Comment l’État abandonne les PME centrafricaines face aux entreprises étrangères
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Hyppolite-Ngatte-ministre-des-petites-et-moyennes-entreprises.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Hyppolite Ngatté, ministre des petites et moyenes entreprises
La faiblesse de la gouvernance en République centrafricaine expose les PME nationales à une concurrence étrangère écrasante, freinant leur développement et l’essor économique du pays.
Le débat Patara de juin 2025 sur la radio Ndékè Luka, animé par Armando Yanguendji, a exposé les problèmes majeurs de la gouvernance centrafricaine dans le soutien aux petites et moyennes entreprises. Dieudonné Ngoumbango, économiste et entrepreneur, a dénoncé une corruption importante dans l’attribution des marchés publics, où des contrats sont souvent accordés à des entreprises étrangères incapables de les réaliser correctement, en échange de commissions illégales. Cette pratique témoigne d’un manque de patriotisme économique et d’une absence de moralisation de la vie publique, conditions nécessaires pour une concurrence équitable.
Dieubeni Antiga, secrétaire général du collectif des jeunes entrepreneurs centrafricains, a dénoncé l’évasion fiscale des opérateurs étrangers, qui échappent aux taxes et à la déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Il a pris l’exemple du Carrefour de l’emploi, où une étrangère a été choisie pour organiser un événement destiné aux Centrafricains, malgré des compétences nationales disponibles. Cette préférence pour les acteurs étrangers décourage les entrepreneurs centrafricains et accentue leur exclusion.
Jean-Paul Ninguia, chargé de mission au ministère des PME, a admis des défaillances dans l’application des lois, comme le Code de commerce de 2016, qui autorise les étrangers à entreprendre sous réserve d’agréments, mais souffre d’un manque de diffusion et de moyens pour un suivi efficace. Le ministère, créé en 2016, manque même de véhicules pour aller rencontrer les acteurs sur le terrain, révélant une administration coupée des réalités. Les initiatives comme le fonds national de garantie ou le CAPMEA, censées soutenir les PME, restent inefficaces ou inaccessibles, selon les participants.
Les entrepreneurs ont également regretté l’absence de dialogue avec le gouvernement. Des propositions, comme un cabinet subventionné pour certifier les états financiers ou des exonérations fiscales pour les jeunes entreprises, restent sans réponse. Ce manque de collaboration, combiné à une gouvernance faible, laisse les PME centrafricaines sans les outils nécessaires pour rivaliser avec les entreprises étrangères, menaçant leur survie et l’économie nationale.
En un mot, sans une gouvernance renforcée et un soutien concret, l’État centrafricain continuera de sacrifier ses PME locales, compromettant ainsi l’avenir économique et entrepreneurial du pays….
Saint-Cyr Tanza : le toto invalidé court au Trésor tenter de récupérer les 15 millions que Touadéra lui avait avancés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Saint-Cyr-TANZA-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans l’histoire du monde, les traitres payent toujours et toujours le prix de leur ingratitude. Saint-Cyr Tanza, le toto de Touadera, traverse actuellement cette épreuve humiliante. Recalé de la présidentielle pour usage de faux documents, il a tenté ces derniers jours de mettre la main sur sa caution de 15 millions de francs CFA au trésor public. Mais une intervention musclée d’un conseiller à la présidence a brisé brusquement ses espoirs.
Le pouvoir centrafricain aime composer ses propres adversaires quand l’opposition véritable refuse de participer au jeu électoral. Cette pratique permet de donner une apparence de pluralisme démocratique devant les observateurs internationaux. Saint-Cyr Tanza semblait parfait, selon Touadera, pour ce rôle de traitre : un ancien militant de l’URCA chassé de son parti, malléable et sans envergure politique réelle.
Dès l’annonce de sa candidature à la présidentielle du 28 décembre 2025, les questions ont fusé dans les quartiers de Bangui. Comment un homme vivant dans une hutte de location au quartier Ramandji pouvait-il payer 15 millions de francs CFA de caution ? Ses voisins du troisième arrondissement connaissent sa situation financière. Ils savent qu’il s’est arrêté en classe de CM2 et n’a jamais exercé d’activité lucrative importante.
Tanza affichait pourtant une arrogance déconcertante. Il déclarait publiquement à tous ceux qui peuvent l’entendre , selon le quotidien Le Citoyen qu’il pouvait payer de sa propre poche sa caution présidentielle, même si le montant atteint 200 millions. Cette fanfaronnade pathétique de ce traitre ne pouvait tremper personne. Tout le monde savait très bien que L’argent qu’il se ventait provenait directement de la poche de Touadera. Ce nouveau dictateur centrafricain avait décidé de financer entièrement cette candidature fantoche de Tanza pour créer une opposition de façfaçade et attaquer ses véritables adversaires, Henri-Marie Dondra et Anicet-Georges Dologuélé.
Tanza Saint-Cyr, le traitre manufacturé a rapidement tourné au désastre médiatique. Lors du débat Patara sur la radio Ndèkè-Luka, il a lâché des perles qui ont enflammé les réseaux sociaux. “J’ai le copie dans ma bureau”, a-t-il déclaré en prétendant détenir des preuves contre Dondra. Il a confondu à plusieurs reprises le Conseil Constitutionnel avec un mystérieux “conseil consultatif”, avant qu’un débatteur ne le corrige publiquement.
Sa lettre adressée au Conseil Constitutionnel pour demander l’invalidation de ses adversaires a achevé de le ridiculiser. Truffée de fautes d’orthographe et de grammaire, elle a été corrigée en rouge par des internautes comme une copie d’écolier. Les commentaires fusaient : “Obligation de reprendre la base, classe de CI”, “Ce candidat doit retourner à l’école Bâ-lâ”. Les captures d’écran ont circulé massivement sur Facebook et WhatsApp.
Même ses tentatives d’intimidation se sont retournées contre lui. Quand Élysée Nguémalé, coordinateur d’une organisation de la société civile, lui a envoyé un message pour le féliciter ironiquement de sa prestation à Patara, Tanza a répondu violemment : “Je déteste les hypocrites. Ne m’envoies plus jamais de messages et plus jamais des appelles. Ok ?” L’échange publié sur les réseaux a provoqué une nouvelle vague de moqueries.
Les photos de sa modeste demeure familiale ont achevé de démontrer l’imposture. Les Centrafricains regardaient ces images et se posaient la question évidente : comment un homme dans cette situation peut-il disposer de 15 millions pour une caution électorale ? La réponse ne faisait aucun doute pour personne.
Le Conseil Constitutionnel a fini par invalider sa candidature dans sa décision numéro 014/CC/25 du 14 novembre. Le motif retenu était le faux et usage de faux. Tanza avait versé à son dossier un titre de propriété numéro 11516 qui n’était pas le sien. Les vérifications auprès de la Direction de l’Enregistrement ont établi que ce titre foncier non bâti d’une valeur de 600.000 francs appartenait en réalité à Jérémie Gounoumoundjou.
La Constitution centrafricaine exige explicitement qu’un candidat présidentiel possède une propriété bâtie sur le territoire national. Tanza ne remplissait aucune de ces conditions. Le titre présenté concernait un terrain vague et appartenait à quelqu’un d’autre. Double fraude, double embarras.
Cette invalidation aurait pu clore le dossier. Mais c’est là que l’affaire prend une tournure encore plus édifiante. Selon les révélations du quotidien Le Citoyen de Bangui, Tanza s’est présenté la semaine dernière au Trésor public. Il venait accomplir les formalités nécessaires pour récupérer sa caution de 15 millions de franc CFA.
La procédure a démarré normalement. Il a rempli les documents requis, apposé sa signature sur les formulaires. Seule manquait la signature d’un responsable momentanément absent. Tanza est reparti, pensant revenir bientôt finaliser l’opération et empocher l’argent.
Entre-temps, une personnalité de premier plan proche de la présidence est arrivée au Trésor pour une autre raison. En découvrant les documents préparés au nom de Tanza, cette autorité a immédiatement donné des instructions fermes aux agents. Aucun paiement ne devait être effectué. L’opération ne pourrait se dérouler qu’en sa présence personnelle, dévoile Le citoyen.
Cette personnalité a même tenté de joindre Tanza sur son téléphone portable. Celui-ci a délibérément refusé de répondre aux appels. Un jeu du chat et de la souris s’est alors installé. Dès que l’autorité quittait les lieux, Tanza revenait pour tenter sa chance. Mais les agents avaient reçu des consignes claires. Le pot aux roses était éventé.
La raison de ce blocage est limpide. Les 15 millions n’ont jamais appartenu à Tanza. Le Président Touadera lui avait prêtés uniquement pour lui permettre de déposer sa candidature. L’accord tacite prévoyait que cette somme devait retourner à sa source une fois la comédie terminée. Tanza croyait peut-être pouvoir garder cet argent après son invalidation, mais il s’était trompé sur toute la ligne.
Or, la réunion de Damara avait d’ailleurs scellé son sort avant même la décision du Conseil Constitutionnel. Le président de la République, le président du Conseil Constitutionnel et d’autres hauts responsables s’étaient réunis pour revoir leur stratégie électorale. Ils avaient convenu de nettoyer les candidatures factices et de permettre finalement à une partie de l’opposition réelle de participer au scrutin.
Cette décision condamnait automatiquement Tanza. Son rôle de marionnette n’avait plus de sens dans le nouveau scénario. Le Conseil Constitutionnel n’a eu qu’à s’appuyer sur une partie des irrégularités bien réelles de son dossier pour exécuter la sentence. L’homme entré en politique par effraction en sortait par la porte de service.
Au Trésor public, les agents ont assisté à une scène tragicomique. Tanza revenait obstinément comme un chat, espérant profiter d’un moment d’inattention pour récupérer l’argent. Mais la surveillance était maintenue. L’autorité présidentielle veillait à ce que ces 15 millions reprennent le chemin de la poche du nouveau dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro.
Tanza avait cru jouer son propre jeu. Il s’était affiché avec arrogance, avait attaqué publiquement ses anciens camarades de l’URCA, avait menacé de faire invalider Dondra et Dologuélé. Tout cela avec l’argent et le soutien du pouvoir. Maintenant, il se retrouve humilié publiquement, invalidé pour fraude, et incapable de récupérer une caution qui ne lui a jamais appartenu.
Le quotidien Le Citoyen conclut son récit par une formule lapidaire qui résume toute la situation. Deux mots seulement, chargés d’ironie et de pitié à la fois. Une épitaphe politique pour celui qui a voulu jouer dans la cour des grands sans en avoir ni les moyens, ni les capacités, ni même l’argent.
Craignant la défaite humiliante face à Dologuélé, Touadéra et Wagner inventent un soutien imaginaire de Martin Ziguelé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-leader-de-l-urca-anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le site Ndjoni Sango, relais notoire du groupe Wagner, a publié le 15 décembre un article inventé de toute pièce. Le texte affirme que Martin Ziguelé aurait appelé à voter Touadéra. Une fabrication pure que le MLPC a immédiatement démentie dans un communiqué officiel.
Face à la popularité grandissante de Dologuélé, le camp présidentiel a franchi une ligne rouge. Le régime multiplie désormais les opérations de désinformation pour tenter de renverser une tendance électorale qui lui échappe complètement.
L’article mensonger paru sur Ndjoni Sango prétend que Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, aurait accordé une interview à RFI où il appellerait ses militants à voter massivement pour Faustin Archange Touadéra lors de la présidentielle du 28 décembre 2025. Le texte va jusqu’à citer des déclarations entières que Ziguelé n’a jamais prononcées, parlant de “continuité”, de “consolidation des acquis” et de “mobilisation massive” en faveur du président sortant.
Sans plus tarder, le Bureau politique du MLPC a réagi. Dans son communiqué de presse relayé massivement sur les réseaux sociaux, le parti affirme clairement ne soutenir “en aucun cas Faustin Archange Touadéra”qu’il considère comme “responsable du déclin” de la République centrafricaine. Plus encore, le MLPC a décidé de boycotter totalement les Élections préparées dans les conditions actuelles, jugeant le processus entièrement truqué. Comment un parti qui refuse de participer au scrutin pourrait-il simultanément appeler à voter pour le candidat sortant? L’absurdité même de cette contradiction montre le caractère grossier de la manipulation.
Cette falsification s’inscrit dans une longue série d’attaques que le pouvoir mène contre le MLPC depuis 2022. Touadéra a déployé des moyens considérables pour fragmenter ce parti historique qui représente une menace sérieuse pour sa réélection. Corruption de députés à l’Assemblée nationale, manipulation de militants à coups de billets de banque, création de structures parallèles portant le même nom : toutes les méthodes sont bonnes pour affaiblir l’adversaire. Un ancien membre exclu, véritable toto, Christian Gonedere Kossi, travaille ouvertement pour le régime en utilisant illégalement le logo du MLPC sur des banderoles de soutien à Touadéra, semant la confusion dans l’opinion publique.
Le MLPC a annoncé qu’il saisira à nouveau la justice centrafricaine pour cette énième provocation. Si les tribunaux nationaux gardent le silence comme ils l’ont fait jusqu’à présent, le parti se réserve le droit de porter l’affaire devant des instances judiciaires internationales. Cette menace de recours externe témoigne de la perte totale de confiance dans les institutions du pays, considérées comme totalement soumises à l’exécutif.
L’acharnement du régime contre Martin Ziguelé prend une dimension particulièrement ironique quand on sait que c’est précisément lui qui a permis l’élection de Touadéra en 2016. À l’époque, le leader du MLPC avait apporté son soutien décisif au candidat qui n’était alors qu’un pauvre mathématicien, ancien premier ministre sans valeur et très inconnu du grand public. Neuf ans plus tard, ce même Touadéra dépense des fortunes pour détruire le parti de son ancien allié, confirmation éclatante que le MLPC reste une force politique majeure capable de faire basculer une élection.
Les tentatives de créer des versions fantômes du parti n’ont pas donné les résultats escomptés. MLPC parallèle, MLPC courant originel, structures bidons en tous genres : aucune de ces créations artificielles n’a réussi à entamer la solidité de la formation dirigée par Martin Ziguelé. Le parti reste debout, cohérent, et surtout crédible aux yeux d’une large partie de l’électorat centrafricain. D’où cette escalade dans la manipulation qui conduit maintenant à fabriquer purement et simplement de fausses déclarations.
Le choix de Ndjoni Sango comme canal de diffusion n’est évidemment pas un fait totalement hasard. Ce média est universellement reconnu comme un outil de propagande des mercenaires russes du groupe Wagner, présents en République centrafricaine depuis plusieurs années. La fabrication d’un faux soutien de Ziguelé passe donc par ces canaux habituels de désinformation, avec l’espoir de tromper une partie de l’électorat peu informé ou peu attentif. L’article inventé cite même une interview accordée à RFI, ajoutant une couche de crédibilité factice à l’information mensongère.
Le timing de cette manipulation intervient précisément au moment où les campagnes électorales démarrent, le 13 décembre. Touadéra cherche visiblement à élargir artificiellement sa base électorale en s’appropriant frauduleusement le poids politique du MLPC. Mais même les banderoles déployées par les structures fantômes du parti ne semblaient pas suffire à rassurer le camp présidentiel. Il fallait aller plus loin et fabriquer un ralliement explicite de Martin Ziguelé en personne, quitte à inventer de toutes pièces une déclaration publique qui n’a jamais existé.
Cette affaire montre l’ampleur de l’inquiétude qui règne dans l’entourage de Touadéra face à la candidature de Anicet-Georges Dologuelé. Malgré le contrôle des institutions, la manipulation des lois électorales et l’élimination méthodique des concurrents sérieux, le régime ne parvient pas à construire une légitimité populaire réelle. La popularité de Dologuélé affole visiblement le pouvoir au point de le pousser vers ce genre de manœuvres désespérées. Quand on en arrive à fabriquer des faux articles et à inventer des soutiens imaginaires, c’est que la situation électorale est bien plus défavorable que ce que le régime veut bien admettre publiquement. Sa défaite face à Anicet-Georges Dologuelé.
Le MLPC, en refusant de participer au scrutin et en dénonçant publiquement ces manœuvres, devient un adversaire d’autant plus gênant qu’il expose les failles béantes du processus électoral. Le boycott du parti historique prive Touadéra d’une légitimité démocratique minimale. D’où cette stratégie du mensonge et de l’usurpation d’identité politique pour faire croire à un ralliement qui n’existe que dans l’imagination des communicants du régime et de leurs alliés mercenaires.
Les accusations du MLPC vont très loin dans son communiqué. Le parti affirme que Touadéra viole son serment présidentiel en travaillant activement à diviser les Centrafricains plutôt qu’à les unir comme il s’y était engagé. L’achat de députés, la corruption de militants, l’usage détourné de symboles politiques : autant de pratiques que le texte officiel qualifie d’agissements crapuleux indignes d’un chef d’État. Le communiqué parle même d’une marche à pas forcés vers des Élections dont Touadéra contrôle toutes les séquences dans le seul but de confisquer le pouvoir pour un troisième mandat illégal.
Le MLPC a prévenu qu’il ne restera pas passif face à ces violations répétées de ses droits. Après l’affaire des banderoles illégales de Christian Gonedere Kossi qui utilise frauduleusement les symboles du parti, voici maintenant cette falsification d’interview attribuée à Martin Ziguelé. Le parti menace de porter l’affaire devant des juridictions internationales si la justice centrafricaine continue de garder le silence complice qu’elle observe depuis des mois face aux multiples violations commises par le régime et ses supplétifs.
L’élection du 28 décembre s’annonce dans ces conditions comme une parodie plutôt qu’un exercice démocratique véritable. Avec un processus critiqué de bout en bout, des opposants écartés par divers moyens légaux et illégaux, et maintenant cette campagne de désinformation massive organisée avec l’aide de mercenaires russes, le scrutin n’aura de légitime que le nom. Touadéra peut bien organiser un vote et s’en déclarer vainqueur avec un score inventé, mais la réalité de son impopularité transparaît dans ces manœuvres désespérées pour s’approprier artificiellement le soutien de formations politiques qui le rejettent explicitement et publiquement.
La panique du régime face à Dologuélé explique cette escalade dans la manipulation. Tous les observateurs s’accordent à dire que le candidat de l’opposition dispose d’une popularité réelle sur le terrain, capable de battre Touadéra au premier tour chaos dans un scrutin honnête. D’où cette multiplication des coups tordus, des falsifications, des achats de conscience et maintenant de la fabrication pure et simple de faux articles de presse. Le recours à Wagner pour produire et diffuser ces mensonges montre que le régime ne fait plus confiance à ses propres traitres qu’il a conçu, jugés sans doute insuffisamment efficaces dans l’art de la propagande et du bourrage de crâne. Les mercenaires russes, rompus aux techniques de désinformation massive dans d’autres pays africains, prennent désormais en charge cette dimension de la campagne électorale de Touadéra. Le faux article sur le prétendu ralliement de Ziguelé porte toutes les marques de fabrique de ces opérations de manipulation informationnelle menées par Wagner dans plusieurs pays du continent, avec toujours les mêmes méthodes et la même absence totale de scrupules
Attention! Attention! M BANGUE DONGOUPO Francis, faites vite ! Vole rapidement les équipements avant que l’OIM revienne entre décembre et janvier à Ndélé. Sinon, tu risques d’être attrapé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/la-base-de-l-oim-a-ndele-occupee-illegalement-par-le-prefet-de-bamingui-bangoran.jpg” data-wpel-link=”internal”>La base de l’OIM à Ndélé occupée illégalement par le préfet de Bamingui-Bangoran
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Monsieur BANGUE DONGOUPO Francis, attention ! Faites vite, faites très vite ! L’OIM compte reprendre sa base de Ndélé d’ici décembre-janvier. Ce préfet de Bamingui-Bangoran, monsieur BANGUE DONGOUPO Francis , installé frauduleusement depuis novembre dans trois portes de cette infrastructure qu’il a saisie de force, doit gérer l’urgence. Les propriétaires reviennent bientôt. Le déménagement des climatiseurs et du matériel doit s’accélérer considérablement !
En vérité, le compte à rebours est lancé pour le voleur BANGUE DONGOUPO Francis, préfet de Bamingui-Bangoran. Monsieur le cleptomane, le temps file. L’OIM revient. Fin décembre, début janvier. Quelques semaines tout au plus. Et vous êtes toujours là, dans ces trois portes que vous occupez depuis novembre.
Rappelons vite les faits. En novembre dernier, vous avez quitté votre belle résidence officielle sur la colline, l’ancienne maison de l’empereur Bokassa réhabilitée par la Minusca, avec vos gardes du corps militaires, tout le confort. Vous avez abandonné tout ça pour venir vous squattez dans la base de l’Organisation Internationale pour les Migrations. Une base que l’OIM avait confiée à la mairie de Dar El Kouti avant son départ temporaire. Trois portes seulement. Trois petites chambres sur tout le bâtiment.
Mais voilà. Les agents de l’OIM viennent de repasser à Ndélé pour une mission. Ils sont repartis à Bangui. Et ils ont annoncé leur retour définitif. Décembre-janvier. Le délai est court, Monsieur le Préfet. Très court.
Les climatiseurs. Les panneaux solaires. Les batteries. Les meubles. Tout ce qui a commencé à disparaître depuis votre installation. Il faut accélérer maintenant de voler tout. Comme c’est ton domaine, le vol, il faut dorénavant ramasser vite. Le calendrier devient serré. Comment finir tranquillement quand les propriétaires annoncent leur retour dans quelques semaines ?
On imagine la pression. Démonter les climatiseurs rapidement. Dévisser les panneaux solaires en urgence. Charger les batteries dans les camions. Emballer les meubles à toute vitesse. Et tout ça avant les fêtes. Parce qu’en janvier, les agents de l’OIM seront là. Ils vont découvrir quoi ? Une base vidée ? Des murs nus ? Des installations disparues ?
Benjamin Mawada, votre compagnon du MCU dans cette affaire, doit sentir l’urgence aussi. Le temps presse pour vous deux. Faites vite.
La mairie de Dar El Kouti observe. Impuissante. Comment s’opposer à un préfet avec les FACA derrière lui ? Surtout quand ce préfet se compare à “l’épervier qui vole les âmes”. Mais l’épervier doit maintenant voler plus vite. Beaucoup plus vite.
L’OIM n’a toujours pas réagi officiellement. Ils attendent peut-être leur retour pour l’inventaire. “Monsieur le Préfet, où sont nos équipements ?” La question viendra. Bientôt.
Alors voilà, Monsieur BANGUE DONGOUPO Francis. Décembre approche. Janvier aussi. Si vous avez des choses à terminer dans cette base, c’est maintenant. Tout de suite. Le temps file. Les propriétaires reviennent.
Faites vite, Monsieur le Préfet. Très vite.
Issaka Loïc, le chinois Ndocka, organise son premier meeting à Ndélé, et c’est le chaos total
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-chinois-issaka-loic-candidat-a-la-deputation-a-ndele-dans-bamingui-bangoran-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le chinois ISSAKA Loïc, candidat à la députation à Ndélé, dans Bamingui-Bangoran. Photo CNC
Sur la place de l’ancien commissariat de police, l’homme a déballé un programme ambitieux devant la foule présente : bitumer les 600 kilomètres séparant Bangui de Ndélé, exploiter tous les gisements d’or de la région, construire de nombreuses écoles. Mais le spectacle attendu par la foule est la distribution des billets de banque par le candidat, et c’était un spectacle du jamais vu à Ndélé lors d’une campagne électorale.
Entre temps, la foule présente a accueilli ces déclarations sur le bitumage de 600 kilomètres entre Bangui et Ndélé avec un doute sérieux. Comment un seul député pourrait-il réaliser ce que le gouvernement successif depuis l’indépendance n’accomplit pas ? Le plus pire est le régime actuel. Même cinquante mètres de bitume restent hors de portée de Touadera, alors 600 kilomètres d’asphalte paraissent appartenir au domaine du cauchemar. Peut-être dans la disposition d’esprit de monsieur Issaka Loïc, tout devient réalisable en République centrafricaine, y compris le mensonge électoral. D’ailleurs, tout s’achète : l’Autorité nationale des Élections, le Conseil constitutionnel, les institutions avec Touadera à leur tête.
La journée s’est achevée malheureusement dans le deuil. Le cortège motorisé du candidat a percuté un enfant de 10 ans dans le quartier Ngolo Mandja. Le garçon n’a pas survécu à ses blessures après avoir été transporté à l’hôpital. Tandis qu’Un second enfant, blessé au visage après avoir sauté du convoi en mouvement, se trouve hospitalisé. Les chauffeurs n’avaient pas ralenti malgré la présence des jeunes accrochés aux carrosseries. Le meeting tant attendu laisse désormais place au deuil dans les familles endeuillées de Ndélé.
Destruction d’affiches électorales du candidat Dologuelé par la police à Berbérati
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-leader-de-l-urca-anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La campagne électorale prend de plus en plus une tournure criminelle dans les villes de province centrafricaines. À une semaine du scrutin du 28 décembre 2025, certaines pratiques observées dans la capitale se reproduisent désormais dans l’ouest du pays, où les forces de l’ordre jouent un rôle inattendu.
Vendredi 19 décembre 2025, les agents des forces de sécurité intérieure ont grimpé sur les panneaux publicitaires pour détruire les supports de campagne de l’économiste Anicet-Georges Dologuélé, ancien premier ministre. Les policiers ont démonté et déchiré méthodiquement l’ensemble des visuels appartenant à aux candidats adverses, notamment Anicet-Georges Dologuelé et Henri-Mari Dondra dans le chef-lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéï.
Les Policiers ont escaladé les structures, arraché les affiches et détruit tout le matériel électoral des adversaires du dictateur Faustin Archange Touadéra. Ce sont les représentants de l’autorité eux-mêmes qui participent à ces actes de démantèlement dans les rues de Berbérati.
Cette intervention des forces gouvernementales dans la campagne électorale fait suite à un autre incident survenu la semaine dernière lors d’un rassemblement à Bangui, sur le terrain de l’UCATEX, du MCU, le parti au pouvoir. Un gros bras du MCU, le voyou, avait tenté d’escalader un poteau électrique près du terrain de l’Ucatex pour décrocher une banderole d’Henri-Marie Dondra. Heureusement, l’homme est électrocuté sur le champ et mort après avoir touché le poteau électrique.
Malgré cet accident mortel, les destructions de matériel électoral continuent. Cette fois, ce sont directement les représentants de l’autorité publique qui mènent ces opérations de démantèlement. Les forces de l’ordre participent activement au retrait des banderoles de campagne appartenant aux concurrents du candidat sortant, apparemment convaincues que l’électricité ne les touchera pas comme elle a fauché ce voyou du MCU
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Samedi 20 décembre, un commerçant de nationalité tchadienne a été sauvagement tabassé par des soldats des Forces armées centrafricaines au marché central d’Ouanda-Djallé. L’incident a débuté par une altercation verbale avant de dégénérer en agression physique.
Dans la matinée du samedi 20 décembre, un Soldat FACA s’est rendu au marché et a provoquer une dispute avec un commerçant de nationalité tchadienne, et ce, sans raison apparente. Au fur et à mesure, le soldat FACA hausse le ton, créant du bruit et cherchant la querelle pour provoquer le commerçant sans raison. L’échange est resté verbal, aucun geste violent n’a été porté à ce moment-là. Le soldat a ensuite quitté les lieux pour retourner à sa base.
Une fois revenu auprès de ses camarades, le soldat a raconté une version différente des faits. Il a prétendu qu’un commerçant l’avait agressé physiquement et qu’il avait perdu son téléphone portable durant l’incident. Cette déclaration a déclenché une réaction immédiate de ses collègues.
Un groupe de militaires s’est alors formé et s’est dirigé vers le marché. Ils ont repéré le commerçant tchadien et se sont jetés sur lui. Les coups ont plu sans ménagement. L’homme a été frappé à plusieurs reprises devant les autres vendeurs du marché.
Plusieurs commerçants ont tenté de séparer la bagarre et de calmer les esprits. Ils ont essayé d’intervenir pour arrêter l’agression mais les militaires ont refusé toute médiation. Les soldats ont continué à frapper le commerçant tchadien malgré les appels au calme.
Personne ne comprend vraiment ce qui a motivé cette violence. Le commerçant n’avait rien fait de concret pour mériter un tel traitement. Certains témoins s’interrogent sur les véritables intentions derrière cette scène. La méthode employée laisse planer des doutes sur la stratégie des soldats FACA dans la ville : par exemple, un soldat, envoyé par ses collègues, vient au marché, puis créer de problème fictif pour en suite appeler ses collègues pour venir braquer la victime en prétextant une vengeance. Ceci dit, un soldat provoque un incident mineur, repart, puis revient avec des renforts pour malmener quelqu’un intentionnellement.
D’ailleurs tout le monde le sait. Cette façon de faire de nos soldats FACA pourrait servir de prétexte pour s’emparer des biens des commerçants. Le premier militaire crée volontairement un différend, invente ensuite une agression, et le groupe débarque pour punir la victime désignée. Pendant la confusion, il devient plus facile de voler des marchandises sans éveiller les soupçons.
Mais à Ouanda-Djallé, suite à l’incident du samedi 20 décembre, les commerçants ont décidé de fermer le marché complètement. Le marché central s’est vidé rapidement après l’agression. Tous les vendeurs ont cessé leurs activités en signe de protestation. Plus aucune marchandise n’était exposée, ni fruits, ni légumes, ni autres produits. L’ensemble du marché a observé une grève totale. Les étals sont restés fermés, les commerçants refusent de reprendre leurs activités commerciales.
Internet par satellite débarque en Centrafrique avec l’arrivée de Starlink
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/photo-de-famile.jpg” data-wpel-link=”internal”>Photo de Famile
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’ambassade américaine à Bangui applaudit la signature d’un contrat entre les autorités centrafricaines et l’opérateur Starlink. La cérémonie s’est tenue mercredi au palais présidentiel, réunissant le chef de l’État Faustin Archange Touadéra et les émissaires de SpaceX, maison-mère du fournisseur d’accès.
La diplomate Melanie Anne Zimmerman, qui dirige provisoirement la mission américaine, a pris la parole devant l’assistance composée de cadres gouvernementaux et d’acteurs du secteur privé. Elle a réaffirmé la volonté de Washington d’épauler le développement des échanges commerciaux avec Bangui, particulièrement dans les domaines technologiques et numériques.
L’ambassade a joué un rôle d’entremetteur pour rapprocher les différents protagonistes et faciliter les discussions. La représentante américaine a salué tant les négociateurs centrafricains que les dirigeants de Starlink pour avoir bouclé ce dossier, qu’elle considère comme une avancée dans la transformation digitale du pays.
La cérémonie de la signature de l’arrivée de Starlink en Centrafrique
Grâce à ce partenariat, les centrafricains pourront désormais souscrire aux services de la constellation satellitaire qui promet une connexion rapide et stable. L’entreprise américaine s’est également engagée à offrir plusieurs centaines d’équipements destinés aux établissements scolaires isolés, aux dispensaires et aux administrations publiques répartis sur l’ensemble du territoire national.
Cette amélioration de l’accès au réseau mondial pourrait favoriser l’émergence d’infrastructures modernes et attirer des capitaux étrangers. Les porteurs de projets locaux et les groupes américains pourraient nouer des collaborations inédites, créer des structures entrepreneuriales et explorer d’autres formes de coopération économique.
Outre les représentants diplomatiques et les cadres de Starlink, la cérémonie a rassemblé le premier ministre centrafricain, le responsable de la diplomatie et le ministre chargé des télécommunications. Washington compte bien encourager les programmes qui stimulent l’activité économique et renforcent les liens commerciaux entre les deux nations.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un convoi de conducteurs de taxi-moto a été attaqué dans la nuit entre Ouanda-Djallé et Ouadda-Maïkaga, dans la Haute-Kotto. Les jeunes transportaient des marchandises de commerçants en direction de Bria.
Le groupe des taxi-motos a quitté Ouanda-Djallé pendant la nuit pour rejoindre Bria avec leurs engins chargées. À 30 kilomètres de Ouanda-Djallé, des hommes armés ont surgi et barré la route. Les assaillants ont immobilisé et bloquer les conducteurs vers minuit jusqu’à sept heures du matin, le temps de les fouiller et de prendre tout ce qu’ils avaient sur eux.
Les taxi-motos n’ont pas pu avancer pendant toutes ces heures. Les bandits les tenaient sous surveillance, empêchant toute tentative de fuite. Au petit matin, les agresseurs ont fini par les relâcher sans leur faire de mal physiquement.
Les conducteurs ont repris leur route vers Ouadda-Maïkaga où ils sont arrivés samedi dans la matinée. Après une pause dans cette localité, ils ont continué leur trajet vers Bria. Le braquage s’est déroulé sur ce tronçon peu fréquenté pendant les heures nocturnes, une zone où les coupeurs de route opèrent régulièrement.
Ces jeunes assurent habituellement le transport de marchandises pour les commerçants. Ils font des allers-retours entre les différentes villes pour acheminer les produits. Cette fois, leur voyage a pris une tournure inattendue à cause de cette embuscade nocturne.
Les conducteurs ont perdu leurs biens mais ont pu repartir avec leurs motos. Ils poursuivent maintenant leur chemin vers Bria malgré cette mésaventure qui les a retardés de plusieurs heures
L’ÉVALUATION SYNOPTIQUE À MI-PARCOURS DE LA PREMIÈRE SEMAINE DE CAMPAGNE ÉLECTORALE.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/banderole-de-soutien-a-l-ancien-premier-ministre-marie-henri-dondra-a-ndifa-dans-la-vakaga-produite-par-des-provocateur-de-gordile.jpg” data-wpel-link=”internal”>Banderole de soutien à l’ancien premier ministre Marie Henri Dondra à Ndifa, dans la Vakaga, produite par des provocateur de Gordile
En conformité aux exigences du code électoral centrafricain, la campagne électorale pour les quatre scrutins groupés était lancée le samedi 13 décembre 2025 à minuit.
Par définition, la campagne électorale qui dure généralement deux semaines est l’ensemble des opérations de propagande où les candidats et leurs directions nationales de campagne multiplient des discours, des programmes, des idéologies, des projets de société pour séduire ou convaincre la population afin de négocier son suffrage.
Au lieu d’attendre la fin légale de la campagne électorale pour tirer les leçons et enseignements, nous avons jugé utile compte tenu du déséquilibre apparent entre les candidats sur les plans financiers, logistiques et médiatiques qui nous privent au passage de véritables enjeux electoraux, de faire une évaluation synoptique à mi-parcours qui sera projetée de façon exponentielle sur l’ensemble des opérations de charme.
Il apparaît important de rappeler qu’il y’a sept candidatures validées par le conseil constitutionnel dont les quatre autres sont des “candidats écrans” du pouvoir et loin des radars.
Le pouvoir de Bangui utilise des colossaux moyens de l’État et privent les deux principaux challengers de stades, d’aires publics pour les meeting, de la distribution du carburant, des médias et même des avions pour installer un pont aérien avec les zones rurales.
Au niveau des messages de campagne, les trois principaux candidats promettent presque les même thématiques en dehors du président de l’URCA qui s’est démarqué par une promesse plausible de la gratuité de cartes d’identité sans se déplacer de son village.
Certaines promesses non chiffrées et sans clarification de mode de financement ressemblent à celles des Élections précédentes mais que le “remake” par les candidats ne dérange personne.
Au chapitre de regret, nous déplorons le manque de débats contradictoires entre les 3 principaux candidats pour faciliter le choix des électeurs qui n’ont que deux semaines pour comparer les programmes politiques.
Il faut noter que la campagne électorale a commencé dans un environnement de tensions politiques, de fragilité sécuritaire et institutionnelle.
Le panier de la ménagère etant vide et les groupes armés continuent de sévir.
Ce climat morose est la conséquence de la volonté du président de la République à confisquer le pouvoir de l’État en violant le serment et en imposant une nouvelle loi fondamentale aux forceps.
Cet état de fait justifie le boycott de tous les scrutins par l’opposition démocratique.
Il faut aussi signaler que lors du déroulement de la campagne électorale, on a relevé des cas de violences, des injures, des intimidations voire de la mort d’un jeune par électrocution car fantastique du pouvoir, il voulait enlever l’affiche d’un candidat challenger.
Les déplacements du président de la République étaient beaucoup plus visibles que les autres car les médias publics voire privés lui sont acquis et les autres se débrouillent avec les moyens de bords.
En ce qui concerne la participation citoyenne, peu se sont mobilisées.
Cette réticence est la résultante du mot d’ordre de boycott de l’opposition démocratique et surtout du climat d’insécurité.
L’on voit sans microscope que la popularité du président de la République est mécanique et varie en fonction des sommes d’argent proposées pour assister aux événements.
L’absence de neutralité, d’independance des institutions républicaines est criarde au rang desquelles la police, la gendarmerie, les juges, de l’organe de gestion des opérations électorales et même des membres du gouvernement à l’instar de celui de l’administration du territoire qui s’oppose au changement de la directrice du centre de traitement des données de l’ANE démissionnaire suite à de sévère soupçon de fraude électorale…bref l’État est confondu avec le parti au pouvoir.
Au delà de cette évaluation à mi-parcours, le pouvoir de Bangui est convaincu et sans réserve de sa victoire au premier tour en évoquant même le pourcentage. Cela peut être considéré comme un discours mobilisateur de campagne mais peut aussi s’ériger en prémices de conflits post-electoraux.
Si tous les candidats réclament des victoires au premier tour, l’organe chargé de gestion des opérations électorales aura perdu son sens d’existence et chacun valide sa victoire.
Au regard de ce constat à mi-parcours le citoyen lambda s’interroge :
1- L’Autorité Nationale des Élections est-elle apte à relever le pari des quatre scrutins ?
2- Pendant que nous y sommes, en dehors des trois principaux candidats connus de tous, où sont les quatre autres candidats aux présidentielles ?
3- Oú sont casés les candidats des trois autres scrutins en lice ?
4- Pourquoi la campagne électorale n’est-elle pas équitable ?
5- En l’absence de campagne de sensibilisation ou de tutoriel, les électeurs seront-ils aptes à comprendre, comparer les programmes et surtout à gerer efficacement plusieurs bulletins de vote ?
En tout état de cause, le seul et unique enjeu primordial de cette élection reste la participation, l’adhésion du peuple.
À contrario, l’abstention qui est une forme de grève civique sera le baromètre de crédibilité.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…
Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements sont légitimes et légaux.
Les chants des sirènes rythmés par les cadences des fanfares, le culte de personnalité, la danse endiablée, satirique ou ridicule et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.
Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…
Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.
Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre, le mécontentement, la frustration corollaire de troubles.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.
Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement pour des causes justes et nobles plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris.
À ce jour c’est-à-dire plus de deux mois de détention, il est entendu plusieurs fois dans le cadre d’une atteinte à la sûreté intérieure de l’État sans réelle preuve mais placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba pour huit chefs d’accusation fallacieux et mécaniquement inventés.
Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Kémo – Nana-Gribizi : interview exclusive sur les 16 millions, les pressions politiques et les danses de ventre des sorciers
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ministre-piri-dans-le-studio-de-sa-radio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre centrafricain de l’énergie, Bertrand Arthur Piri dans le studio de sa radio privée
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la Kémo et la Nana-Gribizi, une liste de 73 noms circule avec un chiffre précis : 16 650 509 francs CFA collectés pour la campagne de Faustin-Archange Touadéra. Pendant que les populations de Sibut, Kaga-Bandoro, Mbrès, Dékoa, Mala et Ndjoukou vivent sans routes, sans hôpitaux équipés et sans écoles fonctionnelles, des cadres et fonctionnaires originaires de ces préfectures ont cotisé pour financer des cérémonies politiques et des démonstrations de loyauté. En plus, à l’approche du rassemblement du 13 décembre à Sibut, des candidats indépendants disent subir des pressions administratives, être contraints de cotiser eux-mêmes et de participer à des « danses de ventre » politiques pour afficher une allégeance forcée au pouvoir. Junior Balekouzou, natif de Sibut, s’exprime dans une interview exclusive à CNC.
Junior Balekouzou : Bonjour, merci de me donner la parole.
CNC : Monsieur Balekouzou, avant d’entrer dans le fond, comment analysez-vous globalement le climat politique actuel dans les préfectures de la Kémo et de la Nana-Gribizi ?
Balekouzou : C’est un climat marqué par la peur, la pression administrative et une confiscation de l’espace politique. Les populations et les acteurs ne s’expriment plus librement. Tout est orienté vers la glorification du pouvoir en place, au détriment des besoins réels des populations.
CNC Une lettre ouverte accuse des cadres originaires de ces préfectures d’avoir cotisé plus de 16 millions de francs CFA pour la campagne du président Touadéra. Que vous inspire cette information ?
Junior Balekouzou : Cela confirme une réalité connue : ces cadres ont des moyens, des réseaux et une capacité de mobilisation financière. Le problème n’est pas la cotisation en elle-même, mais le choix des priorités. Pendant que les villages manquent d’écoles, de routes et d’hôpitaux, cet argent est dirigé vers une campagne politique d’un Président qui devient de plus en plus un grand dictateur.
CNC : Certains parlent d’un mépris assumé envers les populations locales. Partagez-vous ce point de vue ?
Junior Balekouzou : Oui. Quand on peut réunir plus de 16 millions pour accueillir un président, mais qu’on ne trouve rien pour équiper un hôpital ou payer des enseignants, c’est un message clair envoyé aux populations : elles ne comptent pas.
CNC : au-delà de ces cotisations, des informations font état de pressions exercées sur des candidats indépendants, notamment en vue du rassemblement du 13 décembre dernier à Sibut. Que savez-vous de cette situation ?
Junior Balekouzou : Les faits sont graves. Des sous-préfets ont reçu des instructions pour contraindre tous les candidats indépendants à se rallier au MCU. Ceux qui refusent sont menacés de représailles administratives et sécuritaires. Ce n’est plus de la politique, c’est de l’intimidation organisée.
CNC : Ces candidats seraient même obligés de financer eux-mêmes leur déplacement pour aller participer à ce rassemblement…
Junior Balekouzou : Exactement. On les force à cotiser, à se déplacer , à aller danser comme des sorciers devant le chef de l’État pour montrer une loyauté forcée. Ce sont des pratiques humiliantes, indignes d’un processus électoral normal.
CNC : Vous parlez de « danse des sorciers ». Est-ce ainsi que vous interprétez ces rassemblements politiques ?
Junior Balekouzou : Oui. Quand la participation n’est plus volontaire, quand elle est imposée par l’administration territoriale, ce n’est plus un soutien populaire. C’est une mise en scène destinée à faire croire que tout le pays adhère au régime.
CNC : Pour vous, ces pratiques relèvent-elles d’attaques directes contre la démocratie ?
Junior Balekouzou : Absolument. C’est une attaque contre la démocratie, contre la liberté de candidature et contre le pluralisme politique. Ceux qui organisent cela se comportent comme des voyous institutionnels, protégés par le pouvoir central.
CNC : En clair, vous accusez le gouvernement d’organiser ces pressions ?
Junior Balekouzou : Oui. Rien de tout cela ne se fait sans l’aval du sommet de l’État. Les sous-préfets ne prennent pas ce genre d’initiatives seuls. C’est une stratégie assumée pour verrouiller les Élections et éliminer toute voix indépendante.
CNC : Un dernier mot, Monsieur Bakous.
Junior Balekouzou : Les populations de la Kémo et de la Nana-Gribizi ne sont pas dupes. Elles voient qui cotise, pour quoi, et contre qui. La peur peut forcer le silence, mais elle n’efface pas la mémoire collective.
CNC : je vous remercie monsieur Junior Balekouzou…
Junior Balekouzou : c’est à moi de vous remercier monsieur le journaliste.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/empereur-faustin-archange-touadera-marchant-en-dansan-de-meme.jpg” data-wpel-link=”internal”>Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme
Rédigé le .
Par :A T BENGUEWE DAMARAS, contributeur.
Dix ans de pouvoir, dix ans d’humiliations nationales. Depuis 2016, Faustin-Archange TOUADERA et son cercle d’affidés ont plongé la République centrafricaine dans un gouffre sans fond, une fosse où s’enlise l’espoir collectif. La promesse d’un pays pacifié, d’une économie renaissante et d’un État juste s’est muée en cauchemar.
La Centrafrique, aujourd’hui, est exsangue, vidée de son sang, trahie par ceux qui prétendaient la sauver. Le peuple centrafricain, fatigué et pris en otage par l’inertie d’un pouvoir déconnecté, observe impuissant la lente agonie de ses institutions autrefois symboles d’un avenir possible.
Ce bilan n’est pas une lecture politique : c’est un réquisitoire…
…Les faits, les échecs, les scandales, les assassinats et la misère parlent d’eux-mêmes. Dix années durant, le régime TOUADERA a échoué sur tous les plans — sécuritaire, économique, social, diplomatique, institutionnel — laissant derrière lui un pays dévasté, livré aux prédateurs et dirigé par des pantins arrogants et corrompus sans projet et volonté politique (un pilotage à vue).
TOUADERA devait être le président de la paix. Il est devenu celui de la peur. Dix ans après son arrivée au pouvoir, la pacification du pays n’a jamais eu lieu. Les armes circulent, les milices règnent, la population vit sous la menace permanente. La réconciliation nationale, ce grand mot vidé de sens, n’a jamais dépassé le stade du discours. Le pouvoir a négocié avec les bourreaux et étrangers, méprisé les victimes et les Centrafricains résistants (opposition politique et groupes armés), et institutionnalisé le chaos comme méthode de gouvernance.
Cryptomonnaie et Sango coin : la farce économique
Annoncé en grande pompe, vendu comme une révolution technologique et un levier de souveraineté économique le Sango Coin allait transformer la Centrafrique en puissance numérique. En réalité, ce fut une farce de plus, une arnaque d’État. Une illusion promue comme un trophée technologique alors qu’aucune base économique ne le soutenait (sans infrastructure, ni vision). Le projet de tokenisation des richesses nationales n’a été qu’un nouvel épisode d’un pillage organisé sous couvert de modernité. Les minerais, les forêts, l’or et les diamants sont désormais hypothéqués au profit d’intérêts occultes (Wagner, Rwandais, etc.), pendant que le peuple reste dans la misère absolue.
III. Bida Koyagbélé : la mascarade des grands travaux
Nul ne symbolise mieux la faillite du régime que Bida Koyagbélé, le sulfureux autoproclamé ministre et artisan des “Grands Travaux”. Sous sa main, des projets absurdes sont nés pour mourir aussitôt :
Le programme des 5 000 châteaux d’eau, réduit à un seul ouvrage inachevé, abandonné comme le reste,
La création de pseudo-banques nationales — Torougou Banque, Oualigara Banque, Godobet Banque, Sandjiri Banque, Bobanguéré Banque, et j’en passe, — n’ont été que des coquilles vides, des pancartes sans existence économique réelle enfin, des fantômes financiers destinés à berner l’opinion (le peuple).
Le rêve grotesque d’immeubles futuristes façon Dubaï (ville connectée) sur “l’île des Singes” et d’un pont vers Bangui, resté au stade de maquettes poussiéreuses et des croquis pour naïfs et courtisans crédules.
Résultat : aucun progrès, mais des millions engloutis dans le néant.
Énergie et infrastructures : la Centrafrique dans le noir, une faillite totale
La fibre optique promise comme symbole du renouveau digital ? Jamais installée. Le champ solaire de Danzi censé illuminer Bangui ? À l’abandon, sombre monument de l’incompétence publique. Dix ans de régime pour moins de dix kilomètres de routes bitumées et livrés. Des écoles en ruine, des hôpitaux dépouillés, des ponts s’effondrent comme les illusions de développement. Pendant que les infrastructures s’effondrent, les villas de TOUADERA, ses multiples femmes et conquêtes (Ndekos, Tchizas), des ministres et conseillers poussent comme des champignons dorés sur les collines de Bangui, la jeunesse apprend à ses dépens la résignation.
Une Constitution illisible, sans âme et sans cohérence, pour une démocratie inexistante
Sous prétexte de “moderniser” la République, TOUADERA a imposé une nouvelle Constitution. Taillée pour durer au pouvoir, truffée de contradictions et d’absurdités juridiques, elle trahit les valeurs qu’elle prétend défendre. L’État de droit a été étranglé par le pouvoir personnel. Les libertés publiques sont réduites à peau de chagrin, la parole populaire est ignorée, et la démocratie s’est transformée en décor de théâtre, on assiste au retour très visible du totalitarisme.
Scandales, corruption et soumission étrangère
Le pouvoir actuel a fait de la prédation un modèle de gestion. Le scandale du carburant, impliquant le ministre, Piri et le président lui-même, a révélé au grand jour la voracité d’un système pourri. L’alliance du régime avec la pègre internationale — mercenaires Wagner, affairistes et trafiquants notoires comme le camerounais Parfait Sim et bien d’autres — a fait de la Centrafrique une zone de non-droit exploitée par les uns, humiliée par les autres. Les richesses du pays sont cédées comme des trophées, pendant que la population meurt de faim, s’enfonce dans la pauvreté.
VII. Dix ans d’échec, dix ans de honte : une élite riche, un peuple à genoux
La Centrafrique d’aujourd’hui est un pays épuisé. Une terre blessée, pillée, abandonnée, un royaume d’injustice. Les enfants vont à l’école le ventre vide, assis à même le sol (avec pourtant 23 millions d’hectares de forêts, soit 37% de la superficie totale de notre pays qui est de 62 millions d’hectares), les malades meurent faute de soins, les fonctionnaires attendent des salaires (jamais revalorisés pour l’indexer sur l’inflation) devenus hypothétiques. Pendant ce temps, les dignitaires paradent dans leurs grosses voitures de luxe et s’érigent en propriétaires fonciers d’une capitale qu’ils vident de son âme.
Épilogue :
Un peuple doit savoir dire NON
Dix ans, le constat est implacable : rien n’a été construit, tout a été saccagé. L’État de droit a disparu, la liberté s’est éteinte, et la dignité nationale a été vendue au plus offrant. La Centrafrique, sous TOUADERA, n’a pas seulement échoué à se reconstruire ; elle a été volontairement piétinée par ceux qui prétendaient la sauver.
Dix ans, c’est trop ! Trop de mensonges, trop de promesses trahies, trop d’humiliations infligées à une nation qui mérite mieux. L’histoire ne pardonne pas aux peuples qui ferment les yeux sur leur propre asservissement. La Centrafrique ne se relèvera que si le peuple rompt définitivement avec cette dynastie de faux sauveurs.
Un an de plus pour TOUADERA sera un an de trop pour le peuple : Il est temps que chaque citoyen tire les conséquences de cette faillite morale et politique. Il est temps de refuser la fatalité, de reprendre le destin du pays des mains de ceux qui l’ont trahi. Le silence est une complicité ; la résignation, une abdication.
Que le peuple centrafricain se lève enfin et dise : ASSEZ, ASSEZ, ASSEZ !!!!!!!!!
DISONS NON, NON ET, NON à TOUADERA et le MCU et faisons le choix de :
Anicet Georges Dologuélé, le choix d’une Centrafrique apaisée et résolument tournée vers la prospérité, le développement
Centrafrique : pourquoi le journaliste de France 24 qualifie publiquement Dologuélé « d’idiot utile de Touadéra »?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/dologuele-et-touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le candidat de l’URCA à la présidentielle du décembre prochain avait été interrogé sur la chaine française France 24 au sujet du boycott décidé par le Bloc républicain pour la défense de la Constitution de 2016, principale plateforme de l’opposition. Le journaliste lui a demandé s’il ne risquait pas d’être « l’idiot utile » du président Faustin-Archange Touadéra, une expression qui n’avait jamais été employée par le BRDC, mais bien par le présentateur lui-même durant l’émission.
Le journaliste a rappelé que le BRDC accuse le pouvoir de verrouiller le processus électoral et refuse de soutenir la candidature de Dologuélé. Pour le BRDC, le boycott repose sur la conviction que participer à un scrutin dépourvu de transparence revient à renforcer un régime dictatorial et déjà très critiqué. Pour Dologuélé, cette position n’est pas un obstacle majeur. Il dit respecter la décision de la plateforme, tout en regrettant l’absence d’unité de l’opposition. Il soutient que la seule manière de mettre fin au régime actuel est de l’affronter dans les urnes.
Dologuélé affirme qu’il est possible de déjouer les pronostics et de dépasser les doutes sur la crédibilité du vote. Il appelle l’ensemble de la population, y compris les sympathisants du parti au pouvoir, à constater l’échec du régime et à voter pour lui.
Relancé sur le risque de légitimer un scrutin déjà contesté, Dologuelé admet que « tout est fait pour que ce ne soit pas transparent », tout en affirmant vouloir défendre la transparence électorale.
Face à l’expression employée par le journaliste, il réagit en disant qu’il n’a « tout sauf l’air d’un idiot », sans souligner que cette expression venait du présentateur et non de la coalition d’opposition.
En sango, l’expression « idiot utile » correspond au terme Boubourou, ou Boubourou ti zo, utilisé pour désigner quelqu’un qui accepte de jouer un rôle perdant au profit de l’adversaire, malgré la certitude que l’issue ne lui sera pas favorable. Cette nuance donne un éclairage précis à la portée réelle de la question posée sur France 24 et explique le malaise causé par cette séquence.
Dologuélé a lui-même décrit le régime de Touadéra comme une dictature. La question devient alors inévitable : peut-on réellement battre une dictature dans les urnes lorsqu’elle contrôle le processus électoral, les institutions et arbitre elle-même les règles du jeu ? L’ancienne présidente de la cour constitutionnelle, Danièle Darlan, avec son équipe, avait débouté le projet de la modification de la constitution en 2022. Mais le résultat était catastrophique pour elle. Elle avait été limogée de force par le Président Touadera qui a finalement décidé seul d’organiser son coup d’État constitutionnel. Alors, dans un tel contexte, est-il possible de battre un tel dictateur dans des urnes ?
Rappelons que le parti au pouvoir valide lui-même les candidatures, fixe les règles et contrôle l’appareil électoral. Dologuélé pense-t-il vraiment pouvoir renverser ce système par les urnes ? La question reste ouverte.
Évariste Ngamana, tu dois comprendre que le Référendum est illégal, le comité fantôme, et le texte imposé : la Constitution du 30 août 2023 est juridiquement nulle
En déclarant que la Constitution du 30 août 2023 s’impose à tous, Évariste Ngamana tente de légitimer une chaîne d’illégalités formellement condamnées par la Cour constitutionnelle.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
« Dès lors que la constitution a été promulguée le 30 août 2023, le débat est clos. Étant entendu que c’est le peuple souverain qui a adopté cette constitution par voie référendaire, le président de la République l’a promulguée, cette constitution s’impose à tous ». Cette affirmation, lancée le 4 août 2025 sur la radio Ndékè Luka par Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale, député de Carnot et porte-parole du MCU, est une tentative grossière de légitimation d’un processus que le droit constitutionnel centrafricain qualifie d’illégal de bout en bout.
Le comité de rédaction mis en place en 2022 avait été formellement déclaré inconstitutionnel par la Cour constitutionnelle, alors présidée par Danièle Darlan. L’arrêt de la Cour, rendu après la saisine de la société civile et de l’opposition, reposait sur l’article 153 de la Constitution du 30 mars 2016, qui précise que toute révision constitutionnelle doit obligatoirement passer par le Congrès (Assemblée nationale et Sénat réunis), et que certaines dispositions — telles que la limitation et la durée des mandats présidentiels — sont intouchables.
La décision de la Cour était définitive et sans appel. C’est pourquoi toute poursuite du processus constituant, en dépit de cet arrêt, constitue une violation de l’ordre constitutionnel. Le maintien du comité, sa production d’un nouveau texte, son adoption par un référendum organisé hors des cadres légaux, puis sa promulgation par décret présidentiel, s’inscrivent dans une série d’actes nuls. Tout ce qui découle d’un acte illégal est lui-même illégal.
Plutôt que d’annuler le processus, le régime a écarté la présidente de la Cour, imposé de nouveaux membres favorables au pouvoir, et poursuivi son projet de révision. Le référendum du 30 juillet 2023 n’a donc aucune valeur juridique, car il repose sur un fondement inconstitutionnel. Aucun juriste sérieux ne peut prétendre qu’un vote, aussi massif soit-il, peut effacer un interdit constitutionnel explicite.
Affirmer, comme l’a fait Ngamana, que « le peuple souverain a tranché » relève de la manipulation. Le peuple n’a jamais été consulté librement sur un texte issu d’une procédure interdite. Le référendum a été précédé d’un climat de verrouillage politique, d’intimidation, d’absence de débat, et surtout, d’un viol de la séparation des pouvoirs. La Constitution du 30 août 2023 est donc un texte imposé, produit par un comité fantôme, validé par une Cour manipulée, et promulgué par un chef d’État engagé dans un coup de force constitutionnel.
En conséquence, le régime actuel repose sur une base illégitime. Ses institutions, son calendrier politique, ses lois organiques et ses futures Élections sont toutes construites sur un socle juridique vicié. Il ne s’agit pas d’une opinion politique, mais d’un constat juridique : la Constitution du 30 août est juridiquement nulle, et le pouvoir qui s’en réclame agit en violation du droit. Évariste Ngamana le sait. Il le dissimule. Et c’est pour cela que sa déclaration est non seulement fausse, mais aussi complice d’une forfaiture constitutionnelle.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
En marge du Festival international du Film de Marrakech, l’École supérieure des arts visuels, l’Organisation internationale de la Francophonie et Canal+ University ont honoré soixante-dix professionnels venus de dix-sept pays africains, fraîchement diplômés de leurs programmes de formation.
Le dispositif pédagogique s’est déroulé d’avril à décembre 2025, offrant aux participants un apprentissage intensif des rouages du métier. Développement de projets, collaboration avec les auteurs, recherche de financements, négociation de contrats, stratégies de coproduction et compréhension des circuits de distribution constituaient le cœur de cette formation conçue avec une dizaine de professionnels reconnus du septième art africain et européen.
Trois parcours distincts ont permis d’adapter l’enseignement aux besoins des apprenants. Seize d’entre eux ont suivi le Master exécutif comprenant dix ateliers de trois jours chacun. Cinq participants ont prolongé leur apprentissage par trois mois d’immersion au Maroc, alternant stages sur des tournages ou dans des bureaux de production, cours d’analyse filmique et de postproduction, avant d’assister au Festival et aux Ateliers de l’Atlas, rendez-vous privilégié pour le réseautage professionnel. Cinquante-quatre autres ont opté pour un format allégé proposant dix webinaires de trois heures dispensés à distance.
L’initiative réunissait des participants du Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Égypte, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Maroc, Niger, Sénégal, Tchad, Togo et Tunisie, ainsi que des intervenants français et italiens. La parité hommes-femmes a guidé la sélection dans un secteur encore largement dominé par les hommes.
Ala Eddine Auem, directeur général de l’ESAV, a déclaré que ce programme démontre qu’en combinant expertise, créativité et vision, une industrie plus structurée et compétitive peut émerger sur le continent. Grace Loubassou, directrice des Relations institutionnelles de Canal+ International, a rappelé que la formation demeure un levier essentiel pour stimuler l’innovation et renforcer les entreprises locales. Diana Ramarohetra, directrice de la langue française dans la diversité des cultures francophones à l’OIF, a souligné que ces producteurs africains doivent atteindre une stature internationale et collaborer en réseau pour créer des coproductions exportables.
Les échanges initiés cette année ont déjà donné naissance à des premières collaborations et préparent de nouvelles dynamiques de coproduction continentale. Le programme élargira son offre dès 2026 avec davantage de places pour l’immersion marocaine et une cohorte augmentée pour la formation en ligne. Les inscriptions ouvriront du 15 décembre 2025 au 15 janvier 2026 sur le site imagesfrancophones.org.
Parmi les intervenants figuraient Francesca Duca et Alaa Eddine Auem du Moindre Geste Production à Marrakech, Nadim Cheikhrouha de Tanit Films à Paris et Mime Films à Tunis, Philippe Lacôte de Wassakara Productions à Abidjan, Jennifer Sabbah de Scale & Scope, Saki Hamich de Barney Production et Mont Fleuri Productions, Karim Aitouna de Haut les Mains Productions, Rama Thiaw de Boul Fallé Image à Dakar, Jane Roger de JHR Distribution et Catherine Ruelle, journaliste et curatrice de festivals.
Avant même le premier tour des législatives, un député est déjà élu, et son épouse désignée suppléante
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/president-de-ane-docteur-mathias-morouba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des Élections (ANE) dans son bureau à Bangui
Dans un pays normal, la démocratie exige une compétition, un débat, des alternatives. Mais que reste-t-il du scrutin quand l’issue est connue avant l’ouverture des bureaux de vote ? Une circonscription centrafricaine offre l’exemple parfait de cette dénaturation : candidature unique, victoire acquise, succession familiale programmée.
Ici, on parle de la circonscription de Baoro, l’une des sous-préfecture de la Nana-Mambéré. Dans cette localité, Simplice Mathieu Sarandji est déjà réélu à 100%. Ce n’est pas une prédiction, ce n’est pas également un pronostic, c’est un fait acquis et définitivement déclaré. Pour comprendre les faits, l’actuel président de l’Assemblée nationale Simplice-Mathieu Sarandji se présente seul dans sa circonscription. Personne ne lui fait face. Pas un seul adversaire n’a déposé de candidature contre lui. C’est un jeu bien organisé.
Alors, vous comprenez déjà. Dans de telles conditions, le vote sert à quelques choses ?Non! Il devient une simple formalité. Même si qu’une seule personne glisse un bulletin dans l’urne ou que les bureaux restent déserts, le résultat ne changera pas. Simplice-Mathieu Sarandji sera déclaré élu, parce qu’il n’y a que lui.
Mais ce qui retient l’attention, c’est le nom de sa suppléante. Simplice Mathieu Sarandji a choisi son épouse pour cette position. Si jamais il quitte son siège de député, c’est elle qui prendra automatiquement sa place à l’Assemblée nationale. Et d’ailleurs c’est bien calculé.
Cette décision de Simplice-Mathieu Sarandji de choisir son épouse comme sa suppléante n’est pas une surprise pour ceux qui lisent régulièrement CNC. Depuis plusieurs semaines, des bruits courent dans les milieux politiques de Bangui. Sarandji se préparerait à quitter la présidence de l’Assemblée pour un poste plus élevé : celui de vice-président de la République. Si cette nomination se concrétise, son épouse deviendra députée sans avoir jamais fait campagne, sans avoir jamais affronté le moindre opposant.
Et Simplice-Mathieu Sarandji a aussi son calcul. Une fois députée, madame Sarandji pourrait, selon leur stratégie, intégrer le bureau de l’Assemblée nationale comme première, deuxième ou troisième vice-Présidente.
Il y’a lieu de noter que le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro dirige le pays depuis plusieurs années. Sous sa gouvernance, les pratiques politiques évoluent dans une direction précise. Le pluralisme recule, le pouvoir se concentre entre les mains de quelques mafieux et criminels. Les postes clés circulent entre des mains amies, au sein des mêmes familles. Ce qui se passe à Baoro n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette tendance.
Un député élu sans opposition. Une épouse placée en position de succession. Un avenir politique négocié dans les coulisses pendant que les citoyens attendent qu’on leur dise pour qui voter. Ou plutôt, qu’on leur confirme qui a déjà gagné. La République centrafricaine ressemble de plus en plus à un domaine privé où les règles s’adaptent aux besoins de ceux qui gouvernent.
Touadéra et son entourage redessinent le paysage politique selon leur convenance. À Baoro comme ailleurs, les citoyens constatent que leur voix compte de moins en moins. Les Élections se transforment en rituels vides, des cérémonies sans suspense ni surprise. Chaque scrutin renforce un peu plus le contrôle du pouvoir en place.
Harcèlement sexuel, népotisme et corruption : les plaintes contre Louis-Marie Nzalet, directeur des ressources, s’accumulent au ministère de l’Environnement
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/louis-marie-nzalet-directeur-des-ressources-au-ministere-de-l-environnement.jpg” data-wpel-link=”internal”>Louis-Marie Nzalet, Directeur des ressources au ministère de l’environnement
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un climat toxique règne au ministère de l’Environnement depuis des mois. Le directeur des ressources, Louis-Marie Nzalet, se trouve au centre d’un scandale. Les femmes du ministère dénoncent son comportement abusif. Qu’est-ce qui explique l’inaction face à ces alertes répétées ?
Les employés du ministère de l’Environnement vivent une période difficile. L’atmosphère de travail s’est dégradée progressivement, au point que beaucoup peinent à exercer leurs fonctions sereinement. Au cœur de ce malaise, un homme : Louis-Marie Nzalet, directeur des ressources humaines de l’institution.
Les premières rumeurs ont commencé à circuler discrètement dans les bureaux il y a plusieurs mois. Des conversations à voix basse, des regards gênés, des silences pesants. Puis, les langues se sont déliées. Les trois quarts du personnel féminin ont franchi le cap et ont fait remonter leurs préoccupations aux autorités compétentes. Elles évoquent des comportements déplacés, des avances insistantes, des remarques inappropriées. Malgré ces démarches officielles, aucune suite n’a été donnée à leurs doléances. Cette absence de réaction interroge et décourage celles qui avaient osé parler.
La nomination de Nzalet à ce poste important fait également jaser. Selon plusieurs témoignages internes, il aurait versé des sommes d’argent pour décrocher cette fonction. Ces informations, qui circulent librement parmi les agents, jettent une ombre sur l’intégrité du processus de nomination dans ce ministère .
Une fois installé dans ses nouvelles fonctions, Nzalet aurait rapidement mis en place un système Mafieux qui arrange ses propres intérêts. Les nouveaux intégrés qui souhaitent éviter une affectation en province doivent s’acquitter d’une somme d’argent. Cette pratique, confirmées par une source fiable au sein du ministère, transforme les mutations administratives en véritable commerce. Ceux qui refusent de payer se retrouvent envoyés loin de la capitale, sans possibilité de négociation.
Un incident récent a particulièrement choqué les collègues. Une jeune femme, fraîchement intégrée dans la fonction publique, s’est vue écartée des célébrations du 1er décembre. Elle avait pourtant participé assidûment à toutes les répétitions du défilé sur l’avenue des martyrs, s’entraînant avec ses collègues pendant des semaines. Son exclusion est intervenue après qu’elle ait repoussé les dragues du chaud Lappin Nzalet. Cette punition spectaculaire a créé un profond sentiment d’injustice parmi le personnel.
La cheffe du personnel au ministère elle-même n’a pas été épargnée. Elle avait déjà déposé une plainte contre le directeur des ressources pour des faits comparables. Ce précédent montre que les agissements reprochés au chaud lapin Nzalet ne datent pas d’hier. La répétition de ces comportements, malgré les signalements, laisse penser que l’homme se sent protégé. Les employées continuent d’exercer leur métier dans un environnement anxiogène, redoutant d’être les prochaines cibles. Certaines évitent désormais de croiser leur supérieur dans les couloirs, d’autres limitent leurs interactions professionnelles au strict minimum. L’ambiance de travail s’en ressent et la productivité du ministère commence à en pâtir
« Qu’il aille à l’enfer, qu’il aille à l’enfer » : pourquoi les Banguissois maudissent un bandit du MCU mort électrocuté
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 14 décembre marquait le début officiel de la campagne électorale en République centrafricaine. Depuis cette date, Bangui vit au rythme des affrontements indirects entre partis. La lassitude de la population face aux méthodes employées atteint un seuil où même les principes de respect des défunts vacillent.
Les meetings politiques se multiplient dans tous les arrondissements. Chaque formation politique cherche à occuper le terrain et à marquer sa présence dans l’espace public. Mais toutes ne procèdent pas de la même manière pour y parvenir.
Le Mouvement des cœurs unis a développé une tactique particulièrement criminelle lors de la préparation de ses meetings dans la capitale. Ses gros bras arrivent sur les sites retenus bien avant les militants ordinaires. Leur mission consiste à effacer toute trace des candidats adverses. Banderoles arrachées, affiches recouvertes de tissus, portraits rendus invisibles : aucun support publicitaire concurrent ne doit subsister.
Cette stratégie s’est répétée dans plusieurs zones de la capitale. Au PK5, dans le troisième arrondissement, les bandits du MCU ont appliqué leur méthode sans rencontrer d’obstacle majeur. D’autres secteurs ont connu le même traitement. Les habitants observaient ces agissements avec une colère grandissante, mais aucun incident grave n’avait encore éclaté.
Le huitième arrondissement a été le théâtre d’un tournant ce jeudi. Sur le terrain d’UCATEX, les préparatifs du meeting suivaient le schéma habituel. Un bandit du parti au pouvoir a repéré une banderole d’Henri-Marie Dondra, ancien Premier ministre désormais candidat. Le support était fixé en hauteur sur un poteau électrique.
L’homme a entrepris l’ascension pour retirer ou masquer l’affiche. Le contact avec les câbles sous tension a provoqué une électrocution foudroyante. Le décès a été constaté immédiatement. La nouvelle s’est propagée rapidement dans les quartiers proches, puis dans toute la ville. Le meeting prévu s’est transformé en veillée funèbre des bandits du MCU.
Les réactions dans Bangui ont surpris par leur dureté. Au lieu de la compassion attendue, beaucoup de citoyens ont exprimé une satisfaction à peine voilée. Des malédictions ont été proférées ouvertement contre le défunt. « Qu’il aille à l’enfer, qu’il aille à l’enfer. Ces voyous du MCU nous dérangent pas possible », entendait-on dans les rues et les marchés. Cette attitude rompt avec les traditions nationale qui commandent le respect des morts.
En temps normal, la disparition d’une personne impose la retenue dans les propos, quelles que soient les fautes commises de son vivant. Mais l’accumulation des griefs contre le régime semble avoir brisé ce tabou. Les Banguissois interrogés parlent de leur exaspération face aux exactions attribuées au parti gouvernemental et ses mercenaires.
Beaucoup y voient une forme de justice immanente. La mort accidentelle du bandit apparaît comme une sanction pour les méthodes employées depuis des jours. Les conversations dans les quartiers témoignent d’une rupture profonde entre une grande partie de la population et les structures du pouvoir.
Ils se balancent tout publiquement : les traitres du MLPC fantoche confirment le financement présidentiel
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Assis-de-gauche-a-droite-Etienne-Malekoudou-Chantal-Jean-Edouard-Koyambonou-et-Gonidere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Assis de gauche a droite, Étienne Malekoudou, Chantal Jean Edouard Koyambonou, e Gonidere . CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La guerre interne des mercenaires politiques du MLPC bidon explose au grand jour. Ces traîtres se dénoncent mutuellement dans leurs propres documents et balancent des informations compromettantes sur leurs financements et leurs magouilles pour contrôler le parti parallèle.
Voilà exactement ce qu’on répète depuis des mois à nos lecteurs. La preuve vient de tomber. Les mercenaires politiques qui prétendent diriger un MLPC bidon se déchirent maintenant à la vue de tous et se dénoncent mutuellement. Ils racontent leurs magouilles, leurs mensonges, leurs détournements. Et le plus grave, ils admettent carrément dans leurs propres documents que c’est le palais qui les finance. On vous le disait, on vous l’expliquait, on vous le démontrait, mais certains pensaient qu’on inventait des histoires. Regardez maintenant ce qui se passe chez eux.
Les documents internes qui circulent maintenant partout montrent l’ampleur du chaos. Dans une lettre signée par plusieurs cadres du MLPC fantoche datée du 2 décembre 2025 à Bangui, on découvre les accusations précises. Sept signataires dont Wembé Valentin, Vokpomapa Askin, Senmode Arnaud, Mbayahoul Paterne, Boroto Julie, Hodahou Jean Pierre et Yoyo Aubin ont écrit une correspondance explosive adressée à plusieurs destinataires dont le conseiller Jean Edouard Koyambonou, le conseiller Angoa Pierre, le CCA Deganendji, le chrono du secrétariat général du parti et même la présidence de la République.
Cette lettre commence directement par rappeler qu’ils ont destitué les camarades Tagoto Josaphat et Momomgbia Jean de Dieu des mêmes causes. Ils expliquent clairement qu’ils les désignent président du parti en toute violation des dispositions des articles 12 et 29 des statuts du parti. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, disent-ils dans leur correspondance. Donc même dans leur cirque interne, ils trichent sur leurs propres règles inventées et se virent les uns les autres sans respecter leurs propres statuts.
La suite du document devient encore plus croustillante. Les signataires écrivent textuellement : “Vous êtes le fruit de notre manœuvre politique et nous sommes comptables de la vie du parti”. Cette phrase montre clairement que ceux qui ont signé cette lettre considèrent que c’est eux qui ont manigancé la nomination du président actuel. Ils lui rappellent qu’il leur doit son poste et qu’ils peuvent donc le virer quand ils veulent. C’est écrit noir sur blanc dans leur document officiel avec leurs signatures et tout.
Les accusations continuent et deviennent de plus en plus graves. Ils écrivent que la désignation en qualité de président ne donne pas droit de faire supplanter les membres du bureau exécutif par des camarades qui ne sont pas élus par le congrès. Autrement dit, le président qu’ils ont eux-mêmes installé nomme maintenant des gens qui n’ont jamais été élus à des postes clés du parti. C’est le bordel complet. Personne ne respecte personne. Chacun nomme qui il veut sans consulter les autres.
Le document parle ensuite d’un comité ad hoc. Les signataires écrivent qu’ils se réservent la mise en place d’un comité ad hoc chargé d’exécuter les affaires courantes du parti durant la période électorale en cours et dans le but de la convocation du congrès extraordinaire du parti au sortir des Élections de décembre 2025. Donc ils annoncent carrément qu’ils vont créer une structure parallèle à l’intérieur même de leur structure parallèle. C’est une poupée russe de structures bidons les unes dans les autres.
Entre temps, ils balancent d’autres informations explosives. Ils citent en référence les camarades Awama Guy Narcisse et Boundji Gabin qu’ils disent ne pas être reconnus éligibles au sein du bureau exécutif. Ces deux personnes sont donc susceptibles de limiter leurs actions pendant les réunions de l’organe exécutif du parti. Donc là aussi, des gens occupent des postes sans être éligibles et tout le monde se bat pour savoir qui peut faire quoi et qui doit dégager.
La lettre se termine par une mise en demeure pure et simple. Les signataires écrivent : “Monsieur le président, les camarades signataires de la présente correspondance tiennent sur votre aptitude clairement mise en exergue de répondre favorablement dans un temps record de 48 heures qui suivent la réception”. Ils ajoutent : “Le non-respect de l’accusé de réception conduira les camarades lésés d’envisager une certaine mesure d’éventualité qui s’impose”.
Mais ce qui tue vraiment dans toute cette histoire, c’est le troisième document qui fuite. Celui-là est encore plus détaillé et liste précisément tous les griefs. Le titre du document est clair : “Objet : Mise au point (Rappel à l’ordre)”. Les signataires se présentent comme camarades président et membres des bureaux exécutifs MLPC, MLFC et MLJC. Ils disent avoir le regret de porter à la connaissance du Conseil Politique National, des Fédérations, de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage et du Haut Conseil des Sages leur profonde déception.
Les raisons de cette déception sont listées point par point. Premier grief : mépris volontaire du président du parti envers ses collègues du bureau exécutif. Deuxième grief : non-exécution du programme du renouvellement des organes de base du parti MLPC, MLJC et MLFC. Troisième grief : achat non décidé et de manière unilatérale des équipements de campagne présidentielle. Quatrième grief : location personnelle d’un appartement devant servir à la Direction Nationale de Campagne sis à SICA 2. Cinquième grief : rétention de communication fiable sur l’origine des fonds utilisés à des fins de campagne présidentielle de 2025.
Et là arrive le sixième grief qui fait tout exploser. Les signataires écrivent textuellement : “Gabegie financière du reste de l’enveloppe allouée par le chef de l’État à des fins personnelles”. Vous avez bien lu. Ils parlent clairement de l’enveloppe allouée par le chef de l’État. Ils confirment donc eux-mêmes, dans leur propre document signé de leurs propres mains, que le président Faustin-Archange Touadéra leur a donné une enveloppe financière. Ils se battent maintenant pour savoir qui a volé combien dans cette enveloppe présidentielle.
Le septième grief enfonce encore plus le clou. Ils parlent de déplacement individuel et réception de l’enveloppe allouée par le chef de l’État dans l’optique de construire le hangar devant abriter le siège provisoire de la réunion sur le terrain de Marabena. Donc là encore, ils confirment une deuxième fois que le chef de l’État leur a alloué une enveloppe pour aller construire sur le terrain du vrai MLPC. Regarde maintenant ce que Touadera fait avec Martin Ziguelé, son faiseur de roi. Le pouvoir! C’est vraiment criminel. Ils se balance la vérité sur ce que Touadera veut du MLPC de Martin Ziguelé. . Ils le disent, ils l’écrivent, ils le signent. C’est leur propre document officiel qui circule maintenant dans tout Bangui et qui fait le tour des réseaux sociaux.
Les signataires ne s’arrêtent pas là. Ils rappellent au président fantoche ses propres paroles lors de l’assemblée générale qui l’a nommé. Ils citent son discours : “Je vous dis qu’en vérité, je suis le meneur d’hommes et non le président du parti MLPC. Je ferai la politique avec les gens et non avec l’argent. Je veillerai sur la gestion et de la multiplication et non de la soustraction. Et je veillerai sur la gestion transparente de la finance et des patrimoines du parti, et même si c’est 5 francs CFA, je mettrai à disposition des camarades publiquement”. Et après cette citation, ils ajoutent : “Fin de citation. Grande a été notre déception contrairement à votre allocution devant les camarades.”
Cette citation montre que le président de leur MLPC bidon avait promis la transparence totale, même avec 5 francs CFA. Il avait juré qu’il ferait de la multiplication et non de la soustraction. Il avait dit qu’il mettrait l’argent à disposition des camarades publiquement. Mais visiblement, il a fait exactement le contraire. Il a gardé l’enveloppe présidentielle pour lui, il a loué un appartement personnel avec, il a acheté des équipements sans consulter personne. D’où la déception et la colère de ses propres camarades qui l’ont installé.
Cette bande de mercenaires qui s’entretuent confirme exactement tout ce qu’on dénonçait depuis le début. Ces structures parallèles ont été créées avec l’argent du palais. Ces faux partis sont financés directement par la présidence. Ces traîtres qui ont quitté le vrai MLPC de Martin Ziguélé l’ont fait contre de l’argent. Et maintenant qu’ils se battent entre eux pour savoir qui a volé la plus grosse part du gâteau, ils balancent tout. Ils confirment le financement présidentiel. Ils avouent les détournements. Ils se dénoncent mutuellement dans des documents officiels signés.
Jackson Mazette avait quitté le vrai MLPC en prétendant être le fondateur légitime du parti. Il avait manipulé d’autres cadres comme Jean-Édouard Koyambounou et Étienne Malekoudou pour qu’ils partent aussi créer leur MLPC courant originel. Mais ça n’a rien donné parce que le vrai MLPC de Ziguélé restait solide. Alors la stratégie a changé et ils ont voulu s’approprier le nom MLPC tout court avec l’argent de Touadéra. Un congrès bidon a été organisé, Josephat Tagoto a été élu, puis Jackson Mazette l’a viré et a nommé son propre cousin, un certain Gonénderé qui n’a même pas le bac, comme nouveau président.
Cette histoire de cousin devenu président de parti montre le niveau de folie. Gonénderé, un ancien coursier de Martin Ziguélé, qui n’a aucune formation politique, aucune expérience, aucun diplôme, se retrouve propulsé chef d’un parti politique. Juste parce qu’il est parent de Mazette. C’est tellement grotesque qu’on croirait à une blague mais c’est la réalité chez ces mercenaires.
Pendant que le MLPC fantoche implose dans le chaos total, le vrai MLPC de Martin Ziguélé n’a pas bougé d’un millimètre. Aucune division. Aucune guerre interne. Une direction claire et respectée. Des centaines de milliers de militants fidèles qui n’ont jamais quitté le navire. Ziguélé reste debout, digne, respecté par ses troupes.
Les documents qui circulent maintenant prouvent noir sur blanc ce qu’on dénonçait. Eux-mêmes avouent que Touadéra les finance. Eux-mêmes parlent de l’enveloppe allouée par le chef de l’État. Eux-mêmes se balancent les détournements de cette enveloppe. Eux-mêmes confirment qu’ils se battent pour l’argent présidentiel. Ils pensaient pouvoir garder ça secret mais leurs propres guerres internes ont tout fait exploser au grand jour. Le peuple centrafricain voit maintenant clairement qui sont ces gens. Des pantins payés par le palais. Des marionnettes qui dansent quand on tire les ficelles. Des mercenaires politiques sans honneur ni dignité qui se vendent et qui finissent par se bouffer entre eux quand l’argent manque ou quand l’un vole la part de l’autre
La jeunesse de Mia-Péndé décide de tourner la vieille page Timoléon BAÏKOUA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-candidat-de-Paoua-2-aux-legislatives-2025.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paoua-2-aux-legislatives-2025.jpg” alt=”La jeunesse de Mia-Péndé décide de tourner la vieille page Timoléon BAÏKOUA” width=”300″ height=”400″ />Photo de courtoisie
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le village de Bedaya 2 a accueilli, le 12 décembre 2025, la réunion mensuelle de la jeunesse de Mia-Péndé. Un choix de lieu porteur de sens, pensé pour honorer la mémoire du Général DJADDER.
Ce rassemblement marque une rupture. Après trois mandats de Timoléon BAÏKOUA comme député, les jeunes de la commune dressent un bilan sans appel. Isidore NGAGA DEOGOTO, secrétaire général communal de la jeunesse, exprime le ras-le-bol d’une génération qui estime avoir été trompée. « Nous refusons un quatrième mandat », martèle-t-il devant l’assemblée.
Les griefs s’accumulent. Premier reproche : l’absence de réalisations concrètes. « Depuis trois mandats, il n’a même pas construit une maison dans son village natal de Bemaïde », constate un participant. Cette observation résume, selon eux, l’échec d’un élu qui n’aurait pas tenu ses engagements envers sa circonscription.
Les promesses non tenues alimentent la colère. Le recrutement annoncé de dix jeunes par village pour intégrer les forces armées centrafricaines (FACA) n’a jamais vu le jour. À chaque visite dans les localités, le député aurait fait miroiter la création d’une sous-préfecture, générant des rivalités entre communautés. « Il nous a divisés », accusent les jeunes réunis à Bedaya 2.
Face à cette déception, la jeunesse de Mia-Péndé décide de changer de cap. Elle apporte son soutien à NGAGA DEOGOTO Isidore pour l’élection municipale et à Justin DOTAR GANGUENON pour les législatives de Paoua 2.« Nos valeurs ne correspondent plus à celles de Timoléon BAÏKOUA », affirme le communiqué adopté lors de la réunion.
L’avertissement lancé ce jour-là résonne comme un ultimatum. La jeunesse prévient qu’elle veillera au bon déroulement du scrutin du 28 décembre 2025. Toute tentative de fraude se heurtera, promettent-ils, à leur vigilance. Un message direct adressé à ceux qui penseraient manipuler les résultats du vote.
Le président sortant de la jeunesse de Betoko incarne désormais l’espoir d’un renouveau. Les militants de Mia-Péndé misent sur lui pour redresser une situation qu’ils jugent catastrophique. Leur mobilisation témoigne d’une volonté de reprendre en main le destin Politique de leur région.
Cette assemblée du 12 décembre restera probablement dans les mémoires comme le moment où une génération a décidé de tourner une page. Les remerciements adressés à Timoléon BAÏKOUA pour ses services passés sonnent davantage comme une politesse de circonstance que comme une reconnaissance sincère
Une fouille domiciliaire effectuée chez Maître Crépin Mboli-Goumba provoque la colère de l’Ordre des avocats centrafricain. L’opération menée par des policiers lourdement armés n’a pas suivi les procédures obligatoires prévues par la loi en vigueur dans le pays.
Pour le barreau de Centrafrique, le Conseil Constitutionnel a récemment tranché les litiges liés aux candidatures présidentielles pour le scrutin de décembre 2025. Ces verdicts ont permis d’instaurer un calme bienvenu dans un pays qui s’apprête à voter.
Pourtant, cet apaisement a failli voler en éclats le 3 décembre dernier, vers 13h30. Ce mercredi-là, deux voitures remplies de policiers lourdement armés, appartenant à l’Office Central pour la Répression du Banditisme et à la Compagnie Nationale de Sécurité, se sont présentées au domicile de Maître Crépin Mboli-Goumba. Leur objectif était clair : fouiller les lieux. Le capitaine de police qui menait l’opération a simplement affirmé que les ordres du Directeur Général de la Police suffisaient pour agir.
L’Ordre des avocats a immédiatement rappelé ce que dit la loi. L’article 47 du Code de Procédure Pénale et l’article 66 de la loi sur la profession d’avocat imposent des règles strictes. Toute fouille au cabinet ou chez un avocat doit s’effectuer sous la surveillance d’un magistrat et en présence obligatoire du Bâtonnier ou de son délégué. Le texte est formel : le Bâtonnier doit être prévenu dans un délai raisonnable et assister à l’opération pour garantir le secret professionnel et la dignité de l’avocat concerné.
Or, aucun magistrat n’était présent lors de cette intervention. Ni les substituts du Procureur du Tribunal de Bangui, ni le Procureur Général près la Cour d’Appel, ni même le Bâtonnier n’ont été contactés au préalable. Les policiers ont agi uniquement sur instruction de leur hiérarchie, bafouant ainsi ouvertement les protections légales qui entourent le domicile et le cabinet d’un avocat.
Cette intrusion survient à quelques semaines du vote du 28 décembre. Elle vise un citoyen qui n’est même pas candidat aux Élections. Pour le Barreau, cet affaire crée un dangereux précédent susceptible de troubler la tranquillité du processus électoral. L’institution juridique salue le travail des juges constitutionnels et les encourage à garder la même fermeté face aux pressions, quelle que soit leur provenance.
Les autorités chargées d’organiser le scrutin, ainsi que les officiers de police judiciaire, sont appelés à respecter scrupuleusement les règles qui protègent la paix publique. Le Barreau demande également à la communauté internationale d’intensifier sa vigilance pour que le climat reste serein avant, pendant et après le vote. L’institution annonce qu’elle suivra de près le déroulement des opérations électorales et qu’elle publiera ses observations une fois le scrutin terminé
Gozbeïda , Bamingui-Bangoran, ravagé par les flammes
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/dans-la-prefecture-de-bamingui-bangoran.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/dans-la-prefecture-de-bamingui-bangoran.jpg” alt=”Gozbeïda , Bamingui-Bangoran, ravagé par les flammesDans la préfecture de Bamingui-Bangoran” width=”400″ height=”400″ />Feu de brousse dans le village de Gozbeïda ravagé par les flammes. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les feux de brousse reprennent avec l’arrivée de la saison sèche. Cette année encore, les populations rurales se retrouvent sans défense face aux incendies qui dévorent champs et habitations.
Le village de Gozbeïda, situé à 15 kilomètres de Ndélé sur l’axe de Ngarba, a été touché par un violent incendie ce lundi 15 décembre 2025 vers 15h30. Les flammes ont détruit près de 10 maisons et consumé des hectares entiers de cultures. Les dégâts matériels sont considérables, et les habitants n’ont pu que regarder le feu progresser sans pouvoir intervenir efficacement.
L’absence de moyens de protection adaptés aggrave chaque année la situation dans les zones rurales. Aucun dispositif préventif n’existe pour protéger les habitations ou les parcelles cultivées. Quand le feu se déclare, il avance jusqu’à ce qu’il s’éteigne de lui-même, faute de ressources humaines ou matérielles capables de l’arrêter à temps.
Les conséquences pour la population touchée sont immédiates. La destruction des récoltes entraîne une pénurie alimentaire pour les familles qui dépendaient de ces champs. Les victimes devront se tourner vers les villages voisins ou vers Ndélé pour trouver de quoi se nourrir et se loger temporairement.
Les origines de ces incendies sont diverses. Certains chasseurs mettent souvent le feu à de vastes étendues pour débusquer des rats ou de petits animaux réfugiés dans des terriers. Cette pratique, bien que répandue, s’avère dangereuse et incontrôlable une fois le feu lancé.
Les éleveurs contribuent également à ces départs de feu. Ils brûlent volontairement la végétation pour favoriser la repousse de l’herbe fraîche destinée au bétail. Mais ces feux agricoles échappent régulièrement à tout contrôle et se propagent bien au-delà des zones prévues.
D’autres incendies résultent de manipulations imprudentes. Des gestes négligents, des feux mal éteints ou des actes involontaires suffisent à déclencher des catastrophes. Les habitants manquent de sensibilisation aux risques et aux bonnes pratiques de gestion du feu dans un environnement sec et vulnérable.
Les partisans du Dr Jonas DONON ne décolèrent pas. Après l’invalidation de leur candidat par la Cour constitutionnelle, ils ont annoncé une position ferme : soit le député est réintégré dans la course électorale, soit il n’y aura pas d’Élections dans leur localité de Nièm-Yéléwa, dans la quatrième circonscription de Bouar .
Sans la candidature du Dr DONON, les électeurs de la quatrième circonscription de Bouar affirment qu’ils n’iront pas voter. “C’est impossible, nous subissons trop d’injustices”, martèlent-ils avec amertume.
Pourtant, cette population de Nana-Mambéré soutient fidèlement le président Touadéra à chaque échéance électorale. Mais le retour qu’ils reçoivent en échange ressemble davantage à de l’indifférence et à l’oubli. “Nous sommes les oubliés, les négligés. À chaque fois, nous soutenons le président Touadéra, mais le retour de l’ascenseur qu’il nous donne, c’est l’ignorance”, déplorent amèrement les habitants de la région.
Leur frustration s’appuie sur des exemples parfaitement réels. Partout en Centrafrique, des Élections municipales sont organisées pour permettre aux citoyens d’élire leurs maires. Les municipales sont prévues pour décembre prochain dans tout le pays. Mais à Nana-Mambéré, notamment dans la commune de Nièm Yéléwa, c’est une tout autre réalité qui domine.
“Notre localité est gérée comme une commune d’élevage, comme une chefferie traditionnelle”, expliquent les habitants révoltés de Niem Yéléwa. Les maires ne sont pas élus mais imposés, dans une sorte de système dynastique comparable à un sultanat. Aucune élection locale n’a jamais été organisée dans la zone. “C’est une dynastie. On ne peut pas voter. Il n’y a pas d’Élections dans notre localité”, dénoncent-ils.
Et comme si cette situation ne suffisait pas, voilà que pour les législatives, le gouvernement leur impose un candidat du parti au pouvoir dans la quatrième circonscription de Bouar : Souleyman Bi Hassan, un ancien colonel rebelle du 3R. C’est d’ailleurs ce dernier qui a obtenu l’invalidation du Dr Jonas DONON devant la Cour constitutionnelle.
Cette colère est d’autant plus compréhensible que le Dr Jonas DONON est un médecin respectable, sans casier judiciaire, qui a servi la population. Face à lui, Souleyman Bi Hassan, présenté officiellement par la Cour constitutionnelle comme “conseiller politique du Mouvement 3R”, un groupe armé responsable de nombreux massacres de civils à Koundili, Lemouna et ailleurs, de pillages et de déplacements forcés de populations dans l’Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré.
Face à cette accumulation de frustrations, les habitants ont voulu manifester leur mécontentement. Mais le préfet et les autorités locales ont systématiquement refusé d’autoriser leurs marches de protestation.
“Partout dans le pays, on vote pour ses maires. Les Élections municipales sont prévues pour décembre prochain. Même à Delhi où il y a un sultan, on organise une élection. Mais à Niem Yéléwa, rien. C’est incroyable”, dénoncent-ils avec indignation.
Désormais, la position est claire et sans appel : sans la réintégration de la candidature du Dr Jonas DONON, il n’y aura pas d’Élections législatives à Nana-Mambéré. Les partisans du médecin invalidé l’affirment haut et fort : “Il n’y aura pas d’élections dans notre localité.”
Notons que le Dr Jonas DONON a été invalidé par la Cour constitutionnelle suite à un recours déposé par Souleyman Bi Hassan, ancien colonel du 3R et candidat du MCU (Mouvement des Cœurs Unis), le parti du président Touadéra. Le médecin n’a même jamais été officiellement informé de cette décision. Il a appris son élimination de la course électorale par des tiers, par le bouche-à-oreille. Les motifs du recours n’ont pas été rendus publics. La procédure judiciaire la plus élémentaire n’a pas été respectée.
Vivant ou mort? La famille de Nourd Gregaza dénonce l’enlèvement maquillé à un scénario d’évasion fabriqué par Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nourd Gregaza, Président du PRNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Comment Nourd Gregaza aurait-il pu s’évader d’une prison ultra-surveillée ? Cette question taraude sa famille depuis que la nouvelle de sa fuite a été annoncée sur les réseaux sociaux. Denise Madina Duekoe, l’une de ses proches, affirme que Wagner a fabriqué cette histoire de toutes pièces pour couvrir un enlèvement, puis un assassinat prémédité.
Denise Madina Duekoe, ancienne préfète de l’Ombella-Mpoko, a publiquement exprimé ses doutes sur la version propagée par l’OCRB. Pour elle, une chose est certaine : s’échapper de l’OCRB en 2025 reste impossible sans la complicité active des forces de l’ordre présentes sur place. Personne ne quitte ces murs sans que les policiers eux-mêmes n’en décident autrement. Même un nouveau-né comprendrait aisément cette évidence dans le contexte centrafricain actuel où l’OCRB est devenu un Guantánamo centrafricain. En plus, si Nourd Gregaza a pris fuite, on a déjà appris l’arrestation des policiers en faction cette nuit. Mais jusqu’à présent, rien.
D’ailleurs, pour voir de près cette histoire, tout est fabriqué pathétiquement et très bêtement, selon Denise Madina Duekoe . L’histoire d’un tunnel creusé sous la prison du camp de Roux paraît totalement absurde selon Denise Madina. Comment imaginer qu’un détenu puisse creuser discrètement dans une cellule partagée avec une dizaine d’autres prisonniers et que seul ce détenu puisse s’échapper sans autre prisonniers? En plus, le camp de Roux se situe sur une colline dont le sous-sol recèle des grosses pierres dures qu’il faudrait briser. Et la question demeure : où aurait-il déversé les tonnes de sables et des pierres extraits de ce tunnel ? Sa cellule seule ne suffirait jamais à contenir une telle quantité de matériaux. Les films comme Prison Break montrent des séquences accélérées, mais la réalité impose des contraintes physiques incontournables. Faudrait-il manger le sable ou le cacher quelque part ? Personne ne réfléchit à ces détails concrets.
Plus spectaculaire encore, Nourd Gregaza ne se trouvait même pas au camp de Roux au moment de sa supposée évasion. Il avait été extrait de sa cellule le 7 juillet dernier, en même temps qu’Armel Sayo, ancien ministre accusé de tentative de coup d’État. Ce dernier a été enlevé par les mercenaires du groupe Wagner dans la nuit du 7 au 8 juillet. Un mois après, devant la colère montante sur les réseaux sociaux et les réactions internationales, notamment du président camerounais Paul Biya, de l’ambassade de France et du CICR, Wagner a ramené Armel Sayo pour le présenter au juge. Mais depuis cette comparution, personne ne sait où il se trouve. Il a disparu, probablement détenu dans les sous-sols du camp de Roux, du camp Mpoko ou à Berengo, où Wagner le torture tranquillement.
Quant à Nourd Gregaza, il était détenu à l’OCRB, seul dans une cellule fermée par deux portes successives. Cette structure de petite taille reste constamment gardée par de nombreux policiers, entourée de clôtures et de verrouillages multiples. Comment aurait-il pu s’en échapper à quatre heures du matin, comme l’affirme la Minusca, ou à neuf heures selon d’autres sources ? Les versions divergent, ajoutant au flou entretenu autour de cette affaire.
Pour Denise Madina Duekoe, il ne fait aucun doute : les mercenaires russes du groupe Wagner ont enlevé Nourd Gregaza de l’OCRB pour le tuer. Ils auraient changé de méthode après l’échec de leur première tentative avec Armel Sayo. Lorsqu’ils avaient enlevé l’ancien ministre Armel Sayo, ils avaient fabriqué une image de son corps dans un sang publié sur les réseaux sociaux, laissant croire à sa mort. La réaction avait été immédiate et violente. Le président Paul Biya, l’ambassade de France, le CICR, tous avaient réagi avec fermeté. Wagner s’était alors trouvé contraint de ramener Armel Sayo vivant et de le présenter à la justice.
Cette fois, les mercenaires russes ont inventé une histoire d’évasion pour camoufler leur crime. En faisant croire à une fuite, ils espèrent détourner l’attention de l’opinion publique. Les gens finiront par accepter cette version, abandonneront l’affaire, et Wagner aura les mains libres pour éliminer sa victime en toute discrétion. Peut-être l’ont-ils déjà tué. Ils diront ensuite qu’il est mort pendant sa fuite. Une disparition pure et simple, comme le pays en a déjà connu à plusieurs reprises.
Les arrestations des proches et des membres de la famille, présentées comme des recherches de Nourd Gregaza, ne serviraient qu’à renforcer cette parodie d’évasion. Wagner cherche à tromper l’opinion en faisant croire à une fuite alors que leur victime a simplement été enlevée de sa cellule. La manœuvre vise à créer une confusion suffisante pour que l’affaire tombe dans l’oubli très vite.
Denise Madina Duekoe exige que si Nourd Gregaza a été tué, son corps soit rendu à sa famille. Les autres membres de la famille de Nourd accusent également la France de porter une responsabilité dans cet assassinat potentiel. Nourd Gregaza a été rapatrié de France vers Bangui, alors que tout le monde connaît la situation dans ce pays où les meurtres se commettent en toute impunité. Le Cameroun a fait de même avec Armel Sayo. Et maintenant, les deux hommes se retrouvent aux mains de Wagner, leurs familles privées de toute information fiable sur leur sort.
Les membres de la famille de Nourd Gregaza pensent que les mercenaires ont modifié leur tactique après leur premier échec. Au lieu d’enlever directement leurs victimes et de provoquer un scandale international, ils organisent désormais de fausses évasions. Ils accusent ensuite divers complices, dont le ministre de la Justice, d’avoir facilité ces fuites. Mais selon Denise Madina Duekoe, la vérité reste simple : Wagner a récupéré Nourd Gregaza pour le tuer, tout comme ils ont récupéré Armel Sayo. La complicité de certains ministres ne serait qu’un écran de fumée destiné à brouiller les pistes. La famille attend toujours des nouvelles concrètes, mais l’espoir s’amenuise chaque jour davantage. Les autorités restent silencieuses tandis que les zones d’ombre s’accumulent autour de ces disparitions suspectes. Wagner continue d’agir en toute impunité sur le territoire centrafricain, modifiant ses méthodes au gré des réactions internationales. Et la Minusca, complice, fait circuler de fausse vérité pour cautionner cet assassinat potentiel.
Incroyable spectacle. Braquage extraordinaire de deux véhicules du HCR en pleine capitale. Un caporal des FACA arrêté par la police
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/des-vehicules-de-patrouille-de-la-police-nationale-dans-les-rues-de-Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des véhicules de patrouille de la police nationale dans les rues de Bangui. Photo CNC
L’Office central pour la répression du banditisme a mis la main sur deux véhicules du HCR volés dans la nuit du 16 décembre 2025 à Bangui. L’arrestation d’un caporal des FACA, retrouvé ivre dans un motel avec l’arsenal utilisé lors du braquage, confirme définitivement l’implication des militaires dans des nombreux braquages qui empoisonnent la capitale Bangui.
Les infractions visant les biens des organisations internationales connaissent une recrudescence inquiétante ces derniers temps. Dans la nuit du lundi à mardi 16 décembre 2025, vers 3 heures du matin, des hommes lourdement armés et cagoulés ont volé en pleine capitale deux véhicules appartenant au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. L’opération s’est déroulée avec une rapidité déconcertante, les malfaiteurs agissant visiblement selon un plan préparé.
Parmi les auteurs du vol figure un caporal en service actif au sein des forces armées centrafricaines, notamment au bataillon du colonel Patassé. Les voleurs se sont emparés de deux Land Cruiser pick-up en excellent état, d’une valeur estimée à 80 millions de francs CFA chacun. Ces véhicules tout-terrain, particulièrement prisés pour leur robustesse, représentent un butin considérable pour les voleurs. Après leur coup, les malfaiteurs ont transporté les deux pick-up vers le 8ème arrondissement, dans le quartier Galabadja 4, proche de la résidence de l’ancien Directeur général de la presse présidentielle, Sorohoul.
La zone choisie par les malfrats pour cacher les deux véhicules volés se situe non loin de la résidence de Mama Doyo, députée du huitième décédée il y a quelques années. Les voleurs ont caché leur prise dans un motel de ce secteur, pensant probablement y trouver un refuge temporaire avant d’écouler la marchandise. Le caporal impliqué dans l’opération avait pris une chambre dans cet établissement. Son comportement complètement ivre et agité a rapidement attiré l’attention des responsables du motel.
Les gérants, intrigués par l’attitude du militaire et par la présence des véhicules lourdement armés, ont décidé d’inspecter discrètement la situation. En s’approchant des pick-up stationnés sur place, ils ont découvert des kalachnikovs, des machettes et tout un arsenal destiné manifestement au braquage. La présence de cet attirail militaire dans les véhicules ne laissait aucun doute sur la nature criminelle de l’affaire. Comprenant immédiatement la gravité de ce qu’ils venaient de découvrir, les gérants ont alerté l’Office central pour la répression du banditisme.
Les agents de patrouille de l’OCRB se sont rendus rapidement sur les lieux indiqués par les gérants du motel. Ils ont procédé à la saisie des armes ainsi que des véhicules volés. Le tout a été transféré au bureau de l’OCRB en plein centre-ville, où les preuves ont été placées sous scellés. Mardi matin, des représentants du Haut-Commissariat pour les réfugiés se sont déplacés jusqu’aux locaux de l’office pour constater officiellement le vol de leurs biens et engager les démarches administratives nécessaires à leur restitution.
Le caporal, placé en garde à vue dès son interpellation, devrait être présenté prochainement au parquet pour répondre de ses actes devant la justice. L’affaire prend toutefois une tournure inhabituelle depuis l’intervention du colonel Patassé à l’OCRB. Le caporal arrêté appartient au bataillon dirigé par le colonel Patassé, qui a personnellement contacté l’OCRB pour réclamer la remise du caporal sous sa responsabilité.
Le colonel Patassé souhaite gérer lui-même la sanction du caporal impliqué dans le vol, invoquant les prérogatives de la hiérarchie militaire. L’OCRB a opposé un refus catégorique à cette demande, estimant que cette affaire relève directement de la justice civile en raison de la gravité des faits reprochés. Cette insistance du colonel Patassé alimente les interrogations parmi les enquêteurs. Certains se demandent s’il pourrait être mêlé de près ou de loin à ce vol, d’autant que sa réputation dans le milieu du banditisme notoire provoque déjà des commentaires. Seule l’enquête en cours permettra d’établir les responsabilités exactes de chacun dans cette affaire
regardez comment l’Autorité Nationale des Élections surprise en train de préparer une fraude massive dans le sixième arrondissement de Bangui
Paoua-en-Centrafrique-le-27-decembre-2020-par-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un bureau de vote installé dans la forêt par les agents électoraux le 27 décembre 2020 dans la commune de Bimbi, vers Paoua, en République centrafricaine. Photo CNC
À trois semaines du premier tour des Élections présidentielles, législatives, régionales et communales, des citoyens centrafricains ont découvert avec stupéfaction la liste des bureaux de vote publiée par l’ANE, démontrant une supercherie grave susceptible de fausser massivement les résultats du scrutin.
Les Centrafricains savent déjà que ces Élections ne constituent pas un scrutin démocratique à proprement parler, mais plutôt un mécanisme destiné à légitimer un processus dont l’issue semble déjà écrite. Les autorités centrafricaines ne dissimulent d’ailleurs plus leurs intentions frauduleuses, et la publication des listes électorales par l’Autorité Nationale des Élections en apporte une preuve tangible.
Dans le sixième arrondissement de Bangui, quartier Pétévo, l’école qui sert de centre électoral devrait abriter seize bureaux de vote selon les documents officiels. En consultant attentivement la liste diffusée, les observateurs ont constaté que seulement treize bureaux apparaissent dans le décompte public. Les bureaux numéro cinq, onze et douze ont purement et simplement disparu de la documentation accessible aux citoyens et aux témoins du scrutin.
Cette absence ne relève pas d’une simple erreur administrative ou d’une négligence bureaucratique. Les militants qui surveillent le processus électoral ont immédiatement compris le stratagème. Ces trois bureaux fantômes referont surface uniquement au moment du dépouillement, permettant d’injecter artificiellement des milliers de suffrages sans que personne n’ait pu en contrôler le déroulement. Selon la liste publiée par l’autorité nationale des Élections, chaque bureau peut accueillir jusqu’à quatre cent cinquante électeurs inscrits. La multiplication est simple : trois bureaux multipliés par quatre cent cinquante voix donnent mille trois cent cinquante suffrages qui pourront être fabriqués de toutes pièces dans ce seul centre. Personne ne saura d’où viennent ces bulletins puisque ces bureaux n’auront jamais été accessibles aux observateurs pendant la journée du vote. C’est exactement ce qui s’est passé au temps de Samba-Panza en 2015. Il y’avait des bureaux de vote sous les manguiers, d’autres dans la forêt etc, et ils sont reconnus par l’autorité nationale des élections. Ce qui a permis aujourd’hui à Touadera de prendre le pouvoir suite à cette fraude massive.
La Machine Anti-Fraudes, collectif citoyen qui scrute chaque document publié par les instances électorales, a partagé ces découvertes en demandant aux Centrafricains de rester vigilants. Leurs membres ont photographié les listes officielles et les ont diffusées largement pour que chacun puisse vérifier les anomalies dans sa propre circonscription. Si un seul centre du sixième arrondissement présente déjà trois bureaux manquants, combien d’autres centres à travers Bangui et l’ensemble du territoire national cachent des irrégularités similaires. L’extrapolation donne le vertige quand on pense aux dizaines de centres répartis dans les différents arrondissements de la capitale et dans les préfectures du pays.
Les photographies du document officiel circulent maintenant sur tous les réseaux sociaux. On y voit clairement la colonne des numéros de bureaux avec les sauts inexpliqués dans la numérotation. Le bureau 1051-BV07 est suivi du bureau 1051-BV03, puis vient le 1051-BV13, sans aucune trace des numéros intermédiaires. Cette gymnastique administrative permet de camoufler l’existence de certains bureaux tout en conservant leur capacité à produire des résultats lors du dépouillement. L’Autorité Nationale des Élections n’a fourni aucune explication sur ces absences, et son silence nourrit encore davantage les soupçons de collusion avec le pouvoir en place pour truquer le scrutin.
Les Centrafricains qui espéraient encore un semblant d’honnêteté dans l’organisation de ces élections ont perdu leurs dernières illusions. Même les fraudes les plus grossières ne semblent plus poser de problème aux organisateurs du scrutin. La publication de listes manifestement trafiquées montre que l’ANE ne craint aucune sanction ni aucune contestation sérieuse de ses pratiques. Les observateurs internationaux qui arriveront dans quelques jours pour surveiller le déroulement du vote auront du mal à contrôler des bureaux dont ils ignorent jusqu’à l’existence puisque les listes publiques les ont effacés. La Machine Anti-Fraudes appelle maintenant tous les citoyens à photographier et à archiver tous les documents électoraux auxquels ils ont accès, à noter les anomalies constatées dans leurs quartiers, et à partager ces informations pour constituer un dossier complet des irrégularités commises avant même l’ouverture des urnes
Face à l’effondrement total du pays, les sorciers de la République font la fête. Touadera et son clan dansent et continuent de danser sur les tombeaux des centrafricains
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Touadera-et-ses-invites-en-train-de-danser-au-palais-de-la-renaissance-a-Bangui.png” data-wpel-link=”internal”>Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui
Alors que le pouvoir de Baba Kongoboro franchit un cap, celui de l’indifférence et de la sauvagerie, et pendant que la communication officielle vante des succès, le développement du pays, la montée en puissance des FACA, la population, quant à elle, continue de lutter au quotidien dans un pays où les services publics ont quasiment disparu.
Le transport est un exemple le plus visible de cet effondrement. Dans les rues de Bangui comme sur les axes provinciaux, la circulation ne tient plus qu’à un fil : celui des taxis-motos. Ces engines bruyantes et précaires sont devenus le système sanguin d’une nation paralysée. Où sont passés les car Air Bangui, Génération, ou tout simplement les cars qui relient la capitale aux villes de provinces ? Où est le réseau municipal, promis, jamais rétabli ? La réponse est dans le quotidien de millions de Centrafricains : des années sans transports publics, une débrouille qui use, et l’impression tenace que l’État s’est tout simplement évaporé.
Cet effondrement des transports n’est qu’un chapitre d’une histoire plus sombre, celle de la santé en lambeaux. Pénétrer dans un centre de santé, c’est souvent entrer dans le couloir de la mort. Pas de matériel, ou si peu. Une poignée de soignants dévoués mais submergés, faisant face sans moyens. Ici, le patient n’est plus un malade, mais un acheteur : il doit lui-même se procurer seringues, gants, médicaments, avant même d’être pris en charge. Les cas graves ? Ils sont « évacués » vers d’autres structures, elles-mêmes dans le noir, souvent sans électricité ni ambulance pour les transporter. C’est un système qui a cessé de soigner ; il survit.
L’éducation, ce pilier de l’avenir, subit le même naufrage. Dans les villes de province, l’école n’est souvent qu’une ombre d’elle-même. Près de 80 % des enseignants sont des « maîtres-parents », des bénévoles sans formation, recrutés dans l’urgence pour éviter que les enfants ne grandissent dans la rue. Les salles de classe sont surpeuplées, vides de tout matériel. On y étudie sans tables, parfois sans cahiers. Le programme officiel ? Une lointaine théorie, inaccessible. C’est toute une génération qui apprend dans la précarité, son avenir hypothéqué par le désintérêt collectif.
Même la sécurité, pourtant priorité affichée du pouvoir, reste un mirage. Si les grands affrontements ont diminué, l’insécurité sourde, elle, persiste. Des groupes armés et les Mercenaires russes du groupe Wagner, parfois des hommes en uniforme continuent de semer la peur. Dans de nombreuses localités, les récits se ressemblent : agressions en plein jour, extorsions, passages à tabac. La population, prise en étau, ne sait plus vers qui se tourner. Ceux qui sont censés la protéger sont parfois ceux qui l’oppressent, brisant le dernier lien de confiance avec l’autorité.
Face à ce tableau, quelle perspective l’État offre-t-il à sa jeunesse ? Aucune, ou presque. En dehors de l’enrôlement dans l’armée, une porte de sortie souvent synonyme d’exil en province , il n’existe aucun projet crédible. L’économie est à l’arrêt. Aucune politique ne soutient la création d’entreprises, l’entrepreneuriat ou la formation professionnelle. Les diplômés errent, désœuvrés, leur formation devenue inutile. Pour la majorité des jeunes, l’horizon est un mur, ou bien devenir un conducteur des taxis motos.
C’est dans ce contexte que les vidéos du Président Touadera et de ses ministres dansant, buvant, prennent une dimension particulière. Elles ne sont pas anodines. Elles racontent l’histoire d’un pouvoir qui, visiblement, a franchi un cap : celui de la séparation définitive d’avec le peuple qu’il est censé servir. Tandis que le pays se débat dans les difficultés les plus concrètes, la communication officielle met en scène une normalité festive qui n’existe pas. Ce décalage n’est pas qu’une question d’image ; il est le symptôme le plus grave d’une fracture qui, jour après jour, se creuse un peu plus entre un État qui célèbre son propre pouvoir et un peuple qui lutte pour sa simple survie.
À Ndélé, le défilé du 1er décembre vire au délire du parti unique, le MCU
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-defile-dans-le-village-Akroussoulback-pres-de-Ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Défilé de la fête nationale 2024 à Akroussoulback, Bamingui-Bangoran : célébration en différé. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À trois semaines du premier tour des Élections législatives, présidentielles, régionales et communales, le MCU continue de déployer sur tout le territoire national son arsenal pour impressionner la communauté nationale et internationale.
Effectivement, ce qui s’est passé à Ndélé durant le défilé de la fête nationale célébré en différé le samedi 6 décembre dernier rappelle étrangement les scènes observées dans d’autres régimes autoritaires à travers le monde. En Russie, en Corée du Nord, au Rwanda, les mêmes méthodes ont été appliquées avec le même objectif : montrer une force qui n’existe peut-être que dans la mise en scène. Le Mouvement des Cœurs Unis croit innover alors qu’il reproduit un schéma ancien, éprouvé ailleurs, avec ses limites et ses failles.
Le spectacle offert dans cette ville de la préfecture de Bamingui-Bangoran ne constitue pas un cas d’école. Partout dans le pays, y compris dans la capitale Bangui, les mêmes manifestations se répètent. Le MCU mobilise ses troupes, distribue ses t-shirts, organise ses chorégraphies politiques. La machine tourne à plein régime pour créer l’illusion d’un engouement populaire massif.
Pourtant, la réalité derrière ces images triomphantes reste celle d’un système bien connu, la magouille et le vol. À Ndélé comme ailleurs dans le pays, les participants à cette scène reçoivent pour chacun 500 000 francs CFA pour leur présence. Cette transaction financière transforme la fête nationale en transaction commerciale. Les citoyens deviennent des figurants payés, leur enthousiasme s’achète au prix fort. Tout se négocie, tout se paie dans cette machinerie électorale déguisée en célébration républicaine.
Mais le plus spectaculaire reste à venir. Les enseignants affectés à Ndélé, tous vêtus de leurs t-shirts estampillés “Je suis 100% Touadéra”, incarnent cette dérive. Ne rêvez pas, ce sont bien les instituteur et des professeurs qui s’adonnent à ce jeu criminel. Il faut préciser que l’association 100%Touadera a été créée par Hassan Bouba, ce Tchadien d’origine peule, étend progressivement son emprise sur le territoire. Après le refus essuyé à Birao où la jeunesse a repoussé l’implantation de son association 100% Touadera, Hassan Bouba considère désormais la ville de Ndélé comme son terrain de démonstration de force.
Et ce n’est pas tout! Le MCU poursuit son show avec des soi-disant journalistes. Des individus présentés comme des journalistes de la Radio Centrafrique ont également participé à cette animation politique. Leur comportement laisse perplexe. Sont-ils vraiment des professionnels de l’information ou des militants déguisés ? Avec leurs mégaphones, ils ne cessent de scander “koua gotilo gouéngo . Koua ké goué tilo gouéngo. , cette formule devenue le mantra du régime. Le travail continue, répètent-ils inlassablement. Traduction politique : le président reste au pouvoir, mandat après mandat, sans limite dans le temps.
Cette expression en sango cache mal son véritable message. Troisième mandat, quatrième mandat, cinquième mandat… peu importe les contraintes constitutionnelles, le travail doit continuer. La formule sonne comme une menace autant qu’une promesse. Elle annonce la couleur d’un pouvoir décidé à s’installer dans la durée, quels que soient les obstacles juridiques ou démocratiques.
Le MCU affirme même dans ses discours qu’il n’a plus d’adversaire capable de le vaincre.
“Nous avons pris le pouvoir dans le son”, clament ses partisans. Cette déclaration surprenante tente d’ancrer l’idée d’une domination totale et incontestable. Le parti unique ne se cache plus, il s’affiche ouvertement. La compétition électorale devient une formalité dont l’issue semble déjà écrite.
La préfecture de Bamingui-Bangoran devient ainsi le laboratoire grandeur nature de cette politique autoritaire. Dans cette région longtemps marginalisée, loin des regards de la capitale, se teste un modèle de contrôle social. Les mécanismes du clientélisme politique y fonctionnent ouvertement : distribution d’argent, pressions hiérarchiques, mobilisation forcée des fonctionnaires.
Cette confusion entre fête nationale et propagande partisane atteint des sommets inédits. Les symboles républicains se mélangent aux logos militants. Les agents de l’État censés servir tous les citoyens deviennent les porte-drapeaux d’un camp politique. Les journalistes abandonnent leur mission d’information pour se transformer en animateurs de meetings. Chacun semble avoir oublié son rôle initial pour endosser celui de militant
Haut-Mbomou : mise en garde contre les discours électoraux mensongers. Les auteurs seront retrouvés dans la corde au cou, selon les Azandé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-faisant-du-sport-a-sibut-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes du groupe Wagner faisant du sport à Sibut. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des citoyens du Haut-Mbomou interpellent les candidats aux Élections législatives, municipales et régionales. Ils leur demandent de cesser de propager des mensonges sur les origines de la crise qui secoue leur territoire en accusant le gouvernement centrafricain.
Les auteurs du communiqué publié le vendredi dernier lancent un défi à l’ensemble des candidats. Ils affirment qu’aucun conflit n’existe entre musulmans et chrétiens, ni entre Peuhls et Azandés dans la région. Selon eux, les désordres proviennent du gouvernement centrafricain qui n’a pas réfléchi avant de tomber dans le piège de ceux qui cherchent à nuire à la population civile d’origine azandé dans le Haut-Mbomou.
Le texte rejette l’idée que le problème de Zemio soit une affaire de communauté contre communauté. Les signataires y voient plutôt la conséquence de l’incompétence des autorités administratives centrafricaines. Selon eux, de l’orgueil et de la honte, de l’ingratitude du gouvernement centrafricain et de l’injustice sociale. Ils affirment que la volonté de nuire à la population civile du Haut-Mbomou est un fait bien planifié par les autorités de Bangui et soumis aux forces gouvernementales et mercenaires russes du groupe Wagner, y compris la Minusca pour la mise en œuvre.
Les auteurs demandent d’ouvrir les oreilles pour entendre d’abord le fond de l’affaire avant toute chose. Ils annoncent que Zemio retrouvera son calme le même jour que les prisonniers russes constitués en mercenaires russes du groupe Wagner quitteront le Haut-Mbomou ou la ville. Le communiqué indique que la préfecture et surtout les régions Sud-est et Nord-est sont victimes d’une politique d’abandon volontaire du gouvernement centrafricain.
Les signataires se disent conscients de tous ces éléments et affirment que leur détermination et leur engagement demeureront fermes à un moment donné. Ils déclarent détester les mensonges et avertissent que celui qui se laissera ou qui viendra raconter sa vie se retrouvera dans la corde au cou. Le communiqué cite les localités de Zemio, Obo, Mboki, Bambouti et Djemah
Haut-Mbomou : une nouvelle attaques contre un convoi de carburant de CICR
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des hommes armés liés à la milice Azandé ont incendié ce mardi 16 décembre 2025 un camion-citerne transportant du carburant pour le CICR à une vingtaine de kilomètres de Zemio, sur la route de Rafaï. L’équipage et plusieurs passagers, dont des femmes et des enfants, ont été emmenés en forêt par les assaillants.
D’après des sources sécuritaires locales interrogées par la rédaction du CNC, le véhicule venait de Bangui quand il a été pris pour cible. Les assaillants ont mis le feu au camion avant d’emmener les personnes qui se trouvaient à bord dans la brousse. Leur sort reste inconnu pour le moment.
Par ailleurs, une autre attaque des miliciens Azandé à ciblé ce mercredi 17 décembre un convoi de camions-citernes escortés par les casques bleus de la Minusca entre Mboki et Obo. Les hommes armés présumés membres des miliciens Azandé ont tiré sur le convoi. Il s’agit du même groupe de véhicules qui avait déjà essuyé des tirs la veille sur le même tronçon.
Les casques bleus ont riposté et aucun blessé n’a été enregistré lors de cet accrochage. Le convoi a pu poursuivre sa route après l’échange de coups de feu. Les forces onusiennes maintiennent leur dispositif d’escorte malgré la répétition des incidents.
Ces événements surviennent alors que l’approvisionnement en carburant reste un défi majeur dans cette région très éloignée du pays. Les routes menant vers Zemio et Obo traversent des zones où les groupes armés gardent une présence active.
Ce mercredi 17 décembre 2025, dès sept heures du matin, les enseignants et le personnel de la Faculté de Théologie Évangélique de Bangui ont cessé toute activité. Des branches d’arbres bloquent maintenant chaque accès à l’institution.
Les grévistes pointent du doigt la gestion du directeur, un ressortissant congolais de la République Démocratique du Congo. Selon eux, cet homme accumule les pratiques douteuses alors que son mandat aurait dû prendre fin depuis belle lurette. Les employés l’accusent de multiplier les manœuvres financières pour s’enrichir avant son départ de Bangui.
Parmi les griefs énoncés figurent des exigences d’argent imposées au personnel et diverses manipulations budgétaires. Le climat social s’est tellement dégradé que personne n’accepte plus de travailler sous sa direction.
Les portes de la FATEB restent fermées par des barricades végétales. Aucun cours ne se déroule dans les salles habituellement. La majorité des étudiants ont quitté le campus pour regagner leur domicile, faute de pouvoir suivre leurs enseignements. Certains traînent encore aux alentours, espérant une issue rapide à cette impasse.
Le personnel maintient sa position et refuse toute reprise tant que leurs revendications ne seront pas entendues. Les discussions avec la direction semblent au point mort. Personne ne sait combien de temps durera cette interruption des activités académiques dans cette institution religieuse qui forme habituellement des cadres théologiques pour plusieurs pays d’Afrique centrale.
URGENT! Dr Dominique Désiré ERENON vient d’être transféré à la prison de Ngaragba après son audition aujourd’hui par le juge
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Dominique-Desire-ERENON.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dominique-Desire-ERENON – Diversité et complémentarité : la vision Politique du Dr. Dominique Désiré ERENON
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le président de la Marche pour la démocratie et le salut du peuple, Docteur Dominique Désiré-Erenon, a été transféré ce mercredi 17 décembre 2025 à la prison centrale de Ngaragba après son audition devant le juge d’instruction. Huit chefs d’accusation pèsent contre lui.
L’opposant avait été appréhendé à l’aéroport de Bangui il y a près de trois mois, dès sa descente d’avion en provenance de France. Les policiers l’ont immédiatement conduit à l’Office central pour la répression du banditisme, avant son transfert à la section des recherches et d’investigations de la gendarmerie.
Durant près de trois mois, Docteur Dominique Désiré-Erenon est resté en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie sans avoir été présenté à un magistrat instructeur. Sa comparution devant le juge d’instruction n’a eu lieu qu’aujourd’hui, mercredi 17 décembre.
À l’issue de cette audition, le responsable du MDSP a été immédiatement acheminé vers la prison centrale de Ngaragba où il est désormais détenu. Le dossier qui lui est opposé comporte huit chefs d’accusation dont la teneur exacte sera publiée dans nos prochains articles.
La détention prolongée de l’opposant avant sa présentation à un juge interpelle plusieurs observateurs de la vie politique centrafricaine. Son parti politique n’a pas encore réagi officiellement à cet écrou.
À suivre les détails dans nos prochains articles sur CNC.
Les escrocs de l’or et diamants ont encore frappé. Un homme d’affaire Franco-Israélien piégé dans un circuit d’or fantôme entre Bangui et Dubaï. Des millions emportés par ces criminels du régime
Harsene Yele Moussa, le super escroc centrafricain connu dans le monde entier dans cette affaire, même au Kenya
Malgré les alertes répétées lancées par la rédaction du CNC à l’opinion nationale et internationale, des bandes organisées continuent d’escroquer des investisseurs étrangers avec des fausses promesses d’or. Ces réseaux, dont les auteurs sont des proches du Président, cadres du MCU, membres du gouvernement, sont protégés par le pouvoir en place, opèrent en toute impunité et viennent de faire une nouvelle victime, et ça continue malheureusement.
L’enquête menée par la rédaction de CNC sur cette bande des criminels du régime a permis de reconstituer le parcours d’un homme d’affaires franco-israélien tombé dans un piège minutieusement préparé. Entre novembre et décembre 2025, cet investisseur résidant entre les Émirats arabes unis et le Cameroun a perdu 46 millions de francs CFA dans une opération montée autour de lingots d’or qui ne seront jamais livrés. Les documents que CNC a pu consulter lors de notre investigation, les plaintes déposées et les recoupements avec d’autres dossiers similaires au Kenya impliquant les mêmes bandits permettent aujourd’hui de dresser un tableau précis de cette escroquerie internationale qui porte les mêmes signatures que les affaires précédentes que nous avons déjà documentée sur CNC.
David Ford Aka’a. , le faux pasteur camerounais, principal rabatteur dans cette criminalité du régime
Le rabatteur principal identifié par l’enquête se nomme David Ford Aka’a. Présenté comme un faux pasteur camerounais, cet homme sert de premier contact avec les investisseurs étrangers. Son rôle consiste à créer la confiance, à assurer que tout est sécurisé, que les interlocuteurs à Bangui sont fiables et que les autorités nationales valident l’opération. C’est lui qui oriente les victimes vers le noyau dur de ce réseau des criminels installé en République centrafricaine.
Au départ, le 20 novembre 2025, un contrat est signé. La victime s’engage à acheter 25 kilogrammes d’or via une structure appelée ADF compagnie Groupe, représentée officiellement par Aka’a David. Le document porte les cachets nécessaires et donne l’apparence d’un cadre commercial sérieux. Deux jours plus tard, le 22 novembre, l’homme d’affaires atterrit à Bangui et s’installe à l’hôtel Ledger. C’est là qu’intervient le personnage central de toute l’opération : Harsene Yele Moussa, le gros serpent de cette mafia.
Ce grand bandit centrafricain, Harsene Yele Moussa, bien connu pourtant dans le milieu criminel , se présente à ses victimes comme directeur d’une coopérative minière baptisée “Face à Face”. Dès les premiers échanges avec la victime, il demande de l’argent. D’abord 700 000 francs CFA pour des formalités administratives, puis 500 000 francs CFA pour d’autres démarches, ensuite un prêt de 500 000 francs CFA et encore 350 000 francs CFA pour ce qu’il appelle “la logistique”. À chaque versement, la promesse reste la même : le colis d’or est prêt, il suffit de régler les derniers détails avant le départ pour Dubaï.
Mais le scénario bascule rapidement. Le contrat initial parlait de 25 kilogrammes. Moussa annonce maintenant que le colis contient 50 kilogrammes. L’explication donnée tourne autour de taxes douanières et de frais liés à une référence nationale appelée “Becdor”.Le montant exigé grimpe à 41 millions de francs CFA. Pour rassurer l’investisseur et accélérer le paiement, Moussa fournit une série de documents commerciaux estampillés aux noms de plusieurs structures : la coopérative Face à Face, puis une autre entité appelée KE-MINES, toutes deux censées opérer légalement en Centrafrique.
L’enquête menée par la rédaction du CNC a permis d’examiner ces pièces. Une facture commerciale datée du 12 novembre 2025 porte le tampon de la “COOPERATIVE MINIERE FACE A FACE” et annonce 50 kilogrammes de lingots d’or brut pour un montant total de 5 850 000 dollars américains. Le représentant mentionné sur ce document est “Marc Davidson ”, de nationalité française. Un autre papier, présenté comme un laissez-passer délivré par la Direction générale des ressources minières de RCA, indique qu’un lot de 50 kilogrammes a été acheté dans la région de Boda entre le 2 octobre et le 8 novembre 2025, pour une valeur brute de 75 millions de francs CFA. La destination finale inscrite sur ce laissez-passer est une société basée à Dubai . Le nom de Moussa Yele Harsene figure en bas de page comme signataire. Plusieurs cachets, dont ceux de l’aéroport international de Bangui-Mpoko, donnent une crédibilité apparente à l’ensemble de ces faux documents.
Le dispositif repose aussi sur un document de transport aérien, une “Airway Bill” émise au nom d’une compagnie baptisée Anchor Way Lines. La référence indiquée est AWL060110886388. Ce bordereau décrit un envoi en transit depuis la République centrafricaine vers les Émirats arabes unis. La marchandise est désignée comme “GOLD BARS (AU)”, avec un poids de 52,45 kilogrammes. Le mode de paiement est marqué “cash”. L’expéditeur inscrit est la “COOPERATIVE MINIERE FACE A FACE”, avec une adresse à Bangui et un numéro de téléphone. Le destinataire est “Sauveur Marc DMCC”, installé dans la zone franche DMCC de Dubai, avec un email rattaché au domaine . Les dates portées sur le document indiquent un enlèvement prévu le 20 novembre 2025 et une livraison attendue le 22 novembre 2025, avec un départ programmé à 16 heures.
Convaincu par cet ensemble de faux papiers, l’investisseur franco-israélien paie. Selon la plainte qu’il dépose le 26 novembre 2025 auprès des autorités de Bangui, il verse 21 500 dollars en cryptomonnaie et 50 000 dollars en espèces, soit l’équivalent des 41 millions de francs CFA exigés pour les soi-disant taxes. À cela s’ajoutent 5 millions de francs CFA pour l’achat de billets d’avion vers Dubai, où les tests de l’or doivent avoir lieu avant la réception définitive.
Une fois arrivé aux Émirats, la victime tente de suivre le colis. Elle contacte les services de fret, vérifie le numéro de cargo, cherche à joindre la société de transport mentionnée sur l’Airway Bill. C’est à ce moment que tout s’effondre. Une alerte lui parvient : le numéro de cargo est faux. La société Anchor Way Lines n’existe pas sous la forme annoncée. Les coordonnées ne correspondent à aucune compagnie enregistrée. Le colis n’a jamais été expédié.
L’enquête de CNC a poussé les recherches au-delà de ce dossier individuel. Un article publié par un média kenyan, le Nairobi Times, rapporte une affaire quasi identique survenue quelques semaines plus tôt. Dans ce cas, les autorités kenyanes ont demandé la détention de deux suspects, Peter Odhiambo Onyango et Doreen Mary Odour, accusés d’avoir escroqué un homme d’affaires du nom de Godoua Imendji Jesus Pierrot. La victime kenyane avait été mise en contact avec un intermédiaire à Bangui. Le nom donné dans l’article est celui de Moussa YeleHarsene , le même escroc centrafricain. Les montants versés dans cette affaire atteignent 558 000 dollars américains, auxquels s’ajoutent 112 000 dollars déjà payés en République centrafricaine et 75 000 dollars supplémentaires. Des transferts en cryptomonnaie USDT sont également mentionnés. Le schéma est identique : promesse d’un envoi d’or, documents officiels, montée progressive des frais, puis disparition du colis une fois les paiements effectués.
Les recoupements ne s’arrêtent pas là. Une autre facture consultée par CNC porte la signature d’une structure différente : la “COOPERATIVE MINIÈRE KE-MINES”. Ce document, daté du 8 décembre 2025, décrit un lingot d’or portant le numéro de barre 15, avec un titre annoncé à 23,68 carats et une pureté estimée à 96 pour cent. Le destinataire reste la même victime. Le paiement est prévu à Dubai après des tests en raffinerie. Cette facture arrive après les dates inscrites sur l’Airway Bill et après le dépôt de plainte, comme si le réseau adaptait ses documents au fur et à mesure que les blocages se multipliaient.
Un autre élément trouble l’enquête. Notre investigation a montré que l’un des principaux acteurs du réseau disposerait d’un passeport de service des Nations unies. CNC a pu consulter une copie de ce document, mais les numéros et identifiants ont été masqués pour des raisons légales. Ce type de passeport est normalement réservé aux fonctionnaires internationaux en mission officielle. Son utilisation dans une escroquerie pousse à s’interroger sur les protections dont bénéficient certains membres de ce réseau.
Les documents examinés par CNC portent tous des cachets d’apparence officielle. Certains mentionnent des arrêtés ministériels, d’autres des références administratives précises. Les tampons de l’aéroport de Bangui-Mpoko figurent sur plusieurs pièces, ce qui laisse penser que des complicités existent à l’aéroport international de Bangui Mpoko et du ministère des mines. La question reste entière : comment ces papiers ont-ils pu circuler jusqu’à l’embarquement sans être contrôlés, alors que les montants affichés dépassent plusieurs millions de dollars et que les procédures d’exportation de métaux précieux sont censées être encadrées par des vérifications strictes. Bien sur, la fausseté, rien que la fausseté.
Le numéro de compte bancaire inscrit sur la facture de la coopérative Face à Face renvoie à la Banque Populaire Maroco-Centrafricaine, avec un code SWIFT identifié comme BPMCCFCF. L’enquête n’a pas permis de vérifier si des virements ont effectivement transité par ce compte, ni si des autorités bancaires ont été saisies pour geler les fonds.
La victime, de son côté, indique dans sa plainte qu’elle prévoit de déposer d’autres recours en France, aux Émirats arabes unis et au Cameroun, en plus de celui déjà enregistré à Bangui.
Ce qui frappe dans cette affaire, c’est la répétition des schémas. Le rabatteur qui ouvre la porte, le responsable centrafricain qui multiplie les demandes d’argent sous couvert de formalités, les documents qui changent de version au fil des jours, les montants qui grossissent à chaque étape, et finalement l’impossibilité de récupérer quoi que ce soit une fois les paiements effectués. Le nom de Harsene Yele Moussa revient dans plusieurs dossiers, y compris dans l’affaire kenyane. Celui de David Ford Aka’a reste associé au rôle de recruteur. Les structures citées, Face à Face et KE-MINES, ne semblent exister que sur des en-têtes de factures.
Les montants cumulés dans ces escroqueries dépassent largement les centaines de millions de francs CFA. Pourtant, aucune procédure judiciaire d’envergure n’a été annoncée publiquement en République centrafricaine. Les plaintes se succèdent, les alertes sont lancées, mais les mêmes noms réapparaissent dans de nouveaux dossiers quelques semaines plus tard. Notre investigation confirme que certains membres du réseau bénéficient de protections au plus haut niveau de l’État. Certains membres de ce réseau a des liens familiaux avec le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro.
Les documents consultés par CNC montrent que le réseau travaille sur plusieurs pays simultanément. Les paiements sont demandés en espèces, en cryptomonnaie ou par virement, ce qui complique la traçabilité. Les victimes viennent du Cameroun, du Kenya, d’Israël, de France, et probablement d’autres pays qui n’ont pas encore signalé publiquement leur mésaventure. Les destinations annoncées pour les livraisons d’or tournent principalement autour de Dubai, présentée comme un hub neutre où les tests et les transactions finales peuvent se faire en toute sécurité. Mais une fois sur place, les numéros de cargo ne correspondent à rien, les sociétés de fret n’ont aucune trace des envois, et les contacts à Bangui ne répondent plus ou renvoient vers d’autres intermédiaires.
L’histoire de ce Franco-Israélien n’est qu’une aventure de plus dans une série qui dure depuis des années. Les sommes perdues par chaque victime varient, mais le processus reste identique. On approche l’investisseur avec une offre alléchante, on le met en confiance avec des documents officiels, on le fait voyager pour qu’il constate de ses propres yeux que tout est en ordre, puis on multiplie les demandes d’argent jusqu’à ce que les montants versés deviennent trop importants pour être abandonnés. À ce stade, la victime préfère continuer à payer en espérant récupérer son investissement initial plutôt que d’admettre qu’elle s’est fait avoir. Quand la vérité finit par éclater, il est trop tard. L’argent a disparu, les interlocuteurs se volatilisent, et les plaintes s’accumulent sans qu’aucune arrestation ne soit rendue publique.
La plainte déposée le 26 novembre 2025 à Bangui chiffre la perte totale à 46 millions de francs CFA. Ce montant ne couvre que les paiements effectués par la victime franco-israélienne. Si l’on additionne les sommes mentionnées dans le dossier kenyan et dans d’autres affaires similaires évoquées par des sources locales, on dépasse facilement plusieurs milliards de francs CFA sur quelques mois. Ces chiffres ne représentent probablement qu’une fraction du total réel, car toutes les victimes ne déposent pas plainte, soit par honte, soit par crainte de représailles, soit parce qu’elles ne croient plus en la possibilité d’obtenir justice.
Les derniers échanges entre la victime et les membres du réseau montrent une fuite en avant. À chaque blocage, une nouvelle explication est fournie. Un nouveau document est promis. Un nouveau contact est donné. Un nouveau paiement est demandé pour débloquer la situation. Les réponses arrivent par bribes, souvent tard le soir ou tôt le matin, avec des justifications qui changent d’un message à l’autre. Le colis serait bloqué en douane. Les tests seraient en cours. Un responsable aurait besoin d’une signature supplémentaire. Un agent réclamerait encore des frais. Les excuses se succèdent, mais l’or ne se matérialise jamais. Et puis le spectaculaire dans cette histoire, l’escroc se dit actuellement malade. Il se filme avec de sérum sur lui dans un prétendu hôpital de Bangui. Le montage continue.
CNC a tenté de joindre Harsene Yele Moussa, le gros serpent criminel de cette affaire via les coordonnées figurant sur les documents. Les appels sont restés sans réponse. Les emails envoyés à l’adresse de la coopérative Face à Face n’ont pas reçu de retour. Le numéro de téléphone inscrit sur l’Airway Bill ne correspond à aucun répondeur actif. La société victime , mentionnée comme destinataire final, n’a pas répondu aux demandes de clarification envoyées à l’adresse email . . Toutes les pistes mènent à des impasses.
David Ford Aka’a, le faux pasteur camerounais, n’a pas non plus donné suite aux sollicitations. Son rôle de rabatteur est clairement établi dans les documents consultés, mais son identité complète et ses éventuels liens avec d’autres réseaux restent à préciser. La victime affirme qu’Aka’a continue de circuler librement entre le Cameroun et la République centrafricaine, et qu’il aurait déjà approché d’autres investisseurs avec des propositions similaires. Aucune autorité camerounaise ou centrafricaine n’a confirmé l’ouverture d’une enquête le concernant.
Les recoupements avec le dossier kenyan montrent que le réseau ne se limite pas à Bangui. Les suspects arrêtés à Nairobi, Peter Odhiambo Onyango et Doreen Mary Odour, servaient apparemment de relais pour orienter les victimes vers les contacts en République centrafricaine. Le système fonctionne en cascade : un premier niveau attire les investisseurs, un deuxième niveau les conduit à Bangui, un troisième niveau gère les paiements et les faux documents, et un quatrième niveau disparaît avec l’argent. Chaque maillon peut nier sa responsabilité en renvoyant la faute sur un autre, et la victime se retrouve à courir après des fantômes.
Les montants réclamés à chaque étape sont calibrés pour rester dans une zone où la victime hésite encore à tout abandonner. 700 000 francs CFA au début, puis 500 000, puis encore 500 000. Ensuite, le saut vers les millions se fait avec une justification qui semble logique : les taxes douanières, les frais d’exportation, les coûts de transport aérien. Une fois que plusieurs millions ont été versés, demander 5 millions de plus pour les billets d’avion paraît acceptable, puisque l’investisseur a déjà engagé des dizaines de millions et qu’il ne peut plus reculer sans tout perdre. C’est cette mécanique progressive qui rend le piège efficace.
Les documents examinés par CNC contiennent des incohérences que seul un regard extérieur peut repérer. La facture KE-MINES, datée du 8 décembre 2025, arrive après que la plainte a été déposée le 26 novembre. Le contrat initial parlait de 25 kilogrammes, puis soudainement de 50 kilogrammes, sans aucune explication crédible sur l’origine de cette différence. L’Airway Bill affiche un poids de 52,45 kilogrammes, ce qui correspond à peu près aux 50 kilogrammes annoncés, mais le numéro de référence cargo ne mène nulle part. Les cachets semblent authentiques, mais personne dans l’administration centrafricaine n’a confirmé avoir validé ces documents. Les adresses email ne fonctionnent pas. Les numéros de téléphone sonnent dans le vide. Tout est construit pour tenir le temps nécessaire à obtenir les paiements, puis s’effondre dès qu’on cherche à vérifier.
La victime a rassemblé les copies de ses visas, les captures d’écran de ses transactions en cryptomonnaie, les reçus de paiement en espèces, et tous les échanges de messages avec les membres du réseau. Elle a déposé une première plainte à Bangui et annonce vouloir en déposer d’autres en France, aux Émirats arabes unis et au Cameroun. Elle espère que la multiplication des procédures dans plusieurs pays finira par forcer les autorités à agir. Mais pour l’instant, aucune arrestation n’a été annoncée, aucun gel de compte n’a été confirmé, et les mêmes noms continuent de circuler librement entre Bangui, Yaoundé, Nairobi et d’autres capitales de la région.
Les alertes lancées par CNC depuis des mois n’ont pas suffi à empêcher cette nouvelle escroquerie. Les articles publiés, les témoignages recueillis, les documents analysés sont accessibles publiquement, mais les réseaux criminels continuent d’opérer en s’adaptant simplement aux nouvelles précautions prises par leurs victimes. Ils changent de noms de structures, utilisent d’autres références administratives, trouvent de nouveaux rabatteurs, mais la logique reste la même. Tant que l’impunité persiste, tant que les protections politiques tiennent, tant que les autorités ferment les yeux, les escroqueries se répéteront avec d’autres investisseurs qui tomberont dans les mêmes pièges, convaincus que cette fois-ci c’est différent, que cette fois-ci les documents sont vrais, que cette fois-ci l’or existe vraiment et qu’il suffit de payer encore une fois pour que tout se débloque enfin
À Rondji, la cour pénale spéciale instaurée par le commandant Lamtagué tourne à plein régime
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/04/Un-jeune-homme-orpailleur-subissant-ses-services.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un jeune homme orpailleur subissant ses services par les soldats FACA
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Rondji, une localité sous-préfectorale d’Aba, dans la Nana-Mambéré, le commandant Lamtagué impose son propre tribunal au cœur d’un chantier minier chinois.
Dans cette petite localité proche d’Abba, dans la Nana-Mambéré, le commandant Lamtagué dirige un ensemble de pratiques discrétionnaires. Entre la gestion d’un site minier chinois et la création d’un tribunal improvisé, son influence couvre chaque aspect de la vie locale.
Dans ce village situé à une dizaine de kilomètres d’Abba, un site d’exploitation chinois fonctionne sous la surveillance directe du commandant. Officier des FACA et responsable de la sécurité pour la société minière IMC, il a établi un dispositif qui dépasse largement la mission militaire. Il a mis en place une juridiction improvisée, appelée “cour pénale spéciale de Rondi”, entièrement contrôlée par ses soins. Le magistrat qu’il a désigné n’est autre que l’adjudant-chef KOTA MABOKO, chef de base du chantier, assisté par son adjoint, l’adjudant BANAMAYE qu’il a désigné Procureur dudit tribunal. Tous deux appliquent les décisions du commandant comme si elles avaient valeur de loi.
Dans ce système, chaque incident du village est immédiatement transféré aux militaires. Un conflit de voisinage qui, autrefois, se réglait chez le chef de village, se retrouve désormais devant ce tribunal improvisé.
En effet, ce lundi 8 décembre, l’adjudant-chef Kota Maboko, désigné par le commandant Lamtagué comme le Président dudit tribunal, a procédé à l’arrestation d’un citoyen pour un banal conflit de voisinage.
Pour comprendre les faits, il faut remonter au début. Il y’a une semaine, deux voisins avaient un différend. L’un d’eux est venu se plaindre auprès de la cour pénale spéciale du commandant Lamtagué . Sur décision du Président, qui n’est autre que l’adjudant-chef Kota Maboko , un ordre a été donné au procureur, qui est l’adjudant BANAMAYE . Ainsi, des militaires ont été envoyé au domicile du suspect, et il a été arrêté sur le champ. Ils ont rendu leur justice rapidement. Pour eux, celui qui vient se plaindre en premier a automatiquement raison. Ils ont tabassé le voisin et l’ont obligé à payer de l’argent avant de le libérer.
Normalement, ces querelles se règlent chez le chef de village Wambeto, de manière traditionnelle, avec des conseils et des arrangements à l’amiable entre les parties. Mais depuis que le commandant Lamtagué a installé sa cour pénale, tout passe maintenant par les militaires.
Cette cour pénale spéciale avait déjà montré sa brutalité trois jours plus tôt. Le commandant Lamtagué lui-même avait tabassé publiquement deux chauffeurs conducteurs du site minier chinois qu’il a accusé d’avoir livré des informations sur lui à CNC. Il avait pris son temps pour les agresser presque à mort devant tout le monde, y compris les chinois qui n’ont même pas pris leur temps pour calmer le commandant. Maintenant, c’est au tour de son adjudant-chef de faire fonctionner cette machine judiciaire parallèle avec la même violence.
La cour fonctionne en parallèle d’un système de taxation forcée que Lamtagué impose aux ouvriers centrafricains. Chaque personne qui exploite de l’or de manière artisanale dans le secteur doit verser 50 000 francs par semaine. Pas de paiement, pas de travail. Le commandant a confié la collecte à l’adjudant-chef Kota Maboko et à l’adjudant Banamaye. Ce sont eux qui récupèrent l’argent et font le compte rendu au commandant au fur et à mesure.
La semaine dernière, un ouvrier n’avait pas payé sa redevance de 50 000 francs. L’adjudant-chef est venu confisquer sa machine et tout son matériel pendant une semaine entière. L’homme a dû chercher l’argent partout, finalement réunir les 50 000 francs, revenir les donner à l’adjudant-chef, et seulement après cela, on lui a rendu son équipement. Pendant sept jours, il n’a pas pu travailler ni gagner sa vie.
Tout le monde connaît cette situation à Rondji. Tout le monde sait ce qui se passe. Mais personne n’ose vraiment en parler ouvertement. Le commandant criminel fait son business et impose sa loi avec ses hommes. La population souffre sous ce régime militaire qui s’est substitué aux autorités civiles. Les habitants qui avaient l’habitude de régler leurs différends selon les coutumes locales se retrouvent maintenant traînés devant cette cour militaire où la justice se rend à coups de poing et contre paiement. Le chef de village n’a plus aucun pouvoir. Les mécanismes traditionnels de résolution des conflits ont été balayés. À leur place, une justice expéditive rendue par des soldats armés qui décident qui a tort et qui a raison en quelques minutes, qui frappent ceux qu’ils jugent coupables et leur imposent des amendes arbitraires avant de les relâcher
En pleine campagne électorale, les voyous du MCU se déchirent à Ndélé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ibrahim Kamoun Senoussi, sultan-maire de Ndélé
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Ndélé, chef-lieu de Bamingui-Bangoran, deux candidats du MCU jadis inséparables se livrent désormais une guerre sans merci. Benjamin Mawada et le sultan-maire Ibrahim Senoussi, autrefois complices dans leurs combines, ne se supportent plus à l’approche des Élections municipales. Leur rupture fait trembler toute la ville.
Ndélé vit depuis quelques heures dans une atmosphère lourde. Les habitants de cette ville, chef-lieu de la préfecture, observent avec étonnement la dégradation des rapports entre deux hommes qu’ils croyaient inséparables. Benjamin Mawada et le sultan-maire Ibrahim Senoussi, tous deux candidats du Mouvement Cœurs Unis à la municipalité, ne se parlent pratiquement plus.
Cette discorde trouve son origine dans les événements de la nuit du samedi 13 au dimanche 14 décembre. Benjamin Mawada aurait tenu une rencontre dans le deuxième arrondissement de Ndélé. Lors de cette assemblée nocturne, le candidat à la mairie de Mbollo Kpatta aurait demandé aux participants de rejeter le sultan-maire et de préférer un certain monsieur D.
Au matin du dimanche, la nouvelle s’est propagée dans toute la ville avec une rapidité déconcertante. Les langues se sont déliées et chacun y est allé de son commentaire. Le sultan-maire Ibrahim Senoussi, fils du défunt sultan Sénoussi et titulaire d’une licence en sociologie, n’a pas tardé à apprendre ce qui se tramait contre lui. Sa réaction ne s’est pas fait attendre.
Les deux hommes se regardent désormais avec méfiance. Leur complicité d’autrefois semble s’être évaporée du jour au lendemain. Cette animosité surprend d’autant plus que leurs parcours étaient étroitement liés. Benjamin Mawada, qui n’a jamais dépassé le cours élémentaire première année et ne maîtrise pas l’écriture, collaborait étroitement avec le sultan-maire dans diverses opérations immobilières douteuses.
Ensemble, ils s’appropriaient des parcelles appartenant à d’autres, les revendaient à leur profit et multipliaient les transactions frauduleuses. Leur tandem fonctionnait sans accroc apparent, semant le trouble parmi la population de Ndélé qui subissait leurs agissements sans pouvoir vraiment réagir. Leur influence sur le terrain restait considérable.
Aujourd’hui, personne ne comprend véritablement les raisons de cette rupture brutale. Les spéculations vont bon train mais aucune explication convaincante n’émerge vraiment. Certains évoquent des rivalités d’intérêts, d’autres parlent de rancunes accumulées, mais rien de précis ne filtre. Le mystère demeure entier.
Des médiateurs tentent actuellement de rapprocher les deux camps. Plusieurs personnalités locales multiplient les navettes entre les deux hommes pour désamorcer la crise. Leurs efforts se heurtent pour l’instant à la rigidité des positions de chacun. Les négociations piétinent et l’atmosphère reste électrique dans la ville.
Cette affaire jette une lumière crue sur le fonctionnement interne du MCU à Ndélé. Le parti apparaît comme un regroupement d’opportunistes davantage préoccupés par leurs intérêts personnels que par le service public. Les habitants observent ce déballage avec un mélange de curiosité et de lassitude
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le recensement général de la population et de l’habitat dans les préfectures connaît des ratés successifs. Les problèmes constatés à Bouar se reproduisent maintenant à Baboua où la distribution des zones de travail aux agents recenseurs échappe à toute logique administrative claire.
Les différents responsables locaux du RGPH4 avaient pourtant signé un document les engageant à respecter certaines règles. Ce texte paraît aujourd’hui lettre morte dans plusieurs localités du pays. La répartition des agents recenseurs, qui devait suivre un principe simple. Affecter chacun dans sa zone de résidence – s’est transformée en un véritable commerce où des arrangements douteux remplacent les critères objectifs.
Les conséquences de cette gestion hasardeuse et pathétique, pour ne pas dire idiomatique ne se sont pas fait attendre. Plus de cinquante personnes ayant suivi la formation ont renoncé à participer à l’opération. Ces abandons massifs auraient normalement dû déclencher une alerte auprès de la direction centrale du recensement. La procédure prévoyait alors de puiser dans les listes de candidats formés à Bangui ou ailleurs pour combler les vides laissés par ces désistements.
Mais rien de tel ne s’est produit à Baboua. Au lieu de respecter cette démarche, les responsables locaux ont choisi une autre voie. Les postes laissés vacants servent maintenant à satisfaire des demandes particulières issues de réseaux divers. Des personnes n’ayant jamais reçu la moindre formation se retrouvent propulsées agents recenseurs sans avoir assisté aux sessions obligatoires de formation.
Le prix à payer pour obtenir ces places varie selon les cas et les circonstances. Certains promettent de l’argent comptant, d’autres activent leurs contacts personnels ou familiaux, d’autres encore acceptent des arrangements d’ordre sexuel avec les décideurs. Cette marchandisation des postes bafoue ouvertement les engagements pris par les coordinateurs lors de leur prise de fonction.
Ces pratiques jettent une ombre épaisse et lourde sur l’ensemble de l’opération dans la sous-préfecture. Les agents correctement formés qui ont abandonné le navire ne reviendront probablement pas après avoir constaté le mépris des règles établies. Pendant ce temps, des néophytes se préparent à collecter des données dont dépendra la planification du développement pour les années à venir.
La fiabilité des informations recueillies risque d’en pâtir considérablement. Les habitants de Baboua observent ce feuilleton avec un mélange d’incrédulité et de résignation face à la tournure des événements. Beaucoup se demandent comment une opération d’une telle importance peut être menée avec autant de légèreté et d’improvisation douteuse.
Les agents recenseurs sont censés frapper aux portes pour poser des questions précises sur la composition des ménages, les conditions de vie, les activités économiques de chaque foyer. Comment des personnes non préparées pourraient-elles mener à bien cette tâche complexe qui requiert méthode et rigueur. Le précédent de Bouar, où deux responsables ont été limogés pour détournement de fonds et mauvaise prestation de service, ne semble avoir servi de leçon à personne dans la zone
À Paoua, des écoles et lycées fermées pour accueillir des ministres en campagne. Incroyable spectacle digne des bandes des voyous
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À quelques semaines des Élections communales, régionales, législatives et présidentielle en République centrafricaine, le parti au pouvoir mobilise l’ensemble de ses ressources pour assurer la victoire de son candidat. Dans ce climat de troisième mandat controversé, la machine électorale du MCU ne recule devant aucun moyen pour organiser des cérémonies d’accueil grandioses digne des parrains mafieux.
La scène s’est répétée deux fois en l’espace d’une semaine dans la préfecture de Lim-Pendé, plus précisément à Paoua. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, le chef milicien Héritier Doneng, a débarqué dans cette ville après avoir effectué une visite quelques jours plutôt à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Son passage n’est pas inaperçu dans ce contexte où chaque déplacement ministériel prend des allures de démonstration de force politique. Avant même que le ministre foule le sol de Paoua, l’inspecteur académique local, qui occupe également la fonction de président du démembrement de l’Autorité nationale des Élections dans la zone, a pris une décision qui fait grincer des dents. Les directeurs d’écoles et le proviseur du lycée ont reçu son ordre de fermer leurs établissements pour la journée.
Les portes des salles de classe se sont donc fermées en pleine journée scolaire. Des milliers d’élèves, cartables déposés, ont été alignés le long de la route principale. Pancartes et banderoles à la main, ces enfants ont patienté sous le soleil pour acclamer l’arrivée du ministre à Paoua. Cette mise en scène ne relève pas du hasard ni de l’initiative spontanée d’une population enthousiaste. Elle découle d’une instruction administrative claire, venue du ministre de l’éducation depuis Bangui, suivie par son inspecteur d’académie qui cumule les casquettes éducative et électorale.
Ce qui interpelle davantage, c’est la répétition du procédé. Quelques jours auparavant, le 5 décembre exactement, le ministre de l’Administration du Territoire, Bruno Yapandé, s’était rendu à Paoua pour commémorer en différé la fête nationale du 1er décembre. Le scénario identique s’était alors déroulé : fermeture des établissements scolaires, mobilisation forcée des élèves, accueil fastueux organisé aux frais du temps d’apprentissage. La mécanique est bien connue, les rouages fonctionnent à la perfection, mais au détriment de l’éducation des jeunes.
Cette pratique est le contraire des promesses formulées par ce même pouvoir lors de sa prise de fonction en 2016. L’actuel directeur de campagne du MCU, Simplice-Mathieu Sarandji qui pilotait déjà la stratégie électorale de Faustin-Archange Touadéra à l’époque, avait publiquement déclaré que l’ère du culte de la personnalité était révolue. Dans ses interventions radiophoniques d’alors, il affirmait avec fermeté que les pratiques consistant à faire danser les populations devant les autorités, à organiser des chorégraphies devant le président ou les ministres, appartenaient désormais au passé du pays. Ces déclarations avaient rassuré une partie de l’opinion publique, lasse des excès de l’ancienne gouvernance.
Pourtant, à peine quelques mois après ces engagements solennels, les anciennes habitudes ont resurgi. Dès 2017, les mêmes scènes ont recommencé à se multiplier lors des déplacements officiels. Année après année, le phénomène s’est amplifié jusqu’à devenir une norme admise dans l’organisation des visites ministérielles. Les enfants sont devenus les figurants obligés de ces spectacles politiques, arrachés à leurs cours pour servir de décor vivant aux ambitions électorales du parti dominant.
La question du bien-fondé de ces pratiques se pose avec acuité quand on considère l’âge des personnes mobilisées. Ces élèves n’ont pas voix au chapitre dans le processus électoral. Ils ne votent pas, ne participent pas aux débats politiques, et leur rôle devrait se limiter à l’acquisition des connaissances nécessaires à leur avenir. Sacrifier leur temps d’étude pour des objectifs de communication politique revient à hypothéquer leur développement intellectuel au profit d’intérêts partisans immédiats. Le paradoxe est d’autant plus frappant que le ministre concerné dirige justement le département de la Jeunesse et des Sports, censé veiller au bien-être et à l’épanouissement des jeunes générations.
Ndélé : Les enseignants contractuels reprennent la grève faute de salaire
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/eleves-dans-la-salle-de-classe-ecole-de-belou-dans-la-commune-de-mbata.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les élèves de la classe de CM2 entrain de faire cours de français dans l’arrondissement de Belou dans la commune de Mbata. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Six mille enseignants contractuels ont été recrutés grâce aux financements de la Banque mondiale. Pourtant, dans plusieurs préfectures du pays, ces professeurs attendent toujours leurs salaires après des mois passés en poste loin de la capitale et de leur famille.
À Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, les enseignants contractuels ont cessé le travail en début de semaine. Leur revendication est simple : toucher les salaires bloqués depuis plus de six mois. Face aux promesses non tenues des autorités, ils ont choisi de manifester dans les rues ce lundi 15 décembre pour exprimer leur ras-le-bol jusqu’au CPR de Ndélé.
Le mouvement ne se limite pas à cette seule localité. D’autres villes risquent de connaître la même agitation dans les jours à venir. Ces enseignants ont été formés puis affectés dans le cadre du Projet d’appui au recrutement des enseignants, un programme censé combler le déficit d’encadrement dans les zones rurales. L’État centrafricain ne peut pas les intégrer comme fonctionnaires permanents faute de moyens budgétaires suffisants.
C’est la Banque mondiale qui finance leur déploiement et leurs rémunérations mensuelles. L’institution internationale verse les fonds au Trésor public centrafricain, qui doit ensuite distribuer les salaires aux bénéficiaires. Mais c’est précisément à ce niveau que tout se bloque de manière récurrente.
L’argent destiné aux enseignants ne leur parvient pas. Le Trésor public réaffecte ces sommes vers d’autres priorités gouvernementales. Selon des sources informées, ces arbitrages favorisent le financement de compagnies de sécurité privées russe Wagner, ou la préparation d’échéances électorales du Président Baba Kongoboro au détriment des salaires promis.
Ce n’est pas la première fois que la situation dégénère. Il y a quelques mois, les contractuels de Bangui avaient déjà fait grève pour obtenir leurs arriérés. L’administration avait fini par débloquer quelques mois de salaire pour apaiser la colère. Mais quatre mois plus tard, les paiements ont de nouveau cessé sans justification.
Les enseignants en poste dans les provinces se retrouvent aujourd’hui dans une impasse. La Banque mondiale affirme avoir transféré les fonds au gouvernement comme prévu par l’accord. Elle se décharge de toute responsabilité concernant la distribution finale aux enseignants, estimant que cette tâche relève uniquement des services de l’État.
Cette défense laisse les contractuels sans recours face à une administration qui ne paie pas. Isolés dans des localités éloignées, ils doivent emprunter pour subvenir à leurs besoins de base. Certains contractent des dettes auprès des commerçants locaux, d’autres sollicitent la solidarité des familles.
À Ndélé comme dans d’autres préfectures, les enseignants maintiennent leur mobilisation en attendant une réponse concrète. Le ministère de l’Éducation n’a pas encore réagi publiquement à ce nouveau mouvement de grève qui menace de s’étendre à l’ensemble du territoire national.
La participation des femmes aux Élections de décembre 2025 est en chute libre. À la présidentielle, aucune femme ne figure parmi les 10 candidatures enregistrées par l’ANE. Aux législatives, à peine 80 femmes ont déposé leur dossier sur plus de 700 candidatures. Interrogé sur cette situation lors de l’émission “Baron de Tibico” ce vendredi 17 octobre 2025, l’ancien député de Mala Jean-Pierre Mara a livré une analyse sans concession, pointant à la fois les blocages culturels profonds et l’hypocrisie du parti au pouvoir.
Contrairement au discours convenu qui parle de “démotivation” des femmes, Mara va directement au cœur du problème : les obstacles culturels et la formulation même de la loi sur la parité rendent son application quasi impossible.
“C’est une loi qui est difficile à appliquer. D’abord, culturellement. Je dis bien culturellement et non traditionnellement”, commence l’ancien député en insistant sur la distinction. “Culturellement parce que la femme centrafricaine, il y a certes une minorité qui est active en politique, mais est-ce que la majorité des femmes, la majorité est prête pour briguer des postes électifs ou des postes de responsabilité en République centrafricaine ? C’est bien la majorité».
Mara reconnaît qu’il existe des femmes centrafricaines exceptionnelles en politique : “Il y a bien une minorité de femmes. Il y a les madame Domitien, madame Ruth Rolland, il y a eu madame Zaniféi. Aujourd’hui, il y a d’autres femmes. La directrice générale, par exemple, de Télécel, c’est une femme. C’est vrai».
Mais ces exemples restent minoritaires. Et l’ancien député met le doigt sur un obstacle culturel majeur : “Parce que pour aller briguer un poste électif, la femme va d’abord demander l’avis de son mari».
Cette réalité culturelle, que beaucoup préfèrent ignorer, constitue un frein considérable à la participation politique des femmes. Dans la société centrafricaine, une femme mariée ne peut pas prendre une décision aussi importante que se présenter à des Élections sans consulter et obtenir l’accord de son mari. Et beaucoup de maris, par conservatisme ou par peur de perdre le contrôle sur leur épouse, refusent que celle-ci entre en politique.
Au-delà de ces blocages culturels, Mara critique également la formulation même de la loi sur la parité, adoptée le 24 novembre 2016. Selon lui, ce texte a été mal rédigé, sans prendre en compte les réalités centrafricaines.
L’article 4 de la loi stipule : “Pour les mandats électoraux et les fonctions électives, les candidatures doivent être présentées en nombre égal des candidats hommes et femmes». Mara trouve cette formulation “vague”. En nombre égal signifie-t-il 50-50 ? Comment cette égalité doit-elle être mesurée ? Au niveau de chaque parti ? Au niveau national ? La loi ne le précise pas clairement.
Mais c’est surtout l’article 7 qui pose problème selon l’ancien député. Cet article dit : “Un quota minimum de 35% de femmes est requis sur la base de compétences dans les instances de prise de décision à caractère nominatif et électif».
“Attendez, si c’est électif, on ne peut pas imposer de quotas puisque c’est le vote qui va déterminer le quota”, s’exclame Mara. Et il a raison. Comment peut-on imposer qu’au moins 35% des députés élus soient des femmes si ce sont les électeurs qui décident qui est élu ? Si les électeurs votent majoritairement pour des hommes, on ne peut pas annuler leur choix au nom d’un quota.
La confusion vient du fait que la loi mélange deux types de postes : les postes nominatifs (où on peut effectivement imposer des quotas puisque c’est une nomination) et les postes électifs (où on ne peut pas imposer de quotas puisque c’est le vote qui décide). Appliquer un quota de 35% aux postes électifs reviendrait à truquer les résultats des Élections pour garantir qu’au moins 35% de femmes soient élues, même si les électeurs ont voté différemment.
“Donc, la loi de la parité en elle-même est déjà difficile d’application”, conclut Mara sur ce point. La loi a été mal rédigée, probablement par des experts internationaux qui ne comprenaient pas bien le contexte centrafricain et qui ont simplement copié-collé des textes venus d’ailleurs.
Mais l’ancien député ne s’arrête pas là. Il met le doigt sur l’hypocrisie du parti au pouvoir, le MCU, qui se plaint de la faible participation des femmes mais ne fait rien pour la favoriser.
“Nous sommes dans un pays où les partis d’opposition rencontrent toutes les difficultés que nous vivons aujourd’hui. Donc, vous voulez que beaucoup de femmes aillent candidats, tous pour le MCU”, lance Mara.
L’opposition est harcelée, ses leaders sont arrêtés ou déclarés apatrides, ses candidats sont intimidés. Dans ces conditions, comment peut-on espérer que des femmes de l’opposition se présentent massivement aux Élections ? Les femmes, comme les hommes d’ailleurs, ont peur de se présenter pour l’opposition parce qu’elles savent qu’elles risquent des menaces.
Donc si on veut vraiment augmenter la participation des femmes, c’est le MCU, qui contrôle le pouvoir et n’a aucun obstacle à présenter des candidats, qui devrait montrer l’exemple.
“Mais si c’est ça, le MCU a le pouvoir, donc c’est au MCU de présenter 35% du nombre de candidats au minimum”, affirme l’ancien député.
Et c’est là que l’hypocrisie du régime devient évidente. La loi impose un minimum de 35% de candidates femmes. Le MCU, qui a voté cette loi, qui prétend la défendre, qui critique la faible participation des femmes, devrait être le premier à respecter ce quota dans ses propres candidatures.
Mais ce n’est pas le cas. “Bon, là, il y a 11% de femmes”, constate Mara.
Sur les 80 femmes candidates aux législatives sur plus de 700 candidatures au total, cela fait environ 11%. Le MCU, qui présente la majorité des candidatures puisqu’il contrôle le pouvoir et a les moyens financiers, n’atteint même pas un tiers du quota légal de 35%.
Comment le parti au pouvoir peut-il exiger que la loi sur la parité soit respectée quand lui-même ne la respecte pas dans ses propres candidatures ? Comment peut-il se plaindre de la faible participation des femmes quand il ne fait aucun effort pour présenter des candidates femmes ?
Cette hypocrisie du MCU montre la vérité : la loi sur la parité n’a jamais été votée par conviction. Elle a été votée sous pression internationale pour obtenir des financements, comme Mara l’a expliqué dans la première partie de son intervention. Mais personne n’a jamais eu l’intention de l’appliquer réellement.
Le régime se sert maintenant de la faible participation des femmes pour critiquer l’opposition et se présenter comme progressiste. Mais quand on regarde les chiffres, le MCU lui-même ne présente que 11% de candidates femmes, très loin des 35% exigés par la loi.
Zémio : l’aérodrome de nouveau opérationnel sous l’impulsion des humanitaires
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/sur-la-piste-de-l-aerodrome-de-zemio-dans-la-prefecture-du-haut-mbomou-au-sud-west-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur la piste de l’aérodrome de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-WEst de la RCA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 19 novembre 2025, l’OCHA a annoncé la réouverture de la piste de l’aérodrome de Zémio, après une réhabilitation menée de concert par les équipes humanitaires et le soutien actif de la communauté locale, sous la supervision des Nations unies. Cet effort commun consiste à restaurer l’accès aérien afin de garantir l’acheminement rapide de l’aide vers les populations de Zémio, totalement isolées du reste du pays.
En effet, grâce à la remise en état de cette infrastructure vitale, les partenaires humanitaires, dont le Programme Alimentaire Mondial et UNHAS, peuvent de nouveau assurer leurs rotations. L’arrivée régulière de cargaisons médicales, alimentaires et logistiques est désormais rétablie dans une région longtemps coupée du reste du pays. Selon le tweet de l’OCHA, ces opérations reprennent dans un cadre mieux structuré, avec une coordination centralisée depuis Bangui.
D’après les humanitaires sur place, la piste avait atteint un état de dégradation tel que sa remise en service était devenue capitale pour desservir les villages environnants, laissés sans accès routier fonctionnel et qui fait face à des besoins urgents. Le chantier s’est concentré sur le nivellement, la stabilisation et la sécurisation de la piste d’atterrissage, répondant aux standards minimums pour accueillir de nouveaux vols.
Cette reprise intervient dans un contexte avec de multiples violences : les miliciens Azandés, les ex-combattants de l’UPC, les forces de sécurité et de défense, et surtout des Mercenaires russes accusées d’exactions contre les civils, ont semé l’insécurité, entraînant déplacements, pillages et paralysie des activités locales. Un retour progressif au calme permet aujourd’hui de relancer les opérations humanitaires et de rétablir un accès fiable à la ville, apportant un espoir de stabilité aux habitants.