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RCA : après la Ouaka, la Basse-Kotto et le Haut-Mbomou, Ali Darassa ambitionne militairement la Haute-Kotto

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/E7EDCDD8-94E7-4685-AEBB-051E3DDB1EB4-450×338.jpeg” alt=”Le chef rebelle Ali Darassa, en costume marron français, entouré à sa gauche de son porte-parole, et à sa droite de l’un des officiers de la Seleka, lors de la signature de l’accord de paix intergroupe armé à Bria, le 19 mars 2020. Photo CNC/ Moïse Banafio” width=”450″ height=”338″ />

 

Bria, République centrafricaine, samedi, 31 octobre 2020, 11:48:45 ( Corbeaunews-centrafrique ). En séjour depuis trois jours à Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto  , le chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique), l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa multiplie non seulement des réunions avec certains officiers des groupes armés présents dans la ville, mais exige également le limogeage et le remplacement du Comzone local du FPRC, le général Aba Tom par un sujet peul, et la tension monte dans la ville entre les différents groupes armés actifs dans la région.

 

Lors d’une réunion qu’il a organisée avec certains généraux des groupes armés à son arrivée dans la capitale provinciale de Haute-Kotto, le mercenaire-chef rebelle Ali Darassa était claire dans ses différentes déclarations. Il répète à qui veut l’entendre que c’est lui le seul et unique garant de l’accord de paix de Bria, signé au mois de mars  dernier entre les différents groupes armés qui se sont affrontés dans la ville au début d’année. D’après lui, depuis la signature de cet accord de paix intergroupe armé, certains généraux du FPRC, dont le général Aba-Tom, ne l’ont pas considéré. Ils auraient tendance à ne pas respecter leur engagement pris dans cet accord. En conséquence, le patron de l’UPC exige non seulement leur limogeage, mais également leur remplacement. À ce titre, pour le poste du Comzone du FPRC, l’homme propose un sujet peul pour remplacer le général Aba Tom, mais redoute une contestation au sein dudit mouvement. Or, depuis jeudi, il propose un autre nom, Ahamat Seniss, un sujet tchadien connu sous le sobriquet de CEMAC pour remplacer le général  Aba Tom, et ce, avant qu’il ne quitte la ville. Or,  sa proposition, très controversée,  a été rejetée en bloc par l’État major local du FPRC qui considère cela comme une provocation.

D’après des sources au sein des groupes armés actifs dans la région, Ali Darassa aurait voulu récupérer militairement la ville minière de Bria, avant celle de Zacko, très riche en or et aux diamants.

« Même si l’homme ne faisait pas cela par stratégie, il pourrait engager ses hommes pour affronter militairement ceux qui sont ici à Bria », a déclaré un officier du MPC à l’issue d’une réunion avec Ali Darassa à Bria.

Notons que la région du centre, sud et sud-est  de la République centrafricaine sont contrôlés militairement par les rebelles de l’UPC du mercenaire Ali Darassa depuis plusieurs années.  Si les régions du centre nord et du Nord-ouest seront sous son contrôle militaire, ce mercenaire tchado-nigérien et son groupe des criminels pourraient devenir incontestablement intouchables dans ce beau pays d’Afrique centrale contrôlé à plus de 75% par des groupes armés.

Affaire à suivre.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

CENTRAFRIQUE : LES INNOMBRABLES MANŒUVRES ET IRRÉGULARITÉS POLITICO-JURIDIQUES GARANTIRONT-ELLES LA RÉÉLECTION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

« Dédicace à l’écrivain centrafricain Adolphe Pakoua décédé le 30 octobre 2020 à Amiens, France ».

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 31 octobre 2020, 05:18:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le chronogramme électoral établi par l’Autorité Nationale des Élections a prévu des élections groupées (présidentielles et législatives) le 27 décembre 2020. Ce processus sensé réconcilier le peuple, qui se devait inclusif est émaillé des innombrables manœuvres et irrégularités politico-juridiques. Ces initiatives gouvernementales en faveur du pouvoir a créé un climat de tensions, de méfiance qui présage d’une crise électorale sans précédent. A l’ère de la pandémie du covid-19, le pouvoir de Bangui a préalablement tenté de modifier la loi fondamentale et réussi le tripatouillage de la loi électorale à six (6) mois des échéances électorales en violation des instruments juridiques internationaux.

 

L’exclusion de la classe politique au processus électoral n’étant suffisante, le pouvoir de Bangui fait une « main basse » sur la nouvelle Autorité Nationale des Élections car la procédure de recrutement des nouveaux commissaires électoraux était très opaque donc non transparente.

On remarque également la non-démission des membres du gouvernement et de certains membres des hautes institutions républicaines, candidats aux législatives en violation du code électoral qui prévoyait leur démission trois (3) mois avant les échéances électorales. Qu’à cela ne tienne, on enregistre entre autres manœuvres le projet d’invalidation des candidatures de potentiels concurrents, le découpage électoral taillé sur mesure, l’exclusion à desseins d’un grand nombre d’électeurs de la diaspora et de certaines préfectures, la modification des délais techniques qui n’a été nullement bénéfique pour l’Autorité Nationale des Élections, l’enrôlement des étrangers et des chefs de guerre sur la liste électorale rendant non fiable le fichier électoral.

Enfin, la liste des irrégularités au processus électoral se caractérise par une énorme entorse juridique liée à la signature du décret portant convocation du corps électoral avant l’épuisement du contentieux des inscriptions sur les listes électorale…qu’est-ce qui justifie cette précipitation dans ce cafouillage juridique ?

Nous ne savons sur quelle base la communauté internationale et le pouvoir de Bangui insistent pour organiser les élections groupées dans les conditions décrites alors que le territoire national est militairement occupé à 85% avec perception des recettes fiscalo-douanières, aucun désarmement des troupes n’a été effectué et surtout la revendication inédite des groupes armés qui réclament la « concertation » jadis proposée par la noble cour constitutionnelle.

Conscient que la suite logique de ses irrégularités auront des conséquences néfastes sur l’ensemble du processus électoral, le citoyen lambda s’interroge :

Ces innombrables manœuvres et irrégularités politiques garantiront-elles la réélection du président de la république ?

Peut-on multiplier des manœuvres au profit de l’intérêt supérieur de la nation ?

A qui profitent ces nombreuses manipulations ?

Au regard des différentes manœuvres politico-juridiques dans le processus électoral, le président de la république est-il prêt à accepter une éventuelle défaite ?

Au risque de confondre vitesse et précipitation, le président de la république s’est basée sur quelle liste électorale pour convoquer le corps électoral ?

Étant donné que le découpage électoral est à l’identique de celui de 2015, qu’a fait le gouvernement des villages rasés, désertés et des mouvements démographiques liés à la guerre ?

A la lecture synoptique des différents questionnements, il apparaît important de souligner que la somme des différentes manœuvres et irrégularités politico-juridiques aboutira inévitablement à la « contestation » des résultats du scrutin avec des conséquences incommensurables. A ce stade, il faut rappeler que selon la législation en vigueur, tout citoyen a le droit de contester les résultats électoraux devant la cour constitutionnelle et cela dans le délai imparti par la loi tout en sachant que la décision de cette noble cour ne peut souffrir de recours…ainsi, le droit peut-il mettre un terme à la contestation ?

Que va t-il se passer après la décision de la cour constitutionnelle ?

Au delà du fait que certains vont accuser la cour constitutionnelle d’être inféodée au pouvoir, ce dernier aura du mal à assoir son autorité sur l’étendue du territoire au risque de faire recours à la traditionnelle « ouverture » suivie d’un gouvernement d’union nationale qui n’a jamais marqué la république de ses empruntes.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 30 octobre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Visite conjointe de hauts responsables des Nations unies, de l’Union africaine et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) en République centrafricaine du 27 au 30 Octobre 2020

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Visite conjointe de hauts responsables des Nations unies, de l’Union africaine et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) en République centrafricaine du 27 au 30 Octobre 2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’Ambassadeur Smaïl Chergui et le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo ont effectué une visite conjointe en République centrafricaine (RCA) du 27 au 30 octobre 2020. Cette visite fait partie des initiatives concertées et permanentes entre les organisations partenaires en appui au processus politique et de paix en RCA.

Les hauts responsables des Nations unies, de l’Union africaine et de la CEEAC se sont entretenus avec le Président de la République, S.E.M. Faustin Archange Touadéra, les membres du Gouvernement, les responsables de partis de l’opposition et de la mouvance présidentielle, les organisations de la société civile et les associations de femmes. Ces rencontres ont permis un échange fructueux sur la situation en RCA, plus particulièrement sur le processus électoral et la consolidation de la paix avec la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine signé le 6 février 2019 à Bangui entre le Gouvernement et quatorze (14) groupes armés. /////////////.

Concernant le processus électoral, les hauts responsables des Nations unies, de l’Union africaine et de la CEEAC, se félicitent des avancées significatives dans les préparatifs des élections présidentielles et législatives, dont le premier tour est prévu le 27 décembre. Ils ont bien pris note des défis et des préoccupations soulevées par les différents acteurs rencontrés. Les hauts responsables des organisations partenaires invitent les acteurs politiques et toutes les parties prenantes à privilégier le dialogue et la concertation pour la tenue d’élections pacifiques, libres, inclusives, transparentes et crédibles, dans le respect des délais constitutionnels. A ce titre, ils ont souligné l’importance d’une participation active de toute la société centrafricaine au processus électoral sur toute l’étendue du territoire national et dans la diaspora. Ils encouragent particulièrement une participation déterminante des femmes, y compris en tant que candidates aux élections, ainsi que leur représentativité active au-delà du quota minimum de 35% exigé par la loi. Ils se félicitent déjà du fort taux d’inscription des femmes sur les listes électorales (46,48%). /////////////.

Tout en prenant note des défis soulevés par les autorités nationales sur la participation des réfugiés au processus électoral, les organisations partenaires invitent les autorités centrafricaines à poursuivre les efforts visant à créer les conditions favorables au retour volontaire, sûr et digne des réfugiés et leur participation dans la vie socio-économique et politique du pays. /////////////.

Les organisations partenaires rappellent aussi l’importance du respect des libertés civiques et politiques, surtout en cette période électorale, tout en dénonçant les campagnes de désinformation, les discours de haine et d’incitation à la violence. Elles exhortent toutes les parties prenantes et futurs candidats à respecter l’ordre constitutionnel et l’autorité de la Cour Constitutionnelle qui est seule juge des élections, à préserver la crédibilité de l’Accord de paix et à s’abstenir de tout acte, omission ou déclaration publique de nature à exposer les populations ou institutions à des menaces. Les Nations unies, l’Union africaine et la CEEAC mettent en garde contre toutes tentatives d’entraver le processus électoral et signalent que les auteurs seront identifiés, arrêtés et traduits devant la justice./////////////.

S’agissant du processus de paix, les hauts responsables des Nations unies, de l’Union africaine et de la CEEAC saluent les progrès dans la mise en œuvre de l’Accord politique entre le Gouvernement et les 14 groupes armés. Ils rappellent que cet Accord constitue le cadre viable pour une paix durable en RCA. Ainsi, ils invitent les parties signataires, Gouvernement et groupes armés, à poursuivre les efforts visant la mise en œuvre intégrale et sans condition de l’Accord. Ils les appellent également à s’abstenir de toute entrave ou ingérence visant le processus électoral et appellent aussi tous les acteurs politiques à s’engager et à faire avancer le processus de paix au-delà des élections, particulièrement l’Accord politique. Ils encouragent et soutiennent la participation significative des femmes au processus de paix. /////////////.

Les hauts responsables des Nations unies, de l’Union africaine et de la CEEAC condamnent fermement les violations graves de l’Accord, notamment par certains groupes armés qui continuent de menacer et de s’attaquer aux civils, aux travailleurs humanitaires, aux casques bleus des Nations unies, ainsi qu’à l’autorité de l’Etat. Ils invitent ces groupes armés à mettre fin à la violence et à respecter scrupuleusement les termes de l’Accord ainsi que les appels au cessez-le-feu du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et du Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, pour mieux s’attaquer à la pandémie du COVID-19. Ils encouragent les groupes armés à s’engager dans le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et les Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS). /////////////.

Les hauts responsables des Nations unies, de l’Union africaine et de la CEEAC rappellent aux parties que le non-respect des engagements pris en vertu de l’Accord politique peut entrainer des sanctions au titre de l’Article 35 de l’Accord. Ils ont également souligné l’importance d’une étroite coordination des autorités nationales avec les pays voisins et les organisations partenaires. Les organisations partenaires soulignent l’urgence de faire bénéficier à la population les dividendes de la paix, et encouragent ainsi les autorités nationales et les partenaires au développement à investir dans des projets socio-économiques, particulièrement dans les localités reculées et difficiles d’accès. /////////////.

Les hauts responsables des Nations unies, de l’Union africaine et de la CEEAC réitèrent l’engagement de leurs organisations à soutenir les efforts de consolidation de la paix et de la démocratie, ainsi que de promotion des droits de l’homme et du développement durable en République centrafricaine. Ils appellent en outre l’ensemble de la communauté internationale à continuer à apporter une réponse urgente et appropriée aux besoins humanitaires pressants des populations centrafricaines. /////////////.

Les Nations unies, l’Union africaine et la CEEAC affirment leur solidarité au Gouvernement et au peuple centrafricain face à la pandémie du COVID-19 et réitèrent leur soutien aux efforts nationaux en cours contre le virus./////////////.

La prochaine mission conjointe des Nations unies, de l’Union africaine et de la CEEAC est attendue à Bangui en avril 2021.

Avec Minusca

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RCA : violent braquage de la milice Moudjahidine à la résidence de la famille Aoudou Garba au KM5

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Clôture de la résidence d ela famille Garba au quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui.
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La résidence de la famille Garba au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 octobre 2020, 15:17:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce groupe des criminels, réputé pour des actes de violence sur les populations du quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui, a malheureusement frappé à nouveau une famille dans ce même quartier. Dans la nuit du jeudi à vendredi, dans le secteur de Gbaya-Dombia, toujours dans le KM5, ces criminels ont procédé au cambriolage d’une maison des particuliers où ils ont emporté de forte somme d’argent, selon des sources judiciaires.

 

En effet, dans la nuit du jeudi à vendredi 30 octobre 2020, aux environs de  21h45mn, un groupe des malfaiteurs, identifiés par les habitants dudit quartier comme des éléments du groupe criminel moudjahidine, basé au quartier KM5, s’est rendu à la résidence de la famille  Aoudou Garba  au quartier Gbaya-Dombia. À leur arrivée, les assaillants ont pénétré avec effraction dans cette résidence privée avant de neutraliser monsieur AOUDOU Garba en personne, un collecteur de diamants qui venait tout juste de rentrer du Cameroun, et son frère cadet, monsieur Aminou Garba, ainsi que leur gardien de nuit.

Les malfaiteurs, qui semblaient connaître le lieu parfaitement, ont procédé au cambriolage de cette habitation privée. Selon des sources proches de la famille, les cambrioleurs auraient emporté de fortes sommes d’argent, estimées à plus de 150 millions de francs CFA  ainsi que des matériels informatiques et bien d’autres.

Cependant, dans la matinée de ce vendredi 30 octobre, les victimes, sous le choc,  ont déposé une plainte auprès du tribunal de grande instance de Bangui, et une équipe de patrouille des gendarmes de la section de recherche et d’investigation s’est rendue également sur le lieu, procédant ainsi à l’arrestation de l’un des douze assaillants, identifiée parfaitement par les victimes.

Selon des sources proches du dossier, les enquêtes se poursuivent, et les autres criminels auraient été déjà identifiés par les forces de l’ordre.

Joint au téléphone, le responsable de la milice d’autodéfense Moudjahidine  du KM5 rejette en bloc cette accusation et parle d’un problème interne à la famille des victimes.

Pour le bureau d’enquêtes et d’investigation du CNC, ce rocambolesque braquage serait dû effectivement à une affaire  judiciaire ayant opposé la famille Garba à celle de Abdoul Karim Danzoumi, PDG du bureau de diamants, le  BADICA, sur l’histoire d’une propriété foncière. Mais notre équipe, qui enquête sur ce dossier,  y reviendra dans  nos prochains articles sur CNC.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : les personnels hospitaliers restent mobilisés 24 heures après leur grève, et les activités de soins très paralysées dans les hôpitaux

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul2-450×337.jpg” alt=”Hôpital communautaire de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC” width=”450″ height=”337″ />
Hôpital communautaire de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 octobre 2020, 12:27:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 24 heures après le début de leur grève dans  les services  hospitaliers de la rca, les personnels soignants, qui réclament le paiement de leur prime de risque lié au coronaviruscontinuent de se faire entendre alors que les activités sont largement perturbées dans les hôpitaux sur l’ensemble du territoire national.

 

La grève des personnels soignants,  déclenchée ce mercredi  28 octobre 2020, a largement impacté le fonctionnement  des hôpitaux et de certains centres de santé du pays, et ce,  malgré le service minimum mis en place par le gouvernement.

Dans les hôpitaux de la capitale, comme à l’amitié, ou encore au Communautair et même au général, on peut remarquer aisement que l’ambuance est totalement maurause, et seul le service minimum qui fonctionne.

Selon les malades interrogés, beaucoup estiment qu’ils sont abandonnés à leur triste sort : « en tout cas la grève  du personnel soignant a beaucoup plus d’impact  sur nous les patients, parce que depuis ce matin il n’y a eu aucun soignant  dans nos pavillons,  et nous sommes allés acheter  le produit, malheureusement il n’y a aucun infirmier, mais c’est au passage que nous avons copte un parent infirmier  qui nous a mis de sérum »,  a déclaré jeudi un malade dans les médias.

Au même moment, devant les hôpitaux, les personnels soignants se sont mis dehors pour exiger toujours du gouvernement le paiement de leur prime de Covid-19 pour faciliter le retour à la normale : « On demande au gouvernement de régler  ce problème. Si l’on ne trouve pas les perdîmes  de Covid-19, nous, on ne va pas travailler. Demain, l’hôpital va fermer  jusqu’à lundi, et ainsi de suite ça va continuer », déclare une soignante interrogée.

Rappelons que cette grève a été déclenchée suite à l’appel du syndicat des soignants qui avait lancé samedi 24 octobre 2020 un préavis de grève au gouvernement. Ils réclament le versement de leurs indemnités liées à la lutte contre le coronavirus promis par l’exécutif, qui selon eux, n’ont pas été versées malgré des négociations engagées avec le gouvernement.

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : audit du fichier électoral, la francophonie aurait donné son accord

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Monsieur Fari Taheruka Shabaaz , porte-parole du mouvement politique Chemin de l’espérance de Abdou Karim Meckassoua lors d’un point de presse le 29 octobre 2020 à Bangui. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 octobre 2020, 11:20:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon monsieur Fari Taheruka Shabazz , porte-parole du Chemin de l’Esperance, parti de l’ancien Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua,  suite à la demande de l’audit du fichier électoral formulée par la coalition de l’opposition démocratique, l’organisation internationale de la Francophonie aurait répondu favorablement, mais le gouvernement « semble encore tergiverser » sur le sujet. Pourquoi ?

 

Le mardi, 27 octobre 2020, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA s’est entretenue avec Madame Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire générale de la francophonie sur le processus électoral en cours dans le pays.  Au cours de leur entretien, selon Monsieur Fari Taheruka Shabazz , l’organisation internationale de la francophonie aurait donné son accord pour auditer le fichier électoral controversé de la RCA, et ce, conformément à la demande de l’opposition démocratique. Mais, la francophonie, de son côté, rappelle que  les seules autorités habilitées à demander l’audit du fichier électoral sont le gouvernement centrafricain et l’autorité nationale des élections (ÂNE). Or, selon monsieur Fari Taheruka Shabazz, l’ÂNE aurait déjà clairement dit qu’elle ne demanderait pas l’audit, et le gouvernement est toujours en train de tergiverser.

Notons qu’au Burkina Faso, la Francophonie avait procédé à l’audit du fichier électoral a seulement un mois des élections. Et donc, en RCA, l’audit du fichier électoral ne pourra en aucun cas empêcher la tenue des élections à la fin du mois de décembre prochain comme prévu par l’ÂNE.

Concernant la mission conjointe de haut niveau des Nations unies, de l’Union africaine et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale qui est actuellement en séjour à Bangui, le porte-parole du Chemin de l’espérance revient sur le propos de l’ambassadeur Smail Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine qui, après de rencontre avec la classe politique, avait tenu  des propos qui, selon le porte-parole,  „sont contraire à la vérité“.

„Il a laissé entendre que les partis politiques, opposition comme la majorité présidentielle auraient trouvé un consensus en disant qu’il fallait aller coûte que coûte aux élections. C’est faux ! „, a déclaré Monsieur  Fari Taheruka Shabazz lors du point de presse tenu ce jeudi à Bangui.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

POSITION DU CHEMIN DE L’ESPERANCE (CDE) EXPRIMÉE LE MERCREDI 28 OCTOBRE 2020 DANS LE CADRE DE LA RENCONTRE ENTRE LA DÉLÉGATION DE HAUT NIVEAU (NATIONS UNIES/UA/CEEAC) ET LES PARTIS POLITIQUES CENTRAFRICAINS

BANGUI, RCA

 

Monsieur l’Ambassadeur Jean-Pierre LACROIX, Sous-Secrétaire Général des Nations Unies pour les Opérations de Maintien de la Paix,

Monsieur l’Ambassadeur Smail CHERGUI, Commissaire Paix et Sécurité de l’Union Africaine (UA)

Monsieur l’Ambassadeur Gilberto DA PIEDADE VERISSIMO, Président de la Commission de Communauté Economique de l’Afrique Centrale (CEEAC),

Mesdames et Messieurs les Chefs et Représentants des partis politiques,

Mesdames et Messieurs,

Tout d’abord, permettez-moi de remercier la délégation conjointe de haut niveau constituée des Nations Unies de la CEEAC et de l’UA pour avoir provoqué cette importante réunion et pour avoir eu l’amabilité de m’inviter à y prendre la parole.

Nous sommes tous conscients de l’importance de cette mission, comme du poids de l’Histoire qui se joue ici précisément à l’approche des échéances électorales 2020/2021.

En effet, le temps est venu de donner la parole aux Centrafricaines et aux Centrafricains.

Pour cela, il faut organiser des élections inclusives, transparentes et démocratiques, maintenant.

Le peuple centrafricain est indivisible. Les événements de ces dernières années l’ont amplement prouvé. Ni la guerre, ni les troubles et les autres atteintes à l’ordre civil, ni l’éloignement forcé de milliers de nos compatriotes n’ont entamé la détermination de nos concitoyens à former une Nation et à parler d’une voix lorsque l’essentiel est en cause.

L‘élection présidentielle qui doit se tenir en décembre prochain doit consacrer le vœu naturel de notre Peuple à ne former qu’un. Mais, l’acte de citoyenneté est un acte de foi dans l’avenir de notre Nation. C’est pourquoi cette volonté intime de chaque Centrafricain à exprimer dignement son choix doit être entendue, reconnue et respectée.

Il ne peut être question de Centrafricains « du dedans » et de Centrafricains « du dehors », ce qui relèguerait les réfugiés et les déplacés dans la condition de sous-citoyens, de femmes et d’hommes sas droit. A ceux qui ont perdu leur maison, leur foyer, leur village ou leur quartier, notre devoir est de ne pas leur opposer, par-dessus le malheur la honte de l’éloignement civique.

J’en appelle donc de toutes mes forces à l’inclusion de tous les Centrafricains dans notre processus électoral, sans distinction de lieu de résidence involontaire. Il en va de la réussite, de sa force et de son utilité même.

Par voie de conséquence j’invite toutes parties prenantes au processus électoral à se conformer aux recommandations de la Cour Constitutionnelle à travers l’Avis N°015/CC/20 du 05 juin 2020 qui recommande « de recourir à une démarche consensuelle par une concertation nationale effectuée dans un court délai regroupant en un même lieu les différentes entités, notamment: l’exécutif, le législatif, les Partis Politiques, la Société civile, les anciens présidents de la République, les anciens chefs d’Etat, les Institutions de la République (à l’exception de la Cour Constitutionnelle), ceci afin d’aboutir à une solution consensuelle qui puisse encadrer le report des élections et le glissement du calendrier électoral devenu inéluctable ».

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Que Dieu veille sur notre pays, la République Centrafricaine.

 

Karim MECKASSOUA

 

 

RCA : les députés ont adopté avec amendement la loi des finances pour l’exercice 2021

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hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 octobre 2020, 08:49:07 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les députés de la nation ont adopté avec amendement par  117 oui et 04  contre , jeudi 29 octobre  2020 à Bangui la loi des finances pour l’exercice 2021. Les débats ont été houleux, et le projet d’augmentation du tarif de la carte nationale d’identité n’a pas été validé par les députés.

 

Sur 123 inscrits,  117  députés ont voté  oui pour le projet de la loi des finances pour l’exercice 2021 soumis par le gouvernement,  04 ont voté non, tandis que deux députés n’ont pas exprimé leur voix. Cependant, les dispositions concernant le prix de la carte nationale d’identité ont été retirées de cette loi des finances 2021.

Justement, sur ce point, les députés ont insisté sur le respect de la loi des finances 2020 qui fixe  à 4500 francs CFA le prix de la carte nationale d’identité.

Les débats ont été houleux, très houleux au tour de cette question d’attribution du marché  de confection et de la distribution de la carte nationale d’identité à la société libanaise Almadina. Les députés de l’opposition comme de la majorité se sont opposés fermement à la proposition  du gouvernement qui fixe à 6000 francs CFA le prix  de la carte nationale d’identité, au lieu de 4500 francs fixé dans la précédente loi des finances, et catégoriquement contesté par la société libanaise Almadina appuyée par le gouvernement.

Cependant, sur proposition de la commission Finances de l’Assemblée nationale,  les élus de la nation ont préféré demander au gouvernement  de poursuivre le débat autour de la convention signée avec la société Almadina par la mise en place d’un comité mixte gouvernement/parlement afin de mieux définir le coût  qui devrait être retenu pour le prix de la carte nationale d’identité.

« Nous soutenons la proposition de la commission des finances qui préconise entre autres la mise en place d’une commission gouvernementale  ou parlementaire pour réexaminer les cahiers de charges du prestataire afin de  déterminer la base  d’une  tarification,  et en attendant  la conclusion de cette commission d’enquête, nous maintenons le prix à 4500 francs CFA », a déclaré monsieur l’honorable Aimé Serge Gbengba.

Interrogé par CNC, le ministre des Finances Henri-Marie DONDRA n’a pas caché son sentiment de satisfaction :

« C’est un sentiment de satisfaction parce que le budget a été voté à 95%, et donc on ne peut que se réjouir. Une fois de plus, les députés ont fait valoir leur appartenance  à toutes les valeurs qui  nous  gouvernent, notamment celles de la République. Donc,  je ne peux que les féliciter, notamment la commission des finances qui a fait un travail remarquable en allant très loin, en fouillant, en interpellant ou en invitant les différents hauts responsables  qui gèrent   l’État, à venir justement discuter, et débattre avec eux sur les questions contenues dans cette loi des finances pour l’exercice 2021 »,  a déclaré au micro du CNC le ministre des Finances Henri-Marie DONDRA.

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

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Alain

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RCA : la présidence de la République visée par un soupçon de malversation financière liée à la livraison des blindés russes au FACA

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Le BRDM2 russes offerts aux forces armées centrafricaines ( FACA), tombés en panne lors de leur arrivée à Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 octobre 2020, 07:02:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon une révélation faite par la radio Ndékèluka ce vendredi, la présidence de la République  est visée par une salle affaire de malversation financière liée à la livraison aux forces armées centrafricains (FACA) des 20 blindés d’occasion russes.

 

Souvenez-vous, le jeudi 15 octobre 2020, la première vague de la livraison des chars militaires russes aux forces armées centrafricaines avait eu lieu sur le tarmac de l’aéroport international de Bangui Mpoko en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et de la ministre de la Défense Marie-Noëlle KOYARA.

Cependant, au niveau du trésor public, une première somme de 14 millions de francs CFA avait été décaissée sur l’autorisation du ministère des Finances à la demande de la présidence de la République. Cet appel des fonds, selon des sources du trésor public,  avait été justifié par l’achat du carburant dans les 10 premiers chars blindés russes qui doivent quitter l’aéroport pour la base de la société Wagner à Berongo, dans la préfecture de la Lobaye.

Comme si cela ne suffisait pas, quelques jours plus tard, avec la deuxième phase de la livraison des blindés, la présidence de la République avait introduit une nouvelle demande de fonds au trésor public, et ce, pour une forte somme de 140 millions de francs CFA, toujours avec un motif :  l’achat du carburant pour le déplacement  de la deuxième vague des 10 chars  de l’aéroport international Bangui Mpoko, en passant par le Camp de Roux, puis à Berongo. Ceci dit, pour les 20 blindés russes offerts aux FACA, le trésor public a décaissé une somme de 154 millions de francs CFA, et ce, uniquement  pour l’achat de carburant pour leur déplacement sur un trajet d’environ 70 kilomètres.

Selon les mêmes sources, ces fonds décaissés par le trésor ont été réceptionnés par le gestionnaire particulier du chef de l’État avant de les remettre peut-être  à qui de droit.

Il y a lieu de noter que lors de la première et la deuxième phase de la livraison des 20 blindés russes, la présidence de la République avait organisé des soirées au sein du stade omnisport avec des spectacles pyrotechniques du jamais vus à Bangui.

Il faut aussi noter que le ministère des finances ne peut en aucun cas refuser une telle demande venue de la présidence de la République

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

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RCA : braquage spectaculaire d’un député centrafricain sur la route de Boali

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/OCRB-bangui-pk12-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-450×337.jpg” alt=”OCRB bangui pk12 centrafrique le 18 juillet 2019 par micka” width=”450″ height=”337″ />
OCRB Bangui PK12. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 octobre 2020, 20:40:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’attaque   a été très violente. Le parebrise du véhicule du député a été brisé par les impacts des tirs au fusil automatique des malfaiteurs qui ont réussi à emporter son sac à main contenant une forte somme d’argent.

 

Mercredi, 28 octobre 2020, vers 20 heures, sur la route de Boali, le député de Bouar 4, l’honorable Jonas DONON, à bord de son véhicule en provenance du pk12, à la sortie nord de la capitale, a été intercepté à un kilomètre plus loin, au PK 13,  sur la route de Boali, par un groupe des malfaiteurs non identifiés qui étaient à bord d’une moto. Ces derniers, qui semblaient avoir des informations parfaites sur leur victime, n’hésitaient pas à ouvrir des feux avec leur fusil automatique sur le véhicule du député qui n’avait pas d’autre choix que de s’arrêter.

Intercepté, le député a été littéralement dépouillé de son sac à main contenant une forte somme d’argent qu’il venait de percevoir à l’Assemblée nationale.

Informés de la nouvelle, les policiers de l’OCRB de la brigade du PK12 sont intervenus sur le lieu du crime, mais les assaillants ont déjà quitté le lieu. Une enquête a été ouverte, et la victime, traumatisée, n’a pas pu assister au vote de la loi des finances ce jeudi à l’Assemblée nationale.

Joint au téléphone à plusieurs reprises, la victime n’a pas pu répondre à nos appels.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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Au chemin de « Lacroix », l’accord de paix et les élections en RCA …

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/imeuble-air-gabon-au-centre-ville-de-bangui-le-2-juin-2020-450×367.jpg” alt=”Image d’illustration. Centre ville de Bangui, centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”367″ />
Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ils étaient à Bangui depuis le Mardi 27 Octobre 2020, Jean-Pierre Lacroix, Smaïl Chergui, Gilberto Da Piedade Verissimo. Trois diplomates internationaux pour une rencontre de haut niveau sur la situation politico-sécuritaire en République Centrafricaine. Pour le premier diplomate, c’est-à-dire le français Lacroix, la Centrafrique est un pays bien connu. Celui qui est considéré comme le premier conspirateur de l’accord de Khartoum aura sur sa route les « balles perdues » de l’accord de paix, mais, surtout les élections 2020 aux équations à mille inconnues.

 

Une telle mission de haut niveau à quelques deux mois du double scrutin vaut son pesant d’or. Jean-Pierre Lacroix, Smaïl Chergui et Gilberto Da Piedade veulent comme « Thomas » dans la Bible s’enquérir de la situation plus qu’inquiétante de la Centrafrique à quelques pas des prochaines élections.

Cependant, il faudrait pour le premier diplomate c’est-à-dire Jean-Pierre Lacroix mettre les points sur les « I » en ce qui concerne la mise en œuvre en deux ans de l’accord de Khartoum qu’il a conspiré. Avec des groupes signataires qui renforcent leurs positions dans les régions du pays et qui continuent de percevoir illicitement les taxes douanières en lieu et place de l’Etat, les carottes sont surement bien cuites pour dire que de l’accord de Khartoum, il ne reste que de balles perdues.

Et pas seulement l’accord de paix ? Les émissaires de l’ONU, de la CEEAC et de l’Union Africaine se sont bien rendus pour aborder le chapitre élections. Pas si surprenant, d’autant plus qu’en marge de la dernière Assemblée Générale des Nations Unies, les diplomates internationaux avaient peint au Conseil de Sécurité un processus électoral en blanc en République Centrafricaine.

Au-delà du consensus dans la mise en œuvre des prochaines élections, c’est surtout le corps électoral « imaginaire » convoqué par le Président de la République, Chef de l’Etat. Se tiendront ou ne se tiendront pas ? Les positions se sont durcies pour les missionnaires internationaux qui prendront leur vol ce 30 Octobre. Mission bien difficile !

C’est bien ici qu’il faut situer le gap qui existe entre l’optimisme inquiétant de la Communauté Internationale à tenir les élections au « 27 Décembre magique » et les irrégularités dénoncées à cor et cri par l’opposition démocratique.

Sur ce chemin de « Lacroix », l’accord de paix et les élections !

 

pcw Par Cédric Wa-Gomba

Journaliste, rédacteur

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RCA : après les ambassadeurs, la mission conjointe de l’ONU, de l’Union africaine et de la CEEAC a rencontré la classe politique centrafricaine

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/lacroix-ismael-chargui-bangui-pourparler-450×338.jpg” alt=”Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine Ambassadeur Smail Chergui, et Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix M. Jean-Pierre Lacroix à Bangui” width=”450″ height=”338″ />
Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine Ambassadeur Smail Chergui, et Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix M. Jean-Pierre Lacroix à Bangui lors du préparatif des pourparlers de Khartoum

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 octobre 2020, 11:20:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après les ambassadeurs en poste à Bangui, la mission tripartite de haut niveau des Nations unies, de l’Union africaine et de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), a rencontré ce mercredi 28 octobre à Bangui la classe politique, et de l’opposition démocratique, et de la majorité présidentielle. L’objectif, selon les diplomates, exhorter toutes les parties à tout mettre en œuvre pour que les élections puissent se tenir dans la sérénité.

À moins de deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives fixé au 27 décembre 2020, les Nations unies, l’union africaine et la CEEAC ont entamé mardi une visite de quatre jours à Bangui, avec un objectif, selon les trois diplomates de l’ONU, de l’UA et de la CEEAC, de non seulement manifester l’appui de la communauté internationale aux centrafricains dans la mise en œuvre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation conclu en février 2019, mais également exhorter toutes les parties à s’engager pour le bon déroulement du processus électoral à moins de deux mois du premier tour.
Justement, concernant ce processus électoral en cours, pour le parti au pouvoir, celui-ci est irréversible, et donc il ne faut qu’aller aux élections.
« Nous avons reçu des garantis de la communauté internationale sur la tenue des élections à bonne date, et sur la sécurisation du processus. Nous avons rassuré que nous soyons respectueux de la Constitution, des Institutions de la République »,a déclaré monsieur Évariste Ngamana, porte-parole du MCU, le parti au pouvoir. D’après lui, « cela revient à dire que le processus en cours est irréversible étant entendu que le chef de l’État vient de prendre un décret convoquant le corps électoral. Il ne reste plus qu’à aller aux élections, et que le peuple souverain va décider ».
Du côté de l’opposition, c’est un autre discours, celui de l’audit du fichier électoral, de la sécurisation du processus, etc.
« Il faut que ces élections soient inclusives. Nous avons relevé le cas de certaines préfectures de la République centrafricaine où les groupes armés ont empêché l’enrôlement des électeurs. Et vous le savez très bien, il y a quatre préfectures où l’enrôlement n’a pas déroulé normalement. La Minusca nous a rassuré qu’ils sont entrain de mettre en place un plan de sécurisation , au plan opérationnel, pour le processus électoral », a déclaré maître Nicolas Tiangaye, porte-parole de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020). D’après lui, les leaders de l’opposition ont demandé également à la communauté internationale un audit de fichier électoral, parce qu’ils sont en mesure de rapporter la preuve que beaucoup d’étrangers se sont faits délivrés des faux actes de naissance pour se faire inscrire sur les listes électorales.
« Nous avons évoqué également le problème des réfugiés. Il a été évoqué aussi le problème de certains candidats à l’élection présidentielle, puisque ce n’est secret pour personne, que le pouvoir en place, aujourd’hui, veut faire croire aux gens que certains des candidats de l’opposition ne seront pas éligibles sur des considérations que nous trouvons totalement infondées », a déclaré maître Nicolas Tiangaye.
Notons que les trois diplomates continuent leur mission dans le pays jusqu’à demain samedi, date à laquelle ils vont quitter le territoire national.

Par Gisèle MOLOMA
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RCA : présidentielle du 27 décembre, Bozizé, Désiré Kolingba et Samba-Panza, trois candidats à risque

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/bozize-djotodia-samba-panza-et-touadera-450×156.jpg” alt=”De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC” width=”450″ height=”156″ />
De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 octobre 2020, 09:09:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À trois jours de l’ouverture de dépôt de candidatures pour la présidentielle et les législatives du 27 décembre 2020, la fièvre électorale monte déjà dans certains états-majors des partis politiques.  Les partisans du chef de l’État, candidat à sa propre succession pour un second mandat, annonce déjà de leur côté la non-validation de la candidature de l’ancien Président François Bozizé par la cour constitutionnelle, tandis que le leader du parti RDC, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, investi également candidat de son parti à cette course présidentielle, pourrait aussi voir sa candidature invalidée par cette haute Institution judiciaire de la République, pendant que celle de madame Catherine Samba-Panza pourrait aussi être invalidée. Pourquoi ?

 

Pour de nombreux observateurs centrafricains, la candidature de l’ancien Président de la République François Bozizé à la présidentielle du 27 décembre 2020 constitue un sérieux handicape politique pour la réélection du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

« Stratégiquement, si Bozizé est candidat à la présidentielle du 27 décembre, Faustin Archange TOUADERA, aussi candidat,  n’aura aucune chance d’arriver au second tour », a déclaré anonymement un membre du bureau politique du MCU, parti du chef de l’État. C’est dans cette disposition d’esprit que ces derniers souhaitent l’invalidation de la candidature de François Bozizé par la cour constitutionnelle.

Au même moment, selon certains proches du chef de l’État, sur les réseaux sociaux, n’ont cessé de publier que la candidature de madame Catherine Samba-Panza, l’ancien chef d’État de transition, pourrait aussi être invalidée par la cour constitutionnelle pour une raison simple, la mauvaise moralité suite à l’affaire du don angolais, dont la cour de compte avait ouvert une enquête pour y faire la lumière, et l’intéressée  avait été convoquée à plusieurs reprises.

S’agissant de monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, investi à son absence comme candidat de son parti le RDC à la Présidentielle du 27 décembre 2020, ne pourrait pas aussi participer à cette élection pour une simple raison : sa candidature pourrait être invalidée en raison de sa santé physique. L’homme, qui est actuellement en France pour des raisons médicales, aura un sérieux problème sur son certificat médical, un document exigé par la cour constitutionnelle.  D’ailleurs, d’aucun se demandent quel médecin va signer son certificat médical. En France ou à Bangui ? Et comment il va signer sa déclaration de candidature ? Par procuration, ou alors il va envoyer le document par courrier postal rapide depuis la France comme le DHL ?

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

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RCA : un pont vers une paix entre Bozizé et Touadera ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/conference-de-presse-de-la-plateforme-de-la-paix-et-reconciliation-450×338.jpg” alt=”Conférence de presse à Bangui du groupe des médiateurs pour la paix Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”338″ />
Conférence de presse à Bangui du groupe des médiateurs pour la paix Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 octobre 2020, 07:18:56 ( Corbeaunews-centrafrique ). À moins de deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives, la plateforme dénommée « groupe des médiateurs pour la paix », créé par le conseiller du Président de la République Sébastien Wénézoui  entend  mener de dialogue pour réconcilier le général François Bozizé, ancien Président de la République, et son ex-Premier ministre, devenu à son tour Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA.

 

La plateforme, selon son initiateur, est composée non seulement des personnalités religieuses et politiques, mais également de la société civile.

« Je pense qu’aujourd’hui, on est en train d’atteindre notre objectif parce qu’on vient de mettre une équipe de cette médiation en place qui est composée des personnalités  religieuses, des personnalités qui viennent  des autres plateformes politiques ou non », a précisé à CNC l’ancien ministre Sébastien Wénézoui CNC. D’après lui, dans les jours à venir, l’équipe de la médiation va chercher à se rapprocher des deux personnalités visées dans cette procédure de réconciliation, à savoir l’ancien Président François Bozizé et l’actuel chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Le but recherché, selon cette plateforme, c’est la paix, rien que la paix, surtout à un mois et demi des élections, dont les partisans de ces deux personnalités, aussi candidates à la présidentielle,  n’arrêtent de s’affronter dans les quartiers. Et ce n’est pas tout. Le « groupe des médiateurs pour la paix » entend élargir aussi ses activités à  d’autres personnalités comme l’ancien Président de la transition, Michel Am-Nondokro DJOTODIA, ou encore à certains leaders  des partis politiques pour leur dire que l’heure n’est plus à la désobéissance ou à autre forme d’affrontement politique.

Pour la plateforme de réconciliation et de paix créée par monsieur Wénézoui, l’objectif n’est pas de se substituer directement au travail du Conseil national des médiations, c’est-à-dire des médiateurs de la République, mais plutôt  de parler aux Centrafricains en ce moment crucial de notre pays.

«  Il n’y a pas de concurrence entre nous,  mais vous savez qu’en matière de la paix, tous les coups sont permis, et cette paix n’a pas de prix », a-t-il ajouté.

Pour l’un des pasteurs de l’équipe, « la parole de Dieu nous demande  dans Hébreux chapitre 12  versets 14 : nous devons rechercher la paix  avec tout le monde, et la sanctification, parce que  sans laquelle personne ne verra le seigneur. C’est pourquoi  j’ai été vraiment à l’aise dans cette réunion pour qu’ensemble nous puissions  rechercher des voies et moyens pour que notre pays retrouve  la paix ».

Pour l’heure, la plateforme a déjà déposé une demande d’audience  avec l’ancien chef de l’État François Bozizé avant de procéder à celle du Président Touadera dans les prochains jours.

Il est à noter que l’initiateur de cette plateforme, monsieur Sébastien Wénézoui est aussi conseiller du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Donc il est mieux placé pour savoir le niveau de tension qui existe entre les deux personnalités politiques.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

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l’accord de paix et les élections au cœur d’une visite de l’ONU, de l’UA et de la CEEAC

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RCA : l’accord de paix et les élections au cœur d’une visite de l’ONU, de l’UA et de la CEEAC

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, le Commissaire pour la paix et la sécurité de l’UA, Smail Chergui, et le Président de la Commission de la CEEAC, Gilberto da Piedade Veríssimo, ont entamé mardi une visite de quatre jours à Bangui, la capitale centrafricaine.

Cette mission commune – la troisième du genre pour ces trois organisations en RCA – a pour objectif de manifester l’appui de la communauté internationale aux Centrafricains dans la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation conclu en février 2019 et dans le bon déroulement du processus électoral à deux mois du scrutin présidentiel./////////////.

« Nous n’avons pas cessé de nous rendre à Bangui pour assurer le suivi du travail que nous avons fait conjointement pour permettre à ce pays de retrouver la stabilité et la sécurité », a déclaré M. Chergui au premier jour de la mission en RCA./////////////.

« Tant les Nations Unies, l’Union africaine et la CEEAC sont déterminées à faire tout leur possible, avec les autres partenaires de la RCA, à faire en sorte que les prochaines élections soient une nouvelle étape dans le progrès (du pays) », a, pour sa part, déclaré M. Lacroix lors de sa rencontre mardi avec les membres du gouvernement centrafricain./////////////.

L’élection présidentielle en RCA doit être organisée le 27 décembre 2020. Au cas où un second tour sera nécessaire, il aura lieu le 14 février 2021./////////////.

Des groupes armés continuent de violer l’accord de paix et la RCA n’est pas épargnée par la pandémie de Covid-19. « Dans ce contexte, à la veille des élections qui est une étape décisive pour ce pays, il nous a semblé essentiel de venir marquer notre solidarité avec la population centrafricaine », a dit le chef des opérations de paix des Nations Unies./////////////.

Tout faire pour assurer la participation la plus grande aux élections/////////////.

Pour l’ONU, il est essentiel que tous les électeurs enregistrés puissent participer aux élections. « Plus la participation sera forte, plus les élections seront reconnues comme ayant vraiment exprimé la volonté des Centrafricains », estime M. Lacroix./////////////.

Pour le Secrétaire général adjoint, une forte participation aux élection enverra aussi « un message extrêmement fort à ceux qui sont tentés par autre chose que le processus démocratique, à savoir la violence ou le rejet de leurs engagements au titre de l’Accord de Paix ». « Nous encourageons les Centrafricains à mesurer l’importance de leur engagement personnel d’aller voter », a-t-il ajouté./////////////.

M. Lacroix a assuré du soutien actif de la Mission des Nations Unies en RCA (Minusca) sur le terrain au peuple centrafricain et à la cause de la paix. Un soutien que les Nations Unies ont tenu à montrer aux côtés de l’UA et de la CEEAC « pour soutenir les Centrafricains dans leurs efforts pour consolider la démocratie et ramener la paix et la stabilité »/////////////.

Président de la Commission de la CEEAC, Gilberto da Piedade Veríssimo, n’a pas dit autre chose : « Nous sommes là, tous les trois, pour montrer au peuple centrafricain qu’il a le soutien de l’Afrique centrale et de la communauté internationale »./////////////.

Au cours de son séjour en RCA, la délégation devait rencontrer le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, ainsi que les représentants de partis politiques, de la société civile, la plateforme religieuse, des femmes leaders et des signataires, facilitateurs et garants de l’Accord de paix.

Avec Minusca

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Au Mali, des manifestations pour dénoncer les caricatures

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Au Mali, des manifestations pour dénoncer les caricatures

Bangui ( République centrafricaine ) – Des milliers de musulmans se sont retrouvés à la grande mosquée de Bamako pour dénoncer les caricatures du prophète Mahomet, ainsi que les propos d’Emmanuel Macron

C’est à l’heure de la prière de Dhur (une des prières obligatoires dans l’islam) que les fidèles ont afflué vers la grande mosquée située en plein cœur de Bamako. Parmi eux, Cheick Oumar Bagayoko : /////////////.

“J’ai lu quelque chose et j’ai entendu quelque chose qui ne m’a pas du tout plu. Je suis venu montrer que le prophète Mohamed est notre existence même”, explique ce commerçant qui a marché plusieurs kilomètres pour afficher son soutien à ce mouvement de protestation. “Il est notre guide. C’est quelqu’un que je ne veux pas qu’on touche. Il est plus grand que mon père, plus grand que ma mère et il nous a montré la paix.”/////////////.

Un assassinat condamné/////////////.

Madi Dagnoko condamne pour sa part à la fois l’assassinat de l’enseignant français Samuel Paty, décapité pour avoir montré deux caricatures du prophète à ses élèves, et la déclaration d’Emmanuel Macron./////////////.

“J’aimerais que le président Macron présente ses excuses à la communauté musulmane dans monde pour les propos qu’il a eu à tenir. On voit aussi qu’en France, il y a un climat d’anti-islamisation qui est en train de monter avec des perquisitions dans plusieurs mosquées. Nous aimerions que cela cesse. Mais nous dénonçons également l’assassinat du professeur car l’islam est contre la violence. Il y a un hadith (paroles attribuées au prophète Mahomet, ndlr) qui dit : Qui tue un homme, a tué toute l’humanité.”/////////////.

Les propos d’Emmanuel Macron ne passent pas/////////////.

Zoumana Doucouré est étudiant. Celui-ci suit avec attention les dernières évolutions autour de l’affaire des caricatures du prophète de l’islam et notamment le boycott des produits français après la déclaration d’Emmanuel Macron./////////////.

“Ce sont les résultats de plusieurs désaccords entre les peuples musulmans et les propos tenus par le président français Emmanuel Macron que nous dénonçons. Nous sommes catégoriques contre ces affiches, ces dessins. Je suis venu afficher mon désaccord face à cette situation.”/////////////.

Une manifestation qui intervient à la veille de la célébration de l’anniversaire du prophète Mahomet.

Avec DW français

RCA : prix controversé des cartes nationales d’identité, le mouvement 4500 annonce un sit-in jeudi devant l’Assemblée nationale

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Les deux membres du M4500 lors d’un point de presse tenu ce mercredi28 octobre 2020 Copyright CNC Jefferson Cyrille Yapende

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 octobre 2020, 19:55:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après leur marche pacifique violemment réprimée par les forces de l’ordre le mardi 13 octobre dernier à Bangui, la plateforme de la société civile dénommée « M4500 », qui entend revendiquer le droit des centrafricains  à avoir accès à la carte identité nationale au prix fixé par la loi des finances qui est à 4500 francs CFA au lieu de 6750, annonce lors d’un point de presse vouloir organiser une marche pacifique avec un « sit-in » devant l’Assemblée nationale avant le vote jeudi de la loi des finances 2021.

 

Décidément, le bras de fer autour des tarifs des titres de séjour et des cartes nationales d’identité fixés illégalement par la société libanaise Almadina   en complicité avec le gouvernement devient de plus en plus politique.

Le 6 août  2020, un groupe des députés avait introduit des requêtes en annulation auprès du tribunal administratif de  la capitale pour la suspension et l’annulation de l’arrêté interministériel augmentant les tarifs des titres de séjour et des cartes nationales d’identité,  contrairement aux prix fixés dans la loi des finances votée par l’Assemblée nationale.

Le vendredi 4 septembre, le tribunal administratif a finalement pris sa décision. Il ordonne le sursis à exécution de cet arrêté interministériel. Ce qui a poussé le ministre des Finances, et son collègue de la sécurité publique à abroger l’arrêté interministériel querellé.

Le 10 octobre, lors d’une conférence de presse organisée à  Bangui, le député Thierry-Georges  Vackat, l’un des députés ayant introduit la requête en annulation auprès du tribunal administratif, annonce qu’il va porter l’affaire en citation directe devant le tribunal correctionnel de Bangui.

24 heures plus tard, un mouvement des jeunes centrafricains, pour la plupart des leaders d’opinion est associatifs,  a été créé à Bangui pour revendiquer le droit des centrafricains  à avoir accès à la carte identité nationale au prix fixé par la loi des finances qui est à 4500 francs CFA au lieu de 6750 francs. Les membres ont lancé, le dimanche 11 octobre un vibrant appel aux centrafricains de tout bord, et de toutes confessions de se retrouver mardi 13 octobre 2020  à 7 heures du matin au rond-point Barthélemy Boganda avant de se diriger vers la brigade criminelle où ils vont organiser un grand sit-in pour obtenir gain de cause, une satisfaction face à la société Almadina.

Malheureusement, le jour de leur manifestation, les forces de l’ordre ont durement réprimé

Leur sit-in qu’il entend organiser, et trois membres du collectif avaient été interpellés par les forces de l’ordre.

Contre toute attente, le gouvernement, dans le projet de la loi des finances 2021 soumis à l’Assemblée nationale, augmente les tarifs des titres de séjour et des cartes nationales d’identité au même prix controversé fixé illégalement par la société libanaise Almadina.

D’après les députés et le collectif des jeunes dénommé M4500, le gouvernement voudrait légaliser les prix illégaux fixés par la société Almadina contrairement  à la loi des finances 2020.

En conséquence, le collectif, lors d’un point de presse organisé à Bangui ce mercredi 28 octobre, annonce vouloir organiser, ce jeudi 29 octobre,  une marche pacifique avec un « sit-in » devant l’Assemblée nationale avant le vote de la loi des finances 2021 qui aura lieu le même jour.

Pour le collectif « M4500 », il est plus que nécessaire de rappeler les députés à l’ordre que les prix des documents officiels fixés par le gouvernement dans ce projet de loi de finances soient totalement illégaux. Donc, il n’y a aucune raison pour eux de le voter tel que soumis par l’exécutif, a précisé le collectif.

Pendant ce temps, à l’Assemblée nationale, la majorité des députés ont clairement indiqué que dans la loi des finances 2021, ils ne vont pas voter le tarif des cartes nationale d’identité à 4500 francs CFA.Notons que lors de leur conférence de presse, le mouvement 4500 dénonce l’arrestation de trois membres du collectif mardi par les forces de l’ordre qui les ont littéralement frappés avant de les libérer quelques heures plus tard.

 

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les BRDM2 en Centrafrique,   une bonne idée ? 

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Le BRDM2 russes offerts aux forces armées centrafricaines ( FACA), tombés en panne lors de leur arrivée à Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 octobre 2020, 16:59:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À deux mois du premier tour des élections législatives et présidentielle, 20 BRDM 2 sont arrivés en Centrafrique. « C’est un cadeau du peuple russe au peuple centrafricain », répète-t-on à suffisance aux Banguissois. Ils ont été invités à assister au spectacle à grand renfort d’affiches et de promesses.

 

Le parcours dans les rues de Bangui devait être un triomphe. Le « grand partenaire » de la Centrafrique avait préparé des cartons de peluches « made in China » et de bonbons pour attendrir les enfants.

Lancés du haut de ces véhicules de guerre sur les enfants, ces cadeaux ont souvent raté leur cible.

La traversée de Bangui n’a pas été de tout repos pour ces 4×4, créés il y a 50 ans pour combattre dans les pleines d’Europe centrale. Leur mécanique d’un autre âge supporte mal le climat centrafricain et plusieurs chars ne sont pas arrivés à Bérengo, déjà en panne au bout de quelques kilomètres. Les russes, bien conscients de l’état déplorable des véhicules, avaient prépositionné des camions pour les tirer au bout d’une corde.

Les soldats des forces armées centrafricaines (FACA), qui vont devoir utiliser ces BRDM, se demandent déjà ce qu’ils vont bien pouvoir en faire. Pour sécuriser le pays en cette période électorale, c’est de jeunes recrues formées et aguerries que nous avons besoin ; pas de véhicules blindés conduits par les mercenaires de Wagner.

Quelqu’un a-t-il pensé à l’entretien et la réparation ? La Russie a-t-elle envoyé des instructeurs pour enseigner aux militaires l’entretien et le dépannage de ces chars ? En tout cas, ils risquent fort de terminer leur carrière rapidement et dans le même état que les épaves que l’on peut voir dans un célèbre camp militaire.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Alain Nzilo.
Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

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Médecins Sans Frontières fait le bilan de la première année de son projet VIH/SIDA à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul2-450×337.jpg” alt=”Hôpital communautaire de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC” width=”450″ height=”337″ />
Hôpital communautaire de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Médecins Sans Frontières (MSF) a démarré le projet VIH/SIDA à l’Hôpital Communautaire de Bangui en octobre 2019. Basé sur une collaboration solide entre le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), l’Hôpital Communautaire et MSF, ce projet vise à garantir un accès à des soins gratuits et de qualité aux patients atteints du SIDA – le stade avancé de la maladie VIH – dans l’une des structures hospitalières les plus importantes du pays. Les trois acteurs s’investissent aussi ensemble dans la formation de médecins et infirmiers pour lutter durablement contre cette maladie meurtrière.

 

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le VIH/SIDA est l’une des principales causes de décès au sein de la population centrafricaine depuis l’an 2000. Afin d’appuyer le MSPP ainsi que d’autres partenaires œuvrant contre cette maladie, MSF a intégré le volet VIH/SIDA dans une grande partie de ses activités sur l’ensemble du pays. « Nos activités concernent notamment la prévention de la transmission du VIH et la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. L’objectif de ce support médical est de réduire la mortalité des personnes vivant avec cette maladie. » précise Jaume Rado, Représentant de MSF en rca.

 

Les personnes admises au sein de cette unité de l’Hôpital Communautaire sont des patients au stade avancé de la maladie (SIDA). Afin d’éviter un flux non maitrisable de personnes vivants avec le VIH/SIDA, les critères d’admission de ce service sont bien définis. En effet, seulement les patients nécessitant une hospitalisation liée à une infection opportuniste ou qui présentent des complications liées au VIH et qui sont munis d’un document de référence y sont pris en charge. « Nous encourageons toutes les personnes séropositives à se rendre dans les structures de prise en charge du VIH afin de commencer ou continuer leurs traitements antirétroviraux gratuitement. Si une maladie survient lors du traitement ou si le patient présente des signes de gravité, il doit d’abord se rendre au centre de prise en charge habituel avant d’être référé à l’Hôpital Communautaire.» explique Viviane Bruwier, Coordonnatrice du projet VIH/SIDA.

 

Outre ces critères d’admissions et ce système de référence, le model choisi de prise en charge des patients VIH+ à l’Hôpital Communautaire est un modèle intégré afin de limiter la stigmatisation. Le circuit patient est le même pour tout le monde et les malades sont mis ensemble dans les différentes salles d’hospitalisation sans distinction de statut VIH. Le personnel soignant est aussi sensibilisé et formé pour lutter contre la stigmatisation afin d’assurer la même qualité de soins pour tous les malades, quel que soit leur statut sérologique.

Enfin, la pandémie COVID-19 n’a pas épargné ce projet. La priorité principale au cours de cette période difficile a été de garantir une continuité dans les services offerts aux patients vivant avec le VIH/SIDA. Pour cela, des mesures de prévention et de protection pour les patients et le personnel médical ont été mises en place. Des dons de masques et savons aux patients vivant avec le VIH ont aussi été organisés pour assurer une meilleure protection à ces patients vulnérables. « Nous continuons toujours la réception et prise en charge des patients au stade avancé avec renforcement des mesures barrières aussi bien pour le staff que le malade et son accompagnant. » conclut Dr. Gertrude Komoyo, Médecin MSF pour le projet VIH/SIDA.

 

 

Notes aux éditeurs :

 

MSF est une organisation médicale humanitaire internationale présente en République Centrafricaine depuis 1997. Ses équipes apportent leurs secours à des populations dont la vie ou la santé sont menacées, dans le strict respect de l’éthique médicale et des principes de l’action humanitaire, à savoir neutralité, impartialité et indépendance.

 

Sur le projet VIH/SIDA à l’Hôpital Communautaire de Bangui, 1,851 patients ont été pris en charge au cours de la première année, dont 558 nouveaux cas dépistés positifs au service des urgences médicales et 798 référés des 19 autres structures de prise en charge ambulatoire.

 

Contacts :

 

Aristide Vivien Gabriel NGALANGOU, Chargé de Communication

Email: msf-Bangui-comofficer@barcelona.msf.org

Tél : +236 75542426

 

Lorène GIORGIS, Responsable Communication

Email:  msff-bangui-presse@msf.org

Tél: +236 72076995

 

 

RCA : une mission conjointe de haut niveau ONU, Union africaine et CEEAC est à Bangui depuis mardi

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/lacroix-ismael-chargui-bangui-pourparler-450×338.jpg” alt=”Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine Ambassadeur Smail Chergui, et Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix M. Jean-Pierre Lacroix à Bangui” width=”450″ height=”338″ />
Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine Ambassadeur Smail Chergui, et Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix M. Jean-Pierre Lacroix à Bangui lors du préparatif des pourparlers de Khartoum

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 octobre 2020, 11:18:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, une mission conjointe des Nations unies, de l’Union africaine et de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) est arrivée mardi à Bangui, capitale de la République centrafricaine.  Durant quatre jours, les diplomates ont prévu de rencontrer tour à tour les autorités nationales, les leaders de la classe politique, de  la société civile, les diplomates accrédités en RCA ainsi que les élus de la nation.

 

À la tête de cette mission de haut niveau, le diplomate Jean-Pierre LACROIX, sous-secrétaire général des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix, l’Ambassadeur Smail Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine,  et l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo , Président de la Commission de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

À en croire leur déclaration, les trois diplomates ont prévu d’échanger durant leur séjour dans le pays   avec les acteurs centrafricains sur le processus électoral en cours, mais également sur la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine signé le 6 février 2019 entre le Gouvernement et quatorze groupes armés. Une rencontre a également été prévue avec les élus de la nation.

Cependant, dans la journée du mardi 27 octobre, les trois diplomates ont rencontré les ambassadeurs en poste en République centrafricaine. D’après l’ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo , Président de la  CEEAC,  le but de cette rencontre est de voir comment la CEEAC, l’UA et l’ONU  peuvent aider le gouvernement centrafricain  à ramener la paix dans le pays, une condition nécessaire  au développement de la RCA.

Pour le diplomate Jean-Pierre LACROIX, sous-secrétaire général des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix, la rencontre avec les ambassadeurs en RCA est avant tout de les féliciter de leur engagement en faveur de la paix dans ce pays :

« Je voudrais exprimer notre reconnaissance  pour le rôle que vous jouez. Votre engagement en tant que garants de l’accord pour soutenir le dialogue, y compris lorsqu’il s’est agi récemment de passer les bons messages au groupe 3R et à son chef Sidiki », a déclaré aux ambassadeurs Jean-Pierre LACROIX.

Notons que les trois diplomates se sont également entretenus avec le gouvernement sur l’état de la mise en œuvre de l’accord de paix et du déroulement du processus électoral en cours. Selon l’ambassadeur  Smail Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine,   son Institution panafricaine réaffirme son engagement  et sa détermination au suivi du respect de l’APPR-RCA.

Les trois diplomates poursuivent encore leur mission dans le pays jusqu’au vendredi prochain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : présidentielle et législatives du 27 décembre 2020, le chef de l’État convoque le corps électoral

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/des-électeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-à-Bangui-par-ANE-1-450×257.jpg” alt=”Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba” width=”450″ height=”257″ />
Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 octobre 2020, 09:14:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ça y est ! Une nouvelle étape vient d’être franchie dans  le processus d’organisation des élections présidentielles et législatives, dont le premier tour est prévu pour le 27 décembre 2020. Le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, à travers un décret présidentiel publié mardi,  a convoqué le corps électoral.

 

Les électeurs qui se sont inscrits sur les listes électorales sont appelés à se rendre aux urnes le 27 décembre 2020 dans la matinée pour le démarrage  du vote.

Les campagnes électorales démarrent  le 12 décembre 2020, tandis que le  dépôt de candidatures  pour la présidentielle et législatives s’ouvre un mois plutôt, c’est-à-dire du premier au dix novembre de cette année.

Au même moment, la cour constitutionnelle a rendu sa décision ce mardi concernant  la participation des femmes aux élections. Selon les juges, aucun parti politique  centrafricain  n’a pu atteindre  le quota de 35% comme fixé dans le code électoral centrafricain.

Pour l’heure, on dénombre déjà au moins 16 potentiels candidats qui ont officiellement annoncé leur intention de briguer la magistrature suprême de l’État, y compris le chef de l’État actuel, le professeur Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : Nanga Boguila, les rebelles installent des barrières et occupent une école dans la localité

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/marche-de-nanga-boguila-le-5-aout-2019-par-arsene-du-cnc-450×337.jpg” alt=”Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />
Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC

 

Paoua, République centrafricaine, mercredi, 28 octobre 2020, 06:43:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Malgré l’ultimatum des casques-bleu de la Minusca le vendredi dernier, les rebelles qui occupent la ville de Nanga Boguila depuis le 27 septembre se sont repartis dans la localité et occupent désormais plusieurs villages environnants et installent au passage leur barrière sur certains axes routiers.

 

Vendredi, 23 octobre 2020, une mission du Préfet de l’Ouham sous escorte des Casques bleus de la Minusca était arrivée dans la ville de Nanga Boguila. Des négociations avaient été engagées avec les rebelles. Ces derniers, bien implantés dans la ville, ont été sommés par les Casques bleus de quitter la ville avant lundi 26 octobre.

Peine perdue, les rebelles sont toujours sur place malgré l’ultimatum de la Minusca, et décident bien au contraire, de se répartir dans la localité

ainsi, le samedi 24 octobre, c’est-à-dire 24 heures après l’ultimatum de la Minusca, les rebelles se sont divisés en trois groupes : Un premier est resté dans la ville de Nanga Boguila, le deuxième s’est installé sur axe baya, a seulement 1 kilomètre de la ville sur l’axe bavera, où ils ont installé leur base à l’école zongo,  tandis que le troisième groupe est basé  a l’est de la ville sur l’axe bodjomo, à  environs 10 kilomètres. Sur ces deux axes routiers, ils ont installé des barrières pour les formalités de passage. Avec ce changement de tactique du côté des rebelles, les populations s’inquiètent et doutent de la sincèrité des autorités locales à faire partir ces rebelles avant les élections générales du 27 décembre 2020.

Notons que beaucoup de ces rebelles sont venus du village Bogodo et Bogaza, situé  Sur l’axe Nana Bakassa, entre 25 et 30km de Boguila , ou il y a l’exploitation anarchique de l’or par les groupes armés.

Même les marchés hebdomadaires de Boria et Nana Baria ne fonctionnent plus depuis la présence des rebelles dans la région.La circulation des motos par les petits commerçants vers Paoua est rare pour éviter les braquages.

Affaire à suivre.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les partis politiques autorisés à aller aux élections sans le quota de 35% de candidatures féminines

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De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les partis politiques centrafricains sont autorisés à rester dans le processus électoral même s’ils ne sont pas parvenus à présenter les 35% des candidatures féminines exigées par la loi électorale, selon une décision de la Cour constitutionnelle centrafricaine rendue ce mardi.

 

Selon le vice-président de la Cour constitutionnelle, Jean-Pierre Ouabouet, si ladite disposition devait être prise en compte, aucun parti politique sur les 27 qui existent actuellement en République centrafricaine (RCA) ne participerait au jeu électoral. La Cour les a donc autorisés à poursuivre.

Le code électoral centrafricain exige des partis politiques, des associations et des groupements politiques à présenter aux élections législatives ou locales au moins 35% de candidatures féminines, sous peine de se voir écartés. Or, pour le prochain cycle électoral, les taux atteints par les 27 partis politiques varient entre 0% et 32%.

Selon M. Ouabouet, cette impossibilité pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs dont les réticences des femmes elles-mêmes à présenter leurs candidatures, les pesanteurs socioculturelles, l’absence de ressources pour faire face aux charges liées à la campagne et la crainte de l’insécurité, ne leur permettant pas de faire campagne le moment venu.

Selon le dernier calendrier électoral, les Centrafricains se rendront aux urnes le 27 décembre prochain pour le premier tour des élections présidentielle et législatives. La campagne électorale est ouverte le 12 décembre avant de prendre fin le 25 décembre.

 

 

Avec Xinhua

En RCA, les leaders religieux appellent à voter dans la paix

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En RCA, les leaders religieux appellent à voter dans la paix

Bangui ( République centrafricaine ) – L’opposition et la majorité ne parviennent pas à s’accorder sur l’organisation du scrutin du 27 décembre. C’est un climat de haine et de violence verbale qui prévaut.

L’Autorité nationale des élections va ouvrir le dépôt des candidatures le 1er novembre alors que dans les quartiers généraux des partis politiques, les discours se durcissent. /////////////.

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga s’est donc associé à une lettre publiée récemment et appelant les différents partis politique au calme afin d’éviter de nouvelles violences : /////////////.

“Nous avons dans notre lettre demandé à ce qu’il y ait dialogue et consensus pour qu’on puisse aller de manière transparente et apaisée aux élections. Mais l’option prise par le gouvernement et la communauté internationale est différente. Nous n’avons pas les mêmes agendas. Ce qui nous préoccupe et qui nous habite c’est la cohésion, l’unité de ce peuple et nous espérons, nous supplions les uns et les autres de veiller à ce qu’il n’y ait pas encore de zizanie, de division et à ce qu’il n’y ait pas de nouveau des tueries de masse dans ce pays. C’est ce qui me préoccupe, c’est ça mon inquiétude et en même temps, je lance cet appel à tous ceux qui aspirent à des responsabilités pour qu’ils puissent à un moment donné sursoir à leurs intérêts et voir où se trouve l’intérêt national, tendre la perche et collaborer ensemble pour préserver ce qui peut être préservé. Cela veut dire créer l’embryon de cette unité”./////////////.

La Centrafrique reste un pays meurtri par plus de sept années de guerre civile, qui demeure encore aux deux tiers sous la coupe de groupes armés rebelles./////////////.

Préoccupé par les risques d’embrasement du pays, l’imam Kobine Layama appelle lui aussi la classe politique à plus de responsabilité pour préserver la paix : /////////////.

“Je m’adresse à tous les hommes politiques, à tous ceux qui aspirent à être président : ils doivent nous créer les conditions de la paix, qu’il n’y ait pas d’insécurité, ni de division ni de haine ! Qu’ils nous proposent les conditions d’une paix véritable. C’est ce que je conseille à tous les Centrafricains, les politiques et tous ceux qui sont les adhérents de ces politiques.”/////////////.

Face à cette tension politique croissante, le Haut conseil de la communication a rédigé un code de bonne conduite pour les élections. Mais les difficultés que cette institution rencontre pour faire respecter ce code fait redouter qu’il ne soit pas plus qu’un bout de papier. /////////////.

C’est pourquoi les autorités religieuses chrétiennes et musulmanes s’efforcent de ramener le calme, à deux mois d’un scrutin présidentiel sous tension.

Avec DW français

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 RCA : manifestations de colère devant le HCR violemment réprimées par les forces de l’ordre à Bangui

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Les réfugiés rapatriés devant le bureau du HCR à Bangui, le 8 septembre 2020. Photo CNC / Destin Ibrahim

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 octobre 2020, 17:18:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une nouvelle manifestation des réfugiés centrafricains rapatriés du Congo-Brazzaville a été brutalement réprimée lundi par les forces de l’ordre. Plusieurs manifestants ont été interpellés, et d’autres blessés. Que s’est-il passé ?

 

Les manifestants, à en croire leur déclaration, réclament leur prise en charge  promise par le gouvernement et le haut commissariat pour les réfugiés (HCR)  .  Selon eux, depuis leur rapatriement au pays, rien n’a été fait pour leur prise en charge ni du côté du HCR, encore moins du gouvernement.  Une situation qu’ils entendent dénoncer ce lundi 26 octobre devant le siège du HCR à Bangui, mais celle-ci a été violemment réprimée par les gendarmes qui avaient assiégé le lieu avant l’arrivée des manifestants.

Pour disperser la foule qui s’est constituée, les forces de l’ordre n’avaient pas hésité à faire des tirs d’intimidation avec leur arme de service achetée par les centrafricains, mais aussi brutaliser les manifestants. Certains sont interpellés, et d’autres blessés à coup de crosse.

Une bavure policière dénoncée par les manifestants qui réclament la justice.

« On est = allé pour réclamer  ce qui revient de nous de droit. À notre arrivée sur le pont de Bonuca, non loin du HCR, les forces de l’ordre nous ont barré la route. Les agents nous ont violentés. L’un d’entre eux m’a frappé  au bras avec son arme. Comme vous le voyez, j’ai le bras  bandé. Heureusement je me suis défendu, sinon il allait m’atteindre à la poitrine. Je demande à ce que la justice soit faite. Nous ne sommes pas des brigands », a déclaré l’un des manifestants aux médias.

Selon monsieur Jean-Bruno LOUMADÉ, secrétaire général du collectif des rapatriés centrafricain, le gouvernement, en commun accord avec l’ONG leur avait rassuré qu’on va leur construire  des maisons parce qu’il y a des gens, après cette crise,  ont perdu leur maison, ils ont perdu des parents  ils ont perdu des biens  ils se retrouvent à la merci de la nature.  Donc il fallait les assister. Et ils ont signé des documents, des procès-verbaux  des différents arrondissements, mais malheureusement  les clauses de ces signatures  n’ont pas été respectées.

Pour autant, les manifestants ont promis, en commun accord,  de revenir dans les prochains jours pour réclamer leur droit devant le HCR à Bangui.

Il y a lieu de noter que le CNC n’a pas pu contacter le bureau du HCR sur cette quatrième manifestation des réfugiés centrafricains rapatriés du Congo-Brazzaville.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : 20 blindés d’occasion. Merci la Russie !

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/blinde-offert-par-la-russie-tracte-par-une-corde-a-sa-descente-davion-le-15-octobre-2020-sillonnant-bangui-450×338.jpg” alt=”L’un des 10 blindés offerts par la Russie tracté par une corde à Bangui le 15 octobre 2020″ width=”450″ height=”338″ />
L’un des 10 blindés offerts par la Russie tracté par une corde au centre ville de Bangui, le 15 octobre 2020. Photo CNC / ADà Bangui le 15 octobre 2020

 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 octobre 2020, 13:57:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis ce mois d’octobre, qui à Bangui ne sait pas que la Russie a offert au président 20 chars de reconnaissance ? Cela a commencé jeudi 15 octobre avec 10 voitures et encore 10 autre le 24 pour ceux qui n’étaient pas là. Ils étaient beaux sur l’avenue des Martyrs avec leur peinture fraiche ! Paix et Amitié pour rassurer les témoins. Non, « AMITE », tout le monde ne maîtrise pas la langue de Molière…

Aimeriez-vous qu’un ami vous offre une arme ? Drôle de message. Quand vous êtes invité chez votre ami, vous n’imagineriez-pas lui offrir un pistolet. Il pourrait mal le prendre.
Peut-être que c’est une habitude en Russie, admettons. Penseriez-vous alors lui offrir un pistolet qui ne marche pas avec une couche de peinture fraîche pour cacher la rouille ?
Enfin, oseriez-vous lui donner ce cadeau en lui disant : attention, je le garde parce que tu ne sais pas t’en servir.
Peut-être que c’est la tradition en Russie.
C’est en tout cas ce qui s’est passé à Bangui. L’on a vu arriver ces petits véhicules de guerre à l’aéroport conduits par les mercenaires de Wagner transportant des militaires centrafricains occupés à lancer des jouets et des bonbons sur les enfants.
Nos amis russes ont-ils un peu de respect pour le peuple centrafricain ? Les quelques chars russes en panne le long du défilé montrent qu’ils n’ont même pas pris la peine de vérifier que leurs matériels de guerre usés pouvaient encore rouler.
L’armée centrafricaine qui se relève courageusement des crises du passé a-t-elle besoin de vieux véhicules dont plus personne ne veut ? Est-ce que ces 20 voitures de reconnaissance vont rétablir la souveraineté de l’état dans tout le pays ? La question est posée.
Ecoutez cette histoire dont certains anciens ont entendu parler. Il y a plus de 60 ans, un pays d’Afrique, la Guinée Bissau, gagnait son indépendance. C’est alors que parmi ses partenaires, l’union soviétique offrit son aide afin d’accroître son influence sur l’Afrique de l’Ouest. C’est ainsi que le président de Guinée, Sékou Touré, voit débarquer un matin des chasse-neige russes à bord d’un avion gros porteur. Qui a jamais vu tomber la neige en Afrique équatoriale ?
D’abord surpris, il remercia poliment ses amis russes et rangea ces cadeaux inutiles dans un hangar. Peut-être y sont-ils toujours.
Donc, merci la Russie, mais demandez-nous de quoi la Centrafrique a besoin avant de nous faire des cadeaux.

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : les groupes armés signataire de l’APPR-RCA demande au gouvernement d’engager de dialogue

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De gauche à droite, Mahamat Al Kathim (chef du MPC), Ali Darassa (Patron de l’UPC) et Abbas Sidiki (chef de 3R). Photo montage réalisée par CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 octobre 2020, 11:48:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La coalition des groupes armées signataires de APPR-RCA demande au gouvernement, aux garants et facilitateurs dudit accord d’organiser sans délai une rencontre non seulement entre le gouvernement et les leaders des groupes armées, mais aussi entre l’opposition démocratique, la société civile  et le pouvoir en place, et ce, avant la tenue des élections générales du 27 décembre 2020.

 

MEMORANDUM DE LA COALITION DES GROUPES ARMES SIGNATAIRES

DE L’APPR-RCA

A

L’attention des Garants et facilitateur de l’APPR-RCA
, Bangui, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Objet : REUNION DE CONCERTATION (Article 34 de l’APPR-RCA)

 

Dans sa note d’information du 14 octobre 2020, la Minusca porte à la connaissance de l’opinion publique, tant nationale qu’internationale, d’une visite, en République centrafricaine, du 27 au 30 octobre 2020, de l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine (UA) ; l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Verissimo, Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et l’Ambassadeur Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire Général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix.

Nous saisissons cette occasion pour attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale des agissements irresponsables du gouvernement qui, non seulement entachent la mise en œuvre de l’APPR-RCA, mais encore font craindre une crise pré ou post-électorale et qui, par conséquent, risque de replonger le pays dans le chaos dont il n’est pas encore sorti.

Nous, soussigné, les leaders des groupes armés signataires de l’APPR-RCA, appelons la communité internationale, particulièrement la MINUSCA, de sortir de la surdité et de la partialité qui le caractérisent dans le soutien qu’il apporte aveuglement à un gouvernement irresponsable qui affiche un comportement qui incite à tous les retournements de situation. Nous rappelons à la communauté internationale que la crise que notre pays a connu est la conséquence de mésentente entre le régime en place et l’opposition.

Considérant les irrégularités caractérisées, flagrantes et éhontées, dans la préparation des échéances électorales ; lesquels désordres n’augurent pas des élections apaisées, transparentes et crédibles ;

Considérant les retards enregistrés dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA ;

Considérant le manque de neutralité et d’impartialité des certains responsables de la MINUSCA qui, malheureusement, se sont érigés en conseiller juridique et lobbyiste du Président ;

Nous, soussigné, les groupes armés signataires de l’APPR-RCA, tout en réitérant notre engagement et attachement à l’APPR-RCA ;

  • Dénonçons les manœuvres de passage en force du gouvernement ;
  • Invitons le gouvernement centrafricain de se concerter avec les leaders politiques d’opposition et avec la société civile avant la tenue des élections ;
  • Demandons avec insistance, à l’occasion de la visite de hauts responsables de l’UA, CEEAC et ONU, une réunion de concertation avec les groupes armés signataires de l’APPR-RCA. Et ce, conformément à l’article 34 de l’APPR-RCA.

Fait, le 20 octobre 2020

 

AMPLIATIONS :                                                                                                                                                     -les Chefs d’Etat de la CEEAC                                                                                                                                                                         -Union Africaine

-Union Européenne

-Ambassade France

-Ambassade Etats-Unis

-Minusca

 

 

RCA : affaire d’installation du deuxième serveur de l’ÂNE au PNUD, l’ambassade de France réagit

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Arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera au premier jour du congrès de son parti, le MCU le 24 septembre 2020.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 octobre 2020, 10:10:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques heures après la publication jeudi de Madame Natalie Boucly,Représentante du  PNUD-RCA  sur Twitter faisant état de la prise en charge financière de l’achat  et l’installation d’un deuxième serveur de « back-up » pour sauvegarder les données collectées par l’autorité nationale des élections, les proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, et du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, se sont plongées  sur les réseaux sociaux,  mais également dans les médias proches du régime pour publier des fake news, accusant la France de vouloir  truquer les prochaines élections en faveur d’un candidat de l’opposition qu’elle aurait déjà choisi depuis Paris. Pour éclairer la lanterne des Centrafricains sur cette histoire, CNC a pu mener ses enquêtes.

 

À deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020 en République centrafricaine, le pouvoir en place a un grand problème d’amnésie.

Même si tout le monde sait que le chef de l’État, candidat à sa propre succession pour un second mandat, et son équipe de campagne, pilotée par ses amis, n’ont pas réagi suite à l’annonce de l’installation d’un troisième serveur de l’autorité nationale des élections en Russie, le tweet de madame Natalie Boucly le jeudi dernier, faisant état du financement des équipements et installation au sein du PNUD d’un deuxième serveur de « back-up » de l’ÂNE par l’ambassade de France en RCA  a été considéré comme une belle occasion pour le régime de se couvrir de celui installé discrètement en Russie.

Joint au téléphone par la rédaction du CNC, l’ambassade de France à Bangui réagit face aux multiples publications des proches du pouvoir. Selon elle, l’ÂNE ne dispose jusqu’à présent que d’un seul serveur pour stocker les données du fichier électoral. Cela représente un risque majeur si ce serveur tombait en panne. L’ÂNE et le programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui regroupent les soutiens financiers des partenaires internationaux au processus électoral, ont donc demandé aux partenaires d’aider l’ÂNE à acquérir un deuxième serveur de secours, qui stockera les mêmes données que le serveur principal.

C’est une procédure classique pour la sauvegarde de données d’une telle importance. L’ambassade de France a répondu favorablement à cette demande en fournissant en urgence les fonds nécessaires pour l’acquisition du serveur.

« L’ambassade de France apporte le financement à l’ÂNE et c’est l’ÂNE qui, en toute indépendance, utilisera le serveur », a fait savoir l’ambassade de France qui ajoute également que « Ni l’ambassade de France ni aucun autre partenaire du processus électoral n’aura accès au serveur et à ses données ». Le serveur sera hébergé dans un lieu choisi par l’ÂNE.

Par ailleurs, selon l’ambassade de France à Bangui, aucun expert technique français ne va travailler au sein de l’ÂNE.

« La France et ses partenaires soutiennent la tenue d’élections transparentes et démocratiques pour permettre au peuple centrafricain de choisir librement ses représentants ».

Cet appui se fait en toute transparence et en coordination avec les autres partenaires de la Centrafrique, en particulier le PNUD, l’Union  européenne et les États-Unis.

« L’ambassade de France condamne les mensonges et la manipulation autour de cet appui au processus électoral. Ceux qui s’y prêtent jouent un jeu dangereux, dans une période cruciale pour la vie démocratique et la cohésion nationale de la Centrafrique », a déclaré l’ambassade.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : un véhicule transportant des caissettes de munitions d’armes de guerre interceptées au PK12

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/PK12-barrière-1-1-450×253.jpg” alt=”La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”253″ />
La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 octobre 2020, 07:47:48 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les occupants du véhicule, une vingtaine, interpellés, sont actuellement en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Ils seront probablement déférés cette semaine devant le parquet général du tribunal de grande instance de Bangui, a-t-on appris des sources proches du dossier.

 

Dimanche, 25 octobre 2020, vers 10 heures, un véhicule 4×4 d’un particulier immatriculé en Centrafrique, en provenance probablement d’un quartier de la capitale, a été intercepté à la sortie nord  , à la barrière du pk12 par la brigade motorisée de la gendarmerie

À bord du véhicule, il y avait une vingtaine de personnes, pour la plupart s’exprimant en sango, la langue nationale. Selon leur première déclaration faite aux gendarmes, ils seraient venus du quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui. Les gendarmes ignoraient leur ville de destination, mais à leur arrivée à la barrière du pk12, les forces de l’ordre ont découvert que leur véhicule transportait une vingtaine des caissettes des munitions d’armes de guerre.

Paniqués, le conducteur du véhicule ainsi que certains de ses passagers ont très vite proposé en vain un pot-de-vin, une somme de 500 000 francs CFA au gendarme qui veinait  de faire cette découverte terrifiante. Sans céder à cette proposition, le gendarme, qui venait d’ailleurs de sortir de la dernière promotion de Kolongo, a très vite fait appel à ses collègues. Ainsi, le véhicule a été saisi, et les passagers interpellés et placés en garde à vue à la brigade du PK12. Transférés quelques heures plus tard à la SRI, les suspects seront déférés devant le parquet général  du tribunal de grande instance de Bangui dans les prochaines heures.

Dossier à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

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RCA : un mort et plusieurs blessés dans un grave accident d’un véhicule de la Minusca

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mouvement d’un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020. Photo CNC /

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 octobre 2020, 06:37:01 ( Corbeaunews-centrafrique ). Survenu à quelques kilomètres à l’entrée nord de la ville de Bangui, un grave accident de la route impliquant un véhicule militaire des forces népalaises de la Minusca a fait un mort et plusieurs blessés dans la nuit du dimanche à lundi 26 octobre.

 

Lundi 26 octobre, vers 1 heure du matin, la brigade territoriale de la gendarmerie du PK12 a été informée  d’un grave accident de circulation impliquant un véhicule militaire des forces népalaises de la Minusca, la mission des nations-unies en République centrafricaine. Le conducteur  est décédé, et plusieurs autres éléments sont grièvement blessés, dont deux dans un état grave.

Selon nos informations, le drame s’est produit au PK30, sur la route nationale n°2, dans le sens Damara-Bangui.

Selon les premiers éléments d’informations recueillies par CNC, un seul véhicule, celui de la Minusca,  qui serait en cause. Il aurait fait une sortie de route en pleine vitesse, provoquant ainsi son encastrement   dans une pile de ponts situés au PK30.  Un véritable choc violent qui a provoqué la mort du Casque bleu népalais, conducteur du véhicule qui était coincé sous les habitacles. Les blessés ont été conduits aux urgences de la clinique pour des soins intensifs.

Pour l’heure, la Minusca n’a pas réagi sur cet accident mortel. Une enquête a été ouverte à la gendarmerie du PK12 pour y faire la lumière.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Le nouvel ambassadeur de la grande Jamahiriya libyenne  en RCA, monsieur Issa Oumar Baruni a été expulsé

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Aéroport-International-de-Bangui-Mpoko-en-Centrafrique-300×170.jpg” alt=”Aéroport International de Bangui M’poko en Centrafrique” width=”300″ height=”170″ />

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 octobre 2020, 20:10:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé vendredi 23 octobre 2020 par la police de l’air et de frontières  à sa descente d’avion de la compagnie Air Maroc à l’aéroport international de Bangui Mpoko, le nouvel ambassadeur de la grande Jamahiriya libyenne  en République centrafricaine, monsieur Issa Oumar Baruni a été expulsé du territoire centrafricain.

 

Selon les informations du CNC,  l’expulsion de l’ambassadeur libyen en RCA, monsieur Issa Oumar Baruni, ainsi que de ses trois collaborateurs avait eu lieu samedi 24 octobre, c’est-à-dire 24 heures après leur interpellation à l’aéroport international de Bangui Mpoko.

D’après notre enquête, le jour de leur expulsion, les quatre diplomates libyens ont été convoqués à l’aéroport pour « aller soi-disant se faire régulariser ». C’est au moment de leur arrivée sur le lieu qu’ils ont été expulsés de la RCA.

Pour l’heure, monsieur Issa Oumar Baruni et ses trois collaborateurs sont encore au royaume de Maroc.

Pendant ce temps, à Bangui, le gouvernement n’a pas réagi officiellement pour justifier l’expulsion de ces diplomates libyens de la RCA.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Coronavirus, le personnel soignant menace d’entrer en grève à partir du mercredi prochain

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Marche des médecins et chirurgiens à Bangui le 20 août 2020. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 octobre 2020, 18:06:09 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les médecins et infirmiers centrafricains ont menacé ce samedi 24 octobre d’entrer en grève si le gouvernement n’arrivait pas à honorer son engagement de payer leur prime de risque lié au coronavirus. Une position ferme exprimée lors d’une assemblée générale à Bangui.

 

Alors que le bilan de l’épidémie de coronavirus s’accroît du jour en jour en République centrafricaine, le syndicat du personnel médical  a lancé une nouvelle fois ce samedi 24 octobre 2020 un préavis de grève à partir du mercredi 28 octobre 2020 au gouvernement. Ils réclament le versement des indemnités liées à la lutte contre le coronavirus promis par l’exécutif.

Les indemnités hebdomadaires qui devraient être versées aux médecins au cours de ces derniers mois n’ont pas été versées malgré des négociations engagées avec le gouvernement, a fait savoir la fédération syndicale du personnel de santé.

Selon monsieur Constantin Juvénal Doumbeti, secrétaire chargé de revendication de  la fédération syndicale du personnel de santé, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA  vient de signer le document nécessaire au décaissement d’un montant d’un milliard de francs CFA au personnel de santé au titre de prime de risque lié au coronavirus.

« La date butoir est prévue pour le lundi ou mardi 28 octobre.  On a une ordonnance de virement. Le premier fondé du trésor nous a promis  que le décaissement aura lieu entre lundi ou mardi. Et si rien n’est fait, le personnel ira en grève mercredi », a précisé monsieur Constantin Juvénal Doumbeti, qui a également indiqué que le secteur de santé en République centrafricaine est abandonné, même le salaire du personnel ne lui permet pas de survivre :

« Le personnel de santé  en Centrafrique, c’est un secteur qui est abandonné. Même le salaire  ne permet pas au personnel  de survivre. C’est ainsi que la fédération a décidé de monter un statut particulier  qu’on a déposé au ministère de la Fonction publique  qui va le validé avant d’être présenté au conseil des ministres », précise-t-il.

Notons qu’au mois de juillet dernier, la fédération syndicale de personnel de santé avait lancé un préavis de grève au gouvernement suite à leurs revendications qui n’ont pas été prises en compte par les autorités.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Programme alimentaire mondial

 

RCA : détonations d’armes automatiques à Batangafo, les populations, paniquées, sont  en fuite

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Les miliciens Anti-Balaka pour illustration.

 

Bossangoa, République centrafricaine, lundi, 26 octobre 2020, 14:16:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après plusieurs jours d’affrontements armés entre deux factions rivales de la milice Anti-Balaka locale faisant plusieurs morts dans les deux camps, la ville de Batangafo fait à nouveau l’objet des tirs d’armes nourris des groupes armés la nuit dernière.

 

Après les affrontements militaires la semaine dernière entre les différents éléments des factions rivales  de la milice Anti-Balaka au village Kamakota, situé dans la préfecture de l’Ouham, c’est le tour de ceux de Batangafo de s’affronter  violemment durant plusieurs jours, poussant les populations locales à abandonner leurs habitations pour se réfugier dans la brousse. Après un jour d’accalmie, la ville est à nouveau secouée par des tirs d’armes de tous calibres, créant la panique et le déplacement massif des habitants de la ville. Selon les premiers éléments d’informations recueillies, certains éléments rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), qui voulaient récupérer le corps noyé d’un de leur,  auraient fait des tirs d’armes nourris proche de la base de l’ONG internationale Oxfam  à Batangafo.  Une situation qui montre à quel point ce mercenaire tchadien connu sous le nom de Mahamat Alkhatim, chef d’État major de ce groupe armé  est en train de jouer un faux jeu avec son histoire du désarmement volontaire de ses éléments à Kaga-Bandoro.

Pour rappel, Mahamat Alkhatim a déclaré le week-end dernier que lui et ses hommes ne font plus la guerre dans le pays, alors qu’il y’a quelques jours, il avait ordonné la confiscation d’un véhicule de campagne du parti CRPS de maître Nicolas Tiangaye en partance pour la ville de Kabo.

Affaire à suivre.

 

Par Prisca Déganaï

Journaliste, correspondante du CNC à Bossangoa

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : controverse autour de la convocation du corps électoral par le chef de l’État

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Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, lors de son allocution des voeux à la nation mardi 31 décembre
2019 Bangui. Créditi photo : Présidence RCA.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 octobre 2020, 09:55:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À deux mois du premier tour des élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2020, la question de la convocation du corps électoral par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est de plus en plus sur toutes les lèvres. Avec la nouvelle loi rectificative du code électoral, les choses semblent changer en toute discrétion. Alors, à quand le Président de la République doit-il désormais convoquer  le corps électoral ?

 

Selon l’article 33 du code électoral adopté par l’Assemblée nationale  le 20 août 2019, le Président de la République disposait  de la prérogative  de convoquer le corps électoral trois mois avant les élections, et ce, après la publication définitive des listes électorales par l’autorité nationale des élections (ÂNE). Or, avec la nouvelle loi portant modification de ce code électoral adoptée à l’Assemblée nationale le 24 septembre 2020, ce délai de la convocation du corps électoral a été sensiblement réduit, et le texte a également été modifié. Avec cette nouvelle loi rectificative, le chef de l’État dispose désormais de deux mois, c’est-à-dire soixante jours pour convoquer le corps électoral même si les listes électorales définitives ne sont pas disponibles.  En d’autres termes, le chef de l’État peut convoquer un corps électoral sans que cela soit constitué. Une première dans l’histoire de la République centrafricaine.

Pour l’autorité nationale des élections, les listes électorales ne seront définitivement disponibles qu’à partir de 28 octobre 2020, tandis que le chef de l’État, de son côté,  doit convoquer obligatoirement ce même corps électoral le mardi 27 octobre 2020. Ce qui suscite de nombreuses critiques du côté des centrafricains  qui doutent déjà de la sincérité de ces élections générales qui auront lieu le 27 décembre 2020 dans des conditions jamais vu ailleurs.

À quoi jouent exactement l’ÂNE et le gouvernement ?

Pour l’opposition démocratique, les fichiers électoraux sont constitués des nombreuses irrégularités, et réclame sont audit par une organisation indépendante. Mais cette proposition de l’opposition a été rejetée par le pouvoir en place.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : quand le Directeur de cabinet du chef de l’État déploie des policiers-espions dans chaque département ministériel

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Des candidats au concours du recrutement des policiers et gendarmes lors des épreuves sportives à Bangui le 16 septembre 2019. ©Minusca

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 26 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). À deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, la présidence de la République renforce des dispositifs de renseignement dans la capitale. Chaque département ministériel ainsi que des arrondissements de Bangui disposent désormais une équipe des policiers-espions, et ce, sur décision et orientation du directeur de cabinet du chef de l’État. Et ce n’est pas tout.

 

 « Ils sont nombreux, on les voit partout dans les quartiers à pieds, d’autres en voiture. Dans notre secteur, tout le monde en parle. Ils pensent que les gens ne les connaissent pas », a réagi Honoré Bazoui, un habitant du quatrième arrondissement qui s’inquiète sur le renforcement des dispositifs d’espionnage dans la capitale. Et il n’est pas le seul, dans le septième et sixième arrondissement, les gens s’inquiètent également de cette mission de ces  agents secrets alors que leur histoire aurait pu rester secrète, et  connue seulement des seuls services de renseignements et de police. Mais le Directeur de cabinet du chef de l’État, monsieur Obed Namsio propose de prolonger ces activités de renseignement dans tous les départements ministériels. Ainsi, depuis la semaine dernière, des policiers, formés dans le système d’espionnage ont pris position discrètement à l’intérieur et à l’extérieur de chaque ministère. Mais pour quelle raison ?

Notons que la semaine dernière, l’un des policiers-espions formés au Burkina Faso a été interpellé puis incarcéré à Bangui. Sa mère biologique, très en colère, s’est fait déshabiller devant les forces de l’ordre pour pouvoir exiger sa libération.

Mais d’après notre enquête, le jeune policier interpellé, natif de Batangafo,  habitant du quartier  Gobongo, avait été affecté discrètement pour espionner le parti KNK,  parti de l’ancien Président François Bozizé, mais le service de renseignement de la présidence aurait constaté  qu’il donnait au retour des informations sensibles aux membres du bureau politique du KNK. C’est ainsi qu’il a été interpellé non loin du lycée Boganda, dans le quatrième arrondissement  par ses collègues de forces de l’ordre.

Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir pour quelle raison le régime de Touadera s’inquiète sérieusement à seulement deux mois des élections présidentielles et législatives.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : Désiré Bilal Nzanga Kolingba désigné candidat du RDC à la présidentielle du 27 décembre 2020

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Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti RDC

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 25 octobre 2020, 10:21:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les travaux du cinquième congrès du parti du rassemblement démocratique centrafricain ont pris fin ce samedi à Bangui. Les militantes et militantes de cette formation politique ont désigné, à l’unanimité,  le seul candidat en lice, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba comme leur unique candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020.

Carnavale des militantes et militants du parti RDC après la fin de la cérémonie de leur cinquième congrès ordinaire le 24 octobre 2020.
Carnavale des militantes et militants du parti RDC après la fin de la cérémonie de leur cinquième congrès ordinaire le 24 octobre 2020.

 

Même si le porte-parole du parti RDC, Monsieur Pascal Koyaméné  avait déclaré que son Président Désiré Bilal Nzanga Kolingba, actuellement en séjour en France pour des raisons de santé, devrait assister au cinquième congrès ordinaire de son parti le RDC par vidéoconférence , ce dernier, sérieusement malade, n’a pas pu le faire. Sa candidature à l’investiture de son parti, proposée par le bureau politique, a été approuvée à l’unanimité ce samedi 24 octobre par les congressistes qui l’ont finalement désigné quelques minutes plus tard comme seul et unique candidat du RDC à la présidentielle du 27 décembre 2020.

Notons que ce cinquième congrès ordinaire du RDC  avait débuté jeudi 22 octobre  2020 dans des circonstances troubles. Certains militants se sont battus à la main à plusieurs reprises, d’autres ont été vidés dehors. Pendant ce temps, les membres du parti au pouvoir, le MCU,  ont mis la pression pour qu’on leur libère le stade omnisports pour qu’ils organisent des spectacles pyrotechniques ce samedi à la gloire de la Russie qui a par ailleurs livré la deuxième vague des 10 chars blindés aux forces armées centrafricaines . Comme si cela ne suffisait pas, les partisans du régime sont venus poser l’affiche du chef de l’État juste à côté de celui du RDC.

Les deux banderoles à l'entrée principale de l'iomnisport de Bangui.
Les deux banderoles à l’entrée principale de l’omnisport de Bangui. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

DIPLOMATIE AFRICAINE : « NOUS AVONS A NOUS DEFENDRE DANS LES CHOIX QUE NOUS FAISONS »

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Selon l’ONG The Sentry, de l’acteur américain George CLOONEY dans un document publié sur YouTube le 20 Octobre 2020, le Président Faustin Archange TOUADERA doit gagner les élections présidentielles de 2020 à tout prix.

Les réseaux mafieux sont à la manœuvre pour atteindre cet objectif. Le groupe mercenaire Wagner, bras armé de Moscou renforce sa mainmise sur la Centrafrique.

On ne croit pas trop au succès de certains réseaux militaires français qui cherchent discrètement à empêcher le président FA TOUADERA à briguer un second mandat.

On aimerait aussi que les célébrités françaises se mobilisent comme George CLOONEY aux côtés du peuple centrafricain seul face aux institutions internationales qui sont sencées le protéger.

 

Sortir de la mentalité de la Conférence de Berlin de 1885.

Le lancement officiel de l’EUAM-RCA, c’est de l’affichage médiatique. Les résultats ne suivent  pas. EUMAM-RCA en 2015, EUTM-RCA en 2016 et EUAM-RCA en 2020. Pour quels résultats sécuritaires? Les candidats à la présidentielle 2020 doivent examiner ce manège. Il y a trop de morts et de souffrances en RCA

L’UE soutient l’accord mort-né de Karthoum. L’ONG The Sentry dit : « En réalité cet accord visait la réélection de FA TOUADERA avec le soutien des groupes armés. L’UE impose en RCA l’EUAM-RCA stratégie connue depuis 2015 avec l’EUMAM-RCA. Si elle exige vis-à-vis de Moscou une réponse internationale face l’empoisonnement de Navalny, en RCA elle ferme des yeux sur les dérives de Moscou.

 

Pourquoi l’UE, la France, la Chine, la Russie sur le continent européen sont sourcilleuses sur des questions du respect des Droits de l’Homme, ne le sont pas sur le continent africain? Il y a des pistes à explorer pour comprendre l’action de l’UE en RCA.

En réalité, les grandes puissances ne sont jamais débarrassées de l’esprit de la Conférence de Berlin de 1885. Qui avait pour objet de régler pacifiquement les litiges relatifs aux conquêtes coloniales en Afrique. Comme à Khartoum les africains sont écartés de toutes les discussions.

 

La Chine. “Les activités d’extraction d’or par quatre sociétés minières chinoises à Bozoum, dans le nord de la République centrafricaine, ont provoqué une pollution au mercure des eaux de la rivière ouham, selon un rapport d’analyses” Le Figaro du 31/07/2019

 

La Russie. “Preuve de l’intérêt qu’y portent les Russes, une compagnie minière, Lobaye Invest, a été créée quelques jours seulement après la rencontre Lavrov / Touadéra à Sotchi. La compagnie est une filiale de l’entreprise de sécurité Lobaye LTD” Fondation RS

 

La France. “Areva a négligé la santé de ses salariés sur le gisement d’uranium de Bakouma, ainsi que la réhabilitation du site après son retrait du pays, selon WikiLeaks, cependant contesté par le groupe nucléaire français.” VOA 5/02/2016

 

La guerre par « procuration » des grandes puissances en RCA.

M Déby résume cette situation. La guerre de Libye, celle des grandes puissances sur procuration. Elles recrutent, hébergent des terroristes et mercenaires pour déstabiliser les pays africains. “Nous avons à nous défendre dans les choix que nous faisons” RFI 9/08/2020

 

Le 25/09/2020 autosatisfaction idéologique des garants de l’APPR-RCA,l’ONU-UA-CEEAC saluent le processus électoral et appellent à la mise en œuvre de l’accord mort-né de Khartoum. Ignorent la révision partielle du code électoral pour écarter M Françoi BOZIZE.

 

Le 24/09/2020 M F BOZIZE répond : « En ce qui me concerne, rien ne m’empêche d’être candidat et c’est la raison pour laquelle on est en train de monter toutes sortes de scénarios pour m’éliminer. Pourquoi ?» Les sont au courant de ce qui se passe.

 

Le personnage d’Idris Déby Itno ne laisse personne indifférent. Mais ce qu’il dit est important pour l’Afrique. Les Africains sont écartés du règlement des conflits. Les grandes puissances ont chacune des agendas liés à des intérêts économiques. Qui en profite?

 

Comme Gide en 1927, le peuple RCA dénonce. “Un véritable réquisitoire contre les pratiques des compagnies commerciales et accessoirement de l’administration à l’égard des Noirs. Voyage au Congo suscite une vive émotion et conduit même par la suite à des réformes”

 

L’histoire, l’actualité, montrent pourquoi la Russie, la France, l’UE, les USA, l’ONU, l’UA ne veulent pas sortir la RCA de la crise. Ils ont des “agendas économiques” ou autres  dans ce pays. Il y a des conflits d’intérêt. La solution vient des Centrafricains.

 

Les candidats aux élections de 2020 en RCA mettent la “Sécurité” comme priorité dans les débats. Mais ils ont intérêt à expliquer aux Centrafricains comment ils feront pour développer des entreprises écologiques citoyennes en RCA. Elles violent la loi depuis 1928.

 

Les choix de la diplomatie centrafricaine ou africaine doivent d’abord et avant tout défendre les intérêts des Centrafricains et des Africains.

 

 

Article rédigé par Les Amis de Siloë Centrafrique

Le 25 Octobre 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

RCA : Nanga Boguila, les rebelles arrivent en masse et renforcent leur position dans la ville

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Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC

 

Paoua, République centrafricaine, dimanche, 25 octobre 2020, 07:04:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au départ, ils étaient une dizaine à occuper la ville pour la première fois le 27 septembre 2020. Mais depuis 48 heures, leur nombre accroît sensiblement. Pour la seule journée du jeudi 22 octobre 2020, près d’une centaine d’éléments lourdement armés sont arrivés dans la ville, créant la panique au sein de la population qui recommence à quitter discrètement la ville. Mais contre toute attente, les autorités locales semblent adhérer à cette présence des rebelles. Pourquoi ?

 

Nanga Boguila, une localité située à mis chemin entre les villes de Bossangoa et Paoua, est désormais sous-contrôle des rebelles du MPC et de 3R.

En effet, dans la journée du dimanche 27 septembre 2020,quand les rebelles sont arrivés dans la ville de Nanga Boguila, ils avaient déclaré qu’ils ne sont pas venus pour faire la guerre, mais plutôt pour la paix, la cohésion sociale et vivre ensemble. Or, depuis le début de cette semaine, les rebelles ont changé de stratégie et de langage. Ils justifient désormais leur présence dans la ville par la sécurisation du processus électoral qui est en cours dans le pays.

Alors, nombreuses sont les populations locales qui se questionnent sur les motivations réelles de ces  rebelles.

Il y a lieu de noter que les rebelles, depuis leur arrivée dans la sous-préfecture de Nanga Boguila, ils n’ont pas fait des exactions sur les populations locales, ni érigé des barrières dans la ville, encore moins sur les grands axes routiers locaux comme ils ont l’habitude de le faire. Mais à la grande surprise de tous, ils ont leur propre moyen financier. En plus, leur présence n’inquiète guère les autorités locales qui sont d’ailleurs en contact permanent avec eux. Dans la ville, il n’y a aucun Soldat FACA, encore moins un policier, sauf des gendarmes qui sont seulement au nombre de deux (le commandant de brigade et un élément), et menacent de quitter la ville pour aller à Paoua ou Bossangoa.

L’Église catholique, située juste devant la nouvelle base des rebelles, n’est plus fréquentable comme d’habitude par les fidèles qui ont désormais peur de s’y rendre.

Finalement, à quoi sert l’accord de paix de Khartoum signé par le gouvernement avec les rebelles  ?

Affaire à suivre.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Alpha Condé élu pour un troisième mandat en Guinée

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Alpha Condé élu pour un troisième mandat en Guinée

Bangui ( République centrafricaine ) – La CENI a déclaré que le président sortant avait obtenu 59,49% des voix, contre 33,5% à Cellou Dalein Diallo, son principal opposant.

Candidat à un troisième mandat, Alpha Condé a été élu à la majorité absolue. Le président sortant a obtenu 59,49% des voix, contre 33,5% à Cellou Dalein Diallo, son principal opposant./////////////.

Les résultats ont été données par la CENI (Commission Nationale Électorale Indépendante) depuis le Palais du Peuple, à Conakry, où une forte présence policière était visible. Il faut dire que ces derniers jours, la Guinée a vécu une escalade de violences post-électorales qui ont fait au moins une dizaine de morts./////////////.

Cellou Dalein Diallo a annoncé ce samedi qu’il contesterait ce résultat devant la justice. “Nous avons toujours l’intention de renvoyer cette affaire devant la Cour constitutionnelle, sans avoir trop d’attentes”, a déclaré le principal chef de l’opposition dans un entretien accordé à l’AFP. /////////////.

Une situation dramatiquement inédite/////////////.

En mars dernier, le président sortant avait présenté une nouvelle Constitution, dans laquelle il s’engageait à moderniser le pays mais qui permettait également de ne plus limiter à deux les mandats successifs des présidents./////////////.

L’éventualité d’un troisième mandat consécutif d’Alpha Condé, 82 ans, au pouvoir depuis 2010, a provoqué pendant un an une contestation dans laquelle des dizaines de civils ont été tués, faisant craindre une éruption autour du vote, dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes./////////////.

Contacté par la DW, Ibrahim Sorel Keita, le président du CTG (Collectif pour la Transition en Guinée), parle d’une situation “dramatiquement inédite” : “Nous avions annoncé qu’il (Alpha Condé, ndlr) serait vainqueur et que la crise post-électorale aurait lieu, et que nous serions dans l’impasse. C’est-à dire qu’il y a deux présidents : celui qui s’est auto-proclamé, et celui qui a vient d’être proclamé par la CENI”, a déclaré Ibrahim Sorel Keita. “Les partisans des deux camps vont vouloir aller jusqu’au bout, c’est-à dire imposer la victoire de leur candidat. Comme le fauteuil n’est reservé qu’à une seule personne, vous imaginez les lendemains douloureux et dramatiques que la Guinée va traverser.”/////////////.

Pour rappel, Cellou Dalein Diallo avait proclamé sa victoire lundi 19 octobre dernier, en se fondant sur les données remontées par ses partisans envoyés dans les bureaux de vote pour ne pas s’en remettre à la commission électorale et à la Cour constitutionnelle, inféodées au pouvoir selon lui. Le candidat de l’opposition avait revendiqué 53% des suffrages.

Avec DW français

L’opposition ivoirienne rejette les réformes électorales

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L’opposition ivoirienne rejette les réformes électorales

Bangui ( République centrafricaine ) – L’opposition ivoirienne a rejeté le projet du gouvernement de réformer la commission électorale avant les élections de la semaine prochaine.

Elle affirme qu’elle boycottera les élections. Le président Alassane Ouattara est en lice pour un troisième mandat controversé. Sa candidature a provoqué des troubles dans le pays./////////////.

L’ONU a exprimé son inquiétude face à la violence continue qui, ces derniers jours, a fait au moins sept morts et plus de 40 blessés, selon les autorités./////////////.

“Les candidats de l’opposition maintiennent leur politique de désobéissance civile et réitèrent leur demande de médiation internationale”, a déclaré jeudi aux journalistes Maurice Kakou Guikahue, porte-parole de l’opposition./////////////.

L’opposition ivoirienne demande la médiation de l’ONU/////////////.

Pascal Affi N’Guessan: ” la lutte nécessite des sacrifices”/////////////.

Le FPI et le PDCI appellent au boycott du processus électoral en Côte d’Ivoire/////////////.

Environ 7,5 millions d’électeurs sont convoqués le 31 octobre 2020 à choisir parmi quatre candidats le prochain président de la République pour les cinq prochaines années./////////////.

Les deux principaux candidats de l’opposition – l’ancien président Henri Konan Bédié et l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan – ont annoncé le boycott au début du mois./////////////.

Ils ont demandé à leurs partisans de bloquer ce qu’ils ont décrit comme un coup d’État électoral./////////////.

La situation politique en Côte d’Ivoire inquiète les partenaires du pays. L’Union européenne (UE) a appelé les acteurs politiques ivoiriens à accélérer le dialogue sur les points de désaccord./////////////.

Dans une déclaration rendue publique vendredi 23 octobre, le du Haut représentant/Vice-président Joseph Borell déplore les graves violences de ces derniers jours et exprime son inquiétude devant le manque de consensus entourant le processus électoral./////////////.

Sidiki Diakité est décédé ce 23 octobre/////////////.

Pour le RHDP au pouvoir, la campagne se poursuit malgré le mot d’ordre de désobéissance civile de l’opposition./////////////.

Cependant, le décès de Sidiki Diakité, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le 23 octobre a poussé la coalition au pouvoir à suspendre sa campagne./////////////.

L’atmosphère reste tendue en Côte d’Ivoire depuis l’annonce du Président Ouattara de briguer un 3ème mandat./////////////.

L’opposition estime qu’il s’agit d’une démarche contraire aux dispositions de la Constitution mais les partisans du président ivoirien estiment que la réforme constitutionnelle autorise leur candidat à se présenter pour un nouveau mandat./////////////.

De son côté, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a annoncé qu’il déploiera pour l’élection présidentielle du 31 octobre prochain des observateurs./////////////.

Il s’agit de l’une des premières organisations à annoncer une telle opération visant à assurer le monitoring citoyen des élections./////////////.

“Le CNDH déploiera 1500 observateurs dans 7500 lieux de vote avec un taux de couverture de 70% du territoire national” a indiqué dans une conférence de presse, Namizata Sangaré, la présidente du CNDH./////////////.

“Les observateurs du CNDH observeront le respect des droits de l’homme avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 31 octobre au 1er novembre 2020” a-t-elle précisé.

Avec BBC Afrique

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RCA : liste électorale controversée dans l’Ouham, le Président du parti chrétien démocrate s’indigne

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 Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 octobre 2020, 16:24:00 ( Corbeaunews-centrafrique ). À deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, c’est un peu la panique dans plusieurs centres d’enrôlement des électeurs dans la capitale, mais également dans des villes de province. Venus vérifier leurs noms sur les listes électorales, certains administrés ont découvert avec stupéfaction qu’ils sont absents de la liste électorale de leur localité, d’autres ont vu l’orthographe de leur nom avec des fautes, ou encore leur photo remplacée avec celle d’un autre électeur. Un véritable cafouillage qui suscite de nombreuses réactions. Le Président du parti chrétien démocrate, Monsieur Aristide Reboas, qui se faisait enrôler dans la ville de Bossangoa où il comptait se présenter aux législatives,, se dit consterner par cette « situation fâcheuse créée par l’autorité nationale des élections ».

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Premier candidat investi pour l’élection présidentielle 2020-2021, grande est ma surprise de constater qu’une erreur inexplicable et surprenante s’est produite dans le cadre de l’enrôlement à Bossangoa où mon inscription sur la liste électorale a été effectuée.

En effet, un autre électeur s’est également inscrit avec le même identifiant que moi, ce qui crée une situation fâcheuse créée par l’ANE. C’est à un faux électeur portant un nom à consonance musulmane que mon identité a été attribuée.

A une soixantaine de jours du premier tour des élections générales 2020-2021, ce genre de situation vient rappeler à l’opinion nationale et internationale les multiples irrégularités et problèmes entachant le processus électoral depuis son enclenchement et fait sérieusement redouter la préparation et la réalisation d’un hold-up électoral, cause de vives contestations postélectorales et de troubles dans le pays.

Face à ce scénario calamiteux visiblement voulu et entretenu, je rappelle qu’il est encore temps de reporter ces élections déjà bâclées et conflictuelles au lieu de persévérer sur un chemin suicidaire pour notre pays.

J’en appelle ainsi à la responsabilité et la vigilance des institutions nationales et internationales engagées dans le processus électoral afin de garantir la transparence et la crédibilité des élections libres et démocratiques.

 

Pour le Bureau Exécutif du Parti Chrétien Démocrate,

Le Président

Aristide Briand REBOAS