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Centrafrique : La concentration des principales institutions républicaines entre les mains d’un même parti politique favorise t-elle la stabilité politique ou compromet-elle l’équilibre des pouvoirs ?

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La concentration des principales institutions républicaines entre les mains d’un même parti politique favorise t-elle la stabilité politique ou compromet-elle l’équilibre des pouvoirs ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le cirque électoral qui a abouti à l’avènement de la septième République a connu son épilogue d’une manière inattendue et désintéressée.

 

En effet, après le président de la République, le président de l’assemblée nationale a été reconduit dans ses fonctions par acclamations et après de multiples tergiversations, le premier ministre démissionnaire est à son tour sans surprise reconduit pour former un nouveau gouvernement.

 

Défiant les séries de pronostics, l’opinion publique nationale s’est rendue à l’évidence qu’en attendant la formation de nouvelle équipe gouvernementale, rien n’a changé au niveau des trois pôles de pouvoir c’est-à-dire la présidence de la République, la primature et la présidence de l’assemblée nationale.

 

Ce statuquo au sommet de l’État pose substantiellement la problématique de la concentration de pouvoirs entre les mains d’une seule personne vecteur du culte de personnalité voire d’autoritarisme et celle de l’affaiblissement de l’équilibre démocratique.

 

Celaapparaîtévident que les centrafricains vont vivre le prolongement ou la continuité de l’État dans la médiocrité à l’instar des deux précédents mandats avec son cortège de malheurs car le président de la République en panne cruelle de visions et d’initiatives novatrices est incapable d’impulser une dynamique linéaire pour relancer le pays et donner une légitimité substantielle à la septième République tant vantée.

 

Il faut noter que la République centrafricaine est désormais un État failli, un État étouffé c’est-à-dire sous la perfusion de la communauté internationale où les institutions internationales financières de Brettonwood ont réduit leur financement aux strictes urgences humanitaires.

 

La caporalisation des institutions républicaines, le clientelisme, la corruption, le rétrécissement de l’espace politique, civique et médiatique ainsi que l’isolement diplomatique concourent au déclin d’un régime mafieux qui troque sa souveraineté à son fauteuil présidentiel.

 

Fort des incohérences relevées dans le discours d’investiture et les actes politiques posés, le citoyen lambda lassé de mensonges et d’illusions s’interroge :

 

1- La septième République tant attendue n’est-elle qu’une question de sémantique ou de concept ?

 

2- En d’autres termes, qu’est-ce qui a véritablement changé entre le sixième et la septième République si ce n’est qu’un jeu d’écriture ?

 

3- Le contrôle des trois pôles de pouvoir par un même parti politique avec une assemblée nationale monocolore c’est à dire sans opposition ni de groupes parlementaires permet-il une meilleure efficacité gouvernementale ou favorise t-il la désintégration de l’État de droit et de la notion de séparation de pouvoirs ?

 

4- Sans langue de bois, qu’est-ce que le peuple peut attendre de ce trio d’enseignants d’universités vendeurs d’illusions, qui ont montré leurs limites en violant leur propre constitution ?

 

En tout état de cause cette septième République n’a pas vocation à changer le quotidien des centrafricains et s’inscrit dans une trajectoire géométrique dangereuse qui augmente le risque de dérives graves pour l’avenir de notre société.

 

En attendant la mise en place du nouveau gouvernement qui sauf surprise s’inscrira dans la logique de l’immobilisme et du “déjà vu”, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 16 Mai 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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De président élu à dictateur de fait : pourquoi Faustin-Archange Touadéra doit désormais être appelé dictateur. Interview exclusive avec un ancien commissaire de police

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De président élu à dictateur de fait : pourquoi Faustin-Archange Touadéra ne peut plus être appelé autrement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Élu démocratiquement en 2016, Faustin-Archange Touadéra s’est maintenu au pouvoir après un scrutin contesté en 2020. Depuis, révision constitutionnelle taillée sur mesure, arrestations systématiques d’opposants, justice aux ordres et verrouillage de l’espace politique dessinent le portrait d’un régime autoritaire. Firmin Sylla, ancien commissaire de police qui a servi sous plusieurs gouvernements, témoigne de cette dérive.

 

CNC : Monsieur Firmin Sylla, vous avez longtemps servi dans la police nationale centrafricaine. De l’intérieur du système, à quel moment avez-vous senti que quelque chose basculait ?

 

Firmin Sylla : Le vrai tournant, c’est 2020. Avant, il y avait encore une forme de respect des institutions, même imparfait. Après sa réélection contestée, Touadéra s’est senti intouchable. Les règles du jeu ont changé. La Constitution est devenue un morceau de papier qu’on réécrit à sa convenance. Les institutions qui devaient contrebalancer le pouvoir, la justice, le parlement, les forces de sécurité,  sont devenues des instruments au service d’un seul homme.

 

CNC : Vous parlez de la révision constitutionnelle de 2023…

 

Firmin Sylla : Exactement. Cette révision lui permet de se représenter autant de fois qu’il le souhaite. C’est la signature classique des dictatures africaines : on arrive démocratiquement, puis on modifie les règles pour ne plus jamais partir. Compaoré au Burkina, Condé en Guinée, Gnassingbé au Togo… Le scénario est toujours le même. Et quand le peuple refuse, on le fait taire.

 

CNC : Le régime justifie souvent ses décisions par des impératifs de sécurité nationale. La menace des groupes armés ne légitime-t-elle pas certaines mesures d’exception ?

 

Firmin Sylla : Écoutez, personne ne nie les défis sécuritaires de notre pays. Nous sortons de années de guerre civile, les groupes armés contrôlent encore des portions du territoire. Mais là, on ne parle pas de combattre des rebelles. On parle d’arrêter des opposants politiques, d’empêcher un ancien Premier ministre de prendre l’avion, de déchirer des affiches électorales en pleine campagne. Quel rapport avec la sécurité ? La sécurité nationale ne peut pas servir de paravent pour étouffer toute voix dissidente. Quand elle devient un prétexte pour faire taire l’opposition légitime, ce n’est plus de la sécurité, c’est de la répression politique.

 

CNC : Parlons justement de ces élections du 28 décembre dernier, boycottées massivement par l’opposition. Que révèle ce boycott ?

 

Firmin Sylla : Il confirme que personne ne croit plus au processus. Et pour cause : comment organiser une élection crédible quand des candidats de l’opposition croupissent en prison, quand d’autres sont empêchés de faire campagne, quand la justice est verrouillée, quand l’administration est partisane ? Une élection, ce n’est pas juste mettre des bulletins dans une urne. C’est garantir l’égalité des chances, la liberté de campagne, la neutralité des institutions. Rien de tout ça n’existait. Le scrutin était joué d’avance, alors l’opposition a refusé de cautionner cette parodie.

 

CNC : Vous évoquez des opposants emprisonnés comme Désiré Dominique ERENON, Regis Lionel Dounda. Vous pensez à quoi au juste ?

 

Firmin Sylla : Laisssant de côté le cas du Dr Dominique Désiré ERENON qui est plus grave. Mais prenez seulement le cas de Régis Lionel Dounda. Ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, cadre du MLPC, l’un des principaux partis d’opposition. Arrêté, jugé, condamné à dix ans de travaux forcés en 2022. Mais ce n’est pas tout : son droit d’appel lui a été refusé. Le ministre de la Justice a tout simplement bloqué la procédure. Vous imaginez ? Dans quel pays démocratique empêche-t-on un condamné de faire appel ? C’est un principe élémentaire du droit. Là, on l’enferme et on jette la clé. Le message est clair : on te retire du jeu politique, définitivement.

 

CNC : Il y a aussi cette affaire de Nourd Gregaza qui soulève beaucoup de questions…

 

Firmin Sylla : Nourd Gregaza, c’est un cas encore plus inquiétant. Opposant notoire, il a été arrêté et placé à l’Office central pour la répression du banditisme, l’OCRB. C’est un centre ultra-sécurisé, gardé jour et nuit. Le 14 décembre, les autorités annoncent qu’il s’est “évadé”. Évadé de l’OCRB ! Ceux qui connaissent ce lieu savent que c’est impossible. Personne n’y croit. Et là, ça devient glaçant : dans les jours qui suivent, on arrête des membres de sa famille. Sa petite sœur, qui est elle-même policière. Une autre sœur a été embarquée par des éléments russes,  du groupe Wagner,  vers une destination inconnue. Jusqu’à présent, aucune nouvelle, aucune explication officielle.

 

CNC : Arrêter les proches d’un suspect, c’est légal ?

 

Firmin Sylla : Non. Le droit pénal repose sur un principe fondamental : la responsabilité pénale personnelle. On ne punit que celui qui a commis l’infraction. Arrêter la famille d’un opposant, ce n’est pas de la justice, c’est de la pression, de l’intimidation. C’est faire régner la peur. On envoie un message : si tu t’opposes, ce n’est pas que toi qui paieras, c’est toute ta famille. C’est la méthode des régimes totalitaires.

 

CNC : Sur le terrain, pendant la campagne électorale, qu’avez-vous observé ?

 

Firmin Sylla : La campagne a été un théâtre d’injustice permanent. Les affiches des candidats de l’opposition ont été systématiquement arrachées. À Berbérati, ce sont les forces de sécurité elles-mêmes qui ont retiré les affiches de l’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuelé. À Bangui, celles d’Henri-Marie Dondra, également ancien Premier ministre, ont été lacérées. Ce ne sont pas des incidents rare, c’était une stratégie.

 

CNC : Il y a eu aussi des interdictions de meetings, non ?

 

Firmin Sylla : Oui, et là, le deux poids deux mesures est clair. Le mardi 23 décembre, Anicet-Georges Dologuelé, ancien Premier ministre veut tenir un meeting à Bouar. Les forces de sécurité l’en empêchent. Le lendemain — le lendemain ! — Touadéra débarque dans la même ville et organise son propre meeting, sans aucun problème. Vous voyez le tableau ? Pour certains, tout est interdit. Pour le chef de l’État, tout est permis. L’espace politique est complètement verrouillé.

 

CNC : Et l’affaire Dondra à l’aéroport, le 23 décembre ?

 

Firmin Sylla : Henri-Marie Dondra devait se rendre en province pour sa campagne. Il avait même affrété un avion privé, tout payé. Il arrive à l’aéroport de Bangui, et là, on lui refuse l’embarquement. Aucune explication, aucun papier officiel, aucune décision de justice. Juste un refus net. On l’empêche physiquement de faire campagne. Comment voulez-vous appeler ça autrement que du sabotage électoral ?

 

CNC : À ce stade, pourquoi utilisez-vous le mot “dictateur” pour qualifier Touadéra ?

 

Firmin Sylla : Parce que les faits parlent d’eux-mêmes. Révision constitutionnelle pour s’accrocher au pouvoir indéfiniment. Opposition muselée, emprisonnée, empêchée de faire campagne. Justice instrumentalisée qui condamne sans droit d’appel. Forces de sécurité utilisées pour faire taire les adversaires politiques. Élections vidées de leur substance. Tout ça, ce ne sont pas des dysfonctionnements, c’est un système. Un système où un seul homme décide de tout, contrôle tout, étouffe toute contestation. C’est la définition même d’une dictature. Le titre de “président” peut être légal sur le papier. Mais la manière dont il gouverne, elle, relève du pouvoir absolu.

 

CNC : Pourtant, les partenaires internationaux continuent de le traiter comme un président légitime…

 

Firmin Sylla : C’est vrai. Et c’est révélateur de leurs priorités. Les États étrangers, les organisations internationales privilégient leurs intérêts stratégiques et une apparence de stabilité. Ils préfèrent fermer les yeux sur les dérives autoritaires plutôt que de secouer le bateau. Mais leur silence diplomatique ne change rien à la réalité que vivent les Centrafricains chaque jour. Appeler un chat un chat ne dépend pas des calculs géopolitiques.

 

CNC : Vous craignez des représailles pour avoir parlé aussi librement ?

 

Firmin Sylla : Bien sûr. Mais le silence tue aussi. Quand on laisse passer les abus sans les nommer, on devient complice. Il faut que les gens sachent. Que la communauté internationale comprenne. Que les Centrafricains réalisent qu’ils ne sont pas fous, que ce qu’ils vivent n’est pas normal. Appeler les choses par leur nom, c’est une responsabilité.

 

CNC : Un dernier mot ?

 

Firmin Sylla : Oui. À tous ceux qui doutent encore, je dis : regardez les faits. Pas les discours, pas les promesses. Les faits. Quand un pouvoir ne tolère plus aucune contradiction, quand il gouverne par la peur et l’arbitraire, quand la loi ne protège plus personne, il faut avoir le courage de le dire : nous vivons sous une dictature. Et la première étape pour en sortir, c’est d’arrêter de se mentir.

 

CNC : Merci Monsieur Firmin Sylla d’avoir accepté de répondre à nos questions.

 

Firmin Sylla : Merci à vous de donner la parole à ceux qui n’en ont plus.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo…

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Le Président Touadéra me traite en ennemi mortel pour avoir osé être candidat, dénonce Anicet-Georges Dologuelé, Président de l’URCA

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Le Président Touadéra me traite en ennemi mortel pour avoir osé être candidat, dénonce Anicet-Georges Dologuelé, Président de l’URCA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Lors de sa rencontre avec les médias ce mercredi 6 mai 2026, Anicet Georges Dologuélé a brisé un long silence pour dénoncer le harcèlement dont il est l’objet.

 

Anicet-Georges Dologuelé, président de l’URCA, ancien candidat à la dernière présidentielle du 28 décembre 2025,  fustige lors de son point de presse  une dérive où l’ambition politique est désormais punie comme un crime personnel par le sommet de l’État.

 

La réalité politique actuelle montre clairement aux yeux du monde une hostilité du chef de l’État envers Anicet Georges Dologuélé. L’ancien Premier ministre explique que sa volonté de briguer la magistrature suprême est reçue par le pouvoir comme une agression privée.

 

Le régime déploie une animosité visible en ignorant les décisions de justice qui confirment l’appartenance nationale de l’opposant. Cette attitude transforme la compétition électorale en une poursuite ciblée où Anicet Georges Dologuélé devient une cible à écarter par tous les moyens.

 

Les ressources de l’État servent à financer des campagnes de dénigrement jusqu’à Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, pour étouffer la voix du leader de l’URCA.

 

Anicet Georges Dologuélé souligne que servir son pays au plus haut niveau est un droit fondamental que le clan actuel tente de transformer en acte de trahison. Cette gestion montre un refus de la pluralité et un acharnement contre un homme dont le seul acte est d’avoir suivi les règles démocratiques. Le mépris affiché par la présidence brise les promesses de neutralité faites lors de l’investiture.

 

En agissant ainsi, le chef de l’État privilégie la vengeance sur l’intérêt général. La traque administrative et le blocage des pièces d’identité sont les outils de cette pression permanente exercée contre Anicet Georges Dologuélé.

 

Cette situation confirme la volonté de briser toute opposition par l’intimidation. Le leader de l’URCA rappelle que les responsabilités politiques ont une fin et que l’arbitraire fragilise la nation entière.

 

Anicet Georges Dologuélé maintient sa position de défenseur des lois malgré les humiliations répétées imposées par les autorités.

 

Par Éric Azoumi

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Pour la Journée des victimes de torture  en Centrafrique, dénoncer les bourreaux est  un suicide face à l’empire criminel de Wagner et des forces de l’ordre

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Pour la Journée des victimes de torture  en Centrafrique, dénoncer les bourreaux est  un suicide face à l’empire criminel de Wagner et des forces de l’ordre

 

Enquête exclusive : dans l'enfer des prisons secrètes de Wagner à Bangui. Un mètre carré pour mourir. C'est inédit. Touadera est un diableEnquête exclusive : dans l'enfer des prisons secrètes de Wagner à Bangui. Un mètre carré pour mourir. C'est inédit. Touadera est un diable
photo de torture d’un centrafricain par les mercenaires russes du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, dénoncer les tortures de Wagner, des FACA et du commandant Yarkokpa est un acte suicidaire. Les victimes, muselées par l’impunité, crient dans le vide.

 

En République centrafricaine (RCA), dénoncer la torture équivaut à signer son arrêt de mort. Les mercenaires russes de Wagner, les Forces armées centrafricaines (FACA), et les gendarmes, y compris la garde présidentielle, sous l’égide de figures comme le commandant Môn Gervais Simplice Yarkokpa, sèment la terreur à Bangui et dans les villes de provinces. Ils pillent, torturent et tuent, affichant leurs exactions sur les réseaux sociaux comme des trophées macabres. Le gouvernement, loin de punir, rejette les preuves comme des « montages » et accuse les victimes d’être des « ennemis de la Centrafrique ». Dans ce climat de peur, où la justice est un mythe, dénoncer les abus expose à la prison, à l’exil, ou pire, à la mort.

Pour la Journée des victimes de torture en Centrafrique, dénoncer les bourreaux est un suicide face à l’empire criminel de Wagner et des forces de l’ordre
Le policier Ouadole Freddy , transféré à la prison de Ngaragba

 

Bangui : Yarkokpa, un voyou en uniforme

 

À Bangui, le commandant Yarkokpa, officier de la garde présidentielle, dirige un empire criminel avec une arrogance glaçante. En début d’année 2025, il a violemment agressé le policier Ouadole Freddy, menotté et battu à coups de machette à l’aéroport de Bangui-Mpoko pour avoir dénoncé ses trafics de drogue. En août 2023, il a fait arrêter sans preuve les soldats Dongomalé Dieubeni, alias Fort Papy, et Selekoy Tanguy, accusés de vente d’armes, avant d’instrumenter leur radiation grâce à ses liens avec le ministre de la Défense, Claude Rameau Bireau. Plus récemment, Yarkokpa a ciblé Jefté Ngaïndiro, un jeune du quartier Combattant. Accusé à tort d’avoir volé 9 millions de FCFA, Jefté a été enlevé, torturé et dépouillé de sa moto neuve et de 150 000 FCFA. Relâché sans recours, il incarne le sort des victimes broyées par un système où l’uniforme est un bouclier pour la criminalité.

 

Zémio : Une chasse aux témoins

Pour la Journée des victimes de torture en Centrafrique, dénoncer les bourreaux est un suicide face à l’empire criminel de Wagner et des forces de l’ordre
L’enseignant Tisso René, également premier adjoint au maire de Zemio, enlevé par les mercenaires russes à Zemio

 

À Zémio, dans le Haut-Mbomou, la répression est tout aussi violente. Tisso René, conseiller municipal et professeur d’histoire-géographie, a été enlevé le 15 mai 2025 par des gendarmes et des FACA, puis remis aux mercenaires Wagner. Depuis, il a disparu, probablement victime d’une exécution extrajudiciaire. Lorsque son fils, basé à Bangui, a dénoncé l’enlèvement sur Radio Ndékè Luka, les gendarmes ont traqué Narcisse, dit Nara, commerçant témoin de l’arrestation. Nara, averti, s’est enfui dans la brousse. Mais le 22 mai 2025, un autre fils, Tisso Grâce, revenu de RDC, a été capturé par les gendarmes. Accusé à tort d’avoir parlé à la radio, il a été torturé « presque à mort » et lutte pour survivre. Cette chasse aux témoins vise à étouffer la vérité sur la disparition de Tisso René, figure respectée de Zémio.

 

Une justice paralysée, un gouvernement complice

 

Les victimes, qu’il s’agisse de Jefté Ngaïndiro, Ouadole Freddy, ou Tisso Grâce, n’ont aucun recours. Au tribunal de Bangui, des milliers de plaintes contre Wagner et les FACA s’entassent, sans suite. Un greffier, face aux nouvelles plaintes, confesse : « On ne peut pas traiter ça. Ce sont des dossiers classés confidentiels ». Cette phrase cruelle résume l’absurde réalité : le gouvernement protège les bourreaux qu’il a invités. Les vidéos de tortures, comme celle publiée par Wagner le 25 février 2025 à Ippy, montrant un jeune Centrafricain battu dans une maison délabrée, sont qualifiées de « montages » par les autorités. En 2024, Wagner a même décapité deux Centrafricains, filmant leurs corps mutilés, sans que Bangui ne réagisse.

 

Yarkokpa : L’architecte de la terreur

 

Yarkokpa n’est pas un simple tortionnaire : il est le cerveau d’un réseau criminel. Ancien milicien anti-balaka, il prospère grâce à ses liens avec le ministre de la Défense et le président. Intégré à la formation d’officiers de la gendarmerie malgré son incapacité à écrire son nom, il contrôle des trafics de drogue (tramadol depuis Zongo), d’alcool frelaté, et de faux billets. En juin 2024, il a dérobé 800 millions de FCFA en or et diamants à deux négociants franco-algériens, Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem, lors d’une perquisition frauduleuse. Ses victimes, comme l’adjudant Kparambéti (Ozaguin), emprisonné pour avoir dénoncé ses trafics, n’ont aucune chance face à son impunité.

 

Un peuple réduit au silence

 

Dénoncer la torture en RCA est un acte de courage insensé. Wagner, les FACA, et Yarkokpa règnent en seigneurs, protégés par un gouvernement qui nie leurs crimes. Les victimes – Tisso René, Tisso Grâce, Jefté Ngaïndiro, Ouadole Freddy – sont abandonnées, leurs cris étouffés par la peur et l’indifférence. Dans ce pays où la justice est un mirage, une question résonne : qui parlera pour les suppliciés ? Pour l’instant, personne.

 

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Jules Njawé s’enfonce dans le déni : “Touadéra ne paye jamais les Russes”… mais oublie les 400 millions de francs CFA versés par semaine, les milliards extraits des mines centrafricaines ! »

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  Jules Njawé s’enfonce dans le déni : “Touadéra ne paye jamais les Russes”… mais oublie les 400 millions de francs CFA versés par semaine, les milliards extraits des mines centrafricaines ! »

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après l’info exclusive de Corbeau News sur la facture salée de 900 milliards réclamée par Wagner avant départ, le conseiller camerounais de Touadéra sort du bois… pour mieux noyer le poisson.

 

Le 20 mars 2026, Jules Njawé, ce Camerounais promu ministre conseiller par Faustin-Archange Touadéra, a tenu une conférence de presse pathétique à Bangui. Objectif affiché : démentir les rumeurs selon lesquelles Wagner exigerait 900 milliards de FCFA à l’État centrafricain avant de plier bagage. Résultat ? Un tissu de mensonges grossiers et d’accusations paranoïaques contre la France, les « oreilles blanches » et un complot occidental imaginaire pour « troubler le pays ».

 

Rappel du contexte  

Notre article du 11 mars a révélé, sources vérifiées, que les mercenaires russes, furieux face à la transition vers Africa Corps, posent un ultimatum financier massif à Touadéra. L’info a fait le tour des réseaux et presses africaines/internationales.

 

Pour tenter de faire noyer les poissons déjà morts, Wagner a envoyé ses tintin à la radio  pour véhiculer ses propagandes : monsieur Jules Njawé. Ce dernier répète en boucle : « Pas un sou de la caisse de l’État », « ce n’est pas une question d’argent », « aide gratuite de la Russie ». Pathétique quand on sait que Wagner s’est gavé sur l’or et les diamants de Ndassima et ailleurs depuis 2018 (estimations : plusieurs milliards par an). Africa Corps ? Des concessions minières en échange, en plus, 10 milliards de francs CFA en espèce à Poutine comme toujours.

 

Ce tintin camerounais accuse la France de propager des mensonges pour inciter à des manifestations. Mais qui trouble vraiment le pays ? Un régime qui signe avec Poutine des deals opaques engageant potentiellement 10 milliards mensuels pour des « instructeurs », puis se retrouve coincé sans cash pour payer la note finale de Wagner ?

 

Ironie : Njawé parle d’aide « désintéressée » dans un monde capitaliste où rien n’est gratuit. Le Rwanda prend des minerais pour son aide, Wagner a vidé les sous-sols centrafricains. Touadéra, pris à la gorge financièrement, envoie son porte-voix camoufler la réalité : dettes accumulées, économie pillée, population qui souffre pendant que les Russes s’enrichissent.

 

En réalité, cette conférence n’a pas démenti grand-chose : elle a confirmé le malaise. Touadéra et sa clique mafieuse sont coincés entre une Russie qui veut du cash et une population qui en a assez d’être saignée.

 

Par Alain Nzilo

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Patrice Akoloza ou l’art de la diversion : Quand le ministre joue les moralisateurs au lieu d’agir

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Patrice Akoloza ou l’art de la diversion : Quand le ministre joue les moralisateurs au lieu d’agir

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le ministre du Commerce, Patrick Akoloza, a encore frappé. Lors d’une réunion avec les opérateurs économiques et les bouchers de Bangui le 9 avril, il a choisi de donner des leçons d’hygiène et de conservation de la viande, comme si les acteurs du secteur étaient les seuls responsables de la dégradation des conditions sanitaires dans la capitale.

 

L’hypocrisie d’un ministre qui ignore les causes profondes

Dans son discours spectaculaire, le ministre Patrice Akoloza s’indigne contre la “viande pourrie” et exige des bouchers qu’ils améliorent la conservation. Mais comment peut-il oser tenir un tel propos alors que l’ENERCA (Énergie Centrafricaine) plonge Bangui dans le noir plusieurs heures par jour, voir toute la journée  ? Les bouchers, déjà asphyxiés par la crise économique, sont contraints d’utiliser des groupes électrogènes pour maintenir leurs chambres froides en état de marche. Ces groupes coûtent cher en carburant, réduisent leurs marges et, surtout, ne garantissent pas une conservation optimale.

Mais Où sont les investissements de l’État dans les infrastructures énergétiques ? Pourquoi le ministre ne s’attaque-t-il pas à la racine du problème,  à savoir, l’incapacité de l’ENERCA à fournir un courant stable,  au lieu de faire porter le chapeau aux bouchers ?

 

La corruption , encore la corruption

 

Akoloza parle de “contrôles sérieux” et de “normes d’hygiène”. Mais qui croit encore à la rigueur des inspections en Centrafrique ? Les commerçants, qu’ils soient bouchers, boulangers ou gérants de supermarchés, savent pertinemment que les contrôles sanitaires sont souvent monnayables. Les agents de la mairie ou du ministère ferment les yeux contre quelques billets, et les “amendes” se transforment en “négociations” informelles.

 

Preuves à l’appui : En 2023, un rapport de la Banque Mondiale soulignait que la corruption dans les services publics centrafricains coûterait près de 24% du PIB national. Où est la volonté politique pour briser ce cercle vicieux ? Pourquoi Akoloza ne propose-t-il pas un plan de lutte contre la corruption dans les services d’inspection, au lieu de se contenter de discours moralisateurs ?

 

L’illumination des devantures : Une priorité de pire folie dans une ville à l’agonie

 

Le ministre a également demandé aux commerçants d’”illuminer les devantures de leur commerce pour embellir la ville”. Une requête qui frise l’absurde quand on sait que plus de 90% des quartiers de Bangui n’ont pas accès à un éclairage public fonctionnel. Les rues sont plongées dans l’obscurité dès la tombée de la nuit, exposant les citoyens à l’insécurité et aux accidents.

 

Ironie tragique : Akoloza préfère s’attaquer à l’esthétique des vitrines plutôt qu’à l’urgence de la sécurité publique ou à la réhabilitation des réseaux électriques. Est-ce là la vision d’un ministre du Commerce ? Ou simplement celle d’un technocrate déconnecté, qui confond embellissement et développement ?

 

Les bouchers, les boulangers et les commerçants de Bangui ne demandent pas des leçons de morale. Ils réclament :

– Un accès stable à l’électricité pour conserver leurs produits.

– Des infrastructures adaptées (abattoirs modernes, chambres froides publiques).

– Une lutte réelle contre la corruption dans les services de contrôle.

– Un soutien financier pour s’équiper de matériel conforme aux normes.

 

Au lieu de cela, Akoloza leur sert un discours pré-mâché, lu avec la froideur d’un fonctionnaire indifférent. Où est l’écoute ? Où est la concertation ? Le ministre semble oublier que ces acteurs sont les piliers d’une économie informelle qui fait vivre des milliers de familles.

 

Par Sylvie  Vickos

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Après la chute vertigineuse d’Évariste Ngamana à l’Assemblée nationale, Africa Intelligence lui donne un grand espoir

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Après la chute vertigineuse d’Évariste Ngamana à l’Assemblée nationale, Africa Intelligence lui donne un grand espoir

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, Évariste Ngamana, a subi une débâcle historique face à Simplice Mathieu Sarandji. Pourtant, une lueur d’espoir surgit via le journal Africa Intelligence.

 

 

Le verrouillage est désormais total au palais du peuple. Après avoir été balayé lors de la mise en place du nouveau bureau ce lundi 11 mai, Évariste Ngamana se retrouve aujourd’hui réduit au rang de simple député, bredouille et humilié par la stratégie du « Vieux Crocodile » Simplice Mathieu Sarandji. Cependant, pour tenter de lui redonner du courage, le magazine Africa Intelligence avance que le président Touadéra lui aurait proposé le poste de Premier ministre en remplacement de Félix Moloua.

 

Cette perspective de voir Ngamana à la Primature paraît totalement surréaliste au regard de son profil. Pour beaucoup, confier un tel poste à un homme traînant des casseroles de faux diplômes et un manque réel de compétences est une aberration. C’est comme si l’on demandait à un mécanicien de quartier Combattant de devenir subitement le patron de géants technologiques mondial comme Apple ou Google ; c’est un projet tout simplement impossible à réaliser. Mais avec Touadéra, le faussaire des faussaires, tout est possible. Mais n’oublie pa’à ce poste, il y’a des gens qui attendent jalousement de remplacer Félix Moloua, à l’image de Sani Yalo, Abazène, Sylvie Baïpou, Obède Namsio, Démafouth et bien d’autres.

 

De plus, une nomination à la Primature ne ferait qu’amplifier la guerre ouverte avec Simplice Mathieu Sarandji. Ce dernier est toujours dans une colère vive contre Ngamana, qu’il accuse ouvertement d’avoir tenté de lui ôter la vie. Sarandji ne supporterait pas de voir son rival diriger le gouvernement et venir débattre face à lui à l’Assemblée. Dans ce contexte, la seule option « sécurisée » pour le pouvoir serait de le parquer à la vice-présidence de la République, un poste honorifique pour surveiller ce « sorcier » ambitieux.

 

À près de 60 ans, celui que certains présentent encore comme un « jeune » est en réalité un loup politique aux ambitions démesurées. En constatant les faits, le président Touadéra semble hésiter à prendre le risque de placer un homme aussi imprévisible à une fonction aussi stratégique, de peur qu’il n’utilise ses pions pour le remplacer prématurément. En attendant, cette chute vertigineuse laisse Évariste Ngamana dans une position de faiblesse inédite, où ses rêves de Primature ressemblent plus à un mirage qu’à une réalité politique crédible.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Quand Touadéra demande aux journalistes de devenir les agents de renseignement de son régime

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Centrafrique : Quand Touadéra demande aux journalistes de devenir les agents de renseignement du régime

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Lors de sa prestation au palais le 8 mai, le dictateur a franchi une étape supplémentaire dans le contrôle des esprits. Devant un parterre de communicateurs dociles, l’empereur de Bangui a ouvertement sollicité leur concours pour surveiller le territoire.

 

Le ton employé durant cet échange ne laissait aucune place à l’ambiguïté. Le dictateur exige désormais que les professionnels des médias agissent comme des relais de sa propre police politique. Selon l’empereur, la mission d’informer doit s’effacer au profit d’une collaboration active avec les services de sécurité. Cette injonction transforme chaque micro et chaque plume en un outil de délation au service exclusif de sa survie personnelle.

 

L’empereur de Bangui a justifié cette dérive en affirmant que les groupes armés écoutent les ondes et lisent les journaux. Pour le dictateur, la presse ne doit plus rapporter les faits, mais filtrer les données pour ne diffuser que la parole officielle. En demandant aux journalistes de surveiller les mouvements de la résistance et d’orienter l’opinion, le régime cherche à transformer la profession en une annexe de son état-major militaire.

 

Cette volonté de transformer les rédactions en officines de renseignement prouve que le dictateur ne tolère plus aucune neutralité. L’empereur veut supprimer la frontière entre le journalisme et l’espionnage pour mieux traquer ses opposants. Les rares voix indépendantes qui subsistent se retrouvent ainsi dans le collimateur, car refuser de devenir un indicateur du régime équivaut désormais à un acte de trahison aux yeux du pouvoir.

 

Le dédain pour l’éthique professionnelle manifesté lors de ce café-presse montre un régime aux abois. Le dictateur utilise la menace sécuritaire pour embrigader de force ceux qui devraient être les gardiens de la vérité. En exigeant cette soumission totale, l’empereur de Bangui confirme que sa dictature ne peut plus se maintenir sans un quadrillage permanent de la parole et de ceux qui la portent.

 

Par Alain Nzilo

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Enquête exclusive : MBOLILOUNGOULE ET ZOGONIMBOU, comment ces deux notables du Haut-Mbomou ont été kidnappés par les mercenaires russes d’Africa Corps

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Enquête exclusive : MBOLILOUNGOULE ET ZOGONIMBOU, comment ces deux notables du Haut-Mbomou ont été kidnappés par les mercenaires russes d’Africa Corps

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’enquête menée par la rédaction du CNC sur le terrain montre les circonstances réelles de l’enlèvement de Mboliloungoule et Antoine Zogonimbou à Zemio il y’a près de trois semaines par les criminels russes de Poutine et de Touadera, montrant  une fois de plus au grand jour le cynisme des méthodes de la milice Africa Corps.

 

La vérité est désormais connue sur les événements du 25 avril à Zémio. Antoine Zogonimbou, conseiller municipal résidant à Banengué, à plus de 60 kilomètres de la ville, n’était à Zémio que pour une mission humanitaire vitale. Il effectuait le déplacement pour venir à Zemio récupérer des stocks de médicaments antirétroviraux (ARV) destinés aux malades de sa localité. C’est au moment où il s’occupait de la santé de ses concitoyens que les mercenaires russes l’ont capturé, l’accusant sans aucune preuve de soutenir les milices Azandé.

 

Quant à Mboliloungoule, candidat aux élections régionales, son enlèvement a eu lieu directement sur son lieu de travail. Responsable de la sécurité pour une organisation non gouvernementale (ONG) de la place, il a été arraché sur le lieu de ses fonctions par les miliciens d’Africa Corps. Ici encore, le scénario est identique : des accusations mensongères pour justifier une détention totalement illégale.

 

Enlevés le 25 avril dernier, ces deux otages ont été officiellement déclarés comme “déportés” vers la capitale Bangui pour être remis à la justice. Pourtant, à ce jour, ils restent totalement introuvables. Aucune institution judiciaire ou policière n’a enregistré leur arrivée. Comme nous l’évoquions précédemment, l’angoisse est totale : sont-ils enfermés dans la prison secrète des russes au niveau de l’aéroport de Bangui-Poko ou dans les cellules souterraines des russes du Camp de Roux ? Le pire est aussi envisagé, car les méthodes de cette milice sont connues : certains prisonniers sont parfois jetés depuis les hélicoptères en plein vol au-dessus de la brousse durant leur transfert.

 

Ce maintien des méthodes de Wagner sous le nouveau label d’Africa Korps est une stratégie voulue par Touadéra pour sécuriser son fauteuil et sa présence à vie au pouvoir. En changeant simplement de nom pour plaire à Poutine et procéder au paiement de 10 milliards de francs CFA par mois , le régime maintient un système de terreur où les disparitions forcées deviennent la règle. Pour Mboliloungoule et Zogonimbou, le silence de Bangui ne fait que confirmer la nature de cette collaboration.

 

Par Éric Nzapa

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Conseil des ministres du 24 mars 2026 : Touadéra transforme Bangui en grand marché aux enchères du sous-sol centrafricain

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Conseil des ministres du 24 mars 2026 : Touadéra transforme Bangui en grand marché aux enchères du sous-sol centrafricain

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En une seule séance extraordinaire, le Président Faustin-Archange Touadéra et son gouvernement ont transformé le Conseil des ministres en une véritable salle des enchères : permis de recherche et d’exploitation miniers, raffinerie d’or et nouvelle bureaucratie de certification ont été validés à la chaîne, livrant sans retenue le sous-sol centrafricain à des intérêts privés.

 

Lors de ce conseil des ministres, le ministre des Mines, Ruffin Benam Beltoungou,  a soumis dix dossiers. Quatre permis pour le minerai de fer à Poxine International Company dans les régions de Bambari, Yaloqué, Bozoum et Baboua. Un permis uranium à Safir Energy à Bakouma. Quatre permis cuivre-or-diamant-fer à Sogé Mine dans Ngandé, Alindao, Karno et Bouka. Plusieurs permis d’exploitation industrielle de petites mines à Amto Mining, Anxine et Abeka Mining. L’agrément d’une raffinerie d’or à Fortifive de Saoudima.

 

Et pour couronner le tout, la création d’un Secrétariat Permanent de Certification des Substances Minérales, la transformation de la police des mines en direction générale, et la démolition d’un ancien bâtiment du ministère pour construire un nouvel édifice bureaucratique.

 

Toutes ces sociétés ont « satisfait aux conditions » et payé les frais. Le gouvernement invoque des travaux anciens insuffisants et la nécessité de standards internationaux. Pourtant, depuis 2016, les Conseils des ministres se suivent et se ressemblent : une pluie ininterrompue de permis accordés pendant que la fraude et la contrebande persistent, au point qu’on renforce la police des mines pour tenter de juguler ce que le système lui-même alimente.

 

L’or est désormais la première source de recettes d’exportation, mais ces fonds ne se traduisent ni par des routes bitumées, ni par des hôpitaux fonctionnels, ni par des écoles dignes. Les régions riches en fer, uranium ou diamant restent marquées par la pauvreté et l’insécurité. Les mineurs artisanaux risquent leur vie pour extraire ce qui profite surtout à d’autres.

 

Ce 24 mars, à quelques jours de l’investiture du 30 mars et des hommages solennels à Boganda, le régime organise le grand marché : on brade le fer de Bambari, l’uranium de Bakouma, l’or du pays, on crée des comités et des directions, on rase pour reconstruire plus de bureaucratie, pendant que plus de 65 % des Centrafricains croupissent dans une pauvreté extrême sans infrastructures de base.

 

Le sous-sol continue d’être morcelé, les promesses de souveraineté enterrées, et le bradage total se poursuit sans interruption.

 

Par Anselme Mbata

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Tension au sein du MPC : un violent clash entre les deux clans rivaux a failli plonger le mouvement dans un bain de sang près de Markounda

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Tension au sein du MPC : un violent clash entre les deux clans rivaux a failli plonger le mouvement dans un bain de sang près de Markounda  

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mercredi 13 mai 2026, les partisans de Didot Ali ont encerclé l’état-major du MPC à Markounda. Ce bras de fer armé contre le nouveau chef Ahmat Chaltout menace de faire imploser le mouvement.

 

La rupture au sein du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) a atteint un point critique ce mercredi 13 mai. Vers 18 heures, les unités fidèles à l’ancien chef d’état-major, Didot Ali, sont passées à l’offensive. Elles ont totalement bloqué les accès routiers et encerclé la base du commandement située à une vingtaine de kilomètres du chantier Fiestes.

 

Cette démonstration de force fait suite au limogeage de Didot Ali le 5 mai par le leader du mouvement, Mahamat Alkhatim, pour insubordination. L’ancien chef d’État-major, Dido Ali, , soutenu par un collectif de généraux dissidents, rejette cette décision et maintient son autorité sur le terrain. En réponse, le nouveau promu, Ahmat Chaltout, a ordonné la soumission immédiate de tous les combattants, promettant des sanctions pour ceux qui resteraient en marge de ses ordres.

 

Sur le terrain, la situation a failli basculer dans l’horreur. Les hommes de Didot Ali exigent le désarmement pur et simple du nouvel état-major. Les deux groupes ont pris des positions de combat, créant une atmosphère électrique à proximité des populations civiles.

 

Le chaos a été évité de justesse grâce à une intervention extérieure. Une trentaine d’éléments de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigés par Ali Darassa, se sont interposés vers 19 heures. Les médiateurs ont imposé un arrêt des hostilités, rappelant que la présence de familles et d’enfants exigeait le calme nocturne. Les forces de l’UPC ont clairement prévenu : tout individu ouvrant le feu sera immédiatement neutralisé et désarmé.

 

Sous cette pression, les deux factions rivales ont amorcé un repli tactique. Cependant, la méfiance demeure totale. Les combattants se surveillent mutuellement, chacun restant sur le qui-vive. Le MPC se retrouve scindé en deux blocs hostiles, rendant l’avenir de l’organisation de plus en plus incertain dans cette zone minière de l’Ouham.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Petit Delphin KOTTO appelle à une transition politique immédiate face aux défaillances de la dictature de TOUADERA

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Petit Delphin KOTTO appelle à une transition politique immédiate face aux défaillances de la dictature de TOUADERA

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans une lettre ouverte datée du 5 mai 2026, Petit Delphin KOTTO, coordonnateur national de la COSCIPAC, fustige la gestion de Faustin Archange TOUADERA, dénonçant un pilotage à vue qui ruine l’avenir de la République centrafricaine.

 

Le responsable de la COSCIPAC, Petit Delphin KOTTO, affirme que l’absence de politique nationale cohérente entre 2016 et 2026 a plongé l’État dans une gestion dépourvue de cap stratégique.

 

Selon Petit Delphin KOTTO, les ressources publiques sont gaspillées dans des projets inefficaces, tandis que l’enclavement des provinces comme la Vakaga ou le Haut-Mbomou s’accentue.

 

Interrogé par la rédaction de CNC, Petit Delphin KOTTO souligne : « nous sommes aujourd’hui gouvernés par les repris de la justice ». Le coordonnateur Petit Delphin KOTTO explique que cette désorganisation administrative empêche les citoyens d’accéder à leurs droits fondamentaux.

 

Pour Petit Delphin KOTTO, la concentration des richesses à Bangui au détriment de l’arrière-pays nourrit des frustrations qui brisent la cohésion nationale. Petit Delphin KOTTO insiste sur le fait que la pauvreté et le chômage ne sont que le résultat d’une économie incapable de générer des opportunités réelles.

 

En tant que porte-voix de la société civile, Petit Delphin KOTTO appelle désormais à une transition politique pour restaurer la transparence et l’équité. Le constat de Petit Delphin KOTTO est définitif : la légitimité du pouvoir actuel s’effrite à cause de son incapacité à répondre aux besoins vitaux des familles. Petit Delphin KOTTO exige que l’intérêt général redevienne le centre de l’action publique pour éviter une instabilité sociale.

 

Par Anselme Mbata

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Retour des voyous de Touadéra au KM5 : une tentative de vol d’un sac à dos d’un commerçant par un mercenaire russe tourne à l’humiliation publique d’Africa Corps

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Retour des voyous de Touadéra au KM5 : une tentative de vol d’un sac à dos d’un commerçant par un mercenaire russe tourne à l’humiliation publique d’Africa Corps  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mercredi 13 mai 2026, les mercenaires d’Africa Corps sont revenus au PK5 pour piller les commerçants. Mais au rond-point Koudoukou, la tentative de vol du sac d’un jeune a tourné au fiasco.

 

Un braquage en plein jour qui tourne au ridicule. La honte! Les voleurs.

 

En effet, la journée avait pourtant commencé comme une opération de racket ordinaire pour les hommes d’Africa Corps dans le secteur de l’Étoile, dans le troisième arrondissement de la capitale. Fidèles à leurs habitudes, les mercenaires entraient dans les boutiques pour vider les poches des commerçants sous couvert de faux contrôles d’identité. Mais au rond-point Koudoukou, le scénario a dérapé. Un mercenaire russe s’est jeté sur M. Ahmat, un jeune commerçant du quartier, non pas pour vérifier ses papiers, mais pour lui arracher son petit sac à dos.

 

Loin de se laisser intimider, le jeune homme a résisté avec force, agrippant son sac face à l’agresseur de Poutine. En plein milieu de la rue, Ahmat a interpellé les soldats centrafricains qui escortaient les Russes, dénonçant leur passivité devant cette tentative de vol manifeste. Pris de court par ce courage et le regard des témoins, les mercenaires ont dû bafouiller une demande de pièce d’identité pour masquer leur crime. M. Ahmat a présenté ses documents en règle, obligeant les assaillants à quitter les lieux la honte au ventre, sans un centime en poche.

 

 La mobilisation du carrefour Texas

Cette tentative de vol ratée a servi de détonateur pour la population du KM5, lassée de voir ses économies s’envoler tous les trois mois dans les poches de ces miliciens. Au carrefour Texas, les jeunes se sont immédiatement mobilisés pour faire barrage aux patrouilles. La consigne est désormais claire : le quartier ne tolérera plus ces razzias financières déguisées en missions de sécurité.

 

Les jeunes du coin ont déclaré être prêts à répondre par tous les moyens si ces “voyous en uniforme” tentaient à nouveau de s’en prendre aux biens des commerçants. Ce qui devait être une simple collecte de fonds forcée s’est transformé en un véritable symbole de résistance citoyenne, prouvant que même face aux armes, le KM5 refuse de se laisser piller sans dire un mot.

 

 

Par Anselme Mbata

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Ndélé : un accrochage meurtrier entre les écogardes et quelques hommes armés identifiés près de Zamza, 2 morts et 3 blessés

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Ndélé : un accrochage meurtrier entre les écogardes et quelques hommes armés identifiés près de Zamza, 2 morts et 3 blessés

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un violent échange de tirs a éclaté à Zamza, localité de Krakouma, impliquant les écogardes de l’organisation américaine Wildlife Conservation Society et un groupe d’individus armés non identifiés.

 

En effet, depuis 3 jours, la rédaction du CNC a appris qu’au cours d’une patrouille de routine des pisteurs de WCS dans le secteur de Verne-Délé, les écogardes de la Wildlife Conservation Society (WCS) ont débusqué un groupe d’hommes armés. L’identité de ces derniers demeure floue, les autorités n’ayant pu déterminer s’il s’agissait de braconniers ou de membres d’une faction armée spécifique.

 

Dès la détection du groupe, les échanges de tirs ont commencé. Le bilan provisoire indique que deux assaillants ont perdu la vie durant l’affrontement. Deux autres membres du groupe adverse ont été blessés avant de prendre la fuite dans la brousse environnante. Du côté des écogardes, les informations transmises à la rédaction indiquent qu’aucune victime n’est à déplorer et qu’aucun blessé n’a été recensé dans leurs rangs.

 

La Wildlife Conservation Society (WCS), ONG internationale basée aux États-Unis, emploie ces gardes pour assurer la protection de la biodiversité et la surveillance des zones forestières contre l’exploitation illégale et le braconnage. Ces patrouilles visent à préserver les espèces animales et l’intégrité de la réserve de la Bamingui-Bangoran.

 

Par Barthelemy Kossi

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Madame Ousna Sabé apporte son soutien total à la jeune dame Samantha Olivia Imanga , licenciée abusivement par Mercure Logistique

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Madame Ousna Sabé apporte son soutien total à la jeune dame Samantha Olivia Imanga , licenciée abusivement par Mercure Logistique 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Suite à la vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux dans laquelle Samantha Olivia Imanga, ancienne employée de la société Mercure Logistique, dénonce son licenciement abusif après avoir refusé les avances du directeur technique, madame Ousna a réagi avec force et solidarité.

 

Dans sa déclaration diffusée sur son profil Facebook, madame Ousna Sabé exprime un soutien sans faille à la jeune dame et appelle tous les Centrafricains à briser le silence face aux injustices répétées sur les lieux de travail, particulièrement celles infligées par certains employeurs libanais.

 

« Bonjour la population, j’espère que vous allez bien. Garder le silence face à l’injustice n’est pas une solution. Ça ne l’a jamais été et ça ne le sera jamais. Au contraire, en vous taisant, vous devenez complices de votre propre maltraitance », a-t-elle déclaré.

 

Madame Ousna insiste sur le fait que la peur ne protège personne : « Si vous pensez qu’en vous taisant vous serez épargnés, c’est faux. Quand vous subissez de l’injustice dans votre lieu de travail, dans votre famille, dans vos lieux de prière ou dans les associations, apprenez à libérer la parole et à dénoncer. La peur ne va pas changer votre situation. Ce qui peut la changer, c’est quand vous ouvrez la bouche. »

 

Elle dénonce également l’habitude de taxer immédiatement les dénonciateurs d’opposants politiques ou d’ennemis de la paix : « Il n’y a aucune loi qui interdit d’être opposant politique. Il n’y a aucune loi qui oblige à aimer le régime ou le Président de la République. On lui doit respect en tant que Président de tous les Centrafricains, même ceux de l’opposition, mais l’aimer, rien ne nous y oblige. Arrêtez avec cette peur. »

 

Revenant directement sur le cas de Samantha Olivia Imanga, madame Ousna invite la population à visionner la vidéo de la jeune dame sur la page Tube Centre : « Ce qu’elle dénonce est grave, extrêmement grave. Mais je peux vous assurer qu’il y a encore des cas beaucoup plus graves que le sien. Les gens qui travaillent chez les Libanais sont maltraités tout le temps. »

 

Forte de son expérience personnelle, elle témoigne : « Pendant presque 15 ans, dans la société où je travaillais, nous étions logés dans un immeuble avec des Libanais en haut et nous en bas. Nous savons comment ces gens traitent leurs employés : licenciements abusifs à répétition, maltraitance morale, psychologique et même physique. »

 

Madame Ousna Sabé encourage les victimes à prendre la parole pour permettre un soutien collectif : « Je ne suis personne pour aller imposer quoi que ce soit aux Libanais. La seule chose que je peux faire, c’est d’en parler. Mais pour en parler, il faut que vous-mêmes, les victimes, vous dénonciez afin que nous puissions vous appuyer. »

 

Elle critique fermement ceux qui découragent les lanceurs d’alerte en leur disant « si tu parles, tu ne vas plus avoir de travail » : « Laissez ceux qui ont le courage de parler le faire. Le monde n’est pas détruit seulement par ceux qui font le mal, mais aussi et surtout par ceux qui les regardent faire sans réagir. »

 

Fière du geste de Samantha Olivia Imanga, elle lui adresse un message direct : « Ma sœur, beaucoup de courage ! Si tu veux, on peut en parler en privé. »

 

Madame Ousna Sabé termine son intervention par un appel pressant à la population et aux institutions : « N’ayez plus peur. La peur ne vous protège pas. Il faut en parler pour que tout le monde le sache et pour espérer que les choses changent. Nous voulons une République qui respecte tout le monde et chacun de ses enfants. Trop, c’est trop ! »

 

À l’adresse des femmes juristes, de l’inspection du travail et des structures chargées de protéger les travailleurs, elle lance : « Les Centrafricains se plaignent trop de vous. Aidez ceux qui n’ont pas de relations, ceux qui n’ont personne. S’il vous plaît, aidez-les. »

 

Cette réaction de madame Ousna intervient dans un contexte où plusieurs voix s’élèvent contre les conditions de travail dénoncées au sein de sociétés gérées par des employeurs libanais en Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

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Avec Starlink et le Wi-Fi public, quels formats numériques vont gagner du terrain en RCA en 2026 ?

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Pylone de réseau téléphonique mobile GSM

 

 

Mi-mars, la filiale de SpaceX a démarré la commercialisation de Starlink en République centrafricaine, trois mois après la signature de l’accord avec le gouvernement, le 18 décembre à Bangui. Un peu plus d’un mois plus tard, le 24 avril, Faustin-Archange Touadéra inaugurait à Bocaranga, sous-préfecture de l’Ouham-Pendé, le premier point Wi-Fi public gratuit du pays. Ces deux faits rapprochés redessinent le paysage des usages numériques accessibles, la couverture 4G étant encore faible (0,3 % fin 2023 selon l’IUT). Reste à voir quels formats vont en tirer le plus de parti.

Ce qui passe déjà sur le mobile

Avant ces deux nouvelles, la consommation numérique centrafricaine s’était construite, par la force des choses, autour de ce que la connexion supportait. À Bangui, à Bambari ou à Berbérati, WhatsApp tient lieu d’infrastructure. Les échanges privés y passent autant que les conversations professionnelles ou la vente informelle, sans jamais mobiliser beaucoup de bande passante.

Les vidéos courtes (les « Reels ») diffusées sur Facebook et TikTok, dans des formats de 30 secondes à une minute, ont façonné les habitudes de la jeunesse banguissoise. Le streaming musical, plus économe en données que la vidéo, s’est installé pour les mêmes raisons techniques.

La SVOD à abonnement, plus exigeante en débit, est restée jusqu’ici confidentielle. Showmax, présent dans une quarantaine de pays africains, a d’ailleurs fermé fin avril après le rachat de sa maison mère MultiChoice par Canal+, six semaines à peine après l’arrivée de Starlink en RCA.

Ce que la bande passante rend praticable

Cette part d’usage que la bande passante mobile ne supportait pas, la nouvelle donne commence à l’élargir. Le streaming en direct du sport en haute définition, d’abord : Canal+ Afrique conserve les droits français de la Liga jusqu’à fin 2027 sur une liste de territoires qui inclut la RCA. Le togolais New World TV diffuse aussi l’UEFA Champions League dans 26 pays subsahariens depuis la saison 2024-25, à raison de plusieurs centaines de rencontres en direct par saison.

Le live casino fait partie de cette même famille. Le suédois Evolution, coté à Stockholm, produit l’essentiel des tables en direct jouées dans le monde depuis ses studios de Riga, Bucarest, Malte et Tbilissi. Il est arrivé en Afrique en février 2024 grâce à un partenariat avec le sud-africain Kiron Interactive, qui couvre désormais une trentaine de pays.

La mécanique repose sur des ingrédients clés : un croupier humain filmé en studio, des cartes physiques distribuées en temps réel, un chat avec le dealer, et plusieurs joueurs qui partagent la même table sans contrainte de sièges. Les titres de poker en « live » comme Casino Hold’em ou Extreme Texas Hold’em fonctionnent entièrement sur ce schéma.

Une fenêtre qui s’élargit, à des prix encore élevés

Le mouvement est donc tangible, même si tous les usages ne se débloquent pas du jour au lendemain.

Du côté de Starlink, les premiers utilisateurs centrafricains viennent surtout des organisations (ONG, entreprises, missions diplomatiques) et des ménages aisés des grandes villes, compte tenu du ticket d’entrée d’environ 600 dollars de matériel et d’un abonnement mensuel compris entre 50 et 100 dollars.

Le service avait déjà été lancé chez plusieurs voisins (Cameroun, RDC, Tchad), où l’adoption a suivi un schéma comparable : d’abord les usagers professionnels, puis une frange croissante de particuliers urbains.

Du côté du mobile, la connexion s’étend par d’autres canaux. Moov Africa Centrafrique a renouvelé sa licence pour y inclure la 4G en janvier 2025, et le réseau de fibre optique inauguré en février 2024 connecte désormais la RCA au Cameroun et au Congo-Brazzaville, et via eux aux câbles atlantiques.

Retour de l’ancien ministre Armel Sayo à la prison du Camp de Roux : un corps déformé , l’homme devenu méconnaissable par des mois de détention secrète à la prison russe

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Retour de l’ancien ministre Armel Sayo à la prison du Camp de Roux : un corps déformé , l’homme devenu méconnaissable  par des mois de détention secrète à la prison russe

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien ministre Armel Sayo a été réincarcéré à la maison d’arrêt du Camp de Roux ce mardi 12 mai 2026. Son état physique témoigne des sévices subis durant sa longue disparition.

 

Une réapparition dans un état de délabrement physique

Après avoir passé près d’un an entre les mains des mercenaires russes du groupe Wagner, Armel Sayo est revenu à la prison du Camp de Roux, également appelée Guantánamo de Touadéra. L’homme qui a franchi les grilles de l’établissement ce mardi n’est plus que l’ombre de lui-même. Selon des témoins oculaires, l’ancien ministre est devenu méconnaissable : ses cheveux sont longs et hirsutes, sa démarche est chancelante et son corps semble avoir subi des traumatismes structurels, notamment au niveau des côtes.

 

Actuellement, son état de santé est jugé si critique qu’il a été immédiatement transféré à l’infirmerie de la prison. Cette situation confirme les alertes lancées depuis des mois par son avocate, Maître Arlette Sombo-Dibele, qui dénonçait déjà en octobre 2025 des conditions de détention s’apparentant à celles d’un camp de concentration.

 

Chronologie d’une extraction extrajudiciaire

L’épreuve d’Armel Sayo débute le 7 juillet 2025. Alors qu’il est officiellement détenu sous mandat de dépôt à la prison du camp de Roux, il est extrait de sa cellule par le directeur de l’OCRB, officiellement sous mandat du Procureur de la République.  Sauf que durant la nuit de ce lundi 7 au mardi 8 juillet, il est remis aux mercenaires russes. Ce transfert, réalisé sans aucun cadre légal et sous la pression de Touadéra en personne, marque le début d’un cycle de disparitions et de brèves réapparitions instrumentées pour tromper la communauté internationale.

 

Malgré les demandes d’explications du CICR, de l’ambassade de France et même du président camerounais Paul Biya, le pouvoir de Bangui a maintenu une opacité totale sur son sort. Les autorités utilisaient un stratagème rodé : ramener Sayo temporairement à l’OCRB pour des auditions judiciaires filmées, avant de le renvoyer dans les geôles souterraines russes du Camp de Roux ou dans des conteneurs à l’aéroport de Bangui-Mpoko.

 

L’échec des garanties judiciaires

Cette affaire met à nu l’effacement de l’autorité judiciaire centrafricaine devant les milices étrangères. Pendant que le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, tentait de justifier cette situation par de prétendus complots, l’ancien ministre subissait des interrogatoires hors de toute présence d’avocat. Des techniques de manipulation numérique, incluant le clonage de voix par intelligence artificielle, ont même été employées pour diffuser de faux aveux de la victime.

 

Le retour d’Armel Sayo à l’infirmerie de la prison du Camp de Roux met fin à une disparition forcée, mais ouvre le chapitre des responsabilités quant aux tortures qu’il a manifestement endurées sur le sol national sous le regard du régime.

 

Par Alain Nzilo

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Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi met en garde Faustin Archange Touadéra contre les achats nombreux de terrains et de villas par son clan

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Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi met en garde Faustin Archange Touadéra contre les achats nombreux de terrains et de villas par son clan

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi s’adresse directement depuis l’Europe au Président Faustin Archange Touadéra dans un message d’alerte fraternelle. Il informe le peuple centrafricain que, selon plusieurs témoignages fiables, le chef de l’État et son entourage proche seraient caractérisés par des achats nombreux de terrains, de villas et d’immeubles à Bangui.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/maison-deux-de-sarandji.jpg”>Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi met en garde Faustin Archange Touadéra contre les achats nombreux de terrains et de villas par son clan
La deuxième villa de monsieur Sarandji dans la cité de Golf, en face de la première. Photo CNC

 

Ces acquisitions concerneraient des biens immobiliers, y compris des propriétés qui ne sont même pas mises en vente. Le Professeur Franklin Nyamsi dit clairement qu’il aimerait que ces informations soient fausses. Mais s’il y a la moindre part de vérité, il demande à Touadéra de mettre fin rapidement à ces pratiques.

 

 

Franklin Nyamsi rappelle qu’un Président peut aider sa famille, mais il met en garde contre la confusion entre le pouvoir politique et les affaires personnelles ou familiales. Il invite le Président à arrêter cette spirale d’acquisitions qui se développe à la tête de l’État.

 

Le Professeur Franklin Nyamsi parle en tant que cadet en âge et collègue académique qui conserve beaucoup de respect et d’admiration pour le Président. Il le fait pour la vie du chef de l’État, pour la survie du régime et pour le peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

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Le retour des criminels russes d’Africa Corps au PK5 : la traque des commerçants reprend dans le secteur de l’Étoile

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 Le retour des criminels russes d’Africa Corps au PK5 : la traque des commerçants reprend dans le secteur de l’Étoile

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Les mercenaires russes, désormais sous l’étiquette Africa Corps   , ont investi le secteur de l’Étoile au PK5 ce mercredi, multipliant les arrestations et les extorsions d’argent contre les commerçants et civils.

 

En effet, le quartier PK5, poumon économique de la capitale centrafricaine, communément appelé KM5, subit à nouveau la loi des hommes de main du régime criminel de Touadéra. Après avoir sévi il y a quelques mois , notamment au mois de février 2026, puis s’être déplacés vers la sortie nord au quartier Gobongo, ces criminels russes sont revenus sur leurs pas. Ce mercredi 13 mai 2026, le secteur de l’Étoile est devenu leur terrain de chasse privilégié.

 

 Une opération de racket à ciel ouvert

Dès les premières heures de la journée, les patrouilles ont ciblé les boutiques. La méthode reste identique à celle de leurs précédentes incursions : ils entrent dans les commerces, exigent les pièces d’identité et ramassent systématiquement les personnes présentes. Ce ne sont pas des contrôles de sécurité, mais une véritable opération de collecte de fonds forcée.

 

Le mécanisme est bien connu. Les individus interpellés sont emmenés pour être libérés plus tard contre le paiement de sommes allant de 20 000 à 50 000 francs CFA. Cet argent finit directement dans les poches de ces mercenaires, sans passer par aucune caisse officielle de l’État.

 

De Wagner à Africa Corps    : le nom change, le crime reste. Si le nom de Wagner s’efface au profit d’Africa Corps   , les pratiques de ces hommes ne connaissent aucune évolution positive. Ce changement d’étiquette ne trompe personne au PK5. La population voit en eux des voyous au service du pouvoir, des criminels de haut rang qui utilisent l’uniforme pour piller les citoyens.

 

Le marché du KM5, d’ordinaire bouillonnant d’activité, vit désormais dans la peur de ces descentes imprévisibles. Ces hommes reviennent tous les deux ou trois mois, une fois que les économies des habitants se sont reconstituées, pour vider à nouveau les poches des commerçants. C’est un cycle de banditisme pur et simple, une stratégie de survie financière pour ces miliciens qui agissent en terrain conquis, avec la bénédiction silencieuse des autorités de Bangui.

 

Le secteur de l’Étoile, point névralgique du quartier, se retrouve aujourd’hui paralysé par cette prédation qui ne dit pas son nom, transformant un simple contrôle administratif en une véritable razzia financière sur le dos des plus démunis.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : quand les mercenaires russes instaurent la torture sur la croix comme à l’époque de Jesus dans le Haut-Mbomou

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Centrafrique : quand les mercenaires russes instaurent la torture sur la croix comme à l’époque de Jesus dans le Haut-Mbomou

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, les forces russes de l’Africa corps viennent de franchir le seuil de l’inhumain. Un jeune centrafricain, captivé dans la ville, a été placardé sur la croix, les bras liés, sous le regard de ces mercenaires russes installés dans la ville.

 

Il y a une semaine, ces hommes en uniforme ont arrêté un jeune Centrafricain dans les rues de la ville de Zemio. Ils l’accusent sans l’ombre d’une moindre preuve d’intelligence avec des groupes armés avant de l’embarquer.

 

Arrivés à leur base, les mercenaires ont fabriqué une croix en bois pour y fixer leur prisonnier. Ils ont attaché l’homme fermement, les bras tendus vers le ciel, imitant une scène de crucifixion antique de Jesus Christ.

 

Cela fait maintenant trois jours que ce malheureux reste bloqué sur ce bois sous les yeux de ses geôliers. Les cordes scient ses membres tandis que son corps s’épuise sous le poids de la torture.

 

Cette méthode s’ajoute aux prisons secrètes déjà identifiées par la rédaction du CNC au niveau de l’aéroport international de Bangui M’Poko. Les sous-sol du camp de Roux abritent aussi des cellules où la survie reste très incertaine.

 

À Zemio, la peur se lit sur les visages devant cette mise en scène barbare et inédite dans la région. Le jeune homme attend la mort sur son perchoir de douleur, victime d’une haine sans limite.

 

Par Éric Nzapa depuis Mboki

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Plongée dans le coma depuis plus de 12 ans, la Radio Centrafrique est sur le point de mourir complètement

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Plongée dans le coma depuis plus de 12 ans, la Radio Centrafrique est sur le point de mourir complètement

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un seul ordinateur de 500 giga, un seul dictaphone, et des journalistes qui empruntent du matériel à la MINUSCA. Voilà ce que 36 milliards de francs CFA ont produit à la Radio Centrafrique.

 

Fondée il y a 68 ans, la Radio Centrafrique a longtemps été la seule voix qui reliait le pays à lui-même. Des forêts du sud-ouest aux savanes du nord-est, ses émissions accompagnaient des générations entières de Centrafricains. Des nagras aux magnétophones à bandes, puis aux premiers ordinateurs numériques introduits en 2005, la radio avait su évoluer avec son temps, fidèle à sa mission de service public.

 

Mais cette époque appartient désormais au passé. Depuis plus d’une décennie, l’institution s’effondre lentement, vidée de ses forces par des années de crises armées et de mauvaise gestion. Les émetteurs du site de Ronde-Cours, vandalisés lors des mutineries puis pillés par les groupes armés, ne fonctionnent plus. Ce site stratégique, autrefois cœur technique de la radio, est aujourd’hui occupé par des civils.

 

Pour continuer à émettre malgré tout, la direction a multiplié les arrangements de fortune. Elle a négocié avec les compagnies de téléphonie mobile pour poser des relais sur leurs antennes, avec des résultats décevants. Ces compagnies ont rapidement signalé des problèmes de surcharge sur leurs installations, rendant la cohabitation difficile. La radio s’est alors tournée vers la MINUSCA, dont les bases acceptent d’héberger les équipements de diffusion à Ndélé, Paoua et Bria.

 

C’est là que l’absurdité de la situation saute aux yeux. Une radio nationale, patrimoine d’un État souverain, dépend des antennes d’une force militaire des nations-unies pour atteindre ses propres citoyens.

 

Car l’argent, lui, était bien là. En 2017, l’État centrafricain avait lancé un projet officiel de réhabilitation de la radio, de la télévision nationale et de l’agence de presse ACAP. Deux sociétés étaient candidates : une entreprise italienne du secteur audiovisuel avec un devis de 38 milliards de francs CFA, et une société malienne nettement moins-disante à 17 milliards. La proposition malienne était attirante et raisonnable. Bangui l’a écartée sans explication sérieuse.

 

Le marché a été attribué au Camerounais Jean-Pierre Amougou Belinga, patron du groupe Vision 4 et du groupe Anecdote, pour la somme de 36 milliards de francs CFA. En juin 2019, il était reçu en grande cérémonie au palais de la Renaissance par le président Touadera, en présence du ministre de la Communication Maxime Kazagui et du ministre des Finances Henri Marie Dondra. Ces fonds provenaient du RCPCA, mécanisme international débloqué pour reconstruire le pays après des années de guerre.

 

Amougou Belinga n’avait jamais caché sa philosophie. Il avait déclaré publiquement qu’il n’était pas catéchiste et que quand il travaillait, il attendait quelque chose en retour. Ce retour, il l’a effectivement obtenu : une nomination comme conseiller à la présidence de la République centrafricaine et un passeport diplomatique centrafricain. Le contrat signé, les honneurs distribués, les travaux ont suivi, mais pas comme on pouvait l’espérer.

 

Ce que les Centrafricains ont découvert à la livraison des travaux ressemble à une mauvaise plaisanterie. Les murs ont été repeints, quelques équipements de surface ont été posés, la télévision a été connectée à Canal+ pour donner une apparence de modernité. Mais les problèmes de fond, eux, n’ont pas bougé d’un millimètre. Les pannes continuent, les coupures s’enchaînent, et les journalistes travaillent dans des conditions qui feraient honte à une radio communautaire de village.

 

La réalité du quotidien à la Radio Centrafrique est celle-là : toute la rédaction partage un seul ordinateur de 500 gigaoctets. Un seul dictaphone existe dans la maison, et il est réservé aux cérémonies officielles du gouvernement. Dès qu’un journaliste doit couvrir un événement hors protocole, il n’a rien dans les mains. Les correspondants en province, eux, empruntent carrément le matériel des journalistes de GUIRA FM, la radio de la MINUSCA, pour faire leur travail.

 

À cela s’ajoute la question de l’électricité, qui empoisonne chaque journée de travail. Le groupe électrogène de la radio est vieux et tombe en panne régulièrement. Même quand il fonctionne, il n’y a pas toujours de budget pour acheter le carburant nécessaire à son fonctionnement. À Bangui, les coupures d’Enerca peuvent priver la radio d’antenne de 7 heures du matin jusqu’à 13 ou 14 heures. Certains matins, le silence s’installe dès 5 heures et dure jusqu’à 9 heures sans que personne n’intervienne.

 

Le régime de Touadera connaît chacun de ces détails. Aucun de ces problèmes n’est un secret pour les autorités. Pourtant, face à la communauté internationale, Bangui continue de présenter des bilans flatteurs, des accords signés, des photos de studios fraîchement repeints comme preuves d’un travail accompli. Les 36 milliards versés à Amougou Belinga servent de bouclier contre toute remise en question, comme si dépenser de l’argent suffisait à prouver qu’on a bien travaillé.

 

Entre-temps, la radio nationale centrafricaine continue d’émettre par intermittence, accrochée aux antennes de la MINUSCA, avec un seul dictaphone pour toute une rédaction et des décodeurs en province que personne ne remplace quand la foudre les détruit. La direction reconnaît elle-même que ces équipements doivent être renouvelés tous les six mois à un an, mais aucune ligne budgétaire ne couvre cette nécessité. Amougou Belinga, lui, a depuis été interpellé par la justice camerounaise pour d’autres affaires, pendant que la radio qu’il était censé sauver continue de sombrer dans le chaos.

 

Par Alain Nzilo

 

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17 ans après la mort de l’ancien premier ministre Abel Goumba : Faustin Zaméto analyse l’héritage d’une boussole morale de la RCA

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17 ans après la mort de l’ancien premier ministre Abel Goumba : Faustin Zaméto analyse l’héritage d’une boussole morale de la RCA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 11 mai 2026 marque le 17ème anniversaire du décès d’Abel Goumba. Dans ce document transmis à la rédaction, Faustin Zaméto analyse l’héritage moral laissé par ce grand homme d’État.

 

Ancien Premier ministre et père fondateur du Front Patriotique pour le Progrès, le Professeur Abel Goumba s’est éteint à Bangui il y a 17 ans. Médecin de formation, il fut l’un des piliers du multipartisme centrafricain, portant un idéal de rigueur et de probité constante. Son parcours politique ne visait pas la longévité au pouvoir, mais la défense acharnée des intérêts de la nation centrafricaine.

Face aux régimes successifs et aux dérives autoritaires, l’homme a souvent privilégié la prison ou l’exil intérieur plutôt que de céder à la compromission. Son diagnostic pour le pays reposait sur trois piliers fondamentaux : le patriotisme, le progrès et la probité absolue dans la gestion. Il prônait une école de formation des citoyens, refusant de transformer la politique en une simple distribution de privilèges.

En 2026, relire ses principes permet de mesurer les lacunes de la classe politique actuelle où la calomnie remplace souvent les programmes réels. Le « goumbisme » demeure une école du refus catégorique de la corruption, du tribalisme et de la paresse qui entravent le développement. Pour lui, la parole publique est sacrée et ne doit pas être ruinée par des accusations sans preuve ou des mensonges rassurants.

Cet héritage commande aujourd’hui aux militants et aux élus un devoir de vigilance pour éviter que ce nom ne serve de simple caution politique. La démocratie centrafricaine s’est arrachée au prix de nombreux sacrifices que les jeunes générations doivent impérativement intégrer pour la suite du combat. L’exemplarité dans les institutions reste la seule preuve tangible que l’on peut servir le peuple sans jamais chercher à se servir soi-même.

Contacté par la rédaction de CNC, l’auteur a déclaré ceci : « Le meilleur hommage est un engagement. Professeur, 17 ans après, nous ne déposons pas seulement des gerbes. Nous prenons un serment. Le serment de ne pas laisser votre combat confisqué par la médiocrité. Le serment de former, comme vous, des cadres intègres pour la République. Le serment de préférer, toujours, la Centrafrique aux postes, la Nation aux clans, le peuple aux courtisans. Abel Goumba est mort. Le goumbisme vivra ».

Cette exigence de vérité et de justice rappelée par Faustin Zaméto résonne avec force alors que le pays cherche encore sa voie vers une réconciliation réelle. Les principes de Boganda et de Goumba demeurent les seuls socles capables de soutenir une nation unie et debout face aux pressions extérieures et intérieures. La mémoire politique des citoyens centrafricains reste vive et attentive aux comportements de ceux qui prétendent aujourd’hui diriger la destinée du pays…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui : LES IMAGES des GENDARMES, BIÈRES À LA MAIN EN TRAIN DE DANSER DANS LEUR BRIGADE PROVOQUENT LE DÉBAT SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX DEPUIS UNE SEMAINE

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Bangui : LES IMAGES des GENDARMES, BIÈRES À LA MAIN EN TRAIN DE DANSER  DANS LEUR BRIGADE PROVOQUENT LE DÉBAT SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX DEPUIS UNE SEMAINE

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une séquence vidéo montrant des éléments de la gendarmerie nationale en pleine danse  au sein d’une unité de la capitale circule actuellement sur Internet. Ces images, où l’on observe des agents en tenue consommant de l’alcool, et surtout en pleine danse, pousse les banguissois à se poser des questions sur le respect du règlement militaire.

 

Le document audiovisuel, largement relayé sur les plateformes numériques, expose des scènes inhabitueuses pour un lieu de service public. On y voit des forces de l’ordre, censées être en période d’activité, s’adonner à des danses et à la consommation de boissons alcoolisées à l’intérieur même des locaux de la brigade. Ces militaires, vêtus de leurs attributs officiels, ont choisi de filmer ces instants de détente pour les diffuser ensuite dans l’espace public virtuel.

 

Cette situation survient dans un contexte politique particulier, alors que les bras cassés de la septième république célèbrent l’avènement de la nouvelle République. Le comportement de ces agents, censés représenter l’autorité de l’État et assurer la protection des citoyens, tranche avec les attentes de la population en matière de discipline et de déontologie. La présence de bouteilles de bière sur les bureaux de travail et l’ambiance festive qui règne dans les bureaux administratifs jettent un flou sur la disponibilité réelle de ces unités pour intervenir en cas de besoin.

 

L’opinion publique exprime une certaine inquiétude quant à la gestion du personnel sous la direction du ministère actuel. Pour beaucoup d’observateurs, la diffusion volontaire de ces comportements par les agents eux-mêmes témoigne d’un relâchement dans la chaîne de commandement. La question de la sobriété et de l’éthique professionnelle au sein des casernes se trouve désormais au centre des discussions, mettant en cause la capacité des responsables à maintenir une rigueur constante.

 

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été communiquée par la hiérarchie sécuritaire concernant d’éventuelles sanctions ou une enquête interne. Les citoyens attendent des clarifications sur les mesures qui seront prises pour garantir que les lieux de mission restent dédiés exclusivement au service de la nation, loin des distractions festives filmées.

 

Par Brahim Sallé

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Le nouveau chef d’état-major du MPC Ahmat Chaltout, après sa nomination, somme tous les combattants de rentrer dans le rang ou d’en subir les conséquences

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Le nouveau chef d’état-major du MPC Ahmat Chaltout, après sa nomination,  somme tous les combattants de rentrer dans le rang ou d’en subir les conséquences

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique traverse une période de crise interne, surtout après le limogeage du général Dido Ali à la tête de l’État – major du mouvement la semaine dernière. Le nouveau chef d’état-major général du MPC, le général de division Ahmat Chaltout, a publié un communiqué officiel depuis Markounda pour couper court aux spéculations entretenu par ce groupe des officiers sur sa loyauté envers l’accord de paix signé à Ndjamena avec le gouvernement.

 

Nommé à la tête de l’état-major général du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, le général de division Ahmat Chaltout a publié depuis Markounda son premier communiqué officiel. Un texte parfaitement clair qui fixe désormais les règles et rappelle qui commande.

 

Contacté par la rédaction de CNC, un membre du MPC a confirmé que ce communiqué fait suite à cette note des officiers dissidents, lesquels accusaient le président fondateur du mouvement, Mahamat Al-Khatim, d’avoir engagé des discussions avec des personnalités de l’opposition politique en vue de quitter l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation signé à Ndjamena.

 

Face à cette fronde, le nouveau chef d’état-major a choisi de monter au créneau. Dans son communiqué, le général Chaltout déclare : « Je réaffirme mon engagement total pour l’unité, la discipline et le renforcement du MPC. Les portes du commandement demeurent ouvertes à tous les combattants désireux de réintégrer les rangs du mouvement dans un esprit de loyauté, de responsabilité et de cohésion. »

 

Le nouveau chef d’état-major va plus loin. Il exige le strict respect de la hiérarchie et des principes du mouvement, et prévient qu’aucun acte de division, d’indiscipline ou de trouble ne sera toléré.

 

Chaltout réaffirme également son soutien aux accords de paix signés à Ndjamena, au nom de la stabilité et de la sécurité durable en Centrafrique.

 

Un positionnement qui coupe court aux rumeurs alimentées par les généraux dissidents, dans un contexte de recomposition tendue au sein des groupes armés signataires de l’APPR.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Fémonazoui

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Hommage de Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général de l’ODSTC, aux infirmiers centrafricains

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 Hommage de Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général de l’ODSTC, aux infirmiers centrafricains

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En ce 12 mai, la République Centrafricaine célèbre ses soignants. Ces hommes et femmes portent à bout de bras un système de santé fragile avec un dévouement qui force l’admiration nationale.

 

Dans les villes et les villages les plus reculés de la RCA, les infirmières et infirmiers centrafricains sauvent des vies malgré des conditions difficiles. Ils travaillent dans des centres de santé manquant de tout, au sein de maternités ou de zones d’insécurité. Ces professionnels demeurent au chevet des malades, ignorant les faibles rémunérations et l’absence de matériels médicaux essentiels pour privilégier l’humanité de leur mission.

 

La nation reconnaît aujourd’hui que ces agents constituent la colonne vertébrale des soins de santé primaires. Sans leur présence, souvent unique recours médical pour les populations, l’édifice sanitaire s’écroulerait totalement. Cette journée de réflexion impose donc de regarder la réalité des structures sanitaires où le déficit de personnel et le manque de médicaments freinent l’accès aux soins pour tous.

 

Le Syndicat ODSTC dénonce les risques professionnels et les inégalités dans l’affectation du personnel médical sur le territoire. L’appel est clair : le gouvernement doit renforcer les recrutements et assurer une protection réelle des agents de santé. La valorisation de cette profession nécessite une politique sanitaire durable et une amélioration concrète des conditions de vie de ceux qui portent la blouse blanche.

 

Contacté par la rédaction de CNC, Louis-Marie KOGRENGBO a précisé sa pensée :

« Que cette Journée Internationale des Infirmières soit pour la

 République Centrafricaine un appel à reconstruire un système de santé

 plus humain, plus juste et plus performant. Hommage aux héroïnes et

 héros de nos hôpitaux ! »

 

Les citoyens sont invités à encourager ces praticiens qui accomplissent une mission patriotique dans des contextes parfois décourageants. Le combat pour la vie se joue chaque minute dans les couloirs des hôpitaux de province…

 

Par Martial Bimbi

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Le Vieux Crocodile frappe fort : Sarandji humilie Ngamana et verrouille l’Assemblée

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 Le  Vieux Crocodile  frappe fort : Sarandji humilie Ngamana et verrouille l’Assemblée

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le duel au sommet de l’Assemblée finit en humiliation pour Évariste Ngamana. Sarandji reprend le contrôle total de l’institution, ne laissant que des miettes à ses anciens détracteurs ambitieux.

 

Eh! Quel verrouillage ? En tout cas, l’honorable Évariste Ngamana sort chaos  de la rentrée parlementaire de cette huitième législature. Privé de son luxueux poste de vice-présidence par un Sarandji plus puissant que jamais, son avenir au sein du pouvoir semble désormais totalement compromis.

 

 

L’art de la guerre politique

La réélection de Simplice Mathieu Sarandji pour cette huitième législature marque l’aboutissement d’une stratégie implacable. Pendant cinq ans, au sein de la septième législature, son adjoint Évariste Ngamana a multiplié les offensives pour s’emparer du perchoir. Prévoyant, le « Vieux Crocodile » Simplice Mathieu Sarandji a simulé un départ vers la vice-présidence de la République, allant jusqu’à désigner sa propre épouse comme suppléante à Baoro. Ce double jeu a poussé Ngamana à se découvrir, croyant la voie libre pour sa propre ascension.

 

Au dernier moment, Sarandji a opéré un revirement total. En s’assurant le soutien direct de Faustin-Archange Touadéra, il a obtenu que toute candidature dissidente soit bannie. Acculé par les menaces de la présidence, Ngamana a dû battre en retraite, assistant impuissant au triomphe de son rival par acclamation.

 

 Un discours aux accents mystiques

Loin de savourer sa victoire en silence, Simplice Mathieu Sarandji a profité de son investiture pour écraser publiquement son adversaire. Ses mots, d’une dureté extrême, ont dénoncé les coulisses sombres de cette lutte de pouvoir :

« Beaucoup se complaisent dans le fétichisme, dans le maraboutage et dans la sorcellerie, je le sais. Pourtant, je gagne toujours. .. La haine et la jalousie ne nous feront pas avancer. »En évoquant des rituels nocturnes et des pratiques ésotériques, le président réélu a jeté le discrédit sur l’intégrité de ses opposants internes, les renvoyant à leur échec face à sa propre résilience.

 

 Le nouveau bureau : l’effacement définitif d’Évariste Ngamana  

Le coup de grâce a été porté ce lundi 11 mai avec la mise en place du nouveau bureau complet de l’assemblée nationale. Les nouveaux membres du bureau élus  avec l’appui de Simplice Mathieu Sarandji ne compte plus le nom de Ngamana.

 

La nouvelle architecture du pouvoir législatif :

Présidence : Simplice Mathieu SARANDJI.

Vice-Présidences : Jean Symphorien MAPENZI (1er VP), Loïc HEYE ISSAKA (2ème VP), Josiane Prisca NDENGUILO (3ème VP) et Guy Samuel NGANATOUA (4ème VP).

Questeurs : Maxime BONDJO, Christ-Eric GALLOT et Teffal KOULOU.

Secrétariat : Armand Maurice BAZAMBO et Dorothée TIYANGOU.

Membres : Max-Sylvain BALENDA, Virginie BANDEKO, Mollet ASSAFI et Omer DOLE DOBIA.

 

En clair, l’éviction est totale. Évariste Ngamana, autrefois dauphin présumé, se retrouve simple député, dépossédé de son influence et de ses réseaux. Alors que les rumeurs le projetaient à la Primature ou à la vice-présidence de la République, cette déroute parlementaire semble fermer ces portes. Sarandji a prouvé qu’attaquer un « vieux crocodile » sans des dents assez solides mène irrémédiablement à un suicide politique. Désormais, Évariste Ngamana pense à démissionner de son poste de porte parole du MCU pour se retirer, en tout cas pour l’instant, de la vie politique du pouvoir.

 

Par Alain Nzilo

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Acculé par Dido Ali et lâché par Wagner, Mahamat Alkhatim menace de mort et perd le contrôle de son propre mouvement

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Acculé par Dido Ali et lâché par Wagner, Mahamat Alkhatim menace de mort et perd le contrôle de son propre mouvement

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au sein du Mouvement patriotique pour la Centrafrique, la crise a désormais un nouveau visage : celui de mort. Le président fondateur Mahamat Alkhatim, dos au mur après la déclaration collective de ses  officiers au sein du MPC menée par le général Djido Ali, a publié un message audio en langue arabe sur WhatsApp, largement partagé sur les réseaux sociaux et dont la rédaction de CNC a obtenu une copie.

 

Dans cet enregistrement, Alkhatim est clair et franc. Il affirme que si Djido Ali, qu’il a limogé, tente de remettre les pieds à la base du MPC, c’est sa tête qui va ressortir. Il sera tué. Quiconque lève la tête contre lui s’expose à la mort. Des mots graves, proférés par un chef de mouvement armé qui se retrouve pourtant dans une position de faiblesse réelle sur le terrain.

 

Car derrière cette violence verbale, les informations recueillies par la rédaction de CNC dressent un tableau bien différent. Les hommes fidèles à Alkhatim sont peu nombreux. Beaucoup ont rejoint le camp de Djido Ali, et ce n’est pas une mince affaire. Djido Ali était, avant tout, un élément d’Alkhatim à Kaga-Bandoro. Quand il était mercenaire au sein du FSR au Soudan, c’est lui qui l’avait rappelé pour le nommer chef d’État-Major. À son retour du Soudan, où il avait servi comme mercenaire, Djido Ali a ramené avec lui un nombre important de combattants soudanais. Ce sont aujourd’hui ces hommes qui forment l’essentiel des forces actives du MPC sur le terrain.

 

Djido Ali ne s’est pas contenté de résister. Il s’est suréquipé. Il a acquis des armes en quantité et verse des sommes généreuses aux mercenaires russes, ce qu’Alkhatim n’est plus en mesure de faire. Car c’est Djido Ali qui a coupé le circuit financier. En verrouillant les sites aurifères et diamantifères de l’Ouham, il a privé Alkhatim de ses principales rentrées d’argent. Alkhatim, retranché à Ndjamena, se retrouve les mains vides face à un adversaire qui, lui, dispose des ressources, des hommes et d’un soutien de poids.

 

Ce soutien, c’est celui des russes d’Africa Corps. Les mercenaires russes entretiennent une relation directe avec Djido Ali, qui les rémunère régulièrement grâce aux revenus des mines qu’il contrôle. Africa Corps suit l’argent. Et l’argent est du côté de Djido. Alkhatim, lui, n’a plus rien à leur offrir. Il n’est donc pas exclu que les Russes demandent simplement à Alkhatim de quitter la zone minière. Si cela se produit, c’est terminé pour lui. Contraint de se replier ailleurs, sans accès aux gisements, sans financement, il ne pourra plus peser sur rien.

 

La situation est d’autant plus difficile pour Alkhatim que ceux qui ont rejoint Djido Ali ne sont pas de simples soldats. Ce sont pour la plupart des co-fondateurs du MPC, des figures historiques du mouvement. Ils sont passés dans le camp adverse. Son nouveau chef d’État-Major nommé pour remplacer Djido est bien présent sur le terrain, mais sans les hommes ni les moyens nécessaires pour changer le rapport de force.

 

Les menaces de mort qu’Alkhatim profère sur WhatsApp ressemblent ainsi davantage à des gesticulations qu’à une démonstration de puissance. Même un accord avec le gouvernement centrafricain ne suffirait pas à renverser la donne si Wagner lui ordonne de vider les lieux. Alkhatim est au bord d’être éjecté de l’organisation qu’il a lui-même fondée. Et sur le terrain, c’est une tout autre réalité qui commande.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Où sont-ils ? Morts ou vivants ? L’inquiétude grimpe après la déportation depuis Zemio de Mboliloungoule et Zogonimbou vers Bangui par les mercenaires russes

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Où sont-ils ? Morts ou vivants ? L’inquiétude grimpe après la déportation depuis Zemio   de Mboliloungoule et Zogonimbou vers Bangui par les mercenaires russes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le Haut-Mbomou subit une nouvelle vague d’enlèvements organisés par les paramilitaires russes d’Africa Corps, laissant les familles de Zemio   sans aucune nouvelle de leurs proches déportés vers la capitale.

 

En effet, on croyait déjà terminé, mais les criminels russes ne veulent pas. En réalité, la terreur s’enracine définitivement à Zemio  , chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou.

 

Le 25 avril 2026, les mercenaires russes à la solde du régime ont procédé à l’arrestation de deux figures de ladite préfecture,  Mboliloungoule, candidat aux élections régionales, et Zogonimbou Antoine, ancien conseiller municipal. Depuis ce jour, ces hommes ont littéralement disparu de la circulation.

 

Officiellement, les miliciens de Poutine prétendent les avoir transférés à Bangui. Pourtant, la réalité sur le terrain dément ces affirmations. Les recherches effectuées auprès du commissariat, de la Section de Recherche et d’Investigation de la Gendarmerie ainsi que de l’Office Central de la Répression du Banditisme (OCRB) n’ont rien donné. Aucune trace administrative, aucun registre d’écrou.

 

L’inquiétude grandit autour des zones d’ombre de la capitale. Beaucoup redoutent que ces prisonniers soient jetés dans les cellules opaques de l’aéroport de Bangui-Poko, une prison clandestine des mercenaires russes, où la torture est monnaie courante. D’autres craignent qu’ils ne croupissent dans les sous-sols de la base russe au Camp de Roux. Dans ce système, entrer dans ces geôles signifie souvent n’en ressortir que pour rejoindre la morgue de l’Hôpital Général.

 

Ces méthodes s’inscrivent dans une stratégie d’épuration évidente. En accusant faussement les ressortissants de l’ethnie Zandé de complicité avec des milices locales, les mercenaires russes cherchent à briser toute structure sociale et politique dans le Haut-Mbomou. C’est un plan visant à éliminer les cadres et les représentants de cette communauté pour laisser le champ libre à une domination totale.

 

Le sort de Mboliloungoule et de Zogonimbou Antoine demeure une énigme totale. À Zemio  , le silence imposé par les armes ne cache plus la colère des habitants qui voient leurs leaders se faire enlever en toute discrétion, pendant que le pouvoir central continue de soutenir ces exactions russes. Le Haut-Mbomou compte désormais ses disparus par dizaines, victimes d’une machine de mort qui opère en toute impunité.

 

Par Éric Nzapa

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Birao : désertions massives dans les rangs des soldats des forces armées centrafricaines

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Birao : désertions massives dans les rangs des soldats des forces armées centrafricaines

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Birao, située à l’extrême nord-est du pays près de la frontière soudanaise, les soldats des forces armées centrafricaines partent les uns après les autres vers Bangui.

 

En effet, depuis plusieurs mois, la quasi-totalité des éléments de forces armées centrafricaines déployés dans cette ville du nord-Est du pays ont quitté leurs positions. La plupart rejoignent d’abord Ndélé, chef-lieu de la Bamingui-Bangoran, avant de regagner la capitale. Ces départs interviennent souvent sous prétexte de maladie ou de deuil familial.

 

La raison principale de cette situation est le non-paiement de la prime globale d’alimentation (PGA). Cette allocation mensuelle, destinée à couvrir les besoins quotidiens des soldats en nourriture et en entretien de leurs uniformes, n’est plus versée depuis sept ans. Au moment de leur arrivée à Birao, certains ont reçu une somme unique de 5 000 francs CFA pour s’installer. Depuis plus d’un an et demi, aucun versement supplémentaire n’a été effectué.

 

Pourtant, les salaires sont régulièrement crédités sur leurs comptes bancaires à Bangui. Le problème réside dans l’absence d’infrastructures bancaires dans la région : les soldats ne peuvent pas accéder à cet argent depuis Birao.

 

Privés de ressources sur place, les militaires se trouvent dans une grande précarité. Dans cette zone reculée où les mouvements de véhicules restent limités, les taxes perçues aux barrières routières rapportent très peu. Ces maigres recettes sont partagées entre le chef de détachement et les hommes, sans permettre de couvrir les besoins alimentaires de tous.

 

Les casques bleus de la MINUSCA fournissent parfois une aide ponctuelle sous forme de riz ou de poisson, mais celle-ci demeure irrégulière et insuffisante. Habitués à des repas consistants à base de manioc, les soldats doivent se contenter de rations limitées qui ne répondent pas à leurs besoins.

 

Initialement déployés pour des missions de six mois au maximum, la plupart d’entre eux se retrouvent sur le terrain depuis un an, un an et demi, voire deux ou trois ans. Cette prolongation des séjours, combinée au manque de soutien alimentaire, explique en grande partie les départs massifs observés à Birao.

 

Par Ibrahim Moussa

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Terreur à Yabouni, dans la Nana-Mambéré: Des ex-rebelles des 3R sèment la panique sur un chantier minier

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Terreur à Yabouni, dans la Nana-Mambéré: Des ex-rebelles des 3R sèment la panique sur un chantier minier

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Malgré les accords de paix signé avec le gouvernement centrafricain le 19 février 2025, les ex-rebelles des 3R maintiennent leur emprise sur la Nana-Mambéré. Dimanche dernier, une tentative de rapt collectif a visé les filles et femmes vendeuses sur le site minier.

 

 Un dimanche d’effroi à Yabouni

Le village de Yabouni, localisé dans la commune de Zotoua, à environ 40 km de Bouar, a vécu une agression d’une grande violence le dimanche 10 mai 2026. Des ex-éléments du groupe armé 3R, dirigés par le général auto-proclamé Bobo, ont fait irruption sur un chantier minier local.

 

Munis de leurs armes, ces individus ont tenté de capturer des jeunes filles et des femmes pour les violer. Cette intervention a provoqué une débandade totale. Les victimes ont fui en désordre pour échapper à leurs poursuivants, illustrant la vulnérabilité des populations civiles dans cette zone de la Nana-Mambéré.

 

 L’échec du désarmement et l’arrogance des ex-rebelles Cet événement met en évidence les lacunes du processus de paix. Bien que des engagements aient été pris pour leur cantonnement et leur intégration, ces ex-combattants circulent sans aucune contrainte. Si certains intègrent les rangs officiels, une grande partie reste libre et utilise sa force contre les habitants.

Dans les préfectures de l’Ouham-Pendé ou de la Mambéré-Kadéï, l’influence des 3R demeure entière. Ces hommes affichent une assurance nouvelle, se prétendant intouchables en raison de liens supposés avec le pouvoir central. Cette situation entretient un climat de peur où les agresseurs se sentent autorisés à multiplier les violences, au mépris des autorités et du repos des populations.

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Par Martial Passi

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Baccalauréat 2003 et 2013 : le risque d’une dévalorisation internationale des diplômes de la RCA est réel, selon Docteur MBOE Dédé-Vianney

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Baccalauréat 2003 et 2013 : le risque d’une dévalorisation internationale des diplômes de la RCA est réel, selon Docteur MBOE Dédé-Vianney

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’usage d’arrêtés ministériels pour proclamer des admissions au baccalauréat, des décennies après les faits, installe une insécurité juridique majeure au sein du système éducatif centrafricain.

 

Selon le Docteur MBOE Dédé-Vianney, le gouvernement ne peut, en aucun cas, recourir à de tels actes pour se substituer à la compétence exclusive d’un jury d’examen. Cette pratique crée des titres académiques dépourvus de base légale, puisque le baccalauréat est un diplôme national qui s’attribue uniquement par une délibération souveraine et non par un acte réglementaire révocable.

 

En agissant ainsi, l’exécutif fragilise les candidats de bonne foi, car un diplôme entaché par un tel doute devient difficilement opposable devant les autorités universitaires à l’étranger. Le juriste souligne que cette méprise administrative constitue une faute politique collective, engageant la responsabilité du Conseil des ministres qui a autorisé une mesure qu’il n’avait juridiquement ni le pouvoir ni la compétence d’ordonner.

 

Pour l’auteur, cette dérive institutionnelle nuit gravement à la crédibilité de l’école centrafricaine et expose chaque arrêté à une annulation certaine devant le juge administratif. Au lieu de privilégier des solutions légales comme l’organisation d’une session de rattrapage ou la constitution d’un jury qualifié pour examiner l’authenticité des parcours, le pouvoir a choisi une voie qui accentue le déclin de l’état de droit dans le pays.

 

Cette confusion entre pouvoir politique et compétence juridique porte une atteinte profonde à la valeur réelle des parchemins délivrés par la République centrafricaine sur la scène internationale.

 

Par Alain Nzilo

 

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Un ouvrage de référence qui élève la science africaine : la seconde édition du livre du professeur Gaston M. N’Guérékata

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Un ouvrage de référence qui élève la science africaine : la seconde édition du livre du professeur Gaston M. N’Guérékata

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’imminent professeur Gaston Mandata N’Guérékata, mathématicien centrafricain de renommée internationale et Professor à la Morgan State University (États-Unis), continue de marquer l’histoire des mathématiques pures et appliquées. Reconnu parmi les 2 % des meilleurs chercheurs mondiaux par l’Université Stanford en 2020 et 2021, il vient de mettre en avant son ouvrage majeur : la seconde édition de Almost Periodic and Almost Automorphic Functions in Abstract Spaces, publié chez Springer (New York, 2021).

 

Ce livre constitue une référence incontournable pour les chercheurs du monde entier. Il pose les fondements de la théorie des fonctions presque automorphes dans les espaces abstraits et développe celle des fonctions presque périodiques dans les espaces localement convexes et non localement convexes. Il explore également leurs applications concrètes aux équations différentielles.

 

Depuis la première édition parue en 2001, le domaine a connu un essor remarquable, notamment grâce aux avancées dans les équations d’évolution. La seconde édition renforce considérablement la théorie des fonctions presque automorphes dans les espaces de Banach. Elle clarifie les propriétés fondamentales de ces fonctions, leurs généralisations, et met en évidence le lien profond qui unit l’almost automorphy et l’almost periodicity. Le professeur N’Guérékata y démontre notamment que les fonctions presque périodiques forment un ensemble de première catégorie (c’est-à-dire « petit » au sens de Baire) au sein de l’ensemble beaucoup plus vaste des fonctions presque automorphes.

 

L’ouvrage aborde également des questions avancées encore peu explorées, comme l’intégration des fonctions continues dans les espaces non localement convexes. Il propose enfin plusieurs problèmes ouverts qui stimulent la recherche future. Avec 134 pages d’une grande rigueur, ce volume s’adresse aux chercheurs, doctorants et enseignants en analyse fonctionnelle, théorie des systèmes dynamiques et équations différentielles abstraites.

 

En partageant cet ouvrage avec ses collègues chercheurs, le professeur N’Guérékata rappelle que la science progresse par le partage et la collaboration. Ce livre, déjà cité des dizaines de fois depuis sa parution, témoigne de la vitalité de la recherche mathématique africaine sur la scène mondiale.

 

Du lycée des Rapides à Bangui jusqu’aux laboratoires les plus prestigieux des États-Unis, en passant par un doctorat obtenu à l’Université de Montréal en 1980, le parcours du professeur N’Guérékata incarne l’excellence et la résilience. Ancien Fulbright Scholar et post-doctorant à Berkeley, il reste profondément attaché à ses racines centrafricaines.

 

Cette seconde édition n’est pas seulement un livre : c’est une contribution majeure qui élève le niveau des mathématiques contemporaines tout en portant haut les couleurs de l’Afrique.

 

Pour découvrir l’ouvrage :Disponible chez Springer et sur Amazon.

 

Par Alain Nzilo

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La PJLOD, coordonnée par Arsène Élien fustigent le travail opaque de la Commission d’enquête spéciale mixte chargée de l’examen et de la poursuite judiciaire contre les candidats aux faux diplômes

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La PJLOD, coordonnée par Arsène Élien  fustigent le travail opaque de la Commission d’enquête spéciale mixte chargée de l’examen et de la poursuite judiciaire contre les candidats aux faux diplômes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) et son coordonnateur Arsène ELIEN dénoncent vigoureusement le travail suspect de la Commission d’enquête sur l’intégration des jeunes dans la fonction publique.

 

Dans son communiqué, l’organisation politique affirme que la gestion de ce dossier par les autorités prouve un manque total de sérieux. La PJLOD précise qu’il apparaît clairement que cette structure, qui devait faire la lumière sur les fraudes massives, contredit aujourd’hui ses propres conclusions. Le texte souligne que le comité de contrôle a totalement échoué dans sa mission. La plateforme demande pourquoi ce groupe existe encore s’il sert uniquement à couvrir des réseaux de corruption ou à donner l’illusion d’une action.

 

Arsène ELIEN soutient avec force que la jeunesse centrafricaine mérite la vérité. Contacté par la rédaction du CNC, le jeune politicien a déclaré : « nous dénonçons avec la plus grande indignation le travail bâclé, partial et suspect de la Commission d’enquête spéciale mixte mise en place pour traiter le dossier ».

 

Cette prise de position de la PJLOD montre la volonté de ne plus accepter des décisions injustes qui nuisent aux citoyens honnêtes.

 

L’organisation exige, via son coordonnateur, la dissolution immédiate de cette entité qui n’inspire plus aucune confiance. La PJLOD appelle à une nouvelle vérification indépendante pour identifier les responsables de cette situation. Le mouvement insiste sur l’importance de rendre publics les rapports sur les sommes d’argent perçues de manière illégale durant les opérations d’intégration passées. La justice et la transparence doivent devenir les priorités pour l’avenir des jeunes diplômés du pays.

 

Par Brahim Sallé

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L’UNICEF lance un plan ambitieux pour connecter 500 000 écoles africaines à Internet

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L’UNICEF lance un plan ambitieux pour connecter 500 000 écoles africaines à Internet

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Une initiative continentale inédite pour réduire la fracture numérique et garantir le droit à l’éducation des enfants africains

 

L’organisation onusienne vient d’annoncer le lancement d’une initiative de connectivité à l’échelle du continent africain. Objectif : relier à Internet jusqu’à 500 000 écoles, centres de santé et autres établissements essentiels dans 54 pays, pour que chaque enfant puisse bénéficier des ressources numériques indispensables à son avenir.

Le 2 mars 2026, l’UNICEF a officiellement lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) destiné aux fournisseurs d’accès à Internet du monde entier. L’ambition est claire : couvrir l’ensemble des 54 pays africains avec des solutions de connectivité gérées, fiables et durables. Terrestres, sans fil, satellitaires ou hybrides — toutes les technologies sont les bienvenues, à condition de répondre aux exigences de performance et de continuité de service définies par l’organisation.

 

Ce plan marque une rupture avec les approches passées. Plutôt que de multiplier des appels d’offres pays par pays, l’UNICEF adopte une logique de mutualisation : en agrégeant la demande des gouvernements participants, l’organisation entend créer un levier de négociation inédit face aux opérateurs télécoms et rendre le marché africain de la connectivité scolaire plus attractif et prévisible.

Pourquoi l’Afrique, pourquoi maintenant ? En effet, le constat est alarmant : 2,6 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à Internet. Les enfants des zones rurales et des communautés à faibles revenus du continent africain figurent parmi les plus touchés par cette fracture numérique. Dans un monde où l’intelligence artificielle et les outils numériques transforment en profondeur les systèmes éducatifs et les marchés du travail, cette exclusion est lourde de conséquences.

 

“La connectivité n’est plus une infrastructure optionnelle — elle est fondamentale”, affirme l’UNICEF dans son communiqué. Sans accès à Internet, des millions d’enfants sont privés de leur droit à l’éducation, à l’information et à la participation à la société numérique de demain. L’organisation onusienne entend mettre fin à cette injustice structurelle.

Un modèle de procurement innovant. L’UNICEF s’appuie sur son expertise reconnue en matière d’achats groupés — l’organisation gère chaque année plus de 5,2 milliards de dollars d’achats de vaccins dans 162 pays — pour bâtir un véhicule d’approvisionnement en connectivité à l’échelle continentale. Le modèle repose sur trois piliers : des standards de service définis en amont (disponibilité, performance), un suivi par les données pour garantir la responsabilité des prestataires, et des contrats à plus long terme pour réduire l’incertitude.

 

“En définissant les attentes de service dès le départ et en alignant la demande entre les pays, nous pouvons passer d’une procurement fragmentée à une connectivité gérée, fiable, mesurable et durable”, a déclaré Kaan Çentintürk, Directeur des systèmes d’information de l’UNICEF.

Pour mener à bien ce chantier, l’UNICEF s’est entouré de partenaires stratégiques. La Banque mondiale, Smart Africa et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) sont associés à l’initiative pour coordonner les financements et le soutien à la mise en œuvre. L’organisation agira en tant qu’agent de procurement pour le compte des gouvernements participants.

La première phase, l’appel à manifestation d’intérêt, est ouverte jusqu’au 27 mars 2026. Elle vise à identifier et préqualifier les prestataires capables de délivrer des solutions clé en main, en assurant notamment la continuité électrique et en intégrant des mesures de cybersécurité adaptées aux enfants.

 

Un appel d’offres compétitif (RFP) est ensuite prévu pour le deuxième trimestre 2026. Les fournisseurs intéressés peuvent accéder à l’AMI complet et aux modalités de soumission sur le site giga.global/connectivity-reoi/.

 

Par Alain Nzilo

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Menacé par Touadéra, Évariste Ngamana, en plus de perdre ses 100 millions, mais se retrouve complètement roulé dans la farine. Suivez nos regards dans les coulisses du baiser de Judas au Palais du Peuple

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Menacé par Touadéra, Évariste Ngamana, en plus de perdre ses 100 millions, mais se retrouve complètement roulé dans la farine. Suivez nos regards dans les coulisses  du baiser de Judas au Palais du Peuple

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ouverture de la huitième législature au palais du peuple à Bangui ce lundi 4 mai dernier restera gravée comme le moment où les calculs les plus sophistiqués se sont brisés contre la volonté d’un seul homme, le dictateur de Bangui Baba Kongoboro. Entre trahisons et billets de banque, récit d’un naufrage politique.

 

Le décor était planté pour ce qui devait être le grand soir d’Évariste Ngamana. Depuis cinq ans, l’homme ne cache plus son appétit pour le fauteuil de Simplice Mathieu Sarandji. Pour lui, le perchoir n’est pas une possibilité, c’est une destination finale. Pour y parvenir, il a bâti une véritable armée de l’ombre au sein même du MCU.

 

Pendant que Sarandji, en tant que secrétaire exécutif, validait certains candidats aux investitures officielles du parti, Ngamana, le porte-parole, jouait une partition beaucoup plus fine. Il a parrainé et fait élire une multitude de candidats dits « indépendants », mais en réalité totalement acquis à sa cause. Le résultat du premier tour des législatives est clairs : alors que Sarandji ne peut compter que sur une vingtaine de fidèles, Ngamana dispose d’un bloc de cinquante députés prêts à basculer en sa faveur.

 

Fort de cette supériorité numérique, Ngamana s’était mis d’accord avec Faustin Archange Touadéra pour accélérer le calendrier et pousser Sarandji vers la sortie. La stratégie était claire : bousculer le vieux lion pour installer la nouvelle garde. Pour garantir ce hold-up, Ngamana n’a pas lésiné sur les moyens. Lors d’une réunion secrète avec les élus, il a distribué deux millions de francs CFA à chaque député en échange de leur vote. Plus de cent millions de francs investis pour s’offrir le perchoir.

 

Pourtant, le jour J, le vent a tourné de manière spectaculaire. Faustin Archange Touadéra a montré une facette que Ngamana n’avait pas anticipée. Prenant la parole devant une salle médusée, le chef de l’État a sifflé la fin de la récréation. Pas de compétition, pas de duel fratricide. L’ordre est tombé : Sarandji doit être maintenu, et voté par acclamation.

 

D’un coup, les cent millions de francs investis par Ngamana se sont évaporés dans l’air climatisé de l’Assemblée. Celui qui se voyait déjà calife à la place du calife a dû faire volte-face en quelques secondes, se rangeant derrière l’ordre présidentiel pour éviter le suicide politique immédiat. Voir Sarandji reconduit sans même avoir à se battre a littéralement rendu Ngamana malade de rage et d’incompréhension.

 

La gifle ne s’est pas arrêtée là. Une fois réinstallé au perchoir, Sarandji n’a pas joué la carte de la réconciliation. Sa première déclaration a pris la forme d’un missile à tête chercheuse. Sans nommer son adjoint, il a dénoncé ceux qui veulent sa mort, ceux qui complotent dans l’ombre pour l’éliminer physiquement et politiquement. Le message est arrivé à destination.

 

Celui qui croyait avoir piégé Sarandji s’est retrouvé, en quelques secondes, le dindon d’une farce très coûteuse. Non seulement il a perdu sa fortune dans cette opération, mais il a dû assister, impuissant, au sacre de son rival.

 

Aujourd’hui, Ngamana bout de rage. Rester premier vice-président sonne pour lui comme une défaite totale. De son côté, Touadéra a fait son choix : il a compris que l’ambition dévorante de son jeune poulain représentait, à terme, un danger pour son propre fauteuil. En coulisses, la guerre est désormais déclarée, et le président préfère garder un Sarandji prévisible plutôt qu’un Ngamana trop pressé de prendre le pouvoir.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : la tension au sein du MPC atteint un niveau record et risque de capoter à un affrontement militaire

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Centrafrique : la tension au sein du MPC atteint un niveau record et risque de capoter à un affrontement militaire

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La tension qui ronge le Mouvement patriotique pour la Centrafrique depuis des semaines vient de prendre une dimension nouvelle. Une déclaration collective signée ce 7 mai 2026 à Fiessa par neuf officiers généraux du MPC marque une rupture formelle et documentée avec le président fondateur Mahamat Alkhatim, au moment où les mercenaires russes d’Africa Corps semblent tirer les cordes de cette déchirure pour allumer le feu.

 

Le général Djido Ali, chef d’État-Major du MPC déchu, et son adjoint Alhafis Ali dit « Libanais », ainsi que le coordinateur militaire Abdelkader Hassane, les généraux Albakir Hassane, Ahamat Birema, Abdramane Mahamat, Seyd Adam, Moizal Danah ainsi que le conseiller politique Mahamat Ahmat ont tous signé un texte qui conteste formellement la décision N°0028/05/06. Cette décision portait nomination d’Ahamat Chaltout comme nouveau chef d’État-Major général intérimaire du MPC en remplacement du général Ali Dido. Pour le clan de ce dernier, cette manœuvre visait à vider le commandement du MPC de ses hommes clés et à préparer une sortie unilatérale de l’accord de Ndjamena.

 

Le document, signé officiellement au cachet du mouvement avec la mention « Chef d’État-Major Général des Armées » et la signature du général de division Djido Ali Ahmat, ne laisse désormais aucune place à l’ambiguïté. Les signataires affirment rester fidèles à l’accord de Ndjamena et maintenir leur collaboration avec le gouvernement centrafricain et les alliés russes. Ce dernier point mérite attention. En brandissant publiquement leur ancrage du côté d’Africa Corps, ces généraux envoient un message propagandiste  des russes : Alkhatim serait désormais du mauvais côté de la ligne.

 

Mais à lire ce communiqué avec attention, quelque chose ne tient pas. Le document accuse Mahamat Alkhatim d’avoir rencontré des opposants politiques, comme si cet argument bidon suffisait à justifier une rébellion interne. C’est un argument creux et pathétique. D’ailleurs, même si Al-Khatim discute avec des acteurs politiques dans le cadre d’un processus de paix ne commet aucune faute. Présenter cela comme une trahison est pathétique. Cela ressemble moins à une vraie contestation qu’à une manœuvre venue de loin, sentant la manipulation à plein nez venue des éléments d’Africa Corps.

 

Le clan Djido, que CNC avait déjà désigné comme les « Russes noirs » en raison de leur proximité avec les mercenaires d’Africa Corps, utilise cette alliance comme un levier pour noyer Alkhatim. Ces généraux ne travaillent pas pour rien avec Wagner. Ils contrôlent les sites aurifères et diamantifères de l’Ouham, coupent les circuits financiers vers le commandement de Ndjamena et revendiquent ouvertement leur rôle dans les opérations menées pour le compte des Russes.

 

La déclaration du 7 mai transforme ce qui ressemblait à un conflit de personnes en une guerre de positionnement dans laquelle Wagner joue un rôle de fond. Alkhatim, en cherchant à reprendre la main sur son mouvement, s’est heurté à une coalition de généraux qui ont choisi leur camp depuis longtemps. La question n’est plus de savoir si le MPC va éclater. Elle est de savoir si Mahamat Alkhatim peut survivre politiquement à une offensive menée depuis l’intérieur, avec la caution implicite des mercenaires russes.

 

Par Anselme Mbata

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Pour l’opposant Anicet-Georges Dologuelé , la septième République est née dans la dictature pure et simple

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Pour l’opposant Anicet-Georges Dologuelé , la septième République est née dans la dictature pure et simple

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après un silence de cinq mois, Anicet Georges Dologuélé dénonce avec virulence la trajectoire actuelle du pays lors de sa conférence de presse du mercredi 6 mai 2026 à Bangui.

Le président de l’URCA Anicet-Georges Dologuelé ne passe plus par le dos de cuillère pour critiquer une gestion du pouvoir qui piétine les lois républicaines au profit d’une volonté clanique des Ngbakamandja.

Le sacre du dictateur Faustin-Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places n’a pas apporté l’apaisement promis par l’empereur Touadéra,  mais a instauré au contraire une ère d’autoritarisme assumé. Anicet Georges Dologuélé affirme que la justice et l’administration sont désormais aux ordres d’un seul clan.

Son propre cas, celui d’un ancien Premier ministre empêché de voyager et privé de passeport malgré une décision du Conseil constitutionnel, prouve cet effondrement du droit. Le régime traite la compétition démocratique comme une offense personnelle et transforme les institutions en outils de répression.

L’utilisation des ressources publiques pour combattre des adversaires politiques dans leurs propres circonscriptions montre que les règles électorales n’existent plus. Le pays délaisse les procédures légales pour se soumettre à des ordres verbaux arbitraires.

Cette nouvelle République s’éloigne des principes de la démocratie pour s’enfoncer dans une gestion où le mépris des textes officiels devient la règle. Les citoyens observent aujourd’hui un gouvernement démissionnaire qui continue d’agir hors de tout cadre constitutionnel, validant l’idée d’un régime qui ne rend plus de comptes.

La confiscation des documents de voyage et l’interdiction de sortie du territoire pour un chef de file de l’opposition indiquent que la liberté de mouvement est désormais un souvenir. Pour le président de l’URCA, le pouvoir a choisi la force plutôt que le droit, signant ainsi l’acte de naissance d’un système oppressif.

Par Éric Azoumi

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Haut-Mbomou : 4 jeunes de Koumboli et de Zemio enlevés par les mercenaires russes d’Africa Corps

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 Haut-Mbomou : 4 jeunes de Koumboli et de Zemio enlevés par les Mercenaires russes d’Africa Corps

 

 

Le sort de quatre jeunes hommes, capturés par les paramilitaires russes d’Africa Corps dans la préfecture du Haut-Mbomou, plonge leur famille dans une attente insupportable.

 

Capturés depuis Koumboli et centre Zémio la semaine dernière par les mercenaires russes de la milice Africa Corps, ces jeunes pauvres Zandé restent introuvables depuis leur kidnapping. Parmi eux se trouve le jeune Mezac, dont le nom circule désormais comme le martyrs de ces disparitions inexpliquées.

 

Un transfert aérien vers l’inconnu

Il y a quatre jours, un hélicoptère des forces russes a décollé avec les quatre pauvres innocents à son bord. La destination officielle était Bangui, mais aucune trace des captifs n’a été signalée dans les centres de détention habituels de la capitale. Cette absence de nouvelles après 72 heures fait craindre le pire aux habitants. Les témoignages locaux insistent sur le fait qu’aucune preuve n’a été fournie pour justifier ces arrestations musclées.

 

Des méthodes qui glacent d’effroi

Dans les quartiers de Zémio et de Koumboli, une rumeur persistante gagne du terrain. Les populations évoquent des actes commis en plein vol, où des prisonniers seraient jetés de l’appareil avant même l’atterrissage. Cette pratique, souvent décrite par les survivants de précédentes opérations, expliquerait pourquoi certains détenus n’atteignent jamais la ville. Le vide laissé par l’absence d’informations sur leur sort renforce l’idée d’une exécution sommaire en altitude.

 

Le silence des prisons privées

Pour ceux qui arrivent jusqu’à Bangui, le calvaire continue généralement derrière les murs du camp situé à l’aéroport de Mpoko. Dans cette base fermée, les Russes gèrent leurs propres cellules, loin de tout contrôle judiciaire centrafricain. Les familles savent que, trop souvent, le seul signe de vie qui leur parvient est un appel pour récupérer un corps à la morgue de l’Hôpital Général. C’est cette réalité qui pèse aujourd’hui sur les proches de Mezac et de ses compagnons, abandonnés à une attente qui ressemble chaque jour davantage à un deuil.

 

Par Éric Nzapa, correspondant du CNC dans le Haut-Mbomou

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Drame de la jalousie à 5 Kilos, dans la Vakaga : un homme découpe son rival supposé à la machette

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Drame de la jalousie à 5 Kilos, dans la Vakaga  : un homme découpe son rival supposé à la machette

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Samedi 9 mai 2026, dans la journée, l’atmosphère des mines de 5 Kilos, situé à environ 60 kilomètres de Boromata,  a viré au carnage. Un homme, visiblement débordé par la jalousie, a préféré agresser à la mort son supposé rival.

 

 

La mine de 5 Kilos a connu une fin de journée sanglante après une violente dispute conjugale. Un homme a succombé à ses blessures suite à une attaque.

 

En effet, dans le village de 5 Kilos, dans la préfecture de la Vakaga, un ouvrier mineur a retrouvé celui qu’il soupçonnait d’être l’amant de sa femme. La colère a vite pris le dessus.

L’agresseur, dont sa colère lui semble déborder jusqu’au cout,  a utilisé une machette pour frapper son adversaire avec force. Il a tranché net le bras droit de l’autre homme devant les témoins.

 

Transportée d’urgence vers l’hôpital, la victime a perdu énormément de sang durant le trajet. Elle est décédée peu de temps après son admission aux soins.

 

Il faut le noter que Dans les chantiers miniers du nord-est, la loi de l’État ne parvient plus jusqu’aux habitants. Les gens préfèrent désormais se venger eux-mêmes sans appeler la police.

 

Chacun fait sa propre justice en privé, surtout pour les histoires de cœur. Ces règlements de comptes finissent presque toujours par un mort ou un blessé.

 

Le coupable a agi en sachant que les tribunaux sont absents de la région. À 5 Kilos, la vie humaine semble peser bien peu face aux rancœurs.

 

Par Ibrahim Moussa

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CENTRAFRIQUE – RDC : URGENCE SANITAIRE CRITIQUE POUR LES RÉFUGIÉS CENTRAFRICAINS À ZAPAY

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CENTRAFRIQUE –  RDC :  URGENCE SANITAIRE CRITIQUE POUR LES RÉFUGIÉS CENTRAFRICAINS À ZAPAY

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La localité frontalière de Zapay,  à l’extrême nord-Est de la République démocratique du Congo devient le siège d’une crise sanitaire majeure où des dizaines de réfugiés centrafricains perdent la vie suite à une pathologie non identifiée.

 

En effet, sans passer par 4 chemins, on peut dire que la situation dans le village de Zapay est désormais au point de rupture totale.

 

Le président du comité des réfugiés, Jean Louis Mbolifole, vient de lancer un cri de détresse officiel vers les autorités sanitaires et les organisations internationales. Les chiffres communiqués dans sa correspondance manuscrite témoignent de la violence de l’affection qui frappe la communauté : vingt-deux décès enregistrés en seulement dix-huit jours et quatre-vingt-trois personnes actuellement hospitalisées.

 

Les malades présentent un tableau clinique associant une forte fièvre, des épisodes de diarrhée sévère et des difficultés respiratoires graves menant à l’étouffement.

 

L’impuissance des acteurs locaux est totale puisque les deux structures de santé disponibles sur place se trouvent en rupture complète de stocks de médicaments. Les rares traitements administrés jusqu’ici ne parviennent pas à freiner la progression de ce mal dont l’origine reste un mystère pour les soignants de la zone.

 

Cette population, déjà vulnérable après avoir fui les violences aux alentours de Zemio, Ob et Mboki en République centrafricaine, se retrouve prise au piège d’une contagion qui progresse sans aucun obstacle médical.

 

Les appels vers le médecin de zone, le CNR et le HCR insistent sur la nécessité d’un kit complet d’intervention pour stopper la mortalité infantile qui vide les foyers de leurs enfants. Sur le terrain, l’attente d’une mission d’intervention devient une question d’heures alors que les réserves de produits de base sont épuisées et que le nombre de lits occupés ne cesse de croître dans une indifférence logistique complète.

 

Par Éric Nzapa

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