Flash info : forte détonation d’armes lourdes et légère à Bambouti, les FACA en débandade
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis quatre heures ce dimanche matin, la sous-préfecture de Bambouti, dans le Haut-Mbomou, connaît des combats violents. Les miliciens Azandé ont lancé une offensive contre cette localité frontalière du Soudan du Sud, provoquant la débandade des éléments de forces armées centrafricaines.
Les soldats FACA basés dans la zone ont été pris au dépourvu. Plusieurs d’entre eux ont abandonné leurs armes et tenues et fui en direction du Soudan du Sud voisin. Les casques bleus népalais de la Minusca restent retranchés dans leur camp sans intervenir dans les affrontements. Les assaillants contrôlent désormais la ville et commencent à se retirer vers 7 heures du matin.
Le maire de Bambouti serait retenu par les miliciens Azandés. Il y’a également un homme qui serait retenu par les assaillants.
À Zémio, une autre localité du Haut-Mbomou, des détonations d’armes ont été entendus très tôt ce matin vers 3 heures du matin aux abords de la ville. Quelques minutes plus tard, un camion transportant des commerçants sénégalais en provenance de Bangassou a ensuite été aperçu entrant dans la ville de Zémio. Les circonstances exactes de cet incident restent floues et aucune autorité n’a fourni d’explication sur ces événements nocturnes.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les fêtes de Noël tournent au cauchemar pour les habitants de Sikikédé . Depuis lundi, les miliciens russes du groupe Wagner contrôlent cette ville du nord-est et se livrent à des pillage. Motos et argent sont littéralement confisqués de force, pendant que la population tente de protéger ses biens.
L’histoire commence dimanche soir dans cette localité perdue de la préfecture de Vakaga, coincée entre le Soudan de l’autre, et le Tchad d’un côté. Les mercenaires russes débarquent et s’installent, transformant rapidement le quotidien des habitants en véritable cauchemar. Ce qui devait être une simple traversée se transforme en occupation prolongée, et les hommes de Wagner ne montrent aucune intention de repartir dans les prochains jours.
Coincés dans la ville depuis leur arrivée, ces miliciens russes occupent leur temps d’une manière qui terrorise la population. Ils circulent dans les rues en prenant de force les motos des habitants, fouillent les habitations pour chercher des biens comme de l’argent. Les habitants n’ont d’autre choix que de se plier face à ces menaces ou de tenter de sauver ce qu’ils peuvent en cachant leurs deux-roues dans des trous ou des endroits discrets.
La situation prend une tournure encore plus inquiétante ce matin de Noël quand un hélicoptère appartenant aux forces russes se pose au cœur de Sikikédé . Cette arrivée aérienne n’a rien d’une coïncidence et s’inscrit dans un schéma bien élaboré que les habitants commencent à comprendre. Ces hélicoptères viennent pour récupérer le butin accumulé par ces criminels russes du groupe Wagner qui sont au sol. Comme dans leur habitude, les biens volés par ces criminels finissent par être revendus ailleurs pour alimenter les caisses des mercenaires.
Ce système de pillage organisé fonctionne avec la complicité tacite des autorités centrafricaines qui ferment les yeux sur ces agissements. Pour le régime en place, l’essentiel reste sa survie Politique et tant que les combattants russes garantissent son maintien au pouvoir, le gouvernement ne s’inquiète guère des dérives de ces miliciens russes. Le prix que paye la population centrafricaines pour cette alliance n’entre visiblement pas dans les calculs de ces voyous qui sont à Bangui et qui prétendent diriger ce pays qui est actuellement chaos.
Touadéra, vous aviez promis la fibre optique nationale, quatre data centers et mille points Wi-Fi gratuits en 2020 : cinq ans après, où sont vos réalisations ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications.jpg” alt=”Touadéra, vous aviez promis la fibre optique nationale, quatre data centers et mille points Wi-Fi gratuits en 2020 : cinq ans après, où sont vos réalisations ?” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Gourna Zacko, ministre de télécommunications
Monsieur le Président, en décembre 2020, vous juriez devant les Centrafricains de déployer une fibre optique nationale, quatre data centers et mille points Wi-Fi gratuits pour propulser le pays dans l’ère numérique. Cinq ans se sont écoulés, et votre bilan technologique frôle le néant absolu. Pire encore : depuis deux ans, des câbles de fibre optique traînent effectivement dans les rues de Bangui sans jamais être efficacement connectés, transformant vos promesses en comédie technique. Comment expliquez-vous cette gabegie numérique ?
Vous aviez solennellement promis de faire de la République centrafricaine un hub technologique régional avec vos infrastructures numériques révolutionnaires. Déployer un réseau fibre optique national nécessitait au minimum 2 500 milliards de francs CFA selon les standards africains, soit huit fois votre budget annuel. Construire quatre data centers aux normes internationales représentait 200 milliards supplémentaires. Ces projets pharaoniques totalisaient donc 2 700 milliards, une somme que votre gouvernement n’a jamais possédée ni même cherché à mobiliser auprès des bailleurs internationaux. Vos annonces spectaculaires n’étaient donc qu’un écran de fumée électoral, une superproduction politique destinée à tromper des électeurs désespérés de connexion internet correcte.
Ce qui rend cette affaire encore plus scandaleuse, c’est la comédie technique qui se joue depuis deux années. Des kilomètres de câbles de fibre optique importés à grands frais de l’union européenne et de la BAD ont effectivement été posés dans les artères de Bangui et raccordés aux opérateurs téléphoniques Orange et Moov. Ces entreprises annoncent fièrement leurs nouveaux services 4G et leurs offres fibre haut débit. Mais sur le terrain, le résultat dépasse l’entendement : les connexions sont devenues plus lentes qu’avant, plus instables, plus frustrantes. Les Centrafricains qui espéraient enfin naviguer correctement sur internet découvrent des débits encore plus catastrophiques qu’avec l’ancienne technologie satellite.
Quand les journalistes interrogent votre ministre des Télécommunications sur cette dégradation inexplicable, sa réponse frise la moquerie : “C’est une nouvelle technologie, il faut un temps d’adaptation, les améliorations viendront progressivement”. Depuis plus de 10 mois, cette excuse pathétique se répète sans qu’aucune amélioration ne soit constatée. Comment peut-on justifier que la fibre optique, technologie éprouvée dans le monde entier, fonctionne moins bien en Centrafrique qu’au Cameroun voisin ? Cette défaillance technique révèle soit une incompétence crasse dans le déploiement, soit des équipements de mauvaise qualité achetés au rabais pour enrichir quelques intermédiaires.
Dans la pratique quotidienne, les Centrafricains subissent donc le pire des mondes : ils paient désormais plus cher pour des forfaits soi-disant “fibre optique” qui offrent des performances inférieures aux anciens abonnements satellite. Les entreprises de Bangui perdent des contrats internationaux parce que leurs visioconférences coupent constamment. Les étudiants renoncent aux cours en ligne faute de débit suffisant. Cette situation ubuesque transforme votre “révolution numérique” en régression technologique assumée.
La situation empire considérablement dès qu’on quitte la capitale. Vos mille points Wi-Fi gratuits promis n’existent nulle part à Bangui comme en province. À Bouar, Bambari, Berbérati, les capitales régionales survivent encore avec des connexions satellites défaillantes qui coupent dès qu’un orage approche. Les fonctionnaires provinciaux travaillent sans internet, les commerçants ne peuvent pas consulter leur compte orange money, les jeunes entrepreneurs renoncent à leurs projets numériques. Comment peut-on promettre mille points Wi-Fi quand les capitales régionales n’ont même pas une connexion ADSL fonctionnelle ?
Au bout du compte, Monsieur le Président, vos promesses numériques de 2020 constituent l’une des tromperies électorales les plus cyniques de votre mandat. Vous avez vendu l’illusion d’un pays connecté pour récolter des voix, puis vous avez livré une infrastructure défaillante qui aggrave les problèmes existants. Cette comédie technologique montre -t-elle votre incompétence en matière numérique ou votre mépris assumé envers les promesses faites aux Centrafricains ? Dans les deux cas, votre peuple continue de payer plus cher pour des connexions internet encore plus médiocres en attendant une révolution numérique qui s’apparente plutôt à une catastrophe technologique.
Agro-industrie : les 50 usines fantômes des promesses électorales de Touadéra en 2020, délire ou calcul ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Monsieur-Pascal-Bida-Koyagbele-en-mission-en-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Monsieur-Pascal-Bida-Koyagbele-en-mission-en-Russie.jpg” alt=”Agro-industrie : les 50 usines fantômes des promesses électorales de Touadéra en 2020, délire ou calcul ?” width=”300″ height=”275″ />Monsieur Pascal Bida Koyagbélé en mission en Russie
En 2020, Faustin-Archange Touadéra promettait 50 usines de transformation et 10 zones agro-industrielles modernes. Cinq ans plus tard, pas une seule machine n’a été installée, pas un seul chantier n’a démarré. Comment peut-on promettre 50 usines quand le pays n’en possède même pas 5 fonctionnelles ?
Naturellement, dans son programme présidentiel, Touadéra voulait incarner l’image d’un bâtisseur moderne et visionnaire. L’agro-industrie figurait comme l’un des piliers de son projet économique : cinquante usines flambant neuves, dix zones agro-industrielles réparties sur le territoire, et une transformation locale massive des produits agricoles centrafricains. Ces annonces, lancées avec une assurance déconcertante, semblaient ouvrir la voie vers un développement industriel tant attendu depuis l’indépendance. Mais elles n’étaient qu’un décor de campagne électorale, une mise en scène destinée à éblouir des électeurs habitués aux promesses creuses. Où étaient les études de faisabilité ? Où étaient les partenaires industriels ? Où était le financement de ces 50 usines ? Nulle part, car tout cela sortait directement de l’imagination présidentielle.
Or, la République centrafricaine n’a jamais posé la première pierre de ces soi-disant usines révolutionnaires. Aucune zone agro-industrielle n’a été identifiée sur le terrain, aucun financement n’a été mobilisé auprès des bailleurs, aucun plan de construction n’a été publié par les ministères compétents. Construire 50 usines de transformation nécessite au minimum 2 milliards de francs CFA par unité, soit 100 milliards au total. Le budget industriel de la Centrafrique ne dépasse pas 5 milliards par an. Les mathématiques élémentaires suffisaient à comprendre l’impossibilité de cette promesse démagogique. La promesse se limitait donc à des mots creux, tandis que les agriculteurs continuaient de vendre leurs récoltes brutes, à vil prix, faute de toute transformation locale organisée.
Concrètement, aujourd’hui encore, le manioc, l’arachide ou le maïs produits par les paysans centrafricains pourrissent dans les champs ou sur les marchés locaux. Les quelques tentatives artisanales de transformation se limitent à des moulins manuels vétustes, héritage de l’époque coloniale. À Bossembélé, principale zone de production d’arachide, les femmes continuent de piler à la main pour extraire l’huile. Aucune machine moderne, aucune chaîne de production, aucune usine digne de ce nom. Les importations alimentaires, elles, ne cessent d’augmenter chaque année. Le pays achète son huile de palme en République démocratique du Congo, son sucre au Brésil, son riz en Asie, preuve accablante de l’échec total de ce rêve d’industrialisation locale. Comment promettre 50 usines de transformation quand on importe ce qu’on pourrait produire sur place ?
Simultanément, cette absence d’industries de transformation condamne les producteurs nationaux à la pauvreté chronique. Sans possibilité de valoriser leurs récoltes, ils vendent leur cacao produit dans la Sanga-Mbaéré à 50 francs le kilo alors qu’il se revend 300 francs une fois transformé à l’étranger. Cette plus-value échappe entièrement à l’économie centrafricaine et enrichit les pays voisins comme le Cameroun qui possèdent, eux, de vraies unités industrielles. Marie, présidente d’un groupement de productrices à Bouar, témoigne avec amertume : “Nos produits partent brutes au Cameroun et nous reviennent transformés trois fois plus chères. Le président nous promettait 50 usines, mais nous n’avons même pas un pressoir électrique.”
Paradoxalement, ces cinquante usines inexistantes ne sont qu’un symbole supplémentaire de la méthode Touadéra : des promesses mirobolantes, sans études préalables ni moyens réels, destinées uniquement à tromper un électorat fatigué d’attendre des changements concrets. En prétendant vouloir industrialiser le pays du jour au lendemain, le régime n’a fait que renforcer sa dépendance extérieure et prolonger la misère des producteurs ruraux. Cette stratégie de communication politique remplace désormais toute politique industrielle sérieuse.
Finalement, l’agro-industrie devait être la locomotive du développement économique centrafricain. Elle s’est transformée en fantasme politique, en promesse vide de sens, en mensonge électoral de plus ajouté au long catalogue d’illusions présidentielles. Les 50 usines de Touadéra rejoignent ses 2000 écoles imaginaires, ses 100 hôpitaux fantômes et son million d’hectares inexistant dans le musée des supercheries électorales. Cette accumulation de fausses promesses industrielles pose une question légitime : Touadéra souffre-t-il de délire de grandeur ou manipule-t-il consciemment l’espoir de tout un peuple ? Dans les deux cas, le résultat reste identique : l’industrie centrafricaine n’avance pas d’un millimètre.
Touadera : l’Architecte de son propre troisième mandat illégal
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/touadera-en-campagne-electorale-pour-son-troisieme-mandat-a-bangui.png” data-wpel-link=”internal”>Touadera en campagne électorale pour son troisième mandat à Bangui
Le président centrafricain Faustin Archange Touadera a neutralisé toute opposition pour s’assurer un troisième mandat déguisé.
L’émission Patara de la radio Ndékè Luka du samedi 26 juillet a dévoilé l’ampleur de la manipulation politique menée par Faustin-Archange Touadéra en vue de l’élection de décembre 2025. Face à Armando Yanguendji, Hugues Francis Mongombé, Dieudonné Ngoumbango et Fidèle Gouandjika ont présenté les mécanismes d’un système où la démocratie centrafricaine a été vidée de sa substance pour garantir la perpétuation du pouvoir présidentiel.
Le congrès du Mouvement des Cœurs Unis a désigné le 26 juillet dernier Touadéra comme candidat pour ce qu’il ose appeler le “premier mandat de la septième République”. Cette pirouette sémantique, rendue possible par la Constitution taillée sur mesure en 2023, cache mal la réalité : l’ancien recteur de l’Université de Bangui, , brigue un troisième mandat consécutif en foulant aux pieds l’esprit démocratique.
Hugues Francis Mongombé dresse un bilan accablant de cette dérive autoritaire. L’ancien président du Conseil national de la Genèse centrafricaine dénonce sans détour : “Toutes les règles sont faussées” et Touadéra “a détruit tous ses adversaires“. Sa métaphore du match truqué où “l’arbitre porte le maillot de l’équipe adverse” décrit parfaitement un système électoral perverti où l’impartialité n’existe plus.
L’analyse de Mongombé va au cœur du problème : Touadéra ne tolère aucune opposition véritable. Il a “pulvérisé le MRPC” et “détruit le RDC”, les deux principales formations qui auraient pu lui tenir tête. À leur place, le régime fabrique des “zombies politiques”, des opposants de façade destinés à donner l’illusion d’une compétition démocratique. Cette stratégie de destruction systématique de l’adversité politique constitue l’essence même de la dérive dictatoriale.
Dieudonné Ngoumbango, malgré son ton respectueux envers celui qu’il appelle “très cher grand frère”, livre un réquisitoire implacable. Son conseil à Touadéra de “finir tranquillement ses mandats” et de “se retirer” cache un avertissement grave : continuer dans cette voie conduira à “sortir par la fenêtre de l’histoire du pays”. Cette formule évoque le sort des autocrates qui s’accrochent au pouvoir jusqu’à leur chute brutale.
Ngoumbango touche au paradoxe du régime Touadéra : un homme respecté, ancien professeur émérite, qui salit son héritage en transformant la présidence en propriété personnelle. Cette trahison des valeurs démocratiques qu’il était censé incarner rend sa dérive d’autant plus amère pour ceux qui l’ont admiré.
Face à ces critiques, Fidèle Gouandjika déploie une défense pathétique. Le ministre-conseiller se retranche derrière la légalité formelle : “c’est un congrès” qui a désigné le candidat et Touadéra “a sauvé le peuple centrafricain“. Cette rhétorique du sauveur providentiel rappelle les pires heures de l’autoritarisme africain, où les dirigeants s’auto-proclament indispensables pour justifier leur maintien au pouvoir.
L’ironie est cruelle : Gouandjika, qui conseille aujourd’hui Touadéra, avait également conseillé François Bozizé avant sa chute en 2013. Mongombé le lui rappelle brutalement : “conseiller Bozizé, qui a joué la constitution, est tombé“. Cette filiation entre les deux régimes n’est pas fortuite – elle montre la continuité des méthodes autoritaires qui gangrènent la politique centrafricaine.
L’élection de 2025 s’annonce comme une parodie démocratique. Touadéra a méticuleusement détruit toute opposition crédible pour s’assurer un “boulevard” électoral. Mongombé prédit qu’il “jouera seul” et “triomphera sans gloire” – une victoire pyrrhique qui privera sa réélection de toute légitimité populaire.
Cette confiscation du processus démocratique s’inscrit dans une stratégie plus large de verrouillage du système politique. Le régime contrôle les institutions électorales, manipule la Constitution à volonté et neutralise toute voix dissidente. La Centrafrique s’enfonce ainsi dans un autoritarisme soft, habillé des oripeaux de la légalité mais vidé de tout contenu démocratique.
La passivité de la communauté internationale face à cette dérive encourage Touadéra dans sa fuite en avant. Obsédés par la stabilité sécuritaire dans une zone troublée, les partenaires extérieurs ferment les yeux sur la mort lente de la démocratie centrafricaine. Cette complaisance nourrit l’impunité d’un régime qui se croit tout permis.
L’opposition résiduelle, atomisée et privée de moyens, ne peut qu’assister impuissante à cette confiscation du pouvoir. Les quelques voix qui s’élèvent encore, comme celles de Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Crépin Mboli-Goumba, Nicolas Tiangaye, Mongombé et Ngoumbango, témoignent d’un courage certain mais de leur isolement politique. Elles représentent les derniers vestiges d’une démocratie centrafricaine agonisante.
Le peuple centrafricain, las des crises successives, semble résigné à subir cette nouvelle forme d’autoritarisme. Cette apathie politique, fruit de décennies de désillusions, constitue le terreau idéal pour l’épanouissement de la dictature douce que Touadéra installe progressivement.
Flash Info : Le bilan des attaques du 25 et 26 décembre à Sarayebo grimpe à 32 morts civils
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les Mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les opérations menées par les mercenaires du groupe Wagner à Sarayebo, localité frontalière de la préfecture de la Vakaga, ont fait au total 32 victimes civiles en deux jours. Le 25 décembre, lors d’une première incursion au marché hebdomadaire, huit personnes ont péri sous les balles des assaillants russes. Deux mercenaires et plusieurs miliciens des autodéfenses ont été tués lors de l’accrochage avec des éléments du FPRC présents sur place.
Le lendemain 26 décembre, les forces russes sont revenues en masse depuis Birao avec des hélicoptères et des blindés pour une opération punitive d’une violence inouïe. Vingt-quatre autres civils ont été abattus au même marché bondé de commerçants. Les mercenaires ont ensuite incendié entièrement les structures du marché avant de se replier vers Birao face à la riposte des combattants rebelles.
Cette ville centrafricaine située à une dizaine de kilomètres au sud-est de Birao et faisant face à la ville tchadienne de Tissi vit désormais dans la terreur. Des centaines d’habitants ont fui vers le Tchad ou vers d’autres localités plus au sud. Le marché hebdomadaire qui constituait le poumon économique de toute la zone frontalière n’est plus que cendres et ruines.
Plus de détails dans nos prochains articles : l’attaque du 25 décembre sera publiée lundi, celle du 26 décembre paraîtra mardi.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/top-3-des-conseils-pour-des-paris-responsables-que-tout-parieur-devrait-connaitre-par-1xbalance.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/top-3-des-conseils-pour-des-paris-responsables-que-tout-parieur-devrait-connaitre-par-1xbalance.webp” alt=”Top 3 des conseils pour des paris responsables que tout parieur devrait connaître – par 1xBalance” width=”500″ height=”300″ />Top 3 des conseils pour des paris responsables que tout parieur devrait connaître – par 1xBalance
Les paris responsables ne consistent pas à réduire le plaisir, mais à garder le contrôle, à prendre des décisions éclairées et à faire en sorte que les paris restent une expérience positive et équilibrée. Alors que l’intérêt pour le sport et le divertissement numérique continue de croître à l’échelle mondiale, l’éducation autour des paris responsables est devenue plus importante que jamais.
C’est là que 1xBalance by 1xBet joue un rôle essentiel. Cette initiative a été créée comme un projet éducatif et de sensibilisation, destiné à aider les parieurs à mieux comprendre les principes d’un jeu intelligent et responsable. Grâce à du contenu informatif et à une communication continue sur les réseaux sociaux, 1xBalance se concentre sur le développement d’habitudes de pari plus saines, fondées sur la connaissance, l’autocontrôle et une vision à long terme.
Ci-dessous, trois principes fondamentaux promus par 1xBalance que chaque parieur devrait garder à l’esprit.
1. La discipline avant l’émotion
L’un des plus grands défis des paris est la gestion des émotions. L’excitation, la frustration ou le désir de récupérer rapidement des pertes peuvent conduire à des décisions impulsives – et ces décisions comportent souvent des risques inutiles.
Les parieurs responsables choisissent la discipline plutôt que l’émotion. Cela signifie fixer des limites claires de temps et de budget, suivre un plan et éviter les paris motivés par la pression, la colère ou l’excès de confiance. Savoir quand faire une pause ou prendre du recul est tout aussi important que savoir quand placer un pari.
À travers ses messages éducatifs, 1xBalance by 1xBet met l’accent sur la conscience émotionnelle et l’autocontrôle, encourage les parieurs à reconnaître rapidement les comportements à risque et à prendre des décisions plus calmes et réfléchies.
2. La qualité avant la quantité
Placer plus de paris n’améliore pas la qualité du jeu. Au contraire, des paris fréquents et pressés contiennent souvent plus de risques et moins de contrôle.
Une approche responsable privilégie la qualité plutôt que la quantité – en sélectionnant soigneusement les événements, en prenant le temps d’analyser les informations et en évitant les paris accidentels ou inutiles. Moins de décisions, mais mieux réfléchies, permettent de maintenir l’équilibre et de réduire le stress.
1xBalance rappelle constamment aux parieurs que des choix réfléchis comptent plus que le volume, en promouvant une approche des paris plus sélective et consciente.
3. Suivre et apprendre
Les paris responsables sont un processus d’apprentissage permanent. Suivre ses décisions, analyser les résultats et comprendre les tendances permet aux parieurs de s’améliorer avec le temps.
En réfléchissant aux paris passés, gagnants ou perdants, les parieurs peuvent identifier leurs habitudes, mieux gérer les risques et ajuster leur approche. Les erreurs ne sont pas des échecs ; ce sont des occasions d’apprendre et de progresser.
Le contenu éducatif de l’initiative 1xBalance encourage l’introspection, la prise de conscience et l’apprentissage à long terme comme éléments clés d’un comportement de pari responsable.
1xBalance : l’éducation avant tout
Au cœur de 1xBalance se trouvent l’éducation, la sensibilisation et le soutien. L’initiative ne promeut ni le jeu excessif ni des attentes irréalistes. Elle propose au contraire des conseils accessibles, conçus pour aider les parieurs à rester informés, équilibrés et maîtres de leurs décisions.
À l’avenir, le projet va se développer avec de nouvelles initiatives éducatives, des outils et des formats prévus pour l’année prochaine, renforçant l’engagement à long terme de 1xBalance en faveur d’une culture de paris responsables.
Conclusion : parier intelligemment, c’est parier de manière équilibrée
Les paris responsables sont construits des principes simples mais puissants : la discipline plutôt que l’émotion, la qualité plutôt que la quantité, et l’apprentissage permanent. En suivant ces lignes directrices, les parieurs peuvent profiter du sport de manière responsable tout en gardant le contrôle et l’équilibre.
Grâce à 1xBalance by 1xBet, les paris responsables ne sont pas présentés comme une restriction, mais comme une manière plus intelligente et plus saine de s’engager dans le sport – prouvant que l’équilibre est toujours la meilleure stratégie.
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Martin Ziguélé : “Même si le MLPC devait soutenir quelqu’un, le MLPC ne soutiendrait pas Touadéra parce que Touadéra est à la cause des malheurs de ce pays”
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ziguele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le porte-parole du BRDC, le député de Bocaranga 3 Martin Ziguelé lors de la conférence de presse de l’opposition démocratique à Bangui le 25 septembre 2025. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le président du MLPC monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de “faux grossier” et de “manipulation”. Martin Ziguélé rejette catégoriquement les informations selon lesquelles son parti aurait apporté son soutien au chef de l’État actuel dans le cadre du scrutin en cours.
“Je porte un démenti catégorique”, martèle l’ancien Premier ministre face aux caméras. La colère transparaît dans ses propos lorsqu’il évoque cet article de presse qui l’accuse d’avoir appelé à voter pour le président sortant. Pour lui, il s’agit d’une “intoxication” pure et simple, destinée à tromper l’opinion publique.
L’homme Politique rappelle qu’en 2016, lorsque le MLPC avait effectivement soutenu Touadéra au second tour, ce choix avait fait l’objet d’une décision formelle du bureau politique, d’un accord rendu public et d’un communiqué de presse. Il s’était même déplacé personnellement pour en informer les militants. Rien de tel aujourd’hui.
“Aucune instance du MLPC, aucune personnalité responsable qui a une charge quelconque au MLPC, n’a appelé à voter Touadéra”, insiste-t-il avec véhémence. Le parti se trouve actuellement au sein du BRDC, le bloc républicain pour la défense de la constitution du 30 mars 2016, qui considère l’ensemble du processus électoral comme illégal.
Ziguélé lance un défi à l’auteur de ces allégations : “Qu’il apporte les preuves de ce qu’il a dit.” Si des déclarations sur RFI sont évoquées, que les archives sonores soient produites. Si des écrits existent, qu’on les présente. Le leader politique affirme qu’aucun document, aucun enregistrement ne viendra étayer ces accusations.
Au-delà du démenti, l’ancien chef de gouvernement livre une explication sans équivoque : “Même si le MLPC devait soutenir quelqu’un, le MLPC ne soutiendrait pas Touadéra parce que Touadéra est à la cause des malheurs de ce pays”. Cette phrase, lourde de sens, exprime le fossé qui sépare désormais les deux hommes.
Le journaliste visé n’en est pas à son premier coup selon Martin Ziguélé. Il y a deux ans, une situation similaire s’était produite. La cellule de communication du MLPC avait protesté, mais le professionnel des médias avait bénéficié de la protection de sa corporation, qui dénonçait une agression contre l’un des siens. Le président du parti avait alors demandé à ses services de cesser d’en parler.
Cette fois, la riposte sera judiciaire. “J’ai contacté mon avocat ce matin pour déclencher une procédure judiciaire contre lui”, annonce Ziguélé. Il affirme que le journaliste en question “travaille pour les Wagner” et qu’il est “rémunéré” par cette organisation.
L’opposant dit connaître les protections dont bénéficie son accusateur : le chargé de communication du ministre d’État à la justice, un communicant du MCU, et “la couverture du pouvoir”. Mais cela ne l’empêchera pas d’aller au bout de sa démarche. “Je prendrai date”, promet-il, convaincu que justice lui sera rendue tôt ou tard. “Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lèvera toujours”, conclut-il avec cette formule qui résonne comme un avertissement.
Quatre jeunes abattus : le désarmement inachevé des groupes armés fait de nouvelles victimes
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/rebelles-upc-ali-darassa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les rebelles de l’UPC du général Ali Darassa lors de leurs désarmements à Maloum
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La mort de Cherubin et de ses trois compagnons de route a provoqué une vague d’émoi. Cet ouvrier machiniste allait tout bonnement transférer de l’argent à sa conjointe après un accouchement. Dans un audio qui fait le tour des plateformes des réseaux sociaux, son frère ainé désigne des anciens rebelles de l’UPC comme responsables.
L’enregistrement dure trois minutes. On y entend un homme brisé par la douleur, raconter les derniers instants de son frère nommé Cherubin qui travaillait sur des chantiers miniers tenus par des Chinois, un emploi qu’il avait obtenu grâce à l’aide de ce même frère qui pleure aujourd’hui sa disparition. Ce jour-là, la victime ne faisait rien d’extraordinaire. Il voulait juste s’assurer que sa femme et son nouveau-né ne manquent de rien.
Mais lors de l’accrochage, la balle des assaillants l’a atteint en pleine tête. Ses trois compagnons ont subi le même sort. Aucun n’a survécu. Le frère endeuillé accuse directement d’anciens combattants de l’UPC, ces hommes qui auraient dû déposer les armes mais qui continuent de semer la terreur. Il ne comprend pas. Le gouvernement leur répète sans cesse que la paix est revenue à 97% dans le pays, que tout va mieux, que les dangers appartiennent au passé.
Alors pourquoi Cherubin est-il mort à quelques heures de Noël ? Cette question revient comme un refrain dans le message vocal. L’homme se perd dans ses interrogations, cherche un sens à cette violence gratuite. Son frère avait parcouru tellement de régions pour exercer son métier de machiniste : Nola, dans la Sangha-Mbaéré, Alindao dans la Basse-Kotto, Bria et ses environs dans la Haute-Kotto, Yaloké dans l’Ombella-Mpoko, et tant d’autres localités où la vie avait repris tant bien que mal.
Mais ce témoignage du frère laisse beaucoup de zones floues. Aucune précision sur le lieu exact de l’attaque. Aucun détail sur le secteur, la préfecture ou la zone concernée. Impossible donc de vérifier les faits ou d’identifier clairement les assaillants. L’homme parle des Chinois, du travail de machiniste, de l’argent à envoyer, mais omet l’essentiel pour toute enquête sérieuse.
Cette affaire s’inscrit pourtant dans un contexte bien connu. Dans la Nana-Mambéré, l’Ouham-Pendé, Mambéré-Kadéi, Lim-Pendé, l’Ouham, des éléments du 3R se baladent encore avec leurs fusils. Personne ne les arrête. Personne ne dit rien. Ils roulent à moto, traversent les villages, franchissent les barrages sans être inquiétés le moins du monde. La même chose se produit dans l’Ombella-Mpoko où d’anciens rebelles gardent leurs armes comme si de rien n’était.
Cette liberté de mouvement finit toujours mal. Les incidents se multiplient depuis des mois. Ces hommes n’ont plus de structure qui les encadre, plus de revenus réguliers maintenant que leurs groupes sont officiellement dissous. Ils connaissent la maniement des armes, ils ont l’habitude de la violence, et ils n’ont aucun autre moyen de gagner leur vie.
Le désarmement n’a touché qu’une poignée d’entre eux. Quelques dizaines peut-être, alors qu’ils se comptent par milliers. Les autres gardent leurs kalachnikovs, leurs munitions, leur savoir-faire acquis durant des années de conflit. Faute de perspectives, beaucoup basculent dans le banditisme pur et simple. Les braquages deviennent monnaie courante. Les barrages routiers sauvages paralysent des axes entiers. Les attaques contre les civils se succèdent sans que les forces de l’ordre n’interviennent vraiment.
Le gouvernement range tout cela dans la case du banditisme ordinaire. Une étiquette commode qui évite de reconnaître l’échec du processus de démobilisation. Les autorités préfèrent se concentrer sur d’autres priorités, notamment les échéances électorales. La réélection de Touadéra pour un troisième mandat illégal mobilise toutes les énergies, tous les moyens, toute l’attention du pouvoir.
Pendant ce temps, les routes restent dangereuses. Les familles pleurent leurs morts. Les travailleurs comme Cherubin paient de leur vie le prix de cette négligence. Son frère continue de se demander pourquoi. Pourquoi lui. Pourquoi maintenant. Pourquoi personne ne fait rien alors que tout le monde sait que des hommes armés circulent librement. Les réponses ne viendront probablement jamais. L’audio continuera de tourner sur les réseaux sociaux, témoignage d’une douleur parmi tant d’autres, avant d’être remplacé par le prochain drame, la prochaine victime, le prochain message désespéré d’une famille déchirée
Une préfecture après l’autre, le même scénario se répète. Les agents électoraux arrivent, recensent, photographient, puis repartent. Mais les cartes promises ne suivent jamais. À Paoua comme à Bozoum, entre 60 et 80% des habitants inscrits patientent encore. L’Autorité Nationale des Élections multiplie les communiqués rassurants.
Haut-Mbomou, Bamingui-Bangoran, Ouaka, Ouham-Pendé, Nana-Mambéré : la liste ne cesse de s’allonger. Aujourd’hui, c’est au tour de Lim-Pendé de rejoindre ce registre peu enviable. Partout, le même problème se reproduit avec une régularité inquiétante. L’Autorité Nationale des Élections avait pourtant annoncé l’arrivée des documents et appelé la population à venir les retirer. Les habitants s’étaient déplacés, confiants. Mais au moment de la distribution, rien ne s’est passé comme prévu.
À Paoua, chef-lieu de Lim-Pendé, l’incompréhension a rapidement laissé place à la colère. Les représentants de l’autorité électorale avaient effectué leur travail de recensement avec application. Ils avaient pris le temps de photographier chaque personne, de remplir les formulaires nécessaires. Tout semblait suivre son cours normal. Puis le jour J est arrivé, celui où les citoyens devaient enfin recevoir leurs précieux sésames. Mais personne n’a rien obtenu. Pas la moindre explication, pas le moindre document.
Cette absence inexpliquée alimente désormais toutes sortes de spéculations. Certains habitants commencent à évoquer l’hypothèse d’une manipulation organisée. Selon eux, des individus malintentionnés pourraient s’emparer de ces cartes fantômes et les utiliser ailleurs, dans d’autres bureaux de vote. Ils se présenteraient comme ayant déjà accompli leur devoir civique alors que les véritables titulaires n’ont jamais vu l’ombre de leur carte. Cette théorie, aussi inquiétante soit-elle, trouve un écho grandissant au sein de la population.
La tension est montée à un tel niveau que la préfète de Lim-Pendé a dû intervenir personnellement. Face à une foule de citoyens mécontents et légitimement inquiets, elle a tenté d’apporter une solution de rechange. Les électeurs pourraient, selon elle, se présenter aux urnes munis de leur carte nationale d’identité. Cette proposition a été aussitôt reprise et validée par l’Autorité Nationale des Élections. Sur le papier, l’alternative paraît raisonnable.
Sauf que la réalité du terrain raconte une toute autre histoire. Dans les zones rurales comme Paoua, la carte nationale d’identité reste un document rare, presque luxueux. Pour l’obtenir, il faut se rendre à Bangui, parcourir des centaines de kilomètres, disposer de moyens financiers suffisants. La plupart des habitants de ces localités éloignées n’ont ni le temps ni l’argent nécessaires pour entreprendre un tel voyage. Résultat : seule une minorité possède ce document.
Parallèlement à cette crise, un événement singulier s’est produit au bureau de confection des passeports de la capitale. Durant toute la semaine dernière, plus de 300 d’éleveurs peuls, possiblement des tchadiens, centrafricains ou même nigériens ont afflué pour se faire photographier. Leur mobilisation massive et soudaine n’est pas passée inaperçue. Beaucoup se demandent pourquoi cette démarche urgente intervient précisément maintenant, à quelques jours du scrutin. Certains observateurs y voient la mise en place d’un dispositif permettant à ces nouveaux venus de participer au vote, tandis que les centrafricains se retrouvent bloqués, privés de tout document valable.
Le président de l’Autorité Nationale des Élections a finalement rompu le silence face à la contestation grandissante. Son explication n’a fait qu’ajouter à la confusion générale. Selon lui, les nouvelles cartes auraient été produites exclusivement pour les personnes récemment inscrites sur les listes électorales. Quant aux autres, ceux dont le nom figurait déjà lors des scrutins précédents, ils devraient tout simplement ressortir leurs anciennes cartes. Celles obtenues en 2015 ou en 2020 feraient parfaitement l’affaire.
Cette déclaration laisse de nombreux citoyens perplexes. Beaucoup ne savent plus quel document présenter le jour du vote. D’autres n’ont jamais conservé leur ancienne carte, pensant qu’elle serait remplacée par une nouvelle. Certains l’ont égarée au fil des années, d’autres l’ont tout simplement jetée après avoir été recensés à nouveau. Les consignes contradictoires se multiplient et brouillent complètement le message. Personne ne comprend plus vraiment les règles du jeu.
À Bozoum, chef-lieu de l’Ouham-Pendé, la situation demeure rigoureusement identique. Les habitants posent les mêmes questions, expriment les mêmes inquiétudes. Où sont passés les documents promis ? Pourquoi le processus s’est-il interrompu alors que tout semblait correctement engagé ? Les autorités locales tentent de rassurer, mais leurs réponses manquent de clarté. Chaque nouvelle intervention officielle apporte son lot de contradictions supplémentaires. Dans plusieurs autres préfectures, le même film se déroule. Les populations attendent, espèrent, s’interrogent. L’échéance du scrutin se rapproche inexorablement pendant que des milliers de citoyens restent dans le flou le plus complet concernant leur capacité effective à voter. Les explications officielles changent au gré des jours, mais les cartes d’électeur, elles, demeurent désespérément absentes.
Recrutés pour être candidats aux Élections législatives et municipales, certains se retrouvent actuellement démunis, leur parti et son président disparaissent dans la nature et répondent plus aux appels
Consolation mutuelle entre deux ex-ministres limoges dans la septième République, Ghislain Djorie et Aristide Briand Reboas
Au pays de Boganda, les Élections attirent souvent des candidats pleins d’espoir et d’ambition. Ces derniers comptent sur le soutien de leur parti pour mener campagne correctement. Malheureusement, pour le scrutin de décembre 2025, de nombreux jeunes candidats découvrent aujourd’hui que les présidents de partis fantômes fabriqués intentionnellement par Baba Kongoboro ont pris la fuite, les laissant complètement démunis.
Les préparatifs des scrutins présidentiel et législatifs ont donné lieu à des pratiques douteuses impliquant plusieurs personnalités honteuses . Certains candidats des micros partis, des cherché à manger, qui se déclarés candidats à la présidentielle ont recruté, de leur côté, de jeunes militants pour porter leurs couleurs aux législatives dans diverses préfectures du pays.
Ces jeunes se sont vus promettre des moyens matériels et financiers pour mener campagne. Les responsables des partis concernés leur avaient assuré qu’ils recevraient des kits de campagne ainsi que des fonds nécessaires pour se déplacer et mobiliser dans leurs circonscriptions respectives. Les engagements portaient aussi bien sur les Élections législatives que sur les communales.
Plusieurs semaines après ces promesses, aucun de ces jeunes candidats n’a pu regagner sa localité d’origine faute de moyens. Les présidents de partis qui les avaient recrutés sont devenus injoignables. Ils avaient pourtant affirmé qu’ils reprendraient contact ultérieurement avec leurs recrues. Depuis cette annonce, plus aucune nouvelle. Les appels téléphoniques restent sans réponse.
Il convient de rappeler que cette situation concerne exclusivement 3 candidats à la présidentielle dont les cautions ont été financées par le dictateur Baba Kongoboro. Ces derniers déploient une tactique malhonnête envers leurs propres prétendants aux législatives communales et régionales. Au départ, la tactique de Baba Kongoboro consiste à écarter tout candidat d’opposition véritable de la compétition.
Rappelons que Durant plusieurs mois, avant ces Élections, Touadera et son clan préfèrent aligner des candidatures factices. Il s’agit de personnes fabriquées de toutes pièces pour donner l’apparence d’une course électorale normale devant la communauté nationale et internationale. Pendant ce temps, l’opposition regroupée au sein du BRDC décide de boycotter le scrutin. Mais la surprise vient du côté de l’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé et celui d’un autre ancien Premier ministre, Henri-Marie Dondra, qui annoncent leur participation aux Élections.
Dans ce contexte, le président Touadéra, qui avait initialement vouloir bloquer ces deux candidatures, décide de les autoriser. La réunion tenue à Damara par le clan présidentiel a changé la donne. Le chef de l’État a donné instruction au président du Conseil constitutionnel d’autoriser la participation de Dondra et Dologuélé au scrutin prévu pour décembre 2025.
Cette volte-face crée une situation inédite. Les candidats dont les cautions ont déjà été payées et qui ont reçu des fonds pour leur campagne se retrouvent maintenant dans une configuration différente. Le pouvoir cherche à maintenir une apparence de pluralisme en autorisant quelques opposants réels tout en continuant à fabriquer des candidatures artificielles.
Ndélé : une ONG humanitaire fait un don de 50 000 Francs CFA aux lycéennes, Touadéra, dans sa folie, fait croire que l’argent vient de sa propre poche
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Ndélé, une organisation humanitaire a distribué 50 000 francs CFA à chaque fille du lycée ce samedi 20 décembre 2025. Mais le clan présidentiel a rapidement récupéré l’opération pour en faire un acte de campagne présidentielle, effaçant toute trace du véritable donateur dans sa communication officielle.
Les faits sont simples. Une organisation non gouvernementale, dont l’identité reste pour l’instant confidentielle, a décidé d’apporter son soutien aux jeunes filles scolarisées au lycée de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Chaque élève inscrite de la sixième à la troisième a reçu une carte SIM Orange Money contenant 50 000 francs CFA. Les bénéficiaires devaient ensuite se rendre aux distributeurs ou aux points de service Orange Money pour retirer l’argent en espèces. Une opération claire, bien organisée, menée par des acteurs indépendants dans le but d’encourager la scolarisation des filles dans une région où l’accès à l’éducation reste un défi quotidien.
Mais voilà que le régime de Touadéra s’empare de cette initiative pour en faire un argument de campagne. Les réseaux sociaux proches du pouvoir inondent les fils d’actualité avec des photos et des vidéos montrant le président comme le grand bienfaiteur des lycéennes de Ndélé. Aucune mention de l’ONG qui a financé l’opération. Aucune précision sur l’origine réelle de ces fonds. Juste le visage du président qui apparaît partout, comme si c’était lui qui avait sorti l’argent de sa poche. La machine de propagande tourne à plein régime, transformant une action humanitaire en coup de communication Politique à quelques jours d’un scrutin où Touadéra cherche à se maintenir au pouvoir illégalement.
Ce genre de manipulation ne date pas d’hier. Le président centrafricain a fait de la récupération des projets financés par d’autres une véritable stratégie. Il attend qu’une organisation internationale ou une ONG termine un projet, puis il débarque au dernier moment pour couper le ruban, faire des discours et s’attribuer tous les mérites. Les exemples abondent. Le 6 octobre dernier, Touadéra s’est rendu à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, pour inaugurer un bâtiment scolaire qu’il n’a jamais financé. Ce sont des organisations internationales qui ont mis l’argent, qui ont supervisé les travaux, qui ont livré l’infrastructure. Mais le président a retardé la cérémonie jusqu’à la rentrée scolaire pour maximiser l’impact médiatique de sa présence. Il a prononcé un long discours dans lequel il s’est présenté comme le grand architecte de la reconstruction éducative du pays, remerciant au passage les partenaires tout en veillant à ce que les populations locales retiennent surtout son nom.
Quelques semaines plus tard, même scénario à Batangafo. Le chef de l’État y a posé la première pierre d’un centre pédagogique entièrement financé par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation. Sur place, il a donné des leçons sur l’importance de former des enseignants compétents, sur la nécessité d’un encadrement sérieux, sur l’avenir du pays qui dépend de la qualité de l’enseignement. Des paroles creuses dans la bouche d’un homme qui, en quinze ans aux commandes, n’a strictement rien fait pour améliorer le secteur éducatif. Cinq ans comme Premier ministre sous Bozizé, dix ans comme président, et pas une seule école construite avec les moyens du budget national. Pas une seule université ouverte à l’intérieur du pays. Tous les projets éducatifs réalisés sous son règne proviennent de financements extérieurs.
Le cas de Bossangoa montre jusqu’où va l’audace du régime. La Minusca a décidé de réhabiliter la route entre Bossembélé et Bossangoa, un axe devenu quasi impraticable après des années d’abandon. Cette route est essentielle pour le déploiement des casques bleus et leurs opérations de maintien de la paix dans la région. Mais Touadéra a demandé à la MINUSCA de reporter l’inauguration pour qu’il puisse la faire lui-même, devant les caméras, devant les populations locales, en se présentant comme celui qui a rendu possible cette réhabilitation. La MINUSCA finance, la MINUSCA exécute les travaux, mais c’est Touadéra qui coupe le ruban et récolte les applaudissements. Une mascarade qui se répète partout où un partenaire international investit dans le pays.
Cette pratique relève du détournement pur et simple de projets humanitaires et de développement à des fins électorales. Les organisations internationales versent des millions de dollars pour améliorer les conditions de vie des Centrafricains, pour construire des écoles, pour réhabiliter des routes, pour former des enseignants. Cet argent ne transite même pas toujours par les caisses de l’État. Les partenaires financent directement les projets parce qu’ils savent que s’ils versent l’argent au gouvernement, il disparaîtra dans les circuits opaques de la corruption avant d’atteindre les bénéficiaires. Pourtant, Touadéra trouve toujours le moyen de s’approprier ces réalisations, de les présenter comme le fruit de sa gouvernance, de son leadership, de ses soi-disant négociations avec les bailleurs.
Les enseignants centrafricains connaissent bien la valeur des promesses présidentielles. Depuis des années, ils attendent des salaires qui n’arrivent jamais. La Banque mondiale finance la contractualisation de milliers d’enseignants, verse les fonds à l’État centrafricain, mais l’argent ne parvient jamais aux intéressés. Ils peuvent patienter six mois, huit mois, parfois plus, avant de recevoir un franc. Quand ils font grève pour réclamer leur dû, on leur répond que les fonds ont bien été versés au gouvernement et que c’est l’administration qui bloque. Personne ne sait où passe cet argent. Pendant ce temps, les écoles fonctionnent grâce aux maîtres-parents, des jeunes sans formation pédagogique qui enseignent bénévolement parce qu’il n’y a personne d’autre. Ces maîtres-parents sont payés par les familles elles-mêmes, des familles déjà écrasées par la pauvreté qui doivent assumer les responsabilités que l’État a abandonnées.
Le gouvernement verse 10 000 francs par mois aux enseignants comme indemnité de craie. Dix mille francs pour acheter de la craie pendant un mois entier. Cette somme dérisoire montre le mépris total du régime pour le corps enseignant. Pendant ce temps, Touadéra paie 10 milliards par mois à Wagner pour protéger son pouvoir. Des mercenaires russes reçoivent des milliards pendant que les enseignants reçoivent des miettes et que les élèves étudient assis par terre faute de tables-bancs. Dans certaines écoles, ce sont les anciens élèves qui cotisent entre eux pour acheter du mobilier scolaire parce que l’État a complètement déserté ses obligations.
À Paoua, Touadéra a annoncé la contractualisation de 6 000 enseignants financée par la Banque mondiale. Il a parlé de l’intégration de 1 569 enseignants titulaires. Il a évoqué le doublement de l’indemnité de craie, passée de 5 000 à 10 000 francs. Il a cité des chiffres impressionnants sur le papier : 291 salles de classe construites, 54 blocs de latrines, 2 970 tables-bancs distribués, 27 établissements équipés. Tous ces chiffres proviennent de projets financés par des partenaires extérieurs. Le Projet d’Urgence de Soutien à l’Éducation de Base, le Projet d’Appui au Secteur de l’Éducation, le Projet d’Accélération des Résultats de l’Éducation, tous financés par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation. Le gouvernement centrafricain n’a pas mis un franc dans ces projets.
Le président a parlé d’un nouveau projet d’une enveloppe de 120 millions de dollars américains pour l’éducation. Cent vingt millions de dollars, mais pas un franc ne vient du budget national. Il a annoncé 5 milliards d’investissements combinés pour l’Ouham-Pendé. Cinq milliards investis dans l’éducation de cette préfecture, mais toujours aucune contribution du gouvernement centrafricain. Ces sommes colossales sur le papier ne se traduisent par aucune amélioration concrète sur le terrain parce que les fonds promis restent bloqués quelque part entre les ministères. Les partenaires versent l’argent, mais les écoles ne voient rien arriver.
Touadéra multiplie les remerciements aux bailleurs dans ses discours : UNICEF, Banque mondiale, PAM, Union européenne, MINUSCA, Fédération de Russie, États-Unis, Chine, Maroc. Cette longue liste montre que le gouvernement ne fait rien par lui-même. L’éducation nationale dépend entièrement de la générosité des financeurs étrangers. Sans eux, le système s’effondrerait totalement. Mais même avec eux, le système vacille parce que l’argent qu’ils versent ne parvient jamais aux destinataires. Il se perd dans les circuits opaques de l’administration, détourné par des responsables sans scrupules pendant que les enseignants font grève et que les élèves restent chez eux.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les Élections générales en République centrafricaine auront lieu le 28 décembre prochain. Le chef de l’Etat sortant Faustin‑Archange Touadéra devrait, sauf catastrophe, être reconduit pour un troisième mandat. Mais le climat social et sécuritaire reste tendu.
Les 2,4 millions d’électeurs qui sont convoqués aux urnes ne vont pas se déplacer pour rien. Le 28 décembre, ils voteront pour renouveler ou non les mandats de quelques 180 maires, de 140 députés et du chef de l’Etat. Ce dernier a pu, à la faveur du référendum du 30 juillet 2023 supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels. Ce qui lui permet, en théorie, d’être élu à vie. L’opposition avait à cette époque boycotté le scrutin et s’était insurgé contre un « coup d’Etat constitutionnel ». Le président sortant , candidat du parti Mouvement Cœurs Unis (MCU) fera face à six autres compétiteurs qui ont vu leur candidature validée par le Conseil constitutionnel. Parmi eux, deux anciens Premiers ministres et maintenant opposants à Faustin‑Archange Touadéra : Anicet‑Georges Dologuélé, chef du parti Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) et Henri‑Marie Dondra, président de l’Unité Républicaine (UNIR). Le premier a été chef du gouvernement entre 1999 et 2001 sous l’ancien président, Ange-Félix Patassé. Le second a occupé la fonction entre 2021 et 2022, sous la présidence Touadéra. L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Aristide Briand Reboas et candidat malheureux à la présidentielle de 2020, s’est aussi mis sur les rangs. Le scrutin devrait conforter le président sortant et sa majorité à l’Assemblée nationale où le parti présidentiel (MCU) détient encore 86 sièges sur 140, après une recomposition interne. Aux 44 députés MCU se sont agrégés d’autres députés indépendants.
Frustrations communautaires
Les observateurs internationaux craignent cependant que le scrutin ne soit entaché d’irrégularités car le contexte sécuritaire reste instable. Certes, des groupes armés comme le « 3R » et l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), ont rendu les armes en octobre dernier conformément à l’accord signé à N’Djamena (Tchad) en avril dernier. Cependant, ils sont minoritaires au regard des autres groupes rebelles séléka (musulmans) et anti-Balaka(chrétiens et animistes), sans oublier les miliciens Azandé, plus nombreux, dans le Haut-Mbomou. Ces groupes peuvent dans les zones où ils sont présents, perturber les opérations électorales, restreindre et interdire l’accès des électeurs aux bureaux de vote afin de préserver leur influence locale. Les déplacés internes au nombre de 400 000 représentent autant d’électeurs que le scrutin va rendre invisibles soit parce qu’ils n’ont pas pu s’inscrire, soit parce que le centre d’enregistrement ou le bureau de vote le plus proche est fermé ou inaccessible. Beaucoup aussi craignent d’être ciblés par les groupes armés. Enfin de nombreux citoyens musulmans peinent à obtenir une carte d’identité nationale et de ce fait, risquent d’être exclus du scrutin. Ce qui exacerbe les frustrations communautaires et sape un peu plus la crédibilité du processus électoral. Il faut aussi compter sur la désinformation russe qui pourrait profiter des marges de manœuvre limitées de la Minusca pour amplifier ses campagnes de désinformation et ainsi influencer le débat électoral. Sur les 2,4 millions personnes constituant le corps électoral, combien iront déposer leur bulletin dans l’urne ? Le taux de participation sera un indicateur important pour la légitimité du pouvoir en place. Sa crédibilité tiendra aussi à sa capacité à anticiper d’éventuelles violences post-électorales. Mais le plus dur reste la manipulation des chiffres au sein de l’autorité nationale des Élections (ANE).
Anicet Georges Dologuélé, candidat à la présidentielle du 28 décembre prochain, victime d’un malaise à Bouar avant d’être pris en charge par la Minusca
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle du 28 décembre, Anicet Georges Dologuélé, a été pris en charge par la Minusca ce mardi 24 décembre après avoir ressenti des troubles dans sa chambre à Bouar. La fatigue accumulée durant sa tournée électorale expliquerait cet incident.
Le parcours du candidat depuis Bangui, la capitale, témoigne des difficultés qu’il a rencontré sur le terrain. Initialement prévu par avion, son déplacement dans les villes de provinces a été empêché par le régime, le forçant à emprunter la route à bord des véhicules. Mais arrivée à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, le terrain municipal initialement réservé pour son premier meeting dans la ville a été refusé par les autorités locales, l’obligeant à aller trouver une alternative. Malgré cela, son meeting a finalement connu un franc succès auprès de la population à Bossangoa.
De Bossangoa, Dologuélé a rejoint Paoua via une piste routière récemment aménagée par la Minusca, passant par Gouzé, mais propre. L’accueil y fut chaleureux dans cette ville de Lim-Pendé. De Paoua, l’homme politique a pris la Direction ensuite de Bocaranga, où l’état déplorable de la route a transformé les 80 kilomètres jusqu’à Ndim en huit heures d’épreuve. Arrivée nocturne, l’équipe a été obligé de faire une pause nocturne repos sommaire avant d’organiser un nouveau meeting dans la ville le matin., puis départ vers Bocaranga où un nouveau meeting fut organisé avant de gagner Bouar via Bohong .
Dans cette ville de Bouar, le stade que l’équipe du candidat Anicet-Georges Dologuelé avait préalablement réservé pour son premier meeting dans la ville s’est retrouvé bloqué par les forces de sécurité : gendarmes, policiers et les soldats Faca. Impossible d’y accéder. Sur place, un nouveau lieu avait été trouvé vite fait, mais la situation a basculé durant la nuit de mardi à mercredi. Des mercenaires russes du groupe Wagner, lourdement armés, se sont postés devant la résidence catholique où séjournait le candidat Anicet-Georges Dologuelé.
Cette présence inattendue a provoqué une montée de tension chez Dologuélé. Son service protocole a immédiatement contacté la Minusca, qui a dépêché deux véhicules médicalisés pour l’évacuer vers leur dispensaire des nations-unies à Bouar. Malgré la situation, les mercenaires russes, toujours dans leur véhicule, ont suivi les véhicules blindés de la Minusca jusqu’à la base des casques bleus. Sur place, un avion de la Minusca devait assurer son transfert vers Bangui.
Parallèlement, le candidat Anicet-Georges Dologuelé avait réservé et payé un avion privé pour l’amener à Berbérati, chef-lieu de la Mambéré-Kadéï. Mais la surprise est de taille quand le candidat a commencé à appeler la direction de la compagnie, aucun contact n’a pu être établi avec les responsables de cet avion. Personne n’a décroché le téléphone. Le régime a bloqué cet appareil. Pendant ce temps, le dictateur Faustin-Archange Touadera, lui, s’est rendu à Berbérati à bord de trois avions, dont un hélicoptère des Wagner.
L’entourage de Dologuélé attribue ce malaise au stress et à l’épuisement liés à cette campagne mouvementée. D’autres voix estiment que les entraves répétées rencontrées durant cette tournée ont pesé sur l’état physique du candidat. Ce mercredi, le président Touadéra était attendu à Bouar
La descente aux enfers sanitaire de Clarisse Sayo en prison : le dictateur Touadera veut la tuer
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Clarisse Sayo, ministre conseillère à la Primature
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis quelques semaines, une ancienne ministre conseillère, très malade, gît dans une cellule de Bimbo sans recevoir les soins dont elle a besoin. Clarisse Sayo, ancienne ministre conseiller à la Primature, vit ses derniers moments dans l’indifférence totale des autorités. Sa santé empire chaque jour un peu plus.
Depuis le début de la semaine dernière jusqu’à ce jour, l’état de santé de madame Clarisse Sayo s’est considérablement aggravé dans sa cellule de la prison de Bimbo. Atteinte de troubles neurologiques sévères, elle a été transportée dans certains hôpitaux de Bangui dans l’espoir de trouver une prise en charge adaptée. Les ambulanciers l’ont promenée d’un établissement à l’autre, cherchant désespérément une structure capable de la traiter.
Aucune formation sanitaire de la capitale n’a pu lui fournir les soins appropriés. Les médecins consultés ont tous fait le même constat : ils ne disposent ni des équipements ni des compétences nécessaires pour gérer ce type de pathologie. Face à l’impossibilité de la maintenir hospitalisée, Touadera et son clan ont pris une décision aussi simple que terrible. Elles l’ont reconduite dans sa cellule à Bimbo, malgré la gravité de son état.
Cette femme qui occupait un poste de ministre conseiller à la Primature avait été interpellée par la police sans motif tangible. Son seul tort reste le patronyme qu’elle partage avec son frère Armel Sayo. C’est ce nom qui a scellé son destin et celui de toute sa famille. Les forces de l’ordre l’ont arrêtée uniquement à cause de cette parenté devenue suspecte aux yeux du régime.
La famille Sayo subit actuellement un acharnement d’une ampleur rare. L’ancien ministre Armel Sayo croupit depuis plusieurs mois dans un centre de détention clandestin géré par des Mercenaires russes. Personne ne connaît le lieu exact où il se trouve ni les conditions réelles de son enfermement. Les témoignages font état de maltraitances continues dont il serait victime, des tortures que l’esprit peine à imaginer.
Un autre membre de la fratrie, gendarme de profession, se trouve enfermé à la prison du Camp de Roux. Il y a contracté la tuberculose et continue de purger sa peine malgré cette pathologie pulmonaire contagieuse. Les trois membres de cette famille se retrouvent ainsi derrière les barreaux dans des conditions sanitaires graves. Chacun d’eux paie le prix d’un nom devenu maudit.
Clarisse Sayo avait d’abord été placée sous garde à l’Office central de répression du banditisme. Les enquêteurs l’ont interrogée pendant des mois sur des faits qu’elle ignore. Après cette première phase, les policiers l’ont transférée à l’hôpital communautaire où elle est restée quelques mois. Son séjour hospitalier n’a pas suffi à stabiliser son état de santé. Les médecins ont fait ce qu’ils pouvaient avec les moyens du bord.
Les autorités pénitentiaires l’ont ensuite envoyée au quartier des femmes de la prison de Bimbo. C’est là que sa condition physique a commencé à se dégrader de manière alarmante. Les troubles neurologiques se sont intensifiés, provoquant des crises de plus en plus fréquentes. Les autres détenues témoignent de son calvaire quotidien, de ses tremblements incontrôlables et de ses moments d’absence.
Le pouvoir en place ne déploie aucun effort particulier pour lui garantir des soins adaptés. Les gardiens de prison observent son déclin sans intervenir. Certains observateurs évoquent une volonté délibérée de laisser pourrir la situation. L’absence de traitement approprié dans un contexte carcéral déjà précaire laisse peu d’espoir d’amélioration. Chaque jour qui passe rapproche un peu plus cette femme d’une issue fatale.
Le président Touadéra et son entourage affichent une assurance déconcertante quant à la pérennité de leur mainmise sur le pays. Ils déclarent ouvertement leur intention de se maintenir au pouvoir pendant quatre ou cinq décennies. Ils vont jusqu’à affirmer qu’ils y finiront leurs jours sans jamais en être délogés.
L’état de santé d’Armel Sayo demeure particulièrement inquiétant selon les rares informations qui filtrent. Sa mobilité serait extrêmement réduite et les détails concrets de sa détention restent enveloppés de mystère. Certains parlent d’un homme brisé physiquement et moralement. D’autres évoquent des séquelles permanentes dues aux sévices subis. Seule la providence semble encore le protéger dans cet environnement hostile dont nul ne mesure vraiment la dureté.
L’autorité nationale des Élections frappe à nouveau. Regardez comment l’ANE vient de produire une nouvelle carte électorale d’un homme de 106 ans avec une photo d’un gamin. Vraiment, ces totos de l’ANE nous fatiguent
Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des Élections (ANE) dans son bureau à Bangui
L’incompétence de l’ANE ne connaît décidément aucune limite. Après avoir intégré des stars du football international sur les listes d’inscription, l’institution vient de produire une carte d’électeur spectaculaire affichant un âge de 105 ans avec l’image d’un jeune homme. Ce n’est pas de la sorcellerie électorale ?
Cette nouvelle gaffe concerne la carte d’électeur de LOUMA Herly-Sosthène, présenté comme étant né le 31 décembre 1919 à Bangui-centre. Si cette date de naissance était exacte, le titulaire aurait aujourd’hui franchi le cap des 105 années d’existence. Pourtant, la photographie apposée sur le document montre un individu qui ne dépasse visiblement pas la trentaine, peut-être même la vingtaine. L’écart entre l’âge revendiqué et l’apparence physique du porteur atteint des proportions comiques.
Ce cas n’est malheureusement pas rare. De nombreuses cartes distribuées par l’ANE présentent des anomalies similaires, témoignant d’un manque criant de vérification et de rigueur dans le traitement des dossiers. Les exemples de ce type pullulent dans plusieurs bureaux de vote à travers le pays, alimentant chaque jour un peu plus la colère des citoyens.
Cette débâcle administrative s’inscrit dans la continuité du précédent scandale qui avait secoué l’opinion publique. Les listes électorales mises en ligne contenaient effectivement des noms complètement farfelus. Lionel Messi, la superstar argentine du football, figurait parmi les personnes habilitées à voter en Centrafrique. Des joueurs nigériens sans aucun lien avec le pays apparaissaient également sur ces registres censés recenser uniquement les citoyens centrafricains. Cette découverte avait déjà jeté un discrédit total sur le travail de l’institution.
Face à ces ratés répétés, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016 a tranché en faveur du boycott. Cette coalition regroupant plusieurs formations de l’opposition refuse catégoriquement de participer au scrutin du 28 décembre tant que les instances électorales ne seront pas profondément réformées. Leur position reste inébranlable : aucune élection crédible ne peut sortir d’une organisation aussi défaillante et totalement incompétente.
Matias Morouba, président de l’Autorité Nationale des Élections, tente tant bien que mal de colmater les brèches. Sa dernière explication concernant ces cartes problématiques laisse pantois. Selon lui, ces nouveaux documents électoraux ne concerneraient que les personnes qui se sont inscrites nouvellement sur la liste électorale. Les autres citoyens qui ont déjà participé aux Élections dans le passé devraient utiliser leurs anciennes cartes de 2020, 2015 ou de 2011 ou leur carte d’identité nationale pour exercer leur droit de vote. Cette clarification n’a évidemment convaincu personne et n’a fait qu’ajouter de la confusion à une situation déjà inextricable.
Sur le terrain, le mécontentement atteint des sommets. Des centaines de citoyens affirment ne jamais avoir reçu leur carte d’électeur malgré leurs démarches. D’autres ne retrouvent tout simplement pas leur nom sur les listes, comme s’ils n’existaient pas administrativement. Les bureaux de l’ANE sont pris d’assaut quotidiennement.
Certains centrafricains y voient bien plus qu’une simple incompétence. Pour eux, ce désordre généralisé relève d’une stratégie mûrement réfléchie. Le président Touadéra et ses soutiens, notamment les forces Wagner déployées dans le pays, auraient tout intérêt à maintenir ce climat chaotique. Dans une telle pagaille, n’importe quel résultat électoral devient justifiable, n’importe quelle contestation peut être noyée dans le flou ambiant.
Les critiques pointent également du doigt les méthodes de recrutement au sein de l’ANE. Plusieurs sources affirment que les postes clés de l’institution ont été attribués non pas sur la base de compétences avérées, mais selon des critères beaucoup moins professionnels. Copinages, relations personnelles douteuses et autres arrangements opaques expliqueraient la présence de nombreux agents manifestement dépassés par leurs fonctions.
Bangui s’éteint chaque jour à n’importe quelle heure depuis des décennies, plongeant ses habitants dans une obscurité totale qui paralyse toute activité économique. En décembre 2020, Faustin-Archange Touadéra jurait d’en finir avec ce calvaire énergétique en promettant 10 centrales solaires ultramodernes, 3 barrages hydroélectriques géants et même une ferme éolienne révolutionnaire. Cinq ans après ces annonces spectaculaires, les mêmes générateurs pétaradent dans les quartiers, les mêmes bougies éclairent les maisons, et les mêmes délestages rythment la vie quotidienne. Comment peut-on promettre 10 centrales solaires dans un pays incapable d’entretenir sa seule centrale thermique ?
D’ailleurs, au moment de sa campagne pour un second mandat, Touadéra promettait de transformer radicalement et définitivement le secteur énergétique centrafricain. Ses annonces impressionnaient par leur ampleur : une dizaine de centrales solaires dernière génération, trois barrages hydroélectriques capables de fournir 200 mégawatts chacun, une ferme éolienne moderne inspirée des modèles européens. De quoi alimenter en électricité Bangui et toutes les capitales provinciales, attirer des industries internationales et offrir enfin un confort énergétique minimum aux foyers centrafricains. Installer 10 centrales solaires de 50 mégawatts coûte environ 50 milliards de francs CFA chacune, soit 500 milliards au total. Construire 3 barrages hydroélectriques nécessite 200 milliards par ouvrage minimum, soit 600 milliards supplémentaires. Ces projets pharaoniques représentaient donc plus de 1 100 milliards, soit trois fois le budget national annuel. Mais ces promesses grandioses n’étaient rien de plus que des slogans électoraux savamment instrumentés, totalement dépourvus de financement identifié ou d’études techniques préalables.
Malheureusement, aujourd’hui en 2025, les coupures de courant continuent de rythmer impitoyablement la vie quotidienne des Centrafricains. Les habitants de Bangui survivent toujours entre délestages programmés et générateurs privés hors de prix, tandis que dans les provinces reculées, la quasi-totalité des villes ne dispose toujours d’aucune source d’électricité stable ou fiable. À Bouar, deuxième ville du pays, l’électricité n’existe tout simplement pas. À Berbérati, les hôpitaux utilisent encore des lampes à pétrole pour les urgences nocturnes. La promesse révolutionnaire de dix centrales solaires n’a donné naissance à aucun projet concret, pas même une étude de faisabilité. Quant aux trois barrages annoncés avec tant d’emphase, ils n’ont jamais dépassé le stade de l’imagination présidentielle la plus débridée.
Également, la ferme éolienne évoquée en 2020 comme symbole de modernité énergétique reste un pur fantasme technologique. Le pays n’a jamais possédé ni les études climatiques nécessaires, ni les infrastructures de raccordement, ni même les partenaires financiers internationaux pour lancer un tel chantier d’envergure. Les vents centrafricains sont-ils suffisants pour alimenter des éoliennes ? Personne ne l’a jamais vérifié, car aucune mesure météorologique sérieuse n’a été effectuée. L’annonce n’était qu’une manœuvre de communication politique destinée exclusivement à peindre Touadéra en bâtisseur visionnaire et écologique devant des électeurs éblouis par tant d’ambitions.
Concrètement, dans les faits observables, la dépendance énergétique centrafricaine s’est même considérablement aggravée depuis 2020. L’État continue d’importer des groupes électrogènes chinois défaillants, l’électricité reste financièrement hors de portée pour plus de 80% des ménages, et des quartiers entiers de la capitale s’enfoncent chaque soir dans l’obscurité la plus complète. La centrale thermique de Bangui fonctionne à 30% de sa capacité faute de MAINTENANCE, et les pannes durent parfois une semaine entière. Promettre autant d’infrastructures énergétiques pour livrer absolument le néant est effectivement devenu la marque de fabrique distinctive du régime Touadéra.
En un mot, le président avait solennellement promis la lumière à tout un peuple, il a délibérément livré l’obscurité la plus profonde. Ses barrages hydroélectriques invisibles et ses centrales solaires imaginaires résument parfaitement une gouvernance qui prospère exclusivement sur le mensonge électoral et laisse consciemment le peuple centrafricain dans les ténèbres énergétiques les plus totales. Ces promesses énergétiques fantômes rejoignent naturellement ses 5000 kilomètres de routes inexistantes et ses 50 usines de transformation imaginaires dans la collection présidentielle des supercheries les plus grotesques. La question fondamentale persiste : cette accumulation de mensonges énergétiques révèle-t-elle une incompétence technique abyssale ou une stratégie délibérée d’arnaque électorale ? Dans les deux cas, les Centrafricains continuent de vivre dans le noir en attendant une électricité qui ne viendra jamais.
Autorité nationale des élection : Tanga et Morouba impliqués dans un détournement de 3,5 millions par jour
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr-Barthelemy-Mathias-Morouba-president-de-lAutorite-nationale-des-elections.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des Élections …
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Chaque scrutin mobilise une logistique complexe nécessitant le recrutement temporaire de nombreux agents. Ces opérations ponctuelles, financées par des budgets exceptionnels, offrent parfois des opportunités de détournement à des responsables peu scrupuleux qui profitent de l’urgence électorale pour agir discrètement.
La manipulation des équipements de vote exige une main-d’œuvre spécialisée et disponible. C’est dans ce contexte que l’autorité nationale des Élections avait négocié avec le Programme des Nations Unies pour le développement un tarif journalier de 25 000 francs CFA par manutentionnaire. Ce montant devait permettre la gestion des isoloirs, urnes et autres matériels indispensables au processus électoral.
Les contraintes budgétaires du partenaire international ont modifié la donne. Le PNUD a proposé un ajustement tarifaire ramenant la rémunération à 12 500 francs CFA par personne et par jour, environ 20 euros. L’accord final portait sur 52 manutentionnaires, générant une dépense quotidienne de 10 400 euros, soit 7 millions de francs CFA.
La commissaire à la logistique Mme Tanga et Me Morouba ont alors élaboré un dispositif discret. Au lieu d’organiser un recrutement clair , ils ont privilégié leurs proches parents ainsi que ceux de certains commissaires complices. Cette sélection fermée écartait toute candidature extérieure au cercle des bénéficiaires choisis.
Le montage financier repose sur un double tarif. Le PNUD verse effectivement 12 500 francs CFA par manutentionnaire selon le contrat signé. Mais les personnes recrutées par l’ANE ne percevraient que 6 500 francs CFA chacune. La différence de 6 000 francs CFA par individu et par jour disparaît dans un circuit parallèle non documenté officiellement.
Avec 52 manutentionnaires concernés, le détournement atteint 312 000 francs CFA quotidiennement, soit environ 3,5 millions de francs CFA par semaine électorale. Cette somme représente exactement la moitié du budget alloué par l’organisation internationale pour la manutention du matériel de vote.
Des agents de l’ANE ont découvert l’opération par hasard. Certains documents contractuels et échanges écrits concernant cet arrangement ont ensuite circulé sur les réseaux sociaux. Les contrats mentionnant les vrais tarifs et les discussions entre responsables sont désormais accessibles publiquement, exposant le mécanisme mis en place.
Pour masquer l’affaire après la fuite, les protagonistes auraient fabriqué de nouvelles factures conformes aux montants acceptés par le PNUD. Ils procèdent maintenant à des recrutements supplémentaires afin de donner une apparence de régularité aux opérations, tout en maintenant le système de rémunération réduite pour leurs proches.
L’autorité nationale des Élections doit désormais choisir entre deux options. Elle peut lancer un appel à candidatures officiel en respectant les 12 500 francs CFA convenus avec le partenaire international. Ou bien elle conserve les parents déjà recrutés en les payant 7 500 francs CFA, ce qui permettrait de poursuivre le prélèvement sur les fonds électoraux pendant toute la durée des opérations de vote.
À Ndélé, les électeurs sous pression du MCU, parti au pouvoir
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/touadera-en-campagne-electorale-pour-son-troisieme-mandat-a-Bangui.png” data-wpel-link=”internal”>Touadera en campagne électorale pour son troisième mandat à Bangui
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis quelques jours, le Mouvement des Cœurs Unis a intensifié ses efforts pour séduire l’électorat féminin à Ndélé en distribuant des pagnes dans plusieurs quartiers. L’objectif ? Rallier le soutien des femmes en faveur du président Touadéra et du candidat député Mahamat Daout Mansour.
Le lundi 22 décembre dernier, cette ville du nord-est de la Centrafrique, chef-lieu de la préfecture du Bamingui-Bangoran, a été le théâtre d’un grand rassemblement politique. Le préfet y a exhorté les habitants à voter en masse pour le président sortant et le candidat du MCU aux législatives. Mais son discours a rapidement franchi la ligne du simple encouragement.
Selon plusieurs témoignages que CNC a pu recueillir, le préfet aurait menacé ceux qui ne soutiendraient pas Touadéra et son candidat avec une métaphore inquiétante : la morsure d’un serpent.
« Si vous ne votez pas Touadera, vous serez mordus par un serpent cobra », affirme-t-il devant la foule qui assiste à la scène. Cette menace voilée résonne de manière sinistre dans le contexte actuel de la Centrafrique, où chacun sait qu’elle fait référence aux “Requins”, une milice armée proche du pouvoir. Contrairement à un serpent qui frappe au hasard, cette force paramilitaire cible spécifiquement les opposants visibles au régime. Les rumeurs circulent vite, et ceux qui manifestent un soutien à l’opposition risquent de s’attirer la foudre de ces groupes.
La campagne électorale dans les provinces est marquée par un profond déséquilibre. Les candidats de l’opposition et les indépendants peinent à organiser des meetings publics dans ces régions éloignées de Bangui. Seul le parti au pouvoir bénéficie de la liberté d’action, organisant ses événements sans rencontrer d’obstacles administratifs ou logistiques. Les forces de sécurité empêchent automatiquement tout rassemblement des partis concurrents.
Cette emprise sur l’espace public électoral rappelle aux observateurs les heures les plus sombres de l’histoire du pays. Selon certains habitants âgés, une telle situation ne s’était pas vue depuis près de cinquante ans. La pression exercée sur les électeurs est désormais amplifiée par une violence verbale assumée par les représentants du pouvoir.
À Ndélé, comme dans d’autres régions du pays, les habitants sont pris au piège entre la nécessité économique et la pression politique quotidienne. Les distributions de pagnes créent une dépendance matérielle, tandis que les discours menaçants instaurent un climat de peur. Cette double contrainte réduit considérablement la liberté des citoyens lors du vote.
Les méthodes employées par le MCU dans cette campagne électorale vont bien au-delà de la simple propagande. Elles relèvent d’une logique de contrôle total de la population, où toute manifestation d’indépendance peut être sévèrement punie. L’absence de pluralisme dans l’organisation des meetings et le recours à l’intimidation directe transforment ce scrutin en une formalité administrative plutôt qu’en une véritable consultation démocratique.
Le député Hassan Akhras débarque à Mbata dans un tourbillon de liesse populaire
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-depute-hassan-akhras-debarque-a-mbata-dans-un-tourbillon-de-liesse-populaire.webp” data-wpel-link=”internal”>Le député Hassan Akhras débarque à Mbata dans un tourbillon de liesse populaire
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis le 13 décembre, la machine électorale tourne à plein régime pour Hassan Akhras, député sortant de Mbaïki 3. Joël Yangongo et Eric Bondo ont préparé le terrain, validé les comités de soutien et les antennes ECHOS FAT avant l’arrivée du candidat.
Ce vendredi 19 décembre, Hassan Akhras a fait son apparition dans la commune de Mbata, son fief électoral composé de six arrondissements. Plus de deux cents taxi-motos et une vingtaine de voitures ont convergé vers Pissa, situé à quarante kilomètres de Mbata, pour escorter leur représentant. Le convoi a quitté Pissa à 11 heures et a roulé pendant plus de trois heures avant d’atteindre Bouchia.
Le député Hassan Akhras débarque à Mbata dans un tourbillon de liesse populaire la semaine dernière
À Bouchia, le député a procédé à la remise d’une ambulance médicalisée de trente millions de francs CFA à l’hôpital local. Il a également inauguré un bâtiment scolaire qu’il a fait remettre en état pour quinze millions de francs CFA. Quatre motos trois-roues ont été distribuées aux centres de santé de Belou, Bokanga, Bangui Bouchia et Mokinda.
Avant d’arriver à destination, Hassan Akhras s’est arrêté pour inspecter le chantier de la maternité de Bangui Bouchia, lancé une semaine plus tôt. La maternité de Bouchia bénéficie aussi d’une rénovation financée par le député.
Les populations de Bokanga, Bangui Bouchia, Molangué, Belou et Mbata ont réservé un accueil chaleureux à celui qui brigue un nouveau mandat. Les administrés semblent déterminés à reconduire leur élu le 28 décembre prochain. Les réalisations concrètes sur le terrain parlent d’elles-mêmes et les habitants de ces six arrondissements ont manifesté leur attachement à leur représentant par une mobilisation exceptionnelle ce vendredi.
Voilà! L’heure du bilan à sonner : la Santé, les promesses électorales fantômes de Touadéra en 2020
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire.jpg” alt=”À Bangui, quand l’hôpital communautaire renvoie les malades mourir chez eux à la maison” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire
En décembre 2020, à quelques semaines de la présidentielle, Faustin-Archange Touadéra dévoilait son programme santé devant une foule conquise : 100 hôpitaux réhabilités, 500 centres de santé construits, et une réduction de 60% de la mortalité infantile d’ici 2025. Cinq ans après, le bilan est pathétique : zéro réalisation.
La première interrogation qui vient à l’esprit concerne l’origine de ces engagements ambitieux. Où Touadéra a-t-il trouvé ces chiffres ? Aucun document officiel ne justifiait ces objectifs. Le ministère de la Santé n’avait établi aucune étude préalable, aucun diagnostic des besoins réels. Le budget national de 2021 ne prévoyait même pas les fonds nécessaires à ces projets pharaoniques.
Pour construire 500 centres de santé fonctionnels, il faut compter au minimum 200 millions de francs CFA par structure, soit 100 milliards au total. Le budget santé de la Centrafrique ne dépasse pas 15 milliards par an. Simple calcul : il aurait fallu consacrer l’intégralité du budget santé pendant sept ans uniquement à ces constructions, sans un franc pour le fonctionnement des hôpitaux existants.
Toutefois, au-delà des questions budgétaires, c’est sur le terrain que l’écart entre promesses et réalité apparaît le plus criant. Pendant que Touadéra promettait ses centaines de centres, l’hôpital communautaire de Bangui est saturé des malades. À Bouar, la maternité manque cruellement de sage-femme depuis 2019. À Bossangoa, les patients achètent leurs propres perfusions au marché.
Dr Marie, gynécologue à l’hôpital communautaire, témoigne sans détour : “Nous n’avons même pas de quoi réparer notre scanner tombé en panne en 2022. Comment peut-on parler de nouveaux hôpitaux quand nous manquons de gaze stérile ?”
L’Organisation mondiale de la santé recense exactement 23 hôpitaux fonctionnels en Centrafrique. Pas un seul n’a été rénové depuis 2020. Les “100 hôpitaux réhabilités” de Touadéra restent introuvables sur le terrain.
Ce qui aggrave cette situation désastreuse, c’est la stratégie délibérée de désinformation qui l’accompagne. Le plus révoltant reste la stratégie de désinformation qui accompagne ces échecs. En 2023, le ministre de la Santé Pierre Somsé affirmait encore que “les travaux avancent bien”. Quels travaux ? Où ? Aucun journaliste n’a jamais pu visiter le moindre chantier hospitalier.
Cette méthode montre une conception particulière du pouvoir : mentir devient acceptable si cela maintient l’illusion du progrès comme en Russie. Touadéra gouverne par la promesse perpétuelle, jamais par la réalisation.
Plus grave encore, ces manquements ont des répercussions directes et tragiques sur la population. Pendant que le président multiplie les annonces creuses, les statistiques sanitaires restent dramatiques. Le taux de mortalité infantile stagne à 125 décès pour 1000 naissances, l’un des plus élevés au monde. La promesse de réduction de 60% était pure fantaisie.
Chaque mois, des centaines de femmes meurent en couches faute de structures d’accueil. Des milliers d’enfants succombent à la malaria, maladie parfaitement curable avec les bons moyens. Ces morts auraient pu être évitées si les promesses de 2020 avaient été tenues.
En définitive, ce dossier de la santé démontre parfaitement une méthode de gouvernance particulière. Touadéra a perfectionné une technique redoutable : promettre l’impossible pour cacher l’inexistant. Ses 500 centres de santé rejoignent la longue liste de ses projets fantômes : les 1000 kilomètres de routes bitumées (jamais construites), les 50 000 emplois créés (jamais créés), les universités régionales (jamais ouvertes).
Cette gestion par l’annonce fonctionne tant que personne ne vérifie. Malheureusement pour les Centrafricains, la maladie ne se satisfait pas de promesses. Elle tue, implacablement, dans l’indifférence d’un pouvoir qui préfère les effets de manche aux vrais hôpitaux.
Les 100 hôpitaux de Touadéra resteront le symbole d’une présidence bâtie sur le mensonge d’État assumé.
La capitale centrafricaine a encore connu une nuit sanglante. Un agent en service au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a perdu la vie sous les balles d’hommes armés non identifiés. Cette attaque survient quelques jours après un meurtre similaire au commissariat central.
Le gardien de la paix était tranquillement à son poste de garde quand les assaillants ont escaladé le mur pour arriver jusqu’à lui. Les coups de feu ont retenti aux abords du jardin public, près de l’autorité nationale des Élections, semant la panique dans le secteur d’habitude tranquille. Personne n’a vu venir cette attaque qui s’est malheureusement déroulée rapidement comme un éclaire.
Ce qui pousse les banguissois à s’interroger sur l’état de sécurité dans leur capitale , c’est que ça fait deux fois en peu de temps. Il y a quelques jours à peine, un autre policier s’est fait tuer au commissariat central de Bangui. Deux meurtres, deux agents des forces de l’ordre visés. On tue des gens censés protéger la population, et ça se passe en pleine capitale.
Difficile de ne pas penser que tout ça a été préparé. Les auteurs savent où frapper, ils connaissent les lieux, ils agissent vite. Ce ne sont pas des actes hasardeux. Quelqu’un a planifié ces opérations avec précision.
La rédaction du CNC va probablement mener son enquête journalistique pour comprendre ce qui se trame depuis quelques jours dans la capitale. Qui sont ces bandits ? Qui les protège ? Qui sont ces hommes armés ? Pourquoi s’en prennent-ils aux policiers ? Les questions restent nombreuses pendant que les habitants de Bangui s’inquiètent de voir leurs protecteurs devenir des cibles
Urgent : enlevée par les mercenaires russes du groupe Wagner, Annie Iyo-Ayate , policière et sœur de Nourd d Gregaza, portée disparue depuis quatre jours
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis le 14 décembre, les mercenaires russes du groupe Wagner ont lancé une vague d’arrestations visant l’entourage de Nourd Gregaza. Parmi les personnes enlevées figure Annie Iyo-Ayate, sa jeune sœur et agent de police, introuvable depuis quatre jours.
L’affaire débute avec l’annonce fantaisiste de l’évasion présumée de Nourd d Gregaza de l’Office Central pour la Répression du Banditisme à Bangui. Les mercenaires russes du groupe Wagner affirment qu’il s’est échappé de sa cellule. Pourtant, cette version peine à convaincre. Comment un détenu pourrait-il sortir d’un établissement gardé par des dizaines de policiers nuit et jour ? La famille de Gregaza conteste cette version et craint plutôt qu’il ait été enlevé, peut-être pour être éliminé par les mercenaires russes.
Depuis cette disparition, les mercenaires russes du groupe Wagner ont multiplié les arrestations parmi les proches de Gregaza. Les raisons de ces opérations restent floues. Annie Iyo-Ayate, policière de profession, a été emmenée par les mercenaires russes il y a quatre jours vers une destination inconnue. Son enlèvement pousse chacun de nous à s’interroger : que compte faire Wagner d’une jeune femme arrêtée sans motif apparent ? Va-t-elle servir d’otage, subir des violences sexuelles ou être détenue dans l’une des prisons secrètes que Wagner gère à l’aéroport international de Bangui-Mpoko ou dans les sous-sols du camp de Roux ?
Le silence des autorités surprend. Aucune organisation de défense des droits des femmes ne réagit. Les institutions censées protéger les droits humains restent muettes. La Minusca, censée protéger les civils, reste également muette. Le gouvernement n’a même pas bougé son petit doigt. Une policière disparaît et personne ne prend la peine de s’interroger sur ce qui lui arrive en ce moment. Annie Iyo-Ayate demeure prisonnière quelque part, peut-être torturée, peut-être exploitée comme un objet sexuel des russes, sans que cela gène qui que ce soit dans ce pays des anormaux.
Toute la famille de Nourd d Gregaza vit désormais dans la terreur. Chacun redoute d’être le prochain sur la liste. Les mercenaires russes agissent à leur guise. Quand Wagner décide, les ministres approuvent. Quand Wagner applaudit, tout le monde suit. Les Centrafricains meurent dans l’indifférence générale. Annie Iyo-Ayate reste portée disparue. Sa famille attend des nouvelles qui ne viennent pas. Les jours passent sans réponse
Nana-Mambéré : Le commandant LAMTAGUÉ, officier des FACA, déployé pour la sécurisation des sites miniers chinois, installe lui-même son propre site minier et fait des millions avec de l’or exploité
LA MAFIA ATTEINT UN NIVEAU supérieur dans le village de RONDI, sous-préfecture de Abba, préfecture de la Nana-Mambéré. Le commandant LAMTAGUÉ, déployé dans le cadre de la sécurisation des sites miniers chinois, ne se contente plus de taxer les autres. Il a franchi une nouvelle étape : il est devenu exploitant minier. Avec 11 motopompes et des dizaines de jeunes recrutés à Yaloké, à 225 kilomètres de Bangui, cet officier des FACA fait maintenant des millions par mois avec son propre site d’extraction.
Récapitulons ce qu’on a découvert jusqu’ici sur ce commandant. Il fait des trafics humains au Cameroun, c’est-à-dire il recrute illégalement des Camerounais à Garoua-Boulaï pour venir travailler sur le territoire centrafricain sur des sites miniers chinois, tout en prélevant des commissions sur leurs salaires. Il taxe les villageois à 1 000 FCFA pour qu’ils puissent ramasser les graviers rejetés par les Chinois. Il impose 50 000 FCFA par semaine aux artisans qui veulent exploiter l’or dans la zone. Il a instauré son propre tribunal où ses hommes torturent et rackettent. Il protège la dévastation des forêts par les Chinois tout en frappant les villageois qui veulent ramasser du bois.
Maintenant, il a ajouté une nouvelle dimension à son empire criminel : il exploite lui-même l’or. Ce n’est plus seulement de la taxation, du racket, de la corruption. C’est de l’exploitation minière industrielle menée par un officier censé sécuriser les sites, pas les exploiter pour son compte personnel.
Le commandant LAMTAGUÉ possède 11 motopompes. Ce ne sont pas des outils d’artisan. Ce sont des équipements d’exploitation à grande échelle. Pour faire fonctionner ces machines, il lui faut de la main-d’œuvre. Beaucoup de main-d’œuvre. Alors il est parti à Yaloké, ville située à 225 kilomètres de Bangui, et il a recruté massivement. Des dizaines de jeunes de Yaloké travaillent maintenant sur son site minier personnel à Rondi.
Ces jeunes extraient l’or. Tout l’or récupéré va directement dans les poches du commandant. Avec 11 motopompes qui tournent, avec des dizaines d’ouvriers qui travaillent, ce monsieur fait des millions par mois. Des millions. Ce n’est plus de la petite corruption. C’est une industrie minière privée dirigée par un officier de l’armée nationale en mission officielle.
On se demande comment c’est possible. Tu es déployé pour sécuriser un site minier chinois dans la sous-préfecture d’Abba, dans la Nana-Mambéré. Tu deviens recruteur d’étrangers illégaux. Tu deviens collecteur de taxes sur les villageois. Tu deviens juge et bourreau. Et maintenant tu deviens exploitant minier avec ton propre site industriel. Comment un seul homme peut-il cumuler tout ça sans que personne ne réagisse ?
Mais attendez, ce n’est pas fini. Le commandant justifie ses taxes de 50 000 FCFA par semaine aux artisans locaux en leur expliquant que toute cette terre appartient déjà aux Chinois. Donc si les villageois viennent travailler, selon lui, ils volent les ressources des Chinois. C’est pourquoi, pour leur permettre de travailler sur leurs propres terres ancestrales, il leur impose cette taxe. Cinquante mille francs par semaine. Deux cent mille francs par mois par personne.
Imaginez le nombre d’artisans qui travaillent dans cette zone. Imaginez combien d’argent ça représente chaque mois. Des millions, rien que sur cette taxe. Et pendant qu’il taxe les villageois pour soi-disant voler aux Chinois, lui-même exploite son propre site avec 11 motopompes et des dizaines d’ouvriers. La logique n’existe plus. C’est juste du racket pur et simple déguisé en réglementation.
Sous l’autorité nominale de l’adjudant-chef KOTA MABOKO, chef de base, et de l’adjudant BANAMAYE, son adjoint, tout ce système fonctionne à plein régime. Les soldats collectent les taxes, surveillent les sites, empêchent les villageois de travailler librement, et en même temps protègent l’exploitation personnelle du commandant. Ils travaillent pour lui, pas pour l’État.
Ce monsieur a installé une véritable chronomafia. Le trafic d’êtres humains avec les Camerounais recrutés illégalement. Le racket des villageois et des artisans. La torture et la justice parallèle. La complicité dans la dévastation environnementale. Et maintenant l’exploitation minière industrielle pour son compte personnel. Tout ça en même temps. Tout ça dans la même zone. Tout ça sous couvert d’une mission officielle de sécurisation.
Les habitants de Rondi, village situé à 45 kilomètres de la commune d’Abba, assistent impuissants à ce pillage organisé. Le chef de village WAMBETO ne peut rien faire. Les autorités d’Abba ne bougent pas. À Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré située à 450 kilomètres de Bangui, le silence règne. À Bangui, les ministères concernés semblent ignorer ce qui se passe dans cette zone frontalière.
Pendant ce temps, le commandant LAMTAGUÉ continue d’accumuler. Il recrute des Camerounais, il taxe des Centrafricains, il torture des villageois, il exploite de l’or. Ses 11 motopompes tournent jour et nuit. Ses ouvriers de Yaloké extraient des kilos d’or chaque semaine. Son compte en banque gonfle. Sa mafia s’étend.
Comment un pays peut-il laisser un seul homme, un officier de son armée, contrôler une zone entière de cette façon ? Comment peut-on accepter qu’un commandant déployé pour une mission de sécurité se transforme en parrain local qui cumule tous les pouvoirs et tous les trafics ? Comment la hiérarchie militaire peut-elle ignorer qu’un de ses officiers fait des millions par mois avec un site minier personnel pendant qu’il est censé travailler pour l’État ?
Dix ans au pouvoir, Touadéra a perdu la bataille éducative
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les élèves dans la cour de l’école de Baboua centre . CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Malgré des statistiques officielles sorties du chapeau de Baba Kongoboro, présentant des taux de réussite encourageants, la réalité montre un système éducatif en déliquescence où les enfants peinent à maîtriser les fondamentaux.
À Baboua, l’année scolaire s’est officiellement terminée avec plus de 80 % de réussite aux examens, un pourcentage qui relève davantage de la statistique cosmétique que de la réalité pédagogique. Ces chiffres cachent une vérité bien différente : les élèves qui obtiennent leur certificat sont souvent incapables de lire correctement un texte simple ou de résoudre des opérations mathématiques élémentaires. Cette situation s’explique par un système où les maîtres-parents, sans formation pédagogique appropriée, assurent l’essentiel de l’enseignement dans nos écoles.
La situation dépasse largement les frontières de Baboua et touche l’ensemble du territoire national. Les enfants désertent massivement les salles de classe pour rejoindre les chantiers miniers pour les uns, ou les autres se concentrent sur des marchés pour vendre. Ces enfants sont attirés par la perspective de revenus immédiats. Les filles disparaissent des bancs de l’école, victimes de mariages précoces qui brisent définitivement leur avenir. À Berberati, Boda, Bouar, Bambari ou Paoua, le même scénario se répète : les jeunes abandonnent l’école pour chercher de l’or, couper du bois ou survivre dans des activités informelles.
Après dix années à la tête du pays, les promesses de réformes éducatives du président Touadéra alias Baba Kongoboro restent lettre morte. Le régime annonce régulièrement des réformes et promet de renforcer l’éducation, mais les faits témoignent d’une autre réalité. Les maîtres-parents remplacent encore les enseignants formés, les infrastructures tombent en ruine et le budget alloué à l’école reste dérisoire. Le recrutement ponctuel de quelques contractuels ne change rien au fond du problème : l’État a abandonné le terrain éducatif.
L’ampleur de cet échec montre une défaillance institutionnelle complète. Le gouvernement ne protège pas les filles contre les mariages forcés, ne combat pas l’attrait des mines sur les jeunes, ne garantit aucun avenir à la jeunesse. À chaque rentrée scolaire, ce sont les parents, les enseignants et les communautés locales qui tentent de sauver ce qui peut l’être, tandis que les autorités se contentent de discours sans substance.
Partout dans le pays, l’éducation est sacrifiée. Touadéra n’a pas seulement perdu Baboua, il a perdu toute la jeunesse centrafricaine. La bataille éducative, essentielle pour l’avenir du pays, est définitivement perdue après une décennie de gouvernance inefficace et criminelle.
Nouveau carnage à Zémio : des éleveurs peuls abattus dont deux enfants
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Monsieur-Aladji-lun-des-eleveurs-Peuls-victimes-de-braquage-par-un-groupe-des-jeunes-villageois-a-Bossembele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Aladji Bouba, l’un des éleveurs Peuls braqués par un groupe des jeunes villageois près de Bossembélé, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko Screenshot
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la nuit du 21 décembre, trois bergers peuls ont été assassinés à sept kilomètres de Zémio, sur l’axe menant vers Rafaï. Parmi les victimes figurent deux mineurs. Les habitants pointent du doigt les miliciens Azandé.
Ce massacre endeuille une fois de plus Zémio, l’un des chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou, dans le sud-est centrafricain. Depuis avril dernier, voilà huit mois que les mercenaires criminels russes du groupe Wagner bombardent et tuent lors de leurs accrochages avec les combattants miliciens Azandé. Les casques bleus de la Minusca prêtent main-forte de temps en temps aux Russes et aux soldats FACA basés dans la zone. Les éléments de forces de défense et de sécurité intérieure multiplient également les abus. Malgré ces déploiements de force et les déclarations officielles affirmant le retour de la tranquillité dans le Haut-Mbomou, la réalité du terrain raconte une histoire bien différente. Les routes menant à cette ville demeurent extrêmement dangereuses.
Le 13 décembre dernier, un camion de 10 roues transportant des marchandises depuis Bangui a été incendié à son arrivée à 20 kilomètres de Zemio par des individus armés non identifiés. La population de Zemio, pour eux, voient la main des miliciens Azandé derrière ce coup. Puis, une semaine plus tard, survient ce nouveau massacre des peuls : plusieurs membres d’une seule famille ont été exécutés sommairement. Encore une fois, les proches des victimes pointent du doigt sans hésiter les miliciens Azandé comme responsables. Aucune preuve formelle n’existe, certes, mais ces groupes armés contrôlent l’ensemble des axes routiers et la brousse environnante. Cette emprise territoriale alimente naturellement les soupçons. Plusieurs personnes d’une même famille ont péri. Seul un garçon de dix ans a survécu, blessé, actuellement soigné à l’hôpital.
Ces tueries s’enchaînent à quelques kilomètres seulement de Zemio. L’attaque précédente s’est déroulée à vingt kilomètres. Tous les chemins autour de Zémio, Bambouti, Mboki et Obo baignent dans l’insécurité permanente. Tantôt les Wagner, tantôt les FACA, tantôt les miliciens Azandé, tantôt les anciens rebelles de l’UPC désormais intégrés dans l’appareil répressif du régime. Personne ne sait vraiment qui commet quoi. La confusion règne totalement dans cette zone.
Et pendant ce temps, on parle d’Élections. Comment les populations pourront-elles se déplacer pour voter quand la mort rôde à quelques kilomètres des agglomérations ? Les autorités affirment que la paix est revenue, mais les faits racontent l’inverse. Les convois commerciaux brûlent, les éleveurs tombent sous les balles, les familles entières disparaissent. La vie quotidienne reste suspendue à la menace constante des hommes armés qui sillonnent la région. Les civils paient le prix fort de ces affrontements dont les contours restent flous. Chaque jour apporte son lot d’angoisses pour ceux qui doivent emprunter ces pistes devenues mortelles.
Après les hommes, c’est le tour des femmes : la débandade générale dans la Nana-Mambéré, les 3R sèment la pagaille
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Deux femmes qui reviennent du champ à Bria. CopyrightCNC
La préfecture de la Nana-Mambéré assiste à un nouvel exode de la population villageoise. Après avoir vu partir leurs maris et leurs fils, voilà que les femmes des villages d’Abba Mogani et Bangarèm prennent aussi la fuite. En cause : les anciens rebelles des 3R, devenus auxiliaires du gouvernement, multiplient les agressions sexuelles dans ces localités situées à une soixantaine de kilomètres de Bouar.
Cette situation découle directement de la présence de ces ex-combattants qui ont paraphé un accord de paix avec les autorités le 19 avril dernier à N’Djamena, capitale du Tchad. Ces éléments armés, devenus désormais un instrument déstabilisateur de Touadera et de son clan mafieux, occupent plusieurs positions dans cette région du nord-ouest. Une partie d’entre eux suit une formation militaire pour rejoindre l’armée régulière, d’autres retournent à la vie civile, tandis qu’un troisième groupe reçoit son entraînement directement des Wagner, ceux qu’on appelle les “Russes noirs”.
Installés à Abba Mogani et Bangarèm, ces hommes en armes ont d’abord multiplié les débordements : tirs en l’air, perquisitions musclées sous prétexte de traquer les miliciens Anti-Balaka. Mais l’absence de combattants ennemis les a poussés à se tourner vers d’autres cibles. Désormais, ce sont les femmes qui subissent leurs assauts. Les agressions sexuelles se multiplient, sans distinction aucune. Qu’elles soient mariées ou non ne change rien à l’affaire. Peu leur importe le statut des victimes.
Face à cette menace permanente, de nombreuses villageoises ont pris la fuite. Certaines se sont enfoncées dans la brousse, d’autres ont rejoint des localités voisines où elles espèrent trouver refuge. Bangarèm se trouve à environ soixante kilomètres de Bouar, chef-lieu de la préfecture. C’est précisément dans ces zones que le groupe Wagner a déployé les éléments des 3R, officiellement pour garantir la sécurité des populations, mais dans la réalité, l’objectif est de terroriser les populations civiles à l’approche des Élections.
Mais une autre réalité sur le terrain confirme autre chose. Pour ces combattants des 3R, la présence féminine représente désormais leur principale objectif, non pour la protéger, mais pour l’agresser. Les épouses, les mères, les jeunes filles : personne n’est à l’abri de leurs avances forcées. L’impunité règne dans ces villages de la Nana-Mambéré. Les mécanismes de protection n’existent plus, si tant est qu’ils aient jamais fonctionné dans ces territoires éloignés du pouvoir de Bangui. D’ailleurs même si c’est le cas, la situation va rester la même dans la capitale, car le pouvoir de Bangui qui l’a même autorisé.
Les témoignages recueillis par la rédaction du CNC parlent d’une atmosphère de terreur. Les femmes n’osent plus sortir, même en plein jour. Les déplacements vers les champs ou les points d’eau deviennent des expéditions risquées. Chaque sortie peut tourner au cauchemar. Le tissu social se déchire progressivement. Les familles se dispersent. Les villages se vident de leur population féminine, laissant derrière elles des habitations vides et des champs abandonnés.
L’accord signé avec pompe à N’Djamena n’a rien changé au quotidien de ces populations. Pire encore, il a légitimé la présence de ceux-là mêmes qui terrorisent les communautés. Les 3R, hier rebelles pourchassés, aujourd’hui auxiliaires du pouvoir, continuent d’imposer leur loi par la violence et l’intimidation. Leur intégration progressive dans les structures étatiques ne s’accompagne d’aucun contrôle réel sur leurs comportements.
D’autres villages de la préfecture pourraient bientôt connaître le même sort. La région entière semble basculer dans une spirale où la violence sexuelle devient un mode de contrôle des populations. Ce qui devait être un retour à la paix se transforme en cauchemar pour les habitantes de Nana-Mambéré. Les hommes sont partis en premier, chassés par les exactions. Maintenant, ce sont leurs femmes qui prennent le même chemin, fuyant vers des destinations incertaines avec l’espoir de retrouver un peu de sécurité
avec la saison sèche qui s’installe, les bandits soudanais ramènent le chaos sur les routes du nord de la RCA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-la-route-poussiereuse-de-sikikede-dans-la-prefecture-de-la-vakaga-photo-cnc.png” data-wpel-link=”internal”>Sur la route poussièreuse de Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les axes routiers du nord centrafricain connaissent une recrudescence des attaques armées. Des bandits en provenance du territoire soudanais ciblent les voyageurs et transporteurs. La zone frontalière entre Haute-Kotto et Vakaga devient particulièrement un terrain de chasse pour ces criminels transfrontaliers soudanais.
Pour comprendre l’ampleur des faits, il faut remonter à la semaine dernière. Jeudi 18 décembre, entre Ouadda-Maïkaga et Ouanda-Djallé, des conducteurs de taxi-moto ont été pris pour cible par des hommes armés venus du Soudan. Les assaillants ont arrêté leurs victimes de minuit jusqu’à 7 heures du matin et les ont dépouillé complètement avant de disparaître dans la nature. Et ce n’est pas tout! Vingt-quatre heures plus tard, vendredi, les assaillants ont de nouveau frappé avec un nouveau braquage sur l’axe reliant Ouanda-Djallé à Sam-Ouandja. Cette fois, c’est un véhicule de transport commercial chargé de passagers et de marchandises qui est tombé dans le piège tendu par ces bandits soudanais.
Le chauffeur a dû immobiliser son véhicule face aux assaillants. Ces derniers ont fouillé méthodiquement chaque voyageur, vidant poches et sacs. Après avoir rassemblé leur butin, les malfaiteurs ont autorisé le véhicule à reprendre sa route. Pourtant, ce n’est pas la fin du cauchemar pour les citoyens du nord.
Quelques heures après cet incident qui s’est produit sur l’axe Ouanda-Djallé et Sam-Ouandja, un nouveau braquage s’est produit. En effet, entre Ouanda-Djallé et le village Ouandja, un commerçant du nom de Sahadine circulait sur sa moto. Arrivé sur le pont de Kessere, situé à quinze kilomètres du village Ouandja, il s’est retrouvé face aux bandits soudanais. Ces derniers voudraient l’arrêter, mais l’homme tient bon sur sa moto et file à grande vitesse. Malheureusement, les assaillants soudanais n’ont pas dit leur dernier mot. Sans sommation, ils ont ouvert le feu dans sa direction. Une balle lui a brisé la jambe. Malgré sa blessure, Sahadine a trouvé la force de s’enfuir et a pu rejoindre le village Ouandja où il a été immédiatement transféré à Tiringoulou pour y recevoir des soins.
Ces trois attaques en l’espace de deux jours touchent les préfectures de la Haute-Kotto, où se trouve Ouadda-Maïkaga, Sam-Ouandja, et de la Vakaga qui regroupe Ouanda-Djallé, Tiringoulou et les localités avoisinantes. Les commerçants qui empruntent quotidiennement ces routes pour leurs activités ne savent plus comment assurer leurs déplacements. Chaque voyage devient une épreuve où personne ne peut garantir d’arriver sans encombre à destination
Centrafrique : braquage sur la route de Markounda, des voyageurs dépouillés en plein jour
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Les-combattants-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Abba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les hommes armés
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le samedi 21 décembre 2025 vers 11 heures du matin, des bandits armés ont attaqué des voyageurs sur la route reliant Bobere à Kakambiya, dans la préfecture de l’Ouham. Les victimes revenaient du village de Sido, situé sur l’axe de Markounda.
Les assaillants, dont l’identité reste inconnue, ont arrêté les voyageurs de force avant de rafler l’ensemble des possessions des passagers. Argent liquide, téléphones portables, bagages personnels : rien n’a échappé à la razzia menée par ces malfaiteurs qui opéraient à visage découvert selon plusieurs témoignages recueillis sur place par la rédaction du CNC.
Cette attaque s’inscrit dans une série d’agressions similaires enregistrées ces dernières semaines sur cet itinéraire fréquenté par les commerçants et les habitants. Les usagers de la route empruntent régulièrement ce trajet pour rejoindre les marchés locaux ou visiter leurs proches dans les villages environnants.
L’insécurité grandissante sur cet axe routier pousse désormais les voyageurs à redoubler de prudence. Certains préfèrent circuler en convoi tandis que d’autres évitent purement et simplement de prendre la route aux heures considérées comme dangereuses. Les commerçants ambulants, particulièrement exposés à ces attaques répétées, hésitent maintenant à transporter des marchandises de valeur.
À moins de trois mois du premier tour de la présidentielle du 28 décembre 2025, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) dénonce une situation absurde : les listes électorales sont uniquement consultables en ligne alors que la majorité de la population n’a accès ni à l’électricité ni à internet.
Martin Ziguelé , porte-parole du BRDC, a donné un exemple personnel qui résume le problème : “Mon nom figure dix-sept fois sur la liste virtuelle”. Cette multiplication d’inscriptions témoigne du chaos qui règne dans le fichier électoral. Mais le problème va bien au-delà des doublons et des erreurs techniques.
En République centrafricaine, moins de 10% de la population dispose d’un accès régulier à l’électricité. Dans de nombreuses localités, il n’existe ni routes praticables, ni eau potable courante, encore moins de connexion internet. Comment les habitants de ces zones peuvent-ils vérifier leur inscription sur des listes électorales disponibles uniquement en ligne ?
Cette question n’est pas rhétorique. Des millions de Centrafricains se trouvent dans l’impossibilité matérielle de consulter le fichier électoral. Ils ne savent pas s’ils sont inscrits, où ils doivent voter, si leurs informations sont correctes. Cette ignorance forcée les prive de facto de leur droit de vote.
Le BRDC rappelle que depuis 1992, toutes les Élections pluralistes en République centrafricaine ont été précédées par l’affichage public des listes électorales dans les bureaux de vote et les unités administratives. Cette pratique permettait à chaque citoyen de vérifier son inscription sans avoir besoin d’équipement technologique.
Cette fois, le régime Touadéra a décidé de rompre avec cette tradition. Le président a convoqué le corps électoral sans garantir l’affichage physique des listes, condition pourtant prévue par le code électoral. Cette violation délibérée prive les citoyens d’un mécanisme fondamental de transparence électorale.
L’Autorité Nationale des Élections justifie cette absence d’affichage par le manque de moyens financiers. Mais cette excuse ne tient pas. Si l’ANE n’a pas les moyens d’imprimer et d’afficher des listes électorales – une opération qui nécessite essentiellement du papier et de l’encre – comment peut-elle prétendre organiser quatre scrutins simultanés nécessitant l’impression de millions de bulletins et le déploiement de matériel dans tout le pays ?
Cette contradiction démolit l’argument du manque de moyens. La vérité est ailleurs : le régime ne veut pas que les citoyens puissent vérifier les listes électorales. L’affichage physique permettrait de constater les fraudes, les inscriptions fantaisistes, les exclusions arbitraires. En limitant l’accès aux listes à une consultation en ligne impossible pour la majorité, le pouvoir se donne les moyens de manipuler le fichier sans contrôle citoyen.
Martin Ziguelé pose la question qui dérange : “Comment parler de compétition démocratique quand personne ne sait s’il est électeur ou non ?” Cette interrogation met le doigt sur l’absurdité fondamentale de la situation. Des Élections où les citoyens ne peuvent pas vérifier leur inscription ne sont pas des élections démocratiques.
Pour le BRDC, cette organisation fragilise la crédibilité du scrutin et confirme la volonté du régime de contrôler totalement le processus électoral. Imposer une consultation en ligne dans un pays sans électricité ni internet revient à instaurer un mécanisme d’exclusion systématique de la majorité de la population.
Cette exclusion n’est pas accidentelle. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large du régime pour organiser des élections sur mesure. Moins il y aura de contrôle citoyen, plus il sera facile de fabriquer les résultats souhaités. Moins les gens pourront vérifier leur inscription, plus il sera simple d’empêcher certains de voter tout en ajoutant des électeurs fantômes.
L’opposition voit dans cette démarche une nouvelle preuve que la présidentielle et les scrutins associés se dérouleront dans des conditions viciées qui ne permettront pas au peuple centrafricain d’exprimer librement sa volonté.
Cette situation pose aussi la question de la complicité passive des partenaires internationaux. La communauté internationale finance en partie le processus électoral centrafricain. Les bailleurs de fonds acceptent-ils que leur argent serve à organiser des élections où les listes électorales restent inaccessibles à la majorité des citoyens ?
Le paradoxe est complet : on parle de modernisation du processus électoral avec des listes consultables en ligne, mais cette prétendue modernité exclut 90% de la population qui n’a pas accès aux technologies nécessaires. C’est une modernité de façade qui cache une régression démocratique.
Les Centrafricains des zones rurales – qui représentent la majorité de la population – se retrouvent doublement exclus. D’abord parce qu’ils n’ont pas les moyens techniques de consulter les listes en ligne. Ensuite parce que le régime refuse d’afficher ces listes physiquement dans leurs localités.
Le BRDC a raison de dénoncer cette situation sans précédent. Jamais dans l’histoire électorale centrafricaine post-1992, les citoyens n’avaient été privés de la possibilité de vérifier physiquement leur inscription sur les listes électorales.
Cette régression témoigne de la dérive autoritaire du régime Touadéra qui accumule les violations des règles démocratiques : Constitution imposée par la force, convocation électorale dans l’illégalité, listes électorales inaccessibles, refus du dialogue avec l’opposition.
Les élections de décembre 2025 s’annoncent comme une parodie démocratique où les citoyens voteront sans savoir s’ils sont inscrits, dans des conditions opaques, pour des résultats probablement fabriqués. Le régime appelle cela de la souveraineté. Le reste du monde appelle cela une dictature qui ne dit pas son nom.
Eau et assainissement : les 10 000 forages fantômes de Touadéra en 2020, inconscience ou manipulation ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-premier-chateau-deau-formule-Touadera-en-phase-de-finition-a-Bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-premier-chateau-deau-formule-Touadera-en-phase-de-finition-a-Bimbo-450×428.jpg” alt=”Eau et assainissement : les 10 000 forages fantômes de Touadéra en 2020, inconscience ou manipulation ?” width=”450″ height=”428″ />Le 1er château d’eau sur les 500 promis par Touadera en construction finale. Photo Cristian Aimé Ndotah
Dix mille forages, 500 châteaux d’eau, modernisation complète du réseau urbain : voilà ce que promettait Faustin-Archange Touadéra en décembre 2020 pour résoudre définitivement la crise de l’eau en Centrafrique. Cinq ans après ces annonces grandioses, les habitants de Bangui font toujours la queue aux bornes-fontaines défaillantes, et les villages de brousse continuent d’envoyer leurs enfants puiser dans des marigots pollués. Comment un président peut-il promettre 10 000 forages dans un pays qui peine à entretenir les 200 puits existants ?
Bien entendu, cette promesse avait tout d’un programme de salut public destiné à séduire les masses. Offrir l’accès à l’eau potable à travers tout le territoire, c’était l’engagement le plus populaire du programme électoral. Dix mille forages, c’était théoriquement la garantie d’une vie meilleure pour des millions de Centrafricains condamnés à boire l’eau des rivières. Mais les chiffres seuls révèlent l’ampleur de cette supercherie : creuser 10 000 forages fonctionnels nécessite au minimum 50 millions de francs CFA par ouvrage, soit 500 milliards au total. Le budget national entier de la Centrafrique représente 350 milliards par an. Touadéra promettait donc de consacrer deux années complètes du budget d’État uniquement aux forages, sans un franc pour les écoles, les hôpitaux ou les salaires. Mais sur le terrain, la réalité a vite pris le dessus : les habitants continuent de parcourir des kilomètres avec des bidons jeunes sur la tête, dans l’attente d’une source ou d’un puits encore fonctionnel.
Néanmoins, les 500 châteaux d’eau annoncés avec tant de fierté n’existent nulle part sur le territoire centrafricain. À Bangui même, certains quartiers comme le 8ème et cinquième arrondissement n’ont toujours pas accès à des bornes-fontaines correctes, et les installations vétustes tombent régulièrement en panne faute d’entretien minimal. Il n’y a aucun château d’eau dans le pays. Dans les provinces, la situation frôle l’humanitaire : des villages entiers vivent dans une soif permanente, exposés aux maladies diarrhéiques liées à l’eau insalubre. À Bossangoa, les 15 000 habitants partagent trois puits pour toute la ville. Comment construire 500 châteaux d’eau neufs quand on n’arrive pas à construire même un ?
Ironiquement, le régime n’a pas modernisé le réseau urbain comme il l’affirmait solennellement en campagne. Au contraire, les coupures d’eau sont devenues plus fréquentes et plus longues, même dans la capitale supposée prioritaire. Les habitants de Bangui paient désormais des revendeurs ambulants 100 francs pour quelques litres d’eau de qualité douteuse, un comble absolu dans un pays qui avait juré de résoudre définitivement la crise de l’eau. La Société des eaux de Centrafrique (SODECA) fonctionne avec des tuyaux percés et des pompes défaillantes, héritage des décennies passées. Aucune modernisation, aucun investissement, aucune amélioration depuis 2020.
En réalité, les forages promis ne sont jamais sortis de terre, tout comme les châteaux d’eau révolutionnaires. Ces chiffres spectaculaires n’étaient qu’un écran de fumée politique, une opération de communication destinée exclusivement à tromper des électeurs assoiffés d’espoir autant que d’eau. Aucune entreprise de forage n’a été contactée, aucun site n’a été identifié, aucun budget n’a été débloqué. Touadéra lançait des chiffres comme on lance des confettis : pour l’effet immédiat, sans se soucier des conséquences. Il n’a pas résolu le problème de l’eau, il l’a aggravé en entretenant un mensonge collectif pendant cinq ans.
Finalement, cette promesse d’hydraulique nationale s’ajoute à la longue liste croissante des illusions présidentielles centrafricaines. Le peuple reste assoiffé, abandonné, trahi par un programme qui ne tenait que sur le papier glacé des affiches électorales. Les 10 000 forages de Touadéra rejoignent ses 50 usines inexistantes et ses 2000 écoles imaginaires dans le cimetière des promesses brisées. Cette accumulation de mensonges hydrauliques pousse à s’interroger : le président souffre-t-il d’une déconnexion totale avec la réalité, ou manipule-t-il sciemment la soif de tout un peuple ? Dans les deux cas, les Centrafricains continuent de mourir de soif en attendant des forages qui n’existeront jamais.
Centrafrique : Aïd el-Kébir et Noël 2025 : Quand la cherté de la vie gâche la fête
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-Vie-Quotidienne-au-Marche-de-Begoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Vie Quotidienne au Marché de Begoua – PK12 . CopyrightCNC
Le couteau du sacrificateur d’Abraham coûte cher cette année en Centrafrique. Très cher même. Pendant que les fidèles musulmans célébraient l’Aïd el-Kébir le 6 juin dernier, les bourses se vidaient à vue d’œil. Et les chrétiens qui regardent déjà vers Noël savent qu’ils vont trinquer aussi.
Le mouton qui fait pleurer
Au marché de PK5, là où Bangui bat son plein commercial, Aïcha Mahamat n’en revient pas. Cette mère de famille tourne et retourne les billets froissés dans sa main : “75 000 francs pour un mouton ! Tu te rends compte ? L’année passée, avec 45 000 francs, j’avais mon affaire”.
Son voisin de stand, Issa Oumar, acquiesce en secouant la tête. Cet éleveur du Nord a bravé les routes dangereuses pour venir écouler son bétail : “ entre les coupeurs de route, les barrages sauvages sur l’axe Bangui-Kaga-Bandoro, et les taxes à tous les coins de routes, on ne s’y retrouve plus”.
La fête du sacrifice d’Abraham, moment sacré de partage et de communion, se transforme en casse-tête financier. Beaucoup ont serré les dents, d’autres se sont endettés. Certains ont carrément renoncé.
Noël dans le viseur
Du côté des chrétiens, on fait déjà les comptes. Marie Konzoro, qui tient un étalage au marché de Bimbo, ne mâche pas ses mots : “Si c’est comme ça pour l’Aïd des musulmans, qu’est-ce que ça va donner pour notre Noël ? Le poulet flambe, le riz s’envole, l’huile devient de l’or”.
Les chiffres donnent le vertige : une hausse de 70% sur les produits de base en douze mois. Les barrages routiers, qu’ils soient tenus par des groupes armés ou des agents peu scrupuleux, étranglent l’approvisionnement. Résultat : tout ce qui vient de l’intérieur du pays ou du Cameroun coûte les yeux de la tête. Pourtant, l’esprit de solidarité résiste.
Un message qui résonne dans un pays où célébrer devient un défi quotidien. Entre l’Aïd qui vient de passer et Noël qui approche, les Centrafricains prouvent une fois de plus leur capacité à faire face. Mais jusqu’à quand ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/1xbet-publicite-du-benin.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/1xbet-publicite-du-benin-450×450.webp” alt=”1xbet-Publicité du Benin” width=”450″ height=”450″ />1xbet-Publicité du Benin
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Le design du site est visuellement attrayant, avec une mise en page épurée et une utilisation équilibrée des couleurs. Le thème bleu et blanc, complété par des bannières dynamiques présentant les promotions et bonus en cours, crée une ambiance à la fois professionnelle et conviviale. La conception responsive garantit un fonctionnement optimal du site sur différents appareils, notamment les ordinateurs, les tablettes et les smartphones.
1xBet privilégie le confort de ses utilisateurs en intégrant des fonctionnalités pratiques telles qu’un chat en direct, des liens rapides vers les moyens de paiement et une FAQ détaillée. L’inscription est simple et offre plusieurs options : téléphone, e-mail et réseaux sociaux. Le site web de 1xBet allie fonctionnalité et esthétique, ce qui en fait une plateforme fiable et agréable permettant aux parieurs béninois de découvrir et de profiter de leurs sports et jeux préférés.
Comment s’inscrire sur 1xBet au Bénin : Guide étape par étape
S’inscrire sur 1xBet est simple et rapide, permettant aux utilisateurs béninois de commencer à parier en quelques minutes. Suivez ces étapes détaillées pour créer votre compte :
Visitez le site web ou l’application officiels. Ouvrez votre navigateur et accédez au site web officiel de 1xBet. Vous pouvez également télécharger l’application mobile 1xBet pour une expérience plus pratique.
Cliquez sur le bouton « Inscription ». Sur la page d’accueil, repérez le bouton vert « Inscription », situé en haut à droite de l’écran. Cliquez dessus pour commencer le processus d’inscription.
Choisissez votre méthode d’inscription. 1xBet propose plusieurs options d’inscription selon vos préférences :
Inscription en un clic : La méthode la plus rapide, qui ne nécessite que la sélection de votre pays et de votre devise.
Par numéro de téléphone : Saisissez votre numéro de téléphone portable et recevez un code de confirmation pour finaliser l’inscription.
Par e-mail : Indiquez votre adresse e-mail, créez un mot de passe et complétez les informations supplémentaires telles que votre nom et votre devise.
Via les réseaux sociaux : Liez votre compte de réseau social (par exemple, Google ou Facebook) pour une inscription instantanée.
Renseignez les informations requises. Selon la méthode choisie, fournissez les informations nécessaires, telles que votre numéro de téléphone, votre adresse e-mail ou vos identifiants de réseau social. Assurez-vous que toutes les informations sont exactes afin d’éviter tout problème ultérieur.
Choisissez votre bonus. Lors de votre inscription, vous pourrez choisir un bonus de bienvenue, valable pour les paris sportifs ou les jeux de casino. Choisissez celui qui vous convient le mieux.
Finalisez votre inscription. Cliquez sur le bouton « S’inscrire » pour créer votre compte.
Comment réussir la vérification sur 1xBet : Guide étape par étape
La vérification sur 1xBet est essentielle pour garantir la sécurité de votre compte et faciliter vos retraits. Voici comment les utilisateurs du Bénin peuvent effectuer la vérification :
Connectez-vous à votre compte. Rendez-vous sur le site web officiel de 1xBet ou ouvrez l’application mobile. Saisissez vos identifiants pour accéder à votre compte.
Accédez à la section « Profil ». Une fois connecté(e), accédez à la section « Profil ». Vous y trouverez les options de vérification.
Fournissez vos informations personnelles. Assurez-vous que toutes les informations personnelles de votre profil, telles que votre nom complet, votre date de naissance et votre adresse, sont exactes et correspondent à vos documents officiels.
Téléchargez vos pièces d’identité. 1xBet exige la soumission d’une pièce d’identité officielle valide pour la vérification. Il peut s’agir d’un passeport, d’une carte d’identité nationale ou d’un permis de conduire. Prenez des photos ou des scans nets du recto et du verso du document.
Fournissez un justificatif de domicile. Fournissez une facture de services publics ou un relevé bancaire indiquant clairement votre nom et votre adresse. Assurez-vous que le document est récent (moins de trois mois).
Attendez l’approbation. Après l’envoi de vos documents, l’équipe 1xBet les examinera. Vous recevrez une notification une fois votre compte vérifié.
Comment se connecter à son compte 1xBet : Guide étape par étape
Se connecter à son compte 1xBet après son inscription est simple et rapide. Suivez ces étapes :
Visitez le site web officiel ou ouvrez l’application. Accédez au site web officiel de 1xBet via votre navigateur ou lancez l’application mobile 1xBet sur votre appareil.
Trouvez le bouton « Se connecter ». Sur la page d’accueil, cliquez sur le bouton « Se connecter », situé en haut à droite.
Saisissez vos identifiants. Saisissez les informations de connexion utilisées lors de votre inscription : votre adresse e-mail, votre numéro de téléphone ou votre nom d’utilisateur, ainsi que votre mot de passe.
Cliquez sur le bouton « Se connecter ». Une fois vos identifiants saisis, cliquez sur le bouton « Se connecter » pour accéder à votre compte.
Section Paris sportifs 1xBet : Un monde d’opportunités
La section paris sportifs de 1xBet est l’une des fonctionnalités les plus populaires de la plateforme. Elle offre aux utilisateurs béninois un large éventail de sports et d’options de paris. Que vous soyez fan de football, de basketball, de tennis ou de sports de niche comme les fléchettes et l’eSport, 1xBet a de quoi satisfaire tous les goûts.
La plateforme couvre les événements locaux et internationaux, y compris les grands championnats comme la Premier League anglaise, la NBA, la Ligue des Champions de l’UEFA et bien d’autres. Les utilisateurs peuvent facilement naviguer parmi les catégories sportives, consulter les matchs à venir et explorer les options de paris en direct pour vivre l’adrénaline en temps réel. 1xBet propose différents types de paris pour s’adapter à toutes les préférences et stratégies. Parmi ceux-ci :
Paris simples : Un pari simple sur le résultat d’un seul événement.
Paris combinés : Combinez plusieurs sélections en un seul pari pour des gains potentiels plus élevés.
Paris système : Une option flexible qui vous permet de gagner même si toutes vos sélections ne sont pas correctes.
Paris en direct : Pariez sur les matchs en cours avec des cotes dynamiques qui évoluent en temps réel.
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Paris Plus/Moins : Prédisez si le score total sera supérieur ou inférieur à un nombre spécifique.
La plateforme propose également des paris spéciaux, comme la prédiction du premier buteur ou du score exact d’un match. Avec des cotes compétitives, des statistiques détaillées et des options de streaming en direct, la section paris sportifs de 1xBet garantit une expérience captivante et lucrative aux parieurs du Bénin.
Casino en ligne 1xBet : Un centre de divertissement
La section casino en ligne de 1xBet est un espace dynamique et captivant offrant aux joueurs du Bénin une expérience de jeu immersive. Conçu pour satisfaire tous les goûts, le casino propose une impressionnante variété de jeux, garantissant ainsi une expérience adaptée à chaque type de joueur.
Au cœur du casino se trouvent les machines à sous, déclinées dans d’innombrables thèmes et styles. Des machines à fruits classiques aux machines à sous vidéo modernes aux graphismes époustouflants et aux scénarios captivants, les joueurs peuvent profiter de tours infinis et du frisson de la chasse aux jackpots. Pour ceux qui préfèrent les jeux de table traditionnels, 1xBet offre une riche sélection, incluant le blackjack, la roulette, le baccarat et le poker. Ces jeux sont disponibles en de multiples variantes, permettant aux joueurs d’explorer différentes règles et stratégies.
La section casino en direct porte l’excitation à un autre niveau en proposant des jeux en temps réel animés par des croupiers professionnels. Les joueurs peuvent interagir avec les croupiers et les autres participants, créant ainsi une ambiance de casino authentique depuis le confort de leur domicile. Parmi les jeux en direct les plus populaires, on retrouve la roulette, le blackjack et le baccarat, tous diffusés en haute qualité.
De plus, 1xBet propose des jeux spéciaux comme le bingo, le keno et les cartes à gratter, pour une expérience de jeu divertissante et décontractée. La plateforme collabore avec des fournisseurs de logiciels de premier plan, garantissant un jeu fluide, des résultats équitables et des graphismes attrayants. Grâce à sa large gamme de jeux, son interface intuitive et ses promotions attractives, le casino en ligne de 1xBet offre une expérience de jeu de qualité internationale aux joueurs du Bénin.
Service client 1xBet : Une assistance fiable à tout moment
1xBet propose un service client dédié pour garantir aux utilisateurs béninois une expérience de paris optimale. Notre équipe d’assistance est disponible 24h/24 et 7j/7 pour répondre à toutes vos questions et résoudre tous vos problèmes liés à la gestion de votre compte, aux paiements ou aux options de paris.
Plusieurs moyens de contacter notre équipe d’assistance sont à votre disposition, chacun conçu pour votre confort et votre efficacité. Le chat en direct est la méthode la plus rapide, vous permettant de contacter instantanément un conseiller. Accessible directement sur notre site web ou notre application mobile, il vous apporte des réponses en temps réel.
Pour toute question plus spécifique, vous pouvez NOUS CONTACTER par e-mail. Différentes adresses e-mail sont disponibles pour chaque type de problème, comme l’assistance technique ou les questions relatives aux paiements. 1xBet propose également une assistance téléphonique, vous permettant de parler directement avec un conseiller pour une aide immédiate.
Vakaga : « Donner 20 millions à Touadéra pendant que nos familles boivent l’eau des animaux est une trahison », dénonce Ibrahim Moussa, ressortissant de Boromata
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/06/Djono-ABBA-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre Gontran Ndjono-Ahaba
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Alors que la Vakaga manque d’eau potable, d’écoles et de routes, des ministres originaires de cette préfecture ont remis, le vendredi 12 décembre, une contribution de 20 millions de francs CFA en soutien au troisième mandat de Faustin-Archange Touadéra. Une démarche qui cause une vive colère parmi les ressortissants de la région. Ibrahim Moussa, originaire de Boromata, s’exprime sans détour.
CNC : vous êtes ressortissant de Boromata, dans la Vakaga. Comment avez-vous réagi en apprenant que des ministres de votre région offrent 20 millions de francs CFA à Touadéra pour sa campagne ?
Ibrahim : c’est une humiliation. Pendant que nos parents dorment à la belle étoile à Birao, pendant que nos enfants étudient sous des bâches, ces ministres trouvent normal de donner de l’argent au président. Ce n’est pas un geste symbolique, c’est un mépris assumé de la population de la Vakaga.
CNC : certains parlent pourtant d’un simple soutien politique.
Ibrahim : qu’ils arrêtent l’hypocrisie. Touadéra n’a jamais manqué d’argent pour ses campagnes. Ce régime dispose de moyens énormes. Les 20 millions ne servent pas à aider le président, ils servent à acheter la loyauté de ces ministres et à garantir leur place au gouvernement.
CNC : vous évoquez souvent la situation sociale dans la Vakaga. Que vivez-vous concrètement sur le terrain ?
Ibrahim : rien n’a changé depuis des années. Pas un forage digne de ce nom, pas d’écoles construites, des routes inexistantes. À Bour Mbata comme ailleurs, les gens boivent l’eau des puits où les animaux viennent s’abreuver. À Tiringoulou, après les inondations, personne n’est venu. Pas une aide, pas un sac de riz.
CNC : que pensez-vous de l’attitude des ministres originaires de cette région ?
Ibrahim : ils ont abandonné leur peuple. À Bangui, ils roulent dans le luxe, ils brassent des milliards, mais chez eux, leurs propres parents vivent dans la misère. Donner de l’argent à Touadéra pendant que la Vakaga brûle, c’est une trahison pure et simple.
CNC : vous parlez de trahison. Les mots sont forts.
Ibrahim : ils sont faibles par rapport à la réalité. Ces gens-là préfèrent sécuriser leur avenir politique plutôt que sauver des vies. Ils savent que des familles entières dorment sans abri, que des enfants n’ont même pas de tables-bancs. Malgré cela, ils choisissent le camp du pouvoir contre leur propre population.
CNC : quel message adressez-vous directement à ces ministres ?
Ibrahim : qu’ils arrêtent de se cacher derrière des discours creux. S’ils avaient un minimum de dignité, ils investiraient ces 20 millions dans l’eau, les écoles ou les routes de la Vakaga. L’histoire retiendra qu’ils ont choisi Touadéra plutôt que leur peuple.
CNC : merci monsieur Ibrahim.
Ibrahim : c’est moi qui vous remercie.
Propos recueillis par Moïse Banafio depuis Boromata….
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE….
WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .
À Bangui, le ridicule ne tue pas. Les femmes des Wagner gonflent aussi leur muscle devant l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa après son ralliement à Dologuelé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Serge-Bokassa-vue-profil-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jean-Serge-Bokassa-vue-profil- – Combats de Birao : Jean-Serge Bokassa exprime ses condoléances et sa compassion aux parents et proches des victimes.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La semaine dernière, l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa voit sa résidence encerclée par des éléments de la garde présidentielle qui sont tous d’ailleurs des femmes des Wagner. Cette opération intervient après qu’il a publiquement annoncé son appui à Anicet-Georges Dologuélé pour l’élection présidentielle prévue en décembre 2025.
La scène paraît très absurde aux yeux de nombreux Centrafricains. Ces mêmes soldats de la garde présidentielle, qui déploient actuellement une force impressionnante autour du domicile de l’ancien ministre, étaient restés étrangement faibles face aux mercenaires du Groupe Wagner qui, il y’a une semaine, ont tabassé, mais vraiment tabassé, leur directeur général adjoint, le colonel Yalengue, comme un bébé. Mais quand leur colonel pleure de douleur devant les Wagner, eux, les soldats, restent figés. Ils ne bougent pas pour défendre leur chef qui est en train d’être torturé. Mais subitement, ils sont devenus des hommes, des vrais hommes, capable d’être mobilisés massivement contre un opposant Politique. Mais devant les Wagner, ils sont tous des femmes que les Wagner ne cessent de sodomiser.
Vous pensez que les centrafricains oublient rapidement ce qui s’est passé au camp de Roux il y’a quelques jours avec les Wagner ? L’incident du camp de Roux reste dans toutes les mémoires. Le colonel Yalengue , directeur général adjoint de la garde présidentielle, qui a été violemment tabassé par les russes, reste encore à l’hôpital. Ses blessures nécessitent des soins, mais il manque de moyens pour acheter les médicaments nécessaires. Pendant ce temps, Touadera et ses proches Gbakamandja peuvent se permettre des évacuations sanitaires vers l’Europe pour leurs traitements. La hiérarchie de la garde présidentielle n’a manifestement pas jugé utile d’organiser une évacuation similaire pour son directeur général adjoint, qui demeure dans la capitale à souffrir de ses blessures.
Les militaires qui ont laissé leur chef se faire ridiculiser sans réagir se trouvent maintenant mobilisés avec de la force pour surveiller un ancien ministre dont le seul tort consiste à avoir choisi un candidat différent du Président Baba Kongoboro.
La député Carmen Ducasse invalidée : la circonscription de Batangafo 1 en état de rébellion
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-depute-carmen-ducasse.png” data-wpel-link=”internal”>La député Carmen Ducasse
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’éviction de Carmen Ducasse par les magistrats du tribunal administratif déclenche une vague de contestation à Batangafo 1. Les électeurs, furieux de cette décision qu’ils jugent injuste, annoncent leur intention de bouder massivement les urnes lors du prochain scrutin du 28 décembre.
Le Conseil constitutionnel centrafricain, présidé par Jean-Pierre Waboué, parent direct du dictateur de Bangui, accumule les décisions contradictoires lors de la validation des candidatures aux différentes échéances électorales du 28 décembre. Cette institution fonctionne selon des logiques qui échappent à toute compréhension rationnelle. Les observateurs notent que ses verdicts semblent calqués sur les souhaits du régime et du Mouvement Cœurs Unis, le parti présidentiel.
À Nola, le candidat indépendant du MCU a vu sa candidature rejetée par le tribunal administratif de Bouar, puis non validé par le Conseil constitutionnel. Une même plainte, deux juridictions, deux résultats opposés. À Boire 4, un médecin s’est fait écarter suite à une requête déposée par un ancien colonel de 3R, devenu allié du régime de Touadera, candidat du MCU. Le tribunal administratif a donné raison à ce chef rebelle et candidat du MCU, et le Conseil constitutionnel a entériné cette décision.
La situation à Batangafo 1 suit ce même schéma politique. La député Carmen Ducasse, seule femme parmi cinq hommes en lice, a d’abord affronté deux recours devant le tribunal administratif, contestant sa double nationalité et ses diplômes acquis à l’étranger. Ces accusations ont été balayées lors de l’audience, jugées dépourvues de tout fondement. Pourtant, une troisième requête est apparue comme par enchantement, sans jamais avoir été portée à la connaissance de l’intéressée. Cette procédure opaque a permis son élimination définitive.
Le magistrat Saïd, qui dirige actuellement le tribunal administratif, a mené cette délibération pour justement protéger leur collègue magistrat, Rangba Samuel. Ce dernier, ancien Directeur général de la SODECA, et ancien Directeur de cabinet au ministère des affaires étrangères, concourt désormais aux Élections dans la circonscription de Batangafo 1. Donc, cette décision est, selon plusieurs observateurs, a pour un seul objectif, éliminer une candidate populaire afin de faciliter les tâche à l’un de leur collègue, Rangba Samuel.
Les habitants de Batangafo 1 énumèrent les contributions de leur candidate écartée. Elle a financé un collège et installé des panneaux solaires dans toute la zone. Les commerçantes pleurent son départ forcé de la compétition. Elles scandent qu’elles ne voteront pas sans “mama Carmen” et organisent un mouvement d’abstention.
Face à cette invalidation, des citoyens ont réclamé un réexamen du dossier. Saïd a opposé un refus catégorique, campant sur sa position malgré les incohérences relevées. Comment trois requêtes identiques peuvent-elles aboutir à des conclusions différentes, deux étant jugées sans valeur et la troisième conduisant à une exclusion ? Cette question reste sans réponse.
Les électeurs pointent du doigt les concurrents validés malgré leurs lacunes. Damaras, un candidat sans baccalauréat, qui avait même fait passer l’examen par un jeune homme à sa place, une supercherie dévoilée par la suite. Cyrille, canidat du MCU à Batangafo, a choisi comme suppléante une vendeuse, wali gara, elle aussi dépourvue du moindre diplôme secondaire. Ces profils passent pourtant tous les filtres tandis que Ducasse se voit éjectée.
Et ce n’est pas tout! Parmi les nombreux candidats du parti présidentiel figurent des anciens rebelles congolais venus de RDC, des Tchadiens fraîchement débarqués à Bangui, des individus ramassés au hasard sans qualification académique. Certains traînent un passé criminel. Ces dossiers franchissent toutes les étapes de validation pendant que des citoyens ordinaires se font écarter pour des motifs inventés de toutes pièces.
Les rues de Batangafo 1 affichent un calme trompeur. Cette tranquillité cache une détermination farouche à boycotter un scrutin perçu comme truqué d’avance. Les femmes mènent la fronde et jurent de ne pas se rendre aux urnes tant que leur candidate ne sera pas rétablie dans ses droits. Les marchés tournent au ralenti tandis que les discussions politiques envahissent tous les espaces publics
Gouvernance numérique : la folie des promesses électorales de Touadéra en 2020
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Gouvernance numérique : la folie des promesses électorales de Touadéra en 2020″ width=”450″ height=”253″ />Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020
En 2020, Faustin-Archange Touadéra promettait de digitaliser l’administration et d’instaurer une transparence budgétaire totale. Cinq ans plus tard, le pays s’enfonce davantage dans l’opacité et la corruption. Est-ce de l’incompétence ou une stratégie délibérée de tromperie ?
En effet, au cœur de son programme électoral, Touadéra affirmait vouloir transformer la gouvernance en République centrafricaine grâce à la modernisation numérique. Digitalisation des services publics, transparence budgétaire renforcée, lutte contre la corruption : les promesses donnaient l’illusion d’un État moderne prêt à rompre avec les pratiques anciennes. Mais dès le départ, ces annonces n’étaient qu’un mirage, une stratégie de communication destinée à masquer le vrai visage du régime. Aucun diagnostic préalable n’avait été établi, aucun budget alloué, aucune expertise technique mobilisée. Comment digitaliser une administration quand la quasi-totalité du territoire n’a pas accès à l’électricité ?
Or, la réalité du terrain démontre l’ampleur de cette supercherie. Aucun service public n’a été digitalisé. Les citoyens continuent de faire la queue pendant des heures pour obtenir un document administratif, souvent monnayé par la corruption. À la mairie centrale de Bangui, les employés utilisent encore des vieux ordinateurs des années 1996. Les rares ordinateurs installés dans certaines administrations sont symboliques, dépourvus de réseau fiable, incapables de fournir un service réel. La modernisation annoncée s’est réduite à des slogans, alors que l’État fonctionne toujours avec des registres manuscrits et des pratiques archaïques.
Pire encore, la transparence budgétaire, présentée comme une grande priorité, s’est transformée en opacité absolue. Les comptes publics ne sont jamais publiés, les dépenses de l’État échappent à tout contrôle citoyen, et les fonds tirés des ressources naturelles disparaissent dans les circuits opaques dominés par les alliés étrangers du régime. Le budget 2024 reste classé “confidentiel”, accessible uniquement aux proches du pouvoir. Les recettes minières et forestières transitent par des comptes offshore que personne ne contrôle. Promettre la transparence, puis livrer le chaos financier, voilà l’une des plus grandes contradictions de Touadéra.
Simultanément, cette opacité budgétaire permet tous les détournements imaginables. Les contrats publics se négocient en famille, sans appel d’offres transparent. Les ministres s’enrichissent ouvertement pendant que les fonctionnaires de certains départements attendent leurs salaires depuis des mois.
Conséquemment, au lieu d’un État numérique moderne, c’est un pouvoir autoritaire et verrouillé qui s’est imposé. L’argent public est géré dans le secret, les contrats miniers se signent dans l’ombre, et les institutions censées contrôler les finances sont réduites au silence. La Cour des comptes n’a publié aucun rapport depuis plusieurs années. L’Assemblée nationale vote des budgets qu’elle n’a jamais vus en détail.
Finalement, ce programme de gouvernance numérique, présenté comme une révolution, s’est révélé être une supercherie monumentale. Touadéra n’a ni digitalisé l’État ni instauré la transparence. Il a au contraire renforcé un système fondé sur l’opacité, l’enrichissement d’une minorité et le mépris des promesses faites au peuple centrafricain. Cette dérive n’est plus de l’incompétence : c’est de la manipulation politique assumée. Le président a compris qu’il était plus facile de gouverner dans l’ombre que sous le regard des citoyens. Sa “révolution numérique” n’était qu’un écran de fumée pour mieux dissimuler la captation des ressources publiques par son clan.
Le sultan-maire de Birao, Ahamat Moustapha Am-Gabo, accueilli en véritable héros dans sa ville après plusieurs mois d’absence pour raisons de santé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/ecf2f3cc-20ca-402e-bcbd-2d98517a42c2le-sultan-maire-de-birao-ahamat-moustapha-am-gabo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le sultan-maire de Birao, Ahamat Moustapha Am-Gabo, accueilli en véritable héros dans sa ville après plusieurs mois d’absence pour raisons de santé
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La ville de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga a vibré la semaine dernière lors du retour de son sultan-maire Ahamat Moustapha Am-Gabo. Parti deux fois se soigner en Tunisie et resté en convalescence à Bangui, il a retrouvé une population qui l’attendait avec impatience.
Son départ l’année dernière avait laissé un vide palpable dans cette cité où chacun gardait en mémoire sa présence quotidienne. Les semaines s’étaient transformées en mois, rythmées par les nouvelles parcellaires qui parvenaient aux habitants. On savait qu’il luttait contre la maladie, qu’il cherchait à reprendre des forces loin de chez lui, d’abord à Bangui, puis en Tunisie. Sa santé fragile l’avait empêché de rentrer à Birao à plusieurs reprises, repoussant chaque fois l’espoir d’un retour imminent. Certains avaient commencé à douter de le revoir bientôt, d’autres priaient en silence pour qu’il retrouve ses forces. Mais cette année, il est reparti de nouveau à Tunis pour le suivi de son état de santé. De retour à Bangui ce mois de novembre, le sultan a décidé de rentrer dans sa ville de Birao la semaine dernière.
Entre temps, quand l’information de son arrivée commençait à se propager s’est dans les différents quartiers, personne n’y croyait vraiment au début. Puis les premières confirmations ont jailli de bouche à oreille, et c’est toute la population qui s’est mobilisée spontanément. Les rues se sont remplies d’une foule compacte, dense, bruyante. Les taxis-motos ont convergé vers les axes principaux, formant des cortèges improvisés qui klaxonnaient sans interruption. Les femmes ont entonné des chants traditionnels, les jeunes ont scandé le nom d’Ahamat Moustapha Am-Gabo jusqu’à en perdre la voix. Une énergie collective s’était emparée de Birao.
À son arrivée dans la ville via l’aérodrome, le sultan-maire a découvert un spectacle qu’il n’attendait probablement pas avec une telle ampleur. Des centaines de personnes massées pour l’accueillir, des visages radieux tournés vers lui, des mains tendues dans sa direction. La joie éclatait de partout, se répandait comme une onde dans chaque coin de la ville de Birao. Les regards brillaient d’une émotion sincère, celle qui naît quand on retrouve quelqu’un qu’on croyait perdu ou du moins éloigné pour longtemps.
Ahamat Moustapha Am-Gabo a mesuré à cet instant précis l’attachement que lui vouent les habitants de Birao. Ce n’était pas un protocole figé ni une cérémonie arrangée d’avance par quelque comité d’organisation. C’était l’expression brute d’une affection collective, celle qui traverse les générations et unit une communauté autour d’une figure qu’elle respecte profondément. Le sultan-maire venait de toucher du doigt la réalité de sa popularité, non pas à travers des discours ou des rapports, mais par cette manifestation spontanée et massive.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un homme s’arrête devant un hôpital, des agents de la police l’embarquent sans explication et le tabassent au commissariat de Gamboula. Les faits datent du 13 décembre. La police est-elle devenue une bande criminelle qui enferme et rançonne les citoyens au lieu de les protéger?
Le dossier que notre rédaction a pu consulter au parquet de Gamboula raconte une histoire glaçante. Ahmadou Narke, chauffeur domicilié à Berberati, patientait devant l’hôpital suédois ce soir du 13 décembre quand deux agents en uniforme se sont approchés de lui. Pas de convocation écrite, pas d’ordre de mission, pas la moindre explication. Ils lui ont simplement ordonné de les suivre au poste.
Le chauffeur, dans sa plainte que la rédaction du CNC a pu consulter, explique qu’il a accepté de les accompagner par respect, pensant qu’on allait lui expliquer la raison de cette interpellation. Il ne pouvait pas imaginer ce qui l’attendait derrière les murs du commissariat. Arrivé sur place, le commissaire par intérim l’a fait enfermer immédiatement, sans procédure, sans notification, sans témoin.
Puis les insultes ont commencé. Le plaignant rapporte qu’on l’a traité de Camerounais clandestin, une accusation destinée à le rabaisser et à justifier le traitement qu’on s’apprêtait à lui infliger. Les mots ont vite laissé place aux mains. Des gifles d’abord, puis des coups répétés à la tête et autour de l’oreille gauche. Le chauffeur écrit qu’il a encaissé sans comprendre ce qu’on lui reprochait vraiment.
Le certificat médical signé par le docteur Caleb Koyambenguia, que notre rédaction a également consulté, confirme ces violences. Daté du 15 décembre, soit deux jours après les faits, le document mentionne des traumatismes crâniens, des douleurs auriculaires persistantes et des traces visibles sur le corps. Le praticien a prescrit une incapacité temporaire de cinq jours, preuve que les coups n’étaient pas léger.
Mais l’histoire ne s’arrête pas aux violences physiques. Après l’avoir frappé, le commissaire intérimaire lui a réclamé de l’argent. Dans sa plainte, le plaignant mentionne une somme de 200 000 francs CFA comme prix de sa libération. Pas de procès-verbal, pas d’infraction consignée, juste une demande d’argent lancée entre quatre murs. Le commissariat s’est transformé en lieu de transaction criminelle, où l’uniforme sert à intimider et la cellule à négocier.
Le calvaire du chauffeur aurait pu durer plus longtemps sans l’intervention d’un parlementaire de Gamboula. Un simple appel téléphonique de cet élu a suffi pour que tout cesse. Les violences se sont arrêtées net, et le chauffeur a été libéré dans la foulée. Cette intervention montre comment fonctionne ce commissariat : on obéit aux puissants, on écrase les anonymes, et on rançonne ceux qui n’ont personne pour les défendre.
Un enquêteur aurait même accusé le chauffeur de détenir de la drogue, sans preuve, sans fouille en règle, uniquement pour ajouter une pression supplémentaire. Ahmadou Narke écrit dans sa plainte qu’il a accepté ces accusations « avec dignité », autrement dit qu’il a encaissé les offenses pour sortir vivant de cet endroit. Il précise qu’il souffrait encore au moment de rédiger sa requête, plusieurs jours après les faits.
Rien dans ce dossier ne correspond à une procédure normale. Pas de notification légale remise au suspect, pas de témoin indépendant présent lors de l’interpellation, pas de procès-verbal d’audition, aucune infraction précise mentionnée dans les documents. Juste des cris, des coups, des insultes et une demande d’argent. Le chauffeur a été traité comme une marchandise, un portefeuille sur deux jambes qu’on peut presser jusqu’à ce qu’il crache des billets.
Le plaignant se retrouve contraint de préciser dans sa lettre au procureur qu’il n’est ni dealer ni fauteur de troubles ni immigré illégal, comme si ces accusations suffisaient à légitimer une détention hors la loi et des passages à tabac. Il travaillait tranquillement au volant, il attendait devant un hôpital, puis deux agents sont venus le chercher sans raison apparente. Transporté au commissariat, il a subi des humiliations, des coups et une tentative d’extorsion en bonne et due forme.
Gamboula se trouve en zone frontalière, un endroit où les contrôles se multiplient et où les circuits migratoires se croisent avec les arrangements financiers. Un chauffeur peut y devenir une cible facile, surtout s’il n’a pas de réseau pour le protéger. L’uniforme policier, censé garantir la sécurité, devient ici un instrument de pression et de racket. Les agents ne demandent plus de papiers pour vérifier une situation, ils demandent de l’argent pour libérer une personne.
Le certificat médical reste la seule pièce objective du dossier. Il confirme que le plaignant a bien reçu des coups à la tête et à l’oreille gauche, qu’il souffre encore plusieurs jours après et qu’un médecin a jugé nécessaire de lui prescrire une incapacité de cinq jours. Le reste repose sur la parole du chauffeur contre celle d’agents qui ne se sont pas encore exprimés publiquement et qui n’ont laissé aucune trace écrite de leurs actes.
La plainte a été déposée au parquet de Gamboula. Aucune information ne circule sur l’avancement du dossier ni sur d’éventuelles auditions des agents mis en cause. Le commissaire intérimaire visé par les accusations n’a donné aucune version des faits. Les deux agents qui ont procédé à l’interpellation ne sont pas identifiés dans les documents que notre rédaction a consultés. Aucune enquête administrative interne n’a été mentionnée, aucune mesure disciplinaire annoncée, aucun responsable hiérarchique cité pour rendre des comptes.
Ahmadou Narke demande dans sa requête que justice soit rendue. Il veut que les responsables soient identifiés et que des sanctions soient prises. Il insiste sur les séquelles physiques qu’il porte encore et sur l’humiliation qu’il a subie. Il termine sa lettre en suppliant le procureur de faire en sorte que la loi soit appliquée, que les coupables répondent de leurs actes et que ce genre de scène ne se reproduise plus.
Pour l’instant, le silence administratif perdure. Le dossier dort quelque part entre le parquet et les bureaux de la hiérarchie policière. Le chauffeur attend qu’on entende sa version et qu’on examine les preuves médicales. Il espère que son certificat médical et sa plainte suffiront à déclencher une véritable enquête. Il ne sait pas combien de temps il devra patienter avant qu’on lui réponde, ni si on lui répondra un jour
Carnot : un championnat football de quartier tourne au fiasco à cause de l’intervention violente d’un Soldat FACA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-garcon-sur-le-lit-de-l-hopital-de-carnot-dans-la-mambere-apres-un-match-de-football-perturbe-par-un-soldat-faca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le garçon sur le lit de l’hôpital de Carnot, dans la Mambéré après un match de football perturbé par un soldat FACA
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La ville de Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré a vécu ce dimanche très agité sur son terrain de football municipal. Un soldat FACA en civil a blessé un arbitre de touche avec un bâton après que celui-ci lui ait reproché d’avoir traversé l’aire de jeu à motocyclette en plein match.
L’incident s’est produit quarante-huit heures avant la venue du dictateur Faustin-Archange Touadéra dans cette localité de l’ouest centrafricain pour sa campagne électorale. Le championnat des quartiers de Carnot se déroule habituellement entre jeudi et dimanche sur le terrain municipal. Mais ce dimanche 21 décembre 2025, les rencontres se poursuivaient normalement lorsqu’un soldat FACA, d’abord présent en tenue militaire, est rentré chez lui se changer pour revenir en civil.
À son retour, il a traversé le terrain en plein match avec sa motocyclette, passant près d’un arbitre de touche qui officiait la rencontre. L’arbitre a interpellé le soldat FACA sur son comportement dangereux, lui faisant remarquer qu’il aurait pu percuter un joueur pendant la partie et provoquer un accident. Le soldat, visiblement contrarié par cette observation, n’a pas apprécié qu’on lui adresse des reproches. Il s’est emparé d’un bâton et a frappé l’arbitre au visage. La victime a dû être transportée à l’hôpital pour recevoir des soins.
Les joueurs et les supporters présents sur place ont exprimé leur incompréhension face à cet événement. Dans d’autres villes du pays, y compris à Bangui, les forces de l’ordre sont déployées autour des terrains pendant les matchs pour encadrer les spectateurs et empêcher toute intrusion sur l’aire de jeu. Leur rôle consiste normalement à garantir le bon déroulement des rencontres sportives et à protéger les acteurs du match contre toute perturbation extérieure.
Mais à Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré depuis le nouveau découpage administratif, la situation a choqué la population locale. Un militaire qui roule à moto sur un terrain pendant un match, puis qui agresse physiquement un officiel après avoir été rappelé à l’ordre, voilà ce qui s’est passé ce week-end dans cette ville située à plusieurs centaines de kilomètres de la capitale. Les témoins ont comparé l’attitude du soldat à celle d’un bandit, lui qui devrait normalement incarner l’autorité et protéger les citoyens.
L’incident survient dans un contexte particulier, juste avant la visite du dictateur de Boy-Rabe dans le cadre de sa tournée pour les Élections prévues le 28 décembre prochain. La préfecture de Mambéré, distincte de Mambéré-Kadéï dont le chef-lieu est Berbérati et de Nana-Mambéré dont le chef-lieu est Bouar, accueillait ce championnat local qui rassemble les jeunes des différents quartiers de Carnot. L’arbitre blessé se trouve actuellement en observation à l’hôpital de la ville où il reçoit les soins nécessaires suite aux coups portés à son visage
Par le correspondant du CNC à Carnot, Martial Béninga….