Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans un communiqué de presse publié par la mission des nations-unies en Centrafrique (Minusca), accusant le député d’Obo 1 de « Colporter des Mensonges » suite à sa déclaration publique faisant état d’une connivence entre les rebelles de l’UPC basé dans le Haut-Mbomou et les casques-bleus marocains de la Minusca, le parti de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) s’indigne contre ce communiqué de la Minusca, et met en garde à son tour cette Institution onusienne de tout ce qui pourra advenir au député MIZEDIO.
UNION POUR LE RENOUVEAU CENTRAFRICAIN
Rassemblement – Paix – Développement
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Par voie de presse la MINUSCA a accusé le député de la nation MIZEDIO Ernest, député URCA de Obo 1 de « Colporter des Mensonges ». La MINUSCA termine son communiqué en mettant en garde l’honorable député.
« La MINUSCA met en garde l’Honorable Ernest Mizedio contre toute tentative de saper la cohésion entre la MINUSCA et les populations du Haut Mbomou et se réserve le droit de porter cette campagne de haine au plus haut niveau national et international »
L’URCA à travers son Président, ses instances et ses militants prend note de la menace ouvertement proférée.
L’URCA informe l’opinion nationale et internationale qu’elle tiendra pour responsable la MINUSCA de tout ce qui pourra advenir au député MIZEDIO.
Si la MINUSCA est en mal de reconnaissance au sein de la population de la localité, elle peut légitimement questionner l’action des contingents déployés sur place. La cohésion avec la population locale ne se décrète pas. Elle se crée, s’entretient et se mérite. Le contingent Portugais l’a démontré à Bambari.
Le peuple Centrafricain a encore en mémoire, qu’il y a un an, l’UPC n’était pas présent dans le Haut-Mbomou. Les enlèvements du député URCA Albert Guinimonguimi ainsi que de l’équipe de vaccinale conduite par le docteur Ledoux BOKOï sont encore dans les mémoires.
Nous n’oublions pas la résistance héroïque des FACAs face à l’invasion de l’UPC. Ces braves fils du pays ont seuls, sans soutien réussi l’exploit de capturer des combattants de l’UPC. Arrestation dont la MINUSCA entend indument s’attribuer le mérite.
L’URCA exprime tout son soutien au député de la nation MIZEDIO Ernest. La défense des populations est un devoir face à l’oppression concertée.
hCertains n’hésitent pas à mettre en doute l’éligibilité de l’ancien président en rappelant que le code électoral oblige chaque candidat à présenter « un certificat attestant de la résidence ou d’un domicile du candidat à la présidentielle sur le territoire national depuis au moins un an », en expliquant que François Bozizé est revenu de son exil de 7 ans à la mi-décembre 2019, lorsqu’on l’a vu à Bangui. Son parti est donc monté au créneau vendredi avec une déclaration./////////////.
Il s’agit d’une opération « clarification » selon le secrétaire général du parti Kwa na kwa de François Bozizé. Il accuse le camp présidentiel de chercher depuis des mois à accréditer l’idée que leur champion est arrivé en Centrafrique le 15 décembre 2019, c’est-à-dire hors délai pour être candidat à la présidentielle. Mais nuance, cette date correspond à son arrivée dans la capitale Bangui, affirme Jean-Eudes Teya, qui cherche à déminer sur ce terrain./////////////.
« Le code électoral ne parle pas d’un délai de séjour à Bangui mais en République centrafricaine et la RCA ne se restreint pas à Bangui. Il y a d’autres éléments en opposition qui prouveront, le moment venu, que le président Bozizé était sur le territoire national bien avant cette date. »/////////////.
Mais ni le président Faustin-Archange Touadéra, ni aucun membre du parti présidentiel MCU n’ont cherché à entraver le retour au pays de François Bozizé, assure son porte-parole, Evariste Ngamana. « A aucun moment, ni le président ni son parti n’ont empêché son retour. La preuve, c’est qu’il est revenu au pays, qu’il circule. Pour moi ce sont des accusations infondées. Ceux qui le disent n’ont qu’à apporter des preuves. Nous sommes en ordre de bataille, notre parti est structuré. Nous sommes prêts pour aller aux élections. »/////////////.
Et d’insister « le parti MCU n’a peur de personne ». Le secrétaire général du KNK lui rappelle que « l’une des conditions de la paix, c’est l’inclusivité ».
La République centrafricaine réitère son soutien à la marocanité du Sahara
Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a reçu, jeudi à Rabat, son homologue centrafricaine, Sylvie BaïpoTemon, porteuse d’un message du président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadéra, à Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Nasser Bourita et Sylvie Baïpo-Temon se sont entretenus, à cette occasion, des moyens de renforcer les relations de coopération et de partenariat entre le Maroc et la RCA dans plusieurs domaines. Dans une déclaration à la presse à l’issue de ces entretiens, Sylvie Baïpo-Temon a salué les actions multiples et variées de Sa Majesté sur le plan diplomatique, politique et économique qui ont placé le Maroc au-devant de la scène africaine et internationale. La cheffe de la diplomatie centrafricaine a fait part, à cette occasion, de la gratitude du gouvernement et peuple centrafricains quant à l’intérêt constant que le Maroc porte à la situation en RCA, soulignant qu’au niveau de la coopération bilatérale, “le Royaume est parmi les partenaires privilégiés de la RCA”. Elle a réitéré le soutien de son pays à notre intégrité territoriale, soulignant que le Maroc a “tout notre appui” en ce qui concerne le différend régional sur la question du Sahara marocain. /////////////.
La ministre a aussi précisé :”Je puis vous assurer que nos défis sont communs et que le soutien de la RCA aux efforts menés par le Maroc reste constant”. Elle a salué, à cet égard, le soutien multiforme apporté par le Maroc à la RCA notamment dans le cadre de programmes sécuritaires, avec la présence d’un contingent marocain au sein de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca), des domaines humanitaire et économique (réhabilitation de l’hôpital, reprise de la desserte de Bangui par la Royal Air Maroc dans les prochains jours), des offres de bourses et de formation aux étudiants centrafricains et la tenue des instances de consultation à fréquences régulières. /////////////.
Pour sa part, Nasser Bourita a réaffirmé, jeudi à Rabat, l’engagement du Maroc à accompagner la République centrafricaine (RCA) pour sa stabilité et son développement futur. Le Maroc déploie actuellement 762 casques bleus au sein de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca) et préside au niveau des Nations unies la configuration RCA depuis 2014, a souligné Nasser Bourita. “Le Maroc rend un vibrant hommage au président de la RCA qui, grâce à sa détermination et son courage, a pu parvenir à un accord avec les groupes armés, de même qu’il est en train d’assurer le succès des prochaines échéances électorales qui seront historiques pour l’avenir de ce pays”, a affirmé Nasser Bourita. L’action du Maroc est une action de solidarité avec le peuple centrafricain dans le cadre de la coopération technique et de la formation académique, a-t-il fait valoir, précisant que le Royaume a toujours été aux côtés du peuple centrafricain. Evoquant la coopération académique et sanitaire entre les deux pays, le ministre a relevé que “130 bourses sont accordées chaque année à la formation de Centrafricains au Maroc et des actions sont menées au niveau local, notamment pour la réhabilitation de l’hôpital de Bangui par le Royaume”. /////////////.
ion afin de réitérer ses remerciements à la RCA pour sa position constante en soutien à la marocanité du Sahara, concrétisée en début de l’année en cours par l’ouverture d’un consulat dans les provinces du Sud. “Cette position a toujours été active, aussi bien à titre bilatéral au sein de l’Union africaine, ou dans le cadre des Nations unies et des autres organisations régionales et internationales”, a-t-il insisté. Il convient de signaler qu’au terme de leurs entretiens, les deux responsables ont procédé à la signature de trois accords de coopération touchant aux secteurs de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, de la santé et du tourisme. Ces accords de coopération visent essentiellement à renforcer le partenariat et promouvoir l’échange d’expériences entre le Maroc et la RCA. Le premier accord a pour objectif de fixer le cadre d’échange et de collaboration dans le domaine de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire. /////////////.
En vertu de cet accord, les deux parties conviennent de coopérer et de s’entraider dans les domaines ayant trait, notamment, à l’assistance technique, à la formation professionnelle, à la promotion du partenariat et au renforcement des capacités. Le deuxième texte est un protocole d’accord qui définit le cadre de coopération entre la République centrafricaine et le Royaume du Maroc dans le domaine de la santé publique. Cette coopération va se concrétiser à travers l’échange d’expériences dans les différents domaines de la santé et par le biais des programmes d’exécution convenus entre les deux parties. L’accord prévoit également d’encourager la coopération entre les établissements hospitaliers et sanitaires des deux pays. Le troisième accord de coopération est relatif au domaine du tourisme et permettra aux deux parties de prendre les mesures nécessaires pour favoriser et renforcer les échanges touristiques entre les deux pays. Il vise également à promouvoir la coopération entre leurs organismes centraux du tourisme, entre leurs établissements nationaux du tourisme et du transport, ainsi qu’entre les agences et associations professionnelles du tourisme.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/imeuble-air-gabon-au-centre-ville-de-bangui-le-2-juin-2020-450×367.jpg” alt=”Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”367″ />Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 octobre 2020, 09:52:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé ce vendredi vers 8 heures à sa descente d’avion de la compagnie Air Maroc à l’aéroport international de Bangui Mpoko par la police de l’air et de frontières, le nouvel ambassadeur de la Grande Jamahiriya libyenne en République centrafricaine, monsieur Issa Oumar Baruni est sur le point d’être expulsé du territoire centrafricain. Mais selon de source sécuritaire, des tractations diplomatiques sont en cours, et la tension est à son comble entre les deux pays amis.
Il s’appelle Issa Oumar Baruni. Il fut ambassadeur de la Grande Jamahiriya libyenne en République centrafricaine avant de quitter son poste quelques jours après le déclenchement de la crise dans le pays. Il connaissait très bien le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, à l’époque Premier ministre du Président François Bozizé. Il travaillait même en étroite collaboration avec Fidèle Ngouandjika, ancien ministre de l’Agriculture du gouvernement dirigé à l’époque par Faustin Archange TOUADERA.
Nommé à nouveau l’ambassadeur de la Libye en RCA, monsieur Issa Oumar Baruni avait obtenu son visa de la RCA d’une manière officielle. Mais chose la plus étonnante, à son arrivée à Bangui à bord de l’appareil de la compagnie Air Maroc, ce vendredi vers 8 heures, il a été interpellé et placé en résidence surveillée, avec certains de ses collaborateurs à l’hôtel situé proche de l’ambassade du Maroc. Son passeport diplomatique confisqué par le commissaire de l’aéroport, l’homme devrait être expulsé du territoire national. On ignore les vraies raisons qui motivent cette décision d’expulsion, mais tout porte à croire que les jeux mafieux et politiques seraient derrière, selon notre bureau d’enquêtes et d’investigations.
En effet, le directeur de l’hôtel Ledger Plaza de Bangui, le Libyen Zeyad Zarzour Khalifa est cité comme l’un des principaux complices de cette sale affaire diplomatique. Selon plusieurs sources recoupées, l’homme est vivement contre le fonctionnement de l’ambassade de son pays en RCA. D’ailleurs, notre équipe, depuis le déclenchement de cette affaire, a malheureusement constaté que son garde du corps, un ex-chef milicien Anti-Balaka, ajointe de monsieur Alfred Yekatom Rombhot détenu à la cour pénale internationale (CPI), joue aussi un rôle important dans la casse des portes de l’ambassade de la Libye à Bangui le 16 octobre 2020 vers 22 heures. D’ailleurs, la veille, cet ex-milicien Anti-Balaka surnommé Amigo, avait réquisitionné des policiers pour aller interpellé à l’aéroport l’ex-chargé d’affaire de la Libye en RCA, Monsieur Hissen Badèr, qui était sur le point de quitter le pays. Mais grâce à la présence du chef de l’État à l’aéroport le jeudi 15 octobre, l’interpellation de Monsieur Hissen Badèr avait échouée. En plus, les rebelles libyens qui étaient arrivés à Bangui, ont été logés discrètement au sein de l’hôtel libyen Ledger dirigé par Monsieur Zeyad Zarzour Khalifa .
Or, dans la nuit du vendredi à samedi 24 octobre, ce monsieur
Zeyad Zarzour Khalifa est parti prendre l’ambassadeur de la Libye Issa Oumar Baruni pour aller visiter les locaux de son ambassade, et faisait comme si de rien n’était. Incroyable !
Sur le point diplomatique, le gouvernement libyen tente en vain de joindre l’ambassadeur et son équipe, surveillés par des policiers qui refusent d’être en contact avec d’autres personnalités de leur pays.
Pour l’heure, le gouvernement libyen exige qu’ils quittent la RCA, mais le gouvernement centrafricain semble jouer de la stratégie.
Notons que la casse de l’ambassade de la Libye avait eu lieu en présence des gendarmes centrafricains .Affaire à suivre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/entree-principale-du-ministere-de-postes-et-telecommunications-avec-de-feuilles-de-palmier-lors-de-la-greve-le-23-octobre-2020-par-ibrahim-450×337.jpg” alt=”Entrée principale du ministère de postes et télécommunications bloquée par les manifestants ce vendredi 23 octobre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahim” width=”450″ height=”337″ />Entrée principale du ministère de postes et télécommunications bloquée par les manifestants ce vendredi 23 octobre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 octobre 2020, 08:02:08 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les manifestants maintiennent le blocage du ministère de postes et télécommunications depuis jeudi après-midi. Ils réclament le paiement de 19 mois sur les 96 mois d’arriérés des indemnités sur les frais de fréquences qui s’élève à plus de 100 millions de francs CFA.
Le conflit qui oppose les fonctionnaires du ministère de poste et télécommunications et le gouvernement sur le paiement de 96 mois d’arriérés des indemnités sur de frais de fréquence dure depuis maintenant plusieurs mois. Au début de la semaine, un nouveau préavis de grève du syndicat du personnel avait été lancé. Sans aucune réponse favorable de la part de leur hiérarchie, le syndicat, après une assemblée générale qui s’est tenue au sein du ministère, a décidé d’observer une grève d’une durée non définie. Ainsi, les fonctionnaires dudit ministère, avec des sifflets et feuilles de palmier à la main, ont manifesté leur exaspération, tout en barricadant la porte principale donnant l’accès aux différents services du ministère, y compris le bureau de la comptabilité et du ministre Gourna Zacko.
Interrogé, le secrétaire général du syndicat du personnel, Monsieur Barthélemy Yarim affirme que c’est depuis 2011, c’est-à-dire 96 mois que leurs indemnités sur les frais de fréquences ne sont pas payé. Parallèlement à cela, il y a aussi les frais sur les trafics d’appels internationaux qui leur permettent aussi de survivre, mais rien n’est fait jusqu’à ce jour. D’après lui, ce qu’ils exigent, c’est le règlement d’arriérés de seulement 19 mois au lieu de 96 que l’État doit leur verser au total.
« On a réclamé seulement 19 mois pour nous permettre de répondre effectivement le travail, et ça va permettre aux uns et aux autres de payer les frais d’inscriptions de leurs enfants, et préparer également leur rentrée scolaire », a ajouté monsieur Barthélemy Yarim.
Selon le syndicat, des négociations ont eu lieu avec le Directeur de cabinet de leur ministère, ainsi qu’avec le ministre, mais rien de concret n’a été proposé. Mais contre toute attente, le ministre, Monsieur Gourna Zacko, selon le personnel, aurait fustigé cette grève du personnel en leur disant qu’ils seraient à la solde de l’opposition. Une déclaration que le personnel a f=vivement condamné.
Notons que le syndicat se dit déterminer à poursuivre cette grève jusqu’à la satisfaction de leur revendication.
Joint au téléphone, le ministre Gourna n’a pas souhaité faire de commentaires.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 octobre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Le président de la République centrafricaine était élu souverainement à la magistrature suprême sous la bannière inédite de « candidat indépendant ». Au fil des années vint la nécessité de mettre en place une machine politique pour encadrer coordonner et soutenir les actions de l’élu de la nation. La direction de ce mouvement politique était confiée à son ancien premier ministre avec qui il a une histoire politique commune. En quatre (4) années de gouvernance, une dictature silencieuse digne d’une monarchie s’est insidieusement installée à travers des violations répétées et impunies de la constitution. Au delà du fait que les statuts et l’organigramme ont désigné unanimement le secrétaire exécutif national comme le premier responsable du parti, le président de la république chef de l’état s’est permis d’apposer sa noble signature au bas de la décision portant désignation des membres d’une interminable équipe de campagne et cela en violation des dispositions constitutionnelles.
En effet, l’article 34 de la loi fondamentale dispose que : « la fonction du président de la république est incompatible avec l’exercice de toute autre fonction, de tout autre mandat électif, de toute activité lucrative… ». A la lecture de cette disposition constitutionnelle sachant que le présidence d’un parti politique est une fonction politique, l’apposition de la signature du président de la république sur le bas d’un document officiel d’un parti politique viole grossièrement les dispositions de l’article 34 sans oublier la violation du serment et cela expose par voie de conséquence le contrevenant à l’ultime sanction prévue par l’article 125 qui n’est autre que la destitution.
A ce stade, il urge de souligner qu’à titre de rappel que dans le cas d’espèce, le président de la république peut seulement désigner les membres de l’équipe de campagne mais ne peut apposer sa signature…c’est juste une question de formalisme. Face à cette énième violation de la constitution et de la violation du régime des incompatibilités, le citoyen lambda s’interroge :
Comment une constitution peut-elle être constamment violée par celui qui est constitutionnellement chargé de veiller à son respect ? Cette destitution prévue par la loi fondamentale n’est-elle pas utopique sachant que le président de la république a traditionnellement la majorité parlementaire ? Cette majorité parlementaire souvent acquise au pouvoir confère t-il au président de la république le droit de violer impunément la constitution ? Au delà de la perversité des arsenaux juridiques, cette procédure de destitution vaut-elle la peine à deux (2) mois des échéances électorales ? Pourquoi citer la destitution parmi les cas d’ouverture de la vacance du poste de président de la république dès lors que traditionnellement elle ne peut aboutir ? S’agissant de l’effectivité de la procédure de destitution, quel est l’organe chargé de mettre en accusation le président de la république et de le destituer ? Pourquoi la constitution est-elle confuse sur l’organe chargé de destituer le président de la république ? S’agit-il de la Cour constitutionnelle ou de la haute cour de justice pour trahison ?
Ainsi, comment faire pour arrêter les violations de la constitution et les modifications à desseins des lois de la république ?
Il faut noter qu’il est désormais notoire que cette destitution prévue par les textes relève purement et simplement de l’utopie et de la perversité des arsenaux juridiques qui constituent le fondement de toute démocratie.
En outre, à la lecture des dispositions constitutionnelles de l’article 98 tout citoyen peut saisir la Cour constitutionnelle pour sanctionner la violation de la constitution. Il s’agit là d’un contrôle juridictionnel soit par voie d’action, soit par voie d’exception sur la conformité des règles de droit à la constitution…une manière de garantir la suprématie de la constitution mais qu’en est-il de l’exercice du pouvoir comme le cumul de la fonction de président de la république et du président de parti politique ?
Face à ces multiples violations de la constitution, le peuple indigné ne s’insurge ni ne condamne à travers des actions citoyennes donnant ainsi l’impression à la communauté internationale que le peuple approuve les dérapages au point d’imposer un calendrier électoral sachant que les conditions d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies. Dans l’arène politique, seule l’opposition démocratique à l’instar du COD 2020 et de quelques partis et associations civiles se battent, les autres acteurs du processus électoral semblent approuver tous les dérapages et entorses à la loi fondamentale….alors ne venez pas à la fin du processus électoral contester les résultats préfabriqués au prix du sang des innocents.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Guinée sous tension à l’annonce de la victoire d’Alpha Condé
Bangui ( République centrafricaine ) – Les chiffres de la CENI donnent à Alpha Condé une large avance dès le 1er tour de la présidentielle. L’opposant Cellou Dalein Diallo rejette ces résultats.
En Guinée, internet était sérieusement perturbé depuis vendredi matin (23.10.2020). Selon l’observatoire Netblocks, cette situation a limité la circulation de l’information à l’intérieur du pays, coupé du reste du monde./////////////.
Cette limitation d’internet survient dans un climat de tension politique à un niveau très élevé parce que la Commission électorale a annoncé des résultats favorables au président Alpha Condé. /////////////.
Le président de 82 ans, qui brigue un troisième mandat contesté , serait crédité de plus de 2,4 millions de voix contre 1,26 million pour l’opposant Cellou Dalein Diallo./////////////.
Des résultats contestés /////////////.
L’opposant Cellou Dalein Diallo affrontait pour une troisième fois Alpha Condé/////////////.
Le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) qui s’est autoproclamé victorieux dès le lendemain du vote, a réitéré mercredi (21.10.2020) que c’est lui qui détenait les vrais résultats./////////////.
“L’UFDG, en association avec les autres partis qui nous ont soutenu, vient de publier les vrais résultats de l’élection du 18 octobre. Ces résultats montrent clairement que votre candidat, celui que vous avez élu, l’a été avec 53% des suffrages exprimés dans les urnes. Il faut maintenant que nous nous mobilisions pour défendre cette victoire”, a-t-il déclaré, apparaissant dans un cadre neutre avec en arrière-plan une photo de Nelson Mandela./////////////.
L’opposant accuse Alpha Condé de chercher à s’accrocher au pouvoir./////////////.
Des troubles d’une rare ampleur/////////////.
Conakry, la capitale, et certaines provinces du pays enregistrent des scènes de chaos depuis le début de cette semaine./////////////.
Les violences ont fait jusqu’ici une dizaine de morts, selon le gouvernement. D’autres sources concordantes avancent un bilan plus lourd./////////////.
Le ministre de l’Administration territoriale Bouréma Condé, lors d’une intervention jeudi soir (22.10.2020) à la télévision nationale, a prévenu que “des mesures républicaines idoines, déjà mises en œuvre, sont renforcées à la mesure des dimensions prises par les troubles qui se sont démarqués en importance des troubles anciennement enregistrés dans notre pays”./////////////.
Le gouvernement attribue la responsabilité de ces troubles à l’opposition autour de Cellou Dalein Diallo, dont le domicile à Conakry est toujours encerclé par la police./////////////.
Le ministre de la Sécurité, Albert Damantang Camara, a confirmé que les locaux de son parti UFDG avaient été placés “sous scellés” en vertu d’une procédure judiciaire ouverte parce que “des messages contraires à l’ordre public et à l’unité nationale auraient été diffusés”./////////////.
Des sources indiquent aussi que les services de sécurité font preuve d’un usage disproportionné de la force./////////////.
Internet coupé/////////////.
La journée de vendredi (23.10.2020) a enregistré une coupure d’internet qui ne permettait pas un suivi normal de la situation./////////////.
L’observatoire Netblocks confirme cette coupure d’internet et affirme que cela entraîne une sérieuse perturbation sur le réseau de téléphonie mobile Orange, le plus répandu sur le territoire national guinéen. Netblocks constate que seuls 9% du trafic habituel est enregistré./////////////.
Durant le référendum constitutionnel en mars, internet avait déjà été coupé en Guinée. Quelques jours avant la présidentielle du 18 octobre, certaines organisations dont le Comité de protection des journalistes (CPJ), ont mis en garde les autorités guinéennes, leur demandant de ne pas restreindre l’accès à internet.
Avec DW français Centrafrique.com/?attachment_id=41532″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> {CAPTION}
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Aéroport-International-de-Bangui-Mpoko-en-Centrafrique-300×170.jpg” alt=”Aéroport International de Bangui M’poko en Centrafrique” width=”300″ height=”170″ />
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 octobre 2020, 11:40:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le nouvel ambassadeur de la Libye auprès de la rca a été interpellé à l’aéroport international de Bangui Mpoko ce vendredi 23 octobre 2020. Le diplomate, actuellement en résidence surveillée, attend son expulsion du territoire national dans les prochaines heures.
Ils étaient six, tous des diplomates libyens quand ils ont été interpellés, et leurs passeports confisqués par la police de l’aire et de frontière à leur descente d’avion à l’aéroport international de Bangui ce vendredi 23 octobre 2020.
Parmi les six suspects se trouvait monsieur Issa, nouvel ambassadeur de la Libye en RCA, nommé officiellement par le gouvernement de son pays. Présentement, ils sont tous placés en résidence surveillée dans un hôtel de la capitale Bangui.
Selon des sources proches du ministère de la Sécurité publique, des démarches sont en cours pour le rapatriement de ces diplomates libyens du territoire national. On ignore les raisons exactes de ce bras de fer diplomatique, mais tout porte à croire que la pression diplomatique de la Fédération de Russie semble jouer un grand effet dans cette histoire.
Notons que quelques jours avant l’arrivée de ces diplomates libyens, un groupe des personnes, lourdement armé, en provenance de la Libye, sont arrivées dans la capitale centrafricaine. Ils ont procédé au cassage des portes de l’ambassade de la Libye à Bangui avant de changer toutes les serrures, puis disparaitre sans laisser des traces.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/les_miliciens_autodefense_km5_force-450×252.jpg” alt=”Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.” width=”450″ height=”252″ />Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 octobre 2020, 10:51:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À la date du jeudi 22 octobre 2020, au moins 600 personnes, dont 400 éléments d’autodéfense et 200 civils ont remis volontairement leurs armes au comité du désarmement du troisième arrondissement de Bangui. Des dizaines de fusils automatiques, 104 munitions et trois obus ont été récoltés, selon le responsable de l’opération.
« Il y a un temps pour tout : pour la guerre, pour la paix, et un autre pour bâtir le pays. D’autant plus que nous sommes les fils de ce pays. Il est de notre devoir de revoir les choses. Le peuple centrafricain a beaucoup souffert. Alors, nous avons jugé utile de venir faire cette volonté de déposer ces armes », a déclaré monsieur Abakar Zacaria, secrétaire général de la milice d’autodéfense du quartier Yassimandji, dans le troisième arrondissement de Bangui. D’après lui, les noms de tous les Comzone est désormais changé par les ambassadeurs de la paix.
Pour monsieur Mohamed Ahamat, un représentant d’un groupe d’autodéfense du KM5, il est désormais inutile de faire la guerre dans le pays, particulièrement dans le troisième arrondissement.
« Je ne veux plus toucher aux armes, c’est pourquoi je les restitue pour que la paix revienne en Centrafrique », a-t-il ajouté.
Notons qu’après les remises de ces armes, une trentaine des jeunes se sont enregistrés pour préciser ce qu’ils désirent faire à la suite de leur démobilisation.
Pour le ministre du Désarmement Maxime Mokome, il est important que ces ex-combattants puissent retrouver leur place dans la société. Que chacun d’entre eux trouve quelque chose à faire pour s’occuper de ses enfants.
« Hier, on vous contait parmi les gens qui détruisent le pays. Aujourd’hui, vous êtes parmi ceux qui doivent construire le pays. À partir d’aujourd’hui, plus de crépitement d’armes au KM5. C’est mieux de dialoguer entre nous. Je vous promets, entant que jeunes, je ferai de mon mieux pour que vous retrouviez votre place dans la société. Que chacun de vous trouve quelque chose à faire et s’occuper de ses enfants », a déclaré le ministre.
Rappelons que cette opération est la deuxième phase du désarmement dans le troisième arrondissement de Bangui.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 octobre 2020, 08:30:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le rassemblement démocratique centrafricain (RDC), parti de l’ancien Président de la République André Kolingba, a ouvert, jeudi 22 octobre, les travaux de son cinquième congrès ordinaire à Bangui, avec en ligne de mire les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020.
À deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives, le cinquième congrès du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), de l’ancien Président de la République André Kolingba s’ouvre à Bangui ce jeudi 22 octobre. L’occasion pour les militantes et militantes du RDC de désigner leur futur candidat à la présidentielle de décembre prochain. Monsieur Désiré NZanga Kolingba, l’unique postulant à l’investiture, s’apprête à être désigné officiellement candidat de son parti.
En effet, plusieurs centaines des militantes et militantes, membres des bureaux fédéraux et sous-fédéraux du rassemblement démocratique centrafricain venus de quatre coins de la RCA, mais également de l’étranger ont pris part ce jeudi 22 octobre 2020 à l’ouverture des travaux du congrès de leur parti qui vont se poursuivre jusqu’à samedi 24 octobre.
En présence de plusieurs personnalités politiques de l’opposition démocratique, de la majorité. Présidentielle et des diplomates accrédités dans le pays, le cinquième congrès ordinaire de l’ancien parti au pouvoir, le RDC, s’ouvre à Bangui dans le stade omnisport sans la présence de son Président, Monsieur Désiré Nzanga Bilal Kolingba, hospitalisé en France depuis plusieurs semaines. L’homme entend assister par vidéoconférence à la cérémonie de clôture du congrès de son parti qui va probablement l’investir candidat de son parti à la présidentielle du 27 décembre 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ministère-des-postes-et-télécommunications-bangui-corbeaunews-centrafrique-micka-450×337.jpg” alt=”ministère des postes et télécommunications bangui corbeaunews-centrafrique micka” width=”450″ height=”337″ />Ministère de poste et télécommunications, Bangui, République centrafricaine. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 octobre 2020, 05:30:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un mouvement de grève est observé depuis ce jeudi après-midi au ministère de postes et télécommunications à Bangui. Avec des sifflets et des feuilles de palmier à la main, les fonctionnaires dudit ministère ont barricadé la porte principale donnant l’accès aux différents services du ministère, y compris le bureau du ministre Gourna Zacko.
La colère et le désarroi. Les fonctionnaires du ministère de postes et télécommunications ont hier encore manifesté leur exaspération.
Vers 16 heures, environ une trentaine d’entre eux, sifflets et feuilles de palmier à la main, sont passés dans chaque bureau pour chasser des collègues et barricader la porte principale donnant l’accès aux différents services du ministère, y compris le bureau de la comptabilité et du ministre Gourna Zacko.
Interrogés, les grévistes ont indiqué vouloir réclamer le paiement de leur prime qui n’a pas été réglé depuis plusieurs mois. Cependant, le ministre, qui était au bureau au moment du déclenchement de la grève, a pu quitter le lieu en catastrophe vers 17 heures.
Les grévistes ont promis de revenir ce vendredi matin pour manifester jusqu’à la satisfaction de leur revendication.
Pour l’heure, aucune négociation n’est en cours entre le syndicat du personnel de postes et télécommunication et le gouvernement.
Bangui ( République centrafricaine ) – « Quand vous avez le vent en poupe, ce n’est pas le moment de baisser les voiles ». L’image marine est donnée par un acteur politique proche de la présidence congolaise. Pour notre homme, le coup de force réalisé par Tshisekedi mercredi, avec la prestation de serment des trois nouveaux juges qu’il a désignés à la Cour constitutionnelle, « change complètement le rapport de force au sommet de l’État ». Et quand on l’interroge sur la légalité de ce « coup de force », l’homme se contente d’un triste « tous les coups sont permis » qui situe bien le combat qui se livre entre les deux actuels principaux acteurs de la scène politique congolaise : Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Un combat peu regardant sur les textes de loi. Une dérive dangereuse quel que soit le motif qui tente de la justifier.
Ce vendredi, fort de ce succès, Félix Tshisekedi devrait faire des annonces. Un message qui le pousse à annuler le conseil des ministres hebdomadaire./////////////.
« Il devrait annoncer l’ouverture de concertations nationales », explique un opposant. Pour plusieurs interlocuteurs, le report du conseil des ministres confirme la volonté du président de la République de pousser son Premier ministre à la démission. Sylvestre Ilunga, le chef de l’exécutif avait été chargé par le président d’organiser la prestation de serment des juges de la Cour constitutionnelle. En bon soldat de la Kabilie, le Premier ministre ne s’est évidemment pas impliqué dans le grand show de ce mercredi. Il a même brillé par son absence, lors de cette prestation de serment./////////////.
« En le chargeant d’organiser cette prestation de serment, Tshisekedi le coinçait. Il savait que son Premier ministre ne s’exécuterait pas et qu’il le mettrait en difficulté », enchaîne un opposant qui compte les points entre les deux alliés en plein divorce./////////////.
S’il est parvenu à prendre le contrôle de la Cour constitutionnelle, Tshisekedi n’a pas fini ses travaux. Il doit encore pouvoir inverser le rapport de force au sein du parlement et obtenir la présidence de la Ceni. Deux défis qui paraissaient impossibles jusqu’à ce mercredi mais qui, désormais, peuvent s’entrevoir même si la route sera très compliquée./////////////.
Impossible de tenter aujourd’hui de démettre le parlement tant que la nouvelle Ceni n’est pas sur pied. Tshisekedi doit donc tenter de renverser les équilibres au sein de la Chambre des représentants. Un scénario qui passe inexorablement par les fameuses concertations qu’il devrait annoncer ce vendredi. Il s’agirait donc, vu le blocage institutionnel entre les deux alliés au pouvoir, de chercher de nouveaux alliés qui devront venir à la fois des rangs du FCC, le Front Commun pour le Congo, la plate-forme d’un Joseph Kabila jugé en perte de vitesse, et de l’opposition (on pense à Katumbi et Bemba surtout, on imagine mal Fayulu entrer dans ce jeu) qui devrait accepter de convoler avec celui qui les a trahis au lendemain du 11 novembre 2018 et la réunion de Genève de Lamuka./////////////.
« Tout va dépendre de ce que le président va mettre sur la table. S’il pouvait obtenir la démission d’Ilunga, il pourrait nommer un informateur qui pourrait aller démarcher de futurs alliés au parlement », poursuit un kabiliste déjà en trashumance vers la « Tshisekedie »./////////////.
Dans les rangs du FCC, le coup de force de mercredi est vécu comme un traumatisme et beaucoup commencent à se poser des questions sur leur avenir et sur la marge de manoeuvre dont peut encore se prévaloir leur autorité morale. D’autant que nombre de députés actuels du FCC commencent à montrer leur agacement face à une autorité qui « envoie des injonctions mais sans monter au front et sans récompenser ceux qui prennent les coups »./////////////.
La perte de la Cour constitutionnelle modifie donc bien la donne en profondeur. Depuis mercredi, Joseph Kabila et sa garde rapprochée sont inaudibles. Pas étonnant dans le chef de l’ancien président réputé pour son mutisme, plus surpenant pour des Shadary ou des Thambwe qui devront revenir sur le devant de la scène./////////////.
Tshisekedi est gonflé à bloc. Lors de son séjour à Bruxelles, fin septembre, un de ses conseillers racontait à qui voulait l’entendre qu’ils allaient « renverser les équilibres politiques, prendre les commandes du parlement et virer Mabunda du perchoir de l’Assemblée nationale ». Les prochaines semaines seront déterminantes. Mais les calculs seront serrés. La Kabilie dispose d’une majorité écrasante et si Tshisekedi veut arriver à ses fins, il faudra qu’il lâche beaucoup de pouvoir à ses nouveaux « alliés » qui ne viendront que si le déplacement en vaut vraiment la peine, ce qui va aussi créer des tensions au sein de l’UDPS. A moins, évidemment, que Tshisekedi soit prêt à lancer un nouveau mouvement politique comme certains l’annoncent.
Bangui ( République centrafricaine ) – “Au procès, ces chefs de guerre ont baissé la tête. La difficile quête de justice” : c’est le titre d’un rapport d’Amnesty International qui dénonce l’impunité dont jouiraient certains chefs de guerre en RCA.
Le rapport de l’ONG Amnesty International indique que malgré quelques procès, de nombreux auteurs de violations et abus des droits humains n’ont pas été traduits en justice. Et ceci, deux ans jour pour jour après l’inauguration de la Cour pénale spéciale (CPS) qui siège à Bangui . /////////////.
Le rapport a cependant constaté que les progrès de la CPS ont été entravés par des lacunes dans son opérationnalisation et un manque de transparence, alors que le système judiciaire national de la RCA est trop faible pour faire face à l’ampleur des violations./////////////.
Amnesty International attire également l’attention sur les efforts qui doivent encore être fournis pour garantir l’équité des procès devant les tribunaux ordinaires et devant la CPS./////////////.
Selon Samira Daoud, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, “ce sont les civils qui ont été les principales victimes des vagues de violence et conflits armés qui se sont succédé depuis 2002 en RCA . Des milliers d’entre eux ont été tués, violés, et plus d’un demi-million de personnes sont toujours déplacées. L’impunité est un affront aux victimes et un blanc-seing accordé aux criminels. L’inauguration de la CPS a représenté une lueur d’espoir pour les victimes, mais les progrès sont lents. Dix affaires sont en cours d’instruction, et la CPS a refusé de divulguer l’identité des 21 personnes arrêtées à l’issue des investigations qu’elle a menées, sans expliquer ce qui motive ce refus”./////////////.
La Cour pénale spéciale de RCA se présente au public /////////////.
Toujours pour Samira Daoud, “le système judiciaire de la RCA manque cruellement de ressources. Alors que des groupes armés, y compris des ex-Séléka et des Anti-Balaka, continuent d’attaquer régulièrement des civils, il est évident que des mesures supplémentaires sont nécessaires pour mettre fin au cycle de l’impunité qui continue de causer tant de souffrances”.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/catherine-samba-panza-partie-3-pour-sa-biographie-450×342.jpg” alt=”L’ex-Présidente de transition Catherine Samba-Panza.” width=”450″ height=”342″ />L’ex-Présidente de transition Catherine Samba-Panza.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020, 17 :37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis l’annonce de sa candidature en Aout 2020, Catherine Samba-Panza qui dit vouloir se présenter à la présidentielle à la demande du peuple ne cesse de multiplier les périples. Après les grandes consultations au quai d’Orsay, la reine de « l’angolagate » se retrouve depuis peu à Rome où elle compte rencontrer le souverain pontife. Dame CSP, la candidate des lobbies ?
L’on n’imaginait pas la revoir dans la course politique. Catherine Samba-Panza qui avait juré au nom de tous les dieux n’avoir plus d’ambitions politiques est désormais dans le jeu.
Avec la mauvaise gestion du don angolais qui pèse contre elle, l’ancienne Cheffe d’Etat de la Transition en Centrafrique compte encore revenir aux affaires. L’annonce a fait tache d’huile et les vieux démons sont depuis peu réveillés. Pourtant, dame CSP semble ne rien lâcher. On voit régulièrement la moitié centrafricaine parcourir les grands salons diplomatiques. Après le quai d’Orsay où elle a été dernièrement, Catherine Samba-Panza se trouve actuellement à Rome où elle sera reçue le Vendredi 23 Octobre par le pape.
Les multiples aller-retour de la dame dont les dossiers sont encore pendants au niveau de la Cour des Comptes donnent froid au dos des observateurs. D’aucuns soupçonnent la manigance des lobbies pour faire revenir la dame au pouvoir de la même manière qu’elle avait su imposer son successeur Touadéra.
Premier problème, si les organisations féministes mondiales portent Samba-Panza, la candidature de la dame n’est pas encore bien perçue au niveau national. Au cours de ses campagnes, la masse populaire ne manque pas de rappeler à la candidate le népotisme et le détournement des deniers publics qui ont caractérisés sa gouvernance de la transition.
De façon ironique, dame CSP a sauté de « Gouverner autrement » dont Mahamat Kamoun son ancien PM revendique la paternité à « Gouverner efficacement » comme slogan définitif de campagne. Peut-être que les bons anges ont déjà quitté la voisine de la maison d’arrêt de Ngaragba où croupissent les coupables de délits mineurs.
Deuxième problème, selon des informations sures venant des tenants du régime, la candidature de dame CSP risquerait d’être recalée pour motif de « moralité douteuse », en témoignent les dernières pressions faites par la Cour des Comptes sur son dossier en question.
Hypothèse finale, « la Centrafrique, c’est l’histoire qui fait déborder les pensées » pour paraphraser Monseigneur François Xavier Yombadje. Il n’y a rien d’étonnant que les influenceurs imposent Samba-Panza à l’issue des élections prochaines comme ce fut le cas avec Touadéra. Chip, n’a-t-on pas dit « à défaut de cheval, on grimpe l’âne » ?
Notons que dans les entourage de madame Catherine Samba-Panza, nombreux sont ceux qui crient leur joie pour annoncer que la prochaine Présidente de la République est bel et bien leur championne CSP.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/une-vue-dune-partie-des-faca-deployes-lors-du-congres-du-MCU-le-26-septembre-2020-450×300.jpg” alt=”des soldats faca lors du congrès du parti MCU à Bangui, le 26 septembre 2020. Par Gisèle MOLOMA” width=”450″ height=”300″ />Des soldats FACA lors du congrès du parti MCU à Bangui, le 26 septembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020, 17:16:08 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis quelques mois, dans les arrondissements de la capitale, les cas de braquage et de vol se multiplient le jour comme la nuit. Après un cas de vol des lampadaires solaire pour l’éclairage public sur la rue Touadera située à quelques mètres de l’État major de la gendarmerie, dans le premier arrondissement, c’est le tour des lampadaires solaires installés non loin de la résidence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA dans le quatrième arrondissement.
Même si le 30 septembre dernier le tribunal de grande instance de Bangui avait condamné en dix ans de prison ferme Monsieur Bienvenu BANOU pour des faits de vol de panneau solaire public qui longe l’avenue Touadera, ces malfrats semblent n’avoir aucune intention de s’arrêter même s’il s’agit d’aller jusqu’au palais de la renaissance pour voler. Et ce n’est pas une blague. C’est malheureusement ce qui vient de produire la nuit dernière, où les lampadaires solaires installés dans la rue qui mène à la résidence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ont été emportés par les voleurs, dont les identités ne sont pas encore connues.
Pour de nombreux habitants du secteur, ce cas de vol spectaculaire montre à quel point que les voleurs n’ont plus peur même s’il s’agit de pénétrer les lieux les plus sécurisés de la capitale. En plus, la question de la sécurité du Président de la République a également été longuement discutée dans la capitale.
« Ce qui me préoccupe plus c’est la sécurité de la population même. Nous, centrafricains dans la globalité, nous ne sommes pas en sécurité», estime un voisin du chef de l’État interrogé sur ce vol, dont il imagine que le chef de l’État devrait le savoir, car il s’agit de sa sécurité, et celle de la nation toute entière.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Convoi-camions-transports-routiers-Douala-Bangui-corbeaunews-bon-1–450×243.jpg” alt=”convoir camion Douala Bangui sur le corridor Baboua Beleko en centrafrique” width=”450″ height=”243″ />Convoi Douala-Bangui sur le corridor Beleko-Baboua. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020, 14:58:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À deux mois des fêtes de fin d’année, le nombre d’accidents sur les réseaux routiers centrafricains se multiplie. Rien que pour cette semaine, sur la route nationale n°3 tronçon Baoro-Bossemptélé, deux cas d’accident font 4 morts, tandis qu’à Bangui, on déplore depuis le week-end dernier plusieurs autres cas d’accidents faisant également des victimes, dont des cas de morts.
Selon les derniers éléments d’informations recueillis par le service de la gendarmerie de Baoro, le dernier cas d’accidents survenu dans cette localité a eu lieu dans la nuit du mercredi à jeudi 22 octobre 2020. Un camion de 18 roues, de marque Corréenne Howo, en provenance de Douala, transportant des casiers d’alcool vides s’est renversé à quelques kilomètres après la ville de Baoro, sur l’axe Bossemptélé, faisant deux morts, dont le conducteur et son passager. Pendant ce temps, l’apprenti du camion, quant à lui, a été grièvement blessé et transféré à l’hôpital de Baoro.
Pour l’heure, l’entreprise Transport agrégat fourniture
(TAF), propriétaire du camion, a dépêché depuis ce matin une équipe de dépannage qui a quitté Bangui pour le lieu de l’accident.
Entre temps dans la capitale, plusieurs cas d’accidents sont signalés. On parle d’une dizaine, dont celui qui a conduit à la mort du fils de l’ambassadeur de la Guinée Équatoriale, écrasé dans son pick-up au croisement de l’Institut Pasteur au centre-ville de Bangui. Son corps a été évacué en Guinée Équatoriale par avion affrété par son père biologique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/jean-michel-mandaba-de-bamingui-450×450.jpg” alt=”Le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba. CopyrightDR” width=”450″ height=”450″ />Le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020, 11:43:24 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dénommée « Plateforme des partis politiques centristes (PPPC) », cette nouvelle structure politique proche du pouvoir regroupe officiellement des associations et partis politiques « indépendants qui diffusent des opinions et des valeurs de la République ». Selon son coordonnateur adjoint, le député Jean-Michel Mandaba, la PPPC aura son propre candidat pour les élections du 27 décembre 2020. Or, pour les Centrafricains, cette plateforme n’est autre qu’un groupe de soutien au chef de l’État, candidat à sa propre succession pour un second mandat.
Même si la PPPC compte depuis sa création quelques partis politiques quasiment inexistants sur la scène politique nationale, son coordonnateur adjoint, le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba pense que cette plateforme est une innovation dans le paysage politique national.
« Je pense que cette plateforme c’est une innovation. Elle prendra des positions sans équivoque. Quant à ce qui sera d’une mauvaise position de l’opposition démocratique vis-à-vis du gouvernement, vis-à-vis de la population centrafricaine, elle prendra des positions objectives »,a déclaré le député Jean-Michel Mandaba, ancien Président de la commission ressources à l’Assemblée nationale. D’après lui, cette plateforme a été créée pour la simple raison que les partis qui ne se reconnaissent ni de la majorité présidentielle, ni de l’opposition démocratique, sont appelés « autres partis ».Or, pour de nombreux observateurs nationaux, la PPPC, dont la quasi-totalité des membres est des proches du chef de l’État, n’est autre qu’un groupe du soutien à la candidature de Faustin Archange TOUADERA. Mais pour le coordonnateur de la PPPC, sa plateforme sera « objective » dans sa prise de position véritablement politique.
Rappelons qu’il y a quatre mois, le parti du Président Touadera avait signé un accord avec une trentaine de formations politiques pour la création d’une plateforme électorale commune appelée « Béoko », en Français Cœurs unis. Malheureusement, la plateforme « Béoko » n’est composée que des associations et partis politiques dont leur existence sur la scène politique nationale est sujette à caution.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/charles-armel-doubane-ministres-affaires-etrangeres-corbeaunews-300×296.jpg” alt=”Le ministre Charles Armel Doubane. Photo d’archive” width=”300″ height=”296″ />Le ministre Charles Armel Doubane. Photo d’archive
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). En raison de la situation d’insécurité de plus en plus grandissante créée par les groupes armés qui occupent encore une majeure partie du territoire national, et la crédibilité du processus électoral qui pose de sérieux doutes et interrogations, l’ex-ministre des affaires étrangères, Monsieur Charles Armel Doubane, ancien candidat à la présidentielle de 2015 – 2016, annonce cette fois qu’il ne sera pas candidat ni aux législatives, ni à la présidentielle du 27 décembre 2020.
DECLARATION
Chers Compatriotes
Les élections générales se tiendront le 27 décembre 2020. Beaucoup de nos compatriotes ont déjà annoncé, pour certains leurs candidatures. D’autres ont été investis pour cette fin par leurs partis ou entités politiques. Candidat indépendant, porté par les Associations JE M’ENGAGE AVEC CHARLES ARMEL DOUBANE (JCAD) et Fini Be Africa (AFBA-CAD), à I’ élection présidentielle de 2015-2016, de nombreux concitoyens organisés en comités de soutien et autres clubs, sont venus solliciter notre candidature pour les scrutins à venir. Nous les remercions de cette confiance placée en notre modeste personne. Nous comprenons et respectons leurs nobles préocupations. Cependant l’analyse du contexte dans lequel se déroulent lesdites élections nous conduit à reconnaître:
une insécurité de plus en plus grandissante créée par les groupes armés qui occupent encore une majeure partie du territoire national, alors qu’ils sont signataires avec le gouvernement de la République de l’Accord de Bangui du 06 Février 2019.
le processus électoral tel que géré en ce moment par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) pose de sérieux doutes et interrogations quant à la sincérité et la crédibilité dudit processus.
La loi électorale conflictogène récemment votée par notre assemblée
n’est pas de nature à rassurer des meilleurs lendemains pour l’inclusion et l’unité nationale.
– Enfin en dépit de l’avis de la cour constitutionnelle, du sage conseil des réligieux et de la communauté internationale, la non acceptation par le Président de la République d’organiser la nécessaire concertation des forces vives de la Nation souhaitée par tous limite toute possibilité de gestion consensuelle des élections à venir.
Fort de ce qui précède, les équipes qui nous accompagnent et nous-même avons décidé de ne pas prendre part aux prochaines consultations électorales.
Ainsi, M. Charles Armel DOUBANE ne sera ni candidat à I’ élection présidentielle ni candidat aux élections législatives de 2020-2021.
Nous resterons toujours engagés aux côtés de nos compatriotes et au service de notre pays en partage.
La caution ainsi que les moyens devant servir à notre campagne seront reversés à la Fondation que nous créerons dans les prochains jours pour aider et accompagner les efforts de nos jeunes et de nos femmes se trouvant dans le besoin.
Toutefois, aux Candidates et Candidats engagés dans ce processus électoral, nous leur souhaitons bonne chance.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/un-soldat-de-la-Minusca-sur-un-char-blindé-lors-de-lopération-du-démantèlement-des-barrières-illégales-de-lupc-sur-axe-Bambari-alindao-le-1-février-2020-450×300.jpg” alt=”un soldat de la minusca sur un char-blindé lors de l’opération du démantèlement des barrières illégales de l’upc sur axe bambari alindao le 1 février 2020″ width=”450″ height=”300″ />Un soldat de la Minusca sur un blindé de la Minusca lors de l’opération “Mo Kiri” le premier février 2020.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Même si la Minusca déclare sa stupéfaction suite aux propos du député Ernest Mizedio qui dénonce la connivence du contingent marocain de la Minusca avec les rebelles de l’UPC dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sein de la population, cette affaire suscite un véritable remous . Nombreux sont ceux qui exigent une enquête parlementaire indépendante pour y faire la lumière, et éventuellement punir les responsables si les faits sont avérés.
Le 13 août 2020, trois commerçants du Haut-Mbomou, en provenance du Soudan voisin, ont croisé à 17 kilomètres de Bambouti un groupe des mercenaires rebelles de l’UPC lourdement armé. Au cours de leur rencontre inattendue, ces derniers ont froidement abattu l’un des trois commerçants avec leurs armes pendant que les deux autres ont réussi à s’échapper dans la brousse. À cette époque, les commerçants locaux, très en colère, ont manifesté leur mécontentement contre les nombreux actes criminels perpétrés par des éléments rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou.
Cependant, le député de la première circonscription d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, dans sa déclaration en date du 19 octobre, accuse les Casques bleus du contingent marocain d’être de connivence avec ces rebelles de l’UPC. D’après lui, quelques minutes avant l’assassinat de ce jeune commerçant par les mercenaires de l’UPC, des Casques bleus marocains de la Minusca, qui sont partis d’Obo, et qui convoyaient une équipe de vaccination qui partait à Zémio, ils se sont croisés avec ce même groupe des rebelles de l’UPC à 30 kilomètres d’Obo sur l’axe Zémio. Contre toute attente, les Casques bleus marocains sont descendus de leur véhicule blindé pour ravitailler les assaillants avec de l’eau et de la nourriture, et ce, au vu du député de Mboki qui faisait partie du convoi escorté par la Minusca, et aussi des agents de l’autorité nationale des élections qui venaient à Mboki, mais également des agents de vaccination qui partaient pour Zémio.
Pour le député Ernest Mizedio, il ne fait aucun doute, les soldats marocains de la Minusca sont en connivence avec les rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou, et il exige une enquête parlementaire indépendante pour y faire la lumière. Cependant, la Minusca, dans un communiqué publié ce mercredi 21 octobre, dénonce ce qu’elle appelle « des propos mensongers » du député Ernest Mizedio.
« La MINUSCA met en garde THonorable Ernest Mizedio contre toute tentative de saper la cohésion entre la MINUSCA et les populations du Haut Mbomou et se réserve le droit de porter cette campagne de haine au plus haut niveau national et international », a déclaré la Minusca.
pendant ce temps, au sein de la population centrafricaine, seule une enquête parlementaire indépendante pourrait faire la lumière sur cette affaire, et traduire en justice les coupables une fois que les faits sont avérés.
Notons que le contingent marocain de la Minusca n’est pas le seul à être confronté à ce genre d’allégations de connivence avec les rebelles.
Un nouveau rapport d’Amnesty fait le point sur les derniers événements relatifs à la lutte contre l’impunité
Deux ans après son inauguration, la Cour pénale spéciale doit faire preuve de plus de transparence dans ses activités judiciaires
Le système judiciaire doit redoubler d’efforts pour poursuivre, dans le cadre de procès équitables, ceux qui ont tué, violé et enlevé des civils
Malgré quelques enquêtes et procès ces dernières années, de nombreux auteurs des terrifiantes violations et atteintes aux droits humains perpétrées en République centrafricaine (RCA) n’ont toujours pas été déférés à la justice deux ans après l’inauguration de la Cour pénale spéciale du pays (CPS), a déclaré Amnesty International le 22 octobre.
Plusieurs groupes armés et individus jouissent de l’impunité pour les crimes de droit international, notamment des meurtres et des violences sexuelles, commis au cours des décennies de conflit en RCA.
Dans un nouveau rapport intitulé République centrafricaine. « Au procès, ces chefs de guerre ont baissé la tête ». La difficile quête de justice, Amnesty International montre que le travail de la CPS a été entravé par des insuffisances concernant l’opérationnalisation de la Cour et un manque de transparence, et que le système judiciaire de la RCA n’a pas la capacité de faire face à l’ampleur de ces violations. Il attire également l’attention sur les efforts qui doivent encore être fournis pour garantir l’équité des procès devant les tribunaux ordinaires et devant la CPS.
« Ce sont les civils qui ont été les principales victimes des vagues de violence et conflits armés qui se sont succédé depuis 2002 en RCA. Des milliers d’entre eux ont été tués, violés, et plus d’un demi-million de personnes sont toujours déplacées. L’impunité est un affront aux victimes et un blanc-seing accordé aux criminels. L’inauguration de la CPS a représenté une lueur d’espoir pour les victimes, mais les progrès sont lents. Dix affaires sont en cours d’instruction, et la CPS a refusé de divulguer l’identité des 21 personnes arrêtées à l’issue des investigations qu’elle a menées, sans expliquer ce qui motive ce refus », a expliqué Samira Daoud, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International.
« Le système judiciaire de la RCA manque cruellement de ressources. Alors que des groupes armés, y compris des ex-Séléka et des anti-Balaka, continuent d’attaquer régulièrement des civils, il est évident que des mesures supplémentaires sont nécessaires pour mettre fin au cycle de l’impunité qui continue de causer tant de souffrances. »
La CPS est un tribunal hybride qui bénéficie du soutien de l’ONU et qui a pour mission d’enquêter et de mener des poursuites judiciaires, sur une période de cinq ans renouvelable, sur les crimes de droit international et les autres graves violations des droits humains perpétrés en RCA depuis janvier 2003. Elle a été instaurée par une loi en juin 2015 et inaugurée le 22 octobre 2018. Son mandat est complémentaire de celui de la CPI et de ceux des tribunaux ordinaires de la RCA.
Manque de transparence et identité inconnue des suspects à la CPS
Les chercheurs d’Amnesty International ont mené à distance des entretiens avec des juges, des procureurs, des avocats et des militant·e·s, et examiné plus de 100 documents juridiques.
Le bureau du Procureur spécial de la CPS a reçu au moins 122 plaintes, et dix affaires sont en cours d’instruction. Mais l’on sait peu de choses au sujet des événements et crimes concernés et de l’avancée de ces affaires. La procédure manque de transparence et le public n’a pas été informé de l’identité des suspects placés en détention provisoire.
Au moins 21 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces enquêtes et se trouvent actuellement en détention provisoire. Trois des personnes incarcérées ont été arrêtées à la suite d’homicides commis à Paoua (Nord-Ouest) en mai 2019. Neuf personnes ont été arrêtées le 19 mai 2020 pour des homicides commis à Ndele (Nord-Est) en 2019 et 2020, et neuf autres ont été arrêtées le 25 mai 2020 pour des attaques contre des civils commises à Bambouti, Obo et Zemio (Sud-Est) en 2020.
Les enquêtes ont débuté en 2019 et les procès devraient s’ouvrir en 2021, mais l’opérationnalisation de la CPS se heurte à de graves obstacles qui l’empêchent de fonctionner correctement. Figurent au nombre de ces difficultés le recrutement de juges internationaux et le retard qui a été pris dans la mise en place du système de représentation légale de la Cour.
Amnesty International a parlé avec des membres du personnel de la CPS et du personnel des Nations unies qui apportent leur soutien à la CPS, qui ont confirmé qu’il est difficile de recevoir des candidatures satisfaisantes pour les postes de juges internationaux en raison de la situation sécuritaire et politique en RCA, et de la nécessité d’avoir des francophones ayant de l’expérience dans le système romano-germanique.
Par exemple, le mandat d’une juge nommée à la chambre d’instruction de la CPS a expiré, mais elle n’a toujours pas été remplacée. Il ne reste donc plus à la chambre d’instruction qu’une seule juge internationale, qui doit s’impliquer sur toutes les affaires en cours. En conséquence, les affaires examinées par cette chambre subissent des retards.
« Nous saluons les mesures prises par les autorités pour combattre l’impunité à travers la mise en place de la CPS, mais le fait est que de nombreuses victimes attendent toujours que justice soit rendue pour des crimes qui ont été commis il y a presque 20 ans. Justice doit être rendue, et perçue comme rendue », a déclaré Samira Daoud.
« Nous demandons aux États membres des Nations unies d’envisager de faire des contributions financières à la CPS, afin qu’elle puisse remplir son mandat et rendre enfin justice, et nous appelons les États francophones à soumettre d’urgence des candidatures pour détacher des juges à la Cour. »
Reprise des sessions criminelles
Après une interruption de plusieurs années, les tribunaux ordinaires de la RCA ont repris en 2015 les sessions criminelles. Cela a représenté une avancée positive, mais le système judiciaire doit faire face à de nombreuses difficultés, notamment en raison du manque de personnel, d’infrastructures et de matériel. Sur les 24 tribunaux prévus par la loi, 16 seulement étaient opérationnels au moment où nous rédigions le rapport.
Le nombre de sessions criminelles organisées chaque année demeure également inférieur au minimum requis par la loi, et le nombre d’affaires qui passent en jugement est insuffisant au regard du nombre de crimes perpétrés depuis 2002. En 2019, 20 procès en assises ont eu lieu dans l’ensemble du pays.
De plus, la police et les autorités judiciaires de la RCA manquent d’indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif, et le conflit en cours ainsi que l’insécurité représentent des défis supplémentaires.
Une personne travaillant pour une organisation d’assistance juridique a dit à Amnesty International qu’en raison de la présence des groupes armés, certains juges ne peuvent pas se déplacer en toute sécurité dans leur propre juridiction.
Il est difficile de donner le nombre exact de poursuites pénales liées au conflit engagées devant les tribunaux en RCA et de savoir si ces procès étaient des procès équitables.
La grande majorité des poursuites qui ont été engagées contre des membres des anti-Balaka ou des ex-Séléka depuis 2015 concernent à notre connaissance des subalternes et des crimes contre l’État, plutôt que des crimes et violations des droits humains contre les civils.
Amnesty International a connaissance de deux cas où d’anciens membres des anti-Balaka ont été jugés par la cour criminelle de Bangui pour des crimes commis contre des civils.
Le 22 janvier 2018, un tribunal a déclaré le chef anti-balaka Général Andjilo coupable d’assassinat, d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’armes de guerre, de vol à mains armées et de séquestration.
En février 2020, le tribunal a émis son premier jugement pour crimes de droit international en ce qui concerne une attaque menée le 13 mai 2017 par un groupe anti-Balaka à Bangassou (Sud-Est). Lors de cette attaque, 72 personnes ont été tuées, notamment des civils et 10 soldats de la paix de l’ONU, et des milliers d’autres ont été contraintes de fuir la ville.
Cinq ex-leaders de groupes anti-Balaka – Kevin Bere Bere, Romaric Mandago, Crepin Wakanam alias Pino Pino, Patrick Gbiako et Yembeline Mbenguia Alpha – ont été déclarés coupables de plusieurs chefs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Les audiences de ce procès ont été retransmises intégralement à la radio et à la télévision.
Un ancien juge a déclaré à Amnesty International :
« … [D]es chefs de groupes armés qui étaient très puissants […] sont redevenus tout petits ! Les victimes durant l’audience ont pu s’adresser directement aux accusés, et les chefs de guerre ont baissé la tête […] ! On a senti que la justice est en train de se faire. Ce sont vraiment des moments forts, appréciés par la population. »
Les tribunaux militaires
En juillet 2020, des juges militaires ont été nommés pour la première fois depuis l’adoption du Code de justice militaire de 2017, ce qui a ouvert la voie à de futures poursuites devant des tribunaux militaires.
Amnesty International demande aux autorités centrafricaines de modifier la législation afin que le domaine de compétence des tribunaux militaires soit limité aux infractions strictement militaires commises par le personnel militaire. La loi doit explicitement exclure les crimes commis contre des civils du champ de compétence des tribunaux militaires, conformément aux normes internationales.
« La plupart des personnes suspectées d’être responsables de crimes perpétrés depuis 2012 dans les deux camps, ex-Séléka et anti-Balaka, demeurent en liberté dans le pays, et certaines d’entre elles continuent de commettre des violations », a déclaré Samira Daoud.
« Les droits des victimes à la vérité, à la justice et à des réparations dans un délai raisonnable ne doivent pas être sacrifiés au nom de calculs politiques, qui se sont souvent révélés contre-productifs. Le combat contre l’impunité doit donc rester la première des priorités. La justice qui vise les petits et qui ne respecte pas les règles de procédure n’est pas la vraie justice.
Pour obtenir plus d’informations, une copie du rapport ou prendre un rendez-vous pour un entretien, veuillez contacter Sadibou Marong :
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Le-representant-du-chef-de-la-delegation-du-CICR-rca-procede-a-la-remise-symbolique-dune-dpaire-de-draps-a-la-directrice-du-CRAHM-copyright-CNC-du-20-10-2020-Jefferson-Cyrille-YAPENDE.-450×301.jpg” alt=”Le représentant du chef de la délégation du CICR-RCA procède à la remise symbolique d’une paire de draps à la directrice du CRAHM/ copyright CNC du 20-10-2020 / Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”301″ />Le représentant du chef de la délégation du CICR-RCA procède à la remise symbolique d’une paire de draps à la directrice du CRAHM/ copyright CNC du 20-10-2020 / Jefferson Cyrille YAPENDE.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 octobre 2020, 07:49:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Centre de rééducation et l’appareillage des Handicapés moteurs (CRAHM), et l’Association Nationale de rééducation et l’appareillage de Centrafrique (ANRAC) ont reçu, dans le cadre de son programme de réadaptation physique, un appui financier, matériel et technique du CICR ce mardi 20 octobre 2020.
La remise officielle de cette aide a eu lieu à Bangui, lors d’une cérémonie organisée au Centre de rééducation et l’Appareillage des Handicapés moteurs (CRAHM) au quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement, en présence de la sœur Merveille Mbala IGOLA, Directrice du CRAHM, et de Monsieur Ouattara ALY, Coordonnateur Santé au CICR-RCA. Ce dernier, qui justifie par ailleurs cet appui financier, matériel et technique à ces deux centres de réadaptation physique par le souci de son organisme de permettre au maximum d’handicapés de Centrafrique d’accéder aux soins. D’après lui, le CICR fournit également à l’ANRAC des intrants, c’est-à-dire les matériels nécessaires à la fabrication des prothèses.
« Il faut savoir que le CICR dans le monde a sic programme. Le programme de réadaptation est l’un des programmes que nous avons en Centrafrique. Donc nous supportons l’ ANRAC, où l’on fait la réhabilitation des amputés. Le CRHAM, où transitent souvent les amputés que nous convoyons de l’intérieur du pays jusqu’à Bangui. Aussi, ils font de la kinésithérapie ici. Donc c’est nous c’est important de supporter les deux centres pour permettre aux différents handicapés de la Centrafrique de bénéficier de nos services », a déclaré le Coordonnateur Santé au CICR-RCA , monsieur Ouattara ALY.
Pour la sœur Merveille Mbala IGOLA, Directrice du CRAHM, ce don matériel et financier du CICR va permettre aux malades handicapés de protéger leur intimité une fois qu’ils sont hospitalisés au CRAHM .
« C’est un peu difficile, homme comme femme de se changer devant tout le monde. Et aussi, on n’avait pas les draps pour certains malades qui viennent de très loin de Bangui. Ils n’ont pas de drap, ils dormaient sur le matelas, et ça nous faisait mal qu’on a parlé Aux responsables du CICR qui nous ont amené aujourd’hui des dizaines des draps », a déclaré la sœur Merveille Mbala IGOLA .
Notons que pour aider les personnes en situation de handicap et de leur permettre de profiter d’une meilleure qualité de vie, mais également soutenir efficacement le personnel du CRAHM à s’occuper de leurs patients en toute sécurité, le CICR leur a doté avec 8 panneaux solaires, 8 batteries, 30 draps pour la literie et 12 paravents pour séparer et protéger l’intimité des patients.
Bangui ( République centrafricaine ) – Parmi ces évadés se trouvent des combattants de la milice AFD qui étaient nombreux dans la prison attaquée ce mardi.
La prison de Beni, dans le Nord-Kivu à l’est de la RDC, a été attaquée ce mardi matin et quasiment la totalité de ses 1.400 prisonniers ont pu s’évader./////////////.
Dans cet établissement pénitentiaire étaient détenus des centaines de combattants de la milice ADF, auteurs de massacres de civils dans la région de Beni./////////////.
Cette énième évasion à la prison de Beni Kangbwayi intervient au moment où les rebelles ougandais de l’ADF sont mis en difficulté par l’offensive conduite par l’armée congolaise dans la région de Beni. Cette évasion massive pourrait donc les aider à renforcer leurs troupes, selon des sources militaires. /////////////.
Choqué/////////////.
Interrogé par la DW à la prison centrale, le maire de Beni, Modeste Bakwanamaha, choqué, appelle ses administrés à coopérer avec les autorités pour retrouver les détenus qui se cacheraient encore aux environs de la ville ://///////////.
“Nous déplorons le fait que beaucoup de personnes détenues et poursuivies pour des faits graves viennent d’être amenées par l’assaillant qui est l’ADF, jusqu’à une destination inconnue dans la brousse. Nous voulons profiter de votre micro pour demander à la population encore une fois de nous aider à retrouver les personnes évadées qui pourraient être restées dans la ville.”/////////////.
Retrouver les évadés/////////////.
Alors que la ville de Beni et ses alentours avaient récemment bénéficié d’un répit dans les attaques des ADF qui ont fait près de 600 morts depuis un an, les riverains qui se sont rendus à la prison de Beni après l’évasion s’inquiètent des attaques rebelles dans les prochains jours. /////////////.
“Quand y aura des massacres dans la ville, on se rendra vite compte que c’est l’œuvre des évadés”, dit cet homme. Un autre habitant dit regretter “le laxisme des militaires qui étaient commis à la garde de la prison”. Pour lui, “ils auraient quand même pu faire mieux pour sécuriser cette prison.”/////////////.
Pour éviter le pire, la société civile de Beni, par le biais de son président Kizito Bin Hangi, lance un appel à l’armée congolaise ://///////////.
“Nous demandons aux militaires de tout faire pour retrouver les évadés et que ces derniers soient conduits dans des prisons mieux sécurisées.”/////////////.
Sur 1.456 détenus, seuls 110 ne sont pas parvenus à s’évader et dans la soirée de mardi, une vingtaine était de retour à la prison de Beni, après avoir pu s’échapper des mains des ADF.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/route-Mbaïki-Boda-450×433.jpg” alt=”route dégradée mbaïki boda dans la lobaye” width=”450″ height=”433″ />Route dégradée Mbaïki-Boda, dans la préfecture de la Lobaye. Copyright
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020, 21:11:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un camion transportant des bois a fait trois morts et plusieurs blessés ce mardi 20 octobre sur la route de Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la RCA, a-t-on appris de source sécuritaire locale.
Selon la même source, l’accident est survenu ce mardi après-midi à 7 kilomètres du village Bokoko, plus précisément sur le pont Wakombo, dans la commune de Mbaïki, sur la route nationale numéro 6.
Selon les témoins de la scène, le véhicule impliqué serait un camion Mercedes transportant des conteneurs avec des bois. Trois personnes ont été tuées, et plusieurs d’autres blessées.dans cet accident dramatique.
Le service de la gendarmerie locale s’est rendu sur le lieu pour nécessité d’enquête, selon les témoins.
Notons que le réseau routier en République centrafricaine est non seulement insuffisant, mais aussi mal entretenu, occasionnant malheureusement de nombreux cas d’accident de circulation routière.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020, 16:50:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Hospitalisé dans un établissement public de santé en France, Monsieur Désiré Nzanga Kolingba, fils de l’ancien Président André Kolingba, sera investi candidat du parti RDC à la présidentielle du 27 décembre 2020, selon Monsieur Pascal Koyaméné, porte-parole du RDC.
Annoncé pour ce mercredi 21 octobre, le retour au pays de monsieur Bilal Désiré Nzanga Kolingba, Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) est à nouveau reporté pour une date ultérieure, a annoncé Monsieur Pascal Koyaméné , porte-parole du RDC qui a également confirmé l’information du CNC selon laquelle Monsieur Bilal Désiré Nzanga Kolingba souffre actuellement d’un problème de santé en France. Et ce n’est pas tout, il confirme également que Monsieur Désiré Kolingba ne pourrait pas assister physiquement au congrès de son parti, mais il participera quand-même par vidéoconférence depuis le lieu de son séjour médical, où il va en profiter pour déclarer sa candidature à l’investiture de son parti comme candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020, a ajouté Pascal Koyaméné, qui a également préciser que le RDC ne pourra pas investir un autre candidat en dehors de Monsieur Bilal Désiré Nzanga Kolingba.
Cette déclaration, loin de faire l’unanimité, a été diversement interprétée au sein dudit mouvement politique créé en 1987 par l’ancien Président de la République André Kolingba.
Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir si le congrès du RDC qui aura lieu du 22 au 24 octobre 2020 sera une simple cérémonie d’investiture du candidat Kolingba ou un véritable congrès ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/le-ministre-de-la-santé-et-le-ministre-des-finances-lors-de-la-réunion-de-la-gestion-des-fonds-de-covid-19-par-cnc-cyrille-yapendé-450×337.jpg” alt=”Les ministres des Finances et du Budget, Henri Marie DONDRA, Président dudit comité et celui de la Santé Publique, Dr Pierre SOMSE copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE du 11/08/20.” width=”450″ height=”337″ />Les ministres des Finances et du Budget, Henri Marie DONDRA, Président dudit comité et celui de la Santé Publique, Dr Pierre SOMSE copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE du 11/08/20.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Fonds Monétaire International (FMI), lors d’une réunion virtuelle qui a eu lieu vendredi 9 octobre 2020 sur des questions liées à l’impact de la COVID-19 en Afrique, a vivement salué les efforts déployés par le gouvernement centrafricain en termes de gestion « efficace et efficiente » des fonds alloués dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus en RCA.
Dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie à Coronavirus dans les pays africains, le Fonds Monétaire International a décidé d’apporter des moyens financiers à certains pays pour faire face à cette pandémie qui a décimé le monde entier.
Depuis la propagation exponentielle de la COVID-19 en Afrique, le FMI n’a pas trainé les pas pour faire face à cette crise sanitaire, en apportant un concours financier d’envergure« pour aider les pays à préserver la vie et les moyens de subsistance des populations, en particulier les plus vulnérables », a déclaré la Directrice générale du FMI, Madame Kristalina Georgieva.
La République centrafricaine a également bénéficié de cet appui financier des institutions de Bretton Woods à l’instar de certains pays du continent africain.
Une fois les fonds ont été débloqués par le FMI et quelques organisations internationales, le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadera avait mis en place à travers un décret le comité chargé du suivi de la gestion des ressources mobilisées pour la mise en œuvre du plan national de lutte contre la COVID-19.
Ce comité, piloté par le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra, de concert avec son collègue de la Santé publique et de la population, Pierre Somsé a œuvré pour la gestion saine des ressources mobilisées en mettant en place un « mécanisme de gouvernance remarquable », a-t-elle ajouté.
En effet, cette aide apportée par le FMI est au deçà des attentes, car les besoins du continent pour lutter efficacement contre cette pandémie sont estimés à 1200 milliards de dollars d’ici 2023. S’agissant de la RCA, « le gouvernement travaille sous pression des indicateurs macroéconomiques à éviter le pire. Les prévisions du FMI et de la Banque mondiale indiquent que les ménages pourraient connaître jusqu’à 12% de baisse de leurs revenus »et déplorent d’ores et déjà que« jusqu’à 43 millions de personnes supplémentaires pourraient tomber dans l’extrême pauvreté ».
La bonne gestion des fonds alloués par le FMI au gouvernement, a permis au Burkina-Faso, la Gambie, et la République centrafricaine de recevoir les lettres de noblesse de la part du cette grande institution bancaire en matière de mécanisme de gouvernance qui s’est avéré « efficace ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/nouveau-batiment-autorité-nationale-des-élections-à-bangui-en-république-centrafricaine-1-450×299.jpg” alt=”” width=”450″ height=”299″ />immeuble de l’autorité nationale des élections à Bangui
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans un communiqué en date du 19 octobre 2020, la Présidente de l’autorité nationale des élection appelle les potentielles candidates et candidats aux élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020 à se rapprocher du siège de l’Institution en vue de retirer le formulaire de déclaration de candidature Ou le télécharger sur leur site internet. Pour le dépôt de candidature, il débutera à partir du 1 au 10 novembre 2020.
COMMUNIQUE RADIO (Large diffusion)
Le Bureau de l’Autorité Nationale des Élections porte à la connaissance de la population centrafricaine que les dépôts des dossiers des candidatures aux élections présidentielle et législatives de 2020-2021 sont prévus du 1 au 10 novembre 2020.
A cet effet. la Présidente de l’Autorité Nationale des Elections invite les candidates et candidats aux dites élections de se rapprocher du siège de l’Institution, en vue de retirer le formulaire de déclaration de candidature Ou le télécharger sur le site: www.ane-rca.org, ainsi que les numéros de comptes du Trésor Public pour le versement des cautions électorales.
Le retrait s’effectuera à partir du 25 au 31 octobre 2020 de 9 heures à 15 heures au siège de l’A.N.E sis 207 rue de Lakouanga, 1 Arrondissement de Bangui.
Par ailleurs, il est demandé aux candidates et candidats de produire leurs logos sous forme électronique en haute définition pour faciliter le traitement des candidatures
Toute personne à l’écoute du present communiquê est priée de bien vouloir en faire part.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/quelques-membres-de-lopposition-democratique-au-siege-du-parti-KNK-le-10-octobre-2020.-Photo-CNC-par-Cyrille-yapende-450×338.jpg” alt=”quelques membres de l’opposition démocratique au siège du parti KNK le 10 octobre 2020. Photo CNC par Cyrille yapendé” width=”450″ height=”338″ />Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Par Arrêté N° 011 du 2 octobre 2020, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a entériné la désignation des membres du Comité de Sélection chargé de l’examen des candidatures à l’Autorité nationale des Élections (A.N.E.). À la lecture de ces noms, selon l’opposition démocratique, il ressort que les critères fixés par la Loi pour la désignation de ces Commissaires électoraux n’ont pas été respectés. Il apparaît à la lecture des noms qui ont été retenus que de nombreux problèmes et incohérences, notamment de soupçon de faux diplôme, de moralité douteuse, et ce, de nature à jeter le discrédit sur l’équipe de nouveaux Commissaires Électoraux devant composer la nouvelle autorité nationale des élections, selon la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020).
République Centrafricaine
Unité – Dignité – Travail
Coalition de {’Opposition Démocratique – 2020
Conférence des Présidents
Secrétariat Exécutif Permanent
Contact : 75 42 42 44 – 72 21 58 21
N° 040_/CÛD-2020/CP/SEP.20
DÉCLARATION
Par Arrêté N° 011 du 2 octobre 2020, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a entériné la désignation des membres du Comité de Sélection chargé de l’examen des candidatures à l’Autorité nationale des Élections (A.N.E.).
Ce Comité de Sélection, après sa convocation par le Ministre, a siégé en date du mercredi 14 octobre 2020. Il apparaît à la lecture des noms qui ont été retenus que de nombreux problèmes et incohérences, de nature à jeter le discrédit sur l’équipe de nouveaux Commissaires Électoraux devant composer la nouvelle A.N.E., ne peuvent être ignorés.
En l’occurrence, la liste des nouveaux Commissaires Électoraux se présente comme suit :
• François Xavier YOMBANDJÉ ;
Mathias Barthélemy MOROUBA ;
Charles Paul LÉMASSET MANDYA ;
Théophile MOMOKOAMA ;
Davy Victorien YAMA ;
Valérie Blandine TANGA ;
Serge Félice Soleil SÉRAMALET ;
Sabine N’DOUTÉ née TANDOS DANG THÉ ;
Marietta Carine NGABA ;
Annette Priscilla OUANGO ;
Jimmy Anthony ZITONGO BODEMAN.
À la lecture de ces noms, il ressort que les critères fixés par la Loi pour la désignation des Commissaires électoraux n’ont pas été respectés.
De l’exigence légale de la qualité d’Expert Électoral
En effet, l’article 7 alinéa 1er de la Loi N° 20.022 du 07 août 2020 portant composition, organisation et fonctionnement de l’A.N.E. fait obligation au Comité de Sélection de désigner les onze (11) nouveaux Commissaires Électoraux parmi les experts électoraux nationaux.
L’article 8 alinéa 2 du Décret N° 20.324 fixant les modalités d’application de la Loi N° 20.022 du 07 août 2020 portant composition, organisation et fonctionnement de l’A.N.E. a défini l’expert électoral national comme « toute personne de nationalité centrafricaine ayant participé aux opérations électorales au niveau national soit comme membre ou collaborateur occasionnel des organes de gestion des élections ».
À ce titre, certaines des personnalités citées ci-haut sont loin de remplir ce critère. Par exemple, il est difficile d’entrevoir dans quel domaine, autre que celui du ministère pastoral, Monseigneur François Xavier YOMBANDJÉ peut être qualifié d’expert électoral.
Il en est de même pour d’autres personnalités dont les noms figurent dans cette liste, ceci, en tout état de cause, en violation de la Loi.
De l’exigence légale de la bonne moralité
L’article 7 alinéa 1er de la Loi N° 20.022 du 07 août 2020 portant composition, organisation et fonctionnement de l’A.N.E. mentionne l’intégrité morale, la probité et l’honnêteté intellectuelle comme étant des qualités intrinsèques requises pour pouvoir être désigné par le Comité de Sélection aux fins d’occuper la fonction de Commissaire Électoral. À ce titre, il est donc nécessaire que chaque candidat puisse jouir d’une bonne moralité afin de prétendre être retenu par le Comité de Sélection.
Or, au mois de juin 2017, le Gouvernement du Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji a été éclaboussé par le scandale du faux diplôme d’un de ses membres. Il s’agissait de Monsieur Charles Paul LÉMASSET MANDYA, qui à une époque donnée s’était prévalu d’un faux diplôme de Licence en Droit Public.
Il est à relever que le certificat de non-authentification de diplôme a été signé par le même Simplice M. SARANDJI en sa qualité de Secrétaire Général de l’Université de Bangui.
Ainsi, la mauvaise moralité de Monsieur Charles Paul LÉMASSET MANDYA, clairement établie, ne lui permet pas de prétendre siéger au titre de nouveau Commissaire Électoral.
De l’exigence légale de l’expérience professionnelle en matière électorale
L’article 11 de la Loi N° 20.022 du 07 août 2020 portant composition, organisation et fonctionnement de l’A.N.E. érige au rang des critères d’éligibilité, l’obligation pour le candidat de pouvoir justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans en matière électorale.
À ce titre, il est important de souligner que ce critère est impératif. Il ne saurait donc être question de retenir un candidat ne satisfaisant pas à cette exigence. Or, il apparaît clairement que nombre de ceux dont les noms sont aujourd’hui présentés comme les nouveaux Commissaires Électoraux ne satisfont aucunement à cette condition.
Ajoutons que la durée de l’expérience requise de 5 ans ne doit pas être comprise comme une expérience datant de 5 années mais plutôt s’étalant sur une période longue de 5 années. Par voie de conséquence, la COD-20202 estime que les personnalités retenues n’auraient pas dû l’être et que le choix porté sur ces dernières doit purement et simplement être revu. La COD2020 demande par conséquent un réexamen de toutes les candidatures, en respectant les critères légaux.
De la neutralité des personnalités sélectionnées
Il n’est un secret pour personne que certaines des personnalités retenues par le Comité de Sélection ont une proximité avérée avec le Mouvement Cœurs Unis (M.C.U.), parti au pouvoir :
Davy YAMA, membre du PUN, parti allié au pouvoir faisant partie de la plateforme « Bé Oko » de la majorité présidentielle. Il a écrit du reste sur sa notice de candidature que les personnes à contacter sont le Président de l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre, et Mme Léa KOYASSOUM DOUMTA, coordonnatrice de « Bé Oko » ;
Monseigneur François Xavier YOMBANDJÉ a quant à lui inscrit sur sa notice de candidature que la personne à contacter est le Ministre d’État, Directeur de cabinet du Président de la République ;
Mieux encore, 3 des personnalités dont les noms figurent sur la liste des nouveaux Commissaires Électoraux sont avocats au barreau de Centrafrique, associés dans un seul et même cabinet, connu pour ses liens avec le régime de Bangui ; il s’agit de Maîtres :
Mathias Barthélemy MOROUBA ;
Davy Victorien YAMA ;
Serge Félice Soleil SÉRAMALET ;
De ce fait, il paraît peu probable que ces derniers agissent en toute indépendance et neutralité en siégeant au sein de cette nouvelle A.N.E. Leur impartialité dans le processus électoral sera sujette à caution.
Conclusion
De tout ce qui précède, la COD-2020 s’élève contre le processus de désignation des nouveaux Commissaires Électoraux devant siéger au sein de l’A.N.E. et exige l’annulation pure et simple de leur sélection, et la reprise de la procédure en vue de garantir la transparence, l’équité et la crédibilité des processus électoraux en Centrafrique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/malnutrition-infantile-hopital-pediatrique-bangui-450×301.jpg” alt=”” width=”450″ height=”301″ />Prise en charge de la malnutrition au centre pédiatrique de Bangui, RCA
L’aide humanitaire de l’Union européenne a récemment accordé un nouveau financement de 750 000 euros (830 491 dollars) à l’UNICEF pour ses activités nutritionnelles et sanitaires dans les régions les plus isolées de la République centrafricaine (RCA).
BANGUI, le 20 octobre 2020 – Alors qu’un nombre de personnes toujours plus important sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë en RCA et que près de 60 % de la population est en besoin d’assistance humanitaire, un nouveau financement de 750 000 euros de l’aide humanitaire de l’Union européenne permettra à l’UNICEF d’intensifier ses efforts pour atteindre et traiter des milliers d’enfants souffrant de malnutrition.
« La moitié de la population centrafricaine n’a pas assez à manger, et près de 38% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, » a indiqué Cheick BA, chef du bureau d’aide humanitaire de l’Union européenne en RCA. « Nous maintenons notre soutien aux plus vulnérables, car la sécurité alimentaire s’est gravement détériorée avec la reprise du conflit, de faibles rendements agricoles, et l’impact socio-économique de la pandémie de Covid-19 », a-t-il ajouté.
Grâce à ce soutien, l’UNICEF pourra mettre en œuvre un système de réponse rapide pour traiter près de 5 000 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë sévère dans six zones sanitaires (Bouca, Paoua, Bocaranga-Koui, Ngaoundaye, Kémo, Nana-Gribizi, qui sont les plus touchés par une crise nutritionnelle) et assurer un accès gratuit aux services de santé de base à 20 000 personnes par le biais de cliniques mobiles.
Cela contribuera à réduire la mortalité infantile et améliorer la santé des femmes enceintes et allaitantes et des autres personnes vulnérables dans les zones difficiles d’accès, a déclaré l’UNICEF aujourd’hui.
« En RCA, l’épidémie de COVID-19 a eu un impact disproportionné sur les enfants, et sur notre capacité à leur fournir des soins essentiels de nutrition et de santé, » a déclaré M. Fran Equiza, Représentant de l’UNICEF en RCA. « Après avoir constaté une réduction de l’incidence de la malnutrition[1] ces dernières années, nous ne pouvons pas nous permettre de voir ces résultats disparaître en quelques mois. Nous sommes reconnaissants à l’Union européenne pour son appui essentiel dans cette période difficile, qui nous aidera à intensifier nos efforts pour que de plus en plus d’enfants puissent survivre et grandir en bonne santé ».
Plus de 13 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont pu être soignés en 2019-2020, grâce au financement précèdent de l’Union européenne, qui a, cette année, déjà alloué plus de €22,7 millions à 17 interventions humanitaires dans le pays.
En outre, l’UNICEF prévoit de renforcer son programme de cliniques mobiles afin d’assurer l’accès gratuit à la prise en charge de 20 000 enfants de moins de cinq ans, mères et autres personnes vulnérables vivant dans des zones difficiles d’accès ou touchées par le conflit, ainsi que de soutenir la coordination, l’appui logistique et l’assurance qualité des interventions d’urgence nutritionnelles et médicales aux formations sanitaires.
À propos de la situation de la malnutrition en RCA[2] : Les résultats de l’enquête SMART menée au cours du dernier trimestre 2019 révèlent des taux alarmants de malnutrition aiguë sévère et chronique chez les enfants de moins de cinq ans dans le pays. Au niveau national, les résultats montrent une légère amélioration du taux de malnutrition aiguë globale, qui passe de 7,1 % en 2018 à 5,8 % en 2019, et du taux de malnutrition aiguë sévère, qui passe de 2,1 % en 2018 à 1,3 % en 2019. Toutefois, les taux de MAS restent supérieurs au niveau d’urgence de 2 % fixé par l’OMS dans certaines localités des préfectures de Kémo, Lobaye, Nana Gribizi, Mambéré, Ombella M’poko, Ouaka et ouham.
À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus difficiles au monde, pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, partout, pour construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail au service des enfants,
À propos de l’aide humanitaire de l’UE
L’Union européenne, avec ses États membres, est le premier donateur d’aide humanitaire au monde. L’aide d’urgence est l’expression de la solidarité européenne avec les personnes qui en ont besoin à travers le monde. Elle vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer la souffrance humaine et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations victimes de catastrophes naturelles et de crises d’origine humaine.
Pour de plus amples informations, veuillez prendre contact avec :
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-300×169.jpeg” alt=”” width=”300″ height=”169″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-150×85.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />António Guterres dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale centrafricaine. Photo AFP.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020, 08:36:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans son rapport annuel sur la Situation en République centrafricaine, le secrétaire général de l’ONU, monsieur Antonio Guterres demande aux acteurs politiques centrafricains d’engager un dialogue constructif sur le processus électoral en cours dans le pays. Une véritable pression politique sur le chef de l’État qui a toujours refusé d’engager de dialogue avec les forces vives de la nation comme souhaitent l’opposition démocratique, la société civile, les syndicats et les personnalités politiques.
La cour constitutionnelle, à travers son avis n° 015/CC/20 du 05 juin 2020 relatif
à la modification de certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016, avait émis des avis auxquels elle avait recommandé la nécessité impérieuse d’une concertation politique inclusive avec les forces vives de la nation. Un mois plus tard, les évêques de Centrafrique , réunis du 20 au 26 juillet 2020 pour leur deuxième assemblée générale ordinaire, ont publié un message à l’église famille de Dieu et aux hommes et aux femmes de bonne volonté. Dans leur message, les évêques se sont interrogés sur le processus électoral en cours avant de montrer leur inquiétude face au sérieux problème de sécurité qui suscite des incertitudes et de questionnement. Ils recommandent également au gouvernement un dialogue politique et constructif avec les forces vives de la nation dans les perspectives des prochaines élections. Quelques semaines plus tard, le lundi 03 août 2020, à l’initiative du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC), une réunion des forces vives de la nation regroupant les partis politiques , les organisations de la société civile, des syndicats et des personnalités politiques indépendantes a eu lieu au siège du parti URCA à Bangui. Les membres de cette plateforme ont réitéré en vain leur appel au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de convoquer immédiatement dans un délai de trois jours une concertation des forces vives de la nation afin de sortir le pays de l’impasse politique actuelle à quelques mois des élections générales.
Et ce n’est pas tout, tout récemment, au mois de septembre 2020, l’intersyndical des travailleurs de Centrafrique appelle les acteurs politiques nationaux à engager une large concertation en vue de la bonne marche des prochaines élections présidentielles et législatives.
En dépit de tous ces différents appels, le chef de l’État, lors de la cérémonie de clôture des travaux du premier congrès de son parti, le MCU, avait considéré ces recommandations comme une manœuvre politique de l’opposition.
Cependant, avec l’appel du secrétaire général de l’ONU en faveur d’un dialogue constructif sur le processus électoral en Centrafrique, tous les regards sont désormais tournés vers le pouvoir de Bangui, en particulier le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Mais va-t-il lâcher le morceau ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera-450×403.jpg” alt=”Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa.” width=”450″ height=”403″ />Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que la République centrafricaine (RCA) enregistre un nombre croissant de personnes contaminées par la Covid-19, des puissances étrangères rivales se livrent à des luttes d’influence. Pour le président Faustin-Archange Touadéra et ses alliés étrangers, la priorité est surtout de gagner les prochaines élections présidentielles et législatives prévues en décembre 2020. Et pour s’assurer de remporter ce pari, le président centrafricain a mis la souveraineté nationale au service des réseaux criminels transnationaux et des groupes mafieux.* Depuis son élection en 2016, le blanchiment d’argent et les trafics de ressources naturelles, de drogue, d’armes et de passeports diplomatiques prolifèrent sans entrave. Dans ce contexte, il est peu probable que la crise sanitaire bouleverse le statu quo politique en vigueur depuis le début de la crise centrafricaine en 2012.
La RCA est en proie à un conflit aux relents communautaires, alimenté par les richesses du sous-sol et les trafics en tout genre qui attirent la grande criminalité internationale.
Selon les Nations Unies (ONU), des assassinats, des enlèvements, des arrestations, des détentions arbitraires, des traitements cruels, inhumains et dégradants, des extorsions, des pillages, des destructions ou appropriations de biens continuent d’être quotidiennement enregistrés.
La pandémie de Covid-19 ne fait que s’ajouter à une longue liste de crises mortelles qui se sont inscrites dans l’histoire récente du pays.* * La crise humanitaire oblige toujours plus de la moitié de la population du pays, soit environ 2,5 millions d’habitants, à survivre grâce à l’aide d’urgence extérieure. La RCA est ainsi le premier pays du monde à avoir bénéficié d’un pont aérien de l’Union européenne (UE) pour délivrer de l’assistance vitale aux populations les plus démunies.
Depuis son élection, le président Touadéra bénéficie d’importants soutiens financiers extérieurs pour stabiliser le pays.* * Parallèlement, l’État centrafricain est devenu au fil du temps un puissant instrument de prédation et de pillage au service des réseaux au pouvoir et de leurs alliés étrangers. Les besoins critiques de développement humain sont sacrifiés par une élite dirigeante qui, pour conserver le pouvoir, n’hésite pas à alimenter la violence et les divisions ethniques et religieuses.* Les bailleurs de fonds de la RCA gardent le silence face à la prolifération des réseaux liés au crime organisé transnational et aux scandales de corruption toujours plus nombreux qui impliquent des membres du gouvernement.* * * * *
Alors que les puissances étrangères cherchent à défendre leurs intérêts géostratégiques et économiques, elles instrumentalisent les groupes armés, permettant ainsi aux profiteurs de guerre de bénéficier de la corruption et de l’économie de guerre.
Par conséquent, les initiatives de réponse à la crise sont systématiquement exploitées. C’est le cas de la gestion de la crise sanitaire, de l’accord politique conclu avec les groupes armés et des élections. À moins d’entamer des réformes en profondeur, en particulier concernant la réponse politique et l’engagement international, le pays continuera de sombrer dans une guerre toujours plus brutale, avec des conséquences dévastatrices pour plusieurs générations.
Pour construire la paix, la communauté internationale et les acteurs de la région devraient repenser le cadre du dialogue politique et exiger des élections transparentes et démocratiques, tout en luttant avec davantage d’efficacité contre les réseaux criminels qui bénéficient de la corruption et du conflit armé.
Recommandations principales
Le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union européenne et leurs États membres :
Mettre fin aux soutiens à la mise en œuvre de l’accord de Khartoum. Mettre un terme au soutien politique et financier des initiatives qui alimentent la corruption du gouvernement, l’économie de guerre et l’impunité, telles que les aides destinées à la mise en œuvre de l’accord de Khartoum. Favoriser plutôt un processus novateur basé sur le dialogue national, régional et international en vue de fournir un cadre politique capable de répondre aux nombreux défis découlant d’une guerre par procuration.
S’assurer que les élections sont transparentes et démocratiques. Assurer un contrôle vigoureux de l’intégralité du processus électoral effectué par un organisme indépendant, tenir le gouvernement centrafricain pour responsable et assurer la participation de la société civile. Refuser de reconnaître le futur gouvernement centrafricain comme légitime en cas de constat de fraude électorale majeure, modifier les priorités de financement et cesser tout soutien budgétaire.
Cibler des réseaux entiers qui déstabilisent systématiquement les initiatives de réponse à la crise, en particulier ceux liés au crime organisé transnational. Mener des enquêtes sur des individus et des entités liés aux réseaux de crime organisé transnational, en mettant l’accent sur des représentants du gouvernement et des hommes d’affaires internationaux, et imposer toutes sanctions adapté
Lutter de manière efficace contre le trafic de minerais provenant des zones de conflit en RCA. L’UE devrait s’assurer de la mise en œuvre efficace de son nouveau Règlement sur les minerais provenant de zones de conflit, qui entrera en vigueur en janvier 2021, particulièrement concernant la lutte contre les trafics d’or vers l’UE provenant des zones de conflit centrafricaines. Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait ajouter au mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) des mesures concrètes ciblant l’économie de guerre et les réseaux criminels.
Poursuivre en justice les crimes économiques et financiers. Soutenir la Cour pénale spéciale de la RCA, la Cour criminelle internationale et d’autres juridictions nationales compétentes, notamment européennes, pour effectuer des enquêtes sur les crimes financiers et les poursuivre en justice.
Les banques et les institutions financières
Lutter contre les réseaux criminels. Les institutions financières actives en RCA devraient renforcer leur contrôle des transactions financières impliquant des réseaux criminels, en particulier ceux liés étroitement au secteur des ressources naturelles, et remettre des rapports d’activités douteuses aux unités de renseignements financiers s’il y a lieu.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/les-eleves-dans-la-cour-de-ecole-prefectorale-yidjama-de-bria-corbeaunews-centrafrique-7mars2019-450×387.jpg” alt=”Les élèves dans la cour de l’école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”387″ />Image d’illustration des élèves dans la cour de l’école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020, 07:53:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les écoliers et élèves de la République centrafricaine (RCA) ont repris lundi le chemin des classes après une longue interruption due au COVID-19.
D’après le directeur de cabinet du ministère centrafricain de l’Enseignement primaire et secondaire, Ernest Mada, cette rentrée des classes est partielle, car elle ne concerne pas les classes de CM2, de 6e et de terminale.
Pour les autres niveaux, M. Mada a insisté sur l’observation systématique des mesures barrières liées au nouveau coronavirus. Cette année, l’année scolaire a été interrompue par le nouveau coronavirus au mois de mars. Pour éviter aux écoliers et aux élèves une année blanche, le gouvernement centrafricain a relancé les activités scolaires et académiques en juin et juillet, privilégiant les classes d’examen.
Pour le niveau universitaire, il se pourrait que les cours puissent reprendre au mois de novembre prochain, à la fin des épreuves du second tour du baccalauréat, selon les autorités centrafricaines.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/une-foule-dune-dizaine-des-personnes-fuyant-des-tirs-au-quartier-km5-cherchent-à-traverser-un-pontpour-se-mettre-à-labri-450×253.png” alt=”une foule d’une dizaine des personnes fuyant des tirs au quartier km5 cherchent à traverser un pontpour se mettre à l’abri” width=”450″ height=”253″ />Déplacement des populations du quartier KM5. Crédit photo : Corbeaunews.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le principal envoyé de l’ONU pour la République centrafricaine (rca) a appelé lundi à de nouveaux efforts pour garantir des élections pacifiques dans le pays.
Les élections présidentielles et législatives de décembre représentent une occasion unique de capitaliser sur les acquis démocratique des élections de 2015, de consolider l’ordre constitutionnel et de poursuivre le processus de stabilisation du pays, a indiqué au Conseil de sécurité Mankeur Ndiaye, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la RCA et chef de la mission de maintien de la paix de l’ONU dans le pays.
L’Autorité nationale des élections a jusqu’à présent enregistré 1,86 million d’électeurs centrafricains dans les 16 préfectures du pays et dans la diaspora centrafricaine de 13 pays, et le taux d’inscription des femmes a atteint 46 %. La RCA est sur la bonne voie, mais le succès de ces élections dépendra de l’engagement de toutes les parties prenantes et du respect de l’autorité de la Cour constitutionnelle, a déclaré M. Ndiaye.
Il a appelé les acteurs politiques, les médias et les leaders d’opinion à s’abstenir de toute campagne de désinformation et de tout message de stigmatisation.
En collaboration avec l’ensemble de la communauté internationale, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est déterminée à faciliter la tenue de ces prochaines élections, a-t-il déclaré.
Il a également demandé à la communauté internationale d’aider à combler le déficit de financement d’environ 17,7 millions de dollars américains qui pèse sur l’organisations des élections centrafricaines, y compris des élections municipales prévues pour 2021.
Les élections municipales seront décisives pour le développement de la gouvernance locale, la restauration effective de l’autorité de l’Etat, le développement de la décentralisation et le rétablissement du contrat social entre l’Etat et les citoyens, a souligné M. Ndiaye.
Vingt mois après la signature de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA entre le gouvernement et 14 groupes armés, des progrès notables continuent à être réalisés, notamment en termes de réforme politique, de restauration de l’autorité de l’Etat et de justice transitionnelle. Cet accord constitue un cadre stratégique qui favorise une meilleure protection de la population, a-t-il déclaré.
“J’appelle les parties prenantes à considérer les prochaines élections comme une opportunité de consolider le processus démocratique et de résoudre politiquement la crise que traverse le pays en trouvant des solutions durables”, a-t-il ajouté.
“Je continuerai à encourager le dialogue politique à travers mes bons offices, afin de soutenir la création d’un environnement propice à la tenue d’élections inclusives, libres, justes, transparentes, crédibles et pacifiques avec l’aide de la communauté internationale (…) et des acteurs centrafricains à Bangui.
Le soutien coordonné et continu des partenaires internationaux aux parties prenantes sera essentiel au succès de ces élections présidentielles et législatives” a-t-il indiqué.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/des-électeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-à-Bangui-par-ANE-1-450×257.jpg” alt=”Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba” width=”450″ height=”257″ />Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 octobre 2020, 14:45:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, c’est un peu la panique dans plusieurs centres d’enrôlement des électeurs dans la capitale, mais également dans des villes de province. Venus vérifier leurs noms sur les listes électorales, des administrés ont découvert avec stupéfaction qu’ils sont absents de la liste électorale de leur localité, d’autres ont vu l’orthographe de leur nom avec des fautes, ou encore leur photo remplacée avec celle d’un autre électeur. Un véritable cafouillage qui suscite de nombreuses réactions du côté de la population, et inquiète sérieusement l’opposition démocratique qui exige à nouveau un audit des fichiers électoraux avant les élections générales.
Des personnes qui ont pourtant l’habitude de voter dans leur commune, et qui se sont enregistrés dernièrement sur les listes électorales, ont constaté malheureusement avec stupéfaction qu’ils ne pourront plus voter aux prochaines élections à cause d’un cafouillage organisé au niveau de l’autorité nationale des élections (ÂNE).
Une situation qui inquiète plus d’un à cause du délai très court du contentieux et de recours, cinq jours au lieu de 20, initialement inscrit dans le code électoral.
Prenons l’exemple de la ville de Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, dans le centre électoral n° 2316 de l’école d’application de Boro, qui regroupe environ 8 quartiers populaires du deuxième arrondissement de la ville, la quasi-totalité des électeurs qui se sont inscrits dans ce bureau n’ont pas vu leurs noms sur les listes électorales. Plus spectaculaire encore, les noms affichés ne sont que des noms musulmans, alors qu’à Bossangoa, d’après l’un de nos envoyés spéciaux qui a sillonné la ville dernièrement, on ne voit quasiment plus les musulmans au centre-ville de Bossangoa, encore moins dans le deuxième arrondissement. Et ce n’est pas qu’à Bossangoa que les choses sont en désordre total. Même au village Bodali, situé à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Gbadé, sur 311 inscrits, seulement 6 qui ont vu leurs noms sur les listes provisoires affichées par l’autorité nationale des élections.
Pour le directeur de campagne du candidat François Bozizé, vice-secrétaire général du parti KNK, monsieur Christian GUENEBEM-DEDIZOUM, cette situation démontre à quel point que ce processus électoral en cours n’est qu’une mise en scène trompeuse organisée par le gouvernement avec la complicité de l’autorité nationale des élections.
Si la situation est très fragrante à Bossangoa et les communes environnantes, à Paoua, Bangui, Yaloké, etc., les choses sont toutes aussi compliquées pour l’ÂNE.
Cependant, à Bangui, face à ce cafouillage total, l’opposition démocratique hausse le ton, et exige une nouvelle fois un audit des fichiers électoraux, avant d’appeler le chef de l’État à entreprendre une large concertation avec les forces vives de la nation avant les élections du 27 décembre 2020.
Du côté de l’ÂNE, ces irrégularités constatées ne sont qu’un problème technique à résoudre très rapidement dans les prochains jours.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/desire_zanga_kolinga_corbeaunews-450×225.jpg” alt=”désiré kolingba” width=”450″ height=”225″ />Le Président du parti RDC Désiré Zanga Kolingba
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 octobre 2020, 05:27:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Monsieur Désiré NZanga Kolingba, Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain , probable candidat de son mouvement politique à la présidentielle du 27 décembre 2020, est actuellement hospitalisé en France dans un état critique, selon des sources proches de la famille, jointe au téléphone par CNC.
À deux mois du premier tour des élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2020, cette mauvaise nouvelle de l’état de santé de monsieur Désiré NZanga Kolingba est un véritable coup dur pour l’ancien parti au pouvoir, le RDC, fondé le 06 février 1987 par l’ancien Président de la République André Kolingba alias grand K.
Pour le moment, peu d’informations circulent sur son état de santé, mais de plusieurs sources ont indiqué à CNC que son ambition présidentielle est de plus en plus compromise, et son parti va probablement investir dans ce mois d’octobre un autre candidat pour les élections à venir. Mais qui ? C’est la question que tout le monde se la pose d’autant plus que dans ce mouvement politique, le clanisme est de rigueur. Cependant, le nom de l’actuel ministre des Finances, Henri-Marie DONDRA est de plus en plus évoqué pour succéder à monsieur Désiré NZanga Kolingba à la tête du RDC.
Selon un communiqué de ce mouvement politique de l’opposition publié il y’a quelques semaines, le congrès ordinaire du parti va se tenir dans ce mois d’octobre 2020 pour investir des candidats aux législatives et présidentielle du 27 décembre 2020.
Contacté, un membre du bureau politique du RDC indique que le seul souci actuel de son parti n’est pas l’état de santé de son Président, mais plutôt le problème financier.
« Comment le RDC va-t-il mobiliser des fonds pour l’organisation de son congrès et les élections prochaines ? », s’interroge-t-il.
Notons que le parti RDC a été créé en février 1987 par le Président d’alors, le général André Kolingba. Après son décès en février 2010, son fils, Désiré Kolingba, avait pris le règne du parti, le conduisant aux élections de 2011, puis de 2015.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/parcelles-delimitees-par-les-faca-450×338.jpg” alt=”Parcelles délimitées par les généraux des forces armées centrafricaines en toute illégalité dans la commune de Mpoko Ngomon” width=”450″ height=”338″ />Vue d’une partie des Parcelles délimitées par les généraux des forces armées centrafricaines en toute illégalité dans la commune de Mpoko Ngomon. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 octobre 2020, 08:53:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que tous les regards sont tournés vers le processus électoral en cours dans le pays, certains officiers généraux des forces armées centrafricaines se sont prêtés au dangereux jeu des mafieux arnaqueurs dans la commune de Mpoko Ngomon , située dans la préfecture de l’Ombella Mpoko, au sud-ouest de Bangui
Ils sont une dizaine, mais les plus célèbres cités dans l’affaire sont : le général Alfred Service alias Lapadjo et le général Galouti, mais également la ministre de la Défense, madame Marie-Noëlle KOYARA, dont le nom est aussi cité dans cette affaire.
En effet, depuis quelques semaines, au village Mpoko Ngomon , situé dans la commune de Bimbo, derrière quartier Cattin / Boeing, non loin du Parc Samba
, à environ 10 kilomètres de Bangui, certains officiers généraux de l’armée nationale, à la tête d’une colonne de 10 véhicules de l’armée nationale remplis des soldats FACA, lourdement armés, ont investi cette localité avec des matériels de la topographie,. Sans aucune procédure légale en la matière, et sans la présence des agents cadastraux, encore moins des documents officiels, ont procédé aux réquisitions, puis au découpage et morcellement des parcelles appartenant à des particuliers, et ce, d’une manière personnelle et totalement illégale. Et ce n’est pas tout, quelques jours plus tard, ces mêmes généraux ont fait venir des équipements de traçage routier, notamment un tracteur, conduit par un ex-militaire de l’armée national. En présence d’une foule des personnes en colère, ils ont ordonné au conducteur de l’engin de procéder à l’aménagement d’un réseau routier dans le secteur où ils ont réquisitionné des parcelles privées.
En présence de l’une de nos équipes mobiles, les populations locales se sont soulevées, et bloquent l’accès au secteur. Face à cette situation, les généraux, escortés par des dizaines de militaires lourdement armés, ont tenté de rassurer les populations locales en leur disant que les travaux qu’ils ont effectués dans la commune de Mpoko Ngomon ont été réalisés à la demande du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. « C’est officiel et légal », ont-ils précisé. Et plus étonnant dans cette histoire, les généraux ont pris leur temps pour expliquer aux manifestants qu’il serait inutile de faire la tête avec l’État et le gouvernement. Personne « ne peut vaincre l’État », martèlent-ils, tout en précisant que si les populations voudraient récupérer leurs parcelles de terrain, elles n’ont qu’à rembourser les frais des travaux de route qu’ils ont effectués, et qui s’élèvent à plusieurs millions de francs CFA, d’après eux.
Pour l’heure, aucune séance des négociations n’est engagée officiellement avec les propriétaires de ces terrains, et les deux camps maintiennent chacun sa position.
Mais selon nos informations, les chinois auraient découvert un gisement minier dans cette localité, suscitant ces agissements des officiels.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/touadera-lance-les-travaux-de-fibre-optique-a-berberati-en-2020-450×338.jpg” alt=”Les travaux d’installation des équipements de la fibre optique à Berbérati dans la Mambéré Kadéï” width=”450″ height=”338″ />
Les travaux d’installation des équipements de la fibre optique à Berbérati dans la Mambéré Kadéï
Bangui, République centrafricaine, Sunday, 18 October 2020, 07:15:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Comment procéder au désenclavement numérique des zones rurales, couplées avec l’intégration régionale par l’intermédiaire d’une infrastructure à fibre optique d’accès aux pays limitrophes d’Afrique centrale ? Les pays concernés avaient trouvé une idée géniale : il faut donc poser des milliers de kilomètres de fibre optique sur les axes d’interconnexion entre le Cameroun, la République centrafricaine et le Congo ainsi que la mise en place d’une boucle locale urbaine, d’un centre national de données datacenter et d’un centre de formation digital. Approuvé par l’Union européenne et la banque africaine de développement, le projet va s’exécuter en rca de janvier 2018 à 2022. Ce désenclavement numérique à travers l’accès facile à internet constitue un facteur essentiel pour booster l’économie nationale, selon ses auteurs.
Hélas, le sort semble s’acharner sur ce projet qui nécessite une nouvelle réalisation des infrastructures, notamment des réseaux souterrains nécessitant des travaux d’enfouissement. Cofinancé par la banque africaine de développement et l’Union européenne à hauteur de plus de 33 milliards de francs CFA, le projet dorsale-fibre optique d’Afrique centrale composante RCA prend de l’eau petit à petit. En cause, la mauvaise gestion, le détournement des fonds et la mafia qui rendent difficile l’avancement des travaux de fouille du sol d’environ 1050 kilomètres depuis la République du Cameroun jusqu’à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Ce projet, qui devrait être exécuté par une entreprise sud-coréenne Tayan , est sous-traité à une entreprise libanaise dénommée « BUREAUTOP-IRIS » qui, à son tour, recrute des employés.
Or, ces travaux, qui devraient favoriser l’emploi massif des jeunes centrafricains , ne bénéficient qu’aux étrangers. L’entreprise BUREAUTOP-IRIS , recrute à plus de 99% que des étrangers pour son équipe technique, et les centrafricains ne sont recrutés par les libanais que pour des travaux d’enfouissement comme des manœuvres alors que la RCA regorge des ingénieurs télécom spécialisés en travaux d’installation de fibre optique. Plus étonnant dans cette affaire, pour les travaux d’enfouissement, les centrafricains sont payés par mètre linéaire, et ce, pour une somme de 400 francs CFA au lieu de 1000 francs CFA initialement prévus. Ce qui suscite la colère et le mécontentement des ouvriers à Bangui, Berberati, ou encore à Boali. Ils se sont mobilisés pour réclamer le départ de coordo du projet CAB, Monsieur Xavier DECOUPOU, et celui de ses amis libanais de l’entreprise BUREAUTOP-IRIS, principal sous-traitant du projet fibre optique. Pour les employés centrafricains, le projet de fibre optique ne bénéficie qu’au coordonnateur national ainsi qu’aux libanais.
Rappelons que le vendredi 4 octobre 2019, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a officiellement lancé à Berberati, dans la Mambéré Kadéï, le projet dénommé central African. Backbone, consistant à installer la fibre optique. Ce
projet qui s’exécute de janvier 2018 à 2022. Ce désenclavement numérique à travers l’accès facile à internet constitue un facteur essentiel pour booster l’économie nationale.
Le projet d’installation de la fibre optique, qui couvre une durée de 14 mois de mise en œuvre selon l’expertise de l’entreprise sud-coréenne Tayan, vise à améliorer le débit de la connexion internet et de communication en Centrafrique. Mais la question que tout le monde se la pose est de savoir si le délai de 14 mois initialement prévu va-t-il être tenu ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Image-des-4-membres-fondateurs-de-ce-mouvement-450×285.jpg” alt=”” width=”450″ height=”285″ />les quatre membre du mouvement I lingbi awé SONY DSC
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 18 octobre 2020, 10:32:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Mouvement Citoyen Panafricaniste dénommé «I LINGBI AWE », en abrégé « I.L.A » entend briser la misère et la tyrannie du peuple centrafricain à travers la vision du Président fondateur de la RCA, le feu Barthélemy Boganda.
Une position exprimée lors d’une conférence de presse organisée à Bangui par le coordonnateur général dudit mouvement, monsieur Crépin NGOKO-ZENGUET.
À en croire à sa déclaration, les membres de son mouvement se sont rendus la semaine dernière au village Bobangui pour s’incliner et rappeler la mémoire du Président fondateur Barthélemy Boganda et demander que son esprit les soutienne ans le combat qu’ils entendent commencer pour l’établissement d’une nouvelle nation en République centrafricaine.
D’après lui, le village BOBANGUI est le lieu où tout a commencé pour la RCA. C’est le lieu où est né le père fondateur de la RCA, monsieur Barthélemy BOGANDA avant de disparaître tragiquement quelque temps après avoir doté son pays nouvellement déclaré indépendant d’un Hymne national, « la Renaissance », puis d’une devise nationale : « UNITÉ DIGNITÉ TRAVAIL », d’une vision : « ZO KWE ZO , mais également des cinq verbes : Se nourrir, se soigner, se loger, se vêtir et s’instruire. Un patrimoine littéralement piétiné depuis par nos dirigeants qui se sont succédé à la tête de notre nation, selon Crépin NGOKO-ZENGUET, coordonnateur dudit mouvement qui ajoute:
« NOUS SOMMES PRÊTS ! Prêts pour reprendre le flambeau de la lutte initiée par le Père fondateur pour la souveraineté de notre pays et le bien-être de tout le peuple centrafricain où qu’il se trouve. Ainsi « nous briserons la misère et la tyrannie, en brandissant l’étendard de la Patrie ».
Nous vous présentons le mouvement Citoyen Panafricaniste « I LINGBI AWE » qui va désormais prendre part aux débats politiques de notre pays en faisant des propositions concrètes dans les domaines de la souveraineté de notre nation ».
Notons que pour les législatives du 27 décembre, le mouvement «I LINGBI AWE » dit avoir déjà au moins 25 candidats qu’il va soutenir.
« Nous serons à partir d’aujourd’hui dans la lutte citoyenne pour exiger à ce que nos dirigeants et nos partenaires apprennent à écouter chaque centrafricain, comprendre les préoccupations et leurs attentes afin de les intégrer dans chaque prise de décision politique qui engage la vie des enfants de ce pays ainsi que la destinée de notre nation.
Nous sommes prêts à lutter avec toute notre énergie pour l’amélioration des conditions de vie dans notre pays.
Nous sommes prêts à nous battre pour éviter à nos enfants ce que nous avons vécu dans ce pays.
Nous sommes prêts à nous tenir main dans la main, toute génération, pour relever les défis qui nous attendent.
Notre combat est au-delà des personnes et des partis politiques.
Nous combattons les pensées obscurantistes et les systèmes machiavéliques qui maintiennent notre nation pourtant immensément riche en bas de l’échelle du développement et de la paix.
Notre combat est contre la pauvreté chronique dont souffre notre population ; contre le pillage et la mainmise sur nos richesses par une poignée de personnes dont certains ne sont pas fils de ce pays, tandis que la majorité des Centrafricains vivent dans une certaine paupérisation ; contre une instabilité et insécurité endémique favorisées et entretenues par un système désuet et non adapté aux exigences que ce monde désormais global propose ; un système qui ne nous permettra jamais de relever les défis du développement durable que nous devons suivre », déclare monsieur Crépin NGOKO-ZENGUET.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/lancement-campagne-sensibilation-femme-pour-les-inscrition-sur-les-listes-electorales-et-la-verification-de-leurs-noms-sur-les-listes-le-17-octobre-2020-a-la-maiie-de-cinquieme-arrondissment-de-bangui-par-ENABEL-450×300.jpg” alt=”Une patrouille des forces de la Minusca à Bria, dans la préfecture de Haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.” width=”450″ height=”300″ />Lancement à la mairie du cinquième arrondissement de la campagne de sensiblisation et l’implication des femmes dans le processus électoral en rca par ENABEL. Photo CNC / Cyrille Jerferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 18 octobre 2020, 15:21:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une logique du relèvement et de la reconstruction de l’autorité de l’État et de l’État de droit en RCA, l’appui des femmes à la démocratie locale est plus que nécessaire. C’est dans cette optique qu’une grande campagne de sensibilisation des femmes et des leaders communautaires est organisée à Bangui par l’ENABEL, un programme de l’Union européenne de consolidation de la démocratie en République centrafricaine.
Selon madame Fatoumata Dramé, l’experte en genre et l’élection pour le programme de l’Union européenne, l’implication massive des femmes dans le processus électoral en cours en République centrafricaine commence par leur inscription sur les listes électorales, consolidée par la vérification de leurs noms une fois celles-ci sont affichées par l’autorité nationale des élections, enfin se mobiliser en nombre le jour des scrutins pour exprimer massivement leur voix.
Ainsi, une campagne de sensibilisation a été lancée dans les différents arrondissements de Bangui par l’ENABEL à l’endroit des femmes pour qu’elles puissent se mobiliser massivement afin de s’inscrire sur les listes électorales, puis aller vérifier leurs noms une fois que celles-ci sont rendues publiques par l’autorité nationale des élections.
« Le message vraiment fort est qu’il est important aujourd’hui, demain au plus tard, d’aller vérifier les noms sur les listes électorales. Il est important de s’assurer que notre nom est bien écrit, qu’il n’y a pas de manquement, que les images sont à la bonne place, les noms, etc », a insisté madame Fatoumata Dramé qui a également précisé que « si le nom est mal écrit, nous aurons une carte d’électeur avec un nom mal écrit, donc nous ne pouvons pas voter. Deuxièmement, si le nom est absent, il n’y aura pas tout simplement pas de carte d’électeur. Donc c’est important pour les femmes de se mobiliser, d’aller faire cette vérification qui prend quelques heures et de réclamer au besoin. C’est important parce que les voix comptent ».
D’après elle, les femmes participent moins au processus électoral.
« Souvent elles sont allées s’enregistrer, mais elles vont moins voter. Donc nous nous mobilisons, nous encourageons et nous sensibilisons toutes les femmes à participer pleinement à ce que la voix de chacune compte dans ce processus », a-t-elle martelé lors du lancement de la grande campagne de sensibilisation des femmes à la mairie du cinquième arrondissement de Bangui ce samedi 17 octobre 2020.
Pour le maire du cinquième arrondissement monsieur Alain Yemo, cette campagne de sensibilisation à l’endroit des femmes, des filles, des mamans du cinquième et du troisième arrondissement vise tout d’abord à les pousser, surtout celles qui se sont inscrites sur les listes électorales lors du processus d’enrôlement, à se rendre massivement dans les centres d’enrôlement vérifier si leurs noms sont sortis sur la liste affichée, et s’ils sont correctement écrits.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Remise-de-Batiment-de-transmission-et-la-sortie-des-FSI-a-la-formation-de-remise-a-nouveau-a-Bouar-le-17-octobre-2020-450×338.jpg” alt=”Remise de Bâtiment de transmission et la sortie des FSI à la formation de remise à nouveau à Bouar.” width=”450″ height=”338″ />Remise de Bâtiment de transmission et la sortie des FSI à la formation de remise à nouveau à Bouar, le samedi 17 octobreRemise de Bâtiment de transmission et la sortie des FSI à la formation de remise à nouveau à Bouar le 17 octobre 2020
Cérémonie de fin de stage des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) du projet d’Appui au Déploiement des Forces de Sécurité Intérieure et au Redéploiement de l’Autorité de l’État sur le corridor Beloko – Bangui
Bouar le 17 octobre 2020
Monsieur le Ministre de l’Intérieure chargé de la Sécurité Publique,
Mon Général, Inspecteur général des Armées, Représentant la Ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée,
Général, Chef d’Etat-Major des Forces armées centrafricaines (FACA),
Monsieur le Chef adjoint de la mission civile de conseil de l’Union européenne en RCA (EUAM RCA),
Messieurs les chefs de mission CIVIPOL et FSD,
Chers stagiaires en fin de formation,
Chers invités,
Mesdames et messieurs,
Je me réjouis de me retrouver, une fois de plus, ici à Bouar, pour cette cérémonie de fin de stage de remise à niveau des Forces de Sécurité Intérieure (FSI), la première dans ce nouveau Centre de Formation des FSI entièrement construit avec l’appui financier de l’Union européenne dans le cadre du projet d’Appui au Déploiement des Forces de Sécurité Intérieure et au Redéploiement de l’Autorité de l’État sur le corridor Beloko – Bangui.
Bouar, nous l’avons dit ici, Monsieur le ministre, il y a exactement un an et un jour, incarne le tournant auquel se trouve aujourd’hui la RCA et se positionne comme ville pilote: en ce qu’il concentre les premiers résultats tangibles de l’Accord du 6 février et ses premières leçons ; les premiers dividendes de la paix par le processus de DDR en cours; la restauration de l’Autorité de l’Etat ; le redéploiement de ses forces de défense et de sécurité ; la mise en place de la première USMS qui demeure un espoir de retour des ex-combattants dans la République et une dissolution des groupes politico-militaires, tel que prévu dans l’Accord de paix; la relance socio-économique, de par sa position sur l’axe reliant la Centrafrique au Cameroun qui joue un rôle déterminant pour tout le pays ; le retour progressif des Centrafricains réfugiés dans les pays voisins, bien que ralenti par la pandémie du COVID 19 qui continue de nous éprouver. Malgré tout cela, Bouar, dans le cadre de la Coopération UE-RCA, continue de forcer l’admiration et de prendre le visage de l’espoir. A Bruxelles, le nom Bouar est connu comme exemple et modèle d’une paix qui revient progressivement.
Faut-il le rappeler, Monsieur le Ministre, ce projet d’Appui au Déploiement des Forces de Sécurité Intérieure et au Redéploiement de l’Autorité de l’État sur le corridor Beloko – Bangui, initié par le gouvernement et financé sur l’Instrument contribuant à la Stabilité et à la Paix de l’Union européenne, est doté d’un montant de 8,1 millions d’euros et il vise à :
(i) Appuyer le redéploiement des forces de sécurité centrafricaines (Gendarmerie, Police, Douanes, Eaux et forêts) sur le corridor Beloko – Bangui, afin de stabiliser l’ouest du pays; (ii) Apporter un soutien en formation, équipement et fonctionnement à l’Administration civile le long du corridor, afin de contribuer à la restauration de l’autorité de l’État; et (iii) Contribuer à restaurer la confiance des populations situées dans la zone de déploiement par l’information et la sensibilisation au retour des forces de sécurité intérieure et de l’Administration.
Avec ce projet, l’Union européenne a voulu s’aligner derrières les priorités du pays définies dans le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA), pour accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale de Restauration de l’Autorité de l’Etat ainsi que par le Plan Global de Redimensionnement et de Redéploiement des FSI. Ce projet, Monsieur le Ministre, est le vôtre. Ses priorités, sa mise en œuvre se fait étroitement avec vous.
A travers donc ce projet, le Centre de Formation des forces de sécurité intérieure de Bouar, Police-Gendarmerie (ou nous nous trouvons aujourd’hui), a été construit. Ce centre d’un coût global de construction et d’équipement d’environ 850.000 €, doté d’une autonomie énergétique et qui peut recevoir soixante stagiaires en internat, a pour vocation de permettre la mise en œuvre de formations continues au profit des quatre Forces de Sécurité Intérieure à BOUAR. L’esprit de service public, de police de proximité et de respect des droits humains sont justement des notions que le projet de l’Union européenne mis en œuvre par CIVIPOL veut promouvoir parmi les personnels des Forces de Sécurité Intérieure à travers des formations, dessinée et dispensée sous votre leadership.
En raison de la COVID 19, il a été nécessaire de réduire la formation à 38 stagiaires dont 6 femmes (4 douaniers, 5 agents des Eaux et Forêts, 14 gendarmes et 15 policiers), venant principalement de Bouar et des environs, pour la constitution de quatre groupes de dix personnes au maximum. Je tiens à féliciter ces 38 personnes et en même temps à les encourager à utiliser les connaissances qu’elles ont acquises au profit des citoyens et des citoyennes d’Afrique centrale, et restaurer ainsi la confiance de la population envers les forces de sécurité, une confiance qui n’a pas existée toujours dans le passé.
Le Centre Interministériel de Coordination Opérationnelle (CICO) dont nous venons de procéder à la coupure de ruban figure également dans ce projet et aura pour mission d’assurer la coordination des actions et l’interopérabilité entre les Forces Armées et les Forces de Sécurité Intérieure territorialement compétentes. La gestion commune de la collecte et de la transmission des informations de l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité exerçant dans la Zone de Défense du Nord-Ouest permettra l’information en temps réel des Ministères concernés sur les événements en cours ainsi que les mesures prises, l’appui au personnel des fonctions opérationnelles de chaque ministère dans le cadre de la diffusion de l’information et du renseignement aux profits des autorités gouvernementales.
Il convient de préciser que le CICO est doté d’un système d’énergie autonome qui alimente un système de transmission de l’information sophistiqué par VSAT ; ces moyens permettent l’envoi de données numériques en direction de la capitale ou de tout endroit disposant d’un VSAT, ceci 365 jours par an et 24H/24.
Par ailleurs, neuf nouvelles barrières modernes des Forces de sécurité intérieure (FSI), comprenant un bâtiment, des guérites et des toilettes modernes pour les FSI et les usagers sont en construction sur le corridor Bangui-Beloko.
L’Union européenne a mis la consolidation des institutions, la restauration de l’autorité de l’Etat et la reconstruction des forces de défense et de sécurité au cœur de son partenariat multidimensionnel et exceptionnel avec la RCA. Elle a répondu favorablement à l’appel des hautes autorités centrafricaines et a récemment consenti au déploiement d’une nouvelle mission civile de conseil stratégique (EUAM RCA) afin d’appuyer la mise en place de forces de sécurité intérieures adaptées et professionnelles. Nous avons procédé ensemble, Monsieur le Ministre, au lancement de cette mission le 24 septembre dernier en présence du chef de l’Etat. Aujourd’hui, cette mission est déjà pleinement opérationnelle.
Monsieur le Ministre, cela va de soi que les attentes sans cesse pressantes du peuple centrafricain en matière de protection nous obligent, surtout en cette période électorale, à travailler en très étroite coordination pour une restauration de la légitimité des forces de défense et de sécurité dans l’exercice d’un domaine régalien par excellence : la sécurité publique.
L’Union européenne, premier partenaire de la République centrafricaine en matière de réforme du secteur de la défense et de sécurité, est également première contributrice au programme d’appui aux élections présidentielle et législatives. En réaffirmant récemment à Bruxelles, à l’occasion de la visite du Président de la République, son partenariat multidimensionnel avec la Centrafrique dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour l’Afrique et du prochain, nouveau cadre de coopération bilatérale UE-RCA, l’Union européenne reste soucieuse du bon déroulement des prochains scrutins pour une acceptation des résultats par tous les acteurs, gage de consolidation des acquis démocratique et du processus de paix.
L’Union européenne mettra tout en œuvre pour accompagner le pays, le peuple centrafricain et les forces de défense et de sécurité à travers les missions européennes de conseil, EUTM et EUAM, dans le processus de consolidation de la paix et de sortie définitive de la crise.
Je vous exprime ici, Monsieur le Ministre, toute la confiance de l’Union européenne dans notre volonté d’appuyer la République Centrafricaine et dans notre détermination, commune, pour créer les conditions de la paix et protéger le peuple centrafricain.
Bambari, République centrafricaine, samedi, 17 octobre 2020, 15:45:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Son identité n’a pas été dévoilée, mais son corps sans vie a été jeté dans un puits d’eau dans la concession d’une clinique locale, selon les forces de l’ordre.
Samedi, 17 octobre 2020, le service de la gendarmerie de la ville de Bambari enquête sur un homicide plus ou moins volontaire survenu dans la nuit du vendredi à samedi 17 octobre 2020 au cours duquel un homme d’une soixantaine d’années, gardien du marché central de Bambari, avait trouvé la mort.
Selon les premiers éléments d’informations recueillis par les enquêteurs, la victime avait été poignardée à plusieurs reprises par un ou plusieurs individus dont les identités ne sont pas connues pour le moment.
Grièvement blessé, l’homme succombe de ses blessures, et son corps sans vie a été retrouvé ce samedi matin dans la cour de clinique sanitaire « bon samaritain »,précocement dans un puits, située à proximité du marché central, présumé lieu du crime.
Pour l’heure, l’enquête est en cours, et les auteurs de ce crime courent toujours. Un appel à témoin a été lancé pour les retracer afin de les remettre à la justice.