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Les jeux d’adresse: Un atout stratégique dans 888STARZ

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Jeux d’adresse comme alternative aux jeux de casino classiques. Des compétences stratégiques pour maîtriser ces défis intellectuels intéressants.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-jeux-d-adresse-un-atout-strategique-dans-888starz.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-jeux-d-adresse-un-atout-strategique-dans-888starz.jpg” alt=”Les jeux d’adresse Un atout stratégique dans 888STARZ” width=”400″ height=”400″ />
Les jeux d’adresse Un atout stratégique dans 888STARZ

Les jeux d’adresse se distinguent des jeux de casino traditionnels par l’importance accordée aux compétences du joueur plutôt qu’à la chance pure. Pour une plateforme comme 888starz, l’intégration de ces jeux constitue une évolution stratégique qui répond aux attentes d’une clientèle diversifiée recherchant plus d’interactivité et de contrôle sur leur expérience de jeu.

Qu’est-ce que le jeu d’adresse et comment fonctionne-t-il ?

Les jeux d’adresse sont définis comme une forme de divertissement dans laquelle le résultat dépend principalement des compétences du joueur. Ils peuvent être lancés à partir de sites Web ou, par exemple, vous pouvez utiliser l’application 888STARZ sur votre téléphone pour votre commodité. Mais quel que soit le choix de la plateforme, il existe plusieurs catégories de jeux d’adresse :

  • Jeux de cartes stratégiques. Poker, blackjack nécessitant une connaissance des probabilités.
  • Jeux de réflexion. Échecs, backgammon combinant hasard et stratégie.
  • Jeux d’arcade. Testant les réflexes et la coordination.
  • Jeux de simulation. Sportive exigeant une compréhension des mécaniques.

Ces jeux permettent aux joueurs de s’améliorer avec la pratique et de développer des techniques augmentant leurs chances de succès à long terme.

Avantages des jeux d’adresse pour les joueurs de 888STARZ

Les jeux d’adresse offrent plusieurs avantages importants aux utilisateurs. Considérons-en un :

  • Sentiment d’accomplissement. Grâce à la progression des compétences.
  • Dimension sociale. À travers des tournois, classements et fonctionnalités multijoueurs.
  • Potentiel de gains. Plus élevés pour les joueurs habiles.
  • Expérience de jeu. Plus engageante et interactive.
  • Variété de défis. Intellectuels et stratégiques.

Cette combinaison d’éléments crée une expérience plus riche que les jeux de hasard traditionnels.

Comment 888STARZ intègre les jeux d’adresse dans son offre pour différents marchés

La stratégie d’intégration des jeux dans les sites de jeux d’argent varie en fonction des spécificités de chaque marché. Sur les marchés européens, les marques se concentrent principalement sur des jeux complexes tels que le poker en ligne et les paris sportifs, ainsi que sur des fonctionnalités statistiques pour améliorer les stratégies.

En Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, la plupart des marques adaptent leurs offres. Ils prendront le temps de les connecter à des jeux inspirés des traditions locales, avec des règles simplifiées et une accessibilité améliorée via les appareils mobiles.

Par exemple, en 2025, vous pourrez télécharger l’application 888starz apk, qui montre bien l’adaptation du jeu aux logiciels mobiles. Cette solution est suffisamment optimisée pour fonctionner dans des conditions de connexion Internet instable, garantissant un fonctionnement ininterrompu dans les zones à couverture réseau instable.

Exemples réussis d’intégration des jeux d’adresse dans l’offre 888STARZ

Les tournois de poker virtuels en Amérique latine illustrent parfaitement le succès de cette intégration, une réussite particulièrement notable sur la plateforme 888STARZ. En adaptant les formats aux fuseaux horaires locaux et les structures de prix aux économies régionales, la plateforme a augmenté sa base d’utilisateurs actifs de 40% dans cette région.

En Afrique francophone, le lancement de jeux de cartes traditionnels modernisés a été particulièrement bien accueilli. En collaborant avec des développeurs locaux pour créer des versions numériques de jeux comme Bissap, ainsi qu’en intégrant des mécanismes de paris, la plateforme a créé une proposition de valeur unique.

L’impact des jeux d’adresse sur différents marchés: de l’Europe à l’Afrique

L’impact des jeux d’adresse varie considérablement selon les régions. En Europe, ces jeux complètent naturellement les offres de casino traditionnelles proposées par des plateformes comme 888STARZ, attirant des joueurs expérimentés qui recherchent des expériences stratégiques.

En Afrique, l’émergence des jeux d’adresse a coïncidé avec la démocratisation des smartphones. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire, ces jeux s’inscrivent particulièrement dans les traditions ludiques locales qui valorisent l’habileté et l’intelligence stratégique.

Comment 888STARZ adapte les jeux d’adresse pour les joueurs locaux ?

L’adaptation locale va bien au-delà de la simple traduction linguistique. Pour les marchés africains, de nombreuses plateformes en ligne ont développé les éléments suivants :

  • Interfaces simplifiées. Fonctionnant sur des appareils d’entrée de gamme.
  • Solutions de paiement. Intégrant les méthodes mobiles populaires localement.
  • Thématiques visuelles. Reflétant les éléments culturels locaux.
  • Ajustements de difficulté. Selon les habitudes de jeu régionales.

De nombreux sites adaptent également leurs structures de récompense en fonction des préférences : des formats rapides avec des récompenses immédiates dans certaines régions, ou des tournois lents avec des récompenses substantielles dans d’autres.

Risques et défis dans l’intégration des jeux d’adresse dans l’offre 888STARZ

L’intégration des jeux d’adresse présente plusieurs défis majeurs:

  • Cadre réglementaire. Complexe variant d’un pays à l’autre.
  • Risques d’abus. Comme l’utilisation de logiciels d’assistance ou la collusion.
  • Équilibrage délicat. Entre accessibilité pour les débutants et profondeur pour les experts.
  • Adaptations techniques. Nécessaires pour différentes infrastructures internet.
  • Considérations culturelles. Spécifiques à chaque marché.

Pour que ces jeux restent équitables, l’entreprise investit constamment dans des technologies de détection avancées et des équipes de surveillance.

Conclusion: L’avenir des jeux d’adresse chez 888STARZ

L’avenir du jeu vidéo s’articule autour de deux tendances principales : l’intégration de nouvelles technologies (réalité augmentée, réalité virtuelle) pour créer des expériences immersives et le développement de compétitions eSports grâce à des partenariats avec des équipes professionnelles.

Ces innovations ne permettent pas seulement de diversifier l’offre. Et ils attireront également une nouvelle génération de joueurs pour qui la frontière entre les paris sportifs traditionnels et les paris sur les compétitions de jeux vidéo devient de plus en plus floue.

 

Centrafrique : comment l’argent de l’ambassade de Chine a acheté un communiqué du HCC contre Corbeau News

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comment l’argent de l’ambassade de Chine a acheté un communiqué du HCC contre Corbeau News

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/jose-richard-pouambi-president-du-haut-conseil-de-communication-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : comment l’argent de l’ambassade de Chine a acheté un communiqué du HCC contre Corbeau News
José Richard Pouambi, Président du Haut Conseil de Communication en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine dernière, un communiqué officiel du régulateur des médias centrafricain attaque Corbeau News suite à notre reportage sur le chantier chinois du corridor 13 à Mbaïki. Derrière ce document signé par Pouambi se cache une transaction financière entre l’ambassade de Chine et des citoyens centrafricains corrompus jusqu’à l’os.

 

 

En effet, l’affaire débute avec notre reportage sur les incidents survenus sur le chantier du corridor 13, cette route qui doit relier le Congo Brazzaville à Bangui. Nos journalistes ont documenté dans leur reportage des faits précis.

 

Le 3 décembre, un chef de chantier chinois a jeté une pierre sur le camion d’un conducteur centrafricain, brisant son pare-brise. L’altercation a éclaté parce qu’un chauffeur avait simplement arrêté son camion pour saluer un collègue. Le responsable chinois a trouvé cela inacceptable et a lancé un caillou qui a fracassé le pare-brise. La discussion a tourné à l’affrontement. Nous avons simplement rapporté ce que nous avons vu, ce que nous avons entendu. Rien de plus, rien de moins.

 

Quelques jours après la publication, l’ambassade de Chine à Bangui contacte l’un de nos anciens collaborateurs journalistes. Le message du chargé de communication de l’ambassade de Chine est direct. Corbeau News doit cesser d’attaquer les Chinois. Selon lui, nous nous en prenons régulièrement au pouvoir dans nos articles, or les Chinois ne font pas partie du pouvoir. Ils ne comprennent pas pourquoi nous les attaquons également. Ils considèrent ce que nous publions comme des attaques contre les entreprises chinoises et les Chinois en général. Notre réponse a été claire et diplomatique. Nous avons demandé à notre ancien collaborateur de transmettre à l’ambassade de Chine un message simple : qu’ils mettent la pression sur les entreprises chinoises qui travaillent sur le corridor 13 et sur les sites miniers pour que ces dernières respectent un peu les Centrafricains qui y travaillent. Nous n’avons rien contre les Chinois. Ce sont des partenaires que nous respectons, que nous apprécions même. Nos peuples partagent les mêmes difficultés, les mêmes combats. Nous sommes amis, nous sommes frères. Mais notre métier consiste à informer, pas à cacher les problèmes quand ils existent.

 

Cette réponse n’a visiblement pas convenu à l’ambassade. Ils ont alors activé un autre levier. Patrick Mogani. Ce personnage mérite qu’on s’y attarde. Patrick Mogani a travaillé pour Corbeau News. Nous avons dû nous séparer de lui à cause de son incompétence rédactionnelle. Son niveau était tellement faible que nous ne pouvions plus le garder. Il a ensuite créé son propre organe de presse, Le Potentiel,  avant d’être récupéré par le pouvoir et placé au Haut Conseil de la Communication. Entre-temps, la Chine l’avait déjà embarqué avec d’autres journalistes pour un voyage en Chine. Les liens étaient déjà tissés.

 

Le chargé de communication de l’ambassade a donc contacté Patrick Mogani. De l’argent a changé de main. Mogani est allé voir le président du Haut Conseil de la Communication, Monsieur Pouambi. Ensemble, ils ont préparé ce communiqué pathétique qui accuse Corbeau News de publier des informations inexactes et de déformer la réalité. Le document porte la signature de Pouambi et le cachet officiel du régulateur des médias. Voilà comment fonctionne la corruption dans ce pays.

 

Pouambi était journaliste avant d’occuper ce poste. Il connaît le métier, il connaît les principes. Mais il a choisi de vendre son intégrité pour quelques billets venus de l’ambassade. Il a choisi de défendre des intérêts étrangers plutôt que ceux de ses compatriotes qui souffrent sur les chantiers. Des Centrafricains exploités, maltraités, humiliés sur leur propre terre. Et lui, il rédige un communiqué commandé pour faire taire ceux qui en parlent.

 

Cette histoire n’est pas nouvelle. Elle rappelle celle de nos ancêtres vendus par d’autres Africains pendant la traite négrière. Des frères qui ont livré leurs frères aux Arabes d’abord, puis aux Occidentaux. Pour quelques marchandises, pour quelques avantages. Ces traîtres ont permis que des millions d’Africains soient déportés vers l’Amérique, vers les plantations, vers l’esclavage. La même mentalité persiste aujourd’hui. Des Centrafricains qui trahissent d’autres Centrafricains pour l’argent des étrangers.

 

Mogani et Pouambi incarnent cette mentalité d’esclaves. Ils n’ont pas réfléchi une seconde aux conséquences de leurs actes. Ils n’ont pas pensé aux ouvriers centrafricains qui triment sur les chantiers dans des conditions inacceptables. Ils ont juste vu l’argent. Ils ont juste pensé à leur ventre. C’est exactement ce qui empêche notre pays d’avancer. Cette mentalité de traître, cette cupidité sans limite, ce mépris pour son propre peuple.

 

Le communiqué du Haut Conseil de la Communication parle de rumeurs, d’informations inexactes. Mais Pouambi et ses complices ont-ils pris la peine d’enquêter eux-mêmes. Ont-ils interrogé les ouvriers centrafricains. Ont-ils visité le chantier de Mbaïki. Ont-ils vérifié nos sources. Non. Ils ont simplement rédigé un texte sur commande, payé par l’ambassade de Chine, pour discréditer un média qui fait son travail.

 

Dans leur communiqué, ils nous demandent de vérifier nos sources avant de publier. Mais ce sont eux qui n’ont rien vérifié. Ils n’ont pas cherché à connaître la vérité. Ils ont reçu de l’argent et ils ont exécuté la mission. C’est aussi simple que cela. Le régulateur des médias, censé garantir l’information de qualité, devient l’instrument de censure d’une puissance étrangère.

 

Nous maintenons tout ce que nous avons écrit dans notre article sur Mbaïki. Les faits sont réels. Les témoignages sont authentiques. Les employés centrafricains continuent de souffrir sur ces chantiers. Aucun communiqué biaisé ne changera cette réalité. Aucune corruption ne fera disparaître les problèmes que nous avons documentés.

 

L’ambassade de Chine aurait pu réagir autrement. Elle aurait pu enquêter sur les entreprises chinoises qui maltraitent leurs employés centrafricains. Elle aurait pu exiger que ces entreprises respectent le droit du travail national. Elle aurait pu montrer qu’elle se soucie vraiment du partenariat avec la Centrafrique. Au lieu de cela, elle a choisi d’acheter des traitres centrafricains pour faire taire les voix qui dénoncent les abus.

 

Pouambi devrait avoir honte. Mogani devrait avoir honte. Ils ont sali leur profession. Ils ont trahi leur pays. Ils ont vendu leur dignité pour quelques billets. L’argent qu’ils ont reçu ne durera pas longtemps. Mais leur réputation de traîtres les suivra toujours. Les Centrafricains se souviendront de ceux qui ont choisi l’argent étranger plutôt que la défense de leurs compatriotes exploités.

 

Ce communiqué du Haut Conseil de la Communication ne nous fera pas reculer. Nous continuerons à enquêter. Nous continuerons à publier la vérité. Nous continuerons à donner la parole aux Centrafricains oubliés, maltraités, exploités. Aucune pression administrative, aucune menace, aucune corruption ne nous fera dévier de notre mission. Informer le peuple centrafricain reste notre priorité, quoi qu’il en coûte​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo, directeur de publications

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Bossembélé : Quand les contrôles routiers deviennent un cauchemar pour les voyageurs sur cet axe

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Bossembélé : Quand les contrôles routiers deviennent un cauchemar pour les voyageurs sur cet axe

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/a-la-barriere-des-forces-de-l-ordre-a-bossembele-ou-les-gendarmes-dechirent-les-valisent-des-voyageurs.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bossembélé : Quand les contrôles routiers deviennent un cauchemar pour les voyageurs sur cet axe
À la barrière des forces de l’ordre à Bossembélé, où les gendarmes déchirent les valisent des voyageurs

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Sur le corridor Bangui-Béloko, Bossembélé représente une halte obligatoire pour les usagers de la route nationale numéro 1. Pourtant, cette ville de l’Ombella-Mpoko s’est forgée une mauvaise réputation inquiétante auprès des voyageurs. Un incident survenu au checkpoint des forces de l’ordre la semaine dernière explique pourquoi tant de gens redoutent cet endroit d’y passer.

 

 

La semaine dernière, un véhicule en provenance de la capitale transportait des passagers ordinaires vers Bouar. Arrivée À Bossembélé, située à environ 160 kilomètres de Bangui sur la route nationale numéro 1, personne ne s’attendait à ce qui allait suivre. Le véhicule s’est arrêté comme d’habitude au point de contrôle où les forces de l’ordre exercent leur surveillance quotidienne.

 

C’est là que les gendarmes en faction ont  adopté un comportement qui dépasse l’entendement. L’un des gendarmes a sorti un couteau et s’est mis à déchirer les bagages des voyageurs un par un. Les valises ont été éventrées sans la moindre précaution, les sacs déchirés de part en part. Chaque passager a vu ses affaires personnelles détruites sous ses yeux, impuissant devant cette furie destructrice qui ne semblait répondre à aucune logique militaire.

 

Une mère de famille, également passagère dans ce car,  a particulièrement souffert de cette opération incompréhensible. Le sac de son bébé, contenant des couches et divers produits de soin, a été coupé avec la même violence que les autres bagages. Pendant qu’il s’acharnait sur les effets personnels des gens, le gendarme proférait des insultes à l’encontre des femmes présentes. Cette double agression, physique sur les biens et verbale sur les personnes, a plongé les voyageurs dans un état de colère totale.

 

Les passagers restaient là, bouche bée, incapables de saisir ce qui justifiait un tel déferlement. Quel type de fouille nécessite de déchirer ainsi les bagages avec un couteau ? Quelle menace pouvait bien justifier cette destruction méthodique des affaires de citoyens ordinaires ? Personne n’a obtenu de réponse. Le gendarme poursuivait sa besogne sans fournir la moindre explication, comme habité par une colère dont lui seul connaissait la source.

 

Des témoins ont filmé la scène et les images ont rapidement circulé sur les plateformes de partage. Les commentaires se sont multipliés, et beaucoup d’internautes évoquent la possibilité que le gendarme ait consommé du Tramadol ou d’autres substances de synthèse. Son comportement erratique et violent correspond en effet à celui de quelqu’un sous emprise. Une personne dans son état normal, surtout un représentant de la loi, ne peut agir de cette façon.

 

Dans la vidéo partagée en ligne, une femme exprime ce que beaucoup ressentent désormais au quotidien. Elle explique que les citoyens ne devraient pas trembler en voyant des gendarmes. La présence d’un uniforme devrait au contraire apporter un sentiment de sécurité et de protection. Mais la réalité vécue par les Centrafricains est tout autre. Quand un militaire, un gendarme ou un policier apparaît, c’est la peur qui s’installe. Ces hommes en tenue, armés, utilisent leur position pour menacer et intimider plutôt que pour servir.

 

Elle poursuit en faisant une observation troublante. De nombreuses personnes se sentent paradoxalement plus en sécurité face à des éléments rebelles qu’en présence des forces de l’ordre. Cette inversion complète des perceptions en dit long sur l’état de la confiance entre la population et ceux qui sont censés la protéger. Comment en est-on arrivé à un tel renversement de situation ?

 

Ce qui s’est passé à Bossembélé n’est malheureusement pas une exception. Sur l’ensemble des axes routiers du pays, les voyageurs rapportent des expériences similaires à chaque barrage. Les abus se répètent, les intimidations deviennent la norme, et les comportements inexplicables se multiplient sans que personne n’intervienne. Les usagers qui empruntent la nationale Bangui-Béloko savent qu’ils devront affronter ces épreuves à répétition.

 

Chaque checkpoint devient une loterie où l’humeur d’un agent peut transformer un voyage ordinaire en calvaire. Les passagers ne savent jamais s’ils tomberont sur quelqu’un de raisonnable ou sur un individu qui décidera de les harceler, de détruire leurs biens ou de les insulter gratuitement. Cette incertitude permanente empoisonne tous les déplacements et transforme des trajets banals en sources d’anxiété.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Centrafrique : la visite du ministre Héritier Doneng à Ndélé tourne au fiasco

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la visite du ministre Héritier Doneng à Ndélé tourne au fiasco

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-de-Touadera-devenu-ministre-de-sports-devant-les-deputes-a-lassemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la visite du ministre Héritier Doneng à Ndélé tourne au fiasco
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La venue du ministre chef milicien Héritier Doneng, en charge de la jeunesse et des sports, dans la ville de Ndélé s’est achevée par un incident majeur. Une distribution d’argent organisée après son départ a déclenché la colère des militants locaux du parti au pouvoir, le MCU.

 

 

Le ministre s’était rendu la semaine dernière dans cette localité avec l’ambition de galvaniser les troupes du MCU, le Mouvement des Cœurs Unis. Arrivé en hélicoptère des Wagner, il avait enchainé les rencontres avec différentes branches du comité du soutien à la candidature du Président Baba Kongoboro.

 

Avant de remonter dans son appareil pour regagner Bangui, Héritier Doneng avait confié une grosse enveloppe aux cadres du MCU présents sur place. Cette remise devait servir à récompenser les militants ayant participé aux activités organisées durant sa visite. Personne n’imaginait alors que ce geste allait provoquer une explosion de mécontentement.

 

Une fois le ministre chef milicien Héritier Doneng parti, les responsables locaux du MCU, dont le Président de la jeunesse,  normalement apolitique, ont procédé à la distribution des fonds. Ils ont remis 10 000 francs CFA à chacun des comité du soutien. La réaction n’a pas tardé. Les militants ont immédiatement exprimé leur indignation face à ce qu’ils percevaient comme une insulte. Plusieurs d’entre eux ont jeté les enveloppes au visage des distributeurs en criant qu’on se moquait d’eux.

 

La tension est montée d’un cran lorsque certains ont commencé à s’en prendre physiquement aux cadres du MCU. Ces derniers, dépassés par la tournure des événements, ont dû battre en retraite précipitamment. Ils se sont barricadés à l’intérieur du minable siège local du parti, fermant portes et fenêtres pour échapper à la vindicte populaire.

 

Face à l’escalade, les responsables réfugiés ont contacté en urgence le Président du CLPR ( comité local pour la paix et la réconciliation ) de Ndélé. Cet intermédiaire est intervenu rapidement pour désamorcer la crise. Il a entamé des pourparlers avec les militants en colère, cherchant à comprendre les raisons de leur fureur.

 

Les discussions ont duré un moment avant que les esprits ne s’apaisent progressivement. Selon les manifestants, un parti au pouvoir ne pouvait décemment offrir une somme aussi dérisoire aux gens. Ils estimaient que la distribution aurait dû atteindre au minimum 100 000 francs CFA par personne. Dans leur esprit, les cadres du MCU de Ndélé avaient forcément détourné l’essentiel de l’enveloppe pour leur propre compte.

 

Cette conviction alimentait leur rage. Ils accusaient les dirigeants du MCU à Ndélé d’avoir manipulé les fonds confiés par le ministre et de leur avoir servi des miettes. La méfiance s’est installée durablement entre la base militante et les responsables de la structure locale. Plusieurs militants ont quitté les lieux en jurant qu’on ne les y reprendrait plus.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Barthelemy Kosset….

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C’est chaud au sein du parti MCU. Les candidats aux législatives sont en colère.

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C’est chaud au sein du parti MCU. Les candidats aux législatives sont en colère.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/marius-dimba-alors-chef-de-terre-congolais-banyamulengue-ancien-milicien-de-bemba-et-candidat-independant-de-mcu-aux-elections-legislatives-a-bimbo-4.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un Congolais de la RDC, ex-rebelle Banyamulengué de Jean-Pierre Bémba, devenu candidat du MCU dans la circonscription de Bégoua. Incroyable, mais vrai
Marius Dimba, alors chef de terre, Congolais-Banyamulengue, ancien milicien de Bemba et candidat indépendant de MCU aux Élections législatives à Bimbo 4

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À quelques semaines du démarrage officiel de la campagne électorale, la grogne monte chez les candidats aux législatives du parti au pouvoir, le MCU. Ce mouvement Politique, rempli des idiots et des criminels de tout genre,  a choisi la rigueur budgétaire là où beaucoup espéraient faire de l’argent.

 

 

Pour bien comprendre la colère des candidats, il faut revenir au début. En effet, pour les encourager à mener à bien leur campagne électorale, le MCU décide de soutenir ses candidats aux différents scrutins. Mais du côté des législatives que ces derniers sont devenus furieux. Pour cette campagne, chaque candidat a reçu exactement de leur parti quatre millions de francs CFA, deux cents t-shirts frappés du logo du Mouvement des Cœurs Unis, quelques accessoires et 100 pagnes destinés aux militantes. Voilà l’arsenal très maigre distribué par la formation au pouvoir pour conquérir l’Assemblée nationale. Mais à la remise de ces lots la semaine dernière, les candidats sont très mécontents. Ils ne comprennent pas pourquoi leur parti décide de faire un tel geste minable ? Une dotation qui provoque incompréhension et irritation dans les rangs.

 

Nombreux sont ceux qui comptaient sur un soutien financier et matériel conséquent. Ils imaginaient des ressources à la hauteur de l’ambition affichée par leur parti. Au lieu de cela, ils découvrent un dépouillement qui les laisse démunis face aux réalités du terrain. Par exemple, selon les candidats, les 200 t-shirts que le MCU leur a donné ne suffisent même pas à couvrir leur localité. Imaginez, pour toute une campagne électorale, on leur donne 200 t-shirts  qui ne suffisent même pas à équiper leur propre QG, rien que le QG, encore moins à habiller les militants censés sillonner les circonscriptions.

 

Cette austérité intervient dans un contexte particulier. Les principales formations d’opposition ont refusé leur participation à ces scrutin, dénonçant l’absence de dialogue préalable et l’insuffisance des garanties électorales. Quand on anticipe la défaite ou la manipulation, participer perd son sens. Face à un pouvoir qui contrôle tous les leviers et organise les manœuvres à sa convenance, ces partis ont préféré l’abstention.

 

Quelques formations mineures et candidats isolés ont toutefois accepté de jouer le jeu. Le MCU a décidé d’écraser la compétition en visant la monochromie totale au Parlement et dans les instances locales. Pour les mairies et conseils régionaux, l’habitude est déjà prise depuis longtemps avec les nominations des maires et des conseillers municipaux.

 

Face à la colère des candidats, le Directeur national de campagne du MCU, Simplice-Mathieu Sarandji, et le président Touadera alias Baba Kongoboro balaient les récriminations d’un revers de main. Selon eux, aucun candidat sérieux ne se présente face aux candidats du MCU. Tout est verrouillé, la marche en avant peut continuer sans encombre. Pas d’adversaire réel sur le terrain, signifie clairement pas de sortie massive d’argent.

 

Mais les intéressés contestent cette lecture. Même en l’absence d’opposition externe, la bataille fait rage entre les multiples candidatures estampillées MCU. Le parti a placé deux ou trois postulants dans chaque circonscription : un officiel portant les couleurs plénières du mouvement, puis des « indépendants » rattachés au parti, sans oublier les représentants des formations satellites gravitant dans l’orbite présidentielle. Cette multiplication crée mécaniquement de la concurrence, même si elle reste interne à la galaxie gouvernementale.

 

Les candidats argumentent qu’ils doivent affronter ces rivaux labellisés MCU ou apparentés. Ils ont besoin de moyens pour se distinguer, convaincre, mobiliser. Les quatre millions et la poignée de textiles ne leur permettent pas de faire la différence.

 

Par Anselme Mbata….

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Deux Casques bleus népalais blessés dans une embuscade près de Zémio

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Deux Casques bleus népalais blessés dans une embuscade près de Zémio

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/convoi-des-vehicule-zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Deux Casques bleus népalais blessés dans une embuscade près de Zémio
Convoi des camions de la Minusca vers Zemio

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un convoi de militaires népalais déployés au sein de la Minusca a essuyé lundi matin une attaque surprise menée par les miliciens Azandé sur la route reliant Mboki à Zémio. L’assaut a blessé deux soldats de la paix.

 

 

Les casques bleus de la Minusca patrouillent depuis plusieurs années dans cette région du Haut-Mbomou, où les hommes armés contrôlent encore de vastes portions du territoire. Ces derniers, identifiés formellement comme des miliciens  Azandé, sont des natifs de la région, multiplient les accrochages avec les forces de l’ordre dans la zone.

 

L’embuscade de ce lundi s’est produite aux premières heures de la journée, alors que le convoi faisait de patrouille avec six casques bleus à bord. Les assaillants ont ouvert le feu depuis les abords de la route, profitant de la végétation dense qui borde cet axe.

 

Les deux militaires blessés faisaient partie du bataillon népalais stationné à Zémio depuis plusieurs mois. Ils ont reçu les premiers soins sur place avant d’être évacués vers les installations médicales de la mission onusienne à Obo. Le contingent népalais compte parmi les plus importants de la Minusca en République centrafricaine, avec plusieurs centaines d’hommes répartis dans différentes régions du pays.

 

La situation dans l’est centrafricain reste explosive depuis mars dernier, quand un Casque bleu kenyan a perdu la vie dans des circonstances similaires. Sept miliciens identifiés comme appartenant aux groupes armés azandés avaient alors été impliqués dans cette attaque meurtrière. Depuis cet incident, les affrontements se sont multipliés dans la région, impliquant divers acteurs armés dont des mercenaires russes du groupe Wagner et différentes factions locales.

 

Les tensions entre ces multiples belligérants ont atteint leur paroxysme en avril, transformant le Haut-Mbomou en zone de combats intenses. Les accrochages opposent désormais non seulement les miliciens Azandés aux troupes onusiennes, mais également aux soldats de forces armées centrafricaines, aux gendarmes, aux policiers, y compris  aux mercenaires russes du groupe Wagner. Les routes de la région demeurent dangereuses malgré une légère accalmie ces dernières semaines.

 

L’axe Mboki-Zémio enregistre des incidents à répétition, avec des embuscades qui visent aussi bien les convois militaires que les véhicules humanitaires. Les habitants de Zémio vivent au rythme de ces attaques qui perturbent l’approvisionnement de la ville et limitent les déplacements. La Minusca maintient néanmoins sa présence dans la zone malgré les risques encourus par ses contingents.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Crépin Zotaoua

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Braquage à plein jour, des soldats FACA sèment la terreur à Sam-Ouandja par des vols à main armée

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Braquage à plein jour, des soldats FACA sèment la terreur à Sam-Ouandja par des vols à main armée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-soldats-faca-sur-des-motos-a-sibut-dans-la-prefecture-de-kemo-situee-a-180-kilometres-de-Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Braquage à plein jour, des soldats FACA sèment la terreur à Sam-Ouandja par des vols à main armée
Les soldats FACA sur des motos à Sibut, dans la préfecture de Kemo, située à 180 kilomètres de Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les agissements des forces de défense et de sécurité censées protéger la population deviennent source d’insécurité permanent quand elles se transforment en bande des criminels. À Sam-Ouandja, les habitants vivent désormais dans la crainte permanente face à une dérive qui prend de l’ampleur chaque jour.

 

 

La criminalité change de visage en République centrafricaine. Ce ne sont plus les bandits de grand chemin qui effraient les citoyens, mais des hommes en uniforme qui profitent de leur tenue pour commettre des exactions sans vergogne. Les éléments des forces armées centrafricaines multiplient les attaques contre la population civile, transformant la ville en zone de non-droit.

 

La semaine dernière, quatre adolescents se retrouvaient paisiblement dans leur cour pour jouer au Ludo sur leurs smartphones. Ces appareils Android, d’une valeur entre 100 000 et 150 000 francs CFA, représentent un investissement considérable pour leurs propriétaires. Les jeunes ne se doutaient pas que leur moment de détente allait virer au cauchemar.

 

Des soldats des forces armées centrafricaines, qui avaient pris le temps de repérer les lieux auparavant, ont fait irruption dans la concession. Sans cogner au portail, ils ont encerclé les quatre garçons et exigé qu’ils remettent immédiatement leurs téléphones. Les militaires ont proféré des menaces claires : quiconque oserait protester recevrait des coups. Face à l’intimidation, les adolescents n’ont eu d’autre choix que de céder leurs appareils.

 

Après avoir raflé les quatre téléphones, les militaires ont quitté la concession aussi tranquillement qu’ils y étaient entrés, en pleine journée, sans la moindre crainte d’être inquiétés. Cette audace témoigne d’une conviction profonde : ils savent qu’aucune sanction ne viendra sanctionner leurs actes. Le lendemain, les mêmes soldats ou leurs collègues ont repéré un autre jeune au bord de la route, son téléphone à la main.

 

La scène s’est répétée avec encore plus de violence. Les militaires l’ont poursuivi à grande vitesse avant de le rattraper. Non contents de lui arracher son téléphone, ils l’ont roué de coups sans raison apparente, si ce n’est pour installer la peur. En moins de 24 heures, cinq smartphones ont ainsi disparu entre les mains de ceux qui devraient garantir la sécurité. Chaque vol s’accompagne de brutalités gratuites qui laissent des marques physiques et psychologiques.

 

Les habitants de Sam-Ouandja vivent maintenant dans l’angoisse. Sortir avec un téléphone visible devient un risque. Les jeunes n’osent plus se rassembler pour des activités aussi innocentes qu’une partie de jeu. Les parents redoutent pour leurs enfants qui peuvent être agressés à tout moment. L’absence totale de sanctions encourage ces militaires à recommencer, encore et encore. Ils agissent en toute impunité, convaincus que personne ne viendra leur demander des comptes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio….

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Médard Polisse-Bébé , cadre du RDC, appelle pour une alternative politique pour les élections du 28 décembre

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Médard Polisse-Bébé , cadre du RDC, appelle pour une alternative Politique pour les Élections du 28 décembre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Medard-POLISSE-BEBE.jpg” data-wpel-link=”internal”>Médard Polisse-Bébé , cadre du RDC, appelle pour une alternative politique pour les élections du 28 décembre
Médard Polisse-Bébé : « Monsieur le Président, rompez avec Wagner et respectez la Constitution ! »

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quelques jours du scrutin présidentiel en République centrafricaine, Médard Polisse-Bébé invite les militants de son parti à soutenir un candidat de l’opposition face à la tentative de troisième mandat de Faustin Archange Touadéra.

 

 

Ce responsable du Rassemblement Démocratique Centrafricain écrit depuis Paris que le moment est venu de choisir une autre voie politique. Selon Médard Polisse-Bébé, les dix années écoulées ont laissé le pays dans une situation compliquée, avec des tensions, des problèmes d’argent et une absence de tranquillité. Le cadre du RDC affirme que cette période n’a pas apporté les résultats attendus. Dans sa déclaration datée du 12 décembre, Médard Polisse-Bébé dresse un tableau sombre de la gestion actuelle. Il reproche au pouvoir en place de ne pas avoir fourni les services élémentaires comme l’eau, l’électricité ou les routes. Les écoles, les hôpitaux, les logements et les emplois manquent toujours, écrit-il. Les bourses et les retraites restent des promesses non tenues.

 

Au lieu d’améliorer le quotidien des citoyens, le régime aurait multiplié les arrestations arbitraires de personnalités gênantes, ajoute Médard Polisse-Bébé. Le membre du RDC évoque également la présence de mercenaires du groupe Wagner et les agissements de certains groupes armés menés des individus qu’il nomme explicitement : Ali Darass, Hassan Bouba et Bobo Sembé. Ces forces étrangères auraient commis des abus sans être inquiétées, affirme-t-il dans son texte. La corruption et les détournements de fonds publics seraient devenus la norme de fonctionnement, selon les mots de Médard Polisse-Bébé. Le clientélisme et le gaspillage des ressources auraient pris une ampleur jamais vue. Tout cela dans le seul objectif de garder le contrôle indéfiniment, analyse le cadre du parti.

 

Face à cette réalité, Médard Polisse-Bébé reconnaît que le RDC ne peut pas présenter son propre candidat pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Il lance alors un appel solennel aux militants et sympathisants de sa formation politique. Chacun doit assumer sa responsabilité patriotique en soutenant un candidat de l’opposition capable de représenter les attentes des Centrafricains, écrit-il. Ce candidat devrait installer une gouvernance qui respecte les règles démocratiques et l’État de droit, précise Médard Polisse-Bébé. Le responsable du RDC insiste sur la nécessité de dépasser les querelles internes. Les forces démocratiques doivent se rassembler pour écrire un nouveau chapitre de l’histoire nationale, explique-t-il.

 

Le parti reste fidèle à ses principes et à son attachement à la démocratie, assure Médard Polisse-Bébé. Il promet que le RDC travaillera avec l’opposition pour offrir au pays un vrai tournant porteur d’espoir, de paix et de développement. Le cadre du parti encourage tous les militants, la société civile et l’ensemble des citoyens à se mobiliser le jour du scrutin pour soutenir un projet politique différent. Ce projet alternatif devrait remettre la République centrafricaine sur la trajectoire de la stabilité et du progrès, indique Médard Polisse-Bébé dans sa déclaration parisienne du 12 décembre​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Ndélé : interpellation de six demandeurs d’asile soudanais par des policiers qui demandent

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Ndélé : interpellation de six demandeurs d’asile soudanais par des policiers qui demandent 500 000 francs CFA pour les libérer

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/mairie-de-ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bâtiment de la mairie de Dar-el-Kouti à N'Délé, République centrafricaine, construction simple à un étage avec toit de tôle, entouré d'arbres avec tours de télécommunication visibles, où siège le sultant-maire de Ndélé, monsieur Senoussi Kamoun.
Vue extérieure de la mairie de Dar-el-Kouti à N’Délé, République centrafricaine

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le racket est devenu une activité courante pour certains éléments des forces de sécurité en Centrafrique. Les populations ne savent plus à quel saint se vouer quand les protecteurs se transforment en grands bandits et criminels. Les événements survenus à Ndélé ce jeudi 11 décembre en apportent une preuve supplémentaire.

 

 

Les menaces qui pèsent sur les Centrafricains ne viennent plus uniquement des groupes armés. Une autre forme de danger s’est installée dans le quotidien des citoyens. Elle porte l’uniforme et détient l’autorité légale pour contrôler, arrêter et détenir. Ce jeudi 11 décembre 2025, six ressortissants soudanais ont vécu cette réalité à Ndélé lors d’un banal contrôle routier.

 

Les agents de police ont intercepté ces hommes et leur ont réclamé leurs documents d’identité. Les six personnes ont aussitôt sorti leurs attestations délivrées par le Haut-Commissariat aux Réfugiés. Ces papiers prouvent leur statut de demandeurs d’asile et leur donnent le droit de circuler librement sur le territoire centrafricain en attendant le traitement final de leur dossier. Tout semblait en règle.

 

Mais les policiers ont examiné les documents et ont décrété qu’ils n’avaient plus de valeur. Selon eux, la date de validité était dépassée et ces attestations ne pouvaient plus servir de justificatif. Les Soudanais ont tenté d’expliquer que seul le HCR possède la compétence pour renouveler ces titres. L’agence onusienne ne laisse jamais ses bénéficiaires sans papiers valides et procède aux actualisations nécessaires quand le moment arrive.

 

Les explications n’ont servi à rien. Les forces de l’ordre ont refusé d’écouter les arguments et ont embarqué les six hommes direction le commissariat. Une fois au poste, les Soudanais ont été jetés en cellule. Depuis jeudi, ils croupissent derrière les barreaux sans possibilité de contacter leurs proches ou l’organisation qui les protège. Leur libération dépend maintenant d’une condition précise.

 

Les policiers réclament 500 000 francs CFA pour ouvrir les portes de la prison. Cette somme dépasse largement les capacités financières de la plupart des réfugiés qui vivent grâce à l’aide humanitaire. Les familles cherchent désespérément comment rassembler cet argent pendant que leurs parents restent enfermés dans des conditions déplorables. Le temps passe et personne ne sait combien de jours durera cette détention arbitraire.

 

Cette pratique ne touche pas seulement les étrangers. Les Centrafricains subissent le même traitement lorsque les patrouilles leur demandent leur carte d’identité nationale. Beaucoup n’en possèdent pas car l’obtenir à Ndélé relève du parcours du combattant. Les bureaux administratifs fonctionnent mal, les déplacements coûtent cher et les délais s’allongent indéfiniment. Chaque personne sans carte devient une cible potentielle pour les contrôles payants.

 

Les policiers touchent pourtant leur salaire régulièrement. La banque verse leurs émoluments chaque mois sans retard particulier. Mais ces revenus officiels ne suffisent apparemment pas à certains éléments qui ont choisi une voie plus rapide vers l’enrichissement. Le racket de la population rapporte bien plus que le traitement mensuel et permet d’accumuler rapidement de l’argent sans effort. Chaque interpellation devient une transaction commerciale où la liberté se négocie en billets de banque.

 

Les contrôles d’identité se sont transformés en occasions lucratives. Les barrages routiers ne servent plus à vérifier les documents mais à trouver des prétextes pour exiger de l’argent. Peu importe que les papiers soient en ordre ou non, il y aura toujours un motif pour emmener quelqu’un au poste et négocier sa sortie. Cette méthode fonctionne particulièrement bien avec les réfugiés qui ne connaissent pas bien leurs droits et craignent les représailles.

 

Les groupes armés qui terrorisaient jadis les routes de Ndélé ont perdu leur emprise sur la région. Mais une nouvelle forme d’insécurité a pris leur place. Elle ne porte pas de treillis militaire ni de cache-visage. Elle arbore l’uniforme de la police nationale et utilise l’appareil d’État pour dépouiller les gens. Les habitants ne savent plus vers qui se tourner quand ceux qui incarnent la loi la violent ouvertement pour leur profit personnel. Les six Soudanais attendent toujours qu’on paie leur rançon​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kosset….

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La préfecture de la Nana-Mambéré interdit une marche pacifique de soutien au Dr Jonas Donon, invalidé par la Cour constitutionnelle pour les législatives dans la circonscription de Bouar 4

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La préfecture de la Nana-Mambéré interdit une marche pacifique de soutien au Dr Jonas Donon, invalidé par la Cour constitutionnelle pour les législatives dans la circonscription de Bouar 4

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-ex-depute-donon-invalide-suite-a-la-requettte-d-un-ex-colonel-du-3r.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'ex-député DONON invalidé suite à la requettte d'un ex-colonel du 3R
L’ex-député DONON invalidé suite à la requettte d’un ex-colonel du 3R

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les habitants de Bouar voulaient manifester leur soutien au Dr Jonas Donko, candidat invalidé aux législatives. Leur demande d’autorisation pour une marche pacifique a été rejetée par la préfecture, sans explication détaillée. Une décision qui, pour les organisateurs, s’inscrit dans un système plus large d’étouffement de la contestation.

 

 

Dans un pays normal respectant la liberté, les citoyens ont le droit de manifester pour dégager leur colère ou leur joie. C’est un principe fondamental, inscrit dans toutes les constitutions du monde. Quand une décision de justice choque la population, quand une institution bafoue les droits d’un candidat, les gens descendent dans la rue. Ils marchent pacifiquement, ils portent des pancartes, ils crient leur désaccord. Les autorités encadrent la manifestation, elles déploient des forces de l’ordre pour garantir la sécurité, mais elles n’interdisent pas la protestation. C’est ainsi que fonctionne la démocratie.

 

En Centrafrique, ce droit n’existe plus. Les préfets décident qui peut manifester et qui ne le peut pas. Ils examinent les demandes d’autorisation, ils évaluent le degré de dangerosité politique de chaque marche, ils consultent Bangui avant de donner leur réponse. Si la manifestation gêne le pouvoir, elle est interdite. Si elle conteste une décision politique du régime, elle ne verra jamais le jour.

 

À Bouar, la population a voulu exercer ce droit constitutionnel. Le Dr Jonas DONON venait d’être éliminé de la course aux législatives par la Cour constitutionnelle. Les accusations portées contre lui étaient grotesques : complicité de kidnapping, meurtre de l’imam de Nièm-Yéléwa, division communautaire. Toute la ville sait que ces charges sont fausses. Les habitants connaissent leur député depuis des années. Ils savent qu’il n’a jamais tué personne, qu’il n’a jamais participé à un enlèvement, qu’il n’a jamais créé de division entre les communautés.

 

La colère montait dans les quartiers de Bouar 4. Les gens se parlaient, ils échangeaient leurs impressions, ils comparaient leurs informations. Tous arrivaient à la même conclusion : l’invalidation du Dr DONON est une manipulation politique. Un ancien chef rebelle du 3R, Souleyman Bi Hassan, candidat du parti présidentiel MCU, avait déposé un recours bourré de mensonges. La Cour avait validé sans vérifier. Le médecin vétérinaire et juriste se retrouvait hors course.

 

Les partisans du Dr DONON ont décidé d’agir. Ils ont préparé des pancartes. Les messages étaient simples, directs, compréhensibles par tous. “Ramenez le dossier de notre candidat Dr DONON Jonas”, “Nous réclamons notre candidat DONON Jonas député de Bouar 4”, “Ramener la candidature de notre député Dr DONON Jonas Bouar 4 – Non à l’injustice”, “Nous population de la circonscription de Bouar 4 réclamons la candidature député Dr DONON Jonas – Non à l’injustice”.

 

Ces pancartes devaient être brandies lors d’une marche pacifique dans les rues de la ville. Les organisateurs avaient tout planifié. Le parcours était défini, les slogans étaient prêts, les participants étaient mobilisés. Il ne manquait qu’une chose : l’autorisation administrative.

 

Le Comité d’organisation de la marche pacifique a déposé une demande officielle auprès de la préfecture de la Nana-Mambéré. Le document précisait l’objet de la manifestation, le nombre approximatif de participants, l’itinéraire prévu. Les organisateurs demandaient un encadrement par les forces de l’ordre pour garantir la sécurité. Rien d’illégal, rien de violent, rien de subversif. Une marche citoyenne pour réclamer le rétablissement de la candidature du Dr DONON.

 

La réponse de la préfecture est arrivée rapidement. Le préfet Pierre Fils Kenguena-Minang a adressé un courrier officiel au Comité d’organisation. Le ton est administratif, poli, mais ferme. La préfecture refuse d’accorder l’autorisation pour la marche pacifique. Aucune explication détaillée. Aucun motif juridique précis. Juste un refus sec et définitif.

 

Le message était clair pour les habitants de Bouar. Vous pouvez être en colère, vous pouvez contester la décision de la Cour constitutionnelle, vous pouvez préparer des pancartes, mais vous ne descendrez pas dans la rue. La préfecture a parlé. L’ordre vient d’en haut. Le dossier est clos.

 

Cette interdiction n’a rien de surprenant. Elle s’inscrit dans la logique du régime Touadéra. Quand le pouvoir invalide un candidat gênant en utilisant des accusations mensongères, il ne va pas ensuite autoriser la population à protester contre cette invalidation. Ce serait contradictoire. Le système fonctionne de manière cohérente : la Cour élimine le médecin, la préfecture empêche les citoyens de manifester leur désaccord.

 

Le refus du préfet Pierre Fils Kenguena-Minang ne vient pas de lui. Il a reçu des instructions directement de Bangui. Les autorités suivent de près ce qui se passe à Bouar. Elles savent que la population rejette l’invalidation du Dr DONON. Elles savent que les habitants sont prêts à descendre dans la rue. Elles ont donné l’ordre aux préfets de bloquer toute manifestation.

 

La population de Bouar se retrouve piégée. Elle ne peut pas accepter l’injustice faite à son député, mais elle ne peut pas non plus l’exprimer publiquement. Les pancartes resteront dans les maisons. Les slogans ne résonneront pas dans les rues. La colère ne trouvera pas d’exutoire légal. Les citoyens sont condamnés au silence.

 

Cette situation pousse les centrafricains à s’interroger : à quoi sert le droit de manifester s’il n’est jamais accordé ? La Constitution centrafricaine garantit la liberté d’expression et le droit de manifestation pacifique. Mais dans les faits, ces droits n’existent que sur le papier. Dès qu’une manifestation risque de gêner le pouvoir, elle est interdite. Les préfets utilisent leur pouvoir discrétionnaire pour étouffer toute protestation.

 

Les habitants de Bouar comprennent le message du régime. Vous pouvez voter, à condition de voter pour les candidats que nous avons choisis. Vous pouvez vous exprimer, à condition de ne pas critiquer nos décisions. Vous pouvez manifester, à condition que votre manifestation ne dérange personne. Sinon, restez chez vous et taisez-vous.

 

Le Dr Jonas DONON n’est pas le seul perdant dans cette affaire. C’est toute la population de Bouar qui perd. Les citoyens perdent leur droit de choisir librement leur député. Ils perdent leur droit de contester une décision judiciaire manifestement injuste. Ils perdent leur droit de descendre dans la rue pour défendre leurs convictions. Ils perdent leur dignité de citoyens libres.

 

Le préfet Pierre Fils Kenguena-Minang a signé le refus d’autorisation. Mais il n’a fait qu’exécuter des ordres venus d’ailleurs. À Bangui, dans les bureaux du pouvoir, des gens ont décidé que la population de Bouar devait se taire. Ils ont calculé que laisser les manifestants occuper les rues créerait un précédent dangereux. D’autres villes pourraient suivre. D’autres candidats invalidés pourraient bénéficier du soutien populaire. Il fallait couper court.

 

Par Arsène Maleyombo….

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Les bonus dans l’écosystème de Casino770

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Dans l’univers de Casino 770, les bonus occupent une place stratégique qui va bien au-delà d’un simple argument promotionnel. Pour les joueurs, ils représentent un véritable levier d’opportunités, permettant d’augmenter le temps de jeu, de tester de nouveaux formats et de mieux gérer leur budget. Une Politique de bonus bien structurée apporte une valeur concrète à l’expérience globale, en offrant plus de liberté et en réduisant la pression liée aux mises initiales.

Contrairement à de nombreuses plateformes qui utilisent les bonus uniquement comme un outil marketing ponctuel, Casino770 adopte une approche plus durable. Les offres sont intégrées dans une logique de fidélisation, visant à accompagner le joueur sur le long terme. Les bonus servent à encourager l’exploration du catalogue, à récompenser l’activité régulière et à maintenir l’intérêt sans recourir à des promesses excessives. Cette stratégie renforce la confiance des utilisateurs et crée une relation plus équilibrée entre le casino et sa communauté.

L’écosystème de Casino770 comprend plusieurs types de récompenses, adaptées à différents profils de joueurs. On y retrouve des bonus de bienvenue pour faciliter les premiers pas, des offres sur dépôt pour les joueurs actifs, des free spins destinés aux amateurs de machines à sous, ainsi que des programmes de fidélité et des mécanismes de compensation comme le cashback. Chaque type de bonus est accompagné de conditions claires, permettant aux joueurs de comprendre rapidement leur fonctionnement et d’en tirer un réel avantage.

En structurant ses bonus comme un élément central de l’expérience et non comme une simple incitation commerciale, Casino770 propose un système de récompenses cohérent, pensé pour soutenir le plaisir du jeu tout en respectant l’équilibre et la transparence.

Bonus sur dépôt pour les joueurs réguliers

Casino770 accorde une attention particulière à ses joueurs fidèles en proposant des bonus sur dépôt récurrents, conçus pour accompagner l’activité sur le long terme. Ces offres permettent aux utilisateurs actifs de bénéficier régulièrement de crédits supplémentaires, renforçant ainsi leur marge de manœuvre lors des sessions de jeu. Contrairement aux bonus de bienvenue, les bonus récurrents sont pensés comme une récompense continue, destinée à valoriser la constance et l’engagement.

Le fonctionnement des bonus répétés repose sur un principe simple : après avoir effectué un dépôt éligible, le joueur reçoit un pourcentage additionnel crédité sur son solde bonus. Ces offres peuvent être hebdomadaires, ponctuelles ou liées à des événements spécifiques. Les conditions d’activation sont clairement indiquées, ce qui permet aux joueurs de savoir précisément quand et comment le bonus sera appliqué. Cette transparence facilite une utilisation stratégique et évite toute confusion.

Le pourcentage de bonus varie généralement en fonction du type de promotion et du profil du joueur. Certains bonus offrent un complément modéré mais accessible, tandis que d’autres proposent des pourcentages plus élevés avec des conditions légèrement plus strictes. La participation est souvent soumise à un dépôt minimum et à des exigences de mise spécifiques, que Casino770 s’efforce de maintenir à un niveau raisonnable afin de préserver l’équilibre entre avantage et réalisme.

Choisir le bon moment pour activer un bonus est essentiel pour en tirer le meilleur parti. Il est conseillé d’activer ces offres lorsque l’on dispose de suffisamment de temps pour remplir les conditions de mise, ou lorsqu’une promotion est associée à des jeux à fort taux de retour. Prendre en compte son budget, son style de jeu et les délais d’expiration permet d’utiliser les bonus de manière réfléchie, transformant chaque dépôt en une opportunité plus avantageuse.

Free spins et récompenses de jeu

Les bonus dans l’écosystème de Casino770  

Casino770 utilise les free spins et les cadeaux de jeu comme un moyen flexible de dynamiser l’expérience des joueurs sans exiger systématiquement un engagement financier immédiat. Les tours gratuits sont généralement offerts lors d’événements spéciaux, de lancements de nouvelles machines à sous ou dans le cadre de promotions destinées aux joueurs actifs. Ils peuvent également faire partie d’actions de fidélisation, permettant de récompenser la régularité et l’intérêt porté à la plateforme.

Les free spins sont appliqués à une sélection précise de machines à sous, choisies pour leur popularité ou leurs caractéristiques équilibrées. Il s’agit souvent de slots modernes, dotées de fonctionnalités bonus attractives et d’un taux de retour compétitif. Cette sélection permet aux joueurs de découvrir de nouveaux titres ou de profiter de jeux appréciés sans utiliser leur propre solde, tout en conservant une réelle chance de gain.

Comme toute promotion, les free spins sont accompagnés de certaines limites. Les gains obtenus à partir des tours gratuits peuvent être soumis à un plafond maximal ou à des conditions de mise avant retrait. De plus, ces offres disposent d’une durée de validité définie : les spins doivent être utilisés dans un délai précis, faute de quoi ils expirent automatiquement. Ces restrictions sont clairement indiquées afin que les joueurs puissent planifier leur utilisation sans mauvaise surprise.

Grâce à cette approche encadrée et transparente, Casino770 transforme les free spins et les cadeaux de jeu en un outil de divertissement efficace. Ils permettent de prolonger le plaisir, d’explorer le catalogue et d’ajouter une dimension ludique supplémentaire, tout en respectant l’équilibre entre opportunité et responsabilité.

Cashback et bonus de compensation

Casino770 intègre le cashback et les bonus compensatoires comme une solution destinée à atténuer les périodes de jeu moins favorables. Cette approche vise à réduire les risques financiers pour les joueurs tout en maintenant une expérience équilibrée. Plutôt que de laisser les pertes s’accumuler sans contrepartie, la plateforme propose un mécanisme qui permet de récupérer une partie des montants engagés, renforçant ainsi le sentiment de contrôle et de sécurité.

La mécanique du cashback repose sur le calcul d’un pourcentage des pertes nettes enregistrées sur une période définie, souvent hebdomadaire. Une fois cette période terminée, le montant correspondant est crédité sur le compte du joueur sous forme de bonus ou de solde utilisable. Les conditions associées restent généralement plus souples que celles des bonus classiques, ce qui permet d’exploiter cette compensation sans pression excessive.

Le cashback n’est pas réservé à un seul type de joueur. En règle générale, il s’adresse principalement aux utilisateurs actifs qui participent régulièrement aux jeux de la plateforme. Selon le niveau d’activité ou le statut de fidélité, le pourcentage de retour peut varier, offrant ainsi un avantage supplémentaire aux joueurs les plus engagés. Cette logique permet à Casino770 de récompenser la constance tout en conservant une structure équitable pour l’ensemble de sa communauté.

Grâce à ces bonus de compensation, Casino770 démontre sa volonté de proposer un environnement de jeu plus équilibré. Le cashback devient alors un outil de gestion intelligente, aidant les joueurs à mieux traverser les sessions moins chanceuses tout en préservant le plaisir et la responsabilité du jeu.

Programme de fidélité Casino770

La programme de fidélité de Casino770 est conçu pour récompenser l’engagement des joueurs sur la durée et valoriser leur activité régulière. Chaque action effectuée sur la plateforme contribue à une progression mesurable, transformant le temps de jeu en avantages concrets. Cette approche permet aux joueurs de se sentir reconnus et encouragés, tout en conservant une expérience équilibrée et transparente.

Les points d’activité sont attribués automatiquement en fonction des mises réalisées sur les différents jeux disponibles. Plus un joueur est actif, plus il accumule de points, sans démarches supplémentaires. Le système est entièrement intégré au compte personnel, ce qui permet de suivre facilement sa progression et de connaître à tout moment le niveau atteint. Cette mécanique simple favorise une participation naturelle, sans pression ni complexité inutile.

Le programme se compose de plusieurs niveaux de fidélité, chacun offrant des avantages spécifiques. À mesure que le joueur progresse, il accède à des bénéfices améliorés tels que des bonus personnalisés, des conditions de retrait plus avantageuses ou un traitement prioritaire des demandes. Ces paliers sont pensés pour récompenser la constance plutôt que des mises ponctuelles élevées, ce qui renforce l’équité du système.

Les membres les plus fidèles profitent également de bonus exclusifs, réservés uniquement aux utilisateurs réguliers. Il peut s’agir d’offres spéciales sur dépôt, de free spins supplémentaires ou d’accès anticipé à certaines promotions. Ces privilèges renforcent le lien entre le joueur et la plateforme, tout en offrant une expérience plus personnalisée.

Grâce à une structure claire et évolutive, le programme de fidélité de Casino770 s’inscrit comme un véritable pilier de son écosystème. Il récompense la régularité, encourage un jeu maîtrisé et transforme la fidélité en valeur réelle pour les utilisateurs engagés.

Conclusion – Une Politique de bonus pensée pour durer

Le système de bonus de Casino770 se distingue par sa cohérence et son orientation à long terme. Plutôt que de multiplier des offres éphémères, la plateforme a choisi de construire une structure de récompenses progressive, capable d’accompagner les joueurs à chaque étape de leur parcours. Cette vision favorise une relation équilibrée, où les bonus soutiennent l’expérience de jeu sans en dénaturer le sens.

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Au final, la Politique de bonus de Casino770 repose sur un principe simple : récompenser la fidélité sans excès, encourager le jeu réfléchi et maintenir la confiance. C’est cet équilibre maîtrisé qui fait des bonus un véritable atout de la plateforme, plutôt qu’un simple outil marketing.

 

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Vol des graviers aurifères des Chinois à Rondji : le commandant Lamtagué surgit fou de rage, brandit son arme et chasse les employés qui ont dénoncé sa maîtresse voleuse

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Vol des graviers aurifères des Chinois à Rondji : le commandant Lamtagué surgit fou de rage, brandit son arme et chasse les employés qui ont dénoncé sa maîtresse voleuse

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-commandant-lamtague.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le commandant Lamtagué
Le commandant Lamtagué

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’exploitation aurifère chinoise de Rondji a basculé dans le chaos total ce vendredi 12 décembre après qu’une militaire, dénommée CAPO,  ait dérobé des graviers aurifères appartenant aux Chinois. Au lieu de sanctionner la coupable, le chef de la sécurité du site, le commandant Lamtagué  a décidé de s’en prendre violemment à ceux qui avaient osé dire la vérité aux propriétaires chinois.

 

Tout commence tôt dans la matinée du vendredi 12 décembre sur le site minier de l’entreprise chinoise IMC, situé dans le village de Rondji, sous-préfecture d’Aba, dans la préfecture de Nana-Mambéré. Une femme militaire que tout le monde surnomme Kapo se promène tranquillement sur le chantier avec un sac vide à la main. Elle saisit une pelle et commence à remplir son sac de graviers aurifères, ces petits cailloux que les Chinois utilisent pour extraire les grains d’or. Personne ne l’arrête. Elle finit par disparaître avec son butin sans que quiconque ne réagisse sur le moment.

 

Cette militaire n’est pas une simple employée du site. Elle entretient une relation intime avec le commandant Lamtagué, chef de la sécurité de l’entreprise IMC et officier des Forces armées centrafricaines. Chaque fois que ce dernier vient à Rondji depuis sa base principale de Gobolo, c’est avec Kapo qu’il passe ses nuits. Leur liaison est connue de tous sur le chantier. Cette proximité entre les deux militaires confère à CAPO une certaine impunité que les autres travailleurs ont appris à redouter.

 

Alors, quelques heures après le vol des graviers par CAPO, le responsable chinois de la base fait sa tournée habituelle. Il inspecte ses stocks de graviers et remarque immédiatement des traces de pelle fraîches sur le tas. Quelqu’un a visiblement pris une quantité importante de matériau sans autorisation. Le Chinois convoque aussitôt Roméo, un jeune Camerounais, et Innocent, un Centrafricain. Ces deux hommes travaillent comme domestiques pour les Chinois. Le gérant chinois leur demande directement qui a touché aux graviers.

 

Les deux employés se retrouvent dans une situation délicate. S’ils se taisent, le Chinois risque de les accuser eux-mêmes du vol. Ils ont déjà vu ce scénario se produire à Gobolo il y a une semaine. Des mécaniciens avaient été emprisonnés à la gendarmerie d’Abba et forcés de payer une importante somme d’argent pour un poste de soudure disparu, alors que tout le monde savait que des militaires l’avaient pris. Roméo et Innocent ne veulent surtout pas subir le même sort. Après quelques secondes d’hésitation, ils finissent par lâcher le nom : c’est madame Kapo qui a pris les graviers.

 

La réaction du patron chinois ne se fait pas attendre. Il sort de son bureau en hurlant « Sodia Alibaba, Sodia Alibaba », un mot qu’il utilise pour traiter les militaires de voleurs. Sa colère éclate devant tous les employés présents. Il crie que les soldats censés protéger le site sont en réalité en train de le piller. L’ambiance devient électrique. Kapo, qui se trouve non loin de là, entend les cris. Elle comprend immédiatement que Roméo et Innocent ont parlé. Sans perdre une seconde, elle saisit son téléphone portable et compose le numéro du commandant Lamtagué.

 

Au bout du fil, elle explique rapidement la situation. Roméo et Innocent l’ont dénoncée devant le Chinois. Le patron est fou de rage et l’accuse publiquement de vol. Elle demande au commandant d’intervenir rapidement parce que la situation devient humiliante pour elle. Lamtagué ne pose pas de questions. Il monte immédiatement dans son pick-up garé à Gobolo, une dizaine de kilomètres,  et démarre en trombe. Les douze kilomètres qui séparent Gobollo de Rondji, il les parcourt à une vitesse folle. Le véhicule soulève un nuage de poussière sur la piste cahoteuse.

 

À Rondji, les employés voient arriver le pick-up du commandant dans un crissement de freins. Lamtagué en descend, le visage dur, l’arme à la ceinture. Il n’adresse même pas un regard au responsable chinois. Il crie directement en direction de Roméo et Innocent : « Venez ici ! Venez ici immédiatement ! » Les deux hommes s’approchent, inquiets. Le commandant leur ordonne d’arrêter tout de suite leur travail et de quitter la base. « Allez, quittez de là-bas ! Vous arrêtez maintenant ! Vous partez ! »

 

Le gérant chinois tente d’intervenir. Il demande au commandant pourquoi il veut renvoyer ses employés. Ces hommes n’ont rien fait de mal, ils ont simplement répondu à sa question. Mais le commandant Lamtagué ne l’écoute pas. Il continue de hurler sur Roméo et Innocent. « C’est vous qui racontez n’importe quoi sur mes soldats ! Vous allez partir d’ici ! » Le ton monte encore d’un cran. Le commandant porte maintenant la main à son arme et la brandit devant tout le monde. « S’ils restent encore quelques minutes ici, je vais les descendre ! Je vais tirer ! »

 

Roméo, le jeune Camerounais, sent la panique le gagner. Il voit bien que le commandant n’est pas en train de plaisanter. Cet officier a la réputation d’être violent. Tout le monde sait qu’il se fait appeler « le Tigre » et qu’il a déjà battu des employés presque à mort sur d’autres sites. Roméo décide de ne pas prendre de risques. Il regarde le Chinois et lui dit : « Bon, si je dois partir maintenant, alors payez-moi tout de suite. » Le responsable chinois refuse d’abord. Ce n’est pas le jour de paie et il n’a pas prévu de régler les salaires maintenant. Mais Lamtagué insiste, son arme toujours en main. « Payez-les maintenant, sinon je les descends ici même ! »

 

Face à cette menace directe, le Chinois cède. Il va chercher l’argent et paie Roméo sur-le-champ. Le Camerounais fourre les billets dans sa poche, attrape son sac et se dirige vers la sortie du site. Par chance, un camion de ravitaillement en carburant vient justement de terminer sa livraison et s’apprête à retourner vers Garoua Boulaï. Roméo court vers le véhicule, grimpe à l’arrière et s’installe parmi les bidons vides. Le camion démarre et l’emmène loin de Rondji. En quelques minutes, le jeune Camerounais disparaît dans un nuage.

 

Innocent, le Centrafricain, ne peut pas partir aussi facilement. Sa femme et son fils vivent sur la base minière. Il possède également une petite boutique dans l’enceinte du site où il vend des produits de première nécessité aux autres travailleurs. Toute sa vie est concentrée ici. Il essaie de négocier avec le commandant pour obtenir au moins jusqu’au lendemain. Il explique qu’il a besoin de temps pour organiser le déménagement de sa famille et récupérer ses marchandises. Mais le commandant Lamtagué refuse catégoriquement. « Non, non, non ! Tu pars maintenant ! Tu ne restes pas une minute de plus dans cette base ! »

 

Innocent comprend qu’il n’a pas le choix. Il fait rapidement ses adieux à sa femme et à son fils, leur explique qu’ils devront rester sur place pour l’instant. Il prend juste un petit sac avec quelques affaires et quitte le site à pied. Il marche jusqu’au village de Rondji, distant de quelques kilomètres. Là-bas, il trouve un endroit où passer la nuit. Son plan est de revenir le lendemain avec deux ou trois motos-taxis pour transporter ses bagages, les stocks de sa boutique, sa femme et son enfant. Ensuite, il quittera définitivement la région pour rentrer à Bangui.

 

Pendant ce temps, sur le site minier, Kapo observe la scène sans dire un mot. Elle voit les deux employés partir sous la pression du commandant. Personne ne lui demande de s’expliquer sur le vol des graviers. Personne ne fouille son coin pour retrouver le sac qu’elle a rempli ce matin. Le commandant Lamtagué a réglé le problème à sa manière en éliminant les témoins gênants plutôt qu’en sanctionnant la coupable.

 

Ce qui vient de se passer à Rondji n’est pas un incident rare. Depuis le 4 décembre, le commandant Lamtagué multiplie les débordements sur les différents sites miniers qu’il est censé sécuriser. En huit jours seulement, il a semé le désordre à Gobolo, à Rondji et sur d’autres chantiers gérés par l’IMC. À Gobolo, il a fait emprisonner des mécaniciens pendant quarante-huit heures pour un vol qu’ils n’avaient pas commis. Il les a tabassés violemment avant de les jeter en cellule. Quand le patron chinois a voulu les faire libérer, Lamtagué les a de nouveau arrêtés sur le pont d’Aba et ramenés en prison. Le 5 décembre, à Rondji déjà, il a battu deux chauffeurs presque à mort parce qu’il les accusait d’avoir transmis des informations sur lui à des journalistes du CNC.

 

Roméo, avant de partir ce vendredi, a tenté d’expliquer au commandant Lamtagué pourquoi il avait dénoncé Kapo. « Ce n’est pas la première fois qu’elle vole des graviers des chinois ici. Elle le fait régulièrement depuis des mois avec d’autres militaires. Mais personne n’osait le dire ici. Quand le Chinois nous a questionnés directement, on a eu peur d’être accusés à sa place. C’est exactement ce qui s’est passé à Gobolo avec le poste de soudure. Des mécaniciens ont été emprisonnés et ont dû payer un million et demi alors que ce sont des militaires qui avaient volé l’équipement. On ne voulait pas subir le même sort ».

 

Les sites miniers de la Nana-Mambéré fonctionnent tous selon le même principe. Les entreprises chinoises comme EMC obtiennent des concessions aurifères et exploitent l’or avec leurs propres machines et leur propre personnel technique. Pour assurer la sécurité de ces installations isolées en pleine brousse, elles paient les Forces armées centrafricaines qui déploient des soldats sur place. Ces militaires sont censés empêcher les intrusions, protéger le matériel et maintenir l’ordre. En échange, ils reçoivent des primes régulières versées par les Chinois.

 

Mais ce système crée des situations ambiguës. Les soldats sont payés par les exploitants miniers, mais ils restent des éléments de forces de défense nationale avec leur propre hiérarchie et leurs propres règles. Quand un conflit éclate entre un militaire et un employé civil, qui tranche ? Quand un soldat commet un vol, qui le sanctionne ? Le patron chinois n’a aucune autorité sur les militaires. Il ne peut ni les réprimander ni les renvoyer. Et si le chef de la sécurité décide de couvrir ses hommes ou ses proches, personne sur le site ne peut s’y opposer.

 

Les travailleurs civils, qu’ils soient camerounais ou centrafricains, se retrouvent donc piégés. Ils n’ont aucun recours face aux abus. S’ils dénoncent un vol commis par un militaire, ils risquent d’être chassés comme Roméo et Innocent. S’ils se taisent, ils risquent d’être accusés du vol eux-mêmes. Dans les deux cas, ils perdent. Le patron chinois, malgré son statut d’employeur, ne peut rien faire face à un commandant armé qui menace de tirer. Il doit courber l’échine, payer les indemnités exigées et regarder ses meilleurs employés partir.

 

À Gobolo, la situation avait atteint un point critique le 8 décembre. Après l’emprisonnement des mécaniciens camerounais, leurs compatriotes avaient décidé de faire grève. Les conducteurs de bulldozers, de pelles mécaniques, les chauffeurs de camions bennes avaient tous arrêté le travail. Le chantier s’était complètement figé. Les Camerounais représentent la majorité de la main-d’œuvre qualifiée sur ces sites. Sans eux, pas d’extraction, pas de production, pas d’or.

 

Mais à Rondji ce vendredi, Roméo et Innocent n’ont pas eu cette chance. Ils ne sont que deux. Leur départ ne paralyse pas l’exploitation. Les Chinois peuvent facilement trouver d’autres domestiques pour laver leurs linges. Le commandant a donc pu les expulser sans conséquence immédiate pour la production. Les responsables chinois du site ont assisté, impuissants, à cette démonstration de force. Ils ont perdu deux employés honnêtes et reçu le message suivant : ne touchez pas aux militaires, même quand ils volent​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Pendant que la population manque de l’eau, des écoles, des tables-bancs, des routes, des ministres, originaires de la Vakaga offrent symboliquement 20 millions de francs CFA à Touadera pour son troisième mandat

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Pendant que la population manque de l’eau, des écoles, des tables-bancs, des routes, des ministres, originaires de la Vakaga offrent symboliquement 20 millions de francs CFA à Touadera pour son troisième mandat

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/ceremonie-de-remise-symbolique-du-cheque-de-20-millions-a-touadera-pour-sa-campagne-electorale-du-troisieme-mandat.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pendant que la population manque de l’eau, des écoles, des tables-bancs, des routes, des ministres, originaires de la Vakaga offrent symboliquement 20 millions de francs CFA à Touadera pour son troisième mandat
Cérémonie de remise symbolique du chèque de 20 millions à Touadera pour sa campagne électorale du troisième mandat

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Plusieurs membres du gouvernement centrafricain issus de la préfecture de Vakaga ont décidé de réunir une somme qu’ils qualifient de symbolique pour financer la prochaine campagne présidentielle de Faustin-Archange Touadéra. Cette initiative, qui vise à soutenir la candidature du chef de l’État pour un troisième mandat, provoque l’incompréhension et la colère d’une grande partie de la population.

 

 

L’annonce de cette contribution de 20 millions de francs CFA a pris de court l’opinion publique. Les Centrafricains qui connaissent la situation réelle du pays, et particulièrement celle de la région de la Vakaga, peinent à comprendre cette démarche. La Vakaga fait partie de la région de Ferti, qui regroupe également les préfectures de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran. Ces ministres ont donc pris l’engagement de remettre cette enveloppe au président, mais nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la pertinence de ce geste.

 

La première question qui vient à l’esprit des centrafricains concerne la nécessité même de cette contribution. Le président Baba Kongoboro a-t-il vraiment besoin de ces 20 millions pour mener sa campagne électorale? La réponse semble évidente pour la plupart des observateurs. Cette somme apparaît dérisoire face aux moyens dont dispose déjà le pouvoir en place, et l’aspect symbolique du geste ne convainc personne.

 

Un examen du bilan de Touadéra dans cette région apporte un éclairage émouvant sur la situation. Le président a passé quinze années au sommet de l’État centrafricain, dont cinq comme Premier ministre sous Bozizé et dix comme chef de l’État. Durant toute cette période, les réalisations concrètes dans la Vakaga restent invisibles. Impossible de trouver trace d’un seul forage d’eau potable construit par son administration dans cette préfecture. Aucune école n’a vu le jour. Les routes sont inexistantes ou dans un état lamentable.

 

La population de Vakaga vit dans des conditions déplorables. Autour de la ville de Birao, les habitants ont subi des attaques de bandits venus du Soudan. Ces raids ont fait de nombreuses victimes et provoqué un exode massif vers le chef-lieu de la préfecture. Les personnes déplacées se retrouvent maintenant sans abri, obligées de dormir à la belle étoile. Les quelques tentes disponibles ne suffisent pas à accueillir tout le monde, et la nourriture manque cruellement.

 

Face à cette détresse, l’attitude de ces ministres originaires de la région apparaît incompréhensible. Au lieu d’aider leurs compatriotes qui dorment sous des bâches trouées et qui souffrent à chaque pluie, ils préfèrent rassembler de l’argent pour le président. Les habitants de la Vakaga n’ont même pas accès à l’eau potable. Ils sont contraintes de puiser dans des puits en pleine brousse, là où les animaux viennent également s’abreuver. Hommes et bêtes partagent les mêmes points d’eau, dans des conditions sanitaires déplorables.

 

Une inondation récente à Tiringoulou, dans la Vakaga, a encore aggravé la situation. Aucune aide n’est parvenue aux sinistrés, aucun secours n’a été organisé. Dans ce contexte de misère généralisée, l’idée de donner 20 millions au président paraît incongrue, voire insultante pour la population locale.

 

Les établissements scolaires de Birao fonctionnent dans des conditions inimaginables. Juste un seul exemple. Une photo publiée sur les réseaux sociaux la semaine dernière montre une école dont la toiture est constituée de simples bâches. Un candidat y a distribué des cahiers aux élèves, mais ces enfants doivent étudier sous des abris de fortune qui ne les protègent ni du soleil ni de la pluie. Malgré les tentatives de présenter ces visites sous un jour favorable, la réalité reste criante. Les élèves n’ont même pas des tables bancs.

 

Ces ministres issus de la Vakaga accumulent pourtant des fortunes à Bangui. Le ministre des Transports Djono Ahaba brasse des milliards. Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène également. Celui chargé du Désarmement, ancien chef rebelle comme plusieurs de ses collègues originaires de cette préfecture, dispose lui aussi de moyens considérables. Le ministre de l’Agriculture fait partie de ce cercle de personnalités enrichies. Mais tous ces dirigeants semblent avoir oublié leur région d’origine et les souffrances de leurs compatriotes.

 

Leur unique préoccupation semble être de remplir leurs propres poches et de négocier leur maintien au gouvernement. Cette collecte de fonds pour Touadéra apparaît comme une manœuvre politique destinée à s’assurer les faveurs du pouvoir, sans aucune considération pour les besoins réels de la population de Ferti. D’autres régions et d’autres ressortissants de diverses localités ont entrepris des démarches similaires, provoquant un malaise généralisé dans le pays. Ces gestes présentés comme symboliques heurtent profondément les Centrafricains qui voient l’écart grandissant entre les discours officiels et la réalité vécue au quotidien par les populations abandonnées à leur sort.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Les mercenaires russes, encore les mercenaires russes. Après avoir imposé une nouvelle constitution, les voilà maintenant parcourant les villages pour mener une violente campagne électorale en faveur du Président Touadera

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Les Mercenaires russes, encore les mercenaires russes. Après avoir imposé une nouvelle constitution, les voilà maintenant parcourant les villages pour mener une violente campagne électorale en faveur du Président Touadera

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes, encore les mercenaires russes. Après avoir imposé une nouvelle constitution, les voilà maintenant parcourant les villages pour mener une violente campagne électorale en faveur du Président Touadera
les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua – RCA : Paoua, bouclage des quartiers, fouille porte par porte, les mercenaires de Wagner et les FACA entrent en action

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le régime de Touadéra ne laisse rien au hasard pour son troisième mandat. Après avoir modifié la constitution avec l’aide des mercenaires russes du groupe Wagner, il déploie maintenant ces derniers dans les zones rurales pour forcer le vote des électeurs en faveur de Baba Kongoboro. Cette implication directe des mercenaires russes dans la campagne électorale a pris une tournure violente la semaine dernière dans la Nana-Mambéré, où intimidations et vols ont accompagné leur passage.

 

 

Cette nouvelle phase d’intervention dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer jusqu’à ce jour au sujet des Wagner.

 

Les milices russes Wagner, présentes en Centrafrique depuis plusieurs années, ont franchi un cap dans leur soutien au pouvoir. Avec l’approche du scrutin de fin décembre, ces criminels combattants russes sillonnent désormais les localités reculées pour contraindre les populations à voter massivement en faveur du président sortant Baba Kongoboro. Ce qui était autrefois une présence militaire discrète devient une machine d’intimidation Politique assumée.

 

Le dimanche 8 décembre, une dizaine de motos, pour être plus précis, environ 17 motos, transportant des mercenaires russes, en provenance de la ville de Bouar, ont atteint le village de Banguerem, localité située à environ soixante kilomètres de Bouar, dans la commune de Djotoua-Banguerem. Cette localité avait déjà subi la visite des rebelles du groupe Retour, Réclamation et Réhabilitation quelques jours auparavant.

 

Rappelons que les mercenaires russes du groupe Wagner entretiennent des relations étroites avec ces ex-rebelles depuis la signature des accords de paix du 19 avril à Ndjamena. C’est dans ce contexte que la semaine dernière, après leur arrivée dans le village de Banguerem, les mercenaires russes ont récupéré certains ex-rebelles de 3R qui sont encore présents à Banguerem pour sillonner d’autres villages de la zone jusqu’à Sakala, Sanda, Mboula, Tissi-Soré, Zaïre et Fouka avant de repartir vers les villages de Yoro, Moula et Bayanga, situés à environ 70 kilomètres de Baoro, dans la commune de Samba-Bougoulou.

 

Dans ces villages parcourus par les mercenaires russes et leurs désormais alliés de 3R, ils annoncent aux habitants que le vendredi prochain, ce sont eux qui vont déployer des urnes dans ces différentes localités. Mais si le 28 décembre, un village ne vote pas pour Touadera, ils reviendront incendier toutes les habitations et tuer la population avant de récupérer tous leurs biens.

 

Pendant ce temps, à Bayanga, localité distante de 70 kilomètres de Baoro, les événements ont basculé dans la violence ouverte. Les mercenaires y ont fait irruption en tirant des coups de feu pour intimider la population.

 

Mais avant leur arrivée à Bayanga, la population, informée de leur arrivée imminente, a pris la fuite en débandade. Mais pour tenter de rassurer les habitants, les Wagner ont appelé le député suppléant de Simplice-Mathieu Sarandji pour venir les retrouver rapidement. Dès que celui-ci arrive à Bayanga, les Russes lui ont demandé de calmer la population en les rassurant bien sûr.

 

Au même moment où Baba Ketté organise une réunion avec la population, les mercenaires russes commencent une fouille minutieuse de chaque habitation pour voler les biens des villageois. Les Russes en profitent pour voler l’argent de Platini, un commerçant de médicaments du village. Ils ont pris plus de 400 000 francs CFA à ce commerçant. La population souffre ce jour-là. Les Wagner les pillent totalement.

 

Les habitants de la Nana-Mambéré vivent maintenant sous une double contrainte qui étouffe toute forme de liberté. D’un côté, les ex-rebelles de 3R, ralliés au pouvoir, sèment le chaos dans chaque village. De l’autre, ces miliciens russes utilisent leur armement et leur impunité pour dicter les choix électoraux sans la moindre retenue. Chaque passage laisse une communauté sous pression, consciente que son comportement le jour du scrutin sera surveillé et que toute désobéissance pourrait avoir des conséquences immédiates. Les mercenaires russes ne se contentent plus d’appuyer militairement le régime, ils participent activement à façonner son avenir politique par la force et la menace directe envers les populations rurales les plus vulnérables.

 

Par Arsène Kolingaka

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Cinq mois sans salaire : 350 agents contractuels de santé du Fonds mondial menacent de cesser le travail dans les prochains jours

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Cinq mois sans salaire : 350 agents contractuels de santé du Fonds mondial menacent de cesser le travail dans les prochains jours

 

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Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis juillet 2025, des centaines de soignants qui assurent la prise en charge des patients sous antirétroviraux, des tuberculeux et des malades du paludisme à travers 35 districts sanitaires du pays n’ont pas touché un franc. Leur employeur, le ministère de la Santé, reste silencieux. World Vision, l’organisme qui administre les fonds du Fonds mondial, ne donne aucune explication satisfaisante.

 

 

Les chiffres donnent le vertige. Dix-neuf sages-femmes, dix-sept techniciens de laboratoire, quatre-vingt-dix dispensateurs d’ARV, soixante-sept infirmiers diplômés d’État, quatre-vingt-quatre infirmiers assistants, cinquante-quatre assistantes accoucheuses, cinq médecins, sans oublier le personnel administratif et financier. Tous partagent la même angoisse depuis cinq mois.

 

 « Je continue à accoucher les femmes, à sauver des vies, mais je ne peux plus nourrir ma propre famille. Mon propriétaire me menace d’expulsion. Je ne sais plus quoi lui dire », explique une sage-femme  contractuelle interrogée par la rédaction du CNC. Un infirmier assistant, père de quatre enfants, raconte qu’il a dû des problèmes à payer la scolarité de ses enfants. « Les frais de scolarité, je ne peux plus les payer. Ma famille est tout le temps dans l’angoisse », explique-t-il.

 

Ces agents ne réclament pas d’augmentation des salaires, pas de primes exceptionnelles. Ils demandent simplement que leurs salaires, pour lesquels ils ont signé un contrat, leur soient versés.

 

Il y’a lieu de rappeler que le Fonds mondial finance spécifiquement les programmes VIH, tuberculose et paludisme dans le pays. World Vision gère ces ressources tandis que le ministère de la Santé assure la mise en œuvre opérationnelle à travers ces contractuels répartis sur le territoire. Mais quelque part dans cette chaîne, l’argent ne parvient plus aux bénéficiaires finaux.

 

Les tentatives de dialogue ont échoué les unes après les autres. Lettres envoyées, rendez-vous sollicités, démarches auprès des syndicats, réunions avec les représentants du ministère. Rien n’a abouti.

 

« On nous reçoit poliment, on nous promet que la situation va se débloquer, mais les semaines passent et nos comptes bancaires restent vides », témoigne un dispensateur d’ARV. « Nous ne sommes plus considérés comme des êtres humains avec des charges, des obligations, des bouches à nourrir », ajoute-t-il

 

Face à cette impasse, les trois cent cinquante contractuels ont pris une décision. Le 17 décembre 2025, ils entameront une grève. « Nous n’avons plus le choix », explique l’un d’eux. « Cinq mois sans revenus, c’est insupportable. Nos familles souffrent. Nous avons essayé toutes les voies légales, tous les canaux de négociation possibles. Personne ne nous écoute vraiment ».

 

Cette décision n’a pas été prise à la légère. Ces hommes et ces femmes savent que leur arrêt de travail aura des conséquences sur la continuité des soins pour des milliers de patients vulnérables.

 

Les personnes vivant avec le VIH, les malades de la tuberculose, les enfants atteints de paludisme risquent de se retrouver sans prise en charge adéquate. « Nous en sommes conscients et cela nous déchire », confie une assistante accoucheuse.

 

Certains contractuels évoquent une dimension Politique dans ce blocage. « Nous demandons simplement nos salaires, mais on a l’impression que notre dossier est instrumentalisé, que des calculs nous dépassent », affirme l’un d’eux. Les mécanismes de financement du Fonds mondial sont pourtant clairs : l’argent existe, il est destiné aux programmes, et ces programmes ne fonctionnent que grâce au travail quotidien de ces agents de santé. Quelque part entre les bureaux de World Vision et ceux du ministère, le système s’est grippé, et ce sont les travailleurs et leurs familles qui en paient le prix.

 

Les jours passent et l’échéance du 17 décembre se rapproche. Ces soignants qui ont consacré leur vie professionnelle à sauver celle des autres se retrouvent dans une situation absurde où ils doivent menacer d’arrêter leur mission pour obtenir ce qui leur est dû.

 

« Nous ne voulons pas en arriver là », répète une sage-femme, « mais nous ne pouvons plus attendre indéfiniment que quelqu’un se souvienne que nous existons ».

 

Par Anselme Mbata….

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Corridor 13 : un responsable chinois accuse un conducteur d’avoir volé du carburant, tension maximale et menace de grève sur le chantier

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Corridor 13 : un responsable chinois accuse un conducteur d’avoir volé du carburant, tension maximale et menace de grève sur le chantier

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-superviseur-chinois-en-gilet-des-travaux-parle-aux-deux-conducteurs-chinois-sur-le-chantier-des-travaux-routiers-de-corridor-13-vers-mbaiki-photo-c.jpg” data-wpel-link=”internal”>Corridor 13 : un responsable chinois accuse un conducteur d’avoir volé du carburant, tension maximale et menace de grève sur le chantier
Le superviseur chinois en gilet des travaux parle aux deux conducteurs chinois sur le chantier des travaux routiers de Corridor 13 vers Mbaïki. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les tensions entre les employés centrafricains et les chinois atteignent un nouveau sommet sur le chantier du corridor 13 à Mbaïki. Cette fois, c’est une accusation de vol de carburant contre un conducteur de bulldozer qui a failli déclencher une grève générale des chauffeurs.

 

 

L’entreprise Sino Hydro pilote ces travaux routiers qui relient le sud-ouest depuis la frontière congolaise jusqu’à Bangui. Cette société n’avait jamais mené de projet routier avant de remporter cet appel d’offres face à d’autres entreprises chinoises pourtant plus expérimentées. Depuis le début du chantier, les frictions se multiplient entre les responsables chinois et les ouvriers centrafricains.

 

Cette semaine, un employé chinois chargé du ravitaillement en carburant a directement accusé un conducteur de bulldozer de voler du gasoil. L’homme visé s’appelle papa Kota. C’est un travailleur chevronné qui a passé des années chez Satom, l’ancienne entreprise de construction routière qui opérait partout au pays. Kota conduit des engins lourds depuis longtemps. Son expérience n’est plus à prouver.

 

Le Chinois affirme que ce bulldozer consomme trop de carburant par rapport aux autres machines. Selon lui, la seule explication possible serait le vol. Il a directement pointé Kota du doigt devant tout le monde. Les autres chauffeurs ont immédiatement réagi. Ils ont expliqué que le bulldozer de Kota est une vieille machine. Un engin ancien consomme forcément plus qu’un modèle récent. Accuser quelqu’un de vol sans vérifier l’état du matériel leur paraît absurde.

 

Les conducteurs ont rappelé qu’ils ne s’occupent que de la conduite. Toute la maintenance, les vidanges, le graissage, le nettoyage des machines, c’est l’équipe chinoise qui gère ces tâches. Les Centrafricains arrivent le matin, prennent le volant, font leur journée, garent le véhicule le soir et rentrent chez eux. Ils n’ont aucun accès aux réservoirs de carburant en dehors de leur temps de conduite. De plus, le chantier est surveillé en permanence par des gendarmes et des gardiens. Comment pourrait-on voler du gasoil dans ces conditions ?

 

La colère est montée d’un cran. Les chauffeurs ont menacé de remettre immédiatement les clés de leurs véhicules aux Chinois et de rentrer chez eux. Le chantier risquait de se retrouver paralysé. Des discussions se sont ouvertes sur place. Les responsables ont tenté de calmer les esprits. Les négociations ont duré plusieurs heures. Finalement, les conducteurs ont accepté de reprendre le travail le jour même. Mais l’affaire laisse des traces.

 

Cette accusation arrive quelques jours seulement après un autre incident qui avait déjà enflammé le chantier. Un chef de chantier chinois avait jeté une pierre sur un conducteur qui s’était arrêté pour saluer un collègue. La pierre avait fracassé le pare-brise du camion. L’altercation avait été filmée et la vidéo avait circulé parmi les travailleurs. Beaucoup s’étaient demandé comment on pouvait en arriver à jeter des cailloux sur quelqu’un simplement parce qu’il prenait deux minutes pour dire bonjour à un ami.

 

Maintenant, avec cette histoire de carburant volé, c’est la deuxième fois en moins d’une semaine que les employés centrafricains se sentent humiliés. Les chauffeurs disent qu’ils supportent de plus en plus mal les méthodes de gestion chinoises. Les accusations sans preuve, les insultes, les menaces pour des broutilles. Tout cela crée un climat de travail détestable. Certains murmurent qu’ils préféreraient travailler pour une autre entreprise, même si les salaires étaient un peu moins intéressants.

 

Du côté de l’administration centrafricaine, rien ne bouge. Le ministère du Travail reste silencieux. L’inspection du travail n’a envoyé personne sur place pour vérifier les conditions d’emploi. Les plaintes s’accumulent, les vidéos circulent sur les réseaux sociaux, mais aucun responsable ne se déplace. Les fonctionnaires concernés croisent les bras pendant que les travailleurs endurent ces situations. Les conducteurs se demandent combien d’accusations infondées, combien de pare-brise brisés, combien d’humiliations il faudra encore avant qu’un responsable daigne intervenir​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

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Massacre des Wagner près de Kouki : l’UPC d’Ali Darassa pleure neuf combattants abattus par les Wagner

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Massacre des Wagner près de Kouki : l’UPC d’Ali Darassa pleure neuf combattants abattus par les Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Massacre des Wagner près de Kouki : l’UPC d’Ali Darassa pleure neuf combattants abattus par les Wagner
Les Mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les accords de paix signés avec Bangui ne protègent plus personne. L’UPC d’Ali Darassa vient de perdre neuf de ses hommes dans une attaque des mercenaires Wagner sur un site minier proche de Kouki. Cette nouvelle tuerie intervient après les massacres commis contre le MPC la semaine dernière.

 

 

Mohamed Samir, officier de l’Union pour la Paix en Centrafrique, a brisé le silence il y a quelques heures. Sa voix en colère, il a dénoncé ce qu’il appelle un massacre en règle. Les faits remontent à quatre ou cinq jours. Les mercenaires du groupe Wagner ont lancé un assaut sur un chantier aurifère situé dans le secteur nord de Kouki. Neuf combattants de l’UPC y ont laissé la vie. Parmi eux figurent des officiers du mouvement, des guerriers expérimentés, mais également des femmes et des enfants.

 

Les images qui circulent depuis montrent l’ampleur du carnage. Des corps gisent sur le sol poussiéreux du site minier. Les familles des victimes pleurent leurs disparus et s’interrogent : qui va nourrir les orphelins laissés derrière ? Qui va prendre en charge ces enfants dont les pères ont été tués par les mercenaires russes? Le silence des autorités ne fait qu’amplifier leur désarroi.

 

Cette attaque s’inscrit dans une série noire pour les groupes armés centrafricains ayant signé un accord de paix avec le gouvernement. Quelques jours plus tôt, le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique avait déjà payé un tribut sanglant. Dix-huit combattants du MPC sont tombés lors de deux frappes distinctes menées par Wagner. Sept ont été tués sur deux chantiers miniers. Onze autres ont été abattus au checkpoint de Yassa le 6 décembre. Au sein du MPC, la colère a explosé. Quatre responsables du mouvement ont été nommément accusés d’avoir livré leurs propres camarades aux mercenaires russes : Alhafiz Ali Liba dit “Libanais”, Abdraman Abfiessa, Saïd Adam et Djido Ali. Leur chef, Mahamat Al-Khatim, est lui-même soupçonné d’avoir conclu un pacte diabolique avec les Russes.

 

L’UPC d’Ali Darassa, qui avait pourtant signé un accord avec le gouvernement le 19 avril dernier à Ndjamena pour la paix et la sécurité, se retrouve aujourd’hui frappée à son tour. Le processus de désarmement lancé par les autorités devait permettre aux ex-combattants de se reconvertir dans des activités civiles, notamment l’exploitation minière. Mais cette transition pacifique tourne au cauchemar. Les chantiers aurifères, censés offrir une alternative à la guerre, deviennent des zones de mort.

 

Depuis l’attaque, les mercenaires russes du groupe Wagner contrôlent entièrement la route menant au site minier. Ils ont installé leurs propres barrages, épaulés par des soldats des Forces Armées Centrafricaines. La zone est devenue un no man’s land. Plus aucun civil ne circule. Les motocyclistes ont disparu, les commerçants aussi. Le silence a remplacé l’animation habituelle de ces pistes. Wagner semble vouloir exploiter directement les ressources, sans passer par des intermédiaires locaux.

 

Les combattants survivants de l’UPC exigent maintenant des réponses. Ils veulent comprendre pourquoi des hommes qui avaient déposé les armes pour se consacrer à l’exploitation minière ont été abattus sans sommation. Pourquoi les engagements pris avec le gouvernement n’ont offert aucune protection. Pourquoi la présence russe, censée garantir la stabilité, se transforme en source permanente de deuil. Les réunions se multiplient dans les camps. L’atmosphère devient électrique. Certains menacent de reprendre les armes si justice n’est pas rendue rapidement​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Cédric Kossi…

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Chaos à Tiringoulou : les soldats FACA sèment la terreur dans cette ville du nord

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Chaos à Tiringoulou : les soldats FACA sèment la terreur dans cette ville du nord

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-soldats-faca-sur-des-motos-a-sibut-dans-la-prefecture-de-kemo-situee-a-180-kilometres-de-Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Chaos à Tiringoulou : les soldats FACA sèment la terreur dans cette ville du nord
Les soldats FACA sur des motos à Sibut, dans la préfecture de Kemo, située à 180 kilomètres de Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les habitants de Tiringoulou ne trouvent plus la paix à cause des rebelles de Touadera formés par des Mercenaires russes du groupe Wagner. Depuis plusieurs jours, les soldats FACA installés dans cette localité  de la Vakaga enchaînent les comportements inadmissibles. Tirs anarchiques semant la panique et ponctions financières aux checkpoints accablent des résidents qui espéraient enfin vivre sereinement après des années de menaces diverses.

 

 

En effet, le vendredi 12 décembre au matin, vers 6 heures, les soldats FACA basés à Tiringoulou ont commencé à tirer en l’air pendant près d’une heure et demie. La raison ? Une simple dispute entre eux. Les balles fusaient dans tous les sens comme si une vraie bataille avec des assaillants était en cours. Dans cette zone où les bandits venus du Soudan voisin débarquent régulièrement pour piller et terroriser, personne n’a réfléchi à deux fois. Les familles ont cru à une attaque des rebelles. Beaucoup ont préférée fuir pour aller se cacher dans la brousse, abandonnant tout derrière eux. Les enfants pleuraient, les femmes couraient avec leurs bébés sur le dos. Tout ça à cause des soldats de Touadera formés par les Wagner qui règlent leurs simples histoires personnelles à coups de kalachnikov.

 

Mais ce n’est pas tout. Depuis quelques semaines, un vieux barrage routier à 2 kilomètres à l’entrée de la ville a repris du service. Les soldats FACA y ont installé leur petite affaire. Chaque personne qui passe doit payer. Tu as une moto ? 10 000 francs CFA. Tu as un téléphone à la main ? Risque réel de confiscation. Pas d’argent sur toi ? Ils gardent ta moto ou ton téléphone jusqu’à ce que tu trouves la somme. Peu importe que tu sois pauvre, peu importe que tu aies une famille à nourrir. Il faut cracher les billets comme des vampires.

 

Pour les gens de Tiringoulou, c’est un cauchemar qui n’en finit pas. Ils ont déjà supporté les groupes armés pendant des années. Des bandits venus du Soudan sèment de temps en temps de chaos dans ces localités de la Vakaga.  Les attaques, les vols, les menaces. Quand les soldats FACA sont arrivés, tout le monde s’est dit que les choses allaient s’arranger. Enfin la protection, enfin la sécurité. Résultat ? Ces mêmes soldats sont devenus pires que ceux qu’ils devaient chasser. Ils tirent n’importe quand, ils volent la population au vu et au su de tout le monde.

 

Le checkpoint se trouve à deux kilomètres de la ville. Impossible de l’éviter si tu veux entrer ou sortir de Tiringoulou. Les commerçants qui viennent vendre leurs marchandises doivent payer. Les paysans qui vont aux champs doivent payer. Même les gens qui reviennent de chercher du bois ou de l’eau avec leur moto doivent payer. Chaque trajet devient une ponction dans des poches déjà vides.

 

Plus grave, lors de la célébration en différé de la fête nationale du premier décembre, les habitants qui veulent y participer et qui ont eu le malheur de passer par ce checkpoint doivent payer des formalités obligatoire. Imaginez cela! C’est de la pire criminalité.

 

Pendant ce temps, à Bangui, loin de cette préfecture perdue de la Vakaga, qui s’inquiète vraiment du sort de Tiringoulou ? Les habitants se retrouvent coincés entre l’enclume et le marteau, sans savoir vers qui se tourner ni comment faire cesser ces abus qui durent maintenant depuis plusieurs semaines​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Jules Oscar Wénétoua

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Élections 2025 : la violation des lois électorales par l’autorité nationale des élections tourne en plein régime. Chacun fait à sa tête, et le désordre continue

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Élections 2025 : la violation des lois électorales par l’autorité nationale des Élections tourne en plein régime. Chacun fait à sa tête, et le désordre continue

 

Élections 2025 : la violation des lois électorales par l’autorité nationale des élections tourne en plein régime. Chacun fait à sa tête, et le désordre continue
La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La crédibilité d’une élection tient souvent à des détails administratifs que le grand public ignore. La composition des bureaux de vote, leur nomination dans les délais, la formation de leurs membres : autant d’éléments techniques qui déterminent pourtant la régularité du scrutin. En République centrafricaine, ces questions prennent une dimension particulière à quelques semaines du scrutin présidentiel.

 

 

Dans toute la démocratie du monde, le respect des procédures électorales constitue le socle de la légitimité des résultats. Les délais inscrits dans la loi ne sont pas de simples recommandations : ils garantissent une préparation adéquate et permettent les recours en cas d’irrégularité.

 

Pourtant, en RCA, l’Autorité nationale des Élections n’a toujours pas procédé à la nomination des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire. Nous sommes pourtant à 17 jours de l’ouverture officielle de la campagne électorale, prévue le 13 décembre 2025. Selon le code électoral, dont CNC a eu copie, montre que ces nominations auraient dû intervenir 45 jours avant cette date, soit autour du 28 octobre dernier.

 

L’article 59, alinéa 1 du code électoral est explicite sur ce point. Le texte stipule que le bureau de vote doit être composé d’un président et d’assesseurs nommés quarante-cinq jours avant l’ouverture des campagnes par l’ANE, parmi les électeurs inscrits sur la liste électorale du bureau concerné. Les critères de sélection portent sur la compétence, l’intégrité morale et le civisme.

 

Ce retard n’est pas qu’une question de calendrier. Il compromet la formation des membres désignés, qui doivent connaître les procédures de vote, de dépouillement et de transmission des résultats. Improviser ces nominations dans l’urgence expose le scrutin à des erreurs, voire à des manipulations. D’ailleurs ils l’ont fait expressément pour leur permettre de truquer à volonté ces Élections.

 

Le code électoral montre également une modification du texte initial. La version antérieure prévoyait un président et deux assesseurs par bureau de vote. La nouvelle mouture porte ce nombre à quatre assesseurs. Aucune communication officielle n’a accompagné ce changement, qui double pratiquement le nombre de personnes à nommer.

 

Cette augmentation intervient à un moment où l’ANE n’a même pas respecté les délais pour la composition initiale. Pourquoi ajouter deux assesseurs supplémentaires alors que l’institution accumule déjà les retards? La question se pose d’autant plus que les bureaux de vote jouent un rôle déterminant dans la validation des résultats, puisqu’ils procèdent au dépouillement et établissent les procès-verbaux qui serviront de base au décompte national.

 

Le passage de deux à quatre assesseurs modifie l’équilibre de ces bureaux. Il multiplie les possibilités de placer des personnes acquises à telle ou telle cause, dans des structures où chaque voix compte lors des décisions. Le code électoral prévoit certes que ces assesseurs doivent être choisis selon des critères d’intégrité, mais l’application concrète de ces critères dépend entièrement de l’ANE.

 

L’institution dirigée par Mathias Morouba accumule les manquements depuis le début du processus électoral. CNC a documenté le financement de candidats fantômes par la présidence, les décisions contestables de la Cour constitutionnelle sur l’éligibilité de certains candidats, les irrégularités dans les dossiers de candidature. La violation des délais de nomination des bureaux de vote s’ajoute à cette liste.

 

Les précédents scrutins en Centrafrique ont déjà été entachés par des problèmes de composition des bureaux de vote. Des assesseurs mal formés, des présidents nommés au dernier moment, des procès-verbaux contestés : ces dysfonctionnements alimentent systématiquement les contestations post-électorales. Les délais légaux existent précisément pour éviter ces situations.

 

CNC a tenté à plusieurs reprises de joindre l’ANE pour obtenir des explications sur ce retard et sur la modification du nombre d’assesseurs. L’institution n’a pas donné suite à nos sollicitations. Cette absence de communication contraste avec les obligations de transparence qui devraient s’imposer à l’autorité chargée d’organiser le scrutin.

 

Le calendrier électoral continue de se dérouler malgré ces irrégularités. Les candidats poursuivent leurs préparatifs, l’ANE annonce régulièrement des avancées dans la logistique du vote, mais la question de base demeure : qui composera les bureaux de vote le jour du scrutin, et selon quelles modalités ces personnes auront-elles été choisies et formées?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata…

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Ouham-Pendé, l’insécurité persiste, un chauffeur d’une ONG dépouillé sur la route de Bocaranga

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Ouham-Pendé, l’insécurité persiste, un chauffeur d’une ONG dépouillé sur la route de Bocaranga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/La-rue-principale-de-Bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3R-le-23-septembre-2020-AFP.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ouham-Pendé, l’insécurité persiste, un chauffeur d’une ONG dépouillé sur la route de Bocaranga
La-rue-principale-de-Bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3R-le-23-septembre-2020-AFP – RCA : Bocaranga, les commerçants musulmans interdits de circuler avec leur véhicule jusqu’à la frontière

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un véhicule loué par une organisation humanitaire en mission dans le district de Bocaranga-Koui a fait l’objet d’une attaque à main armée mercredi dernier dans la matinée. L’agression s’est déroulée entre Bouar et Bocaranga, sur un tronçon peu fréquenté de la route.

 

 

Le conducteur circulait seul lorsque son véhicule est tombé en panne au beau milieu de la brousse. Immobilisé loin de toute habitation, il n’a pas eu le temps de trouver de l’aide. Mais à sa surprise, il a eu la visite des bandits lourdement armés, dont l’identité reste inconnue. Ces malfrats  se sont approchés du chauffeur bloqué par cette défaillance technique.

 

Les agresseurs ont pris tout ce que possédait le conducteur. Ils ont fouillé le véhicule et se sont emparés de ses affaires personnelles ainsi que du matériel qui se trouvait à bord. L’opération s’est achevée sans qu’aucun coup ne soit porté au chauffeur.

 

L’ONG concernée travaille depuis plusieurs mois dans cette zone de l’Ouham-Pendé. Ses équipes parcourent régulièrement cet axe routier pour atteindre les villages isolés où elles interviennent. Les pannes mécaniques demeurent fréquentes sur ces pistes mal entretenues, et les chauffeurs se retrouvent parfois contraints d’attendre des heures avant qu’un autre véhicule ne passe.

 

L’attaque s’est produite dans une portion déserte de la route, là où la circulation reste rare et où les téléphones portables captent difficilement le réseau. Le chauffeur n’a pu alerter personne qu’après avoir rejoint une zone habitée. Les autorités locales ont été informées de l’incident dans l’après-midi. Aucune interpellation n’a encore eu lieu et les recherches se poursuivent dans les environs​​​​​​​​​​​​​​​​

 

De Bouar, Par Felix Ndoumba….

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CENTRAFRIQUE : L’ÉVALUATION CRITIQUE DU DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUR L’ÉTAT DE LA NATION

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L’ÉVALUATION CRITIQUE DU DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUR L’ÉTAT DE LA NATION

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : L'ÉVALUATION CRITIQUE DU DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUR L'ÉTAT DE LA NATION
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la journée du 9 décembre 2025, le Président de la République a tenu un discours sur l’état de la nation dans l’hémicycle de l’assemblée nationale pendant la deuxième session ordinaire des parlementaires.

 

Cette cérémonie a enregistré la présence des corps constitués de l’État, des présidents des institutions républicaines, quelques rares membres des représentations diplomatiques, une pléthore des associations de soutien au Président de la République et de façon remarquable l’absence de l’opposition démocratique qui évoque un problème de légitimité et d’adhésion.

 

Ce noble exercice exigé par les dispositions de l’article 79 de leur constitution de 2023 qui avait pour objectif de dresser un bilan exhaustif des actions menées et de définir les perspectives pour l’avenir s’est transformé à desseins en une foire, un carnaval ou une kermesse du parti au pouvoir avec un relent de propagande.

 

Dans ce long discours, creux et vide de contenus, le Président de la République ne cesse d’accuser l’héritage des conflits armés de 2013 alors que la transition Politique consensuelle a donné un élan de stabilité sécuritaire, budgétaire et de relance socio-économique.

 

Dans ce discours fleuve où l’auditoire se perd aussi facilement, le chef de l’État s’est essoufflé à présenter un bilan paradisiaque d’autosatisfaction totalement déconnecté, décalé avec la réalité au point de s’interroger s’il s’agissait d’un autre pays que la République centrafricaine.

 

Par ailleurs, le Président s’est epoumoné à faire l’éloge d’une paix éphémère qui peut s’évaporer au gré du vent et se dégrader sous l’effet de l’érosion.

 

En outre, les chiffres et données statistiques présentés lors de ce discours sont en majorité erronés, difficilement vérifiables et quantifiables qui ne reflètent nullement les réalités socio-économique du peuple.

 

De ce long discours axé sur quatre thématiques à savoir la sécurité, la justice, l’économie et la Politique étrangère, le Président de la République pense que le progrès ne se limite qu’à l’augmentation de l’effectif des forces de défense, des magistrats et aux infrastructures réformées alors que l’essentiel réside dans la bonne gouvernance et surtout le respect des libertés fondamentales, la lutte contre la corruption, la lutte contre le détournement de deniers publics, le respect des textes établis au lieu d’utiliser simultanément deux constitutions à leur convenance.

 

À ce stade, il apparaît important de souligner que des volets importants de la vie des centrafricains ont été omis à desseins.

 

Le chef de l’État a d’abord ignoré de s’attarder sur le taux d’inflation, la dette publique.

 

L’on remarque également aucun regret sur les événements du lycée Barthélémy Boganda où nos enfants sont morts gratuitement, aucun remord sur l’absence des services sociaux de base tels le cimetière, le gymnase, la mediatheque, la bibliothèque municipale, un stade de football homologué etc…

 

À cela s’ajoutent le manque de soutien, de reconnaissance et d’accompagnement des familles des soldats tués au front pour la nation ainsi que des promotions civiles et militaires jugées arbitraires, opaques.

 

Le chef de l’État a également ignoré la surpopulation carcérale qui est un fléau dans la prison centrale de Ngaragba construite en 1947 par l’administration coloniale pour 400 prisonniers mais qui compte aujourd’hui plus de deux milles pensionnaires.

 

Ce discours n’a non plus évoqué cette dépendance aveugle du pouvoir politique et militaire aux Mercenaires russes de Wagner qui porte gravement atteinte à notre souveraineté avec corollaire des exactions impunies sur la paisible population.

 

Perdu dans ce discours de campagne déguisé en discours sur l’état de la nation, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Ce discours sur l’état de la nation était-il destiné aux parlementaires plutôt qu’aux militants du parti au pouvoir ?

 

2- Dans l’affirmative, que faisaient les diplomates et les Présidents des institutions républicaines dans l’hémicycle ?

 

3- Ce que le Président n’a pas pu faire en deux mandats, c’est le troisième qui changera considérablement la trajectoire géométrique de la vie des centrafricains ?

 

4- Pourquoi s’immiscer dans une guerre d’influence des grandes puissances mondiales au lieu de promouvoir des partenariats “gagnant-gagnant” au bénéfice des citoyens ?

 

En tout état de cause et au delà d’un saupoudrage de réalisations ou d’avancées, l’insécurité, la pauvreté endémique, les inégalités sociales, l’injustice et la mal gouvernance demeurent même en pire.

 

L’on note également que la décennie de gouvernance a fragilisé les institutions républicaines par le tripatouillage de la constitution et l’usage simultané de deux constitutions.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements sont légitimes et légaux.

 

Les chants des sirènes rythmés par les cadences des fanfares, le culte de personnalité, la danse endiablée, satirique ou ridicule et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

 

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre, le mécontentement, la frustration corollaire de troubles.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement pour des causes justes et nobles plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris.

 

À ce jour c’est-à-dire plus d’un mois de détention, il est entendu plusieurs fois dans le cadre d’une atteinte à la sûreté intérieure de l’État sans réelle preuve et n’est toujours pas placé sous mandat de dépôt.

 

Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 13 Decembre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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De “l’otage de Wagner” à “l’ami de Macron” : quand Touadéra trahit son propre discours

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De “l’otage de Wagner” à “l’ami de Macron” : quand Touadéra trahit son propre discours

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>De “l’otage de Wagner” à “l’ami de Macron” : quand Touadéra trahit son propre discours
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Pendant près de dix ans, Faustin-Archange Touadéra a fait de la rhétorique anti-occidentale son fonds de commerce politique. Il dénonçait l’ingérence française, rejetait la tutelle de Paris et se présentait comme le champion d’une Centrafrique enfin libérée de l’influence occidentale. Ce discours lui a valu le soutien de nombreux Africains, notamment au Mali, au Niger et au Burkina Faso, qui voyaient en lui un dirigeant aligné sur la vision panafricaniste et souverainiste portée par ces pays.

 

 

Mais sur France 24, le même président a soudainement changé de partition. Il s’est félicité d’avoir renoué le dialogue avec la France, affirmant que ses échanges avec Emmanuel Macron étaient “directs et forts” et que la coopération bilatérale “se passait très bien”. Une déclaration qui a provoqué une vague d’indignation chez ceux qui l’avaient défendu. Sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, les critiques ont été virulentes. Des internautes maliens, nigériens et burkinabè l’ont accusé de trahison, le qualifiant d’occidental de façade qui dépend en réalité de Moscou pour maintenir sa dictature. Le contraste est saisissant : hier héros de la souveraineté africaine, aujourd’hui conspué comme un opportuniste sans boussole.

 

Ce retournement spectaculaire montre un double langage que Touadéra ne prend même plus la peine de dissimuler. D’un côté, il continue de vanter la présence russe en Centrafrique, refusant d’admettre qu’il est devenu l’otage d’une dépendance militaire qui lui dicte sa survie politique. De l’autre, il parle désormais de “feuille de route” commune avec la France, comme si la rupture entre Paris et Bangui n’avait jamais existé. Le chef d’État qui affirmait ne plus vouloir de “tutelle occidentale” joue aujourd’hui les partenaires loyaux du président français.

 

En réalité, Touadéra ne pilote plus rien. Sa politique étrangère consiste à naviguer entre deux puissances rivales qui se méfient mutuellement. Moscou lui assure une protection armée sans laquelle son régime s’effondrerait. Paris lui offre une reconnaissance diplomatique qui le légitime sur la scène internationale. En affichant cette double fidélité, il tente de rassurer les deux camps tout en préservant son pouvoir. Mais derrière le discours apaisé, il n’y a ni indépendance ni stratégie. Seulement une soumission à la pression de ses deux parrains.

 

L’entretien montre un président habile dans l’art de la langue de bois, mais prisonnier de ses propres contradictions. Il se dit “ami de Macron” tout en niant la domination russe sur le terrain centrafricain. Il évoque une “coopération équilibrée” alors que son pays a perdu toute marge de manœuvre. La diplomatie de Touadéra consiste à dire à chacun ce qu’il veut entendre : à Moscou qu’il reste fidèle, à Paris qu’il est revenu dans le giron français. Ce grand écart permanent traduit moins une vision politique qu’une simple tactique de survie.

 

Mais ce double jeu a un prix. En trahissant son propre discours, Touadéra a perdu la crédibilité qu’il avait péniblement construite auprès des opinions publiques africaines. Les mêmes qui le célébraient le huer désormais comme un imposteur. Et cette colère ne vient pas de nulle part. Elle traduit une déception profonde face à un dirigeant qui a vendu ses convictions pour rester au pouvoir, quitte à se contredire publiquement. Le président centrafricain n’est plus le symbole d’une Afrique émancipée. Il est devenu celui d’une gouvernance sans cap, où les principes s’effacent devant les calculs de palais.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Touadéra : pourquoi tu n’utilise que l’hélicoptères de Wagner pour sortir de la capitale ? Même à 10 kilomètres? Donc tu ne veux pas tomber aussi dans tes trous sur les routes ?

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Touadéra : pourquoi tu n’utilise que l’hélicoptères de Wagner pour sortir de la capitale ? Même à 10 kilomètres? Donc tu ne veux pas tomber aussi dans tes trous sur les routes ?

 

Touadéra : pourquoi tu n’utilise que l’hélicoptères de Wagner pour sortir de la capitale ? Même à 10 kilomètres? Donc tu ne veux pas tomber aussi dans tes trous sur les routes ?
Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula – RCA : la ville de banga, dans la Mambéré-Kadéï, a été reprise par le 3R après des heures d’affrontement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera, alias Baba Kongoboro, fait constamment recourt aux hélicoptères du groupe Wagner ou de la MINUSCA pour ses déplacements hors de la capitale, même à seulement 10 kilomètres de Bangui, avouant par ses actes l’impraticabilité totale des routes nationales.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro connaît parfaitement l’état désastreux des routes centrafricaines. Il le sait si bien qu’il refuse de les emprunter, préférant faire appel aux hélicoptères de Wagner ou de la MINUSCA pour tous ses déplacements officiels. Cette dépendance aux moyens aériens étrangers pour se déplacer dans son propre pays démontre l’ampleur de l’échec de sa politique d’infrastructures routières.

 

Pour se rendre à Sakaï,  dans la commune de Bimbo, à une dizaine de kilomètres seulement de la capitale Bangui, le chef de l’État a choisi l’hélicoptère plutôt que la route. Cette destination, située dans la banlieue immédiate de Bangui, devrait être accessible par voie terrestre en moins de vingt minutes. Pourtant, le président Baba Kongoboro a préféré mobiliser l’aviation de Wagner, prouvant que même les routes de la périphérie immédiate de la capitale sont devenues impraticables.

 

Cette habitude présidentielle démontre une dépendance aux moyens logistiques des forces étrangères présentes sur le territoire centrafricain. Qu’il s’agisse des hélicoptères de Wagner ou de ceux de la MINUSCA, le président centrafricain doit faire appel à des puissances extérieures pour se déplacer dans son propre territoire. Cette situation montre l’effondrement des infrastructures nationales et la perte de souveraineté qui en découle.

 

Pour rejoindre Berongo, situé à 80 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, Touadéra a également opté pour l’hélicoptère du groupe criminel Wagner. Cette distance représente moins d’une heure de route dans des conditions normales, mais nécessiterait aujourd’hui plusieurs heures de voyage par voie terrestre, quand le trajet reste possible. À l’époque de l’empereur Bokassa, ce même trajet s’effectuait couramment en moins d’une heure par la route.

 

Le déplacement présidentiel par hélicoptère vers Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye, expose cette contradiction gouvernementale. Le président annonce des investissements de 7000 milliards pour construire 17000 kilomètres de routes, mais évite d’emprunter les quelques kilomètres de routes existantes, préférant compter sur les hélicoptères des forces Wagner pour assurer sa mobilité présidentielle.

 

Cette route Bangui-Mbaïki était jadis la fierté du réseau routier centrafricain et passait pour une route modèle dans le pays. Elle symbolise aujourd’hui l’effondrement complet des infrastructures nationales. Ce qui était autrefois un axe de référence s’est progressivement transformé en piste de latérite impraticable, faute d’entretien, de réhabilitation et d’investissement. La chaussée bitumée a totalement disparu, transformant ce qui était une route en un parcours du combattant pour les usagers ordinaires.

 

À Sakaï, par exemple, la population exprime régulièrement sa frustration depuis 2020 face à cet état catastrophique, se plaignant de l’impraticabilité totale des voies de communication. Pendant que le président survole ces difficultés grâce aux hélicoptères du groupe Wagner, les Centrafricains ordinaires subissent quotidiennement les conséquences de cette dégradation : trajets interminables de plusieurs heures pour quelques kilomètres, véhicules constamment endommagés, isolement des communautés rurales, surcoûts de transport qui étranglent l’économie familiale.

 

Cette situation montre clairement une déconnexion entre le pouvoir et la réalité vécue par les citoyens, mais aussi une dépendance vis-à-vis des forces étrangères. Comment le président peut-il évaluer l’urgence des besoins en infrastructures routières s’il refuse de constater par lui-même l’état des routes ? Comment peut-il prioriser les investissements s’il ne mesure pas concrètement les difficultés de déplacement, protégé qu’il est par la logistique aérienne de Wagner ?

 

L’utilisation des hélicoptères du groupe Wagner pour des destinations situées à quelques dizaines de kilomètres de la capitale pose des questions sur la sincérité des promesses gouvernementales. Quand un dirigeant évite d’utiliser les infrastructures qu’il gère et dépend d’une puissance étrangère pour se déplacer dans son propre pays, peut-on croire à son engagement à améliorer la situation ? Cette pratique suggère que les annonces de grands travaux routiers relèvent davantage de la propagande électorale que d’une véritable volonté de transformation.

 

Des routes qui fonctionnaient correctement sous des régimes antérieurs sont aujourd’hui devenues totalement impraticables sous une administration qui multiplie pourtant les promesses d’amélioration des infrastructures. Cette régression révèle l’absence d’une politique d’entretien cohérente, mais aussi l’incapacité du gouvernement actuel à maintenir l’existant. Comment alors croire à sa capacité de construire 17000 kilomètres de routes nouvelles quand il ne peut même pas entretenir les quelques centaines de kilomètres hérités des régimes précédents ?

 

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Centrafrique : quand Me Mboe Dédé-Vianney décrypte les failles juridiques du décret de grâce présidentielle

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quand Me Mboe Dédé-Vianney décrypte les failles juridiques du décret de grâce présidentielle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/des_detenus_devant_session_criminelle_juillet_2024_tribunal_grande_instance_de_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Session criminelle d’octobre 2025 : la justice centrafricaine aux ordres de Wagner veut juger 47 dossiers
Prisonniers en tenue orange assis dans une salle d’audience lors de la première session criminelle ajournée à cause de fuites d’eau dues à la pluie. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le décret présidentiel nº25.420 du 29 novembre 2025 accorde une remise de peine à des condamnés centrafricains. Si cette mesure apparaît humanitaire, elle comporte de vives interrogations juridiques. Me Mboe Dédé-Vianney, Docteur en Droit, en examine les incohérences constitutionnelles dans une tribune publiée par la revue Le Reflet.

 

 

En effet, le décret nº25.420 du 29 novembre 2025 trouve son fondement dans l’article 65 alinéa 18 de la Constitution du 30 août 2023, qui confère au Chef de l’État la prérogative d’accorder des grâces. Selon Me Mboe, le texte “décrète une remise de peine pour des personnes condamnées avant le 1er décembre 2025”, ce qui relève normalement des attributions présidentielles.

 

Toutefois, l’auteur identifie une extension problématique de cette mesure. Le décret couvre également “des personnes dont les condamnations ne sont pas encore définitives, du fait d’une décision rendue par défaut, d’une opposition, d’un appel ou d’un pourvoi en cassation. Cette disposition transforme, selon le juriste, un acte constitutionnel en ce qu’il qualifie de “manoeuvre de communication Politique”.

 

L’analyse de Me Mboe cible un vide juridique fondamental. Il constate que “aucun texte législatif centrafricain (ni le code pénal, ni le code de procédure pénale) ne définit le droit de grâce ou l’amnistie, ni leurs modalités, ni leurs effets”. Cette absence de cadre légal précis constitue, selon lui, “une carence du ministère de la Justice” qui explique directement les défauts du décret présidentiel.

 

L’auteur refuse l’argument selon lequel cette lacune serait ancienne, rappelant que “l’État est une continuité, et il appartient aux institutions de maintenir une législation cohérente et complète”. Il attribue ces défaillances à ce qu’il appelle “l’insouciance légistique qui prévaut dans le pays”, résultant notamment de l’absence de formations techniques appropriées pour les cadres administratifs.

 

Me Mboe rappelle que la Constitution centrafricaine établit une distinction claire entre deux instruments : le droit de grâce, relevant du Président, et l’amnistie, qui relève de l’Assemblée nationale selon l’article 114, alinéa 7. Ces mécanismes ne produisent pas les mêmes effets juridiques.

 

Selon son analyse, “la grâce modifie ou supprime la peine, mais laisse subsister la condamnation et son inscription au casier judiciaire”, tandis que “l’amnistie efface à la fois la peine et la condamnation, de sorte qu’elle est réputée n’avoir jamais existé”.

 

Le cœur de la critique juridique concerne l’article 2 du décret. Me Mboe affirme catégoriquement que “seule une peine définitive est susceptible d’être graciée”. Or, une peine n’acquiert ce caractère définitif que lorsque la décision judiciaire a force de chose jugée.

 

L’extension de la grâce à des affaires pendantes crée donc un problème constitutionnel majeur. Comme l’explique l’auteur, “Le Président ne peut signer un texte produisant des effets sur des condamnations futures”. Plus grave encore, “une personne qui exerce un recours demeure présumée innocente jusqu’à la décision définitive”, un principe fondamental que l’article 2 du décret violerait en préjugeant d’une condamnation à venir.

 

Tout en reconnaissant la dimension humaine positive de cette mesure, Me Mboe n’hésite pas à identifier les responsabilités. Il note que “le Président de la république étant garant de la bonne administration de la justice, le Rapport du Garde des sceaux n’aurait pas dû le laisser méconnaître des principes aussi fondamentaux”.

 

L’auteur rappelle également que les temps ont changé depuis les périodes où le Président pouvait légiférer par décrets et ordonnances, périodes qu’il situe entre 1965-1979 et 1980-1993. Dans le cadre constitutionnel actuel, la définition de la nature et des effets de la grâce relève exclusivement du domaine législatif.

 

Face à ces constats, Me Mboe formule une recommandation claire : il appartient au Ministre de la Justice de faire adopter des dispositions complétant le code pénal et le code de procédure pénale, tant sur la grâce que sur l’amnistie. Cette mise à jour législative permettrait d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.

 

L’analyse de Me Mboe Dédé-Vianney, publiée le 3 décembre 2025 dans Le Reflet, invite à une réflexion approfondie sur l’équilibre entre la volonté Politique de clémence et le respect rigoureux des principes juridiques fondamentaux. Si la libération de détenus peut être humainement souhaitable, elle ne saurait se faire au prix d’une remise en cause des garanties constitutionnelles qui protègent tous les citoyens.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Table ronde de Casablanca : 9 milliards de dollars de promesse mobilisés, réalité ou propagande électorale ?

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Table ronde de Casablanca : 9 milliards de dollars de promesse mobilisés, réalité ou propagande électorale ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ministre_de_economie_filakota.jpg” data-wpel-link=”internal”>Table ronde de Casablanca : 9 milliards de dollars de promesse mobilisés, réalité ou propagande électorale ?
Richard Filakota, ministre de l’économie, du plan et de la coopération

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu et voleur de poteau électrique Maxime Balalou, a présenté lundi dernier les résultats de la table ronde des investisseurs organisée à Casablanca, au Maroc, les 14 et 15 septembre. Selon lui, la République centrafricaine aurait mobilisé plus de 9 milliards de dollars, équivalent à plus de 5000 milliards de francs CFA  pour financer le Plan national de développement (PND) 2024-2028. Une annonce spectaculaire, qui relance le débat sur la crédibilité des engagements financiers et politiques du régime Touadéra.

 

Maxime Balalou a affirmé que « la révolution africaine » est sortie renforcée de cet événement, et que le pays a même dépassé ses prévisions initiales, fixées à 8 milliards de dollars. La mobilisation atteindrait, d’après ses chiffres, plus de 110 % des objectifs. Pour lui, il s’agit d’un « moment de fierté » pour la RCA, symbole d’une reconnaissance internationale accrue et d’un leadership présidentiel confirmé.

 

En détaillant ces chiffres, le ministre a voulu montrer la solidité des engagements pris par les partenaires internationaux. La Banque mondiale aurait promis 1,3 milliard de dollars en dons, la Banque africaine de développement 600 millions, la Société financière internationale près d’un milliard, et l’Union européenne 300 millions. La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) figure également dans la liste des contributeurs, avec 250 millions. Au total, 18 protocoles d’accord auraient été signés, couvrant des secteurs stratégiques : infrastructures routières et énergétiques, télécommunications, agriculture et agro-industrie, éducation et formation professionnelle, tourisme, économie verte et gouvernance.

 

Le ministre a présenté Casablanca comme un tournant diplomatique, mettant en avant le rôle du Maroc dans la réussite de la rencontre. Selon lui, l’accueil du roi Mohammed VI et le soutien du royaume témoignent d’un partenariat stratégique exemplaire, qui s’inscrit dans la logique d’une coopération sud-sud renforcée. Le président Faustin-Archange Touadéra, à travers ce programme, veut afficher sa volonté de bâtir une économie « inclusive et durable ».

 

Pourtant, cette pluie de milliards annoncée sur le papier rappelle d’autres promesses restées sans suite. Routes, écoles, data centers, eau potable pour tous : autant de projets présentés par le régime depuis 2020 sans véritable concrétisation. Les annonces répétées sur 5 000 forages, un aéroport moderne au PK-28 ou encore une cité futuriste sur l’île des Singes demeurent des projets virtuels. À l’approche des Élections, ces discours grandiloquents ressemblent davantage à un exercice de propagande qu’à une stratégie réaliste de développement.

 

Devant ces doutes, le porte-parole du gouvernement a tenté de rassurer. Il a affirmé que le président Touadéra veillera personnellement à la transparence et à la redevabilité dans l’utilisation des fonds. Un mécanisme de suivi rigoureux serait mis en place pour garantir que « la population centrafricaine tire profit » de chaque projet. Mais dans un pays où les cas de détournement et les chantiers inachevés sont fréquents, la méfiance reste vive.

 

Maxime Balalou a terminé son intervention en déclarant que Casablanca restera « gravé dans la mémoire des Centrafricains comme un point de départ d’une transformation majeure ». Pourtant, la répétition des promesses pharaoniques contraste avec la lenteur, voire l’absence de résultats tangibles. Entre un discours triomphaliste qui met en avant des milliards virtuels et la réalité quotidienne marquée par la pauvreté, l’insécurité et le chômage, la question demeure : ces 9 milliards de dollars annoncés à Casablanca changeront-ils réellement la vie des Centrafricains, ou ne seront-ils qu’un nouvel épisode de promesses sans lendemain ?

 

 

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Évariste Ngamana lâche la vérité : le dernier congrès du MCU a investi Touadéra comme Président  de la République

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Évariste Ngamana lâche la vérité : le dernier congrès du MCU a investi Touadéra comme Président  de la République

 

Évariste Ngamana lâche la vérité : le dernier congrès du MCU a investi Touadéra comme Président de la République
Le député mafieux Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Évariste Ngamana, président de l’Assemblée nationale et porte-parole du Mouvement Cœurs Unis, vient de faire une déclaration qui confirme ce que beaucoup soupçonnaient : les Élections de décembre ne serviront qu’à valider une décision déjà prise par le parti au pouvoir.

 

 

Interrogé sur la radio Ndèkè -Luka sur les préparatifs électoraux du MCU, Ngamana a déclaré sans ambiguïté : “En ce qui concerne le président de la République, lors du dernier congrès du mouvement Cœurs Unis, il a été investi Président, pardon, en tant que candidat du mouvement Cœurs Unis pour l’élection présidentielle”.

 

Cette phrase peut sembler anodine, mais elle porte un message clair : le congrès du MCU du 26 juillet dernier a “investi” Touadéra comme président. Pas comme candidat à la présidence, mais comme président. Le scrutin du 28 décembre ne servira qu’à entériner formellement une décision déjà prise dans les instances du parti. Sa déclaration n’était pas une erreur de langage, mais une vérité.

 

Évariste Ngamana en a profiter pour saluer la convocation du corps électoral par Touadéra, affirmant que cette décision “cadre bien avec les dispositions en vigueur, notamment celle de la Constitution du 30 août 2025 ainsi que du code électoral qui prévoit que le corps électoral puisse être convoqué dans un délai de 90 jours.”

 

Cette référence au respect formel du délai de 90 jours ignore toutes les violations substantielles du processus : listes électorales non affichées, fichier électoral inaccessible, Constitution discriminatoire, institutions électorales aux ordres du pouvoir.

 

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana a également affirmé que “la liste électorale définitive est déjà là. C’est mis en ligne et c’est disponible au niveau de l’Autorité Nationale des Élections”. Confronté à l’objection évidente – comment les citoyens de l’arrière-pays peuvent-ils consulter une liste en ligne quand ils n’ont ni électricité ni internet ?  Évariste Ngamana a répondu évasivement que “les citoyens auront en temps voulu les cartes d’électeurs puisque c’est un processus”.

 

Cette réponse ne répond à rien. Les citoyens ne demandent pas seulement leurs cartes d’électeurs, ils veulent pouvoir vérifier leur inscription sur les listes avant le scrutin, comme le prévoit le code électoral.

 

Sur la question d’un éventuel report du scrutin, Évariste Ngamana s’est montré catégorique : “Il est hors de question de parler ici de report. C’est dans la logique de ceux qui en face pensent que nous devons de tout temps penser au report ou à l’annulation pure et simple des Élections”.

 

Il a accusé l’opposition de “tergiverser” comme en 2020, ajoutant : “Puisque la machine est en marche, nous les invitons à nous rejoindre pour que nous allons aux urnes et qu’il n’y a que les urnes qui puissent nous départager.”

 

Cette invitation sonne creux quand le régime refuse toutes les conditions minimales de transparence demandées par l’opposition.

 

Concernant les violations du code électoral dénoncées par les observateurs, le vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana a balayé ces critiques : “Ceux qui le pensent, c’est parce qu’ils sont dans d’autres logiques. Ils allèguent des dialogues dont ils ne mettent ni les tenants ni les aboutissants. C’est une manière de faire du dilatoire et nous, on n’a pas le temps pour cela”.

 

Cette réponse méprisante ignore les arguments juridiques précis avancés par l’opposition sur l’absence d’affichage des listes, les contradictions constitutionnelles, et les dysfonctionnements de l’ANE.

 

Sur la question du dialogue avec le BRDC, Évariste Ngamana a adopté un ton particulièrement agressif. Il a accusé l’opposition de “manipulation” et de chercher à créer “un vide constitutionnel” en demandant que le dialogue prenne du temps.

 

Il a également rejeté la demande d’un médiateur international : “Nous sommes un pays souverain et il faut arrêter de l’infantiliser. Je pense que l’opposition doit tirer leçon de son propre comportement. Elle est en train d’être victime de sa propre turpitude.”

 

Cette rhétorique agressive vise à disqualifier toute demande de l’opposition comme une manœuvre dilatoire. Mais demander un dialogue sincère avant des Élections n’a rien d’exceptionnel. C’est même la recommandation de l’Union africaine et de la communauté internationale.

 

Évariste Ngamana a conclu avec une attaque personnelle contre les leaders de l’opposition : “On est fatigué de cette manière de faire la politique dans notre pays. La politique politicienne n’a plus sa place. Il est temps pour eux de prendre leur retraite parce qu’ils n’ont plus rien à proposer au peuple centrafricain”.

 

Cette invitation à la retraite adressée aux opposants confirme que le régime ne conçoit pas la démocratie comme un système où plusieurs visions peuvent s’affronter pacifiquement, mais comme un espace où seul le MCU a le droit d’exister.

 

L’interview de monsieur Évariste Ngamana dresse le portrait d’un régime sûr de lui, méprisant envers l’opposition, et déterminé à organiser son élection selon ses propres règles sans aucune concession.

 

Sa déclaration initiale sur l’investiture de Touadéra par le congrès du MCU résume parfaitement la situation : le résultat est déjà connu, le scrutin du 28 décembre ne servira qu’à le formaliser. Les Centrafricains sont invités à voter pour entériner une décision déjà prise par le parti au pouvoir.

 

Cette conception des Élections comme simple validation populaire d’un choix partisan montre la dérive autoritaire du régime MCU qui transforme progressivement la République centrafricaine en État à parti unique où l’opposition n’a plus sa place.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bouar : arrestation précipitée de quatre journaliers de la Minusca par la police suite à la disparition de quatre batteries au sein de la base

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Bouar : arrestation précipitée de quatre journaliers de la Minusca par la police suite à la disparition de quatre batteries au sein de la base

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/jasminka-kumbric-cheffe-de-bureau-minusca-de-la-region-equateur.jpg” data-wpel-link=”internal”>JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.
JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les tensions entre les travailleurs expatriés et les travailleurs nationaux au sein de la Minusca viennent de franchir un cap supplémentaire à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Ce jeudi 11 décembre, peu avant midi, quatre journaliers centrafricains se retrouvent emprisonnés au commissariat de Bouar sur simple accusation, sans preuve ni procédure légale respectée. La disparition de quatre batteries suffit désormais pour détruire des vies.

 

En effet, comme nous ne cessons de le dire, les relations de travail au sein de la mission onusienne traversent une période de plus en plus difficile depuis 2023.

 

Depuis des années, les employés centrafricains de la Minusca dénoncent des pratiques discriminatoires et un traitement inéquitable comparé à celui réservé aux travailleurs expatriés. Les événements survenus cette semaine à Bouar viennent de renforcer ces inquiétudes de manière spectaculaire.

 

Ce qui s’est passé ce jeudi au sein de la Minusca de Bouar dépasse l’entendement. Tout s’est passé normalement jusqu’à 11 heures quand une colonne des policiers faisaient leur entrée dans la base de la Minusca pour procéder à l’arrestation des quatre journaliers  été arrêtés et placés en détention. Menottes attachées à la main, plaqués au sol dans le pick-up de la police, ces quatre journaliers ont rapidement été placés  en détention au commissariat de police. La raison invoquée  ?Disparition de quatre batteries de marque Narada 12HTB de 150 ampères. Ces équipements, stockés dans les installations de la base, se sont volatilisés sans laisser de traces.Et la découverte a été faite ce jeudi dans la matinée.

 

Et face à cette situation, Madame Fleurie Boko, cheffe de la section de sécurité de la base de Bouar, de nationalité béninoise, a rapidement désigné quatre journaliers comme responsables. Parmi eux figurent deux électriciens qui, de par leur fonction, avaient accès aux locaux techniques. Cette désignation a suffi pour déclencher une intervention policière sur ordre de la béninoise Fleurie Boko.

 

La responsable de sécurité n’a pas attendu longtemps avant de faire appel aux policiers. Elle a contacté le commissariat de police de Bouar pour demander l’interpellation des suspects. Les forces de l’ordre ont répondu avec célérité à cette sollicitation.

 

Les policiers se sont donc rendus immédiatement aux domiciles des quatre employés accusés pour y mener des perquisitions. Ils ont fouillé méticuleusement chaque recoin, examiné les moindres espaces de rangement, inspecté les cours et les dépendances. Malgré ces recherches approfondies, aucune batterie n’a été découverte. Pas le moindre indice matériel ne reliait ces personnes au vol présumé.

 

Cette absence totale d’éléments compromettants n’a pourtant pas changé le cours des événements. Les policiers, après avoir constaté que les domiciles ne contenaient rien de suspect, ont décidé de procéder quand même aux arrestations des 4 suspects sur le lieu de leur travail vers 11 heures. Ils ont emmené les quatre journaliers au commissariat où ceux-ci ont été immédiatement placés en garde à vue.

 

Le déroulement de cette opération comporte néanmoins une irrégularité majeure qui en dit long sur les méthodes employées par la Minusca dans le pays. Le mandat de perquisition, document juridique indispensable pour autoriser légalement une fouille domiciliaire, n’est arrivé qu’aux alentours de 17 heures. Or les perquisitions avaient déjà été effectuées plusieurs heures auparavant, vers 11 heures. Les enquêteurs ont donc agi en dehors de tout cadre légal sur la demande précipitée de la Minusca.

 

Les quatre hommes sont toujours détenus au commissariat de Bouar. Aucune inculpation formelle n’a été notifiée, et aucune preuve nouvelle n’a été versée au dossier depuis leur arrestation.

 

Cette affaire relance les critiques internes visant la gestion de la base de la Minusca à Bouar. Le nom d’Antoine Raphaël, chef de base de nationalité haïtienne, est régulièrement cité par des employés locaux pour des faits de vol, de mauvaise gestion et d’abus d’autorité signalés depuis plusieurs mois. Aucune enquête officielle n’a été ouverte à son encontre.

 

Antoine Raphaël est arrivé à Bouar mercredi, soit la veille des arrestations. Il continue d’exercer ses fonctions normalement. Cette situation contraste avec le traitement réservé aux quatre journaliers, privés de liberté en quelques heures sur la base d’une accusation non étayée.

 

À ce stade, les batteries restent introuvables. L’enquête ne dispose d’aucun élément matériel permettant d’identifier les auteurs de la disparition. Les familles des détenus dénoncent une détention arbitraire et s’interrogent sur la légalité de la procédure engagée.

 

Les quatre journaliers passent leur deuxième nuit en cellule, sans perspective claire sur la suite judiciaire de leur dossier, alors qu’aucun fait tangible ne vient établir leur responsabilité.

 

Par Brahim….

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C’est devenu un enfer pour les travailleurs. Sur le site minier chinois de Gobolo, c’est la fin du monde qui s’abat sur tous les mécaniciens. Le commandant Lamtagué, chef de sécurité de l’IMC,  sort toutes ses griffes et torture les mécaniciens presqu’à la mort

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C’est devenu un enfer pour les travailleurs. Sur le site minier chinois de Gobolo, c’est la fin du monde qui s’abat sur tous les mécaniciens. Le commandant Lamtagué, chef de sécurité de l’IMC,  sort toutes ses griffes et torture les mécaniciens presqu’à la mort

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/04/Les-jeunes-ouvriers-miniers-tabasses-par-les-soldats-FACA-a-Sosso-Nakombo.jpg” data-wpel-link=”internal”>C’est devenu un enfer pour les travailleurs. Sur le site minier chinois de Gobolo, c’est la fin du monde qui s’abat sur tous les mécaniciens. Le commandant Lamtagué, chef de sécurité de l’IMC,  sort toutes ses griffes et torture les mécaniciens presqu’à la mort
Les jeunes ouvriers miniers tabassés par les soldats FACA à Sosso-Nakombo

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 “Vous allez voir pourquoi on m’appelle Tigre”, avait prévenu le commandant Lamtagué. Après la disparition d’un poste de soudure sur le site de Gobolo, l’ex-libérateur de Bozizé a tenu parole. En 30 minutes, il  torture tous les mécaniciens avant de les conduire directement en prison à la gendarmerie de Abba.

 

 

Sur le site minier chinois de Gobolo, dans la sous-préfecture d’Abba, Nana-Mambéré, un poste de soudure est mystérieusement porté disparu. Ce matériel coûte 1,5 million de francs CFA. C’est un équipement lourd qui nécessite un véhicule pour être déplacé. Pourtant, il s’est volatilisé de la base sans laisser de traces.

 

Le jeudi 4 décembre, le commandant Lamtagué revient de Bangui. Il avait été convoqué dans la capitale pour des raisons qui fâchent. Dès son retour, il file directement vers Gobolo. C’est là qu’il a établi sa base principale. De cet endroit, il coordonne la sécurité de plusieurs chantiers miniers appartenant à la société chinoise IMC.

 

Il arrive à Gobolo et se rend aussitôt au garage du site minier. Il demande au chef des chauffeurs de rassembler tous les mécaniciens. Dès que ces derniers se sont rendus devant lui, il leur balance la nouvelle : depuis le 3 décembre, j’ai demandé que monsieur Mao, le responsable chinois du site, coupe votre salaires. Mais il a toujours refusé. Sans vous mentir, je suis  furieux de ce refus.

 

Mais pourquoi le commandant voulait-il qu’on baisse leur paie ? À cause du poste de soudure disparu. Il accuse directement les mécaniciens d’avoir volé cet équipement. Pour lui, ils sont coupables. Il voulait les punir financièrement mais le patron chinois ne l’a pas laissé faire.

 

Il faut noter que six mécaniciens travaillent sur ce site. Deux sont centrafricains, quatre sont camerounais. Mais ce jour-là, un mécanicien camerounais manque à l’appel. Il est parti quelques jours plus tôt en prétextant un deuil familial au Cameroun. Il a quitté le chantier pour rentrer chez lui assister ses proches.

 

Quand le commandant demande le mécanicien absent, les autres lui ont dit qu’il est parti assisté ses parents en deuil. Subitement,  son visage se durcit très rapidement. Il fixe les autres du regard et lâche cette phrase glaciale : “Vous allez voir pourquoi on m’appelle Tigre.

 

Le lendemain, 5 décembre, il passe à l’action. Il ordonne à son adjoint, le chef de base de Gobolo qui porte le grade d’adjudant, de déposer plainte contre les mécaniciens. Le commandant veut les faire arrêter officiellement pour vol.

 

Mais monsieur Mao, le Chinois, intervient. Il ne comprend pas pourquoi on monte cette affaire en épingle. Il s’oppose fermement à la plainte. Il dit clairement devant tout le monde : “Non, vous ne devez pas déposer plainte. C’est mon poste de soudure. Si c’est perdu, c’est mon problème à moi. Je ne demande à personne de porter plainte. J’ai décidé de laisser tomber cette affaire”.

 

Son raisonnement tient debout. La base est sécurisée par les soldats des Forces Armées Centrafricaines. Comment un équipement aussi lourd peut-il disparaître sans que les militaires ne remarquent rien ? Pour monsieur Mao, c’est impossible. Soit les soldats eux-mêmes ont pris le matériel, soit ils ont fermé les yeux pendant que quelqu’un d’autre le prenait. Dans les deux cas, il y a complicité militaire. C’est évident. Et puis, c’est justement le travail de l’armée de protéger le site. Alors pourquoi faire porter le chapeau aux mécaniciens ? Le Chinois préfère tourner la page.

 

Le commandant Lamtagué se moque de l’avis du Chinois. Le refus de monsieur Mao ne fait qu’attiser sa colère. Il appelle les mécaniciens quelque part. Une fois dans le coin, il attrape les mécaniciens un par un. Il commence à les frapper. Les coups pleuvent. Il les tabasse copieusement, sans retenue.

 

Il fait croire au Chinois qu’il va juste leur parler, les interroger tranquillement pendant trente ou quarante minutes. Rien de plus. Monsieur Mao le croit. Mais le commandant ment. Il prend la direction d’Abba, à douze kilomètres de là. Il amène les mécaniciens directement à la gendarmerie. Il les fait enfermer immédiatement. Garde à vue. Les portes des cellules se referment sur eux.

 

Quand monsieur Mao apprend que ses ouvriers sont en prison à Abba, il bondit. Il appelle aussitôt le géologue de la société. Les deux hommes sautent dans un véhicule et foncent vers Abba. Ils arrivent à la gendarmerie. On leur annonce pourquoi les mécaniciens sont là. En suite, les gendarmes leur annonce le fonds à débloquer avant leur libération.

 

Le Chinois demande pourquoi il doit payer. On lui répond que c’est pour le rembourser du matériel volé. C’est l’ordre du commandant. Monsieur Mao s’énerve  immédiatement : “Mais j’ai dit de laisser tomber cette histoire ! Je ne veux pas d’argent. Je veux juste que vous libériez mes employés !”. Mais les gendarmes ne bougent pas. Après des discussions qui n’en finissent pas, le Chinois cède. Il sort le million cinq en liquide de son sac. Les mécaniciens sortent de leurs cellules. Il les fait grimper dans son véhicule. Direction Gobolo.

 

Il est tard. Le véhicule roule sur la route. Il arrive au pont d’Abba. Soudain, un autre véhicule leur barre la route. Le commandant Lamtagué en descend. Il ordonne aux mécaniciens de sortir du véhicule chinois. Tous. Immédiatement. Ils obéissent.

 

Il les regarde avec mépris et leur balance : “D’abord, vous les camerounais, c’est moi qui vous ai amenés ici. C’est moi. Je vais vous rapatrier tous. Il y a des gens qui sont partis raconter des choses sur mon nom à Bangui, à cause de vous. Ils ont parlé de moi là-bas. On m’a convoqué à Bangui, et je suis sorti sans problème. Je suis officier, rien ne peut m’arriver. À ndourou wain na ya ti ala na Mamadou ni koué ”

 

Suite à cette phrase qu’il a balancé en sango, il les ramène personnellement à la gendarmerie d’Abba. De nouveau en prison. Cette fois, les mécaniciens passent quarante-huit heures en cellule. Deux jours et deux nuits enfermés.

 

Pendant ce temps, le commandant Lamtagué  part vers le village Rondji, et monsieur Mao prend son pick-up  et doit aller vers la frontière avec le Cameroun pour affaires. Il roule tranquillement. À la frontière, surprise totale : la gendarmerie camerounaise l’arrête. Comment est-ce possible ? L’information a circulé. Des Camerounais sont emprisonnés en Centrafrique. Les autorités camerounaises veulent des explications. Elles bloquent le Chinois et lui réclament des millions de francs pour le laisser passer.

 

Depuis le poste frontière, monsieur Mao décroche son téléphone. Il appelle le commandant Lamtagué. Sa voix tremble : “Commandant, pardon, il faut libérer ces Camerounais rapidement. La gendarmerie camerounaise m’a arrêté ici. Ils me demandent de payer des millions. Je n’ai pas cet argent sur moi. Si vous libérez les mécaniciens, ça peut m’aider à sortir de là.”

 

Mais le commandant n’est même plus à Gobolo. Après avoir réemprisonné les mécaniciens à Abba, il est parti ailleurs. Il s’est rendu à Rondi, un autre site minier qu’il contrôle également. Il y arrive le 5 décembre vers seize heures. Et là-bas aussi, il déchaîne sa violence sur des employés qu’il accuse d’avoir transmis des informations sur lui à CNC. Il s’en prend à des chauffeurs. Il les attrape, les jette brutalement par terre, les frappe presque à mort. Deux chauffeurs reçoivent une correction terrible. Tout le monde assiste à la scène, terrorisé.

 

Il reste à Rondi près de deux jours. Le 7 décembre au soir, il reçoit l’appel désespéré du Chinois coincé au Cameroun. C’est seulement à ce moment qu’il décide de bouger. Il quitte Rondi et retourne à Abba. Il arrive à la gendarmerie et donne l’ordre de libérer les mécaniciens. Il les charge dans son véhicule et les ramène à Gobolo vers vingt heures.

 

Mais ce n’est pas fini. Il confisque tous leurs téléphones. Le lendemain matin, 8 décembre, il leur fait une annonce : “Le 9 décembre, je vous licencie tous.” Il s’adresse particulièrement aux Camerounais. Les mécaniciens camerounais vont perdre leur emploi.

 

Sauf que le 7 au soir, pendant que les mécaniciens étaient encore en prison, quelque chose s’est passé sur le chantier. Les autres ouvriers camerounais ont appris que leurs collègues étaient enfermés. Ils ont décidé de faire grève. Tous. Les conducteurs de bulldozers, de poclins, de pelles chargeuses, les chauffeurs de camions bennes. Ils ont arrêté les machines. Plus personne ne travaille. Leur message est clair : tant que les mécaniciens restent en prison, pas de travail.

 

Le chantier s’est figé. La majorité des ouvriers sont camerounais. Sans eux, l’exploitation s’arrête complètement. Les Chinois ne peuvent rien faire sans cette main-d’œuvre. Tout est paralysé.

 

Quand le commandant ramène les mécaniciens le 7 au soir et annonce leur licenciement pour le 9, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Le 8 décembre au matin, les Camerounais prennent une décision collective. Ils vont quitter le chantier. Tous ensemble. Ils commencent à rassembler leurs affaires. Les conducteurs, les chauffeurs, les mécaniciens, tout le monde se prépare à rentrer au Cameroun. Les deux mécaniciens centrafricains regardent leurs collègues faire leurs valises. Les quatre mécaniciens camerounais se préparent aussi au départ.

 

Le commandant Lamtagué voit ce qui se passe. Il comprend soudain. Si tous les Camerounais s’en vont, le chantier s’écroule. Plus de production. Plus d’or extrait. Plus d’argent qui rentre. Les Chinois vont exploser de colère. Et lui, que va-t-il devenir dans cette histoire ?

 

Pendant ce temps, le chinois Mao reste au Cameroun, il appelle les mécaniciens. Il leur donne du courage de rester jusqu’à son retour. Il ordonne à ce qu’on leur donne chacun 20 000 francs CFA pour manger en attendant son retour. Le commandant Lamtagué , a appris la nouvelle, il est venu confisqué les 20 000 francs remis à chaque mécanicien.

 

Mais du côté des camerounais, c’est la panique générale. Ils hésitent. Après tout ce qu’ils ont vécu, après les coups, la prison, les quarante-huit heures en cellule, l’humiliation, peuvent-ils vraiment continuer à travailler ici ? Mais ils ont besoin de cet emploi. Beaucoup ont des familles à nourrir. Ils acceptent finalement de rester. Les machines redémarrent. Le chantier reprend vie​​​​​​​​​​​​​​​​

 

La suite de l’enquête dans nos prochains articles sur CNC. S    ur le crime du commandant Lamtagué, vous aller comprendre que dans notre armée, il y’a des criminels sans cœur.

Affaire à suivre…

Attention, le commandant Lamtagué va certainement accusé les mécaniciens d’avoir fourni ces détails à CNC. Mais ce criminel officier ne connait pas encore la capacité du CNC à suivre les toto criminel dans leur retranchement.

 

Par Gisèle MOLOMA, cheffe de service d’investigation du CNC…

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Air Wagner : le nouveau business juteux des mercenaires russes en Centrafrique, et le pays va bientôt tout couvrir avec des appareils de Wagner

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Air Wagner : le nouveau business juteux des Mercenaires russes en Centrafrique, et le pays va bientôt tout couvrir avec des appareils de Wagner

 

Air Wagner : le nouveau business juteux des mercenaires russes en Centrafrique, et le pays va bientôt tout couvrir avec des appareils de Wagner
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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les opportunités commerciales émergent souvent dans les endroits les plus inattendus. Dans un pays où les infrastructures routières demeurent défaillantes et où la sécurité sur de nombreux axes reste difficile, le transport aérien devient rapidement un secteur lucratif pour ceux qui disposent des moyens nécessaires. Les populations isolées, privées d’alternatives viables, se retrouvent captives de ceux qui contrôlent les moyens de déplacement.

 

 

C’est dans ce contexte que Wagner, le groupe de mercenaires russes présent en Centrafrique depuis 2018, vient de lancer une nouvelle activité commerciale. Après les mines, les forêts, les douanes, le café, l’or, les boissons alcoolisées Afrika Ti L’or, et les forages d’eau, les Russes investissent maintenant le secteur du transport aérien. Le groupe a créé ce que les Centrafricains appellent déjà “Air Wagner”, une compagnie aérienne informelle qui exploite les hélicoptères militaires du groupe pour transporter des passagers civils entre les villes enclavées et la capitale Bangui.

 

Le système fonctionne de manière simple mais extrêmement rentable. Wagner utilise ses hélicoptères, normalement déployés pour des opérations militaires, pour faire du commerce de transport de passagers. Le carburant nécessaire au fonctionnement de ces appareils est entièrement payé par l’État centrafricain. Le gouvernement finance le kérosène, l’entretien, et toute la logistique opérationnelle. Wagner, de son côté, facture les passagers et empoche l’intégralité des recettes. L’État paie les frais, Wagner encaisse les profits.

 

Le cas de Sam-Ouandja et Zémio, dans le nord-Est et le sud-est du pays, permet de comprendre l’ampleur de ce business. Ces deux villes de la préfecture de la Haute-Kotto et du Haut-Mbomou se trouvent régulièrement encerclées par des miliciens. Les routes terrestres menant à Bangui sont devenues impraticables. Les populations qui veulent rejoindre la capitale pour des raisons médicales, administratives, commerciales ou familiales n’ont qu’une seule option : prendre l’hélicoptère de Wagner.

 

Chaque passager doit payer entre 50 000 et 100000 entre Sam-Ouandja et Bangui, puis entre 130 000 et 135 000 francs CFA pour effectuer le trajet Zémio-Bangui. Le système ne nécessite aucune réservation préalable. Les candidats au voyage se présentent avec leurs bagages au point de départ. Ils paient en espèces, directement auprès d’un responsable sur place. Une fois le paiement effectué, ils montent à bord de l’hélicoptère. Les appareils peuvent transporter un nombre important de passagers. Les rotations se multiplient en fonction de la demande. Chaque vol rapporte plusieurs millions de francs CFA à Wagner.

 

Ce nouveau commerce s’ajoute à l’impressionnante liste des activités économiques que Wagner a développées en Centrafrique. Le groupe contrôle aujourd’hui des mines d’or et de diamants dans plusieurs régions du pays, générant des centaines de millions de dollars de revenus annuels. Les mercenaires russes ont également investi dans l’exploitation forestière, coupant et exportant du bois précieux sans que l’État ne perçoive les taxes normalement dues sur ces activités.

 

Wagner a aussi créé des sociétés écrans pour s’implanter dans la douane centrafricaine. Les mercenaires supervisent les postes frontaliers, contrôlent les importations et les exportations, et prélèvent leur part sur les recettes douanières. Cette mainmise sur les douanes permet au groupe de faciliter ses propres trafics tout en empochant l’argent qui devrait normalement revenir au Trésor public.

 

Dans le secteur de l’or, Wagner a construit un réseau d’achat et d’exportation qui échappe totalement au contrôle de l’État. Les orpailleurs vendent leur production directement aux agents de Wagner, qui l’évacuent ensuite vers l’étranger sans passer par les circuits officiels. Les statistiques officielles sur la production aurifère centrafricaine ne reflètent qu’une fraction de la réalité. La majeure partie de l’or extrait du sol centrafricain quitte le pays par les filières contrôlées par les Russes.

 

Wagner a également lancé une marque de boissons alcoolisées baptisée Afrika Ti L’or. Cette production locale de spiritueux s’est rapidement répandue dans la capitale et dans les villes de province. Les bénéfices de cette activité viennent s’ajouter aux revenus déjà considérables que le groupe tire de ses autres secteurs d’activité.

 

Plus récemment, Wagner a créé une entreprise de forage d’eau potable. Cette société opère à Bangui et dans plusieurs villes de province, réalisant des forages pour le compte du gouvernement et de particuliers. Les Centrafricains qui ont besoin de puits ou de forages doivent désormais contacter le numéro mis en place par l’entreprise liée à Wagner. Même le secteur de l’eau, ressource vitale, est progressivement capté par le groupe russe.

 

Cette diversification économique fait de Wagner un acteur incontournable de l’économie centrafricaine. Le groupe russe couvre maintenant pratiquement tous les secteurs lucratifs du pays. Des mines aux forêts, des douanes au commerce de l’or, des boissons aux forages en passant désormais par le transport aérien, Wagner a construit un empire économique qui génère des centaines de millions de dollars de revenus annuels.

 

Toutes ces activités se déroulent avec la bénédiction du président Faustin-Archange Touadéra. Le chef de l’État centrafricain a autorisé, facilité et protégé l’expansion économique de Wagner dans le pays. Cette complicité au sommet explique pourquoi Touadéra refuse catégoriquement que Wagner quitte la République centrafricaine, malgré les pressions internationales et malgré les annonces de Moscou sur un possible remplacement du groupe par l’Africa Corps.

 

Le président russe Vladimir Poutine a effectivement évoqué la possibilité de remplacer Wagner par l’Africa Corps, une structure rattachée au ministère de la Défense russe, dans plusieurs pays africains où le groupe opère. Mais Touadéra s’y oppose fermement. Il veut que Wagner reste en Centrafrique. Selon les informations disponibles, l’Africa Corps viendra en complément de Wagner, mais le groupe de mercenaires maintiendra sa présence et ses activités dans le pays.

 

Cette insistance de Touadéra s’explique facilement. Wagner n’est pas seulement un partenaire sécuritaire pour le régime centrafricain. Le groupe est devenu un acteur économique majeur qui génère des flux financiers considérables. Une partie de ces revenus alimente directement l’entourage présidentiel. Wagner finance le maintien au pouvoir de Touadéra. En échange, le président laisse le groupe exploiter librement les ressources centrafricaines et développer ses activités commerciales sans aucun contrôle.

 

Le transport aérien de passagers représente la dernière innovation de Wagner dans cette stratégie de captation économique. Le groupe a compris qu’il pouvait monétiser ses moyens militaires en les transformant en services commerciaux. Les hélicoptères, financés par l’État centrafricain pour des missions de sécurité, deviennent des outils de profit privé. Les populations, contraintes par l’insécurité et le délabrement des infrastructures, n’ont d’autre choix que de payer les tarifs imposés par Wagner.

 

Dans les villes où Wagner est basé avec ses mercenaires, les hélicoptères effectuent des rotations régulières pour ravitailler les troupes en nourriture, en matériel et en munitions. Ces mêmes appareils reviennent chargés de passagers civils qui paient pour échapper à l’isolement. Le modèle économique est redoutablement efficace : l’État finance les opérations, Wagner empoche les revenus.

 

L’exemple de Zémio, Sam-Ouandja,   Bria, Birao  montre comment cette situation crée une dépendance totale des populations vis-à-vis de Wagner. Quand une ville se retrouve encerclée par des miliciens ou coupée du reste du pays par l’insécurité routière, les habitants n’ont plus aucune alternative pour se déplacer. Ils doivent accepter de payer le prix fixé par Wagner, sans possibilité de négociation, sans concurrence, sans régulation.

 

Ce système de “pompage d’argent”, comme l’appellent certains observateurs centrafricains, fonctionne à tous les niveaux de l’économie. Wagner prélève sur les mines, sur les forêts, sur les douanes, sur l’or, sur l’eau, sur les boissons, et maintenant sur le transport des personnes. Chaque secteur devient une source de revenus pour le groupe russe, tandis que l’État centrafricain et les populations voient leurs ressources partir sans compensation équitable.

 

La présence de Wagner en Centrafrique a été initialement justifiée par des impératifs de sécurité. Le groupe devait aider les Forces armées centrafricaines à combattre les groupes armés et à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Sept ans après le début de cette présence, Wagner s’est transformé en une entreprise multinationale qui exploite systématiquement toutes les opportunités économiques disponibles dans le pays.

 

Le transport aérien de passagers n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette dérive. Les mercenaires russes ne se contentent plus de fournir des services de sécurité. Ils construisent un empire commercial qui capte une part croissante des richesses centrafricaines. L’État, censé réguler et contrôler ces activités, est devenu le complice et le facilitateur de cette exploitation.

 

Par Anselme Mbata….

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ACFPE : Le business familial du “changement de mentalité” rapporte des millions au clan de la ministre Mouanga

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ACFPE : Le business familial du “changement de mentalité” rapporte des millions au clan de la ministre Mouanga

 

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Annie Michelle Mouanga , ministre du travail et de la formation professionnelle

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Pendant que des experts centrafricains formés par les Sud-Coréens et certifiés internationalement en “changement de mentalité” sont laissés sur le banc de touche, la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga  a transformé ce module de formation en une véritable pompe à cash familiale. Sa sœur, Nadia Sandy Ledot née Gambor, empoche depuis des années des millions de francs CFA en se déplaçant depuis la France. Et maintenant, la ministre Annie-Michelle Mouanga née Gambor veut faire entrer sa propre fille, Diane, qu’elle a fait avec un camerounais, dans ce juteux business. Une enquête de Corbeau News Centrafrique* révèle les dessous d’un népotisme aggravé qui prive les Centrafricains de formateurs qualifiés tout en enrichissant le clan Mouanga -Gambor.

Le changement de mentalité : un concept simple, des profits colossaux….
Le “changement de mentalité” est un module de formation managériale destiné à modifier les comportements des travailleurs face au développement. Le principe est simple : expliquer aux gens qu’il ne suffit pas de construire des infrastructures, il faut aussi changer les mentalités pour arriver à l’heure, travailler efficacement, et adopter des comportements professionnels.

À l’ACFPE, ce module devrait être dispensé par des experts centrafricains. Ces derniers ont été envoyés en formation par l’agence elle-même pour suivre une formation intensive avec des experts sud-coréens. Ils se sont rendus au Cameroun, au Camp mondial de Yaoundé, où ils ont été certifiés comme “experts en changement de mentalité” après une formation approfondie.

Ces Centrafricains qualifiés et certifiés internationalement sont aujourd’hui disponibles. Ils travaillent à l’ACFPE. Ils attendent d’être mobilisés pour former leurs compatriotes. Mais la ministre Annie Michelle Mouanga  née Gambor en a décidé autrement. Elle a choisi de confier ce marché juteux à sa famille.

Nadia Sandy Ledot : la sœur qui facture ….
Le business familial a commencé il y a plusieurs années avec Nadia Sandy Ledot née Gambor, sœur directe de la ministre Annie Michelle Mouanga . Cette dernière s’est mariée avec un certain M. Ledot, prenant ainsi le nom de Ledot, tout comme sa sœur a pris le nom de son mari Mouanga .

Nadia Sandy Ledot se présente comme “Spécialiste en ingénierie, Formatrice – Consultante insertions, Coach professionnel”. Grâce à l’intervention de sa sœur ministre, elle a obtenu le monopole des formations en “changement de mentalité” à l’ACFPE.

Le système est d’une simplicité confondante et d’une rentabilité exceptionnelle. Mme Ledot se déplace depuis la France pour venir à Bangui dispenser ces formations. Elle facture plus de 200 000 francs CFA par jours, soit environ 2 millions de francs CFA par semaine de formation. Multipliez cela par le nombre de sessions organisées tout au long de l’année, et vous comprenez pourquoi cette dame a fait fortune grâce à sa sœur ministre.

Le contenu de ces formations ? Rien qui nécessite une expertise exceptionnelle. Il suffit de faire quelques recherches sur Internet, de préparer des supports PowerPoint, de maîtriser un vocabulaire managérial de base, et de faire du “verbiage” devant les stagiaires. Pour cela, Mme Ledot empoche des millions de francs CFA alors que des Centrafricains certifiés par des experts sud-coréens sont écartés.

Maintenant, au tour de Diane, la fille de la ministre….
Le scandale prend une nouvelle dimension. Non contente d’avoir enrichi sa sœur pendant des années, la ministre Annie Michelle Mouanga  veut maintenant faire profiter sa propre fille de ce business juteux.

Diane, fille de la ministre, n’est pas une inconnue à l’ACFPE. C’est la fille qu’elle a fait avec un camerounais.  Elle a déjà dispensé des formations en “relations clients” aux jeunes couturiers-stylistes qui ont été formés pendant trois ans et quatre mois par l’agence (avant d’être expulsés en septembre 2025 pour faire place au restaurant de la ministre).

Aujourd’hui, la ministre a décidé d’ajouter sa fille au système. Diane va désormais elle aussi dispenser des formations en “changement de mentalité”, empochant à son tour plus de 200 000 francs CFA par module, soit 2 millions par semaine.

Imaginez le tableau : la tante Nadia Sandy Ledot facture ses millions depuis la France, et maintenant la nièce Diane va elle aussi facturer ses millions. Les deux femmes vont se partager ce marché familial pendant que les experts centrafricains formés avec l’argent de la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux restent sur le carreau.

L’ironie de cette situation est cruelle pour les experts centrafricains. L’ACFPE a investi dans leur formation. Elle les a envoyés au Cameroun pour qu’ils soient formés par des Sud-Coréens reconnus mondialement pour leur expertise en développement et en gestion du changement. Ces experts ont suivi un cursus intensif, obtenu leurs certifications internationales, et sont revenus en République centrafricaine prêts à servir leur pays.

Mais la ministre Annie Michelle Mouanga  ne leur donne aucune chance. Elle préfère payer sa sœur qui vient de France et sa fille qui n’a aucune certification internationale en changement de mentalité. Elle préfère enrichir sa famille plutôt que de faire confiance aux compétences centrafricaines qu’elle est censée promouvoir en tant que ministre du Travail.

Ces experts formés sont relégués dans des bureaux. On les empêche de dispenser les formations pour lesquelles ils ont été spécialement préparés. On préfère recruter “n’importe qui dans les quartiers” pour dispenser des formations approximatives, du moment que ces personnes sont liées à la famille de la ministre.

Un népotisme verrouillé par les liens familiaux au sommet de l’État….
Ce népotisme aggravé ne rencontre aucune opposition parce que la ministre Annie Michelle Mouanga  bénéficie de protections au plus haut niveau de l’État.

Elle est parente avec le Premier ministre Félix Moloua. Cette connexion familiale lui assure une impunité totale dans la gestion du ministère du Travail et de l’ACFPE. Le Premier ministre ne lèvera jamais le petit doigt pour sanctionner les dérives de sa parente.

Elle est également parente avec Tina Touadéra, la deuxième épouse du président Faustin-Archange Touadéra. Ce lien avec la famille présidentielle constitue une assurance tous risques contre toute tentative de la tenir responsable de ses actes.

Avec de telles protections, Annie Michelle Mouanga  peut se permettre tout. Elle peut placer sa sœur Renée Bimbo comme directrice générale de l’ACFPE. Elle peut attribuer des marchés de formation à sa sœur Nadia Sandy Ledot. Elle peut maintenant y ajouter sa fille Diane. Elle peut écarter les experts centrafricains qualifiés. Elle peut transformer une institution publique en entreprise familiale.

Personne ne peut lever le doigt. Tout est verrouillé. Un petit lien familial, et tu es libre de faire ce que tu veux. Même si tu pilles l’État, même si tu détournes des fonds destinés à la formation des jeunes chômeurs, personne ne dira rien.

Le business du “changement de mentalité” à l’ACFPE repose sur une arnaque simple. La formation elle-même n’exige pas de compétences exceptionnelles. Il s’agit essentiellement de management de base, de motivation, de techniques de communication et de développement personnel.

N’importe quel formateur compétent peut dispenser ce type de formation. C’est justement pour cela que l’ACFPE a envoyé ses cadres se former au Cameroun avec les Sud-Coréens. L’objectif était de créer un pool d’experts centrafricains capables de former leurs compatriotes à moindre coût.

Mais en confiant ce marché à sa sœur qui vient de France et à sa fille, la ministre Annie Michelle Mouanga  multiplie artificiellement les coûts. Au lieu de payer un expert centrafricain basé à Bangui qui pourrait facturer peut-être 50 000 ou 100 000 francs CFA par module, elle paie sa sœur plus de 200 000 francs CFA par module, plus les frais de voyage depuis la France, plus l’hébergement, plus les per diem.

Et maintenant, elle ajoute sa fille au système. Deux formatrices de la famille Mouanga -Gambor vont se partager ce marché juteux, doublant ainsi le montant des factures que l’ACFPE devra payer.
Par Gisèle MOLOMA…

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Centrafrique : au sein du MPC du général Al-Khatim, les combattants ont repéré quatre traitres dans le mouvement, accusés d’avoir livré leurs camarades aux mercenaires de Wagner

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au sein du MPC du général Al-Khatim, les combattants ont repéré quatre traitres dans le mouvement, accusés d’avoir livré leurs camarades aux mercenaires de Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/general-djido-ali-le-rebelle-soudanais-nomme-chef-d-etat-major-du-mpc-par-al-khatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : au sein du MPC du général Al-Khatim, les combattants ont repéré quatre traitres dans le mouvement, accusés d’avoir livré leurs camarades aux mercenaires de Wagner
Général Djido Ali, le rebelle soudanais nommé chef d’État-major du MPC par Al-Khatim

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les attaques sanglantes menées par les Mercenaires russes contre les positions du MPC provoquent des accusations explosives. Quatre responsables du mouvement sont nommément désignés par leurs camarades comme ayant trahi leurs propres frères d’armes aux mercenaires russes du groupe Wagner.

 

 

L’ambiance est devenue irrespirable au sein du Mouvement patriotique pour la Centrafrique. Depuis les deux offensives menées par les mercenaires russes du groupe Wagner qui ont coûté la vie à dix-huit combattants, les accusations fusent dans tous les sens. La première frappe sur les deux chantiers miniers contrôlés par le MPC a tué sept personnes. La seconde, au checkpoint de Yassa le 6 décembre, en a fauché onze autres. Pour beaucoup de membres du MPC et leurs proches, quelqu’un a vendu les leurs aux Russes.

 

Mahamat Al-Khatim, le chef autoproclamé général du mouvement, se retrouve en première ligne des soupçons.

 

Mais les griefs ne s’arrêtent pas à Al-Khatim. Quatre noms circulent désormais avec insistance dans les rangs du MPC : Alhafiz Ali Liba, surnommé “Libanais”, Abdraman Abfiessa, Saïd Adam et Djido Ali. Ces quatre responsables sont ouvertement accusés d’avoir renseigné les mercenaires russes sur l’emplacement exact des positions tenues par les hommes du général Mahamat Ahmat Ramadan. Les accusations précisent qu’ils auraient agi pour des intérêts personnels liés aux chantiers miniers de la zone.

 

Le checkpoint attaqué samedi contrôlait l’accès aux mines exploitées par les hommes d’Al-Khatim. Toute personne venant du Tchad devait payer un droit de passage avant de continuer vers les chantiers, situés à une trentaine de kilomètres. Ce point de taxation générait des revenus considérables pour le mouvement. Son attaque n’était donc pas un simple fait, et les enjeux financiers autour de ces mines expliquent en partie les tensions internes qui déchirent aujourd’hui le MPC.

 

Cette offensive s’inscrit dans une série noire pour le MPC. Quelques jours plus tôt, Wagner avait déjà frappé deux autres chantiers miniers, tuant plus de sept combattants. Le scénario rappelle amèrement un épisode passé : après la signature d’un accord de paix avec Bangui, les hommes d’Al-Khatim avaient déposé les armes pour se consacrer à l’exploitation minière. Wagner en avait profité pour lancer un raid dévastateur, liquidant une cinquantaine de personnes.

 

Depuis samedi, les mercenaires russes contrôlent entièrement la route menant au site minier. Ils ont installé leurs propres barrages, épaulés par des soldats des Forces armées centrafricaines. La zone est devenue un no man’s land. Plus aucun civil ne circule. Les motocyclistes ont disparu, les commerçants aussi. Le silence a remplacé l’animation habituelle de ces pistes. Wagner semble vouloir exploiter directement les ressources, sans passer par des intermédiaires locaux.

 

Les combattants survivants du MPC réclament maintenant des comptes à ces quatre hommes. Ils veulent savoir pourquoi Alhafiz Ali Liba, Abdraman Abfiessa, Saïd Adam et Djido Ali auraient livré leurs camarades. Les réunions se multiplient dans les camps, l’atmosphère devient poisseuse. Certains menacent de quitter le mouvement si la lumière n’est pas faite rapidement. D’autres parlent ouvertement de vengeance contre ceux qu’ils considèrent comme des traîtres. La cohésion du groupe vacille dangereusement.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Réhabilitation de toilettes à la faculté de sciences de la santé: quand le recteur de l’université de Bangui, Gérard Grezéngué, transforme cet équipement basique à un exploit présidentiel

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Réhabilitation de toilettes à la faculté de sciences de la santé: quand le recteur de l’université de Bangui, Gérard Grezéngué, transforme cet équipement basique à un exploit présidentiel

 

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Gérard Grezéngué, recteur de l’université de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le recteur de l’Université de Bangui, le Professeur  Gérard Grezéngué, a tenu à remercier publiquement le chef de l’État Baba Kongoboro pour avoir financé la construction de toilettes à la Faculté des sciences de la santé. Un investissement qui se chiffre probablement à quelques centaines de milliers de francs CFA, soit le coût normal de n’importe quelle installation sanitaire standard. Que le responsable d’une institution vieille de 65 ans présente des toilettes comme une prouesse méritant la gratitude nationale en dit long sur l’état de délabrement dans lequel il gère l’université, et sur sa conception du rôle présidentiel.

 

 

Car si le président de la République doit désormais intervenir personnellement pour qu’une faculté dispose de toilettes fonctionnels, deux questions s’imposent. Première question : à quoi sert le budget de l’Université de Bangui si elle ne peut même pas financer des équipements aussi élémentaires sans solliciter le palais de la renaissance? Deuxième question : pourquoi le recteur attend-il un geste du chef de l’État pour résoudre des problèmes qui relèvent de sa gestion quotidienne et des dotations budgétaires normales d’un établissement public ?

 

Le même recteur admet d’ailleurs, dans le même souffle, que plusieurs autres facultés n’ont toujours pas de toilettes dignes de ce nom. Il reconnaît que les besoins restent entiers et que rien n’a été fait pour y répondre. Mais plutôt que de s’interroger sur cette défaillance criante après des décennies d’incurie, il préfère applaudir le président pour avoir résolu un millième du problème. L’Université de Bangui croule sous la vétusté, les amphithéâtres tombent en ruine, les enseignants ne sont pas payés pendant des mois, mais le recteur trouve le temps de transformer quelques toilettes en victoire politique.

 

Cette opération de communication a un nom précis : le culte de la personnalité. Elle vise à présenter le chef de l’État comme le bienfaiteur providentiel qui descend résoudre des problèmes que ses propres services auraient dû gérer depuis longtemps. Et elle permet accessoirement au recteur de montrer sa loyauté en période électorale, histoire de sécuriser son poste. Louer le président pour des sanitaires alors que l’université manque de tout depuis des décennies, c’est exactement le genre de servilité qui permet de rester en fonction sans avoir à rendre de comptes sur les vrais dossiers.

 

Le recteur promet que d’autres facultés seront équipées en 2025-2026. Aucun budget n’est annoncé, aucun calendrier précis n’est fourni, aucun engagement ferme n’est pris. Juste une vague promesse de plus dans une institution où les promesses tiennent lieu de politique depuis des années.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim…..

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Accidents impliquant des véhicules officiels : la réponse folle et pathétique de Maxime Balalou lors de sa conférence de presse

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Accidents impliquant des véhicules officiels : la réponse folle et pathétique de Maxime Balalou lors de sa conférence de presse

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/vehicule-garde-presidentielle-causant-accident-avenue-des-martyrs.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le véhicule de la garde présidentielle impliquant dans l'accident sur l'avenue des martyrs, tuant le conducteur de la moto sur place
Le véhicule de la garde présidentielle impliquant dans l’accident sur l’avenue des martyrs, tuant le conducteur de la moto sur place

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 14 juillet 2025, lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement à Bangui, le porte-parole Maxime Balalou a livré une réponse qui frise le délire face à une question sur les accidents de la route impliquant des véhicules militaires et officiels. Sa déclaration confuse, ponctuée de propos décousus, a choqué l’opinion publique et donné l’impression d’un gouvernement incapable d’assumer ses responsabilités.

 

 

Il faut le rappeler, le mois de juin et juillet a été marqué par plusieurs accidents graves impliquant des véhicules d’État. Le 3  juin 2025, le cortège présidentiel, en route vers l’aéroport de Bangui Mpoko pour le voyage du chef de l’État à Bruxelles, a provoqué un accident mortel au niveau du marché Combattant, causant la mort de quatre personnes, dont de policier.

Accidents impliquant des véhicules officiels : la réponse folle et pathétique de Maxime Balalou lors de sa conférence de presse
Une victime de l’accident de la route de véhicule du DG de l’ASECNA du aux allures du cortège de Touadera

 

Quelques semaines plus tard, sur l’avenue des Martyrs, un véhicule militaire a percuté un jeune motocycliste. Alors que le blessé était au sol et demandait à être conduit à l’hôpital, les militaires ont perdu du temps en se disputant à propos du carburant de leur véhicule, alors que l’hôpital se trouve à une centaine de mètres du lieu de l’accident.

 

Sur la même avenue, deux semaines plus tard, un ancien professeur de sport à la retraite, qui venait de faire le plein de carburant dans sa moto, a été violemment percuté par un véhicule militaire. Le choc a été si violent que sa jambe a été sectionnée sur place, entraînant sa mort immédiate.

 

Ces drames, connus de tous, n’ont provoqué aucune reconnaissance ni annonce officielle d’enquête.

Le corps sans vie de la victime de l'accident sur l'avenue des martyrs vendredi 11 juillet 2025 par un véhicule de la garde présidentielle roulant à vive allure
Le corps sans vie de la victime de l’accident sur l’avenue des martyrs vendredi 11 juillet 2025 tué par un véhicule de la garde présidentielle roulant à vive allure

 

Une réponse du Porte-parole qui frise la folie

 

Interrogé sur les mesures envisagées pour faire face à cette recrudescence d’accidents impliquant des véhicules officiels et militaires, Maxime Balalou a tenu des propos pour le moins hallucinants :

 

« En fait, je suis un peu surpris. On parle d’accident. Et maintenant, on pointe du doigt des véhicule de certains militaires ou véhicule de certaines personnalités, comme si l’accident n’est pas un accident. C’est un problème de sécurité routière, ok ? Peut-être que l’occasion viendra où  vous Posez la question aussi à mon collègue des transports. Il fait un travail formidable. Mais est-ce que partout dans le monde, on n’a pas d’accidents ? Vous savez même que les taxis-moto qui nous posent de sérieux problèmes ici. Ils roulent à tombeau ouverte. Ils ne sont pas prudents. »

 

Plutôt que de reconnaître les responsabilités des véhicules d’État, Balalou banalise le problème en le présentant comme une fatalité mondiale. Il accuse les taxis-motos d’être les principaux responsables des drames, sans un mot pour les victimes des cortèges officiels. Ce ton défensif, presque agressif, donne l’image d’un porte-parole déconnecté de la réalité et insensible au quotidien des citoyens centrafricains.

Accidents impliquant des véhicules officiels : la réponse folle et pathétique de Maxime Balalou lors de sa conférence de presse
La victime d’un accident sur l’avenue des martyrs à terre en train de crier de l’amener à l’hôpital. Screenshot

 

Une insulte aux victimes et aux journalistes

 

Le porte-parole est allé jusqu’à reprocher au journaliste William Sakanga de ne pas “citer les noms” des responsables. Cette sortie est perçue comme une attaque directe contre la presse, dont le rôle est de poser des questions sur des faits d’intérêt public, et non de dresser des listes nominatives.

 

En niant l’évidence, Balalou insulte les victimes, leurs familles et tous ceux qui exigent une justice pour les drames causés par des conducteurs protégés par l’État.

 

 

Selon plusieurs sources interrogées par la rédaction du CNC, la nervosité du porte-parole pourrait être liée à des accidents récents impliquant son propre véhicule officiel. Rappelons que l’un des véhicules neufs remis par la Minusca au ministère de la Communication avait été confisqué par M. Balalou et ramener pour ses propres courses à la maison. Mais le 9 février 2025, ce véhicule, conduit par l’un de ses enfants, a fait un grave accident sur le pont mondial sur l’avenue de France, faisant au passage plusieurs morts. Et au cours de ce même mois de juillet, l’un de ses véhicules est impliqué dans un accident à nouveau, percutant un monsieur et une dame, qui ont dû être hospitalisées. Ces affaires, dont aucune enquête publique n’a été annoncée, pourraient expliquer le ton agressif et confus de la réponse du porte-parole à la question du journaliste.

 

Cette attitude nourrit le sentiment d’impunité et de mépris envers les citoyens ordinaires. Les drames de Martyrs ou du cortège présidentiel ne sont pas des fatalités, mais des conséquences de comportements irresponsables.

 

Une parole officielle qui frise la folie

 

La prestation de Maxime Balalou a provoqué des réactions outrées. Sa manière confuse de répondre, ses phrases incohérentes et son refus de reconnaître la gravité de la situation renforcent l’idée d’un porte-parole “en plein délire”. En s’attaquant aux taxis-motos et en évitant toute remise en question des véhicules militaires, il révèle une posture de déni et un mépris inquiétant pour la vie humaine….

 

 

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À Ndélé, le sous-préfet déserte sa mission avec l’ONG WCS  pour prêcher la bonne parole du MCU et du Président Touadera à Akroussoulback. Heureusement, les habitants ont compris

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À Ndélé, le sous-préfet déserte sa mission avec l’ONG WCS  pour prêcher la bonne parole du MCU et du Président Touadera à Akroussoulback. Heureusement, les habitants ont compris

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-defile-dans-le-village-Akroussoulback-pres-de-Ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bamingui-Bangoran : le village d'Akroussoulback rejette massivement le MCU et ses symboles
Défilé de la fête nationale 2024 à Akroussoulback, Bamingui-Bangoran : célébration en différé. CopyrightCNC

 

Dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, les agents de l’État multiplient les dérapages. Après le cas du sous-préfet de Bambari, Martin Kossi  qui avait menacé et insulté publiquement 4 chefs des quartiers, c’est au tour du sous-préfet de Ndélé de franchir la ligne rouge. Nommé par le chef de l’État comme tous ses pairs actuels, ce représentant de l’administration à Ndélé se croit désormais tout permis.

 

 

Pour bien comprendre l’histoire, le sous-préfet devait se rendre à Akroussoulback, une localité située à 85 kilomètres de Ndélé, pour une mission conjointe de sécurité avec l’ONG WCS. L’objectif annoncé portait sur la gestion des tensions liées à la transhumance entre la populations locales et les éleveurs, un enjeu important dans cette zone de Bamingui-Bangoran, non loin du Tchad et du Soudan. Mais arrivé sur place à Akroussoulback, le sous-préfet a purement et simplement délaissé le programme de travail prévu avec l’ONG WCS. Au lieu de traiter les questions sécuritaires qui justifiaient son déplacement, il s’est lancé dans une campagne électorale effrénée en faveur du président sortant Baba Kongoboro et du MCU.

 

La réaction des habitants d’Akroussoulback ne s’est pas fait attendre. Excédés par cette instrumentalisation grossière d’une mission administrative, ils ont massivement quitté les lieux. Pour ces populations qui connaissent trop bien les promesses non tenues, l’heure n’est plus aux discours creux. Chacun sait que le parti au pouvoir bâtit ses déclarations, ses propos sur des mensonges pathétiques, répétées à l’infini sans jamais se concrétiser même à 5%.

 

Mais le régime du MCU persiste. Le vendredi 29 novembre dernier, une nouvelle délégation du MCU à quitter la ville de Ndélé pour se rendre à Akroussoulback pour installer des bureaux de cellules et de sections du parti au pouvoir. Même scénario, même rejet : les habitants ont chassé ces membres du MCU, leur signifiant clairement que le temps du mensonge est révolu.

 

Mais comment les choses se sont déroulées ? D’abord le problème commence par la prise des photos que l’équipe choc du MCU voudrait faire après leur installation.  Les habitants ont refusé. Mais l’un des membres de la délégation a sorti son téléphone pour tenter de prendre une photo, 3 jeunes d’Akroussoulback ont vu et ont immédiatement réagit, poussant les autres à commencer à frapper tous les membres de la délégation. Aussitôt, c’est la débandade générale. La mission s’est terminée en queue de poisson.

 

De toute façon, les centrafricains ont bien compris que ces Élections seront qu’une parodie. Les résultats sont déjà acquis. Du président qui multiplie les danses publiques à ses ministres, en passant par les militaires indisciplinés, les sous-préfets, les préfets et les maires, c’est une atmosphère de célébration anticipée qui règne. Tous dansent déjà, persuadés que la victoire est dans la poche. Les campagnes menées ne sont qu’une comédie destinée à donner l’apparence de la démocratie, un simulacre dont personne n’est dupe. Le scrutin sera confisqué, les urnes manipulées, et les festivités peuvent donc commencer avant même le vote.

 

Dans cette ambiance d’arrogance généralisée, les autorités locales se sentent intouchables. Elles transforment leurs fonctions administratives en tribunes partisanes, convaincues que leur maintien en poste ne dépend que de leur zèle électoral. À Akroussoulback comme ailleurs, les citoyens ne sont plus dupes de cette comédie démocratique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Barthelemy Siméon

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Législatives et Présidentielle de 2025, la mafia s’organise, et la liste électorale est un chaos total. Dans le Bamingui-Bangoran, c’est le délire généralisé avec l’organisation des fraudes à ciel ouvert  

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Législatives et Présidentielle de 2025, la mafia s’organise, et la liste électorale est un chaos total. Dans le Bamingui-Bangoran, c’est le délire généralisé avec l’organisation des fraudes à ciel ouvert  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/ndele-tensions-apres-la-designation-precipitee-dun-successeur-a-la-defunte-deputee-aziza-la-famille-accuse-le-sultan-maire-ibrahim-senoussi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Législatives et Présidentielle de 2025, la mafia s’organise, et la liste électorale est un chaos total. Dans le Bamingui-Bangoran, c’est le délire généralisé avec l’organisation des fraudes à ciel ouvert
La défunte député de Ndélé 1, madame Aziza

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les Élections législatives du 28 décembre 2025 continuent de dévoiler des dysfonctionnements majeurs dans plusieurs circonscriptions du pays. À quelques semaines du scrutin, les irrégularités se multiplient, confirmant au passage les doutes sur la crédibilité du processus électoral en cours.

 

 

Dans la préfecture du Bamingui-Bangoran, particulièrement à Ndélé, la composition des listes définitives de candidats provoque la stupéfaction. Des documents que CNC s’est procurés attestent de modifications suspectes, d’ajouts tardifs et de substitutions qui échappent à toute logique administrative normale. Ces manœuvres, selon plusieurs sources concordantes, impliquent directement le Président du Tribunal de Grande Instance de Bambari, Monsieur Gambo, dont les pratiques sont ouvertement critiquées par ses propres collègues. Ces derniers vont jusqu’à affirmer qu’il représente “l’antipode de sa maman, l’honorable Mme Bernadette Gambo”.

 

Le cas le plus spectaculaire concerne le chinois ISSAKA Loïc, candidat de la circonscription de Ndélé 2ème arrondissement. Selon les informations recueillies, ce dernier ne s’est jamais inscrit sur la liste électorale. Son nom n’apparaissait pas sur les listes provisoires. Pourtant, il figure désormais sur la liste définitive, au grand étonnement des électeurs et des autres candidats de la circonscription. Plus audacieux encore, le chinois ISSAKA Loïc, insatisfait de son placement dans la deuxième circonscription alors qu’il visait la première, a exigé un repositionnement. Pour contraindre le Président Gambo à respecter ce qu’il considère comme “la clause du contrat”, il mène actuellement campagne à Ndélé 1, en violation manifeste des règles établies. Cette situation crée un flou total sur sa véritable circonscription d’origine.

 

Contactée au sujet de ces anomalies, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) se désolidarise formellement de cette liste mise en circulation par le Président du Tribunal de Bambari. L’institution électorale précise que ce document “n’engage que lui seul”. Cette prise de distance de l’ANE éclaire d’un jour nouveau la gravité de la situation : des listes électorales circulent sans validation officielle de l’institution mandatée pour organiser le scrutin.

 

Les ajouts hors délais se multiplient à tel point que l’ANE se trouve dans l’incapacité de faire éditer les cartes électorales pour certains candidats. Cette situation administrative inextricable compromet directement la tenue normale du vote dans plusieurs bureaux de la circonscription.

 

Le cas de la substitution d’Aziza, candidate décédée du MCU (Mouvement Cœurs Unis), ajoute une dimension supplémentaire au cafouillage. Alors que la défunte avait vu sa candidature validée par son parti pour les législatives de 2025, elle est décédée brusquement. Maintenant, un monsieur se déclare candidat en remplacement de la défunte. Son soi-disant remplacement est nommé Daoud Mahamat Mansour.

 

Daoud Mahamat Mansour se présente désormais comme “le candidat de l’espoir et du développement” pour Ndélé I. Dans une communication diffusée par lui-même sur les réseaux sociaux, il se définit comme un “homme sérieux, proche des communautés et profondément attaché aux valeurs du Dar El Kouti”. Son programme affiche des ambitions classiques : transparence, cohésion sociale, développement local et défense des intérêts de la circonscription. Mais les circonstances troubles de son intronisation jettent une ombre sur sa légitimité aux yeux de nombreux électeurs.

 

Derrière ces manipulations se profile une réalité plus sordide : ces modifications de listes s’effectueraient moyennant finances. Plusieurs témoignages concordants évoquent des transactions en espèces pour faire apparaître ou déplacer des noms sur les listes définitives. Le Président Gambo, selon ces sources, aurait fait du processus électoral une entreprise commerciale où les candidatures s’achètent contre billets de banque.

 

Par Marc Béïna….

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Flash info : Un policier du commissariat central de Bangui, Sylver NGBANGAYASSI , tué sur le lieu de son travail par des bandits armés

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Flash info : Un policier du commissariat central de Bangui, Sylver NGBANGAYASSI , tué sur le lieu de son travail par des bandits armés

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/en-operation-un-policier-centrafricain-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash info : Un policier du commissariat central de Bangui, Sylver NGBANGAYASSI , tué sur le lieu de son travail par des bandits armés
En opération, un policier centrafricain. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Sylver NGBANGAYASSI, gardien de la paix affecté au commissariat central de Bangui, a trouvé la mort cette nuit dans l’enceinte même de son lieu de travail. L’homme a succombé à des blessures causées par un couteau, dans des circonstances qui défient l’entendement.

 

L’attaque s’est produit pendant que le policier Sylver NGBANGAYASSI  était en service. Son rival, selon les premiers éléments d’enquête, accompagné de plusieurs complices, a pénétré dans les locaux du commissariat central pour commettre le crime. Les assaillants ont frappé le gardien de la paix Sylver NGBANGAYASSI  avec des couteaux, le privant de sa vie.

 

Cette mort violente survenue à l’intérieur d’un bâtiment officiel, un commissariat central, censé incarner l’autorité de l’État et la protection des centrafricains laisse les banguissois bouche B.

 

Comment des individus armés ont-ils pu franchir les portes d’un commissariat public et accomplir un tel acte sans être arrêtés ? La question demeure sans réponse immédiate. Eh! Baba Kongoboro, tu gère vraiment un pays ou tu enterre ce pays de Boganda ?

 

Les services de sécurité, supposés veiller à la tranquillité des citoyens, n’ont pas su protéger l’un des leurs. L’agent Sylver NGBANGAYASSI exerçait son métier au moment où ses meurtriers l’ont pris pour cible. La présence de complices indique une action préméditée, menée en groupe.

 

Cette affaire rappelle à tous les centrafricains que même les lieux réputés sécurisés peuvent devenir le décor d’actes criminels.

 

Par Anselme Mbata….

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Centrafrique : un Congolais de la RDC, ex-rebelle Banyamulengué de Jean-Pierre Bémba,  devenu candidat du MCU dans la circonscription de Bégoua. Incroyable, mais vrai  

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un Congolais de la RDC, ex-rebelle Banyamulengué de Jean-Pierre Bémba,  devenu candidat du MCU dans la circonscription de Bégoua. Incroyable, mais vrai

 

Centrafrique : un Congolais de la RDC, ex-rebelle Banyamulengué de Jean-Pierre Bémba, devenu candidat du MCU dans la circonscription de Bégoua. Incroyable, mais vrai
Marius Dimba, alors chef de terre, Congolais-Banyamulengue, ancien milicien de Bemba et candidat indépendant de MCU aux élections législatives à Bimbo 4

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans la circonscription de Bimbo 4, un homme surnommé “chef de terre” brigue un siège de député sous la bannière du Mouvement des Cœurs Unis. Son itinéraire criminel et politique mérite qu’on s’y attarde pour expliquer aux centrafricains ce que Touadera et son clan veulent désormais faire à notre pays.

 

 

Ce ex-rebelle congolais s’appelle Marius Dimba. Il  habite depuis des années du côté de Zako, près de Bégoua, à la sortie nord de la capitale Bangui. Cet ex-rebelle congolais n’a pourtant aucune attache centrafricaine par le sang. Il vient de la République démocratique du Congo, appartient à la communauté Banyamulengué, et son arrivée en Centrafrique remonte à l’époque du Président Patassé. Cet homme n’est ni centrafricain de père, ni centrafricain de mère. En plus il ne dispose d’aucun diplôme.

 

Pour comprendre les faits, il faut remonter dans l’histoire. Rappelons-le, Lorsque le président Ange Félix Patassé se trouvait menacé par les rebelles de François Bozizé au début des années 2000, il fit appel aux troupes de Jean-Pierre Bemba venues du Congo RDC voisin. Marius Dimba faisait partie de ces combattants congolais dépêchés pour défendre le régime en place à cette époque. Il n’était pas un simple rebelle parmi d’autres : c’est un expert en conduite militaire. Il conduisait un véhicule militaire spécial, un gros camion militaire que les Centrafricains avaient baptisé “Soukou mbangba”, ce qui signifie “joues gonflées”. Ce surnom venait probablement de l’apparence massive de l’engin, difficile à manœuvrer et que peu de gens savaient piloter correctement.

 

Quand les forces de Bozizé réussirent finalement à entrer dans la capitale, elles capturèrent Dimba vivant  avec nombreux de ses compagnons congolais qui sont en suite tous tués à cette époque. Normalement, les rebelles de Bozizé voudrais le tuer également, mais il a eu la chance de sa vie. Son sort aurait dû être le même que celui de ses camarades tombés sous les balles. Mais un détail à tout changer : personne d’autre ne savait conduire ce fameux camion militaire Soukou mbangba. Un lieutenant des libérateurs, monsieur Dekabona qui vivait vers le secteur de Mpoko, récupéra à la fois le véhicule et son chauffeur. Plutôt que de l’éliminer, il décida de garder Dimba en vie uniquement pour cette compétence technique rare.

 

Ce militaire transforma ensuite le camion en outil commercial. Il commença à faire du trafic de marchandises et des passagers avec ce camion entre Bangui et des villes de province, notamment vers Bossangoa. Dimba assurait ces trajets incessants au volant du Soukou mbangba, allant et venant sur les routes chaotique du pays. C’est ainsi qu’il put rester sur le territoire centrafricain au lieu d’être renvoyé au Congo ou éliminé comme ses anciens compagnons d’armes.

 

Les années passèrent et Dimba s’installa durablement dans le quartier de Bégoua. Sous le règne de Bozizé, il commença à rendre d’autres services, notamment dans le domaine du renseignement. Bozizé et son clan découvrirent qu’il pouvait fournir des informations utiles sur différentes personnes et différents milieux. Faustin Archange Touadéra, qui était alors Premier ministre de Bozizé, travailla avec lui durant cette période. Ils se connaissaient donc depuis longtemps.

 

Quand Touadéra devint président de la République à son tour en 2016, il continua d’utiliser Dimba comme source d’information. Le Congolais recevait de l’argent en échange des renseignements qu’il transmettait. Sani Yalo, figure importante du MCU, l’employait également dans ce rôle. Dimba percevait donc des sommes des deux côtés pour ses activités d’indicateur, naviguant entre différents cercles du pouvoir et rapportant ce qu’il apprenait.

 

Mais ses activités ne s’arrêtaient pas là. Dimba pratique également ce qu’on appelle communément le maraboutisme ou la sorcellerie. Il effectue régulièrement des voyages en RDC d’où il rapporte des grigris et des préparations mystiques. Selon plusieurs témoignages, il fournit ces services occultes à des personnalités haut placées du régime, dont Touadéra et Sani Yalo eux-mêmes. Dans un pays où les pratiques traditionnelles gardent une influence considérable, même dans les sphères du pouvoir, cette dimension de ses activités lui confère une position particulière.

 

Fort de ces différentes casquettes – ancien rebelle reconverti, chauffeur, informateur rémunéré, féticheur – Dimba décida de franchir un nouveau cap en se présentant aux élections législatives. Il s’inscrivit aux primaires du Mouvement des Cœurs Unis, le parti du président Touadéra, pour la circonscription de Bégoua. Son adversaire était le directeur adjoint de la douane, personnage influent dans la zone. Les électeurs du MCU choisirent ce dernier plutôt que Dimba.

 

Normalement, après une telle défaite lors des primaires, un candidat se retire et soutient le vainqueur désigné par le parti. Dimba n’en fit rien. Il maintint sa candidature en se déclarant indépendant tout en restant affilié au MCU. Cette situation crée une concurrence interne entre deux prétendants du même bord politique dans la même circonscription, ce qui divise mécaniquement les voix favorables au parti présidentiel.

 

La question la plus bouleversante demeure celle de sa nationalité. Comment un Congolais sans aucune ascendance centrafricaine peut-il légalement se porter candidat à l’Assemblée nationale ? La constitution et les lois électorales du pays imposent normalement la nationalité centrafricaine pour briguer un mandat de député. Pourtant, Dimba a réussi à constituer un dossier de candidature qui fut accepté par les instances électorales. Ce dossier contient notamment un diplôme de baccalauréat dont l’origine provoque de nombreuses questions. Où et quand a-t-il obtenu ce diplôme ? Dans quel établissement ? Les vérifications habituelles sur l’authenticité des documents ont-elles été effectuées ?

 

Au-delà de ces aspects administratifs, le passé d’indicateur de Dimba laisse des traces douloureuses. Plusieurs personnes ont été arrêtées, emprisonnées, voire pire, suite aux informations qu’il a transmises aux autorités. Dans un pays où les accusations de complot ou de rébellion peuvent mener à des conséquences graves, le rôle d’informateur comporte une responsabilité morale écrasante.

 

Les habitants de Bimbo 4 se retrouvent donc face à un choix singulier pour les représenter à l’Assemblée nationale. D’un côté, le candidat officiel du MCU, de l’autre, cet ancien combattant congolais aux multiples facettes qui refuse de s’effacer malgré sa défaite aux primaires. Certains électeurs connaissent son histoire, d’autres ignorent tout de son parcours depuis l’époque des rebelles de Bemba jusqu’à aujourd’hui.

 

Dans les rues de Bégoua, certains habitants murmurent qu’ils connaissent “chef de terre” depuis longtemps, qu’ils savent d’où il vient et ce qu’il a fait. D’autres découvrent seulement maintenant l’ampleur de son itinéraire. La perspective de voir un Congolais Banyamulengue, ancien rebelle de Bemba, ancien informateur, représenter des Centrafricains à l’hémicycle laisse perplexe même ceux qui soutiennent habituellement le parti au pouvoir.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Centrafrique : comment Wagner pille le carburant centrafricain via ses sociétés écrans

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comment Wagner pille le carburant centrafricain via ses sociétés écrans

 

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Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Début 2021, deux entreprises apparaissent dans le registre du commerce centrafricain : Capex et Petrolex SAU. Leur gérant déclaré, Claver Bedanot Guinond, n’est qu’un homme de paille. Derrière ces façades, se cache le groupe Wagner, la société militaire privée russe qui a transformé la République centrafricaine en base arrière pour ses opérations criminelles. Ces deux sociétés écrans deviennent rapidement des composantes clés de l’infrastructure économique de Wagner, permettant au groupe de s’approvisionner en carburant sans passer par les circuits officiels.

 

 

L’origine de ces entreprises coïncide avec l’escalade militaire de Wagner en RCA. En décembre 2020, la Coalition des patriotes pour le changement lance une offensive contre Bangui. Le président Touadéra fait appel aux mercenaires russes pour repousser les rebelles. Entre la fin 2021 et le début 2023, la présence de Wagner passe de 210 agents répartis sur 7 sites à près de 1 500 agents opérant sur 47 sites à travers le pays. Cette expansion massive nécessite des quantités considérables de carburant : gazole pour les véhicules et les groupes électrogènes, Jet A-1 pour les avions exploités par Wagner et enregistrés officiellement auprès du ministère de la Défense de la RCA.

 

Les registres commerciaux montrent que Capex a importé des produits non pétroliers auprès de Broker Expert LLC, une entité russe liée au Groupe Concord, la société mère du défunt Evgueni Prigojine. Broker Expert a été sanctionnée par les États-Unis en 2024 pour son rôle dans le financement des activités de Wagner à travers le monde. Capex a approvisionné la ville de Bambari en divers biens, y compris du carburant. Le compte rendu d’une réunion d’une association de transport camerounaise en septembre 2021 fait état d’inquiétudes concernant le rôle de Capex dans le transport de “marchandises russes” vers Bambari.

 

Selon des sources bien informées du secteur du carburant interrogées par les enquêteurs, les importations de Capex comprenaient des produits chimiques, des matériaux de construction et des machines lourdes destinés à la mine d’or voisine de Ndassima. Cette mine représente l’actif le plus précieux de Wagner en République centrafricaine, avec des revenus illicites annuels estimés à plus de 100 millions de dollars américains. La mine n’a aucune production ni chiffre d’affaires officiels, tout le minerai extrait est évacué clandestinement. L’exploitant de la mine, Midas Ressources, a été sanctionné par les États-Unis en 2023 pour ses liens avec Wagner et son rôle dans l’exploitation illégale des ressources centrafricaines.

 

En juin 2022, Petrolex commence à importer officiellement du carburant dans des camions-citernes, de quatre à huit par mois. Capex suit brièvement début 2023, mais seule Petrolex obtient une licence d’importation. Capex cesse donc ses opérations commerciales de carburant peu après, laissant Petrolex comme principal opérateur de Wagner dans le secteur pétrolier. Cette stratégie permet de concentrer les flux financiers et de simplifier la logistique tout en maintenant une façade de légalité.

 

Petrolex approvisionne désormais également en carburant les Forces armées centrafricaines, ce qui contribue à la croissance continue de l’entreprise. Cette intégration des FACA dans le circuit d’approvisionnement de Wagner confirme la fusion progressive entre l’armée nationale et les mercenaires russes. Wagner ne se contente pas de combattre aux côtés des FACA, il prend en charge leur logistique, créant une dépendance qui renforce l’emprise russe sur l’appareil sécuritaire centrafricain.

 

La dernière importation enregistrée de Petrolex marque un tournant significatif. En octobre et novembre 2024, 100 camions-citernes de carburant d’origine russe entrent en République centrafricaine via le Cameroun. L’étiquetage explicite dans les registres commerciaux du carburant comme étant “d’origine russe” est remarquable. De telles mentions avaient largement disparu des données commerciales après les sanctions de l’Union européenne de février 2023. Les négociants internationaux qui dominaient alors l’approvisionnement du marché centrafricain évitaient généralement de s’approvisionner directement auprès de sources russes pour ne pas enfreindre les sanctions.

 

Petrolex semble offrir un canal privilégié pour le carburant d’origine russe, contournant les restrictions internationales. Cette exemption apparente du monopole national sur l’importation de carburant détenu par Neptune Oil démontre que Petrolex bénéficie d’une protection spéciale au plus haut niveau de l’État. Pendant que tous les distributeurs agréés sont contraints de passer par Neptune Oil, Wagner maintient sa propre chaîne d’approvisionnement autonome.

 

Les bases de données commerciales indiquent que la Société nationale de raffinage du Cameroun (SONARA) est le fournisseur ou importateur du carburant que Petrolex et Capex commercialisent en RCA. Ce carburant provient de pays autres que le Cameroun, mais le négociant international en amont n’est pas précisé dans les données. SONARA n’a pas repris le raffinage de pétrole après un incendie en 2019 et se limite désormais au stockage et à la commercialisation de produits pétroliers finis. Cette configuration permet de masquer l’origine réelle du carburant et de brouiller les pistes pour les autorités qui tenteraient de tracer les flux.

 

Le carburant d’aviation Jet A-1 destiné aux avions exploités par le groupe Wagner et le ministère de la Défense provient du dépôt central de la RCA, la SOCASP. On ignore qui fournit ce carburant, car Neptune n’est pas le seul importateur malgré son monopole. Cette opacité permet à Wagner de maintenir ses opérations aériennes, essentielles pour ses frappes et son transport de troupes, sans dépendre d’un fournisseur unique qui pourrait être ciblé par des sanctions.

 

L’incident du 30 juin 2022 à l’aéroport international de Bangui M’Poko montre les méthodes brutales de Wagner. Un soldat arrive muni d’une lettre du ministère de l’Énergie ordonnant la réquisition de 110 000 litres de carburant destinés à des opérations militaires aériennes. Un employé de TotalEnergies refuse de remettre aux forces armées les deux camions de carburant d’aviation Jet A-1 et sollicite des instructions de ses supérieurs. Il est arrêté. Les soldats réquisitionnent les deux camions et les déplacent vers une zone d’accès restreint de l’aéroport. Le carburant saisi, qui était destiné au service aérien humanitaire des Nations unies, aurait été détourné pour soutenir les opérations militaires aériennes du groupe Wagner.

 

À l’origine, Wagner s’appuyait sur des routes d’approvisionnement informelles, se procurant du carburant au Soudan et au Cameroun via des intermédiaires basés à Bangui et opérant dans l’import-export de produits non pétroliers. Cette phase initiale permettait au groupe de rester discret tout en assurant l’approvisionnement de ses premières opérations. Mais l’expansion rapide des activités militaires et minières de Wagner a nécessité la mise en place d’un système plus structuré et plus fiable.

 

La création de Capex et Petrolex début 2021 répond à cette nécessité. Ces sociétés écrans permettent à Wagner de légaliser partiellement ses importations tout en conservant le contrôle total sur sa chaîne logistique. Le gérant déclaré, Claver Bedanot Guinond, gérerait les deux entreprises, mais les véritables décideurs restent les commandants de Wagner sur le terrain et leurs supérieurs à Moscou.

 

Les opérations conjointes menées par Wagner, les FACA et des milices alliées entre 2021 et 2023 ont été marquées par de graves violations des droits humains, notamment des massacres, de la torture et des violences sexuelles. Ces exactions nécessitaient une logistique importante, incluant le transport de troupes, l’approvisionnement en munitions et le ravitaillement en carburant. Petrolex et Capex ont joué un rôle essentiel dans cette machine de guerre, fournissant le carburant nécessaire aux opérations de contre-insurrection les plus sanglantes.

 

La mort d’Evgueni Prigojine en août 2023 n’a eu qu’un effet minimal sur les opérations de Wagner en République centrafricaine. Après une courte pause, le groupe a été restructuré et placé plus directement sous le contrôle du ministère russe de la Défense, avec pour objectif d’être pleinement intégré à Africa Corps. Ce changement organisationnel n’a pas affecté les activités de Petrolex et Capex, qui ont continué à fonctionner normalement. Les flux de carburant se sont même intensifiés, démontrant que la mort du chef de Wagner n’a en rien entamé l’emprise russe sur le secteur énergétique centrafricain.

 

Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain et le Conseil européen ont désigné le groupe Wagner comme organisation criminelle transnationale et l’ont placé sous sanctions. Ces mesures visent à empêcher les transactions financières avec Wagner et ses entités affiliées. Mais Petrolex et Capex continuent d’opérer librement, bénéficiant de la protection du gouvernement centrafricain qui ferme les yeux sur leurs liens avec une organisation criminelle sanctionnée.

 

Solaris Energy, une entreprise dirigée par Hamina Youssoufa, a également importé du gazole depuis juin 2022, et ses activités se sont poursuivies en 2024 malgré le monopole de Neptune Oil. Solaris distribuerait du carburant importé par Neptune et exonéré de taxes aux entreprises minières chinoises, bien que la base juridique de telles exonérations reste floue. Solaris, qui détient une licence de commercialisation, approvisionnerait également les sites exploités par Wagner, dont Ndassima.

 

Les volumes d’importation enregistrés montrent l’ampleur des opérations. En 2022, Petrolex importe 1 000 mètres cubes de gazole. En 2023, le volume grimpe à 2 500 mètres cubes. En 2024, Petrolex importe 4 000 mètres cubes, soit quatre fois le volume de 2022. Cette croissance exponentielle reflète l’expansion continue des activités de Wagner en République centrafricaine, tant militaires que minières.

 

Le carburant est au cœur des activités criminelles de Wagner en RCA. La sécurité et l’exploitation minière illicite, deux piliers de la stratégie du groupe, dépendent entièrement d’un approvisionnement constant et fiable. Depuis fin 2018, Wagner a établi un solide réseau transnational de carburant en RCA, évoluant d’opérations de contrebande informelles vers un système structuré s’appuyant sur des sociétés écrans, des distributeurs agréés et des exemptions accordées par le gouvernement. Cette évolution reflète l’ancrage institutionnel toujours plus profond de Wagner et sa capacité logistique grandissante au sein de l’économie de guerre centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Centrafrique : les violences des soldats FACA continuent sur les sites miniers chinois de Gaga

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les violences des soldats FACA continuent sur les sites miniers chinois de Gaga

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un simple échange de mots a suffi pour qu’un ouvrier minier se retrouve à l’hôpital, passé à tabac par des soldats FACA. L’acte criminel s’est produit sur une exploitation aurifère chinoise à Gaga, où l’impunité permet aux soldats FAKA de terroriser les civils sans craindre de sanctions.

 

 

Au sein de l’armée nationale centrafricaine, personne ne répond jamais de ses actes, quelque soit le niveau de crime commis. Les militaires affectés à la sécurisation des exploitations chinoises le savent parfaitement et sont devenus des champions en criminalité de toute sorte. Ils frappent, menacent, volent, sans qu’aucune mesure disciplinaire ne vienne les inquiéter. Cette liberté totale leur permet de se comporter en maîtres absolus sur les sites où ils sont déployés.

 

Les centrafricains gardent en mémoire les scènes insoutenables filmées il y a quelques mois sur un site minier de Yaloké 2. Des femmes et des adolescentes jetées au sol, frappées à coups de pieds et de crosses par des uniformes déchaînés. Leur faute ? Elles ramassaient des graviers abandonnés après le passage des machines d’extraction. Ces résidus miniers, jugés sans valeur par les exploitants chinois, attirent pourtant les riverains qui espèrent y dénicher quelques paillettes d’or en les lavant patiemment. Parfois ils trouvent, parfois ils repartent les mains vides. Mais pour les soldats FACA, ces déchets leur appartiennent et ils n’acceptent aucun partage.

 

Les images de ces violences avaient fait le tour du pays et provoqué un tel vacarme que le chef d’état-major avait dû se déplacer en personne sur certains sites militaires proches de la capitale. Il avait promis des sanctions fermes, juré que de tels comportements ne se reproduiraient plus. Ses paroles sont restées lettre morte. Aucun militaire n’a été inquiété, aucune punition n’a été appliquée. Le haut gradé est retourné dans son bureau et la vie a repris son cours habituel. Sur le terrain, les troupes ont compris le message : elles peuvent continuer sans crainte leur chef soulard.

 

Depuis, les exactions se multiplient dans toute la zone minière. Villages incendiés, biens pillés, habitants frappés pour un regard de travers ou une réponse jugée insolente. La machine militaire fonctionne sans régulation ni contrôle. Les commandants ferment les yeux, la hiérarchie reste silencieuse, et les victimes n’ont aucun recours.

 

L’agression survenue il y a quelques semaines sur le site géré par l’entreprise chinoise IMC, communément appelé Base centrale, située  dans la circonscription de Yaloke-2, s’inscrit exactement dans cette logique.

 

En effet, un Soldat FACA rentre sur le chantier minier de la base centrale après avoir passé quelque temps sur une autre exploitation. De son retour, le militaire semble ne pas apprécier sa mission et tient à expliquer à ses collègues qu’il déteste l’endroit où on l’a envoyé. Il préfère rester ici plutôt que là-bas. Sur le lieu, il y’a un ouvrier minier qui vient d’arriver au boulot. Le jeune est présent et écoute ce que le soldat FACA explique. Il décide alors d’intervenir pour relativiser. Il lui fait remarquer qu’il touche quand même 10 000 francs par jour sur cette affectation. Qu’il lui suffit de rester tranquille, d’assurer sa présence et d’empocher son argent à la fin de la journée. C’est d’ailleurs son boulot. Qu’il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre avec une telle rémunération pour si peu d’efforts.

 

Le soldat prend cette remarque comme une offense personnelle. Il se tourne vers le jeune ouvrier avec colère et lui demande pourquoi il lui répond de cette manière. Il vient d’exprimer son mécontentement et on lui dit qu’il n’a pas le droit de se plaindre. Il trouve cette réaction inadmissible. La tension monte rapidement. Le militaire sort son arme et vise le travailleur. Il s’apprête à tirer quand ses camarades se précipitent pour l’en empêcher. Dans la confusion, deux coups de feu partent vers le ciel. Le bruit des détonations fige tout le monde pendant quelques secondes.

 

Puis tous les soldats se jettent sur le jeune ouvrier. Ils le frappent avec leurs crosses, le cognent avec leurs fusils, le rouent de coups au corps et à la poitrine. La violence est telle que des témoins finissent par intervenir pour tenter de calmer les agresseurs. Il faut plusieurs personnes pour les séparer de leur victime. L’homme reste au sol, couvert de blessures.

 

Un moment plus tard, le sous-lieutenant qui commande la base arrive sur les lieux. Au lieu de sanctionner ses hommes, il s’en prend aux jeunes conducteurs présents, mais également à tous les ouvriers. Il les accuse d’avoir provoqué l’incident, leur reproche d’avoir créé des problèmes. Il multiplie les menaces sans jamais évoquer la responsabilité de ses militaires dans cette agression sauvage. Le commandant LAMTAGUÉ, chef de la sécurité d’IMC qui supervise l’ensemble des sites de l’entreprise chinoise, est également informé de la situation, mais préfère ne rien dire, plutôt cautionner ce crime.

 

Finalement, le sous-lieutenant installe la victime dans son véhicule et l’emmène à l’hôpital pour qu’on soigne ses blessures. Une fois remis, l’ouvrier refuse catégoriquement de revenir travailler sur ce site. Il a trouvé un emploi sur une autre exploitation minière, loin de ces militaires qui règnent par la terreur. Le soldat responsable de l’agression, lui, continue son service normalement. Il bénéficie de la protection de sa hiérarchie et personne ne lui demandera jamais de comptes pour ce qu’il a fait​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Zato

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