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RCA : le 3R annonce son retrait de l’accord de paix de Khartoum.

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Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Abass Sidiki, chef d’État major de 3R (Retour, Réclamation et réhabilitation) a annoncé dans un communiqué publié ce vendredi 5 juin le retrait de son mouvement de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signées le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés. Et il met en garde les autorités contre une éventuelle attaque des Faca contre ses bases.

 

“Le mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) décide de la suspension de toute sa participation aux organes de mise en œuvre de l’APPR-RCA », a indiqué le chef rebelle Abass Sidiki dans son communiqué. Toutefois, il demande par ailleurs à ses hommes de “répliquer avec la dernière force en cas d’attaque contre ses bases par les forces gouvernementales ».

Cette réaction de 3R intervient juste quelques minutes après la décision de la cour constitutionnelle rejetant en bloc le projet de la révision constitutionnelle initié par quelques députés de la majorité, et appuyé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Une simple coïncidence ou une stratégie du pouvoir ? s’interrogent les Centrafricains.

Dans son communiqué, le chef rebelle a également réaffirmé l’engagement de son mouvement pour la mise en œuvre de l’APPR-RCA si les menaces et les intimidations contre le 3R cessent : “le mouvement 3R réaffirme son engagement irréversible dans le processus de mise en œuvre” de l’accord de paix “si les menaces, les provocations

cessent”.

Rappelons que le mercredi dernier, la Minusca avait mis en garde Abass Sidiki “contre sa tendance expansionniste » en violation de l’accord politique pour la paix et la réconciliation.

 

Gervais Lenga

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CENTRAFRIQUE : APRÈS LE TÂTONNEMENT ET LE TITUBEMENT, LE POUVOIR DE BANGUI S’AGENOUILLE DEVANT SON PROJET DE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Lors des élections groupées marquant la fin de la transition démocratique, le président de la république ainsi que les parlementaires de la sixième législature étaient élus pour un mandat de cinq (5) ans. A l’approche de cette échéance quinquennale, l’Autorité Nationale des Élections (ANE), organe désigné par La constitution chargé de gérer les opérations électorales a retenu dans son chronogramme définitif la date du 27 décembre 2020 pour organiser le premier tour du scrutin présidentiel et législatif. Des difficultés techniques, matérielles et logistiques apparentes s’accumulent sans oublier le paramètre d’insécurité qui prend en otage le facteur « temps » rendant quasi impossible l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

 

Pour combler l’éventualité du glissement du calendrier électoral avec corollaire une situation non prévue par la constitution, certains députés véreux agissant sous le contrôle et l’aiguillage du pouvoir ont trouvé un prétexte parfait à travers la pandémie du coronavirus comme facteur du retard pour modifier et compléter certaines dispositions constitutionnelles. Cette modification de la constitution propose une nouvelle rédaction des articles 36 et 68 de la constitution pour contourner

les verrous rigides des articles 35, 38, 153 et 158 recommandés par le forum de Bangui en y intégrant la notion de « force majeure ».

Les forces vives de la nation se sont insurgées contre cette démarche qui y voit d’une part une manœuvre de monopolisation du pouvoir et d’autres part un moyen de dicter sa volonté. C’est dans ce climat alimenté par des charges électrostatiques que la Cour constitutionnelle a été saisi pour donner son avis sur la constitutionnalité de la procédure. Sur la forme, la noble cour constitutionnelle s’est d’abord déclarée compétente pour statuer et a déclaré la requête recevable. La prudence et la difficulté des sages au cours de l’instruction du dossier étaient palpables car cette dernière a procédé à l’audition et la concertation de certaines personnalités politiques, missions inédites non répertoriées dans les missions de la Cour attribuées par l’article 95 de la constitution du 30 mars 2016.

Au fond, la Cour constitutionnelle a travers l’avis n*015/CC/20 du 05 juin 2020 relatif à la révision de certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016 a émis un avis formellement défavorable à la modification de la constitution et a décidé qu’en cas de glissement du calendrier électoral synonyme d’un vide juridique constaté, le recours à une large concertation consensuelle au détriment de la transition politique s’impose. Conscient de la capacité notoire du pouvoir à politiser les institutions de la république, le citoyen lambda s’interroge :

L’avis défavorable émis par la Cour constitutionnelle sur le projet de modification de la constitution est-elle conforme à l’esprit de notre loi fondamentale ? Pourquoi la Cour constitutionnelle a organisé l’audition des chefs de partis politiques alors que ces derniers n’ont pas saisi la noble cour ? La réception et l’audition des forces vives de la nation sont-elles les nouveaux baromètres pour légitimer les décisions de la Cour constitutionnelle ? Sa décision d’exclure la transition politique consensuelle équivaut à la continuité du mandat du président de la république au delà du délai constitutionnel, cela n’est-il pas contraire aux dispositions de l’article 35 de la constitution ?

Au delà des interrogations qui alimentent les débats politiques, il est important de souligner que cet avis de la Cour constitutionnelle n’est une victoire pour personne si ce n’est que le droit qui a triomphé. Les démocrates avertis ne peuvent que saluer cette décision qui confirme l’indépendance et la neutralité de la Cour constitutionnelle à l’égard du pouvoir établi pourvu que ça dure c’est à dire que le peuple souverain espèrera mieux lors des prochaines échéances électorales. Pour ce faire, nous encourageons les juges constitutionnels d’éviter au maximum d’être inféodé au pouvoir au risque de politiser l’institution qui est le gendarme de la loi fondamentale.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 05 juin 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel :

0666830062.

Flash info : arrestation de 5 combattants rebelles du FPRC à Ndélé

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Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Ndélé (Corbeaunews-Centrafrique) – lourdement armés, ils ont été interceptés par les forces mixtes Minusca-Faca, ce vendredi 5 juin, aux environs de 15 heures  sur l’axe Miammani, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine.

 

Selon les informations du CNC, les 5 rebelles interceptés par les soldats des forces armées centrafricaines, appuyés par les forces de la Minusca, seraient des combattants du FPRC en provenance de la ville de Ndah, une localité située à une centaine de kilomètres de Ndélé sur l’axe Birao. Lourdement armés, les suspects auraient tenté de résister dans un premier temps, mais ils ont été très vite neutralisés par les forces loyalistes dirigées par le colonel Moussa Kitoko.

Pour l’heure, les 5 suspects sont détenus dans les locaux de la Minusca à Ndélé en attendant leur transfèrement sur  Bangui où ils seront probablement déférés devant le parquet général dans les prochains jours.

Au même moment, les populations de Ndélé viennent d’assister avec joie à l’arrivée des forces de sécurité intérieure (FSI) après 8 ans d’absence dans la ville.

Le détail dans nos prochains articles.

 

Moïse Banafio

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Alerte info : la cour constitutionnelle vient de rejeter en bloc le projet du tripatouillage de la constitution.

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Images d’illustration des juges de la Cour Constitutionnelle. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Vendredi 5 juin 2020, la Cour constitutionnelle vient de rejeter il y a quelques minutes le projet de la modification de la constitution du 30 mars initié par quelques députés de la majorité, et appuyé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Selon les juges, en cas du glissement du calendrier électoral prévu pour fin décembre 2020, une large concertation des forces vives de la nation est plus que nécessaire dans de telles circonstances.

Nous reviendrons largement avec Gisèle Moloma dans nos prochains articles sur CNC.

 

Anselme Mbata.

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RCA : des cadres de la douane épinglés dans une affaire du détournement.

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Les douaniers centrafricains lors de la célébration de la journée internationale de la douane le 25 janvier 2018 à Bangui. Photo CNC

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Les suspects ont été entendus en toute discrétion depuis 24 heures à l’inspection de services douaniers à Bangui. Les dommages causés pourraient atteindre des centaines de millions de francs CFA. Une affaire qui pourrait bien rejaillir sur plusieurs personnalités de la douane.  Parmi elles, le Directeur général  Frédéric Inamo.

 

Cela aurait pu être le scénario d’un très bon film hollywoodien. En effet, depuis plus de trois ans, des dizaines de camions-citernes de 36 000 litres en provenance du Cameroun ont été détournés du regard du service douanier à la frontière. Avec la complicité de quelques agents douaniers de la direction régionale n°2, cette mafia fonctionnait discrètement durant plus de trois ans sans que l’affaire soit éclatée.

Comme dans toutes les affaires du crime organisé, la discrétion est de mise, et aucun participant ne doit être traité en fonction de son grade. Ce qui n’a pas été fait ce dernier temps, et le partage du dernier butin a mal tourné. La direction générale a été saisie, et l’affaire tourne au vinaigre.

Depuis cette semaine, le directeur régional n°2 de la douane, et plusieurs de ses collègues ont été convoqués à l’inspection du service douanier à Bangui. Après avoir été entendus durant des heures, le Directeur régional, monsieur Kénguéna et deux autres agents ont été innocentés de l’affaire. Par contre, le receveur de la douane de Nola, monsieur Goro, ainsi que deux de ses collègues, les douaniers Bissafi et Damango Ont été soupçonnés par l’inspection de service douanier d’être les meneurs de cette mafia qui a duré tant d’année en dépit de la situation financière catastrophique  de la République centrafricaine.

Notons que les camions-citernes impliqués dans cette mafia ont été destinés au ravitaillement au carburant de certaines sociétés forestières basées dans les préfectures de Mambéré-Kadéi et de Sangha-Mbaéré. Au lieu de passer légalement à la douane et faire des formalités, ces sociétés préfèrent s’adonner au jeu de mafia avec la complicité de certains douaniers crapuleux qui prélèvent, selon nos information, une somme de 17 millions de francs CFA sur chaque camion citerne de 36 000 litres en provenance du Cameroun. Mais le corbeau de l’affaire, le lieutenant Damango, un proche du pouvoir, est désormais cité comme le principal auteur-concepteur de cette mafia depuis plusieurs années.

Affaire à suivre.

 

Gisèle Moloma

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RCA : scandale de fraude à la douane et trafic des faux documents officiels, deux députés proches du pouvoir mis en cause.

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Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Au départ, c’était une affaire impliquant 3 sujets camerounais. À l’arrivée, c’est un énorme scandale. Ce jeudi 4 juin, 3 sujets camerounais, à bord d’un Mitsubishi Galloper couleur rouge, ont été interpellés par la CNS dans le cadre d’une affaire de trafic illicite des documents officiels. Mais très vite, l’affaire tourne au scandale impliquant deux personnalités de l’Assemblée nationale proches du parti au pouvoir.

 

Jeudi 4 juin, peu avant midi, des policiers d’intervention de la compagnie nationale de sécurité (CNS) ont été appelés en urgence à l’école nationale des arts et de la culture sur l’avenue de France à Bangui. Sur place, 3 sujets camerounais ont été interpellés. Ils sont soupçonnés  de trafic de macarons des députés. Mais après quelques minutes d’audition, les trois suspects ont très vite dénoncé leur complice. Il s’agit du député Mathurin Dimbélé Nakoé, député de Sosso-Nakombo, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, cadre influent du parti au pouvoir. Convoqué par les enquêteurs, il a été auditionné longuement ce jeudi entre 13-15 heures. Mais que s’est-il passé réellement ?

 

Député Teddy Arnauld Weïdane à la manœuvre.

Selon les premiers éléments de l’enquête menée par CNC, tout a commencé par une affaire de fraude douanière  impliquant 3 camerounais et un député centrafricain, l’honorable de Bouca 2 Teddy Arnauld Weïdane.

En effet, depuis quelques années, les 3 suspects camerounais s’adonnaient au commerce des marchandises entre l’Europe et la RCA. Le député de Bouca 2, moyennant une compensation financière, se présentait comme le propriétaire de la cargaison afin que celle-ci soit exonérée des taxes fiscalo-douanières en République centrafricaine. Un jeu de mafia très juteux pour le député Weïdane. Mais cela ne va pas durer longtemps. Un jour, l’homme aurait tenté de jouer ses complices camerounais, et ces derniers, à travers leur avocat,  ont immédiatement saisi la justice pour escroquerie aggravée. Aussitôt, le député de Bouca a été écarté du jeu au profit de son collègue de Sosso-Nakombo, l’honorable Mathurin Arnauld Dimbélé. Étant deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, et cadre influent du parti au pouvoir, ce dernier confectionne de faux macarons officiels de l’Assemblée nationale qu’il appose sur le parebrise du véhicule de ses 3 complices camerounais. Une histoire de les faire circuler librement comme des députés sur le territoire centrafricain. L’affaire semble bien fonctionner pour les 4 mafieux. Mais ce qu’ils auraient ignoré, c’est que leur ancien complice, le député de Bouca 2 Teddy Arnauld Weïdane les fliquait discrètement de bout en bout.  L’homme n’a pas apprécié sa mise à l’écart du jeu.

 

Scène d’arrestation et joie du député Weïdane

Ce jeudi 4 juin, peu avant midi, les 3 camerounais, à bord de leur véhicule Mitsubishi Galloper de couleur rouge frappé du macaron officiel de l’Assemblée nationale, se rendait au cabinet de leur avocat situé dans la cour de l’école des arts et de la culture sur l’avenue de France à Bangui. Immédiatement, le député Weïdane, qui suivait discrètement leur manœuvre, informe les forces de l’ordre pour les dénoncer. La CNS est arrivée, et les 3 camerounais ont été interpellés vers 12h et placés en garde à vue à la CNS. Le député Dimbélé Mathurin a également été auditionné. Selon nos informations, une enquête a été ouverte, et le service juridique de l’Assemblée nationale a également été saisi de l’affaire.

Entre temps, la rédaction du CNC tente en vain de joindre au téléphone les députés Weïdane et son collègue Dimbélé.

Affaire à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

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RCA : un jeune homme mortellement happé par un taxi à Bangui.

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Avenue des martyrs à Bangui, le 11 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Un homme d’une vingtaine d’années est mort après avoir été heurté par un taxi, ce jeudi 4 juin 2020, devant la primature sur l’avenue des martyrs à Bangui. Le chauffard a pris la fuite, mais il a été très rapidement attrapé par une foule hostile.

 

Le taxi, dont le numéro de portière est  T571, roulait à vive allure sur la grande avenue des martyrs au moment de l’accident. L’impact entre le véhicule et la victime, un jeune commerçant ambulant d’environ 21 ans, s’est produit vers 18h30. Le choc était violent, très violent. Le jeune homme ne peut s’en sortir. Il est décédé sur le champ.

Pendant ce temps, le taximan impliqué dans l’accident accélère et prend la fuie. Poursuivi par une dizaine des conducteurs de motos-taxis jusqu’au quartier Yassimandji, dans le cinquième arrondissement, le suspect n’a plus de choix que de trouver refuge à l’antenne de l’OCRB (office central de répression du banditisme) du quartier Ngouciment. Aussitôt, une foule hostile s’est constituée sur place pour exiger des policiers sa tête. Ce qui n’a pas été fait, et un renfort de la police sont arrivés, puis le suspect a été embarqué.

Placé en garde à vue à la brigade des accidents de la police, le suspect sera probablement déféré devant le parquet dans les prochaines heures.

Quant à la victime, son corps a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire située non loin du lieu de l’accident.

 

Anselme Mbata

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Abdoulaye Miskine devant la justice tchadienne, la Centrafrique veut sa tête

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Le chef rebelle Abdoulaye Miskine, patron du mouvement FDPC.

 

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La justice tchadienne a ouvert une information judiciaire contre le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, ainsi que trois de ses compagnons, tous détenus à N’Djamena.

 

Le leader du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Abdoulaye Miskine, de son vrai nom Martin Koumtamadji, et trois de ses compagnons, avaient été interpellés à l’est du Tchad et conduit à N’Djamena en octobre 2019.

A l’époque, Bangui avait dépêché à Ndjamena le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbatta, en vue de négocier l’extradition de ces rebelles. Mais, le Tchad avait refusé. Huit mois après, la justice tchadienne décide finalement d’ouvrir une information judiciaire contre ces rebelles centrafricains. Que leur reproche-t-on concrètement ? Pour Maître Mognan Kembetiade, un des avocats des prévenus, ‘’On reproche à Abdoulaye Miskine et aux trois autres, l’infraction d’organisation de mouvement insurrectionnel et de viol, en 2004. Les conseils se réservent pour l’instant le droit de présenter les moyens de défense qui permettront aux juges de rendre une ordonnance digne de ce nom. Il n’a pas été  précisé s’il s’agit de viol commis sur le territoire tchadien ou en territoire centrafricain. Parce que nous n’avons vu aucune plainte annexée au procès-verbal d’enquête préliminaire. Dès l’instant où une information judiciaire est ouverte et le juge d’instruction saisi de l’affaire, je pense qu’on ne peut plus parler d’extradition‘’, explique l’avocat.

Sitack Yombatina Beni, deux hypothèses justifieraient le refus des autorités tchadiennes d’extrader ces rebelles en Centrafrique :

“La première hypothèse plausible qu’on pourrait émettre est que le Tchad refuse qu’Abdoulaye Miskine puisse se retrouver de l’autre côté et fasse un certain nombre de confessions. La deuxième hypothèse qu’on peut émettre également, vue la tension entre la république centrafricaine et le Tchad, est que le Tchad garderait Abdoulaye Miskine et sa suite comme moyen de pression pour permettre de dénouer les relations entre les deux pays. Il aurait été plus facile de les renvoyer en Centrafrique et puis le Tchad pourrait aussi se constituer partie civile. Parce qu’Abdoulaye Miskine n’est pas seulement réclamé par la Centrafrique mais aussi par la Cour pénale internationale (CPI). “

Relations difficiles

Un avis que partage bon nombre de défenseurs tchadiens des droits humains, comme Sosthène Mbernodji, le Coordonnateur du mouvement citoyen pour la préservation des libertés, le MCPL. “Il faut que le Tchad arrête de s’impliquer dans les affaires centrafricaines. Abdoulaye Miskine doit être extradé en Centrafrique puisqu’il est centrafricain. On n’a pas assez de garantie pour que Miskine soit jugé et purge sa peine ici”, estime Sosthène Mbernodji.

La DW a tenté sans succès, d’avoir l’avis des autorités judiciaires tchadiennes sur le sujet.

En 2003 et 2014, la République centrafricaine avait accusé le Tchad de soutenir des rebellions contre les différents pouvoirs qui se sont succédés en Centrafrique. Des accusations qui continuent jusque-là d’empoisonner les relations diplomatiques entre Bangui et N’Djamena.

 

Article rédigé Par Blaise Dariustone

Publié dans DW français

RCA : recrudescence de la délinquance à Bangui, les cas de vols et de braquages se multiplient.

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Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – La prudence est de mise :  depuis quelques mois, dans la capitale centrafricaine, le service de police et de la gendarmerie à en effet constaté la recrudescence de cas de vols, vols à mains armées et de cambriolage.

 

« On n’a jamais assisté à  un tel accroissement en fréquence et en intensité des actes de barbarie en République centrafricaine, particulièrement à Bangui », déplore un officier de la gendarmerie joint au téléphone par la rédaction du CNC.

En effet, depuis quelques mois, dans les différents arrondissements de Bangui, il ne passe jamais un jour qu’on rapporte aux forces de l’ordre des cas de vols, vols à mains armées et de cambriolage. Selon Frédéric, un commandant de l’unité d’intervention de la police nationale, l’appui des populations victimes est plus que nécessaire afin de débusquer les malfaiteurs.

Pas plus tard qu’hier,  vers 17 heures au croisement Miskine/ Ben-Zvi, dans le cinquième arrondissement, un taximan, qui constate le réchauffement du moteur de son véhicule, est sorti brièvement de son véhicule pour aller chercher de l’eau à quelques mètres pour remplir son radiateur. Malheureusement 3 minutes plus tard, à son retour, la batterie de son  taxi n’est plus à sa place. Elle a été dérobée par des bandits qui le suivaient de près. Une heure plus tard, au quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement, une dame d’une trentaine d’années se voit projeter au sol par un conducteur de moto taxi qui tentait de lui voler son porte-monnaie. Comme si cela ne suffisait pas, au croisement du lycée de Gobongo, dans le quatrième arrondissement, une dame de 60 ans se voit arracher son téléphone portable alors qu’elle était en communication. Pour les cas de vols à main armée et de cambriolage, n’en parlant pas. C’est devenu malheureusement un acte banal.

Face à la montée inquiétante de ces  cas de criminalité à Bangui, les forces de l’ordre multiplient des patrouilles dans la capitale, mais elles semblent dépassées par l’ampleur de la situation. Elles demandent e concours de la population pour tenter de débusquer ces malfaiteurs qui se multiplient par centaine dans le pays.

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

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APPR-RCA : la Minusca met en garde le chef rebelle Abass Sidiki.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/une-dizaine-des-rebelles-de-seleka-armés-dans-la-commune-de-liotto-450×325.jpg” alt=”DeDes combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR” width=”450″ height=”325″ />
Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Au moment où sa villa de fonction est en pleine réhabilitation, et son retour dans la ville est annoncé pour bientôt en grande pompe par les autorités du pays, la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique, vient de le mettre en garde contre la tendance expansionniste de son mouvement  en violation de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA).

 

« La tendance expansionniste du 3R dans l’ouest de la République centrafricaine viole l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA). Cela doit cesser », a déclaré ce mercredi le porte-parole de la Minusca lors de la conférence de presse conjointe Minusca – gouvernement

Cette nouvelle mise en garde de la Minusca intervient une semaine après celle de la semaine dernière où le 3R avait été semé par la Minusca de quitter immédiatement et sans délai la brigade de la gendarmerie de Besson occupée en totale violation de l’accord de paix dont il est l’un des 14 signataires. Faux, rétorque le patron de 3R Abass Sidiki. Dans un communiqué parvenu à la rédaction du CNC, le 3R Demont catégoriquement avoir occupé illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson comme avait annoncé la Minusca : « Le Mouvement 3R porte un démenti formel aux allégations non fondées formulées dans un communiqué conjoint MINUSCA /  gouvernement du 26 mai 2020, faisant croire que le mouvement 3R a transgressé l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) en occupant illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson », et d’ajouter que  « le Mouvement 3R informe l’opinion nationale et internationale qu’aucun de ses éléments occupe la brigade de Besson.

Entre temps, le 27 mai dernier, au village Koundili, dans l’Ouham-Péndé, des dizaines des combattants rebelles de 3R avaient semé la terreur au sein de la population locale alors que dans les localités de Bokaya (préfecture de l’Ouham-Péndé) et de Koundé (préfecture de Nana-Mambéré),, c’est la psychose qui a gagné la population locale à cause de l’incursion de 3R.

Rappelons que depuis quelques jours, à Bouar, des informations discrètes circulent dans les quartiers faisant état de la présence du chef rebelle Abas Sidiki dans la ville. L’homme serait logé dans la base de la Minusca en attendant la fin des travaux de réhabilitation de sa villa de fonction située au quartier des fonctionnaires à Bouar.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

Centrafrique : la diaspora se mobilise contre le Covid-19.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/masque-pour-la-lutte-contre-le-Covid-19-confectionné-par-lassociation-Action-pour-la-Promotion-Rurale-en-République-Centrafricaine-et-lassociation-ACCES-SOLIDARITE-450×409.jpg” alt=”Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/rca) et l’association ACCES SOLIDARITE.” width=”450″ height=”409″ />
Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.

 

À Monsieur le Ministre de la santé

Bangui

 

Objet : Information d’appui à la lutte contre le covid-19 en République Centrafricaine

Monsieur le Ministre,

A l’heure où la pandémie du coronavirus sévit dans le monde entier, les jeunes de la diaspora centrafricaine notamment ceux de la France, du Canada, des États Unis d’Amérique et d’Afrique ne peuvent rester insensibles à la propagation du covid-19 dans leur pays d’origine. Ces jeunes ont initié un projet RCA-URGENCES COVID-19 intitulé KANGA LEGUE NA CORONAVIRUS ce qui signifie en français barrons la route au coronavirus. Ce projet a pour but de mobiliser des fonds afin de fabriquer des masques de protection et d’acheter des kits d’hygiène pour mettre à la disposition des personnes vulnérables identifiées dans la capitale Bangui et l’arrière pays.
Le projet est porté par deux associations de la diaspora oeuvrant en République Centrafricaine, régies par la loi française de 1901 et reconnues officiellement par les autorités centrafricaines. Il s’agit de l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.
Les matériels de fabrication des masques et leur confection sont réalisés par une coopérative mixte mise en place. Les kits d’hygiène seront achetés à Bangui pour faire valoir l’économie locale.
La plateforme de Bangui, composée de membres d’APR/RCA et D’ACCES SOLIDARITE ainsi que d’une équipe de bénévoles, est appuyée par des médecins volontaires tels que le professeur en Pharmacologie Narcisse Patrice KOMAS, les docteurs Mathilde GUIDIMTI et Junior ODJO-KITE. Les deux équipes sont chargées de la sensibilisation, l’animation et la distribution des masques et des kits d’hygiène.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

 

 

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 104  nouveaux cas du covid-19.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/dans-la-salle-du-dépistage-à-Béloko-le-7-mai-2020-450×419.jpg” alt=”Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.” width=”450″ height=”419″ />
Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 104 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 01 à 84 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  mille cent soixante-treize (1173) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce mardi 02 juin 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 02 juin 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de cent-quatre )104) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (73) et féminin (31). Leur tranche d’âge varie de 01 à 84 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 01 juin 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les cent quatre (104) nouveaux sujets infectés, un seul cas est importé, et cent quatre (104) sont issus de transmission locale, et proviennent de Bangui (102), Bangassou (01). Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts. Officiellement, avec ces cent quatre (104) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour mille cent soixante-treize (1173) cas du nouveau coronavirus sur son territoire. Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les mille cent soixante-treize (1173) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministère de la Santé, quatre (4) cas de décès sont enregistrés depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : distribution des tracts, le régime de Bangui accusé de colporter des rumeurs et de fausses informations.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/rond-point-centre-ville-de-bangui-par-corbeaunews-300×165.jpg” alt=”Rond-point de centre-ville de Bangui. CopyrightCNC.” width=”300″ height=”165″ />
Rond-point de centre-ville de Bangui. CopyrightCNC.

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Depuis plusieurs semaines, à Bangui, les autorités centrafricaines, en partenariat avec des Russes,  organisent une série de distribution des tracts dans les rues du centre-ville de la capitale. Une stratégie de manipulation des informations et de colportage des rumeurs jamais vue nulle part ailleurs plus qu’en République centrafricaine.

 

C’est vraiment « délirant ! Ce qui se passe actuellement à Bangui ressemble parfaitement à une stratégie de campagne de désinformation et de colportage des rumeurs organisée et mise en scène par des Russes en collaboration avec les autorités centrafricaines », s’indignent les Banguissois, victimes de cette campagne de manipulation de l’opinion publique centrafricaine à des fins électorales.

« Dieu merci ! Ceux qui sont exposés à cette compagne de désinformation ne dépassent pas une dizaine. D’ailleurs, parmi eux, la plupart disaient ne pas comprendre exactement les informations véhiculées dans ces tracts qualifiés du  quotidien par ses auteurs »,  constate Marcelin Yanga, un professeur d’école interrogé par CNC.

Après avoir débordé sans succès les réseaux sociaux avec des avatars, le régime de Touadera et ses alliés Mercenaires russes de Wagner s’emploient désormais à organiser des manœuvres informationnelles dans les rues de Bangui la capitale à travers des pseudos ONG panafricaine créée par un certain burkinabé Harouna Douamba. Chaque semaine, le trésor public centrafricain débloque d‘importantes sommes d’argent pour ces activités nuisibles alors que bon nombre des populations centrafricaines, victimes des violences des groupes armés,  continuent de croupir sous des bâches chauffantes des ONG dans des camps des déplacés internes.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

Covid-19 : quand certains blogs se lancent dans la désinformation.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/réception-de-la-délégation-de-lunion-européenne-par-la-chef-de-délégation-de-lUE-en-centrafrique-et-la-ministre-de-la-santé-le-7-mai-2020-450×300.jpg” alt=”Accueil de la délégation de l’Union européenne par la chef de la délégation de l’UE en Centrafrique et le ministre centrafricain de la santé de la population. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.” width=”450″ height=”300″ />
Accueil de la délégation de l’Union européenne par la chef de la délégation de l’UE en Centrafrique et le ministre centrafricain de la santé de la population. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – comme tous les sujets médiatiquement fort, le coronavirus (Covid-19) n’échappe pas au sillon de la désinformation.

 

En République centrafricaine, l’épidémie provoquée par le nouveau Coronavirus continue d’alimenter les médias, mais aussi le Web et les réseaux sociaux, parfois de mauvaise direction. Le récent cas de fake news autour du Covid-19 est celui du blog privé « Potentiel Centrafrique », qui, dans son dernier article intitulé : « Centrafrique : Les personnes atteintes du covid-19 passent à la vitesse supérieure », où l’auteur tente malheureusement de distiller de fausses informations au sujet du pont aérien humanitaire ouvert par l’Union européenne en République centrafricaine.

D’après ce blog de désinformation, les 40 tonnes de matériels de santé fournis par l’Union européenne à destination de la Centrafrique pour la lutte contre la pandémie du Covid-19 seraient « contaminées depuis l’Europe ». D’après l’auteur de  l’article, les kits de santé fournis par l’UE « contiennent des virus de coronavirus ». Et ce n’est pas tout. L’auteur tente malheureusement de justifier la récente augmentation des cas du Covid-19 en RCA par l’arrivée sur le sol centrafricain de l’aide humanitaire européenne. Bien évidemment, cette fake news publiée par « Potentiel Centrafrique » a été rédigée dans un laboratoire dont CNC se réserve le droit de dénoncer dans les prochains jours.

Selon le porte-parole du gouvernement Maxime Ange Kazagui, « ces campagnes de désinformation attribuant à l’Union européenne une prétendue responsabilité dans l’accroissement récent du nombre de personnes affectées par le covid19 sont non seulement dénuées de tout fondement, mais elles sont faites dans le but de créer la défiance, susciter la haine et promouvoir des

désinformations ciblées ».

Même son de cloche de côté du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain). Son bureau politique,   dans un communiqué publié en date du 15 mai 2020, avait dénoncé aussi la « compagne irresponsable et paranoïaque de certains prétendus Panafricanistes agglutinés dans de soi-disant ONG panafricaines, mais dont la principale activité en Centrafrique est de vivre au crochet du trésor public par la prédation financière ».

Face à la multiplication des fake news en République centrafricaine, la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique, a établi une charte de bonne conduite signée par une dizaine d’organes de presse nationaux.

Selon Samuela Isopi, chef de la délégation de l’Union européenne en RCA, la République centrafricaine a été choisie parmi les 4 pays bénéficiaires de ce pont aérien humanitaire de l’Union européenne, car il s’agit d’un pays vulnérable avec une crise humanitaire déjà aiguë.

Rappelons que parmi les 40 tonnes d’aide humanitaire de l’UE, une partie a été remise au ministère de la Santé. Une grande partie est destinée aux agences des Nations unies en Centrafrique, puis aux ONG internationales pour faire face à la pandémie du Covid-19 en RCA.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

Covid-19 : inquiétude du personnel de Télécel après la contamination de 2 agents.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/siège-social-télécel-centrafrique-par-cnc-450×255.jpg” alt=”siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”255″ />
siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Les deux agents de Télécel testés positifs au Covid-19 exercent au service de comptabilité. Ils ont été placés en isolement, mais leur directeur général n’ont pas accepté. Depuis lors, ils reprennent leur activité au bureau, et l’inquiétude domine au sein du personnel de la société de téléphonie mobile Télécel.

 

« Là, c’est un piège ! On nous a piégés. Actuellement, je peux vous dire que je suis l’un des cas suspects du Covid-19 comme les autres  collaborateurs», s’indigne un cadre de Télécel joint au téléphone sur son numéro privé.

Selon les informations du CNC, les deux agents de comptabilité testés positifs au Covid-19 ont été placés en isolement chez eux. Or, ce mardi 2 juin, alors qu’ils venaient d’informer le service des ressources humaines de leur état de santé, le Directeur général, Monsieur Malek Attrissi, conteste leur placement en isolement, et ordonne à ce qu’ils reprennent leur activité. Une fois de retour au bureau ce mardi matin, c’est la consternation qui domine au sein du personnel de la Télécel. Ce qui pousse certains à s’interroger de l’attitude à avoir face à des collègues de travail qui tombent malades après avoir été contaminés par le coronavirus.

« En cas de contamination au milieu du travail, le Covid-19 peut-il être considéré comme un accident de travail ? », s’interrogent-ils.

La réponse peut être affirmative, comme le contraire. Tout dépend des circonstances auxquelles l’agent a été exposé à ce virus au milieu du travail,  selon un expert du ministère de la justice interrogé par CNC.  Selon lui, dans le cas de la Télécel, si les faits sont établis, le Directeur général, monsieur Malek Attrissi pourrait être poursuivi en justice.

Rappelons que la République centrafricaine compte à ce jour 1069 cas de Covid-19 sur son territoire. Parmi eux, 23 sont guéris de leur maladie, et 4 cas de décès enregistrés depuis l’apparition de la pandémie dans le pays en mars 2020.

 

Anselme Mbata

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Un homme violemment assassiné à Bambari, au centre de la République centrafricaine.

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rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Crédit photo : Bertrand Yekoua / CNC.

 

Bambari (Corbeaunews-Centrafrique) – La victime est connue sous son sobriquet de « Kalambou ». Son cadavre a été retrouvé ce lundi 1er juin dans la matinée, gisant dans une marre de sang à son domicile.

 

Ce drame s’ajoute à la longue liste de série noire qui frappe la ville de Bambari depuis plusieurs mois, alors qu’hier, lundi 1er juin, un corps sans vie d’une moto taximan avait été retrouvé décapité à 4 kilomètres de la ville sur l’axe Kouango.

Cette fois, l’acte criminel s’est produit au domicile de la victime sis au quartier Hadji, croisement non loin du bureau local de l’ONG internationale Coopi.  La victime a été décapitée par ses agresseurs, son cadavre, qui gisait au dos dans une marre de sang, a été inhumé quelques heures plus tard par sa famille après une cérémonie funéraire musulmane. Il était commerçant très connu dans la ville par son sobriquet de « Kalambou ». On ignore si la victime connaissait ses agresseurs, mais selon nos informations, ces derniers courent toujours, et leurs identités ne sont pas connues des enquêteurs. Une enquête judiciaire a été ouverte au parquet général de Bambari pour homicide volontaire au premier degré.

Cependant, l’une des hypothèses émises par les enquêteurs serait une tentative de racket qui aurait mal tourné. Toutefois, ils disent ne pas écarté l’idée d’un acte de braquage.

 

 

Bertrand Yékoua

Copyright2020CNC

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 58  nouveaux cas et 4 décès liés au covid-19.

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Bangui

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 58 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 9 à 72 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  mille soixante-neuf (1069) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce samedi 30 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 1er juin 2020 que le ministère de la Santé et de la population a annoncé au public la confirmation de cinquante-huit (58) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (36) et féminin (22). Leur tranche d’âge varie de 9 à 62 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 31 mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les cinquante-huit (58) nouveaux sujets infectés, cinquante (50) sont des cas importés, et huit (8) sont issus de transmission locale. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces cinquante-huit (58) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour mille soixante-neuf (1069) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les mille soixante-neuf (1069) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, quatre (4) cas de décès sont enregistrés depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : mort d’un sujet chinois à l’hôpital préfectoral de Bouar.

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Chantier d’or chinois à Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Il a été déclaré cliniquement mort quelques heures après son admission aux urgences de l’hôpital préfectoral de Bouar ce dimanche 31 mai.

 

Ce dimanche vers 15 heures, un homme de nationalité chinoise, en provenance de la ville minière d’Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré,  a été déclaré cliniquement décédé à l’hôpital préfectoral de Bouar de suite d’une courte maladie.

Selon une source médicale locale contactée par CNC, l’homme serait atteint du plasmodium Falcipalum, responsable de forme mortelle du paludisme. Pour les habitants de Bouar, il ne fait aucun doute, ce Chinois serait mort du Covid-19, ce qui est totalement faux, rétorque un fonctionnaire de la municipalité de Bouar interrogé par CNC. Son corps devrait être transféré à Bangui par voie routière ce lundi 01 juin, selon ses proches.

Rappelons que depuis 2018, le gouvernement centrafricain avait concédé aux investisseurs chinois un vaste territoire minier dans la localité d’Abba (Nana-Mambéré), à Bozoum (l’Ouham-Péndé), à Gaga (Ombella Mpoko), à Sosso-Nakombo (Mambéré-Kadéï) et à Nola (Sangha-Mbaéré). Plusieurs sujets chinois travaillent dans ces secteurs et les populations locales ne cessent de dénoncer le caractère désastre écologique de ces exploitations minières à grande échelle.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

RCA : Bambari, une moto taximan égorgé, sa moto emportée par les assaillants.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte_fsi_et_minusca_a_Bambari_corbeaunews-450×229.jpg” alt=”Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.” width=”450″ height=”229″ />
Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

Bambari (Corbeaunews-Centrafrique) – Le corps de la victime a été retrouvé ce lundi 1er juin à 4 kilomètres de Bambari sur l’axe Kouango. On ignore les raisons de cet assassinat sordide, mais une enquête a été ouverte au parquet de Bambari pour homicide.

 

Selon les premiers éléments d’informations recoupées par CNC, les faits se sont produits dans la nuit du dimanche à lundi 1er juin alors que la jeune moto taximan se dirigeait vers la sous-préfecture de Kouango quand il a été intercepté par les assaillants à 4 kilomètres de Bambari, non loin du pont Busc. On ignore les intentions réelles des présumés criminels au moment des faits, mais la jeune moto taximan a été retrouvé ce dimanche matin égorgé, et sa moto emportée par les assaillants.

Selon le témoignage de certains habitants des villages situés non loin du lieu de la scène, l’assassinat de cette jeune moto taximan n’est pas la première du genre dans le secteur : « ici, sur cet axe Bambari-Kouango, on peut te tuer facilement à cause de ta moto ou  de l’argent. On ne peut rien faire, le gouvernement doit nous aider à mettre de l’ordre dans le coin », ont-ils déploré.

Selon les informations du CNC, une enquête a été ouverte pour assassinat au premier degré, et l’enquête est en cours à la gendarmerie de Bambari.

Pour l’heure, les présumés auteurs de ce crime sont dans la nature, et leurs identités ne sont toujours pas connues.

 

Bertrand Yékoua

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RCA : monsieur Isidore Alphonse Dibert, conseiller politique de Touadera, décède du Coronavirus.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/les-scouts-se-mèlent-à-la-sensibilisation-du-covid-19-450×253.jpg” alt=”Les scouts se mèlent à la sensibilisation à la pandémie de Covid-19 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.” width=”450″ height=”253″ />
Les scouts se mèlent à la sensibilisation à la pandémie de Covid-19 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – monsieur Isidore Alphonse Dibert, ministre conseiller politique du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA  est probablement la deuxième personne à mourir de la complication du nouveau coronavirus (Covid-19) en République centrafricaine. Il était une importante personnalité politique respectée, selon ses ex-collaborateurs.

 

On ignore dans quelle condition il a été infecté de cette maladie respiratoire connue sous le nom du Covid-19, mais son décès a été annoncé seulement sur les réseaux sociaux dans la matinée du samedi 30 mai 2020.

Interrogé par CNC, un membre de sa famille, sous couvert de l’anonymat,  a indiqué que monsieur Isidore Alphonse Dibert avait été testé positif au nouveau coronavirus et placé en isolement à son domicile. Dans la nuit du vendredi à samedi, quelques minutes avant son décès, son état de santé s’est détérioré, et  une équipe des médecins urgentistes s’est rendue chez lui pour lui poser des équipements respiratoires. Malheureusement à leur arrivée,  son décès a été constaté sur place vers 3h du matin. Depuis lors, le gouvernement n’a pas encore réagi, et des rumeurs enflent dans les quartiers de la capitale.

Il y a lieu de rappeler qu’en date du 30 mai 2020,  la République centrafricaine compte environ 1011 cas de Covid-19 sur son territoire. Parmi eux, 23 sont déclarés guéris de leur maladie, et 2 cas de décès sont enregistrés par le ministère de la Santé publique.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : Obo, Ali Darassa hausse le ton contre le gouvernement et accuse les Faca d’avoir commis de bavures.

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arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

Obo (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans un communiqué publié en date du 28 mai 2020, le chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa « dénonce une fois de plus le comportement irresponsable de certains hauts cadres du gouvernement qui, via les réseaux sociaux, la presse écrite et télévisée, divulgue les fausses informations et diffament le nom du mouvement UPC ». Selon lui, les événements produits à Obo ayant conduit à l’arrestation de 9 présumés combattants rebelles de l’UPC n’est qu’une simple révolte de la « minorité» contre les soldats Faca suite à l’assassinat d’une jeune moto taximan le 18 mai.

 

Selon le porte-parole de la Minusca, mission des Nations unies en République centrafricaine, l’offensive militaire dirigée contre les positions des soldats Faca le 20 mai dernier  à Obo,  dans le Haut-Mbomou, serait menée par des combattants rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique). Avec l’appui des Casques bleus de la Minusca, celle-ci avait été repoussée par les soldats Faca,  et une dizaine des assaillants ont été tués, et d’autres capturés. Or, le chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, dans son communiqué du 28 mai, dénonce avec fermeté cette information qu’il qualifie de véritable diffamation à l’égard de l’UPC.

D’après lui, lors des violents affrontements qui ont opposé les forces de défense nationale aux présumés combattants rebelles de l’UPC à Obo, chef-lieu de la préfecture de Haut-Mbomou, aucun combattant de l’UPC combattait aux côtés des assaillants, encore moins des forces de l’ordre: « l’UPC n’est en aucun cas impliquée dans le triste événement d’Obo, car c’est le général d’armée Ali Darassa Mahamat qui avait contribué au redéploiement des Faca, des gendarmes et les policiers dans la zone d’Obo pour protéger la population civile », précise le communiqué de l’UPC.

Toutefois, le chef rebelle Ali Darassa, qui se dit attaché à l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA), dénonce avec fermeté les propos diffamatoires à l’égard de l’UPC de certains hauts cadres du gouvernement : « Le général d’armée Ali Darassa Mahamat dénonce une fois de plus le comportement irresponsable de certains hauts cadres du gouvernement qui, via les réseaux sociaux, la presse écrite et télévisée, divulgue les fausses informations et diffament le nom du mouvement UPC. Ces derniers sont depuis fort longtemps en train de malmener une partie de ladite population et diffusent des raisons imaginaires qui n’ont aucune correspondance avec la réalité du terrain ».

Cependant, le chef rebelle Ali Darassa, soupçonné de vouloir étendre sa conquête dans le Haut-Mbomou en attaquant la ville de Obo, à la frontière avec le Soudan du Sud, accuse à son tour les soldats Faca d’avoir commis délibérément des bavures sur la population civile : « les Faca ont exécuté un jeune mototaximan en date du 18 mai 2020, cela a entraîné la révolte de la minorité. Ensuite, cette minorité innocente est traquée, chassée, tuée, leur maison et boutique incendiée, certains sont en fuite vers Mboki, d’autres, égarés dans la brousse, et d’autres, arrêtés  arbitrairement et transférés à Bangui ».

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

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RCA : le 3R dément  avoir occupé illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson.

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Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – À quelques mois des échéances électorales en République centrafricaine, les groupes armés  semblent adopter une nouvelle stratégie en dépit de leur engagement  contenu dans l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA). Le mouvement 3R, dirigé par Abass Sidiki, l’un des signataires dudit accord, ne semble ménager ses efforts pour respecter ses engagements. Le 14 mai dernier, ses combattants, lourdement armés, ont désarmé de force les gendarmes en poste à la brigade de Besson. Mais le chef d’État major de 3R, dans un communiqué, a nié catégoriquement l’implication de son mouvement, et parle plutôt de la diffamation à l’égard de 3R.

Comme dans une comédie ivoirienne, le 3R, dans son communiqué,  pose ses conditions pour la mise en œuvre de l’APPR-RCA, mais hausse également le ton contre le gouvernement.

 

Hier, on parlait du FPRC, MLCJ, PRNC et RPRC qui se battaient  au Nord et centrent pour étendre leur présence et contrôler plus des axes routiers  . Aujourd’hui c’est le tour de 3R, du MPC  et de l’UPC, trois groupes armés dirigés par des sujets étrangers qui semblent déterminés à  étendre leur influence sur le territoire national.

Le mercredi 20  mai, à Obo, une présumée attaque des combattants rebelles de l’UPC avait été repoussée par les militaires de l’armée nationale, appuyés par les forces de la Minusca. Or, le chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, dans son communiqué du 28 mai, a catégoriquement nié l’implication de son mouvement dans ces affrontements. Au même moment, au nord-ouest, dans la préfecture de Nana-Mambéré, un autre mouvement armé, le 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), dirigé par Abass Sidiki, dans un communiqué parvenu à la rédaction du CNC, Demont catégoriquement avoir occupé illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson comme avait annoncé la Minusca : « Le Mouvement 3R porte un démenti formel aux allégations non fondées formulées dans un communiqué conjoint MINUSCA /  Gouvernement du 26 mai 2020, Faisant croire que le Mouvement 3R a transgressé l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) en occupant illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson », et d’ajouter que  « le Mouvement 3R informe l’opinion nationale et internationale qu’aucun de ses éléments occupe la brigade de Besson. Ces déclarations sont de nature à ternir l’image du Mouvement ».

Et ce n’est pas tout. Le 3R, dans ce même communiqué, invite bizarrement l’opinion nationale et internationale à « lire seulement la déclaration faite par le Ministre de Sécurité Publique devant les élus de la nation par rapport au désarmement des gendarmes basé à Besson ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, le 3R, comme dans une comédie ivoirienne, lance un appel  « de mise en garde au Gouvernement contre toute sorte de provocation directe ou indirecte contre ses bases et/ou ses éléments. Au cas contraire, le mouvement 3R ripostera pour sa légitime défense ».

Cerise sur le gâteau, le 3R se dit toujours attaché à l’accord de paix de Khartoum, mais pose de condition : « Le Mouvement 3R réaffirme son engagement pour la mise en œuvre de l’APPR-RCA si les menaces cessent et les garanties de la sécurité de ses responsables sont assurées ».

 

Gervais Lenga

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RCA : viol présumé sur une mineure de 3 ans, un homme d’une quarantaine d’années a failli être lynché par une foule en colère.

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Une patrouille de la police centrafricaine dans une rue de Bangui. CopyrightDR

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Le suspect s’appelle Patrick Pandio, âgé d’une quarantaine d’années. Il a été soupçonné d’avoir violé une fillette de 3 ans. Arrêté par les forces de l’ordre et placé en détention dans les locaux de la police judiciaire, il sera probablement déféré devant le parquet la semaine prochaine, selon une source proche du dossier.

 

Il a failli être lynché par une foule hostile, mais il a eu la chance de sa vie grâce à la présence des forces de l’ordre sur le lieu de la scène. Monsieur Patrick Pandio, âgé d’une quarantaine d’années, habitant rue Chicago, dans le huitième arrondissement de Bangui, aurait été  pris en flagrant délit d’abus sexuel sur une fillette de 3 ans, habitant le même quartier. On ignore si le suspect à un problème mental, ou il a un lien familial avec les parents de sa présumée victime. Mais au moment de son arrestation par les forces de l’ordre, une foule furieuse voudrait l’extraire  pour le passer à tabac.

« Les coups pleuvaient de tout côté », explique un témoin de la scène interrogé par CNC. Finalement, il a été embarqué par les forces de l’ordre qui ont pu le protéger. Incarcéré dans les locaux de la police judiciaire, l’homme sera présenté devant le parquet général probablement la semaine prochaine.

Joints au téléphone, les parents de la victime, y compris ceux du suspect n’ont pas souhaité commentaire l’affaire.

 

Anselme Mbata

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RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 88  nouveaux cas du covid-19.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/dans-la-salle-du-dépistage-à-Béloko-le-7-mai-2020-450×419.jpg” alt=”Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.” width=”450″ height=”419″ />
Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 88 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 6 à 63 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  neuf cent soixante-deux (962) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce samedi 30 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 30  mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quatre-vingt-huit (88) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (60) et féminin (28). Leur tranche d’âge varie de 6 à 63 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 29  mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les quatre-vingt-huit (88) nouveaux sujets infectés, aucun  ne provient de l’extérieur. Ils sont issus tous de transmission locale, et sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces quatre-vingt-huit (88) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour neuf cent soixante-deux (962) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les neuf cent soixante-deux (962) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré  depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

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Centrafrique : un mort dans une altercation à Bangui.

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Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La victime, un homme de 38 ans dénommé  Jean-Aimé Pauraouhoul, habitant quartier bercail, derrière l’aéroport international Bangui Mpoko, dans la commune de Bimbo. Il est décédé de suite de ses blessures, quelques minutes après son agression. Le suspect, interpellé par les forces de l’ordre, est actuellement entre les mains de la justice.

 

Selon les premiers témoins qui sont arrivés sur le lieu de l’incident et interrogés par CNC, les faits se sont produits ce vendredi 29 mai aux environs de 9h30 au quartier Bercail, situé derrière l’aéroport international de Bangui Mpoko. Le suspect, un homme de 28 ans dénommé Prince-Bertrand Guina, a été interpellé par les forces de l’ordre et incarcéré à la brigade criminelle de Bangui quelques minutes après son acte criminel.

En effet, quelques jours plutôt, Monsieur Jean-Aimé Pauraouhoul, en conflit avec ses propres parents au sujet de la vente d’un terrain familial situé au quartier Bercail, se rendaient sur le lieu pour détruire les bornes posées par l’acheteur. Malheureusement à son arrivée, il a retrouvé monsieur Prince-Bertrand Guina qui est l’acquéreur. Une altercation s’éclate entre les deux hommes, et l’acheteur, monsieur Prince-Bertrand Guina, sortait son couteau et poignarde mortellement monsieur  Jean-Aimé Pauraouhoul.

Interpellé par la police, puis incarcéré à la brigade criminelle, le suspect aurait reconnu les faits, selon une source proche du dossier. Il sera déféré probablement dans les prochains jours devant le parquet de Bangui. Quant à la victime, quelques minutes après avoir été déclaré cliniquement mort, son corps a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Anselme Mbata

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CENTRAFRIQUE : LE TÂTONNEMENT DANS LE PROCESSUS DE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION COMPROMET LA CONSOLIDATION DE LA DÉMOCRATIE. 

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Après leffondrement de la république en 2013 avec les conséquences néfastes qui en dérivent, la construction de louvrage démocratique se fonde inévitablement sur le respect du principe de séparation de pouvoirs édicté par Montesquieu et plus particulièrement le respect de la loi fondamentale. Le conseil constitutionnel qui a pris une importance croissante dans ce processus de construction démocratique en est le garant du respect de la constitution. La constitution du 30 mars 2016 étant une œuvre humaine est éligible à des modifications en vue de ladapter aux réalités du moment mais le choix de lopportunité et le respect des formes édictées par les textes doivent être les principaux leviers à activer. La crise sanitaire mondiale née du coronavirus est devenue un prétexte parfait pour nos autorités établies de tripatouiller la constitution en initiant des scénarios inédits, incohérents et maladroitement agencés. Le tâtonnement notoire et abusif dans les procédés utilisés en passant dabord par des rumeurs publiques, ensuite une proposition de loi initiée par une horde de députés acquis au pouvoir et maintenant la proposition de loi se mue brutalement en projet de loi délibéré en conseil des ministres pour modifier et compléter certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016 en vue dy intégrer la notion de « force majeure ». Ainsi, sans le vouloir de façon expresse, le pouvoir de Bangui a épuisé les deux procédés de révision constitutionnelle prévue par larticle 151 de la constitution qui dispose que : « linitiative de la révision de la constitution appartient concurremment au président de la république et au parlement statuant à la majorité des 2/3 des membres qui composent chaque chambre ». Sachant que la modification de la constitution par voie référendaire ne devrait aboutir, le pouvoir a jugé mieux se rabattre sur la voie parlementaire car la majorité présidentielle se confond avec la majorité parlementaire. Parallèlement à ce désarroi, la Cour constitutionnelle au delà de ses missions consultatives et juridictionnelles sinvite dans larène pour torturer aussi la constitution en sadjoignant une nouvelle mission en auditionnant les personnalités politiques en vue dune hypothétique concertation. Constatant le péril imminent de larchitecture démocratique, le citoyen lambda sinterroge : Quentendez-vous par la notion de « force majeure » si nest quun « fourre-tout » susceptible de mettre en danger permanent la rigidité de notre constitution consacrée par larticle 35 ? La modification constitutionnelle envisagée respecte t-elle les normes et procédures constitutionnelles ? A qui profiterait véritablement cette modification de la constitution imposée mordicus ? Quelles seront les incidences de la modification des articles 35 et 68 sur les dispositions de larticle 153 qui exclut toute révision avec des clauses qui empêchent la malléabilité de la constitution ? La constitution remaniée prendra t-elle en compte la nouvelle mission de la Cour constitutionnelle relative à la concertation ? Quest-ce que le peuple souverain peut-il encore attendre dune cour constitutionnelle que le président de la république a lui-même corrompu ? Fort de ce qui précède, nous tenons à souligner que le pouvoir est le seul à connaître les véritables motivations de la modification de la constitution qui ne peut être autre chose quune technique de monopolisation du pouvoir par voie légale. Pour éviter un risque incontournable dembrasement en labsence du sénat, limpasse politique et juridique créée par l’éventuel effet du coronavirus passe nécessairement par un consensus politique et républicain, unique gage de la consolidation démocratique et de la sécurité juridique. Ainsi, il urge de bannir toute modification de la constitution pour des intérêts égoïstes car elle peut impacter lalternance politique en légitimant au passage les coups d’état tant décriés par les organisations panafricaines et lONU. Pour finir et à titre de rappel, lors du 33eme sommet des chefs d’état africains tenu à Addis Abeba (Éthiopie) les 9 et 10 février 2020, le président de la commission de lUnion Africaine avait mis en garde contre le tripatouillage des constitutions…nous estimons que notre chère nation ne fera pas exception. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que cest moi.

 

Paris le 29 mai 2020.

Importance et stabilité : La protection de la constitution, respect de l’ordre constitutionnel, de la liberté d’expression.

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Croisement du 4e arrondissement, Bangui, le 11 juillet 2019. Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La liberté est dangereuse, mais qu’il faut se battre pour la garder dans la règle. En faisant de la liberté la base de notre ordre démocratique. Ceci dit qu’il faut s’ouvrir à la critique et surtout en nous ouvrons à un processus ouvert. Par ailleurs aussi, pour une conséquence acceptable intellectuellement, qui peut produire des effets imprévisibles et non maîtrisables : que ce soit la liberté politique, d’en faire de la politique ou la liberté tout cours, la liberté entraîne une dynamique déroutante ; des risques et une insécurité sont inhérents à celle-ci. A l’origine d’un ordre libéral, il existe une foi profonde dans la liberté, c’est le respect des règles constitutives, une foi profonde ressentie dans sa liberté, une confiance qui doit continuer à perdurer en tant que disposition au courage et aux risques.

Faut-il rappeler continuellement par ailleurs : la responsabilité politique, l’éthique républicaine, la responsabilité citoyenne est un vain mot en République Centrafricaine ?! C’est une des questions qui me reviennent le plus souvent encore et encore de manière intuitive que j’ai eue beaucoup de mal de m’en défère. Qu’elles puissent être une interrogation légitime ! De surcroît qu’il n’y a aucune vraie bonne réponse à la question ! Seul rappel et lucidité est de mise, que j’observerai de manière pragmatique pour tout dire, compte-tenue de la situation politique actuellement de mon Pays.

Il faut aussi se rappeler :

« Aucune ambition politique n’est au-dessus de la vie humaine, de surcroît de la vie des Centrafricains(es), du peuple centrafricain, de la destinée de la République Centrafricaine ».

Des milliers des Centrafricains(es), femmes et enfants sont dans des camps des fortunes à l’étranger, dans des camps en territoire Centrafricain, voir même ceux qui ne puissent pas se déplacer croupissent dans la brousse, aux dépits, aux dépends des tous les dangers d’insécurités de toutes genres, faut de liberté qu’on les a omises injustement dû à la mauvaise gouvernance, aux calculs politiques, aux querelles politiciennes en accumulation de la mauvaise gouvernance depuis son indépendance.

Les jeux politiques, les jeux de pouvoir…les plus scéniques ne cessent de divertir le monde entier sans aucune responsabilité politique, d’éthique républicaine, pour ne pas dire responsabilité citoyenne. Aucune offre politique en somme, pour tous ceux qui occupent le devant de la seine politique, par ailleurs dans l’opposition politique, ou des pseudos opposants politiques dixit dans les récifs de bonne conscience, ne propose pas un chemin plus noble politiquement, ou des trajectoires de réconciliation, de la reconstruction de notre nation, sans oublier la fermeté politique pour commencer. Nb) On fait tout et son contraire…En Centrafrique Pays de tous les paradoxes.

Sans aucun effort de justice ou soit sélective quand ça dépend ! et une offre réparatrice aux centrafricains(es) qui ont tant vaincus des épreuves, des tragédies, des souffrances continuelles qui perdure indéfiniment.

Afin de mieux amuser la galerie ; on nous parle d’une révision de la constitution…, d’autre parle d’une nouvelle transition ?! à croire qu’en faisant la politique en Centrafrique, elle rende aveugle…ôte toute rationalité dans les raisonnements et, ce petit monde jure, tourne que sur le jeu de pouvoir sans conscience, peu importe la situation dramatique que vive nos compatriotes, notre Pays pourtant bien assiégé par des mercenaires, des groupes des factions armées non-conventionnelle sans loi ni foi ! Qui ne cessent d’endeuiller le peuple Centrafricain, à leur tête des crépitements des armes sur un peuple innocent, les terrorisés afin de les muselés, pour mieux pillés les ressources de notre cher patri, avec la bénédiction de certains fils et filles de la Centrafrique.

Plus grave, ces bourreaux sans cesse sont promus à des postes des responsabilités sans avoir les compétences, une culture de la gouvernance, et des institutions d’Etat. N’en parlant pas de l’expérience…seule expérience c’est de tuer des gens innocents, et pillés les ressources sous terraine de la Centrafrique, en prime raquetter les honnêtes gens.

Les seules arguments politiques dispensés sur la scène politique Centrafricaine, que j’observe jusqu’à présent : « les diffamations, les calomnies, des insultes entres les amis(es) d’hier, qui sont devenues des ennemies d’aujourd’hui parce qu’on se sent lésé dans son intérêt pour tout compte, dans un jeu que nous même avions instaurés ou encouragé. Le Pays paye le prix, le peuple au passage ! Jusqu’à quand, qu’on doit supporter toutes ces bêtises et les jeux scéniques des politiques, et tous ceux qui sont sur les institutions d’Etat ?!

On ne peut prétendre, modifier la constitution pour le seul fait de la pandémie ! qui est une urgence sanitaire ponctuelle et périodique. Le vrai problème est ailleurs, si l’impréparation de l’organe organisatrice est apparente…dû au manquement…des moyens…des ressources matérielles, des compétentes, le pouvoir politique, organique ou institutionnel, de même l’opposition politique avaient tous le temps de se saisir, afin de trouver une solution d’ajustement. Tout ce beau monde était aveuglé par ce dont je parlais un peu plus haut, c’est-à-dire « les diffamations, les calomnies, des insultes entre copains et copines » laissé passer l’essentiel.

Maintenant, qu’il faut se mettre à l’évidence pour les uns et les autres et, êtres lucides si ce mot à un sens pour tout le monde. Qu’il y’aie une concertation politique inclusive, afin de pallier à toutes ces lacunes dans les (organes organisatrices, qu’institutionnelles… S’il y’aurait glissement dans les délais aux vues des élections groupés) …Alors sans toucher aux pouvoir exécutifs et législatifs, enfin de permettre de continuer…qu’il y’aie pas de vacance de pouvoir. Que nous cessons de tergiverser sur le plan politique, mais faire un effort d’œuvrer de bonne foi via une Plate-forme d’autorité neutre et paritaire médiane, de régulation et de vigilance, afin de ne pas encore fragiliser d’avantage cette jeune démocratie, depuis sa remise de l’ordre constitutionnel.   Ps) Faisant de la politique pour sauvegarder l’intérêt générale.

Et maintenant, régler de manière plus efficaces les problèmes d’occupations de ces factions armées non-conventionnelles…mercenaires, donner de l’espoir, de la sécurité aux Centrafricains(es), au peuple Centrafricain ainsi que la Paix.

 

Fait à Lyon le 27 -05-2020

Diaspora, Mr. Aubin-Roger KOMOTO

Que Dieu bénisse le peuple Centrafricain.

CENTRAFRIQUE……., DE QUOI SERA FAIT LE LENDEMAIN         POST COVID-19 ET POST ELECTORAL?

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Logo officiel du parti PDCA

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Le Centrafricain lambda, en ce mois de mai 2020, est très dubitatif parce qu’il ne perçoit aucune visibilité politique, aucun signe fort, ni un message audible et rassurant pour le lendemain post COVID-19 et post électoral de Centrafrique.

IL s’interroge : de quoi sera fait ce lendemain ?

 

Il doute à cause d’une atmosphère politique voulue à Bangui de plus en plus délétère ou anxiogène. .

IL s’inquiète des pièces des puzzles qui se mettent en place présageant d’une autre apocalypse

 

Chaque compatriote se souviendra de l’anodine phrase que le Président PATASSE, le 1er Démocratiquement Elu de notre histoire politique, aimait prononcer, avec toute la plaisanterie nécessaire, chaque fois que la circonstance s’offrait : ‘’… le mensonge court à la vitesse du lièvre et la vérité arrive toujours à la vitesse de la tortue, et Bangui est une ville de rumeurs, mais les rumeurs de Bangui finissent toujours par devenir réalités…’’

 

Le Président TOUADERA joue à la roulette russe

 

Le régime du Président TOUADERA, depuis 2016, nous a habitué à des mensonges d’Etat et à un certain agenda caché, qui a commencé à se révéler depuis février 2019. Contre l’opinion populaire nationale qui a rejeté son initiative du énième dialogue avec les groupes armés, il a fait tenir celui-ci à Khartoum (Soudan), parrainé par l’Union Africaine et financé par ses alliés russes de la société WAGNER et les systèmes des Nations Unies. L’issue de cet énième dialogue, que le Président TOUADERA a défendu comme l’ultime main tendue, a permis de constater que le Président TOUADERA avait un agenda politique caché, celui de s’allier aux groupes armés dans l’optique de s’accrocher au pouvoir, d’où la sibylline amnistie cachée dans le second accord secret du dialogue de Khartoum, révélé par SABONE Abakar dans son premier live de février 2020. Dans notre lettre ouverte au Président TOUADERA du 29 mars 2019 (laquelle lettre ouverte a amené certains du milieu présidentiel à envisager de manière épidermique notre élimination physique), nous avons récusé ce dialogue comme étant :

  • Un mépris pour les victimes des seleka,
  • Un mépris pour les recommandations du Forum National de Bangui de mai 2015
  • Une humiliation pour le Peuple Centrafricain
  • Une consécration de l’impunité
  • Une violation de la constitution de la République

Réalisant que les mensonges commencent à le rattraper, risquent d’impacter gravement la suite du mandat présidentiel et compromettre la ré élection de son mentor, en toute conscience, le milieu présidentiel opte pour la roulette russe en jouant son va-tout : ‘’ça passe ou ça casse, et recourir à la politique de la terre brûlée, si ça ne passe pas’’, stratégie suicidaire qui s’applique gauchement et rend l’atmosphère politique de plus en plus anxiogène  à Bangui et provoque, en province, la recrudescence des tueries de masse réalisées par les groupes armés, instrumentalisés politiquement, ce qui crée une psychose nationale. Ces derniers temps, la vie politique nationale est réduite à la guéguerre entre le camp TOUADERA-MCU et le camp BOZIZE-KNK, animée par leurs porte-paroles, à travers des réseaux sociaux (live-s) se rivalisant par des révélations d’en-dessous malsains, nauséabonds, diffamants, reléguant les autres acteurs politiques au rang d’observateurs, malgré eux. Au lieu d’une union sacrée de tous les acteurs politiques et sociaux pour gérer avec intelligence et pragmatisme le premier mal du siècle sorti d’un laboratoire quelque part et envisager de manière consensuelle un schéma centrafricain pour une organisation responsable et conséquente des élections présidentielles et législatives, le Centrafricain lambda est témoin, malgré lui, de révélations faisant état des assassinats politiques, des crimes économiques et financiers, des holdups électoraux sous les précédents différents régimes politiques de Bangui, et épargnant, curieusement, celui du Président TOUADERA.

 

Qui croirait et pourrait croire que ce serait un des proches collaborateurs du Président TOUADERA, le Ministre Conseiller Spécial à la Présidence de la République, Mr NGOUANDJIKA Fidèle, qui, certainement avec la bénédiction de son mentor, va vilipender dans des propos diffamants, humiliants, dégradants l’ancien Président BOZIZE et autres dignitaires, lesquelles vilénies ont provoqué la réaction immédiate de l’ancien Président BOZIZE, par l’intermédiaire du chef rebelle SABONE Abakar. Live-s d’infamies contre live-s d’infamies, l’attention du Centrafricain lambda a été totalement détournée des dénis de responsabilités politiques, des ratages de la gestion du COVID-19, de l’incapacité des Autorités de Bangui d’organiser les élections à dates constitutionnelles retenues, des actions dilatoires du Président TOUADERA de procéder à la modification de la constitution de la République pour s’accrocher au pouvoir, des enlèvements et assassinats de nuit….

Personne ne peut présager ce qui adviendra ces prochains mois en Centrafrique pour question d’obsession morbide de s’accrocher au pouvoir, de manque de visibilité politique, de manque de messages politiques audibles et rassurants, ce qui cristallise la psychose nationale créée par l’insécurité qui perdure depuis 2012-2013.

 

Le Centrafricain lambda, en ce mois de mai 2020, vit une réelle psychose ; il doute, s’inquiéte et s’interroge, vu les pièces des puzzles qui se mettent en place sûrement et tranquillement depuis quelques mois, ce que nous allons essayer de décrypter ensemble.

 

  • La non révélation du deuxième accord secret du dialogue de Khartoum qui a accordé une sibylline amnistie aux bourreaux ou assassins du Peuple Centrafricain, que Mr NGEBADA, l’actuel Premier Ministre, a utilisé pour faire plaider sa nomination auprès du Président TOUADERA par les chefs des groupes armés, évoqué par le chef rebelle SABONE Abakar dans son live en février 2020. Pourquoi continuer de cacher ce deuxième accord dit secret, maintenant révélé ? Le simple fait de le cacher constitue en soi une faute de haute trahison politique.
  • Les trafics d’armes de Gbadolité (RDC) : la pauvre FLORENCE (sans nom), certainement contre une très forte rétribution, a accepté de protéger les vrais trafiquants, se faisant la principale responsable de ces trafics d’armes entre Gbadolité (RDC) et le Sud-Est de Centrafrique (Basse Kotto, Mbomou et haut Mbomou), empêchant ainsi de connaître toutes les vérités sur les quantités, les qualités et les calibres de ces armes, les durées de ces trafics et les possibles destinataires.
  • Stratégie d’occupation de l’espace centrafricain et alignement des groupes armés : (1) Après Birao, Ndélé a été à feu et à sang, violences instrumentalisées par certaines personnalités politiques, membres du Gouvernement NGREBADA, certainement avec la bénédiction du Président TOUADERA et la complicité des contingents de la Minusca de ces localités, (2) NDARASSA Ali, amené à Bangui et ramené à Bokolobo par un aéronef de la MINUSCA, reçu par le Premier Ministre qui lui aurait donné des instructions, entreprend une occupation criminelle du Mbomou et du Haut Mbomou, avec interdiction du Président TOUADERA faite aux éléments du détachement des FACA à Obo, d’empêcher cette occupation, (3) dans la mouvance de l’occupation de l’espace centrafricain par les groupes armés, le Ministre WANZE a officiellement accompagné  SOULEMANE Bi-Sidi, alias Sidiki, avec ses éléments formés à Bouar, aux frais du contribuable centrafricain, pour les laisser se fondre dans la nature entre Bouar et Baboua, certainement pour reprendre les tueries de masse dans ces deux préfecture, ce qui constitue une autre haute trahison politique, (4) SABONE Abakar, dans un de ses live-s de riposte, a  évoqué sa préférence politique ainsi que celles de NOURREDINE Adam et de HISSEIN Abdoulaye pour l’ancien Président BOZIZE.

 

S’il faudrait bien décrypter ces scénarii, (1) le Sud-Est du pays (Préfectures de la Basse Kotto, du Mbomou et du Haut Mbomou) est politiquement placé sous contrôle de l’UPC de NDARASSA, le Nord-Est (Préfectures de la Vakaga, du Bamingui Bangoran et de la Haute Kotto) est aussi politiquement placé sous le contrôle du RPRC, de DJONO AHABA  Gotran (membre du gouvernement NGREBADA) et de ses alliés soudanais, et les Préfectures de l’Ouham-Pendé et de la Nana Mambéré sont de même politiquement placées sous le contrôle des 3R de   SOULEMANE Bi-Sidi, alias Sidiki, (2) Les chefs des groupes armés se sont déjà alignés politiquement : SABONE Abakar, NOUREIDINE Adam, HISSEIN Abdoulaye et probablement les chefs des groupes anti balaka sont derrière l’ancien Président BOZIZE et les chefs des autres groupes armés sont avec le Président TOUADERA. Cependant, il reste un groupe armé dont on ne connait pas encore l’alignement politique, celui basé dans l’espace compris entre les rivières Pama et M’Poko. Est-il allié à BOZIZE ou à TOUADERA ?

 

Et-Après ?????

 

La patience du Centrafricain lambda est poussée à ses limites extrêmes

 

Il y a une évidence qui ne se récuse pas. Il y a toujours un début et une fin en Politique. Et le début conditionne toujours la fin qui peut parfois être marquée par certains signes caractéristiques qui ne trompent pas. Plus on veut repousser la fin en Politique, plus elle sera brutale et imprévisible, d’où nécessité pour tout acteur politique de savoir quitter la Politique au moment qu’il faut, si non, c’est la Politique qui le quitte d’une manière ou d’une autre, et au moment où il s’y attend le moins. La politique fonction ne se conçoit plus et ne peut plus se concevoir en tant que telle, après tous les gâchis et inconséquences politiques vécus par le Centrafricain lambda, même si les pays nantis veulent maintenir sous leur domination leurs anciennes colonies pour les exploiter. Un peuple qui subit beaucoup d’inégalités, d’injustices, d’exclusions, qui meurt de faim et de maladies, alors que ses gouvernants politiques engrangent, en très peu de temps, des milliards de francs cfa dans les paradis fiscaux, affichent des comportements insolents, insouciants et méprisants à son égard, s’endurcit de ces insolences, insouciances et mépris, et réagit toujours par des négativités destructrices. Le printemps arabe n’est pas encore tombé dans l’oubli. Nous avons été témoins en 2011 et en 2012 de la vindicte populaire qui a fait basculer les BEN ALI (Tunisie), MOUBARACK (Egypte), PAPANDREOU (Grèce),BERLUSCONI (Italie), SARKOZI (France), ZAPATERO (Espagne), préoccupés pour la défense des intérêts des patrons des grandes firmes qui les ont installés au pouvoir ou qui les ont soutenus. Aussi, nous avons été témoins de la grogne populaire qui a mis fin aux longs règnes de CAMPAORE (Burkina Faso), de BOUTEFLIKA (Algérie) et de BECHIR (Soudan). Les années 2012 et 2013 ont été marquées par les affres de la rébellion et coup d’Etat de la coalition seleka, desquelles le Centrafricain lambda ne s’est pas encore remis, car les plaies ouvertes par cette énième crise militaro-politique de 2012-2013 se sont encore refermées et le Président TOUADERA y retourne les couteaux pour s’accrocher au pouvoir au mépris de tout bon sens politique.

 

Quelle victime centrafricaine, aussi peu insouciante qu’elle soit, pourrait accepter de voir ses dirigeants politiques octroyer une amnistie à ses bourreaux ou assassins pour se maintenir au pouvoir, alors qu’elle n’a fait l’objet d’aucune attention ou considération ? Quel Centrafricain, aussi nécessiteux qu’il soit, pourrait brader son orgueil, sa fierté d’homme et abandonner son pays à des mercenaires importés par de véreux leaders politiques ou gouvernants insouciants, même si les rapports de forces lui sont encore défavorables ?

 

Le Centrafricain lambda, après le COVID-19 et après les élections que le Président TOUADERA veut renvoyer aux calendes grecques, se doit de renaître et de se ré inventer, après les gâchis politiques des six décennies d’indépendance octroyée, durant lesquelles il n’a pu construire des repères ni s’affirmer à cause d’une instabilité politique entretenue, des solutions antinomiques imposées de l’extérieur, lesquelles solutions ont fait de lui un nain politique, économique et un nécessiteux. Comble de malheur, le régime politique du Président TOUADERA est devenu son propre bourreau et mène le bateau Centrafrique sur des écueils. Si nécessiteux qu’il soit, il ne peut brader son orgueil, sa fierté d’homme et demeurer l’éternel exclu chez lui, car il y a des limites en tout et un moment pour tout :

  • Un moment pour souffrir et un moment pour ne plus accepter de souffrir ;
  • Un moment pour pleurer et un moment pour rire ;
  • Un moment pour avoir faim et un moment pour ne plus accepter d’avoir faim
  • Un moment pour être malade et abandonné à soi et un moment pour être malade et être obligatoirement pris en charge par la Puissance Publique ;
  • Un moment pour supporter et un moment pour ne plus accepter de supporter ;
  • Un moment pour tolérer et un moment pour ne plus accepter de tolérer ;
  • Un moment pour combattre et un moment pour vaincre ;
  • Un moment pour pardonner, mais après détermination des responsabilités ;

Et, surtout

  • Un moment pour choisir en fonction de ses intérêts ou faire ses propres choix de société. Et ce moment est arrivé pour que le Centrafricain lambda choisisse selon ses intérêts, qui ont été bradés, pour d’autres depuis au moins cinq (5) siècles.

 

 

Le Centrafricain lambda, quelles que soient les distractions politiciennes, commence à prendre conscience et veut maintenant et désormais des gouvernants soucieux de ses préoccupations fondamentales, des gouvernants matures politiquement et visionnaires du devenir de Centrafrique.

 

Quel citoyen, aussi analphabète qu’il soit, pourrait accepter au moment où le covid-19 commence à faire des dégâts dans son pays, que ses dirigeants ne soient préoccupés que pour le fauteuil présidentiel et les sièges parlementaires, alors que les hôpitaux sont des mouroirs ?

Qui a droit au bonheur et qui n’y a pas droit ?

Même s’il faudrait être dupe, naïf ou immature politiquement, aucun Centrafricain ne peut plus accepter, qu’après huit (8-9) dialogues, tenus uniquement entre pouvoirs publics et groupes armés, avec exclusion des autres forces vives de la Nation, fortement financés par les systèmes des Nations Unies, que d’idoines solutions de sortie définitive de cette crise, qui perdure depuis 2012-2013, ne soient trouvées. Les élections de 2015-2016 ont été défendues comme étant le panacée pour un retour à l’ordre constitutionnel et démocratique ; mais voilà plus de quatre (+4) ans, nous, Centrafricains, sommes en train de faire l’amer constat que les décideurs politiques centrafricains sont devenus nos propres bourreaux.

 

Il faut comprendre le silence du Centrafricain lambda

 

Le silence du Centrafricain lambda depuis est lourd de significations. Ce silence ne sous-entend ni fatalité, ni résignation, ni docilité ; le Peuple Centrafricain est un rouleau compresseur, sur un versant, dont les freins ne doivent pas être lâchés ; or depuis février 2019, le Président TOUADERA a bien lâché les freins et, encore plus grave, il est en train d’enlever les cailloux qui le retiennent. Cette année bissextile 2020 risque d’être une année d’overdose collective des comportements irresponsables, de gestions politiques aventurières et exclusives, de crimes financiers et économiques, d’abandon et de non-assistance à un peuple en danger, voire de tentative d’un crime de génocide contre un peuple. Et ce silence doit être compris politiquement par le Président TOUADERA. Le Centrafricain lambda, dans les souffrances qui lui sont imposées par le régime politique actuel, attend avec patience les élections pour, enfin, choisir un Chef d’Etat qui assurera sa sécurité, défendra l’intégrité du territoire national, assurera la cohésion sociale ; un Chef d’Etat qui fera marcher l’économie et la soutiendra et un Chef d’Etat qui assurera les besoins sociaux fondamentaux.

 

Donc un Chef d’Etat qui saura concevoir, organiser, animer et accompagner, c’est-à-dire un Chef d’Etat qui amènera le Centrafricain lambda à s’auto-organiser. Pour le dire encore mieux, le Centrafricain lambda veut choisir par le biais des élections libres, non truquées, un Chef d’Etat qui fera autrement la Politique et qui va la concevoir en termes de mission d’objectifs et non plus en termes de politique-fonction ou de faire de la politique une fin en soi, une réussite sociale ou encore un moyen d’exister socialement. Donc, les élections que le Président TOUADERA voudrait renvoyer aux calendes grecques, le Centrafricain lambda les attend comme une résilience et l’ultime alternative devant lui permettre de ne plus être un exilé-méprisé-exclu chez lui, mais une occasion d’affirmer sa maturité politique, et sa prise de conscience, certes tardive,, de pouvoir exprimer sa préférence pour une société centrafricaine plus déterminée, plus engagée, plus responsable, plus conséquente, plus solidaire et capable de s’auto-organiser.

 

Les futurs candidats aux élections, les futurs postulants aux différentes fonctions administratives se doivent de comprendre ce silence, et particulièrement le Président TOUADERA qui joue au feu et s’obstine pour renvoyer aux calendes grecques ces élections tant attendues ; si par son obstination ou son obsession de s’accrocher au pouvoir, il prend la responsabilité politique et historique de  faire tourner le barillet  de la roulette russe, la tempe qui va recevoir la balle qui sort du canon ne s’y attend pas toujours…..

WAFIO  Jean  Serge

                                                                                                                      Président du PDCA

 

 

 

 

 

Centrafrique : COVID-19, 115 couturiers locaux se lancent dans la production des masques artisanaux

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Les couturiers en pleine fabrication des masques. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapende

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID-19 en République centrafricaine, plusieurs jeunes couturiers centrafricains ont été sélectionnés et formés pour fabriquer 150.000 masques artisanaux devant servir aux populations de se protéger contre la propagation de cette maladie.

 

Ces jeunes ont reçu, la visite du Ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Félix Moloua et l’Ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi ce mercredi 27 mai, à l’Alliance Française de Bangui où l’atelier de la coopération éphémère, une initiative citoyenne lancée pour répondre au défi posé par la pandémie à Coronavirus.

Soutenu financièrement par le Fonds européen de développement et le Fonds Bekou et réalisé en partenariat avec l’Alliance Française de Bangui (AFB), le projet emploie 115 couturiers centrafricains, sélectionnés et formés par l’association Ndara pour la production de masques artisanaux répondant aux normes internationales.

La salle de spectacle de l’AFB a servi de cadre de cette production massive de ces masques avec toute une chaîne de travail visant à fabriquer, laver, repasser et imprimer avec les logos UE-RCA, des masques de protection destinés aux populations dans le cadre des mesures de prévention et riposte contre ce fléau invisible appelé COVID-19.

Selon le Chef d’atelier, Yann Kossi, la première vague de ces masques artisanaux seront distribués dans un premier temps aux mototaxis et personnes qui fréquentent les lieux publics comme les marchés de la ville de Bangui.

« Après quelques jours de production, nous avons déjà produit 14.000 masques et si tout va bien la première vague de ces masques de protection contre cette maladie seront distribués aux mototaxis et des personnes qui visitent régulièrement les marchés commerciaux de 8 arrondissements de la ville de Bangui. Par ailleurs, l’autre projet ciblera toute la population dans son ensemble», a-t-il précisé.

Même son de cloche chez l’Union européenne qui a précisé que le projet vise à produire globalement 150.000 masques artisanaux qui seront distribués à des catégories cibles, identifiées avec le Ministère de la Santé publique et de la population. Les premiers 15.000 masques seront prêts d’ici samedi prochain pour la distribution qui sera accompagnée d’une sensibilisation assurée par des ONG sur comment porter, utiliser et laver ces masques uniques à 100%.

A en croire le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Félix Moloua, ce projet est la consolidation de la mise en œuvre des acquis du RCPCA en réponse aux secteurs informels par la création des emplois devant aider les jeunes centrafricains.

L’une des couturiers sélectionnés, Bengue Catherine se réjouit en remerciant le gouvernement, l’Union européenne et l’Alliance Française de Bangui pour cette opportunité d’emploi leur permettant de subvenir aux besoins de leurs familles surtout dans ce moment difficile.

A titre de rappel, cet engagement découle d’un entretien tenu le 25 mai 2020 entre le gouvernement centrafricain et quelques partenaires internationaux, notamment l’Union européenne, la Banque Mondiale, la Banque Africaine pour le Développement (BAD) et le projet Londo.

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

 

 

 

RCA : tripatouillage de la Constitution, Prise de position du mouvement Le Chemin de l’Espérance de Karim Meckassoua.

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Logo officiel du mouvement le Chemin de l’espérance

 

Prise de  position du  mouvement Le Chemin de l’Espérance, présidé par  Karim MECKASSOUA, ancien Ministre d’Etat, ancien Président de l’Assemblée nationale, relative à la loi modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016.

 

                          Construire une espérance maintenant

Indéniablement, il y a une crise. Et cette crise est une injonction faite à chacun de nous, CENTRAFRICAINE, centrafricain d’être à la hauteur de la gravité du moment et de nos responsabilités pour agir et construire une ESPERANCE.

La santé et la sécurité de nos compatriotes sont la première et la plus absolue des priorités de notre vie nationale.

Élu de la Nation, je ne ménagerai aucune des investigations qu’il sera nécessaire de conduire pour constater et vérifier la manière dont le Gouvernement a préparé la lutte des Centrafricains contre la pandémie de Covid-19. Je le ferai dans un objectif d’amélioration de nos performances publiques. Mais je le ferai après cette crise sanitaire, après que tous nos efforts individuels et collectifs aient été jetés dans cette bataille.

Aujourd’hui le Covid-19 nous pose une question ESSENTIELLE, c’est le respect de la démocratie, pouvoir du peuple centrafricain, par lui et pour lui. C’est le respect des délibérations collectives. C’est le respect du droit par tous. C’est le geste tremblant de tout législateur devant toute modification de notre ORGANISATION CONSTITUTIONNELLE.

Dès mon élection à la tête de l’Assemblée Nationale en mai 2016, j’ai inscrit la défense de la constitution comme principe et guide de mon action.

Je m’étais opposé, déjà à cette époque, à toute modification de la constitution et cela a été interprété, en manipulant l’opinion, comme étant un conflit entre le Président de la République et le Président de l’Assemblée Nationale.

J’avais dit HAUT et FORT que Président de l’Assemblée Nationale je n’accepterai pas et je serai vigilant contre toute violation ou tripatouillage de la constitution.

Les divergences avec la Présidence de la République ont débouché sur le misérable putsch dont j’ai été victime en octobre 2018, en violation de la constitution du 30 mars 2016.

Depuis les masques sont tombés.

Aujourd’hui c’est pour moi un Grand honneur de me trouver pour la première fois devant la Haute Juridiction qu’est la Cour Constitutionnelle pour donner mon avis. Et, à cette occasion, je souhaite vous remettre une note qui a pour objet de vous présenter la position du Mouvement Le Chemin de l’Espérance, relative à la loi modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016.

I-       LES DOMAINES DE LA RÉVISION

D’abord, l’initiative de révision de la Constitution intervient dans un contexte national marqué d’une part par la fragilité des accords de consolidation de la paix et d’autre part, par la proximité des élections présidentielles et législatives. Il est aussi important d’avoir à l’esprit, qu’à l’instar de tous les États, la République Centrafricaine fait face aux défis sanitaires de la pandémie du COVID 19 et aux chocs sociaux qu’elle provoque. Il apparaît ainsi, au prime abord, que le contexte national n’est pas, à proprement parler, favorable à l’engagement d’un processus de modification de la loi fondamentale de notre pays. Ce type de processus, s’il n’est pas accompagné d’un consensus global des forces vives de la Nation, est susceptible d’exacerber les vieilles divisions et d’affecter encore un peu plus la stabilité de l’État.

 

Ensuite, les facteurs de la gravité de cette révision annoncée de la Constitution sont relatifs au contenu même de la loi constitutionnelle. En effet, les matières modifiées par la loi constitutionnelle sont suffisamment sensibles et graves. Cette révision concerne clairement les deux institutions politiques majeures de notre édifice constitutionnel : Le Président de la République et l’Assemblée nationale. Leur mandat qui est indirectement touché et la possibilité d’alternance politique peuvent se trouver obstrués par les alinéas complémentaires qui sont ajoutés au texte initial.

 

II-     LES RISQUES DE LA RÉVISION

Dans le fond, cette initiative de révision présente des risques évidents et expose la République à l’incertitude de l’usage que les politiques en feront dans les années à venir.

Premièrement, pour l’élection du Président de la République, l’article 36 nouveau introduit la notion de « cas de force majeure » comme un facteur de blocage potentiel du processus de renouvellement du mandat du Président de la République. Cette option est risquée, car un Chef d’État mal intentionné ou désireux de s’accrocher au pouvoir, peut se fonder sur cette disposition pour se maintenir dans ses fonctions au-delà du terme normal de son mandat. Pour cette éventualité, il lui suffira d’entretenir, de susciter et d’exploiter la survenance du « cas de force de majeure » pour justifier l’impossibilité de la tenue des élections et donc la rallonge du mandat présidentiel en cours.

Deuxièmement, le même raisonnement peut être mené au sujet des élections législatives. Ainsi, pour maintenir en fonction des députés et prolonger une législature, une majorité politique peut prétexter d’un « cas de force majeure » et obstruer le processus électoral.

Troisièmement, cette révision constitutionnelle peut sembler se justifier en raison des conséquences sanitaires de la pandémie du COVID 19 et des ajustements politiques et institutionnels qu’elle induit. Seulement, l’idée de constitutionnaliser le « cas de force majeure », ouvre au cœur du constitutionnalisme démocratique un front susceptible d’être mobilisé contre l’alternance. Cette possibilité du « cas de force majeure » est une arme qui peut être braquée contre l’alternance et aider à faire échec au renouvellement des institutions démocratiques.

C’est pour cette raison que, malgré les garde-fous, notamment l’intervention prévue de la Cour constitutionnelle pour se prononcer sur « la force majeure », le mouvement Le Chemin de l’Espérance émet des RESERVES FERMES pour ne pas dire plus sur la pertinence de cette modification. En conséquence, notre Mouvement DECONSEILLE  au Chef de l’État ainsi qu’à la majorité parlementaire, de recourir à de telles dispositions « crisogènes » dont l’usage est incertain dans l’avenir.

 

 III- EN GUISE DE PROPOSITIONS

Au regard de cette brève analyse, le mouvement Le Chemin de l’Espérance invite la Cour constitutionnelle ainsi que la classe politique à explorer les pistes ci-après :

La 1ere, c’est de renoncer à toute révision conjoncturelle ou opportuniste de la Constitution. La Constitution de la République centrafricaine a à peine, cinq (5) ans. Il serait judicieux que les acteurs politiques et les institutions de la République lui laissent le temps de la maturité, qu’ils prennent le temps de la connaître, de l’appliquer, de la roder afin qu’elle murisse et s’adapte à son temps, au pays et peuple qui l’appliquent.

La 2ème, c’est de privilégier le consensus politique pour faire face aux ajustements politiques et institutionnels que les circonstances actuelles peuvent nécessiter. Les forces vives de la Nation doivent être capables de s’asseoir autour d’une même table pour trouver des solutions consensuelles aux défis actuels.

La 3ème, c’est qu’il me semble sage, dans les circonstances actuelles, de faire jouer à la Cour Constitutionnelle, son rôle de régulateur du fonctionnement des institutions. Dans cette optique, et comme il est de tradition, la Cour constitutionnelle devrait être invitée à apprécier la situation et à prescrire, en conséquence aux acteurs, les mesures et dispositions exigées, sans qu’il soit nécessaire d’instrumentaliser ou de manipuler la Constitution.

Y a-t-il une fatalité en RCA pour qu’on ne respecte pas ce qui a été décidé démocratiquement ? Où est le droit où est la démocratie si on change la loi fondamentale au gré des intérêts particuliers ? La RCA est un Etat de droit. Nous avons une occasion historique de donner l’exemple d’un pays qui n’est pas en proie aux ambitions de ceux qui ne voient dans les institutions qu’une façon de trahir le peuple. La stabilité juridique est un marqueur de maturité.

Aujourd’hui les vrais démocrates, les démocrates authentiques doivent se manifester, aujourd’hui c’est soit un grand jour d’espoir, soit un jour de tristesse. Prenons nos responsabilités à la face du monde. Mesdames et Messieurs les Juges, prenez vos responsabilités !

 

Fait à Bangui le 28 Mai 2020

 

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 53  nouveaux cas du covid-19.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 53 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 22 à 58 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  sept cent cinquant-cinq (755) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce jeudi 28 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 28  mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de cinquante-trois (53 nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (45) et féminin (8). Leur tranche d’âge varie de 22 à 58 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 27  mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les cinquante-trois (53) nouveaux sujets infectés, trente-huit (38) sont issus de transmission locale , et quinze (15) sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces cinquante-trois (53) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour sept-cent cinquante-cinq (755) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les sept cent cinquante-cinq (755) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré  depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

La CPI assouplit les restrictions faites à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé

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L’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo

 

La chambre d’appel de la CPI modifie les conditions de mise en liberté de l’ancien président ivoirien et de l’ancien leader du mouvement des “Jeunes patriotes”, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

 

La chambre d’appel de la Cour pénale internationale maintient ce 28 mai 2020 l’arrêt prononcé contre les deux anciens responsables politiques ivoiriens.

Mais les conditions de leur mise en liberté seront allégées. Dans son communiqué, la Chambre d’appel annonce qu’elle révoque les dispositions suivantes

“(1) Ne pas se déplacer en dehors des limites de la municipalité dans laquelle ils résident dans l’État d’accueil, à moins d’y avoir été expressément autorisés au préalable par la Cour

(2) Remettre au Greffe toutes les pièces d’identité dont ils disposent, en particulier leur passeport

(3) Se présenter chaque semaine auprès des autorités de l’État d’accueil ou auprès du Greffe

(4) Se conformer à toute autre condition raisonnable imposée par l’État dans lequel ils seront libérés.”

En revanche “les autres conditions restent en vigueur”.

 

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été acquittés, lors d’un procès en première instance qui s’est tenu entre janvier 2016 et juillet 2019, “de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011”.

L’accusation a fait appel au regard de la gravité des crimes en questions, qui relevaient du “meurtre, [du] viol, [d’]autres actes inhumains” – autant de violences commises durant le conflit post-électoral qui a opposé les partisans de Laurent Gbagbo à ceux d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

Suite à un appel du Procureur, la Chambre d’appel de la CPI avait imposé des conditions strictes à la mise en liberté des deux hommes.

Décision contre laquelle la défense de Laurent Gbagbo avait introduit un recours, pour appeler les juges à ordonner la mise en liberté immédiate et sans conditions de l’ex-président ivoirien.

 

Article rédigé par dw Français

RCA : une nouvelle structure pénitentiaire flambant neuve  financée par les États-Unis a été remise au gouvernement.

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Dans une cellule de la prison de Ngaragba pour illustration. le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Financée par l’ambassade des États-Unis en RCA , et exécuté par la  Minusca, en  collaboration avec le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la nouvelle structure pénitentiaire, qui  coûte 160 millions FCFA (environ 300.000 dollars américains), a été remise ce jeudi 28 mai aux autorités pénitentiaires de camp de  Roux à Bangui.

 

Selon la Minusca (mission des Nations unies en RCA), le nouveau bâtiment est composé de 12 cellules dont 2 coins d’isolement, 80 lits, d’une buanderie, d’une salle polyvalente, et d’un lieu de promenade.

Cette nouvelle structure pénitentiaire dont les travaux de construction  ont débuté au mois de juillet 2019 « répond aux normes de sécurité très élevée, compte tenu de la nature de certains détenus », selon monsieur Flammarion Goba , directeur des services pénitentiaires qui a réceptionné provisoirement le nouveau bâtiment au nom du ministre de la Justice et de droits de l’homme.

Notons que le centre correctionnel de Camp de Roux, réservé uniquement pour la détention des militaires dans les années 1970 – 1990, est devenu malheureusement depuis quelques années un tristement célèbre lieu de torture et d’incarcération des prisonniers politiques et des détenus dangereux.

D’après Luc Sogo Zina, représentant le chef de l’unité pénitentiaire de la MINUSCA, « cette nouvelle structure pénitentiaire qui répond aux normes internationales constitue une bonne solution à la surpopulation carcérale actuelle en RCA, surtout en cette période de pandémie de COVID-19 » et souhaité qu’on y « veille à l’intégrité physique et morale des détenus ».

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

Article rédigé partiellement avec le  texte de l’article de la Minusca

L’Union européenne toujours engagée auprès de la République centrafricaine

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La Cheffe de la délégation de l’Union Européenne en Centrafrique, Samuela Isopi. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.
 

La pandémie du COVID-19 qui sévit dans le monde entier avec plus de 4 millions de cas, dont environ 313 626 décès depuis son apparition en décembre en Chine, s’attaque également au continent africain. La République centrafricaine n’échappe pas à ce fléau.

 

L’Europe, elle-même durement touchée, a été pendant plusieurs mois l’épicentre de cette pandémie et continue de payer un lourd tribut en perte de vies humaines avec désormais plus de 160.000 concitoyens européens ayant perdu la vie. La pandémie a d’ailleurs mis à l’arrêt l’économie et l’emploi dans nos pays, surtout pour ceux qui vivaient déjà dans des conditions de fragilité. Selon tous les experts, il faudra apprendre à vivre avec cette épidémie, au moins pendant un temps avant de la voir disparaitre. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de pays en Europe entament le processus d’un déconfinement graduel depuis le début de ce mois de mai.

Malgré ces effets douloureux de la pandémie, les pays européens demeurent solidaires des peuples d’autres continents, des peuples africains et du peuple centrafricain en particulier. C’est cette conviction de solidarité qui a motivé l’Union européenne et ses Etats-Membres, ”l’Equipe Europe”, à se mobiliser dès le début de la crise en faveur de leurs partenaires en annonçant un soutien financier global de plus de 20 milliards d’euros pour soutenir la lutte contre la pandémie. Nous sommes en effet conscients que cette maladie ne sera vaincue que lorsque tous les pays l’auront vaincue.

La République centrafricaine, partenaire traditionnel et multidimensionnel de l’Union européenne, même au plus fort de la crise que le pays a connu, fait partie des pays amis prioritaires et bénéficiera d’un soutien global de plus de 30 millions d’euros. Ainsi, en réponse à l’appel des autorités du pays et consciente qu’il y a plus intérêt à s’engager en amont en appuyant les mesures préventives afin de limiter l’impact de la première phase de la pandémie, l’Union européenne a mobilisé tous ses moyens et instruments et mis à contribution des projets déjà en exécution pour des actions rapides – déjà en cours – dans les domaines de l’eau et de la santé. L’aide humanitaire UE – apporté à travers ECHO – qui était pour cette année de 15.2 millions d’euros a été renforcée de 2.5 millions d’euros pour assister la Centrafrique dans cette phase difficile où le COVID-19 s’ajoute aux nombreux défis humanitaires du pays qui ne doivent pas d’ailleurs être oubliés.

La RCA demeure l’un des pays les plus vulnérables au monde où une large partie de la population dépend de l’aide humanitaire. Pendant que ce nouveau défi sanitaire et humanitaire impose de fortes contraintes de transport et de logistique, les besoins humanitaires augmentent, raison pour laquelle l’Union européenne a pris l’initiative, dans un effort conjoint avec ses Etats Membres, de mettre en place un pont aérien d’urgence pour faciliter l’acheminement de l’aide, des équipements et du personnel humanitaire à destination de plusieurs Etats africains où des crises sécuritaire et humanitaires sévissent déjà les populations vulnérables (la Centrafrique, le Niger, Burkina Faso, São Tomé et Príncipe et le Cameroun).

Les équipements d’aide humanitaire pour la Centrafrique, d’un total de 40 tonnes, transportés à bord des vols humanitaires de l’UE, visant à permettre la poursuite de l’aide humanitaire pendant cette crise  et à permettre aux populations vulnérables de continuer à recevoir l’assistance de laquelle elles dépendent, sont prévus pour être utilisés par tous les acteurs humanitaires présents dans le pays au profit de la population centrafricaine. Le Commissaire européen à la gestion des crises, chargé de l’aide humanitaire et de la protection civile Monsieur Janez LENARCIC qui a accompagné le premier vol du pont aérien humanitaire vendredi 8 mai, a précisé cet objectif d’atteindre:  “les plus  vulnérables à travers tout le pays.”

Malheureusement, une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux et dans certains journaux de la place a fait circuler des fake news qui n’ont fait que fragiliser l’effort et la mobilisation pour apporter de l’aide essentielle  aux populations qui sont dans le besoin.

La liberté des médias est une valeur fondamentale de toutes les sociétés démocratiques. Elle est aussi accompagnée d’une responsabilité et éthique journalistique de vérifier les sources et informer l’opinion publique des faits réels.

La Délégation de l’Union Européenne s’est toujours montrée disponible pour authentifier des informations et échanger avec les médias dans un esprit d’ouverture et de collaboration,  ce que nous faisons à notre initiative, avec régularité et transparence, sur toutes nos actions en République centrafricaine, menées en appui aux autorités et au seul profit des populations qui ont toujours été au cœur de notre engagement.

Par ailleurs, l’Union Européenne dispose  aussi d’une page internet dédiée pour briser des fausses informations, y compris sur le #Coronavirus sur https://euvsdisinfo.eu/. Le fléau de la désinformation, en Centrafrique et ailleurs, ne se limite pas au sujet du Coronavirus et mets en cause un peu partout dans le monde des avancés vers le développement et les droits universels.

L’Union européenne, par ma voix, tient à remercier le Président de la République, le gouvernement, toutes les hautes autorités du pays, les forces vives et les citoyens centrafricains, qui comprennent et avec lesquels nous travaillons au quotidien main dans la main dans le but d’accompagner ce pays vers un avenir meilleur.

Nous sommes tous convaincus qu’au-delà même de la COVID 19 qui endeuille l’humanité toute entière sans discrimination, la désinformation est un virus aussi dangereux. Les faits peuvent sauver des vies.

Ceux qui sont intéressés à mieux connaitre ce que nous faisons ensemble, qui veulent nous poser des questions ou faire des suggestions pour mieux faire, trouverons toujours une porte ouverte et une oreille attentive.

Je rends hommage à la mémoire de toutes les victimes de cette pandémie qui ne pourra être vaincue que par l’humilité, l’humanité, la fraternité et la solidarité entre les peuples. Soyons ensemble.

 

Samuela Isopi,

Ambassadrice de l’Union européenne

 

RCA : Bria, un jeune de 16 ans incarcéré à la gendarmerie du FPRC.

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Une rue de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews

 

Bria (Corbeaunews-Centrafrique) – Il s’appelle Mahamat Jordy, âgé de 16 ans. Il a été incarcéré depuis 12 jours dans les locaux de la gendarmerie du FPRC à Bria. Sa famille, impuissante, demande l’indulgence du FPRC, mais celui-ci exige toujours le paiement d’une amende de 550 000 francs CFA avant sa libération.

 

D’après le commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria, le tristement célèbre Abdel Ambossoro, le jeune Mahamat Jordy, âgé de 16 ans,  serait coupable « d’abus sexuel sur mineure », et il doit en subir les « conséquences ».

En effet, dans la journée du vendredi 15 mai, peu avant midi, le jeune Mahamat Jordy avait été convoqué au poste de la gendarmerie du FPRC pour une affaire le concernant. Ignorant  ce qui va lui arriver, le jeune Mahamat s’était présenté le lendemain au poste des rebelles situé au cœur de la ville de Bria, derrière le siège local de l’OFCA (organisation des femmes centrafricaines), situé à quelques cinquantaines de mètres de la Mairie de Bria. Après quelques minutes d’exposition des faits  au suspect qui aurait avoué, les gendarmes rebelles lui ont signifié qu’il est maintenu pour avoir transgressé la loi de la République.

En plein ramadan, dans sa geôle, le jeune Mahamat Jordy  recevait chaque jour à la fin de la journée un repas  pour se maintenir en forme. Sa famille, depuis son arrestation, supplie le commandant du FPRC, le général Damboucha pour sa libération. Mais en vain !Celui-ci explique à la famille d’aller régler le problème avec le général Abdel Ambossoro, commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC. Mais à la grande surprise de tous, ce lundi 25 mai, la gendarmerie du FPRC exige le paiement d’une amende de 550 000 francs CFA avant sa libération. Une nouvelle exigence qui complique sans doute la situation à ce jeune homme de 16 ans accusé d’avoir couché sexuellement avec une fille de 15 ans sans accord préalable des parents de celle-ci.

Pour l’heure, le jeune se trouve toujours dans la geôle du FPRC dans des circonstances alarmantes.

Notons qu’avec le début de la saison de pluie, les camions de transports des marchandises en provenance du Tchad ou du Soudan se font de plus en plus rares. Cependant, les groupes armés, qui perçoivent régulièrement des impôts et taxes douanières sur ces marchandises en provenance de l’étranger, se retrouvent dans un état de carence financière. Afin de compenser cette perte, ils se retournent désormais vers les populations civiles, particulièrement les hommes d’affaires locaux, ou les jeunes qui travaillent au sein des ONG internationales  pour les racketter à fond.

 

Bria, moïse Banafio

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RCA : Ouham-Péndé, panique au village Koundili, les rebelles de 3R occupent à nouveau le village.

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Village Loura à Bocaranga. CopyrightCNC.

 

Paoua (Corbeaunews-Centrafrique) – La psychose a gagné, depuis mercredi 27 mai, les populations de la localité de Koundili, située à environ 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, suite à la présence massive des combattants rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation). Les populations, paniquées, sont actuellement en débandade dans la brousse, tandis que les rebelles, une centaine,  lourdement armé, continuent d’occuper le village.

 

Mercredi 27 mai, 6 jours exactement après la commémoration du premier anniversaire de massacre de Paoua  commis par le 3R dans les localités de Koundili, Lemouna et Bohong, les rebelles, lourdement armés, sont de retour sur le lieu de leur crime.

« Les Peuls sont nombreux, très nombreux  sur des motos. Ils sont arrivés le matin dans le village en faisant de sommation partout. Par mesure de sécurité, j’ai pris la fuite avec ma famille dans la brousse », raconte un déplacé de Koundili interrogé par CNC dans la localité de Pendé. Au même moment, à Lemouna, un autre déplacé raconte à CNC que les rebelles auraient intercepté un jeune du village avec sa moto, et il ignore s’ils l’ont agressé physiquement.

Rappelons que le jeudi 21 mai dernier, à Koundili, situé à mi-chemin entre Bocaranga et Paoua, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, le député Timoléon Mbaïkoua et son frère Edgar Mbaïkoua, lors de la célébration de commémoration du premier anniversaire de massacre de Paoua, avaient distribué des vêtements usagers aux familles des victimes au nom du parti au pouvoir le MCU. Ce qui n’avait pas plu à tout le monde. Certains habitants de Koundili et Lemouna, interrogés par CNC, ont exprimé leur colère que nous avons publiée dans notre précédent article intitulé : RCA : massacre de Paoua, quand le MCU fête le premier anniversaire par la distribution des vêtements usagers aux parents des victimes.

Pour l’heure, la Minusca n’a pas encore réagi, y compris le gouvernement.

 

Alexis Mobéang

Depuis Paoua

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RCA : la Minusca lance un ultimatum au 3R de quitter sans condition la brigade de gendarmerie de Besson.

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Image d’illustration de la brigade de la gendarmerie de Ngaoundaye, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé (nord-ouest) le 25 mars 2020. Photo CNC .

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le porte-parole de la Minusca, le 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) transgresse à nouveau l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) dont il est l’un des 14 signataires.

 

« Le 3R doit quitter sans condition la brigade de gendarmerie de Besson (Nana-Mambéré ), occupée en violation de l’accord de paix », a déclaré ce mercredi le porte-parole de la Minusca lors de la conférence de presse conjointe Minusca – gouvernement, précisant au passage que cet accord de paix, signé le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés stipule que « les groupes armés doivent s’abstenir de tout acte d’occupation illégale des bâtiments publics ».

Rappelons que le 14 mai dernier, quelques heures après le retour au maquis du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R, deux postes de la gendarmerie situés à Besson et à Koundé  ont été pillés, et les gendarmes ont également été désarmés  par ses éléments.

La semaine dernière, devant les députés à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA avait clairement indiqué que « il n’y a aucun problème avec le 3R », et que son chef Abass Sidiki va reprendre bientôt ses fonctions du conseiller du Premier ministre dans les prochains jours. Mais ce qui est étonnant, ses hommes continuent d’occuper illégalement des bâtiments publics et agressent les populations civiles en toute impunité.

 

Depuis Bouar, Gervais Lenga

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Centrafrique : le combat contre le covid-19 n’est pas le seul combat

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Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Un nouveau fléau est arrivé en Afrique : le coronavirus. A ce jour, la Centrafrique étant assez bien préservé pour le moment, il est important de respecter les gestes barrières. A l’heure où s’écrivent ces lignes, le pays connaît 702 cas et un décès. Malgré une importante mobilisation des forces vives de la nation, des ONG mais également des pays amis pour sensibiliser et protéger la population, le virus se répand inéluctablement. Cet ennemi invisible dont le nom est sur toutes les lèvres ne doit pas faire oublier les autres défis sanitaires auxquels nous devons faire face.

 

En effet, la rougeole a touché de nombreux Centrafricains durant ces derniers mois. Ainsi, une campagne de vaccination massive a été mise en place pour

contrer la maladie …et heureusement ! Pour s’en protéger, au même titre que le Covid-19, les gestes barrières sont requis.

 

Provoquant des milliers de morts chaque année, le SIDA touche plus de 110 000 personnes dans notre pays. Un programme avec l’ONUSIDA permet de prendre

en charge les personnes infectées et de sensibiliser les populations aux risques de contaminations.

 

Dans notre pays, le retour de la saison des pluies rend la situation sanitaire plus critique. En effet, elle favorise la prolifération des moustiques qui

véhiculent le paludisme. Cette maladie peut provoquer la mort dans certains cas. L’insecte piquant la nuit, la moustiquaire est l’un des moyens matériels

permettant de se protéger au mieux.

 

Afin que chaque citoyen soit en mesure de se protéger de ces maladies, l’information et l’éducation restent primordiales. Le maintien des gestes barrières

( simples et efficaces )peuvent limiter la prolifération de ces maladies. Bien que discrètes et invisibles, ces épidémies n’en restent pas moins dangereuses.

 

Enfin, comme dit l’adage chaque cauchemar a un début mais aussi une fin ! Alors, faisons en sorte que la fin de ce cauchemar soit la plus proche possible…

 

Adama Bria

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RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 31  nouveaux cas du covid-19.

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Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 31 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 25 à 57 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  sept cent deux (702) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce mercredi 27 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 27  mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de trente et un (31) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (24) et féminin (7). Leur tranche d’âge varie de 25 à 57 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 26  mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les trente et un (31) nouveaux sujets infectés, vingt-neuf (29) sont issus de transmission locale , et deux (2) sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces trente et un (31) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour sept-cent-deux (702) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les sept cent deux (702) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré  depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

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Centrafrique : la route nationale n°1 tronçon Bouar-Béloko bloquée par des combattants démobilisés.

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Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – mercredi 27 mai, des centaines des ex-combattants démobilisés, bénéficiaires du projet RVC (réduction de violence communautaire),  ont érigé dans la matinée des barricades sur les principales artères de la ville de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré. Ils réclament la délivrance de leur certificat de fin de formation, mais également des kits d’insertion pour leurs activités sociales.

 

Après leur désarmement l’année dernière, au moins 500 ex-combattants issus des différents groupes armés à savoir le FDPC d’Abdoulaye Miskine, le 3R d’Abass Sidiki, les deux factions Anti-Balaka (Aile Ngaïssona et Mokome), et deux factions de Révolution justice (Aile Raymond Belanga et Armel Sayo), ont participé, deux mois plus tard, en décembre 2019, à une session de formation dispensée par l’ONG internationale ACTED. Malheureusement 3 mois après le début de leur formation, le cours avait été suspendu à cause de la pandémie du Covid-19, selon les grévistes interrogés par CNC. Or, depuis cette date, des informations circulent dans les quartiers faisant état de la suspension définitive de leur formation pour des raisons d’incompatibilités des bénéficiaires qui seraient en majorité originaires de la capitale et non de la région. Paniqués, ils ont décidé de descendre dans la rue ce mercredi matin pour réclamer leur certificat de fin de formation ainsi que leurs kits de réinsertion sociale.

Pour l’heure, des négociations ont été engagées avec les grévistes, mais aucune solution satisfaisante n’a été trouvée, et la route nationale n°1, principale voie de ravitaillement de la capitale est toujours bloquée par les manifestants qui maintiennent leur position.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

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