L’un des grands défis face au Covid-19 est de permettre aux Congolais d’accéder à de l’eau propre pour pouvoir bien se laver les mains.
La RDC est en état d’urgence depuis ce mercredi (25.03) et Kinshasa, sa capitale, coupée du reste du pays pour essayer de lutter contre la propagation du coronavirus.
Le président Félix Tshisekedi l’a annoncé mardi (24.03) au moment où le panel des experts de la société civile demandait au gouvernement de mieux protéger les Congolais contre la pandémie qui a fait quatre morts parmi les 48 cas confirmés.
Particulièrement préoccupant : le fait que l’accès à l’eau reste difficile, ce qui compromet une mesure préventive essentielle comme le lavage des mains.
Les mesures que Félix Tshisekedi a annoncées viennent s’ajouter à celles présentées la semaine dernière et dont la mise en application est demeurée limitée.
Interdictions de voyager
Parmi les nouvelles mesures figurent l’interdiction des sorties de Kinshasa vers le reste du pays et vice-versa, ainsi que la multiplication des points de lavage des mains.
Le premier facteur contre la propagation du Covid-19 demeure l’eau qui reste un produit de luxe pour beaucoup en République démocratique du Congo, alors que le pays dispose pourtant de plus de la moitié des réserves d’eau en Afrique subsaharienne.
Selon les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le taux d’accès serait de 46%, les derniers chiffres disponibles datant de 2012.
Près d’un quart des populations urbaines auraient accès à l’eau potable mais avec des coupures quotidiennes.
Face à l’évolution de la pandémie, les Congolais sont donc appelés à observer des mesures d’hygiène.
Kinshasa promet des améliorations
Mais comment y parvenir si la population n’a pas accès à l’eau pour se laver les mains ?
Kinshasa, la capitale, abrite plus de dix millions d’habitants dont l’accès à l’eau potable est faible.
Les habitants du centre-ville bénéficient des services irréguliers de l’opérateur public national, la Regideso, mais la situation est encore plus grave dans les quartiers périphériques où l’eau potable n’existe pas.
Les Kinois qui vivent dans ces quartiers utilisent de l’eau des sources qui est souvent souillée.
Eustache Muhanzi, le ministre d’Etat en charge des Ressources hydrauliques et de l’Electricité, a reconnu l’impact négatif de l’absence d’eau potable sur la propagation du coronavirus et promis des améliorations :
“Si la pandémie de coronavirus nous tracasse tant, la carence de l’eau ne fait qu’en aggraver les tristes conséquences. Voilà pourquoi, pour maintenant et pour l’avenir, la Regideso a été instruite afin d’améliorer rapidement la desserte.”
Par ailleurs, le président Tshisekedi a indiqué que deux des trois cas suspects de Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga sont négatifs. On attend une confirmation pour le troisième.
Il faut se laver les mains au moins pendant 20 secondes pour un lavage efficace contre le nouveau coronavirus
Un conseiller de Félix Tshisekedi décède du coronavirus
Kinshasa (RD Congo) – 25 mars 2020 19:26
La troisième personne à mourir des complications dues au Covid-19 en République démocratique du Congo, est un avocat respecté et activiste des droits de l’homme.
Il était un collaborateur du président Félix Tshisekedi.
Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba était en effet le chef par intérim du conseil consultatif juridique du président Tshisekedi.
Il est probable qu’il ait contracté la maladie respiratoire lors d’un voyage en France pour un contrôle médical.
M. Mulumba a été une figure clé de l’opposition en RD Congo et dans les milieux des droits de l’homme.
Il a été un proche collaborateur du défunt chef de l’opposition Etienne Tshisekedi, le père de l’actuel président.
En tant qu’avocat, il a représenté l’opposant Moïse Katumbi et d’autres personnes qui se sont opposées à la tentative de l’ancien président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir en prolongeant son mandat.
M. Tshisekedi a succédé à M. Kabila en janvier de l’année dernière, la première alternance démocratique dans le pays depuis près de 60 ans.
Beaucoup en RD Congo ont décrit la mort de M. Mukendi wa Mulumba comme une perte énorme.
La militante des droits de l’homme Anneke Van Woudenberg a écrit sur Twitter : “il était l’un des plus grands. Il manquera à son pays et au mouvement des droits de l’homme”.
Bangui (République Centrafricaine) -Alors que le pays enregistre son 5e cas confirmé du Covid 19 sur un ressortissant français à Bangui entretemps l’Ordre des médecins invite les autorités à prendre des mesures, mais le régime de Bangui tergiverse et lance une série de concertation avant de décider.
Les autres pays africains et du monde ont pris des mesures fortes sans attendre pour contenir de nouveaux cas, en Centrafrique, le mathématicien de Boye-Rabe multiplie des rencontres avec les différentes couches sociales et pourtant il s’agit d’une question de santé publique. Stratégiquement, il doit se fier aux recommandations des médecins que de recueillir les avis des novices sur la question.
L’OMS avait alerté la semaine dernière que l’Afrique doit s’attendre au pire et doit se réveiller mais les autorités centrafricaines clochent dans les deux sens.
C’est dans ce contexte que le Conseil national de l’ordre des Médecins recommande aux autorités des mesures fortes pour casser la chaine de contamination de Covid 19 en RCA. Entre autres mesures, les fermetures des frontières, les écoles, et les Eglises. Cette recommandation a été formulée hier à l’issue d’une réunion de ce conseil à propos de cette pandémie de Covid 19.
La recommandation intervient dans un contexte ou le 5ème cas positif de contamination de Covid 19 est signalé dans le pays sur un sujet Français résident dans le pays.
Sur le même sujet, le Chef de l’Etat convoque une réunion d’urgence cet après-midi au Palais de la Renaissance avec le comité de gestion de crise pour déterminer les mesures à prendre pour contenir la propagation de ce virus.
Minusca-a-ndele-le-13-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36710 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/camp-des-déplacés-proche-de-la-base-de-la-Minusca-à-Ndélé-le-13-mars-2020-par-cnc-450×337.jpg” alt=”Le camp des personnes déplacées proche de la base de la Minusca à Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”337″ />Le camp des personnes déplacées proche de la base de la Minusca à Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Ndélé (République centrafricaine ) – Les faits se sont produits dans la nuit du dimanche à lundi 23 mars 2020 à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine. Plusieurs matériels ont été emportés par les assaillants, identifiés comme des combattants rebelles du FPRC, selon plusieurs sources sécuritaires locales.
Dans la nuit du dimanche à lundi 23 mars, aux environs de 24 heures, un groupe des assaillants, lourdement armé, ont fait leur apparition par effraction dans les locaux de l’ONG internationale Warchildren avant d’emporter des matériels informatiques et bureautiques.
Les assaillants, dont les identités n’ont pas été dévoilées, seraient des combattants rebelles du FPRC, dirigé par le général Noureddine Adan, selon plusieurs sources sécuritaires locales interrogées par CNC.
Justement, du côté du FPRC, on veut à tout prix montrer aux yeux du monde que la situation est maîtrisée, et que la paix est revenue à Ndélé.
Selon l’État major du FPRC à Ndélé, il est temps que chacun rentre chez soi. La paix est déjà revenue, a-t-il ajouté. Mais du côté des déplacés, l’annonce de leur retour à la maison ne passe pas. Certains redoutent des représailles une fois rentrées.
Cependant, depuis lundi dernier, certains éléments du FPRC ont mené des opérations d’intimidation, avec leurs armes, dans le camp des déplacés situé devant la base de la Minusca proche de l’aéroport. Plusieurs points de vente dans le camp ont été fermés par force, et certains déplacés ont été contraints de rentrer à la maison sous pression du FPRC.
Du côté des humanitaires, le PAM (Programme alimentaire mondial), et le HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) ont déployé sur place des vivres et des kits de premier secours aux déplacés de Ndélé fuyant les violences des groupes armés.
Selon les informations du CNC, un conducteur de PAM, de l’ethnie Goula, au volant d’un camion transportant des vivres à destination de Ndélé, avait été kidnappé à Kaga-Bandoro, le vendredi dernier, par des hommes lourdement armés, identifiés comme des combattants du MPC de Mahamat Al-Khatim.
On ignore les raisons de ce rapt spectaculaire, mais certains témoins parlent des représailles liées au conflit entre le FPRC et le RPRC dans les localités de Ndélé, ayant abouti à la signature d’un accord de cessation des hostilités la semaine dernière à Bria entre les groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka.
À Ndélé, une source au sein de l’État major du FPRC, interrogé par CNC, indique que les caisses de fonctionnement de son mouvement sont vides depuis le déclenchement des hostilités avec le RPRC à Ndélé. Il est donc nécessaire que les déplacés reviennent chez eux, et que les activités commerciales redémarrent pour que les taxes rentrent dans les caisses, a-t-elle ajouté.
Dans le camp des déplacés, certains Goula dont les habitations ont été complètement incendiées ont refusé catégoriquement de rentrer. Ils préfèrent se loger dans le camp que dans les quartiers moins sécurisés, selon leur propre terme.
Centrafrique.com/covid-19-loms-appelle-lafrique-a-se-preparer-au-pire-et-a-eviter-les-rassemblements-de-masse/olympus-digital-camera-21/” rel=”attachment wp-att-36802 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les piétons dans une rue du Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 15 février 2020. Photo CNC / Mickael Kossi.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Bangui (République centrafricaine ) – Décidément, la progression de l’épidémie de Covid-19 en Centrafrique n’est pas près de s’arrêter en si beau chemin tracé par les autorités du pays. Après les membres du cabinet présidentiel et du gouvernement, c’est le tour du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, le sénégalais Mankeur Ndiaye, et son adjointe, l’Américaine Lizbeth CULLITYde, de se mettre en isolement. Le dépistage continue, et le nombre des cas pourrait augmenter dans les prochains jours.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en République centrafricaine, le nombre officiel des personnes dépistées positives au Covid-19 est présentement de quatre (4). Elles sont toutes en isolement au centre de traitement, y compris la chanteuse Léonie Kangala. Toutes les quatre se portent bien.
Cependant, les 724 personnes exposées au Covid-19 y compris les contacts identifiés sont mises en quarantaine. Mais certains ne le respectent pas, a dit l’OMS sur son compte Tweeter ce mardi 24 mars.
Le ministère de la Sécurité publique en charge de leur suivi, continue de faire son travail, selon des sources sécuritaires.
Du côté de la Minusca, mission des nations unies en République centrafricaine, c’est le représentant spécial du Secrétaire général des nations unies, le sénégalais Mankeur Ndiaye, et son adjointe, l’américaine « Lizbeth CULLITYde » qui se sont mis en quarantaine, selon un tweet du Représentant ce mardi 24 mars.
Etant moi-même en quarantaine tout comme la Représentante spéciale adjointe, la réunion hebdomadaire de ce 24/03 avec les composantes de la #MINUSCA s’est faite en ligne – Nous sommes engagés aux côtés du @GOuvCF dans la lutte contre le #COVID19pic.twitter.com/gdGveQfv2L
Toutefois, le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, déjà en contact avec d’autres sujets infectés dus Covid-19, n’est pas en isolement. On ignore les raisons de cette histoire. Contacté par CNC, l’un de ses conseillers explique à CNC que des mesures ont été prises à ce sujet. Le chef de l’État, c’est le sommet de l’État. Il ne doit pas apparaître affaibli, encore moins malade.
Cependant, certains observateurs nationaux parlent d’une dizaine des cas de Covid-19 en RCA, et non quatre comme affirme le gouvernement.
Bambari/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-16/” rel=”attachment wp-att-35859 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-450×208.jpg” alt=”Image d’illustration des mercenaires russes à Sibut, dans la préfecture de Kémo, au centre-sud de la Centrafrique. Crédit photo : Alain Nzilo.” width=”450″ height=”208″ />
Bangui (République centrafricaine ) – Dans deux affaires différentes, des mercenaires russes sont accusés d’avoir violé des mineures Centrafricaines âgées respectivement de 16 et 17 ans, à proximité de Berengo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye.
Voilà maintenant un peu plus de deux ans que les premiers mercenaires russes de la société Wagner sont arrivés en Centrafrique. Depuis lors, des cas de viols, restés non-dits jusqu’à maintenant, ponctuent les sujets de plaintes des Centrafricains à leur encontre.
Menacées par les violeurs eux-mêmes, les victimes ont peur de parler. Leurs proches redoutent également les représailles de ces Slaves qui ont la réputation d’avoir la gâchette facile. Pourtant, ces faits finissent par exaspérer la population et les langues se délient peu à peu dans le pays de Boganda parce que ces crimes ne doivent pas rester impunis. Dans ses investigations, la rédaction de Corbeau News a pu recueillir des témoignages et des documents attestant de violences sexuelles dans des circonstances précises.
Les villages les plus exposés sont ceux qui sont près des campements russes, où la population se plaint des « virées » des Russes. Ainsi, à Dirgba, un village près de Bérengo, Isabelle G., une jeune écolière de 16 ans, a été violée le 13 mai 2019. La jeune fille a été la victime de contractors russes, qui se font appeler Ricko, Chamane et Djicki. Ce jour-là, ils avaient passé la journée à boire du vin de palme près du village. Dans la soirée, la jeune fille a eu la malchance de croiser le chemin de ces Russes avinés.
Le lendemain, les gendarmes locaux, la victime et son père ont voulu entendre les suspects mais ils se sont vus refuser l’accès au camp de Berengo, qui est devenu le terrain d’entraînement des mercenaires russes. Depuis, ce dossier est en suspend et les auteurs n’ont pas pu être présentés à la justice. Avec le temps qui s’est écoulé, il y a fort à parier qu’ils poursuivent leurs forfaits en Russie ou dans une autre zone de guerre où le groupe Wagner est déployé, que ce soit en Ukraine, en Syrie, au Soudan, en Libye ou ailleurs.
Fin août 2019, c’est un nouveau cas qui est signalé : les témoignages font état d’un certain Melkinov, lui aussi paramilitaire de Bérengo, qui a violé une jeune Centrafricaine de 17 ans. La jeune fille serait désormais enceinte. L’affaire est gênante et Valeri Zakharov, le conseiller « sécurité » du président Touadera, aurait ordonné de tout faire pour que cette information ne soit pas ébruitée. Ses instructions sont claires : rien ne doit se savoir, surtout parmi les journalistes et parmi les représentants de la communauté internationale. « J’espère que Monsieur Valery Zakharov va finir par faire la lumière sur ce viol impardonnable, commis par un de ses hommes présents là-même à Bérengo » confie un proche de la victime qui préfère rester dans l’anonymat.
Les victimes et leurs proches ne se font toutefois guère d’illusion et s’attendent à ce que les autorités russes se murent dans le silence ou pire : qu’ils parlent de consentement des victimes voire qu’ils insinuent un coup monté pour porter tort à leurs intérêts dans le pays. Bien pratique, ce dernier argument est manié avec habileté ces dernières années pour protéger les agissements de la société Wagner dans le pays, à l’image des réponses apportées suite à l’assassinat des trois journalistes d’investigation russes, tués près de Sibut en juillet 2018.
A Bangui comme ailleurs, les habitants aimeraient qu’il n’y ait pas d’autres viols ou d’autres forfaits et comptent sur l’appui des autorités pour s’opposer aux violeurs et à ceux qui les couvrent.
Centrafrique.com/siriri-logo-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique
Bangui (République centrafricaine) – La COALITION SIRIRI est l’émanation d’une Coalition Large du peuple Centrafricain basée sur les valeurs d’une société laïque, bannissant toutes les formes de discrimination fondée sur l’âge, le sexe, les origines territoriales, les croyances religieuses. Nous sommes des Citoyens centrafricains mobilisés pour l’instauration définitive de la PAIX ET LA JUSTICE SOCIALE en RCA.
Notre mouvement s’engage pour la Cohésion Sociale, la construction de l’Unité nationale, la promotion sans faille de la Réconciliation Nationale, l’instauration d’une paix durable, la création de la richesse, des valeurs longtemps abandonnées par les Gouvernants qui s’y sont succédés.
La Coalition SIRIRI, invite tous les éléments opérationnels où qu’ils soient dont les fractions de l’Ex Coalition SÉLÉKA ( UFDR, FPRC, UPC, MLCJ, MPC, 3R, RPRC, SÉLÉKA RENOVÉ, MNLC, EDD et les anciens Libérateurs), les ANTIS BALAKAS, FDPC, APRD, RJ, la Société Civile, les Partis Politiques, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les Retraités, la Minusca et la Majorité Silencieuse de notre pays de rejoindre dès aujourd’hui l’Équipe et le rang de la Coalition SIRIRI, pour la marche finale de libération totale de notre pays, la République Centrafricaine (RCA), pour la PAIX, la Justice et la Cohésion sociale.
La Coalition SIRIRI, fait appel à votre sens aigu du bien commun, de justice sociale et d’engagement pour la sauvegarde de notre unité et de notre dignité aujourd’hui bafouées par ceux qui gouvernent notre pays.
La Coalition SIRIRI, invite les acteurs politiques et les 14 groupes armés de se souvenir des accords piégés de Khartoum qui ne sont que les fruits de la mascarade orchestrée par les ennemis de notre pays et leurs complices qui repoussent sine die l’avènement d’une nation à notre image.
Pour la Coalition SIRIRI, il ne suffit pas tout simplement de dénoncer, il faut agir et mettre un terme à l’humiliation, à la dictature, à l’amateurisme et au banditisme politique et économique. Nous méritons mieux que cela.
La Coalition SIRIRI est convaincue que : C’est ensemble que nous pouvons sauver notre pays, la RCA, doter notre pays des institutions fortes, bâtir et développer notre pays, sortir notre pays des ténèbres vers la lumière, propulser notre pays vers l’émergence,
définir ce que nous voulons pour notre pays et non les autres qui doivent décider à notre place, imposer le respect aux autres, léguer un pays en Paix, prospère et crédible à nos enfants et à nos petits-enfants.
Dans un élan de solidarité et d’unité patriotique, conjuguons nos efforts pour mieux vaincre les maux dont souffrent notre beau pays, la République Centrafricaine et nous ferons la fierté de la génération future. Ensemble avec la Coalition SIRIRI, nous vaincrons. Que DIEU bénisse et protège la RCA.
Lourdes pertes dans les rangs de l’armée nigériane suite à une embuscade
Niamey (Niger) – 24 mars 2020 15:06
Au moins 70 soldats ont été tués dans l’attaque de leur convoi dans le nord-est du Nigeria, région en proie aux violences du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), ont annoncé mardi des sources militaires.
“Nous enregistrons de très lourdes pertes”, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat une source militaire de haut rang. “Au moins 70 soldats, selon cette source, sont morts dans l’embuscade” tendue lundi dans la région de Konduga (Etat du Borno).
“Les +terroristes+ ont spécifiquement visé un camion chargé de lance-roquettes RPG et de grenades avant d’incendier le véhicule”, a déclaré une autre source militaire.
70 corps ont été retrouvés “mais le bilan pourrait être beaucoup plus important et l’opération de comptage est toujours en cours”, a ajouté cette source.
“Nous aurons un bilan plus précis des morts et (du nombre) des militaires qui ont été enlevés d’ici la fin de la journée”, a déclaré cette source.
Le convoi militaire était parti lundi matin de Maiduguri, la capitale du Borno, et se dirigeait vers des camps où sont basés des jihadistes pour y mener une attaque, a expliqué à l’AFP un membre des milices civiles qui combattent aux côtés de l’armée nigériane.
Contacté par l’AFP, un porte-parole de l’armée n’a pas souhaité s’exprimer sur cette attaque.
Les membres d’ISWAP, branche de Boko Haram affiliée au groupe de l’Etat Islamique depuis août 2016, multiplient les attaques contre les forces armées et ont tué plusieurs dizaines, voire des des centaines de soldats nigérians.
Le conflit entre forces armées nigérianes et Boko Haram a fait 35.000 morts depuis 2009 et deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers. Le conflit s’est étendu au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins.
Plus d’une soixantaine de migrants retrouvés morts dans un conteneur au Mozambique
Bangui (République centrafricaine) – 24 mars 2020 14:33
Les autorités mozambicaines ont annoncé mardi la découverte de 64 corps vraisemblablement asphyxiés dans un conteneur. Il s’agit de migrants éthiopiens qui espéraient rallier l’Afrique du Sud. Le conteneur provenait du Malawi.
Quatorze personnes ont survécu à la tragédie.
Le camion qui les transportait a été découvert à Mussacama, dans la province de Tete, dans le nord-ouest du Mozambique. La province partage une frontière avec le Malawi voisin.
“Nous avons intercepté 78 candidats à l’immigration illégale, tous de nationalité éthiopienne, parmi lesquels 64 morts par asphyxie à bord d’un camion. Ils se trouvaient à l’intérieur d’un conteneur qui partait du Malawi”, a déclaré à la presse Amelia Direito, porte-parole des services d’immigration à Tete.
Ses propos ont été confirmés par une source hospitalière.
“Un camion venu du Malawi transportant des migrants clandestins, présentés comme des Éthiopiens, a été contrôlé sur le pont de Mussacana, dans la province de Tete”, a indiqué la source.
Le chauffeur a dit qu’il allait recevoir 30 000 meticais, soit environ 500 dollars, pour le transport des migrants, selon les autorités.
“Les collègues ont trouvé étrange qu’un camion tente de traverser la frontière à une heure du matin. Ils ont donc décidé de parler aux conducteurs et de vérifier la cargaison”, ajoute M. Direito. Le conducteur et son assistant y ont opposé résistance prétendant qu’ils transportaient une cargaison ordinaire, souligne le porte-parole. C’est alors que les policiers ont entendu des cris qui émanaient du conteneur. Les survivants en détresse appelaient à l’aide en cognant contre les parois du conteneur dans un acte de désespoir.
Le chauffeur de camion et son aide ont été arrêtés par la police. Les autorités recherchent désormais un intermédiaire qui aurait facilité l’opération.
Le Mozambique est considéré comme l’une des routes favorites des migrants clandestins, notamment venus d’Ethiopie et d’autres nations, qui cherchent à rallier l’Afrique du Sud et sa mégapole Johannesburg dans l’espoir d’y trouver du travail.
Des images diffusées par une télévision mozambicaine montrent un enchevêtrement de corps sans vie empilés dans un conteneur posé sur une semi-remorque.
Etat d’urgence au Sénégal et en Côte d’Ivoire face au Covid-19
Abidjan (Côte d’Ivoire) – 24 mars 2020 11:03
En Afrique, l’état d’urgence est décrété dans plusieurs pays. La mesure est entrée en vigueur au Sénégal depuis minuit. S’adressant aux Sénégalais, le chef de l’Etat Macky Sall invoque “l’article 69 de la Constitution et la loi 69-29 du 29 avril 1969”.
Ainsi, à compter de mardi à 00H, le président Macky Sall “déclare l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national. Le gouvernement, les autorités administratives et l’ensemble des services de l’Etat concernés prendront toutes les dispositions nécessaires à l’application sans délai du décret sur l’Etat d’urgence”.
Le Sénégal compte à ce jour 67 cas de coronavirus.
La Côte d’Ivoire compte 25 cas de coronavirus à la date du 24.03.2020
La Côte d’Ivoire déclare la guerre au Covid-19
Etat d’urgence, couvre-feu et confinement progressif des populations en Côte d’Ivoire également où 25 personnes sont contaminées d’après un bilan actualisé sur un site internet que l’institut allemand Robert Koch a créé à cet effet. Les mesures ont été annoncées lundi (23.03.2020) par le président Alassane Ouattara, lors d’une allocution télévisée.
“Face à la progression de la pandémie (…), je déclare l’état d’urgence sur toute l’étendue du territoire (…), l’instauration d’un couvre-feu de 21h à 5h du matin à partir du 24 mars (…), le confinement progressif des populations par aire géographique en fonction de l’évolution de la pandémie”, a déclaré le chef de l’Etat ivoirien.
Ce confinement progressif par zone géographique sera décidée par le ministère ivoirien de la Sécurité en fonction de la détection de cas, a précisé une source à la présidence. Parmi les autres mesures prises, le président Alassane Ouattara a annoncé la fermeture de tous les maquis et bars à partir de lundi à minuit et la régulation des transports interurbains avec “l’interdiction des déplacements non autorisés entre Abidjan et l’intérieur du pays”.
Le président n’a pas précisé la durée de ces nouvelles mesures. En Côte d’Ivoire, 25 cas de coronavirus sont recensés à ce jour.
Pas d’entente à l’ONU devant la pandémie
Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies ne parvient pas à se mettre d’accord sur un projet de déclaration, le secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres appelle “à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde”, face au Covid-19.
Centrafrique.com/aeroport-bangui-mpoko-corbeaunews/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui (République centrafricaine ) – La menace d’une large contamination au coronavirus à Bangui inquiète sérieusement les Centrafricains depuis une semaine. Après les membres du cabinet du chef de l’État et du gouvernement, c’est le tour des agents aéroportuaires de la capitale d’être convoqués pour un test généralisé au Covid-19 à l’Institut Pasteur de Bangui. Comment le pays va-t-il s’en sortir ?
Bangui (République centrafricaine ) – La menace d’une large contamination au coronavirus à Bangui inquiète sérieusement les Centrafricains depuis une semaine. Après les membres du cabinet du chef de l’État et du gouvernement, c’est le tour des agents aéroportuaires de la capitale d’être convoqués pour un test généralisé au Covid-19 à l’Institut Pasteur de Bangui. Comment le pays va-t-il s’en sortir ?
Décidément, les Centrafricains ne sont pas au début de leur surprise. Ils s’attendaient plus ou moins à une augmentation exponentielle des cas de contamination au Covid-19 dans les prochains jours en République centrafricaine. Celle-ci est due à l’arrivée au pays de quelques compatriotes centrafricains en provenance de certains pays européens et asiatiques, déjà largement touchés par cette épidémie de coronavirus 2019.
Bien évidemment, les premières personnes exposées au risque de contamination à ce virus mortel sont des agents aéroportuaires et frontaliers. Ce qui a poussé le ministère centrafricain de la Santé de la population, en coordination avec l’Institut Pasteur de Bangui à procéder à leur examen diagnostic au Covid-19.
Ce mardi 24 mars, c’est le tour des policiers de l’aire et de la frontière (PAF), particulièrement ceux qui travaillent à l’aéroport international de Bangui Mpoko d’être convoqués pour un test au coronavirus à l’Institut Pasteur de Bangui.
Cependant, plusieurs membres du gouvernement et du cabinet du chef de l’État se sont mis déjà en isolement depuis quelques jours en raison de leur contact avec certaines personnes susceptibles de porter le Covid-19. On peut citer le cas du ministre conseiller du chef de l’État Fidèle Ngouandjika, du ministre de la Justice Flavien Mbata, du ministre de la Santé et bien d’autres.
Par ailleurs, des rumeurs insistantes font état de la mise en quarantaine du couple présidentiel, en l’occurrence le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son épouse Brigitte Touadera en raison de leur contact avec la chanteuse Léonie Kangala.
Pour des nombreux centrafricains, la question est de savoir comment le pays va-t-il s’en sortir ?
Évidemment, ce n’est pas du tout facile malgré le soutien financier et matériel de l’Union européenne, de l’OMS, de la France, de la Chine, de la Minusca et autres partenaires de la République centrafricaine.
Pour certains observateurs, les mesures annoncées par le gouvernement pour faire face à l’épidémie de Coronavirus 2019 ne sont pas suffisantes. Selon eux, comment on peut ordonner la fermeture des débits de boissons, en laissant tranquillement les écoles, les églises, le transport public sachant que le rassemblement de plus de cinq personnes est susceptible de propager les cas de contamination dans le pays ?
L’opposition guinéenne maintient la pression sur Alpha Condé
Conakry (Guinée) – 24 mars 2020 01:21
L’opposition appelle à la poursuite de la contestation après les législatives et le référendum constitutionnel du 22 mars. Pour le parti au pouvoir, la messe est dite et il faut regarder l’avenir.
Alors que l’on attend toujours les résultats du double scrutin du dimanche 22 mars, l’opposition, qui avait appelé au boycott de ces élections, se félicite du suivi de son mot d’ordre.
Pour l’ancien Premier ministre, Sidia Touré, un des chefs de file de l’opposition, “dans beaucoup d’endroits, les jeunes n’ont pas permis que ces élections se tiennent. La Cédéao, l’Union africaine et les autres organisations internationales ont refusé de superviser ces élections. Cela veut dire que ces élections ne sont reconnues ni par nous ni par la communauté internationale.”
Regroupée au sein du FNDC, le Front national pour la défense de la Constitution, l’opposition entend maintenir la pression sur le pouvoir du président Alpha Condé. “Nous allons continuer à refuser ces résultats. L’opposition en Guinée est majoritaire, il ne faut pas se tromper là-dessus”, dit l’opposant Sidia Touré.
L’opposition guinéenne entend maintenir la pression sur le pouvoir
La nouvelle Constitution bientôt promulguée
Du côté de la majorité présidentielle, le ton est différent, puisqu’on savoure la tenue de ces élections. Amadou Damaro Camara président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle estime que, “l’opposition avait prévu l’apocalypse, ils ont mené des actions mais le peuple ne les a pas suivis. Ils ont incendié des bureaux de vote, beaucoup ont été arrêtés. Pour nous, l’essentiel est que le peuple s’est acquitté de son devoir civique.”
Pour Amadou Damaro Camara, l’Assemblée nationale va entrer en fonction dans les jours qui viennent : “Les élections sont derrière nous, l’Assemblée va prendre fonction la semaine prochaine, la nouvelle Constitution sera promulguée et ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. L’Etat sévira contre tout fauteur de troubles.”
Concernant le bilan humain de la journée de dimanche, la majorité présidentielle parle de quatre morts, alors que l’opposition évoque elle le chiffre de 14 tués.
Les forces de l’ordre ont eu beaucoup à faire ce dimanche 22 mars
Alpha Condé, 82 ans, a été élu en 2010 et réélu en 2015. L’actuelle Constitution limite à deux le nombre de mandats, la nouvelle que propose M. Condé également. Mais, ses opposants l’accusent de vouloir briguer un nouveau mandat en remettant son compteur à zéro afin de se succéder fin 2020.
Les remises en cause internationales quant à la crédibilité du vote se sont succédées, étayées par la présence sur les listes électorales de deux millions et demi d’inscriptions douteuses.
Centrafrique.com/le-president-chinois-xi-xan-ping-et-emmanuel-macron-a-paris-le-24-mars-2019-a-beaulieu-sur-mer-en-france/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Emmanuel Macron, à droite, et le Président chinois Xi Jinping, à gauche, le 24 mars 2019 en France.
BEIJING (République de Chine) — Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la Chine était prête à travailler avec la France pour renforcer la coopération internationale en matière de prévention et de contrôle des épidémies et construire une communauté de santé commune pour l’humanité.
Xi a fait ces remarques dans un message récemment adressé au président français Emmanuel Macron, dans lequel il a présenté ses sincères sympathies au nom du gouvernement et du peuple chinois, au gouvernement français et au peuple français pour l’épidémie de COVID-19 dans le pays.
La Chine et la France ont une belle tradition d’entraide et de partage du bonheur et du malheur dans les relations bilatérales, a indiqué M. Xi, qui a remercié la société et le gouvernement français pour leur soutien et leur solidarité dans la lutte acharnée de la Chine contre la maladie à nouveau coronavirus.
Soulignant que la sécurité sanitaire publique était un défi commun auquel l’humanité était confrontée, il a affirmé que le gouvernement et le peuple chinois soutenaient fermement les efforts de la France contre le COVID-19, et se tenaient prêts à renforcer la coopération avec la France pour remporter conjointement la bataille par le biais d’un soutien réciproque et d’une aide mutuelle.
En tant que membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU, la Chine et la France partagent l’importante responsabilité de sauvegarder la vie et la santé de l’ensemble de l’humanité, a souligné M. Xi.
La Chine, a-t-il ajouté, est prête à faire des efforts concertés avec la France pour renforcer la coopération internationale en matière de prévention et de contrôle des épidémies, soutenir les Nations Unies et l’Organisation mondiale de la Santé qui jouent un rôle fondamental dans l’amélioration de la gouvernance de la santé publique mondiale, et construire une communauté de santé commune pour l’humanité.
Xi a affirmé attacher une grande importance au développement des relations sino-françaises, et se tenir prêt à travailler avec M. Macron pour coordonner correctement tous les aspects du travail liés à la lutte contre les épidémies et aux relations bilatérales, afin de s’assurer que le partenariat stratégique global Chine-France permette d’éliminer le COVID-19 et de continuer d’aller de l’avant
Bouar-le-14-mars-2020-par-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/lancien-chef-de-lÉtat-françois-bozizé-lors-de-son-meeting-dans-le-stade-zari-herman-à-bouar-le-14-mars-2020-par-cyrille-yapendé-450×337.jpg” alt=”l’ancien chef de l’État françois bozizé lors de son meeting dans le stade zari herman à bouar le 14 mars 2020 par cyrille yapendé” width=”450″ height=”337″ />l’ancien chef de l’État françois bozizé, lors de son meeting dans le stade zari herman, à bouar le 14 mars 2020. Photo CNC / cyrille Jefferson yapendé.
Bangui (République centrafricaine) – La mise en place des démembrements de l’ANE dans certaines villes de provinces et à Bangui continue de susciter de nombreuses contestations . L’ancien président de la République, le général François Bozizé n’est pas resté en marge de ceux qui ont dénoncé ces opérations. Le leader du KNK a condamné la manière à laquelle l’Autorité Nationale des Elections(ANE) avait procédé à cette opération en excluant tous les partis politiques d’opposition. Une indignation exprimée lors de son premier meeting hors de la capitale, tenu à Bouar, Chef-lieu de la Nana-Mambéré le 14 mars 2020.
Il ne passe pas un jour sans que l’Autorité Nationale des Elections (ANE), organe en charge de la gestion des élections en République centrafricaine, enregistre des vagues de contestation des partis politiques et certaines organisations de la société civile comme l’Observatoire Nationale des Elections(ONE).
C’est dans cette même disposition d’esprit que le Président fondateur du KNK, un parti d’opposition fustige l’ANE autour de ses opérations du démembrement dans les villes de provinces ainsi qu’à Bangui.
« L’opération de la mise en place des démembrements de l’ANE est mal organisée du faite que tous les gens qui composent les bureaux sont issus d’une famille politique. Les autres partis politiques surtout ceux de l’opposition sont systématiquement écartés par l’ANE, et là on doit en parler pour que les centrafricains savent d’avantage le complot qui se prépare dans ce processus », a taclé François Bozizé, qui a rappelé au millier de personnes venues assistées au meeting que l’opposition démocratique a demandé la refonte de cette opération en impliquant tous les partis politiques pour éviter la frustration des uns et autres.
Dans le même ordre d’idée, la base du parti Kwa Na Kwa soutient les propos avancés par leur leader concernant le format utilisé par l’ANE pour la mise en place de ses démembrements. Le bureau politique dudit parti, lors d’une conférence de presse ce jeudi 19 mars, présidée par Bertin Béa, Secrétaire général du KNK, a une fois de plus fustigé l’ANE d’être de connivence avec le pouvoir actuel.
« L’ANE travaille de connivence avec le pouvoir en place. Que comporte l’opération de la mise de ses démembrements, parce que constitué pour l’essentiel sinon la totalité des membres du Mouvement Cœurs-Unis (MCU), déguisés pour la circonstance en société civile. Il n’y pas des représentants des partis politiques d’opposition dans cette opération», a craché sur ton dubitatif, Bertin Béa, Secrétaire général du KNK.
Cette indignation qui inonde actuellement le pays, est aussi visible dans d’autres formations politiques comme l’URCA, le MLPC, le RPR et d’autres partis politiques d’opposition qui ne se reconnaissent pas parmi les personnes qui ont représentées leurs partis politiques dans les opérations de la mise en place des démembrements en provinces.
Pour l’Observatoire Nationale des Elections, la contestation des partis politiques est légitime. Parce que, selon son Secrétaire général, au début de chaque opération électorale, l’ANE à l’obligation d’informer toutes les parties prenantes qui sont représentées.
« Les parties prenantes sont d’ailleurs au sein du cadre de concertation et cela permet à ces dernières d’être informées sur le déroulement des opérations électorales afin de prendre des dispositions nécessaires pour faciliter la réussite de ses opérations à Bangui comme dans les zones de l’arrière-pays en mobilisant leurs partisans et les acteurs qui devraient prendre part dans la mise en place des démembrements », a reproché Origine Bekondji avant de demander à l’ANE de trouver un consensus avec les partis politiques d’opposition pour éviter une crise électorale dans le pays.
Malgré ses multiples dénonciations, l’ANE continue de poursuive ces opérations en écartant l’idée d’une probable annulation de ses démarches sur le terrain. Et à l’allure où vont les choses, le Secrétaire général de l’ONE, a rappelé, « quand une élection commence par la contestation, elle finira par une contestation, qui est une source d’une crise électorale ».
Centrafrique.com/penurie-deau-a-ouango-2-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pénurie d’eau au quartier Ouango Bangui, dans le septième arrondissement le 11 février 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.
Bangui (République centrafricaine ) – Le corps de la victime, inanimé, a été retrouvé aux fonds d’un puits à eau, ce dimanche 22 mars, aux environs de 9 heures du matin, dans une concession privée, située dans le sixième arrondissement de Bangui. Une enquête a été ouverte, mais les premiers éléments d’information parlent d’un mort accidentel. Vrai ou faux ?
En ce temps de saison sèche, le nombre de décès liés au fonçage des puits d’eau est malheureusement en hausse en République centrafricaine en raison de manque de formation des artisans aux techniques d’entretien manuel de puits à eau qui devient de plus en plus sèche.
À Bangui, comme dans les villes de province, entretenir son puits d’eau pendant la saison sèche est devenu presque inévitable. Certains particuliers ont dû faire recours, pour la plupart, aux artisans indépendants pour nettoyer le fond de leur puits. Mais ceci n’est pas sans danger, en raison parfois de manque d’oxygène à l’intérieur du trou.
Justement, ce dimanche 22 mars 2020, dans une concession privée située dans le sixième arrondissement de Bangui, et appartenant au secrétaire général de la commission national pour les réfugiés (CNR), un homme d’une quarantaine d’années, embauché pour faire l’entretien d’un puits d’eau de plusieurs mètres de profondeur, a été retrouvé inanimé. Son corps, coincé au fond du trou, a été repêché par les pompiers, appelés au secours sur le lieu de l’incident par les témoins de la scène.
Aussitôt une enquête a été ouverte, mais l’hypothèse d’un problème d’oxygène, causé par la probable présence de gaz du type hydrogène sulfuré est privilégiée pour l’heure par les enquêteurs.
Le gaz sulfurique, dans plus part des pareils cas peut engendrer un arrêt respiratoire, causant ainsi l’arrêt cardiaque de la victime.
Cette hypothèse de mort accidentelle, privilégiée par les enquêteurs, a également été confirmée par plusieurs témoins de la scène interrogés par CNC.
L’UNION EUROPÉENNE MOBILISE UN MONTANT DE 128,5 MILLIONS D’EUROS POUR
LA RIPOSTE CONTRE LE CORONAVIRUS
L’Union européenne mobilise 128,5 millions d’euros pour la lutte contre le Coronavirus dans les pays non-européens les plus vulnérables. L’appui à l’Afrique constitue une des principales priorités de ce financement. La mise en œuvre sur le terrain est confiée à l’Organisation Mondiale de la Santé en coordination avec les gouvernements partenaires.
62 millions d’euros proviennent de ECHO, le service humanitaire de l’Union européenne, et serviront à accélérer la réponse d’urgence immédiate. La Commission européenne renforce ce financement à hauteur de 51,5 millions d’euros pour intensifier la préparation des pays contre le Coronavirus et d’autres épidémies en améliorant les capacités de réponses aux urgences sanitaires. Il s’agit d’assurer la mise en place de mesures pour assister les pays à détecter, diagnostiquer et prévenir rapidement la propagation du virus, ainsi qu’à garantir la consolidation de capacités nationales durables pour prévenir les épidémies.
Un autre financement européen de 15 millions d’euros sera alloué pour une augmentation rapide des capacités des laboratoires en Afrique en termes de diagnostic et de surveillance épidémiologique.
Par ailleurs, à travers le Fonds Bêkou, dans les 15 districts sanitaires appuyés en République Centrafricaine, l’Union européenne et ses partenaires assurent déjà le renforcement des mesures de prévention et contrôle des infections, dans les formations sanitaires dans le but d’assurer la prestation de soins dans les meilleures conditions possibles. En même temps, les projets UE sont engagés dans la sensibilisation communautaire et l’amélioration des capacités de surveillance et détection du Coronavirus et d’autres épidémies.
Contexte
L’Union européenne a fait de l’appui au secteur de la santé une de ses priorités en République Centrafricaine. L’Union européenne ne ménage pas ses efforts humains, techniques et financiers pour appuyer le Ministère de la Santé dans sa mission visant notamment l’offre de services de santé de base de qualité pour la population centrafricaine et le renforcement continu du Ministère dans ses fonctions. Cette approche correspond aux priorités indiquées dans le Plan de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA), notamment en ce qui concerne la fourniture des services de base à la population sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’eau.
Le Fonds Bêkou est actuellement l’instrument principal de l’Union européenne en soutien au relèvement du pays.. 245 millions d’euros ont déjà été mobilisés depuis sa création en 2014, dont à ce jour 103 millions au profit du secteur de la santé, soit presque 42% des ressources totales.
Le Fonds Bêkou réunit l’UE, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Suisse. Par ailleurs, à travers ses programmes d’appui budgétaire, l’UE intervient également pour augmenter les ressources domestiques mis à disposition du secteur de la santé et mettre en pratique la vision du gouvernement de la gratuité ciblée.
Centrafrique.com/le-couple-presidentiel-et-les-generaux-en-danse-lors-du-repas-des-generaux-a-bangui-le-premier-fevrier-2020-photo-presidence-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le couple présidentiel et les généraux en danse lors du fameux repas des généraux à bangui le premier février 2020. Photo : Présidence de la République centrafricaine.
Bangui (République centrafricaine ) – Quelques heures après l’annonce de la contamination au coronavirus 2019 de la célèbre chanteuse franco-centrafricaine Léonie Kangala, la panique s’empare des rues de Bangui, capitale de la République centrafricaine, pour la simple raison que le sujet infecté avait organisée, le 8 mars dernier, journée internationale de la femme, un géant concert au centre-ville de Bangui, en présence des nombreuses femmes, mais également du couple présidentiel qui aurait même esquissé des pas de dense avec la célèbre chanteuse. Suffit-il qu’il soit contaminé du Covid-19 ?
Selon l’avis des experts médicaux, la réponse est probablement oui si le couple présidentiel était en contact direct et non protégé avec le sujet infecté, ou encore échangeait des mots avec lui à moins d’un mètre. Mais le plus important, c’est d’abord le dépistage de toutes personnes ayant eu contact avec la chanteuse au cours de son séjour en Centrafrique, y compris le couple présidentiel et touts les femmes qui ont eu contact avec elle lors de son concert à Bangui.
Justement, sur ce point, le rassemblement d’un grand nombre des personnes dans un lieu comme un stade ou une salle de concert, il y’a probablement un risque de majoration de l’Épidémie, selon les professionnels de la santé de la population.
Pour de nombreux invités ayant participé au concert organisé par la présidence de la République à l’honneur des femmes centrafricaines ce dimanche 8 mars 2020, c’est l’épouse du chef de l’État qui aurait eu de longs contacts avec la chanteuse Léonie Kangala, dépistée positive jeudi 19 mars. À travers elle, son époux, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pourrait aussi être contaminé.
Mais le plus étonnant dans cette affaire, c’est que le couple présidentiel continue de vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était. Sont-ils déjà dépistés ? Sur ce point, la présidence fait la sourde oreille. Aucune communication n’a été publiée jusqu’à ce jour, ce qui affole les Banguissois depuis 24 heures.
Mais la Chanteuse Léonie Kangala, dans un enregistrement vocal qui circule sur les réseaux sociaux et dans lequel la vois féminine lui est attribuée, conteste catégoriquement qu’elle est atteinte de Covid-19. Selon elle, si elle est atteinte de cette épidémie, de nombreuses personnalités politiques du pays le sont aussi, car lors de son concert à Bangui, elle a eu à embrasser non seulement l’épouse du chef de l’État, mais aussi le ministre de la Santé, ainsi que d’autres membres du gouvernement.
Rappelons qu’au Canada, le Premier ministre Justin Trudeau a été confiné en isolement durant 14 jours à cause de sa femme, Sophie Grégorie Trudeau, testée positive au nouveau cas de coronavirus. Mais en Centrafrique, c’est tout le contraire.
Pour de nombreux Centrafricains, il faut nécessairement que le couple présidentiel évite la fausse honte. On ne doit pas avoir honte si on est malade. Touadera et son épouse doivent être confinés.
En isolement, durant un mois pour des raisons simples, éviter la propagation de l’épidémie sur toute étendue du territoire national.
Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (République centrafricaine) – Le monde entier traverse actuellement une crise sanitaire sans précédent générée par une pandémie mortelle à vitesse exponentielle qui bouleverse sensiblement la démographie mondiale.
Cette pandémie non encore maîtrisée née d’un virus sous forme microscopique de couronne connu sous le nom scientifique de Covid-19. Cette urgence sanitaire de portée internationale va très certainement impacter le processus électoral déjà fragilisé d’abord par les hypothétiques paramètres sécuritaires, financiers et ensuite les difficultés à organiser les élections groupées dans le délai constitutionnel. L’Agence Nationale des Élections (ANE), organe constitutionnel de gestion des opérations électorales avait déjà enregistré de sérieux retards dans son chronogramme virtuel en dépit de l’immensité du défi à relever.
Après l’entrée en vigueur de la loi électorale, l’Agence Nationale des Élections doit procéder à la délimitation des circonscriptions électorales en tenant compte de l’équilibre démographique, territorial ainsi que du remodelage des circonscriptions qui précède le rattachement des électeurs au bureau de vote.
Ensuite le président de la république doit convoquer le corps électoral par décret, sans oublier l’établissement et la distribution des cartes d’électeurs. Ensuite s’ouvre la deuxième phase de la mission de l’ANE qui se focalise sur l’encadrement de la campagne électorale, les opérations de vote elles même, le dépouillement, la validation des bulletins de vote et l’attribution des suffrages, la rédaction des procès verbaux, la proclamation des résultats sans oublier les recours et contentieux électoraux.
De tout ce processus, il est important de rappeler que la formule contractée d’un chronogramme électoral est de huit (8) mois soit deux cents quarante (240) jours calendaire.
Au delà de ce qui précède, le citoyen lambda très inquiet et incertain du processus électoral s’interroge :
Les conditions de sécurité sont-elles réunies pour une compétition électorale équitable, apaisée et surtout dans le respect du délai constitutionnel ? La communauté internationale, notre partenaire traditionnelle qui est préoccupée par la gestion du coronavirus aura t-elle le temps nécessaire pour nous accompagner dans ce périlleux exercice électoral ? Le pouvoir centrafricain dispose t-il de ressources propres pour auto-financer les élections ? Ce vilain virus n’est-il pas un prétexte pour masquer l’amateurisme et l’incapacité du pouvoir à organiser une élection dans le délai constitutionnel ? Aller aux élections dans les conditions précitées n’est-il pas un chèque en blanc pour la fraude ? Au regard des difficultés du calendrier électoral, le pouvoir tentera t-il un passage en force ou un hold-up électoral avec l’appui de l’ANE et de la Cour constitutionnel ? Que se passera t-il en l’absence d’élections dans le délai constitutionnel ? S’agira t-il d’un report des élections ou carrément d’une énième transition politique consensuelle ?
De l’avis des experts en épidémiologie, il faudra approximativement deux (2) à trois (3) mois pour endiguer totalement cette pandémie. Cet avis est du moins justifié car la fermeture des écoles, l’interdiction de se rassembler à un certain seuil, la fermeture des frontières et éventuellement le confinement total ou partiel sont des facteurs de ralentissement du processus électoral.
A titre de rappel, il est important de souligner que le mandat du président de la république expire le 30 mars 2021, celui de l’assemblée nationale le 6 mai 2021 et enfin celui de l’ANE qui prend fin en fin décembre 2020 et qui nécessite la remise sur selle d’une nouvelle loi. Logiquement et selon les dispositions constitutionnelles, à l’expiration du délai constitutionnel du mandat du président de la république, le président de l’assemblée nationale dispose de trente six (36) jours pour organiser une élection en assurant l’intérim de la présidence de la république.
D’ailleurs en temps normal, l’article 36 de la constitution dispose que l’élection du nouveau président a lieu quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du président en exercice. Ce qui restreint drastiquement et sensiblement le temps qui nous reste pour atteindre le mois de décembre 2020…date fixée par l’ANE pour le premier tour des élections.
Pour finir, il apparaît de toute évidence que le coronavirus que les centrafricains ont tendance à minimiser les dégâts n’est qu’une aubaine pour le pouvoir limitrophe de Bangui de justifier le glissement du calendrier électoral qui pourrait éventuellement aboutir à une transition consensuelle tant redoutée par les autorités établies.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique, un lugubre anniversaire pour le président Touadera
Bangui (République centrafricaine) – 20 mars 2020 20:15
Le 30 mars 2020, le président Touadera et ses proches fêteront bien isolés le quatrième anniversaire de leur accession à la présidence.
Sous la protection de 12 000 Casques bleus et d’une garde prétorienne de mercenaires, grâce également à la générosité de l’Union européenne, de la Bad et des institutions de Bretton Woods, tout irait pour le mieux pour l’ancien « candidat du peuple et de la rupture » choyé par la communauté internationale. En revanche, tout va toujours très mal pour le peuple centrafricain.
Une voyoucratie aux commandes
Il y a peu d’exemple dans le monde d’une telle imposture. Au degré zéro de la gouvernance actuelle, s’ajoutent une cécité et une surdité, qui confinent à la complicité, de la part de l’ONU, de l’Union africaine, du FMI et du G5 (Etats-Unis d’Amérique, Russie, France, Banque mondiale et Union européenne).
Le siphonnage de l’aide internationale, les détournements de fonds publics à tous les échelons, la vente à l’encan du patrimoine immobilier de l’État, l’aliénation illégale, avec pots-de-vin conséquents et désastres écologiques majeurs, des gisements aurifères et de diamant et les trafics multicartes de l’import-export ont permis, en toute impunité, des enrichissements personnels, comme jamais la République centrafricaine n’avaient connus en si peu de temps. On peut se demander si «les soins palliatifs » ne sont pas administrés à un État en phase terminale.
Un leurre pour la communauté internationale
La très grande majorité des Centrafricains sont en situation de quasi survie, tandis que quelques milliers d’autres, généralement à Bangui, n’ont jamais connu une aussi belle félicité.
Sans être exhaustif, on peut évoquer les événements tragiques qui affectent la population depuis plusieurs années, et dontFaustin-Archange Touadera ne peut s’exonérer en sa qualité d’ancien premier ministre de François Bozizé (2008-2013), les rébellions qui s’arrogent des parts importantes de la souveraineté nationale et les montages « entre-soi », dont certains ressemblent à des pactes mafieux.
On peut notamment citer les indispensables réceptacles qui attirent les financements extérieurs, mais largement inopérants, comme par exemples l’Accord de Paix et de Réconciliation du 6 février 2019, le DDRR, la Cour Pénale Spéciale, le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique, enfin, les soutiens financiers à un improbable processus électoral vicié dès son début. En 2020, la manne financière n’a jamais été aussi importante, depuis l’indépendance.
On peut se demander si, finalement, la Minusca n’assure pas plus une sécurisation du pouvoir installé au Palais de la Renaissance que celle des populations de l’arrière-pays. Cette présence onusienne permet à Bangui d’avoir une économie hors-sol, proche d’un business de guerre, qui conduit le FMI a envisagé une croissance d’un peu plus de 4% en 2019. Les 45% de la population centrafricaine et les 7% de réfugiés à l’étranger, qui sont en insécurité alimentaire sévère, apprécieront ces bons chiffres.
Temps mauvais pour le Président
Sans faire du Touadera bashing, il faut néanmoins reconnaître que les scandales affectant la présidence, le gouvernement, l’Assemblée nationale et les institutions républicaines n’ont jamais été aussi nombreux. Les frasques de plusieurs ministres et de ministres-conseiller, les affaires juteuses, mises sur la place publique, des proches du président et de son premier ministre, la pactisation avec les chefs de guerre des rébellions qui ont mis à feu et à sang le pays, l’appel aux mercenaires russes du groupe Wagner et l’alignement sur les positions de la Russie notamment lors des pourparlers de Khartoum, les campagnes haineuses des milices du clan présidentiel contre la France, la Minusca et les principaux opposants, les manoeuvres à l’Assemblée nationale pour la mettre au pas, « quoi qu’il en coûte » et le double jeu incessant du président ont ruiné tout le crédit de l’ancien Recteur de l’université qui, en 2016, avait suscité beaucoup d’espoirs.
Les dernières extravagances du pouvoir
On ne citera que celles qui viennent de se produire depuis un mois.
Ainsi la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, soutient publiquement ,et sans retenue, le mouvement des jeunes patriotes qui est ouvertement hostile à la Minusca. Outre ses affichages publics et ses soutiens au travers des médias, elle a été jusqu’à participer, avec le ministre de l’intérieur, Henri Wanzet Linguissara, à leur meeting du 17 février 2020. L’expulsion de quatre importants responsables de la Minusca y était réclamée, avec la véhémence des « cherche-à-manger ». Quelques jours plus tard, la ministre des Affaires étrangères s’exécutait, par note verbale, avec un ultimatum de sept jours, sous peine de perte de l’immunité diplomatique.
Faute de preuves documentées et devant les réactions indignées de l’ONU, Sylvie Baïpo-Temon était contrainte de retirer sa décision et de cesser son activisme.
Evidemment, la duplicité du président Touadera venait, une fois de plus, d’être pris en défaut.
Les doubles jeux de Touadera
1- Les combats entre le Fprc, plutôt composé de Rounga, et le Mljc, plutôt composé de Goula et Kara ont fait d’innomnbrables victimes. Des pourparlers de paix étaient attendus pour arrêter cette violence entre groupes rebelles qui gèrent le nord-est du pays. Ce fut fait et un accord a été signé le 19 mars 2020.
Ce ne fut ni la Minusca, ni le gouvernement, ni les religieux mais le chef rebelle Ali Darass, de l’Upc, qui assura la médiation. C’est ce même chef sanguinaire qui est responsable de nombreux massacres de chrétiens et animistes, notamment ceux d’Alindao. Evidemment, cette invraisemblable médiation ne pouvait se faire sans l’agrément du président Touadera.
2- le général de division Ludovic Ngaïféi Lemademon avait été remplacé, en 2018, dans les fonctions de chef d’État État-major des Armées. Ce limogeage ne prêtait pas à exégèses. Ce général prolixe dans les medias pour afficher son opposition et dénoncer la collusion avec les groupes armés rebelles faisait fi du devoir de réserve. Dans une dernière provocation, il réclamait sa mise à la retraite par anticipation. Ce qui fut fait par un décret du 14 mars 2020. On s’étonnera que le général soit placé en seconde section (retraite) « sur sa demande » et qu’il soit mis à disposition de la Fonction publique, alors qu’il aurait dû dépendre du ministère de la Défense.
Par ses propos de nature politiques, voire séditieux, le général aurait dû être sanctionné. Comme d’habitude, le président Toudaera rechigne à prendre ses responsabilités et préfère louvoyer.
3- s’ il se confirme que la divulgation de l’enregistrement des propos prêtés au premier Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Symphorien Mapenzi, lui appartiennent effectivement, le « Mapenzigate » pourra illustrer le pourrissement du régime. En l’espèce, le député, très proche du président Touadera, aurait tout bonnement falsifié les votes de la loi de finances de 2020 et auparavant celui de la Déclaration politique générale du premier ministre Firmin Ngrebada, architecte de l’Accord de Khartoum. A Bangui, on rappelle également son rôle dans la destitution financière de Abdoulkarim Meckassoua, l’ancien président de l’Assemblée nationale. Evidemment, Jean-Symphorien Mapenzi a été réélu, le 6 mars 2020, à son poste de premier Vice-président de l’Assemblée nationale.
Comme partout, les conséquences de la pandémie du Coronavirus risquent fort d’être difficilement imaginables. En tous cas, les frontières terrestres et aériennes seront fermées. Le 18 mars 2020 , le patronat centrafricain ( Gica) a lancé un signal de détresse au chef de l’État. Quant à la Minusca, outre sa logistique et son ravitaillement qui seront très affectés, il y a désormais l’annulation du turn over des contingents et leur confinement en Centrafrique. Sera-t-il accepté par leurs États, leur famille et les militaires expatriés ? L’élection présidentielle de fin 2020- début 2021 paraît bien lointaine….
Centrafrique.com/rca-les-pourparlers-entre-les-groupes-armes-se-poursuivent-a-bria-sous-la-supervision-de-darassa/table-de-negociations-entre-les-groupes-armes-issus-de-lex-coalition-seleka-a-bria-le-18-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36787 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Bria (République centrafricaine ) – Le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), a engagé depuis mercredi jusqu’à jeudi 19 mars, de discussion avec des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka qui se sont affrontée depuis juillet 2019 dans la préfecture de la Vakaga ainsi que dans d’autres villes de Bamingui-Bangoran et de la Haute-Kotto. Un accord a été trouvé, et les différentes parties en conflit se sont engagées à le respecter scrupuleusement.
C’était en présence du chef de bureau local de la Minusca, du préfet de la Haute-Kotto, du Maire de Bria, des Imams, des représentants des ONG internationales installées à Bria ainsi que des représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka que la cérémonie de la signature de cet accord a eu lieu ce jeudi 19 mars 2020 à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto.
Le principal but de ce nouvel accord, selon un notable local interrogé par CNC, serait de pousser les différentes factions de l’ex-Seleka, signataires dudit accord à mettre fin à leur affrontement sanglant dans les préfectures de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran, occasionnant ainsi des centaines des morts et de blessés, ainsi que des déplacements massifs de la population.
Un comité de suivi de cet accord a également été mis en place, composé des représentants des ONG, des groupes armés, des notable locaux et des autorités locales.
Pour le chef rebelle Ali Darassa, le plus important obstacle est déjà franchi. C’est désormais aux belligérants, c’est-à-dire les signataires de cet accord de faire preuve de leur bonne foi afin de respecter leur engagement pris dans cet accord, arraché de justesse après plusieurs mois de négociations sans succès, engagés par le gouvernement, la Minusca, et les notables de Birao, de Ndélé et de Bria.
Désormais, tous les regards se portent vers un général du FPRC, Mahamat Sallet, auteur de discours non conciliant lors de ces pourparlers de Bria. En cas de problème, selon certains négociateurs, il serait tenu responsable.
Centrafrique.com/olympus-digital-camera-22/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Croisement des Martyrs, Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Michael Kossi.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Bangui (République centrafricaine ) – Selon l’Institut Pasteur de Bangui, les deux nouveaux cas sont des Françaises d’origine centrafricaine âgées respectivement de 66 et 67 ans. Elles sont actuellement prises en charge à Bangui. Ce qui porte en tout trois cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine.
C’est sur son compte Tweeter que l’Institut Pasteur de Bangui a annoncé au public la confirmation de deux nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit de deux femmes de nationalité française d’origine centrafricaine, âgées de 66 ans et 67 ans,testées positives ce jeudi 19 mars au laboratoire de Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Dans son Tweet, l’Institut pasteur a également indiqué que « Les sujets sont pris en charge avec toutes les dispositions pour la recherche et le suivi des contacts ».
Officiellement, avec ces deux nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais trois cas de coronavirus 2019 sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les trois personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire. Il s’agit des sujets en provenance d’un pays européen, africain, américain ou asiatique ?
Au Tchad, le gouvernement a également annoncé ce jeudi qu’un premier cas de Covid-19 a été découvert sur son territoire. Le sujet est un Marocain en provenance de Douala au Cameroun.
Justement, au Cameroun, quatre nouveaux cas ont été confirmés ce jeudi, ce qui porte en tout une dizaine.
Cependant, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique ) et l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ont indiqué dans un communiqué d’avoir appuyé le gouvernement centrafricain dans sa lutte contre la propagation du Covid-19 en Centrafrique.
Centrafrique.com/olympus-digital-camera-21/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les piétons dans une rue du Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 15 février 2020. Photo CNC / Mickael Kossi.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
« Le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui », a lancé mercredi soir le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève.
A une question d’un journaliste rwandais, le chef de l’OMS a indiqué que même si l’incidence de la maladie est faible, le continent africain devrait se « préparer au pire ».
« Dans d’autres pays, nous avons vu comment le virus s’accélère après un certain point de basculement », a-t-il insisté, tout en ajoutant qu’il vaut mieux que « ces cas recensés soient vraiment les chiffres exacts pour que l’on puisse étouffer le nouveau coronavirus dans l’œuf ».
« Pour l’instant, l’incidence de Covid-19 en Afrique est faible », a fait valoir de son côté, le Dr Michael Ryan, Directeur exécutif chargé de la gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS.
Selon Dr Ryan, l’incidence est peut-être « plus élevée » en raison notamment de l’absence de détection. Mais, l’Afrique a encore une occasion majeure d’éviter certains des pires effets de l’épidémie et de préparer son système de santé publique et son système de santé à cette éventualité.
Dans cette optique, l’OMS s’attend à ce que les pays africains examinent toutes les options possibles, en se basant sur l’expérience de l’Asie et de l’Europe pour déterminer les options qui leur conviennent le mieux.
En attendant, l’agence onusienne basée à Genève réitère les mêmes conseils donnés aux autres pays, à savoir l’importance de faire des tests, de rechercher les contacts, d’isoler et de traiter les personnes atteintes.
Pour l’OMS, il est certain qu’en ce moment, tous les pays qui ont une maladie à l’intérieur de leurs frontières doivent examiner les mesures appropriées pour limiter les contacts entre les individus, en particulier « les grands rassemblements de masse qui ont le potentiel d’amplifier la maladie ».
L’Afrique devrait se réveiller. Mon continent devrait se réveiller – Dr Tedros
Afin d’éviter l’amplification de la maladie, l’OMS estime actuellement que tous les pays où il existe une transmission communautaire ou des grappes de cas à l’intérieur du pays, devraient envisager sérieusement de retarder ou de réduire les rassemblements de masse.
L’agence onusienne avertit que de telles manifestations, qui rassemblent les gens de manière intense, ont le potentiel d’amplifier et de propager la maladie, en particulier « les grands rassemblements de type religieux qui mettent en contact très étroit des personnes venant de très loin ».
La recommandation de l’OMS est en fait d’éviter ces regroupements de masse et de tout faire pour couper le virus de l’œuf, en espérant que le pire puisse se produire .
« Car nous avons vu comment le Covid-19 s’accélère vraiment et se propage dans d’autres continents ou pays », a insisté Dr Tedros, estimant que « l’Afrique devrait se réveiller ».
« Mon continent devrait se réveiller », a dit le Directeur général de l’OMS, qui est d’origine éthiopienne.
Centrafrique.com/rca-lancien-chef-detat-major-le-redoutable-general-ludovic-ngaifei-dresse-un-bilan-sombre-de-la-politique-securitaire-de-touadera/bd6e035f-7d8b-4bbc-87de-8db5d14f3e00/” rel=”attachment wp-att-36588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le général de division Ludovic Ngaïféi, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) à Bangui.
Bangui (République centrafricaine) – C’est dans un document de plusieurs pages, intitulé : « Centrafricaines, Centrafricains, ensemble reprenons nos droits à la vie », que le général Ludovic Ngaïfei, ex-chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) entend répondre à ses détracteurs, principalement ceux qui ont malheureusement très mal interprété sa dernière sortie médiatique, laquelle il a tout simplement voulu attirer l’attention du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA sur sa mauvaise politique sécuritaire qui vise à cajoler les groupes armés, auteurs présumés des nombreux crimes contre les populations civiles depuis 2012.
Selon lui, « la liberté est l’une des conditions qui entraînent la démocratie ».
aller aux élections dans un contexte sécuritaire actuel très tendu revient à « chanter les vertus de la démocratie à un peuple qui n’est pas libre ».
Pour le général Ludovic Ngaïfei, « parler de ce qui est important pour mon pays, notre pays. Cela ne constitue en rien une faute morale et moins encore, un complot de coup d’État ».
Pour ceux qui ne connaissent pas le général Ludovic Ngaïfei, ce n’est pas pour la première fois qu’il attire ainsi l’attention du Président Faustin Archange TOUADERA. Étant chef d’État major à l’époque, l’homme n’avait cessé d’attirer la vigilance et l’attention du chef de l’État sur les comportements inacceptables des Mercenaires russes au sein des forces armées centrafricaines (FACA). Ce qui a d’ailleurs poussé le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à le limoger, en juillet 2018, de son poste de chef d’État major des armées.
Ce même comportement, à l’époque du régime de François Bozizé, le général Ludovic Ngaïfei avait eu de sérieux discords avec le général Bozizé, Chef d’État d’alors. Il fut limogé pour avoir insisté sur la nécessité d’équiper les FACA qui étaient au front face aux groupes armés.
Pour rappel, selon l’an Constitution de la République centrafricaine, c’est le chef de l’État qui est le chef suprême de l’armée. C’est à lui seul qui décide comment les FACA fonctionnent.
Ci-dessous, le texte intégral écrit par l’ex-chef d’État major des forces armées centrafricaines, le général Ludovic Ngaïfei.
[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/la-réponse-du-général-ludovic-ngaïfei-à-ses-détracteurs.pdf” title=”la réponse du général ludovic ngaïfei à ses détracteurs”]
Minusca-dans-le-quartier-de-pk5-de-bangui-la-capitale-de-la-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/des-casques-bleus-de-la-Minusca-dans-le-quartier-de-PK5-de-Bangui-la-capitale-de-la-République-centrafricaine-450×299.jpg” alt=”des casques-bleus de la Minusca dans le quartier de PK5 de Bangui la capitale de la République centrafricaine” width=”450″ height=”299″ />des casques-bleus de la Minusca dans le quartier de PK5 de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Photo Minusca.
Bangui (République centrafricaine ) – La Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) est mobilisée sur deux fronts sécuritaire et sanitaire.
Samedi dernier, la MINUSCA a été prise pour cible dans deux attaques distinctes. La première attaque a eu lieu à Grimari dans le centre du pays. Un Casque bleu burundais a été tué alors qu’il protégeait des civils lors de l’assaut de la ville par des éléments anti-balaka.
Dans le nord du pays, un Casque bleu pakistanais a été blessé lors d’une autre attaque contre une patrouille de l’opération onusienne sur l’axe reliant les localités de Ndélé et Birao. Cette seconde attaque a été attribuée aux groupes armés Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC) et Parti du Rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC).
Le même jour, le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en RCA a annoncé le premier cas confirmé de coronavirus dans le pays. La personne diagnostiquée avec le Covid-19 est actuellement soignée à l’Hôpital de l’Amitié dans la capitale Bangui.
En RCA, l’un des pays les plus pauvres au monde, l’ONU et les autorités centrafricaines travaillent main dans la main face au coronavirus. Avec l’appui de l’OMS, un centre d’isolement des malades du coronavirus a été établi dans cet hôpital.
« Nous continuons à appuyer le ministère de la Santé publique dans les mesures à prendre », a déclaré le Représentant de l’OMS en RCA, Severin Von-Xylander. « Le plus important, c’est de s’assurer qu’on détecte tous les cas sur le territoire centrafricain, de tracer leurs contacts, d’identifier les personnes malades et de les mettre en isolement », a souligné M. Von-Xylander lors d’une conférence de presse conjointe de la MINUSCA, de l’OMS et du Ministère centrafricain de la santé et de la population.
Dans le cadre des mesures prises pour prévenir la propagation du Covid-19, la MINUSCA a annoncé avoir suspendu le processus de rotation des contingents. Une mesure prise pour limiter le risque d’arrivée du virus depuis l’étranger. « Ceux qui sont déjà en RCA exécuteront les tâches habituelles », a déclaré le Commandant de la Force de la MINUSCA, le général Daniel Sidiki Traoré.
« La MINUSCA a un mandat de protection », a pour sa part rappelé Denise Brown, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU en RCA, dans ce contexte de double menace sécuritaire et sanitaire. « Et par conséquent, elle a maintenu son personnel dans le pays pour exécuter ce mandat malgré le Covid-19 ».
Mme Brown a souligné que le MINUSCA « continuera à appuyer le gouvernement centrafricain et le ministère centrafricain de la Santé dans cette lutte » contre cette nouvelle menace d’ordre sanitaire. Elle a également indiqué que tout le personnel des Nations Unies a reçu l’ordre de respecter scrupuleusement les consignes contenues dans les directives de l’OMS et du ministère de la Santé publique.
Contrôles à l’aéroport de Bangui
A l’aéroport Mpoko de Bangui, la MINUSCA a fourni un appui matériel et technique pour diagnostiquer les voyageurs à leur arrivée sur le sol centrafricain. « Nous avons mis en application les consignes du ministère de la Santé publique en mettant en place le personnel médical à l’aéroport Bangui-Mpoko pour contrôler les troupes et rendre compte au ministre de la Santé publique », a dit Mme Brown.
« Des médecins de la Police des Nations Unies et de la Force de l’opération de paix contribuent au contrôle à l’aéroport de Bangui », a pour sa part déclaré le général Pascal Champion, chef de la composante police de la MINUSCA.
Champion a rappelé que les policiers de la mission onusienne sont en contact régulier avec la population et sont intégrés dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie. « Des mesures additionnelles seront prises pour contribuer à la lutte contre le Covid-19 », a-t-il déclaré.
Combattre la stigmatisation et les fausses informations
Lors de cette conférence de presse sur la réponse de l’ONU et du gouvernement au coronavirus en RCA, Mme Brown et M. Sompsé ont dénoncé la campagne de stigmatisation menée contre le personnel des Nations Unies et des ONG et accusant les étrangers de véhiculer le coronavirus dans le pays.
« Ce virus n’a pas de nationalité », a dit la Représentante spéciale adjointe. « Tous les peuples sont touchés car le virus ne fait pas de différence, ni de couleur, ni de peau, ni d’appartenance religieuse », a pour sa part précisé M. Von-Xylander de l’OMS. Le ministre de la Santé a rappelé que personne n’était épargné par le coronavirus et qu’il n’y avait aucune raison de stigmatiser quiconque. « Nous avons reçu trois prélèvements de sujets venus récemment de France, mais tous sont négatifs », a déclaré M. Somsé.
La communication est un aspect crucial de la bataille contre le coronavirus et la stigmatisation en RCA. Un point sur lequel a insisté le Représentant de l’OMS, M. Von-Xylander, à l’intention de la presse. « C’est très important que les journalistes remplissent leur part de travail de manière correcte. C’est votre responsabilité déontologique d’éviter de diffuser de fausses informations », leur a-t-il dit.
Le ministre centrafricain de la Santé, Pierre Somsé, s’est fait l’écho de l’appel du responsable de l’OMS, soulignant que les médias ont un grand rôle à jouer dans la sensibilisation du public. « Evitez les rumeurs et la panique », leur a-t-il dit. « La personne infectée au coronavirus se porte bien. Toutes les personnes qui étaient en contact avec elle sont testées négatives », a-t-il précisé.
Le ministre a cité le cas d’une rumeur circulé dans le sud-ouest du pays dans la ville de Mbaïki (à 107 kilomètres de Bangui) faisant état du décès de la personne détectée positive au coronavirus en RCA. « C’est faux. On a rendu visite à ce monsieur et il va bien », a t-il déclaré.
« On doit faire face à cette situation ensemble »
Pour Mme Brown, le coronavirus ne doit pas faire oublier la crise humanitaire qui touche la RCA. « Chaque mois, ce sont plus d’un million de personnes qui sont soutenues à travers les actions des organisations humanitaires », a-t-elle rappelé, soulignant la nécessité de prendre des dispositions « afin d’éviter que les gens se sentent abandonnés ».
Le ministre centrafricain de la Santé a salué la transparence de sa coopération avec la MINUSCA et avec toutes les représentations diplomatiques en RCA dans la mise en œuvre des mesures préventives prise contre le Covid-19.
« La coopération avec la MINUSCA est exemplaire et décisive et a une portée mondiale. Elle nous a informé sur les alertes, apporte un appui matériel et technique et fait partie de notre équipe de travail technique », a dit M. Somsé.
« Cela concerne tout le monde », a résumé la Représentante spéciale adjointe. « On doit faire face à cette situation ensemble ».
Centrafrique.com/table-de-negociations-entre-les-groupes-armes-issus-de-lex-coalition-seleka-a-bria-le-18-mars-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Bria (République centrafricaine ) – depuis mercredi, à Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, les pourparlers entre les différents groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka se poursuivent dans la ville sous la supervision du chef rebelle et patron de l’UPC Ali Darassa. Aucun consensus n’a été trouvé, mais les débats vont reprendre ce jeudi, en présence des représentants du FPRC, du MLCJ, du RPRC, du MPC et de l’UPC.
Depuis le début de conflit interethnique opposant le FPRC, à majorité Rounga et Sara, et le MLCJ à majorité Kara, dans la préfecture de la Vakaga au mois du juillet dernier, puis sa propagation dans d’autres villes de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran, de séries des négociations menées par des notables locaux, appuyés par le bureau de la Minusca n’ont pas pu aboutir à une solution de consensus entre les différentes parties en conflit. Des affrontements se poursuivent à Ndélé, comme dans d’autres localités de la Haute-Kotto.
C’est dans ce contexte tendu que le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) est arrivée à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto en vue de mener une nouvelle discussion avec tous les représentants des différents groupes armés en conflit .
Logé dans sa résidence de Bria au quartier Gobolo, le chef rebelle Ali Darassa a pu réunir depuis mercredi tous les représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka autour d’une seule table de négociations en vue de trouver un consensus au conflit interethnique qui continue de fragiliser les régions du nord et nord-est de la République centrafricaine.
D’après un représentant du MLCJ ayant participé à la négociation de Bria, aucun consensus n’a été trouvé ce mercredi 18 mars. Un blocus a été observé du côté du FPRC où un général, au nom de Mahamat Sallet, se disait opposé à tout consensus avec le MLCJ et le RPRC. Mais Ali Darassa n’a pas lâché le morceau. Il continue sa négociation ce jeudi avec les mêmes équipes des groupes armés.
Contacté par CNC, le général Damboucha du FPRC se dit confiant quant à l’issue de cette négociation ce jeudi 19 mars.
Bangui (République centrafricaine ) – Après les pays de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique, c’est le tour des pays africains de faire face à l’épidémie de coronavirus 2020. Plusieurs pays africains ont déjà confirmé au moins un cas sur leur territoire. L’OMS appelle l’Afrique à se réveiller et se préparer au pire, tandis que certains pays d’Afrique centrale ferment leur frontière par mesure de précaution. En République centrafricaine, le gouvernement se veut rassurant, en annonçant que le seul cas confirmé dans le pays serait en phase de guérison.
Si l’Italie a enregistré au moins 450 décès par jour liés à l’épidémie de coronavirus, en Afrique, le nombre du décès lié à cette épidémie est très limité pour l’heure. Ce qui n’a pas empêché l’OMS (Organisation mondiale de la santé) d’appeler l’Afrique à la vigilance et se préparer au pire.
Plusieurs pays africains ont déjà pris des mesures de prévention. Le cas de Cameroun, mais aussi du Tchad qui ferment leurs frontières avec la République centrafricaine, pays le moins touché pour l’heure avec un seul cas confirmé officiellement.
Selon le ministre centrafricain de la Santé de la population, le seul patient atteint de coronavirus 2020 serait en phase de la guérison, contrairement à ce que certains véhiculent dans les médias.
Cependant, dans les localités de Mbaïki, selon un tweet de la Minusca en date du mercredi 18 mars, de folles rumeurs circulent faisant état du décès de la personne détectée positive au coronavirus. Ce qui est faux, annonce la Minusca qui indique qu’une visite lui avait été rendue, et il se porte à merveille. Toutes les personnes étaient en contact avec lui ont été testé négatif, selon le Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui.
Pendant ce temps, les populations de la Nana-Mambéré particulièrement de Bouar et de Baoro s’inquiètent sérieusement de la fermeture de frontières camerounaises avec la République centrafricaine. À Bouar, cette fermeture de frontière va probablement provoquer une forte inflation des prix des produits importés du Cameroun.
À Bangui, le gouvernement n’a pas encore annoncé des mesures suite à la fermeture des frontières camerounaises avec la Centrafrique depuis mercredi 6 heures du matin.
Minusca-le-bras-de-fer-se-poursuit/8313860a-87ac-44d2-80ca-6f1bdf6757e0/” rel=”attachment wp-att-36437 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/8313860A-87AC-44D2-80CA-6F1BDF6757E0-450×253.jpeg” alt=”La Ministre Sylvie Baïpo Témon lors de la réception du mémorandum des jeunes manifestants, le 17 février 2020 à Bangui” width=”450″ height=”253″ />La Ministre Sylvie Baïpo Témon lors de la réception du mémorandum des jeunes manifestants, le 17 février 2020 à Bangui. CopyrightRNL
Bangui (République centrafricaine ) – Les relations entre la Minusca, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique , et le gouvernement centrafricain, mais aussi le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, traverse un moment difficile, voir tendu depuis plusieurs semaines. En cause, la décision du gouvernement, en date du 17 février, de sanctionner quatre hauts fonctionnaires de la Minusca, accusés de connivence avec les groupes armés . Ce que le conseil de sécurité conteste et parle de diffamation, mais le pouvoir de Bangui persiste et signe. La tension est à son comble.
Même si le ministre centrafricain de la Santé de la population, Docteur Somsé,salue l’excellente collaboration entre le gouvernement, la Minusca et l’OMS (Organisation mondiale pour la santé)dans la lutte contre le coronavirus 2020 en République centrafricaine, la réalité sur le terrain est toute autre chose. Les relations entre les autorités centrafricaines et la Minusca sont de plus en plus tendues à cause d’une décision du gouvernement, en date du 17 février 2020, qui demande expressément au représentant permanent du Secrétaire Général des nations unies en République centrafricaine la mutation forcée et obligatoire de ses quatre haut-fonctionnaires, accusés d’avoir « fourni des équipements létaux et non létaux aux groupes armés».
C’est dans ce contexte des relations tendues entre le gouvernement et la Minusca qu’une marche avait été organisée, le 17 février dernier à Bangui, à la place des nations unies, par le mouvement des jeunes patriotes centrafricains pour la paix (MPCP), et le Réseau national de Sauvegarde des Acquis de la Paix (RNSAP) pour exiger le départ du sol centrafricain des quatre fonctionnaires de la Minusca qu’ils accusent d’être des mercenaires. Mais il y’a quelques jours, dans un communiqué, l’Union européenne, l’union africaine, la Minusca, et la CEEAC ont dénoncé la campagne de désinformation et de propagande hostile contre le personnel de la Minusca à Bangui.
Le 28 février, le conseil de sécurité s’est prononcé sur la campagne contre le personnel de la MINUSCA en Centrafrique et se dit gravement préoccupé par la poursuite des campagnes médiatiques anti-MINUSCA en « diffusant des informations fausses et inacceptables sur la Mission et son personnel ainsi que des incitations à la haine ».
Comme si cela ne suffisait pas, le mouvement des jeunes patriotes centrafricains pour la paix (MPCP), et le Réseau national de Sauvegarde des acquis de la Paix (RNSAP) , créés par Arouna Douamba, menacent à nouveau de paralyser la capitale Bangui à partir du vendredi prochain jusqu’au départ du sol centrafricain des quatre fonctionnaires de la Minusca : « le Mouvement des patriotes Centrafricains pour la Paix (MPCP) et le Réseau national de Sauvegarde des Acquis de la Paix (RNSAP), lancent un appel à toute la population Centrafricaine pour une opération ville morte jusqu’au départ définitif des 4 mercenaires du territoire Centrafricain ».
C’est clair, le bras de fer est lancé, et la Minusca n’a pas l’intention de céder à la pression du gouvernement à travers son bras délinquant « le mouvement des patriotes… ».
Pour de nombreux observateurs, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ne contrôle plus rien dans le pays. On ne peut pas imaginer comment des hommes politiques respectés, des diplomates onusiens et les religieux sont discrédités et insultés à la longueur de la journée dans les médias d’État sans que le pouvoir lève son petit doigt pour remettre les choses dans l’ordre. Du jamais vu, selon certains diplomates africains.
Pour les Centrafricains, ceux qui entourent actuellement le chef de l’État ne l’ont pas aidé à gérer efficacement le pays. Ils ont voulu certainement sa chute, mais ça viendra.
Gisèle MOLOMA
Copyright2020CNC.
[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/communiqué-de-presse-du-mouvement-des-patriotes-centrafricains.pdf” title=”communiqué de presse du mouvement des patriotes centrafricains”]
FPRC-saluent-leur-chef-militairement/” rel=”attachment wp-att-36611 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/des-rebelles-du-fprc-saluent-leur-chef-militairement-450×244.jpg” alt=”Les combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 11 aout 2017. Photo CNC. CopyrightCNC.” width=”450″ height=”244″ />Les combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 11 aout 2017. Photo CNC. CopyrightCNC.
Ndélé (République centrafricaine ) – alors qu’une équipe des facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) et du gouvernement est attendue ce jeudi 19 mars à Ndélé, le règlement de compte interethnique se poursuit malheureusement dans la ville. Les déplacés continuent d’arriver en masse dans le camp, et le médecin de la ville, quant à lui, échappe à une tentative de son enlèvement.
La tension intercommunautaire est encore vive à Ndélé, alors que la ville est relativement calme depuis plus de trois jours. Aucune détonation d’arme n’est entendue, mais
la ville est toujours contrôlée par les rebelles du FPRC à majorité Rounga et Sara. Tandis que les combattants rebelles du RPRC, à majorité Goula, et ses alliés du MLCJ et du PRNC contrôlent quant à eux les localités environnantes de Ndélé.
Pourtant, depuis quatre jours, on nous signale plusieurs cas de règlement de compte interethnique entre les Goula et Rounga.
C’est dans ce contexte qu’une délégation des facilitateurs de l’APPR-RCA et du gouvernement est attendue à Ndélé ce jeudi 19 mars pour tenter de réactiver les pourparlers entre les belligérants. Mais la seule inquiétude des facilitateurs, c’est le manque cruel d’un chef respecté et influent qui pourrait représenter les Goula aux prochaines négociations avec la communauté internationale.
Cependant, le médecin de l’hôpital de Ndélé, selon ses proches, aurait échappé à une tentative de son enlèvement par des combattants rebelles Goula du RPRC, ce dimanche 15 mars. L’objectif, selon une source sécuritaire locale, serait de le kidnapper, puis le forcer à soigner les nombreux combattants Goula blessés qui sont présentement sans soin dans la brousse. Ce que les Goula ont catégoriquement nié
Centrafrique.com/centrafrique-des-mesures-annoncees-pour-renforcer-la-protection-des-civils-a-birao-par-la-minusca/patrouille-mixte-fsi-minusca-a-birao-en-decembre-2019-par-la-minusca-2/” rel=”attachment wp-att-35817 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.
Bangui (République centrafricaine ) – Si la présence de COVID-19 en République centrafricaine semble défrayer la chronique et parait occuper tout l’espace médiatique national, il n’en demeure pas moins vrai que certains dossiers brûlants puissent retenir l’attention. Il y a, entre autres dossier, le buzz sur la main invisible du patron de la Banque centrale en Centrafrique, Ali Chaïbou dans le regain de tensions qui rongent la paisible population de Vakaga en général, et celle de Birao en particulier, depuis ces derniers temps.
En effet, depuis début septembre 2019, la ville de Birao située à quelque 1067 km de Bangui à l’extrême nord-est du pays, naguère havre de paix au temps forts de la crie centrafricaine, a été plongée dans une crise sans précédent. Visiblement, il s’agit d’affrontements fratricides entre les communautés locales, notamment d’un côté, des ethnies Goula, Rounga et Haoussa se réclamant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), et de l’autre côté, les Kara qui se présentent comme étant du rang du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ). Ces deux mouvements ex-rebelles, faut-il le rappeler, sont dirigés respectivement par Nourredine Adam et Gilbert Toumou-Déa.
Dans cette guerre fratricide qui se poursuit malheureusement vers la localité de Ndélé, ce sont des dizaines de milliers de Centrafricains de ces localités qui sont frappés de plein fouet, alors que l’on dénombre, à en croire les chiffres officiels, des centaines de braves hommes et femmes massacrés. A ce jour, Birao pleure encore ses morts, malgré l’accalmie qui revient peu à peu dans la localité. Les déplacés vivent encore le cauchemar sur les sites de fortune.
C’est dans ce contexte que le buzz sur la personne du Directeur national actuel de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) pollue l’environnement socio-politique et sécuritaire du pays. A en croire les informations, Ali Chaïbou serait l’un des têtes pensantes de la crise de Birao sans prouver en quoi exactement il a pu contribuer à la dégradation de la situation sécuritaire dans sa propre localité d’origine.
Le danger d’une telle visée est que le DN de la BEAC occupe une place stratégiquement sensible en termes d’image de la République centrafricaine, surtout à une période charnière où le pays rentre dans une phase de reconstruction post-conflit et qu’il a grand besoin de l’aide de la communauté internationale. Pourtant, toute l’attention devrait se focaliser sur les vrais enjeux sous-régionaux de l’heure qui se recentrent sur la présidence de la COBAC qui devrait revenir cette année, selon le principe de la rotation, à la République centrafricaine. Histoire pour les autorités et le peuple centrafricain de porter leur choix élitiste sur un digne fils du pays pour représenter la RCA à ce poste. Ce qui porte à croire qu’à l’approche de cette échéance, les vieux démons entendent mettre toute la batterie en marche, en vue tout simplement de créer la diversion autour de l’essentiel et faire échouer le pays.
Quant au feuilleton Ali Chaïbou, et de mémoire, ce n’est pas une première que des poux soient cherchés sur le crâne nu de ce dernier. L’on se souviendra que lorsqu’il était question de prendre le successeur de Simplice Mathieu Sarandji à la Primature, le nom de ce fils du pays a déjà fait le buzz dans les média. Pourtant, ses actions sociales très saluées à Birao auprès de la population, ponctuées par le fort soutien à la réussite des festivités du 1er Décembre, etc. n’avaient comme seule justification : qu’il est ressortissant de Birao.
D’ailleurs, le DN de la BEAC est lui-même le Président de l’Association des ressortissants de la Vakaga, donc normal de poser des actes positifs, soit au nom de l’Association, soit en son nom comme fils de Vakaga. D’ailleurs bientôt, la Loi sur la décentralisation sera votée par l’Assemblée nationale – Loi qui donne plein pouvoir au développement local qui passera inéluctablement par la mobilisation des filles et fils de chaque région du pays.
L’on se pose donc la question, en quoi un tel postulat devrait faire assimiler le DN de la BEAC aux groupes armés. Peut-être qu’il s’agit de tout simplement de lancer une pierre sur une mangue mure, notamment sur un fils du pays qui entend apporte du positif pour l’épanouissement de ses concitoyens. Dans le cas contraire, seul l’avenir en dira plus.
Centrafrique.com/les-enfants-jouent-au-football-sur-un-terrain-de-foot-a-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les enfants jouent au football sur un terrain à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio
Bangui (République centrafricaine ) – Comme tous les jeunes du monde, la jeunesse de Centrafrique regarde vers l’avenir, s’intéresse aux nouvelles technologies, pratique des sports venus d’ailleurs, écoute et danse sur des musiques actuelles, invente la mode de demain et partage tout sur les réseaux sociaux.
Toutefois, il suffit d’un simple rythme traditionnel pour raviver les gestes des danses d’autrefois qui sommeillent dans les gènes des jeunes Centrafricains.
Les racines du passé sont profondément ancrées mais peuvent surgir à tout moment pour apporter du sens à l’expression artistique.
La pratique sportive n’est pas en reste et bien que le ballon fait l’unanimité dans les quartiers de Bangui pour un match de football ou de basket-ball, certaines pratiques ancestrales interpellent, intéressent et attirent de nouveaux adeptes.
A l’âge où l’on se sent fort il est normal de vouloir se mesurer aux autres et la lutte traditionnelle, qui depuis quelques années retrouve un second souffle en Centrafrique, est l’activité idéale pour s’affronter dans le respect de l’adversaire. En effet, ce sport quelque part entre le sumo japonais et la lutte gréco-romaine se pratique dans tous les arrondissements de Bangui et les jeunes peuvent y apprendre les gestes du combat au corps à corps éprouvés par leurs aînés eux-mêmes initiés par les anciens. Cette transmission intergénérationnelle est garante de la tradition et permet au novice de s’inscrire dans une démarche de retour aux sources et à l’âme de ce sport. Car comme le dit l’adage, sans la technique la force n’est rien !
Pour exercer son adresse il y a aussi le Ngbaba qui se joue avec des crosses en bois de préférence de goyavier et un palet ou rondelle. Bien qu’il y a un retour timide de ce jeu traditionnel et unique au pays de Boganda, dès qu’une partie se joue, nombreux sont les participants et le public pour commenter les prouesses des deux équipes qui se font face.
Ce sport, qui a bien failli disparaître du paysage centrafricain, semble être inspiré du hockey mais ses origines pourraient être beaucoup plus anciennes voire antiques. En effet, les jeux de crosses sont pratiqués depuis l’Antiquité en Afrique et le Ngbaba serait un héritage des rites d’initiation de certaines tribus de la région. Autrefois, les équipes se déplaçaient de quartier en quartier pour s’affronter et le jeu était un facteur de cohésion sociale. Aujourd’hui, le Ngbaba est d’abord un sport de rue accessible au plus grand nombre qui rappelle aux gens de bons souvenirs de leur enfance et pour les plus jeunes apporte les valeurs de partage et de joie de la vie en communauté.
La jeunesse de Centrafrique, à l’image de son pays, se reconstruit depuis la dernière crise dans une volonté de paix et veut pouvoir comme tous les jeunes du monde profiter de la vie et du vivre ensemble. Tournée vers l’avenir, la jeunesse du pays avance tout en gardant en elle l’instinct du passé issu des traditions qui ont forgé l’âme du centre de l’Afrique.
Centrafrique.com/rondpoint-du-quatrieme-arrondissement-avec-la-statue-du-soldat-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rondpoint du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Bangui (République centrafricaine ) – L’incident a eu lieu il y’a quelques minutes au croisement du quatrième arrondissement de Bangui. Selon nos informations, le véhicule du cortège impliqué dans cet accident appartient au contingent rwandais de la Minusca affecté au service de protection du Premier ministre.
Les faits sont très graves, selon les témoins de la scène interrogés par CNC qui parlent de triples tonneaux du véhicule au moment de l’accident.
Selon eux, vers 15h30, le cortège du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, en provenance du PK12 à destination du centre-ville, est arrivé au croisement du quatrième arrondissement. Les voies se sont très vite dégagées et la quasi-totalité des véhicules du cortège arrive à franchir le croisement malgré une circulation assez dense dans le secteur. Mais le dernier véhicule, un pick-up du contingent rwandais de la Minusca, pour des raisons encore inconnues, percute violemment le trottoir en pleine vitesse.
Vu l’impact violent du choc, le véhicule a été propulsé avec de triples tonneaux spectaculaires à plus de 100 mètres du lieu de l’impact.
Pour l’heure, on ignore s’il y a des morts et des blessés parmi les membres de l’équipage.
Quant aux autres véhicules du cortège du Premier ministre, ils continuent leur route comme rien n’était.
Par ailleurs, le véhicule accidenté, qui a percuté le bar la verdure après son triple tonneau, est toujours coincé entre les quatre murs, et les forces de l’ordre, dépêchés sur le lieu de l’accident, viennent d’arriver sur place.
Aux dernières nouvelles, le véhicule des rwandais aurait percuté aussi un pick-up privé dans cet accident.
Centrafrique.com/rca-la-candidature-de-martin-ziguele-a-la-prochaine-presidentielle-reveille-les-vieux-demons/martin-ziguele-750×500/” rel=”attachment wp-att-36620 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.
Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour clandestin au pays de François Bozizé en décembre 2019, un certain nombre de ses anciens griots et thuriféraires comme Zama Javan Papa et autre Mathurin Dimbélé Nakoé désormais en rupture de ban avec le KNK et son fondateur, mais toujours dans le but de continuer à remplir leur estomac, ont changé de camp et se sont reconvertis pour faire le même boulot cette fois-ci au profit du président Touadéra et son MCU à travers un soi-disant Mouvement Centrafrique Debout. C’est ainsi qu’aussi surprenant que cela puisse être, ils ont pu accéder sans la moindre difficulté aux antennes de la station nationale de Radio Centrafrique pour crier haro sur leur ancien patron Yangouvonda tout juste revenu d’exil, dénonçant et condamnant de façon véhémente ses intentions belliqueuses de revanche et volonté d’orchestrer un coup de force pour reconquérir son fauteuil perdu par la faute de la coalition Séléka.
Ce jour 16 mars 2020, les mêmes énergumènes ont réussi à faire une nouvelle incursion aux mêmes antennes de Radio Centrafrique pour s’en prendre gratuitement en Français et Sango à Martin Ziguélé, président du parti politique MLPC et député de Bocaranga 3, proférant sur lui des tonnes d’insultes et le traitant de tous les noms d’oiseau. Ce que ces nouveaux griots du pouvoir de Touadera reprochent à Martin Ziguélé c’est de n’avoir pas pris part aux cérémonies de l’an 1 de l’Accord Politique de Paix pour la Réconciliation en RCA qui ont eu lieu au Palais de la Renaissance le 6 février 2020 en la présence entre autres des seigneurs de guerre Ali Darassa de l’UPC, Sidiki Abass des 3R, Alkhatim du MPC, ceux-là mêmes qui sèment la mort et la désolation dans une grande partie de notre territoire national et que Martin Ziguélé n’a eu de cesse de traiter de mercenaires étrangers et de condamner leurs nombreux crimes de sang et pillage de nos ressources naturelles.
Toujours à en croire ces procureurs d’un genre nouveau qui ont décidé d’instruire sur Radio Centrafrique le procès en sorcellerie de Martin Ziguélé, car à partir du moment où ce dernier et son parti sont dans une alliance politique avec le président Touadera, il ne devrait plus s’autoriser la moindre critique sur ce qui ne va pas dans le pays et fermer plutôt sa gueule. C’est quand même une assez curieuse conception de la liberté d’expression dans un pays qui se dit démocratique. Ce sont ces mêmes griots qui ont conduit Bozize Yangouvonda dans le mur situation qui l’a obligé à s’enfuir devant les hordes Seleka, tout général d’armée qu’il se prenait. Qui est Mathurin Dimbélé sinon celui-là même qui sous le règne de Bozizé, était DG de la SOCASP et s’est illustré par de colossaux détournements de deniers publics et mis par terre cette boîte qui devrait veiller au stockage et à l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Il devrait dormir encore en prison jusqu’ici. Or dans ce pays où l’impunité est la règle, non seulement Dimbélé n’est pas en prison mais s’est fait élire député et vient d’être encore élu pour la seconde fois 2ème vice-président du bureau de l’Assemblée. Il en va ainsi de notre pays. Prime aux voleurs et truands donc !
Que dire de Zama Javan Papa ? Un ancien vendeur de pain qui a réussi à se faire embaucher à la CBCA avant de se faire virer pour malversation et finir griot de Bozizé Yangouvonda et du KNK pour se retourner à présent contre le même fondateur du KNK. Ce sont ce genre de personnages que la classe politique centrafricaine s’honorerait à extirper de ses rangs. Les transhumants et autres « retourneurs » de veste devraient tous être montrés du doigt. Peut-on sérieusement reprocher à Martin Ziguélé d’exiger et de faire sans cesse appel aux garants et facilitateurs de l’Accord de Paix de prendre leurs responsabilités et veiller au strict respect des termes de cet Accord, surtout du côté des seigneurs de guerre qui l’ont signé, qui continuent d’en violer les dispositions en faisant couler indéfiniment le sang des fils du pays. Doit-on déverser sur lui des torrents d’insultes parce que le récent congrès ordinaire de son parti vient non seulement de le reconduire à sa tête à l’unanimité mais cerise sur le gâteau, l’a choisi comme candidat aux prochaines élections présidentielles.
Le président Touadera doit faire très attention afin que tous les « chercher à manger » et autres griots qui gravitent autour de lui et au MCU ne lui font ce qu’ils ont fait à Yangouvonda. L’extrême facilité avec laquelle ceux-ci parviennent aux antennes de Radio Centrafrique qui n’est pourtant pas leur propriété, est inadmissible et doit cesser. Le seul crime de Martin Ziguélé est d’appeler sans cesse à la réduction des capacités militaires des groupes armés ayant à leur tête les seigneurs de guerre étrangers comme Ali Darassa, Sidiki Abass, et autre Alkhatim. En s’en prenant à Martin Ziguélé avec une telle virulence, le Mouvement Centrafrique Debout de Mathurin Dimbélé et Zama Javan Papa se fait objectivement l’avocat de ses assassins de nos compatriotes de l’arrière-pays. Que les Centrafricains le sachent ainsi… !
Minusca-en-patrouille-a-ndele-le-13-mars-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/un-blindé-de-la-minusca-en-patrouille-à-ndélé-le-13-mars-2020-par-cnc-450×403.jpg” alt=”Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”403″ />Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Ndélé (République centrafricaine ) – Les faits se sont produits ce dimanche 15 mars, à trois kilomètres à la sortie nord-ouest de la ville, sur l’axe de Birao. Les assaillants ont pris la fuite après plusieurs minutes d’échange des tirs avec les forces pakistanaises de la Minusca. Le bilan fait état d’au moins deux morts et un blessé lors des échanges des tirs, a constaté sur place un journaliste du CNC.
Selon nos informations, les assaillants, qui ont tendu cette embuscade contre une patrouille de la Minusca, conduite par une équipe du contingent pakistanais, à trois kilomètres de la ville de Ndélé, à la sortie nord-ouest sur l’axe Birao, ce dimanche 15 mars aux environs de 17 heures, sont bel et bien des éléments rebelles Goula du RPRC qui se sont positionnés aux alentours de la ville de Ndélé après leurs affrontements avec les rebelles du FPRC la semaine dernière.
Interrogée par CNC, une source militaire pakistanaise, basée à Ndélé, explique qu’au moment de passage de leur patrouille à trois kilomètres de la ville.
Sur l’axe Birao, un homme en civil, sans armes, est sorti de la brousse en leur faisant signe du stop.
Croyant à un appel de détresse, la patrouille s’est arrêtée à quelques mètres de l’homme. À leur grande surprise, des dizaines d’hommes lourdement armés sont sortis de la brousse et ont commencé à tirer sur eux. Après plusieurs minutes d’échanges des tirs, les assaillants se sont repliés, laissant derrière eux deux corps sans vie de leurs compagnons d’armes.
Du côté de la Minusca, on déplore un blessé qui est déjà transféré ce lundi à Bangui pour des soins appropriés.
Rappelons que le même jour de l’attaque, c’est-à-dire ce dimanche 15 mars,un soldat du contingent burundais de la Minusca a été tué par des miliciens Anti-Balaka dans la localité de Grimari, dans la préfecture de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine.
Au Libéria, le patient testé positif est le chef de l’Agence de protection de l’environnement. Celui-ci est récemment rentré à Monrovia en provenance de Suisse. Pour éviter toute propagation du virus, le président George Weah a déclaré que désormais tous les voyages en provenance de pays ayant enregistré plus de 200 cas de coronavirus seraient interdits de voyager vers le Liberia.
En Côte d’Ivoire où trois nouveaux cas ont été déclarés portant à quatre le nombre de personnes testées positives au coronavirus, le Festival des musiques urbaines (Femua) prévu à la mi-avril, à Abidjan par le célèbre groupe ivoirien Magic System, a été reporté sine die.
De nouvelles mesures drastiques ont été prises par le Maroc. Pour contenir la propagation du nouveau coronavirus, Rabat a décidé que tous les cafés, les restaurants mais aussi des mosquées seront fermées jusqu’à nouvel ordre.
Des experts africains se mobilisent
Pour faire face au virus coronavirus, les pays d’Afrique peuvent s’appuyer sur l’expérience acquise au cours des précédentes épidémies d’Ebola en République démocratique du Congo et en Afrique de l’Ouest.
Ainsi, les représentants de laboratoires de quinze pays du continent travaillent étroitement avec l’Institut pasteur de Dakar pour améliorer le test rapide sur le Covid 19.
Covid-19 : l’Afrique peut-elle faire face à une propagation du virus ?
Actuellement, la durée d’un test au coronavirus en Guinée par exemple est de 10 h, nous a confié le Dr. Sakoba Keita, reponsable de la riposte. Ce qui fait dire à de plus en plus d’observateurs qu’il y aurait plus de cas de coronavirus en Afrique que le nombre officiel déclaré.
Minusca-annonce-la-fin-de-regne-de-lupc-a-alindao-et-a-bambouti/un-soldat-de-la-minusca-sur-un-char-blinde-lors-de-loperation-du-demantelement-des-barrieres-illegales-de-lupc-sur-axe-bambari-alindao-le-1-fevrier-2020/” rel=”attachment wp-att-36094 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/un-soldat-de-la-minusca-sur-un-char-blindé-lors-de-lopération-du-démantèlement-des-barrières-illégales-de-lupc-sur-axe-bambari-alindao-le-1-février-2020-450×300.jpg” alt=”un soldat de la minusca sur un char-blindé lors de l’opération du démantèlement des barrières illégales de l’upc sur axe bambari alindao le 1 février 2020″ width=”450″ height=”300″ />Un soldat de la Minusca sur un blindé de la Minusca lors de l’opération “Mo Kiri” le premier février 2020.
Bangui (République centrafricaine ) – Un casque bleu du contingent burundais de la MINUSCA a été tué dimanche après-midi à Grimari, préfecture de la Ouaka (centre de la République centrafricaine), alors que lui et ses collègues tentaient de stopper une attaque lancée sur la ville par les éléments armés de la milice Anti-Balaka sous le commandement direct du dénommé Dimitri Ayoloma.
L’incident a eu lieu après l’entrée dans cette ville située à l’ouest de Bambari, d’éléments armés Anti-Balaka, qui ont immédiatement ouvert le feu sur les domiciles du sous-préfet et du maire, semant la panique au sein de la population. Conformément au mandat de protection des civils de la MINUSCA, les casques bleus du poste militaire avancé de la Mission sont immédiatement intervenus pour mettre fin à l’attaque. L’un d’entre eux a été mortellement touché par les Anti-Balaka, qui ont délibérément ouvert le feu sur les soldats de la paix.
Le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye,condamne avec fermeté cet acte odieux ayant coûté la vie à l’un des soldats de la paix. « Cette attaque contre la ville de Grimari et les casques bleus est inadmissible et constitue un crime grave relevant de la compétence des juridictions nationales et internationales. Le leader de ces éléments armés, Dimitri Ayoloma, ainsi que tous les auteurs et complices de l’attaque devront répondre de leurs actes devant la justice », a précisé Mankeur Ndiaye, rappelant que toute atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considérée comme un crime de guerre et passible de poursuites par la justice nationale ou internationale.
Le Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSCA présentent leurs condoléances attristées à la famille du casque bleu ainsi qu’au peuple et au Gouvernement du Burundi.
La Force de la MINUSCA a renforcé les patrouilles à Grimari pour sécuriser les populations et prévenir d’autres incidents.
Centrafrique.com/rca-la-manipulation-une-longue-tradition-russe/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-14/” rel=”attachment wp-att-36077 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.
Bangui (République centrafricaine ) – A travers l’accident de la route survenu dimanche dernier dans le 4ème arrondissement de Bangui à hauteur du quartier Gobongo, les Centrafricains peuvent constater tout le cynisme et la fourberie dont certains Russes sont capables!
Il est près de 20h00 dimanche dernier lorsqu’un véhicule de la mission russe à bord duquel se trouvaient deux mercenaires de la Wagner percute violemment un taxi moto qui circulait tranquillement.
Malheureusement, les accidents surviennent parfois et dans ce cas-là, il faut tout faire pour porter assistance aux victimes. Seulement voilà, au lieu de cela, les Russes ont tenté de s’échapper plutôt que d’aider la victime ce qui est tout simplement de la non-assistance de personne en danger et du délit de fuite.
Cela était sans compter sur le courage dont font preuve les Centrafricains qui se sont mis à poursuivre ces impétrants. Plusieurs motos taxis ont réussi à rattraper le véhicule et à le bloquer une première fois avant que ce dernier ne s’échappe de nouveau ! Une deuxième course poursuite permet aux valeureux conducteurs de nombreuses motos-taxis de stopper le véhicule dangereux avant d’exiger de la part des Russes des explications. Au lieu de ça, le conducteur russe menace la population de son arme et tire même à plusieurs reprises pour disperser la foule ! Il faut l’intervention des FSI pour sauver les deux protagonistes d’un lynchage par la population excédée par ce comportement inhumain.
Face à cette situation et au lieu de reconnaître leurs méfaits, les Russes mettent tout en œuvre pour tenter de faire croire aux Centrafricains qu’ils ne sont en rien mêlés à cet accident. Après avoir voulu s’échapper, voilà qu’ils mentent une fois encore. Et pour preuve !
La première étape de leur tentative de manipulation consiste à rapidement produire de faux articles visant à travestir la réalité et à les faire diffuser dans les journaux centrafricains qui sont à leur botte. Ils ont publié dès mardi un article fort mal rédigé (probablement traduit par Google) qui vise à faire porter le chapeau à la France. Or, l’ambassade de France a fait savoir qu’aucun ressortissant français, civil ou militaire, n’était concerné par cet accident. En plus de l’odieuse manipulation mise en œuvre, cela montre à quel point une certaine presse travaille en faisant fi de toute déontologie et en ne prenant pas soin de vérifier ses informations.
Pour poursuivre dans l’ignominie, les Russes sont allés ensuite intimider et même menacer la population si cette dernière témoignait de ce qu’elle avait vu.
Ne reculant devant rien, la radio Lengo Songo, montée et financée par les Russes de la société minière Lobaye Invest, a même conduit une réunion en urgence pour établir les messages à diffuser sur leurs ondes dans le seul but de masquer la vérité à ses auditeurs centrafricains.
Voilà le vrai visage des Russes censés aider le Centrafrique à se redresser. Dénués de tout scrupule. Mercenaires ayant perdu le sens de l’honneur militaire et guidés seulement par leurs propres intérêts. Et dire que ce sont les mêmes qui murmurent à l’oreille de notre élite…
Centrafrique.com/centrafrique-le-rassemblement-democratique-centrafricain-appelle-les-partis-politiques-a-une-concertation/desire_zanga_kolinga_corbeaunews-5/” rel=”attachment wp-att-34198 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président du parti RDC Désiré Zanga Kolingba
Bangui (République centrafricaine ) – Il y a une constante en politique en République Centrafricaine. À la veille des élections présidentielles, des tsunamis surgissent régulièrement dans les partis politiques. Ces éruptions volcaniques sont tellement puissantes qu’elles engloutissent assez-souvent sans coup férir des dirigeants et militants politiques.
Le parti Rassemblement Démocratique Centrafricain n’échappe pas à cette constante. À plusieurs reprises, ce parti a connu ce genre de tremblement de terre. On peut dire sans se tromper que cette formation politique est dans l’œil du cyclone.
Il y a quelques semaines, le RDC est revenu sur le devant de la scène en prononçant des sanctions à l’encontre de certains de ses membres en l’occurrence les députés du parti à l’Assemblée Nationale.
Si cette question a fait couler beaucoup d’encre, il y a lieu d’y revenir avec une analyse à froid tant les tensions se sont un peu apaisées.
Les éléments de la décision de sanction contestée.
Tout a commencé après les élections présidentielles de 2016. Alors que le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) avait vainement envisagé de rallier le candidat Faustin Archange TOUADERA arrivé en tête à l’issue du premier tour de cette élection, il a pu signer un accord de gouvernement avec l’URCA qui était en seconde position. Étant précisé que le RDC était parvenu à se hisser à la troisième position lors de cette compétition électorale nationale.
Le nouveau Président de la République élu avait lancé un appel à l’unité pour sauver la République eu égard à la crise militaro-politique dans laquelle le pays était englué. C’est ainsi qu’au nom de cette Union Sacrée, le RDC a rejoint la majorité présidentielle. En contre-partie, cette formation a eu droit à un poste ministériel et la nomination de quelques-uns de ses cadres au sein de l’Administration nationale et à l’Assemblée Nationale.
Ce soutien sans faille du début a commencé à se déliter petit à petit sous les critiques d’une frange de la base et de l’organisation de la jeunesse du parti. L’estocade a été portée par la Fédération France-Europe du RDC pour qui cette appartenance à la majorité présidentielle n’apportait rien au parti d’autant plus que la mauvaise gouvernance actuelle du pays ne permet pas de résoudre la crise centrafricaine de manière durable.
La question du départ du RDC de la majorité présidentielle fut alors portée au bureau politique du parti. Faute de consensus ou de majorité, elle fut renvoyée pour être tranchée par le Congrès du parti.
Le sujet fut remis à l’ordre du jour de la réunion du Bureau Politique du samedi 26 octobre 2019. Dans le communiqué de presse publié à l’issue de ladite réunion sous la plume du Secrétaire Général du parti, on pouvait y lire : « le Bureau Politique du Rassemblement Démocratique Centrafricain s’est réuni le samedi 26 octobre 2019, après avoir débattu pendant plusieurs semaines son positionnement d’une part, et afin d’éviter toute amalgame et tergiversation au regard du contexte politique et sécuritaire du pays d’autre part, a décidé du retrait immédiat du parti de toutes les alliances et regroupement politiques ». Et de poursuivre, « cette décision entraine le retrait du groupe parlementaire du Rassemblement Démocratique Centrafricain de l’intergroupe la Majorité à l’Assemblée Nationale » mais aussi de la démission du gouvernement de la seule Ministre du RDC.
Il semblerait que ce retrait n’aurait pas fait l’objet de débat pendant cette réunion. Que la décision aurait été prise unilatéralement par le Président du Rassemblement Démocratique Centrafricain. Le bureau politique n’a pas eu à délibérer. La question que l’on peut se poser est de savoir si les textes juridiques permettent-ils au Président du parti de prendre seul cette décision ?
Les députés dudit parti à l’Assemblée Nationale, dans une déclaration du 28 octobre 2019, se sont prononcés contre ce retrait après s’être concertés lors d’une réunion. Dans un communiqué officiel, les députés du parti, tout réaffirmant leur appartenance au RDC, leur parti politique, ont rejeté en bloc cette décision du président du parti de retrait de la majorité présidentielle en qualifiant cette décision, de décision unilatérale et personnelle.
Cette position provoqua la colère du Président du parti qui, par décision n°011/RDC/P.19 du 06 novembre 2019 radia le 1er Vice-président du parti ainsi que le Président du groupe parlementaire du RDC à l’Assemblée Nationale et par décision n°010/RDC/P.19 du 06 novembre 2019, exclua temporairement quatre (4) députés du parti.
La question est de savoir si ces décisions étaient juridiquement fondées au regard aux textes qui régissent le fonctionnement du RDC ?
De l’illégalité de la sanction de radiation et d’exclusion temporaire des députés membres du RDC
Les statuts du RDC qui font office de loi fondamentale du parti adoptés par l’Assemblée Générale constitutive des 6 et 7 février 1987 ainsi que le Règlement Intérieur ont fixé règles de fonctionnement du parti. Ainsi, toutes les décisions de sanctions doivent être prises selon ces textes.
Aux termes des dispositions de l’article 11 des statuts du parti, la qualité de membre se perd par la radiation prononcée par le Comité Directeur qui est le deuxième organe de délibération.
Le Comité Directeur, selon l’article 19 des statuts du parti, délibère sur les questions concernant l’organisation et le fonctionnement du RDC.
La décision n°011/RDC/P.19 du 06 novembre 2019 de radiation du 1er Vice-président du parti et du Président du groupe parlementaire du RDC à l’Assemblée Nationale indique comme motifs : haute trahison, désobéissance, indiscipline caractérisée et intelligence avec un parti concurrent.
La décision de radiation pré-citée est fondée sur les dispositions des articles 10, 11 alinéa 6 des Statuts et les articles 32-1 et suivants ainsi que l’article 32-7 du Règlement Intérieur.
L’article 32-1 définit la nature des fautes et fixe les degrés de sanctions encourues par les contrevenants. Il existe ainsi deux (2) degrés sanctions. L’avertissement, le blâme et la déchéance de fonction constituent le premier degré de sanctions. L’exclusion temporaire et la radiation du parti forment le second degré.
Cet article définit les sanctions. C’est ainsi qu’on entend par « intelligence avec un parti concurrent notamment le fait de lui livrer des informations confidentielles, s’entendre avec lui pour nuire aux intérêts du RDC ou de le déstabiliser ». En cas de désobéissance et indiscipline caractérisées (récidive à la désobéissance ou indiscipline), refus ouvert de se conformer aux consignes et directives du parti, la sanction encourue est l’exclusion temporaire. La récidive à l’indiscipline caractérisée, intelligence avec un parti concurrent, trahison, corruption, détournement des biens du Parti, destruction des biens du parti sont punis de la radiation.
Le Règlement Intérieur du parti RDC fixe également la procédure à suivre en cas de sanction.
C’est ainsi que, pour les cas qui nous intéressent ici, selon l’article 32.4, « la déchéance de fonction et l’exclusion temporaire des membres des Comités fédéraux et des membres du Bureau politique, à l’exclusion du Président et des Vice-Présidents sont prononcées par le Bureau Politique, convoqué en formation disciplinaire ».
Ces décisions de déchéance et d’exclusion temporaire prises du Bureau Politique sont susceptibles d’appel devant le Comité Directeur dans un délai de quinze (15) jours. Étant précisé que l’appel n’est pas suspensif.
Par ailleurs, jusqu’à la décision du Comité Directeur qui peut se prononcer selon la procédure d’urgence, en consultation à domicile des membres, ou en session extraordinaire, le Bureau Politique peut prendre toutes les mesures conservatoires conformes aux intérêts du Parti, nous dit l’article 32.4 alinéa 3.
Le Règlement Intérieur nous précise dans son article 32.4 alinéa 4 que c’est le Congrès, l’organe suprême du parti qui est compétent de prononcer la déchéance de fonction et l’exclusion des membres du Comité Directeur.
Mais toutefois, le Président du Parti a le pouvoir d’exclure temporairement les membres du Comité Directeur à titre conservatoire en attendant la tenue du Congrès, ce après consultation à domicile des membres du Comité Directeur selon la procédure d’urgence prévue par le Règlement Intérieur.
Cependant l’article 32.4 in fine prévoit que le mis en cause doit être invité à présenter oralement ou par écrit ses moyens de défense et se faire assister de deux (2) membres de son choix.
S’agissant de manquements aux textes du Parti par un membre du Bureau Politique, l’article 32.6 du Règlement Intérieur prévoit que ce dernier est immédiatement suspendu par le Président qui le traduit devant le Bureau Politique érigé en organe disciplinaire. Le présumé fautif doit d’abord recevoir la communication de son dossier. Ensuite, il est invité par le Secrétaire Général du parti à présenter par écrit ses moyens de défense dans un délai de quarante-huit (48) heures. Enfin, il se fait assister par deux (2) membres ou cadres du parti. Ce dernier est informé au moins vingt-quatre (24) heures avant la tenue de son « procès » devant le Bureau Politique qui siège en formation disciplinaire.
Après la présentation de ses moyens, ses défenseurs et lui se retirent. Le Bureau Politique délibère à huis-clos et la sanction retenue lui est communiquée.
Aux termes de l’article 32.7 du Règlement Intérieur du parti RDC, « dans les cas flagrants de trahison ou intelligence avec un parti concurrent, de récidive à l’indiscipline caractérisée, le Bureau Politique peut décider sans délai de la radiation d’un membre du Rassemblement Démocratique Centrafricain, en application des dispositions de l’article 11 alinéa 3 des Statuts ».
Le cadre de juridique des sanctions prononcées par décision n°011/RDC/P.19 du 06 novembre 2019 contre le 1er Vice-président du parti et le Président du groupe parlementaire du RDC à l’Assemblée Nationale ainsi que celles prises par décision n°010/RDC/P.19 du 06 novembre 2019 contre les quatre (4) députés étant précisé, analysons à présent les faits en rapport à ces fondements juridiques.
Le 1er Vice-président du parti et le Président du groupe parlementaire du RDC à l’Assemblée Nationale sont radié pour : « haute trahison, désobéissance, indiscipline caractérisée et intelligence avec un parti politique concurrent ».
La première chose qui saute aux yeux, c’est que l’infraction de haute trahison ne figure pas dans la nomenclature des infractions indiquées par le Règlement Intérieur du parti RDC.
Question : comment peut-on radier des membres d’un parti politique sur la base d’une infraction imaginaire ?
La réponse à cette question est absolument négative. Pour les juristes, le principe de légalité des délits et des peines (nulla poena sine lege) indique qu’un individu ne doit être pénalement condamné qu’en vertu d’un texte précis et non équivoque.
Les Statuts et le Règlement Intérieur du RDC n’ayant pas prévu cette « infraction », il est évident que cette sanction de radiation fondée sur ce motif est irrégulière.
Le motif relatif à « l’intelligence avec un parti politique concurrent » prête à sourire. Le parti RDC a, pendant plusieurs années, fait partie de la majorité présidentielle dans le cadre du pacte de « l’union sacrée ». À ce titre, il a entretenu des relations étroites avec de nombreux partis politiques de la majorité présidentielle dont le Mouvement Cœurs Unis, le parti présidentiel nouvellement créé. Ce n’est que le 28 octobre 2019 que le Président du RDC a décidé du retrait immédiat du parti de toutes alliances et regroupements politiques ». Le même document indique que le parti n’exclut pas de négocier et conclure d’autres alliances politiques.
Ce communiqué a précédé une décision de la Présidence du parti en date du 29 octobre 2019 ayant pour objet la suspension du RDC des « accords et appartenances à diverses plates-formes politiques » et le « retrait du groupe parlementaire du RDC de l’intergroupe parlementaire de la majorité à l’Assemblée Nationale ».
Cette décision même si est contestée et contestable prive-t-elle les membres du Bureau Politique et les députés du RDC de leur liberté de rencontrer à titre individuel les membres d’autres partis politiques amis d’hier ? Cette sanction a-t-elle prise sur la base des preuves suffisamment étayées ? Il y a des doutes qui devraient être levées à ce titre afin de donner la crédibilité à cette décision.
Peut-on qualifier de l’intelligence ou de haute trahison la seule contestation d’une décision interne prise par le président du parti ? Et en quoi le fait de contester une décision emporte la sanction de haute trahison ?
C’est cette décision qui a mis le feu aux poudres. Il ne m’appartient pas de juger de l’opportunité de ces décisions.
Ce qui retient l’attention ici, c’est la procédure de la prise de ces décisions de sanctions.
Si l’on se réfère aux textes fondamentaux du parti RDC, la procédure de sanctions prévue, ces différentes décisions prises tout de go dans les deux cas, celle relative à la radiation du 1er Vice-président et du Président du groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale et celle excluant temporaire des députés n’ont pas été prises selon les règles de l’art.
Prenons par exemple l’exclusion temporaire des députés que dit le Règlement Intérieur ?
Les députés, aux termes de l’article 20 des statuts du RDC, sont membres de droit du Comité Directeur.
Que l’article 32.4 du Règlement Intérieur prévoit que la déchéance de fonction et l’exclusion temporaire des membres du Comité Directeur sont prononcées par le Congrès. Mais toutefois, il est reconnu au reconnu au Président du Parti le pouvoir d’exclusion temporaire des membres du Comité Directeur à titre conservatoire « en attendant la tenue du Congrès après consultation à domicile des membres du Comité Directeur, selon la procédure d’urgence ».
Est-ce que les mis en cause ont-ils été entendus ? Ont-ils eu l’opportunité d’être entendus en présence des cadres du parti pouvant assurer leur défense ? A-t-on consulté les autres membres du Comité Directeur comme prévu par les textes du parti RDC ?
S’agissant de la sanction prononcée contre le 1er Vice-président du parti et le Président du groupe parlementaire du RDC à l’Assemblée Nationale, elle est en partie fondée sur les dispositions de l’article 32.7 du Règlement Intérieur du parti RDC. Ce texte vise le cas de flagrance de trahison ou d’intelligence caractérisée avec un parti concurrent, de récidive à l’indiscipline. Dans ce contexte le Bureau Politique peut décider sans délai de la radiation d’un membre du Rassemblement Démocratique Centrafricain, en application des dispositions de l’article 11 alinéa 3 des Statuts.
Il convient de relever d’abord que le texte ne dit pas que le Bureau Politique doit décider. Le Bureau Politique a simplement la faculté de radier le membre du parti.
Ensuite l’article 11 alinéa 3 des Statuts en substance que la radiation est prononcée est prononcée par le Comité Directeur dans l’attente de la tenue du Congrès du parti qui est l’instance suprême du parti.
À ce titre, le Président n’a que le pouvoir de sanction à titre conservatoire. Or, ce n’est pas ce qui ressort des décisions prises.
Enfin, l’auteur de la décision n’apporte pas les preuves de la flagrance de trahison ou de l’intelligence avec le parti concurrent.
De ce qui précède, ces allégations sont infondées. Et par conséquence, les décisions prises sont manifestement illégales. Elles pourront est être annulées par le juge si les concernés arrivaient à les lui déférer dans le cadre du contentieux.
La paix des braves pour l’intérêt général du parti.
Le RDC a encore vécu une grave crise. Pour la première fois de son histoire, il est privé de parole au sein de l’Assemblée Nationale puisque les députés exclus sont interdits de parler au nom du RDC. Cette exclusion prive également le parti de la manne financière des députés quand on sait que pour les élections à venir le RDC a besoin de l’argent pour battre compagne, il y a lieu de s’inquiéter.
Aussi, les députés exclus ont aussi une base électorale et des partisans qu’ils pourraient mobiliser pour leurs propres comptes lors des élections au détriment du RDC.
Il y a toujours eu des crises dans les partis politiques. Les exemples de grands partis politiques occidentaux sont là pour nous édifier. Nous avons Edouard BALLADUR, Nicolas SARKOZY d’un côté et Jacques CHIRAC et Philippe SEGUIN s’étripés lors des élections présidentielles mais ils ont fini par se réconcilier dans l’intérêt de leur parti, le RPR. Nous avons également les ténors du parti socialiste français au congrès de Rennes se battre comme des chiffonniers puis, ils ont pu se réconcilier.
Il est vivement souhaitable au nom du renouveau du parti RDC ainsi que les enjeux de Paix, de Réconciliation, du Vivre Ensemble dont le pays a besoin pour son émergence que les acteurs de cette crise politique interne du parti se dépassement et fassent la paix de brave.
Il y a donc de lieu de régler de manière définitive ce différend. Deux lieux sont indiqués à cet effet : un Comité de sages créé spécialement par le parti ou en dehors du parti et le Congrès du RDC. Le plus tôt serait le mieux eu égard aux échéances électorales 2020-2021.
Bangui (Centrafrique) – Dans le contexte de la persistance de l’insécurité dans la corne nord-est de la République centrafricaine (RCA), plusieurs milliers de habitants se sont rendus vers la frontière avec le Soudan pour s’établir dans ce pays voisin, a-t-on appris samedi de sources locales concordantes.
La migration massive est notamment visible dans la ville centrafricaine de Birao (nord-est), à dos d’âne, à bord de motos à trois roues ou d’automobiles, en direction de la ville d’Amdafock, frontalière avec le Soudan. La plupart de ces migrants ont perdu leur logement dans des incendies causés par de récentes violences inter-ethniques et ne mangent plus à leur faim.
Depuis septembre 2019, des affrontements ont opposé deux fractions rivales du groupe armé le Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’une appartenant à l’ethnie Rounga, et l’autre au peuple Goula. Ces conflits très dévastateurs ont embrasé trois préfectures du nord-est de la RCA, la Vakaga, le Bamingui-Bangoran, et la Haute-Kotto, dont les chefs-lieux respectifs sont Birao, Ndélé et Bria.
A Ndélé, une vingtaine de personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées mercredi dernier dans les dernières violences entre Goulas et Roungas du FPRC, de nombreuses maisons ont été également incendiées. La paix est pour l’instant revenue à Ndélé après l’intervention des casques bleus.
Centrafrique.com/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui (République centrafricaine) – Un premier cas d’infection par le coronavirus 2020 a été détecté à Bangui sur un sujet italien âgé de 74 ans et actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays, a annoncé le ministère de la Santé à la télévision nationale ce samedi soir.
« Le sujet déclaré est un ressortissant italien de 74 ans, arrivé d’Italie à Bangui il y a quelques jours. Le cas est pris en charge par les autorités sanitaires dans le dispositif établi à cet effet », annonce le gouvernement sur sa page Facebook samedi soir.
Pour l’heure, le gouvernement n’a pas communiqué sur les circonstances dans lesquelles le patient avait été identifié, encore moins le nombre des personnes ayant eu contact avec lui.
Rappelons que dans un communiqué publié le vendredi 13 mars, le ministère de la Santé de la population a annoncé une série des mesures préventives visant à renforcer, prévenir ET contrôler l’épidémie du CORONAVIRUS 2020 celles-ci inclus :
Restriction des visites dans les hôpitaux;
Renforcement des dispositifs au niveau des aéroports ;
Renforcement des dispositifs au niveau des aéroports ;
Suspension des salutations à la main;
Interdiction des accolades et de baisser publiques;
Fermeture des boîtes de nuit pour 1 mois…
Pour plus des détails, lisez ce communiqué du gouvernement :
Centrafrique.com/olympus-digital-camera-20/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Circulation à Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 10 février 2020. Photo CNC / Michael Kossi.
COMMUNIQUÉ DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE LA POPULATION
RELATIF A L’ADOPTION DES MESURES RESTRICTIVES VISANT LE
RENFORCEMENT DE LA PRÉVENTION ET DU CONTRÔLE DE L’EPIDÉMIE DU
CORONAVIRUS EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Le Ministère de la Santé et de la Population tient à informer l’opinion nationale que l’humanité tout entière est mobilisée pour prévenir et contrôler l’épidémie du Coronavirus qui constitue une menace pour les pays africains.
Conscient que la République Centrafricaine, notre pays, est exposée à un risque très élevé d’importation de la maladie et de propagation de celle-ci à l’échelon national, le Gouvernement s’est empressé de mettre en place un mécanisme national de redevabilité et de leadership au plus haut niveau de l’Etat, afin de mieux coordonner les actions à mettre en œuvre pour contrer cette épidémie.
Dans ce contexte, le Ministère de la Santé et de la Population, conformément au Règlement Sanitaire International et après approbation du Conseil des Ministres, adopte les mesures ci- après, visant à renforcer la prévention et le contrôle de l’épidémie à Coronavirus en République Centrafricaine.
Renforcement de mesure d’hygiène hospitalier et des protections des agents de santé et de professionnels de santé ;
Restriction des visites dans les hôpitaux ;
Renforcement des dispositifs au niveau des aéroports ;
Renforcement de l’hygiène publique :
Renforcement des dispositifs d’hygiène dans les édifices publics.
Suspension des salutations a la main.
Interdiction des accolades et de baisser publiques.
Installation de dispositifs de lavage de main dans les lieux publics, (bureaux, entreprises, lieu de cultes)
Fermeture des boites de nuits pour 1 mois.
Application obligatoire de la quarantaine pour toute personne entrant sur le territoire en provenance de zones a transmission locale de l’épidémie de COVID-19 ou ayant séjoumée dans de telles zones ;
Interdiction de tous les voyages des membres du gouvernement vers des pays a transmission locale de l’épidémie COVID-19 ;
Interdiction de tous les voyages officiels ou missions des cadres ou autres membres des administrations publiques et parapubliques vers des pays a transmission locale de l’épidémie COVID-19 ;
Obligation pour les missions diplomatiques et consulaires, organisations intergouvemementales et ONG de se conformer aux directives nationales et de collaborer avec les autorités nationales pour leur mise en œuvre ;
Obligation pour les compagnies aériennes et autres compagnie de transport de
personnes en provenance de pays à transmission locale de l’épidémie COVID-19 ou ayant séjourné dans ces pays, de collaborer avec les autorités sanitaires nationales pour la mise en œuvre des mesures de quarantaine et autres mesures nécessaires à la gestion des risques d’importation de cas ; -*s&
Interdiction de rassemblements et de mouvements de masse.
Il est par ailleurs recommandé aux centrafricains de l’étranger d’ajourner leur déplacement en République Centrafricaine jusqu’à nouvel ordre.
Les mesures préconisées ci-dessus pourront être renforcées en fonction de l’évolution des tendances de l’épidémie.
Enfin, la population est priée de ne pas céder à la panique et de se référer aux services de santé les plus proches ou à contacter le Ministère au numéro 1212, en cas de besoin.