Centrafrique.com/docteur-fari-taheruka-shabazz-arrete-par-la-cns-le-3-mars-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Docteur Fari Tahéruka Shabazz, arrêté par la CNS le 3 mars 2020
Bangui (République centrafricaine) – Menacé de mort par le premier-vice-Président de l’assemblée nationale Jean-Symphorien Mapenzi, Docteur Tahéruka Shabazz vient d’être arrêté par les policiers de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS). Les raisons évoquées, une affaire de cyber harcèlement dont le suspect serait à l’origine. Ce que ses proches ont vigoureusement contesté. Que s’est-il réellement passé ?
Très actif sur les réseaux sociaux, Docteur Fari Tahéruka Shabazz fut le Secrétaire Général du RPR de l’ex-Président du Conseil National de Transition Ferdinand Nguendet avant d’intégrer tout récemment l’équipe de communication de l’ancien Président de l’assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua.
Très gênant pour le régime à cause de ses prises de position fermes, et la virulence de sa plume contre la Touaderade, docteur Shabazz est devenu l’homme à abattre par les proches du chef de l’État Faustin archange TOUADÉRA. Il est l’auteur actuel de l’appel citoyen des intellectuels centrafricains à la destitution du bureau de l’Assemblée Nationale et la levée de l’immunité de Jean Symphorien Mapenzi.
Récemment prémédité par le premier-vice-président de l’assemblée nationale, docteur Tahéruka Shabazz avait déposé plainte près du parquet de Bangui.
Cette affaire, loin de calmer les esprits, est à l’origine de colère des députés de l’opposition qui demandent depuis 48h la démission du premier-vice-président de l’assemblée nationale ainsi que la levée de son immunité parlementaire.
Mais à la grande surprise de tout le monde, ce mardi dans la matinée, c’est le docteur Shabaz qui est arrêté par les forces de l’ordre pour une affaire de cyber harcèlement dont il serait l’auteur.
Selon le directeur de la CNS, le suspect aurait publié sur les réseaux sociaux des photos nues en ligne d’un certain Aroufaye, un jeune proche de Mapenzi. Ce qui est totalement faux, selon les proches du suspect qui parle d’une accusation fantaisiste et imaginaire.
Sur les réseaux sociaux, la nouvelle de l’arrestation de Shabaz fait débat. Certains parlent de détention illégale, tandis que d’autres accusent directement le chef de l’État de vouloir réduire au silence tous ses opposants politiques à quelques mois des élections groupées du décembre prochain.
Rappelons que le 15 février dernier, le parquet de Bangui avait publié un communiqué dans lequel il a indiqué que « depuis un certain temps, les autorités légalement constituées de ‘Etat centrafricain ainsi que des paisibles citoyens, font l’objet des propos injurieux, diffamatoires, tribalistes et racistes par des personnes malintentionnées à travers les Réseaux sociaux, Facebook, Live, etc ».
Cette attitude d’incivisme est de nature non seulement à ternir l’image de la RCA, mais aussi à créer un sentiment de haine au sein de la population et nuit dangereusement à la cohésion sociale, gage d’une paix durable, pour notre chère patrie.
Dorénavant, des poursuites Judiciaires seront régulièrement engagées contre les auteurs, coauteurs et complices des faits susmentionnés qui se trouveraient sur le territoire national. Ce que certains leaders de la société civile et de l’opposition démocratique dénoncent et parlent de chasse aux sorcières.
Centrafrique.com/15-militaires-centrafricains-candidats-aux-ecoles-dofficiers-francais/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>15 militaires centrafricains, candidats aux Ecoles d’officiers français
Bangui (République centrafricaine ) – Le pilier opérationnel (OTP) de la mission européenne en Centrafrique a entrepris la préparation de 15 candidats centrafricains aux examens probatoires d’admissions dans les écoles de formation d’officiers en France (Ecole Spéciale Militaire, Ecole Militaire Interarmes et Ecole des commissaires des armées). Ce stage se termine aujourd’hui, 03 mars 2020, par des épreuves dont les résultats détermineront les noms des candidats sélectionnés.
Le pilier opérationnel de l’EUTM-RCA est responsable de la formation militaire des fantassins. Il apporte aux FACA les savoir-faire fondamentaux du métier des armes : secourisme au combat, tir, TIOR (Techniques d’intervention opérationnelle rapprochée), etc. L’objectif du stage qui a débuté au mois de janvier 2020 est, cette fois-ci, d’appuyer les officiers et futurs officiers centrafricains à intégrer les prestigieuses écoles françaises. A termes, ces officiers centrafricains seront à même d’apporter, aux Forces armées centrafricaines, une expertise significative dans le domaine du commandement, base de toute manœuvre opérationnelle.
15 candidats ont donc été sélectionnés par les autorités centrafricaines pour suivre ce stage, mis en place par le poste de Défense de l’Ambassade de France, en étroite coordination avec l’Etat-Major des Armées, la mission EUTM-RCA et le DETAO (Détachement d’appui opérationnel) du camp de M’Poko.
Les candidats ont suivi un programme complet et adapté, du français aux mathématiques en passant par la culture générale, afin de les préparer au mieux aux examens et concours qui les attendent. Que ce soit au camp de M’Poko (DETAO) ou Moana (EUTM), les instructeurs ont eu à coeur de transmettre leurs savoirs et distiller les conseils qui feront peut-être la différence.
Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné plus de 6 000 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’Etat-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».
Centrafrique.com/la-prison-de-ngaragba-a-bangui-le-5-avril-2013/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La prison de Ngaragba, à Bangui, le 5 avril 2013. Photo AFP / Patrick Fort.
Bangui (République centrafricaine ) – Le corps d’un homme détenu depuis plusieurs mois à la maison carcérale de Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui a été retrouvé dans sa cellule ce lundi 2 mars 2020. Une enquête a été ouverte, et les premiers résultats montrent qu’il a été égorgé par ses codétenus. Comment ?
Selon des informations du Corbeaunews-Centrafrique (CNC), la victime aurait été égorgée par un groupe des détenus auquel on peut citer le chef milicien Anti-Balaka de Bangassou Crépin Wakanam alias Pino-Pino et son bras droit Kevin Béré-Béré alias Béré-Béré.
D’après une source concordante au sein de l’administration pénitentiaire ayant requis l’anonymat, le chef de bande Pino-Pino et son équipe des criminels de Bangassou ont réussi à faire introduire à l’intérieur de leur cellule des outils nécessaires pouvant leur permettre de découper aisément les grilles de fenêtre de leur cellule et s’évader. Mais au moment de passer à l’acte, leur codétenu, la victime, les aurait fortement déconseillés
face à l’insistance de celui-ci, la bande Pino-Pino n’a plus de choix que de le liquider physiquement. C’est ainsi que dans la journée du lundi, la victime a été égorgée par une lame de scie par Pino-Pino et sa bande de Bangassou.
Déposé à la morgue de l’hôpital, le corps de la victime sera inhumé dans les prochaines heures par sa famille.
Ce qui est étonnant dans cette affaire, on ne comprend pas comment les genres de personnes comme Pino-Pino et Béré-Béré peuvent être mis ensemble avec d’autres détenus dans une même cellule. Ce genre de personne, à défaut de peine de mort, devrait être incarcéré dans une prison spéciale au Nord-est du pays come l’a fait l’ex-Président André Kolingba dans les années 90.
Centrafrique.com/commissariat-4e-arrondissement-de-bangui-le-18-juillet-2019-par-micka/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>commissariat 4e arrondissement de bangui, le 18 juillet 2019. Photo CNC / micka
Bangui (République centrafricaine ) – La victime s’appelle Bertrand WILLIBOZOUMNA, âgé d’une quarantaine d’années. Sa mort a été cliniquement déclarée ce lundi 2 mars quelques minutes après son admission aux urgences de l’hôpital communautaire de Bangui. Une enquête a été ouverte, mais les premiers éléments confirment la thèse d’un acte accidentel.
Selon les témoins de la scène interrogés par CNC, la victime, le regrété Bertrand WILLIBOZOUMNA, serait un candidat au concours d’admission dans les forces armées centrafricaines. Ce lundi 2 mars, peu avant midi, il s’était présenté à la mairie du quatrième arrondissement, située juste à côté du commissariat dudit arrondissement pour déposer son dossier de candidature. Ceci a été fait, et l’homme se dirige, dès sa sortie de la mairie vers un manguier situé dans la cour du commissariat.
D’après plusieurs témoins qui l’ont vu en train de grimper ce manguier, monsieur Bertrand WILLIBOZOUMNA avait les mains vides quand il tentait de cueillir une mangue située à l’extrémité d’une branche . Malheureusement, son poids sur cette tige du manguier ne l’a pas permis d’atteindre son but.
Devant les passants qui observaient la scène, il s’est complètement lâché avec la branche avant de se cogner durement au sol.
Le choc était frontal, et monsieur Bertrand n’a aucune chance de sortir indem de l’affaire.
D’après le premier constat fait par les secouristes, il aurait cassé son cou et ses deux jambes lors de sa chute de haut de plus de 20 mètres.
Transporté par les forces de sécurité intérieure du quatrième arrondissement, il a été admis immédiatement aux urgences de l’hôpital communautaire de Bangui avant de rendre son âme quelques minutes plus tard.
Pour de nombreuses personnes qui ont assisté à la scène, c’est vraiment dommage pour ce brave homme qui a bien voulu servir son pays dans les forces de défense et de sécurité. Malheureusement, l’homme propose et Dieu dispose. Sa vie s’est terminée à cause d’une mangue ce lundi 2 mars 2020.
Centrafrique.com/rca-de-nouveaux-mercenaires-russes-en-centrafrique-pour-accelerer-les-exploitations-minieres/base-des-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-4/” rel=”attachment wp-att-36265 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.
Bangui (République centrafricaine ) – La récente actualité centrafricaine se fait l’écho d’une campagne de dénigrement de la Minusca, voire de diffamation. A les lire, on pourrait croire que cette représentation de l’ONU, qui œuvre pour ramener la paix au pays, est l’incarnation du diable en personne ! Alors pour tenter de comprendre le pourquoi du comment et pour ne pas voir ce sujet que par le petit bout de la lorgnette, prenons un peu de recul ou un minimum de hauteur pour resituer cette actualité dans sa globalité.
Voilà maintenant plus de cinq ans que la MINUSCA est déployée en République centrafricaine pour nous permettre de retrouver la paix que chacun appelle de ses vœux les plus chers. Chargée d’appuyer le DDR (désarmement-démobilisation-réinsertion) et plus récemment de veiller à la bonne exécution de l’accord politique de paix et de réconciliation (APPR), la MINUSCA s’attache à ce que les populations soient préservées durant la période de crise que notre pays traverse, ce qui au vu de la situation complexe dans laquelle nous nous trouvons est tout sauf une mince affaire.
Elle est la représentation même de l’ONU sur notre sol et fait respecter les résolutions qui y sont votées. Justement, le dernier vote du conseil des Nations Unies qui concerne le Centrafrique est celui qui a accordé un assouplissement de l’embargo sur les armes, décision prise à une écrasante majorité par les membres de ce conseil, seules deux nations s’étant abstenues parmi lesquelles la fédération de Russie. Et à vrai dire, cette décision qui marque une fois encore un échec de la diplomatie russe est restée en travers de la gorge du côté de la place rouge.
Malgré la campagne de désinformation menée la semaine précédant ce vote, le résultat ne fut pas celui escompté par le camp moscovite. S’en est alors suivi une semaine de stigmatisation de l’ONU dans les médias grossièrement mise en œuvre par le même camp qui, plutôt que de respecter la décision prise à travers l’expression de toutes les nations de ce monde, a continué à montrer son mécontentement comme le ferait un enfant qui tape des pieds par terre parce que sa maman a refusé de céder à ses caprices. Alors, touché dans son orgueil et plutôt que de proposer des solutions qui vont dans le sens du pays, le camp russe décide de passer à la vitesse supérieure et de saper les efforts de la MINUSCA pour le Centrafrique ! Jugez plutôt !
Suite aux malheureux évènements survenus pendant les fêtes de Noël au PK5, la MINUSCA a su ramener le calme. Depuis, la situation est apaisée entre les communautés et la population apprécie les patrouilles de surveillance mises en place. Alors comme ces bons résultats sont à mettre au crédit de la MINUSCA, certains qui n’ont pas intérêt à ce que la situation évolue positivement alors que l’embargon’a pas été levé totalement mettent tout en œuvre pour la discréditer en tirant les ficelles pour obtenir le départ de plusieurs fonctionnaires de l’ONU dont deux qui travaillent directement au profit du 3ème arrondissement… Étrange, non ?
De même, lorsque la MINUSCA, aux côtés des FACA combat à Birao pour faire respecter l’APPR, elle est dénigrée, accusée de partialité alors qu’elle ne fait que remplir la mission pour laquelle elle est ici. Là encore, il convient de regarder qui sont les mercenaires qui travaillent dans les mines d’or et de diamants, qui manigancent avec les groupes armés tous les jours pour leurs petits trafics juteux et qui n’ont aucun intérêt à ce que la situation reviennent à la normale ?
Les regards se tournent vers les mercenaires russes de la Wagner. La population prise en otage par les groupes armés est même appelée à bloquer les pistes d’atterrissage toujours dans le même but et malheureusement à ses dépens.
Il n’est pas la peine de creuser davantage pour que la vérité saute aux yeux de tous. Là où certains ont tout à gagner de laisser la Centrafrique dans l’instabilité sécuritaire pour exercer toute sorte de trafic sans être embêté et s’enrichir sur le dos de la population sans lui laisser la moindre miette, d’autres essaient contre vents et marées de ramener la paix pour les Centrafricains en dépit des honteuses manœuvres de déstabilisation menées à son encontre.
N’est pas plus aveugle que celui qui se refuse à voir ! Alors fille et fils de Centrafrique, ouvrez l’œil et le bon !
Centrafrique.com/manifestations-des-eleves-devant-laenes-a-bangui-le-2-mars-2020-par-corbeaunews/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestations des élèves des lycées de Bangui sur l’avenue des martyrs à Bangui le 2 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui (République Centrafricaine) – Ils sont plusieurs milliers à descendre dans les rues de Bangui ce lundi 2 mars pour réclamer la fin des vacations dans LES lycées ainsi que l’intégration dans la fonction publique de tous les enseignants vacataires en grève depuis plusieurs mois.
Après la manifestation des enseignants vacataires de l’école normale supérieure le 21 février dernier devant l’assemblée nationale, et l’échec des négociations avec le Gouvernement, c’est le tour des élèves des différents établissements scolaires secondaires de rentrer dans la danse en appui à leurs professeurs.
Alors que le chef de l’État Faustin Archange Touadera, et le Premier Ministre Firmin Ngrebada ainsi que tous les membres du Gouvernement se trouvent au siège de la télévision centrafricaine sur l’avenue des martyrs ce lundi 2 mars pour son inauguration, les élèves des différents établissements scolaires secondaires de Bangui ont pris simultanément d’assaut les rues de la capitale pour exiger du gouvernement l’intégration dans la fonction publique de tous les enseignants vacataires ressortissants de l’école normale supérieure qui sont en grève depuis plusieurs semaines.
Selon les élèves grévistes, depuis plusieurs jours ils n’ont pas reçu des cours à cause de manque des enseignants qui sont en grève alors que le gouvernement savait très bien que plus de la moitié de corps professoral dans les établissements scolaires secondaires en République Centrafricaine sont des vacataires et il ne ménage aucun effort de procéder à leur intégration dans la fonction publique.
« Le gouvernement ne se soucie pas de notre avenir. Ils sont là pour remplir leurs poches illégalement au dos du peuple en achetant des villas pavillonnaires en Europe pour loger leur famille alors que nous, les enfants des pauvres qui fréquentent ici sont considérés comme leur mouton domestique », s’alarme Privat Lemotou, l’un des élèves manifestants du lycée des martyrs.
Devant le lycée Boganda à Bangui, les élèves ont bloqué la rue qui monte au quartier Boy-Rabe où se trouve la résidence du chef de l’État ainsi que l’avenue de l’indépendance devant le parc cinquantenaire.
Devant le lycée des martyrs, c’est l’avenue de France qui est bloquée par les élèves manifestants alors que celle des martyrs est prise d’assaut par ceux de l’AENS.
Face au déploiement massif des militaires et des forces de sécurité intérieures qui font des sommations à balles réelles, les élèves manifestants résistent et lancent des cailloux à leur direction.
Pour l’heure, le bilan fait état de quelques blessés parmi les élèves qui sont encore nombreux devant leurs lycées.
Minusca-le-bras-de-fer-se-poursuit/8313860a-87ac-44d2-80ca-6f1bdf6757e0/” rel=”attachment wp-att-36437 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/8313860A-87AC-44D2-80CA-6F1BDF6757E0-450×253.jpeg” alt=”La Ministre Sylvie Baïpo Témon lors de la réception du mémorandum des jeunes manifestants, le 17 février 2020 à Bangui” width=”450″ height=”253″ />La Ministre Sylvie Baïpo Témon lors de la réception du mémorandum des jeunes manifestants, le 17 février 2020 à Bangui. CopyrightRNL
Bangui (République Centrafricaine) – Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a vivement dénoncé, jeudi 26 février, une campagne médiatique anti-MINUSCA entreprise depuis quelque temps par un groupe des jeunes proches du pouvoir et soutenu par Harouna Douamba, un ivoirien et conseiller du Président de la République, caractérisée par la diffusion des informations fausses et inacceptables sur la Mission et son personnel ainsi que des incitations à la haine. Le gouvernement fait volte-face en interdisant la prochaine manifestation du 04 mars prochain.
Jeudi, le Conseil de sécurité s’est prononcé sur la campagne contre le personnel de la MINUSCA en Centrafrique et se dit gravement préoccupé par la poursuite des campagnes médiatiques anti-MINUSCA en « diffusant des informations fausses et inacceptables sur la Mission et son personnel ainsi que des incitations à la haine ».
Pour se sauver la face, le ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara sort la tête de l’eau pour interdire la manifestation du Mouvement des Patriotes Centrafricains pour la Paix (MPCP) du 04 mars que projette organiser ce groupe des jeunes devant le siège de la MINUSCA, pour réexiger les expulsions des 4 employés de la mission onusienne, bien sûr avec la caution tacite du gouvernement.
« Cette fois-ci, le Gouvernement ne peut autoriser cette manifestation, et il prend à témoin, l’opinion nationale et internationale, que des dispositions sont prises pour que la justice puisse prévaloir, en cas de violation des dispositions des textes en vigueur, relatives à l’organisation des manifestations publiques », a menacé le département de la sécurité publique.
Cette sortie du Général Wanzet Linguissara est une parodie car tout le monde sait que le mouvement qui réclame depuis quelques semaines le départ des fonctionnaires de l’ONU en Centrafrique, est soutenu par quelques personnalités proches du Président de la République.
De sources autorisées, le mouvement à la base de cette idée bien qu’officiellement tenu par des jeunes centrafricains, est porté dans l’ombre par un sujet burkinabé qui se dit conseiller à la présidence de la République , Harouna Douamba.
La décision prise par le gouvernement le même jour de la première manifestation des jeunes patriotes en date du 17 février ne surprend guère. Le défilé des membres du gouvernement, Henri Wanzet Linguissara et Sylvie Baipo Temon, lors de la manifestation et l’attention portée à cette initiative étaient juste pour embellir la décision du ministre des affaires étrangères demandant le départ des 4 cadres de la MINUSCA. Simple coïncidence ou arrangement subtil ?
Ce qui est sûr, la Touaderade joue au feu avec cette histoire. Un pouvoir chancelant porté à bout de bras depuis son investiture par les Nations-Unies, notre mathématicien national doit ramener à l’ordre les thuriféraires qui se livrent à des jeux dont l’enjeu géopolitique et géostratégique dépasse le cadre de leur petite imagination.
Centrafrique.com/centralafrican-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d’illustration des miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine. CopyrightDR
Bossangoa (République Centrafricaine) – Jeudi 27 février, la ville de Bossangoa, située à 305 kilomètres de Bangui, a été secouée par la nouvelle de l’enlèvement spectaculaire d’un enfant d’une famille locale par un chef Anti-Balaka dénommé Charlie. L’enfant a été retrouvé, mais ses parents ont été copieusement tabassés et torturés par Charlie et ses éléments. Pourquoi ?
En effet, dans la journée du jeudi 27 février, à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham au nord-ouest du pays, le tristement célèbre chef Anti-Balaka local, connu sous son sobriquet de Charli, se fait parler de lui à nouveau dans la ville. L’homme se croit tout puissant et invulnérable. Selon lui, toute décision concernant la ville de Bossangoa doit être soumise à son approbation avant son exécution. C’est dans cette disposition d’esprit que l’homme est intervenu, avec ses éléments, dans la journée du jeudi 27 février au quartier Sèmbè, à Bossangoa pour enlever un jeune enfant de ses parents.
Ce jeune enfant, porté disparu lors des derniers événements de 2013, a été retrouvé au Tchad par le CICR (Comité international de croix rouge) et ramené dans sa famille à Bossangoa. Mais pour le tristement célèbre milicien Anti-Balaka Charlie, cet enfant serait un enfant musulman et son retour dans la ville doit être préalablement soumis à son approbation. Et comme CICR n’a pas respecté cette procédure, l’enfant doit impérativement quitter la ville. C’est ainsi que dans la journée du jeudi, il a procédé à son enlèvement. Grâce à la réactivité de ses parents qui ont alerté le CICR, le Préfet a été immédiatement saisi, et l’enfant a été ramené dans sa famille sous la pression des autorités locales.
Cependant, le tristement célèbre Charli, qui est aussi un ex-élément de la garde présidentielle, n’a pas du tout apprécié l’implication de la délégation du CICR et des autorités locales dans cette affaire. Il accuse les parents de l’enfant victime d’être à l’origine de toutes ces pressions, et compte leur faire savoir d’une manière ou d’une autre.
Malheureusement quelques heures après la libération de l’enfant, l’homme récupère ses parents biologiques et les torture publiquement en toute impunité. Contactées par CNC, les victimes expliquent vouloir déposer plainte auprès du parquet pour violences et torture aggravées.
Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir si un jour il se fait arrêtépar les forces de l’ordre pour des faits qui lui sont reprochés, va-t-il les nier devant ses juges comme ont fait d’autres chefs miliciens Anti-Balaka jugés dernièrement par la cour criminelle à Bangui ?
Minusca-le-16-fevrier-2020-alain-nzilo/” rel=”attachment wp-att-36334 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/IMAGE-DE-COMBAT-DE-BIRAO-ENTRE-LE-FPRC-ET-LES-FORCES-DE-LA-MINUSCA-le-16-février-2020-alain-nzilo-450×437.jpg” alt=”Combats de Birao, un véhicule des rebelles du FPRC ciblé par les forces de la Minusca a pris feu le 16 février 2020 par corbeaunews” width=”450″ height=”437″ />Un véhicule militaire du FPRC détruit par un blindé des forces de la Minusca au centre-Birao, le 16 février 2020. Photo de corbeaunews-centrafrique.
Birao (République Centrafricaine) – À la demande du mouvement rebelle MLCJ, le chef des Djanjawids soudanais Ali Koucheb séjourne depuis plusieurs jours dans la ville de Birao, et le FPRC, qui n’a pas apprécié sa présence sur le territoire centrafricain, menace de reprendre les hostilités dans la ville si celui-ci ne quitte pas la ville dans les prochaines heures, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.
Décidément, les populations de Birao, capitale provinciale de la Vakaga, située à l’extrême Nord-Est de la République Centrafricaine, ne sont pas prêtes de voir le bout de tunnel. Les groupes armés se préparent à reprendre les hostilités, et le recrutement des mercenaires bat son plein.
Selon des informations du CNC, le MLCJ (Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice), après avoir reçu au début de ce mois de février des fonds et des dotations militaires de la part du pouvoir de Bangui, s’est lancé depuis quelques semaines dans un processus du recrutement massif des mercenaires afin de lancer un ultime assaut contre les positions du FPRC dans les localités de Birao et d’Amdafock.
C’est dans ce contexte que le chef des Djanjawids soudanais Ali Koucheb, selon nos informations, est en discussion avec l’État-major du MLCJ à Birao depuis quelques jours. Logé au domicile du Sultan de la ville depuis son arrivée, le chef Djanjawid Ali Koucheb est désormais sommé de quitter le territoire centrafricain par l’État-major du FPRC qui menace de reprendre les hostilités s’il n’a pas obtempéré à son ultimatum.
Des sources concordantes, le MLCJ, désormais considéré comme une force supplétive du Gouvernement, se prépare à déloger de force les rebelles du FPRC qui se sont retranchés depuis quelques jours à 5 kilomètres à l’entrée de Birao suite à l’assaut lancé par les forces de la MINUSCA contre leur position à Birao.
Au Soudan, les nouvelles sur la présence de ce sulfureux chef Djanjawid en terre centrafricaine fâchent les nouvelles autorités car, depuis quelques jours, les dirigeants soudanais ont accepté de livrer l’ancien président Omar el-Béchir à la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre aux accusations de génocide et de crimes de guerre. Cet engagement a été pris lors des pourparlers de paix entre le gouvernement soudanais et les groupes rebelles de la région du Darfour qui souhaitent même que les principaux chefs Djanjawid soient aussi arrêtés au rang desquels l’on peut compter Ali Koucheb, impliqué dans de génocide et crimes de guerre dans le conflit qui a éclaté au Darfour en 2003 et qui a fait environ 300 000 morts.
Centrafrique.com/distribution-des-vivres-par-le-pam-a-bria-en-presence-de-la-population-locale/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Distribution des vivres par le programme alimentaire mondial (PAM) aux habitants de Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio
Bangui (République Centrafricaine) – Classée parmi les pays les plus pauvres et corrompus au monde, la République Centrafricaine est depuis 2013 secouée par des crises politico-militaires qui ont littéralement détruit tous ses tissus économiques et sociaux. Dans ce contexte d’insécurité chronique, l’appui multiforme des organisations internationales a permis à plus de la moitié des populations centrafricaines d’accéder à l’aide humanitaire de dernier recours. Malheureusement, cette aide d’urgence est de plus en plus menacée à cause des groupes armés, mais également des forces gouvernementales. Comment ?
En Centrafrique, les ONG nationales tant qu’internationales célèbrent la journée des ONG aujourd’hui sur le terrain de football de l’Université de Bangui. Une raison de plus de nous intéresser aux tracasseries auxquelles les acteurs humanitaires font face au quotidien à cause des hommes en armes.
Selon le programme des nations unies pour le développement (PNUD), au moins trois centrafricains sur cinq vivent sous le seuil de pauvreté, et environ 400 000 personnes déplacées par les conflits. Ceci dit, l’insécurité et son impact négatif sur les moyens d’existence continuent de limiter l’accès des ménages vulnérables à la nourriture, aggravant davantage l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. C’est dans ce contexte que les partenaires internationaux de la RCA se sont mobilisés pour intervenir, à travers le mécanisme de réponse d’urgence rapide, afin de secourir les populations vulnérables. Malheureusement, certains compatriotes centrafricains, que ça soit dans les groupes armés ou les forces de défense et de sécurité (FDS), pour des intérêts personnels et égoïstes, ont délibérément choisi de s’enrichir illégalement sur le dos de ce peuple meurtri.
Ce qui est choquant dans cette affaire, c’est l’imposition des diverses et mystérieuses taxes douanières et fito sanitaires sur les produits agricoles et humanitaires à destination des villes de provinces.
Que ça soit du côté des groupes armés ou des forces gouvernementales, tous les produits humanitaires (médicaux, alimentaires ou agricoles), à destination de Bangui où des villes de provinces sont systématiquement soumis à des taxes illégales, et cela est érigé étonnamment à une règle.
À titre d’exemple, la semaine dernière, un camion de FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et Agriculture), transportant des outils et produits agricoles destinés aux bénéficiaires dans les villes de provinces, avait été bloqué au tristement célèbre poste de contrôle des forces de l’ordre au PK26 sur la route de Damara. Les raisons évoquées, le transporteur doit s’acquitter de taxes sur les produits transportés. Après quelques minutes de discussion, une somme de 20 000 FCFA a été versée, aux forces de l’ordre. Malheureusement quelques kilomètres plus loin, le camion est de nouveau bloqué. Cette fois, ce sont des agents des eaux et forêt qu’il faut graisser les pattes avec un pot-de-vin. Le transporteur verse une somme de 15 000 FCFA avant de continuer sa route. A l’entrée et à la sortie, le transporteur fait sortir 35 000 FCFA pour assouvir l’appât de gain sordide des forces de l’ordre.
Cette pratique mafieuse, loin d’être isolée, est malheureusement très répondue sur tout le territoire national sans que le gouvernement ne se prononce.
Pour les observateurs socio-économiques nationaux, le Gouvernement doit agir rapidement pour mettre fin à ce genre de racket des populations dans le pays.
Centrafrique.com/les-cheffes-des-groupes-armes-invites-pour-le-premier-anniversaire-de-lappr-sont-arrivees-a-bangui/de-gauche-a-droite-les-chefs-rebelles-mahamat-al-khatim-ali-darassa-et-abbas-siddiki-2/” rel=”attachment wp-att-36170 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, Mahamat Al Kathim (chef du MPC), Ali Darassa (Patron de l’UPC) et Abbas Sidiki (chef de 3R). Photo montage réalisée par CNC.
Bangui (République Centrafricaine) – Le Conseil de Sécurité de l’ONU a fermement condamné jeudi les violations de l’accord de paix et les violences perpétrées par des groupes armés en République Centrafricaine (RCA), en particulier dans le nord-est du pays.
La semaine dernière, le Conseil de sécurité avait entendu un exposé de la situation en RCA par l’envoyé de l’ONU dans ce pays, Mankeur Ndiaye. Celui-ci avait déploré la reprise des combats, tout en se félicitant des avancées obtenues grâce à l’accord de paix du 6 février 2019.
Dans une déclaration à la presse publiée jeudi par la Présidence du Conseil, les quinze membres ont exigé des groupes armés qu’ils cessent « toutes les formes d’hostilités, d’incitation à la haine et à la violence ethniques et religieuses, et de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme ». Ils ont rappelé à cet égard la possibilité d’appliquer des sanctions aux signataires de l’accord de paix qui ne respectent pas cet accord.
Le Conseil de sécurité s’est en outre déclaré gravement préoccupé par la poursuite des attaques contre la Mission des Nations Unies en RCA (Minusca) et a rappelé que les attaques visant des Casques bleus pouvaient constituer des crimes de guerre. Il a aussi dénoncé une récente campagne médiatique anti-MINUSCA « diffusant des informations fausses et inacceptables sur la Mission et son personnel ainsi que des incitations à la haine ».
Le Conseil de sécurité s’est toutefois déclaré préoccupé par les retards dans la mise en œuvre de certaines dispositions clés de l’accord de paix et a exhorté toutes les parties signataires à respecter pleinement leurs engagements. Il a également exhorté les parties non-signataires et toutes les parties prenantes politiques et de la société civile à soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix.
Les membres du Conseil de sécurité ont exhorté les autorités centrafricaines et toutes les parties prenantes nationales à assurer la préparation d’élections présidentielle, législatives et locales inclusives, libres, justes, transparentes, et crédibles en 2020 et 2021.
Centrafrique.com/banque-centrale-bangui-corbeaunews-centrafrique-micka/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Immeuble de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Bangui (République centrafricaine) – Au moment où le peuple centrafricain dans son ensemble s’apprête à célébrer l’inauguration du nouvel immeuble devant abriter désormais la Direction nationale de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) à Bangui, voilà qu’un enjeu majeur interpelle à plus d’un titre, du moins au niveau de la Direction nationale.
En effet, le mandat du Secrétaire général de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) arrive à termes cette année et que le poste, selon le principe de la rotation, revient d’office à la République centrafricaine. Seulement, à l’approche des échéances, une sorte de crise est en train de tétaniser la Direction nationale de la BEAC.
Tout naturellement, des candidats à ce poste devraient se manifester pour être désignés selon les critères de professionnalisme et de moralité prescrits par l’institution bancaire sous régionale. Là où l’inquiétude gagne davantage les observateurs de la vie socioéconomique et politique de la République centrafricaine, c’est qu’il y a déjà des manifestations d’acte de candidatures de la part de certaines personnes dont le statut ou le parcours ne permet guère d’oser se présenter.
Entre autres intentions de candidatures, il y a celle d’une femme Première Adjointe au Directeur national de la BEAC-Bangui, celle qui a montré son manque de sérieux dans ses choix politiques lors des élections de 2015-2016 en République centrafricaine. Cette dame a été celle-là qui a rédigé le Programme économique du candidat à la présidentielle, Abdou Karim Meckassoua pour le compte du premier tour des élections ; mais qui, contre toute attente, a soutenu un autre candidat au second tour, en l’occurrence Anicet Georges Dologuélé. Ce faisant, elle abandonnait complètement son poste à la Direction nationale de la BEAC pour vaquer plutôt à autres choses, ce qu’elle continue de faire jusqu’à ce jour. Une telle personne hissée au poste du Secrétaire Général de la COBAC ne serait que honte pour la République centrafricaine, du fait qu’elle ne saurait conduire avec loyauté cette institution, compte tenu de son manque de sérieux et de légèreté dans le traitement des dossiers qui lui sont confiés par la hiérarchie.
Soulignons au passage qu’au niveau de la COBAC, il sera question de l’image de la République centrafricaine – image ternie par les crises récurrentes dans le pays et qui exige aujourd’hui à être soigné sur tous les plans et dans tous les domaines. La République centrafricaine a certes besoin de toutes ses filles et fils pour sa reconstruction post-crise, mais les autorités du pays doivent noter qui est vraie fille ou fils et qui est détracteur du processus de reconstruction du pays. Une dame qui a servi deux personnalités politiques différentes susmentionnées, selon des intérêts égoïstes, ne saurait en rien se préoccuper du développement de la vision portée par les autorités actuelles et celle de la sous-région.
L’autre intention de candidature qu’il faut relever est celle du Directeur général du Contrôleur général de la BEAC à Yaoundé, M. Marius Féimonazoui. Pour ce dernier, le fait déjà de passer trois (03) années consécutives en tant que Membre du gouvernement dans cette institution bancaire sous-régionale, mais également Représentant permanent du MCU (parti présidentiel ) au Cameroun ne le suffit pas et profitant de sa mésentente actuelle avec le gouverneur de la BEAC compte tenu de son manque de sérieux dans le traitement des dossiers, veut prendre ce raccourcis pour se retrouver à la COBAC. Grand délateur, il n’hésite jamais à noircir ses collègues au niveau de la Direction nationale de Bangui et du siège de la BEAC à Yaoundé. Il y a également le Secrétaire général adjoint actuel de la COBAC, M. Maurice Ouazin, qui aurait manifesté l’intention d’être promu au poste du Secrétaire général, alors qu’il a déjà atteint l’âge de la retraite et doit partir dignement.
Au-delà de l’arène décrite ci-haut, l’autre situation peu reluisante qui guette la Direction nationale de la BEAC est que le poste vacant, depuis fin août, du 2ème Adjoint au Directeur national n’est pas pourvu. La seule et ridicule raison est que les candidats valeureux proposés ont toujours été victimes de mauvais procès de la part de leurs propres frères Centrafricains auprès du Gouverneur de la BEAC, M. Abas Tolli. Ce dernier est fatigué des critiques sur les candidats potentiels, et est en passe de nommer une personnalité d’une autre nationalité (Camerounaise, Gabonaise, Tchadienne, Equato-Guinéenne ou Congolaise) à ce poste qui devrait être occupé d’office par un Centrafricain.
Autant de situations qui méritent beaucoup d’attention des autorités de la République centrafricaine pour que le choix du Secrétaire général de COBAC ne puisse devenir un problème supplémentaire pour le peuple centrafricain qui a trop souffert dans l’amateurisme dans le choix de certains fils du pays à des postes de responsabilités au niveau des organismes sous-régionaux et internationaux.
Centrafrique.com/moustapha-ly-pour-sa-contrivbution/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MOUSTAPHA LY, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (République centrafricaine ) – L’adoption de la loi portant sur les collectivités locales en Centrafrique est une étape majeure dans sa réorganisation administrative et territoriale. Une attente populaire qui viendrait corriger les disparités dans les différentes localités. « Si les rebelles de la SELEKA sont parvenues jusqu’à la capitale Bangui, c’est à cause des précarités dans lesquelles vivent les populations dans les localités de la Centrafrique ».
Le découpage régional actuel ne prend pas en compte certains aspects liés à la démographie, aux réalités sociaux culturelles et économiques des localités. Le caractère jacobin de l’Etat central date de l’époque coloniale et demeure jusqu’à nos jours. Aucunes reformes n’a été faites pour pallier ce problème.
L’urgence de créer une agence et un haut conseil des collectivités locales en Centrafrique s’impose pour l’accompagnement des reformes qui vont s’imposer avec cette nouvelle loi. En effet, la décentralisation en Centrafrique devrait se faire en trois étapes dont l’acte I qui devra se consacrer à l’érection de la sous-préfecture et préfecture en collectivité territoriale autonomes et le transfert de certaines compétences dans le domaine administratif et financier. Une décentralisation de la chaine fiscale devrait aussi s’ensuivre pour donner plus de moyens aux nouvelles collectivités. Des impôts locaux et taxes locales devront être la principale source de financement des collectivités locales.
L’acte II, devrait s’attaquer à la problématique sur les cohérences territoriales notées. En effet, dans l’érection des collectivités locales, il est possible que certaines collectivités ne puissent pas être viables donc la phase 2 serait prévue pour corriger ces erreurs.
L’acte III viendrait régler le statut des personnels administratifs des collectivités locales en institutionnalisant la fonction publique locale.
Ce nouveau découpage administratif ne devrait pas aussi remettre en cause le principe de la souveraineté territoriale de l’Etat centrale au contraire, elle devrait impulser la dynamique du développement des territoires.
MOUSTAPHA LY, EXPERT IT, SPECIALISTE DES SERVICES FINANCIERS DECENTRALISES
Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (République centrafricaine ) – L’assemblée nationale centrafricaine a été convoquée par décret présidentiel en session extraordinaire pour statuer sur une série de projets de loi discutée en conseil des ministres. C’est lors des assises de cette première session extraordinaire que le projet de loi relative aux partis politiques et au statut de l’opposition a été adopté par acclamation après quelques aménagements techniques et cosmétiques. Cette loi marque une étape charnière, clé de l’assainissement, de déparasiter le paysage et la sphère politique. Désormais, une ligne budgétaire sera inscrite dans la loi des finances pour financer les activités des partis politiques.
Il faut noter que depuis les indépendances, la vie politique centrafricaine était règlementée par l’ordonnance n* 05-007 du 2 juin 2005 qui est la résultante des recommandations du dialogue national de Bangui de 2003 mais devenue depuis lors obsolète d’où la nécessité urgente de l’actualiser. Annoncée depuis l’accord de Khartoum du 6 février 2019 qui confirmait l’urgence à légiférer, la loi relative aux partis politiques et au statut de l’opposition a apporté des innovations sensibles parmi lesquelles la reconnaissance du statut de chef de file de l’opposition avec un budget conséquent, la fixation à 15% du taux nécessaire à l’obtention des subventions de l’Etat, l’obligation de tenir une comptabilité avec la possibilité de contrôle par un organe habilité de l’Etat et enfin l’obligation de récolter au moins 5% de suffrages aux législatives ou communales sous peine de dissolution automatique. Cette nouvelle loi marque une avancée politique, juridique et historique à mettre à l’actif du pouvoir qui sur cet aspect a réussi là où plusieurs ont échoué. Le survol de ces innovations laisse apparaître de façon insidieuse la volonté de réduire sensiblement la pléthore des partis politiques surtout de ceux qui ne représentent que leur propre ombre…aspect très discutable au regard de la constitution du 30 mars 2016. Créditée de beaucoup de lacunes, insuffisances et non-dits, le citoyen lambda s’interroge sur l’opportunité de cette loi à quelques mois des échéances électorales : Cette nouvelle loi relative aux partis politiques et au statut de l’opposition règle t-elle tous les problèmes liés à la vie politique ? Cette nouvelle loi est-elle le fruit de la volonté délibérée du pouvoir ou résulte t-elle encore de la pression de la communauté internationale ? Cette réforme qualifiée de salvatrice par les partis qui en tireront profit cache t-elle un agenda caché du pouvoir ? Cette loi n’est-elle pas une forme de mainmise de l’Etat sur les activités des partis politiques ? Cette loi formalise t-elle le principe de parité et surtout fixe t-elle le plafond des dons des personnes physiques et morales aux partis politiques ? Les partis politiques de l’opposition peuvent-ils toujours se coaliser en dehors des périodes électorales à l’instar du COD 2020 ? Pourquoi cette loi n’a pas clarifié la situation des candidats indépendants et surtout sanctionné le phénomène de transhumance politique ? Par ailleurs, quels sont les critères de désignation du chef de file de l’opposition ? Suffit-il d’être le perdant au second tour d’une présidentielle pour être chef de file de l’opposition ? Faut-il prendre en compte la taille du parti ou sa représentation à l’assemblée nationale ? A défaut de faire du juridisme, cette loi avec une barrière catégorielle qui conduit les petits partis qui ne récolteraient pas 5% à la dissolution heurte des sensibilités, et entre en contradiction avec la définition étymologique des partis politiques. Un parti politique est selon la définition de “La toupie” : un groupe de personnes qui partagent les mêmes intérêts, opinions, idées et qui s’associent dans une organisation ayant pour objectif de se faire élire, d’exercer le pouvoir…De cette définition, n’apparaît la taille ni le nombre de personnes pour exister en tant que parti politique. Cette disposition relative à la dissolution des partis politiques est également contraire à la constitution. En effet, l’article 14 alinéa 1 de la constitution dispose :”tous les citoyens ont le droit de constituer librement…des partis politiques conformément aux textes en vigueur”. Cet article de la loi fondamentale ne fait pas allusion à la pléthore, la taille ni la représentativité des partis politiques à l’assemblée nationale. Alors pourquoi les précipiter précocement à la dissolution ? Par contre, l’alinéa 2 du même article prohibe les objectifs des partis dès lors qu’ils sont contraires à l’ordre public. Ainsi, on ne peut pas revenir par des voies détournées, plus précisément se cacher derrière une loi pour dissoudre ou diminuer le nombre des partis politiques. En conséquence de ce qui précède, nous invitons humblement les petits partis politiques qui sont délibérément visés par cette loi de faire bloc et d’introduire un recours en annulation pour violation des dispositions constitutionnelles devant la noble cour constitutionnelle de notre pays. A défaut d’annulation l, il faut d’abord procéder à une révision constitutionnelle…mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Coronavirus : un premier cas de footballeur professionnel contaminé
Abuja (Nigéria) – 28 févr. 2020 15:26
Selon les quotidiens italiens La Nazionne et La Gazetta dello Sport, le footballeur âgé de 22 ans se trouve actuellement au service des maladies infectieuses de l’hôpital La Svotte de Sienne , où il se soigne.
Par précaution, l’ensemble de l’équipe de Pianese a été mise en quarantaine durant la durée d’incubation (c’est à dire 14 jours).
L’Iran parmi les pays touché par le Coronavirus
Par ailleurs, en dehors de l’Europe, l’épidémie a déjà fait de victime parmi les sportifs. Une joueuse de Futsal, Elham Shekhi, le football en salle a succombé mercredi en Iran des suites du coronavirus selon l’agence Rokna News.
Les résultats des 16es retour de la Ligue Europa
Les clubs allemands engagés dans la Ligue Europa sont qualifiés, jeudi, pour les huitièmes de finale: le Bayer Leverkusen s’est, brillamment, qualifié en écartant le FC Porto, 3-1. Le club portugais s’était déjà incliné 2-1 en match aller à Leverkusen il y a une semaine.
Kai Havertz (Bayer Leverkusen) inscrit un but contre FC Porto
Wolfsburg a également décroché son ticket pour le prochain tour, car le club allemand a dominé jeudi 3-0 Malmö. La semaine dernière, les Suédois avaient déjà été battus 2-1 à l’aller à Wolfsburg.
Le trosième représentant allemand dans la compétition, l’Eintracht Francfort joue aujourd’hui à Salzburg en Autriche. Sauf en cas de surprise, les Aigles de Francfort sont favoris après leur victoire 4-1 à l’aller.
Le Bayern fête ses 120 ans
Le club le plus titré de Bundesliga a soufflé jeudi ses 120 bougies. Un anniversaire mémorable que le club a décidé de célébrer avec un maillot collector, en collaboration avec son équipementier Adidas. Cette tunique, au prix de 89,95 euros, présente un aspect particulier, et elle est à la vente à partir de vendredi.
Centrafrique.com/mise-en-place-dun-reseau-de-liaison-faca/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mise en place d’un réseau de liaison FACA
Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de la remontée en puissance des Forces armées centrafricaines (FACA), le pilier stratégique de la mission européenne en Centrafrique (EUTM-RCA) appui la mise en œuvre d’un réseau de communication sécurisé et intégré, permettant la liaison phonique et graphique (morse) entre les différentes unités FACA. Entre les mois de janvier et février 2020, le lieutenant Alexandre et l’adjudant-chef Thierry, conseillers en système d’information et de communication, ont mené les premières phases de test pour l’ouverture d’un réseau entre L’Etat-Major et les camps de Béal et Kassaï, à Bangui.
Depuis l’année 2014, l’armée centrafricaine ne dispose plus de réseaux de communication, pourtant indispensables à la coordination des différentes unités dans l’optique d’un redéploiement opérationnel. L’EUTM-RCA, dont la mission est d’appuyer l’opérationnalisation de l’armée centrafricaine a, entre autres, pour objectif la mise en place, avec les FACA, d’un réseau global afin que l’Etat-Major centrafricain puisse transmettre des communications rapides et efficaces vers les zones de Défense qui à leur tour, pourront les transmettre aux différents bataillons d’infanterie territoriaux.
Les militaires du pilier stratégique de l’EUTM-RCA ont, tout d’abord, appuyé les spécialistes FACA dans une phase d’installation et de test d’un réseau de communication entre l’Etat-Major, et le centre d’instruction de Kassaï, et le site de Béal, où est installé le Bataillon de transmission des FACA (BTFAC). Les premières opérations se sont déroulées du 10 au 12 février, de nuit comme de jour, et se sont révélées positives. Courant mars, ce réseau devrait être pleinement opérationnel et constitué le prélude de ce qu’on appelle une « liaison de bout en bout », c’est-à-dire une liaison qui puisse être émise par la plus haute autorité de l’armée pour redescendre vers les plus bas échelons.
Le pilier stratégique de l’EUTM-RCA poursuivra sa mission de conseil et d’appui dans ce domaine particulier et indispensable à la construction d’une puissance de combat forte et apte à être déployée.
Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné plus de 6 000 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’Etat-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».
Centrafrique.com/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’Honorable Martin Ziguelé, Président du parti MLPC.
Bangui (République centrafricaine ) – Dans un communiqué de presse signé par le secrétaire général du mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) en date du 26 février 2020, le parti informe ses militantes et militants que le 4e congrès ordinaire baptisé « congrès de la nouvelle marche » se tiendra à Bangui, les 2, 3, 4 et 5 mars 2020.
Dans ce communiqué de quatre paragraphes, le parti MLPC a invité à prendre part au congrès, les conseillers politiques nationaux (CPN), les Présidents fédéraux et sous fédéraux de Bangui, Bimbo, des provinces et de l’extérieur.
Par ailleurs, Maître Étienne Malekoudou, secrétaire général dudit parti invite toutes les militantes, militants, et les sympathisants à participer massivement à la cérémonie d’ouverture dudit congrès qui aura lieu à la salle de conférence de la CEMAC, Communauté économique monétaire de l’Afrique Centrale sise à l’avenue des Martyrs en face de la Télévision centrafricaine, le lundi 2 mars 2020 à 7heures 30 précises.
Enfin, le secrétaire général compte sur la discipline et la vigilance des militantes et militants pour la réussite de ce congrès ordinaire de la nouvelle marche.
Pour Martin Ziguélé, Président du MLPC, la particularité au sein de son parti est que celui-ci comporte deux congrès ordinaires séparés :
« la particularité au MLPC, ce que le congrès ordinaire central comporte également deux congrès séparés, mais vraiment divisés des jeunes et des femmes dans les organes connexes du parti qui élisent leurs représentants parce que tout est démocratique au MLPC, et il n’y a pas de nominations au sein de notre parti. Tout le monde peut être candidat aux postes et n’importe quels échelons, donc il y a le congrès ordinaire central et celui des organes connexes », a-t-il précisé avant d’ajouter que c’est important pour son parti, lors de cette grande réunion de vérifier la légitimité de leur représentant sur le terrain afin de restructurer les organes et de contrôler ceux qui viennent parler à leur nom. Il faut qu’ils aient le mandat de dire ce qu’ils devraient dire lors de ce congrès de manière fidèle.
À titre de rappel, le dernier congrès du parti MLPC, le troisième, s’est tenu en 2007. Et pour différentes raisons, le parti a eu 13 ans de retard, à en croire certains membres du bureau politique de ce parti. Selon les informations, plusieurs militantes et militants du MLPC résidant dans les villes de province et à l’extérieur de la République centrafricaine sont déjà arrivés dans la capitale pour participer à ce 4e congrès dit « congrès de la nouvelle marche » qui semble une première phase décisive du parti à l’approche des élections couplées de décembre 2020.
Centrafrique : expulsion des fonctionnaires de la Minusca, le bras de fer se poursuit.
Centrafrique.com/centrafrique-expulsion-des-fonctionnaires-de-la-minusca-le-bras-de-fer-se-poursuit/8313860a-87ac-44d2-80ca-6f1bdf6757e0/” rel=”attachment wp-att-36437 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La Ministre Sylvie Baïpo Témon lors de la réception du mémorandum des jeunes manifestants, le 17 février 2020 à Bangui. CopyrightRNL
Bangui (République centrafricaine) – Sommés de quitter le territoire centrafricain dans un délai de sept jours, quatre diplomates onusiens, déclarés persona non grata par les autorités centrafricaines, sont toujours en poste au sein de la Minusca à Bangui. Le Gouvernement menace de les arrêter, la Minusca conteste les allégations portées contre eux, et Le bras de fer se poursuit.
Quatre hauts fonctionnaires de la Minusca, à savoir Monsieur Zalko Bars Dimitroff, Chef de bureau de coordination de la Minusca à Bangui , Monsieur Torres Ray, directeur des affaires politiques, Monsieur Carlos José, responsable de la coordination du 3e arrondissement, et Monsieur Kéïta Mamady, agent de la Minusca détaché dans le 3e arrondissement de Bangui, ont été sommés, le 17 février dernier par les autorités centrafricaines de quitter le territoire de la République centrafricaine dans un délai de sept jours à compter du 17 février 2020. Faute de quoi, leurs immunités diplomatiques seraient levées avant d’être arrêtés et traduits devant la justice centrafricaine.
Cet ultimatum du gouvernement centrafricain est exprimé dans une correspondance diplomatique de la ministre centrafricaine des Affaires Etrangères adressée au Représentant spécial du Secrétaire général des nations unies en République centrafricaine en date du 17 février 2020.
Dans cette correspondance diplomatique, la ministre centrafricaine des Affaires Etrangères justifie la décédions des autorités centrafricaines par l’incompatibilité des actions de ces personnes mises en cause avec la mission de l’Onu dans le pays. Or, dans la journée du 17 février, plusieurs dizaines des jeunes du mouvement Cœurs unis (MCU), parti du Président Faustin Archange Touadera, ont manifesté, à la place des nations unies à Bangui, sous la bannière du mouvement des patriotes centrafricains pour la paix (MPCP) pour exiger l’expulsion de ces quatre diplomates onusiens qu’ils accusent d’être de connivence avec les groupes armés en leur fournissant des armes et minutions afin de déstabiliser le pays.
Cependant, la Minusca, qui a toujours nié ces allégations portées contre ses fonctionnaires, refuse de céder aux pressions des autorités centrafricaines, et menace de poursuivre en justice les auteurs de cette compagne de diffamation contre son personnel.
Contacté par CNC, un diplomate africain en poste à Bangui, qui enseigne le droit en ce sens : « C’est au Secrétaire général des Nations-unies de lever ou non, l’immunité des fonctionnaires et experts en mission des Nations Unies dans un pays quelconque comme la Centrafrique par exemple, lorsqu’une telle immunité entrave la recherche de la justice et lorsque sa levée ne porte pas préjudice aux intérêts de l’ONU. Et la responsabilité première des poursuites pénales échoit aux États de nationalité des auteurs présumés d’infractions ».
Et d’ajouter : « Ce n’est pas, en outre, aux autorités d’un pays, en l’occurrence de la République centrafricaines, d’exiger la mutation d’un fonctionnaire de l’ONU et que la décision du gouvernement centrafricain est sans effet. Pour conclure : « D’ailleurs les auteurs de cette décision risqueraient des sanctions des États-Unis ou de l’Union européenne si cela persiste ».
Du côté des autorités centrafricaines galvanisées par des diplomates russes en poste à Bangui, il est hors de question que ces quatre diplomates onusiens restent en poste en RCA. Ceux-ci doivent quitter le pays de gré ou de force ou arretes pour être jugés. Des avocats sont réquisitionnés à cet effet.
Au même moment, deux coordinations de la jeunesse du MCU à savoir, le Mouvement des Patriotes Centrafricains pour la Paix (MPCP) et le Réseau National pour la Sauvegarde des Acquis de la Paix (RNSAP), qui se réclament d’agir pour l’intérêt suprême du territoire centrafricain en général, campent sur leur positions, et prévoient une nouvelle manifestation populaire devant le ministère des Affaires Etrangères, la Minusca et certaines villes de provinces d’ici la semaine prochaine pour exiger toujours le départ sans condition du sol centrafricain de ces quatre fonctionnaires de la Minusca.
Pour certains observateurs de la vie politique nationale, cette nouvelle hostilité diplomatique déclenchée par les autorités centrafricaines est sans doute une nouvelle stratégie politique propre au MCU visant à influencer le processus électoral en cours.
Centrafrique.com/a3bd6dcc-803c-4dc8-bbab-feb538f96c30/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo, Couverture du livre de Christian Philippe sur Martin ZIGUELE, 26févrierà20:32 Appuyer deux fois pour ouvrir
Martin ZIGUÉLÉtel qu’il n’a jamais été raconté auparavant pourrait valablement convenir comme titre à cet opuscule. Familier des arcanes de la scène politique centrafricaine, Christian Philippe a mené pour nous une enquête inédite sur la personnalité de l’actuel président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MPLC), parti d’avant-garde de la lutte démocratique en République centrafricaine.
On découvre, parfois avec étonnement, au fil des lettres qui composent l’abécédaire qui lui est consacré, certains traits de caractère de cette personnalité que l’Histoire a classé, même de son vivant, parmi les destins exceptionnels de son pays. On y croise des personnages haut en couleurs, parfois manipulateurs, et on y apprend également le fin mot de nombreuses intrigues ayant défrayé pendant un moment la chronique centrafricaine, relayée et amplifiée par les réseaux sociaux ainsi que les nouveaux médias. Il s’agit d’une plongée vertigineuse dans le cœur de la vie politique de ce pays d’Afrique centrale.
Avec Merci, Président Martin ZIGUELE en notre nom à tous, l’auteur renoue ainsi avec l’un de ses exercices de prédilection, dresser le portrait de certains leaders historiques et dévoiler les ressorts les plus secrets de leur personnalité.
Christian Philippe se définit comme un « Africain-Européen ». C’est un passionné de la République centrafricaine qu’il a découverte au milieu des années 1970 à l’occasion d’un safari. Il a travaillé sur diverses campagnes électorales tant en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Ouest. Avec ces quelques lignes, il a voulu témoigner sa gratitude à un homme qui se bat depuis des années pour l’amélioration des conditions d’existence de ses compatriotes.
Prix : 16 euros
Disponible sur http://www.edilibres.com et sur toutes les autres plateformes de vente à partir du 05 mars 2020.
Centrafrique.com/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC
Bangui (République centrafricaine ) – Le conseil de sécurité des Nations Unies a rendu sa copie en ce dernier jour de janvier : la République centrafricaine bénéficiera de mesures d’assouplissement de l’embargo sur les armes, embargo qu’elle connaît depuis maintenant plusieurs années.
Revenons un instant sur les solutions qui étaient proposées ainsi que sur l’issue de ce scrutin qui fut tout sauf indécis.
Trois possibilités s’offraient aux membres du conseil de sécurité sur ce dossier qui a fait l’objet comme souvent de beaucoup de tergiversations diplomatiques : un statu quo en laissant l’embargo en l’état, une levée partielle de celui-ci ou une levée totale ni plus ni moins !
Pour qui connait un tant soit peu la situation sécuritaire en Centrafrique et qui souhaite que la paix puisse y revenir durablement, il apparaissait complètement illusoire, voire criminel de céder aux sirènes de la suppression totale de l’embargo aux risques de voir revenir plus rapidement qu’il ne faut de temps pour le dire le chaos désastreux que le pays de Boganda a malheureusement maintes fois connu. Aussi surprenant que cela puisse paraître à certains, il n’y a eu que deux (2) des quinze (15) membres du conseil de sécurité qui ont soutenu cette ligne, bien évidement la Russie en fait partie. De quoi se poser des questions ! Ainsi, si les opérateurs Russes sur le terrain arrivent à berner les groupes armés pour traficoter au détriment des Centrafricains, ils font choux blanc lorsque les affaires sont vraiment sérieuses sur la scène internationale.
Laisser l’embargo en l’état n’aurait pas non plus été un signe encourageant pour les Centrafricains, tant les efforts consentis pour la formation complète des FACA par l’Union Européenne sont réels et jettent les bases d’un avenir solide.
Restait alors le consensus autour de cette question. Et c’est la position qu’une écrasante majorité de pays, treize (13) sur les quinze (15), ont choisi d’adopter pour le bien de la Centrafrique.
Deux pays se sont abstenus de leur vote en ce sens. En agissant ainsi, ils ont clairement montré qu’ils n’allaient pas dans le sens des intérêts de la Centrafrique. En sachant que la situation sera réévaluée fin juillet c’est-à-dire dans tout juste six (6) mois, ils risquent de compromettre cette prochaine étape cruciale en ne s’inscrivant pas dans une démarche de raison. Et ce n’est pas en dépêchant un chargé des questions de défense à l’ambassade de Russie à Bangui que les choses seront vues sous l’angle favorisant les Centrafricains, qu’on se le dise !
Les faits sont là, la réalité aussi : après les échecs diplomatiques russes en Géorgie mais aussi en Libye pour ne citer que les plus récents, en voici un de plus qui doit cingler aux oreilles de certains autant que le ferait le blizzard des plaines caucasiennes en plein hiver glacial. De revers en revers, ils vont sûrement crier que le monde entier leur en veut… mais aucun pays, fut-il le plus musclé, ne peut avoir raison tout seul, et c’est tant mieux ! Affaire à suivre !
Monsieur le Président, distingués membres du Conseil de sécurité, Mesdames et Messieurs,
J’ai l’honneur de faire un exposé au Conseil de sécurité au nom de l’Union européenne.
Il y a aujourd’hui douze mois, le gouvernement de la République centrafricaine et 14 groupes armés ont signé l’accord de paix de Bangui.
Le rapport du Secrétaire général donne une image claire des progrès accomplis dans la mise en œuvre du processus de paix ainsi que des défis restants.
Je me concentrerai sur les domaines dans lesquels l’Union européenne voit le plus grand besoin pour toutes les parties prenantes d’agir avec détermination.
Permettez-moi de commencer par ce que nous considérons comme des développements positifs. Premièrement, cet accord est le seul parmi les nombreux accords antérieurs signés en RCA qui tient, un an après sa signature. Ce n’est pas un résultat mineur. Cette dynamique doit être consolidée et la confiance dans l’accord maintenue et renforcée. Cela ne sera possible qu’avec une mise en œuvre effective.
Ce résultat nous le devons en grande partie à la détermination du Président Touadéra et de son Gouvernement à maintenir une posture courageuse et conciliante et une approche réaliste sur la situation. Nous nous félicitons de la voie de l’apaisement choisie pour faire face au retour des anciens présidents dans le pays. Ils doivent faire partie du processus. Nous félicitons également le Gouvernement d’avoir poursuivi le dialogue avec d’autres parties prenantes, y compris d’anciens hauts responsables, avec les groupes armés ainsi qu’avec la région. La tenue des commissions mixtes bilatérales avec les voisins de la RCA peut contribuer à restaurer la confiance et à solidifier la paix.
Nous constatons également des progrès dans la mise en place des unités spéciales mixtes de sécurité, qui bénéficient d’un soutien important de l’UE. Nous assistons aux premiers signes encourageants d’un retour de l’autorité de l’État dans certaines régions et, au fur et à mesure que le déploiement des Forces armées nationales progresse, nous devons veiller à ce que le processus reçoive le soutien nécessaire pour être crédible et s’inscrire dans la durée.
À l’heure actuelle, toutes les parties prenantes doivent reconnaître que l’Accord de Bangui – malgré ses imperfections – reste le seul cadre fédérateur et viable pour la paix, où chacune et chacun – signataires, facilitateurs, société civile, acteurs politiques et partenaires du pays – ont un rôle à jouer pour qu’il marche.
Monsieur le Président,
Permettez-moi également d’évoquer aujourd’hui les prochaines étapes et les défis auxquels nous devons faire face.
Un an après la signature de l’Accord, plusieurs groupes armés ne respectent toujours pas leurs engagements. Les violences qui ont éclaté dimanche dernier à Birao entre deux groupes armés n’étaient malheureusement pas un incident isolé. Il s’agissait d’une opération planifiée et perpétrée contre l’Accord de paix. Au final, ce sont les populations locales qui en sont les premières victimes, et le travail des humanitaires qui s’en trouve empêché.
Aucune raison ne saurait justifier ces violences. L’Union européenne exhorte les parties à respecter leur parole. Nous demandons aussi au Gouvernement, aux garants et aux facilitateurs de l’Accord de Bangui d’agir et d’envisager sérieusement l’imposition de sanctions contre les responsables. Cette situation intolérable doit cesser.
La violence est aussi le résultat d’une culture d’impunité qui n’a que trop duré. La lutte contre l’impunité doit se poursuivre et la Justice doit être placée en son centre. C’est une disposition essentielle de l’Accord, qui est indispensable au soutien de la population.
En outre, le processus de DDR doit être accéléré et conduit de manière synchronisée avec la mise en place des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité. En la matière, les critères spécifiques pour la démobilisation, le désarmement, la validation et l’entrainement doivent être suivis à la lettre.
Nous constatons malheureusement que certains groupes armés ne respectent pas ces critères, pourtant précis. Au lieu de s’en tenir à leurs obligations, plusieurs leaders essaient d’en renégocier les termes. A nouveau, nous enjoignons les garants et facilitateurs de l’Accord à prendre les mesures qui s’imposent.
Monsieur le Président,
Cela m’amène au rôle de l’Union européenne. Nous maintenons notre engagement à travailler avec le Gouvernement, avec les forces vives et les populations de la RCA et toutes les autres parties prenantes. Notre engagement est également clairement témoigné par le soutien important apporté par l’UE aux prochaines élections. L’UE prendra en charge environ la moitié du budget prévisionnel et prévoit de déployer des experts électoraux. Nous espérons que d’autres donateurs puissent suivre notre exemple. Les élections sont essentielles pour consolider la démocratie et les institutions démocratiques en RCA. Un report n’est pas une option. Les élections doivent avoir lieu. Les acteurs politiques doivent faire preuve de responsabilité en contribuant à un processus électoral apaisé, transparent et inclusif. De même, l’appui de la Minusca à la sécurité et à la logistique demeure d’une importance cruciale. Le calendrier constitutionnel doit être respecté.
Enfin, l’UE est en train de déployer une mission civile, EUAM RCA, pour soutenir la réforme et le déploiement des forces de sécurité intérieure. La mission de conseil de l’UE complètera le précieux travail accompli par notre mission militaire, EUTM RCA. L’EUTM continue de travailler en toute transparence, coordination et cohésion avec la MINUSCA et d’autres acteurs.
Un dernier mot pour réitérer notre engagement pour un partenariat solide avec l’ONU et l’Union africaine, comme cela a été montré, entre autres, lors de nos missions trilatérales conjointes de haut niveau en RCA. À cet égard, je voudrais souligner que les récentes campagnes de manipulation et de désinformation contre les partenaires internationaux en RCA, notamment la MINUSCA, sont très préoccupantes. Je tiens à réitérer notre plein appui à la Mission.
La RCA a le potentiel pour devenir une réussite pour le Conseil de sécurité, pour nous tous et, surtout, pour la RCA elle-même. Cela ne sera possible que si nous restons tous unis, engagés et concrètement mobilisés derrière et avec le peuple centrafricain. Il le mérite.
Centrafrique.com/olympus-digital-camera-19/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Entrée centre-ville de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Bangui (RCA), le 21 Février 2020
« La démocratie se corrompt quand les voix se taisent »
Alain ETCHEGOYEN
Nous citoyens centrafricains de tout bord, de tout horizon, de toute confession, de toute région, de toute obédience politique signataires de cet appel, sommes unanimement d’accord pour exprimer notre exaspération, notre total dégoût face à l’institutionnalisation rampante, au plus haut sommet de l’Etat, de pratiques politiques abjectes qui minent la jeune démocratie centrafricaine, depuis le 30 mars 2016, date du Retour à l’ordre constitutionnel de notre pays la République Centrafricaine.
Par-delà nos divergences, nous rappelons très volontiers que seule la Patrie en danger nous mobilise afin d’éviter son implosion imminente. Ce qui nous réunit aujourd’hui est infiniment plus grand que ce qui pourrait nous opposer, dans notre quête commune de construction nationale.
En effet, depuis l’investiture du Pr Faustin Archange TOUADERA à la magistrature suprême, notre cher peuple centrafricain si meurtri et battu par les vicissitudes de l’Histoire a bien voulu croire à la « Rupture » prêchée, prônée et ostentatoirement revendiquée par le Président de la République, Chef de l’Etat ; cf. Discours d’investiture.
C’est donc avec une très grande déception que nous constatons le dévoiement de cette « Politique de Rupture » prônée par le Chef de l’État, en patrimonialisation de l’État et des ressources nationales.
Cette Rupture qui aurait pu ouvrir de nouvelles perspectives de Stabilisation du territoire, de Réconciliation et Concorde nationales, si elle était appliquée, a tourné court cédant la place à la mise en coupes réglées du pays par les différents cercles au Pouvoir, qui cultivent désespérément clientélisme, népotisme, prévarication, concussion, gabegie, corruption, prédation… Le tout soutenu par une horde d’incompétents ballotés par des séries de scandales politico-financiers à répétition
Entre autres résultats, en quatre ans d’exercice de pouvoir le désenchantement s’est installé au sein de la population. Les belles promesses de stabilisation et de redressement de la RCA sont reléguées aux calendes grecques.
Les cas identifiés et documentés de détournements de fonds publics et de corruption n’ont cessé d’éclabousser tout l’appareil étatique à l’instar de l’Assemblée Nationale, ceci illustrés par le dernier scandale en date des « aveux du député Jean-Symphorien MAPENZI, 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale ».
Ces écœurants aveux, très circonstanciés, de ce haut responsable du parti politique présidentiel, le Mouvement des Cœurs Unis (MCU), en confirmant le trucage du scrutin parlementaire lors du dernier vote budgétaire (Vote du Projet du Budget 2020), établis ses responsables intellectuels et politiques en les personnes du Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable El Hadji Moussa Laurent NGON-BABA, du 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Symphorien MAPENZI, et du ministre des Finances et du Budget, Monsieur Henri-Marie DONDRA.
Quoique Monsieur Jean-Symphorien MAPENZI puisse revendiquer en être le cerveau, du moins l’un des cerveaux, exécuteur du plan de fraude conçu par eux pour forcer l’adoption de la Loi Finance 2020, tout comme ils l’avaient déjà fait pour l’adoption au forceps de la Déclaration de la Politique Générale du Premier Ministre Firmin Ngrebada.
Nul n’est besoin de faire constater à la Nation et au Reste du monde que ces décideurs Centrafricains ont franchi allégrement toutes limites, mettant la Patrie en danger !
Aussi, compte tenu de graves dangers, que nous font courir ces autorités.
Nous exigeons sans conditions :
La démission, sans délai, de tous les membres du Bureau actuel de l’Assemblée Nationale devenu ainsi illégitime. Il n’inspire plus du tout confiance.
La mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire pour établir les faits et engager des poursuites judiciaires conséquentes.
L’ouverture par le Parquet du Tribunal de Bangui d’une enquête sur les actes de trucage de scrutins parlementaires reconnus ces aveux.
Ont signé :
Henri GROTHE, Enseignant ; Maître Arlette SOMBO-DIBÉLÉ, Avocat au Barreau de Bangui, ancien Ministre, ancien membre de la Cour Constitutionnelle ; Pr Jean-François AKANDJI-KOMBÉ, Professeur à l’Ecole de Droit de la Sorbonne, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Doyen Honoraire de la Faculté de Droit de Caen, Coordinateur Général Honoraire du Réseau Académique Européen sur les Droits Sociaux, Président de Citoyens Debout et Solidaires Centrafrique (CDS-CA); Gervais LAKOSSO, Coordonnateur Général du Groupe de Travail de la Société Civile ; Paul Crescent BENINGA, Doctorant, en instance de soutenir une thèse de doctorant en Sciences Politiques ; Dorothée MALENZAPA, Ancien Ministre, Présidente du Réseau ; Célestin NGAIZO BALALOU, Consultant ; Eddy Symphorien KPAREKOUTI, Président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction ; Jean KALIMSI, Immunologiste ; Pr Laurent GOMINA-PAMPALI, Ancien Parlementaire, Président de l’UNADER, Philosophe ; Saturnin NDOMBY, Formateur Consultant ; DominiqueYANDOCKA, 1er Secrétaire Général du Mouvement Politique ITA, Chef d’Entreprise; Ahmed BADAMASY, Conseiller Financier, Comptable, Administrateur de Sociétés ; Gildas De Carême BENAM, Universitaire, Homme Politique ; Freddy MOMOKAMA MALEWOSSONE, Professeur Certifié en Mathématiques ;Ludovic LÉDO, Juriste, Ancien Secrétaire National de la Communication et des Nouvelles Technologies du MCU ; Imamiah-Édouard YAMALET, Expert en Passation de Marchés Publics, Directeur de Publication du site d’information LE TSUNAMI ; Louis-Firmin Kongoubé, Cadre Hospitalier ; Vania Stéphanie MAGBADJA, ; Annick-Laure MHALIOH, Juriste ; Omowalé GOUSSOU, Educateur Spécialisé Jeunesse ; Prince Octave ADOUMA, Doctorant en Economie (Université Dschang) ; Sosthène Marius DINGOMBÉ, Manager Commercial, Président du Conseil d’Administration de la Coopérative Mini-re et Agricole ; Michael BILIWEN, Fonctionnaire au Secrétariat Général du Gouvernement ; Oscar DEMONDA, Informaticien, Expert en Développement et Réseaux ; Flavie DEMONDA, Responsable Aide Soignant Hospitalier en Clinique ; Bienvenu Jocelyn LeBlanc FÉÏMONAZOUI, Expert en Psychologie Sociale ; Serge LENGUENDAYEN, Président du Mouvement Politique Génération Douée Centrafrique ; Régis SIKANGBA, Membre de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme ; Faustin ZAMETO, Président Union des Démocrates Centrafricains (UDECA); Simon Pierre KOITOUA WIZAMAIBONA, Expert en écotourisme et en valorisation du Patrimoine Naturel ; Tanuy FIMATE, Assureur ; Docko KOWEYA, Spécialiste en Economie Sociale et en Politique de la Ville ; Sanislas Mamadou DANGABO , Manager Commercial ; Lily-Blanche KOULANINGA, Expert-Comptable, AuditriceLorenzo GANAZOUI-YANDOCKA, Président du Conseil d’Administration de LS INTERNATIONAL S.A. ; Bovick Severin NGAÏNONA, Consultant Manager Agropastotal ; Armand BODEKANDJI, Expert en Logistique ; Agnès NDADOMA, Syndicaliste; Alexis YANOU, Professeur Certifié en Philosophie ; Rodriguez POLOKO, Auditeur ; Parfait Rodolphe SÉBATA, Contrôleur de Sécurité Sociale à la CNSS ;Sosthène NAMBOZOUINA, Juriste ; Jéhu Jonathan KOMBOKO, Juriste et formateur des Formateurs sur les Droits Civiques; Dave De LaCroix NDOKO, Anthropologie et Journalisme à Ecole Normale Supérieure de Bangui ; Crépin KÈRÈ NGBOMAYÉ, Psychologue Patho-Clinicien, Responsable de la Jeunesse du Mouvement ITA;Prince Éric NGAIBINO PENZY, Entrepreneur ; Jonathan SAYORO EKOUMO,Expert en Gestion Logistique et Transport; Jean-Flaubert IKOLI, Expert en Renseignement ; Gutenberg Socrate TARAMBOYE, Juriste ; Innocent KÉRÉGUÉLÉ, Enseignant ; Roland Sylvestre DAWA, Consultant diplomatique, Doctorant en Relations Internationales à l’IRIC (Yaoundé); Dany Kouale YABORO, Manager; Bruce Saubt-Val BAZOU, Auditeur Interne; Wilfriedo MESCHEBA, Ingénieur Statisticien; Giovanni DAMANDJI, Juriste; Serge SOUAGBO, Ingénieur Polytechnicien en Génie Civil ; Fari Tahéruka SHABAZZ, Stratège, Essayiste, Homme Politique.
Bangui (République centrafricaine ) – après avoir avoué le trucage du vote de loi de finances 2020 à l’Assemblée nationale, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Jean-Symphorien Mapenzi vient à nouveau de donner son avis sur la probable candidature du chef de l’État Faustin archange TOUADERA à la prochaine présidentielle de 2020. Selon lui, ce dernier n’a aucune chance de remporter même une petite circonscription électorale. En conséquence, il n’a aucune chance de passer au second tour. Pourquoi ?
Miraculeusement élu député de la circonscription de Bimbo 4, Jean-Symphorien Mapenzi avait été élu premier-vice-président de l’Assemblée nationale en 2018 grâce au soutien du chef de l’État Faustin archange TOUADERA et de son ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.
Sauf que depuis son élection au perchoir, l’homme n’a jamais remis sa langue dans la poche. Il n’arrête pas de parler, il suffit qu’on lui donne quelque chose à manger ou à boire, sa langue bruite. C’est dans ce contexte qu’il a été piégé, selon son propre terme, dans un restaurant de la capitale par des individus encore non identifiés.
Même s’il crie sur tous les toits que l’enregistrement audio qui circule sur les réseaux sociaux n’est qu’un produit de son espionnage, le contenu de ce fichier audio fait froid au dos. Authentifiée formellement par ces collègues députés que c’est bel et bien sa voix, le premier vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Symphorien Mapenzi n’arrête pas de fustiger certaines personnalités politiques de son régime, à l’exemple du chef de l’État Faustin Archange Touadera, mais également du ministre des Finances Henri Marie DONDRA qu’il souhaite casser sa gueule un de ses beaux jours sur cette terre.
Mais ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est son avis sur la probable candidature du chef de l’État à la prochaine présidentielle prévue cette année, mais également du bilan de son régime qu’il qualifie de catastrophique.
En résumé, l’honorable Mapenzi reconnaît que Touadera, durant ses quatre années au pouvoir, n’a rien foutu. En conséquence, il ne voulait pas que son parti, le Mouvement Cœur uni, n’aille aux élections prochaines.
« Si vous voulez mon avis, il ne faut pas qu’on aille aux élections en 2020 », disait-il.
Visiblement gêné par le propos du premier vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Symphorien Mapenzi, son interlocuteur de circonstance lui repose une question en un mot. Pourquoi ?
Jean-Symphorien Mapenzi qui lui répond sèchement : « Mais on va gagner où? ».
Pour les observateurs de la vie politique nationale, le premier vice-président de l’Assemblée nationale ne fait que dire haut ce que bon nombre des cadres du MCU disent discrètement plus. Même en 2018, des sources concordantes avaient indiqué que l’épouse du chef de l’État, Brigitte Touadera avait déconseillé formellement à son époux Faustin Archange Touadera de ne pas briguer un second mandat en 2020, mais celui-ci avait refusé en bloc en prétextant que tout va s’améliorer avant 2020 grâce à ses partenaires russes. Malheureusement nous sommes en 2020, rien n’a changé comme il avait mijoté.
Alors, la question que les Centrafricains se la posent est de savoir si le chef de l’État Faustin Archange Touadera prendra-t-il le courage de briguer un second mandat en 2020 ?
Centrafrique.com/pickup-police-nationale-cns-en-patrouille-micka-6/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
Bangui (République centrafricaine ) – Mercredi 19 février, à Bangui, une opération de la compagnie nationale de sécurité (CNS), dirigée par son directeur, le colonel de police Sim Joakim DANINGOUMANDJI, visant à mettre la main sur un escroc dans le cinquième arrondissement de Bangui, a suscité la colère des jeunes qui accusent la police nationale d’avoir collaboré avec des parrains mafieux. Le bureau d’enquêtes du CNC a été saisi, et nous avons mené notre investigation dont les premiers résultats montrent que cette opération de la police n’est qu’une véritable escroquerie montée de toute pièce par le colonel SIM Dani Ngoumandji alias le Parrain et son frère cadet, le nouveau soldat de la garde présidentielle Victorien DANINGOUMANDJI. Enquête du CNC.
En effet, dans la matinée du mercredi 19 février, au quartier Kolongo 2, situé dans le 5ème arrondissement de Bangui, une descente musclée des policiers de la CNS, dirigée par son directeur, le colonel Sim Joakim DANINGOUMANDJI, a permis de mettre la main sur un jeune de 22 ans dénommé Nazir alias Nana, soupçonné d’avoir détourné une somme de 1,5 million de francs CFA d’une entreprise chinoise en charge de la construction de tour opérateur de l’aéroport de Bangui Mpoko. Sauf que le jeune nazir, qui travaillait quelques semaines dans cette société chinoise, faisait partie d’une équipe des malfrats du quartier combattant dirigée par le faux monnayeur Victorien DANINGOUMANDJI alias bébé, un frère cadet du directeur de la CNS, le colonel Sim Joakim DANINGOUMANDJI.
Un faux monnayeur devenu soldat tracte son ex-collaborateur
Selon l’enquête menée par CNC, Monsieur Victorien DANINGOUMANDJI, devenu miraculeusement soldat de deuxième classe à la garde présidentielle depuis deux mois, n’a pas apprécié que le jeune nazir, alias Nana ne lui avait pas donné sa part du butin, et il compte le faire savoir au jeune qui n’a pas voulu céder à ses pressions.
Comme d’habitude, ce dernier informe son grand frère le colonel Sim Joakim DANINGOUMANDJI, directeur de la compagnie nationale de sécurité (CNS), afin que les pressions soient faites sur le malheureux Nazir alias Nana. Ce qui a été fait, ce mercredi 19 février, aux environs de 8 heures, des policiers de la CNS, en présence de leur colonel SIM Dani Ngoumandji, mais également de son frère cadet Bertrand Dani Ngoumandji alias Bébé, et appuyés par l’un de leurs complice, un sergent de l’armée nationale, qui est aussi un ex-faux monnayeur du quartier combattant, ont fait une descente musclée au domicile du père biologique de Nazir sis au quartier Kolongo 2, dans le cinquième arrondissement de Bangui.
Le suspect, qui n’avait aucune chance de s’échapper, a été cueilli dans une concession des voisins alors qu’il tentait de prendre la poudre d’escampette.
En garde à vue à la CNS, le jeune nazir n’a plus de choix que de collaborer.
Soumis à un interrogatoire musclé de BertrandDani Ngoumandji alias bébé dans les locaux de la CNS, , le jeune Nazir reconnaît d’avoir volé son patron chinois avec la complicité de son ex-collaborateur dénommé Kevin, âgé d’une vingtaine d’année comme lui.
Un officier de police judiciaire qui demande sa part de butin.
Alors que la pression continue de s’accentuer sur lui, le sieur Nazir explique qu’il aurait tout dépensé la somme qu’il aurait volée chez son patron en achetant deux motos neuves qui font office de taxi-motos dans la capitale depuis un mois.
Malheureusement, en dépit des explications fournies par le jeune nazir, le sieur bébé et son grand frère Dani n’ont pas voulu lâcher le morceau. Ils ordonnent au jeune nazir de leur montrer où se trouvent les deux motos pour qu’ils aillent les saisir et vendre afin que chacun prenne sa part du butin, faute de quoi, il ne serait pas libéré.
Incroyable que cela puisse paraître, bébé et son grand frère Dani Ngoumandji ont réussi à mettre la main sur l’une de deux motos de nazir et ramenée à la CNS depuis mercredi soir.
Selon nos informations, un client aurait été trouvé pour acheter la première moto saisie, mais celui-ci explique le prix de vente est trop cher pour lui.
Pour l’heure, Le jeune Nazir est toujours en garde à vue à la CNS, et les enquêteurs s’activent pour retrouver sa deuxième moto est en cours.
Pour les jeunes du quartier combattant, interrogés par CNC, l’implication des agents de police, notamment de la CNS dans cette affaire montrent à quel point que le faux monnayeur Victorien DANINGOUMANDJI alias Bébé, et son grand frère colonel de police Sim Joakim DANINGOUMANDJI instrumentalisent les services de la police nationale à des fins mafieuses et personnelles. Selon les jeunes du quartier Combattant, très en colère, expliquent que ce n’est pas pour la première fois que Bébé et son grand frère Dani s’associent pour arnaquer les populations dans leur secteur.
Rappelons que l’année dernière, nous avons publié un article sur le comportement de Bertrand Dani Ngoumandji qui rackette et escroque publiquement les paisibles citoyens sous la complicité et la protection policière de son grand frère le colonel Dani Ngoumandji.
Malheureusement, les mêmes faits produisent les mêmes effets. Les deux frères complices Danigoumandji recommencent leur affaire au vu et barbe du ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, et du directeur général de la police, le colonel Bienvenu Zekoué, ancien directeur de la CNS dont le départ avait ému certains de ses collaborateurs policiers qui apprécient énormément sa gestion. Va-t-il réagir pour mettre fin aux actes mafieux de son protégé Sim Joakim DANINGOUMANDJI?
Il faut rappeler que l’incorporation du faux monnayeur Victorien DANINGOUMANDJI alias Bébé dans la garde présidentielle est une bénédiction pour ses activités mafieuses. Mais au quartier Combattant, nombreux sont ceux qui expliquent vouloir saisir le ministre de la sécurité publique concernant le comportement subversif du directeur de la CNS, le colonel Sim Joakim DANINGOUMANDJI
Centrafrique.com/alindao-un-commandant-de-lupc-tue-dans-laffrontement-avec-les-faca-jeudi/les-3-rebelles-de-la-seleka-a-bambari-dans-leur-camp-reuters-img_11mars2018234710-11/” rel=”attachment wp-att-35534 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka à Bambari pour illustration. CopyrightDR
OUADDA (République Centrafricaine) -Le village de Boungou, localité située à 30 km de la ville de Bria, a été théâtre d’un affrontement armé à coloration ethnique entre Sara et Goula le 17 et 18 février dernier pour le contrôle des barrières dans cette partie du pays.
Un groupe armé a investi et attaqué le village Boungou à 30 kilomètres de la sous-préfecture de Ouadda, situé au centre-Est du pays, le 17 février dernier. Difficile pour l’heure d’établir le bilan.
Au cœur de cet énième affrontement, le contrôle de barrières dans la région, comme le témoigne une autorité locale de Bria. « Les raisons des attaques sont fortement question d’intérêts, c’est le délogement d’un groupe armé par un autre dans l’objectif d’occuper la barrière installée à 30 kilomètres sur l’axe Ouadda au centre-Est du pays ».
Une source bien informée et proche de la ville a indiqué que « plusieurs personnes ont fui le village de Boungou pour trouver refuge sur le site de PK 3 à Bria. Les Casques Bleus rwandais de la Minusca, a réussi à stabiliser la situation, du moins, pour le moment », a indiqué cette source.
Les régions du centre-est et nord-est du pays sont aujourd’hui meurtries par des affrontements à caractère ethnique. Le gouvernement central n’a plus le contrôle et la communauté internationale reste passive pendant que des groupes ethniques se massacrent à Birao, Bria, Nzako, Sam-Ouandja et Ouadda-Djallé.
Centrafrique.com/lassemblee-nationale-adopte-a-104-voix-le-projet-de-loi-de-finances-pour-2020/hemecycle-de-lassemblee-nationale-le-30-novembre-2019-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-34466 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.
Bangui (République centrafricaine ) – Il est de tradition dans la pratique républicaine que la loi des finances communément appelée budget prévisionnel soit étudiée et votée par les parlementaires avant l’ouverture de la seconde session ordinaire c’est à dire avant le commencement du nouvel exercice. C’est dans cette logique républicaine que le ministre des finances a soumis à l’approbation des élus du peuple le projet de loi des finances pour l’année 2020. À ce stade, il est important de souligner que l’article 86 de la loi organique n* 17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale définit le déroulement des opérations de vote et garantit la sincérité du résultat des urnes.
Cet article 86 du règlement intérieur dispose que « lorsque les votes sont recueillis, le président prononce la clôture du scrutin. Les urnes sont immédiatement portées à la tribune. Les secrétaires parlementaires procèdent au dépouillement du scrutin et le président en proclame le résultat ». Il est apparu quelques mois plus tard que la loi des finances promulguée et en phase d’exécution que les opérations de vote étaient émaillées de fraudes délibérément orchestrées par le premier vice-président de l’assemblée nationale et président de la séance.
Ces allégations sont appuyées par un support audio enregistré à l’insu et contre le gré du premier vice président de l’assemblée nationale qui décrit lui-même son forfait avec un air méprisant et moqueur.
Au passage, il faut rappeler qu’en droit universel, il est strictement interdit tout enregistrement audio, vidéo ou capture d’image de quelqu’un à son insu et surtout contre son consentement car il est constitutif du délit d’atteinte à l’intimité de la vie privée et répréhensible par le droit positif. Interloqué par le caractère déloyal de la preuve du forfait, le citoyen lambda qui aspire à la vérité s’interroge :
La production d’un enregistrement audio comme preuve d’un forfait est-elle juridiquement recevable devant les juridictions judiciaires ? Le ministre des finances, initiateur du projet de loi controversé a t-il joué un rôle négatif dans ce énième scandale qui jette à nouveau l’opprobre sur cette noble institution de la république ? Ayant de façon écrasante une majorité parlementaire à l’assemblée nationale, que cache ce projet de loi au point de vouloir le passer en force par voie de fraude ? Dans quelles circonstances, ce support audio a été enregistré ? Qui est l’auteur de l’enregistrement audio et de la publication sur les réseaux sociaux ?
Dès lors qu’à travers cet enregistrement audio, des irrégularités constitutives de fraude sont signalées, il apparaît urgent de sanctionner les auteurs, co-auteurs et complices de ce forfait à grande échelle car elle biaise l’expression de la volonté des parlementaires et transgresse le fondement de notre démocratie.
Au delà de ces interrogations, le cas de l’espèce interpelle concomitamment le juge électoral pour apprécier la régularité des opérations électorales et éventuellement prononcer des sanctions ainsi que le juge pénal car la fraude électorale est constitutive d’un délit réprimé par le code pénal centrafricain.
S’agissant du volet électoral, il est primordial dans cette analyse de préciser que les irrégularités ou manœuvres frauduleuses enregistrées au cours d’une opération de vote n’entraînent pas automatiquement ou systématiquement l’annulation du scrutin. Il appartient souverainement au juge électoral c’est à dire le juge administratif d’apprécier la sincérité du scrutin en mesurant l’incidence de la fraude sur le résultat proclamé.
Selon les cas, le juge électoral peut rectifier, modifier les résultats ou annuler sachant que l’annulation entraîne de principe l’organisation d’un nouveau scrutin.
La jurisprudence qui a toujours été constante dans ce domaine confirme que le scrutin ne peut être annulé que si la fraude constatée a pour conséquence de déplacer un nombre important de voix pouvant fausser le résultat. En termes clairs s’il y’a un faible écart de voix, le scrutin est annulé. S’agissant du volet pénal, la production de preuve est libre même si elle est obtenue de façon déloyale et illicite. Aucune disposition légale ne permet au juge pénal d’écarter les moyens de preuve produits par les parties au motif qu’ils auraient été obtenus de façon illicite ou déloyale.
Même la cour européenne des droits de l’homme confirme la recevabilité d’une preuve obtenue illégalement dès lors qu’elle a pu être discuté dans le cadre d’un procès équitable. Au delà des débats doctrinaux, la jurisprudence a posé le principe par les décisions de la Cour de cassation (cassation criminelle du 6 avril 1993, cassation criminelle du 6 avril 1994) et le plus récent, la chambre criminelle de la cour de cassation statuant en audience publique du 31 janvier 2012 sur le pourvoi n* 11-85464 a rejeté le pourvoi en confirmant la décision rendue en première instance qui retient l’enregistrement audio obtenu de façon déloyale comme preuve.
Par ailleurs, même si on est tenté de douter de la sincérité des opérations de vote de destitution de l’ancien président de l’assemblée nationale, le prévenu bénéficie jusqu’à preuve du contraire de la présomption d’innocence avant et après la levée de son immunité parlementaire.
Pour finir, en attendant l’authentification de l’enregistrement et l’attribution sans équivoque de la voix au premier vice-président de l’assemblée nationale, le ministre des finances doit s’expliquer devant les parlementaires pour décoder ce que cachait ce projet de loi pour mériter un passage en force par voie de fraude.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/la-manifestation-des-enseignants-vacataires-de-lens-devant-lassemblee-nationale-le-vendredi-21-fevrier-2020-par-cyrille-yapende-ce-jour/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestation des enseignants vacataires de l’école normale supérieure (ENS) devant l’assemblée nationale, le 21 février 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui (République centrafricaine ) – Des nombreux manifestants, pour la plupart enseignants vacataires ressortissants de l’école normale supérieure, se sont mobilisés massivement , ce vendredi 21 février, devant l’Assemblée nationale, à Bangui, afin de protester contre la politique du gouvernement en matière d’intégration des jeunes diplômés dans la fonction publique. Avec des feuilles de manioc à la main, des bouts de cartons ou encore de banderoles où l’on peut lire « trop c’est trop, nous voulons notre intégration dans la fonction publique », les manifestants, plus déterminés que jamais, voudraient attirer l’attention des élus de la nation sur leur conditions.
La colère des enseignants vacataires ressortissants de l’ENS ne semble pas prête à s’arrêter. Depuis plusieurs jours, ces derniers ont bloqué l’entrée de l’ENS pour manifester leur colère par rapport à leur situation qui reste très loin de s’améliorer.
Pour eux, l’heure n’est pas à l’apaisement, « nous sommes mécontents des autorités qui ne donnent pas d’importance au secteur de l’éducation, en particulier les enseignants vacataires de l’ENS . Nous sommes abandonnés à notre triste sort. Normalement, nous devrions être intégrés dans la fonction publique directement à la fin de notre formation. Hélas, les autorités compétentes font ce qu’elles pensent. Plus graves encore, elles ne respectent pas le principe de la promotion lors de l’intégration avec un quota de moins de dix places », a lancé un gréviste qui est à la tête de la manifestation de ce vendredi.
Malgré la tentative du désamorçage initié par le Premier ministre, les manifestants ont décidé de poursuivre leur grève jusqu’à la satisfaction totale de leur revendication. Or, le jeudi dernier, un léger espoir d’apaisement semblait revenir après la rencontre avec les leaders du collectif au cabinet du Premier ministre qui a instruit son ministre de l’Enseignement primaire et secondaire d’examiner, avec son collègue du ministère de la Fonction publique, les problèmes relevés par le collectif et de lui faire de propositions.
Le chef du gouvernement a aussi demandé aux grévistes de reprendre les cours dans les différents établissements secondaires en attendant l’examen de leur revendication par son administration. Malheureusement, les propositions du gouvernement ne semblent pas satisfaire les enseignants vacataires qui poursuivent leur mouvement de mécontentement ce vendredi 21 février devant les élus de la nation qui sont actuellement convoqués pour la première session extraordinaire de l’année 2020.
Pour le collectif, d’ici la semaine prochaine, une nouvelle stratégie sera mise en place afin d’intensifier leur colère et contraindre le gouvernement à accéder à leur revendication.
Centrafrique.com/centrafrique-lassemblee-nationale-attend-le-gouvernement-sur-le-comite-strategique-dappui-au-processus-electoral-mercredi-prochain/assemblee-nationale-centrafricaine-5/” rel=”attachment wp-att-34197 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>LAssemblée nationale centrafricaine. Bangui, République centrafricaine
Bangui (République centrafricaine ) – Convoquée par un décret présidentiel, la première session extraordinaire à l’Assemblée nationale pour l’année 2020 s’est ouverte ce mercredi 19 février. Les élus de la nation auront 10 jours pour examiner et adopter 11 projets de loi dont quatre (4) passeront dans la fourchette de ses jours.
Conformément aux dispositions de l’article 31 de la loi organique n° 17.011 du 14 mars 2017, portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les députés de la nation convoqués en session extraordinaire vont examiner les textes soumis par le gouvernement.
Lors de ces dix jours, les élus de la nation vont se pencher sur 11 projets de loi dont quatre (4) font partie de la mise en œuvre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA) signé le 6 février 2019.
Premièrement, les parlementaires vont adopter le projet de loi fixant le régime des pensions et autres avantages accordés aux anciens Présidents de la République, ce projet de loi vise à combler un vide juridique et à corriger une injustice faite aux anciens chefs d’État élus de la République centrafricaine.
Ensuite, le projet de loi relatif aux partis politiques et au statut de l’opposition qui quant lui, apporte une nouveauté par rapport à l’Ordonnance n° 005.007 du 2 juin 2005 en ce qu’il introduit la subvention de l’État aux partis politiques, avec ses corollaires l’obligation de la tenue d’une comptabilité, qui est celle de la transmission à la juridiction compétente des comptes de campagne et celle de se présenter aux élections.
Parmi ces projets de loi, celui de loi portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Vérité, Justice, Réparation et réconciliation (CVJRR) pour remédier durablement aux effets pervers de la crise sans précédent, et conformément aux recommandations du Forum National de Bangui de mai 2015 et de l’article 9 de l’APPR.
« Ce projet de loi vise à doter le pays d’une commission vérité, justice, réparation et réconciliation afin de jeter les bases véritables de restauration de la paix, de cohésion sociale et du vivre ensemble dans le pays », a déclaré le Président de l’Assemblée nationale, Moussa Laurent Gon Baba.
Enfin, le projet de loi portant code des collectivités territoriales pour sa part, vient corriger les insuffisances relevées dans les ordonnances n°88.005 et 88.006 de février 1988. Il entend régir l’organisation et le fonctionnement des régions et communes du pays. Et aussi, certes, il va moderniser les relations entre les pouvoirs locaux et le pouvoir central de l’État, et renforcer l’autorité des chefs de quartiers et villages, tout en assurant la gouvernance locale.
Le Président de l’Assemblée nationale, a exhorté ces collègues à se mettre travail afin de doter le pays de ces règles nécessaires à sa bonne gouvernance et à son développement, « les projets de loi qui vont être soumis à l’examen de la présente session répondent à des besoins de renforcement de la démocratie et de l’administration de l’État. Étant donné leur importance par rapport au contexte politique actuel de notre pays, et compte tenu du délai inextensible qui nous est imparti, j’exhorte les honorables collègues députés à se mettre immédiatement au travail, pour doter notre pays de ces règles nécessaires à sa bonne gouvernance et à son développement », a-t-il conclu.
Pour le député de Bocaranga 1, Anicet Georges Dologuélé, dit trouver importantes ces lois, mais c’est souvent leurs applications qui causent problème, « il y a trop de lois dans peu de jours, mais comme c’est immédiatement suivi par la session ordinaire, nous aurions le temps de bien travailler et toutes ces lois sont importantes notamment celle de la collectivité territoriale est une loi attendue depuis pas mal d’années. Vous savez c’est important de voter des lois et c’est depuis quatre (4) ans que nous faisons cet exercice pour doter le pays d’un instrument, mais hélas, je les vois peu appliquer » a taclé le chef de file de l’opposition à la fin de la cérémonie d’ouverture.
Cette première session extraordinaire a été convoquée par le Chef de l’État via le Décret n° 20.41 du 15 février 2020 et après celle, les députés répondront la session ordinaire au mois de mars prochain avec en toile de fond le vote du renouvellement de bureau de l’Assemblée nationale.
Centrafrique.com/le-1er-vice-president-de-lassemblee-nationale-jean-symphorien-mapenzi/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le 1er Vice-Président de l’Assemblée nationale Jean Symphorien Mapenzi. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui (République centrafricaine ) – Le Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise (GTSC) demande la levée de l’immunité parlementaire du 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Cette plateforme dite GTSC relate « au mépris de principes de bonne gouvernance, la falsification des résultats de vote de loi des finances de l’année en cours ». Cette position a été exprimée lors d’une déclaration faite le jeudi 20 février, par là, porte-parole du GTSC Paul Crescent Beninga.
Depuis près de 72 heures, un enregistrement audio dans lequel le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Jean Symphorien Mapenzi, « Sans gêne », affirme être le principal responsable de la falsification du résultat du vote de la loi des finances 2020. D’après le GTSC, l’honorable Jean Symphorien Mapenzi, dans cet enregistrement audio, aurait affirmé au passage que le ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra aurait graissé les pattes des députés de la nation avec une modique somme de 100.000 FCFA en vue d’obtenir leurs voix.
Sans aucun doute, le GTSC pense pour sa part que l’aveu de Jean Symphorien Mapenzi est un acte qui vient, une fois de plus, souiller la sixième législature et ternir, par la même occasion, l’image des Institutions de la République.
«Cet aveu confirme les rumeurs selon lesquelles le gouvernement recourt régulièrement à des pratiques clientélistes pour faire passer ses projets de loi à l’Assemblée. Il importe de rappeler que la falsification et le trucage des résultats de vote des députés sont un délit pénal qui ne saurait passer sous silence », a indiqué sans langue de bois Paul Crescent Beninga, porte-parole du GTSC.
D’ailleurs, le GTSC s’étonne de ce qu’aucune action ne soit déclenchée jusque-là par les élus de la nation réunis en session extraordinaire. Pour eux, cette nonchalance observée dans le cas de l’honorable Jean Michel Mandaba ne pourrait faire « jurisprudence dans ce cas de figure ».
Fort de tout ce qui précède, le GTSC invite l’Assemblée nationale à lever l’immunité de Mapenzi pour qu’il soit traduit devant les juridictions du pays pour faux et usage de faux.
Dans ce même ordre d’idée, ils appellent le procureur de la République à s’autosaisir de l’affaire pour que justice soit rendue.
Pour finir, ces derniers exigent du ministre des Finances et Budgets, Henri Marie Dondra de clarifier les mobiles des fonds distribués aux députés en vue d’influencer le vote de la loi des finances 2020.
Bangui le 20 février 2020. L’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), après la réussite de la tournée théâtrale organisée en 2018/2019, lancent une tournée de présentation d’un film documentaire sur la Cour Pénale Spéciale (CPS) à travers le pays dans le but de sensibiliser les communautés, d’une manière simple et claire sur le rôle de la CPS dans la justice transitionnelle et la lutte contre l’impunité.
En effet, la création de la CPS en 2015 répond à l’aspiration de la population centrafricaine d’en finir avec le cycle de l’impunité dans le pays. Cette volonté a été réaffirmée par toutes les parties dans l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR). Pour opérationnaliser ce principe, le gouvernement a sollicité l’appui de ses partenaires. C’est dans ce sens qu’un projet-conjoint d’appui à la CPS a été concrétisé entre le Gouvernement et les Nations Unies (PNUD, Minusca, ONU Femmes et Programmes des Volontaires des Nations Unies).
L’Union européenne (UE) s’est associée à cette mobilisation en convenant avec le PNUD d’un accord spécifique d’appui à la CPS d’un montant de 2M EUR, entré en vigueur le 20 décembre 2018. L’appui de l’UE a permis notamment de réaliser la tournée d’information et de sensibilisation sur la Cour grâce à la pièce théâtrale dénommée KOTA DA TI NGBANGA, dont la réussite témoigne de l’attente des populations pour une justice équitable et a inspiré la réalisation du film documentaire avec le même titre. Ce film sera diffusé dans tout le pays.
Convaincue du succès de ce projet et dans le souci de renforcer la connaissance et l’acceptation de la CPS, l’Union européenne appuiera la Cour pénale spéciale avec un financement additionnel d’un montant de 2.5M EUR pour une période de 18 mois de mise en œuvre. La nouvelle contribution se concentrera sur l’appui aux enquêtes et poursuites judiciaires. Ce nouvel appui de l’Union européenne contribuera à rencontrer les attentes des centrafricaines et des centrafricains dont la demande de justice exige des réponses concrètes dans les plus brefs délais.
Centrafrique.com/rca-le-fprc-de-noureddine-adan-condamne-lattaque-du-mlcj-dans-les-localites-de-birao/noureidine-adam-et-son-garde-du-corps-de-la-seleka-2/” rel=”attachment wp-att-35792 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le général du FPRC Noureddine Adan et son garde du corps.
DÉCLARATION
LE 1er VICE- PRESIDENT,
Compte tenu de l’entretien avec S.E.M.A Matias Bertino MATONDO, Représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine, Chef de la MISAC, Garant de l’APPR-RCA ; S.E.M.A Adolphe NAHAYO, Représentant du Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CeEaC), Garant de l’APPR-RCA ; et S.E.M.A Abdoul Raouf Ali Amir, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Soudan auprès de Bangui, en date du 2à février 2020 ;
Considérant que le FPRC est déterminé à agir de bonne foi pour la mise en œuvre de l’APPR-RCA afin que la sécurité des personnes et des biens soient assurées et pour une paix durable, réconciliation nationale et stabilité politique effectives et enracinées ;
Considérant que l’APPR-RCA constitue un espoir pour une issue viable vers la paix et, de ce fait, une opportunité que doivent saisir tous les acteurs engagés pour la paix en République Centrafricaine ;
Compte tenu de la situation humanitaire catastrophique dans laquelle sont plongées les personnes déplacées internes depuis le 1er septembre 2019 ;
DECLARE
Un cessez-le-feu de trente jours (30 jours) et la cessation immédiate, complète et irrévocable des hostilités et toute forme de violence armée à partir de la date de la signature de la présente déclaration.
Pendant la trêve, une rencontre sera organisée, à N’délé, entre le Sultan de N’délé et le Sultan-maire de Birao, ainsi que les Représentants des ethnies impliquées dans la belligérance.
La disponibilité du FPRC de coopérer avec la Minusca dans sa mission première de protection des populations civiles, particulièrement les personnes déplacées internes (PDI) de Birao.
DEMANDE
A la MINUSCA, de créer les conditions sécuritaires nécessaires pour mettre fin aux attaques des personnes déplacées internes (IDP), aux infrastructures humanitaires et qui favorisent le retour des PDI dans leurs villages et quartiers d’origine.
A la communauté internationale de veiller, conformément à l’article 35 de l’APPR-RCA, au respect de cette déclaration qui engage toutes les entités engagées dans la belligérance à Birao.
Bangui (République centrafricaine ) – Ce jeudi 13 février 2020, le général de brigade Éric PELTIER a remis, en présence du général brigade Alfred SERVICE, sous-chef d’état-major chargé de la planification, les tenues que porteront les joueurs du Football Club des Forces de Défense et de Sécurité centrafricaines (FDS FC). Le commandant de la mission européenne en Centrafrique a tenu à encourager ces 30 joueurs en invoquant la solidarité qui doit unir les membres d’une même équipe, comme ceux d’une même armée.
Cette action, initiée et financée par la mission européenne en République Centrafricaine, avait pour objectif d’encourager la pratique du sport comme vecteur de cohésion au sein des Forces armées centrafricaines (FACA). L’esprit d’équipe et le goût de l’effort qui guident un groupe vers la victoire doivent être entretenus, et renforcés sans relâche. Cette remise de maillot symbolisait ce message qui participe aux relations de confiance qu’entretiennent les militaires de l’EUTM-RCA avec leurs camardes FACA.
Au milieu du stade de football de la gendarmerie nationale, à BANGUI, les 30 membres de l’équipe des FDS se montraient enthousiastes au moment de recevoir ces tenues flambant neuves, en présence du général Alfred SERVICE, ainsi que d’une délégation de l’EUTM-RCA. « Nous remercions l’EUTM pour ces maillots. Cela nous donne une force morale supplémentaire qui, j’espère, nous permettra de remporter nos prochains matchs. Nous allons tout donner », déclarait le capitaine du FDS FC, le 2nd classe YALAM.
Le dimanche suivant,le FDS FC a disputé un match accroché contre l’équipe de Castel qui s’est soldé par un score parité (1-1) sur le terrain du stade Barthélemy-Bogenda de Bangui. En attendant la prochaine rencontre, l’EUTM-RCA poursuit sa mission auprès des FACA, dans toutes ses dimensions.
Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné plus de 6 000 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’Etat-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».
Ndélé (République Centrafricaine) -Après une géante manifestation de la population devant la base de la Minusca mardi, puis le déploiement sur place des forces spéciales de la Minusca et l’ouverture des négociations avec l’État-major du FPRC, la tension semble baisser de plusieurs crans dans la ville et les activités commencent à répondre, a constaté sur place un journaliste du CNC.
Mardi 18 février, des milliers de personnes, répondant à l’appel de l’Etat-major du FPRC, se sont massivement rassemblées devant la base de la Minusca, à Ndélé, pour manifester leur mécontentement suite à l’opération militaire menée par les forces de la Minusca contre les positions des combattants rebelles du FPRC à Birao.
Face à cette menace, et pour prévenir tout débordement, la Minusca a déployé ce mercredi des forces spéciales portugaises et rwandaises à Ndélé. Au même moment, une rencontre a été organisée entre le comité de paix de Bamingui-Bangoran et les représentants de la Minusca. Après quelques heures de discussion, il est demandé au FPRC de Lever leur barrière installée à l’entrée de la base de la Minusca, mais aussi de mettre fin aux journées ville morte imposée depuis dimanche à Ndélé. Ce qui a été fait quelques minutes après la rencontre, le FPRC ordonne le retour à la normale, toutes les activités ont également repris mercredi soir, tandis que les établissements scolaires ont annoncé la réouverture de leur porte ce jeudi matin.
Selon un membre du comité de paix de Bamingui-Bangoran contacté par CNC, une rencontre est prévue ce jeudi 20 février entre les représentants locaux de la Minusca et ceux du FPRC concernant leurs points de revendications.
Pendant ce temps, à Birao, les rebelles du FPRC se retirent de la ville suite à l’assaut des soldats de la MINUSCA contre leur position. Pour l’heure, ils se trouvent à 5 kilomètres à l’entrée de la ville.
Cependant, les éléments du MLCJ qui ont pris la fuite pour se cacher dans les camps des déplacés et désarmés par les forces de la MINUSCA, ont quitté les camps et commencent à regagner leur domicile.
Copyright2020CNC.
Centrafrique.com/marche-de-boy-rabe-de-bangui-3-par-corbeaunews-centrafrique-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marché de Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickaël Kossi
Bangui (République centrafricaine ) – Sur ordre du ministère des Transports et de l’Aviation civile, une opération de contrôle des motocyclettes a failli tourner au drame au quartier Boyrabe, situé dans le quatrième arrondissement de Bangui. Quatre agents ont été blessés, et le contrôle a été suspendu.
Selon le ministère des Transports et de l’Aviation civile, l’objectif de cette opération consiste non seulement à lutter contre les motocyclettes qui ne sont pas encore en règle, mais aussi de procéder au remplacement systématique des anciens documents administratifs de transports, à savoir les cartes grises, les permis de conduire par des nouveaux documents en vigueur.
Il y’a quelques semaines, la première opération, qui s’est déroulée dans toute la capitale, avait été couronnée d’un succès, grâce à la couverture sécuritaire des forces de sécurité intérieure, notamment la CNS, l’OCRB et la FICU. Or, pour la deuxième phase de opération, prévue au quartier Boyrabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui, seuls quelques policiers municipaux, appuyés par une poignée des agents de la compagnie de la circulation routière qui ont été sollicités pour assurer la sécurité des agents de contrôle du ministère des transports sur le terrain.
Malheureusement, à leur arrivée sur le lieu de l’opération devant le marché de Boyrabe, une foule d’individus, armée de cailloux et des barres de fer, ont immédiatement mené contre eux une véritable guerre aux cailloux, blessant quatre agents dont deux policiers de la circulation routière, un agent de la garde municipale et un personnel du ministère des transports et de l’aviation civile.
Selon l’une des victimes contactée par CNC, les assaillants, au moment de l’attaque, auraient profité pour voler leurs téléphones portables ainsi que leur porte-monnaie.
Au ministère des transports, on accuse le ministre de tutelle d’avoir négligé les menaces sécuritaires qui pèsent sur l’équipe de contrôle sur le terrain. Au lieu de réquisitionner des éléments de l’OCRB appuyés par ceux de la CNS, il préfère faire recours aux gardes municipaux, sous-équipés et qui n’ont aucun moyen de faire face aux brigands du quartier Boyrabe.
Pour rappel, lors du premier contrôle, près de 450 motos avaient été saisies. Ce qui a poussé le ministère de transports à lancer la deuxième phase de l’opération ce lundi 17 février au quartier Boyrabe. Malheureusement elle est soldé par la débandade général de l’équipe de contrôle.
Centrafrique.com/des-manifestants-sur-la-piste-de-laerodrome-de-birao-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des manifestants sur la piste de l’aérodrome de Birao, le 16 février 2020.
Birao (République centrafricaine ) – La piste d’aérodrome de la ville de Birao est occupée depuis hier par les déplacés Rounga vivant sur le site des déplacés proche de l’aérodrome.
Ils manifestent leur mécontentement contre la Minusca qui avait frappé les combattants rebelles du FPRC le dimanche 16 février. Ces déplacés estiment qu’ils ne sont pas assez protégés et craignent une éventuelle attaque des combattants rebelles du MLCJ soutenus par le gouvernement de Bangui.
Depuis hier, aucun avion n’a pu atterrir pour leur acheminer de l’aide. ”C’est un drame et un cauchemar que nous vivons ici”, témoigne au CNC.
“Nous sommes réduits à l’esclavage. La famine ronge nos enfants. Nos enfants sont exposés aux maladies de tout genre. Nous restons ici, c’est la misère
Centrafrique.com/le-togo-met-fin-a-laccord-dexemption-de-visa-avec-la-centrafrique/la-ministre-centrafricaine-des-affaires-etrangeres-et-des-centrafricains-de-letranger-sylvie-baipou-temon-et-son-patron-premier-ministre-firmin-ngrebada-combinee-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-35806 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, la ministre centrafricaine des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, le premier ministre Firmin Ngrébada. Images combinée par CNC le 20 janvier 2020.
Bangui (République centrafricaine ) – Après un simulacre de manifestation soi-disant des jeunes patriotes centrafricains du Mouvement Cœur uni, parti du président Touadera, réclamant le départ du territoire centrafricain de trois hauts responsables de la Minusca le 17 février dernier, le Gouvernement centrafricain, par la voix de sa ministre des affaires étrangères, vient finalement de les déclarer persona non grata. En conséquence, ils doivent quitter le sol centrafricain dans un délai de sept jours.
Dans une correspondance diplomatique datée du 17 février 2020 et adressée au représentant spécial du Sécrétaire Général des nations unies en République centrafricaine, la ministre des Affaires étrangères, Madame Sylvie Baïpou TEMON, demande expressément au bureau de la Minusca la mutation forcée et obligatoire de ses trois Hauts cadres, à savoir Monsieur ZALKO BARS Dimitroff, Chef de bureau de coordination à Bangui, Monsieur TORRES RAY, Directeur des Affaires Politiques et Monsieur CARLOS José, Responsable de la coordination du 3ème arrondissement. Ces derniers sont accusés par le gouvernement de connivence avec les groupes armés en leur fournissant des armes et munitions.
D’après la correspondance de la ministre Sylvie Baïpou TEMON dont CNC a eu copie, les trois mis en cause doivent quitter le sol centrafricain dans un délai d’une semaine. Faute de quoi, ils seront arrêtés et traduits devant la justice nationale.
Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir qui a rédigé le rapport dans lequel le Gouvernement s’est basé pour accuser ces trois hauts cadres des Nations unies de connivence avec des groupes armés ? Qui a fourni leurs identités aux manifestants ?
Et si les faits sont avérés, est-il vraiment nécessaire de distribuer de l’argent aux jeunes désœuvrés pour manifester dans les rues de la capitale afin de demander l’expulsion de ces trois fonctionnaires des Nations unies?
Pour de nombreux observateurs nationaux, l’attitude du pouvoir de Bangui est de nature à créer de tension diplomatique avec des partenaires traditionnels de la République centrafricaine.
Contacté par CNC, le bureau de la Minusca à Bangui n’a pas voulu faire des commentaires à ce sujet. Mais la semaine dernière, dans un communiqué, l’Union européenne, l’union africaine, la Minusca, l’union africaine et la CEEAC ont dénoncé la campagne de désinformation et de propagande hostile contre le personnel de la Minusca à Bangui.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Dans son communiqué du 18 février 2020, le Gouvernement, par la voix du Ministre de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement, tente maladroitement de prendre la défense de la Minusca et de trahir la population dont il est sensé protéger en proférant des mensonges contre le FPRC. C’est irresponsable et contre-productif au moment où je me prépare de recevoir la délégation des Garants : l’Union Africaine et la CEEAC. Pour une fois encore le gouvernement est tombé dans le piège de la MINUSCA qui, en faisant la promotion des divisions ethniques, vit et prospère de la crise centrafricaine.
Dans ce même communiqué, le gouvernement avoue le ralliement contre-nature des FACA, MINUSCA, PRNC et MLCJ contre le FPRC. Le communiqué confirme ainsi sans déshonneur la partialité de la MINUSCA et le rôle ambigu et la complaisance que le gouvernement entretien avec certains groupes armés, signataires et non signataires de l’APPR-RCA.
Le porte-parole du FPRC tient à rappeler les faits suivants :
1. Depuis le 16 février 2020, les personnes déplacées internes de Birao manifestent contre la MINUSCA. 2. Hier, le 17 février 2020, la MINUSCA ont transformé le site en camp de concentration en privant la population déplacée de l’eau potable. 3. Lors de son offensive, le FPRC n’a jamais attaqué ni la population civile ni les biens meubles et immeubles. Aucun dégât humain, physique et matériel n’est à mettre au crédit du FPRC. 4. Le FPRC n’a jamais attaqué les installations humanitaires ni celles des Nations Unies.
Le porte-parole du FPRC souligne que le FPRC ne fait que se défendre contre les attaques de la coalition RPRC/PRNC/MLCJ et défendre les populations victimes des exactions de ces groupés armés alliés de la MINUSCA et du gouvernement. C’est donc un acte salutaire pour les populations de Birao, sans aucune distinction, victimes de l’épuration ethnique commis, comme vient de l’indiquer le gouvernement dans son communiqué, par la désormais coalition MINUSCA/Gouvernent/RPRC/PRNC/MLCJ.
Face à la gravité de la situation à Birao et compte tenu du fait la MINUSCA a perdu toute crédibilité et que le gouvernement a pris le parti de ceux-là qui détruisent les infrastructures humanitaires, qui violenT les femmes et les jeunes filles, qui attaquent les personnes déplacées, le Porte-parole du FPRC demande :
1. Le départ de la MINUSCA de Birao, comme ne cesse de le réclamer les personnes déplacées internes que la MINUSCA a interne et livre progressivement aux exactions du PRNC/MLCJ. 2. Au gouvernement de se ressaisir et de ne pas trahir la population au bénéfice des intérêts de ceux là qui profitent du désordre et du chaos qu’ils entretiennent 3. A l’Union Africaine et à la CEEAC de se désolidariser de la MINUSCA qui sert des intérêts géopolitiques et stratégiques des Etats qui veulent maintenir la RCA dans le chaos et, de ce fait, nuit à la mise en œuvre de l’APPR-RCA. 4. Qu’une enquête indépendante soit menée sur la situation à Birao.
Le Porte-parole du FPRC informe la MINUSCA et le gouvernement que recouvrer les droits fondamentaux des populations de Birao constitue la condition d’existence et de commencement de la lutte politico- militaire du FPRC, parce que « le mourir est commun à tous, mais le bien mourir propre est particulier aux gens d’honneur » et que « le courage est une valeur dans le sens exact du “valeureux” ». Ce n’est donc pas seulement de l’audace, de l’emportement, de la témérité, de la belle énergie toujours à dépenser, d’une bravoure ivre ; mais d’une réelle volonté, d’une conviction politique que c’est aux centrafricains d’être les auteurs de la conquête de leurs droits et de l’histoire de la paix. C’est donc pour l’amour de la population de Birao et de la patrie – la République Centrafricaine – que le FPRC s’est offert, le 16 février 2020 aux mitrailleuses et chars de combat de l’ennemi : la MINUSCA.
Le Porte-parole du FPRC tient à souligner que ce combat de David contre Goliath est de survie. Il informe la MINUSCA et le gouvernement que les capacités du FPRC de se dépasser, de tenir bon, de se sacrifier pour protéger les populations menacées par un anéantissement programmé, une élimination planifiée, sont sans limites.
Fait à Bangui, le 18 février 2020
Aboubakar Siddick Ali
Porte-parole du FPRC
FPRC
Bureau Exécutif National, Porte-parole du FPRC Réaction au Communiqué du Gouvernement du 18/02/2020
Bangui (République Centrafricaine) –Dans la matinée du mardi 18 février, au quartier Boyrabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui, le corps d’un homme, en état de décomposition, a été retrouvé devant la maison des jeunes avant d’être transporté à la morgue de l’hôpital de l’Amitié.
Selon les témoins de la scène interrogé par CNC, le corps présente des traces de torture, ce qui laisse penser que la victime serait assassinée dans un autre endroit avant d’être déposé devant la maison des jeunes dans la nuit du lundi à mardi.
Pour l’heure, on ignore l’identité de la victime et les circonstances dans lesquelles elle a été assassinée.
La police criminelle a été saisie, mais aucune hypothèse est privilégiée par les enquêteurs.
Rappelons que le quartier Boyrabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui, est considéré depuis toujours comme le quartier rouge de la capitale. Devenu bastion des miliciens Anti-Balaka depuis 2013, le quartier Boyrabe n’a pas été désarmé comme le quartier KM5, dans le troisième arrondissement.
Copyright2020CNC.
Centrafrique.com/6531d119-6c4f-407a-858c-97747ee742be/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestation des jeunes du mouvement des patriotes centrafricains à Bangui le 17 février 2020. CopyrightCNC
Bangui (République centrafricaine ) – Officiellement organisée par le mouvement des patriotes centrafricains pour la paix (MPCP) pour réclamer le départ de trois fonctionnaires des Nations unies travaillant en République centrafricaine, la manifestation du lundi 17 février est une fois de plus une manipulation du pouvoir de Bangui, en parfaite intelligence avec le sulfureux burkinabé Harouna Douamba, l’homme à multiple visage.
Organisée par le mouvement des patriotes centrafricains réclamant le départ de trois hauts fonctionnaires des Nations unies, à savoir messieurs Ray TORRES, José CARLOS et Zlakto DIMITROF. Ces trois personnalités onusiennes, qui occupent différents postes de responsabilité au sein de la Minusca (Mission multidimensionnelle des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique ), sont accusées par le pouvoir de Bangui, à travers leurs griots d’être de ceux qui ravitaillent en armes et minutent les groupes armés au nord du pays. En conséquence, ils doivent quitter immédiatement et sans délai la RCA.
D’après les organisateurs de ladite manifestation, une nouvelle date est prévue pour le 4 mars prochain pour une nouvelle manifestation devant le ministère des Affaires étrangères à Bangui afin de réclamer toujours le départ de ces trois hauts fonctionnaires des Nations unies de la Centrafrique si ces derniers se trouvaient sur le sol centrafricain.
Ce qui est étonnant dans cette affaire, les leaders du mouvement des Patriotes Centrafricains pour la paix (MPCP), à la fin de la manifestation d’hier, a exigé la présence de deux ministres du Gouvernement sur le lieu de manifestation. Ce qui a été fait, le ministre de la Sécurité publique, le général Henri
Wanzet Linguissara, et sa collègue du ministère des Affaires étrangères, madame
Sylvie Baïpou Temon, sont arrivés sur place, et une requête leur avait été remises dans laquelle les soi-disant manifestants réclament toujours l’expulsion de ces trois fonctionnaires de la MINUSCA.
Notons que cette manifestation, financée par le trésor public et sécurisé par les forces de l’ordre, s’est terminée par un accident de circulation impliquant un bus de la compagnie nationale de sécurité (CNS) et la voiture d’un chargé de mission au ministère de la Fonction publique.
Le bus, conduit par un officier de police, visiblement en état d’ivresse, a percuté le para choc arrière de la voiture. Un accord à l’amiable a été trouvé, la voiture sera réparée par la police nationale.
Minusca-a-ndele-le-16-fevrier-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/des-manifestants-devant-la-base-de-la-minusca-à-ndélé-le-16-février-2020-par-cnc-450×337.jpg” alt=”des manifestants devant la base de la minusca à ndélé le 16 février 2020 par cnc” width=”450″ height=”337″ />des manifestants devant la base de la minusca à ndélé le 16 février 2020. Photo CNC.
RCA: Ndélé, déclarée ville morte, et la MINUSCA toujours sous pression des rebelles.
Ndélé (République centrafricaine) – La ville de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine, est depuis dimanche sous blocus général des rebelles du FPRC. Les écoles sont restées fermées, et toutes les activités commerciales sont également suspendues. Les staffs de la Minusca, sous pression, sont toujours en confinement dans leur base de l’aéroport.
Depuis dimanche, sur ordre de l’État major du FPRC, toutes les activités commerciales et scolaires sont suspendues dans la ville de Ndélé, capitale de Bamingui-Bangoran. Les circulations sont également restreintes dans la ville, y compris les navettes aériennes.
Les groupes armés, qui sont très visibles dans la ville, circulent librement avec leurs armes lourdes et légères dans les différents coins stratégiques de la ville.
Pendant ce temps, la rue qui mène au bureau local de la Minusca est barricadée par des combattants rebelles du FPRC lourdement armé. Monsieur Prince, un employé centrafricain de la Minusca, brièvement arrêté par les rebelles dimanche soir, a finalement été libéré après avoir été dépouillé.
Pour l’heure, la piste de l’aérodrome de Ndélé, occupée par des manifestants dimanche après-midi, est aujourd’hui accessible au transport, mais la présence des rebelles non loin de l’aérodrome fait craindre le pire.
Contacté par CNC, un général du FPRC indique que son mouvement n’a aucun problème particulier avec la Minusca, mais leur seul souci est que cette institution onusienne reste à l’écart de leur problème avec le MLCJ.
Du côté de la Minusca, aucun commentaire n’a été fait sur le problème.
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Des manifestants brandisent une bandorole devant la base de la minusca le 16 février 2020. Copyright2020.