunews-Centrafrique- Alors que la pandémie de Covid-19 progresse sur le territoire centrafricain, la République populaire de Chine a fait und généreux don de kits médicaux et des équipements informatiques au gouvernement centrafricain, ce mercredi 20 mai, pour l’aider à combattre le virus sur son territoire.

 

La cérémonie de remise de ce don de kits médicaux chinois a eu lieu ce mercredi 20 mai au palais de la Renaissance en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera, de l’ambassadeur de la République populaire de Chine en RCA, Monsieur CHEN DONG, et du ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Monsieur  Felix MOLOUA

Selon le diplomate chinois CHEN DONG, ces kits médicaux, composés de 112.000 masques, 7.000 équipements de protection du personnel de santé, 540 pistolets frontaux, 20.000 gants, 40.000 Kits de test, 10.000 surbottes et 10 respirateurs médicaux, ont été fournis gracieusement à la République centrafricaine par le gouvernement chinois, la Fondation Jack MA et l’Institut de police de Fujian.

Et ce n’est pas tout. Le gouvernement chinois, toujours au côté du peuple centrafricain,  a également fourni au gouvernement centrafricain des équipements informatiques et des moyens roulants, composées des motos, des Pick-up, des Lampes portables photovoltaïques, des Bicyclettes, des groupes électrogènes ainsi que des ordinateurs, afin de l’aider à organiser les prochaines échéances électorales fixées initialement au 27 décembre 2020 pour le premier tour.

Selon le ministre centrafricain de l’économie, du plan et de la coopération Félix Moloua, la République Populaire de Chine va encore accorder gracieusement dans les prochains jours un deuxième lot considérable des équipements médicaux et un lot de matériel moderne pour soutenir l’organisation des élections en Centrafrique.

Par ailleurs, le diplomate chinois a également annoncé que La République Populaire de Chine accordera d’ici 2 ans une aide de deux milliards US de dollars aux pays touchés par la pandémie à coronavirus. Ceci est dans le  cadre du soutien à la relance de leur économie.

 

Copyright2020CNC

Coronavirus à Bouar : polémique autour du nombre des sujets infectés.

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Bouar/monument-paix-ville-de-bouar-Centrafrique-corbeaunews-7/” rel=”attachment wp-att-35785 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC
Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC

 

Baoro (Corbeaunews-Centrafrique) – À Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, le nombre des personnes infectées au Covid-19 cacherait-il une tout autre réalité plus dramatique? Selon le ministère de la Santé de la population, au moins 12 personnes testées positives ont été recensées dans cette ville. Mais ce chiffre est-il vraiment une réalité ? C’est la question qui hante tous les esprits. À Bouar, personne ne veut y croire, et la polémique enfle autour de la présence de la maladie à coronavirus dans cette ville.

 

La ville de Bouar, située au nord-ouest de la République centrafricaine, est depuis quelques jours annoncée comme la deuxième ville la plus touchée au nouveau coronavirus après la capitale Bangui. Selon le ministère centrafricain de la Santé de la population, depuis le début de l’épidémie qui a touché le pays le 14 mars dernier, au moins une dizaine des cas ont été enregistrés à Bouar contre une centaine à Bangui. Cependant, dans ces deux grandes villes de la RCA, le nombre des personnes testées positives au coronavirus annoncé par le gouvernement ne fait pas l’unanimité. Certains parlent des chiffres tronqués, tandis que d’autres  accusent le gouvernement de grave manipulation. Mais ce qui est sur, dans cette histoire, les populations, à Bangui comme à Bouar, s’inquiète sérieusement de l’augmentation exponentielle des cas de transmission locale de la maladie à coronavirus dans le pays. Ce qui pousse certains à se poser des questions sur la prise en charge des patients du Covid-19 dans le pays. À Bouar par exemple, les populations, très inquiètes, cherchent à savoir si toutes les personnes testées positives au nouveau Coronavirus sont transférées à Bangui, ou alors elles sont libres de leur mouvement à Bouar, car jusqu’à ce jour, personne n’est en mesure de savoir à quel endroit elles sont prises en charges. Évidemment à Bangui, les mêmes questions se posent quant à la capacité des hôpitaux de la capitale à prendre en charge tous les patients atteints du Covid-19 en République centrafricaine. Ce sont des questions que même le gouvernement n’est pas en mesure de répondre à ce jour.

Pour Masset Philip, enseignant au lycée moderne de Bouar, le gouvernement doit impérativement répondre aux inquiétudes de la population quant à la prise en charge des patients du Covid-19 à Bouar. Même son de cloche du côté de Marguerite, commerçante au marché central de Bouar. Elle accuse directement les autorités sanitaires du pays d’avoir délibérément créé de trouble au sein de la population à Bouar.

Il faut noter au passage que le nombre total des cas du Covid-19 en République centrafricaine passe de 411 à 418 en 24 heures. Pour l’heure, aucun cas de décès n’est enregistré, et 18 patients ont été guéris de leur maladie.

 

Gervais Lenga

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RCA : Un commandant du RPRC arrêté par la Minusca à Ndélé.

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Centrafrique.com/communique-de-presse-du-collectif-centrafrique-nous-appelle/incendie-batiment-ville-de-ndele-lors-des-combats-du-29-avril-2020/” rel=”attachment wp-att-37920 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui (République centrafricaine ) – La Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) a arrêté un chef de guerre et huit de ses miliciens, impliqués dans les tueries qui ont fait des dizaines de morts fin avril à Ndélé (Nord-Est), ont affirmé mercredi des sources humanitaires et de l’ONU à l’AFP.

 

“La Minusca a procédé mardi à l’arrestation de neuf éléments armés” dans la région de Ndélé (nord-est), a déclaré mercredi le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, lors d’une conférence de presse, précisant que les forces de l’ONU avaient agi à la demande de la Cour pénale spéciale chargée de juger les violations graves des droits humains en Centrafrique.

Le 29 avril, 28 personnes, dont au moins 21 civils, avaient été tuées à Ndélé, lors de combats entre deux factions issues du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’un des principaux groupes armés du pays.

Si la Minusca n’a pas révélé l’identité des interpellés, un responsable humanitaire et un cadre de l’ONU ont affirmé sous couvert de l’anonymat qu’Azor Kalite, ancien haut responsable de la coalition Séléka qui avait renversé le régime du président François Bozizé en 2013, en faisait partie.

Cet influent chef de l’ethnie goula est l’un des principaux acteurs du conflit qui ravage le nord-est de la Centrafrique depuis plusieurs mois.

Selon la Minusca, les affrontements de Ndélé opposaient des membres des ethnies rounga et goula qui se disputent le contrôle du commerce et des gisements miniers de la région.

La justice centrafricaine avait rapidement ouvert une enquête pour “crimes de guerre” et “crimes contre l’humanité”, transmise à la Cour pénale spéciale début mai.

“Comme ce sont des bandes armées qui s’en sont pris aux civils, leurs leaders sont les principaux soupçonnés” avait indiqué Eric Tambo, procureur général près la cour d’appel de Bangui.

Contacté par l’AFP dimanche, Azor Kalite avait fustigé l’opération menée par la Minusca à Ndélé pour rétablir la sécurité dans la ville et menacé de soulever les populations civiles contre les casques bleus.

A quelques mois d’une élection présidentielle à haut risque, prévue pour décembre 2020, la Centrafrique est toujours en proie aux violences et aux exactions des milices malgré la signature d’un accord de paix entre le pouvoir central et 14 groupes armés le 6 février 2019.

 

Avec AFP

Mort suspecte de 12 détenus au Faso: soupçons d’épuration ethnique

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Mort suspecte de 12 détenus au Faso: soupçons d’épuration ethnique

Bangui ( République centrafricaine ) – La mort suspecte de 12 détenus soupçonnés de terrorisme dans les locaux d’une gendarmerie dans l’Est du Burkina Faso cristallise l’opinion. Des condamnations fusent de toutes parts, y compris des parents des victimes, des organisations de la société civile et de l’opposition politique.

Les Burkinabè ont appris le 12 mai, à travers un communiqué du procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Fada N’Gourma, le décès la veille de 12 personnes dans leurs cellules. Elles faisaient partie d’une vingtaine de personnes arrêtées pour suspicion de terrorisme par les forces de défense et de sécurité à Tanwalbougou, dans l’Est du pays.

“Parmi les victimes figurent un de mes cousins qui a été exécuté. J’étais à la morgue avec le procureur et les agents de santé. Nous avons vu qu’il a été exécuté d’une balle dans la tête. Je fais partie de ceux qui ont assisté à l’enterrement de toutes les 12 victimes et il n’y a eu aucune identification des victimes”, a déclaré depuis l’hémicycle Aziz Diallo, l’un des parents des victimes. Il est aussi le député et maire de la circonscription de Dori, dans le Sahel.

Des organisations de la société civile sont vite montées au créneau pour dénoncer ce qu’elles appellent un massacre ciblé dirigé contre une seule ethnie.

“Nous glissons progressivement vers un massacre systématique de pauvres gens victimes de leur origine sociale et ethnique si rien n’est fait et à temps. L’exemple de Tanwalbougou, orchestré par les forces armées étatiques appuyées par les volontaires pour la défense de la patrie, risque de faire tâche d’huile sur l’ensemble de la région de l’Est”, a déploré Dr Daouda Diallo, secrétaire général du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés.

L’opposition politique aussi pour sa part réclame la vérité. “L’opposition exige que toute la lumière soit faite sur la mort des 12 personnes à Tanwalbougou et que les éventuels coupables soient punis conformément à la loi”, a indiqué Me Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’ADF/RDA.

“Chaque fois qu’il y a eu des présomptions d’exactions, d’incidents graves ou de manquements, des procédures administratives et judiciaires ont été diligentées pour faire la lumière sur la situation. Il en a été ainsi du cas récent des morts suspectes des 12 présumés terroristes à Tanwalbougou dans la région de l’Est. Le gouvernement saisi de l’affaire a instruit les ministres compétents d’engager des enquêtes sans délai tant sur le plan administratif que sur le plan judiciaire”, a rassuré mardi le Premier ministre Christophe Dabiré lors de son discours sur la situation de la nation à l’Assemblée nationale.

Selon le procureur, l’enquête a été confiée à des officiers de police judiciaire de la gendarmerie de Fada. Mais plusieurs observateurs notent qu’il y a là un conflit d’intérêt, vu que c’est dans un poste de gendarmerie que les 12 personnes ont été retrouvées mortes.

Avec AFP/VOA

Scrutin calme au Burundi en attendant les résultats | DW | 20.05.2020

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Scrutin calme au Burundi en attendant les résultats | DW | 20.05.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Pour ces élections présidentielle, législatives et communales, pas d’incidents majeurs mais les réseaux sociaux ont été coupés et dans les bureaux de vote, les gestes barrières contre la Covid-19 ont été peu respectés.

Les bureaux de voté étaient ouverts depuis 5h00 (locale), 03h00 GMT mais, dans la plupart de ces bureaux, le vote n’a débuté que vers 07h. Les gestes de prévention contre la Covid-19 n’étaient pas observées dans les bureaux que nous avons visités. Ce qui est inquiétant,  selon Aline Kwizera une citoyenne qui a voté pour la deuxième fois : ” Là où je suis passée, on ne se lavait pas les mains mais certains portaient des masques. Dans les files d’attente, certains étaient trop serrés. Moi j’étais concentrée pour que personne ne me dépasse.”

Alain Joseph Nibigira autre électeur, se réjouit pour sa part du déroulement de la journée électorale, bien meilleure dit-il que la dernière, il y a cinq ans. “Je suis allé voter au quartier 4 où les gens ont brûlé les pneus en 2015 et même ceux qui le voulaient n’avaient pas pu aller voter. Je salue le déroulement de ces élections en toute quiétude et la participation massive de la population. Demain, que personne ne dise que les élections ont été truquées, jamais”, lance-t-il. 

Internet coupé, les réseaux sociaux paralysés

Depuis l’aube ce mercredi (20 mai), Whatsapp, le réseau social le plus utilisé, ne fonctionne pas. Cette coupure a d’ailleurs touché l’ensemble des réseaux sociaux. Un incident qui ne s’était jamais produit auparavant au Burundi.

Anicet Niyonkuru, le président du parti politique, Conseil des Patriotes, déplore cette situation. Cela dit-il, est regrettable mais il n’y a pas eu d’autres incidents à signaler. “C’est dommage pour nous parce que nous avons nos compatriotes qui sont à l’étranger qui aimeraient savoir comment ça se passe. J’ai appelé directement en Allemagne et en Angleterre pour demander ce qui circule sur les réseaux sociaux parce qu’internet est coupé. Ils sont en train de dire qu’au Burundi, rien ne va, que les élections sont en train de mal se passer. Donc, ils s’imaginent qu’il y a une situation inconfortable au Burundi alors qu’il n’y a en pas”, estime Anicet Niyonkuru.

Ndayishimiye ou Rwasa ? 

La présidentielle se joue entre Agathon Rwasa et Evariste Ndayishimiye

Un peu plus de cinq millions d’électeurs étaient attendus aux urnes pour ces élections, présidentielle, législatives et communales. Vers 14h, la plupart des bureaux de votes étaient déserts à Bujumbura. Les résultats provisoires sont attendus dans cinq jours, selon le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante.

La campagne, émaillée de violences et d’arrestations arbitraires, a été d’autant plus tendue que la concurrence est réelle pour la présidence, avec parmi les sept candidats en lice, un duel serré entre le général Ndayishimiye et Agathon Rwasa.

Évariste Ndayishimiye, 52 ans, présenté par le CNDD-FDD comme “l’héritier” de Pierre Nkurunziza, est un général issu du sérail, ancien combattant comme son mentor au sein de la rébellion hutu du CNDD-FDD qui lutta pendant la guerre civile burundaise (1993-2006, 300.000 morts) contre l’armée, dominée par la minorité tutsi.

Agathon Rwasa, 56 ans, est issu du plus ancien mouvement rebelle du pays (Palipehutu-FNL), un des deux principaux groupes rebelles pendant la guerre civile. Aux yeux des Hutu, qui représentent 85% de la population, M. Rwasa a autant de légitimité à briguer la présidence que son rival du CNDD-FDD.

Avec DW français

RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 7  nouveaux cas du covid-19.

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Centrafrique.com/rca-le-ministere-de-la-sante-de-la-population-confirme-9-nouveaux-cas-du-covid-19/centre-hospitalier-universitaire-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-38244 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 7  nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 16 à 68 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  quatre cent dix-huit (418) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce mercredi 20 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du mercredi 20 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de sept (7) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (5) et féminin (2). Leur tranche d’âge varie de 16 à 68 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 19 mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que tous les nouveaux cas sont issus de transmission locale. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces sept (7) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour quatre cent dix-huit (418) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 45 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les quatre cent dix-huit (418) cas annoncés, le ministère de la Santé publique confirme que 18 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, aucun cas de décès n’est enregistré  depuis la confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : reprise des combats à Obo, les rebelles sont dans la ville, et les Faca battent en  retraite.

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À droite, Le colonel Moussa Maloum de l’UPC qui dirige les combats d’Obo.

 

Bangui, (Corbeaunews-Centrafrique) – Mercredi 20 mai aux environs de 6 heures, à Obo, préfecture de Haut Mbomou, à l’extrême sud-est de la République centrafricaine, les affrontements ont repris de plus belle entre les soldats des forces armées centrafricaines (Faca), et les combattants rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique). Selon des sources locales, les rebelles sont en train de conquérir toute la ville, et les soldats Faca se battent en retraite pendant que les populations sont en débandade.

 

Dirigés par l’autoproclamé colonel Moussa Maloum, les combattants rebelles de l’UPC ont repris leur offensive contre les positions des soldats de l’armée nationale ce mercredi 20 mai dans la matinée. Les affrontements sont en cours, et les assaillants, qui occupent en ce moment tous les coins stratégiques d’Obo, sont en phase de reprendre totalement la ville aux mains des soldats de l’armée nationale qui se battent en retraite, selon une source officielle locale jointe au téléphone par CNC.

D’après la même source, les rebelles ont reçu la veille des renforts en hommes et  en munitions venus de la ville de Mboki quelques heures avant leur assaut.

Pendant ce temps, à Bangui, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA est en cours d’interpellation à l’Assemblée nationale sur le sujet.

Il y a lieu de rappeler que l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, est l’un des 14 groupes armés signataire de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA).

À suivre.

 

Copyright2020CNC

    Dieu -Beni BANDA : Les dérives pédophiles ou  viols d’un prêtre pervers sexuel ?

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L’Abbé Dieu -Beni BANDA

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La pandémie de la covid-19, qui depuis deux mois   domine l’actualité mondiale avec ses corollaires, devrait -il imposer un mutisme face aux multiples crimes sexuels commis par certains prêtres centrafricains auxquels on peut citer le cas de Dieu-Béni Banda ?

La question que se posent les familles des victimes, totalement dépitées, comment se fait-il que la hiérarchie religieuse et la justice pourtant saisies tentent d’étouffer ces différentes affaires de viols et pédophilie au grand dam des pauvres adolescentes ?

 

Certains prêtres ont-ils choisi le sacerdoce pour assouvir leur désir pédophile ou violer des filles ou c’est l’isolement amoureux et sexuel qui est à l’origine du passage à l’actes sur les enfants ?

Il convient de constater que ces deux explications ne semblent être juste, plus probable que le pédophile ou violeur voit en l’institution religieuse une protection contre ses penchants.

Le prêtre pédophile ou violeur se trouve dans un rôle privilégié vis-à-vis de l’enfant, il a une autorité et un rôle éducatif sur l’enfant vulnérable, la prêtrise en elle-même constitue un contexte facilitant.

Dieu-Béni BANDA, prêtre et professeur de latin au Séminaire de Sibut a fait siennes, toutes ces prérogatives pour abuser en toute impunité, de jeunes adolescentes orphelines qui ont accepté de faire sacrifice de leur vie en devenant des sœurs.

Le prêtre pédophile et violeur a jeté son dévolu sur quelques jeunes filles, utilisa toute sa ruse et son intelligence pour endosser le rôle du protecteur bienveillant, de la personne de confiance pour construire une relation d’emprise avec les jeunes filles de 13/15 ans, ses futures victimes sexuelles.

Des témoignages recueillis d’une famille, qui souhaite garder l’anonymat de peur de représailles, Jackie, une orpheline de 14 ans, au terme d’un cours de latin a été attirée dans un guet -apens classique par le prêtre, Dieu-Béni Banda, qui lui demanda d’entrer dans sa chambre pour récupérer du linge sale. Une fois que sa cible s’est introduite dans sa chambre, il s’empressa de verrouiller la porte puis la violée, malgré ses plaintes de pitié. C’est le début du calvaire de cette jeune fille devenue un objet sexuel d’un individu sans foi ni loi que rien n’arrête et cela dura des mois dans le silence total de l’institution religieuse.

Le prêtre indélicat utilisera le même stratagème pour briser sans vergogne la vie d’autres orphelines dont l’une prénommée Cynthia serait même tombée enceinte. Le prêtre avec la complicité d’un de ses frères la cache chez un autre frère qui vit au quartier Lakouanga.

Le calvaire de Cynthia est loin de connaître un heureux dénouement dans la famille du prédateur, car elle a subi au quotidien des violences physiques, qui ont entrainé la perte du bébé né dans des conditions jusqu’ici non élucidées par les autorités judiciaires. Le père de cette dernière M.K qui est un gendarme a aussi déposé plainte contre le pervers sexuel caché sous la soutane et attend que justice soit rendu à sa fille dans un pays où règne l’impunité.

Depuis la dénonciation du prêtre, dénonciation du prête, les langues des victimes qui se chiffrent à plusieurs dizaines commencent à se délier.

Les instances judiciaires centrafricaines sont saisies, mais rendront-elles réellement justice aux victimes afin qu’elles puissent se reconstruire un jour ? Rien n’est moins sûre, car de source proche d’enquêteurs en charge des sulfureux dossiers du prêtre, ce dernier aurait reconnu tous les faits qui lui sont reprochés et proposerait une compensation financière aux familles pour étouffer les affaires, ce que refusent les familles qui veulent aller au bout des procédures en cours.

En attendant, le pervers sexuel qui par ailleurs bénéficie du soutien d’un membre de sa famille proche, un très haut dignitaire de la hiérarchie religieuse en Centrafrique, qui a joué de son autorité pour l’affecter au séminaire de Bangui, le temps de le soustraire à la justice centrafricaine et l’envoyer suivre une formation en Europe.

Les familles ont saisi des associations internationales de lutte contre la pédophilie qui travaillent sur le dossier, mais aussi se mobilisent pour informer directement le Pape François de ces sordides affaires qui, hélas ternissent l’image du clergé et autres serviteurs de Dieu en République Centrafricaine.

 

Anicet Kamat

Journaliste indépendant

 

 

 

 

En République centrafricaine, l’UE s’engage contre le COVID-19

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Centrafrique.com/union-europeenne-sengage-pour-la-lutte-contre-le-coronavirus-en-centrafrique-1/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'Union européenne s'engage dans la lutte contre le Coronavirus en Centrafrique.
L’Union européenne s’engage dans la lutte contre le Coronavirus en Centrafrique.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans un pays fragile comme la République Centrafricaine, prévenir la dissémination du virus COVID-19 est un impératif afin de ne pas voir anéantis tous les efforts déployés pour relever le pays depuis la fin de la crise en 2014.

Comme partout dans le monde, les équipes de la Délégation de l’Union européenne à Bangui sont extrêmement mobilisées pour accompagner les autorités du pays et les partenaires qui mettent en œuvre les programmes financés par l’UE dans leur réponse à la crise.

La prévention d’abord : Chanson culte, spots radios et images pour sensibiliser sur les gestes barrières

Grâce au soutien de l’UE, les artistes du Collectif 236 ont produit la chanson « Covid19 tiri-ti-i-la » (« c’est notre combat » en Sango). Son rythme chaloupé et sa mélodie entrainante ont déjà conquis 8 radios nationales. Les paroles percutantes évoquent les dangers de la pandémie et martèlent les gestes barrières à adopter.

Au-delà de cette vidéo, de nombreux outils de sensibilisation sont développés par les différents partenaires. Pour les aider dans cette tâche, la Maison des services, financée par le Fonds Bêkou a déjà organisé 29 sessions de formation et de sensibilisation sur les messages clés liés au COVID-19. Plus de 151 Organisations de la Société Civile (OSC) ont été sensibilisées et outillées pour passer les bons messages au sein de leur communauté. Des seaux, des savons et du matériel de sensibilisation (bandes dessinées, affiches sur les gestes barrières, fiche de lavage de mains) leur ont été distribués, afin qu’elles puissent à leur tour organiser des sessions de sensibilisation. De plus, la Maison des Services vient de clôturer un appel à projet destiné à ses membres pour attribuer des financements aux OSC désireuses de mener des actions de réponse à la crise du COVID. 112 projets ont été reçus et la sélection est en cours.

Pour aider la population centrafricaine à adopter les gestes barrières (se laver les mains), l’UE accentue son soutien aux ONG travaillant sur le « WASH » – Water, Sanitation and Hygiene. Dès à présent, les programmes « WASH » financés par le Fonds Bêkou et mis en œuvre par UNICEF, l’ONG néerlandaise World Vision et l’ONG française ACTED ont réorienté leurs actions afin de mieux répondre à la menace. Le Fonds Européen de Développement va également financer une nouvelle intervention à hauteur de €1,5 millions, qui visera en particulier les villes de Bangui et Paoua.

Soutien aux formations sanitaires et protection du personnel de santé

Depuis sa création en 2014, le Fonds Bêkou a investi plus de 100 millions d’euros dans le secteur de la santé. Il appuie actuellement 157 formations sanitaires. Grâce au programme santé du Fonds Bêkou, et malgré la pandémie, 40% de la population centrafricaine bénéficie d’un accès aux soins de santé primaires. Le soutien apporté par le Fonds Bêkou depuis 5 ans permet au personnel de santé d’être mieux à même de répondre à l’épidémie. De plus, les efforts mis sur le renforcement du processus de surveillance épidémiologique facilitent la remontée d’informations et la prise de décision, sur l’épidémie, par les autorités.

Plus de €2 millions additionnels ont été attribués aux partenaires “santé” du Fonds Bêkou pour assurer la protection du personnel de santé et contribuer à la détection des cas. Des équipements de protection (gants, masques, gel hydro-alcoolique, etc.) sont progressivement mis à la disposition des soignants. Dans les formations sanitaires, les dispositifs et protocoles d’hygiène sont renforcés et des primes vont être payées pour les agents de santé de première ligne. A titre d’exemple, les ressources additionnelles mobilisées par le fonds « Bêkou » vont servir à former le personnel médical sur le COVID-19 à l’image des formations menées par la Croix Rouge Française (CRF) dans les hôpitaux publics des villes de Berberati, Carnot et Gamboula. Les acteurs de la santé au sein des communautés sont également ciblés : ainsi, l’Agence Italienne de Coopération (AICS) va former 52 relais communautaires du district sanitaire de Bangui.

De plus, des formations sanitaires comme le complexe hospitalier pédiatrique de Bangui (CUAMM/ACF) vont être dotées de kits de dépistage. Des premières mesures de protection vont être activées avec la mise en place d’un système de triage et l’établissement de zones d’isolement dans les formations sanitaires. Les ONG prévoient également la prise en charge alimentaire des cas suspects en isolation et la prise en charge du transport des patients vers les centres « Covid ».

Enfin, 3300 masques, du savon liquide, du gel désinfectant et des dispositifs de lavage de mains ont été remis le 29 avril au Ministre de la Santé, Pierre Somse, par l’Ambassadeur de l’Union européenne à Bangui, Madame Samuela Isopi. Ce don du Fonds Bêkou permettra au cabinet du Ministère ainsi qu’aux comités techniques et de coordination du Covid-19 de respecter les mesures de prévention et donc d’être mieux à même de mener la lutte contre l’épidémie. Le Fonds Européen de Développement a, de son côté, financé la fourniture de matériel roulant au bénéfice du Ministère pour faciliter l’investigation épidémiologique.

Atténuer les impacts autres que sanitaires

Le Fonds Bêkou a lancé fin 2019 un programme de relance économique doté de €18 millions dans la zone sud-est, région longtemps orpheline de l’aide en raison d’une situation sécuritaire volatile. Ce programme vient s’ajouter aux projets de relance économique en milieu urbain menés depuis 2015 auprès de 2500 acteurs économiques de Bangui et de Bouar ainsi qu’aux €43 millions consacrés au développement rural. Ces différents programmes devraient permettre d’atténuer l’impact de la crise dans les communautés bénéficiaires.

L’UE soutient également directement le gouvernement pour qu’il puisse financer la mise en œuvre de ces politiques. Un décaissement anticipé et groupé des tranches fixes d’aide budgétaire prévues dans les programmes d’appui à la Consolidation de l’Etat et d’appui à la Réforme du Secteur de la Sécurité et à la Gouvernance sera effectué au mois de juin par l’UE. Il est actuellement discuté de mettre 23,5 millions d’euros à disposition du Gouvernement centrafricain et notamment du Ministère des Finances pour lui permettre de faire face à l’impact de la crise sur les finances publiques.

 

Estelle Maitre

Niger: attaque meurtrière contre un poste militaire du Sud-Est près de Diffa

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Niger: attaque meurtrière contre un poste militaire du Sud-Est près de Diffa

Bangui ( République centrafricaine ) – Le poste militaire de Blabrine, dans la région de Diffa, grande ville du sud-est du Niger ciblée à plusieurs reprises ces dernières semaines par des jihadistes, a subi une attaque meurtrière dans la nuit de lundi à mardi, a appris l’AFP de sources concordantes. 

“Une attaque contre la base de Blabrine a eu lieu lundi soir vers 23h00 (22h00 GMT). Ils (les assaillants) ont emporté des choses (matériels) et il y eu morts d’hommes”, a affirmé Mara Mamadou, une figure de la société civile à Diffa.

Un élu local a confirmé l’attaque “dans la nuit de lundi à mardi par des hommes armés, probablement des combattants de Boko Haram”, faisant état de “plusieurs morts”.

Fin octobre 2019, 12 soldats nigériens ont été tués et huit blessés lors de l’attaque de cette base militaire, selon le ministère de la Défense.

Depuis début mai, de violents combats ont régulièrement lieu dans la région de Diffa entre l’armée nigérienne et des combattants islamistes.

Le 3 mai, d’intenses combats ont opposé l’armée nigérienne et des jihadistes du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), issu d’une scission de Boko Haram, autour du pont de Doutchi. Deux soldats nigériens ont été tués, selon le ministère de la Défense.

Dans une vidéo de propagande diffusée par l’Iswap, on voyait de nombreux insurgés s’emparer au milieu de tirs nourris d’armes automatiques d’un camp de l’armée nigérienne, mettant la main sur des véhicules et des stocks d’armement.

Le 9 mai, des échanges de tirs ont opposé les deux camps dans le même secteur, selon les autorités nigériennes.

Samedi, des roquettes sont tombées sur Diffa.

Le pont de Doutchi, qui relie le Niger au Nigeria, est situé à une dizaine de kilomètres au sud de Diffa.

Le 13 mai, le Niger a affirmé qu’au moins 75 “terroristes de Boko Haram” ont été tués dans deux opérations militaires dans le sud-est du pays et en territoire nigérian.

La région de Diffa abrite selon l’ONU 300.000 réfugiés nigérians et déplacés, fuyant depuis 2015 les exactions commises par Boko Haram et l’Iswap.

L’insurrection de Boko Haram a fait plus de 36.000 morts depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria et près de 2 millions de personnes ont dû fuir leurs foyers.

Le Niger doit aussi faire face dans l’Ouest, à ses frontières avec le Mali et le Burkina, aux attaques récurrentes des groupes jihadistes sahéliens dont l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

Les violences jihadistes au centre du Sahel – souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires – ont fait 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l’ONU

Avec AFP/VOA

Londres et Washington dénoncent l’implication de Moscou dans le conflit libyen

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Londres et Washington dénoncent l’implication de Moscou dans le conflit libyen

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont exhorté mardi la Russie à cesser son implication dans le conflit en Libye, après la confirmation dans un rapport récent de l’ONU de la présence de Mercenaires russes et syriens dans ce pays.

Lors d’une visioconférence du Conseil de sécurité, la Russie a balayé ces demandes, démentant à nouveau tout rôle de Moscou dans la participation de mercenaires russes aux combats, et jugeant le rapport onusien non fiable.

“Nous sommes particulièrement préoccupés par les informations sur la fourniture continue par des parties externes d’équipements et de mercenaires”, a déclaré l’ambassadeur britannique, Jonathan Allen.

“Les activités du groupe (privé russe) Wagner continuent d’exacerber le conflit et prolongent la souffrance du peuple libyen. Et je veux exhorter tous les membres du Conseil de sécurité à appliquer les résolutions de ce Conseil qu’ils ont eux-même voté”, a-t-il ajouté, en évoquant l’embargo sur les armes décrété depuis 2011 par l’ONU à l’égard de la Libye.

L’ambassadrice américaine, Kelly Craft, a aussi réclamé que “tous les acteurs impliqués dans le conflit libyen (suspendent) immédiatement leurs activités militaires”. “Ils doivent arrêter les transferts en cours d’équipements militaires et de personnels étrangers vers la Libye, incluant (…) les mercenaires du groupe Wagner”.

“Nous voyons beaucoup de spéculations sur de présumés mercenaires russes”, a réagi son homologue russe, Vassily Nebenzia.

“Dans sa majorité, le rapport (de l’ONU) est basé sur des informations non vérifiées ou clairement fabriquées, avec l’objectif de discréditer la politique de la Russie en Libye”, a-t-il critiqué. “Beaucoup d’informations liées à des citoyens russes mentionnées dans le rapport sont simplement sans fondement” et “il n’y a pas de militaires russes en Libye”, a-t-il insisté.

Sans identifier de responsables, l’émissaire par intérim de l’ONU en Libye, Stephanie Williams, avait au préalable indiqué au Conseil que l’ONU continuait à être “témoin de renforcements militaires alarmants”.

Ces renforcements viennent de “l’envoi sans interruption par des (pays) étrangers d’armes de plus en plus sophistiquées et meurtrières, sans parler du recrutement de davantage de mercenaires au profit des deux parties au conflit”, a-t-elle dit.

Le rapport confidentiel de l’ONU émane d’experts onusiens contrôlant l’embargo sur les armes. Il confirme la présence en Libye de mercenaires du groupe Wagner et révèle celle de combattants syriens venus de Damas soutenir le maréchal Khalifa Haftar.

Certains d’entre eux ont été recrutés par le groupe Wagner pour le compte du maréchal Haftar, selon le rapport. Le document confirme aussi que des rebelles syriens combattent en Libye en soutien du Gouvernement d’union (GNA) reconnu par l’ONU et appuyé militairement depuis fin 2019 par la Turquie.

Avec AFP/VOA

Covid-19 : l’OMS toujours dans le viseur de Donald Trump | DW | 19.05.2020

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Covid-19 : l’OMS toujours dans le viseur de Donald Trump | DW | 19.05.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Les 194 pays membres de l’OMS dont les États-Unis et la Chine, ont adopté une résolution pour une “évaluation indépendante” de la réponse de l’OMS à la pandémie de coronavirus.

Des reproches, des menaces et un ultimatum : Donald Trump donne un délai de 30 jours à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour rectifier ce qui, de son point de vue, ne marche pas. Après avoir suspendu mi-avril le financement américain de l’OMS, il menace désormais de le geler indéfiniment. S’il assure que l’OMS a ignoré les premiers rapports sur l’émergence du virus et est trop proche et indulgente avec la Chine, il est aussi question d’argent.

“La Chine a payé 40 millions de dollars l’année dernière. Et nous payions 450 millions de dollars par an depuis de nombreuses années. D’une certaine manière, cela ne fonctionne pas trop bien. Je pensais donc à ramener nos 450 à 40 et certaines personnes pensaient que c’était trop. Nous allons donc prendre une décision assez rapidement. Pendant de nombreuses années, nous avons payé 300, 400, 450, presque 500 parfois. Et nous n’étions pas traités correctement”, précise le président américain.

Pour la Chine il ne fait aucun doute que le président américain cherche à “se soustraire à ses obligations ” envers l’OMS et à “salir les efforts de Pékin face à l’épidémie. ” 

L’UE soutient l’OMS

Selon Virginie Battu l’une des porte-paroles de la Commission européenne, “l’Union européenne soutient la coopération internationale et les solutions multilatérales dans cette crise. C’est le moment de la solidarité, ce n’est pas le moment de pointer du doigt ou de saper la coopération multilatérale” explique-t-elle.

Dans la gestion d’une crise comme celle du coronavirus, la coopération multilatérale est en effet importante et un éventuel retrait d’un bailleur comme Washington n’est pas une bonne nouvelle, explique le docteur Michel Kodom, responsable de l’ONG Aimes Afrique, qui œuvre dans le domaine de la santé.

“Cela fait beaucoup réfléchir et pour nous qui sommes acteurs sur le terrain, l’OMS reste avant-gardiste des protocoles de soins adaptés pour le continent, lorsqu’on voit l’appui donné par l’OMS à nos différents ministères, on ne peut que regretter la décision de Donald Trump” déplore le médecin.

L’”évaluation complète”, sur laquelle se sont mis d’accord les pays membres de l’OMS devrait permettre de répondre aux questions litigieuses telles que l’origine du coronavirus.

Le président américain Donald Trump a par ailleurs affirmé avoir des preuves qu’il provenait d’un laboratoire en Chine.

Avec DW français

RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 45  nouveaux cas du covid-19.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 45  nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 12 à 64 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  quatre cent onze (411) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce mardi 19 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 19 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quarante-cinq (45(nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (33) et féminin (12). Leur tranche d’âge varie de 12 à 64 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 18 mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les quarante-cinq (45)   nouveaux sujets infectés, trente-trois (33) sont issus de transmission locale , et douze (12) autres sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces quarante-cinq (45) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour quatre cent onze (411 ) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 45 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les quatre cent onze cas annoncés, le ministère de la Santé publique confirme que 18 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, aucun cas de décès n’est enregistré  depuis la confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : mort par électrocution d’une femme à Bangui, sa famille est sous le choc.

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Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Elle s’appelle Marie-Thérèse Bindoumi alias MT, âgé d’une soixantaine d’années, ancienne professeure d’éducation sportive à la retraite. Elle a été électrocutée ce lundi 18 mai  vers 13 heures à son domicile sis au quartier PK10 à Bangui. Sa famille, inconsolable, est sous le choc. Que s’est-il passé ?

 

Comme disaient les experts, les prises et appareils électriques constituent un risque majeur non seulement pour les enfants, mais également pour les adultes. Ceci est valable pour chaque famille, quel que soit son rang social. C’est le cas de madame Marie-Thérèse Bindoumi, décédée après avoir été électrocutée à son domicile au quartier PK10 à Bangui.

En effet, selon les témoignages des voisins de la victime interrogés par CNC, l’incident a eu lieu ce lundi 18 mai aux environs de 13 heures alors que la victime, Madame Marie-Thérèse Bindoumi,  tentait de secourir son neveu qui criait à l’aide après avoir été électrocuté au moment où il tentait d’utiliser un fil électrique qui passe de la maison principale à la cuisine externe pour sécher son linge au soleil.

Les deux victimes, madame Marie-Thérèse Bindoumi et son neveu, après avoir été électrocutés, ont été transportés d’urgence à l’hôpital à Bangui. Après quelques heures de réanimation, le neveu revient à la vie, tandis que madame Marie-Thérèse Bindoumi, quant à elle, est décédée de suite de son électrocution. Un triste

accident qui a ôté la vie à cette brave dame ce lundi en plein jour alors qu’elle était entourée des membres de sa famille dans la joie et le bonheur.

Il y a  lieu de rappeler que madame Bindoumi est aussi responsable de formation des majorettes, mais également chef de service au ministère de la Jeunesse et des Sports au moment de son décès.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : tripatouillage de la constitution, Touadera donne son feu vert, et la cour constitutionnelle est saisie

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – ça y est ! C’est désormais chose faite. Le chef de l’État, Professeur Faustin Archange TOUADERA, après avoir donné son accord, vient de franchir une nouvelle étape dans son ambition de tripatouiller la constitution du 30 mars 2016 en vue de se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat. La cour constitutionnelle vient d’être saisie, ce lundi 18 mai 2020, par le Président de l’Assemblée nationale.

 

Alors que les membres du G5, un groupe  d’États membres et Institutions partenaires de la République centrafricaine, dans un communiqué, avaient réitéré  leur soutien à l’organisation d’élections inclusives, libres, transparentes, pacifiques et crédibles dans le strict respect du calendrier électoral et des dispositions constitutionnelles, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, contrairement à ce qu’il avait annoncé dans les médias, préfère se focaliser sur son projet de modification de la constitution du 30 mars 2016 pour se maintenir illégalement au pouvoir au-delà de son mandat de 5 ans.

Ce projet du tripatouillage de la constitution, initié par quelques députés proches de la majorité présidentielle, qui vise à proroger, d’une manière illégale et unilatérale, non seulement le mandat actuel du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, mais également celui des députés, a été mis en suspens pour complément d’information par le chef de l’État lors du dernier conseil des ministres du mois d’avril 2020. Ceci ne veut pas dire que le projet avait  été suspendu, mais seulement reporté à une date ultérieure.

Justement, ce jeudi 14 mai 2020, lors du dernier conseil des ministres, le chef de l’État, conscient de son impopularité grandissante dans le pays, a donné finalement son feu vert pour la poursuite de la démarche auprès de la cour constitutionnelle. C’est ce qui a été fait. Ce lundi 18 mai, la cour constitutionnelle vient d’être saisie par le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Laurent Gon-Baba.

Désormais, les juges de cette cour ont huit (8) jours pour se prononcer sur le projet de la modification de la constitution porté par le chef de l’État.

À suivre.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

Covid-19 : L’ambassade de Chine et son ambassadeur en RCA se disent prêts à renforcer leur coopération avec l’OMS dans le pays.

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Ambassadeur de Chine en République centrafricaine chen dong. Photo CNC / Yapendé.

 

Bangui, (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans une correspondance adressée à l’ambassadeur de Chine en République centrafricaine en date du 24 avril 2020, le représentant de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en RCA, a l’honneur d’exprimer son sincère remerciement à la République populaire de Chine pour ses contributions multiformes afin de renforcer les capacités nationales de la République centrafricaine pour la préparation et la réponse à la pandémie du Covid-19 sur son territoire.

À cet effet, l’ambassadeur de Chine, dans sa réponse en date du 15 mai et adressée au Dr Severin Von Xylander, représentant  de l’OMS en RCA, remercie également l’OMS de son appui à la République populaire de Chine dans sa réponse contre la pandémie du nouveau coronavirus.   

 Ci-dessous, la lettre intégrale de l’ambassadeur de Chine en RCA au Représentant de l’OMS dans le pays.

 

À

Dr. Severin Von Xylander

Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé

République Centrafricaine

 

Monsieur le Représentant,

J’ai le grand plaisir de recevoir votre aimable message et je vous remercie de votre appréciation sur la Chine.

Depuis l’épidémie de Covid-19 a été signalée en Chine, l’OMS nous a soutenu dans la lutte contre cet ennemi commun de toute l’humanité. Grâce à son précieux soutien et celui de la Communauté internationale, à titre exemple la Centrafrique, la Chine a réussi d’endiguer ce virus qui a ravagé le territoire chinois.

À mon avis, cette réussite est d’origine d’une solidarité internationale. Dans ce sens, le gouvernement et le peuple chinois ont commencé maintenant une grande opération de soutien vis-à-vis les peuples des pays agressés par ce virus, en étroit partenariat avec l’OMS, dirigée par le Directeur Général Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus.

En effet, le globe est un village, nos destins sont liés. Pour cette raison, la Chine préconise l’établissement d’une Communauté de destin de l’humanité, en l’occurrence une Communauté de santé commune, qui correspond bien à la devise nationale de la Centrafrique «Unité, Dignité, Travail». Dans cet esprit, tous les actions et soutiens qui visent à la lutte contre l’épidémie sont appréciés et bienvenus.

L’Ambassade de Chine et moi-même sont prêts à renforcer davantage ce genre de coopération non seulement avec le gouvernement centrafricain et l’OMS en RCA qui, depuis la lutte contre cette épidémie, manifestent leur détermination et professionnalisme, mais aussi avec tous les autres partenaires régionaux et internationaux, tels que nos homologues de UA et CEEAC, y compris leurs pays membres, Minusca, UE, France, Russie et État-Unis, etc.

En attendant une prompte application de notre coopération, je vous prie d’agréer, monsieur le Représentant de l’OMS en RCA, l’assurance de ma haute considération.

 

 

 

CHEN Dong

Ambassadeur de la République Populaire de Chine

en République Centrafricaine  la lettre du représentant de l'OMS à l'Ambassadeur de chine en RCA