Le Philosophe camerounais Franklin Nyamsi, depuis sa résidence parisienne, lance un avertissement direct et sans concession au dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera sur les réseaux sociaux. Dans son message d’alerte fraternelle, le philosophe camerounais, qui paraît étonnamment bien renseigné sur le quotidien de Baba Kongoboro, met en garde le chef de l’État contre les dangers liés à une intimité largement ouverte.
Il observe que les hommes en situation de pouvoir, surtout en Afrique, peuvent être tentés de multiplier les conquêtes du cœur une fois leur position consolidée. À Bangui, cette réalité dépasse largement les rumeurs : en plus de ses deux épouses officielles, le Président entretient selon les informations qui circulent un nombre impressionnant de maîtresses, au point que les quartiers de la capitale, les milieux du gouvernement et la rue entière en parlent ouvertement. Tout Bangui et Corbeau News Centrafrique ont même popularisé le surnom Baba Kongoburu pour désigner cette situation qui fait de lui un véritable tireur d’élite en matière de femmes.
Le Professeur Franklin Nyamsi semble si précis dans ses descriptions qu’on se demande comment il obtient des détails aussi concrets, comme s’il marchait chaque jour aux côtés du Président. Il rappelle que beaucoup de grands leaders africains ont payé de leur vie cette faiblesse : empoisonnement, épuisement ou liens avec des milieux interlopes. Pour lui, le Centrafrique ne peut pas se permettre de perdre son Président à cause de cela.
C’est pourquoi il lui demande fermement de fermer les vannes de son intimité et de la sécuriser. En tant que Chef de l’État et Chef suprême des Forces armées, Touadéra n’appartient plus à lui-même : il appartient entièrement au peuple centrafricain. Le message, porté par un cadet en âge et un collègue académique qui garde un profond respect et une grande admiration pour Faustin Archange Touadéra, vise à protéger sa vie et celle de la nation.
La Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie est aujourd’hui au cœur d’un débat houleux. Initialement mise en place pour les dossiers de grande envergure, comme les crimes économiques ou les enquêtes criminelles complexes, cette unité semble avoir totalement dévié de sa trajectoire légale pour devenir un instrument d’intimidation et de pression politique quotidienne.
Le constat est grave: Depuis plusieurs années, la SRI s’occupe désormais de tout, sauf de ce qui relève de sa véritable compétence. On y traite des affaires qui devraient normalement être réglées par un chef de quartier ou dans un simple commissariat d’arrondissement. Qu’il s’agisse d’un vol de poulet, d’un cabri disparu ou d’un simple litige de crédit téléphonique, les citoyens sont traînés devant cette section comme s’ils étaient de grands criminels d’État.
Plus grave encore, la SRI est devenue le terrain de jeu des rancœurs personnelles. Des affaires de jalousie entre femmes, des disputes de voisinage ou des querelles de terrain y sont transférées pour servir de vengeance. Même des hommes d’Église, des pasteurs, se retrouvent arrêtés et détenus là-bas pour des motifs insignifiants. Cette omniprésence dans la vie civile transforme une unité d’élite en un outil de harcèlement social.
“On y traite le vol d’un poulet ou une dispute de jalousie avec la même dureté qu’un crime de haute trahison. La loi n’est plus une règle, mais une arme”, explique à CNC un leader de la société civile centrafricaine.
Un climat de terreur quotidien
L’atmosphère à l’intérieur de la SRI est pesante et inhumaine. Dès que l’on franchit le seuil, on change de monde. Les gendarmes ne se comportent pas comme des agents de la force publique soumis au droit, mais comme des maîtres absolus. Les insultes pleuvent, les agents grondent sur les citoyens et le mépris est la règle. Le respect dû à la dignité humaine est totalement ignoré.
Les méthodes de traitement des détenus sont révoltantes. La torture et les agressions verbales sont utilisées pour briser les individus. Dans ce lieu, la notion de garde à vue est vidée de son sens : des personnes y sont emprisonnées depuis cinq ou six ans sans jamais voir un juge. C’est une détention totalement illégale qui défie toute logique juridique et humaine.
La dérive du ministère public et du commandement
Cette situation est entretenue par un Procureur de la République qui semble avoir oublié sa mission de protection de la population. Au lieu de contrôler les abus de la SRI, il utilise cette brigade, dirigée par le Lieutenant Tykaya, comme un bras armé pour satisfaire les volontés du pouvoir en place ou les intérêts de certains cercles familiaux.
Le Procureur, censé être le garant de la légalité, ferme les yeux sur les maltraitances et les violations des droits des détenus. En refusant de collaborer sainement avec les avocats et en multipliant les mandats de dépôt abusifs, il participe activement à l’effondrement de la justice. La SRI n’est plus une section de recherche, c’est une section de répression aveugle qui ne connaît plus de limites.
Véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : la saga continue, les propriétaires bloquent à nouveau l’entrée du ministère des transports, et les gendarmes déployés pour intimider des propriétaires qui ne cèdent plus
Les propriétaires des véhicules loués pour la prestation de serment de Faustin-Archange Touadéra ont de nouveau paralysé l’entrée du ministère des Transports ce mardi 5 mai 2026. Trente-six jours après avoir mis leurs engins à disposition de l’État, ils n’ont pas reçu un seul franc.
Voici comment on en est arrivé là.
Le 30 mars 2026, lors de la cérémonie d’investiture au stade 20 000 places de Bangui, des centaines de pick-up, bus et voitures particulières ont été mobilisés pour transporter les invités. Les propriétaires ont accepté, certains d’être payés sans délai. Ce qui a suivi, c’est cinq semaines de humiliations en série.
Premier renvoi : le directeur général des Transports, Wenceslas Nguelekoumon, dirige les propriétaires vers l’ONEM. L’ONEM les renvoie vers le ministre des Mines, Ruffin Benam Beltoungou. Le ministre des Mines les renvoie vers l’ONEM. Le directeur de l’ONEM devient injoignable. Téléphones coupés, portes closes, une bureaucratie qui tourne en rond pendant des semaines.
Le 10 avril, excédés, les propriétaires tentent de passer par la radio Gouandjika pour rendre l’affaire publique. Fidèle Gouandjika leur réclame 7 500 FCFA. Ils lui remettent 8 000 FCFA. À 14 heures, rendez-vous fixé pour une déclaration en direct. À 14 heures, Fidèle Gouandjika leur annonce que c’est une « affaire politique » et que la diffusion est annulée. Les 8 000 FCFA ne sont jamais restitués.
Le 19 avril, trois délégués prennent la route de Damara, à 75 km de Bangui, pour porter le dossier directement à Touadéra. Le chef de l’État les reçoit, écoute, et promet que le problème sera réglé « très vite et en bonne intelligence ».
Rien ne vient.
Le 22 avril, retour au ministère des Transports. Le ministre Gautron Djono Ahaba leur dit que lui, il gère les transports collectifs, pas les voitures particulières. Il les renvoie au ministère des Mines. Au ministère des Mines, on leur affirme que le ministre est « en voyage ». Ils le croisent dans la journée en train d’entrer dans son propre bureau.
Le 27 avril, première grève. Les propriétaires garent leurs véhicules en travers de l’entrée principale du ministère des Transports. Des négociateurs arrivent avec une nouvelle explication : le ministre des Finances était aux États-Unis, le responsable des décaissements au Trésor, Monsieur Slesson, rentrait d’un séjour médical au Maroc. Une promesse est donnée : paiement avant vendredi. Les propriétaires lèvent le siège.
Vendredi passe. Rien.
Ce mardi 5 mai, ils sont de retour pour la deuxième grève. Le ministère est de nouveau bloqué. Les gendarmes et les policiers sont déployés pour les intimider. Les propriétaires répondent qu’on peut les tuer, ils ne bougent pas. Face à cette détermination, les forces de l’ordre se retrouvent elles-mêmes à négocier, sachant très bien que les promesses qui ont précédé ne valaient rien.
Ce lundi, selon les informations parvenues à CNC, les autorités auraient dit avoir « statué sur le dossier ». Une formule vague, après cinq semaines de renvois, de portes closes et de promesses non tenues.
Il faut le dire clairement : le régime de Baba Kongoboro a mobilisé les biens de ses propres citoyens pour organiser une investiture en grande pompe, et cinq semaines plus tard, il est incapable de payer ce qu’il doit. Ce n’est pas un dysfonctionnement administratif. C’est du vol.
Le second tour des législatives 2026 en RCA bascule dans l’irréel. Selon nos investigations, le 7e arrondissement offre un exemple de fraude absolue où les chiffres ont été totalement réécrits à la volonté après la clôture des bureaux.
L’imposture Ndotizo, le gros illettré du régime
Au cœur de cette saga, nous retrouvons Clément David Ndotizo, candidat du parti au pouvoir dont le parcours interroge. Déjà député en 2016 mais battu en 2020, il tente un retour par la force. Ce candidat, bénéficiaire d’un faux baccalauréat délivré par arrêté ministériel, éprouve des difficultés à maîtriser l’écriture de base, rendant sa candidature suspecte. C’est pour favoriser cette figure idiomatique que la machine à fraude s’est activée à Ouango.
La preuve par les chiffres : l’école Ouango Sao
L’exemple du bureau de vote n°12 démontre parfaitement cette falsification hors normes. L’analyse des résultats montre une falsification totale des résultats:
Le 26 avril (Soir du vote) , les procès verbaux compilés montrent : Christian Limbio Tekpe mène largement avec 95 voix contre 44 pour Ndotizo. Le total est de 139 suffrages pour 142 votants.
Le 28 avril (Version falsifiée) : Les chiffres subissent une mutation. Limbio tombe à 10 voix, tandis que Ndotizo est propulsé à 190 voix.
Cette modification dépasse l’entendement, car le nouveau score attribué à Ndotizo (190) est supérieur au nombre total de citoyens ayant réellement voté le dimanche (142).
Une inversion généralisée et documentée
Notre équipe a pu consulter une compilation de 18 bureaux de vote qui confirme que le 7e arrondissement est un cas d’école en matière de fraudes massives lors de ce second tour des législatives.
D’après les résultats qui ne sont pas sortis des urnes dont CNC a pu consulter, presque tous les bureaux de l’école Ouango Sao et des Jardins d’Enfants Sao présentent la même inversion de colonnes au profit du candidat du pouvoir. Les traces de saisie de l’ANE entérinent ces chiffres fantaisistes que nous contestons aujourd’hui avec preuves à l’appui.
Cette saga de fraudes massives est sans doute une altération voulue de la volonté populaire. Les preuves de falsification, les signatures incohérentes et les totaux mathématiquement impossibles démontrent que les résultats ne se constatent plus, mais se fabriquent après coup. Ce premier épisode met en lumière une fourberie que les autorités compétentes ne pourront plus ignorer si elles souhaitent préserver un semblant de démocratie.
Depuis deux jours, un document refait surface sur les réseaux sociaux dans lequel sept ministres centrafricains ont été remerciés. Oui! C’est par une simple instruction verbale relayée dans un simple courrier. Dans un État de droit, une nomination présidentielle ne se défait pas par note administrative. Pourtant, c’est une réalité pour ce régime qui ne connait rien, seul voler et tuer.
En effet, sept ministres nommés par décret présidentiel le 4 janvier 2024 ont reçu leur ordre de départ, non pas par un acte officiel d’abrogation, mais par une note d’instruction du ministre chargé du secrétariat général du gouvernement Ernest Mada, sur directive directe de Faustin-Archange Touadéra. Hyppolite Ngaté, Pierre Somse, Maxime Balalou, Josiane Bemakassoui, Arthur Piri, Simplice Zingas et Thierry Kamach font partie de ceux que CNC a épinglés dans son dernier baromètre pour leur bilan chaotique. Tous siègent désormais à l’Assemblée nationale pour la session extraordinaire en cours. Mais plusieurs refusent toujours de rendre leurs véhicules de commandement.
Ce refus mérite attention. Il dit quelque chose sur la manière dont ces responsables ont exercé leurs fonctions et dont ils entendent quitter le pouvoir. En droit, le principe du parallélisme des formes est sans ambiguïté : ce qu’un décret a institué, seul un décret peut le défaire.Congédier un membre du gouvernement par note de service revient à produire un acte dépourvu de base légale, contestable devant toute juridiction administrative.
La situation de Félix Moloua est encore plus difficile à comprendre. Dans sa correspondance, Ernest Mada qualifie le chef du gouvernement de « Premier ministre par intérim », sans que Moloua ait démissionné, sans qu’aucun texte n’ait constaté une vacance du poste. Un Premier ministre en exercice ne devient pas intérimaire parce qu’un collaborateur de la présidence l’a écrit dans un courrier. Tout acte signé sous cette dénomination est juridiquement nul.
Pour plusieurs responsables de l’opposition, cette séquence confirme ce qu’ils observent depuis le début du second mandat : les textes ne s’appliquent que lorsqu’ils servent les intérêts de l’exécutif. Un responsable politique de premier plan, que CNC a interrogé sous couvert d’anonymat, résume la situation: « On ne gouverne plus par les lois, on gouverne par les humeurs. » La confusion entre ce qui est décidé et ce qui est légalement valide n’est pas qu’une querelle de juristes — elle fragilise la validité de chaque acte administratif produit dans cet intervalle.
Des véhicules de l’État retenus, un Premier ministre dont le titre est disputé par un simple courrier, sept révocations sans décret d’abrogation : c’est dans cet état que la 7e République centrafricaine aborde sa session extraordinaire.
Pendant que le « champion » de l’éducation se crie sur tous les toits pour chanter que l’école est en marche, la réalité, elle, est difficile à comprendre. On nous vend du développement et des réformes miracles, mais tout ça ne se passe que dans un seul endroit : le cerveau pathétique de celui que certains appellent encore président de la République, mais que le peuple connaît sous son vrai nom : le dictateur Baba Kongoboro.
Le règne des « Maîtres-Parents »
Le système scolaire en Centrafrique ? Un champ de ruines. Pour faire croire que les classes fonctionnent, on recrute des grands frères qui ont à peine usé leurs fonds de culotte en sixième ou en cinquième du collège. On les appelle les « maîtres-parents ». En gros, si tu sais lire deux phrases sans bégayer, on te donne une craie et tu vas enseigner à tes cadets. C’est ça, la grande vision éducative de la Septième République des Bracassis : l’ignorance qui transmet son savoir à la pauvreté.
Le détournement comme sport national
Pourtant, l’argent est là. La Banque Mondiale signe des contrats, déploie des fonds et dépose les sacs de billets sur la table du gouvernement pour payer les professeurs formés et les contractuels. Mais dès que les francs touchent le sol étatique, ils s’évaporent. Magie ! Les enseignants attendent leurs salaires depuis des mois pendant que l’État joue aux poches percées. La Banque Mondiale affirme avoir versé les fonds, mais dans les poches des profs, c’est le désert total.
Même à Damara, le masque tombe
Le comble du ridicule se passe à Damara, le propre village de l’homme fort, là où il va soigner ses fermes chaque week-end à 75 kilomètres de Bangui. Dans son propre fief, là où il devrait au moins faire semblant, les enseignants et les maîtres-parents ont dit « Merde ! ».
Grève générale au village du dictateur !
Les maîtres contractuels refusent de faire cours. Ils ont le ventre creux pendant que le chef contemple ses vaches. Le contraste est tellement énorme qu’il en devient comique : même chez lui, l’école est à l’arrêt.
Boire le sang de la Septième République Dans les rues, les gens parlent. Ils disent que dans cette fameuse « Septième République », on finit par boire son propre sang ou son propre cœur à force de mépris. Le mensonge de l’éducation « en marche » vient de se briser sur les murs des écoles de Damara.
Le roi est nu, son village est en grève, et son système n’est qu’une vaste blague payée par l’international et gaspillée par une bande de Bracassis. Voilà la vérité sur l’école : elle ne marche pas, elle a sombré depuis longtemps dans le chaos de la mythomanie d’un seul homme.
Depuis deux semaines, les habitants de Bangassou peinent à accéder à leurs fonds via les plateformes Orange Money et Telecel Money, plongeant de nombreux ménages dans une situation financière précaire.
Le phénomène touche de plein fouet des habitants de Bangassou et des villes voisines. Arthur Stanislas Maka, Surveillant Général de l’Hôpital Général Universitaire de Bangassou, fait partie des usagers pris en étau. Interrogé par la rédaction de CNC, il témoigne de l’impossibilité répétée de retirer ses fonds, malgré des tentatives successives auprès des points de service de la ville.
Du côté des distributeurs, le constat est identique. Bruno Nza Gueweni, opérateur agréé Orange Money et Telecel Money au marché central de Bangassou, a confié à CNC que les difficultés tiennent avant tout à des pannes techniques liées à l’alimentation électrique. Faute de courant stable, les opérateurs recourent à des groupes électrogènes — ce qui suppose un approvisionnement régulier en carburant — ou à des panneaux solaires, dont les batteries souffrent en période de fortes pluies.
À Bangassou comme dans tout le pays, les opérateurs téléphoniques font ce qu’ils peuvent pour maintenir leurs services : groupes électrogènes, carburant acheminé depuis loin, panneaux solaires mis à rude épreuve par les pluies de saison. Mais à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui, sur des routes qui ne pardonnent pas, le moindre grain de sable dans la machine peut priver des milliers d’usagers de leurs fonds pendant des jours.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/paris-sportifs-mobiles-tendances-securite-et-evolution-du-marche.webp” data-wpel-link=”internal”>Paris sportifs mobiles tendances, sécurité et évolution du marché
Les outils d’IA comme ChatGPT font désormais partie de notre quotidien. Dans le domaine des paris, l’IA peut également s’avérer utile, notamment pour les utilisateurs souhaitant mieux comprendre les marchés, les règles et la terminologie avant de placer un pari.
Chez 1xBet, aider les joueurs à naviguer plus sereinement sur la plateforme reste une priorité. C’est pourquoi l’utilisation d’outils modernes d’aide à la compréhension, comme l’IA, peut être un atout précieux pour explorer les marchés, interpréter les règles et prendre des décisions éclairées. L’objectif n’est pas de remplacer les informations officielles, mais de rendre l’apprentissage plus rapide et plus clair.
Utilisez l’IA pour expliquer les termes de paris en langage simple
L’une des utilisations les plus pratiques de l’IA est la traduction du vocabulaire des paris en langage simple. De nombreux utilisateurs rencontrent des termes comme Handicap asiatique, Double chance, Les deux équipes marquent ou Pari combiné sans bien en comprendre le fonctionnement.
Au lieu de deviner, ils peuvent demander à l’IA de leur expliquer ces termes en termes simples.
Exemple de question :
Expliquez le marché « Handicap asiatique » en termes simples pour un débutant.
Ceci est particulièrement utile pour les nouveaux joueurs de 1xBet qui souhaitent comprendre la logique d’un marché avant de parier.
Demandez à l’IA de comparer des types de paris similaires
Certains marchés de paris se ressemblent au premier abord, mais leur logique de gain est différente. C’est là que les erreurs se produisent souvent. Un utilisateur peut confondre le pari « Remboursement en cas de match nul » avec la « Double Chance », ou le pari « Plus de 2,5 » avec le pari « Total d’une équipe Plus de 2,5 ».
L’IA peut aider en comparant les marchés similaires côte à côte.
Exemple de question :
Quelle est la différence entre le pari « Remboursement en cas de match nul » et la « Double Chance » ?
Ce type d’explication peut aider les joueurs à choisir l’option qui correspond réellement à ce qu’ils veulent dire, plutôt que de se fier à leur intuition.
Utilisez l’IA pour résumer les règles et les conditions promotionnelles
Les règles, les conditions et les termes promotionnels peuvent parfois paraître longs ou techniques. L’IA peut les résumer en explications plus courtes et plus claires.
Exemple de question :
Résumez ces règles de pari en langage clair et indiquez-moi les conditions essentielles.
Pour les joueurs de 1xBet, cela peut s’avérer utile pour gagner du temps et comprendre plus rapidement la structure d’une offre ou d’un marché. Toutefois, la référence finale doit toujours rester le règlement officiel de 1xBet. L’IA simplifie l’information, mais ne remplace pas la source.
Demandez à l’IA d’expliquer un coupon de pari étape par étape
Une autre utilisation astucieuse de l’IA consiste à vérifier un coupon de pari avant de le confirmer. C’est particulièrement utile pour les paris combinés, les handicaps ou les marchés en direct qui peuvent paraître plus complexes.
Exemple de question :
Expliquez ce coupon de pari étape par étape et indiquez-moi les conditions nécessaires pour qu’il soit gagnant.
Cela permet aux utilisateurs de prendre leur temps, de vérifier la logique de chaque sélection et d’éviter de placer un pari qu’ils ne comprennent pas pleinement. Du point de vue de la marque, c’est important. 1xBet favorise une expérience de pari plus éclairée et encourage les joueurs à utiliser tous les outils modernes utiles pour mieux comprendre leurs actions sur la plateforme.
Utilisez l’IA pour une meilleure discipline de jeu
L’IA n’est pas seulement utile pour comprendre les termes techniques. Elle peut aussi favoriser de meilleures habitudes. Les joueurs peuvent lui demander de les aider à créer un journal de paris, à comprendre les bases de la gestion de leur bankroll ou à organiser leurs notes après une session.
Exemple de question :
Aidez-moi à créer un journal de paris simple pour suivre le montant de mise, le marché, le résultat et la raison de chaque pari.
Cela permet de structurer davantage les paris et encourage une approche plus réfléchie. Pour 1xBet, les outils qui aident les joueurs à apprendre, à réfléchir et à s’organiser s’intègrent naturellement dans un environnement de paris plus responsable et centré sur l’utilisateur.
Réflexion finale
L’IA peut simplifier la compréhension des paris sur 1xBet, notamment pour les utilisateurs qui souhaitent une meilleure compréhension des termes, des règles et de la logique du marché. Utilisée correctement, elle devient un assistant pratique qui explique, compare et organise les informations plus rapidement.
La plateforme 1xBet offre de nombreuses fonctionnalités utiles, comme l’accès à des statistiques détaillées, des bonus généreux et d’autres activités. Grâce aux outils d’IA, vous pouvez rapidement découvrir toutes les fonctionnalités disponibles et mieux comprendre le fonctionnement du site web et des applications mobiles. Parallèlement, 1xBet continue d’accompagner ses joueurs en leur offrant une expérience de plateforme plus claire et plus complète. Encourager l’utilisation d’outils modernes fait partie intégrante de cette démarche. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque les joueurs combinent l’IA pour l’apprentissage avec les règles officielles de 1xBet pour plus de précision et de confirmation.
Les couloirs du Palais de la Renaissance n’ont jamais été aussi agités depuis l’installation de la VIIe République. Félix Moloua refuse de partir. Obed Namsio attend toujours. Et Touadéra, lui, gère ça en silence, très loin des oreilles d’Africa Corps.
Un dossier traité hors de portée d’Africa Corps
Le premier enseignement de ce remaniement qui n’ose pas encore s’annoncer, c’est le secret dans lequel il se prépare. Le chef de l’État a choisi de traiter ces arbitrages dans le premier cercle politique, sans que les instructeurs russes d’Africa Corps n’aient leur mot à dire. Touadéra entend garder la main sur l’équilibre interne du pouvoir, sans avoir à négocier ses choix avec ses alliés sécuritaires.
Moloua ne veut pas descendre
Le schéma initial était lisible : Obed Namsio prend la Primature, Moloua reçoit un autre poste en compensation. Sauf que Moloua n’est pas d’accord.
Lui proposer le poste de Ministre d’État, Directeur de cabinet du Président, c’est lui demander de rétrograder. Après avoir occupé l’immeuble Petroca, un tel retour est exclu. Il l’a dit clairement : pas question de démissionner.
Face à ce refus, Touadéra hésite. Limoger Moloua, c’est risquer une fracture au sein de la majorité. Alors il négocie, il attend, il évite l’affrontement direct.
Le piège de la loi organique
Moloua n’est pas naïf. Il connaît la façon de manœuvrer du chef de l’État, et il n’a pas l’intention de lâcher son poste pour un siège qui n’existe pas encore. À ce jour, la loi organique définissant les attributions du Vice-président n’a pas été votée à l’Assemblée nationale.
Sa position est simple : il reste à la Primature, conduit lui-même le projet de loi devant les députés, et ce n’est qu’une fois le poste légalement créé qu’il acceptera de passer la main à Obed Namsio. Pas avant.
Le perchoir d’abord
Pendant que ce bras de fer s’étire, un autre dossier s’est imposé. Touadéra a décidé de régler d’abord la question du perchoir de l’Assemblée nationale, dont l’échéance est fixée au 10 mai.
La bataille est ouverte entre deux poids lourds du régime : Simplice Mathieu Sarandji, patron du parti et directeur de campagne historique, face à Évariste Ngamana, le beau-frère influent, titulaire du faux diplômes et ancien chef milicien. L’ambiance au sein de la majorité présidentielle est tendue.
La logique du président semble désormais établie : stabiliser le sommet du législatif avant de toucher à l’exécutif. Puisque le poste de Vice-président attend encore sa base légale et que limoger Moloua reste un sujet brûlant, le jeu de chaises musicales va encore durer.
Dans l’antichambre du pouvoir, les candidats aux postes ministériels commencent à s’impatienter.
Limogeage du chef d’État-major du MPC par Mahamat Alkhatim : comment une plainte déposée auprès de Wagner contre l’armée tchadienne a précipité la chute de Djido Ali
C’est un communiqué de deux paragraphes signé par Mahamat Alkhatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique qui ne dit presque rien. Mais derrière la décision n° 0027/5/06 par laquelle le général Alkhatim Mahamat a limogé son propre chef d’état-major le 1er mai 2026 à Ndjamena, se cache une véritable pression militaire tchadienne que la rédaction de Corbeau News Centrafrique a pu reconstituer : des exactions sur des civils centrafricains, un désarmement par des forces mixtes Tchad-RCA, une plainte portée auprès des mercenaires russes contre l’armée tchadienne, et une mise en demeure directe du chef du MPC par N’Djamena.
Un rebelle soudanais importé pour commander le MPC
Le MPC, Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, a été fondé vers les années 2013 – 2014 par Alkhatim Mahamat, lui-même d’origine tchadienne. Après l’échec de la coalition CPC à s’emparer de Bangui en 2021 et les décisions prises à Luanda, les grands chefs rebelles de la CPC se sont repliés au Tchad. C’est sous l’implication de Communauté de Sant’Egidio en janvier 2025 qui a conduit à la signature d’un accord de paix entre le MPC et le gouvernement centrafricain.
Depuis, les combattants du MPC se sont dispersés. Certains exploitent l’or et le diamant dans les zones minières de l’Ouham. D’autres ont été absorbés par Africa Corps, les supplétifs centrafricains des Russes, pour mener des opérations que les mercenaires russes préfèrent ne pas assumer directement. C’est dans ce contexte qu’Alkhatim Mahamat avait fait venir un rebelle soudanais, Djido Ali, pour prendre la tête de l’état-major du mouvement. Un homme arrivé avec ses propres combattants, loyaux à sa personne, pas au MPC.
L’incident de Markounda
Tout s’est accéléré il y a quelques jours près de Markounda. Des patrouilles mixtes Tchad-RCA opéraient dans la ville dans cette région frontalière quand les soldats tchadiens ont surpris des ex-combattants du MPC en train de commettre des exactions sur des civils. Ils les ont désarmés sur place et ont confisqué leurs armes.
En apprenant la nouvelle, Djido Ali, chef d’État-major du MPC ne s’est pas tourné vers sa hiérarchie. Il a fait le déplacement jusqu’à Bossangoa pour porter plainte auprès des mercenaires de Wagner, leur signifiant que le désarmement opéré par les forces mixtes était inacceptable et que les armes devaient être restituées. Wagner a relayé. L’affaire est remontée jusqu’aux autorités militaires tchadiennes.
La convocation
N’Djamena a convoqué Alkhatim Mahamat. Selon des sources proches du dossier interrogées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, les autorités militaires tchadiennes lui ont reproché directement d’avoir saisi les mercenaires russes contre leurs propres forces : tu vis ici, le Tchad te protège, et nos soldats désarment tes hommes qui terrorisent des civils, et toi tu vas te plaindre à Wagner contre nous ?
C’est à ce moment qu’Alkhatim Mahamat a compris ce qui s’était passé. Il n’était pas au courant. C’est son propre chef d’état-major qui avait fait le déplacement à Bossangoa pour porter plainte auprès des Russes, sans l’en informer et sans son aval.
Alkhatim Mahamat a cherché à joindre Djido Ali immédiatement. Messages WhatsApp, messages vocaux. Deux tentatives. Silence total.
La défection annoncée
Djido Ali a alors franchi le pas suivant. Il a déclaré publiquement que les combattants du MPC, en tout cas la bonne partie, ne relevaient pas du MPC mais de lui personnellement, qu’Alkhatim Mahamat n’avait aucune autorité sur eux, et qu’il allait quitter le mouvement avec l’ensemble de ses hommes pour rejoindre Africa Corps directement.
C’est cette annonce qui a scellé son sort. Un chef d’état-major nommé depuis moins d’un an, qui ignore les appels de son patron, qui saisit Wagner contre l’armée tchadienne dans son dos, et qui part avec ses troupes rejoindre les Russes — la décision de limogeage était devenue inévitable. Et Mahamat Alkhatim a franchi le pas. Il a signé la décision du limogeage de son chef d’État-major le 1 mai 2026.
La décision a été transmise au garant de l’Accord de Ndjamena, au gouvernement centrafricain, aux alliés russes, à la MINUSCA et aux archives du MPC. Un périmètre de notification qui confirme que cette rupture ne restera pas confinée aux couloirs internes du mouvement.
Le paysage religieux centrafricain devient la cible d’une ingénierie de la désinformation dont la précision indique une origine étatique étrangère. Des analyses de documents internes provenant de structures liées au renseignement extérieur russe démontrent l’existence d’un plan délibéré pour transformer l’image des leaders religieux centrafricains non-orthodoxes en agents de renseignement.
Cette stratégie consiste à diffuser des récits de pure fiction, affirmant que des pasteurs et des prêtres catholiques utiliseraient leurs activités caritatives pour collecter des données stratégiques au profit de services secrets occidentaux. Cette manœuvre vise à briser le lien de confiance entre les fidèles et leurs guides spirituels afin d’imposer une nouvelle influence idéologique alignée sur les intérêts de Moscou.
L’appareil de propagande, piloté par l’entité « Africa Politology », utilise des canaux de communication comme Rybar pour propager ces accusations d’espionnage. Ces contenus sont ensuite repris par des acteurs centrafricains rémunérés par Moscou qui organisent des campagnes de dénonciation publique. Le financement occulte de ces actions montre que l’objectif n’est pas de protéger la sécurité nationale, mais bien de décrédibiliser toute institution capable de porter un discours indépendant.
En désignant des membres du clergé comme des menaces pour la nation, ces officines étrangères introduisent un poison dans la cohésion sociale, mettant en péril la sécurité physique des représentants religieux.
La passivité des autorités de Bangui devant ces accusations graves, portées sans aucune preuve matérielle, interroge sur la protection de la liberté religieuse dans le pays. En laissant des puissances extérieures désigner qui est un « bon » ou un « mauvais » croyant selon des critères géopolitiques, l’État abdique une partie de sa mission de régulation. La manipulation de la figure du pasteur, traditionnellement respectée, pour en faire un suspect aux yeux de ses concitoyens, illustre la volonté de déstructurer la société civile. Cette stratégie de rupture cherche à isoler le pays des organisations humanitaires internationales sous le prétexte fallacieux d’une lutte contre l’ingérence.
Les documents financiers de ces officines de désinformation montre clairement que des budgets spécifiques sont consacrés à la création de « preuves » visuelles et de faux témoignages pour étayer ces thèses de complot. Ce travail de sape médiatique transforme la réalité spirituelle du pays en un prolongement de la guerre de l’information menée par le Kremlin. En acceptant cette ingérence dans le domaine de la foi, les cercles de pouvoir locaux se rendent complices d’une dérive qui menace de transformer chaque lieu de culte en un terrain de suspicion permanente. La fin de cette influence étrangère sur le débat religieux est une condition nécessaire au maintien de la paix intérieure et de la dignité nationale.
Le ministère centrafricain de la Justice se retrouve à nouveau au cœur d’une polémique . Depuis une semaine, un message circule sur les téléphones des agents fraîchement intégrés au sein dudit ministère , les appelant à une « contribution » forcée de 2 000 F CFA pour l’achat d’un cadeau destiné au Ministre d’État, le mafieux Arnaud Djoubaye Abazène.
La rédaction du CNC a pu consulter ce message dans les téléphones de plusieurs agents. Le voici :
« Salut à tous les nouveaux intégrés du Ministère de la Justice. Chaque membre est invité à contribuer à hauteur de 2 000 F CFA afin de permettre l’achat d’un cadeau destiné à Son Excellence Monsieur le Ministre d’État chargé de la Justice, à l’occasion de la première réunion de prise de contact. Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre au ministère, la contribution peut être envoyée avec mention du nom et prénom via le numéro Orange Money suivant : 72834782 (NONGO KETTE Prisca Nadia). NB : Les personnes ayant déjà contribué sont priées de rester attentives aux informations ultérieures. Merci de votre compréhension. »
Un numéro Orange Money personnel. Un nom. Une collecte organisée, distribuée, coordonnée, pour remplir les poches du chef de département qui vient d’accueillir ces mêmes agents dans la fonction publique.
Rappelons que ce ministre en question n’en est pas à ses débuts dans de tels actes mafieux au sein de l’administration publique. Avant d’occuper le portefeuille de la Justice, il dirigeait celui des Transports. Magistrat de formation, ancien de la CELECA, il traîne derrière lui une réputation bien établie dans les couloirs de l’administration centrafricaine : partout où il passe, les mêmes pratiques s’installent. Taxes informelles, réseaux de collecte, circuits parallèles où l’argent monte sans jamais redescendre sous forme de service public.
Au ministère des Transports, les opérateurs le savaient. Les chauffeurs le savaient. Ceux qui voulaient un document, un agrément, une signature, savaient ce que cela coûtait — et ce n’est jamais le tarif officiel.
Aujourd’hui, le décor change, la méthode reste. Les victimes ne sont plus des usagers anonymes mais des fonctionnaires qui viennent d’être intégrés, qui n’ont encore rien touché comme salaire, qui arrivent avec l’espoir ordinaire de travailler et de vivre de leur travail.
2 000 francs. Le prix de l’entrée.
On pourrait dire que la somme est modeste. Ce serait passer à côté de ce que cela représente. Ce n’est pas 2 000 francs pour une corbeille de fruits et une carte de vœux. C’est 2 000 francs exigés à des gens qui n’ont pas encore été payés, collectés par une intermédiaire désignée, centralisés sur un compte mobile money privé, pour alimenter le compte personnel d’un homme qui touche déjà un salaire de ministre.
Et personne ne peut refuser. Pas vraiment. Parce que tout le monde sait ce que coûte le refus dans une administration où le supérieur hiérarchique peut bloquer une carrière, retarder une affectation, rendre l’intégration difficile. Le message dit « invité à contribuer ». Dans la réalité de l’administration centrafricaine, cette invitation ne se décline pas.
Un pays où l’on achète son emploi, même dans le public
Ce qui se passe au ministère de la Justice n’est pas un incident isolé. Dans presque chaque département ministériel à Bangui, des filières identiques fonctionnent. On paie pour être recruté, on paie pour être affecté, on paie pour être promu, on paie pour ne pas être muté dans une ville sans électricité ni eau courante. Le secteur privé formel est minuscule en RCA — l’État est le principal employeur du pays. Ceux qui y entrent savent qu’ils ont payé pour y entrer, d’une façon ou d’une autre.
Ce phénomène n’est pas propre à la Centrafrique, mais il y a atteint une ampleur qui rend le service public quasiment fictif. Les fonctionnaires qui ont acheté leur poste ne se voient pas comme des agents de l’État au service des citoyens. Ils voient leur poste comme un investissement à rentabiliser.
Ce qui est demandé ici, c’est de la corruption. Rien d’autre.
La langue administrative peut habiller les choses autrement. Un « cadeau au ministre ». Une « contribution volontaire ». Une « marque de respect ». Mais quand un supérieur hiérarchique bénéficie d’une collecte d’argent organisée parmi les agents placés sous son autorité, et que cette collecte est coordonnée par une de ses collaboratrices avec un numéro de paiement mobile personnel, on n’est plus dans le registre de la tradition ou de la courtoisie.
C’est un prélèvement. C’est de l’argent extorqué à des gens en position de dépendance par quelqu’un qui détient un pouvoir sur leur avenir professionnel.
En droit centrafricain comme en droit administratif général, cela a un nom. Les institutions compétentes — si elles fonctionnaient — auraient matière à agir.
Elles ne fonctionnent pas. C’est pourquoi ce message a circulé sans gêne, en plein jour, sur les téléphones de dizaines de nouveaux fonctionnaires.
Depuis plus de 5 ans, la rédaction de CNC informe sur tout ce qui se passe à l’aéroport international de Bangui-M’poko. Les entreprises chargée d’assistance en escale changent de nom, les directeurs changent de visage. Le reste ne change pratiquement non plus.
Ce qui est étonnant, il y a quelque chose de presque mécanique dans ce qui se répète à l’aéroport Bangui-M’poko. Une nouvelle société décroche le contrat d’assistance en escale, ses responsables découvrent l’ampleur des flux financiers qui traversent cette plateforme, et quelques mois plus tard, les mêmes dérives réapparaissent : personnel maltraité, qualifications ignorées, argent public absorbé. CAS CORE Aviation Services, la dernière en date, ne fait pas exception. Elle confirme la règle.
À quelques jours de la fin de la réquisition, les agents de la société parlent. Pas anonymement, pas à demi-mot. Ils parlent parce qu’ils n’ont plus grand-chose à perdre. Contactée par la rédaction de CNC, la direction générale n’a pas répondu.
Ce que racontent ces travailleurs est précis. Des cadres certifiés, formés pour des postes techniques où l’erreur peut tuer, ont été écartés sans procédure, sans motif écrit, sans explication recevable. À leur place ou à côté d’eux : des agents qui devraient être à la retraite depuis longtemps, et qui restent, dit-on, parce qu’ils se réclament de protections politiques. Certains iraient jusqu’à invoquer la proximité avec la présidence. Vrai ou faux, ce genre de discours prospère dans les entreprises où personne ne demande de comptes.
Le reste du tableau est tout aussi sombre. Une majorité d’employés travaille sans contrat écrit. Les bulletins de salaire n’existent pas pour tout le monde. Les heures supplémentaires s’accumulent, non payées. C’est illégal. C’est banal, à Bangui-Mpoko.
Ce qui l’est moins, c’est qu’on parle ici d’une plateforme aéroportuaire. Pas d’un chantier de terrassement ou d’un entrepôt de stockage. Un aéroport, c’est une chaîne de sécurité où chaque maillon a un rôle précis. Quand on démotive les agents qualifiés, qu’on les humilie ou qu’on les menace de licenciement pour les faire taire, on ne crée pas seulement un conflit social. On crée les conditions d’un accident.
La rédaction de CNC l’a écrit plusieurs fois ces cinq dernières années. Avant CAS CORE, il y avait d’autres sociétés. Elles aussi avaient découvert les milliards qui circulent dans cet aéroport. Elles aussi avaient fini par se comporter en prédateurs plutôt qu’en gestionnaires. Le problème n’est donc pas un directeur général de trop ou une équipe incompétente. Le problème, c’est qu’il n’existe aucun mécanisme réel pour les arrêter.
Le ministère des Transports et l’Autorité nationale de l’aviation civile sont interpellés. Le personnel réclame des contrats en bonne et due forme, le départ des agents retraités qui bloquent les postes, et un dialogue social qui ne soit pas une façade. Ces demandes ne sont pas extravagantes. Elles sont minimales.
Si rien ne bouge dans quelques semaines, ce ne sera pas une surprise. Ce sera juste la suite logique de ce qu’on observe ici depuis trop longtemps.
L’affaire de l’épouse de l’ancien ministre Come Hassan ne s’arrête pas là. Après avoir reçu une convocation du commissariat du 5ème arrondissement pour répondre des plaintes d’étudiants qu’elle avait menacé de crime, Mariame Fotor a choisi une autre voie : elle s’est rendue à la Compagnie Nationale de Sécurité, la CNS, pour y déposer elle-même une plainte et obtenir une convocation en sa faveur, qu’elle a ensuite transmise à ces mêmes étudiants qui sont par ailleurs ses victimes.
Et tout le monde se demande de ce qu’elle a bien pu raconter aux agents de la CNS pour y parvenir à cette tromperie, personne ne le sait. Mais elle est ressortie avec une convocation en main destinée aux étudiants victimes de ses caprices.
Rappelons les faits. Comme CNC l’avait publié hier, Mariame Fotor, connue sous le nom de « madame excellence Come Hassan» dans les cercles de Ouanda-Djallé, suite à la défaite de son mari au second tour des législatives, a appelé, dans la foulée de cette défaite électorale, un jeune étudiant de la diaspora de Ouanda-Djallé à Bangui, simple sympathisant du député sortant, pour lui fixer rendez-vous au croisement Marabena afin de se battre à mains nues.
Le jeune homme a rendu l’affaire publique sur les réseaux sociaux, précisant n’être ni candidat ni responsable politique.
Selon les informations recueillies par CNC, ce n’est pas la première fois que l’épouse de l’ex-ministre agit de la sorte : les ressortissants de Ouanda-Djallé à Bangui comptent au moins quatre épisodes du même genre à son actif.
C’est dans ce contexte que ce jeune, avec ses compatriotes menacés par cette dame sont allés au commissariat du cinquième arrondissement de Bangui déposer une plainte contre l’épouse de l’ancien ministre Hassan Come. C’est cette convocation-là qu’elle a refusé d’honorer.
Au lieu de se présenter au commissariat du 5ème, elle a préféré aller fabriquer sa propre procédure via la CNS pour la retourner contre ses victimes. Les étudiants ont alors apporté la convocation de la CNS au commissariat du 5ème. La réaction du commissaire a été immédiate : cette manœuvre ne tient pas. Ce sont eux les victimes, pas elle. Elle doit venir au commissariat du 5ème pour s’expliquer.
La convocation initiale lui a été maintenue.
Ce n’est pas la première fois que cette dame agit de cette façon. Avant les élections, elle s’était rendue au quartier Combattant, accompagnée de sa mère, pour se battre avec une mère de famille originaire de Ouanda-Djallé. Quelques jours après le second tour du 26 avril, qui a vu son mari largement battu par le député sortant, elle avait appelé directement un étudiant au téléphone pour lui fixer rendez-vous au croisement Marabena — et se battre à mains nues. Les ressortissants de Ouanda-Djallé à Bangui comptent : c’est au moins la quatrième fois.
On attend maintenant de voir si elle va se présenter au commissariat du 5ème. La suite nous dira.
Charnier de la colline des Panthères : la CPS inculpe Faki Ibrahim, un caporal ex-Séléka , les vrai donneurs d’ordres restent libres dans le gouvernement Moloua
La CPS a interpellé et inculpé Faki Ibrahim, un caporal ex-Séléka des FACA, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité liés au charnier de la colline des Panthères découvert à Bangui en décembre 2013.
Le 27 avril 2026, Ibrahim Radjab Guer-Guer, alias Faki Ibrahim, a été arrêté avec l’appui des Forces de sécurité intérieure en vertu d’un mandat d’arrêt émis par les juges d’instruction de la CPS le 22 mars 2022, soit quatre ans d’attente avant son interpellation. Le lendemain, il a comparu devant les juges qui l’ont inculpé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre dans le cadre de l’affaire du charnier de la colline des Panthères, où 31 corps avaient été découverts le 24 décembre 2013 à Bangui.
Intégré dans les Forces armées centrafricaines au grade de caporal après la période Séléka, il est désormais présumé innocent jusqu’à l’issue de l’instruction préparatoire.
Cette arrestation ne provoque guère d’enthousiasme parmi les sources contactées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique. Non pas parce que la justice aurait tort de poursuivre Ibrahim Radjab Guer-Guer, mais parce que pendant ce temps, des personnalités autrement plus haut placées dans la chaîne de commandement de la Séléka exercent librement leurs fonctions au sein du gouvernement centrafricain en ce moment, certaines à la présidence de la République même, d’autres à la primature.
Le cas le plus documenté est celui de Hassan Bouba Ali. Ministre actuel de l’Élevage, mis en cause dans la mort de plusieurs civils et d’un Casque bleu congolais de la MINUSCA à Bambari, il avait été arrêté par la CPS elle-même en novembre 2021. Deux semaines plus tard, il était libéré sous pression du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera et des mercenaires russes avant d’être réintégré dans le gouvernement.
À ce jour, aucune procédure judiciaire n’a abouti contre lui. Il continue de parapher des documents officiels, de prendre la parole lors de cérémonies publiques, parfois en présence de magistrats de la CPS elle-même.
Des sources proches des milieux judiciaires et sécuritaires à Bangui indiquent à Corbeau News que Hassan Bouba n’est pas le seul cas documenté. Plusieurs membres de l’actuel gouvernement seraient impliqués dans des faits graves commis pendant les années Séléka, dont des assassinats ciblés. Parmi les affaires citées figure l’assassinat d’un magistrat au croisement de Miskine, dans le 5e arrondissement de Bangui.
L’identité du présumé commanditaire est d’ailleurs bien connue des enquêteurs. Cette personne occuperait aujourd’hui une fonction ministérielle. Aucune procédure judiciaire n’a été engagée à son encontre.
Ce paradoxe place la CPS dans une position inconfortable. La juridiction hybride, créée par la loi organique n°15.003 du 3 juin 2015 avec pour mandat de poursuivre les crimes de droit international commis en RCA depuis 2003, continue de traiter des dossiers impliquant des exécutants de rang modeste. Ses responsables tiennent des discours sur l’indépendance de la justice. Ils cosignent des protocoles avec les autorités centrafricaines. Mais les présumés donneurs d’ordres, eux, demeurent hors de portée, protégés par leur position au sommet de l’État.
Pour les familles des 31 victimes du charnier de la colline des Panthères, l’arrestation d’Ibrahim Radjab Guer-Guer est peut-être un début. Mais tant que ceux qui ont commandé les massacres continuent de signer des décrets à Bangui, cette justice restera incomplète.
Passeports centrafricains : au ministère de l’Intérieur, une mafia de voyages et de frais de mission prospère depuis dix ans
Cinq fonctionnaires centrafricains vont passer 34 jours à Paris, Pékin, Montréal et Washington. Aux frais d’une société russe. Pour faire ce que les ambassades de la RCA dans ces mêmes villes auraient pu faire gratuitement, si on les avait laissées faire.
Michel Nicaise Nassin, ministre de l’Intérieur, a signé cet ordre de mission le 30 avril 2026. Le Commissaire Principal Kevin Ali, Directeur de l’Émigration-Immigration, prend la tête de la délégation. Parmi les quatre autres membres, deux viennent de la SEDOSEC, la société russe à qui l’État centrafricain a confié la production de ses passeports.
La répartition du voyage dit tout. Paris : deux agents, quinze jours, du 31 mai au 15 juin. Pékin : six jours. Montréal : cinq jours. Washington : six jours. La mission officielle est d’« enrôler des demandeurs de passeports dans les zones transcontinentales ». Traduction : aller chercher les dossiers là où vivent les Centrafricains de la diaspora. Sauf que la RCA a des ambassades dans chacune de ces quatre villes. Elles n’ont reçu aucune instruction pour s’en charger.
Ce n’est pas une lacune administrative. Depuis dix ans, les ambassades centrafricaines à l’étranger sont volontairement tenues à l’écart du traitement des passeports. Un Centrafricain installé à New York ne peut pas déposer son dossier à Washington. Un autre à Toronto ne peut rien faire à Montréal. Pour obtenir un passeport, il faut attendre qu’une délégation de Bangui fasse le déplacement. Et ces délégations, elles, ne manquent pas.
C’est là que la mécanique devient intéressante. Billets d’avion classe affaires ou économique, hôtels, perdiems sur quatre continents pendant plus d’un mois : tout cela est financé, d’après le document lui-même, par la SEDOSEC. Une société privée russe qui paie les frais de mission d’agents de l’État centrafricain. Ce que la SEDOSEC obtient en contrepartie n’est écrit nulle part.
La diaspora centrafricaine, elle, continue de payer son passeport, d’attendre des mois, et d’ignorer qu’elle finance par ricochet ces circuits de voyage. Le système tient parce qu’il a été pensé pour tenir : pas d’ambassades habilitées, pas d’alternative, pas de pression pour changer quoi que ce soit. Juste des délégations qui partent, des frais qui tombent, et des passeports qui arrivent quand ils arrivent.
Comme vous le savez, bloquer les ambassades crée le besoin de voyager. Le besoin de voyager justifie les frais. Les frais alimentent ceux qui ont intérêt à maintenir le blocage. La diaspora centrafricaine paie son passeport, attend des mois, et finance sans le savoir des tournées mondiales organisées en son nom.
Une nouvelle dynamique associative s’installe dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-Est du pays. Il y a quelques jours, les jeunes de la localité de Boromata ont officialisé la création de leur structure : l’Association des Jeunes de Boromata pour le Développement Manga-Djara – Kérre (AJBDMK).
Située à plus de 1 000 kilomètres de la capitale, cette zone frontalière avec le Tchad et le Soudan voit aujourd’hui sa force vive s’organiser pour prendre en main son propre destin. Cette initiative citoyenne repose sur un triptyque clair affiché fièrement par ses membres : Unis, Engagés, Solidaires.
Une vision globale pour un impact local
L’association ne se limite pas à un simple regroupement des jeunes de Boromata; elle se dote d’une feuille de route précise pour soutenir la communauté. L’organisation affiche des piliers fondamentaux qui guideront leurs actions futures :
L’Éducation : Un engagement pour l’accès au savoir et la formation des nouvelles générations.
L’Agriculture : Le développement des ressources naturelles pour assurer la subsistance et l’économie locale.
Le Progrès Technique : L’ambition d’apporter des solutions concrètes pour moderniser les infrastructures.
La Cohésion Sociale : Le renforcement des liens entre les habitants pour une stabilité durable.
Un engagement pour le territoire
Dans cette région éloignée des grands centres urbains, l’organisation collective devient une nécessité. En lançant l’A.J.B.D.M.K., les jeunes de Boromata affirment leur volonté de participer activement à la construction de leur environnement. Ils souhaitent transformer les idées en projets réels au bénéfice de l’ensemble de la population de la Vakaga.
L’entraide et la détermination de ce nouveau bureau marquent le début d’une aventure humaine tournée vers le travail et la prospérité du secteur Manga-Djara – Kérre. C’est un signal fort envoyé pour le renouveau de la vie associative dans la région.
Depuis quelques années, les images de jeunes officiers africains qui défilent sur la Place Rouge ou qui s’entraînent dans les académies réputées de Moscou, Novossibirsk ou Saint-Pétersbourg envahissent les réseaux sociaux. Pour beaucoup de gouvernements du continent africain, la Russie apparaît comme une option efficace en remplacement des anciennes puissances coloniales. Pourtant, au-delà des apparences brillantes des académies impériales, le malaise des officiers africains reste important.
En effet, une enquête exclusive de la rédaction du CNC menée auprès de 44 militaires africains, notamment ceux du Cameroun, du Mali, de la Centrafrique, et du Niger montre une situation claire : entre manipulation politique et absence de contenu technique, ces années passées en Russie s’apparentent plus à un séjour linguistique qu’à une réelle préparation au combat.
1. La vitrine des brochures : Ce que la Russie promet au monde
Le marketing militaire de Moscou est stratégiquement calculé. Les brochures distribuées dans les ministères de la Défense africains vantent une immersion dans « l’excellence stratégique héritée de l’Armée Rouge ». Sur le papier, les cursus mettent en avant des spécialités de pointe :
Tactique Interarmes : La promesse d’apprendre à coordonner des divisions entières, en associant infanterie mécanisée et blindés lourds.
Maîtrise de l’Artillerie : L’accès aux secrets des systèmes de missiles S-300 ou S-400 et des lance-roquettes multiples (BM-21 Grad).
Guerre Électronique et Cyberdéfense : Un domaine où la Russie se présente comme leader mondial pour contrer l’OTAN.
Ces documents vendent une image de puissance et de modernité, laissant croire aux jeunes officiers qu’ils deviendront les futurs responsables de la sécurité sur le continent africain.
2. Le mur de la langue : Une barrière stratégique déguisée
Une fois sur place, la première grande désillusion arrive. La quasi-totalité des officiers interrogés explique que l’apprentissage du russe, présenté comme une simple étape, devient le centre même du séjour et la seule activité réelle pendant des années.
L’année préparatoire sans fin : Pour beaucoup, la formation se limite à des heures interminables de grammaire et de conjugaison. Ce qui devait durer douze mois s’étire parfois sur l’intégralité du cursus, 5 ou 6 ans, faute de supports pédagogiques adaptés aux étrangers.
L’obstacle technique volontaire : Les instructeurs russes utilisent la barrière de la langue comme prétexte pour refuser l’accès aux manuels techniques sensibles ou aux technologies de pointe.
Un officier camerounais témoigne : « On nous dit que tant qu’on ne maîtrise pas parfaitement les nuances du russe technique, on ne peut pas approcher les simulateurs. Résultat : au bout de six ans, on parle russe, mais on ne sait pas commander une unité sous le feu. »
Cette focalisation sur la langue est une stratégie russe bien calculée. C’est un outil de contrôle. En transformant des militaires en linguistes, Moscou s’assure qu’ils deviennent des passeurs de la culture russe plutôt que des experts tactiques indépendants.
3. La réalité du terrain : Le vide opérationnel
C’est le point le plus important de l’enquête. Sur les 44 soldats interrogés par la rédaction du CNC, le constat reste unanime : la pratique militaire est quasiment inexistante, laissant les stagiaires dans un état de stagnation professionnelle.
Théorie contre Réalité : Les cours se limitent souvent à l’étude de schémas sur des tableaux noirs ou à des présentations datant de l’époque soviétique.
La formation reste déconnectée des réalités des conflits asymétriques actuels. L’absence de munitions et de pratique : Contrairement aux standards de formation internationale, les exercices de tir réel sont extrêmement rares pour les contingents africains. Les jeunes officiers regardent souvent les soldats russes s’entraîner sans jamais pouvoir manipuler eux-mêmes les armements modernes.
Matériel de musée : Lorsqu’ils ont accès à du matériel, il s’agit souvent de modèles anciens (T-62 ou BTR-60) qui ne correspondent plus aux réalités technologiques des champs de bataille modernes face aux groupes terroristes mobiles.
4. La mentalité russe : Verticalité et influence
L’éducation militaire en Russie repose sur une mentalité de soumission absolue à la hiérarchie. Les officiers africains sont plongés dans un cadre où la critique est interdite et où l’histoire de la « Grande Guerre Patriotique » (1941-1945) sert de base à tout l’enseignement.
L’endoctrinement idéologique : Les cours de géopolitique visent avant tout à transmettre une vision du monde multipolaire où la Russie est présentée comme le seul partenaire loyal.
Le sentiment de condescendance : De nombreux témoignages évoquent une attitude paternaliste des instructeurs.
« Pour eux, nous sommes là pour apprendre la discipline russe et admirer leur puissance, pas pour devenir des stratèges capables de réfléchir par nous-mêmes », confie un militaire malien sous couvert d’anonymat.
5. Le choc du retour : Le silence des « fantômes »
Le vrai problème de ces officiers surgit lors de leur retour au pays. Ils rentrent avec des diplômes russes prestigieux en apparence, mais avec un vide de compétence technique évident.
La peur de la dégradation : Ils constatent que leurs collègues restés au pays, formés sur le terrain ou par d’autres partenaires, possèdent une meilleure maîtrise des réalités du combat (lutte contre les engins explosifs, drones, combat de brousse).
Le mécanisme de la honte : Pour ne pas être minimisés par leurs frères d’armes, ces officiers se murent dans le silence. Avouer qu’ils ont passé six ans en Russie sans apprendre à diriger une manœuvre réelle serait un suicide social et professionnel. Ils préfèrent laisser planer le mystère de leur « formation secrète » plutôt que d’admettre qu’ils ont été les victimes d’une mise en scène diplomatique.
6. Une « Colonisation Linguistique » au service de l’influence
L’enquête du CNC montre que la Russie n’a pas pour objectif de rendre les armées africaines autonomes. Au contraire, elle met en place une forme de tutelle sophistiquée : la colonisation par l’esprit et la langue. En formant des élites africaines qui pensent en russe et qui dépendent des réseaux de Moscou pour la moindre instruction technique, la Russie s’assure une emprise durable sur les états-majors africains.
Pour les pays du continent, le coût de cette coopération est élevé : la perte de précieuses années pour leurs meilleurs cadres et une fragilisation de la sécurité nationale face à des menaces qui exigent des experts techniques et non des traducteurs.
Cette propagande pathétique et criminelle de la Russie a circulé comme une traînée de poudre sur les canaux de désinformation affiliés au ministère de la Défense russe et aux reliquats du groupe Wagner : « Le Pape va en enfer ».
Comme vous le savez bien déjà, derrière cette rhétorique incendiaire se cache une manœuvre de déstabilisation géopolitique d’une ampleur inédite, instrumentée par les services de renseignement extérieurs de Moscou (SVR).
En ciblant frontalement le Saint-Siège et la figure du Pape, la propagande russe ne cherche plus seulement à influencer la politique africaine, mais à briser les fondements moraux et religieux qui échappent à son contrôle. L’enquête sur les documents de l’officine « Africa Politology » révèle que le Vatican est désormais officiellement classé comme un « agent d’influence de la CIA », une étiquette absurde destinée à justifier l’isolement des communautés catholiques en République Centrafricaine.
Cette dérive marque un tournant dangereux : en instrumentalisant la foi et en diabolisant les autorités religieuses mondiales, Moscou s’attaque délibérément à la cohésion sociale des nations africaines pour y imposer son propre agenda sécuritaire.
Ce récit de haine, loin d’être une simple outrance médiatique, prépare le terrain à une hostilité physique contre les missionnaires et les fidèles, transformant une institution de paix en une cible militaire.
Face à cette paranoïa d’État exportée, le silence des autorités locales devient le complice d’une stratégie qui n’hésite plus à condamner les âmes pour mieux asservir les territoires.
Hervé Verhoosel, ancien directeur de la communication de la Mission des Nations Unies en Centrafrique et citoyen d’honneur de la ville de Bangui, a publié ces derniers jours une lettre ouverte aux artistes centrafricains, les invitant à mettre fin aux polémiques qui divisent le milieu culturel. “Le moment est venu de dépasser les divisions inutiles”, écrit-il.
Contactée par la rédaction de CNC, aucune réaction n’avait encore été recueillie du côté des parties concernées au moment de la publication de cet article.
L’ancien responsable onusien, qui se présente également comme Officier de l’Ordre de la Reconnaissance centrafricaine, dit avoir vécu “deux années intenses” en République centrafricaine, au cours desquelles il a côtoyé de nombreux artistes issus de scènes différentes. Il cite nommément Ozaguin, avec qui il dit avoir travaillé en raison de son “professionnalisme, sa droiture et son engagement”, mais aussi Losseba, et feu Vey Zo, dont il salue la mémoire : “sa voix et son engagement continuent de résonner bien au-delà de sa présence.”
C’est à partir de ce vécu qu’il formule son appel. Verhoosel observe “avec une réelle tristesse” les polémiques récentes autour de questions de visas et de mises en cause publiques entre artistes. Sans nommer les protagonistes ni arbitrer les accusations, il met en garde contre les effets collatéraux de ces tensions : “lorsque ces débats se transforment en règlements de comptes publics, ils fragilisent l’ensemble d’un secteur qui, au contraire, a tout à gagner à se rassembler.”
L’enjeu, selon lui, dépasse les rivalités personnelles. Il pointe notamment les répercussions possibles sur la circulation des artistes centrafricains en Afrique et en Europe, en particulier en France. “Les polémiques publiques, les accusations non vérifiées ou les divisions visibles peuvent créer des incompréhensions, voire fragiliser la confiance de partenaires culturels, institutionnels ou diplomatiques qui jouent un rôle clé dans la circulation des artistes”, prévient-il.
La RCA, insiste Verhoosel, n’est pas dépourvue d’atouts. “Des artistes talentueux, des initiatives culturelles, des partenaires prêts à accompagner ces dynamiques” sont là. Ce qui fait défaut, à ses yeux, c’est “cette cohésion — entre artistes, mais aussi entre les publics qui les suivent.”
Il conclut sa lettre en sango et en français, saluant ses “amis centrafricains” avec un “Barala kwe !” en ouverture et un “Eke yeke !” en clôture, gestes qui n’ont pas manqué d’être remarqués par des lecteurs centrafricains sur les réseaux sociaux, certains y voyant la marque d’un homme sincèrement attaché au pays.
L’Agence centrafricaine pour la Formation professionnelle et l’Emploi traverse actuellement une crise financière grave. Le Président du Conseil d’administration, l’incompétent Henri Koulayom, a signé le 17 avril 2026 une note circulaire portant le numéro 464, intitulée “Réduction urgente des dépenses non essentielles”, dans laquelle il reconnaît ouvertement “une absence de liquidités disponibles” au sein de l’agence.
Le document, dont CNC a obtenu copie, suspend immédiatement le recrutement et certains investissements. Selon la note circulaire signée par le Pr Henri Koulayom, seules trois catégories de dépenses sont désormais maintenues : les salaires et charges du personnel, le carburant “strictement limité aux besoins opérationnels indispensables”, et les travaux de construction du bâtiment R+1, présentés comme un “investissement stratégique”.
Ce qui frappe dans ce texte, c’est l’absence totale de mention des dépenses de santé, pourtant garanties par la convention collective de l’établissement.
Contacté par CNC, une source proche de l’agence indique que cette situation est prévisible depuis plusieurs mois. D’ailleurs, d’après la même sources, les agents avaient même informé et dénoncé un pillage organisé au sein de cette structure publique.
Au cœur de ce dossier, se cache la ministre du Travail, Mme Annie-Michelle Mwanga, qui a imposé au départ sa cadette Renée Bimbo comme directrice générale par intérim, ouvrant la voie à des détournements massifs portant sur les véhicules de service et les fonds de l’agence.
Selon les informations qu’on n’a cessé de dénoncer sur CNC, une grande partie du pillage de l’ACFPE se fait via les formations bidon telles que celle portée sur “changement de mentalité”, assurées par la sœur et la fille directe de la Ministre Anie Michelle Mouanga venues spécialement de France. Cette formation, à elle seule, a englouti plusieurs millions de francs CFA en l’espace d’une seule semaine. Et ce, durant des années.
La note circulaire du Pr Henri Koulayom, loin de rassurer, confirme ce que CNC avançait depuis longtemps : l’ACFPE est à sec à cause de son pillage. “
Chaque responsable de service est tenu d’en assurer l’application sans délai”, conclut le document, sans expliquer comment l’agence en est arrivée là, ni nommer les responsables de la situation.
Des prestataires informatiques ayant travaillé pour l’Autorité Nationale des Élections lors du scrutin de décembre 2025 menacent d’entrer en grève, leurs honoraires restant impayés depuis plus de quatre mois.
Contactés par la rédaction du CNC, plusieurs de ces informaticiens disent attendre en vain le règlement de leurs prestations depuis la fin des opérations électorales. Aucune avancée ne leur a été communiquée par la direction de l’institution, selon leurs déclarations. La colère monte d’autant plus que le volume de travail fourni lors du processus électoral était considérable.
La crise financière à l’ANE va au-delà des prestataires extérieurs. Selon des informations exclusives de la rédaction du CNC, le personnel permanent de l’institution accuserait plus de deux mois d’arriérés de salaire. Les primes de risques et les indemnités liées aux panels des cadres et agents n’auraient pas non plus été versées.
Au cœur de ce problème financier se trouve Alain Andjingbo, agent comptable de l’ANE. Plusieurs sources internes le soupçonnent d’avoir détourné des millions de francs CFA. Ces allégations, si elles venaient à être confirmées, expliqueraient en partie le blocage des paiements que subissent agents et prestataires depuis des semaines.
Le président de l’ANE, Morouba Mathias Barthelémy, est lui aussi dans le viseur. Des agents interrogés par la rédaction du CNC l’accusent de couvrir son agent comptable plutôt que de prendre des mesures pour remédier à la situation. Cette passivité dénoncée au sommet de l’institution accentue le sentiment d’abandon ressenti par le personnel.
Si aucune réponse ne leur parvient dans les prochains jours, les informaticiens prestataires disent être prêts à cesser tout travail, une décision qui pourrait compliquer davantage le fonctionnement d’une institution déjà fragilisée par ses propres turpitudes.
La localité de Ouanda-Djallé vit depuis le dimanche 26 avril 2025 des scènes que personne n’aurait anticipées. L’ancien ministre Comme Hassan , candidat du MCU, parti au pouvoir, vient d’être largement battu au second tour des législatives par le député sortant. Une défaite nette. Mais c’est ce qui s’est passé après le dépouillement qui retient l’attention.
Contactée par la rédaction de CNC, une source présente dans les cercles estudiantins de la diaspora de Ouanda-Djallé à Bangui a confirmé les faits. Selon la même source, le député sortant avait depuis plusieurs années loué et financé une maison à Bangui pour regrouper les étudiants et élèves ressortissants de la localité, située à plus de 900 kilomètres de la capitale. Il leur versait régulièrement de quoi manger et vivre, une aide que beaucoup de ces jeunes, sans famille proche à Bangui, ne trouvaient nulle part ailleurs.
C’est dans ce contexte qu’une scène surprenante s’est produite dimanche dernier dans la soirée. Mariame Fotor, épouse de l’ex-candidat Come Hassan, a appelé directement au téléphone un jeune étudiant, simple sympathisant du député sortant vivant à Bangui, pour lui fixer rendez-vous au croisement Marabena, dans le 5e arrondissement — et se battre avec lui à mains nues.
Le jeune homme a rendu publique l’affaire sur les réseaux sociaux. Son témoignage, posté dans le groupe «carrefour politique de Ouanda-Djallé», est clair:
«Ce soir vers 15h22, j’ai reçu un appel de notre maman, madame excellence Komassam. Elle me dit qu’on arrive vers la finale et qu’elle va me retrouver au croisement du 5e pour qu’on se batte, moi et elle.» Il précise n’être ni candidat ni responsable politique, juste un électeur et un sympathisant vivant loin de sa localité. Il met nommément en cause un certain Adam Lion, qu’il accuse d’avoir transmis son numéro à la dame.
Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ce n’est pas la première fois que l’épouse de l’ex-ministre Come Hassan en vient à ce genre de méthodes. Il y’a quelques mois, avant les élections, elle était parti au quartier Combattant, accompagnée de sa maman pour aller se battre avec une mère de famille originaire de Ouanda-Djallé. Et ce n’est pas tout! Sur les réseaux sociaux, la dame attaque parfois des gens n’importe comment à tel point que son comportement est décrié par les jeunes de Ouanda-Djallé. D’ailleurs, les ressortissants de cette ville de la Vakaga à Bangui le savent : c’est au moins la quatrième fois qu’elle agit ainsi.
Rappelons que le premier tour des législatives à Ouanda-Djallé s’était tenu le 28 décembre 2025. Malgré les conditions controversées dans lesquelles Come Hassan avait obtenu son investiture au MCU, il était parvenu à se qualifier pour le second tour avec le député sortant. Le verdict du 26 avril a été sans appel.
Alkatim Mahamat , chef du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) vient de démettre son propre chef d’état-major, un poste qu’il avait lui-même créé il y a moins d’un an. Une rupture brutale qui dit beaucoup sur les tensions internes qui rongent ce groupe armé signataire de l’Accord de Ndjamena.
Par décision n° 0027/5/06, signée le 1er mai 2026 à Ndjamena, l’autoproclamé général Alkatim Mahamat, président fondateur du MPC, a relevé de ses fonctions Djido Ali, un Soudanais qu’il avait lui-même propulsé à la tête de l’état-major du mouvement. La décision prend effet immédiat. Djido Ali est désormais interdit d’exercer toute activité ou représentation au nom du MPC.
Les motifs invoqués dans le document sont lapidaires : non-respect des dispositions statutaires relatives aux objectifs du mouvement et violation du règlement intérieur. Mais selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, la réalité derrière cette décision est plus crue.
Djido Ali, nommé chef d’état-major dans le cadre d’une restructuration du mouvement, aurait pris ses distances avec la ligne de commandement du MPC pour se rapprocher d’un autre groupe armé tchadien actif dans l’est du pays, au mépris des obligations qu’impose sa position. Des sources proches du dossier, interrogées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, indiquent qu’il agissait en dehors de toute concertation avec sa hiérarchie, prenant des initiatives sans en référer au président fondateur, et ce en totale impunité.
Ce comportement, travailler avec d’autres factions rebelles tout en portant le titre de numéro un militaire du MPC, constituait, aux yeux du général Alkatim Mahamat, une trahison de l’accord de Ndjamena, dont le MPC est l’un des signataires. Dans ce type de cadre, chaque mouvement est supposé respecter une ligne politique et militaire claire. Djido Ali n’en faisait visiblement plus qu’à sa tête.
La décision de limogeage a été transmise en ampliation au garant de l’Accord de Ndjamena, au gouvernement centrafricain, aux alliés russes, à la MINUSCA, ainsi qu’aux archives du mouvement. Un protocole qui signale que le MPC entend officialiser cette rupture sur tous les plans, y compris diplomatiques.
Ce limogeage confirme une réalité que l’on retrouve dans de nombreux groupes armés: la fidélité des combattants et des cadres reste conditionnelle, tributaire des intérêts du moment plutôt que des engagements signés.
À Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, un événement survenu dans le quartier Sultan 3 a véritablement choqué les habitants. Une jeune femme a accouché seule à son domicile. L’enfant, une fois sortie, elle l’a immédiatement enterré vivant.
Les voisins, informés de la situation, se sont rassemblés massivement chez la dame et ont exprimé leur vive colère. Ils ont menacé de s’en prendre physiquement à la jeune mère. Heureusement pour elle, Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour calmer la foule et ont procédé à l’arrestation de la femme concernée.
Selon les premiers éléments recueillis par la rédaction du CNC, la jeune femme aurait agi seule, sans assistance médicale ni déclaration. Les autorités judiciaires, selon les témoins, auraient ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la mort de l’enfant et les responsabilités.
Ce type d’affaire rappelle à chacun de nous une réalité que personne ne doit oublié : en République centrafricaine comme dans la plupart des pays, la loi protège l’enfant dès sa conception. Une fois né, cet enfant dispose de droits fondamentaux. Le priver de la vie constitue un acte grave puni par la loi, quelles que soient les difficultés rencontrées par la mère.
Chaque enfant représente un potentiel pour la société. Il peut devenir un citoyen qui contribue au développement du pays, exercer un métier utile, ou même occuper des fonctions importantes au service de la nation. Au-delà des circonstances personnelles, il importe de préserver ces vies nouvelles qui constituent l’avenir collectif.
Tandis que le défilé du 1er mai s’est tenu à Bangui sous les habituels dispositifs protocolaires, une organisation indépendante s’était élevée deux jours plus tôt pour appeler au boycotte de l’événement en RCA .
En effet, le 30 avril 2026, la Coordination des organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) avait publié une lettre ouverte appelant syndicats, fonctionnaires et agents de l’État à boycotter la cérémonie du premier mai 2026.
Signée par son Coordonnateur National, Petit Delphin Kotto, ce document enregistré sous la référence N°0125, constitue un réquisitoire en règle contre les conditions de travail dans l’administration publique centrafricaine.
La COSCIPAC ne réclamait pas un simple geste protestataire. Petit Delphin Kotto expliquait dans sa lettre que le 1er mai ne devait pas être « réduit à un défilé symbolique dépourvu de sens », mais redevenir « un moment fort de revendication et de mobilisation collective ».
Derrière cet appel, une accumulation de griefs que l’organisation documente avec précision.
Le premier concerne les salaires.
La COSCIPAC constate dans son document que depuis plusieurs décennies, aucune revalorisation significative n’a été engagée, alors que le coût de la vie n’a cessé de grimper sous l’effet des crises économiques mondiales et des séquelles de la pandémie de Covid-19. Les fonctionnaires centrafricains, écrit Petit Delphin Kotto, perçoivent des rémunérations « héritées d’une autre époque, totalement déconnectées des réalités économiques actuelles ».
Le deuxième grief porte sur les conditions matérielles.
La lettre décrit une administration à bout de souffle : absence de fournitures de bureau, manque de moyens logistiques, lignes budgétaires inexistantes. La COSCIPAC soutient que cette dégradation a ouvert la voie à la corruption, le service public étant devenu un espace où l’accès aux prestations est parfois conditionné à des pratiques contraires à l’éthique.
L’éducation occupe une place particulière dans l’argumentaire de Petit Delphin Kotto.
Les enseignants, note-t-il, exercent leur métier dans une précarité qui compromet la qualité de l’enseignement et, au-delà, l’avenir du pays tout entier. À cela s’ajoutent des pratiques de gouvernance que l’organisation dénonce sans détour : clientélisme, promotions fondées sur l’appartenance politique au parti au pouvoir, et affaiblissement des contre-pouvoirs, illustré selon elle par la dissolution de l’ANECA.
Contacté par la rédaction du CNC, Petit Delphin Kotto n’a pas donné suite à nos sollicitations. La COSCIPAC, dans sa lettre, avait réclamé cinq mesures concrètes : l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation des salaires, l’équité de traitement entre tous les agents de l’État — y compris ceux affectés à la Présidence, à la Primature et à l’Assemblée nationale —, la lutte contre la corruption et la restauration de la dignité du fonctionnaire centrafricain.
Le défilé a eu lieu. Mais les revendications portées par la COSCIPAC deux jours avant la cérémonie restent, elles, entières.
La septième République issue des récentes élections repose t-elle sur des bases suffisamment solides pour surmonter les fragilités politiques, économiques et sécuritaires du pays ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie
Le processus électoral tant controversé et contesté par l’opposition démocratique selon les formes prescrites par les lois et règlements a connu son épilogue avec l’avènement de la septième République devenue un slogan populaire.
Il apparaît important de rappeler qu’après son entrée par effraction dans l’arène politique centrafricaine à la faveur de l’ancien président de la République en l’occurrence le Général François Bozizé qui l’a déniché à l’université de Bangui pour en faire un premier ministre, le président de la République dont la légitimité est contestée par un troisième mandat illégal règne selon ses humeurs et caprices au moyen de la répression des libertés publiques, du rapt d’opposants, de l’arrestation arbitraire des professionnels des médias, des mandats d’arret internationaux contre les blogueurs, de l’oppression de toute voix discordantes avec l’appui du nébuleux groupe paramilitaire des Wagners.
C’est dans cette optique que le président de la République a délibérément mis en veilleuse les attentes et les aspirations de la population depuis son investiture en attendant la configuration de la nouvelle assemblée parlementaire pour reconduire ou former un nouveau gouvernement.
À cette mégalomanie sans limites s’ajoutent la prédation systématique de deniers publics, la vampirisation dans des propositions épharantes des ressources de l’État etc…
Fort de ce sinistre et lugubre constat, le citoyen lambda s’interroge :
1- La septième République issue du processus électoral controversé repose t-elle sur des fondements robustes pour éviter les inconsistances ou fugacités politiques, économiques et sécuritaires de notre pays ?
2- Au lendemain de la foire électorale, la septième République pourra t-elle contenir sur la durée les tensions sociales latentes ?
3- En d’autres termes, le cumul des colères sociales nées des inégalités et des injustices peut-il rattraper la septième République ?
4- L’absence d’inclusivité politique qui entraîne un affaiblissement démocratique et l’instabilité sécuritaire récurrente en province offre t-elle à la septième République des garanties nécessaires pour un développement durable ?
En tout état de cause, la situation sécuritaire au nord de la République sœur du Mali avec les supplétifs russes de Wagner doit faire réfléchir les autorités établies de Bangui qui defie l’équilibre géopolitique mondial en bradant la souveraineté nationale, économique et securitaire y compris l’exclusivité de l’exploitation de nos ressources naturelles.
L’hostilité ou l’antipathie des institutions financières internationales conjuguée à l’isolement diplomatique de notre pays affaiblissent les capacités d’action d’un gouvernement qui s’auto-satisfait dans la médiocrité, le mensonge, la magouille et l’illusion.
En attendant la formation du nouveau gouvernement, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.
Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.
Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président afin de donner une chance à la nation de se reconstruire sur de bases saines.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Que valent des élections en République centrafricaine quand un seul parti remporte presque tout, sans que personne ne soit vraiment surpris ?
Les décisions n° 07/CC et n° 08/CC, rendues par le Conseil constitutionnel les 24 et 26 avril 2026, ont entériné les résultats du premier tour des scrutins locaux. Cent seize requêtes examinées, des dizaines de contestations traitées, et au bout du compte, la carte politique des collectivités territoriales centrafricaines se dessine en une seule couleur : le MCU.
Dans les circonscriptions régionales comme dans les communes, le Mouvement Cœurs Unis ressort dominant à un degré qui neutralise toute idée de compétition. Les trente et une requêtes portant sur les élections régionales n’ont pas altéré la tendance. Les quatre-vingt-cinq requêtes liées aux scrutins municipaux non plus. Les conseillers régionaux et les membres des conseils municipaux sont, dans leur très grande majorité, issus du parti présidentiel ou de listes indépendantes gravitant dans son orbite.
Le bloc d’opposition réuni au sein du BRDC avait choisi de ne pas participer, dénonçant d’avance un simulacre. Deux ou trois candidats se réclamant d’une opposition résiduelle ont déposé des listes. Ils n’ont pesé sur rien. Le MCU a couru seul ou face à des indépendants dont la neutralité restait à démontrer.
Les irrégularités documentées pendant le scrutin dessinent un tableau connu. Des candidats du pouvoir ont utilisé du matériel et du personnel publics pour leur campagne. Des agents de l’administration se sont présentés dans des bureaux de vote pour orienter les électeurs. Des cas d’achat de voix et d’intimidation physique ont été portés devant le Conseil, qui a prononcé des invalidations ponctuelles sans remettre en cause l’architecture générale des résultats.
Les résultats du premier tour à peine proclamés, l’organisation d’un second tour est déjà engagée. Pour un scrutin dont le coût se chiffre en milliards de francs CFA, beaucoup s’interrogent sur ce que cette dépense aura produit de concret pour la démocratie locale.
Au lendemain du couronnement de l’empire dictatorial de Baba Kongoboro, l’opposant Martin Ziguelé, dans une interview à la RNL, affirme qu’à ce jour, les urgences vitales des Centrafricains sont entre autre l’alimentation, les routes, la santé et éducation.
Pour le leader du MLPC, les centrafricains mangent une fois par jour ou tous les deux jours, le système de santé est par terre, pour aller d’une ville à l’autre c’est la croix et les barrières»
En effet, l’opposant Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a listé les urgences vitales des Centrafricains dans son interview.
Martin Ziguelé dit clairement : « Le premier besoin naturel de l’homme, c’est l’alimentation. Les Centrafricains mangent une fois par jour ou une fois pour tous les deux jours. J’aurais voulu qu’ils aient trois repas par jour. »
Il ajoute sur les routes et la mobilité : « Aujourd’hui, pour aller d’une ville à l’autre, c’est la croix et les barrières à cause de l’état des routes et à cause des contrôles qui font que, quand un Centrafricain quitte une ville pour l’autre, c’est comme s’il allait dans un pays étranger. »
Sur la santé, Martin Ziguelé déclare : « Aujourd’hui, le système de santé est par terre. Les ONG internationales et nationales ont porté le système de santé à bout de bras. Aujourd’hui, il y a un mouvement de retrait progressif des ONG. Et le problème de la santé revient. »
Pour l’éducation, il explique : « Les jeunes veulent aller à l’école dans toutes les villes et dans tous les villages de la République centrafricaine parce que c’est leur droit. Et aujourd’hui, le droit à l’éducation connaît des difficultés et des empêchements multiples et variés. »
Martin Ziguelé insiste sur ces points : alimentation, mobilité, santé et éducation restent les urgences vitales du pays. Il cite la substance des cinq verbes de la médecine du président fondateur Barthélemy Boganda pour appuyer ces priorités.
Quand le pasteur Issène Faki est arrivé à l’UFEB Bataillon 2 en novembre 2019, il se présentait comme un homme de Dieu calme et guidé par le Saint-Esprit. Les fidèles l’ont accepté même si l’église n’avait pas demandé son envoi. Mais au fil des mois, son comportement a changé. Un an plus tard, il a commencé à montrer un autre visage. Il a mis en place un système de contrôle qui a transformé l’église en un lieu où personne ne peut parler librement.
Le pasteur Issène Faki a commencé par placer autour de lui des proches : des enfants, des collègues, des amis et des connaissances. Il leur a donné des téléphones et d’autres moyens pour qu’ils puissent lui rapporter tout ce qui se disait dans l’église. Ces personnes ont reçu pour mission d’écouter attentivement pendant les réunions, les causeries et les moments de discussion entre fidèles.
Dès qu’une personne parlait mal de lui ou critiquait ses décisions, l’information remontait rapidement. Le pasteur entendait tout. Ensuite, il sanctionnait la personne concernée. Parfois la sanction arrivait sans explication claire. Parfois elle venait après une discussion houleuse au conseil. Petit à petit, les fidèles ont compris qu’il valait mieux se taire ou dire seulement ce qui plaisait au pasteur.
Ce système a permis au pasteur Issène Faki d’instaurer une forme de dictature dans l’église. Ceux qui osaient résister ou donner leur avis contraire étaient vite repérés. Ils pouvaient être exclus de certaines activités, privés de responsabilités ou mis à l’écart. La peur s’est installée. Les gens ont commencé à se méfier les uns des autres, car ils ne savaient plus qui rapportait les paroles au pasteur.
Avec le temps, ce réseau d’informateurs est devenu très efficace. Le pasteur pouvait anticiper les oppositions avant même qu’elles ne soient ouvertes. Il savait qui pensait quoi et qui risquait de lui tenir tête. Cela lui a donné un pouvoir important sur toute la vie de l’église Bataillon 2.
Aujourd’hui, beaucoup de fidèles constatent que ce réseau fonctionne toujours. Ils évitent de parler ouvertement lors des réunions. Ils craignent que leurs paroles ne soient rapportées et qu’ils ne subissent des conséquences. L’église qui devrait être un endroit de confiance et de fraternité est devenue un lieu où les informateurs et les mouchards surveillent tout.
Ce changement est venu progressivement après l’arrivée du pasteur. Il n’a pas dirigé par l’Esprit comme il le prétendait au début, mais par le contrôle et la force. Le réseau qu’il a construit lui permet de maintenir son autorité, mais il a aussi créé une atmosphère de méfiance et de peur parmi les fidèles.
Les responsables de l’Union des Églises Baptistes de Centrafrique ont maintenant l’occasion de regarder comment ce système fonctionne à Bataillon 2. Une église ne peut pas prospérer dans la division et la surveillance constante. Les fidèles espèrent que la vérité sur ce réseau d’informateurs sera prise en compte afin que l’église retrouve la paix et la liberté de servir Dieu sans crainte.
Sommet de l’UA à Addis-Abeba : Le clepto-mythomane Maxime Balalou se félicite de la forte délégation centrafricaine pour des photos pendant que la faim ronge la Centrafrique
Le clepto-mythomane Maxime Balalou se félicite de la “forte délégation centrafricaine” conduite par Touadera au 39e sommet de l’Union africaine. Belle formule. Mais derrière le vernis diplomatique, une question s’impose : qu’est-ce que ce voyage coûteux a vraiment rapporté aux Centrafricains qui crèvent de faim ?
Le sommet était pourtant placé sous un thème en or : la disponibilité durable de l’eau, la sécurité alimentaire, l’agriculture, la résilience climatique. Des enjeux vitaux pour la RCA. Le clepto-mythomane Maxime Balalou en parle avec emphase, comme si énoncer les problèmes suffisait à les résoudre.
Il évoque des consultations bilatérales, des partenariats stratégiques, une diplomatie active. Des mots. Rien que des mots. Pas un projet spécifique lancé, pas un engagement chiffré obtenu, pas une aide immédiate mobilisée pour les zones où la faim frappe le plus durement.
Car pendant que le clepto-mythomane Maxime Balalou récite son chapelet diplomatique, la réalité centrafricaine est tout autre. Les stocks alimentaires sont vides. Les cultures sont détruites par les conflits. Les marchés flambent. Les enfants souffrent de malnutrition aiguë dans les zones rurales comme urbaines.
Il répète que la RCA ne se contente pas d’observer les dynamiques africaines mais y participe pleinement. Participer, soit. Mais participer pour quoi, pour qui, avec quels résultats ? Le clepto-mythomane Maxime Balalou n’apporte aucune réponse concrète à cette question pourtant fondamentale.
Il vante fièrement la présence du président comme preuve d’un engagement dans l’Agenda 2063 et la construction d’une Afrique stable et prospère. Pendant ce temps, en RCA, la stabilité reste un luxe et la prospérité une blague cruelle pour des millions de citoyens abandonnés.
La forte délégation ? Des billets d’avion, des hôtels cinq étoiles, des poignées de mains officielles et des photos avec les autres chefs d’État. Le clepto-mythomane Maxime Balalou appelle ça de la diplomatie active. Le peuple centrafricain, lui, appelle ça du tourisme présidentiel financé sur son dos.
Le régime envoie une armada à Addis-Abeba pour briller sur la scène continentale. Mais aucun discours du clepto-mythomane Maxime Balalou ne dira jamais combien ce voyage a coûté, ni ce qu’il a concrètement rapporté pour remplir les assiettes
vides des Centrafricains. Le sommet est terminé. La faim, elle, continue.
La tragédie du lycée Boganda expose une réalité bouleversante : Bangui demeure la seule capitale d’Afrique centrale dépourvue d’un cimetière national, privant ainsi les familles endeuillées d’un espace de recueillement approprié.
Une capitale amputée de sa dignité funéraire
Le drame du lycée Barthélémy-Boganda, qui a coûté la vie à plus de 30 personnes, révèle une anomalie administrative inquiétante. Bangui se distingue négativement parmi les capitales d’Afrique centrale par l’absence totale d’un cimetière national. Hugues Francis-Mongoume, vice-président du parti ITA, a pointé du doigt cette carence institutionnelle qui laisse les familles des 29 jeunes décédés sans espace consacré pour honorer leur mémoire. Cette situation, persistante sous l’administration de Faustin-Archange Touadéra, témoigne d’une négligence envers les besoins fondamentaux des citoyens dans leurs moments les plus difficiles.
L’impossible deuil collectif
Mongoume a insisté sur la nécessité d’un lieu approprié pour organiser une veillée symbolique, pratique universellement reconnue dans toutes les sociétés civilisées. L’État centrafricain, en ne disposant d’aucun cimetière national, empêche les familles et l’ensemble de la nation de vivre pleinement leur deuil. Cette absence a rendu impossible l’organisation d’une veillée permanente au lycée Boganda, proposition avancée par M. Mongoume, accentuant le sentiment d’isolement des citoyens face à une administration qui semble déconnectée de leurs préoccupations légitimes.
Une défaillance institutionnelle chronique
L’inexistence d’un cimetière à Bangui résulte d’une négligence administrative persistante plutôt que d’un simple oubli. M. Mongoume a souligné que cette particularité, unique parmi les capitales d’Afrique centrale, constitue un dysfonctionnement institutionnel. Le ministère responsable de l’aménagement du territoire n’a jamais accordé la priorité nécessaire à la création d’un tel espace public essentiel. Cette inertie, caractéristique de l’ère Touadéra, démontre une incapacité à anticiper et répondre aux besoins élémentaires des citoyens, y compris dans les circonstances les plus solennelles.
Une solution concrète laissée sans suite
Mongoume a formulé une proposition constructive : établir un cimetière national où les 29 victimes de Boganda seraient les premières à reposer, créant ainsi un symbole durable du mandat présidentiel actuel. Cette initiative, susceptible de restaurer la dignité des familles tout en renforçant la cohésion nationale, n’a reçu aucun écho favorable. Le mutisme gouvernemental face à cette suggestion révèle une incapacité à comprendre l’importance d’un lieu de mémoire collective pour une nation traversée par l’épreuve.
Des familles abandonnées à leur détresse
En l’absence d’un cimetière national, les familles des victimes se retrouvent contraintes d’organiser les obsèques dans des conditions difficiles, souvent sur des parcelles privées ou des espaces de fortune. M. Mongoume a posé la question directe : “Où vont-ils enterrer ces 30 personnes ?” Cette interrogation, restée sans réponse officielle, expose l’abandon dans lequel se trouvent les endeuillés. L’État, en ne fournissant aucune infrastructure dédiée, prive les Centrafricains d’un cadre approprié pour rendre hommage à leurs disparus, renforçant leur sentiment de délaissement face aux épreuves.
Une gouvernance sourde aux besoins symboliques
L’absence d’un cimetière national traduit les dysfonctionnements d’une administration incapable de répondre aux attentes à la fois pratiques et symboliques de la population. M. Mongoume a caractérisé cette situation comme révélatrice d’un État qui “ne respecte pas les morts”. En s’abstenant de toute démarche pour créer un lieu de recueillement, l’administration Touadéra manque à ses obligations envers les citoyens, privant les 29 jeunes victimes d’un hommage approprié et la nation d’un espace pour exprimer son deuil collectif….
Laurent Gomina Pampali n’a pas passé par le dos de la cuillère pour analyser le discours du nouveau dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera lors de son couronnement le 30 mars dernier au stade 20 000 places à Bangui.
L’ancien ministre et ex-député, interrogé par la radio Guira Fm sur le discours d’investiture du dictateur Faustin-Archange Touadéra prononcé le 30 mars dernier, a posé une question que beaucoup évitent : de quel peuple parle-t-on exactement, quand le chef de l’État dit gouverner au nom du peuple ?
Car pour Pampali, le peuple centrafricain, ce n’est pas uniquement le MCU, le mouvement des cœurs unis et ses militants. C’est aussi le BRDC, le MLPC, le FPP, ces formations de l’opposition que des pans entiers de la mouvance présidentielle ont longtemps traités, selon ses propres termes, « comme des parias ».
Il dit avoir été « terrifiée » par l’ambiance qui régnait avant et pendant les dernières élections. Des militants du camp au pouvoir qui réduisent les adversaires politiques à rien, des cadres expérimentés de l’opposition écartés comme si leur citoyenneté était suspendue au résultat d’un scrutin.
C’est là, selon lui, que le bât blesse depuis des années. Gagner une élection n’a jamais signifié posséder la République en entier. Pourtant, c’est précisément ce réflexe que Pampali dénonce : celui qui consiste à traiter l’opposition non pas comme une composante normale de la vie politique, mais comme une menace à neutraliser ou une nuisance à ignorer.
L’ancien professeur de philosophie rappelle qu’une République, ce n’est pas une monarchie. Le pluralisme n’est pas une faveur que le pouvoir accorde à ses adversaires. C’est la condition même de son existence. Et un président élu par le suffrage universel est, constitutionnellement et moralement, le président de tous — y compris de ceux qui ont voté contre lui.
La formule « seul, je ne peux rien, ensemble, nous pouvons tout », utilisée par Touadéra lors de son discours, sonne juste dans l’absolu. Mais Pampali pose la vraie question : cet ensemble inclut-il réellement l’opposition, ou s’agit-il d’un appel rhétorique destiné uniquement aux alliés déjà acquis ?
L’espace médiatique et politique en République centrafricaine subit une mutation profonde, impulsée par des acteurs extérieurs dont les intérêts s’éloignent radicalement des besoins de stabilité de la population.
L’analyse des circuits de communication actuels montre une emprise croissante d’officines rattachées au renseignement extérieur de Moscou. Ces structures, regroupées sous l’étiquette « Africa Politology », emploient des méthodes de persuasion visant à orienter l’opinion nationale vers une hostilité radicale contre les partenaires historiques du pays. En ciblant spécifiquement les institutions religieuses et les organisations caritatives, cette stratégie cherche à démanteler les piliers de la société civile centrafricaine pour y installer un vide que seules les puissances de tutelle russe pourraient alors combler.
Le gouvernement de Bangui, en s’abstenant de réguler ces activités de propagande, laisse le champ libre à une forme de colonisation idéologique. Des mouvements dits « citoyens », comme la plateforme CICAUSAC, agissent ouvertement comme des chambres d’écho pour des narratifs conçus à des milliers de kilomètres. Ces groupes reçoivent des financements et des éléments de langage précis pour discréditer le travail des missions humanitaires et des autorités religieuses, notamment le Vatican. On observe ainsi des campagnes numériques agressives qui tentent d’imposer l’idée que chaque acte caritatif ou chaque prière pour la paix cache une opération d’espionnage au profit de puissances occidentales. Cette atmosphère de suspicion permanente fragilise les structures de solidarité et isole le pays sur la scène diplomatique.
La passivité des institutions nationales devant de telles ingérences soulève des interrogations majeures sur la réelle autonomie de l’État. En autorisant des agents d’influence étrangers à dicter l’ordre du jour des manifestations publiques et à financer des discours de division, les autorités sacrifient la paix sociale au profit de gains politiques immédiats. Les documents internes des services russes indiquent que ces actions ne sont pas fortuites, mais font partie d’un plan global pour transformer la RCA en une base arrière de désinformation à l’échelle du continent. Le financement de certains leaders d’opinion locaux par des fonds opaques montre que la voix du peuple est ici détournée au bénéfice d’une stratégie géopolitique qui ne sert en rien le développement des infrastructures ou l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
L’offensive contre le Saint-Siège et les autres groupes chrétiens non-orthodoxes s’inscrit dans cette logique de rupture. En tentant de présenter le Pape ou les représentants des églises traditionnelles comme des ennemis de la nation, les architectes de cette campagne visent à couper les derniers liens d’influence morale qui échappent encore à leur contrôle. Cette méthode de gestion de l’information, appuyée par des canaux de propagande militaire comme Rybar, transforme la réalité quotidienne en une fiction permanente où le danger est partout, sauf là où il se trouve réellement. La complaisance des structures dirigeantes envers ces manoeuvres d’ombre constitue un risque majeur pour l’avenir de la démocratie et de la paix en Afrique centrale.
Au-delà de la simple bataille d’image, c’est l’intégrité même du tissu social qui se déchire. La transformation de l’exarchat orthodoxe russe en un outil politique manifeste une volonté de fusionner la foi et les objectifs de puissance du Kremlin. Cette confusion des genres, largement tolérée par les cercles de pouvoir locaux, installe une concurrence religieuse dangereuse. La population se retrouve prise en étau entre sa foi ancestrale et un discours de haine importé, dont les conséquences sur le vivre-ensemble pourraient s’avérer irréparables si une prise de conscience nationale ne s’opère pas rapidement pour stopper cette dérive orchestrée.
À quelques heures seulement de la cérémonie d’investiture du 30 mars, Abakar Sabone s’est exprimé en direct sur Facebook pour réitérer une fois de plus sa prédiction. L’ancien ministre centrafricain a affirmé que le règne de Faustin-Archange Touadéra touchait à sa fin.
Dans ce live, il a déclaré ignorer si la fin de leur danse interviendrait dès le lendemain. Il a comparé la situation actuelle à un dernier rassemblement dans un stade, rappelant le grand meeting organisé à l’époque de François Bozizé, qu’il qualifie de dernier pour l’ancien président. Selon lui, la cérémonie d’investiture de Touadéra constitue également la dernière de ce genre. « Gardez bien cette vidéo que je fais là », a-t-il insisté auprès de ses auditeurs.
Sabone a insisté sur le fait que cette prise de parole n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, il annonce régulièrement l’approche de cette fin. Cette fois, il l’a fait juste avant l’investiture d’un troisième mandat qu’il juge totalement illégal. Il a souligné que plus aucune règle démocratique ne s’applique aujourd’hui dans le pays. L’expression « je suis élu démocratiquement » n’a plus de sens, selon lui.
Il s’est interrogé sur la légitimité réelle du pouvoir en place, critiquant le empressement à prêter serment pour se déclarer légitime. Pour lui, la légitimité ne repose plus sur les mécanismes habituels du pays. Il a évoqué Donald Trump comme une figure qui incarne désormais un nouveau rapport de force international, capable d’agir sans respecter les cadres traditionnels.
L’ancien ministre a poursuivi en affirmant que la démocratie en Afrique se résume souvent à la raison du plus fort. Il a rappelé que les prises de pouvoir par les armes étaient autrefois condamnées, mais que cette époque est révolue. Personne ne condamne aujourd’hui les actions de puissances comme les États-Unis ou Israël, a-t-il observé, rendant encore moins probable toute condamnation dans le contexte centrafricain.
Sabone a également critiqué la modification de la constitution pour permettre ce troisième mandat. Il a accusé les autorités d’avoir fait tailler le texte sur mesure par leur propre couturier. Selon lui, le pouvoir décide seul, annulant un décret par un autre, dissolvant ce qui lui déplaît comme bon lui semble.
Il a rappelé que lui-même et d’autres responsables avaient travaillé aux côtés de François Bozizé, occupant les mêmes fonctions et les mêmes espaces. Pourtant, aujourd’hui, beaucoup se retrouvent à l’étranger. Il a mis en garde les proches de Touadéra en leur rappelant que ce qui arrive à Bozizé pourrait leur arriver à leur tour. « À chacun son tour », a-t-il lancé.
L’ancien ministre a terminé son intervention en s’en prenant à l’idée selon laquelle le pays vivrait en paix. Il a évoqué les assassinats nocturnes quotidiens dans les villes et les villages, les enlèvements, la cherté de la vie et la peur généralisée. Pour lui, affirmer qu’il y a la paix revient soit à manquer d’information, soit à tromper délibérément les gens. Il a affirmé que la paix véritable n’est pas un simple mot, mais un comportement concret qu’il entend contribuer à instaurer.
Deux hommes. Deux destins que tout oppose. Et pourtant, ils coexistent dans la même République, sous le même régime, au même moment. C’est Elysée Nguémalé, coordonnateur de l’OGDC, qui a posé ce parallèle lors du débat Patara du 19 avril 2026 sur Radio Ndeke Luka. Et le silence qui a suivi en disait long.
Premier cas: Dominique Désiré ERENON, enseignant-chercheur, professeur de droit à l’université de Bangui. Il a donné son opinion sur la modification de la constitution. Il s’est senti menacé, a quitté le pays. Il est revenu après un accord personnel avec Faustin Archange Touadéra. À son retour, on l’a arrêté. Il est aujourd’hui en prison.
Deuxième cas: Un homme recherché par la justice pour des crimes commis contre des centrafricains. Cet homme siège au gouvernement. Il perçoit un salaire payé par les impôts des citoyens qu’il a meurtris. Son nom? Hassan Bouba. Mais il n’est pas le seul, il y’a aussi Héritier Doneng, Arnaud Djoubaye Abazène et autres.
Laurent Gomina-Pampali, quatre fois ministre et quatre fois élu député de la nation, a rappelé que le dialogue reste le seul rempart contre ce type de dérive. Quand la parole est punie et que le crime est récompensé, c’est l’ensemble du pacte républicain qui vacille.
Parler coûte la prison. Tuer ouvre les portes du gouvernement. Voilà où en est la justice centrafricaine en cette année 2026.
On est presqu’au niveau de la folie collective : voilà! Quand les soldats FACA font du simple sport, les partisans du pouvoir applaudissent et parlent de la montée en puissance de l’armée
La semaine dernière, un internaute a filmé les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en train de faire leur sport matinal un samedi. Et voilà que dans cette vidéo, le filmeur, un partisan du pouvoir, fait un commentaire bizarre et pathétique transforme cette scène banale en grande victoire nationale.
« Le pays est en marche ! », « Les FACA montent en puissance, l’essor est là ! », « Le développement avance à grandes foulées ! ». On applaudit, on poste sur les réseaux sociaux , on se félicite.
Franchement, on se demande jusqu’où ira cette dérive.
Attend! Les centrafricains doivent savoir une chose. Faire du sport est une bonne chose. Dans n’importe quel pays du monde, les militaires s’entraînent, courent, maintiennent leur forme physique. C’est même une obligation pour une armée. Personne ne conteste cela. Mais de là à en faire un événement de propagande, à filmer la scène comme si les soldats venaient de reconquérir un territoire ou de résoudre la crise, il y a un pas que la raison refuse de franchir.
Pendant que certains se pâment devant ces images de militaires en short et baskets, la réalité du pays reste implacable : l’insécurité persiste dans plusieurs régions, les routes sont dans un état lamentable, l’électricité reste un luxe intermittent, les salaires des fonctionnaires et des militaires eux-mêmes arrivent souvent en retard, et la population court tous les jours… mais pas pour le plaisir : elle court après sa survie.
Le contraire est même claire. On nous présente le footing du samedi comme une preuve d’« émergence », alors que les vrais indicateurs de développement : sécurité effective, services publics fonctionnels, économie productive, stagnent ou reculent. C’est comme si, face à l’incapacité ou à la lenteur à résoudre les problèmes structurels, on préférait célébrer le minimum visible : des soldats qui courent.
Le sport est utile, nécessaire même pour la discipline et la cohésion des troupes. Mais il ne remplace pas une stratégie de sécurité globale, une réforme profonde de l’armée, ni des investissements concrets dans l’éducation, la santé et les infrastructures. Applaudir des soldats qui courent ne suffira pas à masquer les faiblesses structurelles qui minent encore la République centrafricaine.
Merci à celui qui a filmé la vidéo. Elle montre au moins une chose : les soldats font leur sport. Reste maintenant à exiger du gouvernement qu’il fasse, lui aussi, son vrai travail.
Pendant que Bangui claironne ses progrès en matière d’éducation, à Ouanda-Djallé, dans la Vakaga, des enfants apprennent assis par terre dans une salle de briques nues.
L’une de nos équipes des journalistes du CNC s’est rendue à l’école de la fondation Ngarba, à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Ce qu’elle a trouvé sur place n’a rien à voir avec ce que les autorités de Bangui décrivent quand elles parlent d’éducation en marche. Des dizaines d’enfants, entassés les uns contre les autres, posés à même la terre battue, dans une salle aux murs de briques sans enduit.
Pas de tables, pas de chaises, pas de tableau. Les cartables sont jetés au sol entre les jambes, certains enfants se tiennent serrés pour tenir dans l’espace. On compte les têtes et on perd le fil tant ils sont nombreux dans cette pièce qui ressemble davantage à un hangar qu’à une salle de classe.
Ce qui rend la situation encore plus lourde, c’est que ceux qui enseignent ici ne sont pas des maîtres formés. Ce sont des habitants du quartier, des gens du village, choisis parce qu’ils savent lire et écrire. À Ouanda-Djallé, sous-préfecture enclavée, c’est suffisant pour qu’on leur confie des enfants.
Ouanda-Djallé est loin de Bangui, loin des caméras, loin des discours officiels. Mais les enfants de la fondation Ngarba, eux, sont là chaque matin, assis sur le sol froid, à apprendre comme ils peuvent, avec ce qu’on leur donne.
À Bangui, au centre de santé de Boy-Rabe, Abdoulaye Kapounou suit au quotidien l’évolution de la tuberculose. Responsable du service de dépistage et de traitement, il constate une hausse marquée du nombre de personnes qui arrivent avec la maladie.
Depuis le début de l’année jusqu’à aujourd’hui, le centre a déjà pris en charge 111 patients. Des hommes comme des femmes. « Le niveau augmente, ça augmente », explique-t-il simplement. Cette tendance observée sur le terrain pousse à renforcer les actions de sensibilisation pour inverser la courbe.
Une prise en charge organisée et gratuite
Dès que le laboratoire confirme un cas positif, le nom du patient est transmis directement à l’équipe. Abdoulaye Kapounou lui remet alors une fiche de suivi et commence le traitement après avoir pesé la personne. Les médicaments sont adaptés au poids de chacun.
Le protocole prévoit un rendez-vous toutes les semaines ou toutes les deux semaines pendant les deux premiers mois. Un contrôle est réalisé à la fin de cette période. Si le résultat reste négatif, le suivi continue jusqu’au cinquième mois, puis un dernier contrôle intervient au sixième mois. Quand tout est négatif à ce stade, la personne est déclarée guérie.
Le traitement repose sur le REZ, un comprimé qui combine quatre molécules : rifampicine, isoniazide, éthambutol et pyrazinamide. Dans ce centre, les stocks restent suffisants. Dès qu’une commande est nécessaire, elle est passée auprès du programme national et le ravitaillement arrive rapidement, souvent via le PAM. Tout est gratuit pour les patients.
Des ajustements selon la réalité des patients
Le suivi tient compte des difficultés quotidiennes. Beaucoup de personnes habitent loin du centre, notamment vers PK-12 ou Kwanga. Le problème de transport peut les décourager. Pour celles qui viennent de ces quartiers éloignés, l’équipe donne parfois les médicaments pour trois semaines au lieu de une ou deux. Cela les encourage à revenir régulièrement.
Chaque patient reçoit un carnet. À chaque visite, il pointe, reçoit ses médicaments et repart. Ce système permet de tracer le parcours de soin.
Symptômes et dépistage
Les signes qui doivent alerter restent les mêmes : une toux qui dure plus d’une ou deux semaines, un amaigrissement visible, une perte d’appétit et des sueurs nocturnes. Quand une personne présente ces éléments, elle est orientée vers le médecin ou directement vers le service.
Le dépistage commence généralement par l’examen des crachats. Si le résultat est positif, le traitement démarre. S’il est négatif, une radiologie est demandée. Dans certains cas, la tuberculose se cache ailleurs : ganglions, ventre, ou même sous forme pleurale avec du liquide dans le thorax. Une ponction peut alors être réalisée.
Il existe aussi des formes extra-pulmonaires. L’équipe les prend en charge de la même manière.
Les difficultés du quotidien
Les défis ne manquent pas. Beaucoup de patients ont peu de moyens. Pour les motiver, le centre leur donne parfois du savon ou des sardines en plus du traitement. Quand des problèmes surgissent, que ce soit pour les médicaments ou le matériel, l’équipe contacte les administrateurs qui trouvent rapidement des solutions.
En 2013, au plus fort de la crise centrafricaine, une initiative est née d’un constat simple : des Centrafricains de la diaspora voulaient aider leur pays, mais aucun canal ne leur permettait de le faire concrètement. C’est sur cette réalité que Maryse Dimassé et ses pairs ont fondé l’Initiative Solidarité Centrafrique, l’ISCA.
L’association repose sur une philosophie claire : ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui doivent tendre la main à leurs frères centrafricains. Mais pour l’ISCA, tendre la main ne signifie pas simplement distribuer des biens. La vraie aide, selon Maryse Dimassé, passe par la transmission. C’est pourquoi l’association concentre ses efforts sur deux secteurs jugés essentiels : l’éducation et la santé.
Sur le volet éducatif, l’ISCA finance la scolarité d’orphelins, organise des activités de sensibilisation et s’emploie à rendre les formations accessibles aux jeunes. Sur le volet sanitaire, l’association mène des actions d’éducation à la santé sexuelle et reproductive, dans un pays où les complications liées aux avortements clandestins constituent la première cause de mortalité des jeunes adolescentes.
Treize ans après sa création, l’ISCA poursuit ce chemin, convaincue qu’investir dans la jeunesse centrafricaine reste le levier le plus durable pour construire un avenir différent.