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Sarandji, ton discours accusatoire arrive finalement à Carnot, et une partie de la jeunesse locale s’indigne contre tes déclarations insultantes envers les élites et la population locale

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Sarandji, ton discours accusatoire arrive à Carnot, et une partie de la jeunesse locale s’indigne contre tes déclarations insultantes envers les élites et la population locale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Un Collectif qui se réclame de la jeunesse de la Mambéré dénonce avec vigueur les déclarations accusatoires du Professeur Simplice Mathieu Sarandji, jugeant ses propos insultants envers les élites et la population locale.

 

En effet, le 7 mai 2026, lors de son intronisation à la présidence du Parlement national, Simplice Mathieu Sarandji a tenu un discours qui a provoqué une onde de choc immédiate dans la ville de Carnot.

 

Le désormais Président de la huitième législature a évoqué l’existence d’un individu nommé Modibo, vivant à 15 km de la ville de Carnot, qui l’aurait informé d’un projet d’élimination mystique émanant d’un député de la région. Cette version des faits est catégoriquement rejetée par ce Collectif des jeunes ressortissants de la Mambère, qui y voit une tentative de ternir la réputation des cadres de la zone.

 

Interrogé par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), Cédric Trésor Possele, signataire de la prise de position, a tenu à clarifier l’indignation des habitants. Il a déclaré : « Nous condamnons avec dernière énergie ces allégations incendiaires et imaginaires, tendant à discréditer et à ternir la notoriété des vaillants Fils de Carnot ». Selon lui, de telles paroles au sommet de l’État ne visent qu’à créer une haine viscérale entre les citoyens.

 

La jeunesse souligne des incohérences géographiques majeures dans le récit du président de l’Assemblée nationale. Les localités mentionnées, telles que Zanou-Ngbèdè ou Gbengari, sont habitées par des populations autochtones agricoles et ne comptent aucune communauté musulmane correspondant au profil décrit. Pour les signataires du communiqué, ces allégations relèvent de la pure distraction et d’une volonté de diviser l’opinion publique au détriment de l’unité nationale.

 

Cédric Trésor Possele exige désormais des responsables politiques une gestion plus rigoureuse de leur communication officielle. Tout en réaffirmant leur soutien à la vision du Chef de l’État, Faustin Archange Touadéra, les jeunes dénoncent une stigmatisation qu’ils jugent inacceptable pour la reconstruction du pays. Ils appellent à la fin de la manipulation et à un respect strict des institutions républicaines sans porter atteinte à l’honneur des citoyens.

 

Par Ghislain Mboro

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Pris en étau par 3 coupeurs de route, un homme a perdu sa nouvelle moto, récupérée par les assaillants dans le village Boulkigna, dans la Bamingui-Bangoran

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Pris en étau par 3 coupeurs de route, un homme a perdu sa nouvelle moto, récupérée par les assaillants dans le village Boulkigna, dans la Bamingui-Bangoran  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Vendredi 8 mai, la route entre Ndele et Ngarba a encore frappé. Un voyageur s’est fait dépouiller de sa moto neuve par des braqueurs surgis de la brousse au village Boulkigna.

 

En effet, l’insécurité continue de dicter sa loi dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Vers 16 heures, vendredi 8 mais 2026, le calme du village Boulkigna, situé à 95 kilomètres  de Ndélé, a volé en éclats. Un homme revenait de Ngarba avec l’engin de ses rêves.

 

Cette moto, il venait de l’acheter. Elle brillait encore de sa peinture d’usine. Le propriétaire pensait regagner Ndélé tranquillement. C’était sans compter sur les coupeurs de route tapis dans l’ombre.

 

Les malfaiteurs ont surgi des fourrés avec une précision chirurgicale. Ils ont immobilisé l’homme en un instant. Aucun doute ne subsiste sur la préparation de l’assaut. L’action semble avoir été planifiée avec minutie.

 

Sous la menace, la victime a dû abandonner son bien. Les braqueurs ont disparu dans la végétation avec la machine neuve. Le monsieur se retrouve seul, à pied, sur une piste déserte.

 

Le choc est immense pour cet habitant dépouillé. Il a dû faire demi-tour, bredouille, la mort dans l’âme. La répétition de ces actes prive les citoyens de leurs investissements. La circulation sur cet axe devient un pari risqué.

 

Les habitants de Ndele s’interrogent sur cette impunité totale. Chaque voyage se transforme en une loterie dangereuse. La brousse recèle des dangers qui ruinent des vies en quelques secondes.

 

On se demande qui sera la prochaine cible de ces bandits. La route Ndele-Ngarba ressemble désormais à un piège permanent. La moto a disparu, le silence est revenu sur la piste ensablée.

 

Par Barthelemy Kossi

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« Nous félicitons la France qui est revenue sur ses pieds » : le griot pro-Wagner Didatien Kossimatchi chante maintenant la réconciliation gagnant-gagnant avec la France

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« Nous félicitons la France qui est revenue sur ses pieds » : le griot pro-Wagner Didatien Kossimatchi chante maintenant la réconciliation gagnant-gagnant avec la France

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le ministre des Affaires étrangères de la France a passé 48 heures sur le sol centrafricain dans le cadre de venir discuter encore du nouveau partenariat gagnant-gagnant avec notre pays, la République centrafricaine.

 

Selon Blaise Didatien Kossimatchi, la France, en tant que partenaire historique, a bien vu l’enjeu que prend actuellement la RCA grâce à la victoire éclatante du président Faustin Archange Touadéra aux élections de décembre 2025. Il affirme que le président a été porté par le peuple centrafricain et que nos anciens partenaires ont constaté que le peuple est massivement derrière lui.

 

C’est donc pour cette raison, poursuit le griot, que la France a décidé de revenir pour réviser les accords. Il assure que ces nouveaux accords seront connus du peuple centrafricain pour une bonne lecture. Et pour couronner le tout, il conclut en déclarant : « Nous félicitons la France qui est revenue sur ses pieds pour essayer de venir discuter avec nos autorités. »

 

Celui qui, il y a encore quelques années, se tenait en première ligne pour exiger le départ immédiat des Français, celui qui menaçait publiquement de broyer le cigare des opposants avec des bâtons et des bases-balles, celui qui paradait fièrement aux côtés des Wagner en criant la fin de la Françafrique… ce même Blaise Didatien Kossimatchi chante aujourd’hui une tout autre chanson.

 

Hier porte-voix des insultes et des menaces anti-françaises, aujourd’hui il déroule le tapis rouge, parle de révision des accords et félicite Paris d’être « revenue sur ses pieds ». La volte-face est complète. Le griot officiel du régime adapte simplement son discours au vent qui tourne et à celui qui tient encore le carnet de chèques.

 

Le peuple centrafricain regarde ce spectacle avec attention. Hier on chassait la France à grands cris, aujourd’hui on l’accueille pour un partenariat gagnant-gagnant. Demain ? On verra bien qui portera le micro et qui signera les prochains accords.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Duel à mort au perchoir, Sarandji accuse, Ngamana enrage, Touadera arbitre les éternels chaos

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Duel à mort au perchoir, Sarandji accuse, Ngamana enrage, Touadera arbitre les éternels chaos

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ambiance était électrique au Palais du Peuple, sur l’avenue de l’Indépendance. Pour son premier discours en tant que Président de l’Assemblée nationale de la huitième législature de la septième République, l’historien Simplice Mathieu Sarandji a ouvert une véritable boîte de Pandore. Entre deux caprices de toux, le « vieux » de PK 11 a jeté un pavé dans la mare : des élus auraient tenté d’attenter à sa vie via les services d’un marabout basé à Carnot.

Si dans son discours Simplice Mathieu Sarandji n’a cité aucun nom, l’accusation est désormais claire. Dans les couloirs de l’hémicycle, tous les regards se sont tournés vers un homme présent dans les tribunes le jour de l’installation des députés : le propre frère aîné d’Évariste Ngamana.

​Le frère de Ngamana au cœur du scandale

​Selon des informations exclusives confirmées à la rédaction de CNC, le marabout indexé par Simplice Mathieu Sarandji n’est autre que le grand frère biologique de Ngamana. Ce dernier, grand maître sorcier et marabout de maître à Carnot et au service exclusif de son frère cadet depuis des années, avait fait le déplacement à Bangui spécialement pour assister à la prise de fonction de Ngamana. En dénonçant ce “marabout de Carnot” qui se trouvait physiquement dans l’hémicycle lors de l’installation des députés, Sarandji a visé le cœur même du clan Ngamana.

​Entre Bible et fétiches : La guerre des ondes mystiques

​Fidèle reconverti au christianisme, après un parcours qui l’a mené de l’animisme à l’orthodoxie au sein de l’Église Christ-Roi, Simplice Mathieu Sarandji invoque désormais son Dieu pour le « venger ». Mais derrière les prières se cacherait une contre-offensive mystique. Ce ne serait pas par l’Esprit Saint que le président de l’Assemblée aurait été alerté, mais par son propre voyant, un féticheur réputé sur l’axe Baoro-Carnot. C’est ce dernier qui aurait révélé à son épouse que le frère de Ngamana était à Bangui pour « travailler » contre lui.

​La trahison de l’Empereur-président

​Face à ces accusations publiques, Évariste Ngamana est aujourd’hui dans une colère noire, tant contre Sarandji que contre son beau-père, Faustin-Archange Touadera. L’ambitieux dauphin se sent trahi. Il rappelle en privé l’accord secret signé avant le référendum constitutionnel : le perchoir devait lui revenir. Obligé de rester 1er vice-président sous les ordres d’un homme qui accuse son propre frère de sorcellerie, Ngamana ne décolère pas. « Touadera n’est pas sérieux », fulmine-t-il, constatant que le Président laisse Sarandji l’humilier publiquement.

Cette guerre spirituelle, loin de rester confinée aux discours, se traduit désormais par une reprise en main sans précédent de l’appareil législatif, transformant le perchoir en une forteresse imprenable.

Mais le psychodrame a franchi un nouveau palier. Après son discours offensif, Simplice Mathieu Sarandji a pris la décision radicale de reporter à ce lundi l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Mais au-delà du calendrier, c’est surtout la méthode qui change : les processus électifs habituels sont balayés, verrouillant ainsi le sort de Ngamana et de son clan.

Vers une présidence absolue : Sarandji verrouille le Bureau

Le patriarche Simplice Mathieu Sarandji, tout-puissant président de la 8e législature, a clairement fait savoir que c’est désormais lui-même qui composera son équipe, choisissant seul ceux qu’il souhaite voir à ses côtés, avant de les faire valider par l’Assemblée sans recours au vote secret.

Cette reprise en main brutale est motivée par une volonté affichée d’épurer l’institution de toute influence mystique. Dans une charge virulente, le « patriarche » a déclaré ne plus vouloir tolérer au sein du bureau la présence de « sorciers », de « marabouts » ou de leurs frères.

Visant sans détour les pratiques qu’il attribue au clan adverse, il a fustigé ceux qui feraient venir des praticiens de la Lobaye jusqu’à Bangui, décrivant avec mépris des scènes où certains élus dormiraient dehors, sur des feuilles de bananier, dans leurs propres cours, pour des rites de pouvoir.

En imposant ses choix à travers une liste soumise à un vote par acclamation, Sarandji s’octroie un contrôle total sur l’identité de ceux qui dirigeront l’institution à ses côtés, verrouillant ainsi toute velléité de contestation interne.

​Un testament politique sous haute tension

​Conscient que son âme se prépare pour « le grand et long voyage », Sarandji verrouille sa sortie. En liant sa survie physique aux activités du clan Ngamana, il place son ancien vice-président dans une impasse totale : si le patriarche s’éteint durant ce mandat de 7 ans, le pays entier pointera du doigt Ngamana et son frère marabout comme les responsables.

​Le régime de Bangui offre aujourd’hui le spectacle d’une fin de règne où les incantations remplacent les débats législatifs. Entre un patriarche qui refuse de céder la place et un héritier qui voit son propre frère traité d’assassin mystique, le perchoir ressemble plus que jamais à un trône piégé.

​Du moment où personne n’est dans le secret de Dieu pour connaître l’avenir, une question reste entière : qui du marabout de Carnot ou de la constitution aura le dernier mot sur l’avenir de Sarandji à la tête de cette 8e législature ?

​Affaire à suivre sur CNC.

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui sous tension : Pourquoi l’Empereur de Damara muscle-t-il sa sécurité et envoie-t-il des alertes SMS sur les mobiles des centrafricains ?

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Bangui sous tension : Pourquoi l’Empereur de Damara muscle-t-il sa sécurité et envoie-t-il des alertes SMS sur les mobiles des centrafricains  ?

 

 

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La République s’efface désormais devant l’Empire, mais un Empire qui tremble. À Bangui, le dispositif sécuritaire de Touadéra devient féroce. Entre surveillance aérienne constante et messages d’alerte sur les téléphones, le régime s’enferme dans une bulle de peur inavouée.

Il y a quelque chose qui se passe discrètement dans le pays mais le régime semble vouloir cacher ça à la population. Il y a un truc, une guerre qui se prépare quelque part mais le pouvoir cache la réalité. Mais par ses faits et gestes, par cette fébrilité nouvelle, on sait qu’il y a quelque chose qui se trame dans l’ombre du palais présidentiel.

L’ombre de l’Empire

D’abord, l’essentiel, c’est que depuis son couronnement comme empereur le 30 mars dernier, les Centrafricains appellent désormais Faustin-Archange Touadéra “l’Empereur de Damara”. Il reconstruit son propre empire sans en porter officiellement le titre. Physiquement, il est empereur mais le pays reste officiellement la République ; c’est une manière claire pour le peuple de se moquer de ses ambitions. Depuis sa réélection totalement illégale, basée sur une constitution qu’il a tripatouillée en 2023, le masque est tombé.

La Cour constitutionnelle de l’époque avait totalement rejeté l’idée de cette modification, mais Touadéra a limogé la présidente Danielle Darlan pour placer son oncle, Jean-Pierre Wabouè. Son oncle préside désormais ce “Conseil constitutionnel”, un nom changé pour marquer le passage à un nouvel ordre où la famille contrôle la loi. C’est ce verrouillage institutionnel qui permet aujourd’hui au régime de régner sans partage, mais non sans crainte.

L’escorte aérienne : La paranoïa au-dessus des têtes

Depuis son élection illégale et ce troisième mandat forcé, Touadéra fait quelque chose qui étonne tout le monde. Avant, il roulait avec son escorte légère pour aller chaque week-end à Damara, à 75 km de la capitale, le village de sa mère. Ils étaient deux ou trois véhicules et il faisait la route sans problème. Mais aujourd’hui, il y a maintenant un hélicoptère sur son escorte.

Dès qu’il prend la route, l’hélicoptère de l’Afrika Corps (les mercenaires de Wagner) est en l’air, juste au-dessus de sa tête, volant au ras du sol pour l’escorter. Même pour faire 100 mètres, l’hélicoptère est là. Dès qu’ils arrivent à Damara, l’engin fait des tours de reconnaissance. À Bangui, il tourne sans cesse au-dessus du Palais. On l’a vu à la mosquée du KM5 après le Ramadan ou encore à Béréngo la semaine dernière : Touadéra ne se déplace plus sans ce parapluie aérien féroce. Les gens se demandent : pourquoi un tel renforcement si la paix est vraiment là ?

La psychose par les ondes : Les SMS de la méfiance

La deuxième chose qui frappe, c’est l’apparition de SMS bizarres sur les téléphones des usagers. Le gouvernement fait passer des messages par les opérateurs comme Orange ou Telecel pour dire aux citoyens d’être vigilants. “Si vous voyez des choses suspectes, appelez le service de sécurité, signalez-les”, disent ces messages.

C’est une incitation à la délation qui montre que le pouvoir ne dort plus que d’un œil. Ils disent qu’il y a la paix, mais ils continuent de bombarder les gens avec cette histoire de dangers imminents. Si la paix est revenue, pourquoi transformer chaque téléphone en outil de surveillance ? Ces messages prouvent que le régime cherche à débusquer une menace qu’il sait réelle mais qu’il refuse de nommer publiquement.

Un pouvoir qui se muscle face à la colère

Ces deux éléments,  l’hélicoptère omniprésent et les SMS d’alerte,  montrent que la situation est loin d’être stable. Malgré les discours officiels, la paix n’est pas revenue. Touadéra a compris que le peuple est en colère et il muscle son escorte pour faire peur aux gens. C’est l’image d’un régime qui s’isole derrière ses mercenaires russes et ses dispositifs de surveillance, craignant que le sol ne se dérobe sous ses pieds à tout moment.

Par Alain Nzilo

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Bras de fer au sein du MPC : Le chef d’état-major déchu Djido Ali et ses lieutenants jurent sur le Coran de bloquer la nomination d’Ahamat Chaltout

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Bras de fer au sein du MPC :  Le chef d’état-major déchu Djido Ali et ses lieutenants jurent sur le Coran de bloquer la nomination d’Ahamat Chaltout

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’autoproclamé général Mahamat Alkhatim, patron du MPC, fait face désormais à une mutinerie ouverte au sein de son mouvement, le MPC,  après avoir nommé Ahamat Chaltout comme nouveau chef d’état-major par intérim. Si la décision de Mahamat Alkhatim visait à écarter le général Djido Ali de la tête du MPC, ce dernier, loin de se plier, a engagé un bras de fer intense avec sa hiérarchie.

Accompagné de son second, Alhafiz Ali alias « Libanais », et de ses conseillers Abdramane MHT (dit Ab Fiyesse) et Said Adam, Djido Ali refuse de céder son poste. Ce groupe de “Russes noirs”, désormais alliés aux mercenaires de Wagner et d’Africa Corps, a juré sur le Coran il y’a quelques jours de s’opposer par la force à l’installation du nouveau promu.

Alors qu’il menaçait initialement de faire défection pour rejoindre les forces supplétives russes, le clan Djido a changé de stratégie : ils occupent désormais le terrain pour bloquer toute passation de service.

La guerre du business de l’or

Au cœur de cette crise se cache le contrôle des ressources minières de la préfecture de l’Ouham. En verrouillant les sites aurifères et diamantifères, Djido Ali a coupé les circuits financiers vers le commandement du MPC à Ndjamena. Aucun transfert d’argent ne parvient plus à Mahamat Alkhatim, qui perd ainsi sa visibilité et son influence sur le terrain.

Fort de ses combattants soudanais recrutés lors de son passage dans la rébellion du FSR, Djido Ali se dit lourdement armé et prêt à l’affrontement. En revendiquant son rôle dans les “basses besognes” opérées pour le compte d’Africa Corps, le chef déchu défie ouvertement l’autorité d’Alkhatim. Le MPC est aujourd’hui une organisation fracturée où la tension est à son sommet, laissant craindre une bataille sanglante pour le contrôle définitif du mouvement.

Par Arsène Féimonazoui

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AFFAIRE MARIAME FOTOR, L’ÉPOUSE DE L’ANCIEN MINISTRE HASSAN COME : DU REVERS ÉLECTORAL À LA PERSÉCUTION POLICIÈRE CONTRE LA JEUNESSE DE OUANDA-DJALLÉ

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AFFAIRE MARIAME FOTOR, L’ÉPOUSE DE L’ANCIEN MINISTRE HASSAN COME : DU REVERS ÉLECTORAL À LA PERSÉCUTION POLICIÈRE CONTRE LA JEUNESSE DE OUANDA-DJALLÉ

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Hassan Come, ancien ministre du Commerce et magistrat de formation, a transformé une simple querelle en machine répressive contre un jeune lycéen originaire de Ouanda-Djallé, après sa cuisante défaite aux législatives du 26 avril 2025.

En effet, tout part du comportement de son épouse, Mariame Fotor. Quelques heures après le verdict des urnes, l’épouse de l’ancien ministre du commerce a contacté par téléphone Aladjaba Torab, un élève de terminale à Bangui, né en 2004, connu pour ses sympathies envers le député sortant qui a battu son mari.

Au téléphone, Elle lui fixe un rendez-vous au croisement Marabéna pour se battre physiquement à deux. Mais le jeune était prudent. Pendant ce temps, l’épouse de l’ancien ministre était accompagnée comme toujours de sa maman et de ses frères pour venir au croisement Marabéna attendre le jeune lycéenne. Mais  le jeune homme, qui n’a pas voulu tomber dans le piège, préfère dépose une plainte au commissariat du 5e arrondissement de Bangui pour menace et harcèlement.

Plus étonnant dans cette histoire, madame Mariame Fotor a alors ignoré les deux convocations successives des enquêteurs.

C’est là que son épouse Hassan Come est entré en scène. En lieu et place de son épouse Mariame Fotor, c’est lui qui s’est présenté à la Compagnie Nationale de Sécurité pour porter plainte contre sa propre victime. La hiérarchie de la CNS a suivi, dessaisissant le commissaire du cinquième arrondissement du dossier. Le jeune n’a pas peur et accepte de se présenter à la CNS pour répondre à la convocation.

Mais le 6 mai 2026, à la CNS, le Sous-Lieutenant Pazounda Freddy Jonathan a auditionné Aladjaba Torab sur ses opinions politiques, son appartenance à la plateforme « Carrefour Politique » et ses relations avec l’adversaire de Hassan Come. Un procès-verbal d’interrogatoire politique pour une affaire d’insultes présumées sur les réseaux sociaux.

La question est simple : comment un ancien ministre, et surtout un magistrat  peut-il mobiliser les forces de sécurité de la République pour couvrir les provocations de son épouse et punir un jeune lycéen dont le seul tort est d’avoir voté du mauvais côté ?

Heureusement, un autre mafieux, le procureur, lui, a fini par ordonner la relaxe d’Aladjaba Torab. Mais les deux convocations ignorées par Mariame Fotor au 5e arrondissement, elles, restent sans suite.

Quelle folie? Grace aux réseaux sociaux, on connait les vrais visages des gens qu’on croyait intellectuel et respectueux. Hors, ce sont des bras cassés.

Par Gisèle MOLOMA

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Véhicules de l’investiture de Touadéra : les propriétaires sont enfin payés, mais pas en totalité

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Véhicules de l’investiture de Touadéra : les propriétaires sont enfin payés, mais pas en totalité

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, les propriétaires des véhicules loués pour l’investiture du dictateur Faustin-Archange Touadéra ont finalement été payés ce samedi 9 mai 2026 au ministère des Transports. L’affaire, qui aura duré plus d’un mois, est officiellement close. Mais pas sans un dernier coup bas.

Le paiement a été calculé sur six jours, alors que les propriétaires avaient mis leurs véhicules à disposition pendant huit jours. Deux jours effacés d’un trait de plume. Aucune explication officielle. À la présidence, , des sources interrogées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique évoquent une punition délibérée : le gouvernement, irrité par la couverture médiatique de l’affaire, aurait retenu deux jours de location pour se venger de ceux qui ont osé trop parler les bla-bla-bla à la presse.

Ce n’est pas une hypothèse fantaisiste. C’est le seul calcul qui tient.

Rappelons les faits. Le 30 mars 2026, des centaines de pick-up, bus et voitures particulières sont mobilisés pour l’investiture au stade 20 000 places de Bangui. Les propriétaires attendent leur dû. Ce qui suit, c’est cinq semaines de renvois, de portes closes, de téléphones coupés et de promesses qui ne valent rien. Touadéra lui-même les reçoit à Damara le 19 avril et promet un règlement rapide. Rien ne vient. Deux grèves au ministère des Transports, des gendarmes déployés pour intimider des gens qui n’ont fait que louer leurs véhicules à l’État.

L’affaire a aussi révélé autre chose : l’investiture a été financée en partie par la communauté libanaise de Centrafrique, à hauteur de plus de 700 millions de Francs CFA, et par des commerçants tchadiens, qui auraient versé 200 millions. Un régime qui organise une cérémonie d’État avec l’argent des autres, et qui ne parvient même pas à payer ses propres créanciers.

La septième République. Voilà ce que ça donne.

 

Par Alain Nzilo 

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L’ONM TENTE UN PASSAGE EN FORCE POUR LA REPRISE DES TRAVAUX SUR L’AXE Ndélé ET OUADDA-MAÏKAGA

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L’ONM TENTE UN PASSAGE EN FORCE POUR LA REPRISE DES TRAVAUX SUR L’AXE Ndélé  ET OUADDA-MAÏKAGA

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La paralysie des chantiers routiers dans la préfecture de Bamingui-Bangoran connaît un nouveau développement suite à une concertation tendue entre les bailleurs, les autorités locales et les responsables étatiques. Alors que les engins ont été rapatriés au chef-lieu depuis plusieurs jours, la pression s’accentue sur les ouvriers pour une reprise immédiate de l’activité dès ce lundi 11 mai 2026, malgré des revendications salariales non satisfaites.

Le blocage actuel concerne le tronçon stratégique reliant Ndélé à Ouadda-Maïkaga, un axe de près de 200 kilomètres où le génie civil s’est interrompu brusquement à seulement quinze kilomètres du village de Boungou. Ce projet, dont le financement dépend directement de la Banque mondiale, subit les conséquences d’un mouvement de contestation massif déclenché par le personnel de terrain. Ces travailleurs, lassés par l’absence de versement de leurs émoluments depuis deux mois, ont choisi de cesser toute activité et de ramener le matériel lourd à Ndélé. Cette décision a plongé le projet dans une stagnation totale, provoquant une inquiétude majeure chez les partenaires internationaux, notamment l’UNOPS, détenteur du marché sur cette portion spécifique de la route.

Pour tenter de débloquer la situation, une conférence conjointe a réuni le représentant résident de la Banque mondiale, le directeur général de l’Office National du Matériel (ONM), ainsi que des délégués de l’UNOPS et de la MINUSCA. Cette rencontre, qui s’est tenue ce vendredi 8 mai 2026 sous forme de téléconférence pour certains participants, a également associé des figures locales d’importance, au premier rang desquelles le Sultan-Maire de Ndélé. L’objectif affiché par les instances décisionnelles était clair : obtenir le retour des équipes sur le chantier pour ne pas compromettre davantage les délais de livraison des infrastructures, vitales pour le désenclavement de la région et l’accès humanitaire vers Wandadjali.

Toutefois, la teneur des échanges a révélé un fossé profond entre les propositions de la hiérarchie et les réalités vécues par les employés. Le directeur général de l’ONM a formulé une offre consistant à demander aux ouvriers de retourner à leurs postes dès lundi, avec la promesse d’un versement global des deux mois d’arriérés seulement à la fin du mois en cours. Cette proposition, perçue par beaucoup comme une manœuvre dilatoire, a provoqué des discussions extrêmement vives. Les travailleurs, restés fermes sur leur position initiale, exigent la régularisation intégrale de leur situation financière avant tout mouvement vers le village de Boungou ou les zones de travaux situées à quarante-cinq kilomètres de Ouadda-Maïkaga.

La tension est montée d’un cran lorsque l’organisation de la parole durant la conférence a été restreinte. Afin d’éviter une saturation des débats et de garder le contrôle sur l’issue de la réunion, seuls quelques représentants des autorités locales et le Sultan-Maire ont pu s’exprimer longuement. Cette méthode de médiation dirigée a permis aux responsables de l’ONM de conclure unilatéralement à une reprise du travail pour ce lundi, sans pour autant avoir obtenu l’aval formel de la base des travailleurs. Ces derniers se sentent exclus du processus de décision alors qu’ils sont les premiers impactés par ce que certains qualifient de gestion opaque des ressources financières.

Au cœur de cette crise, la responsabilité de l’Office National du Matériel est directement pointée du doigt par les grévistes. Les employés soutiennent que les fonds nécessaires au paiement des salaires ont été décaissés par le partenaire financier international dans les délais impartis. Ils dirigent leurs accusations vers la direction générale de l’ONM, soupçonnée de malversations internes ayant entraîné la rétention des salaires. Pour les ouvriers, le fait que les budgets soient disponibles au niveau des bailleurs mais bloqués au niveau de l’administration nationale constitue la preuve d’un dysfonctionnement grave dont ils refusent de faire les frais.

Le malaise est d’autant plus perceptible que le directeur général de l’ONM semble manifester un agacement croissant face à la persistance de la grève. En tant qu’autorité décisionnaire sur le déploiement du personnel, il insiste sur l’obligation de reprendre les opérations pour ne pas froisser la Banque mondiale et l’UNOPS, qui surveillent de près l’avancement de la portion Ndélé et Ouadda-Maïkaga. Cependant, la confiance est rompue. Les familles des travailleurs à Ndélé subissent de plein fouet cet arrêt de revenus, et l’idée de retourner travailler un mois supplémentaire sans garantie tangible de paiement immédiat passe mal auprès des syndicats de fait qui se sont formés sur le tas.

Pendant ce temps, sur le terrain, le paysage reste figé. Le village de Boungou, qui espérait voir la route arriver à ses portes, voit les engins s’éloigner vers le chef-lieu de la Bamingui-Bangoran. La réussite de ce chantier est pourtant primordiale pour l’économie locale. Mais au-delà de la technique et de la poussière des routes, c’est une crise de gouvernance qui se joue. La volonté de l’ONM de forcer la reprise ce lundi apparaît comme un pari risqué, car sans la motivation des hommes qui conduisent les machines et stabilisent la chaussée, les promesses de fin de mois risquent de ne pas suffire à relancer durablement la machine de construction. La journée de lundi sera donc un test de force entre une administration pressée de rassurer ses bailleurs et une masse salariale déterminée à obtenir justice pour son labeur.

Par Barthelemy Kossi

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En RCA, des victimes de la Seleka réclament l’arrestation de Noureddine Adam et la fin de l’impunité

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En RCA, des victimes de la Seleka réclament l’arrestation de Noureddine Adam et la fin de l’impunité

 

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Antoine Tombet, président du Collectif des Victimes pour la Justice, a publié ce 11 mai un manifeste exigeant que les responsables de crimes graves répondent de leurs actes devant la justice.

À l’occasion de la Journée des victimes du 11 mai, Antoine Tombet, survivant de la CEDAD et victime de Noureddine Adam, a pris la parole au nom de milliers de Centrafricains qui refusent que les atrocités du conflit tombent dans l’oubli. Dans un manifeste rendu public ce dimanche, il demande l’arrestation immédiate de Noureddine Adam, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale délivré le 7 janvier 2019.

«Je suis Antoine Tombet, victime de Noureddine Adam et survivant de la CEDAD», écrit-il dans le document. Son témoignage, dit-il, rejoint celui de milliers d’autres voix qui «refusent le silence, l’oubli et l’impunité».

Le texte énumère les crimes pour lesquels des victimes attendent toujours justice : détentions arbitraires, tortures, disparitions forcées, exécutions extrajudiciaires. Tombet exige que les procédures judiciaires, nationales comme internationales, soient accélérées et respectent les normes du droit international. Il demande aussi la protection des témoins et survivants, dont la sécurité reste précaire dans un pays où les auteurs présumés de ces crimes circulent librement.

La démarche se veut explicitement judiciaire, pas vindicative. «Notre demande n’est pas celle de la vengeance. Elle est celle de la justice», précise le manifeste. Tombet soutient que l’impunité alimente directement la répétition des violences et bloque toute réconciliation nationale durable.

Le Collectif des Victimes pour la Justice adresse ses demandes aux autorités centrafricaines comme à la communauté internationale, rappelant que chaque crime non jugé «envoie un message dangereux aux générations futures».

Par Brahim Sallé

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Entre Wagner et Africa Corps, que choisir pour la Centrafrique ?

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Entre Wagner et Africa Corps, que choisir pour la Centrafrique ?

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des réfugiés maliens installés en Mauritanie racontent leur fuite devant les paramilitaires russes de l’Africa Corps. Leurs témoignages donnent un aperçu de ce qui attend peut-être la population centrafricaine si le groupe remplace définitivement Wagner.

En Centrafrique, le président Touadéra souhaite garder Wagner. Moscou préfère imposer l’Africa Corps. Avec Wagner, le paiement se fait par le pillage massif des ressources du pays. Avec l’Africa Corps, Poutine réclame 10 milliards de francs CFA par mois. Pour la population centrafricaine, le choix se résume à une équation sinistre : même niveau de violence, même niveau des crimes, même niveau des massacres, seul le mode de rémunération change. Alors, que choisir ?

Après la mort d’Evguéni Prigojine en juin 2025, l’Africa Corps a pris la succession de Wagner au Mali. Les civils espéraient un changement. Ils ont vite déchanté. “Ce sont les mêmes hommes, payés par le gouvernement, et ils poursuivent les massacres. Il n’y a aucune différence entre Wagner et Africa Corps”, assure un chef de village malien ayant fui.

La principale différence tient à la structure de commandement. L’Africa Corps dépend directement du ministère russe de la Défense, contrairement à Wagner qui fonctionnait de manière plus autonome. Tout crime de guerre commis par l’Africa Corps engage donc en principe la responsabilité du gouvernement russe, selon un expert interrogé par Associated Press.

L’Africa Corps reste une entité opaque. Les analystes estiment leurs effectifs à environ 2000 hommes au Mali. Tous les combattants ne viennent pas de Russie. Plusieurs réfugiés ont signalé la présence d’hommes noirs parlant des langues étrangères. D’après un rapport du Conseil européen en relations internationales, l’Africa Corps recrute en Russie, en Biélorussie et dans plusieurs États africains.

Les témoignages venus du Mali laissent entrevoir ce qui attend les civils centrafricains si l’Africa Corps s’installe durablement dans leur pays. Trente-quatre réfugiés maliens ont accepté de témoigner près de la frontière mauritanienne auprès de l’agence Associated Press. La plupart gardent l’anonymat, redoutant des représailles même depuis leur refuge. Leurs récits décrivent des assassinats sans distinction, des enlèvements, des viols répétés.

Fatma fixe la photo de sa fille morte. Dans son village de Kurmare, les “hommes blancs” ont tout pris. Ils entraient dans les maisons, arrachaient les bijoux des femmes, abattaient les hommes. Son fils a péri sous leurs balles. Sa fille de 18 ans, déjà inconsciente à cause d’une crise, n’a pas survécu. “Je suis simplement quelqu’un qui est vivant d’apparence comme avant, mais qui n’est pas, en réalité, vivante”, confie-t-elle.

Mougaloa, éleveuse peule, cherche toujours sa fille disparue. Elle a vu son fils Koubadi, âgé de 20 ans, battu puis égorgé devant elle. Les Peuls paient un lourd tribut. Cette ethnie est soupçonnée d’avoir rejoint les djihadistes. Quand l’Africa Corps débarque avec l’armée malienne pour traquer les militants, personne ne fait de tri.

“Si vous ne dites pas à l’armée que vous avez vu des djihadistes, l’armée vous tuera”, explique Mougaloa. “Mais si tu leur dis, les djihadistes te trouveront et te tueront.” Un chef de village malien ayant fui décrit une “politique de terre brûlée”. Les soldats n’adressent la parole à personne. Toute personne aperçue devient une cible. Pas d’interrogatoire, pas d’avertissement. “Les gens ne savent même pas pourquoi ils sont tués”, dit-il.

Deux réfugiés ont montré des vidéos de villages incendiés. D’autres ont découvert des corps de proches auxquels manquaient le foie et les reins. Sur les réseaux sociaux, des membres de Wagner partageaient déjà des vidéos où ils découpaient des organes sur des cadavres de civils maliens.

Les chiffres des morts civils attribués aux Russes ont baissé cette année : 447 contre 911 l’an dernier. Mais ces données pourraient ne pas refléter la réalité complète. La peur des représailles réduit beaucoup de gens au silence. “Il y a beaucoup de gens violés, attaqués, tués. Les familles sont séparées, il n’y a aucun doute là-dessus”, indique Sukru Cansizoglu, représentant en Mauritanie de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés. Mais “il est parfois difficile de vraiment identifier qui en sont les auteurs”​​​​​​​​​​​​​​​​

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À Ndélé, les mines d’or de Barbatouma passent sous le contrôle des Chinois d’Issaka Loïc

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À Ndélé, les mines d’or de Barbatouma passent sous le contrôle des Chinois d’Issaka Loïc

Rédigé le 11 mai 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans le nord-est de la République centrafricaine, la préfecture de Bamingui-Bangoran abrite des gisements aurifères que des populations locales exploitent à la main depuis des années. Ces orpailleurs travaillent dans des conditions rudimentaires, mais ils vivent de cette activité. La mine d’or de Barbatouma, située à une vingtaine de kilomètres de Ndélé, est l’un de ces sites. Elle vient de changer de maître.

L’homme derrière cette prise de contrôle s’appelle Issaka Loïc. Né d’un père centrafricain originaire de Ndélé et d’une mère chinoise, ce jeune métis a présenté sa candidature aux élections législatives du 25 décembre 2025 dans la première circonscription de Ndélé. Avant même que les résultats du premier tour soient proclamés, il avait déjà commencé à acheminer des engins lourds, des camions et du matériel minier vers la région.

À son arrivée, il avait mis en avant la construction de routes pour justifier le déploiement de ses machines. L’axe Ndélé-Tiri-Miaméré-Miamani-Ndjoko jusqu’à Diki Gaskaye était effectivement impraticable : la végétation avait envahi le passage depuis des années, rendant l’accès aux sites quasiment impossible. Les engins ont donc ouvert la voie en déboisant et en nivelant le terrain.

C’est au cours de ces travaux qu’un incident inattendu a failli tout compromettre. En forçant leur passage dans cette zone boisée, les machines ont bousculé des nids d’abeilles. Les insectes ont réagi en attaquant les conducteurs chinois avec une virulence qui a pris tout le monde de court. Deux travailleurs ont été gravement atteints et hospitalisés d’urgence à Ndélé, où ils ont reçu des soins.

L’incident n’a pas arrêté l’avancée du chantier. Après une courte interruption, les équipes ont repris les travaux et finalement atteint les sites miniers visés. Une fois sur place, la direction du chantier a transmis un message sans équivoque aux orpailleurs qui occupaient les lieux : il faut partir. Les travailleurs qui exploitaient manuellement la mine de Barbatouma ont reçu l’ordre de céder la place aux machines de Ndocka, la société d’Issaka Loïc.​​​​​​​​​​​​​​​​

Par Barthelemy Kossi

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Centrafrique : Les dérives dictatoriales du pouvoir de Bangui confirment le déficit de légitimité politique et démocratique mais opte à intimider que de convaincre.

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Centrafrique : Les dérives dictatoriales du pouvoir de Bangui confirment le déficit de légitimité politique et démocratique mais opte à intimider que de convaincre.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Les dérives dictatoriales du pouvoir de Bangui confirment le déficit de légitimité politique et démocratique mais opte à intimider que de convaincre.
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À plus d’un mois de l’avènement de la septième République, une incompréhension digne d’un quiproquo politique s’installe au sommet de l’État.

 

En effet, les pratiques autoritaires, les frasques dictatoriales du pouvoir de Bangui ne cessent d’alimenter les doutes sur la légitimité politique et démocratique de la septième République d’ailleurs contestée par la classe politique centrafricaine et accusée d’d’être illégale.

 

Des déviations progressives et incontrôlées ainsi que des entorses épisodiques au droit positif se succèdent pendant que le pouvoir exécutif toujours en veilleuse en attendant la formation du nouveau gouvernement est demis de façon insipide par une simple instruction d’un ministre démissionnaire au mépris du principe du parallélisme des formes qui veut qu’un décret soit abrogé par un autre décret.

 

À cela s’ajoutent l’interdiction de voyager et la confiscation du passeport diplomatique du président de l’URCA en l’occurrence Monsieur Anicet Georges DOLOGUÉLÉ qui indigne une bonne partie de l’opinion nationale et internationale.

 

Il faut noter que le degré de haine et d’acharnement contre le président de l’URCA qui n’a commis que le seul crime de renoncer à sa nationalité française et de se présenter aux élections présidentielles de décembre 2025 me rappelle la crapuleuse mort de l’ancien président du Liberia Samuel DOE capturé en 1990 par les rebelle de Charles TAYLOR et qui les suppliait alors qu’ils lui administraient des sévices et amputations atroces.

 

Il ne s’agit nullement de faire la promotion de la vengeance mais nous rappelons seulement que la roue tourne et que le pouvoir n’est jamais éternel d’où l’essence de la maxime biblique qui enonce “qu’il ne faut pas faire aux autres ce que vous ne souhaitez pas qu’on vous fasse”.

 

Ce pouvoir qui n’a plus de limites s’en prend également aux professionnels des médias publics et privés.

 

C’est ainsi que le correspondant de RFI à Bangui a été interpellé et auditionné pendant de longues heures dans les locaux de l’office centrafricain de répression du banditisme suite à un reportage lié à la conférence de presse du président de l’URCA.

 

Comme la bêtise a l’habitude d’insister, le président de l’assemblée nationale qui est l’incarnation de la calamité du marchandage de vote l’assemblée nationale a été reconduit dans ses fonctions par un vote téléguidé par le président de la République.

 

Il apparaît important de souligner qu’un seul candidat à un poste aussi important et voté par acclamations est constitutif d’un manque de sérieux et que par voie de conséquence, son âge avancé ne peut construire l’avenir.

 

Inquiet de ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Pourquoi le pouvoir de Bangui peine à legitimer la septième République ?

 

2- Pourquoi la septième République opte t-elle pour l’intimidation des citoyens que de les convaincre ?

 

3- Concernant le dossier du président DOLOGUÉLÉ, qu’est-ce qui peut légitimement justifier cet acharnement devenu viral ?

 

4- Concernant la reconduction du président de l’assemblée nationale qui jouit de la nationalité française et qui ne laisse aucune place aux jeunes ni au changement, légiférer par ordonnance n’est-il pas mieux que de parler d’une assemblée nationale qui n’est qu’une caisse de raisonnance pour l’exécutif ?

 

En tout état de cause, il est visible que le pouvoir de Bangui en panne de légitimité a choisi d’intimider les forces vives de la nation ainsi que toutes voix discordantes au lieu de les convaincre sur un projet qui répond aux attentes du peuple.

 

Il faut noter que la révision constitutionnelle controversée, la militarisation de la vie politique, la restriction de l’espace politique, civique et médiatique, la contestation des élections organisées avec une faible participation citoyenne conjuguée avec la difficulté de consolider l’État de droit ont créée une beante fracture non seulement entre la population et les autorités établies mais également avec les institutions républicaines.

 

En attendant la formation du nouveau gouvernement, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président afin de donner une chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 09 Mai 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

 

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Centrafrique : Le soi-disant Professeur Touadéra ou le matraquage juridique pour humilier Anicet-Georges Dologuélé

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Le soi-disant  Professeur  Touadéra ou le matraquage juridique pour humilier Anicet-Georges Dologuélé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Alors qu’il s’époumone à donner des leçons de droit aux Centrafricains et à la communauté internationale, le désormais Empereur-président de Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, vient de tomber le masque. Entre mauvaise foi manifeste et dérives autocratiques, l’Empereur-président centrafricain s’embourbe dans une rhétorique villageoise et déshonorante pour justifier l’injustifiable : l’exclusion politique et administrative d’Anicet-Georges Dologuélé.

 

C’est une scène qui confine au ridicule. Devant un parterre de journalistes et de partisans acquis à sa cause, celui qui se fait appeler « le mathématicien » a tenté une démonstration dont le résultat est, dès le départ, faussé. En s’attaquant frontalement à la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé pour justifier le refus de lui délivrer un passeport centrafricain, Touadéra ne fait pas seulement de la politique : il piétine sa propre Constitution, les lois et les traités internationaux, tout en bafouant les institutions qu’il est censé garantir.

 

Une rhétorique villageoise indigne d’un docteur

Faustin-Archange Touadéra fait aujourd’hui la honte nationale. Comment un chef d’État peut-il convoquer la presse pour se livrer à une rhétorique aussi simpliste, digne d’une palabre de village ? On en vient à se demander si son doctorat en mathématiques ne lui a pas été attribué par complaisance, sans qu’il n’ait jamais mis les pieds dans une université.

​En convoquant les médias et ses partisans pour justifier gauchement des instructions arbitraires qu’il a lui-même ordonné à ce qu’elles s’appliquent à Dologuélé, c’est lui-même qu’il ridiculise, et non Dologuélé. Cette mise en scène vise en réalité à condamner son opposant à une mort civile à ciel ouvert, cloîtré dans son domicile à Bangui. Une méthode qui rappelle étrangement le sort réservé autrefois à l’ancien président Ange-Félix Patassé.

 

L’amnésie sélective d’un président au-dessus des lois

Comment le pouvoir de Bangui peut-il, sans trembler, affirmer aujourd’hui qu’Anicet-Georges Dologuélé n’est plus centrafricain, alors que ce même pouvoir a validé sa candidature à l’élection présidentielle ? Touadéra avoue-t-il, à demi-mot, avoir instrumentalisé son Conseil constitutionnel pour offrir un vernis démocratique à un scrutin dont il avait besoin pour sa survie politique ? Si Dologuélé était assez centrafricain pour être l’adversaire de Touadéra dans les urnes et pour être élu député de Bocaranga, par quel miracle administratif deviendrait-il apatride lorsqu’il s’agit d’obtenir un document de voyage ?

 

La manœuvre est grossière. En brandissant le Code de la nationalité de 1961, le locuteur de la Renaissance oublie volontairement un détail juridique de taille : la déchéance de nationalité ne se présume pas, elle se décrète en Conseil des ministres. Or, aucun décret n’a jamais été signé. Lui-même le sait. Ce n’est donc pas le droit que Touadéra applique, mais sa propre volonté, dictée par une hostilité politique qui semble désormais primer sur la raison d’État.

 

Le chantage à l’humiliation : « Écris-moi, …même sans politesse »

Le summum du grotesque est atteint lorsque Touadéra exige que son « frère » lui écrive pour demander une réintégration. Cette exigence n’a aucun fondement légal ; elle relève du pur caprice narcissique. En demandant à Dologuélé de s’abaisser à une telle requête, Touadéra cherche une image : celle d’un opposant contraint de quémander sa propre identité auprès d’un monarque qui se croit tout-puissant.

 

C’est le propre des dictatures en gestation : transformer un droit constitutionnel en faveur princière. Sous l’aile des mercenaires russes et armé d’une Constitution taillée sur mesure pour un pouvoir à vie, Faustin-Archange Touadéra troque sa toge de professeur contre l’uniforme de l’autocrate qui foule aux pieds les traités internationaux et la jurisprudence de son propre pays.

 

L’indignation sélective : pourquoi Dologuélé et pas les autres ?

Le matraquage juridique contre Anicet-Georges Dologuélé est d’autant plus insultant qu’il s’exerce au milieu d’un océan de binationaux occupant les plus hautes sphères de l’État. Pourquoi s’acharner sur un opposant alors que l’entourage immédiat du « Professeur », son gouvernement et même l’état-major des armées regorgent de personnalités aux passeports multiples ?

 

Si Touadéra souhaite réellement être le garant de la loi de 1961, pourquoi ne commence-t-il pas par ses propres alliés ? On pense notamment à Simplice Mathieu Sarandji, dont la nationalité française ne semble gêner personne au sommet de l’État, ou encore au cas d’Hassan Bouba, ressortissant tchadien siégeant au Conseil des ministres centrafricain tout en détenant un passeport diplomatique centrafricain.

 

En tirant à boulets rouges sur Dologuélé tout en protégeant ses lieutenants, Touadéra se ridiculise. S’il veut être cohérent, il devrait prendre des décrets pour déchoir également Sarandji et les autres binationaux de son propre camp. À défaut, il ne fait que confirmer que cette prétendue « légalité » n’est qu’une vulgaire chasse aux sorcières.

 

Un ridicule qui ne tue plus à Bangui

Penser que de telles explications de comptoir puissent convaincre les diplomates de la MINUSCA ou les ambassadeurs étrangers relève de l’insulte à l’intelligence. En se livrant à ce spectacle de victimisation inversée, l’Empereur-président Touadéra ne fait que confirmer une réalité inquiétante : en Centrafrique, la loi n’est plus un bouclier pour le citoyen, mais une arme entre les mains d’un clan prêt à tout pour neutraliser ses rivaux.

 

Le message envoyé au peuple est clair : si vous dérangez le pouvoir, votre identité même devient négociable. Une dérive dangereuse qui fragilise davantage un pays déjà meurtri par des années d’instabilité. En voulant humilier Dologuélé, Touadéra n’a finalement réussi qu’une chose : ridiculiser davantage la fonction présidentielle aux yeux du monde.

Par Gisèle MOLOMA

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Coopération russo-centrafricaine : le clepto-mythomane Maxime Balalou chante le “gagnant-gagnant” pendant que l’or, les diamants et le bois centrafricains s’envolent vers Moscou

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Coopération russo-centrafricaine : le clepto-mythomane Maxime Balalou chante le “gagnant-gagnant” pendant que l’or, les diamants et le bois centrafricains s’envolent vers Moscou

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou brandit la souveraineté nationale comme bouclier dès qu’on interroge la coopération avec la Russie. Beau réflexe. Mais la souveraineté d’un peuple ne se mesure pas aux discours officiels — elle se mesure à qui contrôle réellement les richesses du sol et du sous-sol.

 

Il reconnaît lui-même que la Russie a joué un rôle crucial quand le pays était au bord de la fragmentation. C’est de la pire folie. En 2013 – 2015 les Wagner sont ici en RCA? C’est de pure voyoutisme. Mais toute aide a un prix. Le clepto-mythomane Maxime Balalou se garde bien de dire quel prix exact la RCA paie aujourd’hui pour cette main tendue d’hier.

 

Il vante les entreprises russes qui “contribuent fiscalement”. Des chiffres ? Aucun. Des montants vérifiables ? Zéro. Le clepto-mythomane Maxime Balalou cite des contributions fiscales sans jamais dire combien ces entreprises versent réellement, combien elles évadent, et combien de ressources quittent le territoire sans laisser de trace dans le budget de l’État.

 

Car la réalité documentée est toute autre. Les concessions d’or et de diamants sont accordées sans appel d’offres public. Les contrats miniers sont signés dans l’opacité la plus totale. Les revenus générés disparaissent sans passer par les caisses de l’État centrafricain. Tout cela, le clepto-mythomane Maxime Balalou n’en dit pas un mot.

 

Il parle de protection des intérêts centrafricains. Pourtant, les villages autour des sites miniers contrôlés par les alliés russes subissent expulsions forcées, pollution et violences. La stabilité vantée sécurise d’abord les convois d’extraction, pas le développement des communautés locales.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou répète comme un mantra : “partenariat gagnant-gagnant, diversification des partenaires, pas d’exclusivité.” Mais les faits sont têtus. L’or, les diamants et le bois centrafricains s’envolent massivement via des circuits tolérés ou protégés par le régime lui-même.

 

Il cite même des entreprises américaines qui souhaiteraient investir et la Chine qui intervient économiquement. Belle ouverture affichée. Mais pendant que le clepto-mythomane Maxime Balalou joue les équilibristes diplomatiques, les rapports internationaux s’accumulent sur l’exploitation illégale des ressources et les flux financiers suspects liés aux alliés du régime.

 

Le bilan est sans appel. La Russie gagne des ressources stratégiques et une base militaire en Afrique centrale. Le régime Touadéra gagne des armes et le soutien nécessaire pour se maintenir au pouvoir. Le peuple centrafricain, lui, perd ses richesses et reste enfoncé dans la misère. Voilà le vrai visage du “gagnant-gagnant” que le clepto-mythomane Maxime Balalou refuse obstinément de nommer.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Un pasteur qui chante des chansons choquantes : quand Issène Faki franchit toutes les limites à l’UFEB Bataillon 2

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Un pasteur qui chante des chansons choquantes : quand Issène Faki franchit toutes les limites à l’UFEB Bataillon 2

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À l’église UFEB Bataillon 2, les fidèles ont l’habitude d’entendre le pasteur Issène Faki prêcher et diriger les cultes. Mais depuis quelque temps, beaucoup d’entre eux sont choqués par une autre pratique du pasteur : il chante des chansons aux paroles très fortes et très dures comme des drogué.

 

L’une de ces chansons, qu’il a interprétée publiquement, contient des accusations directes et des images violentes. Voici quelques extraits de la transcription de cette chanson :

 

« Toi, toi qui prend une arme dans tes mains Tu violes des femmes, tu abuses des adolescents Que tu fais détruire sans âme, c’est vraiment dommage Toi, toi qui prend une arme dans tes mains Tu violes des femmes, tu abuses des adolescents Que tu fais détruire sans âme, tu engages des enfants soldats Pour ta fin machiavélique

 

Brigant, braqueur, un terroriste

Ton sort n’est-il pas vraiment critique

Quand tu passes et sur ton chemin, c’est le désastre Tu fais massacrer des gens innocents Et tu te crois être parmi les astres… »

 

Plus loin, la chanson s’attaque directement à des responsables religieux :

 

« Toi, toi qui t’appropriant du nom du Pasteur Tu mens au nom de l’évangile Tu t’arrogés notre fonction Pour faire ta propre visionnaire utile Et tu dis partout où tu vas Je suis le seul que Dieu écoute Je suis le seul grand prédicateur C’est-tu combien cela te coûte ?

 

Surtout quand tu fais tout cela

Pour satisfaire tes propres fantasmes

Blasphémant ainsi la parole de Dieu…

Tu brandis une théologie du ventre

Et tu dis, je connais trop la Bible

Et tu dis à tous ceux qui te suivent

C’est moi qui suis la tête de l’église… »

 

La chanson continue en critiquant ceux qui louent Dieu avec des danses copiées du monde, ceux qui changent de camp selon leurs intérêts, et ceux qui s’enrichissent sur le dos des autres tout en prétendant défendre les causes justes. Elle se termine par un appel au changement de vie en Jésus-Christ.

 

Pour de nombreux fidèles de l’UFEB Bataillon 2, ces paroles sont choquantes quand elles sortent de la bouche d’un pasteur. Ils estiment qu’un serviteur de Dieu doit prêcher la paix, l’amour et la sainteté, et non utiliser des termes aussi durs, des accusations de viol, d’abus sur adolescents, d’enfants soldats, de terrorisme ou de blasphème contre d’autres pasteurs.

 

Beaucoup se demandent : pourquoi un pasteur choisit-il de chanter publiquement des textes qui attaquent si violemment des comportements, y compris ceux de responsables d’église ? Est-ce une manière de viser des personnes précises au sein de l’UFEB ou ailleurs ? Ces paroles correspondent-elles à l’image d’un homme guidé par le Saint-Esprit ?

 

À l’UFEB Bataillon 2, cette nouvelle pratique s’ajoute aux autres préoccupations déjà exprimées par les fidèles : les conflits permanents, les problèmes répétés et les malheurs qui frappent ceux qui s’opposent au pasteur. Pour beaucoup, cette chanson montre une fois de plus que le pasteur Issène Faki franchit toutes les limites et se comporte d’une manière qui ne convient pas à sa fonction de pasteur.

 

Par Éric Azoumi

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L’arnaque russe de Poutine : Comment Africa Corps, les maîtres du désordre ont livré le Mali au chaos

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 L’arnaque russe de Poutine : Comment Africa Corps, les  maîtres du désordre  ont livré le Mali au chaos

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Descente aux enfers pour Bamako. En misant sur les maîtres du désordre, la junte a transformé le Mali en laboratoire de l’échec russe, où seule la terreur gagne du terrain.

 

Il y a des réveils qui ont un goût de sable et de honte. Pour le régime de Bamako et ses « protecteurs » venus du froid, la chute de Kidal c’est l’éclatement pathétique d’une bulle de propagande gonflée à l’hélium russe. On nous promettait la souveraineté retrouvée, la sécurité d’acier et le balayage des « forces impérialistes ». Résultat ? Une descente aux enfers en accéléré et un tapis rouge déroulé pour les djihadistes du nord.

 

 Le Grand Cirque d’Africa Corps  

Des « Maîtres » en Fuite On les appelait Wagner, les voici rebaptisés Africa Corps, mais le talent pour la débâcle reste inchangé. Ces « grands maîtres » de l’ordre nouveau, supposés être le rempart ultime contre le terrorisme, viennent d’offrir au monde un spectacle de sprint olympique dans le désert. La fuite de Kidal restera dans les annales comme l’exemple parfait d’une escroquerie géopolitique : facturer des millions pour finir par abandonner le terrain à une alliance de rebelles de l’Azawad et de djihadistes d’Al-Qaida.

 

Poutine et ses mercenaires ne sont pas venus pour sauver le Mali, mais pour le traire. Sauf que les vaches sont maigres et que les bergers russes préfèrent visiblement le confort des bases arrière dès que le vent tourne au vinaigre. Quel camouflet pour le Kremlin, qui pensait faire de l’Afrique son terrain de jeu et qui se retrouve aujourd’hui spectateur de sa propre humiliation.

 

 Assimi Goïta : Le Putschiste au Pied du Mur

Du côté de Bamako, le silence de la junte est assourdissant. Assimi Goïta, le chef autoproclamé qui se voyait en libérateur, a réussi l’exploit de faire pire en deux ans que ce qu’il reprochait à ses prédécesseurs en une décennie. En chassant les Français pour se jeter dans les bras de supplétifs russes aussi cupides qu’inefficaces, il a transformé le Mali en un laboratoire du chaos.

 

La réalité est dure : jamais la menace d’un califat n’a été aussi réelle. En emprisonnant les opposants, en bâillonnant les journalistes et en interdisant les partis politiques, le régime n’a fait que creuser sa propre tombe. On ne gouverne pas un pays par la terreur des baïonnettes quand on est incapable de tenir une ville stratégique contre des colonnes de pick-ups.

 

 Le Prix du Gâchis

Pendant que les généraux plastronnent dans leurs bureaux climatisés, le peuple malien, lui, trinque. Les femmes, jadis piliers de la société, voient l’ombre de la charia s’étendre sur leurs droits. Les civils fuient par milliers vers des camps de fortune, fuyant une corruption systémique qui semble être la seule chose que l’armée malienne gère encore avec efficacité.

 

Le régime dictatorial voulait la « souveraineté » ? Il a obtenu l’isolement. Il voulait la « puissance » ? Il a récolté la déroute. Le Mali est aujourd’hui le théâtre d’une tragicomédie où les acteurs principaux, russes et putschistes, ont oublié que dans le désert, la vérité finit toujours par rattraper ceux qui courent trop vite.

 

Le rideau tombe sur l’illusion Wagner-Goïta. La défaite de Kidal n’est pas un accident de parcours, c’est la preuve par neuf que l’on ne construit pas une nation sur le crime, le désordre et le mépris de son propre peuple. Le “grand soir” promis par les maîtres du Kremlin s’est transformé en une nuit noire pour Bamako.

 

Par Simone Mballaye

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La radio-Canada exagère en présentant l’Afrique comme une « fabrique d’arnaqueurs

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La radio-Canada exagère en présentant l’Afrique comme une « fabrique d’arnaqueurs

 

 

Rédigé le  9 mai 2026.

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La radio-Canada transforme tout le continent africain en fabrique d’arnaqueurs. Alors, exagération ou constat ?

 

L’émission Enquête de Radio-Canada a présenté un documentaire affirmant qu’un réseau criminel « principalement de Côte d’Ivoire » s’est installé au Québec via des permis d’études, avec des branches dédiées à l’arnaque amoureuse, au faux documentaire, au blanchiment d’argent et à l’exportation de véhicules volés vers l’Afrique de l’Ouest. Le texte d’annonce emploie l’expression « mafia africaine » et décrit une organisation structurée entre Montréal et Abidjan.

 

Pour comprendre l’ampleur du phénomène, le reportage s’appuie d’abord sur le témoignage de victimes québécoises. À Mercier, 15 kilomètres au sud de Montréal, une retraitée raconte avoir été piégée par un faux Français rencontré en ligne, avant de perdre plus de 10 000 $. À Trois-Rivières, un ancien représentant commercial a cru pendant des mois parler à une mère de famille, une certaine « Féline », avant de découvrir qu’il avait versé près de 300 000 $ à des fraudeurs. Les scénarios suivent toujours la même logique : instaurer la confiance, multiplier les preuves fabriquées : certificats médicaux, actes notariés falsifiés,  et demander des virements pour régler des urgences inventées.

 

Cette accumulation de témoignages mène ensuite à l’identification de figures centrales par les enquêteurs. Deux Ivoiriens sont nommés dans les dossiers : Aboubacar Diallo et Mamadou Berthe. Tous deux sont arrivés au Canada avec un permis d’étude, mais n’ont jamais fréquenté les universités censées les accueillir. Leurs comptes bancaires, leurs multiples identités et leurs photos de luxe retrouvées lors de perquisitions suggèrent une implication profonde dans un réseau de fraudes à grande échelle, générant selon les estimations plusieurs millions de dollars.

 

De fil en aiguille, l’affaire dépasse le seul cadre des fraudes amoureuses. Les services frontaliers expliquent que les mêmes réseaux sont liés à la production de faux documents, à l’ouverture de comptes fictifs et surtout à l’exportation de véhicules volés. Des conteneurs saisis à Montréal et à Abidjan prouvent que le Canada est devenu une source d’approvisionnement pour des marchés parallèles en Afrique de l’Ouest. Des témoins en Côte d’Ivoire reconnaissent l’existence de voitures canadiennes vendues localement, parfois avec l’aide de douaniers corrompus.

 

L’autre élément frappant du reportage concerne la porte d’entrée choisie par ces groupes. Près de 80 % des membres du réseau seraient arrivés grâce à un permis d’étude. Faute de contrôle centralisé, les universités sont censées signaler les absences, mais elles ne disposent ni des moyens ni de l’intérêt pour vérifier la présence réelle des étudiants étrangers. Des agences d’immigration locales proposent même ce système comme solution rapide pour obtenir un visa.

 

En parallèle, l’enquête de Radio-Canada a mené ses journalistes jusqu’à Abidjan, berceau de ces réseaux. Dans les cybercafés, des jeunes expliquent comment ils ont commencé à « brouter », terme local pour désigner l’arnaque en ligne. Un ancien fraudeur, Alvin, décrit l’importance des rituels mystiques censés « envoûter » les victimes, et affirme qu’aucun brouteur ne travaille sans marabout. Dans les quartiers, ces activités se traduisent par une ostentation de richesse : vêtements de luxe, voitures de prestige, villas. Pour beaucoup, le broutage est devenu un métier à part entière.

 

Face à cette mise en scène, les experts interrogés parlent d’une véritable mafia en construction. Des criminologues évoquent un système organisé, où chacun a un rôle : création de profils fictifs, fabrication de documents, blanchiment d’argent, exportation de véhicules. Certains craignent que les fonds transitant en Afrique soient réinjectés dans d’autres filières criminelles, voire dans des activités liées au terrorisme.

 

Pourtant, cette présentation pose question. Employer l’expression « mafia africaine » et présenter l’Afrique comme une « fabrique d’arnaqueurs » tend à généraliser un phénomène limité à des réseaux précis. Les données officielles canadiennes montrent que la fraude en ligne est multiforme. En 2024, le Centre antifraude du Canada a recensé plus de 638 millions de dollars de pertes toutes fraudes confondues. Les arnaques amoureuses comptent pour une part importante,  plus de 50 millions en 2023,  mais les escroqueries d’investissement représentent la plus grosse portion des pertes.

 

Ainsi, si l’enquête de Radio-Canada décrit des méthodes sophistiquées et documente des cas réels, son cadrage peut conduire à des amalgames. Le risque est d’assimiler un continent entier à une industrie du crime, alors que le Canada lui-même affronte des formes variées de fraudes, venues de multiples horizons. La véritable question n’est pas de savoir si l’Afrique est une « fabrique d’arnaqueurs », mais comment renforcer les contrôles aux frontières, encadrer les permis d’études et sensibiliser les citoyens canadiens pour limiter l’impact de ces stratagèmes.

 

 

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Batangafo : quand Touadéra donne des leçons d’éducation après quinze ans d’échec

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Batangafo : quand Touadéra donne des leçons d’éducation après quinze ans d’échec

 

 

Rédigé le  9 mai 2026.

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, lors d’une cérémonie de pose de première pierre d’un centre pédagogique, le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro s’est livré à un exercice qui frise la folie politique : donner des leçons sur la qualité de l’enseignement alors que son bilan dans ce secteur constitue un désastre national.

 

« L’avenir de notre nation dépend de la qualité de nos enseignants », a-t-il déclaré avec une assurance qui laisse pantois. Cette phrase aurait pu résonner comme une vérité si elle ne sortait pas de la bouche dégageante d’un homme qui, depuis quinze ans aux commandes du pays — cinq ans comme Premier ministre sous Bozizé, dix ans comme président —, n’a strictement rien entrepris pour améliorer les conditions de travail et de formation des enseignants centrafricains.

 

Baba Kongoboro parle de « garantir un encadrement rigoureux et de qualité » pendant que dans tout le pays, y compris dans la capitale, plus de 80% des enseignants sont des maîtres-parents. Ces volontaires, payés par les familles elles-mêmes, possèdent à peine le minimum de connaissances pour transmettre un savoir. Ils occupent les salles de classe des écoles primaires, des collèges et même des lycées, non par choix mais par nécessité, parce que l’État a abdiqué sa responsabilité.

 

Cette situation n’est pas apparue par hasard. Touadéra, après son arrivée au pouvoir en 2016,  il a lui-même supprimé le système des enseignants vacataires — ces diplômés recrutés temporairement par le ministère de l’Enseignement pour pallier le manque d’effectifs. Ce dispositif, bien qu’imparfait et générant des retards de paiement, permettait au moins de maintenir un niveau minimal de qualification dans les établissements. Sa disparition a créé un vide que les parents ont dû combler avec leurs propres moyens, transformant l’école publique en système débrouillard où chacun se dépatouille comme il peut.

 

Le chef de l’État Baba Kongoboro promet maintenant de « former plus de 16 000 enseignants qualifiés d’ici 2029 », conformément à un plan sectoriel qu’il brandit comme un trophée. Mais ces annonces sonnent creux quand on connaît le gouffre entre les discours et la réalité. Depuis 2016, combien d’enseignants ont réellement été formés et déployés ? Combien de salaires versés à temps  pour les enseignants contractuels financés par la banque mondiale ? Combien d’écoles réhabilitées ou construites en dehors des opérations de communication électorale ?

 

« Un pays sans enseignants qualifiés, bien encadrés et respectés, est un pays sans boussole », assène-t-il. La métaphore est belle, mais elle se retourne contre son auteur. Car si la Centrafrique erre sans direction dans le domaine éducatif, c’est précisément à cause de quinze années de négligence dont il porte la responsabilité directe.

 

À Batangafo, Touadéra appelle les populations à « veiller sur ce chantier comme sur un bien commun », à « garantir sa sécurité » et à « prévenir les vols de matériaux ». Autrement dit, il demande aux communautés de Batangafo de surveiller elles-mêmes les travaux, de faire le travail de l’État. Cette injonction trahit une conception pathétique du rôle de l’autorité publique : annoncer, inaugurer, puis se décharger de toute responsabilité sur les citoyens.

 

Le président Baba Kongoboro se présente en bâtisseur d’une « République instruite, responsable et prospère ». Pourtant, après dix ans à la tête du pays, le système éducatif centrafricain n’a jamais été aussi en ruine. Les infrastructures tombent en ruine, les enseignants ne sont pas payés pendant des mois, les familles s’appauvrissent pour scolariser leurs enfants, et la qualité de l’enseignement dégringole année après année.

 

Ce discours de Batangafo ressemble davantage à un exercice d’amnésie collective qu’à un programme crédible. Touadéra parle comme s’il découvrait les problèmes de l’éducation, comme s’il n’avait pas passé quinze ans aux manettes, comme si les désastres actuels étaient l’œuvre d’un prédécesseur lointain. Cette capacité à effacer son propre bilan pour mieux se présenter en sauveur dépasse l’entendement.

 

Les Centrafricains, eux, n’oublient pas. Ils savent qui a laissé pourrir les écoles, qui a abandonné les enseignants, qui a transformé l’instruction publique en loterie où seuls les enfants de familles aisées ont une chance de recevoir une formation correcte. Ils savent également que cette première pierre posée à Batangafo s’inscrit dans une logique de campagne électorale, pas dans une vision cohérente de développement éducatif.

 

Quinze ans de pouvoir, quinze ans d’inaction. Le président Baba Kongoboro peut multiplier les promesses et les cérémonies, mais les faits parlent d’eux-mêmes : sous Touadéra, l’école centrafricaine s’est effondrée. Et aucun discours, aussi grandiloquent soit-il, ne pourra effacer cette réalité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Violence et injustice en République centrafricaine : l’analyse de l’ex-présidente de la Cour constitutionnelle Danielle Darlan

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Violence et injustice en République centrafricaine : l’analyse de l’ex-présidente de la Cour constitutionnelle Danielle Darlan

 

Rédigé le 7 mai 2026 .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Madame Danielle Darlan, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine, a livré une analyse sans concession sur les origines de la violence qui continue de secouer le pays. Dans une déclaration qui demeure d’actualité, elle pointe du doigt les dysfonctionnements profonds du système judiciaire comme facteur déterminant de l’instabilité persistante dans le pays.

 

Danielle Darlan sait de quoi elle parle. Cette ancienne présidente de la Cour constitutionnelle a passé des décennies à observer le système judiciaire centrafricain. Et ce qu’elle dit aujourd’hui devrait inquiéter tout le monde : la violence qui ronge le pays ne tombe pas du ciel. Elle naît directement des failles de la justice.

 

Selon Madame Danielle Darlan, la violence en RCA trouve ses racines dans l’histoire du pays, mais surtout dans les injustices profonde et les discriminations que subissent les citoyens. L’ex-magistrate établit un lien direct entre l’absence de justice équitable et la montée des tensions sociales. Son raisonnement tient en quelques phrases simples. Quand un Centrafricain subit une injustice, quand il voit son voisin favorisé parce qu’il appartient au bon groupe ethnique, quand il comprend que les tribunaux ne trancheront jamais en sa faveur, que se passe-t-il ? La colère monte. Elle s’accumule. Et un jour, ce citoyen décide de régler ses comptes lui-même. Avec un fusil, parfois.

 

« On finit par se révolter et se faire justice soi-même », explique Madame Danielle Darlan. Certains prennent les armes, d’autres commettent des meurtres. Pas parce qu’ils sont des criminels nés, mais parce que personne ne leur a rendu justice. Le tribalisme aggrave encore les choses. Dans un tel climat, comment s’étonner que le pays ne trouve pas la paix ?

 

La juriste explique clairement un cercle vicieux inquiétant : face à un système judiciaire défaillant qui ne leur rend pas justice, certains citoyens en viennent à prendre les armes, à commettre des meurtres ou des assassinats. Madame Darlan souligne également la persistance du tribalisme comme facteur aggravant de cette situation explosive.

 

Pour l’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, la résolution de la crise dans notre pays passe impérativement par une réforme en profondeur du système judiciaire. Elle affirme que si les autorités souhaitent véritablement faire baisser les tensions et s’attaquer au problème de la violence, elles doivent absolument restaurer la confiance des citoyens envers leur justice. Selon elle, rendre une justice équitable à tous les citoyens constitue le cœur du problème et la clé de sa résolution.

 

Cette prise de position d’une personnalité ayant occupé l’une des plus hautes fonctions judiciaires du pays confirme la gravité de la situation et l’urgence d’une réforme du système judiciaire centrafricain pour espérer un retour durable à la paix.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Brahim

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Interview de la rédaction :  Barthélémy Souroungba,  « Le pays transformé en machine à corruption généralisée »

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Interview de la rédaction :  Barthélémy Souroungba,  « Le pays transformé en machine à corruption généralisée »

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Quand une institution de l’état chargée de l’anticoruption admet publiquement son impuissance, c’est tout un système qui s’effondre. Les propos du Président de l’autorité de la bonne gouvernance ont fait l’effet d’une bombe. La corruption gangrène le pays sans sanction depuis des années. Barthélémy Souroungba décrypte cette dérive et ses conséquences pour les Centrafricains.

 

CNC : Monsieur Barthélémy Souroungba, bonjour et merci d’avoir accepté notre invitation.

 

Barthélémy Souroungba : Bonjour à vous. Merci de m’accueillir.

 

CNC : ces derniers jours, les réseaux sociaux bruissent de commentaires suite aux déclarations du Président de la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance. Vous avez vous-même réagi publiquement. Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre la parole ?

 

Barthélémy Souroungba : C’est la gravité du constat qui m’a interpellé. Quand un responsable d’une institution d’État reconnaît ouvertement que la corruption gangrène tout le système, on ne peut pas rester silencieux. Ce n’est plus une critique venue de l’extérieur ou d’opposants politiques. C’est un aveu de l’intérieur, formulé par ceux-là mêmes qui sont censés combattre ce fléau. Quand l’institution admet son impuissance, il faut s’arrêter et analyser ce que cela signifie vraiment.

 

CNC : Justement, que montre précisément ces déclarations selon vous ?

 

Barthélémy Souroungba : elles montre une chose simple mais terrible : personne n’ignore rien. La corruption touche l’administration publique, la justice, le secteur militaire, les finances, l’éducation. Elle est partout. Et ce n’est pas une rumeur de marché ou des accusations lancées à la légère. C’est documenté, reconnu par ceux qui devraient y mettre fin. On est face à un aveu d’échec collectif.

 

CNC : la Haute Autorité affirme transmettre régulièrement ses rapports aux plus hautes instances de l’État. Comment interprétez-vous cela ?

 

Barthélémy Souroungba : cela signifie très concrètement que le président de la République, le chef du gouvernement et le président de l’Assemblée nationale reçoivent ces documents. Les dossiers arrivent à destination. Il y a même parfois des accusés de réception ou des retours administratifs. Donc l’excuse de l’ignorance ne tient absolument plus. On ne peut pas dire qu’on ne savait pas. Les autorités savent. Elles ont les preuves en main.

 

CNC : et pourtant, vous le savez, depuis 2017, aucun procès issu de ces dossiers n’a débouché sur une condamnation définitive.

 

Barthélémy Souroungba : c’est exactement là que tout se grippe. Huit années sans un seul verdict de condamnation, ce n’est plus un simple souci de lenteur administrative ou de procédure judiciaire complexe. C’est un blocage politique délibéré. On peut invoquer les réformes en cours, la lourdeur des dossiers, les difficultés techniques, mais au bout de huit ans, ces justifications perdent toute crédibilité. On est face à un choix : celui de ne pas sanctionner.

 

CNC : dans ces conditions, peut-on encore parler sérieusement de lutte contre la corruption ?

 

Barthélémy Souroungba : franchement, non. Une lutte qui ne produit aucune sanction, ce n’est pas une lutte, c’est du théâtre. Rédiger des rapports qui ne mènent nulle part, c’est simplement archiver l’impunité. Les Centrafricains voient les routes défoncées, les hôpitaux sans médicaments, les écoles délabrées, les salaires impayés. Et ils voient aussi que personne ne répond de rien. Aucun responsable inquiété, aucun compte à rendre. C’est un message dévastateur.

 

CNC : les marchés publics sont souvent cités comme l’un des principaux foyers de cette corruption. Qu’en est-il réellement ?

 

Barthélémy Souroungba : c’est un domaine où les mécanismes sont particulièrement bien connus. Des commissions occultes à chaque niveau du processus, des attributions opaques, des travaux mal exécutés ou jamais terminés. L’argent détourné se récupère directement sur la qualité finale des infrastructures. Ensuite, quand tout s’effondre, on accuse les intempéries, les entreprises étrangères ou l’insuffisance des budgets. Mais la racine du mal est structurelle et tout le monde la connaît.

 

CNC : certains responsables évoquent également la responsabilité des citoyens ordinaires, des petits fonctionnaires, des usagers des services publics.

 

Barthélémy Souroungba : il est vrai qu’il existe des corrupteurs et des corrompus à tous les niveaux de la société. Mais l’État a un devoir d’exemplarité supérieur. Lorsque ceux qui gouvernent, ceux qui détiennent l’autorité, échappent systématiquement à toute sanction, ils installent une norme d’impunité. On normalise le vol, le détournement, l’enrichissement illicite. Dans ces conditions, on ne peut pas exiger la morale des citoyens ordinaires si le sommet de l’État reste pourri sans conséquence.

 

CNC : l’institution invoque régulièrement le manque de moyens : véhicules insuffisants, budget limité, personnel en nombre restreint. Cet argument vous semble-t-il recevable ?

 

Barthélémy Souroungba : partiellement seulement. Bien sûr que les moyens matériels facilitent le travail d’enquête et de contrôle. Mais le vrai nœud du problème ne se situe pas là. Le cœur du blocage, c’est l’absence totale de suite judiciaire. Même avec dix véhicules supplémentaires, cent agents de plus et un budget doublé, si les dossiers transmis continuent de s’empiler dans les tiroirs sans jamais arriver devant un tribunal, le résultat reste le même : zéro sanction, impunité totale.

 

CNC : quel message ces déclarations publiques envoient-elles finalement à la population centrafricaine ?

 

Barthélémy Souroungba : un message extrêmement dangereux, destructeur même. Celui d’un État qui voit tout, qui sait tout, qui documente tout, mais qui ne fait rien. Cela engendre la défiance généralisée envers les institutions, le découragement des citoyens honnêtes, et parfois même la reproduction des mêmes comportements corrompus par mimétisme. Quand la corruption devient publique, avouée et acceptée sans conséquence, elle s’enracine profondément et durablement dans la culture politique et administrative.

 

CNC : concrètement, que faudrait-il pour inverser cette tendance et sortir de cette impasse ?

 

Barthélémy Souroungba : il faut des actes concrets et visibles. Des poursuites judiciaires effectives. Des condamnations publiques qui marquent les esprits. Des biens mal acquis saisis et restitués. Des responsables de haut niveau effectivement jugés et sanctionnés. Tant que les rapports continueront de dormir dans les tiroirs et que les autorités politiques ne rendront aucun compte sur leur inaction délibérée, la corruption restera non seulement tolérée mais institutionnalisée comme règle du jeu politique.

 

CNC : monsieur Barthélémy Souroungba, merci infiniment d’avoir accepté cet échange et d’avoir partagé votre analyse avec nos lecteurs.

 

Barthélémy Souroungba : C’est moi qui vous remercie pour l’attention portée à ces questions absolument essentielles pour l’avenir de notre pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Propos recueillis par Brahim….

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Boda : un lieutenant-colonel réclame cinq millions pour libérer ou tuer

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Boda : un lieutenant-colonel réclame cinq millions pour libérer ou tuer

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 28 juillet 2021, à Boda, l’entrepreneur malien Ibrahim Traoré, déjà victime d’escroqueries et de détournements judiciaires, tombe dans un nouveau piège. Arrêté après une plainte douteuse transmise depuis Bangui, il se retrouve face au lieutenant-colonel Kondro, chef du détachement militaire des FACA, qui lui pose un ultimatum : payer cinq millions de francs CFA ou mourir.

 

En effet, après les détournements organisé par le magistrat Thierry Ouedemona et les escroqueries d’Armel Balegbaya et Fred Yagbanga, l’histoire d’Ibrahim Traoré prend une tournure plus cruelle. Alors qu’il tente de poursuivre ses activités, il est convoqué à Boda sous prétexte d’une plainte judiciaire venue de la capitale. Conduit par deux gendarmes, il est présenté devant la procureure locale, laquelle reconnaît avoir reçu un appel direct du premier substitut de Bangui, un certain Dama.

 

Pendant ce temps, aucun mandat d’amener n’est présenté, aucune plainte écrite ne lui est notifiée. Tout repose sur un coup de fil de Bangui. Trois jours de détention à la gendarmerie de Boda suffisent à Ibrahim Traoré pour comprendre que cette affaire dépasse Boda et trouve son origine dans le cercle mafieux qui s’acharne contre lui depuis 2020.

 

C’est alors qu’entre en scène le lieutenant-colonel Kondro, chef du détachement militaire des Forces armées centrafricaines (FACA). Ce dernier convoque Traoré et lui lance un chantage glaçant : “Tu paies cinq millions ou on te tue ici à Boda”. Eh! Les escrocs!

 

Dans ce scénario, la justice disparaît totalement. Un officier supérieur, censé protéger les citoyens, transforme son uniforme en instrument de rançon. L’ultimatum est clair : l’argent contre la vie. Ibrahim Traoré, déjà ruiné par des escrocs et spolié de ses biens, se retrouve acculé.

 

L’intervention de son avocat permet d’éviter le pire. Alerté, ce dernier fait pression pour obtenir son transfert vers Bangui et confier l’affaire à la Section des Recherches et d’Investigations (SRI). Mais l’épisode reste gravé comme l’un des plus violents : l’État, par la voix d’un de ses officiers, exige de l’argent pour ne pas ôter la vie d’un citoyen.

 

C’est une mafia qui mêle juges, escrocs et militaires. Avec l’affaire de Boda, un maillon supplémentaire s’ajoute à la chaîne de prédation qui enferme Ibrahim Traoré depuis des années. Après un magistrat devenu voleur de ciment, des faux “parents du président” devenus extorqueurs, la justice de proximité se transforme en bras armé d’une mafia politico-judiciaire.

 

À chaque étape, le scénario se répète : fausse accusation, arrestation arbitraire, torture ou menace, puis exigence d’une somme d’argent. Chaque autorité qui croise la route de l’entrepreneur malien se sert au passage, jusqu’à transformer son existence en calvaire permanent.

 

Et le prix du silence? Franchement, le cas Traoré dévoile la profondeur de la corruption en Centrafrique. Comment un lieutenant-colonel en poste peut-il poser un tel ultimatum à un civil ? Comment des magistrats et des escrocs peuvent-ils agir main dans la main pour ruiner et enfermer un homme sans qu’aucune institution ne s’interpose ?

 

Depuis près de cinq ans, Ibrahim Traoré est enfermé à Ngaragba. Derrière les murs de cette prison, il n’est pas seulement détenu : il est l’otage d’un système où les vies s’achètent et se bradent au prix fort. Le montant exigé à Boda — cinq millions de francs CFA — résume à lui seul la logique de prédation qui gangrène l’appareil judiciaire, politique et militaire du pays.

 

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Annie Michelle Mouanga installe sa propre mafia au sein de la CNSS avec son restaurant, sa salle de conférence et ses 15 millions par mois

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Annie Michelle Mouanga  installe sa propre mafia au sein de la CNSS avec  son restaurant, sa salle de conférence et ses 15 millions par mois

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale a été créée pour protéger les travailleurs centrafricains et garantir leurs droits. Sous Annie Michelle Mouanga, elle est devenue autre chose, pour ne pas dire sa propre vache à lait.

 

Souvenez-vous, il y’a quelques mois, nous avions documenté  ce qui se passe à l’intérieur de cette institution. Le restaurant de la CNSS, c’est la Ministre qui le tient. Pas symboliquement. Concrètement, à hauteur de 15 millions de francs CFA par mois. Une somme que peu de Centrafricains verront jamais en une année de travail.

 

La salle de conférence suit la même logique. Cet espace construit avec les cotisations des travailleurs, entretenu avec les fonds de la caisse, est lui aussi entre les mains de la Ministre. On ne sait pas à quel prix. On ne sait pas à quel titre. Ce que l’on sait, c’est qu’Annie Michelle Mouanga y règne comme si elle en avait hérité de son père.

 

Ce qui se passe à la CNSS n’est pas une question de gestion approximative ou de flou administratif. C’est une entreprise publique traitée comme un fonds de commerce privé par la tutelle qui est censée la surveiller. Et pendant que la Ministre encaisse, les retraités attendent leurs pensions et les travailleurs cotisent sans savoir où va leur argent.

 

Le dictateur de Bangui Faustin Archange Touadéra sait-il seulement ce qui se passe dans cette maison ? Ou bien les 15 millions par mois font-ils partie des arrangements que l’on ne discute pas à Mondjo ?

 

Par Gisèle MOLOMA

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Pampali dénonce les courtisans de Touadéra : « Ce sont eux qui créent les problèmes

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Pampali dénonce les courtisans de Touadéra : « Ce sont eux qui créent les problèmes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Il a près de quarante ans de vie politique derrière lui. Il a occupé des fonctions d’État, observé des régimes de l’intérieur, vu des présidents arriver avec de bonnes intentions et repartir défaits par leur propre entourage. Laurent Gomina Pampali, ancien ministre, ex-député et ancien professeur de philosophie à l’université de Bangui, sait de quoi il parle quand il pointe du doigt les courtisans qui gravitent autour du pouvoir à Bangui.

 

Dans un entretien accordé à Guira FM, Pampali a lancé ce qu’il appelle lui-même un message d’alerte au dictateur Faustin-Archange Touadéra : « Les courtisans créent le plus souvent des problèmes aux dirigeants. Un dirigeant peut arriver tout frais, avec de bonnes idées, de bonnes intentions, mais après, les courtisans vont dire : celui-là, on ne doit plus le voir. »

 

Le mécanisme est connu, mais rarement dit aussi clairement par quelqu’un qui en a été le témoin direct. Ces hommes et ces femmes qui peuplent les couloirs du palais de la Renaissance ne servent pas le chef de l’État. Ils se servent. Pampali l’affirme sans détour : leur objectif, c’est de se tailler une place à la table du pouvoir, et pour y parvenir, ils n’hésitent pas à discréditer les autres, à isoler le président de voix qui pourraient lui être utiles, à construire autour de lui une chambre d’écho où seules leurs ambitions résonnent.

 

Ce que décrit l’ancien ministre, c’est un phénomène vieux comme les États mais particulièrement dévastateur dans des pays fragilisés comme la Centrafrique. Le président se retrouve coupé de la réalité, nourri d’informations filtrées, entouré de gens dont la loyauté s’arrête là où s’arrête leur intérêt personnel.

 

Pampali conseille à Touadéra de s’en débarrasser sans hésitation : « Il doit se débarrasser de ceux qui veulent lui faire du surplace, honnêtement. »

 

L’avertissement prend une dimension particulière au moment où Touadéra entame son nouveau septennat avec des promesses de rupture, de lutte contre la corruption et de fin de l’impunité. Car si ces courtisans restent en place, dit Pampali, ce sont eux qui planteront les pièges contre le système de l’intérieur. Pas l’opposition. Pas les journalistes. Ceux qui sourient en Conseil des ministres et poignardent dans les couloirs.

 

Pampali conclut par une mise en garde philosophique qui résume tout : un président qui prête l’oreille aux seuls flatteurs finit par gouverner seul — et malheur, dit-il, à l’homme seul.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Pénuries d’eau et d’électricité, routes dégradées, écoles sous les arbres : le BRDC accuse Touadéra d’avoir plongé la RCA dans le chaos

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Pénuries d’eau et d’électricité, routes dégradées, écoles sous les arbres : le BRDC accuse Touadéra d’avoir plongé la RCA dans le chaos

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les leaders du BRDC avaient tenu une conférence de presse jeudi 16 avril 2026 à Bangui. Ils ont présenté un bilan négatif des deux mandats du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Le peuple centrafricain vit des difficultés quotidiennes depuis 2016. Les pénuries d’eau potable persistent malgré les promesses du chef de l’État à la fin de ses mandats. Le délestage d’électricité continue dans les mêmes conditions. L’insécurité augmente à Bangui avec des braquages fréquents dans les arrondissements et leurs environs. Un policier a été enlevé et tué dans les locaux de la police. Des cas de tortures touchent les détenus dans les prisons du pays.

 

À l’est, la situation sécuritaire s’est détériorée avec la gestion de la milice azandée. À l’ouest, des images montrent des corps décapités. Les infrastructures scolaires ressemblent à des salles où les élèves s’assoient par terre. Dans l’intérieur du pays, beaucoup apprennent sous les arbres. Les maîtres parents forment 67 % du personnel enseignant. Cela explique la baisse du niveau des enfants sur tout le territoire.

 

L’université unique du pays souffre d’un manque d’amphithéâtres et d’une faible capacité d’accueil. Elle n’a pas de bibliothèque moderne. Les étudiants venus des provinces en subissent les conséquences. Les hôpitaux, centres et postes de santé manquent de matériel technique. Les patients ont moins de chances de survie que dans d’autres pays africains.

 

Les routes et ponts sont dans un état très mauvais. Les producteurs agricoles des provinces ne peuvent pas transporter leurs produits vers Bangui ou les grands centres. Dans la capitale, la circulation reste difficile. Les routes réhabilitées se détériorent en six mois.

 

L’exploitation de l’or et des minerais pollue les eaux à cause des sociétés minières. Les permis sont délivrés sans transparence. Sur le plan économique, la structure des prix des hydrocarbures ne baisse pas. Le gouvernement reste isolé de la communauté financière internationale.

 

Sur le plan politique, l’ANE a organisé les dernières élections sous contrôle. Le BRDC a appelé au boycott. Le faible taux de participation montre que l’appel a été suivi. Le pouvoir issu de ce scrutin manque de légitimité. L’investiture au stade de 20 000 places a montré peu de monde. Seuls quelques militants du MCU se sont battus pour avoir de l’eau.

 

Crépin Mboli-Goumba a pris la parole. Il a rappelé que le premier mandat avait commencé avec de l’espoir en 2016. Dix ans plus tard, le pays présente un bilan négatif. Les infrastructures routières n’ont jamais été aussi mauvaises. La mauvaise gouvernance domine. L’État n’a pas construit une armée républicaine capable de défendre le territoire. La sécurité repose sur Wagner, la MINUSCA ou des accords bilatéraux.

 

Les Centrafricains se sentent divisés. Des membres de l’opposition sont envoyés en prison sans respect des droits. Le pays perd des portions de territoire chaque année aux frontières. Les arriérés de salaires augmentent. L’État manque de moyens.

 

Le BRDC demande un dialogue politique. Il appelle le peuple à se mobiliser pour défendre sa liberté et sa dignité. Les consignes viendront plus tard pour restaurer la démocratie.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : Mahamat Al-Khatim, patron du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique nomme un nouveau chef d’état-major par intérim

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Centrafrique : Mahamat Al-Khatim, patron du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique nomme un nouveau chef d’état-major par intérim

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le général Alkatim Mahamat, président fondateur du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, a nommé le 6 mai 2026 depuis N’Djamena au Tchad le général Ahamat Chaltout comme le nouveau chef d’état-major par intérim du mouvement.

 

La décision signée le même jour du 6 mai 2026 et à effet immédiat, intervient peu après le limogeage du précédent chef d’état-major, Djido Ali, dont la chute avait été précipitée par une plainte déposée auprès de Wagner contre l’armée tchadienne. Selon la décision, le général Ahamat Chaltout prend ses fonctions dès la signature de l’acte.

 

Le nouveau chef d’état-major par intérim est un visage connu de l’univers des groupes armés centrafricains. Selon des sources proches du dossier, Ahamat Chaltout est un ancien du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique, le FPRC, groupe politico-militaire né de l’explosion de la Séléka et fondé à Birao en août 2014  , dont le général Alkatim Mahamat lui-même avait été le chef militaire avant de le quitter en 2015 pour fonder le MPC  . Sa nomination au poste de numéro deux de l’état-major du MPC traduit une logique de recrutement dans les réseaux issus de cette nébuleuse armée.

 

Placé sous l’autorité directe du président fondateur, Ahamat Chaltout est astreint à une obligation stricte de loyauté, de discipline et de résultats. Il lui revient d’assurer la mise en œuvre des décisions des instances dirigeantes, de garantir la discipline interne et de coordonner les activités administratives, politiques et organisationnelles du mouvement. Il est également chargé d’assurer la liaison entre les organes centraux et les structures déconcentrées.

 

La décision précise que tout manquement aux obligations liées à cette fonction expose son titulaire à des mesures disciplinaires. Les ampliations de l’acte ont été adressées au garant de l’Accord de N’Djamena, au gouvernement centrafricain, aux alliés russes, à la MINUSCA et aux archives du mouvement.

 

 

Par Arsène Féimonazoui

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La PJLOD s’indigne après l’interdiction de voyage imposée à Dologuélé

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La PJLOD s’indigne après l’interdiction de voyage imposée à Dologuélé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Anicet Georges Dologuélé n’a pas pu prendre son vol pour Addis-Abeba le 5 mai 2026 après le refus des autorités aéroportuaires de la capitale centrafricaine.  Dans ce contexte, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique dénonce une violation des droits fondamentaux.

 

Monsieur Arsène Elien, coordonnateur national de la PJLOD, a signé le 6 mai 2026 un communiqué dans lequel il dénonce ce qu’il qualifie de traitement indigne réservé à un candidat aux législatives dans la circonscription de Bocaranga 1.

 

Selon ce document, Anicet Georges Dologuélé, arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle, a été empêché de quitter le sol centrafricain le mardi 5 mai 2026, alors qu’il se préparait à rejoindre Addis-Abeba, en Éthiopie. Aucune autorité n’a fourni d’explication publique sur les motifs de ce blocage.

 

Interrogé par la rédaction de CNC, Arsène Elien a été direct : « Cette restriction arbitraire constitue une violation des droits fondamentaux et une entrave au dialogue démocratique. On ne traite pas un citoyen, encore moins une figure politique, comme un criminel ou un voyou. »

 

Le coordonnateur n’a pas limité sa déclaration à une condamnation. Il a appelé le gouvernement centrafricain à « privilégier le dialogue et la paix, dans l’intérêt supérieur du peuple centrafricain ». La PJLOD, dit-il, attend du pouvoir en place une posture plus respectueuse des libertés individuelles.

 

À ce stade, ni la présidence, ni le ministère de l’Intérieur, ni aucun service de sécurité n’a commenté publiquement l’incident survenu à l’aéroport.

 

Par Brahim Sallé

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Tchad : la Conférence des Évêques s’exprime sur la crise nationale au pays de Déby

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Tchad : la Conférence des Évêques s’exprime sur la crise nationale  au pays de Déby

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans une déclaration publiée le 06 mai 2026 à Doba, la Conférence des Évêques du Tchad, sous la plume de son président Mgr Martin Waïngué Bani, a pris la parole pour exprimer une vive inquiétude concernant la situation actuelle du pays.

 

Les auteurs de ce document, représentant l’Église Catholique du Tchad, ont souhaité interpeller la conscience nationale après les violences sanglantes qui ont endeuillé les régions du DarTama dans le Wadi Fira, du Guera, ainsi que la base militaire de Barka Toulorom dans le Lac-Tchad. Mgr Martin Waïngué Bani et ses pairs insistent sur le caractère sacré de la vie humaine et rejettent toute forme de violence comme solution aux désaccords.

 

La Conférence des Évêques du Tchad  ne se limite pas au constat des affrontements physiques ; elle pointe également du doigt une détérioration du climat politique. Mgr Martin Waïngué Bani souligne que les récentes arrestations d’opposants et de voix critiques nuisent aux principes démocratiques et à la liberté d’expression indispensables à un État de droit.

 

Pour les auteurs de la déclaration, cette situation fragilise la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Ils rappellent que la diversité culturelle et religieuse doit être une force pour bâtir l’unité du pays plutôt qu’un motif de division.

 

Contacté par la rédaction de CNC, Mgr Martin Waïngué Bani, agissant au nom de la Conférence des Évêques du Tchad, a rappelé la position ferme de l’institution:

 

« Le mal, qu’il soit l’exclusion, la violence, l’injustice et autres ne peut être vaincu que par le bien c’est-à-dire le respect de nos diversités, le dialogue, la justice pour tous. Nous croyons fermement que le dialogue sincère et inclusif est la seule issue pour sortir de l’impasse actuelle ».

 

Selon Mgr Martin Waïngué Bani et la Conférence des Évêques du Tchad (CET), il est désormais impératif que les autorités et toutes les parties prenantes privilégient une discussion constructive fondée sur la vérité et le respect mutuel. Les auteurs exhortent les responsables politiques à faire preuve de sagesse et de retenue pour favoriser un climat de confiance, estimant que le dialogue est l’unique chemin vers une réconciliation et une paix durable pour tous les citoyens tchadiens.

 

Par Mahamat Ndobo

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Haut-Mbomou : Quand la milice russe Africa Corps et Bangui sous-traitent le chaos à la LRA

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Haut-Mbomou : Quand la milice russe Africa Corps et Bangui sous-traitent le chaos à la LRA

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Centrafrique-des-ex-enfants-soldats-de-la-LRA-sexpriment.jpeg” data-wpel-link=”internal”>Haut-Mbomou : Quand la milice russe Africa Corps et Bangui sous-traitent le chaos à la LRA
Centrafrique-des-ex-enfants-soldats-de-la-LRA-sexpriment – Centrafrique : des ex-enfants soldats de la LRA s’expriment

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 C’est le comble du pathétique et le sommet du désordre. On pensait avoir tout vu dans la gestion sécuritaire de la République centrafricaine, mais le gouvernement et ses “instructeurs” russes de chez Wagner , désormais appelés Africa Corps viennent de franchir la ligne rouge de l’absurde.

 

Débordés, acculés et incapables de stabiliser le Haut-Mbomou, nos brillants stratèges ont trouvé la solution du siècle : ressusciter les fantômes de la LRA.

 

Le recyclage de la terreur

L’information semble sortir d’un mauvais film de mercenaires, et pourtant, elle est bien réelle. Ces rebelles ougandais de la LRA, les sbires de Joseph Kony que l’on croyait enterrés ou chassés vers le nord, sont de retour sur le devant de la scène. Pourquoi ? Parce que Wagner les a “invités”.

 

Le scénario est digne d’un comédie sinistre

 

  1. Le kidnapping stratégique : Il y a quelques mois, les mercenaires russes cueillent une dizaine de combattants de la LRA vers Sam-Ouandja.

 

  1. Le stage commando à Berongo : On les emmène dans la capitale, puis vers Berongo pour une “formation” express. On imagine l’ambiance des cours de maintien de l’ordre donnés par des mercenaires russes à des experts du rapt de villageois.

 

  1. Le redéploiement : Comme les rebelles du PRNC ne se montrent plus assez à Sam-Ouandja, nos “formateurs” ont décidé de déplacer leur nouveau jouet vers le Sud, dans le Haut-Mbomou.

 

 Zémio et Djema sous le joug d’une alliance contre-nature

Le résultat ne s’est pas fait attendre. À Zémio comme à Djema, la terreur a repris ses quartiers. Enlèvements par-ci, kidnappings par-là… La LRA, remise en selle par le pouvoir et ses alliés russes, sème à nouveau la désolation.

 

Le but de cette manœuvre ?

C’est un aveu de faiblesse monumental. Le gouvernement et Wagner sont tellement dépassés par les milices azandées qu’ils ont choisi de jeter de l’huile sur le feu. Ils utilisent la LRA comme un écran de fumée médiatique. En braquant les projecteurs sur les exactions des Ougandais, Bangui espère qu’on oubliera son incapacité totale à sécuriser la région par des moyens légitimes.

 

 Une stratégie de pyromane

C’est le monde à l’envers : un gouvernement souverain qui finance et forme des rebelles étrangers pour combattre ses propres milices locales. C’est la définition même d’un État qui a perdu le contrôle et qui joue au Monopoly avec la vie de ses citoyens.

 

Pendant que les Russes déplacent leurs pions de Sam-Ouandja vers le sud comme dans un jeu de stratégie sur tablette, les populations de Djema comptent leurs disparus. Le désordre est total, la honte est complète. On n’appelle plus cela de la sécurité, c’est du banditisme d’État sous-traité à des mercenaires de seconde zone.

 

Par Éric Nzapa depuis Mboki

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Désinformation ou vérité qui fâche ? Le régime de Bangui part en guerre contre la réalité des réseaux sociaux

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Désinformation ou vérité qui fâche ? Le régime de Bangui part en guerre contre la réalité des réseaux sociaux

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Faustin-Archange-Touadera-courtise-amoureusement-une-des-filles-daccueil.jpg” data-wpel-link=”internal”>Désinformation ou vérité qui fâche ? Le régime de Bangui part en guerre contre la réalité des réseaux sociaux
Faustin Archange Touadéra courtise amoureusement une des Jjeunes filles d’accueil lors de la cérémonie

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Plutôt que d’écouter les aspirations de son peuple, le pouvoir a choisi de s’en prendre au messager. Dans son dernier discours au stade 20 000 places lors de son couronnement, le dictateur de Bangui a désigné les réseaux sociaux comme les nouveaux champs de bataille de la République. Sous le prétexte de combattre la désinformation, le régime lance en réalité une offensive contre la parole libre, tentant d’étouffer les vérités qui dérangent l’image lisse qu’il essaie de projeter lors de son couronnement entant qu’Empereur.

 

Le statut du MCU, que le clan au pouvoir impose comme règle suprême de la constitution en 2023, sert désormais de base légale pour traquer les internautes et les journalistes indépendants. Pour le régime, toute critique de l’action publique devient un acte criminel ou un complot visant à plonger le pays dans le chaos. Cette paranoïa d’État vise à instaurer un silence numérique total, empêchant les Centrafricains de partager la réalité de leur quotidien, marquée par la pauvreté et l’absence de services de base.

 

Le dictateur de Bangui qualifie de “mensonge” tout récit qui ne cadre pas avec sa propre propagande. Pourtant, les réseaux sociaux ne font souvent que rapporter ce que les médias officiels cachent : le contrôle de l’économie par des intérêts étrangers, les abus des forces de sécurité et l’échec des promesses de 2016. En s’attaquant à ces plateformes, le pouvoir admet implicitement qu’il a perdu la bataille des idées et qu’il ne lui reste que la censure pour maintenir son influence.

 

La menace de “traquer partout” les auteurs de publications critiques montre une volonté de surveillance globale. Le régime mobilise des moyens importants pour surveiller les esprits, au lieu d’investir ces ressources dans l’éducation ou la santé. Cette guerre contre la réalité numérique est l’aveu d’une déconnexion totale entre le palais et la rue. Pour le pouvoir, la vérité est devenue un danger qu’il faut éliminer à tout prix pour garantir la pérennité du système.

 

En verrouillant l’espace d’expression, le régime transforme la nation en une prison où seule la voix du maître a le droit de résonner. Mais cette stratégie de l’oppression montre ses limites : plus le dictateur de Bangui tente de cacher la vérité, plus celle-ci gagne en force dans l’esprit d’une population qui n’est plus dupe des discours officiels. La guerre contre les réseaux sociaux n’est pas une preuve de force, mais le signe d’une autorité qui vacille devant la simple expression des faits.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : si l’ex-chef d’État-major du MPC, le général Djido Ali met sa menace à exécution, que reste-t-il vraiment au mouvement du général Alkhatim Mahamat ?

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Centrafrique : si l’ex-chef d’État-major du MPC, le général  Djido Ali met sa menace à exécution, que reste-t-il vraiment au mouvement du général Alkhatim Mahamat ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/Mahamat-Alkhatim-entouré-des-4-de-ses-éléments..jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : si l’ex-chef d’État-major du MPC, le général  Djido Ali met sa menace à exécution, que reste-t-il vraiment au mouvement du général Alkhatim Mahamat ?L’autoproclamé général Alkhatim Mahamat, patron du MPC,  vient de limoger il y’a quelques jours son deuxième chef d’état-major en moins d’un an. Si le général Djido Ali tient sa promesse de rejoindre Africa Corps avec tous ses hommes, le MPC va-t-il repartir de zéro?Pour comprendre pourquoi cette nouvelle crise est aussi grave, il faut remonter au début 2025. Quelques jours après la signature de l’accord de paix entre le MPC et le gouvernement centrafricain, les mercenaires russes de Wagner ont mené une opération meurtrière sur les sites miniers de Markounda et de Kouki. Plus de quarante combattants du MPC y ont été massacrés. Des hommes qui croyaient que l’accord signé les protégeait. Le beau-père d’Alkhatim Mahamat lui-même a été abattu lors de cette opération.Ce massacre a décimé les rangs du mouvement. Beaucoup de combattants ont quitté le MPC dans la foulée, certains pour regagner la vie civile, d’autres récupérés par d’autres groupes armés. C’est dans ce contexte qu’Alkhatim Mahamat a nommé le général Anour Moussa Adam à la tête de l’état-major, pour tenter de rebâtir une structure de commandement.Mais cette nomination n’a pas survécu longtemps. En août 2025, selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Anour Moussa Adam a claqué la porte après un clash ouvert avec Alkhatim Mahamat. Au cœur de la rupture : le contrôle des mines d’or de Koki et Markounda. Alkhatim Mahamat voulait y placer son propre cousin, jugé inapte par le chef d’état-major, qui a refusé. La cassure était irréparable.Pour combler ce nouveau vide, Alkhatim Mahamat a cette fois fait appel à un mercenaire centrafricain parti combattre au Soudan au côté de force rapide soudanaise du nom de  Djido Ali. Ce dernier  est arrivé avec ses propres hommes, personnellement loyaux à sa personne. Pas au MPC. Pas à Alkhatim Mahamat.On connaît la suite. Limogé le 1er mai 2026 après avoir saisi Wagner contre les forces mixtes Tchad-RCA à l’insu de son patron, Djido Ali a annoncé publiquement qu’il quittait le mouvement avec l’ensemble de ses éléments pour les placer sous le commandement d’Africa Corps. Si cette défection se confirme, ce qui restait de capacité militaire opérationnelle au MPC depuis sa nomination partirait avec lui.Des conseillers proches d’Alkhatim Mahamat, interrogés par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, évoquent une remontée mécanique de la chaîne de commandement : le chef d’état-major adjoint prendrait le poste, et ainsi de suite. Mais cette option ne répond pas à la vraie difficulté. Alkhatim Mahamat devrait aller chercher un autre chef de guerre avec ses propres hommes, l’intégrer formellement au MPC, et espérer que celui-là tiendra sa loyauté plus longtemps que les deux précédents.Avec les quelques combattants qui lui resteraient dans ce scénario, ce que pèse encore réellement le MPC sur l’échiquier centrafricain reste une question sans réponse claire.Par Alain Nzilo
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Mahamat-Alkhatim-entouré-des-4-de-ses-éléments. – Kaga-Bandoro, un interprète de la Minusca abattu par des hommes armés.

 

Bangui, le 6 mai 2026, CNC. L’autoproclamé général Alkhatim Mahamat, patron du MPC,  vient de limoger il y’a quelques jours son deuxième chef d’état-major en moins d’un an. Si le général Djido Ali tient sa promesse de rejoindre Africa Corps avec tous ses hommes, le MPC va-t-il repartir de zéro?

 

Pour comprendre pourquoi cette nouvelle crise est aussi grave, il faut remonter au début 2025. Quelques jours après la signature de l’accord de paix entre le MPC et le gouvernement centrafricain, les mercenaires russes de Wagner ont mené une opération meurtrière sur les sites miniers de Markounda et de Kouki. Plus de quarante combattants du MPC y ont été massacrés. Des hommes qui croyaient que l’accord signé les protégeait. Le beau-père d’Alkhatim Mahamat lui-même a été abattu lors de cette opération.

 

Ce massacre a décimé les rangs du mouvement. Beaucoup de combattants ont quitté le MPC dans la foulée, certains pour regagner la vie civile, d’autres récupérés par d’autres groupes armés. C’est dans ce contexte qu’Alkhatim Mahamat a nommé le général Anour Moussa Adam à la tête de l’état-major, pour tenter de rebâtir une structure de commandement.

 

Mais cette nomination n’a pas survécu longtemps. En août 2025, selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Anour Moussa Adam a claqué la porte après un clash ouvert avec Alkhatim Mahamat. Au cœur de la rupture : le contrôle des mines d’or de Koki et Markounda. Alkhatim Mahamat voulait y placer son propre cousin, jugé inapte par le chef d’état-major, qui a refusé. La cassure était irréparable.

 

Pour combler ce nouveau vide, Alkhatim Mahamat a cette fois fait appel à un mercenaire centrafricain parti combattre au Soudan au côté de force rapide soudanaise du nom de  Djido Ali. Ce dernier  est arrivé avec ses propres hommes, personnellement loyaux à sa personne. Pas au MPC. Pas à Alkhatim Mahamat.

 

On connaît la suite. Limogé le 1er mai 2026 après avoir saisi Wagner contre les forces mixtes Tchad-RCA à l’insu de son patron, Djido Ali a annoncé publiquement qu’il quittait le mouvement avec l’ensemble de ses éléments pour les placer sous le commandement d’Africa Corps. Si cette défection se confirme, ce qui restait de capacité militaire opérationnelle au MPC depuis sa nomination partirait avec lui.

 

Des conseillers proches d’Alkhatim Mahamat, interrogés par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, évoquent une remontée mécanique de la chaîne de commandement : le chef d’état-major adjoint prendrait le poste, et ainsi de suite. Mais cette option ne répond pas à la vraie difficulté. Alkhatim Mahamat devrait aller chercher un autre chef de guerre avec ses propres hommes, l’intégrer formellement au MPC, et espérer que celui-là tiendra sa loyauté plus longtemps que les deux précédents.

 

Avec les quelques combattants qui lui resteraient dans ce scénario, ce que pèse encore réellement le MPC sur l’échiquier centrafricain reste une question sans réponse claire.

 

Par Alain Nzilo

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Après sa débâcle électorale du 25 décembre 2025, l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada se recycle dans les mémoires

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L’ancien premier ministre Firmin Ngrebada se recycle dans les mémoires après sa débâcle électorale du 25 décembre 2025

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/firmin-ngrebada.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'ancien Premier ministre Firmin Ngrébada déclenche une vaste polémique sur les réseaux sociaux avec une vidéo de simulateur de vol
La capture de d’écran de vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada, où il simule un pilotage d’avion à l’aide d’un simulateur.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Écarté de la scène politique après sa défaite aux législatives du 25 décembre 2025, l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada annonce sur Facebook la rédaction de ses mémoires politiques en trois tomes.

 

Depuis Bangui, dans une vidéo postée le 20 avril 2026 sur sa page Facebook, l’ancien chef du gouvernement explique avoir été interpellé par des compatriotes après avoir recommandé sur TikTok des ouvrages sur l’histoire politique centrafricaine. Ces réactions l’ont poussé à rendre publique une information qu’il gardait pour lui : il rédige ses mémoires. Trois tomes sont prévus. Il travaille actuellement sur le premier.

 

Firmin Ngrebada insiste sur un détail qui en dit long sur ses préoccupations du moment : il écrit tout à la main. Pas question que l’on puisse accuser ses souvenirs d’avoir été fabriqués par une intelligence artificielle. Il brandit ses cahiers devant la caméra, lignage visible, comme pour authentifier l’entreprise.

 

L’homme a eu un parcours que l’histoire centrafricaine retiendra, qu’on le veuille ou non. Directeur de cabinet à la présidence, Premier ministre de 2019 à 2021, il a longtemps été l’un des plus proches collaborateurs de Faustin-Archange Touadéra. Puis la machine s’est retournée contre lui. Discret candidat à la présidence de l’Assemblée nationale, il essuie un échec que le clan présidentiel a organisé sans s’en cacher. Il se replie sur son mandat de député de Boali, obtenu après sa sortie du gouvernement. Aux élections du 25 décembre 2025, il perd ce dernier ancrage institutionnel.

 

Il promet de ne pas nommer directement les personnalités encore en vie, de respecter ses obligations de réserve, de prendre toutes les précautions avant publication. Autrement dit, les règlements de compte, s’il y en a, seront habillés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’illusion de la Paix et le mercenariat de fer : voilà comment La Centrafrique , sous-traitée entre Wagner, désormais AfrikaCorp, et Kigali de Kagamé sombre dans un désordre sécuritaire

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L’illusion de la Paix et le mercenariat de fer : voilà comment La Centrafrique , sous-traitée entre Wagner, désormais AfrikaCorp, et   Kigali de Kagamé  

 

 

L’illusion de la Paix et le mercenariat de fer : voilà comment La Centrafrique , sous-traitée entre Wagner, désormais AfrikaCorp, et   Kigali de Kagamé  
Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’allocution d’investiture prononcée par le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera tente de dessiner l’image d’une nation souveraine, mais la réalité vécue par les citoyens centrafricains offre un tout autre récit. Derrière les mots de gratitude envers les “forces alliées”, on devine la mise en gestion du territoire national au profit d’intérêts étrangers. Ce partage du pays, entre les mercenaires russes et les troupes de Kigali, transforme la République en une entité sous-traitée où l’autorité centrafricaine n’est  plus qu’une ombre.

 

La souveraineté en location, pour ne pas dire en vente

Lors de son discours au stade 20 000 places, le dictateur de Bangui a rendu un hommage appuyé à ses soutiens extérieurs, confirmant ainsi que la survie de son fauteuil dépend exclusivement de bras armés non centrafricains. Ce que le régime appelle une “coopération” ressemble à une perte totale de contrôle sur les leviers de sécurité. En s’appuyant sur ces groupes de mercenariat pour tenir les provinces, le pouvoir accepte de devenir le locataire de sa propre sécurité. Le statut du MCU (communément appelé ainsi dans la capitale au lieu de Constitution) sert alors de cadre légal pour valider cette dépendance.

 

L’économie de guerre et le pillage du sous-sol centrafricain L’accord avec ces forces étrangères ne repose pas uniquement sur la protection des institutions. L’accès aux ressources minières et naturelles constitue le moteur de ce mercenariat de fer. Pendant que le discours officiel parle de “transformation” et de “progrès”, les richesses du sous-sol s’évaporent au bénéfice des protecteurs du régime. Cette gestion occulte des revenus de la nation prive les citoyens des infrastructures promises, car la priorité reste le paiement des factures de sécurité contractées par le dictateur de Bangui.

 

Un État fantôme derrière les uniformes

La présence massive de troupes rwandaises et russes dans les zones stratégiques rend l’administration centrafricaine invisible. Le pouvoir jure de restaurer l’autorité de l’État, mais cette autorité porte désormais des drapeaux étrangers. Pour l’habitant de l’arrière-pays, la justice et l’ordre ne sont plus le fait des lois nationales, mais des règles imposées par ces mercenaires. Le résultat est une stabilité artificielle, une paix de façade maintenue par la peur, loin de la réconciliation nationale tant vantée.

 

Le prix d’un maintien au pouvoir

Le choix de cette sous-traitance sécuritaire indique la méfiance du régime envers son propre peuple et sa propre armée. Pour durer, le dictateur de Bangui a fait le choix du fer étranger contre le dialogue avec ses compatriotes. Cette stratégie enferme la RCA dans un cycle de dépendance où chaque jour de pouvoir supplémentaire se paie par une parcelle de souveraineté en moins. La 7ème République commence ainsi sous l’influence directe de puissances extérieures, laissant les Centrafricains spectateurs du partage de leurs terres.

 

Par Alain Nzilo

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Crédit Mutuel de Centrafrique : Les révélations chocs de l’administrateur provisoire, Jacob Mbaïtadjim sur la « culture du pillage »

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Crédit Mutuel de Centrafrique : Les révélations chocs de l’administrateur provisoire, Jacob Mbaïtadim  sur la « culture du pillage »

 

Crédit Mutuel de Centrafrique : Les révélations chocs de l'administrateur provisoire, Jacob Mbaïtadim  sur la « culture du pillage »
Jacob Mbaïtadjim, administrateur du CMCAirecteur général des Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA). Photo RNLEmmanuel Samboli Fils.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le climat est électrique au sein des Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA). Alors qu’une partie du personnel manifeste pour réclamer son départ, l’administrateur provisoire, Jacob Mbaïtadjim, brise le silence.

 

Dans un entretien à la radio Ndékè-luka, monsieur Jacob Mbaïtadjimdécrit une institution qui a frôlé la liquidation et dénonce un système de corruption généralisé au sein de l’ancienne direction du CMCA. Une institution au bord de chute À son arrivée l’année dernière.

 

Le constat de Jacob Mbaïtadjim est sans appel : la situation est « catastrophique ». L’institution était à deux doigts de mettre la clé sous la porte, incapable de restituer l’épargne à ses sociétaires. Mandaté en urgence par la Commission bancaire avec l’appui du gouvernement, l’administrateur n’avait qu’un mois pour décider du sort de la CMCA : la restructuration ou la liquidation pure et simple.

 

 La fin de la « culture du servir-soi »

Le cœur du problème, selon l’administrateur Mbaïtadjim, ne réside pas dans un manque de ressources, mais dans une culture managériale dévoyée. « J’ai hérité d’une culture où l’argent des épargnes déposées était la propriété des dirigeants sociaux », martèle-t-il.

 

Jacob Mbaïtadjim pointe du doigt une organisation où la compétence était absente au profit d’un système où « chacun se sert comme il veut ». Cette « ancienne culture » aurait permis la dilapidation des fonds par le biais de :

 Faux crédits : Des emprunts accordés sans garanties, souvent avec la complicité interne.

 

Obstruction au recouvrement : Des agents qui, envoyés sur le terrain pour récupérer les dettes, protégeaient les débiteurs en prétendant leur décès ou en les incitant à fermer boutique.

 

Malversations internes : Plusieurs cadres et agents font l’objet de procédures judiciaires pour vol, certains étant déjà incarcérés dans les centres de détention de Ngaragba et de Bimbo.

 

La résistance au changement

Pour l’administrateur, la manifestation actuelle d’une partie du personnel,  placé en chômage technique pour trois mois,  n’est rien d’autre qu’une réaction de défense de ceux qui profitaient du désordre. En engageant un plan de restructuration validé par la COBAC (Commission Bancaire de l’Afrique Centrale) et en recrutant de nouveaux cadres compétents, il affirme avoir coupé les circuits de la corruption.

 

 « Quand tu fais des réformes et que les gens t’applaudissent, c’est que tu n’es pas dans le bon chemin », affirme-t-il pour justifier la contestation dont il fait l’objet.

 

 Un vent de modernisation

Malgré les tensions, Jacob Mbaïtadjim se veut rassurant. Il assure que les dépôts augmentent et que la gouvernance s’est modernisée. Un cabinet international a d’ailleurs été sollicité pour réaliser un audit complet de la gestion entre 2021 et 2025 afin de faire toute la lumière sur les comptes de l’institution.

 

L’enjeu est de taille : avec 32 000 épargnants centrafricains, la chute de la CMCA provoquerait une onde de choc majeure sur l’ensemble du système financier et de l’économie du pays. Pour l’heure, l’administrateur reste ferme : sa mission est de sauver la maison, envers et contre ceux qu’il appelle les « pilleurs du passé ».

 

Par Anselme Mbata

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Baccalauréat par arrêté ministériel : Me MBOE Dédé-Vianney démonte une fraude d’État qui porte la signature du Conseil des ministres

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Baccalauréat par arrêté ministériel : Me MBOE Dédé-Vianney démonte une fraude d’État qui porte la signature du Conseil des ministres

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/le-ministre-centrafricain-de-l-education-nationale-aurelien-simplice-zingas.webp” data-wpel-link=”internal”>Baccalauréat par arrêté ministériel : Me MBOE Dédé-Vianney démonte une fraude d’État qui porte la signature du Conseil des ministres
Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le ministre d’État en charge de l’Éducation nationale a signé plusieurs arrêtés proclamant l’admission de candidats au baccalauréat des sessions 2003 et 2013. Son explication : les procès-verbaux de délibération auraient été détruits lors d’actes de vandalisme dans les archives du ministère. Vingt-trois ans après pour les uns, treize ans après pour les autres. Et c’est maintenant, en 2026, que le gouvernement s’en aperçoit.

 

Me MBOE Dédé-Vianney, docteur en droit et ancien Coordonnateur-Chef du Conseil Permanent chargé de la Réforme de l’Administration Centrafricaine, ne s’embarrasse pas de précautions oratoires : ce que le gouvernement a fait est illégal, et il le démontre point par point dans la revue Le Reflet.

 

Un diplôme ne se décrète pas

 

Me MBOE Dédé-Vianney part d’un principe que tout juriste connaît : le baccalauréat est un titre académique attribué exclusivement par un jury souverain. Pas par un ministre. Pas par un arrêté. Jamais. Sans délibération de jury, il n’y a pas d’admission. Sans procès-verbal, il n’y a pas de preuve juridique. Sans preuve juridique, il n’y a pas de diplôme. La logique est implacable, le droit est clair, et le gouvernement l’a brisé délibérément.

 

Ce que Me MBOE Dédé-Vianney souligne avec une précision chirurgicale, c’est que la faute ne se limite pas au ministre signataire. Le Conseil des ministres lui-même a autorisé la manœuvre. Ce sont donc tous les membres du gouvernement qui portent la responsabilité politique de cette dérive. Mettre en cause le seul ministre de l’Éducation nationale serait, selon Me MBOE Dédé-Vianney, «trop simple, voire simpliste». La décision a été discutée, validée et couverte par la plus haute instance exécutive du pays.

 

Une manœuvre politique déguisée en réparation administrative

 

Me MBOE Dédé-Vianney ne dit pas seulement que c’est illégal. Il dit aussi pourquoi ça a été fait. Les bénéficiaires de ces arrêtés seraient, selon son analyse, des soutiens et adeptes du Mouvement des Cœurs Unis, le parti au pouvoir. Des diplômes-récompenses, distribués par voie réglementaire en échange de services électoraux rendus. Un système éducatif transformé en distributeur de faveurs politiques.

 

Cette lecture, Me MBOE Dédé-Vianney l’étaye avec méthode. Il rappelle que des solutions légales existaient : organiser une session exceptionnelle de rattrapage, comme le gouvernement de salut public l’avait fait en 1979-1980 ; concevoir des épreuves spécifiques d’évaluation ; ou reconstituer les résultats devant un jury ad hoc. Toutes ces voies respectent le principe fondamental que le gouvernement a choisi d’ignorer : seul un jury d’examen peut proclamer une admission au baccalauréat.

 

Des arrêtés voués à l’annulation

 

Sur le plan juridique, Me MBOE Dédé-Vianney est catégorique : les arrêtés des deux ministres de l’Éducation nationale sont sans effet de droit. Ils sont entachés d’une absence totale de base légale. Un procès-verbal de jury n’est pas un acte administratif révocable — contrairement à un arrêté ministériel, qui lui peut être retiré ou annulé. En remplaçant l’un par l’autre, le gouvernement n’a pas résolu un problème juridique. Il en a créé un autre, plus grave.

 

Les conséquences pour les candidats concernés sont réelles. Leurs diplômes seront difficilement opposables à l’étranger, vulnérables devant un juge, potentiellement rejetés par les institutions universitaires africaines et internationales. En voulant les récompenser, le gouvernement les a fragilisés.

 

Le gouvernement centrafricain face à son propre effondrement institutionnel

 

Ce que Me MBOE Dédé-Vianney pointe derrière cette affaire de baccalauréat, c’est quelque chose de bien plus large. Révocation de juges inamovibles, référendum anticonstitutionnel, éligibilité illégale à la présidentielle : le gouvernement accumule les violations des règles les plus élémentaires de l’État de droit. L’attribution de diplômes par arrêtés n’est qu’un épisode de plus dans cette longue séquence de désinvolture juridique.

 

Me MBOE Dédé-Vianney conclut avec une exigence simple : les arrêtés doivent être retirés. Un jury doit être constitué. Une procédure régulière doit être engagée. Et si le gouvernement centrafricain veut restaurer sa crédibilité, il doit cesser de confondre pouvoir politique et compétence juridique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Pour l’opposant Martin Ziguelé, il est temps de mettre fin à l’intrusion des forces Wagner en RCA et remettre la sécurité entre les mains des FACA

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Pour l’opposant Martin Ziguelé, il est temps de mettre fin à l’intrusion des forces Wagner en RCA et remettre la sécurité entre les mains des FACA

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Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le député de Bocaranga et ancien premier ministre Martin Ziguelé exige désormais à Touadéra de remettre la sécurité entre les mains des FACA et mettre fin à l’intrusion des forces non régulières qui monopolisent tout en RCA

L’opposant Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a exigé un retour à l’ordre constitutionnel sur la question de la sécurité.

Martin Ziguelé reconnaît qu’il y a eu des progrès dans ce domaine, mais il pose une question essentielle : la sécurité totale et entière du territoire, de la population et des biens est-elle vraiment garantie par les forces de défense et de sécurité centrafricaines, comme le prévoit la Constitution ?

Il dénonce sans détour que ce chantier a été perverti par l’intrusion des forces non régulières et non centrafricaines. Martin Ziguelé cible intentionnellement les groupes Wagner et les autres forces africaines qui monopolisent actuellement la sécurité en République centrafricaine.

Sa solution est claire et directe : il faut remettre la sécurité du pays entre les mains des FACA. Tout appui venu de l’extérieur doit uniquement servir à renforcer les capacités des forces armées centrafricaines, et non remplacer leur rôle.

Martin Ziguelé (MLPC/BRDC) insiste pour que les soldats centrafricains reprennent pleinement leur mission constitutionnelle et que l’intrusion des forces non régulières cesse.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Nadine Kossi appelle à une parité accrue au nouveau bureau de l’Assemblée national

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Nadine Kossi appelle à une parité accrue au nouveau bureau de l’Assemblée national

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Madame Nadine Kossi, Président de l’association Action solidaire. Photo Courtoisie

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’ouverture de la huitième législature sous la septième République des bras cassés marque un tournant décisif pour la vie politique nationale. Dans ce contexte de renouveau institutionnel, la Présidente de l’association action solidaire Nadine Kossi a adressé un message fort aux parlementaires, plaçant la représentativité et l’équité au cœur des priorités de cette session inaugurale. Pour la rédaction de CNC, cet appel souligne l’urgence de transformer les structures de pouvoir internes pour mieux refléter la diversité de la société.

 

 Un mandat sous le signe de la responsabilité nationale

Nadine Kossi rappelle d’emblée que ce moment solennel ne représente pas uniquement une continuité administrative, mais une chance de consolider les fondements de l’État de droit. Les députés, investis de la confiance de leurs concitoyens, sont appelés à répondre aux aspirations de progrès et de stabilité. Selon l’analyse de l’autrice, la responsabilité des élus consiste à porter une voix authentique et à travailler sans relâche pour l’unité de la Nation.

 

 Le leadership féminin comme levier de performance

Au centre de l’intervention de Nadine Kossi, la question de la place des femmes députées au sein de l’institution occupe une place prépondérante. L’autrice insiste sur le fait que la simple présence numérique ne suffit plus. Pour la Président de l’action solidaire, l’enjeu réside dans la capacité des femmes à devenir des actrices majeures des décisions stratégiques.

 

Compétence et vision : Les femmes parlementaires apportent des atouts essentiels pour un Parlement plus inclusif.

Justice et équité : Accorder une place considérable aux femmes au sein du futur bureau de l’Assemblée est présenté comme un acte de justice nécessaire.

Qualité de la gouvernance : Promouvoir le leadership féminin renforce directement l’efficacité et la crédibilité de l’institution parlementaire.

 

 Vers un Parlement représentatif et efficace

En appelant à une représentation accrue dans les instances décisionnelles du bureau, Nadine Kossi souhaite envoyer un signal fort en faveur du progrès social. Pour la rédaction de CNC, cette démarche vise à moderniser l’image du Parlement tout en garantissant une gouvernance plus équilibrée. L’autrice exhorte les députés à faire preuve d’un sens élevé de responsabilité pour que cette session soit guidée par le dialogue et la recherche constante de l’intérêt général.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : l’opposant Anicet-Georges Dologuelé empêché de sortir du territoire centrafricain, son passeport confisqué

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Centrafrique : l’opposant Anicet-Georges Dologuelé empêché de sortir du territoire centrafricain, son passeport confisqué

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Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le régime de Faustin-Archange Touadéra montre désormais ses vraies couleurs. Ce mardi, l’opposant Anicet-Georges Dologuélé a été empêché de prendre son vol à l’aéroport international de Bangui Mpoko.

 

Alors qu’il répondait à une invitation officielle de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, le leader de l’URCA s’est vu barrer la route par le commissaire de l’aéroport.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, obtenues directement auprès de sources au sein de l’immigration, les autorités justifient cet acte par une fin de mandat. Pour le commissaire de police interrogé par CNC, Dologuélé n’est plus député de la septième législature depuis le 30 avril dernier. En conséquence, son passeport diplomatique ne serait plus valable et a été confisqué sur-le-champ.

 

Mais derrière ce prétexte administratif se cache une réalité bien plus sombre. En privant l’opposant de son passeport et de sa liberté de mouvement, Touadéra applique une stratégie de mort lente. C’est une méthode connue qui consiste à laisser pourrir la situation de ses adversaires politiques pour les détruire à petit feu.

 

Cette situation rappelle étrangement le sort de l’ancien président Ange-Félix Patassé. En son temps, François Bozizé l’avait empêché de quitter le pays pour aller se soigner. Patassé n’a pu partir qu’au dernier moment, pour mourir dès son arrivée au Cameroun. Aujourd’hui, l’ex-premier ministre de Bozizé, devenu à son tour Président, semble vouloir utiliser le même procédé contre Dologuélé.

 

Après lui avoir refusé la délivrance d’un passeport l’année dernière, le pouvoir passe à la vitesse supérieure en l’enfermant à l’intérieur des frontières nationales. La dérive autoritaire de Bangui ne se cache plus.

 

Nous reviendrons avec plus de détails sur cette affaire dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Alain Nzilo

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Coup de force à l’Assemblée Nationale : Le plan de Touadéra et Ngamana pour évincer Sarandji du perchoir

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 Coup de force à l’Assemblée Nationale : Le plan de Touadéra et Ngamana pour évincer Sarandji du perchoir

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis quelques semaines, le climat politique à Bangui prend une tournure inattendue. Faustin Archange Touadéra et Evariste Ngamana semblent avoir accordé leurs violons pour écarter Simplice Mathieu Sarandji de la présidence de l’Assemblée Nationale. Ce qui se joue actuellement dans les couloirs du pouvoir ressemble à un règlement de comptes mûri depuis plusieurs années. Au toile de fond de cette histoire,  il y’a des secrets administratifs et manœuvres électorales de dernière minute qui se jouent.

 

 L’origine de la discorde : l’affaire du faux diplôme de Ngamana

Pour comprendre cette hostilité, il faut remonter à l’époque où Faustin Archange Touadéra occupait le poste de Recteur de l’Université et Simplice Mathieu Sarandji celui de Secrétaire Général. À cette période, sous la présidence de François Bozizé, Evariste Ngamana avait soumis son dossier, jouant ses diplômes également au dossier   pour intégrer la fonction publique parlementaire.

 

Alors, la commission chargée d’étudier le dossier d’intégration avait procédé à la vérification des références académiques. À l’université de Bangui, les dossiers arrivent au bureau du secrétariat de l’université. Évidemment, Simplice Mathieu Sarandji qui, après vérification, avait rédigé et signé le rapport officiel notifiant que le diplôme présenté par Ngamana était un faux. Ce document, longtemps resté confidentiel, a fini par apparaître sur les réseaux sociaux au moment où Ngamana accédait à la première vice-présidence de l’Assemblée. Alors, depuis cette fuite, Ngamana voit en Sarandji l’homme à abattre, celui qui détient la preuve de son imposture académique.

 

 La stratégie de l’infiltration électorale

Ne parvenant pas à faire tomber Sarandji par des motions de censure classiques, Evariste Ngamana a investi le terrain technique digne des parrains mafieux. Il a réussi à placer l’une de ses maîtresses à la tête du service informatique de l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Malgré les alertes des commissaires de l’ANE sur l’incompétence de cette responsable placée par Ngamana, ce dernier a réussi une fois de plus à convaincre le Chef de l’État Faustin-Archange Touadera et le ministre de l’Administration du Territoire de maintenir sa maîtresse en poste, prétextant des pressions de l’opposition.

 

Le résultat de ce maintien s’est fait sentir lors du premier tour des législatives. Des candidats ayant obtenu très peu de voix ont vu leurs scores augmenter de manière inexpliquée dans le système informatique. Cette manipulation aurait permis à Ngamana de s’assurer une base d’environ 50 députés “élus” frauduleusement dès le premier tour, prêts à voter pour lui lors de l’élection du perchoir. Parmi ces candidats élus frauduleusement, figure Fleury Pabandji de Bouar 1.

 

La stratégie mise en place, et un calendrier forcé pour devancer le droit

Le calcul est simple : sur 140 sièges, 50 députés ne suffisent pas pour garantir la victoire de Ngamana si l’on attend la fin complète du processus électoral. Pour sécuriser son accession à la présidence de l’Assemblée, le clan Ngamana-Touadéra a choisi de brusquer les institutions.

 

L’ouverture de la première session de la huitième législature ce lundi 04 mai 2026 a été lancée alors que le deuxième tour est encore en cours. Cette précipitation vise à installer les députés déjà validés et à organiser le vote du bureau de l’Assemblée avant que l’équilibre des forces ne puisse changer avec l’arrivée des élus du second tour.

 

 Un précédent dangereux

Si ce plan arrive à son terme, la République Centrafricaine verrait, pour la première fois, un homme dont le diplôme a été officiellement déclaré faux par les autorités universitaires accéder à la deuxième personnalité de l’État. Evariste Ngamana, comme tout le monde le sait, est un chef de milice sans scrupules, utilise le mensonge et la pression pour effacer son passé et prendre la place de son ancien supérieur, Simplice Mathieu Sarandji. La tension est à son comble alors que les institutions semblent céder sous le poids de cette stratégie de conquête rapide du pouvoir.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Il annonce qu’il sera le prochain président centrafricain : le plan de Sana Bangui dénoncé par le personnel de la BEAC

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Il annonce qu’il sera le prochain président centrafricain : le plan de Sana Bangui dénoncé par le personnel de la BEAC

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Neveu du dictateur de Bangui en exercice, le Gouverneur de la BEAC Sana Bangui  ne cache plus son projet de succession dynastique, affirmant régulièrement qu’il prendra le pouvoir à Bangui après son oncle.

 

Un document explosif circule depuis le 1er février 2026 dans les cercles bancaires et médiatiques d’Afrique centrale. Le personnel de la BEAC y expose un montage politique qu’ils qualifient d’incompatible avec les fonctions de Gouverneur. Sana Bangui utiliserait son poste pour préparer sa succession à la tête de la République centrafricaine.

 

Dans leur alerte formelle, les agents expliquent que le Gouverneur “affirme également, pour se conférer une stature qu’il n’a pas, être le prochain Président de la République centrafricaine, au cours ou à l’achèvement de son mandat actuel de gouverneur”. Ces déclarations répétées créent selon eux une confusion dangereuse entre l’institution monétaire régionale et des projets politiques nationaux.

 

Le personnel rappelle que Sana Bangui “met en avant ses liens familiaux directs avec la Présidence centrafricaine (son oncle en est le Président)”. Cette parenté directe expliquerait comment il a obtenu un poste normalement réservé à la République centrafricaine au sein de la rotation des gouverneurs. La fonction servirait ainsi de tremplin vers la magistrature suprême.

 

Les employés dénoncent également ses revendications concernant le Gabon. Selon eux, le Gouverneur déclare “avoir contribué largement et de manière déterminante à l’élection du Président actuel” gabonais. Il invoquerait ces “prétendus soutiens politiques” pour asseoir son autorité et échapper au contrôle des instances régionales.

 

Ces affirmations créent pour le personnel “une confusion délétère entre l’institution monétaire régionale, censée être neutre et indépendante, et des agendas électoraux nationaux particuliers, des intérêts politiques et des stratégies personnelles d’accession au pouvoir”. La BEAC se transformerait ainsi en plateforme politique personnelle au service d’ambitions dynastiques.

 

Le document va plus loin dans la dénonciation. Les agents estiment que ces revendications “consacrent, en plus, un manque de respect à l’égard des Présidents gabonais et centrafricain dont il laisse entendre que leurs influences seraient prépondérantes, dans la gestion de la BEAC, que les quatre autres Chefs d’États de la CEMAC”. Cette posture créerait un déséquilibre dans la gouvernance régionale.

 

Le personnel pointe la stratégie d’affranchissement de Sana Bangui vis-à-vis de sa hiérarchie légitime. Ils écrivent que “le Gouverneur Sana Bangui revendique publiquement une indépendance totale vis-à-vis des Ministres membres du Comité Ministériel, s’abritant derrière une prétendue légitimité supérieure qu’il prétend tirer de la Conférence des Chefs d’État”. Cette posture serait le socle d’une gouvernance sans contrôle.

 

Les employés qualifient cette attitude de “dérive institutionnellement destructrice” qui “n’est nullement une dérive isolée, une erreur d’appréciation ou une maladresse ponctuelle, mais constitue le socle délibéré d’une gouvernance autocratique hors-sol, dépourvue de tout contrôle et de toute reddition de comptes”. La Banque Centrale fonctionnerait comme un fief personnel.

 

L’instrumentalisation politique atteint son paroxysme selon le personnel lorsque le Gouverneur utilise ses connexions présumées pour imposer des décisions arbitraires. L’affaire Nguelle Obame en constitue une illustration. Michel Dzombala aurait “délibérément agi sous le couvert protecteur et en manipulation constante de M. Sana Bangui, lequel prétend lui-même agir sous le couvert de ses relations privilégiées proclamées avec la Présidence gabonaise”.

 

Dans cette affaire, les deux hommes auraient “délibérément ignoré les recours, sous plusieurs formes, de hauts responsables gabonais” et “violé les textes réglementaires impératifs de la BEAC”. Le personnel y voit la preuve d’un système où les parrainages politiques réels ou supposés permettent de contourner toutes les règles institutionnelles.

 

Ces manœuvres s’inscrivent dans une stratégie plus large de capture institutionnelle. Le personnel dénonce “une stratégie délibérée d’affranchissement de cette tutelle légitime, convertie en une véritable dissidence institutionnelle, une rébellion administrative et en un déni ouvert de l’autorité hiérarchique établie”. La BEAC échapperait totalement au contrôle prévu par ses textes fondateurs.

 

Le Conseil d’Administration et le Comité Ministériel, pourtant hiérarchie directe du gouvernement selon l’Article 47.7 des Statuts, seraient traités avec mépris. Le personnel constate que “la défiance est dirigée avec mépris vers le Conseil d’Administration et le Comité Ministériel, institutions pourtant souveraines et légitimes”. Ces organes de décision n’auraient plus aucune prise sur le Gouverneur.

 

Le Comité d’Audit lui-même aurait été détourné de sa mission. Les agents affirment qu’il “est désormais ouvertement considéré et traité comme une simple ‘moquette’ docile du gouvernement de la Banque, un instrument bureaucratique subordonné et un outil de validation automatique”. Ce renversement hiérarchique anéantirait toute surveillance indépendante.

 

La complicité du Ministre Ebe Molina Ivan, Président du Conseil d’Administration, est particulièrement pointée. Le personnel le présente comme “le soutien indéfectible et actif de M. Abbas Mahamat Tolli durant l’intégralité de son mandat catastrophique”. Cette alliance aurait facilité une gestion opaque et frauduleuse de l’institution.

 

En retour, Abbas Mahamat Tolli aurait “manœuvré de manière décisive, active et déterminante pour assurer l’accession controversée de M. Sana Bangui au poste suprême de Gouverneur”. Les agents y voient un pacte implicite formant “une chaîne de commandement basée sur le trio Abbas Tolli-Ebe Molina et Sana Bangui, agencement mafieux exclusivement dévouée à l’opacité, à la fraude et à des dérives managériales établies et protégées”.

 

Cette capture institutionnelle s’accompagne de graves violations des droits du personnel. Le document dénonce des crimes sexuels commis par le Gouverneur contre deux agents féminines. Mademoiselle Ayi Bacale Esperanza Ramona aurait subi “une tentative de conquête sexuelle violente, d’attouchements sexuels répétés et de gestes brutaux caractérisant sans équivoque possible une tentative de viol”.

 

Face au refus de cette informaticienne qui était sa collaboratrice, Sana Bangui aurait orchestré “une mesure caractérisée de torture administrative dès l’instant où il a été désigné gouverneur : sa mutation forcée et punitive vers Ebibeyin, zone géographiquement isolée et dépourvue de plateau médical spécialisé approprié”. Cette décision aurait été prise en connaissance de ses pathologies graves.

 

La mutation aurait “directement provoqué une dégradation dramatique de son état de santé, nécessitant en urgence une évacuation sanitaire internationale vers l’Afrique du Sud”. Le personnel qualifie cet acte de “mise en danger délibérée de la vie d’autrui, infraction pénale grave sanctionnée par l’ensemble des législations applicables”.

 

Mademoiselle Susana Jones Lajay aurait connu un sort comparable. Elle aurait “subi des avances sexuelles insistantes, menaçantes et agressives ainsi que des tentatives répétées d’attouchements physiques de la part du Gouverneur Sana Bangui, alors qu’il était son supérieur hiérarchique direct comme Directeur des systèmes d’information”. Son refus lui aurait valu une mutation punitive vers Malabo.

 

Ces mutations violent l’Article 35 du Statut des agents qui impose un préavis de trois mois et l’avis du Directeur National. Les deux femmes ont été mutées le 30 août 2024 pour une prise de fonction le 1er octobre suivant. Le personnel note que “le non-respect délibéré et systématique du préavis légal impératif de trois mois et l’absence totale d’avis préalable formalisé du Directeur National confirment la nature manifestement illégale, exclusivement malveillante et intentionnellement criminelle de ces décisions”.

 

Les agents rappellent que ces actes violent gravement le Code de Déontologie de la BEAC. Ils citent notamment l’Article 28 qui interdit le harcèlement sexuel, l’Article 27 qui prohibe le harcèlement moral, et l’Article 21 qui impose le respect de la dignité des personnes. Ces dispositions “sont directement applicables aux membres du gouvernement qui sont d’autant plus obligés à les respecter”.

 

La responsabilité collective du gouvernement est engagée selon l’Article 47.7 des Statuts qui établit que “le gouvernement de la banque centrale recrute, nomme et révoque l’ensemble du personnel”. Le personnel en conclut que “le silence complice, l’assistance passive ou l’inaction délibérée des autres membres du gouvernement de la BEAC ne constitue nullement une posture de neutralité admissible mais constitue objectivement et juridiquement une complicité pénale active”.

 

La passivité du Ministre Ebe Molina et de son compatriote Engonga Obiang est particulièrement condamnée. Les deux femmes victimes sont équato-guinéennes, et ces responsables auraient été informés des faits. Le personnel invoque le Code Pénal de Guinée Équatoriale qui sanctionne “l’omission du devoir de secours” et “l’omission du devoir d’empêcher des délits”.

 

Les autres membres du gouvernement, Dzombala, Nsom, Djibrine et Lendjondjo, seraient également complices “en ayant participé aux représailles mises en œuvre contre ces deux dames innocentes”. Leur responsabilité solidaire serait engagée au titre de l’Article 47.7 des Statuts, les rendant passibles des mêmes peines que l’auteur principal.

 

Les infractions pénales caractérisant ces faits sont multiples selon le personnel. Ils citent la tentative de viol “punie de 10 ans d’emprisonnement dans plusieurs législations dont les législations française et américaine”, le harcèlement sexuel aggravé, la mise en danger de la vie d’autrui, et les violences volontaires. Ces qualifications relèvent de trois législations convergentes.

 

Au Cameroun, siège de la BEAC et lieu de commission des infractions, l’Article 296 du Code Pénal sanctionne le viol et sa tentative. L’Article 302-1 punit le harcèlement sexuel commis par abus d’autorité. L’Article 228 réprime la mise en danger de la vie d’autrui. La loi portant Code du travail complète ce dispositif avec des dispositions sur le harcèlement.

 

En Guinée Équatoriale, nationalité des victimes, la Ley 2/1990 protège contre les violences en milieu professionnel. Le Code Pénal réprime les atteintes à l’intégrité sexuelle et l’abus d’autorité. En République centrafricaine, nationalité de Sana Bangui, les Articles 116 et suivants sanctionnent ces mêmes infractions. Le principe de compétence personnelle active permet de poursuivre les ressortissants pour des crimes commis à l’étranger.

 

Le personnel justifie le recours aux juridictions internationales par l’instabilité juridique de la zone CEMAC. Ils écrivent que “l’indépendance effective des magistrats est entravée par des pressions de plusieurs ordres”. Les juridictions françaises et américaines offrent selon eux “l’impartialité effective des débats, l’indépendance réelle des juridictions” et permettent “de frapper personnellement les auteurs de ces crimes là où ils possèdent des intérêts patrimoniaux substantiels”.

 

Les saisines annoncées ne constituent pas “une posture de négociation, mais comme une démarche procédurale fondée sur le principe de compétence extraterritoriale de juridictions françaises et américaines”. Le Procureur de la République de Paris sera saisi au titre de l’Article 40 du Code de procédure pénale pour tentative de viol, harcèlement sexuel aggravé et mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

 

Le Défenseur des Droits français et l’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail seront également mobilisés. Aux États-Unis, plusieurs instances compétentes seront saisies compte tenu des actifs et déplacements réguliers des personnes mises en cause. L’immunité diplomatique ne couvrira pas ces crimes de nature personnelle selon la jurisprudence internationale.

 

Le personnel rappelle que “l’absence de prise en compte de faits jugés graves exposés ci-après doit être analysée comme une obstruction ou une complicité, et expose personnellement les administrateurs et les membres du Comité Ministériel à des poursuites individuelles devant des juridictions répressives internationales compétentes”. Les émoluments récents et qualifiés d’indécents pourraient être compris comme des tentatives de corruption.

 

L’alerte s’appuie sur le dernier rapport du Comité d’Audit qui fait “obligation expresse au Gouvernement de la Banque de mettre en place des mécanismes de lancement d’alerte assortis de tous les dispositifs de protection”. Le personnel exerce ainsi son “devoir de loyauté envers l’Institution et de l’obligation de signalement de faits susceptibles d’être délictueux”.

 

La Convention des Nations Unies contre la Corruption, dite Convention de Merida, protège explicitement dans son Article 33 les personnes qui communiquent des informations sur des actes de corruption ou d’abus de pouvoir. Les agents indiquent que leur démarche s’inscrit dans “les standards internationaux de Transparence et de Lutte contre la Corruption, ainsi que dans les dispositifs de protection des lanceurs d’alerte”.

 

La responsabilité fiduciaire des membres du Conseil d’Administration et du Comité Ministériel est engagée au titre de leur obligation de diligence raisonnable. Le personnel avertit que “l’ignorance des faits ou l’invocation d’immunités ne saurait faire obstacle aux procédures, au motif que certaines personnes mises en cause séjournent régulièrement, disposent d’actifs et circulent dans des juridictions françaises et américaines susceptibles d’être saisies”.

 

Le mandat du Ministre Ebe Molina à la présidence des organes de décision s’est caractérisé selon les agents par “des manquements éthiques et une stratégie présentée comme une capture institutionnelle au profit d’intérêts claniques et relationnels, au détriment de l’indépendance et de la neutralité attendues”. Il aurait priorisé “la préservation d’avantages matériels personnels et d’émoluments, ainsi que la sauvegarde de son poste ministériel”.

 

La perception régulière d’émoluments substantiels est attestée par “des documents officiels portant sa signature, ayant circulé sur les réseaux sociaux”. Le personnel y voit “un précédent préjudiciable à l’image de la BEAC”. Face aux violations de textes, crimes sexuels et détournements dénoncés, Ebe Molina aurait adopté “une posture d’inaction d’autant plus grave que les crimes sexuels et les tortures administratives reconnus avaient pour cibles deux de ses compatriotes”.

 

Il aurait finalement été “absent des dernières réunions de son mandat, après d’ultimes magouilles financières avec le gouvernement de la BEAC”. Le personnel interprète cette absence comme “une désertion de responsabilité”. Cette démission morale intervient au moment où des changements de gouvernance étaient attendus en janvier 2026.

 

Le gouvernement de la BEAC aurait anticipé que “la nouvelle configuration ne garantirait plus ni l’atonie du Conseil d’Administration, ni la poursuite d’une vassalisation du Comité d’Audit”. Sana Bangui se serait alors “permis de prendre une folle initiative visant à tenter de modifier le mécanisme institutionnel de rotation statutaire de la Présidence du Comité d’Audit” en invoquant un argument pays.

 

Cette tentative a été “rejetée, avec une humiliation du Gouverneur Sana”. Le personnel présente cette alerte comme “un dispositif destiné à restaurer l’État de droit au sein de la BEAC et à protéger l’intégrité de la monnaie commune, en indiquant qu’il s’agit d’un dernier rempart institutionnel”. Les citoyens des six pays membres auraient le droit de savoir comment leur institution monétaire est gérée par un homme préparant sa succession dynastique​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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